Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

Full Text






GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVER i,


' j66.


p O T Q U E.

ALLEMAG NE.

De Vicnnel, le z9 rmai


t'


De Strasbourg.


S .-li;.!m-; les ofliciers d'ari'Icrie prbLens a
SSrra-bu'irg, s'tant alieniblos avec autoxif..ion
S ont awd. d'app.:!er peit l'objet qu'ils avai-n t a
S traiter, nue ddpuiaiionti, de b.u-offluie,s et folsats
d.it ic jent, en tr nombnbe qu'ils le ru..'. ' a
m p;:pos c ce nombrai f:it fix par eux fur le pied de
S trois nmembres par conragnie. A leur arrive
S M. Big',t, 'ergent,a adnrffa ce difcours :
S Mffieur., j'. fuis cl.urg de la part de mes ca-
S parades les ba-officiers et foldars du regiment de e
S trsbourg a-tillerie ainfi que dies companies
ld'ouvri;:r,, cle v iu- prfei 1r l'lammage de note
reibectuueiife ntifibilit et de notre reconnaiffance,
fiir ce que vous avez bies vu.lui nous ;admettre
camui vorani dj.ns cctte honorable ;ffembee .
Le len.i miti ;i !e mm.: lc. gent a demand i l pa-
S tle, qui lui. Pr.' cco;d' ; ,'t aprj ia Lccure d'un
l'ntpi r, il 'a pef fIu le b,;rean.
Ce paiiet contenlait ce qui Ifit :
Le reim- d'dgalit6 donti plfieurs opinans ont
S iei viou'u nousi ce.trett.nir hier, ne peut que nous
; littter iin.im -.nt ; e: pu.ur voues fiire voir, MeiL-


iMv A o. DLI J U IN 179o.
tn1rir p'iur a11 pr'c duquL ~i I~--_ dutr tbil ofil lied lus~ro


L s ambaffa'leua r et riniftres trangers ont e ,
|c q i la 'eirn. ILe innmim jour, MM. le lil.ute-ant-
gneral comte ia' ur Va' if.ilna, et le major-
ge:iral marquis's e Miau fredini, oit prt le fer-
,unt e'tre les mains de, LL. MM I le premier,
en quality de grand imar d a inaifon de la
einte, et le 'ecoiid, ei cle de premier gouvcr-
e,,e des archi.l.cs.
M. le prince Rofpmli vient d'tre nomm par
le roi iii-',ilf '..i'. extraordinaire la cour de
Naples.
MI, le mir hil de Laudhla'i e" revenue hier ici
ile lM 'ravi.. Son rt-tour fiir pi:Cfmer avanuca-
ei-femitit pour l. conilrv'rion le la paix avec
i Pruifle. M. le gnirl Coilordo eft auffi revenue
ici de la mime province.
Le corps du Binnat, aux ordres de M. le g-
nral Clailfayt, of airrivi le 6 de ce mois, aprs
une m.,rche tre -7nible, p i de Brahowa, o il
btait encore cmi le 14; la pluie continuelle a
empchl de pafler le Timck.
Une dpche de M. le g iral deaWins, date de
Voi.ih (ni Crr'atie du .2i mai nons applend
que la pia hia d, Bihach ayaznt artaqur' u,-e rcd.oute
lur la froianeie, a et repo.:fl!d avec une pe;te
de 47 hii iLs. Oi a pris cette octiai.in un
aip;u 't -.vt hp.mmi-es l'eniirnmi, en fe retirant,
a mis le 'fe ,lei x vi.lages.
L'anne c drniere, on a compt dans la Moravie
I1,491 ,tarlgnapgr, 57,4.6 nf3 fince.s, et 44330 moris,
Dar)s la Si1( fi Aa.-ri'.hiinnIr, le n i.mbie des mi-
liuges s'At. elev ,, 133 les naiianices 9,486,
et les morts 7,42-8.

De Ffrancfut, le y juin.

Un orange rerrib'e a clat -rfui't (en Thiringe)
et aux environs. Le feu du ciel efi Linabe fur uri
ma;g'rin p iudre, fur le Ptrsbeig, et l'a faii
fautmr. La grolle pluie qli eft teomb.e en mnme
teim a fbit dt grands dgt Bifchlebeii, Daberfied
et Mlchianirf.

FRANCE.


Le tribunal municipal vient de rendre une or-
donnance, qui ordonne que les rglemens co.icer-
nant la police et le service des ports feront ex-
cuts felon leur forme et teneur i en confquence
faith dfenfes taus ouvriers gagne-deniers ou
autres, de troubler le travail des ports, et de fe
porter aucunes menaces, invectives ou voices de
fait contre qui que ce foit, fous pine d'tre ar-
rts, pouifaivis et punis comme perturbateurs du
reps public, fuivant la rigueur des ordonnances
fauf a ceux qui croiro-,t avoir des droits fire
valoir ou des rclamations former prfenter
des petitions l'adminiftration municipal.


T RI BUNAL DE P O LI CE.


S, Ce tribunal vient de randre un jugement, qui
Du 4juin. Le navirr la Providence, de Rouen, du enjoint MM. Ren Dcfcambier, freres, de porter
port de 95 tonneaux capi/a;ne M. Dominique honneur et rvrence la girde national ; et pour
Cataglio! venai;t de Cayes, charge de flcre, y avir manqu les cortdamaie chacun un mois
caf coton indigo court. M. Dehnefire. de ptiion i I'hel de la Force; leur faith dfelfe
de recidiver, ious plus grande p::iie.
Navires tr.angers expdis dudit port. Un autre qui ordoine l'exrcution des arrts
du confeil, orionnr:nnces et tYg!.mens concernant
Les navires l'Union de Stetin, cap. M. Johan les'loteries trangeres ; e : ir y rre contre-
Bau.miann allant audit ii c charge de vin et autres venii par M. Romelot, ma ch.ni' p.arfumeur le
meirci-anidifes leoye..%-' ,' r, d'Aimterid:mn, cap. conlaine en 3000 hivres d'amenide, lui fa.it d
SM. F:okk s Vytzs allant i S. 1I, i-l.,.i,, charge frenlJ de rcidiver, foiis elle acre peine qu'il
(de ficre le Ncptu4e, d'lEiibdEn (ap. M. Barend appartiendra, et ordonne l'iimpreffion et aitfche du
Dircks;, lia-:. .'. ... i, charge de tabac et jicimei nt.
riz la Vi'ilance de Hambourg, cap. M.. Claas Une ~iictence qui ordonne l'excu:ion des r-
Corneiifinii allant a Sutai, ch:rgt de ficre et glciiens de police conceina;t les ,acad mies des
; f' i l'A4mour, de Il .zum, cap. M. Mrtin!ls IH n- jeux e lh aid t et autrs prh bs et pou y ,re
dri.ks, allant aulit !ieu, charge dd !l.:cre i le Wilte contrevenu par M. Gilot, en prtant fa. m.iforo
Kaaier, de Da tzik, cap. Mich.ae' !i r -. aallnt po .r tenir ces jeux et par MM. ,.e Maubion et
Kaumniberg ,rg c' de fucre et cafi ; la .Dime Bar- de HL-ppe en doi .rint jouer au jeu de biribi
vara de Hendriria, cap. M. Tiems Smith, alant le to:'damnenti favoir, M. Giliut, en 6oo iiv.
Anc6ne, hirg de lucre. M. Ferriere eft cour- d'amende, et MM. de Maubion et de I-IHppe, foli-
tier de tous ces navires. daiiemente en 6oo liv. aufl d'aience ; leur fait
dcf...'fes d rcidiier fous plus grande peine,
Avis maritirnes. ordonne l'impeffion et afikhe, du jugement et
l'envoi aux foixante diftricts.
I,leinvire le SaitL-Nicolas, de Bordeaux capit. i
M. Ge-jtil, partira pour la Ma.irtinique du i2. au 5 ---- -
du courant, !ans retard. Ce navire double en cui-
vre et d'une n arche fuprieure, prendra des paf- L I T T E R A T U R E.
Ifgers. S'a..rtffer a M. Decaffe amateur, ou M.
D ... c, courtier. La Bajille de'oile o Recueil de pieces authentiques ,
Le n. vire la Mtis, du Havre, capitaine M. Houf- pour fervir aj bn ifioire; avec cette pigraphe :


i:u"ie, combieiiun .o .s' feminine peu difp:Ifds en Ifois, partira pour le Pout-aui- Princ, le iy du
ahiiulr, je droi" devoir, ava'it d'agiter atucu.ie mo- c:'ura;:t j,e et prendra du frlt et des p. f',;--':.
tion vous dve-lopp, pr ur nous ai,,fi que pour S'adrdcfit:r MM. C. Lemele, Our.ffd et compagnie,
nosconimettans, ce qua nous entendons par cette ou M. Deitrejfre, courtier.
uxpretfion d' .,a:it.
SPouri peu qu'ion y reflloh'lfe, on voit dans l'EtP at ___ __---
de nature une irig.;uit, fi mitrqu c entri chaque ine-
dividu, tant aur moral qu'.u phyfqi e, que tout A D M I N ISTR A T O N.
homm,, quoi qu'en dife la vanit eit fort de la
reconnatrf.. La f. ci't4, qui a. pour but de rappro- MU NI CIPALIT' i DE PARIS.
charge. i::ga!itids, l-s a., la vrict, touites con Fon-
dueu dans .l'.glict des droiu s de cihcin de fes nmom- des reprfentans de la commune.
bte ' t p ufieutsfftnte -retas de la commune.
b' es mais ob;Jg' i.e d ,par' ; p 'ii 'irs diltri.nes
fmnctiots, elle tablit donc ena nei tears uu"ne me-
pgalit dIe pouir eLat l'loit entru o e celui qi rIlet Du 8 juin. A l'ociafioti des fr-virces oublis
au noui le la 1 ii er c i qui s'y eit foumis et qui ce M, Tav.rnier, fldart national M. .'bbI Fauchet
oit y obeir, enre les c itoyes et les officers en f i di~cous ou il fe paint amerement du peu
SVitc c, t i. n iuiipur d'-(g.',rds q'ie Pon a pour CA.x qui oret con..ourus
SCes -it- bie f tiri ou vonus-nos pas de ect c-rurage la rvo:ution, prom.nt de les
Mgd la g vrnif d Str;bso, g cooumme un diflrict verger de cette ig atitde et de traufimentre
'"rig.dc r la garriif.in de Straaboulig commne uni 6tttct


Dctecta apparuit ingens
legia et unmbrofi pernirus patuere cavern.
VIRG, .iEneid. Liv. 8.


A Paris, chez M. Defenne, libraira au Palais
R'.-yal. 1789. ( Pre'n er'extrair. )
Le prod.it de cet ouvr.ge c;t defini aux vauves
. et aux orphclins des citoy.::s morts victims de
leur zele patrii;tique, et aux bifles qui fe trouvent
dam.s l'indigence.
N;,us n'avons encore pu donneru un extrait dd-
taill de ce re.cueil, fi-gulierLmnnt curieux, do>,;
il a d,'ji pari- huit livraifoirs. Nous ne les anayfe-
rons pas ch.icuiie n part( .l.er. Ntus allons d'a bord
d',nnr i ne idie i4e, prm ';-res, fans nr.us aflreindre
en fuivre l'o .re mais p.uti cel'i .des matieres,
ce que n'oint j 'rm:ii pu f.ar, : .: rdacteu-' p'effis
de f,,ire joui; le public des pieces les plus impor-


DuO-g Cie au il CupoUie liet itur iuIvaiiUti ;:
L'Affemble national a rcu, Mellieurs, la
req te que vous lui avait fiit parvenir qui exprime
wtre respect pour fes dcrets, ainfi que pour !e roi |
elie a applaudi au compete que vous lui avez rendu i
de votre conduite et: de l'excelle st example que vous
avez donn l'arme. L.'Aflemble navio 'aie a vu
avec u;ne ext;ne fati faction votre patiiotiime ,
vt,'e respect pour la dif:ipline, i'a:tachement ho-
norable que vous avez montr a un chef digne de
votre eftime, et elle me charge de vous fair con-
rnaire d'une mauie'e particuliere l'approbation
qu'elle donne vos fentimens. ,
Sign, BAUMETZ prfident.


COMMERCE.

Navires franfais entrs dans le port de Bordeaux.


WpllI-nUIPYIIPIY-IY ___I_~ILIU~UII~-UILYW~_~~


"~~


min'ai,'e, plur la oP'ice duqu! l il dait tre tabli la pOfirit la gloire de leurs actions. trop peu
I'i-s T fi tiers municipaux et un maire gl-nra ? (hique r ompenf s ou i ijuftement mconnues.
flnh livifion de ce district, comn n, par example le Parce qu'un home a expof fa vie au feu de
egi~,ent de Strasbourg,. ftcomipoe pareillenmeit de la Bati'le pace qu'il a pniikitment paf*C des
fe' offi: iers municipaux et de lo; mare particulier. nuits dans des poftes dangereux, ce n'tft : as une
Vous res pour nous, de droit Mellieurs les rairon de lui croire le t'oent d'un adm rnira.eutr,
membres de cette municipalit, et le maire, c'elltle l'eprit des affires et rous !es arts d'un bon gou-
commanlant. Il ne peut enter dans l'elprit d'aucun vernement ; mais lorfqu'il exifte un tel honmme
de nous que e c:mmadn.ar t, aiifi que les officers, loriqu' mrrit gal il a de plus pour l;i d' s
ne foient pas, pour la dircipuine et le bon ordre services con' us, c'eft une i j fice et une fottife
continuellemient de service, et qu'il puiffe janais dealer chercher ailieurs lesindifferens ,ceux qu'aucun
exiler d'autre (galit entire les rubr,,rdanrns et le acre public n'a diltingues au moment du paril ,
clhf, que cele des droits, qui, comuie "ous l'en- pour les placer uilemenr, et rcompenfer en eux
tenciz fans doute confifRent dan.s la force et le le credit ou la complaifance.
poids des fuf, ages de la caule commune qui nous Cette irgratitude n'eft point celle de la libert,
.'c'.,1 c'eft etlle de l'intrigue ou de l'aveug.ement, et
SApi s vous avrir rn ntr,Metilieurs, l'acception il en vraiment injulle que des hommes connus
qIe nous do:nons a cct:e exprefl'i d'tigali per- dans la r.vo'ution par une conduite courageufe
mnitrez, &c. et utile, iint aujourd'hui traits :vec :oins
MM. es ociers qui font tos ft un devoid'ards ue des nouveaux venus fans titre et
dbiMM. l oi oi t ap audi tice fdit unr devoir fans autre recnmmandation que beaucoup d'audace
d'obit-a la loi, ont p aiidi - ce dionrs, qui r ou 'iru oritlte."
afnr-e jamai. !a plus grande f.,b:irdination d.:as u, Mis, je;e rdpete il faut mettre ln mefure
lur co g* cetta ide 3 a car regarder indillincteimrnt tous
Vient eniuite l'opinion particuliere de M. Bigot f.rvice com,:o de Juftes droits toues forces
tant .ir 1 le fnd de l 'afflire qui a'vit3 nccfi 1';. de pla s c'"Lt un dlire de i'aior--prope. une
femblJe qu, fiir la naitiere de la traiter, et don't il extravagaice dangeieufe qui perdrait l'autorit
eft inutile aujourd'hui de rappeler aucu'e circonf- et peuplerait l'iriiniiration de gtnls aufl" tran-
t-n e, le roi yant prononc et l'.'l.,:iLl...-,l na- gers aux conniffainces qu'elle exige qu'aux pic--
tionale ayant fait l'hrinneur au :- .i it de Straf- cipes qu'elle fuppofe dans celui qui s'en mle.
lin dt-i, ibd !Il













v-antes,, a. uefuie qu'ils en fefaieit le dipouillemenit.
F- nilr: iemenit bie-n iouabl, fans dlite et qui aur-
aiit d r. lervir d'x.vnpleau nombreux comit nomm
pour merttCi en oldro et publier une collection im-
rmenei de papiers du mme genre, qui font dpofs
ia ville.
Quai de plus uti'e en effet que lt publication des
nionumeos aithntiquets qui dvoiient les excs
d'una tyrannie don't la crainte ne fera point
chim"'ique, tant que tausm les Iranais n'en auront
point une gale horreur ? Qui de nous rie fe fou-
vient d'avair entendu traitor de fables exagtes
les circonttiances arroces que nous apprenaient fur
la B iUille, les crits et les entretiens ? Qui de
nous n'a rencontr des hommes aiez vils, aflez
fiupides ou aflez aveugles, pour vanter l'utilit des
.ttrus-de-cachet et des prifons d Etat ? Il en efl
encore bautcoup qui les regrettent au fond du
coeur, et qui ne demandi(era:ent pas miteux que de
pouvoir nier, au mainis en parties, lemns excrables

If A, -i n .,t ,


678

ces horrible rduits, privd de l'air et du jour, devait erre empoifonne par l'ide horrible
plo:;g dans une atmorhere infecre et humide, cette nouvelle lumiere o oufquanit et beffant d'a
entour d'araignes norrne aut ilieu d'un iimon tant plus les tyras, ne ferait que redoubler le. r
o puliulaint des crapauds et des rats plusgros que activity perf.cutrice, et ne rendrit aux vcti rres
des chats : ce font les exprellio's d'un porte-clef- Il qu'ils tenaient enchanes qu'un iedoublement de
aflbre de plus, que de nos jours, dans le teims de gnes et d'angoiffes.
P'affaire des parlemens, un prifonnier fouponn Plufieurs anecdotes achevent de peiidre ce
d'avoir des comp'ices, f.ft pr-ipit dans l'un de mulation de tyrannie avec laquel'e qellues gou
ces cachots, jifq'i' ce qu'il ce rtout avou j ce verneurs ont tourment leurs prifonnieers o
qu'il fit par une dpofition qui fit arrter quatorze On y voit aui e das 'epae de'
Speronnces. deux mille perfonnes avaient t enfermes la
La Bailile pouvait contenir juiqu'a cent prifon- Ba(lille.
niers, en riunifant plufiiurs perConnes dans les Enfin pour fe repofer de tant d'horreurs, on
chambres; mis c'et une faisfaction qu'on ne leur trouve un rcit trs-exact des circonflances de
doinnit qu'a la dernieie exti mit. la prife ou pluti de la reddition de la Baftille
C'eft dans l'ouvrage mme qu'il faut lire la def- car la Bafille a 6t rendue : mais manquant de
cription dtai'le du rigi.ne intrieur de la Baflille. Le vivres, elle n'aurait pu tenir. Le gouverneur avait
lieutenant de police en avait !ia4fpectioniinmdiate, perdu la rte et voulait la fire later avec un
comim ue u fotte de fiibdigu du miniftre. Le i.uart de Paris. Les invalides avaient tir, mais
gouverneur avait outre fes appointemiens, plus de forcment et menacs par le feu des Suiffes
60,000 liv. en prutfic fur la nourriture et l'aimeable- y a eu fept hommes de la garnifon tus. Il
nieiit oes rifoRniers. Rien de p'us curieux que l'crit avait dans la Baftille ffnr ntrirnni; Y


Il e tit ilonc n iec' iait. quLie L LCiut i .imo u-
f-bles virffect dpo!er en drail, fans cxagration Puble la tte du premier volume de cette collec-
et fans reticence, de rons les fits dguitans oi tion, fur les regles et les ufages de cette prifoil.
jh r'ibecs qui prcdaiei;t ou fuivaient !es dtenrions Nous renvoyons auffi les lecteurs ctte piece
arbitraires. Ces tmoins font des re es des mfte ,de authentique trouve en maufcriet dans la Ba.ill.
moirles, des lettres des interrogatoices la p:upart Une foule de paffages tirs des mmoires le Fou-
de la main mme des agens de la tyrannie. Ils nous quer, de la Porte de madame de Stral et acres,
apprennrent pourquoi, comment on tait prcipit prouvent que les prifonniers taient autrefois t; aits
Cins le gouffre de la Bafiille; quels traitemens on y avec infiniment moins de rigueur.
recevait, quelles enibches, quelles vexations, quels La nourriture alors y tait excellen:e. On four-
fupplices y taient prpars, furtout a aux mes gen- nifllit abondamment aux prifonniers !e bois ncef-
reufes et enemies dclares du defpotilme. fire dans ces rduits mals fans, o ils talentt ref-
Que s'il eft quelques hommes faibles et vacillans teints la plus cruelle imrnobilt. Autrefois la pro-
qui, dans ces j iurs de mnal-aife et d'; gitation, fe menade fur les tours tait peu-prs libre a une
rapp.l.elet encore la fauffe e'."4 1 i i..;, la fauffe parties des prifonniers. Gourville tenait fa table
.Lice et tous les faux avant, gs qui dguifaien la Bafti!le, et priait a diner le ouvernenr. La Porte
nagucre n tre ma'heur et nos vices, qu'ils lifent la y vivait avec M. d'Ap hon et M. de Chavaiion. Le
Bjf.ille divoilc. Cs repertoire d'a'afliriats les re- marchal de Baflompiere y f, fait i une prifonniere
placera au vrai point de la question. lis fe deman- une court fi aflidue, que le bruit court qu'elle tait
derent eux m.nes : ces horreurs pouvaient-elles devenue groffe. D.ms hique tour il y avait des fo-
fitilfifer plus long-tems ? et la certitude qu'elles ne cits que miasme Staai affire n'avoir poi t voulu
renatront jamais peut-elle tre trop achecte ? frquenter. Alors les prifonniers recevaient des
11 parla natural de commencer par l'hifioire et vifites du dehors. O1 paraiffait enfin ne leur ravir
la defcription de la Bfeille et de ion rgime int- que la portion de libert nceffaire pour s'affurer
rieur, quoique ces objets ne forment que le fecond d'eux.
volume du recuiP. E:i voici les principaux traits. Ces ufages taient bien changes. Depuis la fin du
Sdernier regne, les rigueurs et les gnes avalent fans
La Baffille fut btie en 1370 fous Charles V, cefl augmentS. Les priforniers nerecevaientplus de
par Aubriot, prvt des marchands de la ville de vile qudes ifciers dela Batile. Ecoe es vifices
Paris., qui y fut un des premiers etfirmis. C'eft ~t qi.e. des flies de la Bafnilqe. Eco e ces pefides
...i .. . .le premier b anrlar u l n'a i-r. .-le I7pus fouvenritquedes pieges peifides
anfi quai Per.le fut le premier brule dans 1a taurea d'un efpionnage qui ne fervait qu' trahir et our-
aian qu'il avait f.butqu pour comptaie au f meter le capti Il tait trs difficile, d'crire j mais
roce tyrant d'Agirigene. Air fi Enguerrand fut pendu cet advantage devenait toujours inuti e les lettres
Montfaucon au gib.et qu'il avait fait ever et et les rponfes, s'il y en avait, deviant paffer par la
l'vque de Verdin 'inventeur des cages de fer, police et par le m jor. Aufli a-t-on trouv une foule
fut la victim de fa cruelle invention. de letters qui ont pint leur dr Les du-
Ce n'eft que fous Charles VI, en i 33 que la rets particulieres des hommas employs ce service,
Baftille s'tendit et forma l'immeine foitet fe que ajouitaient encore au tourment des malheureux habi-
inois avons vue : ele confifta d'abord en deux tours taris de la Bd'lille: on en cite des traits affr-ux.
fpa-es et l't ii apprend ici avec plaifi: que Bien plus, fi geque prifnnier parvenit s' chai-
Chiales V dit le Sage I'avait deftinCe feivir de jper, fi i',n voyait qu'un 'il c'i fit quelque tcnta-


Au fuirplus, on nous apprend ici que ce n'eft
pni it a ceux qui ont pris la Bafille qu'il faut
imoutier les meurtres qui ont fuivi mais la
multitude qui s'y pr.:cipita aprs eux. Ces dtails
auroni: toiijours un grand intrt, et le foin que les
rdacteurs de la 3Jftille dvoile ont pris pour
confiater tous les faits y donnent un nouveau
prix.


L Y C E,

Dans les deux+dernieres fances M. de la Croix
a approfondi la coriftitutinin de la Hollande, et
a prouv que toutes les revolutions jufqu'i la
derniere, n'avaient pris niaifarce que dans l'im-
perfectino de l'acte de confdration des fept
Provinces qui forment la loi fondamentale de la
ripublique.
En. parlant de la chambre des competes inflitude
en Ilolland:, pour foulag.r: le confeil dEtat du
foin de Cuivre tous les details de la finance et
de vrifier toui; les competes M. de la Croix
a obferv, q'ele tait com;ofe- de 14 membres,
qui font deux d.puts de chaque province.
Si nous voulions ; a-t-i! ajout, profiter des
bonn;es initiutions des autres gouvernemens, peut,
tre ferait-il de notre. prudence de former une
pareille chambre qui ferait compofe finon de
deux, du moins d'un membre de chaque dpar-
tement. Ces quatre vingt trois dputs, runis
dans la capital, feraient charges de l'examen de
tous les competes des dpirtemens et vrifiaiaient
lempt'oi de tous les deniers ieus par toute' les
municipalits, et qui n'a'iraient point t verts
dans la caiffe national. Ces dputs auraepnt uiie
miflfou limitLe et qui ferait rvoque ou conti-
nue, fuiivant le grt de leurs caimettans ".


lun,.ctU,, ii t tit nun e ,m..u.. i..n '... ce pinc, a'vie tve, auffiteot route la Batrifue prouvait une revo- que la Ri-
de p,,,i'voir, ne fut point oppiier fon autoriti lution on appefaniffait les fers les privations fe en rem nt qe la R -
ron appntiai les rs es fiivaions bisque de I-Ioalande ne compreii::io pas fe!lement
'agr:anit aux dpensr des feigieurs, plutt que du multipliaient et l'homme le pli refign au fond bique de Horlande ne compre:.ir felement
Peup e fon defpotime acttaqu. l'anarchie plus q.e de fon coach .t, recevait le centre coup des vaines encore ptr diffrenes provinces quon appelr e s payend
la Ilbret i. toau entrep i es d'un tourdi, ou du fuccs d'un home des Ftats- Gnraux, a fait entir co n tait
On trove ici une defcriprion topographique du courageux et adroit. impolitique le refuse dans lequ-I la Rpublique
chateau et des tours, de tous les batimens, de Tous les fentimens, celui de la reli'gon milme, p.,f '.it d'amnautre ces pays au privilege qu'ont
routes les chmbes et de tous les cachots qui ... "" ,
routes les chambres et de tous les cachots qui devaient tre contraris dans ce chateau fatal. Il n'y les l'ept Provinces d'envoyer des dputs aux Eutts-
comrnofaient l'erceinte et l'intrieur de la Baltille. avait que les prifonniers privili gis qui pulffent en- Gntraux.
Cette description ef complete, et tell que per- tendre la mieffe le dimanche. Le confeffeur mme Il n'y a ps, a-t-il dit, de moyen plus puir
fonna n'a pu la donner julqu' prtent : car on faith tait un membre de l'tat-major. On peut juger fant d s'affuirer de la fliiri d'un pays fibjiigud,
combien la Baftille tait impntrable. L'admirable quelle confiance il infpirait, et quelles profanations que de le lier fur le chahp la constitution des
Howard, dans tous les pays de 1'Europe avait cet abus pouvait mener. vainqueurs, de fire participer aux mmes pri-
trouv' toutes les porres ouvertes fa bienffanrte Les rdacteurs cherchent la caufede l'excs auquel vilges de l'incorporer dans la Nation triom-
curiofitr, except aMadrid cells de 1 iiqufition, avait t port ce genre de tyrannie. La plupart p phance.
et eni Frai.cc celes de la 1 liii .- des prifoiaiers de la Baff'lle taient autrefoii des La France eft aujoiuri'hui plus, affurre de con-
Une foule de dtai's finguliers ajoutent l'in- prifonniers d'Etat ; il n'taient qu'ennemis du gou- fervar la Corfe et toutes les provinces conquifes,
trt de cette description. On y voit que depuis verriement. Mais fous le dernier regne, c'tait les par le feul empire de fa confiitution, qtu'le ne
long-tems les priCanriiers tai nt rduits la pro- miniftres, leurs protgs et leurs fubalternes qui l'aurait t 'aide de tes g.rnifons, qui ne fai-
imenade d'une court intrieure entourie de bti- difpolaient des lettres de cacher, et les prifonniers faient qu'affaiblirc ( fo rce dlfeufive. Il elt vrai que
mens eevs de 73 pieds et par coifequent aulii taient la plupart les victims des huines parcicu- pour attachirr les pays conquis la coflititition,
-oiDe en hiver que b il inii e;i t encore tous lieres. Voil aufii pourquoi il taient plus mal- il fiit qu'el e ruiifle plus d'avantages que celle
ne jouiffaient-ils pas de cette faveur ; de lus, nul I traits. Le gouvernement, le defpotifim' eft foup- fous laquelle ils exittaient, et c'eft encore li une
n'y puitvait pfler pllus d'une haure ; les prifi niers or.neux et fivero en precautiious j mdis l'inimiri des rain's qui doildnt d y n'vaiiut_ poiur point dee vue l'horloge du chateau, p Irfontielle des fous-jefpotes eft cinelle et habile perfectionner de plus en plus celle laquielle ils
qu'unie cruatr ingiieufe avait dcor des emb'- tourmienter. On aurait pu ajouter que c'tait 1 travaiilent avec tant de zele et de cofQtaice. Quel
miss asffE ex de leur captivity. Deux figures en- n un des fruits les plus amers de- progrs et de lin- beau champ :'ouvre aujourd'hui leui efprit de
chainies par le cou, par le milieu du corps, par fliiencearifctcratique qui avait dilperf da;,s vi::gc juiice et de patriotifme! Ils n'ont pus d'obltacles
les mains it par les pieds feuteuaien t le cadran ; rnilie mains l'autorit et la tyrannie. On po.urraitn vaincre tout a. cd leurs efforts : loin d'avoir
et leurs fers, apr avoir couru toiit autour du mne remarquer que, par una contradiction bi- combattre l'autorit royale, elle fe place a leur
cadian, en maniere de guirlandee, revenzieiit ;'u farre, l'indulirietufe cruaut de l'irquiifition fran- tete et les conure de fa bainiere. Ces deux grades
bas former in i ceutd norme. Les radacteurs fi- aife avait di tre '.i par les cai'ues mme puiffances, aprs s'tre montres un inflani oppo-
dtles a a vrit, ne voulaint as calomnier mme qui emrblaient devoir l'adoucir, par I'accroiffe- fes l'ure l'autre, if font re nies, f(e rot fo rti-
les tyrans, tnignett qu'oan n'a trouvi la B;.fille, meant des lumieres et le ficcs de la p-hiofopfiie. fies ; la reconnaiflance et l'iamotr forment leurs
ni ls c'gcs de fri ri les oublictcs dont quelques II fillait crpout-ar la raifion par la terre-ir. Il y liens i elles marchint: de concert, retiverfeit tout
aiuri'r avintit parl. avai.t il' nil ,, d s profit's irrianfcis atta.h's ces ce qui s'oppofe leur pffage ; les abus, les prij'gs
Voici l'ide qu'on ious done ici des cachots, lhoir.bls abus dt pouvoir. T'i t ho muve qui en i anciens, leu vaines prtentions difparaifL:nt devalnt
ti .;ail la moi dre parties attaquait airectirirt l )a regl de lda juflice. On e diftingue plus le defir du
Ils t-inti enfoncs de dix-neuf pieds au-dtflous fes agens, et chliacn d'eux fe plaifant enfuite monarque d'avec le voeu de la Nationi ce que
du niviicai d la court, cinq pits a.i-dicfrs di ni- t ce. x iir fur lui utne vergeance peri'oennelle, redou- i' lun prupofe ,l'autre p'aa-c l'avair conu....' Quel
veau du fill : iis n'avaiente d'autie ouverrire qu'une blair l'envi de riguleuirs, de vexations et de bar- rare et todchant pfctacle Combien il differe de
troite ba lacane dcinant fur ce f.f li : o'efl-l barie. Que'q'ies dtails que nous donnerons, mon- tout ce que nous avons vi chez les autres Nations I
qu'on log .:aiL les prifonniers qu'on vourai effrayer; treront dune n.manire fenfii.e combin I'efpric phi- Que de fentimens quitables i deviait infpirer at
mais plufireis faits prouvent qru'on n fcfaii fouveii .iolophiqiie e-t l'elprit inquilitorial s'taient accrus Peuple qui en et le toin I Q.i'V;alit-il de plu.
rira 1r.<4e phls lonig et plus1 rib;e. ;)peut jit et etnttmies finiultanmnent e niane ie
un u.e ft p;us long et plus tearibe. U ; peut jiier et tenis imuiament, de mnire que lajouil- defirer pour fon bonheur, qule cet accord d
quel e.it le fupplice du malheiireuix h1bicant de fnce qu'epiouvait un tgi en fp.ub.liint Est verit pouvoir qui demr3inde e t du pouvoir qui confeat ?













Qu'il reTfe donc de trouble, d'alarmcr des
lor'trit putr prix de lents travaux, de leurs tacrifires,
uie e j ouir pa liblei.mnt des f,uirs de la juice.
,>,Qe pauvrep ne s'exag-.r plus fa mifere qie
],h ln e r rrgi' tte plus tes ch'mli iqiues h1 innyiur,
Sini 'utie s'lume i la vue de a ;t de proplieteis.
qi s'orff'-nr clle que le im uLvais citoyen abjurt.
f-s pinicipes coui. bkls ; qu'il ne nous dite plus,
,vec le lent:ment d'un orgueil iirit, qu'il n'y a plus
d'tls, dc prof tiions huonorables ; il n'y en uaia
janmiii davantage po,'r les talons et la veir : qu'il
conatere l'efime pnubiqe, et il aura la finance de
miius es L (harqes ; qu'il foit ret'geux et toutes les
dignit,S ecclfiafliitqus front fo: patmriineo ; qu'il
etdu courage, qu'il acouiere les rtale,-ss militaires
Sil n'y a pas un grade <( il r e puif e s'lever; qu'il
foi conome et dfin cfiiT,, et les irt'fyr. publics
lui front confi',. Et-il jaloux ce s'approcher de la
oerfonle de fon roi, de lui fervir d'efcorte ? jamais
pa erfonnli ne fit plus acceflibe ; jainais cet air que
les coirt nifis fe pliaif ipt tant refpiror ne fut p'us
piiur il n'a plus befin d'autic s tires pour habiter
e palais des rois, que ceux de bon Franais et de
zi citoyen ,.
,c=-l-1i-L- _-- -


AS SEMB LEE


NATIONAL


PreJfdence de M. l'alBb' Seyer.

SANCt DU LUNDI 14 JUIN.

On fLit lecture d'une adreffe de M. Augufie avr-
ifte et Coldat-citoyen. 11 demand qu'il lui foit per-
rmis d'employer du mtal des clochIs pour fire un
hbile du roi qu'il propose de p acer fur l'auicel le
jour de la Confdration patriotique.
M. Bouche. Cette demand d.it :re accui:illie.
Louis XVI elt toujours 'lais no's c:urs, mtis il Iie
forapas inutile :'e l'offrit nos reg.id;. Pour un fem-
iblable ouvrage, i' faut in ai'ifle parfait et je de-
mande que M. Moite membre de l'acadmie de
fctiu!tue q''i le premier a donn l'exemples des
expropriaiions volontaires, foit charge de faire le
n dele.
M. Goupil de Prefeln. Il ferait bien injufle de refuite'
oiv. Au'g:fte, qui a fait la propc;fliion, le plaifirde
l'accomplir:
M. de Vaudreuil. On ne doit riger de flatue aux
rois qui'apts l ur mort.
M. Gourdan. Louis XVI eft dans nos coeurs:
la;ffons aux courcitiins ces flitteufes propositions
d'rg r des flatues. Je demand qu'on paffe l'or-
dre (ni jour.
I'AeCmb'e dcide qu'elle palfera l'ordre du
jour.
M. Clhapelier prfente la rdaction d'un article
renvoy.; 'a vei;le.
SL'fl'e.nble national dcrete que les pourfuites
et procLdures commencisces raifon dcs voices dc
fait commieis d.ans les marais defl'f-his front
fuipeniides qu les mtni ricipalir6s des lieux pren-
dror.t cinnaiffance desaffi.ires et vrifieront le, dom-
miges : l'Afl;imble national aeconmmande aux coni-
muniaut l'union la carncorde et le respect poui
lis proprits fauf audites commulauts e
pouivoir devant les tribuniaux et r a r ls voices lgales
fi elles ont des droits aux marais dcffch5s et aiux
terrai.s a:!jacens .
On fait lecture de quelques adreffes.
Les religieufes du couvent de Sainte-Urfitle do
Bli.,ip,n proteftent de leur prc f mid respect pour
tou les di crets de l'AffemblSe nationa.e, et en-
voient le(u inve;;tair-e auquel elles dfireraient,
difln't-Elles, ipouvoir joindre des triors.

Suite de la difcuffion fri la, conftication, du clerg.

M. Mfatineau. Vous ave'z aiourni les exceptions
aiux conditions d'igibi!itr prefritef par l'article Vil;
je vais vous les propofer.
Art. X. Les vques don't les fidges front: f.tp
prims pourront &re 'us aux vt lc s vacant a
vaquer ou qui doiveint tre rigs dan les dpaite-
Pi~is erncoi e qu'ils iu'euteint pas quinze anines de
feivire.
Poiurront suiffi .re lus les curs actuels qui aii.
oatt .ix ari's d' exercise des functions de cur
dans les paroides du dio te, encore qu'ils n'euffe;t
pIr vic', i .
XI. A l'gard des cur- don't les paroiffes auront
te u'p.'j iiincs en vertu du novel arronudiflcinent
dudiohfbL le remrs qui s'coulera depui la afp-,
pl''ffioi de leur cure leur e. a ci mpt come tem
-d'exercice.
XII. Serint d x,.lem.nt :.."i,!b,.' les vicaires gind
rlux, binfi'ieri et tiru'aies q a draient obligs
r'fi' nce et dort les offices frnit fpiprlims loif-
qu'ils aitront quinze annes de t-rvic- comptes
commune p"ur li- cur dans l'article IX.
Les articles X et XI font adopuis.


6,79
M. Fc.".u.. Je de'mande que les ecclfiaftiques qui
iA. le r vice des hopiraux foiet exprelieme:.t
uis dans l'rticle.
l. MA'ercau. Il y a auiii une autre claflR d'eccl'tiaf-
tique,; qui mlriite bien l'attention de l'Affe nb'e ce
f nt les principaux des colleges : je demand qu'ils
foient aulli dfigns dans les cas d'exception.
M. de Sillery. Lorfqu'on fait des lois, il faut
qu'eils f ie ,r appiicrbles tous les cas: il eft pof-
fibl qu'uln fige venant vaquer, il ne fe trouve
dans les diocfes aucun cur qii air exerc le mi-
nifl.re pen'lant dix aw;' je demand alors comment
te pouiraieit fire les i4ectioi;s.
M. Damtouchcl. Sans doute ceux qui fe font confa-
cra i l'uc iaion publique, miiriteiibien l'attenmidn
de l'Aflimbl'e. N'exercent-i.s pas une adminiftration
vraimcnt utile dans l'intsrieur des mxiifons qui leur
font cenli.ie, ? Parce que leurs foins ie di.ige.it vers
des enfans, o:nc-il, moins lefpectables ? Je demand
donc, q,'e pour l'avenir feulment les principaux
des col s foient gibLes aux vchs, et que
les protffeurs de Thologie le foient pour le prxfent
et pour l'avenir; les iilhtuiteurs de vos 'que. font-ils
moins dignes d&s places que ceux qu'ils out inflruit ?
M. Prieur. En appuyant la proposition du pro-
pinant, i'y ajouterai, par arinndi,,ieec -' "ui les
tcc'f iaeiques qui le ferunr confacrs l'edcarion
pubiique. ,
M. l'abbl Grgoire. Ce n'etl que par mo eRie
que M. D'mrn~uthel 'prfente un pla qtn l'ex-
clua.t lui mine: c:'ef li e raifon de pls d'iappuye
t'amiendcment de M. PLiur.
M. Martineau. Tout le monde eft d'arcord fir
le pr.ucip7. Je demanle donc que l'article fuit
adopt, liuf la raction.
. . Je demanded e que Chique parte de lar
ticie foit f icccfiivcmil-nit mis aux voix.
On darcn.rdse que les prdicateurs foient aulg'i
conf-r,s dans articlee.
M. Bouche. On peut fais doute pa'ler tde ces
milfio'iiaires clair, q'ii fuivent es prceptes qu'ils
enriligeint, et non des prilicateuis de court.
AM. l'abbe..... Oi ne pretend pis fars doute
exclure les preres d.s millions sra'igeres, qui
apie, avoir qui.,tr ce qu'il, out de gASu. ch. fe
font cxpoofs tous les dangrs pour annon er la
p.iro!e de f Jefi.s-C.hrif. Qu'appelle- t on :e les
.;ei'cendans des aptres ? C'eft prindie un bun on
pour aller prcher la foi, et expof.C fa via au mi-
lieu des i:fidelles. J'ai 't huit ans da;s les mil-
fions, et on croira peut-cre q.ie je parle oour moi ;
mais je dclare que je renonce aux v hs, parce
qu e je fuis trop vieux.
M. de Si!lery. Je dois rendre juflice au refpec-
taile eccieli.,fique qui vient de por;.r la parole. Je
'ai vu dass les Iides orientales, o pendant cinq
annes, il a fouvent t mis en plifon pour fon zele
foitenir et dfendre la religion chrtienne.
M. Martinean fiit lecture d'une nouvelle rdac-
tion de l'article XII.
Piourront pareillement tre lus aux vchs
es miiffionnaires, les deffervans des hpitaux et
autres maifons de charit les prtres contacrs
l'1ucarion publique ou charges de devoirs vu-
blics, lorqii'ils auront rempli leurs functions pen-
dant quinze, annes, compcer de leur promotion
au facerdoce. ,
Cet article eft adopt.
XII. Les curs ou vicaires qui, au moyen du
nouvel, arrondiffemenr des dioceles, ,e trouveront
tranfports dans un autre, front cenids avoir fervi
dans le nouveau diocese, et front en conf quence
ligibles aux v his.
Cet article eft adopt fauf rdaction.
Les articles XIV, XV et XVI font dcrAts.
XIII. Seront pareillement ligibles tous digni-
tair s, chanoinies, et tous bnficiers lite'aires qui
taient ob'igs i rt'(i ,. ,-, et don't les bnfices
tires, offices ou emploi ont fupprirpi s lortqu'ils

pour les curs.
XiV. Le procs-verba! d'lection et l'acte de
pIolainati','n feront evoys au roi par le prfi-
de c dte. lecteurrs, puur donner S. M. con-
!,a'fince du XV. L'lu, imm i iiiatcment aprs ton election,
CEi prfentera l'v.iu mtropolitain avec le pro-
cs verbal de fon ,eccion et de fa .proclama-
tion, et il le fippliera de lui ,.ccorder la confirmation
canonique.
M. Mart'neau fait lecture de l'article XVI.
XVI. ,L'vque mtrop, litain ne pourra rcfitier
la coifirmn1tion canonique qiu'aprs en avoir d-
';bbi avec tout le ciei g de lon glife et la
charge par lui de donner par crit les raifons de
fon ref.]s, figa de lui et des deux tiers au moins
des membres de fon confeil.
M Dulurioi, Je demand la question pra!ah'e
fur cet article, il i'eft pais poflible que i'vque


puiffe refuter la confil'mation re'ui qui aura obte-n
e fi:fir-g diiu 1Pue. S'il en erait autrum~ nt l
vous veriiez bienti les evquies 'iidniettre que
es ecciefialiqiues qu'ils fauraient devoir perptuer
'efpric de corps, fi daigereux pour une conflitutin
ibre.
M. le cur Gouttes. Les lecteurs peuvent fire
de mauvais choix: il faut bien que l'evvque et
fon confeil examinent le fujet C'elt le feul moyen
l'exclure de l'tat Ecclfi:ftique ces h'imme.s don't
es moeurs font abfolument contraires l'elprit
de cet tat.
M. l'abb Bourdon cur d'Evaux. QnlAd l'Affem-
ble a rofuf au roi le pouvoir rie iejeter les judges
qui li raient pr6ifnt- il eft bien toni;att qu'on
nous propose de donner un vque le doir de
pouvoir contredire le fuffiage du Pcu, le. On craint,
dit on que la cabale et l'iinrigue n'agiffent da' s
les affenmb:es d.I clecteurs je dt ima'.ie fi el's
n'aurontir ps bien plus d'effet das la couir de
l'vque. J= d-:min,;i e donc que !e veto eccllialtiq..e
ne f.,it point .tab'i par la conflituioin.
M. Lanjuinais. Il faut que la co'.firrm tioi de l'-
vqie for- i acte nc.l.ti',re et iib e, '. b;er vI .ua
c:fJnoidez les Jeli! pouLv.,irs., l- rui ii oif te:'i,-
rel et le poiuvoir Ifpiitucl et vou:s atrui:fcz la
religion.
0:i demai Ic a e q !a dicliuffn f it rm'e.
Cette pri.:'l'fltioi; -:;:e auia vcix .t ..ci'de.
M l'a.:;id './lo' cur du vieux Poua~nges. Dans
la p'min ic ,ife on n'a j.ulia,: .!cnm. .i con-
fiT.'n.iov, ., trol,'litaine. Ji. demand la aivfioun de
l'arirLch que ja rdige a 'fi:
'. ..vq.e mlyrnoiioai- ne pourra refufer la
c.'tii :ioation canoiicmqie qui lui aura ete demande.
(): observe qn;e :a dftiffi in eft fermnie et que
la t'rMpofition ae M. l'abbl Dillon eit uie mliton,
et :iunn unar'indce;mi-nt.
M. Laborde de Mereville. Plufieurs membres du
comnir ecc iii, l qii. qu; fiege:;t dias cette parties
de la i ,Ie m'obfrvent que l'..rticle p-opof par
M. Martineu, n'efi : as le vou de la majority du
comt. Je demandqe q 'e article lui foit ren-mny.
M. Martineau Je n'ai propof aucun article
1 Afl: mble aq'il n'ait auparavant t coueniti par
ie crit, et particuli:rement celui que nous dif-
curons eln ce moment?.
L'Affembe decide qu'il n'y a pas lieu i dli-
brer fur le reuvoi au comit.
1M, de Sillery, Si vous accordez aux vques le
droit de refuter la confirmanion qui leur fera de-
mande, et qu'i s la refifent efff;ctivemntr, il faudra
tbien fans doute preceder une nouvelle lection.
Je demand donc nu'aprs cette rtconde election,
li le mme ecclfiatfiique eft lu, l'vque ne puiffe
plus refufer la confirmation.
M. Lanjuinais. Ou l'Anfemb!e extend fire des
lois pour la reliqioil catrhlique ql' eft telle de
l'Etat ou pour uue religion qu'il lui plairait de fire :
Dieu ne plaie qu'ur:e pareille idie fuit jamais
mile execution je la ....' ii-i loin de ma penife.
L'aiirmeidement propof ne fait que re~ruler la diffi-
cltr, et nous fait tou:her au doigt combien il eft
ncefiaire q"e la confirmation, ne foit accorde que
par ceux qui ont reu de Dieu une mifiion ex-
prefle.
M. Treilltard. Il faut prendre bien des prcau-
tioins pour que les functions du facerdoee ne foiernt
accordes qu' des gens qui en foient b;en verita-
blemcnnt d(gnes, mais il faut avoir foin auffi que
jama.is I'vque nee poiffa refl'er la coi formation
un fijet par des prtexte frivoles. Il s'agit doic de
composer, avec ie p.us gran. foin, le fyno.e en
conlquence, je dcmande l'ajournement de l'article
jufqu' ce que cette formation foit acheve.
M. Goupil de Prfe .mh. On a d'aurtat moins
crainrdre que la co, formation des evques foit
refute fous de faux prtextes, que la voie d'appel
come d'abus fera toujou;s ouverte.
On demand la queflion pralable fur l'ajourne-
me-t.
L'Affemble 4cide qu'il n'y a pas lieu di-
brer fur l'ajournement.
M. l'abb Bourdon, cur d'Evaux. Je demand pour
['intr-t public, que l'Afflmbi'e mette toujours
dans fte dlibrations la plus grand? lenteur, et
qu'elle reuvoie aux coin'ais ecclifi.fliqlie et de
conriftittion, une queft;on qui a befoi encore
d'tre claircie. Je fuis bien lurpris de voir que
les membres qui, quatre cinq fois font venas
nous annoncer qu'ils ne prenaient aucune part aux
dib'aiions fur tout ce qui regarae le clerg,
s'levent en ce momRent ayec prci'itation, pour
rn-jeter un aj.turniimenit ou uin rtivoi qui ont pour
objet unique d'clairer l'Atffinble fur des niatiere
d'uC e grande importance.
M. Prieur demand la parole.
On demand aller aux voix.
L'Affemble decide que M. Prieur fera entendu.












M11. Prcur. Je ne conois pias comment, lorrqui'i
s'a,'t de iadlguet de; pouvoirs iunpo tarns, on petut
pIef er an'i la deibira.tion. Une partie de l'Alim-
b!ie s'r.ppoie ce qu'on dlibere :je vais juqtifier
tU. refiitance rcfononelle. Ma religion n'ef poi t
c!air--e, la difcufflon n'a port jufqu' ce moment
que fuir 'es d.mandes en ajournemerit et en renvoi
au comit. L'pr icle propof donne l'vque le
droit d'invalider l'lection du Peuple, et l'article
filivant, un fynode mtropolitain celui de refufer
inidcnfinimiat l'ir.ftirtion canonique : i croit cor-
r'ger ces ditpolitions en difainr da'is un autre article,
que l'examen du mtropolitain ou du u ynode ne
portera qee for l'idoneit '; il faut explFquer ce
qu'on ente:d par l'idonit : fi elle porte far quel-
que chofe de civil, cet examen n'appartient pas au
fynode. Jamais je ne confentirai a dlguer des
ecclefiaftiquesi le pouvoir judiriaire il faut d~'fir
l'idonir; il faut examiner avec Coin la comp'-
:fidon du fynode mtropolitain, puifqu'il peut influer
fur a libert.
M. Camus. Il s'agit ici de deux chrfes qu'on doit
diitinguer i le pouvoir du metropolitain ec celui du
People. Le Peuple chifit le fuj t qu'il reconnat
-rre le p'us dig'ne de la coifinmce dans les f' nctions
dui minift.lre fcr. Le Cuperieur ec, ldfiallique dit
!'lu : Je vous communique les pouvoirs que j'ai
re'i pour l:s exercer et pour les tran(imettre.
Voil t<':t la foi es ric l es icileetes faits. Que
fait le fua'rieur ecclfi.htique ? !i examine les moeurs
et la dnct:'ine du fujet. Quant la validit de
l'lection il n'y peut rin ; anantC l'idonit, il
peut tout. D'aprs ces principles, l'article me par .i
mal r4ig. Il faut d'abord y porter la fin de l'arricle
cot XVIII dains le project de dcret ; il faut enfvite
donner un remode in refus inju)te, par le recourse,
au fouv. rain, qui renverrait un auire fuprieur
i, i 1 '.e. Je propol'eris en conf.quence cette
rdiction :
Le mtropolitain ou l'ancien 'vque aura la
facuilt d'examiner l'lu fur fa doctrine et fuir Les
murs. S'il le juge capable, il lui donnera l'initr'uc
tion cano'-ique s'il croit devoir refuLer, les cauies
de lfo refuse feront dlivres par crit, et figndes de
l'vque et de fon confeil, tauf aux parties iiite-
refles fe pourvoir par voie d'appel comme d'abus,
fuivant les regies qai front nonces. -
Cette rdaction eft adopte une grande ma-
jorit.
M. le marquis de Foucault. Un des propinans,
M. l'abb...., que je re connais pas, a dit qu'il
ne favait pas pourquoi nous nous levions aprs
avoir dit quie nous ne dlibrerians pas s que nouns
nous oppofions, que nous r-filtions, que nous
lnous taitons, ou que nous parlions, voa n!'eil
allez pas plus vira : j crois que vous ne devez
pas nous en vouloir, et qu'on ne doit pas nou;
inculper.
L'article fuivant ef dcrt fans dif.irifon.
Art. XVII. Le'vque mitropolitain, qui !a
coifi'man.tion f.era demanide, ne pourra exigcr de
l'lii d'autre d.laration ou feinie!t, finon qu'il
f.it !rrofeffion de la religion caiholique apolto-
lique et romaine.
On met la difcuflfon l'article XVIII.
XVIII. Le nouvel y~uue ne pourra s'adreffer
au pape pour obte-nir aucune confirmation ; mais
il lui crira c mmre au rchf visible de i'glife univer-
felle et en trmoignage de l'unit6 de foi et de la
communion qu'il doit entretenir avec lui.

M. l'abb Goulard. Il eft dmontr que le pape eft
le vrit.bie chef de i'g!ife, qu'il n'a pas feulement
la primiut d'honneur, mais encore la primaut de
jurisdiction: a tradition des SS. PP. et de to.s l.-s
co>'ci!es oe:umniques ie prouvent. S. Irne dit que
c'eft 1 glife romaine que les autres g'ifes doivent
s'adreffi'r, caule de fd primauto. S Athanafe crit
au pape Flix : Dieu vous a plac au h.ut de !a for--
terelfe fur toutes les glifts, afi. que v;ous veni'az
notre fecours. S. Buzile made S. Athanafe qu'il a
t convenu de s'en rfirer l'evqueeP'Romepoiur
que f>n jugement interviit danis la rformation de
ce qui a t fait au concile par violence. Un concile
de Carthage dciire que c'ef en vertu de l'inflitution
divine, que la primait appartient l'vque de
R:me fur toutes les eg.lifs. Le concile de Provence
donne cette dfinitian: le pontife remain ef le chlf,
le pere, le docteur de toutes les glifes,liurIefquelks
il a eu un gouyernement univerfel. Le concile de
Bale appelle le pape le chef et le primat de ig'igm; ,
le pr-lat -t le pafteur du chrtien, le feul qui foi;
appe'p i rne plnitude de puiflarce.... Je conclis de
toi., ces f ir. que le paper a le puvoir de g IIvei-
rer ('gl:fe en iere, que ce pouvoir s'eci ii 1o -
fi-ulmenr fur les brebis, mii encore lur es pailleurs.
En adoptant 'article p opof6, vous lui reEfulericz
cette pliruude de puiff.ince que lui a donn J. C. ,
et que lui reconnat l'rglile.
M. le cur Gouttes. Je demand qu'on aille aux voix;
le propniit n'a rien dit qui ftr contraire l'article.
Je le dfie de citer u, fait qui prouve qu'une de-


minnde a t faite au pape pour fe fire confirmed
par lui.
L'article XVIII et adopt une tr.-grande ma-
jorit, ainfi que les deux articles liva.ns:
XIX. La confcration de l'v lue ne pourra f't
fair que dans fon glife cathdrale, par foun m-
politain ou fon dfaut, par le plus ancient vque
de l'arrordiffLnent de la mtropole, affi des
vques des deux diocres les plus voifins, ,n jour
de dimanche, pendant la meffe paroilfiale en pr-
fence du peupie et du clerg.
XX. Avant que ia cremonie de la confcration
cormmence, l'lu prtera, en pidfence des officers
rnmnicp.iix, d Peuple et du cleig.-, le friment
folernil de veiller avec foin fur les f1ie'les qui .ui
font confis, d'tre fi.!elle a la Natio. a la loi et
au roi, et de mrintenir de tout con p ovoir ;a conf-
titution dc;ite par l'Affemble national et accep-
te par le roi.
La difcuffion s'ouvre fur l'artic'e XXI.
XXI. L'vque aura la-libert de choifir les vi-
caires de fon eglife cathirale dans tour le clern
de flo diocese, la charge par lui de ne pouvoir
nommer que des prres qui auro-r exerc les
functions ecclfiani qu-s au m oins pendanr dix a.is
et il rie pourra les defirtuer que d i'avis de fon
council, et par une dlibration qui y aura t prife
la majoiii des voix, en connaiiance de caule.
M. Camus. Les vicaires des vques font les
mmes que ceux des curs: je demand qu'il fTit
fait un feul article pour les uns co'nme pour les
autres: je crois qu'on pourrait dire que lis v-
ques et les curs auront le choix libre de leurs
vicaires parmi les prtres de leur dioceLf. =
M. Pifon du Galand. Cette question eft prmature;
l'article du ccmit doit refer tel qu'il eft un article
poRt'rieur ti.tue fer les vicaires des curs.
La priority elf accorde l'article du comit.
M. le cur de Souppes. Il me parat convenable
que les vques puilltnt defitucr le' vicaires de
V' g iCe cathdrale, comme les curs pourront def-
tituer les leurs.
M. l'abb Gibert. Les vicaires des vques et
ceux des 'curs different beaucoup par la natuile
de leurs f r:ctio i. Les premi-'rs auront pour ainfi
dire uen jurisdiction. S'ils avaient le coiirage ide
s'oppofer aux delieins d'un ev.ue, c'en ferait
affez pour tre deftitus. Un jeune vicaire renvoy
par le caprice d'un cur, peut retrouver fe place ;
mais que deviendrait un prtre relpect'b'e appel
dans nn ge avanc au confeil de I'tvque, et
qui partage avec lui les fo;licitudes de fes fonc
rions ? Si vous voulez leur conferver l'avantage
nceflaire de dire leur avis avec fiaichife ii n"
fait pas dinner aux vques ;a facult de les def-
tit'icr aibitrairime.:t.
L'article XXI eft adopt.
M. Martineau propose un article additionnel ainfi
conu :
XXII. Les curs actuellemnetnt tablis en aucune
g lC calth drale, anfi qie ceux des paroif l s qui
fi'ront fl' pi mes pour tre runies lP'glife ca-
th.drale et en former le terricc ire, front de p.ein
droit, s'ils le demander-t les premiers vicaires
de l'vque, chacun fuivant le rang de leur an
ciennet.
M. Pifon du Galand. Cet article n'eit pas d'une
justice rgouu'eule ; car les curs des campag'nes qu:
ferornt fupprims ont ab:o!utent les niees dro ts
que ceux des villes. Vcus gnez d'ailleurs le (hix
des vques. Je demaude la quefiion pralable fur
cet article.
M. le cur Gouttes. Le propinant n'obferve pas
que les curs des cmpagrnes, don't les cures fe-
ront fupprimes recevront un traitement de votre
pa;'t.
M. l'abb Gibert. Nous gallons voir pour la pre
miere faii rides vq"es devenus curs, et des cures
devenus vicaires. Ne fera-i il pas intiefi nt que
l'vque fe pifente aux filel es ayant ct de
lui des prtres refpectables chers aux ciily:ns
qui dpendaiint de la paroiffe don't ils taient pic-
demmeiit les pafi-urs.
L'Affemble decide qu'il n'y a lieu dlibrer, et
l'article !i adopt.
M. de Broglic. L'Affeinble ferappele que le i" de
c' mnlis elle a par un dcret, annull les lections
des affimnbl.s primaires de eolmar. Ce d'ci.t eil
parV"'ru loifque les lecteurs du dipatrceent iu
IIau-llhiri tai:nt tous lunis Bedfort, er leuis
o. rations d', commences. C'efit dan' cette firie-
nton que ces electeu.rs envoient une adroafe l'AI
femrble national. ( On fait 'eceue decette adrcfl-.)
C s lecteurs repretentent les malh urs que pour-
rait f.iie ;iiicre dans te moment lexcution de ce
dcret, qui entrla erait Il difflution de leur affem-
ble: i!s ont dcj I orrm leur prfidentr, leIurs
fcnruatetus et fix adminiftraceurs. Tous les citoyeas


dii dlirtement du I-Iut- hin peterfient dats le
9h',ix qu'i s ont fait de leurs elacteurs. Une nu.
vel'e lection occafinnerait des cdpenfes con
drables, et ne pourrait tre faite que danss le teris
prcieux des rcoltes ; elle ei:tralier2it e grants
dlai et le Peuple eft empreff de jouir de
bierfaics que la conftitution lui affure etque
!es administrations nouvelles doivent leur procurer
Les lecteurs, s'ils fe retiraient ne pourer;it
re.itrer avec fui.et dans leurs cantons. Le fonds
des lois, porces pour les election, a tc. rempnli
les vices de forme ont tt occafioimns par l'inexic
cirude et i~iniflifnce des formulaires qui ont t
remis aux allembl,s primaires par les couiffaires
du roi. Aucun canton, aucun diffrict ne rclame
centre le rfultat de ces affembles. Ces lecteurs
demandent continue leurs operations et qe
fits tirer confquence, les affemb:es primaires
foient vaiics.
M. de Broglie prfente, de la part de la da
putation d'Allace, un project de dcret ainsi conu:
L'Aflemb!e national, inflruite que les lec
eiurds di dpirtement du Hiaut-Rhin fe font ra.
l mbls le 6 de ce mais; que dj fix membres
-taient gnt l t et qu'un autre fcrutin
eit commennc a dcrt et d6cnrte qcu'ele
regarde comme gd les les opratios dj faites,
fans avoir regard au dcret qui n'apu arriver c
Alface que trop tard ,.
M. Rewhell. L'Affemble peti adopter cet article
fauf rdaction. O- demand feulement qu'elle ion-
racre ce principle, que tout ce qui a t fit
avant la promu'gation de la loi, eft -alable et
qu'enu confquence elle valide les :ections,
Le dcret propof ef adopt fif la rdaction.
La fance e leve trois heures.



L'Affemble nationa!e a pris le deuil aujourd'hui
ly jin conformdnent fon dcrer.
Les vrais amis des vertus et de la libert ont imit
cet example. Pluficnrs d'ciit.r'eux Ce font ruiis la
forir au caf ProCcpe, ruie drIs F~,fls M. le Prince.
Un mauloie y t;ut elev Fra'. k in. M. la Fitte,
avocar a pronoi cd iine oraicin funiebre, dcnt nous
ferons on firigutier loge. Ce dif,:ours a t peu
applaud : des feiitimen.C pr eneigie pro.nonces avec fleiibilit- ont apnetr
'am de toiis les aid:tieurs. On approuvait, on
n'app.auudifait pas i mais des larmes, mais un silence
rlt gleux etainrit !e eul i hommage digne du fiijet:
les vertus de Fran. klini l'avaient m-rite i l'loquence
de l'orateur l'a obtenu.
Le.maufole futfi:lera pendant la durde du deuil.



VARITS.

Le confeil-comit des Erats de Hollande vient de
fisfpenilre p ur fix mfiaines la Ga1et. e de la Haie.
Un article e de H.anbow g du z 1 mai aeriier, infr
dans le fipp e n!enit idu n 64, a paru moitr cctte
correction. Comri l'e e toute punition arbi-
traire eft d'exciter la curiofit, on ne fera pas fl h
de connri.ire quel eft le genre de licence que les
Etats ont eu or'ire de punir. Voici ceon:ne on s'eft
exp.im "ians l'article rprouv.... Nous favors
que des homes employs dans les preiieir::S plI-
ces, ont fait pour la paix des paris confi1rables.
Le prince e Rniis anmbaffladeur de fa majeli
apoitrlique la cc :n' de Berlin, eft du nombre:il
a parid mniie duicats pour le ifccs des nRocia-
tions don't il cf i'entr. metteur principal. On dit
e';fi,j que des ioirs domn.ftques enuire;ii:at do-
mefiq ies et qui ne f ient pas de l'enceite du
Ialais royal, foirnte in un novel obflic'e q;i reietint
le roi de Pi lue. Des attacihemsi ns ioiiuvaux, des
liens roirtenent ferrs 'arntrnc fa court, don't
il ne l' fe p.rea, croit-on qu'e difficilement.



Lettre de la compagnie des grenadiers du ataaillait des
Filles-Saint- Thomas, aiu marquis de la Fayette
le 3 juin.

La compagnie des grenad'ers du bataillon des
Filled S:-i t-Thoma. a fait frirtper des jettons qui
feroint la rdcimcnfce dle I'exaccitiude a renp ir les
devoirs. Edle a cru que le meil!cur moyen d'entre-
to.lir i'mulation que vous av z daiguii pplaulir
"rins quelqtues circ r.ftlnces, era't d'avoir farns ceffe
('us 1ps yeux l'imnzg, d'u'n genrail qui joiit tou-
j iurs l'exemple au prceptc. F:le vous fupplie,
mon general, d'agrer l'hommage di model de fes
jetcon'. Qu il f;it 'e gage de fon respect, de fou
amour pour votre perforne et di ferment qu'elle
vous renouvelle do rjfler co.flaiammeant fi'dlle a la
Nation la 1ii et au roi.


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