Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
This item is presumed to be in the public domain. The University of Florida George A. Smathers Libraries respect the intellectual property rights of others and do not claim any copyright interest in this item. Users of this work have responsibility for determining copyright status prior to reusing, publishing or reproducing this item for purposes other than what is allowed by fair use or other copyright exemptions. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions may require permission of the copyright holder. The Smathers Libraries would like to learn more about this item and invite individuals or organizations to contact Digital Services (UFDC@uflib.ufl.edu) with any additional information they can provide.
Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

Full Text






SUPPLEMENT A LA GAZETTE NATIONAL.


ny j63 bis.


Du Samedi Iz Junz 1790.


PO L I T I Q U E,

RU SSIE.

De Pe'tcraboug, le t0 mai.

I'SscADRE ruffe qui agira cette anne d.ans la
3Bltique, fera compofe de 32 vaiffeaux de line
et 14 frgates.. M I'amiral Terfchagof la command.
l, loiniiral Krufc commander une autre cfc:tdre de
dix ai doiuze vaiffeaux de ligne. Une division de
cttte elcadre, ay;nt des troupes fon board, eft
parie poir une exp.Cdition fecrette. Les troupes
r' e dans la Finlande ont t augmentes d'un
corrs de chaffeurs et d'un rg;ment de Cofaques.
-On forme un nouveau c 'rps de Cofaques dans
le gouvernement de Cath'rinaln r v, ainfi que dans
la petite Ruffie. On a trainsfjr de Cherfon
Kiow de,>x culipagnies de canonniers et douze
pieces de campagtie.
PRUSSE.

De Berlit le zo mai.

L'imee defti: de pour la Silfie, marchera fur
deux colonnes 5'une 'paffera par Croffcn, et l'autre
par Zailichau ; les rgimens dans les deux Marches,
Pri.g z Magdebouri r et HA berftadt, [ 1i)r' t
par Fraicfort. Les rgimens, dans la Pomeraie, la
Nouvelle Marche, et la Marche Ukraine, iroit,
les irs par Landeberg fur la Wartaa, les autres par
Godri, o ils pafltront 1n pont.

A L L E M A G N E.
De Francfort le I C juin.

L'electeur Palatin a fait frapper des cus de
Vicariat: iun co prifete le bufle de l'ectdur ,
avec l'infcription latirne : Carolas Theodorius, Dei
gaul'i Contcs Palatinas .Rhni, utiii.fique Bavaric Dux,
S. R. J. Archiaapijpr c. iActor, cc in, paytibus Rihenzi
Silei et in Francolia Provifbr et Vicarius. On voit
liir le revers l'aig'e de 1 Empire .yant l'ur la poi-
trine l'armoirie Palatino-Bavaroife, et la pomme
de l'Empire.
PA Y S BAS.
Du camp de Wefpin, prs Dinant, le 2 juin.

Toites les montagnes de la rive gauche de la
Meure, depuis les frontieres de la France jufqu'
Namu-r, font garrties de batteries avantageuflement
d, il :' Les AuItrich;en, fe font prtfents le 27
nai, I-afliers pour pafLer la Meufe : leiir tenrt;tive
a tt i fructueufe. Nous n'avons eu rti turi's ni
bletls. L'erinemi a perdu hbeucoup de mroide Le
z8 mai, les .Aurichiins ont occup Soeinee 'e 29
ils vculureiit fe p fier fur les ruines du ch:e.iu
de Diiant. ,es, patriots marcherent vers eux, et
aalgr l'obftacle d'une montagne efcarpe qu'il
fallut franchir, et le feu de l'cn;emni foutenu pen-
dant z heures, i's ne ra'lentirent point leur cou-
rage. Cepe;dant l'ennemi ayant reu du renf.rt,
nos patriots repaf'erenit la Meute en bon ordre,
foutenus par ie feu d'une batterie place pr No-
tre-Dam de eBon-Secours. Dans cette affaire, l>ofts
avr ns cu trois hnlmms tus. La perte di l'einrnmi
eft de I yo hormmes et un nombre de bleffs coii-
fidiablc. Le 3o, il v eut use nouvelle rncontre
Pr; de Bouvines, o les Autrichiens ont encore
l'erdu onze homes j les pati~iotes n'ont eLL ni tus,
Iri bk'flis La bravoure des chfelurs et des volon-
taires mrit e de grands !cg-s. Nos canonniers fe
difligiuent par leur ;idteffe dmonter les ba.tt:-
ries de l'ennemi. IDepuis le 29, les portes de D)i-
nant font f ,rmes, rt nos renters dreffdes depuis
le 3 .
A N G L ETE R RE.
De Londres.

La guerre s'eft aliume dans l'Inde. Voici les d-
tails apports par le va.iffev u /e GInral CGoddard
arrivant ,'e Madras. Tipoo-S.'ib etI encr litr le te.r-
rioiore du Bajah de Tiavai cGr alli de la com-
Paguie la tte de -'.0o honmmes il a forc ce
aj- hians fes ligres et eit parveru s'cmpa.'r
d'n b-0Hon; nias le vainclu ra;liant f..' trotpe.
ait nomnbre n'environ 3000 homires, re;for.i.t
foU a'e droite, et ex nt excra uno mnrEouvie hi-
bil, a lepouffi T'ipoo Siltan avec cure pert dele
2000 h( mnim:s, t;ai t irtu' que blt fl:s o u fl tes 'i-
loirnies, tandis qu i '.a prrdui lui-nie ioue 2oo
Cipaye,. L':ggitel'ur', ap er avoir eu un cheval ti
fous Ii- er r.cu une b.elliure dai g areue a )'e
la rivire dle Chutu pour arraqtler les diftric-s de
Caira jor et di .Lclutia, vendusi depulis per ia ont
^eiheioli par les Jlollaii:iais. Oni fuilpole qu 'l'ipoo-


Sai tait fecoi.d par une arme franaife aux or-
dres d'un genial Lally, don't affurnent perfonne
ne frjuptonnait l'exiftence. Cette circoftance fabu-
leufe jette du doiute fur cette nouvelle.
Les derniers avis annoncent que Tippo-San'at-
teniait pour eliamer le fi ge de Cranganor, que
la grofle arti.lerie ; il eft bien difficiie qu'il rutfiife
netrer dars le pays du Raiah, lois nime qu'il
s'emparerait de fls ignes dotitil a dj et repouffe.
Ledtachem,nt fous les ordres du capitaine Knox
s'eft pofl cr-vantageufement et quoiqu'il foit
peu tiombreux, runis avec les Nais et les troupes
de Travancor, il fuffira pour mere obstacle aux
entreprifes que l'ambition de Tipoo-Sab pouirait
lhi ie t ter.
Nos troupes, flur l'ordre de fe tenir prtes d'entre


ADMINISTRATION.

MUNICIPALITY DE PARIS.
Confil de Ville.
Le confeil s'eft occup, le 7, des operations
relatives la vente des biens nationaux.
La difcuflion s'eft ouverte pr'des.obfervations fur
le compete rendu par les c.ommiflaires des districts,
leurs commettans, et don't nous avons fait, con-
natre la fubftance dans un de nos derniers numros.
M. Bureau du Colombi.r. Le ,r niars nous nous
femmes runis pour avifer l'excution du dcrec
le 'Affemble national, qui charge textue!iement
,.s tPmembresp an t r la municin;ir" Ap D..- .-Ui d


__ _. _-1 __ 1 -.. -_- - Ili illulub ic- pi-ap r a 1>ltiiiicip2iit e ie airis e ae
en ca;. page, toute l'arme du dpartement du Sud difcuter contradictoirementavec le comit des biens
fL raflemblera canslap.aine deTrichinpoly ; on n'en eccliiaftiques, ks conditions et les former ie
except que le, forces qu'il tut conferver pour le l'achatpropof par le bureau de ville. Nous apprmes
l'(vice des garnifons, et le vingt-feptieme bataillon alors que les diftricts avaient nomm des commif-
coimma;nd pour Waulaujobad, Les 30, 35 71 74 fires pour fiivre ce travail. Le confeil fut partag
et 75 regimens du roi fe mettront en m.trch. fui la condnie que la mniicipalit devait tenir en
ail i que le premier batiillon des dragons lgers etre occasion rnais le bien 'e la paix, le defir de
tEute la cavalerie noire, et les 2, 4, 9, 14 et zi5 terminer prormitement une affaire d'o depend le
bataillons des Cipayes. Ces troupes front accompe- fa'ut public vous firent pi'fer fu- cette irrgularit6,
gnes e l'iat major des hpitaiux, et l'on a nom;me et il fut arrt que le confeil .'abfiiendrait de nom-
M. Cooly-Lucas chirurgien giral de l'arme mer des commiffaires, abandonerait ceux des
pendant la campagne. sections le travail prpIratoire et ne s'en occu-
Noire compagnie des Indes a garanti les poffef- permit qu'au moment oit la transaction des acres de
fins du Rajah de Travancor par le trait de paix venie exigerait l'indifpen fable intervention des offi-
conclu entire elle et Tipoo-Sab, alii des Franais. cieri municipaux aux tesmes du dcret. Aujour-
Ce prince, qui en attendpeut-tre les iirne recours d hai les commifTires des sections demandent de
que nous donnerons aux ntres veut juffifier fou nouveaux pouvoirs; votre faib'effe expofe la vente
invasion fous le prtexte que l'acquifition de Caran- des biens un manque de forme efentielle, er le d-
jor et de Jacutta ei nuifible fes intrts. Il a cre reter fans execution. Je demn:nde que 1 on
Sfmme en confquence de les rendre aux Hollan- retire pardevers l'Afiiemble national, pour favoir
dais; ce que le Rajah refuse, en iriplorant I'affrlltace !a conduite que nous devons tenir aujourd'hui cet
de notre gouvernement. g'rd.
M. D 1" ."' .:. 11 ft rr que l'Affemble nato-
F R A N C E. nale n'a poirt entendu autre chofe par les rmembres
de la iiiiicipal t, qie des commin:lites choifis dans
Extrait d'une lettre de Mugron, du Iet jri 1790. le confei de ile, et quee cette !iiir ttion de fonc-
Smii d i i ions eft incorieitutionne le et dang,;:..ufe. La muni-
Au milieu des oragcs qui agiteit la France de ciPalit de Paris jouit de cous les po3uoirs dfi irifs
toutes parts, notre vile a le bon heur d'tre en paixi Calt de nrationsi, ioi ue f s dminirtoirs fu ntse
elle a fi fl garantir de i'ctf.r-efcence qui troute fi i~ t que rovifoire et c'eft un nianque la loi
d'autes villes, en obfervant fitellement les decrets d' voi cd i M. leI mare et douze comn,;-
de l'Ainmbe e nationra!e. fires de factions partielles, qui ne foi t point corps,
Un vnement malheureux cependant vient d'alt- e que l'Affemble national attribuaic pofiLiveme.t
rer fa tranquillit. Le 30 mai, !es citoyens fe reu- la mnnicipalit. M. le muire a eu cort de con-
dirent l'Htel-de-ViWle pour procder la foima- oquer les difricts dans le teams pou noimer
tion de la garde national. Au moment qu'on s'oc- des commiffaires, et de n'avoir affembl le con-
cupait 'un rglemett provioire enr attendant que eil que iorfque les nominations taient faies. Je
l'Affcmbe national ait prononc fur l'organifation demand que cette irrgularir foit reconnue et
des milices citoyennes du royaume, tout coup une inficire fur nos regiflres et que l'on nomme des
poutre de 11 pieds de long, fur environ 14 pouces cnmmifaires pour l'excutiion s dcrets de I'Al-
d'pailfeur, cafe, le planter s'afraife et les ci- fenebe national.
toyens font prcipit le s uns fur les autre. Ce mal- M. le mar. e i'ai point convoqu les diflrictl
heur ePs augmented par la chte d'une cloifon de i quarante-cinq avaient dj nomm, et je n'ai crit
pieds.; de haut. Perfonne n' cft mort de cet accident, arc qui'ize reliant qe poour leur fire f, ^oir le' v
mais prs de 40 citoyens ont t b'.tfes, deux ou' de la m rjot. Au refle Mlfiieurs, je fuis auffi
trois font eitro,'is lbon citoysen qu'aucun de vou i je cii't 1,- bien
Je vous prie Monfieur, d'infrer dans votre et ji me lhl e de le fire. Il eilculoureux d'.re
feuil'e le rci de cet vnement, fi que toutes p. rptuellermet etre diffrens corps qui fe h-urt, at
les municipalits prennent les pls grades prcau- rs leurs pouvoirs et leurs prtentiins. Je vous
ti,ns pour s'affurer de la folidirl des cdifi-es publics prie de juger mes motifs et de vous mettrct m:
ou elles tiennent leurs a ofiebles. BASQUIAT. piace.
Adrefte h l'Afemblie national, par ..' .. '.'- lectorale Mitouflet de Beauvais. Nous fommes charges
du caeifict de Dijon, an dparume,,c te la Cote-d'Or. de' inter.e de la vil:e, et nous feuls en fommes
da l r refponLfbles, pace que nous fu's formons le corps
ill.' .... s, nous n'avons pu vwir fins indignation, adminifratif reprefentatif du pouvoir de la cit. Le
que des hornes rimoins de vos travaux immortls, coonfeil de ville 'a pas dci, n'a pas pu aba"nlionner
appells la gloire d'y cooprer,. non contens d'y aux commifnaiies des Iections l'opration dfi iiive
nmettre perpituelement des entraves, aient encore de la vcnte des biens nationaux; il n'a ,u que
of publier de; proteffations contre celui de vos confentir ce que le travail pir paratoire file dif-
dcrets qui rend les biens de l'glife leur v'i.- pole par eux j et fi les commiiff.ires des factions
tatbe destination, et va fiire di(parotre ce deficit d mandent aujourd'hui iune ampiiation de pouvoirs
imminfe pour lequel il ceui fialu mettre le comble po..r cei objet, c'eft videmmrent centre le dcriee
la mifere du Peup'e, ou fe vc ir rduit la cruelle de l'Allmblhe nationjle, qui n'a p entendre p.r
shlernativ de demanquer l'engagement le plus facr o&fie:s inunicipaux les commiffaires des dicricrs.
de la Nation. Nous n'avons pu voir fans indigna Au r.iie, Metieurs, il ferait peut-tre dargereiuc
tion que des homes charges de nous rtablir dans ce moment d'e'ever des difciflions pub iques
dans nos droits naturels pretendiffent nous con- liur ces objet ; la. maniicip;alit de Paris, accr.u-
traindre profit fetr une religion que nous v. u'ons ritume tout fajcfi.'r la paix au bien pu-i:,
fuivie par amour et par choix; et ce qui nous afflige s'ubl;er elle-mme pour avincer l'oeuvre t(i II
plus profondment encore c'eft de voir fui le rgniation nati.n e dais ce qui peut la con-
t?,leau des rclies dtracteurs de vos dcrets, les cer:ner, ne doit pwin ievenir fur ces objets; mais
rne.ms de quelques-uns de nos compatriot; alntr ce qui cft de fiCn e'voir, ce qu'elle ne 'Liue
peu jaloux de la gloire de leur pays pour le oublier fans pr-tvnication, c''ft de conferve la
dtfigner dans leurs fig:ia:ures a i fuite de ce .miii.p it 'efinitive ces mmes droits, er co-
libelle infine. Nous avo< s cru dvoir en'conrf- pertdanc laifler aux operations qu'ont fait-s I-s
quence mar ifefler toute l'horreur que nous inf}ir(i. c. mmifaircs des diilriits, toute la lgalit q'i'elles
la conduiie fcandileufe anti patiiorique de ces .oivenit avir pour IlIcuer utilement la verte des
ih, mrifes pervers en 1,> dclarant tratrts la biens nariofarnx.
Pa':e et ern jeant p lub';quieneunt au feu eur J-e prop ofti de fe retire devers l'Affemble natio-
crit abomin: ble. C'eft ai;fi que nous avons cconre nal;, pour lui dean ier de lgalier les oira-
fait ultice de la dlibration des citoyens cati,- rions deis l .Ie'.e commiil.i:e,;s des factions, tint
l liolus do Nime, que nous vouons a l'infimi de ia.si ce qui ont .iut que danss ce qu'ils ont
Sm.' que tou ceux qui ole tnutes s contres f.-re, f.:f le droit de la mrilicipalit fartue et
J de ca vaile empire, au'aie'it protefz,. ori ro- lfa- priu 1ict de fs pouiv'irs.
Steeeraiert contrelel vou gnn'Iral de ea Nion Qu iie~ n;ibri partont cnrcore rpetent a-
oaue s ,us feuis avez le 'rnir der! grounncer dn..ms n .n-r -siei, s oi tiio et font le m
?c fint dc v..rr' aigfle Afmr'/l'e. i t ;l i3.' n i p :, qts d rbais f la priiiC
L abb e o.itus prejfideit;'l'RULLARlD, fecritir. des raY il, t-it ;Tte :


..i -I~DWY"~-~~l'~-miruU-------PCPrrUi~nmt<


II












jI'





























i.









I'












r". Qu'il fera prfent une adreffe l'Affemble
national, pour la prier de dclarer ce qu'il con-
vient la municipalit de fire dans l'tat des
chores;
z'. Qu'il fera adreff une lettre aux diffricts pour
les inftruire de ce qui s'eft paff au confeil de ville
cet gard;
3. Qu'il fera nomm des commiffaires pour rdi..
ger l'adreffe et h lettre.


COURT DU CHATELET DE PARIS.

LA cour du Chtelet vent de rendre public un
extrait des dlibrations de la chambre dlu confeil,
dans lequel fe trouve un difcours ir;ftructf de M. le
procureur du roi, qu'il eft trs-uti!e de conna:re,
et que voici :
SDes perfonnes mal intentionnes rpandent;
dcpn.is quelqe tems dans le public les bu;' les
pius faux et les plus injuriiex centre le ( iiatolet.
J'ai cru de mon devoir d'".xaminrer q'ii :\v ervi
de prtexte ces incu'pation3 calcmuieifrs etoiiou
mettre la compagnie porte d'en reconnatre route
la fauffet, j'ai l'honneur de lui prr!intar le relev
exact que j'ai fait faire fur les regifires des emp. i-
'onnemr'deSes perfonnes prv.nuies de. d'its, dans
les mois d'avii. et de mai poqtie laquelle on a
rpandu avec le pius d'affectition que p'efque t::u';
les prifonr:iers fortaient du Chirc 'c, apr q:'elq,'u'
jours de dtention. Il rfulte de ce reic', quw de
cinquante-un prifonnier; conduits, dan s le nm Is
d'aviil, au Chtelet, ving huit reulement ontcb -
tenu leur libert provifoire, d'aprs des rcl.n; -
tions ou atteftations de commii:'.i eisl e difiric;s ,
ou d'autres perfonnes dignes de foi, ou fur 1:s
dfiftem:ns des parties plaignantes ; et que d-s cent
cinquant:-hui prifonniers entrs dans le mois iie imi
au Chtelet neuf feu(ement ont r_ mis en Iberrr.
On a auffi rpandu dans le public que les prifun-ie's
recevaient de l'argent au moment de leur forti-.
Malgr 1 invraifemblance d'une parei le fuppofitioi,
j'ai cru devoir rechercher s'il y av.lit eu que'q :e
distribution d'argent, faite mon i if',p.ar de, m.ins
trangeres ou provenant de deniers de chuiitc, et
j'ai reconnu que ces bruits taient abiolument d-'li-
tus de fondement. Enfin, on a reproch au tr bu-
nal de retarder le jugement des procs ciimi iels ,
et de laiffer languir les accufs dans les piifons:
cependant, relev fait des procs jogs depuis le
14 octobre 1789 jour de l'enregiffrement de la
nouvelle loi provifoire fur la procedure criminelle,
jufqu' prnent, le nombre des procs jugs monte
a cent quarante-neuf; et celui des accufs qui
taient impliqus dans ces procs, eft de deux cents
cinquante-quatre, non compris les jugemens des
procs de ceux qui raient prvenus vu accurs de
crime de leze-Nation.
D'un autre ct, jamais les instructions crimi-
nelles n'ont t faites avec autant d'affiduit, les
journes entieres y ort t confacres ; fouvent
ces inftructions ont t prolonge, fort avant dains
la foire, et elles ont mmine rt- quelquefois con-
tinues les jours de ftes. Si jainais le Chfit let
n'a t charge d'affaires p'us importantes et a.ufli
multiplies, jamais les m.igifirats de ce tribunal
n'ont mrit, par un zcle aufli infatigable par
une activity plus foutenue, l'eftime et la co: fiance
de leurs concitoyens, don't ils font depuis tant
d'annes en poffeffion. Voui la confervere' cette
efiime, cette confiance g'oreufe digne prix de
votre courage et de vos travaux mi gr les cou-
pables efforts de ceux qui cherchent, par tous les
moyens poffibles, refroidir votre zee laffer
votre confiance, et trouble l'ordre et la trai.-
quillit publics. ,


LIVRES NOUVEAUX,

Sur la regtnration de la magifrature et far l'admi-
niftration de la juflice en Fra-nce. 1790. Brochure
de 70 pages.

Ce mmnire, abColument conforme aux principer
confacrs par l'Affemble, pr'fente moins ii plan
nouveau que des moyen diffrens de parvenir au
but qu'elle fe propofe, et de rendre l'excution
du plan qu'elle adoptera plus faci'e et moins ri-
goureule, fans en diminuer les avantages.
*La deflitation des magiftrats actuels prfente l'au-
teur plus d'une difficult. Sans parler de l'i'julice
qu'il Veut y avoir dpouiler de leur trt des
milliers de citoyens qui ont corifcr leur exifferce
au service de la Patrie ; fans prvoir les embarrass
ojeteront 400 millions ncffai-res pour rembo 'rf:r
les offices fans rappeler la trifle experience f.'.e
en 1771 fur le choix des mienvires q'i compofe.
front les tribunaux cr&e, i! eft aif de v'"ir da s
quelles claffes les corps lectoraux front fo'c-.;
de choifir les juges puifoue le droit d''ccrtion
accord aux jufticiables n'a"gmentca pas fiur le
champ le nombre de fujets dignes d'tre lus,
et qu'on ne peut raifonnablement computer fur les
magilrats deflitus,


Les tribunagx de difrict font entirement inutiles.
Outre l'inconfquence trop marque de doubler
le nombre des tr.bunaux, en pregnant les mefures
les plus efficaces pour rduire le nombre des pro-
cs il eft vident que la competence en drmiier
reflort attribue aux j iges de paix eft fffifannte pour
terminer les neuf diiemes des coiiteitajionis qui
pourront s'lever p:trmi les citoyens.
De laI court fuprme de division. I, confei p,'iv
tab'i en 1400 pour maii tenir ,l'cxcurion des 'nis
et ordonnances du royaumie dans les tr;bitna x
ne piut pas tre fupprinim et voici le raif.men-
de l'auteur fi eleeme-t t anfcrit :
A A; rs que l'Aflimbiee national a foleniielle-
ment reconnu et dcrt que !e pouvoir ex.ut:f
fupr.ne rfi lait dais la main du monarque, et q..e
l' dcoit de choifir librement fes m;nifres n'appar-
to.iait qu' lui feul, il ift impo-ib e de contefter
av'ec fondement ce'ui de former fon confeil des
u.erfonnes qu'il juge les plus dignes de fa con-
fiance et de le divider en autant da dpartemen,.
et fous telles denominations qu'il le juge piroos.
Airfi, d'aprs les principles confacrs par l'Afiein-
bl e national e.le-ilmeiii el;e ne peut adopter
d'autres difpofitions, !'g ird du confeil, que eIks
qui auront pour obje' de rtreindi'e fon ii ':iftere
dans les bornes affignees ai poivn'ir excutif. Or,
come les a :; de caflaiori, de rvifuii, de it-
giernens de juges, &c.. . nt inror;tellablemec t
des act&e du pouvoir e:cii!f, la fuippr,.flon ru
confeil priv, qui rend ces arrts, ne peut pas pli:s
occuper l'Affemnble, que la flppreli- n du confeil
d'Etat ou de tout autre dpaitement du confeil,
quelle que foit fa dnomination."
L'examen rapid de c:.s trois obits lfe trouve dans
!'Avant-propos de ce M rmoir'e. L'Auteur rfuime es
p'incipes dans ce peu de mots : le vru de la Na-
tion eft que les citoyens obtiennent peu de frais
bonne et prompted fic-ice ,.
La iulfice ne peut tre bonne qu'autant que l'ad-
miPiftation en fera confiie des magiltr:rs recom-
,n;R.dables par leur intgrit. D--' 'a nceldit d'abo i:.
a vnalit des charges et de rtablir l'ancienne
fo, -ie des lections.
I a juflice ne peut tre prompted quq'au'.nt que les
d:g s de jiir'di tion ieront r-duits deux.
iie fera miT.iis dii' i-nrlieuie lo' rfqu'on aura fuppri-
m les ices ct une mntiit e d'abus.
Dans 'e dveloppcmenit de cei trois parties on
tr'iive un homn~i qui domine fon lujet, qui propose
avec confil;nce fes moyens parce qu'il les a profor -
dnent mditr ; et qu'il en prveit les heureux r-
fuitats. Ce ne font point des conjectures, des efp-
rances fondes, des calculus vraifemblables; mais les
rapprochcmens d'une fage thorie avec ce que les
faits ont confacr. L'Auteur, confu'at tour tour
l'exprience et la raifon, alied fa doctrine fur des
fondemes fdlides, et concilie ce qu'il doit de ref-
pect 'Aff, mble national, avec cette courageufe
libert,un des premiers advantages de la revolution.
Loin de prteidie coierver l'ordre ancirn, il en
indique les abus et propose des moyens de r-
fo:mes. S'il redoute la destruction, il iniique tout
ce qui doit la rendre inutile et da:gereue. Cet
ouvrage combat les plans de MM. Beg.;ffe et
Thourer, fans les dpr? ccr et n'.ifpire qu' la
fuipriorilt de raifons, et non celle des tailns et
quiconque voudra mditer ce plan verra fans pein
qu'il appartient un homnie d Ercr et un efpri:
auffi fage qu'i.fltiuit. ( Cet article ef de M. de Lucihe.)
Conftatons avant tout l'tat ies chlofes ou Principcs
rour l'tabliffeinent et le mairntiit lr'une bonne mthode cde
comptabilit, prceds de que!ques obflrva.tions fui,
les inconvniens d'une intuvai'e mthode, et fai
l'importance et la nc.lifit d'en avoir une bonne
avec cette pigraphe: J'avertis le lecteur que ce:
crit doit :re lu plcfment, et que je ne fais pas l'art
d'cie clair pour qui ie veut pas tre attentif ". J.
J. Rouffeau, Conr. foc. 1. III, ch/ap. I. A P.ris, th z
M. Defenne, libraire au Palais-Royal, numros i et
z et chez les marchands de Nouveaut:. In-40 lde
78 page. Prix 48 fous.
Cet ouvrage ni'et ni un pamphlet propre amnufer
la curiUfit ni utie critique faite pour vei'ler la
mlignit c uit urn ouvrage 'ementaire, prodluit
par les circonftanccs mais qii peut tre utile, ind-
pendamment des circonriances.
~-- -- --- ------- -"-- ----------
MLANGES.

Au rdacteur des articles de fpectacle.

Je Iuis Monficeur, un amateur pafllonnnd e iu-i-
fique italien'e : je ne manque gue.r, e lIs ,ccaf'i,.s
d'en en-tendre et vous devz croir' qne j,: 'i.is
lin fectatour zel :ui th're de MoMfieir. Mais
c., que vcus ne concevrez p.s peu,-tre anfli acile-
r., '.r, c'cit que ce nri'ft pas la troupe irtien' ,e
t ure parfa.te qu'eile eli, qui m'attire le plus ce
th.a re. Je leml.s toute la juli; e qui eft due
l'excellente m'h-)de, la p:c;nn incroyable, ,
.'nemrnble filrpren;ant de ces rainti ; mais que voulez-vous ? je n'entends proit
leur langue:le irincira nrite do leur mufique,
celui dc la vrit d'expreffi ;n, etf perdut ponr moi.
L,es pius beaux airs, les plus belles finales ,hanta


en Italien, ne me femblent que des en.er,
symphonies concertantes, excuts par des v'i
et j'avoue qu'un concert purement inflriment l l
fatigue a longue. -n ie
Je v.is donc au thtre de Monjer pl Parti.
cuiertment pour i'oppra franaas. J avc u pe lot
que ce theatre s'et ieve, je m'atien ai lori
tds traductions ou des imitations de tonu. y vhe
d'oeuvre de 1 Italie, come il s'y tait e fia ;.h J'
fCnntaii bien qu'ils perdraient infiniment du cc' de
l'ex.cution ; mais come au moitas ils devaient d:e
mis la porte de mon ignoranc, je leu pr
d:nn.is leu, infriorit, pourvu qu'ils fuert Pau-
bien rendus qu'ils pouvaient l'Zre ar des aufli
taurs nationaux. Mon rca t Cntr a r c h!
m )a r o ae cruallemnt
tri nv^ teu< ],r, t'.,ifnue de fopt ou h
noi,-tauit flaulenient, ao'~inn ce Leptol .b 't
dix-h'.iit m,, i n y en a guere qi trois ou quLt e
do, t la nimique fait v-ritab;emen, italienne i e
La libert vient de fire er re u Pili.
un nouveau trhatr qiui promlet les .ine ya
tages nix amateurs du mime gtiic que moi et ian
jaqu ici tient mieux paroi:. 1 cft ouverc tlei "l
deux imois et !: c"'mpte dj p.us de nouveaut s
que le thtre de Monfeur ; rresqiu t',.,:,
.talienn. es et exclle ite,. Vous Yavez pi tun
fois, LMofieur, de ce noueau fiectacle; niais
",robablkrment par un rel*e d'arta h mannt ,aux 'ivi
v s ,ae ,; cru qu cru ue ce petit ta are
ni m:rt le wn-.l liuneir que celuiU e Aiotfieitr
.- vuuts avez ccff d'en fire conri.ire les Iu,
v alas. V i'- :;vtz, par exeilple pr: f,rc au
onig rd; !,a .tre opra de 'Pad dlo donna
la foir., ,t vois n' avez rielidit d. ai M a ge ,r
pe..e parfadide fur la m.n L milu t", tr eprrfene
au Paais oyal. Je vais, fi vous permettez,
f p')ie. vottr filence.
Je ne ferai point de comparaifoni i j iieufe entire
les deux diffe,eus poees; i me fi e,, e dire
q.e celui du Palais Royal m'a partu fir bien faith
f rt bien cit que l'minrigue t n i claire, i
r Ifantr, le diiogue v f et piquant et il i'a
lembl ,ue tous les fpectateurs en enriaient d
mme. Eu ra.prochanrt ce judgement du comprnnt e
peu dur que vouIS avez rend..u du bon Ma.re, on
voice dj que l'avantage n'ft pas pour ia foile S'iii-
Germai,:. Mais dites-moi pourquoi liirigiie tant
aboiumsnt !a m-.'m datais les deux pieces, les denx.
auteurs ay.nt iuivi de tr!,-,>s, d --on l'original
italieni, il en eft r'.fulh d u ie part uie piece trs-
r ifo(nable, et de l'autre .. . cee qu vous en
ayez dit.
Eft-il vrai, comme on me l'a affur, que cette
piece, en italini, eft une efpece de draine mis en
mufique, je ne fais plus focus quel tite par Pa-
fiel!o ; qu elle a t chante enfuite Londres pat
Morelli, fous le nom des Efclaves par amour, et que
c'efl l qu'il y a fait beaucoup de thingemens, en
y introduifact plufieurs morceaux la convenance,
mais qui n'etient nu.lement la convenance du
fuijet qiu cEtre min&e piece a t joue dans cet
tat en par la mmi e troupe Verfaili-es; que
l'auteur dui bon IMatre a traduit cette cimtilarion
vici ut'e, et que l'auteur du Matre g,'euxx, au
contraire, a fiivi l'ouvrage original de P,fiello?
Cet auteur, ajoute-i-on, eft d'aillenrs colui de
pluficurs autres ouvrages de nme nature, quii tous
i;nr eu du ficcs. Il a la triiure de ce genre, qui
doit tre d'une prodigieuf' diffi a'uli et qu'il ne
fit pas eitreprendre quand on n'dft pas en tt
d y rduffir.
A l'gard de l'excution, je ne comparerai pas
non plus acteur par acteur, cela pourrait tre d-
fobligeart ; mais je dirai qu'il regne au thtre de
mademoifelle Montanfier une picifton, UR tact,
nn foin, un ensemble tri-approch-t de la per-
fection italienne et don't cert.e nuliquie ne lfaurait
fe paffer. Vous avez dcj fiit l'loge de fon or-
chdire, on en doit un particulier aux infl:umens
vent qui m'ont paru excelle;:s. Je n'ai entendu
nulle part et dans aucurne l.angue rien de mieux ex-
cut que la premiere finale des Epoux mcoatenis.
Je crois donc Moifieur, que le thtre de ia-
dermoifelle Mi>ntanfier eft fait pour plaire 1 tous
ceIx qui, come moi, aiment la mufique italienne
anis en favoir la langue ; et l'affluence qu'il at-
tire depuis q 'il eft ouvert, on peut juger qu'ily
a beaucoup de giis de mon avis. Vous leur plat-
riez, cop sr, fi vous vouliez au moins de
tcms en tinm rendre compete des ..:i '.,,'"s
qu'on y teprlente ainfi que vous i faites pour
les autres i htres, vous ob:igeriez particuiire-
votre lecteur confiant, MILOP'IILE.
Note du Rdacteur. Nous ne rpondrons pas fd.
ri:.'umement l'anonyme, fur le reproche qu'il faith
notre refie d'attachement aux privileges. Nous feriois
fimnplemrnt tents de croire qu'ii n'eft pas. notre
le.teur aiiffi confiant qu'il veut bien l'affurer. Nous
aurions dufir rendre ui copte exact de toutes
les nouveauts de tous les th?tres de Paris; ma S
nous nous f[immes aperu, que la tche -tait im-
poffible, qu'il aurait f.liu y confacrer routes nos
foires, et minem nous multiplier, pour aini dire:
nous n'avons cependant pas abandonn ce pro,:t,
mia.s nous attendons pour i'executfr, que les
rieres importantes qui occu"e,:t tomies les tecs,
et flir lefqiiueles rcpofe la filicit publique, nous
laiflent quelque loiir.