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Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

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SUJPPiM.~,'-ENT A LA GAZ,,ETTE NATIONAL.


Du Me'rcre'di 77 Mars Iygo.


N,. 4h) )


POLITIQUE.

FRANCE.

De Lyon.

E rfit qu'on va lire eft exact.
II s'tait form Lyon, l'anne derniere, une
de f r huit cents vlolntaires jeunes gens
"t, reve l uniTfrme. fe fail:ntu n:eigner, par
qil ues Suifes, les exercises militaires s'ta ent
tpa tis diis les divers quarters et tirfaient le fer-
vie avec la milice bourgeoife, rmais ians fe confoin-
dre avec elle ayanr leurs, officers part, et toute

u d't iil trinquille ccs ;eiuni s geins qui pour la
dPIar , commis de marchands, ou clercs de palais,
pouvaiert pine tre elivifags cotimme citoyens;
Sn.ii il fe t ouvait aulli parmi eux quelques
ils de coirmetianiis i mais a m iilcolion qu'ils af.c-
taient 'e conilrer.vr, le d dain qu'ils marquaient aux
ouvriers ou autres individus del milice bourgeoife,
taint les germles d'une division qui fe raniiifella
hlabod et qu'on ne s'occupa point de fire celfef.
Coete ieuneil pr't il.... le plus enter dvoume lie
pour M. Imbert, premier chevin commani t
en l'abfence du prevt des march nds ce div..-
nient tii pay de bienveillance et de protection
de la part du coiimandint:, qui fc plahi'it dfign r,
en riant, ces volontiris, f,.us le nom dn fa garde
.. Cette connivence, fi l'on peut employer
l'expreflon, inquitait leI bourg-ois, qui croyaient
a commandant baaucoup d'attahement pour l'an
cien regime attachment afl'f manFitLef par fes
fpinions fur les operations de I Affe mble national.
gi, cei entrefitehes, les iiiliccs confiledres pour
e camrp de Valence firent invier les volontaires de
,yoa fe ru ir avec elles ; ils refuferent aprs
iv)ii pris l'avis du confdilat qu'ils a-'ouerent con-
irmer la difpofition o ils taient dj de fire ce
efus.
Les bourgeois, toujours plus mcontens, dpu-
erent, il y a cinq ou fix jours, M. lnbert
)our le prier de ne les jamais fair reliever par les
rlo tires au pofte de 1Arcn.il, qu'ils deliraient
harder feuls ; et, no cachant pa' leur mfiance ils
'xprinaient qu'un potle aufli imnp'.rtant ne devait
*ab ire couai une troupe compoe en grande
artie d'rta' eers, qui voulaient avoir une exlif nce
part,,et qui auraicnt d fc ranger fous les dra-
eaux de la mieii bourgeoife s'ils n'avaient qu'un
i;ne intrt. Vendredi derrier, le commandant
ifant fa ronde, et vifitant le pofte de l'Arfenal ,
:ut la mme priere; il y repondit avec aigreur,
Sen annonant qu'il n'y aulait aucun gard. Les
nurgeois indigns perliitcrent ;le commandant ne
oulut pas c(eer ;del des mLcontenrcmens. Le
riit courut que les vo ontaires viendraient le di-
anche i'Arlenal. La fermentation fe propagea,
duns .a matinee du dimanche, quatre capitaines
-s bou-geois fL rnnditent chez le commandant ,
air lui reprrfenter les dipoitions du Peuple, et
danger qu'il y aurait le braver dans cette cir-
itflance, en envov.nt les volontaires. M. Imb rt
omit qu'il n'en ferait rien; les capitaines revinrent
ls leur'quartier poMr ti ,ii..l.illi'-i les efprits par
tte afflaice, et ..'li : r les artrou peeniens qui com-
naiel t s'v ftiimer ; mais on n'tait point encore
tir, lorfqte l'on vit paratre trois cens volon-
res quci s'achemina;'nt vers l'Arfenal. Le nombre
traordirnaire, pour u-lver une garde de vingt-quatre
:tioliiiires, annon.-ait deo rfolutions violenmes,
it l'ide rvolre le Peuple; il fe prcipite, il
tlemble autour des volontaires, qui l'entre de
ruede l'Aifenial font ha're, et chargent leurs
ils; antre :: .,.-,i,-!-,-. non pacifique : aprs quoi,
volontaires fe prflintent au prile, L on refuse
les r( connaltre ; ils fe rangent en bataille vis-a-
,Le Peupl" indigl les ciii ge d'injures et de
l;ces: alors ils s'branlent, f' r!ivfeni' pour re-
n"er fur leurs pas mais plilfiters d'cinre eu ,
f' reietirnt couchcent o1n jou,,' et l, et tirei.
It People. On devient fuir'eux, on crie au'r
S vs, on fone fuir I'Arfenal on enleve cells
sy trouvent, qarante mille fu(;ls font bi.httt
Prts: cependant 1 s volontaires font pourfuivis
r s de pierres, deux font jets la riviere,
lan dcbandade, perdant la tte, fe fauvent
tiettl t ', genoux, et leur habit profcrit ne
l aai ,t,'lre, fans :expofer aux dernierps avanies
ifte a la mort celui qui en et revtu. Ds
rs foitdifparis .ettit e" en'es chailant, lePeuple
'Qlte Il'htel-de-:ville et chez Lh commandant,
tlr fii perfonne il n'a chapp que d'un
ineit et s'eft cach, ou efi part, imais ne peut
i ParTtre T long. temis ; il a fait afficher fa d-
oit ds le Icndemain.
'ilPdat lai nuit mi a fuivi s'eie patfre fans
ee accident ; cette foule d'hommes arms in s'eft
:e aucui excs;. il elt vrai que la milice bour-


geoife de tous les quartiersta t fur pied, que les
citoyens ont illumine preTque partout, pour faciliter
la ronde des patrouilles, et que la poudre n'a point
t dlivre tous ces gens pourvus de fufils; tmais
ils ont eu l'efpece de tagele de ne pas poulker loin
leurs tentative pour en obtenir ; et l'on peut dire
que cttte nuit s'et paffe fous la fauve-garde de la
libert. Les Suilles, caferns prs de la ville et en
pofifefion de quelques potces, ont eu la prudence
d'abandonner ceux-ci, et de fa ret'rer dans leurs
cakirnes, parce que le Peuple les voyait de mau- i
vais eil.
Cette forte d'antipathie que n'ont point mrite
ces braves gens, efi le rfultai d'une autre obuirnation
du comminandat qui], prcdemment, avait voulu
leur c( nfier le poite de l'Arfenal, que les bourgeois
ont toujours t jaloux d'occuper -xclufiv=ment ; et
ds-lors, l'gard des Suiffes, on aurait vu la f:ena
qui vient defe paffer aux dpens des volontaires
fi les premiers n'euffent t plus fag.s.
Maintiannt les oiliciers de quarter travaillent i 1:
formation d'un comit qui s'unira au confulat pour
rgir les affairs jufqu.' la formation ile la muni-
cipalit.
C'eft ainfi que l'enttement d'un feul home a fait
couler le fang de fes concicoyens, et a t fut le
point d'occafonner les plus grands malheurs. --I faut
clpeter quecet vnement mettra lin aux manneuvres
employees pour porter la nimunicipalit des horiminrs
dvoues i'ancien regime; qu'elle e fera compofe
que des amis du Peuple et de la liberty c'eft le feul
moyen d'afurer la trancuillit de faire renatre la
profperit de cette ville. En finiifant, nous de-
vons exhorter le parti vainqueur pardonner, a ou-
blier crs scenes de fang. L'imprudente jeuneffe qui
en a t l'intrumeit, a dj fans doute expi fa
faute par les records, la hont e, et par la prof-
cription ternelle qui doit fltrir le corps qu'elle
compofait.
( Extrait du Patriote Franais. )

De Valence.

L'af iiil.l-e fdrative de Valence, du 31 du miis
dernier, a t trs-brillante et trs-bien ordonnee.
Il n'y a point eu de confusion ni d'accident ; et
cependant il y avait environ neuf mille gardes na-
iona'es runis, et vingt trente mille fpectateurs.
A i I heures p-cifts, on a commenc dfi er ;
la march tat ouverie par la garde nationa'e de
Valence ; enfuite venaient le draclihment de Vienne,
celui de Grenoble, et fuccefivenment tous les autres,
felon l'ordre de leur arrive; celui de Romans fer-
nait la march.
On a traverf la vi'le dans fa plus grande tendue,
entrant par la porte Saint-Flix, et l'on eft forti
par la porte Sonniere j del l'arme s'eft rendue au
Chamiip dle Mars, o elle s'eft former en quatre
bataillons quarres excentriques. A l'entre du Champ
de Mars tait un portique furmont de cette device :
vivent la Nation la loi et le roi Au centre tait
lev un autel quatre faces, fuinmont d'un dme
en g.iirlandes vertes foutnu par quatre colonnes ;
fir lIs quatre faces taient les inscriptions fuivantes:
jiflice,, liier', vertua, vrit; fur la principal tait
i elle-ci : Nous nous vouons j:us les aufpices de l'Etre
fuprime a la dcfenjfi de la liberty et au maintain de
la conflitution. La march et la formation ont dur
deux heures quoiqu'on ait dfil au pas r.doubl.
A une here, rtous es tambours ont battu la meffe;
une here et deiie, elle a\commenc au Con des
infirumens, et a fini deux heures, Au moment de
l'lvation, les neuf mille hommes arms avaient
.un genou en terre, et les fpectatetrs ta'ent
deux genoux, dans le plus profound silence. Ce fpec-
racle tait vraiment impofant. La meffe finie, les
aides-de-camp ont parcouru avec rapidit touts les
lignes pour prvenir les chefs des dtacheimens
de fe rendre a I'a t I pour y fire l ferment. PIiu-
fieurs d'fcours y ont ete prononcs; enfuite on a
prt le ferment.
A cinq heures du foir, les chefs des drache means,
aplrs avoir dcn chez M. de Ravel, chevalier de
S. Louit et colonel de la garde national de Va-
.lence, fe font rendus l'glife de Saint-Jean pour y
rdiger le procs-verbal: on y a nomm des coim-
milfaires, qui fe font rendus l'htel-de-ville n I
heures dt lfoir, pour travailler cette rdaction
qui n'a pu rre finie qu' quatre heures du martin.
PliUfieurs difcours ont t lus dans cette glife: la
dlibration de la garde national de Grenoble l'a
t par M. Mallein et rl'e a reu les plus grands
apprlaudiffiemeis. Le dtichement de Grenoble avait
auifi t reu avec le plus grand emp-effemeint. C'eft
M. de Ravel et M. le barca. de Gilliers, que
l'on doit principalement le bon ordre et f'pnfeinble
qui on rgCn dans toute cette memorable crmonie
patrotique.,
Voici un des difcours prononcs l'affemb'e
fdh active de Valence, le r iavier I 70o, par un
officer des gardens natioriles de cette ville.


mettront jamais aux fiecles venir les annales de
l'empire Franais, fera l'hitfoire de la revolution
actuelle.
Un monarque abfolui, renonant l'exercice d'un
pouvoir exclufif et arbitraire, pour .ne rgier que
par les loix i une Nation affervie depuis quatorti
fiecles, brifant fes fers et s'levant fierement, par
le feul feiniment de fl dignity et de fes forces,
au-deffus des plus clebres de 'antiquit ; tel eft
le spectacle que prfencent aujourd'hui les Franais
l'Europe to:'ne.
Mais quelqu'aiur.e que paraiffe la conqute de
notre liberty gardons-nous de penfer qu'il ne nous
refle que des jouilffnces fatisfaire ; c'eit au con-
traire par des privations qu'il nous faudra la con-
folider.
Amis de la Patrie, ces privations ne coteront
point vos course, lorfque vousconfidrerez qu'.. les
mnenent a la vertu, et que la vertu feule eft la bafe
du patriotifime.
En vain nous dploierons nos forces, en vain nous
les tablirons fur la p'.us intime fraternity fi nous
.ne travaillons la rgiration des mcu rs, fi effen-
rielle celle des empires; cette libert- acquire par
le courage et par le gnie d'un "petit nombre
d'hommes ; crtte li';etd que nous ne devons pas
moins l'amour d'un roi citoyen nous chappera
come une ombre frigitive ; ele n'aura fevi qu'
nous reploger dans un efclavage encore plus dur
et 'plus cruel.
Loin de nous donc ces patfTons et ces vices fu-
.*:, fruirs de la corruption d'un gouvernement
arbitraire quU- la cupidit, l'ambition, la flatterie,
l'intrigue, qui dgraderent trop long-tems le ca-
ractere des Nations foumifes au defpotifme, faffent
qlace en noiic ain dfintreffement, la moderation
lamiour de la vrit, au feul defir de 'eftime pu-
blique ; que ces qualits dtermiinentfurtout le choix
que vuus allez fire pour l'tabliffement de la conf-
titicion.
Il efi fi aif de prendre les dehors de la vertu
pour la vertu mme i il eft fi ait d'afficher dans
les paioles et dans les acyons un patriotifine qui
n'eft point dans le coeur,'que ce n'eft qu'avec la
plus fcrupuleufe attention qu'it vous faudra placer
votre confiance.
Que la fimplicite, la frugalit, la puret de l'ef-
prit et du coenr, l'union la plus tendre fuient nos
vertus chries. Ne perdons point de vue que c'eft fur
le trne, que c'eft du meilleur des rois que nous
en avons reu les leons s donnons enfin l'Europe
l'exemple d'une grade famille lie par les mmes
fertimens, pr le mme intrt, par les mmies
devoirs, et ds-Jors toutes les forces, toutes les
volonts raffeiembles dans le centre commun de la
Nation et de fon chef, troitement unis, en pr-
fentant un fairceau de puiffances indeftructibes,
rendront tout la fois le Peuple Franais la plus
respectable et la plus heureufe Nation de l'Univers.

De Poitiers.

Des bruits fe rpandaient que le corps des volon-
tait.s et des tudians de Poitiers avaient entire eux
des diff:rends, que la jaloufie, force intariffable
de maux, les ;igriffait l'un contre l'autre, et que
des defis alarmans taient fur le point de donner le
signal du trouble et la division. Juffement tonns,
ils fe voient, ils cherchent un moyen de prouver
la Patrie que s'i s s'armeint ce n'eft pas pour fe
dtruire, et que loin d'avoir porter le fardeau de
la haine, ils reflerrent chaque jour les nouds de
l'amiti mais quel acte enchanera dans l'oubli la
league envenime qui, la premiere, verfa ce poison P
Une mele unte mefle pour le roi se'crent-i s :
nous y aflifierons ensemble ; nos uniforms confondus
dpoferont que ces bruits font faux, et cette
alliance prouvera celle de nos coeurs. Une meffe
pour le roi Franais vraiment Franais quand
le ccur elt juilement touch l'objet de l'affectioi
eft toujours prfent la penlee ainli la religion
et le patriotifine vont s'embellir de l'effet de votre
caute.
Je vous vois, je me plais a vous voir runis i
l'autel! votre joie n'eft point factice elle brille
dans vos regards d'o l'amour et la vrit loignent
tout nuage. Je vous vois je vois un Peuple content,
et les ordres runis avec satisfaction.
Heureufe cit la paix ne parat pas s'tre loigne
de ton fein. Ah fois toujours auffi came Puiffent
les divisions les factions, 1 s eiprits de part ne
pas divider un nombre de freres que la main de
l'Eternel plaa fur ce globe pour fe chrrr et s'aider !
J'ajoutais: attends en filence l'effet des volonts d'un
matre bienfaifanrt, et cette confiance fruit d'une
philofophie fage et pure, affriiera la trinqluil'it.
Je me complaifais dans ces rflexions : un ticri tue
retire de cet tat d'ivreffe et c'eft un cri de viye
le roi !


Meffieurs, le tableau le plus impofant que tranr-


( Extraitr du Journal d Poitour, )
















MLANGE S.

Lettre at Ridacte'ur


Vous avez infir Mouiliur dans lfe No. 39 de
vos tfuilles, ni mmoire imprim pour M. Panin'-
lier d'Annel, mon peire. V.V u'. a' Cve C l hi)>'ps du ior-
trai ocdi ux qut l'on y .i trac ci(.n nei cmiiuidlu p n-
teidtui cri.veLrs J'(aitui t de ce memoir a fix vote ;attention'd LIIuC Mia Mi "re
plus particulieies vous en avez rappele les exprijion-,
et vous m avez livi au public charge de la maledic-
.


nnix qui y fnrt inirds, entire autres pliufeurs re-
la'is a M. Def ors et autres ad,.i n.:. Pn~arris de
douleur en appreiant qu'un paper pub ic trs-rpaii-
du, a rendu comp:e de ce memoire, j'enga;ge mon
fils fire uCige du prciienrcerrificar pour rclamer
contre ce que le fufiit mmoie re ifnerime de calom-
riicux. A (Compiegne, le to f..vri-r 1790. Bazi,
veuve Pannelier ,.

Autre de mefti'moifedles Pannelier.

SNouiF Coliffgnes certifions que depuis l'anne
1 786 ,fi"j''; ce jour, noCre h'ere Paniuelier d'Ar-
fouvail ,ons a fourni i s fomnms :r.. ili frs pour
notre en.ietien. A Compiegne ce zo f vroer 790.
M,,., '-;tir4,,,,ptl Paieler Addl de- Ll/l[' ie, Pan-


t/oll .1 ,.. *L Il _, ..... .. d ..... ..... .. ,
Avez vous voulu, Monfiur, me calomnier? Vous ne! er.
en tes incapable ; vous avez cherche ; venger la
nature que je v':us paraflaus avoi outr.age : fachez Autre de M. Defpre beau-frcre de Pannelier pere.
douc, Moafiiur, que le mnmoire confu'ter et la
conliutation imprimes, ou e fuis p int fous des traits Je f.,ii;iri:, Guillaume-Nicolas Defprez, im-
fi odieux, n'oun d'autre objet q:;e de me d ffimer r- primeur du roi et du cle:ge de France, certified qu'
dii -s d i v.van: de' mon pre ils on, et rprouvs ipluieurs reprifs depuis l'anne -787, mon nievi
par lui. Une infidelity vraimencpun hiable lesa rtirsdci PAnnelier d'Arf nval elt venu nie prier de remettre
loubli auiiuel Jui-,rnme les avait condamns. de l'argent fio p. re, qui l'a ..,r ii n.:,tii reifur,
Et dans quel teams Monlieu les imprime-t-on au en .idkguait que les confe'ils s'y oppofaient, et que,
nom de mon pere ? Quand il n'exite plus : on lui tait I 4. janvier dernier mon neveu s't st rendu
demander, aprs fa mort, ce qu'il n'a pu ob cuir de ch. z moi, et ayant appris que fai pere y tait,
fon vivant, on voque les mn-s pour ls renldre les efti mont chez M. de Saint-Maiaux mon pet t-
denoiiciric:s de itn t alLe..reux fils.- gendre; qu'il l'a pri de derceiidre offrir et re-
Quel eti l'objet, Monfieur, de ce mmoire? il ne mttre fon pere la Comme de onze cens vingt-
peui en avoir de legitime : je n''vais plus de procs cinq livres pour fubvenir fes bebfin et la
'avec mon pere iiani 'ai eule malh-:ur dele perdre lui lailfer mme fans en exiger de reu. M.
un arrt contrad croir,-, du 29 novembre 1788, avart mannelier a refuf l'argent que M. de Saint-
mis fin ds con eftations que j'avais tent inutile- Maraux lui offrait de la part de mon neveu, et
ment de prvenir. J'ava;s gagne fr tous les chefs. que je l'engageais d'accepter je certifie en outre
Ne vous femble-t-il pas trange que l'on diftribue drns que M. Pannelier n'a.pas aperu fon fils, et qu-
le public un mmoire conif:lt.r,fiii de mon pir. l'allgation continue dans le pof -fcripinm du m-
o on li fait demander, quand il n'exifteplus, quelle moire, fign Guyot des Herbieres, imprimn pour
route il doit tenir pour attaquer un a r. qu'il a la if M. Pann lier, et aprs fon dcs eft dnu de
fublifter tant qu'il a vcu ? toute vrit. A Paris, le iz fvrier 1790. "
Combien ce procd ne vous paraitra-t-il pas cri- EEEZ.
minel quand voni faurz. Monfi-ur ce que na
mere a tair, pour empcher qu'ou abusit de ce me- u d P re.
moire Je joins ma lettre fa declaration cell de Aure de M. Hery, neveu de M. Paneer pere.
mes foeurs; j'y joins aufli le tamoign.igee .de M r de la c bre d
prez, mon oncle, de MM. Geoffroi de Moncjai et Je fouLf greffer en chef de la chambre des
I-enri : ce font des perfonnes don't la foi ne vous competes, certified que M. Pannelier d'Arfonval, mon
fera pas fufpecte. Elles vouns acefont, Mola fi e ous colfin ell venu pliieurs fois avant le jugement de
que j'ai renm li, l'egard de mon pere, tous de- fon pr-oces ,me prier d'amener M. Pannelierd'An i.
vois de l t filiale que j c f de l fon pere, une conciliation; qu'il m'a r uiours fait
of-rir toutce que mafortne e me tt voir les nin-ns d'un fils refpectueux mais que je
fes pieds. n ai pu faire agrer aucune de fes propoirioiis par
Bon fils et bon frrere, je ne veux trouver ma fon pre. A Pari., le o1 fvrier 1790. -INRY.,
juffification que dans les dclarations de ma mere et Aure de M. de oni.
de mes feurs. Loin de chercher les dpouiler, ur de M Mo
tous mes foins ont eu pour objet de me conferver
,iie t. r ;it-,,, que je puflf partageer avec elles. Je fouflgn ancient receveur gnral des do-
Vous ferez, Monfieur, de ces declarations, l'ufage marines et bois de Paris, et l'un des adminif'ateur'-
que vous jugerez propose puiffent-clles ne pa, o gnraux des domaines, certified tous ceux qu'il
re-naler les bones que vous marquiiez dans vpa appartiendra, que lors du drangement des affairs
tre-taffer les bornes que vous marquez dans vas de.M. Pannelier pereje me luis fit' un plairh" de
feuilles la jurisprudence criminelle je desire tre de.oM. Parneier pere je me fils fat un plaicur de
pleinement juffifi par elles, puifque c'eft d'elles contribute fire obtenir au fils une place que le
qu' on s'eff fervi pour me dnoncer au public pere ies pouvait plus ex rcer j qu'ayant appris les
fous les traits les plus odieux. Les paroks fou- difflrens qui exifiaieint entire eux, )jai fait tout
droyantes que 'on p.-end avoir ::.,_I. i.M s ii- la non p. fible puir es concilier, viter 1'clat fcheux
'bouche expirante de mnn p re, il ne les a jamais qu'ils pouvaient prod ire que dans les differentes
profres, et il n'a pu eprouver que les regrets conversations que ai eues a ce fujet avec M. Pan-
d'avoir cd trop long-treis des confeils ennnemis ncl:er fils, j'ai reconnul en lui les fentimens qu'un
de fes vritables intrts. La premiere qualit. derI files bien ne doit avoir pouri lo n pere ,e le defir
feui.les priodiques etl d'tre vraies; vous ..enfr- de parer autant quil etait en 1, le vide qrue fa
verez aux votres ce caractere eflentiel, quand vous graie faclit avuit occalionn dans la fortune ; que
vous emprefferez d apprendre qu'on vous avait les propofiuoiis qu'il a faites cet egard m'ont
tromp. PArdNrULIER. paru tres-raifonnals s, et qu'en confquence je les
i r fin'tnTriP \ M 1non rie r.r nui ler n r a onflnr. i ,re


J'ai vu, Monfieur, avec autant de furprife que refuifes A Paris le iz ferier 1790. GEorr'aoI
de douleur, l'extrait que vous avez donn d'un n-e- DrE MONTIAI .
moire c'.,ntre mon fils; ce mmoire, don't je difavoue
l'imprefion et la publication a et imprima et pu- Note du rdacteur. Nous avons cru de toute juffice
bli depuis la mort de mon in ri, et L.:ns in'n c,, d'infrer da s cette feuille le defiaveu d'une mere,
lentemen.: je vous price d'inl'nrer dans votre fi uiille de doux fours et de plufieurs parents, fur les in-
le dfaveu que je fais de ce ciimoire, et les certi- culparioris d'un mmoire don't nous avons rendu
MBPfr CPU.Ir ol ln nAni -


C.~livcrPr~wrcl~uuu~uY~ur~~srrx~--


nCats Cl-iOiiic W. Lti. At N, v JiAiN n Eii C.r. icompteLi I.tJ. IIousI nruij garic (roisoI i ais ae niOUS
eCpofer de pareilles reclamations. Nous avons ( M. Pe.d- i
Ccl'oficag de Mtia -aelen e BE n P.centre Ies mains les pieces originales que nous venons
Je foufligne, Mari -Ma.deleine Bazin veuv de de trancfrire. --
Pi :rre-luicien Pannelier, Etcuyy'-, c.rtifie avec vritd
que depuis la fin de l'anne 1784, julqu'au i" juile -- AVIS DIVER S.
1789, ai hab t, avecma mere et deux de mes fil s
une nmRilon appartenant M. Panneiier d'Arfonval, L I TT R A T U R E. Au Rdacteur.
mon fils, dans la ville de Compiegne que les md-
moires de dpenfe pour nourriiture, chauftage, gag s De la rgnration des Haras, ou Mmoire furles M. Dlramid de Migennes, .*eirbres Je.i'
de. domebiques, blanchillage rtaient pays par lon vices de leur orgaiJation et un Plan povr pefectionn r agricoles pe Joigny vient d- fin'e (,rilJi,
fils et que on pere e venu nous y voir plufurs l race des chevaux en France ; par M. le chevalier de moyen de dtruire la leche, t.l.iir qui le.'!i
fois. Je certified que depuis l'poque du premier juillet la Fon-Poulot &c. A Paris, chez Vallat-la-Cha- pl' grands flaux des prairies b.Liles hiim. '
189, ayant cefle d'habiter la ma.on, ma mere a pelle, grande iale du Palais, 1789. a fair pafler, vers la flii de '.itarie,1nti I."'
tranfport dans fa nouvelle demeure es meubles fer la prairie i t c e
.a ifi que ceux que iln files ns a donns i esfIeus.s, t qui On doit cette juifice aux crivains qui ont traits juiqu'au moment ou toute l'hl.b, ,t.if' 'l''l
r.,ent a notre ufage dans ta mailon : je reconnais de la lgiflation et des principles du droit cono- printems fuivant il n'y part iuc;ne le
encore q:e depuis le 15 juill--t 17s9, imon files m'a unique, que leurs ouvrages ont prpar les travaux prairie fe couvrit de tretfles: c-irJderiil.
fai remeittre, conformineit mes reus, la foimine i de Affemble national come les lunieres qu'ils sy eft multiplie depuis et le fuin devin
te -ro. lives. Ta certified en outre quatfflige ont rpandues combines avec les begins des anne d'une mei leute quality.
Id 1;, publicity d'un mmoire imprint aprs le d- Peuples, ont fucceffiv:ment amen les changemens Peut-tre que ce moyen de d trre u.e- -j
ci:s d. mon maria, et moi infu, j'cn ai depof mono don't nous fomimes aujourd'hui les tmnoins. race fo s t-tre de gmrandes di-ie "n .
a fav'ut chez. M. Legrignox notoie a Compign, C'eft donc mal popos et bien injufl:emen, que vera s infaill b de gIlfudrait es Ji?*
,ue )'ai pris routes ks prcautions p.,,'l. ; pour do s cprits chagrins ou prvenus affect d a b. faudrait
cimnchcr 1 publicity dudit mmoire, et que t) me les travaux littraires ,d ravaler les ecrivai pr e multrphees pour prouver fon xi ..ir,
e iii n i l lirerairsde ravaler s crivai s et de cfaire de garantir en mcie tCn' li pril' ii.i.
ifuis n,'e ,raniport.e dan. les maifons ou il pouvait placer ded:igneuemen de leurs productions da is lae e ar e mme t
circr ponryf ire connaitre mon dlfaveu ,etclaiter claffe des amulemens futiles ou des ves de gens enais u, tels u des igcenes s i Y .
Is penocie' de ma connaifance fur les faits calom- de bien. Ces maximes raient au mins favorabes les bon s affut purbonirfj Pi .'.p'


P'iqnorance adiiuitrhative ; et un homi-en ,]
croyait avoir t)ut d't autrefois, quand i' .i t
quelque mauv ai adaag pour appuyer le ..:';,i
center une r:opofition utile : ia mnoralje oleri
la politique juifte, les principles de liberrtl.
bons pour l'Encyclopdie, dirent-ils, .rt "
point eilten ire les affaires, que de p, t '
faire ufage dans i'adriiiitfiration Si cette d '-
que 'quelqies efprits croient devoir 9nc fi1f '
pour le donner fans doute un air mini'ftnil ,
pulgne au bon fens elle eft au mloins favoalibl
la olttife, qui ne manquera jamais de partifans
De ce que nous venons de dire, il ne s' ';,
qu'il trillec qu'un home public prte une ate
1frieufe totes les rveries don't les lfe fiit
Sprojets aiment fe bercer ; le plus itr:,.
vailleur n'y fffifrait pas j vrit tellemenit .,
que da s toutes les adminifirations il a prefquei '
jours exitt des bureaux de rapports, of lr 1'
les projects, les mmoires de cette efpece o
renvoys. De ces fumiers il en fort quelquefoisi
For, mais c'eft rare.
On ne doit pas confondre avec ces produaidc'
'imagination chauffe de quelques honmmesi 1(
dovra.es combines et rflchis des bons 'rili,,i
ceux-ci ont rendu de vritables fervices,.et chaiq,
jour les progrs de notre conflitution irtftnri la
verit ; leurs crits ont prpar les mri ,.r,.
cut les principles form l'opinion, dillip k'p,,.
jugs dmontr les abus et p-r catiiluil,
applani les principaux obfiacies aux le[uilitb dj.
les diffrentes parties de la focit.
Parmi ceux qui fe font livrs ces objetsli
!AsS recommandables peut-tre font les eilv.,,
d'conomie publique i comme les cueils font pl
commons les carts de l'imagination plhs i..ll,l
les fpculations plus fduifantes I1 .lrin,,, .
certaines dans cette parties de nos c .iiniili.,
dans bien d'autres que d'ailleurs lIs erresit ei
font plus dangereufes ,'les fuccs ont dd t' l
fois et plus difficiles et plus honorans pour Ithsa u!ei
qui ont atteint et ji'ont point dpafl le ,jii iol'i
fe propofaient.
Je rangerai dans le'nombre de ces deire .l M
la Fant-l-oulotri, qui dans un excellent ioiivt;al
les haras, a rendu publiques des cohnaiffliceuitBji,
des vrites pratiques, <:c indiqu des abus do tlil
niinifiration defir,,it peut-tre depuis 'i -ii', in;.
forme, mais qu'elle n'avait point la force d'cffectuer,
Le livre de M. de la Fond-Pouloti a:',irt pourl
premiere fois en 1787 en un fort \,iiumc ,..':
L'auteur, aprs avoir trait du rgime deschevai
et des haras, paffe en revue les .iier,:p-l:c nrie
adoptes par le gouvernemier pour ai lioreinom
ef)ece de chevaux, en fait fentir les ncoiivdii
et propose fes vues avec mefitres et r.d.:-:i i
la finite du livre eft une notice tr.l.i:n ti ul.
auteurs anciens et nouveaux natioiinaii et turn.
qui ont crit fur le mme fiejet; et cette noticept
non-fe'ulemnent f rvir former une bib.:.li..rlqi.'','
piatrique, mais encore donner une ciunrn.il.iil .
rale des livres qui en trait.nt.
M. de la Font-Pouloti a depuis, en i',i
publier un extrait dIe on grand ouvrage, ol lesf
les princip:s et les obf( rvations lont p 'iir'I'P"
et plus libres. L'auteur y propose des v..sn,"i.'lii
l'ir certe parties, qui ne foot point d. s i'roiii' ,
qui peuvent etre trs-ucil.s. Nous inm.,ri I i'
le lie.
Ce qu'on petit dire dc plus favorable et r*ii-iJ
fois d'infiiiment honorant pour l'ouvrage dnti11
parlons, c', fi que l'Afinmble national, en pr0onf
ant fur les haras, s'eft renc' Mire jufe avclli,
cipes de M. Pouloti et que le d'crer'qu'elleaP
n'eit qu'en grande parties l'expreffion de foxn PE'
me:.t et de fes moyens 3 quoique cet li1',ene i".
common bien d'autres crivains, et pr i ll,
que nous en avons indique au l:-'rnil. inc-rnli"'
extract, il n'en eft pas moins flatteur pour i"''
et une prevention refoectable en lavtil d le'''1:


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