Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

Full Text









GA BTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSAL

J E U D F E V RI E 179).


p OL I TI Q U E.

'i. cd'e lettre d Brxelles, u I1 fvrier 1790,

Vos a i ritn d'tr- alarn de la pofition dans
i moUni [ 'i. s. ,Les cabinets et les cicttres
', i n de l vivcs iiiP.ettuds ; outi, Iino cra.-
n ion' r pies t l mes toin.s, atrif.is d'i- f
g1' le pptIi le tyrannie clpace d'noummes la
ni f fil aux devoirs de li jlttice et prefque
ti1ti e e Oau droits d, l'huitman i. Ls
tol u 't c i. les liutres Jan la rCraita tous
SJm-'.s i' til ,luimi du'ii enC e ihui- Un. Un mi-
i 'n' voi que les pr it:. : de fia court ec les
-., de fuoi mnimAtr' c mun mie un noe ne coiii-
l.'. queles vantag:s'd foun coivent et la volont
d lbn guild ; tt les PIuplIs, Joues ternils de
s apotet de d icori iiet e re.ries les pls Peeuples
.sdigteit leur t flile et ieur or a cde pareils inl-
titi tl 's 1
Notre crCduuiit.l laitj toate Ietr science.

0!' croit en effet ceux-l d'habiles gens., ceux-ci
(. iints i, '.i s . Q t1oi qu'il en foit .nos
i gt..aids tnnr'mi',s ne iont pas a Luxeniibu:,g ou
ai,, ,;tins cette -.,,.. il ne rcnfri nei-. ipas ls plus
daug eA. x et les plus coupable s.
On a beau exagrrr le nombre d s tr upes Jn-
periaks qui nous y art:dentc, le F:)r..r a :o,
In mille hoimmes groi.ir etcore cct t-: a!im de
c1,,,,1, I-ieifbi, W tu-rcmbergeois B unli i kois,
et'coifier tous ces bruins la co.nplaian:e des
gzcttes, qui ont be oin de tout dire : vains fub-
'trfuges l on n'inrimide pas fi aif _nie;t iu Peuple
vainquteur, ett qie cor' point eltcor e pol les armes:
mani ce ie fott i as l 'ks _euls inoyens qu"'n em-
l'Ilie ilya 'au'tres complo;.s contre nottrec hert. LDes
aens e rangt rs et [e( ters cibal nt Iparmi le Peti'
E!naba:oli. Les cordons, les p'nfions qu'-n ob icie
ldais ls Couirs ces beauix pi>e's .'u.;: font les gr-
cieux fouverains aux t homes qui loiv.tiit ont le
mieux deft.rvi les intrts te s dePeuples, excitent la
.(upiditcet la vanit dtcs intri:anus d-' toute efpece
don't .lin-. ii.. e remnli danrs ce moiient
La liigueLSthotildrrienne a communc par prendre
iiine influelce trop n'arque, pour qu'elii 'prouve
pis bicit t qec.iqu-'i vicii:ude. Son intigue a
ieufli inous faire taire uine iaut- im:orrance. Qtu'elf-
.Ci qti, des lIrions A.ri'l;ai es I. la;,daires et be mn-
tt:.des legions 'i i'.niiei-e au service des Ltats-Unms-
l'e gqiiucs? t p. u:quoi nois liaifons avec les puif-
'iiL .Tomt clk s ciecore des myitPres?. .. Un
pair 1 i:'il ra.be :'cctue hauten rnt ici Mi. Van-der-
i.l ..i .'' e de 1iuchnation pour le cabinet de
Sii .- ., et de la complailance pur les d pponi-
* tions di c. i',, i..i. Breton fvoi'o er les vues
pntultiennes 'et ks pro;ets flath;::ud'riens.
Cependant un parti coiir.aire et plus nombreu
II ,ii r d'attrib.;er un home fi inporranit dani,
notre r-volution, 'ertaius elhets dontilt.s caulhs lu,
to t ab'olument 6tiaiifi r.'s... Parni les :'I. .i q 'q
enratini.nuit notre furientttion, chacurc' I e.
ordres qui'il a reus ou es noyensii qi'il peut avoir,
l'n remiartu- quelque's Franais, Uni d-'eux a common
e ibi clchz lui un bltirau pa Motiqtie, efpc.' dc
cib o l'oni vienc s ilcrinrc et ot l'on pent trou-
ver des iiilruictions utl.. (Cette conduitcl a tait dire
q'utl Frai' ui as ait et i:itrodui t..'i .i,.. .. ment d .ni-
s tats, ri:t qu'il 1y aait remis une adr, fie relat ve
'u inqituitiid;s qu lua 'n-aa -e cut avirt pour C s
prl.nices Be.:gio-Francales... Iv'abord, nous foii-
ls perfua tes que ces protvinces n do:incnc point
'qui6udes aulx Franais. La i oblefle e le c!c~ei
nil'donm ent plus et le Peuple n'a janm.s t.i oi;;s
dipor fe la iLr condtuire. Ces ortdr s font iin-
GIce '. i.tuliii li, pa:ini nous... C'eRt i notre tcour
de pirler d'ariilocrates. Nus ferons d.ba, .ul l-es
d mners de c-tte calamiit. ios aitilocrateS'n;lvyiiut
oiiim de privileges pecuiiaires ils no foiintpar con-
.lquat1 point une dulent r mai'ti.ll pour los Peu-
Pies, I'ailieur rtantt riches pour la pipptar:, et
anl'z7 ordinairement conomes et tngi-s, iti peuv nt
ro'.";r habituellmeti del services la People la pIus (ouiTrante. Notcr cl 'g jouit de
tots ces avantages common e 'la nibllIe r partarig
Ic tle les droits poltiques au xqu els le Peuple
coterie d'avoir 'air a d participer, &c. &c. &c.
De Li'ge le 9 fvrier.
Lid e c'mlfel de : : ..... du tiers-icat du pays de
aprgst ofid d Loo tenue le 8 fvrier 1790

fo'Ti ..r 's, chnlfidrant que les vingt-deux
t' ei nt.iel ment les coming. m aa t mlanaaires des
tuet r t s ql i qu'aini p our que ce tribunal
les "'at nos paix, les vingt-,eumx membres quii
aVtI mp-l ct doi'nt trre nommes, reconnus et
ao pat les trois corps d'Etati que cependint


l'un Ilefdits corps ( l'ctat-tiers ) a hautement de-
lare tant avant qu'aprs la renovation du tribu-
nal par tes r:c.ai en date des 12 et Ic dcembre
dernier, .duement iniinues, pa lelquels Me!-
feistuis d:l'arent de r.lier dit: n reconnai.re
pour hours commis et mandataires au ti 'auna
actuel des vi gt-deux les members y nomrmes
en vertu de 1'. dir iiiconlitudonn de i6 4l, et
de tous autres edis que.conques par kliquet l
les e q.es plunc s staicnt arr:-ge counie
tout drocl, touted rail;un la nomniiimiun d'une partic
des rna.'ftr tts; ique cette declaratiite de liEat-licrs
a ion idond :nient dais la revolution lur laqu.lle 1 1
troi' or':ris onlc : lunanimes, tL dans ks points
f idam. utaux dei 1 ,. et 4 crobrt dernier o
ils 'a:iii;u t ultlieureme, r la reint. graiion de, ci-
toyens dans leurs crous de cho:in leurs magift ats
et leurs reprilntans i que par co:ilquini t il n'exiill
pas actuellement de tribuiiil des vingt-deux, de
l'aveu mme des trois corps d'E.rar; pregnant nu
outre en fCrieni'i confidration les fires funtitest t
les n:aux incalculable qui. dans cet tat dechoes,
peuve.nt rceiultur pour le public des actions inuitn-
t.:is ou int- nt. t pardcva t le prLtendu tribunal
. c:uel des vingt--deux, don't ls jugcinens, au default
de juj!,irt;ou fontc nriul de droit l'excution
delfq.chi on peut lelon Is lois, r:fie:r impun-
ment t don't n tout vnement on peut ac-
culer la nillite pendant l'elpace de quarante ans
rnefdits leigneurs croient qu'il eit d. ii- i.ii i _-ir de
leur devoir d'obier touted ces suites, quipour-
raiint trouble la tranquillit publique et occaionner
la rui.se des pmiticuliers, en dclarant f.,rmelem.nt,
cum!ne ils le fo.v. par cete, l'ii.. i. r.' r ti'i .
du tribunal a uel, et en lui int:rdi(ant en conf-
quemie roucts functions, julqu' ce que tous les
quatorze membres, don't la nomination appartient
1 tat tiers, putflent tre Jegalinui t nomnines, et
ce a peine ecre pouLrvu.
iVicliign: n tit tont iitimnement plrfi.ads que les
f ign .ur: ids d.'ux aLures Elats, animsr du mnm-
zi le pour le b.tn p.iblic voudront beii peler dans
leur I :.,- IC rai!ims de ce fupi. ns nmoenian dui
t.ibunal, et donna r la mime dcaratoir i dcla-
rant i.!i.iii:,i;, fo .nne element ,, qu'ils n'o.t
rien de plus ic.ur que le maintien du tribunal (i)
lacr des vingt-i.eux qu'ils regardent come le
p. ladian, de 'a Nation, et qu'ils front tout ce
qui pourra idpendre d'eux pour le conflitter lga
Slmemirt, conformiment aux paix, par la nominavon
.s viais r.:prlentans du Pcup.e ; rdonnant que le
pr-i fer- recelz loit iimnue incontinent aux pricendr)d
vingt-deut, et aux. feigueurs des deux autres Etats ,
imp..rimi et atchi p our la connaifL.nce d'un chacun.
Par ordonnan de der n felitss f P. J. VROONEN.

ANGL ET ER R E.

P A R L E M E N T.

Chambrc des communes.

La I cture d plufieurs bills particuliers entendue,
le come a tait (bn rapport relativencut la lup-
.relfi,,n d:s droits fur l'tain export au Cap de
ion:te-Efperance, fippreiiion demande par le mar-
quis de Glaham ; et d'aprs ce rapport la rdac-
iin du bill qui doit la prononcer a ft ordonne
par l. cham-re. Elle off revenue, auntl fitr' la moiion
rieS r John Miller, tendant a tablir un points et
des ie ures untiiormiics dans tout il royaume : 1 honc-
table men.bre a pari d'une anan tre tres int relfante
tur cet obj. t imipor-ant, mu is qi ,aui pri. ner app. ru
ne .,l:ii .i.C pas fournir tont.s les id:es lum:netlles
que la mditaton lui a rcv-lees. C'ett dans la lon-
gueur dtermine d'un pendule pour tel ou tel
nombre de vibrations fuir chaque parallel, qu'i a
cherch et trouv la mainre invariable par laquelle
il veut remplacer cette multitude de poids et de
um. ires don't les inconvniens fe foot rentir a chique
iiue,; chique here dans le r-yautne, don't les
habitrns gtVuverns par les mIlm s lois, ayant 1 s
memes rueurs, les mmes intrts, on dss droits
pareils aux bienfaits d'une conflitution que tous font
Sgalem-ent obligs ma'ntenir.
Il a montr que depuiis la grande charte jufqu' la
feizieme anne du regne de Charles I" les par e-
mens, toujours galemt:nt pntrs de l'importanec.
et la nceflir de la .rforme qui tfairat l'objet de fi
motion avaient con';animent voulu cette hsurulfe
galifation lims pouvoir y parvenir.
Il a cic- li s 1 sngs et laborieux rapports des comits
nomriin'hs ad hot par le comitniun' s' en 1758' et 59, p;iur
prouver i,.. '.. i.l'i des meltures longittudinairei.
gardies a 1'Echiquier, Guildhall, la Tour .et
la 'monnaie commine '. il.'i-. Puis pir ces fils dli-
cats qui, pour tre invifibles tout aiure ceil qu'i
celui du gnie, n'en eexitent pas moins, il a li

(i) T.e tribunal des vingt d ux, juge les agents
du pouvoir, excutif qui abuient de leur autorit.


forn fujet au biLi tre des individus, et I'ar con-
fI qu-nt au bonheur ginral de la' Nation.
Quoi de plus abitide de plus huiil:ant pour la
raifon de l'homime, et de pl'us ich.ux pour (on bon-
heur, s'ett ecri ftir John Miiller, que de voir la
chole qui de routes devrait tre la plus ciaire et la
pins simple, celle enfin qui devrait le croiver au ni-
veau coe l'iitlligence la plus troite, non encore d-
fniie par la loi, obfcur'e dans la pratique et comn-
ph!ique dans l-s ufages lts plus conmmnllsl de la vie;
ce d'aprs quoi les hiimmes achetent er vendent, paie nt
et contractetit, font des changes, fe procurent des
ainm ns et fournil,-nt leur entretien journlie-r; (e
quit eft du prrn.ier intrt et fur tout du. premier
devoir de tout qoouvernement(quels que puiflent tre
ibn caractere, tes raiip:rtcs phylieues avec le climate ,
fa constitution) ce qu'il eft, dis-j-3, du premier de-
voir de tout gouvernen:int darduire des lmens
d'une fimplicict et d'une evidence., telles, qu' cet
'ard, l'efiprit le plus grofif1r I it au pair avec le plus
fint de forte qus le pauvie, i'aveugle, l'eiifant,
.- iiI.I: con'lamrn par la nature ou par fon tra-
vail i'ignorance, et qui, fous la protection fp-
cile des lois, doiv ~it tre fitrs de recevoir, quand
ils'achetent, la v iur einie-e de leur argent, ou
l'arpeni qui correotond fi la valour de ce qu'ils
vend nt.; en un mot, cet inflnument univrfet de
communication entire les hommes'slivrs l'arbitrair?
C'eft ce qui ne devrait pas Etre ; c ei poutant ce
qui elr. Ceit auiii ce qui nuit notre commerce, dcs-
honore note police, et attente aux droits facrs du
People.
Il n'efi donc point d'objet plus d'gne de l'attention
de la kg nature qui cienn de plus prs la refpon-
labilit qu'elle doit fes commettans,que la rforme
d'un abus qui frai.p p ftr la majeure parties, et peut-
tre ur li cotalit des individus qu'elle s'eit oblige
de fire jouir de la protection inp rtiale des lois.
Atniti, co:ltii-u l'orat ur en fai.ait allufion la
motion par laqu.i.lle il demand que les poids ct
ime!ures don't on Iiit u"age par out le roya.me ,
foient fumis l'exaren d'ut comit partictuler
aulli eIi-ce du corp- i icll l" i feul que j'attends les
moyens de ralifer cette importantcefimpiification,
de la ncelirt de laquelle il doit tre convaincu.
D: ns l'tat actuel des chofes, peut-on paffer d'tne
paroifl d'in mairhand l'autre, fans tre oblig
d':pprendre une nouvelle nomenclature qu'aucun
dictionnaire ne nous enfeigne ? On ne faurait acheter
ou vendre fans rifquer d'tre trompe.
Faites feniilment dix mills, un acre n'eft plus un
.acre, un boiffeau n'eft p'us un boifl'eau. La mme
diff rence d'utn magafin, cl'une boutique l'autre !
A quoi cette varit confufe pett-elle tre bonne ,
)e vous le demand, firon jeter de l'embarras et
de 'inceititude dans tnus les rapports de commerce
frevir la pareffe et la fripponnerie ? Une vrit
tritle et pourtant incontefiab!e c'eft que dans
plufieurs comts, les batters en grange travai'lent
fur le pied de la plus grande mefure en ufage et
qui'oin icur revrid ce mi.ne bled arrof de leurs
fueurs, pour en fiire du pain, lur le pied de la plus
petite. N'efl-ce pas li rellement travailler la plus
longue rmefire, et manger la plus court ?
Aflitrment, fixer un poids et une mefure d'une
endue fifuffante pour enibraffer court ce qu'on
peut acheter ou vendre eft fi raifonnable, et, graces
aux rechirches des favans, fipeu difficile, q.e vous
inentendrez contre ce project que les rclamations mi:.-
prifables de la routine, de la pareffe ou du caprice.
Qu'importe pour un honnte homme quel poids,
quelled inefiute il vende ou achete, pourvu qu'il re-
oive oit paie le prix courant pour telle quantit et
telle qu.'lt? Et c'eft ce qui aura lieu lorfqu hls
proportions relatives entire l'talon dcrt par la
lgiflature et cux qui exiflent prient, auront tr
bien tablies dinrs des tales comparatives faites avec
exacritude pour rduire les ancie-ns poids et les
prmieres mefures au module adopt i 'ce qui ct;-
a;nement eft trs facile.
Les pauvres fe plaignent, et l'on doit toujours les
Ccoiiter ; les pauvres f- plaignent de recevoir trop
peu en poids er en mefure pour leur largent et pour.
I-ur travail; ils s'adreffent iurtout, il eft vrai', mais
forcament, de petites boutiques., tenues par des
regrariers qui tirent un profit exorbitant d'articles
de la plus mauvaif qua.lit, fur lefquels ils leur
font encore prouver une perte confidrable par
l'infidl,-it -des poids et des mefures. C'eft-' cer-
tainement une des cafes de l'ctt de dtreffe <,
fe trouve chez nous la claffe infrieure du Peuple,
et par fuite de l'accrciffcment .prodigieux dans la
taxes qu'on leave" pour les pauvres. J'appelle en t-
Ii.,,i:i.- de cette affection tous ceux de mes audi-
teurs qui poffdent des. terres et les habitent. N'eft
il pas vrai que par une compensation qui ne dirnii
nue pourtant pa; l'inp'rob t de leur conduit, ces
memes dtaillans infi.ieks et artificieux, aprs avoir
contribu ait nial-aife du pauvre et s'tre enrichis
tes dpens, en continuant pendant des annes ce
commerce inique, fe t ouvent forcs par la loi de
venir ait fecours des victims de leur opprefion,












er gmiffent fous le poids d'une taxe don't is ont QOelques mois aprs l'arrive du come de Saint- en mme-terns il dpoa chez les fleurs Kor
eux-mmsfens provoqus : l'augmentation ? Gerniiamii .opennague, li!aben i ipraiu ce de bn.iiqu iers Sotra sbolSrg deux mille cs? i .
La motion de fir John Milir a eu le fuccs quell Ruti mourut e y Janvier 1702. l'hrre Ii, duc po unl tr e anonyme e Siquil trouvimai et le prviit
mritait : la chambre a paru s'cnrprell r de l'agrer. de Hol in, qui lui tic da, fe dia p ait1 ta c i e la aniqiers e Ane .chqu. q,
Cette rforme exige encore beaucoup de recherches, guerr u Dauenarck, i monut l 7 t ille fui t aua bcefin oa quiers Li mne iii e n "tan ".
de verifications ; mais probablement elle aura lieu, et Catherine Il fi la p.aix avec Frderic V. Le coime aurait befoi La p cauoionait d m lnag cee
ds que ls travaux qui doive t la preparer an ont e S. Germain ui s'era t vu, non fan, inquitude dlicate-e aui confitait mnagc r cei e !,Uii
mis le corps lgifiatil en rat de donner force de la veille de comuatre le Ruils avec une de rndaitn-G ceire caeft qu lei nbarone i
loi une ide qui, quoique excellent en eli-e-mmn mal compole, mal difcipline, et !ans argent, revin 'edait climire c'll q e l i it i;
et trs-praticable, cmme I'a dmontr 1habile ora- Copeihiague, o le rou lui donna, le 1 avril iecr u ar iit Po ai da u r onie depar ra'int- ma-
teur, offrirait plus d'inconvniens que l'abus auqul 1i76 l'ordire de 1 elephant. 11 fit ale vafles plans de avec lequ mli satait broulie par rppor r a e l:',S
il elfquefhon de r idi r, fi on l'adortaita~ ar la rorm, fans unliitee conda e lullarra militaires f r lcfquels le derni aera
rvifion de la plus crupuleuie des calculus qui lui fer- .t il igno. it juia ia league. 11 change rota- e t le igaid dM pre i-r ii o e '
viront de bale. Ient la, couttrution du minilare i a imarche, dit dit ians ia fuite N. le barii ni ee
v'oton hilt rien, fut incertaine,et toutes fs operations doit jama s erre brounil avtc kls nralliurei i . il
Sminfii riells decoufues et fans liaison. Qu.nd on lui S"ut-Ce rmai r ur t ct argent une kcule f l;
Lettre de la reine Elijfbeth Heaton, vefue d'Ely, fahiitc des objections, il r po dait ave fiert qu'il rendu de is, mais on croit qu'il a toujours i.gio
orgueilleux prelat. ni reconn :iflitr que le roi de Pruffe pour juge comp- L'auter du bienfit, et i n'a pIs tenu M, de
J'apprends q' vous vous mon:rez rcalcitrant tent de i, sprojets. l ruina, felon l'auteur, la cavalerie WuVrmier qu on ignorir toujours. Lc'liflori1 eni
teirevos qcnve tons avec o mas acheque u danoifequ .-rai revenue, avec un peu le chan come de Saint-Germain dit que ce rcrt fit i
ayant rfv coe q ue vous si ne tieniu oi S g ensIc u, c eieiur-s de i'uropc: il gv^a de vrt P"r u halird fingulier, et il ne ditpoitq
syant fatir ce que vous ietes, ne tien qui m de .me l'infanterie ; il avait promise une arme et des fut cc, hlfard. ,
vous dfaire; et que fi vous ne rempliff-z .bien vite tint aucune fes proeffes. Le ma chal de Muy nommri fecri.,,r ,'
vos e.gagrm Mns, je vous terai parditu fur le champ paccs il 1 tint aucune -: frs promeffes. L chl e My, ii r
voste.,gg Fti p u dric V mourut le i3 /anvier 1766. Le comt e la Du.rru ni juin 1774 minift'e d'Et I
Vote rcomme vode Saint-Geri:ain demand retraite eni 1768, et juillet fuiv.ntu marshal de France le 24
Votre, comme vovous con ob avec dune penflon vig ere de 7000 cus. 11 '775 m. urit le 18 octobre fluian,, de fln,
Il parair qu'I-Iaton'avait promise la reine d'chan- alia s'ra lir auprs de Worms Struenfe le fit lope;a ion de lapierre.
ger une portion d terrain voifin de la mer poor un ra pel'er en 1771. Ce n'eft pas un point coinfant M. Tu;got, alors control ur-gi,'ral ds ,,,
equivalent : il le it, mais ce ne fut qu'aprs avoi.r dans cette hiltoire s'l quitta dinitivement l Da- ay''"' les iiemiies du clneta de S.in. r: ,
reu ce billet doux. nemarck avant ou apr la revolution de 1772, qui fur la guerre, jugea que l'auteur de ces mciiies
On a dcouvert dvs le" M Erir nnique condut Streni l chafaud et lit d'abord n- tait enomme qu'il flait pr po'r au i
On a dieie carte du monde Mu, ui one le gilent rme, puis i eiviy.. r la reine Caroiine-Mathilde, le .miniltere de la g ,erre. O, a J i de crire it
des a etes de la nouveile -lol. irid, prci lement tell i de G res li roi d'Ang eterre, A. la rtraite la.utr que AM. ,londel ami de ce minirf.' (t
des es de la nCoc;k e Bouinvelle Hollande print ment. du comt de Saint-Germain fa peftion ei le prix qu\i iar t d a coin rbuL i lacer l come .1 ..' :
queCock et Bouginville ont pr entee. de fes fervic.s urnt coivertis en une fomie 'a- Grmain au ervce de l'lecteur Palatin et de
Cette cartedefine furvlin, femble, par les carac- 1 maifn d'Autriche), fur encore loi
terCette cartedefieturvedn, embleparlescarac-ntu t qui lui fur paye comprant; il y joignit fes mafon d'Au riche) fut encore un des l,'r
6tereiecle. Les nomsfonren Franais,met elle eft o e parg:.es, et fe trouva polffeleur de plus de cent de fa nominationn au department d la guerre,
de fleurs-delysms fonten Franbis aet ltie ce e mille cus qu'il pla: tfu' un banquier de la ville On foiup ne autll ue i, d'un autre ci
d'ae f copied l'ouvrage de quelque naviateur de Iambourg il acliet prs de Mu. .Lr Lu- M. Dubois qui avait eri d'aide- de camp
Spagnol on aura oubli vfes decouv.q es, ce qui g aur a th:rback, une aflez jolie maifon qui appartenait a come de Sant-Ger ain et qui ,en qual de
pagnol: on aura oubli es dcouvertes, ceM Dubois don't l'un a te depuis comandat commainrdant du Guet, avaitdes rapports direct avc
manage aux voyageurs Anglais et Franais, la gloire gt de Po is. d s de Malesherbes, crtaire dlat de Parisetdc
de les avoir faites. da e de Pariet
I! vcut quelqtue tens dans fa folitude en philo- l mailion dtu roi, prl fi ayantageufir ent cenii
Un commerant trs-riche de cette ville a offer fophe bictnfaii'int, jouiffint d'une fortune honnte et nilitede ion ancient general, que M. de Mialsh l.
de conftruire un certain nombre de va.fl;aux pou le en ufatii bien cutiivantfon jardin, hi bo.rifanti, fou- i"nit"iemielt lie avec M. Blondel et M. 'lirgot;4
service de la compagnie des Indes laquelli il ne lageant les pauvres et les malheureux. Il devint pauvre )t'l-g nt celui-i pour procur"r au onnte d Saint.
demand que 'eize lives fterl. de 'ret par conrinesa. lui-mmine rtit-a-coup par la failiire du b;.nquicr de cri ii ain le d.patiii n de la guerre. I'abb. [i.
Elle y trouverait une conomie prodigieufe, et cela Hambourg1 fur lequel i! avait plac toutr lon bien. bois, trere du ct'ni:1(nant du Guet, fut Ih,J',:
la mettrait en .tt de baifTer le prix de Ton th. II On voit les dt i;s de fou ma heur dans une lettre P"r le come de Maurepas d'aller 1: lui propoltr.EE
lui en cote vingt-deux livres pour frais de transport crte de Cernai, le 24 decembre 1774, par le a;r:vant a Lurtherbach il le trouva dans fo;i ji,,,
par tonneau de la Chine ici. come de Saint-Germain lui mnme, l'abb Diubis, en m'"ivaife redig.itte, avec un bonnet de lane
a vtg aumnier du. cardinal de Rohan 'un de MM. Du- rouge, fenbble a ceux que port lt les payfans,
Le docteur Percival Stokdale, connu avantagenu bois dnt il aait ac occupy plntr des lgum: s. L'.tbb remit u cot.e
fement dans la Rpublique des lettres eft actuelle-rotace di uteur, u'on e Saint-Geriami les letres du roi et de M. deMatic
ment a la court de l'Empereur de Maroc ; il a obtenu Ce dns cee cioi e ic autr, qu'on e Sa ittres du
d'e ce pep e, qui l'atrs-bien accueilli, la permiffion ne peut refufer au come de Sain- Germainu'i, une re .:1
de icercher dans fa uionbrrefe bibi otheu, ce qi admiration cor) ette. To s ceux qui 'ont vu a cette O crtit lire 'hiffoire d' Abdolo -yme, tiie di fln
de chercher dans fa nombreue bibl othque, ce qui qu'il fotino malh avec jardin pour tre roi de.Sidn, ou celle de (',,,.
nous manque de Tite-Live,: sl le trouv:, il ajoutera un courage Ilique et que 'ifo ti f nt! ov eai dheu naus, reto rnant d. cm.mindme, n t de .nii ,i
infiniment fa reputation. et fa fortune. u n courage .fl :q ue, et q ue on ,,t ] ctio : tait d'in- nat S r nain d c0rn mand .mnt e lrnt i
nfinment f reputation et fa fortant plus touciiane qu'elle portit pre'qu.: unm- hlarue, et de ia charge au giuvernem nt de Ila'll
La Compagnie des Indes fe propose de mettre en quement fur k r:-gret qu'il prouvait de :f f parer publique. On peut dire du come de Saint-Ger!iain
vente, au mois de mars, cinq millions cinquante d'anciens dormefliques qu'il ne pouvait r. ompe'nir, come de Numa : Crio,,sp.rviscepCupee r,,,1 i,',
mille lives pefant de th. Elle n'en a jamai mis dans I1 faut ajout.r a la lo anget de M. de Saint-Ger- in ieiinm m, n .m. Le come de St-Gerirai:, ap
le commerce une fi grande quantit la fo;s. main, qu'autant il 'tilt furceptible, ombrageux, avoir lu les lettres a dit : La Cotur longe .,:r,,,,.
fouponneux, difflcile vire 'gard de fes ri- a moi Il n'y avait rien l d'tonnant i uii.cour,d
F R A N C E. vaux tt de les fuplieurs auanit il fe montrait bon les Turg t t les Malesheirbes tainit taietit conl
et aimable 'gard de fe, infrieurs. La plupart de' ts deva rt f.lger aux gens de mrite. Le cimite
De Paris. cEux qui avaient fervi fous lui raient refit s fes a.rlis; d: 'Sa"t Gernmaii ta at encore fans dio. cliqi lu
ies foldats l'ad raicnt; !oriqu'on apprit le malheu- monmnt del a nomination :1 p-it dit l'ateur,t-
Lettres-patentes du roi, donnies Paris au mois reux tat d f a f tune, s colonels et les ofliciers M! d'iin pyai an, er quitta fori village au ,li ilu
de janvier 1790 tranfcrites en parlement en vaca- des rgimens allCemanids lirvant en France le co- benli, tons .t des regrets des habirans,
t ons, le 9 fvrier 1790, fur un dcret de 1 AI ii-m- tiferent louir lui. aire une; penfio de feize mille On fut 1loig. v s ignore le choix du roi, tle
ble national, portant que les Juifs connuis en Irnce frqncs, don't huit mille rverfibles madame de Saint- 0i ('aua ufair di l'impatience et de la curiofit gel.
fous le nom de Juifs Portugais, Efpagnols et Avi- Greriaino. Le baron de Vimpben li rtout eut beau- rale. ci.'ixlrtend a, dit-il, car il a'agilt de qu
gnonais, y jouiront des droits de citoyen ai tif. coup de part cette rfolution. On trouve ici fon qu "n a qui le public nejfirge nullement. M. le coieI
Idem, donnes Paris le 3 fvrier, tranfcrites fujct la note fuiiartce: d'Artois,a qui l'on faifa;t Ies quellons ce fiijet,
le i dudit mois 179o, fur'un dcret de lAfimblee Marechal de camp 1770, commander de lordre it Je e fais abfolurent rien ; m i le pal
q Marn hal de camp 1770 cornmandcur de Frdre qu'on veut su'agl;er fi jle nttoLVc r iiiO if a ala' iiei
national, contenant diverfes difpofitons r la lives de Saint-Louis en 1777, et u roide par le mdecin qommefnt prlceffeur, cai on lefl de a lng-acm
aux aflembles de communaut et aux affenlbl&s louvard Ce 1778., n pr ur car on r l .de long-. uS
primaires.. Ateur,atres avor rappote qu.q i.sc anttspli.
prim, aires. La dmn.irche gnr urfe des trgimens allemands fans, qlelques rencontr.s fingulieresauxque ls'ceitt
Idemo, donnes Paris le ;I janvier, tran cites le qui rappel a le comte de Saint-Germaiun an fouve- nomination inatt, ndue donna l:eu qiiuque, u, -
13 fivrt r 1790 fur un de, ret de l'Afl o'ee na- ,ir de la Nation fut appl.iudie par le public, dit ques d'hinan;t, de bonr par efque .c "
tionale du 2.8 janvier 1:790, concernant le paiement l'autur, et blime par le miniflere ; mais les d- de Saint-Germiin s'annon. dans fon etiir., ,"'
des octrois, droits daides de toute niture, et au- itnles mime du come de Muy alors fecrtaire nift:-re ajoute : c I ne conferva pas r.i-il
tries droits y reunis, fans aucun privilege, exemp- d'Etat de la guerre ne purent en arrter l':fft : nime lenfibilit pour 1 s mallheureux : .l lui fi
tions ni diflinctions peionnel!es quelconqius. les colonels convinrent entire eux de s'expoer tous milicrs en mmre remsqu'i! s'ta cs nmoens i I"
Arrt. de la court du parlementu du fe'rier 1790 les dangers de la dlobeillace plutot que d, cir leur fort. Il aviut bouleverf le miili'aire :i L,,"'
portant pe.rmiffiii d'expofer et vendre des oeuls dans r:noicer leur project. Dej ils avaent crit au mark il en fit iutant cn France. Sle ,'
les marchs et places publiques dans cette ville et ointe de Saint-Germain pour l'informer de h:liir cimmencerent par unte ordonnan:ce du i le i ':'l'e"
fmxbourgs de Paris, pendant le caime de cette reo ution, quand une clamifeur gnrale obligea le 1775 (oncernantles dlerteur.,; il ne n.vi.iiiii
anie 1790. come de M',y propof'r au roi d'accorder cet la pei e de mort que dans certains case v.ul'll1"'
ancien et malheureux militaire une penfion de dix dans les cas moins graves la ch.bn, ,'..k- 'If'l%'
--- ~ -~~m*- ille livres ; elle fut affected fur le tr'for royal ; et teri"'. C.tte lair fut app ouv- q ii,r .r' pir'
L I T T E R A T U R E. conmme cette poque les paiemens y taient incer- d'equit et d hunm.nite qui 'i l'. i it d, te, a"
rains et fouvent retar.i' s, le commis des finances de arraniemens relatifs aux chai.,brF t.s.liesii d.an'
Correfpondance pariculiere du come de S int- la guerre, le lieur Claverie de Banniere, le fit ob> r- renters villes frontieres du ro\i u,.. ,, rparL'itfl
Germa.n, miniftre et fecrratre d'tat dl la guerre ver au miniitre, qui rpondit durement : Ce fonds ef priinter des vues d'utilit publqlii. akz'illii"ii
licutenant-gnial des armes de Fra',ce, feld-maire- C core trop bo t pour un dijcrteir". cules.
chai au service de Danemarck, &c. avec M. Paris M. de Saint-Gernain s'en tint ce bienfait du roi, (.'auteur examine et juge les divi l ,a";"'
du Verney, confeiller d'Etar. On y a joint la vie du et refufa 'les recours des r,;'i ,,e:',: allemands, avec minihitriellrs de M. de Saint-Germain, etd.l"''i''
comtie de Saint-Germain, et quelqtues lttires er pieces touts les exprefioons de l'atsteedrififemnct et de la difcuiion l'loge fe joint ral'enu it i i a "
qui le concernent,; 1 vol. in-o. prix 7 liv. 4 f. b. 'econnaifianice. M.deSairt-Germain eutdegrandst l., spoiiiljt"
et8 liv. 4 f. franc de port par la poe A Londres, Le baron dce Wutrmlf, lieutenant-gnral des il parat n'en avoir eus qie de n-.tlior,-< Pr".
et fe trouve Paris, chez Buiffon libraire, rue -armes du roi, et grand croix de l'ordre du mtri tu:e mnmiiere ; fon ge et les malheurs ii, .rien '':
H-autefeuille, n0. zo( Second extrait. ) 'n litaire. 'avait p"as afpprouiv la ccrtiLiaton des peu ie fermet, pe de courage d'.i'it i'
.rgiinens allemands. Ses raifons taierit qu'ulie pa- Ia place, il c .ii 'i ti de la ierdi'e u l.r Ouil'l""'
Le come de Saint-Germain entra au service du roi irille cutilatior auir i er tre plis ait't:neii t vo e go i la ernet ar et cr il
de Danemarck, Frderic V ; il futi lfait minitlre de, lant aiaire de la part de tout le iond q'il t vo le gfaouvern frent prop ar cette craints, - .
la guerre et ield-mairchal, dignity qui correlio.d iue d'y fire concourir des offciers pauvres ou crdiait,r et fe dilicrdiait encore d.,i ,''. '
celle de marchal de France. qui ne conuaifaient poiit M. de Saint-Germain 5 mais la publication de rordonnance du 2+ Il












,i la ii lerie ,des oiciers de ce corps
lcuiite'11 lit z uI l eur d iil i s l' avalie; lu o
",: tli V ) I, ....dce is rpoullItui qau oui. Eh d
1lnv dli, i vous t-'s plus advances qu no l. n
L,," n leurd lv, i 'llu t arans l'cccoie mlihtjre, S
e ou cii,'iI v outlu porter a l'tab ill me: td s d
Ie u -res t pointl'approbatio tdu public. UiW p
Saiisaio Lqui tranporti.llnt, pa l.fe ordres, u
s ld1ar.ni Le d',invah~l-s qu'il renvuyait d.uns leurs
grandis s'tant arrt a1 la plxce des Vicc.ires,
pvineux ldats defceridirent les yeux b.tgb.1:s de
ces vieux, sanotsl.lernt divanti la nfatule de Louis
res i e lit ltur pere qt ielants'e it qu'ils n en
,'i pll. tra t proU:,e que. le ilnvaII e:. re- il
;u eiv P. r n- S'y ro tai ait p.S auffi mal
\alent s,".Giei le piete dii t. d
"-.- .' 'i1 excr .it uiiplun.imont dans le
niilteri fir lc s p-cronnes et les chof.s qui lui d-
ale t, aPu nomre de fs t:nnemis et de fes s
.,1. 1O ; fla mme quelquefois repouffer f.s t
:1 1 fit avec avantaige et les rieurs alor, c
nt pas our 1 i. Un june officer, qui n'avait
ne ifr ivcemi.u nt qu'il demandait,h lui demand q
i tiiefon d e pfr au fervice des strangers. Eh
Sidit le ulfre avec ironie Et d'in tan ddai-
,,, vous vo!ler nous quitter ? ce ferait une pcr-
tirurablet pWor la F!rn e. Fr o donc aL''z-vous in-
r Iti0ni d'aller? Le june home rpond tans fe d- a
concerted : J e i .s "as eore, dcid AM. le come ;
mfjt vai d'alord m'en'uir a Aix-la-Chapee oije
pn,;drl*i I 'I.t "'
p n.reiid ln E -zirrc ;f^ .in c
Le trait tait fi juite, et avair e, fi provoqu
l,,e les courtiiniiis, toniours dilpofe rir.e aux
tIpns du malheurm'ux que le mitiftre miltra:te I
,! .i,,t.: i pour cette fois de cette ba'effe accoti- .

L'auteur raconte que e come de Saint- Germain ,
dns les derniers tens de fon nuiniffere, courai'
peine ei:u qui lui pairlint et r,.pondait fouvent
fans avoir entendu ce qu'on lui diraitr,, t qu'il en
rf lrait des coqs--l' e bifarres ou rifiblic,. < l r
pliqui, dit-il quelqu'un ui l'avert;lait chari-
tablementque fi til'rtte tait .irai ge : Je l mtAnrai,
incejfinm ent fous les ycex du roi. *
J'ignore fi ce trait a r renouvel par M. de
Saint-Germain mais je puis affirer que ;s l'avais
entcn'iru co ter plus de trente ans avant fon ei'trre
planss le n111,ll]t, et qu'on l'attribuait un mliiftre
lion pas diftrait, mais un peu fourd.
Le conmt e de Saint-Germain :'vant parl de retraite
dans in moment de d' it ou de dgo-, on le prit
it mot; il quitta la court dans les premiers jours
c feptembre i777 il fut remplac par M. le prince
le Montbarrcy, deftin depuis loig-t ms lui fitc-
:der, et que, par cette raifon, M. de Miaurepas
ippelait le prince' hirditabe. Il mourut l'Arfenal,
le 15 jnivier 1778 dans fa 70e anne.
'atitetur crnittu'en tirant ce en ral de fa retraite
de ii thrba [) ,'il filai l non le charger du f'rdeau
pil'crafa, rma' le placer au confeil d'Etat, o foi
alent pour la dicutlon l'abonda"ce de tes ides
i'il preentait avec clart, i-tne avec agreement,
uraient piu tre utiles.
Il fiit par observer entire le caractere du come
e Saint-Germain et celui de Jear-Jacqules Houffeau,
n trait de conformit affez fenfible ; c'eft que le
"emier, cormme le feco'-d ne voyait dans fes
uperieurs et dans fes gaux, que des envieux tou-
ours ligus pour le perdre.
( Cet article efl de M. Gaillard. )
*****----- -
THEAT RE IT ALIE N.
L'Heureux Epoux ou le Pouvoir des Procdes d.nt
'n adonn dernirnment la premiir reprrentation
: ce tharre, a t reu avec applaudiffemens. Uni
o0an connu en a fourni le ftiuet qui a dj t
rai au the,tre du Palais-Royal.
,Une jcune omtefle gare par la paifion du jeu,
"nratge la fortune, nglig'e les devoirs de m rer,
:n"tactei uie dete dangereute mme pour fon
"nleut'; llais les attentions, les procds gn-
lx de fon mari l'avertiflent au bord; clie recon-
aes torts, rieon:e des liaisons dangereu'Tes,
Mayant acquitt fes dettes par les facrific. s de fon
ani el'e abjure une paeion fuiiele qui pouvait
C",mer fa ruine et celle de fi ta,,i le.
C'tti piece a paru faible dintrigue et de flvle;
ats elle a ' 'trf : par la fitu' tion dis perftornagd s
e aticulier par ls fentimens dlicats du mari
e la citefle.



'SSEMBLE NATIONAL.

Prccc de M. de Talyrand, veque d'Autun.

SANeV IJ MARDI 16 F.VRIER. AU .SOIR.

on dapuat io de Villeneuve-le Roi prfeente un
vn Ptmique et prre le ferment civique.

tes noiles eceretaires fait i'annonce d'uih
ls graud nombre d'adrcffes,


197
M. Ebrard. La ville de Throuanne ppr,it un
Lrroi qui forme fon un que revenue. Le pari. nient
Bi raie.ux pour fe contormer i vos uAciets,
'a pas voulu cette anne enregiflrer c:t ii:pot.
ir ia demanded de la vill. de ThElroua'ne, le comiitr
os rappo'ts, quoiqn'il s'agiffe d un objet de finance,
ropole d'autorifer cette p reception.
M. Lanjuinais. 11 exifte un dcret qui autorife et)
nral la perception des octrois des villes : il n'y
pas lieu a dlibrer.
L'Affemble ne dlibere pas.
M. Goix, auteur de models des monumens mis
pu s quCqii es jours fous les yeftx de l'Affemble,
xpole la barre les motifs de diffrentes parties
de la composition.
M, Pifon du Galand. Le comit des domaines
'cit ocup. d s travaux qui lui font confis. 11 a no-
ammnnnc vouluexaminer les details de l'change du
onite de Sancerre ; mais il n'a pu obtenir encore,
nalg les ord es donns par les nijniftres, les pi: ces
qni lui font neceliaires. Il demand que cet obLtacle
oit lev par un dcrert qui pourtait rre ainfi conu :
Les minutes des procs-verbiux d'valuation des
Changes ettousautres renfeignemens, front reminies
an fecrtari.t du comit des domaines, qui donnera
in rcpiffe.
M. Caius. Il faut que ce dcret fbit gnral.
Le comit des penfions a prouv et prouve ei-
:ore les mmes difficults.
M. Bouche. Le comit des domaines doit s'occu-
per auff du crnit de Clermont, que M. de Cal mn
i fa t achettr 30 millions par le roi, quoiqu'il rie
apportat que 69 mille livres annuellement.
M. fl'bb Maury. Le grand Cond tant devenu
prince du fang, Louis XIV lui donna en apanage
e comt de Clermont avec tous les droits rgaliens.
La ftrme fe trouvant trs-gne par l'exerci.. de ces
droits; le roi acheta millions ce comt qui rap-
portait rellement 60o mille liv. Il eftimalheureux
de fe tromper des deux tiers en fus.
Al... Le roi n'a achet que les droits indirects atti
chs ce comt e le prine de Cond e -f r'flie pro-
pr:raire des droits dire ts. Aiiifi il n'eft point exact
de dire q.i'un revenue de 6oo mille lives a t cd
au roi.
M. Pifon du Galand. Un rapporteur'eft charge de
faire connatre tus ces dtails l'Affemble, d'aprs
les pieces auth.ntiques : il ne s'agit en ce moment
que de pourvoir ce que ces pieces foient commu-
niques au comite.
L'Affemblde rend un dcret en ces terms: les
diffrens comitrs font autorifs demander aux
dp:s, tbliffemens publics et course, des exp-
ditions fui' paper fimple, et fans frais, des minutes
don't ils auront befoin et mme la communication
des minutes, fur un rcpiff du fecrraire du
c.piit et qui front rtablies au d;pt &c
aprs que le compete en aura t rendu l'Affemble
M Camus. J'ai propofer quelques observation!
relatives au'rgime intrieur de l'Affemble.
Toutes les expeditions qui font remifes aux arcii
ves font feell.es d'un fceau qui port pour 1 gende
Louis, par la 'grace de Dieu, roi de France et di
Na'vcrre, au liciu de'roi des Franfuis. Il faut demanded
la rforme de cet ufage, contraire l'intitule de
la ,oi.
M. l'abbhMaury. Une raifon a enm"ch de fire
jufqu' prtent, de nouveaux fceaux ; c'eft 1;
chert de cette operation. Je n'ofe alffrer quell
ferait cette dpenfe, mais je fais qu'on l'efimn
-trois millions.
M. Camus. Je n'entends pas les fceaux des chancel
Icries et des tribunaux judiciaires: ces ch ngemen
fe front fucceflivemcnt lorfque le nouvel order
de chores fera tabli,
M. l'vque de Chartres. 11 y a huit jours que j'a
vu deux nouveaux fceaux chez M. l'archeveque di
Bordeaux.
On demanded la question pralable.
M. Camus. Un dcret efi touiours nceffaire
M. le garde-des-fceaux ne peut changer les ficeau
fans un dcret pofitif qui l'autorife ce changement
La queflion pralable eft rejete.
L'Affemble dlibere, et ordonne que le roi fer
pri de fair faire un fceau nouveau, lir L.quel fer
une lgende conforme l'intitul des lois.
M. Campus propose de nommer quatre commit
fires pour furveiler les dpenfes, en bougies bo.
et papers, dans les bureaux et comits.
On cbferve que MM. Anton et Salomon font dj
charges de ces fonctions.
L'Aflemble ordonne qu'il leur fera .donn deu
adjoints.
Sur la proposition de M. l'abb de la Salcette
elle fuppt.me les feux des bureau.


pas dans les dtails de finances, mais il dveloppe
les vues politiques et morales dans lefqu.l les ce project
cle conu. On placerait cette caifle tiui: t omre quel-
conque, on ne touchcrait pas d'inrrts pendanit quinze
ans i ce teins expir, l'on commencera t jouir
d'une pension vl.igare proportionne -la Comme du
premier placement. Les citoyens peu riches pour-
raient ainfi par un sacrifice lger et momentan,
aflnrer le fort de leuis enfans. On pourrait, pr une
conomie journaliere et peu fenfible fur le trait .m. nt
des officers et -des foldats, leur prparer une re-
traite heureufe.
Ce project, dit M. d'Uffon, amenerait la d,-ftruc-
tion de l'ufure et de l'agiotage, et coniourait la
rgnration des murs et ds-lors au bonheur
public.... Si mes ides ne font po nt accueillies ,
fi je n'ai pas la facility dtre.utile ma Patrie,
du moins je n'aurai pas le regret de ne l'avoir pas
voulu.
M. Emmery. Je demand l'impreflon de ce m-
moire. Il ferait trs-important de pouvoir offrir au
citoyen qui a fer~i fa Patrie dans un tat qui n'enri-
chit pas, la certitude d'un avenir tranquille.
Les ides de M. d'Uffon, fous le rapport des
foldats furtout, mritent d'tre prices en confid-
ration : c'efl au nom du comit militaire que je fol-
licite l'impreffion de ce mmoire.
L'Affemble ordonne l'impreflion et renvoie le
project de M. d'Uffon au co.nit mil;taire.
La fiance eit lave neuf heures.
SANCE 'DU MIRCREDI 17 FVRIER.
L'Affemble avait d-mand que les dputs du
Barn de la Navarre, des pays de Labour et de
Soule, indiquaffentle chef-lieu -e leur dpartement :
ces dputs ont penf que ce tte indication devait
ere fate par les lecteurs ; mais ils n'ont pu fe con-
cilier fur le lieu o fe tiendia cette premiere af.
fembile.
Les dputs des Bafques ont propof Saint-Palais;
ceux du Bearn et de Iu Navarre, Navarrens. Le co-
mit coniid&rant que cette derniere ville eft plus
ccntrale que Saint-Palais, p.rfente le dcret fiivant:
La premiere affemble des lecteurs fe tiendra
SNavarrens ; ils del.breront fur le choix de la ville
-aiss la.tuelle fera fix le dpartement, ou fur l'alter-
nat s'ils le croient convenable.
Ce dcret efl adopt. Il termine le travail du co-
mit fur la division du royaume.
M. Cernon l'un des commiffaires .adjoints au
comit de constitution, fait lecture du di ret g-
nral fur les quatre-vingt-troir dparremens. Il pr-
vient l'Affemble que ces dpartemnens font dfigns
par le nom du chef-lieu, qu:nd il eft arrt, !oit pro-
vitoirement, foit dfinitivemTnt et par celui de
la premiere affemble lorfque l'alternat eft pro-
nonc, Le comit invite les d puts propofer le
nom que ces dpartemens porteront dformais.
On efprait que M, Goffin, don't l'Affembl a
tant de fois applaudi le zele prfenterait ce dcret
gnral ; mais fa fant affaiblie par les fatigues d'un
travail opiniitre, pour lequel il a plus-confu t ton
s courage et fon patriotifme que les forces phyfiques,
ne lui a pas permis de terminer fon ouvrage. On a
vu avec peine s'chapper l'occafion dte rendre de
Snouveau jufiice l',efprt conciliateur de M. ;offin,
: fes talens et fon dvoment enter aux fonc-
e tions dlicates et importantes qui lui ont t
r confines.
La lecture de M. Cernon eft frquemment initer-
rompue par des rclamations qui font juges par
la comparaifon des dcrets. parties configns dans
a les procs-verbaux, avec les difpofitcons du dcret
e gnral. Le rapporteur ef chaig des changemi ns
e qui font reconnus nceffaires conformment aux
dcrets parties.
M. Cernon propose de rendre provifoires touted
-les dirpolitions fir le nomble des districts et fur
s les alternats.
M. de Toulongeon. Les dcrets doivent tre dfi-
nitifs l'Affemblee a dcid hier cette quelion il
Sfaut e conformr cette dcifion.
e M. Dapont. La division des dpartemens eft conf-
titutiornelle; celle des districts et la d.terminitioa
des limits font rglementaires.
S M. Bontc/e. Comme M. le rapporteur pourrait ou-
x blisr les observations qui ont t faites, je oemande
que tous les dcrets fur la division foient runis fous
leurs dates, pour que ce recueil, fubititu au d-
cret gnral, foit prfrnte l'acceptation du roi.
a M. Dibois- Laidier. Ces dcrets ainfi pi'fnts
a feraient incomprhenfibles pour la p'upart des pro-
vinces.
M. Defineuniers. Cette forme eff abfolumnenr con-
traire l'ufage de cette Affemble ; ce 'eit pas
ainfi que les articles de la Dclaration des droits et
les articles conftitutionnels ont t raffemblis.
L'Affemble dcide qu'il n'y a pas lieu dli-
brer.
x M. de Ciaales. Je demand un jour pour prfentene
une motion que je crois auffi preffante qu'impor-
tante.
, On demand ae pas s'carter de l'ordre du
jour.


M. le marquis d'Uffon announce un plan de caiffe M. de Ca*ls. Ma motion a pour objet de fixer
Spatriotique et militaite don't il eft l'auteur il I/entre l'poque laquelle le& anembres de cette AjIremble













front renouvells, et une nouvelle'lgiflature con-
voquce.
La pride place i la droite du prfideut applaudit
vivemencit.
M. deBiau luar. L.os Peuples doivent choifir pour
une nouvelle lgiflatur. les vrais amis de 11 confli-
tu i .nIs iis ne peuvent les connaitre que quand la
constitution lera finie ii faut donc la teriuner in
faut donc ajourner la motion de M. de Cazales aprs
la contliiution.
M. de Cazals demand l'ajournement i jour fixi:.
M. de Mdirabeau l'ait. Quelque natural qu il r t
en gn-ral d'accorder a tout mmibre laijournement
d'unei lotion qu il defire foumatcre a l'Affeibibl.
je crois que ce n'eft plus le cas, lorfque par la
'nature de la chofa m:nme, la quc'fion eft rfolue....
La parties de l'Ahimbh' qui a v.vement appiaudi
la motion de M. 'e (;aLales, s'ecri.;, M, de Bouville
portant la parole N: Nous in cunailfous pas cetre
motion.
M; de Mirabeau continue. Cette motion eft con-
imue, puiifq, M. de Caz.ils en a nonc le fo. d.
Je d. rmnde fire une obitrvation simple. Notii
fommes lis par le ferment iiimortble.....
( La parties droite interromp t et murmure. )
Nous Commea lis par le ferment mmorxble et
folemnel de ne pas nous tlparcr q;iu la coifiitiuton
ne ioic terminC. Il 1:I i ,polible d'indiqiitr le mo-
ment ou elle tera fa:e il eil donc inipoltble de
dcider ceite qefrion : quand- finira-t-elle ? Nous
avons i demander ceux qui ne font pas de mme
avis que nous nous avons leur demander, puif-
qu'ils defirent la fin de nos travaux de ne pas en
int rrompre le course, et de nous fair perdre r=
moi::s de tmns poliible. Si la question de M. de
Cazals eft auil fimple que facile i rfoudre, je
d ma.ndei non un ajournement, mais la dcifion fou-
daiine qu'il n'y a li-eu ilibierr : fi au contraire
ju' n'ai as prvu comment M. de Caz1ls prtend
'prop.fir la question ptur la r .ndre (fouenable, je
deniiaide qu'il foit f.'udainement entendu.
M. de CLadLes. Nous touchons i l'cpoque vraiment
dcilive de la rvolutioni ; is dparte mins vont air-
fenibler, et la Nation va juger la conduit de fes
repriarlntans. Nous ne pouvons nious diffimuler
qu'emports par l'amour de la libeit, noui avons
dpaf les po uvoirs qui nous ont t confis : le
fuccs de nos operations, l'e bonheur qui naitra f2nns
daute d'une constitution gale et libre, fe:a notre
excuse. Il n'en ef pas moins vrai que la conflitution,
pour tre vraiment national doit avoil la faction
de la Nation elle-mme ; qie la Nation leuie ueut
lui donner le grand caractre qui fera l. for, eet
placer an rang d..s dlii s ninationau es l tterrtesnr qui
ui feraient portes. Des fermens et des adhflions
i divliduels ne p uvent lqivaloir i cette function
gn rale : il faut que la Nation approve ptr l'or-
gane de dpurt noveaux...
M. Goupil de Pr'fel,. On ne peur entendre p'us
long teins des affertionis autli contraires aux principles,
aufi dangereufes 'auiffi videmment delinees a
trouble les province s.
M. de Caqales. L'ini",n intimedel'Affemble avec les
dpartemens peut feule aff.rer le bonheur de 'I-rat.
Ce ferait tort qu'on voudrait chercher quelque
accord dans une Affemble compofe e cd me brem
r-nutue lenicmt aigris.-. ( Ot criel ordre.)Je d. made
comment il le fait qu'ou repoille ainfi une motion
qui, Verfailles, pr. fetire par M. de Voln, y, a
ti reue avec un enthoufiafie gnral. Perfonne ne
defire plus que moi l'accord des membres de cett.-
Affemble ; mais il n'cft que trop vrai que cet accord
ei inipoflible entire dte homes choilfs dans trois
clafles dilderentes, et charges de louan niir des ihii.-
lts oppofTs. Ces germesde div'ili.n le flont de-
vetl'pps depuis notre runion dans ctte enceinte :
l.i division s'eft accrue par a chal-ur des diicultions
e le s'eft fortifi.:e par l'amour propre qu'on mnet
toujours foutenir des opinions c'.inba.tues. (Ceil
]'iniin intim- de l'Af.-mblcIe national avrc les
dpa.rtemens qui peut fauver la Patrie, qui peut
ar eter les catouiiiie qui font rdp;.ndues c ,nire
voYiS ( Par vous pa; vous eentend-on da s diR-
r_:.zes parties de la fAlle. ) Quand on veut m'iniulter,
q.i'on pale feul et qu'on fc montre. ( Un mrem/rc'
jf !Lve : Vous ilnfllt'' tout l mionde.) Il ef impor-
ra 't de confacrer le urincipe de Ia !oivenain.t. de
la Natibdn, de demalder l'; Iihii.... gdnrale 1.
co Rfituirion et d'eloigner les fiupons des lro-
vinces (ur le fjour de l'Alletible kt du roi dans
une capital qui n'a pis les inmos inti&s qu'ells...
M. ..M. Mde Cazals eft parjure lon fi rment.
M. de Menox. Je crois quel les intentions du
pr opiinat font pures ; mais il n'en ei0 pas moiins


vrai qu- f- opinions tendent allumer l'incendie
..l ti:; ctt le royaluite. Je deminajie qu'il flit rappelle

Cette demand a ft fortement appuye.
M. de Cteaal's reprtntd. Ma motion cil dicte par
le patriotifinl le plus pu! 3; je C.,vaii cependant Cqu'clle
fLi it d.:l, pprouvte.
Je conclu et je propose un d.'cret en ces terms :
Ds que les depattemni ns front form's, ils liront
de niioovtax d'- p tes : aucnl membre de l'Aliim-
bi c act.iiel nlc i pLuira tre iu pourt la lgillatutre
qui tL ircnplac rd4 le roi ;i:ra LI peil de convoquer
la it.uv'. il AliLtnblee natioi:le dlans une ville ilt
tante de Paris au moins de titiir lieuis.
Au milieu des applaudifemens et d s mirmures
qu'ocahonne certc motion un membre parau a la
tnibunc.
M. Liucas. J; Ixiffe aux orateurs qui parleront apres
noi le foin ce relerer Ls iiiiisrs d; M. de Ca-
Z.,ls t je monte a cette tribune pour renplir uw
dyvoir perfi nuel. Je n etais point a l'AIL-nudlee du
20 join loriqu'on a prete le firmnt de ne pas fc
iparer que la conititita iu le foit teirinee. Je le
pret .
La majeure iartie de la falle les tribunes et les
galeries appiatud ient av.c uianfport.
M. bc ui tr de' Mru, Je '~eiiU andc qe touii CeiuX
qui n'oi;Ct pas pietti;u 1i m,e fernmat, le prtent foii
le chan p.
La grand majority de l'Affemble fe leave e prte
le fermint.
Don Ge:le, chartreux. La motion de M. d Cazals
me paait fi propre dtruire I harm.ni qui comn-
menice rgnir d..n, nles provinces, que delit prc
de ne m'tre pas trouv i l'Aiimblee le ao juin ,
jour auquel vous avez.prti le .erment de ne vous
fp.arer tqu'pres avoir termine la conilituitiii, je
viens jurer de ine me feparetr de vous qu'aprs la
confection de cet important ouvrage :j le jure.
Le ferment de IDom Gerle eft vivement applaud,
et fes lrcaliers de la tribune fint tilg, s id un j,.om
bre iinfni de mcii.brts qui, l'exemple de ce rel-
gieux, renouveilent le mime ferm!-inc.
.M. ie Volntey. M. de Cazals s'tant fervi de monf
nom pour apiuver fa motion, je crois devoir clai-
rer l'PA!I.:-, :: ftir a diff-rence qui'exille entire la
motion et lA imunnne. J'obferverai d'abord que les
circonrtances les tens tiient bien diffdrns ; et
c'cit en dire ailez pour'tablir un caractere de dif-
parit entire les deux niotiuns.
Vous vous rappellerez, Me/lieurs que le jotur
mme o je prlenitai mna moioin, il en avait t
prfent une anti-e (i) don't j'approuvais les princi-
pes, et qui fut obfHinment rej -te. Le lende-
main, M. le duc de la Rochefoucault la prfena:
elle fit ado.te. I oir donc que je propolai de con-
voquer u e feconde lgifiature moh delfein etait
de terminer des clbars qui preiaicent une tournure
fach;uofe. Je n'ai pas perdu la propri de ma
motion, et je 1'ai refGrve come un remWide ne-
ceflAire dans le. cas o d, fuu;efles influe ,t-s au-
raienti reprs un noi.v'lI arceiidan:. Cette circonl-
tance ne s'eft ps prf irce ; nos operations ont
au le fuccs que nous devions en arn-ndre "er
je me fuis cr ndamn moi-mme fuir cei L..i. .
un filence don't je m'applaudis encore aiiI.In li.
Ces rfdxons me dtrmiiniierent i demandl 1..i Ie--
tion pralable fur la motion de M. de C.iale~..
M. de Monda::fier. MF- ides ne font pIs li id.,,W <
que cllS s de M. de Ca.a'lrs; mais yousallr: 'cIi- [i:
p-.r nmendement elles y rentreront bu.a..'i,.p. i.,
puis grcnde parties de 1' pffu;mble demna ,i- i iinl,
S'-is de atlK r l'ordre d i jour. ) Lorfqu C .uii ,i .1 ir ,i
t.a nomms, noppa avons tous, dans maI pI& .- ,


(r) ,e iS feptembre 1789. Sur la. rfi..>I: i du in
Sla demanded qui lui avat et i faime d'a.:, (.ecr l
ian:s du 4 not M le Chapeiier p:,q...i.t qii:
le prident fe retirt l'inflant vers I .:i p,, ..
demander la p-omulgtion de ces ausii.. Ci,...-
dimande taitviolemment combattne pa uni i. n,
de l'Affemblee. M. de Volney prftii, .il.,s '.
motion que renouvelle auiourd'lhi M. Jd? :a.ie.,
ni l'une iii l'a tr proposition ne furent idibblec. ,
parce que M. de Clermom-Tonnerre. p i idrm ,
leva la fiance, malgr des reclamations iionabtii.cu..
Sc 'endemain 19, M. de Volney ret'r; l uiut'ni ;
M. Dupo-r reprefenta c-lle de M. 1-: cliapeli..
.\pi s quelques dbats, cet e derniere p I.r.p-.mioj
utr prefque unanimement adopte, et l Jdici e
iexcut (rc le champ.


tr chavgis de pouvoirs limitatifs C ,, i
quaint a la duee. .. ( Encore des .- l ,1I
Oh c'ell incroyable.. Je dis ,
rauit abfulument que l'Altnible die, 'i,, '' "
corps qui nous remplacera. ( O. ded,
avec plus d'emprefl*eient l'oidre du jour.
eintend e un orateur. ( Queques pe, 'us "
crla elr vrai, et cependant s'obli nent' n '',
luir eiltndix davantage M. de Morliiiri i
M. le prifdent. Y a-t-il lieu dlibrCir f
motion de M. de Caz2als ?
L'Affemble decidee la negative i une treig,
majority.


On reprend l ordre du jour.


Mi. Trieilhiard. En vous parlant du ti.rir.,, i
fire aux rcligieux qui voudront ortir de eus"rli
Ions vorre comic a diffr ie votis indi-ii;r
qu'il pai aillait conven.ble'd'aflurer a, ,l
parce qu'il a cru que vote travail r pi
f r le premier obiet que liu- le der.-ir. ,n'ir"
ration fur les religieux fera d'aillt-uis pi, ","j
parce que les c'o res defnins aiix feme rcniltO,
un pi s grand nombre d'individus q.,:.-\ dili,,
aux honines ; parce quie fintourt I.., ii ..
g tiifes des hnammes font beaucoup Jiiii ,,,i,, .
Sclies ddes fe netsims.
J'ai dit qu'i l frait plua, facile .iI ,la ne t ',l[
s igineri ,de fatuer fur le ti'aie..nt a Iati, ,,
religi-ux; et voeci ma preuve. 1: i j -nP .,.
environ dix-fcpt mille religieux, ., ti au,
dix-huit mille ; fi vous donnez ch l rimi .,
vous tblibhlez une dpenfe annuell: d. i, ,',
et certainemilent vous trouverez aifr.:nr Ci[e r,,,,
dans la rente que vous ferez- d,'s n. ii,,s d. ,,
Frtino, de Saint Bern. rd, de Saint-Vannes, .l,,
cien ordre de Clury, &c. &c. Je fuppofe .i.:i,.,.
le pirduit de ces venues ne flt pas fiffilait,'8omi
apelleriez votre fecours des maifris .'e i'rii
Sainc-Benoit qui font en grand -..niiL d.,, ,
Pa'ys-Bas 3 vous auriez alors beaucoup plli qui ,
vous taur, et tufleliez-yos b.lii .in i i ,ll
teraireencore d ce c ilt i I_ ;i ... , ii .rh. .
di pr.i i i-tes de tou e.c les ui!rr.. iijili r in i .iii.
quest rp,.ndues dans le fCin de la liut,.. i,.
Mais quel fort fererz vous aux religieux .\?iiii,l.
d'ibrer rlur ceite qtui fioni je cnois ':iii~,iiru iii
dcider deuix autres questions prl.ibles:
1. Dans votre dtcret futr le traitement i fair 1i
rligieux, ferez-vous une diflinctioii emite ceix ii
ont t reus dans des mai ons rentes, et"cetiidoIl
les maifons ine le font pas ?
,. Ferez vous encore one difcilrnirim nn
religieux qui, dans leur ordre, .'uii tIr c.. i
des grades fupeiereurs, et de fimples moines?
Aors avoir pronoonc fur les deux accefloirel
quellion premiere (e pri-fnrira toute feule itotir
dcifion.
Je propose donc de dcrter d'ab'ord qii-.vom
vous occuperez du fort des ieligieux n int celuit i
religieutei Je pre fente nfiteles deu;. a,-ii itI. |.
je viens d'enoncer. '
Je dirai flr 'es deux queflions qu'il etci i iit ii 'I
tous lhs religieux appartiennent i la .'m.ri,,,'
ont tous les mimes droits i Ja juflice .J I.. .N'..
J'ajoutierai qui- les religieux fonti prefque r'uis ,ai'
d'it0 c .il ,. '' .. -*rriSi 'il u i i Ia d'Eliuii n,
a dI .onil titi. n '. di J l u.i "' l. -i,'i S

..nr l't. > 'ne poni d;.s m..i li >iiii.i'p
lu i r.lll ii tions d is Il,; ii c t d s n .,iiii .'i 'tIn l.
u li -pil tl.: i I- l v.:ie r..tl .. 's e .n. pu ,i'l
,J I iL I t. Tti i i ie i l u Ill le l i b ie
dJe ret qu. i s p 'on, :-il qt.
Lt'Ii ., '
Je ne d .' s pas i,ul.lier f.u, ii d'rn-e d'.,ppi.,:")
d, lln. [t .n u iU. \ s .pui'u ,,ii .- t ,ii- luni .l1'l
el* e d .. t[ f l ,-|,i ti' L l l-- e n t '.<'' : fii .' 'l'
,, 1' i. ,, Ih. niii s iet tui bls p, r i t e l'.l
veo ."-L I l. nli ni c [.lIS el ,nte qu e ii.: .i]'.1't
t .:. t b i l .
le p ,..f... a 1., .1 iit n ori c 'e d:" ira il c( t,,r,,
it'. pli l e' qu' ,', "| ,': d. v lip ,:r. -'*

M I ,. -lal.i1 tAi la le-.une d' pL-'iult 4.
I hli'. l I .0l n .. '.l i.J
M j... le de. rdd que le JMuir' I',ir'u''
,I l J .'iI 'i a i ,ll . n i 1 j ir.. ; i r.: [ i l. '- .L'-I
,r e,, ,ui, 'il ,u.I ,u.,,r u',rrn.iu dl I -ii ,u,,l".i", u hi'tl
I ..r, itir- '. i li t ., ri- n l u i,.ui ', ru-lui iuqu'a '
d mm l u -,
1 tl.- tillIe. oicbl i.c uue l. 123Je tre,.il p''^ lu
M 1 .:liiu .
Ia r .rce 1t leC'e .1 rc.i: li] iui.e ct Pi.


On s'abonne Paris, /z'tel de Thou rue des Poitevins, ou au blu'au des A:.... ....: S. ."; '. L'.p
.. .-
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pour fix mois et 8S, liv. pour 'annee franc de port, L'on ne s'abonne qu'au c,. .,,.- ... (. .
les Libraires de France ct les Dircc'enrs d's ips .fs. C'ef/ a l ALibry Directe.. .. .;.. ',,.,'.. .
n0 8 qu'il fint a,/reffer les lettres et /'ari ent franc de pnrt. Touzt ce qui. .'c,. . ..' ,o ...,:'., ., /,: .:. ; :,,.' ... .'
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face de la rue de l'Eperon.


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