Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

Full Text




GAZETTE NATIONALE, ou LE MONITEUR UNIVERSEL.


N0 0e 0


M A 1) 2 1 9 JU IN 1790.


SvalI',au!x ; et ic heures du nmatin l'ann s'en- O On a deffein de fitre une irvfinn de e ct',
SQ. U E. gagea des deux cot. Quoique es vaiTeaux en- crivait,-on, et pour cette ent epritfe une civiio.I,
,emii s fifent un feu tre-viF, ils furent reponffse l'g.Asde (lotr'. y foupti-nd r f~i operations. Le i,.iie
pr raotre vigoureu fe refithnce ; ils fiirel,t fortJ de la grnJe flte, jtlurait ls lctres de B ',
jD A "N E iM A R .( K. u endommagPs dans leurs ve.g'ies voiles et gre- coifera entre I .e de Hoglied iet laimg.-U t,... Il
Sens, mis en dfordie et forces s'eloigner d n'eft pas difficile de pilumlr :ue ces u;lfpbfliions
e C. ,o.;:..:, e j~~i. troe lig e. A midi le vice -'amifal de l' flote, auront t cqntrarie-.par lar I'ntion.qui S'eit fiite
S" ; ennemie s'approchI d'un de nos vaiflfeux que. des efcadres ruffes de Crouftadt et de tev't': .
o fl f .m ;- tro'nrait l'amiral Tfchitfchagov et commenii par' par les .combats que le duc : .:i.. -i;ii.u.e ~ o
S. roi a nommn 4 le june come d'Andfeld, fn iue rr~ vive canlonaede; mais ayant perdu fa vergue foutenilr, felon !s de;nireres l p,,es .e i pe- gg
Snitre pinipotentiaire a la cour de Nle d miuluine, il dut e ireer. et de HI-lmbourg qunris vin,ons.e cti. :
SLa directIon de l. companie d'A{' ,a reu la Le vaiffeau du graid-arnirl cait peine la.por- Le 3 de ce mois, on a'.h nter Sract;klb:In un'
nouVelle que le vai(eau le Dannebrog eit arrv a ,te de nos vaiflaux, dont il tait le plus proce Te Dcum l'occafion de.Ix: victoire ir.nI,,e par
imtioi5 de janvier e 1c1ic-r ur la ct.e du Malabm- -r t U e, 9 a,',e-, -es I ,-.
mois de anvYir deir nir f a rcote du Mlaba, e il t dbord contranint. diminuer l o u et nle i e et furn la. floete.ru'ff;Jde, aies, pts d .F.ead-
qu 'e vaiffc i Lour/-rg: venant. .du Ben- e ,mettre promptement l'Icart.,, ayant es agents riLhshani, le. i mai. ..... .
aoe, a mouill Tranquebr le 8 du m&,ne mei4. coups et Tes voie.s perces en pl.uteurs endroit,. : i. n :
Un autre va,ilfflia ernemi 3app.:iotp alors fi prs I N
S U E D E. e no-tre corps de bataille, qute, u vaiileaa R I fi' fw L.. AN D E.
on put l'atteindres. coups de canon mitral e : il
Sivant une lettre de Coler'gue, d .u jin, fit on attaque2 vec ntrpidit. mais dansi peu de. Du Texdc, le h17iin.
e vai is la cai rie venaitex d ryairivn de mihures, es ehuniers furent abattus par nos d-- c l
| M de Rues, capir ine des vaifleux u i taient en e m : .': ., 1.....
Sobfervi.n fr la Baique venait dY river r c haiges..DM s cet tat le vent le pouffa entire nos Aujo:r','ri MI'lei vice-amira- de ti'sbegen a
le ILLre o Z/oAlre.Sivantle raip.-rt decet off:ier, vi ..lea t ceux:ci L'.ar.taq. Puee Pur privenir i n la vtevol de ce~te, ade av c firi elfdre
lne 'efadre craff d, dix-fpt ailux de ligne, la dcirutqu toe, 1 bal le avo -Suas comp e d,.e 1 l2 ,. d, e gLere et le Ie I ime
forte de Cronfla t, ayant renomnre, le.3 de ce Ii cice Ruffi, -et ferend fut fiivi par le our a i larm com-ade par- M. e
Moisr, entire les iles de 'Hoogland et de See kir, abattiu, et qui acamt t ,ei4quiavt en puthieurs pitine Van-ra:11m, apareili pour cco1ter les
la flotte fuitoice fouS les ordres du.dwic de e' Suder- et, ti aa. t .,etqdrpmgd en p.i, fieurs l .vaifeaux-marchmd pdeails pour la, Bdcitue -
ma.ui, e il y a eu, de part et d autre, une canonnade rir S yant d de v'iles, il rCt
affe7 vive, qu'un 'pais brouillard a fo-c d'inter- V ce reir pronii irnht une glande dinance, E.
rompre de teins en 'teins, mais qi, diverfes Ved ce' a i grand admiral put fee conanre L ln E.
r. prres, a du environ doue heurs. Le' onze e e dea te, et donna le fignal de 2I
rail pux if a ls venant de Reve, n'tiet plus retraite. Aufitr qu'il l'eut' donn, les vaeiilfeix
vaql fex u ies venant doe uReveld, naent plu ennem's'ermprefferenlt, avecbeaucoup de deforere L'erprance d'un acrommrodement d vent de
quare lieues de la flotte fudoile et l'on et de c;n.futfion, i s'loigner par le m,e canal pLus' en plhs Jil;,file a cQilcevoir. O.trnvvilale avec
co'jecture qu'on ne tardera pas recevoir la noin- Lrfu'ils pa ereot 'ile de Wu'f,. n -ardeur au'fortificaois,; qui' parail{ent ni ie ~-
velle d'un combat plus dcififentre ls -Rulfes etle is I.. .. ,u- le .omage qu'il avait ig ..Veaffi; -r. Cl innie r
fSudois.r l e :ai riouva par le dommage qu'il avait rig,es a'ec allz d'.t-al .i-... C'ell: tin igenreur
Sudois. fouffert dans fa. voilure, ho'rs d'tar.de doubler le rt qui eft la rCte -de ces'travait.
Une lettre de Hambnurg, du 18 juin, confirm piflage, et yrefla arit. En wiv-ne items la.forcedu Les troupes d'excution foni toujours Ma-
le rapport de M. de Kaas. Elle announce qu'il y vent ne permit point la fltte ennumie de venir.au ifeik ;leur lrqbre aungmente, et elles atrendori
a eu une fconde affaire entire l'ercadre ruffe, fortie rfcours,des deux ,it-. -L:, echouds : elle continue encore de nouveaux renforfs. Les Ligeois', de
de eronfladt, et le duc de SudermIanie, qui vou- donc fa route au Nord, pour le -tirer des pallages letr ct., paraiff.t dcidds leur oppofer une
I', .,o-.n n de cette efcadre avec cel'e trois, etiune heureapr.-midi ars uncombatde vigoureufe rfiftance, et ils fondent toujous quel-
de M. l'amirai Tf hiLfch kow, venant de Revel.On 2 heroes et demie, lle laifla. la flotte rulTe la vic- que ef r le fecours des Prut qu en-
ne connat pas encore les dtis de cette affaire, toire la plus complete. Le major et chevalier Sa- ne ontps encore enrsir le territi
i-nas or alure qu'elle rend la champagne dcifive pour tadt, qui cornmndait le vailfei fudois tomb de eiege, et ee tiennent cantmnes dans la Guil-
les 'i: i-, et que la droute des Su-djis a Ct entire nos mairls, et auquel l'amiral Tilhitchagov prienne
cornplete.r rendit fn pe, 'en tmoignage de la bravoure qu'il
Ces derniers nouvelles nous ft parvenues avait montre durant l'acuon, dclara que fon
Ces deniers .nouvelvafiea i e nommait le Prince Ch.arles, montiG de A N'G L'E T E R R E.
direcrement. Elles contredifent entirement la lettre 64 cai s et 50oo lhommes avec i res provisions pour
de Memel, du Z9 mai, que nous avons rapportte trois mois, 10oo cmirasfiees et 12 homes dinfran-
dans notre no 177, et contre laquelle nous avons terie, deftins. une defente. Dans action le De Londres.
prvenu nos lecteurs. La fituauion des Ruffes et vaifiezu avait fouffert beaucoup de dommage, par-
des Sudois tait tell en ce moment quele fort de tinculiremet dar s fa mtre et voilure ; mais le Aiiffltt aprs la tenue du confeil laquelle le
la campaogne pour les deux puiffanres paradfait d- corps d btiment efl encre fort foiSde. Il avait retour du courier envoy .ia court de Madrid a
pendre de lon.acondes efcadresra es de Cronftadt td tu6 6 hmmes de fon pipage et ai bleffs : le duIn lieu, les vaifeaux 'fuivans ont t mis en
et de Rcvel, et des effr du ds c de Sudermame re e confiteait en un major, 7 officers, 4 cadets, commiffion, en vertu'd'un ordre du bureau de
pour emp her les efcadres de fe reunir. Or, la bas-officiers ou matelots. Qu.at I notre flotte, 'amiraur4.
: junction des PRufles tant opre, il ef probable le n'a rien fouffert durant l'action. Huit bas-offi-
que leur flotte doit dominer dans la Baltique. iers o elos ot s d note : l de 74 cno, capihaine Thompon
Quant la victoire announce par un a~io, d- capitai'e-lieutenant Barteuev eu une corntfion : capitaine yl 7e d '*
L c t "' ,d .% . ,. Gel] le rd .de -7. capl.
tach de la grande flotte fudoife, lors -e la vingt-fi bas-officiers ou matelots ont d'ailleurs t -ammond le Lion ae 6 4, cap. Fmh; 1l Ardentr
premiere tentative fur le point de Revel, et don't bleeSs.e 4 it. Vh de t
de 64, cpi'. Vh a rhn ; 'iris de 3 2, c- irp WC]ls
la nouvelle eft venue de Stockholm, en date du 18 Entre deux et trois heures aprs miniit, un des le Tham ca de 32i c-p. Trowbrldge ; le Nimils
mai il s'en faut bien que l'avantage ait te- aufli con- deux aiffeaux ennemis qui taient reftis chous, ide 8 capu. Bil l'Alligator, de"g capitLine
lidrable en favaur d s S idois attaquant la divi- fut bi par des vaiffeaux -fidois : fuivaut le rap- Coffin. .
fion de la flotte r iffe dans le port de Revel. Le port des prifonners, il fe nommait le t Etas du .
mrniftre de Ptersbourg vient de publier la rela- Rpoyaume, tari monte de 64 canone, et n'avaits On continue de mettre beaucoup d'ctivit l'ar-
tion de cette entreprife . houe et, felon lui, b i que depuis ix ans. L'autre fit dIgag du ement des trees vailieaux. Le doub age en cuivr
tre-infructuemufe. Voici. lextrait de cece relation, banc dle fable, mais non fans iin grand ..-,e. Win te a et n ne coit
telle qu'elle ett infre dans toutes les gazet:es Le chef de la flotte impriae, l'amiral Tichitfcha- que le Woolwich air encore befoi de beaucoup de
trangeres. end tmoignage A a conduitte valeureune s pour fe trouver en tat*de mettre la voile.
Btr-ngees gow, rend tmoignage i la conduite vQleureufe Qant aux frgates elles font przes, et pourront
SLe t ,mai, on flu inform qu' la faveur du des autres commandanas pavilion, du vice-amiral partir au premier oidre.
vent d'eft, la flotte fiiddoife approchait de nos Muffiii-P f hkin, du cointe-amiral :Cha3iikowv et du
ces. Le commandant en chef donna en contp- brigadier T'ett : tous les capitaines de v:'ifeau ont On compete voir inceffamment arms leSwifsfare,
qience l'ordre tons les officers 'et gens des galement mrit fes loges. L'impratrice, en le -Robuft, tous' deux de 74 canons, ainfi que
,quip)qges de fe rendre brd de leurs vaiffeaux. rendant totfte jtulice aux cmninandatis et quipages trois autres vaiffeaux de line et pufieurs fr-
Le z., l'amiral envoya le capitaine Tett, qu comr- de fa flotte en gnral, a tmoign par un re!crit gates, don't la life des bt!mens en commiffioe
manddait n dtachement p.rticulier, pour observer particuiier fa fati faction au ch:-f de la flotte; et a t augmente differences poques.
les imovemens de l'ennemi en courant des bordes en recompenfe de Cf valeur fignale, elle lui a ac-
entre -l''e de Nargei et Wtuiff. Le rinme jour, l'o: cord l'orde de S. Andr, et la pofllion hr,4di" De Porfiouth, le 18 juin.
remariqai que les Sudois dirigaient .leur rout taire d'unre terre de la couonrne dans le gouver-
pricifmen pa ces eaux ; et l'on en conclut qu'ils nement de Mohilcw contenan. t ,8 ames; au Dans la matrne le corps des canonniers et
daient d-'ids attaq'ur avec des forces fup- vice-amiral Mufin-Pufchk n une pe a garden d'or, artificiers eP vteu occuper les cafernes 1 -
ri,es l'efraire imir-iruiale qui y tait mouille, i enrichie de brillns, avec 'infcriptintn our lava/eur; et les divers dtachement de la marine ont tous
Ainfi l'amiral T(chitfchagow miti les dix vaiffeaur au contre-Pmiral Chanikov la grande ctoi de 'or- e t tpartis, mncfirre qu'ils arrivaient, board
ql'il avait feuiement avec lui, outre une groffe de Wolodimni de a feconde cla au capedainme de piifieurs vaifleaux.
ft gate en ordre de baraille, quelque difance avec rang de brigadier Tett, ha croix de la trojfime
du port. Vu le pti, nombre de les vaiffeaux, i claife, &c. Le mme jour., 'lluflrious, ie 74, a gte con-
i ,baila le pavi Ion d'amiral, en le remplant par duit Spithead d: la veile, le duc de Clarence
celui de vice-nmiral, fit changer 6galment ceux De Stockholm, le 4 juin. s'y etait rendu fur le vaiffreu le VaIleiztan; ce prince
des autres amiraux, et fe difpofa recevoir 'en- eft all fire une vifie l'miral ,,r;.li: n ,
nemi. Le 14, fix heures dui niautn, il les appella, Les nouvelles de Finlande annoncent que les vet le remontuel il u Cr u m ior 'ai~ idi
ainfi que tous les capitaines, a Ion bord et Sudis ont fait de vaines tentative pour deloger o apr mdi
leur donna les i 'truci 'ns n~cflaires.A eptheurea, les Rofles de Brody et d'Arjala, et qu'is ont tou-, le i7
un vaiffzau ennemi choua f r un banc de fabie jours les plus grande inquitude pour le gnral hham le jin.
; neuf hires I'on vit la flotte.fiJdoife s'avan- Platen et le gn.rai-major d'Amfeld, qui fe trou- e p
cer co'npoe de vingt-deux valifeaux de ligre, vent envelopps par l'enneiii, et retirement f- la prei ents materots recueillis par le moyen de
quatre fri-gites, deitx b lots, et deux petits bti- pares 'du refte o e l'arme. la preife et gards fur le Sadw;ch, font frs e
means fos; la conduire d'un grand ai ral d'in board des vailieaux le Malbo,'ug/i, la Vengeance et
vice-amiral, de deux contre-amirauix et de deux On mandait de Borgo l(a de ce mois, que le Lopard. La Queen Charlotte, de i o canons,
comnmnores, entire N'agen et Wulf. Range fr l'e"cadr ds 'gaferes aux ordres du roi, avait fait vaiffeau neuf, et le plus beau de notre maine ,
une line elle approcha fuccefiveiiment de nos voile, le 29 mai,, pour le rendre devait Wibourg. que doit monster l'amiral HtIvwe, n'ira pas joindre


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I











a 'ttte aufi~ prnomp t t qo'n I vai.t uppof4, crta qu'ii parlerait la tribune I, me femb'e cotnnajl re, vant tout~, Ie cfiles d'une infusrr'L
pit.e ti-l i in airq.ie ai; affs incef.i.ies pour quie cet example dcide ha queiio ion aufli xtrorumiiir re dans un corps difting
fes cao, : pe t e r, pour accelrer fun dp it, On a plaudi M. Fuet le jeun e:tre; il r e ennemnis nu f ce
S -t-o cuemonte tiibue. M. le prd.fident fdet lecture s'i, e t ricefaie at t 'epouv e tc
,qui fe.rait don in"g' car il farut cd.venir que cet du dcret par. lequel 'Affemb'e a ordonn MM. -tes ffcirsmnicia cnceter aec
:equipenmntrt inonilet ne fe tiouvei.t; ps difne M. R qquetti le jerue de venir rendre compe de re leigsneme s qu'ili pouront vus pn n r le
ae la ft ,.':b cuitrruction de ce valeaif. I conduite. eu ies P ptron v prorurer, et
conlue. vous aifep';z avec ;le cmmandaun de la place
Le Jupicr,, le Zuifltone et Le ScorFion heu'eu-
Lemenit arr vs des 1u es occidetaesc, o ont moe M. Riquet le jeune., tais deux cents lieues tous les moyens que'la raifon, h patience et ce-
fe*ent arres des In epr.m s aoccu ete, ot mo dc l rf e .ce dctrem'a t notifi. Je me fuis penrant la fermete indiqueront de mettre en ufage
Ie .isdeux pr ers lfu Nf 'otir, et je penfe avoir prouv pa por raiener ce r 'ginent' l' .difcpine d'apTs
Ser n' la cilit que j'ai mie dans mon rerou, mon la connaillance que vous aurez pu prendre des v-
la clite qe j'ai mire dfns mon retour, mnepuis
'L'lection' -es dux membr,.es du parlement. refpe-ct pour les ordres.de 'AffImb!ie. La calcm.;e ritables calvess de Ion iifirection. Je ne puis
oi.ur la' ville"'e "Pbrtfinouih, doit fo fire le 19 5 m'a prcd, elle a vomii centre moi des libelles douter qie le giment de Touraine ne s'empreffe
on croit qu'il' ne s'lvera' point de citficults , affreux elle m'accompagne elle me pourfuivra oe revenir ait principles de fibordinatioion qi feuls
.tt .qu'il ni'y aura aucune pppofition ; il i'en e e encore pour dnaturer les fits don't la vrit fera font la force t la glirere de' corps militaires, et
pas de m nine de 1 el.t.o- .de Weniminfter. La mnx jufiification. La calomnie me fiivra partout. ont la vraie fauvgards dela de la r d'evoir t uns.
Jetrz .de d M. JIrne-r'o.icprar t lui concilier des'l Hier encore Ecouen on a voulu m'areter, out ce orpa u d'avoir p
fuffrage, ; il gagne des voIx aux dpens du lord et fans le fecout;s des officers municipaux j'aurais s'en carter, au maptis du ferment folennel qtu'il
Ho,4, -le 23 il en avait Ip cdll beaucoup peut-rre't la victim .e la 'freur du Peuple. a &t de relter fi.el!e la Nrtion au roi, la
en raifoui d:s 43 auxquelles il etait rduit le 17i Cependant, j'enn'efit l'exprience, -je fias auiffiti t loi et ux regles de la discipline militaire. Mais
cependant il en refte 56i au lord Hood. Quant difbuf que tromp. A Caftelnaudaiv',. le miime queques heeueux tffets. qu'aient pu procduire (on
l'lection de M. Fox, elle n'eft pas douteufe, Peuple qui, le 14, me touchait en jboe et de- repentir, le roi ne pourra le croire durable, que
t.ar il a .88 voix. mandait ma t!e, eft venu Je zz, fe: prfler avec loLrfque ls officers, que l'eff.ervefcence a forc d
S.' ie autour de mi ; il s'criait : il a fa grace, s'ab.er, ferunt rentrs dI.s eur compagtne ,et
On aff're que amiral Jervis a quitt Portfmouh nos en fommes bien aies;,il a- lai'r'd'u bon qu Iadjudant et les bas-officiers du regiment q
S ur- allr iri lie embre' 'i parlement oemeben aies l a l'air 'd'ui bo 1 ..
pur- arquls de La.i n alire mimare dt parlemert ; ler I h e Si quelquefois mi a vox s'affiniblit li 'ont ect impifemein defittls par les fldat, fmronse
maje e fuis pas les fairs dans lesr ordle jd price rmis A ieur place c ic i a obtenir cette marque
eft attach ,.lui ay.a.nt afflur une des quatre places l'Affemble d'y fuppler p i fon filence et par fon d'un return fi cere que fa majefi vous ordonre
qui dpendent.de lui., '"" [ attention. Voici la quatorzieme nuit que je paffe d'employer tous vos foi J' ris de Chollac
Fans me coucher. Je demand la permiofion de pour qu'il vous feconde d3 tous les moyens que
.... ...---, fair une observation pr iminaire.On a oulu tabhi l autom"i de fi place pourra lui fare employer
IV S NOV EU X un r-pport entire mon opinion dan, cette AJfm- Je me !s concelte, ainfi que 1oidounat cetf,
L 1 V R .E S NO U J VEA ble et nia conduit au-dehors. Je done mn par parole letcre, avec les (;fli icrs municipaux, pour avii: e
l.. .. c'd'h:,nnour que je n'ai parl qu'avec rtfpect de aux moyens de rtab.ir la fubordination et de td-
Bibl'iotheque de l'homme public, ou arlyfe ra'fo' Affemble et des dcrets re'dusr par elle et fan- couvrir la c'aufe de tant de d.lfordres je crois tenir
i r !, .paux oliv .. rnXi s et ef d: o s s t u I t
,ne des principaux ou;erages frnius et strangers t ionns par le roi. Si quelqu'un avait 'audace de le fil d tous les troubles qud fle nt propags
'fur la politique en.gnral,,la.l'egi;flation, les fi ces ,.l police, Ilag icukuae et .e commerce en le plus former : a preuve viendra apre. Je pr:e p luis preo a co.,pletter un os de preuves, et
particuie.er, e fur ledroit naiurel et public ; par ceux de mes col:gues qui font aufli journalifle, je pour"ra", io's peu "e jouris,'vous dire que!s ionrc
Wl.'ie'marquis de Condorcet, fecrraire perptuel de e trailer avec'juftice. J'imagine qu'on ne 'e les gene qui ont pay les troupes pour les foulevei-.
de l'acadmie des fciences, l'un des quarante de reproche rien d'antrieur aux circonftances qui Je me fuis donc cuilcert avec la municipait pour
'acadmie frin.aife et de li foaitc royale de n m'amenent en ce moment prl de' vous. On m'a executionn des ordres du roi. Mlapi eiere dmrche
Londies; M. de Peyffonnel itien conf'iL gnral dit q'ie la m'inicipali de Perpignan a ba'm ma a t- d'irire aux offiriers municipanix, pour leun
de, Smyrnr;, &c. ; M. le Chapelier, dput a i'Af- conduite. Je rponds en lifant une letrre qui demander l'inltant ou j pourrais pr&er le ferment
ftmble nation;ale et autres g ns de lettres, avec ma et adre(ffe par MM. les officers municipaux, en leur pr6fence. Ma lettre tait ainfi conue :elle
cette pigrap-he : Quelque .faibl il.fluence qu'ait fix heures ava t'mon dpart. ef date du 9 j.iin.
ma voix dani les ail'aires pubLques le droit feul
d'y voter iimpofer. la loi de m'en initruire. i.Mo fio ur, la dmaichle que vounsyenez de fire, Mfiers, je dfir rempir, 1 man arrive
J. J. Rotff-'au, Contrat fcial. en joignant vote regiment au moment o vous avez a la &tte du corps que j'AI 1 honneur de commui- i
S. apris fon indifcipline, eft une nouve.le preuve de der, le devoir q-ie me prefclit le dcret rendu par
A Pari chez M. Bfl'on libraire rue HIaure- ivore zele connu pour le service du roi. Vos fol- l'Affemblee nactinale et fuTactionnr par le roi, re'a-
f tile hlio de C'a;!orfqet n zo 1790 > dates gis par une f.tta'iB don't nous .ignorons la rivem"ent au frmniiet militaire. Commns c'eft .n
tom. 1V, inm-8 de z64 pag.s. cRfe n'ont cd ni vos f ins, ni ceux de otre prfenc q.te.ce ferment doit ..re'prte je
La Moraide l, 'erfance, ou collection le lquatrains M. Chollet, commandant de la province, qui s'eft vous prie de vouloir bien m'i:diquer there de la
Smoraux ms a i orte ,de er is. rix at fous. u ni la municipalit pour les fire rentrcr .iians leur journeide demain qui pourra vous convenir, pour
A s de i'inrm ere de Mofieur ef ru devoir. Leur opinitre rfiltance a fe foumiattre nct e je rafle prendre les arms au regiment de
A Paris de 'imrmerie de Monficur, et fl trouve s T"ura)ine.,
chez M. Bleuet, libraire, Pont Sint-Micel. ntre vie dsl pofin l pls alrmante Vus voudre ien ffi m'indiqe le liu qui
en fentez a.lfez ies confequsnces, MI. ie vicroite, Vus voudrez bien atfii m indiqiier le ihm qui
Deux cent quatar'vingt-fix quatrains moraux pr- pour penfer avec nous que ,dans des circol ftances vous fera le plus commode : j ddiirerais que la
fetent une lecture fuivie une monotonie qui auffi orageufes, e part le pis lfag efti taller vou:- mi"ne vous conv,,r. -Membre de i'Aflfenblee na-
Tenfo-rce encore la fvrit du prcepte et le ton mme expofer i'Afl'embie na io.nle, et mettre tiona'le, je dois donmer ''exemrple de la foumifion
dogmirique ,qui y regent. Cependant leur utility fous les yeux du roi les faits. don't vus avez t p;ur fe' drets ; 'efpere que yous verrez dans
ne peut pas tre squivoque parce que l'enfance, tetnoi. Nous ne doutons pas que' l'lAfemb de na- cette inmuche, Mefieurs, le zele qui doit ani-
qui ne les grave dans fa mnoire qu'en fe jouant, tionale et le roi ne readent la ime juft'ce que mer tort bon Fral,iis et le defir de donner at
.doit ncefflirement fe pntrer de leurs piincipes ous la condiuite que vous avez tenue pour ram- rgirmeint de Touraine 1 exemp'e dut dvodliient
falutaires, et en devenir rnmi leure. plir l'objet de votre million. ,, po"r 'Yordre que je luis charge ady rtablir et d'y
Les officers municipaux de Perpigcanr. m.u'iteir. ID
Adreffe au.x bonnes gens des villes et des champagnes MM. les effi.iers m''iipa:x me donn.-:e:rt jo'ur
par un bon home, avec cette igrI lh : Pau- Si deriuis la muni ipir a rtn un aure lang ge, l Les trois offi qi ava
percs eva"geJifntur. AParis, chez M. Gueffier, !ib. cel:e prevaricacion ne peit ue l'effet que dela forc e lendeia. Les trois o:ien a'e
rue Gt-ice-LCour. crai;te qu'on lui aura infpire. Il fIau parler mainte. et forces i fe rtiter, ient qu-me lieut s : ils
nuit de l'enlvement des cravattes des drap:aux et rtanquerent de ch.vaux pour leur retour, et ne
.- _:- ~-_..'_ __. =n_:.. dea mode de cet enlvement. Je fuis hi.n de ier parent arriver teis. Je donnai, contre-ordre au
i-d -=:--- -- m cet enIvemrent. Je fuis Iin de lie'r .ment n dev.oit- s'atambler : voici quel etit
ce fat : mes motif~ m'omt pa u louables, et je les rg i q devit s voiciquel
-A S SEMBLEE N A 110 N A NAL E. p..l er m l le uarnien les dcrets de 'Afernblee national ; je l urais
-sT fairt peter enfume de nouveau atm rgimnent, et P au-
raine fix centu bomntes fortis de touted les reg'es de rais profit de etue oe nouveau a porir men aux olet as
Prfidence de M. le Pelletier. la discipline et du devoir, et trois cert f(bldats rais prove de cette occafon pour re aux foldais:
honnte, qui verfaient des larmes de fang. Je fentais rois eni d, jurer d'er'e fiadlle. e la tio, la loi
Iuro e' de vous coifornr aux megles de la d;rci-
SUITE DE LA SEiANCE DU DIMANCHE 17 JUIN. que ces homes n'oferaienr jamais montrer leur pauo mi itare. e ne v eu x cnt pas lx amer fi Dvou as i
ST EADU IAC 7U pou, la dicipline milir.ire. tanif~ il, feraient P'lie mi;ire. Je ne veux pas exmwr.er fi vous avez
1refpect pour la dif'cipline militaire, tanttiU il feraient t filelles au mne ferment dj prt oar vous,
-. ., fous le couteau de leurs comrades infubordonns. etfe a m e ferment dj prte or o
f, ous le oteau de leurs comrades ii rdonns. l'anne derniiere; ie vitns mne vous offrir, de la
On announce que M. RiJqett, ci-devant vicomte Je fuis porter d'un procs verbal joint une en- anni derniei e mcm vus or l
de Mirabeau, demanded a ecre introduit. quite : ces pces authentiques roondront u part du roi, o:i de tout ce qui s ,'f paj fa bont
i . veut bien ne voir qie votre repentir : falclles -Ovtre
M. le prfident Exhorte l'Affemble l'attention violence qu' on me reproach. td'avoir exerces en- ferment, voa qlle exhtcerpserd els dont onva vous
au came et au silence. Ii dema; de fi M. Riquetti le vers les fo dats, Iaccu action d'avoir verfe leur f our a l lr : ecaitlr J D!ttse don t Je devais
jene fera admis la barre ou la tribune. f.og. Que le lenemain on e foit retract, ela ne enite la lctur : on auricli a letrers, du uraoi Je devai
St t prouvera ien ; c'eft par la force, c'eft par le eifiit ordonner aux officers, qui raient t
M. Caales. Un membre ne peut tre dpouill glaive qu'on aura obtcnu cette rtraction. porte de l'etan e de rentrer dans -uis corn-
de fon caracrtre louts es lesfois qu'il n'efl pas Quiel a et mon plan ? Vous avez ey u cnnaiiance j aguies; j'aiurals rnrri grb l'adjudaint:lirds fon pote,
convaincu du clit don't on 'accufe. Je penfe que e .es ordres que j'avais reFus du roi : voici la lettre et j'aur'is fait ddfiler le rgimente. S'il y avait < (
M. le vicomte de Mirabeau doit tre entendu fa que m'a adreffi M. de la Tour-du-Pin, er date de du murmure ou de l'inf'Lrrection, j'aurais1 di : Que
place. Paris le 3 mai ceux qui ne veulent pas obir aux ordres du roi forrent
des rangs. Le contr.- ordre ayant Ct donn, e rgi-
M. Riquetti 'ain cci- dcvant de Mirabeau Palate. En imettant fius les yeux du roi Monfieur, le miint i e.prit pas les arime'. Le lendemain, i 7 heures
S'ii ne s'agiffalt que de l'amii deion fr re je ne prendrais pas la parole; s'd ivre le 'glmielut de T' u:;i e, je, ai pais idI, l'adljuida.-t et par u"e t:oupe de foldats qui par-
rn.mi vous )avez aind pour vous rendro 'comnpte ignoter l i nj..l l'iriterin ou v'ou ites d6 de- lairnt t.us la f! s. Je leur d s que ce ''i.it p3S
de fa conduite ; vous n'avez pas dit qu il parai- mainder l'.Alnible national doit vous ies aii fi qu'on entrrit chez un chef, et ieur ordonna ide
trait la bare i v,us avez voulu l'e.tendre ; vous memibre, !a permifliori de vous abfenter afin de fortir; ce qu`i'fs firent. Je paffai un pantalon, j'or-
re :o'viz fans ,voi' entendu dclarer qu'il vous reldre vote rdgin.ent et d'v employer donna qu'on fit ent er uaie ipiitation des foldats
eft ugeab el et tout membre qui n-eft pas dclar vos efforts pour irab'r elordre et la fi burdiation. qui taient nia porte, au nombre de cinq cehes il
jugeable doit cinirtiiuer de jouir de tous fes droits Le roi a vu av-c fatihfaction la preuve du zele que en monta qui ze oi vingt : un grenadirr parta la
dans cette Allemble. Je ie rappelle une circa ouf- vous vous difpofi:z donner, et fa majefclapproui e paro.e, ec inc dit : Mon cot!onel, on nous a d!r quy
tance qu'il ne fera pas inuitile de'cirer, et je la que vous vous rendiez au ri'g'ient de Tonraine vous avic ordonn a Rochefort de quitter fis paicitres
citerai avec d'autant plus de confiance, qu'elle aufliiot que vous aurez obtenu l'agrment 4le 4'A.f- d'anjudant, et que vons vuoaliezl.irt rentrer Malrchnt.
eft honorable pour celui qu'elle concerne.M. Malouet femb'e national. Soats, rpondis j ce n'eft pas cafouli et fans onrre
ayant et i.cculp voulut, par ,u:e dl'cateffe tis- l1 ef fads doute inutile de vous recommander, que vous de int.rrogr vot' e chef; raede-"ous calmnes
louable, etre entenidu la barre ; l'Afemblc d- Monfieur, d'apporter la plus grande p'rudenice pour a tranqIilles a 'votrc ciuarirer, je vuw y pOrcera le ordrer










7J5


du ri et les mi;ens;j'y ferai danr un qutirt d'heure, Les
,dutissm repondirent que j'av~i ais rai i, /, ils uall.ient
s'y tendre, qu'ils in 'vatent rto:jo.:rs o'i et 6'id m oJi-
raient 'c"core. A peine tailnr-ils delcendus, qu'on
vicu mti dire qlue les foldats ne voulaient point fuivre
l'vis des premier, qu'ils avaient demand qae je
dfcetidiife et que1 j'ias hi f.... pour cela. Je def enOis
avec fept ,(tli *Ici, les foiztlts f ranrgetenit, i mon
arrive : je leur r.trai ce que j'avais dit leurs
.,iia,.i'J- et i'ajoua : Ceci eft extrait d'un
M~rnoire" que je prfenitai la municipality de Per-
pignni. 1
Je vous ordonne, fo!datr, au nom du ferment
que vous avez fait la Nation, la loi et au
rot, de vous iendre vote quarter, et vous
y recevrez ries ordres ; ce n'eit pas au milieu
'nr,o rie et par une infirrrecion qua vous
obrienidrez de imi une rpbnIf : obiffez. Dos
cris prefque unaniines dirent non. Toououtrs came,
je rptai une feconde f,is le mmr ordre, on
me r.ipondit encore nor,. J'eus beau dire que je
n'.tais pas accoutum ob it imes fhbordorm i,
qu'i s pouvaient me csffer, mais non pas me faire
piacr, les non furent totitjo!rs rpltas. Un ap'point
de la compagnie de Vubercfy fortic du rang ,
s'ava c ver, moi, et me dit : Nous favons que
vous. voul qui ont v Mtn'u nons fire du mal nmais f...... i's
n'y ren' reront pas. Ces propose iaient accompag-6s
Je gefies dangereux et menaans; un des offi:iers
qui raient p:s de moi maverct que d'autres
ram ,ffaient des pierres. Alors je fis un pas en
arrire je dis : A moi MM. les officers. Je
tirai mon epe, et la portant en l'air, je crini :
obiffTz foldats la voi, de votre chef. Au
movement que nous fimes pour mettre l'oe 4
la main les foldts fe jetterent les uns fir le.
sutres des deux cts de la rue ; plufieurs tom-
berent, et d'autres crierent aux armes : s cou-
rurent leur qiu'tier o ils furent prenire les
arm'n. s. Ces f.its font attells comm il fuit
-Nous, J;cqies Gavit; Poni hari, mit'e per-
ruq lier ; Antoine Comm.llan i gociaur Jofeph
Lrbes, bouir'geois Vincent Cormuzat, pff.m:ii--
ter Jean Totreilles, fellier i Jacques Piilippe
Mae.r, gar9on perruquier; Paul Ris tiller ; Do-
urn:qu:e Ca7al avocat Jean Chepe, tailleur;
er Pierre Lafort ; tous domicilies dans cette vil'e
de Pei. ignan aprs avoir pris lecture de l'cri
ci-deffis atteffoi s et affi'imans le contenu en
.,e'ui veritable pour l'avoir vu et en:tendu, et
n:iifdits Chcpe et Comme lin atteftons de plus
avoir entendu que pufiiurs grneadieis criaiert (.an
p.arlant de M. le. vicomte de Mirabeau ), point
.ie vive ; il al f..... pour vetir icii ajourant, il
faiit qu'il vienne, c'e2t ici la tr&e, et il eft f....
pour ce!a : ce qu'ils ont rppt *puiueuis fois.-
Nou tous fuC ifs attelions en outre que lorf-
que M. le vicomte de Mirabeau tira f>,n pe ,
ainfi q'te MM. les officers qui.taient avec lui;
ils ne biefferent,. ni la porterent contre peronne :
en tmoins de quoi, avons donn la prlnte5attef-
tation, que nous avons figne.
A Perpignan le I jujin 1790. Chepe; Commel-'
lan; T,reile ; G. J. Poni hari ; Paul Ris ; Phi ippe
Meger; V. Camunzat Lafoi ; Jofeph LobIs ;
Caza'. Sign l'original qui eft au pouvoir de
M. le viconte de Mirabeau.
Nous, maire et offciers municipaux de la ville
de Perpignan, cerrifions tout qu'il appardendra,
qut. les fings ci-defiis appofs font vritables &c.
S egd, d'Aguilar, maire Cult et Vaudricour, 8:c,.,
On vous a dit que j'avais verf le fang des fodats :
v'us voyez combien cette calomn:ie eft odieufe.
M.iis on ne vous a pas parl de 800 foldats cri-
minels qui enf.ncent les ponies de leur colonel,
en!event les drapeaux et la caiffe mtilitare ....
Et ils ont t admis la barre de l'Affeimb .e
Je ne rappel'e pas qu'otn leur a accord la fance.
Mefiurs je vous demand pardon. . Le dfordre
rair fon conible; le defir de fauver un rgi-
ment avec lequel je fers depuis dix ans, m'infpira
des miyens le douceur et de conciliation que
je mis en ufAge. ToIut out nuti'e ... Je fis un
calcil bien fiuiple : 300 foldars honntes des
ifficiers -. uiirg.<: et refpectables avaient refpect
leur cev.ir i il Fallait corferver au roi ce noyau
prcieux d'un regiment qui s'ta:t fi fouvent cou-
vert de gloire qui toujours avait t fans reproche.
J'imag;nai de porter les cravattes des drapeaux.au
rti ; je lui iarais dit : Sire, envoy, z les cravattes
dains unt vile loigne; appelle.z-Y les fodats qui
font refts fidelles : iL viendront fe 'nirnr aitour
de leurs dcapeaul ....... Ce project tait celui
d'an home d hionneur.. .. .
Le comma ndant avait obtenu qu'e !es drapeaux
fcraent port non th z le nmie je ne l~irais
pas fr'fferc m.tis dians mi .hlmbe : je lo:eais
alors ch.z M. d'A-i.lar. On vous a dit qu'ils aien
da, s un cabinet ; c'elt une falufit ; on vous a
dit que les di.pe.aux taient la g.irde de M. d'A-
gui'a', Il f.nt qu'un colonel foit jug, avant q te
de lui enlever les drapemux, .. M. d Agnr
m'a fi peu dit qu'il en rait relponiablie, que )es
officers q''i fa trouvaient fouvent auprs de moi,
im'ont vu fi: fois, quand on venait cheI. mnoi en
arms, prend;e le d:apeau blanc leur donner les


Autres en dirfani il frtini mou-ir -. On a flit
une filgliere contradiction, ; on ait did'ab,'rA que
M. i'Aguil'rrl trit refoonfaib'e des dr. p 'aux qu'il
gardait; on a dit et.fuite quei je les avai aiit garder
par .e reg.menet de VtrmI'noi.j. J'en av;ais le droit
M. d'Agi:ilar n'en tait donc pas refpomabie. ...
(I1 s'eleve quelques ntruinures ),
.Je rapptllerai le mot fub'ime d'un de met col!6--
gues : fi vitus &tes mes adverfaires, levez-vous
et fortez; fi v.otis tes mes juge-, fence, coutez-
moi.,.. J'abandonnerai ce moyen, fi vous le voulez;
alffr nent, il eft furabonda'it, je le ppete. Nul
que le colonIl nie pouvait avoir la girde des dra-
peaux ils 'tient dans ma chambr:e. Je donne ma
'parole que M. d'Aguilar ne m'a jamais dit qu'il
en rpondi-. Mes foldats ont bien pe.f que je ne
tes r Piidtia i pas on a dit qu'on av.it trouv les
cravattce dans mes males : cela eft faux ; elles
ecaient'-'.... fur ma poitrine on u'aurait pu ies
avoir qu''en me tuap. On a pri le bon moyei
pour les obtenir. La fuirei d'un cicoyen tait com-
promife, dri citoyen que je refpecte le 'plus i je
les ai donnes avant mme de n 're fait repr-
fater Cafte'nzudary la rqui(itiorn de la muni-
cipaiit de Perpienan. Quant l'etilvemenz de ces
cravattes, je l'ai f:it par des nmtifs que je croirai
'ons, tant quz'on ne m'aura p.v. prouv qu'i s foit
coupables. Quant a.t made de l'en'ivernent, je
'ai point vioi l'hoipita.c ; j;'ai cru fire une
action louable, en. fauvanrt le noyau du rginm.int
coupable. Je fuis innocent : je crois mon inno-
cence dm:>j:tr' e i je crois que les pr .uv.'s rela-
tives la mraniere die mon rg ment a ti tra-
vaill, pay fold, ferviront, encore comuletter
mna juit.ficaton. Cependant, coming je vtux que
mon innocence foit authentiquement connue, je
..rais fch que l'invio ability que v.,us avez pro-
ionce mn ht "'e me jrgr ; je de;nandie les
fauls juge> qui puifflnt me.conve,.ir; je demand
un confeil de guerre pour juger le r.;:i.nenr et moi.
C'afi l que je porterai le ca:iie ie l'innocence, le
courage qui la fuir, et qui, ie l't fere, ne m'aban-
donnera jamais. (On enteniid qu'eiq>.es applaudiffe-
me.is ; il s'ieve enfuite quelques murmures, qui ne
paraiffent pas tre d improbation. M. Riquatti le
jeune quite la tribune. Il y reparat un moment.)
-'On tie faith ici un reproche : je ferais au dfefpoir
qu'on m'accu:- d'avoir pris un ton menaint dans
ran jilf fi ationi. ( On entendi, dans plufieurs parties
de la fall, ce mot : Non, non .)
L'Affemble renvoie la julification de M. Riquetti
le jeuce au c' mit des rapports.
'La fance ef leve trois heures et demie.

siAN D DU LUNDI 28 JUI N.

MrT tinu r DiYM-, lq r i-. Mi mi12.ri- in;i A ir\.ln,


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Corr tat Venailfin. Les dpurs fe foTt rendus ce
n.tin ih 7. moi,, et m'ont aflur qu'lsavaint fa:r,
dans leur adrd'e., nae omiflion iimportante, dnz
is vouiaient inl-uire l'AfTembli natiurcn Datns
cette aJreff e, its ont jur fi it leur fauvenai, ;
ils voulaient diire a Itur fo,'verain pontile, e non
pas ce qiu l'on entenJ en France, d'apis la nou-
velle corfitution.
D'aprs le rapport de M. Vernier, l'Affemble
dcrete a':e les impoflio,,s de l'anne 1790 front
payes par cci'x qui ont joui pendant la prfeite
annm, fans rien p'rjd;cier ni aux ufiges ni aux
clauses des baux des fermiers.
L'adminiftration elt autorife payer 1o,0oo liv.
la ntriufacture ang'aife des cuits du Pont-
Audeiner.
La gar 'e national de Bordeanx adreffe l'Afer.-
blie national un rapport ex'cu du vYyagee d'un de
les dtachemens Mifac. On announce qu'il con-
tient des faits important.
L'Affemble dcide qu'il en fera faith lecture une
fance d u foir.
M. T/houre. J'ai vous fire un rapport trs-
court fur l'activit donner aux membres lus par
les corps adminiftratifs. Jetons un coup-d'oeil fitr
la formation de ces corps. Comme ils entrent en
functions au milieu de l'anne, ils doivent fiivre
les difpcjfitions dea 'ancien regime et prparer les
matriaux pour l'anne 179r. I s ne peuvent s'oc-
cuper d'excutions : ces foncticrs appartiennent:
au directoire et non aux aflembles gnrales du
confeil. Tout ce qui concern 1790 eft rgl. Quant
aux difpofitions nouvl;es la parties rglementiaire
fe trouve dans nos dcrets mme l'gard de
1791 : le mimint n'efl pas encore venu de s'en
occuper. On sous demand quelles font les roa-
tieres qu'ils peuvent tiaier en affernblie de coa-
feil. Le premier pas i fire par ces affembles-,
c'efl de .Ce fa:ra remettre les pieces. Que ferait le
cops adminittratif en affemble gnrale ? Il man-
querait'd'objets de dlibrations. Le feul part
pendre, c'eft d'ordonner que les membres lus
fe choifillent un prfident, des fecrtaires, et nom-
ment les membres du directoire. Alors ils fe
retireront, et le directoire fe livreri aux dtai's
d'exci'tion : il veillea la confection des rles,
aux travaux publics, et le ctems qui ferait perdu
.par l'iiifutueure fetTion de l'Paffeluel de conf.il
fera employ pir le directoire. Voici en conf-
quence le dcret que le cornit a l'honneur de
vous propofer.
L'A(femblde national, aprs avoir entendu foa
comit de conftitiuioi a d6crr et dcrete ce
qui fuit:


.f. ilLau XL rl ecpuni le, 1oJr IJi/-2" I qui C noU' 111 Art. 11. Les u nemnbres dj Anomm et ceux
iiter la fdration du r4j.i let, vous n'avez pas Art.q vo es tmembres dfji nommu et ceux
mpris les aniennes milices des provinces; quo_- qui vont l'tre fiucceJivemenrt pour composer les
mrpris les anidennes mnilices des provicces i quoi- adcmnnilrations de dpartcmntrd et de diiffrict, tien-
'elles ne faffent point un corps dans ce moment, dronr incelftn rent une paremniete affdt ic, dans
es font obliges de fe rnffembler au premier lon oaque is ne immeront uner pifidear, a leur m ect-
la caiffe ; fi des circonftance mahe.ureufes nous laiu les nommeront I a ient, leur e
enaient la guerre el'es font toujours prtes tire et les membres d directoin ie.
)er au fecours de la Patrie. Je vous propofe donc ad in les n es p ncem s ent unea
dcrter que les p'us anciens officiers de ba- ad ,it inicoi(u noemerot amb, les nouveau
'lon de garniion viendront la fdration g- cirps lqui fn ,thargs dnou iernitadofi les cofmie-
rale. faires qui fcir o.t charges de la liquidat ion des affires
Sgnr.aies, aux terms du derr.ier article du dcret
Certepropolfitione.renvoydeaucomit'militaire, du iz dcembre dernier, fur la constitution des
arg d'en rendre compete la fance du landemain. affenbles adtainiitratives.
III. Ces nominations tant faites les membres
M. Mougins (ci-cevant de Roquefort) fait part des adminif.racons de department et e d dArict fe
Sl'Afembl -d'une arefl'e du confil gnral de laen e f
Iemb a dune adree du confl penerale fa pareront pour fe runir tous ien Jeflon de confeil,
mimune del ri[le dela Gra1', qui improve for- la mme poque, qui fera, pour cet,e fois',
Ieruent la d,.libration par laquelle le chapitre l ce
ette vnille a joeiniatiu pro elaqios de celui dca e lledu I feptembre prochain pour toutes les
cette ville e t aux prot ons de celu de adminiratons de diftic, et celle du i octobre
r:.. pour routes les ad.nrsirations de dpareement.
O- fait lecture d'une lettre de M. la Luzerne. Ce IV. Les directoires de dpartement s'occuperont
infire annoncc que le vice-confil de France pendant 'cet intervalle de fire remettre les papers
ilerme, lui a fit pafier le tableau de la contribu- et renfeignemens relatifs au dpartement d'en
on patriotique des citoyens franais rfitdant en fire l'examen pour tre en tat d'en prfenter
rte ville, avec tiois lettres 'd charge de d ,ooo les rfultats gnera'ux la prochaine affemble du
iacane. ccnfeil, et de diflribuer chaque directoire de dif-
tricc ceux qu pourront it concernlir.
M. Canus. J'ai appris M ffiurs, que M. de la trV. Is feor forer un tt oi tableau de cou
augivon, ols ot frmr uni tat ou: tableau de touted
auguvoEn,. notre ancient amb,,deur 2aprs de la les mn nicipalithe dnnt leur dpartement eft com-
u d'Efpagni, avt cit c Mi .i unae lettre pof, avec indication tant du montant de la popu-
.r 1quelle i: t.moilne combien il t furpris q' atin actv qe ci des impofitions de chaque
ait pu ua'omrier aitp s du roi, qui ient de lii tiinicipii.
rdonner de s'abl'rter. Il aff're qoe loin d'avoir
donner de s'abe.ter. Il aure, q le loin d avoir VI. Ils front dreffer galement un rableau des
cit la court de Mamirid la guerne, il a fait des routes de leur department avec dlignation de
iumarchel pour la pai,, et que par fes foins l'E- tat dans lequel eks le oven, et de la fia-
tgne a faith paffer en France i millions de piaft.es. tio cdant des ouel ags d'al t que de ceux ci-
ir cette lettre, M. de la Vauguyon announce qu'il deviant dit des ouv, ~s d'ot aucois et mis ci
crir M. de Montmori, pour le prier d inft.uire confection fcor les I n ads de 179 i.
Aff4ni bie natiorale re fa correfpondance, afin VII. Is furv:ont l es dioitos faitspor'em
aeile p. ilTe luger de a con'!uite. Peu.t-tre,(erait VIT. lsu':ou'es di'rfto' a is pot l'em-
.le cp. de danger lade co;un. Peutt e q de cette pioi, tiit de c I'o,.ie qi de ceux defii s aux
Sle ca~a de deanderrs lle chatrir et utres recours de bientelrance,
tt:e. aux frais d'adminift arion, et aux autres dpenfes
L'Affemb.de dcide qu'elle paffera l'ordre du qui eoncernent ia gnralit du dd.parcemenrt pour
ur. l'anme 790o.
VIII. lis veilleront, fiuvant l'inltrpiction q'ii leur
Sa minichpa'it da bourg d'Argenteuilannonce ra envoye, ce que tous les res, tant des
i cht, da fa paro un Te Dem, impofitions ordinaires, que ceux de fupplment fi'r
our ce'brer Ianniverfaire du feiment prte au les ci-devant privi.gids, etceuxde la contribution
ui de paume. oatriotique foien inetiammenti ach.vs vti-
M. le prident. Vous avelz entendu l'adreffe du fis et mis ot recouvremneitr.











'IX. i1 ex<'cuteront ler difpoitians du dcret de
v Aifcimb ,c nationale di 2 niai uei rer, pour coni-
*'tar-r ini:',liti s erret.rs' ou dArnbles eniipkis qui I
*peuvent avoir lii t d.ns le dernier departement t'es
*nimofitions ord:nair::s entire les miincip.,ali;'.
X. Ils cximi.ierort et jugeront les r,.quces des
.contr;ibub. en dichar-ge, en reduction, ou remifc,
ou moderation.
XI. Ils s'occuperont auffi des demands relatives
aux reconfuciorns et reparations '.glifes ou de
,pr.sbyteres, et autres objets de dpenfes locales,
ioit pour fire excuter les depeifes dj autori-
fes, loit pour vrifier accorder ou refifer cells
lur letquellcs il n'a pas encore E. prononc.
XII. Ils vrifieront et termineront conform-
,menti aux dcrets conflitutionnels, toutes les de-
rna;ndes relatives la fomntion organization et
runion des municipalics.
XlIi. Ils fe contoraeront aux infiructions qui
leur front donne. fur tout ce qui concern l'ad-
miniRration et la veiite des biens nationaux.
S'XIV.-Et gnraleinent les directoires de dpar-
cement front, tant par eux-mmes que par l'en-
tremife des directoires de districts qui leur. font
fabordonns, tour ce qui fera nccffaire et pourra
leur tre pefcrit, foit pour la continuation du fer-
vice de i790, toit pour l'excution des dcrets
dj rendus et fanctionns, et de. ceux qui pour-
ronct l'tre dans le course de la prfente feffion.
SXV. Le prferi dcret fera prEfent inceffamment
,la function du roi, qui fera fppli de l'envoyer,
fans dlai, fes commiifaires dans les dpartemens,
pour tre notified par eux aux membres lus pour
coimpofer les corps adminiftratifs.

.Suite de la d.fcufflon fur le traitement du clerg actual.

M. Chaffet fait lecture de l'article XI.
SDafs les chapitres o par les ftatuts ou par les
nlages, les probendes des nouveaux chanoines font,
pendant en teams dtermin, partages en tout ou
en parties entire les ariciew, chanoines, on n'aura
aucun gard cet ufage, et le traitement de cheque
ch nine fera fix, fur le pied d'une simple prbende.
-XII. Les ecclfia.tiques engags -dans les ordres
facrs, qui fans tre poirvus de titres, fe tro'i-
vent attachs cortaiis chapitres, auront un trai-
tenient fuiv.nt la proportion fixe par l'article 1X,
et felon les molumens donc ils jauiiieni it.
Ces deux articles font adopts.
M. Chaffet propofe encore quelques articles ad-
ditionne!l.
L'Aflerr.b'e en ordonne l'impreffion et les ajburnei
huitaine.
Art. XIII Les abbs rguliers perptuels et les
cht.fs d'ordre inamovibles jouiront favor : ceux
don't les maifons ont en revenues 10,ooo liv. au
mAins, d'une fomme de 2000 liv. ; et ceux don't la
nuifon a un revenue plus confidrable, du tiers de
l'excPlent, fans que le tout puifle aller au-del de
6ao0 liv.
M. Dupont. Il n'y a rien de mbins convenable que
de pr enter cette Affemble deux poids et deux
mefures, et de fire pencher la balance du ccde
ceuxe qui mritent le moins de faveur. Vous avez
dcrt par l'article VIII, que les abbs omman-
dataires auraient, r iooo liv. z0 la m)iti de
l'excdent, fi les revenues vont au-del. Pourquoi
le comit propofe-t-il aujourd'hui; l'gard des
abb's rguliers une reduction de la moiti au
tiers ? Cela mte parait injufte. Il ne doit point y.
avoir de difference, et s'il y en avait, ce devrait
tre en faveur des rguliers. On vous dit que ce
font des moines', cela eft vrai mnais ces abbs-
commandat tires font des mangeurs de moines. Je
demand que l'article foit amend et que les abbis
rguliers et gnraux d'oidre ioient trails come
le; autres bnficiers et que de plus vous leur
afligniez uP manoir comme tous les autres 4vques.
L'amendement eft rejet et !'article eff dcrt
tel qu'il avait t prfent.
XIV. Les abbs rguliers rriennarx et les chefs
d'crdre amovibles, et les vifiteurs inamovibles,
jouiront d'un traitement de i5oo liv.
L'article eft cart par la quefiion pralable.
XV. Aprs le dcs des titulaires, les coadju-
teurs entreront en jouiffance d'un traitement, en
rairon du product particulier du b6nfi'e lequel
traitement fera fix la mciti de ceux dcr:ts par
l'arr, le prcdent. Dans li cas nanmoins oi les
coadiuteurs auraient d'aileuirs, raifon d'autres
peu'fions ou benefices, un traitement actuel legal
celiu ci-dei;fs, ils n'aurolt rien prte,,nde.


73,

M le Camu.s.T J propore d'ifouter l'aticle:
SA l'gard dos ev.eies qui fe for dAmis des
oadjiiteurs, des dNdques .e Sens d'Alby, de
Troyes, et dess ffn.equgas e d Be Bae t de
Trves, il leur feia ai;ou unr traitement de iocoo
liv. pendre fur r leuI bpfi.:e ou fur leur penlton
et dans le cas o leur bnfice ferit moindre de
10,OCO liv., ils re front pas augmentes : l trai-
tement dps c adjuteurs ceffera dunioment qu'iis
front pourvus d'un vch. ,
L'article et l'amendement font fucceffivenment
adopts en ces terms.
Art. XV. Les vques qui fe fnt anciennement
dmis, les coadjuteurs des vques, les v'.ues
fuffragans de Trves et de EBile, e, France, jouiront
d'un traitement arnuel de i o1co liv. a prendr- foit
cafe des binfices, foit A caufe des petnions don't ils
jouiffai nt. Dans le cas ch ils ne jouiraient pas actuel-
lement, foit e;i penfions, folt ien bnfices, leur,


U'I de MM. les crtaires iannonce que le oi a
donri ta far:ctio., aiu dcret qui fitpprime ia.noblefle
hbirdiraire les titles de prince baron duc
chevalier, marquis, &c. &c. &c.;t a celui ui
ordonne le dplacement des quatre figures qui on
au bas Ce la flatue pdd-fre de Louis XIV l fPlacnt
des Victoires. X lc
Sur la proposition de M. le Chapelier, !'Affc'rnbl
dcide que fon comit de oiinflitut pronIui r e
des articles tendant prvenir les dlbc'rd-i q" i
pourraient furvenir, .tan p~r rapport a.uxi..lves
que par rapport aux armoires.
La fance eft leve 2 heures.


MLANG E
Au Rdacteur.


vi>-----


1

i


luUi.ii4ll es *c tc leLlllllqtiequ eC. 70 illans qui n ont
ni pe fions ni bnfices.
M. l'abb Grgoire. Permettez un jeune home
de rclamer en faveur de la vieilleffe: c'ft un bel
example donner que d'apprendre la refpecter.
Je ne pente pas qu'il faille adopter l'article propoi,
mais feulement amliorer proportionnfllemeint
leur ge, le fort de ceux don't le trairtemrent fera
au-deifous de sooo liv.
Oi demand la priority pour la motion de M. Ro-
befpierre.
M. Camus. Je ne fais pas quel eft le privilege
d'un home, parce qu'il a pris la tonfure. Je de-
maniderais volontiers que tout citoyen actif oi non
actif, g de 70 ans, qui n'aura pas mille liv. de
revenue, obtienne cette fomme.
On demand la qu'efiion pralable fur article et
fur les ameiidemens.
L'AlIemble decide qu'il n'y a pas lieu dlibrer
fur i'ar;icle ct fur les amendemnens.


VARITS.
Extrait d'une lettre crite M. Manuel, adminifrateur.
Je brigue, Monfieur, l'avantage d'offrir afie chez
moi vingt de mes camarades': je demande feule-
ment loger, de prfrence, les dputs des gardes
nationals de Fontainebleau, de Moret, de Maiines
et de Villeneuve-la-Guyard, que j'ai P'honneir'de
commander, ainfi que ceux de la ville d'Auxerre.
Je dois ces derniers ce faible tnibut de recon-
naiflance pour les- marques de bont que j'en ai
reues ii y a que'ques jours, lors de la conf-
dration de toutes les gardens citoyennes du dpar-
tement de l'Yonne qu'i:s ont provoque avec un
patriotifme don't on ne peut avoir t le tmooin,
fans s'en, montrer l'admirateur.
Voilez vous bien ne pas oublier de fire note
de la prfente foumiflion ?
Sig'n, Goruy, dput l'JAfemble national.


On s'abonrne Paris, h2l de T/ou, irue der Poitevins ou au Bureau des Aficeres rue Neiv,,e-Saint-Auguflin. le prix efl pour Paris e
z8 i'w. pair trois mros, 36 Ziv. pour/fix mois, et de 72 liv. pour l'anne ;.et pour la Province, de za liv. pour trois mois qz liv. rpoiur
mois, et 84 liv. pour l anne, fanc de port. L'on ne s'abonne qu'au come -ce rent de cheque mois. OnJ fou/ric auffi clhe tos les Libraires de
France et les Directeurs des Pojies. C'efl M. Aibry, Directeur du Bun au de la Galette Nationale, rue des Poitevins, n0 z8 qu'ilfaut
adreffer Ils lettres et L'argent, francs de port. Tout ce qui concern la compnfition et la rdaction de cette Gaette come Livres, E [ fpzmps
Cartes, MufiLque, &c., doit tre adrefe' au Raedacteur de cette Feuille, rue au Ja.idinet mafon de M. Brill, en face d la rue del'Eperoyn


traitemient demeurera tel quil e t ; leur traitemei,t, De LUy rie Nivernais, le 10 juin. Nous habitonq
come coadjuteurs, ceftLra lorfqu'ils auront un Monfieur, une petite ville au dpartement de la
titre effedtif. Nievre. Inf'uitS qiue dans les aflnmbiles priiaires
XM. Ch fet. Je vais vous prfenter un article addii- du voifinage, les Pepples des campagnes gars et
tionnel, que vous jugerez ans doute trs-:.cetflire. fduits, fixaient a leur gr le prix des grains et des
Le maxirnum fix' dans l'art. I" pour les vques, comefltibles. injuriaient et- menaaient les p.,o'pri-
pourra tre augment d'un tiers en faveur de ceux tires e. les fermiers, exigeaient d'eux des fermeis
qui fe trouveraient avant la publication du pr- illufoirns leur extor;quaient des omimes arbitraire%
feut dcret ags de 70 ans. Il en Tfra de mme et que.mense ils avaient maltrair des citoyens ,
du maxi/nm de tous les autres bieficiers. qc ils n'avaient rerrocher que les places qu'ils
On demand la question pralable. occupaient ,. ou la fortune qu Ps pod'daiei1nt nous
avons pris les plus exactesprcautions pour la furet
M. Fricaud. Lorfque le clerg format in corps p iblique. Notre affemble a comment le:4, et a
rednutble il.dictait des lois ; voyez aujourd'hui dur dix jours elle tait compofe de neuf paroitffe
quels moyens on met en ufage pour le rtablir dans don't les habitans maniffterent d'abord le project de
fon ancienne fp!eindeur. Je demand fi fon traite- s'occuper de la taxe desgrains, p'utt que de nom-
mert n'eft pas exceflif ou au moins port une jufle mer leurs lecteurs. Les troubles de l'mffti le pri-
valeur. Votre intention n'eft pas fans doute de triple maire di bourg de la Roche-Milan augmentaient nos
la dpenfe du clerg. J'appuie donc la iquefion a'armes; mais le zele et la vigilance de M. de Cham-
pralable fur l'article propof. pagny, maire de notre ville et de notre municipa-
L'Affembie ef confulte fur la quefton pralable. li e, la prudence de M. Ballad, colonel de n otre
L'preuve parait douteufe. qi ice national, activity de MM. Gueneau, Du-
Ep e o leffis et Thriat, offciers de la m ine miiice; l
M, Mariineau. Je rclame un infant votre iaten- fermet et l'intrpidit de huit patriores, foutennis
tion. ( Une grande parties de la gauche de l'Affem- de la marchauiffe et d'in dtachement de vingt-
be demand aller aux voix. ) cinq hommes du regiment de Royal-Guienne cava-
M. Defneuniers. On ne voudra jamais croire lerie, nous ont prfervs (le cette infurrection'
M. Defmneuniers. On ne voudra jamais croire
qu'on ait inerrompu Iopinant, lorfqu'il rckait vraiment inquietante. Nous fommes I's que ces
en faveur des vieil:ard'. (M. Dlefteuniers er f in- bones gens nous fauront gr de les avoir garantis
terrompu par des mumares. ) des impiadences qu'ils allaient commettre, et du
errompu par es uiares. ) chtiment qui en aurait t nceffiirement la fuite.
M. Toulongeon. Je demand parler contre la Notre conduit deviant la preuve que le patrio-
quellion pralable. Je vous rappelle d'abord que tifme fait avorter facilemsnt les deffeinx des mal-
lorfque les Gaulois, nos anctres ( nouveaux mur- intentionns. Nous nous applaudiffons de n'avoir
mures.) Sans fire aucune citation, et dgag de pau verf de fang, et nous penfons qu il cft plih
tout intrt personnel, car je n'ai aucun bncficier flatteur et plus doux de prvenir le crime, que de
dans ma famille, je rclame pour les curs et les fvir centre les criminels.
vques, ce que vous avez fait pour les religieux DURAND, vicaire de Luoy, et aumnier de la gar'd
et les militaires au-deffls de 70 ans, ou bien il me nationall.
parait nceffiire de conitater l'inipoffibilit o i'on
elt le le fire.
M. Lucas. Je m'oppofe l'article propof. Si on. Je rclame, Monfieur, contre un fait qui fa
a des largefles fire, je les rclame pour cinq trouve dans l'Obfervateur du 24 juin. On y lit:
mi lions d hommes qui n'ont pas de pain. qu'un Georges-Louis de Caraman (ci-devant comee,
On demand la division e 'article propof., fils de commandant de Provence, a t arrt hier,
Sdmd la, d o .. l' clrpo, pour avoir infu't deux fen'tinelles de la garde natio-
On rclame la question pralable ftr la division. nale, &c." Aucun de nous ne fe nomme Georges-
L'Affemble dcide qu'il y a lieu dlibrer. Louis, aucun de nous n'eft venue Paris depuis
M. Robefpierre. J'invoque la juice de l'Aflmble huit jours ; aucun de noue n'a les fentimens qu'on
en faveLur des ecclfiafftiques qui ont vieilli dans le impue ce prtendu George-Louis, et tous trois
men ifere, e ct qui qu, lfuite, on vigue carrine nous rendons trop de justice au zele et. la fi-
mniitere, et qii, d le fie, d'l n lravague carrier, geffe de la garde national, pour nous rendre cou-
n'ort recueilli de leurs longs travaux que des in- pables d'une fcene auffi peu vraifemblable. Je me
firmirs. I1 ont auffi pour eux le titre d'ecchlfia- charge, au nom de mes deux fires, de ce t-
tiqes, eques ue choe de plus, Vndigence. Je mhignage, que je vous prie de rendre p tblic
demandela quitfion praable fur l'article propof, moignge, Aque j vous price de rendre pbifc.
et que l'Aflmble dclare qu'elle pourvoira la Sd ea MAURillon CARAMAN, major ec
r., ..... A. .. d-u l bataillon des Carabiniers.


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