Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

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GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSAL.


N 179. LUNDI J U IN I790.


POLITE QUE.

R USSIE

Suite de la lettre circulaire de M. le comte d'Ofterman.

IL, fiufit d'articuler nos propositions relativement
a )a Sude pour en dmontrer le dfiiitreffement
et la modration. Nous n'y demandons rien que le
rtabliffement des anciens traits de Neu-iadt et
d'Abo,' avec un oubli entier de ce qui vient de fe
pater. A la vrit pour affurer la permanence de
cet ordre de chores dans un voifinage aufli limi-.
troFhli, nous avons fouhait une modification dans
la conftitution extorque. en 177z et au mcyen de
Laquelle ni le roi da Sutde, ni ceux de les luccef-
fetrs qui pourraient lui reffer.b!er, ne puiffcnrt
violer les iaits auiffi arbitrairement qu'il vient de
V excuter, et entraner leur propre Nation dans
les troubles auxquels elle el' maintenant en; proie.
Mais cette cldife favoriiait le% voS4x de la parties
la plus chiroe et la plus faine de cette inmme
Nation qui eff convaincue que cette guerre m ne
n'a t, entriprife qie pour ten&dre fon afierviffe-
netr et augienter l'autorit de fii chef. Dmindner
l'trabiffemens du trait d'Ab c'eft demia.Aer en
Smaei tennis la fparation des intrts de la Sude
de ceux de la Porte ; car un des principaux articles
d ce trai d defend on terms exp;s, t tire
ligue entire ces d<.ux puiffLnces et autres, tendantes
dej vues hoftiles contre la R:.ffie. Cet article
a et: le prix d'iun ceffioI volontaire et gnriet'fe
notre pait, qui fit prefque le tiers de la puiffance
Sidouire et mrite par con iquent, notre atten-
tion et nos efftors, pr.ur en afiurer e mainrtien.
En exaninant toutes ces propofitionis d'un oeil
impartial et dfTi ,tireff, on ne pourra y mcon-
naltre les motifs de g6;rcfit et d'an.m)ur de la
paix qui fenus ont pu les dicter l'impratrice.
Ma'.r- les fuccs de les armes, malgr les droits
qu'ils lui donnaient d'attendre en filence les pre-
i er s oi er'ttures que fes mnemis devaient Jui fair,
e le aof l'ur' id'e'ux la reftitution de la plus grande''
pa t.e e !es conqutes, ne s'en rfervant que la
plus faible pour tout ddommagement i l'atre,
ele fait le sacrifice du plus julte reffentinSent pro-
voqu6 par les procds ks plus i ouis et l'agreifion
la plus vi.lente, fans rien exiger que le rtabliffe-
ment d'un ordre de ch. fes qui a long-tems exift
pour le bonheur et le repos de la Sude mme.
C'et tort qu'on voudrait infrer de cette pr-
caution que la R. flie defirait de piendre, pour
mieux affu'er la paix et la tranqui lit du voifinage ,
qg'i ile cherchait ter l. Suede :es moyens d'une
juif." defense centre des attaques imprvues. La
co.ft:Tii ion de 172o y a fuffifammnnt pourvu: mnai
en laiffint le roi le mi:tre de.prendre les mefures les
plus preflees, jutfqi' ce que les Etats puiffient f (
rafi-mb'er, l'inteiiiion de ce fage rglement tait
fans d mute de mettre couveit le repos de'a Nation
contrre les entreylrfes hI-ardes et ambitieufes des
chfs qu'elle pourrait avoir. En demandant le ria-
blfifment d'une loi auffi flge, l'impratrice n'a fans
doute eu aurune autre vue, que de fe prmuni,'
cncre ies ffets des mauvaifes i,.tentions, f, mblables
Sce e, aue Giflave III vient de mctt e en execu-
tion. Ct ,rdre de ch .fes, loin de porter quelque
prjuddic e la fuec du royaume l'gard de touted
invasion trarigere, l'en eirantiffair davantago par le
concou rs unanime de la Nation, et la reunion, fon-
dC fuir ta propre conviction, de fes efforts pour la
dfifle commune.
En fa:ant part, Monfieur, de tout cet expof
. .., inous ne doutons pas que vous ne parveniez
lui fire env;fager, fous leur v!itable point de
vue les prop,fitions de notre cour pour la paix ,
et que vous ne ruiflifiecz par confquent en car-
ter tru:es les imprefilon faufles que les papers
pbics oitpar ignorance, ot par ig rae, malice ont
cherch en donner. Cettc drnarche que vous
farez, M nfieur, doit convaincre la fois, et dut
prix que l'impratrice attach.j foi opinion, ec de
la conritnce qi'elle met dans fon quit et dans fon
impartialit. Vous aurez foin, en mme teams de
l'aflurer q ie fa mnij ft impriale ne fe relchera
point dans 'es foins qui l'aninent, pour parvenir
une poimpte paix, pir touts les voices et toietes les
conditions comnatitiles avec fa dignit, fon honheur
et les intrts ellentiels de fon Empire.
C. J. D OSTERMAN.

POLOGNE.

De Varfovie, le 6 juin.

Le 4 de ce m is, 'a dicte confdre a dlibr
h'iis ( ot for une qtlutibon qui a pris ctaIe la fauce.
Le min.icre de Pruli; demand le paffage pour fept


rgimens profiens q'ii o't ordre de fe rendre on
Sil fie pai a Gane P:login. Il part que la difr-
cuilion a t vive et animer et que, malgr le trait
d alliance entr le roi et a Rpublique, il s'et elve
dle- diffi u.s, ftieufes. Que'ques Nonces du part
ci-il-va; t opolf l'allice avec la Prufe ont ob-
fervi avec force que pour fecouer l'afcendant des
Ruiff's, oii f1 trouverait peut-tre expof recevoir
la loi des pruliisns.
", S les autres puiia-ices, ont-il dit, qui pour-
ront le trouver en guerre avec la Prufi viennent
vous demander aufli paffage que firez -vou .
Alors vous ne feriez plus les matres, fin doute,
de vous conluire avec prudence, et de fauver Ja
Rptliq ubued''une guerre don't elle ferait ineita-
blier-ii:nt un des plus mlhureux thtres. . . ..
Mais ces difcours n'avaieit plus d' propose, et la
majority des Etats en confequence da trait, s'eft
dclare en faveur cde la dem.tnde du miniftre pruf
fien et c'eit relativemert au :ft.ifge des troupes
prtifliennes que M. le gnral Kalkreuih eft attend
a Virfovie.
Voil la Pologne tout--fait eng'ge : dmarcha
qui ii.trcfl'iit f.,rte,:neit le cabinet de Pruffe at-
rentif miintenir les efprits c il les a fi hlbile-
ment amrns. Il vient mime, crit-on, de fire
:pandre l'avis official que la cour de Londres tait
dtermine prend:e une part active et directed
toutes les operations politiques et militaireS de la
cour de Brlin relativement l'quilibre dans le
Nord et dans l'Europe en gnral. C'eft dans les
miles vues.qu'il influe, alibre-t-on, fur le project
de requrir, des divers Palatinats de ne pas
changer les membres qui component la diete
actuelle.

ITALIE.
De Gies Z l2. mai.

Le gouvernement ayant reu l'avis de divers en-
droits, que les corfaires barbarefques fe multi-
pliaient dans ces parages et tro b:aient le commerce
et la navigation, on a fait fortir de ce port la
f gate Notre-Dame de Secours;.elIe a mis la voile,
dcmanr he denier dirigeant fa route vers 13 le-
vant, pour donner la chalfe ces pirates et les
carter de nos mers.
On a appris de Ca~liari qu'un btiment barba-
refque ayant t aperu la vue d Taccolara, on
avait fur le champ mis en mer deux chaloupes
armnes qui s'en taient emparei. C'eft un capitaine
v icien qui a apport cette nouvelle, et qui a
ajout qu on avait trouv fur ce corfaire beaucoup
de matchindifes prcieufes, et z11,oo fequins
en or.
De Florence le 11 juin.

Depuis le dpart de la court pour Vienne, il y
a eu en plufieurs endroits de la Tofcane des
meoutes ropu aires dent le premier otjet a t
le rtablii'ement d'anciens ufages re!atLfs au culte
exterieur de la religion.
La chert ,es denres a auffi doni ieu des
plaintes auxquelles on s'attend bien que le prince
aura gard. Le Peuple a forc en quelques endroits
les g:ns riches oivrir leurs nigafirs fire
porter aux marchs leurs grains et leur huile, et
les ve:d.e moitie du prix actuel. Ces imeutes
ort et accompagns de pill ges Livoiurne et
Florence. Le -quartier des juifs a t attaqu dans.
ces deux villes. Leurs libralits, leurs promeffes,
les exhortations des aichevques de Pife et de Flo-
rence, la douceur et la fagJ'e du gouvernement
ont calm le Peuple.
Le 9 de ce mois, une foule de gens des plus
pauvres des fauxbourgs s'attroupa, et, arme de
bacons, eile pilla deux maifons de citoyens riches,
fouponns d'accaparement, mais furtout celle d'un
confeilier de rgence, regard come l'auteur de
toutes les rformes et innovations. Comme la ville
de Florence ef. depourvue de garnfon la rgence
ne put arrter le pillage da is ce moment ; mais,
ds le' oir mme aps avoir fait publier les lois
qui pouvaient fitisfai;re le Peuple rvoqu la li-
bertt d. l'cxpoitation du gain tax un pr.x
tis-mod' le parn et l'h.ii!e, elle a donn fes
foins la formation d'uie milite ou garde natio-
nale, compofe' de tous les citoyens nobles et au-
tres de bonne volont, pour affrer la tranquil-
lit publique, qui depuis ce moment p'rait parfai-
tement rutablie.

FRANCE
Proclamation dit coris adminiflratif du dpartement du
iurd, pour le 'ritor de lau cruaquilli. publique. -
Dc Nimes le I6)jitn 1790.

,Le crps adminiflrat'f .u dpartement du Gard,
iroviloire.'ant affemb fur le voeu expr. de la.f-
femble bcto'rale, enjoint tous les habitats des


villes, campagnes et comimuniautis de ce dparte-
imeni, de n'executer autcu'e violence fur les rugitifs
ifarrins ou litr ceux ce':x qui fe prfantant ar-
is offriroit: de rendre les armr's. Anim.'s de ce
refpect pour le .itre de ciovein, qui caractrrife les
dCcrets ce l'Af!'rmble national acceprds ou fanc-
tionns p-r le roi, et defirant de auinner incsliUm-
imeat la paix et la concorde, fi cruellement al-
tres par !es ennemis de la confiitusion et du roi,
que reclait la ville de Nmes il invite avec irf-
tance tous ces honmmes que la .fducticn avait
carts de leur devoir, revenir avec cor'fince
au milieu de leurs concitoyens qui oubiatir leurs
coupables excs, ne veulent plus voir rn eux que
des infortuns dignes de toute leur piti ; dclare
oue la haine publique fe concentre ra fur les chefs et
fuiteurs de ces dfordres qui n'ont pas craint de
fire d'un Peuple avengl l'inflrurnct de ;eieurs afions
perfides, et ceux-l, fi on r~arvienrit les imafqucr,
front certainerent livis 'toute la vengeance des
lois. Tous les Frai.Fis font galement fou:s leur em-
pire et ils doivenit fe fouvenir fans ceffe que tour
chitment qu'elles n'ont point prononc, devient
un attentat contre elles. Ec ffera la prfeiire pro-
clarmarion adrefie toucuts les municipalits du
dpartement, pour tre publie et aifiche.

D'Hutingue.

A la nouvelle du retour du dtaclicme r t e a
garde nitionale d Huniigue qui rvenait de la
fedration de Str sbourg, oturre municipalir et
les diffrens corps militaires qui font ici en gar-
nifon, fe font hts d'ercorter les drapeaux de
la garde national qui allait au-devant de c% de-
tachlrment. Je ne vous parle pas du conte:tu.ment
gnial ; le fpect-.cis qui m'a le.plus intic l c'eft
cetze foule de citoyens de rouies les cl:.ifs de
militaires de tous les grades, coifondus et ptodui-
fant le plus bel ordre qui a;'t jamais frapp mes
regards.
La municipality et les garden nationa!es avaient
fait prparer l'hcel-de-ville un reps convena-
ble, mais frugal, auquel ont t in'vits les anciens
de tous les grades militaires. Le repas a fini par
les fantes portes la liberty la Nation et ait
roi, et a t fuivi d'un bal, dans lequel il n'a
rgn aucune efpece de difliction. SIHUEr.



ADMINISTRATION.


MUNIC I.PALIT DE


PARIS.


DPARTEMENT DE POLICE.

Le dpartement de police vient de fire afficher
qu'inftruit que, le 3 juillet, une cot.aiirie p'-ormene
et bi e aui pied de la Vieige appeille Notre ame
de la Carole, la reprfentationi d',.n piienrcu Suiffe,
qui h:appa, dit on dans ton ivrefe cette Vielge ;
f.iiant le coin aes rues aux Ours et Salie-au-
Comte ; ou, et ce con!entant le prctcuieur-fy.idi
Le la commune fu prim- et dcfe;nd cette cre-
monMe qui, quoique le renouveilDnr ch que a.me
depuis plufieurs fiecles, n'en eft pas mnins ind-
cence. j



MASON DE CORRECTION.

La puifance publique ne peut pas, come on
feimbe le croire, ailpofer entirementde l'hionme
i! lui refte toujours une fomme de droits d'autant
plus chars et inviolab es, qu'il n'a facrifil les autres
que pour s'affurer la jouiffince positive de ceux-ci.
L'art de gouverner celui de fire des lois refide
dans le thoix des movyens propies concilier cette
indipendance perfonne'le, avec la' filjtion qu'exigint
le repos de tous et la liberty publique.
Mais touted voices ne menient point i:diltinctment
ce but quelque,-unes mme n'y conduienrit en
apparence, que pour ragir dangereiifement fir
les principles confervateurs oe la fociet ; et fi quel-
quefois elle oroduiieit un bien temporaire, l'uFage
eveloppe bie itt en elles un principle de ferme,-
tation, des motifs d'inl'urrectton q"'on n'aurait
jamais fouponn devoir natre d'une gne accef-
foire ou fi nplement fugitive.
Ce qu'il faut f!rtout viter dans un Et:.t libre
c'eft I1 befoin du ch ngement oi le ifir de la
riftiance l'ordre tabli. Les effects en font ter-
ribles ch;z un Peuple matre d- fes drcis ; et,
d:fons-le, c'eff pour n'avoit point coii u ou rel-
petd cette velit, que le defpotifm-'s'elu perdu
la liberty pett coumir les memes dangers un juur.


--;i~lSt~L~u~d f









7j0

'*t effpe d'i rectiorn 'in lonuC cdoio-- fiineviu.livl's fans fvjiro'ier les pr6temon ds fa-1 Des homrres arms pacturent tout a-coup au mii
7l-c,,t e ip'llinirection'ri" d ll ,: e ini liv s f, liu le il : b.e:;to refs del iutoutes a ,
prelim i'vi.ius motiv. d':b r. p:r .'- m es, et larb'traire des ag.u; du i'..i ,..i l.en. de t.outes parts
Pils i1, itbdtdonne elt le ch irep de btile. Le ,.
p)i. d iagl' (xl r-c mt' 1) [LCtiain id alu o.I or.'aigpur
pai d d tir une p::Lct, di p, or punourate Miis il furt que ceL. r.ifnarcque ice foient point de citcyens pauiotes fat confondu avec ce!ui des
dae iti, a i o u,i,..(u ft pu ai r e .ure u vain ditioir ; eLns lo en partri, le fruit ff flis qu'on avait lifctes contre, os
S ur r raitonts qui la on im:r. princ. J s ont qu;qnes ,rols la can- alis vulerent erfin f notte fecours, et s'ils n'ont
O,! peur i.n' r dlas !a c'dafe des erreurs qui i.uice publique et fi !e lalard-perniet qit'les vie.'- pu nous garantir entierement des coups qui nous
tnenit in-iJ fti'>linnt la f.nrc.. publique cet abuis net la connaffince d-s ptrfonins en pl.ce ou talent pur,s ils font du moins parvenuis e-
de l's ddri:s 'es l',lltins jurq'l'icl connus, de des reprfentans de la Nation, il fcn.ble de leur pecher la punitio premature de uelques co
rnai'.ns do coir(ct',ni, d l pun tions volontaires, devoir d'y attat h;itr ur ptnfe, avant d ddterminer pables, e't no.is rendre la paix.'Le leneacin de
d'dfpi, r'ag,' J l:i ql de rigimo adrniniti f raf un ordre de chlfes., d'c. ic Etfirenent doivent ces scenes de fang et de carnage les citoye
fiir l' p.c:.oinre, l o's ces moy C us coercitifs, n ltre de grande moilficAtions dans i'ulage du droit actifs de tous les di(ricts de la ville d'Avon
livr, I' act'vit du ipouv.ir po'irique, fe drvoicnI dcs in iiviJus, et par coinfquent, leur bonheur et s'afitmblere~i t l:ilement. C'eft dans 'cttte affnm-
inenfibhment d facails iid't i',i 'i:, et fidfiituentr aux egles de 'tire heureux et libre que par la contitution fran"
i.ju'i:ce, t g.i in:thias de rg'e.nens, don't l'ac- _______,__"---- . ife, dclara qu'il fe runif'it la.lrance. qu'il
enfin l'e, d, cara quil f o eunfl ..4.t,-, l a t.'.rance, qu 'if
.b're 1,c.nte.,r d:er'ne renftin l'infurrection .upprimiit les armies du pape, qu'il ;y'fibl.ituaic
nceliane, c'e'ta--dire, la rfiitance loppr.lion. L I V R E S N O U V E A U X. cellss du roi de France, et qu'il dputit: vers lui
Prenons donc garden de remplacer les baflilles, pour lui tmoigner le reflect et la fidlit que lui
par der, moumens plus dangereux encore, parce Rponfe de M. L**' cur de . dput t ouaie rt les Avdgnoos. Vous connaifez nos mo-
ou'lib femble.aient aoir une forte d'exitence conf- l'Allenble national, a un cur de province lotis :pls tre ero ven s. La Fra:ce pote lire n ous
tituticln. li-. Le nmaifons de correction, don't on fuivie de l'ex- ait i'ue leitre de M. C. D. L. R., onsplus tre efla a le ou
veut s'occUpv pourraient avoir cet affreux inconi- prv: cur *** diput de la fnchauffi e e potuvons le devenir que pai el.le et nos nous
venuitc, fi l'n l 'n diterm nait point l'uihge de la L**. A Paris, chez M. Leclerc, libraire.,rue Saint- jetons dans fes bras. ( Des applaud:flemens rin.
rs interrompent l'orateur. ) Vous r pccepterez fans
nia.nre 1. pu, c ire. Oii ne dtoit p t lg ie.nent Marcin, pis celle aux Ours, rn zc4. Poutr un Peupale qu' vous apparten a it autrefois,
les employer r xi:ner cc qu'on appel;e la !icence un Peuple quiv r naourein
o a imor, it eo av'imnelle. s moe mi s ne s'apurent un Peiipl enfin qui a. verf for' ang pour le main-
poinu pr is chos i a 'es n aveuglement tien de vos derets. Nous remettons,flir le bu-
poirt par I.nse h i.nens; c'lt ua aveugemenr rrau les dlibr tions de la ville et de v'Etat d'A-,
crain le que de le pr"rendre ; et l'on doit re- M L E S. au les dlibrtion de la villie et de Etat A-
.i. rc avCc courage, le z.le amer ou hypocrite, vignon.
qui voudrait chu ger les erreurs de la conduit 'M. le rint. e nine prern
en cbjuts de la; viiicte piibliqule ou liver la Au rdacteur. M. le prfident. 'AWebi'e national pendra en
fen 'ias oebli e v cdrte hcel oraleper trs grande cordfidration l'objet de vote eilian.
ri, x,;.., p u.ioii iqu les c-a1rt de la miilral par-
e ,oiir. Le e4 jui'let, Monfieur, tant prdifment le l et g'orieux pour elle d'avoir i!pir aux citoyens
'jour o fe font les diminagemens - Paris et ce C ion le vSui qI:e vous venezld'expmer. Q.Iel
a .onli.ution, lie dans fon enfemble, ne peut jour tat i celuie de la fte nario ale, ne erit- que foit le rfultat de la dlibration la Nation
rouv r de rcor ico danis 'une de is par- il pa utile, caufe des embarrass, des coteftations, inae fa toujeous flatt devotre affect et
tcs, ..s e..pofer le tout des ficouffes -,i u'-r.- des foins auxquels donne lieu le premier de ces
fe.s. L'o!tub de la liberty perfonnelle dans l'atutri- obiet, de fixer les dmnagemens au 12.? Car Une dputation de 'adminiftation du dp
rian des pouvoirs, y conduit invitablem nit. il n'eft guere prfuimable que le 14 on put trouver met de Seine et Oi don't le ch.f-lien- ept i
Svai, fmieuxo, pour contenir et rp rier le effed s homes et les chevaux niceffai.es,, et cependant Verailles eft introduite la barre : elle prfenrte
de, i h f bordinatiox, crer une gr:,nde malle de o e v j d b
frs pblique ,que de harceler iolementii le les perionnes exigeanti s voul ant Jouir d bn- des tmoigrages d'adhfion, de rcf.ect et d'admi-
pe::pe u, ou firer a tranquillit commune par il pour ait cr, rJulter de s diicults que s al ion pol r routes le oprat;or s de ulAffemte
'opp'elitoi ifourdi des individus. s q te `1-nAtiorinle elle b lmUe av`cc
oppaeson c ors es dins d u viilans ne man quraient poifit d'accrote, et qu'il t..tives des enneis dlu bien public. Si nous n'tions
Ss ces s ix drois de perfonne aepeut-e ui:e de prvenir. STEINCHER. perfads, dit orateur, que teams les amenera
liberty exires en dtail, quoique fonde d'une au repentir, nous les vouerions l'excration et i
ma; ire g.ilr.'le fur les bafes de la raforn Qua- l,----- ---= infatunie, coum;e nous y dvoutions d'avance tous
rante miile maires;, plus de cent mile adminitra- ceu.x qui, par ieurs dilcr ours o par leurs crits,
teur po itioq'.is des prif. nA de police, des mains ASSEMBLE NATIONALE ont chlirch garer les Peupes....


ide co;recrt'n, cues lcepots oe iemenicilt'i, ries garLas
leurs ord:s tous foitmis ou livrs aux voies
incerai;es d'a iminifration ouvreht l'arbitraire
une facility de moyens don't la jaloufie et la
conc'ent-aion du p.uivoir, dans l'arcien regime,
avaient au mqins garanti tout ce qui ne tenait
point un t.i confidtable dans la focit. C'eft
donc un devoir de la fouwvrainet, d'enchaner
par des lois cette multitude de pouvoirs excentri-
ques, cette arme d'aidminitrrateurs ; c'ett firlout
en direrminant 1'ufage des nmaions de correction,
qtu filfaut prveniir tes abus de la ~uiffance, et,
j 'f' le dire les excs de la bonne intention
ians I'exercice des functions miiinicipales, puif-
q",'i:les feules enfin rduniffItn aujourd'hui l'a.mi-
i: ce i des ifcJIl!: au giulveri':rnme t dles perf'on-
nes. A i.f .uc d e le o n, ces nm.ifo ,s front bi ntrt
an t.l::t d'' L..t il '. clomeir iques, de prisons d'Etat
> t 1 .d d -


Prefui'dence de .M. le. Pelletier.

SEANCE DU SAM~IEDI 26 JUIN AU SOIR.

Aprs la lecture de quelques adreles M. le
prlident announce, C que M. Grgoire Riq'ietti,
ci-devant le vicomte de Mirabeau, s'eft reatii aux
ordres de l'Affcmble national, et qu'il les attend
pour le prfenter ; z que la deputation d'Avignon
demand tre introduite. Il commuii:que la r-
po;ia qu'il a prpare, e eengag:e l'Al'e-blle
nideri i cert.: dputation f-ra admire dans l'intd-
iiLr de la faie ou la b.rre.
La rponfe de M. le prfident eft agre.


L'orateur eff interrompu par les agitationseet les
ciis de la parties droite. Au milieu de ce tumulte
et des applaudiflemens de la parties gauch'e, on
n'entend que ces mots prononcs par M. Foucault:
Retourner a votre di'partement.
M. Malouet monte la tribune. Une grande
parties de 'Affemible manifefte le voeu de ne pas
t'entendre.- Les membres du ct droit quittent
leurs fi,:-ges, fe ipandent dans la lalle, s'agitent,
s'ecrient. (,) Le prfident fe couvre. -La parties
gauche garde fubiiement le plus grand fileiice. -
Le dfordre continue dans la parties droite. -J.es
memnibs qui s'y trouvent p'acs client lini-
cence, et fe couirent leur tour. Peu--peu le
dfordre ceffe ; la paiue droite devient filencieufe.
- Le prfident 'e dcouvre.


mu e, un ) mlin 1T oyen ne tyran Iepolr ic june
u1L, H.JUyCxu.5 oUu ux1~~U y u I le prijidcnt. Le tumtuilte et lesi ts irmures alux-
iie et d'oppreflion pour la pauvret. M. B:)uiche infiffe fur l'a imiflion de la dputa- M lsviennt de li ver plufimie r s m mbres, ont
Si je les crois- bones, c'e: donc entoures de tion dans l'rireur de la Lae. et fi grants, fi affligeans, que j'ai cru devoir fuf-
tout ce qui peut les rendre feuliment tiles et L'Affctibl4e acide qu'ils y front admis. pendre le course des dlib rarti'is de l'Affclmble. J
jamais dangereures. la fupplie, au nom de la dccence aiu nom de fa
board elcs doiven jamais refer a res Ils le font, et l'un d'eux pronounce le difcours propre dignity et du bien public, de rehtrer dans
elles doivent jaais reier r don't voici la fubtance: l'orire. Je-n'ai point interrompiu l'oiateur de la d-'
aux corrections dom fliques. Un pere ne peut y puratni, pace qu'il que fi les exprefiions
fil'jciter la reclufion de fon erfuit quels que Dput; par un Peuple libre indpendant et d'un difcour parai nt dignes lu reproches, les
foient fes torts quelle que foir ton incondune., fouverain, ce n'eft pas en vain 'que nous venons painters s de lAffe ne doiven
L'autorit paternelle n'a d'objet que le gouvei- jutrer une fidlit inviolable la Nation Fran.ife.... Aie prde nties qA le 'difcoure n d(Is'ven
tre prfentes qu'aprs le difours. ( ..(Ils'lave
nemes t de la famille; la puiffance politique ne peut Nous ne vous rappellerons pas ici en dtai. toutes beaucoup de nrulpnires dans la partie droite.
y fippi.r, f:ns confufidn de droits, fans oubli les operations giorieufes qui ont affin imiinmor- Uirad itmulte vient d'interrpre votre prfi-
Le pouvair. Ne point confacrer ce principle, c'f- ta it de vos travaux : aflz d'orateurs vous olt dent' que l'Affembldele juge elle-rre. M. Milouet
marqiuer la loi de l'ordre, c'eit autorifer l'op- dj prfent le tableau de la profprit de la demand la paroe. Je prie 'Aflemble de prononcer,
pre!' ion domeftique c'eft une injultice publique. Nation Frariife. Nous ne vous offrironu point des fr cette d.mande.
Ces prisons ne peuvent donc recevoir 'indii- conjectures vagues', c'eft par des faits qu'e nous
vidu, que parce qu'il y a nuifarce publique de parloiis; et fi ce language n'cft pas le pius poii- L'Affimble dcide que M. Maloiet ne fera point
fl part qul'axrs q 'el e a t prouve, ,diicute peux, il eft au ms 'ins le plus fi cere ... En fe entendu.
et co':tradtictoiremeut juge' : c'eft use correction reuniliant la Nation Franaife, le Puip!e d'Avi-
cde police qu'on veut irflger ; c'eil le mag itrat gnon aC fias doute prouv fon admiration pour L'orateur de la dpuration continue; il demand
po0i'itque, cui doit la requeriri, et il ne le peut clle. Ouii, nous ofons le prddire, et peut-cre le I's inrftuctions qui lont ncefi$ires pour i'excution
que parce qu il y a eu demand ou p!ainte en teins n'en eft pas loign le Peuple Franais do'- complete des dcrets.
cldford: piib.ic, q.e parcel que ceux que les nera d.s is l'Univers eniiar, et tuutes les Na-
habit des de l'acei l bseflert, ont riclam (on tion.s vie-idront fe runir ni, pour ne.p.lus faite M. le prident. L'Affemble national e t fenfible
irnervnction ; encore cet-e intervention doit cre de tous les homes que des amis et des farer. Le' l'-xpreffian de votre patriotifine....
c -mmnique ou pourfuivie il doit en can- Peuple avignonais a voulu tre le premier. P ace"
n:lite les motifs et les raifons y rpondre, au lieuu de la France, ayant les moans mceurs, PlIfcurs voi du cote droit. ela n'e pas vr.
fe dfendre inerpeller fs a.ccufateurs et jouir le mme laig.ge, nous avons voulu avoir les mri M. le, prfiedent. L'Affemble national et fer fible
du b,nefice uir l la oi accord avant de punir, m nes loi0 .. 11 ef teams, avons-nous dit, que
a quiconque eft traduit devant fes juges. nous ceffions de porter la pine du crime que nous
n'avons pas comui-s. . .A peine vw .z vouts de- (1) On a propor dimairche un rglement de po-
Cc te f rinm de pracduire come nous l'avons c'ar qLue toun les h 'inms font libres, q ie no::s lice pour Aflemiibe. Nous avons do i les articles
dj anonc, pourrait et.e l'objet d'un tbunal de ,os voulu 'tre. Nos municipa:its fe font r- qui ont t dcrts. Pami ceux qui l'an n'a pas
p hlice, donr les ju'mem., puremen cotrecti.n' nenl, ganioCs d'aprs les lois tablies par vos dcres, encore difcnts fe trouve celui-ci. S'il s'leve
aiuraioint q ui'n etflt poiique, trn ut d'ordre, et nous.tions di conAitutu lorlque des bref, .dans l'AlI*mblie uin tihmuke, tel que la vo;x ni la
ct jaiais d i .fluence fur i'itar des hom.ies. incendiaires et tyianniques; lancs par le Vaticaln, fonnette duprlfident ne puiiilcnt le calmer, le preji-
Ave: ce lecours, et par ce moyed fctilement, font ver.u; f apper d'aijathme lI. conflittion fra"- dented f couvrira. Ce final fera pourr tous les rmem-
les maiffti de co:re:tuo i pnourraient fervir la to- ae . . ( L'trateur fait le tableau des difpoli- brus un aver'ffement folennel qu'il'n'elt plus permits
cet fairs nuire a la libert des membres q: l a tior.s prpares foiurdmentr Avignqi pour tenter aucun nembre die parler, qiue l chofe publique
component, fans livrer l autorit le droit des une contre"-r4volution en Fralnc. ) fouffie, &c.









731
?i Vexpreffion de vote patri tifime, ., r (I p'rti et qwi;l avait a'ou's fans doute, !e fiuvenrt les te d'pu' der !a m' *'-i." d P m e
giui h apbhti.d;t a plufieurs repri f.s.) l. r i ardte i',s a.mi dz pi olets, les auntes d'":p4 ', o a0 'e 's . p
les alifteuibYes de dp.aru.neii:t comme ie ;lr'i *,f Tr:I; hom 'n lor leuis. uta plius j i. dput t, i i a ctl tiee et
appui de la colnfittion : elle s'occnupe a ce rmn- tin s'empae des efritsc. Arix arnrms .'c:r;-ci- l'i ne ie ia cnu n p c. c>r..
inent- de i'iniiuction q ue vous defis'z. V,, i. zi-i'e : aux aim et les citoyens ai, % ii iiqid que
edi un fur grant du hu:ccs av c lkq'.id vous aliz nou, nous applaudihim. A-.. Sije, n:nu ccin, dmMrtf ,l;d a gr, pe. national de
parcourir la carrier qui s'ouvre devant vous. Qu'on niius permett e une rflxion. R$ondez, P'r:i;gn. Je uis ri a rg de la pt di ..ornrs des
'. Mirabeau, quels iob:t nos torts? Des ci- officers et des volonair-s-citoy..ns de i'erinan,
L'iAfemb!e ordonne I'd.V,- eiiur de 1iadre(H du r "yens, pour r apbondre au voeu de la Ntion ,s'af uI vous porter t e Iribut de Tfon andminn.atin et de la
dipaiterne it de Seine et e'Oie, et de la r io,.ife l i..naent et s'iniflent a nous : trois de nos officers recon'-ai'i:.ce. Je luis en: ovre cha.g de vou. rendr
da prfidenrt. vienient foidre fur nou Ur.e preme e tet:ative le tmoignage le p!us naurhentq c du partictifm"
S"ne leur ffinr pas is rciivent. Noir : colonel dt e la bone conduit, ds vertus civiles f.t nii -
Une diutat ion de la Bazoche vient off.ir l'A- arr ive Ithu lui portions nus reprfentations et tai es des rgimens de Touraine et de Ver a
frurnuiii d to utnuieeta ilons et
fembe le facifk qu'elle t des diflinction;s ue os org.rons-no nos lici ois pendat le long efpace de tem qu'ik oht
lui affurait oni ii)itutinon. E:e aminoce cu elle a tudes ? Avez-vous donc f.ait le voeu de vous armer en ga"ifon dans note ville. Nos coeus font pne-
dpof.a dans l',life Notre-Dainme, prs de 'a flatue conne tous les e.s de la P trie ? Ne vous glori- tes de la manire don't .ces vertrreux mlraires le
de Phiippe-lc-Bel, les drapeaux que la zoche pas de notre retried elle nous a p'us honors oint oflamment conduits nversaous ; et ce en-
Avait reus de ce roi; et que dcrmais ce corps quevous. Vo-is aurez un reproche ternl us timn, que la gavrde inale mi ,charge demani
ceffant d'exiffer tous les individus qui le comrn- f .e, et nos n'aurons p s le regret cruel d'avoir feer, it parig4 par toute la vile et par t lt
poefnt, ne porteront d'autre uniforme que lui- tremp6 nos niins dans le rang d'in reprrenrtan ce qui fui autrefis province.de Rouifillon. O
former national aux trois c6uiurs. i de la Nanion et de notre coironr. Vous direz fans vous prldf.ntera iln tableau oo le dior.ire, l'infui
Cette dputation reoit de trs-gra.nds applau- d" u l 'ivr3 a eu qulq e p't notre d- bordiusacri, l'iinfrction i rgie araitron : 'fouie
diffmens. miarche lte rfuitat vous demtenia': aouiriez vous des couleurs qui inu:picraent le bia\, tfegimeuiL d
m en dire autant ? Mais rep.eno; s les fitss: nous 'Touraine, et ter,.iraient fa girire ;mais pour .ppre-
Des dputs du rgiment de Touraine, de la nous portions arms et dans le plus grand orar e cler ces m ruvemens er les motifs q.u les ont
municipali er de la garden national de Perpignan l principal place ; nous tranfpor.ons nos dra- dtermin"., il eit important de vous fire corinaiu,
,font admis la barre. peaux chezle maire de la ville .M. de Mirabeau s'y tout ce, qui les a prceds.
tait retir ; nous y aiffons la grde orcinaire. Par fe brave regiment de Touraine- a t tmon ,
Uz fJidat dd' regiment de Touraine. La N.ition n'eft nre ?ffectation don't il n'efl point d'exempe nous p:d.ut. t plus d'une anne du terib!e choc des
qu n trop iiffome des troubles qui ont agit le r- voyons la maii n 4urQmaire le lieu U( repoftri nos pinion dans notre ville il a vu les bons citoyens
girnent de Toiraincic nous croyons de notre devoir dr.apearx i ivciti pat, zoo homes du regiment ne pouvant d'abord iever qu'une voix f ib!e ,
de lui prftnter nos griefs et notre juflificadoin. Les de Vcimantdois. A- te- on jamais ou cire que les ocieufemeni t perfcut calomnis, victims des
fits front expofs fimplcemint, et reitus dec ce a- di apeaux d'un rgiment aient t gardens par les ma: oeuvres, les plus perfides i il a vu un affemible
ractere de'prcifian qui a:cormpgne toujours la v- foldats d'un autre corps ? avons nous jamais eu patrioique centre laquelie on armait indignenrent
ite. .... La l:rzaernitet l'union ont fans ceffe rgn bloian de perfonne pour les conferver ? n'avons- le fanaifine civil et religieux il a vu des protefia-
entre le rgiment! de Touraine et les volontaires de ncus pis prodigu notre fing pour les dfendre? tions indcentes contre vos fages dcrets, dnn
Pepignani, et nous nous enprcflons de leur.rendrt Mais exliqoons ce procd inoui. M. de Mirabeau, 2000 .exemplaires taient dj prts, et ont
la jfitice qu'ils W'ont j.miaii; viti l'occrfion de nous qui port l'incendie partout, croyait tablir l'ani- faitis il a vu les prparatifs d- ce jour qui devait
ei donner les tmoignages les plus fi.ceres. mofire et la definion entire les deux corps ; mais ia rep:ndre et cooprer avec la journe fatal de'
L 19iiqeqse et q s conduite de nos freres de Vermmndois ne rpondit Niimes ec de Mont.uban j il a et tmoin de la'
Le 19 mi, que'qes grenadier et quelqures Ir- pas fes vues fanguinaires. A notre approche ls m.niere don't les bons citcyens ont prvenru cec
ges erenc rereotrent, reun.ieniit et re.trd'nt fe retrent indigns de la furpriie qu'on avait exer- atentat, en dilfl1:,aur i'affemrb e, qui devait le com-
g.imnent t fms tumulte is la vil e ,pricds d'un ce frt eux. M. de Cholet nous explique que M..e mencer. Le rpiment er.fi a diitir gr les b. is
,i.b ur qu'ils avaient fait appelier. Cer accord, qui, Mirabeau eti porter d'orjrcs du roi qui nous d'avec les mauvais il a i.. .: avec in.rpidite ai,x
fans coniredic, re.mplit le veu delay Nation, pot e::joignent de rec.voir les trois officers qui fe ont careffes, aux ininnuarion, : il fallai bien que 1-c
vait il dCbiger quelqu'un ? Cependant, tros offiban et M. Marchal replace legaement par toeur de ces braves foidats s'armt n d.efix ce ils
ciers prtendent s' ppcfer a ceu:e re ,o don't les M. Rochefort i la tte du regiment. Voil donc n'ignotaient pas que le royaume voifin etait plein
troioes fr.naifes onr cdji donn tair d'exemples, votre miflon exp'iqiue, M. de Mirabeau vous de fugitifs, de gens dangm rux tout donnait I veil
et f ns gad pour'les citoyens qui nous accom- venez, I'pe la main, nous ordonner'de rece- au patriocime s enfin, Tour"ine voit les nmes
pagnent, ils s'cilrent : Vous vous dshonorez voir des officers qui le onrt retirs pour s're ar- perfonesdont il connaiait et d6faporouvaic les
- Nuss nou.f honorons j g voil notre lr. ponfe. ns centre nous, et en vertu d'un ordre du i:- principles, tre la tte, et pForte l!es fu.milaux
tLs s'au huffent iis j.ignert les niermes les plus mwire. Les ordres ni, : ;l ,', lferont-is toujours d'nne flte nortaince qu'r o don .e foi col.nel
tans aux gelles les plus violent; ils s'arrment, et mrtri:.rs ? Notre rponf fu fiin pl et la voici : i voit ue fouie tumuhniueufe fcouant la tonr ha
centre qui ? Contre des citoyens q'ils aurnint du Ce n'eft 'point dan s une rue et l'pe la main de la ilifcortie 3 il extend le nom de f n colonel
dfetadre, et con:tre des folhd qui les aientd- q n n les duraint d-du leur objet, co- i des acclamations que celui-ci defavoue fans
fendus. Nous leur repreentons modrmiernt que par la maniere de, les prefenter n.us impose doute, mai. qui j talent le ban citoyen dans la co.f-
noul n'avons pas mnrit de tels excs: ils jirfident, la loi de les refoufer. Nous nous ren. ons au qua l tern'tion ; il voit tous ces corps pro efiationr
ec malgre la pomeffe faite aux bourgeois, le tam- tier fecor de tentative de M. Cholet : on cher- aller fucceifivemnit lui rendre hoinmage; il apprend
bout cf mis en prison. M, Marchal, adjudant,, re che a nous arracher des aveux. Voulez-vous re que l'orateur de I un d'eux a appel M. dle M'iabeau
charge d'excuter ces ordres. Ce dernier, lofquie fidelles au roi, nous dit-n ? Nous avons jur et fauveur et rd.emptur ; ce brave regiment s'ef
nous g-mifinons foils n joug' de fr, s'tait acquis noms ju:os d're fidel'es laNation, la conf- remp!i de ce fei facr6 de 'amniur de la P:trie qui
Pe cradion de tout le corps. Dpuis long-tems a- titution et au roi. 11 n'eft point querion de la levant et exaitant les arne., ne leur piriaerw. piis
gris, nous nous rveillons, e;t nnarimement, nous Nation : il ef quellion de la Nation i ces tris po u- cette rgularit de mo-e.veenes qu on rne peat a
le declarons indigne 'occuper tune pace don't il vait v-is font infparab!ie'. Enfi., on cfre la fomme tendre qe au.e confiitiuion ach.ve e.: c ie q ,p.
trop long-temis abuf. Pn:trs du mene efprit de ie mille cs aux conditions fiflites &c. nous le promeittnt vos tr..i.ux ia zmnrrels. Suiat
juftce, nous portions nos regards tur un home Cett e rel tr nop injirieufe pour mriter qu'on et citoyen firarais, je ne parlerai jamais qu'en fa
connt par de longs services, quil lut toujoirs c-n- la re:eve. Ds moyens ai bas ont-ils janais d- jveur de la fiubor.iati.n, t j'en donnerai "exemple
cilir raes devoirs erlamour ru fnIdat ,m nois comtr'e!.
ncilr ofer ie oirs e c i e l amour cu l dat ; nous cmn ef termini le regiment de Touriaire ? A-t-on pu croire mnis quand ce devoir eft en oppofit on av c le:de-
mquo not reu chix la i du ragl Rar; M. IRochefort qu'.,n obtiendrait notre ddfi:ea;re t prix d'ar- voir l plus facr de lat::chmnt la cnfitution
dayi, ciet renu la tteops. l rgimentit uN r ge t. Que ceux qui veulent ieurs cartouches .q and le fdl.at eRf plac e:i:e fbn firii u et la
Jay, commandant du corps. 11 ious reltai iit s n.t iuar ent en avant : ferment de tiocre part de ne 1arrie, quel renom l ionnerons-nous ' a dfobai-
devoir remplir. Trois fflciet s 'taie;. aimis nous cfnir ja'nai.. Le fourrier des grenadirers fance ? Je rappclle le j ur o e!'e f.a une verti
contre h;ou 3 m:is noigs n'tions point accounts a laifle fr:uire. Il g hge huit grl;a.':iers ; i:s nous lui dtmes le falut de l'rnm ire et le vtre.
a haire de nos ic et quels que uiIuit I'cls font arrts et il's iinu fans doute la peina NoIus recommandons vorr pafriotiom des'
cur t-, nomses avions lCes : nous nous P,ter-a duve voiretaaQriotlm des'
to ', nous es on n tran : es.n Q elle inte: pe:auion peut-on guerriers qui n'ont cd qu' l imptillrs de ce fen-
tons on nous rpond encore une fis pee a don ner de p ... oes ? NuS ns es timenit. Cunfrv- la France des defe:feurs pleins
r:a n: nors ne reculons point, mais .ous relpectous valuer, elles couv ert le deiiCini parfic te de -- l honneur et de courage : conrfervz-'er des dra-
en e.ux !e caractare qui les enviro;nne bender, de ruiner 1'amre et de end le au def- peaux qu'ils n'ab.ndonneront jma;s et que la
Aprs de tels excs, pouvaient-ils vivre aupis potifme le pouvoir que l'aveuglement 'lui laiffa viroire cotrorina par-tou . . Ah fi vous aviez
de nous ? Ils p ei:nt, et le fFiarent d'un corps trop long-temr, et que la raifoi lui a ravi. En vu Touraine aiu moment off i; venait de les perdre
qu'ils ont deux f is outrage. .afq'au zz mai, vain l'ariftocratie nous ;ai:i g- ; ll.: no;s enve oppe: je 'aurais pais befoiri de vous ein tier en e a faf-
tour re luirt qunlques fetes : le ftervice n'en mais nous faurons djouer fas menes iiifidieifes veur. Que f.n dl'eipoir rait beau On voyait des
foifit point, et nous ;.ffli;nmes me.ne de ire- et rien nre nous fera jamais enfreindre le ferm.e.t foldats courant au hufird dans les riues de votra
plir nos devoirs plus fcruipulei.emint que jamais. que nous fimes la. Pairie. malheureufe re les larmes iiianiaient le:r vifagi
M. de Mirabeau' arrive ; il made les bas-officiers Tel cit l'expcf file le lde nos griefs : c'ef dans ils dchiraienit ,eurs viremens ; le clebre Thurel,
le lendemain et, d'un ton menaant, il les accable vote fein que le brave regiment de Touaine verfe le plus ancien folanet e la France, A tte dcstvd
des reproches lesplus amics. Vous -es foibanre es douleurs. Devait-il s'aitendre de nareils ex(.s trans, montrant a,es, concitoyens fCn triple mI~-''
et vous n';vez pu rffier au r;iment de Tonr- de la part de ceiux dnt il fi: fi iong-tims gloire ? daillon, leur redemandait les enfeigncs ,ru'il avai
r'aie' ? cei, mais je ne yra pas. 'ai fit. Naus Iomme devius en q tlque forn e les objers fuivies pendant 80 anm, fous t:ois rois vicrtorx.
/a'rr 700 liho nn Paris. Etat ii q.eftion, e de vote prdilecion. Vous nous avez rauvas ou Nurs q i avons et less tmoins de ce fpe.t.cle
refinance de ia part des bis-offiiers ? is s 'tient jo"ug cruel ontl le defpotifre nouts accabla fi long- a.rcrdtil.trt la fuis er terrible, nous venons vous
joints a nous. Le lendqmnain nous fomrnies coin- teCu. Le verronm'-cus rempiacer par un joug p us dnandir de ne pas no:us fr.parer de nos fr,. ,'
mands pour prendre les aimne. Contra orre. cruel encore ? Nous ve'rons-nr.,rs frapp s par a d e, nos auis de Tour.aie et de Veriman-o.s. Nous
Qulquies grenadiers et deux foldats de ch:que main q..u devrait cocourir avec nous a nore bon vous le demandons par vos vertus iviques, .t
coirtragrie font dputs aiups de M. de Mira- heu ? Notre reproche n'elt pas gnral ; il et par le droit que nous donnent vos beau. Ils Iirvis ent refpectueuremlentt fe rendie au encore des oiffiers qui confervero&t des droits imieer.... Plac air board de l: vifte emp re, pe:r-
quartr, pour qte quesrepraent:tions qu'ils av.int tetn,:ls notre amour et not.re respect. ls puant mn fang jadis tranger, .onr;ervan, des h bi-
lui faire. Def'eide et je vous fais : voil fa voient nos pines, t ils fe taillnt; .rmais k ur coeur tude s et un ia]nage qai ne fort pa Is v rcs ,
rponfe. Nous deiceridons, et il nous fuit ju"qu' n'elt pas"i m*ins ulcer que le notre. 1Et vos, vote feu nous a p,etrs v vous n'avez pas de
f e s chapel fans vc-f, vtu d'ure braves concitoyens, vous donnerez a notre juftli meileurs freres : la fiiht des Fraiai: rlu dpar-
linple re ei gprte n.uni de fon pe, et acco;.- icatin et a nos motif, tout le poids 'ont ils font eme:t desPyr eS orentales fe~aimualle ccmma
I e' fe c Quel t none tonnment, 'cepties: vous ne pounez rfnler la verit les montagnes aux pids .ieflineqies il. h>bitIn- ,
lu' roi lc s, retir'etf 'voes, Nois reItier et il dit cotvaincre I'.ugrfte. Alfemble, qui nrous vous venez d'ailurer la defline.
nous ft Ecodre rue foils rer -vou s, ci je ad eons t ou gi f., tl e Il i bei'an et I'er' ri do
vrouis fluie. Encores. e fois rer de -vous oiir parti i'ntrudt pour rin dans le cruel devoir que Ce difcours reoit, aifi que Cle picdens, des
vreus d.:clare iebelles. Le rgimec t de TJ.onLaino ^jous ;;uou!n h,. pplaudiff-mens nombrux.
rt-belle I non, non :, ce fer: toulours ntro e cri. ous,' rempIflons :ujor hni. applatudifl'aens nom brux.
M.nis quell eft note to:nemne't I 11 fond fur nou:s Ce dircoirs prononc avec une rolce nergia, eft L'Afle.-able national ordonne l'impreffion des
1'6pe a la main > fix officers qui i'accompagnaletu foivent inte:rompu par des applaud.tlemens. uns et des autres.











Un dca MiT. !e., fc 'ta.res fOit lecture de p' p;'
fireurs pi'eei r'ative s aix troubh:s qui ont rgne
Nim.e ; cles ne cone'tic ent pas d'autre.s fLait que
ceux q.ie nous avons d.:j rapports.
L'Alf'nablee eve ces pieces aux coin.ts des
rechiieches et des rapports runis.

S ANCE DU DIMANCHE 27 IUIN.

Malgr6 les observations prfentes par M. Cinaffet,
le der:iier article decrr.e hier fauf rJdaction, et
propof par M. Camnaus, elt conferv.
M. Nouilles. Je n'tais pas hier main l'Affcmblde,
lorfq 'orn a rendu le dcret re atif la marine.
L'arti'le XIV eft ainfi cong : Aucuns rg!cmens
ou ordonnannces ne peuvent tre dformais pronmul-
gis iur le fait de la marini'e, que d'aprs un dcret
du po,,voir legiflatif, fanctionn par le roi. Je
-croi> qu'on doit di.tinguer les r6glemens et les
ordonunaces. Je demand que le comiw militaire
et le comict de la marine s'entendent fur ce point.
L'Afiemble renvoie l'oijet de cette demfnde
.ces deux comits.
M. Noailles. Vous avez rendu un dcret con-
ce imant les dragon du rjimn.nt de Lorraine, qui
avaient caff p;ufilurs de leu:; officiers.Isvo. savaient
a reff une let!-e cor'iee Et ces tCees : Si les
d!rg !r;s du. rginient, de Lorraine ont comuriis une
erreiir dans leur conduit, ils ofent vous. fire
obfe ver que vous voudrez bien n'y trouver au'ir'n
excess de zele. Pntres des fentimens que l'hon-
neur leur a tcujou"'s infpirs, ils font toii rfig'is
fuivre vos iitemions, et ils atcendent avec pa-ience
ies ordres que vous voudrez bien leur prefcri.'e pour
l'ivaiirage de la Nation de la loi et du roi; leur
d'(lumcin.nt ef fans bornes. s' Auffi-tt que votre
decr et et parvenu aux dragons de Lorraine ils
ont rappele et reu leurs officers de la maniere
la plus fatifefance.
J'ai l'honneur de prfenter le project de dcret
fuivant :
- L'Afftcm' e national dcrete que M. le prfi-
dent crira au ::';..:n. de Lorraine, que l'Affetnble
nationale voit avec plaifit qu'il a reconnu fon
erreur qu'elle rapoelle ce rgimenri la fibordi-
nacion qu'il d,,'it fes chifs que fon zele p.mir le.
service mim afiurera la bi.rr, .i n -:- de lai. Nation,
c,. mne il en a tojours mrit l'elime. ".
Ce project de dcret eft adopt.
M. Eflouarnel. Je dois vous apprendre que j'ai
reu de M. de la Force une lettre da!e deBagniere
le i juin : elie conflate que M. de la Force tait
Bordeaux lors des troubles de Montauban. Des
cerificats authentiques coritnftent galement que
mofdames de la Force n'ont point affift, come on
l'a .iiti, une' meffe du Saint-Efprit le jour o ces
troiubes ont clat.


732

peuvent :re rpandus dins les diverti s provinces
de l'empire. En vnos ibirvant q-ie la jIur'e du
14 vo': amene:a 4 0 inille :ra *grs dais :es murs
de Pa i'.... que p uis d u; m liion ,'homm-s feroiit
ralLmb'.s p.ur cs-tte crmoiunie ; que. vous avez
de qiuoi emb'er des fuiies que potrraietnt pro-
duiie les fCui'es ides, vraies ou fauffes que nos
ennemis eC roent de mauvais citoyens. Ne calculons
pas notre iciination personnel e : dans la pition
ou nous fommes, tous les bons citoyens faveint
que la corittitutin fe terminera, ou que nwP i
prirons ; mais longeons que les habicaiis de I'
font nos coopracturs et nos freres, et que par
note imprudence, nous ne devons pas compro-
metrre le fort d'une ville immerife, qui nous ap-
porte tant de fecours et nous done tant de
confolations. Je perfifte demander qu'en mette.
aux voix, qu'il ne fera a'cord aucuii cong d'ici
au 4. de juiliet, et que le dcret rendu hier, abf-
raction faite de l'aff:ire de M. Lautrec, pour
laquelle ii a t rendu, ne fera excutoiie que
dans l'terdi.e d du partement o l'Aff.;mbe nltio-
nale tiendra fes cances....
M. Ambly. Je juge de la faon de penfer des
,nu:es par la mienne et cependant je penfe bien
autrement que le p.opinant. Je, ne crois pas qu'il y
ait parmi nous des homes capables de s'en aller
Schlz Cux pour y cauler di ddferdre. Nous avons
tousu fait un li ernmentc, et il n'efl pat un de nous
qui foit capable de ne le pas tepir. Qu'elt-ce que
ces craintes pufillarimes qu'on, prfente fCis cefle'?
Quels font nos ennemi,. ? OO font-ils ? Je ne les
crains points... Ceux qui demandent des congs rne
les demandent que pour pouvoir fe trouver ici au
14. J'aurais toutes les affaires du monde que,
Sd'apts ce qui vient d'tre dit, je ne partirais pas,
parce qu'il n'y a point de pri1. Le fentiment de
la frayeur ne me convient pas.... (Il s'leve un peu
de murmures.) Je vois que vous avez la mme
Stranquiilit que moi: en confquence, je demand
la queflion pralable.
M. Franfois Defcars. Je ne croyais pas que ma
dernanue pcu'rait former la matiere d'une delibra-
tion i je ne m'eloigne que parce que madame Defcar-,
groffe de fept m 'is et indifpofe, m'appelle aupis
d'elhe. Je ne vais d'ailleurs qu' ai lieues d'ici,
et ce n'eft que par igard pour l'Afferrb e que
Sj'ai demand un cortge, don't je fawvis bihn pou-
voir mne paie.r. S.i 'on imprimait fur le caractere
de reprfentant de la Nation le caractere de.l'el-
clav,.g, je dciare que je fupp ierais l'Affemble
d'accpter dans l'infant ma ,dmitfion.
L'Afltmble decide de paffer l'ordre du jour.
M. Goupil fait, au nom du comit des pensions,
un rapport fi.r les penfions des conomats, et pr-
lente un project de dcret.
*Aprs quelques observations ce project eft
ajourn vendredi, jour fixe, avec plufieurs de-
mandes incidents.


M. Bouche expo e qu depuis le mois de janvier, L'Affemnb'e dcrete cependant que les pensions
cincqante fix d,.ret impo;tans ne font pas encore de MM. Chmrnbord et Lu fanutinnns il fe plaint avec chaleur de cette len- d'Afias leront exceptes de toutes' fifpiJions,
teur et de cette inexactitude. l-pptellions et rducons.
Plhfieurs-m.mbres demandent que M. Bouche foit Un iebre ducon d c p
adjoint aux commifillires charge de fuivre l'accep- n cret m bre du ciomtia de om'ns erce prufeone l
station et la function des dcrets. let lvan q adopt fans dcuffon
ai;nfi conu :
Cottetpropcition eft lutr c champ dcrte. aiifi conu
Ct L'Aflemble national orfilrant que la fian-
Un de MIM. les fcrt-ires announce que M. Fran- chife accorde aux foires de France eft.plut; une
oi- Defcars, et M. Dubois, cur, demandent la faveur pour le commerce, qu'un piiilege particu-
peymillion de s'abf nter pour quelque tems. lier une ville, a dcrrt et dcrete qu'il ne fera
M. Lucas. Je renouvelle l'obfervatin que j'ai rin iinnov, qI3nt prefent, pour ce qui concern,
dj faite qu'il f impoffible d'accorder des congs les foires de France qu'elle continueront jouir
fans eni connaire les motifE. des mmes exceptions et des memes droits don't
ell i a r l i -l l tl if .


M. Ricard, de Toulon. Je fupplie M. Dubois et
M. Fr ois d'Eflcrs de ne pas prendre pour leur
co:' pte ce q ,ej'ai dire lur ces congs un peu trop
m i lui,::s, et qui jettrent l'pouvante dans mon
ame..... Je n ai pas l'honneur de connSaire ces
honorables membres ; je crois qu'ils font incapables
d'abu"er de leurs congs, et j'en f:J~ 'la profeffion
avec la plus grande fincrite. ... M.iis je crois qu'il
do.f' m'tre permis, moi, qui on a interdit la
parole lorfque j'ai voulu parler hier contre linvio-
abili- des membres, de cette Aliemble hours le
.la;teme': t de Piois., e vo.- prfenter en peu
de m ea;s, les confi trations qui me dterminent
m'nppofera i' j' u: .'hui aux co nis. Je vous demand
fi nn. reprfcntrit de la Nation peut quitter fou
pofte, s'enfoncer dans ies provinces, y jeter la
division et le trouble, fe mettre la tte d'un parti,
y commniettre des .tatfi,, tant privs que publics,
reftdr iniviolable et fouler aux pieds toutes 'es !ois,
fur l'abiurde fondement qu'il eft dput l'Afiem-
bie national. C'eft cependaint ce que vous avez
d.crt hier en terms fQrmels, et c'eft ce qui eft
cauic que e (le nande q 'il ue ifit accori de
onge flu,, aucun prtexte d'ici au 14 juilet-
tt 1e le deminjrte, pour 'intl'rt de cutix qui
poutraienr t rrre founpo.ns come pour li.i-
trt de cet.x qui pourt aient devenir coupables.
Je le cierm!nnie, en rappelant votre firuation ac-
tuelle, en voua difant de faire le recenft.metnt des
ennemis que vou. avez. rendus inviolables, et qui


teins que les dommages front plys par ceux qui
Ies ont cauis&.
M'. Boctaido.:x. Je demand qu'i's foient pays par
les tr, i< mille d~iux n.rts per.tonnes qui ont figuil li
d vibration.
On arnonce que M. Riquetti le june (ci-devaztt
vicomte de Mirabeau) demand &re introduit..,
( La fuite remain. )

.. .. .. .. .. ..
V- A. RIE , S.

Rapprochement firgulier de affeges, tirs de
'eiticure fainte, aux lives de Mardothe et d'Ef-
ther, chapitres I 7, 8, ,9, avec les vnemens
prfens. ( 1789)
Le roi confui ta les Sages, par les conJeils defiluels
il ffait toutes cihofs chap. t.
Enfuite, ayant r tromp par, un cruel miniftre
il lui permit de fai'e gorger un Peuple efclar-e
mais la plus belle des filles de ce Peuple profcrit
entrepri-r d'clairer la juftice du- roi. Elle ofa lin-
vi er, chez elle, une fte fplendide, et le roi y
vint, chap. 7.
Oi) fit venir auinft les fecr'taires et les crivains
Sdu roi, pour prevenir les anciens ordres par des
nouveaux.
Les couriers partirent auffitt en grande hlte. et
l'dit du roi fut affich dans la capital.
Toute la ville fut tranfporte de joie, et qu.nt
aux profcrits, ii leur fermblr qu'une nouvelle lulmiere
s'elevait fur eux.
Parmi toutes les Nations, les provinces et les
villes i l'ordonnance tait portee, ils taient dans
un ravillement de joie ; ils fefaient des feltias et
des jours de ftes, iufques-l que p ulieurs c imats
etrqui avaient d'autres langues et costumes, tnm-
b.aiterent leuis nmoeur et ieuis crnonies, chap. 8.
Le treitiemne jour du mois, lorf.,u'on fe prparait
tuer, ils s'alleinberde pour attaquer l.urs perf-
Sciteurs, et nul n'obait leur refifitr, parce que la
grandeur de leur putlance avait rpandu une terreur
gnrale.
Les ayant tus, ils ne voulurent toucher rien
de ce qui tait eux.
On rapport uflit au roi le nombre de ceux qui
avaient et tu,s dans la capital.
I s commencement tous i tuer leurs ennemis le
treizime du mois dard et ils ceiferent au qua-
tozlnme, don't ils firent une fte folennelle, pour la
paffer en tous les ficles luivans, dans la ijouif-
tance et dans les fefliins.
Et pour rendre plus folennelle une fte de tout
ce qui tait fait en ce terns l., ces jours furern
appels, diesfortium, jours des deftines.


i


elle 1 ll.alk.l l. s, aIl lcel, ) L p qU I tellj enL llle esJ
ordonnances rendues pour le maintien du bon ordre
et de la police front b(erves felon leur formeet
tentur, et que le tribunal de la commune de Baui-
caire continuera Tes functions come ci-devant
en fe confoirant au surplus aux dcrets de l'Affem-
ble national. "
On fait lecture d'une lettre, par laquelle MM. les
officers municipaux de la ville de Nimes donnent
le cIcail des vnemens qui Ce font pa(f.s da'is cetie
vil'e ; il ainnoncent en mme teams qu'ils font dilf-
pofs douner leur dmilfion.
M. I vqurz de Nines, Je n'entreprendrai point une,
oilcullion fur la lettre des tfficiers municipautx mais
je rne runis eux pour vous peindre la fituation
ma heureufe de plifieurs families. Il y a dans la ville
de s:uies bpaicoup de munufiacture.s Les ouvriers
iont perdu plufiturs des negocians qui lei fEfa.ient
travailler : iis ont befoin de fecours extraordinaire.
Dans l'intervalle qui s'coulera entire la dmiflion
de la mnunicipa it actuelle et la formation de la nou-
velle eq. a i p ,urront-ils obtenir ces f:cours ? Jo
propose de charger les commifailires du roi au d ;-
pa:rtemient du Gard et MM. du commie permoai,eit
de Nliaes de pourvoir prompt"ment, et par les
moyens les plus efficaces, au foulagement de ces
maiheurenx.


En mmoire de ce qui avait t concert centre
eux et de ce grand changement qui tait arriv en-
fuite, les profcrits s',bigerent, eux et leurs en-
fins, et tous ceux qui vo-u.iraiei)t fe joindre leur
fcil frasernelle, d en fare une fte religitufe.
Ce font ces jours qui ne front jamais (ff:-cs
de la mmoire des hommasin et que toutes les pro-
vinces, a'ge en age celbreront par toute la
terre, et il n'y a point de ville en laquelle les jours
des def'jiies ne foient obl'.rvs.
Enfuite le fauveur du Peauple et la bien aime du
roi crivirent routes, ces choices, et eu ayant fait
un livre, l'e;ivoyerent'drins t.tutes les provinces,
arin qu on eit tout le foin.poffible d'dtablir ce j.ur
combine un fte lolnnelle dans toute la pofrrit.
Et tous s'engagerent l'obferver,'eux et leurs
pollrit, ainfi qule leurs fauveurs l'avaient ordonn,
chapitre 9.



Les habitans des lieux nommi Porcherons. Nou-
velle-France, haute et bajff Courtilles, Petit-Charonie,
Fontarabie, &c. comprise dans l'enceinte des nou-
vel'es barriers, viennent de reprl'enter i l'Affem-
b!e national des rrlamations centre l'arrt de la
cour des aides, du 18 de ce mois.
I's fe p aignent que cet arrt donne un effet
rtroactif au d&trer qui afijertit les territoires
compris dans l'enceinte des nouveaux murs aux
droits d'entre i qu'en confquence cet ariB a
illgalement exig que les bourgeois et marchands
tablis fur ce territoire feraient tens d'acquitter
ces dr.oits pour toutes les boiffons befliaux et
marchandifes qui fe trouveraieit cthez eux, et y
feraient entrs avant la publication du dcret.
Ils fe plaignent encore des vifites dcnmciliaires
auxquteles l'effet rtroactif que 'arrt aattribe a,u
dcret, ont or nc-ffairement donnei lieu, centre
l'iitention de l'Aflemble national.
Ceute rclamation el figne de piufieurs membres
de Monimartre, Bellevidle, autres ieux et de
j '.' h1 bi~J~43


M. le cur Gouttes. Il eft jfile d'adopter cette pro- On re doute pas que la cour des aides et le
portion, mais il faut que le-dcret porte en mme ferrmier ne rpondnt ces plairtes,


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