Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
This item is presumed to be in the public domain. The University of Florida George A. Smathers Libraries respect the intellectual property rights of others and do not claim any copyright interest in this item. Users of this work have responsibility for determining copyright status prior to reusing, publishing or reproducing this item for purposes other than what is allowed by fair use or other copyright exemptions. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions may require permission of the copyright holder. The Smathers Libraries would like to learn more about this item and invite individuals or organizations to contact Digital Services (UFDC@uflib.ufl.edu) with any additional information they can provide.
Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

Related Items

Succeeded by:
Moniteur universel

Full Text





GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSAL.
. .5 .a .i .aM[attia 'sa


1)DIMA Il E


zo JUIN 1790.


POLITIQUE.

PAY S BAS.

De Bruxelles le 12. juin.

op T irt situation eft deplorable. Ceux qui nous
Udrient ne lavent o ils nous ruenent et nous
fommies devenus incapable de nous conduire nous-
iirae. Nos c h:rIs nous prfentalent depuis quel-
queretis 'elpranre d'tre ouvertement fecourus
m' le roi de Pruffe : ils taient parvenus aigrir
111s maux au point de favoiifer l'attente d un
ciemede aiufl violent et aufli dangereux. Le mois
dericr il a paru un bnilletin official qui annorn-
irt l'Approche des fept mille Pruffiens, come le
:oine des dfaflres qui fe multipliec;t. Mais une
pihillnce habitue aux principles de l'intrt per-
oniinl, exeri de a la (cieiice politque, et fi loigne,
it position des fentimens qui favoriferaient
a lilberi et l'indeplendance d'in Pe'uple pour-
rit-clle protge, la Uigiqu par des mefures qui
ne filffent pas enfii'iement fiboardonnes f-e def-
feins, et par une autre hibilir que celle de fon
ambition ? Maintenant donc que la correfpondance
fecrette qui s'eft tb'ie entire le roi de Pruffe
et le roi de Hongrie n'eft plus un myfiere mme
prniii nous les demu homes qui nous ont gars
avec eux, commencent s'inquiter du fort qui
les ':ttteiri. Aut dipir d'avoir t jocs come
cli'fi de notre Nation ils ajoutent peut tre la
douleur tlus vive d'aoir t tr:iics fi lgerement,
cominm hon-mes de peu de talent et come n-
gociateurs fans experience. Leur infiflifarice auiprs
de la court de Berlin les rappelle vers le cabinet
bitanrlique : c'efl li qu'ils s'taient-d'abord adi eicr,
lors des jintrimies du comin de Breda. I's y revien-
nent aujourd'hui. Sans doute qu'ils ne penfent pas
qu'on les y ait perdus de vue et leur conduire
actualle n'eft pas moins criminelle l'gard de
leur m.lh'urieux pays qu'elle l'a t de tous tens.
lis t(hir'chnt un matre, il faudra bien qu'ils le
trouvent. M. Van-Eupen, en fa qua'it de fecr-
taire d'iti et dut congis vient de s'adreffer
.,i;.-.lle.,,..rr M. le dtc de Leeds. Il lui re-
p'iente le ma'heureux. tat des affires et les
dplouables circonftances o le Brabant ne peut
plus fe palUer de fecuours rangers. Le dcourage-
ment s'cft empard 'e l'arme balgique ; il s'y eflt
mme fo'm des parties : le foldat fe dcfie du
foldat, l'officier fouponne le gnral tous mzr-
lient avec crainte. Le courage a difparu avec la
coi'fian'ce et la fiihordination.
Des let.:res mims ,lu gnral Schoenifeld font cities
al'ppu'i de ces fais, ainfi qui les rapports du comite
ducongrs qui fige Namiir. M. Van-Eupen ajoute ,
, que les provinces Be giques, aprs avoir fait une i
rfitiance aufli opiniatre, aprs avoir auffi folennel-
lement fecou le joug, ne pourraient jamais retour-
ner vers la domination de la miifon d'Autriche,
fins expofer leurs m.illeurs citoyens au rifque dernier l'upplice, !es fortunes des particuliers la
confifcarioin, et la Patrie en gnra!, au pril d'tre
trite en pays conquis, c'eftP--aire d'tre d-
pouille de tous fls droitn. . Ainfi donc pour-
fi it-il le cogis foirc de recchecher cette affi-
Stannce ocelque part, ferait plis content de la rece-
vcir de la Grandt-BU etagne que de nuile autre puif-
lance; n mis dins le cas d'un rc Is il ne pourrait fe
difienler de la requrir de telle part, d'ot' le cabinet \
dc 'Saint-Jarnes ferait. fch de l. voVenir venir Enfin,
prur doriner plus de force fes vives instances, le
minilire du congrs fi'it par aiLuri r que, dans la fitua
tionl difafreufe des Beliees, menacs de retourner
fous la domination de l'Autriche, le congrs aime-
rait fin i.x n qielque dure que flt l'alrnuti've, Le jeter
dans les bra, de la France, que de fe foumettre la
vengeance de la cour de Vienne, fi l'Angleterre
lie (e htait de prvenir cette demarche par fa
prompted tt puiffante intervention ".
On made qu'atufi-tt aprs l'arrive des dpches
Lilgiques, tous les miniflres dit cabinet de SaiUt-
limes fi font rafflcnbls, et qu' l'iffie du confeil ,
lui courier a t expcdi porour Berlin, . Notre
colges ne aifio point un libre course cette nou-


FRANCE.


q:i .'eft pr Li Lil'e au mais d'r, il dernier, entire les
quatre rimens qui compofaient, cette poque,
'a garn!ion de c4tre place. Sa mjfl., apis t'avoir
Lxamiii avec l p.us Liruire attention, ec avoir pris
une connailrnce app foindie de tout ce qui a eu quel-
que rapport l'iriuriection de ces co.rp, a ruconnu
avec plailic que les flup.ons odieux qu'ils s'taient
pelm:s centre vous, ne pouvaient qu'tre attribus
a un moment de delire et qu'ils n'avaient auiune
efpece de fondemjnt.
Votre conduit lui a non-feulement paru irrpro-
chab'e, mais la majcfte a mme jug qu'ele ne m-
ritait (.e des eloges. Elle a t prcfandmelt af-
fccte des dfagremens que vous avez orcuvs
de la part des troupes, dans cette occasion. Votre
attacheme;,t connu pour elle et votre patiriotime
auraient bien d vous les fauver i mais fa majefi
fe plhic croile que cells don't vous avez eu
vous ilindre, n'ont ps' tard expier par leur
repentir les torts qu'elles ont eu envers voui. Elle
rend vos frntimnens pour fa perfonne et votre
dvouement pour la chofe publique toute la juf-
tice qui leur eft due, et elle m'a expreflment
charge de voua tmoigner qu'eile elt pleinem.nnt
fari: fire de vos services et que vous pouvez
computer fur toute f. bienveillance,
J'ai l'honneur d'tre &c. LA TOUR DU-PIN.
Nt. B. Ccrime les vnemens arrivs Lille, le 7
et le 8 avril ont t la force de calomnies rie
toute etfece je compete flr votre impartialit
pour infeier ma letrre dlans votre journal. C ...

Extrait d'une lettre de Toulont du i" juin.

Nons juuiffons maintenant de la plus grande tran-
quillit i'union la .lus parfaite la plus intime fra-
ternitr exilient entire nos giraes nationales et les
Droupes rg'es. On ne voit que joie et rivertffe-
miensles j),urs de ftes. Les jeux de nos enfaus mmes
ont pris le caractere du piriotifne : on ls voit
tous les dimanches, en unifo:tme national, fe livrer
aux exercices mnilitaies, et parcourir la ville, au
fon de leurs t'.mbours, avec des branches de lau-
rier A leurs chapeaux. .. On a clbr, le 13
di mois dernier, une fere de reunion patriotique
extrmemenr touchaite. On avait p.ac au milieu
du champ de .. .ill:. un autel dcor d'une maliere
lgaigte et simple. Cet autel tait couronn d'uu
dais et d'in grand pavilion aux cou eurs de la Na-
tion. Aux quatre coins de I autel taient des cuf
fons fur lefquals on lifit : Runion patriotique. Dans
l'intrieur taient crits ces mots : la ration la
loi et le roi. Le champ de bataille tait environn
de troupes fous les arms.
MM. les maire et officers municipaux fe font
rendus dans ce lieu, au bruit d'une mufique mili-
taire et accompagns des commandant de terre et
de mer et des autres officers ;ils ont f.it pub ique-
ment lecture des nouveaux dcrets de l'Affenible,
et ont fait prter aux troupes ferment de fidlit
la Nation la loi et au roi.. .. Les gardes
nationals ont enfuite dfil devant les troupes
rgles, et eiles fe fontr mutuellement Lfalies de
lur;-s dr.ipeaux.
Co jour s'eft coul au milieu de la joie uni-
verf.:dl. Les gardes nationals et les troupes de
la g.rnifon mles enfemiie parcouraient la ville,
eni fetenant par la main.... M. de G'andeves, qui
a fucceld M. d'A bert de 'iois, cft eitine ft
i aimed de tout le monde. Il eft impoiflble de fe
conduire mieux que lui.....


COMMERCE.

Navires strangers expdis de Bordeaux.

Du 7 juin. Les navires la Dorotche, de Moff,
capitaine M. Ole Brinch, allant Chriftiana, charge
de iii t ude-vec ourtier, M. Binaudi l'Amiti,
de Sterin; capitaine M. Chriflian B'.r(hels zllant
audit lieu, fur f on left; courtier, M. Loch l'Ainne-
Elonore, de Sterin, capitaine M. Johann Loefewitz,
allant audit lieu, fur fon leftR courtier, idem; la
Speculation, de Bremen capitaine M. Arend Wie-
ting, alant audit lieu, charge de vin et caf,
courtier M. Binaud.
Navires irangers entries dans ledit port.


De Paris.
Les navires la CCr's, de Hamboirg capitaine
lInarar, Monfiur, un mmoire au roi, foufcrit M. Hen iri k Necwes venant de Brelf, fitr fon
pa M. de Livarot et jiulifi. aif de fa conduit le( coiotuier; M. Ferrerrc le Neptune, dul mme
Liide. Ce mimnr i e prflene tons les details des dit- I lieu, cap.c ne M. Hedde Dirnks, verina de i'Ouient,
cuffions furvenues entire les quarre rgimens qui. y fur fon'te it couitier, Idern,
e'a.ient en ernifon ; il a t p rferit au roi qu a
tlhargi MI, de la Tour-du-Pin de fire M. de Liva- Nouvelles maritime.
rot lai rponufe fuivante :
SJ'ai mi, fous les yeux dlu roi dans fon confeil Le navire la Comtefir de Lameth, capitaine M. Sti-
; i ,,! otre m&raoire contenn le d tail de ,ce nean u t arrive aux Caye--Saint-Louis; les deux


Elifabelth, capitaine M. Videau eft arriv ai Cap
le z3 avril; la Vierge des Carmes, amateur M. Gabricl
Lacroix, venant de la lavanne etf arrive au
Pallage.


LIT-T--RATUR -E.
LITTRATUR E.


La Bafjille dvoile, ou Recueil de pieces authentiques ,
pour fervir fon Hifloire; avec cette pigraphe :

Detecta apparuit in/gens
legia et umbrofn penitus paatere cavern.r
VIRG. z.Eneid. Liv. 8,

A Paris, chez M. Defentne, libraire, au Palaiw-
Royal. 1-89. ( Second et dernier ixtrair. ) Le product
de c.t ouvrage efl defl; aux veuves ct aux orphelins
des citoyens morts victims de leur ele patriotique, et aux
blcfgs qii fe trouvent dans I indigence.
Pour offir nos lecteurs une ide pins complete
de cette coll-ction, nous allons extraire et rranf-
crire quelques-unes des note Is h pls plrs nguleres,
iKeatEivs au' priflnniers de z Bafti.le. Ces notos,
qui ont totes te copies fti des originaux,
remontent jiifqu'en 1663. La piupart contiennent
les motifs des d<;ertirns, et c'eft ce qui les rend
vraiment car.ctirilique;.
An6es 1663 et 1664. Les mii:iflres qui ont fign
les ordres d'enitre taiint le Tellier et le marehal
d'Eft es. Les causes gd(nrales iont, imprimerie,
librairie aflfires de Fouquet, libelles, jaiiifine.
En 1686. Les prifonniers par ordre de Colbert
et le Te lier font au nombre de 147, et tous pour
la religion.
On trouve dans les annes fuivantes ces notes bi-
za.rres don't chacune pourra donner penfer
nos lecreurs.
-. L'abb Dubois, homme trs-mchant et trs-
chicaneur ; Rolland, il voulait fe donner au diable
Soupaillard, mauvais catholique', Jean B,ondeau,
tenu pour fufrect ( motif fouvent rpt. ) Pierre-
Jean Mere, pour mauvais remedes qu'il dAfribue
Ph l:ppe Molard, fou mlancolique j Davant, accul
d'tre quitifie le Clerc, nouveau convert, mau-
vais catholque Nicolas Buiflun, pour lettres info-
lentes contre Samuel Bernard. En I1728, les causes
gnrales d'emprifonnement font ainfi exprimes:
Auteurs et colporteurs de nouvelles et de lives pour le
juf niJine ; convulfionnaires contrebanaiers cabaleurs
concre la balle.
Dans la mme anne Soup, arrt pour fatis-
faire au comte de Charolais, er favor de lii ce
qu'on vouiait. Eni 17o0, l'abb bouret, pour
'affraire de la diichefe de Bouilon et de la Lecou-
vreur, comedienne Miche; Aubert, gagne-denier,
crochiteur de la constitution. Plus loin Pierre
Santuron, accuf par le petit Laporte de lui avoir
m ,'tr fire des conyulfins ; la romm6e Foulon,
fruiticre-oraingere, et fon fil, janfinilIts; Forcafi,
Italien qui dupair les fi'i",.-'": de la court, il a et
conduit aui Foi--I Evqiue, aprs douze ans de f'iour
la b;fille. En 17~3 Claude Larche, g de 14. ans,
pour avoir impuine contre la coniitittion et
l'affaire u pit au .i ai: j mis au carcan pendant deux
heures, et banni pour trois ans du effort du par-
lement de Paris. L'archevque de Nimes a de.and
fa grace parce que cet: et fa;t tait tiop jeuue paur
favoir ce qu'il ftf.it. ( Le burlefque et l'atroce
font ici amalgames d'u.ia mariere bien remarquable.
La pollrite qui nous laiflerons une conflitution,
aura bien de la peine fe fire une ide de cette
autre coriftitution, lie l'affaire du pot au lair.
Et ce parlement qui met un etnfant au c ircaii I y
avait poui tant dj vingt an, que Vo taire Ocrivait :
il y avait douze ans qu'on :iCair les Leures Perfarncs.
Nous laiffons i la pernfe des lecteur, a coirnmicrer
ce texte inconceivable, en les print de ne point
oublier que le janfenifme et la bill unigeni.us ont
peupl la baftille pendant plus de quatre v -gt ans.)
Nous reprenons l'extrait de ces notes curieufes.
En 1734, M. Lureux, molinifte outr. ( On
voit que la court tait alors dans le fy:ime des
impartiaux : elle embaflillait indifferemmen iJauifnius
et Molina. )
M. Robert de la Motte, gentilhomme de mon-
feigneur le duc d'Orlans pour avoir aflaffin
Bruny, limonadier, pour jouir de fa f..rrmn ( ce
prifonnier n'eft reft que fix mois la Baftilie. )
Nius trouvons dans le mme v'lum, la n.te de
Tavernier, drtenii o ansi la ..,ill,, p iourprpitenni
comtllot contre la vie du roi; ce lount les e, .ill...-\ui
du regiftre.
Ce ferait une affez grande qieflion de favoir le-
I uel de ces deux traits peint le mieux )'immuraliti
a defpotifine.


S 17 1.


.^.L*inr~usWr*riol~pll


____1 __ _I~CI~


i






1'I























jll i I'








j;B


I








698


anAirw 4 Il ui' CX oratorieni, pour 'Stre

sglquuN, N ei fi;L0 d'un vi't ig, pour avoir
cUfi& amout p Y' vt. 's ci~ez ne peie
foi n S. 1 Mledrd et d LM. _'Pri s;M. de (.Ih nibor,
Ponuir ite f.et?.k w'L. J-iic ci 1' iupra 3
Mv, B 3in rn, atlie1; la etite S Pue. ee de
fort huit ens cnnvWli'.nraite ('fhord t eioi a
d un an) M. l'abe Co;in M.rin xteur delba


(

I


Les dea'iiers v>,l"rI s de cette ca!!ection ren-
firien, id.s nmnimics det:;il'is fur iks cauf:s ec
tjiiies, li-s pr.l'on.irs dlnt < nI ai ticuv. les nomis fur different
:,.' Ces rcis f,.rmer t un rtblea.u aufl corn-
plet que fidle de ,cett grande macbi;,e inquifi-
toire de cette polr.e de Pars fi arrlficieufement
complique fi odiutermrnt perfectionn.e, et don't
tant d'ecrivains ont perfidement ou aveugliment
exargi lIs faiblt:s avantages.


de l'a~ne. Le lendemain jz, le jour fer pluS u
de 4 secondss l" e z, > e i i de tot
de 46 fccondes. lez^
La mani'er de trouver l'heure enmr
noyen de la hauteur du foleil, ei ,e le
long-terns des tablettes dtailles qui Peienlt depi
-iix navigaiteirs uii calcul de to s leb jours; im Jd
Ic Ffranois, femmede d l afironoin et i iice
M. deLalande, les a entreprif vec Ctlir.
av- t ra


Voix du 'Prre et de l' tilit des Erats provinciauix.- a- i- u-deiius ae ion age et de fon fexe e lle
il c- pbable que ce prifonnier ferait ailiour- On ne connatra point l'odierx abus et tous les faites dja pour les differens deogri de altitude, dep i
u'hini !'ian des plus clebres patriots, et pet-aU-, e fies myters de 'i Lionnage fans avoir lu les l'quateur jiifqu'i 20 deg-s, i chuque degr de
i -gerair panmi nos igifi~aeurs ). hifloires de J-q-r, de G-p-i et Je quelques autres dlfaimfon audlrale et borale, et jufqu', l degs
Il epasfne de ces notes ques ifrumens favors d s perfcutions et inquiii- de hauteur. i
S ft pas one d ces nrtes qui n frios ecrertes esdes S-ne et des L-n-i'. Leur audace
S;ctire d',nen eloquiente parphrat e et d'une vio- luirs rnf2s, Leurs fuiponne;ies, mais lurtou[c leur
.e:rte ddclai.:u.on. Nous 1..1. '.s parlr les fats puifance foot firn r, tandis qu'en mme tcms on .-0...-a.X1.--1^ .a :---
et es ame.s des lcteurs. Le dgort l'indignation n peroit pas, cdaut mnie feule circonriance, corn
;t ll'.orreur !es anricront fouvent ils les mdi- men ou pouvait rirc la moindre uli de myen ASSEMBLEE NA"TIONALE
:..out ma!gr eux ils remonteront leur ifource. co b
q-le!quaf:oi. l'expof de ces atrocizs leur fera en-
t:evoir des n'yerci plus arroccs encore. Pluicurs Ce q:i frappe le- plus dans c e lounge one fuie e Pridce e M. l'abbeyeyes.
:d-.s prifonniers de la C2fhiile paraiffent avoir t d'anecbotes des trente dernieres 2.i.nies de l're di
jiug pui des comnmifiops, et exciiit dans l'en-I de r,:inte de i lat:ill. La chambre de I Arfenal itit de ca.clei et des dtenuiomns avaieit pour caule ks
fouvent nomme petur pron.ncer ces aidnefats ju- eiitravls ni.is la psfif et la publicain dies On faith lecture du procs-vyeb.L~ de la fance d
ril;ql:essa r do tels tribuniux vendus aux ty- ou rages polcrits par les capiicesa inbimb, ux dIe laveili. ac
ramn, n'uaienz ans doute qui !es isi.rurmeis de l'autorit 3 on r e tonn de ce nombre infini d'au-
iir haine : et d'ail!eurs, tes onc t les odieux teurs, de Ebraires, de colporturcsi de coumil; M. de Mirabeau li'n l'interrompt l'endroit o
dporrinens du defpotifime, qu'on peut le foup- fiinnaires des peines, des dpenfes, des voyages et rapport le dcret rendu hier au fujet de M. l
onerinr fs fCruCp'tle, laccuir fans examen le que cora.ica;r leurs capcur's : malgr la mu!tiplicit vicomte de Mirabeau.
con ar-i:er elt 'iimoler. rans appel. de ces fortes d'aventures, on ne le laile point de
S t i c oir, a comnme ailleuls, la contrebande produire M. de Mia beau I'ne. Je demand !a permiffion
La trolae >rron qui contient le relev par la p:ohibiion et favorife par les ifuveillans d'tablir, foi ptr la tradition de cette Afleiable,
d'ti r1egPe d'entrI et de fortie des pfuinniers de e ,ux-mies. On s amufe de la fupidit des mir.il foit par le vice de cette rdaction, que le dcret
I72., t -9, ppuy une fule de pieces et de treset des a:iRocrates de tout genre, qui rha- relatif M. de Mirabea le june, na past
tails, a pour nous un degr d Iintet plis vif raient fans cce les chroniques fcandaleules coin- redu tel qu'il vient d'tre lu, Il n'eft pas poible
encore. Ce Cont, non pas les derniers pt poles contre'eux ; de la bai,-e aftnce des lieu-ianans que lAi.mble ait oubli qe 'un de fe plus
mai'. plhn.it ls derniers access de 'autorite ecmiee de police qui felfen t conipofr ces libel ;e pour t lebres dcrets dans les circonf.mces q'i ont
dains age de la force more fans agonie, ec pour entire /lr cour a ix grands, et de la fripone i c ouverI 1i Alemblee national ef ceui qui r bit
alfi ie de mor fute. durie par !aquele un G-p- e felti payer tros l'inviorabilit de fes membres. Il n'eft pas pofible
L te retrouve une fou-l de noms et d 'vne- ou quatre fos le mme lmbelle par les libraires lque 1 A-mbie at oubli, qu'i,.dpendammnenit lde
mias connus. La f: prieentnt au naturc:l les hom- qu'il menaait, par' la court et par la police qu'il h fivegarde de la luoi, les dputs de l'AffAn
mes pe:ver qui, ou.- -heae, difpofien de nos flattait de le u c *, ez par le public qui l le ble natioiale ont encore la fauvegarde'de leur
od.iiinees: no,,iu qui treimblior.s devant eux, coin- vendact. Mais on f,-min des fommes enormes qui calacrtere.
b;e-i au'nrins- nous fmi davantage, fi n ous le.s .'ecofiaicnt tous les ans par ces canaux infames. 'Affemble n'a pas pu charger le pouvoir ex-
avion, alors ani. bien connu. 11e en e p!us d'un On ne conoit pas futout comment les lumires cutif de la furet d'un d s mebes 3e n'a
qui ce ivre doit etra en fite et torturer pour nt u f reandre et pn:trer, malgr les immenles s pa~ placer M. de Mirabeau le cine enre l
toute al vie. refoit ces de ce:te iquifition ; car on fiit que la double danger d:une eoftite et de fon diaiffcment-
Un grand nombre de traits finguliers y frappe- pokc ic e .a is aiuait juicqu'en Hollande '. it.uL. r ie elle n'a pu vouloir que drclhrer que fon dtret fur
ront les efprits. O. Ira avec plailir une letr rite c'iee it F'prtes a eclorre. On dpenrai plus pour l'inviolbilit de fes nwmbres, tait une gide
par le celebre Caglioflo, depuis fa fortie de h- bai'- 1 inrpcu des iprfffes de la ayeet d'An-terdam, fcre et orrdonner M. Mirabeau le jeune de
tilk-, Das cette lettre authentique il prdifi t, que pour favor le fecret du cabinet des Erars- venir rendre cimpte de fa conduit. J'ai dit M. de
en 178 l'aibolition des lettues-ae-cacher et les G nraux c'dsa les affairs trangeres de lai Mirabeau le june parce qe uje ne parole point
Etats- Grraux II reiendra dit-il en France, police. por mon free, je ne r(. lame pour !ui que ce que je
qualnd la- baftil;e fera devenue iine place publique. Cette inqniition de la prefe fuivie dans Tes rchmeras pour tout membre de l'Allemble na-
li ca! .uiit moins bien quiil n'a prdit, lorfquil a drals done lieu aux observations les plus pi- tonale. Un de vos rnenimres ne peut tre traduit
t s'expofer aux Ierrres de cachet du vtican, ect quantes. Par exempe, comment ne pas remarquer la devart aucune juridUicuoi que vous ne l'ayez
f i. s nouvelles de France arrivent juriu'au ch3:eaui j r.. fiejret de crnte police qui nois p r- jug ou *dcar jugeable ce n'et pas l'aurore
Saint-Ange, noire bounheur qu'il a predfnti doit fiv it, et puniifit avcl mme fueuri les aut urset de a liber que vous pourriez craindre qu'un de
.jourer a.ul ennuis de fa capcivuit. lesdilrilibuteurv des Mprqductions d'une aiflon iib:iiiic, i VOs cretsi m onu.
L':i : .. du car !iial de Rohbn rep.'it ici avec et de celle de la plus-vile obfcurit ? Ui h'immine qui Je demand donc q'e l'Affemb'd national dife
pulfieiurs dirails nulveaux et curieux. Celii-ci nous peu'ie, fent fa ddlicat.ff douiourturement ?ffc- fimplene-ut qu'elle rappele aux municipalits le
a pai t piquanl. Onsavait, e en faveUr de itl',encec te, il t'prouive une forte de honte pour fa Patrie, dcret qui pronounce i'iviolabi!it de fes membres,
prifionnie':e, fupprim l'ufage d'une clo.aho qui, a lorfq.'i; voit que pour ui iaiutenant de police et qu'elle dcrete que M. de Mirabeau le jeune
th que iniant de la nmit, troublit fon runuvisr ou pour fe. rf1ions, pour un libraire ou pour un viendra iminediatement lui rendre compete de fa
fobm,;acil. Le barn, de B-eteuil,i'apprit et gronda co'porteur, tout livreprohib, Helvtis ou Gr.'- conduice.
beacoup, en difant n'la bafilletous lcs priics court, Emile ou le P-t-i des Ch-t-x rdient dfi- Prieur. J'appuie de tout mon pouvoir le
Jont gaux. Combien de chofes dans ce leut mot L gnis foins le nom gnral d'articles philofphiques. i ddcrc propor par M. de Mirabeau l'an; mais,
Tcur t l .,. I ..- devant le canon et devant la Q ue fi l'on veut voir nu, pour ainii dire, a en qua it de fecrtire je dois me juIt.fier et
mori-: tout ehl gal otu tout e-i rien. Cctr apoph- route de la police et toiue la turpitude de cete aluref r lque le dtIci-t relatif M. de Mi.beau
ithe qui a l'air d'ane traJuction du Turc, ..i.:p;, u: ., on peut li-e fa correfpondance avec le jeune a ti adopt par l'AIf mble, dans les
devast (.ic die le boi.che du vilir cho;Si et appel desappareilleufes et le compte ordurier que celles- i teims queL je vie"s de rapposrer. Quant au fond
pour ;i.. .1 e l'Ail.mble nationa!e, fire la ban- ci rendent au .:;i,:lit des dbauches fecrettes de i du dcret fi la fol!icitide d'un ftie n'efl pas
queroute t foi droyer Paris. On pretend qu'un leurs maifons. Et quand on fe fouvient quelles encore i MA,. l'inteu t qui inspire, les pri-
t&tr::rtiir de fae amis doit bien-t donner, dans auguties perfornnes on definait ces dgotantes re- ,ci~is qu'il rappelle doivein nous hiire firchir
les Actes des Aptcrs, un p,'tit commentaire phi- chlaches, on fe demanded comment le gouverne- toute efpace et je dois paffr fur inconvenient
larfoque le cate belle l entence Nos lui re- miren a pu fubtifRer fi long-tems dans une abjection d rfoirmeru de nos dcres je croio que la
c.mnuimdonr de ne pas oublier ce qu'on troive ici, fi profonde. pr:f.: ition de Mv. de Mirabeau 1;iana doit -ere
c'eu cftca tcini s qu'on prpar fi Paris ce
cei: qlue tandis qu n. pt ,pofau :; Pans ce meme lous laiflons au lecteurs le foin ou plutt le adopte.
.ailite, tumune ayant femet Ouvrir tlesans cfhoeri plailr de tire de l Baflille dvoi une fuole d'aui- La propaofion de M, de Mirabeau 'an elt
Vac'l,-lapu par toublit ci'eti f: t tcr'anU-riait que tries r6fir1ats non msois importans. Nous ne nons dcrte.
aRil.-., la plu:part des prifonieis c'eft unr trait que fommis tune al rti ce dveloppement que par la
Mahiel a oublpl et it qu'on pet trouver daisce moment On fait Ircture d'une lettre de M. le premier
Une lettre du commandant de Pierre-en-Cife au fe reporter aux *jours de l'oppreffoun et de l'avi- miniitre des finances, don't voici l'extrait.
lieutreatude a oce qu'on tiouve diais ce vo'ume, lifeinen't. C't pace que la B.iei'ie eit rafe qu'il rdu ompte
prfenie a:ili de avetu. qui foiot involontaitement faut ein Ir -'..:t r inceffimmient l'image devant le Le r' qui j'ai reni cp d'ne lere
in.- frtyre bia. mnui.e de ce gouvernement que F ancais t fi prompt oub.ier et pardonner. PEn- de Gex m' ocidonei d'en infirmer 'i 'd mbile.
tam t de g'ens i <-...- r encore ; e finit par ces fin cette collection Ct come on la dit, une Les m.'gitras de la rpublique de Geneve on
inlrs : J'ai beaucoup de plccs vacaeus ; fi vous juger excellent prface de la conflitution. Et cependant prerv6 ce pays de la dirette qui le menit,
proos en rrempir quelques-unes, vousconnai ~ non il y avait dans le royaume des centaines de pri- en lui f2fant dlivrer Ioo quintaux de grains.
l-e c l'envie excrim'c que j'ai de rn/iter vos bours. On focus ci'Etat Que ferait ce donc, fi nous avions ,J'Alfemblt e nationile pourra appercevoir que les
l.ic que la b.didei emaut le ad.pt, on ,luit le fir chacune d'elies des diails auffi fuivis ? que Genevois sobiinent vulois s'uni d'ntirt
ro:,mue o l'on enfeveWliiit les papirs fecr n's de i ferat-ce, fluitiut fi nous puivions feuilleter :e re- la France, et qu'is ne furi pas rebtus par 1
la police. Ce c (on ces.piec0e originales qui nous .rn- gifires de ce Bictre la balille du pauvre ? . refus qu'a Eiit l'Allembie nrionale d- recevoit
:;rti ce re-tcei fi :;. .--il. .: es rious foit pair ,'im gi:n:- iin f ., .' et rciiule das cet bie r don patriotique ,.
Eric.ve)c le wS poril:t. vivans de prefq lous lesL j.'hrrm:. Pour lm repofcr et la confol r il ne lait On dJibere fir" cette le tre, er M. le prfient
ager:n flipirioeurs u .bacires, qui ont de ndos pa:. mwins qlune nouv.elle lctire .le a Deci'atin: ei I tO R ;tci c rire une lettre de rernsrctmens
j i.is mnani? e f ins ct les fouaeis de lia tyratnie. des d'oirs. C'cf u cfe que nous allows fitdre et ce que aux magihats "de Geneve.
;Co obje:t re rfio',, psa'.s morin,: -lZ.i.ux pour ? nos tnous confeillons ~ nos iecteurs. Ut habitnt d caons .it ln don pa-
delcendais ils r,.. ..-; 1 cot p:cchliGmen', i- U! habitant des cantons F. .- it un don pau
pou:-iidive, r-og.ron da:t n oe. ru hrono- ----trioiq e de or:o ivres. Quoique dangerr, il
logique, cette lii,, de iimrALiile. dc noimbreii si el*ere que lAIMletb'e voudra bien acce ptet cette
dytnaW e de nos idefotefcs. O(n vodra favor fous A S T R Q N O M J E. lgere marque de 'intr&c qu'il prend a la. rtvo-
qv.;l riiniftie, (ous qid- lie-utenan't de police fuient lution de la France.
corn.i!Ies te!les hboi uns ciomno oin fait fous quel Le fro!fice d't6 arrivera demiin 2n juin fept On announce que M. Hocdon rcilteur, faith
coumiat fous qu.elle ceiuiio ia nt t faites les heures .49 minutes du martin -.iu.':.i't les phm- hommage iAfiuaibl'ue des poXurais de Washington
tlus grandes ;acuoas des Romains. rides de M. le Lalande et ce fara l aius lorg jiour et Fra.klinu.


_










699
roun zae; .qne fon travail etit retard'-, pa-ce rue
les comaiII ne pomv;ent fe fervir es rcgii::s
que lorfq'.ils n'tient pas utiles pour le lfevice
public i il nous a porois de nois prtcfnter fcen
travail vers le I du mois prochain. MI. l'abb
\'IVury s'ad phiunr hier de tre pouvoir prendre
aucune notion fr 'tact des fi ances. Aprs l'ex-
trait raiorpni qe nons venons de prfenter
I'Aflneni'le dr, parel.es reclamaina'.ins ne devraient
point avoit lieu : c'e '.le cas dire qu'il n'y a pas
de pi:es fuurds que ceux qui ne veulent pas en-
tendre. Pour ne pas mettre a nm dl:bration une
precipittion don't on pourrait avoir lieu de fe
repentir, je demand que le project de dcret da
M. Camus, foit renvoy au comit des finances,
pour vous tre pr6fcnt lundi proch.lin.


I.*
ic
'c




t ,



'cF


.n i-' .g.,! e em ee,(d.,, j c, .n.i i l iu a -utcret e t ,
devoir lui &tre remis. Perqnnne 1 e foe ,a .- cc M. l'abb Mawuy. Nous ne connaiilons encore
les befoi perptuels du tifo public. i refute qu'e trois compete rendus fur les finances l'un
,is ats r'mis, que la dpene e de z wiions e M de alone, l'a-ure de l'archevque de Sens, .
Sjourj fi vous le voulez on vous en renra, f conii, e n l'tat de. frne,; et ai u aine 'enou
omte. C s coniitre l'rat de nus anfaires. J'ai dce.iniid
coe un plhn general des finan-es. Je penue que le public
MI. Camus.II fut accorder les 30 millions qu'on enennd come moi, par un plan de finances, un r
vh).s dc.:niimide m..s il faut preundre des prcautions compete exact des revwr.iis de l'ati, et des moyens
pour favoir quoi on les e' pioie : ce fetait tre de remuplacer les impts dfalftreux qui pefaient
mauvatis citoyen que de ri f. f.rrr qi efi nicef ire ifur le Peuple. Il faut en effet que ce compete
mi~ cue aruit etie mandu.lan.ite itfi. elle, que de ne prfcmnte les etds dttil's des dpenfes e-traor-
pas juftlfier la ralit dr.; :ur acq uir. D'ai~ ; cela, inaires, des erggemens et d's de.tes ariides;
auir.ii lhonneur de vous pr rpofer i div pormes ce doic t're ernfi, n bi!an exact de la fortune
que je crois necefiaires. Ce n'eft pasir la pre- Publique ; et fi, de la conmparaifou des recettes
mere fUis que nous demandons des renfeignemens, et des dpenfes il rfulte un deficit, on doit
et cpeendant jamni on ne nous dit autre (hofe, chercher des reffources pour le couvrir.
finon qu'il faut de l'argenr. Nous avons toujours ac- Tlle eft l'ide que je me fis f.aite d'un plan g6-
co:d avec coi friace, et cela veriti de ce que nral des finances i et c'til pourquoi je repr-oclhe 1
da s l'art des inm'nes, nous ne pouvions fifi;r le M. Necker de ne nous en avoir po:nt r-mis. Il pr-
vc:itble point de ladifficul. O. ne nous preffntait tend avoir rempli < et objet. Je vous rappellerai touis
jamais que des aperus, et dans ces aperiu on les mmoires de M. Necker ; on v voit quil a oubii
n'apercevait rien. 1, fe trouve des erreurs fcap- au mois de mars ce quil avait dit au mois de d-
panres entire ces aper.us et les bordereaux. cembre, et aui moist de dcembre ce qu'il avait dit F
Si on vius avait donn les details, vous connaitriez l'ouverture des Earts-gnraux. Mais p.;frqu'il croit
des paiemensi qip peut-tre n'auraient pas d ire avoir donn un plan g/nral de fi,,.ances je vais
fJir-. Par Exemp'e, on a pny au triorier de M. le repliquer ; et ccmme je citerai Tes crits., on verra
come d'Artis dran; les premi,.rs j,-urs de mai quie je n'ai intention de nuire a pnrl'~ n e. Je dcmar-
Z.,0oo00., le 11 maini, 4Y mille 1., le 17 6o nite 1 derai dans quelle intention on pifenta le premier
et le r9 ioo,oco liv.: vou en :iuriez t daiautant compete qui n'offrait qu'une copie de celui de M.l'ar-
p'us furpris que 1; premier miniitre nena pasparl. chevque de Sens. O, y plaa totes les dpenfesi
Un autre poii :, clefi de. jullifir la raidt de acquit qui devaient tre retranches, qui 'ont t depuis
e des es dpenfes. Onvouis prdfnteun rembou! fmen t par l'Affeimb!e natio:ale, et don't la fomme s'lkve
de vi;ng-fix millions d'anuticipation. Je vaudrais que 5o millions; mais on ou'l'ia les dettes arrires
t s details fulie mis obus vos yeux. J ai la preuve mon'rant 8o millions. M. Necker n'en a pas dit tun
qu'cn 788 on crda des emprunts pour rembourler feul mot. On oublia la caiffe i'amortilfement quli
les anticipations-, cependanit or n'en retibcurra point. s'lve jo millions.
Nous pouvons avoir tinivi.riueliemint ia pis grande Le rableaiu prten renferme dorc trois erreurs.
cori;lnrue ma is noiis devons compe nos manda- I La premiere, de 80 mill ons ute fois pays j la fe-
tairs. Tous les tats que nous avorns font parapper- conde, de o0 millions de dpenfes payab:es chaque
us ; on nous dit, tant pour la recette, tant pour la anne ; la troifieme, de So millions qus iEtLat perd,
dpe'nfi donc un deficit de tant. Ce'n'eft pas-l ce puiflu'ii auirai pi les gag:er: on y compete encore
que dolit fioir unpropriotaire; nous ommesles pro- comme revenue le pi oduit entier de la gabelle, foi.
pritaires et nous voulons que nos intenrdans nous nant une Comme de 60 millions. Cependant tous les
rendent un comnt plus exact de nos affairs. cahiers demandaient la fuppreflion de cet impt: on
On a beau rappeller les anciens ufages c'eft aux ie, poivait donc pas en porter l'valuaiion dans la
agents de la Nation (e conformer aux nouveaux. claffe de recettes. Eh! quel moyen vous prrTuita-t-
Sous le miniffere de C.ibert, on obtervait une allez on pour couvrir le ,deficit ? Une longuie lifte de
borne mthode. On failait les competes par exer- inoyens ex.agrs et illufoires ( Ici M. l'abb Maury
cice : il eifte d<\es regifcres qu'on.prfenrait tous les f,:it l'nrumeuation de toutes les reffources prfentris
rni s Louit XIV et qu'il anetat de la nain. Le par le premier miniftre desfinances dans 'on difcours
mme ordnr s'eif m encore obferv au commencemet-t ;ax Ecats-Gnraix ) et M. Necker les a trouvds
du regne de Louis XV. Alors il a cefle, et on ne bien mauvais, puifiqu'il ne les a pas reproduits de-
drefait plus des rats que Plorque l'anne tait expi- puis. Je demand votre attention Mefieurs, pour
ree: on appeliaif cela les ro esde l'annie; !s s'ar:- iun ar cle de oo0 millions don't j:. ne trouve nulle
taient au c,lii du roi. Mais ce qui a cauf tout le trace d&ns i ls mrnoiris de M. Necker. On a dit que
4dfoicdre, c'efd que les tars de la A'enfe d'une an- lesdpnres extraordinaire, ;our ia.nee789, mon-
ne .'dta.iin aides quelqiefos que doue a:;s ilent 1; millions ;uais on n'a pas dit qu' elles
ap-;:, fors un nouvrea mu iiltre: ainft, pour jiuf:- as'levaient une fnimme gale pour !es a.iees fui-
fir.' e de:penfr de l'anne 1784 il fallait attended vt ywnts. Je le rpee, ceci mrire ute ni-grande
qu' i'anne t788 flu coule. Voil i1 dfordre qui attention, puiiCque ie total de ces dpen!es monte
r'gniait dans les finances; et capend int on crie ana- 6co nmilionh. (Il s'leve des murmures.) Jen ai le
rtI.me. con te quiconque ne vent pas que les finances I ablcau :alcule julqu'en 18f9.
foi-nt faciies .i conni,,:re. Les moyens prendre pour acquitter une dette qui
Voci le project de ddcret que j'ai l'honneur de ne renaitra pas, et ctux qu'on doit empl yer pour
Vou r opuure dette qui fe reproduira tous les ans pendant
v.s p'roptfer : \Aixa ,tef annee, fotr bien diff eas. M. Ne.ker vous
L'Afnleimble national dcrete que la Icaiffe d'ef- a bien prfenit des reftjurces pour la premiere; mais
coem'rte remeti:,, fans d'ai, au premier miniifltre j: ne trouve nulle part dans fes ouvrages des traces;
des fiiancu.s ia fommne de 3o0 iniiiomn. en fes bui- de cells qu'il emploirait pour anantir la feconde, et
let que l'admrui iihiare.ur di trfor royal repra- iun arioteur habile gagnerait oo miilo is fur la dette
feniea l'etar au vrai des diperiftes e 1789 t qu' dl a Etat en la iqui.atn, fans qu'on ap'd leconvaincre
fera auffi prcifert, le mois prochain,, l'r at de l'ac- d'avoir fait une fiiponnerie.
qu't it des dp'ef's 'des tcrere miillions qe Uni compete g enral des finances el danc ncef-
dt'rduavaitr il ne' p:.,n'ta tre plrk'tri audCine dC.-C f tOr
dmanr dnvt ids no pfas i ja tdu re aue d cail des ae e r m itt, pour faite connatre la maffe de la
riande do fonds fas f y joie dre l dtae i demds d ie t aetc de l'impt. Je crois que ima!qr les con-
objets .'uxqi:els iis font det'ins; enfin, que le r ai',nces que nous a donnes M. Neoker, il nous
premier n:niire des finances f'ra imprimer le rap- en rete encore de grades et d'importantes de-
p ,rt certifi vritiable des vrificarions qu'il aura f ; cells que nous avons reues ne peuvent
Li es Pr.uir tue fumir aux members de cette f;frre.
Afif'miib'e. Je crois qu'on nous a. I.if ignore la vritable
M. Lecouteul, de Canteleu. 'Au premier aperu f ro dre l',tat et furtou: celle des depenfes
j'Ado, li i. i:. s disp lu.r de dcnt r i t !.. in e.>, qui 1 .ivnrt tre firte pendant 6o
M. Cmuut l : je fuis po i':.1e e li ans. Je di; tres-o.di;nares, car j ne peeux co;i-
des fiun. ;'lptor i. C:e cmit6 n vai crit ce. a/oi contuient orn plce dans la claffe des dpenfe
aur p m ,Ifer m !. h'r s fi .ani ceso a q. r, }1 : '
.IlpremieYi' afin qull en raoriaiires', ce'E>s qui'q l fe' a indifepenfib.e cde
'tt prcmie mdiel Is lfi nes, afi q.u'r de i premirs ftire pendat t 60 ans et cote. Il fut donc que nouis
't c.is d M. Ndier nioi r pndu qu'il aairs j'onni.iits au us tit et la dure et le montant
Wi 'ars de r1789 M. v nous a qu'il v d htr cnahuges q'ue nous evons acquitted.
linit e ntretvil exeu if et qu'l 'occ uLit d'n Je crois avoir prouv qu'il n'z point encore t
tat plus gnral et pls c plt que ceua il renis de plan gnral de finances. Je cris avoir
avait prlCts j. qu'al r. M D,,fine nous a acufi p'ouv que dans celui qui -vous a t renmis, il y
ctit q'il lui tar' .impofible de rien ajoiuter avicl des erreurs trbs co;.fidrables. Jh crois avoir


A.le prdfic nt eft auttif emernier M.I-Iodon
de la part de l'Affeinble.
Le rgiment de la Ruine, en garnifoin Laon
protefle de fon parfait dvouement aux dcrets
de lAi'lemble nationuae, et prompt d'obir tous
ceux qui coismandent en vertu de 1 loi.

Difuoffion fur li' moire du premier, mnifrre des finances
don't la lecztre a t faite hier.

M. Nourifarc. Vous avez entendu, Meffieurs,
la lecture du mmoire de M. Necker ; vote comit
des finaces en avait reu copie. Il ne faut p),s
regarder come un emprunt la famme deminde
pour le service du trfor public, mais come
.... _#.nrn .x ,M-nt' p , n = (lc i t /*iTni-, ., I' A OE \ I .... 1 l.!_. ^.,


Prouv que l'on a mi i r'trt dns la c!a.fe des
lp;enfes exTrrar.inaires ce'l-.s qui doivert 're
ercore la iltlg de 1 ''.cat pc 'dn 60 ar.s. Vo '
quciies ctaient mes railt'os de tev.c.ir a la Chrae
c de demander un plan gncral des finances.
Je demanrde donc qu'aujourd'hui on change !e
premier minilt:e des hnances de remettre ii.cef-
aminient un compete d:c.iil. dcs rerettes, des de-
penfes et de la dette d l'Etat.
Des applaudil'emens fe font entendre de toutes
paru.
On demand l'impreflion du difcours de M. l'ablb
Mla'ry et l'on propose qu'il le remintte l'infant:
ur le bureau tel qu'il l' lu. On s'aperoit .lois
qu'il vient de quitter la falle.
M. le prfidcni. Pour remp!ir le vceu de l'Af(em-
bIe, j'ai envoy dire M. l'abbe Maury qu'on
demianidait la re.mife de fon di'cours : il a r-pondu
qu'il fe char gait dee le fire impliner lui-n,:ue.
M. Lucas. Je demand l'apport du difcours, ou la
rractidn du dcret.
M. Vernier. Si nous n'avions que les competes de
M.N;.cker, nous ne pourrion. prendre aucune
:onainfance exact e d'artdes finances. Le compete
de 1781 ne nous prfente aucune idee neuve; il
n'a ti'aitre avainage que c:i' de la pub icie.
) lns le ccmpte prfeni aux inoables en 1788,
il pl.a, dans ia c'iae des dpc:;-fes extraordiiaires,
cells don't a pail M. l';Aiib Maury eft puifque
M. l'abb Maury s'en tonne on doit ei dire la
raifcn I c'ef que quoiqu'on doive fire perdant
foixante ans une dtpenfe quidconquie eile n'en e!t
pas moins extraordioaiie, puifqu'e lle ne pcut tre
mite dans la clafe ordinaire s es dttes. No-us fom-
m7is occups apurer touis les compete i il nous
mai.que ceux de l'arrir dais ls divetces d-
pen ;s; il falait les attendre juiqi' ce nicment.
M. l'abb Miaury n'a faith que vous rapporter une
converfation qui a t tenue hier dans tne fection
du comit des fi iance.. M. Roadercry difat : i nous
avons affez attend nous fommeis fed's de pouvoir
faire face nos engagement; il faut maintenant
tr:cer la barrier. Le teams \i.ndra o vous con-
natrez la dette de l'Erat; vous ordonnerez aux
cranciers de pararre s'ils ne veulent renoncer
leurs cr6nces., et chaque dpartement fera une
conftlffon ganrale de fa dette ". .. Je crois que
l'on peu at att:indre 3. lundi, et rervoyer ce jour le
project de dc et de M. Camus.
M. Camurs. Je demand la divifio cide mon d-
cret. Je proof ue e la premiere parties fi it adopte
auljourd'hui, et laes eoes autr re lundi martin
fans faute l'ouverture de la fance.
L'Alfemble national ddcrete que la caiffa
d'elcompte remettra fans dlai, aI premier miniftre
des finances, 30 millions en fes billets.
M.... prfente un proj:t de dicret fur la
confection des rles d'impofitionis.
L'Aflemble le renvoie au comit des finances,
pour tre gnralif et reprfent domain matin.
M. le Brun. Vous avez dj dcrt, fur la rgie
gnrale des dom-il es, 1 article I" qiil fixe a quatre
cents cinqu.inte mille liv. le trait-ement des adminif-
trateurs gneraux des cdomaines. Il relte d'autres
articles; je vais vous en fire lecture.
Les articles II, 111 et IV font adopts faas dif-
cu lion.
II. 'abonnement fiit avec la f.-rme des pofier,
pour le port des lettres et paquets, demeuirera r-
fili, computer du jour de la publication du .pr'-
fent dcret.
III. Les frais de comptabilit front fupprims,
computer du 1 janvier dernier.
IV. La gratification de quatorze mille lives,
accorde aux principaux employs, ce'le acc rde
M. Rafcl pour le dicioniaite dus eaux et forts,
le traitement de trois mi;lle liv. pour la legilltion
des hypotheques, cefleroiit du jour de la publication
du prfent dictet, et .s hnoraires du confeil
Cerouit rduits diix mille liv.
M. le Brun lit l'article V il eft ailrfi conu:
', fe ontrilur gnral des finances mett"a incef-
Sfammeuit fous l',s y' ux de I Ati-mbi e, I tat des
cnomins qu'il eit i ofib e d',ffectuiir dans les frais
de rgie et dC perception.
M.. .. Le directeur des domaines de Rouen a
6o,ooo liv.. ; le moindre des directors de province
a o,000o liv.
M, Arnoult. Vous avez dcrt une diminution
confidr.!ibl dans la rgie des domaines; et l'on
vouspropole de fire mettre incefiarme;tt focus vos
yux l'tat d-s conomies qu'il Jl po!til d'eff c-
tuer dans les fais de rgie ri d Frt'e eietirn,
Il f.: prefeit ici une qu f.lo: i)mminuima-t-on
le traitem.nt de chaque employed, I prop;;rtioi de
la rduction total, olU dimiinuera-t-'.n le nombre
des commis ? J'obf:rve d'abord qu'i y a un g and
nombre de commis inuties, d,'int e t;,.i.ement eft
beaucoun trop confidr.ble c'eft fur ceux- luhr-
rout que doit porter la reduction. Il f1nt pour
cela que vous puilliez 4terminer la nombre des


'i












ii

'I




Il















i



I~Ii










I I.






'I





Freau. Des admi s m t t l'lection d'un prfident et de trois fecrtaires. cripteurs oui ne le leront point coinpieies ici a
M. Frteau. Des adminiftrateurs m'ent crit pour la fin de jniikt prochain, qu's -rioit c his de
drc acr cu quand le bien de l'tat exigerai quils La fance eft leve 3 heulres moins un quart ot les avafind a : de p la fouls frici, et qrih pade-
fuffent triai d'une maniere moins avantageufe, ront les 48 volumes 6 liv., 12 liv., ainti que tous
leur ze!e ne ferait point rlenti. Ces admninillrateurs les autres volumes; ceux de p.r'the', d'ai r at
font M. Guniot et MM. de la Borde pere et M E L A N G E S. mcaniques, 30 liv., au lieu de zi iv. pour ''::t
fils d'Anch M. de la Borde fi!s qui m'a crit planches le difcours et la brochure conrpris. Pour
en fon nom et au nom de fon.pere eft prfent jil Au Rdacteur. faciliter les foufcripteurs, cet gard, nous rrce-
rNe me dfavoue pas. vrons leurs bill.ts notre ordre a un an et dix-huit
Il s'eft gliff Monfieur, dans le Supplment hift- mois, fans intit, et nous avons pri les libraires
L'Aflimible applaudit. M. de la Borde fi!s, laiffe rique des Penfions, une erreur d'aprs laquelle de province d'accorder le nme credit aux fouf-
la tibute des dputs extraordinaires, fe retire on pourrait me ranger dans la claffe des homes cipteurs avec lecquels ils font en relation; ce credit
pour fe fouftraire ces tmoigeages flatteurs, avides:le rdacteur, tromp fans doute par des lifies ne peut avoir lieu, qu'il n'y ait une ou plufiurs
M. Charles de Lameth Je d'-mnde que le nombre inexactes, a pu croire que le gouvernement m'ayant des trente premieres livraions dans la demand.
de ces admsniftateurs foit inf r- dans le procs- accord mne penfion de deur mille livres., avait Toutes les nouvelles livraifons, computer de la
verbal. Les actes de dfintreflemenrt font afez por't fls gnro/fs a mon egard jufu' Jix mille livrcs. trente-unieme friivante, doivent dre payes comp-
rares pour que nous nous empreflions de prendre Le fait cft qu'apies l'vinemei t de Gibraltar, ai t ; les libraires n'ont eux-mmes aucun credit
acte de ceux qui parviennent notre connaiffance. re l une penfion rduite a r,oo liv., laquelle pour ces livraifons.
ajoutant fix cents livrs qui m'ont t accordes
M. Fritea. M. de la Borde pere eft, depuis depuis et fucceffivement fur l'ordre cie Saint-Louis, -
trs-long-tems, charge de l'emploi dans lequel il et motives pour anciennet de service com- E R R A T A
a montr autant de zele que de dfintreffement. potent un total de deux mille cent livres, et non A A.
Il a lev les products de 6,ooo liv 3oo,ooo liv., pas fix mille. N 166, page 679, ligne 49, ain lieu de M, llabe
et il demand d'tre traits fans aucun bnfice, II eft vrai qu'ayant excut depuis une carte Dillon, cure du vieux Pora~ige. ]Dmas la primiitive
fi l'AffTmblie le croit nceflaire pour les befoins militaire des frontieres o'ientales du royaume, glite on n'a jamais demand la confirmation rtro-
du trfor public. Le comit a imprim, dans trois depuis Toulonjurqu'Deux-l'ontsj'avaisdem.iind, politaine. Life : M. Dillon, cur di vieux Pouzange.
endroits de on rapport, que fi on runiffait la pour mras coopirateurs et pour moi, un figne de Je prie M. Martineau de me citer uni feu fait, da
rgie et Ies domninies trente perfonnes feraient fatisfaction ; mais jenei l'ai point obtenu : nai,- la primitive glife, qui prove que le n,tropolita
a .l'alfc !e travail de ces airnniiifrarions et il y moins je fuis trs-fatisfait de ce traitement, d'anii.nt ait refufi' l'vque nomm par le Peuple, l'infl-
a vingt-hiit adminifti'ateurs et vingt-huit rgifleurs. que mes efforts ayant t infruictueux' devant Gi- turion demindade. Si l'on ne peut me rpondre, je
L'Affemble dcrete que le traitement des r- bra ltar, je e croyais pas avoir rien mirit. coicliierai de ce fi:ence qu'on tait oblig de de-
g;eurs-gnrx n'excdera pas celui des admi- Je n'ai pas lieu de e plaindre d'ailleurs des meander l'iinfttution, mais qu'elle ne pouvait tr
nif trateirs des domaines, motifs rapportes dans le dixieme fuppl-ent : j'au- refife.
rais defir feulement que parmi les caufes non C'elt par erretr que ains un avis relatif aux rva-
M. Lnbrun fait le rapport des dpenfes des prvues par moi, dans le dfaftre de Gibratar, lutions de France et de Brabant, no 66, on P
fermes des points. Il prfente, au nom du comit le rdacteur e "4 faic mention (de la brilure ordconne infr le nom de M. Merlin de Grandrnaiion'


paces utile, :fi i de p-veiir l'injuftice de con- des finances, a project de dcret qui eft adopt pt6 les attaquants : c'eft le fit le plus extraor
,-rver le, tri ei.n en de faveur, en iinplpimant des en ces terms : dinite fans contredit et il eet fuffi peut-8tre
mloi o ucciln. par ues ls a choquile folot .vancs Art. "'. Les es attribus aux matres des d'avoir pu le prvoir pour les prevenir.
en :r.v at utilemel p r la chofe publique. Je couiier front rays de l'tat des dpemies pu- D'ARON.
citfai.de quueM. le prfiti.nt du comicc des fi- blique. ..---------- .._
mant.s (Lit tenu id'erire M. le premier niiniftre 1I. Les gages des matres de poles, crs par ,
des fini!cecs, pour lui demander de fire fire, dit de 171 et qui- ne font pas appliqus au V A R I T S.
dans le count de la femnre procharne, des tats service des niales, ai- fi que les indemnks qui led.r Dimanche dernier le bataillon d'Henri V et
fignd et certifi. das d flrents em.ploys tant u taient accordes font fupprims, computer de lDsinche dernier, le bataillon d nri I ct
bureau di Pari. que dans les provinces, avec les la date du dcret qui fixe les indemnits pour la les prcfiens, crtaires et commiffaires du difrict
rnois de chacun :es mi.)lhunens qu'ils ont reus f. prcifion de leurs privileges. fe font rendus, fn r les deux heures, en trs-bon
da ,s les trois dernieres annes, et les parties lur JI. Les appoint means des intendans des poftes, ordre, au grand falon de Vaugirard. Les volontaires
( f1uelles ce-, molumpns ont t pays ; enfin, la les frais de comptablit, les dpenfes. du travail y ont donne a diner la compagnie du centre. Au
reduction qu'il croit convenable de fire, en raifon feet, les bureau du contentieux des poRes, les nlieu d'un repas dans lequel avait rgn la joie la
de la flippreilion de la gabelle, &c. Je demand bureaux du confeil, la place et les appointerens plus douce, cette gnreufe milice a fait enter
en mr me temns que ces dtails foient imprims et de linfec r gnral, font upprims dans le jardin tous les pauvres de tout fexe et
remiis a chacun des membres deTlAffernble.e ur ge o de tout ge qu'elle a pu trouver elles les a fait
M. Douche propofe de dinner l'Affemble des placer au nombre de plus de deux ce"ts; ils ont
M. Regnaud. Cette motion infiniment intreffante, nouvelles de l'tat actuel de la ville d'Avignon. Il enfuite t remplacs fucceffivement. Ces pativres
par: s'eceiidre fiir toutes les rgies; mais dans ce fait lecture d'une lettre date du 13 de ce mois, ont t fervis par la garden national; elle s'applau-
moiment il s'agic de prendre des difpolitions et qui lui a t adr"efe. diffait de les appeler du nom de freres : pendant
provifoires. Il y a des diferoportions fenfibles Nous avons beaucoup de graces rendre ce repas, dont'la bienferance fefait les frais, on
e.'tre l- traitement que vous avez fait aux adminif- vos compatriots, qui font actucllement les ntres, a fait dans le falon une qute, don't le product
tiartur'., g.neraux et ceux que reoivent actuel- ils ont tout abandonn pour voler notre fecours. a t f~it le champ difbibue. Au milieu des acclama
element les directeurs de provinces. Si l'on peut fe Les gardens nationals de Chteau-Renard, Or;n- tions ie la joie la plus pure et de la reconnaif.
pl indre avec raifon de la quotit exceffive de ceux- ge, Saint-Efplit, Rochlbrune, font venues avec fiance la plus vive au bruit des infirumens de la
ci, i. n'en eft .-as de mme i l'gard des employs leurs officers municipaux : nous avons -6 obligess mifiqure miitaire, on rptait, d'un bout l'autre
fiba!ternos : leslcontrleurs des campagnes ont des d'envoyer des couriers jqu'f il Marfeile pour de la falle les cris de vive la Nation, vivecle roi.
aippointemes aifif f ibles que ceux des directeurs arter l'empreflement des autres viiles. Vos maires On ine 'eur pas fe former lide d'un fpectacle
fobt prodigieux. Ce.s contrleurs ne peuvent plus et vos troup-s ont arrt les malheurs qui aieint piPus lb r;i.ilant que' celui don't le bataillon
fair les fon:tions de notaires, puifiiqe vous avez prts arriver. Tous les prnes auraient t pen- d I.n t' pi fentait dans ce moment le tableau.
d6clar ces functions incompatible avec les emplois dus, fi nos bons voifins n'euffent contenu la ji:fe Parmi les diflfrens fentimens d'h amanit que cha,
qn'il exeicent. Il ne faut donc pas toucher leurs fajreur du Peuple. Les coupables ont t pris en cmn dveloppait l'envi, on a remarqu uie ex-
traitemens mais dire que les reductions fur les flagrant dlit; ils front tr;us jug's par des judges prellion tou, hte d'un foldat-citoyen: au moment
cirecteuirs teront faites de maniere que le minimum d Orange ; on va les tranfporter dans les prf .ns c l'on venait avertir la garden national qui fe
lerait de 6jo.), et le maximum de 1o,ooo liv. de cette ville : les coupables font au nombre de preff:.it autour des pauvres, que le deliert tait fervi
M. de la ChIe. Ce minimum me parait beaucoup d iux mille. dans le falon et o on l'invitait remonter, un
trop fort ; le traitement fixe .'un grand nombre Nous avons t au moment d'un carnage pou- volontaire rpartit fur le ch.mp, en montrant la
cie ui'ecteurs ne s'ieve pas cette fomme. L'abus vantable: on nrfefe connaifait plus, on felit feu de table o les pauvres taient affis, voil le plus beau
vritab'e, et qui porte le produit de ces places toutes parts, des f;nitres et des toits d.s mraiions. de'rt.
40o000 liv. et plus, c'eft qu'ils font valoir fiur la La poltronnerie d-s arifocrates rnois a bien fervi ; M. le mare irnftuit de la conduit de meffieurs
place agentt de leur recette. Sans doute l'Afflm- je dih la petronuerie, car trut hcmme qui s'aime du bataillon d Henri IV, a crit M. Carle, leur
ble exigera du premier minifire des finance, qu'il l'exis, ou qui n'aime que lui, eft un poltron. Ils commandant, la lttre filivante.
prenne ltes precautions cet gard. Je penfe que ont fui devant des homes qui avanaient fur eux,
le minimnu doit ue de 3ooo liv., et le maximum fans muii;ioni, et malgr le feu qu'on fetair de P s le r4jin 1790.
de 6,coo liv. toutes parts. En deux hauies, tous nos ennemis ont Je n'ai pu apprendre fans attendriffement,
M t u I ft d 'tt d t dilfips. Il n'y a quc hi.it citoye:;s de bleffis, Morfieur, la conduite tenue hier par votre ba-
iM Martineau Il uiiut d'abord demander 'tat des mais baucoup d'h 'bits et de chapeaux ont t per- tailon. Dej la garden national avait donn de
em; l ,ys, ai:ll que Pla propof M. Arnoult, lans ce par des balls. Nous fe.mmes enfin bien rcom- grands exemples de ptci'otifme et de valeur ; mais
cela la reduction qu'on vous propofe, pourrait tre pentes de tant de maux, le Peuple a ouvert les les foWdats-citoyens que vous commander ontbien
tre-peu utile. yeux. Le i tou s les districts ont dlibr de fe piouv dans la journe d'hier que le veritable
L'journementt de la fixation du traitement des runir au Peuple Franais : les armes de France ont courage eft infparable de la bienfefance et del'hu-
directeurs eft arrt. t p:aces partout ; celles du pape ont t enleves minit.
La motion de M. Arnoult ef dcrte. avec dcence. Oi vient de chanter un Te Deum. fur La place laquelle la corfiance publique m'a
la place du Pa ais, au bruit du canon et en prience lev, m'impofe la douce obligation de prendre aux
M. Lebrun. Vous avez ordonn le rapport du d- de 6ooo-gardes nationals : les officers et ies foI- pauvres, un in tt particulier i je ne puis tre in-
cret par lequel vous aviez fix le traitement des dats fe font embrafl'"s, et ont prt avec le Peu- fenfible au bonheur qu'ils prouvent, ou aux maux
adminifirateurs gnraux 700,000 liv. Le comit pie, le ferment d tre fidelles la Nation Fran- don't ils font fotlags; et, dans ce moment, je
des finances m'a charge d'iifiler fur cet article. Les i ife la loi et au roi, et de verfer jufqu' la ne rfifte pas au pla;fir de vous charger de fire
rgiffeurs empruntaient pour faire leurs avances; derniere goutte de leur fang pour maintenir vos agrer aux foldits-citoyens de votre batailion les
ils recevaient les intrts raifon de cinq pour dcrets. La ville d'Orange nous a laiflf 300 hom- fentimens de ma plus vive reconnaiffance. Aprs
cent, .t comme ils empruntaient pour le gouver- mes. Nos dputs vont partir. avoir recouvr et maintenu la liberty publique, il
nernnt ils taient forces a le fire au mor.e taux. Cette lecture done lieu des applaudiffemens eft beau de voir la garden national faireun fi noble
Il eli des reductions plus dangereufes que la pro- et a des murmures. ufage du prix de fa conqute, et il tait natural de
digalit.. La foime des rgies changer dans quel- retrouver les peres des pauvres fous le drapeau du
ques mois. Des reductions humiliantes produifent M. de Cazals monte la tribune, bataillon d'Henri IV.dr BAILLY.
le d couragtmenrt l'Etat eft mal fervi : des matres On demand l'ordre du jour.
avarts ne trouveront jamais des ferviteurs cono-
mes et zs ; les rgifleurs gnraux avaient un IM. de Ca als. Mais, Meffieurs, il ef impoible AVIS D I V E S.
million 7 cent mille livres, ils fe font rduits 7 qu'on fouffre la lecture de lettres crites par des
ceng mille lives ; vous ne pouvez pas exige, de leur fijets qui, tort ou droit font en infurrection Dernier avis a mef/eutrs le. foufrripteurs de l'ecyclopdi.
patrioi mie un facrifice encore plus exceffif. Le co- centre un fouverain par ordre de matieres.
mit penfe donc que le dcret que vous avez rendu On decide de paffer l'ordre du jour, et l'Af-
doit etre maintenu. femblIe fe retire dans les bureaux, pour procer On prvient, pour la der re fois, to les fou