Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

Full Text


h ii

GAZETTE NAT IONALE, ou LE MONITEUR UNIVERSAL
.,. .a .ua u r aur a r i r -q "- .. !--I

No I70 S A M E D I 19 J U IN 17yo0.

O. .L IT I U E. canon, grand non bie de chevaux pLfieurs caif- made, en fiveur de Sint-Pi':rre-le-Moutier i et
fnIS de muinitios, p us aie mille arnmes d ifan.erie, j'elpere qu'une henrenfi et fconde rcolte fervira
P O L G N E. autant de g;b.rne; et de fables, et prefque tous bientt nous faire oub ier et nos chagins paies,
P l L O G N E. les tambours. Nous leur a.v,'rs tu environ 300 et nos longues miqr i'ude. .
De Vaiiruvie, le 9 amai. homes ; i!s ont eu fins done un plus grand Si vous pedlhz comm'ee moi,M\ilielers,, quelemo-
Snombre de b flhs ; mais quant aux prifonniers mnt eff venu de rduiire un peu le prix du pain,
jas Etats n'ont pu fe dfendre d'avoir gard aux inous dvois jur de ne point en fire, et nous nous hous concerterons tir les 'ilpolitions prendre
r,,te.intaioiins t aux iii;ances du fouverain pon- avoe s ten i parole. Notre perte a t d'un grenadier l'gard des boulangers; il fut tre julte avec eux,
ife ils f fnt d rmins affurer n terres le e trois homes de Ligne tues. et cette condition ils fecodrot frement les
irjvenu de cent milt flrris, qu'ils ont attach l Je ne faurais vous cire trop de bien du regiment vues paternelles de fa majefit, t je n'ai pas de doute
h.nque evch. Ceui de. G olne feria dot d'n d ragons de la Tour. En voici un trait. Un ca- fur votre management.
nqu e d eux c ens Ce ll e Gflrine fea dotue ce l poral de ce rgiment, fucond par un feul dra- Je vous price de me mettre en tat d'iniruire.
r e mti de du rovaeiis atille florinc, a cafe e lai jion, fe jeta fuir une piece de canon ennemie fa- le roi le plus tt poffibl, de votre efentiment fur I
preilnfe dqu rovumne atthe d ceifige, t des br tout ce qui enviroinait, et s'empara du ca- l'important objet de cette lettre. Je fais que vous
"Lniver'as qi doit cetre adr it aux non. Le dragon y perdit la vie mais le caporal, n'avez point oubi l'intrt touchant en feifib:e I
Lnir ni erngguir doi aerre airicf aux palationat qui furmonta tons les dangers reut en rcom- q-ie le roi vous a tmoign prendre votre adminif-
Iport ces eie: t approuver la continuation dle penfe l'ordre de la Mdaille d'or, qui eft celui de traction lofqu'au mois d'octobre dernier, S. M.
'la prrente it.ie, n'a point encore t etxp&di la bravoure. vous iffembla dans fon cabinet avec M. le maire tt
ni 011i to tnna atzlesz difpofios s des, provinces .D:puis la hauteur de Wallier, o tait le champ MM. les dpuits de la commune pour s'entre-
pour :r r es r x d l de bat:ille, juC qu'au vi!age de cilff n, nous navons tenir elle-mme avec eux et avec vous fur l'appro-
ne front poin ]interrompus. vu que des malheureux qui mordaienlla pouffire. rvilonnement de lacapitale; et depuis cette poque, i
A Y B A Se 24, entire 4 et 5 heures nous entendmes je n'ai cefl de lui rendre compete do vos foins,
de nouveau le canon ronfler : c'tait le tmjor de de vos pines et de lr heur h eurx fuic NECKEIR.
De Bruxelles, le 9 jin, Lufignaqui fe trouvait ttaqu dans l pofe avan- P. S. J'nvoie une copie de ma Ictre M le
c de *note gauthe au village de Humain, ple maire.
Le congrs ngit toujours avec myflere il vante qu'il occp:it avec trois compagnivs de fon rgi-
notre arme et cache nos dfaites. Au moment ot rent, et une feule piece de canon. Les affal'ans -
il public que nos poffes et rios av-nt-poltes font taient au noubre d 50ooo avec 4 pieces de cam- A
iat'ables, os prouvons de. dfaftre. Le 7 pagne, i!s march ient fur t ois colonnes. La pr- A M IN I S T R A T I O N.
attaablesd, nos prouvon des dfatre,. le 7 deceMUilC
de ce mois, le- volentaires de Bruxelles, d'Auvers, f.nce d'efprit du major et fa vaillance !e fauverent
d" Louvain et cie Mons, s'ava:aient avec cinq de ce danger. Il s'ape:-ut que les colonies ne MUNICIPALIT E PARI S.
cents volonaires di Nauiir, pour le re.drIe Bou- march ient point fur le mme front, il les attaqua Confraion nationalei
vies iiune ci l, .:, ar:te leur maiche et leur f'par'ment, et avec ale. de pr.mtitude pour on aon
notifie lordre de fe rendre aux avant-polies d Ar- n e ps leur laiffer le teams de fe fecourir l'une l'au- L'ide d'une confdrati mn national tait finple
dene:, au-del de la Meue. C'ef encore un '. Eles fuent fuccdivement def.ites et mifes et d' aboard ai, r tout ce ui s'eft paff
et faten ab.,ris a, ,pr touot e qude s'edt pacfro
b-ilt r'pandu pa' les foiins tLu cor:gs que not e en fu ite. Les oetriotes perdirent. deux canons de e depuis ui an fous nos yeux maisii fallait en conce-, ,i
cam; A ndois ft fofoifi d'u'ye maniere refpec- i x li lte, p'ufieurs caiffons et zoo homes tues. r voir es moyens d'ex-ution en vaincre les difi-
rable, et qu.e vers cet endroit un drach, ment de Les grenadiers de Reiiiic et un b.;tailion de Ligne cults, runir les voonts, et donner cette grande
deux ce- ts Aurrih hiens i it t repoufle.-I parait qui etaient accourus au fecours, n'arriverent q:ue action le caractcre de l'utilit du jugemrnt et du
mie ieitre du lieit..:nt-colonel baron de Kleit, pour re tmoins de la victoire. Notre pert fut la rflexion. 1i ne fuffilait pas de conv icre les
au gtral de S.ih f d, date de Hiy, dans la- ; en tot de fept homes tus .t de vi; gi-fix b effs. efprils imptueux, amateurs ns et irrflichis de I
que!!e cet oficia:r rend compete d'une attique n 'eninerri -: t r,.oufi'. Cependant des gens mi'ux officer anglais au service des infurgents, ainfi qu' encore perfuader ceux que le befoin de l'ordre et
i.lr.its ,!if, r que l'rnneii i gagne du terrain, et fix de fes gens, parce que !es A g' ais au service de l'habitude du repos enc h.nent et rendent difficul- i
devi:rt di pu:s i, plus redourab.e. On dit que le cette Nation font les feuls qui aient eu Cdes pro- tueex. Ce travail tait celui de la prudence, du fens
29 lu miois 'ernier, une affaire s'eft engage pius cds honntes envers nos officers et foldats > droit et du patiiotifine. L'ge avanc en tait peut-
de Di-. n:. Le ..n ..ral la Tour conmandait les lorqu'on les a ranones. tre incapable; l'inexprience aurait chou : il t
Au'icien. Nos patriote' nnt for s de reculer F C iallu que le haifrdmnt la ttede ce deffein un gnie
julu, for I brds de l Mef et d'abandonr erF A N C E. la fois actif et circonfpect, qui difcutt les
ainfi .,:s paltes leplus importai?, de ce ct. Si De Paris chores et refpectt les perfonnes, parlt avec cou-
ceitti niiouvlle et vr.sie, les Aui'richiens fe trouven j t rage fans afficher l'infulte et le mpris des regles,
maiures dc ioute la rive di flaive depui- Givet, Copie de la lettre crite par M. le premier miiiftre des et rel eft M. Charon, du district de Bonne-Nou-' \ .i I
et la *i le de Bouvines doit tre entire leurs mainsi.... fiaaces MM. du comit des fubjiflances de la velle. Il a eu l'honneur de prfider une aflemble \,' i
Voici une letre de Sorin.e au comt de Namur, ville.- Paris, le 13 juin 1790. nombreie forme de cent vingt dputs des fec-
da 31 mai, dorit les dtails font fi ..ffligeans, que tins de la capital occupe depuis deux m'is de '
le c'r'g s ne fe htera pas de lui donner de la pu- La d.iie du prix des grains Meffieurs, les l'excution de ce Ir.-jet; conciliant 'es parties I
blic:tt. rco'tes qui s'annoncent partout magnifiuement vitant les querclles, et joignant la nob!e ardeur de
3 L z3 fe prferta enface dela vi'le de Marche le rapprochement probable de l'p -que de mi- la liberty aux former qu'un auffi grand movement
le gin-ra; ds patriots avec u'e arme de focus cette anne et les quantits confidrables exig de fuivre pour le repos et la f.ret ginirale.
a 12 oo) homes et une nimbreufe artilerie. Il d- b:s et de farinesaqui existent dans les ma- Les dcrets de l'Aff-lible national ont infi:i-
ma'.ha ur trois co;onnes, une entire autres plus g fi s de Paris ; et qui ont t achets des deniers niment ajout a l'h neur que font M. Charon et
fo-'e qie les; ai.tre; et fur laquele il fondait ou tifor public et par ordre du roi toutes ces cir- l'Allmble qu'l prfiie, leurs f'ns et leurs ta-
op ; d' f:cs. Celie-i fe porta vers les vil- confai;cez me perfuadent qu'il ferait jufie et raifon- vaux, pu'ifque ces dcret font venus la luite
l3i:s d. W;Vlier et de Bayoivvile pays de Ligt; nab!e de baifl'r d'un fou le prix du pain de quatre de leu s cpratins et qu'ils ont t rendus
We tLi.nde fur l'e villn:g.' de Humin i, qui far- l.vres. Ce bieftiit pour le Pei.ple ferait en'mme- foit pour les foliiciter, fit pour les prparer avec
nmair notre gauche; et ia troifiime taic dili:e teams f vorable aux fiiinnces, puifqu'il do-irer.:it lieu le conite qui s'en occupait. Le p-emier pas fair I
emn'orter le pole d'O e.. Ces tiois colonies un dbit plus confidrable des frinees du gonver- vers le iucces et:it d'inilruire la France entire de
avanie'ent enembile vers les deux h iqres de nemen. L'n nue pe.t outer que d'ici que!ques ce grand objet, don't les provinces elle-nmras
l'api .- mii i. Le gnirai cona e de la Tour, et mi,., ls prix ne baiftent fucccllivem:nt il elt aonc avaient offert es examples pI;Latils. L'adeff aux i
le cnolinel ba-on de Beaulieu, fans fe d.oncerter convenab'e, fous tout les rapport:;, de devancer fTranfais, lte a i'Affembl-e nati',nale, honoie de
fierent m tlre leurs corps respectifs fous les aruis' c'tt. epoque en failant, ce. a prfe;'t, le facrifice fon fuffrge et envoyee toutes les muniilit s ;
p 'r marcher l'ennemi. Bieurt t-ut fut piei.; I ecflaire pour ense,' ager .ies boulangers a diirger avec les dIcrets qui s'y rapportent, a parfatement
t 'omnme on s'imagiiait que l'ennemi en vou- leurs fi.,culations vers les marines don't nous avons rmpli cette intention. On a pu y voir l'ep-it qtli a
lait pri'cioaleme: t au pofte d'Ogiue, ce fut vers la dirpotlion. Les quantits que nous avons tant dictc cette confedrati.n 3 c'eft celui de la pax, de
ci t endroir que d'abord on dirigea la majeure parties en blels qu'en f.rines, futfiraient elles feules pour l'union, de la loumillion la lai, bien ,plus encore
de-; forces ma s l'on ne tarda point s'apper-- nourrir P.uis pendant plus de deux mois ainfi, fi qu'un louable, mais ftn iie enthoufiafine, qui ne
cavoir qu le gros de l'ennemi mirchait fiu Wallier l'on joint ces quantits les approvifionnemens con- lailfe au Peuple qu'un featiment confus de pouvoir
et BPsayuil-, et avait le defleil de s'emparer fidrables des bou'a gers et leur, importat:ons phyfique, fans aucun lien qui attache au bonheur.
de M :,-. isi confquence le gnral la. Tour journali.res, qielques modiquesqi'onles fuppoie, Nous ne rappellerons ni les dcrets nationaux, ni
et le 1,.,imn de Bauliei fe micrrt la tte des il efl vident qu e Pari; fera dans l'.ibondazce, jif- le di:cous, de M. l maiie la t &e de la d-.put.tion
gr;., de 1, i Riniac et du iirieiit de Ligne lu'p 'poque o ll'on poutra fire ufage des bledsde de l'afIamble de la confairtatio, ni la rpiife du
vrns, touia ulle poulr :tt'.le ccre nm.ffie ; et la pro;hune rcolte t il vaudrait bien mieux renou- roi: ces piece font dj c aniues de ins lecteurs
ils cofie t e pofle it trtar d' t gne M. le vel!er avec ces beds l'approvfionnemeit de Pars, et de tous les Franais; mais nous devons l'exac-
mlsj) cfie V: t i qlo epa uffa l'ennemi, qui q -e de gard r,au rifquie d'un dp:iffemen inevi- titude de fair connatre l'irnfiuction retgie fut
taic iiniert u eur in nombre et en rtble, les bleds et les f.rines qui font di depuis cet objet par les commniffaies de la confdration.
anilei long temrs en magafin. Je foumets cer r.flexions a Inflruction our la co'fed'iation national.
Ceacndntt le bataillon d,.s grenadiers et le r- vo.'e confidratiomi, e je vous prie de me fire
,iiniut ie Ligne, tro'verit ;.'eeni raig en coin-t" viotre opinion. Ds que l'adrefle de la c'mmrine de Paris fera
giant ueLne tmreufe artillere. Ifi fur L1 v dle de Paris doit en grande parties, aux fins parvenue dans les districts, et diffribie dans les
buisle avec une omo iee arti ier e.s I r et la voyance du guvernement d'avoir t municipa!itis, les dierticts et les muniijalits bfn
lui ri?oier que fix pieces de caoet ais il fault prferve, depuislafin de'g788, de toutesles calami- invits procder, le plus prompremen:t poffib'e,
tout dite elles taient fupticanoemen t fervies ts don't u ae difette g" rale la menaait ; c'eft en- l'lection de leurs dputs, dans la f.,rme expri-
Ntuts es at qel'nle a dta nt (avc Ltoute la f.,rce core aux iimes precautions qu'elle doit i'abo, dance me au second dcret de IAmi'A mle ,ati.nr'e. Les
Nui tait en raotre pouvoir ; e cette fice tait don't elle jouit en ce moment, et le roi, d-nt les regimens ~'tautres corps rilicaires font ngler.nies
fi tait ment cr-e oi uoie etr qui tenait te Lfeiimene s 'e bonts '"ors font connus, desire inrfii- invits fuivre prompt.ment, pour leurs dputa-
figulie :em et accrue ea, :n h.i q tu i. ,aiit e ''. uv',ir u.ii toies ces bienfaits celui tions, le mode prefrit par le tro;fieme( dicret, et
fr rait de dri, q ir fs le mitre ficr de a d unmcration fure pr xdiu pain. Samn 'iefregrette fe conformer cet gnrd -'ix o.'res du roi.
fat ta. de al q s e foa ri e p, fie com ettet euu de n, pouvoir procurer le meme fouiag- Quoique le d cret de l'Aff mble national n'ap-
t l--i qu ils in fot quei p .r F e x ,v oxatus les i nt : troutee le provinces du royaume, mai, elle pelle au pacte fcdratif que les gardens naitales iida
tops. oes urs les. Ei injs uice' et iure re conlbat ..i.ncit au moinis parout les mraux qu'elle ne peut royaume, la counfdr'ui.ni ne fera pa. minus celle
pus lie s. En oins 'une huime i' erieent ; rEvnir; et le roi vous a f! ge de. de rous les Fransisa. Dns l 'ef, it de la coefiitution
le chirp de b.va tle tnonus uat cl; a e activ'irr avec laqtelle vou avez ait p f .r, felon et dans I'tat di'u Peuple libre, tout ctoye-i doi
les bois eile f aient coutesv'rs. Il nous aba'idonle.- fes ordres, des fecours a Nevers et en Bourgogne. tre foldat. C'eft fous ce dernier rapport que tous
les boleur artillentie, cofuvt et oze pieces de La ville d'Orlans a montr le mme zele, ma de- les Franais vont fe runir pour le maintain de la








"i












conP uon et c'el les armes la main, q'il leur qu'aux opinimn qu'on 7prof-re tout announce la mettant leifion des voeux prticuliers. Si nou
co;v1ent de j.utr de la fotJenir. lbe:t da l'Affnleml.e nationi.. ( LAg ;rs -.mumres.) fown 's libles, chacun peut due : jobis la loi
L[,e e s de cha pie district repr3enrteront Si o'r avait pu en douter l.s muirt:irs qui s ele- ma!', j'en ddfire ue autre.
d,:.,c bien rcil.ue: ;r ros ls citoy:n de Jur vent fur une proi ofiion fi.nple les efforrs que Tcel ont t le la gage et la conduit des citoyen
rdifiict. VF. conilquence, ils front munis d: P pou. li'on f:it pour favoiifer une dlibration ablolument de 1mes, fauf quelques expre'iions ,que je n'a
voirs d I tou y leurs cncrioyens l'effet d'adhrer contraire a vos dcrets, ne prouvent-ils pas affez p rouve pas Je ne penfe pas que le decret cont'
onr aui au pace fir.it rf national cette libert ? (Les murmures recommencint dans lequel ils rclament, mette en pri. l religion
lMM. les dot .s (o.t i.vits fe rendre Paris, la partie droite. ) Comment a l'approche d'une mais i ai, come eux, defi le lreabliffernent d'uin
au plus tard pour le 2. .il -. Ds qu'ils front f duration univerfelle au moment ou les deputy s autorit tutilaire; et s'il eft de bons cioyens u
arrives i!s voun hol t bien fe pr6fentrr l'htel de routes les provinces du royaunme vont former dlfiau'enrt cet gard leur opinion, fera, tqu
de la iiairie, au bureau de la confcidration, pour "une allan'ie au nom de tous les Franis arms ours du nombre de ceux qui ne craindront pas do
y fire vr'ier leurs pouroirs ; i!s y recevront une pour la dfenfe de la conftitutin ; quand nous vou- l maniftfer il iflit de leur adrefe pour voir
cart' prar;.a;t ces mots : C ion tiraton nationtae. dii ns la voir achever, ou du moins pouvoir met- qu'elle n eft autre chofe que l exercise libre du
Les difthicts q'i voudri:ient f. ire parvenir quel- tr" feus leurs yeux tous les dcrets confliittion- droit d'mettre la volont. Si leur dlibration tais
qu. s obe;rvatii;s, les adreff-rent l'itel de la nels, on emploie deux fances difcuter, pfer, le voeu de tous, il faudrait bien qu'il s'excut1t-
m;aii:, i sfo le covert de M. le maire de Paris; quoi ? la delibratioa d'une poigne de citoyens mais tant que la plurality de adhlions y fera con-
en diftinguant lei.r it.ttres par ces mots placs en qui vient s'lever contre la volont national J.e trai;e, on verra alors ce que l'on voit dans l'Af,
tte, Cvonfdratio: national. vous demande pardon, fi j'ai dit une poigre de femble national, la minority obir la major
La wvi;le e d c,' nonie, MM. les dputs front citoyensl non, ils ne fdnt pas citoyens. ( On ap- rit. Une sentence de profcription ferait-elle donc
nvitr, par une p-o.anmation, fe raffemblerdans plaudit dans une tr;-granlie parties de la file et le moyen de ramener a la constitution ceux qui
le lieu qui fera dlign. On y fera l'appel des dif- dans routes les tribunes. ) Non, ils ne mritent pas s 'en loignent ? Je ne connais que deux ennerls
ricms, qui fei uniriont pour reprfeiter leurs d- ce titre glorieux ceux qui eppofent un intrt icefji.res de !a confitution....
parenmcis refpectifs, d'o il rfiltera quatre-vi:ngt- particulier l'intrt public, qui ne Cavent pas dif- M. de Mirabeau l'ai i. Je demand au propinan
arois divifions : chacufe de ces divisions fera diltn- tinguer l'eclavage d'une juRe obiffance la loi. l'explication du mot nccJfire.
guiie par une banniere portant le nom de fon Eh que dit cette dlibration ? elle tend a femer M. Maloiet. Ce mot ne rend pas ma penfe; j'ai
dparnenent. La. commune de Paris fera prparer, le trouble et la difcorde, oprer une fciffion ; voulu dire que la constitution ferait expofe des
cet cff-t quatre-virng-rroic brnnieres uniforms: et cependant au moment mme oit 'AffeR.ble maux inevitab es, tant qu'il y aurait licence et anar,
e:les front portes la crmonie par MM. les national, le roi et tous les bons citoyens ne fo:- chief. Les plus opposes a la conflitution ne le font
dput,, qui les dpoferont leur retour, dans meant plus qu'un feul corps, il fe treuve encore i pas au reps et a la liberty il n'eft point de maladJ
le chef-lieu de leur dpartement, pour y fervir de des membres de l'Affemble national qui ofenti qui ne demand ere guri; guriflaz-les.donc
monument et (ie gage de la fuirite alliance contracte foutenir certe dlibration. ( Oui, s'crie-t-on dans ne ls e condmnez pasp ( Une voix s'leve :1 y en
par tous les Fraais pour y tre portes dans les la parties droite. ) Par irntit pour la thofe pu- a qu'il faudrait mettre aux Incurables.) Svifez
revues gnr'les, et h arrimonie du pace ftd- oblique pour ceux-mmes qui font les auteuis de la; centre les actes fditieux mais non centre des
r, f, qui fa renoum ellera tous les arns, la mme dlibrationr, on ne doit pas vous en entretei.ir plus intnuions qui peuvent tre innocents t fl .
p' que dar:s chaque dpartement. '" iog-tems. Votre comit s'efi born Ademander que ration qui le prepare fera le jour du bonheur uni-
Cetepoque emenderiraieu fixe au 14 juillet, jour tous ceux qui ont fign, foient miindcs la barre. verfel : avant que l'Affe.nible national l'ait d-
m.m-.r'blie auquel a France a reconquis la liberr. S'ils peuvent motiver Iturs d;iarches, vous leur crte, les citoyens avaient le droit de dire que cette-
MM. les diputs des troupes de ig.e auront fourniflfz tous les moyens de dfanfe ; fi come fEderatio etait d gereure, et j'tais de leur avis
leur tce une orifi mn me, qui refera dpofie dans la on a tout lieu d.e le croire, elie eft auti colup,- Les citoyens de Nnmes experiment leurs principles
fallen de l'.-,i .-.!r i I national. ble que ridicule, vous ferez ton-jouris mme de dans un par; graphe don't il vous a t fait lec-
Ious les cit'yais du royaume voudront fans les juger. I s'eit commis des .ffaffinats dans la ville ture. Nous n'avons point, d:-ent-ils, le project
do;te s'unir perfonnellL-ment au pact aug .fle et de Nimes : qu'a f,it votre comit ? il a penf q,'bn iinfi"re d'une contre-rvolution, mais le defir de
foleunel que la N,.tion va contractor. Ce feia li 14 clevait ii.former fur ces attentats ; qu'il rait n- confolider la confftuti .n de hter le moment oil
juiiiet, l'heure picife de imidi, que le final de ceffaire d'en chercher les auteurs, parce que l'Af- la France pourra jouir du bonheur que lui pro-
3a c'remonie fera donn Paris. La commune de femble national doit rtablir l'ordre, malgr les mettent les nouvel:es lois qu'on lui done. Donine
Paris invite routes les municipalits du royaume efforts des ennemis du bien puib.ic. ces citoyens furet et libert, vous verrez alors
raft.rnbler, le m ne jour, et la nme here, J'appuie donc lavis du comit, je l'appuie pour s'ils font les enrnerni de la coniliutiorn. Je conclus
leurs commnun.s itepectives, conjointement avec les l'int&t gnral, q.ii follicire tous vos moments. Je qu'il n'y a pas lieu dlibrer fur le project de dcret
tr- .upe de lig te qui f,, trouveront dans feurs arron- i'vos fipp ie de ne pas vous liver au talent illpi- prife:t1 par le comit.
diflf2eens, afin que le fermenc fidratif f."it pro- fire de quelues orateurs et de terminer cette On demand que la difcufion foit ferme.
io'lic dea concert, et au mime inftaint, par tous de,ibiration. J'entends quelques perfonnes qui di- P.i.fieurs membres de la parie droite demandent
les habitains et dais toutes les parties de cet Empire. 'ent que c'elt pour prouver la libert des opi- parler fir la motion de former la dilculfion.
(Cet article eft de M. Peuche. ) onions que je demande qu'on n'entende aucun M. Charles de Lareth. 0, doit accorder la parole
orateur. Je ne demand pas qu'on aille aux voix aux ddife;ileutrs des coupables, pour l'avantage de la
--..r~ -=-=--------i=--. z ...-.. --- fu~r l'avis du comit mats je fupplie qu'on n'em difcufflon.
SL E ploye pas en verb.age un items prcieux pour la M. de Noailles. La motion de former la dilcufflon
A MBLN NAT 1 IN A L E. Patrire : c'elt le jour de l'anniverfaire de la confti- a t faite j elle efi appuye. Je demand qu'on
tuiion en Affimble nari'nalej et l'on devrait rou- ailhe aux voix.
Pri-idence de M. l'abb Syeyes. gir d'appuye de dlibrations tendantes a dtruire la L'Afemb'e decide que la difcufflon fera coh-
corfcitution. Je demand que le project du comit tinute.
ANCE DU JEUDI SOIR 17. foit adopt fans dftmparer. M. l'vque de Nimes. Le double titre d'vque
M. Iialouet. Quatre mille citoyens actifi font ac- et de bon .citoyen m'oblige prendr hla df nfe
O.; fait lecture de plufieurs adreffes. Une d- cufs, permettez quejelesdefende: ce ne fera point des cathliques accuf. Non, lents dlibrations
'ouradon du corps nrn icipal de la viile de Paris, ien me rendant l'apologitRee s opinions et des crits ne mrite lt pai les pithetes fi t if; i,..' q :'on leur
M. B:iliy fi tre, eft admire 'a barre : elle p(e- que vous condamnez, maispar l.- p-incipes de votre a prodigues ; elles ne font ni inconfRitutionnelle ,
fetie une adrefle fur i'opration de la vente des constitution que je ipondrai au propinant. Des in:- ni ii.arieuif.s pour l'Affemble national : elles
biens nationaiux. l'a-ireffe eft renvoye l'exa- culpations vagues ont et prodigues aux citoyens I contennent des reprfentations refpectucufes ; leur
men du comit ecclfiaflique. de Nimes et (i ULs. Le corps du diit q ion vous language e ceu i d'enfrs docile qui fe plaigient
pr'eite, confille en deux adrefles, donc le) erreurns a un bon pere auquel ils font toujours p;&s
Dij;cuioni fr l'afaire de Nimes. nmme manifeftent de 1. part de leurs auteurs l'effroi obeir. Les premtirs ils ont fai t if ge u ildroit de
du crime, I amour de l'ordre, lere fpct poiirlacorf- di'e librement leur penfe j c'efl un honmnage de
M. Alexandre de Lameth. Vous favez quelle a t titution, et la fidlit au roi. Ce font des crits qu'on plus votre coinfiturion. Le language noble et fier
l'i::.ignauo.i univeiF.ile centre la dtiberation des vousdnonce, lorfquelalibertd'crireef[confacre, de la libert h more davantage qu'ure fouiiffion
pr'etri; Iin caltho!liques de N.nes, on doit s'tonner lorfque la liLence en fait tous le. jours le plus monf- a veug'e. Par quel trange oubli des principles vous
lurtcut qu'i s en aient pris une f-conde et que i trueux abus. Ce font des aif'.mb!es qu'on vous d- les reptlente t-on come coupables? Comimetr
touts deux a;ent pu trouver des dfenfeurs dans non.ce, lorfque la co.ftituticn a et.bli le droit de peut on les fouponner de tendre une coai-
l'Afl..mbie natioiale. Que renferme la premiere s'aflembler partout o l'on voudrait, d:ns les forms non pour ebranler notre conflitution ? Eit-il ure
dieration ? D.s injures centree l'Affemble na- lg:ds qu'is ont frictement obferves. Oi vous pr- feule de Lturs dmarches qui ne foit aurorife
tionale et 'e roi, le defein de porter atteinte la fente un plan d'information fur des faits qu'on vou- ar vos principles ? Pourquoi ces m:rmens co,.fjcr6s
comlitution. Que demande-t-on ? Le rtabliffe-ent dirait bien idertifier avec leur dlibration : voildas la lecture des adreffes? Pourquoi ces app:;n-
plein et entiir de l'autorit royale. Que fignifie i cits, vous dit votre comit ; pour montrer qu'ils difemens qu'on leur prodigue ? Pourquoi ni t api-
cette demand, fi c e 'eft le rr.biffement de j font coupables, voici, femble-t-il aj iuter, des faits gez vous pas la mme algreffe lorfqu'on vctusfiit
Pa cien tgime et le retour des anciens abus ? Et qui leurappartiennentj nousn'enavonsPas lapreuve, a sI( reprienttuins ? Je conclus qu'il n'y a 1as
cu I let le moment que 1' i.:rnt les foi- difant mais elle arrivera. Quel eft le dioncidteur ? qu'im- lieu dlibrer.
cath.l ques de ,Niines ? ( Dites /es catholiques, s'crie porte votre comite. Avant-hier un h'snorabe iiem- L'Affemble dcid' qru ladiflcLion ef fernie.
la parties droite. ) Je dois dire avec votre comit bre eft venu leur fecours en difnit qu'il n'rai t M. Garat l'ai. Je d.:mande qu'on retire de
dies iethiert.hs, ies f i-difant catholiques; d'abord pas affujetti aux formnes juridiques. M. d'Elprdi'menil 'article la difpcfitian qui iflie uni peino ceux
par e quu nonus ne devons point reconri'ere d'aif- lui fait une rponfe affez p;',-ife et afflz ctih{gri- qui ont fig't les dilibrations.
fL.mb e politiqre focus le nom d'.tid.i-.-b e : de ca- que ; nous avons entendu u;e accua tion lfns preuve. M, le baron de Mlarguerites. Ma qualitd de naii'e
thlql ~iis nous ne comiaiffors que des aflembles oti o n accable les catioliques de Nmes de fou ons I de Ni;es m'inturr'it prefque t.nute rifecce dle
de cutoyctns et parce qu'enatite ce ferait fire iiix odieux, oi on les trsaie come de vils affiffins', desr fl,xions fuir 'e drcret propoif. Ji dclia'era i feule-
cithohqucs de la v:l.e de M:d'.e., une insure qu'ils fanatiques et des confpirateuzs. Je ne fais ce qui r- met que ma'gi les calomnies et les faufles rla-
ine mrtrire'it pas, que de cioire qu'ils fonnrtous com- fulrera des informations ; mais je fais bien que plu- tioins qu'on a rq'ridu.s, il ,'y a q'tun fetil h mime
p:ies d'une dmarche auili coupable. Q:el mo- fliurs faits important, la dcharge de ces accurds, qui ait pri de la fuite de ,es bleliures. L'iniflrc-
ni'c:t, dis-je, choiht-on pour demander le rta- fan communiq'its votre comirt ; on en att nd I tion et le teins nous dIdervriront- les vritab'es
bliflimer;t de l'autorit royvle ? Celii o on l'a beaucoup d'autres, et les vrais coupables ferontr d- auteurs des troubles. Je dlemMnd feule;ent que
arrachee dIes mains ties miniltres pour la reimettre r couvert.. Je lths que les affemb!es primaires et lec- l'on ne cunaule pas, dacns le minme dcret, le many
entire cels niIu mo.narqu'e ce'ui o l'Ai'emble tora!es e tiennent piifib'emernt: Nnes ;u!ers dllb- decent la bare et: f'ordre d'inf >rner, afin de
nriuionalc, rinf.-riiaiit cictte autorit dais .le jjuftes rations n'anr'ont p,-int troubid l'ordre I ub ic, et la 1;- ui p>a inte'dirs le droit dle dCtolfr des citoyens
b.nries, rl" *. ): c epenidat toute fa latitude On bert des opinions que vous avez confiace par :a qui plveint cl:ir 'air affaire.
.nn tliE laa r.:'u.;ine du dd-crets. Eh pourquoi dclarato:i des droits de l'homime, irouve par M, Barna-ue. On a fait danx amendemens au
CoeV r, forrni ? 'To;ut n'.anoU c ct- il pas qu i:s fnC L'rfinge qu'ils tion f .nt, cotnbien Icutis pliiaicipes font ddcic't propol j par le premier on demand que
L. acr:"ion i e la voluont gnrale ? ( Nion, coiiititutionnes.onnes. Conani etr-7-voius le veu ies finar:ires miandcs la barre ne foient pas
'rientr vi. le malquis de Follcvi'lle et autres, g -nra,fienrecevantdetouteslespartie ,duroynume p;ivs des droits le citoyen actifa par le second
mnembres de la patirie d:oite. ) des adreffes de reconnaiffince, vous rnljettez toutos on demand la divifi in du dcrer. Qua ;t au pre-
Oni dematiid la a evifion des dcrets. Ent quel eft cel'es qui,vous font de refpectiieuesreiontrances ? rnmir s'il el poflibie de river que!ques perfonnes
le but do cette rvifion? De fire croire que le roi Si vous reconnaifflz que la Nation a le droit de s'ex- du droit de citoyen actif c'eft lorfqu'el!es ornt
et l'Aftib n'l'e national ne font pas libres P.&ris. pliquer dfiniitivement lihr la conflitiition, il fautr videmment dans iun tat d'i.ilurrectiuot contre la
Cercs, jufilu'au a umiiite de cette AffTemble, juif- biee lui laiffer les moy'ns de le fire, es c;'eft en per- confiitution ? Que r6fulte-t-il des droits de citoyeni










69;


gil, fi ce n'eft la faiult d'exercer ie foectii:.
61 la co Iliturion ? Je demand fi des tnctioun
e cctte nturii penvei.t tre confines des hlomiin-
r1 moment o ils rclament centre la cnflitii-
ion u mlomen"it O i l redoublent d'. ffoits pou0
i ttIubclr, et e' ces .cff rts fe man;feftent d'ut-e
marif.re puoliiv2 ? Il elf ev.delrt que le mme abus de
co,,filtc qu'ont ufurp les autents de la dlhb-
nation plo'r Y fire adhrer quelques citoyens, le.
p airtrair aux p!ia e d'adminiflration et liur fmur-
,,iat aiit aii les moyens de porter le trouble dans
routes les parties du royaume.
On a pof6, pour foutenir la d(ivifion, un mot'f
qui tombe par le faith : fit que 'Afl'e:b:e dife enl
.i feul ic:'at ce qtue renferme le project du cnoit,
foit qu'elle le dil en deux articles, on ne pourra
pas mloins les rapprochar l'on de l'autre, et en d-
duire les mmes conclufions. Je duinande donc la
qull,,ion piakible fur les amendemens propofis.
Tous leu amendemens font rejets par la quef-
tion pralab!e.
Le dcret propof par le comit efli ldcpt' rtel
que nous l'avons rapport io 16g, page 687, ft:conda,
colonne.
_rf. Camus. Le, jour de l'anniverfaire de la conf-
tittiion en Affirble national doit tre conCfcr
i uni gradd vnement. Pfn'i,s d'admiratio> et
r(. rlcfpect pourles t.icrets del'Alle,'blei national,
le? Avignonais ort tinniiimemint dlibr( de fe ru-
ir la France. Voici la lettre qui conftate ce que
je viens de vous announcer.
Lettre crite par MM. les officers municipaux d'Avignon;
envoye par lia courier exraoraorenare IMMi. Camus
et Bouche deluas I Alffimbl'c national, et arrive
le jeadi 17juin, huit heures da fJir.
Melfienur, vous avez t informi dans le tens,
pat M. Raphel, l'un de nous, des vnemens qui fe
font fuiccds rapidement dars notre ville : il hoius a
co:ia:muniqu vos rponies, et les off es ob!igrantes
de fer.itCe qui vous lui avc. faite.; pour ;a villB
d'Avi;non. Le moment et venu, MefiTeurs, de les
accepter. Jeudi, 1o r'it courant:, notre ville a l le
th'1're du plus grand dfordre. Les ariflocrares,
dployant touts leurs forces, ont faith f u de
toute, parts. Matres du pofle de l'htel-de-vie ,
et de quatre pieces de canon ils criaient : Vive
l'arifiociaie Pihs de trente perfonnes, honrStes
citoyens, bons patriotes, ont : les vic.imes rde
leiir zele et de leur pacri.;tifme : le Peuple a ma ch
centre eux avec iitrl.plit i et les cruels affaiflis,
dilfperfs, ont ch-'rch leur falut dans la f.ite.
Quat e de ces fi'r.ic, ont t arrts et facii-
fis par un P,:uple juftemeint indign et horrible-
ment affafiii : deux de leurs ch.fs ont t de ce
nombre.
La municipa'it a fait vainement tous fes efforts
pour l'emp her. Vi gt-deux ont t arrt,; et
f.,s les garde !;atioiales d'Orange, Courthibon ,
Joiiuiere B,,g iols., le Poni-S.int-lEft)ii: Ch
teau-Renard et autres lieux, accouir 1 a notre le-
cours, ils a iraient t infii!ibl muiit facrifi'f. Leur'
eff, 'ts ginieux, et ;a coni...nce que, le Peuple
Avignonais a i-ins les Fra ris, les aSlis, a ari t
fa vengeance. M.if~eurs d'Orange ont confenti de fe
cha g-r de la. gi:de des prif niie s, pour leut m
tropre flirci et ils le:ont traduits auj urd'hni
c,ans leu, vi.le. Le came el: peu prs rtabi,
mais pour 'e raffarer eiitiremn~ent, les gardes nation
nalah de France ont bien voulu contentir ino10s
laiItr piur quelqi!-es jours, une pircie de 'eur
d&'acli-mrent. Ava!it-hier II les difi'iccs s'aLiuim-
blere t poinr di.ibr-r fur leur position. La riu
Sio.; a ct6 ; ibre uninimen ient. Les armes ..e
Fia.ce ont 'a -fi.ini-; ave. pimpe, celles
du S:i; t Sie,,e. Ui Te Deum doit tre ..hinot auj our-
d'hiu cette occafi.n. Depuis lors, la ju)i, la plus
vive a fin c3dl ain fdfpoir, et n.s rues ne cfl:nt
de retentir des cris d. vivent la Nation, la loi et le
roi !
Nous prve'o:. s M. le prfi ; nt de l'Affemble,
de cet v i.miit. Le mme courier, depchi eni
dilgen'ce, doit vous remrettre la prfenire. Quatre
du(iir's on t ri. m!ns p'utr (e rendre tur le
chi mp a Pa is, ;np s ,e l'Aff imble pour obtenir
Jon accepo:iin. Noua von-; r;iis, MeRlieurs,d 'apl
P)uyer nos voCI d tout votre crtr!iti vous rendrt z


avionr p.c'fit IM. 'e vicomte de Mirabeau, colonel e
du regmi.. nt e 'nouri ;e. M. !e marquis d'Agivlar,
itotre lairt~ ,I. -t r.u. r- hic lui, et lui avait d Jn.
SIffe aor i holpiii,,,it. l,. repimenit avait d mand,i
Lob.iu ..t porrt l'es capeaux et fa caifle dans la
mne raifin. C( l;.u t0itac lacr. Pour ca mer le
rIgineliit M. le manie ;:vait lpondu u d di t; mis
il av i cu ,, bor.e f i !de :aifler c .l apeaux dans
tin L.b:ntc at. nant la ha.mbre de M. de Mirnbeean,
flo .s .I (auvegtardc d.' hi. I,..:i de cet olffci-er. Cce
dp a e' viol, Noleicqneurs. M. de Mir:be u,
i,.vi lher par la muni ipalit qui voyait que le
r..tour de it trirq'.ii publique dpendait :e fon
d p 'r, a quitt ctjoiuca huinotre ville cinq heures
du martin.
Sur les dix hures, le regiment eft venu prendre
fes enfeignes; mais que!e a .t la furprife, lorf-
qull les a vu'.s dnalacies ? Les cravattes ont man-
qu. l,e rgimen.t s'elt plaint, il en a demand- raiion
a notrs i rimfpectable maire, qui, r 'moa.i d 'hnn ur,
blanchi dans l fe !v:ce de la Patrie, n'a pu qu ac-
cuier M. de Mirabeat;, qui en avait t le dte:-
teur de les avoir i.mportees. Rien n'a pu callher
ce rgimenit ni sos plus vives remntr:in.rces., ni
les prRffantes exhortations de M. de Choli',t, com-
mandant ni les oidres d-onns dans ii;lIant de
courier apis M. de Mirabeau, ni les couritrs ex-
pdis clans l'inflant, pour rclamer 'allifla'tce
et le fecours de routes les n'mlicipalits cle la
ioute au nom de la Nation, de la loi rt du roi,
pour arrcer cet fel.iier, !'ob:iger rendr.e a.
porter les cravattes enleves rien n'a pu diivrer
notre maire.
Le lgimniit entier, fous les armes, I'a coV-duit
cher li et men la ciradielie, o i a e d-dteru
eii age fous ia piu f.or:e garden. En vii: plaiieuis
de nos concitoyens, ies officers du r'-inent dt
Tourrine, ceux de la ga de nadioa]e fe f'n pr
fent.us pour prendre fa pla;.e; ces off es gnir ute,
i.'ont pas et accepted. T;ue !a ville eft dans e
plus aif.Lcux ddifepoiri indigns du proc de Mi. l
vicomte d,. Mir..bcau, violateur das drc.ins les pluI
acres de l'h'fpitaitai et d'un d-pt al.%i prcioux
nai.is ne rpondons pas des fuites, s'il ft arnte ei:
conduit dans notre vile. Gardens des lois, no.i:
expoferons cependant, s'il le faut, nos vies pour I
d-livrer du danger jufqu' ce que, coiv..incu
lgalemernt, il futbifl la peiie qu'l mrite mais,
s ii'eft point aruii. .f e eltt n'eft paa,
rintgr nous ltomir:es dans les plus grande,
apj;rehenfions pour la vie l'oe no-re chl- NIui
dpofons, Noflfigne.rs, nos alarims dans votre
fein iil n'eft rien qui nous cote pour appeal.
un regiment cruellement outrage par fon chcf
mais nius ofons ef'irer de votre tendre fo'i-
citude pour le rtablif fmrent de .'ordre, que vo".s
vous empreffrez Notfeigi eus de procurer fans
dlai par la figeffe de vos dcrets, !unI' vile'
dfole, la p-ix qu'elle a lieu d'attendre des au-
gcilies repreien.an'; de la Nation . Les officers
munnicipaux de Perpignan.
On f,t lecture d'une lettre plus rcente, qui
announce que M. le vicomte de Mirabeau a t
ard. Cafte.naudary, et qu'on a rro'iv dans
fes ma' es les cravattes des drapeaux, don't l'en-
lev. ment a occafionn linfirrection de Pepignan ,
qu' 1 a t airt, et qu'il cfi gard trs-dt'niiement.
n)iuers dcreis font pr,'pofCs (n ccrt vneme-t.
M1.... dlpuid de P'er,'igina. Je deinm de que l'Af
femb e dciete que Lfo, prlidiet fe retirra pat-
drve-s le roi, pour le pier d'ordonner : . que
le maire foit r mis en libeut i 2.-queles folears
du rgirment de Touraint- ,eprendront leui poles i
3O. que les oil-ci:rs mu i.ipaux de Caite'nai;diry
;:nve'raint fur le chm.ip aii i-ginmunt de 'T'-uraine
ies cravattes de leu.-s drapeau; 4.0 que M. le
vicomte de Mirabeau fera deternu ous bonne garden ,
juftu a ce qu'il en ait t autrement ordoin par
,'Af.mble national.
M. de Carlls. Je demand que M. le v'comte
le Mirabeau Tfit cargi ec qu'il promette ,
fuir ra parole d'hon.eur, de venir rendre compete
,j'U ,,'- il' de fi conduite.
L'Af mbWiedcrete que M. ie prfi ieirt fe reti'era
parduvefs le roi, pour le lupp ier d',rdonner l'elar-
gfl;ment du maire, et ajourne le ree de la dlibd-

La fance eft leve minuit et dem;.


a notre PaI i ie aler'ice le pins lignair. S.a .Cu
rt'iion, nnotrc ville fi:rait perdue fltrs reflource. Le. S AN c E D U 18 J u N.
Fran,'is ,ont trop ge.,Cre.x p 'iur refu:er u, Peupre
qui a f.it ancieiveme, t pa(ie de la N tit n Flian- On fit lecture du prod-cs-verbal d'arrefztion de
ailfe, e qui i lii a trciirs rei uiii par fes vcux etl M le viccn:t .ie Mirabtau, envoy pAr la muni
e, 'ttimns. Cctte ;itin et caiiienem bien cialit de Caftelnauary qui ne recent ce dput
fai'e pour it.refler evtre .t o f -. RAPHEL e fur la requte de celle de Perpignan, et pnir
COULs 'EYTIER, BLANC, RICHARD, officers a fu,.rt p.erfonnelle.
imwicipix. On lit ga ement une lettre et nn detail, accomn
1)ap . la :ropofio n de Mi. Ch'.r'es de Lameth pag, de pieces dans lefque:les M. le vico nee d
I'Affw iTbe dcii e que f -n tr. fijeni fe retera par- Mirabeaui en i comptu .:e fa c(onduite, et des moyei:s
dev,- 1.-; r)i pour 1: 'i. de l dla del;bliation qu'i n'a c,..l te pre'dre pour ramener fon rgi
des Avl'g n'"' is. l fiihiiiaion.
M. Pii, itr fait lecture d'u.ne k.ttre des others M.e Follenle. e d maLde qu n ajomnlea.o
M ,te Ffoil.vi;lr ..de dtvilae .le qPe'on ajomne '111r
fnuir.it ux de la vile de Pcrp goni, date du 13 fixe pour 'a ,e fur la prpfition taite hier pai
juin 1790. M. de Caza '..
Letre des offers riOcipaxn de-anta e l'imprcflion des pieces qui ont t
Lettre des oiers micipaux de la ville de Perpignan ue, et le reivi au comit des rapports et au
Sl'Afmible national. c, militaire.
Noffeigners, la ville de Perpi R lais les M. l'bbMaury. On demand le renvoi aiicom;t
plus cruelnes alas vilhe de e l corp anet nous des rapport : cete mefure ett i:f.iff. Si l'Af-
Plus cruelles a s. Chefs de la commune nous des rap c


femble rait plus i firnre, j rchamerais d. fa
luflice ce qu' j'aitendi di fa f.!iL hiiman;t. KEx lte-
il un reprile itant de la Nation quii piiile conleiieti
lailler n de ls coilegiies dais les plus grands
dangers ? I en eit d,.ux auxt.nels M. le vicomte de
Miiabeau elt expol: I'Afllemlt a peut y pourvoir.
L'opinion pub:ique de la capitale elt ga'rie t;ar des
libeles qu'on proclame de tou'es parts. En ce
imomenrt nr.lie is difont que M. le vicomite de
Mirabeau a donn ordre de faire feav f.r le Peuple
c'elt une calomnie infme. Ils difent qu'il y a eu
Perpignun un combat de cinq haures, et que i co
perfornies y ont perdu la vie ; rienn'elt plus futx.
Ces libell:s feont rpandu? dan- tout lc royumnie,
et font dcfti,;i faire affaili.r M. le vie- mrt de
Mirabeau fur la ro.utc. Vous co:cr.if" zr l'erf:it du
People, et fi vous aime.'z le Pvuple vous d.va z lui
p iiint -es erreur" et des crimes qui d'.,ho'iote-
raieiit la Naton.. (O intendd ces mots partir du ct
gauche : Ailo.,s ,onc. Tout le cto droit f leave,
et dcua l !e qt:. r-c ii .qui les a pronoics 'ofit rap-
peo I l'err.., )
Le: repr fet '.s 'ae !: Nation font les arbitres fu-
piris de lIopinun i pt. .iq,,e, et !'opiion publique
eft, en ce: momcnrt, la f.ale force qui i.iffe contie-
ini l Peup'c. Ces I beles t iii dian, Paris font
tue I dign: 1u1 m pri'; ries hoir.'s g ns fi.,t
ioo ieuLs de .l c:' itae,:ie s :r;t-: d'- minir. Laif-'
fi.a:-vois en paix ce: mitr b es i.'le lle qui cal-
cu'-nt le f uit de clurs cries par les mt lx qu'ils
d..ivet;;r ptdut e ? .IJ de'iandun .'iicrt'r qi dmienre
ces calomnie.. i e ne dem .n,'e pa' ,-ne vos', p Ejti-
g:We rien rm:t; q,,e i it..t f i .ti ftits fo.t -e '- n. .
ir e, foi. ce-tifi.' ai v-,s.l I! f ut.ire qu'i eflfaux
q'e M. le vi 'oue de Mi uLb:,-au oit lait tier air le
Pei;, ic qui'i u. faux qu'i a.t foutera un- combat 3
que 1.. ., cuorva'.s de Perpi';-ian aienr t rs. Je ne
vous dirai pas ':n'il t'agir : :n Fria. :i dl'ua reepr-
Ieniriant de .a Nti n;-i oatand i s ,.'rait d'ui ern-
ger d'un c iilpb .., ins rne devriez pa c.' livier ti
I, f,,eur :u Peuip ie. Je ; rai q,'e je pairie la c:ufle da
m-n ami t, c'eft ail mewo.ir ,t ii. eR caloimni de la
mar.icrela- lus ,!i. e, c'eft ai nme"r .es eent
miu< le prp ra;-t 'i fut"ic:r -des alniins a eh.que
i a., q:i. je i:lar.. que M t4 vicomtte -.e Mirabeau
tci m r ami. Ce fet-tiirit que sc, ani-s honntes
,apui ci:nc tculou!r. ft:ffirt p,'Lu' i t1. a mi ernmande.
Mai j- r ne rclame que votre justice. Rei dz uin d-
cre q.'i l'ae iecunt:; Ires fs :s, qiui ce, fient la
f'uffi.-t e 'c.-cux qu'o i proclanve ,e routes pa t qui
mt-:a; M. I.: v-'iam-ne d:.IMii beau faon ia lauvegirde
d-1' AliL:bi:bc iOaatioN)ae. Par- vo-us ,-i: impoferez
aux calortnirat:inre, v. i fauve.ez un de vos coli-
gues ; mais fi m, demande ei mai reue, je me re--
'oche''..i d avoil ir;volurnairement contribut i un
grand crime q.i fe pr:'parii vous livrerez double-
ment M. le vicomte ,e Mr:raubeau au Peuple, vous
'abanionnerez volonraireiaer't aux p-iMgnards.
M. d'Andrd, Le parti que l'Afl~mbr' doit prendre
ef jifitniment. simple. Il faut1 mettr'e M. 'e vicomte
de Mirabeau fu.iis la fauvegarde de l'Affeirble na-
tionale ce point n'eft crntefi par pPerfoiiie. 11 y a
un autre tnoyen trs-fimp.e, c'el de fire imprimer
la lettre de ia nunicipiev..t de Perpignan; on verra
qu'i, n'y a eu perfoine de tu et qu'il n'y a pas eu
de combat.
M. Muguiet de Narlhou. Nous partageons tous la
follicit:de qu'i. fpire lafituati'n de M. le vicomti de
Mirabe-.u: s it y a quelque incertitude c' ft feu:e-
ment tur 'es moyens de pourvoir a f furt. Le pio-
.,ier eff d'arter les )1blle-s, d;a.s lefquels, comnma
l'a tr -bi:n obferve M. l'abb Miiry, la vrit ft'
altre, ies caiinmries les plus ifmies ieees. On
les :a arrtes en im~pi-iant la letter de a minurcipa!ite
de Perp-:gan. Quant ia furet de M. le vicomate
de .,ilab.au,, iiou' ne pouvons le niettre fous la
fauvegade de l'Affem!,le tous ees citcoens font
fous la faiuvegarie de la loi : m'iis ncu, pouvons
inviter les muiicipa!ii:s employer tcus les moyens
pour emi;.her qu'il n'arrive ren en quelque ma-
niere que ire foit, M. le vicmte de Milabeau;
il faut ein rmeae tens dire que trutes les pieces tot
reovoyees au cornit des rapports poir qu'ii er
foit ince-ffmment rendu compare l'Affemblt..
M. Goupil de P-'rfen. J'entre dans les vues de
M. labb Maiury, et je vous fiipplie de dfavo"er
par le mme dicrer, les odieu!es ca'omnie; publies
contre la religo.a de l'Aifi'nmb'e, pour bouleverfer
le royaume.
O0' demand la qieflion pralable et I'iajiurne-
int'nr fur cette proposition.
M. Goupil colfeuit a cet ajournement.
.M. Moreau. Il eft dangereux d'ade-pter la question
prea!ubie et i'rjournementi, quand les ibelles \D s plus
aff eux font rpandue avec profafion.
M. M,.reau fait lecture de que ques fragrens
d'uni de c-s iibel .s.
M Malout. No;-feulnnmeii il elt dangereux de
prop.'.fer .a qultion pra;able fur ces lbblles, mais
quan:d ils font fi tracess, il fa: frvir. Je deroa ie
'oq:' qu'il f.it ordonin au p'ro,'.ur ci du roi dui
Chte:et d'iaformer centre les auteuirs, col;o teurs
-t ;if'ributeur.,t dlie lbees o l'on accuif fJit que
l'accuf fe nomme, fuit qu'e l'acciflt nie fe nin.nie
pas. Je dnoute les Rvolutios de FraEce et de Brai
b .it. ( Pini-fi.r n erfonnies d.i cte gauth.'e ,ifit :
dnolicez do .c la Lanterne magique les Actes ,les
*JApdtres, la Dclaration du clerg. ) QI..]mqi. 'i n'y.ait
pas de loi promu gtle, et que celle qu'on vous ta


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-propo:'e it seow: -n il n'en eft pa-s rn i"s vrai
qu'il iti iun. -flib'e qu'une nation exile dous u
etlt d'h fit li atzioce des homes les uns c:ntr'.-
)es a'itrie. Ce:c Et eRf ceii ou il ift pi:rmis a
tolU,.d'ataqu r i 1h, neur de rout citoyen de tek
ou tels repiefentn ; d':.r.tnaquer les perfo' nes les
plus aug fles qui doivent tre l''bjec de notr.
amour et de tcua nos t cr.Lcts. Je demanae que imi
propotiiion foit im;!e e x' voix.
La motion de M. Muiiuet de Nanthou eft d-
icrtre. cn pp:ie l'or'dre du jolur.
S M. Marti eau prfemte une ncuvwlle rddction
-des deux articles don't la difcufloii a t faire hier;
il lWos iv-uit cri eun fcul qui eft couiu en ces ter-
mnes : D.is toutes les .:i ,il.: de champagne o de-s
f rds de terre font attchbs aux cures, il en feua
laifi u aarpe arpe chq'e cur, le plus pis pofli-
b'e de Con habitation, pour lui tcnir lieu de jardin
et de verger.
Ap,s quelques ameidcm:ns l'Affenble decide
qu'il nV a pas lieu rbrliier tanu: fur les an-
'iens articles que fur le nouveau et fir les anmen-
demen:.
M. Chalret fait lecture des articles de dtail qu'il
avait announce hier, au nom du cuomiL des dines.
Aprs q'qe-qus amneadmens q'ii font carts
par 1t quistioni praiable !e dcret cft rendu comime
il fit:,
L'A,'-rmb'e national, fur le rapport qui iii a
t fait .ar .'! comit des cdmoes, de p uLiurs p-
tiE ont tendant s ce que les redevables etuient la fi-
cilit de psyer le'i dies en argeit pour la prcenlte
anna, an lien! de les acquiter en inture initruite
qe'a dans quelques endroits un petit nombre dere:ie-
vabls, i-gars fain doute par des gemis mal intenti n-
ne', Ce. d;fofient ;i rief.fer de la payer, et mimn-
eoppo'aiit ia perception; infiruie pareilltment
que .eiliques biifliiers, corps ou communauts
ecS! .'. i.a:- ne fi pr-paraient point les pe'cm-
voir, et n0 donnaient pias tous les foins l ieflhire'
l':,i.a"r ,i, des biens q,''iis font charges de
rgit, a Ac't et dcrete ce qui fuit:
S Ai. "'. Tous les devables ds mes, tant ec-
c'fiail'q'ie qu'infodes fon tenus, coi;formi-
nie:t i article lI des dciree~ des i4 et .0 avril
dernie' ,ide les payer, la prfente anne feuniemer,
qui de droit, en la naniere ac coutuie c'eft- -
dire, en nature et la quotit 'tufage faif l'ex
cuirion des aro 'nermens en aigant coliats par
rt t:'s et volonriairemintt faits.
11. Les rei v.abies de champarts terrages,
agiers. ciomptanis et aiinres redeva..ces payab es ei
n.ituir'e, qui n'ocnt pas et pprim' fn: indemnits,
front tI- tuS de les acquiter, l'nniie prfdnte et Jes
.a:,unes ftaiviintes jufqu'au r. ;:h t en la maniere ac-
coutume, c'eft- di;e, en nature et ia quotit
d'uiuf- e, faiifl'cxcut;oin des abonnemens en arge'nt
conflats par titres et vojoncaite-nent fits, confor-
mIimenit aux dcrets renrdus fur les droits fodaux
les mi i 3 et mai 4 derniers.
S .I.. Nul ne pu-rran, fous prt:xte de lit'ge, re-
fu'er le paiement des dmes accoutumes d'tre
pay( s, ni der champarcts, terragt s, aguiers comI-
tar aufill ac-co,:tti's d'tre paYye, et ioncs dars
l'artic'e I I du tpre Il du dcret dii r mars, fauf
ceux qui co,.tefl:raie u,. e fa irs jiger ce qu'ids
ne p-u onit faire q iant aux niatiosux, quie catradictoirement avec le p, ocureui-
flyd.i'c o diftlict: et en cas qui'; fit dcid que
Ifcs '"roios 0oy s par eux ne font pas dus, ils Ieurs
-front refttRu..
IV. Ceux qui n'auraient pas pay les dmes et
rha i.pa, ts dus pou: l'.inne derniiere, pourront tre
ac io ns, q and nine 'a demand n'en aurait pas
Ct-. f.rm,"e edans l'anmie.
V. Df-nes fort faiues toutes perfonnes d'np
pVrter aucun trouble aux perception, des dmes,
c.ha.tiart' &c., foit par des c.cits, foui p'r des dif-
co-rs', foic par dles menaces, peine d'tre p:ries
orinme pertu bateurs du, rcpos public. En cas a'at-
tr ;iemieni p aii ernpcher ou troub cr ief .ites :er-
..-rtions; il y auraiit lieu ex cote-r ies articles 11,
IV et V du decret du z3 fevrier dernier,' concei-
;?iT.la nir-t t des pt rf-rn.es celle des p oprits,
et l, perception d.ss imy }'s i les municipalits eront
t r'le*, Je remplir les obligatjon qui i cur font imi-
pnfos p 'r lefdiits ardces, lous ler pines y portes.
VI. Les mnnicipa irs Teront tenues de luivealle-,
foit la peiceptuon d s dmes, foit administrationn des
bitens ;anoi aux, chacune dans leur terriroire j en
co. lquit ice dans te cas o les btfiL.iers coip
ou commiinauit' ne pourraiment exploiter les duir-s
au lec'autres bins qui ne font fa: aff;rmis, ou rig'i
g..i-u tiir de les percevoir, elles front tenues de les
igir ou donner bail pour la' prfente anne, et
dEe rendie compete du pr idutii a! dir e coire de district
elles ne pour .t cependant emn &h.r l'exccution
d'aucmui bai: fea.me,- fous prtsux e qu'il ne doit
co imenc r r courir que de la prentc ante.
VIL. '.- cis ide g dgraiatio i t.. ii'enleveinent d'ef-
f.-ts niobrili rs, bi tiux -t cerm'es les nunip'ipa-
liJ- s ln ctltrorit pucs-'e bal, et Cen ferrt lrt
rxppart an director iril .i .oi;, C pour ire fiir
telies pourt;u:re;S 'u'l tpartiendr .
Vll. Autim-s bwificiers, coirmis et communauts,
fabiriqu.es hi u iarx maifouis de charite, colleges
et autres etablillem.:-tis publics, ne pourront refi-
ier de fAire les declarations prefcrtes par le d-


cret du rT novembre 1789 ni s'oppofer !'oxd-
cution de l'art. XII du decrt' d- 14 et 2.0 2vil dui-
nier, qui ordonne l'invent.ir'e du i bil:er, Cf'.e
one q'i'- pretexte que ce oi:; et damus le cas cuilei
. adiiiiumiirauions dle diillr.c: :.e le:ai.ni ,a s encore
formes, le:munit ipalits font autouifies y pro-
' ier-. L'ordre de Mtdce dem'eurec eu! except de'
.aifpoiitiorn qoi concernent l'iiientar e i ii.s ch.-
Scun des iimenrb.', de cet ordre fera tenu de donner
la declaration des biens qu'il piltfde en France.
IX. Sera le present lcreit prefunte Uins dlii la
function u rloi, et le prfident demeure ch tg4 de
fe retired pardevrrs fa majefi pour la la prier d'en
ordonier la promote execution. Le rapport du co-
rnie dt.s.dmes fiar irmprirnm et les menmbres do
l'Ailmble invi's l'envoyer fans dlai leurs
commettans, avec le prfent dcrer.
On feit lecture de la rda'tion d d cret rendu
concernant M. le vicomrnte (le Mirabeaui.
M. de Caf'ls. Je demand que non-euilement il
foit donn ies ordies toutes les municipalits
de vei'ler fa fure mais encore fa libart .
( On obferve que le dcret eft lendn, et qu'il ne
s'agit que de la rdaction.) Le piincipe eft tabli ;
M. de Mirabeau eft plac, par le dcret, fous it
fausvegarde de la loi i en demand;n: l'addition du
mot libert, on ne lort pas de ce principle: ncef-
faiircm-ent tout citoyen qui eft fous la fauvegarde
de la loi, ne peut tre ainc au n ,ris de cette
loi: or, riin ne peut autorifer l'aireiation de M.
!e vicomte de Mirabeau.. . ( Il a dit-on dans
la partial gauche d arrte en flagrant dlit et fur la
cleaner p!uljquie. ) Si ifa pe~ifone eft fous l auve-
gar e de la loi, la liberne eIt fous la nmme f.ive-
garde.
M. de Villas. L'Affemb!e ne peut rien ffatuer fur
la libert de M. de Mirabeau : elle faith fiiu t min t
qu'il y a un vol, up enle ement de cravattes 'e-.
drapeaux d'un regiment: fi le coupable eil ati-,
la loi prononcera.
M. de Folleville. Le dcret met M. le vicomte de
Mirabaau Ious la fauvegarde de la loi: f fa liberr,'
i' y eli pas comprife, ii eft fous la f.uvegarde de
for geolier.
M. Prieur prifente une nouvelle rdaction qui
eft adopie en ces terms :
L Affemb'e national dicrete, r0 q.e les pieces
relatives M. de Mircbeau le j utne colonel dti
rgiii,ent de T urinen, el;ont lenvoyees au comit
de ra;.portj a0 que la letire de la munic'plit de
Perpig.n en date du p e'enti mois lera iinprimei
3 qui- M. ie pr fii ent f; retirera vers !e roi, p. ur
prier fa ij, il .-. ~ donner ies ordres neceslaires pour
procurer la fret de M. de Mirabeau le jeune.
On fait lecture de deux lettres de M. Neukeir.
Voici la flibft nce de la premiere. J'avais de-
mand tous les ieceveurs particuliers des lections
et des pys conquis au nombre de 2rI de
m'adreffer l'tat des recouvremens fur les impo-
fiions du mois de mai: je les ai reus ; j'e' ai
fait le deouil'emnnt et j'en envoie je t bleau
l'Alim-be national. Le total de ce tableau
eft de hnic t millions fix cents onze mille trois cents
trerice-ci:.q lives '.
M. de Folevil!e. Je demand que, tous les ven-
dredi.,, (n io:'s donne conniail'a ce du bordereaui
de fituation du trTor royal ; que le premi er ven-
dre:i de chaque mois, on mette fuus ros yeiux
I'tat de la recette et de la dnenfe gn"ale,
et des affignats employ. J'obferve que fi les
aign.t:ts fonrt mis en circulation progrclvemieiit
et non en maiff, il en rlOuitera, fur les iit-
i:s, une coinomie de fept huit ce,.ts mille
livres.
L'autre lettre du premier mirifire des finances
fert d'envoi . un mnmoire dort un de MM. les
fecrtaires fait lecture s, Le comit des finance'
d- m ndera aujourd'hui ou remain, l'autorifation
ndccflaire pour faire vrerer, dans le trfor pubic,
un notuVeaui fecours de trente deux millions e.i
billets de caiff. d'fir-oimpte portant promefnle d tre
convertis en ailignats.
M de Folleville. Je l'avais bien prdit : eh!
que je connais le renard.
M. le fecrcuire continue. Comme aux diveifts
poques (,o lron a fait de feiiibib es demands,
i'Aff nbie a timoigiu quequee furprife, je crois
nceliire de prefeniter des irl ..n tr.-fimples :
le tableau des dpenfes des hiit derniers mois de
cette annim e a miontre, en quoi les quatre cents
millions font nceffaires : s'ils font iiidifpenfibles
pour les bIfoains de cette anne il eft vident
que chaque mois, chaque jour, il eft ncefflire
o'ecn employer une parties. La caii, e d'ciconmpt
n'ilt i.tervenue dans cette ol'era':on que par fa
fignatu;e, et fi filnature a demaii e pirce
.qu'elle eft ttilu conunie que toure autre-. ra it-
nidri-de qui vous eit f ite re fierit ifui epiible de
diflicults, aru'uraiit qu'ell>i ne re'ait p'as ncef
fire pour lest beloins du tr''for public.
L'Affamble peut juger do cette nceflir par les
bordereaux qui font remis dhaque fenmaine foi co-.
mite, et par .e detail approximnat.f qui lui a ete pr-
feni. Il rfu'te d" ce detail, qu'en dd, ilant des
389 millions, qui forment la matll des befoins, ce


qui doit tre pay la c;fe d'efcompte, il re ,.
mi iins re dlApenfs ebnxtraordinaires par o s. D
e , mai ,1'Ad embe n'a accord Lue 40 miions
or; de a derniere demand elle ai paru ie Mcr
lee beio ns proven aent du retard du "paien' qt e
im n,,fiois diectes : ce retard ne flit pas part
de. befoi:.s de cette amneq car on a pfi psur prlei
dian les hitr dernoers ai cette Pra e di reveu
public. Quatre articles occafionn.rt lte befoin d'1
lV oiur ecxtraordinaire de 53 million. par iintis O
anic pa)ions a payer, qui lont p:r imois de lr ies
lions ; d'atres altiilcs dtai'ls dans le table .
proximatif, 7 mil'ionse deux fti-neires derentes
de 'htel-de-ville 7 millions; la dirnin, to, n des
impofiions iniire,:tes, 7 millions. Les feules ref
fourrces fot- les altgnats et la contribution Pas ret
riques mais cette derniere ne produit encore
6 millions par mois. -e qu
M. de Folleville. Iilef impoffible de refer dans Il
.ft,Lrdre o nous lommnes; on ne nous prfente pas
en recette les recouvrenens fire fur les inmpol
tions des annes paffes.
M. Nourifflrt Le premier miniltre des finances
remis hier ce mmoire ai comit : la CroIte de 30
millions qui eft demande, n'eft point un iemrrhnt
addilioniiel mais c'eft un emploi des afignats, fai
vart ,i definationrque vous leur avez donne. Le
comite des finances vous profofe le project de d
ciet fuivant :
L,'. i_:- b'e national dcrete que les admin;.
tr tlurs de *a ca:ffi d'efcnompts foiit autorifs
remettre au trifr public ,o millions en bidetsde
la t :.: d'efaomte portant promefies d'afflioars
e'qu'e s front changes eu affignats lors de leu
ndiifii.n. '
M. l'abia Mlaury. Je re m'leverai pas contre
l'a't!cipatio;n d'afiignats demiadi e e aj Lis que le
fcr-vi e de 'anne exige des dpenfe auiix.Iles.le
.rC'for public ne p,.ut fuiffirc. Pour vous fixer fur
un ,b;et no" moins ipi>r'anpt, je rpterii ce que
j'i d. j. .it, ique jamais aucine quefl.in de finances
n'a t trait e dans f,.n univerfa iLe. 11 e(item-ns enfin,
aptrs qiitorze mois qiue es eputes t uieliei pr-
fercer 'a Fra ce a fi nation de f s rfiie.' Daign co. fi ire que la march que 'ou prefeite toujours
eti partielle et borne. S'agit-il de dpeife ? on nous
offie non des; tats, 'mis u: ape- ui s'agit-il de
rentre de f >ndr, on nous apporte la recette du
dernier mous. Juiqu' pr'fent le minitre n'avait
co:refpondu qu'avec la chambre des c ;ip:es; cette
f-'rme miiiiftlrie'l- a mis h rs de la voie qui doit
nous tie ouver'e. Il femblerait qu'un compete ft
iinm .fflible rendre ; il femblerait que le premier mi-
nirtre des fi:ia'ces, qui a bien le tens de faiie des
brochures cont'e des particuiiers, contre moi, par
ex- mple, ne p uifle pas fl' liver ce travail: pilif-
que a multitule de fes e'p-rations ne l'empehe
pas de s'occuper de c-s dtils, il trouverait bien
le temns, ma'gr fa mauvai e flant, de nous donner
des jinf urtion' prcc les fur nos finances. Je propofe
do ,c qu'i, oit teriu de rous prfenter, dans le plus
court d'ii tris m um ires particuliers de calculus;
le peminer rei fermera l'tat di, la r.'cette, le facond
ce'tui de la dpenfe, et le troiGeme celui de la dette:
on iie reoit pas, on ne paie pas, on ne doit pas au
h'fird; es c !ciuls doivent donc tre faciles, ils
drive"t donc ire faits. Vous voyez que ces trois
compares font Ile fli mbeaux qui doivent rpanire la
lumiere fur les fi :'.ncis ; jufques-lI nous ne pourrons
fire un pas dans rette carnere. Si nous ne connaif-
o>rs pas 'tat de a receto co;r.m-nt tablir les
impts directs et i:,diret ? Si vous ne conaiiffez
pas la d' penf, vius ne potl'.:z prefc ire ls cono-
mie. Tant que vous ne conii riitz pas 1, dette,
les fi aces Leront torujaurs u1 ddale impntrable
da .s lequel vous ne p'mrrez rien apercevoir. 1-a route
que je vous propcf efft celle de la flipli it, de la
viit, de la loyaut : vous ine j g-rez phis par
des eftimtions vagies. Si l'oirv>ous cIt dit, au
comrinnc- ment da l'an,e que la diieit. fi xtraor-
dinai'e de < etne anne, d vait imonter 89 millions,
on vous aurait puvant : mais on vous a dit i, n
a il niillions d'e.xcdeitl, pace qei;on a manger
400 mil io.is d'flignat;. (!1 s'eltV des murmures.)
Quan' je dis que 'es d,-en fs,Fxt-aordinaires lont
de 89 mi,'lions je ne dis pas qu'on les gapi!le) je'
fais bicn que c'eft pour rembourfer la caiit d'el-
rom.:te, les anticipatiors, les femeltres arrirs
d-s rents ; mais fans attaq'uer la Igitinmit de cet
,empoi, j'obferve q' ii fer it digne de fatue'.tionl
de l'Affemnblc.e de co-fi Ilrer que l'extinction de la
crance de la caille d efcompte et des anticipations
vont engloutir une rcff.iirce que vous ne poveez
pas 'toujours avoir. Vous tes appels non-feulement
i rtab.ir I'ordre dans les finances, mnis encore
l'affureor pour oul.,rs. S rs tre juge des lumieres
des m mr s de l'Afmb!i e njiriorae, a uj'iflre que
je rme fC.ii o.cup avec foi d.s finanie'i, etq '
m'a t impoflib e d'en connaitre l'rai : c. n el
'ependart 1qule lorfque v'-i l'aw:rz c.aiii, que
votus pouiir:'z faniier ir'finiiivemin 'r. Jb demi.nan
donc que le premier miniltre dt:s finaives fi.i ternu
de nous 'r -fet.r, dans le plus,co..irt dlai trois
tats certifi-s par i ; l'un de la recette, l'autrt
de la depcnfe, er le derrier de la dette.
Ce dilcours eft vivement applaudi.
La fance eft leve trois heures ua qiart.