Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Succeeded by:
Moniteur universel

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ours, une nouvelle lettre de fon fnuverain. M .: i ,
cette circonftance, qui parait fivorabe i ia con-
ferlivticn de la piix, rien n'a tc charg pour
la nmarihe des troupes, firrtout depuis que 'on
a appris que deux corps aut, i:hiens s'approchaient
de nos f. ontiirei. Les rgim:ns qui tiuent en g\r-
ni;fn Mageebourg et. B:andebourg font arive.
Brtflan, aiifi qn'io;e grande paitie ilds cq'nipg.s
ce campaguii du roi. Le comrnifariat de giiurre, les
hoitaux de champagne, font parnii pour la ~iltue,
ot Cfe renlde",t :ictell ment les rgimens qui Leaint
S Schwitz Koenigsberg, Franrfort, Anc4am &c.
Toutes les troupes de la Siiefie font auifi pr~es
marcher.

ALLEMAG N E.

De Vienne, le 31 mai.
On conserve encore quelque efy;bracede pair. TI
eR qqeltion de poirveaU d'un c(cneri qui d.,it fe'
Stenir Jaffy ou Nagodin. On aff.ire que M. le
Price Potikin et M. le baron de Buigak ff y


g,,m.:ns c nra.titee, cinq reg.men.s de cav.le.je amlitteront pour !a Ruffie; MM. le, b;ar,,s dt I-er
;ept t giriers ol Bas hk rcezf Ciifques du Dn bert et de Tuget pour lt maifon d'Autriche et le
cc quarntite-l eux pieces de c:mn:agne. Ce corps comte de Hertzberg pour hl Pruffe; et le comtie
:t corimand 1ar' M. le general Mayendcrf. Potor ki, a:ibaffadetr pour Corntantinople pour
Quoique l'on n';iai encore au une certitude li les la Polog-e. On' y ngociera, dit-on une p;ix gm -
luks voudront acc.:der aux propofitions dE paix n*ale, qui fera fonde fur celle de Paflf trowitz.
ites Jafy on para~: ne pi.rs en doouier. On fait
ie, !s 9 mai ,rn a comrnt n : dmolir les fo;tifi On prtend qu'il a r convenu un armistice entire
as d Ok.u-i cw et qni l'on e pr jtto de dtruire les troupes autrichiennes et les troupes ottaoumnes.
ihes de Boind::. S.C n dntie t, en dmantelant eus O- allure p.fi.ivem.ent que le cabinet de Ber in tra-
lce, !cs i c' s'attendent en obtenir ia c. iionr valley a dterminer le roi de Hongrie a fire une
v.c su. Ae f< .ilp ou bi:n dans la fiuppofit on p ix f ppe avec la Porte ottoman. Voici la fubf-
I." Ss ne )hu. l i .nr paCs acres la ix, tauce ces n ouvelles ropoltions qure l an p!rtend
'voir ', nq ir d.s f rterefe fi rdut- avirt t fites au roi de Hongric : la maion d'Aiu-
blesi pour :r,. I'ontier des. ftrifha obtiAndra tout ce que la Porte lui avait cd
S'ar le trait de Paflrowitz. Le roi de Pruffe aura
SU E D n E. Dintzig et Thorn, et il abandonnera ai roi de
U E E. IHongrie, pour une anne, o,o000 homes de
troupes auxiliaires. a Pologne obtiendra une parties
De Stockholm, le 2o mai. des felines dans le cercle de Wielicza, et les lec-
teiurs ~e Brandebourg et de IHanovre, dcnnercnt
Une letre e 7.i'lki'a du 4 Imai, nous a apprt6 es voix au roi de HoI-grie la diete d'lection
erai .r": a,, : d':un empereir.
SamirjefK- fixu l 2. mai pour chant:ce un Te Deunm Le dernier courier de Ptersbourg a apport
itailei a: s-HIl; f.s crions rie g'acas. Les la nouvelle que l'imtp atrice n'acceptera la me-
0coyu.p. fo rmarn:t Un o ..ari vis--vis l'gliie, le roi diarioni de 1 court de Berlin que lorfque cellV-ci
es(com ii'.i n:i :ai i!-me e. .;c auran gairanti la. Rufle la poffeffion de la Crimre,
A&-s le Te Dcuaw, la majf. hat;r.gua les trou- d'Orz:kn: w et de la Belfarabie ou i(o'iil ions de
les et lk- .:. ,vn.o gui faui. e ction q' ele proru- pi-it-es enr ccmpenfation de cette derniereprovince.
,ait 4i- b:.vour-a dot tlles venuient de donner C'ef en confiquence de ces dpches que la court
l ? fi bri'rs preuve;s. Ce dnt:our', fit uPe vive im- i a excd:, lundi demnier, Berlih, M. le baron Ri-
>r, i'n fiO.r les ailiflans lfa tnu je .1 fir 1.ua des vitzki lun des gardes-nobles hongroifes.
icumpeil us a iue g ainde partie des '.ffici,:rs. Au
ninm .r iu le roi a.iuir clonner le c:,rdon de com:- M. le marchal de Laudhon ne reflera ici que
inan'er an gini rl Poletu, celui-ci, enconurg peu de teams ; il' fe rendra enfuite, felon les cir-
tappU',i par 'arene dlnt i iner pr eca les voeux, contiances, foit dlans la Moravie, foit Be!grade.
ut ei'it, a nI, -ar'arm..e dne ri if :uits les vlila, t
) int mfam.ej-id par le dif-ours fiiva:%t : pn ut announce, airnfi qu'on a 'ji ou occasion
SSir.: cete ptie de Iarme a eu I'homneur d le i 'e ,. que la diete prochaine .on Hongrie fera
t- onbattre fouis v' tremjf- et de remp oner, t 's- t g u 'Le roi a, dit-on, ddclar quil tait
ivec 1'.i; ia:.1,ci du Trut-Ptdltfa t, une vit..irbdie dif-:o accorder toi't ce qui ne ferait vi contre
igialve for les enlonriis. J'ofe l mblem:nt l ,ver } les' r-'.,o' de fa couronne, ni contre fa ldigiir
a iaib c voixa, interp,e des voeux wus fnt torts :pr- nr.,;l -. mais qu'il ne prterait jamais les mains
esco, ps ici pr l'en pour que votre majt ve!ulle, des concefl'ons, qui, c(imme e rtablifioment du
: if..l r n r.i,[ :lix fttuitL (c.u novel ordre de I Epj e, ,eret dri Andr II, feraient lune force do r -ub es ,
.. i < .... lei mqes le 'ordl e q e vote', e fera.iet renatre les guernes cisvile rft 'anarchie.
unajal a inii:. , et par-l augmenter 1, jaiet O ,, c-mence craidre que ces li .:, ne
'ho;;er d,,;'e fts m ,.nbrna ; c. niiie aui:i, quevotre i g .,,n le couron'M ementne du roi ''e Hong ie
mjdlt dco:it la pr.'cieuie vtz a Cte expofne aux cependant on n'a point encore dnn. d'ordre con-
ilus gran is lgor,'s, aigrle ecouter fa'vlr.;blIment traie.
!es inrf,,ices qr' s f mnt toius pour qu. vote m-- A
j t(: ite ex; ie p us l'avrnir, ciue vie qui eii P A Y S BA S.
tl r o;is o f:s fi .. I.,- f:j.C .
Qu 'lue u.e fr-.irfi' n q.'{tro'rvt le .roi, il ne I circu!e des cop;es d'une lettre crite, le .9
crut pas devoir at quii'fciC-r :a diernan e de l'aime, mai, ain gnral Bendier 'par L. A. R. les anciens
vii qi'il croyat ..levoir, avait de recevoir les mat- j Gouverneurs gneraux des Pays-B-s. C'eft une nou-
que,; de i o Ire, conriibiier davarn:age l'clat de vale proclamation f dit an l'a froir de ramener
fi couronnel et au bonheur de Con Pu.uple. Mai les l :s p'ovinces belg'qies au roi Lopola. i, A. R. t-
gSnraux infii. r .nr, er l'on lui haute voix l'al:- mrgnnt au giera.l Bender leur fatif:crion des
i.le iuivaht du re-m ement rouchiant une nouveile ord..e donns pour fa.re ohberver aux troupes uiie
diigit- de 'or tr, lee 'Ipie Et rfi q e. ce e difipline exacte et exempee de tous. reproches.
nouvcle ldignite f. ir core plus r garice cinmme Cette l1ttre le termine airtfi :
u:ie mnarctu,. ii.r.tcive dc mtartct, no.utls drclarorsi
pu: mar que ifteM prcrve os t ei nos f.ccf urS on Tout, jufques dans ls ns lh ureifes circonf-
t:re de S.tlde, e e les rois de Snitde ne pdur- dances o ies troupes de no-ce roi fe font trou-
r:nit lo,teer [ e es ei r'tis de SLue lo 'ils ves, d';:dvoir da fuire ufige de la foice,' par les
rn.t .p tr dles snr imlse :, rtemport ue motifs d'urne jle dfo;:nfe, doit porter l'empreinre
VI.:t, L otu de ... .u. .. rempou uii caracte re~e, jifL:ce et de birenf fice du roi.
vieir i q q . .- n o Et q, ..fa d:laracion, que nous avons envoye
Cett- I..ttilae p ;rit da e a 'o ijio rcat v l'ordret
ui Ii fe t dontu par le gInal raj :r Paui c, oi- aux Euitsdes pde provinces beWgiques dove tre
qui rf. ,t donc par le l rg* r i, c ,. gide coi7mmw non avenue pifque les Etats
a ndeu t et le coini d~ e ia< tk fi-i, ,c ta nii onFat fa, rcune artenton Ion inentioin ti
de tcri, o!',rrei;n 1ui mae ret it .e tre1lir l'aie des -aain's m airfi qu'il nous a chrges de e e dc a-
lretutu',ma o.iane dJc p~ re, h'ubique .nmeint Ie r, ,tbi, et de mail:rt.nir,
s nIe vive e 1o: l ,ans clh-que provincee fo;i a cieeirie corilitution,


SP RU S'S E. ,
Der Bcrlin le 2. juin.
La correfponda.nre particuliere entire rle i d
Priffe et ceiUi de;Totigrie coitruei toulours. M. le
Paince ,se ReufS' a a remi l najeflr, il y a peu !e


i de la iar qi pi. ag'.anB e a la INation.
df ,a m,' lbe' P: ; la" ,N ,tioi.
SII s'cniuit de l que, ta;t par raFpport 'aix objets
Squii regar'dert la parties de l'atmiiilrationi civil,
qi' rce-,x qui touhent en particui,:r les aff.ils,
eccc ifidlinques et qui peuve't intrefftr la igi ;' ,
la Nation doit Lre enti .remn t rafflire contre las
i. quitudes quel'oja:,a ch: rchi~ 'lui,iirfpor.-
*l i- *


POLIT QUE.

RU SSIE.

De P&ersbourg, le 17 imai.

J'IP n RATRICE a vonulut tmoiner l'amiral
:cniitg k if T .or. bimn clie tait f.tisfait( de fes
onnes d fpofitions dj;ns la rade de Revel, et des
.ads avanrages qu'il a remnports par-la furi la fl.,ne
idoife. Sa m in jfL lui a f:it prfent de 14 0oo pay-
ns, et l'a diccsr de l'ordre de Saiint-A.nir. Si
,,i ftmpirpiale a auffi nomm i lieutenanucolonel
fil c,'et de laamiral, qai a rapporte l nouvel!'
il d fite de la fl are eriieni.. elle y a aj icut
:prrife.at de so ducats et un- tbatiere de la va-
t de 1, o ro ioblcs. Le fi:s ai de l'amiral
schlitre.k f, qui a command un vaiffalau et s ed
, ,,' l'a ion a obt.:niu de 'imprairice
0ordre ih d aiit-Gi o' ge et net 'pe d'or.
l,,s ai: r foi irn :n Ui- ..i i-, un corps de quat e


Me"


iQ 169.


NA lIE ATI IONAEr ,i[ 3 ou LE [ OfiTEJ{ P CJ,


e-- .~'` L~YI)n~4-~II~--ll -- ----~__


VENDREDI i JUIN. 1790.


I~


N Nous diffirerion et c'ef bien le vou du roi ;
que tous fes lu et be'g'ques f K'ent perfuad de
ces fentimers ; cr come nomi re voulo:s r'.g'ig.r
aucun moyen de les fire co 'na'irr', noiu vous
cha geons de communique d'abo rd tnut le contend
de la prfente tous les corimman-d. ct offi-iers
de l'armie du toi, et de la leur fire pirvenir
au'f, le p'us tt poflible, par la voie de l'imoref-
fion, e: leur iemettant pl:fieurs exemplaires, et
en liir ordonnant de les diltribu.:r et rpandre
de maniere parvenir 'a cornaiilance de toun l
public. MARIUE, ALBERT.

AN G-L E ERR RE.

P A RL E M E N T.

Le jeudi r1 juin., ls deux ch mbres r''iies cnt:
tenu leurr dermi ,re farce. Sa rii.jif s' t;Mn ree:.
du.e 1la (hnb:ce h:ure a h-ure. ;:nis midi, le
,chevaier Mo'ineux fui ernvoy cc'le des cem-
m'nes prur iui announcer l'Frriv~ e du roi et i'a
vertir de f- tralpnrtcr r. 11 thau;bre d!es pair. Cct
ordre excuit le roi fanctioinn pIlifiatis bilis
et adrciix ei,fiiire ce difcours au parlement.
,, M 'lor ds et Meffeurs come les affairs pii-
b':ques les plus urgentes, fia rouv i nt termines, je
juge a props de clore cette feffion.
La rponfe de la court d'Efpag 'e aux reprfen-
tations que le miiitien de l'honneur de ma cou-:
ronne et des intrts de mon Peuple in'a oblig de
lui fire fire par mon amnbf.fadeui ne m'eft p~i
encore parvenue. Qrciq'e je retire ardemment
d'entretenir la paix des conidiuni:js jfis et hr-
norables j crois ne pouvoir me difpenfer dani
les conjonctures pr'eents de fiire avec autant
d'activit que de tigueur les p parat'fi fur la
caufe et l'objet defquel vous ees tous d'accord.
Men: allies mont manifeft de la maniere la plus
fati; fefante leur intention de remplir les engage-
mens auxquels i!s f it tenus d'aprs leurs irai:s
avec nw'!s. Dans l'nt-t pri'fri des chofes en Eu-
rope, j'ofe efprer les plus h-ur;ux effets de cette
bonne intelligence et de ce concert mutuel.
Meffieurs.de la ch:mbre des coirirunes, l'em-
preffement que vous avez mis pourvoir aux bce
foins du service, l'unanimit, la promptitude avec
Icfquelles vous avez vot que je prendraisls ls me-
fures exiges par la crife priffnte nrirtent mes
remercmens particu.iers 5 et je vuus les fais.
Mylords et Meffieurs perfuad que l'iection
d'un nouveau parlemert doit fe fai-e fans dlai,
je me propoie de donner inceli'2a ient les ord,'s
qu'exigent la diff-lition dit pale!'ne' t aturel et la
formation d'un nou,'eau. An monime'i ojc v-tius
y rviens de m..s intentions cec g'r-,:, je na doi
pas omet r'n de voII; -'ii.: diu fci rim''. r irf'ond
de gratitude quue m'a i!f r.-tt l:,v'.u .' aifr"ctio:n-
ne et fi cl.aa i.rle, ce re.pct g al c z'ale
ardenr pour les via:s pri.ici a: de ro f, iipiciur~e
conftiirtia n, et cette fol ic:ir!le. hAbi'M~b pr ur le
boiheur et la prfpr:'iE di:' mi Pe- .l qri otr
co, ftamiment dirig' vos cp r'::;ons.
Les preuves les plus dcifiv(.s de vtre courage
vaincre les difficults, e 'a foi-lit' r de v,'re
efpritoublic et de votre perfiviadce dans la niar.he
la plus fIre pour l'avan':ment des in: &,', ff:n-
tiels et periranens de mon empire, je IeW trouve
dans le rapid accroiflment de n s manufacturers,
de notre commenerce et de notre nav;gari' n; la
protection et la furet mnneg&re aux p ffeffions
!oig;des de la Grande-Bretagne, lea mc-fvres adop-
tes pour le b.n gorvernerienit de I Indc., l'am-:
lioration du crit public et l'tabifflment d'uri
fyftim durab'e pour teindre 'a dette national
par des remrbourfemens ficceffifs.
Vo> travaux ont t fecon'as par la loyaur,
le ptriotifime, l'iduftfire et les en:repifes par-
ticulieres, d, mes fiijets. C'eft d'a. ; la convic-
tion qu'ils ont acqutif par oes ava:ntag- mnae
qui en rfltent aujourd'h-rlrni pour r ::, i 't r d'aprs
1-ur aaachemnnt invariable mrn g .iuver"pemeet
et ma perlfonne que je me prrnni-c la co;;-
ti usatioh de cette harmonic et -e cotte coifi.nre
qui le fort mai-,if-i';s par de fi hci.re x fTrts ,
pendant la durde de ce purle,,ert et oui eri et
dans tous les rems les plus ,fi s mroy. ns de ferou s
pour les btefoins de la guerre, o,' pour c.itidv r
et fire friuctifir les avt g s que les b:idic-
tions de la p:.ix notus procuiant ".
Le chancelier a dit enfuite au nom de fa
majef :
Mylords et Mefl:utrs, la voloret royale et
le bon p ai.r de fa ma.itiel font qu.< -ee pirrite' ne
fort p-''rog a au n.;rdi t' tRofi c: r u.Cu rn i, d':tot
m-ochriiu pour e rflemb er ici ; en conlfquence ,
ce pariement elt prorog au nufdit jour, mardi 3
aod t".


LI~YLUUliUYI**YI~LIYlr>UFli~R~UL~XiII __ _; _~~_~_~~~~_ .-.~.-NUIII


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69p


Le rmndi Ix I une ploclunation'du roi a diffoui
le p' jir'lmn.itl, t t ordonny la convocation d'un nou-
veau.
De Londres.

T,e lord comte de Gover ambaffadeur de S. M.
brinanriiqui aupr1 d t roi des Franais, eft part
et dl ic a.rsivr iicetfmment ' Paris i il fe pro-
pofe d'occuper l'h:el'de Vendme rue d'Enfer,


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1:
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Si la note renife avouait que les biens du col-
lge Ecoflais vienntnt de la mme force que
les biens ecclfialiques don't difpofenit les dcrets,
et que, malgr cet aveu elle rclamt une exemp-
tion pour le coilge, ce ferait fans doute 'oppofer
aux dcrets ; mis la note dit le contraire, et par
confquent ;es dcrers de l'Affemble national ne
fauraient les affected. Vous voyez Monfieur, qu'il
n'y a rien de merveilleux dans tout ceci, que de
voir l'auteur des remarques adopter l'ide qu'on


ASSEMBLE NATIONAL

Prfidence de M. l'abb Syeyes.

.SAINqC DU JEUDI 17 J JI,

M. l'abb Syeyes prfide l'Affemble.
M. Gourdan, fecrtaire. Ce jur nous ra elle
confitutiion en Atflmhbla no;,,.. .. PP. le


res le Luxcmbourg. Les ordres du gouvernement a vouu oppofer le college Ecofais aux dcrets qu de hl rvoluion en Frnc e
etinenent i Falmout le paquebot du roi lAn- de l'Afemble. citoyens de la ville de Paris m' en gnreux
:lo c, q'i devait fe rendre aux Indes occiden-b la fl on donn hono.
ae : il attendra le courier que M. Fitz-Herbert Le rdacteur dela politique ajoute q oe lEcofe ne rle, l latteufe commifion de vous en prfenier
oit expdier de Madrid et c'elt de la rponfe croit pas avoir de plus grands privileges dans l'augufte leur souvenir particulier.
uil api ortera que ipendront les inflruc'tions dfi- Affmzile de France que dans le arldement d'Angleterre. M. Gourdan fait lecture d'une adreffe, da la
iztves qu'on fera paffer par cette voie aux gou- Il n'le pas ici question de privileges ; nous r-ous quelle ces citoyens experiment ce fouenir e l
erneurs de la Jamaque et des Antilles. en tiendrons a lajulice ternelle et la faine raifon, fentimens de i'econnaiff'ince qu'il doit in epiter.
L'eare e 'aial Bringon tai ecor qui font du got de l'aurtetr, et nous lui aff-pier.
L'efadr e de admiral Brington eea encore c e ons que, par guard la juflice et la rai- On lit des vers fir le mme fujet, adreffs
;iihead le : el 'et encore ccmpofee que de le parlement bitmnnique que les A;glais M. le piCfi4hr.
uinze vaiffR`-aux mai les cinq qu'on attend pour ie qualifient point d'augufe laifferait fub-
i completter ne doivent pas tarder joinire les filer en Angleterre un college tabli par des Suite de la difcujflon fur le traitemet des mflijr
urres ; alors elle mettra la voile par le premier Ecof.lis pour ceux de leur Nation et qu'il ne de la rel igiot. e
ion vent de nord. Les douzieme et dix-feptieme feraient point tent d'en affected l-s fonds un
dgimens d'i fanerie ferviront board de cette autre iufige on n'en demand pas davantage M. Martineau lit l'article V air. cn:
lotte, don't on ignore encore la deflination et l'Aflemble nationalede France, et elle ne fera:nulle, if conu
lui parat trcp forte pour la. Baltique ou quel- diffiu't de I accorder, fi elle le peut. Si elle ne traitement des curs fera favoir : Paris
ques fpculateurs prtendent qu'on doit l'envoyer, le peut pas, on ne doute pas qu'elle autorifera la de 6,coo lit. ,
vente des biens du college Ecoflais, parce que per- Dans les villes, don't la population eRt de plus
F R A N C E. fonne n'ignore l'empire qu'ont fir l'Alfemblie ra- de 5o mlle ames, de 4,eo liv.
tionale non les dates et les noms fi mprifs par Dans cells tont la population eft de moins
Extrait d'une lettre crite par l'un des cinquante-c I le ridacteur de la politique, mais la juflice Ber- de o mille ames, et de plus de 1o mille ames,
gardens nationaux de Montauban e s dans nele et la faine rain, (on idole et celle de tous de 3,ooo liv.
gardens nationaux de Montauban erinns ds e c r. Vriment, il frait range que la julice Dans les villes et bourgs don't la population eft
afar du 10 mi. et la raifon eufent moins d'influence fu la France au-deffous de dix mille ames, et au-deflus de trois
Lorfqu'on fut la march de la brave arme bor- libre et fes libres reprfentans que fur la France mille ames, de 2,400 liv.
delaife, on vint nous dire plufieurs fois .a s la efclave et fon gouvernement arbitraire. Je le fai ns touts es itres dvi le et borgs dnt la
eri(fon qne fi les Bordelais avaniient au points qu'il remarquer en paiant ; quand les colleges de nor population et au-de ous de trois mile aines de
F;alCit en venir en prfence pour fe dfendre, on plein exercise Pa-is, furent, il y a trente ans, coD ivres.
nous mettrait ( les cinquante-cinq prifonnieri) lis icorpors au college de Louis-le-Grand, l'dita Dan les cmpages, pour les parofes o i
la tte de l'arme de Montauban, afin qu le pre- de reunion except nommment le college des e ux inie am d pole
mier feu de celle de Bordeaux, qu'ils appeilaient coffais, d'aprs les mmes motifs indiqus par la parotffes o il y aura moins de deux mille aines, et
mir f de ce de or qu'ils a"pellaient i por les
note de M. Fitz-G.ald. plus de rile re e l ,oo iwes 1u '
leur einem ie fc pour nous. Je dois dire la note de M. Fitzlivres et pour les
gloire de tous mes camarades qu'on rpondit tou- Je n'ajouterai plus qu'une rflexion. Lorfque des izoo2 lives. oins, de
;jurs, et unanimement : quei on nous mettait a une strangers font venus en France pour former des
f glorieauf p reve nous ferions les premiers a donner tabliffemens religieux qu'ils y ont fait des acqiii- M. l'abb de Marolles cur de Saint-Quentin. Nos
Ie final. i nos camarades de Bordeaux de fire fau, et ficions fans qu'il en cIut un fou au pays o ils defirs, s'ils s'etendent juiqu'au fupeiflu, font des
que pcu nous imnzornait de nos vies, pourvu que la cafe le re-fugiaient, ce fut avec le confentement du gou- 'defirs impies et crimine.s. .. Lorg-ctms les curs
de la Patrie fit venge. vernement qui exiftait alors, et fous la protection ont t pays 300 livres, enfui,(d 0oo livres. Ils ne
des lois, que leurs proprits ont t depuis conf- I pouvaient offrir d'autre confoation aux pauvres que
tammant refpectes. Qu'il arrive dans ces lois un i le spectacle de leur mifere. . Pefez dans votre
changernent tel que l'exiflence des tabliffrmens fagefle la prop fictionn prfente par le comit, elle
C O M M E R C E. antrieurement forms devienne tis-dififi'e ou ivous para:ra infuffifante pour les curs des cami-
mme impoffible, la France peut-elle s'en emparer pagnes. i,
Navirespafes en revue. et les approprier a des ufages auxquels ils n avaient l'abb de Marolles fait le calcul des dpenfea
pas t defins ? Les droits facres de l'hofpitalit, nceffaires d'un cur et trouve que les gages et l
Du 7 juin. Le navire l Invincible, de Bordeaux, les regles fveres de la j!iLice s'y opponent. Pour nourriture de fes domeftiques, que fou entretien
du port de zao tonneaux : armateur, M. L. Bar- 1'henneur de la France, il faut l'efperer, iln'arri- personnel, les reparations locatives, l'entretien des
thez, capitaine M. Pierre Cafiez, allant la vera pas, et aujourd'hui moins encore, que ces meubles, lepaiemutde i'imnt, forment une fomme
Guadeloupe. droits et ces regles foientcomapts pour rien i mas de iO40 lvr s il refle donc un cur, fir la
fi les: trangers en qudicion avaient p'i foup aner fommei de 1,zoo lives, 160 livres pour vivre.
Nouvelles maritime, que cela arrivt, fe feraient-ils domici les, auraient-
ils fait des acquisitions en France ? Il lui tait libre, M. l'abb de Marolles rclame auffi en faveur des
Le navire le Patriote armateurs MM. Journu quandis fe fontprfents, de es accueil'ir ou non; vicaies, et conclut ce que le minimum des curs
freres, en retour de l'Inde, a relch au Cap de il left encore de les renvoyer : cependant une 'fois foit de ,oo lives.
Bnne-Efrance apis 17 jours de traverfe e reus avec des fonds eux et ces fonds une fois M. l'abb Jaquemard. Aprs 'eftimedontvousavez
le Cafimir t arriv la Guadeloupe ; le Romulus e places fous la garantie expref d'une jouifance;a- hoor les curs dans totes les ocrafions, je ne
arrive au mme lieu ; le Henri IV eft arrive l le-, fible, il n'eft pas permis de les en dp let. Si ) m'attendais pas au traitementmefquin que le comit
de-France. chofe impoffible, une t lle jurifprudenceeritblif- propose de leur fire. Eiait-ce donc cela que-de-
fait dans un pays ce pays nous pperait le ou- vaent aboutir les promeffes don't nous avaient flft-
de_ venir de ces btes froces, fous figure humane, s, le voeu .!es Peuples, les rclamatior*de toutes
qui allumaient des feux fur les hauteurs voifines de les ames fenfibles, les eff rs nimeded la philofo-
M L A N G E S. la mer, pour attirer les vaiffeaux fir la cte et phie ? Ouvrans nos cahiers ; nous y trouverons la
pA ilaient ce'ux qui avaient le malheur d'y venir reclamation des Peuples en fiveur de ces homes
Ao Rdacteur. chouer. ui ;:r l ,.il c .. ...-.... ..;iA ,


Permettez-moi Monfieur, quelques rflexions
fur les remarques faites dans le Moniteur, n. 16o,
article France, auxquelles une note remife M. de
Montmorin par M. Fitz-Gerald, en faveur du
college des Ecoffais, a donn lieu.
On y lit cette phrafe : le college des Ecor-
fais, Paris, oppof aux dcrets de l'Affemble
national de France,, !
O voit-on cette opposition dans la note remife?
Serait-ce dans ces mots : les dcrets de l'Af-
femble national, relatifs aux biens ecclfiafliques
ou de mini-morte., ne pouvant affected ce college ,
il doit i il.: tel qu'il eft ? J'efpere dmontrer
qu'elle ne renferne aucune efpece d'oppoficion
aux dcrets de 1'Affemble national.
Ces dcrets prononcs ou prononcer fur les
proprits ecc!fiaiiques ou de main-morte, reoo-
fent fur le princiape avou, que ces proprits
venant de la Nation, elle en peut difpofer. Or,
de ce priicip-, il s'enfiit niceffaireument que les
pr:)pris qui rne viennent as d'elle, ne font pas
a fa diupolirio et que 1 'AlImb e uationale ne
peur en changer l'emploi par duo i',rcts qui ne
rg'rite:lt que. des hicns donn-5ri par li Nation.
Tirer cettu co.:clfioian des faits pricdemmerit
enonces; dans lai note, et qtt'oi. ne contefte pas,
ce n'eft p, iFit affirimcnt oppofer aux dcrets le
co Franais ; c'eR finplement dire, que l'origine des
bienIt don't ce Peupie jouit, n'itant pas la mme
que celle des biens for lefquels prononcent les
dctet. les premiers n'y font pas compris.


GoRDONN, principal du college des Ecofais.

---- ~-.~--

Le I6 juin. On m'a offert aujourd'hui, Monfieur,
l'entre de la fall de l'Aflmble national, un
pamphlet, ayant pour tirre : Lettre de M. Hope,
ngociant d'Amflerdam M. Lecouteulx de Caneleu,
membre du comit des finances a l'AJfemnblce national,
et par lui donne communication audit comit, pour la
circulation des afignats-monnaie dans la Hollande.
Je m'empreffe de prvenir le public que je n'ai
point reu de lettre de M.'Iope, que je ne l'ai
point confult pour ravoir fi les Hnllandais s'em-
prefferont d'acqurir nos affignats, parce que cela
me parat fnrt indifferent; et ceux qui, comme
moi, contaiffrent l'indpend;nce oil peut tre la
France de l'argent de la Hollande, .iin t partag
mon iefociince cet gard ; il me fera facile ,
lorfque je ferai revenue lde la furprife et r'e lin-
d'gnaion que m'a fait nacre la lecture de cette
fufl'e lettre, de fair connatre dans quel efprit
a:ti-patr'otique elle a t rrir ; je connais affez
les parts qui divifent actuellement hl prtendue
R.p, b'1que des fept Provinces-Unies, pour affur-r
d'avance que, fl ce libelle a t compof Amtler-
dam, ce que je ne crois ps fon'auteur elt du
pari ennemi de la France foudoy par les Arglais,
Sou par les joueurs la baiffe, don't les manouvres
font auffi actives Ainlterdam qiu' Paris.
LEOUTEULX :YE CANTELEU.


qu irtYt L lva l untans ce q.p. JUl irrenti j 1pou ide a
chaleur et du jou.r, de ces homes toujours cpnfo-
lat~urs, toujours bienfefans, miniftres d'un D ea
mi'ricordieux et amis de tout hmmne fouffrant ou
gar. Comment oferont-ils pr, her la bienfafance,
quand ils ne pourront plus en donner I'e~4mple ? A
q toi fe borne vote gnrofit ? rduire les neuf
dixiemes des curs pour augmenter le refte de zoo 1.
(il s'leve des murmures).
M. le cur Gouttes. On parle come fi l'impt ne
devait rien coter aux Peuples. Les curs n'ont pas
charge Monfieur de'prfenter leur, fentimens. I!s le
font co.fis a la fageffe et la gnrofit de l'Affe -
ble national, et affurdment ils perfiftent dans let r
confiance.
.i. l'abbl aquemard. Le comit done i oo liv.
aux curs des paroiffes o il y aura pl.is rde mille
aines, et 1200 liv. .sd~Rt, don't les paroiffes ne
comprendrronri Ras c'in.:,-bi : infi dix aines de
plus ou de moi .s :i.-t'i .:'; rt ine difference auifl coin-
filrable entre les curs. On donne rtoo liv. i
des lihommes qi font obligs rie tenir 0maifonl
d'avoir in.ce a.iri nombre de dtnmeiilque.s, ou
qui l'hofpitalite f un devoir rigoureux, et dota
l mailon doit cre un centre commirnl. VeiiUt-9
S'pliver de tout agrime iz de toute liaison, de tolit
commerce es h l-mmes qui font cEiidainns par
tat la plus aff,'eufe folitude ? Le pere dtouit
nicra fon fils d'un tat aufli mifrable. Qu'on nO
nous dire pas, que des ecclfiafiques vertueux veu-
lent peu, parce qu'ils vivent de ,peu ;'qu'ils fit
les mininifres d'un Dieu pauvre : ces lches plai.fn"
series feraient 'dplaces de la part de quelques


.











partictliers; elles le reraient bien davantage ,.e la
part des reprc.-fntans de la Nation. Vous nous rap-
pelez la primitive glife nous vous rappeletons
au teams o ls fideles abandonnaient leurs biens
aux miniftres du culte. Vous avez voulu nous don-
ner i'efpoir du bonheur: fans le, faveu s de la for-
tune, je n'eun onois pas la poffibilit . .
Tous les curs places dans la parties gatuhe fe
event.
M. l'abb Grgoirc. Tous les cursdfavouent ce
S qui vient d'tre dit.
M. le cur Aubert. Nous demandons et on ne peut
nous le rt fiifr de corfigner dans le procs-verbal
niotre dfaveu formel.
M. l'abb Jaquzemard. L'expreflion faveur de la
fortune a dplu ; je dirai, es fecours de la fortune.
Vous verrez par mes conclusions ..
M. le cur Dillon. Les conclusions ne valent rien
quand les principles font dtefthbles.
M. l'abb Jaquiemnrd. La modefte fortune des
curs peut-elle tre un objet d'ervie et de f,:an-
dale ? Ah fi vous pouvie- entendre le Peuple des
c..np-gnes, il vous dirait que les curs font de
tous >Le. propritaires les plus uiles, lks plus gn-
reux. Vous donnz 2oco liv. aux curds des petires
villes et des bourgs ; mais avec une population plus
confidrable, ils ont encore moins de peine que
les cu. s des campagnes; leurs paroiffiens font plus
raffimbls dons un efpace moins tendu. Si le
comit a t dtermin par la ch.'rt4 des denres,
je dir:.i qu'il eft faux, videmment faux, qu'on vive
mcilleur march dans les can:pagies; le cur rire
fa fubliitan e des villes et des bourgs, et il doit
ajouter au prix des denres celui du transport. La
maifon du cur ef, dans les viiages, la feule mai-
fon o un galant homme puiffe defcendre..... Je
conclus ce qu' l'exemple de l'empereur Jofeph,
auauel il feratL honteux que la Nation Franafe le
cdac en gnrofir, les curs n'aient pas moins d~
i yoo l'v., et qi'ils foient augments qu.and'la cherce
des fubfiflances et les circonftances l'exigerotrt.


691

ici une chofe j'ige. Vous avez dit que le tiratemrent
des curs ne l'eait pas moindre de 1,o00 liv.
M. Gart l'uin. Tout ceci n'eft que calcul de
finance. Ces calculs mriteraient quelque confidra-
tion, fi la Nation dev..i tfournir ces apenfes.Mais
ks fidelles y avaeent fourni, et la Nation a tir ces
fonds elle. Ce n'eft donc pas du plus pur des tr-
f-rs de l'Et.t que les traitemens des curs front
pays. A vrai die la Nation ne dcpenfe rien ici
eiie ne'f2it que dif'ei fer une parties de ce qui tait
dc lin ce service. Il faut conferver ce fouvenirde
juffice, devant lequel difparaiflent les calculs de
finance. En donnant mme 0oo liv., comme vous
avez fuipprimn le caiiel, vous ne ferez pas aux cuis
un fort plus heureux que quand ils taient portion
congrue.
Op ferme la difcuffion fur lP'rticle et fur les
amendemens.
M. de Fol-ville. Il fuit dcrrtr les dpenfes an-
nuelles, voter i,600 liv. par tte de pafteur, en
accorder laa dftribution aux dpartemens, de ina.iero
que-le plus fort traitement ne paffe pas 1,800 liv.,
et que le plus faible ne foit pas infrieur 1,200 o.v.
L'amendement de M. le cur Gouttes, confiflant
fixer le minimum d ii riirement des ou s i, oo0 .,
efr attaqu par la qudlion pral: ble.
L'Aflemble dcide quil y a lieu d'ibrer.
M. le cur Gouttes. Quand j'ai demi.nd une au-
gnentation c'eft parce que nous ferons tous fournis
aux impofitions.
M. Plieur. Vous voulez augmenter de 900 liv. la
j portion congrue vous ne longez donc pas que
c'eft le Peuple qui doit la payer.
M. Lavie. On dit que les curs ne pcurrrnt pas
vivre dcenmnent avec I,zoo liv. Eh que rfenmmes
nous donc pour qu'on nous tienne un fi-mb'able
language ? Les curs ne fonit-il'. pis les fils de petits
bourgeois des villes et des bourgs ? et la forn:me
de 1,2z0o liv. ne fera-t-elle pas pour eux une
i fortene ?


Pufieurs curs demandent que la difcuffion foit On met aux voix l'amendemoit de M. le cur
f.rmee. Elle eft ferme. Gouttes.
M. le cn; Gouttes. Quand la difcuffion fe ferait Cet amendment efl rejet.
prolongIe, nous n'aurions j mais eu fini, pace
qu'il y a des variret fans nombre. Dans quelques La priority ef accorde l'article du comit.
provinces les curs auront afl.z de rzoo livres Cet article eR adopt une tis-grande majority.
dans d' utres centre fomme fera infuffi:ante. Si,
coin le j- n'en doute pas, vous d niiez aux curs Le comit des dmes demand la parole.
S-- i k C i l


ii:e parties de leur traitcme it en biens fonds > iis
vivront fuir leur traitement et ei.cnre fur l'ex-
ploitation. Cependait, dans tous les cas, en
affignant aux curs au moins i5oo liv. ils auront la
vie et le vtement, et non la fortune.
M. l'abb G:rgoire. J'adopte cet amendment de
M. l'abb Gouit-s. Je demand que quelque
augment..tion foit alloue aux curs don't les pa-
rofiles front diffemines : j'oberve que je ne
fuis pas dans ce cas. Je demand auffi qu'on ren--
voie au comit ecclfiaflique l'examen du fort des
dix ou douze curs tablis dans le pays de la
Saiflarderie, et qui en vcit.i du trait de Rifwick,
font pays par la France.
.M. Goupil de Prfe/n. Je ne me propose ni de
fire des rclamations ni de combr.ttre celles
qui ont t faites centre l'article propofd je de-
ima.tderai feulement qu'on teimine le dernier para-
'gta.he de cet article cts mors, pour les cures
dtes paroif es o il y aurai. noins de deux mil a
ames, I5oo liv. ,. De cette maniere, vouiS aurez
trouv un milieu entire un traitement trop chtif
et un traitement exceffif.
MI. Giard, cultivateur dput de Bretagne. Je de-
mande que les curs foient I,2oo livres, que les
paioiffes patient leurs curs et leurs vicaires, et que
fuir le c hmp on s'occupede la division des paroiffes.
M. le C(hapelier. Loin de croire ce traitementinfulffi-
fa'ir, je penre qu'on devrait reltreindie celui de,
curs des viiies. Dans les villes don't la population
eR de p'us de 5o mille ames, je le porterais a
3 00ooo liv. ;dans celles don't 1: population eft moindre
de no nmille ames 2,ooo livre. Duin les villes
et bourIvs don't la population eft an-deflous de o
mille ames et au deffus de 3 mile, de i,80oo .; dns
toutes les autres au-deffus de mille ames, i, oo liv.;
dant celles au- deflous, 1,zoo liv. Il ne fait pas qu'il
y aie trop de difpropotion entire les diffirens fonc-
tionnaMicfs publics; il ne faut pas que les miniftres du
culte loient pays de m "iiere nous fire retomber
d;i-s Pij convenient d'"une vocation pour l'tat ecc-
lialticql, dcide piur le plus ou le moins d'avantages
qu'il prl/enterait.
M. Ladht'Oe. On vet viter la disproportion entire
les liffties fwunctiionnaires public i maisu o fi:ier
d(e jiice, m-is le rmembre d'un directoire a d'ail-
leurs de la firturine qu'il petit augmenter par des
moyens qui font interdits arx cures. 'nadopte l'article
du comic, av-c l'amendement de M. Goupil.
M. Treithard. Si le minimumdui traitement des cures
eft fix i1,oo liv., les curs exigeront pour leur.
rotation, une fomme de 70 millions. C'eft d'ailleurs


M. Chaffet. Plufieurs provinces ont demand la
permiffion de payer la dme en argent. 11 a t en-
voy l'Aflemble vingt-lept petitions reprfeitant t
cent cinquante-trois municipalits. Elles annoncent
tiurtes que les contres voifines foment le mme
vu. On nous a remis des lettres qui expofent que
des menaces ont t f-ites nor:-feduement ceux
qui paieraient, mnis ceux qui voudraient parler
de.pay, r. Des violence ont dj t exerces fur
un cu' et fur une fermiere.
S'il s'agiflair, dit-on de favor s'il faut dcrter
Sque les contribuables paieront en argent au lieu de
p.tyer en nature, cela ne ferait point une quellion ;
vous ne,voudr'ez jamais contraindre les contri-
buables; niais c'ef un dcret purement facultatif
qu'on demand. Les municipalits prfentent des
moyens fimples: elles proponent de payer le piix du
bail des dnims on deux ietnIep au tI" octobre et au
i" jarvier pr:achlti; elles off:ent la folidict, le cau-
tionnement, elles confenteunc do: ner- des incli-m-
nicis ; elies s'ei.gag nt rpartir ernfhite la maffe
tot le fur les redevable au prorata de la cme
payer par chacun d'eux elaiffant la faculte de
paver en nature: La plupart des petitions portant
galement flr les droit, de champart, le comit avait
d'abord adopt ce plan;, mais apis de mutes r-
flexions, il y a trouv de grands inconvniens.
10. Il pourrait Qre la force d'une infinite de
prock. Et fixant la valetr de la dme en argent fur
le prix du bail, l'opration lfrait simple ; mais s'il
n'y a pas de bai!, el:e devi-indra trs-difficile et
une eftimatiori ferait trs-cr.teute.
zo Dansque ques endrits il y a :ieux dcimateurs.
L'un a donn les dies bail, l'autre exploit par
lui-mv.ee.
30. La dme peut tre afferme avec des biens
f.n s, fa ,'1111 n '.
40. Il flaudra alirurer fl fort des fermiers ; ils ne
peuvent cre expropris fins indemnit.
0. L'Aff mbie pouria-t-elle priver les dcima-
teurs 1.is des di nes en nature ? . . Les mmes
iuconvniens le piltiirennt pour les. h Imparts .. .
On dt qu'il fe prepare des troubles. Les repr
fentans ne la N'idon doivent s'efforcer a les pr-
venir c a y r. i'i er ; mais nulle crainte ne petit
irfltinr fur l:urs difio..s. Si les provi:.cs etaient
ag;tes fiIes mo rens en ttiiiu're oivirc,ninaient
ciEtt en:einte ls re.p'rifntans du Peuple redou-
teraiant-i!s ce Perple, du ho: hour duquil i's n'au-
i-tient celi de s'occuper ? Non : ils ne trahlraient
pas la contfine en, c~dnt des defirs aveugles,
des in:urrections paflageres i.et le part que ( om.
manderait 'lutiiit gini'ale ft-il dangereux fe-
rait tours celui qu'adopreraiiet es lgiflateturs
t' ;. i i
01t t " "


L'Affemble tationa'e vo t l'renferb'f des begins
publics miieux que le' comminante. s et lts i: vl., '. :
elle apprecie l'intrt gneral. 'l'ous les Fraiu is
ont jur d'tre fidelles a la loi : apr Dieu la
loi, qui ne feta plus arbitraire, doit icre l'oblet
de 1a vnration de tous les bons citoyerr. L.es
reprfentans de la Nation ne doivent p-s ar
faibleite, accueil:ir des demands inorfidcres :
les ennemis de la Nation e.i proliteraietit. Si on
refulait de payer, il y aurait un moyen co iciiif',
ce ferait de doubler la red-'v.ince de ceux qui fe
rendraient couples d'un refuse. .... La preruiere
queflion eft celle-ci : Accordera-t-on aux rede-
vables la faculty de payer la dime en agent, ou
exigera-t-on qu'ils la patient en nature ? Cotte
queflion decide, le comit des dmes vous proi.o-
fera un project de dcret de detail.
On demand aller aux voix.
MA Robefpierre monte la tribune.


fi


d,
Ic


L'Affemble dcide que perfonne ne fera entendu
uir le fond de la queficon.
Cette rMac elft pi'fenite:
L'Aff'imb!e -ona!e decrete qu'en confornitt
de article 1.11e dcre:s dee' 14 it 10 avril dernier,
les dmes et chamoiav-tc co t sucLiont pour cette
ainne, d'tre pays en nature.
M. Laurendeau. Je propofe enr amendment de
dire : la .die pour cette anne, et !as ih.npates
jutqu'art rachat. ,
M. Goupilieau. I' ya des dmi:s payes cn argent,
i! faut ajouter : fans rien innover Iour ceille
qui taient payes en a gent. ,
M. le Grand prfente une rdaction ainfi conue:
Les dmesi pour la prifente annee, fe iotir
payes en la manere accoutumie, et les cham-
parts front perus jufqu'au rachat.
M. Charles de Lameth. Il faut dire, que fur la
propofi:ion fate par plufiemls muninipalits, de
changer le mode de perception de la cime, l'Af-
femble a decid qu'il n'y a pas lieu diibrer.
J:ajouterai que c'eft le moment de prier le roi
d'ordonner d'excuter les dcrets que le pouvoir
executif n'excute pas affez fidel eiment. Si les
Peuples fortent une f:is --es bor.es, vc-us ne les
y frsz plus rentrer. Il faut qu'ils refpectent 1:-s
lois. Aprs tout ce que l'Aflembide national a
fai: pour eux, je penfe qu'on ne faiuai ti op
appuver fur la refponfabiiit des miniftres et des
municipalits.
M. de Crillon. Je no crois pas qu'on puiffe dire
qu'il n' a pas lieu dlibrer, et je penfe qu'il
faut ordonner pofiivement que le paiement des
dimes fe fera pour cette anne comme par le
pati.
M. Duquefioy. Il me parct inconceivable que
quand le Peuple adrelle des p ijions i fes re-
prefentas on p4iff;' dire qu'il n'y a pas lieu
dlibrer. li y a toujours lieu di!brer fur les
demands du Peuple, f.iuf les rejoter ft fon bon-
heur l'exige.
M. Chaffet. Je vous ai annonc que le comit
prientitait demain un project de dciet de dtail.
Ce project contiendra la rfolution que vous pren-
drez fur la question.
Le dcret fuivent eft rendu fauf rdac;ion :
L'Affemble national, oui fon comit des dmes,
dcrete :
I. Que les dmes, pour la prfentet anne,
front payes en la maniere accoutume;
z Que les droits de champarts front perus
juiqu' leur rachat.
On revient l'ordre du jour.
M. Martineau propofe l'article fuivant :
Le traitement qui vient d'tre affign aux curs
des campagnes fera aligmert de 400 liv. pour les
paroifles don't le clocher ne fera pas plus d'une
lieue des barriers de Paris, et de zoo liv. pour les
paroiffes qui font la mme difiance des villes
dont Ja population eft de 5o,ooo ames et plus. -
Cet article eft cart par la question pralable.
On fait lecture de l'article VI.
VI Le traitement des vicaires fera ; avoir,
Paris, pour le premier vica re, de 2400 liv. pour
le fe:cond, de I 0oo liv., et pour toui les autres,
de Icoo iiv.
Dan,' l:s villes ci la population erl de cinquante
mille anmes et au-ldlus, ponr le premier vicaire,
de r oo liv., pour l tfecond de oo:) iiv., et pour
toIs les auIreS1, de 800 !iv.
Dans routes ies aurres villcs et b'.u-g de 8Co :iv.
pour le". deux premiers vicaires, et ;ie 7o00 iv.
pour tous les autres.
Di!es t ites es paroiffes de cimpagne, de 700 1.
pour chaque vicaire.
M. l'atiL Grgoire. Il me faetble qu' 1- traie-
ment des prn-~ri s et des derniers vicaire ff e iine
contradiction choquante, ou !'un aura du fiu e,flu,
ou l'autre n'aura pas le ncetflire, On peut, en











aAdopte t u'ie it're prr'p.rtion, iviter de donnr
tri a a ns t trop pjau ax auti s.
3.e denmie e que .nl donna 2icoo.liv. ai premier
vi.:-'irei, 1800 litv. au fe~ond, et 14oo lives aux
autres.
M. Mairtiieait. Les deux premiers vicaires taient,
julqu'a pr fent les feuls don't e traitement fil conl-
fid..irable, Les aunes prtres, fois !e nom d'habi-
tus n'avaient que 3 ou 400 lit. ; votre comit
)eur accord o10 pitoles i je ne crois qu'ils aient
lieu de le plaindre.
M. Loys. Je'fuis auff furpris que M. l'abb G:-
goire du la difproportion de cint piltole 1 o00 1.
la ..,if..ie '. eft prouligieufe je dis prodigieure,
pai ce que dans une ville 1000o ne fufifTent pas pour
vivr': dcemment. Je conclus ce qu le mnoindre
traitemeint fui fix 1400 liv.
M. I'abb Gibert. Je demand la queflion pralab'e
fur tous les amendemens. Il femble que plus l'on
accord, plus l'on d.rnande. J'ai t penflant dix
as vicaiie zo liv. et vous voyez que je n'en
f.lis pas plus isiaigre. .
La difcutflon eft ferme. ,
Les ai-endemnens font ii-..-. ur l'article VI eft
ad!I t.
M1i. de ChItecancf-Randon. Je demande'la parole re-
lativement au cong qui vous a t demand par un
de nmes colltgues. Mes observations front foides
for !a fageffe de vos d 'crts. Vous avez dcrt'
qu'.ucun miitmbre de l'Afflnbide national ,e pour-
rtit fi trouver dans'le lieu des elections 5 mais vous
ivez oibli d'ajouter qu'en cas qu'il ft i quoli-
qu'ab'cnt, il ne pourraii quiEter 'Aflemble qu'a-
pr,. ''pion. Ces iipcfitions paraiffert inutiles,
pui fque plhiiurds des perfonnes qui figer t ici, aprs
avair t lues, n'ont pas cru pouvoir a'li.r la
reiponfabiiit des functions qui Itur ta'ent cff races
a- ec 1 inviolabiiic atra:che au caractere de dput.
J'en connais un qui, aufittt sprs fa nomination ,
a demand une u fnmpe perm;leon de s'abfenter fans
aucune explication. Si je m'levecontre ce fiience ,
fans doute iivolontai e, qn'il nie foit permits de
.clarer en mme items le cas que je fais de fes ca-
l.os. Je ne parie que pour le, b;en de mes conci-
toyens, qui c'oicvnt toujours re fiffi amment
re;, r.fei.ts et c'ef en leur nom que je vais avoir
ii .'i'.'m. de vous prefir.ter i project de dcret
hiivant :
L'Affemble national dcrete que tous ceux
de fes membres qui aurainnt t ou qui'pourraient
tre tiomnm-s une place d' .-i.li i n i.n tie
pourTort quitter l'Aifemble fans avoir fix leur
choix fIr l'une des places qu'ils voudraient 1con-
ferver i dcrete en outre que ceux qui feraient ac-
tuellement dans leurs provinces occups l'admi-
niffrrition, front obugs de fire l'option suflit
apri. la publication du pr6feat dclet.
Ce project eft renvoy au comit de conRiutiton.
M. Martineau faith lecture de l'art. VII
ViI. Le fynode du dinolfe rglera tous les ans
le's drpeu.les nceftires du i;tminaire tai t pour le
traire.ient des vicaire fuprieur et vicaire direc-
teur-, que pour les frais d'ducaiion des jeunes
clercs qui y feront levs, de maniere cependant
que la dpenie total ne puife pas excder, pour
Pais, 30000 et pour chaque autre diocfe, cele
de 1 5,coo liv., et tous les ans ;e compete en fera
r'endu l'adminifiiation de dpartement.
M. Garat l'a&n. Sur quelle bafe eft fonde cette
norne dihtinction poir la ville de Paris ? eRl ce
fur la populi ion ? il n'eft pas dp diocefe dans le-
quel elle ne foit suffi tendue. Ef-ce fur la chert
des fgOblitances ? c'eft encore nne baCe faufie. Par
.xe nple, fi Bordeaux continue d'tre diocfe m'-
tropolitain, les fubfiltances y front beaucoup plus
thrs qu' Paris.
M. Canus. Je demand l'ajournement de l'ar-
tice, parce qu'on ne connat pas affc, les divers
objets qui y ont rapport. Les dpenfferont bien
ns condabls cn dans lesaffinaires o il y a
beaucoup de bourfes que dans ceux o il n'y en a
pas. Les confervera-t-on ou ne les confrervra-.
t oi pas ? I! faut que le comit nous prsfente
d'abord fes vues fur cet objet. J'ihiifte donc fir
l'aj urnement.


Les deux articles fuivans font mis enlembn e aa I
di cuffion.
SLes iaffemnbes a lminiftratives front fire une
elmination des biers-fond s qui dependent de chaque
cur, et la juuiff.ance en fera laiffe aux cures,
juiqu' concurrence du quart de lentr traitementi
et en dduction des fommes qui doivent leur (re
paye." .
D.ns les paroiffes de champagne o les curs
Sn'ont point de bicns-fonds, ou n'en ont pas dans
la proportion qui vient d'tre fixe s'il s'y trouve
i des domaines nationaux il en fera d!ivre aux
curs, d'aprs l'PIllimation qui en fera faite, tou-
jours jufqtu' concurrence et eni deduction du
quart de leur traitement.
MA. l'obb. .e.. Je demand que le traitement des
cures foir pay la.moiti en blen-foids.
M. le cur Gouttes. Ceti ef' toutl la fois et dans
l'inriilt de la Nation et dans l'intention des curs
il faut que les paileurs aient une occupation. l nii'y
L:. fo'i.i qui s'il fe done la peine de rflchir ,
; a.l -'i iic quen dotant le cur nmaiNt en bieps-
fonds, il en iera plus fdeitaire a il en v.; il :. plus
excitement fes intrts; il tiouveradequoi payer
le g es ervieurs qu'il fera oblig; d'ereceni.
Quelques precautions qie vous preniez les bins
ne pcurront jamais tr- miefix mis en valeur que


plus facilement la plus lIchq trhifon. Ce b arbare
bien icr qu'il ne trouverait pas de complice parmi
fes foldtsis nifes girdes fduis par les grandes qua
lits du monarqueids Frranais, engage deuxBdacins
excuter fon inor complot. La C uitan, ton 'pouife,
qui en el i,.ft'ruite, cif bien loin de le partager
jEprife, combine les a vres, die's vertus de Lo parade
pra)ette d en empcher l'e.,:.:niin.. Eile ch r elc
rmeme a lui ifpirut. quelque defiance mais l'ae r
1monarque eft trop noble et trop pure pour fe livrt,
au moindre foQupon ; et lorfquienfaite lecomte ide
Bretagne f xvolte avec une parties de l'arne et
que le roi ne s'en venge qu'en leur pardon ntr i
cr.oi que c'eft l la trahifon don't li avait parl la
fic taiie.
Les deux Bdouins, fuijts du vieux de ir ..;
anims par Meleck, n'attendent que le moi mnct"a;i
fafliner Louis. Le tyran d'Egyp.te profite d'une ,,-
trevue quee ce ri lui deriande. Des lettres de fa
mere qu'il a furprifes, et qu il luii fait remettre.p.r
les Bedou'Is, font le fig;ial auquel le crime doit
tre con(tsiom : ni-is l'air aug.ife de ce prinre
fa cal fa noble fcit .idfarment ces 'bri-
gands'qui n'ofent accomplir leur. defeir. La fular
er les ( hevaliers ar p'.er. Mlcled efi aflaffin par'fes propres gatdes.
qui., eav'eux du bonhur des Franais, gouvras
Spar un bon prince, lui iffrent le tine de Il't,.
et veu!ent le foumettre Ipi.


le: curs. Perlonne ne connat mieux qu'eux i agrti-
culture : la fociet d'agriculture n'a jamairs rcqu de Le roi n'accepte point cette offre gnrelife *
neil!eurs mmoires que cecix rdigs p.rles curs. il remet la couroinne au fils de Meltck ej ji ,,prcf-
.ccrit par fou pere, a t lev dans les de.ferts
M. d'Andr. Si voui. adoptez l'article qui ,vous par un asnc;en.chef des Ma.'ineltcs. Ce jeiunme prince
eC propol'e, vous laiflrez entre les mains deseccl- y eft' d-veiu amoureux de l. fi le de Baudoin ,qui
fia.fiques pour plus de 400 millions de biens-fonds. | 'y r;i- auffiiifug1ie aprs avoir te d'-poffie
Il cft impoffible que les curs puifent f:ivte 'exploi- de fes Etars. El!e poule l nouveau roi d'Eype
ration 3i ce travail demand des fi,,is continues et du confeinu.-.t de Louis i, qu, avant de con,
n ui]., nd co
jiournal'ers, q.i difirairaieit nceffair'ement ies paf- nare la naiTiiice d'Aimodan, lavait ..l.'i. r,:, au
teurs de leurs fonctiais. De deux cholfs l'une, notbre de fes guerriers. Cette double condeflen-
lorlqu'cn viendrait'(heri h r un cur travai lat i dance d roi a droit d'tonner un peu, vu la diff-
la campaign pour allr voir un mnlade, ou il fau- rence du cu:te ; mais le i:htre lyrique n'esige pas
drait qu'il abiiidonia-' fon champ ou qu'il aban- autant que ls aurrts une r.goinreufe obfervation
donlit Ton malade. S ils cnt ernie de s'occuiper, des mcea.rs. On peur dire la mme chole de cet'
ias le peuvent, de mile manieres. Je penfe qu'il n'y amour ext'aorcli:.atre que Louis, chritien et vain-
a pas lieu 1 liLd.-er fur les deux articles propofs quiur infpire partoutc des Pepiles Sarofitns
par le comiLe. che lefqueis il a port la guerre fl.ns rai on; On
i. ..a i conoit ,-.:L,. q,.. que ce foit i un moyen de
M. Treillrd. J'appule a queli.onr pralab e deman- fiej adorer; in :is enfin il en rifilte des fceres
de par M. d'An dr. Dans 'rat actuel de .hofeS, charmantes, des tab'eaux dliciiux et one iimfi-
i! ya ud grand nombjre de curs qi ne font pas Jotes nit d'al ufions qu'on a fifies avidene t et appl'mu
en bieer-fonds et ce ne font pas ies.moins refpec- dies avec.tr-Anfport5 il n'etL point de plus fiie apo-
tab:es. L'efimarion que l'on ferait oblig d. tfire one To.uts les fois que devant des' Franris on
donnerait lieu une foule de prvaiications: lorf- fa f Iloge d'un monarque adore, on elt blen
qu'une municipalit voud.rait f.voriler un cur, on f^r d'avoir txprim ue vrit quii fauve routes les
lui donnerait pour o00 liv. ce qui produirait 4, i, .i.-,,: :.
et mme 6oo liv. Les fonu's que vous feriz .obli-
gs de fournir feraient ceux don't il vous ferait le i'intrigue d'.Adee et d'Almodan forme une action
plus facile de vous dffire. Vous ferez obhg e d dii de 'action princi, aie, et i'cft peut-tr
donner au moins le tiers de totes l s poileffions s pas aflez p-.rp.ie dans le premier actc n miis elle
i accuelles du clerg ; vous n'auriez p us de quoi fire i produit dais 1l fucn.l des tableauix tout - fait
face vos aflignats. Je.conclus (e que vous adop- i nirefl.uii L'ouvrge elit crit en inu' r' avec fen-
tiez la quefiion pralable fu les deux articles.. timient et a.vec &!egance on y defirerait plus de
ifoi.
La difculfion i fi question prean'ble n eft ffirh d'y trouver des incorrecions
fur les deux articles eft miTe aux voix. Daux et le. trouver des corecon
preuves fucceffives paraiilet douteufes on r-
clame l'appel nominal. Les voil dcotuverts, les perfides projects
M. de Liancourt. Avant de dlibrer, l'Affem- Dont i/ (la fuilne ) vousi t.
ble veut. fans doute .re confiuente: elle a d- D (a u v
cid que le cleig ie pouvait tre poffeffeur de au lieu de ious a prvenu. Cela vient dee e paffer
Sbiens-fonds. rout Al.'hure. On eil f: ht de rroiver de expref
On infifie fur l'appel nominal. fions autif familieres que c'.l...,d. deux ZL....i:
i lorfqu'ils s'encouragent a p' i -c.id.r le monarque:
M. le prfident observe qu'il y a une fance du l s i l
foir, et que l'heure elf avance. Toi ,.commence. C.:rmn':.:, loi.
L'Affemble r'emet au lendemain l'appel nomi- ainfi que plfieurs autres details afz peu lyriques:
nal fur la quleftion pralabe.
nal fr a queion paabe. mis ces tach-s lgeres font rachetes par des
La fance el leve 3 heures et dernie. beauts d'un grand effect. '
La fance efi leve i 3 1 i c effet.


ACADEMIC ROYALE DE MUSI UE..

Ce th tre., au milieu de fa -r ,:.: viert en-
fi a 'obrenir un fuccs capable de la fire ceffer.
La tragdie lyrique de Louis IX, don't on doit les
paroles aux talens runis de MM. Guillard et
SAnd.rieLun. t'la miuifiiea M. le M .ini na ,u


L'aournement et adopt. rpondre l'ide avantageue que le pubic s'enitan
STous les 2o ans le traitement des miniftres fire d'avance, fur a reputation des trois auteurs
d la religion, te' qu'il vi nt d'tre fix, nourra ec les fujets, en voyant ranimer leir courage, peu-
reeev:ir une ncuvelle .iiii-n.'-!is...,ni-i, en raifon de vewt eprprr de recueiilir le p.lix d leur zele et'de
l'aug.iienatii on du pix des oienrcs. leui s travaux conftraus.
M. de Beauharnois. Cet article eft abftolument La premietie des deux cro fadess ntreprfe par
incri e : jr cor.;vi..ns q,'-e les p-inci -es qu'il ren- Lois I fit le (i.jet demriot, e .. 'si. :., d;fTnt es
Rfnie font juies mefure que lJe te:ichrsiffe- autrcers dans une prface :- ils.iront on rnemie-'eims
ment des denres rendra inrfii..'i, i. l rraiteimei:s l'Jsga de ce prir ce et l'apologie du clhaix 'qu'ils eni
des curd il futdra determiner une .ugm entration; j ont fait pour le ihiiatre lyrique. '
rnAis je nel vois pas qu'il f-'it poffible de dtermniner Louis s vainqueur en Egypte, accordi-' la paix'aiu
cete poqea jd'ailleurs 'ari le n':ant pas conf- foda:. MlUeck-Sala. C'e bienfai ,i t..-i.i. les vertus
titutionael, il eitdu effort des lgiflatures. L'unt- ce piiic, o fjug e l.. encores
liet de etous renfermer firictement dans ce qui nous/ e force de fos.armes:f c t l 'ev.-u:i fe irplu
que la force de fcsarmes i -, t ,v ,u afe fuir'e
apoartie;,t eft un motif fuiffifant pour nous dtar- adorer, mme de fes mi-n. s cet amount qu'il fair
miner rejeter l'arice. naitre dnus torois'les ( re u,, excite la j ii'., lia dui
L'article eft cart Uar la ci:ion oralable. foudan ui 'accepte la naix aue nourI caiuif .iA*r


'I -


La mufigue eft de M. le Moyie. C'eft d'j'i dire
qu'elle Eit profondment penfie, crite avr:c gtace
et avec efprit Quand, a a fuite des reaprfetations
l'aura, fat ifetnlt. davantage, on y retroivtera ce
charge et cette ori ',u i;'i qui diringuent toutes
les productions de ce comp;fireure Le r'citiiif
merite un eloge part, pyur fa fimplicic, poir
le fAin avec lequel ie mi iicten en a ecaU touches
ces ritournelles Ji.fig:,iuiantes 'qui ne fonr que
retarder le dhit fans ajonutixr .,i;.ain.; M.'ie
Moyne ne i'.t jamnais parler l'orchefire, qti'l n'ait
quelque ch.ife d'inteiiait dire.
La piece eof parfaiteincnt exiicte pr' le pre-
miefs fujets de ce ithdtre. M. Laine. mrite dl'e
St;ii;I,'.,,. pour la. nobleie ;lli e la boitb,
Squ'il a hi'e cdans le rile de Louis IX'Le *.ii,.,
po il psrdonmes a', coinme de Bretagne a e;e
app,aidi avec ivrfi'.
Les troi's b.dles re font pas moins dighes d'dlo-
'ges, er. nn liuj,,en doit Ion alz rare ; ceft qu'ine
ioit ,pami trop loi, rir (';s fonm ae M. Gardel, qli,
comime danfeur ', r'cn fait pas le minidre .,i"-i''
Cet ouvrage eft tabli avec beu ro'p de magnifi-
cence j et fi les fujets de ce lthure, a" ti lk-
meit chvgs de la rjie, ont fit des refrMnes
.et des economies, oni voit qu'elles ne font pa
prices' aux dipens des .plaifirs du ,' b.:. '


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