Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

Full Text





GAZE TE NATIOQNALE, ou LE MONITEUR UNIETPRBTSEL.


M A i D 15j J U IN 1790.


PO L T I,QU E.

ALLEMAGNE.

De Vienne, le 29 mai,

Ls amnbaffadeurs' et miniires :'tuii '; ont eu,
I2c de ce mois, l'h4oneur de fai.e leur rvrence
i reie. Le mme jour, MM. le lieute'ant-
nral comte de la Tour V;l linar, et le major-
genral ,narqtuis de Manfredini, out prt le feur-
irent entre les mains de LL. MM ; le premier,
en quality de grand imtre de la maifon de la
reine, et le ecoind, en ceile de premier gouver-
neur des archi.:lucs.
M. le prince Rolpoli vient d'tre nomm par
le roi ainbaffadeur extraordinaire la court de
Naples.
Iv. le mair h.il de Laudhon ef. revenue hier ici
le la M ravie. Son retour ftit pr afumer avanta-
.ii.::it pour la confeurv'tion de la paix avec
., i',, n le gnral Colloredo eft aufli revenue
ici de la mme province.
Le corps du Bannat, aux ordres de M. le g-
nral Clairfayt, oer arrive le 6 de ce mois, aprs
unie march rr -pnible, p-.s de Brahowa, o il
itait encore caimi, le 14 ; la pluie continuelle la
empch de pafler le Timok.
Une dpche de M. le gnral derWins, is dae de
Voiriih en Cr'oatia, du 22 mai, nous apprend
que le pa, ha de PIihach ayant attaqu-i une rtdoute
flr la fronriere, a t repoufl. avec une parte
de 47 hom.n.s. O'" a pris cette occali.n uin
drapeau et fept hom me~i; l'ennemi, en fe retirant,
a mis le feu deux i'
L'anne derniere, on a compt dans la Mora.ie
I,492. marriages, 7,463 nailnce.s, et 44,30o morts.
Dins la Silkhfi .Au'richiennen le nrirmbre des nia-
iiages s'eft lev z,133, les naiitances 9,486,
et les morts 7,42.8.

De FIrancfort, le y juin.

Un orage terrible a clat Erfort (en Thuringe)
et aux environs. Le feu du ciel eift ombb fur un
mag:uiln p.uidre, fur le Ptersberg, et l'a faii
fautar. La grolle pluie qui eft tombnie en mme
tems afit de egrands dgts a Bi[chleben, Daberfied
et Mdcchn.iorf.

FRANCE.

De Strasbourg.

Meffmeurs les officirs d'arr"ilerie prbfeis
I, I .': ni-, s'tant aliembls avec autroifas.ion ,
ont arre d'appr!er pour l'objet qu'ils avai et a
traiter, u0e dnpuatiaon de bas-officieis et foldats
laidic riiment,' en tel nombre qu'ils le jugeraient
prqpos ; ce nomibre fui fix par eux fur le pied de
trois membres par compagnie. A leur arrive ,
M. Big 't, fergent, a adriff ce difcours :
Mffieur<, jF fuis charge .de la part de mes ca-
marades les bas-oficiers et foldats dui regiment Strasbouirg, ai:tillerie., ainfi que des companies
(l'ouvri.rs, de v'us prfetirr l'hommage de notre
roipectueufe eiufibilit et de notre reconnaiffance ,
fuir ce que vous avez bien voulu nous admettre
c'mu111t votans dans cette honorable.affeimb le ,.
f r .... 1 ... :. . ... nt fy 'n i-


militaire, pour la police duquel il doit tre tabli la poffrit la gloire de leurs actions, trop peu
'e ciis fficrs municipaux et un maire general? Chique rcompenfes ou injuftement mconnues.
fubdivifion de ce diff'rict, co-ne, par example, le Parce qu'un homme a expof fa vie au feu de
regiment de Strasbourg, qt compole pareillement de la Baftile parce qu'il a pnible ment pafl des
fI:e officers municipaux et de Lon maire particulier, nuits dans des poftes dangereux, ce n'eftF as une'
:Vous tes pour nous, de droit Meifieurs les railon de lui croire le talent d'un adminiftrateur,
membres de cette municipalit, et le maire, c'ell le l'efprit des affaires et tous les arts d'un bon gqu-
commandant. 11 ne peit enter dans l'efprit d:aucun vernement m mais lorfqu'il exifte un tel homme
de nous que le commandant, ainfi que les officers, lurfqu' mirite gal, il a de plus pour lui drs'
ne [oient pas, pour la discipline et le bon ordre fervces con"us, c'eft une i. j .fice et une fottife'
continuellement det service et qu'il puiffe jamais d'aller chercher ailleurs lesindifferens,'ceux qu'aucun
exiler d'autre galit entire les fuib(rdonns et le acre public n'a diftingus au moment du pril ,
chtf, que celle des droits, qui, come vous 'en- pour les placer utilement, et rcompenfer en eux
tendtez, fans doute confiftent dans. la force et le le credit ou la comrplaifance.
Spoids des fuffiages de la caule commune qui nous Cette ingratitude n'efl point celle de la libert,
raffemble. c'eft celle de l'intrigue ou de l'aveugiement, et
Aprs vous avoir nVnitr, MeFieurs 'acception il eft vraiment injufle que des homes connus
que nous donnons cct:eexpreifin. d'galit per- dans la revolukion par une conduit courageufe
mettez &c. et utile, foiLdn aujourd'hui traits avec moins
M. es of ice u fn t d'gards que des nouveaux venus fans titre et,
M.es officers qui ont to t un devoir fans autre recommendation que beaucoup d'audace
d'obeiri a laoi, ont applaudi ce dircours, qui leur d'importit.
afluri.:e jamais la plus grande fubordination d.i:s oi d mporuaui.
m la plus grande Mais, je le rpete; il faut mettre un mefure,
laur companies cettr idee ; car regarder indiftinctement tous
Vient enruite l'opinion particuliere de M. Bigot, ffrvices comrno de juRes droits toutes fortes
tant fur le fond de l'affure qui avait neceffit l';f de places, c"c- un dlire de l'amour-propr une
femb)e que fiar la niatiere de la traiter et don't il extravaguiice dangereuf e, qui perdrait l'autorit
eft inutile aujourd'hui de rappeler aucu- e circonf- et peuplerait ladminiftracion de gens auffi tran-
tin'.e, le roi ayant prononc et l'Atfemble na- gers aux connaiffances qu'elle exige qu'aux prir-
tionale ayant fait 1 i,. r-,. ur au regiment de Straf- cipes qu'elle fuppofe dans celui qui s'en mle.
bo rg de lui rpondre la lettre fuivaite:
L'Affemble national a reu, Meflieurs, la ,,,-,,.
req te que vous lui avait fait parvenir qui exprime
vwie reflect pour tes tdcres, ainfi que pour e roi Le tribunal municipal vient de rendre une or
elie a applaudi au compete que vous lui avez rendu donnance, qui ordonne que les rglemens concer-
de votre conduite et de l'excelle it example que vous nant la police et le service des ports front ex-
avez donn l'arme. L.'Alemble natio aile a vu cuts felon leur formee et teneur en confquence
i avec une extme fati faction votre patrilotime fait d-fenfes t-us ouvriers, gagne-deniers ou
votre respect pour la dif ipline, i'antachement ho- autres, de trouble le travail des ports, et de fe
norable que vous avez montr i un chef digne de porter aucunes menaces, invectives ou veies de
votre eftime, et elle me charge de vous fire con- fait contre qui que ce foit, fous peine d'tre ar-
rnatre d'une maniere particuliere l'approbation rts, pouifiivis et punis come perturbateurs du
qu'elle donne vos fentimens. repos public, fuivant la rigueur des ordonnances
*Sign, BAUMETz, prfident. fauf ceux qui croiront avoir des droits fair
Svaloir ou des riclamations former, prfenter
S_ ___ _des petitions l'adminiftration municipal.

COMMERCE.
S TRIBUNAL DE POLIO E E.
Navires fianhiais entrs dans Le port de Bordeaux.
Ce tribunal vient de rendre un jugement, qui
Du 4juin. Le navira la Providence, de Rouen, du enjoint MM. Ren Dcfcarmbier, freres, de porter
port de 9 tonneaux capitaine M. Dominique honneur et rvrence la garde national et pour
Caftagliola, venant de Cayes, charge de fucre y avoir manqu les condamane chacun un mois
caf, coton ,indigo; court. M. Delmefire. de piifon l'htel de la Force; leur faith dfenfe
de rcidiver, fous plus grande pine.
Navires trangers expdis dadit port. Un autre qui ordoiie l'excution des arrts
du confeil, ordonnances er rglemens concernant
Les navires l'Union, de Stetin, cap. M. Johan les'loteries trangeres; ei: pour y tre contre-
Baumann allant audit lien charge de vin et autres venu par M. Roinelot, ma.chanl parfumeur le
j imarchandifes /; leJ oy..... ... ', d'Amterdam, cap. con. lane en 3000 livres d'amende lui fa.it d-
i M. Fokk es Vyrzes, allant S. ktersbourg, charge fenle de rcidiver, focus telle acre peine qu'il,
de fucre; 'le Neptune, d'Eriibden cap. M. Barend appartiendra, et ordonne l'impreffion et afiche dui
Dircks, allarit Ami.terdamn, charge de tabac et jugement.
riz ; la 'igilarnce de Hambourg, cap. M. Claas Une feintence qui ordonne l'excution des r-
Corneiiffie allant a Stein charge de ficre et glemens de police concernanit les acad' mies des
Sc-f! l'Amour, de IH zuurn cap. M. Ma.rinuos IHn- jeux ;te nalaird et autres prih bs s et pour y ire
dri.ks, allant audit !ieu, charge de fu:cre ; le Wile contrevenu par M. Gillot, en prtant fa maifoia
Kaater de Dantzik, cap. Michael Mrtz allont po:'r tenir ces jeux, et par MM. de Maubion et
IK'niberg charge de fucre et caf ; la Daime Bar- de H-eppe en donnant a jouer au jeu de biribi,
oara,, de Hendrina,S cap. M.. Tiems Smith a plant le: ceondamnent, favor, M. Gilli:t, en 6oo liv.
Ancne ch ug de fucre. M. Ferriere eit cour- d'amende, et MM. de Maubion et de -Heppe, 'oli-
tier de tous ces navires. dairenent en 6ooo liv. atiffl d'anende ; leur fait
df.."fes d rcidi#er fous plus grande peine ;,
Avis maritime, ordoniie l'iinpiefflon et affiche du jugement, et
l'envoi aux foixante diflricts.


Oue quitin ie I cco u'de t" aprs la lct',e d'u Le navire le Saint-Nicolas de Bordeaux capit.
pie, quil lui f ce accorde reat Maps Gentil, partira pour la Martinique du 12 au Iy ----------
Papduier courant, fars retard. Ce navire double en cui-
Ce papiet con:nait ce qui fruit : vre, et d'une march luprieure, prendra des paf- L I T T E R A .T U R E.
SLe term d'galit don't plfieurs opinans ont- ,agrs. S' areffer i Decaffe, amateur, o M.
bien vou[u nous entretenir hier,'ne peut que nous L Doletre, cour La 3afile dvoie, onRecueil de piece authentiques,
fltter in lr, inr': et pour vous fair voir, Mef- Le navire la Mtis, du Iavre, capitaine M. H ouf- pour fervir afn Hifioire; avec cette pigraphe:
fiuoa, coubien io:;us fommes peu difpofs en fois partira pour le Poir -au Prince, le iy du
abduLr, je croi devoir, avant d'agiter aucune mo- c suranc: fe, et prendra du frc et des pafl'gers. Detecta apparuit ingens
tion vous cdvelopp.er, p}our nous ainfi que pour S'adrefler 1 MM. C, Lemifcle, Ourffd et compagnie, Regia et umbrof, penitks patuere cavernt.
nos comrnettans ce que no'us entendons par cette ou M. Delmiefre, courtier. VIRG. iEneid. Liv. 8.
expreffioni d'.:i,,.li.. '
Pour pe i qu' on y, .-.'1 on voit dans 'Etat -- A Paris, chez M. Defenne, libraire au Palais
de nature une i,..;,,ut.,' fi marque entire chaque.ii- A R'al. 1789. ( Prein rextrac.
dividu, tant au moral qu'au physique que tout A D M I N I S' T R A T1. O N. Le prodait de ce ouvr:-,geex i defin aux veuves
homme, quoi qu'en dife fa vanity eft forc de la et aux orphelins des citoyens morts victims de
reconnatre. La fl ci6t, qui a pour but de rappro- MUNICI PALIT DE PARIS. leur zele patri-tique, et aux bilffas qui fe trouvent
cherces i;c'galits, les a, la vrit, tnutes confon- dns l'indigence.
dues dans I':g; de drois de chcuni d s m m- Afeble des reprfetans de la commnie. Nous n'avons encore pu donner un extrait d-
bres ;mais oblige de dpart;r p'ttieurs differentes '
fonctiotis, elle tablit donc en mine teams une in taill de ce recueil fi-gulirement curieux, don't
!it dre pouvoir et d'autorit entire celui qui parole Du 8 ju. A l'ocaion des fJvices oublis il a d.jpari huit livraifons. Nous ne les analyfe-
au nom de la 1 i et cen'i q'ii s'y eot 6fumiss et qui ide M. Tavrniier, foldat national, M. I a'ue Fauchet rons pas churine en particil.er. Nous gallons d'a.bord
doit y obir e ntre les citoyeus et les oficiers en f~ ait oi difcours o il fe plaint amerement du peu dornn rr une ide des pir.mineres, fans nc s atrreindr
ctivit dans thaqie munricipa;lit. d'cgards que l'on a pour ceux .qui ort concouru en ftivre l'ore.a mais p;utor caU i des matieres,
SCes vrits bien fies, n p s-nu pas de ieur courage la revolution, prompt de les ce que n ont jmnits pu fa.ira :, rdacteurs peffs
r'i. riti la garnifon t' Stra boiu'rg come un dili t veger d cette irg:atitude ec de tra nfmrere de fire jouir le public des pieces les plus impor-


No 166.


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antes ,. mefuie qu'i!s en fefaie!t le dipouiaU. meant. ces horrible rdiits, priv de l'ai et du jour, devait tre empoifonne par l'ie horrible
F:.'r:itf!rent bien nauable, fans date, et qui au- plong dans une atmofthere infecre et hunide, cette nouvelle lumiere offfquant et bleffornt d'
ai:t d. lervr d'uxnmpeau nombreux comit nomm entoure d'araigne normes ,au milieu d'un iimon tant plus les tyrans ne fetrat qu. redoubler le
pour mettor; en oldi et pubiier une collection im- oi pullulaient des crapauds et des rats plusgros que activity perfcurrice, et ne rendrai victor e
riienlt de paper. du mme genre, qui font ddpofds des chats ce font les expreifious d'un port-clef. Il qu'ils tenaient enchanes qu'un redoublement de
ia ville, a fure de plus, que de nos ours, dans le teils de gnes et d'angoifles.
Q u.'i d plus iie en cRffetque publi s 'aff.ire des pirlemens, un prifonnier fouponn Plufieurs anecdotes achevent de pindre
Qui de plus utile en ee que la publication es d avoir des compiles frt prripit dans 'un de mulation de tyrannie, avec laquel e rlques gott
nuonumens autitique uu dvoqent les exces. .. .
onumns u ni q d ent le ces cachots, jafq' ce qu'il et tour avoo ce vemreurs ont tourment leurs prifonniers.
cind tyrnniq e tat q t les ans n'en ar t quil fi par une poiio qui fit arrter qatore On y voit au que dans epae e an
point une gale horreur ? Qui de nous ne fe fou- p eronie s. deux mille perfonnes avaient t enfermes anl
vient d'avoir entendu trait-r de fables cxagies La Bailile pouvait contenir jufqu' cent prifon- Baltille.
les circuonttnces atroces que nous apprenaient fur nirs en runifiant plufi zurs perfonnes dans les Enin poured d d'horreu
la Bfiilile, les crits et les entirtiens ? Qui de chambres; nmis c'e.f une fatisfaction qu'on ne leui troupe un r cit rdes tant orreuronsan
nous n'a rencontr des homes alez vils, aflez donnit qu'a la dermiete extsmit. la prife ou plutt de la reddition de la Bafille;
flupides ou affez aveugles, pour vanter l'utilit des C'eft dans l'ouvrage mme qu'il faut lire la def- car la Bafille a t rendue : mais manqua de
Lttrcs-dE-cachet cr des prifons d Etat ? Il en et cription dtailee du rgi.nc intrieurde l Bafiile. Le vivres, elle n'aurait pu tenir. Le gouverneur avai
encore b~.aiciip qui les regrettent au fond du lieutenantde police en avait 'iispection immdiate perdu la t'e et voulait la fire faster avec un
cour, e: qui ne dciandera:ent pas mieux que de come une fotre de iubd:gu du minifire. Le ouart de Paris. Les invalides avaient tir mis
., .iivor nier, au mains en parties, leuts excrables gouverneur avait outre fes appointenmens, plus de forcment, et menacs par le feu des Suiffes. I
tL.fs. 6o,oco liv. en profit. fur la nourriture et lameuble- y a eu fept hommes de la garnifon tus. II
11 tait d-nc nc- fire aue des tmoins irrcu- nmeinoes prifonniers. Rienue pus curieux que 'crit avait dans la Batille fept prifoniers.
f-oles virffr dci po!er en detril, fa2s cxagration pub.i la t:e du premier volunm de cette collec- Au s, on n apprndii e
et fans reticence, de tons les fairs dguotans on tion, fr les regles et les ufages de certe prifo,. t ceuxqui ont pris la Baf iei qu' n'fat
h, rribes qui prcedaiet ou fuivaient 'es dtentions N us renvoyons aui les Ilcteurs a cette piece i ter les meurtres ot fivi
;arbitraire. Ces temoins font des reg ft:.es, des ri- authentique, trouve en ma.,ufcrit dan. !a Baiillu. ltit ude qui s'y prcipltan pts eux.Cs dails
mraiiks d.s lettres des inte' rogtoies ia plupart Une foule de paffages tirs des mmiioires dle Fou- aI.'ont toliours un grand intrt, t le foiniaue les
de la main irrme c es agens du la tyrannie. I!s nous quet, de la Porte de madame de Stal et autres, rdacteurs de la lill dvoile ont pris pour
apprennent pourquoi comment on tait prcipit prouvent que les prifonniers taient autrefois t.aits confiater tous les faits y donnent un nouveau
cin le goui;e de la Baffille; quels traitemens on y avec infiniment mfoins de rigueur. prix.
recevait, qulles ea rbuches, quelles vexations, quels La nourriture alors y tait excellence. On four-
fupplicss y taient prarts, furtout aux ames gee- nillair aboniamment aux prifonniers 'e bois ncef- -
reufes et ennemieis dclares du defpotifme. fire dans ces rduits mals fains, o ils ttaient ref-
Que s'il ef quolques hommes faibles et vacillans treints la plus cruelle immobili. Auitiefois la pro- L Y C E.
qui, aas ces) uirs de mal-aire et d' gitation, fe menade fur les tours tait peu-prs libre a une
rappetle.t encore la fauffe tranqu.i i:e, la faufe parties des prifonniers. Gourville tenait fa table Dans les deux#dernieres fances M. de la Croix
op': Li ce et tous les faux avant g-. qui dguifaient la .t l.e et priait diner le .uvernenr. La Porte a approndi la corituti:n de la Holande et
nagu.:e n itrue a neur et nos vice2, qul'il silent la y vivait avec M. d'Ap h3n et M. de Cl'havaion. Le a prouv que tutes les rvolutionts qu'
Bafille dvoil. Ca repertoire d'alfaflinats les re- marchal de Bafomplere y f.;fait a une prfaniere iere, e 'avaiert pris naillance que dans lim
placera au vrai point de la queilion. Ils fe deman- une court fi aflidue, que le bruit court qu'elle tait perfection de lacte de confddration des fet
clerrnr eux ne.nes : ces horreurs pouvaient-elles revenue groffe. DaIs hiqe tour ily avait des fo- Provices qui forment la loi fondamentale de la
fiibif.ier plus long-tems ? et la certitude qu'elles ne ciers que madame Stain afl'te n'avoir point t voulu rpublique.
renaront jamais peut-elle tre trop achetee ? frquenter. Alors les prifonniers recevaient des
II par: natural de commencer par l'hiP oire et vifites du dehors. Oi paraiffait enfin ne leur ravir En, parlmnt de la chambre des competes inftitue
a dcicrip tioni de lacB tille et de ton regime int- que la portion de liberty nceffaire pour s'affurer en l ollandi, pour foulag e le conafil dEtat du
riecur, quoique ce.s objets ne forment que fle second d'eix. oi de uivre tous les "d:.tails de la finance et
volume dii reccui). En voici les princitpanx traits. Ces uiges taie-it bien changes. Depuis la fin du de vrifier tomr les competes M. de la Croix
La Blle ft bi i us C s dernidr regne les rigueurs et les gies avaient hins a cbferv qu'el:e ltait ccmiofe de 14 membres,
La Bifblle fut btia en 1370 us Charles V, ceff. augme.n. Les prifo;niersnere cevaientplus de qui fnt deulx d.'purs da chaque p.ovince.
parAubriot, pryvt c des m.erchands de la vil!e de viite que descfciers de la Baltile. Encore ces vilites Si nous voulions ia-c-il ajout, profiter des
Paris, qui y 'le Un des premiers ebl fermis. C'ftaretu aient-alles Ic'p us fouventquedes pic-ges perfides bones inftitiutions des autres g)uvernemens, peut-
ni quei Peille fui le premier brle ans la taureau d'un efpionnage qui ne fervait qu'i trahir et ai o,ur- tre frait il e notre, prudence de former une
'airaira qu'il avai fbuique pour complai;e au f- center le captif. I taittrs difficile, d'crire mais pareille (hambre qui forait compo:e, fiion de
race yruon d'Agrige que. Ai;fi t fguerrait r pendu cet advantage devenait toujours inuti e les lettres deux, du moins d'un membre de chaque dpar-
M ontducon au gib.et qu'il avait fit lever e et les rponfes, s'il y en avait, devant paffer par la tement. Ces qi.atre vingt trois deputs, runis
S 'vque d Verdit u, linventeur is cages de fer police et par le m'jor. Afli a-t-on trouve une foue dans la capita'e, feraient charges de i'exaien de
fat l victim e fa cruelle invention. e lettres qui n'ont point t eur adrfie. Les du tou s les competes des dpirremens et vrifiaiaient
Ce n'eft que fous Chares VI, en 1383, que la retsparticuliresdes himmnasemploys celervice, l'emp'oi de tous le deniers ieus par tou!te' les
Batille s'etendit et form l'immeniie foitect fie que ajoutaient encore au torment des ma;haureux habi- mun;cipa!its, et qui r'auiraient point t veris
nous avons vue : ele confil;l d'abord en deux tours tans de la B dille : on en cite des traits affr'ux. dans la caiie national. Ces deputies auiia'ept une
fepaie.' et I'.n apprend ici avec plaifi:" que Bien ius, fi quelqueprifiniierparvenit s'elha:- iiiflion liOm'te et qui f.rait revoque ou co::ti-
Clh ,ls V dit e Sage, l'avait deffiide a ftiv'r dO C er, ie i el'.n voyait qlu'un itI leu fruit quelque tenta- nue, fuivant le gr de leurs csmrmettans ,.
fortr;ication et lion de prion c.r ce prince, avide tive,A aulTflt route la r iafi eaprouvaitc une r.e.vo- la Cri e rema t e la Rpi-
de p i-.voir, ne fut pui;t oppc:feieu foir auoritj lution ; on appefantiffait les frs j les privations fe biiqu d o!a ne la roome retire pas fe laReipu-
s'agrn.iit aux dpens des feigicuirs, plutt que dii multipliaient, et l'homme le plus r:fign aiu foid i fep e p oi nc e ne compri en i pir fslena
P.up e ; ion defpotifme ataqcua l'anarchie plus que de fo;i cacl t, recevait le centre coup des vair.es les fepo lut p iffre es pronques on empire s:i enda
la hb tr. entrepif'es d'un tourdi, ou du fuccs d'un homme des e F tats- aue fait fel nt colbien Mit
On trouve ici une defcripn-in topographique du courageux et adroit. s impt'litique le refuse dans leaqui l Rpublique
chateau et des tours, de tous les batimens, de Tous les fentimens, celui de la relg:on mme, peifihit d'a,'mt tre ces p ,ys au privilege qu'out
toutes les cumbres et de tous les cachots qui devaient tre contraris dans ce chateau fxtal. If n'y les fept Provinces d'envoyer des dputs aux Etats-
conmpofaient l'enceinte et l'intreur de la Bifhtiie. av.it que les prifonniers privi, gie qui puffent en- Gn 'ralx.
Cette description eft complete, et tell que per- rendre la melle le dimanche. Le confcifetr mime I I n'y a ps, I-r-il dit, de moyen plus pui'
fonne n'a pu la donner juq' a prent : car on faith tait un membre de l'tat-major. On peut jIuger fant de ,s'ilirer ie la file'it d'un pay' fubjugu,
combiei la Baflille tait impnetrable. L'admirable quelle confiance il infpirait, et quelles piofanations que de le lioer ir le champ la conititiuon des
-iward, pans tous les pays de l'Europe, avait cet abus pouvait mener. vainqueurs, de le fire participer aux mmes pri-
trouv" toutes les portes ouvertes fa bierfifante Les rdacteurs cherchent la caufedel'excs auquel vilges de l'incorporer dans la Nation triom-
curinofiu, except Madrid cells de l'iquifition, avait -td port ce genre de tyrannie. La plpart phante.
et enu Frai cel ces de la BazRi.e. dees prifonaiers de la Baftllle etaient autrefois des La France eft aujour.l'hi- plus aflure de cou-
Une foule de dtai's finguliers aoutent l'ri- prifonniers d'Eta il n'ta ent qu'ennemis dui ou- fierver la Corfe et toutes les provinces coniqufes,
tic de cette description. On y vojt que depuis vernement. Mais fous le dernier regne, c'tait les par le feul empire de fa confiitiition, qu'eli ne
lo g-terms les pri.nriiers rtai=nt rduits a la pro- miniftres, leurs protgs et leurs lifbalternes qui l'aurait t l'i.ie de fts girnifons, qui ne fai-
menade d'une court intrieure entour,.e de bti- d:fpofaient des lettres de cache, et les prifonniers faient qu'affaiblir fa force defensive. Il elt vrai que
means !evs de 73 pieds, et par coifequent aulti taient la plupart les victims des hineis parcuc- pour attach r les pays corqulis la coniititltion,
f,-oiu;e en hiver que b iiunte ei t ; encore tous lires. Voil auffi pourquoi il taient plus mal- il fAut qu'el e run;fi plus d'avantages que ceIle
n jouiffaient-ils pas de cette faveur de u lus, nui j traits. Le gouvernement, le defpotifmii eft foup- SI fcu l;quiele ils exittaient, et c'cft encore utne
n'y pauvait pIier p!ius d'une here ; les prif-inniers o neux et fIvero en precautioinse m:is l'inimitid des raifins qui doiinIt drt:erminer nos lgfl.StEirs a
y t vaiat pt.ur poiin! de vue l'h.Arloge du chateau, pouielle des fous-lefpotes eft cuelle et h.ibille peifectionner de plus en plus celle lquelle is
qu'u e cruau' ingdiuieufe avait dcor des emb'- ( tourmnter. On aurait pu ajouter que c'ait l i travaillent avec tant de zele et de co i~fitce. Quel
ims stEfeux dC: kur captivity. Deux figures en- I un des fruits les plus amers dee progrs et de lii- beau champ :'outvre aujourd'hui leu: efpric de
oriinees par le cou, par le milieu du corps, par fluence ariftocratique qui avait dilperf da;,s vi:.gc jifice et de patrioifine Ils n'ont plus d'oblacles
les mains et par les pi di, fetuieiaieti le cadian mille mains l'autorit et la tyrannie. On pourraic vaincre r tout a. cd leurs efforts : loin davoir
e-t leurs ftrs, apru; avoir couiiru loii autour du m ne remarquer que, par una contradiction bi- I combrattre l'autorit royae elle fe place leua
cadian, en imauicro de iguirlande, revenient ;, fai e, l'iinduiiee cruaui de l'iquifition fnrain- tte et les couivre de fa banniere. Ces deux grades
bas former iiii ciud norme. Les rdacteurs, fi. ailre avait dil :re aggravde par les cau'mes mme puiffances, aprs s'tre montries n infltant oppo-
le s ala verite ne voulaut pas calolmnier mme Iqui femblaientc devoir l'adoucir, par l'accroifie- fces l'urte l'autre, fe font runies, f.e obnt forti-
les tyrans, tiowigner-t qu'on n'a trouve lae Il.eij ment des lumner'es et le ficces de la fhiilfophiu. fi-'es la reconnaiflance et l'amour forment leirs
ni Ir c,,'us de fr-, ni les oubiatcs jdlirt quceiques I 1 filai .-lr la raifon par la tere-ur. Il y liens; cles merchant de concert, reiiverfent tout
ut. -ui avaiet parle l. aait 'ailurs d s profits inniin( s at- h s CS e qui s'oppofe leiir pafagee; les abus, les prej.-gs
Voici l'ide qu'on nou doinne ici des cachots. horr blts abus du poirvoir. '.lnt hmti;ne qui en c anciens, lq vaines prtentions difparaifa:Lnt dv t,
Sl i: iai la moi idre parties attaquait direct.mI1ctt la regle de la ijflice. On ne diRitiguL plus le defir dl
SIls t,-.itntenfenc' s de dix. nutf pieds au-dcffous l s s gens, et chacun d'iux fe plaifant enfcice moarqui d'avec le vut de la Nation, ce que
dii n ..au dc t court, cinq piils .u-duflits iu ni- iexr .er flr lui une vergeance perio'inelle, redou- i l'iiu propose l'autre pai:c l'avoir con:u.... Quei
vCea diI ; : iis n'avaiunt l'atlie cuvenrure qu'une blati a l'enivi de riuireus, de vexations et de bui- f rre et to-chmt fpectacle! Combien l aiflere a
troite ba I tacae dn mnai't fur ce f .- : r"efi-li barie. Quie'q es details que nous donieronrs mon- tout ca que nous avonus v chez les autres Nations i
qi,',n logR ai, les prifomiiers qu'on vouitit (ffuayeri treront tdune mni.u re fer file combien Il'fpric phi- t Que de Lntimens quit:biles i devrait inq'ier a,
niais p!ufi s faits prouvent qu'on en fufait fouvunt loiophiqiie et l'efprit inquilicorial ,s'taient accrus Peiple qui en eci le tnoin I Q-a'avait-it de ppl.
un uufue pLus long et plus teirib'e. C p euger et etenclus fimultanment, de inaniere que la jouif- :i defuirer pour' fon bonhetr q'ue ct accord d
quel et.it le li'p;llic du nialhereutx hlbiranti de tance qui'eFiouvaii ut fug ciu pub.iat .tes veris pou oir qui demandrie et d pouvoir qui conrifeibt













,, u'il Cclfe donc de trouble, d'alarmer des
i rits fi bie failantes elles n'exigent de lui,
our p"rix de leuis travaux, de leurs sacrifices,
niie de jouir paJ ib.t;mient des fruirs de la juftice.
,,Qne ie pauvre ne s'exag.re plus fa mifere ; que
Ie ri le n rI.gr- tce plus Tes cih'm" iqiies h nn)iiier
I'inm;iiflie s,'ni ime la vue de la ;t de proprites
qui s' oflTent elle; que le m uvais citoyen abjure
fes piin.icpes cou, blcs ; qu'il ne nous diTe plus,
avec le lcnt;meni d'un orgueil irrit, qu'il n'y a plus
d'tus, de prof lions honorables; il n'y en aura
janais davantAte po"r les tales et la ve ti : qu'il
conaiere' l'clime pubiqee, et il aura la finance de
eiit es is charges ; qu'il foit ret-gieux, et toutes les
iinitr eccifiaflliies fereit fo:i patrimoine, qu'il
at du courage qu'il ,icafiere les tales militauies ,
til n'y apas un grade il re puiffe s'lever; qu'il
'it conome et d-finitleff, et les trf4r publics
li front confis. Eft-il jalouix ce s'pprocher de la
ierfo;n de defo roi, de lui fervir d'efcorce ? jamais
aperfrion ne fit plus accefible ; jamais cet air qlue
.s court tif:s fe plaifai an tant Vefpiror ne fut p'us
nir il n'a plus befoin d'aiies titries pour habiter
e palais des rois, que ceux de bon Franais et de
.i4 citoyen ,.


kSSEMBLEE NATIONAL

Pre'fidence de M. l'abb Syeyes.

SANcat DU LUNDI 14 JUIN.

On fiut lecture d'une adreffe de M. Augnfle, ar-
ife et foldat-citoyen. Il demand qu'il lui foit per-
nis d'employer du mtal des cloches pour fire un
,ille dii roi, qu'il propose de p acer fuir l'aucel le
iir de la Confdration patrirtique.
M. Bouche. Cette demand d)it :re accuillie.
,ouis XVI eft toujolur da'nis nos coeurs, miiis il iin
bra pis inutile :e l'offri nos reg;.:ud. Pour un fem-
lable ouvrage, i! faut in. artifle parfait i et je de-
nande que M. Moite, membie de l'acadmie de
cu!'ture q'ii le premier a donn l'exemples des
xpropriaionis volontaires, foit charge de fire le
ndcele.
M. Gouipil dcPrcfeln. 11 ferait bien injule de ref'i fe
!vi. Ag':.,lte, quiia fait la propc.ition le plaifirde
accompitir
M. de Vaudreuil. On ne doit riger de flatue aux
ois qu'aptis leur mort.
M, Gourdan. Louis XVI eR dans nos coeurs
lions aux courtilins ces f itteufes propositions
'r:g r des ftatues. Je demand qu'on paffe l'or-
re an jour.
l'/Airmb'ie dcide qu'elle paffera l'ordre du
i)ur.
M. Chapei'er prfente la rdaction d'un article
envoy, !a veille.
SL'a.ffe.nble national dcrete que les pourfuites
t procedures commences r.ifon d.s voices de
a't cominifes dniis les mirais defi-cihs front
ifpendies ; que les mitinicipalit6s des lieux pren-
ri.r c,:nnaiflance desaffires et virifieroiit les dom-
i'[,s : !'AfEimb!e nationals ecomnmande aux coni-
inauit- l'union la concorde et le respect poui
.s p;opri-tcs fau auxdites comrmuiautis fe
uuivoir devantles. tribunaux et \ar- ls voins lgales
feles ont des droits aux marais deffchs et aux
-rtai2s a;ljacens ".
On fit lecture de quelques aireffes.
Les religicofes dcu convent de Sainte-Urflte de
;i..ii),n proteflent de leur pr fmni respect pour
0oii les ddcrcts de l'Affemble national, et en-
oieiit Iluir inve:ttir.- auquel elles dfireraient,
ileit--lies, i.uvoir joindre des trfors.

Suite de la difcufflon fur la confiitntion du clerg.

M. Miartinea. Vous avez aiournd les exceptions
ux codiios dJigilbi!it prefErite par l'article VJI
Svais vous les propofer.
Ar't. X. Les vques don't les figes front f.lp
riles pourront ctre 'us aux vei his vacans a
iqucur ou qui doivent tre rigs dans les depaite-
iins, enco e ,qu'ils i'enfflent pas quinze annes de
:ivi(e. a
Pouirront aufl i ere lus les curs actuels qui aru-
o.t oix anrees r'ixercirce des functions de ciir
ans les paroilfes du dioe fe, encore qu'ils n'euffent
.', vIca, io. .
XI. A .. 1I des cur.' don't l-s paroiffes auront
tE !ui ;limes ln vertii dui iouvcl .rroni if-menr
dtii'r fb le terris qui s','c.:'itera depui, la f.p-
IeC'foni de Lur cure leur fe a c mupt comme iemn.
'exrcice.
XII. S.ronr . dl'emic.nt '"i.i;'.. les ,vicaires gc.n
aDx, b:'.cefi ciDr, etc tin'ai.es q i crai'nt obliges a
lfience et do.'t les ofticts fcnr fTnprmii. .lo -
u'ils autro:t quinz. annes de f rv ce, compdes
onune pur c :: curX a fns l'article IX.
Les article X rt XI fon; a i.el.c;.


< 79

M. Firraii, Je cmiande que le ecclfiaftiques qui1
f'iit le feIrvice des hpicaux, foient expreifrnerit
mis dans l'article,
SM. Mreau. Il y a aulti une autre claffe d'ecclfiaf-
tique,: qui mcrite bien l'attention de l'Affnb'e ; ce
fi)t les principaux des colleges: je demand qu'ils
foient auilli dfigns dans les cas d'exception.
M. de Silery. Loriqu'on fait des lois, il faut
qu'eil=s f)ie ,r apicables tous les cas: il eai pof-
fible qu'nn fine venant vaquer, il ne fe trouve
dans les diocfus -ucun cur q !i ait exerc le mi-
niftLre peuiiant dix ai, j e demand alors comment
fe pouiraient fire les ections.
M. Dmoiichicl. Sans doute ceux qui fe font confa-
crt.s; l'.luca~bn publique, miriten bien l'attention
de l'Aflembl e. N'exercent-i's pas une admiinftration
vraiiime utile dans l'intriur des muifons qui leur
font cnniiL'e ? Parce que leurs foins :e di:'igent verS
des enfans, finmt-il moins ierpectables ? Je demand
donc que pour l'avenir feulement les principaux
des col g.s foient iigibles aux vchs, et que
les profLffurs de Thologie le foient pour le prfeet
et pour l'avenir; les in ftuteurs de vos .ques font-ils
moins dignes dss places que ceux qu'iil out infiruits ?
M. Prieur. En appuyant la proposition du pro-
pinant, i'y ajouterai, par amendimein., -ti:nou es
ecc'fid.iques qui fe feront confacrs l'education
pubiique., M
M. l'abb Grgoire. Ce n'efl que par mo 'efie
que M. Di.rnauthel a prfente un a plai qui l'ex-
clua.t lui mine e: c'el.t uwe raifon de plusi dappuyee'
'amiendement de M. Pliur.
Mr. Marriineau. Tout le monde eft d'accri fiir
le prinips. Je dernanie donc que l'articie foit
adopt, liuf la rlaction.
S. . Je demand que echaque parties d.e l'ar
ticle foi ficcLffivcm-nt mis aux voix.
On d'mancde que les prdicateurs foient aufli
conf-r,s dans l'a.rtice.
M. Bouche. On peut fais doute parler de ces
miflionvaires clair, qui fuivent :es p'ceptes qu'ils
enicigient, et non des pr:iicateuis de cour.
M. l'abb..... Oii ne pretend p's fais doute
exclure les priires des millions tra.:geres, qui ,
apil, avoir quit, ce qu'il, out de plui ch. ., fe
lont cxpof s tous les da ,g:rs pour anon er la
p..role de Jifus-Chrift. Qu'.ppelle r- on ctre les
Jei'cenda.ns des aptres ? C'eft prrndie un b'on
pour aller prcher la foi, et expofr f.i vie au mi-
lieu des i:fidelles. J'ai (t hnit ans dans les mif-
fions, et on croira peut-re q ie je parle onur moi
mais je d-lare que je renonce aux v hs, parce
que je fuis trop vieux.
M. de Sillery. Je dois rendre justice au refpec-
taihie ecciefiiique qui vient de port;r la parole. Je
l'ai vu daas les Lides otientales o. i, pendalnt cinq
annies il a fouvent t mis en plifon pour fou zele
foutenir et dfindre :a religion chrtienne.
M'. Martiieai! fiit lecture d'une nouvelle rdac-
tion de l'article XII.
,, Pourront pareillement tre lus aux vchs
les miffionnaires, les deffervans des hpitaux et
auitres iailons de chari, les prtres confacrs
lciucarioti publique ou chargs de devoirs pu-
blics, lorfql'ils auront rempli leurs functions pen-
dant quiiinz annes, compcer de leur promotion
au facerdoce. ,
Cet article eR adopt.
XII. Les curs ou vicaires qui, au mayen du
nouvil arrondiffement des dioceles, fe trouveront
traiifports dans un autre, front cenfs avoir fervi
dans le nouveau diocefe, et front en conf-quence
ligibles aux v hs.
Cet article eft adopt auf rdaction.
Les articles XIV, XV et XVI font dcrets.
XIII. Seront pareillement ligibles tous digni-
tair-s, chanoines, et tous bnficiers tit,'aires qui
taient ob'igs r.i.ione et don't les bnfices,
tires, offices ou eiiiploi iont fupprims>, lorfqu'ils
auront quinze annes de service, comiptes come
pour les curs.
XIV. Le procs-verbal d'lection et lacte de
prlo lanmtien eioiint e voyds au roi par le prfi-
de: c des lecteurs pour donner S. M. con-
aa lance du ch ir qui aura t fair.
XV. L'elu, immeiiiatemient apis Ton election,
fe prfentera 'v.ua miropolitain avec le pro-
cs verbal de fon lection et de fa proclama-
tion, et ii le fuppliera de lui ..ccorder la confirmation
cananique.
M. Mart'neau faith lectui'e de l'article XVI.
XVl. L', vque mtrop litain ne piourra rtfaiier
la co firml.tion canonique qu'aprs en avoir d-
'ib i av-c roit le cieigb de ion glif. et la
charge par lui de donner par crit lr rairfons de
f;n rcf.is, fign de lui et des deux tiers au moins
des memtbres de ton confeil.
M Duqarfnoi. Je demand la queflion pralab'e
fui cet article, il n'eft pas poDllie que l'voque


pwiffe refifer la confirmation re'ui qui aura obtenit
e fi:ffr:ge du i.iPupe. S'il en e:ait aunrtmmnl ,
vous verriez bienti les evques il'admettre que
les eccifiafliques qu'ils fautaient devoir perptuer
l'efprit de corps, fi dangereux pour une conitituuion
libre.
M. le cur Gouttes. Les lecteurs peuvent fire
de mauvais choix: il faut bien que l'evque et
fon confeil examinent le fujet. C'et le feil moyen
d'exclure de l'tat ccifiiatique ces hlnmmes don't
les mceurs font abColument contraires i l'elprit
de cet tat.
M. l'abb Bourdon cur d'Evaux. Qiind l'Affem-
ble a refuf au roi le pouvoir de rejetr les juges
qui lui taient pir6fnts il eft bien i6toniiant qu'on
nous propose de donn:r un vque le dioit de
pouvoir contredire le fuffrage du Pcut.le. On craint,
di on, que la cabale et l'intrigue n'agiffent da-s
les affemb;ies ds electeurs ; je dlumande fi eius
n'auront pas bien plus d'effet dans la cour de
l'vque. JL d:iniandre donc que !' veto ecclifiaftiqiue
ne f',it point tab'i par la conftitiuion.
M. Laiinjuiais. Il tfit que la co'.firim itior de l'-
vque foi: -, acce nc.;ffare. et Jib. -, u bLern va;13
c'ii:fan.icz les ldeux pov,,irs 1.- r'o: oiiu teLrn:.-
rel et le poti oir iir itucl et vouis .tcr.ifcz !a
re ig On demand e el a difcuif Vn f 't rmi'e.
Citte pl':..rditiuii;r iie ana vcix i!t i.cridce.
M l'fa..i i>.i'on cur du vieux Poufganges. Dans
la p'min rv ife on r .'; ra'; ,im.:m.i t i. con-
fi n;i i.iu; ,,.r:tophrlitaiJe. J demand la civ.fion do
l'aricI:- que j- rdige a'-fi:
'/,.vqe mifroiiriai-i ne pourra refufer la
a.-uciifi :*stion canc'mqie qui lui alur.i etc diemande.
(>:i observe q.ue a difof i ,n elt fermi e et que
la d,-'ipoition de M. l abbe Dillon eit unle nituon,
etr in un una'indlemnoilt
M. Laborde de Mereville. Plufieurs membres du
com:nt cil bi li ,!.- qu; fige;.t da 's cette parties
de la !bl!e m'oblervent q:ie l':;rticle p'opof par
M. Martinc.au n'fi : as le voeu de la majority du
comit. Je demand qie l'article lui foit tren"oy.
M. Martineau Je n'ai propof aucun article
1 Aflmrible qa'il n'ait auparavant t contenti par
le c'm nite, et particuilirerent celui que nous dif-
cutons en ce moruent.
L'Afenmb'e dcidle qu'il n'y a pas lieu dli-
brer fur le retvoi au comit.
M. de Sillery, Si vous accordez aux vques le
droit de refuler la c'qnfiirnu.:ioi qui leur fera de-
nmande, et qu'i s la refefent effectivemnit il faudra
ie-n fans doute prccer unie nouvelle lection.
Je demand donc nu'aprs cette ficornde election,
fi le mme ecclifirafique eft lu, l'vque ne puiffe
plus refufer la confirmation.
M. Lanjuinais. Onu 'Affemb'e entend fire des
lois pour la religion catholique, qil et tell de
l'Erat ou pour une religion qu'il lu ilairait de fai'e
Dieu ne plaife qu'ure pareille ide frit jamais
mife execution ; je la reponu'e loin die ma penfe.
L'ames~dement propof ne fait que r-crauler la diffi-
cil et nous fait tou her au doigt coiibien il eft
rceflaire q'e la conrfirmaio,, ne foit accorde que
par ceux qui ont reu de Dieu une miffion ex-
preffe.
M. Treilhard. Il fant prendre bien des prcau-
tioi.s poir que le1 functions du facerdoce ne foient
accordes qu' des gens qui en foient bien verita-
blemint dignes; mais il faur avoir foin aiufl que
jamais l'vque ne poiff. refibfer la coi firmaiuon a
uni fujet par des prtexts friivoles. Il s'agit do,,c de
composer, avec ie p us grand foin, le fynose ; en
coniquence, je dcmande l'ajournemrent de l'article
jufqu' ce que cette formation foit aLheve.
M. Goupil de Prn(fli. On a d'auta-t moins
craindre que la co formation des evques foit
refurfe fio-u de faux prtextes, quie la voie d'appel
come d'abus fera toujou.s ouverte.
On demand la queflion pr.ilable fur l'ajourne-
me-'t.
L'Affemble Acide qu'il n'y a pas lieu J'i-
bret fur l'ajournement.
M. l'abb Bourdon, cur d'Evaux. Je demand pour
l'inmi&t public, que l'AfLmbide mette toujours
dans fes deliberations la plus grand, lenteur, et
qu'elle renvoie aux comites ecchfi.i-fique et de
conRfitution, une quefl;on qui a befoin encore
d'tre claircie. Je fuis bien lutpris de voir que
les memibres qui, quatre cinq fois font venas
nous annoncer qu'ils ne prenaient aucune part aux
d'ibvations fur tout ce qui regari e le clcig,
s'ievent en ce niomiment avec precipitation, tpoUr
r jeter un aj lurntment ou un rel.voi qui ont p-:ur
objet unique d'clairer l'Alfemble fur des niatieres
d'uee grande impoi tance.
M. Prieur demand la parole.
On demand aller aux voix.
L'Affemble decide que M. Prieur fera entendu.


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M. Prncru. se ne cono;s 'pits comment, lorfqu'i'
s'ag.t de .-6lguer de; p-ouvoirs iunpo tans, on pertt
.piaflcr aLai la dlibiration. Une parties de l'AI -m-
b!le s'r.ppole ce qu'on dlibere : je vais juitifier
tma rtfiliance ourfonnelle. Ma religion n'eft point
clair-e. la difcuffion n'a port jufqu' ce moment
que fur *es d mandes en ajyurneimert et en renvoi.
au comit. L,'pr'icle propof donne l'vque le
droit d'invalider l'lection du Peuple, et l'article
fiivant, un fynode mtropolitain ce iddtfinimn'.-t l'ir.fitution canonique: oii croit cor-
r'ger ces diipofitions en difant, da'is un autre article,
qoe l'axamen du mtcropolirain ou du fynode ne
piorrra qce for l'idon-it l ; il faut explquer ce
qu'on ente::d par l'idonit : fi elle porte far quel.-
que chofe de civil, cet examen n'app-rtient pas au
fvnode. Jamais je ne confenirai dlguier a dese
eccleftitiue'~s le pouvoir judiiiaire: il faut d~'iir
l'idonir; il fau.t examiner avec foin la comp''-
iiCion du fynode mtropolitain, puifcqu'ilpeut .ifluer
fur a ibert.
M. Camus. Il s'agit ici de deux chr.fes qu'on doit
ediiti.igueri le pouvoir du mtropolitain et celui du
People. Le Peuple chli,:'it le liijt qu'il reconnat
-tre le p'us digne de i'l confi-ince dans les firnctions
da miniit.ilre f cr. Le fuperi iir ec. lCfialliq e dit
lu : Je vous communique les pouvoirs que j'ai
re Is pour lIs exercer et pour les tranari(-ttre.
Voili tout a la fois les principes et les fits. Que
faith le farideur ecclifiiltiquei ? 1 ex'.unine les miurs
et la doctrine du fujet. Quant la validit de
l'lection, il n'y peut rien ouant l'idonit, il
peut tout. D'apris ces principles, l'artile me par t
mal r ig. Il faut d'abord y porter la fin de f'arrile
cot XVIlI cld~in le project de dcret il faut enlfite
donner un remade ;in refus injifie, par le recourse
au fouv. rain, qui renverrait un auiire fuprie-u-
tccl:fi.i'ique. Je propoferais en corif.que;ice cette
rdut.ction :
SLe mtropolitain ou l'ancien vque aura la
ficult. d'examiner l'lu .fur fa doctrine et fuir es
mcenurs. S'il le juge capable il luii donrnera l'inftlic-
tion cano''iqtue s'il croit devoir refuiter, les caui'e5
de fon refuse feronrt dlivres par crit, et fignes de
l'vque et de fon confell, faufaux pa:t;es iite-
rellees fe pourvoir par voie d'appel comme d abus,
fuivant les regies qui front nonces. "
Cette rdaction eft adopte une grande ma-
jorit.
M. le marquis de Foucaldt. Un des propinans
M. l'abb...., que je r.e connais pas a dit qu'il
ne favait pas pourquoi nous nous levions aprs
avoir dit q'ue nous iCe dlibrerinns pas s que nous
nous oppofions que nous rifiitions, qe now,
inoes taifions, ou que nous patJions vuis n'en
allez pas plus vto : ja crois que vous ne devez
pas nous en vouloir, et qu'on ne doit pas nous
inculper.
L'article fuivant eS dcrt fans dif. ffiion,
At. XVII. L'vque mitropoitain, qui !a
cofi -in.tion fer- a dema.iiie, ne pourra eaiger c'e
l'lli d'autre d laraiion ou feimet finon qu'il
f.ait rofeffio:' da la religion catholique apol o-
lique et romaine.
On met la difculfion l'article XVIII.
XVIII. Le nouvel yeiue ne pourra s'adreffer
au pape pour obtenir au-une confirmation ; Imais
il iii crira coummi au cht:f vifible de i'giife univer-
fele et en tfmoignage de l'unit6 de foi et de la
communion qu'il doit entretenir avec lui.

M. labb Goulard. II eft dmontr que le pape efl
le vrit.bie chet de i'g'ife, qu'il n'a pas feutement
la primiut d'honneur, mais encore la primatnt de
juridictin : ia tradition des SS. PIP. et de tois l--s
co, ci'es oe:umniques le prouvent. S. Irno dit que
c'cft 1 -glhfe romaine que les autres g ifes doiveit
s'adreffir, cauic fe fa primauto. S Aihanafe 'ric
au paoe Flix : Dieu vous a plac4 au h ut de !a for-
tereffe fur tours ies glifs, afi qui v ,us vwni-,z
notre fecours. S. Bazile made a S. Athanafe qi'il a
convene de s'en rdf rer l'evqiude omerrour
que fnii jugement intervint dais la reformation de
ce qui a te flit au concile pir violence. Un concile
de Carthage dciire quec'eften ve:tu de l'inPfii ution
divi-e, que la primauit appartient l'vque de
R:mre fur toutes les eg'.ifes. Le concile de Provence
donne cette dfinitiJn : le ponitife remain eft leclhf,
le p.re, le docteur de touts les glifes,Iurl quelics
il a eu un gouvernme-tr univerfel. Le con:le de
Ble appelle le pape le chef et le primat de '-'g ife ,
le pr-lat -t le paiteur du chrtien, le feuil qui foir
apple. 'rne ple.iitude dee puiflar.ce..,, J. c'onclis de
toi- ces f ir, que le pape a le puvoirI d' g,)uvei-
rer l'gt fe enire, que ce pouvoir s't.iLi: n)o -
fiuil::meni: fir les brebis maii ncou'r-e Cir icspaiteurs.
En .dnptanti ?article p opofr, vous lhi relfu'eriez
cette ple;i ude dr piiifTinr-e que lui a dornne J. C.,
et que lui reconunat l'cgliie.
M. le cur Gouttes. Je demand qu'on aille aux voix
le preopiiiit n'a rien dit qui fclt contraire l'article.
Je le dlie de citer un faith qui prouve qu'une dt,-


made a t faite au paper pour te fire confirmer
par hii.
L'article XVII eft adopt une ti--grande ma-
jorit, ainfi que les deux articles fuivans:
XIX. La confcration de l'v iue ne pourra fe
fire que dans fon glife cathdrale, par fon me-
poitain ou fon dfaut, par le plus arcien hvque
de l'arn-ndiffLmenr de la mtropole, affic deL
vques des deux diocces les plus voifins, un jour
de dima.che, pendant la meffe paroiffiale en pr-
fece d p e e d et u clerg.
XX. Avant que ; cremonie de la confcration
commence, l'lu prtera, en pifence des officers
munic;p.:ux, du Peuple et du cleg"., le fcirnment
foleniiel de veiller av,'c foin fir les Rli'las qui 'ui
font confi, d' tre fi.lelle a la Natio~ l a hii et
au roi et de nmiintenir de tout Con pouvoir ia conf-
tirution dcite par l'Affemble national et accep-
te par le roi.
La dicuiffion s'ouvre fur l'artic'e XXI.
XXI. L'vque aura la libert de choifir les vi-
caires de fonc eglife cath.rale dans tout le clerg
de f'on diocerfe., la charge par lui de ne pouvoir
nommer' que des pidtres qui auro-q e,:e:c, les
funcrtios ecclCifiait quius au moins pendant dix ai' i
et il fie pourra les defliruer que de 'avis de (on
concel et par une dlihbration qui y aura : prife
!a majoii des voix, en connailiance de caule.
M. Camus. L[es vicaires des vques font les
mmes que ceux des ciis : je demande qu'il foit
fait un feul article pour les uns co nme pour les
aitres : je crois qu'on pourrait diie que, les ve-
ques et les curs aiuroat le choix iibre de leurs
vicaires parmi les prtres de leur diocei'. ,
M. Pifon du Galand. Cette quefiion eft prmature
i'arucle du ci mit doit reftcr tel qu'il euft un article
pof!tricur (t.tue fv'r les vicaires des curs.
La priority eit accorde l'article du comit.
M. le cure de Souppes. Il me parait convenable
que les vques puilL.nt deftitiur :e', vicaires d.l
'1g iCe cathdrale, comme les curs pourront def-
tituer les leurs.
M. l'abb Gibert. Les vicaires des vaues et
ceux des curs .i, : -,t beaucoup par la naruLen
de leurs f; :ctio i. Les preminirs auront pour ain'i
dire i'e a jui iiiction. S'ils avaient le coi:age de
s'oppofer aux defleins d'un ev.ue, c'en ferait
affez pour tre deftitus. Un jeune vicaire renvoy
par le caprice d'un cur, peut retrouver fe place i
mais que deviendrait un prtre refpectb'e appel
dans nu fige avanc au confeil de l'evque, et
qui partage avec lui les folicitudes de les fonc
t :ons ? Si vous voulez leur conferver l'avantage
ncitflaire de dire leur avis avec fa1ichiie, ii n'
fa.rt pas donner aux evques ;a faculk de les def-
utrc r arbitrair;me..t.
L'article XXI tit dopt.
M. Martineau propose un article additionnel ainfi
cony- :
XXII. Les cir.s acti'ellemient tab'is en aucune
g I ciath drale, a:nui q e CLuLIX dis paroifl s qui,
feiroint fui p mnes pour tre r.unies l'giife ca-
thirale et ein forme le rerritc irc, front de p.ein
droit, s'ils le demande-t les premiers vicaires
'de l'vque chacun fuivant le rang de leur au
ciennite.t
M. Pifon du Galand. Cet article n'eft pas d'une
jutie r-.g':ueule 3 car les cu s des campaigns qu:
fero.'t fu'pprims ont ab:'lumenti les n.es dru rs
que ceux des viles. Vtlus gncz d'ailleurs le I h lix
des vques. Je demand la queflion pralable fur
cet article.
AM. le cur Gouties. Le propinant n'obferve pas
que les curs des c:magues, don't les cures fe-
ront fiupprimes, recevront un traitement de votre
part.
M. l'abb Gibert. Nous allons voir pour la pre
miere fii rIes vq .es deveius curs, et ces curs
devenus vicaires. Ne fera il pas intric-f;anr que
li'veque e piefente aux fiTel es ayant a ct de
lui des prsres refpectables, Lhers aux ci, y:ns
qui dperdai'et de la paroiffe don't ils etaient prc-
demmeit les pafi'urs.
L'A(femble decide qu'il n'y a lieu dlibrer, et
l'article it adopt.
M. de eBrogli. L'Affei-ble ferappelle quele ret de
c-' nim, s elle a, par un dcret, annull les lettions
daS aff( mbl: s primaires de (tdlmar. Ce d"'c' t efl
p'r~' f loifl les ciec:eurs du rdparteiiient .u
I:u'-l.hin Ctai ant tous i nnis Berfort, ot letui
o; eratiions dC) commences. C'eRl dans cette fitra-
rion qiue ces elecieurs euxoient une adrlffev l'AI
flemble narionale. ( On fait 'ec One decette adrcfl-.)
C.,s electeurs repreiertent les malh urs que pour-
rait f'iie mio; re dans re moment i'ex:ution de ce
dcret, qui e,,trai' ra!t 1i diflolution de leur affem-
ble: is ont dejia nomm leur prfidient, lkurs
fcrutateu.s et fix adminiftrateurs. Tous les citoyens


du d6prtement dt H-lut-Rihin Petfiftent dams le
h.,,ix qu'i s ont fa;t de leurs lecteurs. Une neou
vele election occafi,)nnerait des dpenfes confi.
drables, et ne pourrait tre faite que dans le temc
prcieux des rcoltes ; elle eitr'aiierit de gran s
lais et le Peuple eil empreffn de jouirad
bierfaits que la conftitution lli affure et que
les adminiitrations nouvelles doivent leur procure
Les lecteurs, 1'ils fe retiraient ne pourrent
re.rter avec fit.et dans leurs cantons. Le fonds
des lois, portres pour les election.,, a t rempli
les vices de forme ont t occafioties par l'inerjcl
triude et !'ini*ffifnce des formulaires qui onte _
remis aux ;.-i ::ci ., piumaires par les coiiniflaires
du roi. Aucun canton, aucun dift.rict ne rclame
centre le rfultat de ces aeinmbles. Ces lecteurs
demandent conttinuer leurs operations et qu!e
lanls tirer a c'onfquence, les affemb:es primaires
foient valides.
M. de Broglie prfente, de la part de la d-
'ultation d'Allace un project de dcret ainsi conu:
SL'Afl'mb!e national, inflruite que les lec-
rclius dii dpirtement du Haut-Rhin fe font raG
f imbl6s le 6 de ce mnis que dj fix memnbre
trient uii lglemeit et q;u'n autre fc;utin
etait carimenc a d crte et dcr te qilt'l;e
regarde comme lgiles les opranio.s djI fites
nris avoir egard au dcret qui ii'a pu arriver en
Alface que trop tard ,.
M. Rewbell. L'Af embie peutit adopter cet article
fC.uf rdaction. O i demand fuiilernent qu'elle con-
'acre ce principle, que tout ce qui a t f it
avant la promu'gation de la loi, eft ,alable, et
qu'en confquence elle valide les sections,
Le dcret propof elt adopt fauf la rdaction.
La fance eft leve trois heures.



L'AffInible nationa!e a pris le deuil aujourd'hui
t juin coniform,nent fon dcret.
Les vrais amis des vertus et de la libert ontimit
cet example. Pluficirs d oeitr'eux fe font r6uniis le
fi.ir au caf Proci,'pe, rue d s Fiofl.s M. e Prince.
Un maul'oe y tait elev Fra',ik i-i. M. la F;re,
avocat a pro;io c uiine oraifcn uiitnebre,,d;nt nous
ferons run fingun ir loge. Ce difeours a t peu
applaudi ies fentimeins pr.frnds, exprimis avec
neigie prononces avec feifibiit ont pnetr
l'ra, de tous les anid:teurs. 0n approuvait, on
n'a;.pp.aulfiiait pas 3 mais des iarmes, mais un silence
r,' gieux etaient le 'eul liommage digne du fijet:
les vertus de Fran: kliui l'avaient mrierie l'loquence
de l'orateur l'a obtenu.
Le maufole fu.fi.tera pendant la dure du deuil.



VARI T S.

Le confeil-comir des Erats de Hollande vient de
fufpen'lre p'iir fix fmaines la Gaetr.e de la Haie.
Un article e I H.mboui g di z i mai icrnier, infr
dans le fiip- eimenit du n0 64, a parn mIrit,:r c tte
correction. Comiirre l eff't {e toute punition arbi-
traire eft d'exciter la curiofit on ne fera pas l' hi
de connr.tre quel et le geire de licence que les
Etats ont eu or-.ire de punir. Voici crin.ne on s'eft
:xp.iie ians l'article rprouv.... i Nous favons
que des hoiimmes employs dans les preiliert'. pi-v
ces, ont fait pour la paix des paris confi'lrables.
Le prince de Reus, anbaffadeur de fa maijet
'- Iit.,ii a lai crr de Brlin, et du nombre : il
a parid raile duca.ts pour le fuccs des ngocil-
tcons don't il cif i'%ntr, metteur principal. On dit
e'.fii que des inirs dc m. lque.s enirei'e;it do-
imetiqeexs, et qui ne f rent pas de l'enceinte du
palais royal, foamirnt in novel obfacle q' i ricient
le roi de P U IL. Des at:,ralhemi ns Inoveaux des
liens rroirement ferrs i'artent -fa court, don't
il ne t fe p.iura, croit-on qI.e difficilemen;t

-----i-Rm.......-

Lettre de la compagnie des grenadiersdu bataillon des
Filles-Saint- Tomasrs, au marquis de la Fayette,
le 3 juin.

La compagnie des grenadiers du bataillon des
Filler S-.i;l t-Thonma a fait fr.iraper des jettoiis qui
feront la ricorni-cnfe de l'exacctitde rempir fes
devoirs. Elle a cru que !e meilleur moyen d entre
to ir 'c-imulatior qu, Toiis av z ragie .oP,"ir
O.uns quelques circuarftnces. rart d'avoir a. scfe
foui les yeux l'im g,, dl'u. gn'ral qui I0o tou
j Ls I'exmnple au prcept. E:le vous fiplie,
mon gnral, d'agrer l'hommage di moJel de e s
ljeton'. Qu il fiirc e gage de To t respect, d'elle
amour pi utr votre periior n' et d'i le'dm"' n qu'elle
vous renouvelle de ir -'ter confiamierint ~,fi-le la
Nation, la lai et au roi.