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Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
This item is presumed to be in the public domain. The University of Florida George A. Smathers Libraries respect the intellectual property rights of others and do not claim any copyright interest in this item. Users of this work have responsibility for determining copyright status prior to reusing, publishing or reproducing this item for purposes other than what is allowed by fair use or other copyright exemptions. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions may require permission of the copyright holder. The Smathers Libraries would like to learn more about this item and invite individuals or organizations to contact Digital Services (UFDC@uflib.ufl.edu) with any additional information they can provide.
Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Succeeded by:
Moniteur universel

Full Text






GAZETTE NATIONAL, ou LE MONI TEU UNIVERSAL.

SP M E R C E D i z J U N 1790.

Spo. 'n e,co,re gar, avait confenti d'abord vous Iment civique; et cdhare div;fion attendra, f)is
P O L L 1 T ti *, U E.. ,aiiituer. Vous avez. vu la promef-e quil vus a les armes, l'or:ire e C fv m.trte cn imarchi. C--
faire !7 face de eUivi.rs; vous faveM. come il a pendant le prinre-vq& e P'approchl' des crtiupes
r, e rrct6 certe pronieffe fo.nnelle et facre vous impriales; conferv. encore do fIta.les ef.razntes.
L I E G E, fvz come il a fru-. l'Vroille aux cris de fon On fait .;ue les niniitres de Co.ogne et ceux du
I'e iple come il a rejet6 les inflances touchantes i Palatinar ont fait- publi.r, a nom il du drectoire,
Du zy m ai.et \v.vNs q. Lnouw avons fi fouvent rit'es auprs j qu'il n'y avait pas fdr-t pour les pr eus d -voi.s
S c .e olui : a'.ec qul'e opinitret. incot.c ,v,.bte il a aux prtendus Etats de Li'ge, s'i!s n'avaient pas la
pouffi les aconfeils falutaires et modrs d'un roi caution er l'a'prolarion du prince-C'que. Cet
E troupes de Mayence fipt a rivee le 16 a magnanim. et juftc! avis drifo;re a pa u au momer.t o ce p since lui-
S atrd. Deux mile Paltins yvoL les fire. Le ^me dnrt les rcvenus font fais rellemnit dans
,oimiandlement des troupes des princes de 'Em- Ce2 donc le prince-evque lui feul qui a rduit r ,n pays a r ev y fes gart.es et n gamnd neorbre
c, fera donn au gndt:a Wi! keihaufen : on au'x extremnlvs du di;epo'r une Natron geintelreu i c de f s 2 d Ktend :i'ia!c-yck. Cette arniSe va dtnc catcher dul li Lni quil' forcprec avoi E t E e en rn oi, p," r tre Diu
te, ecutin de Ja fe rece dci he chamtre de les moyen.s de co) cilinon, prendre es an..es pur n c m ent ehgee, pour e lus
ar et or la fire excuter. Cette chambre, e d.fn:lre ele-ne.ne a onre odieufe oppefion, et iporte delay capitale, vient de fe retrer fr Ton-
nu et Parle n le procs des L;4geois vec ienr p'ou, dfndre fes proprits des raves d'une pgre Les viVres manquaient aux environs de Ma-
lie,, mrenace de:t i iong-teuim : il lui tarde fokdatflue trangere don't la rnifion eft nmois k. i 1 fble q ls Paln aient mi jug
e'.il ~ ui Mais la m.te fou maienir la lc c ,..,. l, de 'Empire, laqueiie mow"ement : i ur fonti vancis dt:s li pays. La
qIIu l M^ la m.me main .1v ,e l< e .%:ur ppro ha eA wv-Ne lige .di-
quiflitndi le mouvemns de la chambie imn- o a njamais cherche a porter atteinte que de ii lle 8 hir 'ppro u e ef i Pp' 'ei-
le, fe fat voir encore, er ne prmer pas de fvir les pr6tention i. vengeance d'un p nrince f. Ln e, Pc ,- u e.n a .'
iir quand ell proiege.. Le tryb.ral de 1 -iEmpine qui n ire qu au renverfernent de notre colih-
viut de tenter pour la promiro f is. n founom tuion n.ionatl. Ah bie loin d'avoir cd en rien d, :.', o're ce pariu. O a :;'ri dce
d, voies do douctu il -a lir E iiblier tine efpece a nos efoits tniltiplies 'our ramener le cantmu etr ot 1 e ; jorl.uire 1,11- 3ellc oe
d'nitie pour ros les habimcns du pays de Liege, la paix, ce mme p ipce n'en a paru que plus oi
tant desvilles ue des campagnes, qui (l fIoinet- ach.'lu a r rovoquier centre fan Peup!e dri nou- a
itoit i foul d.criet, et fieronit es pr: n ifrs tire- velii ringueurs de nouveaux eunemiis, de nouvaux A Y S S
coiPairre le prince-gvque pour !lgitime fouv- oppreffcur. -
r,; Ai fi les Lig.a'iis qui voudront, fot f. aveur, ,, Citoyens, ces ennemis, ces < pfi. 'T;'ii ont
Ii ~~atel, abandotoer la caure le Ituns i eres i fur nos frontieres. Voici bientt 1 ir.liant 1de r- De lBr.xet!cs le 27 mai.
e dcelle de la Patrie puourront prend: commie pondre l'ide qu'un grand rnoiarqiue, qu nos
on leur indique, pour fe faine arecni ,ure, ue voifins ont conue de nous ; vici biestt Vnfian P. S. I y a ', le z2. de ce moist, une affaire
cocarde noi[e et bb.tnche ainf ie tiioina! de d dpiyer le couiag.e, V': .i'. 4e. n4os a2itres, dans h p'uine de F-crn, aex eiviron.s de Bearing,
Werzar cherche feimer lei dliflT-iroos ela i 'et et foutenir la gloire du nom .LiL uois. entire les turrtichit-n:- et lei" patri:otes. Ces derniers
citoyens d'une o n'e ville, et apprladit aux moye.s c ont rtd erw comliment batts. Oz ,fli 'e qu'ilP ont
d'arrier le Fretr contre le fie, le !e'e co.rr le Nous a"'ans dj pris, nous prenons chique, ei dux mi, h,.nnes er vi-igt-dux pieces de
fi's, e d'aRfafiiilr ce p 'eupe par i s piopre atten- jourE les m'ef[ires les piu eifi.aces pour le f..: t caloi4, dent ; vainqueur k'eff empa.r,. Cette nou-
tats, avant de fir oc la Ptrie : inos avo, qc, :diribi la fore v ,elle rpandu aaarme dans Na.nur, et on copite
les bayonnettes iimptia ....... Un psup's eft militaire acuelle de I i.., dans le. poftes con- 'j p. s de qusu ante families qui ont fui de
bien talheiireux, quand il ne peut pas prouver- qu'il venahi'e; nous travnillons a 1 la vie lu piieur! ce.tts vile avec cous les effects qui ont pu tre
imne r'ieuix m.l.mu ique de lervir de joue. de autre, crps de troupes fol es que nous nt- t-rpts.
pareilles trahifon trons fws dlai en 6ta r d tfervice ; et p .ut- tre
inaus ff:ra-t-il peim':; ci,;et de voiis annoncL-
Les Ligeois paraiffent attdndre lenrs ennemid' d'autres ecours puifiats et do nouveaux d-
avec courage et fitmcrt. Leurs mrag fitsrs roontrrit fenfeurs.
kplis grand zele s un recez .du i 3 mai invite 1e l s ennemis n' A D M I NI ST R AT I N.
homes de bonne vonontd a le re center au nombre ps ft pour i ir. crainte. Retranchs ::
deoo pour garder he citael-le, coniofinement avec la ville de M.ifey.k, il n'eft pas croyable qu'ils Affaire de Mcon et cde Chalons.
les loldats du rginment municipal. Leur paie ferant .r : te une Na-
i en foir-ent et ou'ils ofent ff :. r tote uneDNa-
Il mmte que cuae des vonta veus qui font a tion. Mais fi, cont:e note attente leurs chfs Cette affaire a prfent une queflion du plus grand
'ar e huit frous par jour, dcux lives de pain de les de les acrifier, pou: I intrt pour l'ercution des dcrers de 'Afiemble
nr trroi qtiarte:ons de visande. r- avancer dans le pays et fiire ue tentative.. ... national fur la divifion du royaume.
n autre recez ree ds reercmens M. le Alors cioyns des villes, vous qi avez rno- Le dcret du dpartement e Sae et ire
prince de Rohan, art h'vlque de Cambray pour vel follenaellement l'arcien picte e iii -... avec p e que la remiere affemble de ptement
a g,nrofit avcc laquelle il a offert d'hypothq' er la capital et yous, citoyens des campagnc~ aura tpovifoi'ement lieu Mcon et qu'apis la
tous les biens qui luii appartiennent hrdiriiem.nt qui l'on vient de refiituer le jAfre droit d' firter premitee feflion, les lecteurs fe retireront dans l
dans le Brabant, dans le cas o les prteurs Brabai-- aux dietes de 'Etact alors il f-re tcms d'a'ler fe- ch-f lieu de 'un des districts, autre que Chlous et
ons qui deflirent des fonds aux Etats de Lige, exi- conder renforcer ntre corps d'arre. Prp.rez- Mi Mcon pour dterminer dans quelle ville de chef-
geraienii une hypotheque dass leur pays. D'autres 1 vous mais ne pedipitez rien atte:dez ,vec lieu fera defiiitivement fix.
actes publics ont pour objet de prferver les citoyens corfi.ince et tranquillity q it nous voi.,, avertiffioo's Les lecteurs de ce dpartement s'taient cru
de la pifidie et de la fducuion de les avertni ads de i'inftantr !orfqni f era venue des dpultei, mur.ist auto i4s f-rmer ce vou et s'trient affembls
Piges que le.ur tendent fans cefle les ennemis .e ,de nos aorires, paitiront po-ur vous ei n 'ifa1ire, Charolles pu.r cet efeefft. Une trs-grande m~oriet
SPutie, foit par leurs actions, (oit par leuis et le todfin vous 1 .i:-' l.i de toues part.. A ce api s une diicunion ide quelques jours, avait opin
driits. final de la victire, arnnez-vous de fufi's, de peur la ville Chilos, ui a demand qu'en
"Etafnt a infor difefourches, de piques ,de tout ce que le co"urige i cnfquence l'adlminitration de ce dpartement y
i,. iant:l aul inForons, diet les maginra s, q et le pa.tnoriuine vous offriront que les inflrurens fut fixe.
l'on fait circuder certa'ns imprims pour inviter a i les ui fervent cultiver cette terne qui a de Me con ui nvait com
Puter des cacarides autres que la ptriofiqcle, et -cLavi!le de M,con, qui avait compare Charol[es
vote des cocades qe la pioie us nourri, fervent auli la dfendre: tote par es e a anm s rcla exction
cdinfidrnnt q ei rtter invita'iou !che et perfidy} ...s "
avi .fibnt "ue cette vibtati d'n -che n- tperfie les armes font bonnes, font terrible dlans les mains de ce dcret.
W2 YHbImet pou lut e dixcer une guerre V ple i.
civil, no. d'cars que ceux qui oferaient d'un Peuple libre. Le comit de confitution centre I'intrf des
porter toute cocerd s atii patriotique, front traits Pour viter la confufirn, le point de runion deux villes, y a vu une queAlion d'un ordre rnajeur.
ciinmme convaincus du crime de leze Nation des volontaires fera dans les chefs iieux des vingt- I a tabli, par fon rapporteur, i.que !es lectseii
&c ..... trois districts, que lEtat- Tiers a dj dfigns par acuiiels du dcParrement de Sane et Loi-e n'avai.,n
Sd es foin rocez du 9 nmi, relatif l'adnifrion de vingt- aucun pou-ir de dliibrer fur cet obje: z.que
Les ciroyenst de la ville de ,iogs ceux ds trois dputs du Plat-Pays . l'll .'.\'.l. des Etats. ce pouvo"r itait dl^i gia aux lecteurs qui fe rcini-
ainres v;ks rt des campagnes font tous avertis de our qe votre fecours foit util et bien di.ig, it s la prendi.re feli du dip.i.nt
e devoir..ls ont tous )e ime ptiotirmc et la tC pour prvenir en mmr tiems les d&f'.irdies ,ie 3 qi la pre-miere affeimbie de l'adminifi action
.e.ne ardeur. Les trois Etats ont faith publier une des mal-intentionns pourraienti coimmentre fi'w- le devant avoir lieu Mcon il fallait que cote dif-,
AI-rfe er refpire un vritable amour de bien public texte. de cette adreffe nous vous recomnna.- p ptfiio fdt excute; qu'il tait t;ialtiu l au mnain-,
-de lib-rte. l iinportance de cet acte nous ons expreflment de fuivre avc exacntitudelee i ie; de l'ordre t bli que les electeuir e-.- icruffeint
eT-t donner ici come un monurnnt iem:nt que nous avons arrnc et qui fe trouve pas en droit d'iier'venir ou d'outre-pafier ,ls d-
reg"-et ci-aproe. crets des dpartemnns et districts ; qu'ils devoct
S, ,, .f renfermer dan. leurs difpofitions que fans certa
Ad C'cf alois, braves et gnreux citryens, que prcautioun, lintrt particulier dos cantons, des
d dei s les Trois-Etats du pays de Lie nous beros ..r les ennemis de la Panie diftict.a des viles, Ilverait dans les affemb!i.,;
et comd e La d, tous s hairns des villes et as c,,minm n torrent imptueux ... Et qui pevt lectoratle des pittions fans nombre, qui exc, -
cam;,:gra, arrteC le i mai 1790. croire que des- trj.pes peu fites au mtier de raient les poivoirs qui ont t donnds par t'Ai t,-
la guerre, des ttoupes qui gmi;ent fans double ble national aux lecceus', dbnt fes ddIL-res fai-
'Braves et gsnreu-x citoyens, vous rave vec en feciet de l'odieux, empilot qu''on veut' fair faient la retail.
uel zelo, aveca cielle ardeur nous travaillons depuis d'elies, rfifltnt une maffe effrayante de tutoy'-n. Project de dcret.
tit inois prur le bonheur de 1) Nation tque nous '.enfl nms tde l'amni r de la liberty, qui dfi.enti n
avos ihonneur de repreenter. Tous no; flins ,nt l u:s propre' fyers, et combattent pour leur con- mere afeunhble de department fe tiendra provi-
te de vous conferver cette liberty prrimuif que f.rvauon ? ; foiremient Macon.
Vus garantiforen nos paix et nos is f.hda i- Les Etats ne f font pas bans i:fiter aux 2 Les lecteurs qui s'affembleront pour reno.-
lesnotre but fut touujours non ode d:truire t ... .
: i nore but fat tro iiurst, imion de dl : re, ctoyes des fentimens ,anreuxi ils out diipof veler la moiti des membre's du corps adminifiatif,
ele itlppieviti f oncl pa ios ayex .uai e les moyens cd'.xciion d.ms tin r3glemoit p'ur le ruiro;n dans le chef lieu de l'ua des diricts .u
e' co.dlapitin fonde par nos ayex ma de.la runion., la muahe et la deliinatio, des vlon- dprte;ne~t, autre quie Chlii'i. s et Alicun pour
,i'a; 'les 'luliBeres dlu fele, les albus *i*titres ee outnes les villes ct des canpag ic. c lieu d.ibrter fu le lieu des : de .es des :.il..'.,b.-es fub-
I(l pe.uveimt y ere gais. de r tii-n pour cheque district et iu'iqi u aan fequenies de l'isdni-ifvhti'r.,
Le prenmer bienf.c de la revolution avait' t primi.r final et duns diver'es occ: fins, vii:gt- 3 Que les lec: rs' les members de'admi- .
de vous rendre un troic i'-portaunt, un droit qui n uois aputs oriont prr.s a f rendre chacun .u,. niuift"i.ons des dcispa .!re-:i 5 t'is du royannii, fe confo.-
Vtt5 erl dihe, qiue vous av.ic ravi la tyrannie et tn ies vingt-trois chefs-lieux indiqus. ar.-.t 1t1 mor-int aux dcrets reatdis pour chacu d'mL~~uix, .t
qui 'vnqueiiq-priuce o ctuel, Jotrfau'un fr ncfi,, a'eu- le Lignal' d tdc.fit dit f .rmer les ralditiiblencius fe renfrimneront ftricacihen't dans lelrs .di.pofl-
gietxenet lorfque des confeils perverse ne l'avaient pa:-ioumt les 'olontaires runis priterout le far- t tions.













MUNICIPALITY DE PARIS.

.Afmble des reprifntans de la commune.

Trompe par le rcit infide'e que deux de fes
men bres, (MM. l'abb Faucher et 'Trviiers ) r-
ci: fait le 14 du courant la fin de la fance, et
dans un moment o elle tait pu notnbriife,
certe affemble avait pris, fait imprimer fui-le-
champ et rpandre le lendemain avec'profutiln un
arrti , le trouvaient configns ls foupons les
plus offeiians pour M ie maire et le bureau de
vil e (i), et par lequel l'affemble les mandait pour
donner les clairciffemens nceffaire.
Au premier choc d'une accusation aufli ton-
liante, M. ie maire et les membres du bureau fa
font prfents au devant, avec cette candeur qui
caractirife les hommes purs ; ils oit demand q'ue
le miniffere public iiformat co,,tre raient tre coupables ducrime que l'on recherchait;
mais en mme teams ils ont dfendu leur honneur
atraqu fans juffice et fns examen, avec la fierce
qui convient l'innoceuce, avec l'nergie qu'elle
doit infpirer des hommes publcs qui ont plac
leur bonheur et leur recompense dans l'efli-ne et
la cofiance de leiir concitoyens, et qui la
calomnie vourair enlever ces biens plus chers que
la vie pour ceux qui les ont mrits.
M. le aiire a .ircff le 16 mai, une lettre aux
foixante fectionr, et il a fait imprimer, la. ('ite,
des pieces q 'i dl iontrent que c'eft oans aucun fo,.-
dement raiionnable que le maire et le bureau ont
t publiquement et lgrement inculps.
Les membres du bureau de ville allaient auffi pu-
blier un arrt, o, par le fimple rapprochement
des pieces, ils mettaient drns le plus grand jour ,
ou la mcchant, ou la legiret de leurs dnoncia-
teurs i mais l'affemble de la commune convaincue
de fon erreur, a chetch des moyens de concilia-
tion, et en interprtant fon ar-'td du 14, elle a
dclar, par un autre du 2 fuiv.ant, ., que foa in-
tention n'a jamais t de prfeiter aucune inculpa-
tion contre aucun de; membres du bureau et
qu'elle n'a jamis peif qu'onu pttr, des terms de
fon arn tirer aucune iindction dfavorable
contre eux ; reiouvelle pnbliqucmeint l'ffrirance
qu'elle lui a donne, qu'aucun de fes members n'a
t et ne peur rre l'objet d'un foup,n offenfant
et rendant hoir.maga fon intgri' &8. ,,
En conf..quence de ce nouvel arrt, le bureau de
ville a confetti ne donner aux fins aucune fite ni <
pubaicit.
l! efi bien defirer pour l'hnr'neur de l vile de
Paris, que de p.reils dbats ne fe renouvellent plus;
ils amnuentc ies mclhans ils: frflgert les gei's de i
bien ; et l'on doit favoir quelque gr ceux des !
reprfentans qui, reconnalant l'grement de leur
affemb'e, en o:.t pichi l'aveu daDs cette circo!:f-
ta,.ce. Les membres du bureau de ville ont aullf
donni une preuve bien louable de leur patriotifre i
et de leur modration, en facrifiant la concorde
tout ce qu'ils pouvaient publier d'ac;ablant pour
leurs dnonciateurs.


MUNICIPALITIES PR VIN CI ALES S.

De Toulon. M. Richard, maire. Officiers munici-
paux, MM. Martin, Carriol, Pellegcin Tortel,
Mailleul, FEuricr Decugis, Chauvet fils, Valla-
feille, l'abbe Mlerfinencq, la Bretonnie fils Paul
Cadenet, Ltc:erc et Rome. Procureur de la Corn-
minie M. Turc, ancien juge. Subflitut, M. Se;'es
le jeune. Secretaire-gtetir, M. Simian. Trefoiier,
M. Aube pere.


LIVES NOUVEAUX.

Observations nceffaires fur une parties de l'Af-
femble ;iationate, au fujtt du dcret rendu le 1i
avri. 1-90 ; par M. de Jeff dpaitr de BLzie;s
avec cette pigraphe :
Dans nosjourspafl2gers de pine et de mnifercs ,
Enrfans du mtme Dieu vivons du mains einfreres.1
AParis, chez M. Gattev, libraire., au Paais-Royal


M. de Jeff prove que cette prortctaftion 'eRf
point fonde. On demandait que I'AIle. ble na-
tionale dclait que la religion cathulique, apof-
tolique et romaine ft pour toujours, la reli-
gion de 12 Nation, et fon cultlee feul autorie.
Aprs avoir dmonrt qu'en fit d'opinion reli-
gitul'es, les reprefenrans n'avaient pas le droit
d'enclhaner la Nation pont le prtent et encore
moins pour l'avenir qu'une afifmbie national
rn' ft point un concile ; il fait voir que la con-
duire de l'Affemble, les foins qu'elle avait pris
de l'entretien du culte catholque et de celui de fes
minifires, dcrt comme premiere dette de l'Etat,
11 pit plufieurs fois montre dans les actions de
graces qu'elle avait t rendre dans les temples,
telon les riras catholiques auraient d la mettre
l'abri du reproche tacite que renfermaient les nou-
veaux projects de dcret qui lui taient prfents.
L'icttilic et le danger mme de la motion a
frapp M. de Jefl comme tous les bons citoyens.
- Les moyens, dit-il, d'entretenir la paix dans les
empires dans les teams de came c'et d'impofer
filence fur les matieres de religion :cette mefure
ne doit pas, plus tore raifon, tre nglige dans
les teras de trouble et d't ffervefcence des ides.
Une Rpublique de Suiffs qu'en n'accufera
pas d'imnoralit ni d'irrligion, travaile de dif-
fenfions propos de dogme et de culke, et me-
nace d'une guerre civil dfendit de parlor de
Dieu ii en bien, ni en mal. Le dcret prouva fa
ruicique fagefle : chacun fe tut, et la paix re-
tnaqiut.
V Voulez-vous multiplier les religions dans un
Eta ? agitez des queflions de religion. Voulez-vous
mettre les armes la main deux religions gales
en force ? protgez l'une aux 4pens de l'autre.
Voulez-vous de deux religions, l'une puiffante et
l'autre yanit peu de proflytes, rendre Fl'ne into-
lrante et l'aurtre factieufe ? dclarez-vous forte-
ment pour l'une des deur. Quel a t le' remede
de cet eiithouliafinm religieux qui a pendant tarnt
de ficles faia de lIEurope un champ do carnage et
un fjiur d'hor;eur ? La tolerance le fil-nce Ct
l'h.bitude de tenir pour osihod,.xe tout bon ci-
toyen.... La piotetla:ion ajoite en fnillant M. de
Jeil, ce pa'.ait ni j-ae ni fondee, ni utile :
pourquoi donc proteftr ? ,,
NOUVELLE METHODE de calculer l'intr, et
l'efcompte les ieatreL- de change, plus faci e et
plus expdiLive que 'el's qui font connues : rois
points de vue nouveaux fur les mthodes connues,
qui abregen, con.id: rablement, dans plufieus. cas,
les opiati'nr. i et Tarif pour l'intrt des affignats,
don't l'ulage fciitte et abrege infiniient plus les
o;ra.i- ri que ceux de M. Dawveri.euil par
M. Picrre. Former :l:gs. A Paris : hez l'autiir ue
du Sentier, 1,0 z6, et chez MM. Firmin Didet,
rue D)auphine, i 116i Defenn/e et Gautcy, ai
Palais- RoyAl, et chez les principaux libiaires.
Prix 5o f.
,, _


ASSEMBLE


NATIONAL.


Prejidence de M. de Beaurmelz.


SEANCE DU IUNDI I3 MAI AU SOIR.

Le confeil-gnral de la ville de Tarafcon expli ne
fon indignation contre la dlibration des villes de
Nines, d'Uzs et d'Alais.
Les citoyens compofant l'affemb'e primaire du
Scriton de i!leneuve d'clarent comme parties int-
gracte de la. Ntion et du fouverain, qu'ils invef-
tiffent de la pieniude de leurs pouvoirs leurs
Sdi rs l'Afiembble national, et acceptent la
conit tuition qu ils ont dci te.
Les officers municipaux de la ville de Meaux
d6f.vouent come parjures et indignes de coop.
ler ;i la conflitution les membres de l'Affemble
national qui out protelt: centre fes dcrets.
On deminde l'imnpreilioiu de cette adreffe.
M. Prieur. Dans un nmoineit o l'opinion publique
eft pioaionce, omi le roi dzimaide qu'on tuiffei
tout germe de difrention je crois qu'on peut bien
ne pas imprimer cette adrefie.
Les lecteurs dui dpartement de la Cte-d'Or


Les bas- officers, Cenolnl ers, boimbr
fapeurn du regiment de Srtsbnurg artile lerie
dent qu'on laur conserve pour colonel hvi.m leme
de Puyfgur.
Sur la prepofition de M: Alexandre de I
1'Afferble renvoie cette demand au Pou oimt
cutif, et change fon prfident d' crir ~ p ex
de Strasbourg, pour lui tmoignere aue Ye! it
elle voit l'union intime qui rgne enateechifet
les foldats. ne entre' e
Le procureur de la revt gnrale du Limouti
a denonc l'Affmble national le ,ribunal doli
il eft membre et l'accute d'avoir proncc; 4o
pines de mort centre des citoyens feulementrou,
onnes de crimes., 'u
Ce difcours eft renvoy au comit des eche.
ches, et l'Afemble decide que le prvt y "rc
entendu, lors de l'examen des pieces. y
Un dput extraordinaire de la ville de Lifieul
admis la barre, declare qu'elle interrompt tout
correfpondance amicale avec la municirtde
Nmes juqu' ce qu'elle ait dfavoun it he
quement la proteftation de fes prtendus caiholi.
ques, et promet d'acqurir pour pltifieurs millions
de biens nationaux il announce q"e la contrib.
tion patiioqtiue fe monte, dans la ville de Lifieii
plus de 10,000o livres 3 que fur le bruit d'une
guerre, les citoyens taient dilpolfs former une
nouvelle ( ontrbutiton pour aider la fure.
nir et qu'ils la realiferont, fi les circonftance
l'exigent.
M. le prfident eft autorif crire la muni.
cipalit, ainfi qu' la garden national de cette
ville pour leur tmoigner combien l'Affemb.e
eft fenfible leur patriotifme.
La municipality d'Orths ent Barn, pomet
'aqurir pour 200oo000ooo liv. de biens rationirix
cel!e de Tulle, pour un million ; cell e de Ven
dine, pour deux millions ; cello d'Auxerre, pour
huir millions ; et celle de Nemours, pour un
million.
M.... faith lecture d'une irftriucrion poir l'excution
du dcret de l'Affeni, e rationale du -14mi ., furt
vynte des do'nain..s nationaux. Elle eft div;f'e en
trois tires i le preimer concern les ventes.aix .iu-
ricipalit's ; le second, la prf'rence rfecrve su mu.i-
nicip. i, s fur les biens lituiis en leur teriitoire
et le troifieme, les reventer aux patticuliers.
El!e eft a loprce ,ar l'Affemble, qui dcide qu'il,
fera imprim la fuite un ~beau des fommiiis
payer.

SiANCE DU MARDI 1"r JUIN,

Plufieurs objtts particuliers font prfents i
l'Aremble; ils font elvoys refpectivement aux
comits ;ruxqiuel il ont rapport.
Un de MM. les fecrtaires fait lecture d'une
lettre d'un ecclfiaftique dle Paris, qui, regrettant
que i'iltert personnel gire fes confreres, croit
une profeflion de foi 'ublque nceffaire; ils'efti
mera, dit-il tr.p heureux fi un ficrifice tl
Patre prove fes featimens il abandonne deux
b -fices, .rs fails qu'il puflede : Con sacrifice et
crier et volontaire. Cet 'ccijl i.j'.- s'appelle
Benot Boult-tte, pr:re, demeurant ried'Orlani,
fauxboi"g Saint-Marte!.
M. Vieillard prrente, au nom du comit des,
finances le dcret fuivnt :
L'Alkmible national, aprs avoir entendu fan
comit des rapports, confitera"t que les alfembles
adminuiltr.cves ne peuvent tre troubles dans leuis
functions par aucun acte du pouvoir judiciaire
qu'avant dc porter une dnoncia'ion dans les tri-
bunaux centre les .'fhcieis muHicipaux, cette d-
nonciation doit t;e f unife t'adiiifitration o0
au directoire du dpartement :
Dclare non avenu l'arrt rendu par le parlement
de Navarre, ie 8 mai dernier, contrr les officers
municipaux, actuelle de Sauve-terre, aiii que tout
ce qui ,'eft eniuivi.
Dclare galement non avenue la contrainte par
corps d6cerne par les offiriers muniiipallx actuels
et qu'ils divert porter leur reclamation devant
l'adminiftration ou directoire de dpartement, qii !
aprs avoir pris l'avis de l'adminiffration du lilieu
ou de fon directoire, renverra s'il y lieu,
ceux qui en devront connaltre.


4 4- --...', a:ie~IT. ia vou s reS ccres ao r Aiiemi etla M d'rat d du Barn. Je ne chierche
n 14 fuppliernt de ne dfemparer qu'aprs avoir achev M d'Arnaudat, dput arn. cer i
L'a cteur, dans ce petit outrage examine fi 1. la cronflitution. ni juflifer, ni inculper le p.ulii.- car je
fort loigir de croire q re ni dans l'ancien ni
protftation de la mi: orit contxe ia majority et !E- Les ecteurs de l'affemble primaire d lJ e de dans le novel ordre de chofe, ni d la pi'acen
ga e, fi elle eft fonde et fi, dans le car pr ler1 hI, canton de S intM i tin,dpartement de Cla- das e nouvel ordre la choe la prie ap
elle ei ptiile. 11 ne lui eft pas difficile de prouver r l on de'tM in, d partement defla Cha- r fie re arccrde, ni qu'il puiffe rre rfait des
rente inf rieure, otr li l6 la prorefltarion d' une rie r tdfefes fous 1eine de pir exeirior lur t Ae'
'uelle eft illgale : admettre r'opimon contraire, ce. d! l'Affem.b .- ,ationale das le liee u de leurs farcse te Sr pa uitn m ure
irt ri verf e l, fciacet car point de lot fs t e rlence du Peuple; ils fupplient I'Affemble le requte. Le parlemet aurat agi den
los, ,oint de foci fans re(peet de la loi. Or d' heer la conlitutior fi glo ienemen nere plu convenable dans les circan(nces, s'il
co me on n'etablit les lois qu' la majority, cher-nt c staitcntt de eoiracontrainte ar
ch r diminuier le zefpect du aux d6crits de cete dcerne par la municipalitd ctielle cotre le
;t ,.'eR inviter enfre.indre la loi, et par M. 'abb Royer fait lecture d'une adreffi de anciens officers imunlicipaux. Il regne des ,di'vifi
conrcquent deitruire le fyli,,e Ifcial. plufieurs cures et vicaires runis a Saint-Lambert entire ceux-ci et les nouveau oficiers election
en iBagey 3 ils d6c'arent qu'ils adherent de coeur eft contelte et le comit de congitutioi a ren-
Set d'ffLcio a tous Ics ddcrets de l'Affemb:,.e ; voy cette conteltation l'aflCmble du dpart
(t) Le bureau de ville eft compof de 2I per- ils renouvellent leferm nt civque.ment. Il ferait convenable d'y renvoyer aui
fonr e le maire, le comm ant-rinral le huit M. Royer de Sancerre, qui a fait al mois d'aot reddition des competes. J'adopte cependant le proet
juges du tribunal municipal, le procureur-liydic, un don patriotique de 1,ooo liv., oftie aujourd'hui de dcret prfent par le comit des rapport
ies deux adjoints et les huit lieutenans de maire. Ja moiti de fou reveru. i Ce project dft ddfit.


1












62 r


g. le Chapelier. Le comit de con~Itution m'i
dIe o':c :vous rendre compete de plufieurs ii.egalitds
qui ort o lieu dans les aflembles primaires de
Calmer. Les dcrets rendus fr 'la contribution
patriotique et tur le ferment civique n'ont pas t
exactement obfervs. On a bien affich les noms des
citoyens qui ont faith lkur contribution patriotique,
nais on n'a pas oubli la quotit des Cfmmes pour
lefquelles les citoyens ont fait leur fomrriffion. Le
ferm nt civique qui doit tre prt individuelkment
en faifaint prononcer chaque citoyen, je le jure, a
t prt coiictivemenr, Le cormilaire du roi a
pris ,pof les t sections des difpolitions propres
fvoriftr l'intrigue et la cabale ; ces affembles oni
t convoques chacune deux jours de diftance,
de ma..iere que la efconde pit connatre les op-
rtaons de la preiniere.
Le colmne penfe que les operations de ces
affemnbles doivert t C dclares nulles, et que
l'on doit ordorner qu'une convocation nouvelle
fera fai:e et indique pour le mme jour.
L'Alffmb!e dcrere l'avis du comit de conf-
titiition.
M. de Mo:tefqi.iotu fait un rapport au nom'des
e.-mnrflaires ch rg4s de furveiller la fabrication des
iffignats. 1
l pIro-oe un project de dcret, qui, aprs que!-
q5es oblf.vatins., eft adopt fans aucun chan-
gement., nr cf s termt.'. :
'. '. : l- natinrile aprs avoir entendu le
rappjort ds ciionifu.ires chargis de iurveiller la
fbSicarion do.s afliguats, a dcrt et dcrete ce
qui iiir :
D Les 400,000,000 liv, d'affignats crs par les
dcrets dds 16 et 17 avril deinter, ferot divifs
en ,0loo,ooo billets, dont 5o,ooo de I,oco liv.,
400,000 de 0oo liv., 60o.ooo de zoo liv. Les bUllets
de ,00ooo v. f.Jon' dliviids en fix fries de 2 ,000
billets, numr cs d&nuis I j :qu' 2,00ooo les
billers de o00 liv. en hlit fenies de o,coo bil'ets,
niumrors depui; i jufL ;:' a j-)ooo les billets de
0oo liv. en treize le;i: d S0,0oo billets, num-
torss depi jui;qu' ,J0oo.
2. Les billets de r,o0o liv. et de zoo liv. feroint
inip''ns f.ar paper bliic ; cx de ;oo liv., fuir
paper rofe i las bilets de 000ooo liv. front impti-
mes en lettres rouges t ceux de 300 liv. et de zoo
liv. en lettres noier.
3. Chi que affignat aura pour t:tre: Domaines
natiorinaa, ryporehIfqus pour le remlborfrimnt des alfi-
IatuS cr,"is jar les actrcLts rendus les 19 et 21 dcemb'ne
1789 et les 16 et 17 avril 1790, fmctionnr's par le
roi. Le co-ps !du billet fera i oriae fur la cai~l.
de i'ex!raord.iaire fiqn au bis par le tireur, et
ain reverse, par l'endoIfti.ur nomm par le roi.
.4> Au-cilas du biletr ordre, fi.ra l'effigie M
loi i au b.s le timbre des armes de France ,avec les
tiots, la Loi ec le lRoi.
,, r. Tl'oi. coupons d'une annie d'intre chacun,
'faont places au bas de chaque affignat, et au revers
fr'onit imprim. des lignes, portant Domaines nauo -
na>x, Cai de l'extraordinar de 'xtaordinaireniere qu'on ne
piiie fda.rer les coupons, fans couper la ligne dans
fa lo:grein. Un t:mbre fcc aux armes de France
fera piai fur ce revers.
". ~ y s'aura fur le revers plufieurs cafes ; 1.
piunere i or'e:a la figra'urc de l'endoffeur qui fer.
oini par le roi, lIs autres, les endoffemens parti-
Clier s'il y a3 lieu,
S7.1 f: a rtabli dan chaque ville, chef-lieu de
dipartcinent, ou dan; toute autre ville principal,
Un bureau de verification, fous la furveillance, foit
des aduoinifirrticns de department, foit des muni-
ipaji:s. I) fera adrefle Ses inftrucitions nceflaires
pbur 'es pritonues commifeni cette verification.
S8O. j.es vrtificaeurs front tenus, toutes les
fois qu'ils un ferout re quis, de procder fans f:ais
la vyli a.ion resaffigats qui leur front prfents,
tC, it, s .ei ;.
'-, .i. ;', .'- iit.-: font envoys par l apofte ,
S' -... t e pffs l'ordre de celui auquel ils
ftrr ,.la I..:;, ) et ds-lors ils n'auront plusde course
qlue i- lignatiure., ,
nI de Cernon, C'eft au commnmncemeintdu mois que
"itsL -cstvous vous rendre compete de ltat du trloi
Public. La section du comitil des finances, chog~ e
t de ddpene du tre(oe royal, m'a corfi l lfoin
e vous pifenter ce r.pport. Les dpanfes du mois
fe fTCot leves i 1 mniillons 607 mnile lives. lI refie
e caille 13 millions 16o mille liv., don't la p!us
grande parties eff en agent. Le mois qui commence
le ouve -barg de l'acquittement des anticipations.
t acquittement ne peut fe faire qu'avec des alli-
ga, a ou des billets de caille qui les remplacent
provifoirement. Le comit propofeen colnfquence
edccret fuivant.
"L'Affembl!e national confidrant le dlaiindif-
'enible pour ; f,tbricarion des ffilgnats ec la n:ef-
te de runir un grand nombre de prca.tion: pt.ur
''iter les contre-fiors ; confidra:qt galement que
u"r emploi eft urFent pour le fervice du moi- i le
lin, a dcrt et dcrete que la caiffe d'efconpro.
01liitrta au trfor public 20 millions do b!llets p ,r-
ilt promeffe d'afignauts lfi'quels front reipla:ds
rt des affignats littr !or; fa bliica.ioil, n,


J'obferve que ce n'eft point ici un nouveau prt
de la caiffe d'efcomp:e, mais u emploi que vous
faites des affignats fuians leur defrination. J'ajoure
que l fiction, charge de fuivre les opratious du
trifor royal, ne peut encore offrir le compete des
d4penfes depuis le mois de mai 1789 jufqu' ce
moment. Ce travail immenfe fait au trforpublic
ne lui a pas encore t remis.
M. Rewbel. Je ne m'oppofepas cequ'on accord
les zo millions demands, il faut fournir aux d-
penfes nceffaires du trfor public ; mais s'il eft aif
de connatre les dpenfes, il h'en ert pas de mme
de la recette. Nous avons demand l'etat du recou-
v e::ent des impofitions et de l'arrir des receveurs-
gnraux et particuliers. Ce dcret,n'eft point exe-
cut.
M. Ption de Villeneuve. J'appuie 'obfeivation di'
propinar:t ; l'tat des finances el encore un ifiret
imrpntrabie. On ne dit pas fi I'on a vrifi lare-
cette. . Il nous faut un bilan exact. Tous les mo's
on viendra nous demander 1o ou zo ni i'ions.
M. Frtai. Comment eft-il poffible que dans titi
royaume ou le Peuple paie 4 ou oo00,000oo o liv.
d'impiutions. .. (il s'leve des n:u'miirets p'nfie'rs
voix difent : On ne paiL p. s, ) Ur honorable mcmbie
m'atteffte qu da.s une des plus grades lrovincesde
France, d2ns la B.etag-:e, la placeatin des impofi-
tiors n'prouve pas le moiiAre retari. Je fais qu'il
en eft de mme dans les provinces voifines de Paris.
Dans d autres les cotribi b't c demnandent qu'on
f2ffe les recouvremnens. L'Aff: mbie national e devrait
tre i::firme d'une maniere exact pourquoi de
36 millions d'iinpofions qu'on devrait recevoir par
mois. on n'en re-ic que itiuf. On fe dem:a id'
pourquoi, q iandl les f-r:nicts 'ea:r,t la taille, les
proprii t re. les vingtiemes et quand les privi.-
gis font afliitjuis aux impofiions il faiitvivre for
'es capitaux de la Nation, au lieu de vivre fur le
product des contributions.
M. Regiaud. Il eft bon que la Nation connaiffele'.
mturifs qui nous dtetmin-nt fan ie ic servicee fur ie
capitaux, et non fur les rev-nurs ; i lous avonr dc
mand lesttes tats e vseur-g.r.aux des fi 'ances
Ces tats, qui pariitfaieut faci'es prfmncer, donnre-
raient de tis-grandes lumieres ; les recevturs-g
nraux pouvaient dire : "Nous avons r u tarct, i
refle tant receiver. On pouvait prfeiter ga:e-
ment des borderaux des aide-. Si ces Cats avaient
t envoys domicile ,chacun de nous pourrait en
ce moment voter de minieri ne pas compromertre
fa dlicarcele envers fas coming .ttans. Ce que M. Fr-
teai a dit eft vrai, mais il faut anli qu'on face qu-
dans pufiLeurs provinces ls ntriidais et les fubde-
!g,'ds s'tant retirs pour culfe les 18is ne foot
pas faits.
Je cite notamment la mienne, m ais o'n peut veci.
combien les impofiionsproduifaient 5 les r.ceveu;'.-
ge;urauix favetr ch'cun ce que doit pioduite eur
gdn-.ralit. Je demand danc que tois !es mois ils
prefe.itent un tat de recette avec ies i.dicatins
des parties payantes. Utn re..eveir gnral di a :
J'ai reu .dans ce mois de tel receveeir particllier
la fomine de tant. Les detai s vous fLrent reniii,
vous les comparreez la ieceite lu irfo-r rc yl,
.tr il fe fera de ce:te m:iniere un coitiole r'
tile. Nous, poiurions chliAitfcr le zele des h,i
taits ies caTmagnes, ou y appicutiir. Je demand
donc que, foit pour l'ariiar de 17S9, foit pour
le courant de 1790, i'tat des fonmrnie, re 'es des
raecveuirs particuliers foir envoy avec l'tat de
recette du tri'for royal chaque dput de mois
en mois.
M. de Toulongeon. Je prie M. le prfident de
detander ,a le-tion du comit des finances fi
elle a les pieces probanies pour la rentre des
impofitiona de nais en mois : firon if me femble
convenable de noimner des commiffaires.
M. de Cernon. Si j'avais prvu que l'Affemble
d&firr-, en cette occasion, uii compete d'u travai
de la section, je itme ferais muni des pieces n-
cLt.faires. J'ob'e.ve cependanit M. Frteau que
les receveurs ginraux n'ont rien reu des folnds
de l'anne 1790. Sur 3.i mille r es, il n'y en a
encore qu 14 mni.e de fairs. Quant la recette
,'e 1789, le terme du paiement eft arriv les
-four doivent tie rennts au trfor public. Ja
gbeile eit remplac., mais ls s uioes du em;li
cement tie font point encore rJiges; donc, il n'y
a pas de recette fur cet objet: la. ferte du t bac
prouve. ue diminution prciq'ge totale;les dtoit-,
d':.ids feo t arufi dimi..s;,, parce que la n-icc.lte a
td iravaile ; d'ai leurs les recouvremens fe f;nt
tot.jours en autclniiet : l"s imntis des barrie-es
ont donne l'en ce proditit, a caufe des ccon-
travenrtions et du dpi:ffement du cominer:o.
Vrila les cai)fes des embarras du trior p.-
blic. L.cs vilgt nilionrs demneads aujourd nui
fort rdfliinAs p.'yer les ancti'ip.tions don't v. us'
avez d.fAndu le renouvellkmnt : ce ne foIt
dorc pas des anticipations qu on propofa, riais
un ciiploi dteinli : vous avezi de mme or-
urdoiini que les rentes fcraient payes en affignatrs.
Ainfi, on Ie foiiicitc pas un fecours pour le vifor
p:b:ic mais les moynii5 d'un acquittement que
voui avez or.lonn(. Quant a la demand de
M., Regnaud, l'envoi do.mici:e ferait dj fait,


fi nous y avions t autortis p~r u-I dc:'. A
exception de l'tat de l'arrir des rncvi's far-
ticuliers, tous les autres tats font entire ;es mtai s
du comit. Il vrifiera !'iat gnral fur !es tats
particuliers, et l'Afferb'e trouvera dans ce tra-
vail, quui Ii fera inceffamnean prfent, de quoi
fatisfaire fa jufte impatience.
M. Frreau. M. Regnaud fe trompe fur l'tat de
fa province. J'ai dans les mains des extraits de
les, faits depuis un mois pour les paroii~es voi-
fines de Saintes. Je demand, avec M. Regnaud,
que les tats des recevaurs particuliers nons foient
e voys, et que les membres de l'Affemble
veuil:ent par leurs relations, s'affurer de leur
exactitude.
L.e dcret prop" pnr M. Cernon, au nom
de la section du comit des finances, eft adopt.
M. Regnaud rdige celui qu'il a pcopof il eft
dcrta en ces terms:
L'Affemble nationr'.e dcrete, que chique mais
Is receveurs-gnraux des fiuaanceb et les rece-
.eurs des impcficioas de la vil'e de Paris, four-
:iront les t. us de recet-tr, tant des foimmes ar-
rires des : tls de 1789 Qt aPnes antrieures ,
en inog.an.t le mont-int de l'arrir retiant a ren.
crer, que des recettes compete des rbles de
179a ; ils dAfigncront les fommes reqes de cheque
:ee: vt.ur particiilier, et indiqueront celles qui front
Folr.lies en argect ou ei afignars, pronefles d'af-
fignats ou lettres de charge. Ces tats feront
impims et diftriiis chique mais aux membres
de 'Affemble avec les tats gnraux des recettes
du trfor public pendant le mme mois.
M. le cur Gouttce prfente un project de dcret ]
qui eftadopt ainfi qu'il fuit:
Les receveurs particuliers des provinces front
tenus d'envoyer cheque mois l'Affemble nation,
nale les doubles des bordereaux des fom ees en
a. hent comptant et en paper, qu'ils front paffee
alix recoveurs ginraux, avec la note de ce qui
reflera d.
On paffe l'ordre du jour, qui confine dans
la difcuflion des articles du titre 1" du project de
dcret propof par le comit des offices ecclfiaf-
tiques. Les fix premiers articles font relatifs A
l'pifaopat.
M. l'vque de Clermont. Vous avez ferm la dif-
cuflion;je ne me permettrai pas de la recom-
mencer: mais je crois devoir a mon miniftere et
mon caracrere d'adhrer la demand d'un
concile national, pQur prononcer fur tour ce qui
concern la discipline ecclfialtiq :e, faufl'acceffion
et la protection de la puiffance civi'e. Autant j'ai
de refpact pour les dcrets rendus par cette Affem-
ble, fuir tout ce qui eft temporal, autant je me
dois de dclarer que je ne puis reconnatre la
competence de l'Affemble pour ce qui concern
le fpirituel.
Quelquei ecclfiafliques de la parties droite de
i'Affimbie fe levent pour adhrer cette dcla-
ratton.
M. l'archevin'e d'Arles. Je fupplie l'Afemble da
ftatue: fur la demanded d'un renvoi un concile
national. Co;te direande eft appuyei l'Aflemble
peut dcider par oui ou par non.
ML, l'vique de Lydda. Vos intentions n'ont jamais
t et n'ot jamais pu tre de mconnatre la ligne
de demarcation qui fpare le fpirituel et le tem-
porel. Vous n'entendez pas fonftraire aux lois de
l'Eg'ife et aux Gfciemens les fidelles fournis votre
juridiotion temporel e.
Vous ne voulEz pis furemenrt taWlir des lois
contraire au conmile rcumnique et la jurisdiction
purement {pirituelic. Il s enfuit que les lcrers du
concile de Trer te fur la validice des facremens,
Count obligatoire en France quoique ces conciles
nl foient poi.it admis l'gird de la discipline. Le
conclie de Trente, section 14, fur la pnitence,
a d,.cla'e nuille le.s aafolutions donnes par des
perfoiinns qui n'avaient point une jurisdiction fpe-
ciale. Suivant cette dfiiition de l'glife uiiivr-
fe le, atffmb'e ai concile de Trente, les pouvoirs
de rtile.ttre les pchs ne fuffifent pas, il faut en-
core une jriidii:ion particuliere fur les perfones
ablboutre. Voyons maiutcnant comment al'ier ces
principes avcc ia div.finn du royaume en 83 dio-
cefas ; par ex, coile; Lille eft dans la id'peandance
du diocefe: de ''ourrai i en oprant ce dinembi-c-
m 'n, vous aurez fait une clhoe utile, avantage.l'e
pour le fpi iiiuml et pour le t.emporel; mais l'intet
fpirituel dpend du pouv.ir des evques et des
pr'tes par eux d!guds. D'aprs le concile de,
Tre.tne, il n'y a que l'vque le Tournai et le
prtre d gui par iui, qui puiffe abfourve dans
l'tendiie da fon dioce.fe. Or, je demand, d'aps
ce principle, q'ui aur. le droit de depo'ilt.lr M. l'ev-
q.e de Tournii de ce pouvoir ? Il s agirait drnc,
aprs cette operation, de donnret de ,pouvoirs
nouveaux aux v8ques. (Croyez vous ;re comp-
rens pour cet objet ? Ui nouvctl vdiqe pourra-t-il
exifier aux rifques de river des effects des flacre-
mens, des fidlees q.i digcndaiec fC;iri"cl'e,-nent
d'un autre diocfe ? Permetiezx qie nivemetic et
fiantiic mia confciecu, je vous d~fe que vous no












62Z


po've 7 tien fur tovit ce qui n'eft que fp:ritue!. (l
S' i'ercher un nimyen conciiateui i vous vous
cx'; 1a donner des a axits aux confi.iences.
.! il 6vijent queles ii'l- ii'-,n.: q-e vus pro-
Flo! font ages je defire bien finrement que
v:>::s prer.iez un pari qui alPie vos vritables poi-
voirs avec ce que vous devez a 1h juriJiction fpi-
it ;e le. Vous auriez regret de donner des a'armes
f-i ce cf;g: prujet, que j'adopte de touted mor ame 5
vctre 'agtile n'inlpire la confiarce que vous ne re-
jet'i:cz pas un pzri de cette nature qui voi,' t-
r.it prt'iofI M.M. 'arch-evque tr'Ares a d. man ri
la convocation d'un conci.e national. Je relI ec e-
rai oujou:os ;e lu niieieS des pr ats qui ont 1arl
je eras qu'il frait defirer que l'on fit ur.e re-
foim encore p:us tendue dans la discipline eccld-
fi u? mais, je le dirai lan; c'aindre de d
p:ir dans l't;t actual des Lh ;fes, vous avez
ble: des ra-Tfos de redouter ure tareille convo-
cation, rmaigre !a b.-n;;e volo.unt d1s p:e!ats qi i
ont pal avant moi. Je- prite:ais fi nplement que
vous dterminiez les articles que vous croirez ne-
cefla[res, que vous les combiniez avec la profpzi
des fi3eles, que vous arrtiez Je tableau des v-
ches que vous voulez conferver y muis ne pourriez-
vous pas dire que, quaint aux objets qui ne font pas
ce vore c tom, ence, n-ais de la juiidition f-.i-
tiud!e, le roi tera flipplia de prendre cet gard
les voies ianc:,qui.. Je conc;us donc i ce qO:e
l.l-:.obLa i a uiie des artic:es, ire qu' 1 i-
ga.rd e .'ec'iti i in ear ices qui renferim-Kt q ie!-
cue coni.exit a a'eC .es bjet.S I u.;,ment ipi:ituels,
le roi prendra .us voits canonrq.:es.
M, Camus. Les moyens que le propinant a pr-
fe.nes font trs refperctail s s, ils exigent une difcuf-
fiori frieule. Je crois qu'ii ne s';:gIt, pour fire
celler toutes le] dilic'it,.s que enterr dans q::el-
ques clairciffenmiens. I! fi da;i 'es principles de !-
r ligion catho.ique que le n i,.ite ord -nl ar
l'e'que, re,)it le pouvoir d'Lx-rc,.r fes f.,ctirns
par tuti;t le m.; de. La formule d1' pontifil:: roim. ii
le dit aifiL L'edqs e dit au p .t.e dans i ordina-
tioc. : PRecevez le Sain---P:.,t ceux qui vous
remettrer les pcli., ils leur ferlot ri'mi-s. Le
pn'iitnifee ne (eu; ire aue chof eque ce qie Jei-
Chrift dit :e apote- e: L-u :ts i" mtri.un 1:zrtism.,
L'evqu:e empLoe ces pripres paroles.
Je conviens que pour le b'n oriie, l' teniiue
terrirtriale de l'exercice du pou.oir e@'cldi.tique
doit tie dterinee. Mais il eti reconnu q'e dans
les cas de nc:fli , le prtre p:i;t exercer fes pou-
voirs hors de i'etendue juridtitiannele. Il refle
voir c. min-imnt l'que o a le r re acquierrie t le
dr-oi d exercer ie pouYcir c;f:.~ie par l'crination,
fur te lu care des rideeie.. Il y a dIux moyens ; la
pc flY:i'n lu titre er la dLg ntion f,;cia e. Ar mo-
nmer .. i, cur c` i pou'vu de fa cure, ili 2 cute
jur.di' ioi fI.r Yi'ironu de la pprcifle. La delga-ion
fpcia e a' lieu quand il n y a pas do tiir:: "'evqua
d..nne par example au.vicair ue u rie juiiict-n er-
fonre le. Vetons la queffion propafe, ec f iv.,- s
l-empe cit, ou p!uoct raifonnons iani 1 hyno-
thefe de deux paroiffe,, treles qui- Vroflai et Ch -
vtile. Si les bo.nos de ces paroii' s tie;nt chan-
gees, les titras ne f. raient p. rl hangs pour cel :
le c:r aura to;-ijoirs la j:!:idictionu fir la paro;i5e ,
q el .e l fit foi; etend,;e. Voici lh qluePion dn
)e- trme n'!es lus fin;imp:s. Dpend-il dela pu;Tance
civi e ds fi er ni't ,e des I iocfes et des p -
roaies ? S :a pu:fLr.ce civil l3 petut, il e(t eviden
que .e cur aura une juridiction fi!r tout ce q'i for-
mera fa paroifll. Or, je fouiie,:s que la puifancre
civiie le peut. L'cg Ife n'a pas de terrioire i elle n'a
rien de t'emporel.
L'glife eft dans l'Etat, l'Etit n'eft pas da s
l'egli e. Des mi:ifi.frs d.- l'p;ife fe pref-nter,t
dans un Empire3 it di'et : notus rvonMs avitir
des v.hs dans i s les bourgs. La puitiaice ri jie ieur dit : voi,
des vi is placez-y dis evyqu s; vosl des boi:rg ,
placez-y des cures. Quic .- ...:. -..u; ? iN'i
'nirmes une Cov.yen'ion nati.i;:le I nous avons
afTrmient le ;ouiioir de ch hetr la redig;on
mnais nous rie e f ions pas nlhs ne piiiuio-s
l'ub.ndo::ner fin; cri ie. Li Conveniior, ratio-
n.de dis : noise vou!ons c.-n ver la icig'on ca-
t .olique, nots vou'anis dL5 e.s e e..es, nuc s Vou ons
de- cures ma;i ::aous n'n v o:s qut quatre-vin:;t-
t:ois vi!'es c'pifcip li.s, n;w no' : ni;c :onvuns
do:::ier qu'un tcrrtcrire ,;':r mrin de re,.e et tells
tniie'er. Mais fi ,:' !.!ius e'v] .es fiun t.: b ;s cans
fe lerritoire, on ne nomuiira q'uri,: iegs c ii
doiv~eii re coi:frvir : v *i. les p-in:.p'. (O.
plut rapporter des exet:pl: Il y a t( binifi.:-s
u pleine coIl.tion liliele les f:i-eTlers orf-.
':i.nt feu i ces tiie', fa' s la ptr;icin:.tion des v-
q:es c'eit un fait no o::e. On ni. ppofTra que
r cs ti-es ne icnt pr draS, 's l' t'r li' l e j.i ri.i ltion
f uiiuel.c. Je rE.porids que dans ces chipitrrcs il y
;i un chf qui a la jlUdiction fiir fcis confr'eter.
I y a min-e des c.irem de pleisc co'a:.iin lai a'e.
J. convi.is q,'o,; .i. ie l inflitutiun aiitorifab'c i
ni.;s ceitte itn!itiion cLt no.ive-'r], ceI a ct -c-
r,. .r;e" au c;crge par l'dit de Loi.id XIV, relatif
a h rga e. C:.r exemple confi mle principle. Le
lu. ni' x,.rcc a -cune paitie de la puiuarnce fpiri-
r,- le, i d..t, r;ii::e le territoire : il n'v a rien de
f, iitiul oiii la qucltion de Lavoir fi l'Yvique txer-


cera fa jurisdiction fur dix-neuf ou vingt paroiffes.
Airfi, il n'y a nul doute en principle que vous ne
puil.ez dterisainer le territoire, et q le l'vque
s'ait its pouvoirs iceffaires pour teoie ou telle
tencue.
Q:;antaux autor't6s tires du concile de Trente ,
fi c- que j'ai dit eft vrai, lPvque aura l'obligation
et le devoir de dlguer d'approuver les pretres
qui :i'rort ncde ires. Il eft bon que vous fachiez
que cet-e approbation, aprs l'ordination, eft une
tih'-''ti:in no'ive!e qui date lfeulement du concile
JI. Trene. Il parari';ic fingulier qu'aprs avoir jutgE
un ecclfiafliqie digae de l'ordination, on luiii dit:
Vous ne remettrez les p6:his qu'aprs une appro-
b tion noivelle.
Le conci!e a d;t que les prtres n'auraient le pou-
voir d'abfoudre que quacad is feraient jugis idoi-
ns : c'eft une di pofionr de discipline et le con-
cie de Trente n'eit pas reu en France pour la
.iiniplinii c'elt pou: cela que les vques follici-
cerent, en r69f un d t pour tre aucoies l'ap-
probation limited. Cet dit iul a donn ce droit,
qui a t la fcurce d'une mii'ti:ude de vexations
et de ferupules dans l'Egiife ili a introduit un pou-
voir arbitraire et delpotr'q:e, exerc pour le mal-
heur des Peup!es les fideles taient privs d'un
Fitre vartuiux quanr il avit dplu un vq'-e
,On un gra:d-vicaire. Vo' ce que c'eit qpe l'ap-
probtion limite. L'dit lui-mme en a except ies
cures.
A:: fi vous voyez qu'ici rien n'attaque la ji:ri-
dict:on fpirituelle puifu'il ne s'agitque de ia deli-
mintaton que d'un objet temporel. Je coniLs
donc ce que i'articl, L oit mis aux voix mis j' en
chlng.rais la fin, et je dirais implement qu'on ne
%ommesa pas aux aunres v-hs. Je joindrais cet
aitile, l'article VI -.ui eft ainfi conu t I etaia
annex au prf.nt dcret un tat des vchs ou
archevhes qui f-ront etints ou conferves., en-
Stmbie dns .vchs q'ui front attaches .chquee
mtropole. -
M. le prfjiden't. On demand droite que je rap-
pelie l'AHtmb:e :q.'ii s'agrt -fav, ir fi la prirtri
fera accorde la motion de M. larch-',squie d'Aix,
renouvele pair 'l. l'esqique de Ceitmoant.
M. Pricar. Je dem-nde q t la difluilion foit
ferne ftr la qulftion qui'on agite en ce moment.
M. Damoucel,. Ce qu'a dit M. l'vque de Lydda.
et la doctrine du concile ae Trerme, et ne con-
cerne en rien la difcipiie ecclfiHitique. Tout ce
qui tient e'i-e'ce et la validit des facre-
mens tient la foi et non la discipline. Quand
'es asp.res ont ir-iini 'es vques d'l.phere et au-
rres, iis :e leur ont pas dioniie des pouvoirs-qui
s'-:.:n l..i fi tou:e la Terie an-:r;r,e t ils au-
raient ieabi l'anar-chie F-ifLop.!e. Le goiveine-
ment de AJ-fs-Chrift eft C:,ge et modcir; de votre
tCyfrnt. riflterait le dfordre, i n'eft donc pas
co:foime au goiiviei.ment de Jef-.s-Chr it.
Un vquei eft cona'cr pour toei1; la terre un
prtre elt ordorn pour tout le royaumL mais
l'ordination et la conlcrration ne donneht aucune
juridi rtion ...... Le roi n'a janiair pu 'iger o'i
ifpprimer des ev,ih ls fins le concours de la puif
face ecc!,fi..fliqe. Le roi aa a police exttiaure
la policee intrieure t'ppartier.t aux uii Ciff.urs de,
a:'o:res. Je dem.nde qi.e le plan propolf ne foir
.:dopr qu'en obf rv:'nt les formes canoniques n-
ceai;aies et convenable..
M. le cur Gouttes. Je ne veux citer qu'un paffige
d'un pro( -verbal d'une, affemblie du cl'rg.; je
a'y ajoute:;ai a;cu .e r-fl x'ol En i66 l'evquie
!ie Digne dir-it : on f.;t que dans les cas de n-
ceflir les evdque s fort difpenfs de s'attacher
a'x Fotmi<. ta chalict doir trea la premiere loi;
ai i f ulebe p.acourair pli:fie,.rs provinces er o;-
.:onnait les miiitires dans celles qui en avaient
Ix foin.
M. le cur de Poicil. Je vais fair une proposition
qui puit cover ir a:ux deux prtis; elle confifte
decrder d'abord, et en ces terms, ie dernier ar-
t'c'e di! pr.cjet do or'ret. 1 [,e roi fera fulppl' de
rnii.lre totes e! msiefti'ei qui front jug-es n-
cell'ares ec qui p~r,"zc.t conformne aux fiinrs cainons et
.ixx lidcries a'e I'gife Gllicauice, putir affiirer la pleine
et enter, execution du prent dcret ,.
M. de Bo&fl:indry. La dif,-ifiion tait hier ferme,
on ia r'commer ce aujourd h.1i ; on s'cart ainfi des
difpofitionss de l'Affemnble pour lui fire perdre un
ct:in cornfi irab:e.
M. l'abat. .. Je.demande parler fur la maniere
dL p,,fr la queflion.
M2. de Boiflandry. La question eft bien simple,
oi ( h-rche en ce moment fire divaguer lAf-
iamb;e.
L'Affemble decide une grande majority,
qu3 M. l'abb. . ne fer2 pas entendu.
On demanded paffer l'ordre du jour, c'eft--
dire revanir la difculfion des articles du plan
prapof par le comic.
L'Affernble dcide une grande mnjoritr, de
pafier i 'ordre du jour.


Oti fait
fia;fiquefs ;


lactmre de article I" des c, ,
il eit aifti conu :


Art. I". Il y aura, en chique dpartement, i
fiege.pifcopal ou archipifoopal, et il ne '1our
pas y en avoir davantage. En confqiuence de der
ou plufieurs fieges tablis, dans un dpartimnnt
il a'e. fera conferv6 qu'un feul ; les autres front
transfrs dans les dpartemens o il n'en exifat
pas actneellement, ou front teints et fupprimi
M. Frteau. Cet article doit tre prcdd d'un
autre article effentiei il donne lieu une obfer
ovation important il renferme le mot arclue sr-.
les autres articles parent des mtropolitains, Nou
reconnailfons tous 'pifcopat, le facerdoce; nous
reconnaiifons tous un centre d'unit mais l'ao.
riti du mtropolitain me parat uifli contraire
la purt de l'ancionne discipline eeclfiafique
qu'i la conflitution que vous venez d'tb;ir. Sur
les trente-deux provinces qui exiftaieint autrefois
il n'y avait que idouze arche-.hs : la Brertage
la Bourgogne taient obliges d'aller chercher ,cr-
loin un jige'nent fouiveraij. On ne petit cinfer
ver l'au.orit mtropolitaine dans la perfonne du
mtropo'itin. L'article que ie propose el aiifi
conu : Les tires d'archevtque et d{e uiiff again
sinft que la juridiction des mtropo it2ins, fot
fuppr;ms pour l'avenir.
M. Ma-tin:eau. Je fuis toni de la co:.finceavec
lalue 'ie on vous re.irefeat I auriirrtiit mtropoli.
t:'ne con se un abtu;i fi c'eft'un ab:s, ilrtmonte
tr; loin. I! fit ordonn dans le concile de Nice
de ma'terir les mtropolitains dans leurs func-
tions : il n'y a pas un aueur q'ii ne noirs les
r-prefente comme une inttittion apoftolique. Le
travail du cornit a pour objet la police ecclfiaf.
tilue p.e!mcnn extrieu.e, et de ramener i'glife
!'-puret primitive. Je voudrais bien que les
opiqans effTent qulque coi.fiarice en nous. Quand
on prterd que nous nous tommes tromps, on
devrait examiner les monument hifforiques. Tous
prouvent que non-feulement il exiltait desmtro-
poli2i'is, mais encore des primaries st des pa-
criarclthts. Je vais plus loin; quand les lecteurs
nomment un vque ils ne font qu'une vri-
tabe prfentation : la juridic:on m'tropolitaine
fera donc nceiLire pour confirmer le choix du
People.
SM. d'Efprimenil. Ce n'eft pls-l 1a quefiior. Le
prnmie- article uppofe que la pirffance temporelle
a le droic d'riger ou de fupprimer des vhs.
M. l'archevque d'Arles a rappel la motion de
M. l'arche ,ue d'A;x : el e doit tre dlibre.
Je demanoderai enfu t,' la libert de fire un amer.
dement l'article de difcuter la question qu'il
cojtient, et de reliever les i exactitudes des ci-
ttii)ns de M. le cur Gouttes.
M. Fr/,'ean. Je n'ai pas voulu dire que l'acto-
i-i' mtropolitaie ne e ft pas ancienne, ma!isqu'elle
tait purement politique. Si vous voulez un appel,
faire- e porter un fynode compof des quatre
ou cinq ,eques voifins et des dputs des 'pr
tres. Si cependant on paffe fur le champ la dif-
cufiion rie i'article, je dem'nde que vous en re-
tranchiez le met archrsvue. Tout tombe dans
l'anarchie, fi vous mettez dans la main d'ut h'imma
fuil l'autorit qui n'appartient qu' une runion
d'hommes. e *
M. d'Efprimeiil. Je demand l'ajournement a
remain de la question leve par M. Frteau, Si
on n'ajourns pas, il faut au moins difcuter.
M. Rederer. Je demand que le premier artide
du plan du comit foit dcrt fans dfemparer,
et qu'on ajourne l'amendement de M. Frteau.
M. Chapelier. On fatr dans cette parties de la fall
une proposition toute contraire. Nous denuindons
que lamenmen tfoit dcid fans dfemparer, et
qu'oin remette demain la dIcfion trs-importantO
du nombre des vques. .
M. d'Efprimntil.' Iautotrit mntropolitaine et un
degr de juridiction ecclfiatique ; peut-on, la
fin d'une lance, dcider uae queflt;on de certe
importance ? J'interpelle la banne-foi de 'Al-
femblie.
M. le comrte de Firieu. La queflion propof-O pa'
M. Fr';treau fit i une grande question M Rbefpierre
fuil ew a dit i n mino. Seriez-'ous d'accord avec vos
rgl'imens en fuivant une' telle marchedl ? ous
acrtrifariiaz ceux qui voudraient dire que vos
ariets ne fcnt pas nr':'ement rflBchLi ? Je voU
coinjre, pour votre proore intvt, d'ajounercette
queion. ... . Vous ne le voulez pas ? Je reiets
fur votre tte tous les niaux qui peuven en
arriver.
L'Affemble cnonfiulte, dcre;e qu'il ne fera pas
dlib6 lains dfemparer.
La fance fR leve trois heures et demie.

A VIS DI VERS
Le tirage de a loterie roya'le de France s'et hit
hiar, Les nimeros forces font-: 66,
37. Le prochain tinage fe fera le i6'