Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

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GAZETTE NATIONAL, o LE MONITEUR UNIVERSAL.


1, U N D I


31 M AI 1 17r


P O L i T I Q U E. Fuin cxcept&ts, quoique liudes .au milieu de la
SQ U E Prufft:, t qu- les circonitaces exigerent de con-
cl'ire, en i775 la con mention du conmmlerce entire la
SU 1R U 1 JE. IEPruffe et la Pologne, par laquelle toutes les marchan-
difes que la. Nation Polon ife tranfporce vers Dant-.
}De Conflantinople, le 8 avril. zick, ou 'cn export, ont t charges de mmes
droits de douze pour cent, qui ont deja exill du
i. HASSAN-EFEND, kihaya-bey au camp, a t teins de la domination polonaile. S'il s'eR glitf des
ddfllii de fa place et envoy a Kili fur le Danube, abus d.ns la'perception de ces droits par la conduit
pour faire rparer cette fortereffe. Il a eu pour fitc. des douaniers, ce que les Cujecs prufiens n'proiuvent
cdlflr' Tchlielkbi-Mnflapha-l'ffiendi, qui tair nubim- pas moins en Pologne moi, aufmi bien que le roi
out-na.iri ou intendant des munitions de guerr. mon prdccff::ur, nous avons tch de les redreffer
Le gliind-viir Dgzairfu-Gazi-I-I affan-Pacha laiffe, au pollibl)ei, dans le cas do s plaintes portes. J'ai fait
par fa mort, une ficceffion immi-nnle, qui, rohivant fur-tout require l'eRimation des productions polo-
fulge de cet empire appartient toute enritre au naifes leur veritable valeur dans la douane de For-
trfor public et a celui du prince. do,, et i'ai fait diminuer juqu' trois pour cent le
e eu ipril a t donn Routihoukl droit de tranfit pour toutes les iarchandifeii s que la
Le cedanl imperial a tu donn oe acuellet euu- Naion PolonaiLe fait venir de V traiger par terre et
Seid- aliin Pacha qui te trouve actuellement e : travers de mes Etats. J'ai fait de plus ce qu'auciiii
griifoln Widdiii. C'efl un des plus anciens pachas fruverain n'a encore fait, et que la Nation Polonaife
a.trois queues 'puilqucil cil de la creation dle iuiran nra pas mme pu exiger; c'eft que j'ai aboli les droits
Mu apha pere de l'empereur rgnant. Kutchuk- de douane et de page fur la plus grande p:rtie des
-lufei- Aga t cloadir-aga ou premir valet-de- productions et marchandies que les Lithuanieins por-
chlbre du grand -fcignleurt, doit partir iceffamment rent dans la Pruffe occidental, et mes po'ts de
pour aller lui porter le (ceai. Konigsberg et de Memel, en tant les bureau Ide
La premiere division de l'efcadre defline pour la douane qui ont fubfile depuis des fiecles aux'fron-
mer Noire cff en rade depuis quelques jours, et tires de la Pruffe et lie la Lithuanie.
doit partir aux premiers beaux teams. Elle a ordre de Je crois donc avoir fait tout, et plus qu'on ne
fe rendre Varna et Bourgara, lifr la cte d'Eu- faurait exiger de mui, pour faciliter le commerce de
rope. Les armenmens algriens qui font parties de cette la Nation Polonaife par mes Etats ; il peut fe f;tire
division, doivent d'abord aller embarquer des troupes fans aucun droit vers nmes villes de Kornigsbzrg et de
SSirnope, ct les tranfporter Arnapa, o0 il parait Memel, et raifon de deux pour cent par mes villes
qrl'on veut raffembler des forces confidrables. marirtiiis d'Elbing et de Stettin. Si le commerce que
les Polonais veulent fair Dantzick eft charge d'un
P O L O G N E, impt de douze pour cent, c'eft la fuite narurelle et
:v-..-Ii ,n -e de l'exiftence des anciennes douanes polo-
Dl Varfavie le y mai. naiies, de la convention de 1775 et de la situation
de la ville de Danrzick. On ne faurait exiger de moi,
Le roi de Pruffe vient de fire la rponfe fuivante avec quLit, que j'accorde le mme tarif et les mimes
i la -l:tre du roi de Pologne, du 17 mars dernier. advantages qu' mes propres villes, une ville qui efl
Afin de bien failir l'erprit et les expreflions de cette coute environne de mes Etats, fans y appartenir, et
rponlae, il faut fe rappeller uiie la Pologne, livre qui leur faith tant de mal par les contrebandes de Tes
axi habiles infi nations de la rifle et fe prtant habitans, et par les chicanes de fes magiftrats. Je fens
fes vives follicirations (1), conclut, le ij mars der- bien que la Nation Polonaire en fouffre d'une maniere
iiier, le trait d'alliance defeuiive, fans attendre que indirect ; mais c'eft fa propre faute, et non celle des
ks difficults relatives au commerce euiienL et (ouverailns de la Pruffe et elle doit fe souvenir qu'elle
leves. Nous n'avons pas la lettre que le roi de n'a pis '-t moins mltraite par le monopole du com-
Pologne crivit cette occasion au roi de Pruffe i merce de la Viflule, que la ville de Dantzick avait
mais ori prfuime, par la rponlf de ce dernier, que ufurp du teins de la domination polonaife, au pr-
le roi de Pologne fit entire au roi de Prulfe que la judice des autres villes pruffiennes. Ce vice ne peut
cour de Berlin contrevenaic:, depuis 17 ans, a l'ar- pas manquer de refer inhrent au commerce que les
ticle clair et exprs du trait d'e 1773, qui permet Polonais veulent fire par la Vittule et Dantzick,
aix Polonais le libre dbit de leurs dentes en Silfie; aufli long-tems que les villes de Dantzick et de Thorn
contravention rceimment tendue, mme d'autres refleronrt lfpares de mon territoire, duquel elles font
provinces de la domination pruiuenne. Le roi de abfolumrent environnes, fur-tout la premiere.
rule, dans 'a rponi lu le le point principal. 1I C'eR pour lever ce grand inconvenient, d'ailleurs
neparle que du dro;t de trois i1out cent, que patient incorrigible, que j'ai fait propofer V. M. et l'il-
les dncires de Pologne qu: pal'eiit Iur fon territoire i; luiitre dice, de fire avec moi une nouvelle tranfac-
et ce qui eft trs remarqiiable il en parole co:iine tion, par la iuelle je diminuerais les droits de page
d'unoi fIavur randis qu'on tf itrs-bien qiue uni pour 'trablis fr la Viftule raifon de douze pour cent,
centi de tranl fit ginra'e wnt regard coimm une u i ai aux fi mdiocre, que la Nation Poloiiaile pourrait
inipotifion trs-forte. Il pai'l common d'une chole cii tre euitieriement contenre, et j'ai demiand qu'en
trs-naitur.lel de ces p'-.tedues convenances po!i- comnpenlation de la grande perte que j'en fouffrirais
tiiqlues d territoire, fi pci coiforim s aux principles dans mes douIan"s, on me cede la fouveriiinet des
dejuftice qui exifienitentre les naii )ns, come entire villes de Dintzick et de Thorn, qui, par leur fitua-
les individus. 11 v ut pt-riuader la Pologne que la tion .ni Il-, i appartiennent au territoire de la Pruffe
celfiou de Danttzick et de Thorn, laquelle la Po- occidental, et qui, lors de la ceffion de ce pays,
loigne s'tait prcdemment rifufe, ferait avanza- n'en ont t exceptes que par des raifons particu-
ge.ufe cette rpublique et prujudiciable la Pruiile lieres et p:u valables. J'ai cru pouvoir fire ces pro-
oui l'avait propolfe. Enfin, pour fire croire aux portions, fans pouvoir trre taxes de vues iiqjuites
olonais qu'ils ont tort de fe plaindre,i i n'hfite pas d'agrandiffeiment et d'anibition > pairc ue les deux
fde ontenir, centre le:; fits ls plus certain, que villes de Dantzick et de Thorn font fiuies au milieu
l'inmpt de douze pour cent fur lequel il femble ton- de mes Etats,que leur fouverainut ne conviont qu 'au
der le gfvflme de vexations le plus onreux, exiftait poffelfeur de la Prtffe occidentale et l'allie de la
di terms de la domination polonaiie, fuir es marchan- Pologne auquel elles donnent un accroilement
diles que cette Nation important Dantzick, ou de force galement nceflaire la Pruffe et la
qi'elle exportait. Il et probable qu'une telle maniere Pologne parce qu'elles, ne rapportant abfolumn( et
de raironner ne fatisfera ni le roi, ni la diete de Po- rien la Rpublique de Pologne, et rendent plutt
logne, et nous croyons recevoir bientt, fur ce fujet, le commerce de la Nation Polonaife difficile et one-
des niouvellestres-propres jiiuifi r notre opinion. reux pour les droits conventionnels, et parce qu' n
dininuant ces droits, j'aurais perdu un revenue annuel,
Lettre du roi de Pruffe. mais certain, de deux cent mille cus, que la Nation
Monfieur mon free, M. le prince Jablonowski Po'onaife aurait gagne fins faute dans ton commerce,
m'a remis la lettre que votre mnaetit 1- m'a bien voulu par la diminution de la douane de Fordon, fans que
erire en date du 17 rmars et par laquelle elle jepuiffe ime promettre aucun quiivalent proportionne
'relaine ma droiture perfonnelle pour fair cefer le s pr la poIfeifion des villes de Dantzick et de Thorin.
gitfs de commerce que la Nation Polonaife croit Si V. M. y avait per'dui que!lques revenues catuels, je
"avoir contre la Pruffe, Je fuis flatt de la confiance n'aurais pas manqu de les lui bonitier. Je ne devais
dont V. M. m'honore, et je n'omettrai rien de mon aonc pas m'attendre que ma fundite propoficion ferait
cite pour la juitilier ; mais je prie V. M. et fa reque par la diete d'une manitre fi contraire a es
Nation d'obferver auffi la mme juilice et i'impat vues innocentes et honntes, et aux vritables int-
ialite qu'elle me demand envers moi et mon E ar, rts des deux Etats. Je devais encore imoiis prvoir
"t q'oun pefe, dans .une balance exact, les vri- qu un monarque aufl4 patriot et auffi clair que
'.bles ciiconitaiice; d kl'objet imnportalnt don't il s'agit. V. M, s'y oppoferait d'une maniere auffi forte qu'elle
il V. M. v.'' fe rappller tout ce qui s'cft paf, l'a aint. J'avoue que je me fuis attend tout autre
epts la ,,, de la Pruffe occcidentale, elle e. accueil de la part de la diete; mais ds que j'ai appris
1on"ra pas miconnatre que les charges e let s incon que cette propofiion, qui e role en effect que fur
lesns. auxquels le conmmerrce de la Nation Polo- un troc tres-avantageux pour la Pologne, n etait pas
ai. fur la Viflile et vers la mer Baltique fe tiouve agrable V. M. et la diete, j'ai ordonn mon
} t- xpre c.xof, pre nnent uniquement leur origine inre le rmarquis de Luchfinii d faire abftrac-
' tic rouirce dIe ce que lois de la ci.flon de .i t ion ,et tle fe border' a la conclufion d un fiiile
r"ffe occidental, les villes de Dantzick et Thornl tri dalliance.
__,,___, Je fuis redevable a V. M. d'avoir recommandia
f1i Nation, la conclufioni de cette alliance. J'y mets un
(i) Voyet le n0. d'hier. trs-grand prix, et je tiens a l'honneur d'tre le priin-


cipal allit d'une N.ition auli noble et auli bravf'. JL
ne doute pas qu'elle iiaura galement apprecier mon
alliance, et qtu',le reconnatra ce que j'ai fait, er ce
que j'aurai encore fire pour la rendre utile et con-
venable aux deux parties. Comme V. M. me demanded
encore des diiuflions et des arrangemens ulIeimrs
lur le comml'rce, je ne manquerai pas de mi'y prter
avec tone la bonne volonte Ic toutIn la faclict et
quit qu'on peut exiger de moi. lMais j'efpere qu'on
y apportrra aulfi de laPologne les mmes crlpoliuous,
et qu'on n'exigera pas de ima part des conic, lions qui
ne font pas praticables, lflon la nature des choi-es, ni
pour la i:'stion Polonaili; mme, Je ne nie ietr iif.i
pas a une dircullion da trait de commerce fuiblifant,
ou la conclusion d'un nouveau pouvant prvoir
avec certitude qu'on reconnatra bientt que la pro-
pofition que j'ai Faite pour la compensation d'une
diminution confilerable de mes douanes;, elr et fra
toujours le feul in:yen juile et praticable pour ren re
le commerce de la Nation Polonaile aufl floriflant
que p' lble, .-- un des premiers de l'Europe ; et que
je n'a p s "ropok une celtion, mais un troc, dout
rinc al .v n;iage eft du ct de la Pologne qut
ie ferai q i; diminuer mes revenues actuels, et qui
ne m 1f aic convene ibb quii p[our former l'entre de
m',n Etat, pour le fortifier in:iieurenient et pour
de-e:iir un allie d'autant plus utile pour la Pologneui
SJ'ai cuii devoir ejnrer dans ce detiil, et expofetc
V. M. des coiifi.lerarions auxquelles on parai n'avoir
pas donn Vairovie toute attention qu'elles m-
riten.i.Je me promets encore e del'amiti et des hautes
lumieres de M., qu'elle examinera et pefera cee
confidraions avec cet efpric d'quite et de penetra-
tion qui la ca'actrife et qu'elle en fera ulage ponu
continue ectairer fa Nacioni, et pour faire dilparatre
des p reiuges qui s'oppfllit julqu'ici aux vritables
iitei.s iututls des a.cuix Ertars,
Sign, FRBDE.RIc-GUILLAUMIE.

PA YS BAS,

Arrive et dpart des vaijleaux du port d'Oflende,

Arrive. Le 13 mai, the Polly capiraine T. Benet,
de Liverpool tIhe.lohln and GGtoligrs, cap. Johlin -luon,
de Memel. Le 14, de Go'ealoi:c, capit. P. G- rrits, de
Riga. le 16, le S. Ren, capit. Jacques Nifon de la
Rochelle. Le 17, de Jouffroidw Maria capit. Jtlte de
Groot; de Catharinj., capit. G. Lubain, tous deux de
Dunkerque; de es Gebreders, cap. Paul Antony, du
Hvre de-Grace ; the Vunus, capit. John Eales, de
Topsham e he Pcggy capit. James Fullerton de
Liverpool. Le 19, trhe Chance, capit. T.RtPed, de
Liverpool; de Ag::es, capit. H. Lord, de Guernefey.
D/part. Le 14 mai, de Maria Elifabeth, capit. John
Pope, pour Naintes. Le r5, de Jo:jffrouw AlUrmani,
capit'. Filbatum, pour Dunkerque. Le 16, la Pcr-
fCvra.nce, capit. R. Martin, l'aventures la Jalou/ie,
capit. L. Sabl, pour Dunk rque. Le 17, de Drv
Geauflers, capit. H-endrik Dediker, pour Dunkerque 3
de Charlotte, capit. T. Goodman dei GCieC, capiC.
Thodore Looks, tous deux pour les'grandes indes;
the Argo, capir. John 1 rewhellt, pour l'Angleterre
Braiaind, capit. 'homas Couriier pour iHull i d,
Vrie.fc'hap, cap. Bomke Johannes,lpour Hambourg i
the Richard, capit. Rich.ird Boothby pour Memel
den Eoluis, capit. Thomas Scholt, pour Sunderland
drn AmfIerdanfclhen-Zcelaj capit. Grnioir lI'Eciue
pour \ibourt. Le S1, la Srphiae, capit. Aut. Lelong,
pour Stockholm.

ANGLETERRE.

Etat du revenue et de la dpenfe de l'Angleterre
liv
Impts fixes............. .... .3,ooo,rco
Recettes cafuelles ............ jo,ooooo
Impt territorial............. 8,7 0oo00
Impt fur la drche et bJnfice
de loterie..... ............. 6,77 ,0oo
Total du revenu........... 400, yz5,ovo
L;dre civil ................. 27,500,000
Millions ernploys pour achat de
fonds publics ........ ........ z2 ,co 0,000
Intrt de la dette nationale.... 22,70 o,o0;o
'Marine ................... 58,ooo
Arme. ............... .. .. 47>,91,000
Artillerie .. ......... ...... ... 1 ,'1475 ,00o
Services divers ....... . .. '8,95,oco
Moindres rapports fur les impts
territoriaux ct fur la drclc ..... 9,000,000
Intrts fur les billets de banque. 4,535,000
A la banquet pour les frais de
loterie................. 375,000
Augnmentation des billetsarrirs
de la marine, d puis le 31 d-
cembre 1788 lorfqu'ils taient de
3,000,CO 1.0 t. .............. 20,000,000
Total des dpenfLs........ 45z,687,ooo
Dduits les revenus.......... 400,52,000
Dficit annuel........ ,... 2.z,o,o00 liv.


N'" t .













F RAN C E.

De Birej, le ma-i.

On arme l'e'cadre de ce port avec la plus grande
'aJ:ivit-. Si derenorr ct nous prc fons les travaux,
tos0s appri-lrions q'i' Portiiiorlth on ne met pas
rniUnsi d cellir a ;i ner les va.lTeaiix de ce port.
Les ouvriers, e,rit-on n'oii pas la lib- it de fortir,
et o.n ler portte mua:iger dans les chantiurs, pour
*ne les pas deraniger de lkur ouvrage.

De Beauvals, le 27 imai.

Avant d'infrer, monsieur, dans votre no. 144., la
let:re de Bcaivais vous auriez d vous alitrer de
fon exactitude i en huit jours et demi de tens le
dpartement de I'Oie s'eft organiil fort tranquille-
iitii, uiis dou e; et l'auteur d, la lettre aurait du
v)ous mander, que les lecteurs de tous les diliricts
avaient t r--s avec les plus vives dmionfiratioiis
d'amiti, par leurs fitrecs de Beauvais ; leur rdon-
ii.iliace cet gard eli confiignee dans les regiftees
de la municipality; d'aprs celi, vous jug:z qu'on
ne s'c-f pas occup de ces mifrab!es diffinctions de
nobles, d'eccl].fi.dilues &c. Crlui qui a prefid
l'.iflfei ble des !lecteurs efl noble, et il a rempiii
la million la ftrisfaction gndrale; il eli milebre
du dpartemnnt dins lequel il s'en trouve plufieurs
autres. II ya aaufi des praticiens, gens inti-ruits, que
les !aboureurs ont jug capable de ktur donner de
bon, c mnfeils, et de les guider dans une carrier qui,
jufqu'a prrente leur a t abfolu'cnrt trangere.
Le procureur-gnral du dpartemen ct t un grand-
vicaire de Beauvais, qui, lur 388 votans, a reunil
347 fiifrages.
Cio'oez donc, monsieur, que dans les deux jadis
premiers ordres de 1'Etat, il exiftait et il exile des
patriots. Le cahier de la nobl.lff du bailliage de
Beauvais, et la protefiation de fon dput front
poque dans la revolution prienmte. M le conte de
Crilloni fu fidele fon mandate qui lui prrccrivait
d. demander la runion des ordres, et de pour-
fuivre la rforme de tous les abus que Affemble
national a fiuprims. J'ai moi-mime, quoique no-
ble runi la majority abfolue pour le dpartement,
mais en fus du noimbre prefcrit.
Sign DE C-IANGY, l'un des lecteurs
de la ville de Beai'vais.

De Chartres, le 27 mai.

Sur quinze cents cinquante-un citoyens actifs qui
formneii r otre municipa:lit, il ie s'cit trouv aux
aftmblees 1 r maires que cen' quaitrce vutnms.
L'efprit de licence circle et f-rmiente autour de
rous. l-Jier toir, un exprs arriva toute bride,
pour demander qu'on allat au tccours du chteau
du baroui de Montboifier rmna-c par une horde
de biigands et de pa.flans runis. es municipiaits
vi;ihrs ne fe tentaient pas en force j une dcmi-
1 nvu aprs avoir rCLu cette nouveile, un dtaclhe
r;, it de ddi .i ons eli parti et s'il en ecf befoim,
cc!n d.: os j. unes gens avec cent dragons s'y rei-
Siut au'ourd hiij. Les banciits ont colimence par
ab.ttre kls poataux, les barriers et les grilles du
chateaii, et leur defliin tait, dit-on, de l'inci-
dier. On alfure qu' Maintienon, d'autres brgiaiids
arins fiuchent, en plein jour, les prts du iarch il
de Noaiil, s, quoique l'herbe ne lont i pas mure.....
'Vous ces venemens affligent vive:neit les bons
citoyens, et alterent la joic que produifait d'avance
la con nfldratiri des r'ilices natiin.iks de 5o villes
et bours, qui te Rera ici le Q juin procha n. On s'oc
cupt des prparatifs et fur-tout du logement de ces
citoyens guerritrs. J.a prairie o le pacte fdratif
s'extcutira a pour fuinom les Prs de Rcculons. On
les a ,oimrns ainii, parce que le prince de Cond
er Coligny, la tte des calvin.lis, y avaient eta-
bli leur point d'attaque contre la ville de Chhrtres
qu'ils ailiegeaient Vivement repoufls un afluit,
ilk fe laiverent vers cette prairie ; les affiges les y
p:,ii tuivirent, et les en d'logereirt. Cet venemerit
eut lieu en 1c5(8, c'et --dire, il y a deux cents
vi,) ,r-de-ux ans. Ainfi, dans le minme lieu o nos
ainl, r-s ft- C'ont gorg~s, nous jurerons de no,s d-
fi. re L.,s uns les autres.
'4,otiri m'iniciipalit a fait une foumiffion de douze
n I'iins potir kls biens nationaux.


S I. i in, nos il i.. -s adminiftratives de d-
i .'. ;'rnt et district enireront en activity.

Ir. : -- - 'i i '^vfftCT it i*t M V

I M IN I S 'FR A T 0 N.

MWNICIPALIT DE PARIS.

.? ".'.' ades repifjcntains de la commiance.

Du zo mai. Nos lect'rs oit fans doute dja con-
';iili .ic'' d" la ditcullKon elev- entire M. le maire de
ris e't rMM. les rcpr-efntans de la commune; ainfi,
Douns fero;is brefs danis 1I. >:Df-) que nous ferons de
ceCtr affiio-L, Lt Inous nous interdirons toute r flexion,
q rel cas.
Le Ili mii, M le baron de Menou dit i'Affem-
blhe national qu'on avait propoflI un cauiionnerment


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r(





t
d

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c


( 612 )
pou. l'achat de biens nationaux pour la ville de Paris;
que quelques perfonuiii, qu'il nu voulait point nom-
mit'r, lui avaient propof un intrit dans cette affaire,
s'il voulait le fire recvoir j il ajouta que fi CP cau-
tioiiemnent avait lieu, les capitalilfes feraient -la-f'ois
cautionneurs, vendeurs et acheteurs, et conclut le
rej better.
Le 14, plufieurs membres de l'affemble de la
commune y dnoncent une tentative faite auprs de
M. le baron de Meinon, pour l'engager, fous l'offre
d'un intrt confidrable;, faire recevoir un cau-
tionnement don't les capitaliltes feraient -la-fois
adjuadiataiies-;municipaux, revenideurs et acheteurs.
L'affcmble de la commune eft agite ; les dbats
s'levent; plufieurs miembres parlenti elle decide que
cette prevarication fera annonce aux districts, l'ar-
rt qui la conitiae imprini fur-le-chaimp et rendu
public; que M. le maire et le bureau de ville front
invites de venir donner fur cette affair.: les renfeig-
neimens qui feraient leur connaiffance.
Arrt en outre que les commiffaires nom'ms pour
s'ii:foniier du fait auprs de M. de Menou, front
leur rapport le lendemain l'afemble, de ce qu'ils
auront appris.
Lettre de M. le mi.ire aux diflricts il fe plaint
'que l'almimble ne fe foir point faite inlhuire du re-
tultat de la dputation aupris de M. de Menou, avant
d'avoir pris et rendu public un arrt qui peue jenter
des douces fuir ;'iigriti des membres et du chef lde
ia municipalit; il voit, dans cette conduit, de la
geret et de la precipitation. 11 rapport enfuite la
lettre , lui ecrite par M. de Menou : elle porte tex-
tuellcement ice Je n'ai nomm dans mon opinion, ni
vl. le maire de Paris, ni le bureau de ville, ni les
cinminilaiires 'de la commune ; je n'ai entendu parler
ni de M. le maire, ni des commiflaires de la com-
mune lorfque j'ai rendu compete l'Afiemble des
propositions qui m'ont ce faites, &c.
M. le maire fe'rend le 17 la commune, demand
a connatre le rapport des comminiffaires dputs auprs
de M. de Menou. M. Trevilliers, 'un d'eux, dit que
M. de Menou a refuf de nommer les perlonnes qui
lui avaient fait la proposition d'intrt dans le cau-
tionnement. M. le maire lit la motion de M. de Menoti
dans le Moniteur, o ce dput national avait dit
qu elle tait rapportee fidel ement : on n'y trouve
rien qui puilfe appuyer le foupon de la commune.
Il s'lve des dbats, M. le maire fe retire, et l'af-
eiiible continue de s'occuper de cet objet.
Lettre de l'affemble fes commettans. Elle a pour
objet de rpondre celle de M. le maire j on y fou-
tient qu'il n'y a point de lgeret dans l'arrt du 14;
qu'on n'y a point gratuitement inculp e chef de la
municipalit, ainfi que le bureau de ville, contre
i rentur rde la dnonciation de M. de Menou ; on
y veut voir abtoluient dans le mot vendiewu: employ
par M. de. Menipu, les membres de la miniicip'lit,
et on appuie fui cette explication come dcifive.
TDlibration des factions de la capital fuir cette
affaire. Lettre de pluficuts 'M. le maire ; elles
inloncei.t que coiv,:.incuIies de la justice de refs fen-
tiimens et d fon patrioutimei, elles ne' ceffiront jamais
d'avoir la p'us grande confiance en lui et le plus
grand respect pour fit perfonne et fon autorit.
( Cet article eft de M. Pucleht. )


MLANGES.

Au Rdacteur.

D'Epinal, le 23 mai. Je viens de lire, monsieur,
l'e-P'ait intreffant que vous avez donn, dans vos
feuillks de lundi, mardi et mercredi dernier, des
debats commencs dans l'Affimble national fuir
l'importante queiiion de jure bell ac pacis. C'ell le
titre d'un ouvrage de Grotius, don't on a dit trop
le bien et trop de mal. Grotius a ouvert la lice,
mais on a t bien plus loin, mme avanc notre fi cle,
que l'on flatte ixcclfivemeiit en lui faiifiit honneur
de beaucoup d'idees philofophiqus, d ja prfemntes
dans l'autre fficle. Par example, au fujet dt la guerre,
je crois que M. de Voltaire reproche au clerg ca-
LholiLue de n'avoir jamais prch n; crit centre ce
grand crime des fouverains. 11 adreflait le ,mme
reproche aux auteurs du fiecle de Louis XIV. Mais
Sft-il bien vrai que tous les orateurs et cous s cri-
vains aient t. les complices des ennemis de l'hu-
rr anit. Pour nous convaincre du contraire, jettons
les yeux fur les dialogues compofes par Fnlon,
pour l'education du duc de Bourgogne. Voici, mon-
fieur ce que Socrate dit Alcibiade, dans un de
ces themes, dicts par un prtre, au petit-fils d'un
roi gucrrier.
La guerre elt un mal qui dshonore le genre
amiiin. Si l'on pouvait enifvelir 'outts l'es hiffoires
iaus m1n ternel oubli, il faudrait cach1r la p ilrit
que d,;s homes ont t capable de tuer d'autres
ommnes. 'Toutes les guerres font civiles; car c'cft
oujours l'homme qui rpand fon propre fang, qui
Iechire fes propres entrailles. Plus la guerre eft ten-
lue, plus elle eft funefte : donc celle des Peuples,
lu comipoleat le genre human eff encore pire quei
elle des families qui troublent une Nation. Il n'dcf


c





e
(





c

'


donc permis de fire la guerre que malgr foi,
d'rniere extrmit pour repouffer la violence da
l'ennemi. ((Euvres de Fnlon, dition de Didt,
tome IV, page 1ic.)
Voil1, monfieui, un paffage bien digne d'tre cit
et mdit, propos du problme que l'on agie en
ce moment. ofc me flatrer que vous me fauirez gr
de fire connaitre, ou de rappeller vos lecteurs ces
divines paroles : touted s s guerres font civiles. Le
philofophes modernes qu'on invoque le plus fouvent
n'en ont pas beaucoup de cette force. Et l'on trouve
dans Fenelon plufieurs morceaux du meme genre,
qu'il efi inconceivable qu'on n'ait pas fait revivre
tandis qu'on s'appuyait d'ailleurs Iur des autorit
certainement moins refpectables.
Sign, FRANOIS DE NEUFCHATEAU.


VARITS.

Rponfe de M. de la Fayette i M. Charles de Lameti.

Paris, 2.6 nai 17o0.

Je ne vois pas, monfieur, ce que le commande-
ment de la garde national, ni aucun bruit de vote
nomination cette place, pourraient avoir de coin-
imniir avec quelque difference d'avis fur deux rdac-
tions de dcrets fur-tout depuis que vous avez
adopt celui que je prfrais. Mais j'elpere que les
amis de la libert s'accorderont toujours fur les vrais
principles, et je desire qu'ils s'entendent galement
fur les meilleurs moyens d'affermir la conflitutioii
J'ai l'honneur d'tre &c.


ASSEMBLE NATIONAL.

Pf'ide'ance de M. de Beaumet.,

STANCE DU SAMEDI 29 MAI, AU SOIR.
La municipality de Chlons-fur- Sane fait une
foumilfion de fix millions pour l'acquilicion de biens
nationaux.
Celle de Rioms en fait une de quatre millions.
M. Nairac fait lecture d'une lettre crite par le
dtacheme-nt venu de Bordeaux Moifac, la mu-
nicipaite de Montauban; elle announce que le dta-
chement n'cft pas venu avec des intentions holfiks;
inais qu'il elt determine fecourir, au peril de fa
vie fes freres et les camarades qui ,.nift de
l'opprefion.
Cinq jeunes femmes font le don d'une parties de la
dot qui leur eil afiigne.
Une communaut voifine de Mar'illac demand la
rformation du dcret coLic rnant ie imarc d'argent
t; du taux de zo f. auquel tont portes ks journes
de travail.
M. le cur de Saint-Cermain-l'Auxerrois invite
l'Althmbleatolen tale ....i.r la procellioui qui e
fera le jour de'la Fte-Dieu,
L'Affemble dcide qu'elle s'y rendra en corps,
ayant a fa tte fon pr.fident.
M.... fait le rapport de l'affaire de la nmunicipalit
le Breft cotie M. Miartinet, lieutenant-coloel au
rgirinent de Beauce. M. Martinet elt accul d'a-
voir voulu femnr la difcorde entire les regimienis de
l. marine de Normandie, les gardens nationals de
13relt, tous couldfirs, et le rcgilmcnt de Beauce,
qui, a cette poque, n'avait point encore acccd
la fdration. Une lettre crite par M. Martinet
M. le Duie, et lue par ce dernier a fon decacle-
ment, fait le fondement de l'accuiation. La'muni-
cipalit et le confeil gnral de la commiune ont
mand, M. Martinet, et lui ont fait fubir une efpece
d'interrogatoire. Ils ont arrt de fuipplier 'Affem-
ble national de fire exclude cet olecier du fer-
vice, et de le dclarer incapable de remplir aucune
f',nction militaire. Sur les ordres de la imumicipalit,
M. Martin, a t arrt et dteinu dans la chambre,
fus la garden de qiairre fifliers de fon regiment.
Recherche faite par les officers municipaux dansles
pap;crs de M. Martinet; ils n'y out rien trouve qui
pit appuyer leurs foupons. Une lettre coilden-
tielle ne pouvait ni ne devait fae la bife d'aucne
iccuarion. L'excs de zele a gare la municipality.
L'Affemble dcrete qu'il n'y a lieu aiicune rp
culpation contre M. Martinet, et que f'lie lurp1
les faits configns au rapport, il yalieudli
berer.
M. le prfident fait lecture d'une proclaiation
:ommunique par le roi l'Affemble nationale'
e Jamais des circonflances auffli imprieufes not
nvit tous les Franai fe runir dans ti mi e
efprit, fe rallier avec courage autour de h li, e
Sfiavorifer de tout leur pouvoir 1' rabliffein'le t de la
onf;tiition. Nous n'avons rien nglig. pour in p rer
:es fentimens tous les citoyens noj s l eur a\os
ious-mmes donn l'exemple de la confiince la mos
,quivoque dans les reprfentans de la Nat~On deon
ios difpolitions conltantes pour tout ce qui peut c











l bonlhear de nos fujets et la profrprit c
i ,' Fr' .e r
1 el..lt-il donc pofl'ble que :les ennemis du bien (
elirchallent -encore trouble les travaux inm- f
rldont i Afemble national eft occupe, d,. t
avec nous,,pour affurer les droits du Peuple 1
0Cert a.. fon bonheur que l'er. eflayat d'mnouvoir c
e. '' it'" par de vines terreurs et de faiffes v
Sl',, des dcrets de l'Affemble national,
c ou lancionpns par nous, foit on entrepre.
'i;nfpil'rr fur nos inttentcons de s doutes aufn b
fnds qu'injurieux, et en voilant des intros c
'ii s palni1s priv'es, du nom facr de la religion? l
,i Uie oppofitiio? fi coupable nous affligerait fen-
eimtCi eon mine tens qu'elle exciterait toute b
ur iiiiaverlion. L'objet continue de nos foins
S.i,,veir it de rprimer tout ce qui en porte- c
lit e c1r :i.ere. Nous avons mme jug digne de f
it l'iici:tul p.iatcrinlle d'interdire julqui'aux r
f'rs qui ri'iuent proprrs manifefler des divisions l
f'1sq "5- qu. '
e dles partis.
v,, ils par ces confidrations, et inffruits qu'en
.rs li":ux dlo royaume, des particuliers s etaient
,llis de porter des coc.ird.s diffrentes de la co-
rlie intiionle que nous portions nous-nmmes et
,,,id.ranit les inuonvniens qui peuvent rlulter de
SItte dlveifit:i, nous avons cru devoir l'interdire.
,ln confequence faifons dfente tous nos
files fijets, et dans toute l'tendue de notre royau-
,, de faire uaige d'aucune autre cocarde que la
ticarde national.
Exhortons tous les bons 'citoyens s'abftenir
dilis leurs difcours come dans leurs crits de
tous reproches ou qualificatiois capable d'aigrir les
edprits, de foienter la division, et de fervir mime
de prtexte de coupables excs. "
Sign LOUIS.
Cette lecture, que des mouvemens d'enthoutfiame
alakit luivent interronmpuie cl pine ternine,
qii l.a fall retenrit des applaudiileTemens de l'Afleii.
lia, auxquels les 'pectateurs mlent des tranfiorts
dl joie et des cris ritrs de vive ic roi.
L'Alfemble rend l'unanimit le dcret fuivant:
L'Atfamible national dcrete qu'il fera fait une
|,l.mii n au roi, compofe de z.4 membres, pour
rendie come fa majcft des mouvemens de joie
et des eintimiens d'attachement et d'amour qu'a inf-
lir la lecture de la proclamation communique a
Affemble, et pour remercier le roi, au nom de
la Nation des loins qu'il prend pour ramener le
People a la concorde, et runir tous les Franais
leur monarque chri. ,
Les applaudiffemens recommencent, et la fance
dt leve.

STANCE DU DIrMANCHE 30 MAI.

La lecture de la proclamation du r-qi, infre dan(
leprocs-verbal, done lieu a de nouveaux tranfports,
et les cris de vive le roi le mlent des applaudif-
femens ritrs.
M. Fermont demiande qu'on aioute au dcret rendu
iier foir f.r l'affa'ir de 'clnt, ces mots : il n'y a
pas lieu inculpation centre !a municipalit. ,
Aprs de lgers dbats, l'Affemble dcide de
paffer l'ordre du jour.
M. Rojjllon. Pour ne laiffer aucun doute fiur les
feiitimens de la ville cie Touloule je demand faire
lecture d'une ddlibra-ion de la commune de cett.
villei il a t dlibr, premiierement, de doirner
afyle et fret aux citoyens de Montauban et autres,
quii ne fe croiraient pas en firet dans leur patrie
12. de dl'endre tous les habitans et tous les
trangers qui fe trouyent dans la ville, de porter
une autre cocarde quela cocarde national; 30. de
rqurir le commandant-gnral de la gardu natio-
nale d'envoyer un dtachei ent, qui fe reunirait a
Moiffac celui de Bordeaux 40. d'expdier deux
oficiers pour hiter la march du dtachement, et
our ilnitruire par un courier, de la dlibration
qu'araii prife l'Affemble national; 5o. il fera remis
au dtachement une lettre adrefl e M. le com-
tirndlant de Moiffac, alin de prendre les arrangements
lceflaires pour arriver enlImble Montauban i
6". avant de partir, le dtachlment renouvellera le
feirient d'tre fidele la Nation, la loi et au roi,
et de maintenir, de tout Ir ur pouvoir, la confitiu-
tion dcrte par i'A IXlmbltce national et accept e
par le roi, et d'excuter les ordres de la inunici-
palit. ,
Cette dlibration efl trs-applaudie.
L'Affemble decide que M. le prfident crira 3
pour tmoigner fa satisfaction la municipality et
la garden national.
AM G:iff. Une difficult arrive MelThn, au fujet
de la formation du dpartement de Seine et Marne,
prouve la niceffit de la dtcifin que vous avez prife
PDut exig-r que les lecteurs e renferment dains les
dcrets renduis i leur gard. Vous aviez ordonn
qlue Melun forait le chefllieu d'un diflrict et que
ls lecteurs dcid.eraient fi le dparttirent accord
provifoirtcnnt: cette ville, y fe'ait fix dfinirive-
"ent. Les lectcurs, par une preinere dlibration,


( 61> )
>nt dclair que h ille qui aurait le dpartement ne e'
eunitrat pas d:tdrict. P. r une frcond- dlibr:aion, p
fr 709 vvotans, la viilu de Melun a obcenu 44"-' fif ti
rages pour le department. La preni re c.;lib.ra-
ion eft nulle, puifqu'ayant, plr votre' dcret, fix d
l diffrict i Melun, les electeurs taient, pouir cer el
ibjet fans pouvoir. La feconde dlibration eft le
valide, parce qu'elle eft conforne' votre dcret. fi
1 n'appartient point aux lecteurs de changer vos d
t terminations. Si vous n'arrtiez leurs entreprifes, F
bientt les lecteurs anantiraient vos lois..... Le
:omit de conftituriou m'a charge de vous prfenter g
e project de dcret fuivant : a
c L'Alffcmble nationdle dcrete, 1. que la dli- i1
bration des lecteurs du dpartement de Seine et r
Marine fera excute felon fa forme et teneur ; en
:onfquence, l'adminiftration du dpartement fera n
ixe Melun fias prejudice du district, confor- d
nment au dcret du 21 janvier dernier; z. que F
es electeurs continueront procder : l'lection des F
neinbres de l'adminifiration du dpartement de Seine
ut Marine. d c
Ce project de dcret eft adopt. c
M.... announce que la municipalit de Sedan offre
d'acqurir pour 4,00oo,000 de biens nationaux. r
M. Target. Il s'eft lev des troubles dans la ville
de Sedan. Une parti(e de 'ancienne milice boutr-
geoife ne s'eft point incorpore avec la garde natio-
nale, et prtend reftler n activity : un corps d'arque-
bufiers veut galement demeurer en armes. On ne
peut fire celier les troubles qu'en rprimant ces
diffrentes prtentions. Le comit de conilituution
propose un dcret conu en ces terms :
L'Affemblde national dcrete que l'ancienne
milice bourgeoile de Sedan ne fera admife aucun
service, fi e!le n'eft incorpore dans la garde natio-
nale; qu'en confquence, les drapeaux de cette mi-
lice front dp'lfes, avec les honneurs militaires
dans l'glile cathdrale et qu'il fera furfis tout
tirage de prix, julqu' ce qu'il en ait t autrement
ordonn,
Ce project de dcret eft adopt.
M. de Liancourt. Vous avez, il y a environ fix
femaines, renvoy votre comire de mendicit une
adreiff de la commune de Paris : cette petition tait
relative un grand nombre de mendians, don't la
presence dans la capital tait inquitante. Depuis ce
moment un membre vous a dit que le nombre de
ces strangers ayant t extrmement diminu, ce
comit avait fufpendu fon rapport. Les derniers eve-
nemens arrivs dans la capital vous ont fait penfer
qu'il fallait prendre de nouveau la petition de la
commune en confidration; et vous avez jug
propos, pour cet objet, de runir le comit des
rapports et le comit des recherches au comit-de
mendicit : c'ei au nom de ces trois comits que je
vais vous prfenter un project de dcret, rfultat de
leur voeu unanime. Nous n'avons pu obtenir un d-
nombrecment exact des mendians qui fe trouven,
actuellement Paris. Sans doute ils font dangereux
pour la firet publique, ces individus fans aveu,
toujours livrcs ces homes qtui, par de faux cal-
Suils, croient pouvor fire narre par le defordre les
abus qu'ils regrLttrnt. Ils tont caufe que l'on calomnie
t: People de Paris, qui, par fon devouement aux
,ois et la constitution, mrita toujours le nom de
, L'oll Pcle que tant d'annees lui ont acquis. Ces tran-
gers plans aveu, luiflent-ils fans danger pour la tran-
quillit publique, prefenteraient encore i'iuconv-
nient de la mendicite, qui detruit l'amour du travail
et les meurs.
La focit doit tous fe. membres de la fubfif-
.tance et du travail; niais les membres de la lociet
ne iont, pour un Etat, que les citoyens domiciiesi
l'Etatc n'a rien a re-qucrir des pays etirangerss les
trangers n'ont donc pas droit de demander du tra-
vail et de la fubliflance: mais s'ils font maladies, on
doit les fecourir; mais on doit pourvoir 'leur lubfil-
tance, jufqu' ce qu'ils foient de retour au milieu
de ceux qui ils doivent en demander; l'humanit
en fait un devoir. Ces priacipes ont dcermin le
dcret provitoire qui va vous etre prlent. Touit
home inutile la focit lui ett nuilible : tout indi-
vidu doit concourir la profprit publique par les
moyens que la nature lui a dpartis. Le travail eft
donc un devoir envers la fociet ; la focit doit
donc exiger que ce devoir u'it remplij c'eft ei doin-
nant du travail ceux qui n'tn ont pas qu'on detruira
la mendicit 3 on annoblira ainfi et la Nation qui
donne, et le malheur qui ef fecouru. 11 n'eft ici
quellion que de fecours nmomentans; les fommes qui
Ieront actuellement accordes ne pourront influer
fur les fecours venir elles front empioytes a des
travaux publics, et l'Etat en retirera Lds advantages
proportionns l'tendue de cette dpenfe. Nous
obfeiverons que fi ce dcret content l'ordre d'arrter
les valides, ce n'efl que lorfqu'ils auront refuf de
travailler ; ils ne pourront tre retLnus que julqu'
ce quils aient t rclams par la municipalit de leur
ancienne riidence. L'excution de ce dcret eli con-
certe avec M. le premier miniflre des finances,
avec M. de la Milliere, chef des travaux publics,
et avec la municipality de Paris. Il di ainfi conu:
L'Aflmblie nacionale informe qu'un grand
nombre de mendiaus ttangers au royaume, abon-
dent de toutes parts d.ans Pais, y enlevcnt journel-
leinent les recours dfllins aux pauvres de la capital


t du rovaumne et y proDaetrrt avec danger l'exem-
le de la 'mendicit, qu'ICl. fe prop.ofe d 'et indLre eCn-
eremenit, a decrte et d:crcte c uii fuir :
, 10. Inlup':niammiient des atteliers dja ouverts
ans Paris, il en lfra ouvert d'autres dans la ville
t dans les environs, foit en travaux de terri potu
es homes, Ioit en filature pour'les femmes ec. en-
ais, o front reus tous les pauvres domicilis
ans Paris, ou trangers la ville de Paris, mais
ranais.
I 2-. Tons les mendians et gens fans aveu, tran-
ers au royaume, non domicils : Paris depuis un
n, front tenus de demander des paffe-ports o fera
idiqu la route qu'ils devront fuivre pour fortir du
oyaume.
, 3'. Tout mendiant n dans le royauime, mais
on domi i i Paris depuis fix mois, et qui ne voi-
ira pas picnitre d'ouvrage, l'era tenu de deimander un
'afe-port o fera indiqu la route qu'il devra fuivre
pour le rendre La miunicipalitd.
4". Huit jours aprs la proclamation du prfent
icret, tous les pauvres valides trouvs menldi.nt
plans Paris, ou dans les dpartemens voifins, front
o iduits dans les iaifons dellines les recevoir
Aiffrente diltaince de la capital, pour de-l fur les
renfeignemens que donneront leurs diffrentes dcla-
at ous, tre renvoys hors du royaume, s'ils font
rangers, ou s'ils font du royaume, dans leur d 'par-
ement refp.c'il apr, leur formation ; le tout fur.des
a. e-ports qui leur front dnniis. 11 fera incelfam-
ineat prttnit a Affenble un rglement provifoire
pour le meiiiieur regime e. la meilleure police de ces
inaitons, ou le bien-tre des dtenus dpendra parti-
c:tlieremenm t de leur travail.
I> 5. Il fera, en confquence, accord chaque
Ipartement, quand il fera form, une foemme de
o,oo000 liv. pour cre employee en travaux utiles.
69. La declaration laquelle front rournis les
menndians conduits dans ces maifons fera faite au maire,
ou autre officer municipal en prfence de deux
ino tables.
I, 70. Il fera accord trois 'ols par lieue tout
individu porter d'oun pafle-port.
S Ce recours fora donn par les municipalits fuc-
ceffivcment de dix lieues en dix lieues.
Le paffe-port fera vif par l'oficie:r municipal
auquel il fera prefinte, et la fomie qui aura et d-
livre y fera relate.
S Tout home iqi, muni d'un pafle-port,
s'cartera de la route qu'il duit tenir, ou qui fiour-
nera dans les lieux de palige leri arret par la
garden nation.le des municipalits, ou par les cav'iiers
de la mai-haluflfe deis de parre.n.ns, et conduir dans
le lieu de dcpt le plus protiihai. lis .'ii4eEndronr
compete fur-le-champ aux officers tmuiiat ipautc.eeiix
o ils front arrts et conduits.
,, 9. Les munitipalites des dpartemens voifins
des frontieres front tenues de prendre les mefulres
et les moyens ci-deii's enoncs pour renvoyer hons
du royaume les mendiians tr.mngers fais av-u qui y
feraient introduits, ou feraient tents de s'y intro-
luire.
io0. Les mendians invalides hours d'tat de tra-
vailler fetont conduits dians l..s hlipit.iux l:'s plus
procliains, pour y cre traites et Cnillit2 renvoy S,
aprs leur g., fii, dais leurs mLunicipa'ites, munis
des palle-ports coniveinab! s.
,, tio. Les mendians infirmes, les femmes et en-
fans hours d'ctat de iravaillr, conduits i.ians ces o-.-
pitaux et ces maifons de fecours front uairs,
pendant leuir four avec tous les foins dus i 'lu-
manite fouflranre.
i 12z'. A la tte d s paffe-ports d livrs, foit pour
l'interieur di roy.iuntm, foit pour -les avs ,t ,n ,,
front imprims les articles ,iu prcfen d.'ec, et
le' ftinalemcent des nienidians y fera par-illemrntcn
infcrit.
i10. 11 fera fourni par le trfor public its fommes
nceflaires pour rembourler c tce dpenfe extraor-
dinaire, tant aux municipalts qu'aun: npirux.
Il 14Q. Le roi fera fuppli de donner h s ordres
ncefl'ires pour I'Lxecuti )n de ce dcrer,
Parmi ls moyens de fournir du nrvail, il en
eft un qui parait preinter tous les advantages defi-
rables, c'eil i'ouverture d'un canal qui reunircit la
Marne la Seine, de Nle:tux Paris s l'C(ire a la
Seine. de Paris Pontoife, et qui le pio:oinigeric
de-la Dieppe. Le citoyen qui propose ce canal ne
demanded aucuns fonds 3 il emploierait un rrbs-grand
nombrte d'ouvriers. Nous avons pris c'oinaifflnce de
ce travail; mais pour nous alfurer de fn utility, il
nous a paru convenable que l'acadimi d fciencfs
lft confulte. Si le rapport de cette compagiie lui
eft favorable, et fi vous nous y aitorifz nous
vous prlenrerons un project de ilcr, de coinccr
avec le comite de commerce et d'agriculture.
Le rappclrt de M. de Liancourt reoit beatucup
d'applaudiflfmens, et les articles propofs font una-
nimement dcrts.
M. Trillhard. Les principles du gouvernement fran-
cais avalent corrompu routes les clalfes de city ,ns
et le clerg, malgre ILs vertus de qu Iqus unI, de
les membres, n'avait pu rlifflt l'iliflu.na di'ie
mauvaire constitution. Des .-i. :l;lf'. u ns ilans ibl t,
des hommies inutiles largiement (ari.s, des homes
utiles fans ricomponfe.. .., tlfs ioltt l-s m.irm i.ue
prefente l'organifation actu.lcJe du cl r.;. L, iic iif-
fion s'eft ouverte tir le dicret quie votus a pr e ent
le conuite ecclfiaflique. Les chaagemens propolds












font-ils tiles? avez-vous le droit de les ordonner? plaiir fite a la religion, fe forme une ide b'en vques ec un archevque pour doiner
Ce 'onct l.i 1 s ft:iil objets de cette diflu!lfion, flaufle du la religion. Celui qui, regrettant quelques Pepic fi t tde fcmblabls difpotioions' i-. o r C e
1". .cs [iain;m t ns ;nt- ils utiles? abus redoute de voir purifier l'adiiiiiiiiration du le-D1)bonnaire tigea un vch, ie cit' i Leois.
])r, diocf s, d. s cUI.es aivaent ui territoire trs- culte public par de faintes rformes, eft le voritablI de capitulaires i mais il ne doit refer tas unef
refl'rr d',uitrs en avaient un trs -tendu. Vous ennemi de la religion. Voil l'homme qui la dtrui- i)ans les conciles de Mayence, de To aucn d ote
voyez. un pafleur ig furcharg d'un travail difpro- rait, fi elle n'tait toute divine fi les portes de los c. les prlats, en prfetitantris de h1
oi tionr : a fes forces, jouir d'une portion congrue l'enfer pouvaient prvaloir contr'elle.... florimes, difaient qu'il appartenait au fo quelques r.
de 700 liv, prs de-l s'leve un btiment fomp- Je vais effayer de pofer les limits de l'autorit dopter, de changer tout ce qu il jugerait ceraii dl
tt-ux i il appartiiit un i rich titulaire fans functions temporelle et fpirituelle. Ma difculioin fera tablie dans ce qu'ils propofaient..... t coverible
qui runir fur fa tte ,la fortune de 2oo particuliers, fur les verits les plus fimphs et fur les faits les plus Periite <(e je m'arrte un moment
Ne roirait on pas que le hazard feul a product mo- authentiques. Rien n'eft plus oppof l'autorite tem- qui ont atfilfe aux conciles taient P ,ari l Pes
menanmeiit c dcfordre ? Eh bien, il exifle depuis porelic que la jurifdictioln fpiriuelle. L'autorit tem- on les interrogcit fu les rformes dontla 'us
800 ans. 11 a des dfeniersi l'habitude fait tout ldg- porelle oif tablie pour la pa;x de la focier,, pour e-f grave dans tous les curs, en et-ili ncefli
limer, et Iefclavage mme a trouve des apologiltes. affTurer le bonheur des individus pendaut cette vie. levat pour dire, ceci n'appartient qu' noun qu f
11 n'y a nul doute que des changemens foiunt utiles. La jurifliiction fpirituelle a pour unique but le falui voulez fire ces reforms, nous abandonner ltus
Je mne borne examiner fi ceux qu'on vous a propo- des fideles elle ei toute Ipirituelle dans fit fin et Aflemble. Ainfi ils dferteraient la cauf. ons ce it
fs font convenables. On convient que les bnficts dans fon objet. ainfi des dclarations timraires il ubliqe
doivent tre affez tendus pour occuper le titulaire, Jfus Chrift, aprs fa rfirrecioi, a dit fes draient pas de mettre la religion en danger train
imais point afz pour l'accabler. Une nouvelle cir- ap6tres: Allez, inftruiflez les Nations... Comme en pril, parce que la Nation s'occuperait de rEf
contcriptioi n fera donc trs utile aux fideles, anx mon pere m'a envoy je vous nvoie aulfi....... ,mer des minifires inutiles, et de falarier conveie
palteurs et la religion. Je n'examine pas fi vous Recevez le faint-efprit. Ceux i qui vous remettrez ment des minifres tiles. Reconnatriez-vo ce
ldevez adopter les dtails du project, ils cfronr difcuts les pchs, ces pehels leur front remis. Voilai le language la morale de notre religion, et det .nce
en leur lien, Je m'attache uniquement aux bfes. (I ftul titre ds apoircs : IlnfMruifez er adminilttlez les nous tre furpris des calomnies que fe per "tt
ftit fupprimer les bnfices fans functions fi inutiles, facremens. Le plus vertueux des prtres, l:Fury les impies et les infideles, fi tels etaient les eentii
fi.abufias fi dangerieux pour la religion, que per- dans ton difcours lur t'hitoire ecclefini ique, rduit de les aptres Suppofons que zI vques foielit n
fonne ne s'lnvera pour les dfendre. L'inutilit des la jurisdiction fpirituelle l'iiruction des fideles, a blis, que les cures foient arrondies, vous direz-v s e
collgiales n'el pas moins reconnue : depuis long- l'adminiltarcion des facremens : telle eft la doctrine nous ie voulons pas dlibrer nous n'ordo-,,,,um
teins lur fuippreffion tait arrte. Peut-tre qua les de !'eglife de France. Les palteurs n'ont donc de pas les prtres, nous n'inlittuerons pas les ctnIs
chapicres des cathdrales trouveront des dfenfeurrs, jurisdiction que fur les choices fpirituelles, et fur ce nous ne (fuiyrons pas les vques, et vous iCt,
mais leurs apologifl.s fougent plus a ce qu'taicnt ces qui concern le falut.... rotperez vos faintes functions; et pour dcfendre der
rabliffemens dans leur origin qu' ce qWifls font La religion elt fortie parfaite des mains de fon intides atmprels, ous abuferez du minifere
aujourd'hui. tondateur. Les aptres etaient d'abord des voya- vous avez reu de la religion, et vous compromet.
Dans les premiers fiecles, l'vque avait prs de geurs : Saint-Jacques rfida enfuite Jrufaleni, et trez les int rrs de la religion et de l'Etat.
lni les prtres qui lui taient nccllaires pour l'ad- Siiiit-Paul Antioche. Ilais gardons-nous de croire Je reprends les raifonnemens qui determinentles
minilflratrion de fon diocefe. Ces prtres, qui coin- que des territoires leur fullent affects; que le nom droits du fouverain. Si les fouverains ont lailf
pofhienc la cathedral, formaient le confeil de l' d'vque fignifit auire chole que fhirveilant. Ce quelquefois exercer ces droits par d'autres u'eux
vque ; ils en font aujourd'hui les rivaux : ils con- nom, qui vient du grec ne tient point la reli- ils n ont pu les perdre. Ces droits ont et rtablispar
couraient ave vl'vque la tranquillit des families; gion il exprimait une function civil. Le mot diocefe plufieurs ordonnances. De nos jours, en 1761 1'ur
ils les troublent aujourd'hui par une foule de procs: etait galement employ pour dterminer les por- torite temporelle a dclare qu'un corps religieux trp
ils travaillaient l'adminiftration ecclefiaflique ; ils tions qui divifaient un Etat ou une province. Jamais .,n l it ctierarit d'cxiller.
s'occupent prfent rciter quelques prieres, etleur l'eglife ne connut une division particuliere de pro- Comment dirait-on que le fouverain nie pourra
inutilit eft 1i notoire, qu'on reprfcnie la mollc f 'vince et de diocefe. Les monoumens hitonriquefs le fans blctfer les dogmes et la foi, oidonner qu' n
fous l'emb!me d'un chanoine. Il eft vrai que les cha proven. Cette division elt contraire au dogme et pelat lifira pour un terrioire de tell ou telle ten
pitres des cathdrales ajoutent la pompe du culre la foi. Les aptres taient inffitus pour toute la due, et que ce prlat fera fdentaire?.....Je m'arrte
mais quand les feminaires front fixs dans le lieu terre..... L'efprit-faint n'a pas prfid aux divisions fi j'en difais davantge pour appuyer les bares de
de la rfidence de l'vque, on aura la mme pompe d olie lie qui ont t tablies, et don't perfonne ne votre comir u je prfumerais mal de la fageffe de
avec une plus grande utility. Ainfi nul motci ne doit peit fe difimuler les vices. centre ATemble je manqueris de rtfpect pour l'-
porter conferver les cathdrales. Les btes du pre- Si le partage des diocefes ne fait pas parties du glife, qui s'intrelfc toujours au plus grand bien de
mier chapitre font donc juftes ? dogme et de la foi, l'lection des patteurs n'appar- la religion. Vos dcrets ne porteront point atteinte
Le titre deuxieme prtente des objets de rfornm: tiit pas davantage a fc.i et au dogme. J'ai dja cette religion fainte, ils la rameneront a fa puret
d.,1s la maniere de pourvoir aux oi fces ccletiali- dit que St. Mathias for lu par les difciples : tous les primitive, et vous ferez vraiment les chrtiens de
quis. Un changement eft preffant, et les bes de fiddles concoururent enfuite l'lection des 7 diacres. l'vangile. Je fais que lors de la fameufe declaration
ce chapitre ne fauraieft tre attaques. A Dieu ne Le Peuple clifait les paiteurs, les vques lks du clerg, le pape refiia de donner des bullets pour
plaile qu. je cherche 1 inculper quelqu'un ; mais ordonnaient. Les aptres n'ont jamais eu d'autre la confecration de 30 vques i mais il tait tranger
il'eft-ii prs vident que la voie des elections aflurera million l jamais ils n'en ont confi d'autre leurs et l'ennemi de Louis XIV. Ne craignez pas une fem-
l'glife le pafteur qui conviendra le plus d'aufli fucceffeurs. L'lection des palleurs par le Peuple fuc blable opposition de la part des palleurs franais, de
importantes functions. Un collateur ne peut pas, adopte dans les Gaules : bientt les papes ufurpe- la part de tous ceux qui percent une tincelle de pa-
aufl bien que les deles eux-mmes, choifir homee rent les prlatures : St. Louis rtablir les lections. triotifine et de vertu, et qui ne peuvent mieux fervir
le plus digne des reflects du Peuple : auli tait-ce Elles furent encore uf'urpes; l'ordonnance d'Orlans la religion qu'en concourant l'excution de vos
autrefois le Peuple qui lifait les pafteurs. Le premier les rtablit encore. Celle de Blois donna au roi le fages dcrets. Il n'y aura plus que des Franais; tous
qui fui nomm aprs Jfius-Chirit, St. Mathias, fat droit d'lire : aiifi ce n'tait donc qu une pure po- les citoyens, runis par le defir du bonheur communi,
elii p.:r ous Ics difciples, au nombre de 72. Deux lice, qu'une simple discipline temporelle. Elle a tou- n auront qu'un cour, qu'une me et qu'une volont.
perfoiines avaient t choilies, et le fort dcida fours et; variable elle petty varier aujourd'hui, et Je conclus ce quite les b'es du travail du comit
entr'elles. L'honorable membre qui a dit hier que la religion ne peut qu'y gagner. Si c'eft une pure foient adoptes.
les palteurs taient uniquement lus par le fort n'a discipline, fi c'cl une simple police, comment la
donc dit que la moiti de la vri.. puill-nce temporelle ne pourrait-elle pas l'exercer ? On applaudit vivement ce difcours, que des ap-
Tanit que cette discipline fi fainte s'eft maintenue, Comment la jurisdiction ecclfialique pourrait-elle plaudinemens avaient frquemment interrompu.
l'glife a eu de fages pafteurs; quand elle a t d- s'y oppofer?..... M. Goupil de Prifin. Je demand l'impreflion dk
ruite on a vu de grands emplois confis des Je ne fais fi les fiucceffeurs des aptres, devenus cette opinion religieufe et patriotique.
mains inhabiles. L'incapacit traiantai fa fuie les des feigneurs temporels, ont acquis les vertus civiles;
dgo'ts, et pour les devoirs que l'on devait remplir, mais il euf certain qu'ils ont perdu les vertus apolto- Cette demand eft fortement appuye -L'inipref-
et pour le lieu qu'on devait habiter, de grands-vi- liques.... 11 faut revenir au principle :la jurisdiction fion efl ordonnee.
cares ont t tablis; mais ils taient plus emprelis fpfrituelle n'embrafle que la foi et le dogme. 'rout M. le prfident s'tait retir vers le roi la tte
de folliciter des graces que de les mrinter, et les ce qui eft discipline et de police appartient '*u- de z4 peronnes, conformment au dcret endu hier
foins des dioceses font refls des fecreraires obf- torite temporelle. Les changemens proposes ne tou- p la lecture de la proclamation. 11rendcomptede
curs, qui, aprs de longs travaux, fe trouvaient hent ni a la foi ni aux dogmes, ils peuvent donc la rdeption qui lui a t faite. -Sa maieft a rpondu
heureux d'obtenir une petite penfion oi un petit appartenir la puiffance temporelle. Qu'on cefle de q'elle ne cepol ai t jli a ais de s'occuper di bondeur
bnfice. Comment dtruire ces abus ? comment r- prtendre que la religion eft perdue; qu'on recon- des Franais.
tablir un ancien ordre de chores qui a fait la fplen- nailfe que nous n'attaquons que des abus, qui doli-
deur de l'glife? Par les lections confies au Peuple. vent paratre monlltueux ceux mme qui ils On demand que M. le prfident life le difcours
SOn dit que ces lections occafionneront des cables profitent. Que les inififres de l'glife foient entendus qu'il a prononc. En voici la fubftance: Vous
mais combien de motifs profanes dterminaient les dans cette diftcufioni je le demand. Il faut profiter vous tes montr le plus grand des monarquesfire,
anciens choix..... de leurs lumieres et de leur experience : mais quand en invitant les Franais la libert; vous vous
Jettous le voile fut le paff : mon objet, dans le fouverain croic une rforme nceffaire, vien ne montrez aujourd'hui le meilleur des peres, en les
cette difcutlion, n'eft ni de flatter la malignity, ni peut s'y oppofer. Un Etat peut admettre ou ne pas rappellant la paix et une fraternelle concorde
de fire la critique de l'ancien rgime. On a dit hier admettre une religion ; il peut, plus forte raifon Quel ctour ne ferait pas touch quel coeur ne ferai
que des non-catholiques concourraient aux lections. dclarer qu'il veut que tel ou tel ctablillmeniit exifte pas conquis L'Aflemble nous a chiiges de vou
3e responds, i'. que dans l'tat actuel, nombre de dans tel ou tel lieu, de telle ollci le maniere, Le rendre compete de l'enthouifiafme qu'a produit a lec-
non- catholiques comment des bnfices mme i droit reel du fouverain eft entieremient tranger la ture d'une proclamation ol fe peignent fi bien vo\t
charges d'ames 2,>. on pourrait exiger de tous les foi et au dogme. bont, vote tendre follicitude. Les exprefl1ons de
lecturs qu'ils daclarafent profeffer la religion ca- J'ajouterai que la doctrine des plus illuftres peres respect et d'inviolable fidlit ot retenti au eii
tholique..... Je crois avoir dmontr que les chani- de l'glife eft bien diffrente de celle qu'on nous de notre Affenble come elles rertntiflent dans
gemnens propofs font tiles, et qu'ils font etablis prfentait hier, et qu'elle eft conforime ce qui s e'f tous les coeurs; nous venons vous en prife'ter l'hom-
fur des b les qui doivent ameneer de bones rformes, pratiqu toutes les fois que l'autorit s'efl trouve mage : jamais nous n'avons t, plus fidellmnet les
II cft tennis d'examiner fi vous avez le droit d'or- dans des mains dignes de la foutenir. Charlemagne, interprtes de la volont gnrale de la Nationl.
donner ces changemens. a lai tte de la Nation, rgla des objets de police et
Oui, vous en avez le droit. L.oin de porter atteinte de discipline eccilfiafltique : aprs la conqurte de la L'Attemble applaudit la maunere don't fus vi-
'Ila religion, vous lui rendez le plus digne homage, Saxe, il divifta fon royaume en huit diocefes, don't tables ftntim. ns font exprims dans ce lifcours, dbit
(n .ili -,iini aux fidieles lks minifrites les plus integres, lui-mme dtermina la circonfcription. Carloman, elle ordonne l'imprelion.
les plus vertueux. Celui qui croit que ce ferait une dans une affemible nationa'e, en 742, tablit des ia fcince eft leve trois heures.


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8 liv. puit. troiets r m;Os, 36 li3v. pour /fx mois, et de 72 liv. pour lrnne;, et pour la province, de a2. Liv. pour trois moisa, 4'z 1v, pour i x
mois, fet 8. li.v,. pour la.nne'e, ftanc de port. L'on ne s 'aboine qu'au conmenceient d caqnie mois. On jbujprit uoi c./te^ lous les lrie da
Friincc et les direieteitrs des ,po f/ls. C'efl c M, AU3Ro Y, director du bureau de la Gazette Nationiale', rue des P'iievinis n 28 qu 'ilfmt
ad'.. les lettres et larg'entI fnracs aie port. 'I out ce qui concern la composition et la re'daction de cette Gagette cornum e lives .riupe,
arths, mnuicue, 6'c., doit tire adrcfe' au rudd

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