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Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

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GAZET TEATIONALE, ou LE MONITEUR. UNIVER.SEL.
~---cl-c~lll---911-~11 --_- 111-1-


M R D.I 2$' M A I 1790.


N o 45.


POLITIQ UE.

R U S S 1 E.

De Peersbourg le zo2 avril.

LouverpTUR de campaign fe f ait bien tard.
a0 prtend toujours qu- le manque d'elpece.s en
e la priicipale cafe .. M. le prince Potemkin a
demiandl 2. millions de florins, et il n'en a obtenui
cinq. On faic qu'en 1786 l dette national de
ilic a oiite 1 6 millions, o00,00oo roubles; on
deait en acquitter un million par an mnais la gielrre
iii e furvenue a fait fCifpendre ce paiement. La
neii, ane on a etabli une banque pour la no-
blelfe, afin de lii procurer des fonds moyennaint
'lhypotheque de leurs t,-rres. En peu de tens 1 s
advances faites la noblefle fe font leves 3o mil-
ions alors il a fillu itiltipliur le papier-moiiaie,
ot depuis cette poque le numraire a difparu.
M. le baron de la Tourbie, nouvel envoy de
Ja cour de Madrid, a eu hier une audience de,
l'nmpratrice, dans laquelle il a remis S. M. 1.
fs lettres de crances.

DA N EMARC K.

De Copenhague le 4 mai.

Le prince royal eft arriv en cette capital le 26
avril, de retour de fon voyage de Siewvig; on af
fire qu'il fc propofe dans peu d'aller vifiter la
Norvege et mme la parties f.:ptentionale de cetre
province. 0'objet de cette vifite n'a, dans ce mo-
iienii, d'autre but que de pourvoir la suret d-.s
Erais danois, notre court fe bornant rendre fa neu-
tralit respectable, et fe mettre en tat de prendre
leparti que les circonitnces pounroint exiger. Hier
0o apperut de nos cot.s la gran.le flotte parties de
('arllcrona, fouis les o dres du duc de Sudermanie.
Oi envovia auii-'t l'a miraut l'ordre d'armer
fans dlai itou s .s ,;l'- i, qui ont compof notre
crcadre l'ann'e dermnire ourie les cinq don't l'd-
qiiippemenr a lj.i rt ordonn ct deux de,iqucls,
1.i Fionie de 74 et l'Elephant, de 5o canons,
ont mis la rade hier.

PRUSSE.

De Brandebour g, le 6 mai.

Les travaux dans l'arfenal de Berlin vont fans re-
liche. On ft occup fur-tout dans ce i-moment
remplir de ptites bomiibes d'une mafie particuliirte,
de 'liiivi tioin du colon l d'artillerie dl e Ti'e .. -..i ;
ces bombers peuvent tre fervies ave: c cel.r :ir et
produife.iit un effl,it icrfible. (Oin .iure rouioiii., quci.-
le roi partira pour la .-.i. i le iz duc ce mois.

POLOGNE.

De Varfoie, le 2.8 avril.

On continue avec activity les prparatifs de guerre
detout genre : mefure que les troupes fe trouvent
eii tt d'entrer en campaign, on les air partir pou'r
les frontiercs. Pluiieiurs regimens fe rendront imncel-
film-in t Cracovie. (n a donnii l'ordre de mcttre
le chateau de cette vi.le d.ins le meilleur tar de
difanfi et l'on a envoyd M. le colonel-ingeniiuri
Siriakiwky pour y diriger les travaux. S. M. prulienne
avait lfit olff.ir un prfC.nt de io o1 ducats chacun
des pinipotentiair.s qui ont fign le trait d'al-
lintce entire la '*,il et la Pologne, mais ces
iniflitres aIy.u't cru devoir rl futer ce prfent mon-
iiov, S. M. pruliennme a fait remettre chacun
l'eux Lunl tab-ai. re d'or de la valeur de mille du
cats. Les niniiiflres ont accept.
On dit nue les polaIkes mettront for pied un in
armine do e (.m': mlle homes et que viing-cinq
Inille hnmiiiies e ront fous les ordres du prince de -
lirtl.li-rg. ,e duc de Courlande fe propole, vu
les ciiconi nrces actuelles d'aller palmer quelque
tem; en Allemagne; lon poufe eit parties pour

Du1 2r. D1)s une; des do.er-r'es fances, on s'efi
occutip du p'riei de vreurt diu j:paltis que la repibii Il -
a faith acheter et aiilinir.r pour l'ambafltadeur de
inffie. Ce pil iis a cout plus de 60,000 ducars,
t la di. te n'avait afligni que la rmoiti pour cet
"''Je. e tprjt pour la venr de I 13 millions de
., ,*"i a e reprac.i, mais ricn 't'.. encori.e decide :
a ce ft) I. Oi a donn au: cormillair s chari s
it travafil, de r-diice uiin plan de gouvernement,
l'idre d; 'le tiat-er et ce le t pft. tel r le 17 idu mois
Prcichain.
lin courier de B:.rlin a apport le 22z de ce
lo(is, la rtific.arioii du tiair'' conrclil entire le roi
(le P'ini'f (t le roi et la replublique de Pologne i
elle eI daie dtu avri' : I'l?';h'. i.' dles ratifica'tons
refp'ctiv(-s a c:r fait fui la cha.mLp. Le nmme jour
on a li dans l'ati nmbl'. des l'.tats i triit d'alliance
conclu le ,o janvier dc:niiier, entire le roi de
Pruffe et la Porte ottomanie.


M. le marquis de Luchefini, miuniftre pruffien.
a reu du roi de Pologne la decoration de l'ordre
de l'Aigle blanc ; on l'value 40co ducats.

SUEDE.

De Stockholm, le 30 avril.

Les vents ne s'oppofant plus au dpart do la grande
flotte que command le duc de Sudcrmani ,elle a
di partir aujourd'hui de Carllcroia. La division le
l'efcadre l'gere armee en ce port, a auli nmis la
voile pour le golphm de Finilande. Elle fIra inc ifam-
ment fiuiie e quelques btimens qui font refles en
arriere, et entire autrres par la ilcnnem-a.lHilnmar, ail-
fcau neuf,imont de canons de 36 lives dcballe On a
r-cui des -,....... ILi-, de Finlande : le roi a faith garnir L
poles qui pourraient faciliter l'iinemi, l'entre dans
la province de Savolaxi acruellement routes nos
firontieres font couvertes. Cette champagne fera re-
iiarquable par les efforts qui fe front urii mi-r et fuo
les ctrs. A cet effrt, S. M/. fe ,ipofe de commaind-r
lui-mme la flntille dans la Scheeren a board de
l'Amphion, navire qu'on arme nri coinlequtce. Il
n'eif jamais fotrci des ports de Suede, une flotte aufli
noumbretaf et fi bien quipe.
Les officers condamns mort par le tribunal
fuprme de guerre ont prfent leur requete. a': roi
on attend avec impatience l'iffue de cette iimarche.
Le tribunal de juilice de Stockholm a encore pro-
nonc le fupplice capital contre M. le colonel Pfiffi,
poQur s'tre oppof aux leves qui fe fifaient dans fa
province pour le rgiment de Sudermanie.

ALLE M A G N E.

De Vienne le 6 mai.

Le bruit d'une entrevue trs-prochaine entire le
toi de Hongrie et le roi de PruIte et fond fur
l'amendement des propositions actuelles de la court
de Berlin. Des perfonnes trs-claires fur la situation
des Peuples, et trs-Jnfiruires fuii ls mouvwmens des
rois, croient l'envoi d'une lettre fecrete de L-
opold au roi de Prufle. C'eft un genre de nouvll,."s
qu'il eft impoilible d'alffirmer. On pretend que o-
pold a crit au monarque des Prufl'-is que l'inquim-
tude prefque gnrale don't les nations paraitnt
tourmentes, devait avertir les princes de la con-
duire qu'ils avaient tenir, et combien il leur iam-
portait d'agir avec une prompted et inyttrieule intel-
ligence.
Cependant il cft toujours avr que le confeil au-
triclhi in veut la guerre ; on ne nglige rien pour fou-
tcnir cette opinion. M. le martchal de Laiidhon a des
pouvoirs t's-trendns. I'emploi d(es officers qui fnte
focus fcs oIdtr. L s operations mihiiHtaires font l'-,:ire-
ment fa difpofition. Mais Vienne, il efl encore
pernmis de dire que le roi prirerait la guerre la
voie des ngociations avec la Pruffe. Ce monarque eft
occup du iicontentemient des pavfins. Un grand
unombre de villages a envoy d,-s dpurts pour fe
plaindre qu'on et rendu au clerg et la nobleffe
d.s privileges que JTicph avair dtruits pour le bien
des Peuples. T.e rtalliffCmcnt du cens et des corves
parait infuupportahle. Ils 'ollicitent pour que le nou-
veau regime qui vi:int d're tabli ne foit pas immiol
l'ancien fyflme. Le roi les coute et femble leur
promttre d'interclder auprs des deux premiers ordres,
commie s'il s'igifflit d'obtenir d'eux le sacrifice d'une
proprit laitime; ce qu'un payfan a faifi avec beau-
coup de pnitration,en rpondant S. M. : Ah! Sire,
'nous voyons bien q'ie votre maijcj' ne veut pas nousa corn-
prendre ; nous ivoyons bicz que Jofep/h I n'eft plus, et
que nous n'avons Flus de pcre.
Ce mot eft la fois nergique et touchant. Pourrait-
il recevoir une f'vere rparrie dans la Carinthie et
dans !a Bafle-Autriche, o l'an: ien fyfime rtabli a
caufl de nouvelles meutes, et o M. le cormte
'Aversberg f. irerndl la tte de quelques dragons,
pour appaifer les imoivemens ?
On uandi e que les juifs ne font pas vus de bon oil
en Honarie. Ils doint dj t lobligs de quitter Pe fl
-tr Comorren. Av it le premier mai ceux qui taient
''irnau onr di en f'rtiri ils front friccelIvement
chaff"s des acres vilUls de ce ro'ai nie. Ainfi le
People hongrois fi fait pas que l'abfurde iintol.ranlcc
rend les homes indignes de toute efpece de libert.
Du 8. Le roi a fait connlatre aux diffirens dpar-
eme'ns, par in billet de fa main,, qu'on ne de-
vait plus lui envoyer des norcs ifur la conduire des
fijets qui y font employs, ainfi que cela fe pratiquait
'ouiS le regne prcdent. S. M. dfapprouve ce genr'
d'inquifition et de dlation, et dit exp,'i- fment dans
oon billet, que fouventl'employ honnte fiddle et
laborieux, a re la victim dde l'envui de fi-s cama-
r adcs, et de l'animoit et de l'opprellion de les
tuprieurs.
Le nombre des troupes qui font dans la oravi"
lugmeinr chaque jour. Le principal rendez-vous c1,
ares de Brofnay : ou former un camp aux environs
d'Aufchau.


SDe Francfort le 14 mai.
Les troubles qui taient furvenus dans les terres du
Prince-Abbe de Stavelo et Manedv font acruelle-
mii.nt entierement calms. Le prince abbe et fon
chapitre ont confenti le 4 la plupart des article>
qut ltiur avaier.t t ptopolf.s. l.s auitres points
de contftiion front dcti is par un arbitrage. Les
fujets ont confi, nti payer 6o,(,oo floris. Les trou-
pes de Cologne ont quitt ce pays.

De Munich, le 12. Mai.

Les deux efcadrons da huffards Autrichiens du
rgiiri nr de Wurmi r, qnu commianade M. 1e come
de Pioloniez l'. :niv's, le d c- mois,
Mosbeou'g. o ils ont elcourn le :n. .e ils
en loii r parts po'r eu rn-dre Pfaffe'-helen et
ils ccnrtiiuent aujourd'hui leur route vers Luxem-
bourg,
MI. le come d'Oberndorff, miniire d'Etat et
nouiii.:, p"o-'";r ambafliacur i la dicte d'Jection,
:e riLiiri; i anheim v is la fin de ce mois. 11 y
il'-rla l'adminiilratiaon et la corn clondanie du Pa-
Si.that pour le teins de fa miiiioni, ainfi que les
mi-diures relatives l'ambaff.ide. 11 fera accompagn
Fraicfort par fix chambellans de S. A. lectorale.
Ce lont MVI. le come de Tauskirch, le comte
de V'L'7gg le comte de Konigsfeld, le come
de Fugger, le baron de Lerchenr ld, et le coiit
d'Oberndorff, neveu du miniitre.

PAYS-BA S.
De Br:cxlles, le 17 Mai.

M. le gnpral Van-der-Meerfrh ef- touiours d-
tenu la ticadelle d'Anvers, et y clt mi.ne tiait
avec peu dl'ards, felon le rapport de deux d-
puts de Courtrai qui ot t le vilitir. CUs d-
puts racontent comment ils ont eu a, s auprs
de M. V\an-cer-Mcerich, comment il efl log mel-
quinemecit lui et la 1 mme dans la iradille. M.
V'ain-der-Meerfch leu- t~ i 1 i-i_ fou einui elur
parle du p; u ci eards qu'on a pour lui et Ioni poufe;
que ni l'un ni l'a.irre e font en flireti qu'on a
menac, fiapu) mmie fes domn tiques, que fes
gtns n'ofrnt fortr, tant iniultes et menaces fans
,ce!Te. I1 fe paint de ce que, pen Lnt fon foum-
mril, on affected e tirrr ds armes fSu 3 cot
de fa chambre, et que le jour on vient lire, fous
ces fentres mime des crits o il eft diffam. En-
fin, on a interdit M. et mildaim Van der-
Meierifh touted relation avec leurs pareins et leurs
amis, Ce general a fait demand. r au congrs que
fa femme c'utt ain moins la pe mifi n de le retire,
ne pouvar>t rfiuportrr de lai voir partager ainfii s
horreinrs d'une c.le caprivir. I'('(us ces di'cours
fe font tenus en preIce de deux colnimiff.ii
car il cft impoflible de parier M. Van der-Me-rfjh
en particuier. Ces conmiflaires paraiient d'ailtkurs
fenfibles fa fitiarion. I e gniral voyait aupara-
vant le doyeni d'An',,rs, dcpiiis peu il elt piivc de
cetre confola ion. MA. le doyen a t meenac en
perfonne, s'il continuait donner a ofn anii ces
marques d'attachement. D'ailleurs, la garniion du
chteau eit confie des jeunes gens r u infiruits
du devoir du service, et qui n'ont fir-torut pour
le gneral prifonnier, ii refpectc ni condeltciiance.
C'eft tout--fait une idoltrie que la contiiuitd
des ftes que l'on donne l'image de M Van-der-
Noot. Ce bulte, en pltre bronze, e; i devi.nu un
pieux ornement fur toutes les chen in'es des eRa-
miners. La fainte image a t promtine fur un char
train par des jounes fills. Hi r, la pompe a t
plus majeflueufe; le bute flicr a t conduit dans
un carofle fix chevaux, l'aubir. e dite le canal
de Louvaiin. la court de l'aiberge etait orne comme
un repofoir, un jour de FIet.-DI)icu, et puis des
branches d'arbre ( r furteit de I' laurir. On e pro-
pofe encore p!us de magniti ence: le portrait de
M. Van-der-Noot fera port procelioniinllemient,
au fon d'une mufique miiitair avec un cortege de
gens arms et d pof a la falle du grand ferment...
L'objet de tant cd l'hnima"es a pouriant de.manid
gr.ce. On liui a promi' de I honorer *:ni ce jour-
l pour la d.-nii r lois. Sa fiec aura dur pi: s de
douze jours.... (,ii pourra rpo;ndni de l'annivt riire?
M. Van-dtr Nont a renforc le nombre de fls
crivains gage. Il par;at un nouveau genre d'ou-
vrages. On y faitla fatyre de nos ariflocrates, et
les plus groffiers loges dc la maifton d'Autriche. C'cft
ce but que fe propose in nouveau journal, qui a
pour titre la V:lJ'f trouicv. Ce libel le fc rare ; on
n'en a que deux nuniro: oui l'artribue a un abb
Fraic.is qui s'ef attxch a de T;autrmanfdoi;f,
et qui d meure Aix-la-Chapelle fous le nomn de
M. l'abb' C-,alki. .,'ante ur a aopt la; forme i piflo-
laire. La rraiiqiilljt n'cfl point r. tali. Bruxelles.
[.es prom' nades, les cporins le brulir de I turs bravo,
de leurs vitva, et les pierres qui voient dans les
vitres de quelques nilifons c fir:ient beaucoup d'hon-
ntes gens. Madame la duehefIfe de i)evoiinhir. qui
f.; trouvait dans cette ville, ayant par!h de 1MC. Van-
dcr'Meertch avec trop d'intrrc., a cu la prudence


rc~"----c'-~l----~--~I---U~-------~~~-~~












d'en fortir. Madame Duluiffon ne doit pas tarder
Sfuiivire cet example: ces jours-ci les vitres de fa
mailbn ont ete brifcs a coups de pitrre.
On a parl ici d'une affairel qui devait avoir eu
lieu Marche-en-Fam ene. On peut la rduire a ce
qui fuit: les lmp'riaux logs i Marche, pendant tous
-'. b -- infornie, que les partots marchaient en
force dans le deflein de lks dloger et craignant
d'tre envelopps dans ce gros bourg, fitu au fond
d'un vallon, et command de tous cotes par des
montagees, prirent le parri de s'emparer d'abord
de la montagne du calvaire, voifine de cette p--tite
ville, et qui la domine. Ils s'y font retranchs,
ils y ont plac plifieurs batteries, et ont abandonn
la ville. L.s patriots peuvent entrer dans Marche;
niais il n'y a point de furet pour eux de s'y ta-
blir, avant d'avoir dlog les Autrichiens de leur
potte.
M. Van-dcr-Noot cft maintenant Namur; tout
le corps des officers a t le faluer. On a faith ma-
no-uvrer en fa prfence un bataillon du rgiment
d'Anvers. Le Peuple n'a ceff d'admirer ce bon i ere
de la patrie, felon l'exprt.flion des journaux qui s'imn-
priment Bruxelles. f,e bruit fe rpand que le pace
fdratif entire les Ligeois et les Etats de Brabant
a t fign au dernier voyage de M. Van-der-Noot
Liege.

Arrive et dpart des V'aiJfeaux au port d'Oflentde.

Arrive. Le y Mai, de Vier Vrienden, capitaine
.C. Holni, de Nantes de Jongfre van Zeven, capi-
taine J. J 'Iffcis, de Dunkerque; de Jouf'ouw Acher-
ma'is, capitaine F. Felbaum, de Hambourg. Le 7
de M.iria capitaine M. ,Van os; Ihet Vli/jigfcgch Pa-
quet, capitaine C. Van.des-Poed, tous deux de Vliffin-
gue. Le 8, de Doye Haudern, capitaine Pieters,
de H-ambourg i the ;William capitaine R. Butler,
de Sunderland.
.Dpart. Le 6 Mai het Vlifingfch Paquet, capi-
taine C. Van-der-]>oel, pour Vlillingue ; th Black
Prince, capitaine W. Johnaflon, pour l'Angleterre.
Le 7 de Clara Th.e;efa Maia capitaine J. de long,
pour l)Lum:ktrqu- ; the Unity capitaine S. Forcl ,
pour l'Angleterre; Recht door (e, capitaine D. de
H-aes, pour Zierikzie; the Infurarce, capitaine R.
Lulion, pour I Angletcrre. Le 8, la dame Ane ,
capitaine T. Taufl, pour la France; the Endeavour,
capitaine IV. Muncl:man, pour Londres. Le 10, the
Lie'-ty, capitaine Jouh-flo pour Londres. Le In,
d.: Jou.jfouw Elifabeth, capitaine R' f, pour Bor-
deaux; den Atlas, capitaine Th. Pocts, pour Me-
mel; the Briton King capitaine W. Lines; den Pol1
van DuydJflnd, capitaine Klinkaert; le Cyrus, ca-
pitaine L. Noflen, tous trois pour Dunkerque. ,Le
Iz, de Joujf'ouw Johanna, capitaine Scgellen ; l'Ef-
praince, capitaine .'1.,. tous d :ux pour Nan-
tes Ie Joyeux, capitaine J. M. Urbin, pour la
France.
De Namur, le I9 Mai.

Une eftaffette arrive cette nuit, nous a apport
une triple nouvelle. Les chaffeurs de Tongerloo et
la lgon Ang'ail ont t battus hier par deux ou
tr.ois mille Autrichiens, A la croix, prs de Mar-
che. L'action a commenc cin.i heures du martin ;
elle a dur, diverfes reprifes, jufqu' fix heures
du foir.. On dit que nous avons perdu environ ioo
homrnms et deux canons. Le nombre des bleffs eft
confidiable. Ia perte de l'ennemi in'ft guere inf-
rieure la ntre.... Le ginral Schoenfeld eflt parti
prefque fur le champ pour fe rendre au lieu o le
combat s'eft donn. Ce martin mme 600 homes
du reginmcnt d'Anvers ont fuivi de prbs le dta-
chement la tte duquel s'avaice le gnral.

LIE G E.

Le quarter gnral de l'arme Ligeoife eft au-
jourd'hui Haffelt. On croit mme que fon inten-
tion ell de fe retrancher T'ongres, et d'y attendre
les Palatins et les Munftriens. Les renforts qu'at-
tendaient les Palatins font arrivs. Les troupes de
Mayrnce front inceflf mnient au rendez-vous. La
reunion uoit avoir lieu le 18 de ce mois. Il y a une
noimbreule artillerie. M. le gnral Winkelhaufen,
commandant en chef, a du arrived hi-r Aix-la
Ch ipell La premiere colonne de ces troupes monte
8ooo homes, et on afiure qu'il y en a i,ooo0
autres prts marcher au premier signal.

HOLLANDE.

De la IHaye le ir mai.

Il eft beaucoup queflion du prochain dpart d'une
efcadre de la rpublique, qui ira fe joindre dans la
Baltique une efcadre d'Angleterre, pour former
d concert une flotte d'obflrvation. On dit aufli que
le prince Stadhouder doit inc fiunament quitter la
Slaye pour vifiter les places fortes de la gnralit.
On n'a pas vu fans furprife l'emprunt fait der-
ni'-rementt la Haye, chez les banquieis Juifs
Abraham et Siinon Boas, et pour le compete du
roi de Suede, de la fomme de ioo,ooo florins,
argent courant de IHollande, avec l'approbation et
la garantie du comit, compole des dputs des
quatre ordres du royaume, et fous l'hypotheque des


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revenues de la couronne et du royaume, et des
mines et douanes royals Lans exception.

S UI SSE .

Extrait de lettres du 15 Mai.

Les Franais rfugis nous paraiffent des htes
dangereux. Nous craigqons de payer cher l'argent
qu'ils dpenfent chez nous. Leur fjour dans nos villas
principles inquiete le magiltrat dans plufieurs de
nos cantons. Ce n'el pas qu'ils difent du bien de la
revolution de France; mais c'efl que le Peuple ici
ne penfe pas tout le mal qu'ils en difent. L'aiiflocra-
tie n'eft point une calamity inconius dans nos aliv!es
de la libert, ct l'galit d''s droits poliriques entire
les citoyens n'eft pas fi r-elpecte parmi nous qu'il
n'y ait beaucoup refaire. Ce qu'i y a de certain
c' el qu'en ce moment on y veut regarder et que
parmi les peuples il y a du movement. La puiffance
louveraine pefe ingalement fur diverfcs claffes de
citoyens ; les moins favorifs commencent lever
la voix centre ce qu'ils appellent une injulte opprcf-
fioni; les grifons habitans de Gafteret de Dutznac,
ettj;ele des cantons de Switz et de Claris, prfenteiit
de vives dolances contrel'ariflocratie; et particu-
lirement contre la mailon de Palis...... Sfchafioul ,
les paylans de Hallau s'arment, et demanded; aufli le
rredfl'ement de leurs griefJ..... A Berne un cer-
tain nombre d'habitans ont demand le droit de Botr-
geoifie et l'ont obtenu...... On fe trouve Blae dans
une autre pofirton. Le confeil, occup de l'influence
des dcrets de l'Affemble na:ionale de France fur
les polfilions des princes allemands, eft diviif en
deux parties. L'un veut fair caule commune avec les
princes, l'autre prfere de s'en ripporter la Diecte
helvtique.... Je penfe donc qu'il s'tablit chez nous
un germe de division, ou plu-t de rvifion, lequel,
s'il eht cultiv par des hommes habiles et dlint-
reffes, pourra produire quelques bons effects en faveur
de la libert un peu trop altre dans la plupart de
nos canons, &c. &c.....

ANGLETERRE.

Opinion de M. Fox la chambre des communes.

II eft imnpofible de fuppofer que l'Efpagne ait of
" provoquer une guerre, dans laquelle, feule elle
" aurait a combattre une marine formidable fi elle
Sn'avait pas t certain d'tre foutenue par quelque
, autre puiflance : nous devons donc nous attendre
, qu'il y a au fond de cette dispute quelque ennerni
" cach qui fera caufe compune avec elle. Peut- tre
la France, ou plutt la cour de France excite-t-
" elle l'Efpagne la guerre afin que le m niflere
SFranais trouve un prtexte pour entrer dans cette
, mlme guerre, en apparence pour empcher la ruined
Sd'un alli fiddle; mais au vrai pour fe dfaire de
Sl'Affemble national et rtablir le roi la nobleffe
Set le clerg dans leurs anciens pouvoirs et prro-
gatives.
Aujourd'hui les fouverains et les grands lparent
plus que jamais leurs intrts perfonne'sde ceux des
SPeuples et les miniffres des deux chefs de la
1 maifon de Bourbon ont les plus grades raifons de
Schercher dans une gueire, les uns recouvrer une
Sautorit qu'ils ont perdue, et les autres affermir
Scelle qu'ils craignent de perdre. Cette guerie donc ,
Squi ferait une calamit pour les Nations, pourrait
3 tre avantageufe au clerg, la lanobleffe,aux mi-
n niftres de France, ainfi qu' ceux de l'Elfpane ; fi
Snous devons avoir combattre come il y a lieu
Sde le craindre, les deux marines de la maifon de
SBourbon, et peut tre celles de la Ruflie et du Da-
, nemarck la perspective eft vraiment effrayante,
Set notre position e'ft une des plus critiques dans
lefquelles nous nous foyons jamais trouves. "
Le fecret tant vant dans les ngociations politi-
ques, et don't oun ait tant d'honneur aux cabinets
des princes ne fera jamais du got des Peuples libres.
Le gnie miniftriel fait des efforts inutiles pour d-
fendre fa Mdiifde et entretenir la uiiperiition de fes
miraculeux effects. Qui male agit odit lcem . ...
Quelque triviale que foit cette devife elle n'en
convent pas moins aux entreprifes des cabinets Eu-
ropans ..... On allure en ce moment que la
chambre des comnmiuncs demand les infiructions
M. Pitt, fuir les causes qui n'ccalirent une guerre,
avec l'Eif~agne. La chambre dire abfolument prendre
connaiflance des pieces du procs, avant de per-
mettre que l'or et le fang de la Nation fervent a
vider la querelle. La chambre-haute a fait la mnme
demand a M. le duc de Leeds ; et M. Leeds et M.
Pitt fe Tont gale:ient refufs aux lgitimes empref-
fcmens des deux chambres. Que cette nouvelle fe
confirm ou non, on ne l'acculera pas d'tre dnue
de vraifemblance.

FRANC E.

De Paris.

Le famedi j1 mai, 1790, les lecteurs du dpar-
tement des Ardenres prefents par M. le come rIe
Saint-Prieflt, ayant t admis l'audience du roi,
M. Hanotin maire de Mzieres, et l'un des lec-
teurs, portant la parole, a adrefie fa majefl le dif-
cours fuivant ;


Sire, les lecteurs du dpartement des Ardenn
dputs extraordinaire des villes de Mezis e- i
Charleville, viennent payer votre maj c-ie res et
d'admiration, de reconrnaifance et de fenfibi ut
tous les Franais doivent au me le.ur de ri. que
regenerant votre empire, vous lui donnez desli
que nousoblerveronsavec fidlit,puiiqu' eies ltoivlti
oprer le falut de l'Etat, et q-'e!es con crent
jamnais le vif intrt que vous prenez fa prrit
Par un d:cret que votre niajeft a fanct pon irte.
femble national a dcid que Mzieres feerni' d'f
nitivemerit le chef-lieu du dpartemesnt des t.
dehiies, et Charleville chef-lieu de fon dirict. Elus
merbrs de ces tabliffle-mens, avant de lesct Els
en activity, nous croyons qu'il eft de notre de-
voir d'aflurer votre majefl de notre foumiffitn, d.
note zele et de l'exactitude avec laquelle nous ex.
cutcrons les ordres qui nmaneront de foi autorit,
Le rtabliffement de la chofe publique d dendant
elientielleumeit du itabliT'ementa de 'oae et de la
paix ces objets important front toujors ceix de
notre follicitude. Honors de la confiance de nos
concitovens, nous la juflifierons par notre intgrit,
et fi jamais nous fommes en butte aux traits de
liiijuflice, nous les repouifferons fans aigreur et
dtournant le people de tout ce qui peut exciter fes
inquitudes et Tes alarms, nous n'arrterons fon
attention que fur les devoirs et fur les vertus don't
vous nous donnez de fi tuuchans examples.
Ah quelle que foit fire, la difference qui
exile entire les opinions des citoyens, I'attacheueut
inaltrable qu'ils ont vou leur monarque ef le
lien qui doit nceffairement les runir, et amener
bientt cette unit de principles, cette intelligence
fi dufirable, cette harmonies gnrale qu; manque
encore an bonheur et la tranquillit de la Nation.
Combien ne devons- nous pas tre ports a
rechercher ces avantages, et feconder les vues bien.
faifantes de votre majeft! Hlas tout ce que nous
devions attendre de vos bonts paternelles nous
a te accord. La libert, ce don fi prcieux, er
votre ,v. .V. : vous nous avez retndu ibres : ou,
fire, nous fommes libres, mais c'eft pour bnir
cheque inftant le rgnerateur immnot de la Patrie,
Nous jouifl'os avec traniiport de cette libert, parce
qu'c le nous donne de nouveaux moyens pour vous
fervir, et de nouveaux motifs pour vous aimer.
', Fideles ces rcntimens, aux vcux de tous les ha-
bitans du departemi-at des Ardeuies, ce penchant
fi doux et fi facr, qui a tonuour', uni les franais
leurs fouverains des extrmits de vos Etats nous
venons vous en prrfnter l'homrmage; daignezl'agrer
et y reconnatre l'exprellion du patriotifine le plus
pur ; prtgez et encouragez, fire, les travaux d'une
adniniPration nai;iante; daignez nous foutenir dans
une carrier o nous entrons avec la rfolution de
tniriter par un d v,,uement fans bornes, l'honneurde
participer au government d'une Nation clebrepar
fes lumieres, par fon courage, mais heureufe fur-
tout de trouver aujourd'hui dans la grandeur et la
gnrofit de fton roi le plus ferme appui de la conf-
titutioin, et la force inpuifable de la flicit pu-
blique. Signs H.1 NOT1N, dput de Mzicreset
tnembre du d'apartemcntdes A r:lennes; iDviGNcLUrT,
dput de Mzicres et membre du dpartement;
BAILI Y dpu et membredu diftrictde Charleville.
RPoNsE Du RiOT. r Je fiis monfieur, bien
fenfible aux marques d'attachement qu? ue edoniineIit
les lecteurs du dparrement des Ardennes er'les
citoyens de Mz.i-res et Charleville Je les affiire
de tonte ma bienveilance, et ilspeuvententirement
computer fur mna protection



ADMINISTRATION.

ASSEMBLE DES REPRSENTANS DE LAGCOMMUINE

Un des cent mille abu qui regent dans lesh-
pitaux, don't nous-mmes avions coinailfance, et
que nous nous r'fervions d'attaquer avec d'autres,
ars la conflitution dfinitive du pouvoir munici-
pal, un de ces abus vient d'tre dloinci par M
l'abb Fauchet, la commune de Paris.
SLes pauvres de l'Hpital, dit-il, qui I'avaint
point de billets de con'fefiion, ne pouvaient pas
forrir de la maifno n un fl iotur de l'anime Onles
puniffiit par un an de prison dans l' I'Cneinte de l
Salptriere. I es pitre' lirrcteurs te prtaient a ces
excs d fanatifr e i t d'i intolerance, l.s tiperliet"es
religieuf. s I' excraient et fans M. Choix de Saiit-
Ange prtre-citoveri, qui nri' pas voulu eii ert'e
le complice, et qui a eu le courage de;s'expolf)
au reffenriment de ceux et de cells qui cedef-
potifme religieux et facerdotal parait uni droitfitr
on perptuerait toujours au mpris des dicrets
de l'Affemible national, dans les afyles de lindi-
gence et du malheur cette vexanion finatiqlle
cette atteinte inhoipitalier I a libert de c
science ,.
Cette dnonciation ef j.uile elle eft raifonnablei
mais M. l'abb- Faucher potuvait-il dire eunfite :,qu'i
doit profiter de cette occasion potr folliciter de l'afl
femble des reprfentas, in rglement geiiral, qui
dfende l'exaction des billets de coneflion dans les
paroiflfs de Paris pour les marriages et pour les
derniers facremens ? '











Cet ate de police lgifl'7ve n'eft point t e la com-
det' a cornIiun-; ; la commune ne peut ricn
''"" o'obliZatoire cet gard ; fon pouvoir
,!ic1r' ir e d.es rglmiens d'excution ou de do-
rt "l'qie, ". m'us qui ne touchent rien de pofitif
ultu deS hommes ut les obligations prives.
Il ebien vrai, que c'cit nle chofe abfirde, une
.. odieufe, qu'on ne puiffe fe marier qu'avec
I billet de confefionli; il eit sur encore que cfet
s n a produit d'autres, et tout ce que M. l'abb
chet en dit, eft plein de fens et de jufleffe.
is c'e(t a 'Affemble national feule qu'il appar-
in O'urlui vuide d'objet et de motif.
En politique come eia administration, on doit
er a chaque pouvoir ce qui lui appartient ; et
;li e confiondre les attributions, non-feulem it
:,' oublier la loi de l'ordre mais rendre ftriles
dangereux les meilleurs projects de rforme..
Aufli laffemble de la commune en applaudiffai t
a motion de M. l'abbe Fauchet, l'a-t-elle fage-
lt renvoye au comit ecclfiaftique de l'Affrm-
l'e national, qui dans l'organifation de l'Eglife,
,,na profcrire tout ce que la faibleffe ou la cupi-
li avaient aiout de fantaftique la noble lim-
i;icit du culte.
GARDE NATIONAL PARISIENNE.

Si nous avons diffr de faire connairre l'adreffe
lu bataillon de l'Oratoire l'Affemble national,
:en'elt pas une raifon pour la paffer fous filence, et
ious devons a nos lecteurs de leur en fire con-
,iire un extrait, dfaut de place pour l'infrer
a iere, come elle le mriterait.
Meffieurs a dit M. Gerdret, au nom de fon
:rps, le premier bataillon de la fixieme division,
ompodf des citoyens du district qui, l'un des pre-
niers, a provoqu la vengeance de la Nation centre
s ennemis, et port fur les cachots de la Baftille
'effort victorieux de la libert le bataillon de l'Ora-
oire, qui, ds l'inflart de la revolution, s'efl im-
lof le devoir de veiller la dfenfe de vos tra-
aux1, vient, avec l'affurance d'avoir avec fidlit
empli cet engagement, dpofer dans votre fein les
moignages de fon patriotifine. Arms librement
oiir la dfenfe des droits de l'homme c'eft dans
a main du patriotifme que nous avons plac l'ten-
lart de la libert qui nous runit pour jamais, et
ette vue confolante veillant le sentiment actif
enios forces, effaant le souvenir de nos pertes et
e nos privations, nous tiendra conftamment fuir la
Ifene, jufqu'au terme de la glorieufe carrier que
'ous ouvrez au bonheur public et particulier.
Si l'on a, cru pouvoir vous prfenter, dans une
dreffe au nom de la commune, la permanence active
le nos affembles primaires, come un aliment nl-
effaire notre zele et le feul moyen de conferver
os nombreux bataillons, nous nous htons, en le
ifvouantt, de renouveler, fur l'autel de la Patrie,
fermint folemnel de reAfer arms avec la conte-
ance d'hommnes libres, prts tout facrifier pour
lfendre et maintenir la conflitution,
Oui, Meflieurs, c'eft ce tmoignage de notre
trachement, c'etft cette alfurance de notre d-
ouement veiller l'excution de vos dcrets ,
ni fait l'objet du pacte fdratif que les gardens
ationales du Royaume s'empreffent de fire fous
nurs drapeaux ; et quoi qu'en- ofent dire les dtrac-
eurs de votre immortel ouvrage, ils ne pourront
iculper des homes que l'amour de la Patrie a
aul arms et qui citoyens et foldat officers
iilitaires ou municipaux favent que le premier
'ffit cle l'nbiffance vos dcrets eft de maintenir
ihirarchie des pouvoirs que vous avez corntitus,
t que c'et de la subordination des forces militaires
nue depend non-feulement la conservation et l'exer-
ice de la puifflance lgiflative, mais encore le repos
t le bonheur d'un roi- citoyen, qui nt veut que
elui'de fon Peuple. ,
Et ont fign come dputs du bataillon,
'AMFemble nationa!e, Gerdret, commandant; Barr,
ide major; de Rumigny capitaine des grenadiers
olci's ; Perrond capitaine des grenadiers volon-
aires ; de la Planche, lieutenant; Mutreci fous-
ieutenant; Toflot fergent-major Defpecbach, fer-
,ent du centre ; Thoma/in caporal; le come de Luc,
:levalier de Saint-Louis, fifilier volontaire unfu-
icr du centre ; et BrI-, capitaine; Huet lieutenant;
uity, caporal ; Chaeot, chauffeur.
M. le prfident a rpondu la dputation d'une
lnaniere lui marquer tout le prix que l'Affemble
nlettait fa dmarche, et lui a propofe d'affifter
la f6ance.


D1STRICTS'DE PARIS.

Coi'ie de la lettre crite M. le maire de Paris par
le comit du difirict des .Tacobins Saint-Honor date
de Paris, le vendredi zr mai 1790.

Monfieur le maire, le comit du district des Ja-
cobins Saimt-Honor a eitendu la lecture de votre
lettre du 16 mai avec l'intrt que vous infpirez.


5'89
il avir eu communication de l'arrt ds repr-
lLntans de la commune du 14 mme mois, don't
vous avez raifon de vous plaindre.
Le comit n'a pas pu fe dtendre d'un fenriment
d'improbation contre cet arrt dict plans doute par
I'erreur il ne faurait fe perfuader que la conduite
de nos reprfentans foit l'effet d'une machination
odieure et fcandaleufe. Un chef qui a fi bien m-
rit de la Nation, et de la ville de Paris, dans les
circonftances les plis difficiles, eft l'abri de tout
Coupon. Le comit rend juflice vos talens,
-;os vertus et votre dfintreffement fi gnrale-
ment connus; il vous affure que cet arrt n'a point
altr les fentimens qu'il vous a vous avec tons
les bons citoyens. Il fait des vcux pour votre con-
firination dans la place o les vrais, pauiiotes vous
ont heureufemnent appels et que vous remnpliffez
leur trs-grande satisfaction. Il vous prie de recevoir
I'allirance de l'eflime, du respect et de la recon-
niaillince avec lefcuels le prfident et les commif-
faires dq comit ont l'honneur d'tre &c.
ARTHv.- pnfident.
--C C C Ci
LIVES NOUVEAUX.
JoURNAL. hiflorique du voyage de M. de Leffeps,
consul de France employ dans l'expdition de M.
le comte de la Peyroule en quality d'interprete du
roi, depuis l'inmtant o il a quitrt: !s frgates fran-
aifes au port S. Pierre et S. Paul du Kamilfharka,
jufqu' fon arrive en France, le 17 octobre 1788.
A Paris chez M. Moutard, iiiprimeur-libr.are rue
des Mathurins, htel de Cluny z vol. in-8S. de
3~o pages, orns de dur. cartes gographiques et
d'une jolie gravureen t aille douce. Prix 7 liv. br.
et Io liv. rel.


ASSEMBLE NATIONAL,

Prefidence de M. Thouret.

STANCE DU LUNDI 24 MAI.
Sur la lecture du procs-verbal, plufieurs qhan-
gemens font faits aut dcret rendu famedi dernier.
L'article VI avait t decrt come il fuit. c Toute
declaration de guerre fera fate en ces terms: DE
LA PART DU ROI ET AU NOM DE LA NATION ".
Il fe trouvait dans la minute remife fur le bureau,
par M. de Mirabeau, une addition DE LA PART DU.
ROI des Franais, ET AU NOM DE LA.NAT OV.
Cette addition efl adopte par l'Affenble.
M. de Mirabeau l'ain. L'article IX continent une
erreur foit dans la copie foit dans 1 imirefion ,
foit dans la composition. Je Vo'us la dnonce. Cet
article eft ainfi conu : c il appartiendra au roi d'ar-
rter et de fig'nr avec les Puiffances trangeres,
touces les conventions nceffaires au bien de l'Etat
et les traits de paix, d'alliances et de commerce ,
ne front excuts qu'autant qu'ils auront t ratifis
parole corps i_.,if l.i. I! eft vident par la conf-
truction de cet article, qu'on a l'air de foumettre
'l'autre Lgiflature les traits de paix, d'alliances et
de commerce j il efi vident qu'on a l'air de ne fou-
me.ttre 'la ratification..du corps lgiflatif que les
traits de paix d'alliance et de commerce : or ce
ne peuttre l'intention de l'Allemble national. 11
fil certain que tout acte qui intreffe les proprits
publiques, doit tre ratifi par le corps lgiflarif. Je
propose de rdiger ainfi cet article.
Art. IX. II appartient au roi d'arrter et de
figner avec les Puiffances trangeres tous les traits
de paix, d'alliance et de commerce et autres con-
ventions qu'il jugera nceffaires au bien de l'Etat;
mais lefdits traits et conventions n'auront d'effet
qu'autant qu'ils auront t ratifies par le corps l-
giflatif ".
Cette nouvelle rdaction eft unanimement adopte.
M. de Mirabeau l'ain. J'ai prfenter un article
additional qu'il me parat important de dcrter.
Les traits acres ou conventions paffs jufqu'
orfent avec les Puilanices trangeres front exa-
mins dans un comit fpdcia lequel en fera le
rapport avant la fin de la prfcnte fellion l'cffet
que l'Affemble connaiffe quels font ceux qui doivent
tre ratifis ; et jufqu'alors lefdits traits, actes et
conventions demeureront dans toute leur force.
M. Freeau. Je demand le renvoi au c'mit de
confitiution car cet article-l et une declaration
de gu- rre, c'eft la mme chofe. S'il y a quelques
traits qui bleffent les droits de la Nation et il en
eff certainement quelques-uns ; d'aprs une dlibra-
tion peut-tre vive nous nous trouverions conduits
an point d'en demander l'annihilation. Les terms de
I'aiicle ne font pas aflez pefes: l'ajournement eft in-
difpenfable.
M. Robefpirre. J'ai l'honneur d'obferver que far-
ticle propof par M. de Mirabeau elt, aprs ceux
de fame.i un des plus important qui vous aient t
fournis : je le regarded come la confquence du
dcret. On ne peut, fans tre prpar, adapter une
propofirion qui tient la profprit de l'EEmpire.
L'ajournement de M. Frteau eft donc trs-utile.


M. de Mirabeau l'ain. C'cfl inconteltabliement troi-
jours une propofirion fi ge qu'un ajoulnlll n-t:t, i u'-
rout lorfqu'il s agit d'un article important, et que fort
importance exige baiiucoup de netr t dans la redac-
tion. Je remarque cependant que l'article porte tout
enrier fur ce principle, que dformais rien ne pourra
tre excut qui ne foit auparavant ratifi par le corps
legiflatif. Les vnemens de tous Ls jours peuvent
nous mettcre dans Je cas de jetter les yeux fur les
conventions qui occafionueraient ou qui provoque-
raient le dploiement de la force national; par
example, quoique nous fbyons convaincus que la
guerre d'Efpagne n'eft ni menaante ni dangerefe il
n'eft pas douteux qu'il faudrait jetter les yuiix en
carrier, et regarder li les conventions font nationals
ou fi elles ne le font pas. J'ai doncpropofe une chofe
utile fire avant la fin de la feffion. J'adopte l'ajour-
nement ; mais je penfe qu'il aoit tre brief dlai.
M. Goupil de Prifeln. Il faut demander en mme-
tems au comite une frie d'articles conriitutionnels
defitints fervir aux dlibrations que le corps l-
giflatif pourra prendre concernant les droits des
Nations.
M. Mantineau. M Frreau a dit que l'article pro-
pof quivalait une declaration de guerre, et il a
conclu qu'il falait ajourner cet article :mais je tire
de cette observation la confquence qu'il n'y a pas
lien dilibrer. Un ajournement donnerait de l'in-
quitude aux puiffances.On ajourne une queflion qui
peut ere traite au fond ; vous annoncerIez que vous
revoquez en dointe la validit des conventions; vous
provoqueriez la guerre. Quand le roi a trait avec
les Nations trangeres, ces Nations ont cru traiter
avec la Nation franaife. Ajourner, c'efi fire douter
de votre respect pour les traits. Il n'y pas lieu
dlibrer.
Une parties de l'Affemble demand paffer
l'ordre du jour.
On paffe l'ordre du jour.
M. de la Bluache: Vous avez ordonn, par l'article
r du dcret du 17 avril, que tous les porteurs de
billets de la caiffe d'efcompre front changer ces
billets contre des aflignats de mme fomme la
caiffe de l'extraordinaire, avant le 15 juin proLhain ;
,et quelqu'poque qu'ils fe prfentent dans cet in-
tervalle, l'afignat qu'ils recevront porter toujours
l'intrt a lkvr profit, compterdu i avril; mais
s'ils le prfentaient aprs l'poque du iy juin, il
leur fera fait dcompte de leur intrt part:
du 15 avril, jufqu'au jour o ils l prfenteront. Ce
terme a paru trop court a votre comit. J'obferve
que toutes les villes de commerce demandent des bil-
lets de Caiffe portant affignats : il n'y en a que pour
36 millions qui ofient actuellemient figns ; le caifner
ne peut fire par jour que 18oo 2000 signatures.
Le comit des finances me charge de vous prfen-
ter le project de dcret fuivant :
L'Affemble national s'tanl fait rendre compete
du retard qu'a prouv la fabrication des alligtiis ,
tant par les precautions prices pour viter lx falfifica-
tion et par le femns neci fiaire pour y appofer les
signatures, dclarer qu'elle proroge ju(rlliuai 1 aot
le terme de rigueur qu'elle avait fix pourcetchange,
et que cependant les intrts courront toujours,
dater du 15 avril. ,
Ce project de dcret eft adopt.
M. l'abb Gourtes. Je v.is vous fire une propoficion
qui n'exigera pas de dlibration. Je demand que
vendredi l'Afferible s'occupe du fort des ecclfiaf-
tiques qui ont un service jourIt.lier. Beaucoup de pa-
roiffes refuLent la dime : les paflturs ne favent ot
prendre du pain.
La proposition de M. l'abb Gouttes eft applaudie
et adopte.
M. leprefident. Je viens de recevoir en mme teams
deux lettres qui font vritablement fignes des offi-
ciers municipaux de la ville de Montauban.
Pemremi lere lr.
Nous avons pris des mefiures efficaces pour remplir
les marchs de grains... L'tct-major avant t dif-
perf, il a t fait une nouvulle promotion, et la
garde national eft entirement dvoue la muni-
cipalit. Les troubles ne fe reinouvellent pas.. Les
non-catholiques s'i mpreffentt augcaenter l.s c course
que les citoyens deflinent aux mailheureux : ils en-
tretientnent Iurs atteliers et fontou tours travailler
un grand nombre d'ouvriers, quoique le commerce
n'aille pas d(I tout.... Ainfi les foins de la munici-
palit ont commenc a gurir les piles de notre
ville. La Tage humanit de l'AIinblc national peut
les cicatrifer par un dcret.
Autre lettre arrive avec la premiere et don't la date poaflrieure de trois jours.
Nous nous prparions vous annoncer la paix...
La plus mauvaife nouvelle nous apprend que oo000
homes de la garden national de Bordeaux, viennelt
fondre fur nous la flammte et le f lr a lailin : nous
envoyons une dputation pour les flichi'; li nous
ne pouvons y reuflir, nous nous abainduonnerons au
ciel qui fotiient l'innocence. Un dcrcet de l'A Tem-
bie national pourrait dtcruire les dangers de notre
situation et empcher trn incendie qui embraferaic
bientt toute la France.
Ces deux lettres font renvoyes au comitd des
rapports.













Suitr de la dif anionJf'r l'ordre juliciaii/.
Apir" s qtIques dilrcu'll ons fur la manire-: de pofer
Ia qu fiuii, l'mlfmbii e d.-,i rte quii: le;s jie-
mien-, vi-I u riier. iiort pourront tre attaques par la
voice de la. cajition.i ,
On pife la quflion fuivanite
Les juges dIu t ibunal de cafation' feront-ils permancas
ou amoutdlns '
M. Mc'in. La qiiellion dr l',imbiilance ou de la
ifidence ds ugesig du tribunal de caiXitiimn, m%'a paru
devoir fe d&ider pour la rfidiuce. L'intrt de la
Nation, l'intrt de la juflice er l'iintirt des julfi-
ciaIkIs 'cxig.iint. IJin:rtc de i' action eft de forti-
fier h s moy''ns, d'affurer l'unit des tribunaux, et
d'c.ru.er ce qui pourrait l'altrer. Ce Iui t t impor-
tant au umaintien de la confittition et il eft man ur ,
fi la tribunal de caffation n'ref pjas fdentaire. line
pouni 'ait rrt iire mbutlait que par fLctions, qui chacune
dans fon tcrriLoire relnfermerait un certain nombre
de dpartemn.;. '.
Le tribunal de ca.i2tion fera le gardin fuiprmne
de la loi, le conitrvaceur des proprits et le lien
des tibunaux d'apptl. aS vous divifez ce tribunal,
ccrimmnI-tt VtouLtez-vouS conferver les nicems prin-
cip.s ? La fI.ction qui fe trouve'ra au pied d-s l3y-
renes et c: -le qui lira envoyee au pied dui Moutt-
Jura feCront uLne application diffrente de la loi.
Avoir un tribunal uniiiiue c'eft le grand moyen d'em--
pcher dans l'Ltat toute fcillion toute division : les
Ang1ais votus en ont donn l'exemple. C'el leur
chimbre-haure qu'ils ont,confi le pouvoir de la cal-
fation .
J'ai d t qu'il tait de l'intrt de la juffice que
les jiius du tribunal fuiTent rfidans; la juflice fe-
rait mjal renldue des magiftrats iliftruits et confommis
n- fe refoudront pas des chevauches perptuelles.
Cet tat ambulatoire ne conviendrait qu'a des juges
frt jcti;es i et des juges jeunes font fouvent de
nimau.as juges.
Je dfie i un jurifconfulte de bien juger une af-
faire dans la loi municipal de la Normandie ou du
Hainaulr, s'il habit un dpartement eloigt des lieux
o ces costumes fonten vigueur.Un juge qui ne reflera
qu'un mois dans une ville, qui fe trouvera loign
de tout ce qui peut le contraindre, pourra ne pas
rdfifier la fdiuction. Ainfi don 1 ambulance eft con-
traire linutrt de li juflice ie dis enfiite qu'elle
eft contraire l'intrt 2es jufficiables. Les cotef-
rations tant juges par arrt il eft importicnt pour
uurs i!f'.i ., et leur fortune de mettre des entraves
aux demands en canfftion ; c'eft une demand ex-
traordinaire don't l'emploi doit tre trs-rare, et
don't on ne doit pas fire une reffource journaliere
fans cela il ferait une troifieme degr de jurifdic-
tion ordinaire.
Il eft un moyen d'ouvrir aux pauvres la facility
de recourir la caffation, c'eft d'interdire toute fol-
licitation perfiinelle. I\ ne faut pas croire que certe
loi foit illufoire elle eft en ufge en Hollande, et
s 'c:ecute trs fvren:ent. l y aurait un second
inoyiv n qii eft employ Nancy et en Touraine :
je in r:lerve de vous l'expliquer. Je conclus i ce
queles juges du tribuialdo calfanioii fuient permatnens.
M. Gouil de Prfeli. Monitefqtieu a dit que le
pouvoir judiciaire tait le plus terrible de tous les
pouvoirs entire les homnues. Il peut ein eli:t attaquer
la noi i i peut attaquer la libert. Anantir un juge-
ment, ce n'efl pas juger : aifi la caffltion n'ef( pas
unte partie du pouvoir judiciaire mais une manation
du pouvoir I:.-) iiii C'eft par rapport l'ordre ju-
dici.iire un hors-d'ceuvre une eipece de commiflion
extraordinaire du corps ::gii ,ti,: charge de rprimer
la rbellion contre la volont g nrale de la l'oi. Des
magiftrats font rebelles la loi quand ils jugent contre
la loi. Ce tribunal doit-il tre unique ? Oni. C'eft
le feul moyen de ramener l'unit les diffrens tri-
butnaux.
Si vous avez, un tribunal permanent, routes les
convenances annoncent qu'il fera fix dans la capi-
tale. Ne craigncz-vous pas qu'il ffffe a le une coali-
rion avi-c ks minifircs ? ne craignez-vous pas que la
court plniere ne fe ralife? ne craignez-vous pas
que ce ne foit une arme contre la revolution? ne
craignezL-v us pas qu'un jour on n'effiie e fub(lituer
ce tribunal au corps lgifllif ? Le pluvre qui aura
obtenu unt jugementen n dernier effort fe verra oblig
de r itoncCer a fon droit prce qu'il ne pourra cuivre
le richir horsde fis foyers. Si au contraire les juges
font anibulans, ils front, pour ainfi dire, comume
la providence qui eft prtnte dans tous les lieux.
On vous dit que vous introduirez un nouveau degr
di juridittion: oui fi vous ne dfiniffez pas l'objet
de la c:alTatioin fi vous fouffrez que le tribunal ufurpe
la .itflice et rendte n jugement : Mais vous drc'eri-
ni r "-. le cas, l'unique- cas de la caffation. 11 confific
r'-:orn-:r le jugement par lequel il aura contrevenu
i la 1loi.


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II femble qu'on vous I'r:fernce dcs judges courant
coinl;'nu:lletm:nt par tout:: la France ; je prpole des
rmnIflirat fans bou jours dans Il n.eme litul: ainfi,
rqu'n l dshabiitue de ces exagratri(ons inutiles. On
dit qu'il fe pri'tntra'des caufes inmpo(rtanmes, des
caulfs qui devront re ji!gcis fur des courumes lo-
cales. (C 'il:fi pas cdla : trlle loi exilte ; lle efi con-
cue cnces terms ; tel jugement a t-'l contrevenu a
ctte loi ? Voil le jugemcrn: en caffation. 11 elf n-
cel]aire dj conferver de remonter fais ceffe le
reffoir de la juilice ; il faut rparer ains ceffe le palais
au;guile de la lgiflarion. Ce moyrn a manqu jufquai'
preflnt :i toutes les Nations modernes : vous pouvez
vous lu procurer, cn adoptant le plan que je vais vous
foumcttre.
Art. ler. Il fera tabli une court de caffation comn-
pofie de quarre-vingt-trois juges don't un fera lut
ci-i chque dpartement parmi les citoyens domi-
cilis dans ce department.
If. Ellle fera divife en huit factions, don't cinq fe-
ront compofcs de dix juges et troiis de onze en
attribuant chacune des sections un nombre de dc-
partemens gal celui des ju3cs.
III. Chacune des sections figera alternativement
dans deux villes, affignes pour cet effect, dans l'-
tendue du territoire donn a la ftctioin.
IV. Les fances des sections fe tiendront depuis le
ier mirs jufqu'au 19 mai, et depuis le zy mai jLtfqu'au
14 aout.
V. Les demanded en calfation front faites par une
simple requte.
VI. Dans tout arrt de cafftion on rfrera en
entier la loi qui aura t viole.
VIL. Les factions recevront, pendant le course de
leurs fances, les plaintes fur les abus commis dans
ladminiflration de la juflice, et il en fera dreff
procs-verbal.
VIII.Toutes les sections fe raffembleront Paris
le rer. dcembre et pendant trois mois, pour exami-
ner les lois qui auront fouffert des contraventions, et
an fujet defqu Iles il y aura eu des calfations de
jugemens fouverains ; le nombre des cafiitions fera
indiqu. La cour de caffation fera des remarques et
observations fur les lois, et dlignera les augmenta-
tions, up i -ii''.ii' et clangemenis qu'elle jugera n-
cefaires de fire cs lois. Ce travail contiendra
auffi les abus don't chaque fiction aura eu connaif-
fance. Il fera prfent la lgillature.
On fe retire dans les bureau pour la nomination
d'un nouveau prfident.
La fance eft leve deux heures et demie.


V ARISE T S.
Leure au Rdacteur.
En defendant, Monfieur, les droits de la Nation
dans l'affemble de fcs Reprrf.ntans, j'ai d, come
tous ceux don't j'ai partag 1J patriotifre encourir
la haine des ennemis de la confiitution et fi ma
conduit publique leur a part trop au-deffus de la
calomnie, leur malignit s'en eft bien ddommage
par les horreurs doit ils ont efpr pouvoir entach.r
ma conduite particuliere.
A des libelles anonymes, je n'ai du rpondre que
par le filence du mpris ; et telle a d'abord t ma
conduit.
Mais fi le tmioignage d'une corncience irrpro-
chable me fuffifait, je devrais, au caractere augufte
don't mes concitovens m'ont revtu, non pas un
simple dfaveu que le coupable come l'innocent
peut fe permettre fans aucun rifque ; mais le dfi
tue j'ai fait publiquement ces vils calomniateurs
de dnoncer a la jultice les attentats don't ils ofaient
m'accufer ; mais la dnonciation que moi-mme j'ai
faite de leurs calomnies au tribunal intitiu pour
connaitre des dlits qu'on m'impute, et aux comits
tablis pour la recherche des coupables en les invi-
tant diriger les informations fur moi mais enfin ,
l'engagement que j'ai pris envers le public de pour-
fuivre comme calomniateurs, ceux qui en me diffa-
mant encore oeraient le nomner afin que la n-
cefit de fe dfendre ptt les force i chercher con-
tre moi des preuves que mon innocence ne pou-
vaitre douter (i).
Cette oceafion s'ef enfin ptifente, etile defir de
me jufiifier me l'a fait faifir avec eiprelTement,
Un quatrain infr dans un journal avec le nom
de l'auitcur, f tmblait renouveller la diffamation don't
je m'tais plaint, en appliquant au nom d'A lguil......
( ainfi crit dans le vers ), le travefliffement ab-

(i) Voyez ima ltcrre iufre dans les diiffl'dci journaux
au mois de janviyr dernier, notammcnt dans le Journal
de Paris du 2. dudit mois.


firde et coupable que m'avaient attribu mns e,
nemis. Je me fuis pourvu centre 'auteur, iqu
d'abord interpell, come je devais le fire dciq,
rer, fi par le- mot d'Aigil.., il avait ,ellriec
entendu me dfigner., i a dclar foriime lle e til
n'avait point entendu m'appliquer le trait don't qil
s agit. Ainit, par cette explcation le dlit i
dilparu aux yeux de la justice, et moi, e i pl
eu de calomniateur connu pourfiyvre judiciate.
ment.
Voici l'extrait authentique du procs-vebal faith
cet gard.
= Par procs-verbal du 17 mai 1790, fait pr
nous Jean Odent, commiffaire au chatelet de Pa
ris, en execution d'une ordonnance fur reqite
de M. le lieutenant-civil, en date du 2. dudit iois
de mai, la Cequte de M. Armand Dfir du Pleffs.
Richelieu, duc d'Aiguillon, dput i .Affmble
national, dans le domicile de M. Jean Olivierde
M\ ude-Monpas, gentilhoimme fervant ordinaire du

Appert M. de Meude-Monpas avoir t inter.
pell e de clearer s'il tait l'auteur d'un quatrain
li promlptu, infr fous le nom de monfieur le clie
vali r ae Meude-Monpas, dans une feuille du S
dudit mois de mai intitule : Journal gnral de l
court et de la ville, de l'imprimerie de madame la
veuve Hitrilfant, et fi, par le nom d'Aiguil.
fuivi de trois points, employ dans le fecond'vers
dudit quatrain, il a rellement entendu dfignerle
duc d'Aiguillon,
A quoi M. de Meude-Monpas a rpondu qu'il
eft 1'auteur dudit impromptu, mais que par le mot
d'Aiguil..., f.uivi de trois points, employ dans le
second vers dudit impromptu, il n'a point ntetend
parler de M. le duc d'Aiguillon, d'autant qu'ila
toujours penf qu'un defendant de Richelieu ne
pouvait tre tratre fon roi. A l'gard du second
vers dudit improiiptu, il a cru jouir de la liberty
d'etendre fes vers jufqu'i vingt f,!il.E, en forte
qu'au mot d'Aiguil..., il atrait pu vouloir ajouter
encore une demie douzaine de fyllabes, pour rem.
plir le blanc indiqu par les trois points,,, Et a
fign DE MEUDE-MONPAS.
Extrait par nous, commiffaire fufdit, fu la
minute dudit procs-verbal. ODENT.
Si je public ce procs verbal c'et nmoins pour
tirer advantage de la fatisfaction et de la juffice que
l'auteur a cru devoir me rendre, que pour inflniire
mes concitoyens des pourfuites que 'ai faites con-
tre la premiere perfonne qu'il m'a t poflible d'at-
taquer. Ils y verront, que fi le combat judiciaire
ni' s'efi pas engag plus avant, c'efl qu' l'inftant
o mon innocence l'a provoqu, je nai plus eu
d'adverfaire .
Ce que je viens de fire contre cet auteur, je
le ferai, j'en prends ici de nouveau l'engagement,
centre tous ceux qui voudront fe fire connatrp
en mn'accufant. Je me trouverais heureux, fi que!-
qu'un de mes ennemris, par une calomnie plusdi-
recte me procurait enfin occasionn de prouver,
d'une maniere vidente et lgale,, que mon atta-
chement la confiitution, mon zele ardent pour
la dfenfe des droits du Peuple n'ont jamais af-
faibli dans mon coeur mon respect pour un roi jiiRe,
qui ne yeut fonder fon bonheur que fur celui des
Franais.
Le duc D'AIGUILLON.

Dans ce moment Monfieur, il eft intrelfant de
voir les cuts des campagnes donner l'exemple du
civimne. M. Preffac de la Cha'nye cure de S.-
Gaudent eu Poitou, don't j'ai dj public diffrens
traits de patriotifine, a fait, le jouir de la forma-
tion de la municipality une action qui mrite d'tre
cite.
Il a fait arracher dans la fort un chne d'une
belle venue l'a fait rranfporter dans la place du
village o les enfans des deux fexes l'ont plate.
Il leur a fait enfriite connatre les advantages de
notre libert. Au pied de cet arbre, leur at-il dit,
vous vous fouvindrez que vous res l'raniis, et
dans votre vieilleffe vous pourrez dire i vas enfans
l'poque imiorable laquelle vous l'avez plante.
S'ous les citoyens qui avaient des procs oitt c!'-
fenti fa demand, les terminer par arbitres; ils
fo font accords pour le choix et fe font embralls
aprs avoir entendu leur arrt, De fort' ,dit ce re
pectable cur, dans une lettre adreffie a la focit
royale d'agriculture, dont il efi correfpoltdantii qi'il
n'exite aucun procs dans toute l'tedue de ma
paroiffe.
Des dances ont termin cette fte digne desbeaii
joours de Rome oou l'utfge de planter des arbres
aux poques intreffantes tait cnitt.
REYNIElR


On s'abonne Paris Atel de Thonu, rue des Poitevins ou au bureau, des affices de Paris rie neuve S. Agugliin. Le prix fl pour Paris, d
18 li'. pour irio mo.is, 6 liv. pour fix mois r et de 7zliv. pour l'aI me ; et pour la province, /de 2z liv. pouf troiS mois .Z liav. pour jix
'>is er 8./ iivi, pour lannne, franc de port. L'on ne s'abonne qu'au commencement de chaque mois. On /fou/crit aiuffi che. tois les librirCes de
F', e et les durecteur.s des pofes. C'cf t M. A.ubry directeur du bureau de la GaZette 'Nationale, rue des Poitevins, 1no. 81 qu'i fllt
a,.',f' /lesr /ettr's etr agentn, francs de port. - Tout ce qui concern la com/po/fiton: et la rdaction de cette GaLette, contmie lives, jT-'"i'
carti s u/n1 fiue 6'c. doit tre adref' aut rdacteur de cete feuille, rue duiardinet, mai/il de M, CarafTe en face de la rue de l'Eperon.