Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

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SUPPLEMENT A LA GAZETTE NATIONAL.


Du Dimzanch/e 23 Maa*i 1790.


POLITIQUE.

PAYS BA S.

De Gand, le I1 mai.
q
A province de Flandres a donn aux autres pro-
vinces belgiques confderes un bel example de con-
duite. Le com't patriotique qui s'efl tabli Gand,
ds les premiers inflans de la revolution, a fu con-
ferver oni exifence et le mme efprit, en prfence
des E'tats d la Province, depuis le teins qu'ils font
alfRmibls. Ceux ci veillent, dans ces reins d'orage,
a l'adniniffration politique, et le comit n'a ceff
d'exercer fur toutes fes operations une cenfure ref-
pSctuieure, mais franche, remplie d'gards,et pourtant
pipulblicaine. Les Etats ontlouvent profit des confeils
qui leur ont t donns, et peut-tre doivent ils
cette utile surveillance l'honneur de n'avoir point
aifect la fouverainet au prejudice de la Nation.
D'ailleurs, cet tat de chores ayant tenu les citoyens
p>uis prs de l'admiiniffration, a double leur activit et
ourri en en ux les vrais fentimens du patoriotifie.
Aulii l'intrt particulier eft-il toujours prt s'im-
moler l'intrt public: difpofition fuirprenante dans
11 pays ol l'on conferve encore tant de ferveur pour
les ides monaftiques, et o l'on travaille inceffam-
ment rgnrer des couvens jadis fitpprims avec
uin zele qui ne convi, nt gure au vritable civirme ec
au vrais principles de l'art social.
Mais le comit patriotique de Gand croyant que
fa miffion tairremiplie, et qu'il pouvaits'en remettre
daformais la fageffe des Etats, vient de fe fparer.
11 a envoy le 8 mai, quatre dputs aux Etats,
qui ont prononc le difcours fuivant :
,, Haurs et piiffans feigneurs, le comit gnral
tabli dans la ville de Gand a l'honneur de dclarer
que depuis fon rtction il s'et propof deux buts ;
pr'emieremcnt, de chaffer et exterminer Ces ennemis
coimuitin, foir du dehors foit domelliques ; feconde-
ment de redn fier et maintenir fes conflitutions, felon
quele g]nie franc rt libre desflam.;ndsi'exige. (Voyez
l'crit ayant pour titre : Egalite, bu, utility du comit
gbinral de la F/lndres, &c. Fol. 6. )
Quant an premier, les belges connailffcnt affez
avec quelle valeur par notre influence particuliere ,
lesAutrichiens ont t expulfs, non feulement de
cette capital mais prefque de toutes nos provinces.
Pcrfonne n'ignore que dans le commencement de
niore revolution, nous fmes l'ame et les ages du
people flamand ; que nous convoqumes les dputs
des Etats-g'nraux de cette province et que nos
premnieres dmarches et difpofitions furent lgales ,
d'autanti qie le people inilifincrement ne trouvant
perfonne hormis nous qui l'couttt et 'le confolat,
porta notre affiumble toutes fes affaires et fis
difficults, pour y ire dcides felon les circonf-
talces du temis.
Sur ces entrefaites les chofes fe poufferent
ln tel point, que nous n'avions pretfque plus rien
a craindrPe, rnon feulement de nos e'nnemis dcla-
r, mais mme de nos ennis ne d nos e s dineftiques, de
frit:e que tnos commenmes atteindre le premier
but de notre comit.
Quant an second, nous ofons nous flatter d'a-
voir renpli les devoirs de bons citoyens, et d'avoir
'lfenidu avec intripidit, come de vrais coop-
iteurs, les intrts et les privileges de la Natiotn.
iNon0 nous fommnes toujours propof, mieffeigneurs,
le mime but qui vous animait, c'eft-a-dire, le bien
etre le fTilut de notre province, et de tout le Pays
las; et pour y parvenir, nous nous fonmmies precfque
t'liours fervi des mitm-s moyens. Si quelquefois,
''e t ce qui n'a'riva que trs-rarement, et les moyens
que nous employons n'tai nt pas jufftement les nme
'mes que les vtres MNlf igneurs, nous n'avions
pendant qu'une mme fin, qui tait le falut comn-
11n" et nous tlous foumettrionsois toujours votre
'r-it et vos fares dlibrationis. 'on peuti
donc dire qu'en gnral il a toujours rgn une
D"faite intelligence entire vos hates piUifances et
Scomlit; et fi en certn ines occasions les fentiamejIs
fiIti oppofds, cette opposition mme -tait le prin
ipe d'un grand bien (i). .Les RPomams, s'il nous
tl permis de nous appuyer de leur exemple par de
feibl.ibles altercations entiree le Snaat et le Peuple,
5eleverent iiufqu'au dernier degr de liberty et de
fplendeur. Finalement, les repprfentans de cette
"aitrale font choifis par l- Peuple avec un applatu-
'iffenient et unie latisfactinr eneirale. En conf-
ien ce, note deuxieme but eft rempli, et notre
miion eft fine.
S" Nuiis abandonanons donc la chore commune
d Cageffe et la prudi nce des peues de la patrie.
ntretcms, notre comit tant r par, fi dn:ms io-
te Particulier nous prenvons tre utiles a la repu-

() Cic. lib. de or t. n". 199. J'ui di conclure que les
':' ...'e. entire le Snat et le Ppiu le quoique toijours
1' I,."'-.: en elles- mmes rain:c iqu' clq ufois juit-s et
piencuencellaires iourt le bieni public; quec C.iis ces divi-
l i on n'aurait pu venir bout ni de ca ler le roi de
li l., ni de crer les tibcre!s du Peuple, ni de mntire
"n Lrtit n la puiffance coinflaire, &`c.


bli
fan

Re


que, nous ferons toujours prts de verfer notre
g et de facrifier nos biens pour le service de la
porie l:: s .iffn les Eas ladr
ponfc de let:rs hautes puifiances les Etats de Flandres.


Chers et bien ams, l'empreffement avec lequel
I6s citoyens de tous les ordres et de toutes les clafRes
ont vol au fecours de la patrie, au moment de la
revolution, la plus merveilleure que l'hilfoire tranf-
mettra nn jour la poflcrit, eft une nouvelle preuve
de lhorreur iu'infpire au Flamand le defpotifie, de
quelque voilg qu'il s'efforce d- fe cacher j et le zele
qu'ont manifift enfluite un grand nombre de bons
citoyens, en fe raflemblant en comits dans toutes
les villes pour aid r par leur concours les admi-
nifirations refpectives dans les functions importantes
que le moment de la crife rendait plus dlicates en
mme teins qu'il les multipliait l'infini, eft une
marque certain que l'amour de la patrie et le defir
de la rendre heureufe ont dirig toutes leurs op,-
rations. A prfent, que tous les magiftrats qui t l.ne
dans le cas de devoir l'tre par la contitution, ont
t choifis par les reprfentans des communes, et
que 'loignement de l'ennemi de nos frontieres liiur
permit, ainfi qu' nous, de vaquer avec tranquillit
et fuffire tous les devoirs enters la patrie, vous
croyez que le moment eft arriv de nous reprfenter,
que vous pouvez avec confiance reprendre les foins
de vos affairs domefliques. Oui, Melli.urs, repre-
nez-les, et avec cette confiance qu1e vous pouwiVL,
placir dans un Etat qui, par la diftribuiion des voix
votantes, ne peut jamais devenir arifocrnaique, atten-
du qu'en aucun items les reprfenrans du tiers-ttat
ne peuvent avoirmoins d'un tiers de voix de prpon-
drance; et que ceux-ci, bien loin de pouvoir avoir
l'envie de s'arroger perfonnellement durant leur
fiance aux Etats, un pouvoir arbitraire ou autrement
inconftiruioniei, doivent fe rappeller et fe rappellent
toujours qu' chaque here leurs commnettans p-uvent
les rappeller et les faire rentrer dans la cladle de ci-
toyens et fujets de la rpu'blique, de forte qu'aucun
eembre des Etats ne faurait voter aujourd'hui en
faveur d'un pouvoir icoiiflittiionnel, don't demain il
n'eft pas fur qu'il n'en reffentirait pas le premier,
come citoyen et fujet, toute l'amertume.
En agrant cependant votre retraite, nous avons
rfolu de donner tous une marque de notre bien-
veillance ; en confquence, il eit nceffaire que le
greffier du comit, en remettant aux archives de
la ville les papers du comit, remette en mime
teCms au magiffrat une life nominal, figne de fa
main, de tous les membres qui ont compof le
comit, pour que nous leur puiffions fire parvenir
eufouite le t-noignage deftin et d leurs services.
A tant, thtrs et bien amnes, Dieu vous ait en fa fainte
et digne garden. A l'affemble des Etats de Flandres,
le 8 mai 1790 .
Sign, JOSEPH-FRANCOIS DE BAST.
De Bruxelles, le 13 mai.
La situation des affairs eft bien diffrente dans le
Brabant. La focit patriotique qui s'tait forme
Bruxelles, et qui aurai pu y fire l'office du co-
iit gnral de Gand, et y avoir la m,ne influence
fuir les Etats et fur le fatal congrs; cette focite a,
commre on fait, t difperfe par les agens de M.
Van-der-Noot, et les membres de cette alfemble
font encore pourfuivis. Les libellAs les placards
dnoncent les vrais patriots aux attaques d'une
populace auidacieufe et foudoyee. Un de ces pla-
cards portrait, dit-on :
ce De par i,yoo,woo fouvelains brabanons,
tous ceux qui ces prfentes &c. Salut. Comme nous
avons enjoint a nos reprfentans de veiller fur les
'-nnemis publics, nomms Von kifles ( du nom du
p',jident de 1'.;..".'..",' patriotique ) et que nos re-
prftentans les traitent avec trop de climenice ; nous
leur ordonnons de fortir du pays, d'ici fix jours,
fots peine d'tre punis come traitres la Nation.
Nous invitons tous les Bruxellois fouverains fe
rendre, le 18 du prfent, au jardin Sainr-Georges,
pour de-l courier fis tous les Vonkifles qui ne
front pas parties. Fait Bruxelles, lan de notre
regne, le premier, &c.,
La foldatefque de M. Va-der-Noot ne s'leve point
centre ces afliches de dcret ; lle ri'eft occupe qu'
re-ndre les honneiurs fouverains 1' ili ., de ion chef.
Cette, image lui fcrt d'enfeigne. Tons les jours un
dragon volontaire cheval parciourt les rues de
Brux'll's, tenant dans fes mainis ce buffe honor.
Des dtachemens de voloataires fous les armes, avec
unie mufique. bruyante, forment l'efcorte. 11 faui avoir
le chapeau bas et crier : vive Vun-der-Noot C tte
co1nd'-fccndance efl indifpenfable, crit-on deBruxeIles.
Lorfque les dames de notre hale et lhs chevali-rs
de notre rivage (les Capons), troupe trs-indifci-
pline, qui ferme le cortge apperoivent des cha-
p~.aux fir les ttes ou d':s attitudes chigrines; alors
les chateaux de voler en l'air, et les cris de re-
doubler. Ces jours derniers cette promenade a
tourni en dc lire.
C'ellZ fur un aut:l lev en gradins, revtt d'an
tapis, fuirimont d'un dais, fait de branches de lai-
rier, entour de flambeaux et de luIfres allum'is, que
le bufte de M. Van-der-Noot a ctd cxpotd, Cette


figure de plitre a dj reu mille baiCers et come
les ftes doivent durer quelques jours encore, on
s'attend aux gnuflexions. On a djientendu les dvots
de la halle et du port s'crier, voici notre dieu Ces
pieufes orgies finiffiLnt ordinairement en libations de
vin, de biere et d'eau-de-vie. Pendant que les fideles
s'enivrent-, des jongleurs levs fur des ettrades des
deux cts de 'image, chantent des couplets en fon
honneur. Comme le hros fe nomme Heici, le refrein
de l'apothofe efl fur l'air franais, vive Henri.....
La gait de cotte abfurde idoltrie product fouvent
des querelles ; la police y courtet n'empche pas les
excs. C'cft de bonne-foi que l'on v prmene garde,
que ces Belges rendent un cuire ,i ridicule au Jupirer
Brabanon. Le jour ils l'iadrent, et la nuit ils courent
les rues pour le venc!r. On s'adrefe aux naifons
des Vonkifies ; on clie l-s vitres, on infulte les
perfonnes. Ce bacchanal s'e r? pt depuis plufieurs
jours. Les patroiiil!Ls de voAliitaires paraiffeit ref-
pecter res v.igabonds, et tolcirent leur infolence. Il
exifte mme cette occasion, un principle de divi-
flon dans la garde national. Les chalfrurs appartien-
ni- r Vi. \,a -dsr-i4-oo. Ils fe raffemblentc dans les
.efiaminets, il, forcenu de boire la ftait de leur
mairre. Les aurres volontaires s'offentnt de ces bru-
t,il., invitations, et s'on dfendent le fabre !a main.
I es chafl:_-urs et les fantaffins ont eu cies querelles
fanglantes. Ces derniers oint dclar M. le baron
Van-hen-Hag n, qu'ils repoufferaintt l'arrogance par
la force, et les difpofitions de ces homes arms
donnent de vives inquitudes.
M. Van-der-Noot, pouit outenir tant de triomphes,
a tait venir quelques crivains, qu'il penfionne en
(buverain. Les gazettes i:ommenr M. Feller ex-
j4uhite, auteur du Journal de Luxembo~urg, et qui ,
ven:iit de Lige, avait chercn un alviy chez M.
l'archlv,que de Malines; ellks nonrment au(fi M. du
Doyart, ex-jfLite, qui dj fait impriner e t prof-
-ectus d'un journal qui fera intiitl I'Anoi du Peuple.
Ce d rnier eft, dit-on recommand l'imprimcur des
Etats de Brabant.
Mais le principal ouvrage auquel M. Van-der-Noot
doive de la reconnaiffance, eft anonyme ; il efl inti-
tul, l'Anatomie de la Cabale. C'eft-'l fur-tout que
l'AJffmble national de France eft traite de la ma-
niere la plus outrageante : ce qui fait croire, dit-on,
que auteur eft un prtre. Quelques-uns des diffi-
dens de cette auguffe Affemble ceux -l don't la
France gardera un plus douloureux souvenir, font
exalts dans I'Aiatonmie de la Cabale come les feuls
defenTeurs du trne et de l'glife. Dans cet crit,
M. Van der- Meerfch Mi. Vonck M. le duc
d'Aremberg, M. le duc d'Urfel, et tous les patriots
bien connus, font dclars des fclirats, et vous
l'excration publique.
Les lettres de madame Dubuiffon M. le plni-
potentiaire, ont fait quelque bruit i mais on y a
fait rpondre avec une r,. r'..r, qui a eu beau-
coup de fuccs, fous !e nom de madame du Boccprge.
On dit que cette madame du Boccage n'eft autre
que Madame Pinaut fort attache aux intirts de
M. Van-der-Noot. La platitude et la groffirer ne
lont pas les feuls dfauts de ces rponfes. Madame
Dubuiffon fe hrte de fe rtablir pour repaiW-r en
France. Le part l'a dfigne pour une royalille, et
fa retraite eft fage.
M. Van-der-Noot eft depuis quelques jours
Lige ; il preffe aflure-t-on le pace f dratif avec
les Ligeois. Il ferait dangereu:: d re dans les
rues deiBruxelles, que le pavs cle Lige doit fe mettre
en garde contre fi s ngociartions.
Le patriotifmci parat s'tre teint Bruxelles ; la
ville ne tardera pas fe dpeupler. On made que
les gens riches fe retirent; que le commerce eft lan-
guiffant ; que les atteliers font vides; on n'y voit plus
gue des proceffions plus pompeutfes qu'ell s ne l'ont
jamais t. 11 pourrait arriver qu'il n'y reflt bientt
quee iidole Van der Noot et kIs Capons, les ado-
rateurs.
Le befoin d'argent fe fait fentir au congrs. Il
s'el adrcfl aux Erats de Flandres ceux-ci ont fait
une rponle qui, malgr l'ivreffe du Peuple braban-
on a pour un infant fuipendu leur enthoufiafme.
Voici cette rponfe elle eft du 7 mai.
Chers, figes et prudens feigneurs, nous avons
reu aujourd'hui une lettre du congrbs fouvvrain des
Etats-Relgiqucs-Unis date du 4 mai 790 don't
nous joignons ici une copie authlentique. Vous re-
marquerez avec nous medfieurs, que l'unique objet
de cctre lettre eft d'exciter tous les membres de la
PRpublique i fire des efforts reires pour acclrer
et augmenter lks foufcriptious patriotiques. Nous
rie pouvons qu approuver la demarche du congrbs,
et nous ne pouvons dirconvenir que tous les motifs
all,its dans ladite lettr e ne foient preflans et in-
coiieflables. Nos fentimens pour le bien tre cnnm-
mnii e" notre ponch it conf' river inviol..blimcnt
notre libir-, nous ont ports 5 vo 's requrir trs--
linft mmenr, au nom dni la g.'! ru! ~ Nation fla-
mand.' at n e notre Aff mble gn-?Ile, d'expfcur y:
vos fid(cl:s communes.c, que les i:trts et le bien-
tre de la Patrie exigent que, pir trous m s nm'ens
..ii-.t .1.; :, o tiuche d'aui*m nrer kis foufcriotioi s
patriotiques et dons aratiitrs on eft trop convaitncu
descl lntimnehis finceres du Peuple flamand, pour


N. i43.


_~_1_11*_______1___I_____













pouvoir doiiterqutilne concourre .le routes fes f-orces
a un but au'.i l.lut.ire. qul: neceCllane. L e Pe iple a
mnis la pierre fn:ula!men.ale de la liberate et au-
ourd liai il inl- p.rit point s'CmpriLetr a mettre la
rdelri.:e nr iiii U I, '. unvrage ; no'il attendins touit
d'un Peuple libre i ri:n. n 1 el iimpolible aux courageux
Belges.
-C Nous vous pylons, Mc'ieurs, de'communiquer la
prui'eniit lettre a vos communius, et de dlibrer avec
eux lu les movy n, de p .rvcnir un but fi nccffaire
etnouis Coiimes aiuiris d'avance que les vrais Flamands,
atr'-chis au cult de leurs peres et iouifant en paix
de l)urs privileges et liberet, les defendront au pril
de lears vies e de leurs biens, contra ceux qui vou-
drai.nt y donner atteinre .

VARI: T S.
Je vi'ns de lire, Monfieur, dans le n'. 137 du
Moiinituri, l'ex:r..i d'unc lettre de Londres qu'accoim-
p:.gi.aeit des rfLexions trs-analogues l'efprit qui l'a
dicte.. Vous vous tes emprelfe d'annoncer que ces
refi'xions n'6taient pas de vous. Aucun de vos lec-
teurs je vous a!lfire, n'eti tent de les attribuer ni
vous, ni aux auteurs de cette feuille.
TUn patriote ardent vient de v,*us blmer d'avoir
infirt tu: lettre aufli fau;iie, dit-il, auffi dangereufe,
aujl co:.al,:. Je fuis tres-convaincu Monfieur, qu'il
y a des cho:bs faufes dans la lettre don't il s'agit r
mais je uMis loin de croire que vous foyez blimable
po;ir l'avoir infI-re. Il mIe iemble que c'eft mal d-
leidre la vri: que d'avoir l'air de redouter des opi-
inins erroiis. Je n'en crnnais pas de vritablement
da.nger^+fs, loirfque la libert de la preffe exille dans
touted Con tendue ; c'ef mnme un des plus grands
bienfaitrs de cette libert, d'empcher l'erreur d'tre
niuifible anu homes. J'ai toujours penf, comme on
'Pa dit ii y a quelque items dans votre feuille, que
pour l'intert le la virit, il faut lailifr coniltament
ouverte toutes les opinions une carrier o fes
adverfaires coimme les dfenieurs ne peuvent fire
un ips fans affurer fon triomphle. Un procd contraire
de la part des amis de la justice et de la raifon relfem-
bl:rait un peu trop l'ancienne maniere d'agir de
ceux qui ne vaniiaient entendre parler ni de l'un ni
de l'antre ; et je nu vois pas trop commeient, en em-
ployrnt les ancieinnes f:r.nules, les anciennes confi-
derations d,.i plouvoir arbitraire, on prtendrait con-
ferver le dr'it d'en dinoncer l'injunfice.
J'ignore iu cette lettre a -t't vritablement crite
Londres, ou fi elle a t fabrique ailleurs, come
l'a imprimi le patriot: don't je parle. Je ne crois pas
qu'il fait fort important de favoir cela. Ma;is ce qui
'1 etl un peu plus, mon avis, c'eif d'y voir aittar-
ba.r la Nation anglaife, au nom de laquell l'au-
tUur n'h ite pis de parler, des fentimens d'injufiice
don't on n'.a pas le droit de l'accuoer fans preuves.
IZ fJat convcuir, dit l'.auitCur, que l'occi pej t pea-
ratre brillante, et qu'il tl ceut- etre difficile uin bon
.AngLhis de ne pas s'y ... "'- entr. aier. 11 me parait
que l'auctur s'elt fait une ide fort strange d'un
bon Anglais; car dans la langue de la morale pu-
blioqu ce prtendu bor Ang!ais ne faurait tre
autre chofe qu'un brigand imbcille; et je ne cris
ni jufe ni poli de fire ainfi les honneurs de la
bont d'aultr'i.
Le minirflee anglais a envie de fparer la France
et I'E.fpa;n-." Je ne nie pas que ce proj .t minift-
riel ne purilue exiter avec beauicoupd'autres du rmme
genre d.icrs Ila te e de M\. Pitt. Mais que prove cela,
fiion qu'un miinnire peut fornitr des projects trs-
coniraires la junlice et que c'eft un grand malheur
pour une Nation d'abandonner aux ag.ns du gou,-
vere!im nl, au moyen d'une refponfabilit prefue
touijours illufoire dans ce cas le pouvoir de bout-
hi etr la t-rre cnciere pour de petits projects minif-
ti rils, de i: tirs caprices diplomatiques, de petites
vues de domination, ou de grands plans de ftbverfion
politique ?
SPair cette fparation l'Angleterre dominera fur
les nurs, gouvernera l'Europe Ton gr. C'eft
toujours M. Pitt qui veut tout cela, car il para que
l',uiteur fait tin f-cret come lui-mme. Je crois
biun qui c(te ite d dominer, de gouverner on
gr i i affez agrable pour ceux qui n'ont ni plyer
les frais ni courier les dangers de la domination j
mais je doute que les reprdfenrans d'une Nation af-
feniblepour difcuter et reconnaitre fts vrais int-
r.s, puineffcnt tre gravenulnt faifis d'une pareille
fantaifie. Si c'ell-l veritablimcnt le motif secret d d
M. Pitt, l.s amis de la libert, en Anglct.-rre, ne
tarderont pais le dcouvrir, et la Nation avert;e
par Iex et beaucoup plus jult,- notre gard que
i'autiur de la lIttre ne l'expi me, faura brifer les inf-
trumeiis de tout ce brigandage politique.
Pien n'c-ft fi facile ifivant M. Pitt, don't '.aut'-ur1
nous rvele toujours le fecret i rien n'it f fi acile que
d'tablir cette domination ce gouvernemient dains
toutei.l Iurope. cc La France eft occupe e d fa rg-
ni'a! ion. \Voila fans d.ute, pouirquoi elle a moinns
dl force qu'elle n'en avait dains l'tat de maladie o
elle H coiilupi.it dopuis fi long-tems.- La fiddlit
des trioutes iglees elr quivoque. Ouii, pour fe-
cond.r ( ies art. itas p.irticiuli.rs et publics, des
proje s :efitructifs de la constitution \c. Ft d:ins
ce cas cette fiddlite ecl qulque chfe de plus qu'-
quivoque clhL cfH nulle. Les troupes reples ne
momitr nt plus de fidlit aux ordres d'une autoritr
arbitairc mais elles font fidelles lenr krrment, et
aux nouvelles vertus d'iun Peuple libre; elles font


5 2z
fi'elles laNation, la oi c au r oielks font et
fironec fielles au maintien de l'ordre public et i la
fr:et extericure de IL'tar. Voil iaus dontte du
fort bones difpofidions pour abandonner, Lins d-
feufe la propriety national et fe laiffer battle fins
mot dire. c On n'el. pas d'accord fur les moyens de
fire fact aux depenes." On L'tait autrefois, il
eft vrai, car orfqu'il n'y a qu'un adiiiniflrateur
abColu dans chaque parties du gouvernement il n'y
a qu'ane volont, et par confquent il y a de l'ac-
cord ; mais cet accord, il en faut convenir nous
a coit un peu trop cher, pour ne pas nous donner
l'envie d'en chercher un autre l'accord du goi?-
vtrneeinct avec l'intrt de la Nation, et cet accord
ferait, depu.s long-rems, rduit en acte, fans les
coupables manuvres qui en retardent l'excution.
c Le royaume cft fans reffource et fans credit ,". Il
eft vrai que nous n'avons plus Ls reffources d'au-
trefois, le credit d'autrefois. Nous nous fouvien-
drons long-:ems de cette efpece de reffources et
de credit. Tous les efforts actuels de la Nation,
tous les facrifices particuliers et publics; l'ordre le
plus exact, la plus fvere, la plus primitive co-
nomie, fu-liront a peine pour effacer les traces de
ces grands bienfaits de L'ancienne administration
et pour donner aux vritables reffources, au vri-
table credit cette bTe immuable, don't tous les ma-
teriaux font connus et prpars.
L'auteur de la lettre, qui trouve trs-juffes tous
ces raifonnemens qu'il attribue M. Pitt eni
conclut que ce miniftre calcule auifl bi.n en poli-'
tique qu'en finances. Nous croyons que M. Shri-
dan qui a foutenu l'anne derniere, dans la ch imbre
des communes, que M. Pitt prenait; pour un exc-
dent de recette un excdent de dpenfe, depuis
trois ans, de la fomme annuelle de 2,0oo,96o lives
sterling ne manquera pas de dire avec l'auteur de
la lettre, fi le project miinifriel eft d couvertr
cM.Pitt calcule aufli bien en politique qu'en finances :.
Quant aux rflexions qui fuivent cette lettre, elles
ont pour objet de nous perfuader qu'il ne faut pas
fe corner attendre les vnemins; ca qui office
une certain latitude. On nous fait observer que
nous fommes frani.is, ce qui n'eft pas abfoluiment
nef c. que nous fommes une nation vaillante et
gnreufe ;ce qui n'eft pas abfolument modefle
mais apparemment que les autres. nations ne font
ni l'un ni l'autre. Qu'il ne faut pas fouffrir qu'on
nous croie dans l'-nf.ince ,. Je ne crois pas qu'il
foit :-.c I ir. d'avoir cette inquitude. Que le
nom de franais define depuis long-teins la prcnii re
nation de l'Univers il y a des gens qui croient qu'il
n'y a dans l'univers ni premiere ni derniere nation.
L'Angleterre veut nous m,.ttr- dans les fers, parcel
qu'elle nous croit dans l'anarchie, et qu'elle craint
qu'une prompted rgnration ne nous rtabliffe bien-
tt dans notre ancienne fplendeur ,. L'Angleterre
fera fort tonne, fans doute, de trouver en elie de fi
hautes prtentions et de fi pouvantables moyens de
Strreur. On ferait tent de prendre tout cela pour
une chofe flieufe; mais quand l'auteur des rflexions
parle de' notre ancienne fplendeur, on voit. bien qu'il
n'a voulu fire qu'une plaifanterie, et qu'au fond il ne
fe foucie nullement de nous fire mettre les armes I
la main pour des dangers imaginaires.

Je viens, Monlieur, de lire dans le journal de Paris
de vendredi dernier, 'Pannonce de la proposition faite
par le comit des domaines de l'Affemble natiorale
la municipalit de Paris et accepte par celle-ci
d'lever tin monument national fuir l'emplicemeniit dL
la Batlle. Permettez-moi, Monfieur,de rappeller que
j'ai le premier peut-tre form un vou fermblable.
Lors de la formation des diffricts pour l'lection des
dputs de ParisauxEtats gnraux, ayant t nomm,
par le diffrict de Notre-Dame un des conmmilfaires
la rdaction des cahiers de ce district, j'y lus utn
project de cahiers, qui fut imprim dans le tens, et
o je m'exprimais ainfi:
Nous defirons enfin qu'en s'occupant d'embellir
cette capital et de la degager des reites de l'an-
cienne barbarie, on arrte le dmoliltement de cette
fortereffe, fi fiuneffe aux victims du defpotifine
fous Louis XI, fous les mauvais rois ou les mauvais
minifires qui l'ont fuivi.
Nous voudrions que fur Con emplacement il
ft pol un monument qui apprit la poftrite la plus
recule, que cette Baflille, devenue une prison d'Etat
fous Louis Le tyran fut dtrtfite fous Louis le patriote.
ln. effet, ce titre de patriot cif celui que nous
demandons qui foit offert a Louis XVI par les Etats-
'inr iux,comme JLouis XII ,dans une pareille Affeii-
ble, fut proclam le pere du Puiple.
Et quel titre pourrait mieux convenir un mo-
narque don't le patrioline s'eft dans le course de Ton
regn ,ii 1ii- _- galcment, et par le bien qu'il a
fait de lui-nme, et par fes regrets touchins, quand
quelquefois d'odieufes fuggefions ont iear fCa j'.fice?
1 Cet amour de la patrie, il l'a manifeft ds Lon
avnement a la couronne en faifant l.i Nation ,
maigr les b( foins d.'s teams, la rcmife des premi:r-irs
tributes dils fa r:yaut ginirofit laquelle fa
jeune pouCe s'affocia en n'acceptant point la
ceintuire magnifique don't l'Feat lui deviit la d-
penfe.
11 l'a manifeft eni aboliffant cette torture qui
dshonorait l'humanit fans clairer la iullice.
,i En faifant tomber dans Tes domaines les derniers
fers de ces homms hoies qui iar ni rtcfl de barbarie' ,
taient encore une proprit vnale come le fol


auquel ils taient attaches ; bienfait qui a donn
la patrie de nouveaux citoyens, et l'a pulge d'a-
tant d'eclavcs. l ee au.
11 a encore manifelt ce patriotilme, enrecon.
naiflint plus expreffment qu'aucun de fes prdcef-
flurs la proprit facre de dtous les membres de la
Nation et le droit qu'ils ont de n'tre ipofs que
par eux-mnimes.
SIl l'a manifefl, en faifant ceffer cette profcrip.
tion qui, pour des differences d'opinionisavaitfrfipp
une portion tihmable des habitans du royauime
D Il l'a manifefi, en rappellant fa confiance pour
admininfiration de fes finances, un minifire rede-
mand par la patrie et redout de la plupart des
courtifans.
,, il le manifefle en ce moment en nous laiffant
d'avance jouir de cette libert raifonnable de la
pretfe, que le pouvoir lgiflatifne tardera pas con,
firnier..
II le manifefle, en prfentant une difcuffion
gnrale et libre, ces grades questions d'intrt pu-
blic qui auparavant fe difcutaient dans le myftere
et fe decidaient par l'intrt particulier.
I Ce patriotiftne de notre bon roi, fe trouve fur-
tout dans l'intention que nous lui connaifbons, etqui
va s'accomplir mali r toutes les intrigues qui s'y op-
pofetit. Cette intention eit que nous ayons enfin une
conifitiution reconnue, une conflitution fonde fur les
droits naturels des homes. C'eft par cette confti-
tution que nous allows avoir rellement une'patrie.
Nous gallons jouir de tous les avantages qu'il y a d'avoir
uLie patrie. Nous leguerons cette patrie a tous nos
defcei:dans, et ils confirmeront, nous n'en pouvons
douter, le titre de roi patriot, que nous donnons
aujourd'hui au prince fous lequel cette patrie aura t
regii:re. C'eft la poflrit fCule qu'il appartir.t
d'iaracht r la nmmoire des rois les tires qu'ils ob-
tiennent pendant leur vie. %
Je me flicite monfieur d'avoir l'occafion de
rapp-ller par cette citation, les traits mmorables
du rcgne de notre bon roi, auquel je crois toujours
que le titre de I ouIS LE PATRTOTE, convient mieux
que tout autre. Puille la publicity que je vous prie de
donner A n a lettre rpandre mon ide dans l'opi-
nion publique, qui peut feule fanctionnerles pithetes
que l'on dcerne aux rois DU MORIER.

I-Iipr, le roi en habit gris et prefque fans cortege,
eft alley fe promener cheval au bois de Boulogne,
et eft enfuite rentr dans Paris par la barrier Saint-
Martin. Quelques gens du Peuple l'ayant reconnu, fe
difaient les uns aux autres : tiens, tiens, voil notre
bon roi, et le regardaient avec atrendriffement et
amour. S. M. paffant auprs d'un tailleur de pierre
qui tait fon ouvrage celui-ci dit tout haut fon
camarade : regarded donc paff-:r ce brave home. Le
roi le falua. Ces mots nafs et vrais ont mu la
fenfibilit de ce bon prince qui les a rpts avec
intrt au fein de fon atgniite famille. Les perfonnes
qui acco-ipagnaient S. M., ont et tmoins de fon
emotion; et on a fri qu'aprs le paffage de S. M.,,
homimes, femmes, enfans, fe raffn:mblaienteogrcupes
dans les rues pour continue l'loge don't la pr-
fence et un air de bont avaient fourni le texte.
Pacte fdrarif des bas-officiers, caporaux, gre-
inadiers et fufiliers des rgimens de Normandie et
de Beauce, en garnifon Breft.
= Quand de dangereufes manuvres femblent fe
tramer pour s'oppofer la rgnration de l'Etat,
et qu'il et effenriel que tous les bons, citoyens ma-
ni. fient de plus ci plus leur dvouement a la pa-
trie, pour que la France connaiff e le nombre de fes
vrais dfenfeurs, et que nos ennemis du dehors,
et furtout ceux du dedans, fchent enfin ce que
peuvent des homes libres.
Nous, bas-officiers, caporaux, grenadiers et fil-
filiers defdits rdRimens, ritrons devant dieu le
ferment d'tre filel's la nation, la loi et at roi.
Nous jurors de dfendre jufqu' la mort la nou-
velle conflitution du royaume, et nos dignes re-
prfenntans, qui, d'accord avec un roi citoyen, ne
rravai'lent que pour le bonheur de la France.
Nous jurons de proteer et de dfendre tous nos
braves compatriots, tant citoyens militaires, que
mili'mires citoyens.
Nous jurons de furveiller et de raverfer de tout
notre pouvoir toutes les trames et maniuvres des
ennemis du bien public.
Nous jurors de ilitt mourir, que de ceffer un
feul infant d'tre libres; mais nous protetflonl n 'ie"
tendre d'autre liberty, que celle conforme la loi,
et a la fibordination qui en mane.
Nous jurons enfin d'empcher, mme au prix de
notre fani, qu'nucun de ious devienne la victai
de la es enifefation de fs erime patiotiqes. Mai
nous regardons come infame et indigne d'tre 1o -
dat citoyen, quiconque d'entre nous ferait alez la-
che pour craindre de donner ouvertement des pre"ve
de ton patriotifme Signc tous !es bas-ofCficers
fer~rns, caporaux, grenadiers et fiiliers des rg
means de Normandie et de Beance uni
Ce pacte fdratif a t adrefl de Breftal
ciratir de Pari, avec priere de le fair pa Ierl at,
r giient d. s Cardes-Suiffes. Ta fufcrcriptionta t
Inos f'ers l's Garde-Sui/ffs.r, *premier ri'g"iiei H' t-
ti;qe de la N]ation: La municipnalre a ait ,alr r.
'crit au rpiriment des Gardes-Suiffes; et fix ib s-oi
frit'rs feriens, caporaux ou foldats, er ont dol
un reu. Ce'fi le 18 que cer acted a et rteu,a
ville, et envoy fon adreffe,