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Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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GAZETT E NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSAL.


JEUDI 9 A V RIL, 79o0.


No. 19.


POLITIQUE.

PRUSS SE.

De Brandebourg, le 12 avril.

ToUT announce que la guerre va dcidment cla-
te. Ls ordres pour la march des troupes, l'ex-
etioli des rgimens dans la Weftphalie, font parties.
Les uns fe rmettront en march le premier du mois
liroclain, les autres le 10. Les rgimens de cava-
erie, dans la Silfie, recevront la paie fur le pied
de guerre le 17 de ce mois. La cavalerie qui e-ft
garnifon Berlin partira inceffammienti, ainfi que
'artilileie defline pour la Prruffe. On affure que
M. le comte de Hertzberg, miniftre d'Etat, ac-
conmpigera le roi dans la Silfie, et que S. M.
fera fuivie par plufieurs miniftres des course tran-
geres. Si le bruit d'unne entrevue prochaiie entre
le roi de Pruffe et le roi de Hongrie, Lopold,
fe confirm, il fe pourrait qu'il rfultt de cette
conference un prompt acheminement la paix.
Le duc rgent de Brunfwick en eft part le io
pour Berlin. Avant fon depart, il a fait les dilpo-
ftions iicefaires pour le gouvernement de fes Etats
pendant fon absence.

PA Y S-BAS.

De Gand, le 21 Avril.

Les Etats de Flandres efprant peut-tre de mar-
quer, par des gards leur condefcendance pour
le congress, ont refolu, le 17 avril, de dputer
tn:oi volontaires auprs de M. Lan-der-Meerfch ,
dans la citadelle d'Anvers.
L'inftruction de ces dputs portait qu'ils fe ren-
draient Bruxelles le 18 ; qu'ils remettriient aux
dputs de Flancres au congrs, une lettre qui in-
diquait leur mifinon, et une autre ferme qui con-
tenait l'intention defdits Etats. En effect, les volon-
taires s'tant prfents Bruxelles, les dpurs Fla-
iiands au congrs leur dirent qu'ils pouvaient fe
rendre Anvers. Ce rapport et fait par les trois
volontaires eux-mmes. Ils racontent qu'tant arri-
vs dans cette ville, ils trouverent le chanoine Van-
Eupen inftruit de leur arrive et de leur meffage,
et dj prpar pour leur rpondre -c que le con-
grs ne pouvait abfolument conientir a la requifi-
tion de transfrer le gnral en Flandres, parce que
cela coiiproncettrait la dignit du congress ,.
Conduits enuiite la commiffion de guerre, et
de-l la citadelle par le mme chanoine Van-Eu-
pen, les trois volontaires font annoncs et intro-
duits deviant M Van-Jer-Meerfch. Ils ont d'abord
un quart-d'heure d'entretien particulier avec le g-
nral. S. E. leur confirm Cc que, quant aux gards,
il n'avait pas fe plaindre, parce que ceux qui fa-
vent fe contender de peu n'exigent pas beaucoup s. Mais
que nanmnoins, pour prix de fes services, il fe trou-
vait dans ine prison d'Etat, et qu'il perfiflait
demander fa translation en Flandres, fa patrie.
Alors, fuir le rcit des trois envoys, le chanoine
Van-FEupen entra. M. Van-der-Meerfch ne change
Ipoititle fiijet le conversation. 11 repete qu'un home
qii a fervi avec honneut la Nation, ne doit pas erre
dchir par des libelles et mis en prison. Le cha-
noine en convent. Il donne fa parole d'honneur que
Iii lui, ni M. Vaii-der-Noot ni aucun autre mem-
bre du congrs n'avait t capable de noircir ou de
fire noircir le gnral par d'infmes calomnies
Quant au crime de trahifon, le chanoine jure encore
"q'il n'en croit point le gnral coupable. E.n ce
moment, M. Van-der-Meerfch fe retire en conf-
rence particulitre avec le chanoine Van-Eupen. Puis
ces Meffieurs revenues, le gnral s'entretient de
nouveau avec les trois dpuits en particulier. Il les
remiercie de leur dmarche, leur rpete les mnmi s
chofes en d'autres terms, fur fa tranflationi dans
a patrie, fut l'injuliice de fa detention, et fioit
par ajouter des raifons de fant tant d'autres rai-,
f0s qu'il a de fe plaindre de fon tat. Le cha-
"inue, prfent au dpart des trois deputs, a fort
nfIlte devant eux fur les giirds que l'on devait
l'oir dans la citadelle pour M. Van-der-Meerfch,
et Pour lelquels il a donn des ordres exprs : il
ad' illeurs promise que les mmes trois dputs de
a 0ndres,1o toutoe autre dputation de cette pro-
Vie', auront la liberty de venir voir le general
Sla citadelle. Le chanoine leur a enfiiite dlivr
line atteflation de leur vifite on ces terms :
MM. Lemmens, NTey3 et WTiffoel, ayant exhib au
toiires foiiverain une dp,"he des feieneurs Erats
de ,I., i.,' ont, en vertu de la periiffion eux ac-
crdie, ite au chateau d'Anvers, pour y voir et par-
r a MI. le gniral d'artillerie Van-der-Meerfch l ils
Sont t conduits par les foufligns et les menmbres
de la crmminiion tablie Anvers : nous leur avons
donne pleine et ouverte liberty d, lui parklr feul,
fans tmoin, et tout autantq qu'il Ilcv a plu. Ils fe-
'irt, par confiquent, mme de rendre compete du
raitemient it de l'accueil qu'on y'fait audit gnral,


et des orders qui ont t doni,'s, d'avr-ir tous les
gards'poffiblts pout, la perfonne er faille, et tout
ce qui peut intreeler le general Van-der-Meerfch.
INous leiir avons accord la pcrmn'iqlon d'y retourner,
ou d' nvoyer d'auties, lorfqu'ils le trouveront conve-
nir, et tant de fois qu'ils le fouhae:rrcont. Fait An-
vers, le 19 avril 1790. (Etaicnt fins ) L. B. DE-
IIAVSKERIKE pritldent. P. J. VAN-EUPF-N.>

De Bruxelles le 23 avril.

Les Etats de Flandres vont tre forces de tmoi-
gner du mcontentement aux Etats du Brabant, fur
la conduit du congrs. Ilregne dans la reponfe de
ce dernier, aux flamands un ton de hauteur qui
n'a pas manqu de dplaire. Le comit gnral de
Flandres, tabli Gand s'tait dj expliqu, le
Io de ce mois, auprs des hauts et puiffans fei-
gncurs les Erats en faveur de la demand que M.
Wan-der-Meerfch avait faite, de pouvoir fe retire
Gand pendant l'inflruction de fou process, ce qui
aura fans doute donn lieu la dputation des trois
volontaires, et de laquelle nous venons de rendre
compete.
Les diffrens comits de la province fe font runis
le 21 de ce mois, au comit gnral, pour appuyer
les mmes follicitations et les renouvelier auprs
des Etats de Flandres. Leur proposition eft plui
initante et plus vive que la premiered ils r, clament
unanimement la tranflation du gnral de \'artilierie,
dans une province don't il eft le citoyen immediate
et direct par fa naiffance. Si le congrs refuie d'adh-
rer leur ultle follicitude, ils alfurent que pluli uirs
villes, villages et administrations ayant form le
mme voe la tranquillit de la province e[ft
expofe. Les comi.s runis au comite ginral
de Flandres, fupplient donc les Etatts de la province
de s'adreffer au congrs tabli de maniere n'en
pas prouver un refus c Vous parlez, leur difent-
ils, au nom d'une province entire, qui a droit
de reclamer la translation d'un citoyen qu'elle a vu
natre i mais prenez un ton perfuaiif, et n'employez
que des paroles vraiment exprefives ; car il faut que
le comit fe dcide, et s'il refuse une feconde
fois, nous prendrons fon obftination pour une d-
claration de faiprmatie, et d'autorit indirecte des
trois chefs-villes du Brabant, fur la province en-
ticre de la Flandres.
Cette declaration des comits runis, ayant t
porte aux Etats, les feigneurs Etats invoquerent
le pralable, et trouverent qu'il n'y avait pas lieu
dlibrer : rponfe fvere, et qui fut le jour
mme 21 avril rendue au comit gnral.
Le lendemain zz, le comit gnral s'affrmbla, et
rdigea fur le champ de nouvelles propositions, plus
dveloppes et don't l'nergie pt enfin dterminer
leurs hautes puiffances, les Etats de Flandres. Cette
piece intreffante commence par rappeller aux Etats
ce qui fut dit plus d'une fois d'anciens matres, fous
le gouvernement autrichien, lorfqu'on leur repr-
fentait le danger du miniitere et de l'arbitraire dans
l'admininfrarion. Puis le comit reprenant en fon nom,
s'exl rime ainfi :
ce Le comit gnral tabli dans cette ville, come
il eft dit dans le mmoire du 5 mars 1790, n'eut,
ds le moment que les Etats prirent les rnes d,
l'adminiftration, qu'un t(ul motif, celui de concourir
avec tous les autres comits au bien-tre g 4nral,
par la voie de la reprlfeniation et ce motif a t
fi bien fenti, que, depuis la rvoiution, dans routes
les occasions epineues le Public s'efl adreff
ces comits pour tre port par le comit ge-
nrai la connaiflance de vos hates puiffances,
lorfque ces cas taient de leur effort.
a C'eft dans ce fens et non pas autrement, qu on
petty regarder ces comits come des alfembles
vraiment utiles, qui les yeux conflamment fixs
fur tout ce qui peut inrteier la Nation, et portant
leurs objets au comit gnral comme un point
central, par des dputs ou par des dpches, at-
tendent de fa vigilance et de fon amour pour la Pa-
irie l'expof fiddle vos feignlcuries de leurs vcux
et de leurs craintes. Une autre caure de cette con-
fiance eft une efpece d'adminiflration que vos haure.
puiffances cllts-mmes oit daign confier au con ii'
gnral, en l'affociant leurs travaux auffi multiplies
qu'intrt fans.
SNous ne l'ignorons pas, c'elt cette confiance de
'os concitoyens, denom compatriots, qui nous donne
des ennemis et des envieux : Ls proposqu ils hafardent
ne nous font pas inconnus. Mais citoyens zls pour
le bien de la Patrie et les droits de la Nation d-
daignant la harditffe et l'intrigue nous ne voyons
que la regle de nos devoirs mettre devant vos
yeux meffeigneurs, h s craintes d'une nation jufte-
ment alarme, vous en indiquer les motifs et leurs
remedes, entretenir la concorde et l'union, viter
tout efprit de parti, in(pirer la confiance dans les
Etats, leur montrer route notre gratitude dans la tache
pnible qu'ils fe font impofe dans l'.i.'iiiiiiii :iu ii
ct l'exercice provifionnel du pouvoir lgifatif et
excutif, fire nos humbles reprfentations lorfqu 'on
mettrait nos droits et nos lois en danger, animer


nos conciroyens ch.irer nos ennemis, les encoura-
ger au miiiltien de l'ordre t vivre en firres
fous le guide des lois: voil ce que nous rtgardons
tre de nos devoirs, et don't nous ne nous ecar-
terons jamais.
SC'Lft fous cet aspect, Mtf'f iineurs que nous
vous avons propol les motions Mue nouls avons eu
l'honneur de vous remettre ainfi qne les obferva-
tions et les adhiions de quelques villas et comits,
et dans lefquclles vous nous avez dclar n'avoir
pas trouv matiere a dliberer.
C'eft fous la mme face ct avec cette hardieffe
noble, digne d un Belge digie de ceux qui ont ole
braver vingt mille bayonnett-es, dign de tout enlnemi
du delpotiii:e, que nousnsofs vous dire Mcufti-
gneurs, que I'on envilage avec des ye' x inquiets ce
comit fecret form dans le fein dcs reFrerentans
de la Nation ; qu'on ni voit qu'avec eff. o, qu'on
trche de foulthaire au corps dc i .at, la cnnailhince
et le maniiemenr des alr.ir-". g,-ncrales de la province,
pour en re vCLr inairectement quelques membres par-
ticuliers.
Se came tnitl rabli ; mais cetre confiance, Mef-
feiglnucrs, c.,:ct'. cihauce fi preciL ~u n, mrite-t-elle
pas de l'etr ? !'r comment les Ftats pourront-ils la
conlerer-, fi itme coinimition recretce peut envelopper
tes op:atiuios par un myllere tnbreux et par-l
inconititutionnel ?
Vos ennemis, Meffeigneurs, fontles norres 3 ceux
d,- la patrie dilent qu'il y a ici de:ux par*is. Nous n'en
connaiffons qu'un celui des vrais et loyaux rpu-
blicains. Mais fi jamais cette diflinction odieule
d ariltocratie et democratic venait s'etablir ici
come en Brabant, quels ma]hkus cette province
il unie fi heureufe jul)u'ici, ne ferait elle pas ex-
pofee ?
Nous n'en voyons pas encore le danger, Meffei-
gneurs mais nous ne pouvons pas dire non plus qu on
elt partout tranquille ; nous oitns, nous devons le
dire, nous ferions criminals fi nous vous le laiflions
ignore.
L'affaire du gnral Van-der-Meerfch devient in-
quitante prvenez en, Mefeigneurs, nous vous en
conjurons, prvenez-en le danger ; foutenez haute-
nmeit et avec force la 'i i.l.i -. dans cette province 3
qu'on aiticule promptement les griefs don't il eiffac-
cu, qu'on lui done des juges comptens donnez
au public fes moyens de iulitficarion, come vous
avez fait publier les relations fa charge ; accorded
votre confiance au public, et vous mriterez plus
d'un titre celle d'un Peuple fournis, mais brave, mais
jaloux de fes droits, mais prt tout facrifier pour
les conferver. L. VAN DAMviE ,.
Un exprs arriv cet aprs-midi de l'arme, a
apport la nouvelle d'un nouvel chec reu pmr les
patriots. On n en connat pas encore les details. On
a fuLfp-ndu, d'aprs cela, I'envoi de plufieurs cliflons
d habillemens et d'quipemens dctlins pour l'arme,
et qui taient tout prts partir s.


A D MI NI S T RATIO N.

Suite des Lettres-Patentes fJr dcret de l'AJfembll
national, concernant la aivifon du royaume.

Dpartement du Nord. L'affemble de ce dpartc-
ment fe tiendra dans la ville de Douay. Il eft divil
en huit diflricts, don't les chefs- lieux font: Valen-
cicnnes, le Quefnoy, Avelfes, Cambray Dlouay,
Lille, HIazebrouck et Bcrgues. Les villes de Valen-
ciennes Avefnes, le Qu:fiioy, Cambray, Lille et
Donay, runiront l'adinif'tration et la justice. Bailleul
fera le fige de juice, s'il en eft tabli dans le district
d'Hazebrouck. Les lecteurs du district de Bergues
dlibreront fi le fige de la juffice doit tre plac
Bergues ou Dunkerque.
Dpartement de l'Oif. La premiere affemble de ce
dpartement fe tiendra dans la ville de Beauvais,
et pourra propofer dans le course de fa felfion, le lieu
o front convoques les :uivantes, fi elle ne judge
pas qu'elles doivent tre continues Beauvais. Ce
dpartement elt divif en neuf diftricts, don't les
chefs-lieux font : Eeanuvais Chaumncl(ntr, Grand-
villiers, Breteuil, Cleriont, Senlis, Noyon, Coin-
piegne, Crepy.

MUNI I P AL IT E DE P A RI S.
Afjjmble des Reprefentans de la Commune.
Le diftrict des Cordeliers a rpandu dans le public
un extrait de fs deliberations, qui dnonce le clih-
telec come fulpect de favorifer lariftocratie, et de
vouloir faire le procs la revolution.
On a dit : le chatelet doit paratre nos ennemi',
un moyen infaillible le dtrumie tout ce qui a et
fait, et de rrlblir l'ancien deLfprifmr f!r les ruined
de la libjt naiffante. Il n'a d'autre conduit tenir
pour cela, que, fous ritiexte de rechr.th .r tr punir


_IIYL~ _











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I"'s nutlurs d.t: atrlnt:is dui 6 octobre, d'iiii'rnwmcr v tioRns' flr e mnme fi ert, f,.ites avec cet efprit d(.
1' r t' nu.rut cos.e. 1 e i'a : ii i !i '' t i. lS itt i c.lptiu ap-ces d'ali.Lne = iilnterilte de i n.'citre a\'.iiint doniI M. e i ;r-l d
lot 'tion p .li [le. opiiinn di t':'int .t des c. ,ii,., il ....--s de M R umo dmt
t:i, a r cr m itt ot : e : irb<;nl !i- s. L, s nouvelles obltrv.tions qu'il
Se ii, t\ la p l ii t ; 'l tL e public: aij, urd'hliii, ou rres-propres a la coinfirmier
lr: .; 1-l(; la p. crn r i- i u eIl au m ibu. et l 'teIdre
m... t"u' po'.i

.lr! .. ;;aI tr, t as ciOit n"i d.i, lti", n .r La.s mnirI.s p.rfiniies au mois dc
fivr r l I: r.
( 't:e r:n.'' ca s ruiits rquelle qucn fit la mraun',
o:' . l il an comiti, d s i herrh .s de l 1 '..-
dce vi l L.?~ -i' l: rer l' b. i ( n ,:e la o !.iunii e
t.r 'v i an :i.-r a'erv d de la dec'arit n qu'il n'avait
a' 'o ilf' i (u.atie'l initor, nt r qu ro.r cc qui s"t
p.;f i'ri : ai'icl le 6 oc tob'e atidi elcun.i .t et
qu'i ii'avit po tii entendu ce.ndre cutte procedure
ai-dI de ce tterle.
Ta ,!mearche do conmit, dt ircherches donra lieu
3 dtl inws mti;.ns fur le Clht.lt kt; plufheuis mem-
br s a ,i.ti it ls ides du cllir-ici des ('or,.'i: rs,
voulaieit qlue l'on le deinoiii.t l'Alnibbl: navi,-
nalc colrc inieinmi de la rvolurion, et qu' on dt-
imaid$it uii trib nual nmieiir o'ranife et plus patio-
Tque. O()n u.ir des cr. inres des foupons des
fbhies que l'i avait coififiquts des projects que l'on
1,d i .lirit ,8, c.

Quiqu s airres miemnibr s obferverent qu'il itlit
ijie de fIl -tri d ms l'opi ,on pulique des magidir.its
cncritues p r l'Aif, mblie inatioinale qui coneie
'ii'au.re';, ont poi f- truiomuer d.ais qtu-lqte )igelmeni;t,
mais coitie qui on n'avait pJoint de prn ves
adninir. r de trahi.o.L, de pievaircation;; que
cpe.ndant de.inandlr-lr leur rpl.)c:minent par un
an lr- tribandi c'otait les jug r prevaricateurs on
trow '.-s, et ls juger fins les avoir entendus ; ce
q;;i .1 ion peni leg:r. Cer avis prvalur ; et la quet-
Ctiai pLalable avant t d:imandie, il fut decide
qu'l n'y avait po ii lieu i dlib'-rcr.
(Anrride de M. Pjrzeir).
,--------wiaie----- -

l u UN I ic ALI T S PROVINCIAL S.

D'E,. M. Gqignon de Ca'nla'id, avocat, maire.
OHiciers imun. cipiau : M. Picard conmilintir aux
f. ifles Il:s liocqut n'- ociant di. t'Monc aux,
cl. vali'r >d: ain ,;s ; d la il i r) ih s ,t notaire
rrn-al ; -Auiber, prcr', 'incii'al du coe ; Loliin,
an Ien control ur d.s vingiii mes ; i'cle ,l curti-
vat.urf; et Dci.c apothicaie procureur de la
comiiune i MI. T roche, avocac.
De 'Neiiourg. M. DucIlz, avocat maire. C. i; -:
miiunicipaux: MM. CCotl iabiun urir ; Veron, Plilan
T.ecoi ci Gu rin tons in rcihands. Procureir de la
commune Ml Gaffine, avocat.
---------*fssJiS'SS 3------

1)ISTRICTS D E PARIS .

T., rri':unal de police vieppr uic r'ndr' public l'ex-
p'l'e ,c la cot 'l cc Ji cirli 't ri- a;i \indid-dcs-
Arts reluLiv nonit a unie C- neilice qu'il aviIt ires-
coinpicemiinenc prononce. \Voici le lait en d tux
mots :
UIn particulier devait dnex ciints quarante liv.
une dmaoi llte ; i il fl tiadtit lde a'nt l crnit dcu
di'irict de-Saint.-Andr qui lui oidonne de laifler ie
d 'p, lin loris et la mii tre d'.'r jufqu' ce qu'il
ait pave. ILe jeuie hiominm obit et tait affigner la.
de moi'lle aui tribunal de police:. sentence de celui ci
qui toidonin qvue' les parties A pourvoiront devant
le jiue ordiliaire Iponr le flit d- la dette et que
c, p. ndant le comir remiittra les effets au june
home.
Sur cela le difrict confirm fon premier jugement,
re fiie de donnier les el:fets, et r.onmie des coiiiflai-
rs pour fire part de cette pioceiure aux cinquante-
n nuif autri s communes de Paris tu au coiaitd central
de larchevche, lequel 1et la vrai commune.
Le district des Rcellets a faii autrement. Un trou-
peau de cochons a t arridtc fon nom comine eun-
tre en fraude : conhlilution ivent de cochons ,
cmploi des ci..iei s5. Plainte du trout fait i la commune;
ri' onfe du comiti' liii motive fa conduite fur la
diflicu'tr davoir la ville de 'argent pour les frais
-t di pennies des dillricts.


L. T T R A U R E.

OB'sEnr,,vA NS faites dans les Pyren:es, pour
fervir de ruite des obfirationis ifur les Alpes, in-
firdt s d.in iune traduhciq!< ds letir s de ILx. \. C'oxe,
fu la S.'i;i, A Paris cheA M. Bl n, llbiaire, rue
Saint-Jacqups pr, Sai-Y'ves. 1-.89. oni:, le pri-
v iege de l'acalinie d.s 1;-iences, 2 vol, in-8 avtc
des cartes (i). ( Premicr extraii ).
Une tradut t'on dc- l-ttres de M. (Cote,- [ir la SuiiiT'
crite d'in I111e noble pur tt elegant, et des ob'er

i ) Ces carts onc rt t dcllinc iipr Mi. Rainauij.


Son objke, duns ce nouveau voyage, a t cde coin-
parer la partit central et fulpriiure des Alpes la
pl rn- comr,.t ponidant des. Pyreiis et- de fixer l' tat
d..s iig'.s et ijCs places de c(-s derniire, C(tte coirn
.rati!on, i laquelle pIerliiune n'avair ciicore.et 'l'idt e
ou le cour.ig.: ile fe livrer, IM. Iaiiotl a olf le iire;
't fa conlltal:ce, onl alt nation ith tgacirt lii ont
doinnd i s mlovtn s 1 cicrihir dct notuveaux fiits l'hi:f
toi,' de.s I, ci' itcs. Nou s ne contidE rirous ccu otvriag
que tous le poil.t de vue le plus, propre , in-Ore.fir le
Comn;i i die ,os lectmtulrs, Les amareitiis dis fcienccs
natuirclles ont dja offers t r1. PD.ulond utn homage
plus cl.irt et par coinfequent plus honorable qtue le
notu'e.
Aprs a'voi; jeCt un coup-d'oeil gnral fiiu les Pjy-
ir-iees, M lilamoni d l-i dcrit av-c detail les i t i .-
tes parries : des images magnifitqius, des fentimeins
couichans des ides tantt ing'nitcufes, tantt fortes
etp.ofonikst, une diction rouir tourmin-rgiq'e, douce
.t briill unte, vic i rnt !iiis ceti'; mbellir les d.l frip-
tio(ls flv'nlt:s et donner (in' la chaleur du moinve
nr nt er de la gace aux fiuoides etc l.ev rnes nmditation
de I obfervateur. Les dief-rens morceaux de cet ou
v\ra,.e qco l'on trouvera dc.lns le course dt cet extrait.
juiifieroiit ce jugcmeint.
Arrive Paris, le souvenir de Henri IV vient
remplir iin ame l'almiratuio d'amour et de dou-
leuI r. C'.cl: l i dit-il qu'il naquit au milieu d'cii
des peoples les plus aimables de la terre. Son cha-
S t':i, tel qu'il l'a laife, refpect jiufues dans fa di-
vfiton intrienre, garni de Ces vieux mub-iilles orn
:le portraits de famille, a l'air d del'attndr eicoire
"n11s lotfrqu'tn onifong qu'il n'y reviendra pius iori
;ii'on ta rapp Ile avoir vu fon cercueil derriere ccui
de trois rois <,ui lui ont ft'cd,, on emblraff lfor
bercaiau com.i: une rclique facre, et ce vieux ch-
*e.M retinli e iuiiets couiit'mporaiis de fa -'.u. II.' ,
..evient le plus trilte et le plus touchant des monu-
1 FIns,
Danss les valles les plus leves et les plus fau-
-,:- l' I\,r':nies, M. Rarnond retrouve., peu
i i. :. prs, l'cnonoie paflorale des haucies
I'lp s. Mais il s'en flut bien que le berger du ces
haiues values (oit auili heureux que celui des Alpes.
jes travaux lui produilent ptinie I. plus rroit n-ii
cefliire ; is t roupeaux on plteu vigoureux ; les m.-il
lemires vaches des Pyrnes font fix fois mioins f.-
coudes que kIs plus mauvaifes des Alpes. MaLis le
berger ce ces contres n'eft pas comm-e fon trou-
peaut, fans vigueur et fans courage. Le droit de fe
gaird-r lui-nime, dronit que l'tat a d lui ui lier,
le pentre encore de l'ide e lea' propre importance:
il eef armi il difend fis limites 'n dfer:nitant fes
liiurages ii ell par confquent daus le cas d'uneu
I, iii. active et directe aux lois qui le gouver
tri ir adliion cuti lii fneblent ii choix, et don't
tI Alititimuiti ciuvaut ceilui de la Iib.-re. r ,
La, valle de Camipanl offre unie autre nature er
d'autres b. rgers. c Je ne peindirai point, dit M. Ra
mnuid cette b:lle vali"e cette valle li connue, fi
lebre fi digne de l'dtre; ces maifons fi jolies
et fi propres chancun etourie de fa prai ies ac-
cornpagne de fou jardiin, ombrage de fi touffe
d'arbrcs ; le Mandre de l'Adour, plus vif qu'im-
peI:i tiix impatient de fes rives, mais eni refpectanir
la verdure; lis molles i;flbxions du Fol, onde cmmine
d.s vagues qui fe b.lancent fous iun vlent doux et
liger,; la gaiet des troupeaux et la i i.l, if du bir-
ger ; ces bourgs opulns forms come forruite-
mint, l o les habitations r pandues das la valle,
ont redoubl de proximity ;, agner-.s ce lieu char
nant o le plaifir a Ces atels ct de ceux d'Et'-
clilape, et veur tre de moiti dans fes miracles;
fljour dlicieux plac entire les champs de la Bigorre
et k.s prairies de Campan, commune entire la richelef
et le bonlher; ce cadre enfin digne de la magnifi-
conce du tableau ; cette fire enceinte oi la nature
nplpofe le lauvage au champtre ; ces cavernes, ces
ccacdes vifites par tout ce que la France a de plus
ai able et de plus illutlihe cts rocih-rs, trop verri-
cacles peut-tre don't l'aridt contralle avec la pa-
rure d: ces heurceuf-s vallees; ce Pic du midi fui-
pendu fiur leurs tr.unquilles retraites, come l'epe
du tyran fur la tte de Dainocls,... ; miinauins bou-
levards qui me font trembler pour l'elyfie qu'ils ren-
fer'n1n. t.
Au pie du midi de Bagneres, M. Ramond a trouv
l'i i cd on chaneis des Pyrnes, plus petit et d'une
coiiikucr plus claire que aelui des Albes; et d'aprs ce
que les chalinfurs lui ont ripport de fes moeurs et
le la mani re don't ils le pourfnivent, il le croit auiili
m'ins fort c t in is agile. L'ours, commitlun dans les
partc-.s des Pyriikes ot I Is furets exilenti encore,
,.ft moins lf'roce que celui de Il Suii le t on avu que les
troupeauxii ont ailfi lmoins de force et de Ficondit :
le rdlitt de cette comparaifon cft un fait trs -iam-
portant dans l disl...ii des sciences.
Aprs avoir quitt le fomimet du pic du midi ,
M. diamond etlres ( ompagnaons defcen iernt vers le board
du Lc i'Oncet, qui a 2yo toils de long fuir ijo de


y


large, et qui clf p2:ie 3;o toiles au4dieTffo.
fcomet. Nous Ino, v repoltlamcs un moment l
M. e:;oi partniioi la chaleur ctait brlante or le
ton:s difperifrs f:ur uc panurages, le rpofaients' au
m uns a P'omibre ds rch. rs, le autres t l. n ige,
les b rers hs s rveill.int du haut d'tn i .ni
quarter de roche fur lqudl ils taient couchis Cet
apet. t tait doux autant que pitorefquie et rie
certe ois, ne luyaia. notre approche. uei cenioiet
dciix jeLtiLs moiitair n oards noes aborderentl beaux
bii n faith is Imarcl::aietn pieds nuds, avec cette gran e
et c, t lge r,:t qui dlflinguent minemment les ,"
"'bitans d's Pyr.ni es. e.c ur boenint t'it ornaYc g
dc.s flcurs de la montagne, et leur air ~'.,- inin
quelque chofe de ;u, li .:I r-. .i[ ,i ,.T.. ti i V -%"i
talent au pic, et nou demanacrr iia li ,, .,, iir I
plane biien d gage e e vapeurs car t a curiofite lfeu
les y conduiuitr, et ils venaici.t des montagnes di
B('ai ir.... Les Alpes ne n ont point offcrt d'enemhie
d'une pareille ctrioiht elle fippoofe cette inquitude
de l'efprit, r ces Le lcIns de ii;igiination, ce t;amoir
des cholts r onnantf s, loint;,ines, fameiuees, don le
Lbonheuir paiible dae l'habitant des Alpes ne uti jaais
trouble et don't le bonheur plus romantfque de
'habitnt des Alpies fe compole. Indpendant de la
libi r,, de 'ai ance, de l'ducato'n, cet effor lev
cde lide fe trahit ici dans les :.i'i. du ptre que
I'on croirait le plus proil;ir, lots la plus huiiblelutte
au nldlli des privt:ion s de la pauvret e t le vrai
W[ .i r des Pvriids le berger indigeile de ces
months, fpirittui 1 plans cotitut noble et gnireux fous
des haillons, fi r dans l'a.bailleneint mme,e eercore
lcr.-in dantis ks revers touiou;s aimable, toujours
pris des douces ch meres du fletiment et des no.
blcs chineres de la gloire, fe fait recoinnatre, cdt
apanagp.e qu'il a reul moins de fon ciel que de fa
race nobleife ,' i il ll n'a jamais drog et
qui le luit dans routes les conditions .
----11--- svSK---sn^asaswtw^H-

LIV'R ES NOUVEAUX.
Trait i/mentaire ou Principes de p/'fique, fondi
lur les coninifl unccs Iks plis certaimes, tant an-
cierics que meiii ti t -s et confirms par l'exprience;
par Mr. 1i.ffo'i,. A Paris, chez M. Moutard, Li-
brai.e imprimeur;, rut des ivth.uiiins, htel de
Cluny : '3 vol. /,in-8., av.c4 43 planches. Prix iil.
br., et -.a. liv. reli.
)Dpuis in certiIn nombre d'annes, on a aclis
enl plyliqu.' un grand nombre dce connailmances uoil-
velles, cqui (,nt mis rted de rindre raifoi) des
phlnornienes de la nature d'une manicre ratis fiilfic,
MT. Brillon a recueilli toutes ces connainiances,
i mef.are qu'eo!s cnt it acqul's ilsi s'etl affir
de kur r'aliti par dis experiences conchlancts,et
en a form un corps de doctrine, d'o il a deduit
tun irand nombre de piopofrions ou de principles,
au moyen deiquels il e Lt aifi de rendre raifoi es
t.ih.nomenes. (C' (t certt- doctrine qui fait la ma-
riC r des trois voliumes qu'il present e n .j'.i 1111 i,
public. Toutes Js queilions enlaiuves la Phfiqiie
v font comprises, et il parait que cit ouvrage el
le plus complete qui ai et public jufqu'ici :mais
ce qui en lait le vrai mrite, c'ed la clart et la
irciiioi cque l'auteur a mifi.s Coit dans l'expofition
dis phnomnenes, foit dans l'explicition u'il en
done. Depuis prs de trrince ans qu'il cnrigne iu-
bliuemieiit la Phlhque, il a ct ; portee de coin-
iprer les diftrei:rs mithodts, et il choifi, pour
fon ouvrage, celle qui lui a paru la plus propre
tre enticldue du plus grand nombre de l'un et
de 'autre fixe.
'M. Briffon terrine Con ouvrage par ine table
cIs mi ieres ranges par ordre alphabtique,.,qli
Ln fit l equivalent d'un dictiorinaite, au moyen di-
'iie-l on pourra trouver fir 10 champ la queltioi
don't on aura befoin et tout ce qui ya rapport.
Cet ouvrage ert, de plus, enrichi de dleux tl
lAis de fynor'ymes, contu.nanit l'acienne et la iou-
'elle nomienclarure chymique.
-----*.PuawafH)CM---
A R TS.
GRAVURE S.
M. G!achant, gravcur en pierres fines, vientd
iraver flr une. aigate de trois coileurs, le prt'it
de M. de la F:averre, qu'il a pr.fenre Madame de
la Favette. )'apr's cette raviure, il a tir des prceu
ves en mail pae'-f.itenim nt rn il i-i-i.! ',T, i propres a
enter dans une baoue ou dans un m,ail anelles
fe ventl nr t hez lui, rue et porre S. Martin; chez
M. Che\alier, n0. On peut s'adrer i M. Gla-
chant pour fire graver routes fortes d'arioiriese
de chiffres.

M LANGE S.
iAu ridacteur.
Extrait d'ahe lettre de Londres, du 20 nri
Je ne farais vous eC'tiimier, ionfitur, le em
pris qu infirie nos honnres'ecs la dtectiori vr-
biure et cr;ivaf7Jcre cle quelques-uns de vos iep ilies
Ne pas fe ranger du crt de la iiriote recon"
dans une Affemble national, et s'lever, coiie
dis ferpens centre. des dcrrts doiti"otte 'O,6''"ie
attend fon fa lit, c'eft un crime de'hatite trahlifn,












S lequ.l ous n'avez pal encore de lois, mnis
"0e h", il a trouvea des hiforins c'-ft
clf, no crimes profond'min'rt combines oblit e-
et iroidumient founus, qu'un ,ti 'L otci ( c.ir
"'ot ve des a''irts ) n tardera ;i i tIdnoncer
I'rr.tnI opprobre des uecles. Ce caractere de per-
fii dce i -ieux la; trturptitide de votre anci-n goi-
i.e que la corl~tution qui fe formue ine
,C" ire par fo 1 ..l' t- meme avec 1l b.rba-
rie e -os vicilles courtumtes. Ces homes inous font
oeiir L[a violet' e de leurs regrets attelle la
ie di nio11tIe l'i:ijnutice de leur ancienne exiflence.
I.'i. orli d' leur douleur feche la piti dans
fi, furce et nt 'n-i que l'i dignation.
Mais ce n 'ft pas f::ulement dans leur patrie qu'ils
,i(iitct.arnrifoti-t bli lphmeiltla jufice. Ils viennent
;i'f-s chez iouls r.pandre leurs calomnies et leurs
ilil mnfuonges. Vous fvez que nous avons
aifi dies hommes perdus et dpravs. Vos difiiden,
a. otr achets: cette proftirution eft attefte par .le'
diatribes de quelquLt-s-uns de 1os journaux. Ainli,
votre capital a dj t pille et ravage plulieurs
fois dans nos papi:rs ; vos provinces y font armts
le'iines contre les autres; enfin, votre fang couii
rgulierement deux fois par femaine dans ces feuilles
nfonueres. Pour votre Affertble national, o0
nons la reprifente commie un repair de michans,
come mi rceptacle d'impies; et ceux-l furtout
font !.-il:-.' come des tratres, qui lauvent la pa-
trie. Ainfi l'on veut nous tromper. Ce complot a fes
chefs. Des Franais qui ont jou de grands rles parmi
ousi fur un thtre qui n'efltpluis, font aujourd'hui,
dans nos murs., les hifloriens du parti qui fuccombe
en France, et don't ils nous vantent les triomphes.
Mais c'eft votre roi -firtout que vos traitres ont
voiu un perfide amour. Cet augufte objet des ref-
pects et de la reconnaiffance de votre nation ef
devenu pour les lhomnies don't je parle un flujet de
'faf'es dolances et de terreurs artificielles, qui,
iieppifes par nos homes d'honneur, leur font
jiier ce coupable amour come un crime de lefe-
iajefl: car le puis cet gard raffurer les bons
Trancais. Apprencz donc, Monfieur, vos coin
pitri'tes, iiipriinez dans vos feuilles oatriotilues,
et faiuts circular dans les provinces ce France i 1.
fait qui honiore moin pays, et que je vous attefIz.
Dans plufil uirs comts d'Angleterre Londres
niime, dans quelques focits lorfqu'on rccoit a
fa table un voyageur de votre nation, on lui port(e
(ciofe inouie en Angleterre!) la fant du roi da
Frainais. Oui, difons-nous, dipuis que l'on nomnit
ce monioarue aprs la loi, l'Anglais vois porrt
avec joie la fantt d'un prince cher des homme:-
libres....., &c.


Vous avez infr, Monfieur, dans votre No. 1 3,
fept queflions fort intreflantes fur l'adminiffration
de la marine ; mais commii il faudrait fire un vo-
lime pour y rpondro je me bornerai pour toutr
fNlution, vous commrniiquer ce que je me fuis
dit moi-mme, en lifant ces quellions.
Si j'tais officer de la marine, j'afpirerais mar-
cher fur les pas de Suffren et de la PeyrouTf,; mais
come un brave guertier, un habile navigateur peit,
fais rougir, tre un economie peu attentif je lali
raise d'autres le foin de preparer et de confl-rvei
les iliniiumen(s de maa gloire.
Si je commandais dans un port, je rpondrais de
fa furete, et j'aurais affez faire de maintenir la
diftipline parmi les officers et les foldats.
Si j'tais premier adminiflrateur d'un arsenal, et
rtdionfable de tonttis I-'s dpenfes qui s'y feraienit en
argent et en munitions navales, je voudrais dipuol' i
illI des individus et des chols nceffaires pour la
coinilrctioin t l'armemien: des vaiff .aux du roi: je
miiianderais auili que des rgilme.ns i -r.ill et
fveres pn fcrivifieiit ce que j'aurais fire comm.
Polirv'yeur des officers et ce qu'ils auraient a t
cemaiindr comine confomniaturs, afin que l,:s refus
dnii' cot et les prtentions de l'autre fuffent toujours
fatci!e ent jugs.
Si j'tais difpenfateur des emplois et des rcom-
Peifies J'attribuerais au guerirer, au ltIcaInicirl1
et ' l'economi les ('onctioris et les difiinictionis qitu
couviennent ifepectivementi n ces irois individus,
t) veillerais ce que chacun confrvirt l'efprit
d fon tat.
Si je conduifais, au nom du roi, 1 dpartement
de la marine ie maitiriendrais les diffrcens corps
"s lli t rSelelurs functions et de leurs pouvoirs.
Coinie uan ;I u hommine peut difficilement connaitre
tydrogriaphie, ia tactique de terre et de mer, 1i
flecanique, et rout ce qui concern la marine et les
colonies, j'appellerais de teams en teins auprs de
I"oi des lomnimFs clairs fur les diffrentes parties
des flieuicis et de l'adminiti ration don't j'altais
'occupEr: c'eft par de tels tmoignages de con-
ance (e ji'ncouragerais les talens et la probit;
,"'s n'tant pas miniifre pour enter en tutelle,
taInt, d'ailleurs, feuI refponfable de ma .conduite
f lu nation je ie voudrais pas m 'entourer de con-
eillers permanens qui, me drobant la gloire d:u
it u1 qiue j'nirais fait, mrie laiiferaient supporter
ftI la honte des fautes dans lefquelles ils auraient
pu mi' engager. Je choifirais donc pour cooprateurs


485
ha.bitiiels non des perfrnnages fouvent plus con-
idrab!es par l-urs titries que par leur merit imai,
dcs homes ,niesiiii et honns dont les con-
n.a;ff.,iLs tr.',itir nnelles me !"ain:riaicnc r es in-
novations danolgreules oue l'ambition et la cupidite
favent fi habi!tc nrt prelfnter avec les apparXinces
de l'utilit.
On pourrait probablement, Monfieur, Flire micux
que ce qu e j erais, et c'cftl ce que prouvera
1. .iTi.l;t... n'ionale, loIrfiu 'ellc pIononciea liar le
rgime adminifiraiif de la marine.
---- -------
ASSEMBLE NATIONAL,

Prcfidence de M.. le marquis de Boncry.

SEANCE DU MERCREDI 28 AVRIL.
La rdaction du procs-verbal done lieu quel-
ques obfcrvations que 1'Ai. .. .. .1n'adopte point.
M. Camus. Vous avez dcrIt hi:r un nouveau
ferment il faut que votre dccrer s'excute. Vous
en avez entendu fire pluficurs interpretations ;
beaucoup de bons citoyens ne pourront le prter
tel qu'il ef ; moi, par example, je ne crois pas
pouvoir en prononcer la formiiulr. On ne tranlig
jamais avec fa cunfcience. Je demande que cette
fiormule foti renvoye au comit de conltitition,
pour tre de nouveau rdige.
M. Roderer. La formule du ferment efi inaltrable,
pui(qu'elle a t ldcrree ; vous l'avez de plus con-
facre, en dcrtant qu'il n'y avait pas lieu dli-
brer fuir toute efpece d'addition, de changemeint et
d'inteiprtation.
L'Affemble, confulte, decide de pafer l'ordre
du jour.
M. de Bonnay, prfident, fait lecture d'une lettre
de M. de Virieu.
En voici les principles e-preffions :c Je me fuis
apperu hier au foir, en donnant ma dmiffion,
qu'un grand nombre de voix s'efl lev pour la re-
fhifer...... C'eff dans le came de mon ame que j'ai
pris ma rfolution, aprs avoir rempli h s devoirs
que n'imnpofaient l'honneur que j'avais reu et mon
refpect pour 1' ii.-riLe.--- ; ainfi donc, c'etl, fans re-
tour que j'ai donn ma dimifion. Je vous prie
l'annoncer l'AfTemble qu'elle a un prfident
nommner. "
M. le prfident engage l'Affemble fe retire
dans les bureaux, au fortir de. la fiance, pour pro-
cder une nouvelle election.
M. l'vCque de NVlmcs. Je demand qut l'Affemible
mette aux voix fi elle accepted la dmiffion de M. de
Virieu.
M. de la Chere. Aucun de vos dcrets n'oblige
iccepter'les foncrions d, prfident. La dmiilion de
M. de Virien a t ritre. Il n'v a pas lieu
dlibrer fur la proposition du propinant.
M. Mcrlin. La loi que vous avez rendue fuirla
ihafle a befoin d'tre promprement excute' c -
pendant elle n'eft pas encore finctionne. Ce reard
vient de deux difficuih:'s iris-Jfacils ;i lev.r ; la pr, -
miere porte fur 'article XIV. On du-mande ce qu'oi
intendd p.r oproitaires et, polfefeurs ? on entend
tout propritaire ufufrutier, amphithote. Pour
lever l'incertitude, le comit fodal me charge d.
vous propofer d'ajouter aprs ces mots: ce 11 ct ga-
lement libre tout propritaire ou poffeteur i, ceux-
ci : c autre que le fim1l.e- ulager. La fc:conde diffi-
cult concern les parcs aittnans aux mai Ions royals.
Le comit vous propose l'article fiivant, qui devien-
drait l'article XT, : C II fera pourvu, par une loi
particuliere, la conservation des plailirs perfon-
nels du roi; et par provision, en attendant que fa
majeft ait fait -connatre les cantons qu'elle veur
fe rifcrver exclufiveinent, dfenf-s font faiies .i
toutes perfonnes de chaffer dans les parcs, forts
ct dpendances des maifons royales.
Le changement de l'article XIV et ce nouvel
article, font dcrts.
M. Merlin. Par votre dlcret du r5 mars, vous
avez renvoy votre comit fodal les rclamations
de plufwiurs propritaires de fiefs en Al'ace. I e co-
mit a commence fon travail; mais il aurani befoin
de runir beaucoup de renfeignemens,: le project dr
dcret fuivant a pour objet les moyens de les lui
procurer. Il efi ainfi coynut: : l 'aiemble national ,
en confquence de fon dcret du yi mars, d.crete
que le roi f.ra fuppli de prendre les meifures n-
cnfaires pour qu'il foit -ii. 1'Afeit mbile de-s ri-
moires acconipagns de I''.- -. juftlifcatives, I'. fiur
les indemnits que les propritaires de certain fiefs
d'Alface pourraient prtendre i Z9. fur les difflrenir
droits qui occafionnent les rclamations de c s pro-
prietaires; 3". fur les conditions de rverfibilit ct
autres fous lefquelles ils pol' dent leurs fiefs. ,
Ce project de dcret eft adopt.
M. de Beaumefr. Vous avez charge votre comit
de jurifprudence crirminelle de vous prfintpr un pro-
jet de dt ret lur les confeils de guerre il m'a or-
doijn de le foumettre votre dlibration. M. de
B-aumetz lit un project de decret doit les prin-
cipales difpofitions confiftent rendre la procedure
publique et donner un confcil l'accufe.


M. R!,i:f.ierre. Te dcitt qu'on vous propocoi fc
fi importta.r, ,u I c ii .il i 1 i:i .-i d1 r:nm er a:': s
une tultie ctu i' j cunIl .:'.nt i, 1, hr.i t,,.. !e i- l'e t:
pas fi.ap de lion iiiuitii; c ai.; il n t1 l'.ii pi (c ( ,.-
ncr a r former qu. lques de-tils ; nais on dti-vt r'iu-
cher la conipotliuon des com.ils de guttre. Vai-
nuinimct vous auriez donned 1 conenld a l'aciS fi,
come les autres citoyr ns, les foidats nt tf nii.:tiu de
vous le drc,it d'etre jLur par les pairs, Je- no pre-
tends rien dire de dlfoblgcnr 'Parmee frtail ,
cn expulanr avec force un feniimint qut vous iion-
vercz f.ns d.oute plein de justice. 11 ~i i impol ble de
dcrter, dans les circonflances actuells, que les
foldats n'auront pas d'autires- juges que les cfiickrs...
( 11 s'leve quelques miiMnurs.) J'en com icns il
flbut du courage pour dire, dans cett. tribiihe, ofL
une cxpreoiion d'un. mimbre patriot a er inter-
plcte d'une malniture detavnrb b' qu'il v a entire
Its foldats et les oiricii S i1is dlles intuls ab rit op-
pols. Si certe rcfiexion Ilt jutle fi r-z.vous fulli-
fammienrt iafiurs fur le (co't des foldats qui pour-
raii:.nt etit accuG.s ? Ne craindrez-vois pas que quel-
quefois cette difference de ftinmrians fu,' la rvolu-
tion ne fLfte natre des pretuges centre l'inoluence
des foldirs ? Ne craindrez-vous pas que frus pr-
texte de discipline on ne punif le patritifine et
I'attacheient a la revolution ? Mes obliirvatiors font
colntirmes aux principles de P'Ai :irl-'. : national:
elle re les violera pas, quand il s'agii dee la s'irte
des braves foldlas auxquels nous devons une recon-
naiffaice fi finLere et lh mritde. Je demand que
dformais le confeil de guerre loit comipof d'un
nombre gal d'(fliciers et de foldars.
M. Alxandre de Lanmeti. Je ferais loin d'lever des
objections centre le dcret qui vous eft prefente, fi
je croyais qu'il pit remplir le but que le comitd fe
propose le itabliffement de l'ordre dans l'arme et
i, etn ne changeant pas la compofirion du confeil de
gueire, il tait pollible de rtablir cet ordie.N ous
ne pouvons, dans les circonfiances prefentes, laifl-r
!e confeil de guerre compoa d'ofciors : il n fte-
rait pas convenable qu'il fuit uniquement comopoft de
'oldais ; mais je propoferai un node bien simple : par
example, s'l s'agilf..it de ijuger un oli!:it, k. conl il
de guerre fira t comupof de trois perfonnes du grade
dL l'accut un caporal, uin f'rgent, iun fous-licutie-
nant, un lieuutenant, un capitaine et iin cfiicier fup-
rieur. I rI,- crois pas cependant que nous devions nous
occuper en ce moment de fortier oun con;feil de guerre,
iorfqile nous pouvons appliquer les juris aux tribu-
n.ux miliraires. A l'inflaint o vous aurez decrtr les
)irs au criminiel, les coImits militaires Lt rde conf-
cution vous prlfenteront un projIet fond fur cette
>,fe.
M. D'fmeuniers. Les deux comits runis avaient
Centi et adopt ce que vient de dire M. Rober-
pierre ; mais les bfis de fes travaux n'taient point
artes ; c'et par respect pour les fo!dats par re-
connaiffince pour l'.rme que je je, emande qu on
donne provifoir-ment, et ds aujourd'hui, un colnfil
1 l'accuf, ne fit ce que pour iS jours.
M. G.-i'r l'ai: indB. Je ne puis croire que l'Afembrble
ilopte les jurt:s, rnm me en m.itcire ; ....i i.:.- ; mais
ni militaire, les delris font li fimpcs, qu- les juies
pourraient y tre appliqtus de-s aujoitud' ui. (Cepun-
hiant, oU i rait l'inconven-nti ie decrCetcer. s a pr-
'ent, des articles applicabllcs a tous les project? J'ob-
'firverai de plus que j- ne vois rien qui oncerue la
culation, ce p'nut hii n important pour les acculfsr.
On duemande l'ajournemenrt.
M. de Beaumetn l'adopte et l'appuit.
M. Prieur. Je demand que ti I'on ajourne, tout
,ugemlent miit ai e fait fulHptndu.
M. le chevalier de Murinais. Le mode indiqu par
'I. de Lamnth et enitibrcatnt foii i .0 ; on
y a fait une addition qui tourn au proi lit du respect
id aux chefs ; elle confiffe- dans l'tabhlitkfmnet d'un
confeil de rvifion compote de trois ofliciers-g-
nraux. Ce tribunal at la pi;iltance d'aamender en
moinsles pines prononces centre kls lubordonns....
En appuyant l'oblervation de AL. (arat je demand
que la rctufition foit piononce et fixee aux trois-
quairts des juges.
M. de S:lllrv. Je me fuis trouv beaucoup de
conleils de uirrc ; j'en connai tou lus les inco(v-
-niens. Je demand utnle forimatioin noiuvi.le des conSiitis
de euerre et que jiiqu'alors il toit furfis a toute
condamnationi militaire.
M. Earnave txmiine les diffrentes opinions a des
points fixe-:,et prsente c-tre com iifuhon (quI. -'A f m-
ble ordonnei aiu couitd d conulihucuow :'t dau l iit
militaire de pr-inter ui.t i ii.. tn i- un proir- ad tor-
mation de tribuinaux military s et qlie juqui' ce
momentt, il foit furfis tout julgeniuiit.
M. de CaTeis. Ce fuitfis cil impofiiiib moins
qi'op ne votiille confolnmmer en France l'anarchie la
plus cuimplette.
M. Charles -de Lameth. Je ne croic p. qu'o'n pi;iffc
trouver de danger i ur'ro:r a tour jutigt nr fmili-
aiie ; mais fi au conuraire on laiff:it ani plis puif-
lis un mnoayn (etiiblaa.Ie il erait i iOi le qru ils n
abuifaffent il fe pourra tit ahi s que' ;ls oins a' ies
viffent qu'ils font plus nonbii.xii , t qu'ils p .'iv- nt
devenir pls forr< il ,: pourrair qu'il,'o htitif inu Ser
le leur force et c'eft alorm i. um n ttir une veritable
anarchie. S'il y a eu des dierS: ,dres dians l"'r'nia: aon
I doitles rapporter, tnon aux foldats mais d. s .auoes











486
qui font dans un fcns contraire la revolution. des causes d'arfifes et des cafes de tribunal. Enfin,
.'adopro entiercmnii t les conclusions de M. Bar- la quatrieme loi ferait le reglemen' ddpot provi-
n ve. fire ou du tarif d'epices don't il s'agi la'nIcs les articles
66 67 68 69 70. La rdaction de ce riglemenit
M. Den:eaLi'r: On vous a prnpo de renvoyer ineceffaire et pralable (in execution frait le d-
l'or.iiiidioin i ilitaire aux comits miilita:re Ce de fL'poir de ceux qui en eraieint charges parce que
cniltitutii'ii vous avuez depuisi long-tenui ddcrt ce toutess le b s bilur manqueraient pour ce tarif.Quand
i invot. On vos propie d'ordonner un luriis :le ces quatre lois firaiieit faitcs, le plan adopr rendtait
nm.iitre a da)i lul) i dou tout jugement i il n'y a indilpenifhble la confection d'unnouveaul code. Qu'on
doac li.i delibirer, ni ir le renvoi ni fur le voice maint nant fi l'elpoir de mettre le pouvoir jdi-
firfis oit pucti on doit, fans dlibrer, paffer ciaire en activity au premier juin prochain doit fire
Fordlre du jour. accorder la priority au plan de M. l'abb Syeyes. On
dit que ce plan a l'avantage d'attacher les geiis de
Suite de la difci'uf]on f;r les jurs,. loi la conttitution. Il y a dans les districts, plu-
fi eirs tribunaux ; fuivant ce nlan des aflifes momen-


l. Bri'ilt -Savarin. Je me fiuis convaincu que l'ta-
:.i ..... ni c d-s jurs bien loin de procurerles avain-
tages qu'il lemblait promettre, n a pas mme ceux
de l'ancien ordre judiciaire. Les jures fe renouvel-
a'it falis cell n'auraient jam.is les luniieres n-
c i'ircs des )iag-s ils pourraient avoir, au con-
traire des prjiuaes dangereux, ceux des rivalits ,
d(s jdoufies de l'erprit de corps. La procedure
ancanne vite tous les inconvniens ; le fait et le
idroi v f ont diinguis. L'inftruction fert tablir le
fait i nais voici une raifoii bien plus forte encore :
jamais on n'avait vu moins de procs que dans les
iix annes qui ont prced l'Affemble national. Les
ordonnanci s taient tellement connues, qu'il n'y avait
preaiiqu- plus de procs de forme. Les costumes ont
cr, ti-s pa'. la jiuri'priunoce oli comnmenait
jouir de la paix aprs des fiecles de troubles : vous
ralilerez cet axiome nouvelles lois nouveaux
procs. Je penfe donc qu'il taut rejetter les jurs
cominii. dangereux dans leur effence ; inutiles dans
leurs eff'ts et inconvenans nos moeurs actuelles.
Quie'ques perfiiunes demandentr l'impruflion de ce
difcoirs 3 un plus grand nombre rclame la question
pralab'e. D'autres demandent que l'on continue l'or-
dre du jour. Il efi continue.

M. Thourec. Je me propose de vous rappeller la
motion du 8 de ce mois, tendant donner la prio-
rit au plan prfent par M. l'abb Syeyes; c'eft ce
qu'on appelle en terme de palais un incident qu'il
eft propose d'carter, avant d'en venir la difcuffion.
Vous avez dcid le 5 mars que vous fuivriez
une irie de que'lions prfentes par M. Barrera de
Vieuilc. Pendant plufieurs jours on a difcutoles deux
pr.miLres quctlions que prfentaient cette frie. J'ai
eu 'hononeur d'expofer mon opinion elle confiite
admettre ds present les jures en matiere criminelle,
etr differer l'ailmiffion des jurs au civil, et come,
il faut toujours organizer les tribunaux, j'ai prlenr
une o0 gani Ltion plus simple, moins dilpendieufe et
qui pourrait fervir avec ou fans jurs au civil. Six
fie.ices ont enfuite t employees prfenter et
di'cuter des propositions diffrentes. Les difcutifons
taient prtres fe terminer, lorfque l'inclination de
qu-IlqCues membres pour le project de M. l'abb Syeyes
a fait perdre de vue la march qui avait t fuivie
po.ir en venir dlibrer fuir des plans. Un plan eft
un intfemble, ou il n'eft rien : accorder un plan la
priorit, c'eft en accorder toutes les bafes, ou s'ex-
po :'r une difcuiflon inutile; car l'enfemblc une fois
dr.an:, il ne relterait plus rien. Il faut donc exa-
n i icr Commairemtiit le plan de M. l'abb Syeyes.
On l'a d'abord prfeaiite coinmne pouvant council er
Ortites les opinions ; le jury de M. l'abb Sy-yes
nrl' pas pruopremaent le jur; il na done pas l'avan-
tage de la paration des pouvoirs et des fonet ons
des jurs et des juges celle du jugement de tait
et de celui de la peine cette lIparation eft cepen-
dant le feul moyen par lequel la firet individuelle
puille tre parfaitement garantie : les jurys de M.
l'abb Syeyes n'ont aucune dilffrence avec les juges.
L'article ri-d du project de ccr honorable membre
reunerme cette phrase : le juge et le confeil d'int-
t -urtion front attention que le prfent dcret foumet
toutes les quefliorns, fans en excepter aucune qtuef-
tion de fait question ce droit question mles de
fait et de droit jufqu' la question pnale inclufive-
nint, la decision fticceffive du jury -. Le judge ,
fuiiuvant l'article z23 eft plutt in directeur de justice
qu'un juge. Les jurys formeraient eux feuls toute
la judicature....
La priority accorde ne hiterait donc pas la dlib-
raion ; elle en loignerait le term parce qu'on tait
d'accord fur l'tablillement des vrais jurs au cri-
miuel, et que cela dtruirait cet accord. Si vous
a Zloptez a- t-on dit, le plan de M. l'abb Syeyes,
l'ordre judiciaire ferait en activity au premier iiiii.
Outre le dcret qu'il faudrait dilcuter et adopter dans
fon eintier, on aurait rdiger quatre lois d'excu-
tion, fans lefquelles l'ordre judiciaire ferait fans acti-
vit. La premiere loi, indique dans l'article 7, eft un
code gnral de police: la feconde, indique dans
l'art. z2,auraitpour objet,de fparer en deux claffes,lks
affairs fomniaires de la caufe d'inftance. Les articles
53 et 54 exigent une troifieme loi pour la distinction


tanics jugeraient des affairs tommaires ; les affairs
les plus importantes feraient renvoyes aux dpar-
t'mens : aiiiii dans les rieuf-dixiemes du royaume,
l'tat des gens de loi ferait abfolument perdu. Il eft
vrai que M. l'abb Syeycs les appelle au jury et
leur fait payer des vacations ; mais une reffource aufli
prcaire pourrait-elle tranquillifer un pere de famille
et afiurer fa liublifance ?
Les projects du comit et de M. Dupont font moins
dfavantageux aux gens de loi. Un examen rap-
proch des bfes n'appuie pas davantage la prtention
de priority. D'abord, dans l'ordre judiciaire conu
par M. l'abb Syeyes, le fervice de la juffice cou-
terait tant l'Ecta qu'auxplaide-urs, 17,2.71,00 liv...
Ce qui doit fur-tteat alarmer, c'eft la perptuit de
l'abus de fire faiarir le juge par les parties. Vous
avez, par unt dcret former, ordonn que dformais
la justice iLrait gratuite. Ce dcret a t applaud par
toute la France. Le plan propof eft donc en con-
tradicrion avec une de vos dcifions et avec l'opinion
p.ibhque. On obfervera qu'il ne s'agit que d'un de-
pot mais Ctrait il d'une bonne c6nftitution judiciaire
d'interdire l'entre des tribunaux aux citoyens qui
ne pourraient raiTembler la fomme exige. M. l'abo
Syeyes penle qu'on petit fire payer pour les appeals !
ou l'appel eft une dette de la fociet et alors la
focit doit payer elle-mme cette dette, bien loin
d'exiger un pavement ou l'appel n'eft point une
dette de la focit, et alors il ne doit point exiffer.
M. l'abb Syeyestablit une justice primaire compofe
de 6oo tabliffemens dejufticeet depolice,et de ooo2000
juges. Quelle.mnultitude de petits juges et de petits
tribunaux deftins juger des avant-procs par lef-
quels les parties confommeraient leur ruine pour fa-
voir ol elles doivent plaider Le plan s'tend toutes
les affaires ne trace aucune forme, aucune mthode;
enfin il s'applique aux campagnes qui ne pourraient
fouriit que trcs-peu de juges. Le rfiultat de ce
fyl:me ferait une juflice primaire mal rendue, in-
complete et trs-difpendieufe. Pour le second degr
de juftice, M. l'abb Sveyes, en attendant l'hieureufe
revolution qui rendrait les gens de loi inutiles en
admet au civil r5 fur vr8, et au criminal 14 fur 27.
'Je remarque qu'il y a d'abord au civil une infuffi-
fance de fix membres parce qu'on a omis de donner
au demandeur le droit de rcufation. Il faut donc
porter 24 le nombre des membres qui compofe-
ront le jury au civil, pour que le dfendeur et le
demandeur, en rculant chacun fix, il en refte
douze. J'obferve en pafiant, que je ne fais plus
ce que deviendrait ce tribunal, s'il y avait quatre
ou cinq parties. 11 fa.idrait donc trente-quatre gens
de loi pour les deux jurs, fans computer ceux qui
diendraient les parties. Ce nombre fera impolrible
trouver dans les petites villes oU les districts front
tablis : dans les villes qui pourraient le fouriir,
l'excdent ferait fi peu confidrable, que les mmes
gens de loi fe trouveraient prefque toujours faire
parties du jury. Ainfi, par l'excution, l'effet du
plan deviendrait contraire aux principles du plan;
les gens de loi feraient prpondrans par le nombre
dans les jurys; les jurys Ifraient ainfi livrs aux
gens de loi. Peut-on croire qu'on nous conduira ainfi
a ne bounne et brieve jullice. Un grand vice eff'
l'alternat de la judicature et de la poltulatiou ; les
avocats feraient tour--tour les juges les uns des
autres : cette position n'elt pas avantageuCe pour la
justice. Je conclus que la composition propofe n'a
ni les avantages des vrais jurs, ni ceux des tri-
bunaux de justice : je penfe que ce plan ne peut
nous faire arriver utie bonne constitution judiciaire.
Je crois que l'Affemble, perfiftant dans fon dcret
du 31 mars, doit difcucer les questions qui lui ont
t propofes, et je deiande la queflion pralable
fur la proposition de donner la priority au plan de
M. l'abb, Syeyes.
L'Affemble decide qu'il n'y a pas lieu dlib-
rer fur la priority demande.
M. de BeaumetT. L'Afiemble vient de faire une
chofe trs-fage : demander la priority pour un plan,
c'tait prfrer le dfordre l'ordre pour abrge.
Je demand qu'en revenant aux queffions propofees
par M. Barere de Vieufac, et adoptes par l'Affem-


ble on ferme la difculfion fur cs pre~ieres
font ainli conues y aura-t-il des jurs I ellesa
blira-t on au criminal ? les tablira-t-on au civil '
M. ,r.4.i. Je laiffe de ct les confidrat
politiques.et morales, parce qu'elles nt t ftns
faiment difcutees. Une feule a t onfe, Je ui
accucl je fuis traduit devant les juges f ils vo
dcider de ma libert et de ma vie :n d0 t von
ce cas on me donnera des jurs. Onn, m' efi 'ele
civil pace que dic on, les iitrts civil" foIn
moiiis important; cependant nous voyVns fr Ot
lecs homes attacher plus d'intert leur forle1
qu' leur libert. A Conflaninople, e l'1 r 11
jete les homes dans les cachots et n'oie t
cher aux limits des proits. Si donc 'examen
par jur eft bon en :foi au criminal, il ef encre
plus effentiel au civil..... Mais cet examen efil
bon en foi ? 1 ne refle pas de doute fur lan ncer
fit de distinction du fait et du droit il peut
donc pas en relier fur celle de I'examen par jrs
J'ai befoin d'attention et d'indulgence car je vais
dire le fecret de mon mtier ; ce mtier n'exifle qu
par l'obfcurit de la loi. Ceux qui n'ont pas tudi
les lois romaines, ne favent pas que i1o lois or.
tent lur la definition des mots, et 3000 fur l'int
prtarion des phrases 3 come fi l loitne devait
pas tre uniquement la definition et le prcepte Des
commentateurs ont encore ajout leurs vifo.ns
cette obfcurit, et voil o' nous en fommes' car
nous avons adopt tout cela..... N'ef il pas bi.
fare que nous jugions nos concitoyens fur des coiin
jectures calques fur des murs don't nous n'avons
rien conferv..... Nos rapports viennent des faits:
je ne conois pas plus de droit fans fait, quela
blancheur etla profondeur dans i'exiflence des corps;
ainfi il y aura toujours des faits ; ils front ou car-
tains ou obfcurs : s'ils font cet:ains, en'palpera fir.
le-champ I'examen du droit ; s'ils font obfcurs
il faudra examiner le fait. S'il s'agit, par example
d'une convention, les exprefions don't je me fuis
fervi, moi, habitant de la champagne nepeuvent
tre expliques que par le people de mon pays,
qui connat mon idiome et mes rapports.
Dans tous les autres cas, c'eft abfolument la mme
chofe. En refutant les jurs au civil on :i pi...npil
de fire fire la diftlnction du droit et du fait parle
juge. Le fait et le droit peuvent donc fedifinguer;
mais alors on laifl 'au juge l'effrayant arbitraire.de
cette distinction, pour la refufer aux citoyens duim'ine
tat, du mme pays. On object l'tat actuel de notre
jurifprudencc i mais on peut la reformer, et alors
vous pargnerez des peines aux jurifconfultes;vous
dnicherez, fi j'ofe me'exprimer ainfi une foule de
questions de droit 3 vous diminuerez au grand con-
tentement du people, nos bibliothques des dix-neuf
vingtiemes. La jurisprudence anglaife eft aufli com-
plique que la ntre et cependant en Angleterre les
jurs font tablis au civil. Le defpotifne feul apu
redouter cette difpofition; il avait befoin, pour
exifter, d retenir I ame des citoyens dans un fom
meil de mort : l'activit continuelle fft l'ame de la
libert. DLtt cette acrivit nous cotter cher, c'eft
en exigeant tous les sacrifices, quand le people,
pour tre libre, eft prt les fire tous, que vous
tablirez des institutions utiles. Si dans ce monint
la perspective de quelques sacrifices nous tonne
ou nous effraie baiffons nos ttes, recevons'le
joug; nous ne fommes pas dignes d'tre'libes. Je
conclus l'admiflion des juries tant en ma.tiee ci-
vile qu'en matiere criminelle.
On demand de nouveau que la difclffion folt
ferme.
L'Affemble eft confulte. La premiere reuve
eft douteufe. M. le prfident announce que i laie-
conde l' .ft encore la difcuflion ne fera pis ferme.
La feconde preuve eit douteufe.
La fance eft leve trois heures.
On fe retire dans les bureaux pour procde
l'lection d'un prfident. ,


S P E C TA CL ES.

THEATRE DE LA NATION. Le comdiens Frana
ordinaires du roi donneront .auj. 20 e l
peres, com. en 5 actes, en vere et, '/'col dei
bourgeois. S.am. Ier mai, la 32e reprf de CharlesI.
En attendant la ire. reprf. d'Henri VII et Anne
Boulen.

THiATRE ITAaLEN. Aujourd'hui 29, fEprev
il/agcoife ; et l'Amant jaloux le nouvel acteur
jouera le rle de la France dans la ire iece
Demain 30 les dguifemens amoureux Syvainj
Tonmc-Jones.


On 'ibonne Paris, ihtel de Thon, rue des Poitevins ouau Bureau des Affiches de Paris, rue neuve S. Augufli. le prix, el, pour Parin>
z8 lim. pour trois mois 36 iI. pozur fx mois et de 7y liv. pour l'auine; et pour la Province de ze liv. pour troiis os 42 iJy.6p'* r
rois, et 8 li. pourl'annie, franc de port. L'on te s'abonne qu'au commencementde chaque mois. On fou/crit auff chez tous les Litres
adareeffi-ales -l,,e,u Ridactered itevinsei trfx
France et les Directeurs des Pojles. C'el . M. Aubry Directeur du Bureau de la Ggette Nationale, rie des Poiteviens, no milfl
adrefer les lectres et l'argent, franc de port. = Tout ce qui concern la compoftioin ct la rdaction de cette G-a'tte, commeLivres, Eflaa,
car-te, Mufiguc, c. doit tre adref au Rdacteur de cette Feuille, rue du Jardinet, mailon de M. Caraffe, en face d la ru e de l'ro.







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