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Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

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GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSAL.


N 6.L LUNDI 26 AV RIL, 1790.


POLITIQ UE.

TURQUI E.

pe ConfalntinoFle, le 2-z f'vrier.

iN vient de reparre les yetx du people d'un fpec-
"le horrible, '"ais que fon efclavage et fon gou-
er tlenent ont fu li rliicdren familiar par l'habitude, et
reablepar la ftiipidit. Les tes des feize principaux
otiers qui commandaient fous le pacha de bender ont
i expofes aux portes du ferrail. Des ordres ien
p0uieiliient un grand nombre d'autres, et l'on en-
tretietle pepl dans l'atroce impatience de voir pa-
ratre les fites des executions qu'on attend. O() peut
L fir'er quelle doit tre la situation des divers com-1
aiidaolns oqui, fe trouvant ici font forces d'afliffer
S ces olfeues militaires focus les yeux d'une popu-
lace pour qui la cruaut eft une crmonie. Ces ex-
cttio0 s font indpendantes des punitions du mnme
luire qui ont enfanglaniit la plupart des lieux mar-
eiis par les malheurs de l'armee. On apprend que la
ville de Schiiumla a t pr.efque entierement dvafte
ar le fibre ou le fatal cordon ; et le people, quandi
Il apprend ces horreurs loignes de c-s yeux, eft
encore dref en regretter le spectacle. Cette fa-
lisfaction cruelle eft augmente par l'efpoir que
done aujourd'hui alliance conclude avec des puif-
fances amies. Le trait avec le roi de [ruffe parait
fir-toiut agrable la Nation: l'ardeurdes Turcs pour
latroifieme champagne ferait croire qu'ils ont perdu
l'idequ'ils marchent des vainqueurs. Mais il femble
i qu'au divan on foit moins fenfible encore a la cha-
leur d people qu' l'efprance que les prparatifs
concerts fur les nouvelles alliances ameneront la paix
i des conditions qui ne lgitiment point les dfatfres
de la guerre et les partes qu'ont faites les Ottomans.
L'approche de la belle faifon augmente donc gale-
ment et l'activit des prparatifs, et la nuatut ie des
".'l i;i...'.i; ~ mais ces dernieres fe patient ayvc plus
S de fruit hors de l'empire Turc, et par l'entre mife
de fes allies. D'ailleurs les difpofitions de guerre pour
la flotte ne feraient pas d'une importance ne laifler
que de lgeres inquietudes. Les vivres ne lont point
abonldans la flotte ne pourra en tre pourvue que
pour deux mois et l'on n'aurait- cf eranc (e lie
pourvoir que du cor de Conltan1i ele. Cette flotte
doit tre prte vers la fin d'avril.On a tabli iune
croiiere la hauteur de Warna dans l'intention de
dcouvrir les premiers mouvemens des Ruffs ; mais
il ne paraita oint que l'on air encore connaiffance de
leurs difpofitions.
DANEMAR CK.
De Ilefiiigor, le 3 avril.
Depuis le 26 mars juiqu' ce jour, il eft pafli par
le Suiid 260 navies, la plupart venant de la mer du
Nord. Les deux frgates, et les deux cutters Su-
dois,qui avai'nt cro:f dans la mer du Nord font
retouirs Gothembounig.
SUEDE.
De Stockholm le 3r Mars.
L'efcadre parties de Gothembourg eftheureufenient
arrive dans la Baltique. l.es hoflilits corimmencent;
li de nos croifeurs s'eft empar dans la mer du Nord
I un navire Hollandois, charge de munitions pour la
lalle. l[nceiamment l'cfcadre deftine croifer ftur
]es ctes de Pocmranie mettra la voile : elle eit
cOipofe de 68 voiles, parmi a1fquelles il y a deux
'luroies months de canons de 48 livres de balls.
Oi, a achet beaucoup de grains pour le compete du
roi.
PRUSSE.
De Berlin le 8 avril.
Le roi a noni m M. le prince de Sacken fon pre-
mier envoy la Dite d'lection d'un empereur et
le comte de Goertz, fon second envoy.
Tout ect en movement pour entrer en campaign.
Les regimens, dans la Pruffe occidental font prts
a marcher fir la froitiere, o ils formeront un cor-
"on, come on l'a fait dans la Silfie. Le corps des'
artilleurs fe mettra iinceliamment en march de Brlin ;
ualtre companies fe rendront dans la Pomranie,
atant dans le Miaglcbourg et autant dans la Pruffe.
les legimcens qui avaient coutume de fe rendre
Beriin pour y paffer la revue aprs la Pentecte ont
r'u 'ordre de ne poi t venir, et de fe tenir prts
a archer au premier ordre.
POLOGNE,
De FVafovie le 3 avril.
le courier charge de porter Berlin les articles
Convenus de alliance, efl ce retour r il a rapport
Iiei -ttre du roi de Prtffe dans laquelle S. M. nua-
nfefe afat aisfaction. Voici ce que l'on public des
Pitiucipaux articles de ce trait.
le Une amiti coufltante sincere et miutuelle uniria
le' uxlhautes puiffances coiitraciantes i". elles le
larantifint rcipraoquement routes le urs poullelions i
0. on etiipch:tra que perfoace ne fe mle dans les


affairs de la rpublique: 40. lorfque ls Etats de la r-
publique front attaqus la Pruffe fournira la Po-
lopne feize mille homes de troupes auxiliaires .
favoir, douze mille hommes d'infanteiric et-quatre
mille de cavalerie. Au contraire la Pologne ne don-
ne-a la Pruffe que douze mille homes ; favoir,
huit mille homes de cavalerie national et quatre
mille d'infanterie ; le contingent annual lcra de vingt
mille ducats pour chaque regiment d'infanterie, et
de vingt-fix. ,ille fix cents fuixante fix peur ceux
de la cavalerie et il fera libre la Pologne de le
payer en bled ou en fourrage : 5. dans le cas de
nceflite urgent, la Pruife s'engage d'affifter la Po-
logne avec trente mille homes de troupes auxi-
liaires quand la Pologne en donnera vingt mnille
la Pruf e; et fi le befei l'exige, les hautes puif-
fances contractantes s'alift eront de routes leurs for-
ces : 6>. les troupes auxiliaires feront commanides
par un chef de la patrie qui les aura requires ;
7. on s'engage d'entrer en ngociation fur le trait
de commerce S. ce traic d'allianced fera ratifi et
chang dans le term de quatre femaines.
La diete a prorog Tes fances jufqu'au rt de ce
imois, l'occaiion des ftes de PtquLes : cepetndanit,
avant de fe fparer, les Etars ont recommand au
miniffere de ratifier le traits d'alliance avec la Priffe,
et d'y appofer le grand fc,.au de la Lithuanie et de
la Couronne. Quant au trait de commerce, il a
dj t remis M. le marquis de Luchefini come
un simple project. Ona afiure qu'il eft avantaigeux la
rpublique. On a reu di e Berlin. trente mille fufils
et cent quintaux, de poudre canon pour l'arrne de
la Lithuanie.
ALLEMAGNE.
De Vicnne le 8 avril.
A l'occafion de la protefiation de foi et homage
de l'Autriche au nouveau roi Lopold et don't nous
avons dit hier le crmonial le people n'a point te
oubli. Il a pris fa part de cette lolennit, felon
l'ufage tabli pat-tout, o l'oni ne manque pas d'or-
donner des reojuiff.ices publiques. La gazette de
Vienne fait l'numration des jambons, des pieces
de veau, des gteaux et des pains jets avec abon-
dance dans fes places publiques. Elle raconte que le
people y a t rigal de 40 eymers de vin rouge et
d'une quantit pareille de vin blanc qui ;.l!l!.i: ln
d'une fonraine par la gueule de deux lions. (n a atfli
frapp et diftribu des mdailles. La preflation ac-
tuelle de foi et hommage la maifon d'Autriche
eft la vingt-troifieme. L'Autricle a t rige en
margraviat en 933 par l'empereur pI-enri premier;
en duch en it 56 par l'empereur Frdric premier j
et en archiduch en 146 par l'empereur Fred-
ric IV.
M. le comte de -Hatzfeld a donn la dmiflion des
places de minifre d'Etat pour les affairs intrieures
et de premier miniftre des finances. Il a t rem-
plac par M. le comte de Kollowrat, premier chan-
celier de Bohme et d'Autriche auquel luccede
M. le come de Liniz ndorff, prfident de la chanm-
bre des competes, qui eit replace dans ce pofe par
M. le come de Choteck. Le pape a nomm le
nonce, rlidant Vienine, pour aiilter l'lection
d'un empereur.
Les dputs des Etats de Styrie ont obtenu du roi
i'affurance qu'on rcab!ira les anciens droits et privi-
lges de cette province.
On a expdi un nouveau courier a Berlin i la
rponfe qu'il apportera, decidera finaltementL de la paix
ou de la guerre; la cour de Berlin parait eloignu r fa
rponfe catgorique : on le voit mme dans fob trait
conclu avec la Porte Ottomane, o il eft dit qu'elle
ne dclarera pas la guerre jufni' ce que les course
de Vienne et de Ptersbourg aient refuf abfolu-
ment la mediation du roi d'Angleterre et de la r-
publique de Ilollande. En attenidaint, la march de
nos troupes va fans interruption. @nm enfait paler
un grand nombre par Cofel et Brieg afin d'eimp-
cher de ce ct les Prufliens de joindre les troupes
le Pologne.
Les dernier'es lettres de la montagne d'Allion font
du 2o mars : elles mandent que tout le corps du
Bannat eff actuellement polt de l'autre ct du Da-
nube dans la Servie la Walachie et la Eulgarie. Nos
birtiincns palient devant Orfowai, fans tre molefts
par la garnilon. ]1 efl probable qu'inceffamment on
former l'attaque de cette fort~refle.
FRANCE.
De Paris,
ADMINISTRATION N.
Proclamation du roi, relative aux affignats dcrts par
l'A'ffemble national, du 19 avril 1790.
Le roi vient de fanctionner le dcret de l'Affem-
ble national pour la creation et l'admiflion dans les
pai- m-is d'une fommie de 4co millions de biliets
uationaux portant trois pour cent c'intrt iul'qu a
leur remibourfrinment. Ces bill ts, iidpendianment
die l'hypotheque lfpiiale qui leur a te affure
doivenit tre confidrs comme la dette la plus 1i-
cre de la '.'ai... : ainfti, quoique le dcret revtu de





la sanction du roi, n'ait impof et n'ait pi irpe fer que
l'obirgarion de recevoir ces b:l!ets d.in ls ri p--iem
qui oti lieu d'un dbiteur un dcarcier. fa ma-
jeft invite tous kIs habitans du royaume a it-s recc-
voir de mme, fans iaucune objection ni dificult,
dans tous les contracts et les marchs libres r de t!!e
maniere que par leffet d'une juife conilan:ce, 1.-
billets nationaux foient ellinms ptr-tout a l'gal du
numraire effectif. Un entiment patriotique doit fai e
a tous les bons franois une loi de cette conduite ;
et dans un teams o0f tant de biens doivent driver
d'un pareil sentiment, fa majefl ne faurait douter
que chacun ne s'y montre fidele. 11 n'exiltera ia-
mais dcocctiono l'oo on puifle manifefler d'une nia-
niere plus rille et plus utile la puifflnce tendue
d'une nation, l lrfque les c eyens font unis par 1 hon-
neur la raifon et la libert. Le roi protgera dans
tous les teams Pl'ngagement folennel que les reprfen-
tans de cette grande nation viennent de contractor
pour la st.ret des afgnas auxquels ils ont donn le
ciractere de monnaie : ainfi, le ro en i nvitant res
fujets favorifer de tout leur pouvoir le credit et
le course de cOs alfignats croit concilier parfaitement
ton inviolable attache-imnt aux principles ia'iat.rables
de la jullicc avcc l'intr: don: il fera conlianimeiit
aiiiimn pour le rrahliffenient de Ilordre dans kls fi-
nances, la facility du commerce et la prolpritd gd-
nrale du royaume. A Paris hl 19 avril 1790.
Sigene, LOUIS. Et plus bas, par ler oi, DoSI-i T-
PRIEST.
Suite des lettres-patentes fitr dcret de l'AjiriMlic natio-
nale, concernant la u iviion du royauinme.
Dpartement de la arLne. L'a;ilfmble de ce dpar-
tminent fe tiendra provifoirement dans la ville de
Chlons-fiir-Marne, e.t les lecteurs dlibreront fi
elle doit alterner. Ce dpi.rtement eft divif en fii
difricts, don't les chefs-lieux font : Chalons, Reims,
Sainte-Mnehould Vitry-le-Franais Epiruay Se-
zanne.
Dpartement de la Haute-Marne. La premiere if-
femble de ce dpartement fe tiendra dans la ville
de Chaumont. Les lecteurs dlibreront fi, pour les
feffions fuivantes l'aflimble doit alterner centre
Chaumont et Langres, et fi elle doit definitivement
tre fixe Chaumont. l1 eft divif cin ix districts,
don't les chefs-lieux font: Chaumonr, Langres, Bour-
bonne Bourmont, Joinville Saint-Dizier. La ville
de Vaffy aura le tribunal, s'il en eft cr dans le
diffrict de Samt-Dizier.
Dpartement de la Moyenne. L'afl-emble de ce d-
partement fe tiendra ILaval, fauf placer. s'il y
a lieu les autres etablifltmens qui pourront etre
dcrts par lAffemble national dans les vil!es
de Mayenne et Chtenu-Gontier. Ce dpartement eft
divif en fept diflricts don't les chefis-ieux ifnt Er-
ne Mayenne [allay Sainte-Siuzain, i aval ,
Craon Chateau Conri.r. La vilie de \'ilaitne
pourra partag.-r les etabl(liemeins arv c L.a'!ay; nmais
LafIay conf rvera l'option. ra ville dl'.Ivron parta-
Pera aufli avec celle de aintc-Stizainn et aura l'op-
tion.
D,pnareenrt tr la Maiiithe. La premiere alfem!nbia
de ce d(parrcintrit fe tiendra a Nancy et en!uite
ItS fanccs al'eri:i.ronr avec IllliUevile. Ct alt--rnit
in'ci( dirr que piovilfirencr. I1 ell ilivi(ie ci
neuf diflricts dor les chefs liI ux font : Yincy,
*.ti- il Blamont, Saa bourg Ditue', \ic, l'ont-
-lMotil'on, Toul Vztli'e. I., i .. : ;e dt- dilhici
n'eif qu provilcir"irnt i Vi. I ail mbl"' d -
partementi pripofletr des difp';liions difiiitives,
telles que Vic ne runiife pas deux t.,blil-tnens.
------ MiaSHS!BBB--------
M I I P A L I T D PA A I s.
Confil de Ville.
C'eft contre Ies principles que le confil de ville
a envoy une adreiff aux districts, pour demand ter
leur vou fur le mode d'.- i-i. de l'Opra. Car
il eft centre touted rgle d'adiniailtiration que des
affeitbl,.s lientaires, inftituces pour lire leurs
rprfentans, difcutent des objets de regie, et pio-
noncent fur des quefl:ions qui exigent un conn,iaince
de dtails trang.'re la plus gran.ie parties des per-
fonnes qui fe rrouvent ces .Ifemblees.
Cette affectation de popularity ddnocra'rique dans
des homes charge's fur letur lionneiir, d: main-
tenir la loi des principes et l'orga-if:rioit pubi.que,
eft fans dou'e dificile i explique : elle tient puiit-ecre
a la pareffc de penle, qui tia1 permit pas a tout le
monde de rapprochri les nmaimles d'ordre de leur
conduit habituelle, ou bien encore e i \atnution
dcide qui en produit touiouis la cnifaioii.
Cette forme de conftilter lfc districts fLr des objts
d'adminiiilration fl d'autant los deplace le devius
dire plus Idan r'- ukf, qu'e"n fu "molinr mime q'c il ut
lgal;, L Ile n loerait point lon;-t i1s rat(ibkli ct qu en
fine politi.ue il ne fliait pAs cqu'uln gouvor: em; it
foit bon il faut 'ncor q ,. lf', de ,Aree. Or, cet
appel jouina!i';r dr ai ni .l-s .1lii, . s .ectivees
fur des q'ji'-iotns di pouvtoir xcutir n titi cipa et
abfo'ument di nature a pi-rir p'r IEs diflicu tr .I'l
prferte et lus teriels ur illmi c.as q: il pro.duirait
d ans l'exercice des functions pibliques,












On1 ne doit pas s'y tromper; ce qu'il ferait pofli-
ble d'etai litr avec utility ch .z tui Peuple cntl-, de-
vih it impiolible et conrrailictoire chliz ceui don't
I',irdie p'lit:iqL itle e t, bli fur Lune confli utioin poli-
tive : o la cnZruiltiont f cran)ifc eit aujourclJhui
fondie iitr bh re'.rcl nation c'elC donc ch'rt;ior a
toot: l'oultvrrfe, que de vouloir donner au Peuple
'evcd ice ininidiiar de l'adminuifiration ; c'eft dtruire
une coisfi'tituion pine foirme ; c'ef afficher ute
iiKonu.!aice purile don't liLffet eft de conduirae
tc<,lr droit la ferviru.le avant trante ans d'ici ; et
c'elt ce qiue dlefirnt tous les mIconttrns du novel
ordre de chofes.
Je dis aiu Peuple : votre pouvoir eff le pouvoir fui-
prmin."; mwai pour le conferver vous devez en char-
p.r des repr-fnitanss le droit de choifir ces repr-
f ~ir..s et ;n;iirnble. Choififfez-les librement, ren-
dz ls refponltbls retenez le droit de les d-
nouc.er. Si vous in'it tes point co:tens nommez-en
d'autres ; mais girdez-vous dc'admiiniitirar ce pouvoir
vouis-mintn's; g.irdcz-ouis de confier la multitude
vos plus chers inr-rts, parcel que la multitude eft
aveugle et iniconflante qu'elle n'a point de ref-
pon!abilit, et qu'aprs avoir compromivos s droits,
confomnmi votre proprit vous n'avez d'action
centre perfonne perfoine ne peur tre cit devant
votre tribunal, devant celui de la jullice et de 'hon-
neur public,.
C'-f donc une errcur' qu'a commife le coinfil de
la muiiicipalite ; cete erreur ne fera releve d'aucuni
puvoir, parcel, que la municipalir tant elle feule
dans ce moment, la tutrice des intrts de la capital,
perfinnie ne reut rclamer contre fa dcifion. S'il y
avait une Atl'mblie de dpartement oui tout aurre
tribunal qui ptr en juger, il eft f(r que la coinmitii
anraiit droit de s'actionner coitre li municipality ,
qui, parle renvoi aux Affenbles electives d'un objet
qui n'efit q u' :':lnl..iLl, fe foultrait toute ref-
iponabilit.
Aui rffet l'obj:t de cette adlr-ffe aux difiricrs eft,
i". i. leur prterner l'import-ince dui fpect:cle de
I'Opra pour la fplendeur, la magnifceticce le pro-
grs des arts et du commerce de Paris, par la
grande quan:it d'trangers qu'il y attire par les
dif-r:.nttes branches cdinltuirie qu'il donnie liii de
pcriectrcnner; par le got des talens qu'il rpand,
et les amuiemiens qu'il procure aux claffes aifees de
la fr~oiet.
.. De lks inflruire de la dcinon provifoire du
col;.:il de vilie, que nous avons rapport dans le
n'. 108.
Il, los.
1'. D'offrir les inconvieins et les advantages des
di'i'rens modes d'exiften e de ce spectacle (oit que
la ville s'en charge exclufveient, qu'elle Le done
l'I nttri fe, ou l'abandonne au regime mme des
fujets.
4. Enfin de demand r le voeu des districts fur
celui d2 ces mo 'is qu'ils jugeront le plus utile ou
le moins difpendietux. (Ce article efl de M. Psuc-rc .)



H O PITAU X.'

On fe rapp'-le qu'en rendar.t compete d'inn petit
ou:',.'a de M. Colon de Dirol, chirurgien de BJi-
cetre, nous fmies fentit la nccl.it d'tablir ailleurs
que, danis cette maifim le traitemernt des serioniu-s
gateeis : un fait qui vient de s'y pa.ler, va prouver
dajantag-, la ncellit de cet arraiigement.
Six maheureux las d'atteinde depuis long-terns
le"nr tunr, au treatment, et .-, iT 1,1 par dfaut d,.
fic ours, t- lit renvoys de la maifion, parce que.
faii. d'emplacement on ne peut qu'dmettre un
cirtnami nomibre de maladies la fois. Dfols de
cette circonflunce f ualieue, ils imagi terenit d'aller
dans un cait aret de Paris, d'y fire du bruit, et ittne
pe ite dpi.nie qu'ils n purenirt pas payer; on les en-
vov a l'h6tel de la Force. C'.lt ce qu'ili; deman-
daient ; mais lorfque vinar quatre heures aprs, on
iiur olff i leur liberty, ils la refuferent, et direct
qu!'a.rttendu ilur exrrume mifere et leurs nmaux, ils
priaient l'.dminiflrateur de vouloir bien les reuvoyer
come pi lfonnliers Bictre prFirait leur fant
Jeuir liberr. 1 faut fiavoir que les priionniii rs font
traits tout de fuite dans cette maifon, et que le re-
tard ne tomibe que fur les gens libres qui font tou-
jours, trs- n'uiibreux. Voil fix hoimmes parmi les
votJl.urs et les Iripons, expofs contractor leurs
lnhiuiudes daingereuifs par le dfaut de local et
1. manque e de moyens potr traiter un plus grand
lio. bri de.c perfonnes. On parle nianmoins d'employ, r
i cela les capucins de la rue Saint-Jacques, et le dl-
p.it.init des hopitiaux vient, dit-on, de s'en oc-
cilp r i il faiu.hait cent cinquante mille lives Iouir
op r-tr cet utile changement.


LI TL' R A T U R E.
P ) ESI E.
_-' ,-,/,.- ,. ou le ,oi n1ain, et le 'guite:
Fn A B I E.
Ln. Roi Mikros, un nain qui fe croyait fort grand
Un petit, L.oinpol de ddiluts & de vices,


47 2
Un Prince cornimie il en cft rant,
Voulc un beau in.iti, danis uih de les caprices
DLcorer, anrolir lev:r. un CGarc.
Au mniliu d'une vatte l'ale ,
Aflis lt r tun nt0e d'un ':ed,
Mlik ls d c a Mgas de raille colufole,
Et fur lii ilicin rcpli' ,
Js TL i'Ais o(;AND... La foudre, oui, la foudre elle-
inenni C
Dans f'es plus rerribles clats,
N'aurait poincr oni Mgas
'Coinme l'impertinence exni eme
De Mikros, u'il Laluc en riant; mais tout bas,
Pour ne pa braner, pour ne e reiiverrfr pas
EtEl orn et cepcrpce et diadrme,
Et !a rfible majelc
De Mvikros qui des Rois croyait tre l'Clite,
Et dont'l'itfuiltaante boia ,
En panUiot I'honorer, dgradait le mrite.
Toi qui daignes par fois anoblir des vertus,
L'ternel honneur de la terre,
Puiflant Roi que ta main donne in rayon de plus
A l'alfre brilliant qui t'claire.. .
Tu frmis. .. Tu nm'as encendu.
Reois paiiiblenmeict un avis faluiiaire.
Les tales, le gcnie et r'Lugiine vertu
De leur C.ge ec fconde mere,
De la iaitire ont touch recu:
Pour leur gloire que penl'es-tu fire ?
Rien. Tu peux tout pour leur bnhleur.
Tu vivras jtuqu'au dernier age,
Si ta main paternelle et [age
De lcur inodefle afyle carte le malheur.
A Louis XVI.
Monarque Citoyen qu'un Peuple itumenfe adore,
Toi, le relcaurateur de notre liberc,
A l'apecr des vertus qu'elle va fair clore,
Tu diras : aue des Rois je plains la vanit ..
Ils peLento honor celui qui les honorel...
Braves Concitoyens vous m'avez convaincu.
Avec vous, Francais, je prfere
A mille ans de noblelle un initant de vertu.
O rlefles vertus 1 enblillcz la terre
Er roi divin iqneie, autrefois mconnu,
Noble Eifnt du Tris-Haut, viens lourire ton fere r
Viens recevoir de lui l'omm'grnge qui t'dl du
Couvre de ta fplidCIut tin Roi qui te revete
Ec dis la poflirit '
Que imon rgne long et profl're
rut celui de l'galit.
Par M. DaoaucQ.


A S T 01 N 0O M. 1NOM .
ASTRONOMIE.

Mercredi .8 avril, il y aura une clipfe total cde
'une: commiiiencerieit 1o h aures u. minutes du
foir; obfcurit total ou immersion ri heures 17
minutes; commencement de la rapparition de la
lune 54 minutes aprs-minuit fin de 'clipfe i:
jeudi matin I heure 52 minutes.


ASSEMBLEE NATIONAL,

Prifdeznc e e M. le marqiir de Bonnay (I).
SEANCE DU SAMEDI 24 AVRIL AU SOIR.
Des d'purtations des trois bataillons des districts
de 1 Oracoire Saint-Jean en greve et des Blancs-
\'fanteaux, font admifis la barre l'ouvertur.
de la fance : elles prefcuerint des adreffes contenant
achliion a l'arrt du ddnrict de Saint-Itienne-du
Mont, relatif la permanence des difiricts.
Un de MM. les fecrtaires fait lecture d'une adriffe
de M. Boindelot, gentilhomme breton qui offre tii
don patriotique un contract de rente fur l'htel-de-
ville, de la fotnmin de 3,2.00 liv., ensemble quatre
annes d'arrrages. M. le fecrt:.ire obferve que IM.
Boinnd-tlot eft le premier qui ait prir le ferment
civique la municipality de Rennes, et le feul noble
breton qui ait fait un don patriotique. Ladreffe eit
vivement applaudie.
M. le prfident fait lecture d'une lettre de M. de
la Luzerne. Cette lettre announce qu'au mois de jan-
vier dernier il y a eu des troubles la Martinique,
mais qu'ils font appaifs. Par l'expof du miniiii e,
ces troubles qfi paraiffent tre une fiite de ceux
arrivess ai Fort-Royal e.t dans la ville de Saint-Pitrre,
avaient t fufcies par les municipalits de c -s deux
dernieres villes t M. de la Luiz trne prevent I'Airem-
ble national que toutes les impuiit:ttions qui pour-
ra;irit tre fits par les Colons ne feraient que re-
criminatoires. Cette lettre eft renvoye au comit
des rapports.
M. de Gouy d'Arcy fait lecture d'une lettre de
l'afiemble provincial du Nord fes dputs I'Af-
Frmblc national en date du i5 f et d'un arrte de la aime affemble. La lettre porte
Sla conduite de M. de la Luzerne fit des admi-
nifIrateurs, tfit dii confeil fuprieur qualifi de S.-
IDonlinue n jueifie que trop la necefiT o nous
avons rt E o nolls omniites encore de nous go.i
vi rner nous-mimes. M. de la Luzerne a plus que'
perdn nitre confiance; il eft notre ennemi tyran
d autnt plus dangereux, iqu'il femble n'tre venu a
S.-Doiiingue que pour nous nuire d'une manicre plus
efficace par la priomption menfongere qu'leve en
laveur de les connaiances le fiour qu'il a fait dans
(l) C'cli par tii cur qtu dain, l..s huit decri rs naumeros,
on a umis : l'rcidic e .' M. le baron de Menou,.


cctre colonie ; on ne le voit occuElip q
la preflhiurr, de la tourmenter et de ate 1,,iD
fortement que jamais fous l empire u d ep ir lu
nifleriel lorfque toues les provinces de Froncen
cu le bonheur de s'en affranchir.11 nef ieb 0nt
l; il pouffe la perfidie jufqiu' favorirer Lou pal
lus infuirrctions d'une claffe.qui tient tout ls m,
taits de fes anciens maitres, et flatter b s bef n
dans fa correfipondance avec eux d"E alp.ient,
donit 'acconipliffement ne ferait rien inielperances
fubverflin total de la colonie. Il etat t que l
tyran fuii dmafqu, confondu et puni. que le
denonc au public, nous le dinonions 1 'Afs avoir
national; et comme elle ft jufte, ell nIous n m
juflice.ous n fer
Nous avons tous applaudi la dbnonciaion
vous en avez dj faite par la bouche de Ma, de Gou
d'Arcy ; notre arrt pris cette occasion et qu
lnous vois enverrons inceffamment vient l'a u
de cet acte de courage j et loin que vous deviez re-
culer, nous vous donnons charge expreffe de pour-
fuivre vigoureufement cette dnonciationiles pieure
ne vous manqueront pas. Sign, l'Archevqle TRti
BAULr prefdent et contre-fig par le fecrtair.
L'arrt porte : l'Affemble colonial adnonc,
M. de la,luzerne l'Affemble national cinn
coupable de la runion dfbflruenfe des confeilsde
S Domingue, coupable d'avojr,contre fa conicienir
ouienu cet ouvrage d'avoir, avec M. de Marbois
intendant, et de la Mardeile Iroclireiir-gnra
ouiitenu cette operation funefle ; d'avoir dpouillls
colons de la difpouition de leur caille municipal
d'avoir depuis qu'il eff miniffre fecondI toutesles
vexations, les rapines et les caprices de fes agens
fubalterres ; d'avoir fifcit tous les obiacles poflibles
a 'admniiiion des dputs de S. Domiingue l'Alfren'
ble national d'avoir empch la pretlation d fer.
ment des troupes dcrt par l'Affemble national;
c n coniquence,dft nd routes petrfnnes de quelqie
quality et condition qu'elles loient,de correfpondretii
aucunei naiiiere avec M. le comte de la Luzerne,
pine d'tre rputs tratres la patrie, et commi
relN pourfuivis et punis fuivant la rigueur des or.
donnances.
nM.... demand l'imprefion de la dnonciation du
mininire.
Sur la demand de plufieurs membres ,'Affemblie
ordonne que les pieces foient dpofes fur le bu-
reau.
D'autres m Ri s demandentle rehvoi decespieces
au cormii des rapports.
M. de Gouy d'Arcy interpell de certifier les chefs
d'acculation contre le iminiftre, et de ignerlespieces
iuftificatives, rpond que la dnonciation et tousles
actes au fourien font figns par lui et treize defes
colleges, votans ou fupplans, et que toute la d-
putation de S. D)onminguiz entend rcliamerunefvere
.juflicej il dpole les pieces une une fur le bu-
reau.
M. Goupil de Prifeln. Je tn'entends point tre ni
l'apologifte ni I'acuati. u des miniiltres ; mais je crois
que lts inculpa ions centre le miniftre de la marine
font vagues. Si les niinifres font refponfableseuvers
la Nation il ne laut pas cependant qu'ils foientcon-
tinnellcment fournfis l,:.s d:dnointiations ha.ardesde
tells ou t..les Afemribles, qui ne pourraientqiie
dranger li march: des a.uns de l'adminifration,
et diminuer la confiance qui kur el ir:.ira i-. Je
conclus au renvoi d.s pieces au comit6 des rap-
ports.
M4. le vicomte de Mirabeau. Je propofe pouramein-
deinent qu'il it dorn communication a M. de lI
Luzerne de la dnonciation fire centre lui.
M. de Biauat. Si la denoncriatin et les pieces con'
tiennent des expreffions trop offeniantes pour vois,f
l'on v announce que l'on fe moque de rout ce qet lvo s
poinrrez fire, je ne vois pas quels gards elles peu-
vent mriter, et je penfe que vous ne devez point
en ordonner le renvoi au comit des rapports.
M. l'evduc de.... L'Affemble ne pent avoir foi
cue dans des pieces lgalifes, et elle ne cotnnat pas
la signature de M. Thibaut l'archevque.
M. le vicomte de Mirabeau. Je requiers aoilio de
la loyaut Franaife, qu'avant d'entendre lerapport,
l'Aiffmble prononce la peine contre les dnoncia
teurs don't les dnonciations porteraient fur des bre
fauiff:s, attend que le filence des lois fur la iiatutre
du chtiment enhardit les calomniateurs.
L'Affemble ordonne le renvoi des pieces ai CO
mit des rapports, ainfi que la communicatioiia M.
de la Luzerne require par M. le vicomte de Miraibea
M. le vicomtp de Miraea1u. Je demand qNe fAf
fetinblc accord n a motion au ins "" ur
de la qudflion pralable.
Cette proportion eft appuve la q"i"
blc eft mife aux voix. L'Anfemble decide qiil
lieu ddlibrer.
M. le prfdent. Le rifult~at du fcr ln'r 0 'o;
tion d'un nouveau prfident a donne,ur I64 dvoti
313 fiffrirges M. le duc d'Aiguillon, 245 a I dV.
rieu. Le furplus des woix a t perdu.


'I.













~fprort de l'affaiire du'parlement de Bordeawux.
fathien de Montmorenci, aunom du comit des
.ots retln compete du rquilitoire de M. Dudoi,
ril ircu r-gEnPral au parlement de Bordeaux, et de
r'lrt qui a et rendit en c'onielquence le 2o fvrier
deriier il obclrve que nulle itiretpretation ne fem-
lai. pouoir excuier le rquifitoire et les infinua-
tiiu daoiij~ rels cqu'il contenuait ; que cependant le
ocu iretii-,eial avait maniiilete par fa lettre,
FS icenttions avec tant de franchise, qu'il tait imu-
libl dle "n'y pas ajouter foi ; ais que le difcours
, Ononc i la barre de l'Affemble par M. d'A ugeard.
Pr efidcit de la chmnibre des vacations ne portrait
ps les iimes caracteres ; que nanmoins on ne pou-
asit y r 'iver tn titre d'accuiiation, puifque laL pu-
(irtdes exprellions les plus fortes taient fufceptibles
t'ii dioible Itns, que l'on devait toujours interpreter
avec indulgence. Le rapporteur propofe de decrter
-"'a.prs avoir entendu le comit des rapports fur
Ics l.iy'ei de jifification propofs par les prfidens
et pri() tireur gnral dlu parlement de Bordeaux,
I'iTinemble improuve le rquifitoire adopt par la
cliambre des vacations de ce(: pirlement, en ce qu'il
a de ctintiaire aux principles cni acrs par l'Affembl e
liationale, et qu'elle ordonne que le prfident de
ladite chamibre fe;a mand de nouveau la barre ,
pour entendre le'dcret par l'organe de fon prfident.
M. l'ab'' MPfiury. La dnotnciation centre le rqui-
fitcire et l'airt de la chaiibre des vacations du
parle:tentde Bordeaux portait d'abord maniitfeement
lecaractere de la pafiion ; mais aujourd'hui elle part
avoir change de nature. Votre conit n'a plus ap-
perct un dilir national, puifqu'il ne vous propofe
ql'une imple improbation. Examinons premirement
ii l'arrt et le requilitoire mritent cette improba.
tii ; feconlde-ent fi le corps lgiflatif peutt im-
prouver. D'abord, le parlemeint de Bordeaux ne peut
Etre iiculp o vous parole d'improuver des principles,
et foni ne vous cite pas de principles s'il y en avait
de condamnables, il ne faudrait pas feulement les
improuver :le difpofitif de l'arret ne content aucune
maxi:me, naucun principle, il ne parle que de la con-
dlite teniir par l s officers pour arrter les dlor-
dres et les brigandages. Quant au requifitoire', il ne
peut galement donner lieu incilpation ; on n'y
roiuve que l'expr.flion du fentiment douloureux don't
M. le procuritur gnral avait t affect la vue
des imail urs qui dfolaient la Brive l'Agnois le
Condomois er le Quercy 5 huit cens meurtres y
avaient t commiis. ( M.l'abbC Maury efc interromipu
par plu!ieurs voix, qui lui client, Sc'o fe-rmes. ) Votre
flirpri'f nios apprend combien vous tes peu inltruits
des fairs. l'ai vu les procs-verbaux joints au rapport;
ils atteftetit la vrit de ce que j'avance ; il n'y avait
pas encore qiiiiize coupables punis, lorfquee le procu-
retr. insral a fait fon rquifitoire. La ceffation du
'. ..i: n'tait pas une amniftie i la chambre des
vacatiIons e pouvait improuver ce rquifitoire ;
l'homme de la loiqui parole au nom du roi dans les
tr:bunauxn'efi r. j .m.i i ... deces tribunaux. ( l'Opi-
naiit ell de nouveau interrompu par des murmures
d'improbation ; une voix s'leve er dit : laiffe7 drai-
funerM. l'a,,. ) Votre comit vous propofe d'ir-
.prouvetr le rquiittoire, pour fes principles et fes
axinis i qu'elt ce qu improuver des maximes et des
lri cipes qc ue lon ne cite pas ? c'eft prouver qu'il n'y
a p;is liinu dtlibrer que de prouver qu'il i'y a
lii qui' improuver. Je conclts a ce que l'Af rmble
derite qu'il n'y a lieu a ucine inculpation contre
lachimbre des vacations du parlement de Bordeaux,
et qu'il n'y a lieu i dlihrer r fur'iiprobation pro-
polee contre le rquifitoire. Chez tous les peuples ,
lis iges ne ..''i .' .'r italblis pour approuver ou im-
P ri ver, mais In-i J .i tudr o coundamner.
M. de i onuntorency. Je dois rtablir un faith quoi-
qu'il nie foit pas abfolument nceflaite pour la dci-
fici de la quiftion ; j'ai lu touts les pieces avec la
'liis fcruputleufe exactitude ; elles font, comme vous
oy0,z, tres-volimineutes : au lieu des 8oo meurtres
donlt vient de parler M. l'abb Maury, je n'y ai trouv
Ipe'accident d'une fenmme bleffe d'uu coup de futil.
M. lI',tic Mairy. Les troubles arrivs dans la
llientie, ne doivent-ils pis tre compris danP 'nu-
t'lsation ? ( Non, lui a-t-0n rpondu. ) Un mmoire
Sla ville de Tulle, que j'ai dans les mains, en con-
tiiLt un trs-grnnd nombre.( On lui demiande quel itl
ce inombre; il rpond qu'il ne le faith pas. ) Je conclus
lce que cette affaire oit ajournee domain.
Philcurs membres demandent aller aux voix ; la
diulloni eft dclre fenime.
i Barnavc. Je propose pour amiendement, qu'auu
lit e ces mnots du project de dcret, ce en ce que le,
e'utifitoire a de contraire aux principles de I'Affea-
lee tnationale ,, il foit dit, cc en ce qoue, fous pr-
texte de dplor- r d:s maux, don't tous les bons ci-
.tyYens ont emi ,:il affected de imconnatre les priin-
pes de .Auemb te national, et de fire fufpecter
fes intentions. o

fi l',ibbc Maury. Te demand la question pralable
fu cet amiendement.
SCette question efi mife aux voix, et il efl dcid,
a une grande majority, qu'il y a lieu dlibrer.
SQu.ecques autres amendments font propofs, l'Af-
eiible dcide qu'il n'y a pas lieu dlibrer.
Ita priority Enf rclame par le ct droit du pr-
fid)et, pour le project de dcretducomit des rapports.


473
La partie'gauche de M. le prfident demand la
priority pour la rdaction de M.. Barnave.
Cette derniiere demand eft adopte.
Le proj-t de dcret du comit, avec l'amendement
-de M. Barrave eft lu et mis aux voix. Pendant la
lecture, le core droit du priient quite la fIance.
Le dcret eft rendu dans les terms fuivans :
L'Affemble national aprs avoir entendu fon
comit des rapports fur les moyens de juIlfication
adrefes a Con prfidentl par le procureur-gtnral du
parlement de Bordeatix et fur ceux qui lui ont t
expofs a la barre par le prfident de la ch'iibre
des vacations du mme parlement, improve le r-
quifitoire du procureur gnral adopt par l'arrt
de la chambre des vacations du zo fvrier dernier ,
en ce que fous prtexte de dplorer des maux don't
tous les bons citoyens ont gmi, il affected de m-
connatre les principles de l'Affembie rationale et
de faire fuipeccer fes intentions. Et on execution du
prfert decret, l'Affemble national ordonne que
le prfident de la chambre des vac.itiois du parle-
ment de Bordeaux fera mand la barre de 1' AMTm-
ble pour entendre le prLent dcret par l'organe de
fon prfident.
La fance eft leve dix heures et quart.

SEANCE DU DIMANCHE 25f,

M. Lanjuinais. Je remarque dans le procs-verbal
de la fance d'hier foir, cette expreiflon, gentilhoimen
Breton ; elle eft trs- mal fonnaite dans un acte de
l'AfL'Rmble national. Vous ne reconnailtez que des
citoyens. Dans vote adrefle aux Franais, vous avez
dit que tout avait auifaru devant la quality de citoyen. ;
vous avez dcrt, fur les droits fodaux, que l'au
clenne quality noble des biens et des perfonnes tait airwoie.
Dans atucune ville de iretagne, on n'oferait dlor-
mais fe qualifier gentilhomme Breton. D'ailleurs, dans
cet ancien et abiurde ufge la perfonne don't il s'agit
ici ne pouvait enter aux Etats de Bretagne, et ne
devrait pas porter cette inutile qualification. Cette
observation eft alfez, gnrale:nent applauded.
M. le prfident announce que M. le baron de Mar-
guerites, abfent par conge, pour un teins pir& ex-
pirer, demand la prolongation de ce dlai.
M. Voydel. Quand tout nous invite acclrer nos
travaux quand nous avons befoin du concourse de
toutes les lumieres que la Nation a voulu runir,
nul dput ne doit s'loigner du feul endroit o il
ait des devoirs remplir. Je demand que, loin de
prolonger le cong de M. de Marguerites l'Aifm-
ble exige le retour, fous quinzaine, de tous les d-
puts ablens.
M.... Nous donnons la libert aux autres, et l;,
veut que nous foyons enclaves !
M. Regnaud. Je tiens des dputs de Lille, qu'un
mmoire dpof au comit des rapports, prouve
l'utilit de la proposition de M. Voydel, et je pente
au'on doit diffrer de ftituer fur la demand de M. de
Marguerites, jufqu' ce que l'on ait rendu compete de
ce mmoire l'Afembie.
M, Rcederer. M. de Marguerites n'expofe aucun
motif; l'Aflemble ne peut accueillir fa demand, et
doit mme defapprouver toutes celles du mme genre.
M. Defermont. Je propose de dcrter que tout
dput toit cenf avoir donn fa dmiflion, et qu'a
la demanded de Ton college fon lfpplant puiffe tre
admis aprs quinze jours d'abfence fans cong, ou
quinze jours d'abfence au-del du ternie du cong.
M. Voyde!. Je regarded le rappel de tous les dput/s
come important beaucoup au dlut de. i'rt t: il en
eft qui .font abfens deptti quatre et cinq mois ; il en
eft lmere qui font domicilis Paris, et qui depui,,
fix mois, n'ont pas afffifl une feule fiance. (Plu-
fieurs perfonnes nomimtent M. Bergaffe). Je fais la
motion de dcrter que tous ceix qui, ,le i du mois
de mai prochain, ne repondront pas a l'appel nominia!
qui fera fait, foient exclus. On a dit que nous don-
nions la libert, et que nous ne devions pas tre
efclav.:s ; nous devons tre efclaves, sil le iaut, afin
que les autres foient libres.
M. Lacas. Je voulais prifrrter cette motion qu'on
vient d'exprimer b.aucoup mieux que je ne l'aurais
f.it: je me bornerai : ajouter que des d3putes domi-
cilis Paris, non- feuletnentt ne fe tender pas letur
(levo;r, mais encore y manquent de la .manier la plus
Foirmelle, en devenant lks dtracteurs de l'AfTem ble.
.le d-nonce notamment M. Bergaffe, auteur d'un libelle
intitul: Proteflation contre le dcret portantI creation
d'a/fignats, et je demand que tous dputs, cou-
pables d'un femblable dlit, foient dclars infideles
a leurs devoirs, leur ferment, et traitres la patrie.
M1.... propose de mander M. Bergaffe la barre.
M. Populus. M. Bergaffe n'eft pas convaincu ; il ne
peut l'tre que fur un compete rendu i'Affemble.
.e demand nue la protefiation qu'on dit tre de
M. Bergaife foic renvoye au comit des rapports.
M. de S. Martin. On trouve la fuite de cette
r i.. iii.., une lettre adrefli e M. le prfident t fi
M. I p. iilent l'a recue il fera certain que l'ouvrage
don't il s'agit cfl de M. Bergafle. Je demand i M. le
pprifide.nt'fi cette lettre lui a t envoye.


Pluieurs menbres du ct droit diftnt que le pr-
fident ne doit reponim qu' l'lfmblee.
M. de S. 1Ma'rn. J ais certc demandde au nom de
l'Affemblec, qui parait ue pas la dfipprouver.
Une grande parties de l'.l:.iui. fe leave.
M.le prdident demand qu'on fiafe lecture de cette
lettre. Cn la r.
M. le i,efident. J'ai reu cette I ttre. M. Begaffe
demandair que je remitfe fa protellation flir le bureau.
Je lii ai rpondu -peu-prts eu cs terms: , M. de
Bonniy a reu la lettre et louvirage que M. Bergaffe
a envoys au prfident de l'A lemble nati)nale': en
cette derniere quality, il n'a pas crui devoir fire
ufage d'une proteltation contre iun dcret dj rendu.
S'il l'avait ruu auparavant, il aurit it part l'Af-
femble des obfervations d'un membre qui, par fes
lumieres, a le plus de droit l'clairer ,.
Ai. Chabroud. J'ai l'honneur d'obft rver que nous ne
devons pas nous occuper plus long-teris de cet objet.
le fait dnonc l'Alfemble mrite plutt une coh-
fultation de mdecin et une deliberation de parents.
Ou demand paffer l'ordre du jour.
AM. I cur d'Evauv: Perfonne plus que moi ne paia
au dtracteur de l'Altmible le tribute qu'il mierite;
je crois que nons devons enfevelir dais 1 oubli, et les
proteflations, et le nom de leur auteur.
L'Affemble dlibere et paffe l'ordre du jour.
M. A~nfuo. Vous avez rendu, le i.i mars dernier, un
dcret par lequel vous avez ordonn ouc les dons
patriotiques front employs p'ayr l's rentes de
l'httl-de-ville de yo liv. et au- dlious. D'.aprs le
compete particulier que les trforiers des dons pa-
tr.otines !e font fait renfren ils ont reconnu qu'on
petit payer les rcntes de 1oo liv.; en confiquence ils
vous proponent le project de decret litivait:
L'Aiemble national, fur le compete qui vient
de lii tre rendu par les trtociers des dons patrio-
tiques, a dcret et dcrete que ces trforiers re-
raet tront aux payeurs dt s rentes les fommes necef-
faircs pour payer les r(ntes de i.o liv. et au- d ifous,
en fe conformant atu dcrer du a mars, tant utir la
quotit de l'impolition, que fur la comptabilit ds
payeurs des rentes .
Ce project d dcret elt adopt.
M. de Biron. Vous avez charge votre comit des
finances d'examiner les rclamations qui vous taient
faites par les matres des poties aux chevaux de toute
la France en indemnity des privileges fupprims
par vos dcrets, don't ils avaient joui jufqu' present.
.11 a t adrefli vote comit des finances olu-
fleurs plms relarifs au service des poli.s aux lettres,
des poites aux chevaux et des nelfliageries.
Il le contentera aujourd'hiui de mettre focus vos
yeux la nceflit d'in lemmnfer les matres de pottes de
la fiippreffion de leurs privileges, et des moyens qui
lui ont paru les meilleurs pour oprer ctte indemnit.
Les privileges accords .aux mair:s de polcs
taient mins ldoute un abus; mais ils ine 'ont t qu'
la charge de fire e service des grarnds; coiiiers, et
des couriers de cabinet, un priiX be',iu.oup trop
modique et onreux pour eux. Le dacriUce do pii-
vilege, fans remplaccmntiu lfeait fort ut-dt rius de
rous ceux que l'on pourrait exirer du r fti d s (i-
toyens ; car il ablib beraic, ptour la plupiart des maitres
de pofle, prelqiie tout le bnfie frin lequel eft
fonde leur fubilliiance et celle dc leur tamillu.
Tous les malres de po'e demitn;n'it des rempla-
cemens ou inJilemiter de leurs privil gs fupsriits;
mais il s'en bfaut biin que tous Ioibinr d'acc')rd fur
I'elpece de ces indemnitirs. i.s iraitrl-s de poltf Jds
environs de Paris don't h.s clh vatwx inlt confilm-
ment dans une gr.inile activity, deijr-t i. i aurm- n-
tation du prix des courses, et qui- ceiui je lenique
cheval foit ports tree fous par polite. 1 :, maitr.s
de poilr dc province ne cruient pas g. i-ral',-int
que cette augmentation de prix Iiur pi;ile i ru avan-
taeufe, et voudraient que les couriers charges du
service de la polte aux lttres payatnnt kls thevaux
le mme prix que les particuliers ainfi que li s
cou iiirs de dpeches. I)'atur.s encore propoft-ii
d'accorder aux maitres d,: poftl, en indenniit des
privileges o20 liv. par an par lieue de terrain qu'ils
ont a delervir. Votre comit ptenfe que l'augmen-
tation du prix de la court- ne- ferait avaiitageule
qu'aux maitres de pole des environs d.- Paris, et
laiif rait tous les aurres ians iidemnit. Il el prouve,
par di s relevs exacts qt fur de ux cent qua-
rante relais il n' en a que vingt cinq o( les
courses aient t afl7.z multiplies pour paver la d-
p nfe: ces vingt-cinq trouvetaiesenVitibIleneit un
trs-grand advantage dans l'augmentation dt s cinq f'ils
deniandes; mais les deux cent quinze altrf, rIelais',
o les courses font rares, n'auraient, dais cette aug-
mentation, prefiqu'a'icune idemnit. UnI example
rendia la dilproportion plus fr apip.itc-: 1' maitte de
pole des environs de Paris, qui lfait co>u'ir quiarian e
chevaux par jour dans une diliance d'une ipoi'e tc
demie, trouvera, dans i'augnentation fuirdite, un
accroiffemnint de recette journalier de i liv., c'efl-
-dire, d'une fnmme de i,'47' liv. pir an pir
remplacemientt d'un privil qtui ne s'lev.tir i a a
iCoo li v Un naitre d:e poit de province, au coi-
traire, qui ne fait courir qiit vintt chev'auxi )'.r
fnmain et c'ett le p.is. graid nombn're n aur:
pour la diuance' de police et dmie, qu'un 'c:r.,ii-
fement de 3"' liv. par anne d:ns la r cte ; il ai a
peine reu la moiti de l'indemnit qui lui et dute,












-ndis que le maltre de dpolfe des environs de Paris
en aura tciiih unie cinq l oplus t'ortt.
Si l'on accordait le paiedl t de vingt fois par che-
val pour le lfrvice dcs grandes malls, au lieu des
dix lo's q' [ont allous .la dpelle du treflor public
ftait aum.nt," dle la comme de [51,86 1., '.. i.ll
toiiureirait excluivei:ent aiu fri.t des matr-s de
potlie Is plus occnupps, e'elt--dire de ceux qui au-
raient obcenu plis que l'indeniai de, leurs privileges,
par I'augiment.:tio decinq.9los, fi elle tait accordee.
La demand de la reunion de l'(intreprife des
petites malles an fcrvice des matres de poite, pour
l. prix de 20 fols par polte, doublerait encore cette
dpeifc et oprerait encore une charge de 640, yo8
liv. pour le trefor public. Cette reunion ferait mme
impoflible fans beaucoup de frais; parce que les
tr.itcs d'entreprife ont t renouvells l'anne der-
n cri:. P our porter le prix des chevaux employs pour
le' Cerice des diffrentes males, et pour celiii des
couriers du cabinet, 20 fols, il en cotierait au
trfor public une augmentation de dpenfe de prs
d'un million.
Les demands des matres des poftes des pro-
vinces quoique beaucoup jilus modres ,puif-
qu'elles n'eiaentent pas une augmentation de d-
penbF pour le voyageur, et qu'elles ne prevent pas
davantage le trfor public, ne paraiflent cependant
p:s devo.ir tre accueillies en totalit : le nombre
delienes qu'unfe poit. doit dlefrvir ne donne pasla pro-
portion du nombre de chevaux qu'el'e doit entr.etenir.
Votre coiit penfe que le moyen d'indemnit le
molns onreux au public, et dont'la rpartition ferait
la 'pliis gale, lfrait d'accorder tous les matres de
pole du ryuinme une gratification annuelle de 3o 1.
p.ir cheval cini-etenu pour le service de la poile,
le nombre de chevaux de chaque relais fix tous les
ans verifie et rectifi par desinfpections faites cet
gard. Les maires de pole ayant cefl de jouir de
leurs privileges au premier juillet 1789, et ayant t/
impolis pour les fix d. rniers mois de cette anne il
parait julte que cette indemnit leur foit accorde
com.ter du premier juillet i78o. Cette indemnit,
qui n'excdera pas annuellement la fomme de 660,oo0
Sliv., a pru la plus conomique votre comit des fi-
nances;ei conqutence il vo us propofele dcret fuivarnt:
c I/Ai(femaible national dcrete qu'en indemnity
des privileges fupprims, il fera accord une gra-
tification annuelle de 30 liv. par cheval entretenu
pour le feivice de la pole chacun des matres
de-p.-ite, d'aprs le nomiibre de chevaux fiu tous les
ans par chaque relai; les vrifi:'aions et infpecrions
faites i cet efif t par les municipalits fuivant le
nombre de chevaux qui aura t rgl fur les tats
prfenrs par, lintendant et le confeil des poftes,
et arrts par chaque lgiflature,
L'Affemble national dcrete que les mrtres
de pofie doivent continue tre charges du service
des malls, raifon de te fols par pofte et par.
cheval; de celui des couriers du cabinet raifen
de i foils5 de celui des eflafettes, raifon de 40
fols par pofte favoir, 25 fols pour le cheval, et
15 (fils pour le poffillon que la dpenfe extraor-
dinaire des voyages de la court demeurera fupprime,
et que le prix des chevaux de pole demeurera fix
25 fols par pofte et par cheval.
L' Tffkinble national dcrete que les matres de
pole front tenus de fournir la rquifition des
fermiers des imefiageries, deux chevaux 2 foils
par pofte et par cheval pour les cabriolets charges
d'une ou deux perfonnes fiulement et de deux
porre-manteaux de 2. o livres pefpnti trois che-
vaux 2fi fois par pofte et par cheval pour les
nemes voitures charges de trois pcrfonnes et de
trois porte-marteaux ; trois chevaux a zy fols par
pofte et par cheval pour Jcs voitures quatre roues
cha es d'une ou deux 'perfonnes et de cin-
quante foixante livres d'ef'etsi trois chevaux
30 fols par pofie et par cheval pour les voitures
charges de trois ou quatre perfonnes, et de cent
cent vinglt livres d'effets, et 2.0 fos de plus feu-
lemo:nr par poife pour chaque quintal excdant le
port d'eff.ts fuidits .
Aprs quelques amendemens, qui font tous carts
par la question pralable,le project de dcret eft adopt.
L.a fal ce ef leve trois heures.

M ELAN G E S.
Tandis que les ennemis de la revolution cherchent
ouv riteiient a garer la conscience du people et
dtruire s'il eft polfible, la libert par la religion,
des hnnmes de bien, de vrais minifires de paix et
de juilice, appellent leur fecours, avec bien p!us
de raifon, cette religion mme, et invoquent tes
principles l'appui du nouvel ordre de chores qui
s'ouvre en ce moment pour nous. De ce nombre eti


474
i. Cerceau cur de la paroiffe de Congis, lrs de
Vieaux, mairn de la municipalit de ce lieu. 11 a
prinonc devanti es paroifiieiius, le dinmanche 7 nars
d'ruier, l'occafion de la pr-ftation du trmneiit
iviqu' un difcours qui a pour titr : La cornfl;rtion
iengce des iculpacions des ennemis de la revolution.
(Ce difcours pllin d'nergie, d'onction et de fieni-
bilit a, dit-on, fait verfer l'audituire des larmes
d'attendiiffiement et de rccoiinnaiflince :-c'il un bel
hommage la libert publiquei, et aux verrus du
relpectable palieur qui s'en til montrd le. digne or-
gane. Nous allows trainfrire les principaux mrrceauxi
de ce difcouirs, et nous foImmes bien ftirs de 'intirt
qu'ils iiilpireront nos lecteurs.
Le moment en eit venu et, puifqu'une cr-
monie auguiae nous rafemroble dans ce te-mple, fous
les auspices de la religion et de la liberr je vais
ta ler auiourd'huii, come minilire de l'une et de
l'autre, de porter vos ceurs vers une union fi g-
nralement defire; et, pour le fire avec quelque
fuccs, le me bornerai dtruire les principaux pr-
textes don't f ffervent les ennemis du bien public pour
vous garer. Ils lavent que vous tes attachs une
religion qui a Dieu pour auteur et i!s vous difent
que la confitiiition nouvelle lui porte de criminelles
atteintes ; ils favent quie vous tes attachs votre
roi, et ils vous dilent que la nouvelle conflitution
en avilit la dignity ; odieufes inpuLtations don't vous
allez comprendre toute la faiufet.
D'abord je prtends que la nouvelle confti-
tution, bien loin de porter atteinte la religion,
a emprunt d'elle tous tes principles.
La religion chrtienne, Meffieurs, tablit entire
tous les homes une parfaite galit tous cniifns d'un
muime pere leur origin eft commune ; fujets aux
rimes faibleifes ils tendent tous, dans l'ordre de ja
nature, au mme terme, qui eft la mort ; dans l'ordre
de la grace, une clete patris les attend tous fain
autre diftinction que celle qui nait de leurs mrites et
de lears vertus. Le juif et le gentil foat gaux aux
yeux de l'auteur de note religion faince ; et la feimme
ffilige d'une perte de fang, et qui desire toucher Ifc
v-.mens facrs, reoit de lui ta guicriin aulli bitr
que la fille d'un roi. L'galite de chaque individu eli
donc uLi principle fundamental de la religion.
Mais, Meffieurs, fi ce fointl les principles de'notrt
religion taiite, come on n'en peut pas douter, dites
moi, je vous prie, ot' trouvez-vous que la nouvelle
constitution franaife en enfeigne d'autres ? Elle n(
faith que donner fa sanction ceux ci, dans fa Dcla
ration des droits de l'homme, reconnus et nmprif
depuis fi long-tems. L'homme y eft regard libre e
e gai (ls frerts,leurs droits refpectifs font les mmes
et la loi voit, d'un oeil indifferent, et les initt
du rhftique colon qui habite fous le chaume, et ceu:
du potentat, que recelent de magnifiques reois, et qu<
la pourpre dcore. L'origine des hommes etant corn
mune, come le dmontre la religion er la raifon
la confritution, fuiivant la trace de l'une et de l'autre
a fait difparaitre ces distinctions humiliantes de niobi,
et de roturier et elle a voulu, ainfi que la religion
que les dignits, les prfrences, les honneur.s fufflen
le prix du travail, des talents, du mrite et de la vertu.
Fnnemis du bien public, votre impoflure e
vifible ; vous vous tairez ce parallel ; vous....
Mais non, Mefnf lirs, j,: les entends encore miurnmure
de nouveaux blafphmes ; ils ius prf.entent auli
avec une fthisfaction maligne, la tolrance dans le
differences du cuite. Mais le divine auteur de notr
religion ne communiquait -il pas avec les pcheurs
avec le juif et le fanaraitain ? D'ailleurs, t-ft ce p
!une force coercitive que l'oi peit amene r les home
croire tel ou tel dogme ? C'ef par la feule perfu;
fion et le bon example. Le rapprochement des pet
fonnes les mene iifenfiblement, et par degrs, a
nmmle culte ; et ne voyez -vous pas dans ce mim
moment, un de nos frrers gars (i), dans le mim
temple, jurer devant le mme autel, la fidlit
conflitution ? Ce ferait, et je ne crains pas dele dire
tre tranger l'efprit de douceur de notre religion
que de croire qu'elle eft affez inhumline poin prt
tendre priver des avantages de la focit des ind
vidus qui la fervent par leur indullrie, leurs talents,
don't fouvent les mours font la critique des ntres.
J'ai jufqu'ici, Meffieurs, veng la conflitution du
attentats qu'on lui prte centre la religion; il me refl
actuellement la venger encore de ceux qu'on 11
prte pareillement contre la majeft du trne.
Si par la majefl du trne, vous entendez
Meflieurs, une autorit fans bornes ou arbitraie tir
puiffance abfolte fur la vie, fur la libert, fuir l
fortunes des citoyens, ce vale patrimoine des abi
don't ont joui fi long-tms nos rois, ou plutt, qi
fe font partag entire eux, focus leur augufle nom, ui
foule d'hommes ambitieux, avides et dprdateurs
j'avoue hauteiientque la constitution nouvelle dtru
(t) Uln cultivateur, de la religion pitcn,loc i-:,ormn'
ct choifi pour notable en la iiinicipalit de Cog;is.


et anantit cette majefl du trne : nmais fi
jlit lt trone, vous entendez, comme vo'us a e
le faire une puiflfice itffiflfnte pour faire ,u ev
les lois, protege? le foible contre e fort, ant cute
commerce dlcenre la patrie contre les deffein
vers d'une puiltaiace trangere et rivale ns pe
le refp-ct et infpircr la conia.ice aui-dedns iraner
la confidration et imprimer la terreur aui-dehors pl
un nmot, la puilflance de fire le bien eat 1'imu:irsa.,en
.e ie, t imp un tl l'al,
de fire le mal; alors je maintains que la nouelle
conlitution, bien loin d'avilir la majei du l,'ule
la rehauffe infiniment; et pour vous en convaii er
Mefl]eurs, jittez feulement un coup- od'il (ir les pr
rogatives que la coiiltitution accord au ri. Ell
l'tablit chef fuprme de la Nation I et pour que l
respect et lobiffance foient plus grands etplius'dafir
envers le inoiarque, elle veut que cette .. intent
dignity loit hrditure, parce qu'en efet une fuccef.
lion qui n'a d'autres lois que cells de la naiffance en
dconcertant toutes les intrigues et toutes les cabales
que l'on remarque toujours dans les lections i la
fuprme puiffance fait craindre aux violateurs des
droits facrs du trne, un vengeur dans la polfti
du prince qui regne.
La confiitution lui accord le veto furpenfif.,
prrogative qui a alarm ceux qui ne faiaiient pa
affez de diftinction entire les premiers i s Ians de
libert et les premiers excs de laftcence. Parce vao
Meffieurs, le roi peut fufpendre l'effet de tous e1S
actes du pouvoir lgillatif, jufqu' ce que la Nation
ait confirm le voeu de la legislature prcdente par
de nouveaux reprfentans.
La conflitution regarded le roi come chef du pou-
voir excutif, come chef de l'arme, come la
force de toute adiiniftration 3 elle veut enfin que
ce foit un point invariable et conifitutionncl, quela
Sperfonne du roi elt facre et au-deffus des atteintes
de tout pouvoir. Or, je vous demand, Mefieutrs lfi
t tant de belles, tant de fublimes prrogativesamafies
et e ntail'es autour du trne en aviliffept la majell ?
Et voila comire des miipoflures, pares du voile delay
s verit", et qui peut-tre vous auraient fduits, tom.
Sbenr d'elles-mmics et ne peuvent foutenir la confront.
r station avec cette mme vrit don't, elles affectent
d'emprunter' le language.
La cotnfitution nouvelle ne porte donc aucune at
Steince la religion elle n'avilit donc pas la majel
Sdu trne, elle neaitqu'carter, d'une main Ofgement
e hardie, les abus qui environment l'autel, ecqui afli-
Sgeaient le monarque. Rien ne vous empche donc,
s Franais, mes freres, de jurer fidlit une confti-
t tution don't vous connaifliez la lageffe et don't vous
cornmmencez goter les prcieux avantages.
s Que le jour de la preflarion du ferment civique foit
x aufli celui d'une alliance indifloluble entire vouset
t votre pafteur. Par la nature la religion et laloi, je
uis votre gal votre frere. Par la religion et la loi,
je fuis encore votre pere puifque vos intrts me
ont confis focus ce double rapport; et je jure, dans
e le temple de Dieu mme, de remrplir votre gardles
,. devoirs que ce double rapport m'ionpofe.
it Et vous, Fr-ia.iis, mes freres, d e vote ctvous
i. allez jurer devant l'Eterniel que vous accepted la niou
f1 velle conritution dains tous fes points; que vous lui
Sobirez que vous r mplirez exactemnent les princilpes
Sde la loi nouvelle don't vous connaitfez dj beaucoup
:'articles que vous demieurez lideles vote vr-
s tueuxl mnonarque ; que vous'ne fouffritrez pas que l'on
e viole jamais la colnftituiion que vous la dlenrezde
tout vote pouvoir.
Ir Tandis que je vais lire la formule du ferment que
:s nous avons prononc, et auquel nous avons fouleit
a- lors de notre election, appliquez vaimain" droitefur
otre ceur, et lorfque j'aurmi cefde lire,que cette
u mme neailn s'.leve vers la Divinit, et la prennea
e ttimini de la fincrit avec laquelle chacun de vous
le aura prononc intrieurement ce que je vais dire;
la Je jure d'tre fidele la nation, la loi etlu
Sroi, et de iiaintenir de tout mon pouvoir la Colititn
o- tion nouvelle.
i- A pfent vous tes Franais et fongez qu'on ie
et fe joule pas impunment de la )ivimit.
Dieu puiffant et ternel, par qui regnent les r0f,
e' par qui les Empires font gouverns, jetiez, clu hau
de votre trne, un regar favorable fir c epl
i profiern de;vant vos autels Daignez lui doiiel' I
force nicelfaire pour accomplir ce qu'il vieltt devoid
*, prom,:rtre Continuez rpandre firnos repr lltii
e vote agef infinie! fli Ils fe font affembles lous '
es de la religion, pourriez- vous, centre vospro
us les abandonner? Change le coeur descitoyens cgab
te qui s'oppof-i't au bien common Souteuu 1ezo-trr au
'e gufle monarque dans les glorieux et peinibules travaux'
s Nous allons fire monter vers vous les access de o
it reconnaiffance par le antique que l .,l
adreffe dans ces jours joyeux et l(olnnels. T'
Signed, CEAcEA, cur et maire de ConigiS


On s'abonne 8 iiv. plur lris moris, 36 liv. polIr ix moris, et de 72 liv. pour l'an ie; et pour la Province de zz liv. pour trnis.r moi, 4 fli.'r
o,/., 84 ,li. pourl'anne, franc de port. L'on ne s'abonne ,qu'au commencem~n de caque mis. On J;,fijrit aufi chei tous 'les iJiZrare~"
Fance et 'es Directeurs des Po es. C'efl M..Aubry Directeur du Bureau de la Ga erte Nationale, rue des Poitevins, no z8, ii .i';
ai ir er les ctres et I'argent, franc de port.- Tout ce qui concern la compo/itoicn t la 'rdaction de cette Ga:'tte, come Livre, EfampF
Cartels, M uc, &c. doit tre adreff au Rdacteur de cette Fe~ille, rue du Jardine, maoin de M. Carafle, cn face de L r/ue de 1'yer.
'f .alL ru daJardetjma oa e M Carfl" zjhg d