Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

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GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSAL.


.No '?. VENDREDI 23 AVRIL, 1790.


POLITIQUE.

FRANCE.

De Paris.
T ..eRES-PATENTES iU nor, fur dcret de l'Af-
fel rationale,. du 2 mars 1790, concernant la
fipprello" dl duroit fur la fabrication des amidons ,
Computer du ier. avril 790, et l'tabliffement d'une
contribution fur toutes les villes du royaume pro-
vifoirement et pour la prfente annee 1790 feule-
-ment,
Iden, da za6mars 1790, fur le dcret de FAffemble
national, du iS du prfent mois de mirs, compre-
fant les difpofitions pour prvenir et arrter les abus
relatifs ,ux bois et forts domaniaux, et dpendans
i'ctabliffei ens ecclfialtiques.
Idem, du 28 mars 1790 fur les dcrets de l'Af-
femble national, du 22 janvier dernier et 2.z de
ce mois porctat que les d p nfes ordinaires de
l'ainie courante front acquittes mois par mois et
u'il fra lirfis au paiement des crances arrires.
liem, du 28 mars 1790, fur le dcret de l'Af-
femble national, du r~ du preent mois de mars
concernant les droits fodaux.

Sti'j des lettres- patentes fur dcret de l'AJmnile
nttionale, concernant la division du Royaume.

Dipartement du Loiret. L'Affemble de ce dparte-
mentlfe tiendra Orlans. 11 eft divif en fep dili icts,
doit les chefs-lieux font : Orlans, Beaugency, Neu-
ville, Pirhivicrs, Montargis, Gien Bois-Commun.
tes lecteurs du dpartament examineront s'il eft
plus avanta veux de placer le district de Bois-Commun
dans la ville de Lorri. ou de fire partager les ra-
J-,,.i ".. :', cette derriere en la dtachant du district
de Montargis. Ils dlibrieront auffi fur le partage des
(" !11 iil.ii: i -; dans le district de Pictiiviers et fur
la distribution de ceux qui front dtermins par la
conllitution, dans les diffrentes villes du dparte-
ient.
Dpartement du Lot. L'Affemble de ce dpartement
fi ticendia Cahors. il eft divif en fix diflricts ,
dontles ch-fs-lieux font: Cahors, Montauban Lau-
7erte, Gordon Martel Figeac. Les lecteurs dli-
breront fur l'utilit ou les inconvniens de la divi-
lion de ce dpartement en un plus grand nombre
de diiricts. Les tabliffemens du difirict de Lauzert
feiont partangs avec Mloiffic; les lecteurs indique-
ront cell des d.uix villas dans laquelle il fera fix,
de mnirete que Mo ifai foit le chef-lieu du district
on le fige de la jurisdiction.
Dpartement du Lot et Garonne. La premiere Affem-
ble de ce dpartLment le tiendra Agen, et alter-
nera dans les villas qui en front juges fiuceptibles
par les lecteurs i qui pourront nanmoins propofer
l ixatioln du chef-lieu. Ce dpartement eft divif
en neufdiitricts, don't les chef lieux font : Agen,
Nrac, Caflel-Jaloux Tonneins, Marmande, Ville,
niuve, Valence Montfl.nquin, Lauzun.
------....-~- ----

Extrait d'une lettre de Lill.

Je vous garantis, Monfieur, la fidlit des details
fuivans.
Le dCordre a commenc par un duel entire un
Ge'enpdir d.- Boyal-des-Vaiffeaux ivre, et un chaf-
S iirA- INormandie i le premier a t tu Ce duela t
hiiui d'in second centre un chauffeur de la Couronne'et
"ii d!affeur de Normandie, n'ayant pour tmoins qur-
Pliti'rs chalfeurs du dernier corps. Le cha.iffur di
la Couronne a t bleff i de quatre coups de fabre, et
l iio' dans la journe. Un bourgeois rapport aux
grenadiers des deux rgimens qu'il l'a vu affaffiner pan
les ix tmoins, et voil la guerre allume.
On s'alfTeble par pelotons; on s'infulte rcipro-
qlueent on 1e demand des reparations le fabre
la inai. Quelques officers des deux rgimens. amis,
adle d'officiers fmeftriers, parviennent rtablirle
ca!le, et faire rentrer Is-s deux parties dans la villet
5is un piquet de chaffeurs cheval command
P'r un captain et un lieutenant, charge au galop et
e lfbre li main les foldats d'infanrerie
On cherche crpendant concilier les efpries on
cmrnmande une deputation ; on effectuue une apparnr it
reconciliation. Quatre heures aprs le racommod--
tlent, noiiuvelle rupture : un chauffeur de Normaniie
ite un coup de piffolet a ian forgent- major de la Cou-
""lne le mianque, et tue la f.ntinclle du maire de la
e. Un autre chauffeur du. mme corps attaque
n" utre reenadier le fabre la main, et de l'autre
nain lui tire un coup de piflolet. On crie aux armes.
Le g"nral fe prfente par-tout, et fa prfence ne peut
1 lndier au dfordre, Il y a des efcarmouclis fan-


glantes dans les rues. Les rgimens amis s'taient
empars de la place. Les chafleurs cheval tenente
deux diffrentes reprifes, de les en chaffcr. Le bon
ordre qui y regne leur en impofe ; ils fe retirent.
Deux officers d Lcolon:l general font la fingaliere
propofit-oi de nommer des champions qui le bat-
tront devant les quatre corps affembls. Cette pro.
position eft rejete. Les chaffeurs le retirent la ci-
tadelle. Un adjudant de Royal-des-Vaiffeaux y eft
envoy par le gnral, pour donner ordre aux chefs
des deux corps qui venaient de s'y rendre, d'y con-
tenir leurs troupes. Ct:t adjudant eft couch en joue
par quelques foldats du colonel-gnral. Le gnral
le rend lui-mme la citadelle, o il eft fait pri-
fonnier et gard en Otage depuis ce jour.

Voil les faits. Voici les bruits incertains. On pr-
tend qu'un chaffeur de Normandi e, en mourant,
confeil qu'il avait reu de l'argent, et a tmoigne
ls regrets d'avoir facrifi fa vie une querelle don't
il ignorait le motif. On ajoute qu'un dragon du co-
lonel-gneral furpri par une patrouille, lui a de-
mand la vie en lui dclarant qu'il n'tait pas de
ceux qui avaient t pays pour les attaquer. On affure
en outre, quei parmi cinq chaffturs de Normaindie,
arrts par une patrouille de grenadiers de Royal- des-
Vaiffeaux, on a trouv un officer dguif.

Vous avez rendu publics les ordres que les deux
rgimens amis avaient reus de partir le lendemain ,
l'oppofition que les citoyens de Lille ont nife leur
epart: je n'ajouterai plus qu'un mot. C'elf que les
deux chefs des corps enferms dans la citadelle fe
font enfuis en pays tranger ; ce qui puLit better quel-
,iue lumiere fur les troubles don't notre ville vient
d'tre le thtre.

Du 17. Hier, deux heures aprs-midi un ordre
du roi enjoint M. le marquis de Livarot de fe rendre
fur le champ Paris,pour rendre compete de fa conduit
l'Affembie national, au Roi et au Minifire. Cet
officier-gnral eft fur le champ mont en voiture
?our obir aux ordres qu'il venait de recevoir. Les
quatre rgimens qui component notre garnifon actuelle,
partiront d'ici mercredi, prochain. Ils front rempla-
cs par Beaujolois, Brie ,Dilion, et'le colonel-g-
nral cavalerie. Puiffe ce movement rtablir l'ordre
et la tranquillit don't nous avons befoin !

Lettre de la municipality ct du confeil-gnral de la
commune de Soiffols a l'Affemblc national. Du
24 mars 1790.

Meffieurs, la municipalit de Soiffons, rgnre
et forme enfin d'aprs vos dcrets eft peine raf-
femble, qu'elle remplit le premier de fes devoirs en
vous annonant cet evnement, et en vous rendant
les hommages.
> Pntrs des obligations que nous impofe le fuf-
frage de nos concitoyens, profondment attachs
la constitution ,pleins de respect et d'admiration pour
tout ce qui eft man de l'Aff.mble national, toute
notre tude va tre de juftifier la konfiance de'la
commune de Soiffons, en excutant vos dcrets avec
tout le zele qui doit animer les reprfentans d'une
cir qui doit fa libert votre fagelfe et votre
hiroique fermet.
Sojffois, dformais doit tre compt pour un
(les a'ppuis de la conflitution, don't les progrs font
imatilues par chacune de vos fances.
i Nous ne fommes que les fideles organes des ha-
bitans de cette ville, quand nous vous-affurons, Mef-
fieurs, qu'ils font prts rpandre leur fang pour la
defense delay libert,pour la confervaion inbranlable
de votre augufte Affemble.
Soiffons entire dans le pacte fdratif des ci-de-
vant provinces de Bretagne et d'Anjou. I es terms
dans lequels il eft conu font l'expreffion des fen-
rimr.ns de nos concitoyens. Dans cette ville con-
quife pour la libert, l'poque du renouvellement
de fa municipality, vois ne verrez l'avenir, come
dams tout le refe de l'Empire, que des encourage-
mens vos glorieux travaux.
SNous ne devons pas vous diffimuler Mefleurs,
toute la part qu'un de vous, M. l'abb d'Expillv a
eu un aui' grand thangement parmi nous. Il a paru
en mdiatetr- entire la commiltune de Soiffons et fa
derniere municipality. 1i furmorit les oppofitions ,
rapproch les volorits, et fait triompher la cauf du
People. Cette juflice que nous lui rendons devant
vous Mellieurs elt un tribute que nous pavons la
'-econna'ffaincle C'eft ainft que vos bienfaits fe rpan-
dent dans les provinces par la prfence des mem-
ires de l'Affemble national, comme par fes d-
crets c.

SN. B. Cette letter avant qu'elle fe.expdie, a
:t lue l'htel-de-ville la premiere fance de
;a municipalit devant un grand concours des habi-
ians de S.-.li.-,n., qui y ont applaudi, et ordonn
qu'elle ferait imprimee4


ADMINISTRATION.
MU NICIPAL I T D B P A R S.
Acadmie de Mufique.
La rmunicipalit qui, come on fait, eft chrgd
de administrationon de l'Opra, vient de faire connatre
au public, que toutes les entres gratuites ce fpec-
tade except celles accord~s aux auteurs atu
anciens fujets, aux anciens directeurs, aux veuves
des directeurs et aux bailleurs de fonds, front
fuipprimes. Tous ceux qui auront des rclamations
fire fur c, t objet voudront bien les adreffer au
d'partemene des tahliff.-mens publics, rue de Ven-
dome, ancient htel de l'Intendance.

'TRIBUNAL DE POLICE.

Ce tribunal vient de rendre et de fire afficher
plufieurs jugemens, don't les plus intreffans portentr
l'unt, condemnation la prison, de .4 heures, contre
Mv. Louis-Mich-1l le Moine, pour avoir cri et pro-
clam des feuilks imprimes, non manes de l
puilfance publique, et notamment un libelle centre
un citoyen.
Un aurre fait dfenfes, favoir, i. M. Serrel
de fire des motions tendant trouble l'ordre dans
les lieux publics, et notamment dans le cirque dt
palais-royal; et pour l'avoir faith, le condamne en
zo liv. d'amende : z2. M. Pampin, de favorifer
l'avenir, par fa prfence et fes propos, de pareils d-
fordres ; et pour l'avoir fait, le condamne en dix
livres d amended : ~. M. Bardini de fe joindre
l'avenir aucuns attroupemens i et pour l'avoir faitt
le ondamne en trois lives d'amende : enjoint Mi
Friteinon de porter honneur et rvtence la garde
national ; et pour y avoir manqu le coidamhe en
3o livres d'amende, et ordonne l'impreliori du ju-
gement.


FINANCES.
Suite du dpouillement du livre rouge;
C APIT -RE VII I.
Affaires trangeres, Afaires fecretes des Pofes et auttii


1774. (8 juin ). Dpenfes fe-
cretes des affaires tran-
geres . . . . 48
i( 16 octobre). Pour les
dpenfes des affaires
trangeres...... . 1,984,350
(27 nov.) Pour idem. .. ;5 li7,59
1775. ( 9 fv.) Appointemens
de la furintendance des
poftes. . ... ... 3,5o00
Idem. Dpenfes secretes
de la ferme des poftes.'. oo,ooo
(19 fvrier) Pour les d-
penfes des affaires tran-
geres . . ..... 1,257,611
Idem. Dpenfes fecretes
du miniltre. ..... .. 200,000
Idem. Dpenfes secretes
des affaires trangeres.. 1,296,141
(13 aot). Pour les d-
penfes des affairs tran-
geres . . . . z,440,858
(3 feptembre).Pouridemt z 15,000
( 6 nov.) Pour idem. r 1,184,Z88
( 1 dcembre). Pour d-
penfes secret's des affai-
res trangeres . .... 189,928
1776. (28 janvier). Dpenfes
fecretes des poftes.' .. 30,000
( 17 marss. Dpenfes des
aff ires ecangres .. . 9746z11
Idem. Dpenfesdu minifire
des affairs ctrangeres.. 100,000
LIem. Dpenfes secretes
des aff.ires etrag=res.. 768,165
( i aodt). Idem. . . I,855,33
(8 fepremnbre ). Idem. . 407,i70
( r eptembre). Idem.., ,385496
1777. (L3 f'vrier).Idem. ..., 733,688
Idcm. Dpenfes des affai- ,
tes trang-res. .. ,. 24,548
Idem ..... .. '. i09,161
Idem.Dpenfesduminiftre
des affaires- tranger.vs.. [..00,000
Idem. I)penfet.crete des ,


l 7f 4di


15 Il


'5



& s


6 ,~


potres ... ** 300,000
Ordonnance au porteur.. 6,000
( i mai ). Dpenfes fe-
ci-rtes des affaires tran-,
geres. . . . . . i537,907 1,.
( 9 juin ). Ordonnance au
Sporteur. .. . . . 074,49 7 7

Total de ce chapitre. 1,o73,14) 8 S.5de












Report. 79,093,5841-'Of-


( 6aoit). )D.ipenfes des
affairs trangeres . .
1-77. ('' 6 aot). i- p"i`fe fe-
cietm) inconlnull au direc-
tcur- genal. . . ..
1778. ( z.ojaivir ). l)dpenfes
des sffiires ctrangeres..
(zo janvier ). Ider ...
( 2 janviwr. ) l)pcnfes
fecrct s des poles. .
( 2.1 fvrier). Depenfes fe-
cretes des affaires tran-
geres. ......... .
Ide/n', du minifire des af-
fair s rrangeres . .
(3 mai). Dpenfesfecr~tes
des afiLires trangeres.. i
(3 mai). Pour idem. ... I

1779. Affairs fecretes des
potes . . . . .
Iem. Dpenfes fecretes
dles affairs trangeres..
(16 mai ). Dpenfes du
miniitre des affairs
trangeres . . . .
Jdem. Dpenfes fecrrees
du dpartement des af-
faires trangeres, quar-
-tier de janvier 1779....
I Idem, du quarter d'avril. i
Idem... . . .... .
Idem ...........
2780, Dpenfes fecretes des
poles .... .....
Dpenfes secretes des af-
faires trangeres . .
Idem . . . .... .
Dpenfes secretes particu-
lieres du minifire des af-
faires trangeres ....
Ordonnance expdie par
M. le come de Ver-
gennes pour teindre
une pension fecrete des
affaires trrangeres ...
DCpenfes fecretres des af-
faires rrangers. . .
DpenfCs fecretes des af-
fairestrangeres. . .
7813.(9janviet). Affaires fe-
cretes des aff.ires tran-
geres.......... 3
Dp)-nfes ecretes des
affaires trangeres.." .
PDpenfes ferretes des
poftes ...........
(8 mars). Dpenfes fe-
cretes des affaires tran-
geres ....... .
( 6mai).Idem . .'. .
(Io aot). Idem. .'; .*
(5 novembre). Idem... 2
172.. (o2 janvier). Dpenfes
fecretes des poftes . .
( 24 fvrier ). Dpenfes
fecretesdesaffairestran- -
geres . . .
(17 mars). Idenm. . .
Idem du miniflre ...
Dpenfes fecretes ds af-
faires trangeres . .2
Idem, pour le service or-
dinaire des affaires tran-
gares.......... .
Idem ....... ..' .. 2
Ordonnance au porteur,
qui doit tre converted
en bordereaux viagers de
fvrier 178 que le roi
m'aordonn luiiprrenter
le 17 novembre 1782. .
1783. Dpenfes fecretes des
poftes. . . . . .
Ordonnance au porteur,
Sde cent mille liv. en con-
trats fur le domaine de
la ville, fuivaht le bon
de S. M. du 12 janvier
1783...... .. .
Affires fecrp tes de dpar-
temYent des affiires tran-
ger s ... . . ..
Affairs du dpartement
des affairs traigeres..
Dpenfes du 'miniftre ,
pqur affaires fecreres du
dpartement des affairs
triangeres.. ..
(27 avril). Ordonnf atce
au porter, pour le fer
vice politique de la Silif .'
Ordonnance :u porteur,
pour dperles partictu-
ieres du dpartement
des affairestrangeresd'i
quarter d'aviil. ... 2


984,727 I


I2,OCO

929,866
770>993
300,000


,060,504

200,000

,84 2,76
,985,129
,239,299

300,000

95,891


200,000



,579,367
,0P7,518
,364,686
,101,178
300,000

.216,906
,858,371

t00,000


150,o0O

,791,636
,962,582


;,286,765

308,412

300,000


,371,436
2,oI7,Po5
2,198,989
,072.,495

300,000


706,434
3,165,312
200,000

z,696,421


.727,"538
.,697,765


264,000

300,009




100,000


549,918

z1,84478


epot .. . .. 23,075, 41. 8. S .
Reto,'.............. 23,o703,3 41. 81. -d.


2 5
? o




3 4


II II
14 5


I 10

7 9


i4 4
Il


200,000


Soo;ooo



i' 42,'8 7
*'418,8, -5 .7


Total de ce clha~)tre... "79;o093 941. 6 f d.
; . ; i^'* '


Idem, pour le service d!es
affairs trangeres du
quarter de juillet. .
Idem pour le service des,
affares trangeres. . .
Ordonnance au portetur,
pour le service des af-
faires trangeres ....
1784. Affaires fucrerts pour le
service du roi, en une
Ordonnance de...... .I
Dpenfes fecretes des
poles .. . . .......
Dpenfes secretes des af-
faires trangeres, quar-
tier de janvier ....... .
Idem, quarter d'avril.. .
Iden, quarter de juillet. 2
Idem, du mois d'octobre. 1
Idem, upplment du quar-
tier d'octobre . ..
Par fuite d'arrangemens
politiques . .....
1785. Dpenfes fecretes des
poes.. . . . . .
Par fite d'arrangemens
politiques............
Dpenfus fecretes des af-
faires trangeres du
quarter de janvier..... I
Idem, du quarter d'avril. I
Idemn,duquartierde juillet. i
Idem, du quarter d'octo-
bre .................
Par fuite d'arrangemens
politiques ..........
A des employs aux af-
faires trangeres, pour
divers traitemens pen-
dant l'anne 1785-.. ..
Idem, pour les i x premiers
Smois de l'anne 1785...
Ordonnance au porteur,
de quatre censmille livres
en feize paiemens de
2-,ooo liv. chacun ; le
premier, commenant au
mois d'octobre 1786,
pour affairs fecretes con-
cernant le 'ervicedu roi.
1786. Dpenfes fecretes et an-
nuelles des poiles.....
Pour l'entrecien des cava-
liers de l'Intendance g-
nrile des poles, frais
de couriers et de bu-
reaux,et autres dpenfes
approuves par S. M.,
pour l'anne 1786....
Par fuite d'arrangemens
politiques, ordonnance
par ordre du roi......
Supplement des dpenfes
fecretesdes affairestran:
geres du quarter d'octo-
bre 1785 ...... .......
Par fuite d'arrangemens
politiques ............
1787. Dpenfes fecretes des
poites ...............
Frais de bureau des pof-
tes, come deffus.....
Par fuite d'arrangemens
politiques............
Pour le premier -compte
des 4,soo,oao florins,
payables en Hollande,
fuivantladdifionduroi,
prife par le dpartement
des affairs trangeres,,
ladite fomme compre-
nant les trois premiers
terms de paiement....
Dpenfes fecretes des af-
faires trangeres, de l'an-
ne1786............ .
Ordonnance pour affaire
fecrete du dpartementr
de la maifon du roi....
Autre, pour idem ......
Autre, pour idemn......
1788. Dpenfes secretes et an-
nuelles des poftes......
Frais de bureaux.......
Par flite d'arrangemens
politicques.... . ....
Second a compete du
pavement de 4,500,000
florins en Hollande....
Dpenfes fecretes'des af-
: faires trange:es pen.
dant l'anne 1787.....
Par fuiite d'arrangemens
poitiques.., . ....

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,0t7,233 12

>467,413 4O


59,2.18 '4


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300,000


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1,889,536
z,043,420
,8;55,990

257,540
600,000

300,000

600,000


1,612,191
1,718,566
1,753,064
1,624,964

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7,350

3,675






400,000




300,000


30,000

60oo,000oo


212,173 3

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300,000

30,000

2,7600,000







2,762,1304


6,897,0222


27,,600
20,000
3,6o0

,360,000
30,oo00
6diopoop
(oOjOOp,?


5 4


3,o6o,3 0

6oo,boo

7,2.91,361. 6f. 9d.


De l'autre part. .. 11. 7729 1y6!1. ,
Di enfe fecrete des pof- '


tes ..............
Frais de bureaux...
Affairs trangeres, exer-


cice


30,090


Sde 1788......... 8,40 ,744 8

T o T A L ..... Io71,900.1
116,071,9001. I5f[


ADMINISTRATION DE LA MARN.E. '
Queftion qu'il paratrait important de rfoudre
19. Chaque anne affigne les fonds demandspour
l'acquittement des dpenfes du dpartement .de
marine : chaque anne le montant des dpenfesex
cede de plufieurs millions celui des fonds fix's3qnelh
font les causes de cet excdent ? S
20. Cet excdent aux dpenfes prvuespour chaque
anne n'aurait-il pas contribu a l'accroiffement de
la dette national et mme la formation du deficit
annual ?
30. La direction des travaux mcaniques, anfiius
l'emploi des munitions navales, tant confie,dansles
arfnaux des officers militaires', etlacomptabilit
des dpenfes occafionnes par ces travaux, tant attri-
bue a des efficiers oivils, il parait impoffible d'exiger
une refponlabilit abfolue des uns etdes autres. Ce r.
gime, tabli depuis 1776, eft-ilvicieux ouutile(t)
4. Les officers militaires de la marine tant uni.
quement inftitrus pour protger notre commerce
pour dfendre nos Colonies, pour foutenir l'honi
nelur de notre pavilion, doivent-ils tre loigns de
touts functions adminifiratives ? Et ferait-on fond
croire qu'il ferait plus convenable de defliner exclu.
fivement a ces functions une feule claffe d'agens ci-
vils, qui feraient refponfables, et don't le principal
mrite ferait de remplir avec intelligence et fidliet
des dtails conomiques auxquels ils feraient forms
ds leur jeuneffe (2)
S". Pendant un fiecle des officers civils ont feuls
rigl tout ce qui regardait la leve, la rpartition et
la fil.ie des matelots qui fervent fur les vaiffeaux du
roi. Depuis 1784, on emploie; dans cette parties d'ad-
miniftration foixante- cinq officers militaires, don't
le traitement occafionne annuellement un furcrot.de
dpenfe de 120,300 liv., fans computer les gratifica-
tions, frais de voyage, & c. Cette dpenfe el-elle
compenfe par les advantages de l'tabliffemenf( ) ,
60. Si un miniltre feul, fecond par des chefs de
bureaux, conduit le dpartement de la gierre, qui,
pour l'tendue t la nature des dtails, pieut w .
atlimil celui de la marine, doit-il en tre de mme
dans ce dernier department, ou faut-il laiffer fublifter
le confeil de la marine tabli en 1788 et qui cote
annuellement 1io,ooo ? Doit -on auffi cnferver les
places des directeurs et des intendans-gnraux, qli,
attachs fucceffivement, depuis 1776, au dparte-
ment de la marine, occafionnent unedpenfe annuelle-
d'environ 10o,o0o liv.
79. Si plufieurs des inflitutions admires dans ce
dpartement, taient reconnues vicieufes,.et qu'elles
fuffent confquemmentr rformes, devrait-on conti:
nuer d'employer les pertonnes qui, malgr des iepr.
fentations faites antrieurement auraient provoqu
et maintenu ces inflitutions ? SOREL ancient commrir
de la marine



LITTRATURE.

ALCIBAtrD, ouvrage en, quatre parties, favoir'
Alcibiade efant Alcibiade jeune hommre, Alc6i
home fat, Alcibiadevieiillard. A Paris, cliez M P Bui
fon ,libraire, htel de Cotlofquet, rue Hautefeuillo
n0. 2t- ; 4 vol. ornes de gravures. Prix 10 liv. bro-
ch, Ii liv. franc de port par la pofie; 13 liv. re-
li en veau caille, et 14 liv. avec filets.
SAu milieu des grands intrts don't la Nation 9
t long-tems prefque uniquement occupe, peu
d'ouvrages trangers aux matieres politiques*ont
attir fon attention, et cette diflinction feulea prouv,
le mrite extraordinaire de ceux qui ont'chappe
l'oubli gnral. Il ne faudrait pas cependant.rlf;
:ver pour eux feuls toute fon eflirne, et la refer
d'autres que les circonflances ont tr.i:t. "';'"
'favorablement. Ce n'tait pas affez qi'i" l\- 'lu
bon pour n'tre pas enfeveli fous le dlitg d i'
chures don't nous avons t inonds il .iut ,,-
foin' encore qu'on l'aidt ' furnager, et qu'di oe
'ft connaitre la valeur. Je ne fais pourrt,"'i P'r~t'
aucunt journalifte n'a rendu un compete dr-ti i~ll'A
cibiade nul ouvrage pour-tre n'tait .plus d
'de cette faveur, foit par l'intret du ftjet' fii '
le flyle, foit niine par le rapport que pe.vpt
avoir les vncemeris avec les circonfiances ;.''
C'et affurment un moment convetnable cF PI'':

(>) Voyqe les mmirtes des de otif.:[irS/,l .'l"[' ".
et des commis de la marine de dBrcft, 'Jtc J '" .
ble national,
(2.) Voyeq les mimoires de M. Malouec, impi
en 1789. r ,rim t
(3) Y fo"le m droire de M. H Lo iiuniti
chez M. Didor l'aill, .' ' i
;1li O'M












S ..i ahl-t de la Grece, dle cette parties 3e la
ibert, une Nation lorfqu'elie vient de recon-
1 rir lna ferienne.
Ce m lite de l'-propos a ddj1 t remarqu darts
io.nes "u jeune Anacharfis, qui eni a tant d'au-
es n ',lbbh Barthelemy a fait aulli .connatre AI.-
tia .; il a peint avec beaucoup de fineffe et de
yr it. ce caacnre ui charmant qu'extraordinaire
iril 'en a pu are qu'un accefoire de Ton plan
pla'isil n ,.PLIde .or .plan
gT'ral, a lieu qu'il f l le perfonnage principal du
i',r que nous annonons, ce qui promet des d-
eioppcmens plus etendus.
l. ,i profe'lfear Meiffher a eu le premier l'ide
de fiacer d'apres Plutarque, et en former de dia-
lo uc e icaractere d'Alcibiade, le plus original
e'le plus fduiiiat de l'antiquit; nous ajouterons,
le ples approchant peat-tre de nos meurs frani-
,e hai fiomme e d lettres, dj connu avalnta-
i ,, par la traduction du Souterrcin et qui,..
de for cote, avait conu la miine ide, s'eft animuf
fi .one limitation tres-libre de outragee alle-
" nd' On 'ry trouvera, dit-il, ni les inouvemens,
ii lesg grands effects qu'on obtient en nouant et croi-
li ires fils d'une innr'igute foutenuve I il n'a voulu
qle raie une fuite dc tableaux dans lefquels le coin-
tante Grec fit i pe prs conferv, et don't l'en-
gliible fit amgr-'able l'oil .
Un grand mrite de cet onuvrage, qute l'auteur
Ippelle iin di'mi-romaii c'elf que tout y eft ainf
ris Il'ni et qu c'cat cliCe feuleI qui fournit,
d1ris a2ltatioi>, toutr ce que le caracrere, principal
i de merveilleux. Sanis avoir la prtention d'une in-
tri ne fuivie, les faits y font difplefs, lesvinemens
eich:ifnsde ilmanicre que la lecture en eft p'ro.iigieu-
femient attachance, et l'on ne peut quitter l'ouvrage
fini dire, come l'auteur lui-mme l'a prvu : cet
Alcibiade taitc, en vdric, un homme charmant et
un grand honinie.
011 ne fait trop 'pourquoi l'auteur, en faifant
cqiane parties, s'eft cru oblig de leur donneri le
titre des quatre poques de la vie humane et de
prfiirer fon hdros enfant, adolescent home fait
t viillard. Cette division n'efi pas julte il ne done
qu'iu petit niombr- de traits de l'enfance d'Alci-
biade, et ne le montre pas veritablement comee
.,ii.i, pumi!qu'il mournt 42 ans. En annonant
iiiipleient l' vie, peut-tre auroit-il plus excite fa
ciriofitd que par ce titre recherch qui, fans qu'on
en puilfe dire la raifon, ne prvitrt nullement en
faveur de louvrage.
Quoi'qu'il en foit, fon hros ir.r.:r#' ds i'es
premieres annis, malgr tous fes dfauts, qu'on
ue cherche pas diffimuler : en voici un trait qui
prove de boine hcure l'orgueil de ton caractere,
et qui do;inera en meme eoms l'ide de la mani,re
fixe et piiqu.int donr fes dialogues font crits. Leu-
cippe, lcve de Phiduis a model la ftatue de l'a-
mour Acibiade lui a fervi de model; Phidias veut
la retoucher ; Plicls le fait venir dans l'attelier de
rtillilfr f culpreur. .Pricles. Sais-uii que nous avons
iciton portrait ? Oui ton portrait en marbre dans
l'attclir de Phidias. C'ell prefque faire trop d'hon-
nentii un fi jeune Athenien. Alcibiade. Trop d'hon-
pneo' nmais oi ei-il, cher oncle.... Il le cherche
parmi les grades fcatues, et rie le trouvant pas....
Alibiade. Tu te mosques donc de moi Phidias ?
j'ai vi par-tout l de fort belles choles iais aliu-
remnt 'ic ne fuis nulle part. Phidias. 11 a cherch
parmii mes plus grandes f atues.... Retourne toi,
Alcibiade; cte e qui ef-tu ? Alcibiade. Mais a
cot d'in petit Amour, ce me femble... Et-ce f-
riuifemet. Phidias, que ce marmot doit me reffe m-
lcr? Phidias. Ce marmot Alccibiade. Sans doute.
Derrc.-le de: fon pidetal tu vrras qu'il elt'de
dtiix .I..'r, au moins plus petit que moi. Dis-moi,
clier %' ,i eh-ce toi qui a fculpte cet Amour ?
Plhidias. Non, c'eft Leucippe le premier et le plus
habile de mes leves. Alciiade. Ton leve je m'en
ldutais. Pourquoi ne le friilais- tu pas toi-mme ?
'hidie,. Iarce que je n'avais pas le teams parce que
le ne puis uffire feul tout l'ouvrage.... Alcibiade.
'ii n'avais pas le teams Serviteur, Phidias. ( 11 s'en-
fuit, )

Celt cette poque qu'Alcibia-e fait choix de
preLque tois fes amis, et c'efl par unt bienfait qu'il
s'attahe Axioche le plus fiddle de tous, et qui ne
al'batidonna pas mme la mort. Mais un perfon-
t ag encore plus intreflanti c'eft fon prcepteur,
clt Socrate. L'autetur done une ide ae leurs en-
tetiens et on Dpet dire qu'ils font dignes de
re ..h'l.li..,, dclar le plus fage de touss les
homiles. Socrate arrache fon leve la mollefe,
'ngage a marcher centre Potide, polr fire fes
reinieres armes, et lui Cert lui mme de compagnon.
Socmric. A cet harder je reconnais le fils de Clinias
.. ili, tu ,ome plais ainfi. Alcibiade. Et moi.... je
"4 d0plis a moi mme. Tout me manque, pour
adili dire t-ene, i euipag... Socrare. I-cutreufement
qu'il ne te mainque rien autre chofe.... Et manque de
'out en canmpagin, celui qui lia point le courage.
Q~uant tla tenure, 'accepterais-tu une place dans hl
"i enne, fi j'ofais te l'offrir ? .Am iciade. Dans la
itennie tu as une tetente .... Eft-elle ahfez grande.. ?
Socrate. Oh Cpacieufe. Regarde ce umanteau, et la
vote du firm;ament. AlchitSdS. Oui, vraiment e!le
e flpacipufe ''r f'ache fur-tott.' N"'s-tu pas a,:m
e"r pareiie proposition me faire ;poie r la cuirafle ?
S00r,. Une i.r..;rifion ri crs-fiioiif, mon amini. Is


461
cuiiffeTde nos e nemiis foint aife-i bonnes et belles. j
La plus mauvaife prife fur eux, vaut mieux qu'une
cuiralfe d'or. Me comprends tu ? Airibiade. Fort
bien, et quand nous ferons de. retour de la cam-
pagne, tu diras roi-mime: il m'a compris.
La carriere amourenfe d'Alcibiade eft fingulire-
ment viiirfu'>nte par fa varit. Il ofe adreflfr tes
vremieis vux cette fame ul Afpafie ftmme de
enricls, lon pere adoptif, et qui s'tait charge de
fan education. Le moyen que l'auteuir emploie pour
lui ouvrir ls yeux fur ce crime, tout pres d'y fuc-
comber et celii don't fe fert Afpafie elle-mrne pour
le gurir de ce t'l amour, font extrmement inge-
trieux. On le voit enfuite tour--tour fducteur avec
Glycrion 1 parant fes torts fi maniere avec Ni-
caretre ; gnreux envers Nas ; tendrement aim par
la courtifanne Timandre; enfin tromp par Mirchine.
Le caractere de Timandre qui lui demeure attache
toute fi vie nous a paru lir-tout fuprieurement
trac. Toute courtifanne qu'elle eft, le lecteur ne
peut lui efufer un tribute d'amour et mnne d'eftime.
Chacune des autres ne product guere qu'une fcene,
mais fort piquante. L'auteur a eu l'art, fans trop
s'carter de l'hiftoire, de lier tous s perfonnages
aux vnemens, de les fire reparaitre dans les mo-
meris du plus grand'intert, de les attacker enfin
cet ouvrage avec une adreffe que M. Meifner avait
trop nglige.
Nous ne pouvons fuivre notre hros dans toutes les
circonifhices de fa vie. Nous dirons feulement que,
fait qu'on le voie l'arme toujours triomphant, et
foldat auffi courageux qu'habile gnral; foit qu'onu
nous le montre fur les places d'Athenes, Ce defendant
adroitement des cabales de fou ennemi Nicias, vitanr
l'oftracifme d'une mtranire trs plaifante ; foit que cet
hoimme fi voluptueux exil de fa patrie et retire a
Sparte devienne le plus rigide obicrvateur des lois
de Lycurgue ; foitque refugi chez Tyffapherne il
s'y montre le plus etfeini des PerCes ou le plus
i;Lollier des Thraces aupres de Seuths; toit enfin
dans fes paroles, dars e s penfes, dans fa conduicte
c'eft toujours l'homme le plus aimnible,lee ,pis fdui-
fant, et peut-tre le plus grand home qui ait jamais
exilt.
Son hifloire eft couple avec art par les pifodes
les plus agrabiks, qui ne fonit que rompre la mono-
tonie du fujet, fans s'en carter afflz pour le fire
oublier. Parmi les morceaux du plus grand intrt,
nous devons computer la mort de Socrate, raconte
d'une maniere digne du fujet, et que 'auteur Fran-
ais ne doit. point original Allemand. Le tlyle de
ces dialogues, pour tre familiar, n'en parat que
plus piquant et plus vrai. Il y regne un air d'abandon
tout--fait aimable et qui eft toujours foutenu par
des traits pleins d'nergie, de fineffe et de prcifion.
'. nfin cet ouvrage, don't on ne peut quitter la lec-
rure, nous parait reunir a la vracit de lhiltoire
tous les charges du roman le plus intreflant. (Cct
aruicle efi de AM. Framery.)


ASSEMBLE NATIONAL,

Prfidence de M. le baron de Menou.
SiANCE DU JEUDI 22 AVRIL.
M. Lanjuinais. Vous avez renvoy hier au comit
.:..L.fi liqiiL la motion de M. Merlin: ce comh
in'a charge de vous observer, ir. qu'on ne peut em-
ipcher un prlat de rgir toutes les parties de fon
diocfe car c'efi lui qu il a t dit: Gouvernez
i'egfiie de DiLeu ; 2 que toute contrainte, cet
gard, ferait parCaitemenP inutile, et que i felon
votre defir, 1 s ques trangers fe nommaient des
vicaires gnraux ces ecclfiafliues uiraient le
mme efprit, er les mhndemens qui contraricnt vos
dcrets circuleraient toujours. Le comit croit qu'il
ne vous convient pas de prenree des moyens ineffi-
caces, et qu'il elf propos d'ajourner la queflion au
jour ou vous vous occuperez du plan gnral de la
conflitution du clerg de France.
Cet ajournement eft adopt.
..... prfente, au nomdi:i comit de liquidation,
un project de dcret relatif au garde-menble.
L'Affemble national, aprs avoir entendu le
rapport des deux tats con'tenant les dpebcl'es arrieres
du garde-meuble de la couronne lefqulles ont rt
vrifies, dcrete que les depenfes arrires du garde-
meuble de la couronne demeurent fixes, pour l'an-
ne 1788, 319,319 liv., et pour l'anne 1789,
494,312 liv., fans computer la fomine de 64,000 liv.,
employee pour'les dpenfes de l'Affemible national,
laquelle fera diftraite des dpenfes fufpendues et ac-
quittee confornmtritnt l'article IV du dcret du
z2 janvier .
M. IBonch. Je demanndle quei..!e mme comit prc-
fenie i;ncilfaffument in rapport exat de l'adminiiftra-
tion entire du garden meuble depuis le o tuaai 1774
julqu'a ce jour. ' '
Cette proposition eot dcrte.
M. de Beaumetz prfente la rdaction gnra!e des
articles dcrePts hier et ours prcedens, furi la rfor-
ma tion provi fire e l'ordolinante criminelle. Plufieurs
articles font ajouts.


Les adjoints qui aQiftc-ront au rapport ne po
ront interrompre le rapporrtur ; mais aprs le
port fait, ils pourront prlenter leurs obfervatiof
aux jugts.
Lors de la confrontation des tmimins, le confeil
ne pourra fire aucune interpellation ni interrogation
aux tmoins ; il, pourra feylemrient requrir le juge
de fire les interpellations qu'il croira convenables.
A l'avenir, tous les procs de petit criminal
front ports a I audience ; drogeant, quant ce,
tous rglemens et ufages contraires .
Ces articles font adopts.
On continue la difcuflion de la loi provifoire fur le
droit de chaffe.
Les articles fuivans font dcrts.
Art. 11. JL'amende et l'indemnit fiatues centre
celui qui aura chaff fur le terrein d'autrui, front
portees relpectivement 30 et 15 lives, lorfqu'il
s'agira d'un terrain clos de mur ou de haie, et 40
et 2o dans le cas o le terrein clos tiendrait imm-
diatement une habitation.
III. Chacune de ces diffrentes pines fera dou-
ble en cas de rcidive elle fera triple, s'il iurvient.
une troifiinem contravention, et la mme progrelfioni
fera fuivie pour les contrave nations nltirieures,l. tout
dans le course de la mme anne frulement.
IV. Le contrevenant qui n'aura pas, huit jours
aprs la ficnification du jugement., fui'f it l'a:aende
prononce contre lui fera contr.iint par corps et d-
tenu en prison, pour 1; premiere cotrave niion, pen-
dait viiigt-quatre he:ues, pour la fit c n!ie pendant
huit jours ; pour la rroihfem pendant trois nmois.
V. Dans tous les cas, les ar'mes avec lefquelles
la contravention aur.a t commife front fairies,
fans ntiamnoins que 1 s gardes paillent dfarmer les
chatffurs.
V VI. L( s per et inere rpondront de la contra-
venoion des inneurs de vingt nis, non maris et do-
micilis avec eux, fans pouvoir nanmoins tre con-
traints par corps.
,, VII. Si des trangers ou des hommes imaqus
fnt trouvs chaffant en contravention, ils front
arrts fur-le-champ et 'conduits eu prison.
M. de Menou. Plufieurs perfonnes obfervent qu'il
eft bien fcheux d'employer trois jours pour une lo i
finmplement provifoire, tandis qu'il cft important d'en-
tendre le rapport fur le rachat des droits fodaux. On
ne peut procder a la vente des biens ecclfiaftiques
et domaniaux, tant que'vous n'aurez pas port votre
dcret ce fujet. Je fais la motion exprelie d'entendre
fur le champ ce rapport.
L'Affemble dcide qu'elle continuera la dlibra-
tion actuelle, et dcrtera, fans dfemparer, le reite
des articles,
L'article VIII eft adopt en ces terms :
Les peines et contraventions ci-deffus front pro-
nonces fommairinment l'audience par la municipa-
lit du lieu du dlit, fauf l'appel, aini qu'il a t
rgl par le dcret du 21 mars dernier.: elles ne
pourront l'tre que d'aprs le rapport du garde-
nmefier et fur la plainte du propritaire ou autre
parties intreffe, et mme, fur les pour'uites du pro-
cureur de ls commune dans le cas o l'on aurait
chaff pendant les tens prohibs ,.
Le project de l'article IX eft ainfi conu t
A cet effect, chaque municipalit eft autarife
i tablir au moins un garde mefler, baugard ou
garde-champtre, dans la forme prelcrire par les an-
ciens rglmens, etil fera libre chaque proprietaire
d'en tablir un ou plulieurs ,en les faiiant recevoir et
affermenter par la municipalit . '
On prfente un grandnombre d'amendemens. Pre"-
que tous ont pour objet d'affureir aux propritaires
la facult d'avoir leurs frais des gardes particuliers
qui feraient afferments par la, commune.
M. de la Rochefoucault. La focit eft oblige de
procurer aux propritaires les moyens de defendre
leurs proprits fans nuire autrui. Tel ci- l'efprir
de vos dcrets, telle en fera toujours la bfe: vous
ne vous en carterez point, en autoriiant kls propri-
taires propofer la municipalit trois fujets parmi
lefquels un feul ferait choifi; il ferait pay aux frais
du propritaire. Le garde patticulier ne po rrait nuiire
autrui,, parce que la municipality aurait toujoirs le
droit de deflituer ce garde inftitu par elle.
On demand que la dirciffioih foit ferme. L'Af-
femble dlibere et ferme la difcufflon. .
M. Gourdan. Ou l'individu fera confidr come
fonctionnaire public, ce qui elt impoflible ou fi
pouurra dpofer pour celui par lequel il fera falari,
ce qui et immoral. Je propose. pour amendment
que le proprietaire d'un granii teircin pumrra de-
mander la municipalit Je nombre de gardes donc
il aura befoin, et il dpofera la foiiune ncell.ire
pour le pavement de ces gardens.
M... Je fuis propritaire dans un pays o tout le
le territoire eff pofifd par une autre perfonne et
par moi. La commune qui n'a rien nous gardera-t-elle ?
M. Merlin prfente une rdacCtiofljp9uvelle .de
l'article IX,










462
s A cet efct te confeil-gnral d.e chaqua coim- conflitrution, ni au rtablinflment de la chofe pu-
>e efti autorit cta l r au moins un garde.meti-er, blique celle de M. de Montefquiou eft confquente
i'gard ou garden claintre, qui .ra reu et af- aux plans et aux travaux de 1' Afiemble ,et.fojtent
ferment par la niurcipaplit. 11 fera libre aux pro- l efpoir du plus grand nombre; et fans doute lun
prietaires de requimir la nmuiicipalit d'en inflituer un dcipue entour dderoutes les opinions, elt plus
ott plufitus don't ils avanceront le falaire . Ieureufement plac qu'un minifire pour bien jugt.r
S, de l'efprit public. Enin M. de Montefquiou,
M. DCfermr7nt. Plusi la difcuftion le prolonge, et d nouvelles rains, prices dans les mimes fp -
plus nous nous carrons de notre objet. Nous voup- pd rduit vesncore le s perts pr les un-de forin
loirs Cri ce miomenti preger la rolte prochainie. cipes, rduit encore les pertes probables tu-diffons
ions en ce mon protger la rcolte prohaine de J ce qu'il les avait values dans loti rapport. En
i. fdaut fe born.'.r ; adopter la premnicre parties de taillant les articles, il dtaille aulli les motifs. La
la derniare rdaction; je demand. donla divifionde perte fur le tabac et fur les aides, effet du 4faut
cet article. de police eft borne par lui au r eide juillet.
M. Gopil de Prercl.. J'adopte la division; mais Dians l'efpoir qu'il n'ett plus d'infurrection craindre,
je propose tn amenideient plans prejudice de la il rtablit, la mme poque, le revenue des poudres,
garde des bois et forts, laquelle continuera come que M. Necker eitime a-peu pres come nul. Sur lks
ci-devant, jirfqu' ce qu'il en ait t autremaent or- monnaies, il attend, avec tout e monde, une expli-
donn cationa du premier miniftr des finances, qui fuppole
que ce product fera nul pendalnt le refle de 'annre.
La divifioni eft dccrc. Les pertes probables fe rduiflent ainfi a 23,.oo,ooo0 1.
L'amendement de M. Gouoil et adopt, ainfi mais M. de MontefIluiou laiffe nanmroins fubfilter
que la premiere parties de 'article, qui finit aprs fi premiere evaluation a 3o millions.
ces mots : et afleriment par la municipalit". M. Necker mettait, au nombre de Tes reffources,


Quelques-uns des articles fuivans prouvent des
amiend:iens et font dfinitivement dcrts en
la forme fuivanre :
Art. X. Les rapports feront dreffs par crit, on
fits de vive voix au greffi de la municipalit :
dans ce dernier cas, le ficrtaire greffier en tien-
dra regiif r: dans l'un et l'autre cas, ils feront affirms
entire les mains d'un officer municipal dans les
vingt-quatre heur s du dlit qui en fera l'objet. Les
rapports front foi de leur contend, jufqu' preuve
contraire; laquelle preuve pourra tre admire fans
inscription ein faux n.
XI I1 pourra tre fuppl audit rapport par la
-4pofidion de deux tmoins.
S XII. L'action pour faire pronqncer la peine
ci-deffus fera prefcrite par le laps d'un mois,
computer du jour oil le dlit aura t commis.
XIII. Il efl libre tout propritaire ou por-
feffeur, de chafferet fire chaffer, nonobiLant l'article
ler du prfent dcret, dans celle de fes pofielions
qui font fpares par des murs ou haies vives des
hritages d'autrui.
XIV. Il eft galement libre a tout propritaire et
poflffeur de chaff'r dans fus bois et forts,
pourvu toutefois que ce ne foir pas avec des chiens
courans, dans le teins ou la chaffe eft dfendue.
X XV. Il eft pareillement libre, en tout items,
au'. propritaires ou poffeff, urs, et mme aux fer-
niers de truire le gibier dans leurs rcoltes non-
clofes, en fe fervant de filers ou engines, qui ne
pu;fIent pas nuire aux fruits de la terre comme
auii de repoufror avec armes feu, les btes
fauves qui fe rpandraient dans leurs rcoltes ".
L'Affeible ajourne le dernier article du project de
dcret il efl conu en ces terms :
Les rglemens fur la pche continueront pro-
yiT(irement tre executs, jufqu' ce'qu'il en ait
t autrement ordonn: en confquence, il eft d-
fendu 'r toutes perfonnis de pcher fans droits
Lt quant ceux qui ont droit de pche, de Ce fervir
de filets et engines prohibs ; le tout fous les peines
portes par lefdits rglemens ,.
La fatice eft leve 4 heures.
----- -


VARIE T S.
Le rapporteur du comit des finances a public fa
Trponfe aux observations de M. Neck.r. Ces obfer-
vations, infres en entier dans plufi-urs gazettes,
.ont t trs-rpandues : ainfi pour complter l'inf-
truction du Public fur cette difculfion important,
il ne fera pas inutile de donner, ici un extrait de
la rponfe de 'M. de Montefquiou.
En nous bornant rappeller les aflertions du pre-
mier minifire des finances, et indiquer les prin
cipales dtenCes de M. de Montfquiiou, nous t-
cher-ons d'tre, pour tous deux, un rapporteur im-
partial.
Leur premier diffrend s'leve au fijet de l'-
valuation des impts indirects. M. Necker les porte
61 millions au moins; M. de Montefquiou les
rduit 30 millions au plus. Le premier miniftre
des finances a calcul kls pertes probables des dix
miois courir, fur les pertes prouves pendant les
trois derniers. M. de Montefquiou rcufe cette regle:
il n'admet pas que l'exprience d'un teams de trouble
foit applicable au retour de l'ordre. On voit clai-
rement qu'il n'y a point ici erreur de calcul, mais
difference d'opinions. Celle de M. Necker femble
favorifer la paflionr du. parti qui ne croit ni la


un rapprochement de pavement des r:cettes gn-
rales, qu'il valuait i5 millions. II croit cette ref-
fource dtruite par le replacement de la gabelle,
et n'en compete, pas moins come auparavant
une perre de 40 millions tir cet impt. A cela M. de
Montehquiou rpond: c Si ce dcret ne fait pas
payer le replacement de la gabelle il ne gnera
pas le rapprochement des perceptions fur les impots
directs fi au contraire il s oppose ce rapprochement,
c'eft qu'il aura du moins, couvert le vuide de la ga-
belle. llfautabfolument convenir de de'u e l'autre,
ians quoi ce dcret fi dfir nuirait tout, et ne
f rvirait de rien .


M. de Montefquiou, dans fon rapport, avait in-
diqu, come une relfource oublie par M. Necker,
ro millions qui reflaient de l'emprunt de feptembre
dernier. M. Necker, dans fes observations, a r-
pondu qu'il en reliait 33. Le Public en a tir deux
conclufions ; 10. que M. de Montefquiou avait fait
fur cet objet des informatiotis trop lgeres; 20. que,
plifqti'il tait favorable on plan d'indiquer M.
Ne-lker une reffource de o millions fur l'emprunt de
feptembre, fon fyjitme acqurait un nouvel avan-
tage, s'il en reflait 33. Mais M. de Montefrluiou
rous apprend qu'il n'en refte ni 0o, ni 33 Il n'a-vait
compt que l'ciffectif de l'emprunt de 80 millions.,
don't la moiti payable en effects, le rJulfair
40. Ainfi, en indiquait pour reffource ce qui riftait
en prendre, il n'a d computer que la parties effective
de ce relate, et (rire o1 millions au lieu cie 20.
i)e mme les 33 millions de M. Neckcr fe r,hui(ent
r6,500,ooo 1 ; refle toujours une erreur de 6,soo,ooo l.,
que M. de Montefquiou a fire, il eft vrai, lon
propre dfavantage, mais que cependant il explique
d'une maniere fatisfaifante.
Nous paffons une petite difcution fur la fubftitution
du nmot d'ernranteur celui de prteur. Cette fate de
copifte', ou d'impreflion dans le rapport de M. de
Montefquiou, ne devait fire perfonne, ni tort,
ni advantage.
M. Necker a reproch au rapporteur du comit,
la dcompofition qu'il a faite de fes deux lifles dce
befoins et des relfources de l'anne. M.de Monteiluioi.
juflifie fa maniere de comoter et nous me forinme
pas encore au moment o il n'y en aura plus qu'uni
en fita'ice. Mais relativement l'conomie fur le
paienent des renters, M. Neckt ret M. de Montefqnioi
ont diffr nceffairemcnt, parce qu'ils ne s'enteni
daient pas. Les observations de l'un et la rponfe dr
l'autre tent toute obfcurit fur ce point. M.Neckfl
comptait employer 43 millions de l'emprunt de lep
tembre et de celui de Languedoc, pour, avec r~
millions en argent, payer deux fmelfres au liu id'un
une claffe de renters en tat de faire ce trait. LE
foulagement confiflait donc payer 28 millions ave
14, et en lailfer 35 en arrire.
De cette explication ,M.de Montefquioi fait forti
deux objections: oi. l'emprunt de 8o millions doi
tie fourni, moiti en argent, moiti en effects ful
pendus ; cette moiri en paper doit tre brle e
non employee de nouveau: l'Affemble national
n'ayant dcrte qu'une rente de 2 millions, comment
donc M. Neck ir voulait-il fire ufage de la totalit
de 33 millions? 12. Les Etats qui ont ouvert l'em
prunt de Lanrguedoc, ne fubfiftent plus i conmmenrt n
ferait-il pas ferm, et fous quelle aitorifation count:
inuerair-on le remplir ? A ce fujet, nous devon
observer que M. Necker porte io millions ce qu
relie fur l'emprunt de Languedoc, et que M. de Mon
tefquiou affirmed n'y avoir prendre que 4,900,000 1.
Le fyflme des anticipations efl encore un noiveai
Schamp de bataille pour les deux parties. M. Necke
voudrait conferver l'emploi de ce moyen et M. d
M ontefquiou l-e fire abolir. Le premier cite l'ufage
12 second y oppose l'exprience. Mais l'opinion dE


l'Affermble national, dja fixe firt tus leii ;,:.
vniens d'engager d'avance les revenues de l'ari
prochaine, nous difpenfe de conclure.
Sur la contribution patriotique, M .de ioit.
rappelle que, n'ayant donn d'autre crali. iIt,, li'-
celle de M. Necker, ,i ne faurait y avoji, ~nt'a,
rend entire eux a cet gard, uni di
A l'inculpation d'avoir prfent, comme adiiO,,
le credit ventuel demand par M:Nl.i' ket lo pe
tous les endroits de fon rapport o il ne prfentrctte
demand qu' titre de fupplmient.tt
L'rection d'un comit de trrorepr i
parties dans le fein de l'Affemble tai 1 e
chofes fur laquelle M. Necker avait le pisuinfift l
y revient dans Tes oifervations. M. ,"M< t
y rpond par le dcret d l'AffemL b c tr, ,,D'aL
,que runir, come toujours, lon opmnioq l'o. ir
publique.
Enfin, come les dbfervations 'de M. Necker rf
teri ininient e inculpation qui tendait fair
croire que fon rapports avait t faulfement donn
f'ous le uonm du comit; que fon approbation avait
t enleve par furprife, et qt'il n'avait,ni dlibr
en nombre flufifant, ni ophn unanimement; M de
Mortefcquiou finit auffi par oppofer ces affertins
une fuite de faits, don't il rfulte qu'il n'a eu que
cdex ours pour cqmpofer Ton rapport ; que ce co
mit a t convoque et raffembl dans la form, or
dinaire et que l'avis y a paff lanimit. A es
preuves de faits,J il ajoute que, le jour mme de fou
rapports le comit des finances l'a rlu prlident';
Nous terminerons notre tour par observer que ce
point de difcuflion eit le feul endroit de cett con,
troverfe o il ait perc quelques nuances de p;rLr.
nalit. Dans tout le relate, les convenances et les forms
font minges et les opinions feules paraiffenit aux
prjfes. Offrons donc ce module de moderation ceu
que leur devoir entrane de pareils dbats,,& feli.
ci:ons-nous fLr-tout, de ce qu'au fein minede
l'amiti les opinions deviennent indpendantes, et
de ce qu'il n'ic plus pour les ames.libres, qu'une
feule domination, ceile de l'amour du bien public.

En a'joutant des pertes, des privations forceC
et pnibles, des privations trs-fenfibls, mais volou.
taares, mais adoucies par l'efpoir d'tre utile lapa.
trie, je fuis enfin parvenu le 8"du courant, i
mettre refpectueu teiment etaffectueeufeenet aux pieds
de norre commune mre le quart d'un revenue aiinuel,
ncefF;fatra x plus imprieux des befoins. Puiffentles
riches fuiWe lexemple que mon indigence.aime
S leur donner. puifferit-ils au moins', en refufiit de
fecourir leur mere, ceffer d'in:ulter la pit filiale
de leur fr.ere s'ils font incapable de l'imiter.
e DROBECcQ, inftitutear.

n Une victim du defpotifie minifriel demanded:
e 6. Si les miniltres de l'ancienne adminifMration
ne font pas refponfables des injuflices paffes, pour
le fait des ordres arbitraires, lorfque la captivity
frapp la reputation et l'tat du citoyen '
S 2. Si le pouvoir excutif ne peut tre invit par
S le pouvoir lgeflatif nommer les dnoncite ursclant
s detlins qui avaient lurpris cesgrdres'opprefifs?
e Ces queltioons fot propofes par un citoyen qui
e tait la baftille en 1787. Il ignore le motif; mais
u i' croit connatre Irs auteurs de fa drteition; ilsin-
enlpeint le niiiiire: celui ci efl patrifuge il s'enve-
e loppe du r cret de l'adminiffration. Comnientdoit-on
requrir la loi pour obtenir justice ?
4 On prie les publiciftcs d'clairer la Nation fur cet
Sobjet important par la voie de votre journal
e .

AVIS DI VER S.
ir
it Dans le courant de mai prochain au plus tard;
L. Fauche Bord imprimieur du roi a Nl hLh.i I a
et Suiffe, mettra en vente la feconde parties desConu
le fefions de J. J. Roufflau, dition vraimentoriginale,
it d'une fidlit et d'une correction parfaite, renfe
e mant des crits don't Roufear par le dans tes Coifef-
!- fios', mais qui n'ont point encore paru' elle cor
le tient auti un grand nombre de letrTe r: lhir
tes Mmoires, ou faites pour jetterdu oliur r ,
s vnemiens po{trieurs. Les amis de l',a1 ciir, .'1 1,'
ln fitaires de fes derniers crits, s'taieni r.' :r l'
ne faire paratre ces lettres qu'en :ulrlint i, i o',,
parties des Confefions. C'efti M. '. l'"r,: que lit
u dues les matieres de cette dition: r er naux font dans tes mains. Cet oi.tJra'., l'"o
e regarder conime nouveau, s'levera a i1 i '
Squi coteront, in-8., i6 liv. et'l' 1.II
e argent de France.


---, -, .. Il

On : 'aboi.e 'a Paris, ht:l de T7oun, rue des Poicevins, o, au auriu des Afiches z -l. pl.ur trois mois, 36 liv. pour fzx mois, et de 7. liv. pour 'annice; et pour la Province de liv, our tr si o; '
lmois, et 81 liv., ourl'a',ee, franc de port. L'on ne s'arbohne Iqu',u com.encernn.tde chaque mois. OnfJuf'cit a i/i Lil.r.'r
France et les Directeurs des P-es. C efc M. At u y Directt d& Breau de la Galette Nation .'le, r ,!,.s P,Piteviis.', l' S , ^
adr r l letres r t argent, franc de pot. 1 7Tout ce qui concerne la compo tion ct la reaction de cette d .,dtte come Li'r.' "L 1 mn''
6 es, Mf/guc, &c. doit .rre adre~e' au Rdacteur de cette Feuille, rue du Jardiut., maifn de M. Caraffe ,e fJace dela ru. l e


Il