Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
This item is presumed to be in the public domain. The University of Florida George A. Smathers Libraries respect the intellectual property rights of others and do not claim any copyright interest in this item. Users of this work have responsibility for determining copyright status prior to reusing, publishing or reproducing this item for purposes other than what is allowed by fair use or other copyright exemptions. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions may require permission of the copyright holder. The Smathers Libraries would like to learn more about this item and invite individuals or organizations to contact Digital Services (UFDC@uflib.ufl.edu) with any additional information they can provide.
Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

Related Items

Succeeded by:
Moniteur universel

Full Text








GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSE


JEUDI I5 AVRIL 1790.


P


OLITIQ UE.


SUEDE.

De Stockholm le 19 mars.

le baron d'Armfeld eft parti pour Wermelandm
;ind, 'y prendre Iks mefures nceflhircs pour la dfenfe
des fronticres. A la fin de ce mois tous nos rgimens
front coiiplettcs. On' a fait partir de CarilCcona
qnilqu-s fr.ates pour aller croifer dans la.Baltique.
L I a atiol eft enirement libre dans le golfe de
Fiiilinrif et prs de Iloolgland ; on a dj apperu
dans ces parages plufieurs bltimens arms en guerre.
Le roi a confirm l'arrt que le tribunal fuprme
d'Abbo a rendu centre le major-g6nral baron de
Sprenglportien il a t condamn avoir la tte tran-
che aiulitt que l'on pourra s'enmparer de faperionne.
Pen3ant cet hiver, la pche des harengs a t con-
fidrable dans le port de Gothembourg; on en a fal
au-deli de deux cens mille tonneaux.

D 23 mars. Le roi doit partir ce foir pour vifiter
la grande flotte de Carlfcrona. S. M. a deja niommi
les perfonnes qui greront en fon absence les affairs
du gouvernement. M. le baron de Loge de Man-
reuffel a 't adjoint M. le fnateur comte Sparre,
gouveri'eiii' de cette capital.
La i 1r,,l-. doit mettre la voile le 6 avril, fi le
vent StI favorable ; on y embarquera les regimens
nii fon arteindrm ici le -. On a vu prs de Lovifa ,
ans le oolf e le Firiande kls frgates forties !e 3 de
ce mics du port de Cariferona. Lt s prparat'fs dS
guerre en 'iminlitde i': continutit avec ardeur. routess
les troupes y fon eiin movement : in corps con fid-
rable 'eit mis er march pour Savolax avec un train
d'artilleric; un antre corps s', ft ral-embl prs de
Ctirpio, et un troifienmr prs de Hiniola. le gnral
comtede Meyerfeldt, commniadandnt en chef del'arme,
a tabli fon quarter gniral Borgo. Les travaux des
chantiers nefe ralemirent point ; Abbo, EEckenas,
Helfiinfors, Sweaborg et dans les autres ports de
la Finlande, on a coiitruitun nombre confidrable de
galeres et de chaloupes qui, jointes l'fcadre lgere
et une nouvelle efcadre qui eftattendue de Stralfnd ,
formeront la flotte de galeres la plus formidable qui
ait jamais paru fur le golf de Finlande.

ITALIE.

De Naples le 19 Mars.

On arme, Caftellamare, le vaiffeau neuf le Roger,
le -74 canons, deftin conduire, en Epagne le
prince de Luzti, nouveau rminiftre de la Cour de
Naples la Cour de Madrid. MM. le contre amiiral
Guipfe, le brigadier Pfaro, et quelques autres officers
rtifes etablis a Syracufe o'ils taient charges des
affaires de la marine ruffe, dans le levant et dans la
mditerrane en font parties pour fe rendre Li-
vourne. M. le gnral de Salis s'et rendu Palernme
pour fair l'inlpection des troupes, et pour la forma-
tion d'un nouveau rgiment tranger.
Il s'eft fait Lecce une banqueroute affez confid-
rable, qui pouvait e n entrainer plufieurs autres etavoir
des fmices fchcteif~ pour l'agriculture et le conim-
it'rce de cette petite province. Le roi a prvenu ce
mi'he'ir en envoyant 75 miller ducats qui doivent tre
pre,.l aux prpu; i'.t.ili i'spour dix ans, moyenn.nt le
ilno0l-1iu~ intiet de trois pour cent.
L'air-.iimenten etre notre court et celle de Borne
rui' u p',iAdie uue tournure favorable. La court de
apl:'s dloirtra celle de RIomen en change de, la
vil le t dui t:ritirite de Bnvent un autrc canton
et qielqu.-s abliffimens qu'elle poffede dans les Etats
i rfouverain pontife.

ESPAGNE.

De MIadridi, le Z3 mars.
Le gouvernement, dans le deffcin d'encourager
lin hmftrie national, viiint de mettre un nouvel impt
d pour loo lul touted les marchandifes de fabriqu s
etratgeres.
Les prparttifs de notre efcadre d'obfervation fe
Contltilent avcc la plus grande activity. On quipe
Cartlagene, deux vailcaiUx de 70o canons et quarti
fi':,ts i Cadix, deux i 11. ,.l: de 8o canons et
Sfreares; auiFerrol, un vaifi :.ii nreuf de7.4 canons,
etdeuix firgattes; ctte elcadre fera encore augitmenute-.
L i c de ce mois il cflr entr dans le port de Cadix,
a frigate le Sainct-jofph, venant de la Havano ,
charge de 34,4m? piallrcs, 8,363 arobes de lucre,
at autres marchandiles.

PORTUGAL.

De Lisbonne, le z6 mars.
ia majefl vient de rendre un dcret par lequel


elle ordonne qie l'on conIfruife un btiment dansz
lequel le trfor royal et les archives du royaume
puiffent tre en sret, et o la chambre appellee
Meta da on(ciencia puiffe auffi tenir fon tribunal.
L'ei placement que l'on a choifi pour cette conflruc-
tion eft celui de la patriarchal brle, don't la po-
fition ef trs-avanragcule. (n projette au(lf de conf-
truire un nouvel hospital et une nouvelle prison.
M. le chevalier Horta notre ininiifre prs la
cour de Rulfie, e-lt dplign pour paffer en la mme
quilit prs calle de Londres. Il fera remplac
Prtersbourg par M. le vicomte d'Anadie.

AN G ;E TEE R RE.

De Londres.
Plufieurs de nos papers ainfi que des gens qui
fe 'prrendent bien jnfftuits aflurent que S. M a
change d'avis relativement fon voyage d'Allemagne;
on en donne pour motif trs-probable les meutes qui
ont eu lieu dernicrement dans l'lectorat d'Hanovre;
elles font calmes, il eli vrai, mais les causes du m-
(ontentement fubfifent encore, et peut-tre les ha-
novriens regarderaient ils l'arrive d le ur prince
come la circonflance la plus favorable pour renou-
veller leurs plaintes et les lui adreffer directement.
Les lords de l'amiraiir vont envoyer en croifiere
Terre-Neuve un vail;au de 74 canons, accompagn
de crois frigates. On ne fait pas encore quel cit l'a-
miral qui le coinmundement de cette petite efcadre
fera confi.
AVIGNON.

Les citoyens de cette ville fe font divifs en neuf
districts. Ils ont rfolu d'adopter l'organifation des
municipalits de France, et ont, en confquence,
lu pour maire M. Arnaud, hommue recom'in-.dable
par fon patriotifme, la pluralit de 2006 fur 20(7
votans. Le vice-lgat a donn tfo autoriation: ;i cette
conduit rguliere, conformment a ce qui avait t
convenu dans la congregation tenue Romne aui.fujet
des troubles d'Avignon, et dans laquelle le pape a
manifet l'efprit de douceur et de paix qui caractrife
fa faintet.
FRANCE.

De Paris.

Le 30 du mois dernier Madame s'et rendue
l'glife de Saint Sulpice, o elle a communi
des mains de M. l'abb Magnan, fonpremieraumnier
en furvivance madame la comteffe de Balby e t madame
la ducheffe de Caylus tenant la nappe.
Le lendemain, Monfieur a communi dans la mme
glife des mains de M. l'abb de Couanon, fon
aumnier ; M. le duc de Lvis et M. le duc d'Havray
tenant la nappe.
Le 6 de ce mois, madame Elifabeth a communi
dans l'glife de Saint- Germain-l'Auxerrois des
mains de M. l'vque de Senlis, premnir aumnier du
roi ; madame la marquife de Srent et madame la du-
chelfe de Duras tenant la nappe.
M. de Maupeon chancelier de France, inftruit de
la raret du numraire Paris, a faith verfer au trfor
royal, titre de prt, fans intrit, la fomme de
cinq cens mille livres en efpeces, qu'il dtffinait
i'acquifitin d'une terre. S. M. a voulu que ces loua-
r-iss sacrifices fu!lent rendus publics et c'eft par
r's ordres que cet article a et infr dans la ga-
ztte de France.
L'admiiniftration des poftes prvient le public ,
qu'il eft iiceffaire d'affranchir dans fes bureaux, les
lettres deftines pour Scioto en Amrique.
Faute :le cet aftlachiffenent, les lettres relieront
au rebut.
Suite des lettres- patents fur dcret de l'Ajfemblile
national, concernant la division du royaume.

Dpartement de l'Eure. L'affemble de ce dpar-
tement fe tiendra dans la ville d'Evreux. Il eft divif
en fix districts, don't les chefs-lieux font : Evreux ,
Bernay Pont-Audemer, LouViers les Andelys,
Verneuil. Les lecteurs du dpartement dlibreront
s'il eft nceffaire de fire un plus grand nombre de
dillricts. La ville de Gifors obtieidra l'tabliflement
du tribunal qui pourra tre fix dans le diftricr
des Andtlys.
D *r' i... d'Eure et Loire. L'affemble de ce d-
parr:.ment fe tiendra dans la ville de Chartres. il efl
divi'e en fix dillricts don't ILs chefs-lieux font:
Chartres, )Draiux, Chteau-en-Ti-'himierais, Nogent-
le-Rotrou, Chateaudun, Janvilie.
~---~.----=-----==-----w
A. D M I N IS' RA IO N.
M U N I C I P A L IT E D P A RI S
Letirc 'crit par M. le maire de Paris MM, les
reprfentaucs de la commute, le 9 avril 1790.
Meffieurs, les journaux m'ont inftruit que vous


aviez pris les 30 et 31 mars des arrts qi
me concernent; j'en ai fait demander une expdieio
poar les connatre, et jaurai l'honneur ,en rponfe'
de vous adreffer quelques obfirvations, et de vous
rappeller quelques principles. Vos arrts portent fur
deux points ; le premier, queje ferai invit, enfaifant
la convocation des sections, de la fire toujours trois
ours d'avance; le second que je ne pourrais les con-
voquer que d'accord avec la municipality, ou avec
votre Affemble. Je vous obfcrverai fur le premier
point, Meilleurs, que j'avais prvenu votre invitation,
puifque ma derniere convocation a t" faite le mardi
23 mars, pour le vendredi 26. Il n'y avait donc pas
lieu une invitation qui porte avec elle une cenfure ;
il n'y avait pas lieu i une dmarche qui doit nuire
ou au maire de Paris, ou l'Affemble. 11 eft bien
vrai que j'avais fait prcdemment une convocatidr
le (imedi 13 pour l'lundi i5 mais j'avais t
requis par une demand des dputes des diflricts
runis l'archevch ; j'avais t rquis come d'un
devoir eflentiel de ma place et cette fois encore,
on ne peut me rien reprocher. Votre regle est infi-
niment raifonnable ; une dlibration trs-importante
doit tre prvue et annonce, de maniere que tous
les citoyens foient duement avertis. Je crois, mef-
feiurs qe vous avez afte. bonne opinion de votre
chef, pour penfer qu'il n'ignorait pas une regle fi
fimple et tell qu'une, raifon ordinaire fuffit feule
pour la dicter. M iP : ,'te loi eft celle des teins tran-
quilles .t des beroins communs. Nous fommes dans
des circonftainces o tout eft preff parce qu'on eft
entour de dangers de toute efpece, et que le moindre
dlai peut nous y fire tomber ; parce qu'il y a tant
de bien faire, tant de renedes appliquer, qu'il eft
infant de s'en occuper de choifir les moments con-
venables, et de hter l'emploi de tous les remedes,
pour gurir, s'il fe peut, i la fois, tous lesmaux. C6
n'eft cdonc pas le moment d'invoquer une regle,que les
circnnflances peuvent dc!iner; c'ef aux circonflances
qu'il faut coriander, fi voiiusvoulez que la regle foit
applicable. Pernmet :/.-mou i donc de vou., k reprfnrter,
Meffieurs, que fignific l'injoncrion de la regle, fi ce
n'eft un blme, que, fans ion fujet, vous avez jett
fur ma conduite.
Le second article de votre arrt dmande que
nous difcutions quelques principles, et je vous price
de me le permettre. La place minente que l'eltime
de mes concitoyens m'a confie, eft entirement
neuve; les devoirs er les droits n'en font ni fixs
ni connus ; et n dans un tat loign de toute ad-
miniftration, et arriv la premiere place, je puis
piit-tr m'applaudir de n'avoir point fait de faute
effentielle, de n'avoir ni manqu mes devoirs dans
les circonftances difficiles, ni exagr mes droits, au
milieu des prtentions de toute efpece. Mes devoirs
et mes droits ne peuvent tre invariablement fixs que
par la loi ; et cette loi n'exiRe pas encore. Vous
m'invitez de me conformer aux rglemens ; fans
doute je dois les fire excuter et m'y foumertre le
premier. Mais les rglemens que vous invoquez,
je ne les connais pas. Il n'y a de forme propofe
pour la convocation, que dans les deux plans de mu-
nicipalit 'ui ont t fits a 1 tel-de-Ville, et don't
le dernier eft votre ouvrage. Mais ces deux plani
n'ayant point t fanctioins par les factions -et par
l'Aflenble national, ils ne font point loi on n'elt
point oblig d'y fournettre les former acnuelles de
convocation. Votre arirte du 51 n'ajoure rien aux
deux'plans don't je viens de parler; car il cft dans
vos principles, Meifieurs, que vos arrts, portant
rglement, n'ont de force, et ne peuvent avoir d'cx-
cution qu'autant qu'ils font fanctionns par les ifc-
tions. Ces deux plans et votre arrt, me lailentdonc,
quant aux droits dans l'tat o ils m'ont trouve; et
il eft vident que commine les Aflenbles des repr-
fentans de la commune n'ont eu lieu qu'en vertu de
la convocation des sections faites par moi le 23 juil-
let, ce corps qui n'a exift qu'aprs moi, ne peur;
changer mon existence, qui eft l'ouvrage de la com-
mune ;il eft vident, qu'en attendant la'loi ce corps
ne peut me dpouiller du droit don't j'ai uf, du droit,
au moins provifoire, que la commune m'a.donn
dans l'unnanimit de fes fectiops.
Mais quand la loi fe tait, la raifon qui en efl la
force doit y fuppler. Je fais, Mefieurs, que je
dois foumettre ma raifon la vtre ; je le fais en vous
expofant mes principles. Si les Affeimbles des fr-cions
n'avaient pas lieu fi la loi eut revtu l'admiriilra-
tion municipal de cous les pouvoirs, et la paix r',ta-
bli le course ordinaire et tranquille des chofcs, il pe'i:
tre vrai de dire que dans le cis extraordinaire d'une
convocation nceflfire des sections, le maire ferait
oblig de conuolter le confeil-ginral, ou, au moins
le confeil de Ville; d'abord, parce que ce ferait un
cas extraordinaire; enfuite, parce qu'ils s'agirait de
remuer et d'agiter la ville entire. Il ne faut pIut-
:r,c pas que ce droit foit donn alors un feul
hoinme parce que fi cet homme manque de iag ifle,
il remuera la ville fans caufe et que s'il a des
paflions, il pourra 'agiter fon gr. Mais dans le
moment o nous-fomines, Meffieirs, ce n'ef pas la
mrnme chofe : les Affembnles des factions fubfiltlen ;
,-lles ont lieu 1 crtai.ns jours de !a feain.iic; il c t
donc toujours fecile de les cotnultec quand le befoin
l'exige; il n'en rfilte pas de movement exct ordi-


]NO 105.


CCcCCCIr____C*CI___l______l __


W-~"r












maire. I n'y a pas de drangement que celui d'un jour
au lieu d'un autre, et la convocation que je fais, a
l'avantage de runir les factions, et de prendre leurs
ordres le mine jour; ce qui eft louvent nceffaire
aujourd'hi que tout eft galement important et
preifalt. Comment n'aurais-je pas le droit de faiere
cette convocation ? Je convoque le bureau de ville,et
la municipalit comme leur chef; je puis vous convo-
quer vous-mmes, come votre prfident et je dois
avoir la mme facult l'gard de la commune en-
icere qui m'a proclam fon chef au mois de juillet.
Le prlident d'une fiction a le droit de la convoquer.
Et mniifieurs, ne fuis-je pas auffi le prfident de
chaque section ? Toutes les fois que je m'y fuis pr-
fent ne les ai-je pas routes prfides ; et en effet,
S la raifon dit quee e chef du tout eft le chef de chaque
division. Je fuis donc, quant la convocation, aux
droits de chaque prfident, et les droits de tous font
runis dans la perfonne du maire de Paris. Je crois
donc, Meffieurs, quevous conclurez avec moi, q>ue
tant que les Affembles des factions fervent fubfiftanes,
j'aurai le pouvoir de les convoquer, et que j'en air i
le droit jufqu' ce que les feccions aient Tanctionnui
votre arrt, et en aient fait une loi.
o, Maintenant, MeIlieurs, je prendrai la liberty de
vous observer quej'ai toujours et penrre de rLifpcc;
pour votre Affemibe forme de citryens coura-
geux, qui, depuis le i2 jui!let, fe font tous dvous
la chofe publique et au fervice de la patrie; je
vous ai vou tout l'attachement que je d'vai. a mes
cooprateurs, et qu'un bon citoyen doit de serd-
reux citoyens; fi je n'ai pas paru dans vos Affem-
bles aufli fouvent que je le defirais c'cli que- mon
teins fiffifait peine mes devoirs, et qui mes
devoirs m'appellaient ailleurs ; mais j'ai toujours re-
grett de n'y pas tre: j'aurais voulu partager encore
vos travaux; j'y tais prfent par mon eflime et je
croyais aufli que la vtre m'y confervair toujours
votre souvenir. Pourquoi donc Meflleurs, et ceci
eft douloureux mon c -ur, y ai-je t fi fouvent
oubli ? Pourquoi, Mefleurs y avez-vous pris des
arrtas qui paraiffent tre un blame, et j'ofe i e,
uia blne injufte de ma conduite? Pour u .i m'avez-vous
mnand plufieurs fois, fous le nom adouci d invitation,
pour en rendre compete ? Je ne parlerais point de ces
occasions affligeantes don't je me fuis tir avec quelque
honneur, et o j'ai confondu, les inculpations qui
m'avaient t faites, s'il n'en rfultait pas nceffaire-
mennt quelque inconfidration pour celui qui en eit
'bjet, er que le public voice traiter fi lgrement,
Mellieurs, toute notre illuflration eft maintenant dans
nos vertus, toute notre gloire eft dans notre bonne
conduit. Votre intrt, celui de la chofe publique ,
eft de fire refpecter votre chef ; je ne puis rien
perdre que vous ne perdiez vous-mmes quelque cho fe;
Je ne puis avoir un dfavaptage qu'il ne tourne aiu
profit de nos ennemis. Ma reputation eft donc lie
la vtre et la chofe publiqu-. Long-teims, le peu
de confidration perfonnelle que je me fuis acquife a
fuffi mon ambition ; mais aujourd'hui, Meffieurs
ma place demand que je fois revtu d'une autre confi-
drarion : c'eft cell que l'eflime gnrale de me:
concitoyens m'a donne, et que vos gards doiveni
me conferver. Sans doute je dois tre prt tou
momiens, rendre compete de ma conduit, et ci
compete je puis vous le devoir come tous les
citoyens. Mais fi ma conduit eft lgrementr, troF
fouvent attaque f je fuis fans celfe oubli parmi
vous, fi, pour ainfi dire, on n'y prononce mor
nom que lorfqu'il s'agit de m'inculper il faudra,
Metlfeeurs, que vous ou moi nous ayons tort, el
1'un et l'autre eft galement ficheux, l'un et l'autre
eft galement affligeant pour le maire de Paris, qui
abfent come prfentl ne devrai tfaire qu'un avec
vous. Je vous demand donc, Meffieurs, d rferve
le blaime de ma conduit pour un term oij je l'auraia
merits. Je demand votre justice dt me fendre
aui milieu de vous; je demand tous d'tre moins
prompts accueillir les dnonciations que par de;
raifons que je ne cherche pas on cft fi iempreff
fire. Vous tes tous de bons citonaii je crois avoil
prouv que je le fuis aufli, et la choie publique de-
mande que nous foyons unis. Soyons-le drinc MeF
fieurs etouffons toute division ; n'en donnons pas la
joie nos ennemis fur-tout ne ranimoi s pas leuru
efpranc's ; et, pour cela, daignez prjuger ma con-
duite par mes intentions, elles front toujours pures
je puis le dire hautement, depuis que mes conci
toyens m'ont appell je me fuis oubli moi Imemi
dans touts les mormens, je n'ai pas eu une penfe qu
n'ait t pour le bien public, et je ne rclame ici que
la juflice qui eft due mon zele et mes fentinmens
Sign BILLY.

MUNICIPAL TE S PROVINCIAL S.

De S. Remy en Provence. M. Pelliflier docteur ec
m -decine, membre de l'Aflembl:e national, maire
Ofliciers iunuicipaux, MVM. F. Chahli, Md. drapier
A. Tonrame ,,Md. de cuirs P. Vidan, agriculteur
J. Berard fils, ngociant J. Piquet; J.-J. Parrafter
nmitre da polte ; J. Pagnon agricultcur ; J. Gros,
travailleur. Procureur de la commune, M.L.-J. Ger-
mannes avocat.


423
na2u anciens et modernes, nationaux et trangers,
qui circulent dans toute la France. A Paris, au bureau
du bibliographe univerfel, rue Serpente, n" IJ5.
Lettre d'un grand -vicaire un evque fui les
curs de champagne, publie par M. Slis, profef-
feur d'loquence, des acadmies de Lyon, Rouen,
Amnrins la Rochelle, Berlin o&c. A Paris, de
l'imprimerie de M. Cailleai l'un ds lecteurs
reuiii au 14 juillet 1719, rue Galande n. 64 :
in-f'. de z3 pages.


AR TS.

GEO GRAP H I E.

II parait une carte du dpartement de Paris, ca-
pitale de la France, fuivant le dcret de l'Affem-
ble national, du rI janvier 1790. Elle fe vend
Paris, chez M. DefnQos, ingnieur-gographe, et
libraire duroi de Danemarck, rue S. Jacques, n0. 254.


M L A N GE S.
Au rdacteur.
On m'a offer Monfieur fur le Pont neuf, un
paper que je croyais qu'on vendait et que j'ai
reftu ; on m'a dit qu'on le donnait, et je l'ai reu.
J, Il'ai lu, et j'ai t trs furpris de ce qu'il contenait.
Il n eit pas difficile de voir que ces mAnfleurs, qui fe
pia-gn:nc fi fouvent, quand je les fers table, des
horreiurs, come ils dilent, qui fe font paffes dans
la place de l'htel-de-ville et autre part, voudraient
bieni rcommencer ces maflacres, et les trouveraient
fou t bons, fi ceux qui en feraient l'objet taient ceux
qu'ils n'aiment pas. Moi, qui ai vu que chacun pr-
chait pour fon latint, et que le faint de ces meffeurs
n'tai pas le ntre, je voulais better le paper au feu
quand mon cousin qui eft maitre d'cole et officer
iu licip'al Gonelfe, m'a confeill de vous l'envoyer,
afin de le rendre public, et que tous ceux de mes
caimarales qui lifemt votre paper, purffenitfe dfi:r de
l'efprit infernal qui l'a dict, come des tentations
du diable ai bien d'autre chofe dans la tte
vous dire mais je ne faurais vous exprimer cela
come il faut; car je n'ai pas renonc, par mon co-
nomie, devenir citoyen actif. Ah! monfieur, ils
difent qu'ils aiment le roi; ils mentent. C'eft nous qui
l'aimons. GERMAIN-NICOLAS LEBLOND, dit comtois,
domeflique de M. B... mdecin.
Avis trs-important, adreff tous les intendans,
matres d'htel, cuifiniers patifiers, rtiffeurs,
vdiets-de-chambre, domeftiques en livre et autres,
fItiffes, portiers, cochers,.poftillons, jockeis; ceux
des ngocian's, financiers, bourgeois et artifans
en uni mot tous ceux qui reoivent des falaires,
jufqu'aux bonnes femmes-de chambre, cuifinieres,
filles de chuifine et marmitons.
Tout le monde eft nceffaire dans le project que
je vais vous propofer : il vous tarde d'en favor
la raifon, et le vous la dirai en ptii de motss; les
belles phrafes devieninent inutiles pour la ;idupart
d'entre n'ous qui ne les comprendraient pas; je ferai ,
cet gard, come un dput qui a faith la motion,
qu'i! tait de la gloire de l'Affemble de fire impri-
primer en catchifine la nouvelle conflitution, et de
l'esnvoyer MM. les ccrs, afin del'enfeigner au Peu-
ple. C'tait donc nous, imenmeurs, a nos freres, nos
parelns, qu'il avait le project de la fire apprendre; je
vous avertis qu'elle vous devient iiiiiiile par les at-
rts et les secrets des Etats -gnraux. Entions en
matiere : voici le fait.
Parmi les diffrentes motions qui ont eu lieu, l'Af-
femble a dcrt que les comdiens (i-raient dor-
navant admillibles tous les emploi ainfi que les
excuteurs de la haute-juftice. M. l'abb Maury a
fait une motion en notre faveur, fans fuccs, c'e(ft-
-dire, que nous ne participerans en rien du tout.
Seuiibles aux maux de notre patrie refterons nous
toujours dans l'inaction? Souffrirez-vous, melileurs ,.
que vous foyez fpars plus long-terns de la claffe
des citoyens ? Si vous l'adoptez par vwtre llence
voil deux claffes reconnues ; c- qui eft contraire
la declaration des droits de 'hommie, premier prin-
cipe et premiere ble fuir laquelle eft fonde la confli-
tution : il elt donc nceffaire de nous concerter de
nous entendre, pour avifer au meilleur part prendre
dans pareille circonftance ; mais. fur-tout vitons de
marcher fur les traces d'une parties tidnos nouveaux l-
giflateurs : vous m'entendet ; les incendies ne font qu'
peine teints; ah! qu'il ferait beau qu'il ferait glo-
ieux pour nous de rpaier en pari-e les maux de nos
imodernes Solons ct Lyycu;'tues! hMais je vais beaucoup
trop loin; je n'ai voulu dire auitr; chofe, fi ce n'eft
que nous lfrions guids par les principles 'la louceur,
lorfqu' le: fera niiclccaire cependant, l'honntet et
la probit.
De combien ferait comnpof e note arme! D'aprs
le calcul du fameux banquier, la population de la
France fe monte 25 millions d'ames ; mais il enc
fut fouftraire un, et le prier de nous tre utile en
cas de befoin : retle donc vingt-quatre contre un, a-t-il
rpt fi fouvent. Je prfuime que e n montre lui
avait befoin de tout le Peuple pour oprer la rvo-


LIVES NOUVEAUX.
Lije gnrale, par ordre alphabtique des jour-


lution, nous aura mis au nombre de ces denier
et aujourd'hui la revolution fate nous ne omsr
plus rien,
Rcapitulons prfent combien il peut y avoir d,
domefliques on de perfonnes falaries eni France (da
prs la nouvelle exprefliond'unhommequi, depuisdi
ans, devrait tre la proie des vers) gallonss j, e uppor
qu'iy ait un million de nobles, etque les maifonslin
compenrant l'autre, fourniffenl fix dorneftique, voili
fix millions, et que parmi les autres claires ily e ait
autant, voil douze millions d'individus qui forient
11 moiti de la France, et don't une grande parties
Ln l'honneur de fervir dans les troupes de fa iaje 'f
Sh Meffieurs on a pu vous dire que vous etz
liures, et ou vous avilit plus que vous ne lii.ez
en Vous privant d'afliffer aux aafli'bles, d'y avoir
voix, et on l'accorde aux hiftrions, aux bourreauir
Ah mes chers camarades, nous ne le fouffrirons
pas Quoi de plus affreux et de plus rvoltant Ah!
hi vous vouliez me croire ,et eninnouvrir lesyeux fr
votre fort, fur ceux qui l'ont l-ait quelle gloire
n'acquerrerions-nous pas ? Quand enfin au bout d
compete nous n'aurions que le feul advantage de ren
dre la libert notre bon roi Blondel, lui feul, a
bien fu rendre la libert au roi Richard, ne ferions-
nous pas les seconds troubadours ? ll faudrait en-
fuite chaffer tous les dmagogues, liver un Charles
de Lameth, un Barnave, un Duport, un Robef
pierre un vque, d'Autun un Mirabtru'( l'ani)
un le Chapelier, un Dubois deCrance qui infultent
toute l'arme, pour en faire la julltice la plus fvre
tt fe repatre du spectacle de les voir tous fubir le
mme fort que nous faifions fubir aux crapauds dans
la champagne, en les accrochant au bout d'une per-
che fur les ruins de la Baltille pour les fire mourir
petit feu. Voil, meffieurs, ce qu'il ferait glorieux
pour nous de faire ; nous deviendrons libres fous un
roi bon et des lois ages ; mais fur-tout point de
dmocratie.
J'efpere, meileurs, que mes rflexions vous front
agir, et qu'aprs avoir combattu pour nos intrts,
nous fervirons de tout notre pouvoir la bonne caufe,
qui eft celle de notre bon roi Louis XVI.


ASSEMBLE NATIONAL.

Prfidence de M. le marquis de Bonnay.

SANCE DU MERCREDI 14 AVRI .

Sur la lecture du procs-verbal,M. GoupildePr-
feln demand que la motion faite par M. de Foucault,,
relativement l'loignement de la garde national
y foit infre.
M. l'abb. d'Eynrard. Il faut y mettre auffi le com-
mencement de l'opinion de M. Foucault l'vnement
a trop juiffii nos craintes.
L'Affemble confulte, dcide que, conformiment
au dcret d'hier, on commencera fans dlai-l'ordre
du jour.
M. de Caialcs. L'Affemble national ne it'emp-
chera pas de parler et de tmoignerma reconn iifance
la garden national, qui a fauv la vie.......
M. l'abb Maury entire: la droite de 1'Affemble'
l'applaudit : les prtres l'embraffent.
M. de Cazals parle toujours.
M. Guillaume. M. lePrfident, faites donc excuter
le dcret que l'Affemble vient de rendre.
M. de Cazals infifle. La parties droite de l'Affemble
s'oppofe l'excution du dcret.
M. le cur de Cuifeaux parat la tribune. M. l'
vque de Nancy l'interrompt pluifiurs fois.
M. le prTfdent. A peine l'Affemble commence-t-
elle que le tumulte regne. Le clerg a demand
parler ; M. de Cazals n'a pu fe faire entendrei fon
intention tait de voter des remercinens.......
Cenc voix. Nous ne vous demandons pas de nous
pi fener la motion de M. de Cazals.
M. le prfidct. Je demand qu'on dlibere fur lx
demand de la parole faite par le clerg pour l'ordre
de deux heures.
M. Lavie. Tous ceux qui parent ou qi ciienit
veulent nous empcher de dlibrer. Ji demand que
l'on daci, e par oui ou par non que les articlesquifont
l'ordre du jour front dcrts fans dfeimpate "...
M. le prfidelr mettez ma motion aux voix; Ie vois
en fo'umne, puifqu'il faut vous en fomnier. La grande
majority appuie cette motion.
M. le come de Montlaufier. Piifqu'on a difciut pen-
dant trois jours, je demand qu'on aille fiir-le-cham
aux voix fur les articles propols.
M. Lavie. Cette motion eft infidieufe: on vouda- t
pouvoir dire que le dcret n'a pas t difcut.
M. le prfident met la quefiion aux voix. A la pre'
mere parties la grande major,t fe leave ; l 2a centre,
partie, les membres qui font places l d'ite u
prfident ne fe event pas, et difent : nous ne dlib&'
rerons pas.
M. le ure de CuHieaux. Il s'agit d'unlfr.forme g n '












le de cetempira: que d'abus vous avez attaquer !
AIrme,-voius du glgaiv de la justice,, des armes de la
fige. frappez tous les abus. HI-las! ils avaient in-
vl le trne aprs avoir deshonor le facerdoce!
Leroiles a repoulfs loin de lui et le clergy, le
Yvai clergy, les ecclfiaftiques utiles, vous invitent a
s rofcrire a jamais du fanctuaire. Mais quel moyen
tedre-vois? vote comit aiiiv u oce i til fera lsait
ergleitens fut l'adminiftration d&s biens nationaux,






m le cur de Cuifeaux.reprend : diffinguons la puif-
ice e diporeles biens dola iaux nce ecclfiaftique. La o-
Iais en prfenter un. J'examinerai l'adminitratiomi


primti dcie l'lglie r et cveoi l le odi lric se f cEite



le relle a.partient i 1Etat. La Nation a fa difpoli-
les rinciles ct ee ite avoir admi-




Iilration : cette affertion elt encore conforme aux
Spcirie droite obere que l'opn m' interrompt n'e citera
la qiieltion.



s les conur de Cuifeaux repres les autres. La nation
,'elt chaorelle ettes du clergy ecceefiatiue. Lapro-
rae, la dt~ciplne intrieure, voil le diltricc de l'Eglife,


rile re s partieni l'Etr. L Na..ion a' f continuel-
tion lets die s citons ecclati ee pet en diqoles pludans
le lls es du cl ele doi en avoir admi-
nilflaoi: cette aflertion ef encore conforme aux


rinci6es4 du Aclerg... i on inergdenropt j e cier
s'et charg de dettes du clerg,; elle eti donc pro-
riitlirc des bins du clerg.... On s'e~f continuel-
tenant cart des dcifions ecclfiafticjues les plus
folemnsillCs.
En 1614 l'Affembie du Clerg deman.la q-e le
clerg lt rappell [oni infititution primitive. Eh
bien! voyons fi tout a t remis dans l'ordre. Qui
oferaik ie dire que le tiers des biens de l'Eglife a et
don aux pauvres que l'autre tiers a ti coniacr
l'entretien d;s glifes; que les prtres du second orire
ont te equitablement falaris. Ainfi depuis plus de
Ijo ans le clerg a joui de 70 millions de biens
don't il n'tait pas propritaire. On a invoqu des pri-
vileges pour quelques eglifes. Qu'on life donc f,int
Paul, on verra que les biens d'une glife doiven-
concourir i aitisfaire les befoins d'une autre. Nous ni:
foimmes ici que pour le temporie, et nous devrion:
peut-tre n'y pas tre..^ une aflemble d'Aix-la-Ch.i-
pelle, convoque par Charlemagne l'an 802o, le cl-rg
convint que ni les pretres m les ,moines ne de-
vaient fe meler de la police temporelle il te born.i
examiner fi les canons et les rglemens de di'ci-
pline avaient t excuts. Comment peut-on dire
que l'on fait une injultice au clerg en le ramenant dans
fa claffe vritable ? Mais fi la confiance du Peuple
Pous appelle dans les affembles politiques, rpon-
dons a cette confiance et ne nous permettons point
d'intriguer ; point de cabales, point de menes four-
des. J'adopte les articles propofs, faut les amen-
dlemens
On dimande et on ordonne l'impreffion de ce dif-
cours.
Ml, l'abb Gouttes. Je ne m'leverai pas centre
l'opinion du propinant ; je gmis depuis long-temns
fur les abus que malgre tant d'inftances pour leur
rforme, on a vu remonter de fiecle en fiecle. Char-
leiiagne avait ordonn que la dime appartiendrait
celui qui dirait la meffe et qui baptiferait les
enfans. A qui a-t-elle appartenu juufqu' nos jours ? 11
avait ordonn une meilleure difiributiondes paroil-fe'
leur dilribution vicieufe n'a pas ceff d'exifter. Er
effet, ou elles fout de trop d'tendue le pafteur
ne peut porter tens fes fecours fes paroifliens ;
u elles font trop petites, le pafteur refle dans l'oiL
fivet, qui bientt fait natre tous les vices s'il n'efr
pas vtrtueux au plus haut degr. (Il s'leve des
murinmres).
Vous n'y gagnerez rien ; je dirai la vrit. Je dirai
9u'on aurnit moins calomni le clerg, et qu'on aurait
bni la religion, files ecclfiaftiques fe fuffent refpects
daiantage. Je dirai avec Fleury, que pendant lesperr'-
cutions, les prtres, n'ayant pas l'adminiflration de lur
gliCe, taient vraiment vertueux; mais les perfcutions
cefferent, alors ils devinrent des pateurs mercenaires,
S engralTferent de la fubfiftance de leur troupeau, et
l'ab.indonierent aux loups. Je ditais il y a onze ans
au Roi ce que je dis en ce moment la Nation.
(L'opinant lit un mmoire, dans lequel il retrace
les dfircens abus et difcute le droit qu'a la Nation
d` les rlormer. ) Quand les leiflatcurs rprimeront
les abus, quand ils fupprimeront les bnfice fimples,
qutand ils rduiront les eeclefialques a unt traitemeri,
pirticulier..., les lgiflateurs ne front rien de mau-
vais i ils agirdnt, non come des hommes mais
comme des anges envoys fur la terre pour rtablir
lIs vertus ecclfiafliques, que la mauvaife distribution
des biens en avait exiles....

M. l'aibbi d'Eymard. Vous tes habitus difcuter
les grades queflions par principles; je rends homimage
a cet ufagn, etce m'y conforme en attaquant ainfi le
P' Oet expoliatif qui vous eft propof. Quand on lira
les dicours de M. Thouret et de M. l'archevque
'Aix, on trouvera dans l'un le roman de .la pri-
prit; dans l'autre on en trouvera l'hiftoire. T,e rcf-
pect pour la religion et la confidrat;on pour fes mi-
niftre marcheront toujours du mme pas.... H-taons-
nous d'abord d'attaquer politiquement une objection
epeteejufqu'au dgot. On a parl des aptres ,. et
font a compar leur indigence la richeffe de leurs
lreenfeurs. Dans la naifflaice de l'Eglife, les vertus
poRtoliques taient la pauvret,la renonciation tous


429
les biens et le coura-e du martyre. Il fallait donner
dcs efclaves inutiles par leurs maitres une religion
qui les confolt dts malheurs de la vie prfente par
l'efpoir du bonheur dans la vie future : mais dans
un royaume floriflant, pourra-t-on croire que des
minifires revecus des livres de la mirete que des
miniftres, prcairtmcunt pays, pourront attirer ce
refpecr ,.doiit le refus eft une injure la religion
mme ? ..... .. . Les peuples qui naillent font
Fanatiques ; ceux qui font mrs font pieux ceux q.
ir corrompent font fophiftes et fceptiques ; ceux qui
font corrompus font incrdules....... J'examine
'article premier du project du comit des dmes: Avoir
la difpolition d'un bien, c'eft avoir, non la proprit,
mais la surveillance : river les ecclfiiatiques de leurs
proprits, c'efl prononcer une interdiction qui les
dshonore et qui livre leurs pofflLfions toutes les
iltrigues, i touts les manoeuvresde la cupidit. Eh !
d'ailleurs, pourquoi confier auxmunicipaihts les biens
des titulaires qui poffedent fuivant tout-s les loix e
Ce n'eft point afez que de fire des portraits inju-
rieux, don't le peintrea pu quelquefois frvir de;mo-
dele, il fant examiner la nature des clho's et celle
des circonliances. Ici les chores et les.circonftances
ne peuvent autorifer l'expoliation: S'il faut, fur
les biens qu'on veut envahir, fecourir l'Etat, fou-
lager les pauvres et entretenir le facerdoce il
eft croire que Etat fera mal recouru, les pauvres
mal foulags, le facerdoce mal entretenu. Il eft difficile
de trouver un article plus immoral et plus injufle.
L'article Il a pour objet de dvafter pour falarier des
gens qui, depi:s douze fiecles, ne content rien
l'Erat. La religion, paye ou non paye fuivant
les chances de l'Etat, fera rnprife ltes iiiinilires
deviendront mprifables ; vous verrez les prtres
licencieux et fditieux, troublerl-s moeurs, trouble
les Peuples i ils cabaleront, ils ramperont pour obte-
nir ou pour conferver un traitement pcuniaire.
T'arr. IV content des difpofitions bien importantes,
pui.qu'il s'agit du fort des pauvres. Voil donc les
difiricts devenus hofpitaliers et deflins remplacer
le canal dfign par l'Eglife. Il ne manque plus que
de charger les municipalits de porter aux pauvres
et aux mourans les confolations de la religion. Ah !
combien le miniftere facr des pafleurs deviendra rebu-
tant; combienla religion obtenait d'empire fur une ane
attendrie p.ir des bienfaits Priver le miniftre de les
rpandre, c'eft lui arracher la plus belle prrogative.
Je voulais, au fujet de l'art. III, vous propofer uii
replacement de dmes, mais il n'eft.plus teins, je
me borne donc demander qu'on dcrete que la pro-
pri t'fulfruiitiere appartient au culte et aux pauvres;
qu'elle n'eft pas une proprit de finance, une pro-
prit de la rue Vivienne. Mais il eft un moyen
de ne pas augmenter les malheurs qui affligent la
Patrie :ce moyen eft simple. Le clerg e'chargera feul
du pavement des 400 millions qui font nceffaires;
cette fomine fera hypothque fur tes biens ; il
achetera les affignats, s'il eft autorif fire des
ventes inceffimment et graduellement pour parvenir
payer les 400 millions. Dans vingt- quatre heures
ce plan rtablira la confiance etla circulation.Le mode
me rappelle un devoir important remplir. Le zz fep-
temb're, je vous ai prfent des mmoires du clerg
d'Alface fur les dcrets du 4 aot ; vous avez alors
ajourn la question. Nous fommes prts difcuter
une caule qui intreffe les plus illuftres Eglifes ca-
tholiques c'eft le fujet d'un amendment fpcial que
je renouvelle.
On fait lecture des articles qui font fournis la
difcuffion. Voyez Je n0. o10, page 41 2, 3. colonne,
les 4 premiers articles.
A. de Cajal.s. Quel que toit le danger qu'il y ait
a dire la vrit dans une Affemble lgiflative, qui
r.-'utfe de protger tes membres....... avec toute la
franchise.
On crie l'ordre.
M. de Cazals veut continue.
M. G:iilaume. M. le prfident, fi vous ne voulez
pas vous rendre complice des propos incendiaires
de l'opinant, vous devez le mettre l'ordre.
M. de CaGales. Votre comit des dmes vous pro-
pofe............ de dpouiller le clerg de fes
I iens; votre comit a donc oubli que les pro-
prietes....
On observe que la difcuffion eft ferme, et qu'on
ne peut propofer que des amendemens.
M. de Caaales. Je croyais que la difcufion tait
ouverte fparment fur chaque article.
M. le prfident appuie et dvelpppe l'opinion de
M. de Cai.als.
Apres une lgere dicuiffion, M. de Cazals announce
que fon amendment confifle dcrter que les titu
laires actuels doivent tre excepts de la difpofition
des biens du clerg.
M. de Caqals.. Votre comit des dmes a-t-il donc
oublie que l'adminill:ration des biens eft la parties la
plus prcieufe dela proprit? A t-il oubli qu'il parole
des homes charges de maintenir touted les pro-
prits? J'ai peine reconnacre un Peuple jadis c-
lebre par fai loyaut; c'eft cependant vous qu'il


apparent de dfendre la religion contre cette opi-
nionpublique, toujours flottant- d"erreur en erreur..,
On demand M. de Cazals de pofer fon amen-
dement.
M. le prjident. Il n'y a pas de dcret qui l'ordonne.
M. de CaZale's. Vous prtendez mettre vos dcrets
l'abri de la loi ; vous les dcorez du prtexte de
l'utilit publique ... Qu'ils font imnfenfs ces
capitalifles qui preffent vos operations par tant de
manceuvres Qu'ils penfent donc que toutes les pro-
prits fe touchent, et que quand on en viole une,
on eft prt les violer toutes. Certes, oin ne les et
jamais violes, fi l'Affemble n'et jamais fig
Paris. . . .
On crie la fdition, au menfonge.
M..de Ca(als continue. La dette publique fera paye
par les offres du clerg, par les contributions des
Peuples. . .Voil les feuls moyens don't il vous
foit permis de vous fervir fi vous ne voulez pas vous
dshonorer la face de l'Europe.
On rappelle M. de Cazals l'ordre,
_d. le prfident. J'ai beau dvelopper mon impartia-
lit, je n'ofe couter ce que dit une parties de l'Af-
femble, quand l'autre eft prte rclamer.
M. Guillaume. Ce n'eft pas-l la question.
M. le prlfdent. Je demand qu'un memb're e level
et pole cette quellion.
Beaucoup de perfonnes fe levent.
M. G.iillaurne. La question eft de favoir fi M. de
Cazals, fous prtexte d'un amendment, peutinfirlter
la Nation entire, eni dilint : cette Nation jadis loyal.
La question eft de favor fi M. de Caals ne doit pas
tre rappel l'ordre, et inferit dans le proces-vcrbal,
quand il pi che des maximes incendiaires? (M. le
prfideint ne bouge pas). Vous avez demand qu un
membre fe levt pour pofer la question ; il s'en eft level
vingt: j'ai pris la parole, et j'ai pof cette question.
L'Aftemble dc ide de repaffer l'ordre du jour.
M. lre pi/'dent. Je prie l'opinant de fe renfermer
dans fou amendment, pour ne pas r'niiouvellcr un
tumulte don't tous les bons citoyens g&eiil'ent.
M. de Calals. Il n'eft pas jufle d dpouiller les
titulaires actuels de leurs proprits. L'Affemble ne
fouillera pas fes dcrets d'une injuffice ; j'en fuis fir,
par l'eftime que je m'obfline avoir pour la majorir
de fes membres. Je demand donc que l'Affemble
dclare que routes fes difpofitions n'ont point d'appli-
cation aux titulaires actuels.
M. le prfident fait lire une lettre, par laquelle
M. l'archelvque deParis announce fon retour prochain,
et envoie fon ferment civique.
M. l'vque de Clermont Je ne viens pas apporter
un amendment je fuis affez patient pour tout lup-
porter, affez gnreux pour ne pas me plaindre, affez
ami de PlEtat pour lui faire toute forte de sacrifices;
mais je dois l'Eglife de Clermont, l'Eglife Galli-
cane, l'Eglif., entire, mon honneur, ma con-
fcience, de dclarer que je regarded ce plan come
funefte l'Empire, et dfaflreux pour la Religion;
que je m'y oppose, et que je m'y oppoferai touiours,
duffai-je avoir mille glaives fufpend us fur ma tte. Je
dclare donc que je ne peux participer la delib-
ration.
Un tiers de l'Affemble te level pour adhrer
cette declaration.
M. Frteau. J'ai deux amendemens prfenter; ils
font appuys fur deux confidrations touchantes, re-
latives l'intrt public et l'intrt des cranciers
de 'Etat. Le premier confifte reflreindre le premier
article deux'cents millions au-deffus des quatre cnes
auxquels doit s'lever la vente ordonne. Vous im-
pofez une charge confidnrable aux municipalits, aux
dpartemens et aux districts qui n'exiflent pas en-
core; vous leur aviz dj confi les foins les plus
inportans ; ces administrations doivent concourir
l'cxcution des forces prendre pour la rformation
de l'ordre judiciaire ; il faudra qu'elles correfpondeii
avec vous pour l'ar'iette des nouveaux impts. J'ai ,.
ajouter une confidration qui regarded les cranciers de
1' Etat, qui m'iutretlfirt pe'oir-o element. Jefuis crt an.
cier de l'Etat j'ai trouv me dfaire avec avantage
de cent mille cus d'effets fur le roi : j'ai cru qu'il
etait d'un bon citoyen d'attacher fa fortune i la for-.
tune publique. Dans les circonftances difficiles et qui
peuvenit te prfenter, il eft important d'avoir confi- rv
des gages fis. Pari'alination loudaine qu'on propose,
il ne reflerair plus de gages. Mon autre amendment
porte fur i inlftntanit" des mefures qui vous font
pro oafes. L'ifficacit de ces meliures, dans l'inflant"
prfent, n'eft pas certain ; il ferait peit-tre plus
fage, pour i' ne le principle fit fait exactement, de
1iaffi l'adminiffration des biens ecclfialtiques aux ti-
tulair s, en exigeantque tous les bnficiers de tout-s
les clafles comrirenitchaque anne de leur revenue aux
administrations de dparteiens et de difricts.
M. l'abb..... demand par amendment, que les
communauts religieufes foient exceptes.











,M. d'E~ourmel. II faut ajouter aprs ces mots, tre
a la difpofition de la Nation ,, ceux-ci: cc focus la
irveiliance et d'aprs les instructions des provinces -.

M. Rederer. Je propofe un amendment, qui a
pour objet de tranquillifer les labitans des cam-
pagnes et les fermiers des biens ecclfiaftiqucs il
confifle en ces mots : dcrete en outre que les
'baux maintenant exiftans auront leur entire ex-
'cution .
M. Goupil. Je propose de conferver aux vques
et archevques les biens fonciers qui font leur do-
tation.
M. Duopnt. Il me paratrait convenable d'ajourer
aufli l'article, que l'Affemble fe rferve de pro-
noncer fur les penfions des religieufes, et fufpend fe
*mettre en poffeffion des biens affects leur tno"
naflere.
M. 'albb.... Je prfente en amendment que
vous adoptiez la proposition faite pac 1e clerg cd un
prt de 400 millions. 'offre de developer les mon',
du plan fliva;', lequel ce prt ferait fait.
On observe qu'il efl inutile d'entendre une feconde
fois la motion de M. l'archevque d'Aix.
M. Chal'et, rapporteur du comit des dmes, exa-
mine les diffrens amendeniens. Il demand le renvoi
au comit de ceux qui ont rapport aux baux ferme
et aux religieulfes, et propose la quetlion prealable
fur tous Its autres.
M. le prefdent. Un membre demand la priority
pour la motion de M. l'archevque d'Aix.
M. le baron de Juigninfifle pour qu'on fafie lecture
de cette motion.
M. le prefldent. Cette motion u'elt point rdige en
dcrett elle confine renouveller l'offre d'un pret
de 400 millions.
M. Prieur. Le clerg, qui ne poffede plus rien,
peut-il offrir quelque chofe ?
M. l'abb d'Eymard. Ce n'eft pas le clerg, fi l'on
veut, mais tous les ecclfiaftiques, mais toutes les
glif's du royaume. (I1 fait figne Tes voifins de fe
lever. M. d'Efpremnil fe level, ainfi que le grand
nombre de cette parties de la falle. L'Affemble con-
fulte, decide qu'on ne lira pas le dtail des propo-
fitions de M. l'archevque d'Aix.
M. l'abb d'Eymard. Nous demandons acte du
refuse.
M. d'E[prnmenil. Nous demandons que vous conful-
tiez l'Affemible fur l'acte.
Conformment l'opinion de M. Chalfft, deux
amneidemens font renvoys au comit des dimes ; les
autres foRt carts pa la que ion pralable.
L'art. I". eft adopt en ces terms: une petite
parties de l'Aleibl ee ne pregnant point part la dli-
bratio.
Art. I1e. L'adminifriation des bins dclars, par
le dcret du z novembre dernier, tre la difpofi-
tiori de la Nation, fera et demeurera ds la prfente
anne, confie aux Affenmbles de dpartement et de
difiricts, ou leurs dire&toircs, tous les regles, ex-
ceptions et modifications qui front expliqus 1,.
Plufi-urs amendemend prfents for l'article fcond,
font renvoys au comit des dimes. Cet article eft
decrt en ces terms :
c Dornavant, et partir du premier janvier de
la prifente anne le traitement de tous les eccl-
flaftiques fera pay en argent, aux terms et fur le
pied qui front inceflamment rfixs i et nuiimnoins
les cures c agneampagnes continuerot provifoirinment
adminif-rcr les fonds territoriaux attaches leurs
benfices', la charge d'en compenfer les fruits avec
leur traitement, et de fire raifon diu surplus, s'il y
a lieu n.
On fait lecture de l'article III, prfent en ces
terms :
Les dmes de toutes efpeces, abolies par lar-
ticle V du dcret mentionn dans l'article piremar
eni mble lesdroits et redevances qui en tiennent lieu
comiine auili les dimes iii od-s appa tenanctaux lacs
dclares rachetables par le me nie dcret, raifon
defquelles il fera accord une indemnit aux propri-
taires fur le trfor public, cefreront routes d'tre
perues jamais, computer du premier janvier
1790 ; et cependant les redevables front tenus de
les payer qui de droit, et excitement, la prfente


43(
anne, come par le paff, dfaut de quoi ils y
front contraints en la maniere accoutume .-
M. Rabaud de S. Etienne propose, d'aprs la con-
fidration des dirpofitions des habitats des champagnes,
un mode de changement pour la perception de la
dme pour cette anie ; elle feraic remplace par une
fommni d'argent determine ur le prix des baux et
rep.irti: au marc li livre. L'opint annnonce qu'il ne
fait que dcvancer un grand nombre de commiunauts
qui le font runies pour apporter l'Aifemble cette
declaration.
M. le Chlapelier. Cet article eft contraire l'un de
vos dcrets et l'intrt public ; vous avez dclar
les dmes infodes rachetables, et vous propofez dle
les flippiimer. Quand vous les avez dclares rache-
tablis par qui avez-vous ioulu qu'elles fuffLnr rache-
ts ? Par I: s particuliers qui les doivent. L'article
propole tend a dire que la dette de quelques parti-
culiers fera acquitte par le trfor de tous. Je demand
le renvoi au comit fodal et au comit des dmes,
pour ce qui concern les dimes infodes.
M. Salli de Choux. Au lieu de fupprimer tout--fait
les dimes, ne ferait-il pas plus convenable de les per-
cevoir pour le compt ,de 1l'ltat. Je demand le renvoi
total de l'article au comit.
M. de Biacuat. Ce qui regarded la dme infode n'efl
contraire ni vos prcdens dcrets, ni l'intrt
public. Si vous ne fupprinez pas ds--prtfent ce
que vous appellz dimes infodes le propritaire
continuera a la payer, et paiera encore la dme eccl-
fi dtique. Vous ne pourrez plus affeoir d'impofitions
d'une naniere juiie. Que faites-vous ? Une rgnra-
tion g'nrale. N'acceptez point d'exception dans cette
circonlance elle ferait nuifible a trop de citoyens :
v'ius en avez befoiin, ne mettez pas d'entraves au
patriotirine.
Quelques autres amendemens font propofs.
On dlibere. Ils font tous rejetrs par la question
prealabe et l'article eft admis tel qu'il eft rapport
ci dtic s.
M. Loys demand qu'on ajoute l'article IV, aprs
c;s nmots, ce aux frais du culte ceux-ci.: public,
catholique apoftolique et remain ,,.
Toute la parties gauche de l'Affemble fe leave avec
transport, et l'ainmeudinent eti adopt.
On obferve cependant que perfonne ne s'eft apperu
que le mot public ft dans l'amendement. M. Loys
le retire. L'Affemble eft cependant confuthe for
cette Cuppreffion, et la mme majority dcide que
le mot pullic fera fiipprim. MM. de Caz.ils, de
Nancy et de Fumel, qui, avec toute la parties de la
falle o ils fe trouvent, 'avaient pas voulu delibrer,
s'leveat cependant centre cette fuppreffion.
L'article IV eft dcrt en ces terms :
~ IV. D.ans l'tat des dpenfc s publiques de chague
anne, il fera port une famme fufEifante pour four-
inir aux frais du culte de la religion catholique,
.ipofiolique et romaine, et l'entretien des .iii,, 'i
des autels, au foulagement des pauvres et aux pen-
fions des ecclefialiques, tant fculiers que regulihrs,
de 'uun et de l'autre fexe ; de manice que les biens
qui Font la dilpoition de la Nation, puiffent tre
dF gs de toutes charges, et emtplyes par les re-
prl'cntans, ou par le corps lgiflatif, aux plus grands
et aux plus preffans beolins de l'Etat ; la fomme
defline au service de l'anne 1791 fera inceffamment
dttrrnine.
La fance eft leve cinq heures.


Extrait d'une lettre de Lille du i1 avril.
P. S. Je ne vous ai point crit hier Monfieur,
parce que je n'avais rien d'intreffint vous wander
on a cependant rpandu, avec profulion dans les
rues et dans les cafs, une page imprime avec cttte
apostrophe en tire : Garde a nous citoyens, garden i
nous et trois fois garde nous. Co. imrinm pr oduit
l'efetL que fon auteur en artendait. ,es municipii ix
onlt affebl le confeil gniral qui pine runli
a reu une dputation des regimens rfugi4s dans la
citadelle, qui a tmoign des craintes de voi prendren
la ville le parti des rgimens qu'elle a dans fon1
fein ; mais ce confeil a promise de garder une neutrlit
parfiite3 la garnifon,de fon ct, s'eft engage
excuter les ordres du miniltre. Le confbil a dput
Paris deux de fes membres M. Panckouck: et M.
l.agarde ; le dernier tant incommod M. Wiart a
pris ra place.
1M. de Vitry doit, dit-on, dnoncer ce foir M /,
Livarot et M. le baron de Noyelle; il doit offrir des


tmoins pour prouver ce qiuil avag e contre eux
requerra acte de fa dnonciation, pourla f, ,,i
au comit des recherches, et fe livre 'ra e 'l
qu' l'iffne de l'affaire. vr era ci l '
Du 3... Rien de plus vrai que la d.on .
que je vous ai announce hier. M. de Vitr "ci .
vers fix heures du foir la maifon comn ue na
la munlicipalit tait feule affemble et lsne 'n cais
tcnuts dans la plainte ont part aflez graves gPfirn cef.
After la convocation du confeil-gnaal. 11 s'efl ff'e
ol ce martin i heures; il a donned act,. de
V itry de fa dnonciation, et l'a envoy fur le chaitp
a I1AlTemble national.
La ville efi tranquille.



V ARI TS.

Les papers publics nous ont appris que dans le Br
bant certain prtres et moines avaient enmply le
ltint miniflere lerer luir la revolution, dans le
efprits des fideles, des principes contraires l'opinio,
genrale. Ce genrefi dangereux de fiduction a t
regard comme digne de la barbarie des fiecks de
himatifme, et cependant il sell trouv dans Paris
;e ne des pretres qui n'ont pas hfit d'en fire uage.
On a rendu comnpte dans ces papers publics de cer-
taines neuvaines et prieres faites dans l'intention de
conjurer la revolution.
On dit de plus qu'une femme, nomme m adire
Champagne, portrcre d'un htel gurni de la re
Coqhron, tant alle confen'c dans la quinzaiiiede
aPaucs fon confeffeur lui a demandi l'on opinion
fur la revolution et fur l'Affemble national cetie
bonne fc imme a rpondu toutfimiplementrqu'ellecroyait
qu'il rfilcerait n grand bien pour le royaume d'ne
plus gale rparition des impts, de ladiminutiondu
prix du fel, et de la libert chacun de gagnerfa
vie comme il pourrait. A ces mots le confelfeur
montr une fainte colere, a refuf l'abfolutioni ft
:pinitente et lai a impof une pnitence rigoureufe.
Madlame Champagne a trouv cela affez mauvais pour
quitter ce conefeeurr, et pour raconter les amiies
et tous ceux qui veulent l'entendre, ce qp'elle a
prouv de la part di prtre habitu de fa paroiff
qui elle s'et confeffe.


TH AT RE DE LA N NATION.

Le z z de ce mois, avant la reprCentationdePidre,
M. Naudet a prononc le difcours fuivaht:
Meflieurs, des arrang-mens firs, invariables,nomu
permettent d'abrger dformais, autant que vous le
defirerez, la clture de notre thtre.
SNos foins ne fe borneront poiit ce ficrifce
apparent, qui nous devient prcieux, parole defiique
vous cn avez manifeft. Des articles, cornflts fui
les riuoyens de procurer la clatfe des citoyen les
moiin aifrs la facility d'aflifter la reprfentation de
nos chefs-d'ouvre, nous ont fait eprer depratiquer
ifns cette falle fix cens places et plus, un prix
nmo.' , qui ne nuiront en rien la commodity des
autres fpectateurs.
Vous affurer des plus conflans efforts'e't dii re-
pect le plus profound, voil, Meffieurs, le plus do0x
de mes devoirs et le yoeu d'une focit don't le zel
a pu tre un moment: attrift, mais jamais ralenti.
Nous ferons toujours raffiirs par le ouvnitdes
bonts d'une nation gnreufe et claire qi, jige
et protectrice des talents, a toujours fu leur tip'.nir,
avec autant de got que de justice, et la le0on et
l'encouragement .
Il a fall qu'une parties du public fe fcht contre
l'autre pour parvenir entendre ce compliment'Un
particulier au lever du rideau, avait demanded quon
fit venir M. Talma, afin qu'il rcitt e difcoursqU o
avait fait pour lui. M. Nandet a iofriiit le public
q:'.:n effect M. T'almna avait pri M. de Chiefnierda
lui fair" un difcolirs; que M. de Chefiier 'ifait it,
mais que la comdie l'avait jug conrrnire ifes v'es,
au respect du au public et la dlicatef descir-
confiances. Il a propof de prononcer celuiqU'il ait
prpari'a on a coenti l'enendre il apaFe
t tts-applaudi. .


S P E C TACL E.

ACADMIE ROYALE DE MUSIQUE. Dn.'''N
paroles de M. Hofman;- mufitie de J.
et le ballet de Tlemaque, de M. Gard'. *


s


O t 'ab e risi h;/telde ioi c des Poitevin a o au/ ureauz desr Agc es de Paris, r'te nelve S. Augnflin: Le prix ef p Ia
Z8 .iv trois mO, 3 v. or mois et 3/e 721 li. e. "uatne ; ci pour la Province de liv pou r tros j l lv.
lmois, et 8i liv. pour Z l'ane- fac defr 'r. L 'o s.orn Freaee et lers.Di ecteu s des Pof.. C'e/7 M. Aubry, Directeurl dui Baureau de Ic Ga.ette Nationale re des Poi evins i
adrefjr les lettres et laige.et, francs de pot. = Touc ce qui concern la comofitcion et la rtaction de cte Gaete, corme l,iVes f
Cares, Mufique c. doit r' u/d'iee' au PxRdactel'dae cette Feuil rie du Jardinet, maifion d M. Caraffe, anJce d la rr dde'E "prd


------;n~L-~0~--~---~~l~-~~y----_______