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Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

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GAZETTE NATIONAL, o LE MONITEUR UNIVERSE I .


v ND E II K E 2 AVRIL


1790.


le 13 il a pale Francfor.. M. de Milins, najoi
pQ LITIQ U E. du regiment autrichien de Caprara, et arrive en
cette ville. Il efr charge de lever un corps franc de
TU R QUI E. ioo fufiliers, 10co cavaliers et ico chaff;iurs : ce
corps portera le nom de M. le marchal de Laudhon.
De onftinoe le 29 j nvie. --420 chevaux de remonrt qui viennent de la Bo-
e Con nope, m j me, doivent paffer inceflimmnent ici et fe rendre
a rt & .b .


L ctan-acha Gazzi Haffan, a obtenu fa d-
Sil a; dit-on, t remiplac par .Juluf f-Pacha,
ncirnnement gand vitir et ci- devant fraskier
d'ilail. On croit que ce dernier viendra en prendre
rfrtion a Conflantinople, fuivant un hattischril
que fa h"uti le lui a envoy. -- Le 26 de ce mois,
olla t dliid' nils le canil ueConilantinopie un ouragan,
qu'ia ftit iIaltraict un convoi de 4z navires, charges
i, grains, que le gouvernement turc fait venir du
leantr pour on compete : dix-fept de ces navires
ont pri avec leurs cargaifons et leurs quipages
de ce nomlbre taiicin quatre borimens vnitiens et
ideu turcs les autres e.taient d d diverlfs Nation,
et patiuiier.nent grue' s de la domination otto-
mane.
Les ngociations qui avaient t entames, fuf-
peIues et reprifcs par oidre du granid-vifir, n'ayant
pas cu le luccs qu'uon avait efpr, le miniftere
oinaiin s'efl enfin decide container la guerre :
ci:tiiirll les c. r.ik r .' nouvelles reius V arfovie
desi ntieres de li Pologne, afurent que le prince
Piotcmiii continue a entretenir des relations avc le
grand-virr. On ajoute, il clt vri qu'\n inm e-
teirs l'on fait tous L s prparatifs oour une cait'pa.gne
prochainei qe 6o,o-:o homans frroit polti s le llong
dlii ilnuiie, et que 0,o00 autres front e lteiige de
Conitantinople. La ffltte rufie a, dit-on, t pour-
vuede tontces les provi`.ions iieccu'aies a une fi grande
entreprife. OUB p.-le encore d'un project d invasion en
Natolie. Quant aux conjectures fur la paix on s'ex-
prime ainfii Suivant le trait conclu le 31 janvier
aContlt.incinopl entre la Porte et la Prulfe, et a u-
quel a di acceder la Polog.ne, c s puiflances fe fon
engages a ne fire ni la paix ni la gluirre, fans un
colilentement rciproque, et s'aider imutl ilemcinit
de tous les fecouis nceffiires. I es course de Londres
et de la Haye front mdiarrices et garantes du
trait'de paix conclude ciins la guerre actuelle i eni
cas de refus des prIliminaires, la cour de Berlin
dclarerait la guerre aux deux course impriales, et
par ce moyen on s'attend que la lRutlie ne tar.iera
point a fiire la paix avec la Suede, allie de la Poire
ottomane, .
ALLEMAGN E.

De Vienne, le .1. ma-rs.

M. lemarchal dc Laudhon redouble d'activit pour
le raflcmiiilemiiint de l'armee en Bohme. l1 a reu
du nouveau roi Leopold un billet flatteur, don't on a
cit bauicouip le paiffa;g, ftivant : i Quoique je ne
fois p|is militaile, n ayant p:as eu occasion de le de-
vin r dans l'.rat oi j'ai ri.n, je ftis cependant ap.
pr.cier votre i.iite, et je vous regarded come le
prI'! iiier giral de l't'u rope. Si j'ai confi au prin. ,v
de Knitiz la dirde.:ion ci tiL-re des affairs politique ,,
je crois devoir vous confier cells de la guerre, er
le foin de tour ce qui peut y avoir rapport. ,
Le 8 de cc mois, Mi. le comte de Podewilz, miniffre
Pre P-uflna iLnne, a eu avec M. le prince de Kau-
nirz uae longue conM!'reice, la fuite de laquelle le
itunilfre de Pri.fle a fi: lpartir un courier exi;rordi-
tnirc. Ctte preciitration a -t interpdte d'aprs les
circonihfatces, et l'or dit ci que le trait enitre la
Pillle et la itirtc doit ren re la guerre inevitable
et acclrer les prparatifs qui fe font dans la Bohme
et dans l Moravie.

Du i 8 mr rs. La reine ne viendra ici qu'au mois de
mai prochaiiin elle amenera avec elle les trois piun-
elles tis filles. On attend vers le milieu du mo;s
Prochain les quatie aines d.s princes fes fils, et les
quatre cadets la fin du mmm mois.
Les Etats d'Aurriche et les dputs dle la Galici,:
ont tC admis avant-hier l'iudience du roi, et en
font fortis avec la plus grande fatisfactioin des dil-
Pfi'tions dans lefquelles ils ont trouvi leur fouvtrain.
Le roil
de r. l, par gard pour l'ge et pour les services
ce le prince de Kaunitz, n'a pas voulu qu'ilvint
aez lui. Sa majefl- a et le voir lundi dernier, et
a Iu avec lui iii entretien d'environ deux heures,
ii ptfenice de M. l'archiduc Franois, que le roi
esaftavoirt intlention d'initier de bone here dains
les affaires.
Ies troupes que command M. le prince de
Cfo 'ourg ont reu des renforts confidrables, et
mnPf rtes p marlcher vers la Bulgarie conjotine-
"iet avec les ruItIes, d'anrs dts s avis rcen.s ,u..
rie 'urcs fe rafl''niblaient en gland nombre en Bul a-
ret en Bofiuie.

De Francfort, le 18 mars.

M.d de Cobeitzl n"n'antr point riuffi dans fit mi-
diatioP auprusdes elges el reparti pour \ i-.iine, et
'5 13elge' ,, ell,'pal'lt Lr\llle


uxea.. olu.t lllLUUrg

ITALI E.

De Livourte, le 8 mars.

Lopold, en quittant les Etats d'Italie, a voulu
les preferver des influences de la guerre. ]1 a diflingu
le grand-duch de Tofcane de l'hritage de Jofeplh 11
par la dclaiation prcife que voici :
S Sa majift apoftolique le roi de Hongrie et de
Bohme, archiduc d'Autriche et grand-duc de Tof-
cane, a ordonn, par une rfolution prife dans fon
confeil, le 27 fvrier dernier, de publier que, non-
obilanr fon avenement au trne de iongrie et la
louverainet'd. tous les domaines de la maifon d'Au-
triche, et nonoblant auiii la guerre qui fublifte entire
la court de Vienne, la Rufle, la Porte ottoman et
la Suede; quoique cette guerre, loin de tendre fi
fin, foit dans toute fa force, nanmoins l'ordon-
nance du ier. notch 1788, concernant la neutralit
du por de Livourne et de toutes les auices radzs
fur la cte de Tol'cane, fortira fon plein efet, de
meI'm que touts les declarations relatives l'obfer-
vance la plus f rupuleure de la premiere, en con
le iuence de la bonne-foi qu'exige cet gard la plus
itricte fidlit i lefquelles ordonnance et declaration
ont t envoyes par fo, ordre tous les contrls
des Nations refpectives rfidant en Tofcane. : n con-
Lqiucice il et ordonn au gouverneur de Livourne
le faire puiblier la prfente rfolution fouveraine ,
de la fire remettre aux confuls rufidanit Livourne
etde Venvoyer aux confiuls de 'Tocane rfi plant dan'.
les poirt strangers, pour avoir s'y conformiie
fcrupulcuremcint et veiller lon execution.
Donn le 2 mars 1790.

LIGE.

Du 25 mars.

L'Etat-tiers du pays de Lige a public aujourd'hui
un recez, par lequl il ordonne que fes dputs
entrent iliceffan.inmmnt en conference avec ceux de
l'Elut-noble, pour prendre en common une rfolution,
dans la iuppofition que le prince-vque n'accepte
pas les derniers offres de fa majeft prufiienne. Ce
recez ne parole de l'Etar primaire que pour fire re-
mrarquer le silence obltin qu'il garde fur les pro-
pofitions du ticrs-Etari, du 2 3 mars, et fur cells de
1'Etat-noble, du 21 du mme mois.

ANGLE TERRE.

PAR LEMEN T.

Fin des dbats de la chambre des Communes.

M. Fox terminal ce dbat important par une re-
piqte vigolreufe o il rcapitula les principles et les
id us de fon premier difcours, en leur pritant une
force nouvelle,il s'attacha particulierement rtablir
.les fits, des prmiffes on des confequences alteres
deffein ou par mgarde dans les objections de Tes
adverflirLs i c'etait torque M. Pov.ys voulait qu'on
fepart 1s deux bills dans la dircufiii ; ils taient iii's
fi inrimemient, que l'un ne fe pr.entait point fans
l'autre. Au rfle, s'il avair fallai more-tir cet exa-
men, c'tait fur-tout de l'acre de corporation qu 'oi
aurait dt s'occuper puifqui'apportint dis rtlflic-
tions i l"-nt.. l'xeurcice tu ciroit natural des fli
jets, cette chambre, qui eit la gardinne et la con-
fer\atrice c dpt crIten de ce d t enue de mettr
encore plus de zele fa dfinfe qu' celle de la
prerogative royale.
L'orateur paffa enfuite la rfutation du dif-
cours de M. Burke; mais il le fit avec les mena-
gemens qu'exige l'amiti; il reconntt lui devoir la
majeure parties de fes iiumieres en politique ; mais
quelque peine qu'il reflentt de ce que les ides d
fon ami ne s'accordaient point en cette occasion
avec la fienne, ce qui le confolait, c'eft qu'au mnons
il n'avait pas avanc un feul principle auquel M. Burke
n'e rendu hommage dans lon dircours.
II vous a dit, min-fficurs, qu'il amait vot, il y
a dix ans, pour la rvocation des acts en quiit-ion ;
cela prove feulement que j'ai g.ard- mni avis dix
ans de plus que l'h-norable membre : je l'ai ouve t,
en poriant des bifes, en tabliff.nt mes propres
principles en en dduifant des confiqnncres rigou-
reufes. Il s'eft content d'dchafauder le ieun lur
des foupons des invectives, dps pamphlt s et
des anecdotes auxquels il a iu prter des beaucfs ora-
toires infAparables de fon tnlz:nt.
Quant l'hiftnriette du duc de Richmont, je ne
!ais fi elle efr citje d'unLe nliaiicre /ufe; imais je ne
vis pas trop fa liaifon avec l'ordre du jii, r c'efi
l'excellive feulibilit de inon honorable ami qui


l'gare ; il s'eft fait une ide fauffe de ce qui fe
palle Paris, et s'abandonne tes illusions. Je fuis
sr que fi l'ancien dtfpotifme peait encore fur cette
contre, mon honorable ami ferait le premier
plaindre le malheur des Franais. La nouvelle conf-
titution a dinceffairemi-nt dtruire les anciens abus;
elle n'a pas encore eu le teis d'lever l'difice nia-
jefiieux et durable qui doit les remplacer ; et lima-
if itioni de l'honorable mambre ne lui prfenre que
des ruines : de-! Tes gcinifiemiens fur le fort do
]'dglife et de Ces membres, qu'il croit rduits l'au-
mine. Je ferais atr.!i f ch que perfonne de voir des
thologiens, de quel-ue fectr qu'ils fuffent, foit an-
glicans, foit non -cconformiffes, prendre part aux
lections des membres du parlement ; mais je fuis
ronn que le reproche de ne donner leur voix qu'
ceux qui fe dclareront amis de la liberty civil et
religitlile, vienne d'un ct de la chambre o il
ne fiege pas moins de trois honorables membres,
,.nii des raifons auffi futiles ont fait changer d'avis
depuis le dernier dbat : l'un done pour motif de
ce-tre variation, qu'il a apperu depuis des incon-
veniens qui ne l'av:ient pas fra pp d'abord, lorfqu'il
a mis le premier cette motion fur le bureau; les
deux autres reconnail'nt que c'eft bien leur avis
arniculier, mais qu'ils font lis par les inflructions
de leurs conlfituans, et forcs de voter contre leur
faon de penfer. Affurment ces mandates impratifs
font un tcef et un terl bien plus rigoureux que celui
qu'on accuse les diffidens de tire fubir aux candi-
dats pour la nouvelle election gnrale du parle-
ment. Quant l'improbation amere du language tenu
par le doecteur Pricitley, j'en fuis d'autant plus cho-
qu quil n'a fait qu'ufer du droit pofitif qu'a tout
humilie d dclarer que telle ou telle parties de nos
inftitu.ions civilcs lui dplat, pourvu qu'il ne s'y
oppose pas de fait. J'aime le courage du docteur,
jy n'y vois pas le crime le plus lger et je me
declare d'avance lon complice.
M. Fox ne tmoigna pas peu d'tonnement de ce
que foi honorable ami avait product une lettre de
M. Fletcher, de Bolton. Si jamais paper avait fait
impreflion en faveur de la caule des diflidens, c'tait
aflurminnt celui-l i il prove que ceux des diffidens
qui mritent bien de la lgiflature, ont droit la
faveur, ou pour mieux dire la justice d'tre diftin-
gus des autres ,aet que la rvocation des deux actes
oppreflifs ne fuffrita pas.
Suivons, imefiemrs, colitinua-t-il, la conduit de
mon honorable ami, qui, je me le rappelle, lui a faith
infiniment d'honneur dans les dbats occafionns par
la guerre d'Am ique, tabliffons une doctrine qu'on
jugea paradoxale au premier coup-d'oeil, quoiqu'e le
it fonde fur la politique la plus famine il s agif-
fait de fparer la baye de Malfachuflet de la pro-
vince de New-Yorck et de plufieurs autres: quoi !
dit-il, eft-ce pour adopter cette maxime ablurde :
divide et impeir ? Je n'y confentirai jamais divifons
l'Amrique a la bonne heure.-- Un grand clat de
rire partit de tous les cts de la chambre; on ima-
gina que l'honorable membre'venait de fire une
bdvue; mais il ramona bientt les rieurs de Ton ct,
en ajoutant: divifons l'Amrique non pas en fna-
rant les provinces de la baye de Maffachuffet des
autres, mais en les partageant ainfi : mettons de c6r
les provinces dlyales et mcontentes, mais gardons
celles qui nous font affectionnes, en les confervant,
non par la force nmais en leur accordnt tout ce
qu'clles demandent. Cer avis tait excellent, imefliurs:
eh bien je vous propofe de l'adopter aujourd'hui
fpare. les dillidens, rompez leur union abandonnez
ceux qui font trop exigeans ; mais accordez aux
modres coimme M. Fktcher, les demands dans
lesq miles ls tfe rettreignent.
M. Fox allait termin.r ton difcours, quand il fe
rappella tout--coup une chore qu'il aurait t trs-
fache d'oublier; c'rait 'allulion aux troubles fufcits
en 1730, par fit Georges Gordon : en dpit de la rage
tt de la tureu aveun.le de la populace, M. Burke
avait pcrfitoe vouloir que la chambre donn'ir plus
d'etendue a la tolerance follicite par les catholiques
remains ; srement, en rappelhinit cette poque, o1i
honorable ami ne fongeait pas l'ide qui fe pref'nte
fi naturellement qu'auourd'hui le clerg de P'eglie
dominant joue le role que la tourbe fditieufrl avotir
pris alors, tandis que ls diflidens reprefentent les
pauvres catholiques remains perfecuts.
M. Fox finit par dire que les non conforminfes
trouveraitent toujours en lui 1.n d ft.nfeiir I dl, qui
fe ferait gloire de prendre enr nin 1li cafe des op-
prims. Il eut le dfagrment n'-chouer, mal:;re la
force et l'loquence rle fs raiiois, et la chambre
rejetta fon avis la majority de 189 voix.


Le dividend des actionnaires de la banque d'An-
gleterre ift fix trois et d&mi pour cent, pour le
frineftre qui doit cheoir le 5 avril.
Le Vanjitar, vaiffeau de la compagnie des Inds,
a pri dans le dtroit d'lanrcca, en taif,.at rotate pour
la Chine : heureulement tout I'.quiipage uLt rne grande
patrie de la cargaifon, confifiti principalIement en
uiafires, ont t fauves. Ce navir- erait comi-and
par le capitaine Willon, q'ie ion voyage aux ltes
i.l.w a hit couauattre avantilage uiteamnt.


N', 91.


~4-1-1'1-- ~YII-~-`--------











M", Perr, lhbil' cnnoirtrteur de la marine, vient
de ':il.- u:'" finu!i' re de onvcrtv, ecu creulant un
t.. .tI Li In.'i A partient, ar lU 'kwa lpies et I.oundr s.
Uin t:'.t'i. tr/.t piedsdr r d. popin udetu, i navler
p'li."i-ts ioachr s de fbblr et d'argyil ,a imaniir. tli des
a:i. n .!Ilo:P".S et im.'ne une haic entire de noi-
lti' s, enci:or charges de leurs fruits.
Une viulete fecoule de tremblement de terre s'ef<
fair t ctit vers les q:iarre heures tu imarin du jeudi
.:7 fi'virr, Irintfi d.:.n, le comit d'e Weti-nore-
lani : uns expolion plus bruyante que le tonnerre,
s'Alt fait fnl.n ire en mim:-. rns. La conifernation ell
d.;ve'nue g niraild., et les h.bi:itans fontr empreffl r
de quitter .'-rs mainfons pour chercher un afyle lutr
la cte. Au point du jour, on a reconnu qu'il s'tait
form un ,..*,.,iic de pres de zoo pieds de larger,
oe prodigqirieu-lent profound ; il a dilparu fix naifons
engloTiiOis dans cet thyme oi il a p'ri auffi beau-
coup de b '.til. Le choc s'et propage plufieurs
milln s la rold'i, et depuis on a teriuv un autre
abvme une lieue de dift.ince du pr..'mier, niis qui,
heureuifemaen t, n'cff pas atili large. L.'giration com-
munique aux fables par la fccouffe, a continue encore
pendant plufieurs heures.

FRANC E.

De Paris.

LETTRES-PATENTES DU ROI, du 14 mars 1790,
qui ordoni. 'rt que 1'. -xpornaion deOs bois continuera
d'avoir lieu darans la province de Lorraine Allemande.
Idem, donnes Paris, le 14 mars, fur le d.cret
ki l'Alfembile national, du 17 mars 1790 concer-
nan, l'alination la muinicipalic de Paris et cells
du royaume, de 400 millions de biens domaniaux et
ecclftiafiques.
Proclam.ition du roi, du 16 mars 179o fur le
dcret de l'Affemble national, concernant le fer-
ment prter pat les gardes nationals.
Art du conf-'il d'Etat duroi, du 26 mars 1790,
portant rvocation des rglemens qui exigent des
preuves de noblefle pour l'entre la maifon royale
de ,aint-Cyr, l'Ecole militaire, er dans d'autres
m.,i;ins royals d'du.ation.

Suite des Lettres-patCenes fur di cret de l'Affenbiee
national, conccrnantz la divijon du royaume.

TITRE II.

Dpartement de l'Aifne. T.a premiere affemble des
lictnurs de ce dpartement fe tiendra Chauny,
et ils poporooron l'une des deux villes de Laon ou
Soifins, pour tre chef lieu de dpartement. Ce
di:pairtement cit divif en fix dii.riets, don't les
chels li.ui foui : Soiifons Taon Saint Quentin ,
Ch.ceau 'hierry, Guile prov'fozrement ; Chauny,
provif ,j'rcrment.
Ls vlecteurs du district de Guife dlibreront, lors
de L.ur piemiere affemble dans cette ville, fur la
fixation du chef-lieu, et fur la reunion ou le partage
entiree Guife et Vervins, des tabliffemens rfiltant
de Ia rnfultirution. Les lecteurs du diffrict de Chaunv
propoferont la fixation des i i';. i i Lbilflemiens, en
les partageant entire Chauny Coucy et la Ferre.
Department de l'Allier. L'affemble de ce dpar-
,tement le tiendra dans la ville de Moulins. Il eil divif
en fept diics dri dour les chet-ieiux font : Moulins,
le Donjon, Cuil'e, tGannat, Montmarains, Montlu-
con et Cerilly. L'affemble du dpartement propo-
fera, fi elle juge propose, la premiereLgiflature,
la reduction tix difticts.

Des Vofges en Lorraine, du 7 mars 1790.

La conflitution fi desire s't.-hlic eifin par-tout.
D'une extremit du royaume l'nutre, l'amour de
n. la t. ier cre de nouveaux lol'its; le z.le diu bon-
he Ir dis Franais anime tous les bons efprits, et
kl-c ictt facial tit fcell par-tout du ferment civique.
.a parties de la ,orraine connue focus le nom des,
Voig s, vient d'offrir l'univers le fpectacle atten-
di itlln uide tout ce que pieut l'ani ur des citoyens fran-
c ii. El'd a vu ie ife ome)ir' i foun i1in la fdration la
plu~ folt-mnuele entire toutr s les milices nationals des
difire:'l)t s iii.-) commtin auts de ce canton.
'a ville cl'':pinal, de:fine &tre le chef-lieu d'un
cp rr.ement, a fervi de point de ralliemient l s
raepr'Ei'ttaips dle prs de deux cntr mille habitans
v font reindus pour contractor la fdration la plus
claur.nte centre les ennemtis de la conflitution nou-
vlie.
Pntrs d idmiiration et de gratitude ces deux,
cent mille citvyeni avaient, depuis long-tems expri-
mn et public lfeur adhcfion finccrc aux dcrets de
l'aiignfle Affemble inauoinonl i's ibiniffaient chaqne
jour es operationss, ils en rpcdiient chaque jour les
bieifiits,
(C' tuit peu pour des coeursvraiment reconnaiffains
unii feitimeint plus vif ';'aniume, ils fe portent les uns
aux auti s leurs voeux : ils s'entrelacent des chanes
de< l'amour parriotiqure ils ont recouvr leur lib-rt
par la nouvelle coniitiution'; ils veulent la rendre
inaccellible aux coups du defpotifme, ils arborent
l'et ndanrd de la fid'lit aux dcrers de l'Affemble
national ils mi'ditent un trait de puiflance et de
zele contre les ennemis dubien public, ils conviennent i


( 376 )
iu jour qui f ra tmoin de leur ferment, et ce jour
cil le plus giolieux.
Les milnces nationals des villes de Neufchateau,
la Marche, Raon-l'F.tape Mirecourt, Reunib. rill-r,
Share IDrnay Saint-Diez Bruyeres Bain ,
tlemiremont, Fontency Charmr.s, Plimbieres ,
les communauts du Val-d'Ajol, Dompaire, Vanne-
rron, Vrcourt, Docelles, Xertiginy, TFrmonzy-
Saint-Laurent, Giardmer, Gircourt, Buffan, Laval,
Aunr, etc., fe font rendues Epinal le famed
6 mars.
L'on avait lev fur chaque route, l'entre de la
ville, un arc-de-triomphe, charge de guirlandes, de
devils de la Libert, et du trophe des armoiries
d'Epinal.
Un dtachement de la milice d'Epinal eft all au-
devant de chaque corps national, et au milieu .des
acclamations, des falves d'artillerie, du fon de toutes
les cloches, et de la fymphonie d une miuique martial,
touts les milices nationals furen: reueset conduites
fur la place principle d'Epinal.
Tous les citoyens de cette ville s'emprefferent
d'offrir les logemens et nourritures iieffaires; ils
taient h: ureux de poffder leurs frrers d'armes. L'on
remarqua fur-tout l zele des chanoines rguliers,
l'emprcifement des dames chanoinefles et d. s dames
de la Congrgation, qui avaient fourni les drapeaux
lfupdrieurement brodes en or et en argeirn, la mi-
lice d'Epinal. Tous le difputaient le plailir de fter
les dfinfeurs de la couiiirution. Le foir une illumi-
nation gnrale public la joie des citoyens:
Le dimanche 7 mars toutes les milices nationals
s'aflbembler.nt fur la place principal d'Epinal, er les
droits de prSance turcnt rgles par le fort. Le rang
idfigi, leur march fut annoncee par le fon des
clo'rh-s et les falves d'artillerie. ,
Elks fe rendirent au Cours, au milieu duquel on
avait leve un autel, fur lequel fut clbr l'atgufte
sacrifice de la meffe par l'aumnier de la milice
d'Epinal.
Rien de plus impofant que cette crmonie, en
pleine champagne, pendant laquelle les amateurs Ex-
cut, rent plufi urs morceaux de mufique ; des valves
d'artillerie indiquaient les initans facrs des mylleres
de la religion, et les drapeaux dploys des trente-
cinq diviliois de la milice narionale, annonaient
la reunion des coeurs offrant l' ternil les premic s
de la libett franaife, et les voux les plus gardens
pour le bonheur des IFranais.
La municipalire d'Epinal s'tait rendue cette c-
rmonie ur l'invitation des milices nationaIc:s; et
M. Vofgien maire de cette ville, pronona un dif-
cours loquent dict par le sentiment prcieux
qu'infpire le dvouement la conflitution. On ava:t
plac au deflus de 'l',utel la devife adopte par les
milices elle tait ainfi conue : *

VIVRE.I LIBRE, OU M OURIR.

C'efl dans ce Cours,nouveau hamp-de Mars que
toutes ces milices runies prterent le lerment civique
d'tre fid-les la Nation, la loi et au toi, de
former entire elles un corps toujours fubfiltant et
toujours prt voler au fecours des patriots qui le
rclameraient, et de verfer jufqu' la derniere goutte
de leur fang pour fire observer les dcrets de l'Af
femblee natio-nale, et repouffer les ennemis de la
coniltitution
C;e ferment prt, ce corps proclama commandant-
gnral le ficur Etirnne Lagorce, ancient militaire,
ayant fervi Fn qunlit d- fourrier dans Lin reti:.ient
de dr.i',oni, l'd!pace de ciniqurae-deux ans. La ver-ii
furt couronrie, on ne calcula ni les dcgrs de la naif-
(ance ni les avantages de la fortune. Ce vieillard
respectable trouva, dans la goinrofit du corps qu'il
command comme gnralifiime, une refloiice Tes
befoins. On lui cra un revenue de zooo liv. ; ce fut la
fete.de la vertu civique et militaire.
Des falves de canon annoncerent les diffrentes
proclamations de comminand:t majors et officiets
gniraux de ce corps formidable ; et une mrufique
bruyante, des acclimations ritres prcdereut le
retour de cette mnilice national.
Le refi du jour fiat employ des bals, divertiffe-
mens et illuminations; toutes expreflions de la flicit
que gotaient les citoyens.
Le 8, une mdaille d'or fut frappe en mmroire de
cette action clatante i elle portrait l'hommage rtenlu
aux vertu., civiques et militaires du nouveau com-
inandant-gnral. Il en fut dcor come d'un brevet
inaidrable. Les dames bourgeoifes, portant l'pe
pour armes, prcdant les officers et gardes natio-
naux, allerent rendre leurs hommages ce gn-
raliliena.
Le 9, chaque division de corps national ds Vofges,
retourna porter dans fa rfidence respective, les
tmoi"gnages d'une satisfaction complete ; chactune
fut conduit par des ditachemens de la milice d'Fpi-
nal, pricds de la mufique et de routes les dmionf-
tia 'ons de la fraternity la plus cordiale.
Jiinais jour ne fut plus heureux, plus digne d'tre
confign dans les faltes de la France. Le cielbniffant
ces iddmarchs vertiieues, les faverifait encore d'une
parfaitre frnit de l'air.
Que l'univers retenriffe des cris de joie de ces
citoyens g nreux ; qu'il apprenne les lans de l'a-
mour des Fr.airais et que les ennemis de la conf-
ritution tremblent a la vue d'une puiffance fi bien
tablie et fi autrentiquement combine !
Quels effort's pourraient rfifler de fomblables
ramparts de l lli ert franaife !


Les bas-officirs et dragons du rdeiment dien
lme fe font empreffs d'offir ur tdLliitfoi au fer
meut civiqiue.
La ville de Lunville a demand acte de foh adh,
fion la fdration des Vofges et tous ls bon
citoyen.s defircent que cette fdration foit unived ll
dans 1'Empire Iraniais.
De Tours, le 28 Mars.

Quelques bons citoyens viennent de fonder ce
cette ville une tocit patriotique, don't 'unique
objet eit de fe foumettre aux lois nouvelles de cet
empire, de profeTlr 1 amour ie plus pur de la libert
et de la justice. Son iniitution particuliere tendi r.
pager dans les campagnes l'inflitution don't les
minittres, les commifilfons intermdiaires et les bu.
reaux des intendans o0'r arrt trop long- tens la
circulation. Cet tabliffermenit fit muriurer iciun
grand nombre de perfonnes; c'eff, ce me feeble en
dmontrer l'utilite votre patriotifme. Peu d pro-
vinces en ont autant befoin que co.lle ci..
Je vous prie, monfieur, de publier ma lettte,
B...., Soldat.citoyen et l'un de vos abontds,

De Fontainebleau, le 2. Mars.

En rfervant, monfieur, une place dans votre in.
tcrelfant Moniteur, aux actes de patriotifme, vous
Faites une chofe infiniment utile ; car l'exeiple agit
plus fortement qu'on ne penfe,et il cft iii,;i.;l .1,,
l'homime le plus froid ne foit pas mu, loriqui ilvoit
voler au lecours de la chofe publique cette caffe
d'hornuiis qui de longs services n'ont value quele
plus troit neceflfire.
C'eft ce que vient de fire le dtachement des bas.
officers invalides de la compagnie de Tivean, com.
mis la garde du chateau de Fontainebleau, que j
counmiande, en votant auprs de notre municialite
l'abandon de deux jours-de leur paye. J'ai u u,.on.
fieur, mler au plaifir de cette offrande, le regret de
fin peu d'importance. Oui je me trompe, on cet
article vous paraitra meriter une place dans le M.o
niteur Univerfel.
Sign, LE CHEVALIER D'ARGENS, cqpitrin
d'Invalides, chevalier de Saint-Louis.


AD MIN ISTRATION,.

M UNICIPALIT S PROVINCIALES.

De Bordeaux. M. le come de Fumel, ci-devant
co-mmand.int en chef pour le roi dans la iafle.
Guyenne, maire. Officers municipaux :M\ Ferrinre
Colk, ngociant; Pierre Sers, ngociant, ci-devant
prlident de MM. les quatre-vingt-dix lecteurs;
T.agarde, ci devant lecteur ; Gabriel Sjourn,
notaire, ci devant lecteuro Louvrier, negocianti
Benazac, maitre tonnelier, ci-devant lecteur lfiac
Tarteyron, ngociant, ci-devant lecteur; Grozilhac,
ngociant, ci-devant electer i Duverger ain AI-
phonfe, apothicaire, ci-devant lecteur Chicou-
Bourbon fils, ngociant, ci-devant lecteur; Dran-
tceu pere, doyen des :ivocats, c1i-deuvarn ,-ieciEii
l)tang iltre charpentier de haute-futaie, ci-de-
vant lecteur Deflpjols, architect ; Martignar,
avocat Defmiirail, avocat ; Gramond de Caitern,
wigciant ; Vigneron, trforier de Francei Arnoux
jeune i Coureau ain, mattre forgeron.

De Montmartre. M. Valleteau de la Roque, maire,
Officiers municipaux : M M. Genin, Pextoi, Potier,
Del'domaines Buc, Richard, Boucher d'Auvergne
et Jamart. Procureur-fyndic, M. le Comte. Secrtaire-
greffier, M. Garnotel.


COURT DU CHATELET DE PARIS,

On va plaider et jtiger inceffamment au Chtelet,
un procs entrepris dppuis prs de dix-huit inot' ,
et don't les details nous ont paru devoirtre dequeue
intrtr.
Le 6 aot 1788, la file aine de M. Defgranges,
marchand tapifier la Halle, caufair avec la 'eura
la porte de la boutique de fon pere : un homni
s'approche la fait entourer de follats, et fe met
'evoir d: la fire conduire au corps-d.-garde. L:
cris perans de cette fille pouvantee attirnt i. Di
granges et tout le voifinage. Les reprfentatiois d'un
pere qui rclame fa fille de voifiuis qui certilfentde
Tfn honntet, ne peuvent perfiader le cit f de
cette brigade qui entraine la jeune peronne," travel
les hues d'une multitude aveugle, au corpsdeg ,ir
de l'htel Soifons :ce fut-l que le grand nilnbi
de bons tnoignages fiur m ademoifellc' De 'a
et l'loquence menaante de fon pere,determin
M. Coutechy la relcher. '
De retour che. lui, M. Defgranges p'. otl
l'clat fcandaleux d'lune fcene dshonorante p'
fille, devint furieux lorfqu'il vit fa fille cadette fui
comber au faififfement qu'elle lui avait occ ,
et mourir de fes fuites quelques jours apres. ; .,
Dans le dfefpoir de cette d,,ublle ianfo.r e loedlu
au fond de fon cour qu'il n'eft pas i.P'eR ibl ,,d;l.
nir justice d'une aufli funefle mep~i" i.il ,e Il l..
celiveineiit chez plufieurs c.,inin, .il' a ile,,
de Paris, qui tous refufent de recevoir lau h


;..J ..












1 i,. ',; -. d ..
:..e: aj'e LC' i . l.-" s' S .a M.i le : ardc s- IcIaux,
S -I: ai 'un conuni laire de recevoir li
S -l e t c rnvoy a !\. oi tl:etenant de
lin . l, e police t t i -- fi,
:'' ' im. o l e l n' .1Cas p a fille
:. rre.,"-' mu i- bien une de s ouvrieres qui
at' c des files de prai;itmUion.
,. n v.i \. Defgranges 1prfe:nte au premier ma
Cn t artelation ligne cle quinze volins iM.
-' ',.I e-'ux ri fe d',adii ttre la requte :
S.. rebute point un pre qui a la imort d'une
miles et l'honienr de l'autr\; vciigcr.
s'adrlh au parlem'ent, mni enjoiint
'. pires, commi:iitflre de recevuir d formais
Ss plants ui lui ft nient portes et qui
n,,,n', pr u, i art-c lau z9 dreembire 1-,8, routes
,i c:Srs a afflblns, les pairs y et.nt, M.
et ., ,,. de.., dentndre la plainte de M.

La pi:e a r reus2 le 13 jinvier 1789; elle
-coM. ls i,'-il.s quLii ous5 venons de conne'-r, et
i plu-s in c trificat de vi. Peti mdecin qui
an'Al qu' i fii ca.lette de M. Defgranges e!t
t ,li .e des i 1 1 .....* occafionn par 'ar
reiationi de c fnr. La plainte commanique M.
e rocu retr du rni il a ordonfn e d'iforimr. Onze
moins ont t en: rlus, qui fe fonttt tous accor-
U si dapofer des its portes sd r ie n la plaints. Un
dex pod da. phlut, que lon:tquA M. Deltgrcnes
A. iit di a M. Conrecy it rendrait plaimntt conira
lii, ce 'rnier avait repondu: guaux, fi t t'en avi-
'st je pen/arat.
) fjp's care info rmariona M. le procureur du
Su'ro c' luu .o un w C L d ia)ouirn e nt per' onnie .
\'. ulitec'nantt-cri ain.l a reCndu l jugement fui-
t, le 1 7 fvrier 1789:
Nous difon qu le nomme Contechy pr.-venu
liAs'tre coimporteavec bruititr et indili':Aion dt.:
l. ,ta i'cmploy a la police, et' d'avoic f.ii irnjuie
cinae jeune peron.ie n r''dcant commie fili pu-
biinJ', 'er ajoure' a comiparor en pcretuln par-
lanilc ntons.t
vM. Coutechy a fLibi interrogatoire p iarcdvl n i.,. d-
lal-huroye cotilrillar au Chatelet, le a mars 17).
]iiterrog fi lorfqu'il a arr. r maidmoif ile Dei-
.. ;. il tait porter d'ordre du roi i: -A r-
puiiiol& qi.e i.iun.
l eitrroga s'il tait porter d'un dcret lanc par
le ~ i i qui prfide la police A rpondu que

A lui deimndi pourquoi il avait arrt maLernoi-
felle '..- l''a... '. fians aucune fore td'ordre : --- A
pondi qc c'tait Itge qu'il tait Varai qu'il
s'ut im is, et que fur la rclimationi de fbn pore,
il av:uit rpar fon erreur, en lui rendant fa fille ftir
le chaicip.
A iui remiontr qu'une pareille tourderi tait
ieie'ife, qu'il auairit apporter plus de circonfpec-
t'on, et s' '' r .das mnoeurs des fenmmnes qu'il arrL-
tit:--- Ar.pt)n.lu qu i n'arrterait iamais de fon pro-
p:emouverntnrmaisS'plns es ordres de i. Quidor,
aWe il ntiet que h enunis c- .i y, on c.rrain
tnis, e:it tres-exigeant pour cert'' forte de capture
c' qui fait i qu-- dai in pIrcipiraitjon de ion zle
ili it biea pardoiiinable ,de s'tre tromp.
D'aprs cet interrogatoire, l'alfaire a t renvoye
a i'auiinc, t on aliLre qu'elle fera plaide et
Ju e:u n i ) :- 9 m D| a I


CoM STITU TIO N. LEGISLATION.

ei'Prlt}u uil'ue nouvelle org ai/itlow: de la jufice
et e la, police ae France ; par M. l'abb Syeyes
ntQec ette pirrarhe: Quelques ides ne roint poiit
uni l;ti. En fait de conftirution, il faut de l'enemi
blli Coamet! la machine publique va-t-elle fi elle
ia pas riuts fis fspces ou fi elles font mal accor-
Ades A Paris de l'pimprimerie national.
.'rThouret a lu le mercredi24 ni.mars, l'Aftlirei-
b, na tionale, un mimoire travaill centre les abus
d-l'ancieinn adminiflration de la juice. Cette pro
action a t ectrrinemnt applaudie.
Le lindi 29, et le mardi 0o M. Duport a lit
'Allemble national un volume de promeffes fur
)es a\'ntag-D.s que la France doit retire d'un novel
wd jdiUciaine, Rfr les devoirs des futures inagif-
tts &:c. Cet ouvrage extrniemenict tendu avair
"ri qui ei avaient re faites les jours precdens ,
la; n e la pliis grande parties de l'Affemble m-
fir les loges qui lui avaient t donns. II tappelle
"fIFt les ides de Filangieri et de :1lackflone. La
n"'wrer don't ells y font prfentes, fuppofe la con-
S"-= des effects fur une grande a'feiunble. Il cft
f' qu'il y a des beauts de dtail et des vues ,
's neuves, au moins fuivies avec une forte de fa-
": ite. Mais ce n'efR encore l qu'une critique etune
""le de I'odre judiciaire: or, c'eft fa conllitution
9 ''ilious faudrait.
'. l 'abbc Syeyes, qu'on n'eet pas tonn de re-
:IvCI'er quand i[ s'git de conftitiirion, n'eft I>a
n"' i a la tribune pour lire fou plai, mais il l'a ait
linerr et diitribucr nous tnous hitons de l'an
;atccr et d'eu transcrire la table des tcres, fan'
ntos Permettre, fur unen matiere de cette impor
tauce, de prveuir le jugement du public.


( 377 )


T A B L E D S T I T s. public. Dans la forme actuelle, fi les juge; font per-
S A. -rs ou nial intentiounns, l'incoinvnieent eil curt et
'it e 1er. De t jiuie et die la olie primaires dt.u paf!ager et on fe confole du mal pri.fent en ei-
/cs vile a d'as les rrmpag,.s. ,ratii d'avoir bientt des juges plus inrlruits et plus
II. ID: ta j.ifice et de la police dans les departermen, iuies. La corruption ne fe perptue pas dans ces
et les d-flric:s., tribunaux toujours renouvelles, come dans ceux
III .'sjuage. oi les mmes jug.'s ex recent leur mag;lftratuire peu-
IV. Des caufes dornefliques, confulaires, politiques dant toute leur vie i on ne s'y fera point une juril-
et files iafifhjeties quelques exceptions. prudence de routine, qui n'f propre qu ruiner
V. r.Lu centre gnral de la police ct de li juflice pour l'autorit des lois. ,
tout le royaume. u Je vous ai cit, a repris M. de la Croix ces
rflexions, qui font ce que !'on peut dire de plus vrai
.... ..S5S*. ..... et de plus fort contre les magitratures permanentes.
T Si l'on en croit des bruits publics, ces relexions s'ac-
L I T T R A T U R E. cordent avec le pli-n judiciaire qui doit rreprfent
L'tilUblin e national, ;iais come le plus fr
P o i s ir .')y'en d'claircir Ie vrits eit de les combattre,
m, ni" permettrai q:uqilctirs objections centre le fyf-
Romance. L'amante abandonne. tece de l'abb de i'dlali.
11l ft certain que l'cfprit de corps eft un des
P.iilez, moutons, P'herbe nouvelle, grands inconviiens qui puilf'eat s'tintroduire dans
Vos blceens Conti fup:rfius; les Etats parcel qu il forme des claffes de citoyens
L'ing:na qu j'avais e cnai e plucl qui s'ifolent dans la focie, le fortifient par la
Vous pr et ne aimede plus. union de leurs tacultes, s'invefiflent fouvent d'une
Avec quel art, pour me furprcndre, autorit fuprieure aux lois, et s'arrogent des privi-
Il me vantait vote bonheur c l'es defiructeurs de l'galit ; mais auffi lefprit de
ae il'coe utais e crus tcndcur jiflice, de gndrofit, anime et lectritf ces mmes
corps un dgr plus puiflantc que les individus
Souvent, pour moi, du pturage, divifs.
Il vous r.aenait ftr le oir; ,, Nous.avons vu des companies adopter des par-
Aujo. d'hui ne vet plus nous voir i; h ques, qui ont to:nr les autres ctoyens,
prcifement parce qu'elles avaient une reputation de
SToi.imme, hlas pauvre Lifette, corps fourenir. I en eft quelquefois dans l'intrieur
Aurais-tu penl qu'en amour, de Etar de certaines companies, come Par-
Au -Lr: : cmme dfau prcmit e jomr'? Ie de quelques uns de nos regimens, qui fe feraient
S Au :c cane au peciio? dtuire, depuis le colonel jufqu'au dernier foldat ,
Vous feuls m'tes refts fideles, plutt que de ternir une ancienne renommee.
Et li je isn'eui aim que vous, c s Quoiqu'il fenble 1 abb de Mabli qu'on doive
Jlrati des n ours biplumoins cruelle. regarder des juges perverse, come un inconvnient
Je paIl:rais des jours plus doux. paffager, cet inconvnient n'eft pas moins redouta-
Adicu, ruifleaux, adieu boccage, ble pendant la dure de leur magiftrature; il n'eft
Liite un jour vous reverra; s vrai que le citoyen condamn, et qui en verra
Lifece alor us voe on'aicrag. d 'u mauvais juigeniai t, pard fa fortune ou fon hon-
Par M. CARRIERtlE. pM-nui:, fL confolcI du m'l pvr'fenIpa. l'efpoir d'avoir bien-
cit des j ugns plus Jclaies et plus jufles. En effect ,
-- qu'imporr.trait un Franais fltri ou rin, fans*
Svoir mrit ce malheur, que des magifirats plus
LI V R E S N O U V A U X. quitables vinffent un jour prendre la place de ceux
lli l'auraient plongd dans l'opprobre ou la mifere ,
PLAr'DOYER prononce a audience du Chtel.t pulque Ion procs, une fois termin par les premiers,
de Paris, par M. de Seze, avocat au parlement ne ferait pas revi par les autres ?
pour M. le baron de Befenval, &c., in-8 de i1 J'aimerais mieux laiffer lubiiter dans leurs fonc-
pag., avec cette pigraphe: Hoc tameu crime ([ j t ions, tous les membres d'un tribunal lu par le
mnfl..t;s ) a judicibus non in occcionem habendem lfuffrage public tant qu'ils jugeraient conformment
ci Jed i/n vricatu nam et perSonamfpectandan efe, aux lois. Mais a la premiere sentence et au premier
an potueric facere et an ante quid fecerit et an cogita- jugement qui feraient reconnus contraires aux ordon-
Vcrit. IfF i. b 48, cit. 4 1. 7 , 3. A Paris chez nuances, je voudrais que le confeil de rvifion an-
Pr..uit iimpimpeur du roi, quai des Augutins. nuliat et le jugement et les juges qui l'auraient
LA GRANDE PERIODE Ou LE RETOUR DE L'AGE fig , en rapportant le texte de la loi qui aurait
.'os.; ouvrage dans lequel on trouve les causes des te viole.
d. cordres pais, des efprances pour vavenir et I Un pareil urage produirait de grands biens. Tous
gr;nen diu unillcur plan de gowuernement eccleiaf- les afpiranis aux functions de la miagiftrature, fen-
iqu., ,civil et politique p par M. D' * : avec cette u l d-re de lur miniftere dpendrait de la
p'graphe : conformir de. leurs jugemens la loi, l'tudieraient,
L s M ius ab integro fcloran nascitur ordo. se p6itreraient de fon efprt.
V!rg. EgI. 4, V 1 Tous les magifinrats appelles a la decilon d une
t r g de-Beau-g afaire, tant tents de donner leur opinion par crit,
A Paiis chez l'autetr rue Saait-.Jean-de-Beau-
vais, n 3 chez MM. Blanchon, libraire rue apporteri t l. pls irietufe atciition au rapport
va n. 3 chez MM. Blanchon, libraire, rue et ne ha2flrderaienit plus leurs fuffrages fur l'expofi-
Saint -A ndrd dt; Arcs, et Belin, rue Saint-Jacques, iondes procs.
prs St.-Yves : in 0. de 454 pages prix y liv. br. o E:fin, il y aurait urne heureufe mulation dans
tous les tribunaux, entire tous les membres pour
y errie laintelnus l plus I,'ng-tems potlible. Alors
M D E C I N E. l'1ho110neur de l'iancienne.t ne fe:rait plus le faible d-
dommagement des amnnies mais la rcompenfe dif-
La mthode ou e e fuis dans le traitement des cingue de la coniifante inu(.grit. '


.-rouelles, m'a ruli contaimmeint, depuis quinze
a-tides, dans les plus graves, que je crois pouvoir
nilurfer qui je eguris d'une manie:re plus promipte et
plus hureuife qu'on ne l'a fait jufqu'ici.
J'avais propolt a MM. les admi-niftrateurs de I'hi
j ital gnral une experience ftr quinze ou vingt
i ladess que j'aurais traits fous les yeux de trois
ind, cins et de trois chirurgiens de Paris, gale-
ment clbrcs ; ils avaient agr mes offres que les
circonaiances actuelles o;it contrari et fuifpendu.
Ies m iicamens que j'emploie n'ont rien de defa-
gabie les. enfans le, prennent fans rpugnance, et
je puis traiter ces maladie s das les provinces, eno
envoyant l.s, reimeds, et en dirigeant le traitement
par crit.
Je vous prie monl.ieur d'infrer ma lettre. C'cit
que la belle faioi favorite le fuccs des remedies,
tlu-tout dans la mal.idie la gurifon de laquelle je
ne futis confacr. CAZAt, oULE ancient chirurgien
des arm/ces, et ancient midLcin du roi rue Muraa-
rine lt. 28.


LY C E.
En analyfant l'ouvran de labb de Mbb e abli for le
gouvernement de la Pologne M. de la Croix a
crit un mo)rc.ttu qui n'et point tranger au tr.avail
done va s'(iccui>-:r 1' \ f 'riL.I ,:u national. S'il arii-
vait dit i'abb d; Mabli, qui focus prtexte d'avoir
des ju;es plus clairs, et tronmis par ce qui fe
pafle dans queiques provinces de l Euirope, oi pro-
poft de rendre perptuelles les magifih'acures de
vos course fup'ieArcs, il Fiiddrair'rejerte. cet ta
bliffnment conmie pernicieux et: cnitraire au bien


MLANGES.

Au rdacteur.
Pa'is, le ter avl. Il I ft, mme dans le moment
actuel, des calomnies qui attaquent tellement les
-rincipes les devoirs et les fentimens, qu'elles in-
lignent l'homme Je plus au deffus d'elles: tell eft
celle don't j'apprends que je fuis !'objet depuis quel-
.ues jours ; elle runit tous le caractere de l'in-
raniie celui de Vabflurdit.
J'ai toujours fait profeffion de penfer qu'il ferait
criminal ou fou de concevoir la project de donner i
'e royaume un autre gonvernement que le gouver-
'lemenit mionarchique. Je fiuis attiach par dr voir la
perfonne du roi le le fuis par fantimnert fes qua-
lits et les vertus; cependant on rpand av.c ;flc-
tation dans tout Paris, une hiftoire qui, fi elle avait
quelque fondement, me rendrait coupable du plus
indigne complot contre la Nation et centre le roi.
Bien convaincu que je n'arrrerai pas ceut qu'un
intrt quelconque porte i la rpandre, 'avoue qu'il
me ferait profondment pnible qu'un homme hon-
nte et defintereff pdt me croire un infant cou-
pable d'une action mme lgrem nt mauvaif.
Ce fentiment me fera trouver grace auirrs de
ceux qui feraient tents de txer de faibleffi e l'em-
preffement avec lequel je cherche repouffor, de
la maniere la plus authentique, ces infam -s abfur-
lits, qu'ils m'euflent confeill peut-tre de m-
prifer en filence.
Je me promets bien de ne plus rpondre l'aveirt
i aucune calomnie. Le due DS LIANCOurT.


1












>--U----LXIII------- -

VAR i 1 S.

Au rdactetr.

Voilez-vous bien, monficur, rtablir dans leuir
exactitude les f.irs r-latifs ' l'ilection de madame de
Chatbonni -r-(rangeac au doyenn du chipitre do
Neuville-les-D)imes, a Bourg uii BriTfe ? La famille
de rette chinoinilTffe a toiir'urs t connueLi en Br'ifr-
pnilique, de pere en fils, elle a donn plultieurs
fyndics i nabl !Fe de la p ovucii C depuis quatre
a cinq gnrations cette frail; n'a point eu d'on-
cles, mais beancoup de tantes qui toutes ont t
chanoineffesd e Ne uville et madame de Charbonnier-
Crangeac.avait la leconde place du ch.ipitre elle tait
graiide-ch'antre an moment de f)n election. Le mar-
quis DE D LGOINE DU PALAIS, dipl l L'/lAffmble
national ,
Note dui redcteur. Il ne fera pas difficile de deviner
le motifqui n,,us a fait infrer l'article fign GUILTOT,
contre leoqel on vient de rclamer ; nous ne diffirnu
lerons pas mmia que nous olbnimn s doublernmnt fachs
d'avoir nous rtracer. ; mais fins crier la calonm-
nie, come quelques pe'oLines 'oint fait dans plit-
fieurs papiL.rs-pubibu:si, avant qu'une reclamationn d,-
recte ne nous hI'i par.'ii nu-, nous ditons iim;plmin:in
qu'on nouLa totflnjp"s.
Nous profitons d c.t,: ioccali)n pour prvenir nos
correfpondans qu nio"s n 'i rnferercns dlorm:is aucun
article qui ne loit fign d'une perfonire connue qui
puiffe repondre de cts articles fur-toutlorfque ces
articles pourront concerned une communaut ou un
particulier quel qu'il foit.
-------- --- ifea --

Le jardin du Palais -Royal, devenu en quelque
forte le Forum du Pcu,1le parifien nous a offers
monfieur, ces jours derniers, le tableau d'une *ag
station trs-parlante mais la garde national a dif-
fip, fans effort ec fans tmnutlt., ces grouppes de
. perfonnes qui fe rafieniblk:nt arvour de tout home
qui parole ou qui a 1 air de pa iler. Le bruit qu'a Lait
le plan de contre-revolution, attribu M. de Mail-
lebois, a raffemble plus de curieux qu' [l'ordicaire ,
et quelques oruteurs ont cru fire preuve de pacrio-
tifine en mettant en avant la motion de chafler du
Palais-Royal tous les ariftocrates. L'excution de ce
plan tait ftjette beaucoup d'inconvniens, attend
que les arillocrates ne font ni affez bien definis ,
ni affez connus pour pouvoir appli ucr fur eux
l'ofiracifme qu'ils imritent fans dout:e. Un des plus
chauds motionnaires du jardin a dclar qu'il fallait
rcgard.r conmme ariffocrates tous c,.ux qui dltlp-
rer.it-nt de la choef publique ; et fa motion a t
fort appl:udie.
D'autres motifs d'effervefcence raffemblent des
grouppes dans le jardin : on en voulait la caifie
d'elcompte, et on ne parlait de rien moins quii d'un
attentat : les remoitrances de quelques citoy,:ns fei-
'f.s orn ffilif pour effrayer les autLurs de cet ifildime
project.
Les divisions qui regent dans les efprits au tfiujt
dela permanence et de la noir-permanerce des dlir-
tricts, font encore le fiujet d'autres motions et dt'au
tresgroupes. Il m'a pari ue la gn raitd des opi-
nions le runifiait pour l'ni it d 'adininiiration im1u-
nicipale i mais nn veut que ctte I r'.. ..n (oit
la reprfentadoni ju fe et lgale de toiute la commune,
et que dans tun noimbre modr de districts compo-
fs habitucilement de doe oz quiniz membres lus ,
chaque citoyen foit ft de trouver prompted jtuf:ice ,
et protection contre les petits accident de Cocir
que la cupidirt le befuoirn ca l'adrcfll. infpirent aux
gvS;s p. u delicats.
il eflt malh;ireux que, ipami i s au'.i .tirs de ces
motions, il f'* trouve dePi us fiannsn fi -1sexagr- .r
i s cnv.) .inmer et fire pafllr l- P.alai 'i oy !i
pour afyyle de teus ILs; br.juillo'ns de Paris. La
garden rinaiona!epeu rc a r_.: que lfs patrouilles n'ontu
pas trouv- la moindie refillance ii traverf.r les
geot1ppes, ni airter l:s motionn.ir..s turbulent
que le. People a vu prendri" faiis le moindre ddplaifir
apparent.
11 eif digne de vous, monfieur de difniiader les
provinces de la fauitlidequ'on leur d.nnre lduPalais-
Royal, en fuppofant que ce jardin et lh repair de
tois ;es perturbateurs du repos public 8:c.
La municipality a demnand I Aifemble national
d'tre autorife vn-idre priamptement le terrain
employ ci-devant foriiir d's remif-s pour le gi-
bier. Ce terrc-in comprend, dans les feuls environs dl-
Paris, 600 arpcns. u i iomnent de l'abolition d-s ca-
pit.ineries, chaque voili; d res rernies fe hti rie s'en
en'[arer, l~s dr-u;re et de les labourer. I.'a;ricul-
t "e v abeaucoup iagn, priiif'u cerrt anne on a
f.me un cinquieme de moins de grain i que les autres
an es, et cependa.t les s bd, font dj trop d:us
d. s beaucoup d'endroits, c. qui achieve de cnlir-


( 378 )
mer l'normit des dommages que le gibier failait
dans les campagnes.
C:rte prile d. poffenion des remifcs, qu.liqu'ellt-
ptLilffe tre regarde come une fortie d*indemnit
pour les' laboureurs qui foufifraient de l'exiltcnce de
ces repairs n'elt c'p:ndant ni lgale ni l tu, et
la municipality a rarifon dle demander rque la vente en
foit faite le plutt poffible, come biens apparte-
nans au domain, : fi on diffrait davantage, il fau-
Idraic cofilater grands frais le firg2 de ces remiifes
donrt i n demeur'e pas velrige da:is les planes qui
:nvironient Paris, et les 6oo arpens quctIles occu-
tpaienc,. 10ooo livres l'une dans l'autre, raifon
de la convenance font un objet de 6oo mille lives,
que la commune in'eil pas dans le cas de ngliger.
Que ceux qui regrettent l'ancien regime, pendant
lequel la prfrence aux animiaux fur les honmmess
tait fi nettement prononce dans les capitaineries,
ajotufe'it une riflexion de plus fur lablurdit de leurs
regrets en lifant ce fait bien rel et bien conltat.


"Comparaifonu modre entire un crit ici:ul : les R-
volutions de Paris, et les crics des ennemis de la
Revolution.
Les extrmits fe touchent : c'efti une vrit tri-
via'e ; mais il n'en fera pas moins curieux, mon
avis e voir jiluqu' quel point fe r;'p.)roch"iit les
patriots exa!ts et l.s ennemis de lu revolution.
Ceux- ci nos ptignent les reprflentans de la Nation
commeLi une Afli\rible criminelle, qui a ufutirp tous
les pouvoirs et l'auteur des Rvo!ations dlinit le
crime de lfe-nation, tout acte qui tend ter la fiu-
veratnet a la Nation; et il en conclut d'une inaniere
fort claire, quoique implicite, que l'Aflmiblc na-
tional, qi, u par les dcrets n'accorde au Peuple
que la facult i'lire et de payer, eft crimminelle de
llf-nation. Les ennemis de la revolution ne trouvent
que dlraifon dans tout ce que fait l'Aflemble inatio-
nale, et I auteur des Rvolutions nous dmontre que
l'addition la loi martial eit abfirde que le dcret
futr le plan de finances, prfent par le bureau de
la ville, etf ab!urde &c.
Les eiitneiis dt la rvolution qui fon.Ient le:ur
dernier efpui fr.u les rclamations des provinces,
prtendent qu'on doit regaider come nu!s les d-
crets du corps legiflatif, s'ils ne font pas accepts
et api rouvs par c les et l'auteur des Rvolutions
poae come un principle inconrilfable, que la confli-
tution, pour tre vali e, dit tre rarifice par la
pluralit des individus du royaume afl:mbls eln
communes, et il affirme que la volont gnrale n'eft
pas fifuiiammnrcnt conftatee par les adhfions nombreu-
fes qui arrivent lAff'remble nac:onale de tous les
coins de la France.
Les engine mis de la revolution voudr;liernt nous ra-
mener aur d-fpotifme par l'anarchie. Aulli ont i ls t
accuses de foulever le Peuple contre les autorits
qu'il a crslui-mme dans le teams du trouble, ou
quii ont t tablies par des dcrets de FlAfemble
nationall; et l'auteur des Rvolutions templit ton
journal de diatribes fanglantes contre les reprfein-
tans de la ville que le Peuple a 1eus dans le teams du
trouble, et centre le Clitdet que l'Ailemble na-
iiorale a invelli d'une jurii:lict;oiu foi.uveraine.
Les ennrenis de la revolution dchirent avec achar-
nemA\nt M. Neckr et M. de la Fayctre l'uni, parce
qu'il a prppar la revolution et l'autre, parce qu'il
l'a dfendue; et l'auteur dis Revolutions a d&ilarc
la guerre M. Neck.r et M. de la Fayette. l'antt
il les infui'te ouvertement, tantt il les attaque par
des inlfinutions nalignes. Lorfqui'on a dliber dans
l'Alffrimble narionale, fur le plan de finances d: l;i
municipality il s'rt lev du ct droit une voix
qui demandait que le,- diflrices fhnfent preala,'iemn nr
coin'irls iur c: p'an; et c'clt l'opinion trs-forte-
ment prononce de l'auteur des Rvolutions.
Il ne faiut Ias douter que les ennemis de la rvo-
lution ne vokit avn.vc un plairli fecret la prtention
des dillricts d e Paris la prnianuence; i0. parce que
cett p'retention elt cointraire aux principles de l'Af-
femb'ce national; 20. parce que les autres'commu-
nes du royaume reftllraient ci rtainemeit rde fIe fou-
mettcr aux dcrets qui les fubornent leurs mu-
nicipalites, tandis que la commune de Paris dicterait
des los la fienne i 3. parce que l'effet extrime-
ment probable de cette -prmanence accordee avec
toute juice toutes les autres communes, fi elle
tait celle de Paris, ferait de rpandre une anar-
chie gnrale et des difco'rdes faiiglantcs dans tout le
royauime er l'auteur ldes Rvolutions peut trs
bo;n droit s'attribuer la gloire d'avoir fait natre cette
noble ide de la permanence d.-s dif(ricts, de l'avoir
propag;e de l'avoir fait dominer dans Paris. Des
i'.t'fe gars par un dlire de fuperlfition, ontaitai
I'apologi'~ de l'ainalFinat commis par Jacques Clment
dans la perfonnue de lienri III, que lhs Parifiens
regartlaii'nt come un ty'ran; et l'autii-r des Rvo-
lutions ennemi dclar 'du fanatilme reliqieux ,
mais qui, ce qu'il parait, ne left pas autant du


fanatifme de la liberty proiore aux Zls panie
I'exeple de Mtiuu; ;cvol pour les en triote
aff'i.iifer uins letr camp ou fur leiur trle e, L
ces .imbitieux qui oferont attaquer le nouveaii ''p"
AKo. Ainfi l'allr:iinat doit tre mis par .aiteurepdes
Revolutions, au nombre des nouvelles vernu ue
revolution doit fire eclorre. Tout le n~onde fa r quLu
trs-ardent et trs'-loquent patriot a dji ai lce
honneur la dlation. Si cela continue nous allows
devenir bien riches en nouvelles vertnus et b ie ns
touted la morale fera rgnere en France. leto
De cette comparairfon un peu longue, mais exac
je tireri une conclufon auifi triviale ie n propoa
tion qui commence ni lettre. En politique copou
en morale, il faut harder uni jitae milieu ,tmedie cot
virus. Il y a dj long-temns quHorace 1a dit. Nof t
devons donc avertir les bons citoyens de fitos
en garde contre les foiugues et les excs de leur
parriotifme, cimme nous devons engiger les en-
nemis du bien public fe dpouiller de leurs eun
tiques prjuges et de leurs vieilles habitudes pour
prendre des fentimens plus Conformles au novel
ordre de chores que la raifon et l'opinion gnri
ont confacr.
J'aurais defir pouvoir juflifier mes affertions par
les textes mme, des crits aiiti patriotiques des e.
nemis de la revolution et lespaflages de l'ouvrage
flanatico-patriote des Rvolutions; mais qu'on con.
fulie la Lettre a I',. :, ,:i'.- aurs provinces /cS lies chmaiottus des provinces
I t 1 O a p r o i nc.
Nullit et :li'eiotfine de l'Aj'emble naritona!, les A
tes des apt res la Confejffon de I'Afiermile national
la Proieflation du come de Mirabeau i &c. et Ic R'.
volutrons de Paris on fera frapp de l'analogie des'
principles, et des aflertions et de la fidlit de ma
comparuilon. BERNIER ,foldat de la garden national,
pajfage de Saumon, n1. 27.

-----^-- ----
AVIS DIVERS.

L'ABEILLE, ouvrage priodique, contenant l'ef-
fence des gazettes, ks Nouveauts intreflanes, les
Affi.hes et Avis divers, et enfin tout ce qui peur
tre utile et agrable, avec cette pigraphe : ipl,
ritbts onuem.
On foufcrit an tout teins et toute poque ait bu.
reau de !'Ab!ile, ch.-z M. Lagarde cadet maifon.
de M. Lagarde, avocat, rue des Domniiicains,
n". 284. ,


MM. Ledru phyficieis du roi et de la faculty
de Paris, prviennent que du ier avril prochainau
Ser octobre fuivant, leurs trairei ens lectiqiues pitr
lc.s ialadiesi nerveules et convuilives, qui ontlieu
artuellerment tous les jours fept heutes du martin
et midi, fe front a lix heures et onze heures..
Dans l'intervalle les perfonnes affliges de para-
lyfie perte de fenfation et de movement, ainli
que le iimaladies chroniques, recevront les fecours
nce iltires.
Tu'is ls traitemenset consultations fe fontgra-
tuite!ient ii-Iofpice national, rue NeuveS. Paul,
n0. 9.
Lo.s malades doivent tre munis d'une atteifation
du cuv de leur pa oiffe, ou des officers du difrie
fur lequel, ils demeurent t d'un certificate d'un olli-
cicr ld fate qui conflate leurs infirmits.



Tous les pauvres malades des yeux, d'infiriti-
tion feulenment, de quelque efpAce qu'elles roient,
ancienne on moderne, peuvent s'adreffer avec con-
fiance l'hrel de Touloufe, rue du.Jardinet
prefqu'en face de celle de l'Eptroin ils y feront
guris radicalement en fix jours d, rteins et faisfi'ais,
C'elui qui leur adriiniflrera ce remcde curateur, eii
acheti la composition par reconnaifance, et s'e tlit
iun devoir d'en propager les bons efets.
--.-- o.. ,. "

Le tirage de la loterie royal de France s'ef fait
hier. Les numros fortis font : 84> 77, ',59
Le prochain tirage fe fera le 16 de ce imois



ENIGM E. '

Sur mon compete un Gourmet exerce la fat re
Le Gurimand, plus pircflr m'avale fans ,''ri',
Mii le Glouton inmprife nmon eniplOi
Car l'apptit n'a pas befoin de ioi.
,.'j


On s'abonne aris ho'cel 'de Th/ou rue de r Pitevi'is t ou i bi.reau il's Afiche/ s de Panis ruelNeuve S. A gIfl n. Le ;ripot P;ou p
z8 /iv. poar ro tzs mois 36' t. po x et el. iv. pour '. n ; et pour la province., de z iev. p tur trois rmois ,. MO
mrns et 84 liv. poul lannie Lfranc de p i r. L'on ne s'abonne qu'au commenCcezment /iA e; iio mels. On fi[/(c'Nt auffi ze'< Ou./S les'kq :oure *
Fri-nce i' les :.ire. tetr.s dues poj l s. C'ef/i M. A ur Y, directeur du bureau de la. Gaet Nationalt me des Poirevins, no. 1., l"
adefiles c let(res et l'argent frones de port.- Tout ce qui concern la compof/ion et la r'ttcrion de cette Gr etire, commfile 'lirs)t',
uarLes, mufjquyte, 6&c. doit tre adrnffe au redacuteur de cetse feuille, rue du Jaiduinet, maifoJI de M. CARA.FFE en face de la t l'l