Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

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GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSAL.


S A M EDI i3 MAR S, 790.


N". 7Z


L T I Q U E. Monfieur j'ai t trop vivement touch de ce
quim'a t dit jeudi dernier, aux Vtats, pour avoir
ALLEM AG NE. eula force &'y retourner depuis. Il a t cruel pour
moi d'entendre d'un fyndic mme, que j'tais fur
e 2.3 fevrierune fie de profirits, et que le Peu le m'en voulait.
e Drde le 3 ferer eflfaux qu'il y ait une liflefemblable ; c'cft un bruit
rpandu par les ariflocrates pour pouvanter les amis du
le comte HatiRg attend d un jour l'autre des Peuple qui connaicra bientt c.ux qu'i' doit e/limer et
etres de crance pour reprendre tes functions de har.. Je fais, Monfieur, que ceux qui ont entendu
iifre, et notifier, en cette qualit,la mort de 1m ce pops m'ont engage n'y fire aucune attention
a [e La court peid auourd'hui le deuil pour trois mais je fuis trop attach a la bonne opinion du Peuple
tois, et llecteur en l'ainonant, a pris le titre de i mon gard, je fuis trop fenfible ce qui peut l altrer,
riair de l'Empire. Le contIil du vicariat n ce- pour etre indifferent fur ce qui porte le caractere d'une
endant pas encore nomme ; mais il le fera inceflam- menace de la part d'un reprlentant du Peuple. Je
nt, et on croit qu'il fera.compof des membres ne me rappelle jamais fans att2ndriffement, la nia-
qui forment actuellement le confei'l priv de fon iiere don't j'ai t accueilli par mes concitoyens a
fle lectorale, auxquels front joints le president mon retour; les maiquesd'intrt qu'ils m'ont donnes
du cofoil des appeals le vice chancelier et fix failaient mon bonheur : qui donc peut les avoir
nembres du confeil de la i .:-. M. de Wurm changes en fi peu de teinms, et quels font les calom-
le plus ancient des n uinities de conference fera, nies que Von emploie contre moi ? f'ofe dire que j'ai
dit-on, plfident de ce tribunal. l'avantage de n'avoir jamais tenu une conduit qui-
r voque.
On continue ici les prparatifs de dfanfe et tons l 1787, on n'avai pas encore tent de e foufaire
b rimens de l'arme front imceffmment rait la domination autrichienne j c'ef cependant alors
fei:bls dns leurs cantonnemens. Les travaux dansi, queJenietis pubihuemen t dcid, en d'exontant
,u,aux tle cotititlurlct avec la plus grande act;- que je mi fuis puliquenieit dcid, en ui'expofan
1 ,,.naK fe continue av-c :la plus grne act- ouv.rtement tout le poids de la disgrace du fouve-
it, e n aure quil a e on des ordres pour rn. Peu de tnis aprs, j'ai t loign de ce pays
S Mitio, de cin c s ch os d s au et appel l'arme ; lFhonneur me commandait d'y
t ipott desvivrtLsetd us cquiiages. marcher : on ne m'y a pas '.ii-- ignorer qu'on ne
Oi female ittacher un grand inr.'rt lire fire croire u.e p'rdonnait pas d'avoir dconce.t ici kls projects
Sateu ulit de la S.xe. M. le m rquis de Luche- de violence que f on avait forms et que mon eloi-
li a (e plus contlibu, en p. l.i., a Drefde ' y gnement pouvitr faciliter. Enfuite la vengeance s'efl
i ter lcteur. Le prince a fait prient a l'am-i e 'er, e fur ma femme, qui, aprs une procedure
i F due tab.iiere dn la valeur de 6,000 ecus. unique et ignomnieieiuf, 'a dt on falut, en parties,
'qu a la revolution. Enfin j'ai faifi avec emprtffe-
P A Y S 3 A S. ment le premier moment de revenir dans ma patre :
on m'avait accord des graces, d'autres m'taient
offertes t j'ai tout retilf. Avant mon arrive j'avais
De BLiuxcles, le 6 mars. ej. rompu tous mes liens et j'ai quitt tous mes
emplois, lorfque j'allais recueillir, d'une maniere dif-
Une foule de bons crits circulent dans les pro tingue, les fruits de es services.
;,, ud lB.sau. esor ls .uiont tii lo ,. rt ne Depuis mon retour, Monfieur, je n'ai point ceff ,
prenire lesMarUes pour s allranchr du de(pot-fil'e- ne t i P
,derolit p.s il adopter les i.ltes qui rnennt la par mes difcours et Par mes dmarches, de prouver
cr : et quoiqu'ii foit lus facile d'armer un peu- mon d.-.r de voir rgner ici union et la concorde
pie contre onppteffon l que de dlui eneigie l s qui nous. ont fi neeffaires. Je fuis tr.loign de
r e ntrps opprim cep ndant les n in- tout efprit de part; j aurais defirequuon ert pI carter
cipes doe n'etri plus opprime cependant lespr- tout ce qui pourat nure l'affermifiement de la
ci')esi ,in u'tctionel;iquedienttel.mentu voton, et qu eueevoy dauts te
dulfein criminal des premiers hommes qui l'on fu- la difculion et objets ui renvoyaient dautriviesr les
uitia, que le people Brabanon, frappe bientt de la difcufflon des objets qui ponvaient divifer les
ce rvoltant contralle, en concevra promptement la efp'lts pcrfuade qu'alors les opiiiions fe runiraient
nretrt d'aclhever fo'l une rvolution de laquelle facilemein, pour le bien public. 'n un mot, j'ai tou
d endio blie r'prfrent et futuvo n de fa qupo ours defire que tout te reunit pour travailler efficace-
rit,. Les crivains parents o:rt donc pour objet de menr a norte liberty pour viter toute dpendance,
...jo...r les itncs poi iues, et d'attaqur les r- quiique nom qu'elle prit et j'ai conflamment cru qu,'il
,:uer als mones po ns, et d attau,. les p-deteequirneneraici
ju &' religieux. p'oUs av'ns dt" remarqu qte l{urs fiallat redouter egalement, et ge cut riie'enerait ici
prenmirs e ts n'ont pas fannsf uecc asque s ic- nos anciens matres, et ce qui y inrroduirait les d-
tentd'en obtenir de n de -.u, Il impati., natne de s'alaurer drie 're a voi li tues upuion : je dfie le calomniateir le plus
dp tu vet .s, M rim in ,, si .ter. M eerfa c adroit de m'en prter d'autres, et de me prouver que
dpatt vers M. l. eefral Van-der-Meerftch,au comte a e ml i at
louves, au g'n1ral Klcyenbtrg et ces officers f janmas je m'en fois cart.
font fat icre dans la oci. LAfemble patri- Cependant on me dit que je ftis fi une hfle
tiqueseft dit-on d r a .ite e,!!e un pru pro rics et que le Pele m'nen veu. Seait- il po1fble
ltesf'et, irt-on, oray diie ee a un pred dlt que je ne fu(le plus en furet dans une ville qui m'a
tior, et l.sdilcours, -nfi qn le.s opinions, impri- dl la conservation? Serit-il poifble que jefufle prof-
Mis flir le champ f rdpndl.t au i tt dans I crit par ce Peuple que j'ai fauv d'un mialacre? Non
pnl'ic, qu'ils occuponor et qu'ils laircnt. Mais ri, n je ne puis croire quun Peuple qui a t af.z mnodre
i'*e dlme ptut-e:re plus I e'.at i la crondnie fi'anch.h Pour pargner les ennemiis aprs la victoire, perde
et populire des p.u nes qiue s f:ins arrifi u def. nimens qi ui ont fait tant d'honnpur, en ecou-
d.. , i des .t s.:, l 'orduut dans ioblurirt' untr des caloIrnuies centre des cioyens don't le d-
des ".. i'lras des avis laux' et u r-tout les vouement a toujours ete prouv par des faits evidens.
libel5, qui ltr tri bons ls cit ny ons nTipaux Je ne fuis pas inquiet Monieur je fiis ffir encore
ureurs des ou'etens actulsou couIIIi nce 1 ,e i faon de peser des nntees g ns, mon gar
utble rvoluctin umais ne feraic-il pas jufle que puilc'u il y a une lifte
Le dprut,' tcspubique de profcrits, les Erats no 'ot prendre des
eu dpairtiment gn'ral du la uerre et 1. s Etats infornations, et remontaflent la fuurce et a la caule
eml os, >vinnen t d'inqui ter M. de \VYalckirs de ce complot ?
Ce leon du& S rent S. r'. .i.,.';. Cc ofl iner a Je vous av.ltrai, Monfieur, que n a jule fenfi-
e accul d fire des recrues particuliers, et ds bilid tfr un propos aulih nouveau pcur moi m'a
Set de ps props dSi.,. On lui a dcrit r.l rendu attentif, ec m'a fait rechercher avec plus de
Sfvr, u que 'on oblervair avec irprife qr'll oin quilles cuaient les difpolition.s des e-fpritS a m0on
vioui n' fe rncuger des fiul'ites. po,.r .raintentir cin p ,. 'pgard.
'*taute, au diar'itaet ae la ,aut'. On le prie de fair: e > Je n'ai trouv qc.u'un felul obji.t qui merirt u-ie
Pai'r fans iddlai ccserecrues au depnt tabli a Bruuells, Cexplicion ; car ie croirais m' 'i 'i 1 ii rpondant
'cls Ii.fiiecus &anon qu 'oi fotupconne d'avoir ce que la caluwnie peCtt iuventoir lus les ours, en
acletrc.s enl Anugletcrre ,' f'cffi.ierpatriote r p...n- me defendant centre d s incubations aifur is, d-
tis vaiines uinputations, et c..-c.. aufurplus de remett nientics par les faits et en jufiifiant ins liailons avec
fiu la chaltp l 81. des f.tas volontaires de fa s plus proches parents; licaiPons que j'aurais rolm-
cnuiPie ai deparrcenrit g,-iral de l guerre : pues, fi je 'avais ec'fur de leurs bones inLtntions
ns le prfideit des tatis reitouvrlle ils p.dint'is du cimmpie des nmiennes : je n'ai donc trouv qu'un foul
1cPiarteimtIll:. 11 les motive en anmonant qu'au ,i- objet qui e tnr coeur c'efi de dtromper ceux
gl"aldes cocard.s diif tc,'tes, quiinmblitpronoftiquer qt pourraii':nt penfer que ma retraite du dpartement
tln.ucontre- rivoltion, on ,.ait cr devoir pr-3re de la guerre announce de ma purrt peu d'intrt att
. te'd hs pcai r .it, nci ifirs pour s y opMYof r. fut.cs dts aflraes. Si je n'en ai p. s expliqu pubi-
,'d' akki's rfaitiid ccor..' que la n fiance dui queinnr le motif je vous e ai d. la rai'on M n-
',' 'r '" i 'q ui fait iniure & uu'il d.mani un fi tir : les circonfiances me forcent ne plus le laifler
riparatii publique ; il l'attend t deI la d. ruiuarion ipgnorer prfi:nt.
coun if .uh l. uierrt., et s'cipr l1e de mettre fa cor- 0 jtai t nomm d'abord doip( dui Brabant au
"; '1 -. a've ls V'ta- Itous les yeux du public. dpart.niment d la guerre I 'ai arccpt cet emploi,
Une h tre encore d M. le duc d'Urrl n'a as et j'ai ticli d'en r, mplir ls d-evoirs. QuIlifue r ms
M curil,5 l' r 1 Peuldie e .\ 'ivil aprs le crges me ftl'rorn'tr d 2ni coifiourltr
d cimuJ I avacr p<.lirp publicly 3tuel 'ai tfenfible co'm-me J.e r '
s n : t e s c e l eua p .l i q c J e s l t r- l . a e .e
i" '" '. du p (lv c lit i Itie t a a dcv.s c.ta dipicti q on, qu je n'avais pai lui-i
Sd, Jnm" % c m 'i r de m ,-, .r a i ic os!'e, et laqul je lie nattendais Pas. Je d vais
d a voici, I i :u tai ne Me Irr tt ,tf lt.a l, tl r co me une marq e d col ifi a ceer eonute
I" t, i u i la i li *,'Id ,.. t' u je o cr 'ctaisd'u.i gmei 't',rm oni Z e
utltia:, m e C 1 d^ t de prJf.lr b l'orgatiatio'i ce t l compoil'tiour de


l'arme fous les ordres du congrs. Et en effet, je
me fuis livr tout entier ce travail, et j ai cm-
ploy l'exprience que pouvaient me donner vingt-
deux ans de fervice: et deux guerres faites, l'une,
comme colonel, et l'autre, comme officier-gnral.
Mais a peine avais-je ffay de dbrouilkr le chaos
o la revolution avait jettn tout ce qui avait rapport
au militaire, qu'on introduifit dans le bureau de la
gu, rre, mon infu un officer stranger, fait lieu-
tenant-gnral, et charge de la formation de l'arme.
J'avoue qu'tonn d'un procd fi peu conforme aux
ides que j'avais de mies fonctions, et auffi peu fincere
a mon gard, je ne vis plus, dans la place donc on
avait bien voulu m'honorLr, que la ncEffit d'unr
travail pnible, fubalterne et rempli d'obflacles, fans
jamais efprer, fi je parvenais les vaincre, de
pouvoir m'en attribuer le rfulrat vis--vis de la na-
tiou. Je me crus donc oblig de donner ma dmif-
fion. Je m'en expliquai cependant, et e penfai, d'aprs
les flatteufes follicitations qu'on me fit de reprendre
cette place qu'on m'en faciliterait' les moyens, en
fixant la nature de mes functions. Mais on fit au
contraire de nouveaux projects militaires ; on s'affenm-
bla pour les difcuter, etjene fusniappefl niconfult.
l'n rendant justice aux talents de M. le baron de
5croenf.d, en diilant hautement que, d'aprs les no-
tions que j'en ai eue.s, il eff tel que j'aurais pu le d-
firer, il ne peut attribuer ma retraite aucun motif qui
lui ,oir perl'onnl i; et il m'aurait toujours trouv pirt
profiut.r des lumiu.rks que lui donnent fon exp-
rience et les fer 'ices ou il a t. Mais le travail in-
tri.ur du dpartement de la guerre le foin de
rparer le-s incoivicins qui fuivent une revolution,
la diiticuice des moyens, ne devaient-ils pas tre, pour
ait(i dire, un secret de famille, confi uniquement
ceux que les provinces avaient choifis pour veiller
la came commune ? Et que devais-je penfer de
l'ordre abfolu d'y admrttre fur le champ un officer,
etranger juqu'talors parmi nous ? Je devais donc au
moins tre convaincu du peu de confiance que l'on
avait dans mes luinierces et de l'inuttilit. de mon
emploi. C'eft ce qui m'a port n'y plus rentrer
j' ..tas perfuad d'avance des difficults que je ren-
contrrerais ; j en ai trouv de plus infuirmontables
encore,. mais il m'importe que l'on foit convaincu
que le zele ne m'a pas manqu.
Je crois avoir prouv monfieur, que je ne
mnie fuis pas retir par infouciance pour l'intrt pu-
blic; ce rt-proche me touchait, et je le mritefipIpu,
q'ie je dclare encore que pour confolider notre li-
bert pour affurer notre union on me trouvera
tou;ours empri'e de frviIu' ma patrie, lorique je le
pouirai avec utilit.
J Je vous ai donn monfieur les raifons de ma
ren aire ; je vous ai exprim ma fenfibilite fur dles
bruits odieux : tous m s fenti.ns vous fiontconnus.
Je vous price de I. s communiquer aux Etatrs, en les
prvenant que je crois devoir rendre publique cette
,elpece de julutfication, J'e preP bi,. n n'tre plus jamais
.anus le cas d'en f'aire d'autre n, is d'aprs mes
fntimens et d'aprs mes actions je e confolerai
difficilement d'avoir t oblig d'en fire une.
Le auc D'URSuL.
On a reu le dtail fuivantde la position des troupes
belgiques et des troupes au'.richieinnes. Le premier
avant polte et des patriots Ce trouve a Vonec he, for-
uiant l'ale droite avechlcs villages de Poudrome, E;ffe)x,
Focan Volum, Hour et petit Hour. Le quarnier-g-
niral eft Beaurain et dans les villages de Vieme ,
Mlrtouzin, Firnnevaux, Mcunil-Saint-Blaile, Felcheux,
Falmagne et Hallieres o l'on a drt fie une batterie
fur" la hauieur. On) a auffi plac un grand nombre de
pieces d' iii ll .sui: Bouvines, fur les dbris de l'ancien
chateau, afin de clftndre le pont d:e Dinant fi
l' nnemi voulair pntrer de ce ct-l. Les autrichiens
font en poflellion fur le grand chemin de tLuxem-
boiurg, du refuge de Ha';fiede l fur la collins de
Redu,ri village de Reui de Milinm, Brauffain,
w'il l-i .. Liben, Smuid, Nurwoer, S. Hubert, Re-
cognee et Arlon ; leurs autic us poftIs s'rendenc droite,
pour couper le vieux ch',min conduuitant Marche ,
qui eft encore en leur pouvoir.

IRLANDE.
P ARLEM EN T.
CtChambre des communes.
MorroN pour former aun conmitd choif; charge de v-.
rifier J la dclerrc adczmintfral "VioL, et mme la pr-
j'nte fe fint rendues coupables de corruption, en vetn-
Sdant des pairies
Quoique cettre m-tion ait t rejette la plu-
ralite de 144. centre 88, nos croyvons devoir pr-
ncter nos lecteurs .ks dbats auxquels elle a
donn lieu ; et fans nous p.rnt.-ri le prononcer fur
le foid m me d- la ciiore, nous dirL t u w, fLuit quf
l'fpr't public ou dIes mtiis parcti r ai t n ire
l.s cI'.l"s de l'oppoliini la i c* d.'*quels fitire
M. f-Gritt.un, jatma'is l'eloquten':c pari im ntaiiri n'' trouv
&- plus belle occasion de fe montrer avec avantage, .t
'en a C it.'tll v pr'fl" re.
M. (i'rat.uin -vant pour fairela motion qu'il avaic
promise e, dnona dIus un langatr aulfi ex'pr-''iit
que nerveux, le fytme de corruption embu, ,.


_ __ I___











fuivi conftamment par l'adminiftration ; il lui reprocha
l'ulagce -t 1I altis de tous les moyens, l'accroii'mlilent
des pen fions, It crrtion de nouveaux offices, l'at-
tribution des falaires additionnels tous les membres
du parklnent, mais fur-tout la vc.ntt de la dignity de
pair du royaume et 1 infime emploi de cette vente
intame qui' f, rvait acheter des places dans le par-
lement, pour des homes vendus, corps et ame, au
miniflere; ce crime mritait qu'on fulminit un dcret
d'impncii.hent ; et, pour le prouver il cita des
examples fournis p.r les journaux de la chambre des
communes d'Angleterre, o l'on voit le duc de Buc-
kingham decrte fous le regnpue de Charles J, pour avoir
vendu 10,000oo liv. fferl. 1.' dignit de pair.
Aprs avoir tabli l'iniquit de cette lche poli-
tique minifrielle, il la prfenta fouts fon point de
vue le plus odieux conlmme une infraction fornmelle
aux droits du Peuple, frappant dans ILs racines l'inde-
pendance du parlement, et violent les loix fondamin-
tales de l'Irlande; il conclut, par ia rnuion que nous
avons indique ci-deffts, t-n difant que les amis de
la patrie taient indifpenableiment obeig-s de trainer
i l'autel de la juilice publique les confeillers et les
promoters de cet infme traffic.
-ir Edward Newenham ilcond, cette motion,contcre
la iuelle le chancelier de l'chiqutier s'leva en ces
n;ots :
La corruption, le prodigaltes du minife"e, viu'
le thnme bannal fur lkquel s'exercent Ls m inmirbrs
de l'oppofition ; ils le ltont en cent ma'ir_ ,et
cctre recondit flerile ic reprodcuit chaque dibat,
depuis le commencement de la feffilon ac cietle; mais
c'elf fur leur fimple parole qu'il faut les en croire i
heuieux et hardis en faith d'allrcion ils ne le font
pas galement en preuves : celks du tres-honorable
membre qui vient de faite la motion, fe r..duifent,
en derniLre analyze, et de l'on propre aveu aux
prfomptions aiux indices lks pk.s l'ables le bnr it
common. Eh bien! j'oppoferai le feus common ,au
bruit commnun, et je deniaiderai fi, lors mime
qu'il s'agit de la lie d&s crimineils, on fe permet
a' tuonner ainfi a la leg- re et fans qu'; ds preuves
aient iult.fie la procedure. n inculpe le miuihire d
la couronne d'une confpiruaion conrre les privi
leges dui Peuple, d'une \iol tion formielle ds ,i'.
fondamr.nta.les do royauime ; e:' qu'et-ce qui app< i
cette chergce? lQue nis advt'r it'res le diient, s'ils
l'ofnt, fans rougtir. Ahi! fans doute ils n'ont qu'unei
rponfe bannale comme une accufat on baunrale. Au
rttle le miniflere ne fe diflimule point les motifs
fecrcts qui chauffent ce prtendu zele et il eoi en
droit de'demander a fon tour fi la prvarication dans
le dpartement de l'rti.krie n'a pas t entiere-
ment prouve, et fi ces preuves n'ont poiit acuffi
juilifi pleinement ,ks mutations qu'il a fallu fiae
dans ces bureaux. Quant aux gages d'offices addi-
tiannels qui font le 1ecr d'une autre plainte dee l'io-
n liable membre j'avoue que c'eft le devoir et le
droit du parlement d'et-n vrifier la ,.- .r. mais
je crois galement que les ml;mbres de 1'oppolitioui
auraicunt pu fe difpenler de' reclamunr avec tant de
chaleur un droit que l'on ne leur contcffe pas. D'ail-
leur, on efl convenu de bonne-foi dans le dbatl,
ou peut tre a-t-il chapp aux miembres de Foppo-
frion qu'il y a combat e tr:e eutx et le gouvrne-
-n nt pour s'alLTur'r la pr-pond',raice : ces luutrs
politiques onr touioulrs ete diilp<:ndikufes, chacun le
fait l hiitoire doit le lui a\oir appris.
Ici le chauicelie-r de l'chiquier recommanda plus
de moderation fes antagoniles -en heur faiflnt ob-
ferver qu'ils trouveraient c:-ll don't ils drnner.ieit
l'exc mple5 puis r.-venant l'af cuf.urion vague d,. cor-
riiprion : c'cfi par la conduite c id'un home que le
Public en iuge dit-il. Eh bie-n !e demand la nieme
j'-dfice ou la nme faveur pour le gouvernei ent :e
qu'on le juge d'aprs letat actul d. l' irlande ; il aura
enlcouru le blame, fi le pays confi A i's foins n.r
"jouit pas du bonheur et de la prop rit qui f -uls
peuver t labfoudre : mais fouveiuez-vcous d'cviter de
p^n{uivre cette chim re d'un niicux euiumi du bien,
et n'imitez pas la folie de cet lommi;< d'tne excel-
lente lant qui en voulant une encore ml il'leure ,
pa,-a de fi vie les voeix indilfrrets. Le chanctlier
apipuya fint les avantages que l'Iilande tirait d'.tre
coinprife avec la Gran e-Bretagne utans ces alhances
et fes pcheries ; il fit valoir le prix de s avan-
tages pour le commerce ; il dit qu'elle ne fiaurait
reconnatre rar trop de gratitude et de co~ufiance,
ce Cu'avaient tait pour elle l'adminiiration paffe et
prlente, en la tirant de l'anarchie, p'our la faire ren-
trer dans un ordre conliuervatuin. l'.illfi il fe di laiua
c' ntre l'rection du corn'it d'e n 'ut'.,cone injurie :x
et attentatoire l'excrcice lgiriune de la p orlotanvce
roy",le; mais quoiqu'il rec ulit une dnanciation tairt
fur des ouidires des bruc;s cn l'air et don't l'ad-
million compromettrait la dignity ,.!u parlemaent il
it- fonmettrait vulontiers a nt i.nge''nt partctiuliae Vcu
comte qui l'avait lu, et qui sicr nMent rcoIn.nl aitl lt
qu'il n'avait point trahi fa confiance. La fiit. inu J


FR ANC E.

De Pi, s.

.e -7 de ce nmis lutirs maicft-'s et la f.'niille
royale ont fign le cor'trat de marriage i le M. le'
marquis de Drteux de Bricz.a, grand-matire des c're-
monies de l'rance axic mamd.ncifelle de Cuflline.


29c


ADMINISTRATION N.
M U NI CI PALI T D PARIS.
AJf.nble des reprfantans de la commune.
Sur la difcuflion leve relativement au thtre de
Monfieur, pour favoir fi les spectacles de la capital
Irai.nt fournis la police de la municipalit PAf-
femble a prononc un arrte portant que tous.les
ipectackcs actuellement exillant dans l'enctinte de Pa-
ris, ft-iraient fous l'infpection immediate de la mu-
nicipalit et fous le regime de la commune de Paris.
Une dputation des juifs de province s'cftprfente
la commune, pour la remercier des dmarches qu'elle
a bien voulu taire auprs del'Allemble national
pour obtenir leur admiflion l'tat de citoyen actif,
et lui demander la continuation de les bonts auprs
dts -rprf.intans de la nation.
Une dputation des membres de l'acadmie de
peinture et de sculpture a prfent la municipalit
une adrefTe figne de trente d'entre eux, dans laquelle
ils fe plaignent du defpotiine et de l'efprit de hauteur
des c h:fs de l'acadmie demandent la facult de
:.'affembl-r et de fire de nouveaux rglemens con-
formes l'eyprit de libert de fraternity qui doit
rriner par.ni les artifes. On a donned ces Mef-
fiturs acte de rcLunation.
M. 'lirona, lieuiena.nt de maire au dpartement des
impolitions pubiiqu- s, a annonc que le product de
!a contribution patriotique s'levait, dans Paris,
la fin d:- fvrier i 3i.z millions.
M. uOndart, commifaiire charge des recours promise
aux veevs et aux orphelins de ceux qui ont pii
la prife de la baflille et la conqute de la li-
bert, a fait part l'Afeimble d'un don de 4,000 'iv.
fait pour cet objet par les habitans de S. Domingue.
Ce aon fraternel a e reu avec reconnaiffance.
M. l'abb de Saint-Martin aumnier gnral de
la garde national, a fait voir, dans un difcours
pkin de cette loquence religieufe qui lui eft fami-
litre qu'il tait immolal et impolitique de ne point
attacher un miniftre des autels chacune de ces pha-
!anges nationals, ddlines galernent maintenir les
droits de la patrie et de la religion. L'Aff mble
dterminL par les raifons folides dvelopp:s par
M. l'abb de Saint-Martin, et par fon zele affer-
mir les liens de l'ordre public, a arrt que le co-
mit des vingt-quatre pr(fenterait un plan fur la
nomination d'un aumnier dans chacun des foixante
bataillons, et qu'en attendant il ferait crit M f-
fleurs les curs et commi-ianda-s de bataillon pour les
inviter de procurer au plutcaux companies du centre
tous les fecours de la pit et de la religion.
z28 fvrier. L'affiliation dela gai-rde de Blois a celle
de Paris a t accepted. L'on a appris avec plaifir
que l'exemple patriotique du diflrict S. Honor vient
dl'tre imit. par cette ville ; elle a romme le neveu
de Favras aide-major gnral de fa garde.

Extrait du procs-,verbal du lundi premier mars 1790.
1/affmnible a arrt qu' l'avenir, l'poque de la
reddition des oinmtes de tous les adminmilra;teurs de
la municipality, i ia publie et annonc. par affiches,
afin que tous les citoyens puioffent en rc informs,
et prefenter les observations ou demands qu'ils
jugeront uiceliires.
Tious les citoyens font, en confquence, prvenus,
que ceux des competes qui reftent a rendre par quc lques
adniniiitrateurs, font ajourns, lundi prochain 8
mars et jours fuivans. Sign, BAILLY maire ; l'abb
1'"AUCHET, prfidgent; CHANLAIR E CHARPENTIER,
BRiOUS SONET ; AMEmL-ioN et D'OSMONT, secrtaires.


COUR DU CHATELET DE PARIS.
Avant de parler du procs de maduornoielle Galles,
accul'e d'avoir rcel d.s billets de r i' vols, nous
devons inltruire le public des m'otits qui ont dter-
mine la fire arret r.
M. Chauchat de B'nneviul, payeur des rentes,
envoya foin c. t .;J: dans l1,s pr:iiers jours de
noveonbre derni.er toucLr la caifTe d'efcoupte
.I.I-O liv. Prei. par la foule, en fbrt, nt de !a caili ,
ce domeftique fe rfugia fbus une pore, cochere, o
il fut entour, pref et Con porte-feuille vol. M.
Chiauchat parvient fe procurer les numros de 49
billets bleus, et met flr-tl--chaimp en camnpane quel-
qutsf, milers de l'ancienne police prr kl iquels il d-
couvre qu'il exillait aitrefois, rue de la Fronne-iie, un
c'abar t, repair de tous les voleurs, et tenu par made-
moi'elledcGalles,et qu'ilferairpotiibleque,quoiqu'tile
etit vendu fon fonds, elle eut encore les mem,.s rda-
tions, et fltla dpolitaire du vol qm lui avaitt fait.
D'a-nrs ces inForma':ions, M. Chluchat fe tranfporte
.a district des hilles S. Thomas j et le dtermmine fair
lfure une perquifitiin chez mademcifclle de Galles
che, laquelle on troupe une grande quantit de bik
jonu beaucoup de billets de caif3te, parmi lefquels il
v avait treize billets blus portant les num'ros indi-
ques pir M. Vincent M. Chuchat.
Sur cet indice on arrta inmademrnoifelle de Galles
qui the conduire lu force et de-lAi au chi'elet au
.rut:' duqul eie a depoai fiir-le-chumop a C ooo000 liv.
pour filret de la rcl.mation de M. Chlanchat.
'.f, ,,-,, -.i i 1. de Galles, interroge for l'ide ntit des
numerous voals et ceux qui fe font trouvs cher elle
A rejpondu que fon commerce lui avait rapport


beaucoup d'argent, et qb'il n'tait p'as extrardi'
que dans un momeirt ou il courait bearPr~',o -nair
defavorables la caiffp d'efcompte, "e'- ,'", ,
en raiifer le plus qu'elle avait p P
il tait plus facile de fe, procurer du'i':, r'.,.
les billets bleus et verds quravec des b;l .
elle avait cherch fe dfaite de ces d,ni''
'c'tait dans les diffrens changes q. elle ;-' a _
que les billets vols lui avaient t donns va
Cette juflification joint au dfaut de preu,,ve
l'information a dtermin les juges. 1: "
libert. l u r l ,
M. Chauchat a demand au chtelet la'p, il
de fire entendre des tmoins pour prouver le v1l
on la lui accorde. l
MIl, de Galles a propof de fon ct d'en fri;,,,r
qui dpoferaient de fa fortune et de fa pi.bi, i
qui lui a t refuf. ,.
Cette condefcendance et ce'refus nous pjr.,
e'ncore tenir un peu trop la partialite d- ,'r
rgime. '
Trois des tmoins de M. Cli.Un ,t r~teienl
le 6 mars aprs-midi.'Ils fe b,.rirint :1 il.iit' .''
leurs dpofitions qu'op a ti.-uve be-,u.up i "
c .h ML i-IPi
chez Mie. de Galles ; qu'elle fe procurait des lou
d'or tous prix, et que fa fortune tait bien fuifpce.
M. Dubois eft ton confeil, etM. de Brugesceli
M. Chauchat.


ASSEMBLE NATIONAL
Prefidence de M. l'abb de Montefliou.
SANCE DU JEUDI, II MARs AU SOIR,
Aprs l'annonce d'un grand nombre d'adreffes e
de dons patriotiques, une religieufe de St. Mand le
priente a la barre. Elle remercie l'Affeinbledudcit
par lequel les clotres font ouverts, et dnonce li
rufes, les intrigues et mmeles violencesqu'onemploe
dans les.couvens pour empcher l'excu}nde ce
dcretr.
La fuite de l'affaire de Marfeille forme l'ordre du
jour.
M. Faydel fe propofe d'tablir qu le proietde d-
cret )rlen't par le corrite, ne peut s'allier aveu
les principles et avec ke pouvoir de l'-_,i,...l,- et
cherche a dmontrer que les faits que l'on impute au
orvt feraitnt tout au plus une forfaiture, mais
jamait an crime de lefe-nation : qu'en confqueice le
renvoi au chtelet ne peut avoir lieu.
La coupe du difcours de l'opifant announce des
divisions et fous-divifions. L'Affemble craint qu'une
longue difcuilion n'empche de rendre un dtret dans
cette fance et tmoigae fon impatience.
M. de la forde dematnde que cette affaire foitd.
cide fins dfemparer.
Aprbs quelques d.bats, on convient de nemettre
cette proposition aux voix, qu'aprs le difcouri de
M. Faydel.
M. Faydel continue. Le prvt n'a pas refuf d'o-
bir aux dcrets de l'Affenble : tout ce qu'on lui re-
proche fe rduit des moyens de caflanion,.dcs
moyens de nu llit. La peine de ces fortes de fautes et
de recommencer la procedure aux frais de celui qui
contrevenu aux ordnnances... Je propofe de dclaier
qu'il n'y a lieu dlibrer faut'aux parties i fe
pourvoir contre le prvt s'il y a lie-u, a lafonme
de l'ordonn.n.ce.
L. dliccuffion eft interrompue par l'introductiona
la ba'-r- d'une dputation des colons de la Maruinique,
annonce lundi dernier par M. Arthur deDillii.n.
I. orfq'ie les colonies ; dit la dputation, fonlt d-
clare s parties de l'Empir,. Franais, nous nous em-
prfllons d'offrir l'Ai'-.mble national l'hommage
de nos respects et de note, fonmiffion. Il eft bienaidf
d'tre fidele une nation qui eft la commune patrie,
un roi don't les vertus commandlent J'amour et le
reilpect,et fi nous ne pouvons jurer fidlit inlconf-
ttution que nous n'avons pas encore, gu'il nous fok
permis de vous affurer de notre foumilion ca:lle i-.
la France, lorique nous habiterons avec nos freres,
M. le prfident repond, et l'on revient l'ordredi
jour.
M. le marquis de Foucault demand que la difcuf-
fion toit fermnie.
On f0rme la difcuffion et on fait lecture du project
de dcret du comit. Il eft ainfi conu :
S L' Affemble national dcrete, 1. que leu pii.*
lent fe rtirera devers le roi, pour fupplier S. M..de
taire renvoyer parcdevant les officers de la lfen
chauffe de Marfeille les procedures ct iiiiil ,"it
tentes depuis le z9 aolt dernier par le prev,oten"
ral die Provence, contre MM. Rebqui, .GrilOne
Pafcal et luttres par fuite des dcrets de prife-de
corps lancs parle prvt front transfrs dii,' ,-h
prisons royales de Marfeille j po.ur y tre juges ci
dernier effort.
zQ. Que la copie des requtes prfentes pat tro
des acciufs au prvt genral de Provence' an .ls
defquelles font les conclusions et les ordolinaPcs.ces
?o et zy novembre dernier., fera nc, 'liu -1.. "
culreur dlu roi du chtelet peur y tre donn lesl S
convenables. 1 .lufl
M l'aDbi Maury. Je perfifle dans mes conc.i..
de mardi dernieru t je demniandre que le prtVo. l'
accutlfs et l municipalit, foient renvoyd S a i
telet.Te prvt comme prevent du t ""i' ;.
nation les dcrts pour 'rre jugs i'i. .-",i .
butions nouvelles que vous donnere' a'c c hOt












,cltel etla muiicipalit pour s'tre arrog tousles
po dlEfprinil demand la division du project de
ydcret du dt. e-,La municipalitcf eft au-deffus du
bli'e de ceu qui laccufent. Je ne chercherai point

let. Cares de Laineth. M. l'abb Maury demand
l priority pour fes clfns coclu ; je ne la demand pas
riravis du con te : un infant de rivalit ferait in-
i,. ieux pour lui : je demand leulem iti la queffion
.r.lble fur les conclufions de M. l'abb Mauiry.
Aflimble cide qu'il n'yapaslieu dlibrer fur
lapiopofition de M. PrabbeMaury. ,
M1 denu.nde la priocre pour le project de dcret
de M. F aydel.
Cette denmuide etf reje.te. La division du project
du comite eft adoptee.
On lit la premiere parties.
M.le conmte Guiltli-ie de Clermont-Lodvepropofe
enamiendernmet de renvoyer l'affaire a la Snchauffe
d'Aix, au lieu de celle de Marfeille.
M.Friceauappuie cet am~ndiement, fur les motifs
del'affinit inevitable qui fe trouvera entire les juges
et les dcrts. .
M. deMirabeau l'ata. Quelque rpugnance que j'aie
i re d'un autre avis que le preopinant plufieurs
lanions rm'emplhet de penfer coime lui. Je lui de-'
iande come nt il tablit aflinite des acr uf's avec le
tribnial de la 1. : t;'- e ] arfeille, et fi les
trines mot'fs ne pourraient pis tre oppofs tout
aure tribunal de la Provence ?...... Je conclus ce
que le dcret du comit foit mis aux voix, de maniere
que la faconde parties foit dcrte la premiere.
L'amnendement d-- M. de Clcrmont-Lodeveeitcart
par la queit;on pralable.
La premiere parties feule du project de dcret du
comite dl adopte.
Lalfaiicc elt leve dix heures et demie.
STANCE DU VEN DR E D i2. MAR 5.

M....... Les lections vont fe fare pour les diffricts
et les dpart'.mcns : le corps lgiflat f,ne doit point
inflher lur e'.es :-cependant, fous prtexte d'affaires
ou de lnt, plufieurs dputs font alls dans leurs
p1;oviice1. Ne criignez-vous pas de voir ainfi dfcrtcr
un plus grand nombre de meimbres pour aller parti-
ciper aux lections, et folliciter, foic en faveur de
lehrs villes foit en ifaveur ae leurs perfonnes ? Vous
avez remis aux lecteurs la facult de fi:ner le chef-
lieu du dpartement, de dterminer l'alternat et de
11.1 ,le iege des diff r:ns c'abliffmens. Je pene
que vote f_. 'f doit vous prefcrire des precautions
lr lfquelles j'ai l'honneur de vous prefenter mes
ides dans le piojet de dcret fuivant : l'Affemble
national dcrere qu'aucun de fes membres ne doit
e prfeunt dans kIs hcux des prochaines lectioins
des aflmLleds primaires des diliricts et du.s dpar-
tcmens i et que ceux qui feraient dans ces lieux lors
des prochaines elections ne pourront tre ni lec-
teurs, Ini ehi ibles.
Ce project de d .ctet cei fortement appuy.
M. Regniauld. Sans contredit, un citoyen ne peut
exercer en meme teins des functions dans les affemn-
bles ad!minifiratives et dans le corps lgiflitif ; meis
je deman.e que tour membre de 1 eiTledi.-.: foit ex-
clus de l'eli'tibilit par cela f-ul qu'il fe trouve dans
la province i fe fount les elections.
Cet amendement efi trs-applaudi.
rMd Notrriff:rd. Les deux propinans font trop mo-
dres. La correfpondance fulpple aiifment a hl pr-
f Jnce. Je demand qu auncn inemibre de l'Affemble
national ne puiffe tre electeur ou ligible.
M. de Sienuti. Je rclame la priority pour la motion
que j'ai dj faite et qui tendait a ce que tout mem-
lbre du corps legitatif fit dclar incapable de toute
efpece d'ligbilit.
M. Bureau de Pa-y. J'adopte et j'appuie la motion
de M ...... etl'amendet'nnt de M. Regnauld : tout ce
qui a t ajout oft inutile, s'il n'eit pas dangerenux.
Exclure des affaires publiques tous les membres de
i I-.!. national, ne ferait-ce pas fire le mal
des ,i.ni, :, ? La plupart de nos collgues font
des magilh'a:s ils ont paff leur vie'dans l'rude des
lois,ils deviendront preceux durs ks nouveaux tri-
bunaux; ne firait il pas dange reux de les en exclure ?
Jle ir Pasi plus loin, t je demande la question pra-
laOle fir toute proposition.
SAllemble national decide qu'il n'y a pas lieu
dehb'iber fir toute autre proposition que fur la motion
de M.... et l'amendement dt M. Regnauld.
MY. de Bois-Laidier'. l 'sI"atrtac hant aux terms de
lamoron on poui'r'ait itre a une demi-li ne de la
paroifle oi e tient l'afifrmbic et influer directe-
ment fur l s lectinjis. 11 .i( inediipenfable d'adopter
I amendment de M. Regnauid.
.. Martincau. [la imotionl et lamvndement ont l'run
et l'autre le rnime : on ipou.nait rdier aitnfi le
secret : a mucun m-nobre de l' A lemble national ne
p',urra dre prnr aux l-'ctions et'n'y pourra tre
ni lecteur ni li. ile ie .
M. de N.', :/les.il y a une incomLatihili- 'i i' '
entre le's lf'tione du inouvo:r a ;d!iriraife t elle Is
pvo"ir' ;; .t, -: il iaui dcilarer form.. llercint CLtec
ilncompatibilit.: elle ne prononcera rien relati'vemcrit
aix el. ctio!:s dans let-s iribunaux par.ce qu'elle ni
P-tur pa: porter lut les places qui font a vi'.
Mf. d., Tr.cy. les propofitions de MWt. M'.-rineau
et de Noailles retrernt ablfolument dans celks que
ious venous d'carter par la qudelion p..al. :d. .


295
SM. D.nmeI. Il s'agit d'un article conffitutionnel. Il
ef necelfaire d'tablir des differences entire les fonc-
tions admijftratives et les functions judiciaires vie.
Je denm rde le renvoi au comit de conflittiion.
L'Afeiible renvoie les diffrentes motions au
coitit, de constitution, et charge ce comit d'en
rendre compete lundi prochain.
M. le marquis de Montelquiou. fait, au nom du co-
mit des finances, le rapport du mmoire de M.Necker.
Ce travail eft divif en quatre parties : 19. des befoins
de Janne et des moyens d'y fatisfaire ; z2. de la
quelfion d,.s billets d'Etat en circulation i 3. du
comit de trforerie ; 4". de la situation des affairs
en 1791, et du replacement des impositions.
C A -P I T R E P R E M I E R.
Des Befoins de l'anne et des Moyens d'y fatisfaire.

M. de Montefquiou rappelle les calculs deM. Necker
fur les befoins et fur les reffources : la fomme de 294
millions parat tre la mefure des befoins du refle de
l'anne. Les reffources applicables aux dix derniers
mois de l'anne s'levent 292 millions. Comme quel-
ques-unes de ces reffources font incertaines, le mi-
niftre croit indifpenfable, pour affurer le service ,
d'ouvrir l'adminiftration des finances un nouveau
credit de 30 40 millions fur la caiffe d'efcompte,
pour en fire un ufage plus ou moins inflantan, feloni
les bef ins.
Le comit examine les befoins annoncs et les de-
mandes du miniflre. Il obferve d'abord que la dimi-
nurion de 60o millions fur les impts indirects, pour
les dix derniers mois de l'anne, eft exagre : elle
s elevera tout au plus 30 millions ce qui rduit
la male des befoins 164 millions ; il faut encore
dfalquer 28 millions qui doivent tre en caiffe ; ainfi
il fuflit de fe procurer une fomme de 226 millions.
Parmi les moyens propofs, trbis font-incontefiables;
la reduction des dpenfes, les vingtiemes du clerg
et la contribution patriotique y compris les fonds
rmis directement l'Affemble national ce qui
fait 69 millions. Ainfi les befoins non affirs font de
157 millions. M. Necker indique une acclration fur
la parties des recouvremens des receveurs-gnraux,
value un douzieme des impofitions ordinaires
ce qui pro.duit 15 millions. Nous croyons cette acc-
iration trs -pratiquable. Ainli, le service enter de
l'anne fe trouverait rduit 142 millions. Le mi-
nithre propose quatre operations qui paraiff.nt trs-
diiffrteits entire elles, et qui ont beaucoup d'ana-
logie.
1. Le renouvellement des anticipations,
z. Un emprunt dans le course de l'anne.
3. Le paiement l'amiable de deux fmefftres des
rentes, en effects, pour pargner un pavement en
argent de 5o millions.
4. Le paiement des dpenfes de 1790 en effects
fur 1791. Ces quatre moyens de reffources montent
a 170 millions, mais ne doninent annuellement au
trfetor public que 170 millions. On pourrait les r-
duire 14z millions, fomrme relle des befoins. Avant
de faire un nouvel emprunt, on pout computer fur le
fupplment de l'emprunt de feptembre ; il doit tre
de 1o millions. Ne nous occupons donc plus que de
132 millions de befoins. Examinons maintenant les
quatre operations propolees. Vous n'attendez pas que
le comit vous parle des anticipations ; il les croyait
profcrites pir vos dcrets ; elles ne le font encore que
pjr vos prinmcips. Ce fyflme facility les dprda-
Lions, dtruit la refponfabiiit, met le deordre dans
l'adininffr tion c'eff lui que la France eft redevable
de la position o fe trouve fi.s finances. Loin de vous
propoler un renouvellemens de 60 millions d'anticipa-
tions nous vous prfenterions plutt un decret pour
les anantir entierment. Il etf de principle incontefla-
ble que les anticipations font le plus cher et le plus
dfaflreux des impts.
Le fccond moyen eft un emprunt modr fait
pendant le course de cette anne, dans un moment fa-
vorable, et fous quelque forme attrayante. li n'y a
d'attrait qu'un bnfice confidrable: l'emprunt de
feptembre offrait un intrt de fix et demi, et n'eft
pas rempli.
Le 3 moyen relatif aux rentes, eft plus facile et
plus coinvriable ; il faut en examiner le rfultat. Le
trfor public conifervera bien 50o millions mais l'an-
ne prochaine il fa.udra payer les intreis de Lso mil-
lions d' ffe.ts, et le dEficit fe trouvera accrue de 7 nul-
lions 5-0omille liv. ; cet arrangemcntne ferait d'ailleurs
utile qu'aux rendi-rs rich. s, parce que feuls ils pour-
raient confentir recevoir les trois -quarts de leurs
rentes en paper.
La 4j operation confifle payer en effects terme,
fur l'anne prochaine, diverfes dpenfes de cette ani-
ne ; c'il biern ila moins chere des anticipations ; mais
c'eft toujours une anticipation, et le comit manque-
rait ,vos principles etaux fiens, s'il adoptait ce moyen,
le moins ficheux des quatre qui vous font propofs.,
Il efl julle d'accorder le credit ventutl demand,
et de vous confier pour cet objet la lageffe du
miniftre.
11 fait donc, pour completter le service de l'anne,
i i2 millions. Parmi vos reffources, il en eft une trs-
pr 'cie'fe trs -importante et qu'on rduit a unt
pointt inconceivable. Quoi vous foufftririez que l'Eu-
r' .p' appit i e le quart du revenue du royaume,
er que les e f'orts du patriotifme font prefque nuls?
, on vous ne le fouiErirez pas ; permettez que nous
vous prlientions un calcul modr tabli fur des
blies certain .-. Le quart du revenue, payable dans
trente mois, quivaut deux dixiemes et demi ;


ce oui faith un dixieme par an. Vous favez ce que
'rofduit annuellmnti)t un dixienie. Il fera encore accru
par la contribution des privilgies, par ceile oes ren-
tiers, des capicaiilfes, du commerce de l'indultrie
et vous verrez ainli fe doubler la fomme annoncc
par M. Necker. Nous propotons d'adrefi-r aux dpar-
temens une infiructions fur les moyens de parer au
retard qu'prouve cette contribution pour prve-
nir une negligence auffi coupable dans fes principes
que funeftfi dans les effets.Le fuccs de cette difpofition
diminuerait encore les befoins de cette anne et le
rduirait une fomme extrmement modique.
C H A P ITR E II.
Des papers a"Etac.
Peut-on employer des billets d'Etat ? feront-ils d-
pouills desinconvniens du papier-monnoie par Phy-
potheque fpciale qui leur fera donne fir parties des
biens du clerg et du domaine et par l'intrt qui
y fera attach ? Le minilire les compare avec les
billets de la caiffe:illes croit galement faciles mettre
en circulation. Maisn'efi-il pas dangereux d'augmenter
le nombre de -ces billets? M. Necker pofe la quef-
tion; il part de la fuppofition de 300 millions mettre
en circulation. Si nous arrivions diminuer cette
fomme la question fe prfenterait d'une manitre
plus favorable. Nous n'avons a chercher que 132
millions; et fi la caife d'efcompte n'a pas plus de
160 millions en circulation, la fomme total fe trou-
verait de. 292. millions ; ainfi l'miffion trop confid-
'rable n'effraierait plus M. Necker. En novembre
d ;rnier ; ce miniilre propofait d'lever J'miflion des
billets de la caiffe . 240 millions, et cependant il
ne pouvait leur donner ni intrt, ni' hypotheque. Ce
qu'il croyait caire en nu inmibre dans une position
hmoins favorable, ne pourrions-nous pas le tenter avec
fuccs dans ce moment ? C'eff cela que fe rduit' la
quefion.
Les nouveaux billets d'Etat font fans doute prf-
rables ; et puifque cette operation eft inevitable,
acqurons la r. rtitude de faire face nos befoins ; et
denous dlivrr de cettedfola.nte inquitudequi,tous
les deux mois, vient mler fes maux tant d'autres.
Votre comit, aprs avoir balance ces diverfes con-
fidrations, a penf qu'on pouvait prendre un parti
qui dgagelt la fois et la caiffe et le trfor public.
Les allignats lui ont paru propres rendre ce f. rvice :
fon opinion s'appuie furt celle de M. Necker : il pour-
rait citer encore le voeu de la commune de Paris ,
qui, fans doute, aura des imitateurs, et rendra facile
l'opration de la liberation de lIt'at. Le comit pro-
pofe donc, oC. de rembourfer 260 millions la caiffe
d'eicompte en affignats portant cinq pour cent d'in-
trt i 2 d'accorder ces aflfignats la facult de rem-
placer dans la circulation les billets de la caiffe d'ef-
compte, et d'tre reus, come eux, dans routes les
caiffes ; 3. de faire verfer au trfor public par la
caifle de l'extraordinaire 132 millions pareilleirmeii
en affignats, pour le ftrvice de 1790. Les allignats
peuvent rendre de grands services ; mais le comit
ne fl diffimule pas qu'il faut que les biens fur lcf-
quels ils front hypothqus foient abfolument libres
de toute hypothque. Quand il fera dmontr que la
Nation a eutre- les mains de quoi fatisfaire au traite-
ment des ecclfiaffiques, aux befoins du culte,
ceux des pauvres, et auxdettes du clerg, fans tou-
cher aux 1 yporhques des affignats ces effects front,
inon du paper mais de la vritable monnaie. Il fIitr
donc fire des operations prliminaires bien im por-
tantes, bien nceffaires. L'avis du comit cft fubor-
donn ces ides.
CH APITRE II I.
Du comit de trforerie.
Le premier r iniftre des finances a fenti les diffi-
cults de tout genre qui fe prfentent il voit que
l'adminiffration des finances de l'anne 1790 raffemble
lIs inconvniens du piff et ceux de l'avenir; il ett
frapp des obstacles qui s'levent entire les rformes
tablir et les reftes d'un ancien regime qu'il 'aut
detruire.Ces confidrationsons otfait nature M. Necker,
et adopter par le roi, l'ide d'un bureau de trforerie
qui affocierait quelques menmbres de l'Affemble na-
tionale ces grades operations,
Il eft une execution infeparable en finances, du
corps lgiflatif; c'efl ce corps qui doit dterminer
l'impt, fixer les dpenfes, &c. La lgiflation, en fi-
nances, ne fa diflingue point de l'adminift'ration du
trfor public. Vous fayez quelle eft-en Angleterre
l'utilit de la prfence du miniflre de la trforerie
au parlement ; il rpond aux queftions il expofe
les principles et les details ; il fait preffentir les effects
desoprations qui font propofes. Mais M. Necker a
t frapp de l'importance du dcret qui vous lie;
il a cherch en combattre les motifs. Ce dcret,
auquel on vous propose de droger n'eft pas le
fruit d'unr moment : vous aviez dj par les mmes
principles, loien les miniffres de cette Affemble.
Vous avez voulu que les murs de votre enceinte
fulfent unei barrier infurmontable entire le centre du
pouvoir et le fanctuaire de h. loi,. ci notre conli m-
rion ni'cr pas encore fire; l'Angleterre a les mniuis
d'un people libre; vous n'en avez onicore que les princi-
pes, et vous en jerez les lois. Des choix fits par
la Cour feraient faits par intrigue ; la refponfa-.i-
lite cefflcrait d'tre enriere pour les miniffres fi elle
etait partagee par des members de cette Affcmbe.
Des nommes attachEs au miniftere cheirch'erien
.bien'mt exercer une influence niniifirie;Ile, il fat
dfendre l'ambition d'arriver ces places, C'eft:










t<6
cette ambition que vous avez voulu bannir; c'eft qu'on ne dlibre pas iir la proposition de M. Goupi!:
cette ambition qu'on peut regarder comme le don je conclus en second lieu, en renouvellant la demand.
patrio'i.kue des vertus tt des talents. L'Affembl'e na- qui a commence mon opinion.
tionale fe montrerair inconfquente aux principles, M. Populus fait lecture d'une lettre qui lui eff
qu'elle a tabli, fi -lle adoptait la proposition de M. adrefie de Bourg-en-Brelf cette lettre content le
Necker. Le comit penfe que Affemble doit per- fait don't voici le rcit :
fiffer, cet gard, dans fes arrts des 7 novembre M. le come d'Entraigues palTant Bourg, a dit
et 6 fvrier. laubergifte chez lequel il logeait, et qui lui demandait
.des nouvelles de l'Affemble national, que I'Affe'n-
C H- A P I T R E I V. blee ne favait ce qu.elle faifait ; que la banqueroute
et la guerre civil taient invitables; qu'il fallait
Du remibourjement de la gabelle. bi.n fe garder de porter de l'argent la contribu-
Le rapport que vous a fait hier le comit des tion patriotique, et qu'il valait mieux le cacher.
finances s'accorde parfaitement avec les intentions M. le come d 'ntraigues, en partant de Bourg a
d'un miniffre cher la nation, cher l'Affemble pris la route de Nantua pour fe rendre en Suiffe.
fa fant chancelante le rend d'autant plus intreffant, La lettre et figne Durand. M. Populus certified l'-
que nous ne pouvons nous diflimuler que c'eft en- criture, la probit et le patriotifme de ce citoyen,
core un de fes facrifices la chofe publique. ( Voycl et dpofe la lettre fur le bureau. Je faifis cette oc-
'le wmiro 73. ) cation, dit il, d'obferver combien on able des
e e, c paffl-ports que l'Affemble a la faibleffe de donner :
M. deMoutefquionlit unprojetde lcret,dont voici on les demand pour aller chez foi, on parcourt le
les difpofitions :- . partir de ce jour aucunes an- royaume afin de femer la dilcorde, et l'on va jouir
ricipations,, affignations refcriptions fur le trfor hours de la France du mal qu'on a faith it fa Patrie.
public ne pourront tre renouvelles pour 1791 ; Je demand qu'il ne foir plus donn de paife-ports
20. il fera form inceflamment, et dgag du service fi quelqu'un de nous eft malade, il trouvera des,
public, une malTe de biens du clerg et du doenaine mikdecins Paris.
en valeur de 400 millions. Le produit d la vente de M. le Prfident rappelle quela motion de M. Goupil
cis biens fra verf dans la caiffe de l'extra< rdinaire s ff l'objet de la difcufIion.
30. en attendant que cette vente foit conipletre, le irAfil'mble dlibere et dctete la proposition de
revenu de ces biens fera verf dans la caff: de l'cx- M. Delm uniers.
traordinaire ; 4' le receveur de cette ctiffL, imm- La f..nce etc leve trois heures et demie.
diatement aprs l'abandon des bi-ns v idrt., deli-
vrera au trcfor public des aflipnats portant int'rat
cinq pour cent,cet payables tous les fix moisj 5o. quaint THEATR E D U P A L A I S-R O Y A L.
l'emploi de ces -.i,.,... , l'A l, e r tetrvee
d'y flatuer aprs avoir --xamin le m imoire prfenct On a donn mercredi dernier ce thtre, la
par la commune de Paris 60. les deniers provenans premiere reprfentation de S. Auain,, ou le 3i.iif/it et
des ventes frontt uniquement affects au pavement la Reconzaiffance piece en trois actes et en vers
des affignats 3 7'. Les i6o millions qui font dus la libres.
cajife d'efcompte lui front rendus en atfinratq, qu'elle Lif, fille du fermier Thibaut, aime Blaife, jeune
fitra actorife donnerpour retir-'r les qu'eile orphelin fans fortune, aimable et laborieux nous
.a mis en circulation ; 8 des a;llgnats en vaLur de n avons pas befoin de dire qu'elle rn eil aime : la
132 millions front remis au trfor public pour les timiit qui accompagne le viit.bl0 amour, ct cette
b.-foins de cette anne; 9. le comit des finances efp. ce d'inftinct qui apprend, mme au village que
prf'ntera i:ncelaf.i'mcnt le plan du rgime de la le difuait de fortune ett un vrai dfaut aux yciux des
caiflL de l'extraorJin-ire pour l'excution du prlent parents, les engage dillimulerleurt --ii ir.-' i'iibaut,
dcret. qui cependant peut feul la coumonner,.
Avant que M. de Monterfqiou fit fon rappor,, M. ien n'eol indifcret commune la difcreion du premier
le president avait annonc tui nouveau memoir de amour : Thibant ie devine ; et, pour le. prevenir, il
M. Necker fur l'tablifiTment d'un comit de trfo- fe hte de promettre la main de l fille un riche,
rarie. Ce mninrifre prf'nte de nouvelles rflexions vieux tc ridicule fermier, appeil Jrme, qui prend
et combat quelques objections., pour de glamour la grofiiere pallion que lui iiipire Iks
M. Gouil de Pl/fe,. Je fa s la motion que le co- attracts et la fraicheur de Life. Cependant Ls graces
mit -les financ..s offre promptement un project de naaves et 'es charges touchans de cette viliageoilie,
conversion de la conrribution patriotique en un ont fait une autre conqute plus redoutable fon
dixi-'ine patriorique. penchant. Ce nouveau rival de Blaife s'appelle S. Aubin;
M. Regniud, L'Afl'emb.b'e, dans fi,n dcret fur la il n' ei pas jeune non plus ; il etl riche aulfi, mais il
comrribution, a eu en vue de manager les petits et bon honnte, et l'expreflion de fis fe timens
lrpriptair'.s, et .'atteindre les capitaliff s et l'indu'- it: delicate : fa protectrice eff une tante de Life, ap-
tiie : la propoiioion de M. Goupil manqueiait ces p-Ile Theref c, abulant de l'autorit qu'elle a fur fa
d -ix objets. .e priopofe de charger le comit des ni- niece qui n'a point de mere-, et qui v" ut la force
niances de recher her les moves de faire pai venir la .1 diflimul: fa repugnance pour un marriage dilpro-
contribution patriotique au point ou elle coitarriver porrionn, et don't les avantages ne peuvent feduire
d'aprs les ref'ourccs de .la France et le patriotifme a -lize ans. P: ndant l'entrevue de Life et de S. Aubin,
de les habitans. -a tt cu Thirfe cherche blouir fi niece en exa-
M. Del'ey-d'Agier. Je propose d'ordonner que,dans grant la fortune de l'poux qu'elle veut l'oblige
toutes les mu'niipalits, on lira, dans une affemble accepter ; c'cit l'inflant o S. Aubin raconte fon hif-
g'.6ale des cit,'yens actifs, la lille des declarations toire. N dans le village o fe paffe la fcene orphelin
qui pourront encore, cette epoque, tre changes; iy ans, avec deux louis pour toute re {iource, il
cheque ilcl,arateur f'ra teLii de fe lever, et de d- cherche, par un petit commerce fe tirer d'embarras.
claverr qu'il a dit la vrit. Tout autre moyen ferait Il fe borne d'abord a vendre du fil, des aiguilles, &'c. et
tyrannique. double fon capital. Ce fuccs lui enfle le coeur; il veut
M. Le Charelicr. Nous devons laiffer le fond du vendrcdesruba.ns; il efi trmnip dans le premier achat,
dcret tel qu'il et l ii.is il a des inconv'iiens. 11 et partant ruin : il calait en vain i une fire, dans
faut charger le comit des finances de propofer les fi boutique portative, les reffes de fa bi-ll.zte m it-
rmoyens de parer ces imiiconvniens fans toucher chindife, fane et mal affortie : p.r!o'mie n'alhe-
aux elmens de la contribution, fans alarmIer les tait. il ne piut plus retenir fes larmes S elles font
cirovns et fans porter prejudice aux fortunes, rmarquees part un officer qui l'aborue, le quel-
M. Defineuniers. Je demand que le comit indique, tionne et qui il confie fa peine. M. de Mercour
jeuiii ',rochain 1 s moyens don't le f rviront l-s mu- ( c'efft loflicier) le console i il lui dit qu'il veut s'ai-
nicipal ts pour fire payer excitement le conritribution focier fon commerce, uais qu'il n'dil pas riche lui-
p .tm'ioti.ue ; qu'il examine ice.i que propose M. Dei- Imelm; 11 partage avec le petit S. Aubintvingt cus qui
iey-d'A',ii.r; qu'il conlidere fi l'on peut accorder un font dans fa bourfe, et dirparar. Le june S. Aubin,
nouveau dlai, paffe luvquel, ceux qui n'auront pas devenu lage par fon malheur, s'adonne a un commiece
fa't de dcluration front tax d'o.i-ce......... (Une utile, et fait fortune i mais il n'a point oubli' que la
part de 1 .\lfmbl e s'agite et murrmure )moiti en appartient forn bienfaiteur : il a appris qu'il
Il fi l'o'i veut conferver la libcrt. On ne petit carter coinptr bien, fon retour, le fire jouir des fruirs-
)p l des murmuures ou par toute autre mthode, une l'une focir confentie par un bienfait, er ratifi;.e puir
di i u'lion d'oi depend le filuit de la France' et la la reconnaiffTa:ce. Le fcigneur du village attend ui.
coitIlirution. Lfe corps lgiflitif ne pourrait-il pas fire, commandtur'de Malte, qui revient d'Amerique;
ne devrait-il pas ordonn-'r une fcmblable difpofition, il vcutrli donnerune fte; et, come il n'en ell point
fi la ch oe publique tait en danger ? Il faut parler d'agr able aux champs, fans un marriage il veut que
avec franchise ; il fct fdes vill-ks, il eft des cantons, celui de Lift; rendie la fine compictte. Jrme veut
je ne dirai point d. s clalffs de citovens ptarce que abfolurient poufcr il et a befo'il ; S. Aubin y re-
j, ne veu>r pas 'tablir la division et la dilcorde dins nonce, parce qu'il s'efl apperu que le coeur de Lite
cr Affemble.... il efi.les'cartons o lacontiibution n'efi pas libre. Si Blail lie devient pas fon poux, il
pat'iotique n'a rien produit o l'on voit des aelns mourra. De concert avec le feigneur, S. Aubin prpare
r -rlLiuder aux citoyvlns qu'ils ne doivent pa, s'y fou- le bonheur des deux jeunes amans en leur cdant la
iettre. (I a parties droit.c de l'tAlemble t'moigie portion de fermes qui revient fon bienfaifant affa-
,vivement fa dlfapprobationt). Je demand d'abord ci, et le marriage eil prt a e conciure, lorfque le


free di feigneur arrive. S, Aubin 'e c "
tin bienfaiteur, et veut le forcer pre jndr'lt ri"
de f[-s bnlicrs, que le commandieur i."
devient la dot de Life et de Blaire don-t :"
eft agr par Threfe, et auquel 'hibit.. ',i.
coien teillenlt. ' u
Cette piece don't le fijeteft putif' ..iis.i:
du marquis de Rozelle p-t Mine.E e L- :-
,a eu du fuiccs ; on a applaudi qu.-lques .. in1a1.
intrelfaites. Le dialogue en eft fo.nt f rn
maler la difconvenance qu'il y aden.-ler la t di
et la fineffe de l'exprefflon au jart,. 'I paj -c
Nous ne parlerons pasdel invraifembll.ii(.e ,du ..'
ment, qui ef plus romanefque'que dui in.mItq le'-
ne voulons point trouble les jouiffancs; d l. u
qu.on a appell grands cris la fin de la piuce
don't nous n'avons pu f.ilic le nom.'
Ce fujet a fourni auffi M. Garnier l n": r'e d
proverbe'dramatique.


S P E C TACKLE S.'

ACADMIE ROYALE DE MUSIQIIE. Au'i i. ,w
la 5me capitation des acteurs, lis Po,.., n,,,.
moulin,paroles deM. Forgeot,mnufiqu,- de M lc ,
et Armide, paroles de Quinault, nm.iquc d i,& .
THEATRE DE LA NATION. [.es c.',.ir,.: t nr,a,
ordinaires du Roi donn-iront auj. i , l *r. i
de Charles lX trag. nouv. ; les B... '.., ;
ou la f.e de Village, coin. en "actes, e: -r, p,.
un divertiffemeiit. Dem. 14, Philhiatei ..; t .
Agnies.
THEATRE ITALIEN. Aui. 13, l'Amidelamaif t
et la zqQ reprf. de Raoul fir de Crqui, Dem..'3,Il
il rep. ,e Pierre-le- Grand. En attendant la ire rep.
du Difjiict de Village com. en i acte ,en profe.
TI!EATRE DE MONSIEUR. Auj. la i'.e r'p.
de la-Mo iaracla, opera ital., mufiquede dlf'r. P',i',.
L)iim. 14, fpect. demand le nouveauL D )oi QuL...t.
F -...' F;anpiais ; et les RaI'es de F, ontin;' .Lii
if la ire. tr.prcf. de la Gouia di Trfon io, opra
ital. mulique del fgr. Salieli. '
PETITS/COMEDI-ENS de S. A. S. Mg. le cnrmt ':
Beaujoiais. Auj. 13 la falle des Fleves, b, u ..ic.t.l
du 'T'cmple, /'IntenuantJ uppofe', com. en z autFs, a
le Philojophe imaginaire, opra-bouffon en 3 a .k.

PA-IEMENT DES R1'NT1:S Di L'H-ITEL-DE--VILLE Di PA ,id.
Si' tlerniers mois de 178s. MM. les Payeurs font la lttre .
Course des changes rangers, h 60ojours de date. D'hier,
Amfterdamr. 51 Madrid. i 51. iSf.
1 -ambourg.. 0o5 -. Genes .... 99 ,.
Londres...... 26 -. Livourne... ic18
Cadix..i,..... j tl. 7 f. jl.yo+n, Rois. 4 p.b ..

Cours des effects royaux.

Actions des Indes de 2,50o liv. ............. i.
Portion de 1600 liv ...................... .
Pornion de 312 liv. t f..................
Portion de i.oo liv .. ............... ......
iimprunt d'Octobre de 50oo liv. ............. :...
Iou rie royale de 1780, a 1200 liv.. 19. 5perte.
P ri sn ....................... 1789, 'j 3 etd.
Lot. d'Avril 1783, 6co liv.le billet. 60fz. 24'5
14'23 i
Lot. d'Oct. 4ooliv. le billet............. 4
Empr. de Dec. 1782, Quitt.' de.fin. ... 9.:':' '".
Empr. de z12 millions, ;)ec. 1784 .......I54 -i
F nipr. de 8) millions avec bulletins.... ; p. -
Idem forties......................... 14 'i
B ulletins................ ..................
Idem firtis.......... .............. "..'"
Recont ;lifa'nc.s de bulletins............. .. '
ieimn forties....................... :. .. ,
FEmprunt du domain de la Ville fanrie non it .
-- Bordereai provenant de'fie rifoitrie......-
1 i -pr. de Nov. 1787................. '"
Bordereau de la chance en viager....... .
Lots viag-'rs......... ...................
Lots des H- pitaux......... ..... ......

Caiffe d'f.................. ......
lia p'e .............' ...... " '" / O "l'
Bordereau ,ie la caiffe . . ;'
Quitt, en change des actions des eaiux de P.,ii..',
Acr. nouv. des Indes. ......... .. .. 4- "
Affuirainces centre les in.endies. ... .1' -H i 4 -i"
Idem vie................. ... 40
v .'' . .' .. .


n s'abonne Paris, hticd de Thou, rue des Poite.vins, ou au Bu.reau des Afiches d, Paris, r neuve A,'ufln. Le prix, ef, pur P:r :
z liv. pour trois mo is, 361 ,'`. pour /Jx mois et de 72z 'iv. pour L'ne ; et pour ta Pr'ovince de Z. lIv. np'wr trns mo'is ',a/ 'i".".' "'
1no's, ct 87. lv. pourl'ant e, franc de porit. L on ne s'aboiequ'lau commencement de chaque mois. (n /o/ic't auff1i c/ie" tuo L.*-. 'rt
Fra:ce et les Directeurs des Pojqes. C'cf al Mi. A ubry 1Directeur du. Bureau de la Gaette NTation le r,,e des Poitevins; r0 t 'J' t
a lre 'T:r s ltt. 'es eV l'argent, i-anc de port. == Tot ce qui concern la comno,/Zton t la rdaction ,de cette Go( ite, cone [,o>r.s, ['.,. .'t
Cartes, MufrjiIuey &c. doit tre adre.j au Radacteur de cette Feuile, rue du Jardinet, ma /on de M. Caraffe, ii face de la rue de l'E 'n,


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