Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

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GA ETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSAL.
u" .-^---^ _______________-_______ _______________


, N DRE'DI ai MARS 1790


1V E
Ni 7i' ________

poLITIQ U E.

)POLOGNE.

De Varfovie, le 10o Fre

Sus dernieres fances de la diete ne prfeentet
So de Iaits iner iis, depuis le 8 f ,vicr qu'elles
n0 t reprife- La chaleur des deriiitr dbats lu

Dit et lietu dans le travail drclau-C l'arm e s'ef
ort, que fhr des inierers p iveru le mode d'avan-
ene tetrelesotlici.-r.,&c. Cetteinactivit bruyante
faith piner qu il y avait eu dans l'affemblee un part
, pole fair perdre .u terms, vu les circon IuIces
iioi q1in a paru fornd, lortqu il cft arrive de la
1dumpnidtrecda'l'Rpubiicue a la cour de Vienne ,
des lettres adrecles au genera et Starofle de Woyna.
les kttres font eclitas dans un fens favorable au
ani oppol une alliance avec la cour de Prufie.
.iles apprennent que le miniltre de Pologne a eu des
:nfrliaces du plustr.irnd inr et avec le piunce de
( Enitql i et que le mimiflre autrichi,-n a montre hs
intentions les p'us corifornu.m aux intrts de la R-
*mlique, et le defir de rendre in ;lt.rables la paix tr
'aiic qui regnent entre elle -t fa court. Le but de ces
, I ', di pofitions eft d.- pr..trn.,rc que la Repu.
iliqule doit tnouvLir p us d'avantag.s et de convenances
Jiis unttraite de coiiiterce et dans un ti ait d'allialnce
iycla court de Vie.nrn\, qu'avec cdlle B.i-rlu. La
ow wnifflon des affiaires trarugert-s ne parat pas avoir
,.' ,i.: par mlin retour fi tardif, aoand on fonge au
lff, et en mme tens fi prcil t, li l'or en juge
., i. n actuel des cliofCs. Mais on parlait alors de
airive d'un nouveaiiu iniitre plnipotentiaire de
'Impereur aupis de la Rpublique M. de Kahlen-
erg. 11 el probable que la mort de l'Emper.our ap
:ortera de grands changemens dans ces 'dilpofirions
,nrales, et que, s'il eft vrai que de nouvelles d-
,ches du miniifre de Pologne Vienne foient arri-
vcs diractemInt la cor niffilon des. affairs tran-
pres la lictuation pi lente dcs affaires n'en retardera
is moins nme discrimination qui ne peut plus dpen-
dre que des vnenicns.
Left faux que le tire de e-rman a t profcrit.
Ceote erreur a pris fa l'ource de ce qt'en a abrog
liilage de commencer les ordres de la commillion de
guerre par le muot Hemrna.
On s'occupe du project d'tablir d:ux banques : l'une
iloinera, ...', ,.- des biens-fond.s, etl'autre feraune
efpecec dQ tontine.
Le nl de ce mois la Viflule s'efl prife de
glace : le thernometre de Reaumuir marquait 7 de-
grs au-d. ilous de zro On allait fur la glace mais
le grand nombri, d. monde l'a eniifon,e dans qu, lques
c droits, et plus de trenue perfonns ont u.lheu-
reufemlent perdu la vie.

ALLEMAG NE.

De Vienne., le 23 fvrier.
Le corps de l'empereur a t d4pod hier, entire
f ,It et huit heures du foit, dans la fepulture lupe-
liae, en l'glile des C'apit'is et plac aux pieds
de feue l'impratrice Marie-TIhri.
S. M.le feentant approcher de fa fin a fait venir
iaprs d'elle plu'ieurs pcrionnmes de fa maiion et kur
abitquelqaes gratifi':aions, Les'cinq fecrcaires avec
lfquels elle travaillait liabituellementi, ont reu cha-
cui nulle ducats u et hlaque valet de co;ps, cent. [Les
Plvres n'ont pas te oublies on a en'oy dix mill-
lia, ansplufieurs provinces, pour etre diltribues
piI'd eux. -
Le dil, pour l'archiduchcffe Eihfabeth a t pris
le 1o de ce mois, et fera port pend&nt fix femainies,
li 18, on a baptif la princeffe don't l'archiduchufdb
tait accouche le 17 au ioi-r elle a reu les noms
"' ..... .,.. '. . ... Elifabcth.
Lenise jour la couronne de Hongrie a t mnife
dans une voiture Je crmonie, et tranfporte Bude,
ia condliite des deux garden de cette couronne ,
&.i.lescomte de Keglewitz et de Nadafky et des
iaxLfecretaires dela ,hancellrie hongroife MM. les
Ltes .de Paliy et de Nevery : fix gardes-nobles
Sfc, irtalient.

D,, 7f'vi.er. N Notre nouveau fouverain eft attend
!CI'un or j a l'.ure et M. l'archiduc fe tient prt
ailr a .antvaI u roi on p re, aufiot qu'il fera
,lo,tir at triv e. Ce ne fera qut'alors qu on rera
tlalant, re d t u ni renferme les -dilpofitions
K ita t dh feu le pe-rer. M. le prince de
avec .'i, carge 'le la'l admililratioli, conjointement
Ie l ci,, I. ,. -fnai'qs. les fcells ont ere mis
r le cfinet d l''"pereulr furi les archives du
tribunaux dont' et rIe la chuncellerie de l'empire
S dont es functions font fufpendues.

l le tuteapparence que les pr' mieres remontrance'
cles" i qu rfa 'l 1 r. c vra en arrivant ici, feroiv
e rtidtatsd'Auttiche,qu 'a ffemblen taujourd'hu
onee e la permialon que l'empereur leur en avai
r" de jours avant fa mort. Ces remontrance


porteront princi'pahment fur le nouveau plan d'impo- I n'avait t tabli que dans cette intention; c'eft--dire,
fution territorial, qui eit plus charge l'Autriche que l'on continue d'exiger que les lettres pour l'tran-
qu a aucuite autre parties ai la monarchie. ger, foient remires dix heures, quoiqu'cllesne foient
La mort de l'empereur fuIlpendra vraifemblablement expdies, comme les autres, qu' deux, et que ce
les ngociations commences Hufch. Cependant dlai faffe quelquefois prouver aux commerans des
les troupes qui dev.. ,- t p l-r de Hongrie en Bohme, retards onreux *
continuent leur march, etl'on mettra en ex-cution les Le mont-de pit a rendu quelques services, et fait
dilpofitions qui ont t pralablement ordonnes. beaucoup de mal 3 peut-tre aurait-il befoin d'une
refeorne qui fupprinmt la multiplicity des droits ct
De Ratisbonnel, le 7 fvrier. des ag. ns inutiles, fur-tout qui rendt ces derniers
O plus polish et moins grofflliers envers le public.
On a procd, le 2.. de ce mois, l'lection d'un On fe rappelle d la bont de la reine, qui, for
nouveau prince-evque. Les voix fe fontr partages fes d&penfes prit la fomme de 300,oo00 livres, pour
entire MM. les comtes de Thurne et de Stubt ii>brg : le dgager les hardes et vtemens d'hiver duIpeuple;
nouveau fcrurin aura ii'. fous peu de jours. M. le cetre operation s'ect effectue en autorilant chaque
come de Lerchenftld, minittre de l'eleur i palatine diftict dhlivrer des certificates jufqua la con-
s'tft lgitim, le 4 cde ce mois, en quality de on: 1- cui r-nce de 5,ooo livres de chacun. 11 n'ift pas vrai,
fire pour l'electiofun ture du prince- evquie, la come on l'a dit, que le montrde-pit ait tait ru.miie
place'de M. de Leykan, qui avait dja pris ce carac- de fes droits.
there, au nom et de la part de l'empereur. Une autre operation don't M. des Faucherets rend
M. le prince Frdric -Guillaume de Wurtemberg, compete, et qui a trait la revolution, c'el que la
ci devant gntralmajor au ler vice de Prtff et de'- 4 luillet les diirics Ce firent dhivrer 248 fufils qui
puis lieutenant gnral au f -rvce de Ri-fli.., s'.i etaient en nantilibm'ent au mont dr- pit ; de ce
,.!l,. l.-- la Diete po:r obtenir une place de grand nombre 113 foleme nt onr rapport's, les autres
inaicre d'artillerie qui deviendra vacant lorl'quLc- font gars 1 s propietdrs et le mont-de-pit re
nommera aux di ux places don't taient pourvus le duc prtendentrie y perdre ils veulent que la ville rem-
Louis deBrunfwtk, etIemargrave del a',l-Hochbe.rg. ourfe le relle.
le bruit fi rpand ici que M. le prince le Saxe- La directing des' fpectacles a t un fiujet de di-
Cobourg cil mort des fuites d'une fievre putride ctuffon entre lu dparttment de M. des Faucher trs
et ccluii de la police. No is iavons rendu compete de ce
F R A N C E dbat dans le temrrs, ainfi que de 'arret de la com-
mune l'n gard. Fn v.:rtut de fon droit, le dpar-
De Paris. recent des et,.bliffemei.s publics s'eft fait infiruire de
De Paris. l'tat s fpectacles, et il a apprs que le thatre
: 'a raai avait pour 1,100,000oo lives de dettes, et une
ettres- patentes du roi, donnes a Paris le 25 e- charge de 40,oro livrcs de penfions la come die
rier 1790, ltur lesdcrets de l'ATffmble national, qui itali p prs autat une opraion d
fixent le traitement des religiux qui oriront de leurs iparrement rendu l s cranciers de cette derriere
maifons. certain du page de leur crance.
Idemn fr un dcret de l'AfLcmble nrionale, con- MM. dun dpartement fiiffui-t leur rapport par re-
cernant la furet des perfonnes, dus pi oprits, et clan::-r les .foins de l.1 mi ui'ipalit pour tliabliflfernenc
perception des impts. n faveur des lourds et r tmets commenc par
Idem, futr Lun dcret'de l'AffLmble national du M. l'abb de 1". pl-e, c.' p-Cre-citoyen don't elle
ri tevrier, rclitif' aux dlibrations des alTe-nbles vient d.- reconnatre l's services et les vertus en or-
reprfeiitatives, municipales et a'dminittratives. donnant qu: -in orailforn ,unebre f' rait prononce pat
un les membres d ie 1. commune d.epuis long-tems ei
poutle.ion d'en tre publiquement l'organe.
Tels font -peu-prs les fits pliincipaux et les
A D M I N I S R A. T I N. fujets d'iriftrctiuon coifigns dans le travail de M. des
Fauchereta il eft surt cepelndant qu'on avait droi
MUNICI P A LIT DE P A R. S. d'attendr. d'u : S. ' .. auffi inrtuil, plus de
dveloppement fur les r bl.T-mn-..rn publicc, des
A dffileee des reprfentans de la comnfoUne. connaiffances fur leur tat, fur les abus qui v r.--gent,
fur les moyens de les fire ct.ffr, fur leurinflue nce,
M. Brouffe des Fatrcherets vient de rendre public le e t leur liaison avec les a!ur'es parties de l'ordre mut-
compte des traviux de fon admtinilration provifoire, nicipal ; c'tait un fLiperbe -propos pour placer des
qu'il avait prfente la commune, au nom de fou p1incip's clairs et t.-ndus, des c,',in .. espofitives,
dpart- ment. Il y p.iffe en revue les diff-rens objets de en un mn-t, pour faire un monument durIable, un ou-
foln effort, et indique ce que le teins et les befoins vrage utile, et au public qui a befoin d'tre infiruit,
ont xig dans chacun d'eux, du concours de l'autorit et aux adminifltat-urs fuiturs, qui les lumieres et
publique. l'exprience de leurs prdceffeurs rendraient un fer-
Celui qui a le plus occup l'adminiflration, eft la vice effentiel.
caiffe d'eicomtre. Les luitres facheufes de la fufpeifon On fe rappellera toujours le Compte rendu du pre-
des travaux, de 1 interruption du pavement des impts mit r minifntre des finances : ce ne fut pas feulement rune
dans les provinces, ont tellemernt accrue les .difllcultes analyfe chronologique des operations de fon miniflere,
de la circulation des efpeces, que la caifl a t ce fut le code, le dpt d'une t'oiiu de principles qui
giee dans fs operations, qu'il a fall prendre des ont germ dans les ttes, et diminu la mlaffe de
moyens obliques de prveiur 1' i.l.,. m ,F,-..i de fa ignorance publique et l'entttement exalt des fai-
d'trenfe; et le dpartement des tabliflnemeis publics leurs de projects.
a te charge de ce foin. M. lBrouff. des Faucherets rend Un compete rendu par une adminiftrition, a1 un
compete des pines, des embarras que cet ordre de caractere d'authenticit 3 il acquiart I'.u credit, et
choices a fait niitie e mais il ne dit pas que cette ope- devient quelquefois la mefuire de la confiance publique
ration, en produifant un rtelche momieatan, pouvait dans le gouvrnement; il eft au moins toujours celle
expofer la caiffe a un dil'credit univerP-1 et cauiei des vues et de la capacity des adminiftrateurs. Urn
une ruine publique. Nous l'avons heurcufementchap- pareil travail doit etre foign, labor; il doit tre
p graces aux foins et aux lumi res de l'Aff2niblec un canevas de rformesutiles, de changemens ncef-
nat:onale, qui par fes dcrets, a, je ne dis pas calmn fires de principles libres et falutaires.
le vulzaire, que rien ne came quanid il eft pi. iii. l et d'.,,,ll t.-r infiniment urile, dans ces inflans
d'argent mais infpir la confiance aux gens ienis, encore orageux de montrer ceux qui nous craignent
et fix un terime la dilette pcuniaire que nous ou nous meprifi-nt, que fi nous n'avons pas joui de
prouvons. tous nos droits, de tus nos avantages, nous n'avions
En rendant compete enfruite ces foins que l'adminif- cependant pas moins la conficience des uns et des
:ration de M. des Fauchereis a pris de la Bourfe, on autres avec le fernim,'nt de nos befoins il eflt utile
ne dit pas non plus que ce foit, un petit larcin fait au encore de jutlifier le choix du Peuple, en prouvant
dpartement de la police. Une re flxion bien fimple qu'il eft digne d'tre libre, puifqu'au milieu de l'anar-
v conduit cependant c'eft que tout ce qui caractrifL chief, il a lit mettre fa confiance dans des honmmes
l'adminif:ration des chores, etant, dans le nouveau r- i'fitruits de leurs devoirs, et qui n'ont pointdfefpcr
gime, 2par du gouvernement des perfonnes, et ce du alult common. Un compete rendu, dans des mo-
dernier finrmuliremeiit attribu la police proprement mens come ceux-ci eft un titre pour la pofrit ,
dite, il eti clair que les precautions a prendre pour une piece effentille l'hiffoire de la liberty pari-
cmpcher les yols les filouteries les abus de con lienne, et peut tre une rponfe aux foupons v'.-es
fiance la Bourfe, taient bienu pofitivement du rer- et injuricux que la haine et Flignorance pourraient
fort de la police c'eft ce qui a t r, marqu dans lever contre la capital, et ceux qui l'ont armfic
le teins, et confign dans cette feuille, n0 XI de dfendue, gouverne: a ce titre, M. dl-s Fauihei rs,
Scette anne. qui n'a point dfempare de la commune "depuis le
Les poles ont du occuper l'adminiftration ; leur moment de l'infurr-ction, avt le allus Prand intrt
centre Paris autorifait fa municipalit pren.are i donner faoi travail, eftinable d ailleurs, tous les
connaiffancedes movens qui peuvent empcher qu'on caracteres que je duianrdeici. (Art.deM PercrET.)
n'abufe d'un tabliffement public pour violer le secret
des lettres, ou cfer les droits de la ville. Ce dernier
objet n'a pu tre rempli, et la contrebande elt ou- DPARTEMENT DE POLIC E.
s verte par les males des couriers malgr les plaintes
t de M. des Faucherets et de fou dpartement. Quant La municipality de Paris vient de faire publier la
i aupremi-r, ilparat, parole Comptereniut,zqueleslectres proclamation, fiivante :
t crites l'erraniier, courent i ifque d'tre ouvertes, "L'adgiifilrationmunicipale, informe qu'il fe Fait
s puifqu'on s'obiltine vouloir conferver un ufage qui un1 commerce ouvert de contrebantde dans les ru.s>


_1~1_ ~













alftre de l'Affromption0 deviendrait prcieux par la
raifon de !,t cintignit avec les capucins et les tLuil-
las de la n ;u ..inn-ionor : il ferait pollible de
tranqsf.rcr les religieufes qui l'hab:rent dans unte d-s
maifons des religieux fupprims. l'armi les ordr:-s
qui n'ont qu'une feule maiion, on pourrait fecu.-
larifer les tha' iis, et transfr.r les chartveux la
campagne : cette tranfl ation fetait conform leur
inflitution.
Les fupprefflons don't nous avons conu. l'ide font
les plu, importantes qu'on puiffe fire dans !a capi-
tale ; elles frniment un ensemble ae z7 maifons, pour
la plupart trs-prcieufes par leur position et leur
tendue. Vous pourriez ds--prifnt', ordonner
cette vente, nceflair.e au ritablilfement de la con-
fiance du credit et de la circulation des efpces.
La municipalit croit devoir vous propofer fes
vues fur les moyens'd'opr'r cette vente avec avan-
tage et promptitude. La concurrence des objets
p:-ut diminuer celle des acqureurs: d'un antre ct ,
l'ttr ne faurait re affez tt fecotru. 11 eftL ut
htoyel prendre entire ces deux confidrations, c'cft
oie l'AfAf.mble fA.le fortir des mains du clerg et
de cells de la nation ces proprit,1s, en les faifant
acheter par les municipalits Ls plus confidrables :
ainti on fubilituerait au credit public un credit inii
term.i;'ciaire et 1' s objets de garantie feraient nmieux
dtermins. L'Affemble national a dcrt l:a vcnrc
des biens eccl'iafliques en valeur de 40o millions 3
elle a cr en mme tems des aifignati fur certte vente
mais ces aflignats ne pirailfent pas obtt.nir la f v-u'
don't on avait b. foi. L'h.po'heque ne ptut venir
'fe placer qu- fur des b:e, s venjus et non lutr une
prormnffe don't on peuti craiindre que d',s vneneens
'h'empicheun i'efft. Il faut donc vendre ces biens en
'nmaie parce qu'alors fortis cd.s mains du clerg et
de ce lIes de 1'Affimble nitionale et le dcret
'f:nctionn par l'execution, la feconiid vw.nte aff.rera
la piE miere et appellera l'hypohieque. Voici quelltes
font les conditions qui fecmitbient pouvoirtre min.s a
cette operation; la municipalit enf fait l'application
S.la ville de Paris.
La ville de Paris acqurerait les maifons religieufes
qui feraient fu;,primees dams l'enceinrie de fes murs;
i'. elle remettrait uir le champ les trois quarts du prix
dela vnte en quinze obligations qui font fiuppofcs
de dix millions chacune, et qui leraient payabl's dans
l'efp.ce de quinze ans, d'anne en anne ; 2 La
ville de Paris ferait autorife ' ouvrir un emprunt
juiqu a la concurre;,;e du tiers du prix de la vente'
il ne lui ferait pas diflicile de prfunter ks foiumif-
fions d'un grand nombre de capitaliftis. Les autres
reniib'urfi means fe feraient par le produit de la venie;
5. l.s o'ficirs municipaux feraient charges de la
*c min'uice et geltionM ils rcindralent compete de clerc
a m.u'tr: la nation nrenme, c'e1--dire aux ltgifla-
t're s. Aprs avoir d'ilqu les frais, la municipalit
remettrait les trois quarts du prix de la vente et
retiendrait l'autre quart pour le prix de 'fm re.'i"
Ce quart f rait employ a d .s objets d em'beil. ilmenteilt
et d'urilit pubi.;s, don't le premier feraic la conitruc-
tion d'un pa aispotir l'AIfembie national ;40. chaqiu
obligation ferait couple par fommnes de loco liv.,
5co liv. o00 liv. 500 liv. et zoo liv.
Les zoo autres millions feraient diflribus aux villes
principals des diff:rens dpartemens qui fuivraient
le meme rgime. Les coupons des obligations s'ap-
pelleraienti ei'C-ts mmuiciaux. Petit tre n'efl ce pas
trop le 'flatter que de croire qu'appartenant aux mu-
nicipalites les plus confi tabies ils auraient course
dans tout 1-a royaume. Ces nouveaux billets porte-
raient 4 pour 100 d'inte-rt. Il e infjlant de fnp-
pler la fag.na.tion du niumnraire toutici meurt de
fairn parce que tout manq'ie d'argent. Ce n'e.ft
pas tou, ,que de doutrer ces bllis une hypoithlque
autre'e et des intrts fixes, on poiurrait encore y
attached l'intrt ventu 1 d'un bi, fice moins certain
et plus fort. ( M. Billy dveloppe ici la forme du
-tirage des primes.) 50o millions fteraient dlivrs
la caidle d'efcompte, pour ce que le gou.verne-
mn :nt lui doit : elle pourrait p.ayer btire:u ouvert ave.c
kl-s etffts municipaux que fans doute on prfrerait a
des billets don't 1 hypoiheque et l moins sLIre, qui ne
portent pas d'intrts Et qui ne prfetelnt r'oint le
neme appt. Aifi. tt>cet change confoinm, lacaiffe
d'ercompte ne conlerverait que peu de billets fe
nr ftreiudlrait des operations de commerce fi rir
d(gagte de tout rapport avec le government, et
rapproche de l'poque plus dlire que certain de
tes p .iemen.s libres. ,
J:. ne fais fi le z.ele nous aveugle et nous fait
emnhr.ffer une chime;re poir flatter nos Efprances;
mais nous croyons ces ide-s avaiiitageufes la vil.e de
Paris et au royaume. L'Aflemble national faiit
(qu'l Ile ne peut fauver la chofc puublique qu'en donnant
dc la valeur aux affignats.... L'Affenibl aura dans les
officiers municip'ux des aPg-ns qui font des citoyens
intrctfus la chliof p,blilque, qu'ils ont dja fauves
uie fais, elle aflur ra en effect, et pour jamais, la
d; tre de la nation.... Si ces moyens generaux vous
.ar iffient utiles, mes colleagues et moi, fiers de votre


aveu nous nous retirerons prs de nos commettans,
pour le-ur dire de fiire les otfres qu'ils croiront
convenables et pour d.emander leur' autoril't.ion.
La lictuire de ce mmoire occafimune quelques
nmurmiures dans une tis petite p.ir:ie de la lal'k ,
et rqit d'aileurs ls plus grants applautiidients.
AM. I' prif'.cr,. L'Affemblec nation ai reoit avec
une f'auistaton qu'elle efl dans lha iude de vous
exprinwr le travail que vous venez de lui prf'-i;-
tr ; elle l'examinera avec foin, et s'occupera aulfi
c'une maniere toute particuliere du project que votre
z:le vous a engag lui foumettre : elle vous invite a
.dfillir la fiance.
M. de Caftellanne demand l'impreffion etle renvoi
du mmoire au comit des finances, pour en ftaire
l2 rapport lundi prochain.
L'All'mblie le dcrete ainfi.
M. de Cernon rend compete, au nom du corit de
conflitution d'une nouvelle conteitaiion relative a
!a division du royaume.
L'Aiffmble d create fur l'avis du comit que
la ville de Moncrabo fera rcu'ie celle de No.rac.
La fance eft leve trois heures et demie.


BIENFAISANCE PUBLIQ.U E.

On vient d'ouvrir une foufcription en faveur de
a famille Verdure dcharge d'une accufa.ion d-e
parrici.e par un jugemnent fouverain_ ds req.-e s
de horel ,, aprs dix ans de captivit. 11 luIhra Lid
.ire, pour indreffer la bienfaifance publique, que
1. Verduru a quatre enfans, et que le product de
la fourcription feraemploy, I. l'acquit des engace-
mens contracts par eux et pour eux z. l'qipe-
ment du fils ai cavalier national, et au peirec-
rion.-n:ment de l'ducation de fon jeune ltrre qui
montre d'heureufes difpofitions pour la gravire luiir
n. taux ; 3". l'entretien et l'tabliflemenit ds dLux
filles qui dcmeurtnt charges de leur pere.
M.L Monot, notaire, rue de l'Arbre-fec, efl charge
de reccvoir l'argent de ceux qui vou.!ront contribuier
cette foufcription ; le roi a permis qu'on mt fon
nom la tte des foufcripteurs et S. M. a contribute
puutl 2200 liv.
MM. Barreede Vieufac, le Couteux de Canteleu,
dputs l'Affemble national, M. Agalle deCrelne,
fe font ch.trgs de veiller a ce qu.- l'emploi des fonds
foit fait conformment au.< vues te, bienfai teurs.


MLANGES.
Au Rdacteur.


Paris, le 1o Mars.
J'avais prpar, Monfieur, nma rcponfe aux incul-
pations atroces et menlongeres. que le d.:fenliur de
1n.s ennemis fccreets s'eli permiN de me faire dans le
1 pp'nment du N". 58 de vdtre gazette national du
L8 ivrier dernier Ma rponle tait limpreflion,
iorique j'ai t inftruit qu ilavait rndu une pi.imei
chez le coinmiffaire Chenu par M"m- I.in, cornme
cranciere de feu mon pere, et qu'on avait-informe
'ur cette plainte. J'aurai donc un moyn igal de
fEire connatre mon bon droit et du jilifier ma
conduite ; mats la former de ma d..fenfe doit nceflai-
rcment changer. Je fiupplie le public de -flpendr' fon
Jigemnent je prtele en ce moment le tribuna
Saifi de la plainte, de me mctcre a porte de fibir.
interrogatoire. Il me tard: de i.o.ioondre les ca
!Imniateurs quit iint..t nutilenient Je retinv.ellcr un
procs jug et ina f'av'urpar un arrt ;iefi pciti ; t c
n'a famil;e elle-mme qui mnie vngera det'. repro he.s
tmrairement hafards contre les pi ocds, dont j'ai)
toujours if envers elle. PANNELIER D'AI'SONV,:L.


VARIETE' S.
Nous venons de recevoir une adrefle cnvoye
F'Aflemble national par la amil. de M. i. ancien conful de Buziers dans laquelle on 'fxpofe les
malheurs et les troubles arrivs dans cette ville, et
cormmnt, dfefpr4s des luccs de 1' \fLinmbie ia-
tionale et du zele de M. Bernard excuter I-s d-
crets et mainttnir l'ordre public d(-s mauvais ci-
towvens avaient e.xcit centre lui la furekt di people
et la haine des contrebandiers.
Aprs avoir pinit ce magiltrat, charge f-ul par
la municipalit des' functions les plus pcrilleufts,
devenu victim de ton dcvoir et de fon patriotifme ,
pro(crit par une populace avengle t -tir- i' vou
une mort ignomminienfe oblig, ainfi que tes nI~'ns,
pour chapper au carnage, fe dguiler et l ie pr-
cipiter du haut des murs,et rduits trfin abandonner
IlE.r- patrie et leur proprite livre au pillage.
Cette mailiheuhreufe famille implore en fa favenr la
juilice de 1'Affenble national, Si la famille Ler-


nard n'WeC pas ddommage dans fa fortune (
h,'nwcur, qui lui efl encore pins h<.er r,i' ''
tabli ; i;fferoit i crini'e qu'aucn oflict .n, a
[ne vuiudle s'expoLr a l'avenir pour l'exe P 1, .
Sdcrets, et pour operer le bien public qui el,
la fuie. :
Le voeu prefque 'unanime de la ville j
lors de l'lection oe la nouvelle munip.ite '
de procurer M. Bernard pere, la pi\ 'dt'
muniLipl ; mais leurs vritables anai cii uni dl uI '
tous les citoyens prvoyant que ce -.t j ail i.
peut l'aveniir hackerr Beziers, fans ete ..
luccomber fous i fer de quelques atf'allis.,. l '


SPE C T A C LE S.

ACADMIE ROYALE DEI MUSIQUE. AUj. f
me:ne et le ballet de la Lhercheujc d'ef:rit. DOni
Nephi t et le ballet de Tlmaque,, famedi i, p.
la 5e. capitation des acteurs, les Pommiers eu/c' ,,.
lin et Ai .ide. i'
THEATRE DE LA NATION. L.escom.di,.n< Frail
ordinaires du roi donneront aujourd. i1, lai i'.,
du Philniue on la, faite du AMi/antrope coli. alui
en 5 acts, en vers ; et les Fourberies de Scain' c.i.
in 3 actes, en profe. Samedi i, la 3 tii.L. i
Charles L' tag. nouv.
THiATRE ITALIEN. Auj. 1 lat Chofe 'r,r.,,./,,
le Diablc biteux ; et la icc. reprAt. de Pierre-le'-Gra'd,
Dem. 12 l-a j./ie'e de Salcncy ; et Sargiies,'
THEATRE DE MONSIEUR. Auj. iI, i4 "la'timuj
rapita, opra ital., mufique del fgr. i,.ch. Demn.
la ;e. r'.prel. d;-s RufiLs de Frontin, ope,.: 'iil,,
mIufique del fgr. Zaccha.relli. Enattenrcan a t.'. '.
lu Bjadinage aangereux.
THEATRE DU PALAIS ROYAL. Auj. II, la'Veuve
Rics,,, com. en 2 actes i et le Soldat Prafeni en
ai tes.
PETITS COMEDIENS de S. A. S. Mgr. le comte di
Beajo!a1is. Auj. Ia la faile des dlcves,bouleaid
du i e'nple, les deux Neveux, opra bouffoneni.acesi
et l Fte de l'arquebuje opra en 3 actes.
CIRQUE DU PAL,'IS ROYAL. Atuj. II, II i
lanBs leqtuel on exJcutcra entr'aurres mtr-:1 i,
a fyymnh. de M. lieyhtz, un air de Chim. ic, et un
air de Renaud: enfuite bal juqu' ix heures,,


PAVEMENT DES RENTFS DE L'HOT-EL DEL-VILED I'ARIS.
Six derniers mois 1788 MM. les payeurs font' la lttreL
Cours des chanugs trangers 60 jours dg :ti. ) Iia.


Ami-ftlr.iam. 5i A

Cadix .... 15liv. 16 f.


M ladrid. i 1. 17f. ,
G- ws.. 99.
Livourne... 108.
Lyon Rois. 4 p. ben...


Cours des effects ,oyaux.
Actions des inde- de oo00 liv............7.... 720
Pu,;tio. de i6c.o liv. .. ..................
Portioa de 3 12li. io f..................*,
Portion de 100o liv,........................ *
m'rnprunw d'octobre de 50o liv............
L teri'.' r'yale de 1780 a i00. ............
Primes ......................... 1789, 14 perte.
Loterie d'avril i7 83, 6oo liv. le billet. 64.-8.9 .f.
.24 perte.
!O, t. d'oct. 400 l;v. le billet. 3335 f. i 9 Per'
Empr. le dc. i7i Quitt. de 'fin......
.'mpr.dle 1,z2 milbions,dc, 17841 .. .. 1 '
Empr. de ,>, millions avoc bul letins ..... ., '
)'uitta ices de finance fans bulletin 17.
Idem foi-'ts..... .............. 5' P p C
Builctins ................ ...6.
Idem fortis ..... ... .. ............ 69
R'-.on'ai:iances de bu'2ltins............72l'
lde'n. rris.. ............ ......
Empruiit - Bordier-aa ix prov na t de frie forte ...........
m'n .r. de nov. 178-7 ...................' '
Bordereau de la chance en viag r. .....
Lot, via Cr; .......... ..........
Lots dr.s i pitaux................... ..

Caifl d'Er ..................... 3y. .'
-F.lam pe .........................
Border, au de la calife.............. .. 1 4''
Quit. on change des actions des eaux de' ".icl
Act. nouv. des Ind....... ..4 .S. 39.51. 7. 3.!'
Affir. ce. les inc ................. 4
Idemn. vie ........................**


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rnoi et 8I lv. pour l'ann/ze frianc de .orIr. L'on ne s'aonmte qu'i a / omum ncemn-at de chaquae mlcohs. On souje Frante et les Di ecteurs des Pf/ies. C'ef7 M. A.ubry Directeur u Bureau de la, Gaette N.' rue des Poitevins no l8 '/ t.'t
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