Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

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S5'lZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSEL.


DIMANCHE 7 MARS 1790.


pO LITI QUE. n;a

ITA LIE. p

De Venife, le z Fevrier. a

Sde Knobelfdorff, major des gardes du roi de g:
P e, et nomm fon minifire Conflantinople eli
depuisi quelques jours. Il n'a vu que le min ire de pi
fa court, et les confuls de Sude et d'A.glt terre. e:
l a fait fire en grande diligence des habits de livre, p,
etlil fe propofe de s'embarquer fouis deux ou trois p;
joi pour fe rendre l1a deftination. On croit que di
ce nniftire eft deflin fuivre le grand -feigneur a tu
r e, fi S. H. a toujours le deffein d'y aller en M
perfonne project que l'on dit cependant avoir t vi
abaidonn, dans la crainte que f1abfence du fultan ne vi
califat quelque trouble dans la capitale,
pi
PAYS-BA S. co
ni
De Bruxelles, le 27 Fvrier. ai
de
Dans tous les pays ou i y a des lu i.res les
honntes gens n'ont pas befoin de fe concerter pour o
s'entendre. La thorie de la raifobn eft plus fimple e
qm'on ne penfe ; mais ds qu'il ef question d'ager :
~squ'il ifat mettre en pratique l'habitude des prin. c'
cipes les plus communs, et aes ides les plus ordi-
naires, c-eft alors que les honntes gens fe htent d( b
fe rallier, qu'ils fe cherchent, qu'ils fe raffemblent a
cell d'eux feuls que dpend le falut de la Patrie p
.Dans toutes les revolutions, l'intrigue et les cables fl
'nieninent toujours les premiers fuccs. La multifndcf l
cil aifment fduite par des charlatans empreffes n
promptement entrane par des hypocrites habiles v
mais toujours les efforts unanimes et conftans des bons
citoyens raminenent le Peuple .puif d'motions et d'-
garemens. Il fe range bienrt o les gens de bien f Pc
forn runis leur alliance dcide l'opinion publique, v
et dirige l'efprit de tous vers l'intrt common.
Nous.commnencons ici a nous approcher de cette Y
feconde poque de notre revolution. Le comitce de d
Brda eft juge ; fes principaux agens font -peu-pres
dmafqus. Le voile qui cache encore au Peuple la
tipif alliance, don't nous avons peut tre reu quel- P
ques services, mais don't nous n1'avons plus attendre r
que la honte d'une nouvelle fervitude ; ce voile s'- c
c;airut de plus en plus. La multitude faki dj qu'il a
exile elle voudra bieutt voir ce qu'.il couvre....
Le People Brabanon ne peut plus regarder it louve- P
rainet des provinces bl-giques come un heritage de p
la maifon c'Autriche. On ne lui perfu'adra pas noin
plus que ce fruit une fitcceflion ouverte l'aIinbition l
des autres puiffances. L'ide d'uuni .. i...- u1:k e eft inlup-
pQrutble des homes qui font encore arms pour la
libert. Mais le fe.ntiment d' une indpendance ablblue f
ne peut feul nous garantir d'une domiine.tionerrangce I
etd'in chef luprme. Il faut que le voSu de la N'ation
foit clair, et que la Nation entire fuoit confulte. d
L'arillocratie des Etats s'oppofe en vain cette impa- d
tience univerfelle. Dj des crits circulent et rpain-
dent des lumieres ; les bones ides germent en plus
d'un lieu et c'efl particulierement ou des gens fonti
otlis pourlks repouffer, qu'elles 'onut accueiielis avetc
plus d'emprefleement.
Un crit qui a pour titre En :.ourgement au Peuple
Malinois, n'a guere tard produire de bons effets.
Les habitats de Malines fe fout ,1,c.i l1. 2.2 daus
cinq difhricts i ils ont form une municipa!it, et
nommi les reprfentans de la communie. On a re-
coInu que la fouverainet de la province de Malines
rfide dans la Nation. Il s'eft form Mons une ai'
femble patriotique et les volontaires y ont pret
ferment a la Nation. Il s'eft rpandu un autre e- ut
il a po0r titre, Repentir c'tani arifocrate belge a meflecurs
l" revrends cars de la Belgique Unie. Mais laauteur
de cet ouvrage, fous l'apparence d'un retour fincere
erslesbons rincipes, femble cacher dics intentions
partculieres qui ne vont pas droit au bien. 11 prodigue
les Pafages de l'Ecriture ; fes raifonnemens polituqus
Stoujours appuys des prceptes de Salomo. i et
s actes des apotres. Il paat que cet crivain avait
p e dans le part coIltraire. ll fe compa,-u
SAuguftinii, qui eft reveeau de fes erreurs ; mais
ens prenant le ton des confefions, il eff difficile qu'on
nesecartepointdel'efpritd'Lunlgiflateur.Cepenuant,
algr6 le d'fordre de fes ides, l'auteur rencontre
quelquefois le but o il faut tendre. c Le moyen le
us efficace, dit-il, ferait d'clairer le Peuple fuir
hs droits ; vous lui ferez ailment comprendre qu'un
onme, avant d'tre choifi roi, c1 un home couin(
Sutre, et que ds qu'il eft choifi, sil ef plus pui'.
-que tous les autres homes du Peuple, c'eft p..rcE
Sclie U ci font fa force ; car s'ils l'abandonnaient,
l eft ait pa pllus p1tiffant quun tir fmple particulier.
nomme u d nt qune le pouvoir di roi que l'on
lniiie tfoera;tein vitc-it du Peuple. I'oui vous
con l'ez, pourfuit-il, que quii .1- 1'.upc a dpofi
S'eft ou fon chef, come ont fait les Beles,
la m ce ii Peupe leulae expliquer bitn clairement
l'aiai ee .dont il vent tre gouve'I ". Mis oU
dtr frappe v. ritablenu .t au bur '.fi dans l'en
OUi l o S 1 l pime ainfi: C '- n'.i point par dc(
natuts fupri. l aux gnoransis, q ,. 1- 'i-'t coi"


atre la volont fuiprme de la nation c'ul par
ne convention compofee des homes lksplus'itaires,
ue le Peuple choifit fans contraint, pour 1ls re
rfentans; c'eft dans une telle affembLce que les
rais interts de la nation font examines, difcut's
vcc autant de jufrice qu d'intelligence, et il in r-
lIte infailliblemeint la libert et le bonheur du plus
rand nonlbre 's.
L'auteur recommande aux curs d'avitlr Luiis
aroilliens de l'ariftocratie des Etats et de l.t- u
xpliquer au prne, l'influence de ce dangercux,
ouvoir fur k e impts et fur l'arbitraire de lur r-
artition. Il veille la fllicitude public iu flur la con-
uite des principaux agens dans la priet ndue confli-
Ltion actuelle. c, Le gnral d' l'armn c Vi. Van-der
ieerfch, eft nial fecondi fes confils i.,- fonr pas fui-
is ; fes dimarches font contraries, une puiifrance in
ifible et inconnue, femble prfider au Iclm des Etars
lme, et les diriger fon gr. Ces troupes etr.in'ers,
ruffiennes, hollandaif..s, habitues au defpo:ifne ,
aomme la faveur de leurs maitres, ne peuvent fervil
i la caufe, ni les efprances de la lib rir. Les belges,
tlervis de nouveau, Voudront-ils que leurs provinces
eviennent le rceptacle impur d'une arijocrarie exiLkc
t profcrite chez ie.urs roiuins et dans nle. n.omnent
le monfire fodal parait menace dans l'Europ
ntiere "? Enfin, l'auteur fiit par d.s veriets de l'
riture-fainte, que la politique peur avouer tel qui
lui-ci : Cognojfitis veritatem et verias ljea'bit vos.
On avait annonc, le 25 au martin, qu'on allait ar-
orer une cocarde trangere. Quelques perfoine'
vaient dj quitt la cocarde patriotique, On ()tan
glife de Sainte-Gudule; il y avait uence de people; les murmures taiteu d-i vio-O
ens et la multitude allait clater, loi que le cur
nonta en chaire, et fe hta de lire la declaration fui
ante :
, Nous fouffigns, dclaronsquele manifefledu peu
-le brabanon aura lieu en tous fes points s que tou.
e quife fait, fe fait au nom du Peupl;, en qui la floi
'erainet rafide, et que les Etars n'ont jamais prtendu
y contrevenir. Faith Bruxelles le z5 fviier 1790.
'ign, H. C. N.VAIN-DER-NO COT, agestpile'if.otentiaire
ul Peuple brabanqon ; VAN-EurTEi', fecrtaire d'Etat.
Cette d'cla!ation a promptement t affiche dans
Bruxelles. L'ordre et la tranquillit y ont t mainte-
us par les foins des cinq fermens et par toutes les
:ompagnies de volontaires qui ont t fous les
armes.
On made d'Anvers que la citadellea t blque'
>lus troitement depuis le i z de ce mois, par les com-
pagnies patriotiques. Un cordon de troupes munies de
cahons, veille la frct du plat-pays, depuislefaux.
bourg jufqu'a Lierf. Les Etats de Flandres viennent
de fupprimer Gand le college rig par Marie-
Thirfle mais c'ei: aux rcollets quion abandonne le
foin d'lever la jeuneife. A Louvain on a celbr
le retour de l'univerfit 3 on a chant une mefle du
Saint-Elprit dans l'glife collgiale de S. Pierre. Les
dputes des Etats de Brabant et du Confeil fouv rain
de ce duch tous les corps de'ma-iftrature les
chapitres, et le corps de l'univerfit ont aflilf cette
crmonie. Il y a eu auffi un tens o la pompe
d,.-s crmonies religieufes fairait oublier an Peuple
franais fon nant et les angoiffes de loppreffi'n.
Mais, malgr la devotion belgique on peut douter
que les melfe's arrtent dformais les rvolutions.

L I G E.

Ie pays de Licge', qui n'prouve plus la fatigue
des tvnemens, eft toujours en proie aux agitations
de l'incertitude. Les citoyens des trois ordres vien-
nent de fe propofer entire eux le m ,yen de libvenir
aux frais qu'exige la protection qu'an leur accord,
comme on le verra par ls actes qui fuivent.

En l'affembl'e de mzef'egn.eurs de l'tat de la nolf'je,
du pays de Liege et comt de Loo, tenue le 17 J-
'ricr 1790.

Me.ftigneurs, vu l'urgente nceflit de mettre la
caiffe p oblique minede pouvoir fatisfaire aux paie-
mensdes fourni tures journaleres etacceffoiresqu'exige
le fjour des troupes dlu cercle dans ce pays, ei
confidrant que le feul moyen de fe. procurer forn
mairement de l'argent pour y faire face, ce ferai
d'tablir une capitation pour la perception et leve
de laquelle on ftupplierait fon alteffe d'accorder for
mandement excutoire, requierent les feigneurs d
puts, par leur recez du 7 janvier dernier, devouloir
conjonmtement avec les feigneurs noumms par ks deu
autres corps, s'occuper in*ceffimment et tans relch
d'un project cet gard et en fare le rapport. Pa
ordonnance de me.fils f:igneurs,* J. P. MAGS pr
GRouTARS.

En l'affi,qdle de mef igneurs de l'tat primaire a
pays de Liege et cvomr de Loou, tenue le zz fvrn
1790.

Meffeigneurs av.nt vu le recez des f,.igneurs d
l'tat de le nobklflel diu a-' f11 river coura.)t et cor
flilrant de im -e:,-: 'ur. n.. ) .u:.. l'.i tE de ir .tt;:e la caii
publique mimTO dl pouvoir iatifaire aux paL'mei


des fournitures journalieres et acceffoires qu'exige le
fjour des troupes du cercle dans ce pays ; confid-
rait auffi depuis long- temps que le feul moyen de fe
procurer fommairement de l'argent pour y faire face>,
ce ferait d'tablir une capitation mefleigneurs re-
quierent les feigneurs dputs, par leur recez du
8 janvier dernier, de vouloir, conjointement avec les
feigneurs notimm4s par les deux autres corps, s'occu-
per inceff'ammnent et fans relche d'un project cet
gard et en aire rapport. Par ordonnance de mefdits
feigncurs, L- J ARDON pio ,1 .CRAOY.
En l'.'/ffembl'e de rmefignc.rs du Tiers Etat du pays
de Lige ec coimt de Loo tenue le z3 fvrier 1790 ,
a'pres-midi.
Meffeigneuts ayant vu les recez des feigneurs deg
Etats primaire et noble en date des 17 et 22 cou-
rant et eu gard la pnurie de la raiffe publique ,
dclarent de conlentir ce qu'il foit tabli une capi-
tation pour aider pourvoir aux dpenies extraordi-
naires qu'occafionne le fejour des troupes du Cercle
dans ce pays mais leur devoir les oblige y mettre
pour condition que cette taxe ne fera impofe que furi
les perlo'ies qui jouie:ent d'un revenue rel et en pro-
portion de la quantity de ce revenue, n pou.vnI -
mettre que les individus qui n'ont point de propriti
et qui ne vivent que du ptix de leur travail foient
afMjetcis la apitat i icoinfidrant au furiplus que la
tipartition de cette imposition doit niicflirement
prendre du reins et oes foin.,, meffeigneuts font d'avis
qu'il toit fait des instances prs du clerg primaire et
LU cierge fecondaire, pour qu'ils veuillent avancer
chacun la caifle publique une fonm-ue de cent mille
cus, don't les inteus leur feront pays raifon de
cinq pour cent. Et fi le dfaut de circulation d'argent,
quite les5nae-1ges (lus eniietnis de la patrie ont fait natre ,
emp. hait ces deux corps fi riches et fi accrdits, de
fburnir les fommes de deux cens mille cus, metlire
que les befoins de !'Etat l'exigeront, meffeigneurs font
auffi d'avis que vu la nceifit utgeme, il faudrait
converter en mounaie l'argenterie des glifes ( l'ex-
ception de to us vafes facrs) et la faire fervir au foula-
geiment public ; la religion approuverait fans doute
que ces objets de.luxe,confacrs fon culte, foient
employs une deluination auffi pure ; car fous art
apparel moins blouiffant, elle n'en recevra pas moins
d'hommages, et des hymnes de reconnaitiffance la
ddommageront amplement d'un clat qu'elle d-
daigne, PRequrant les feigneurs des deux autres corps
d'accder au prfent recez. Par ordonnance de mefdits
efigneurs, P. J. VROONEN.
En l'Afernblee do meffeigneurs du Tiers-Etat du pays da
Lige et comte de Looi tenue le 26 fvrier 1790.
ce Meffeigneurs, confidrant que e dfaut de fonds
dans la cailie publique, entrane en ce moment des
fuites dplorables, en ce qu'on ne peut fournir au
pavement du lbgement et de l'approvifionnement des
troupes du cercle, &: que par-lW, ceux de nos conci-
toyens qui ont fait des reprifes pour procurer des
vivres, ou qui ont des foldats logs chez eux fonc
cans l'i mollibilit de remplirles conditions impofes,
ont arr qu'il ferait adreff, par la prfente, de nou-
velles initiauces aux feigneurs du clerg primaire et
du cierge fecondaire, pour qu'ils veuillent prendre
en coufideracion la demand qui leur a t faite par
l'arrer de l'Emat-Tiers, en date du 23 courant, et
pour les requrir d'en hter l'effet.
Meffeigneuis ordonnent que le prfent recez foit
adrefl inceffamment aux feigneurs des clerg pri-
ihaire et fecondaire, et communique aux feigneuVs de
l'Etat-Noble. ,
Par ordonnonce de mefdits feigneurs, P. J. VROONEN,


AD MINISTRATION.

MUNI C 1Il ALIT DE PARI S.
Extrait des dlibrations de l'Afemble des reprfentans
ae la commune de Paris, du 3 mars.
Il s'nft prfent l'Affemble une dputation dul
Sdiftrict des minimes compofe de MM. de Nicola,
t premier prlident de la cour des monnaiesq; Bertrand
- de ? r..il,..*, ancient intendant de Bretagne ; I-oc-
t quart, premier prfident de la cour des aides, et Ban-
Snetroy, ancien tecrtaire de l'intendance de Paris ce
i fous-infpecteur des dpts de mendicit, lefquels ont
- d'abord fait lecture d'un difcours, qu'ils ont rendu
prliminaire celle des arrts pris par le district des
x minimes les 2' 17 fvrier et premier mars.
e Lecre' faitL par M. de Nicola, etdu difcours et
Ir des arreL.s, IM. le prfident a fait la reponfe fui-
o vante :
Meffief's le zele du d-frict des minimes, peut
la libert, louaole dans fon objet, s'gare dans les
M moyens. Le plan de municipality n'tait qu'uine partial
er des travaux de l'Affemble; la furveillance de l'admi-
niflration et les rglemens journellement nceifaiires
cutte lu'vecilance, font des objets effl.ntiels confis
e aux reprfentaisi et, d'aprs le dcret de l'Affcmble
- national, l'Atffeible des reprfentans doit refer ,
e a'" n.mnbc's qui la component, jufqu'a ce
is qu la :iu'veilc munmicipa.jit foitdfiutivementetablie.


No, 66.











Quant au cornit d'es rechercher, il a plus fair
pour la libert qu'aucune autre inflitution et il eft
ancon. evable que des bons patriots, tels que ceux
du district des minimes aient une fi grande folli-
citude- pour afiurer la pleine tranquillit des mauvais
citoyens.
SL"'Afemble gnrale des reprfetatins avait le
droit d'tablr le comite des recherches,pourexercer
la rveillance efrif. rv'..ll- la chofc publique qui lui a
t confie par la ma onte des difricts ; de plus ce
comit a ert inflitue d'aprs le voeu d'un dcret de
l'Affemble national, qui enjoint fon comit des
recherches de fe ioncerter avec celui de la com-
mune (i). Ce comite eit conpof des plus dignes
amis de la liberty des plus gnreux citoyens qui
le detouent, avec un zele pur -t un courage lmei
br.anl;,l)e leurs penibles et importantes functions.
Loin de meriter de. reproch s il) font dignes de la
plus ju.fte reconnaifince et il de-vrait y avoir une
mroulation des vrais patriots pour leur en offrir
'hommiage unique et honorable, falaire, de leurs tra-.
vaux.
On s'eft toujours tromp, meffleurs, quand on a
voulu les inculper :uous en avons,ace moment mme,
une preuve trs-frappante, dans la reclamation fi vive
de votre diflrict Ce n'eft pas le comit des re-
cherches qui a ait arrter M. de Leffert .ainfi l'erreur
du diftricr eft complete dans le droit et dans le fait,
Je n'ai rien, meffieurs ajouter a une obfervation
auffi dcifive.
L'AfT-mble vous offre la fance.
L'Affcmble, aprrs avoir ente nd i cette rponfe,
qu'elle a e,'-i.'i r-r.t approuve a arrt que le
difcours, don't MM. les dputs n'avaient point
laifl' la minute fur le bureau, leur ferait demand
pour tre joint aux trois arrites qu ils avaient remis
et fur le refus fait par MM. les dpurs, de laiffer ce
difcours fons prtexte qu'il allait tre imprim, il
a t ftatu qu'il fLrait fait mention de ce refus dans
le procs-verbal, et an outre que la rponfe de M. le
prfidnt f rait in-prime fur le champ, avec les noms
et qualities de MI. les dputs, et envoye tant au
district des minimes, qu'aux cinquante-neuf autres.
S/g:i, l'abb FAUCHT r, prlfidenc; CHI;ANLA RE ,
CHAarPLNTrEIR, B-OUssoNET, AMEILHON Dos-
IMONT fcatetaires.

Suite du plan de funiclpalit.
CHAPITRE VII I.
De l'lection des fecrctaires gr(ffiers gardes des archives
ct tnforier-gmne'ral.
Art.I e. Le ferrtaire-grerfier ,les deux fecrtaires-
grefli-rs adjoits le garde des archives et le tr-
forier general, front; luspPr 1l confeil-gnral de la
commune ils pourront tre choifis parmi tous les ci-
toyens actifs ligibles de Paris.
'1. lis font lus par fcurtin individual la plu-
rilir abfolue des fuidfrages ; et les bulletins, pour
chaque t'ection contiendront deux noms.
III. Si la plurality abfolue n'eft acquiif perfonne,
au prf mier fcrutin il fera procd un second ; & ,
fi le f"cond ne la dlonn- point il fera procd un
troifieinme, dans lequel les ele.creurs n'auront choifir
qu'entre les eiix nerfonnes qui auront eu le plus de
voix au second fcrutin.
IV. En c.is d'galit de voix aux diff'rens fcrntins,
Ja prfrence fera accorde au plus ag; et en cas
de re fus, les fuivans d-ns l'ordre des voix ou de l'ge,
ayant la plurality require rc-niplaceront les refufans.
V. Le maire prfidmnt l'Affemble aura droitde
fuffrage pour les diffrentes lections.
C tAP ITRE IX.
De la dure des places.
Art. Fr. Le maire le procureur de la commune,
Les lubftituts, les membres du corps municipal et
ceux di confeil gnral, relieront en place pendant
deux ans.
Il. Le maire le procureur de la commune,
fes fnbilitiuts, pourront there rlus pour deux autres
annes; ils nu pourront l'tre dans les lections fui-
vantes pour les mmes places, qu'aprs l'expiration
de deux annes.
III. La moitlides membres du corps municipal et
des notables, fera renouvelle chaque anne.
IV. Le fort dterminera ceux qui-devront fortir
l'poaou de l'lection qui filivra la premiere ; pour
cep.' c 'neie fois, les fortant n'auront exercqu'une
aink ; niais le teams qui aura prcd celui de l'-
poqu 'x : de-s lections ordinaires ne fera pas compt.
V. La fortie de la moiti des membres du corps
nimi, ; onp'-ira celle de la moiti des adminiffra-
t-ri', .n on font parties 3 mais, dans les bureaux o
les adminifirareurs front en nombre impair il eni
fi.e -r.r de moins la premiere anne, et un de plus la
f c;i ,'- 1 i>remiere a lnne, il forrira des mQembries
du confeil de plus, pour former le nombre de trente-
fix men bres du corps municipal fortanr chaque anne.
VI. Le procureur de la commune et fes fubfti-

(r) Un des m.embres de l'Allcmblei a obfcrvd que l'ta-
b'iin nte-or l com. l'es rechcrc'aecs a en la lanetion du
roi. confia 6e par une Ictcre de M. le garde-des-fecaux.


so'o
tutt fortiront alternativement ; le procurelit une an-
ne et'les deux fubflituts une autre anne.
VII. L'anne de la fortie du procureur de la com.
mune ne fera pas la mme que celle de la fortie du
maire ; cet effect le procureur de la commune lu
la premiere election, n'exercera que pendant, un
an non compris le temps qui fcoulera avant celui
de l'poque fixe des lections ordinaires.'
VIII. Le fecrtitre grffier, les f.crraires-greffiers-
a joints, le garde des archives, et le trforier-
genral, front i vie : mais ils pourront tre chan-
gs lorfque le confeil-genral convoqu cet effect
le jugera convenable la majority des voix, en
affemble compofe de deux tiers au moins des
membres de ce confeil.

C H A P I T R N X.

De l'incompatibilit des places.

Art. Ie. Les places de maire, de procureur de
la commune et de fes futbflituts des membres du
corps municipal ou du confeil gnral, des fecr:taires-
greffiers et de ies adjoints, de garde des archives et
de trforier-gnral, front incompatible. En confe-
quence, ceux qui, tant.pourvus d'une de ces places
front lus une autre, front tenus d'opter.
I. Les membres du corps municipal, durant leur
exercise nlit pourront tre membres de l'adminiftra-
ti.on du dpartement de Paris ; et s'ils font lus mem-
bres de certe administration, ils front tenus d'opter.

C 1a A P T R XI.

Des remplacemens accidentcls.

Art. Icr. En cas de vacance des places de maire,
de procureur de la commune ou de fes fbilbicuts,
par mort, dimiifoon u autrement le corps muni-
cipal fera tenu, dans le dlai de trois jours de la va-
cance ou fon dfaut, aprs ce dlai expir, eI
confil-ginrale, de convoqunr Is foixante elections,
pour lire la place vacam.e de la mme maniere
que lors des lecti;.ns ordinaires.
Il. Durant k s vacances imprvues de la place de
maie ks functions en fero,.t dvolues, par intcrim,
au prfid:nt du corps municipal.
III. Les perfonnes lues n'exerceront que pendant
le terns qui reliera i courier pour la durce ordinaire
de la place. Ce rems leur fera compt pour un
exercise enter, et elles ne pourront tre relues de
fuite aux mmes places qu'une fois.
\r. En cas de vacance accidentelle des places
d'adminiftrateurs, les members du confeil municipal
qui auront eu le plus de fuiffrages pour la mme ad-
minifiration rempliront ces places.
V. Les places du confeil municipal, vacantes dans
le cas de l'article prcdent ou autrenment, front
iemplies par ceux des notables qui auront eu le plus
de fuffrages pour tre du corps municipal.
VI. Les places de notables qui viendront va-
quer dans les cas exprims aux articles prcdens ou
autrement, ne front replies qu' l'epoque de l'-
lection annuelle pour les renonuv.llemens ordinaires.
Vil. En cas d:abfence, de maladie on autre em-
pchement moment nd du procureur de la commune
et de les fbfllituts, ils fe,ront remplacs, dans l'exer-
cice de leurs functions, par un des members des affem-
bles o elles feront nceffaires, dlign cet effet
par l'affemble.


D I S T I C T S.

Le difRrict des cordeliers s'emnreffe de dmentir
un fait inf-re dans une des fuilles qui fe vendelnt
dans Paris. Il efl dit, dans cette feuille, que la com-
pagnie du centre du bataillon des cordeliers, ayant
etc require de fe trani'porter dans la rue du Jardiret,
pour y arrter des voleurs, a refuf. 11 y a dans cette
affertion un double menfonge il n'tait pas quelion
d'arrter des voleurs, et la compagnie du centre s'eft
rendue la rquifition qui lui tait Faite.
Sign, FABRE D'EGLANTINEprfident, PairR.S E-J
DUPLAIN fecrtaire.


MUNIC1PALITE s PROVINCIALES.

Dunkerclze. M. Charles Thierri, ngociant, maire.
Officers municipaux, MM. Powert, GuillaumeAget,
Henri Edouart, Lapierre, Louis Coon; Grgoire
pere, Stioul, BoubersPeychieu l'an, Daniel Denis,
Mouton ngocians Procureur de la commune,
M. Olivier, ancien avocat. Subfitut, M. le chevalier
.Gambu.
De Lille. M. Louis Vanholnacker, maire. Officers
municipaux MM. _q.rl.T) Daignerue Augufle
Brame, Vandrcruiffe-Dewaziers,lui fet Lancel,Prein.
gu, Quellioy, Andr, Cardon de Montreiil, Pane-
koucke,Pltetit,Brovellio, imprimeur Golelin I ,athis;'
Pt-hau-Cardon ; Thiry-Falligan, Leclercq, confeiller
hnnoraire i la governance ; Lefage-Senault; Iouis
Bhtvfen. Procureur de la commune, M. Sacqueleu
Subflitut, M. Waymel-Rouz.
Abbevillc. M. Tillette-Mautort, capitaine d'artillerie,
maire, Olticiers municipaux, MM. de Richemont,


cuyer, de Nenvillette, chevalier de S1i
chne de la Motte, chevalier de St. ;- ,
l'ain H-ecquret-Branger, Cordi.r de .'aipliyJi
ngocians ; Heca1et-d'Orval _, c ..- .
Franchomme negociant ; Dargnir- de 'r.i ;
avocat ;. Sanfon deBerville, chevair de.-
Becquinde-Nampon, cuyer. Pr., .ur-':,d' j
mune, M. J.-L. Trauli, avocat. ,ublqu 1,t11 J
Vire. M. Caftel fils, maire. Olifij ml;' '
MM. de Surrcy,, ech.vin Dilii, ,, !"
ancien prieur juge conful ; Duboi, cq a.,, :
Soriere, ancient prieur ) ge-conu ,l s 1 ..,
rurgien ; Lemoine Dtigaffel, prtre e. ,l It.,
cien prieur uge- conful ; M ouni ar ider- ,,.
Procureur-fyndic, M. Delavente l'arine-, .vo tl
Neuillly. M. de Laizement, maire, O.;,
cipaux, MM. Saulnier, Gervais, la C',.i .
G:raudeau, commiffaires. Procureur de l c;.l
M. Sabat. .
Sarlat en Prigrd, M. l'vque de S',
Slat, m Tr
l'unanimi.t des flffrages. Procureur de l c ,
M1. Graud an. Officers municipmx, M'.I
du Cambor l'Efcure ; Soulignac d. I.,,
avocat ; Marni.er mdecin duioi; d L. \i t-
valier de S. Lotuis ; Poutard, cur de Sarlat; G
chirurgien du roi Rochette, notaire. ,


FINAN CES. "'

Plufieurs impts font anantis ; les autre i rri0,
vrent lentement et difficilement. Il en Ci' ;.
Trfor public eft hors d'tat de fire f i,'.,
rens f :rvices : d'autre part, le. numraire, ,',
raret qui rend les operations les plus 'i-ia .-..
difficiles. La reffource de lay Vrti des bitns qui ("
la difpofition de la Naion, n' tf pas fz T proch.ine'
:1 caule des effi-mations rt publications qui doiveni
prceder. Pour remdier ces chtix embarrass M
Boncerf a popof, le 2.5 f.vrier, aun ila t d
S. .tienne-du-Monzt, un moyen prompt et ecace
d'alimenter le trfor public et de faire fortir le nu.
mraire : c'efl d'ouvrir le raclchet des rentesfincieresd
aux gens de main-morte. Elles montent a plus.detrete-
millions, toit en argent, foir en denres, Le ca'itl
eAt immenfe ; il n'y a point de formalits ncelffires
avant le rachat. Mais pour l'acclrer, M. d; .,,,,i
propose d'admettre les redevables rembourrer pen.
dant fix mois au denier I y, pendant les fix nois
fuivans au denier IS, fix autres au denier zo, paffilef.
quels le rachat ferait fix au denier 25. Cettermarcheh
fi favorable la diligence, prompt des recouvremens
trs-prompts et abondans. 11 efl prefque iutile d'ob.
ferver que certe efoece de biens ne peut trevendtue
qu'autant que les redevables n'auraetit pas rach.o,
Ces ids font le rfultat d'un ouvrage lir
M de Boncerf, il y a quinze ans, imprim ilyadix
mois.


LIVES NOUVEAU.

Nouveau Plan d'Education pour touted les claes
de citoyens ; par AlM erlac, avocat, avec un Traiti
de la nature de la liberty en gnral, de la liiertu
civil et des principles du gouvernemnent. Trait
extrait d'un ouvrage anglais. i vol. m'-S0, de 0jo
pages. A Paris chez M. D-fcr de Maifinneuw,
libraire rue du Foin Saint-Jacques; et Le trouvel
Vannes en Bretagne, chez,l'auteur. Prix, iliv.16f,
broch.
Vainement, dit l'auteur, nous ferions lesmsil-
leures lois, que pourront elles fans le fecours
d'une bonne education? La loi eft une'matreffedkrt
et imprieufe don'tt le joug efl toujours p. liii t t,,h
l'air severe et la voix menaante n'annoncent quie es
chatimens. L'ducation, au contraire, fembblable
une mere tendre affaifonne les avis d'une doucat
infinuante. Elle ne command pas, elle cohi.CillJ
elle ne punit pas, elle rcompenfe. C'ef la liqueur
refte au fond du vale, don't la bone odeur ne fe per&'
jamais.
Le veu d'une rforme dans l'ducation tantg'.
nral, et plufieurs crivains zls pour la perfection
de la chofe publique fe montrant dj dans cette llCe
honorable, l'ouvrage que nous annonons ious pait
devoir donner (onr auteur le droit de s'y priet.
Les abus qu'il attaque font de vrais ab:s ; I' 'hl,,
qu'il cenftire font formels, et nous peiil,'5que1'
mthode a le double advantage de.contribuer autit
au progrs des sciences et des arts qu'a l'.v iflCc,-
de l'leve et la rgnration de fon moral.
L'auteur commence d'abord par plaindre le fortud
cette multitude d'enfans que des parents peu f' .U"i"
s'efforcent de tenir pendant dix ans dans ill c011'lle
guids par la dangereufe vanit de leur ,nnt,, l
tats brillans, et fons le frle efpoir qu'ils fe '.""fuli
tgis. 11 defire que le college latin fort int"erd t to
enfant don't le pere ne juftifiera pas avoir alez .d
ni oens pourle maintenir dans lacarriere dut .-'1
de a mdecine ou du barreau feuls tats ojl ,.-wAl
du latin foir nceffaire. Touch de voir leur e-l':.
ainfi compromise, il demand, ou que le, ,'i
teur done caution, oH que la province on l 1,,
en rpondent, ou que cette population lo- .,r.n.
'agriculture, aux arts, aux mtiers i "1lia
pour eux de notuvelles coles, et leut indjiUCel d"


Il












( .oircede.profprit et d'induilrfe. Ce premier
t ety de forces preuves, et dvelopp, d'une
. ,nietC iure.eue .
fpl, enfuite aux vices de l'ducationi, quant la
,,r*eitner, l'aururr, furpris que l'etude du
ina uer dix ants, et qute des fujets deffins
divetr ratsappre.nnent tous la mme chofe, voudrait
ie le rin, qtui ne doit tre qu'une connaiffance de
il ne fois appris, et cela dans l'efpace d'e trois
21 Sl.sleves fuf,.i nt fpares en diverres clalTes o
an, le e- cacune d'elles l'tude desconnaifances
plinapies de a science principal, relative l' itt
prqmu'ilont envu et il indiqne quelles font ces con-
...l.ces parerapport l'E life, au barreau et la
mdcine .
'De-1 penfant qu'il doit exifter une certain lite
f, ir uie des circonftlances et des avantages ni-
lf.bent devoir fire concourir plus particulire.
mites e tout a.tre l'obtention des premieres places
dans t'arme dar1s la marine, dans les confeils, dans
es abaffades; l'auteur, apres avoir remarque comn-
bes al'duction,' domelffique leur gard d'inconv-'
liens, cafe delay pnurie des moyens, delatendreffe
desparens, de la complaifance de l'inftituteur, et
buvent du mauvais example ; aprs avoir dmontr ,
des argmnens folides que Ls coles militaires
randues dans les provinces fiur les dbris decellede
pris ,n'atteignent pas au meilleur buapoflible ; fai fant
t tableauu de cequi devrait y tre enfeign et qu'on
,l'y enfeigne pas, defirant des movyns et des coop-.
lrteurs qui ont indifpenfables et don't. on y elf de-
ouvu, rop oie i'tabliffem'-nt d'une cole national
por cette claffe de ftijets, don't le fige ferait .j
Pariq, et nous riegrettonis infiiimntit ici de ne pouvoir
prfenter cette foule de preffans motifs que l'auteur
alveloppus avec force et intrt, et qui nous ont
part devoit fixer attention conifitutionnelle, politi-
que et morale.
L'auteur finit par recommander l'ducation du peu-
le de la ville et des campagnes. Il la confeille pour
homee 50 cus de gages, le carillonneur et le bar-
bier dui lien l'infitrction dans l'criture, le calcul et
lecitchifrme ne lui paraiffent pas fuffifans. Il defire
r1i'on agrandiffe le cercle des connaiffances de ce
iple fi prcieux lorfqu'il eft iniiuit, etfi dangereux
iorfqu'il eft tenu dans l'ignorance i et il trace les
mthodes.
La moiti la plus intreflante du genre human
i'chappe pas attention de l'tauteur. il s'leve avec
force centre l'ducation des couvens traite cette
mariere avec fenfibilit, et propofe une education
plus domeflique.
Dimir'ie4s ou l'Educadoi d'un prince, ouvrage en
vingt livres, par M. C/liamnbert, avocat au parlement.
S2vol. i-8o. de 33c pag. tnv ton. Prix 6 livres les
ivol. brochs, On en a tir quelques exemplaire,
fir paper vlin qui fle vendent 12 liv. A Paris, chez
Daec 'ain, libraire rue Serpente htel Fer-
.rand, l0. 6.
De l'influsence et de la fiveite de peines *farles crimes,
Ouvrage qui a remport le prix l'acadmie de Mar-
feille. Cet oivri g intreffant dans les circonflances
-,i. > fCI v'nd i liv. 4 fols broch. A Paris chez
Debare l'ane, libraire, rue ,Serpente htel Fer-
rand, no. 6.
Diflriitaon fur l'origine des fontaines et des rivieres ,
i-fol.d e 7 pages. Prix i liv. -- Autre fur l'Hiftoire'
Naturelle des environs de Pont-a-Mofo en Loriaine.
A Paris, chez M. Buc'ho, auteur de ces differtations,
rue de la Harpe, nu. 109, in-fol. de 6 pages prix
o0 fois.

LEGISLATION CRIMINELLE.

Essa, furirs reformes a fire dans notre procedure cri-
minelle; par M. de Comeyras, avocat ait parlenent,
ci-devaint l'un des membres du comit de lgijflation. A
Paris, chez Defenne, libraire, au Palais-Royal. Bro-
chure in-8. de _6 pages.
Le roi etablit, il y a deux ans un comit de
ligiflation pour preparer la rforme, de l'ordonnance
criminelle, M. de Comeyras, membre de ce comit ,
fut charge par fcs collgues, de rechercher ce que les
criminaliftes les plus eftimns avaient crit fuir le fyitnme
penal, et de compare la procedure criminelle de
France celle d'Angleterre. Les circonitances firent
fifpendre ce travail. M. de Comcyras la repris ; Fa
perfectionn par de nouvelles meditations ; et il tait
entireienit achev lorfqu'elle l'Affemble a public
foa dcret fut la rformation provifoire de quelques
articles de laprocdur criminelle.
M. de Comeyras observe avec raifon , que l'or-
donnance de 1670 eft fur-tout fonde fur l'opinion
q 'a eue lelgiflateur que la preuve des crimes eft
trs-fiacile obtenir, et qu'en gnral .celle que l'ac-
uflateur prlentt eft tellement dcifive, qu'on peut
rduire laccur retier inactif dans fa prifon, l'y
detenic mme au fecret, et difpofer cependant de fa
Vue, fans records et fans inquitude". Il fuffitd'avoir lu
avec quelque attention l'ordonnance de 167opour fe -
tirquec'eft en effet l'efprit general des difpouitions de
cette loi, Il et aif, d'aprs cela, de faitt route la frie
d, ofquences qui inat'ent d'un tel picipe. M. de
Cncyras en dveloppe tous les dangers il niiontre
omtbien on abufe dans les tribunaux criminels des
aous p,',.vei et cwrtitude ; crombien l'emploi cde ces


expreflions eft.contraire aux vraiesnotions de la phi-
lofophie ; combien il et dangereux de porter dans les
jugemens criminals les fauffes ides qu'on a conues
fiur ce fujet. Des efprits trs-clairs ont depuis long-
reins combattu l'erreur centre laquelle 's'leve idi
M. de Comeyras ; miais l'impatience de juger, le be-
foin de croire font une maladie de l'eli'rit human
centre laquelle la force de la raifon fera longrems
impuiflante,
M. de Comeyras jufiement effray de.'s dangers
oui doivent natre des rgles ordinairt s de dcifion
dafis les jugemens criminels, prop'ofe d'tablir, come
en Angleterre, la forme de l'unanimit. -A. la rigueur,
dit-il, l'unanimit elle-mme ne prouve pas !a vrite
d'une accufittion; des hommens ont beau tre uriaimnes,
ils peuvent encore fe tromper : il faudrait donc cher-
cher une rgle de dcifion plus parfaite s'il pouva it
en exifler. Mais l'unanimit eil le dernier degr d'af-
fentiment qu'on puiffe donner aux preuves humaines:
il fatut fe contenter de cette rgle non come par-
faite ,-mais come tant la mueilleure que puiffmnt
inventer les hommes. Si l'on fe rrompe enr. are, on a
fon excuse dans la nature des chofes et daris les efforts
qu'on a faits pour viter de fe tromper ; et c'efl
alors feulemenit mon avis, que des hommrs peuvent
lgitimement difpofer de la vie d'un accule ". C'efl
d'apr.s ce principle que M. de Comeyras regarded
comme fufceptible d'inconvnient t'ai ticle 25 du d-
cret de l'Aflemble, qui porte que la condemnation a,
mort ne pourra tre piononcepar le., j.ges en dernierreffort,
qu'aux quatre cinquiemes des voix.
Mais cette regle d'unanimit ef-el[e en effet de
toutes les formes de dcifion', la plus propre i expri-
mer la vrit? eft-elle.rellement plus favorable aux
-.'t.: -: de la )uftice que cellequ' prononce l'Affenm-
ble national ? 11 eft beaucoup d'infiuittions fociaks
qui frappent d'abord tous les efprirs par un caractere
gnral de raifon et d'hurnanit. Ce n' ft qu'a prs avoir
mdit fur elles avec plus d'attention et de profon-
deur, aprs les avoir confidrs fous tous les rapports
ou'e>les peuvent offrir l'intelligence humane, qu'on
parvient diflinguer ce qu' lies renferment d'utile
ou de dangereux, indpendamment des examples qui
les a ttefent et des opinions genrales qui les fortifient.
Les ineon1vniens de cette forme d'unanimit font
expofls avec beaucoup d'tendue et de lumiere dans
la quatrime parties de l'Effai fr l'n.,plicarion de l'ana-
ly(c a la probablilit des dcifions rendues a la plurality
des voix., par M, le marquis de Condorcet. (A Paris .
de l'Imprimerie royale. 1785. t vol. in-40. ) Le rfultat
des rflexions de M. de Condorcet fur ce fujet, erf
que C cette mthode de l'unanimit expofe condam--
ner, dans des cas o l'on ferait bien loign d'avoir
l'aflurance nceffaire que le crime eft prouv, comme
renvoyer un coupable avec une probability trs-
grande qu'il n'efl pas innocent .
Toute incertitude, ajoute-t-il, tout danger de cette
efpece, qui n'eft pas une tfuite niceffire de la nature
dles chofes, et qui nat de la forme mme de la deci-
fion, deviendrait une vritable iajuflice, et fuffit pour
fire rejetter cette maniere de former les jugemens,
fi on peut, par d'autres formes viter ce danger et
cette incertitude -. Nous ne pouvons rapporter ici
la fuite de raifonnemens par lefquels M. de Condorcet
tablit cette grande et nouvelle vrit. Nous invitons
ceux qui crivent fur ces matieres lire et miditer
avec foin cet Effai, outrage d'une conception force ,
hardie, lumineufe et profonde, o k1,s questions qui
intreflent le 'plus l'utilit commune font foumiles
pour la premiere fois aux calculs les plus prcis et
'les plus rigoureux, et queol'on peut regarder comme
la, plus grande et la plus utile application que l'on
ait encore faite des fciences nmathnmatiques aux
sciences morales.
C Less lois criminelles d'une nation dit M. de
Comeyras, dcroiffent toujours de douceur mefure
qu'elle dcrot elle-mme de liberty. Voil ce qui eft
fiurtout bien marqu dans notre hiftoire. On pourrait
montrer qu' chaque pas que nos rois ont fait vers
le defpotifime, nos lois en ont auffi fait un vers
l'atrocit. Les peines devenaietnU plus cruelles, et on
les infligeait plus lgerement.J1 fallait bien que lks
lois fe miffent au niveau du m.ris qui entrait dans
l'ame d'un miatrepour fes eiclaves-. Cette rflexion
ef trs-jtudici tfe, et ceux qui le font occups fuivre,
l'hifloire la main les progrs de notre lgiflation,
en fentiront bien la vrit.
M. de Comeyras propose l'tabliffement d'une pro-
cdure criminelle, fcmblable quelques differences
prs, celle d'Angleterre : il voudrait furtout que
la recapitulation des preuves, avant le jugement, fit
ofierte' aux jurs en prfence de l'accuf, de fon
dfenfeur et du public non point par le miniftere
public, comme cela f- pratique en France, mais par
le juge dlgu, come en Angleterre. cc Les Anglais,
oblerve-t-il, fe font. bien' gards de nous imiter dans
l'organifation de leur minifftere public. Parmi nous,
le procureur du roi, aprs avoir pourfuivi l'accuf
dans tout le course de la procedure, eft encore admis
donner des conclufions contre lui. L'quit veut qu'il
fait priv de ce droit : on n'a point d'avis dans fa
propre cafe. Tout l'avis du procureur dat roi eft
dans fa plainte qui le conAfltue ennemi de l'accuf ,
c'eft--dire fufpect. En Angleteire, le clerc de la cou-
ronne pourfiit les crimes et en fournit les preuves :
il plaide contre l'accuf ; mais il ne refume pas le
procs et ne dit pas aux jurs ce qu'ils doivent
croire. Ce doit, qui fuppofe une grande impartialit,
ef accord un juge don't on ne connat pas encore
la penfe, et non pas 1 un jtige qui a confign la


fienre d'avance dans un crit qui eft entr dans la
procedure, en croyant au crime de i'accuf, et qui,
par confequent, pour croire fon innocence, aurait
efoin de changer d'avis, c'eft--dire de fair un
effort don't beaucoup d'hommes font incapables On
a dit qjue le minifterepublic tait une de nos plus fages
institutions modernes ; mais cela n'eit vrai que chez
les Anglais .
Nous croyons que cette observation de M. de Co-
meyras ne par itra inexacte qu' ceux qui ont fi long-
rems et fi raifonnablemaient foutenu que le fcconrs
J'un confeil tait. inutile l'accuf parc& que le mi-
nilfere public eft toujours la fois fou accuiateur et
fon dft'feur ncejf:ie.


AR .T S.
GR *Av U E S.
La rofe d'feundue etramipe grave au burin par
M. Laurent Julien, d'air&s le tableau original d
M. Simon Julien, peinmre du roi. Chez l'aurteur, rue
du Bouloy n'. 49 ; et ch:r. Chercau et Joubcrt ,
rue des Mathurins, aux deux Piliers d'or.
Cette eitampe, don't le fuijet' ef aunfi aimable qu'in
cnieux,ct digne de 'imagination rinte d'Anacr(on,
ait autant d'honneur au burin ldgant du june article
qui l'a grave, qu'au talent dj fi efriin de l'auteur:
A11e aura pour pendant la rof, enleve.
l n'eft pas inutile de dire que l'tude rpandant des
fleurs Jier le Tems charmante eflampe, qui a paru
avec fuccs il y a deux ans, efl des mmes auteurs.
PRISE DE LA BASTILLE, Ce morceau, deffin et
grav par M. Thvenin, avec une chaleur digne de
'action memorable qu'il nous retrace, fait infiniment
,.i'nonner au talent de l'artifle j nous ferions tiird;
l'ajouter, et bfo courage : car l'expreRion t~rrille
-t vrai qui y regne par-tout, ferait cro're que c, lui
qui a fi bien rulli a la traiifmcttre, lavair producee
ui-mmre, et qu'il a t tmoin et acteur daisi cette
icene.
Le fire libre et n,le, a toute la franclhif. qu'une
piute fpirituele, :e auf :crr.e vigourtfe, peuventc
:iles donner, et qu'en attenirvait uainement du burini
fr',id, par cla mme qu'il eft pur. Le prix de cette
eRampe eft de liv,; elle le verd kEris,chez l'auteury
cue de. lEvequc., butte Saint-locch>, n9. I.


MELA N G E S.
Au rdacteur.

D'Alfort, le 25 fvrier. Il y a cquelques alnnes, Mon-
fieur, que nos grands feigneurs,nos petits feigneurs,ec
ceteffain d'.lgans, quti .i de les ger 'obt e fon
unique tude, avaient trouv clharmant, delicieux,de
lancer en avant de leurs chars aeriens, trains ripide-
ment par des couriers i'q..,, courtaud6s et eiao,
rills de grands lvriers Danois qui s'acquittaient
merveille de la rommiflion don't ils lemblaient charges,
de renverfer fous le roues tous les paffans qui avaieint
le 'malheur de fe trouver leu. rencontre. Cent victi-
mes immoles cette mode Vandale, n'avaient pu la
d. truire ; il ne fallout pas moins que le fang, et la
foudroyante loquence du clebre citoyen deGeneve,
pour faire triompher enfin la raifon et l'humanit.
L'humanit et la raifon rclament, Monfieur, un autre
triomphe, d'un ufage plus ancient, aufli ridicule et
peut-tre plus cruel encore : je veux parler de ces
malheureux Bafqrtes que l'or de nos Crfus arrache
leur patrie,pour les faire courirdevantde chevaux.
C'eft un fait notoire que les Coureuis priffetn
prefque tous avant l'ge de 40 ou yo ans ; qu'nla
trs-grand nombre ne rfifte que quelques annees
cet exercise barbare ; que tous meurent perclus et
dans des fouffrances cruelles. On le fait, et l'on con-
tinue de faire fervirla richeffe blouir d :s infortuns
firles dangers d'un emploi qui feraitle plus ridicule
la plus meprilaible de tous, s'il n'tait pas le plus
funefte Ou le fait et l'on ne ceffe pas de fire
courir des ho',mm:s comme des chevaux, fans autre
objet que .deles fire courier i Quelle piti, Ot la vri
va t-elle|donc ch,.'rcher fes jouiffances? Jamais je n'ai
pu voir cette lutie o afi barbare qu'humiliaire, fais
fentir mon cour fe i-rrcr :mais depuis la publication'
des droits de l'homme, il fe rvolte : ces traits, et
quelques autres du mme genre qui dc'shonurent
notre fiecle,n'autorifeiront-ils pointla poftrtire douter
qu'il ait t civilif? Je fuis certain Monfieur que
ce n'ef qu' empire de I'habitude et non au dfcaut
le fenfibilit de nos grands feigncurs qu'il faut attri-
buer ce filence de l'humanit; ils n'ont, fans doute,
befoin que d'tre avertis : rendez-leur ce bon office ;
iites-leur bien que c'eft affez que c'eft trop mme
de dpouiller les campagnes de l'lite de leurs culti-
vateurs,pour les entaffer derriere le rs carroffes ; que
c'eft aflez de paralvfer leur brs, i 4praver leur
coeur:s'ils fontfourdis la voix de leur Patrie,qui leur
crie de ne pas iuntilifer fes membres qu'ils coutent
du moins celle de la Nature qui leur dfend de
fe faire une gloire, un jeu de les dtruire. GILBER T,
profe.jur de l'Ecole vedrenaire.


Paris, ce ai Fvrier.
Pourquoi donc, Monfieur, s'acharner centre M. de
Sgur, lui qui n'eft pas auteur de cette ordonnance
qui excluait du service les roturiers ? La perfonne













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qui) 'crit contra lui dans i Chronique d'auijourd'hui,
,ir',' dui is'rnl uire des poques avant d'apot1ropher
un trave mnilitaire nmutil au service de la patrie 3
S lu alwrait apprise que M. de Sgur n'a ceff d'honorer
fLs offiierrs qu'ten nommait de fortune ; et que le
',,-e- M. de Frimont, qui, de simple foldat, efi par-
ve**.l au grade de niarchalil de ca'm, et d'infpectcur ,
a toujours t combl de preference et d'amiti par
l. de S'gur.
3'tfpere que vous ne vous rtfuferez pas publier
ccire rcianation; car je crois que la Libert conIifte
mniins dans la permiflion d'attaquer que dans celle de
fe dfendre. Le chevaler DE MEUDE-MONmAS d,
ulIfieuts acadmies.

On lit, Monfieur, dans uine fe tille intitule, Af
famileatc ienale, n. zz2.o, rdige par M. de Beau-
lieu, cie lM. le comte de CnrAimann, commandant en.
Provence avait t contraint de fuir de YMarjfille, par
Il c'aitue d'y Aire extermiii p.ar le Peuple.
Nous fommes autorifs rclamer contre cette
aflirtion, qui ne content rien de vrai que l'envie
de nuire dans l'opinion piib!ique, un commune
dant dont la Provence, et la ville de Marlfeille en
particulier, chriront crernellement le fouvenir. Le
depart de M. le comte de Caraman, de la province
o' il commandait, a excite les regrL ts de touted s les
clafTes de citoyens de la ville de Marfeille. Telle
eft la vrit laquelle nous devons et rendons
Sihonmuniage le plus fncre.
On doit M. de Beaulieu, la juflice de dire qu'il
s'eft rtract.

Permetrtez-moi, Monfieur, de profiter de la voie
de votre journal, pour annoncer des Eff is ,if]oriques
fir la Fance, fuivanr la nouvelle division ordonne
par l'Afiembl national. Ces iff'as contiennent des
notices fur tous les p.rfonnages clebres, guerriers,
magifliats homes de leitres, favans et artifies,
que chaque ville ou bourugade a products depuis
'le commencement de notre monarchie jufqu' la
prifente anne. Dans un teams o les lettres et les
arts font trer acIs de tomber en difcrdit parmi nous,
il eft utile d rappeller au m iris les noms et les
ouvrages' de ceux qui onlt illtl.r la France par leurs
travaux. Peu.t .e c- fu uvenir coeitribucra-t-il tirer
mes com.;a'rioates de l'indliff r nce dans laquelle ils.
Tlanr',uitTenit ijourd'hui cet gard.
Mon courage f:ra compof de fix volumes in-S i
ci.f pt je n'ai befoin, peur le terminer entiere-
nient, que des noms, fur-noms et titres des gens
de kltres et artiffes vivans. Chacu;n d'eux doit y
joi;:Pr.' le nom de Ci province., mmede fa contrce,
fi ccte c<,itri, a une denomination particuliere dans
la province. On doit de plus ne pas om-rntte le nom
du diocese dans lequel on e-it ne ni celui de fa ville
la plus voifine, fi l'on a pris naillffance a village.
J meperfuiade que les perfonnes qui n'ont tait inf-
rer qu'une ou deux pieces de vers fugitives, dans
quiche s feuilles priodiques fe croirent difpenfes
e m'euvoyer leurs adrefft.s. Cette difpenfe peut s'-
tendre aux artifF-s foi-diCant qui ont feulemerit
coni tn veritable arrifle fans avoir apout ce
qu'il a invcnte, ,un degr dc perfection auffi fcnfible
qu'ingtci.-ux. Au furplus,pourprvenir toute erreur,
je dclare que je ne tirerai de la po'e que les lettres
ou paquets dont le port aura t affranchi. Mo'n adreffe
ei tue .Neuve Saint-Martin -N 100.
LE PREVOST ,b'EXMES.


VARIT S.
Au Rdacteur.
Dans le. moment Monfieur, o l'Aff mble nia-
tionrale s'occupe du fort des negres, je vous prie d'in-
frer les notes fuivantes.
.'offre de prouver par des effais qui ne coteront
ri.n au gouvernement,
i'. Que nous doublerons le produit de nos colo-
nies en 'donnant la libert aux ngres, fans nuire en
aUiLtr:e maniere la fortune des colons.
2.". OQuil eft poi ible de fire cultiver des fucreties,
et plus lorte raifon toutes les autres productions
des Antilles par des Furopans.
C'cft ftr le fuccs le plus complete de l'expriince
que fe fonde la fcuritd avec laquelle je fais cette
offre.
il ferait donc important de ne rien ftatuer fur la
qi, ltion de la libert des ngres, avant que les effais
que je propofe aient cl'ir les Reprfe-ntans de la
N rtion', qe l'intrt perfennel cherche egarer,dans
un moi,.nt ri important au bonheur de cinq cens ciin-
quante mille ames. Le chevalier DL, LABORIE lleu-
ea.ent-colonel d'infanterie.
L'auteur des Letctres Pertfinnes dit qu' Paris on ne
peut mourir que fubitement, artendu qu'on trouve


efchs tous les coins des rues des remdes affurs
centre toutes fortes de maladies. S'il et jett les yeux
fur le nombre incroyable de remdes qui fe dbitent
aujourd'hui au coin des mmes rues contre la maladie
des finances, il en aurait conclu de mme qu:elles
doivent jouir de la meilleure fint.
Il parat un mmoire adreff tous les districts de
Paris et du royaume, dans lequel l'auteur remdie a
tout, au moyen d'un impt unique peru fur tous les
domiciles enfrmins dans des murs et employs l'ufage
des hommes et- de leurs effets de toute efpce. Il forme
une chelle graduelle de la taxe de cet impt unique ,
qui ferait de 8 livres par an fur l'homme le plus
pauvre occupant une habitation, et il affeoit cet im-
pt fur j8 millions de citoyens, de forte qu'il en
extrait une foneme annuelle de a milliards 24 millions.
Facility d affierct facility de perception, facility d i
pavement, tout fe trove dans ce plan, que l'auteuri
compare toute autre impofition quelconque 5 et fe
donnant enfuite une grande marge, il fe rduit au tiers
de fon valuation, et il troupe ainfi prs de 700 mil-
lions de revenue facile pour l'Etat. On ne peut blmer
un citoyen qui rve au bien de la Patrie ; mais il efi
bien malheureux que l'adminiflration ne trouve au-
cune de ces reffources promptes av'ec lefquelles les
faifeurs de projects applaniflent, en quelques traits de
plume, routes les difficults. Le project don't nous
parlons ici eft difcuit trs frieufement dans le
mmoir en queflion.

Le 2 mars, la pointe du jour trois contreban-
diers le font prfei/tespour forcer la barriere du Trne,
et introduire dans la ville une quarantaine de leurs
camarades; les chaifeurs les avant dcouverts, ont
arrt ces trois homes et ont fait feu gr les
autres, qui fe font diifips.

Il n'y a pas yingt ans qu'un prtre anglais ayant
pris la liberty de douter des opinions de Moyfe licr
l'ancjennet du globe, frt condamn plufieurs annes
de prison et au carcan. Cette fentence, dit l'auteur
de l'ouvrage don't nous irons cet article ( M. le
comte d'Orford ) tait plutt digne d'un tribunal-
de linquiltion que d'une cour de justice anglaife.
Peu d'annees apres, l'abb Gicaud de Soulavie fut
decrt en France pour avoir expof les rr nries ides,
et le gouvernement voulut le fire voyager aux an-
tipodes, pour luder les fintences d'un parlement,
qui alors failait trembler les rois et prtendait r-
gler nos opinions.


ASSEMBLE NATIONAL.

Prfi-dence de M. l'abb de Montefquiou.
STANCE DU SAMEDI 6.
M. Merlin propose deux articles placer aprs l'ar-
ticle X du titre premier des dcrets fur les droits
fodaux. Ils font conus et dcrts come il fuir
Art. XI. La garde roy.ile, la garde feigneuriale
et le dport -de minority font abolish.
,, XII. Sont pareillement abolis tous les effects que
les ftatuts, couiumes et ufiages avaient fait rful-ter
de la qualit fodale o..cenfielle des biens, foit par
rapport au douaire, foit par rapport i la maniiire d'ef-
timer lcs fond.s, flmns rien innover, quantr prfentr,
aux dilpofitions relatives a a maicre d'aliner et
d'hypothquer les h ritages, lefquels continueront,
ainfi que les dirs, decl ratiois et letires-patentes
qui les ont modifi es, expliquees on tendues, d'tre
execurts fAlon leur formne et teneur, jufqu' ce qu'il
en ait et a utreiment ordonn ,
M. le prfident fait lecture d'ne lettre par laquelle
M. Neck-r announce l'envoi d'un mmoire, que fa
fant ne lui permet pas (le lire lui mme l'A1fem-
ble. Il demand de ijndulgence pour ce travail, que
fon tat ne lui a pas permits de retoucher, et observe
qu il doit tre rapport la date du o20 fvrier.
Un de MM. les fecrtaires lit c& mmoire.
Cette lecture efA interrompue par un vnement
don't voici le rcit.
A l'ouverture de la fance on avait fait fortir un
trs-grand nombre d'trangers qui s'taient introduits
dans la falle. Un dput fuppleant tait r-fle : quel-
ques membres le dnoncent. Il reoit ordre pilunfeurs
reprifes de fe retirer. l1 refile et fe retire enfin.
On obferve que ce fupplant s'eft permis en fortant
de la falle des gefles menaans, adreffs a une parties
de J'Afiemble. Plufieurs propositions font faites ce
fujet Le fupplant crit pour fe difculper, et affhre
que fa vivacit avait feulement pour objet un huiffier
qui le traitait avec peu de management, et qu'il n'a
pas eu l'intention demanquer de refpect l'Affemble.
Il eft ordonn que cette lettre fera infre dans le
procs-verbal, ainfi que le rcit des faits.


Amflerdam.'. 51i.
Hambourg.. 204o-.
Londres...... 106.
Cadix........ IY1. 15 f.


Madrid. i 1.L61f.
Gnes. ..... 99"
Livourne... 10o8.
Lyon, Rois. 4 p- bln....


Cours des efets royaux.
Actions des Indes de z5ooliv .............7U,
Portion de 16oo liv.......... ..... .......
Portion de 312 liv. 1o f............. ....****
Portion de 100 liv.....................******
Emprunt d'Octobre de 5oo liv........*....***
Loterie royale de1780, a 100 liv........
Primes......................... 789 z perte;
Loterie d'Avril 1793 6oo liv. le billet.65; il'
f z ; perte,
Lot. d'Oct. 4ooliv. le billet............
Fmpr. de Dc. 178 2, Quitt. de fin......... 0peite,
Eumpr. de r5 millions; Dec. 1784. 1. i e1tte.
Ftmpr. de 8o millions avec bulletins.z12. .1 t- peit
Quittances de finance fans bulletin..... i7iPet.,
lild m forties.......................... b* P et
Bulletins....................... *.......
Idem. fortis..................* ........ ** ... '
Reconnaiffances de bulletins...........* ***** .
Iderz forties .................... .... **** .
Emprunt du domaine de la Ville, frie non fortle"
--Bordereaux provenant de frie forrie......""'
Empr, de Nov. 1787................. * *
Bordereau de la chance en viager.... ..*..
Lots viagers..........................
Lots des hpitaux................. 17 Pte'

Caiffe d'ef.................... 335 .6
-- Efampe.....................*332.325'2.o
Bordereau de la caiffe............,164244''
Quitt. en change des actions des eaux dePjri- .
Actions nouvelles des Jndes...935.36.3 . '- .
Aflurances contre les incendies,.. 433. -5'-.',9 '3"3 '
Ide vie................ ........* '** "


On s'aboznne Pari hrtel di Thou rue des Poitevins ou au bureau des afliches de Paris rue rue neuv S. Augulin. Le prix efl, poufrP'l
z 8 liv., pour trots mois 36' liv. pour fix mois, et de 792 lv. pour l'anne ; et pour la province de .zz liv. pour tois mors, 4t lv.'., *
moe's,et de 84/iv.ponr"L'a'nec, franc de p,)rt. L'on ne s'abonne qu'au commencement de chaque mois. On fouzit -aur che tous les libre .
France et lesdirecteurs des pofies. C'efl: a M. Aubry directeur du bureau de la Gaette Nationale rue des Poitevins, ne. z8, qu?" '
adre les lets et l'arnt, franc de port Tout ce quI concrnc la composition et la rdaction de cette Gaetta come lives, je 'i
carter,; miqiue &c. doit tre adrefe'a au rddacteur de cctte feuille ru. d i Jardinet majof de M. Carafe en 'ce de la rue de l'Eeron,


On reprend la lecture du mmoire de M
Son extreme tendue, l'irnmenfit des j
danger qu'il y aurait a commettre des :r,
dans les calculus, loit dans les faits ex; Ient ,
en faflions l'analyfe avec le m emoite *o n
Si \ls bornes de ce journal le permettept n .
nerons ce mmoire en enter. uul ,.


SPEC T'A CLE 5.
ACADIMIE ROYALE DE MUSIU U
Iph/igenie en Tauride, de Gluck 3 et le billet de ,
de Grdel. Dem. 8 pour la 4e capitation de.-.I r.
Iphignic en Auide ; et le ballet de Tler)2''"d
l'lf de de Ca/yfo. MM. les locataires du 4 , a, ,,i
la prfrence pour la location de leurs u- ,i,
pris d'envoyer retire l-urs coupon, .."i.
matine pour tour dlai, au magalin de i'O:-
S. Nicaile.
TH-ATRE DE LA NATION. Les conmdies fn
ordinaires du roi donneront aujourd. -, l S', i'
de Marie de Brabant, reine de France t noag.v,
et l'Ecole des Bourgeois coin. en $ actes, en ptrofe
Dem. 8, Zare, trag. ; et la 3 reprf. duSoufir .
gique, com. en i acte.
THEATRE ITALIEN. Auj. 7, le Comte d'Alietafi
.fuite ; et les deux Petits Savoyards. Dem. 8, l 8 '),;
imnpojjfipe ; et lae. reprf. dePierre-e-Grand. a,,
Richard coeur-de-lion.
THi-iATRE DE MONSIEUR. Auj. 7, la ,'rtef,
du SoupI d'Henri 1 V, coin. en i acte, en profe5 le
.Valet rival, opra fran., mufique del Sgr Pejidlo, et
ia i ne de l'Ep imcn'de Franfuis, coi. en i acte, en
vers. Dem. 8 li ir" rep. des Rafes de Frontin. Enat-
tendant la z- reprf. du Badinage dangereux.
TiiATRE DU PALAIS ROYAL. Auj.7, leDrago
de Thionville coin. en i acte le Soldat Prujffeen
3 acts i et Ricco, en i actes, avec les agremens.
PETITS COMEDIENS de S. A. S. Mgr le Comte di
Beaujolois. Auj. fept mars, la Salle des Elves,
boulevard du Temple les de'.x Jumelles, ballet paut,
en 3 actes; le Mcnuifier de Bagdat, opra- bouffoien
i acte j et les Curieux punis, auffi en I acte.


PAVEMENT DES RENTERS DE L'HIOTEI-DE-VILLE DE PARI,
Six derniers mois r788. MM. Les payers iont la lettret
Cours des Changes e'trangers h -ojor