Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
This item is presumed to be in the public domain. The University of Florida George A. Smathers Libraries respect the intellectual property rights of others and do not claim any copyright interest in this item. Users of this work have responsibility for determining copyright status prior to reusing, publishing or reproducing this item for purposes other than what is allowed by fair use or other copyright exemptions. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions may require permission of the copyright holder. The Smathers Libraries would like to learn more about this item and invite individuals or organizations to contact Digital Services (UFDC@uflib.ufl.edu) with any additional information they can provide.
Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

Full Text






GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSE
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J E U 1D1 F nV 5 I E TI 7V1.


POLITI Q U E. en oit, le ol ol it n eun e ientn v't donc de redoubler les entrav vs de lapre:
T 1 Q U E av u d uu canon dur L ipal0 af, 1,'e; tl em i fit u1,1e aucun ouvrage lie pou,,a parair 'e qu il ne foit I-
fortle ranti pied qu' cheval, et f n rage ne po:na pr arat 1 ,r ". ule t -
fUrtiR Q U I pied qu' c heai et par l e vtu ai'une cenfjrLe et du nom de Y impr mour. Touted
uR IQ E. me prtnie r ol ,c la cav_ e rit attaqu- e cder. contravention cttre loi cft metaee des peines
e pr iior flucs Ieilair attaqur le quarry I les plus fveres ; et ce crime etant regard co mme
S- fui trois f ncsa la fis mais le feu bic fournu un crime d'Etat, c'efl en minifrte d'Ltat que vont
L, iiFpt;ons de la Porte n'ontpoilit change dc- >latrope ,t .l l vigourufe de l s'riger les cenfeurs impriaux.
,des d,-meres novlts quie nous, en avons don- cavqlerie qui s'tait remife ordre de bataille,
lutaer .. nce la cricine ciiipage out rf. le fora i rentrer dans la pala.qtue : on le P'ur- D ar)acfort, le i L fJvier.
ila erre. Le raflnlbernl t tiroupes, s lfitiitv, et il fut auloli ,v t[ X en( et d pa ) s'accelerent avec de te rtfugier dans la toret. Le colonel a ' 0 e. +trioil ng:rrit .e eft menace d'Ln. fciPflon. On
ueaviu linravr perdue, d"autre pa, Kr acz touted la journe dui c 4 janver aire Luin grmrnique ef menacee d'un fcion. O 'en
,.,, pacides darnegoc us, anfi, que ,e rent de fiad it au ia t ter affe que les lecicurs de Mayeoce, de Trve s'en
ls toc dj aes, ic tot a L. c.-t des envious, t aiff ue iaifon t s cette p'e dtacheront. Or done po"r motiFis la ournure qiue
ici"des tt. tirv a I c'' Environs ,r ifilf 'une garnifon danis cette pace. prernent !k-s affairs de Lige et la conduit ,u-
la, jt:,i. Les ar'n.n:, occupent plus d e deux II .t retouin enfuite Jagodin. Les ennemis taiit Voque de la cotire de Belin relativoniui e auxoncu-
nilk ouvri rs, la pluipart eupope,.ns. 'au n. mbre de .oo ho mmes.voue de cor de Ber lativmet auxnonces
lf ,.. .i ', te rmoitrie requemment eCn pu- . es. en AI emagne, que les archevques voudraient en
.c, fuv.ei. l.s alt, ]iequefiis5 en ceionirm On continue a. Prague conftruire dcs magafins bannir.
bldc, ftitLj:ejj itrns tafle, q e quf)is eC- ceremonies,
m avec o e. I lit porter, dans une pro- avec la plus grade activity. Il y .arrive au foinLun Le comte rula r .i de en .in-
t ld de devant i. 11 veut abondance ce qui done li-u de croire que la cam- e come rgnanrdeLoewenfin-WertheimJean-
con ij, nd.rele s'attende i e voir paratre en ou- pagoe en Bohme ne tardera pas a s'ouvrir, et que Loisrde l Ma lt mort a We-
q':% n .. compare prochaine la tte de fon la pre'miere'entreprife des trotupes fera dirige fur them le 4 fvri=r age de prs de 8 a.s.
1,i campaign) Banjaliika.- On ireablit les fortifications et les mines F R A. NC E.
'an p avoir n ,:, et le gand- de Belirade, les poltes es pis important qui eh-
vif 'n p'an. Les novi .ell's al: nti s actiellme:ITi i t ,Vlron'"t ctte place feroiir auffi fortifisa p.r des re-
'eus de la oleioneit d ia Puie ot confirm doutI s q4e lYoui -oitruit: actueliement. Le gou- UD Paris.
'loiion que lae ouvernetdntI. IIur < r alfz eclairepour e iair erqu'ayant tr.tion des cinq districts de la Moldavie. Ce q i Le dimanche 2 de' ce mois le roi la reine
-.ri ~ c l'aicole p.ir -' Flu:rre inuhcur ife dpofcr regarded la politique a t coinfil M. d'lggalet, et nadanie l.lifabeth fe font rendus 'ag ife de S.int-
noruel o f m'l a -. i il pit ai our- ,'. il-r du go.vernemn-rt, fou', la direction de a or,, il qt 'i .te a Lu-
uii'worille a d -s con1iels donr la prudence euro- i 'ene gouvernemen.t, et dd, M. le baron de Thugtt, roifLie.
p.;aiiiie e iacen ure la plus fercdu fltailme afia-' nommne c.,,, ,iii.n,.- Gan s cette province.
qile. i. L',. mperenr a tabli uni miniftere de conference, "--"---
Le divan tient, d pluis trois fem:i-s, ecrit-on le ainfi que cela s'tait pratiqui autrefois.' Les quatrei
, d ceambre, de freqiientcs afcicmlles. Le fuiiitan miniiires de conferences font, le chancelier-prince A D M I N I S T R A T I O N.
done fouv;nt audience aux nmritiilis de' Fra ce, de Kaunitz, le marchal-comte de Lafcy et le
dl'Aitlteiirre et d'il" -ni:. On peut donc croire comMte de Romberg. Tous les dpartemens font fu- M U N I p A L I T E D E P A R I S.
!..ainrea que les prem-eres deu :trches de quil nes bordonns ce-confeil d'Etat, qui fera tenu en
i:iniiies etra gers auprs du Reis ffendi et don't preCe-ce de fa mnaeft. Le premier conleil a eu lieu I t de Pl.
nous avons rendu. co:npte canvs 1k plus grand d- le J de ce mois l'empereur n'titt as prfent :l'tat
tail, n'..va...t d'au.re but que d saurer d. i- c fa rant ne 'avait pa; peinliis. On rtmarque que Le dpar ent de police ior diens
tabhs dilpofiions et des r-folutions derniecrs d'un le cardn1nalMigaz2i, archevque de Viei-ne a de articuiers fe prmeen t de p ol ner joure d es
eglvernement abartu et conflern', du moins en frquentes cofrences avec M. le prince deKaunitz. : a d che ar ans les rutse ple et prome ades
pprce et que les i figai ns la paix fous j ux hazard la
ai rfeArve d'un traits cnvenirblc, i' iont t faites S MM. 1 a lev au grade de lieutenant-gnral le publiqu, s, et notammeent le long du quai du Louvre;
en prf'entant le tableau d'un avenir toi avant fi "ajor general d'Elmpt, commandant de Praguei et confidrant que ces jeux prohibs occafonnent des
l'oa f riehlfiit tout moyen de concili:tion ule confir- le rgment des dragons d'Urfel au gn- attroupem ns qi gnent la voie publique, des rixes,
pour fond r le courage et I'f.rance des Trics r,' Baller de la Tour. Les colonels Mack et des quereles, don't esi frs fot rouven< fachcufes
et hs piferver des moles comolaifanc sque fol- rFr-ofard, et les leutenans colonels Sti pchuz etet l'exempletoujourd.ueu:x qu'ef-iantperdre
licirit, av:c un faix fiax ar de gnroSit et Iler ont nomms adjudans du fld-archal la cffe digente du Peuple n ms pr ux
ptJcquei de bkivieilan e I'infatiabli orgueil de baron de Laudhon. qugmenterint la caufe de la mifere er lui connent des
Seiirs nnmis; j i -s mirc-hui Por kin et habitudes pravantes inftruit d'aiileuis, par la vifite
p. e tnt d' ,ats ni' r. L h e ve cn e Leithieriz en Boheme, vie ournaliere des prisons de htel de la Force que
Lai ain, et tant d autres r',c er la. guerr.rs e n d'tre donni par fa maeli l'abb de Schiulfein, les mmes perfonn-s l'gard defquelles une ad-
railt dels cont uer la guerr et non a p de la col iale de Wisherad on y a incor- infration paternelle avait cru d'abord devoir ufer
01n aOpat d par des lettres de Vienne des 4 por cett prvt. dndulg-nce y fant ramines fans cefif pour la
et f ei r> que 1 s princes de ('oboIrge et de d Les 0ooco chevaux de remote demands en I-Ion- i .ne caule et parent hortnilement leur vie a
liohilili iL font ports, vwrs la fin de jnvier de i ie font prrts, e[ l'on a permis aux majors 0-Donnl riter et a fubir alternativement cette punition-
i I. .It ct C.ijjowva vers les froitien s tutquis, et Daniel Biron de lever d.s corps francs de cava- qu'ainfi il eit neceliire d'ufer d' ne plus gr. nde i-
po':r y excitter une exp:dirionf fecrette on y lerie et d'infanterie. Ce n'eft pas tout; les impts vrit contre une claffe d'hommcs qiu, failian une
ma,.u qu l.la utite de M. Xnobelsdorff, minir'; ic. ominencent fe percevoir avec beaucoup moins de profeffion ouverte de tromi er, ajout r cette ha-
d Prol Cor inole, eff en route our fe diiicult dans lc royaume. Voici fans doute quel bitude du vice l'.bfiiation de br:ver les rglemiens,
r i.- la .fldnationi, ert qui'e-ll coipofe ix l'empereur a ramen la Nation Hongroife des et qui ne peut tr- punie par de lgeres amendes,
i.,: .. Prufli: s qi doivent fervir ds a ipof ns plus liantes et pnls douces' ou une dtention de quelques heures ou de quelques
d-'ur1es,et e diuicer lus iuveme s. On nel i:un f rappelle que cette Nation avait auiffi rde- jour fimplement correcronneles; oui t ce re-
irl.' d lnc plus coumlne iune chore doutenuf que mandi es ancient privileges. Les alfembles d-s qu~pant e procureur-fyndic de la commune :
la.bail'iader de l-ru, f nie do ve fe rendre auprs comitats avaient prferti des cahiers d'e dol-ances L ~' .
di granf, u, et de fippliques : les magnats, plus emprelis, Le dpartement fait dienfe a tous particulers da
Sa r as avaient donn au PFuple i'yemple dut chemin le donner jouer aur;dis jieux, peiine, pour lapre-
(!ualt anix dernierus nouve!ies de Tafjy, ell s ne t clus court et le plus luir ,. ci reprenant eux-mries miiere contraveition de cinqu.'wte lives d' nende,
l'rI. poi. ti du rameau ic i'a pa: x mais des lauriers ],u s pri\ ileges. et pour la feconde ce. cent lives, paiy b es, fans
lis ti rcre ports as :i c d'Oczakow. Ti us C Cette inf, rrcction en devenant gnrale, s'eft d 'port, au district is o(laccrs qui f- f.nit trouvs ce Tiog ont fi: erfipi'cer. L'empereur a tout accord aux Hon- les mains di. trforier, qui en comptera au receveur
ld:ots d'uiiri mdaille. Cette marque de dift action ij rois. Sa majefl a crit ce fujet au chandelier des amendes de police, pour tre l'emp oi confor-
i p':rt la bouto niere avec un rubai, femrblabie ide fa cour. Tout fera remis dans le royaume fur moment au dcret de l'Aieml~:lee national; po,:r
ali dI dI'ordlre de S. Georges: on lit fur la fac.- le p ied o les chofes taient en 1780. Les chan- la troifieme Fois, d'un mois de prifon l'hotel de
de la m,iile : O. kowv, pris le 6 dcemin'r 17Fi ; gem:ens fits depuis cette poue font rvoquts. II la Force;, et dans le cas d'une quarrieme r:cid ve,
.t ii r- rs: ior l erie ct le courage. Nous pre- n'a t rferv q 'nne feule exception fur l'dit de .d'tre renvoys au chatelet pour y etre pourfuivis
"0lu i I 'ocalion dl fai e une reimaique.. Jamais, I tolerance qui rcftera en vigueur : novel example extrardinairement, comnie nbiindmnt r:i-actaires
i -s n.ir l Fuirope foda!c et gtu' rrre, o l'on a d, l'obiffance des Puplles aux lois qui font vri- aux rglemens, et incorri bls par les punitions de
'.i; les oidr s ae to s efp cces, les cordons ablement fagesi, et auxquelles le. charlataniline du police. Invite les comits des tiiricts a tenir Ja
ls.iiautr tines de diiinctiun, jiufqu' fatiguer la fifi n'a point particip. Sa maii e a mme promise main l'execution de a prfente ordonnance, et
v'ari ni inid d.s Pc.uples, il n'exifla un ordre n ; la Nati. n IHongroi.e de fe fire couronner roi de MM. de l'tat-major a donner les orares fur ce ne-
l'ohiiiu ,l des n.iociatcurs, utnie feule d:-c,ration qui H.ong'ie n Bude oi Pr-.sbourg felon le defir que ceff. ires.
ait i lipecialcitni t affected ce p.nre de services ;ls Hongrois ont fi fortement exprim dans leurs S;gn, Bailly, maire; Duport du Tertre, lieu-
ai fuicctd- ni tcdllir me. rt aux de.faflrs de la reprfentations. tenant de maire i dal, admiiniftrateur.
ui i t li tcn. ai reco!icili.r dzux Nationsteat de m ire i a
uit 'i t i accabl:e d s rtes et laure La lBohme eff fur le point de faire entendre les
Pei ,e par fas fuccLs.' mim-ias rclamations ; et dans les circonflances pr- i
e fnt s, elle a les m nes midyens de mrier 1 atten- M c ALI T P R oVI N c IA L s.
A L LE M A G N E. tion du iTiiriftre autrichien. II n'eft pas douteix que
E cer example ne foit fuivi dans tous les pays ih.r- 1 D Troyes. M. Caimufit de Belombre, ngociant,
D Viie, iditaire-. Le Tyrol a d.-j obtenu j.L l:ce fur la dout .l'Afllmble national, a t lu mai;r- il
e Vicne, le 6 fter. conf.ripti .n.militaire, ainfi que fur les points ks a eu I287 voix fir 1629 votans. Officers munici-
li t la ga d'aujord'huic plits in;potans contre lckfuds il avait rlamir. pau premier fcritin, fur ryco votans, MM.Per-
Le fup',lem nt de la gaz.:tte d'aujourd'hui rend C 'c n l h deponnt 1069 voix'o Lalobe negociant,
cmt d l ,.xpiti.n u colontcl Michailiewi' h, Cp ndant le nriiiinflre de Vienn. ne f voit pas rin, n gobin av ao9 voix lobemn, notaire,
ct~,ir le cha -au et la villa de Krutzewact.. Ce fore i tant de genu, rcnts faius nr.qiet.:le.. 11 fonge o4 ; Gobin eavca, ngoc;t, 9Dore armet, chair-
'aneI parit de .lagodin le janvier, avcc huit f'ri.ufement furveilh:t un dev.loppe9 nm fi ra- 4ne de Sino-U rreb 898. Second fcrutine, chf
cmpan.s de flifi;ier, quatrre pieces de canon, : pidce et fi dangereux dans erpnrit et ia rairon des no iie de Snt-U a STucui rchambouzon con-
t adrion de huffuids de Grioevn et un efcadroin Peuples hit'irires ; et coilimme m les HoInroIs eil a vn ba lliane, 87 voixr ; d rt u(is, chior-
'-,... i 11 filt rir eien mnmn teims de Czupria i i les Bohnmiens n out pu.n(f au moyei po itiqu le fe llr ai bail 8 voix ; arcrnd, 7 Sifousr
une ti, fi: de chafflturs qu'il envoy rt-r la rout. plus icace d' chapper un j.ur a jl o 'I.i or g 78 Parignot nota e 745 Collts ,
Sl ft. C. ttr troupe pata la Moraw/a au gu n'y plks retomber, le gouv.er it el:rer avoir i le avocat 786 j Priernolon-Cornt profe eur de
*als la nuit 'du 4, et arriva le lendemain aux items en:.ore de s'oppoflr, afihr:-t-on, a ce moyen iodcin e .7o0 070 i Brdon i-C nt, mepher, f.r
ewivrons de (Kritz.waIz : >'approchement de cat puifl-ati. 'col e delufi, 67o i Bro i'ine, ie;iter, )95,








1


z2z


iDe Marly-le-Roi, le zi fvrier. Notre nouvelle
municip)altce vient de fe former. M. de Piine, ci-
d.-vant commaniant de la ga.rde nictionale' a t
e'li maire l'una:ii'iit. Nout avon' enfuite piete
le ferimnt civique a porte de l'glife paroifliale.
Ce-t: crmonie a t prcede d'un diLouirs pro-
nonc par M. le mire qui a jultifie le choix
qu'on venait de fire e lui.

CHATEL E T DE PARIS.
Lundi, le procs de MM. Martin et Duval du
ditinci d, Sa ii-Martin des-Champs, a t jug, au
rapport de M. Quatremere. Voici La prononce exact
de'la i ntence, rendue en dernier refforr.
Poui-par MM. Martin et Duval Delian avoir
tenu des propos imprudens et indircrets contre une
loi dcr-te par l'Afimble national et lanction-
ne par ie'roi, leur enjoignons d'tre plus circonf-.
pFcts l'avenir, ret lur faifons dfenfes de rcidi-
ver fous peine de puii.ion exemplaire.


ASSEMBLY 'E NATIONAL

P' t.ienice de A. de Tialeyrand, vque d'iAutn.
SUITE DE LA SiANCE DU MARDI 23 FEVRIER.
M. d: Cg.ala's. Il eft certain aue le dcret auquel la
priorit it accorde, affaiblir finalement la loi mar-
tiale. Cep ndant ia Ici martial n'a pas fufi. J'ai reu
encore hier des nouvell:s de ma province ; elles foiit
afiigCane s. M. le vicomte de Mirabeau vous dira que
la muniiipalit de Aiiroes a dcfendu la mi'ice ra-
tionAile de irrtir de ctte ville. Les dfordrs ne peu-
vaiit rre rprimis que par le pouvoir excutif. Je
propose en amenidemient au dcret, la difpofition
fuIva- te :
Le roi fera fuppli de prendre toutes les me-
fures :'.: i.i'is, et fera aurori fire tous actes
cet effet fous la refponfabilirt feule des mi-
niltres .
On obcirve que les amended neis doivent tre
prftnts lUccehivement fur chaque article, faut'
propoCer les additions la lin de a dlibration.
Oni l'article premier.
M. de Mlontlarfer. J'offre un amendment qui porte
fur tous les articles; il eft relatif la rgnration
du pouvoir excutif ; rgnration fans laquelle
notre loi ne faurait tre excute. J'ai fait ferment
d're ifiele la Nation la loi, au roi, et de main-
te.nir la con.littion dcrte par l'Af ,mb\ e natio-
nale et accepte par le roi: j'ouvre cette confHi-
tution et jy trouve que le pouvoir excutif fu-
prnme rfide dans le roi. Or, toute loi qui don-
nerait des corporations quelconques une parties
de ce pouvoir doit exciter mon zele : e dois
m oppofer de tout s mes forces une loi d cette
efece. J'aborde donc i'amendement et j'entre dans
les principles.
i()uan une Nation cre des .-.'" il: publics, elle
leur donne des fonctions : le roi elt le premier oftfcier
de la Nition ; il doit donc avoir quelque chofl
fire. Dlans le project de loi, les imunicipalits finir
tout et font tout. On prfent:ra fhremfene l'amende-
niet l, c que le r i foit fuppli de fair p.;flr des
troupes aux municipalits qui en demanderont. Je
le comb ts. Ainfi on rduit le roi un rle pu-
re '.ent paitf o n en ait uu tcre p'r!ifue, une vri-
tableh futerfetation politique. Le prince feul a le droit
de dirpeni r la force publique,coiforonmernt la loi :
la loi, v li fa regle la loi voil fon maitre. S'il
manuiait la loi, laloi irait demander, iufques fur
les marches du tine le mniiftre qui n'aurait pas
ui o':r. Si la force pub ique tait entire les mains
des municipalits, elles s'en ferviraient bientt pour
leurs intdrets inteliins. Htons-nous d'viter une
anarchie qui ne laitferaitde reffource quedans une f
duration pus ou moins funefte. On dit que le pouvoir
excutif fortira du complement de la constitution
mais avant on s'accoutumer a fe paffer de roi
fi ,dans des moinens de troubles, l'action royale n'el
pas i.-cclfairee, le ferait-elle dans les teins de paix ?
J'abandonne votre lageffs cette feule rflexion
M. Deficu'aie'rs. Le propinant aurait compof
d'une autre maniera le beau dilcouls qu'il vient dt
vous lire, sil fe ft rap elle deux articles de 1l
conititution qi'ul n'a pas lus peut-tre, et qu'il
du moins oublis comp ttemient. Par le premier
les municipalities font fubordonnes au roii le f.
cond porte la mnme difpofiion a 'gard dus affenm
b'ts de dillrict et de dpfarement, non-(eulemen
pour ce qqi r garden les pro rits, mais mme pou
ce qui concede la fuCre et la t.'anquillit gen
ra.l:. 11 eft tonnait q4L Cceux qui ont vouI'.l 'eta
blilfeinent de quarante milleiiunicip.lli s, veul-n
auilour,'hti que v\ous ,ab h iiolnnicz l'o,ganifition de
pouvoi:s jud iaiire et miiltaire, pour vous occupe
du complement du pouvoir executil. Certes, nou
fcrioou decs infeliles fi apis avoir fait la conriitu
tion, niius l.liijons le pouv':ir excutif fa 's force
commre il Ieft maintenant. Si quelque chofe peu
fire commnierti'c I'Alfemble un D p.reill fate, c
ferait ces motions, que, depuis fi-x fmaines, o
reproduit chique jour, tantt pour ralentir nos tra


vaux, tarnt8t puur nous garer dans 1a toute que' M. Barnave propose une i'dn"-ion d I:'aiil, i
01s vaoulots te' ir. Je propoe l'art'ci pre-, cette rdaction eft dcrtee dan, i Ir: "
nous voulons te, ir. Je propose a lat c pi
mier un leul ameuneent i : il confifte a jouter au Nul citoyen ne p.uurri, fo'us pci ., as1''
mot finctionnis, ceux ci, accepts ou approves par comme pertiirbateur du reps public" ;.,fe'i
le roi. d'aucun acre pictnidlehran ati du reu iu J '
tM Montlaiufer. Je demand que M. Defineuniers blie national, s'il n'e r-i .~m'J
foir rappell a l'ordre. cries par la corifnitutitio et pubii. p.gi
Srappell lordre, charges de cette fonctioni .
Des applaudiffemens nombreux donns M. Def-
meuniers, font la feule rponfe cette demand. n fait lecture de '1artick II.
M..... Je faifis avec empreffement cette occasion Cet artic'e ef adopt.
pour faire publiquement mna profeffion de foi en M. le come de Virieu demanded 7i'oiu
dcl.rat que la confitution eft propre fire le l'envoi de l'adreffe, celui du diliiui.s ij .
bonheur des Peuples et celui du monarque. Maise c d ermont- e. i
n'oublions pas que la force, ruoie eni ne fu'e e d ,e.
main, peut feule aflurer l'intrt gnral; fans dl einutile de envoyer lecore. "d ilu,
cela, je le dis 'hautement, il n'y a pas de coniti-e d
tuition. Je demand que les forces militaires ne puil- M. Lanjiinais. Je deinande la qu'ti.,i'n p
fent agir hoflilement que fur la rquifition des mu- fur ia proposition de M. le coit: .de \ u ,l
nicipalits, et par les ordres du roi. on l'exige, j expliquerai mes mriit. .
M. de Mirabeau l'ali. Tous les .imendemens pro- Une trs- grande partiese de I Al'li.im ,, ,
prfs, except un feul me paraiffent tenir une con- con-re la queffion pralable, t ppc intendd,
fufion d'ides que j'ai combattu, s hier. Et d'abord, je de M. le come de Virieu.
demand fi le pouvoir excutif a befoin des noyens M: d'Efprmnil. Je voudrn., qlu'on nmed tiie.pc.
qui ne font pas en ce moment en fa 1puifhnce ; je .quoi lo retufe fi obftiinmetiir to 'r ,.
demande comment il en a ue jufqu' prfenti; le du roi., Je dmande que.La.dt iiri .t oiiV ,,
demand fi l'Affemble auwait dfavou des procla- e connare les imotifs.d e i..tu. ,
ma:ions utiles la tranquil;it publique ; je dema! de ..
davantage jp dAemande i !'. s municipalits font inu- L'Affembie ordonne priiji- un[i.C5
tiles dans organizationn fociale. Ceux qui ont l'envoi du difcours du roi.
avanc toutes ls affrtions qui tentraient le On lit l'article III.
fair penfer, croient-ils donc que nous fommnes
au teins des Thfe et des Hercule, ol un feul M. Gareat l'ai. L'ai'ticle iuppr,,.des, .
home dompta;t lesNationset les inmnftres? Avons- means arms ; car ce Weft gleue qu1 faec. ,
nous pu croire que le roi tout fuul ferait mouvoir qu'on peut commettre les violence qIu lor ,,
le pouvoir execuutif? Nous aurions fait le fublimr du Je decade e fi les coupables ne ll'nt ps dli ini:,
defpotifme. Eh 1 que font les runi, ipalits ? des de rbelLon? Je propoe tun .ien.lrnt qul.
agens dit pouvoir excutif. Lo fque nous drermi- trouve partitement rdige Cro I ptnrieiu,3,,r,
nons leurs fonct.ons, ne travaillons-nous pas pour du proj de M de Mirabeu. \ ulor li-
le pouvoir excutif? A-t-on dit qu'il etait pas po oir padique muunicip.e d.is .c r.; i .|.hreh,
teams d'organifer le pouvoir excutif? Non : nul c'ef le compromettre, c e:l e.\oi
de nous n'a dit cette abfuirdit'. J'ai dit que le certain.
pouvoir excutif eil le derni.r rfu'tat de l'orga- M, le marq.isde Foucault. Ces vu.-sid.uitplair
nifation fociale j'ai d t que nous ne faifons rien toutel'Affemble, puifque ce luirt des \u.';.,fi
pour la conliitution qui ne foit pour le pouvoir et de conciliation. Je propci- cependiana l'ail,
executif. Voici le dilemme que je propose : ou 'on un second amendment :,c'e t .lut des qu il C.eill:n
dira que nous travaillons contre le pouvoir e:.- un attroupement, ou qu'on p.iurra -en id;.iiruli,
cutifi et dans ce cas, qu'on indique uni dcret. lesofficiers municipaux feronr nt.ril:s ti ite.il ii,.
qui le prove : l'A(fe.mble fera r l..r.iiiit fiii: et r- bler !a force mi ilaire, pour l'employer djansle nca,
former ce dcrct :ou l'on nous d:mandera d'ache- ],.s moyens de conciliation autoint e; uiii enl u.::
ver fur le champ le pouvoir excutifi et dans ce fe- fans effet.
cond cas, qu'on nous indique un d:cret qui puilfe Of. Robej2ierre. Lorfque le Peup'l cfl tprt 1:l' pr
tre rendu ifolme,t cet regard. Vous avez tous ter contre fes ennemis un h.rni .qu i .uijth...I
entendu parler de ces fauvages qui, confondant dansfiace du Peuple nnrra,; l -. il .
lurs ttes les i.es thologiques, difelit, quand paciiques.( U-c de r'Alible interrnupt lir:
une montre ne va pas qu'elle eft more ; quand teut.)Jeninfiftepoint,puifqi ..u qu. ntm.'u-
elle, va, qu'elle a une amle ; et cependant elle n'eft pet ne trouvent pas dans leur cLr li vcu itr'.ee:
pas more, et cependant elle n'a point dame. Le que avanc
rfultat de l'or,a:iifation fociale, le pouvoir ex- qu demande le
'On demand le Pecours d, la force artee ,,ut
cutif ne peut tre complete que quind la conufnti- le recouvrement des imip:s m.i. q.is' l 1.'1 u
inon fera acheve. Tous les rouages doivent tre dif- i le Peuple retLe de i c loni
poies, toutes les pieces doivent s'engrener, pour tains inpts indir: cts tel- qt. la g.'llk ,,li
que l machine pulrTe tre mife en movement. Le aid. s, &c. ( On interrompt eiconr.: l. nre uit.
roi a proreffi lui-mme cette thcrie s il a dit:pointdcouiag pa ceu qui 'rero tl
en achevant votre ouvrage vous vous occuperez je me propofe de dire, dans c tre l-;anie d-l c
fans doute avec candeur, non pas de la creation rts qui exciteront bien d'.uis m, nn,ltuc.-l'nl-
du pouvoir excutif, il aurait dit une abfurdit .pofez votre amendem.nt, s fic-on a pitulkuiS.-
mais de l'affermiffement du pouvoir excutif. Que ifes.) nef pas de t ulur ntc.n Jri li
ce mot, pouvoir excutif, qui doit tre le ym- liberty, que d'employer la tu..ic, .u..e p..r ruin'
bole de la paix fociale, ne foit plus le cri de ral- vrer la gabelle, les ailes '-c. ( ml
liement des mcontens; que ce met ne foit plus. d'improbation et toujours d ut eiil uit ,e.-.r
la ba'e de touts les dfiances, dr tous s repro- ce la falle. )Je demand qu'on lui prlic dcla' I1 k,
ches : nous ne ferons rien de bon dans l'ordre fo- la parties qui autorife i pubrlier l lui nai iale iui
cial, qui ne tourne au profit du pouvoir excutif: recouvrenemnt des impts.
vouloir que la chofe foit faite avant que de l'tre,
c'efl vouloir que la montre aille avant que d'tre M. Dumetu Je demand qu'on .aioniie au rphni
monte. Cette ide ne fait pas beaucoup d'honneur article : c L'Affernble or'donii e ncire a li ioni
la julteffe de l'efprit de ceux qui l'ont conue, des finances, de lui prfent-r u1 Iproi Jet de it
Sfi elle en fait leurs intentions. po,.r le replacement de la gal elle et des aiJei."
Des obfervationsfur la refponfablitdes miniftres, M. le duc du Chdtclet, Je n. pc le il' is iue il
appartiennent a Bette miatiere come toutes les nia- tile quii vous eit proof remi-nlli .ibi.-luintciii.r ''
Stieres environnantes. Les nminiffres, avec un peu de inteinion. Je demand donc (qu1 n v iiUi i
candeur, fi la candeur pouvait exifler dans le prfent par M. le come d Mlirabe.iu, rla.riit-.
coeur des miniftres, n'auraient pas fait un obfiacle grant dlit.
t de cette loi fnlutaire. Nous hefitons, nous nar-
? chons pas lents depuis qu-'lqlue femaines j M. Redercr. J'obferye qu' ivnt l fii J'-1. l:-'
parce que ce dogme terrible de la refponfabilit on aura pett-tre fait droit li la i ball.-; ilr'n
Seffraie cls min.ffres. Je ne dirai pas les raifons de I donc pas lieu dlibrerfr f l'auiincnidmernt: Al- "
S cet effroi, quoique, fi j'tais main, j' eifle quel- j befpierre Le project de M. nil'r.ilb'-ri Ii 1 n' I"i
a que pl.ifir [ls dvelopper; j'en dirais'une, fe on pas plus admillible : il fiiaitJ de 'i cr:r 'i""l
Smoi, la principal qui eft fonde, qu'ils mne par- pourrait dployerla force nmilitaire .-..nti les rl'
Sdonnent cette exprellion, fur leur ignorance. qui ne fe feralient raiffenib:cs en ralie imp.igeqr
Ils n'ont pas encore pu fe figure que nous pour repouffer cette force.
Sn'a. ons pu ni voulu parler de la refpoinfabilit du ;M.de Mrabeau l' ,Le pr,-.in'nt.ura
,i fuccs mais de l'emploi des moyens. ''out home Mne femble,ne pas oublier,-n r- ala l J- i' T Ia
r qui fe refpecte ne peut pas dire qu'il voudiait fe *aueilueudemenut que ines cli e, It Inumirri i'F.
fouftraire cette re(uionfimbilird ; dans tonss hIs tira;l- naiffet "bie': cixer le noni. i J i rnulr,.~'i
-. lemens entire f'autorit national et I'adrnitifra- trduver en flagrant dlit q,. J Ir lu.I: i,
It tion, il eft entr de cette crainte de la r fporn- q n Je, tse
es la ilir du fiuccs. s qe. nuofficer, nul coir il i s it, ml
s ecaiterair de evoir,, i l u Iquan .I "-.
:r Je conclus rejeter les amendemens qui portent furpris en flagrit dlit, etr 'il s',l'oilt .". dr *1 .',t
is fur cette ide, que le pouvoir excutif n'a pas,holiles. Je remarquerai en rpltnt, lirl'l'
i- en ce moment, tous les moyens qu on ne peut pas lui minte ha tribu-e pour nue .t-re d.. s I-,-'. ,,
, donner. Quand votre conflitution f, ra faite, le pou- ferait proud. t, il fer:ait jufle l'ati' d, ,nie..i'
ut voir executif, par ce a mme fera fait : tous les momens de rflexions mes tIl.-s t i m:- r'
:e amendemcns qui tendraient donner de moyens Quand j ii demand il e Pei..blbl:.ib ,Hi,: .ifio<.
n e'centrniques, des ,mnyenv hors de la conflitutioul, les troupes rgles, j'ai par-l d uitn mil'r' Ip,"
- doivent etre abhfniimrntr earni ,-


centre un mal prov'uoire.






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M. BarivaW,. Cet article 'd vi, nmpet bD,;i,
d'tre aien dee iouv.eau l ne po liT te e fr les
ilgran dlits ; t j'obferverai M. de Mirabeau
ugra, ou les iovis peuvwnt er do ,,t n,4ae
l1poi les : ii je ne .,i s qi 'n tC ', Ter
u les troupes, celui de obeiine.i orq'll:
font des patruiilles ou qiu elles motit 1i g.arde
Seivuertii da'un ordre quileur a dt donnei a.reitu-
e u ir par iun officer charge de l police; dans
le ca de flagrant dit, il n'exifte entire Ils troupes
et les citoyens que la diticren- des tfoies.
ai r l'.ticle de M. de Mirabe.u, l'.n'iiihlb- n'a
u'l exair fi elle doit ou ne ioit pas augmenter
l riiuieur de la loi centre le flagrant dlit. Je cros
q iuiin doit rettancler de I'article le mot rrjiance
Sa perception de l'inpt, et y fubifitier celui de
violence coltre lcs propriety, es perfonnes et la
perception des impts.
M. Pifon du Galaod. Pour hter votre dcjiion ,
il faut e renfetere dans la feule queflioit de favoir
q~l fera le mode et quelles front les bornes du
pomtoir accord aux municipalirs. Je propofe de
rdigerl'article en ces terms :
Les oliciers miiinicipadx emploieront tous les
moyens que 1;' confiance du Peuple imet en 'leur
l'., 't.i, pour la protection efficace des per-
liMnes, dcs proprits publiques et. particulieres,
et poui prvenir et -diffiper les obltafles apports
a !C eraioini des impofidions et fi la Creti des
pei0ines, des proprites o la perception .des
imnpts tait mile en danger ils feronrt-.publer la
loi martial.
M. Charles de Lametch. Il exile un dcret de l'Af-
fem blee national, qui a cault une grande partiese
des infirrecti'.ns c'eft clui qui pforoge l'impt
dela gabelle. De tout teams, cet impot a paru odieux
au People; promettez de vous en occQper bientt,
et cette promeffe donnera la certitude de fa def-'
miction, parce qu'il eft impoflible qu'il fixe un
moment vos regards, plans qu'il foit, l'in1itnt
mme ananti.


La premiere parties de l'article III
'fion eft mife aux voix et rejete
'M. PiTon da Galand eft adopte.


, de M. Bouf-
la rdaction de


La f code parties de l'article eft le et dcrte
fans difcuffion.
On fait lecture de l'article IV.
Quelques perfonnes demandent que la fance foit
leve, et la dlibration continue demain.
M. 'Frteai. Je penfe qu'il vaut mieux continue
la dlibratioh aujourd'hui d-elle txiger encore
(tflcque teius, plutt que d'avoir.afiembIle ce foir.
MM. le comte de Virieu et de Cazals demandent
que les articles additionnels la loi, foient-ajourns
lemai n.
M. de Crix. J'obferve que c'efl la quatrieme fance
qu'iiou us fait perdre pour cette malheureule loi
provilo'e.
La quelfion pralable eft mire aux voix fut la
motion de MM. de Cazals et comte de Virieu.
L'Affemble dcide qu'il n'y a lieu dlibrer.
L'avis de M. Frteau eft adopt et la difcutfion
coiti:iue.
M. Alexandre de Lameth. L'Affemblde a.cri qii-'
'efprit de l'article don't vous tes occups, air
a renfermd dans la loi martial ; je penf ds-lors
Ti1ii 0pourrait rclamer l'excution da cette loi, fi
l'articleie ne paffit pas. Je propose au fiurlus une
attre rdaction de cet article. Si les officers mu-
"icpaux ngligcmn, pour difiper une meute, n'em-
1..it les iioyO s q'i leur font confis, ils front
:."I..|,.,I, des doimmages. Dans le cas o leurs
biei lferaient iniiflifins pour payet lefdits domina-
Is, la conmnaut des habitats fera r:efponfable
oiir le flirp!us iuf ton recctur- furi ls biens de
Ceux qui feriieiic convaincus d'avoir excit la fdi-
tin,"> oud y avoir particip.
M., Lolle. I1 faudrait faire un procs quelconque
Poir prouver le dlit des officers munii ipaux. Qui
ls lugerani? lkrait-ce un pail.ment ? une chambre
lIt '', ll,,|

MS. ?Det eiunrs propose de rdige" ainfi l'article:
mi P" giigence ou par faiblelal, les officers
et' ulipau.x refu-ent de proclamer la loi martial,
et fil aive qellqe diommiag ils front refpon-
ties d es autres tiers, "
Mi.i Dei y' d'Di -. Ne mettons pas les officers
i ff'iripnx tabli; dans le cas de donner leur
din ci on Quand la confiance publique eft runie fur
ctt iyenii fi cet hiommage reindi fa vertu lui
iie lia f'c, d fupLl~1(n ler e le farde;iu qui i i e
em ient t blen Vou, garden de porter le dcou-
d~ ii lains T n coeur; et c'efl le dcourager quie
Une m l craindre do perdre toit la fois fl for-
t le dt c e fl a famille. S'il s'oublie ,s'il'vacill.,
ordrt.s rnuis fi la communaut n'obit pas aux
corp, ds oficirs muMnicipaux, eUe doit tre, eir
furles E"oable du dol mmnae, fauE fon recours
caulf, (: s feux qui r.onct convincus de l'avoir


22,2

M. Prieur. Vous n'aver'encotre en que des munici-
palits prcaires et cepend-iit je n- connais pas
.une feule planted con re i.ie municipalit qui ait i -
glig fon devoir routes les-autres ont ramen le
came 4ans le royaume. Ce n'efl donc pas le cas
d'effrayer en ce moment ceux qui fe chargent de
fonctons publiques, toujours dangerenfes. Vous
avez .dj deois los qui puniffent lIs officers imuini-
cipaux de' leur negligence ce n'eft pas en multi-
pliant les lois que vo'us les feret refpecter, c'eft
en fefaiit excuter celles qui font dj faites. Je
demand la quefiion pralable fuir l'article propof.
M. Duport. Il faut quee dommage foit rpar par
la commune i c'eft-i, le vrai moyen de rttablir la
fraternity entire tous les Franais. Permettez-moi,
je vus prie, une obf.;rvation. S'il arrive un d-
tordre, ou c'elt la majority qui l'a commis, et
elle doit tre trfponfable, ou c'eft la minority,
et alors la majority eft encore coupable de ne pas s'y
tie oppof.e.
M. Landjina;s. Oui fait le diordre? C'eft celui
qui n'a rien. Qui l paiera ? C'eft celu qui poffede.
Ce font les infirmes, les vieillards, les enfuins
Qu'eft-ce que la refponfabilit des cor munes ? C'eft
la confquence d'un principle que vous ne dcrtez
pas; et ce princige, le voici : tout citoyen a le
droit inconteftable d'artcer les violence. Je pro-
po:e donc de dcrter que tous les citoyens front
tenus d'emplye, quad ils le pourront routes
leurs forces contre l:s attroupemens attentatoires
la furet dis; propridts -et des p:r['onnes'.
M. Charles de Lamcti. La refponrabil't des com-
munes eft un des plus flrs moyens de rtablir la
tranquillit publique. Y a-t-il rien de plus lgitime
que de rendre les habitans refponfables, conjoin-
tement avec les perfonnes qu'ils ont honorcs de
leur confiance ? Il n'eft pas de meilleur moyen d'af-
furer le maintien de la libert.
La difcufllon eft ferme ; 'Affemble dcide qu'il
n'y a pas iieu dlibrer fur l'article y, propof
par e comit, ni fir les articles qui le fuivent.
Un des fecrtaires fait lecture de tous les articles,
lur la demand d'une parties de l'Aleminble.
NM. Dupont dit que l'on a exig que les munici-
palits fe prtent un mutuel fecours ;il eft indifpen-
fable d'exiger I refponfabilit des communauts.
M. FrIcau. 11 n'eft pas poffible de condamner les
officers municipaux,, fans leur donner recourse flr
les moteurs des troubles. Qui en-ce qui a amen le
defpotifine ? C'eft interruption des Alembies na-
tionales, depuis huit cents ans. C'eft la celfation de
la refponfab lit des nianicipali. Vous avez perdu,
le jugement parjurs, parcel que nos peres ont voulu
fe fouftraire cette refponfabdit ; ils ont confi
un feui home leur de-fenfe plutt que de confer-
ver, ce prix, le druit prcieux de fe dfendre eux-
mmes ; mais vous ne remdierez jamais aux maux
par la refponfabilit des officers municipaux, s'ils
n'ont pas leur recours fur la commune i vous allez
rompre le lien civique fi vous ne rendez pas les
citoyens refponlfabls les uns envers les autres : je
vous fupplie donc,de ne pas juger aujourd'hui une
quieffion de cette importance, fi vous n'tes pas con-
vaincus de l'utilit d'une refponfabilit de cette natu re.
lEn permettant une difcultion nouvelle vous ne man-
querez pas de vous convaincre de l'influence de
c, tte loi fur la flicit publique. J'ajoute une con-
kiiin o trs-forte 'la contribution pour les d-
nommag mens devant ir e etaiblie'aui marc la livre
de l'impofition les grands propritaires fLaiont ga-
ra;rs, come les autres, raifon dc, l.1urs proprits.
Isi ne fe front point reprfenter alors qune par des
gens don't ils contiitront la bonne-fo i ils front
les preniiers runir tous les moyens propres
carter des infurrections funu-fes.
Une nouvelle rdaction de l'atticle eft prfente.
L'Affemble l'adopte en ces termtes :
Lorfque, par un attroupement, il aura t cafe
quelque dommnage, la commune en rpondra fi
elle a t require et fi elle a pu l'empcher, fuf
fon recourse contre les auteurs de l'attroupement.
(a refportabilit fera juge yar les tribunaux des
lieux, fur la rquifiio.i du requifitoire du district.
La fance eft leve fix heures et de&mie.

SANCE DU MERCREDI 2.4 FVRIER AU MATIN.

M. Merlin fait.lecture de la premiere parties des
articles propofs par le comit de fodalit,
L'article 1" eft adopt fans difcuffion ; il eft ainfi
conu :
Arr. 'l. Toutes diftinctions honorifiques fuip-
rioric et puiffance rfultant du regime fodal, font
aboli s. Quant ceux des droits utiles qui fubfif-
teront jfqi'au rachat ils f.nt ent; recent aflimils
aux timples rentes et charges foncieres.
On lit l'article II.
II. La foi-hommage, et tout autre service pure-
ment personnel, auquel les vadfau-, cenit.aires et
tenanciers ont t affujettis jufqu' prfent, font
abolis.


Plufaeurs amendemens font propof9S;.
M. Tronchet observe qu'un article de la troifiemin
partie du project d dcret a le tniim objet que
ces amendemens.
,L'Affemble dcile qu*il n'y a pas lieu dli-
brer fur les amendemens, et adopted l'article 11.
L'article III et cdcrit fans tre difcut. Il eft
rdig en ces terms:
III. Les fiefs qui ne devaient que la bouche et
les mains, ne font plus foumis aucun aveu ni
reconnaiffance.
On fait lecture de 'article IV.
IV. Quant aux fiefs qui font grev's de dev'ois
utiles ou de profits rac tables, et aux cenfives.
il en fera fourni par les redevables de finmples re-
connaiifances pattees leurs frais pardevant tels
notaires qu'ils voudront choifir avec declaration
exprefle des confines, et ce aux mmes poques,
en la mene forme et dila mme maniere que foni
reconnus dans les diffrienter provinces et au. lieux
du royaume, les autres droits foiciers, par les
perfonnes qui en font chaiges.
M. de Saint-Martin propose d'ajotiter I'airi.l
cette phrase : Sans que l'es proprietaitrs de cen:.
fives et rnovateurs de terriers puiffent exiger au
cun droit d'arpentage etfde leve de plan ,;
Mf. Moiuginis de Roquefort. Dans quelques provinces
les reconnaiiances fe faifaient en corpr d'hal2itans
la dpenfe tait bien moindre pour chaque individu. Il
fe prefente fut cet objet un amendement bien simple.
c Quant aux fiefs, &c., il en fera fourni par les re-
devablis , leur choix, en corps d'habitans ou in-
dividuellement, de fimples reconnaifEances ,.
M .... Tl ferait convenable d'ordonner qu'il
ne fera peru far les iecor niffances, de plus forts
droits de contrle, que ceux qui taient accotuims
pour les actes qui en tiennent lieu jufqu' ce que
Sl'Allimible national ait t atu cet gard ".
M. Martincau. Aprs ces niots, des confines, il
faudrait ajouter ceux-ci : et de la countenance;
Plufieurs membres reprfentent que dans diverfes
provinces, les feigneurs font les frais de recon=
naiflances. Ils demandent que l'article Toit rdig
de maniere ce que rien ne foit chang ceE
ufage.
L'Affemnblte dlibere.-Elle adopted I amendeinent
relatifau contrle, et celui de M: Martinau. Ell
dcide qu'il n'y a pas lieu dlibrer fur les autte
amendemens, et declare l'article IV airifi amend;
L'article V eit adopt fans difcufflon.
V. En coifquence, la forme ci-devant ufite des
reconnailfances par aveux et ddnombremens, dcla-
rations et terriers, gages-tleiges, plaids et affifis ,
e!t abolie i et il eft dfendu tous propritaires
de fiefs de continue aucuns terriers :: .'- ii'.;
ou plaids et affifes, 'commencs avant la publication
du prfent dcret ,.
On fait lecture, de l'article VI : voici qu'elle eft f
teneur :
S VI. La faifie fodale et la faifie cenfuelle font
abolies ; mais les propritaires des droits fodaux et
cenfluel rache.ables pourront exercer les actions
contraintes excutions privileges et prfreincus
qui, par le droit cominiin les diffrentes coutumne
et ftatuts des lieux, api art:recnr tous premiers
bailleurs de fonds ,.
M.... Les feigneurs pouriaient prtendre, fi cet
article reflait ainfi rdig que vous n'avez voulu
parler que de la faifie dts fruits, pour devoils non
faits et cenfives non pays ; tandis que les divtrfes
coiftumes admettent des faifies particulieres pour des
cas moins diffrens. Je propose de rdiger ainfi:
Toures efpeces de fairies rrultant de contracts de
bail cens, tablies par les costumes, dans quelque
cas que ce foit,et focus quelque denomination qu'elles
foient connues font allies.
M. Target propose d'amender ainfi l'article: ce et
toutes autres faifies que les feigneurs exercent ein
vertu de leurs fiefs .
M. de Montlatifier demanded la question pralable
fur la total:t d l'article, en tablil{hnt qu'il ne
prfente aucun fens.
L'Affemble decide qu'il n'y a pas lieu dlibrer
fur les amendemens, er adopted l'article, rdig d'une
maniere diffrenite, par M. Merlin, rapporteur du
comit de fodalit.
Voici cette rdaction:
Toute faitie fodale et cenfuelle-, et tous droits
de commifes font aboli ; mais les propritaires des
droits fodaux et cenfiues non abo is fans indemnit,
pourront exercer les actions, contraintes, exciI-
tions, privileges et prfrenccs qui par le droit
common les diffrentes costumes et fLatuts des
lieux appartiennent tout premier bailleur de
fonds.
L'article VII eft mis la difcufion.
VII. Tous les droits fodaux et cenfuels, enfem-
blc toutes les renters, redevances et autres droits













qui font raih tmb'ss par cur r.ature on par l'yfet
, d c re'. dul 4 a it 1789, front a 'aveia r e
julu a'i rath t itun i'; pour l piincip.il i l
p .r.f ri'ption qu(l: les .il}. liRe t lois t. (out, 0s
ctall.s r alinVcl!i. nt an 'n imll ub!ls r.ls, a li
rii.i i'-i;ov, r in ct qui couicerne la ptrecriptiion de
air..c\;'ea..
Pendant la :ertur e de c.t aticle, MM. le baro
cd: Jur-iil le marquis rie la Que..ille, !e comte d
otucanil s5,3. ii.i. avec violikce une des ex
truriants de lai ialle. M. le birou de Juigne pa:e alv
i.lus ae ucik ur mais il ne parvie.it a une part
i.e !'Ad.lite cl qe des Lons inarticuls. (O pnr
M.. ;. baron ue Juign de monter la tribune :
y coil t.
M.l, le baron de Jupig:.. Lorfque vo!rs propofites
la niblcff; dle donner au Peuple des tinoignages
ion attachinie ntc, elle dcretr qu'elle paierat i
irmils et que les doirs qi.i aflf'rvif.aielt le Peup
.e aient dtrui s. l.e 4 aoit vous avez aboli c
utr'its. I c jours fLivaiis, quand il ne s'agillfit qi
cd.. l r'e:la:iani d s dcrets, ou voulut porter at.cin
au'd droits honcrief1qui s cct objet -ft etcart. El
je ne vois pas pourquoi on dit aujourd'hui que
dro.ts honrilliquu.s lont abolis. Pourquoi abolir
r' ime fodall, qui ne fiit pas de mil au Peipl.
Mlais vous.f 'ites le malheur des habitats de camp
gris. J'ai l'lihnnuur de vous avirtir que pour retn
lae i euptle I'ra: ..is heureux, il faut qu'il foit pr
i..1ai1 e t cn'.- T nt les nayfns front ils nropr
taires, fi vou:s ne permettez pas les baux cen
ii vo. -. tez tou- les agrmens polffbles i la n
bl.ire, quii, dpu:s l'origine de la monarchie,
ctfe de prodiguir foin fng et fa fortune.....
M. DLcfrmo,::. .1 <.t perni:s d'inrerrompre un pr
pinant q.. and il n elF pas dans l'ordre du jour et
la diibiration. !1 s'agit de la prefcription.
M. le br-on de .luign. Tous les articles font
ob'curs et fi imauvais, qu'il m'eft impoflible d'aflf
une opinion.
M. le prn'fdect. Les fix premiers articles font
crti's. Sont-ce ceux-l que vous trouvez obfcu
ou bien eft-ce le feptieme i
.M. le baron de Junl Oui et le fermint que i
preF'crit le corps auquel j'appartiens.... ( des appl
A'%i ic.... ne prmctt-nt pas d'nciendre M. le ba
de J;ign '. )
MI. le b.!roi de Juign quitta la tribune : M.
marquis de Foucault y parat.
M. le marquis de Foucaulr. Je vous apporte
ar:lcJ qu'il e-i toujours tcms de placer : ce font
eigagenicns que vous avez pris avec moi, vous
devez pa les soublier. Vous m'aved dit que je ne
raise pas 1.., ,:uill-. de ma proprit, fi je n'ai i
envahi. J'ai donn les fonds pour les bcfoins
l'Etat pour avoir telle jouiffance, quand le rvi
invefti de quelque chofe ; ce quelque chroe m'ap'
tient : tout ce que je n'ai pas envahi eft la prca
crance de l'tat, puilkqu'eiie rend au pi opritair
vie plus douce et plus aifee. Je dois dire que fi
lte mi. rend pas je, iice milgr tout., malgr to
loi, ij dirai que <'eft Utne violence et unte atr
ceu mife iar..,. (1) ( M. le marquis de Fouc
n'achive pas fa lphrale et fe retire. )
On reprend la dlibrat:'n.
M. T,oys prifente, aul nom de fes commetta
1. m.ndement filivant: Les arrrages ne pour, nt i
diemands l'avenir que de cinq ans avant l'inter
lation judliciaire.
M. de la 1Ckie. Le comit fodal s'occupe en
moment d'un travail qui a pour objet' unique ls
rralges. Il faut ajourner tous les armendemens
pourront y avoir quelqu.s rapports.
Plufieurs amendments de cette nature font en
prifnts.
I'AflemiblSe dcide qu'il n'y a pas lieu dlib
quant prfent.
L'article VII eft adopt fans aucun changemen
On fait lecture de l'article VIll;ilef ainfi co
VlIT. Les lettres de ratification tab'ies par
du moiii de juin 1771 continueront dc n'avoir d'a
efl t firl-.fdiEs drois que d'en purger les arrra
jufqu'.'C ce qu'il a't t pourvu par une nouvelle
un rgime iuniformie et coamm1:ln a toutes les ri
et charge foncieres, pour la conlfrvation d.e
viL ges et hypoiheques.
Cet article eft decrt fins difcufflon.


226
t crmonfnf ajouter l'arrclc, c s mots: front ia- auparavant n'a pruv nmi q lue iiil
t !ce t abois le', droits des chi-:-s perus par l encore e limaginatno: uine inlt i."
a i'n.s fur ls pr riet:s territm ales ilo ue es mse cei iU on p apas. 1
r",-iianircs fonl entre eux et par convenanCe ces trl5 de celui ne cri o ios p .s qu-,d ,i,,
s ing i-g. sde fonds, r s. Nous ne c s as qau ,
s M. de o/cifier. JScdemnde la question preala- le pre,enter et de varier les j.,t
f* r ct anmendemen ; il n'e-ftlp.s de vote ijutic( de o .idre tl ea proprde ocint dites ;. ,' '
n vousn r occuper un leul moment. Pait d'employer des airs connus me
.e Cctce demand ift appuye. fiiiations eLs ides que ues airs ir:. l :,
L'Affeimbiee decide qu'il y a lieu dlirer. par exeniple, de plus ingnieux que uo1
c On diemande que cet amended ent foit ajourui. idanf donnle, 'amnoui par S:.ucthar is '
e deman Richard cetr-de-lion, ot Ruchatd aiprnd i;n .
ie L'Aflemble adopted cet avis. ion une jeune fille, en la faifat r i

Uni dixieme article cil auifi propof par le comit. ce rto de jarnawirk, 'ell pent. tre pas fi ie
r.L'attention ii lauratt te ,purnager ii,, l
a On observe qu'il ift fuifepr inle d'une longue qiio plus fnlis a d a lae a
e dcuo et c-ei le plus grand non bre ) ont pc u
le M. Ta;iret demand que cette difcuffion foit conti- l irete du concerto ui G itca.t e.pndt p i".n

e Cette propoion acceilli. tableaux, aractre dcorations. .
e Cete popoition ueillie. fire de c ballet un pecacle
i La fiance efl leve 3 heures et demie bie. u t vra parfaitemen 'f e i
v ja 'hr .rai qu'il c q parfitic.ilht 'lconde par .,.
as Nois ne dirons rien de M. Gar ldlui
0 c" arg c du re de Tlmaque. Ses talent, cou
e? A R T S aiifcur etcomme pantomii -e, fou.t trop coninius1 r
).a- R S on doit d.s c logt s parniculers r. il.ti. "n. ,,l
Ire G R A V R E S. n ql di s'lait dilingue Xi,,,e ri.,
. rvo- par la nobl-li la beaut de fa :' "l ,
ip- GiravrPvs hirriqilPes des pricsipant cvPnemns t Par ls quilts1 qEui cin. iii ni ur I il,'
s, depuis l'ouverture des Etats-Gnraux, avec 1a code fcuie, m!s don't on le (c i.l'i p. i,,iiip
o- dts lois dcrtes par l'.Affembla n.iionade. Prix intelligence i elle rend le rle J ,.,
n'a 4. Ivres pour Paris, pour douze numros, in-80 lus p grandeS inergi d' preflion. t.ii, i li,
5 livres in 4? et i livre 4. fous de plus pour 'a pro- 'l s ''lit:; e pas moins bi.n d rle ,,,,,
vince. d'ai;tant plus difiEcile qu'elld y more dPuvc'i
eo- teres fuccelfil's, celui d'un indifference .inWIC
de Premier cahier. Ouverture des E-ats-Ginrraiix. -.-. gaie, et clui d'une aficn violence dont t
Srii b Ger ain fore.- Por I les nuances variantt chaque ficuation. I11 *l ii i,
traits de M. le dc d'OrlIans et de MI. Necker i fible de montrer plus de grce plus d'p- itni|.l
fi portes en triomphe. -4C. Pillage de la mairon des la,, t plis malgne iu enfan llage plus
oir S. Lazare. 5 M. Founl n immil la Grve. I e ena illag .p us
6e. Arrive de M. Berchier Paris. 7e. M. le a u li
Prince de Lambefc aux Tuileries. 8e. I::cendie d I a our. Scs a ens lbuls pouvai d- ballet qiand il u 1aurait pas eu par lui-imiie a'iii
S a nouvtlle barrier des Gobe'ins. 9c. Arrive du allet qand il aurait pas e par lui-mime anti
lrs, roi Paris, le 17 juillet 17,9. i0o. Tranfport des de mornaor ai i e ds ii
canons des invalides, don't les bourgeois s'taient de cnd avc ls pplaudces et l'Augkire dans l ii
n emirs descend avec les Graces et Amodur. L- i.,al
mna empares. rations ont paru auffi vrai.s que pittoricl.ii,
au- Ces gravures, accompagnies de notes hifforiques, L'ouverture, et plifieurs autres me:=.,11. ',,,
ron retracent avec fi llit des vnemens qui fo- t d'un ifique, lont de M. Miller le pere, et .li:ti liiiiuii
int!t gnrial, er font faites pour exciter la curiofit fis taleis.
le publioue On s'abonne chez M. Janinet graveur,
rue I-aute-F2uill ; et. MM. Girardin et Cuffac, au Nous profiterons de cette occafolli 1,.:-ii[ i"irr
n Palais Royal. d ,es loges iniirs mademoifelle C;i.crii v,c.
Un Paai Roa l. i ... .1A -


ks
lie
fe-
rien
de
m'a
par-
iere
e la
on
mute
citt
ault


ans ,
tre
pel-

n ce
s ar-
qui

core

>rer

it.
n u:
'dit
aurre
ges,
loi
rites
Spri-


On paffe i l'article IX ; le voici :
IX. e rretrait fodal, l retrait cenfuel, le droit
de pri]rion fidarle et cenfuel!e, et le droit de re-
tenuu f.igneurtialu font abol s.
Phluii iur' a-nein leriens font prooCf's cet article.
La rici li..n pr. alable eft irivoque fuir rous et
'Aflniii.blee decide' qu'11 n'y a lieu del brer.
(On diniande d'aller aux voix fur l'article.
M..... Je propose un novel anmendement: il

On: vrra aiftrient que nous citons les propres
parolts de l'oratear.


ACADMIE ~ROYALE D E AM USIQUE,
On a excut, mardi dernier, avec le plus grand
fuccs, fur ce thtre un ballet-pantomime en
trois actes, incitul Tlmaque dans l'fle de Calypfo,
de la composition de M. Gardel..
On ne s attend pas que nous faffons une analyfe
fuivie d'un fulet auffi connu.' 1 fuiffit de dire que
M. Gardel a fait commencer fon action, come 1--
nlon, pr li naufrage de T inaque et de Mentor
dans l'le de la D fIe ; que le premier acre content
le dveloppement de fa paffon naii.nce pour ce jeune
prince-, et les ftes qu'elle lui donne pour lui rendre
agrab e le (jour de fon ife, don't elle lui offre la
i. n..i rl..n, avec celle de fou coeur, et l'immortalit.
Ces ftes confifiint en diff. rens jeux, excuts par
les nymphes qui fe difpitent le prix de a course, d
la danfe et de 'arc. Euch.uis, nymphe favorite de
Calypio, les remporte tous trois, et les reoit des
mains de Tl4maque qui commence tre mu en
fa faveur.
Le refle continent l'amour du jeune prince pour
Eucharis la jaloufie, les fureurs de Calypfo 3 la
defcentc de Vnus dans fon I'e et les perfidies que
l'Amour y comment 3 enfin tour ce qui 'ait la mariere
du feptieme livre de TL.maque. M. Gardel ne s'eft
cart qu'en un feul point de fon divin module, et
il a tii un part trs-heureux de cette invention.
L'Amour confeille Calypfo de brler le va freau
que Menor vient de confiluire; mais elle a jur de
laiff,-r partir Telmaqcue, et elle eft encihaine par fon
ferment. L'Amour, qui n'a rien jur, porter ce confail
aux nymphes. Pendant ce tens, la defle conoit un
project de vengeantc- horrible. Elle feint d'tre vain-
cu1; par la teudreffe des deux amans, et de confentir
leur union. iEle perftiade a Telmaoue de catcher
Eucharis dans fon vaiffeau tandis qu'il ira cherch&er
Mei'or pour partir enfembie. Les hymphes ariivent
avec des flambeaux et 1'embrifent, fans favor q:'il
recele leur malhureufe compaune, qu'on voit paratre
perdue fur le tilac. Calyplo jouit de fa ven-
geance, 3 mais l'Amour travers les flam nes, par-
vient jirfqu' Euchiris, et l'enleve dans un nuiae.
Mentor, fur le 1haut d'un ronther, prciiie Teli-
maque dans la mel et s'y jette apris lui.
Nous avons e l'occafi:)n de remarquer ailleurs
combi; n il eft avanigeux, et pe-utr i 1 ,-iln,,
de ne mettre en paiitomimn que ces lujets exi-
nem nt connus, le language du .- ne pouvant
jamais t e ala.l cih-ir qlue ceiui de la p;relt'. l Aff
vrai qu'alors 'aiteur de la pantomime, afai.vi des
donnes .qu'il n'eiC Fas en fon pouvoir de changer.,
parait dpoursvu d imagination. Ccpenrdantr M. Gardel
a prouv dans cet ouvrage, et pefonne peut tre


ue i . d (iEdipe.
On lui a trouv beaucoup de firete, l'ailI.r..i j
de grace, et une charmantsu figure ,u qa.iil'.'iiii,
core l'intrt qu'elle infpirait.

TH A T RE DE LA N T I.
T *H AT R E D E L A N .\ T l'.u


4 *
On peut confidrer come un oi,'i i.jl',
confiance, les T'rois Noces, pierce champenrieepi'
fen.te avanit hier avec un joli 'utccs.
Une dame de paroilfe ne s'occupe que dim'bon
heur de fa fille et de celui de fvs i l,'.,: ,'"
les ani., le jour de fa u6te, elle en c.rni'.'. '
elle fait accorder une dot et la mnain de lb '. e'"'
don't il eft aim. Son choix tombe fuir unMl, Tliloman,
qu'on ne connacii gu, re qu'un iunfi nt, etdolit0oin1
kconnait point la fortune, Voil une noce.
La feconde regarded l1 bailli et une veuve P.oirt
la'tro'ifieme a lieu entire un filleul du b,1il!i i. 'II I1,'"11
perfonne niianime Rofe.
Le trtr' ef-treirpli,cdcmmec n voit, maia ali',':"'
paratpasl'tre. Voicice qui l'amene, l .L.iil 'i' "'"I
du ieu ier e1 poufe d'un comte, depuitc a'I.'l111"1.
national. Il a t malade. Sa femme a .nI '' "",
et ne l'a quai- cqu'aprs fa c(onvalefceicee OnititI
la juine poufe mais on readout ., 1., 1 .
gands don't les cheminis font infels. Ils l'ont en'
attaque ; mais la garden national les a a .,1'"'"
envlopps et fatuv ainli les jour's die i"'."
On voit paffer ces b igands furt la fce'hi a, i ,ini
garden qui les potm fitJ : cela fait spectacle. La t"
teffe, un peu remife, donna des nouvelles de l'"r
rapporte la fance de l'Affcmble nati"eie
roi s'eft pritntd eni citoyeni, en pere ;li"
nimene queliqus i .n-ii.. de fon .1iit'l' .
n'aurons pas de pine faire croire qu i. 11"..
t ginerale. La piece finit par des If ,il I
plets : elle tit gaie, fr.clhe, agrable Ce :i' i '
une comdie, c'efl tout ce qu'mon1i ",, ,
c'eft in ouvrage qui a plu et qui d '
aujourd'luit. Oni a deminatda itcuri ,et, il ."i
dit que M. Dzede tir celui des paroles il
mufique.
... ....-

C CHARAD E.
Pour fo foiftfaire certain bleffure>,
La jeune Egl s'arme de mon premier; '
1.Pour coimpofer ces vers, je n'ai point,
Au blond Phbus emprunts mon dlrnli i.
S Charmante Egl, crains m"on tut, r I" "1"
Fivreux on le redoute, amonureux oI englofe


1