Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

Full Text






GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSAL


SAMEDI o, FVRIER


POLITE IQ U E.

D N A R. C K.

De Copenhague, le 3o janvier.

Ls btiiimers danois qui, dans le course de l'an-
ne derhniere, ont frquent le port de Londres,
ioditcltnt a 135
j. l iot, miniflre britannique, qui s'eft arrt
pendant uiielque teins Chriftianfund en eft parti
pour Londres.
SUE D E.

De Stockholm le zz janvier.

Ls trois rgimens de cavalerie d'Oftrogothie, de
Selande et de Scanie viennent de recevoir l'ordre
de fe tenir prets marcher.


Le bruitqui avaitcourn que le ginical de Steding
vt iatis' oblige de fe retired plus avant dans fa ro-


I T A L I E. tjems une forme de gouvernement Bifarre et con-
tradictoire. Non, Meflbigneurs, de fauffes notice ns
De NMplcs, e 1T Wvie *qu'u n vous aura fuggres,une furprife faite votre
De Nales, le 9 janvierour pou r le bien public, u mme une fimple
ii'efn advertance auront pu vous garer un infaiit, vous
nefadre argla' e qui fous les ordres du gnr fal fae outrepaff'r les bornes tioites dans lefquelles
Peyton, mouillait dpuis quelque tenms dans notre vos functions font aujourd'hui circonfcrites et
port, en a fait voile pour Gilraltar, le 16 de ce vous prcipiter dans uns erreur momentane; mais
mos. il tffira fans doute de vos l'indiquer, pour que
vous vous empreffiez de l'abjurer. I-ltez-vous donc
P O R T U G A L. de le fire, vous ne fauriez difliper tiop tt et les
a'iprhesifions terrible et les funiefl-s preffentimens
De Lisbonne le Iz janvier, qu prouve toute la parties claire de la Nation.
( Le refle dans un autie numro. )
Les diffrens grades de la marine viennent d'tre
rgl-s par S. M. de la maniere luivante : capitaine- De Lige, le 1I fevrier:
g'-ndral des forces navales admiral, vice -amiral,
lieutenant griral chef d'efcadre chef d'une
division, capitaine de vaiffeau de line capitaine Hier, jour de S. Guillaume, fte de Sa Majefi
de frgate, capitaine-lieutenant, lieutenant et fous- prutienne, tous ls lieutenapt. litaires de cette ville fe font ru:ndus : l'htel de M. le
baron de Schlieffen, et enfuite chez M. le Laron de
Le vaifleau l'Adlade de Brime, capitaine Garces, Sennfft e Pilfch, miniftre plInipotentiaire de fa
venanit de Pernau, a fait naufrlge l'entre du port ma)eft pour les complimenter l occalon de cette
j- - - - - es ux tiers de la c,.rg.Ioun con- fte. Le foir la ville-fut generalement illumine.
ut.-.i li r et. n ermt._ ,


.... en .. on 1111 e enllerement ,erdus.
vince de Sawolax, ne s'eft point confirm, On fait
pofitivement que tout eft tranquille de ce ct. Deux btimens ont chou vers le milieu et la fin
Sde d.cembre l'entre des ports de Figuerras et de
On ne parle plus du procs du contre-amiral Lil- Quiajos. L'quipage du premier de ces vaineaux a
jehorn, ni de celui des autres chefs accurs. On a eu le bonheur dfee fauver et la cargaifon, qui
trasfere a Perimaki plufieurs de nos officers pri- conlifait en cuir, a t port, fur le rivage, en
foiniers; d'autres l'ont t Kaluga. Rcemment divers endroits de la cte. Le caoitaine er deux


ANGLETERRE.
P A R L E M E N T.
Chambre des communes,


encore quelques officers de l'arme de Finlande, homes du fceond ont pri ; le retle s'eft fauv A l'ouverture de la fance, M. Newland pre-
fouponnues de trahifon ont t arrts. On dit avec quelques effects. mier commis de la banquet, a remis fur le bureau
quils leront bientt jugis, ainfi que les autres l'tit de toutes les ommines employ-es ufqu'ici par
offices dtenus- les coniflires nommes pour travailer a l'amor-
S coira cbr avnt-hier l'anniverfaire de fa PA Y S- B A S.tiffment de la dette national Le tableau ium-
i.ajelf, qui eft entrr dans fa 45 anne. A cette rat f des maif(,ns d'Angleterre et du pays de Galles
occasion, le roi a prolong de f ix amois le p o quite du mmoire presenter aux trois Etats du duch qui fupportent la taxes fir lss fentres a l ga-
eneral accord le 4 mai 17nS8 tous lis dle reur de rabant- element dfpof fur le bureau par nn comnis aux
de Les acormies, f ous a oii io s l erteirs impofitions. Enfin le travail reel d sla chambre a
de is armes, fous la condition q ils fe pr e Un autre motif non moins extraordinaire nous commence, et c'er M. Flood qui eft entire en ma-
tafient en lieu convenable dans le trme de fix fe- 1zr
maes, dater du jour o cette prolongation fera tonne et nous afflige profound ment. Dans les pre- tire. Infiniment jaloux du fuccs de l: motion
parvenue leur connaifance, faute e ion miners inflans de la revolution, le confeil de ira- qu'il alait foumettre aux lumieres de la chambre,
pa re leur aiance, fut de quo n pro- bant, s employs civil e ilitaires avaient pr il aurait defir, dit-il, quun membre pffdant
cdera contre eux fuivant toute rigueur des is. ferment de lidli a la Patrie, a la Nation : vous des talents co, nus et un" confidration q'i pult tour-
vous tes crus cermis depuis, Meiffigneurs, d'obli> ner l'avantage de fon project, e ceut conu
P R U S SE. ger et le tribunal natior.al, et les officers publics l'id.e et fe ft charge de la fire valoir, mais il
et l'arme, le prter ce ferment vous-mrnmes,- efprait racheter ce default par fon zele patriotique
De Berlin, e fv rier. a vous, don't les functions nous devons le dire, et d'ailleurs la chofe fe recommandait iTez d-elle-
font videmrment expires vous, qui n'avez plus mme, puifqu'il tait question d'une rformi dans
Des avis d'Elbingue portent qu'il ei question de aujourd'hui de quality lgale ou prfume pour re- la reprfcntation eu Peuple., Au refte, il ne faifait
msetre nDant'zig uene rion q ffinne. qi o e presenter le Peuple, qui n en avez jamais en pour qu'en prvenir la chambre, quil n. ft propofair pas
rittre a biougofie le d dre lennet La ma)- le gouverner; a vous qui n'avez pu le lier, en au- d'en occuper actuellement. Il diffrait jufqu'au 17
fort e ctte vile efile aaiet on arln e qe le cun fens par Ies conventions tecrettes ou mme fa motion tendant ce qu'on reftitut au Peuple
Prte et la Polo n e re e e e la publiques que vous avep pu faire entire vous, fans fan droit facr d'tre reprfent au parlement d'une
Sy re autorifs par aucun mandate vous enfin, nma'iere plus gale. 11 fe flattait que la chambre
M. de Cheftret, bourgmefre de la ville de Lige don't le dernier devoir fe borne maintenant grer failirait avec empreffement cette occafion de prou-
ef arrive Berlin le 28 du mois dernier. provifi-onnellemenit et de votre mieux les affairs pu- ver fes mandataires que c'tait des homes
Nous avoiques, puifque vous vous en etes empares, et a vraiment dignes de leur confiance qu'ils avaient
Nous avons an onc ( N" 37) que M. le gnral- prparer au plutti: les voies d'une vritable Affem- remis la dfenfe de leurs intrts.
major de Knobelsdorff avait et inommrn par f.i ma- ble national l.quelle vous devez un compete ri- M. Burke s'eft emprefl, pour fa part, de dfabufer
]eft fion ambaffadiur extraordinaire Conflantino- goureux de toute votre conduit. l'honorable membre ; il a rclam vivement en faveur
pie. On apprend que cet oificier ne fe rendra pas Nous rpugnons de toutes nos forces, Melfei- de la reprfentation actuelle laquelle il ne man-
encore fa deflination. gneurs, ajouter foi cet acte de pouvoir vrai- quait rien, fuivant 'ui, et don't la perfection mieux
ment inconceivable : n uIs n'y croirions pas encore, fentie par le propiriant, l'aurait dilpenf de la peine
P O L O G N E. fi nous navions devant les yeux la formule du bien gratuite de prluder devant la chambre: puis fe
ferment que vous avez pris fur vous de prefcrire, tournant droite et gauche avec une agilit qu'on
Dt qu'l.fectivement vous avez fait jurer. Fuffiz- n'attendrait pas de fa vieilleffe, il s'eft cri: je vous
De Varfovie, le 27 janvilier. vous de vritables reprfentans de la Nation choifis adjure, au nom de la fainte conflitution que vous
et nomms par elle, ce ferait la vvit entire vos avLz faitferment de maintenir de longer vos pro-
S'il faut en croite ce qui fo dbite dans le public m ains que t.e ferment de fidlit devrait fe prter, meffesS loin de vous ces vertiges qui, depuis quelque
le min, tre du roi et de la Rpull que Conflan- n ais i clc ei et nor pas vous. Avez-vous pu oublier fi- temis, blouiffent et agitent diverfes parties de l'Eu-
tiioplc a reu rdre de conclure avc la Porte-Ot o- t6t que, p our ie s'tre point crus lis envers la Na- rope! C'efltvous, gnreux Bretons;c'ef lunnPeuple
"''rt une convention pareille cell qui fubfilfe tion par le ferment prt au piince,les officers et les auffi philofophe que libre, qu'ilappartient derepouf-
eltre c.tce puifiance et la Sude. a foldats autrichiens, quoique tous enfin, de laPacrie, fer p.'r fon example, cette rage de tout rformer!-
Sa ti p pont cru aiffi pouvoir fe fouiller, fans crim du Vigoiur iteerpliquedupropinant lavigoureufefor-
0pl a fit partir plufieurs dtachemens dle troupes fang 'e leurs concitoyen., ? Serait-il poffible que vous tie de M. Burke.- Interpofition de l'orateurjaloux de
Poi a Lithua. le; huit divisions de cavalerie et trois devinfliez fans le favor, les imitateurs de ces fire refpecter, commnefa pace l'y oblige ,la prfence
rfu'iens d'in,:irtcrie ont reu l'ordre de fe rendre odieux examples ? Tant de puilfance runie dans les de la chambre, qui ne s'affemble point pour en-
rIs fronicres d ia Galcci. m. mes matis ef incompatible avec la liberty et t.ndre les paffions, mais bien les raifons de tous
l y eut avant-hier quelque rium-ur devant l'htel- amcnte tit ou tard l'opprefilion, L us quelque nom fes membres.
dc-vi.e. Les; foldad s d Iuerie avaient voil i que l.: gouvernement fe dguife. Confidrez, Met- Un commentaire de M. Burke plus modr que
r ler force tu comr'lguonier. Ils flurent feigneurs, quelle trange mafie de pouvoirs vous fon texte. Enfin I'on paffe autre chole. Malgr
"at"aqs par 1 Rraexi tiombn d vrier.s la 'avez pa craint d-e vous attribucr pou voir "lgi- le mauvais fuccs d'un bill relatif l'agriculture
vll, ats de hfoutichs et de bns forces de latif, pouvoir excutif, pouvoir militaire, pouvoir rejet dans la derniere feffion, M. Toliffe ramene
tru len r recr t e e d io ,rc d1'tabir l 'impt, pouLvoir de dif'ribuerles -aveurs, une motion fvorab!e cette mere nourrice des
t it dans leur et me de fe retire promp- influence immediate et active fur le pouvoir judi- Etats ; il fe content de l'annoncer; il y reviendra.
n care, vous prtendez les rinir tous : l'ancienne Lecture Oii critde ,'ien.ne, le z. ( vrier, qu'e le miniftre coiflitution les avait totalem-i t fpars, ou' du ds, &c. Demand accueilie du chevalier Cooper,
e I, i: a annonc olficielement q .e la R, ubli- moins partags avec affez de foin et d'intelligence : pour que ls commiffaires charges de la consolidation
iqe 'tait ltr le point de c.iiclr u e alliance avec au;ourd'hui vous vous en appropriez l'univerfalit. des fonds publics donnent la chambre la note d-s
la Pr;e. On a'ouie qu'a cet,: occasion il a auffi R flchillez mrement fur cet effroyable ac uinu- frais qu' enranent leurs operations. Longue difcuf-
!"i'l d l'aflemblmentc des troupes confidrabl-s que latcon et vous en frmirez vou-mnmes, Meffei- fion entire ui et M. Steele, 'un des fecrtaires de
I'"'' 'iy fifait ('ans la Gal cie ; ce qui don't ait gneurs : vous tremblerez de tout le danger qui de- la tr:'forerie, pour une erreur apparent entire les
'apiiubl'ue de jiiuos flijers d'iinquitutdes et q ii vrait acmuellem-int en ritlter ttu jour pour la libert competes du treforier gnfral de la guerre remis
maU tio une dilation ati catgoriq;ue fur la dfili- publ que et particiiliere. Oui quand roeie toute la la chambre et le montant du fibfide de la der-
tio de ctte ar il lui a t rpondu, au Nation, dani un moment d'enthoufiafite et d'ivrefe, ni. re fefoion. M. Steele s'explique, et la chambre
C u dudernir point, que les troupes qu'il tait conifntirait a vous rendre 1-s dpofitaires de pirat fatisf.ice; le chevalier Cooper feul croit voir
p fe de ratf,'nmbler dans cette province, ont tant d'atorit, vous decerner ce pouvoir plus encore du louche.
rtiu les ordrls les plus irtcis de refpecter les fron-'i que dictatorial, vous devri z pour fon bieni e La reduction de 'tabliffement militaire en teams
irs de la Ilpublique et qu'ell-s font charges pour le vtre rejette a jamais fon offre i -pru- e paix, propofe le par M. Marsham, et vive-
de priferver cells de la Galicie de route invasion dnte. Tl n', f pas dans l'or ir.- d s choLes (qu'aiuc t mient d&'battue a t ramene par M. Pulhney
'acre, Peuple, que des Belges fur-tout, fupporcent long- ,ui a dcilar nettement que les prtendues raifons


]\* 51.


~ ___~ ___ _ _ U


1

i





204
'des minlftres n'taient pour lui que des fophifines Ils profiteront fans doute des regards que fa
il ne concevait pas comment les treize 'Etats-Unis maiefje fe difpofe jeter fur les maosde bien-
empl. yan fculs o,ooe0 homes pour leur dfenfe, fe fance pour en ameliorer l'at ; i!s lui reprefn-
quand ils tenaient la mere Patrie, on avait pu teront les befoins du pauvre, la milere ou languit
fair des reductions la fin de l'avant d&rniere un Peuple irmmcnfe, L. plus fidelle come le plus
gi :rr,, et on les jugeait impo iiblus au ourd'hai. fiumnis des Peuples ils ne fe cont .neront point de
Il s'el luirtout plaint qu'ou eit port a 4,900 ho 'iies ces devoirs de leur place ils chercheront dans les
la gariifon d' Gibra'tar, tandis que z,yoo fufiuaLi t mrif\ qui guildeut le coeur de fi majit, a dturriie
autiiraois en teams de paix. Les miniltres n'itaiiet u prju'e? mailheu.reux don't l. p-ofciiption doit
pas miux fonds parler des garnifons qu ils en- tr- l'ouvrage des lniieres de notre fiecle ec de la
r-,,tiin 1en dans des forts cds aux Etats-Unis iulicie de notre roi.
d' -Amrique par le dernier trait, et qu'il y a autant Sire lui diront-ils, c--s lieux que vous avez vfits
'l'iniuffice que de rnal-adreffe leur retenir : ils le ne lont point peuples feulement par l'iiduign:e c
'leurraient apparemment de l'efpoir d'en fire ur un rigoriline fa-ouche y conduit chaque jour tuni
gagd de trait de commerce ou de politique avec multitude d'cnfans, que tous nos foins ne fau! aient
ces iimes Etats-Unis; mais ils verraient bientt foulr.i re la imorta it, parie que rien ne peut
s'vanouir cette chimere. fiupplicr l'amour materne I, 1n tenir lieu des devoirs
M. Pultney ne fit pas plus de grace au plan que la nature lui impoe e remplir.
minifiriel fuivi pour la dIfenfe de nos ifles on On a voln u conferver les moeurs, et l'on nous
,l'avait affur que l'ennemi battrait facilement en a rendul b:trb.br ; onr fl.'trit l'rinocencc pour punir
ruin: ces fortificatiLns trop voifines de la mer le coupable; on a verfe la honte et l'outrage lur la
et qu'au dire des ingnieurs clairs il fallait faibleibe pour protger 1 s intrts de la force ; la
:reporter dans l'intrieur. Les fuffrages du !fd f cir eft revenue 'un inltrhuent de tyrannie, et
Cornwallis et de fir Archibald Campbell n'ort pu les lois n'ont plus fervi que de fauve garden la
le rconcilier davantage avec le fyltlimee e de- licicnce, par l'impunit don't elles femblent s'tre
fenre adopt pour nos poffe'llons dans ls IndiLs efforces de la couviir.
Orientales il l'a trouv trop valte trop coteux, L'amour des mer, s, cette bfe de l'ordre fo' jal et
et poutrtant infuffiiiflnt ; il a auill infinu qu'il des families, a t fa, rifi des conventions arbirai-
ne fallaitaccorder que trs-fobrement faconfianceaux ies ; la dpravat:on vir le a fait la nmeire de l'tat
miniires, toujours prts d'en abufer et qui man- des enfans; elle a pu dgrader tfon gr etle fruit et
qu.aient al ez ce qu'ils devaient la chambre pour l'objet de fes pallio .s; enfin la btardife efl venue
ine lui rendre aucun compete de la march qu'ils fe ipper d'infamie ceuxqu'aucune pine n- rend;it coiu-
propofent de fuivre; rferve injurieufe qu'i!s por- ia'-es aux veux 'de h- loi, et que !r"'.etorit publique
taien jufqu'a luder les questions que les reprifen- aurait d fouftraire au defpotiline de l'erreur ,-pour
tans du Peuple leur faifaient et avaient c rtaine- les rendre la focite.
ment le droit de leur fire. Quant 'ui, il ne vo- Le crime elt aill plus loin : en profc ivant le
ereait les fibfides de l'anne prochaine que quand btard, il a dshonor la mere; il lui a t Tes droits ;
ils lui auraient donn les eclairc.ffemens qu'il von- il a declar incapable de fuceder fon n.mii-, fa
lait avoir, et il defirait que la cha ,bra entire, propri t le fruit de fes entrailles ct le gage de fon
fidelle au plan de futrveller l'amibition et les d- amour. Une clafle d'hommes tout--coup er priv
penfes des minifrtres, adoptt ctrte revenue faii- et des bins de la nature et de ceux de la focit.
taire fauve-garde de la conlliturion, dans liqutlle On a condamn les meres partager ces criminals
le miniffre le plus honnte home, pir cela mme eycs (.Iles ont loign de leur fein, elles ont chalr
qu'il eft miniftre, eft rent d'innover. de leur prlence ceux qu'on l.-in il.iit devant elles,
II n'tait pas poffible que cette fortie refltt fans ,ui ne pouvant ni porter leur nom ni recevoir
rponfe : auffi M. Gr,;nville, fecrctaire d'Etat pour leurs careflts ne prferitaieir leur imagination
1 ntrieur, fe hta de dclarer, au nom de fes col- 'ubjugue, qu'un ternel fujet de dfefpoir et de
lgues, qu'il tait le zlateur de l'conomie, pourvu honte.
qu'elle ne compromi pas la fr'et d 1' Etat, pui fqtu Bientot naquit l'infanticide et fes aveugles fureurs.
ce n'tait, aprs tout, que l'avantage de l'Etatqu'on Des femmes malheureufes que la loi tourmentait, que
dev it avoir en vue. Au refte le miniftere ne s'tait le records trompair,quelaciainte garait,chercherent
pas b, rin de fimples voeux fLriles la chamibre lui couvrir leurs faiblelfes parole crime; elles facrifierent
deait la julfice de reconnatre qu'il avait appo, t au fantme qui les agitait, ceux qu'elles auraient
une grin.e a 'lioration dans les finances, cette levs, qu'elles auraient aims, qu'elles auraient
parties cpitale de la puitance dela Nation ; mais il chris avec dlices fi un prjug terrible, des
voy it dun oeil de mpris, il blmait haute voix imurs froces, ne leur euffent command cet
cette chtive parcimonie qui s'offre dcouvert aux affreux dvouement.
attaques de l'ennemi, et l'invite pour ainfi dire, tandis La religion et l'humanit fe hterent de rparer
qu'une countenance ferme et foutenue de grands ces torts de la focit. Elles ouvrirent des afyles
moyens carterait la nceffit d'en fire ufage. Sans c.s prtendus coupables ; elles leur offrirent des fe-
dciderpofitivement jufqu'o la firet exigeaitqu'on course ;elles protgerent leur faibleffeet leurenfance;
portt l'etablifemient militaire en tems de paix, il mais elles ne leur renditent pas leurs droits; elles tne
etait perfuad qu'il fallait l'augmenter. leur rendirent pas leurs meres ce premier des biens
S r i dans l'ordre de nos befoins come dcans celui den s
( La fie demain. ) ai-ec ions.
alec ions.
A M RI Q U E S E P T E N T RI O R A L E. lais aujourd'hui fire qu'entour des fideles
M rcpr,entans de votre Natin et prcfl: par le befoin
de la rendre heureufe ; aujourd'hui que les lumieres
De New,-Yorck, le 14 d'cernbre. de l'Empire, et la force de la raifon triomphent des
plus vieilles erreurs et des fyflmes les plus dange-
L'efcadre de vaiffeaux de guerre Franais qui riux, pourriez-vous fire, oublier l'tat ces mal-
mouillaitdepuisquelque remus dns le port de Boflon, heureufes meres naturelles! fera-t-il jufte de confer-
fous les ordres de-M. le vicomte de Pontevs, amis ver un prjug funefte, lorfque tant d'autres difpa-
en mner immdiatement aprs l'arrive d'un paquebot raiffenct' mefure que notre rgnration s'avance ?
de Breft. On apprend que cette eCcadre a d fe rendre Doit-on toujours les liver, elles et le t urs enfans,
aux Indes Occidentales, et dl aux Antilles Fran- une fltriffure que la jufficc condamnie, que la
aiUes, pour contribuer y rtablir l'ordre et calmer loi profcrit que votre fens droit et votre coeur
les excs auxquels les infulaires le font livrs, parti- paternel dfavouent.
culirement Saint-Domingue. Comment celle qu'une faute les reductions, la
S U I S S E. ieunefl'i, des promeffes illufoires ont rcndu mere
pourrait- elle avoir rougir d'en porter le tire,
De Lau de jouir des douccurs qui y font attaches, fi elle en
D L ne. faifait les functions, fi elle en r( mp'iftait les devoirs?
Ji y a un excs de fanatifine better de l'infamie funr
Les journaux ont annonc le depart de M. de deux tres chers la nature, et qu'elle unit troi-
Lally-Tollendal pour l'Amrique : nous vous affu- temerity ll un l'anutre ; il y a une rigueur dange-
rons qu'il eft ici retenu par la petite-vrole. reuue, un dfordre rel, vouloir :er, par un
b me factice et fans objet, par des lois conven-
F R A N C E. tionnelles et dures, une mere l'affection de fon
enfant, un enfant les foins de fa mere. C'eft la
De Paris. fubverlion de tous les principles la violation du
premier des droits.
Le o1 de ce mois, le roi, la reine et mgr le dau- Que l'on conserve, fi l'on veut, 'indpendance
phin ornt venus Notre-Dame fans gardens et fans des homes la coupable facility d'abandonner, de
filite. Aprs y avoir ei tendu la meffe, leurs majefts procrire ceux que par une adroite et corruptrice
1e font tranfrporties au milieu des cris de vive le morale,ils feignent de mconnatre, parce que la loi
ro, vive la reine et monfeignecur le dauphin la ne les leur indique pas parce qu'elle ne les en d-
Crche, hofpic e des enfans-tronivls, deflin les clare pas les peres civil et connu, qu'on lesexempte
iecevoir d. quelque main qu'ils viennent, et quel- !e tous les devoirs de la paternity pour le don d'une
que here qu'ils y ioient apports. modique aumunne ; que l'on continue fi on ek
Leurs majeftis ont examine, avec une fenfibilit trouve bon d'infuter, par une fiction pierfile 3
touchante, cet afyle de la iiifricorde. Elles o it la plus fainite des obligations; qu'on affranchilre la
t fatisfaites de la piopret, du foin de l'ordre licence virile des entraves qui pourraient la gner;
qui y regnent, et l'on a tout lieu de croire que ces cette morale peut avoir des partifans cette jurif-
temoi.i-n~ges, honorans pour les admin'firateurs de prudence des dfenteurs : mais qu'an moins les
I'hpita.-gnral, ajouteront encore leur vigilance neres ne foient ni dpouilles de leurs droits, ni pri-
active aux attentions paternelles que rclament ves de leurs enfans; qu'elles en l'foient les meres
galement tous les tabliffemens de charity confis aulx yeux de la loi civil come elles le font
a leur direction et fournis au mme regime. aux yeux de la raifoni que leur nom, leur pro-


prit paffent ceux qui tiennent d'ellesl P
que des collatraux infolens et avides ne- ': t
plus invoquer en leur faveur un titre de ''r'o,1
qui t exilte pas. P tion
Alor fire, nos afyles ne front plus que
de la vritable pativret la honte et le '.euxi
n'y niitafferont plus les victims de t
provinces de l'Empire ; les nires redemn "
leurs enfans, et ces mots odieux de fille.i- etn
de btard, front jamais proccrits de la lanlg' et
n ;uvelle gneration vous devra un noivea gubon( l
,vec un nouvel tre. La politique et l'hurnait
gagn, rant galement cet acte de justice; l
miicre, des honmmes et de nouveau |ioyens d'a
l'indigence, la feconde, l'abolition d'un 'der
orruptcuIr, d'un fyflmie combin da perfejse
giatuire et de rigueur fans motif. .ri
Tels f.ronr fans doute les objts que ',admniI
trarion ce l'hopiral-genral s'honorera de metre
fous les yeux du roi lorfqu'un nouveaut defttre
voir les entans, le ramenera dans les lieux o e
rfugient la mifbre et la faibleffe abandonnes, Tel
feraiint au mroins ceux don't je m'enorgueilliris
d'occuper la penfe de mon prince, fi j'avaisle
bonieur de l'approcher.
Je lui dirais encore: on cherchera peut tre v'oi
prvenir contre votre justice, en Vous peignantle
prjug que j'attaque come la fauve-garde Es
moeurs et de l'honneur ds families on traiterade
fophifme et d'erreur une opinion qui n'eft que vraie,
et qui n'a contre elle que les dfaut, d'une lgiflatio,
don't v;us avez ordonn la rforme. Des hodnme.
dignes de tout vreote confiance ont avant moi pel
les intrts de la focit cet gard, et tous'oint
reconnu la duret, le danger, l'in;uflice de l'infamuie
dont oncouvre etle btard et la mere quilui donnele
jour: ils font la fourced'unecorruption.fecrette d'un
d.fordre qui trouble l'Etat, et femblenty it.;lir'id'
efpeces d'hommes come s'il en devait exiller de
tels fous l'influence d'une mme loi, et fous l'auio.
rit paternelle d'un mme prince 1!
Ou je fuis dans une trange erreur; ou de fem.
blables tableaux fixeraient attention du roiset fa
bont, fa fagefe hteraient des changemens don't
'Affemble fouveraine-nous fera firement jouir dans
cette important parties de l'ordre public etd4e lita
des hommes.
Eh combien ces vrits n'acquerraient-el!sias
d'afcendant fur l'efprit d'une reine jeune encore'et
enfible en qui l'habitude des plus refpectables de.
voirs n'a poi:it moulT le fentiment d'intrt que
doivent infpirer ceux pour qui j'invoque ici la juflice
des hommes et les regards de la fouverainedil
Comme je ferais fr de captiver fa penfe et del'le.
ver au deffus des confidrations accidentelles et
priffables, pour re voir dans un fi grand objet que
le bien des franais, qui font aufli fes enfais I
( Cet article ef de M. Peuchet.)


ADMIN ISTRATION."
M U NI I P A JL I T D E P A R'S,
Suite du plan d'organifation municipal, arrt i l',fit,-
ble-ginrale des repr;'ecntans de la Comnute,
CHA.PI T RE I.I.
Des af].mblees lectives.
Art. Ir. Les affembles lectives de la commune
ne pourront tre form.'s par mtiers, profefi9n
ou corporations; elles le front par chacune: de
foixantes factions de la ville.
II. Les affemblees des foixante factions, pour
l'lection des membres de la municipalit, frontt
convoques au nom du maire et du corps municipal,
huit jours avant ceiii oil elles devr ni: avoir lieu,
11E. Le confeil gnral s'affeinblkra et :liei eli
activity pendant ..s affembles d'lection.
IV. Ces affembles auront lieu la nmne heur;
on ne s'y occupera d'autune autre affaire qu,des
lcctions et des prefatiions de ferment don't ila e
question au chapitre prcdent elles fe continue,
ront aufli la mme here les jours fuivains, fans
interruption i mais un fcrutin commenc fera termine
fans dlemparer.
V. L'ouvsrture s'en fera en prfence d'un citoyen
charge par le corps municipal d'expliquer 1 objet d
la convocation, et don't les functions cefferont im-
mdiatem, nt aprs la nomination du prfident et di
fecrtaire.
VI. L'affemble procdera la nIon-iiiito Jii 'i
prfid&nt et d'un fecrtaire ad hoc ; il I tui, di.''
cette nomination, que la fimp'e pluralit i l.'ttivLe
ruffr-ges en un feul fcrutin, recueilli et jp. Uill
pas les trois plus anciens d'ge de l'affemble.
VII. L'aflemble tant ainfi forme, il fera .li
appel nominal des citoyens actifs prfens I lf "i'
ble, fur les tires ou brevets d'infcript.oii qu',ls
auront remis aux perfonnes ce prpoles,etien-
tranitdans le lieu de l'affemb'de.
VIII. S'il s'leve des difficults :l.iti.L.nient
l'admiffion foit des citoyens actifs, ifoi d.-i junl
gens de il ans, elles frontt rgles pi l'.illiMit'.i~
fur le champ, fauf le recours des uns .ti del duilr
au confeil gnral, fans cependant que Il',:('t "'
de ce recours puiffe fufpedre les yop ~rtiii d
l'affemble,


41













IX L'a roinble nommera enfiite trois fcrutateurs,
qui eront c.hargs d'ouvrir les fcrutins de les d-
qpuiller. de computer les voix et d'en proclamer les
plrat, es trois fcrutateurs front nomms pac un
leul fcrutis don't les bulletins contiendront trois
nomsl et qu'il fera dpof par les trois plus an
o, et. de l'afiemble.
X. Les lecteurs dfigneront, dan.s leurs bulle-
tins. les perfonnes de mamiere a i virer toute qui-
Viue t fi fate le ddignatiuon ftiii.u eiinre le
evqe e le ils entire les Ifercs et antres perf-onnes
pee e non il a a je nt e l n-
ble, incertitue fur la perfouiie d.igne, le bul-
Iktin fera rejet.
XI. Les elections faites par acclamation front
nulles, me quoique reiter:es et quoiqu'etlles
n'aient t fiivies d'aucune rcclamnation.


COIUR DU CHATELET D E P ARIS.

Jugmeient en dernier effort, rendu publiquement
Sl'audien,,e du parc civil du Chtelet de Paris, la
mpgnie affemible, du i f.virkr 1790 qui con-
me Thormas de Mahy de Favras, fire amende
honorible devant la principle porte de l'glife de
aris, o il fera conduit par l'excuteur de la hautei
iilice dais un tombereau, enfiire conduit la place'
de Grve, .our y re pendu et trangl jufqu'
ce que miort s'enfuive puiir avoir confp':r contrj
r'titt, en formant et communiquant a des milli-
tares, banquiers et autres perfonnes, er tent de
mettre execution un project de contre-rvolution
en France.



ASSEMBLE NATIONAL.

Prflence de M. de Talleyrand, yvque d'Au/Jun.

s NCE DU VENDREDI 19 VIIER AU M~rATIN.

M. Treilhard. Avah' de taituer fur le I riitement
a-re auix ldigieux qui fo)rtio it du cl<.re, il vous
lefte une question pralable dcider. Fera-t-on
qu'que diftlrence ent e les religieux, raifon de:s
factions qu'ils remplilent ou des dignits don't ils
font revtus dans leur ordre ? Le comit ecclfiaf-
tique penfe qu'il ne doit y avoir nul e di.finction
pour les places particulieres et amovibles miais il
croitqu'on peut en t'ablir en faveur des poffeffeurs
de tires perptuels de bnfices, comme abbayes,
cures, prieurs et autres. Il propofe de dcreter:
que les religieux qui front pourvus de tires per-
ptuelsde bnfices, come abbayes, cures, preu-
rs et autres, jouiront d'un trait'ment particulier
qui ferainceflamment fix ; il nie fera fait d'ailleurs
aucune difinction entire les individus, raifon des
emplois qu'ils occupent dars leur maibon. En ce,
non compris les freres-lais, dons et covers.
M. l'abb d'Abbecourt fe livre l'examen de la
nature du contract fait par un religieux, des con-
ditions de ce contract par lequel il's'eft frapp de
mort fubite.... ( On observe que ce n'ift pas la
question. ) M d'Abbecourt continue, et propofe
dedcrter que les renflons des reli.ieux qui quit-
teront le clotre, front proportionnees ;i la valeur
des biens que les diffrins ordres abandonnironti
que ces pensions leront au moins de 12 ou 5o00 liv.
1yanit guard la difference d'ige et d'activic que
les reliieux qui voudroint vivre conventuel'em.n t,
e etreront dans des maifons fitues dans les cam-
glagnes ne pouirront y tre runis en nombre moino'
dre de duaze y comprise le fuprieur, et que ces
nmairios 'front dotes en fonds de terre, raifon
de 00o liv. par individu 3 que ces traictmens front
afects fur les fonls des commnri auts et que les
Jeuites rccvront l'avenir le mnme traitement.
le ne parole pas des abbs rguliers; je me repro-
chei.s de denldre ma cafe devant les reprfertans
d'ue Nation jufe et gncreufe.

L. ?juitnIais. La question propof;e efit complete;
S ren cs reigileux poileffeurs de Ires p.,'-
l's, et l digiitaires don't it.s tires an font pas
PS petuls, P our ceux-ci nulle diffrrnce ; peur les
remiersla dcifion eft facile, les abbs r guliers
'Oive rre traits comme l s b1n ficiers fimp es ;
iS vienient tels: les religieux-cus doivent tre
et' des bc les aiutres cures du royaurme; mais il
S elleicers claul(laux qui ne jouiffent que
espetite parties de Ibur bnfice le refle
Pnineit a la cog'rsgationu Ces bnfices doivent
e fneres come ail'nt partie des biens d
fegiii inat. J'adopte le project de deret pr-
... pr M. Treillhard en y ajoutant que les abbs
S'P Oi-lferr-s de titr' s P.r ruels et non cltif-
et les t ti aitls come ls b'ficiers firi le,,
royaunlile Ux-curs comme les autres cur*s dlu

Cl Ie pasit.e que ie gnral des Chartreux,
u au.to. ". <.t'e eiit compris avec les religieux
,, n traitemernt plus confidrable.
'hi~: .'.ll.icite la ne exception en faveur de
I",eral de Sainte.-Geuevieve.


M. Camius rfume les diffrentes observations,
et propose la rdaction fuivante :
S l11 ne fera pas fait de diffinction quant au traite-
ment des religieux qui fortiront du lottre, entire
ceux qui fon ito 1urvtis de bnfices et ceux qui n'en
ont pas pourvus il ce n'ef l'gard des religieux-
cures, qii f-ront traits come le, curs fcu-
liers. Il pourra cependant tre accord aux gn-
raux d ordre et abbs rguliers ayant jurifdictionfuir
des' muaifons de l~jur ordre une f .omme p'us-force
qui 'aux fimp es religieux.
On demand aller aux voix.
M. l'a i Maur'y. Vous ne perdez pas fans doute
de vue que l'alir apparent erait une ingalit
Sres-relletre -inj ufle. Les religic-ux titulaires orndcs
droits inconteflabfls,puifqu'ils font titulaires. L's r -
ligieux fupriecrs triennaux, confidrs avec raifon
come fuprieurs majeurs, ne doiven pis tre con-
fondus avec les finmles religieux parce qu'!ls ont
t admis la fupriorit par le choix libre des
religieux mme. J'obferve que tous les gnraux
font Rome et que ces exceptions lont un objet
trop peu important pour une grande Nation qui h-
rite de tous les ordres religieux.
J'adopte le project de dcret de M. Camus
mais il content une quivoque qu'il- faut lever.
En fe fervant de ces mots : ' entree ceux qui f,.nc
pourvu, de bnfices et ceux qui n'en font p. s pour-
vus ,, n prcjugerait la grande queflion de la jouif-
l'ance des tituair. s.
Je fais auffi de mon observation fur les fuprieurs
majeurs l'objet d'un amendment.
M. FifJfo-Jaubert. La congregation de Saint-Maur
a troit pour les frrvices qu'elle a rendus aux
kettires, une exception honorable ; je la rclame
pour elle.
M. Camus. Si l'expreffion que M. l'abb Maury
veut retrancher d project de dcrr t ne s'y trouvait
pas l'article n'exiLf rait plus. ~. ne peut, lorfq 'ii
s'agit de dcider s'il y aura une-diffrence entrc le
traitement d& telle ou telie cialffe, n- pas exiimer
nommment ces claflLs. Qpuat aux fui" rictus ma-
jeurs, fi par impoflible cet amendment ,::tui admis,
je propoferais en fou-. ?mcndmnent, qu iis ne j'uifient
de cette exception qu'aprs avoir rendu et appuie
leurs competes.
Je demand au furplus la question pralable fur les
deux amendemens.
M. de Funel. 11 faut ter du dcret le mot pourra,
et le remplacer par celii fera.
M. Camus. Je ne me fuis pas fCrvi de ce mot
fins intention. Il m'a paru convenable de r-ferv.r
les moyens de fire d'autres exceptions. Par exmn-
ple, quequeus religieux de la consgrig:.ion de Suini-
Maur et non la congregation entie-, car tous f' s
membres ne font pas favans, ont .'.ioit quelques
gards. Dom Clment, :uteur d'un outrage unique
fur l'art de (vrifier les dates ,. qui, pendant 76 ans,
arigoiireiefement obfen tous les devoirs ne ferait-
il pas digne d'une exception ?
L'Affemble dcide qu'il n'y a pas lieu dlibrer
fur tous les amendem. ns.
L'artice eft adopt tel qu'il a t rdig par
M. Camus.
M. Trilhard fait lecture de.l'article fiivant.
1 fera pay& chaque anne, chaque religieux
qui aura fait la declaration de voulair forir de fa
in ifon, par quarter et d'avance compt r du
,our qui ltraiinceffamnment rgl; favor aux men-
i.'ns, 7co liv. jufqu'. 50 ans, 8oo liv. juiit' 70,
t 900 liv. aprs cet age ; et l'gard des religieux
i.on mendi.iis, 00 liv. jufqu' o ans, o000 liv.
juiqu' 70 ; s et 1100o lv. aprs ct age.
M. l'abb Grgoire. Si un religieux tait reft dans
le monde il aurait pu, ave l'on patrimoine, lev.:r
l'edifice d'une fortune confidrable. Un religieux
rendu au monde ne pourra (e livrer aucui.e fp-
culation il n'aura nulle reffouLe ; il ne peut exitter
que par la juftice qu'il attend de vous : vous ne
le reduirez pas ' i't'o:t nceflaire vous ne ioen-
drez pa, illuloire l li bert qu'il retnouve par vous :
ce ferait pour lui une calamit fiinefte, s il tait
forc, par la nceflit, de refer dans le clotre.
Parmi les cent mille vexations de l'ancien gou-
vernement qui a tant pef fir la France on doit
i.:ompt.vr cele qui a t exerce lur un ordre c.
lebre, fur les J .fuites il fautles fire participer
votre juftice.
Je demand que la moindre penfion foit de .oo liv.
jufqu' 50 ans 1000 liv. jufqu' 70, et io00 liv.
au-del et que cette difpolition toit commune avec
les Jfuites.
M. Rou/ftilon. Je crois que l'Affemble doit diff-
rer toute fixation de penfions juLqu' ce que nous
conna lions les revenues des tablillemens religieux.
Dom Gerle. Si en calculant. pour fixer mon opi-
nion au fujet d s different .,perus qui vous ont cie
prfienis fur le nombre des religieux cc fiur l'in-
fuffilance de leurns revenues, je partageais les inqiui-
rudes qu'on tmoigne je fer-as le premier arrter.
votre gnrofirte; mais come je fuis .iJrld rie l'exa-
gration de ces calculs, permette-i-noi de yous re-


prenter que la jouifTance des religieux fera de peu
de dure, et que Itiurs biens vous offrent une ref-
fource immmenfe.
D'aprs ces courts rflexions, voici une pro-
portion qui, je le crois, concilie la prudence et la
justice. c Les Jfuites rpandus dans les provinces et
tous les religieux profs, de quelque ordre et con-
grgation qu'ils foient, except les mendiarns, rece-
vront du receveur du dparrement, par quarter et
d'avance, ;ooo liv. jufqu' l'ge e e 40 ans, et
10oo liv. jufqu' 6o ; les fcxagnaires et les infirmes
don't l'tat fera conitat, 15oo liv.
M. Dupont. J'ai tch hier d'tablir devant vous
la nceffit d'tre jultes, et je parlais conformment
a votre coeur je tcherai d'tablir aujoura'huii la n-
ceflit d'tre prudens, et je parlerai conformment
a vorre raifon. Avant de fiatuer fur le fort des re-
ligieux il faut connatre le nombre des religieux
et la valeur de leurs proprits. Votre comit ec-
clfiaftique vous a promise des dtails prochains fur
ces deux objets i je penie qu'avant de prendre une
di ernination quelconque, il faut connatre ces d-
tails Je conclus donc ce que votre comit ecci-
fiallique foit charge de vous donner des dtails fur
le nombre de, ecclfiaftique., rguliers, et fur la va-
leur de leurs poffelions. Encore une fois, je ne crois
pas que vous puifliez rien dterminer fur le fort
Fire :aix religieux, avant que votre comit vous
ait rendu ce compete.
M. Treilhard. Deix chofes ont fans doute fix Fat-
tention de votre comit i favoir, quel eft le nombre
des religieux en France ? quelle eft la valeur de leurs
po!l-iio:is ?
Voici le fruit de mes recherches fur le nombre. On
co!npte en France dix-h;rt mille religieux au plus.
Non-fe uli;eent avant de vousprfenter cette affertior,
l'ai travaill moi-mnme en reconnatre la vriet,
mais encore fur cela j'ai confult plufieur, maiemibris
de cett, Affemble, qui, par tat, devaient avoir
des notions exactes ce fujet. J'ai confilt notam-
"-' nt M. I'agent gnral du clerg. Ses calculs ont
t-e conformes aux miens, la difference feulement
qu'il ne croit pas que le nombre des religieux foit
out fait aunfl confidrable que je l'ai cru moi-mme.
Vote comite n'a pas encore ries notions bien pr-
cies f ar la ver de propritcs moniitfiqes; il les
aurait, ces notions, fi ls dcliain'i.'ns que vous avez
deimandes avaient routes t fournies ; vous avez
permits que ces dclaratibns ne fuffi nt remifes qu'au
frremin r jour de mars et ce term n'tant point en-
core expir, nous ne pouvons vous offrir aucune cei-
titude fur ce point.
Si cependant vous voulez concilier i la fois la promp-
titude qu'exige cette operation avec, la prudence
qu'elfe demand, je ne crains pas d'avancer que vous
pouvez adopter fans crainte l'avis qui vous a t propof
p'r vote comit. On conuiacl'iinmenfit des revenues
d:s maifons de Cluny, de Saint-Maur, de Saint-
Bernard &c. &c. Ces revenues feuls acquitteront la
dette que vous avez contracte avec le clerg rgu-
lier. Je fuppefe que vous n'enfliez point affez des
fomnmes que le vie.ns d'indiquer, vous trouveriez le
complement de ce qui vous eft nceffaire dans les
niaifons de. S. Benoit, rpandues dans les Pays-Bas.
Cas maifons y font en grand nombre i la moins
riche a 5o mille lives de rentes: les autres cent,
ceux cents, et jufqi.'' quatre cents mille livres.
11 eft donc impoffible que vous ne trouviez pas
abondamment les moyens de remplir vos engage-
mens. Je dis abondamment t car indpendammient
des revenues don't je viens d'indiquer la force,
vous avez encore dans les Pays-Bas les maifons des
Auguirins; dans toute la France, celles des Geno-
vefains : vous avez enfuite, dans les naon rents, des
maifons trs-riches ; et notamment les Jacobins :
voius avez enfin les emplacemens d'un grand nombre
de maitons monafliques.
Sans dou:e voil beaucoup plus de moyens qlie
vorus n'avez de befoins. Je penfe que vous pouvez ,
plans d ai, et quoique la fortune religieufe ne vous
foit pas entirement connue fixer' le fort de tous
I-s mines rguliers doiut vous avez prononc la
:ibert. Je conclus ce que l'avis du comit fur
cet objet foit adopt.
M. Robe/pierre. 'Vos n'avez pas une cotnnaiffance
.,xacte de la valeur des bitns religieux, et vous ne
pouvez, dit-on, rien flatuer fur le traitement
fire aux r.ligieux, cela je rponds que quoique
vous n'ayez pas des details bien circonftancis ur
la valour de ces biens, il eft cependant notoire qu'ils
foiirniiontabondamment au fort que: vous devez fire
tous les moines. Les revenues des moines font iin-
mienes, on le fait, quoique, 'dans des indications
vaguesi, ils aient ete fixs a un taux trs-modque.
Jufqu' prfent le clerg feul a pu vous donner une
ide de l'iimnmenfit de ces biens; et le clerge avait
kI plus grand iintr, come la plus grande facility,
ne vcus offrir que des calculs infidt les. Del les
erreurs mme du go:.vernement. Mais ces mnimies
nexacti'udes, que nous pouvons fouponner avec
viaiir-imblan.ce, me font penfer que la valeur des
bi,-ns du clerg4 peut tre double de ce qu'on l'a
crue jlifql'aujourd'hri.
Nonus devons aux religi.ux 'un traitement jufle et
honnte. Nous devons les mettre ]'abri de tous
les befoins, par cela mme que dans klur tat,
ils aient l'abri de tous les befoins i ainfi douic










206

je pene que vous devez aux religieux mendians 800 M. le prfident faith lecture des diffrens projects Quoique nous n ayious trs-cert.,ie ~,.
livres, aux re;igieux non mendians 1000 livres. de dcrets. itentonde e u per n de, i
Vous avez tabli une difference dans le traitement a M. Martineau. Vous ne connaifez pas le nombre demanade au propinant la permuniion
fire aux religieux rents et ceux qui ne le font pas. des religieux. On vous dit qu'il s'eleve 17 ou 18 une oblervation fi, anciere: Accordi. u
Mais, Mefurs, conferverez-vous cette difference mille mais il refe encore les religieues don't lc favorable aux religieux qui forti ,rir d i li
lor vieillards ? non fans doute, vous vous impouerez alors don't il fat affurer le fort. Vous ne connaillez pas le. itie et tre -inoe-ocei de fa: ,ie" a
le devoir de la fire difparaitre; il n- faut ni du Luxe la alur des poprits monaliques. La oitune des naiees de la dilpolition defquel, i.
ni des jouifiances a I'homme infirme et vieux, il lui 1 gieues eft eu prs nul e : elles exileit prefque beoin.
faut des fecours ; les befoins font alors les mmes toul-s du travail de leurs mains ou des pcnlionnats. On demand aller aux voix t 1
pour tous les homes, et ces bLfoins font ceux de Ajou ez i cette confidration, que la plupart des mai- fe me. ",etdiiwtlllr,
la nature. Je penfe que s'il devait exiitcr une diilii'c- fons font charges de dettes : tous les jours il nous
tion, les religieux mendians auraient peut-tre plus vient des mmoires ce fujet. Lorfque vous avez Plufieurs projers de' dcrets envoy, m ,~
de droics vos gards que celui qui ne le fur pas. La mis les proprits du clergy la difpofition de. la font lus fucceffivement. Quelques-uns t f,\ ,
vie du rdeigieux mendiant ayant t plus active que Nation vous ,vez dcrti plutt une operation poli- le premier term de la proportion du trit it
celle du mine rent, les tavaux ont rendu pour tiquequ'u e operation de finances vous n'avez ccpen- religieux non renes nc
lui le fardeau de l'ge plus peant Je demand onc ut pas vouu qu'elle ft dfaireut pour lesfinances La priority eft accorde au projt i cii
que vous fixiez un taux uniform pour le religieux .r pour les Peuples; vous n'avez pas voulu vous impo-projet co
mendiant ou non mendiant quand il ell infirme ou fer la ncef it de mettre die nouveaux impts; vous M. Target propose en amendment d'
vieux, et je fais de cet objet une motion expreffe avez entendu veiller aux fecours que la focitl doit 1100 liv. aux religieux rents, feptuag, n 'ei,
.<',e je remets fur le bureau. aux pauvres ; et janais, non jamais les circonflances infirmes. n s
no demanderent de plus grands fecours. Ls moines ,, .. '
M. Barnave. Je crois que lorfque v. uss avez dd- nt fatisfait d t fatisfont encore a ce devoir. Si, par M. Prieur de de que les religieux nr,,o..
termin-, la 'iuppreffmo 'm*oaumcpar pticipen cette faveur.
termin la lvapre.fin ds mauions religitufs, au une gnrofit mal entendue, vous difpofez entiere-
cune ide davantage pecuniaire n'a eu part cette ment de leurs Diens en ouvrant les cloress, Ie vous M. le marquis de Foucault. Les J- iii-s *
dlibeetion. Yous devez des a prefdnti fixer le oit le demand, que deviendront les indigens? Soyez des teams plus heureux, on a done u. or nod'
bdtiez une didiex crion de traizterieir q eumte les al- ies Loyez
des religieux. Vous avea dcre, hier que vous e'a- lIes yez prudens vous devez aux religieux le fion de 400 liv. doivent obtenir ~
et rien d.e plus. yt g al celui des leligieux. Je lJig.,lt t
bgiieux une diainction le religieux noment dians. La dif- nceliaire-, et rien de plus. fort gal celui des eligieux. Je .. de
gleux mendians etle religieu rnon mendians. Ladi On veut que vous ne leur donniez pas moins varion la matiere d'un ame dementia i
ferenc relative a l'ge fera one ir celle des qux vicairts inis fongez donc que les vicaires
befois .,n'avaient que oo lives ( on interrompt et l'on On demand la que.ion prala fur r
Je vous preente une oblervaton particu'iere et ,1:t qu'ils n'avaient quezo ii0 liv. ), et l'on vous pro- am
qui ne vous a point encore :c fou.nilf. Le Leli- le de fixer au moins ao 00 liv. la penfion la M. l'abb de Moitefquiiu. J'ofe crri
gieux qui fortira du cloitre a l'ge de quarante ans pi s faible de ces relinieux. Le vicaire emploie tout votre humanity de fire les excepri,'i<
recevra de vous la pension que vous croirez devoir !ou items pour fa paroiLl il fiipporte le poids du La vieilleffe et linfirmit ont des dromit v'.tr.
a ceux qui fortiront cet age ; mais ce meme rtli- jour et de la chaleur. On vous dit que 'es moines ne pect, et ds-lors votre gnrolrl-. I.| Le ukin
gieux, parvenu f'age de foixanto ans, recevra-t-il d>iivent pas avoir plus que les cures. Je le crois. Un ont a votre justice. Vous ne la re:iin-it ioii f,',.
pa pension accorde aux religieux qui auront ce nom- cur a des devoirs de charity rempllr ; fon tat et congregation clebre dans laqutll p'l'uliu i ,',
bre d'annees l'poque de leur fortie des clotres ? le spectacle affligeant de la miferel'obligent a re- vous ont fait fans doute leurs preniiM sud
JVoil ce que je ne penfe pas que vous puiiliez vou- pandre autour de lui des aumnes qu'appellent fans ces infortuncs dout les torts ont peut.ire ti,,,
loir. Le moine libre a quarante ans, peuc travailler <.. l'indigence et la vicilleffe. En vous propofant problme, mais don't les malheurs t'en iri f"
a augmenter fi fi tune ; s'il ne le fait pas, il a tort, de fixer 700 liv lprmier term de la propor-rs mebres demand
et la Nation ne peut ni ne doit le rcompenfer de rion pour !es non rent-es, le comit avait toutes luieurs members demandent u
fon inertie. ces tn'iiit.:.- confidrations devant les yeux : il n'a huitane, de l'amendement relatif au\ le iien.
Cette obCervation me pirait fonde fur la plus pas cha d'avis. Si vous leur accordez davantage, L'Affemble decide le contraire.
exact quit ; j'ofe vous en offrir une autre que je ils vivront dans l'oifivet : s'ils travailler t lir ftort
ne crois pas moins juifte ne fera-t-il pas' plus heureux que celui de la plu- M. Barnave. Le premier acte de la libim i
Donnerez- vous aux religieux qui refteront .dans Prrt des ecclfiaftiques ? Faites-en des vicaires, et fantedoit trede rparer les inuitlces du de ,(i,
leur cloitre une fomme gale celle que vous ac- ils auront d'abord quatorze ou quinze cents lives Je propose une rdaction de l'amnndmermnitniit
corderez. cux qui fe fculariferont?Je riponds,non. de revnu. Votre comit fe propofe de vous en- veur des Jliiites.
Il eft vider t que ceux qui refteioont dans leurs clol- gager dcider qu'on ne pourra devenir cur, La rdaction de M. Barnave eft adopte.
ties, avant unr habitation gratuite, auront, avec qu'aprs un teams dtermin de vicariat. Un reli-
mrdiis d argent, la mme aifance que ceux qui forti- gieux pourra ds-lors poffder une cure : cela d- Les amnendemens font mis aix voix, et lediLii
front. D'ailleurs il faut moins individuellement pendra de fa bonne conduite, efi prononc dans les terms fuivans:
des homm.,s de:lins vivre en common, qu' des I1 faut que la prudence accompagne la gnrofit: L'Affembl national dcrete qu'il fera-:
hommes ifols. fongez aux dettes don't les maifons religieufes font chque relgu qui fera la dcararion de&,r
r fonez la tipreffion des dmes : ne faites cheque religieux qui fera la d..claration
Je ne penfe pas avec M. de Mirabeau, que le graves oi gez 1? apprlon des dimes: ne fir fortir de fa maifon, par quairier et d'av
moindre fort fait aux moines, doive tre relatif au aujourd'hui que des difpoflons pro escoipter du jour qui fera 'nceffamrent r,.
fort faith aux vicaires. Vous n'avez rien reu des vi= par la fuite rnos inxuitudes ne font pas ralifes voir, aux medians 700 liv. jufqu'a i, ai:i,.-l
caires, vous ne leur devez que ce que vous voulez vous donnerez ce ue la prudence vous oblige en jufqu' 70 ans, et 0ooo au-del .ii r i.la
leur devoir vous devez plus des homes que vous ce moment de r t'enr. non medians, 900 liv. jufqu' .- ai, lus,
arez fepar-s de l'tat qu'ils tenaient de la loi i vous M. Treilhard. Je ne me fu's point cart de l'avis jufqu' 70 ans, et 1zoo liv. au-dc'a ue l'i|
devez les ddommagerd des ri.: ih:i.:_ que vous aviez du comit, enpropofant pour les medians, 7,8,900 1. fiites qui ne poffderont pas oir en b.i ,1t'.
a.utorifs; vous leur d-:vez une exifienc' qui les mette et pour les non-medians, ,9,10ooo00 iv. foit en penfions fur l'Etat, une lbm'irne r- i
a mme de vivre dans la ocit, Je penCe que les M de Mirabeau l'aie'. J'obferve, fr l'avis d'un le affec aux autres religieux d,. tlir ial,
eu extremes doivent tre pour E.s uns, 10liv., despreopnms, qu'il parait avoir trop oublit qu. cevront le complement de ladite fommie.,
pour ls autres So00 liv. On vit avec 8-o liv. on ne des propins, qu'il pai avoir trop oubli que
vit pas avec mois. Voici danc quell efila pro- nous avons a condrer dans le traitement fire La fance eft leve i trois heures et dmiie.i
virti ps avec moons. Voici donc qucelle efq' la pro- aux religieux qu'il doit tre eni rapport avec L-ur,'
portion que j'etabliras : 800Soo lives iiifq,'i quaran-e .. qu te e a e
ans, depus quaranteans juq ' foixan oolivres, fortune paflee; que ce traitement eft viager, et que .
depuis oiT a a xalte, rzo vres ntre poffeffion fera perptuelle. Quant aux pauvres, NEMEN
fa ns doute un de nos p'us import s travaux eit d'ta- V N E E N T
M. Ption de Villeneuve. Fixerez-vous s s pr- blir, dans la cocit, un tel ordre de chores, que Le18 .i Je. heures r mii deux brrt
fent le fort que vous devez fire aux religieux? ou le pauvre trouve partout du travail et du pain. Quant cve d.ii heure ls r .mli de lir
attendrez-vous les connaiflinces nceffaires pour vous aax vieillards, il n'ef pas vrai qu'ils foient j:mais da:s l'auvcete d: t,. ,ics l .t idu I ;:
dtermi-er ? Il ferait imprudent, il ferait inutile d le cas de recevoir l'aumne ; leurs belois font une l.cienne Lm_ ie nt,- At. 'l-.n t ",uuW
prendre en ce-momenr un part imrudent. Pouvez- deitre que la fociet ne peut s'empcher d'acquitter. res 11 t c
vous prendre des engagemen-, fans tre flrs de les Lorfque vous avez prononce que la loi n recon- voires lqa t iii l. ti d. 'e I r; Ptl
remplir ? ferez-vous fdirs que les perifions qui feraient naitra i plus les voeux moinafiques, vous n'avez pas Pi'oPe ,..il ui carp, de lI uI po.l'o. I
accordees, ainfi qu'on vous le proofe n'excde. voulu qiTe votre loi et un effet reroctif; et certes tacr cIt. i d b. quu cor ud i,
talent pas les revenues des propripts moatiqt :s ? elle aurait cet effet, fi elle s'tendaait jufi.ues boie, et d' ni r an : b.rl r-. r rp.duil
Vous avez fupprim les dmes ,vous avez ds-lors dts halbitudts contractes fous la fauve-gari,e dela que les a i, ont aI- ir. . Il, rl.p'
diminu de beaucoup ces proporits et vous ne loi. Vous ne pouvez dtruire 'effet des vux, et ces votuo-r.; t is ,m iui (, a.h ai'i
favez pas combien monte cette diminuion ;vous le fentment mme de votre impuiffance ne doit pas des m r t e t e, r'
ne connaiffez pa~ encore ce ai reflte: quoique, borner votre gnrolit. des r-, r u i et d"
en prononant l'abolition des voeux vous Oayee; n a voulu fire un parallel entire les vicaires la tU e S IulM 1 ur1 -t I'.monm i. i!"
.y.e." Charonn, -, et tii i,-,,ib' toim .i.'[.,lr :lede e "
plLtt envifag !a matiere fous des rapports politiques et les moines fcularifs et l'on en a conclu qie qets f ii pimm I-r ,, t gu'i
que focus dcrapports de finances, les premiers n'ayant que cinq ccnts livres, les fo- qu l i-,ci
qu ous apporul s dnuire uxfinances. vus 've s conds pouvaient ne pas obtenir davantage. J'ai fenti grS .ann- d.ms I hl-t qi .' t L t.
doute pas voulu nuire aux fuainnces.
Quand la determination foudaine que vous tes toute l'importance de cette obtervacion i mais con- .L, Cig'., . eltn, e*t dii'
prts a prendre ne ferait pa< inprudente, elle ferait fidrez qu'un vicaire a de grands advantages, qu'il ',e de L l'.. I .ii d1 d 1 can p de. 'n- i
au moins inutile. En effect, quelle poque pour- peutt arriver a tous ceux qu promet la hier.achle s pr. . tte l i l
rez vous payer les penfions de. reliieux ? Si vous ecclfialtique ; confidrez aufi que le vicaire n a pas er p..t. m t.., bu I.. q a rllc,.
ne le pouvez qu' une poque loign e, pourquoi renonc fes droits'patrimoniaux, quil a conferv rI fnce d i., Je 1r -t p't
en fixer prmaturment la quotit ? ef-ce pour que tous ceux qu'offre la fociet, et vous conviendrez ult e ca me nt
les religieux reprennent ds prfent luir liberty? avec moi que ces advantages etant perdus pour le rtabli.
mais rinflant o ils la reprendront, ils auront deo moine, vous di vez l'en dd mmagr. La l.itiude
befoins que vous ne pouvez ds prfCnt fatisfair. u "a parcourue M' Barnave entire 8o00 liv. et icco..liv.
La rpoion det ii vou ai it eli celle que J'avais voulu vous aire parcourir, parcel '*
La propolicon que M. de Mirabe u vous a f'it m e. U e obp;ytion fe S P L C T A C LE S. !,.
Ili-ni:a rieu d'impr e;t e td'inu ril t i lc tra quil rqum'.lle une arat juolie. Une ai;itre obf;rv, rtioni fe C L
u rn a rien d'imprudent et d iuni : lle tra quil .. e pa i .p
ire les relipieux fur leur fort, cile fixe avec ju 'ic pre: ten mon e religieux rendu au fil, con-e ACAe 1Mir fixeCir .AE PL Liic F. 'O
des bornes a votre gnrolit et vous laiffe tout n u fion annuelle et fie, arrivera dans Didon pa,.l-s .. M ,l.aimnel, u
la latitude neceaiure ce mom de dnu4 de baucoup de chofes de pre- Piccini, .i\c les P'I. eI -r /. 1. '
Je conclus ce qu'en dclarant que le traitement mere ,.:ff.io..'. Comment fe les procurera-t-il? 11 de M. -FoTi i.t, nufrique de hM. 'o
qui fera fait aux religieux n'excdera pas celui que ne peut les attendre que de vous et vous les lui i niu'
Vous defiinez aux curs, et ne fera pas moindre d devez. Je prop'lferais donc de doni.er aux moines TH TIr r,- l.\ N.ATiroN. L com
celui des vicaires, vous vous laiffiez le teams de vou s l'inftant o ils fortiront du cloite, une onmme ais ordCiiiis dlu roi Jc,,ouit ,iil..1i: ')
inflruire fur la valeur des proprits attaches aux i forfait, par example, la moitit de leur penfion Brenrce, .a,;iedie ; it \s l' rtFrel nt
s.rlh1iffemens reliaieux. en argent monnoie. Pages. coemdie iniuii le .,


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