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Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

Full Text









GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSAL


No 33" VENDREDI


2 F VRIER i790.


PO LIT I Q U E.

-ALLE A G N E.

De Vienne, le io janvier.

JijE granid-iuc de Tolc ane doit dit-on, arriver
ici iincelliirniit :i a on iio'u qu'il de rendra au prin
teins prochain l:rin :'it .vec fdu fils l'archiduc
Franois., pour le ta.re cou-oiin--r roi de. Rmauints ;
aprs quoi ils fe rendrot encmble al_..l..lil .
Du 15. L'empereur a lev au grade de g'nral
de cavalerie le lieutena t gnral de Tige, et a
celui de gnral d'artillerie ies lieurenans-gi:raux
de Mlitrowski et Vencdflas de Colloredo. Le prince
de Virii h.'I'-I.; a td avanc ai grade de mnajor-
g6nr.d et le jeune prince rgnant d'Anhalt-
(ollthn celui de lieutinant-colonel du rgiment
Te iLrzi. Le r giiient d'Arberg a , conf.
,M. le duc d'Urfl. 1.

SI.es dpches qu'un courier ruffe a a'portes de
I fly l'ambaldfl.ur de Rui!ie, qui fur le champ
les a c'mmnitniqies a M. le prince de KauIuim ,
paraifftoi avoir dtruit toute elfrance da paix. Il
elt certain au moins que M. le baron de Herbert,
qui tait fur le pou t de pirt;r pour Ialiy, a reu
connie-otre, et que lon a expdi un c:.urie:r
civ. le baron de ihugut pour lui fire prendre la
route de Buchartiit o l'eiu pereur lui a coifi
l'adminiltration civil.

Le prince d'Anhalt-Zerft qui le S'niorat de
la maifon d'Anhalt etait dvolu par la mort du prince
d'Aiiha.l-Co(elien, y a renonc en faveur du prince

Les Etats du circle du Haut-Rhin ont pris un
.arr au jijec des rcl-mato'zs des princes pojffi.tnns
rdans 'l t'fice et cans la Lorraire.: ils rclamcnt l'in-
r:trventi.mi de l'empereur et de la dicte et invitetnt
l-s Etatnides cer:-'es duB Bas-Rhin, de Franconid ,'
.de Souabe et: dei W.Vftph.le faire avec eux caue
commune pour !a conflrvation das droits et privileges
de ces princes.

D'Elbingue, le 6 janvier.


Pendant
port i1,3o
iorti 925.


l'anne derniere il elt entr dans ce
grands et petits btimens, et il en efi


I TA LIE.

De Turin le 23 janvier.

Suivant un tat que le gouvernement vient de
fire publier, la ville et banlieue de Tuin :co-i-.
tiennenit c9,6l48 hab tans. La ni&ne operation faite
la fin de 1788 avait donn un riulat de 92,.0oz.
Ainli, il y a eu, ern 1789, une diminution de z2.4,
perionnes fur la population, il eff n pe-id.iit cette
mme anne 1789 r,1 nfa ,0ns do-t 1,77 gar-
ins, et '1,4.4 fill s ; il s'eit 'fait 82. marriages ,
et le nombre des morts a t da 4,853.


P A Y,S-BA S;


De Ganda, le 17 janvier.

Les Etats de Brabant fe plaignent de l'efprit de
rorm etd'iniovationi qui feina ifelte.Onn'pargue
rien, difnrir ils pour branter l'difice de notre r-
gneration... Is convieniu.nt cependant qie parmi
les. ni.ii qu'ils condamnent, il fe trouve des per-
fonnes rVApectables.
La lettre d' en M. Rapfaet un dput de Flandres
aiux Etats de Brabant, peut donner une ide de la
conduite et des dirpofitions du goxvernement actuel :
on en rapporte ce palage fingulier.
,, Le rnal franais avait dj gagn nos contres:
'aire deviwnt d'autant plus dangereufe, que le part
labauon Franca:s le fomentait ouve't-ment par
des offres de 5o,coo florins, eflon la ktt e que j'ai
reue ce martin et aie le comit ., fr mon avis.


natrire qu'ils foient reftcront f-imis au jugement
ordinaire des cenfeurs ecclfiafli ues et fculiers,
come ils furent toujours auparavant et les impri-
nmeers, libraires et colporteurs rpondront de tout
ce qui fira trouv dans leurs, maifons, fous les peines
(L.tues par les anciennes ordonnances.

A la fuite de ces difpofitions, on peiut, fans d-
ranger la ferie des ides qui fe prfi itent placer
I' t-ange follic,tude de h cour de Rome. il a t
adreff aux Etats-Belgiques-Unis un mmoire pour le
retablijfm.rntit des JefLites....

De Herv, le z8 janvier,

Un corps de troupes brabrnon es, commandes
par M. de Fraye de Jel packe, eft entr liier dans
cette ville. Les Etats et le magiftrat taient alls le
recevoir fur les frontieres du duch de Lim ourg.
A leur entre on a clbr un Te Deurm folennel,
et aujourd'hui le Mainiffle du Peale LBmbanfon a t
public avec un gran apparel. La d.pche du pre-
mier m ni'fle, M. Van-der-Noot, rait contue .n
ces terms:
,, MefT igieurs, !'ancienne union entire la province
de Limbourg et cqlle de Brabant, renouvel',e de-
puis quatre jours, nous autorife de vous requrir de
pubit-r, dans rtute l'tendue de ladite prov ce,
le ManiJ fie du Peuple Brabanon par l'organe e l'Etat
ecclfiaique, du tro'fieme membre des trois chefs-
vil'es conjointement avec phldieurs memnbr s de la
nobleffe, pub i le 14 dcembre 1789. Confquem-
mient nous vous prions d'y acquiefcer quelle fin
nous avons commis M. Arnoud Parys, me-mbre du
tiers-ordre de l'Etat de Brabant, charge de vous
en remettre piufieurs exemplairs. Nous vous infor-
m 'ns en mme teins qu'ayant t r'informis que des
troupes munitriennes fa font intrnf''s dans votre
province nous avons fait crire leur gnral con-
mandait en chef, en fon abfence fon fubftiru,
pour lui notifier que l'intention des Etats-Unis e i
que ces troupes munftriines vacuent incelfammenr
la province de Limbourg, pour prvenir les fui'es
fcheufes et invitables; de plus que nous avo
ordonn d'envoyer un corps confidrable de tr
pes nationals, qui fe tranfporteront dans votre
province pour y foutenir les d oits des Province:--
Un:es-Belgiqus et y maintenir en touc'le bon
ordre ; vous priant en outre d'avoir foin que ces
troupes foiLnt bien nour ies et log- s, parmi payant.
Nous aurons aulli foin d'envoyer des grains ou pain
pour leur confommatii,n.
Nous fommnes &c.
Sign, H-. E. N.VAN-D R-No'T. Plus bas tait:
Par orare de S, E. ( contre-fign ) LINC.

De Namur le 24 janvier.

Deux ce,-ts dragons d'Anvers, et cinq pieces de
ca oiu font arivs le zz en cette ville ; ils y relie-
ront en attendanr l'or.lre de ma lcer vers. Luxem-
"b u'g, ce qui n'auii lieu qu'aprs le. retour *de
M. Van-d. r-Meerich de Bruxe les. M. le gnral
K!eye'nberg a fes poftes avancs Voo'efch. On a
arrt d&ux efpions ; l'un d'eux que F'un croit Cre
u foldat autrichien, tait dguif en payfan. Ils ont
6i conduits l'un et l'autre dans 1- s prifons. Juf-
u' 'prifeut les deux parties reftent fur la dzfenfiv.

De Bruxelles le i2 janvier.

M. le gnral Van-der-M(erfch a fait aujourd'hui
fon entre dans cette ville au milieu d'une
foule nomibreufe dc citoyens.

Le congrs a lev hier M. le gnral Van-der-
Meerfcli au grade de lieutenant-feld-miarchal des
Etats belgiques. Ses appointemens ont t fixs i
i 5 mille florins et on lui a accord de plus
1o m.ille florins pour la dpenfe de fa table. Le fils
dle ce gnral, qui eft un enfant de trois ans, a
t fait capitaine par les Etats de Brabant.

SL'union jure par les trois ordres de cette pro-
vince, le 31 du mois derniei', a t confacre de
Nouveau par des jetons que les Etats de B abant
Sviennent de fire frapper pour eii perpituer la m-
i moire.


acondamn au f.i, en trairant de tractre la On n'avait point encore appris les details de l'ac-
Patnie ceux qui propoferont des ch;nemenl s la tion qui s'efl paffe entire les Autrichiens et les
oitmitutioin de l'tat actual des chofis. Cotte r- patriots, et dans laquelle ces dermiers ont eu un
fol tion fftrainprin-'ne et ie:vous en ferai parvenir gr'nd advantage. Voici le premier rcivt l..ille, qui
es exemplaires i enfin, aprs deux jours de fati- vient d'Anvers, en date du z2. janvier.
g'tes et de pour-pailers j'y ai ramein l'ordre et le
conteiitetnet, d e qou'i s m'ont mme flicit H r on a reu plufieurs lettres de Namur qui
tt remnerci.d yout .)ufqu'au u 8 de ce mois, et qui s'acco-dent i
annoincr la nouvelle de deux attaqut.s faniglantes,
11 faut enten're les E:ats eux-mmes pour tre l'une centre Marche-en-Farine et l'autre centre
ovaincu de l'efprit qui les domine. un poe des environs : les patriote., de T'urrnai et
'de Mons volontaires et chaileurs a pied ct
I.c 12 de ce mois ils ont rfohi', que r tois les cheval ont fait la premncrc attaque, avec la plus
rtits publics, fais auciinie excpnioii, de quelque grande inttpidit, ayant rfirt long-teins un


ennemi fuprieur en nomlbre poit avantageuf -
ment derriere les batteries, jufuu' ce qu'ils ufl r t
enfin forcs fe retire avec perre: fept charriots
charges de blefls. rtaient dj arivs a Namur;
deux de leurs officers avaient t fits prifonniers
par les Antrichiens, et il parati que les chaffeurs
de Hainanlt ont le plus fouff-rt dans la premiere
ittaque; mais dans la ncoorde nos braves patriots
ont remport la victoire ; les Impriaux, au nombre
de prs de 3 mille homes ont t forces d'aban-
donner leur pole fortifi Marche-el-Famne, don't
es ntres ont pris ponifflon. Six pieces de canon
enre autres font tombes entire les mains des vain-
queurs, &c. &c.

A.N G ETER RE

De Londres.

L'ouverture du parlement d'I;lande s'etf faite le
Lt janvier, qu true heures du foir, par le come
de Welhinoreland lord lieutenanc-gutal ct gou-
verneur-gnral d'lrl. nde. 1 s'efi rendu la cham-
bre des pairs dans le crmoni.l accouiimi la
chambre des comimuntes a t mande la barre,
-r le reprle tran du roi a ouvert la feffion par le
diconis finivaii :
Mylords et meffieurs, le roi m'ayant fait la faveur
de me confi r le gouvernement de ce royaume,
Lf inajefl n'a comma d de vous affembler en
parliament. C'et une frisfaction particu!iere pour
mno, que l'poque a laquelle je m'acquitte de ce
devoir important, en foit une paix pour cette contre
come pour le rcfte des domains de fa majeil,
que rien ne trouble dans la jouiflance des avantages
inefmirnables, fruits de la liberr que nous affure
notre constitution.
Je ne doute pas que cette heureufe position ne
vous encourage mai, tenir le gouvernement auquel
vous la devez, et ne vous. attache au tt g ly ltme
politique, don't l'effet a t d'tablir le c dit,
l'indultrie et la profprit de votre pays fur les bates
les plus folides.
Metfihurs de la chambre des communes, j'ai
ordonn qu'on mit fous vos yeux les comptes na-
tionaux ; j'e'pere que vous pourvoirez d'une ma-
niere convenable aux befoins de l'Eta t et l'en-
tretien dcent du gouvernement de la najeft.
Mylords et meflieurs, votre zele pour les int-
rets de ce pays dirigera na'urellement votre atten-
tion fur tout ce qui peut accrotre l'opulence'-et
tendre 'indufirie de l'Irlande. Vous donnerez des
foins particuliers fon agriculture et tes fabriques
de toile.
Je fuis perfuad que les inflitutions de la Charte
et les autres coles p.roteftanies trouveront en vous
cette confidration que les intrts de la rel.gion
et ceux de la bonne ducation de la jt.unef'e de-
mandent paiticulidrrnent de maintenir ; et mme per-.
fectionner lesislis dont l'fxprience a fait' voir
l'avantage pour 'l Nation, cfli.e;vo u de mon coet,'
et ce que je. recommande les- plus irnfcaimment% i
votre zele. o,
Je fuis charg par f) majefi de vous prvenir
que les mefurcis qui pourront contribute i, cette
flu er,.' evront toujours fon gracleux conflentemen.t,
et qu'elle s'empreietra de concourir leur execution.
Prietr d'un fentirnnt prof,:nd de l'honneur dif-
tingu que fa majell mi'a fait en me nommantr
cette place difficile, je tenterai tout ce'qu'on peuc
fe promettre du zele le plus ardent e des foins
infatigables pour avancer le bonheut ut la p ofp-.
rit.: publ que de l'Irlande ; car j'ai la "couviction
int'me que c'it ces conditions 'futles que je puis
me flatter de rendre mes services agrabl.s mon
,fouverain, et de m'affurer votre eitiiie et votre
confiance.
Les communes de retour dans leur chambre par-
ticuliete on a pris le ferment de piufieurs nouveaux
membres. L'orateur a enfuire fait Iecture du difcours
de foi~ excellence le lori Lieutetn at puis, fur la
-motion de M. Piclhad Longfield, appuy d'un
grand nombre de membres, a vote une ad.effe do
remercment fa majefi, pour le gracieux difcours
man du trne par l'organe du lord Lieutenant ;
il a i: fil 'pour qu'elle exprimt, s'il tait pol'ble,
encore plus que les prcdentes les entimens de
gratitude et de loyaut de la Nation, difpofe tout
fire pour r.:-alifcr les vues du roi particuliri-eire nt
indiques relativement l'agr culture et la fabrique
des toiles.
Le trs-honorable M. Gratham fe leva pour donner
fon conferirement ai l'adrcf;u, tout eii e refervanit
ocanmoins le droit d. firee quilques oblervations
fiuggres nsaturllement par le difcours d'ouverture
fur l'tat de l'hilando; obfeivations qu'il remit au
lendemain.
L'orateur dclara qu' l'avenir il occuperait la
chaire trois heures prcifes, er qu'uo comm'nn-
cerait traiter les affaires une demi-heure aprs au
plus third,
La'chamnbre ayant donn les ordres d'ufage
l'ouvertu'r d'une fer'ion, s'elt ajourne.


~UII~--r~-- i i -- i iii-i -U~-- - C --- -ra













Arrive des vaiffeauv.

A Douvres le Carleton, capitaine Rolles
d'Almira ;
A Londonderry, le Happy return, Ewing, de
Philadelphie ;
A Lancafter le Thomas, capitaine Pawfon, de
S. Kitrts
A Falmouth le Bowmann capitaine Butler; de
Virgii.ie.
A Cork, le S. Mary's Planter, Storcy et Bekfort,
Ayton, de Londres;
A Noylake, The Sifters, Chaffers, de Leghorn.

ETAT S-UNI S.

Voici l'adreffe des quakers Amricains prfente
dans le mois d'octobre de l'anne dtrniere au general
Washington, comme prfident des Etats-Unis, et
la rpon(e de ce grand home i front frement
p aiiir nos lecteurs.
Nous ne voulons abufer ni de ton teams, ni de
ta patience, encore moins re flatter ce qui affir-
ment ne ferait pas d'acco-d avec nos ufages, mais
come on a mal interprt nos principles et notre
conduit, nous nous croyons obligs de tmoignier
par les plus fortes affurances, l'at'achenent loyal
et fincere que nous portions ta perfonuie et tus
ceux qui ont autorit for nous. Nos plus ferventes
prieres au ciel font que ta prfidence foit une
force de bndictions pour toi comme pour toute
la commune.

Rponfe du ginral Washington.
La libert d'honorer Dieu fuivant les lumieres
de- note conscience, elf moins une indulgence du
gouvernement civil, qu'un droit inali:able de
l'homme ; tant qu'il remplit les obligations du
citoyen, la focii- n'a rien de plus lui demander.
Ce n'elf qu'au tribunal de Di; u que les hommncs
doivent compete de leurs opinions religieufes. J'ai
qu. lq-ue connaiffance de vos principles et de votre
conduire, et je e fane s que rendre aux quakers l
juflice que perfonne ne peut leur refufer quand
je dis qu'except leur refius de dfendre 4a caufe
commune de leurs concitoyens durant la guerre,
il n'eft point de fecres qui puifieat fe glorifier
d'un plus grand'nombre d':ndividus utiles et exem-
plaires. ',
Un tmoignage fi honorable rendu- aux quakers
par le. juie le plus impartial et le lgiflateur le
plus clair qu'ait produit l'Amrique doit im-
pofr un file-ice ternel kIurs dtracteurs, et les,
lave bien de toutes les calomnies rpandues centre
eux.


AD MINISTRATION.

MUNIC I PA I T D PARA I S.
Extrait du procs-verbal de l'afmcrbl des reprjfentans
d nela commune de Paris, du 31 dcembre 1789.

Sur le rapport fait. l'affemble d'un project de
rglement pour la formation d'un corps d'artillerie
prfene par M. le comrmand'nt-gnral, et arrt
par le comit militaire enfimble de diffrons m-
moir&s.relatifs cette formation,
L'affmble a arrt, I'. que le project de igle-
ment, ensemble le rapport des commiffaires et les
diff.irens mmoires qui ont t fournis, tant par.
M. le marquis de la Salle ..ue par le comit mili-
taire, fer'nt imprims et envoys aux foixance
difiricts lefquial front invits ide faire connatre,
le plutt pflible leur veu fuir.la formation d'un
corps d'artillerie.
2. Qu'il fera pourvu, en attendant aux be-
foins les plus.urgens des canonniers raffembls
larfenal, foit pour leur nourriture, foit pour leur
habillement.
Sign, de Maifemy, prfident; Moreau et Cellier,
fecrtaires.
--- **i--- |p -
Difcours prononc le 28 janvier 1 790, par M. Godard,
avocat au parlementt, l'un des repr{fentalns de la
commune, en prefentant l'affrjmble-gcnrale de la
commune une dputation des juifs de Parts.
Meffieurs, j'ai quitt un infant la place que j'oc-
cupais au milieu de vous, pour prtndre celle qui
me convent lorfque je parle pour des ftipplians,
et que je fuis l'interprte des malheureux.
(ha:rg par la plupart des juifs du royaume, de
dfendre lt ur cafe ]'Affemble national je le
fhis en rmme teins par <.eux de Paris, Meffieurs
de vous ofi-ir l'hommage de leurs reflects l'affu-
rance de leur dvoment, le rtmoignage mime de
Icur reconnaiffance ; ces les *c~ncux habitais de
cette capital ont dvanc en quelque frtre,
pour les juifs, le bienfait de la loi en fififfant
cette memorable revolution pour fe confondre
avec eux en fire leurs compagnons d'armes, les
revtir de la livre citoyenne f, fous laquelle plu-


132
fieurs d'entre eux paraifent devant vous, le
traiter enfin comme trees, avant de les traiter en Rponfe de M. labb' Mulot, P',it"ent.
citoyens.
Ce n'eft pas l faire la loi, mais c'eft la prparer Vous venez, Melleurs, folliciter l'aflenbl:,..'
par l'opinion; c'eft exercer la plus haute des pui- la commune d'emettre un vu qui feconde, 'l
dances c'eft rendre les oeuvres du lgiflateur plus des lgillateurs de la Nation une cimariJ
faciles t transformer, pour ainfi die, a l'avance, vous leur faites au nom de la Nature.
fes intentions en dcrets i enforce que tous les genres Je m'enorgueillis, Miffieuirs ; et de ce que j
de gloire Mefieurs, femblent vous tre rfervs. puis, auprs de vous tre l'organie de ceri ai1.
Tantct vous fecondez une loi dj faite, en la con- ble, et de ce que vous ne redoutez pai de ,,
facrant auffi-tt par l'op union et pla:nit ct du prfenter devant elle, pendant que j'y ex-ic "
principle un memorable example qui donne la loi functions de la prfidence.
un empire irrevocable i tantt, c'eft une loi fire Oui, Mefleurs, vous faites honneur ,mon Fc
que vous prepare par des actions, par des faits, et ce qui doit me flatter le plus, c'fit quee ~je
par un ensemble de conduite que les lgiflateurs rpondre t votre confiance, fans blelfer la ; '
limblent vous demander et don't ils oni befoin, e mes principles.
pour oprer tout le bien qu'il ell dans leur defir d La difance de vos opinions religieure-s aneri
vous fire. Il n'y a point de preiugs qui puiff-nt j que nous piofeffons tous, come chntiis ,
rfilter cette puiffance incalculable de l'opinion qui peut nous empcher, come homeircs de n
prepare la loi, ou de la loi qui eit feconde et con- rapprocher de vous ; et, fi muituellemcrint no~ ir)
facree par l'opinion, croyons dans l'erreur, fi mutuellement nous trilyii
Les Juifs, qui follicitent de l'Affemble national, devoir nous plaindre, nous pouvons nous Jiianer
et qui attendant de fa fageffe une loi qui leur foit Votre demand ne vous eft pas d'ailleurs tcll-emnt
favorable, attachment donc une grande confiance perfonnelle, qu'il n'en rejailliffe aucun bien fur I
l'opinion qui les environne dans cette capital et focit entire ; et fi elle tend nowi l.a re t.
don't ils ont dj prouv tant de falutaires effects. fi mer les droits que vous.avez acquis Fn iuial,n
Ils oferont dire, Mefficurs, qu'ils en font dignes i jets de la loi, eile tend auffi bannir tous Ils vit,
par le zele patriotique, qui, ds le moment d- laJ don't on s'eft plu accufer votre Natrl. i, j.r.
revolution, a tranfport leur ame, les a couverts fleur:r.les vertus que vous cultivez en kI;.rtt,
de l'armure civique, et en a fait de braves et in- ouvrir pour l'Etat de nouvelles force' de lil..s
fatigables foldats, entilrement dvous au falut et je ne puis vous annoncer quel f ra le e'u pC s
la profprit de la Nation. Mais ils n'en intent de l'Aflemble fur le fond e cette d: mandem,'mc
pas moins "-e vive reconnaiffance de tous les tamoi- je puis du moins vous affurer la fcis, et que i
gnages de bienveillance qu'ils ont reus; et ils vien- arrtsIferont conformes aux lois de 1.i railn.et.e
nent en remercier dans vos perfonnes la capital l'human't, et que je ferai le premier a appbulir
entire. ce qui fera dtermin de favorable pour. voiI
Je dois le dire leur louange, Meffieurs ;quoi- Nation.
que dans toutes les 'dmarches qu'il a fall fire pour Pour premier tmoignage de notre fit',itr
chercher conqurir leurs droits, ils n'aient rien l'Affmble vous invite, par ma bouche ,ilill
faith par eux mmes et qu'ils aient eu befoin fa fance.
d'tre guids par d'autres, ce font eux ninmoins
qui, les premiers ont Lu l'ide d.: vous offrir leurs '-
hommages parce que cette ide n'eft qu'un fnti-
ment, et que le fei,timent n'a pas befoin de guide. REQUETES DE L'H'TEL AU SOUVE'RAi,
Ils ont penfe auill Meflieurs, que les bones de
cette capital (nvers eux, leur donnerait peut-tre Affaire de la famille Verdure
le droit de vous supplier d'lever la voix en leur
faveur et d'mettre un voeu qui pt hiter la d- On a lu, dans le n 17 de cette gueite (il,
cifion de leur fort mais ils craign:nt de vous de- odcembre .789), une.nrotice d. cre deplor:le
mander ce nouveau tmoignage de bont, et ils a faire. On y 7a vu une faille innoc rieI or
s'abandonnernt, is fe confient fur cet objet a votre ( depuis dix ans fous le poids d'une. acc-ui-,tlon de r,.
efe. rricide attendre avec refignation que l'hcuie d'i
s vous print feulement de leur permettre de fe jufltice arrivt enfin pour elle. On y a vu un h,:nam
enter de tous les anciens temoignages qu'ils ont i nreux anim du faint enthoufiafme de Ih
reus. Ili vous print de leur rendre la juice qu'ils ni , corfacrer pendant quate ans' ,, lfinedrI
mritent, en difant hnautement que vous n'avez fo ufante et dcaiffr e tot cqae aque la liru r
aucun reproche leur faite; que l'ordre public n'a avait donnet de courage 'acivitot c e a ftlitiiir,
jamais t trouble par eux; que, dans l'excs mme av donndece abandoner fes foers fa flrlihe,
da leur infortune ils n'ont murmur ni centre les d famlle, le thnrtre de fea r foy.ersfa cti pur iien
homimes, ni centre a loi qu'un zele pur et vrai- fai lels bords de abmer t les malheureux que
ment civique les anime aujourd'hui pour la d fenf Ciel ui ava o ni de l a. eliS theureu
commune et le bien gnral ; et, par cette attr- de l liberty, cette conuraefis oue pitie de laVlri
atiton folennelle qui re fera qu'un homage tendu hrue, lab nete pouvaient re lriles de i. le.vo
la virit, vous aurez la fatis action, fi douce pour aire de la li.
de vritables amis de la chofe publique, de fervir, ul e l l' a
non-feulement la caufe des Juifs de Paris en par- ain u e nt de e mois l e a hitel,. afou
tictulier, mais celle de tous les Juifs du royaume dcharge d'accueftion, et le triomphl e de:l'triit
en gnral, et de prparer ainfi le bonheur de cin- cence eh devenu le triomphe du dfefeur,.
q'ante mille individus. cece ef devenu le triomph du dfnie. u.
Vous n'hfiterez pas, Meffieurs, leur donner ce M. Vieillard de Boifmartin a Frono:nc devi
certificate moral que j'ai l'honneur de vous demander fes juges, un plaidoyer don't c. que p.ieoe rie
pour eux quand vous faurez que, fur cinq cents l'empreinte de cette chaleur d'amr d cere'l-
Juifs qui exiftent Paris, il y en a plus de cent qui fibilit profonde de cette rail'on eine igtqu- et luiai.
font entls dans la garden national, et qui facri- neufe qui ont dict les deux mmoires qu il i p.ubil
fient tout leur teams, tout leur ze'e toutes leurs dans cette caufe. '
forces la dfenfe de la conflitution ; quand vous Avant d'entrer dans le detail des fits il a lip'
faurez qu'au milieu des dputs que j'ai l'honnieur pli les juges, fi dans le course de fon riit iliI'a
de vous prfenter, fe trouve le fimneuxI-Iourwitz prfentait come certain pacee qu'il en eie.irlul-
aureur d'u t excellent Ouvrage couronn par l'aca- nmme convaincu) quelque fait qui ne leur priir
dmie de Metz ( i ), interpreted des langues orien- pas (iuffifamment clairci, de vouloir bien lui iii Iii
tales la bibliotheque du roi, n'ayant pour touted fire lobfervation et il s'eft engage - dii'lP
fortune que poo liv. de rente, et ayant trouv ces l'inftant tous leurs fcrupules.
9co liv. encore trop confidrables .our lui car il Le detail des fits a t cout avec li ptiti
vient de faire jamais le don patriotikue du quart gieufe attention. On a remarqu au lileii, I
de cette fominie ; et quand on lui a reprfent quel gieufe attention. On a remarqu au i r..
la contribution patriotique 'tait impofe que r I l'exacti d. des agfartios.qus d ddfeleut r
unre feule anne du revenue, il a rpondut qur'i aban- de exactllde ds 'Mrt s u de"1.,u
donnait pour toujours le quart de fes appoinremens, M. Vieillard d Boifmartin a di%. ili canit1
parce que les 900 liv. taient un prix fuprieur au trois parties. Dans la premiere a prove Iuv "
falaire qui lui tait d pour le genre de travail anquel cence lgale de fes clients dans la iCo.nde.,e
on l'occupait la Bibliotheque du roi. innocence naturelle ; dans la troificne, il deir
Voill, Meffieurs les homes pour lefquels je que l'elprit de prevention avait fcnil di igE' l'ilS l-
follicite votre juflicei et fi, comme je l'pfpere, tion ; il a relev une foule de qucittoi ,a rsir'
vous ne la leur refutez pas ; fi enfin cette journe aux accufs et qui toutes font en con.tral'-,
pouvait fe terminer au gr de nos defirs, vous n'en avec le rfultat des charges. '
arez jamais eu de plus memorable ni de p'us coin- Cette parties de fon plaidoyer a tc couri-
plette depuis le conumencement de la evolution. l ,,,, ;ln ,. ,, -r


(i) Apologie des Juifs, en rponfe la queffion:
Efl-i des moyens de rendre les Juifs plus chureux et
plus utiles en France ? Ouvrage couronnii par la
focit royale des Arts et des Sciences de Mets,
par Zalkind-Hourvwitz, juif polonais, avec cette pi-
graphe : c::iamr pro laude peto.
A Paris, (hez Gatty libraire, au Palais-Royal,
et oyez libraire, quai des Auiuffins.
C t ouvrage a t couronn, concurremment avec
celui de M. l' abb Grgoi-e dput l'A lieble
national, et celui de M. Thie:,y, avocat au parle-
ment de Nancy.


fragment. '
Avez-vous ,dit-il, en s'adr.illnr ti*'i
avez-vous, dans le nombre de 98 t-nioin''c.li
un feul homme-qui dpofe d'un tait p 0rf0fl '.':
Verdure ,d'ot l'on puiffe concltui que t''ll & .Fl
uin honmme fansconduite, coupable di qu liidil" ,.
baffe qui p1t le rendre fui pect ? N'ein il
98 tnmoins favorables ; ce n'eul l.is ut '. I Jn *
une hille de 147 tmoins. Eh bit h *n 'it
yex fur les 98 dpofitions qui ctlen. 1,f n
on a ferm les veux (fr ma little, et I on" '.
au pere pourquoi il jouiffiit d'une i 1i [lv.,ii"' [S/'
nation dans fa paroiffe i Cqudfon uq ui n'lt 4,.













furtat d'une prvention dcfordonne, principle de
ois les mnalheu s des a.culs : c'ef cttte minme
pvevntion qui d ctl c2tte reroontraice adreffe a
'erJure pere a /ai repri,'fCn qu'il dtcc favor qui a
faffi fa fille ou bien il demeurera conflart qc/u c 'f
li; remoitrance "qu amenee a fuite une rflexion
bien douloureufe c'eit que dfodirmais, toutes les
fois qu un enfant de famille fera atliline de tous
les individiu qui component la focit les plus
fiipects front fon pere et fa mere. Oui, je le
r.pete, c'eff la prevention qui a tout fait. Je pourrais
outer.....mais non ; s il it du d voir de 'corateur
ciarg de la dt'cnie d'u i malheureux, de lutter avec
force centre le credit, la grandeur, l'autorit, de
feprfinter fi-re;cei t au combrquand il y a de grands
dangers courir, de" corps redoutabl.s a attaquer,
des ob!uicleCs pulImii;s a' vaimcre ; fi ce devoir facr
lii impose 1 obiga:i(on de facrifier fes irtrts les plus
chers L- juf;fu' fa pri.pre exifif:nce, pour affurer le
triomphe de l'innoceice opprinmee fi cetce noble
lutte, foltenue d'un cour.agc inexp.,g able, eft pour
'orateur le feul degree p. r lequel il puiff, monter la
gloire, quand ce. grads motifs in'exitent plus, le role
le plus nob'e quil puiffe jouer coiiffie fe rerfermer
dansles bornes d'ru.: fige moderation, couvrir d'un
voi!e religieux des fauies et des carts don't l'clat
fcandidiirit inuiilement le public.
,, Qu.: les eninemiis de cette Faniille infortute fe
ralfurent donr qu'ils s'appla idifint ime en silence
de Iurs malhe:'rs prolonigs piidaii dix ans i ce
font des platfirs dignes dI leur coeur, je ne v-ux
pis les en river. Je confcni milme me j ft.fier
de la prevention a laquelle ilb m'accutlnt de m'tre
moji imne livr, prevention qui, fi on les en croit,
ne m'a pas permits de voirles preuves concluantes que
faurnit 'intlruction, et qui, fije les avais apperues,
ie m'auraient pas permits de me charger de lteur d-
fenfe, ni comme pere d.. famille,ni coimnme citoyen,
ni come attach au parleme,,t de mia provi ce.
Magiftrats, et vo~is citoyens, coutez ma juififica
tion'; elle fera court.
Environn d'uniee famille nombreufe qui faifait
les chanrms de ma \i j'ai vu le pere d'une famille
tombreul'e accuf a 1c fes enFans d'un abominable
parricide; j'ai cru que le p'us faint de mes devoirs
,t..i;de m'arracher a tout ce que j'avais de plus cher,
pour venger la nature outrage pour epargner un
pariicide aux minilhres de la juilice.
Comme citoyen, j'ai cru que mon premier devoir
tait de m'oublier moi-mme pour rendre la Pa-
trie des citoyens menacs de tomber injuftement fous
le give dela loi.
Et quant l'outrage don't on me ftippofe cou-
pable envers les magiffrats, lequel, fuivant vous,
honore le plus la magiflrature, ou lhomme fervile,
qui applaudit fes mprif's, ou l'homme ferme>, qui
coutlant .dans fes principles, et te regardant, non
comme l'avocat d'un tribunal mais conmme le pro-
tecteur de l'innocence opprime et l'homme de fa
Patrie, ne ceffe de fecouer fir les erreurs des
tribunaux, le flambeau dela vrit? ,
M. Vieillard de Boitiuartin 'dans fa perorairon,
a fini pri dporer entire les mains des miniiires fou-
velains de la juffice, le dpt que la providence
ni a confit. ,et les a conjurs au nom de l'hunma-
iite, au nom de l'intrt social, de prfenter 1
alfemble des lgiflateurs ce dpt facr. L'om-
rede Calas, leur a-t il dit, marchera devant vous,
't le dcret qui afiurera aux accufs abfous ii'e
ifRe indemnity, fera un bienfait public oui vous
fliurera vous-mmes la reconnaiffance de a France
untiere et celle de la poitrit,
M. le Blanc de Verneuil, procureur-g+niral des
'equtes de l'htel, dans fes coct'ltifions dfinitives
.tmotives, a retrac fiiccintemenr tous les faits de
` procdure : il a difcut avec mthode, force et
latte toutes les charges, et les a prfentes en un
l tableau, oi la verit a pairi dans tout fon clat,
egagee des difpofitions conjecturales qui pouvaient
obrcFcrcir.
Ces conclufions, o les nmolvemiens d'une ame
cifible et droite viennent fle m\er fans ceffe an
igemeni d'un erprit. jufte, fcrmne et exerc au
ectacle des pafions humaines, comme pour rendre
Is prompt et plus durable le triomphe e la vrit
+s conclusions i-nritpnt d'nl e p, opofes pour module
x oiiitie que les lois ont charges du redoubtable
iOt au m':ritiere public. Plus d'un magifirat, enC
fat" ces conclusions, aura fans doute exercer fur
i-mine une trifle cenfiate.
Come ces conclufions forment une :chane non
-trrompue de faitset de dveloppemens de preuves,
eit inpofible d'en offrir ici quelques parties. Nous
n citerons qu'un morceau relatif a M. Vieillard de
ailmartin.
Les moyens de Verdure et de fes enfans, a-t-il
vous ont t pTfernts pir 1 Rii. :ui dfeifur
s accufes avec une renfibtIlit d'amne bien digne de
Sections, et avec cett frnerme noble etimodefle,
efque toujours P11image de la 'conviction. lis font
dide dveloppset prfrentis avec auitant d'exacti-
idie le de Clati dans le mmoire- qu'il vient de
Nous
Nos ne pourrions que les nerver en. vous les
nmetant fous les. yeux ; vous avez vu fansi doute,
einoe p1us av iune attraction fafs example,
d;?e intigable et dfintreffi de cet orateur pour
nocens de c -xq 'iprotge,. arce q'u il les croit


HIonir d'une confiance tendue et, mrite dans
l1 barreau de Rouen, entoure dans oen pays d'une
i.. ,i' nombreufe et chrie qui fes travaux font
:':ccifairis, il quite fes pnates pour foutenir l'in-
digernce qu'il croit opprime ; il s'loigne de tout
ce qu'il a de plus cher, pour lui enlever 'les fers
qut'elie porte depuis neuf ans, etpou.r vous prfenter
lui-meme l'innocen:ce don't il parait fi pntr. Heu-
reux dtenftiur de Verdure Votre barreau produit
des homnmes auffi.chers l'humariite fouffraite que
prcieux a l'Eat, et qu-1 que foit le fuccs de la
defefee que vous avez, ent-reprife, vous avez deja
'rcui'illi le digne fruit de vos peines et de vos
facrificts. La bienfaifance eft une vertu de l'ame
qui porte avec elle fa rcompenfe toutes les fois
qu'elle s'exerce.
Ces exprelfions de l'organe fiuprme de la loi et
des moeurs publiques font, aprs le tmoignage dt
fa con ci'en'e et les larmes de reconnaiffance de Les
infortuns cliens, 1. plus noble et le plus toichant
homage don't M. Viillard de Bo:fmartin put tre
honor.
.Nous avons rendu compete de l'arrt qui a inno-
cent cette faiilie. Le mmoire de leur digne d-
fenfeur continue de fe vendre au profit de c, s infor-
tuns, chez M. Cailleau, libr. rue Galande.
La fimille Verdure eft venue la barre de l'Affem-
ble national ; fa prfence feule demandait pour elle
'excunion de cette loi, quiveut que tout accuf
don't l'inoc.>nce aura t recoanue reccvra du trifor
public une indemnity proportionnelle.
Il tait de la de'tine de cette malheureufe fa-
mille, fi long-tems opprimee par les vices de l'an-
cienne lgiflation, de trouver des dfenfeurs dans
toutes les claffes de la focil. Deux jeunes mili
tires ont t fes interpries auprs de l'Aflem.
ble : MM. de Faucher officer des chauffeurs
d'Alface aprs un t..bleau rapide de a iituat-on
intrel'ante de ces infortuns ont termin leur
difcours par ces mots :
Il honorera notre vie le jour otu nous offrons
'la bienfaifance des loix nouvelles ces malheureufes
victims des anciennes lois.
En rendJant cet homage l'Affemblee national,
nous en. devons un cette claffe de nos concitoyens
particulierement devoue au service de l'Etat, et
aquelle nous avons l'honneur d'apparti-nir. Elle nous
a uappris que nous nous devons autant 'info.tune
particuliere, qu' la dfenCe de la Patrie.
Aprs 1ts applaudilfemens donns cette intref-
fante famille et les dfenteurs\, M. le prfident a
rpondu :
Votre longue infortune touche vivement l'Affem-
ble. Ses pnibles travaux ont pour but d'carter les
erreurs qui ont fait tant de victims. Oubliez, s'il eft
poffible, I-s peines cruelles que vous avez prouves,
et gotez -du moins cette confolation que lpoque
oti l'on a reconnu votre innocence eft cell d'un
novel ordre de chores qui prviendra d'aufli funeftes
erreurs.
L'Affemble vous permet d'affilter la fance.
M. Barrere de. Vieuzac eft mont la tribune au
milieu de s applaudiffemenis ; et, dans un difcours
plein de fenfibilit, il a attendri l'affemble fur le
fort de cette malheureufe famille.
'i

LITTRATURE.

Almanach des Mufes ou choix des poJes fugitives de
1789. A Paris, chez Delalain, Libraire, &c.
Que faifaient les muLes Londres pendant la r-
volution de 1688 ? c'eft ce qu'il ferait difficile de
dire et c'eft une quelion lqu'on ne touch, guere,
en lifant cette hifoire. Toutefois, il eft intreffant
de noter fut quel ton chantaient les mues pendant
l'anne de la revolution franaife. Ce font les
beaux artt c'eft la littrature aimable, qui, la
premiere huimaiifa cette Nation et l'attira vers
les connaifiances utiles : il y a plus de liaifon qu'on
ne croirait, entire le Roman de la Rofe et le Contrat
Social.
Nous rfervons donc aux lettres quelques! pages
de cette feuille, plus gnralement voue auxgraves
objets du bien public. Nos lect urs nous verront avec
plailir facrifier un moment aux graces fur l'autel de
la libert.
P4asque. jamais d'ailleurs il faut ramener aux beaux
arts la Nation, qui leur doit fans doute autant qu'ils
lui doivent.
Le dfeuvrement produit les vices. L'effet de la
nouvelle cnlltitution eft d'occuper l.s hommes; fous
ce rapport, fon influence morale elt certain ; mais
les arts doivent v perdre ce que les meurs v gagne-
ront. Leur jouiflance ont befoin de loifli et c'eft
une forte de b'onheur pour laquelle nous aurions moins
de tenss'
CependAnt. l'inuit de la France eft de foutenir
leur faveur et d'alinmenter leur gloire. Nous croirons
encore fair acte de bons citoyens, quand, parmi tant
de f.'nes impotantes tant de qul'm.ions vaftes et
d'int.'is patriotiques, nous entretiendrons nos lec-
teurs de peinture, de pofie, de romans, de thtre
et des rvolutions du goit dans les moindres
genres.
Au'Lurplus nous ferons fiLd les la mthode que
nous avons annonce et rious nie fpat'erons point


nos pifodes lirttraires de nos difcuffions politiques.
Qu'on nous penn tie donc, avant de parlor de
l'almnnach des Mhfes, de prpofer qui.lques ides
oionues dans cet cfprit.
Nous l'avons dj obferv : l'influouce de la rvoa
1 tion fur les lettrrs eft digne de attention d. s
ages; On fe plat la preffajitir : il fera plus dour
encore de l'etudier.
Les ufurpations de l'ariflocratie s'tendaient juf'-
ques fur le language, Ceux qui ont remarqu, avec
1 abb de Condillac la reaction perptuelle d6s lau-
gues fur les opinions,er des opinions fur les langues,
n'en front point tonns.
Le defpote des langues, l'ifage, qui fait la loi pour
tous, la recevait lui-mme de l'exemple d'un petit
nombre. De ce qu'une cLife de citoyens t.it ifup-
rieue la Nation, il s'en fuivait qu'elle penfait et
parlait mieux que la Nation. 11 fallait l'imiter pour
bien d're, pour bien fire.
L'ariftocratie de la cour s'tant accole au def-
potifme pour do er toutes les autres, bientrt
une coterie de Ma s exeri une veritable dicta-
ture fur les mots come fur les homes, fur la tyn-
taxe come fur la Nation. C'eft ain(i qu'on vit tant de
forces naves, de locutions rapides, de terms har-
monieux, arbitra-rement profcrits, fous le prtexte
de mauvais ton, par ce qui s'appelat bone com-
pagnie.
Sous Louis XVI,la cour fe piquait d'ignorance pref-
que autant que d= graces, et.doptait volontiers ,
fur les arts, le fentiiiunt des artites. Voil pour-
quoi le got s'y conferva plus libre et plus pur. Les
lumieres s'y rpandirent les demi- connaiffances
aveuglerent la vanit : la cour n,e fe content plus de
goter et d'animer les MuTes elle vou'ut les juger
et les dominer. Il n'y eut plus d'applaudiffemens
que pour l'crivain habile fuivre les modes
bifarres, don't une focit inconfltaie fe plaifait
dfigurer tous les genes ; et la faveur fut prodi-
gutie firtout aux poetes qui copiaient le mieux fes
agrmens affects fa folle corruption, l'impudeur
de fes manieres, et tous fes vices enlumins de
ridicules.
La polie rotique et gracieufe fut la premiere
atteinte de cette contagion. Nos troubadours n'taient
plus qu'une forte de mimes contrefefant bien ou
mal les fottifes du grand monde pour le plaifir
du grand monde. Les potes de provinces imiterent
les imitateurs de la capital. Dans tous les coins
du royaume on eut la fervile prtention de parler
le jargon de quelques falons de Verfailles et de
Paris. A force de copies et de contre preuves
les peinitres taient auffi loin de leurs models que
leurs models taient loin de la nature.
Un tel abus de l'efprit va difparatre. Il faut croire
que cette univerfelle et monotone parodie des airs
et de l'idime des courtifans ceffera avec leur regne,
La dignit recouvre par le Peuple rejailli fur fon
language. On peut prvoir la prompted rehabilitation
d'une foule de mots fltris par les ddains capri-
cieux de la prtendue bonne companies. Ces gri-
maces fardes front remplaces paa des graces
fimples et originals. Les pieces fugitives fur-
tout, ces enfans dlicats de imagination, vont
prendre un nouveau caractere, et l'on peut, fans
tmrit; prdire une revolution jufques dans le
Madrigal.
11 eft vrai qu'en lifant l'Almanach des mufes, on
trouvera cette revolution peu avance, et les pofies
lgeres de 1789 portent;pour la plupart toutes les
livres de l'ancien regime.
On trouvera ici, fuivant 1'ufage, nombre de fables
d'un genre de navet fort different de la Fontaine;
*nombre d'pitres qui n'ont de Greffet' ue l ngli-
gence ; des vers fpirituels et fins jufqu' l'nigme,
comme le long perfifflage de madame de B.....
intitul: Le bon mnage ; des gaits plus que jo-
viales, telles que 'pigrame Par une fotte nourriffe ,
don't la malice eft d'appeler fon lait du Lait d'dnefe.
Le rdacteur intitule tout cela : Ui choix de poijes.
M. Pons de Verdun y tient toujours une grande
pace: le pote de La nouveaut, qui fait un opra
fans paroles; Lulli qui rmettait en mufique Le pri-
vilge du roi / donne l'ide de fon talent. On ne peut
rimer plus richement une pigranmmre fans fel et fans
points; on ne peut traduire en vers mieux tourns,
des hiflorieites plus longues et plus ufes. Nous
ignorons dans quelle force il puife Les fujets, nous
prions fes amis de fe cortifer pour lui faire une
petite' provision de contest plus neufs et plus piquans.
On efi fch de voir un bon ouvrieir employer de
inauvaifes matieres.
SIl eft poflible que la revolution ait fait oublier i
nos lecteurs, M. D....., l'appui'des almanachs,
come ; :fuivant lui, du Pinde Bernaid eft l'appui.
Sa maniere eft bien reconnaiffable dans- l'Epitre fur
l'ennui, ddi un acadmicien, dans ces vers oi
il nous dit, propos des Chaulieux:
Leur colier dans l'rt des vers,
Je les paffai dans l'art de boire.
Nous avons encore admir le bon fens de M.
l'abb D ....... il met les actes de bienfaiiance
de fon ami tout julle au-deffus d'un bon Madrigal.
Le plus joli des "madtigaux
Ne vaut pas le bien que vous faites.
Nous ignorons fi on fera aufli fatisfait dei'grands












vers d.3 M. Ciin fur ton Peti t alec, ton Pairt
chien et fon Beau cheval, dont parle .crn:one peflri ;
mais PlAuteur n'iluae qui juu't en JaijanCt, nous
a ports faire des voeux ardens pour fa conva-
leicence.
Par fa fable intitilde la Gloire de la vertu M. 1
chevalier du F.... faith avoir tous ceux qui
la liront, que le prince H. . . e venu d-jeunei
ch. z lui. Il nums apprend, par la rmme occasion,
que la gloire efl bonnie fenmin, expre!fion fami-
li'ere qui montre la grande liaison de l'auceur avec
elle.
Si le lecteur prfere des chofcs un peu moins
divertffantes il peut entreprendre le trs frieux
dithyrambe de M. de Ch. .. encore n'ift-il pas
bien flr qu'on n'y trouve pas le mot pour rire.
La liberty Vierg de la Patrie...... Le fils du
grand Pepin roi .lus grand que fon cre. .. Et
Francklin Was/hington grand compagnons de g'oire,
et les opuiens rayons de l'italie font des faillies,
qui faute de mieux peu' l e ver un lecteur,
d'autant plus qu l' auteur :-:-'Ie 1 pas du tout
tre plaifant, et l'on fait que ce font les meillurs.
C'cft : .ns project et prefque involontairement,
que nous avons pris fur ces poies trop faibles,
un ton ironique, qui n'eft pas !e ntre. ivais coni-
ni nt le refoudre critiquer friefement des b'.-
gatclces ? Les pets oiurages font commit *ts peti s
dfauts; il faut les corriger par la pla rianterie.
Aprs avoir cenfur en riant, c'eft de tte--boine-
foi que nous louerons des vers bien faits d us une
pitre de M. de CubiSres; la grace et le natural
qui refpirent dans quelqu':s pieces de maJame Du-
frnoy, des promeffs de traint dans un ouvrage
trop long de M. Decault. Les Joahaics et des
traits heureux dans !es pieces de quelquus au.eurs
dj connus avantageuemient.
Nous diffinguerons particulirement plufi:.urs
billets- trophus de 'ode de M. Gingueni fur
les Eiats-Gi.,raux. Nou invitons nos lecteurs
ch-rcher a.ffi da s .e r cuJ les odes de M. le
Brun. Un caracrere de nolvrauir et un g-.i d'an-
tiquit, d.s tours et des e.Drefimons heur ufcment
of s un choix harmonieux de mots et de penf es,
enfin la force ec la foupleile du i;yle des nmatres
voil ce qu'on trouve lurtout dans dei x *ouvriagcs
d un to.i alffiz diffrenrt: Le triomphe de nos payfages,
- et Les rois. Cette derniere 0.ie mnrite qu'on s'y
a rte. Compofe en 1783, elle finit par un voeu
accompli en 1789. On cono't qu'elle ait t incon-
nue juqu'aujourd'hui, en lifant c tableau nergi-
que de la mort des rois corrompus.

Au fein des nymphes d'Anathonter
Voyez les, endormis fans honte ,
Sacrifi-r leur gloire aux inches voupts
Et d'amour efclaves fiip mes,
Sur le front infolent des plus viles beauts
Humilier leurs diadriles.


Le trne n'a pu les abfoudre-;
Ils avaient uflirp la foudre
Et de l'encens des dieux r.ivr leur orgueil
Mais fapps d'une mnor, impure,
Ils vont au lieu funcbre, oui le ver du cercueil
Attend fa royale pture.

Nous citerons encore les deux firophes prophti-
ques qui terminent cette ode.

Tyrans les Nations fommeillent .....
Ah fi jamais i's fe rveillent,
Ces Peuples foiuverins dtrns par les rois
Si les abus de la puiffance
Rendaient lhomme enfin le premier de 'es droits,
La douce et fire indpendance !

Oh! qu'alors ma lyre fupe-rbe,
Rivale des chants de Malherbe,
Aimerait counter nos maux vanouis !
Horace a vu les feis du Tibre:
Moi, je verrais la Seine amante de Louis,
Rouler une onde toujou s libre.

A ce movement d'une verve oraculeufe, un
rudit ne manquerait pas oe fe rapp:lor que la
prtreffe de Delphes et les Sybilles parlaient en
vers. Rabelais dirait: que cettui-ci a mirfiquieinen
Vacicine.


M J LA N G E S.

Au rdacteur.

De Langrcs, le ai jitnvier.

Vos confreres, monfieur, me piraiffent fi violeni-
nent dtermins avoir toujours railio dans I le
opinions ou dans les lyfltres qu'ils ont adopts


t


vous la taxercz d'tre celle d'un radoteur; mais
j'ai lu. dans un vieil auteur, nomm Montefqui, i ,
qui n'tait pas auffi favant que nos modernes fai-
feurs, qu'en guerre il tait jufle de ne fire
l'ennemi que le moins de mal pofible fans nuire
fes propres int'ts. N'eft-ce pas une guerre
que nous avons dclare au defpotifine et aux abus ?
Et ne ferait-il pas human de ne pas tuer en u,. jour
tous ceux qui y auront eu part ? Les contonir par
une refponiabilit pareille a celle qu'on a exigee
des miniitres aurait t un moyen plus doux.
Au refe Monfieur, dites-moi votre avis fur
tout ce a ; je le prendrai bien et je m'y confor-
merai mme fi vous me dmontrez qu'on nc
pouvait mieux faire que ce qu'on a fait..( Cet ar-
ricle eji tir des lettres hIiloriques fur les vnemens du
jour. )


AVIS DIVERS,

Le tirage de la loterie royale de Frarce s'eft fait
hier. l.es numros fortis font : 86,7,873 ., 3 14,
Le fecontd tirage fe fera le 16 de ce mois.


Al. Barnave. Je demand la priority pOur 'l""'
tion de M. de Beaumetz.
MM. d'Ffprmenil, Cafals et Matiry Jmi'
dent la parole.
L'Affemble decide que la difcuflion cl i 'i"'
fur les quatre queftins.
L'ajournement cft mis aux voix et rtfulf. .
M. Madier prop@fe la quefipii p alible'.f- ;
trois queflions qui refient. Elle cil ,lttL'C..
On demand la priority pour k.- toutveau rpn:
M. l'abbe Mlaury s'avance a la ti'llune o"ir'l'
fentir la nomination d'un noiau ..i '. l rp' "l':,
i'imprflion de fon rapport. M1 d'l.lli'
oppofe, mai M. deFoncauld infliuei p"r qp,1,'u
aux voix fi le rapport de M. 'iabl' blat.i'
prime. ,it
La queflion pralable carte ce te prT. in
Fnfin l'on va aux voix fur 1la .1i'ti"" Pr
et il et dcid que l'affaire fi ri rn ~ .i
veau comit des rapporrs, avet tri.'i. t..
relatives pour nommci r un ni ouvca ripFt ,
La fance fl leve minuit.


J


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"ue je n'ofe m'adreffcr eux. L'efpece de fenticifirne '
que ;e trouve dans vos lettres lur 1l bo're il s .-
oprati ns actuelles, m'a donc d('t~rmini vous t
prdfenter 1 odefteme, t mes doutes fur tout ce qui AS S E M B L N AT A L
cf paffe, et lur le b.en qui doit en rfu.ter.
Voici ma situation. Malgr le patri tfiiie uni- Predence de M. Target.
vecrfl don't tout le monde s'enveloppe vous fav::.,
fans doute que la fit.iationr parrtcu'iere des homes SUITE DL LA S.ANCE DU 30 iANVIER AU 1i I
i;:nle toujours, plus ou rno.ns, fur leur faon de
penler. M. 1arere. Je fris la nmoton de d-cInr u
ecouronne c|vique M. Viei lard de Boi r,u.n 'I
Je ftis pere de fept en fans et j'avais une fo a gnoreufrlment defeniu, pendant dix alnue ,
tune mediocre que java's employee utileme-nt a faille innocent.
L ur donner chacutn n tat. MAn fils inu ftivait :
le btireau et s'y diltinguait : il voulut tre j ie Cette motion eft appuye mais elle n'a i,,
je lui acheta: une charge ie cota trer.rt miille lite, caife ddu rapport fur l'affaire de Ma "i, Ei
fancs, rt qui lui rapport ir 50 livrs de revenue : por lequel M. de Mirabeau monte i l, .,
o'i fupprime les charges, que va-t-il devenir ? Mon M. de Miabeau continue fon rappun, et ii,
frcond fils tudia en thologie, d-vint prcire et ar demander qu'il foit arret que le e.r i t,
puis cure. L'ambition d'tre quelque autre chofe decemrbre foit confirm ; qu'au moyen de ce, t ,,,
le prit: il permuta avec un chanoine d,,nt le cha- les procedures inflruies d.piis le -i dJ,,,,,'
pirre avait tes revenues en dixmes: ile, dixmzs' font d'avril dernier dans la ville de Marflille,i; 'r
!upprims, il n'a plus rien. Mon troifieme voulut r.nvoy'es, fo:t la fnchauffe de cae il
t~rvir, et puis fervir fins fervir : il eut une place ou y re, juges en deritr ref ort, foir
pour y erre jugees en derni'r effort, fotr.ti .u,,i
a a cour, elle efi riForm-ie : le voila de no u eaui gnral le plus voifin, lequel prendra i' 'alk. -:!
. ma cha-ge. Mon quatrieme ah, quel extrava- dans ldite ville, f.t cependa t que le dcrt d, .
gant 1 il fe fit pote. bes premieres ch.in'o-s eurent bro fir rvoqu da:.s l'article qui rflove .,,
du ficcs, et le jeterint dans un cercle de femmes voi du fleur de bournillac, ou prevtr n ,i 'k
qui l'aimaient beaucoup. Il permit lon tems : et I Proverice, et du fieur Lager, fon procuitm,, i ,,
mode des vers, et fiurto:it des bons v'rs, crant jau ChIttler ; qu'e ou re les citoyens d.tr..
pianiee, il n'a plus rien a fire. Je maria ma fille parole prvt, foit qu'ils aient t lils, ,,, .
aine au receveur du greniir--fel de . La quilsn, l'ain: pas t, pullent tre adiis, ri,,,. .
gabelle a t juge moit et mon gendre et mort tant lefdits dcrets, aux nouvelts itirg.s mnLr .
de chagrin, en me laiffant qurtre petits enfans. pals, l'exception des accufs pris -in i.,ri 1,
Ma f:conde poufa un colon Amricain, que fes dlit, le 19 aot; et qu'a cet effer, k. r,, :
ngres ont miaffcr quand on leur a dit qu'ils etaient niors, autres que !es derniers, fo ent i
libres ; encore trois petits enf,ns orphe ins. Enfnin, fn i foit faith une dputation au roi po,,
ma trrificme fille fe fit volontairem-nt reli-.ieure: plier fa nmaiei d'accoderr inceliammien: I.s lr.'. i
on a dtruit les vceux; fon couvenr a dfert le patentes excutoires de e dci .-j
monaftere, et la voil de nouveau fur mes bras.
M. l'abb Maury prcind la parole F.air fe JlI.
Je fens bien que MM. les philofophes rforma- culper, dit-il fur ceatains fait l'..iiFJ dttiMu
reurs me diront, que ce font l altant de ca'amirts on la accuL dans ctte aifura.
particulierms, qui ne doivent point enter en line MA. de Perc. Je demand k. l'abb-- ?a.ii ,',!
oe compete devant le bonheur gnra! don't nous rure des pices, que ks accufs ait .
gallons jouir. Je l'cfper. commit eux ; mais en attend t politri:urin t aux trrr.s d'arni
ie fouffre, et je fouffre fans murnmurer quoiqu'il y t ur ax l ttrs a ie.
ait lieu fe chagriner de tout cela. M. l'abb Maury. Je crois ce fait etrangri i
j'.ii. c; on n'a fait que prfenter la cau.r:, t. .,i
Cependint quand je vois qu'un prince fi accultes, et cette quelfbon ne nous regarded ilrj
connu par fi bont et par l'amoui qu'il porte prvot de Provence peut avoir commis i e i.ur, c ,
Ces Peupks entour lui-mme d'honntts gens, nmais les jug s n'en fl'nt pas exempts, t e r'il
approve tout ce qui fe faith, je dis part mroi: pas l in crime de lefe-Nation.
fes intentions font d:-oites et bones, il rtir nous M. de Mirabeau. Comment peut-il d:rr: tanye
y confier : il ne me vient ras Jdans I'ide- qu'il ''Aflemnble tiaionale de favoir li i!'pitvut i
puiffe tre tromp; car les ros p.ltv 't l'tre ;rmbt uco r de, faits antrie ,ui ...t
quand on leur prfente un accroifferenrit de pul' triet-s 'amnihe, pendant qiu cette 'aiau:,
face, d'autorit, de richeffes i mais on irf bien trn ff le part p.opuaif ne, et que fon fort ui.n T,
lin de prfenter rien de tout ce a au notre. 1l i confi i a ant ml'argumenit du r :pp
a appel la Nation pour qu'elle o'cciiupt du bien de le nriv auo connat e des flias rgmn d ra',,t
res Peuples. Il fallait dtruire le mal d'abord : on a s'i ,rt rav;vs p ut des fits poftriis a l'li
tour" dtruit; mais on affure que .tout fera mieux niltc c'efi une clause commiinatcin q' "q-ia
coniuit et je le crois. *lui pr t ait pas de violer douze f: id,,,,
Il nie fnible u dur que ls homes i I rance de 1670, et de fire tous les liu
1 me ret ble n pear que les homes l e avorter la revo.ution,
g nration actuelle foient condamns i tre les j ;i
pIn-ibles manuvres d'un difice que nos enflris 1 1 s'leve un grad tumulte dans le jtoe ,
fculs pourront habiter quand il lfra logeable. On de la falle.
m'allitre qu'on voulait rpartir notre tahe entire M.~ e lemetmI. Je dlemnde ii les t.ii'rs -Y
nous et nos hritiers en ne faifra t pas tour ticurs 'aninife et qui fT fontpanues le uil'i,
la fois : j'aurais t de cet avis l fi la Nation af- font menettioinns dans la plainte porte Jderj l I
femble ne m'avait pas dit qu'il fallait tre d'un prvt.
autre. rev;
M. Tabb Maury. Le comit ne fe croit mIhrl
Ah s'il avait t polfible que les rformes de que d,: la caufe du prvt j il da pas il 'iei
toute efpece n'eurfnt porte que fur des homes la plainte, et je ne l'ai pas lue.
au-deffous de cinquante ans et qu'on eut lafi .. de Beaumeet. Puifque cette .liili-' t' '
otu-r pailiblement les autres de la cinquieme parties -u, n raportur, p
de vie qu'il leur reite ;-peu-prs parc'ourir jdeande quil foit rait un nouvr.1u Wl't Pt
que de peines on aur ut pargnes la vieilleffe d e q r
et d'ennumis la revolution qui va tablir la Un membre. Je propose que tours lces,,'i
libert foinrit remifes au nouveau comitc.
Vous trouverez mon ide peut-tre bizarre. et Un membre. Je demand 'ajournemirt.,,,


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