Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

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GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSAL


M ERCREDI
N :17.


OL I T I Q U E.

DANEMARC K.

De Copenhague le 5 janvier.

A follicitation de l'ambaffadeur de Ruffie le
roi a fait grace de la vie l'officier fudois Bezenf-
tieria qui fra renternm pour le relate de fes
jours.
Dans la maifon d'accouchenens, l ef venu au
monde l'annee derniece 783 cnfans.
Le nombre des malades reus l'anne'derniere
l'hpital Frdrich a mont zo30, don't 1796
ontr t guris, et 234 font morts.
On a compt dans dette capital, dans le course
de l'annie dernire 98, mari ges, 3,179 lnaiances
et 3,849 morts.
Dais l'evch de Slande Copenhague et Born-
hoinl ex-cepts, 1,44 ri-'-es > 7 .3 nai2a6rces
et 5,894 morts.
Pendant l'annre der, iere il eft arriv dans le
port de ceitt ville 4o03 vaiffeaux ,et il en eft
part 4,05y
Voici l'tat des navires qui ont pafl' le Sund, l'an
ne derniere i lavoir :
,34. l)iois 3,5o Anglais, I86 d Dantzck
S8 0e lioitz bourg ,oo imp0riaux 8)56 Prutliens,
l oI4ollaudais 18, dc Brme 577 Suedois 83
Si ibck, 2. dOlemibourg 62. de H-Iambourg ,
2 de Roilock 2 Coaland:ais 3 Portugais
,Ve "i.. ,, .i Ameriains, z~ Efpagnols et 2
Ve;iiciins i en tut, b847 navires.

P R U S S E.

De Pofldamr, le 6 janvier.

Le nombre des marriages dans cette ville s'eft
kv i'annei dernirere a 284 ce'tui des naiffaces
737, Lt 1 752. celui des morts. L'tat militaire
et Ls juids n'y font pas comprise.
A Konisberg, on a compt 18 marriages, 1,788
nailainces, et 2,462 morts.

De Berlin, le 9 janvier.

Le prince Henri de Pruffe qui tait arrive le 5
en cette capital e enl reparti le 7 pour retouriier
Rhinsberg.

FRAN CE.

De Paris.

II parat tu compete gn:ral des revenues et des
dPenfcs fixes au premier Janvier 1789.
Proclamation du roi du 14 janvier 1790, concer-
nant la dclaration pour ia contribution pa-
triotique.
Lettres-patentes du roi, donnes Paris, le 16
janvie- 1790, trlncrites en Parlement, en vacation ,
le zoj'nvier audit an, fur le d cret- de l'Affemible
nitiolnale, porlant que, nonobf intu toute attrib .ion,
tous Juges ordinaites peuvent infotiner de tous les
crimes.

idem donn-s Par-is, le 6 janvier 1790, tranf-
crues Cn parlemenit en vacation le 14 janvier audit
il" f ur utn icret de 1 Affeimbii e national qui or-
ldrnne la convocat on dces ai.Ti iiiL-, pour la com-
pofitio i des miu..icipali s.


27 J ANV I ER. 1790.


De Strasbourg. Au rdacteur.

Adrefc du comit de la garden national Strasbourgeoie Je m'en tiens, Monfieur, au sentiment exprim
a MM. les militaires. dans l'extrait d'une lettre de Stra:bourg, que vous
avez infr dans votre nC du 21 janvier. Plus
L'afectation et la proffio avec laquelle o a j'ivoque la bert de tout dire, plus je voudrais
rpandu l'affreux libelle intitul Avis aux troupes gner la liberty de tout crre.


lui ont peut- re valu une attention qu'il n'et pas
obtenue par lui-mme.
Cette production, fruit, de l'acharnement de ces
hommes vils qui ne voien! qu'avec un veritable dpit
la rgnration du royaume et l'tablifiReente de
iibert, a pour but de vous fair oublier, meffieurs,
que vous flrtes auili parties de la Nation et que
nous lommes tvms members d'une grande famille que
depuis fix mois, fes chefs ( l'Affemble national et
le roi) travaillent de concert rendreheureufe. C'eft
centre vos freres, vos parents, vos amis qu'il vous
excite ; c'eft la rvolte contre l'autorite des re-
prfentans de la Nation et la volont exprefle du
roi, qu il cherche vous infpirer : on ofe vous
prcher le parjure au ferment facr que nous por-
toans tous dans nos cceurs, et qui v us lie, mef-
fieurs, ainfi que nous plus. particulirement que
nos autres concitoyens, la Nation, au roi, et
la loi : on a l'audace mme d'avancer que les
intrts de la Nation, et du roi font oppolfs
come fi le roi pouvait fe fparer de la Nat on,
et come fi le cour paternel de Louis XVI ne le
portrait pas refierrer toujours plus troitement les
liens qui l'unifient un Peuple qui l'aime.
Votre loya"t eft trop connue, meffieurs, pour
que nous doutions des fentimens que cet crit
criminal aura excits en vous: vous l'aurez rejet
avec indignation, come un outrage fait des
militaires franais. Vous n'improuverez cependant
pas la follicitude de notre ze'e, qui nous engage
vous rappeler ce que la furiieu des 2ar-iacrates leur
infpire, et vous deminder une vigilance exact
centre leurs perfides insinuations.
Nouvelles controiures menaces ridicul-s ca-
reffes fauffes, craintes menfongeres, il in'ef rien
qu'ils ne tentent contre n.us : et ils font au milieu
de vo s menieurs, comme au milieu de nous.
Eux feuls, ch-rchant vous fire p:iufer leurs
intrts prrticuliers, voudraient femer la mfiance
et 'a diffenfion entire vous et nous, en:re l'Aff-m-
ble national et le Peuple ; eux feuls prtendent
que vous devez trembler fur le fort que cette
Affembl e vous prpare et que la Patrie va re-
pr uf'.r de fon fein ou liver au dnuement de braves
dAfenfeurs qui ont bien mrit d'elle.
Nos ernemis font les vtres: les vexations que
vous avez effuyies viinnent de ceux mme qui
nous opprinnaient. Ce font eux qui, abufanr de
leur credit, ont cherch dgrader le caractere
fra'ais par cette difciplit.e qui donnait quelques
gens fylimes une autorit ufurpe aux dpends
du repos de nos gnreux foldats, et des fentimcns
d'honneur qui kIs diftinguent. Si le deipotifite
pouv. it s'arnrer eircore de la force militaire kes
aig-ns mme qu'il emploierait, feraient bientt fis
victims car fous ion rgime dfiflrueux, touts
les claires de la focit partagent tt ou tard le
malheur gnral.
Votre patrotifme meffieurs, a dconcert juf-
quA prfent nos ennemis communs : votre conduit
a affur notre tranqu llit, mrit notre reconnaif-
fantce, fait l'admiration de l'Europe, et donn aux
,.i1;i .i. de toures les Nations une grande et fu-
blime le'n. Et on veut que vous nenlinciz a cet
honneur; on veut que vous dtruifiez ce qui fut
en parties votre ouvrage!
Non, meffieurs, un gal attachment nous d-
vouera toujours les uns et ls autres cette
cau e laquelle des intrts rciproques nous lient,;
et pend nt que citoyens libres, no s protgerons
avec zele la firet. intrieure des foyers de vos
peres de vos freres, ce n'eft aff renmnt qu'une
partie liire que vous chargerez de l'honneur pril-
i.ux de dfendre contre les ennemis du dehors.


La rvolut:on marche grands pas ou p'utt
tenal. dSuri1 u dicret de 'Affemble nationale,cor- elle ef faite. Un cri gnral par toute la France
palitE s difpofionis relatives aux muni- a rrclam la lib. rt et nous l'avons conquife.
C'.ft une lchete Idemn. Sur les. drts 'i Affe-mble national e C efforts de ceux qui la redouteunt, piiflent nouus ra-
de, 9 t 21 -dce e v, cncer nart la cfe m-ner Cons l'ancienne oppreffon : ils ne peLuvelnt
a' f o9et 1 et r ortae I9abli cnernant d'u caife que retard, r quelque teis notre repos, par des
RXtraordii ptae abime due ca tr, ubles qui tourneront con:re eux-mnmues, e rous
prouvtronr divanrta;e le befoi;i de l'orire et la
.Ide. les d neceltit d'une couinitution libre ans laquelle il
de em. lt les decrets de l\temwblee national n'xfle pas.
des et ljnavi1 r 1790, concern a'it les peiions,
ttuteCmens." confervs etc. ; la fii p.nlioii dL tout Raffemnbons donc, mefliturs, nos efforts pour
iP' ii- m niie proviTiire, d- fditcs ptn fi ,is, et de rprimer par notre union, l.s enfuans d naturs de
us appo'&t mens et iraitrneens l'iV.,rd des Fran- a. Patrie, qui of nt conjurer contre Ion bonheur
us a ,, I.,... i a u fans miiiil,' expreff. du et lorfque les ennemis du bien s'tntendent avec
g"iverniemct ; et enfin le fIqu.;fire des rev'nus 'at' iit d'un bout du royaurne a l'utre, foldatrs,
'les b~'ices donrt !es titulaires fran,ais, egpl'- 4ciritoyens, ne nous runirons-nous pas pour affermir
iCt abns du ioy.ume l f. rnt e nch r rois la libert, feul gage de la felicit partiuliere et
lois aprs la publicaon d.iies lettres p'rentc. publque, et de la dure des tempires.


J'entends dire de tous cts qu'un libelle, coi .i
fous la nom 'Adrefe aux provinces inonde la
France et qu'il parvient dans tous les coins du
royaume, fans qu'on puiffe nulle part, favoir d'o
il arrive. Ce fait n'efl pas douteux : toutes les
provinces en rendent tmoignage. Il n'en eft pas
une qui ne fltrifle de fon indignation les crits
ptrvers don't les auteurs ne peuvent dguifer la
malignit....
Comme l'auteur d'un livre a toujours plus d'efprit
que fon ouvrage, on penfe, avec raifon que les
homimes qui component des brochures condamnables,
ont encore plus de mchancet et de perfidie dans
l'ane qu'ils n'en rpandent dans leurs crits. C'eft
un jugement oue la France entire prononce ; ou
n'appelle point de ce tribunal.
Mais je vous dnonce un bruit fcandaleuxi il faut
l'attaquer fa naiffanc : plus accredit, je le croirais
d igcreuix..... 11 fe rpand que, dans plus d'un
pnys, l'AddiJe aux provinces arrive l'adreffe des
curs, et qu un certain nombre de ces pafteurs, en
d'iftribue gratis des exemplaires dans les campagnes...
Quand ce fait ferait fur, la revolution n'en ferait
pas moins certain mari je 'frmis des dangers
qu'une pareille calomnie peut avoir dans nos pro-
vinces, pour la nobleffe, pour le clerg, ainfi que
pour une adminiffiation qui doit de plus en plus
infpiter l'efime et la confiance.
Je vous prie donc Monfieur d'infrer 'dans
votre journal non pas mes cloutes fur ces bruins
calomnieux, mais les fentimens de terreur don't je
ne puis me dfendre, en entendant calomnier les
pafleurs de nos campagnes, ces hommes qui ont
tant gagner la revolution don't ils vont devenir
les aptres.



ADMINISTRATION.

MUNI C L ALIT DE PARIS.

Afemble extraordinaire de la commune de Paris, du
24 janvier 1790.
Les plumets (porteurs de charbon ) au nombre
de huit cents douz.e, pour faire cefl:.r les foupons
injur.eux que la calomnie cherchait repandre, de
puis quelques jours, centre leur patriotifmre on
prt folenn, l ment, le mme jouri, dans l'afl!m-
ble extra rdinaire des reprdfrntans de la commune
de Paris, tenue c-t eff t, prfid.-e par rM. le
j coiandannt- general prfent le ferr.ent de fidicit
la Nation, la loi, au roi et a.la commune de
Paris.
Auffitt aprs le ferment, M. le maire a dit:
Vive le roi ; bInijons la revolu2ion qui nous rend tous
freres.
Et ces paro'es ont t l'infint rpites par touted
la fallen.
Aprs un teams fuffifant, M. le maire a demand
le filence ; mais pi- e l'eut-il obrenu, que, par
un mouvement fubit, qui a paru tenir l'ilpiration,
les mots de vive le roi, et les applaudifrlmens u i-
verfels fe font fait entendre de nouveau la joie,
la fenfibil t taient peintes fur les villages de ces
braves gens qui ne connc.iffent point la diffimulation i
il eft prefque impoffible de voir une fcene plus
attendrifiante.
Au bruit des mmes appladiffemens, on a cri :
Vive M. le maire, vive M. le commandant-genral,
qui ont enfuite tmoign, chacun par un dif-;ours
c: remercment, combien ils taienr fenfibl: s aux
marques d'attachement et d'ariiiti qu'ils recevaietir
en ce moment de leurs concitoyens.
Signs, Cellier, de B!anchleville, Bertolio, Char-
pentiet Chanlaire, fecrtaites.


TRIBUNAL DE P POLICE.

Le tribunal de police a rendu une sentence, le 9
de c-.: mris qui r ,ivoie pardevant M. le lieutenant
cr:mn.il au chitel-t de Paris le inomm Web.rt
tc l'Allcmind, pour y tre Con process faith et par-
Si.t r po r avoir vendu et et ditribui un r*crit im-
Sprin ayant pour rit' : Etrennes aux Gripies ec
i acres papers atudi imprims inc ndiain 5 et dan-
Ig'reux pou, la tranquiler.: ptublique', qui ont et
fal)is chez luii, et conda.wne le nomini. Giffa il
ut, mois de prifou ein lhtcl de la Force, pour


_ __~I_ _^__ __ I C_ _I __ I I_ ~L~ ~U


1-












avoir co'port, vendu et difnribu kldirs papers ,
.uveu dclt-'rt-, de rtcidiver, lous tlL.s autres pines
qu'il ap' ,r.ieni ra.
^--------------- -
Ordonnance dc police concernant les htels et chambres
garnis.

Du lundi 18 janvier 1790. Sur ce qui nous a t
reimionre par le procur.ur-fyndic de la communne
qu'il fe comment dus abus journal rs dans la tclnue des
maifons et chambres garnies, taut de la part d ceux
qui louent, que de ceux qui y logent i que ces
abus peuvent compromettre la iurtce publique, et
tr'oubler e repos des citoytens; que I o.ire de po-
lice a f ivre, l'gard des uns et d-s autres, n'a
point t fix depuis la revolution ce qui donned
lieu des dniarches irrgulieres de la part de cuux
iqui tont fpecialement charges d'y vei ler, nous avons
cru devoir renouveler les ordonnances et les regles
preicrites cet gard en y portant les changemens
q::e l'tat actuel des chores exige ; le tout en atten-
anit que l'Affeml,'le national ait prononce fur les
los gneraies qui doivent fervir de bafe la po-
l'cei des viiles en confquence ordonnons ce qui
lu t:
Art. I". Tous particuliers, de quelq:'e qiuali'
qu'ils toiint, qui lout-ront en appat:emens onu ch'inn-
brs garnis, icront tcn s d'avoir deux re":it:es -.r
chacun defques i.s inr Lironit, jour pir j''ur, i s
nioms pays, quaics et praffitn de cet x lqu'i s
recetront chez eux, pour t:n preentter un tous les
mois au corminffare du quariCnur, 'tff- t ..'tre par
lui fi-n et vile, et de porter l'autre tous les halit
jours au comire de difi:i t dans l'arrondiffmient du-
quel ils fe trouvent, pine de loo liv. d'amende
pour chaqlue contravention.
Les comits des difricts enve:ront chaque te-
maine 1 rtl-v dcs livres au conci..L r-admminit.a-
teur ayant le dparcem.nt des hotels garnis.
Il. Ceux qui io"ent des ouvriers par chanmbre, fe-
ront galeme;-t fournis la prcdente difiolition,
et aiti mnems pines, en cas de contra'ention.
III. Tout htel, ou mu-iio ion-s uar appartemens
ou chamnbres g.iris j, orr ia f xterie. r un ecri-
teau qutii les lfra cou..an r..
IV. il eft df tidu aux logeurs, log uts, et a
tous ceux qui tiernn ii d.s chambies gailies, de
louer au mois, la femline; ou au j.ui ces
femmes niuL files frit.in du bruit et rac.rochant
ave, fcandale et initoLnce lJe pallans le io r, dans
ja ru-e lotus oeine de ico 1 vis d'amence la pre-
mi.tre contr':.erition, et de plus gtande pine en
cas de rcidive.
V. Ne; pourront non plus, lefdis logeurs et lo-
geinfs, loue. i des domeft ques, lorfqu'i s icront en
niniifn, ftans un conLI ntr mnent cr t des mittres o i
:' niii.'i, peine de ico liv. d'amende chaque
contravention.
VI. Pour s'affur r de i' xactitude des logeurs et
logceues et r ce Cux qui ti nnent des maifons lotu'es
ga:nies, le' co-mics des difiricrs pourront envoyer
un '-u plufie!!rs de 1-iurs menibes s'riformer des
noms des pertonnes loges d.ns la maifon fans
qu''s puifl-lnt jamais tfaire ce qu'on appelait autre-
fois dea vi'jus de mut coiirmme contraires a la d-
cen.e et a la tranquillit publque.
VI. Seror't n anmoins cxc p s de cette regle les
logeurs ou loj!t-les la lnua, chez leFauels pouara te naniporrer, inais fillenen't lur l'ordre-
du department de police; ces mairons ne pou-
vant etre i egardr'es ,.par ciux me n e qui y con-
chlnt, que come des auberges tt des lieux ou-
verts au p'iblic.
Fait et onn par nous im.aire lieutenant de maire
et confeiilers-adminiftra.teurrs de police, le 18 jan-
vier 1790.
Signs, nanlly maire; Du'ort du Tertre, liau--
ternan de maire ; FAllt iAi.nucil, Peudlhct & Tho-
rillir:, adminillrateurs 3 lot!aemrner de la Marziniere ,
procurLir-Ltyndic de la commune.


CHATELET DE PARI S.

Af.fire de M. de Befenval.

Le premnir tmoin entendu -ft M. le chevalier
de I'ranches', dmnt nous avons ci-devant parl
coinme aviant ita indiqu par pluiieurs tmoins dans
leurs deioftions. 11 a dit avoir vu en paflan. d ns
la rie de la Pompe, Verfaill, s virs les io ou
t. juillet (es c,,ions dans les curiets nie la reinei
qur:c ces cn',ns taiienT fort s come ils vy taint
S'utrs'-, f t ferrvir. Qu il avait vu les regimcnis de
Botuilorln et de 1 i airur dans l'oran elii ,, co ,ietc t ut
'\ ,1aill's 1' s avait vis. Qu'il avait vu M. le comte
d'Artois pi' s Io S es toICns In revuii ; qu'il entend t
crier : kViie i n:;I ig .e r i'' ncorritt d'Art i. s n ous avons
] o'r 'o.1:c ; qu il entindit ta ltr danis toure la ville
d Lnu plml d'attaque de la ville de V'rfitillks qui
d-v.it ere mire aui pinla"e p'r 1 s huir.irds de r, r-
chlinv que l Peuple aioutait I galm .t c'e 1.' inai-
foins c s plus a:parI uta.s de la vale etaienut iarcquel
pIut etre p lets.


io8
Aprs cette dpofition, M. le baron de Berenval
a d made. aiu tcmoin de ci:clarer h le p)remiiite
Jour de cette anne, venant de Verifilles Paris,
il n'a pas dit qu'il avait vu entire les mains d'Lun
particulier Verfailles le plan d'attaque de cette
ville, contenant la di'p -fiuion des canos et la dfi-
gnat on des nma-ons dethines tre miles au pillag:',
lequel devait durer trois heures; s'il n'a pas encore
dit que ce particulier lui aviit ajout, que la per-
lon e charge de ce plan lui avait dit avoir t ei -
gage au silence fous l'Pefpir d'uner r ompanfe
li lui, tmoin n'a pas repet le mme propose dans
une maifon o il a din le mme Jour et fi de
plis il n'a pas ft au comit des recherches taire
et ligner une declaration lemblable.
Le tmoin a rpondu qu'il n'avait pas dit aux
perfonnes auxquelles il s'tait adr. If, qu'il avait
vu ce plan mais qu'il en avait feulement entendu
parlor, come tous les habitans de V..ii I,1- ., et
leur avait ajout que c'tait un bruit populaire
qu'il avait en eff t et a l'htel-de-viile la veille,
et qu'il y avait r-pondi toutes les quoftions qu'on 1
avait exig de lui dans cette affaire.
M. le marquis de Roftaing, membre de l'Affem-
blu ntriona e a dpoit que des gard.s av.ient
entour l'.iTffie;bl'e national, et que, s'tiiat ex--
pliqui avec les oflicitrs fur leur cinfigne il lui
avait t r-dondu qu'el'e portit de la flfr entrr
Ics imembres d& lAeiemblee naiionale feuleent et
d','n eyxclu',e s etirang-rs ; ma is qu'il ta ifitrlt iirit
que 1 s crar s qui tiiai t pla.i dans l.s autre-s
poini:sI erti.ri~urs, n' tiient ppfts qu pour indi.-
qutr les ditff eites iifues de l'Affemble.
M. Piton du Galand, dput du Dauphin l 'AC-
femble national, a dpof ne lavoir rien des bits
de l'accufation i qu'il avait ou dire V ertaillhs
qu'on difa t d.rns le public qu'on devait enlever plu-
ficlirs dputCs, quL come miembie et fecrtaire
de l'Affl..'b e national, il avait concouru la
rdaction et r.u rapport d s faits coniitenus dans le
procs verbal des fix tances des zo, 2., 2.3 et 24
juin dernier, don't il a de nouveau certifi la v-
rit n'av'ant rien v ajouter ni diminuer obCt r-
vant d'ailleurs que c'eft dans le mme teams qu'il a
entu ndu oui d;re rapport dans le commencement
de la dpoiicion.
- ^

B E A UX A R. S.

Lettre d'un amateur des Beaux-Arts a M. ***,

Quoique l'amour des arts foit combattu dans
les circonftances prfenres par un feiitiment p us
imprieux ; quoiqu'il foit peine permis de dtour-
ner un infant fou attention des grands intrt: don't
la Franc- eft occupe ; j'ofe vous inviter connaif-
fant votre gott, contempler, dans l'glife royale
des Invalides, u e flatrc' de faint Alype qu'on vient
d'y placer. Cette fltame, de huit pitus de propor-
tion, eft ne production du citeau de M. Carliri,
et uni nouvelle preuve de fon gnie.
On croirait, au premier coup-d'ceil', voir quel-
qu'un de cLs anciens philofophes qu'i ont donn ta.it
n'illuft action aux coles d'Athenes: et peut-tre eli-
il ditficile l'art d'tabh r une diftinction bien fen-
fible en're un philofophe de lancienne Grece et un
philofophe chrtien.
La mme difliculti exifte l'igard de plufieurs
autres perfonnages de nos lives faicres. C'eft ce qui
a fans doute engag Raphal, dans un de f.s tableaux
o il a reprtl-entr des popheres, a m.-ttre dans
leurs mains d-s tablettes charges d'infcriptions tir.s
des lives prophtiqu s, et leur donner des anges
pour correge. Cepeinanit fans avoir recouls a
de pare is moyens, M. Ciffiri a if r;pandre fur
Lvillige de Saint Alype une noble aulfi.rit, il a
donn a fon gel e un cer:a n air d indignation qui
ne ermettront pas de le confondre avec aucun des
anciens philo ophes.
Le moment que l'artifle a faifi eft celui o le Saint
rflchit profondment fiur ce qu'il vient d dcrire.
L'attitude de la figure eft favant: et peu rcommune ,
qu ique tous fes miouvemcns foient dans la nature,
et on conviendra que ('Cft une b Ile conception que
d'avoir tellement dilpor fes tablettes et les f- uil es
de Papyrus, que lamnaffe d'ombre qui en rdu ite,
produire le plus here' x contrafte avec la lumiere
qui claire la parties fuprieure.
C'eft aux artiftes juges compctens cos produc-
tions de l'art, a ape'recier les autres beauits de ci-
t il mats ce qui doit frap-per es yei.xles moins exer-
cs ce qui eit peut-tre fans ex miple dans la fcu!p-
ture c'ecfL ce vafle pan d" draperie cCorme fufp!niui
Sen l'air et jet avec tant de har'liiti l fur le bras
Sgauch du Saint. Ft qu'on ne di l pas que ce n'eft
la qu'une diflicult futlmmnte il etl certain que la
Sfi urt en acquiert aufli plus de grandeur et un air
Splus impo!ant.
u rclij M. Caffiri fe flatterait en vain d'un
i ficces complete ; on ne dlarmi: pas aitcment !a cri-
ti iim:. Si ::leti ne p t,l int cll xvoudra 'a cufter d negligence dans I'cm-
s pli du cifntumi. I e g :niie, diri-t-e'le, qui a ;e droit
Sde i mneitra quelquefois au dcffus des regles, s'efti


toujours afferv, dans les arts, 1 Pobferv.tion
collume cependant on nous offre .l'vq de
T'agafte fans crofe, fans mitre, fans chapel eu de
croix pectorale P is
11 eft vrai qu'on eft accoutum ne recolnate t
un vque qu a ces attributes; mais quand' on f.au
qu'is font d'inflittion moderne, et qu'ils taie r
abfoluminti inconnus au iiecle de Saint Aly~' l (t)
loin de fire In reproche l'habie artilte de l l
\ oir fupprims, on ui f tura gr d avoir eu le cou
rage de drogcr une coutume qui n'eft foinde
fur l'ignorance. 'qu
Les artifles regarderaient comme un bienfait d'"tr
affranchis, s'il etait poliibl-, de l'oblervation de
certain cottines qui fe prtent fi peu aux bele 1
compolitions. Pourquoi donc prfrer les vtemen
goth.ques, d ,nt on v-ut affubier les vques de
premiers fiecles des draperies nobles et .'ii,'i .
ques, quand on a je ne dis pas la liberate d le
employer, mais quand la convenance mme l'exigei
Pourquoi leur donner une coffure qui ne leurap.
patient pas ? Pourquoi les armer d un bton .te
courb qui ne leur appartient pas davantage?
En vain donc objecterait-en que fans ces attiblu
on ne reconnatrait plus un veque. Indpendam.
ment dunom qu on ajoute ordinairement aux flatues
les hommies de l: generation pour lefquels oncon.
acre ces nmolnuil.Ans ne peu.vent aflurment s'1
ueprendre. Combien parmi les chefs-d'euvre anti.
qu~ie qui ions font parvenus n'avons-nous pasd '
liatues don't nous ignorons le nom et l'ancienne del-
tination? Cette blle figure de femme que noiiU
admire !s aux Tuileries, et da, s l'execution de la
quelle l'artrite moderne (2) s'eft montr fuprienii
a l'attifle ai 'atiquite n'eft.-elle pas prfeni
une ngmne ? et la fameufe flatue de la Villa B or
ghele, connue fi lo.ig-tems fous la fauffe dnonii.
nation de gladiareur, ne confcrvera-t-elle pas encore'
cette d,iomination, oiquoie Winckelmann aitd;
quL, ce n'tait pas un gladiateur et qu'un autr..
favant (j) ait prouv que c'tait Chabrias, gnrul
at' .ien ? Cependant les anciens qui avaieit cE,
flatues fous les yeux ne s'y trompaient pas.
Ainfi, quand on verra dans l'glife des invalider
la nouvelle tatcue qui fait l'ornement de la chapelln
de Saint-Augullin, on pourra en conclure que'c'eil '
aufli celle d'un iaint. La profondeur de fes penlfer, .:
les ouvrages, fi'rtout, qu'il foule aux pi ds ave,
ddain, aninoceroi,t un controverfille qui, par.,
force de fo loquence et par la folidite de fesn ra
fonnemens, a triomph ds ennemis de la fois efi ,
fon affociation JL' g oire du docteur de lagra.
fera voir qu'autrefois il partagea fou zele. Ceux qui
ine front conduits dans la chapelle que par la pier
front bientt, s'ils ont inter de l'apprendre,
que Saint-Alype, n TagaRe, ville d'Afrique,
en NumNidi vers l'an 36o, fe lia d'une troi:,-
amiti avec Saint-Augifrin ; qu'ayant l'un et aut.
embrli le chrifliarifine, ils furent baptifs Mil"
par Saint-Ambroife, que Saint-Alype deviant evqi
de Tagaffe duix ans avant que Saint-Augufliti fi
elu veque d'Hippone ; qu'ils fe runirent po0,i
combattre les Plagiens, les Manichens, les Di(,. o
natiftes ; que Saint-Alype affilta Saint-Augultin I
mort, l'an 430 qu'nfin les vertus et les rar,
qualits de Saint Alype lui mriterent l'eftim e dc
vqqes f:s contemporains, et le firent regadil
come une lumiere de l'Eglife.
Quant ceux que l'amour feul des arts attirerat
dans le mme lieu,e et qui voudront prononcer frit
mirite de la flarue de Saint-Alype, ils dirot qu'elr
ef drape grandemint et fans maniere; ils en adm,'
reront l'enlemble et les dta Is ; s'ils ne font pas pir
venus, ils accorderont ton auteur des loges qp
font la rcompenfe la plus flatteufe pour le gnii
et ils front forcs d'avouer que'fi le nom de Sairn
Alype infcrt au bas de la flatue, venait a s'efftir
par le laps du tinms, cette flatue et deux autres dai
la mmie Eglife (4) n'en trafmettront pas molis;l
nom de M. Caffiri la poffrit.
Les trois articles ci-deffus nous ont t elvoy"
par M. l'abb Aubert.


(i) La croffe et la mitre n'ont t un attributid-
vques que vers la fin du fixieme fiecle, et lewi
forme tait bieni diffrente de celle qu'on leur donrli
maintenarnt.
(1) Ie Gros.
(,) Lcing qui cite Cornelius Nepos, dans lay1
de Chabria'.
(4) Sainte Sylvie, femme de Gordien, fent,'i
remain, et mere de Saint-Grgoire : elle el uni
de la fola. Le sentiment don't elle parait ai', :
efl celui d'une miere reconraiffate qui ren grace
Dieu da lui avoir accord pour fils lin ft ."
pontife. Son attitude simple et noble elt t-i1 1"'
dans le fvle antique et la font regard-r .r","
une d<.s bonnes productions de M. Caffieril. Si'
i Satyre orateur remain, frre ai de .;""' 'i"
broif : il parat haranguer le Peup'e df ba!lt'
la tribune o il eft plact Celte flatie elt.'"'1
grandement, et Con attitude er imupofinte. 1.. I'
miere de ces ftaties efi dans la chapelle 'de iint
Grgoire: la feconde, dans celle de S.u-iiit--" irui.














......... ..............................
M LANGE r S.

Au rdacceuir de la Gaertte National.

Un philkoophe de ma coinnifflance, M, le rdac-
teur, clebre par fes lumieres et par fon zele infa-
t-able pour les intrts de l'efpece humaine, cher-
-clait rapprocher les: principles que doirt dfendre
le dput d'une Nation libre de ceux qui d;rigent
a conduite 4'un planter, c'eit--dire, d'un homme
qui poffede des troupeaux d'hommes. Voici le r-
fultat de ce rapprochement. Come votre gazette
parat principalement coiacre la dfenie des
droits de la raifon et de la liberty j'fpere que
v.us voudrez bien l'infrer cans un de vos pro-
chains numros.

Profeffion de foi d'ua dput d'une Nation libre.

La libert eft un droit que tout homme tient de
la nature et don't la ocite ne peut lgitimement
river perptuit aucun individu, 's'il n'elt con-
vaincu d'un crime centre lequel cette peine a t
pronence.
Toute atteinte porte a un des droits naturrels
des homes efli un crime que l'intrit pcuniaire
de ceux qui lont commis i1 e peut exC.uICr.
I a propriet droit tre facr., ,et la fociet n'a
Pl. le droit de s'emparer arbitrairenment de celle
d'aucun individu.
Un home ne peut tre la propri-t d'un autre
honml 1, et ar confquent le dtfpritifie Afiatique
cil contraire la raifon et la juflice.
Tous les citoyens doivent tre galement fournis
aux lois et protrgs par e lss.
Tout home eft oblig de conformer fa conduite
la jutflce, mme contre fon intrt) et i: ferait
infime de vendre la hliber des autres homes
pour une formme d',:rgent.

Profifflon de foi d'uat planter.

La liberty ni'cft pas un droit q'ce les hoinines ti(n-
nent de la n rure c la foci te peut lgicmement
rduire des horsmes l'e clavage, pourvu qu'il'en
revi.niie du profit quelques-uns de fes membres.
L'intcrt pecun aire s'il f il un peu co.,fidrable,
peiit legidiner routes les atteintes portes aux drois
des homes les tra.tcmens barbares, et mme 1
mieiun'tr,
la focit a le droit de forcer une claffe d'hom-
mes a travailler pour le profit d'une autre claffe.
Un home peut tre la proprit d'un autre
home, et par confcuent le defpotifine Afiaique
'eft contraire ni a la raifon ni la juilice.
La loi peut to'rer dans une claffe de citoyens
es violence et l-s crimes qu'elle punit avec lv-
rit dans une autre.
On n'eft oblig d'tre jfle, qu'autant que la
illice elt d'accord avec tione intret et ii cflt
rs-p:rmis de facrifier la libert d-s autres horm-
nes a fa fortune.
Vos lecteurs front fans doute rvolts de la pro-
ellion de foi du plant-ur; elle cit maalh.urenfe-
nent d'une littrralit frappante. 11 n'eft pas difli-
le d'tre fidele fur ce point. Il fufit d'couter ]a
onviifation et de lire les livres de ces melfieurs.
'i Civis.


L GISLATIO N.

'I parait une brochure intitule: A menfleurs les
anIs a l'Affrmblei national. L'objet de cet ciit
1' de fire regarder la contrainte par corps pour
-ties commal un abus dangereux, et qui mrite
Itteition des reprfentans de la France.
11 s'eft introduit, parmi nous, vers le miilieu du
iziene ficle, dit l'auteur: jufqu'alors les Fran-
is ne pouvaient, focus aucun prexte tre
niitrains par corps en mati:r: civie miais, par
ei dit du m is de fvrier 15i Franois 1r ptr-
it de prononcer cette contrainte, raifon de
.1 1. change tires et ngoci es par les mar-
and's frequcntant les foir.s et s places da T,yon,
auloule t iRouen et [FraInIs i1 f6n fucccffeur
mdiat, donna cette mme i'eini'lion routes
u]"iuitrions conhiila:res, par l'dit de 1563.
ttC i 'l'i ne fit d'abord donne que pour
i amines au-deffis de 500oo lives. L'dit de Mou-
s l rendit i d'finie quatre mois aprs la con-
i:ation. L'ordo naic' de 67, l'dit du con-
rc (le i673 et l'ordonnance de la marine ont
mioc-nt autorif c s co:irarintes pour les cas
Sfont exprims, et elles ont t depuis pro-
Iees ar t'us les ribuinmlix .ins exception. Ce-
ant o n avaitIlt point olf excuter cette con-
ire dans I dio'mncile du condamn; les fen-.
Cs conlulair-s de l yon avait nt feulks ce fi-
crav 'tg '. Mai' fir la fin du dernier regne ,
T'a \es .rd s dito commerce, et il hIur fut
.iarrs t rh ~debitf ur danis fa propre miaifon.
n'is cet billorique dce l contrainte par corps
ns t'e, Civile, l'auteur en difcute les inconve-
s, t reriarque o" qu'ii eRi honteux de rduire


l'homme la fervyir de pour un vil mtal; il qtuil
n'eil as jufle que celui qui manque fes engage-
mens par des circonftances malheureufes oubiffe
la miii pine que le dbiteur frauduleux, il'honm-
me de m;i:vai.e foi 3" que ces contraintes font
fouvent le fruit de 'iifure et de la diffipation e
qu'il eR abfurde qu'un coupable ait le droit de
mettre fon complice dans les fers ; 40 que fur cent
dbiteurs mis en prison plus de quatre-vingt-dix
en fortent galement infolvables: il y a incontefta-
bleimet plus d'avagirage pour le commerce n'avoir
point cette dangereufe reffource.
On pourrait rpondre ces objections d'une
maniere en attnuer la force, fans dou-e; mais
je crois qu'au total,les inconvniens attaches la
contrainte par corps en matiere civil, font gaux
au nio lns aux avantages qui en rfultent. Ce que je
dl'pprouve fuirout, c'eit l"arrefiation du donicili
dans fa manila, au fein r e la'tfamille. Croit-on
que l'hoime oblig d ne point quitter fon donii-
cile crainte d'tre arrt, ne ferait pas fuiffiamn-
ment flinu , engag payer pour e dlivrer de
cette gne, fans qu'il foit nceflaire de porter la
rigueur de la capture juifques dans les bras de es
enfars ? Voit-on qu' Marfeille et Bordeaux o
cette duret n'a point lieu, les, chores en aillent
plus mal? Ne peut-on pas voir, d'une manitre
gnrale qu'on ferait plus circonlpect prter fes
tonds d'autres lorfque l'on n'aurait plus
cette danieretfe ficilit de mettre aux fers fon
dbiteur ?
11 ift vrai qu'en Angl, terre ce pays de la libert,
la con rainte par corps pour dette eit excute av' c
une grande exactitude, et c-rte conduit tient au
respect de la proprit. Mais l'on connati ce que
l'amour de l'humanir a imagine depuis Charles II.
A l'exemple de la loi ji;daque, pour adoucir cette
fdvrit le roi envoie au parlement un dit portant
amnilie gnrale pour tous les debiteurs infolvables
dtenus, et cette aniniftie fe renouvelle au plus
tard tous les fept -ns. Il y a autant de politique
que d'humanit dans cetne dmarche qui rend des
homes l'Etat et des bras aux travaiix On a vu
qu.lquefois julqu'a 5 180ooo dbiteurs infolvables
ait.fi rendus ;i la libert.
Il rtfidte de touts ces rflexions, que l'Affemble
national prendra fir,-.;it en confid ration cette
parties de notre jurifprudence, et qu'elle y fera des
chlungemens teis que, fans porter atteinte aux droits
de l'homme, ceux de la proprit foient refpects, et
les intrts du commerce afiurs. En attendant, il
parat jufie d'excu r les loix viv.ntes, avec les
adouciffemens ccpendant qu'exigent ics ai'rations
furueneues et qui furviendront dans l'tat des for-
tunes i.dividuclles.



LIVES NOUVEAUX.

Almanach militaire de la garden national parifenne ,
contenant 1 Ils noums et adrefles des adminifra-
teurs du dpartement de la garde national et des
autres dpartemens compolant la municipality
avec ls details relatifs, tant aux bureau de ces
divers dipartemens qui' ceux de l'a'!-major-gn-
ral ; 1 le nom de MM. les o~icijrs, leur rang et
leur demeure ; o3 un prcis du rgiement de for-
nmaion des diffrens corps qui compofnr tla garden
ia ioial parilienne, avec ,e t:-bi-au general de
hl ur composition, le tarif des appointemer s et foide,
et ctlui de la r-tenu-e des jouirnes d'hipitaux
, le nom des cafecrnes, celui des companies fol-
dees qui les 'c. unent les rues o ellss font fitues
et les -aon s des lieux d'.'i -.. e de chaque barail-
lon aiufi que ceux des dii;;. ns poles de la garde
jourtnaliere.
Chez Lottrin de Saint-Germain, imprimeur or-
dinaire de la ville rue Saint Andr des Arts,
ni 27. I volume petit in-I2. Prix i livre 4 fous
broche.
La France regnre par la plus j:fic re iar tiion de
l'impt. A Ncufchatel, et Paris, chez Meilleurs
Boffiange ct companies rue des Noyers, n0 33.
I vol. iii-go. Prix 3o fous broch.


AVIS DIVERS.


Cours de gographie en fJx leons.

eDiermin par le fotffirage d'un trs-grand nombre
de perf.mnnes qui ont anifdR aux fances parti ulieres
ou aux fiances publiques de fou course actuel, et
convaincu des avantages que l'on peut retirer de
l'rude du globe que le roi lui a conl oit pour
prparer ..s commenans la conniua iance de la
g'ographie toit pour en ret acer l'e.n mble l'ef-
prit des perfonnes qui l'ont perdu de vue M. Men-
c-elle ouvrira .chiz lui, un concourse de fi leons,
f il;i(.i s peour ce double objet. Il y donri'ra in
exp-rt gntral de la diqiofution ivfiqo u do rio b
terreflrt quant a la furiace ainfi quce 'es divisions
pouiiiques anciennes et modernes de la terre habi-
te en en. filfant connairre les rapports dce li'tua-
tion, d'intrt, les principles villes, &c


Ce course commencera le 1" fvrier, midi et
demi, e. ie coiinuinrai pareille here les 3 J.
8, et 12 d:.d mine mois.
Le prix eit de 24 lives, que l'on paiera en fc
faiiat infcrire d'avance chez l'auteur, r e de Seine,
no. 27.
Carte des Pays-Bas, en quatre feuilles, 4 livres,
mme adref.
-------

VV E NEMEN T.

L 2.6 au foir, entire 8 et 9, un marchand bou-
cher du fauxbourg S. Germain, tourmi..nt de la
paelionqui a fait paieor le nom de layel la poflrit,
tuppoif un engagement ;iau dehors rentre chcl lui
fans tre vu et fe cache fous le lit de fa chambre
coucher : fa femime ne le laiffe pas longtmnis dans
cette pnible pofture ; un marchan-bljoduicr liti
donnait la main : l'abtlece du mari enhar dit ks di
amans m ma.is la rage mdifcrette du jaloux le dui
un miurreure prcoce rend le bijoutier ciri ,,;
il veut s'affurer d'une entire olitude : le .:.'
de fa retraite, le frappe de trois coul:s de .
Les cris du bleff attirent les voifins qui arrd-. .
derniers efforts d'une vengeance prmature.
Nous nte hafarderons point un jugement for cette
afa.re. La jaloufie etl aveugle mais l'amourr ef
imprudent. On a conduit le bleflT dans fou lit et la
boucher au Chtelet d'aprgs le jugement de M. le
commiflaire Hubert, chez lequel il a d'abord t
conduit.



ASSEMBLEE NATIONAL.

Plri-dence de M. Target.

SEANCE DU SAMEDI 23 JANVIER AU MAIN.

La fiance eft ouverte par la lecture des procs-
verbaux.
M. Duport. Je fais la motion qu'il foit nomm
des commiffaires pour raiger un rglement,
r'tff-t de dterminer les ccnfui-r:s et les pe nes qui
pourraient erre infliges aux membres de l'Affem-
ble qui fe feraient oublis au point de lui man-
qu r de respect pour ledit rgiementt et;e rape-
port l'Affembie, et pour y cre dtibr par
elle.
Cette motion eft adopte l'unaimit.
M. le prfident announce qu'il a prfent la
sanction du roi le dcret concrnant l'ile de Core;
celui qui fixe le nouveau d'lai juflu'au I C' maars ,
pour la declaration des biens ec lfial:iques ; le
dcret de Saint-Quentin, et celui dre li iurifpru-
dence criminelle; il fic enruite lecture ['Al!en.-
ble d'une lettre de M. Albert de. Ri,mis, ainii
conue :
M. le prfident je reois avec la recannaiffance
la plus rei'pectueufe les affi races qie l'Affemble
national daigne me donner de fon effime ; je re-
garde comme une faveur n n moins pLrcieufe pour
moi, qu'elle veuille bien honorer du mnime fenti-
ment M. le marquis de CaRftIltt, M. le comte de
Bonneval, le commandant de Vi lafte, M. Gautier,
M. Broves, M. de Saint-Julien et M. Broquier.
Nous refpecrons les motifs qui ont dtermin
'augufle Affmble ne point voir de coupables,
quoiqu'il y et un dlit bien conflat ; convaincu
que la Patrie ne peut tre h-ureufe et libre que
lous l'empire des lois, le fentimenr des injures que
nous avons reues dj fi affaibli pa, les marques
d'eftime don't l'Affemb e national nous honor,
fera entirement effec iorfque nous auroi,. le bon-
heur de voir la tranquillil iniveiell-rlm.mnt rtablie.
Puiflions-nous tre les drniires victims da dtfor-
dre puife birntt arriver le jour o le citoyen
honn'e vivant heureux fous la fauvega.ide des lois,
le Peuple faura que pour tre v il doit leur obir, et o le t.nce reprenant fa
dignit, le meilleur des rois exrcera ians oppofi-
tion cette a' or;t, active confervatrice de tous 1. s
droits que 1rs dcrets de l'Affemble national,
organe des Franais, lui dcernent pour la com-
tune f licit.
Ce font l les vo=ux que le patriotife le ilus
pur nous itifpice ; mon intr~r pirfonni-l m'y ci
fait ajouter un : Que la igceffe du gouvernemcent
carte de nous les horreurs de la gurrre.
L'opinion exagre que l'on s'eft ifite de mes
services m'impofrait je le tfns trop une riche
que je ne pr,'rrais jamais 'em.hlir, mais fi le fl ii
dlevie',t inevitable puiri alors mon fang verli
jtL,'' a la d:.rnicre gouItr payer le cri- des bouti's
don't je fuis combli et que le f crifice de ma vie
foc aulfi utile la Patrie qu'il fera glorieux pour
moi.
Je fitis avec respect M. le prfident, votre
trs-humble. &c.
Sign, ALBERT DE PJOMS.


I











1 \e
Un membre. Je demand que cette letrre foit On impolait au quart les abb's, les prieurs .et
ifie.re dans Ic procts-verbal. les bneticiers ftmples, L'inegalit. etf venue de la
culture des fonds augments dans certaines pro-
Cette propofiton eRl rejete. ~)c s.
M. Golin au nom du comit de confitution D-is la feconde clafle tait les vchld les ca-
propofe le d:cret fuivant qui eft adopt. th :ales et les cures riches. Nous arrivions gra-
L'Affemb e national dcrete que le dpartement" di:ieleeii-t julqu' la hu;tieme claffe qui tait
de Touloufe eft divif en huit dfitricts, lavoir : conpolee des congr-ifles, des hopilaux, des bon-
Touloufe Muret, Rieux, Saint-Gaudens, Ville- ficiers et des collgialts de 3 ou 400 livres de
franche Rcvel, Cafel Sarazin et Grenade, fau' relne.
mettre lb tribunal du diflrict Beaumont de l1 n'y a pas de chambre ecclfiaftique qui n'ait
Lomarnge. montr les principles fur lefquels elle rpartifafit.
Lo abe ur d Je propose pour amendment, qu'on evera les
M. Laborde, in des fecrltaires, proclane pour diimcs nccflaires pour les cranciers du clerg et
nouveaux commnilaires de lajurifprudence crimi- les acts de bienfaifance ufite dans l'anccinne
nillc, MM. de Saint-Fargeau, Du)port, Dinolheau adminiflration du clerg.
et de la Rochcfoucault; et pour completter le
nombre nmpair nec t fire la dlibration, M de M. Anfon. Cet amendment n'eft pas nceffaire
Chabrolles ; le premier des fupplans eft admis le dcret en ordonnant que les dcimes des fix der-
comme commiffaire. niers mois feraient p yees, a tour prev, et ces
d:cimes iuffi ontc aux dpenfes du cierg.
M. Goffi au nom du comit de conffitution, dcu cle
propose un dcrct relatif la division du Bas- M. dc Cuflines. Je demand que l'article II du
Limofin, qui ci adopt en ces terms : Proet de decret foit fupprim.
L'Affeimble nationile dcrete que le dparte- Un, member. La portion congrue n'tant qu'une
ni-nt du Bari-Lmofin don't Tulles ell le chef-lie penfionilimenta're, on ne peut pas y affeoir une
efl divif en quatre diftricts favoir : Tu Ls im-oftion i il faut les dcharger de cette impo-
Brive, Ufcrch. et Ufel. fiction.


La division du dpartement de Rennes en districts
donned lieu des dbats alfer. longs.
MM. Lanjijinais P liein, Tregudoret et deux
dputs du clerg font eiitendus.
M. Cha lier. L'avis de la majo-it des dputs
de bra.a :ne, eft d'attacher Redon :i Rennes, la
Roche-Bernard Vannes,et Chteaubr liant Nantes.
La feule opposition eft p iTe de l'inti-rru-,tion du
chemin de la PRt he-Bernard par un bras de liviere ;
mais come la poiie y pafne, et que les relaLions
du commerce n'en font pas moins conlaiites ,je
demanded la pdiorit pour l'avis de la dputation de
Br:t.gna.
On va aux voix ; l'avis de la dputation d ; Bre-
tague obtiknt la pitorito et il eft aiofte ainfi :
L'A:kffemble national d'crere que la Roche-
Bernard et lks paroill's en, dipnd.ant s ie-rot idu
dpar:ement de Vainn s ; one Redon fera dans celui
de Rennes, et Chateaubn;lant dans celui de Nantcs.
M. Anfon fait au nom du comit des fiinices
un rapport, dans lequel il announce que le recent ur
de l'ancim-n ordre du cklrg expose qu'il prouve
des difficults pour e paiementi des fx derniers
mois des dciues ; pour obvier ces difficulties,
le comnitI propose un projetl de dcret.
M. Coffi Je demanded que dans les provinces,
coriniie 'i Prov:nc3, o les vingticmn-s fonr con-
f fot :xp;elf.im-enc decr , quer dans la r.part:tioii
de. li rg 's, ftr les biens eccnlsialtiques pour les
fix d. ri.i-rs mois de l'ann'-e i-8) il i. fait dif-
traction du montant des. viniti ines afin que les
ecCidfiuliq:iis ne fiiecnt pas impufes deux fo:s pour
I m nim oabier.
I. .e cu, de Soupes. Ta rdpartition des dcimes
fe fil.it did's la chi'mlre ly di ale eccldfiiitique ,
qu onI pet bien appelcr c lni're j',cte ct.inLm.hre
oif:t;fe chain ,c n'i'e 1-s evequ'.s et les chapitres
tai .nt im of s ien imaiife on r.-ifb!ait cr.nUl.unrient
aux curs le tablh'au de l'iiipofition ; les niembres
qui compofaii.nt cottre .lha.ibr-e .a int toiiours
choifis pir l'evqu.I- in; iiut e lsmanls les c'ontribua-
bl s aient eu part leur Oiection i je propole en
co:ifdque uce que fur ls qitranccs ds dcimes des
bdlii-'rs pour l'anne entiere 17g9 il leur fera
t. nu compete de l'excdent de leur paiimcent, fur la
rpartition des impts de 1790.
M. MIougin de Roquefort. J di:manide que 1-s d-
librations prifLs par le ci-d.vant cilerg: de France,
portan:, filfp.nfon des pai, mniis vis vs de tes
creaciers demurent lvoiijs et q'u'il foi tenu.
d' n acquitter !es rentes jucqu' ce qqu'il en foit
auttreme .t ordonin.
M, l'abb de Mo:nteficiou. intrt d2s renters
du f:eu clerg doit les faire diltiiguer des crean-
ciers de '1'.tar ils n'ont pas fa t t ravaillkr leur
argent, ils n'ont pas profit des inalhlurs de l'letat,
et 1 ur inttrt frait coiunromis, fi le dcret pro-
pole tn'ci pas adopted.
Le clerg fralfit quelques acres de bienfainfince.
,* ~ I 1! 3 .. I ...._ .. %


Plufieurs membres curs congruiftes, rclam'nt
centre cet amnildemient dj rejet par un id cr t
air rieur. ils vi ulen payer 1 impii come citoyenis
ct'etre li:ibles aux Ailembles nationals.
M. Graing;,tr propofe un autre amendment, mais
l queflion pralable fit admife ils font tous re-
jettes.
Le project donn par le comit eft mis aux voix,
et dcrte en ces terms :
Sur les reprfentations qui ont t faites l'Af-
fmiiile natioiale par le r. cuvcur pgnral charge
ci-devant du recouvremient des dcimes et autres
iimpifitions du clerg de France, qu'un grand iomnbre
d'ecclefiafliqu.s te lefile au pavement des fix dcr-
niers mois de leurs dcines de l'anne 178) fur
le ondemen! qui'is oint com ris pour les fix derniee s
lmis de la.'.i-.e annre dans les rls de iipplemcint
des im;ofitions ordinaires, en vertu du dcret dut
26 P-preimbre dernier et des dcret fubiqu.ens,
,'Affemble national voulant fire ceffer routes
difficulties 1 cet gard, a dcrt et dcrete ce
qui fuit :
Art. I". Les contribuables aux dcimes pour
l'ani 1789 les acquitteront en entier entire les
mains des receveurs des dcimes.
II. Les collecteurs ou autres prpofs la pr--
ception des impofitions ordinaires de 1789, ieront
tenus de recev:ir p-ur comptmnt les quit~aic,-s des
tuiiirmes payves par les contribuables aux d pour Li moiti defdites dcimes de l'anne .8,.
III. Si e iintanut de la moiti des dcimes dle
1789 exceda.t le montanit de l'impofitioil ordinaiie
dfs fix der.nirs mois de ladt ne ane ls quir-
tances de' ci tte mnoii defdites dcimes nie front
r, cus que jufqu' concurrence dudit montant de
l'ii.polition.
M. Al.,fm. Les affignas fur les immeubles doma-
ninix et eccllianiques commencent tre de-
Smanids ; c'elt fur leur fuccs, fr le crd t tout
necif, et qui peut devenir fi important pour la
1-rance que repolent dans le moment le service de
1 anne 1790, le pavement des crpanciers de l'Erat,
et la cofiitution elle-mme, don't l'difice fGrait
birrl fi les finances prouva'cnt une grande cre-
coilfe ; il eff delircr qiiiune des premieres op-
rarions des ailemibles de d artement, foit d'afficher
des vwnt: s des domaineis d, la couronne et de ceux
dc s domaiin.s eccl-fii-iques qu'elles regarderont
c( mmin devant trr alines les premiers. () ivous
a .plni des immeubles d s rguliers fitus dans l.-s
Si 'es, et on n'a donne aucune fuite cette ide
tu I qon doive ere le fort de cette proposition,
il et infitant de la dircuter ; et pour y parvenir
pro nptement il Faut que le comit des doma nes
et le comit ecclifiaiique vous remettent inceffam-
ment le refltat des travaux qu'ils ont Lans doute
pr pars d'aprs Ls dcrets du mois de dcembre
dernier.
M. Atonn propose enfuite un project de dcret.
M. Dupori. Je demand l'impreflion et la difiri-
bution des rapports du comit des finances et de
celui des doma nes avant qu'ils foient dilcuts.


L.es piiolions alimenraire', o P5 lives le porraintit a
60 mille lives eiles fout fuirpenduss. Il y a encore Cet amendment eff adopt, et l'Airemble rend
40 mille livres deflines l'ennreieen de ce qui refte le dicret fuiant :
d..i fiires et 178 ,, ils fir.nt cnr-edre' leurs r- L'Affemble national a dcrt et dcrete qu'
cLi.IIJ os, Ct la c;La'; accord 8co liv.. chlictn: l'avenir le jeudi de chaque femaine fera confacr a
cet objet ct ffpcendii, i" vols ne decret.,. pas le entendre le rfultat des trav.ux du comit des
paimcn- des dccimes ne 1; '.ies com.n.ntit pour- doii.ainiies et du comit ecclftialique i que ces deux
voir auix acts de bi.-faiifiance ? comitis prf.nt-ronr le: moyens les p'us prompts
Chez, les anciens, les paroles dcs a;,iljfans avaient d'oxe uter les dcrets des 19 et i i decembre 1789,
quelque choice de tacr,. Sans donci ii y avait fanct onns par le roi, concernant la vente des
parmi n us ds nabts i nous t lommes des hom des Iio diiains de la c muronne et des domains ec l
m.1is li l'oi examine la facilit que rnous avions de I fiaffi mes que jeudli iprchain iiun et 'I anre comit
ri-clamier l'excut'on des principles, on verra que pi' t--rcront un tableau tant des domaines de la
11nou avons paya nomtre triliut. Ct liioinne qui peuvent tre mis en vente ds i
Nui:s ne faiuoni porcer l'inipoition. qu.e fur l'cxc- prent que de ceux des domaines ecclfialiqu, es
dentl de c.-lu i i travai lait le moins. Nu avios avons' qu poirront tre alins auffitt que les affemblees
divife les ccclelalliques en huit claffes. de dpartement front un activity ec que le comit I


fodal remettra galement fon travail fur le, t
auquil poronot erre racletes les droits ou n
d as an domai-e de la couronne et ceux jis ,it
domaines ecclfiailiquiis et que les rapports i ,1
par les comits feront inmpFimns et diftribus ava n
la fance dans laquelle ils devront tre faits.
M. Anfon propofe un autre project de dcret do
'Affemble ordonne Plimpreflion et la diftribuiin
avant la fiance de jeudi, pour y tre diliut. ,
On lit l'adreffe fuivante :
A nofeigneurs les dputs de l'Aljfmrle n d!tiojzale,
Noffeigneurs, le patriotifine don't vous aave
donn l'exemple,, et qui.anime dans ce nnienl
tous les Franais, a aufli embrai nos coeus. N
voulons come les autres citoyens, facriti.:r .
Patrie et lui payer le tribute de notre amour Sellr
nous guririons fes places fi nos moyens eg.il1i
nos defirs ; mais la plupart d'entre nous petu fvi.
ris des biens de la fortune, nous ne pouvons voJus
offrir qu'une faible reffource de 8oo liv.
Cette foimme devait tre accorde nos plaifis.
mais en elt-il un plus doux que celui de fervir foi
pays ? Elle ne changera donc pas de, dellhatioi,
C'eft avec joie que nous la remettons entire Vis
ma ;s pour erre par vous dpole, en notre.nom
fur l'autel de la Patrie.
Ui) jour peut-tre, fi nous pouvons a.quirir
ail. de veltus ert de lumieres in iur n. ,vu lui .
f. rins des offrandes plus prcieut! s ct p!s ii,,.-
d'e lec : c'clt le plus ardent de nos \au i. I r, .,
ci niant de nos travaux. En ,itteid.iiir iir.ii% i,a ni
efpeier qu'elle fourira au facrifi:e qiiu nous lui
failous aujourd'hui, et qu'elle nri, n i pas liii.
qudqiie fatisl'actioin es plus jeu!ns de f eiiaus
s'intereffer fon bonheur.
F1h qui d t, plus que nous d-:ir.-r de la vir
florifante L epoque oG n us .. ri .'r,:.m ins l
ironde, fra celle de fa piofpere et J.-: Il o |e
Elle vous len fera redevable, voiu Nill.i.-Ieurs
et a'i mm'narque ador que vous ive' .iprille vu;. .
mnms le r-eflurtaurer de la lilert il;.le. I j
jette 'es f:ondemeni et vous en .5il,:v,-., l'cilii.,
... par d-s i.mains fi habil.-s, il :iii r. ,
1fels. l'uile ce roi chier y av., ii i l iii i,,
lho)m'ge's libres de la Nation 'a [I ii:.b c i "[
p us lova l.' l'ivUn v< rs Puill.i :,- 'u l.,, r-t.ir, .'
au11 v ies;'-n i. l-s I il i v :1>iin 4i liIi.'i
d.i \ trniiia, de la gloire qiic *.'.. ii i:, It :' :
ct d. lat reconnaifiuce de vo.s h iiL us\ ii ii".
toyeins I
Nous fomnies avec le plus :.rI.lniid ri:pect,
Noflieirieuirs, vos trs humbles c titn obfalns 'l,
ferviceurs. Les coliers du coli,, it'i. a ', .
Certe adrefle fera mentionnee huniiablmirniii -
procs-verbal.
l'Alf.mi.il e fe fcpare en bureau J tr.i, lir .l u
pour iiommeri le coinuire dc la liquLdJ ,ii n ,I% la dctrel
puolique, le comit des rapports E- i ..on ,cil
charge dte petccvoi d s me.mbrei: d I .ilii .,"
les ommes pcroelleos qu'is fe pCtli 'i puoenld- IonnIi "
aux pauviCes de Paris.,
La fence eft levee.

SEANCE DU SAMEDI 23 JANVE AU OIR.


Un metnbrte observe qu'il s'efl ':ve ,ns quelqus "1f
endroit s Ucs e.tt iCti le lut f exemIl'i..ii J Ik.i ra i,
de yens d. ggirrc encore prten. u- p.i quuj.Vi ,j ,
dtiintis privilegie!s tant on a de piiic 1ji. 7
barratiur des vieilles habitudes qui intent noih .'
int.:ret !
11 propose un d ret qui efl adopted en ei
ttlei s : .
L'Aflemble national ayant, p.i l"s l'rec.d!ji iu
dcret,, ordonne l'gale rpartiri'Uii di touutrei .
charges publiques dclare que t.-.u. iiiio ,iii .
exception q, elcoinque, font et doivent eui ,
au logement de gens de guerre, ) ltli'li -1q,1"" .
t pourvu un novel orire de -i..I.
M. l'abb Maury monte la tribuiie poi I '
le rapport de l'affaire de M iareiille.
UItL foule d mein-mbres te event po'iir dInii.
que le preidcrit ptoniocea M. .hi .l.0il'otl"
lure ordonnie par le dciet. .
Crtte demanded, prMcefte au iili';il dis i "
ct droit, ne fit q' ai'.ient-r i e c nii n i.'l 1.
tu infant le burean :i pi-ident p .:t d i, ct
efl entour des dult-.s qu Le pl.tiipiie ive
extreme vJvair que le prlid-.nt a ccie IC1
voirs, en n'excutant pas le dciei.
On remrarque au milieu de cette cii.t
M. l'abbi i M.iury, d'nbo-d paraili.iiit dt.i'tl
puis ramenant le fourire ironiqi.e fui l -1'
itanti quielques gefleh; de badin; pIu" en.iil
daiit lui niime par l'organe dide L-av.i
lecture lui foit faiie de fon dcret. l
SUno parties de la fall rclame qu'il 1iit
l'ordre du jour. -
L'Affemble decide qu'il fera fait I crt' i
cret de censure contre M. l'abbe Miiaty.i
Ls tribiunes applaudiffent.)
Enfin la lecture du dcret fe t.it', mifi
fordre permit peine de l'eiiten';ii. '
La lecture fera menitionne fur te ptc. .V'
( La f ite d.< ti 1