Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
This item is presumed to be in the public domain. The University of Florida George A. Smathers Libraries respect the intellectual property rights of others and do not claim any copyright interest in this item. Users of this work have responsibility for determining copyright status prior to reusing, publishing or reproducing this item for purposes other than what is allowed by fair use or other copyright exemptions. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions may require permission of the copyright holder. The Smathers Libraries would like to learn more about this item and invite individuals or organizations to contact Digital Services (UFDC@uflib.ufl.edu) with any additional information they can provide.
Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

Related Items

Succeeded by:
Moniteur universel

Full Text








GAZETTE NATIaOIL, AIou LE MONITEUR UNIVERSAL


N" M ARD I 16 JANVIEK 1790.


POLITIQ U E.
TURQUIE.
T U R QOU I E.


L fiiplpm.nt de la gazette de Vienne, du 2
rend comnpt. d'une aflT re qui a eu lieu
S, et 24 dcmilre pres de la rivi re de lina,
SIdetachflmiieit rlcA vouiilait pafler poir fe
:n Swiniia. On a enmpi,.he Is Turc, d'ex-
C Lu t dl' inl, t ils ont ct obligs de fe re-
tirht aveC eite.
R U S SI E.

L'imprarie fuivant dE s lettres de V,.nne, du
-'aer a :i adonn que le regniient de Cathari-
nfznla\C-ira l.aiers fera dformais app-ile regnimint du
Sit Pi arc in. Ccte fouveraine a adreffe au
.'i ': Cd xl-Cobourg ime lettre trs-gracieufe
n-is la I le elle lui marque la laristaction oe l,
victoire ritm' ort. nMaitinel e lur le RcynIliKk.
S c. i. a joihlt a la favcur d c,:tte kLtn'e un- epe,
enrichic dr brllins, eflimee 360oo roubles.
ALLE MAG N E.

De V/ienine, lc 4 janvier.

T a fantc de l'empereur commence fe rtablir en-
core. (. oiont i (aurat'imh les alfarts qui Iem,cheni
de 1 iintrr O.n publlIic. Le pr nlc- de Kaunic,. eirauii
Xr.ms ie flo nidilpoli.ion, c il a repair au confeil
coimme a l'oriiina ru.
Te prince Ferdinand de Wirtemberg a quirr le
co'i.uiitl ment de li brigale en fav.ur du geitral
Tuirclhd:iin; il te arrive dce Semilini en cette capital :
un cl ev le opiiiatre la tellenclit maigri, qu'ou a eu
de la pine i l reconnactre la our.
Du 8, Par un refcrijt du 18, dcembre, l'empe-
teu u a aliur ks coin tLar de Holigrie qu'il convo-
qucrait ks Etlu s ,c ce royaime aulliti que la paix
l .a rtabliu.
L,'hiver clt ex raordinairem'nnt doux. Pendant tout
le mois deL decembre, Ic tnirmnomtre de Beaumur
n'e't d& cendii a dux on t ois degis au-delious de
zro que i|pendanit qu.1lqui jours.


1;a s le coui.s d l'an c derni'ere, le no::,br dE-s
m:iriags dasb Cette vil e e- l.s fau;,bougs set i' va.:
1,009; celus d. b peimes a 9,819, don't 5,/97
gasion. et 4,712. fillks e: celui dls morts 1t,2-01o
dunt 3,(.47 honmmies z,89 It:mmes > ,46 garons,
et 5,62. files. La ptti.e-vrole a eniev 356 mdl
vidus ila fivre putride, 889 ; et l'apoplexic, 628.

De JIumboee rg, le 6 janvier.
L'anne derniere, on a compt dans cett* vil'e
9s5 m:iriaes, .,641 baptimes et 3,162. morts.
C:n apprend du li.-.hi i qu'on y level quarante
fi. batalloii s d'iiifaiteii e leg.re.
De Francfort lc 14 janvier.
.e prince dvque de Ratisbonne et reaingue eft
moi le 31 dcembre aUdis,.oiiner dauis la y i" annie
de fou ige.
l'eliperenir a lev6 M. le comte de Bi t/.enh.im
L la c;di.it de prince Clu S. mnpii''.
Le minitide de li'lcrtuir uPail.ii la dicte a r,~i's
aux ar'tres ininitilres un illn oirm:i' concerna'nlt I s non-
citures en A,lema ne. iOn nvance danscctre piece ,
lie la dcilioii dle la conte(t.ton relative c sta-
bliilenens n'apparrient nullem.et a la dicte m qu'el le
tait d:i nmune tre arrang.'e l'amiiablc i que les
htat c de inip)ir, et1 Itlutoiut les [rats tempo els ,
ne pourraienti pas voir avw.c iin: ff'ircence que leusrs
d'oit,; coiiceinant les chliLs ecclfif.iiques fuifen'c
limits par la. plurality des vix ou qu'on eur pref[
e'ivit n ce lu, r de nouvelles loisi et oue fi, coitre
oiiite attente, la dlite adoptait des principcs con-
traircs, et qiu'tl, vouldtpr:ndle un arrte uii pouir-
nlItmorter a te rit aux conventions que l'.l:ctcunr
a ai.tes avec le S. Siege, S. A. E. fuivrait i'xemple
d<,la iri.ifon d' iitriche, et tablirait djs Cvches
particuliuis da,:s f s Ft.ts.

Ext"rait d'une lettre de Cob',e'lte, tdu r janvier.

1 pafi "fr q'oucmm' nt par c ttc vill, des couriers
qui vot cI T'cen s lImou, e\ de Bonn T'rave
le nc'tiir ttai; p."rteui' des difpofitions relatives
"li iinte que [,. A., ,les .'rini{l:mes gouve r i (
eieix ont tabli pour ger r troviionnc lemcntles
d"iies le l'ad'ilmni at'on d:s P.,ys-las le confeil
ple goi veme malt lt I t coa par ord:e de l' .m
lruur, ut les .-i,-.,H.,' c.:. n'ayantpas encore permits


le r tablifftmcnt d~s coi:ei s'collatraux finr l'ancien
pil d. Cette junn.e fle trouvecompol9 e de quatre con- G E.
leiiLcrs-alfienufrs : M. de Kulbeig, pour les atlaiies
du confeil-pr ve ; M. de Limpeon,, pour les aaini's Let:' du. prince-vtyue de Liege au ro de Prufe.
de caiie ; M. le ba on de F ultz, pour s affair, s de
i.ianc, et M. de ltrg l'ain, pour cells de la cham- c Sire, permettez que je tmoigne Votre Ma-
bre des competes. Il y a de plus trois fecrtaires et jeftl mes trs-hunbles reiiercimens pour les rrar-
quelques officiaux f(ibalternes. 'T'ous ks autres fup- ques cie fa jult: ce et de fa magnanimit qu'elle a
p6ts de l'ancien coi feil du government ont et i daigne me'faire parvenir par fa gracieufe lettre du
m s la penii n, aiui qu'un grand nombre d'cill- november par iaqu;Al; eilc m'a fait la grace de
ciers de ju.fice et tous es nouveaux profeLu.s lme di e quell avait rfilu de fire l'excuti n
de l'univcriite. La nouvelle junnie eii prlidee ad Plenicre de larrt que la chambre impriale de
inteimr par M. de Crumnipen le cad t, faifant en Wetzlar a fait emaner au fuiet des troubles de mon
mernie teniis fes anci::lens functions de fecrtaire- pays.
d etat et de guerre. Des fentimens fi conformes la jufice et la
1outes les affairs front traites dans la forme grandeur d'amede Votre Majefi et aon zele pauo-
et d'aprs les initrucuions pretirir-s par Ch..rs tique pour le maintien de la conflitution et le fou-
Quint. Toutes 1 s confultes fLront a.reffees aux tien des princes de. l'Empire opprims me don-
gouvern.urs-gneiaux et decretes par L. A. R., le naieit une pleine confiance d'en reilet.ir inconti-
tout en coniormit des anciennes charges des pro- nent les benins effects mais les infinuations doulou-
vinces Belgiques, er nommnment la joyeufc entree .. leuf-s et fauties des infurgens, d'une rfiftance
( Ce jeu diplomatique ne peut phus con.erver en oppofer aux troupes des trois frniflimes princes
Lutope une vraie dgnite). directeurs de la part de mes fujets quoique la
Spiincipale et a pi. s granide parue me reite atta-


L'1' A L 1 E.


De F1lorec'nce lC 6 dceinblre,


che, ont empeIh le minifre de votre majefti
d'agir en tour de concert avec le. minifires des
deux autres frnidimes princes co-directeurs. "


s cir i s o a a i i Cette conduire, fire, m'alarme, et mes bons et
vDeux lettribnaxes circair s onL t adrls aux de efidtls fujrts : touch efipoir de retour vers l'ordre
vers tribunia.x d. l'l. at. L. premiere ett relative la trnquillit publique eit perd ins refforce,
la loi des funer.aills ui a t rendue le 13 aott 1 .; voe ai uie me prte une main potec-
fi votMe majue ne me prte une main potec-
d..rnier; elle en ordonne l'excution dans coute 1ht ko j ne e u
deranier elle en orde fr l'xobftvance alartice l trice. J'ofe l'implorer. avec les plus vives instances
Td cane loi e, leiniefui ob lrvancpe ne l'arte e la conjure en mon nomn et celui de mon bon Peu-
d- cette loi lquel a rduic la pui-pe funebre l, de'nee pas abandonner.
l.i pr.ei.cc u'un cur et de quctques I'rerss de la ee
cha;it, Ifus aucun appireil de fLuaiioeux et de Je ne puis, fir.-, vous cacher notre trop malheu-
chants lugubres. La leconde circula:re recomiman :e rcule u situation : ma capi ale eft la merci de quel-
aux magittraLs de fire oblerve une autre lci qoi ui ques fditi'.iux, qui tienne-nt tous les honntes ci-
prr'crit de tenir tous les iIurs dcousvert s torysns fous le youg, dans ls craintes et les vexa-
iinagcs et les reliques, et ae n plus foiuffir ces -idins s ils fe font arrogs mon autorit, le droit
voles, tes rideaux myftriiux qui, ne le lev lant et e c< mmandemient des a'mes, et ont tabli un
que ce;taiis )ouis enuret.=naient la tupertlitiion du corps de troupes la folded de ma capital i je
Peuple toute 'ainne. il e't p.r.-nis de fiubl'ituer ne peux in i-mime entrer dans mon pays : j'ai
ces lamb aux poundoeux ou ces envelopp.s myfti-" d'l abandonner pour n' etre pai contraint d'accorder
ques, des v-rres, des glaces, dts cryltaux, l u- d. s chores de la plus haute importance par leurs
t ni i,. ,T- I1 C i o,,i- n r le, o *a yC r o ,a t r r ,, < suites.


o nt Lopier e -x> ga ts.
font honieur 'aux a ts. Maintenant que les troupes de votre nj 1-il
ont t reues plans 'a moindre rfifaiace qu'il
E S A ( E. nie ftit intiminemint permits d'implorer fa h.iaut
protection pour faccom'plifiemin-t parfait du dcc.i r
De Malrid le 24 dcembre. ultrieur de Wetzlar, en date da 4 dce ce oais,
inh.-fif du premi'.:r, aiurant votre in il. 0. qu''alis
Le dcret de l'inquiition qui frappe les crits je me prterai apporter, feon votre coOi': ,
pubiis en faveur de la liberate civil et re!igi7ife, tire toutes les facilits raifonnables et prop"'..: :c
s'execute avec plus de rigue ir que de fuiccs. Un oprer line conciliation pleine' et enicr.; d'e:
pamphlet libre et profcrit fa vend dit-on Fort efpris'.
cher a Madrid. Ce genre de commerce eit auili j 'ign COlSTANTIN-FRANOIls cv'que et prince
lucratif qu'il cil dangeeux. Les id,-e de juitice et de Lice.
dia liberty fe font prefque toujours intr:odJites par
la voice de la contrebande : ec coinimie ls aouanes
fe fe font jamais bien trouves de la iriguur de Lettre du ro dc Pr/e I'vqu et prncc dc
l.urs lois pena:es peur-tre le tribunal dont nous Lg
pail-ns fe refic-nria-t-i b.en ot des lit-s de fa f- ofir vqce de Li
verit.... La prolcription des i:erfonnes peut reuf- Monfieur l'vque et prince de Lige, jai trs-
lir que!quefois 1-s gens tiles mureint lcouvet bien ru la l.coi.e letrr que vous m'avez ecrite,
la fine, mais les lives ne nmenlrelt poin. Les e' dat. du o1 dcembre, et par laquelle vou mi'avez
p. nies fores, ls fent m nus gire:ux qu',n boin lrequis d fa-re cxcutcr plemieren ent, dans I eveche
ouvrage renlerme arttndent ,>es homio-s nouve.ux: L e s ux d eI s d la chambrie imperiale,
c'et une femence- enfevele focus d.:s tit.s, et qui du 17 aot ut dui 4 d.embre, en coiiquencr de la
i co:m ,thii., a reflie pou' ce r off t aux tro:s princes
n'attend pour (e reproduirc qu'un prt:ena- t rege- (^o l;m lol) a ^ V. t aux. trois pnnces
'areid poir le reprodire q'un prnts rege- directeurs du cercle de Vefipha.ie, dot 'en fu.s un
neateur. .. ..... i:, A i '. ,a ,


PA Y S-BAS.

De Grnd, le iz janvier.


La petite ville de Renai, petrie du mme
zele cq ,aniie routes 1 s proving :es Belgiques., vient
d'offui aux Etats 1oo hommes de cavalere, %tqui-
p-s et armes fs rais. Ce don patri rtique a et
accepted par les Eatrs avec la plus vive econlna1 I
fance.
La garnifon de Gand s'efl mife en march le 8
au mrittin pour aller renforcer le corps d'arm-ie
lous les ordre de M. Van der lMeerich, qui s'cft
r tir Nariur et dans les environs. Ce gnral
y attend les r n'ortn qu'on ili envoie de tous cts.
Le 6 e!t arrive une compagnied'Anvers huit autres
companies v nant de Louvain, de M'iines, &c.
font en march.
Suivant lIs dernieres nouvelles d'Anvers, la gar-
nifon d:i chtc'u nie parat pas difpofe fe r tire-.
L, conniandant p,'en ndem c ds imetiicrs pour
vivre en bond, in':eliig'nce av-c les habitins. 11 a
remis au coimit les archives d..s Etais qui t.iient
en dpt dans la citad -le. Ce f nt tous les jours
des dfir'i-ncs cr-cieiif s des prl'venances r'cipro-
que ... E t puis de teims en tirns la ganifoin fort,
f range en ba'alle et reintre aprs En avoir
imipof a par une parade l l "iirte.. L. e genie de
a guecrre civil ne s'eind .t point par touts ces
gr ntilltltus.


en ma quality e deduc de i leves, J ai ciff.re d.1 re-
pondre cette let:re jurqu' ce que j'aie eu le
temis 'e prendre ,es i,.fornarionr, nc ff'res de
la vritable situation des alfaires du pays de
Lie go.
loge.
Je me voas oblig de dire main:enant votre
alteffl que j ie neme trouve pas encore da,;s le
cas de pouvoir fire executor toute l'tetndue des
flifdits dcrers d. la cham-bre impiiale, qui por-
Stent en l'iiflance de rtabl-r tout l' tat de l'vechi
dc Lige, tel q 'il a oct avant la revolution de
dpofer les maniitra:s int us de rtablir I s an-
ciens magiltratl, et de fire arrter, rechercher et
punir 1-s fauieurs d.s troubles.
Quoique je n'ipnoraffe pas d'abord la difficult
d'excutLr .ctte conimiifon, j'ai pourrant rpondu
la premiere rquifition, de votre alteffe par ma
lett e du z novembre que je ferais marcher un
corps de troupes fois l.:s ordres de mon lietite-
nant-gnral de ochlieffcn pour rtablir la trali-
quillit et le bon ordre dans l'vch de Lige j
mais que je m'attendais auffi de la part de vorrc
alt Ife, qu'elle voudniit, de fon co r appor et
toutes les tacili,s raifonnables et propres op,.r
une conciliation entiere des 'fp'rits, et des arran-
gemens conforms au ver table bien du pays et
a jeter la bife d'uin ouverne rent juRle et perma-
nent et prve ir des extrmits qui 'pourraient
rendru e e jour des troupes tran.eres trop long
et trop onreuau aux halitims, et lailfer un germa
de mecontetenteent dans le pays.


i


1













C'eit dans cetto filppofititn trs-jotc., que mon
gnral de Scl.elten me1;a en l(fit te1111 Cois du
5,0o0 hommes d'infanterie du double pi.s fort
que n'efl le contingent des princes mes co-direc-
teurs, d-s bord' du Wezer et du Rhin jufqii' ceux
de la Meure d.ts la plus mauvaif laifon avec
autant de frais que de pines.
Ce gnral s'apperut bientt qu'avec le corps
de troupes qu'il avait fous fes ordres-, il ne pour-
rait pas force un pays qui eft habit par une
nation galement nombreufj fiere et toute arme j
et don: une grande parties tait dej fort difpofee
s'unir avec les Brabanons qui etaient des-lors
focus les armes, et qui rclamaient l'afociation de
ce People, fur quoi j'ai des preuves ir,cufables
en main.
el] iiiii.
M. de Dohm, dlgu de ma part pour cette
conmmifli.n propofa donc aux coim-nifaires des
deux princes co directors, d'.dreffer un dcret
commun du directoire aux Etats de Lige, pour
leur intimer qu'on leur affurait l'amniftie s' Is pro-
mettaient tranquillir et obiffance, et fi les nou-
veaux magifrats quttaiont leurs employs ; oue,
dius ce cas le dir-croire du circle tnicherai:
d'tablir une rgence intriiniltique dans le pays,
et la conflitution de 1684, et qo ,n pourrait en-
fifte traiter pa fiblement fur l'arrangement des grief%
et des dilferens, et en particuliet fur ie re'ablif
cement de la conft:tution de 1684 qui rient !.
fort 1. coeur auix i.e-',is. Qielq .e modie rt
quelque analogue que f-u cette IropofitiCn elle fur
rejetee par les commiffaires des deux princes co-
direct urs qui infilrfeent avec une haut. ir peu
convenable envers mon gnral et mon comiliaire ,
fuir l'excution plnicre des dcrets de Wi-tzlar et
dela majority de leurs fuff. ages, ans avoir les moyens
de les fire valoir.
J'aurais pu ds-lors rappeler mes troup-s et
abanionner tiun commifllion atffi onerufe cr au;li
mal reconnue 3 mais co,.nme e pouvais prvoir que
cet abandon ne ferait qu'empirer la situation de
lvch de Lige e que l:s habians de ce pays ne
manqueraient pr-s ne piroit::r de l'occafion pour f
rendie indepnidans et p'rer ife ie.irer nim d-
l'empire Germanique, i'ai cru fervir et Tau er 1. s
vetriables intirts ae Y. A et ceux de votre cy-
chi, .n approuvant la march qie M. de Dhom: a
propofe :uix comniifaires des princes co-direcctSu:s,
comm -;la fe-ule qui f 'propre prvenir les in-
coiiveni-iis fufnenti ,nns, et mniger aux parties
intereffesle temins nceliaire pour le raviferet pour
s'accommoder entire eis.
C'eft par c s confid.rations tr-fuIprieures
mn avis, celle d('ne: julice rigoure-fe et d'une
convenience particuliere, et la dignity d: V. A. S.
que M. d- Dhom a i : LI ux Etats de Lig. uni
dcret conform fa l'ufiie pr,,olition pridant
que 1-s comtnii.riits de- princes -co-dire:teurs iLur
en adrefferent un trIs-fort qui leir enjoigi;:i t
d e e foumearrte ins ;Lfiirction au dc;ret de la
chambre impriale.
Les Etais de Lig- fre fonr fuir le champ fournis
dcret de mo1n co:nmiffat.re, et c'eft par ce moy n
que mes tioupes et cll, s dei mon co directerii
le duc de Juli'rs foit entrIs fans opposition
dans la ville t c '..dl.: dre Li.ge et oni irtabli
la trr iqnil,:e dis tc.t r pays cn lai t- clt cr
les trou-.les q 'i : fo..t :, .t.ii: en qutlques
endroits et oCcalloiis.
J, crois donc avoir mis execution, mes
fraix e'. rifques cete pitie d.es dcrer- et dc la
fint ulce de la ch.mb'e imiup iale qui en ctait
fuifc-ptible ; mais je ne mn;. cr;iis p.s oblig par les
conIlie.utions de l'Empire, qudq:u.s facrees qu'cl.s
me fCient d'ailleurs de faire des efforts encore
plus confid.rables pour excuterr forces armes
er redoublees cette autre p.rie des dcrets de
Wetz'ar ,qui y ont dt rononcs sans connaif-
fance de circonitauncs licales et que je le fiell
principalement pour fiisflire aux f rr;ules de ce
t-ribunal fuprime d'.ilktur' crs-confidrre ar moi,
atnfi qu'aux voloint.-s de im s co-directei:rs et
la roideur de votre al ifc fr. nillhie pen.aiit
qu'elle peut pa venr r ton but d'une raniere
plus facile et plus fiire par la voie que je lui ai
trace.
Votre alteffe a r plhfieurs fois et inftamment
invite par mon conimn-iliire, et pr les Etats de
Lige de revenir d-.ns fon pays pour y travailler
la pacification eil. peut s'y rendre encore et
jouir de ioutre la f.rcet perfoinelle et du refpect
qui eit d fes qualit:s tant par la f..- i!i..r,
volo:taire de lfs lutts, que fous l'aitllince d
mes troup.es et il nie fetbl qe e V. A. devrait
le fire Lic-cnre, fan:s hc'fer er fans dflai ultrieur,
pour muviir une fois la vsoie de la conc liation, fi
nclffalire dants certe affliree, et pour profier de la
mediation du directoire.

Elle ferait mme bi-en mon av;s de requd-
rit et de trcher d'engager les prices co direc-
teiur enter dans la proposition q'"' able qn-u
je lais da.-ss' Ic i meilleures intentions p ur r rocu-
r'r la tranquiilitC et la pair tout Coni t:h.. |
pue ooepour ter efft't V. de neuiive:'ii A., qu'elle
r,.touine fans dilai Li'ge, qu'cle accepted la fo0- i


1oq

minotion de tes fujc s don't tlle cf tnmconre re et la
d- iiilioii ds ninouv..auix niagiitrais qu'elle t,,blii e
pr un rr.nirgemn nt vo:onra re av c ls nmimesi
ictais de L.itge, ,t f us la mediation du dircc-
rOire du cercie, une rgence interimitiqule et
qu'elle travai!ie entiicr tranquil eri nt avec lks
n ei s Etats de Lige et fous mi-d aiion cuidit
ctliicroire du cercle un accommo.iement ge-
nzral des diffrinds qui ;ubliftent dans l'evche ,
et a une nouvel.. colih.,tion q ,i puife runir
les vritablks interts ou prince et de la Nation,
et leur fuffrage et cont letement common, et en
r na:it pour bfe autant que i ofl;ble, la ,onilitu-
t:on de 1684, qui fait, comme je l'ai d..j dit, le
foTuhtii de la Nation Lirgeoife, et parait trs-
propre concilier les intrts de toutes les pai-
ries, peut tre avec des modifications don't je ne
pritCends pas tre le juge mais pour lkfquelles je
pourrai tre un mdiateur impartial.
Il me femble que la march que je propose
vorce alteffe efi fi conform la juffice a l'cquitr
naturelle, aux circonflances actutlles du teins et de
touted la contedacion ainfi qu'aux vritables intrts
et a la trnquillit de V. A. et de tout'le pays,
qu'elle ne devrait pas balancer un moment de l'ac-
c' peter, et qu'elle d-vrait p'utt me (avoir quel.
que gr de lui avoir procur des moyens firs et
honor;iles de rentrer dans fon pays et de fe
rcoi.cliter avec t.us Tes fujets, et d'effacer par-l,
en m enme teams, l'iiipreffion fitiltie qui ne manque-
rait pas de retlbr, fi elle continuait rvoq 'er et
conbaire un confentement qu'elle a'publque-
ment reconnu avoir donn de plein droit Tes fu-
jets, et ne vouloir jamais le conuefter fous aucun
prtexte.
Je me ties p'rfuad que fi V. A. veut choifir la
voie de la moderation et de la concilia.ion que je
lui propose elle parviendra au but falutare de
s'accom-noder avec les Etats de fon pays, fans facri-
finr des prrogatives effentielles et relles de fa prin-
cipaute.
Mais fi elle infifie inv:riablement Cir l'excution
p'niere et littrile des dcrets dCW .'te-':- je ne
puis qu'ibandonner cette be'ogne d'au.tres qui
1Ptuvent y trouver plus de facility que moi et ,
dans ce cas il ne me r-Ate d'autre part prendre
que de rappeler mes troupes de la principaiut-
de Lige et de re-nocer toute cette con-
mi'lfion ; I ,!licateffe de mes principles ce me
permetrant pas de me prvaloir de la polfcifion
actu. ile' d'n pays que j'ai occupy non par
la force mais par compofition er foumilfion vo-
lontaire des ha'itans. S'il en rfuilte enfuite par
des cas pofilb'Ue et mme affez probables, du mal-
heur pour V. A. fi elle et l'Empire venainnt
rdre un pavs ; ifi important, touted la relponfa-
bi'it en r~f!t-rait V. A., la chambre imp-
ri.l etaux p;inc.s co-direct(urs du circle de Weft-
pla!ie, pour avoir choifi des mefuores trop fortes
et impraticables. Je f-rais mrne veng, quoique
imon regret, .par c;s fortes d'vnemens de c s
critiques pre'-p t-s qu_ l'on a portes que'que part
contre mes procds dans cette affaire, et qui n'ont
Ipas laiff de m'affecter.
Je crois avoir fatisfait pleinement, et au-t1l de
meLs ibligatioins mes devoirs de 1I constitution
et du pai'.tfitime, en r'tabliffant V. A. dans la tran-
quille pofffefion de fa piincipaur, et en lui proru-
r'nt des mioynrs frs et honorable de la pacifier
entierement.
Je conjure encore une fois V. A. de profiter d,
ces offres que je lui fals en bon ami e t compatriot,
ct de me rendre la juftice de croire que je ferai
tour ce qui d pendra de moi pour lui prouver,
dans cette occasion important que je fuis avec
,les difofitions trs.-favorables pour fa perfonne,
et avec des niitime.ns trs-finceres, &c.
FR-DeRIC GUILLAUME.


F RANC E.

la ville de Sa'.imur en Anjou vient d'tre le thtre
d'une infuirretion don't les eff(ts ont t trs-mal--
heureux On attribue cette meute aux prtentions
des fermiers des crroits du tarif, qui cherchaient,
dit-on un prtext.i pour fire annuller leur bail,
fans te tenus aucuns ddommageme.ns. On rap-
porte quee e P-uple ameut fourdement, a deman-
d la f ppreflion aes droits. Ls. ofliciers munici-
aux ont fait procla.ner la loi martial, ce qui n'a
fait qu'irr ter les mutins qui ont incendi les bar-
ri-res et chaff les commit. Le rgiment de Rouf-
fillon et la garden national runis, font parvenu'
i.ii'l: le Peuple : cinq des plus (ditieux ont t
emnpifonnis i mais au lieu de s'apaifer, la fureur
a augme' t : on s'eft port en foule la prifon ;
on a jett de.s pierres .t mme tir des cou s d'e
fifil contre lis braves gens qui en dfendaient la
port. II faut que le Peuple de Saumur ait et
ex',ti a cette violence par quelque imoulfion per-
(li, c car jamais le Peup:e affembl n'a mdit de
cri'ne.
( Journal gnral de l'Orlanais.)


ADMINISTRATION.,

M I C I P ALITE P A i

Suite du plan de la municipalit.

C H A P I T R E V.

Du procureur de la commune et de fes fl',,'','

Art. I". 11 fera nomm dans !a forme evlliq[j
au titre des lections, un procureur de la
mune et deux fubllituts. '
']I. Le procureur et fCs fubfiiuts pour lit. Oii
fon dfiiut, front charges de dfendre les intrt'
et de fuivre les affairs de la commune.
Il1. Ils auroit fance toutes les affenmbles du
corps ou du confeil municipal et du conil- 'l
il, n'y auront point de voix dlibtativve mais.i
rapport ne fera fait avant que l'affaire ne leur'
t communique ; et nulle d.ibration ne *e
prife ftr les rapports, fans qu'ils aient ete entesidus

C H A P I T R E VI.

Des fecreaires garden des archives et des 'oimia,

Art. I". Il fera nomm par le confeil-ginl
de la commune, de la maniere explique ai! tlit
des lections, un fecrtaire-grtfier, et deux fecrd
taires- grefliers-adjoints de la municipalit et du co11..
feil-geniral.
II. Le fecrtaire-greffier et les adjoints, tiendront
la plume dans lks aflm-ibies du corps municipal ,di
conf.il et du confcil-gnral j ils en rdigerit
les p.ocs-verbaux, arrts et dlibrations ils n
figneront Ls e:,tr.its ou expditiois ; us v illi-,,,;
aux impreflions, affiches et envois ; ils delivrerhit
et contre-fignferont ks brevets t comminfilons don-
ncs par le coifeil-genial, par le corps municipal,
pa: 1 conliil ou par le ilnai e et ils efroii gl.ii:],,.
e enit tous auitres actes naturelement proprs
leurs functions. t
III. Il fera .alement nomm, par le confel-g.
nr.l, un gardedes achieves.
IV. Le nombre les qualits, fonctionst jp.
po'ntemens des commis ou employs dais -lesif-
frens bir-aiix, au fecrtariat et aux aJiliso,
front d. termins et fixs par des dlibrationspar-
ticulieres du conf(il-gpral, d'aprs les :eilci~iie
nmns qui front fouri.is par ks adminiitraneurs:, I
fecrtaires-greffiers ec le g.'rde des archives.

CHAP ITRE VII.

Du bureau de renvoi.

Art. I"'. Il feri t bli I l'htel-de-ville un briir,
de renvoi fous la direction de commil'iires choi-
fis dans le confil gInral, parmi les notables.
II. Tous les paqiets, requtes, places, mmoires,
concernant la municipalit ou la commune quin.
front pas airiff-s ou pr) freints directement au mliii
foil aux prfidens dles con eils, un d'-s busiiic.,
ou auxdiffreiis membres d: s ces bureau, ferointpt-
ts oi remis au bureau de renvoi.
III. Les commillaires fE:ront, tous les jours, a Ui
here convey nue louverture des paquets, et leren
voi de ce qui fera contenu ainfi que des iqu;i,
placeets etmmoires, qu. il apparti.ndra.
IV. Il fera tenu regiftre de ces paquets, requ&tes
places et mmoires et de leur renvoi.

CHA PIT RE V 'I I.

Du treforier gnral.

Art. I". La commune aura un ti il'eii--'"li'I
pour tes recettes et dpenfes.
II. Il fera nommi par le confeil-gnral, e.
maniere explique au titre des elections,
III. Il fournira un cantonnement, don't le monoi"1
fera rgls par le confeil-gnral.
IV. Son traitement et les fr.ii\ de bureau' l'"1
aufi rgl par le confeil gnral. .
'V. Il preniera, tous s les nis, c .nl.l ',"
nicipal, et plus f uvent fi le ci, i'Il 1k dilrii"i,
un bref tat de la situation d- l.i .,e il 1
nira au mme council, 'expiatioi ietl:"
anne un borarcnaau gnral .1-. I,;- r I: (C.''
dpeifs : et il prfentera anulil i.i ..l 111
cipal, dans les trois premi rs mr'i, A'' dI',"1'
flivante fes comp'es, appuye'. .l' pie e d
ties pour tre arrts, au p'us tai
meme annee.
VI. Ces comptes front im .imr s tr i
toyen actiF pourra en prendre ',iiiimnii0'.1'"l ,"
, que des pieces juftificarives *a :rl' ad. la .'l
[ fans dplacer et fans fraix.













VIL. Le conffeil gnral pourra en tout teams,
d emanider au trforier 'tat de la caiffe et teyrir ou
S vrifier fes comptes. D I


C I- A T E L E T D E P A R I S.

Cette nuit la finitinelle qui rait la porte du
rcffe criminal, a entendu des imouvemens dans 'ini-
.rie ur du greffe: elle a fur le champ appelle elle,
et is gens du corps-de-garde font monc~s. On a e,
yo chercher ceulx qii Iavaient les clefs et vrifi-
carionr fiite, on n'a trouive p rfo ne. A peine furent-
ils defcendus, que 4l fenrinelle qui tait en faction
i la porte de la chambrc-criminelle, a cria',xarmes.
Le, foldits et officers ant monits, on fit ouvrir 1.s
portes on ne trouva ri .. .Nanrnoins, pour s'afl-
rer des c.tafts du bruit donc on ne pouvait pas
d "iiter, puiLque deux perf ,'l'es l'avaient entendu,
on polta'trois hom.nes fasls lumiere dans l'intriur
d 'la piwce avec oidre de tomber lirtout ce
q t'ils appercevraient. Ceux-ci, peine cachs dans
c tte piece, entendirent frapper -ies coups de mar-
teau dans la prison du cote de !a i!e ; ils rappel-
lerent leurs camar'ades, qui, tous remonts- a bas
bruitt, entendirent diftinctenent les mmes coups.
Oi defc.nd c la priion, et on en donna.avis aux
( concierge et guichetiers, q' i ayant tfit la recher-
che dans roiit.s les chambers d, s pifononirts ,,n'ont
rien dcouvert. Cependant come il tait' certain
qu'.o, avait 'frapp, c la a rendu la garde' furveil-
lauire.; et toues les illucs du Chtelet font exacte-
meiit gardes.

Affaire de M. Favras.
On a entendu, le 24, en dpofition la veuv
Satournin. Ce c: oin qu'on a fait venir exprs lde
S Lvon, a dipofe que M. de Favras lui avait parl du
projede nevmnt d ue roi, pour le conduire a
Metz ; que laccufe t:ait vwnu chez elle Verfaill s,
loriqu'elle y demieiirait, avec une c carde blanche.
11 a t confroi.t hi;r ina:in ce tmoi n ; M. de
i Favras lui a fait diff'.'r. nes inte:'pllitions, et centre
autres celles ce di.luarr s'il neiuiavait pas mrontre un
Span .le.rethauration de finances, qu'il fe proporait
irae prreenter l'Affrnble natoinale. Ce rmoilm a
rpondiu qu il ne s'en fouveinait pas ,ais q 'il fe
rappIllir bi:n qu, M. de Favras lui avait parl de,
l'e lev-ment du roi pour le conduire ' Mtt.'.
1. de Favraslui aenfuite demand fi elle etait bien
certaile de ce qu'elle d'iait s'il ne lui avait pas plu-
tbt parl dii ;droi t de conduire le roi a Rambouillet ;
a tr moin lui a r.pon lii qu'il .lui avait p.arldc Metz,
et a f1itenu que l dipofition contre M. de Favras,
tait vritable.
Noirs ivo s d t, relativ'ment cztte afftire que
IH 'T'u;cai avaitr aflnutr que la dpofitioa centre
i M, de Favr.s et vrit vrable i ma s rous avons omis
de dire que, lor)ifjue M. de Favras l'a interpell de
l i dire quelled h-lire il li avait ,par' du pr-
tendu project d'ailiM. i r M. Bailey, M. de la Fayette
et M. Necker, fi c'tait la marine ou le foir
vou'or s'expliquer, qu'il avait t affign pour dire
la vr te, et qu'il l'avait dicte ; que M. de Favras
lii demand encore, relativement ail plan qu'il tait
fuppof lui avoir monrrr fi ca plan ra t crit a
la nain, s'l tait dielin avec la plume ou avec
le crayon, ou s'il tait lav ou colorie que
M. Trurcati s'etait encorre retranch en dilant qtu'il
avit dila vrit ; qu'alors M. de Favras lui a d r
qi'il etait un impofttur, et qu'il tait bien fch. ux
ur iii. de combattre de parei!s adverlaires. Cette
ae ire tire l fini; on dit iime' que l'inilfrction
elt hime, t qu'il n'elt plus queliion que de la
juger.


FINANCE S.
Miemoire jfr les fuidtnces ; et moyens proofs pour
OWir la balance entire les recttes cr les dpenfrs de
I'iat par M. le chevalier de Guer. A Paris, chez
airelit, libraire de la bibliotheque du roi, rue de
I o'rin,,i 1789 in-8 '.
Cet ouvraee rit d'tre dihfingue e'la foul
i"lib:-abbl.:'d broch res don't nous fommes in-
"Olids deptis ix miois, et dans Ifquelles on pr'.-
fete ndes rl es plus ou moins brillaiis tfr l'tac des
sances, et le. moyens d'tablir la balance enrre
s revenus er les d p nlifs.
"l Cefo perm:s, fans dote, tous bonds citoye'
oi es imnfrique leutis idees fuir es diffrentes par-
pies e l'd1W n,,,., min; Mais avant que de les ex,
il'erau grand jouir de la p biict il faud ait s'rre
gienl afi qu'au mlirie de la nouveaut euies joi
ellevantage inon moins p leceux d'une ucith

& ir,-,i defs finances eft celle du malheur .oi
. rire' ds Peuples: oi doit donc en.ccaer
S.'t"m. lt fout e qui ni pcut qi'", .. i c
t, liRet :.le dt ei. mani.re fi inpore
des op ,r don de faufles nntio s et nuiire
d'ile N%1 S qui mnfliuent tojois fiur la'd,-ltii
"d'iniid. cop')':C de vingt-rquatre million


,S: tous ceux qui ont crit fur les finances ar'aient
las tal i s de M.*le chevalier de Guer, nos crrun:es
i cet gard feraient f ns tfo:ndment.
Protger cole ver ameliorer voil dit
M. le chevalier de Guer, ce qui caractfrifc le vrai
patriote.et la veritable libert Rfoimoins d nc, et
ne d. rut'ons pas. C'eft ce que p.ropof l'auteur
c efl' le but de fon travail. Pour y, parvenir, il
examine, dans la premiere parties de fon ouvrage,
les, reflources que le clerg peut procurer ji'Etar ;
il difcute les econorries et amliorations fuir ls
(rais de l'adminiltration des recettes gnrales et
des d ffrens comptables chargs de recevoir les
revenues et d'acquiter les dpenfes; celles fuir les
cr.iremens et bnefices des flrmiers et rgieurs-
3.n:raux, &c.
Dans la f conde, il traire du dlicit, et done
les moyens de le couvrir par les aimliorations.
On lent qu'un pareil ouvrage n'eft point-fufcep-
tible d'analye : il faut nceffiirement'en faifir l'en-
femble et en fui, re avec attention tous les details:
on les trouvera toujours fatisfairians.
Ce n'ef point aux mandataires' mais aux com-
inettaiis, dit de M. de Guetr; ce n'eft point aux
reprfentans de la Nation, niais la Nation elle-
mme, que j'adreffe mon ouvrage.
Membre des Etats de Bretagne, la connahfaince
que j'ai acqui'e des Affembles nationals m'a con-
vainciu qu il tait bien difficile que huit ou neuf
ccnts pcrfionnes runi s dans le mnme lieu, puffent
difcuter un pl.n de fi ances. Coicment, -au milieu
idu tumuilre, pourrait-on fuivre des calculs com-
i'liqus, et remarquer ees erreurs q.'il eft quel-
qu f.is, fi difficile d'appercevoir, et qui fiiflilcnt
c-pendiant pour rendre un project dangereux et im-
praticable ?
La facility de s'noncer, ce faible talent que la
mndocrit nomme fi fouvent loquence donne
le plus grand advantage dans les affembles nom-
breufts ; et Vlhomme qu'on accable'ait par le calcul
dans le came du cabinet, triomphe par des d-
.claniamtons, quand c'eft la multitude qui dlibere
au milieu du rumunlte.
Cependa!nt en finances ce font des preuves arith-
mrtiques et non des phrases forores don't on a
b'efoin. Eh! comment calculer au milieu de mille
perfonnes ? ... C'eft ici l'inflan;t de prvenir que tout
mon project ett fond fur tlefpoir que le came re-
natra: fans !ui, fans le retour d l'ordre et de
la trantqui'lit il n'exifte aucun moyen de rtablir
les finances, de prvenir l d fette, d'pargner
la France les nmaheurs..l1 s p'us affreux.
Nous aiions .i croire que nos lecteurs nous
fauront quelque gr de mattre fous leurs yeux le
paffage fuivant, dans iequel l'auteur expofe, avec
la plus grande prcifion 'la ncefli indifpenalle
de rendre au pouvoir excutif la force fans laquelle
il eft impoffible que es lois foient excutes. Une
feu'e caule a proauit tous les maux don't nous fopm-
mes accabl's ; cctta caufe et l'affaibliil'ment du
pouvoir etcutif.
Ce pouvoir eft le premier effort du gouverne-
menc, il en fait touted la force. Le corps lgifatif
ne peut avoir de puiffaice que celle que Iu do ne
la co fiance qu'il infpire ; et la confiance, fille de
la fageffe et, iu teins, ne s'obtient que par des fer-
vices rels : eile ne les prcede pas, et ne peut pas
les.prceder.
JLifai' l'iinflant -c cette confiance decide tous
!es' cirovyes ture foumniion qi.ie la force elle-
imme n'obti ndrait pa, 'avec autant 'e f.cilit,
jutflul' lIinftl'nt ',i tous les fujets .ie l'letat recon-
npiffent qu'ils doivent ler bonheur ai corps l-
i flatif, s'emprefRent, de'.lui obeir ks lois qu'il
promulgue ont befoini des ecours du pouvoir exr
cutif; malheuurefement le dfordre actueli e per-
met plus l'action de ce pouvoir fi n.cefl!ire.
L'Ai'mb'e anationale a rtab! le s imp'.s; mais
les uns font mnl pays, les aitres font :rbolis par
les Peuples ,'elle a dfendn I exportaotin ds grains,
et il parait cependa ;t qu'on export encore les bleds
l'tranger.
Elle a ordonn leuri circulation dans l';ntrietur
dit royaumie et pi fi.urs villes opponent, des
obitacles cette circulation .le rois 'emprcffe
d, farnctionner les dcrets de. l'Affiemble il fa
vorife leur excurion de tout fou pouvoir; mais
il n'a, plus les mnoyenis nieflaires poOur force
l'obiffance toujonrs plus difficile obeeiiir dir,
les tc,ms de troubles : il ef permis, fans doute,
d dire ces vritJs, puifque les minifres lEs ont
Savoues eux-mmes, puifqu'ils ont cru devoir les
imnpri er. '
iiriiii tl.
IC'eft donc du rtabliffeinent. tdu pouvoir ex-
cnitif qu'on p,-ut att'-ndre le 'alut de l'Etat : fi ce
pouvoir affaibli ne filffit pas poior fire pay' r les im-
Spt, rtablir la circulation des gr.ins, et fire exe-
curer lks lois, rien ne' pourra nous prferver des
i m'alyr que la ?rite actuelle apportera nceffiairenmcnt
fi' elle fe prolonged ,,


M I. le chevalier de Guer ternri:e fon ouvrage en
d'f:niiin: la ca -fe des infortuns.qni ne peuivent
coi).t"bui r ain charges de lltat, quFe lhuipanite
:r ri de ft ulaget. et que la jufitie ordonne
d 'ciuiit.r de toute impoliti .n
Nos contr'bultinns., dit-il font le prix de 1.
prot' tcioni quee l goutier. e'ientif codeme inos pro-
prites, no; richlfes, notre indufirie ma-'s


de que!le protection a befoin celui qui, n'ayant
que des bras ne fachant les mpl, yer qu' la cul-
ture de la terre peut pine Ce procurer une
fuCbfifance grofiiere?, Il doit, come nous, la
Ptcrie d'expolrr fa vie pour la defendre ; mais c'tft
le feul tribute qu'il lui doive ; il eft injufte, il eft
barbare de lui en dmander un au re. J'ofe dire,
encore qu'il n'y a point de moyen plus fr de ra-
mener le calme.
Combien cette parties du Peuple ne fera-t-elle pas
fatisi'aite, fi, apres -avo:r t trompe fi fouvent
par de vaines pronmeffes., elle. voit qu'enfin on s'oc-
cupe rellement de .fon bonheur t
A la fin de cet ouvrage fe trouve le compete des
revenues et des dpenfes ,:e,El'tat, rdig d'aprs
celui de 1788, mais prefentC par ordre de matieres,
ce qui-ef beau oup plus commode et plus propre
a dvoiler les diffrcns abu.s.


LITTRATURE TRANGERE.

Elifabeth, Erbin von Toggenburg ; c'eft--dire,
Elifabeth', hritiere de Toggenbourg, ou Hifoire
des dames de Sargan, en Suijje. A Leipfick, chez
Weygand; 1789. in-80 de 704 pages.'
Depuis penu de tems Elifabeth eft devenue'veuve
d'un mari qu'lie avair eFpoul contre fon gr, aprs
que Motii-ort qu'elle ai.i ait, hI i et prfr Berta
berta et iMaria, toutes deux comteffes de Warden-
berg, ont lies prtent ons les misux fondes .fur le
comint de Toggen ourg 'qu'Elilabeth a eu en h-
ritage de fon mari. Cellt-ci quoique naturellement .
juffe- ne veut pas d'abord y entendre ; mais aprs
qu'elle a examin la chofe aprs qu'elle s'eft con-
vaincue de l'innoc nce de' Montfort et de Berta,
et qu'elle a vu enfia par quelles cabales Montfort
avait t engag fire ce qu'il avait fait, elle
prend le soile, renonce toute pritention fur le
cont de Toggcnbourg, en faveur de Monfort et
de Brta, et unit Maria un homme qui avait,
voulu l'epoufer el!e- mmne depuis qu'elle ,aii
Veuve.
Voici de quelle maniere e le; apprend que Mont-
fort et Be;ta ,aient innocent. Dans un clotre o
eile a lait fouvent, elle voit plufieurs portraits de
fa famille elle -ne n.:g ige rien pour s'infiruie de
l'hilloire de ceux que ces po, traits reprifentent,
et qui pauvent l'inti refler. Enfin on lui raconte aulli
celle de deux perfonnes don't on lIi dit d'abord de
pas favoir les noms, et ces deux perfonnes font
Montfort et Berta.
L'auteur de cet ouvrage n'a peut-tre pas affez
ri'flechi aux longcurs qui y produiraient nceffai-
rement n s biographies pifodiques de plufieurs dames
de Sargan; enfute l'uniform tr des fcenes jette une
grande monotonie dans 'intrigue, fur l'intrt de
laqut.lle il parat cependant qu'il a beaucoup compt.
D s actions fublimes, de 'hrofine, de la gen-
ro't de la bravoure intcr tfantes, des pr.rfcu--
tio is, &c, voil ce qu'on trouve dans ce roiman
t fTes pifodes. D'ailleurs, le coflume du moyen
age y eft parfitement obferv le rom.ancir a tir
u!) grand parti de l'ancienne hificire de la Suiffe;
il raconte avec alfez de lIgrete et de natural ; et
en diminuant un grand tiers de ce livre, on en
ferait un ouvrage digne dtre traduit.


MLANGES.

Au tedacteur.


J'attends de votre honnret monfieur, une
petite correction en rua faveur. Dans vote n" 23 ,
vous attribuez au Journal univerfel la nouvelle d'un
dpar't fuippofe de M. le comte de Mitabeau. J'ai
l'honneur de,vous reprfenter que je n'ai rien crit
de femblable : vous vous tes ceitainement tromp
en me citant.
Encore un mot, je vous en prie.
M. le come de Sefinaifons dans une lettre
adreffe au Journal-genrial de France, et au Mercure
de France, tmoigne fon mcontentement fur un
faith attribu fauiflmenit dans mon n 10 au rgi-
iiinnt de Cond. Cette nouvelle m'a t adreffe
lar la petite pofte, dans une lettre date de Lille,
et j'avoue que j'ai t induit d'autant plus facilk-
ment en erreur, que j'avais lu la veille le mme
fait da;s un journal intiul : l'Union, ou lejournal
de la libeni. J, prie donc M. le come de Sefmii-
fons colonel du rgiment de Cond de ne point
croire que j'aiel e l'intenrtion coupable de calomnier
la conduire de fon regiment, lorfque j'ai avanc
qu'il avait mis en ,pieces les armes du prince de fio
nom j'ai t moi-m'rre doublement tromp.
Audouin, rdacteur du Journal u,.iverfel.
Ii a paiu, dans une feuille intitule: Afembli
n.tionale et commune de Paris, ou rapport trs-exact
&'c., n9 167, tin article dans lequel on affure que
idans treize lettres reprfentes au ChItelet mon-
fieur 'et ima'dme de Favras il s'en trouvait une
de M. le marquis de Foucauld, membre d: l'Affem-
ble national. Cette fauffe affection a t repete
dans plufietirs feuilles piriodiques, Jans ajouter anu













nom c't dans le titre de dput. Je dclre que je
n ai j umais rcoiu im vu de ma vie moniitiur ni mIa-
daime, d: Favras, et que je n1 leur ai jama-s parl.
S il exifrc en tifet un M. de Foucauld qui a t cric
cus deux accufes, j. p)otelle qu'il ne m 'ei point
connu, er que j;: ne fuis ni ton parent, ni fou alli6.
J'ai cru devoir la publication d- cett dclarationi
la proving e qui m'a honor de fa confidence. Je vous
prie de l'inferer dans votre jjurial.
Le marquis de Foucauld Lardimalie, dput du
Prigord.
Extrait des feuilles de Paris.

Le n 27 des Actes des aptres parat : c'ef
un journal plein de feu et d'imagination, don't
l'auteur eft bien loin d'adopter les bons principle
fur lelquels eit fond le retour de la Nation l
libert.
Dans ce n fe trouve une parodie d'Atha'ie : u
provincial et un foldat de la garden national former
une fceni, do.,t l'efprit eft de jeter de la dfaveu
fur l'AfemIbl"e national.
Cet crit efl un abus da l'efprit ; on s'y joue di
bonheur public come d'unne illunion tha1tra e. Ce
guits licencieufes et dplaces act iftenit tous Ic
honntes gens.
Le triomphe de la bonne caufe quel(u'afui r
q'il foit, elt toujours r. t.rd par ces prod-uction
un raux amour-propre et d'uns vraie cupidit ; e
ne le frt-il que d'un Ieul jour il c. ,e aif z d'iu
quicude de priva.ions et mne de la times, po
que l'on ne pardnne jamais la mai gniit imnput:
fate un jeu fi perfide et fi cruel.
^-&

A V I S D I V E R S.

C A I S S E D' E S C O M I T 1.

Les actionnaires de la ca'ie d'efcompte ont, dai
leur der ie'e affenmb le; gnrale, noim conrfo
moment leurs flauts quatre nouveaux adm;nillr
teurs, MM. Deleflarr 'iTalini I.r v de Camil
e: de Van.euil; et par la meine dlibration il a
arrt que les quatre admiiiftrateurs qui cd vaici
lortir cette anne, contint!-iroit de remplir lei
functions jufqu' ce que ls commiffaires d.s action
naires, charges de la refonte des iatruts ai-i
termin ce travail, qui fera pr. fent aux action
naires dans une iit ..l' giinra e.


ASSEMBLE NATIONAL.

Preidence de MI. Target.

SUITE DE LA SEANCE DU VENDRIDI 21 JANVIE

M. le prfident announce la queffion pralab
contre l'amendement de M. de Cazals.
Les plus vifs d bats s'levrnit. Les injures fiicc
d'nt aux raifons.
Plufius membres taxs d'arifltcrates menace
d'en appeler au Ptiuple.
Un autre fe plaint que tout f. decide aux
'cobins.
M. l'abb Miurv ns pouvant obtenir la parole
demand fi M. le prefi.-enri voui.lit par.alyftr Je cE
droit. Enfin, la feconde leccure du project il obtie
la parol.-.
M. l'abb MaiLry. L'arri.r drs doartemens
forme pas la troifieme parties de la Iette publiqu
mais c''-ft la dette entie'e qu.n nous devons confiat
11 n'as.partient pas aux re rf -itans de la Nat,
de couvrir d'un voile la dette qu'i's font chari
de verfi-r. On s'oppofera fans doute ce qu
comit foit nomme pour la rvler la Franc: ror
entire. Je demands ceux de cette Aflembhlc
qui la nature a refuf tout autre courage que ce
de la honte, ce qu'ils pourront rpondre.... (
violens murmures s'lvent de toutes parts. )
On demand que 'opinant foit rappel 'ordi
d'autres veuient qu'il foit cenfur.
Un membre propose de le baniir de l'AffemblI
et de le fair- rappe'tr par tcs commiettans.


s..*


M. de Mir4au. L'inci lent fcheux qui trouble 1a I 'ab ,r .lat e im
f mcc, nouls c un grand exepte que la' col.re iii iquil e ui q u r-t : .
un u ce, vs Icorufe rl i ; mis quelques mc mb'es obl' .
ft un mauvais cou tepriait ce i mots : ceux de l 'AJ ,m..
Le pr-opinant a eu le unlher d provoquer 1 M. l'ab Maury nie les avoir i ere
votre ceilfure ; il a t centre fou but par fon fa point de com n aire a h r
propre emportement : pour vous me ili ts qui un t qui la rend une ipudn. i,
dev!et. Lc au-deflus de routes les olfenfes ouis e a b
rous les lrapports, permettez- moi d'etablir le pri i ne l iit lerti le fiplice .- i l,;
cpe mais auparavant je demand que M. le on la dit. Je ifuis fir de ma mh. ,o ;!
president pofe 'a qulftio,, nettement, alin que )e j' a is ls pr arols qon ue mett'ait diah ,' n" ,
pnifl donn.r mon opinion, les rpva ter. p aj- v u qou'i n e metait
M. I. prfilent rponl qu'il a t fait une motion qui iniprov fe de mfilrer f.s pi,o.s *I'
don't il va donner lecture, impoi'ible furrout d'y parvi nir L
parole il ei uteromp par les htll
1 M. de Foucauld. De qui eft-elle ? qu'il fe pr- Prage d 11 i.terr s huLs a
t ferit .....
t feri r Ce moyen de defense paraiffant a |i', t',
Plus de cent mrrmbres fe event la fois en une nouvelle injure elle en teroil-ri i, L
a difint :c'elt nous ce font tous les bons ci- nation. '"n.
n toyeins ...... Enfin, M. l'abb Manry termin- e r.; dti,
t MM. le vicomte de Mirabeau de Foucauld er difant : Je n'ai infuilt aucun indivilu, ii e
r quelques aurces, rclament alors qu'au lieu de ces n':n ai nomm aucun je n'ai pas jeime a ,ia.1
voix confuLs," '1 y en ait une .ule qui fe pr- femble, pnifque ma maxime elt ge-:l e,
i fente et qui forme nettement l'accuiation contre mots : ceux ae l'AJ/iilVe ne s tIoIvetII'
. M. l'abb Maury. Ma phrase tft une forme oratoire', et ueiit'ei
, , ., KT i i-tournures par lefqueils l orareui . .. a .ffeb .
S M. Guillaume. Ne cherchez pas un d.inoncia- thofsureims pa et le niues 'orateur s'urf
teur M. l'abb Maury 11 fe pr'ente de lui- chofls aimees t irnimees..
e mme ce dnonciateur, c'cft moi, et vous allez Qelques voix rclaent-- o du
Sconnai're mes motifs tt mtis conclusions. pin s de paier.c e ufbce ,- i t,
pi-nl e M l cro't trouver 111n mo ell'ye. t; ...,l i 'R.
- S'il eft aoute t -il, des hommes alez l 'tris ,ilrot qL l y vitou d s u ifat n oi iii : I ii i
-. 1 e d li t q uil y avait d:s aits conv' ii's e. i
r dans l'opiiiion publique pour que leurs iilures cnrls qu les Ir iirs Enet.kit i.
t- tinnnir.. fouvent heu d'loges ,il n'app.aritnt n s qu' 'gard'des au-res, i .l .l.ir, i
qu'aux particuliers maitres de leurs actions de doubt, ger en faveur de accu ; q e d'.il
ieprif.r ls outrages de ces individus ; mais les i
julesgises lie pouvaient v'.'s tre aLiii'jlieurs e,.
corps, et funtout :es cor. s reprfentatifs, comp- lnoens, fuivges ne povaimet des treb au .
tables de leur dignit envers leurs maiid-:taires, ons t la m
leur doivent de repoulffr 1, s offenfs qui leur de- M2. Rcederer., Dans tous les tribun.ii ,il :- 1, 'i
v:ennent perci'nneiles. Le corps lgillatif ayant qie deux tmoins pour p-over ni d :lti !
l'honneur de reprfinter li Nation ote eniiticre, ne versions font dflfereintes ; mais ). Iecualli h
peut donc pas lorfqu'il ef offlen border fa prafe : qu'il fe level un autre tniinr et l,,'l
'lis ut"donc::'qu'ileri peirun autre trr n t
vengeance au mpris, quel que foit l'agrcrleur ef fate. j
r- et il le doit autant moins que le repl.ct qu'o'i a
- pour f1s membres dpend du r.- pect d i cs d- Quant 'impcfLibilit prtendue d enr iuqrei,
lr:ias et le iu.cs de fes operaions fi importantes m.ii, je d. maende comm- ni 1 ,dans i i.',iL-l-,n,
t e au bonhrur dee E1spre. futes de diiipline pouv.uCient etrI. r;u .r L
Snc., .'ve ? Aut ement il faudrait .,- en r,,
is Je propofe que M. le prfident crive au qu l'on peut iupuienlnt tro.l.lt lod1 : i 'i
n- bailliag' de Pronne, afin qu'il retire les pouvoirs i'Aflceimb e.
nt donns M. l'abb Mauiy et qu'il envoie un
i- fupplant fa place. Quand j'ai demand la parole ; vouli' pr,,
pnfO r une pe:ne grave ;, ni is lri.i.- f'.i vu
M. de Fotffini done plus d'tendue la mo- M. l abb. Maury aggravait, les i.r.s en vulI' ,
tion d M. Gui'laume, en l'appliquant tous les lIs jullifier, j'ai cm que l'empor.n nt ie.itir !.;
membres de l'Affimble; il faut crire dit il fi grand' dtordre dais fes penf:s, .i'il il, d
a tou s ns coimettans poir qu'ils nous char- vair plu, tre co -otable d. f..s t ;l.. Je .,
g:nt tous, vu la division qui regne dans 'Af- qu'i. ya lieu i urer dirdulgence.
fjmble.
J.a priority tant d emande p -ir 1.i moti:n/ i
M. Coroller fit une motion plus fvere en- M. de Mrabeau, elle lui elt act. i.t. 1.
R. core; elle tend exclure M. l'abb Maury de a"A
1'Affemble, et crire enfuite Pronne a. Ifa motion mite aux viix, eft a'optr-e,, et 'l!.
'e quible e d trte que i l'abb ,i, ,;, lia ''ff i,
ble qu'il foot nomm un autre dput. fr.be dret que la. frabbd i ; u
u, de M et que la c tenure fera p.ai.ic .it prlii.
M. de Mirabeau .ii qui fL tfonuionr dmurr I viibl.


;e-

int

ja-

e,
te
nt

ne
e
er.
'on
gs
'un
ute
ae
2lui
De

re ;

e,


tribune, et que l'on a interrompu plufieurs fois,
reprend la parole :
Si l'nn des propinans n'avait pas cru deviner
mon intenIon il fe ferait (pa gn la peine de
m'interrompre ; il eft chanceux de vouloir tre
prophl e. Dans la chaleur des expreflions, le mot
d'exrlufion a frapp mon oreille ; mais je penfe
que l'on ne ;eurt pas exlurne un membre de cette
Affnemble, et qu'il ne faut pas juger dans ce
moment cette qLefllion de droit public ; mais on
,peut cr;re aux cominettans de rttirer leur con
fiance de celui qui l'Aflmcible a retir fon
efiime.
,a fageffe de M. Gui'laume m'a prvenu fur ce
point ..... Le tort d. 'propiant et grave fans
doute. Si cet e injure avait t attache quelque
nom particulier elle et t une dmence fi
amendable, qu'il aurait fallu en envoyer l'auteur
aux petites maifonu ; mais c'eft parce que l'inur.c
a le caractcre de l'empo tement, que je me borne
demander que M. l'abb Maury foit cenfur ,
et qie la cenfure foit por,e fur le procs-
verbail.
M. l'abb Maury. Jainais une maxime p nra!e
de morale n'a t une injure ; je n'ai accui6 ni d-
fign perfonne, et perlonne dans l'Aflemble ne
fe croit offe'nf par moi.


Le district des cordeliers envoie, oir uneilji
station, une adrlle -t le procs-verbal d; ce i'',
paffT au fujet du dcret de prife de coi 'p,direi'
p r le 'Chlielet, le 8 octobre, centre :.~iar,aui:'
de 'Ami du Peuple.
Le diflrict a empch l'excution d ciio
par un pur zele pour le maintiei des Jecr. lr'
'Aflenblee. ,
1,'Affcmble dfaipprouvant la coinduite'e d
trict, et r, ndant homage foli patriotifiir
le dcret qui fruit:
L'Affemble national dcrete que fon,, p'
crira au district des Cordellers pour l'a
fe mprtnd fur les principles qui intreffinti S
que les jugemens rtndus par les tribunaux
tre excuts ; qu perfonne ne peut y port'
cle, et qu'ainfi la ilibration que le dirifl'
de me tt e un v';f fitr 1 s jngemens portafis
de prif-c d-corps, qui doivent sex'
l't ndue de fon t(rritoi.e a, contce Ianii:
l' ff t de bleffer l'ordre public, et de
principles .i
L'Affemble nationa'e attend du pat'iO
difiricc des Cordeliers, qu'il a;dera l'ex,
tes dcrets, loin d'y porter obstacle
La fiance efl leve.


On n'iniiere aucun avis qui ne foit figrdl d'une perfoinne connue et on ne les reoit qu'au bureau des Affiches, rue Neuve
de chaque Annonce ou Avis efl de 3 liv. pour dix lignes d'impreffion et au-delous ; de 6 liv. depuis onze julqu' ,ii,
vi liv. depuis vin.,t-une juL u' trente lines ; de n8 liv. depuis trente-une jufqui' quarante lignes; et de 24 liv. deptu
jui u' cinquante lin ns. On ne reoit aucun Avis plus tendu, moins qu'il ne foit trs-important. Les announces d'effeb
fixes 6 liv. Cette feuille parait tous les matins.

On s'abonne Paris, Adtel de Thou,, rue. des Poitevins, ou au buInrauz des ic he de Paris, rue Neuve S. Auigfiin. .~
Paris de z 8 liv. pour trois mois 36 liv. pour fix mois et de 72 liv. pour l'anne ; et pour la province de za liv. pou-- t'r '
pour fix mois et 84 liv. pour l'anne franc de port. L'aon ne s'abonne qu'au comenceII eniet de chaque moist. On f/'uffrit ai
les Libraires de France ct les Dircs deu s epofles ; et c Londres che Einflyv libraire dans le Strand. C'ef/ a /M. .
bi-reau de la Gaette NatJonale rue des Poitevins n0 l8 qu'il faut adre ,er leses et l'ar-ent franc de por et ei
le qui regarded la diflribution de cette Jeuille, -