Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

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rE N.A.7 LO, L
CLX:_i r VNA F-l'\ u LE IONITEuR UNRV 1 JNV1K


Is'' et ~ V END

p O LI T I Q U E.

TURQUIE.

V or ci furi''ant derlettres de Vienne, ei date
da ~0 decenibr. la rpartition di s trci ups d puis i
lr~Iaow qu'a jufqu' Toka,ii, o (i mmnce le co;aion
des troupes rules qui s tend jufqu', l'embouchture
di Danubile.
A Kladowa, les brigades d-s gnraux PaFbr,
et I ihtimberg ; Czeirnecz t St iaja, un rgi l
,iciit du corps de Wart. 'fl- b u a K rajo'va, les
brigaics des genraux Sta. e r er Lonardo Ka-
r'kll, la :ri' I'- du gn i al Bru, ach i Terul h ,
la brigade du gin.ral Mayersei.nu Buchareft,
le tiarchal prince de Cobourg, avec fix batail ns
i!'infi'iierie et fept divisions de cava'erie; Ur-
fi'zeny.t B,'fco, les brigades des gnraux Pfef-
t.rkorn et Orot.i enfiin, Koti flv et Fokfan e
liheItnalit greiral dle Splny, av, c le relIe du corps
de Cobourg.
La flaotl' ruffe Witowv, Lfr le BoF, et prs
de i3 niier, eif di'ji compof-e de quarante banimins
de fix douze canoes i elie fera por,e cent
l:avi:es.
N. B. Les dernieres nouve'hls de Conflantinople
li font point relatives la guerre de Turquie ni
aux affaires de la Porte. On a lu 1 Affemble na-
tioinale de France nue 1 tt e de M. le come de
Cihoifeul-Gouflier ambiaffuieur f aiais auprs du
grand fign.ur. Cette Lttre announce un don patrio-
i que de 1z,000o lives fait par quelques ngocians
.fianais, et un autre don de 12.,o0o lives, encore
de la part d'une perfione qui ne s'eil pas no1,.me,
irais qu'il a et facile de deviner au ton qui regne,
iais cf lettre vritable h'-ymne d'un cit-.yn la
libert.. 11 nius femble que cet ambafladeur eit
1h pr miier qui ait reprefent le roi des Franais
comnme efU aite;.r de la' liberty franaife . d Choi-
feiil-Goutlier fe nmontre parfaitement inflruit de la
revolution qui s'eft faite dans fa Patrie..... La
corre!pondaice la p us exacte, la plus fidelle, la
p!. a a'.ir., n'a pu produire feule et de fi loin
to:s' les ientimenis don't ce citoyen efl pntr....
1E anp!artrent au honmmis don't )e araeravait
devn la r,vlut ion d'en rcfilhnt;i les premiers
toult .l prix, et d1'n concevoir to!utes les cfp:ra ces.
M. de Chlc0i.ci;l fi depuis fa pn miere jeuneffe,
l'ami d's ait's ft de la libert. On f- rappelle qu'il
;t verf des larmes vritables fur le fol et fur les
riiiies d'Athnes, Ce n' ait point le chagrin d'un
antiquaire om.i l.i dotlurlir d un philofo, lie.. .
M. d3 Clhofuli-Gouffier de r'tour en France v
trouvera tes ruinies de l'aviflocratie et du piouvoir
arbitraire auffi avances que celles d'Athnes : les
vinemcns de quelques mois ont agi fur ces flaux
'e la France aunfli 1 ;;...i'. que lcs, fcles qui
ont dtruit les chefs-d'cleuvre de Attique ; et l'on
doit s'attendre qu'un philoioplhe abfnt de fon Pays
pendant que l'difice de la lib rtd s'y eft lev
y repdratra comme un voyageur fur ute terre t'ran-
Fer' oi l'on vieint vilitc.r les vitP;ges d'un anc r-n
People ci de fes antiques smo1nuentls. En fe retrou-
ant entour de debris et de ruins, il ne pourra
.'sempcheir de verfcr encore des larma.s, tuais ce
ltront des l'ai mes de joie, d'c-fprance et de boiiheur.

R U S S I E.

De Pters'ourig, le 2.2. dccmbrc.

L'i npratrice vient de difpof,,r de. plufieurs places
pariiu I. s ni,iflhi ., aux course itrmige es. Le come
de IRechtercn de Tloiglenningen que les ltats-Gi-
niraux dus Provinces-Unies rappelerent, il y a d ux
ans, de fon porle de leur cr vvy extraordinaire-
Ires notre Cour, s'tant dt r-'in qi ter en-
trc'r-menit leur fervic: et pafler celui de notre
iouvesiae a te nomme par la majetfl confeil-r
i'Eltat actual, et fon envoy extraordinaire la court
de Lislhoune. Le prince BlelofiLskoy paie avec le
n,eme caractere la cour de Turin remiplac lui-
mieme comme minifre prs la court electoral de Saxe,
:r' le baron de Meiitrmacher, auquel fuccede ien
"ualit de mitniftre de fa majeil Mittau M. de
.,iikmann, dfegne pour rfider de fa part Danit-
'ick. Le co'feiller d'Etat baron de Buh'er, fcv rendra
coinmme envoy de notre Cour celle de Munich.

DA N E M A R C K.

De Copenhague, le z9 dcembre.
1Un placard oyal du j6 de e mois, renou-
v"\le, avec quelques modifications, pour cinq an-
rnes, les p'rmes accordes aux fujets du roi qui
s'occupent de la pche de la baleine et des chiens
de nier.


M. le prince Car ito ,Lofredo i nifir- de la court fi
d' N'ples, d part d'ici par cong ; il le rnid e
crlihn et i arlovec. c
c
L'infpection de la cavalerie a t donne M. le q
comte de Mollik, celle de l'nf.trtcrie en lant- c
maick au gnral de Krcber, celle dans hls duc'hs d
in gnral baron de Geridorf, et celle des troupes a
.icres M. le come de Golz. c
t
Depuis le ice octobra jufqtu'iu 7 de ce mois, il P
i t import ici par mer 33,z285 toinneaux de fro-
ent- des Etats du roi, et 6,t19 de l'tranger j a
Ir ,614 idem de feigle dis Etats du roi, et 1i,o46
de letranger 8,7140 idem diorge c&s Eiats du c
ii, et 2.10 de l'trangcr, et par terre 656 tonn a' x f
de froment, 1,476 iacm de feigle et io086z i'cz c
d'orge. t
Pendnt l'anne derriere, on a compt. dans
1' lh de Fiunie, 5,f5o naiffances, don't 2,81y
gari ns Et 2,735 files, et 4,047 morts don't
2,017 hommnes et .2,oo femmes; parmi les naif-
fances, il y avat..25 jumeaux et 202 illgitimes,
et parmi les morts 4 centenairas et 5 mort's-n:s-
Dans !'vch d'Aarhuns on a compt 891 ma.-
ri'ges 3,718 naiffances don't 1,881 garons et
.,837 filles, et 3,12.5 morts, don't 1,624 homes
et l,5or femmes parmi les naiflances il y ava:t 24.
jumeaux et 175 illegitimes, et parmi les morts un
centenaire et r65 morts-ns.

PRUSSE.

De Berlin le o3 dcembre.

Les bataillens de fufiliers, don't il y en a actuel-
lement 2o, front augmei,ts rt f;i'. en r gimncns
de trois bata llons chacun. Les rtilleurs des r-
gimens en front f-pars et formeront un corps
particutlir.
L'approvifionnement des magafins bled eff double
cette anne.
L'anne derni.re, le nombre d-s morts, dans
cette capital, s'efi lev 5,990, don't zy8
morts-n s.
Les troupes folr les frontieres de la Pologne ,
fo.ss Ils ordres du gnral Ufedom font p te
marc.her au premicr ordre; il en eft de mme des
rgimens de la Pomranie et da la Silfie,

ALLEMAGN E.

De Viennei, le 31 dcembre.

On prfume que le prince d'Anhalt-Bernbourg,
lieutenant-ginral au service de Ruffie, et oui vient
d'arriver ici de Yalfy efi charge de comminlions
relatives aux n'gociations de paix avec lb Porte.
M. de Bulgakow et reparti pour Ptersbo;rg; il a
di repaffer par Yaly et ii eft vraifemblable que
les &aircifiT mens qu'il y donnera au prince Potenk n
aideront beaucoup l'avancement de l'ouvrage,
pour une paix aufli defire.

De Francfort, le 5 janvier.

La prnceffe dou-iriere d'ttmingue-Spiclbcrg, eft
more (ittingue le 13 dcetipbre.

L'anne derniere, on a compt . Ausbourg 2.63
mariages, 1,o57 naiffances et 1,279 morts; Stut-
a.rd, 14-I 1mariages, 684 naiffances et 829 mortsS
Manheimn, 43 marriages, 676 naiffances et 827
morts i et Caffi, 178 mariag.s, 588 naiflances
et 627 morts.

PA Y S-BAS.

De iMons, le 6janvier.

Les Etats de Haiinaut ont rfolu, le 19 d'cambre
dernier de maintr.nir k's anci. nnes fornmes du gou-
vernement, exception de l'abrogation du pouvoir
du come de Hain.itt. Ils ont ritr ceite declara-
tion foi melle pai une feconde declaration don't voici
la teneur.

Extiait des d'ilib'rations et r/folations du comite-gnral
dit 'Hlainault du 2.z dcembre 1789.

Ayant t pris de nouveau en confidration, en
aff.mble.gnrale de ce jour, que la bone intel-
ligence t l'union feule des h:baitans de l\ province
entree eux, a donn lieu au dv.Iloppement de cezte
ma'le de force, qui, en impofant la foldatefque, a
rendu nuls les efforts du pouvoir ar-n pour nous
rduire fous le joug du defpotifnie ; que ce'te bonne
harmonies et cette union foule peuvnt, cn confolidant


,cceffivcme t cette force, lui donuier- crtt nergie
t cette vigu. ur que ks diconfaices rendent fi n.
eflaires, pour/empcher efikacenwint le retour de
e pouvoir, et couronner nos gnl.re(x eCff.rts
u'.t cette' union pr-cieue it i important, n'a
epen ant d'autre ba:e qe I tzachment eLt.arable
d'unw Nation juffe etrfage, la religion defcs pers ,
ux lois et aux ufag..s anciens, qui dt ce pays,
nt faith conftamment un des cantons Ls plus .or-
uns de I'lEurope ; qu'attaquer ces principles en une
airtie quelconque ferait rompre en confquence
n des chainons de notre force publique et nous
ffaiblir inconlidriment ; qu'une enitr,.prife de ce
enre quelque lgere qu'e.le put tra dans les cir-
:onflances ac utlles, aur.iit n;tne d s fuites plus
isc'-eufcs encore, en ce qu'e tii iiil'iitr;iit de jultes
Ifi mccs unt portion quelconque de 'nos conci-
t y.ns, et lucc.ifivement tous, fur leurs exiftnice
olirique et civil parmi nous la. lfret de leurs
ropr )i tr de .eur li'lert inrliviltuele mme ; qua
ces dfianc s aitl-rerai ne alors ul-cf:ivcme t ous les
re'-orts de notre organ fatio porterail nt aux d-
fordres, et fi aient infailiblenent perdre de vue le
point important d'tun raliinimei:t indijpenfable d, nos
1orcei avec cel.s des autres provinces ci-devant
autlichie' lnes, et dferter a care commune ; que,
par une fuiti, de n'tre d union alr, et de ces
di 'ordres, nos effrs jufqu' prfeint protgs du
ci.X devi nnent infrictucux ; et la Patrie fi
ch re tous Les habitan rendue l'anarchie ,
r-tombLrait iitdubitabi;~men fous l'.affreux pouvoir
de ce mme dclpotifine ; que ces contidrations
ont di t et idvent en confi(uence fair detetier
et albhoire tout honn e ci tyen, toute id-e
de n ,ive i;.i cans ces 'ircnia.i es quelque face
*p. ici' 0qu ou lui dd.ni: et quelque efp-ce dle
tii. x c-re Wi'on croie y viir j que ces .d es de
1'o v,.a t . d. changemeunt dans ces circonftances,
ne fout -.u ne peuvent etre en eflet que des
pi. gs quui e cabale dicufee, mais expirante ,
et d.s in i;iius .aches et pays pour nous perdre,
teundP t a N\ati n'dans le ~tfl9in de retarder et
de ral i:tir l.. continuity des efforts quelle doit
rlire pour ,ffu r la libert na ffante 5 qu'il f r'-
peani 'l en .ant dans le public des feuilles ou.
ecrits anonymes, dicts par cette cable, qui ,
s'ils eaient cout.'s oprerient i infailiblenmnt
no're ruine ; qu'.nfin l'intrr giral de la Na-
tion et de tous Ils bons citoyens oe toutes les
claffs exige imprituini mrnt qu'un changement
quelconque s'il vn rais faire, ft retnvoy..
des reins plus crlmes o la Nation, aflure de
fon fort pourrait pefcr tranquillem nt er tans
danger dans fai figefe s'il et expedient ou pas
fou bien tre et fa nouvelle pofition.
Arrte u.ianimment rtqu'inhrent r a r lution
prifc le 19 de ce mois au irnme fujet, toit d,-
put de la province au, comit-gnral, et touts
perfonnes qui y aturo.t t r.'-ues depuis cette
date. et qui le front dans la fuite, outre le
ferment d'tre fiddle et loyal a la Nation y pren-
droint l'engtdeniteit folennelle, rappl en fidite
rfolti, >n,1du 19 qqu'elle tiendra et regardera comtne
eonemi 'la Patrie et perturbateur du re',os pu-
blic quiconque, dans les circonilances actielles,
rpandra tels crIts incendiaires ; infpirant le gott
de la nouveaut ou d'un changement quelconque ,
ou qui, ce moyen ou tout au:re, tetenerat de dtour-
n',r l'attantiot des habitans de cette province du grad
ob'et de la defense commune qu# les occupe ; d'inviter
t't exhorter trus et un chacun remettre cette
AlIemble tous et femnbhlbles crits ou mmoires qui
lui feraient tombs en mains, et d'en empcher la cir-
culation ultrieure: qu'a i f rplus, le preent arrt
et celui du 19 dcembre, front imprims pourl'in-
formation de tous et un chacun, afin qu'une Na-
tion gnreufe et loyale, qui, ds 1787 n'entrevit
fon falut qu"en foin adhfion la device qu'elle
s'tait donne. ds-lors : l'union fait la force fe
prmuniffe teins centre les pieges des pertur-
bateurs et des mchans qui cherchent la perdre.
Par ordonnance.
LATTEUR, membre et fecrtaire du comit.

AN GL E T E R R E.

De Londres.

Le bureau de la guerre a donn ordre de lever
les recru.s nceffaires pour completter tous hts'
rgimens.
On dit que les prtentions des Amricains fur le
Canada occupent et chagrinent mme beaucoup le
gouvernement.
La feflion a commenc le 12 Chemisford. On
pretend que le fameux boxer Johnfon doit y tre
cit en iilice pour avoir fevi de second dans un
combat deftin latisfaire l'inhumaine curiofir des
habitats du comt d'lfl.'x. Il efl bien fouha:ter
qu'on mette enfin des borne cetre manie oui
fait prir tant de biaves gens don't le courage et les













forces devraient tre employs un ufage plus noble eux, qu'en payant un jufte tribute au mrite de celui
et furtont plus utile. donit les actions inoortantes,.la perfevrance ians
Il elt forti de Il'chiquier, pour le pavement example, les talents n litaires diflingues oit eontribL
des dividends dus au 5 janvier 1790, drux mil- li eninemme ta i tabliffementdela libere gnrale;
lions trois cent foixante-dix-neuf mille neuf cent i'imeinmnt peifuads de votreamour pour votre pays
quatr.-vingt-dix lives ferl. come le montre la fi invariablement empireint da s le course de vos fer-
-note riviante. vices pafles, et don't vous avez donned une nouvelle
1,64,71C liv. pour le 3 pour cenx confolids Preuve n facrifiant votre predilection pour une vie
demi annie du dividedee, ch.:e au 5 janvier 1790; prive aux delirs de vos compatriotes, en reparaf-
4io,770 liv. demi-anie du dividend de y pour plant dans la carrier pubhque nous vous flici-
cent; 29.z84 liv. demi-anne du dividend de !a tons nhcerement de votre elevation et du pofte emi.
compagnie de la m-r du Sud; lzz.y liv. demi- nent que vous rimplilez.


anne du dividendedes annuits dea 726 ; 25o,ocO 1.
pour un quarter de l'amortiiffment de la dette
national. f
On n'ouvrira les diffrens ports d'Irlnde
pour importation du bl, que le i5 fvrier
prochain.
On dit que la capital de l'Ecoffe va envoyer
une dputation Affemble nartonale, poir la
prir de lui faire ref1ituer un grand nombre de ma-
nuLcrits prcieux, enleves autrefois de ce pays et
dpcfs au college des Ecoflais, Paris. Si l'Affem-
bl'ie national fouicrit cette demand, come
I' fprit de juflice et d'honntet de Ces membr:-s
le fait.prfumer nous recouvrerons une tburce -d-
docimens aufli utiles que curieux. l.'hilloire furtout
gagnera infiniment cette rentre dans fes do-
maines.
Il y a des feurcriptions ouvertes Dublin pour
fournir aux frais du procs iiiten aux magiltrats
qui ont ordonn aux troupes d' tirer fur le Peu-
ple le jour de Saint-Etienne. Les prisons de New-
gate contiennent en ce moment Iz2 prifonniers
juger.

ETATS-UNIS.

Je vous envoie Monieur un papier-nouvelles
amricain, intitu : Gaerue des Etais- Unis, iii-
prii. New-Yorck. Vous y trouverez l'adreffe
de l'affemble gnrale des Etars de Penfylvanie,
au g n.:ral Washington, prdfident des Etats-Unis,
et la rponfe.
Comme les Ftats-Uni, dans le Nouveau-Monde,
et la France, dans l'ancien, ont pris la route des
rvolutions et des rformes politiqtu:s, et Tont
prlent autant allies par priincipis de libert que
par attachment mutual, il et important je pra-
fume pour tous deux de con ai:tre les progrs
'que fo.t: ces deux Peuples dans la science de la
t..licit national. L'adrefle et la rponfe conticn-
nent des prin' ipes capable d'infpirer au genre
human, avec !'efpoir du bonheur, une douce phi-
la 'tropie.
Nous avons en Amrique affermi notre rvolu-
tion et notre expri lnce n 'itl pas pour nous feuls.
L'heuretfe condition laquelle nous nommies ar-
rivs aprs une longue et dlolanre guerre ,
don'tt Dieu merci, la France efl hueureume.nt
prf-rve ) eff un e.icoragement nour 'Univers
de fuivre notre example.
La pauvret eft toujours compagnedu defpotfile :
la terre a fous ce point de vue une grande
r.lffcmblance avcc l'erprjt human ; il -perd, dans
'efclavage la moirc de fou reflort et la terre,
fous l'enpir: du d:fptiffne la moitie de tf fer-
til tr. Par lui, le gouvcrc.ient et le Peuple font
rnile ables; et il eft de l'int-r dates go'ivcrnemens
et des Peuples d'en abo'ir le lyfltme abfurde.
Vous trouverez auffi da;s cette gazette une re-
lation de Bofton de la fere donne par la fo-
cit de Cincinnatus aux oflcicis de la flotte E-fn-
aire qUe vous voudrez bien publier dans un:e
de vos feuilles, come une d s noiibreufes preuves
de l'alfectrin et du respect des Amricains envers
la Frnice.
J'obferve dans quelques-uns dtes articles de votre
gaz, tte,que vous puifez vos nouvelleS de l'Am-, ique
dans les papers anglais; je vous trviens qu'ils ne
m rirent aucune confidence, et qu'ils font remplis de!
nmenf, nges ,u de cliofcs fais intrt; ils ont l'art de
fabriquer des lettres fur l'A r:riqiue et fir la France,
qu ils commrenc-ent par quilque choice qai a l'appa-
rence de la verite, et qutL finiffilnt par des re-
lations fauffcs et controuvces: tell ef la lettre
inf re dins votre feuille du premier jaivihr ; la
premiere parties elf vraie et. la d&rnire faufl'e.-
Nous croyons notre confitt.tion et notre fo)rlm
de gouvernement iufli fup ieures cells de l'An-
glet.erre, que le foleil l'd e la lune ; en un mot,
lious fonumes.trop fiers et j'elpere tr-.p vertueux,
pour copier les vices et la mi.one du gouvernement
anglais.
Je fuis, Monfieur avec la plus fincere joie de
l'lheureufe et glorieufe revolution de France, don't
je prefie le fu.ces par les plus finceres prieres,
votre &c.

Adrefc des reprfentans des homes libres de la R-
pmilique de Pcnf'lvanie runis en aclemble gn-
amie, au president des Etats-Unis.
Mon.. ur les reprcf peuvent mieux renlmlir leurs devoirs eivers leurs'
conilituans, et d'une mtanicre plus fatisiaifanie pour,


Extraie d'une lettre de Boflon, du 1: feptmbre

Hierla focit des Cincitnati de cette- vil!l, dj,
une fte jplendide, dans la fall du c. uieCi,
officers de l'efcadre de S. M. T. C. l.e tJ.c bl:'


r
I


Les citoyens de cet Etat ayant t les premiers
i adopter le fvflme d'un gouvernement fediratif,
iir lequel ils tabliflent leur portion de fllicir na-
tionale, ne peuvent que s'applaudir des progrs
qu'il a fait vers fon orgalnifacion complete, et c'elt
e comble de leur fatisfaction de vous en avoir
vu nommer le chef d'une voix unannie. Nous ne'
doutons pas que nous ne foyions les interpretes du.
Peuple de Penfyivanie, lorfque nous vous aliurons
de fon termeet confiant dvouement dans toutes
les mefures o fon fecours fera ncftaitre pour ren-
dre votre adminifir.tion facile pour vous et utile
1 votre Patrie.
Une circonfltnce qui marque fortement le bon
fens et la vertu de nos compatriots, c'eft qu'ls
ont concouru d'une maniere paifible former unt
gouvernement don't les operations doivent enno-
blir notre caractere-. nous donner des droits au
refpect des Nations, et affurer notre bonheur,
note falut et celui de notre poftrit. Nos toeurs
franchiiT;int hs limiites de notre propre Patrie.,
front des vceux ardens pour que l'inrflLunce d'un
exemple fi bri tant et fi nouveau s'tcnde jufqu
ce que la libert foumife la loi et Jamtiiis aux
homes, releve le courage des opprims d tous
1, s pays et de tous les climats. L'an: icn monde ,
in'iiiuit par l'exemple du nouveau, faura que la
raifon la vertu, l'qnion, la moderation et le pa-
triotifme peuvent, avec le fecours du ciel, fatis
l'appui d'un fer defiructeur, produire la flicit
des Nations par des changemens paifibles dans leurs
fyflmes politiques au moirient qu'elles 1-s invoque-
ront. Avec les louhaits les plus ardens pour votre
bu heur personnel, nous fuppiions avec ferveur le
grand auteur et confervateur de notre exilleice de
vous accorder une continuation de lant, et de
prolong-r encore long-tems une vie fi here vo-
tre Patrie, et don't l'exemple eit fi utle au genre
human.
La rdponfe du prfident des Etats-Unis la pr-
cdente adrefle aet reue et lue le 16 fepteinbre.
Meffieurs, lorfque les reprfertans d'un Peuple
libre remplis de l'efprit de leurs coimiettans,
donnent un individu des marques de leur tendre
attachement'- .: ,lIl- A celles que vous m'avez adref-
fes quelled profonde reconnaiffance'ne doivent-
elles pas fire naitre dans un coeur fenfible Pn~re
de ce sentiment, je vous fupplie de croire que I'pi-
nion favorable qu-. vous avez conue de ma conduit
p,.ie, et les applaudiflemens que vous accordez
m'on elevation. au po:te emineni que je remplis, ne
t'cffacero-nt jaaiias de ma in-.moire. I.a part proimpte
et dcifiv- que les citoyens de Penfy'vauiie ont prite
en faveur du fyflme de gouvernement actu.l, ne
pecit tre mift: en oubli par le Peuple de ces Etats-
Unis; et en avouant la gratitude que m'inlpire l'af-
turance que vous me donnez du ferme et coilutaiit
appui de vos commettans pour.toutes les mcfulres
eceffaires au bonheur de notre Patrie et au fuccs
'de mon adm;niifration, j'ofe efprer le concours
de tous les bons citoyens.
La vertu, la moderation et le patriotifme qui ont
marqu les paS du Peuple Amricain, en formant,
adoptant et effeczuant notre fy ime de gouverne-
nient actuel, ont excit l'admiration de l'univers
il ne nous refte plus que d'ag r d'aprs les princ:pes
qui caractrif. n un p-uple libre et clair, de
maiiere infpirer le refpect au dehor5 et affermir
notre bonheur et celui de notre pottrit. La plus
haute ambition de tout Amricain doit tre de porter
fes vues au-del de tes pro: res foyers, et de rfl-
chir que fa conduite intereltf non-feulement lui,
fa patrie et fa poltrit, mais que fTn influence
peut s'tendre fur le monde enter, et preparer le
bonheur ou l'infortune pol:tique tdes gnrations et
des fiecles encore dans le na, t. Pour obtenir cette
fin dcfirable, et pour tablir le gousernement des
lois, l'union de ces Etats et ab olument n.effaire;
c',fl pourquoi dans toutes .ls opraiions, ce
grand cet important objet ne doit jan,ais tre perdu
de vue : ta!,t que nos projects tendront ce but et
ieront remarquables par la fageffe d'un Peuple inf-
truit et clair, nous pouvons raifonirablem.nti
efprer avec la protection du ciel, que le bonheur
des Nations pourra natre fans le recours du glaive,
par de paifibies revolutions dans leurs fyftmes po.
itiques.


6 -
(i) '1 ri-': dipr, i^ii',.li pDiiu-.lit qu''t.lnt a. ,r;i P.


Vos fouhaits pour ma flicit perfonnelle, et vos L Lou' a\ :-". 1e iir ,, I' I .i s j '.I t rI
prieres ferventes pour ma conservation m'ont rempli r dta i, et du n e .,it .. si : lia teri f ,lT
. .le .", .i're
,ie reconnaif.ince ; je n'oubliera jnama;s de pri-r le tc-nt s ch' I s I''., 1id- -' 1n cord
divin aureur de universes d vous accorder et vos et I, -" a,' r' rv1 hile re..i.l..ji
commettans les bndictions qui font Je bonheur des bleu, u'.' J:rr. -'n": c ta'u't en -
Peuples. 'bleU.- ,'.,,ii|.iir r i cl r i' .- *tl
/ G. WASHINGTON. moi b ......la rltu/-n i ns L I .....LI


naient Un demi-cercli ; on avait place au haut 'I r
a taile le potr.itt en pid J du r'..l:dfie t, .tc l'aigi .
royale penuid-h a la L.out-.onmrt i .f a ldroita i .er,
ge ani iciii .iii jde:pl e\ i-e et l' rlf iigi e t'riicei .'-
fa gauche lur la i-ter. e c toil; envirunncc.d t. '
trois f.et s d: Ils a,.. c .ett l- de :,- il-/, a s.
A l'auric b.-.it de Il flil:- %.'n \ yii le piotr.it'dt .
S. M 'I. C. ,, -c l 'u- ,i.hn' tr.i -i 'd, j'
et lr n, ..-d m. c .1 .. gauch f ,
les arsi' de i.,n.'.1 *'.i .c ircr e iiWiipt' in ,I
Louis XVI. L'oi ch liie c nir couvert d'unii drjp bi
bord de blanc..... Les dili.irne.i puiies de hl
falle e-t..- 1n t I .:s il.; hfeurs, i't I tion lfor mait n I
coup d' o il iilli delicie' que I'on pull' iuagiieir;; ,
les vi.,n .s I ,n-,I ,iil .L i e la -.lA ir l.i ph lus e'
locate et 1.s ins I plus pienet-ii u\ _t e-e le i
cette Jicte ; 1.a o.i;, le bLill ur et l.i bonr e irltrll.
gence e.;l ta lit lui a I 2 L'wtInt' nancc i et Icslii ,te
qui lui cOnr 'a :- pi.t'- (ret pli ,ot e qu'au mil ,u
de la g irt dt fetlin les oivives avaient a on'lii.A
leur ril' i, & .


'.- -',
A I i C191 l i 6r' r'n .

C. r i E F D P A Rl 1 1.

On pombiit avec .tii .ict :au C.hatelkt I'a.firede
M le b[Con L.: : n.-: il; lu di! tr etie tiem.-ii:s P "
ont et.- ,-Itdii US d.eliis t-',i I ;outs. C' L,\ dornt .:
difpoliti'.ii p u l iti[ .o itr le pl.is de I JCol: i .' ;
IL. -
la t iu .nni ,l, li eP. 111 n in-plimicirt d" l'ri-
fenm bl. n 1 i ,i P .-Ilrn L t L huillc'- '.il ,a-t i ,l
FYr ncce iii'.:, !lii L)il,i)tr ii le '\ ill: i .iiiiit ,i"i 1'
made 'i'tllc [ c,'..iii 'e et 1 M Lc.i'.. et, .om iriTi
ma' ch. et aide-d.;-c.iinp de la '.aiJde n.ti ,n.Ll..- l '-
k'l. iii ji n .1 diit iu:l '.-\l]' -Tm 'l..- l.tn.uln. : au.t :-i
ete tr.i n.t..l.,: ,.1 .s 1 q.: ,: ,c.-- q ,: .- I. c a c u M.
chaif':. ,:-. i . ..- ne le di tro p s' tI ?
gne d.'nis L'- ; ..1 b- u s.
M F' ,iulr i i i' -l'. ii' .-i.:-p -'li:i-.n a'ntcri ;'u, .
d e M ,i ,,, ,, l,,,, ,!',,i:.. : , i ., , :,, ] ; a .i i :
fcm b). v ,'i ,,r t.i .-: ,: r ,,, .J'n .' l.t- ,- i .er *uil' v'Tii n -'-a--
redin- ''.rt- bl'.. q. .t .d t it l.I u lc. us\I .'''
ruez-:i.,i ics b.... tI ; r z-ni., fuir te b. .. ,
M PuI l,ier lrt lui av.iS. .l:nani'. J.ns unt cn- -.
verfat '.i ':.i;, .:]-. l i I itv l J .cl. .- le noide
cet o h i, i ; quii. M .li.'i ur i lui .'.: i-p..ndlu qii, -iii
s'il eut i-c pi ell' p r 1: i ig' il l'i 'it p id.aih-,: ,
que li 'r nl' i. l ni i t pi r lui, 'iiiitl- iiie
le juge iD. p...,' it -, in t L i' in .i IZ r c.i '. i:l i
temC '): ap-;: i ..r les dclie olli 1jis t que ton ni. .
nilie e l.. buii a I c i'n.le I. Ml , ur avat
rpond qui s'il eti.i a.ilZe i e iiou caii il 1 '
declatci.it.
M ., d.' F .:nri':e m.-.ecin a dit i':'ir iil',-n
con: i iL. de ., rnit l ; il .i l.i i J 'un pi it, dclal- .
tr.ux p :r I. I .l 1, ',r .0ll: [,iU lui an it i
comni'iliiiii-L ueii j i I. de l.i l onue.'i liv.aci di' S
Saint- [ .'ili-. I
M l!" i. ecnim c i .I p..''- i. i in e, b 'e en alr-
tant qui ll.- .'c 't i.. -.- :'l J [ncr a c \1- LI de la
'Touclt- ,t qui t i ..':in t.:n Ic le m Ls pr,,''o a
touted n .i.
M Ui.ilfO'uLi i i.'1 \illeis I d1 po.t qu'il 't 't i
donned be:a.'uit1 dJ. p i.: p..ol r .'L'.-: er 1.5 ,
m eI s .k 1 .i n u'il tintudi..: quri s ai r- ir la iii i Ji i iI
ili jull ; qu. .. I t u rv It .i i il ei t .lt
couch-i ; eLIt ii I, le\ I t l'uir I's trio:s oI qnU lt J ,
heurei ap -s I i ii i1 .i ri t ..te- niiltrinut de la pu i .-
de L. l'. ,t II.:, que le t-in.ii ,e- e s cit.m en5s Jv.'
excite I licn t 'i t qu 'il ai ,i e .i u \ in lid. t'' 1
ache-'' un.m .inei, tli de- uic Iibu.:r a.uli a l. lit t,:t
de fa ti-' t I .ui t l' il iC t ii de-i t- i 1 1ai ti ijI

chem in qu Il.:' t is ; q, \,.f i anlit .. 1 'i I'ii A
hom -, ,,.',t .. ,ui' .-' t 1- t,'i.: t il ,i .\''..t d',t" l' 1yq.
ce q u Il a. ii[ i : .t..-t nls -ul ].i :.:il;: d I1 "'.*
Baf ,i.: que j c 1 _i .- hi-. ,n- ,e lu, -"'iut rep' nJ.i .-' -;
N oU,. i- .n1,s ,r, eli e 1I pr:."i.t ,i, a l.i 'ill,, il'i .i.
la t-rc n it, .l,-,:- ; le ,i rs le due c u r I.mr', '.'"
lui ic.,:inldr, quCie 'ait ai,, qu'oi n ,putlr I lkfli- .
teurs ' I..i ,, qu.: l, i .ip.-l. ui, hI .'.i
dit cu'il n; lui i i.nf..il!ai[ ps 1 sd' l' ,l 1 a an p ,Lam
iny tIiait p.is bon, qLt mi lge.i- !1 rbIoprll'a-iU.ui ,












ilraat ctoniours perfifl ; que lui, dpofant, l'avait
furivi de loii pour' n voir 1 rCllfltat que le j-unie
bommin-e avait et introduit dans le camp, et qu'il
Iaviit attend la grille que pendant qu on le
conduifait au gnral, lui, dpolaiit, avait caule
avec plti'urs fentinelles et leur avait demand:
iuuid fortirez-vous de cage? qu'ils avai.nt rpandu
en 'oupirant : Has! plustot que nous ne vou-
drions que le jeun: home, de retour, lui avait
dit qu'il avait renidi compete au gnral de la priCe
de la Baillle, et lui avait dit : Nous avoas,-pis la
Bltaille, &c. ( le t moin a reit quitre fois ces
ir, es exprifliiins dans le course de la dpofition ),
ue le general lui avait repondu : Je n'en fuis pas
lurpris, je lui avais crit de fe dfendre jufqu'a la
derriere extremite.
M. Loivet a dpof des mmes faits que Mlle le
Cointre i a dit qu'il avait eu la mnime conversation
av CV M. Defroches ; il a feulement ajout que ,ce
mme M. Defroches lui avait dit qu'on devait
snetre Verfilles au pillage.


POLICE.

Suite de l'article Efpionnage.

Qae l'cIpionnage efl une odhefe prvarication dans le
nigfiitat qui l emploie.

Il n'efl befoin que d'un principe'pour dmontrer
cette v rite ; c'ett que le magiltrat ne peut ni ne
doit pinir fciemment mme de la plus lgere peine,
lhomme don't le delit ne lui eit pas prouv ; il ne
peut donc fans pr..varica ion, fans aller contre la loi,
liver t-ile ou telle perotnne l'elpioninage, la lui
deligtt fur un fimple foupon ;c car, cette dfigna-
tion eit ule injure, une fietriffure, et toute fltrir-
fire eit une vritable peine.
Le magiftrat elt tenu par fon ferment 'le feu-
tenir ks O)ro ts de l'homme, l'infu mme de t.:lui
qu'oi perf cute; il ne peut donc ameuter fecrere- !
meant l'elvion fans violer fon ferneat 'an re
prvaricatetur.
De plu, miniftre de la loi il n'a point t charge
par site d a ler a la recherche des coupables mais
feulement de les puni.' qanrd ils font pris ; et ce.
quelle n'ord.nne po;it dans ce cas, devient fi
on l'ffectue, une infraction de la volont du lgif-
laietir, une veritable prvarication doit un pr-
tendu 7ele ne p.iut iutinfer celui qui s'y laiffe aller.
L'arreltltion ds criminels pet iffliiamnient affure
par 1 crdre que rqoiveint de l'arrter fuet on figna-
lamelrt les gardens dns marchauffees.
Il ne fuilit pas de dire, pou' juflifier l'efpionnage
ou le niagiftrat qui l'emploie, qu'ai.jaurd'htui l'oi
ne peut plus le taire fervir l'sxcuiion d'ordres
arb tcrires, que l'accuf a fon :ecours la loi ds
qu ii e st connu que la procedure eft publique et
L ii,' t refpont able.
Ce i'efl point par fon objet qu'on doit juger
l'efpionage i peu importte l'iitetion de celui q' i
s'en fert. il etl odieux par lui-mme, et cec i'cn
pas feulemn lt parce qu'il pett tre l'inftrumient d'or-
dres arbitraires qu'on doit le profcrire, c'(jtl parcel.
qu'il livre iiie oupable curiofit les actions des
honnies, et des inch-rches quitittes les ci-
toyn-is ,ris ensemble ou fparmin it c'efl qu'efiiin
il peut, entire lemiius ma indu pouvoir politique
dev nirt avec le teins une arme terrib e, uni iimoyen
'cf lavage intai. ible, ou tout au inoins d'imquiition
enrnemie des lois et de l'hl-nieur u"lic.
Enfifu, c qui acheverai; de rendre coupable le
m.agiflrat qui emiploiert 't Iionrnage, c'eftl que,
loin de fervr la lt t publique il n'en p.ut
q"e fubvertir tous les fionderni ns, et devenir une
fourre de corruption, d'inqu tudes et d'inmorali-
te fecretes : c'e t ce q'e 1' pinion piblique a dj
coniicr, et qu'il nous eft ailf de lrouver.
(' La fuite i demain. )
hCimMI a ',,mm,'.,' r"


ASTRONOMY IE.

Lorfque M. Mchain a dcouvert, le 9 de ce
mois, la coinete que nous avons annonc-e, il igno-
rait que Mifs Caroline I-erfchel en avait dcoun-
vert une le 7, dans la coni(ellation de Pgafe ;
e; orte qu'il y en a d-iux actuellemnent, mais elles
ltnt fort ptites. On aura donc 78 conetes de con-
nues, de maniere' pouvoir les diftinguer quand
Miles reparatront, ec. favor pour lors la dure de
uirs revolutions.
C'eft avec un petit rlefcope de d ux pied, que
\Iifs Herfchel a costume de parcourir fouvent le
ciel pour clhercher des com.r'ts, et nous lui avons
d.i obli;gati Pre parcourt le ciel avec un tlefcope de zo pii-ds
PuOr dcouvrir les nibulefes, les toiles doubles,
et autres objets qui fe prfent i t II vient de pu-
lier ans les Trmaictiono, Philofophiquies mille
noiivel' toiles nbuleties ajouter aux mill- don't il
avit donned la position en 1786. DE LAI.ANDE. .


M L LAN G, E S.
Au rdacteur de la Gaette Nationale.
Il femble, monofieur, que vous pourriez faire enter
utilement, dans le plan du Moniteur univ.rfel, un
petit rfum critique et journaliei des principles,
des vues, dis faits, des anecdotes et mnme des
bruits configns dans les'feuilles volantes de la capi-
tale et des provinces; cela ajou:eraic fans doute
>intrt d'un journal univtrful come le vtre, et
contribuerait remplir plus comipletement fon second
Stitre de Gazette national.
Dans ce moment d'effervefcence, o les ariito-
crates aux abois fe d&battent avec tint d'adrdlre er
de rufe ( les violence ne leur ont pas rulfi) contre
les lumieres de la raifon univerfelie, et contre les
prncipes de liberty gnerale tablis dans a dcla-
ration des droits de l'homme; dans ce moment,
dis je il eft important d'obfervcr, d'explorer et
de dvoiler routes les dmarches des ennemis de
la revolution. C'efi' dans des crits journaliers et
periodiques qu'ils gliffnt leur doctrine dfolante-,
c'efi l qu'ils fement le doute et la fufpicion contre
les operations de l'Affemble national ; c'eft-l qu'ils
alarment le Peuple, en attribuant aux principles de
la nouvelle conititutin des ma heurs de dtail qui
font uniquement l'ouvrage des menes fourdes des
ariflocrates
On a dja dit que la liberty de la preffe tai'
le plus ferme appui de la liber pub ique j mais
ce n'eft point la bleffcr que de la fire fervir la
circullion des crits publics. Les provinces dans lef-
quelles certaines feuilles circulent avec plus d'abon-
dance et de facility que les autres, verront fore-
ment avec plaifirI fo n que vous prendrez, ana-
lyfer les tl ts qu'on I ur man le, et reciifier ceux
don't l'ex.ctitude a pu trre altre mme fans une
int. union dcide'de la part des r dacteurs de c=s
feuilles. La vtre deviendra auifi plus natio ale que
jamais; et par les dveloppeme s que fon rendue
v.oius permet, elle obt endra bientt la priority des
uifi..ig.s et la majority des lecteurs.
Les numros de l'Ami du Peuple ro et ioz, con-
tir-nnent dus observations plus que ,veres fur l'ordre
don ! par la commune f n protu eur-fyndic, de
dnoncer alu dht::let quelquts feulles de cet crit
priodiquei, et notamment c2lle o M. Boucher
d'Argis eic nommment inculp, comme magiflrat
et come rapporteur de 'aire a dei M. e baron de
Befinval. L'a tleur, ei pailanit au Peuple a telle-
ment pris a tche de lui mont r"', come f s enie-
mis nes, tous les agens de l'admiirftca.ion actuelle,
qu'on ne petit tre tonn de cette nouv-lle d-
nonciation j ici il taxe la commune de mar;vaife foi,
d'injuihce et d'incomptence : il voit le d'fp. tifine
municipal s't-lever fur le ruines de tous les nutrs,
et il affure que le droit d'attaquer tous les gens
en place ef une fuite ncefla re de la lib rt
d'ecrire : d'aprs ce pr ncipe, il a fait paratre une
n 'uvelle dnonciation contre M. Neck r, qui a,
dit-il, accapar des bleds penda .t la difLtte p u
enrichir le trfor-royalau moyen d'une vente lucra-
tive des grains accapars.
Un diffriit, celui 'des Cordliers, a pris fous fa
protection l'auteur de l'Ami du Peule ; mais on
affure que ce district eft la veille de la lui retire,
depuis que la commune l'a fait dnoncer au ( hrelt.
Le district des Cordliers vient, d t M. Marat, de
nommer quatre commiffaires confervat urs de la
libe.t des citoyens de fon arrondiffement, fans a
fignat're collective defquels on ne p 'urra mettre
execution aucun ordre de nature a river un city. n
de fa libert..... Ce dcret eft reg rd par quel-
ques gens coImme tenant aux trois pouvoir ,
lgiflatif, exctif et judi iaire ; pouvoirs que la
nouvelle conflitution veut foigneu emnent d ftinguer
et rparer : leur reunion dans un district eft donc
juftement regardee comme tonnante.


Une dam" qui poffede une maifon dans ce diflrict,
veut la vendre uniquement parce qu'elle ell firue
dans l'a rondilhfement du difirict des Cord. liers.
( Journal general de la court et de la ville., 19. )
Une autre feuille a recueilli l'pigramme fuivante:
Un qu'dam bon mari, mais meilleur citoyen,
Rvant patri:tilie, et fongeant au moyen
Qu'un min ftre a choifi pour fauver la Patrie,
Lui d:t, voyez ma femme, elle eft jeune et jolie,
Elle infpi:e la fois l'amour et l'amiti ,
Je vous devais mon quart, je d,,nne ma moiti,


AVIS DIV ERS.
Tes volontaires. nationaux de 'a Baftille viennent
de fire p'-raitr' u mmi ire fou% le titre d'Appel
l'Ajfemtnlee atiionale, celle de la corimuane et aux
dipflicts de Paris, avec cette pigraphe :
Longa tyrannorum rabies quam condidit arcem
Magnamn, terrililem deft'uit urta dics.
Cette compag i' fut fa- ctionne le 15 octobre
dernie par la commune de Paris, qui li accord
en -mre-tems une folded, Les volontaires nationaux


d 9e la Baftille rpondent par ce mmoire aix per-
fonnes qui s'oppotent leIur formation ; ils fiic va-
loir la chite de la Baiiille commie un f'rvict renrti
Sla liberte ils cherchent prouver que l'eui e-
prife avait t pri leufe, et que plufieurs.d'entre
eux en avaient pay le fuccs de leur vie. Ils mc-ttent
fous les yeux du public leui zele dlivrer Paris
de la horde de brigands qui affamait et inquitait
la ville, et qui avait jufqu s-i m1ontr une relif-
tance menaante. Ils rappY lent leur courage: l'-
paque du 4 octobre dernier ,lorfque devanant de
cinq heures Verftilles I'arrive de l'arme natio-
iale,, ils mirent en droute un drachement de
gardes-du-corps qui avait tir fur eux, et prirent
toutes les precautions ncefl'ires pour la furet du
roi et de la famille royale. Ils infillenr autfi fur les
services publics qu'ils ont rendus en allant i la d-
couverte des fublifancesi en ramenant le came
Vernon, en purgeant le bois de Boulogne de
ceux qui le dvafltient ; et finiffent par invoquer
la Nation en faveur de leur nob'e dvouement et
gnnreux facrifi.es qu'ils ont faics, qu'elle ne peut
vouloir rcompenfer en IVs abandonnant 'ingra-
titude publique et la calomnie de quelques per-
fonnages envieux.
Les demoife'les Chappel anglaifes don't l'une a
t leve Paris, et l'autre a t la tte d'une
penfiou clebre dans fa Patrie, viennent de f rmer
ici u. e maifon d'inflitution Outre l'tude des lan-
gues anglaife et franaif leur plan s'tend toutes
les branches d'u e education utile et diftingue:
elles donneron. aux jeurin:s perfornnes des matres en
tout genre don't la probit ne fera pas moins re-
conuiie.,ue le mrite. Si l'on defire des informations
particulieres, on les trouvera chez M. Pregaux,
banqui.r, rue du Sentier. La penfion fera de o3
lou par an ; on ne prendra qu'un certain nombre
de penfionnaires.

--"- -- -- i l-- _- -

ACADMIE ROYALE DE MUSIQUE.

S'il tait permis de perfonnifier l'opra intitu6l
les Pommiers et le Moulin qu'on a reprfent avant-
hier c spectacle il pourrait dire comme le
Philinte du glorieux : Mo nom n'impofe pas; mais
qu i potre e nom fi l'ouvrage eft agrable et s il
approach du but que l'auteur s'eft propof qui eft
d'offrir un joli payfage ? L-s amateurs de peinture',
aprs avoir admir les productions ive es de Ra-
phal ne repofeit-is pas avec paifir leurs yeux liir
es tab eab n gracieiux de Bouchhitr ? Ilien eft de n'me
de tous les arts; a!:cin genre n'eft rejeter lorf-
qui il ell bien trait. Ainfi, on ne peut que favoir gr
l'adminifnratir n de l'O rTde ch-rcher v.rir les
jouiffanccs du public ; et, arirs avoir plac avec
fuccs C.r fon thtre, un pr'j'oir, d'y montrer au-
jourd'hui des pommiers et un moulin.


Il nous ferait a{Lz difficile de fire un extrait
fuivi de ce petit acte don't le vent feul faith en quel-
que forte tous les frais de i'intrigue; ce qui la rend
( qu'on nous permette ce mot) aulli lgere que lui.
D'aprs cela, nous n 'us bornerons dire que le
meunier Thomas a deux files, d n: l'alnee eft pro-
mife Luci fils du jard-nier Mathurin; et quand
'le vent enrichir l'un des deux peres en faiiain
turner fon moulin, il ruine l'autre en abattant fts
-pommes. De l des querells perptuelles entire Ma-
thurin et Thomas qui e inoqueitt l'un de l'autre,
Ifivant que le t ms varie, tellement que brouills
enfin tout--fat ils finiilent par ordonner leurs
enfans de ne plu, fe parler. Mais la fi le du imci-
nier, au moyen de fa four cadette, qui prtend,
en, dpit de 't'it l'unir Lucas, enf:eint cette
df nfe; et le retle de l'acte eft rempli par les
efpigleties de cette jeune protectrice des deux
amant. Ils fe voient pl.ufiurs fois par lon entremife;
puis el e trompe tour tour Thomas et Mathurin,
abat les pommes de celui-ci, et finit par les forcer
l'in et l'aurre confenrir au marriage que leur ridi-
cule colere a te ur le point de rompre.
On conoit aifiiimnt que tout l'intrt de cette
bagatelle doit confifltr dans les situations et dans la
variet d-s incident. Peut-rre ces derniers ne font-
ils pas ..fiez mii'tiplis, t.i affi z p q:ianis. Au surplus,
come cet ouv'age, qui a le mrite d''re agra-
blement crit ehf le coup d'cffai de M. Forget
un spectacle o il n'avait pas encore effav fesor-
ces, il p-'rat n'avoir chrrch cette fois qu' fonder
uin r rein abfolunient neuf pour lui. Il n' n et pas
de m ne de M. Lemoyne ; habitu travailler en
matre, et connaiffant parfaitem-nt un thtr- o
il obtient tous les jours de nouveaux fuccs, il a
rpandu fur la mnufique une grce et une fracheur
de colors qui ne peuvent que lui affurer de plus
en plus les luffrages des connafl'eurs. Toutes les
parties de l'orcheilre font travailles avec foin ; et
le chant a toujours l'expreflion tendre et nave qui
convient des vil ag;ois. RPen ne prove mieux la
facility avec laquelle ce compofiteur difiingu fait
pier fon gnie tou, les genres.
Cet op.ra eft termin par un ballet agrable,
1qu. auritt encor- produit puis d'effet s'il y tait
mie-ux attach ; on n'a ou s'empcher aiuffi de trou-
ver mauvais que les danfeurs y par'fienc fous ile
coqumie barnais, tindis que le perfonnages de la
piece font tous habills a la franaife.


I~"c
't


1












c'cft cn vertui des cornmii1lons dnialics id u Oi (Al
z, 1r .t (,1 i\l-nep, j lvi11ve de l ejms a t


ASSEMBLE NATIONAL.

Prfience de M. Ta7rget.

S'/.IC.' DU MARDI 19 JANVIER AU SOIR.

Les oficiers municipaux de Cambrai demandent
qu'il fIoi p urvu par 'Afl'.mble au rLmbourlemlent
dn prix de' leurs ollices, puilqu'ils vont tre in-
ct.flaiment dpoiffdds par l'abliifeiacnt des nou-
velles m ,nicipailirs.
M., d'liltournielle propose le renvoi de cette
qiuefiioi au comit de judicatcre.
Un afutre membre remarque que dans le Langue-
doc oln a conrraint les villes d'acheter poui huit
"mi'lions de ccs offices mniicipaux don't le reim-
bour miment devient aufii ufle quc'indilpcnfable.
M. N.... J'obferve que cette importance quefrion
nt peut tre r ugejige pour la feule municipalit de
C..mbai. Il en fera form fuccelivement une mil-
ti vi'ie d'autres de la mme efpece, fulr Jelquelles
il fau ira re::dr. un dcret uniform. Ces amoLifs
nim font prop,..fer l'ajournement de la motion.
L'ajournement e't dcrt.
M. R .ii.L Dars l'Al fce le prvt de !a ma-
rlhiiunf'.e avair inihruit des pourGfites criminelles
contr- quelques Lyn Iics qui avaent convoque les
mnioIcipalites p ur s'occuper de leurs droits. Des
gen i mil imntntionns rpandent dans toute la pro-
vince d Alface des ct: ts inc.-idiaires, et les enne-
mis du bien public s'ag tent en tout f:ins pour
garer l'opinion. 1)ans l'un de ces crits, on invite
L: F 10 !e l je jc)i ire la .1 li'-: et ail ci rg ,
a reprii nre la -r ap oui, Lt enfin les trois ordres
e r,ini pour la bien comm inii. 11 eft items d'arret.er
le course de ctte licence dangereule, qui pourrait
provoqu.:r l'iufiur action des Peuples, et trouble
la trnquiilit publique.
0.M. 'ab d'Efmont. 'on ne peut imputer ces
cries la niblile ni au clerg puifque ces deux
anci.ns ordres executent les dcrets de 1AfiL~-
ble.
M. Lavie. Rien n'eft rmoins exact que cette affer-
tion. Je vous acreftle, 1 r.' ;-; que dans touted
l'Alace, les fig.ieur tant eccl fiaffiques quie
nobles, y exig.nt avec rigueur la prelntion dos
Sfervitiid s pe ban1ILs que vous avez abolies pr vos
decrets fauf indem it. Ils uf.-nt mme de con-
trainre p.,r c. rps contrr- lcs re., vables. J- ne crains
pas en avanant ces fai:s, d'tre regard come
un calo.mniat Iur.
L'Affemble ordonne la fuipenion des procedures
et d.s dcrets dcerns par le pre.ot.
Mr. Merlin 'au nom du comit de verificiation des
po..voir:.. La prncipaut a'Arches et de'Charlevill,
par une c.elibraion folennelle du 13 aout eernier,
arenonc au privilege immmorial don't elle jouiflair,
de ne payer aucuns impOts. E'e n'a point te com-
prife dans l'tat de convocati n annex. ai u rglc-
1. nt du 24 jan'vier 1788. Jnuiileinent depuis cette
p 'que a t-elle rclan le i j flic d'une reprefe-nta-
tion auprs d, s miniilre.s ; AIle n'a pu Iobtenir; on
a ob ecr que la prmncipanut de C i l; il. r.levait
de S. inte-MPenu.h: ui pour les cas royaut, qu.e les
habitans ont t .tii.n.. ce lieg: la requete du
procureur du roi it qu.Is ont negig d'y compa-
ratre. Mais ce r-cfiu d: Charlevilc preua t'fa force
dan. le riefortr du b illiae ide Sainc-Menehould.Voici
leurs preuves. Ils n ont point t compris dans la
lil~: S d-s baill'ages de Vitry et de Sainte-Mtnehould,
imprimile c:: i51oc, la fuite de la (outume qui
reit ces deux vills. Ils ne font pint fonmins la
costume de Vitry mais feul-um ne celle de Paris,
qu'i s ont adop'ee aprs que leur territoire a eu
ciffr de luivre le droit crit. Charlev:lla a form
ju fqu''n 1708 une pr-ncipat~- particulitre poffedI ,
t.i tr par la inailn de Cl-vcs tantt p r celle de
Boirgoi ne, tautt par cJl! de Filanles, tifin par
c.le d- Gonza.agues. Ju!qu'a cette poque la
juflice v fut admiiire par une cour fuprieure
icant Charleville, et jugeant en d-ernier reliort.
Louis XIV, la mort du duc d- Manltoue s'em-
para de la fouverainet de Charlcvillc, tandis que
1 s foibles hritiers 4e ce prince le di:putaientles
deb is de fa fictelfioii. Les lettres pac'nrtes de 1719,
prouvent atL-z que la loi du plus for t fut le m-illeur
tiJ e d'un prince qui con iiit quelquefois des villas
et d s principauts par des arrts come par la
f.rce de fes armes.
En 718, la cour fup'ri:ure de Charleville fut
fipprim'e. Les hritieirs du duc de Mantoue, aux
droits dfquels fe trouve anjourd'hui la maifon de
(Cond, furent aurorifes a v ,'tablir un bailliage qui
con/aanauti dec rt'uces les if,:zir s civics et criminelles
Ca; vin reM i; ftancc c. auf l'appel au parlement
lde Paris.
il r-fii-e de ces faits authentiques, qie Charle-
v''l;- a loujolirs t indl-pe,,ndant dui bl;liagen de
.nte M ,:nhoul.l ft quilqucfois ce derniiir tiige
fiexerie des acts de juril.lctlion dans Ch2arlevile,


afin qu'tlle puie 6tre envoyde par M. le rel
iactuiil er ies iuctielfters, a tourts ls villa j .


............... ............ ... .............. c lcs il pourra prtrat e n cc1lpi-e d ,
au il citrge d.s alairs de Charl vile, et norammcniet s .o fe- L:Al'mb!ee l'ordonne ainli. .
tebre 170 et 15 juillet 1;. en execution ade, M. Goiin proposee de nouveau d '
ce second arrt le ba Iliage de BReims lit Char- division des diftrcts. Ils font ad t
levilla une information de comminodo et incommodo termes : .
pour 1' ribl. -i..r d i.;e co'e chrticnne. I.e bail-
liage de Sainu-Menchould- a rclam fa. pr^tendue .Le dpartement de Dijon fera d:.i. r
jurifiliction f'ir Charleville difdr ens intervalles, dilrictss, don't les chefs-ieux fe trouv. ,,,,
iais, c.s rdclama.rions n'ont jaim.is t uges Jean-de-Lct, Chitilllon ifr-Seine ..,,, -i,
C. I,., v l elt dond dans un tat pre ucum d'id- I ille, Dion, Arnu.y le-Duc et Beau-.e ; luai ;.
pendance qui conserve l'intgrit de f.s droits. a Auxoni.e un tribunal de ddlrict.
Cette vile il'a point c It depuis 'ouv, rture de 1 Nono t i demande d la ville d r
'Allmbl'e de demand r un reprefenraion qui la division en deux dpartemens d. '.~ in-
eft bi.1n due iune population de douze mille .uesi, i; -. Cmbis, Bounonnas, I ', Z1 .h, 'l
elld a nomme in dipute fans lettres d- conoC ition. t!oi Ca a r Bou ai a 'il
Elle n'a faith qu'ufcr de iin droit. C .t a vous de s dccx I.land.s ub fih.r. t,-l- lCei.,r
rcompeifer fon patriotifme, et d'ad.mettre .parmi etconvene par la msajorit es J "
vous fon rep'Cleniant. p l',.pcS.
Les villes de Chalons, MaTcon .:iLt,, "- ,:
Queluees membres s'oppofent a 1 admifnion de ce ptet l'avantage d'tre chefs lieux du '"'1 .
dI.put attend que fa nonatioinori n'aa poi Bnt it nprent iona de la Bo-gogne. Ui- '
precede :es forms requires par le rigletment. lecteurs fe tkndra dans un lieu ,ltie i i '"n-;"
.;e U Il 1 1K. itl1 c...,-, p
D'autres rclament l'ajornement. ce cette quellio,. Ce d, par.enment 1. e. d
. . clue t 't q. .. .. C ..c -,, ,2r; [, :
L'AlTembli aprs avoir rejet l'ajournement fept diftrcts qui auronrt pour chef.-liei Cii.; ~
demand., admet le dput de Charleville et or- Charolls, Bourbon- anci Autun ac "
doann qu'il prendra fe te. hansi et rrovifoirement Semur en Br iui. is isl jm ,
So n q'i guardd de Marjgny, a y tablir iii, t ibunl ,[ d
M. Ption d. Villeneuve, et plufieurs autres moins que les lect-urs n~ jugent coui ,ib i
membres fuccelflvement apri lui, trclam ent l'ex- prendre une autre difpofi.ion.
r'ioiritr d s crr -, 'iAfmblP concernant I'ordre bpo Lf le apae 1'
du travail des feanrces. j -. leprf.ient. La parole eft a jU. I,, '
1, P pour 1- un r port fuir la libert de L 11:1 la''lf-
Aprs quelques dbats bien peu important, l Al- i
femble les renouvelle. ils concernent la remife de jM. l'abb' S eyes. Le public s'exprime nml, I,,i'i,;
la lectu e des adraffes et dons patriot:ques la d made mie loi pour accorder on .uatoiilir ,, '.
fiance du foir. bette de la preffe. Ce n'eft pas en rn ,'u- ':'
Squ les ctoy-iins penent, parent c ntltt
M. le president announce a lAffemblee la function blient irs penf es c'eft en vert d i' iii
de quelques d-cre et e I'envoi fait par M. le garde- ies; doits que les homes .-nrt ip 1s
des Iccaux de plufieurs lettrcs-patentes delliinees aux a ff cia:on, ct pour leur maintiesn ii tnr r- etl
arhives loi ell-mi me et rous les moyens publ, qMi'
On demand fi le dcret concernant le prvt de fervent.
Marleille eft fanctio n. i L'imprimerie n'a pu natre que d.is l' I'-t.t r;-ii ''
1M. Bouche. J'obferve que nonobflant ce dcret, i-l vrai mai" fi i'tat focialen tfu ,lnfi r, |.ir,
le prvt continue t'.u;oturs avec rijgue r fes ron- n on dos frumens s en
cedires. Je demanded avwc instance le rapport de liber ce n ff pus que tel ou trI u, -: ,,i.
cette affaire qui devait tre fait par M. l1abb jias etre regard comme un don d 1 ...
Maury. n'e pas un mitre qui accorderait 'r-liiui:r"lt Ivn
Mairy. bienfali s d'elle-mme i I libert 'i-L..i !. ti. ', ',
L'Affeirble ordonne que ce rapport fera fait qui n'efl pas d'autrui ; la loi n .11la ue '.i
jeudi foir l'entre de la fiance. l'empcher de s'garer : elle e:l I'en ii t I' E
L fnce e inittion protctrice forme p.ir -'i .Vi
La feace eft leve. libert antrieure a tout, et pour Lqu- -'-'
ex fie dans l'ordre social. '-
SNCE DU CR D I zo J VIR. Mais cn mme teins fi l'on vei!t que l.i Ini e4 .`
r.ge la libert du citoyen il f, it le I. "'-",
On lit une lettre de M. Bailly, implorant la bien- exprimer les attcintes qui pe:uvent in p
faieceri, d- '-A.- .. pour les pauvre malheincux, Elle doit do- c marquer dans les a. i.n- ns n.siiull,'
et furtout pour les femmes auxque.lles on prepare ment libres de chique individu L. poin- 'a
un hoipice pour les occuper et les entretenir. d'qhuei elles deviendraient nuifibles .n.i odirs ,lii.:l.
M. l'vque de Clermont propose que Ls dputs trui ; l elle doit placer des fi ti~i p,:,r5 ,!"
fallen le fiacrifice d'un jour de luur falaire : d autres bornes, dfendre de les pier, t puir -l vi, i:
invitent les iAtembres de l'Allemble qui voudront aire qui ofcrait delobir. Illles I.lt les fo
concourir an foulagement des pauvres de la c, itale, propres et tutlaires de la loi, '
1 y contribuer en proportion de leurs faculies. La liberty de la prfle, come tont Is libi:, ,b
doit donc avoir les bornes l. I gal:s. i\iiin, i l:''
On paffe une question relative la division du principle, nous fommes entrs ave c u i.c.ue ,d
royaume. On a demand fi les paroilfes qui ef travail auquel vous nous avez cid,, e 1d ii1.:"
trouvent t1-l ment fitues qu'elles appartenai. nt ivr. r.
plulieurs provinces, front conserves dans cette
ancrennie bigarrure. INous avons dcl commencer d'ab.-,-,- .i ..iii:,i l
en quoi les crits imprims Pou\.iI.:o I blirf.l.
Apres de longs dbats, l'Afifenblie national droits d'autrui.'
dcr2te que les habitat, s d'unce paroiile appartien- Nous avons d fci c i p ri.
draieit la province ot ]leur clocher eft fitu. la qual d. f clfier ca kun 'i apl '
S la quality du-dlit lgal, et cl-.aun deu\app -.
Il eft auffi dcrt, aprs- quelques difcutlions quer la peine.
que le fauxbonrg de Saiii-Laurent-ls-Chlons aura Enfuite nous avons d rechercher et nlin.li1
un- municipalite commune avec la ville de Chilons- perfonns qui doivent dure refpon;'ibl-s des; d
L"r-Sane. de la preffe.
Que les provinces Belgiques front divifas en E'nfuire aprs avoir caracirif les -. .lits Igl' el
d.ux dpartemens, don't les cheflieux feraient Arras les pe .ns et atteint les accufs uis .,,iv.'
et Douai. termin l'inltructioni et le-jugement p.u lelqul'i
Que le dpartement du Maconnais fera divif en doivent: tre condamnis ou abfou-.
fix districts d nt les premier chels-lieux front TIelle eft la marchle que nous av,-iis idopt
Macon, Chl on Borbon-Lancy, &c.; quMe la ville le project de loi que nous vous oti',.ns i e cil'
de Tournas fera runime au district do M.acon ; ,ue, menSt. Son vrai ,nonm eft, Projet '.. i'
dans une af'emmble gnrale, ci volu, dans un dlis qu; peuvent fe commertre par ', ..-. ,"'
endroit neutre, il fera dcid fi le ch-f-lieu de l- et par la pulication des ,' :"I
partement fera Micon ou Ch(lonis. .,. ct par la publicin s ;i
are 'N c:.....


M. Ramel-Nogaret demand propofer, avant
l'ordre cdirjour, un article relatif aux municipa jits.
Cet article confifterait charger le comit de ro, f-
titution de rddiger des iormules de procs-verbal
pour les lections.
M. d'Ailly fait obf.'rver que l'ex:cution des d-
crets appartenat ent efieniellement au pouvoir ece-
cuif, c'eflt ce pouvoir faite rdiger et envoyer
ces formules.
L'Afemble dcide qu'il n'ya pas lieu dlibrer
fur la proposition de M. Ramel-Nogaret.
M. Dmetunirs lit une lettre que pendant fa
prifidence, il avait t charge d'adri t i ptlfi urs
villes of l' on s' ppofait la perception des imp ts
il rprefente que cette let.re a p odu t l'effet qe
l'on en attendait, et propofe de la fire imprier,


Nous devons fentir par les in:pmrot.ns ilti
l'imprim.crie, combien il eft eff.Liui i di '
fufpendre ou gner l'action d'une i-r ie ;tiiiti
tfnnmi, nt utile, moins de la plus .il.-l'eiieLlnL
ctlle de fire juflice tout le i.n..-iite.
Voyez les effects de l'iinprinerin .l..i
ports ave'c le fimpl, citoyen ; ell,_- a ei tI-i
Ton travail, fon induffrie mltipilier fc- rini.e
facil ter et embellir fes changes, l:s conf
tons fs relations en focit aineliorerJA
en plus fes facults iitellecttell's .t 'lii
l'aider dans tous fes proiets, s'illi'r t
actions, toutes lcs penfs fertir etiil'li'
mme le plus ifol, en lii rvl.iiit .,.iin'
tnde mille et mille moyens de ji)ifar.ce.i
bouheur.
( La f i;,, ,,,:;' 2!i