Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

Full Text








GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSE
____*y y JgI iflu-MT-CI'UlgU-*^^ Mna.-r ,-iffr-tit~ rrin-' n m- w*'


L U N D I 8 J A N V 1 1E K 1790.


POLI TIQ U E.

D ANE M A R CK.

De Copenhague le z; dcembre.

E rgimens dt prince Frdrich, de Slande et
SFiolnie ont t incorpors danis LS rgimens qui
fuit eu garniion dans cette capital.
Le tribunal fiuprme, charge de revifer le procs
de l'olicier Suiois l zenflieriuna et de les comply ces,
a prionoc le 2' decembre, le jugement dfinitif,
par lequel cet officicr efti condamn avoir la tte
tranchee, et fes complices Shieds et O-Brien, aux
trlalux publics le reffe de leur vie. Le feul efpoir
qui refte cet officer eft dans la clmence du
roie
POLOGNE.

De Varfi v'ie le i9 dc.emlbr,.

Dimanche dernier M. le marquis de luchefini
eut une confr.nce avec les ii e bres de la depiiu-
tation pour les affairs trangeres. Il leur comrnu-
niqua un ex'r.it de fs dpches etr'il leur apprit
que M. le coin e de Noi'l h'odi', miiiilre de Ruit;e
a ierlii avait dclar qui l'impp. ratrice ne s'opp,,-
fer.iit point alliance pro,eteee centre le roi de
PruifI et la Rpubiique.

Du 2.5. Aprs quarre fances de dix iiiures cha-
cune les huit articles fondamentaux de la conflitu-
tion ont t accepts 'unanimit. Le roi s'tant
trouv un peu incommod vers la fin de la derniere
fan;ce fut oblig de fp retir' r u mais il pria que
l'on continniat Ir dlibration. Auffitt qu'elle fut
terminde, le marchal de confdration du duch fe
rendit par ordre des Etats auprs de fa majeli,
pour lui announcer l'heureufe conc'ufion de cette
aff ire. Le roi charge cet officer de tmoigner
aux Ertts la vive fatisfaction qu'il prouvait en
voyamt un nouv.l ordie de chof s, qu'il,regardait
colmnie devant fier le fort de la Pologne et affurer
jamais f n boniheur.
L (iemnble a-, de fon ct fait clatter la'plu-
granidld joie de la conclusion de ce travail prliminair.c
qui va flivir de b fe celui qui refle fire an
coin te,et uit doit J 'ailleurs acclrer alliance qu'elle
desire fi viv-merit de contractor avec la court de
Berlin.
On( nous made que le public tmoin de c-es
appl.i i, ,7 les a 'i-'.. Le coup port i
l'eflrance lgitime de li bolirgeoilie des villes ,
et confdquemment ll'fpoir diu Peuple d i Pologne,
ne peut tre fenti de maniere tre jug dans'
les circonfiances actuelles. Il parat mem que la
bourgeoifie cie dilpcfe a contenir Ton reffentiment
par une longue prudence sacrifice qu'elle croit
ncefflire de fair encore au bonheur de la R-
publique et la tranquillit de la Nation.
M. le marquis de Luchefini a expdi fur le
champ un courier fa court, pour l'inform-er de
situation actii:lle des affaires et la dicte de Ton
ct, a convoqu une fiance extraordinaire qui
s'elt tenue hier et d.ns laqutlle il a t dcid
de donner la dpliuari ,n dts i'. .'; traangerlte
les pouvoirs nice fires pour rilder au plutt I
trait d'alliance offe live et dfcinfive conclude
avec la Prulfel, ainfi que le trait de commerce
Sfaire, tant avec l'Angleterre qu'avec cette cour.

ALL E M A G N E.

De Ratisbonne le 28 dcembre.
L'affaire des nonciatures en Allemagne fera incef-
famment porte la dictature de la dicte. I.es ari
chei,ques tchcnt d'obtenir un concl/ufl;n qui dclare
l'tdblilffienit des nonciatures permanentes en Alle-
magne, munies d'une juridiction quelconque common
contraires la conflitution germanique, et nomime
lent aux concordats faits avec les princes et tat;
de l'Empire, et aux dcrets du concile de Bafle.

De Vienne, le 3I dcembre.
ta fant de l'empereur continue d'tre affez bonne
Le prince de Kaunitz. a relli.nii dis imouvemenli
d'iune ficvre trs-opiniatre qui lait craindre def
fires fSricufes pour ce miniflre qui ecft dans un agi
tres-avanc.
AptIs lun court fjour fa maifon de campaign
d'Adcldorlff M. le marchal de T.audhon s'efn rendu
i Vienne i il va tous les foirs hliez l'rimp:reur ; i
sentret9i-nt pnidant une ou deux heures avec S. M
a premiei e ois qu'il e rendit auprs d'elle, l'em
pltreur reut le nii.ichal avec les tmoignages dc
S plus vive satisfaction. IIl c .,l,.:i;Pi Le guerrier fui


t


Nous avons fouvent t obligs de citer le dcret
d. la chambre impiriale de 'Wezlar. Cet acte a
commence les troiubies de Lige. Toute la querelle
du prince-vque av. c tes fuiets ainfi que la m-
diition fi varie des cercles directoriaux tieiinent
elt ntiellement ce dcret : nous penlo: s donc qu'il
i el important de le fire connatre en foi enitr.

Nous, Jofeph II, par la grace de Dieu, empereur
des remains, toujours augufle, &c. D/'ciaicns, notuifons
et attilfons par ces prfertes nos lettres i;rrmprles qu'il
a .t rendu ec public cejourd'huii noire chlitmbre imnr-
ial/e, le contenu de la flntence.fidvante: T'nor fntenti&.
c En caufe du fiscal g.ni al imperial et du feigneur
prince-vque de I.ege d'une, contre les auteurs des
iiimfurecrions arriv, s d.ans \I piincipailtr de I ikge,
d'aurre i come auill centre les tais d.,l ia.ge d'iine
troiieme part ; de mme que centre lts commiillfires
impriaux dnommes pour rtablir l'ordr'e et la iran-
quillit, et aufli les fiign- urs princes directeurs du
circle du Ras-fhin e t de We{lth.;lie: Leucrarnm ,a'ren:-
iunm idveJi,,sfCditiiofos fiditos Lcoaii',f:s, et ct cndatil
pnitalis ai,.xiiatorii et proti'ctcrii id i.:d'ilite prin;c,;'i
Leodienfiarmata mianu aux li'm nadvefi.;s d'iiiof's fJib.ii-
tos ri'fliicado, et'tanm fias fuicratt ini 'cfo'arin, q:ira con-
fli/arios et reliquos ipfi adaictos contra infda/tus tlnutlan-
tlucm protegendo flutumn puli.iCn2 civitatis e'. provic
Leodieinji ad eain formant, qu 'i'rte motam fe'ditrionen
fiit in continent rcducendo in unique fuitni remoI:as
inagijfi'iitinuum pC foas in pijinia offiia reflictendo 1i
coruiitque cxercitio ufice ad il'vin'm iecutnduim nioiim ,
ante hts curbas ufratum r cum exchlufo'e' tanimen. pro /hac
,vice in itunuiiiiit !u '"."...' creIatoru'n co if lin1 et magif-
triatulmln inflituerdamn electionem manuirtenendo in rebel-
fionis alttorcs inquiirendo eofdmenze cufjlidia publicce
cradetdo f.igittis auiem litCeris aretfatoriis et anno-
tatiotie lib~:irirn perfequeeno eique omnnia ian1'ti"us
rc!eilli'n pcraii;.:do .ine cliajhl/a cuam claufidJa en
g.idcr.i etc en plart.culcer.


,n Enfuite on efpere du feigneur prince de Lige ,
qu'auffitt aprs le rtabliffeme,-et de la tranquillir ct
e la poffeflion tell qu'ele a ta a'.ant le moment
de l'infurrection il fra inclin, de lui-mme, et
frietfement port carter entirement ils gri fs du
People, et propofer aux Etats, la pr mitr. A fA iTm-
be qu'il convoquera, la r former .venmuellkent
nceffaire, relativement a la conflitiiton cd pays,
de la prendre en imre dli ra.tiin vw .C;lf dits Etats,
etde conclude, fau -les droits imp1riauix et dle l'cmpir ,
tout ce qui peut co tribuer au hi.ii-tre ginral du
pays ; et faite revive la confiaice raciproque et
fi nicelfire entire le fouvcrain du pays et fes
fuj De plus, il eft enjoint exprefifment, par ces
prieentes, au docic'urHnIofFiri., de ray r incontinent
l' i.xieffion ( L,.odicnj's foe.de cum im:'Cero into )
laiqui Ile exprefl'',n fc trouve dans la foi-dfa'it vraie
repr-fe::tatioii du fai!t cr qi ofellfe la fiiprina-
t dre S. M. 1. c'r d.I lFPipire come auli
dc dinoncer fans dai :t la chancellerie, I au-
ttiier de cct crt qui a eu la temrict de defa-
vooer 11mine ':.xiflen'e de l'infurrecrion et de la
rebellici, ld'ivauicer des fa ri.r-s maniif sites, et de
reclcr des circinfllances effintilP(lis, et qui efl
condamn, par ces prfentes l'amende de huit
marcs d'..rge 't pay.ibks fans indulgence dans le
teVi d'un mois, a la bourfe des pauvres ; et en-
fin dto ie P -rvir, l'avnir, de la langue allemande
en cette cit : En mme terris celii-ci aufi
bieii que le docteur Z7wierlcn font condamni s ,
chacun, payer, dans le terme d'ui niis, l'iamnlde
de dex marcs d'argent a a bo;,rlfe des panv.es,
fiJh poena dupli et ie.;.i cx'cutioionis pour avoir i,-
plor pluieras fois f extr:intici :ire inent aprs le min-
dat di reproduit pour ti oir nunmr.\t. irregulier,-
ment les pieces adjiintes >'t en avoir exhib la
mnajeure pariie en fa.ngue fran.aile.


18 ^


nuch julfqu'aux larmes. DIans fi route de Bel- 11i cil enjoint t ordoinn d'enre;-.ifre r nx a tes
grade a Vienne il a rcu des marquess non equ ls requtes et pi c s adjointe:s ex'ibs exrju.i-
voqu. s dli'meti de 1' p.ut du lPuple, tou;ours porter cielriiiLmr par 1 fiscal impri.il et lice.e Sch ck,
la r..connaifaiice, par le docteur var.-Z\vierle;n et par le docti ur Iloft-
mann, en date des z0 et 2.13 aouti 5 7 Ir. ,
La nouvelle quie les Pays-Bas s'taient fouirais 16 17 26, 27 et 31 octobru, et en outre en
la domination d'Autriche a jet dans la confier- date des 9 , 4 17, 7 et 1S8 novembre z et
nation nonlbri dle perflninics qui avaient des pen- 3 dcembre. Enlfiite,en rejettant lesexceptionsirr-
fions fur Ls abb.ave.- de ces provinces, appeles levantes et nullement foindes allgues par le doc-
paind d'ab6u e S ; et commei l'on craint que 'on n'ex- eur Hoffmann au nom des Etats de Liege eta
clue des places de chanoineffes la noblefI' des Pays- pa ition inif'ifiante, indique aux commiila;'res fue-
Bas, on tremble au:ii que les famillks d'Allemine dlgues des princes du C;.rcle dir..ctorial come
qui en poffedent pluficuirs ne foient enveloppes aufl la mediation implore et encore inadmillible
dans cctte diftraice. pour le prfeit nous admettons provifionnellemint
come fulifiante la dfrence indique par les prin-
TA I ces du cercle en date du o0 octobre dernier, pour
1, T A L I fire excuter le inandt imperial man, pub i et
reproduit; mais il eff prfer:tement ordonn trs-
De Rome, le 30 dcembre. f-ri, ufement, et fous pine enonce dans ledit mandate,
aunidis princes (ct i lears fubdlggus de mettre
pro mptemenr en exci-ution ledit mandate dans toute
M. Cagliotro et fa femme ont t arr s ici, il fon tendue et ians aucun gard d'enquter en
y a quelques jours. Ils ont t conduits l' n au vertu dudit mandate en route rigueur centre Is
chateau Saint-Ange et l'autre dans un couvent. mutins et les aitcucis, et fpcialement contre l'au-
Steur du libelle de la rebellion rpandu le 17 aot
Cet vnement fe mile ici totes le converf- dernier, d'emprifonner en lieu fir le coupable jufqu '
tions. (.), admire l,i fatal clbrit de cet home nouvLlle ordonnance, de dlarmer et d'abolir en-
etxtraordiiiare, an moi s par Pes avantures. Vrille tirement et fans d.lai les compagnies et gardens
conjectuires viennent a l'efprit. Qmelques perfonnes bourgeoifes tablhes pendant l'meute, de rtablir
cherchent a lier les projcrs de M. Caglioitro a tout ,fur l'ancien pied I.s troupes dilperes du prince,
ce q.i pll en Europe. d'annuller au contraire le droit des aimes que les
rebels fe font arrog,, de dfendre tous conven-
La vi abie carife de la dtention du mnri et de ticuL.s et parrici lierc;l nent ceux du marquiljt de
la femme que nous appelons l, famille extravagaine, Franchimont, de mettre des bornes nceflaires la
-if beaucoup plus simple. On l'attribue des allem- licence de la preffi et d'empcher que rien ne foit
bles ficrettes tenues dans des loges de Francs- imprim fans cenfure prliminaire de caffer totes
Maons et don't le but elt d'introdu:re ou de pro- les innovations entrepiifes partout dirieufement et
pager la fec.e des illumins d'Allemagne. tumunlueuemenr, fa:s envifager la declaration extor-
que dudit feigneur prince, le 18 aoit dernier ;
Les Romains ont aulli arrt et enferm dans le ladite declaration tant caffe et annulie d'office
grand couvent des Francifcaiis du Capitile, un ca- par les prfentes, et gnralement de r;ablir fans
pucin : ce moine tait recommand par des perfonies aucune exception toute la conit tutioi du pays et de
confidrables qui follicitaient vivement pour lui un la ville tell qu'elle a t avant la rebellion mue
vch in partibus. c'efl-.i-dire, avant le 17 dudit mois d'aot, auffi
de fiibdlguer dans cette caufe important des com-
rmilsiriCs pariicu!iers qui ne foient aucunement em-
Ces deux avantu-es front certaines. Un petitnombre plovs a r.drffment des affairs de la ville d'Aix-
de gens laes prennent d laoccan.ii,!e rflchir la mi- la-Chapel e, et qu'ils ne f,:ient interrompus en
ere du manage de la poFltique et des conducteurs aucune aniere dans la pourfuite de la prfent
.'hommes. I lemble que les puifans le fo ent ligus caufe corime auff d'enjoindre atixdits ftibdlgus
entire euxpour inventor des abfirdits de tout genre et Iaccira.ion la plus p oupte dh cette crafe en y
: tout prix im again tonwours ouvert a 'ignorance et procdant avc moderation des fraii enfu;te d'or-
la cupidit : lt focit ent;ere en ef infecte. Le donner aux cornmandans d, s troupes delii!es l'ex-
bas tae s'abrutit par des C,.ttiG,,,; l'tat micoyen e gnralement, autnnt que
s'v cuain te manager gnralment aut.nt que polix-
s avilit par des preul s ; etla h utc c s fe cor- e, ePays,et particulirement les endroits non iim-
rompt par des cimr ....... Les il., I, .i. ux les plq s d s a rbei, commeaul c qui L tot
illui.s et les fo x forment d. en urope s avec l'enre deflits troupes, don't l non-
es trois ordres de l' fpece humaine...... E-ncore un b ra di inr enr remtent rappels aulhtt
,'Z c et c, purile el ichali rL it [lisjt ibre C,2ra dimin-u ou er ;re me: ,t rapp el le anffitt
de fiecle, et ce purile enchantement 5van ult qu on s'appecevra de la founifijon due et du parfiit
a la clart d'une raifon courag.ucf, don't nulk puf- irabliffemeit de la tranquillit, de la fir::t et de
fance ne peut plus ofi-ufquer la lurm:re. pofl'eionie;.et d'inform r finalement fans fate la
chambre impriale, dans le term d'un mois, de la
L I 1 G E. manire et comment les points enjoints ci-deffils ont
te excuts.


y













Fiialement, le fiftal g'nral elf renvoy en at-
tendint, par ces p-itentes, pu. co rie cia tiOons
ai v denduwn declarari in ;c-.oram i"'f:'act pacis pu-
bli/., la prlenee fantr-ce ei CJs veroa cout.e
li, nirts ins C Isauteurs et. ; maais le doctcur
i.iil z et e icenci Helifrith junior ad v,,raa : .Ln
faiie a'oraoeier au commanldai des qu.:'.prs tc.
E'n fc.i de quoi nous avons fait dl'vrer et ex-
pedier les prifc:!tes, n.nies de notre fceau imp-
ri.l ayant tc dtiement implor.

Donnn, &c. Wt\laer, le 4 dccembre 1789. Ad
manidanrnm Daidj, ic lti inper torir.; propiuam. ( L. S. )
Hcinetn-'IT'odore-Mr rice H.-fch-er, directeur de la
ch~mlceleric e la ciz-irbre imperial. Chrillophe-Bal-
f., fr Kirfchbaui procnoloir ,e de la chamarc im-
p rieae.
Du 5 janvier z17c.

Le hourgmefire de Cheffret n'elt point alls
PBrxelles p i.r prop',;r aux Brab ::ons une alliance
-t deitive. Les habians de l'vche ne troant cer-
ttin.limert aucuce dema: he politique ans la partici-
1 rion de la court de Berin laquelle ils ont donn
to i:e leur confiance. Le b curamei-e de Fabrv a rpu
ae ccct: cour l'afurance oe l'd-c:eur Palatai etiu
ajjourd'hui pacfaitei*ent d'accor.t avec ies m fursir
prices par S. M. et que les Licgeis uraient tout iiu
ad're fa:isaits. La niA.lele et le Pelupl u;,t d.:i ce
mornwnt les m:nes paincIpts. Ce rt l'c'srlu; ait
tenir d itae cuntraaic.io; iCorininu qu'is ;prouvcnr
de a part du cler-- et n:n-liiineirLt du cliapitie
caria:.r.i et des tf'foci~i-s.

P!ufieurs rgim-ns hollandaii forment un cordon
fur lEs froitieies de Lige.

FRANCE.

D,,li'ration du comitperr F 2:-ent de lt ville de C/'idiau-
P: ticn.

Le. cor~i;it ermainelit et li garde national d la
vi e de Ch~tearu-Portien, conliddrant qu'i s fc t
fp-iiar-ie rnt a.peles par !e \ue tu d.- liur conci-
toy-ns au naiui en d-s Dro.ts de Ihormme et de
la ilberrd b eiqie ; que le la!ut de l'en:pire et es
hautes cicinees du Pc.!- Fra a:is repoknt main-
ten.int iur la d. uble b..l des arnnes et d=s lo:s, et
q .e le pr m er dvoir d-s d fenfeurs et des fo -
da:s de la liberty efl d'unirleurs efforts ceux des
r.- u:.r.t:.ns et rtes g;fteturs de la France;
Ccrnfi.irant que examplele d'une tell alliance de
vk;nt tir:out r.'- :ti; r dans un moment de r -g-
nr.ra i-n uni..riti.e o a r iorn:e d'antiqu;< abis,
d- ty' n:qu.s pri iges et d'etiepriles odicuks
ur Is droits inp efcrip tle-c de la N ation ont
fouiev l'goifine contre 1 ide d'une reltaiirmaion
I!a'irtire et o 1 lr t puaiiic a p.ine d fun a:,-
rt-e, a peur--czra b.o n e cor d'etre I'outteiii par
l'in-are ii'rpo.rcnte du patriotifme centre l'influence
de l'intrt parntcuicr et ies ides ra;npantes de la

Confidirant enfin que le bienfi't inapprciable
d': e connlitution national e vraiment digne des hom-
mr:res tt de 1.I reco na fanie d- t-ous les Franais,
d'une conftitition qui ennoblit honiine en .ui
re'iiteiant a dianit et les droits qu'il .ie;itde la na-
ture et de ,'.ifocitt on, dcrvin rait iliifoire pour
l.a action mnle fi la voix pu'liarta du patriotifine
rno .s ral iant tous fous les bannieres dle la !ibert,
ne formai qu'une feulu et grande confIdration de
tous es enanris de la Patre, unis ensemble pour
le triumphe de la caute commune:
iL'aff:mbie dtermine la fois par toutes ces
conuiderations, dciara d'une voix una i-ne qu'elle
adh.i re formtlkmient t us les dcr ti emanes jul-
qi'ici de 1'augufle Ailetnble des repr fentans de la
i"cr on ; qu'lle c cldans la ferme r folut on de main-
t nir par Ils arriies, et de seller de fon fang la
conica.tiona de l'i'mpre frinais, et qu'elle fait,
cin prfcence de la Patrie et aux pieds de les repr-
'fntans, le f.rm:iint de vivre ou d-n mourir lidlles
aux lois, lla. Nation et au mon:rque c.toyen,
rclLaurateur de la libert publique.
DI large en outre que copie c/6 latiOnnde de la
pr:f nte dlibration I; ra envoyee aux comits per-
Saiieins et gardts national-s des villes, bourgs,
p-ioifles et coommunauts des lieux ci'convoitins,
l' ffet de les invwrr a y accder et contractor
., uiuable une forte d'alliance et de confratern;t
d'aomus, et nous ehvoyer leurs actes d'union ou
i .idh-flon, lefi-uels feront joints et annexs l'ori-
g nai des prfnctres.
Fait et ddlibr en affemb'e gnrale tenue en
l'ihu i-de-ville le 5 janvier 1790.

3: ;:is, t, o;let, -. : -'. : Laignier, W,,isbane ,
Sol ..', Uli:i'la.,n-, Gour'r::aux Lalondrc/le BarInCia ,
)i 'tr,,auv Le''y Muod :iine Dug et Grifon ,
L risa D),uvall, Mineau Hu'uenin Gilbert, MOonu-
tcr (c.'


ADMINISTRATION.

i U I CI P A LLI D1 PAR I S.

Saice de l'extrait des procs--verbaux.

io. Dputation du diRrict des Petits-Auguflins,
ui par un' arrete, declare nulle la nomination
des officers de cavalerie, ainil que de ccux ds
h.ifl.urs.
211. M. le commandant-gnral rend compete
des i:efuires qu'il a prices pour garantir le 'I hui-
lerks l'AiTemble national et l'Hitl-de-ville
de l'nvaficn de la multitude. (C tuit le i oc-
tobre. )
z2.. L'Affembl'e donne ordre M. 1e comman-
da;:;-gnral d'enlever de force la tte du boulan-
ger, qu'on promeniait dans la capit-le ; de dilfiper
lks artroipemens et de rcprimer les pertubateurs du
reps public.
i3. Neuvelle dputation l'Affemble national,
pour ob.enir h loi martial.
24o. L'Aflemble r.quiert la prfence de M. le
procureur du roi au Chatelet. ei de M. le prevt
de 1 ille de Frnice.
z5i. Oi, s'oc uipe de la publicity des arrivages
des' grains Lt farin s la Halle.
2.6. Dputitiion du district de Saint-Lcu, qui
demnde e q. il doit obfeiver dans cs inoiniis
d'alarmes ; l'AffiemblIe s'en rpporte i la prudiie
des cit-yens du district.
27. Rapport de MM. les commiff.ires d puts
l'Afemb e national, portant, i". qu'elle v.C s'occu-
per de la loi contre les atrrouptmi ns; 1. qu-- le
c imi. des recher. lies s'occuperait de dcouvrir les
aur-urs des troubles ; 3. q'e le comit de police
de la ville fournirait au cruiite des recherches tous
l-_-s rtn~i igneinm.!s qu'i! aurait cet gard; .. qu'il
fcrai tabli un tribun.il pour juger les criminals de
lIe-natien, et que le C', rt.-l en ferait provifoire-
ment les fonctions 50 que s ls miniltres du roi d-
claderaient pofitivemint quelle reffource l'Alfembl
narionale peut leur donner pour affurer la iubfiiiance
de la capita!e du royaume.
2.. Etabliffement du comit des recherches de
l'htel-de-ville, parles motifs contends dans I'arrt,
que nous avons rapport dans un de nos prcdens
numcros.
2.9. L'affembl'e arrte la proclamation d'un pla-
card por ant rco-ipenie conlidrable, ou la grace
a ceux qui dcouvriront les auteurs des troubles.
0o. Lettr:e de M. la garde- des- fceaux M. Bailey,
poritant le roi approve tout ce que l'afnemble des
reprefentans de la commune a fiit pour la furet
gnrale et que Sa Majeftt accord la gra'e
tout complice ou auteur de complots qui les d-
noncerait.
31'. Nomination de commiffaires pour connatre
et vrifier les faiti qui ont prcd et accompagn
l'affaflinat de M. Franois, boulanger.
31Q. Continuation par acclamation, dans leurst
places de prifiden t et ecrtaires, de MM. Blondel,
de la Vine Marchais, Bertholio et Vige.
330. Declaration de l'affemble de continue la
f-iance pendant la nuit et nomination de trente
reprfentans, pour veiller la fiiret publique et
lailfer l'affemble la liberty de fuivre fes travaux.
34 Compte rendu de la conduite prudent et
courageuli de M. de la Jard, et les difpofitions par lui
faltes pour diffiper les attroupemens.
3 y. L'affemb!e fe concert avec M. le coin-
Smandant-gnral fur les moyens a prendre pour la
publication de la loi martial, dcrtee le mating, et
fanctionn le foir mme par le roi.
360. On envoie des aides-de-camp du commandant-
gn2ral auprs de M. le garde-des-fceaux!, de M. le
premier prfi knr du parlement, et de M. le procu-
reur-gn ral du roi en cette court, pour achpver
de prendre les renfeignemens nceffaires la publi-
cation de la loi martial.
07. Rapport fait par 1:s commiffaires des
informations prifes fur l'alaffinat e M. Fianois,
boulanger.par lefquelles il eft prouv que cet home
tait innocent et qu'il a t la victim d'une
erreur funul e, ou d'un complot criminal
38S. Arrr que le procs-verbal de cet affaffi-
nat, redig par le comit pPrmanent de la nuit
-t celui dreff par le dilf ict de Notre-Dame, fe-
raient imprims fous le nom de Relation de l'af-
f.ijfinat commis en la peifonne de M. Franiois,
boulanger.
39. Un de MM. les aides-de-camp a rendu
compete de fa million auprs de M. Io garde-d.-s.
jctaux et l'afferble a arrt l'axcution des
difpolitions nceifairus la publication de la loi
martial.


4o. Aprs minuit, on a f i l'appel.des .
bres oui di.vani-t paliLr la nuit et l.,i,.
Li a:lec fat ti.action qu'aux ni'nibres qui "',f
i frits pout ce fervic', plufieurs autres s'
rculils. tae
41'. Reception pendant la nut-, d'un gradn
non:bre de procs-verbaux de districts qicnif.
tataient que les boulangers taient approvifiomils
et cuifaitnt avec une grand- activity. .

4z. Et le jeudi .2 fept heures du ioain
l'afiemblie a continue fa fance, les membres i
avaiknt paff la nuit ayant t relevs par cqui
qui s'taient iait infcrire la veille pour prendre leux
place.


Afemble des reprfeiitans de la commune .

L'vnement des Champs-Elyfes, du 13 de e
mois, a donn lieu urn dmarche publique dej
ci-devant Gard-s-Franaifes qui a ob enu les plu
jultrs eloges 'affemble des reprefentanis etdani
le public. Ces braves foldats, dfols d'avoir a.
pris que deux de leurs camarades s'taient trouva
dars le nombie des attroupes, ont envoy, le 1
d- ce mois, one dputation l'htel-de-.ville
tim..igner MM. de la commune leur douleur I
cet gu'id et rit.ier lur ferment de fidlit
d'-o-i;el ic et ue .o vouemneirr la loi auroi'
et la comi-nune de Pais. Le grenadier qui i
port la parole au nom des autres, la fait aI
la flnfibiiit, la force et la dignit conveuable
la circonflance.
M. le president lui a rpondu qu'il pouvait alrurte
le corps don't il tait membre et l'organe dais ce
moment, que l'Affemble aurait tuouours en luila
mme confi.nce et que l'infamie don't s'tient
courverts deux tratres, ne deiaient point re.o,,b.
fur des foldats gnr-lement connus par leur [pi.
trioilfine et leur foumiflon la loi.

DEPARTMENT DES ETABLISSEMENS PUELIC. r

Le bureau des tabliff:mens publics plac prrvi. :.
foirement l'htel Soubife court des Moirts, i
tre dfiniti cement tabli I htel des dprtmu,,, r
de la municipalit.
Les perfonues qui auraient des demands fo!,n r,
ou deslettres envoyer ce bureau, relari%.,' '-
la conversion en efpe.es dcs billets de la uaile i.'
d'efcompte, font prices de les adreller, coniir, .'-
du S8.janviar rue de Vendme, ancitn h,.r.lj
l'intendance, o elles front reues et enre1 .r- i ~ '
raifon de leur arrive, fuivant la pro.lamaniiuidu
26 novembre 1789. r.-
La nmltitude de celles qui ont t reues ulqu' ;
prfent le travail nceffaure pour l'enr:gifreneili, -
le contrle la foufcriptioin, la t iI ibi.tion et l'e,'-i
de 300o numros Jar jour les foils de touted titc|-
a prendre pouir eviter la confusion ont mis I11111 is-
prfent, dans le service de ce bureau une Icinrir ._
don't plufieurs perf..nnes font tonnees, er qui i eia
donn lieu des r-clafiations et des plaintcis.
Ces plaintes ont deux objets le retard et
silence.
Pour le retard, le bureau prie le public de con-
fidrer que l'arrivage do 6 700 lettres par i ur,
ainii que l'attellent les regilfres des premier i u1,
de dcembre, forme ai bout de 20 jours un itoni
de tz,oioo lttres. l faut, pour acqu tter i,,. c
Sdmandes, qu:nd on n'en admet que 300 par i, u,
un intervalle de 40 jours d pavement. Lorique,
dans le course de ces 40 jours, il y en a linir e
on peut le vrifier dans le mois derni.-r et i iiie .
co'nniencement de celui-ci, on-e Q I-.s 1;..r'.
ont t interrompus caufe des ftes -t diand"liSla,
ce font Ir ours ajouter aux q.niiaiite ic
miers ; ce qui port le dlai 1 jours. Ce retarl,
command par la nature des chofes et q.i'oi i ,
peut viter de quelque maniere que l'on s'y p enn,'
n'eff la faute de perotnne et ne doit tre attriule
aucune negligence ni aucune prfrence.
Refte le filence : mais fi l'on daigne fire rten-
tion la foule de details que prefnte ce tra'.tjll ''
nitieux et p;ible, au nombre des lettres Ui
s'accumulent ficceffivement, on fentira a-femnieiit
qu'il elt impoffible d'accufer la reception de letri i .
qui routes placees par ordre et enregifres tl~ '-
cune leur tour, ne peuvent tre r npn.iides que
par le fuccs. Le defir mme d'annoncer air F'"
pritaires le jour de leur pavement eft journllekmi'
tromp par le dfaut de foin et d'exactitude qo,.
prfentnte plufieurs lrttres, et don't ,1n ne 1F-c
s'apercevoir qu'au moment que le tour de I-ur
ception les a foumifes l'examen. En v.iiii 'orll;-
nance de police et les journaux ont public'1
conditions nceffaires pour tre admis c on "ng
par ignorance ou on les lude deflein. Le b1ir, t.
prie de nouveau tous les citoyens de voiilir bl"
envoyer clairement la fomme de leurs billets,"l *IS
numrtco qu' ils portent, fi-rtout leur noi, ,t. iri'4 .
I t et leur demieure la plus dr.yili.-e qu'ils 1, Ilf (ont aufli pris de vouloi- bicni ligner ieui-mer'
pour attftler la vrit de leurs dcmaiit.s .
conferver exactement le billet doit ilsi ot an*i!U'f
le numro dans leur let'.re.


_ ___ __^_ I*IL-~-FP*i














L'cxprience comrmande la rig' eur fui ces c 'n'i chlr3 de l'excution d'un tel forfait dont lui M. de
rius, qui fans douteparait. onti ui pcu gnaiues, nm s P.iias, n'avait d'aiilens jaria.s donn r'.,rdre.
dtr l'oubli placerait tout l'irg ne cdns les me.ns de Sur l'obfervation qui lui a eti fre, qu'il fe d -
eux qui en font un honteux tatlic rt don't l'a'ariCe I fendait .oujoirs p.r des dnegations : e premier cri
emploie tcutes les rulfs er ie permit rt,s 'es;s de l verlre, -t I dit, eft une dnegation, lo;fu il
.enfoiuges pour tromp r la ,prudence la plus s'agit de s'cxpliquer fur des forj:ird inouls.
ac v. V' Il a t enfu cte "it'rrog fr les rendez-vous a
Pluiuc, !'rr:res onr et d-4mentics par les ci- la plac. Royi avec MM. Turcari, More. un
oycins m *no:n ,eiquels clis etie ,t cri'.s, d au- leui n. ,n: de greadiiers et atures particuliers, et on
tres onr t dtournes ; enfin on peut.fflurer qu' 1 lui a obCfrv qu c'tait l, fi on cro t les tmoins,
,,-ft pas de moyea qu on fe reiffe pour tromper qu'il concert t fes projects criminals. Il a rpondu:
'aimniiltrat;on et trout fa vigilance : elle pridonc Je choififlais ce lieu de prfrence, pour tie
les citoyens honnt s ( t de bonn foi de le joindre 'abri de la gluie e m'y fis toujours e ntretenu
i elle pour repu .lfr la friade t.Lfk-r-ler le che- de mes inquiet des fur la perforne du roi., des
mii I'ure et de voloi. bi.. n l'inflluire de joirnes des 5 et 6 octobre a Ve;:ailbs, du b:-
toiis ks abus qui pou raient leur etre connu En foin qtuon aurait de furveiller les gens qui appro-
lirtre a touL s es mines de avidit, ento pi.-g-s q"e lui dent Ila navaiife oi t 'avarice, 'Jurcati n'cnt jamais afffl ces conv.rfations; elles
qui cherchnt co' ninu.lllem t a a urredre, ce ,,':,vai.nt pour objet que la conservation des jouis
neft qu'en l'ai.iant par uue tlirve'liance genrale du roi qui tait le feul objet de fes inquitudes.
et en l'lairant par dus avis, qu dI e pourra par- l a pou c ,
venir rablir cette justice ce cctta exactitude a.poufle a juflification jufqu a chercher a nier
lrans les operations, qui foet le'voeu de tous lesle project tres-peu criminal, q:oique peu dlicat ,
bons citoyenstoys, et qu'on n peut efprer que par davoir vou u fair tomb.r Charles IX. Il a ajout
Citoyens pt r q qu'il avait bien dit que c'tait uiie mauvaife piece ,'
l ur unio. ma's qu'en cela il n'avait fait que donner fon avis
BROUSSE DESTAUCI-IURET S, licuenant de maire. partic.lier ; que MM. Morel et Turcati lui avaient
_propof de fire tomber cette piece, mayennarnt
une fomme affez forte qu'il s'y tait refuf.
D PARTE ENT DE LA GARDE I ON4 ATI ALE A la fin de l'interrogatoire, le juge a reprfent
PARI SIENNE E. d. de Favras u P ettre l:i adreffe dans fa
Les comits de furveillac fnt des epces d prifion, contenant diffrenrcs invectives fir les ci-
PLets comits de furvedanc font des efpces d toyens vtus de l'habt de garde nrio.ale, qui y
ts coeis de gurre p roman ns, fors dans fttraits de f Iairs et remplie d'autres terms
haqu,. batulleoi dani chaque d.vilion de la garden ijrie: x. 11 a dit qu'il ne reconniiaiait point cet
0a o0n I Yarifienne. etrit, qu'il le difivouait, et que ce ne pouva t ere
t.e comit de furveillance du ataiilon eft "-om- que il'ouvrage de Tes ennemis.
pol d' un commandant de i.at il on pr:iid' nt de Samedi, M. de Favras a t confront le martin
i'aide-majr-rapporteur et d'un iergenct lecritaire. IM. Morei, et le foir M. Turcati : ces deux tmoins
I.a premiere compagnie du bataillon fournit un lui on: foutenu fermement et nettement la vrit cid
capiai e, la fconde un lieutenant, ia troifieme un leurs dpofitions contre lui. M. de Favras les a
fous- ieuiten..nt, un fergent, un caporal un ap- traits d'impofteurs, de gens acharns ft perte,
point un fufitier, un tambour; la quarrieme un et d dnonciateurs foudoyes. M. Chomel, banquier',
f.rgenr et un fifi itr et 'a cinqu eme i apor'al l'un d .s tmoins auquel M. de Fa-r-as a auhfi tc
tin tailir, rotai qlinze peronnes, don't ufau moins confront lui a foutenu 1 vrit de fa d.'pofition
foit ncJfaies pour que le comit uiffe prendre et lui a rpt que ,dans l dtail de fon plan il lui
aril, CeC b :io d.' n avait formellement dit : qu eloign de fa capital le
Il a pour objet de furveiller tour ce qui eft relatif roi aurait appell auprs lui l'Afemblee national
t1 fc-rvice danis l b.taillon. d'en faire le rapport au et le- parlemens ,leur ura:tnotifi fs volonts, con-
de l'tdcairer dans fes jugemen. et que fi l'on s'y f t ref f., il arair convoqu
Le comit de surveillance de la division eft comrn- d'autres Etats-gnraux j qu'il aurait t :if de c .n-
poqf ai ii qu'on peut le voir l'article 3 du titre 8 tenir Paris, en gag-aiit une P-rtil- des foldats foli s,
idu rgleme t mnlitaire de la gardL national Nous qui auraie t facilm-.nt done les mains la contre-
i ,':i P.R fi..a[ l h.... f de, i Ad. revolution.


liUllrs 1 1.III l t .111j L U Il 'eL .ILC lee l r c.i - cl, U) -
:ion qui, en cas d'abfi.nce, p :iLt fe faire remplacer
par ni conmmianduiid de ba aillorn un des a des-
niors y fait les functions de rapporteur, rt le
fu vice fIit l'..rdre des bataillons en commenant
par le prn'm'er.
fLecomit def rrveillince de la division ciccharg
dt' l dlaipie icgndrale du corps de connat et
de prono:uei futr les fautes miiitaires ei qui inti-
relleni le f vice de la division : c'efl quoi le bor-
nent f.s Ifmct;ons.
C. endant quelques perfonnes ont paru craindre
que ces petits cops ni!i aires n'iendiffen1 I urs pou-
voirs au-de' d, s liiites que le rplement le'.r trace.
Initruices des inconvniens qui rifultent n icelffi-
riment de la reunion des deux auto it's dans les
mimes perfoniesqui ordoinnernient et cxcut':rnaieint
tout la fois, elles nt ein de l'inquietudi fur ces
etablilffT.ens. Elles ont fluppoi qI'iun chef habi e,
qui fitur.it fe rendri maitie de,, volont s d.ns ces
* .;i- -, parviendr.iit a fblitiu r dans le fu.ir le
r1giinI voIlni aire d'in f ul, aux d oit, publics de
t.u:. En un leul mot, lifoance et dix confeils dans
la capital tous comioTfds de citoyens fouinis par
la dilcipliia aux mmnes iimuliiins, leur ont paiu
iingereux.
Mais ces craintes font fans doute exagres ; elksl
po"-un fiaui en c- que l.i guard narioinale efl
garde cit \yenne et libre ; que l'aitoiitd du chef
n' de puilfance fuir ille que p.,r la loi ; que lef -
p'it de corps ne peut point l'garer et que quI 1
fque noi.t les homes qii doivent la common der
1 jour le fi-m.nt qu 'ell: a fait de n'obir qu'
Sli, eti un fur grant contrre toute efpece d ar-
bitraire et le diefpoir de ceux qui pou raient vou-
loir en abuf'r p.r le laps de teams.
(Article de M. PEucHiET. )


C AT E L E T DE PARIS.
Du 16 janvier 1790.


Tous les tmoins auxquels cet accuii a t con-
front, p:rtitient fourlnir qu'ls ont dit vrai. I,e
procs eft mainteninut -peu-prs tn regie, et l'on
penie qu'il fera jug fous huit ours.
l)ans le procs des voleurs du gr ffe-criminel,
jug hikr, M. Vaudm, I -ur confr:il, les a dfendus
avec chal iir il a inculp des ofliiers et cavaliers d;;
robc-courie, et n'a pas crin-' d: dire que les jeunes
gens de li lgion di Chreiet en aritant fus
cl;ens, avait bi.'n pu m tr.: dans leur poche, par
mchancer tous les bijoux et effets trouvs fur
eux.--Il a dploy vain:-,me..t frin eloquence. Aprs
leur jugement, M. de Bachois, lieut nant-cciinii l,
a ajout : c La chambre a ent nJu avec pine
M. Vaudin, confeil des accufsS, rC permettre dans
les reproches p.r lui fournis centre MM. de la
lcioi du Cha let, et les officers et cavaliers de
robe-courte des propos peu mefurs -. -
Les trois accurs ont t dlj transfers au par-
lement avec leur procs. Ils ont rv, qua' M. Vaudlin,
leur confeil. et en ont choifi un autre au palais.


LIV R ES N OU VEAU X.

Veuix patrioltques, par M. J. Mandrillon, des
academies de I.Lrl. m, de Brelfe d. Philadelphie
8c. Second: iiition, revue et corrige. A Bri-
xdlles, chez Emmanuel Floun, imprime ur-libraire,
rue de la P uerie ; et fe trouve Paris, chez Tiger,
place de Cambrai.
E'jf.i fur le ruablih/;ment de l'ordre dans l'exploia-,
tion des forts et Ilr leur confrvacion ; par M L...
de V..... A Paris, ch-z I..lin, libraire rue S.
Jacques, no. 26. Brochure in-S" de 42 pages. Pr;x
I?. fols.
Le cri gnral de 7789, feconde dition. A Paris,
chez les mir. hands de nouveauts. Brochure in-80
de 52 pages. Prix z fous.


M de Faras a i i e aais conu u Recueil d' ides parirtiques remifes fucceffiveinent
P" Fatras a a; qu'il elut airis conuauin r MM. dii comit des finances et dut comit des
jetifi horrible quc e celui de faire atlner recherches ; par M C. N. Roland, auteur du
M B lV M Ne'a e et M de la Faye'. inan er patriot ou la Nation clair e fa fes rais
Ici juge nl i', eL' se'x lqu r "ui; n troifiemi inr,ts. A Paris, chez l'auteur, rue Culture Sainte-
c.I lu 0l), fo>ivnt ;alle 1 'information prouvait Catheriiie, n0 .z2 et Ne de la Rochell li-
liturlM i,l F i la ; qii' vouiait fire a;iff braire r, ue. dii Huirepnix prs dut point Saint-
l 4. la ,, ytt ful par quatre i im. s ; qi e Michel. Brochure in-s0 de 15z pages. Prix 24 focus.
..,,oI a t )u qu' dclarer qu'il tait per on-
"iielem(et chag t de cet affllnie t. Obferva.tion fur l'opufcule, intitul : la Maijon dui
ici M. de Favras a attfP f orteienit de fon inno- roi j ;fi':e. A Paris, chez Drieu, fous la premiere
c:nc 1 ; l a tonn conpre M. Motel, qui dia'-i i, colnn.de du vieux Louvre. Brochure in-8' de
etilt lon accufatuir a iii-me- p puifqu'il s'tait 47 pages.


LY C I E.
Dans fon dcirnier difcours fui le droit public, M. de
i, Croix a admantr la fulpri'Triti dii gouverllnenent
monarchique fur le go, v-'r e.ment ar ltocratique.
Convenons a-t-il dit, i ii c';tjit le fR. iment
d'Arifiote ce lgiflateur ali atit encore t plus con-
vaincu de cette verit, s'il eut pu I rvoir qu'un jour
une puiffanre moaiar,.hie, Fatigtie par de longues in-
jufiices,s'leverait du fein d',s lumieres une tiublime
raifon; calcul rait dans i fageffe les dioics d tousks
citoyens ; briferait, d'une main vigoitreufe, les en-
trives dans lefquelL-s leflpit de dom nation arrtait
fes nobles lans; eflacerlit cs difi ctionshiiiiili n-es
qui fparaienc les membres du miinme at, et fern-
b aient Vls rendre trangers les uns aux autreS
fubftituierait des regies fixes l'arbitraire; met r il
les proprits fous la fauve-gai'de des lois, s'el -
verait la hauteur de la puiffance excutrice, par
l'imnpofante reprfentation de la fouverainet ; con-
tiendrait les agents ambiti-'ux de l'auto it, par la
crainte d'nil tV bunal protecteur de., intrts de la
nation ; faurait, fans rien faire perdre ai mona que
de la fplendeur du trne et de la dignit de la
couronne, ne lui laiier. que l'heureufe facult de r-
pandre les binfails, de fire rgner la juilice,
d'intimider les mchans, et de recu illir, au milieu
de a profprit pub ique des tmoignages d'amour,
de fidlit, d'autant plus touchans, qu'ils maneraient
de la libert.


ARTS.

GRAVURE S.
Portrait de M. le marquis de la Fayette, com-
man 'ant-gnral de la garden na-ionale Parifienne,
deffiiie et grav par M. Miger, graveur du roi.
A Paris, chez l'auteur, rue des Quatre.-Vents,
n Ce portrait eft deffin fai:, pciidant celui
de ,M. Bailly que M. Miger a mis au jour il y a
'mii mois.



ASSEMBLE NATION N LE.

Prefidence de M. l' abb de Mlontefq9iou,

SEANCE DU SAMEDI 6 JANVIER AU MATIN.

Suite de la difcuffon fur 'affaire de Toulon.

M. Ricard. J'ai befoin de l'indulgence de l'Af-
feinble pour repondre un orateur auffi leduifant
que M. de Chanipigiy. Son eoq 'ence douce et
perfu.iive paralt avoir entrain tous les ftiffrag,-s
je vais enter ei lice et jinvoque la jiultice de
l'aflemble.
Vous avez peut tre penf, Meffieurs, que
j'avais-pris de trop grands engagemiens dans la
f'ance du 15 lorfqie j'entrepris de calmer vos
inquitudes fur le fort a'une piace d'o depend la
dettine. des provinces mridionales de France ; je
ne dis pas tout cet poque, et vous ne pouvez
Ime l'imputer a crime: mron iniitintion tait de
calmer vos peines, qu'on tichait d'augmenter en
publiant des dfordres qui n'exiftali-ni plus. Lorf-
que j'ai jug que ,mon objet tait rempli, j'ai da
me taire et je l'ai fait.
Aujourd'hui meltieurs mon devoir me pref-
crit imprieuement la terrible maiis honorable
obligation de vous entretenir des details de cette
trange ,'.ti'., details que j'auaris voulu en eveiir
dans les tnebres les plus profondes ; mais on a
imprim des relations infidieufes on a rpandu
des principles que tous les bons citoyens avouent,
mais qui ne font applicables ni aux faits pour lef-
quels on les a pofs ni -x circontiance. qui en
ont dtermin une aufli fcandaleufe publicity.
Avant que d'entrer dains le rcit des faits il
eft nceffaire il eht i, difpe :Cble q'ue le reponde
une interpellation qui eft faite au pouvoir l-
giflatif, dans un crit fdriieux et incendiaire ,
don't je n'aurais p.s pail ,s'il n'avait public
par un membre de 'Affemble n;ironale.
Aprs avoir rindu le compete le plus inexact
de tous les vinemens q i f,nt arrivs dans Toulon,
on ofe vous demanrdcr:
Qu'eft devenu le ,ouveinement, l'autorit des
lois et fur quiel Fond ment repofe la libert pu-
b ique ? qui command enfin dans cet lEmpire?...
Je rponds qu' un g:'uvernem.-rit arbitraire et def-
potique, fucccde iun gouv. rn ment don't les fujrts
ne f ront p'us fuij:ts qu' la lr ..... ce fe-a fur
ia loi que repole ont les fondi means de l libert
publique; ce fera par i Ile que L[ouis XVI c'm-
mandura, et qu'il aura pour coolprat.urs vinyt-
quatre millions d'hommes qui le chrifent com'Tle
le meilleur, le plus fage et le plus grand monarque
de l'Univers.
LorfqT''on me dira : certes il f temps que
l'onri face qui on doit obir, qui a le droit
d'ordonner.... quelle eflt l'autorit qui nous ro-
tege; quels font fes moyens ; quelles font les forces














rui nous dfend nt; qu'elles font celles qur nous
meniacent :
tLorfqu'on me dira : II eft seems que l'on face a
qui l'on doit ob'r? Je rpondrai : la loi et etcr-
nellePmet la loi..... Lorfqu'on me dira: qui a
ie dtoit d'ordonner ? je rpondrai : le monarque qui
commiant era au nom d-: la loi . Lorflu'oni me
deaiiand.ri : qu'elle eft l'autorit qui nous prot.:ge?
je rpondrai : une rfiftancic invincible l'opprtf-
fion. . Lorfi,'on me demandera : quels font nos
moyens ? je rpondrai : le patriotifine ; qudlles font
nos forces? les forces incalculables de vingt-quatre
millions d'hommes, qui priront avant de reprendre
leurs ftrs .... Queles font cel'es qui nous me-
nacint ? des traites q .'il faudrait exterminer, fi les
lois pouvaient devenir impuiffantes.
Je paflt rapidem.nt au rcit des faits je remon-
terai l'poque du mois de juin, laquelle le
People de Toulon a commenc vivre dans l'alarme
et dans l'effroi. M. de Bthifi, commandant de la
marine, s'empara de la corporation des cabaretiers
aliiembls pour leurs affair, s particulieres dans la
rnaifon des Minimes, o il fit mettre les fyn.lics en
pribon-s, fans que les dienfeurs actuels de la liberty
publique aient rclam pour eux. Les ryndics des
cabaretiers ont demand juflice; fourds leurs de-
mandes, on n'a pas feulement rpondu leurs plain-
tes : c'tait le fyfilme du jour.
M. du Luc fitccida M. de Bthifi ce comman-
dant rtablit le calme dans la ville.
Le dpart de M. de Bithifi fut marqu par une
imprudence du cote d'Albert ; il fit pnbli rquic,
fi dans la nuit, on battait la gn.'rale, tons ks ou-
vriers ainfi que leurs fem :ies et leurs enfans,
devaient fe retire dans l'arf:nal.
Ce difcours infpira les plus grades terreurs : tous
les habitans les ouvriers runis jurerent de ine
point fe fparer ce fut alors que la garde national
s'tablit.
Un chauffeur portant une cocarde noire, reconnu
pour tre un officer du rgiment de Dauphin in-
fulta une fentinelle narionale. Ce chauffeur arrt f :t
puni : la municipalit follicita fa grace.
Les bas-officiers, je ne parole que d'aprs la d-
pofition de vingt-huit d'entr'eux furent affembls
pendant tris fois par le fieur Ulric, officier-major de
la marine, pour 1 ur faire pourer la querelle de
l'ofticier du Dauphin, et pour leur fire figin r une
declaration, portant qu'ils n'obiraient qu'au roi et
leurs officers, et q 'ils ne, foulfririient, jamasna
qu'ils fuffent infults.
On vous a dit, que M. d'Albert tait tranger
cette declaration qu'on vous avait fait envifager
come l'acte le plus libre et le plus vdluntaire.
Je fuis loin, par mes f.ntim-ns de vouloir ac-
culf'r le comte d'Alberc ; je voudrais pouvo r juf-
tifi.r fa conduit. avec le mme zle que j'ai public
fes exploits ; mais je ne m'abaif-'rai jamais palliir
la faute d'Lin home, de quelque digiit qu'il foit
revtu lorfiqil mecotnnautra les dr.its dut Peupl, ;
lorfque dans le h-ros je. ne trouverai plus le citoyen,
je l'aband.z nn-rai toujours la loi qui m'en fera
juft.ce.
Rappelez.-vous les letrres que le comte d'Albert
a crites au commandant de la province eslettres
d ce dernier au conful, fon exhortation au nom
de la Nation et'du roi, remettre les chores dans
l'ordre, que cela tait fi preffalit .qu'il n'y avait
pas tiltun mnlmen. a perdre ; la rpponfe de M. Botu-
bauid, cet honmme honnte ct fenfible, qui a efin
ficcomb fois le poids di chagrin et des affairs,
et qu; fa ville recounnaiiante, aprs avoir afluir
le fort de la veuve par une pension de mille livres,
eft occupe lever un monument f.i mmoire.
Rai; pelez-vous auffi la march de routes les troupes
rpandues dan,; l province, tous les moyens de
deinf: prpar-s par le comte d'Albert, les troupes
confignies, les boulrs, les cartouches prpars,
les canons places aux divers poftes, les declaration,,
des bas-offi:ieirs et canonniers qui atteflent que
frimblable precaution n'a jamais lieu en teins de
paix.
M. d'Albert a renvoy deux ouvriers de l'arfe-
nal, er c'etaieit ceux qu'il affectionnait le plus
particulirern.nt il les avait choiois pour donner
un grand exemp'e. Les magiftrats de la ville de
Toul ': firent, pendant deux jours confcutifs,
des dmarches pour obtenir la grace de ces deux
hoummes, et viter une intfirrection qui pouvait
devenir funefie.
f e comte d'Albert avait deux parties prendre
c.l3r aux inflances des confitls, ou fe preparer aiu
to iibat.
:.n pregnant le premier part le comte d'Albert
faifait un acte de 'limence ; et en dfrant leur
pritre il nt. pouvait compr;,nettre ton autorit.
Le fecond parti tendait aigrir les efprits
provoquer la furetr popular et comproinettrele
fort de la Nation.
,e come d'Albert le prfre, il avait promise
d'-'e inexorable, les volontaires taient des infu-
b rdonnes il les fallait fire rentrer dans l
devoir. J'ai la for.-'e'n main, je compete fur mes
bra v. s gens, je n'ai pas peur, je ferai en tout
inx rable.
Qu'on ne prenne pas texte de cet vinement pout
nous citer les plus belles actions d .s plus grands
gindraux du monde, qu'on ne mette rucuna im-a


78
prudence dins les compara'fons : qu'on fache qU.l i
n'fti1 pas de Franais plus jaloux que moiu de ia prl' -
vn iit comine de la gloire de la Nation ; noin'e t-
le.nunt je voudra s qu'il fit pollible de ,conii.rr'
le connte d'Albert Annibal et f uxembouit
niais a Sc p ', v.iiiqueur d'Annibaln... Il lftirait
conilfoant puur moii, et ce ferait le plus behau jUnir
do ma vie, fi je pouvais dire come de Scipion...
Un t l jour il a fauve fa patrie, alrons en rciner-
cier les Dieux... Mais je vous le demand, mef-
fieurs, que faifait 'e Peuple de Toul ,n pour le
comte d'Albert ? Ah ne rappellons pas des jours
de larmes et de deuil pour mus malhlureux con-
citoyens.
Comment celui qui, de concert avec le fieur
Ulr.c, aura form le project d'armer le foldat contre
le citoyen; celui qui aura mdit, pendant huit
jours, tous les moyens qui taient en fa puifiance ,
pour dtruire les habitans qui vivaient fous fa fiuve-
garde ; celui qui s'eft conflamment et invariable-
mn, t oppof ce que les fubordonns fe dcoraf-
fent du panache de la libert; celui qui a com-
promis la furet de Arfenal; celui qui a rifilr
aux inflances et aux fupplicatiorns d'unte ville en-
tiere ctlui qui a enfreint la terrible loi qui d-
fend de rpandre le rang des Peuples, cet home
ne fera point coupab'e Ah ? MM., fi le comte,
d'Albert a pu soublier fi vous penfez qu'il n'y
air de fa part qrue de l imprudence pour effacer de
fa conduite des panflges qui dc'ert toujouis l'hu-
ianiit, nous n'avons qu' rappeler fes exploits et
]'honneur qu'il peut encore acqurir au pavilion
Franais.
Je croir, aller au-devant des voeux de tous mnes
compatriots, de ces braves et intrpides Toulon-
nais, que le comte d Albe:t ne pourra s'empecher
d'eftimer, parce qu'ils ont t les infirumens de fa
gloire ; je crois, dis-je, aller'au-devant de leurs
voeux que de propofer le dcret fuivant :
L'Affemble national, apres avoir entendu le
compete qui lui a t rendu de l'vnement arrive
Toulon, le premier dcembre 1789, a dclar
et dclare tre fatisfaite de la mainiere don't le con-
rcil muntlr,.nii' e --ri-n;T.-r n r- iat nt I i r.rde P a-


Dans l'efpece de silencee du comit et de I ii.
national aprs l'emprifonnemer.t s offi. '
la marine, on n, doit, voir quce iimnpoibilit ci i",
n1-r l'oridre par' aucun1 moyen de rigtuur, I,.i, .
don't il fC flattair de conerver par une ii.li.r)i,
analogue aux circonfuances forces, les j'.i', ri' ~
cieux des prifonniers recommaandbles que ;i ii ." r"L
du Peuple menaait. \ .
On ne doit voir aufi la criminelle intention -.'
!a violence exerce fur les officers de la ni.niii
que dans quelques pafio'ns parciculieres ( I.. ,-Iri
perfides qui ont' gar le Piuple, et lui ,it i',.,
fent le gnral et les officers commune i-: tii,.--
mis de la libert publilque et come les oppuiiet:
fiurs de la ville. Ils l'ont gar fur kt rls roti'
fpcieux de libert et de patriotifme ; car i l'e Iiil'lt
ne pourrait jamais tre entrain par des nrt.nti,ns.,
ciipables, et fi dans l'garement auquel le hrcilretr'
d'odieutes impulfions fes actions 'ne font pas t..u-
jours bonnes fes intentions font toujoui pures
jamais raffem-bld il n'a conu le project de faite un
crime.
Cependant, M. d'Albert a prouv un traite-
mi-int rigoureux que les pIus grands cri:res ulti--
fieraient peine. 11 et te plus rigoiiictu .en-"
core fans le courage de la garde nationr.le, ue,
M. d'Albert ne cele dderemercier dans fts me;
moires; et M, d'Albert, victim de cet atteitt.i't,
eft l'homme que cinuan:te ans d'un vi.- niiri ,e*
lais tache rendait l'objet de l'eitime de ic.s conci-
toyens ; c'eft lii qui, fut toutes les mers, a t.iit
porter an pavilion franais le respect ciii lii cit.
d ; c'ePi lui don't vi us minagez et coniiil.a l i
cllicatefle afflige; car quel eft le Fraiii s dIi'
les facults recent entieres quand la .idi iit.1,
elt en fouffrance ?
C'eft d'aprs ces motifs que je vous piopolf' le
dcret fuivant :
L'Affemble nationale,aprs avoir pris connaiffance
de l'aff.ire de Toulon dclare le come d'Albert
de Rions, MM. Duvillage, de Bonneval, de Boves,
de Saint-Julien et de Cafrellet, exempts d'iiculpi-
tion ; rend justice aux intentions patriotiques du


luit IILIp. r, comite perman.. ent' .a gar cnil nicialetnlagardenatialedenuli
tionale, et les troupes de terre et de mer fe font acoeur niciale e de la gare nationalenedTouloi
conduites dans une circonftance aufli orageufe. ajourne le refn de daffaire dcrete ele roei
fera pri de prendre dans fa fagefe les -nilurie
Dclare de plus, qu'elle rappelle avec fatisfac- convenables pour affurer et mainr.nir l'ooire etla i
tion les services militaires, de MM. d'Albert du ranquillit dans le port de Toulon et eillare
Caflellet de Bonneval et de Sainr-Julien; qu'el e que rien, dans cett r ee oit porr .air ti
attend de leur zele et fe repofe fur leur honneur teinte a la reputation due aux qurlite* p-llnd'c.
et de leur fidlit inviolable la conftituion du et aux services diftingus de M. d'Albet di
royaume. Rioms.
M. le duc de Liancourt. Dans les circonflances ac- M. Robef/ierre. Lorfque nous forimmen cnv.'inirs
tuelles, on ne peut trop rpter qu'une auffi que M. d'Albert de Pioms a maeniti.:e ,k- plin-
grande revolution que celle qui change les lois, les cipes contrai-es ceux de la rvuj'tn actu.l'l l
ufages, les habitudes de tant de fiecles, ne pt ur et s et permits dles procds conni 'r's .m i. l.in,
s'oprer fans de grandes fecouffes que les malheurs de la liberty publique, et lorfque Ii c..niniiii: dis
p.iffag-'rs qu'entranent ces grades commotions h.ilirans de Toulon nous offre I- ..ar.i-iite d'iii
effect d'actions fouentrpihenfibles font C,,uvent r fii mce lgitime centre l'oppretli. iiuer n'dil i
aiili l'effet d'intentions pures qu'une politique auli injulte et aufil impolitique a !, i, jii- a
fine et claire ne doit pas condamner, fans les donner ou des loges on une fent.- L. d',bllui, .
examiner dans le rapport des circonfiances qui les vrcife- M. d'Albert et aux ani s rofi.i.is, iou1
ont fait naitie. le moindre figne d'improbationi l.i ciiduite de s Ki
M. d'Albert a toujours eu le dfir conftant de habitans de Toulon.
prferver le port et Iarfenal de Toulon des dfordres Je ne veux tre ni l'accufateur ni l'.avocA.i dt l
qud auraient entran un., perte irrparable pour la ofiicirs de la ainiine ; ni l'un ni l':ui'i r le ne coii
France. C'eft dans cet efprit que M d'Alb rt s'eft vient aux reprfentans de la Nation ; m.ni l c.'l
conflamment concerto avec les magiltrats de la ville que nons devons fire tous nos ert".ntFs p....r ernii- !
pour en prven'r le dfordre s qu'il a le premier cher qu'on ne donne des loges aiu lt' ,--iinit:. cti
manifeft le dfir de voir lever a T'oulon une milice la conduit ds offici-rs qui ont mrnque a. l libci. 1 .:
nationiale, co mpne de citoyens intrefls a main- et au refpcct qui eit dl au Peuple.
tenir l'ordre public, ainfi que fa correfpondance .
fait foi que c'efi dans cet efprit que craignant des Je ne parlerai pis des fits de cttre ai.iire i f
troubles, peut-tre malicieufement annonc's par vous font connus. Plut i Dieu que n,.us puIiii;:t
les ennemis du bien, a cherch prvenir les oubier ce qui s'eft aff la mme oque a B
vnemens qu'on lui faifa:t redouter, et prparer ou la l;berlte gemilit entoure d: l ii .1 .t
les moyens d'oppofer une forte rfiltance aux entre- fuedle, o les meill-urs amii, de l.i hbel-it, il
prifes qu' n lui difait tre machines contrele pr- dans des cachots, taient prts i pei ri ..us 1.
cieux dpt qu'il devait conferver. On ne peut, cliipable, don't lesancians abuse iqit
avec l'e,,vie d'tre jufte, donner la conduice de dit de nos viilles inflitutions, iv ,.int irte,
M. d'Albert une autre interpretation. Si l'habitude juffice Quand je confidere tous Ifr ,r'c .i-,i
d'un commandement fans opposition, d'un, autorit cette province, je ne puis m'empelc.-r d.. p.n).
fans bornes tel que le service de lai mn r rend que ,approch4s par leur poque il.I r.niini t
nceflaire, lui a paru quelquefois faire oublier en etre tis par des fils qu'il ne ferait in.iollilq
1789 que la revolution dfire par toute la Nation, 'dcovrir je crains filrtott de v.u i un .i.
et don't chaque jour augmentait l'influence, exigeait l'Aflemble national dcourager I.. plt.i.,niiile
d'autres former i fi quelques expreffions p-u mod- encou'ager les ennemis de la libei ..
r-es pour les circonftances, .fruit de l'impatience M. Robefpierre jete enfuite un rciio.d'.eil i
et d un amour ardent du bien, font forties de fa fur les principaux faits de cette aniCr.
bouche, paroles qu'il a eu lendemain l, prudence P'
et le courage de dtruire par des paroles contraires; Si vous marquez de lapprobation, conirili.
cet art lger eft le feil don't l'envie puiffe le char- pour la conduit de M.d'Albert, ne t .~C:il-*:'
ger et don't peu de perfonnes peut-tre pourraient au Peuple le droit que voire Dclti.ii 1 .
fe flatter de n'tre pas coupables. a confwr celui d-- la rfllanc. I',pprd
N'tabhifiez vous pis au conlu are qu .,,i p."
Je ne vois dans la conduite du comit perma- fdtlter i ipun t l'autore naton r
nent de la ville de Toulon, que cette mfiance fi dclariPe qu'il n'y a lieu aucune ii.:ulp.t
naturelle, inhrente mme d s teims de rvo- feai dt cla:r qu'o n'i pas conpil. -pil FOi.: "
ition et qui, quoique injute qelueuefois danss infiltle Peuple. Si vous donniez Jdes lo "
fon application eft cependant dans certaines cir- deviendraient vos dcrets'?....
conflances, le mhoyen le plus certain de rvenir nr vo dis .... ,
cune revolution contraire. ce de prvnir Je ne propofe.pas cependant de renvoer au
telet mais j'adopte la premiere r.pit ',
Quant lefpece de prfrence donne par le de M. Ricard : perfuad que la prudence t l
comit de Toulon une simple proc'amati 'n pour vous commandant galement de tmoigner i'
inviter les citoyens a la paix fuir laoi mariaie, ce national et au confeil municipal :tre Li'
n"et que la crainte de 1' n-ecution de cette loi, de leur conduit.
et la poffibilit do ne plus maintenir l'ordre. ( La fidi c ar'-j". '


P1Urrru ._ -------IT-r-iirr


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