Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
This item is presumed to be in the public domain. The University of Florida George A. Smathers Libraries respect the intellectual property rights of others and do not claim any copyright interest in this item. Users of this work have responsibility for determining copyright status prior to reusing, publishing or reproducing this item for purposes other than what is allowed by fair use or other copyright exemptions. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions may require permission of the copyright holder. The Smathers Libraries would like to learn more about this item and invite individuals or organizations to contact Digital Services (UFDC@uflib.ufl.edu) with any additional information they can provide.
Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

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GA;RZETT NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSAL.
-- ~~o LErn MONITEUR -


SAMEDI


No0 16.


POLITIQ U E-
t
PO .O G N E. o

LA noiuvelle conHtiition de la R\epublinue eft une P
co-,ltiuiM exprcfle fans laqui'.1!.' on doit renbncer o
alliancee du roi de pruhfi : on fe i'l 1... que S. M ,
a
Fr-i.'nn. a dclare qu'avanti duo lirncr der s ei- e
ggemiens permaneJis et d tables ,av. c la Pologie, d
elle dl irait que la f bormede cl' on gouverrni t fit o
dit rminee, i.t fci arimac mile cin tat de remi lir n
les liilifns rciproquemeint tories entre les deux e
pui;fances. I
Iv;, s la pr cipitation qu'exige ce:te alliance ne !
s'accjde point avec la matu it: de rfl xion et les v
fag-s lentItrs que le folide etabliflm ntr d'une conu- u
tituriion demand. .... C
J1 faut fe rappeler encore les di;pofitions nouvelles q
dans lefiuelles fe trouvent aujourd'hui les habitans f<
d s vill.s, et les iimeoires qu'ils ont prrfent.s a la fi
dic : la bourgeoi;te Polon.aiei commence rou:gi'" a
de l'n eiant politique ; e'le a Collirit-. pour que l s
rve'r l:i:t:ns fillet adnii, et que les dircis iu n
cito :i s lui fiL:li ,t rendus,. c
i dilkui!e du's affajirs det Polognie confine dorc ci
rt;,lidre ce problrne pol tique : ciommtrnt cnci- v
lier I s iiouve.ls relai.ions tuxr euires avec les c
noiuvaulx puinc pes de ra fon et de uilit ce qui le c
Sv,.loppent dans I'intc ieur ?
Tel a et peu prs, l'objct dlu difcoirs que
M. le come de Potooki marchal de la court de f
Li:huanie, a pronnnc le cio decembre loriue
la i.trre du roi de Prufie a it' communique
L. di'te. Sa nmae!'iste 1iijenk e a-t-il dit ,
inMi' la F:publique fe li-r avec elle pourvu
que Fordre du gouveinrie.nt et ientretin de
l'arm e y foient fixs d'une imaiiere allez. immua-
ble pour frvir de bare cette a!!iance. Mais
fi -:. .- aite qu'elie lent combien de
d. fi. xiomn et dcl tenm exige la formation d'une
coleitil ; qu l.s reherchs re s q'elle fuppole h ie
p0:v.'ne s'ava ctr qu'a pas ,trs iurtou dians une
Ppblicul.; qu'ainfi elle ie born a nri d mnander
pole e ,que es principcs ou ,-pour ainli
dire, le.- preniier. iernens d'o la constitution
pouri a le deciopper plus pleinument dans la
i T': ,
M. le come de Potocki ne diRlute point la pro-
poii:ioii d, roi dut P3r!;fe il adoptede il penuf que
I'on doit s'i.n-iprfRllr de tract;r ces points lhnien-
tairc ahn ,l es pr centerr la court de Ber in ,
comiiiriu a luri-ut foindaicna e d'ime alliance qu'il
fauit le h:crer de conclure. "c Je f is moi-merine a-
t-ii pouiliivi, m.imbre dr la dputation chaige
des t:avaux de la conititution et i'i .iifle lur la
nc iliti d .e .eas attendr:e que ces travaux aient
t porce's an puis grand der de perfection,. .
Ils ne peuvwn l'tPr, moins que vous n'adop.
ti z pour contitution nos opinions par.icul eres.
Mais o fera la fo idit de cet ouvrage ? 1! devien
dra un objet p rptuel de b'~me ei de f uppons..
Ccpcndaint des preimiees balfs de la conlitutioui
depend !e bonher de la Patrie, et ce b hi .ir ne
pcut erre abandonne ua avi n r incertain.
Ici l'orateur fe trouve au mi ieu de la q eflion ,
au vrai ne.d de la difficult 11 etab.it dwu:c, qC qtue
es premiers 'meuns es principes de a co:,Itituo:n
ne peuvet t tre fixas lans le con.cni.emnt 'e la
nation entc'are .,
C'e l'opinion de qelueques -erronnes ; c'et la
Sc i!p le deiclare- iii d coiflhttiMtCi.nn.! rin de
.ab e fli:!; l'aveu de la Nation. )Qu'.joute .enfdie
le comite de Potocki cintu'aiiin par la ra-fin emn--
i.u' ad er les circoSanc-.s, oiffuilqupar le, obila-
ce' ? cMaIs il je puis proivIr, dit-il, que ni;us
fli .quo s e g.ement de timset de moy.-ns pjur nous
riocurIr le coileii:enient de la Nation ; i je puis
pr toi ,l f t r( c-.ive rfur tous nos travaiuly; i eiii j,- pluis
d <.cnt're:- que pi fq nuse iis ie manquitons ni d con-
Inu,;:inces lur l.s objets : tr~tter ni de la dro:ture ln
il ipoutr reidre fous ls yen: et coeur tous
I.s irts de la Natii noi s pouvons tabir la
conlitiiti>on pis promprem:nt et plus. fureneni fans
Ccttei Convention i alors je ne puis regarder le
coftiilremnentde la Nation, qui ne parait n ceffire ;
91'lques perfonbnes queoie come un oyen par hlq,,el

SP'eupl.. en eu r-ctucr un dlai dai ger cux dans
p Ir',i.rnte fiticrtion d, s affairs reiiv, rfcr le bon
ri.ire qui a coiniienc renatre dans l'Etac, et
l'lintir jamais aiu prejud ce iiiine du Peuple
Pllieiurs mnibres ie I' iLnb'. s'o-ppofl rent a
ces conllider.iti.ins, lus combutiren: et ie relifctrent
Sri.,1' a h pl ropofition par l.aIel:e M. le corinte de
't, kit va.vt .rinin fTond cl ours, et qui ta t de
con"ir. fIr la lhaimp. Dans c prti fe firnt r mar-
quhr li g. pnral coi te Branicki et M, Suchodol'ki ,
conn, par lur a position au I-me d'alliance avec i
a tr del Pru'tl. 1/ aflaire fut 'danc renvoye \ un.
plius n.re dlibration.


i6 JANVIER 1790.


Mais quand on a parl dansla diete, du confen- au roi et done bien penfer au price de Pi-
emni t de la Nation i itiere, du vcu de la Nation month, qui voit avec un extreme dplailir tant de
n n a point prtendu faire droit la reclamation des Franais ici.
miles et de la bourgeoifie. Aucune des oppofitions
uii i te faites contre M. 'e comte de Potocki, n'a Les Gnois et les Viiens prennent aui beau-
ort fur cet article; et, dans I s derniers feances, coup d'hnumeur : la gazette fecrete de Venie eft trs-
t il s'efi agi de la contribution payer autribr par jnt reffante fur ces difpofirios.
a ville de Varfovie dans le course de ce mois, j L'empereur eft toujours malade. On dit qu'il
t fixee a 40,oo0 florins i lorfqu'on voulut tenter a crit au Pape poutr le prier d'tre mdiateur entire
e fire mettre en dlib ration le nimmoire des villes, lui et les Be ges ; fir quoi Pafhuin a dit, avec fon
n olbjecta q. i lles s'etaient runies de leur pr.opre audace anonyme :
iouvuement 1vpour former en common leurs plaintes,
t qu'elles n'avaient pas t convoques lcgaleknint. Dat Chriflo moriens, ultimra verba, latro.
,ulcques memibri.s ayant infift fur les principles de
iiice et fur la ncelli, de ne pas retuler aux 3 Les Hongrois et les Tranfylvains fe font mis
iies la reparation de leurs gritfs ils trouverent en harmonie avec le, Belge ; is fint maiitena, t
ne rfifltnce qu'il leur fut impolfible de vaincre, dans la mme ciife. L'empereur n'a plus guere qu'un
)n convict feulement, aprs de longs dbats, moyen de fe tirer d'embarras . .
.i avec l'approbation du roi, le mmoire des villes
'rait communpiqiu MM. les chanccliers, qui len NM. Nous avons entire les mains original de
iraent le rapport a la dite et donneraient leur cette lettre cur'ieiife, beauccup tro Icngue et beau-
c. uli tant e e coup trop dtaiile pour tre publie en enter.
Cette dicutffion tant termine, M. Malachowski,
narchal de lu confrrirati:,n, rappella aux Lats P A V C B A S.
intidrs la nci'hit qu'il y avait de mettre iien
irdre, le plutt poilible, le project pour la non- Suite du manife de la provincede Flandres.
'I1 1 f1or'le de gouve nemcnt. M. Krafinski, v-


UqCI U i. iu,,,_ preienta le pian conu par la Commei niaturellement chez un Peuple libre et
elpurution pour u' e nouvelle conilituion don't il jal;ux de s droits un gouvernement i tyrannique
Rt prfidnt, et il pronona cette occaflon un avait xc s des murmurs et des mecontenremens
lficouis dans lequel il traa le tableau des fuites qui dvaitnt faire craindre des oppofi,,ions funtlres
unitles qui rfulcaient d'une matuvaiie torme de 1. d-iniriir au lieu de mod ppof f s excs, fit,
guiternenmien.t au lie u de nioJt f s ecs i, fit ,
ouvernenient. dans ces dernie s tens-, que pouffer les chofs do
M. Walewski, palatin de Siradie prfenta un p!us en plus, et ne garda enfin plus aucune mefure.
autre project fur la mlime smatiere, et l'un ct l'autre On ecartait par-tout d s places de la iagiltrature,
urent renvoycs une delibratijn uitrieure. tous les p. i ni i"'- qui taient ou qu on foup -.-
nait tre attach s la bonne caufe. Une fi'cal t
De Varfovie le 23 dcembre.' tit rible., rrnforce de fup-pts, porta la dlolatioii
clians toute esles famiillet : Ls moi drcs mots, de
La dputation pour la conflitition a prfent fin l,-s d tcors chapps dans les colmu i s ,
dans la fiance du 17 fon project de rforme. ( l ida s ls circles, dans s icolve Citiois.faimnilieres,
coitienut les hluit aic s no av. ins donns devinrent 1objet'd'une infrn'iaion criuminiei ila
dans le n11 Io de cette f uil. ) LEsthhofus le foint mfiance gagna Ls iprits : on fe regar.iait auv.c
paffes come il tait doulour ux de le prvoir. Ioin dar.s ls conmpgnies avant que de porter la
Des huit articles, le ieconid, qui aociait les pol- parole .; s efpions, les dlateuis taient repatidus
feffturs des biens-fonds rotuiiers la nobl flre, poutr prtoult : une ilquiition rtl rible centre la librairie,
lex roit de gcs aux dieines, a t le. pls ora a agnatio, ;aians cette branclc de comnierce.
fiorte-ienut comibadtui. Oi vio*a le secret ds 1 etrtes: on rendit les dif-
tric s refponflables des pillages qui s'y feraient fa ts,
M. Suchodo'-.kli en a t le plus violent adver- dans le tens qu'on les dpouilla t des arms don't ils
faire. dee r avaient beroin pour I-s empcher. On fivpprima
Son pclus loquent dfoeneur a t M. le come le coluveti ou; i lih 'l d'Oudenarde centre la foi
Stanislas -otocki. Mais toute la puiLfance de la rat on expilire la ratilication et oi ferna aux rel
ecn ehlveur des droits de la rtiuire n'a pu l'emport.r gicules e dpullees la voie de la justice. On change
frut des prejug, conlac:s par des flet es d'orudtil. lorganifiation du college d'Al,ft, fans rai.lol piau-
La noblA l- Polon;ail- a donc claret qu. le droit de fib eL qu. lcuique et onr- medita pari'ls changemens
Tfuirage aux ditines qe toute la re prlentalion dans d'autres administrations, afi de les rendre
Sai onale apipartenait exclufiviment aux nobles, pof- toutes dans !'entiert dpen-daice du government.
tfeiturs de biens-f'ind, dnans le royaumen, n ioutce Ce gouveirnemellt tout dur er tyrainique qu'il
d'aps les den iiers ltttt de tarfovie, q aticune tait ne 'i, hiiiu pas eo s vues de nos
pcufflance de l p' e puif'e prliLrvL-r ionig-tei la d-epfpotes il fi place un efov..rn, ent purement
Pologne d-s darige s auY.quels ce dernier dcret de la miilitaire: 1- command danu t cl'arims devint le minitre
diece expose la RLpubliqcae. et g,)uvlcrneur du pays : i fit eniever arbitraire-
ment et fans la moindre formalit du, juffice, plufieurs
I E citoyens repectab es ; il .ttachait d'autres des
I 1 A L I E. antons o.,u o-donniances, don't le fp, ctacle nouveau.
et efFiay.,t fit une impreffion terrible fiur tous les
Extrait de la lettre d'un Fianfais Turin, le6 janvier efprirs; et, pour mler l'infilte l'o-preli on, pour
1790. r.ndre la- Nation odi'ufe aux yeux de l'Europe et
p..uir donner quelque couleur 'i fa crnd.ite barbare,
,,Tous les hon'tes gens de totes les Nations i' prtext.i, l'exemple des p'us grands tyrans un
ch.ntent les l)uangs de Afl'fenbie n.itiona!lj de comiplot horribl-, q i n'exifta jamais, et que le
France. J'oae prd'ire qcu'ava.it zo ai-. l'F.urop-' erivire gouvernemient fut foi c liii-mime de dfavouer dans
l'irivrerA. Ici les tetcs s'chauf., nt d)ji. Voici l'oc- la fuite, en rendant les infortu,es victims de cette
c,difin ( car l c. ufie ch la menm csque parti:t ailleurs. ) odieufe calorsmnie leur libert.


Les bourgeois a';aient autrIitt fis' l'eItreprif et la di-
rection du gra-.d op.ira de la clour. Les nobles, d:-
pu s quelques ainnis ont obte u dui rni le p :ivilege,
et d's ce monmTnt le fpect.cle ,' i devenu mcfquin et
dteflable. Les bouirgeois aujourd'hui tdmoignent coL;t
laut leui mru, ontctenient ; ils ont I 'at priver des
cariratuiv s injundriifes et allicher d-s placards fain-
glaus con:rc la ni-.l. II... Un des gentilslhoimmis en-
trepreneurs a cte huIi, au spectacle. Une dis
affiches a pour titre: Sentenpa dcii' Aljf mble natio-
na/c control la Jociet del cavalicri imprtfaiii del Regicl
tcatro di Torino.
En voici uino autre:
Les comidiens ordinaires du roi fe front un de-
voir de donner au plii' lc la nouvelle rrepCfjir nation qui
a Touw titre : aiuri fJcra flames ou l'avare foc't
dles nobles de Turin, &'c. Elle fera fiivie de I
f.irce toute neuve du noble qui n'a plus rien, ou coup-
d oeil fur les causes et les fui.tes de l'actuclle rvo-
lution de la France, -&c.
Quelqu'un m 'alffre qu'on attend le jour ol !e roi
re fi.-ra pai au fpectacle po.ir fire un grand bruit
T,'ute les ttes font montes. .e Peup'e ici e
terrible. Le gouvernement intiruit a faith doub'er !
garde depuis quelques jo *rt S'i! arrive mal, o n,,u!
refugierons nous ? Tout cela fait beaucoup de peiune


Une chofe qui,' dans ce teams de calamit a
fcandalil toute l'-'u ope, c'eft la perfcution qu'on
a fait ffuyer notre mtropolitain le cardinal ir-
chevque de Malines digne p'.lat comparable
aux alciens peres d- l'rglfe p,.u fa fermet
ioutenir la foi et i mprifer les fouffrances. A-rs
que l'empereutr l'e hunmii, de ilus d'uile manierc,
il l'envoya Louvain poitr y entendre les 'eons
.ls s rofeffeurs du f.nmioaire-gn-ral, et pour porter
une dcifion cano ique lur l'orthodoxie de leur
doctrine et enligenement. On fit convaincu bientt
..ue cette mi ion l'tait pas fate. de bonne-foi ; car
a peine ce digne prlat s'tait :'endu fir les lieux,
lue le gouvernemins- lui Ifufita diffY'r ns ohflacles
pour l'empcher de rempl.r l'objer de fa uilian. Sa
errm-t et fon courage pour le foutien de la reli-
gion, le firent triompher de tout.
Il donna une declaration moriv'e fur les principles
incont itibles de la foi citho'ique que ledit en-
ieignmecnt tait reprh- rfib e et mi)on orrho'doxe.
f.e go v rnement epouvant de ce iugeme t qui
confondait t' utis fes vues, lui dtendit rigou-
rc ufement de rendre cette dcifion publique. Ncan-
,oiins elle pera le jour, et le Peup e fut au-
-anr fcanialife qu'ndign de ce qu'en dpit de
la pronoia tiaon d'un imge fi cormp'etent en cette
matieere, le gouvernement permit la continuation












d'une doctrine fi jnflement rprouve. Cette con- d
duite courageufe l'expofa tout le reflritinment du c;
mii: :ile : io le me naca de le river de Con tem- p
porel ; o:: le fit garder par des f.it.on'iaires o on rt S
rougit as, dians une 'ettre co' ligne dans les feuillcs a
puohques, de le traduire comm e le flambau de la C
difcorde qui dfola;t les provinces, et l'auctur des d
maihlurs ue la Nation : on l'oa inculper mme du c
prtendu complot tram contre le gouvernement ;
c'tait la derniere infule qui pouvait refer fare l
foi caract-re et la religion qu'il avait dfendue r
avec tant de fermet ; cependant, on alla encore plus t
loin, on en voulut fa libert et il ne dut fon I
falu qu'aux ages precautions que la dignit de f
fon caractere et le bien-tre de l'glife lui ont faith r
prendre. t
Tout tait courb fous les coups imprieux de la g
vy rge de fer qui nous gouvernait ; mais il fallait F
cet empire des balfs folides qui en auraiknt allur'
et perptu la dure : pour les tablir, il s'agiffait
de trouver les moyens de fire supporter docilement
aux races futures le joug du defporifme qui crafait la ;
gnration prfente.
Pour cette fin on fe propofa d'y former la jeu- t
neffe ds fa plus tendre enfance, et de lui fire
fucer avec le lait les principes.des murs qui au-
raient convenus au fyflme du gbuvernement. On
devait cet effect etablir dais routes les provinces
une nouvelle efpece d'coles nommes normales. Des
matres, forms par les leons dela cour de Vienne ,
n'ayant poPr eux tous qu'un eul et commuin eftrit, I
con mn un relf'rt principal dans un. michine les Y
auraient pr-fides. Nos e .ans, affluj ts .u mene
enfcignement, aux mmnes principles moraux et phy-
iques, aux meules faons a agir, de parler, d ecri-
re de penfer auraient fait la longue une g ne- -
ration machi.ale, qui aurait reu et fuivi totes les
impulfions du gouvernement.
Pour parvenir ce but, on ccmmena chaffer
de l'iniverfit de Louvain tons ces illuflres iavans
qui fJ,ant l'ornement de la Belgique i on ks :em-
plaa par des homes ou fans moeurs, ou tres-
mediocres : on alitra tous les principles reus dans
les arts et li's Iciences. Les chi res doctrinals ne
retentirent plus que corrompre qu'a inftruire l'efil : on concentr la
jeunefe dans une ville o la corruption et la deiauli
chle l'cxooi*n tout moment au danger de perdre
les n mars ec i fai.,t, e ion lui laiffa to "s les muoen
de fe livrer Tes inciiaations. De plu;, queiques
jeunes gens qui avairnt pine achev le course de
leurs udes, deii-s remnilir des chairs pro-
fefforales da.is la nouvelle acad' mie, furent envoy's
Vienne pour fe for.ner la doctrine qui s'y en-
feign ; ct aprs y avoir prs l'air, l'elrit les
murs que a Cour vo laic introduire dans ces
provinces ils devaient revenir endoctriner r,os
enfans, et planter l'Alemagne au milieu de la Bel-
gique.
( La fLite denain )

ANGLETERPRE.

De Londres.

On a dlivr, le premier jour de l'an aux di-
recteurs de la baaque, des guines et demi-guinies
portant la dat de l'ann e prefente 1790. Enfuite
ily a eu un repas la Tour, pour les officiersde
la monnaie.

Notre dette national et de deux cens quarante
millions fleil. ce qui fa t 14,400,000,c00 lives
tournois. Si on la payait en gumiees de poids, eva-
lues a 4 iv. fler. psr once la omme peferair cinq
millions de livres, poids de roi.
Suppofons enfuice qu'on vo-llut charger cette irm-
rmenf quainti d'or dans des charettes, que l'on mit
un millitr pefant fur chacune, et que l'on pris in
efpace de 40 pieds pour la charrette atrel-e de deux
chevaux, toute la fommi exigernit cinq mille char-
rettes, qui couvrr. ient un cheminn de 37 mlles de
longueur, plus r16 charrettes fur le trente-huitieme
mille.
Aprs ce calcul effrayant Four l'imagination, on
peut fe demand r s'il y a fur toute la terre affez
d'or en circulation pour payer cette dette ? Il eft
probable que tout l'argent mme qui circle fur
notre globe, runi il'or, ne itilirait pas.
Le cardinal d'York a pris le nom de Henri IX.
Le 3 de ce mois eR mort Rawdon Samuel
Wade, g de 84 ans: il tait pere de onze en-
fans, grand-pere de foixante-treize et bifacnlI
de trente-fept. Ce qu'il y a de plus remarquable,
c eft que toute fa poit'rit ei encore vivante,
l'exception d'un fils,

FRANCE.

De Grafe, le z2 d'cem're.

Les foldats de la compagnie franche, fous le
nomi de Caltellane, qui forme la gar'ifon du port
de I'ifle Sainte Margurite, voyant que les prifon-
nicl'S, au nombre cte fept, n'prouvaienr aucuni
rcouc.fementn dans leur fort, quoique les dec'ets


le 'rAffImble portent revocation des lettres de et
ach t fe dcider nt aller ch lecomrniindiant, g
iour lui demander 'largiilemetnt de ces prilornnie s. k
;oir crainte loit hummanit le col.in.un aiit adl'ra pa
leur demand, et les pi ionnierl t urgent elarg's. a
On re livra furlee anianti la fJrandoule ( le branle,) remercir le ai
command.anc. On penfa tout de fu:te quitter 2l
ort et aller Cannes. Vingt fbldais pa mla
efquels fe trouvaient des bas-officitrs e joigni-
rnt aux prifonniers : un tambour marchiic la a
rte, un drapeau au cen re i les lauriers ombrageaient fa
es chapeaux. Arrives au mle, ils s'embarquent f
fur deux bateaux, et arriverent Cannes. Ils pren-
nent enfuite la route de Graffe ; et y arrinvnt a
hu:t heures et demie. Ils fe font mis fous la Lauve- h
garde de la Nation et de 1l garden bourgeoife. Les
prifonniers et les foldars occupent i'hotel du Dau-
hin, la garde national a taeli d s lentinelles
I porte. A minuit on expdia un courier pour le
commandant des ifles S.ince Marguerite afin de lui c
annoncer que les ci-devant prifonniers taieni fo.s c
la Cuuve-garde de !a Nacion et de 1v ville. 1Fn mme r
items on a adrefl l'Affemble national le rapport
de cette affaire.
Noms des prifonniers fortis : MM. Marville de l
Verfane, free du confeiler du pariement de Be-
ranon, dtenu depuis 1777 ig denviron t4 ans
Chifflet Dorchap fils du premier prfident de
Metz dtenu depuis 1-781 le Bas de Boucln ,
fi s du prfident des vacations de Befanton drt.nu
depuis i-SS; de Chabert de la IPeri:, fils (iunii
colonel ce ia Guadeloupe, dtenu dc&puis 17~6
Pcraga o fi:s dun n-gociant de Marfeil e, d-t nu
depuis fix mois ; Duran i de Montpellier daetnu
depuis un an ; M. le comte de Mo.rei:!e, g de
72 ans, et derenu depuis 31, atte;idu fbn age et
fes infirmits, a refii de fortir; il veut que fa
prison foir Con tombeau.

Ext-ait d'une lettre de Bordeaux.

Les pluies ont inond nos champs. Elles ont retard
les femences dans plufieurs parues de la prov ine.
On s'apperco;t la raill de a vigne des ravages
qu'a fait le froid de l'hiver dernier. Plufi. urs pi'.lis
n ont conserve de vie que dans leurs racines, et nos
rcoltes front diminuii s pcnJa-it qei-lques annes.
L'es prmiers bleds ferns font adez b-au'. Nous
avons t obig s de lever nos poimm -s de terre av -c
trop d'humidit, pour efpirer q.elcsl puilfiit fe
bien cornerver.
L'abondance des eaux rpandues far les landes,
nous fait fen.ir, plus que jamais, comb:en il (era:t
ncelaire de s'occuper de leur culemen:r L t
objet important exigerait des nivellemens exacts,
et une police gnrale pour la d reaction et le rI-
curement des foils. C'ell un des objets don 1 s
mmuiicipalits de cette pa tie de la province a iih
que les affembles de districts et de dpa teens,
doiventi effent llement s'occuper.



ADMINISTRATION.

MUNI C I PA L I T D E PAR I S.

Extrait des dlitrations de l'afjmble gnrale des
reprjfentans de la commune au 1 janvier 1790.

M. le commandant-gnral ayant t annonc,
des applaudifemens unanimes et du l'alciiibl- et
du public qui occupa:t les gal"ries ont picde
fon entre. Il a rendu un coimpe d'autant plus iin-
treffant, que les refulcat, heureux ont d-cuic-.rt.
!es entr;prifes et les projects des ennemis du bien
public.
M. le commandant-gnral a dit, que depuis quel-
que teams on renouvelait dans Paris des tentatives
pour trouble la tranquilli publique : que le* bons
fcntimensdes citoys, particulier ,: entdansles fa.ix-
bourgs, et le zelt de la gai de national, a.ant rendu
ces projects infructueux on les a ait t-ntes av c
uelque fucc: s Verfaillsc; que des foldars, citoyens
de Paris s'etaient runis leurs frr-.s i'armes bda is
cette ville pour y ramener le caline, et qu'il y tait
pariaitemerit rtabli.
Que les ennemis du bien public avaient fait des
efforts pour exciter un foulevemenr contre le Ch-
telet, et avaient en mme tens fauffement rp. ndu
que la garde national y avait t force 3 miais qu'on
avait pris toutes les mefurts pour allurer la tran-
quillit de ce tribunal, et pour concilier les droits
prcieux de la pr, cadure publique avec le refpLct
'd la loi et Tes organes.
M. le commandant gnral a dit enfirie qu'inf-
truit des mon;vemens excits dans q e ques compa-
gnies du centre de la garde nat.onale, et n min-
ment d'un plan concert d'attroupement aux Champs-
Elyfes, malgr fes ordres n iter, il avait dfendu
que les coi pagnies fuifent confignes, afin de fiCifir
cette occfion de iparer d'avec les bons foldais
ceux qui taient indignes de refer dans un corps
auil diflir'gue.
S.Qu'en confquence, il s'tf't tranfporr aux
s Champs-Elyles avec un dtachenmeint de cavalerie


d'nfanterie, don't la conduite mrite les pi
rands loges, et que de deux cents lfoUld',
nitre, attrciups de la mana itla plus fhcidit
iriiii lcfqutls il n'y avait aiucul ancient arde '."'
life, avaent t envelopes, dpouilles de la c.
arde et de l'habit national, et conduits enfuit
ix prifons de Saint-Denis.
L'Affemble confidrar.t la gravit des faits exoP
's par M. le commandant-gnral, et combieniil
e ait intereffantde pouvoir rt monster la force de
ttroupLmens et des bruits alrnmans qui ttouUbt
ins celff la tranquillity publique et retardert 1i
ruits de la rvo ution 3
Confidrant que tout exige que l'infubordinatii
,es foldacs de quelques companies du centre, i
ieureufement airtee par les foins du gnral; ne
eite pas impunie
Confidrant que chaque jour M. le commandant.
;nr,l donne de nouvelles preuves de ton zele,
le ftn activity, de fa prudence et de fa fermet:
lue les Loldats citoyens qui font fous Tes ordrt,
tepondent par leur courage et leur patriotiime, aux
:alens et aux vernus de leur gnr 1
A arrt que le comit des iecherches fera touti
es diligences nceffaires pour connatre les auteuri
auteurs et complices des projects forms pour tenter
de foulever un nombre de !oldats des comnpagnies
da centre de la garde national Parifienne1 que tous
es diflricts, tous les bons citoyens touts les
ropes er nommnient les cimnpagnies du centre,
fcraient invites joindre leurs foins a cuix dut comil.
:ds recheiches', et lui fire parvenir tous les ret.
Leignemens qu'ils pourraient fe procurer;
Qu'il ferait inceffamment form un confeil de
guerre, pour prononcer fur le fort des foldatsdts
companies du centre, arrts dans i'attroupemient
de ce jour;
Que l'Affemble votait des remercimens M.le
commandant general, ;infi qu' la garde natio.ale
Parilienne, pour avoir arret dans leur fource,des
mouvemens qui pouvaient avoir les fuites'les plus
deaitrcufes.
Arrte en outre, que le prefer Ifrait imprin,
aiMiechd et en% oy aux ioixante d firicts et aux foixante
bataillons de la garde n.tionile Parilierine.
, Sign, BA'LLY, m zire ; VERMEIL, rfident; Mo-
RlAU; VMULUT i CELLIER j DE LlANCIHEVILLE-
BERTOUO o, jecritaire.



DISTRI CT S.

Extrait du regiflre des d!ibrations du bataillon di
dijict des Jacoains-Sainit-Honor.

Cejourd'hui mercredi 30 dc.mbrc 1789, de re:
leve le bataillln du difdricr des Jacobins-Sairt-
Honor, c nvoqu en la ma;,iere accoutume, et
aflembl au quaCrnr gnril ;
M. Lehoc, commandant, a dit:
Melieurs, aprs la conqute de la liberty, la
conferva-ion ef le p emier veu de l'homne elle
plus lacr de fes devoirs. On ne l'aurait pas miri-
t e, fi on ne fGvait pas la maintenir. Quoiqu'uie ,
Satrie nuvelle c loit rlevee fur les ruines d'un
gouvernement d-gradi le jour du bonheur i'eft
ncore qu' fon aiutor. Sans do te les luiiieres des
epr fen i s de la nation diti.ppront tous les :.ml 'i
qui vOia raintC ei alterr la purt ; fans doute l
ipatrioti.mn inft:igable conduira iufq'aii port le vail-
teau de I'Etat q 'i s o t gar-riti du naufrage :coumin
citoyens, Maii'urss, nous kur devons l'hommiag Q
de notre iounillon et de no rt reco naiffaice;
ma;s, come foidats, nous devons plus la Patrie:
nous lui devons nos pi rConnes, nos armes., notre
courage et nos fortunes. Aurions-nous donc la fai-
bleAfe d- cruire que nos travaux i pe ne coimmin
ces, font dj fans motifs; que quelques nuits fans.
repos, quelques alarms fans dange-r, lififent pout
paytr le prix ineftiinable de la libeit, et que,
nvres deformais la police de nos murailles, nous
f rons bornes contemple: nos fouverains bien'
inieux difendus par notre iefpect et n,.tre amour,
et nous dcorr de l'hab:t d'un fol,at, fans l'tio
norer par nos f-rvices ?
L'Affemble national a dcrt que l'armne frail-
caife ferait recrute par des eniagemens volontiires.
Loin de nous, en i ffet, cette confcri'tion tyran,
unique uli ar ache a la terre un cultivateur utile,
pour donner l'arme un fo'dat malheureux, et qui,
lait un efclave du dfenfeur de la libert!
Mais, Menlieurs, ds le moment o la France in'
plus que des c'toyens, elle n'a plus qu'une arn,e;
.t c,:tte adoption fraternelle don't Paris a donn
l'exemple 6ffre peut tre l'inft tiltion la pl.;s inc-,
raie e, mme tennis qu'elle efl la plus utile et la
plus noble.
Toutes les villes dA royaume, tous Tes habitans:
diviw-s dans 1.s campagnes, ne peuvent pas imiterC
!, capital mnais tous ont dans le coeur les enti-
mer s q i nous animent ; tous ont d-velopp 1
iime e,.rgie, et pris de trois milli nis de fol-
,lars s'ndi'neraient dl'ab3ndonner crint mille a.utr S
le privilege ,de l protger et de l.sdfendce.














Tells C nt, Mefileutrs, les confidrations vrai-
m,:int ciotyennes qui ait at prefumner l'un de nos
ca,:iara'des, au( t.rave loldar que citoyen etiiiia-
b-1 qu'l ferait de la dignity de la Nation d'ou-
'ir iune conscription puremenc volontaire, par laqu. le
tous les citoyens auxquels leur age, leur force phy-
tqule et leur foiune permettraient d'en fair le,
sacrifice l'Etac s'obligeraient, en cas de guerreu
et d'attaque inprvue de fire une champagne leurs
frais, et de voler au fecours de h Patrie.
'Prfenter cette ide, Meffieurs, c'eft en indiquer
tous les advantages et fans' doute vous les faiiillez
plus ripidemient que je nepuis les dvelopper. Quci;e
foule de biens doiv nit r. ulter de ce pacte de la
iSation avec elh-iio N Il.s defcnfciurs futurs de
la Patrie, jaloux de jutifi r leur dvominnt re-
dou- front l'ihumiliaion de l'igno ance ; ils feniiront
que la discipline militaiie etil Part veritable des
combat s, le manienient die's armes rempl. ceira donc
ces jeux itfliits et pai.'-iLux d'une locit fans
i trt ; et Ls delacinemcns d s Franais devien-
dri.n: les preludes et les garans de la victoire.
Alors les troupes plus excrc--e t ouvr'raient la ca'n-
pag:e, et s vills frontiers iriinr dfE:nui;ues
par des armes de. "citoycns, qui feraient, dais
l'enceinte des fortrcrees l'apprenltiliage de ce
caurae paI'lf et tianquille, p'us n effa!re que la
v 1 tiu bouliante qui te pirmet tout,-parce qu ri;n
n: l'ctonne. Si P 1i'is la commlils la Iite r iceliairte de
ounir'blie a.i relacliinrnt mi 'e-n,!an de l;. fniordi-
int on c'.et -i 1 dj- prouver qu'ei de:roguaaint la
):;'illitioin ilitira il Ctait biti eoigui d'en avilir
les princ:p:s. (Ce gra id cops puliiq.ie s'orga ifera
fous It'lo s di devote dv e i h., neur, ec li regenie-
radiin de l'Eiat fera la vricaole poque de la cre.a-
tion de nos armpeis.
Vous ne craig ez pas fans doure, Mellieurs,
oui le citoyein, hulireux le pouvoir offrir fin
fng la 1 Patri. fe borne fe dvouer lui Lful
il cepiera les pir-rencc-s de la fortune par 'es fcn-
timtenis ci les bicnF aits ; il ailociera fon conc:toy. n
ks exploits giueriers i fon frere d'arme d, vkindri.
fon ami et cet efpri mnilitcare runi a la bien-
faiitance et la v-rrru.C s funtimens, Mfili-urs, vous
foot fi fimil Es i le bata lion que jfai Ih onn ui ide
t ,1,.,i nl,- -~ m'a donn donn tant de preuves de
g anid ur d'ame et d: patiioti'ime que je m.: plais
a )}ugr tous les Franais come j'ai d vous juger
vou--mmes. Vous le favez MeilIeurs, le. plus
sr oye)n de i oiurrver la paix c'elt d'tre prt
la guerr-. Et cquels enniemis oferont attaquer un em-
pire p.upli p r d, s Franais, et dfendu par des
millions d. foldats citoyens ? Qui pourrait vaincre
iiin Na'ion eiiflammee de reconnaifiance et d'amour
pour iun mnMiouqu a qui a confUiuru dans un feul fen-
timent to s bi b. oins de fon ame qui s'eil envi-
ronn de foi P uple, pour etre tmioin plus in .im
du bonheur q1ui.fait l'objet de tous les voeux ? Oui ,
hillieu s, li norre exenmple el fu(ivi, la Frani e heu-
ruCife et rcdo iir jouira des avantages de fa tc ,-iii i -
tion nouvtlle, con'olide ar les dooceurs de la'
paix Elh I pcut-tr- il efl tcmis d'touff-r ds fa
iaillanie l'efpo'r orgueilleux des puiffanccs qui
nous calor ijnt, Lt nous admirent ; de leur miontr. r
que cet amas d armes que nns ennemis intrieur,
voulaient diriger centre iieus-mmes, ne menacent
p.us que ceux qui oferaie'sr nous mconnatre. Sans
doute, M tieurs, la milleure imiutiution pre
feiitr aux Nations et a lhumanir, c'e,. clle quii
leuir ;-rgnera les horreurs rillts d i la guerre ,
en les accoutumant f n itma e. Puil tent nos une
i; coiiipu;r avec t.ffroi I- s noms des foli:-'s iiifcrits
fut les resi..res de la gloi e Puiient-i' aipprendrci
liu tout rania s Ilt un hiros f'us l' tcn.arJ ide
h Partie, qu' I ifend juliu' la mort la terre libre
qui l nouirr t, l c.mncitoven libre qui la fillonne,
et l'air libr qu'il a le bonhiaur de relpirer I
L'ni.,',i ,. pneit' des Lfntimens de pat.io-
tifine cxurims'par M. I commandaii du bataillon,
i, unaniinitiL-1Ln ,i m pa r accl;hmuat on, applaud au vceii
ui"e 1co'Ifrptipon pur me-nt r volontairme e et dfirant
"r"pager 1-s puiffans motifs d'une in 'itution qui ferait
fli avantageupe qu'honorable pour la Nation, le
atarillon du district des Jacobins Saint-Hoor o ;i
rtet que le difcours de M. le cominadant fera
icelnaiiment impriiie adrefl M. le prfident de
Aflmcible nationa'e, aux rupremnians de ia com-
Iline et aux cinquante-neui a. tries diilricts, ainfi
"'ix principles municipalirt du royaume, fe
erant cde s'infcrir- le premier fuir la lilt houno-
'llc d es c:toyens foldats qui Cf d,oueront a la
at.Signea Gaffecr-rcaire--militaire. de l'Ainay ,
criaire du difulict.


CHATELET DE .PARIS.
Du 13 janvier. Il n'y a eu qu'une feul, inflruc-
)n hier ifir au chittelet, fi on en except les
rrogatoires courns des pri onniers arrits la
le. Ceite inliructconl el la fuite du process de
Ux particuliers du diltri:t de Saint-Martin qui
'lpofliefit l'excution de la lo- martial et qui
:t ndaie.ti que cette loi eft un acte de LIfpo
e centre les cit.ve- s. Cette affa:re fera iuge ''
elaimmenit. Ce qui arr te, les juies c'eli qui
accufls le propolent de faireentendre destimnoii:s
na kur jutUfication.


M. de Favras fe defend toujours, en difint que
tous les projects avai.nt trait l'af-aire Jdu lrab-nt,
et ne ttndaient point tavorifltr la retraite du roi
Me.et-. Une des prnci)ales depofit.ons faites contre
lui, ecf celle de M. Turcati, qui dit politivemeint
que M. de Favras lui a commu/niqu le p an de for-
mation d'un corps de cava erie j que ce corps aurait
t form des gens les plus ditingus et les p us
attach s la perfonne du roi; qu'il avait et charge
par M de Favras de lever un corps de troupes et
des gens de bonne volont pour enlever le roi et
la famille roya:e, et M. le garde-des-fceaux j qu'en-
fin fes proj-ts t.iieut de fe fervir des chevaux
des curies du roi, pour l'iifae de ce corps de
troupes, mais que M. de Saint-Prieft les lui avait
refuLs, &c.
M. dc Favras repond, dai s l'interrogaoo're qu'on
lui a fait fubir, que; amais :1 n'a concu de pareils
deieins; qu l'poque de juillet, il a en effet en-
tretenu M. Turcati d'un project, qui tait celui
d'a.ler dans le Brabant qu'il in avait fait p.ut
M. le comte de Mirabeau ; auquel il aj uta qu'il
avait d'autres project, enc,,re da:s une provi..ce
voifine des Pays-Bas : qu' lh vlri, il f1 trouvait
Verfailles lirs de l',nement du 6 octobre
qu',l vint l'oeil-de-boeuf et dans les appa-termens
du roi'; et que voyant l'abattement dans lequel
tout le monde tait fir la nouvelle qci'on veuait
d- d'onnc.r qu'il ati-ivait des femmes de Paris avcc
du canon lui M. de Favras propofa M. L: come
d. Saint Prieft de lui donner des chevaux d cu
ries du roi, pour les difiriei.ir aix zles fervireurs
de S. M. et aller centre ces femmes arr.cher
leur canon qui M. de Saint Prieft entr dans
l'app;rtument du roi le fit attendre long-rems et
v it lui dire enfin que to t c la tait iniutIle, que
M\. le marquis de la Fayette arrivait de Par s au
ec',urs d,.i ch eau avec fix mille homes. C'eft
ainfi que M. de Favras explique la demand des
chevaux et la caufe du refus qui lui en a t fa t.



SM LANGES.

On parole beaucoup, monfieur le rdacteur, de
'hetiretife influence de la revolution actuelle, et
cette ide de bonheur eft une des trente mille fot-
tifes qui circulent journe'llment d un bout du
royaume l'autre. Vous avez plus d une mauvaife
tte dans votre Gazette n.tionle qui contribute
rpandre cette ineptie ; je vou' prie d'y fair atten-
tion parce qu' rorce de le rpter, on pourra t
finir par le croi:'e.
Po'ur moi', meliieurs, je ne ferai qu'une feule
objecti, n tous c.s beaux '".., tiii les patriots,
qui font fi frs de leur fait; et cette objection elt
de mon domaine. La fant i'eft-elle pas le premier
de rous i s bicus? C'eft une vtriv que me rep-
tait fort loquemment au coin du f~ii, dans mon
enfanc. mun de mes oncles, prvt de la cath-
drale de ****. A moils d'tre fou comme un
[atenote, on ne peut contefter cela, F.h bien,
monlieur le rdaceur la tant ce don des di ux,
vien: de recevoir un coup mortel de la part
des homes: ce n'eff pas moi qui dis cela; mon
tmoignage pou'rait paroitre fuiulct c'eft un doc
teur en mid .cicne, normn M. CGachet, qui prouve
d-lmonoirativemcent cetct vrit, d ni une brochure
qu'il vi nit oe publier, et qui a po.r titr : Tableau
h'rioriq:z des ev.enen prLfis 3 relatfs a leur i'flence
fir la fntc aux nm'iux rqi eCal f't ou qui peuVwi en 'te
la fit'e, et aux mo) elis proores a les combattre. ( vol.
i 1i2 de I6 pas g s, ch z le Boucher, libraire. ) Le
fu.jet eti neuf, le titre eft piqu nt ; et il faut conve-
n'r que parmi cette foule d'crivains qui ont parl
de la revolution M. le doct ur Gachet eft le feui
qui ait fu la confiderer dans un rapport vritable-
ment utile et gr.md. Voici, Monfieur, fon tmoi-
gnae que je rapport en entitr; j'efpire qu'il
pourra diminuer 'air de jubil tion qu. MM. vos
cooprateu s lf donnent quelquefois, en parlant de
la trite actuelle.
Cette combustion d'efprit, ces agitations tuimul-
ttieuL s, fi naturelle.s ceux qt on opprime., ont donn
des comnuotions continudlLs au genre nerveux. Les
niifcles, dans un itat conviillit, olit aur'menrt la
vit-ff de la circulation l.t bile s'cf i Il .- et 1
f ng, priv de tout Ion vhicule n'a parcouru qu'av c
difficult les va (Lfeux qui le coiitienniit. Il s'elt fait
des enipatemens. La mmn e cauife l futenant tou
jouirs, les a cid-:ns fi font aggravs, er bientt il efl
furvn.i' des obliructions del des apoplexies ds
par,,ylies, des iiflammations des fievres .e toute
efp' ce, -entre autr-.s lesfievres qu'rtes, ', aladie fi rare
da s la capital autrefois, et fi commune aiiiniiir,'hui.
La crainte, la fraveur, ont drang 1' tat habit uel
des vifceres ; l'apptit s'eft perdu i 1. s d-g fiions fe
font mal faites, et bientt fnt fiurvenus l'abatte-
ment, les fi vres lentes jauniiffe, l'hydropifie et
toutes les maladies qui tiennent l cachexia. Les
fljets attaqu.s d'aff,'c ions fi~eept blues de rtrograda-
tion tels que les rhumes, les c tharres, 1 s ryfi
'pels, la gioitte le rhumatifmne, en ont pouv
\ s rdfentimens fuiefles. Efit-il enfin au pouvoir de
l'ify.ri le plus pentrnt de prfenter mme une ef-
cqu fie exacte de la fituarion lamentable de la France,


depuis le it juillet 1789, de la position de les
habitans? et feraitce une exagration de dir. que
la terreur a cauf[ tout.is fortes de maladies ? On
fe tromp.eraic fans doute fi t':n prten ait bor, er
le nomlbre des victims cillks qui ont p -r par le
Sort des armes ; car qui petit calculer, apprccier,
qui plus eft, l'influence moitelle des circonfitnces
malheureufes dans lefqullks nous nous fommes
trouvs fur des caracteres trop fouvent ingnic:u
fe tourmenter, fur des remperamens delabrs,
fur des perfonnes du fexe, dins des momr ns cri-
tiques, fur des femmes enceintes, f r leurs fruits,
d'aprs le reflux continue et l'pouvante que d n-
naint tout moment les flots orageux du Palais-
Royal?... 11 y a des perfniines qui .our s'tre
trouves inopinment la rencontre des cadavres
et des ttes fanglantes qu'on promenat dans les
rues, ont prouv des foubr.fauts des infbomies
ficheufes, ont fait des ives pnibl-s. D'autres
ont t effrayes au point d'en perdre la tte. Dans
Paris. feul, on compete huit cens fous de plus qu'
l'ordinaire.
'Entendez-vous Monfiectr le rdacteur ? Dans
Paris jfula, on compete huit cents fous de plus qu' l'or-
dinaire. Croiriez-vous bien qu'aprs avoir trac uit
pareil tableau, M. le docteur Gachet n'en eft
pas moins un des plus gardens aptres de la irvolu-
tion ? RPicn ii'ef plus vrai et rien ne me parait
lilus nature. La revolution ayant multiplied les pra-
tiques du docteur, le docteur, par reconnaillance,
doit fire l'loge de la revolution.
Adieu, Monfieur le ridacteur ; toutes les fois
que vous et vos cooprateurs aurez la fantaifie de
nous battre les oreilles de votre conflitution et de
votre liberty, fouvenez-vous, je vous prie, des
hii d cents fous de Paris. T...., chanoine de la
collegiale de....
Note du rdacteur. Comme nous nous intireffons
beaucoup la Crit de M. le chanoine dela coll-
giale de...., nous croyons devoir l'avertir que le meil-
IrOt p.aoy-.n de te bien porter, eft de devenir un bon
itoyen ; c'eii l'opinion d'un mdecin diftingu par
fes connaiffances et lon talent pour i'obfervation:
nous l'offrons M. le chanoine en change de celle
de M. le docteur Gachet, come plus confolnte ,
plus utile fans d( ute, et plus vraie. Dans les cir-
cmiiffancr s politiques ou ou s nous trouvons, les ma-
laies nerveufes qui taient, les annes prcdentes fi
communes a Paris, femnlent avoir difparu aepuis les pre-
miers teams de la revolution ; fans doute depuis que
l'indol nte et apatique oifivet des riches a fait place
des follicitudes renafiantes et des agitations pro-
pres nourrir l'activit de l'aime, un nouvelordre de
chores qui fe prepare et qui s'upre a reveill Itur
nergie, et fait cef r la monotonie de leurs )o if-
iances et l'engourdiff-ment de la foci't. La poli-
tique efl donc venue au fie ours de la mnaecine elle a
fait cefer des maux qui' les reffuurces combi,,es de
celles-ci ne pouvaient 'vaincre. ( Gazette de Sant,
46. )

-P----armP a ------Swe

AVIS DI V E R S.

Le bruit fe rpand dans Paris, depuis plnfieurs
ours, que la comdi-. hali.enne a ceffi es paiemens.
Pour detruirr, ctte ca'onn e, la fo it des com-
diens Italiens announce que ious ceux qui ont des
rclamations faire fur elle, peuvent s'adreifer tus
les jours, dans la matin'e, ch z M. du Bolfi ,
ca flier de la comdie, rue Royal. place Louis XV,
n 17; et l'aprs-midi, l'htel de la comdie ,
fa caiffe, rue Favart vis--vis la rue d'Am-
boife.
Signs MMlNl, femainier ; MicHU femainier
CAME-R:. -NI, jemainierperptucl.

Jl". ,Asl BM ., 'lll Il|Jl|J_,!Ui,


LIVES NOUVEAUX.


Almanach national pour l'anne r79 contenant,
i". les poques d:s 'Etats G ndraux, amncenss la
life des membres de l'Altlmi.:.- nat:onale ; le
journal de fes travaux depuis le 27 mai j les arrts
et dcrtts qui en fonr mans.
iO. Les noms des membres des dpartemens et
des municipalits des vill s principles du royaume ;
les arrts et rglem-ins relatifs leur rgime int-
rieur et aux localits.
3". L'tit mili-aire de la garden national de Paris
et d.s milices patriotiques tablie, dans les diverfes
viles.
40. Les foci-tts de bienf.ifn.nce qui fe font for-
mes dans la cap.tit et ailleurs, avec la lille de
ceux qui lts compIoent 'efprit de leurs rglimens
t ;e refultat de leurs opraiions.

A Piris, chez Cuchet, libraire, rue et hatel
SSerpente, in-8 de 413 pages,



















































I










i






























F


p
b
i


ASSEMB LE NATIONAL.

Prsfidence de M. tabb de Monte'quiou. I

SUIrE DE LA STANCE DU Ij JANVIER.

M. Gofn. La ville de Lifieux forme la demand
d'un fixieme dcpartement da,.s la Nornandie. Les
moifs don't .l1 appuie fa demand, font lIs mmes
que ceux qui ont et condamies la veille pour.la
bra.iche-Comt. Je propose le dcret fiuivant :

L' ATiemble national d4crete que la division en
ci q dpanemens de la province de Normandi:: fubfif-
tera.

Ce dcret eft adopt.

M. GoAtit. La v'lle de Saumur, trs-intrelfante
par fa situation, la popula-ion et fs contributions,
d-mande un d partiment pour le Saumuro;s, don't
S iumur ferait 1. chcf-lieu. .tte demand f. ivieavec
zeie par les dip rts l'iAff-nblee na-iona'--, ct
pr c. ix que c.tee v ]le a e'ivoyes e:-:r-ra"ii:;ai-c
ment, n'a pas ce adoptee par votre co-iit a
ca.iie des moyens vic;ori._u< que l'Aniou a faith
valoir d'aprs Ls dicr.its n..ncs de l'Alemln:-e i
Itout evnement la ville de Saumur demand
laltrnative avec Ansers; cette iu;ltion fe dci-
,-ra lorcqu'il s'agira de c- dpartement. Vn acten-
dant, je propfed de dcrter que la viie ae Sau-
mur et du pays Saumurois fera part e du d-parte
nment d'Anjou.

Ceite proposition ef adopte.
M. Gofi La vile de Montiuen pretend que -es
inuirrts ont toujours t'facrifi-.s aux deux .ap.ta:s
du Bourbonnais et de la Marche e que fes habi-
ta-s ont la plus grande r.punance a c-ntrer avec
eiles Fn cmnirmmunur d'adminliiration. Elle ;)o'.te,
qu'cl :ign= de Moulins d- qui:ze li=ues, et de
qua:ar/.e de Gutrtt, ce ferait s iol r tous 1 s d"-
cr-tc de 1' a-finblee de coniore dre Monlucon
d n' s diartam ns. C tte viil defirer d'en former
un par 5;i lEues d. t rrntaire du cc de Guret,
de niT; f lieues ,;e c iui de Moilins, tn s'.endant
ver I Haut-BEiri et la Batie-Auvcrgie du cote de
Montaigu.

T.e comit n'adopte pas c'tte demarde- le terri-
toire t-u pays de Con.brai 1L et du Bas-B uabor,.inis,
l;e r -.fentiac qu'une fur'fc i d-pe-.dan:t pour un
d. arrcm-nt qu d'ail!turs, dcange.aic trius ceux
qui iont convenus et iirritcs.

Il parait co enable que l'AfemLle national
s'o5CCUr,- de Mo: tlucon d.4as la di'cribution des nonu
,ve.ux ctaoliifemi .s mais ue fiur la demand d'un
dprarteenct le com t propose de dccrrter que la
ville de Mon lucon fera uni-i au dpartement du
Bourbonn,is.

L'avis du comit efi adopt.

M. Gofin. Il s'agit mairtenant de dcider fi 1a
division en departem.nt de la province de Bretagne
d it erre por e lix, felon le vou des d-puc,'
extraordinaires de Saint-Malo, ou. cinq fiulem-i.nt.
fu'vanc l'opinion de la majoiite des deputies de l
Bretagne.

La conflitution national a voulu fare de toti:
les Fra Cvas un P uple de frres leur donnertde
droits egaux la clh:.fe commune; fire filccdder
l'Peg i.me 1',prit de jufiice et d'ealit;. C'eti pou
repiartir une furvillance de Prot.ction amnie de
coivenances loc les que l'AffIemblie a pt-rmis d
por.rri les d p irtenim:n cipuii fnxance-q inre ji fiu'
q at e vingti-cirq ; c'cftp.ar cette fage precaution
que es terres ftrtcles ique les landes et les rnor
tagies front admiiniitrirees et conltrvces.

La ville de Saint-Mlo a fait deux petitions
l'Alfemble, pour etre chef-lieu d'un dpartement


70
our jouir d'une administration approprie e es rar
efuins fon commerce important et la ma-
ine national. c Quoi de plus ablurde, difent le'
abitans de cctte ,'ille que de ruinir fous un iime
iibunmatl des homes qui ne s'entendront pas 1 Ferai- va
on oublier ceux des deux cts de la Balie-
3retagne, des langues exiftantes avant la conqute
le Cefar? 11 leur faudra d-s interprtes pour tranf- ce
mettre kurs petitions. ) u
m
Les dputs de Saint-M'o demandent en conf- ce
quence une division en fix dpartemens, don't cette cl
vil.e ferait le chef-lieu. 1


Les dputs de la Bretagne, aprs avoir rfut
ces diffrens moyens tirs du mlange des idim.s,
regardent come nuifible, pour la province la divi-
lion en fix dpartemens.
Les confidrarions tires de la f'rveillnce que
donnerait le department de Saint-Mlo centre les
ennemis de l'IEat, n'ont pas touch les dput's
de a Bretagne ils ont trouv qu'elis n'avaient
aucun poids, et que les forces de l'empire agiraient
pour la confervacion commune.

Le comit aprs avoir approfondi les objections
des dputes de Sai-t-Mlo applaudit la division
In cinq dcpartemtnns, conmm itant le voeu prel-
qu'u an!ime de la dipuitat'on de Brevaqne; en feco 'd
iEu, parcel que fix dlparremens fe:raiei ttrou faibles
enfi parcel que la province, prvenu:. du partage
en cirq dlear:lmens, 'a approuv par des adrelis
n.uthiplies.

Le comit adopted une diifion combinee avec
Cagelfe qui dot, en alfura"xt lamais une bonn
administration dans ,ette province r.compenf r
par fa profplrit le pa.riotifine qui la diltingue.
La division en cinq dpartemens eft dcr 'te.

Il s'leve de gr.ndes cnnteffations fur la division
d. la BaiT.-Gu fine. MM. de Seze Maur; tre de
flaris et Lavenu. combattent cette division i
M. Charles de Lameih et M. d'Aiguillon en de-
mandent lajouirnement.
Il elt prononc.
On allait s'occuper de l'affaire d' Toul-in; plu-
feurs membres en demandent l'ajournement au-
.ourd'hui.

M. Pritur. Je demand qu'on la renvoie aprs la
conft tuition.

L'Afftmble l'ajourne la fiance de demain une
here.

La fance eft leve.

SANCB DU JEUDI 14 JANVIER AU SOIR.

Les dCputs des fix corps de Par;s prfnentent
i 'Affemblee natiorale une adreffe conc rnant l'e.
teime rareti du numraire et les precaut ons
prendre pour y remdier. Ils obferven: que tous 1
ngocians et f .urnillturs qui envoient Paris de
denres ou des march'andil-:s, fe plaiiin.nit de ce qui
tirs paiemeins ne s'y realient cu'en billets de caiffe
que c-s bill-as n'aiyant point u; course forc hors de
l capital ne petvint tre pou: le commerce dec
s provinces dess tfcts n-gociabl~ s que par confequ. n
Scez negocians ne p-uvent plus acheter ni rappoi ter
aParis de nouvel es d. nres, n'ayant reu en paiemer
que des billets avec lel'quels on ne peut folder I
;abo;reur ni le furniffIur ni le manuf.ccturier
s que bie.tt Paris, dans cette dif te ablolie d'e:
s cces, manquerait de fubfifla'.ces ; q'ie par u
a contre-cou, trs fcheux, le ngocia t d- province
r rn',yvant que des crCdits fur Paris dans fon actif
:s rait, au nmlieu mme d, f'on opulence r blig c
le fufpcn.Ire le c. urs de fes paiemens, ce qui boi le
a vcif rait le commerce et cauf-'rit d s maux inca
> culabls qu'il it it nceffaire d'impofer aux grand
1- villas la mme obligation qu' l.a capitile ,de prond
oour comptant les billets de caili ; que par t
'neuriux effect ces b:lts rpandus f 1 une pl
S 'rande fiurface feraient moins fenfibils day's
t, circulation, et forceraient, par leur plus Crani



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(I---Crir--Y- a-----aYI~ 1


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prjcet coni en cette frrme.
M. Prieur demand que M. le prfiient foiti'
md'iiatement charge de le rappeler au premiere
nif e ; il ajoute que cet airi don't tellement
regard come tif a-te le'aifa q'iil cmnientie
pines qui ne font pas infl;ges par les dcretsY.,

M. Camnis f.'utient d'une autre part, quela
action du dcret, lu par le comit, et auili vicie,
puilfqu'elle renferme tine invitation au pouvoir,
cutif d'ordonner toir ce qui ferait ncellaire pt,
empher les expo, nations.

L'Aflfemble renvoie de nouveau la rdatiol'i
ce dnr.t au comit auquel front remis ti, 1 '
a'ntdiemeis, s pour le rapport en tre fait famali
prochain. '

La fiance eft leve. '


On in'inere aucun avis qui nefoit fign d'une perfonne conniue, et on ne les reoit qu'au bureau des Affiches, rue neuve S. Augufl
Le ipix de clhaqiue Annoince ou Avis efl de3 1. pour dix lines d'impreffion et au-deffous; de 6 1. depuis onze jufqu' vingt lignes 4.
I div. depuis vingt-une jufqu' trente lines; de ra liv depuis trente-une jucfqu't quarante lines; et de 24 liv. depuis quarani
jiliqu a ciiquance ignes. On ne reoit aucun A--i,.plus tendu, moins qu'il ne foit trs-important. Les announces d'effetsperdus
lixces a 6 liv. Ce:te jeuil/eparait tous lesnmatins.

On s'aibounc Parl s hdtel de Th7nu. rue des Poitevins, ou au bureau des A/chFes dc Paris rue Neuve S. Auguflit. Le prix e/f:l;
Pa"is de z 8 lv. pour' tl'is m s.r ,v 36' l; pour Jfx mo's et d. 7 lv.I paur l'annee; et pour la. province de zz 7, .our tro' m o S
rpour ["- mois et 4 /li. pour -'anre/, franc cde ort. L'on ne s'abon e au commencemrent de ch /i's lih-,ri 's deF;a' e c tles Directeurs des p fl: s; et Lonares, cheC Emlv l, ilra;,e dans le Strand. C'ei , M. Aubry Diret
li'au cI qzi regarded la dfrd'bution de cette ftudile.


et, les capitaliftes fire en nature'PeinanT,
leurs deiiers.

Les dputs proponent le project de dcret, fii-
Mt

Art. I". Que la caille d'efcompte fera tenue 4d
iivertir en cus, par chaque jur; jufqu'au i
illet 1790, une quantity de biill' s bitnnrant a r
oins 300 mille liv., fous l'infpectio, de qu'te
ommiil't res nomms cet effect et pis daa s
aile des citoyens, autres que des fiiiniiicis d 1
;.nquieri. ',

II. Que toutes perfonnes convaincues d'avoir vEnb
un bunefice quelconque le numnraire en chian
.s b.l es de caife front condamns en 6c'lii.
'amendle don't un tiers applicable au d. oii;ri i
t le reile a.u profit des pauvres du domicile du cou'
able.

ITI. Qu' computer du jour du prfent d4cret
.ilqu'au e' juillet 1790, tous les bil:es d- il
'elcompte leront pris et r,us dans toiut. s ]
aiffzs publiques des principles villes du royaume';
on-iormment au vOu de)j manifelie de qi,..iqut ''
;randes villas.

On demand la queflion pralable.

L'Aff Rible renvoie l'adreffe et le project e :.
ldcret au comite des finances et d.i commerce, ie .

Sur la propofriton d'un membre, il eft dcite
qu. le ouoir executit fera traduire dans tous's 'l
i. iriots de la Frnce, les decrets de l'Affemblk e
nt,i onalde.

M. d'Epercy au nom 'du comit des rapports,
Kiit lec.ur: d'une proclama ion du roi, dethn e
arreter I exportation des grains et propose un project
de dcret en 4 articles rendant introduirehl
tormaiite des acquits cau ion. .

M. RobLfpierre. J'obferve que cette lon'ue pro
clama.tion elt inconvcnable et qu'il taut, en adopt.
tant ce qu'il y a d'utile dans les articles pro)etts,
r-ediger le rou en forme de dcret et c 'nci Lr lih
riornme ciop filcale des acquits auction, enfimples
declaratioi.s des n.gocians aux municipalits. .
M. Dailly remarque que le second article J:i Li'
pro lamation pourrait nuire la circulation mit.
rieure, en ce qu'il femble Ft ndre cctte circu.
nation la formalit des acquits caution. _

M. de la Jacquemnitaie'e. D'aprs une simple lettre,
crite au iiomi d: l'Aflcmble par le prfidernt, ;i .
flurs villes avairnt repris le service des imip. ,et
montr beau. noup de zeie pouir leur r. c i.i\rr ..it,
il vaut mieux emp oyer urn moyen auli simple,
plutt que de gto!lir le code rglementaire fur cu.
pa: tie.

MM. Prieur et Camus remarquent que cette po
clmn-ation ett rdige en f rme d'arrt dc pr'ir
rnouvme'nt ; que ce s .rr s prohibs par les ,ieirrt
de 'Affemble, ne divert plus avoir lieu qou'i'lIt 1
mme to':nant quwe le premier mi .iiare des fi .in l.
cut faith propofer, par M. le gardde-ds-[ceaux ui


i


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