Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

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GAZETTE N1ATI:ONALE, ou LE MONITEUR UNIVERSAL.
_ __....-~ ili "- -''" "' '" ' ** "'- - - - i-u^ L. - -- i n i .11 ., . , .,.. ,, ,__ _. ,.. ..


J'E UDI 14 J AN VIER


1790.


IQ UE.


T U R Q UI E.

Sapprend par' des lettres de affy d' t 3
dcebre, que e reys-efflendi s'eit rendu de Conf-
ntiople' dans cette capital de h Moldavie, avec
tllce flite nolmbreuie de Turcs de marque et une
etcoltue de c.ent Cofaques. On ne 'doute pas que les
Turcs ne defirent traitcr de la paix avec Ics deux
ccI5us impriales i mais on croi encore que d s con-
ditions trop ornreufes que des prtentions qui
ferani t *' ': pourraient paratre une conti-
nuation c I,-,il- ,, cep'ndantla crainte d.s dancers
et 's nouveaux malheurs auxquels une troil.me
champagne ne manquera pas d'ex 1of-,r les Turcs, les
difpole a fire de grands ficrifices. La Porte fumble
avoir affe.z indiqu quelles taieit fs dilpofitions,-
'ar le choix d'un nouveau miniffere : le grandi-vifir
at ie, le Nefior de la Turquie ne diffliitule poi t
jufqu'o peut aller fa prudrence. Il s'agit donc de
fmvoitr i les deux course impriales tu l'eu de'prio-
ter avec, une forte de mod-raionl de leurs avaru-
iv,:, prfreront de rduire eturs enemnis.au d-
etpoir, forces alors ou-d'achever euur rutne ou
de 'ecouvrer par la pguerre une fituation.plus l"avo-
r.ble 'a paix..... D'aillers il parait que les conif-
rences fe tiendront centre les puitfimces belligrant,-s
ftulemcnt. Les deux course irp1ritles ont dja niala
accieilli des propositions prliminaires de la part ces
course dtrargeres. I es vaiuqueurs veulent dnc trai-
tr dirtctement avec les vainrcus. Ce p'an n"efI guere
coinfione la nouvel'e d'aillems fi defitrable, que
'emperctur coinfariira de ion cte . des arrangemnns
modrs et fort *''.oignJs mme des avantages
auuxqunls le fuiccs de fts armes lui donne le droit
de prtindre.
POLOGNE.

De Varfovie le 2.3 dcenmbre.

Il a t prfent aux marchaux de la diete un
pro;et concernantt les juits. .On cherche un moyen
de les exciter au travail de les fire fervir la
cuhure des terres, et de les rendre tiles la

On rappellera ici que dans la dance du zi .jan-
vier dernicr, parmi ies p'io't .s d'impofitions don't
on s'occupait alos on luit cii d'uine double 'ca-
pitation fur lcs iuifs. Kubliuki, nonce de Livo-
rle, dclara q,'l s'oppoteaic air ce Iqu les Laiss
1rniffent leurs dc'ilbetatiWoms par un acre d'ijtiicr,
*en aggravaut les impoitiomis fur unt claliE c. i-. '.,,,
dj trop opprime, et prive de rt prtnetans dans
la chamibre des nonces. C.tte humaine et jud'cii.'e
oofervation fic rtnoncer fir le ch:'mp un piroj;'t
inrjuffe; et on lui fubititua un in:i'ot fr l-s fi. ix
payable par les feuls matres et non par l; s pavlans
sequel impi devait pi-oduire y,copcoo de lorinis
polonais, &c.
11 eft probable que le dernier m'moire en faveur
dts juifs, prfent la dicte content des primn-
cipes d'humanit et de juflice prop(,rtio nis aux
progrs que font les lumi-res en Pologne. On
prteind' que l'auteur fait beaucoup valoir l'in-
flutence des bonds gouvernmens fur les P:.iuplI.s et
quil n'elf pas loin de cette vrit que c'efl aux
reprfecmtans des Peuples -former les bons gouver-
ilnemllens.
IT ALI E.
De Gnes, le 9 dcembre.
La rigueur de la faifon commerce fa- fire fcntir
ce qui retarde l'arrive des Nifi-.i .1t qui 'onr attendus
dans ce port. La femaine der'niere il n'y entra que
trois polacres, don't deux taient charges d grains
de Sicile. Un orange pourvanrable a fair per d'rnidre-
maent plufieurs batioens.A l'entr e dePo.to-VeneTe,
tlle tartane de Lucques a t engloutie avec tout foni
quipage : une felouque de Lerici s'ift brife ; fon
equipage a eu le bonheur de fe fauver.

De Naples.
M. le marquis del Gallo envoy extraordinaire
de S. M. le roi de Naples Vienne a expdi le
.3 dcembre un courier extraordinaire fa court,
avec des dpches que l'on luppofe avoir pour objet
ei particulier, les deffeins de cette cor. pour le prin-
tams prochain dans la Mditerrane, et en gn,al la
ftuiation des affaires de la Ruiffie.

PA Y S-BAS.

De Bruxelles le y jan'vicr.

S, E, M. le duc d'Urfel aft arrive ici le, 3. Nous
aYons appris qu'il avait fait deux campaugnes centre


POLIO T


Sales 'Turcs, et qu'il venait de l'arne An ichi.-nne.
fIous lui avons rendu lYs plus grands honien-,. To.,s
,h s hab tans le font emn r.fibs de lui tenuiigncria plus
vive rtconna.iince. Ils le fouiviinniit des t irits de
bomn et d'huimaoh don't M.N le'uc d'Urfel, s'ut ho-
nor dai s la fameinf fourne du o f, ptenmbra 1787 ,
lorique le come d'rberg, invr.: i enmiootmens,
allait commettre tant d'l .,i.,. cqontre les volon-
taies Brabanons. M. le duc d'U ft:l avoue lui-
mme que, dans ce moment d cri' il s'.. fi app<.llU
ces paroles mmorablcs de Ch:urls Quint : 2i'v a
pas de Pcuple plus ennemi de la j.r'v,"d.: er jies furni
' une autorit modirie que /es Flnandas. Etj quand
pour cttte fois il a d ivre f s concitovcns des .:cf's
de la tyrannie, il a 'jiu d' s-l.!s qu'ils u''t int
pas loin des'en dlivrer pourroujours. i.e k-ideinain,
M. le duc d'Aremberg, venant de Mons, eLt arriv
dans cette ville il y a recu illi les mim-s hornmam s
qui lui avaient t dcerns la veille par ks habians
da Mons.

Lettre au rdacteur de la Gaette des Pays-Bas.

,, Monfieur, on c nous donne fi fouvent dr-s nou-
velles apocryphes, r-t h-. plus louvLnit flauill que-
,.ous ne ferez. pas fch fans dout1 que y' vous
en done de certaines. Arrive d l'armnn- Beigique,
que j'ai quittde Marche, v'iendirdi dtrni r, pr.me u;
de cette annee. Avant d'y Str. renLdu i je [us timonl
de l'effet de la terreur pan que que les troupe s impd-
riafs @prouvent la vue d'un patriot. aix cents ces
premieres etaient cantonnes Emptines. DonUe"
patriotes qui conduifaient une pi( ce de canon prife
a veille fur lennemni, y arrivent minuit. On crie,
qui vive ; on rt pond patriotes. L-:s chaffiers imp-
riaux qui rdaient autour d'imptines, font run de-
charge de moufquetterie qui blefie un patricte ,
don't les cama ades ripoftint par un coup de leur
canon dirige vers Pendroit o te trouvaient les
chalieurs. Ce coup terrible, rpt par les chos
d'alentour, iufpi:a u..e frayeur fi grande aux Autri-
chiens qu' 'mllant on intend un tambour b:it'r'.
l'alarme.et autffitt la retraire. Ils ont abandoned le
feul fourgon qu'ils avaie 't ;ls k'sol'ars ,prefque tous
leurs bagages, un de leurs ollciers (le come de
C(1o,) fi's deux montres rt fi bourfe.; les uns utirs
vteni.ns ; d'autres fiy:int- avec une botte un
bas, un fiulier, &c. i&c. Dans cet tat, ils font
arriv:ws ' Marche trois hu'res de la nuit, o.fe
tio, va'ent d'au'res Autrichiens qui ils ont com-
muniqu leur terreur et qui ont pris la fuite avec
un peu moins de difordre mais fans plus de rif-
tance ni de fing-froid. Les patriots n'ont pas tard
de les y remplacer ,- et ils y ont tabli leur quartier-
g n. ril le. 5. C'elt-l o j'ai vu et approch plu-
irs fois leur brave gnral, qui vaut foul une
a me ; il ciH : au. milieu de tou.s come compagnmon
de leurs peines, de f'e conliddrant qu'e come
}prmu ns miner pares. l ne command j:rmais il pri
t:n'ours. Tous lapproch, ni: come. un ami plutt
.qe commune un commandant. Une confiance l-ns
'orn's qu'ils ont en lui les rend capable de tout
ofer d'aprs un mot de fa bouche. C't, la finit
de fon amni,., de fa cordialit, et de la. grande
atlt-iltion qu'il a de ne pas les expfer irnmpiunermet.
je lui ai oui dire lui-m"- : ie pouriais challr
l' nu mi plus vie rnais puifqu'il luit d lui-m;me
et fns nous attendre, pourquoi expofir 1.a fng doe ies
I.rabanons fans ncellit ? Une goutte de leur fang
m'en, plus prcieule que tous les avantages que je
pourrals me procurer promitemel t Cn les facriliant,
lcrfque je fuis ftr de les gagner avwc un peu de
patience. J'ai vu auffi cs braves gens dans la
journe du 29, lorique 5co d'entre e.x ont ue
envoys pour s'emparer cd'un polle q- e i'ennlcni
venait de quitter : une pluie fort., ct f'oide q.ui .
dur tout ce jour, des boues dans lefquelles on
marchait jufqu'anx genoux, r'in ne ks reb.'ait ils
chantaient,- ria- nt, et ne l"crmaient qu'un voeu,
c'etait de voir l'ennr ni pour le b A tre. M:is ils i-
l'ont pas vu, parce qu'il ne fe luil' pas voir, ce
qu'il put leur approche comme '/il zvait des ailes
aux talons.
J'ai vu auffl cette pauvre province, qu'une fidlir
ancienne et jamais dmentie fes ancient maitres,
aurait dt fauver de la fireur et du brigandage de ces
Autrichiens, Eh bien ils y frnt a.guerre come des
Tartares qui f,;ient; ils pillent, ravagenttour ce qu'ils
trouventi ils brilent et dtruifent tout, ce qu'il ne
peuvent emporter ne '..l int abrolument pas mme
le pceffaire a ces pauvres habitansdontils r..connaif-
font.ainfi l'attachement. L'auberge de Roumount, qui
leur avait donned protectioiipendant deutx jours, a
t faccage leur dipart ; ami ou1 ennemi ri' n
n'efi diflingu, tout prove leur rage et fe trouve
expof leur aveugle frocit. Une arnoi-.e d'une,
pauvre veuve, qui dirait qu'on n'en avait pas la
clef, a t enfonce a coup ae f.tbre. Une boutique
d'une autre veuve, charge do dix enfans, a t
pille. Il n'y a pas j.uf..u' l'.auberge du prince de
Lige, Marche, o cpuch:uiuln d'A!tonet d'Abon-
coMurt, qui n'ait prouv ce ': i,.i .1'rac- au moment
de la fuite de ces honntes chefs. Tou': y a t pris,


N] 14.


julq't' des couverts d'argent don't la table de ces
ofniciers te trouLvait encore couverte dans leur
ch.,mbre et qu'bn n'avait pas t aprs leur fouper,
tant on fe perfuad4it qu'aut moins ils efaient refpec-
ri s focus les yeuxi de ces ofliciersq. Je n'ofe vous fire
e tbhleau des excs, des crimes qu'ils ont commis.
dlans tous les lieux de cette province o ils ont
pagli. Vous n'el pourriez fbui.enr la lecture. Au"i
ne tarderont-ils pas en recevoir les chlitinens
que la providence ne laiffa jamais long-tems atten-
tre pour de pareils forf;,ts. D)j l'indignatitn eft
gnerale dans le Luxembour::.. Marche s'eft ar-
ide et forme une-, compagnie fous le nom de
comp.guie Marcha/il, q;ri fera commande par
M. le major de Piper, officer chri de tous
ceux qui l'approchlnt, et qi a fu gagner le
coaur des habuans de la ville. Les habitans de Sai t-
htubert, en grand nombre te font j.-ttis daus les
legions belgiques, o les tins lb font engages comme
dr. igons, d'auitr.s come f;it:a!fins. Phluieurs autres
viili:s ont autil d,'put.m leurs m gigtrats M. le
gnral Van-der-Mcerfch pour lui olfi-ir l'hom-
mage de leurs concitoyens, avec offre de s'armer
t-r de s'incorporer dans ifo armie. Un-' rvoltion
fi foudaine dams les fantiriiens des habitats de la
province de Luxcmbqnrg, etF 'eItt de la conduit
que les impriaux y ont tenure et du contraule
que prcfenre cellar des bri-,banons. Le zele religieux
que ces d .rnictrs tmoigIenn tous 1. s jours dans les
te.iplks qu'ils viftcrnt leur rt.fpiect pour toute
forte de propritr et de vivres qu'ils ne rcoiv-ent
qu'eu payant, leur caract.re doux et enjou, les
.itn-rolnes qu'ils exu:erceir, mime envers leurs enne-
mis (i), tout leur gagn" les cceurs. Leur chef, ah !
le brave chef 1 il fiuri de le voir pour i'aimer.
Lin niot de la bo.tihi r't.ire les citoryens crairu-
tis. Nous venons, leur dit-il, pour vous dlivrer
de l'efclaxvie et non pour vous inquit.r. Avecc de
par..ils flntimnns il erI irnpoffibie, fans doute que
les fucces de l'ai ud belgique nii'vaiucet pas l
grands pas dans cette province. Vol, Monfieur,
ce que je vous i'vie faire part a un chacon qui
aime la vrit et qui cheir'he la connaitre, afia
qu'il fache qui font ceux qu'il doit aimer, et qui
font ceux qu'il doit har. Jo 'fuis &c.

De Bruxelles le 8 janvier.

r'li.:i.n companies de volontaires defirines 1
palfer day's la province de Limbourt', font lartes
ce marin d'ici pour Louvain o d'a:tres compa-
gnies font dj reunies pour le mme objet,

Le gnral Van-der-Meerfch s'eft retir Namur
avec une parties des troupes qu'il commandant l'a;.utrt.r
parties efl- refe en avamnt, ainfi que la division dt.
baron de Kleyenberg.

ITUne grande parties de la garnifon de Luxembourg
eft autfi fortie de cette place, pour occuper des dl.s
avances.

On a entam avec le commandant de la ciU,.1 I.11
d'Anvers, des ngaociarions trs-pacifiq'es, pnid.tnc
litquelles les bourgeois vont trs-librement dans la
place.

Le duc d'Urfel a pris fa place aux Ftats de Bra-
bant : on a remnarqu qu'il avait paru niiir la
carbd.rale venti d'un fimplr' habit noir li qip ,
d;ns lms jours de cr.monie ne ;i ''I. janpmais
-ri public qu'avec l'uniforine des troupes de. l'e:n-
pcreur.

Nous avons'promis de -publier ci entier kLs acres
import:,ns ; itu conf'q.ence no.ris edo:rnrons ici l.
Qopie fidli;e du ., i ..d' duiBrabant.

MAnifcfle de la province de Flandrs.

LesEtats de Flandres .tous mrux ni 1:s p:'f.;ntes
verront ou lire ouiront; SAJ.'yr. PuifqL 'i' : ,' la
divine Providence, par un concour de circi: ';a.s
a otuss gards'extraordinaires di nous irnidr t unos
droits mntu 'els de liberty et d'i:.d 'p. nda'c ci '.
f'nt les lihnt qui nous w. i.' -:, a un pnrimic'. diune
m;if don t la domination a td cr 'ii,, r, fn;,'-li
aux intrts de la Flandres; nous devoi' nns con-
temporains et nos neveux, un compete fid.,J' das
causes et venemens cqui ont: ameil et confomri
catte heureute, revolution.
La Flandres par l'avantage de fa position c-t par Is,
productions de ton fol, joints une ind' .iric 'ine
de tes habitans, a joui d'une profprit non i, ern onm-
pue tant qu'lie a, eu le bonheur de computer parmi afs


(r) Dix femmess de foldj.ts, avec environ vingt
en iln, paif.nt par March et fa trouvant fans pain
depuis trois jours et fans argebt en out r`u des
patriotes3 attendris du t(.M.e:.i..: qu'clles offra'ent.


_i_ _Y_ ~_III~~












it. les pt,crfs fowverains dui pays. L.s .ncien
cn. .n.s d-. a dres, et tnfi:e 1 s princes de la
niiobn ce t'ou.;ugne nzs, 'edugues, places au mi-
li. u de lurb tuit:, inmb-us d-;: m.nmes principles et
di :'s ,par le me.n.: :tprit natioual, s'accommo-
o.,ie it au g. -.'ie ou Peuple; il, r.Jfpecra' lt !s droits,
f*s privi gess, f-s franchif's l I'o peut appetlL.
a fi l s p-.ectins au Peuple, qui, da! s le nid ,
li fout que des d'uith nature's de I nomme et du
c. tr ven. is reconnaifaient cet gard le lien qui
Ls ,it.tachait la Nation, rien inviolable, qui con-
jiftait dans le pacte- inaugural, conf.;cr pir un fer.
ment foierntl, pr vue par t d'a .tre dans l'acte
a. ufle de d'i" igu aro.n. S'il s'elevait ce fjet
q iuce diffr.'nd', la prfece du fouverain fur le.s
lu'uxt nAmes, p.a t aulitt la facility de le ter-
iunr r ia voie de l'accom odaicnt et en pre-
vc- .iti ks u s da-.'e -ufes. A l'appui d'un gou
vern ,o- iit 11 douo et fi ju!e, la FlInd e parvenait
inli-nfib empnt au plus l:aut d-gr d: grandeur. Les
vldles de Gand cr de B u.es ne le cdaient en fpien-
ur et n richeff=s a un.- autre vilie quelconque:
la HianJrer, d-ns fon ensemble ne paraiuait oflnr
qu'unc futile et n.me ville, et la courde Phi.ipped,
rf, c. ;.'-t" d on come, tait, fans contredit, la pius
brnc/e de l'Europe.
C'(li ce m'nm prince qui inftitua dans la ville
de "?..- -'., l'ordre de la 'oifon d'o- encore il
ciebre dwns l'Europe aujourd'hui. La Flandres et la
Belgique et-.i.nt de!1, dans ce t-.mns, le centre d s
arts et des sciences tandis que Autriche qui de
nos jours, a vi'r n tu nous donner d c I:mi;res,
etait encore ploeIgie entiersment dans la barbarie.
Cet rar de profPeritr dura et alla toujours en
anumentant, j:fqu'au marigj de l'archiduc Maxi-
mili:n avec la piinctff'e Marie de Bourgo.ne qui
tranfmit la Flandres a la mairon d'Autriche.
On dit: envifager ce marriage comme le terme de
la grandeur de la Flandres et l'poque de fa dca-
dLnce, La r:'union de la FlaMdec avec les vaftes
Etars que la maifon d'Autriche pofdait et acqu-
rit ds la flite la ren lait une fouverain .t fubal-
r:rno-, et en quelque faon trang,.re lesnouveaux
)uvcr:.'ins par 'eloiAnenrent -s Etats primaires dans
l-f-u-ls ces princes fix.in"t leur ridence. Il efi
afi-.z ,as la iatire des choIfbs, que des princes ainli
acen d. mirli es dals d autres climates matrc-s
de .rancEnds Lm:rs o leur voIont eli arbitraire ,
ne C': crnc :nr -Irt arp .i mllPnaCermns u.e-


vernemet et et ecourag cet effort national! mais,
par un: fatalit inconceivable, il profit de ces mo-
m'ns de calme et de profprit pour former un
fytim: de corruption l'appui duquel il pt par-
e'enir nous arracher les points les plus precieux
de notre li;brt. .
(La fuite demain, )

L I GE.

Dans l'tat de flagnation o fe trouvent les affires
du pays de Liege nous voyons que la lettre luivante
peut donner une juire ide de la situation et des in-
quietudes de iks habirans.

Lettre de l'tat de la nori.fe du pays de Lige et
comt de L'oo Jbo ateffc. et fon excdlence
M. de Dohnm.

Monfeigneur le Peuple Ligeois, la Nation ne
pourra jamais f,3 perfuaduer que votre alteffe voulu:
fa perte et fa ruine. Vous la cherifiiez, cette Na-
tion vous l'en avez. affure, Monfeigneur, vous,
la chrirez ercore oire cocur, plein d'amour
patern;Al, et vote juftice nous afflurent aufli q,.e
vous emploiez les moyens pw-s et convene tbles povr
maintenir cutte Nation eftimable et gnereufe dans
le came, et fair.e fon bonheur; elle n'en joui'a
point et le v6tre iunt efientiellement li avec fa
felicit, vous cn ferez galement priv Monf i-
gneur, aufli long-tems que votre amour et votre
prifence ne viendront point afferer votre Peuple
le bonheur aprs luquel il foupire.
Votre alceffe connait les grieFi qui font l'ob-
jet des rclamrations de fon Peuple ; elle a daign
les-approuver ; par-l elle a prpar les voies qui
ont pour but le bonheur public: on ne l'a point
encore atteint : c'ift vous, inonfignieur a
nous y conduire nous l'attendons d,! votre if-
geffl et nous ofons le receter de votre amour:
outre la gloire et la satisfaction de fire des heu-
reux vous aurez encore celle de former des ours
reconnaiffans pleins d'amour, de respect et de
V &n iatiln poui vous : Liu i..-i,,-,! 11., d hommIs
remnpliront les failes de la Nation du nom d'un prince
heiri qui aura fait et fix pour jamais leur bon-
heur et celui de la poflterit.


exigent bien des precautions et de la prudence
vous les peferez dans votre iagelfe monimigneur,,
elle ne peut vous garer.
Ces nmoifs, fi puiffans et fi preffans, nous .obl'
gent, monfeigneur, de vous fire ces trs-humbles
reprfentations ; nous ne doutons pointt que vous '
daignerez y faire t(iuti.s les attentions quei v'0tt
quite et votre amour polur la Nation vous fugua
rera; elles font dict.res par.notre zile. le plus pur
pour le bonheur de nos concitoyens, pour le v6tre
monfeigneur et pour le maintien et laffntmiiitl
ment, dans la puret d'une coiftitution fige qui iat
la flicit d'un chacun.
Nous fommnes,, avec le plus profound refpet,
monf'eigneur, de votre aheffe, le trs-humble tt
rrs-obiflant ferviteur, l'etat de la nobieffe du pays
de Lige et comt de Looz.

ANGLETERRE.

De Londres.

Les dpenfes de la life civile de 1789 exceden
celles de 1788 de prs de 16ooo liv. fterl.
Il arrive journelltment ici un grand nombre de
recrues deffines au fervice de la compagnie des
indes } on les runit Gravefend, oX ces troupes
doivent seembarquer.
On efpere voir bientt en circulation la non1
velle monnaie d'argent; le befoia qu'on en a poli
les details du commerce la fait attendre avec, inm-
patience.
M. Rofe demandera flirement la prochaine feffioti
une revifion des lois relatives aux pauvres i. elle et
de la plus urgente nceffit.

Deux navires charges de bled d'Amrique fontein,
trs-dernierement dans le port de Briftol o on
en attend encore d'autres qui ne peuvent manquer
d'arnen.r chez nous l'abondance.

On a condamn, il y a quelques jours, le cocker
d'une voiture de place a une amende de vingt
shelings pour avoir inflt maltrait et mme
frapp un foldat du troifieme regiment des gardens


Z.. .. ................ L u e.. .ait.. en..e nt.inellen., i -o u i- devant la trel-
notre -ays a droit d'Exiger. Les moindres obfacles Des entraves mifes cette flicit, par la fen- rerie de Whitehall. Les ldipoiomn oLti centre le coche(-
fembkiiut bileier la dignit de leur cou onn.. A tence de la fare chambre imperial de Wetzlar, itaient fi graves, que les jugos ot paru f chsde
pine crie-nous dvolus la maifoi d'Autriche ont jet le Pcuple dans la confternation, et preu ne pouvoir porter lamende plus haut.
qu. la p'rovin ce fit la trifle experience de ces vri- dans le dfefpoir. La protection d'un augulie npmo-
t:s. L'ai nhi:dicMximilien, .Lv dans des princpes narque l'a calm ; fa prcixufe m liation faiflit Le novel amphith'tre commenic Edimbourg
en--r.mrut oppo(s aux murs et au caractere de efprer qut: les i rnilflimes prince. co-directeurs, et au mois de mai de l'aonee pa.ii ", ctl pEciue lfini
c s Pocup e, touours en guerte. av.c l'tranger V. A. n'infifteraitnt point faire excuter cette et fera ouvert avant la fin de janvier.
et ris propres fuj-ts, eu: un dml avec la ville sentence rigoureufe dans tous fes points, laquelle
d: h3kugs et par dpit et relTe6tim-ntr il en nous fommes p, rfuads que Con cur rpugne ;c'cf Dans la derniere vifire faite par le jur nomm6
r; L n.. L commerce, qui ,'dans ce tens tait le auffi' la protection et la mediation de ces frniffimes pour confrater l'tat de l. moniititl de Londres et'
p u' fl-iifnt. Charies-Quint, fon perit-fils, pour princes qui- nous implorons et nous vous fup- vrifier les competes .du dire. tlur on a trouv
l'. dtli'-rend qu'il eut galement avec la ville de plions trs-inftammenr, monfeigneur, de faire tois 9000 guines dans 10 pic, ca qui prove qu'on n'
Ca' ruina cette belle capital : fes manufactures vos efforts pour nous l'obtenir; alors pourrai'nt-ils a frapp plus de 6,000,000 durant la matrife de
de line clbres et eftim& dans toute l'Eu- fe refufar d'entrer dans ls vies jui,. s et et l2Eicf.i lord Effingham, qui va le tendre la Jkmaiquee hi
lit. p idirein du mme coup leur ipl,-nd,.ur, famnis du grand roi qui a.trace la route qu'il pro- quality de goiverneur. Le pie. eie une efpece dae
I o' credit et croulerent : dLs milliers d'artifans pofe V. A. de fuivre pour trouver Ion pays heu- coffre ou lon dpofe, par l'ordre du matre des,
d f.-ncr c.nlt d. la ville et illerent pointer leur in- reux fes PcurLs cent ns, fouimis et dvoues, et monnaies, une piece de chaque journey. Ce mot:
ta&irie d.ns les pays strangers ; et come fi ls qu'on nous :oin l'efpo r de voir bLentt rentrer el encrwe un term technique, par lequel onrdfigne.
m'i bhurs de la province euff ut dtl augpnent!'r avec dans l in da notre Paitrie uni prince qui f-r.i la fabrication d'une certain quanette d'or. Chaqup,
l.s uci, ,lts ie ', rm-Jrn d'Autrich. Philippe il, notre bonh' ur et que loQs chrirons. De plus journey dquivaut 677 guines et une demie. O '
f;a f'l~', a -eva- de ruiner Jrour la Belgique. i monfei;ir. r, n noi n riappelons votre cur et a prend deux pieces fur cette fommeine l'une eft e-
Ce-t ce n-me Charles-Quint aui a fait irir la votre juicr ; ce lif point le fmn rt les prof ,P' voye la tour pour y tre efiye ta:dis qu'on,
i- e e G'nd, talons r d' dn '..ridlr l.s trions cqi-se vous demandz ce f tait exier le difef- depofe l'autre dans le pic pour fervir de point do
h b ca:'s; t ica ide d-v, nue un object a'horreu. p.ar po et par cof;r cfluen' la defolation et la ruine to. comparaifon un jur qui ne done au matre des,
1 s ma.ux '-errbl.s qu'el;e vi nt de nous caufer, -et t.e du ays : vs rgaux et vs droits doivent tre moniia-s fa charge qu'aprs en avoir fait l'examen.
I elle nihe birs fon:t oc.upes dans cet in'hant tour tacrds rtr.p -s;ctsi l.a Il'aon les refpectera. Fe veur On fnt que la quantity de pieces continues dans
i i.ire'. di.ra.itre de la ('urface de la t rr C re':ne m:antemr In co:titiution, ell.e rclame fas privileges Je pic done trs-exactement celle des efpeces d'or '
p in.e ; a mpi,- la ville, lieu de fa n iifanuce lle demand o e- les abus foient corrigs : c'i-l la 1 frappes d'une vifite l'autre.
F' a;;ndeo p.rpuoell de 60oo floins par an.,, bfe de fai flicirt; elle efpere encore que I s er4-
i ., poendc pur ce jour deurs fliIs co3resade umiimes princs direct.urs et V. A. ne trouveront Le Di(coveryfirlequels'effembarquM. Minzie,
,11. ie : crte ti tn commue nfi la ven since ne point d' mzice dans les reclamations, mais trouve- habile boiamifte, a d partir de D.ptford le lO Ou
.-a e ps avoir de boirne. :Tous ces fits font con- ront les mnycns, d.' conicil"ir les chofes de vous ce mois pour aller fair des dcouvertes dams' a,
n' et i demandeint aucuns d tails particuli rs. la4fer jouir, Mounfeignenr, de ce qui vous appar- mer du Sud.
Sct qui mre c. pedant d e releve, t de r au Peuple ce q dotle rendre M.Fitz-Maurice vient d'ouvrir Lierppol ungrto
c' rc ,: c ctel dbut ie la dominnation utri- heureux.fi
uo n'a pa inuire 1 a -res a la difobliance, Nous ne pouvons nous difnenfer Monfeigneuir laynfid le toilesI, qui porter le nom de Lcweiwny
S ',d Lou' ne pouvonsil laps ce lui de la belle banchifferie qu'il ai
S,.,.art . i.rti que fou inidrc dictait, de re de mettre fous vos yeux la situation dplo-able de eabe dans alleeede d -anch e q"'
... aun,. Pr .v:ces-Unes. Elle a facrifie on reffen- vote pays, la raret la cht des grans depus alie ans la valle de y
r ,u:' lt fon intIrt ton attichrmeniit i n pour deux ans, celle des d:nres de toute efp~ ce, aug
i-. ',utuins : circoni ance qui feule doit con- mient..e encore par fa confomnimation ruinuLfe que les F R A N C E.
v:, r 'u': la mond z imparti.I qu?, fous ce d:r- troupes en font, les ouiraitures fire ces trou-
:' -r ,-o;tvera:nu ntir les chofcs ont t pouies pes les d(auts de trava 1, tous ces objets ugnien- De Paris.
\i .teii horrible-. tent de beaucoup la miiufire, et elle fera bientt a
*' ai. aue la Flan.Ires prouvait de la part fon comble ;, cs maux affectent la Nation ent;ete Dimanche It de ce mois, M. Dutrne.'a-Cu.-
rs ,r: s princes fuccderent bientt des mal- et cl que individu, qui doit les partager et devra turce, docteur en mMdec ne a eu l'honneur de pr '
-. u's 'dL'iL aiutre force. L'alliaince d'Autriche avec concourir les rparer. nter au roi, la reine et la famille royale, in',
h nn:r.on de Bourgogne, avait excit une rivalit Les Etats s'occupent fans ceffe des mn-yens de I ouvrage qui a pour titre Picis fur la canne et ft
t. : !i lnnte et l'Autriche qui a occafionni des foulager le Peuple, cas moves fotu difficiles,; ils le mayen! d'en extraire 'le fel cfenticl; fuai; t depl
g .res pd:ii.i.nt plus de deux fiecles : la Flandres s'occupent encore d-s moyens de le contenir et de ficu'rs Ms moin's jfr le facre, fir le via de canne, fut
c.r ea't cuii-niuunment le thtre, et elle fut ainfi le maintenir d ms la tranquillity qu'il a conferv liatgo, fur-les habitations et fir l'tat actuel dt
-.. ,'.,.:-.ut ravape et facage, au point .qu'il conib.mmnt i jufliu prfrit d'empecher et de Sain t-Dom uniue. .'
:: 'f'.iir pas moins que toute l'nergie de 'ts prvenir des dtfr-tdr s que des tems malheureux .
i .h:e1, ,t la richeffe de fon fol, pour pouvoir y d&s circonrfancs ati'igeantrs et mme l'exemple De Grenoble.
'.de nos vifi's pourraient fire niltre. Ce n'eft qu'en
,, p.x d'Aix-la-Chapelle en 1748 mit fin cet lui faifant efpi.rer le redrefflement de fes griefs, et La loi martia'e a t promulgue ici le 28 du iloii
h~ i.i-,ent de ialheurs. EntFLite le Peuple reprit le prompt retour de V. A, ( come un bon pere idernier, par MM. les confuls chevins, en p-
c...,, ; le con.icerce, les fabriqu s la culture des 1 dans fa fmi le pour faire fon bonheur, ) qu'on lui fence des troupes de la garnifon et de la milice
re-nt potes a un poi-t qui fit dilpar-itre iifpire aflez de conflance pour qu'il en attended les national qui taient fous les acmes. Il v avait un
n'.r t'I r.t ih.ireuix le P:ellok, lhureux l fouverain', fi le gou- tiques, les circonflances fingulikrs .t particulicres blanc a t dploy c6t du drapeau rouge,














JI1e Toulouf e, l 19 dcembre 1789.

Le confeil gnral de cette ville auquel on avait
appell des dputs de toutes les corporation et
de toutes les lgions, a dlibr hier de fair un
elnirunt de fix cents mille lives pour des ateliers
ie chrit et un achat de grains pour les indigehs.
Dans le. course des opinion on a reprfent. qu'i
Dait infant d'ouvrir au plus tt ces ateliers et
fir le champ 6o des votans ont prt 1000 livres
C'acun.d
Le ccps de ville avait dj fait des dpenfcs
confidrables en d ftributions gratuites de grains.


ADMINISTRATION.

MUNICIPALITY i DE PARI S.

Tribunal de Police.

Le tribunal de police a rendu le mois dernier,
une sentence contradictoire portant dfenfes I1
daine Guevin marchande lingere Paris et trutes
autres perfonnes de quelque quality et, condition
qu'elles foient d'injurier i.fu!ter ni menacer di
rectement ni indirectement 1 s menibres des'comits
de districts dns l'exercice de leurs functions, ni
ailleurs, fous telles peines qu'il appartiendra ; en-
joint ladite dame Guevin de porter refpsct aux
/membres da comit du district des Prmontres ; et
atteinu, qu'clle leur en a manqu en les injuriant
et menaant de la maniere la plus rprehenfible, la
coildamne a un mois de pri.onen l'Htel de la Force,
ordonne l'impreilion du jugement au nombre de
3oo00 exemplaires don't il en fera envoy un exem-
plaire chacun des foixante difitricts.


CHATELET DE PARI S.

Du i i janvier au foir. En rendant compte hi.er
de la fance du matin a l'inftructian du procs de
M. de Befenval, nous avons omis de parler d'un
petit difcours du juge. l'affemble. Nous nous em-
prdffons de rparer cet oubli.
M. d'Argis a rappel au public tous les dfordres
ocrarionnes dans res feaces -depuis quelques jours,
par des rclarnations ou des obflervatrons dpla-es:
il l'a invite a couter paifiblemen les tmoins.
-Meicieurs, .a-t-il dt, fi l'un de vous i-ic pri-
fonnier, et s'il entendait le public, approuver ou
dfapprouver des tmoins qui d'poferaient contre
lui charge ou dcharge ., il ferait furement fort
mcontent i pourquoi traitor un autre plus fvre-
aient que vous ne voudriez qu'on vous traitt ? ,
Et aprs quelques exhortations la paix, et avoir
cl erch rapppler dans lAfiemble les fentcimens
,iiunir-a do/t on n'aurait jamais d. s'carter, il
a termin fou difcours par dire que certainementi
l'intention de l'Affemble national ne ferait pas de
differ fubfifter un dcret qui pourrait s'il.n'tait
pas excut d'ap.s fes intentions; avoir les fuites
ls plus funefies.

Du Il y a eu douze tmoins aflgns pour
dpoter dans cette affaire j mais ils n'ont pu tre
entendus: un tumulte effroyable des cris affreux ,
un nombrte prodigieux de Peuple qui criait, Favras
a la laurne tout cela a chafle les juges et les
temoins. On devait travailler dans beaucoup d'affai-
resi mais cela a t impoffible. M., de Gouve de
Vitry, confCiller au Chtelet, qui devait s'occuper
de l'aifaire de niademoifelle de Bily l''bb d,-
Dougas., &c. a adreff 'uni procs-verbal de ce qui
Sdi pafd, et l'a envoy.a i'Affemble national.
M Boucher d'Arais s'efl dit-on atli retire
devant cette Afflemble. -
Les bureaux et les greffes ont t ferms.
Di Ia. Le tumulte n'a point diminu ; des canons
ont t conduits dans la cour du Chtaret, et toute
la garde national eft en arm'-s. On a cependant
,iterrog quelques prifouniers de la veille don't les
delits ne mritent pas l'attention du public.



ASSEMBLE NATIONAL.

Prffdcnce de AM l'abba de Montefiuiou.

SUITE E- LA SANCE DU II JANV1BR.

i 'abb Mau'y-. De tous les fpectacles que l'hif-
tie de notre fiecle prpare la oflrit,t .le plus
tant peti tre eti celui que nous donnent les
Pae,;rise de France. Charges pendant ptlufieurs
iesi darreter les progrs du defpotifmie, ils fe
S1o Nt m.nacs, i l'inlant mme o ils reme.ttent
lNtion le dpt de La Libert et de fes droits,


d'un prochain anantiifemnent. L'Europe entire fe
demand : quel efl donc le crime de cette ma-
'iflrature laquelle on fait perdre Con tat ? Grande 1
qt(~leion que les reprfientats de la Nation vont (
agiter inceffmment et que lon va aujourd'hui en- i
tamer l'occafion de la chambre des vacations de
.iennes. Vous avez entendu des difcours loqucns
for cette qu -lion, Pour moi fimple ciroy-n,
perinuad qu'il s'agit aniourd'hui d'uin bie.n plus
zrand intrt que celui d'tre loquent e rdui-
rai la question qui nous occupe i. trois ebicts ; 1
premier quels font les droits deL la province de
Bretagne ; le second, qu'elle a d tre la conduit
de la cbhambre des vacations de ERniies et le
troifieme fera relatif aux rflexions qui vous ont
t faites fiar ce fujet.
Je commencerai donc par dvelopper, non les
privileges de la Bretagine ; mais Les droits,. La
France n'efP pas le fenl Etat de l'Europe qui effre
de l'ingalit dans l'adininifiration de fes provinces .
ouvrons les faftes de co royaule pour dmontrtei
que la province cde Bretagne avait ,. fpare de
la France pendant mille ans ; depuis Clovis
iufqu'en 1491 cette province, la dou.imrne de la
France a eu tes fouverains pa'rticuliers ; et
Charles VIII opra cotte runimn a la couronne,
la condition que fes privileges lui fera'-et con-
fervs. Ce fut au mme titre que Louis X11, qui
poura fa vouve la pinceffe Anne, aprs avoir
rpudi fa femme fut reconnu fouverain de Bre-
tagne. Ce dernier y ajoura mme la condition ex-
priffe de donner pour chef aux Bretons fon fils
puin, s'il lui en naiffait de Lon marriage avec leur
fouveraine.
En un mot la Bretagne a &ds droits don't Ic
parlement eft dpofitaire ; ces droits l demeureint
tois enters., jufqu' ce que la province i,.ndl .
y ait confenri. Louis XIV mme', tout dfpote cqu'il
fruit, n'avait of les attaquer. Ce prin" e a ilinfiant
ou il fupprimait toutes les amiran-s particulieres du
royaume pour en former une charge minente
pour Lon. fils, le comte de Touloufe avait t
oblig de manager celle de Bretagne. Les magilf
traits Bretons en nenregilirant pas le dcret de
l'A femble, ont tout au plus dfobli des lettres
de cachet, rofcrites par elles- .s t qu'en
venant la barre, ils font venus avwc d'autant
plus de confiance., qu'ils taient perfuads que
l'opinion publique s'accordait avec les mouvemens
de leur confcience, parce qu'il n'appartient qu'au
fclrat de diflinguer l'opinion d'autrui de fa propre
conscience.
L'orateur continue dans de longs dveloppemens
hifloriques, de frquentes apoftrophes aux opinans
qui avaient parl avant lui : de violentes rcla-
mations contre les dcrets de 'Affemble le font
pltufliurs fois rappeler l'ordre ; quelques inexactitu-
des dans Les citations excitent galement des rumeurs.
Il conclut ce que les ir magiflrats dnoncs
foient renvoys au pouvoir excutif.
La fance eft leve.


M. Gouffln l'un des membres adjonts- a cr"',,l:-
de conftitution pour la division du royarnit i. :
.e rapport de quelques constellations dion i -
cifion pourrait fire varier le nomrek dc. ide1ar-
e imens.
'La premiere a pour objet le Dauc .,t.

Quelques dputs de cette province deni.ut t:
qu'elle ne foirt pas divife. Ils s'app'.ient fi.r I:-'. ;:.-
convniens qu'il y aurait f parer ks parties pauvres
des parties riches, tr fur la nctii l (e du conc urs,
de toutes les forces du pays pour affurer les f:b-
fit1ances et entretenir les routes.
La majority de la dputation ne convient pas de
c.'s inconvnienis; elle eti voit au contraire de trs-
confidrables dans une administration trop i(-t due,
obli.he de fixer la fois fes.vues furi des hommes
et des climates, qui p rletent des utaifes et dtc
befoins diffrens. Elle croit auffi que le Dauphin
refia.t entier il ne fera pas facile d'affurer une
reprfi-ntation bien gale....
Le comit6 penfe qu'ii n'y a aucune raifon de d-
roger une rgle et a des principles que vous
avez. confacrs. 11 verrait au contraire b, aucoup de
d:':nger accueillir la prtentien du Dauhind. Bien t
la Bourgogne la Brctagne, la Franche-' omnte l'Ar'-
rois &c. ,.demaideraie.t avec autant de raifon
tre conferves dans leurs anciennes ulimites.
L'Affemble dcrete que le Dauphin fera divif
en trois dpartemens.

La feconde contcflation concern le rays d'Aanis.

Cette province manque de la bie d'tendue n-
r:eflaire pour former elle- fule un d part- nuent
:ais- clle croit que ce dbfut peFut en:e tompemia
par Con importance. Elle rcnlerime cinq ports et
t.ois grande.s villes foi, indhi.liie elt confidrable ;
elle paie un million d'impofitions dire tes et
9 o0,000 livres de droits d'aides. L'unique moyen de
fourenir fou commerce felmn elle e.li de con-
centrer fon -..'.:. ,. 1 n in elle mme et de ren-
dre la Rochelle chef-lictu de dpa- tement: Elle pro-
pofe d'augmenter fon tcrritohre de l'le d'Ol- on ci:
des marais deffchs du b1.?s Poitou. La Saintonge
ne s'oppofe pas ce que l'Aunis forme un dpar
tement ; mais elle refute de lui cder lie d'Ol-
ron, qui Le trouveraitexcefivementloi ne du rhc-lc
lieu, et qui depuis long-teins, a avc la Saintonge
d s rapports habituels entire enus par le commerce
et par des ufages particuliers.
Le comit n'a vu qu'avec beaucoup de retrret,
que vos dcrets ne permettent pas d'accuilli-r l de-
mande du pays d'Aunis. Tout-s les babies manquent
la fois, et le danger rel des a : ',.. i i ns trop
pctite.s, vient encore fe joindre cere conficdra-
tion. Il penfe cependant que l'Aff-mnbl en re-
connailfant importance de la ville de la P[oclie le
doit tre difpofte i accord er a cette intir, nMlti
citr, quelques-uns des tabliflemens qui front tlaits
par la fu.ite.


SAANCE DU MAPDI AU. JA'NVIER AU MATIN. L'Aflenibie dcrete que le pays d'Aunis ne'peut
fire un dpartement.


La ville d'Auxonne cede en don patriotique des
cafernes qu'elle a fait comfiruire tes fiais, Fet tous-
les meubles qui s'y trouven:'i le tout cil valu 600
mille livres.
La ville de Saint-'"tienne en Forez announce que
les onmifflions pour la contribution patriotique de
cette ville montent dj o,oS livrec. '
M. Arnoud offre dus dons patriotiques de la part
de plufieurs particuliers et de quelques commu-
nautes de fa province, notammaent un de 00coo liv. ,
a; nom de M. Defrois de Dijon approvifionneur
de la marine et unt autre de z4 mille liv. de la
part de M. Thor affoci de M. Defrois.
M. Jac, dput de Montpcllicr demand qu'un
don patriotique de 44.7 4 iv. 18 fous, uin diamant
et une bague d'or, fait par la vi1le de Montpellier
au mois de novembre dernier et qui n'a point: t
infcrit dans les procs-verbaux y foit mentionn:i;
ce qui eft arrt. '
On lit plufieurs adreffes et dons patiiotiques.
M. Goupil de Fr6feln-renouvelle fa motion :, con-
cernant l'attribution de la connaiffance des crimes
de leze-nat on denincs au Chltelet il dit que
tous prtexte do cette attribution on ne manque
jamais dans toutes les plaintes, de qualifier de
leze-nation les dlts les plus ordinaires, afin de
lier les mains aux juges, qui n'ofent alors en con-
natre.
M. Dumas prop.ofe une rdaction de dcret en
ces terms : .
L'Affemble national declare, que, nonobflant
toute attribution tous juges ordinaires peuvent et
doivent informer de tous crimes mme dcrter
et interroger les acculf's, de quelque nature que
foieRt les dliis et quelle que foit la quality des acc'ifs
et prvenus de crimes fauf enfifite le renvoi aui
Chtelet de ceux don't la connaiffaace leur eff par-
ti culierement attribute.
Ce dcret eft adot. -


Sur la divijfon de la Franche-Comt.

Les dputs de la Franche-Comt taient d'ac-
cord fuir la, division de cette province en trois d-
partemen-s. La ville de Befanon a envoy des dpu-
ts extraordinaires pour demander le changement de
cette division.
La Franche-Comt eft un ovale along ; l'un des
dpartemeas rcnfeime en enter des terres bled
et foin ; l'autre des montagnes ; le troifieme
efl mi-partie. Les dputs extraordinaircs detmanclent
que cette division fuoit prife dans un autre fi. ns, pour
,u? les dilfrentes qualits du fol foi ent galemnent

Le comit cif d'avis de maintenir la premiere
division.
L'Affemble adopted cet avis.

Contefiations fuir la runion du pays des Bafqiues au,
Bearn.
Le pays de Soulo et: le pays de Labour tmoignent
une grande rpugnance a Le runir autt Barn. ,a
difference des langues efi le principal motif qu'ils
prfentcint miais les pays de Labour et de Sotle.
1'ont que 140 lieues de ftperficie le Ba n zco.
C e tre ont le m diocese, les mmies cote-
tuirnes, la mme cour fuprieure.
Le comit n'a pas cru que la difference du lan-
gage fiit un- motif tuffifant pour oublier les conve-
nances, et scarter de l'excution de vos dcrets.
M. Garat l'ai'z. Je rclame contre l'avs du
comit e ma reclamation nintreffe qua des Peuples
pauvres et peu oilsbreux ; mais n'ont-ils pas, par-
la meme, des droits plus facrs vntre jiltice
claire ? La difference des langues eff- un obltacie
infuirmontable. L'affemblage qu'on vous propose eft
phivfiquemIent et moralement impoffible. Ruiniff-z
des homes don't les uns parent une langue, les
autres une autre j que voulex-vous qu'ils fe difent?













Ils finiront par .t' fiparer come les hommes de la
tour e Blabel. Ces oblte, es n. toni pai tleves par
les 'a ;es et tre.-leAgeres ra'fons du omit. Les
B3arin.s t les Baaiclues ont Je nlm.e dveque, mais
de 'tous lus a.dmttrateunrs, cux qui voient le
mi; ns en* detail t.;nt .e, e.cqus., !.e me p.trie-
ment: c'tait un vice di Fanci:n ordre ju.liciaire,
ca vo s ;e le conenur.rmz pas. Je n la1, iLI quAnd
Otti Ptip!e a coim.rv |e p ea.nc des fiec'i-s cil c..,rac-
t re excellent et des imoeurs p.i'arsci-als, il p ut
ec e bon et en morale et en politique, de l- uil:lr"
vw.c des Peiples policies.
un ircmnbre repr'fnre que beaucoup de Balques
encen ent le iri.ai s et le b .arnlis; qu d c ies APeu,'-
s'il i .' p ':r d' s ca pori ; .irii.i'se ,c comim rce .
que la iii ..- ce de l'i.li uIJe p..t tie prealniee
climlO une confiddrationi a in.is lon conimie .ini
nmoyen qu'cile eit au contraire nLil ralon politiq'e.
de reunir les d. ux P..upies.
1M. Garat le jenze. Je ne vous plentertis pas
d'obfervations s'il tait poffible de fuivrc. l'avis
da comit masis dois vous en offrir, quand ii
y ii a une ',i,, i ,. HIi abiolue qu.Inj 1 ut
i ire le nialhi'ur ude cent et q elques inil1a r livi -
dus. Un des m'nlbres du comi de codt:ion ,
M. 'l arget a parcoura .ce pIays, il vous dira
fi l'on y parle unil autce laniuie que cell4i des
Bafpqtues'.
M. Target. Les Barques ne m'entendaient pas ,
ie n'c'ntren.lais pas Ls 8aiiL us mai; ;j. nl piii. c-n
coaelur que les laques et les Bcarlua ls ne s ente!!-
daiu-nt p.Us entire eux.


M. Ga'ra le Je:u'i. C'X fi une vrit connue dans
les pas 1 raicons et F'ranr is voifins de ( .t t'ee qu'il eal impoflible d appreidr. lue fafqu:i fi
l'on n'habit, trCs-jeLune avec les habitans de cette
province. Aui dit on provt.-bjileiient que le
diab'l' e.If veunu chez l-es dqalui-e].'. pour apprendre
leur langue et qu'il n'a pu ui.n venir a bout.
Ce proverbe vi'-nt de vous fire r te : pendant
il rin{,rne ute vrite pi'onde. T,,s prov.'rbes lont
la .'. ,. des hommes. Aucuues langues ne prfent :nt
entre elles autant de difliculta que le Bafque et le
Bwarnais.
il-talcrn l'A i!,-i s: i et PAnglais ont lir- foturce
common dcims le latin et cJais les langues du N ord.
Se BaCfque eul la vritable league attiqle..... Les
Balqus. n'ont pas de m.itayers pas de valets; ils
cultivent eux-mrnes, S'iis allaient ailleurs tire Jlurs
al .ires ils ruineraient leurs aifaires. ,Le vingaieme
de ik ri pays etL ciltiv le r e f n'eft pas cultivable
j's io'nt ,'-res-l-,rt u ,t, et n poutrament jamais vivre ail-
l u.'.. ... ... 'A 'cin tronuvera-t-on d uis ces conres
de-s fa::-iee L .iit'e- ailes pour fournir des eigibles
i ...Iriblee national. Le arn par cette a union
niniru r .a tous les reprJfencans le pays des BaIque.
l enl :ura pmais.
M. 'e A RIocbr iue, Les Barques ont uie trs-grand
ficit n turclie pour 1l tude des langnes 3 beau
coua d', cntr eux !a'ven-i:t l'ar.ias ie le L'rajcais
C . c'fil fiurtout en Pc.'ain qu'ils v-'di t "lur
l, n.s ; k Bc'.irn n'a ni denunds ni dcfir que le
t i S ii ff't-mnt runis : 1 intention que lui flup
pofe le i riopinmnt n'efl donc pas jufte.


fur les opLrations de l'jAfem;le national, par M. De-
meuniers prdldent de cette ,t '..'"''-,'. A oaris e,'ih.
B.audi, imprimeur de l'PAjjembI e natiaonle.
Je demand feulement que, fur le pro'. :':y 1-':t
on faffe mention de ma reclamation contre cette
caomnnie. Si l'on a-'ait mis par M. Dlmenie'rs ,
d.'putd t je n'Hurais rien dit; mais je n'ai p s cra
d.:v-ir p.fl':r fots filence un lait qui compromet
'Aflumblce, par'la qpull tu qui m'efe donne.
M. Charles de Lmneth. (On connat mon opinion
fiu les ibelles quatnd ils ne colicrnent que des
part eutiers. Lorliu'ils tiennent .'ordra public, ils
on(t vraimnt LTi qUlqt' iniportiance. Un librairp de Pacis
el venu s'accu'.r moi qLue, ne gagnant rien a
impri m:r de bons ouvr'ges I s'tait determine a
publ;er des libel is, et qu'il- en foira't de fes prcleks
o,ooo000 exemplaires pr f'r.ine. Il y a trs-',eu d'nn-
primeurs i Pa.is qui Ii'n fi l.'t autnt. Ces lik.-1ks
int envoys dans les provinces Belgiques ct Iron-
tieres.
Le libraire don't je viens de parler m'a di: que
ces zo,oo000 eemplairs taient pour l'Allice et peo.'r
la 1.oraine. Metz eft un entrepIt confidirabL d',,
ce commerce atroce. Je n'ai prpar anucnn derr:t
quiii pauif concilier la liberty de la penie avvc la
l boert national i mais j'ai cmi devoir in.Iqnuer
un obje: iitdrel'ant pour les amis de lat r-io-
luticn.
Un m nmbee observe q depnis long-tems on
cherche branler la fidlir di.s provinces Bcii-
quis. Des lib,.lls iev'tus de fignacrures auth:.n-
tiqu-s ont t remis au comit des rech.!ahi.,s.
NI. Emerl a t clharg d'en pre:ndre c'-.,'a .. 1. -'
fcir la denonci:tion de 2.000 citoyens, ls plus 10-
Mtbles de la ville de Lilie. inI n'en a c..pec dai!I
point fait de rapport, ett on dit que ces pieces oc.,
peiducs. L'Aflemble doit prendre counifance de
cL.s faits,...
M. le Clerc reprfente que le propinant; q,"i a
dit que bcaucoup d'imnprimueirs de Paris pub ia.i.nt
des libell-es, aurait pu reflieindre fon ,i..i- 1 n a)f i
.'-ittiuuiers Ln s-Liombrctix qui vian,..nt de icvcr des
imprimeries. 11 a alltr que pas un tes 36 imprimeurs
de Paris n'inmp.ime des libelles.


s



e

s
s-
-5


iM. N. ... d.at/ du opdys des B fqcs. Tout ce
quecvus ont ,'t MMd C Vtat me:s co'l.l'gu 's, efi
trst'. uUe : I impauihbilir r 'fuir;::te du la oiffr.nc.

donee. et 1,J.,ai.'is q ,"il: p.ar. iut ichA un 't i lr L,.i.,age qui
r dig.ra le proc.vcrbai de cis confi-renies.... ?
L' .I '. e ,n f'tiva rt l'avis du co',"it' dcret'
la reunion du pays des Bafques ec du Barn.i
M. GaratI / june. Il me refle un devoir rem-
pli. ; il nm'ef prefcritpar mcs committans, maraifon,
pa ma confc.ncm : nulle chofe au mionde ne poLurait
ine '- .iri, oublier. lIans une dih.l.bet nation unanime,
ina province protelte. . ( 'iioleu.s nuirures. )
On interrompt l'opiina t, en le lapp tiant lordre.
M. .Dmcni::icrs. J'ai vous dnoncer une ma-
nDcinvr2 coup ilie, mn.is i rudiule, que nies con-
c,' Cf.:ins f. rlont tts-mod 'r'es. I es volontai.us niito-
nuix rde l11ile ouit adiEcr M. le prfidcnt une L.ttre
d:uiix libelles qui ont quelcue rapport ave c moi,


M. Emneri. Voici ce qui cft ma conpna!flnce i
in a envoy an commit des reach .rchcs un ou
'rage contre les decrets de l'Abfl,.ibe fign
etfevre avocat Lille. Cet homme s'eCi retracted
plans une adrefl'c imprime, et dans ]ks affiches de
Flandres. Un autre libelle a t arrte Ypres,
ainfi qu'une deliberation du bureau r:-nforc du
Cambrefis. Une autre piLce, de a mrnue orths-
graphe que l'crit de l'avocat de Lilie, m'a aulli
(te renmie. Elle co.'ntient une protelati 'n centre
les pouvoirs dI.s dputes qui ont concouru a vos
dcrets, et elle ct ligne des commillaices nobles
et ecclliaftiques du Cambi'cfis. J'ai (ait ii rapptn
de ces pieces au comit des redhrrches i jc n n i
que mon opinion particuliere- et je dois pas m'oc-
cuper ici de cille de ce comit. On a dit enfui%,
que ces pieces ctaient perdues. Les membres du
nouveau conmte m'ont appl ct es piEces le fo.u:r
ittrouves d n,ci'. le carton ou e hi.s avai..it te plhic.s.
J'ai fait part ces reliieurs d'une le-ttre original,
crite p:ar un hnmme de Villen-uve-de-l'rg -us
comite munit.ipal deMItM z poui d-maaid..r uni
no,.-vl envoi ds libelles, don't cette der:ilnre vil .
eft l'e:trept. i' C pai ticutlir croyait que lu conmict
municipal en tait le di.nrbuteur. ..e comnit ds
recherches vo,'s fcra bintt tans doutn.e un rapport
au uijet dc touLt.s ces p'tecs,
Mas je crois qu'il importe au fliit ptuclic dcc
prendre d..s pr autio s eflicacus, et je demand c
que le coumidt d:: conIlitution fiet chirg de prb-
t inter inrceiamunumeit une loi fuir la l'beit dk la
Frefie.
M. d'Eflourn-el appuye la motion ; fes cahiers li
ordonnnt d'exiger la garantie des auteurs, libraires
et impiiimeurs.
M. de Monti:uzier dit que 1PAffcmble ne peuit
f- dipen'fr due trnidre tin part fur la rclamatiion
faite par le rginmnt du Maine.
M. Salic i'i. e ci. made que l'Aflmble prenne
le parti de renvoyer ceu:r aff.ire an comir deos
rutchr'ches. Si les f'ait dnoncs par les citoyens dM


M. Dnport repr"fente la n dceffic de fai y .
trefie aux coninetca.s5 danu.; .. i -lk. .rait j,,
pp1 lefprit d it s decrs, afin de les pr unn~i 'i
s fL'igfeliions p.ifidus des ennemis de la P.itr .t
t la bcrt-. 4 '

Deux diputs annon.cent que Padreffe au ,*
inccs a Lt'. condaue au feu par les office, u.
.cipuLX do e Romans ct d'e Nanes.
M. Dufraifll-Diuichey dnonce le Journal de I)i'j,
Sjou rnal des Rvolutions, et le journal de ')1. L .\
at i0nttult F Amni ,du Pclt e, et demand qu'il I,,;-
lfA nii tout membre de l'Affemble. de lai. n.
ournal. 'i
L'Affl'mble dcrcte,
1. Que le rd'it de le Dmeuniers fera infr6
plans le proc.s-vc-ibal.
10. Que le comit de conflitution fera charo di,
'i!'nt. r inccffammnnt un project de ..-..i..in, lui
| lib.rt d"e la pres.
3. Qu'il fura rdi', une adreffe aux c'."n.:-tuis'
:onforminuit la notion de M. Duport.
On fait lecture d'un project de dcret p'ot,. :,a
ureaui conuIi en cs terms : I
L'AIncmbllee dcrete qu'il fera nommd un comii'
le quatre pu'rfonncs chliargdes d'exanil. I tnS I.'
lurnaux nolnimm.ent l'Arni Cdu Peup'le, ,. R Iih.
Cions et le './o '.r,'L/ e1 Par1s. l 1 ler la i fi. ll_ [.-l :
Sappo.t de c.s crits qui fe ront envoy,, :,i |i,,.-
reur du roi du Chi-telet.
On dc made de toutes parts le nom de l'iutcif
de cLtta moon.

M. de la Bords.' propose de lui faire lire la Dclia.
ration des droits.
La queflion pralable eHf invoque.
A, rs la premiere parrie de depreuve, M. ,
r"aili-iDuchlky duumanae a retirer le project J. d..'\.
dout il ;il I auteur.
Leproeuve eft coiirinuc et l'Affemblee dcide
qu'il n'y a pas lieAu a d.Jibfrer.
La firce' efi leave,

SEANCE DU A.fFRC .-SDI 13 JANVIER

Aprs la lecture du tro: es-verbal d(e la f 'nc'e l
mardi un d pu u ,'nilS den.ind'. qu'il y foit
faii mention qu il s'erLo[.Ipo(f la reunion de l''.u-
nis la Sintiige.i''
M. Latyl rucctir de l'univerfi de ,i.-n.:,
appuie cette motiw'n c t',- a.nrts nmori:s, flir-'l
coiuhdeLration qu'il ( Jo'iP.n di l on..:t.r lt ..wiiil',:
d.!es deputies I; La qunelioi pir .i.hb'lc i 'eqe'e il e0f ci I. lui a
n'y a liu a dibcrur. .'
La commune. de !.rumac Ti'nimofi n :. '
difpofition de fAs habitats \ employ I.,ns, Iu'
et verfer leur n pour mnain)tc ir la i.nit'rtMiii',
ils demand. nt la con l rvation <'n tribune il .1. ''-ri he,
ancienne .. ..e ] 'I don't ils font julli .L ;..bl *.
,,' i.' 'I- ; valt lonlm 11 y a qi ,1. : t' ,
d<.s cornimil:irespour examnuner tiune mN i. '.: 'r-:,.!''
par foi ;ii uteur, Levier icter; il a dtc ..,niI1e
cette iv'e niul pouvait tre td':c tn s i inI inc
pour ILS chari m.iens et dcliargemens 1noi I s ,',
-t fair ruionter u.s bateaux centre Il ,.,e.'
eaux. M Lapoule, aprls avoir of'. rv ,: ."- 1 '
voir excutif a renvoy' l'inveicur I .ll:,l''
nli ionallee, l clare que' 15;s rom'mifairc iii.ill i;I
c'tte verificatio folir d'avis que l'ii n '.''
reconiimald aiux nl'iil i.'s afind doblein 1 i,.l'iit,'f
p]o r les d(1 ,'cilfV ;(ci de (l i .I '. .1 qul i .I .*.-n',il
aux expriu nces (aites :i l aide de ct.. Ic .- lit:
l'ailenmble l'a ani d' crdt.
I'ordre du joui' s'ouvre fur la fixati ,, d-:s lep, -

M ,. .,,I"' :,n i ,,-.i ,.. i ..,, ,t : ; , ,: ,-,i I.iri t iu 1,
d oi ., i ,i '. I.. -'i i i '. .l i I. lrt
l e : '. '- !.. , , ,.l, li i l it I i
d .' : "5 "


n.ii.u'on m'en dit l'auteur. L'un i f_ intriu: : Le Ba i.i font laix, les caloruniateuusdoiveit tre puiis, ,-,; I l-'iv, i', i -i un Ji l'iric d J 'i C
,esit e'rs Be.gico-Feunands a.: pirvi:.::s Jelg.io-Fran- S'ils font vrai le m6giment du Maine ne doit pas mu:. dI Li' ii 1.1.
; ,J.s. L'au:re porte ce titre : Adtilese aux prov'inrces rafter fans punitio. i' , )

On n'infere aucun avis qui ne foit fign d'u ne perfonne connue et on ne les reoit qu'au b.-i, ai :i I.." "'.. -.. ,' ..;/
Le prix de chaque Annonce ou Avis el de 3 1. pour dix lignes d'impreflion et au-declTous ; dce . J-. d-.,i. .,r, ,' i lui i i ]\_ liie'.;.. d
2lYiv. depuis vingt-une jufqu' trente lines; de 18 liv. depuis trente-.une jufcquf qiaran.-e l.ii e : '. ,- i ,,- i- T.mt
julqu a cinquante lines. On ne reoit. aucun Avis plus etendu inoins qu'il ne foit trs-im.n-, i, ,n. L> *. .iii'-., ..'i. i.' 'i iui .'
fixes i 6 liv. Cette feuille parat tous les matins. t

On s'abon Pais dhtel de e2'u .r PoiCt'vins, o .Pari.', de z S liv. pour trois mois 3 6 liv. pour fix mois et da y7. iv'. paur l'arne;e et pour la '. . : ,', ,' .- :.'. 'S "
pour fix mo,:s, et 84 liv. pour l'annel franc de port. L'on ne s'aboinne qu'au commencement d ',,. ',:. ,, ,.. :'
/es .:briLaires ',,e Ftace et l:'s Directeurs. ds pol/es ; e Lornd-e.s chel Emfly ibrai're dans le ..,. ... ,' .. AI. I v n iv'., '.lJ.
.ur.''au de la (Galette Nationiale rue des Poitee'ins, n, I8s qu'il fauit adrefferles 'etarcs et l'a,..'.-., m lilori d-. :i ,.,.t ./'r.. M ,-
ce qui regard' laC diilZributio[, de cette fiilie.