Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

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GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSAL.


MER C'R ED 13 J ANVIER 179a.


No I'(.


p 0 L I T I Q U E.

TU R Q UI E.

S' Faut en croire des avis de Vienne, les troupes
da prince de Cobourg font de nouveau en mouve-
ment. On ne latilu'ra dans la Valachie qu'atrant de
troupes qu'il en faut pour les garnilbis des prin-
cip.ux endroits. Le corps de Spleny fe rend plus
avant dans cette province.

Le bruit fe rpand ici q 'Orfnwa s'et' rendu par
capitulation au come de WVartenifllebcn.

S U E D E.

De Stockholm le 19 dcembre.

Le ters conti-.ue tre trs-doux : la naviga-
ti n elt ton'oiir ouverte, et il arrive journelle-
ment des vaiftaux dans ce port.
Dans le confil d'Etat que le roi a tenu le 14,
il a paru poiur la premiere fois deux: membres de
hi cLffe bourgeoife : ce fount MiM\. Rogberg et
Uluner.
Le roi a admis fucceffivement fon audience
M. Liflon miniftrc britannique ; M. le come
Pitocki, minifire de Pologne ; et M. le come de
Lu.toli, miniftre de l'empereur, lefquels ont remis
S. M. leurs lettres de creance.
Quoique quelques 1 'ttres annoncent que les course
dal Peruisbourg et de Stockholm font fur le point de
cu, cure uni armiftice les prparairs de guerre fe
crtinutwjt avec aclivit. La ville d'Abo arme fes
fiis lI i.q thaloupes cam.uOieire,. On a auffi lev
un nouveau corps de volon:aires de 18oo00 homms.

Une d'pura:ien de la banque a remis au ri
la reine crt rouLe la famille royale des mdailles
d'or qu'elle a fait frapper en mmoire du combat
naval da 17 juillet 1788; prs de Hoogland.

PRUSS E.

De Brandebourg, le .^ dcembre.

On allure que les foldats abfens par cong ont
reu orire de rejoindre. On f-ormera ici un grand
cordon d troupes fur les frontieres de Pologne
juiqu'a Driefcn.

On dit qu'il eft part de Berlin un courier pour
Pt rsbourg, et qu'il y polite un plan de conciliation
pour les piliffanices belligrances.

POLOGNE.

On crit de Thorn eft datv: du iz d:embre,
tieue o i o il y ell airive trois bimiers charges tWa -
mes pomir Valfovie i elles ont t tirts des manu-
factures prufficnnes.

De Varfovie :, le 16 dcembre.

La conmniffion de guerre a reu l'ordre de payer
aux officers de touvelle creation les gages,
computer du prniier de ce mois. Tous les rgi-
lnens ini,,lt. rie front rpar-is en huit compa-
gnies l'artillerie de la couronna fera compofr'e de
quatorze companies et celle de la Lithuanie deu
Ikpt.

On a fait l'valuation des revenues des biens qui
appartt'naient aut:'efois l'vch de Crcovie:
diduction fabite de toutes les dpe',: s, y compris 1'
traitement de I vque q'-i eft de co,ooo florins ,
le trfor en percevra encore 500,oo0o.

ALLEMAG NE.

De Vienne, le Xi dce-nbre.i

Dans le dernier chapitre de fordre militaire de
Marie-Threfe il a te fait une promotion de vingt-
cinq chevaliers. M. le lieutenantr-g. nral de Klebtck
a ete noinm 'omulaiiddetir.

SDa'puIs quelques jour 1l'arrive et le dpart des
courers dans care capital eRf extraordinaire.

Let relevs qi.' ont t fits la fin de l'anne
l'gplilf., dans tous le, Et.its htrditaires de l'Alle -
magne et de la Gallicie, ont done, routr l'ett civ.;
les tfultats fuivans ; favor : 87,192 marriages
418>,04 naiffances et 367,816 il0orts.


ESPAGNE. t

Il arrival, le 20 dcembre, Vienne, un courier
de Madi id, qui a dit-on, apport la nouvelle que t
le grand fcigneur demarde reprendre les ngo-
ciations pour la paix, fous -la protection du ri.
d'lEfpagne.

PA Y S-BA S.

De Mons le 4janvier.

M. i1 duc .d'Aremberg, grand bailli du Hainau't ,
eft arriv le 2. dans cette ville. Il a t reu aiu fou
de toutes les cloches et au bruit de toute Partil e-
rie; il tait deux heures aprs midi. Tous les habi-
tatrs forti de leurs maifons fe font tiouvs fur fon
palfage. Qu.-tre milll citoyens et un nombreux dta-
chement de la garde bourgeowfe avaient t au-devant
de S. A. M. le duc d'Aremberg fut compliment par
les Eta s et par le magiflrat. Le refle du jour s'eft
paff, en ft;s, la nuit en feux d'art.fice et en illu-
mination s.
De Gand, le 5 janvier.

Tous les jours font marqus ici par des actes pu-
blics. Hier l'cat noble a prt ferment la Nation
entire L.s mains du premier confeiller penfionnaire.
Le.s jours prcdens on aviit public dans les marchs,
le manifefte de la province de Flandres, qui dclare
Jofeph Il dchu de fa fouverainet. Le Peuple ne
s'eft point abandonn des tranfports de joie. Il a
implement marqu fa fatisfaction. Il a paru comme
dj acoutum un nouvel ordre de chores. Les
Etats de Flandres ont nomm fix dputs de chaque
ordre, lefquels nommeront deux d'entre eux pour
alfifter l'atlcemble gnrale de- provinces Belgi.
o ut.s. CL tte affemble eft convoque Bruxelles pouir
le 7 de ce mois.

GENE VE.

Lettre de M. Lavater, a l'occf[on de fon entrevue avec
M. Necker i Bafjc au n ois f'aotc aeruer, tite d'un
journal public a Geneve n 50.

," Rendu Basl-, aux trois rois, le vendredi 24
juillet -789, tant invite par Madame de Stael
dnicr avec M. Necker jt vis, pour la premiere fois,
au fein de fa famille cc.thamme galemett dillilIgu
par fa renommd fon fort, fes talenset fon mrite.
Vous f.Lvez que je Lais un cas extraordinaire de la
premiitre impleflion.
Quoiqu'Fn detail je me fuffe reprfent M. Necker
tout d:ff: rent, fa figure au premier afpeet, rpondit
i toij atIntsc ; Iis bvu de plus prs, je fus furp;ris
de la diifrnce de fis tiairs avec toute-s les eRlampes
qu'on en a fii't mon jugement phyfiognomonique du
total fat bientt dL-cid. Le tout, dans un certain
i.loignement, inifpire un Cenriment de vnration.
Obferv de p.rs', plus d'amabilit fe fait apper-
cevoir.
La construction des parties folides de c-tte tte
n'appartient pas ;ux foimes orgina.rement grandes et
caractrifltiqu.-s d,. \h nature. Elle n'en t-fi pas un pro-
duit abfolu unique original, un trait hard, n ijalto
mortate ; c mme p-ar exemplb, en J : :. n degr,
celles dc Newton, Lo,'ke Montefquiou, Thoiirlows,
Chalham, Ptt, ou mime do; Voltairt., Rouiifeau ,
Johfoi s, S&c.; mais le tout a qaelque chofe de fi
uniq2 e, approchant de la perfection morale, dcifif
pour la fageffe t anquille et h pru.lence conf.,mme,
et fes traits en dt:il fe runiiient pour exprimer
l'honnta,, lh bo-nte, 12 douceur et la noble (i.de '
f ntimn:nt. Il me reut peu prs come tnus le,
Franais avec politeflle, cependantI ps dignimen:,t
it'eft--dire d'une matiiere plus poi2, pls ,ericue. ;
et quand je dis come tous les Franais, je net dis
p..s bien, puifque je dois d abord ajouter que j'at vu
peu de ge,'s dui 'ndt, et ;urtout de la cour, de,
ce:te fimplicit et d'un ton fi oppef la multitude
des Franais. Auffi tien.. jeun bien plus grand comptE.
i cette Nation et avec mo i tois les gntis fenfs
de ce qu'e le a fit montrer tant de iullicu-, et jpgei
avec un tict aufli dlicat un home qui ne poffede
rien de cer air enjou de cet efptri p'i lant ni de
entte 'force d'loquence qui abo de en complinenl'
rtttcuirs, et qui lui et fi natuelle.


dans de profondes mditat'ons; il gardait le f'rieux
l'un fage, et cela fans affectation, fans air ni effort.
Sa voix eft extraordinairement douce ; come
totit en lui eft trar quille p.- fe, mr mle et
loign de caute pdanterie, l'ulage du grand mninde
fe fait entrevoir ; mais le min lire d'tat eft frap-
pant ,n hlui tout l'annonce, mais fans la moindre
oileati.oni. Si j'avais vu M.\ Necker fans le con-
nairc je ne l'aurais jamais pris pour un fimple
h'imme de lettres, ni pour un militaire ni pour
in art;flee, ni pour un ngociant ; car d:ans cet
tat mme il tait d- dans l'ame prdeftin mi-
niftre i il parait re n et form pour diriger des
inances. Il coutait avec la trnquillit complete
d.un fage qui examine tout qui n'an-ticipe rien,
qui .approfondit tout, et don't l'exactitude porce
fur les dates comme fur les fits cependant
infiniment loign d'une curiofit mmiutieufe.
Toutes fes paroles taient pefes, mais could icnt
.I, force ; tous les regards attentifs, quoiqu'au-
trement molcfddhs et difcrets ; toutes fLs rponfes
pertinentes et nobement exprimes fa s aucune
to. rure recherche ; tous fes Iropos mrts et
achevs.
Son front a quelque chofe d'un tendre fminin,
il n'a ni noeuds ni aigles, ni rides; il recule,
et ilt comme tous les fronts de cette efpece.
Dans fes paupieres qui ne font ni paiffes, ni
fortement prononcecs, comme auffi dans le doux
enforcement de l'cel et dans la couleur, et -la
coupe de fes yeux, il y a une expreffion infinie de
cette fageffe pleine de no'bl.ffe et de gravit mla
de douceur. Et quand je n'y trouve point ce feu
einci-lant du gnie j'y r -marque par contre quel-
que cho e d'un' efprit fiprieur aux feuls inter s
de cette terre, et qui n'dt pas tranger au monde
invisible. Les morceaux les plus fublihmes de ies
opinions religieules femblent avo'r tir- leur origin
de ces cle fies rgions. Dans fon regard attentif,
infinuant et rflchi on diftingue i'efprit ana'yti-
que cet home eft miots grand par la force
cratrice, que par la frc,e de comb'naifon de
comprhenfion et de pntration ; quand il coute,
il ne lui chappe rien. Son te nt eft d'uLn jaune ple,
affez efferniel pour former l'idal d'un fage de ca-
binet et trs fignificatif pour un caractere uni et
paifible.
Dans fa bouche dr'nt la ligne du milieu eft
trs-caracteriflique aigu f.ns fa duret, fe jouent
avec aifance les graces de le bonhonmie la Plus na-
turelle qui n'inifpire pas fr.ulerment de l'eflime ,
mais de l'attachement personnel.
Son mention eft trs-lbng et affez charnu mais
fans .tre grofier ni feifuel ; fon reculemenct fe
trouve en harmonies frappante avec celui du front,
et donnt.e c,.tre phvfionomie laquA'll il ne
manque point de chaleur, ce degi de came ncef-
faire aux grands calculateurs.
I,e nez n'a point de forme particuliere fon d..fin
n'eft pa'- pris en grand, ni fon coi tour aigu, ni
anguleux ni trs-pointu ni campus ; il a cependant
une petite nuance.d'une douce inclinaifon ce qui
coinfolide titi un oil exerc le caractere du total ,
favoir, l'uniformii' et lat dignit; car je n'ai trouv
e,. lui aucun ton de dsharmonie, aucune incmr-
titude dans le regard.
1l me parait que cet homme ell particulircment
grand et unique, en ce que, par la propre culture,
il a fair de lui tout ce que fa nature lui perm-it-
tait d'tre.
Je tmoignais fon potie co-nie et difiin-
guee par fon cfpric et par fa priu.ic-ce, d'une taille
longue et d'une complexion deic:t, ma furprife
fur la tranrquilit de fon poux d. ns un fi grand
moment. L'ingne:rt d, fai rn-ponfe me frappa : il
n'eft pas aunti tranquille qu' vous le para t fans
:'ela il aurait parl" da antage durant le repas. Si
vous n'appelez pas cIla ta .quillit rpartis-je ,
quelle ne doit donc pas tre fa forenit dans des
teams or.iinaises ?
A tible, il tait at entif tout fcrvant avec
dignit, aifa ice et prvenance. Les trangers, qui
Ioulttaient leur curiofit jufqu' 1' ndilcr tion n'exci-
taient point Con hu.neur On ne vit aucun fourirede la
vanit qui fe complat elle mme, ou de la fifni-
fance qui fe bourfouffle ; point de cet orgueil qui
b!.fle, ni de cette duret affez propre aux minifires
d'Etat.
Tout autour de lui tait fon aifre, point de ce,


M. Necker parla peu, p Friculierement dans 1- I"rs diffimlis, de ces access qui f-rment la boucha
commencement, 11 ne me pert, qu,.iqu_ da;,s un' et touffent les mouvemens de confi..,ce ; au con-
de plus iport-ns momens de fa vie, ni rif, 1 traire, d la bienveill.c.. de l'abandon corlial,
ni abartu, ni diftrait ni ihtcriuremnt dchir lein d'eflnime pour f, respectable epou ., d: t--
ni dans un tat d'indcifion de crainit, et encore dreffe vifible pour fa fille la f.nfrale et fpirituellc
moins de, joie. il avait t cependant la veille au madame de Stac
devant de fon poule et de fa fill. chries, ava t La polit ffe avec laqupile il reut les perf-nn-s
reu fon ra:'pel du roi et de l'Afleinblee national. attires par des vues trs diffteintes n'etri ni
et s tait dchai g de fa r;onfe ; malgr cela po'n l exage ni humiliante ni familiere ni ma-
d'agitations ni de fines d'un efprit abfcnt ou abforbe nire.


I-pr.rriPDYU~YUUY1PYUI~UUI4~IYUIi~YI- _~____


__~U_~__^


iV. -'--~---YI










T)s Fal-a is, d, s Ls des SuiTcs, Ml.i
d I i i ll-~ M dCe Saitl, -rk 'r, IIas,
ti i r fi u r 'n :c .ii'is avo c i rco. eAt nobl-i .
S. p: I'. n : pii1 'l retenait ls i'portuns, et cxci
r:ir ie La -s fGes. Je c.:is q 'il ferait impoilibk:
de Li'ire unie fo le dans Ion ,iamolphl re.
Il n1 prof4rait pas un mot ni de lui, ni de fai
ficuation ni de la l'rance, ni de fes amis, ni de fes i
ennnmis. Sa fpirituelle fie tomber, malgr moi,
la cou 'erlation fur la phvfiognomnonie ; tout cc qu'il
en dit n moncra pas un anatanomite un dLfinateur
p'r principes, mais dcidait un juge comipeent, inf-
tluirr rt coniL'iumne dans la co.aiiiance de l'homme,
'e'f, fi j'ai jamais vu un home dce cabinet dou
d'excdlens taLus c'elt c.:t home que le fort a ho-
nonr par tant d'amis et d'ennemis. 11 NSut connaitre
le refpent et l'Petime qu'ont pour lui ceux qui I'An-
tourieit, et la liberty avec laquelle il pari :nt cviian
lui il taut fentir 'amo r d.'s fier.s port prel;ie
jutfq l'adoration ; il f nt le vo'r lui mme au fin
de fa famill.e pour s'en faire une jufle idee.
La Nation Franaife peut s'honorer de poffder le
tact Il plus exquis pour connacre la vraie grand. ir
Cde l'io.nune, et la prefer ce qu'elle vaut ,'e qui
fachlant fe d .l i c de tout prtjud de naiA.nce ,
d, toute prevertioan etra 'ere au m rite, a didin ;iue
cet home par une confiance'inouie, c tqui, ,'aban-
donna' t toue entiere l'alcendant '-e W a verru a
crit en lettres d'or fur fes cocardes : Vive le o,
Nccker et lia Nitior..

FRANC iE.

De Paris.

Tout le monde fait le bruit qui s'eft faith l'Opra
ces jours derniers. Des jene; rn qui ne f. con-
chli'enu po'in encore come des citoyens, le font
mal comports avec la gardc i national : cRe troupe,
dit Montagner, qp e iens pi.; grad' vices present le.ir
pli ds ,!o:re p'us te:ire enf.nce, et "e ,:, tre principd
guve'mnemet c~fe e se. s i ins des rnourrices.
Mais fan uairc-i avoir pour les jeunes efpr',s la
rmme; indulgi.n..e qu: po ai des caractercs avances en
age ? On ne pillra poi't aux )jeunes gens a'avoir
cont'acr.; des iabicuh(as qi leur :uent diji reitu
la vitu impraticable ? LIf-il bien vrai que lon
ne putile le faire a 'unilcrine nacicnial ? Ce n'tfi
peur rL pas l'ha'it qui ddplait : on efTi chequ4
de W' nmmie qui le po. Lin Un'marchand un no
tire uin ouvrier en untiorna !i On ne ie iamilaiife
poitr avec e..tte ide'. Fout jeune colonel tout
S ', i't'LI ,.i ,u toit tbn grade, tout g.ntilhom me
(le n's c'foi:s a de la p.ine fe coi:tc nir. C'eit
que nul d'encre eux n'ct: lev fe croire citoy-;n
coii:u m ls .autres huanm s. Etrange education On
n'eit pas ". l- de la mode la plus ridicule avant
rimt I que l'fuge l'at co-ifarcr'e tandis que la plus
f.i' e icilit tii n pat a.t aux yeux qui n'y tout point
fi;ts CId un ridicule achev.

Q Quand ceux de Cre'e dit encore Montaigne,
voui:,ientau t.-ms pa!' imaunl ire quelqu'un,ils priaient
ies i.-ux dL: i'1 nmager eu qu. qul n u u.'ais coflXtni.
Mais le principal el'ot de la pulifmce" c'eti de
n'-us f1aiL- et eir.pi t.:r de t. le forte qu',i iJi-
fou t il .l uius C noir ravt ir d:' fat price et de
r n'ecr cn nous, poaur di.o'int- et rai.inner de fes
ordonnanc s i: ) vay parce que nous les humrons
avec le lai .t e .'I ndli ce et que le vilfge
du mtii.. l fe plr. f.ite en c-ut i ctlt a none prem:tre
veu il fumble que nous foyons n.i-z, la condi-
tiui de fuyvre ce train. E:.t les communes imagi-
liat.ons que nous trouvonms t n credit autour de
n,'u t, et iiimfcs en "i:. ime par la ianencce de
nos peres il feImbl- qie ce foye:t les gn r.alks
et natrWrell s. Par o n advent, que ce qui elt hors
L.s gonida de la coullumi otn le croicd hors les
g&tds d' la raifon ,
L-'s pr. mirros inquierAuds qui ont eu lieu derniW-
reircnt l' ru i fon l oi .... I! Il es L:s jours fui-
'vans. Les nou i .s, .:ar on dit qu-. c, foCont cs nt b,. s
tous juns gs D t de t9 z3 ans, 1 foint retrouves
an mme :enlrcit rav'c 1: zn."u, ton. LIa ga-de nau
nrinie rai't c.if>'ofie traitr les d'd,ins avec h
n'pris qu'ils m liMit. Ilcl vo ilait plus encore : ca
tout uniitnrme d .n'ie des prjugs et l'habit fai
toilurs fin mtier. Mai:, l'a prudencet'ds ofcier
a 'r enu l'houn'te et datr. .:le fiert de la jeun'
n.iiice. On le nieni., ic d.t on du g. ie et di
r:e.'rd qiuelqi s-uns mme dans lks deux parties
erai ', t armer de pilto. ts i mais on n' f. point forti
et 1lon ne s'eil .point un furt. On afflre mtme qu
citt- qu i .1-: eff trmin.e ; elle aura fervi comm
t'w' e', le, auttrs fau;.s qui fout venues du mnm
born ; Cllc rnoiMtre que tout n' fi pas dit encore
et il. dreient di2icile de perftadcr l.'geement iun
des pcr;:;nes 1- s plus importantc._.d ns la tevolu
tion par f(,n cxpFrience ct par fa valeur, que la revc
lii'oi n'a plus ri' na craindre, .ctr que tous part
Il. chilf llt dcvt:t la volont national et le carat
itrs cotnu d louvc .inv . . . Que l'on y prent
donc f itunc-:nt : l'ini;;nation con. .mporain'e do o
f' traniiiur':' i la poltiit.;'. Dj plus d'un no'
pLt ~ ere ci.' thciie t'un blar.e crerne .


il




tli


",'.lf;'cr.'--t-on enfin ? fe fire un m'rite de braver
'cri i'ow'niin gne.rale; mointr.r du c.irctctret et
ci,:, d! mtins une. cc rtai'r* confiddration ptar cette
el;).c,. d. course:? OI f: flatte en vln. C'etl ve-
tir trop tiid pour faire admiirer encore les fublnies
hiauu'u's dil duc 'EpcrHoi. Sachonls o lnous eni
inrmtes : on n'eiime pius in France toutes ces cou-
pabc!-s inzc-s. A mrefure que les prejugs s' ff.accnt,
,voyvs 'es ci,.s repr,-n r' ler vrai- ignification.
M'ainteant donc !l'aud'ace s'appelle audace L et voil
encore un ciime foo(dal de dishonor. ... Vaines
d : lamations va-c-on fe rcrier. N'Pfi-il pas tenms
d'?re- plus modrs ? .... Rpondons encore par
un trait de Montaigne : la d'ectuojfe a plus de part
l'a mod'aion que n'a l'texcs.

De Verefilles, /1e 9 janvier.

Nous avons attend que la mnicip..lit de Ver-
faili:,.s ait rendu pub iqne la dlibcration qu'elle a
prif fuIr les troubles qui ont eu lieu dans cette
vlI1- le 7 de ce mois, avant d'en conii.mner le rapport
dans no-re feuille pour le don nos ceCurs ,
come nious l'avons dj dit, que des renfeigne-
t,-
mens lftrs des fa ts qui peuvent les intreffr.

Ar-itd l de la unicii,alltd de Verfailles di 9 janvier
1790 onac heeres du martin.

I.' T c'1. .'' gnirale ayvant pris connailTance des
troubles arrives dans cetre ville, le foir du de c(
mois, des violkncc-s qui ont forc le p.'tirc nmbre
d .' sn'iIrs muni cpaux' qui ont nu fe rutinir, a done'
o'ordre de. v-ndre le pain au-dlffous de fia vritabl
valour ; confidrant qu'un ordre arrach par con'
trainte ef'i otnul et ne puit flubfifer ; que le pr
dts grains et farin s qui dt,-rmine celui du pain
ne p-rmet pais Que l-s chores rPffpnt dans l'Jta
actuel; con6fidr.int-qu'il et poffible en rctablif
Ftnt un nii.f'ire oui fubfiflait aut-rfois mais qnu' le
mauval airs rVcoltes ont aboli, dIe orocur--r cis fecour
aux indimens ce qui c ff tmouionus l'obit dl la 'vii
tanc- ert des foins d l'AffOmble : confidrant entil
n l'il e t de la plus Qruvnd importanc,' nue le' cr I
nect dil aux lois, roit hard et que la tranquil
lit. p"Ublique ne foit point trouble, a arrt e
ordonn ce qui fiit :
1. Le pain blanc cde premier quality, continur'r
d'tre vindu r-ente-fix fois les douze livres, o
trois fois la livre.
2. Te pai i bi-blanc f-ra vendu ur les march
des d-:ux paroiffls, raifon d(e vinit-quatre foiAs le
douze livres ou douze fois les fix lives.
30. Chacun dis boulangers tablis en ceFte vill
et fauxbourFs fera tenu d'envoyer, chaqu,. jouri
au Mnoi-s une fourne de pain, fur la place du
march des deux paroiff-s rde Notre-D'ne et d
Soini-l ouis mime une plus grande quIntirt s'
elR I'Ccff:,ir r-t n'en pourra enlever avant la nuit
pine 'le trois livres d'amende pour chaque pai
enlev.
4.o. Au moven de ce que deffus il efl trs-expre"
f'iment d -finlu tous pirticuliers, de quelque t
c condition qu'ils foient, d" fe prdfnter dans It
bou"iq.'d s d s boula.irs pour y demander du pail
: i trni:ce-iix lois les douze livr's -, t
s'y livr er amucns propos ou dc void-s de fait, foiu
pOi.:e d'tre punis come perturbateurs du rep(
public.
. l ef egal-mient dfendu tous particuliers c
fire des attroup'mens, et de fe runir, fbit at
portes des b'.ulianers, foit par-tour ailleurs f'o
pine d'tre pourfuivis comme perturbateurs c
rc.pos public.
En confaucnce, l'afeinbl 'e requiert M. le com
iandant de la garden national du rgiment i
Flandri", des i hafLurs de Lorraine, d. s ltilles, <
la garde invalide vt de la marchaunfl-e, de tenr
la main l'(xcution du prifnt arr.t ; de'~vi',l
au m.intien de l'orre etr e la tranquillit, delay ville
de prendre pour raifon de tous les moyens que
r prudence lut fugg 'rera, et d playerr, s'il ellneciflair
les forces qui lui font conHies; faire arter
emprifonner touis tes contrevenans, pour leur proc
c leur tre fait et parfait iuivantia rigpuur d-s ordcn
n mnces. Ordonne que le prfent arrte fera lu, publ
s et l..- l'intaiit dans les carrefours de la vil
et par-tout o befoin fera.
ua ignes, Quillay prie'pdent ; le Roi Girault fee
, taies ; EInard greffier.


aux gardens du commerce pour l'excution des co
traintrcs par cotips tn nmat. cr:,s civil f>ots j la'ciai
ique. ceutx-ci en-previetnrout quarante-huit heu
a l'avance le dpartement de police.
)epuis l'inilant de la publication de cette ordot
n.euie, quIlIques dflricts fe font li.ves centre elle
et connailfanc les devoirs des adminnflrateurs n
inculp ld'une maniere positive le dpartem'et
comtmie fi toute ptuiffnce publique n'tait ;ait
obhgde d'aider l'excution de lat loi, et quite cel
fft pas le ferment de tout home revtu d'aun
autorit lgale.
On lit dans un placard affich par le difftrict'd
peres Nazarcth, qu'or voudrait par cette ordonnona
avilir les citoyecis en changeant ILws Jfoctins ihonoe
tables en cells d 'vils capirtrears.


1 --


ADMINISTRAT ION.

MUNICIPALITY DE PARI S.

Dpartement de Police.

L'on a pu voir dans un de nos prcdens numros
l'oidonnance d ddpart.2ment de police du 24. d'-
cembr.', fuivie de l'ordre de l'tat-major, portant
obligation la garde national de prtcr mainte forte


Je fens qu'on ferait trs-coupable d'avilir les fonc
ou.s des citoyens mais y a-t-il de l'aviifl'ment
wonder l'execution de la loi ? Or la loi 'qui pro,
)/cce la conitraint par corps contre cectains dc biteur
:ilte; eil exile ccmm:in tant l'aiutres et il n'y
as plus de dshonneur a la fire refpecter, qu' fair.
c(pecter celle qui dfend d'arrter un citoyen, s'i
eft lgalement dcrt de prife de corps, ou fur.
ris en flagrant dlit.
L'V2fmbile national, continue le placard n'apoint
'ononon.cfii la c.aitn/te par corps : cela tft vrai ; mais
Affemble nation.de a dcid que les lois anciennes
orient excurYt s provifoiremen', et jCifqu'; ce
t'elle ait prouonc fur l'oranifation du popuvoir
diciaire.
Il eft fans doute affreux que des citoyens ruins
ar fuite de la revolution foient trans dans les
rifons pour l'acquit de dettes contractes dat s des
ems plus heureux i mais combien d'autres, profitint
e la circonftance et prtextant une dtreffe qu'ils
'proivent pas fe jouent de la loi en refufant de
ayer ?
l.e dpartement de police, en exigeant du gar-le
u commiitirce de fire fa declaration quarante-huiti
-uires avant d'obrenir l'ordre de main-fo,'te, s'cft
'erv en niagiffrature paternelle, dc. dillinguer le
- bhteur honnte et malhc-ureux du lche fripn quii
aomipe la foi p'ubl'que lous le prcext' de la mif-re
ommLtiiine. Jamais ordre de mamn-forte n'a t f t n
:ra dlivi contre les premiers, ani moins tanit que
's a hrinfi.rateurs actuels front dans la police;
iMais un ordre de cette efpece' centre qui que ce
oit, ne fera dlivr fanc avoir confult le d llrict d.ns
cqu'l fe trouve le dubiteur iitfolvabie ; enfin totites
es mefi' res qui peuvent concilier le respect de la loi
t du i.,il' t:" ont re priies rt l'ordonnance doit
croduire ce bien qui'lle emp&hra les woies de fait
t la violence que i'excution des contraintes pour-
ait exciter.
On n'a donc pas pu diSe que l'ordre du dparte-
ivnit de police fMt barbare il n'eft point non plus
l'gal car il'A limbilee national, le roi, 'a com-
nane le parl-m' nt, en reconnaiflant l'exiflence et
'autorit du dpartement de police come magif-
t'aruice populaire lui o,,t attribu tout pouvnii' n-
'aciaLre pour rco'ferver force jiftice, fans laquelle
i 1 v a point de loi, et par confqueiit point de
oci t. ,
!a gard,.e iu,.i)nale qui nocus devonnotre libet,
a gard n tionilae don't nous fLifons tour pa' ie,
t le qui a iur fid'llit la o10, au roi la com-
mune dc, Paris, ne pi ut donc pCint tte avi ie de
prter fa fo:ce a l'exrecftion d orc'rs mars de la
i de ceux qui en font les organs et les defen-
feurs.
La garde national ,.compof'e de citoyens libres,
coinarit trop bien ei les principes et 'es droits, pour
iicon.tatre ces vriets qui font f f force et la barc
de fon pouvoir public. Il e fl touj urs ber il eft
toijours grand de fervir la lo; et', s'il mil pe mis
(le citer l'exemple d'un P'unple voifin, dans Lic nia-
tiere qui n'a pas b. f'-in d'exremple pour ctre feirie,
les An'lais ne font fi's et puiffans que par leur
inaltrable respect pour l.s loi,. Ce PeuIpl- p.-.feur
a fenti que dtI qu'une loi fubitiait, il' fala c que
chacun s'h >nortt de lhui ob"ir et de ,a fire refoectern
c' ft ce fflline qui cn.a fait dus homes humans,
>iclvs et org,'eilcux parce que la conscience de la
juftice publique produic tous ces effets dans ceuxqui
laiment.
La garde national n'a donc pu refuier d'excuter
ce q,'e fes mcagifi.tsont cru d(evoir faire poui r ordr'
p.ub'ic : fes lumiiri s, tCa (o'miUlon i la loi 'qui fait
fa gloire, foutout fCon impercurb able patriotifine ei
font de puilfans garans centre le', allegations du pla-
card en queffion. ( Cet article efl de M. Petchet. )




CHATELET DE PARIS.

Du 1 On a entendu en dpofition trois tmoins
dans l'affaire de M. de Befinval.
MM. Lazevine et: Savat'-e, ci-devant palefreniers
au f rvice de la rtine, n'ont aucune connailfiincu
de l'affaie. *














,Le dernier de ces tmoins, M. Baz, compagnon
rneuifier, a dpof qu'ayant t en patrouill-,
;r S. Denis, lui lo:xantieme, le 13 juillet, ils
avaient et arrts au nopmbreie fix, et conduis
' l'Abbaye de S. Denis, o ils ont tiotv M. de
roglie, qui les a menacs de h's fire pendre
l'niiant en les nommant tnattres au roi ; qu'on les
a mis en prison, et qu'aprs trois jours on les a
renvoys en leur difnt : aile vous fire cendre
Paris.
Cette audience comme toutes les autres, eft
tonjours garde par cinquante grenadiers. L'affliuerce
eft confidrable aux environs du Chteler. 11 y
arrive des fcencs de tens en ten.s. Ce m.uin un
articulier a forc et renvt rf la fentin Ile; il a t
arrt, le Peuple l'a ra de mand grands cris ; ce
qiui a occafionn b.aucoup de dfordre : il t:tir in-
jreffint de ne pas ceder, et c',fi ce qu'on a flit.
Le i t '1 foir on 0 continue l'information de
M. de Befenval.
On a-travaill dimanche 10, toute la journe
Sl'inflrucrion du procs de M. de Favras ; nous
en donilnrons des extraits. Nous aimons nmieux ne
pas nous pr-lL-r, pour in:r. ic plus furement le
Subl.c,


ASTRONOMY E.

M. Mchain a dcouvert, le 9 janvier, une
petite comrntte dans le belir mais on ne la voit
point fans lunette.
Denuis quelques jours le ciil offre un phno-
mene remarquable, le fo r du ct de l'Orient,
Jupiter, Mars et la belle toile du cceur du Lion,
fort pres l'un de l'autre ; il cff trs-rare de voir
troIs b. aux ailtres aina runis dant le mme endroit
du Ciel.
Le 9 janvi.er, l'toile la tte de Mdufe qui
diminue de luiinicrc tous les rrois jours, etait a1 icuf
hires a l'a plus grande obfcurit. J'en ai conclu que
la ptriode de fes r.to rs de luUn'if-res t de deux
juurs vingt heures quarante neut minuics deux fe-
coUnts.
Signu, DE LA LANDE.



MLANGE S.

Ait rducteur de la Ga-ctte national.

l vi'nt de me tomber fous la main, M. le r-
dactei r, un profpeccus du Clu. ( prononcez Clob )
de la Rvolution, dans lcquul on announce une ,t-te
patriotique. On invtice tous nos potes ranimer
leurs v.rves en faveur d'un fi beau fujet. Je ne
doute pas que le feitiment qui anime tous les ci-
toyens franais n inspire d.s chores charmantes aux
citoyens du Paruale ; n'ofuani enter nous-mmes
en lice et ialoux cependant d'offrir auLfi notre tri-
but, permectez-nous de prfenter les vers filivans.
Ils font d'un homme qui ne mancpuait pas de talent ,
et qui n'efl past.range-r la revolution acud li
c'dt Voltaire. On p'ut les computer parmi les mille
et une predictions que l'on trouve dans fes Cuvres.
Ils terminent le premier acte de found opra de am.fon:-

Peuple, veille-toi, romps tes fers,
Remonte ta grandeur premiere,
Comme un jour Dieu du haut des airs,
Rappellera les morts l la timiere,
Et du fein de la poutflere,
Ranimera l'Univers.

Peuple veille-toi romps tes fers,
La Libert t'appelle ;
Tu naquis pour elle ,
Reprends tes concerts.
People, veille-toi, romps tes fers.

L'hiver dtruit les fleurs et la verdure,
Mais du flambeau des jours la fconde clart
Ranime la Nature
Et lui rend fia b.aut.
L'affreux efclavage
Fltrit le courage

Mais la Libert


PReleve fa grandeur et nourrit fa fiert.
Libert Libert !

S P. H. R., Amricain, ccriairc de lafocit
lxS&, r',a,,c't,' ao


ASSEMBLEE NATIONAL.

Pre'/?den1ce de M. tiabbie' de Monta/quiou.

SUITE DE L2i STANCE DU 9 JANVIER.

Suite du difco:irs de M. de Mirabeau l'acind.

Je leur rponds encore : quelles font donc ces
nouvelles ois que l',n forait les magiltrats bretons
d'adopter ? Nos ancienrts ordonnances font elles
abroge.s : le dioit remain nos coutumes et la
coutume de Breianne font-eiles ananties? N'e:-ce
point d'p:;s les loi- qu'ils ont touours obCervyes,
que ces magifl ats rebelles devaienc continue
)uger ? Ils parent de leur liberty de leur conf-
cience ; avai-nt-ils la libert de n'tre pas ce qu'ils
avaient toujourst;et ce qu'ils appellent Lue nouvelle
loi elt-ce auitre chofe qu'une n 'uvelle obiff.mce ?
ltiufin je lt.r dis : que ignifie le ferment qu'a
fait tout inagiflr.t lo:fqu'iI a promise d'obir aux
lois ? Si tous faifons des lois, nos dcrets fott corn
pris dans leur f rmsent, leur dlobiffance eft un
crime. S'ils nient q, e nos d.crets foie:ut des lois,
cette dngation n',eft qu'un dni de plus. Le refiis
de reconnaitre la loi ne atuva jamais un coupable.
Vo-,yez donc les crimwuelles c'onfqu ncs o nous
conduiraient les apologiftes des magiftrats que vous
devez condamner. Ce n'eflt point la loi, ce n'eft
point au lgiflateur qu ils ont fait ferment d'obir,
mais aux lis tabl:es et connues ; et s'il
faut les en croire, c'eflt eux fanctionneri, et
enrcgiltrer les loix ils 'obeiront donc qu'
leurs propres lois ; ils n'obiront qu' eux-
mmes i ils tont donc l-I'fl t:ni et partageront du moins lA fouverainet ils en fer .nt
l-s modrateurs fuprmes : e prix les magiirats
bretons confinteit d'obir. Mais fi ce ne font po int
l d:s crimes que faifons-',ous ici ? Qul 1.ft notre
potu'oir, qut-'l eft l'objet de nos travaux ? Htons-
nous de replonger dans le na t cette conflituitnm
qui a donn de fi faufes e ances que l'auror
de la lioert publique s'clipfe, et que l'ternelle
nuit du defpotifime couvre encore la te re.
Etn on nous a di : que les mnagiftrats bre-
tons ne viennent pas 'ci come reprfentans ,
mais comme df. nfeurs des droits de la pro-
vince, "
Je leur demand . mon tour, s'ils ne f.nt pas
repi'entans, comment peuvent-ils tre dfeneurs ?
et fi la Bretagne a foixante fix reprfmntans dans
cette Affembl' ., comm..nt cette province peut-elle
avoir d'autre' dfelrfeuris que les dputes qu'elle a
choifis pour fe fire entendre et exprimer fn fuf-
frage ; Oui, fans doute il fut un teams o,le pr-
texte de dfendre des Peuples qu'on opprimait,
fourniflair priodiquement des tours oratoires aux
faifeurs de iemontrances parlementaires lorfqu'ils
voulaient oppoCer les Peuplks aux rois, en attendant
qu'ils puffent oppofer les voloms arbitrai.es des
rois aux Peuples, mais ce teins ni'et plus. LJa langue
des remonzrances parlemt naires eft jm.'o-is abolie.
I) fend:'e les Peuples, c'eft--dire, dans leur idiome
les t ompt-r c'eft--dire fervir uniquiement t fon i-
trt pi'rfonncl manager ou mtenacer la cour,
accrotre fit puilfance fous les regnes flibles, recu-
ler ou compofer avec les gouvernii-mns abfolus 3
voi' quel tait le cercle de ces volutip"'s, de ces
parades 'oliriques de ces intrigues fouteraines ; un
rt-l prt.- xte de d 'fendre les Peuples excite encore
aujou:-d'lhui notre indignation ; il n'aurait du. peut-
tre exciter que le ridicule.
Ma's pourquoi heerclierions-nous les intentions
des magiftrats de Rennes dans les difcours de leurs
apologiiles, quand noun avons entendu leur propre
dfenie ? Pourquoi nnous occuperions-nous d'iun delit
don't nous avons dj fix la uaure et dligV 'es
juges, quand il en ei nouveau commis fous nos yeux ?
Ecoutons Meltieurs des vacations.


lis font les df'nfeturs des droits de la Bretagne
aucun changement dans l'ordre public ne petit s'y
fire flr.s que lis Etats l'aient approuv, ians que
le p'rlemenft l'ait ( i,, ii i. Telles fo"'t es condi-
tions du pacte qui les unit la Frai'te ; ce pacte a
t jur et couifirm pa' tous les rois. Ils n'ont donc
pas d enieiler, et c'elt par foumifluion pour le
roi qu'ils viennent le dclarer. "
11s n'ont pas d enregtrer Eh qui leur par'e
d'enregiflrr ? qu'ils infcrivent qu'ils tranfcivent ,
qu'i;s copient qu'ils cho'fiffent paurm; ces mots
ceux qui il.tife1nt le plus leurrs l.uhbituds 'leur
orguteil fodal leur vanit'nobilaire nais qu'ils
obiftent la Nation quand ellele ki ime fs ordres
fanctionns par fon loi. ltes vous Britcons ? Les
Francais commandeni. N'tcs-vous que des nobles
de Brietiane ? Les Bretons ordonnent ; oui les
Bretons les hommes, les communies, ce que vous
nommez tiers-tat; car fur ce point, Melfieurs,1
come futr tools les autres vos dcrets font annulls"
tar les d&-ux premiers ordres dle Bretague ; on nous
l':s rappelle comme exiflans, on veut nous fire en-
tendre ce mot de tiers-cit, mot abfurde dans tous
les teams aux yeux de la raifoi muaintenant rejet


par la loi, et dj mme profcrit par l'uf'age : od
ient dans-le triomphe de l'humanite lur ls antiques
pprlfeturs, dans a victoire de la raifon publique
fir 1. s prjuges dr l'ignorance et de la barbarie, cn
v'ient vous prentcer en opposition au bonheur des
Peuples er comme un grant tacr de leur rer-
nelle furvitude, le contract de marriage de Charles VIII
et de Louis XII; aihfi donc, parce que Anne de
Bretagne a pouf un de vos 1is, nun,'.r le pure
du Peuple, un autre de vos rois plus vritabliem tn
pere du Peuple, paiiqu'il le dlivre de fes tyrans,
Votre imonaque ne pourra jamais tendre jufqu'tn
Breragne les conqutes de la libert ; on vous pale
lriculemnenc des d. ux Nations, la Nation Franaife
et la Nation Bretonne. On fait le parti qu'a pris la
Nation Franaife ; elle efl refte elle r liera fidelle
fon roi...... et la Nation Br,:tonne c'eflt--dire la
chambre des vacations de Rennes : quel parti pren-
dra-t-elle ? On ofe vous parler du grand nombre
des oppofans dansplufi.- urs des villes de la province...
Ah tremblez que le Peuple ne vrifie vos calculs,
et ne faife un redoutable dnombremerit. (Vits
applaudiflemens. ) Etes-vous jufs ? comptez les
voix : n 'tes-vo a que prudenrs ? comp'tu "I s
homes, comptez lks bras ; et ne v.-nez plus parlor
des d&rux tiers d la province devant une aflemble
qui a dcrt une r.prfentation nationale, la plus
quitable qui exifle enicore fur la terre. N'- parles
plus de ces cahiers qui fixent ininuablement nos
pouvoirs ; immuablement Oh I comme ce mot d-
voile le fond de leurs penfes Comme ils vou-
draient que les abus fuff;-nt immuables fur la terre,
que le mal v ft ternel Que manque.-t-il en effect
Sleur flicit fi ce n'eft la perptuit d'un flau
fodal qui, par malheur, n'a dur que fix fiecles?
Mais c'eft en vain qu'ils frie-iffent. Tout elf change,
il n'y a plus rien d'immuable que la raifon qui chan-
gera tout, qui, en tendant f,s conqutes, dtruira
les iliftintions vicieufus auxquelles les homm s
obiflent depuis fi long tims ,. il 'n'y a plus rien d'im-
muable que la ouverain t du Peuple linviola-
,bilir de fes dcrets tfncuionns par fon roi par
fon roi qui malgr des fugg 'lions perfides ine faith
qu'un avec le Pe uple par lequel il tugne, par lequel
il triomphera de c.u'x qui v::ul.nt faire du monarque
un inflirument d'opp' (Hon publique. C'efi lui, c'eft
le dpofitai.e de la force national qui protgera la
lib,'rt breonne con re une poigne d'hommes qui
oient s'appeler les deux .tiers de la province,. il
n'offenfera point les mnes de Louis XII, en croyant
que dans la liberty gnrale de la France la Nation
Bretcone qui n'eft point encore fpare de la Nation
Franaife ne doit pas pour obir la teneur du
contrarrde marriage d'A nue de Bretagne refler jafqu' .
la confommation des fiecles filave des privileges de
Bretagne j puirqu'il y a en, ore comme nous l'appre
nons des privileges en Bretague. Privil- gis I ceflfei
de vuiis porter pour repri-fntans de la province don't
vous tes les oppr-ffeurs. Ne pari' z plus de fes fran-
chif s pour l'enchainer, de fes liberts pour Vaffer-
'ir. Vous t s juflifis, dites-vous, par.votre conf-
cience; mais votre conscience come celle de
tous les hommes eti le refdlcat de vos ides, de
vos fent.mens, de vos habitudes. Vos habitudes,
vos fentimens, vos ides, rout vous dit, tout vous
perfuada que les communes bretonnes doivent tre
a jamais efciaves des nobl-s en vertt du mari ge
d'Anne de Bretagn,:. Quelle eit cette confcience
qui veut annullcr par un pareil titre la declaration
des droits dci i,., ,: -t la conffitution Francaife ?
Voil P.i.. iin ., i-s ides au.uiules et impofintes
qu'apporte parmi vous le chef d'une dputation qui
compete fiur l'ommage c'eft trop peu fur l'atten-
driffement de la poftrit. Elle appie'idra, dit-il, que
des niagijfrars cnt eu le courage..... Singuliere pret, n-
tion dte paffer la poflrit par tu excs de fana-
tifine ct d'orgueil Mais loin de delirer que la
polirit fe fouvienne d. leur rvolte, que ne font-ils
des voeux pour que la gnration prfente l'ou-
blie ?
M.ais Meffieurs fi notre devoir eft de ne point
diflimuler la nature et l'tendue de ce dlit, il
l'ft auff de rprimer les mouvemens de notre in-
dignation er de porr- r dans nos dcrets le caracteie
d'un" infle:Jble equit. La chambre des vacations
de Rennes doit tie plnie fans doute; fi elle ne
l'tait pas par cea m.ne, ulle f rait aru-d.ifus d
Affembfe national et du roi : fa conduie et fon
impunity enrourageraient fes adhrcens, et pourralent
divenir les pri chipss des plus grands malheurs. Elle
doit tre punie et vous n'avez pas le droit de faire
grace-. Mais par quels inges et dans quelle forme
faut-il qu'elle foir ponie ? c'tft ce qu'il s'agit de
dtermiin'r. Les .,.,;i i .t bretons ort-ils commis
deux dlits ou un feul ? Ces deux dlits font-ils
d'une nature abf dlits eft-il tel qu'il foit impofflble de le dnoncer
au tribunal qui do t juger le pr mier ? Il fat r ds-
iors deux peines et deux uugemens.
Si, pour 'ultifier leur difrobiffance, les magifftrats
bretons s'taient borns a d-s nioyen' qui ne fuffe'r.t
pas une noivelle injure s'ils n'avaient pas leur
frivole df-nfe, leurs coupables prtext.-.s, joint
des propos fditieux s'ils n'avaient pas mconut
l'autorite de l Affembl devant laque;le ils ont
compare, vous n'auriez qu' punir leur rfillance ,
la loi.
Mais des excs commnis fous vos yeux pourraient-
tre jugs par le Chitelet ? Un tel dlit ferait-i













fufceptible d'information, lorfque c'eft vous qui en
avz tc ks tm'iins lorique c', il vous qui les d
nom.., '? Si l'ccufation n'emportait pas conviction,
fer'on..-n(ous en mnime tens accfiateurs et t-moins ;
S'il ftliait un tribunal quel tribunal jugerait qu:
l'acctifatioi n'eff pas tonde ? Les pprlemens n'ont
ils pas mille fois diitingue le premier dlit d'an
accuse de celui qu'il ommet lorfqu'il infuite fou
juge ? Ce dernier d.lit n'etl-il pas jug-. fur le champ ?
Le moindre oflici r public n a-t-il pas le droit de
venger fon propre tribunal ? Toutes les afiemblees
n'ont-elles pas le droit de police fur tout ce qui fe
paflft dans leur fein ? Quoi, M,:lfienrs, vous pouvez
cenfurer vos propres membres et vous n auri. z pas
le droit de pu oir des acc'.fi.s qui viennent vous in-
fulter Q! uoi un outrage fait l'Affemble de la
Nation poutrait devenir la inmaiere d'un procs I
Une objection aulli abfurde ne mr.te pas d'tie
l'titre.
Je fais que l'Affe,-lle n'eft point un tribunal,
je looutiens qu'ell- ne doit u(er du pouvoir judiciaire
-que pour le dcleguer ; mais il ne s'agit pas non
plus d'ex rc r le pouvoir judiciaire ; informer,
voil. ce qui nous ferait int rdir pour un d'lit don't
nous fommes 1 s t.moins : venger la Nation d'un
outrage, appliquer dis fditieux la pine que leut
impose leur propre temrit 3 qui pourrai nous con-
telter ce droit, fi ce n'eft c:-lui qui prevoy-an:
1. germe d'une infurriction gnral. dans le dit
qu il voudrait epargner ne craindrait pas d'ei
tre le lc,.ndaleux'apologifl et de s'en montrer
le complice,
VuiLi uonc le dcret que j'ai l'honn-ur de vous
propofer et qui fera tout -la-fois une grand'
leon d'obilffance e"t un grand example de-
modration.
Arrte que des citoyens charges des functions
ubliques qui d larent que leur cotifcience et-
leur honneur dcFendtnt d'obir la loi fe re-
connaiiicnt par 1: meic incapables d'exerc<.r aucunes
fonctions publitquis ,.
,, Ln confquence l'Affemble national dclare
les magiflrat's de la chambre des vacations de
Renmes par le fail de la d claration qu'ils ont
profcrc eun l:a .r( l-nce iihabiles .i exrcer aucunes
foncions publiques juiqu c qu'ils aient reconCi.
leur Lmtcu et jure ob-lilauce a la co'.lhtution .
Quant au crime de leA -nation don't ces ma.
giftrlats loiit prvenus r.la:ivL mcrt leur delbbif
fance aux ddjrets ue l'Aflmblee national, lanc-
tinnes pa, le roi, l'A rimble:e en renvoie la con-
naillanc. au tribunal dej charge provifoirmielint
-d'iitormer des delits de cette nature ,,
Ordonne que lefdits magiffrats foient incef-
faiiimtint traouits par-devant ledit tribunal poui
le process Ikur tre tait jufCu'a jugtmient defimtif.
Arrt-- de plus de commettre quatre membres
de lAImble pour aitttr l procurcur du roi du
fiege d-u Chartel t, dans l'i,,itlucrion tt la pour-
fuite d cette aff'.:ire .
Ce di.cours ftf f-qucmmeent interrompu ia de
nombr, ux applaudillemens.
L'Affemblee en ordonne l'impr.ionr.
La fance eft leve heure'-.
SEANCE DU LUNDI II J.'-NVIER.

On lit Ic procs-ve:bal de la fiance de famedi,
et un trs-grana niombre d ad'rft s, dot quelques-
uns coniiennent des offres de dons patrotrques,
et routes renfi-rmenr l'adi;lion la plus formelle aux
decr,.ts de 1 Alleiile nauionale.
M. de Beveley ngociant Conflance en
Silife offre 6e0'co livres en don patiio:ique et a
demand acur de la declaration qu il taiti, aini que
fa emnie de fe taire naturaiifer en France ave-e
1 urs lix Sa e-t l'interprte des fentintens de cette fa-
-mille.
"a. Bouche. Il eft a craindre que les,.6oo livres
jointes la demand ne para;liit le prix du con-
f ntemtci t accord ; il falait naturalifer ce gnreuX
tranger et refuter fon argen't.
M. Dumiit. J,- propof:.- de naturalifer furi le champ
cet Pirang r par un decrrt, fans qu'il toit befuir
d'obhervvr l s ai--nie( s f,,rinalits ; je ne vois pas
a' fIrp us d inconvenient accepter le don patrio
tique qu'il propose.
mA. Dimeuniers et M. Mougins font d'avis d
doini.-r qu.,nt prfent, acre M. de Bevele)
d fi demand en naturalization et d'accepter I.
don.


L'Affemble adopted chaque parties de cet avis par
deux dcrets fucctififs..
M. le i-rfidint rapp.lle l'ordre du jour.
M. Regnaud propose de dcrter que 1' ffemble
ne fe lpart-ra pas avant d'avoir pronounce fur l'affaire
du parlement de Rennes.
M. de Vrigny s'lve contre cette motion.
M. le c.ir de ***. 11 n'eft pas leant d'ado'pter une
pareille prnpohtion parcel que I 'Ali-riblee ne pi ut
'amais decider a quelle poque elle lera alkcz imi-
trmit? parce que, quand bi-n mme elle le dci-
,1 rait, nous ne pouvons pas favoit fi nos forces
phvfiques tiendrontijufqu au moment o les perfennes
qui voudioit p irler pour l'In oln ,.'autre part auI front
expof routes leurs rafions. Nous feront toujours
libre de dclarer que la difciffioni efl termine, et
que nous fonmmes atlez inlruits niais avant d'tre
inflriits nous n-a pouvons pas dire que nous fommes
l'7. iniitruits ; car pour trre affez inlruits il faut
d'abord s'initruire. Je penfe qu'il n'y a pas lieu
dlibrer.
I,'Affcmble dcide le contraire a une grande
maorit et dcrete la proposition de M. Regnaud.
La dilcufi~ n s'ouvre.
M. de Cfai[es. Je ne rponds ni aux diatr'bes,
ni aux vilkniesdclamation' qIue seit .permnfes M. le
coun-ce d. Mir:beaau. Je n'oublie p.s que le d:fcutei
ks intrts d'un ,;r,,nd Peuple en prellice d.s
l'iflat.t urs d'u.n grand Nation. Je prendrai 1-
cul ton digne d un honnte lhomme (il tfe fait
q, lqu1's murmures et l'opinant cf rapp.le
l'ordre.) 1l cif impolfible de contefter q e le
ton de la moderation et de la jufiice corvi nt
uniquement, quand on dlibre'fur le fort de fes con-
cioyvnsi, et qu'on eft leur juge. Qu'il me fo't oermis
de re lever trois faits que M. de Mirabeau a altrs, il
a dit qu'il reffe tQujours atrs la leve de la chambre
des vacat ons, un nombre de magid-ats'dcvant lef
quels on juge un rf'e ; tardis qu'i l certain qu':-i
pis l'expiration de a chambre des vaca i ns i!
s' couple jufqu' la rentre huit jour., pendant le,qu. 'sb
aucun miagitrfrt u''eft revta ae fonctions -iubi '.,es.
M\. de Mirabeau a ni qu'- les mei.,bres de la. ch.lm-
bre des vacations euffer,t off-rt .e lacrifice "e I .r
tcat; ceuen ant cet:e offre -ft confign e dans d u
lettres :u roi, et a t iappellee par M. d- a
Houfl',ye en prfelice de l'Atfiemblec. M. de ?ii.-
beau a dit que ces magiftrats ont avance, dans i ur
difcours, que la n. blefLe et le clegd formeni it's
deux tiers de la Bre'agne ; ce difco rvs : e refer r
rien de fembla-.le. J.e ne me perm..trrai pas d e.>-
pofer mes rflexions fur cette condi:.r l'Ati'm-
bl-e jugera le degr de confiance qu'e'le doit a u
orateur qui emplome ainfi fon loquence.
Je. n'ex:..niiie qu'un feul principle. Cet opinu
prtend qu'il s'agit ici d'un fait de polic ; q i ,l'a i
t'emble a Ca police et que fans contredit, cill
pt.Ut juger c.,; fait c'eft--diie que l' AiL mtblie n.
peut juger que quand elle eft juge (t pa-ti- ...
j'examin. enf;,ite le fond de cette aff..i e.
Le parlem.'nt de Renines a reu en dpt d.
frnchifts; il a jur de les conferver ; il croyait qu'e i,:s
etaent attaqu' il a voulu renmpir ait ferment. \ os
dcrets n'ont obtenu que des adhltoii', ifoles. Il,s
d'puts Bretoin n'ont renotice aux franchises de leur
province, que focus la rferve d'une adh- fion ce te
encore...
La Brctagne a touiours t in.ipepnd:.nte de :'em-
pire Franlis. Ses droits font tab i, f.r. des trait..
foi-l'mnls l'Aflfeible n'a donc pu l:s dtruirt fa'
le contentment du Peuple Br. 'oni. Elle a et empor-
tee au-.-cl de fis droits au-d.-l d--: es devoirs p.
des circonflan es.extraordi';a i-s. Sesdcr-tl'ee-from!
vritablement obligatoires pour la Nat:on, que ortf
qr'ils auront t conimintis par une a.Jh.fion f rmel!,
ou tacite des Peuples. Alors on ne pourra, plans crime ,
L.fobir ces dcrets.
Il efl donc certain que les magiflrats de Rennes
ont pu croire de bonne-foi que les franchifts d
la Bretagne ne pouvaicnt tre abolies qu'au mili t
d'une aff mble du Peuple Breton ; c'en eft alff.z
pour que. cette erreur nlie foit pas contid're comm:i
un crime. Si cependant l'Afl %mble croyait qu'il ti
important fes dcrets que d-s magiftrats qjui hoil:lt
S'..as obi, ne rempliffent plus le'.rs fraictions i
f. rait genereux et julle d'accepter leur dmidion.
Je propoferais en confquence un dcret en ces
y terms :
SI'Affemble national aprs avoir entendu la
juflification des magiftrats compofant la chambre


des vacations du parlement de Rennes, dcrete i'il,
front renvoyas au pouvoir excutif our qe'
l'o'ire qu'ils ont fLieL du sacrifice de kl r tat, fi
yalifee. '.
Quel que foit le jugement que vous allez pro '
noncLr per.lettez-iiioi d'oblervtr que dans des ten
d'eff-.rvefcence ou des homes prifuhns ind'oc's '
puifqu'ils n'taient pas declars coupbhl s o't _,
livres la fur. ur du Peuple, condamner les na.il:.
trars bretons, ce f rait les priver de la fauve-L.je,
de la loi : qu'il me fuir permis de reprepf.ter que
c'eit fir les nimenbres d'un parlement, d'un parle-
mnent noble que vous aller Il tiust- ; c'efl--dire, ii ,
des citoyens qui dans kes diviltons don't le royaumni,
eit travaill, lont l'objet de touts les haines. N'0o.
bli.zx ps que c'ltr lur ce juger-: nt que la Francs et
l'Europe entii-re vous jugeront.
1I. Banre ae fViciiic. 'Ues hommes revtus d'une
magilratuire publique orit paru devant vous i il$
out re-ndu malgr eux un honmmage folemnel la
puiftiance de la Nationi.... Vous avez vu fl former
des opinions bien oppofes ; les uns donnaient d,
loges aux rnagitrats,, d'autr s voulaient leur infliger
des points; ici on lutir prparait di s lauriers, l
une procedure criminelle.... Ils font accufs devant
la Nation ; il exii'e donc un grand dlit. Chefri
chons le caractrifer determinons la pine, d>
lignons le tribunal'
11 'y avait dit-on, ni parlement ni chambre
des vawatio;s ; i cttre afrtion aitr vraie, ce tfniit


encore un delit a pinir. La out dit la chambre
des vacations 1Y pari,, mi it doit commencer fiun9
les Peuples font planss justice le pouvoir ,:it'
. ft his tribunal o il puilfe fire enrcgifairr l .s
lois.
C pendant ces magiftrats ne formai-'nt plus ufle
chambre des vacations quand il fallait obir, 'et
ils redevenaient magitira s pour defen re des droits .
gothiq es e. t un fyltIeme d oupreiion. ils reprefente-Ct
l: s nanes. .. ils ofre-nt une denit:on conramr .i
1 dit de 1774 qui dtend les dmillioun combi- "
nees. Ainil ils font intracteurs des lois anciennes "
:it conmt. i ptcurs dtLs lois nouvelles.
Ils continue.nr lets -.lits devant vous ; ils parlnit i
de lois ,aricui' res qui Leur d~'e-nda nr d'enteri-
Lter ,os di cr.-ts coUnIne f vos dcrets n'etaielet i .
aus les lois de toutt l'empire ils parlent di Natien _
breto;ine comme s il .y avait d-tux Natio.s en t'i
race conume fi la ilretagtne, dans le t ms.de
a teodalt, il. tait pas un arriere fief de la cou-.
riinne 1... Ac-ul-Ss ue detobilffanue ils l'etaient
.onores par ca. tc etbeilfance mnie. Ils dife t
q.leunti jour le', br ions defabufs bniront leur cou t
i-l.. ls convi. nnlent donc que- les bretons font
b ts que les bru-tons ont adhr vos de .:
er 's....... Onze magittrats croient umieux penfer, ;
i itu d:lib 'rer que les reprf-.uans de la Nation.
c'-fRt la du courage, c eilt celui du fanatifine s'ils '
.bti.nmnut dua c a c-tbrit: ce i'ra celle d C r,,tile uil
i, oi c ommis un d lit un 3'r. tane ils l'nt con 'id
'iu: d, viit vou.s ; c'efl un veritable deit coilt f 'e
uitIcIt- nl tio ale. 'n'"'
Pt ut-il tre atti'. par l'attach ment des 'tngif'
tnats la cot'titution de leur puovinc ? C. tatt- _h
he-'nnt te-rait un beau rn.tii quand un gr.idll'
roymaumne in'..trai' point de Patrie quand ulni grault' -
;'toupie ne rcni'fcrinat point de citoyens.
orque le ,t- fpo(tilme rgnuait, il failut que 14
parlk'ne-ns refillai'.nt ; ce- mal c rtain dfnudait dI'uI
m.il pus grand mais prdf nt qu'il :-,, a,1
c''ti:tution libre toute rfiltance ct une defobbif
lanu.. L Nation. .. .
Quels front les juges de ce dlit ? I.e Chtelet?
'ui fi ces magflftat n' ctaient pas venus vOi
yux nines inlilt: r aux lgiflateurs de la Filane,
ai dit-on les lgillateurs ne peuvent reteiirle
pouvois qu'ils doivent diltribuer. Une conlvn 'lut
nationile doit les -reprendre quand l'interetud
Natio I1 exige. . .
Quelle fera la pine ? Une feule obfervition fi
MV. der Mirabeau vous la offerte. . En adopt
le principle, je n'adopte pas route fa motion et
demandd' la division, parce qu'elle renferme du.
,..rtis incom.'atibks. Si ls Legiflateurs punifet
ils n ')iienv. nt rcenvoyer au tribtunal des -'"'
c', une niximeu f'cr, e qu'onu ne punit pas ii,
iAhis I mme crime. Vous ne rtenverrez donc 1,5''i

Je propu-fe avec M. de Mirabeau, de ild'A"'
que d. s ua .ifar's qui Icur hon neur et .iur c
crince defen.int d'obir vos dcrets, foot1"td
biles exercer des functions publiques rfultt'.
de vos dcrets.
( L 'fite d erain '-


On n inf.re aucun avis qui ne fuit fign d'une perfonne connue et on ne les reoit qu'au bureau des Affiches rue Neuve S. A 'ffli" ,
de cn'aque Annonce ou Auis efl de 3 liv. pour dix lignes d'inipreffion et au-deffous ; de 6 liv. depuis onze jufqu' vingtlignes;S
S2 liv. depuis vingt-une julqu' trente 1ignes ; de n8 liv. depuis trente-une julqu' quarante lignes et de 24 liv. depuis quarante
juflu' cinquante lignes. On ne reoit aucun Avis plus tendu, moins qu'il ne foit trs-irnportant. Les announces d'efetds pec&dus lt
lixes 6 liv. Cette feu'til'e parait tous les matins.

On s'abonne Pairis h&te! de, Thou rue des Poitevins ou au bureau des A'ct-hes de Paris rue ANeve S. Augu/iin. Le prix ffl, P'1
Paris de z8 hiv. pour trois mois 3, 6'liv. pour fix mois et de 72 liv. pour l'anne ; et pourla povince de 2.i liv. pou- trois rWIS P,.,
pouw fix miis et 8Z liv. pour fan:e franc de port. L'an ne si'aitonne qu'au commencement de chaque mois. On fbi (r:c ,,. ih "
l/s Libraires de France ct les Dircieurs des p /es ;, et Londres che Eniily libraire dans le Strand. C',c a M. A ub;v . D.rttr ,V
bureau de la Ga ette Nationale rue des Poitevits n1 18 qu'il faut adref'r les lettres et l'argent franc de port et ;;,..' 'i1 tl1at,
le qui regarded la difribution de cette feuille.


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