Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

Full Text







GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSAL


DIMANCHE ,o JA N VIE R,1790.


POLITI QU E.

S U ED E.

De Stockihlm, le 4 dcembre.

./N confiruit dans les ch':rmiers de Stockholm et
rie I iidnde une grand' qtnanii: de prctts baitimei.s
d, ltncs a rc uforcer 'cfadire Sic'doife garde-ctes.
fl'amti ces bitimiens l'on compete r ois turomi-s,
nonte's chacune d.: 24 canons de 6 30 lives
die b l ct en iiiotre 50 chiloupprs canonnieres
arms CLhaicunee d deux L C.ons de 2,. .vres de ballet.

P O L O G N E.

Points cardinaux pour reformer la conj:flution, prefents
aux Etats Polonais l ar le comit de cQonflcution,
dans la fiance du 17 d:ccmbre 1739.

I. Dans l'obliartion l fa trouvep la ':ation d'affu-
rer aux citoyens'l libert, la propriit des biens,
et l'Cgali' don't ils doivent jouir ont iro ve ren-
rmes les articles luivarns, qui foimert le pouvoir
d.:int Ille ne (aurait etre d.ouill... i Celui de
faiie elle-mme f s lois, e de..n'tre aflljerties
qui' celles qu'elle a elle-mme formes. 20. Celui
de fixer le taux des monnaies, d'etablir les impts,
de oiipcf.r du trfor, et de fe faire rendre un
c.mpt.- exact.d-s dpcifes. 3. Celu de traiter par
cli-mme avec les puiffances trangeres, de con-
clure la guerre ou la paix, d'ordonner la leve des
troupes. 4". Celui de jouir du pouvoir fupriue
for f s corps et magiflr.it.iir s tablis dans l'Etat.
5". ( chii de choiiir ell-mme tes rois, les juges
charges de connalre des ,rini particul'ers et pu-
blics, et l s dilfrlntis coniiuifions exiftanres dans
la Rdpubibuii e.
11.Cc pe:.nvoir irnhir"nt, par la nature mme des
chores, : I; ;Natioin, celli.- ci le confie aux nonces
qu"''le cho;:it pour la reprelnrer en dicte. Elle s'af-
ie ible piur cet efl'e dans les ;i,'tiiies ante-comi
uiales, 'ii.. il mnt droit d'afliffer les citoyens pof-
feflico!itrs, foit qu'ils pofl'dtit en propridt, toitqu'.ls
tie-nnriat feulement en engagement les terres don't ils
jouiliir it, ainfi que eus s. Ls il umn', et les autres
domnent lbrement leurs voix aux ncni s qu'ils veu-
L:it chnilir, les chargent d'itilt iiri.., s, et leur irm-
poinit l'obi'a.tion de rendre raiton de leur conduite,
dans le ditaines de relation qui doivent avoir lieu
pr, la d;ice.
III. Afin que le pouvoir, confri de cette manire
par la Nation, iie tioe,.jciirs a.ilant et fubfillant fans
interv lle, cormper dle ce mnomeriit l's dietes f ront
et demeutrcent tetooui s pretes c'ell- dire, que
lorique le terme qui feua fixt pour la tnuo ordinaric
de la diete, fe trouvera coul,Ales nonces qui la
component le rendront aux ditines de relation, pour
rendre conpt, lkurs conuncitcans de la maniere don't
ils au'ront remnpli leuirs functions en dicte( aprs.
quoi ces mimes dietines les confirmeront dans leur
eirpli ou en choiiuront d'auir, s leur place, pour
les bti-oins extraordinaires qui pourraienit fe pr. f.n-
ter. (ktic nialiiere de dicte touoiurs pilte, pourra
et d,:vra rre rlafiembble de lai maniere qui fera pref-
crite dans les cas fuivans. i' Une niic-ctitd urgent,
relative au maintien du gouviernemi nt. . .Des mou:
vemens intrieurs meniaint le repos de la Nation,
ou des itie'ligences daigereiifes entire les m-giftra-
tures. o. I)ans les cas videns ce dife:tte. 4 Dan
le ca de la mort du, roi ou d'une maladie qui
frait craindre pour les jours. 11 fera et bli dc
reF'ls 'epais pou,' tout ce que fera la dicte raf-
fimnble dans h.s different s occafors ; et les dter-
miiations qtu'ille prendra auront force de loi jufques
aux dictes fuivaii\tes.
Le pouvoir confi par la Nation d'tablir des
lois, fera exerc de la maniere qc i fu(it: elles front
etcabl:es l'un inimit ou a pluralits diffrentes,
f:lonu les matkres (ur lefuelles il Iera quellion de
fi tuer. Aifi quand il s'agira de lois fondamer tales,
l'unanimit frca indilfpcitlablenmett nce(laire
dans les ntiieres politiques, les trois quarts des
voix fufliront: pour I'eablitlement des impts, il
eii faudra deux tiers feu ement dans la dcifioni
d.es procs civils et criminals, on fe conteiicea
d'une plirali. quelconque.
V, Quant aux regles de police gg:ir le ou
competes fa.ir" renre au corps fiurveillant et aulx
dillrentes magifti:rit ess, commie aulfi quant la
n'aniere d'l're ce mme co 'ps furveillant et les
imaaiftratiures les dietes fuivront celles que la
prfente dicte aura foin d'pt blir. Pour ce qii ef
dles traits pafllr et des dterninations prendre,
fo't uiot la pai: firit pour l guerre, les trois.
quarts des voix front :i ..-.l..';i.
VI. La Nation reconnaifl'ant comnnme anflh indifpe-fa-
bl'm1ent nidceffair, d'avoir de bones lois, et de
p-utvoir leur fi! lle execution ne fe borne


point conrAiiier ',tablii'mennt des :.ffrens t.i
buiLIaux charges jufqu'.i prfent de la difributnion
e la juice a erection des commiffions civiles
et militaires qu'elle veut dcider en ce moment ,
pour d'autant mieux aflurer le maintien de l'ordre
et la march rgulere des diffrentes parties du
goivernemenit ; elle prefcrit en outre au corps fir-
viellar.t et le charge, conjointement avec le roi
d'exercer une inspection fuprme dfrant aux
iiiremens delay diete, les dlits qu'ils pourront ob
t river, fans'nantanoins jamais s'inmifcer en con-
natre par eux- mnms.
V]I. De 1 ob igation ot fe trouv< nt les magiftra-
tures de repundre de leur conduit, drive ncef-
lairement le devoir de kls punir en cas de forfeiture
-t le pouvoir de punir ne devant point trre runi
au pouvoir lgiflatif, on conserve le tribunal rig
focus la denomination de jugemi.rit de Dieu auquel
il fera prefcrit d'une manieie.prcife les regles qu'il
il fera prefcrit d'une maniere prcife les reeles ou'il


M. IHop et parti ce iatin, ii doit trouver au
Mordyck un Yacht des Etats-Gneraux, qui la
reconduira en Hollande.

De Liege.
Les n-iniftres directoriaux de Munfter et de Juliers
taient depuis long-tems inquiets. Les instructions
que le miniltre de Prulfe attendait inceffair.ment ne
paraifiaient point ; et quoique fa conduite ne laiffit
rien defirer, il fallait l'entendre. 11 y a fi peu de
re'ponfe aux faits, que l'on efpere toujours tirer un
nmeilleur parti des raifons. M. de Dohm vent
de donner, le 27 dcembre, un dclaratoire
adreffe aux Etats de Liege, et don't voici la
teneur.
Dclaratoire de fon excellence M. de Dohm, aux Etats
de Liege.


devra observer. -Etant muni actuellement des inflructions ult-
t'rieures que le fouffign a cru devoir denander en-
VIII. Etablifaintur le fondement des 'points ci- core au roi fon matre ; il ne manque pas d'in-
d.fs la : i.i ntde a aire oans la conflruriaon, l former de leur contenu MM. les dputs des Etats
f ra d 'cid d-e la imani:r, la plus forte et la plus de Liege.
invariable, qu' computer de ce jour, il n pourra ..... .
ipls iblre i de confr de ce journ til ne pfera L'intrt que S. M. a toujours pris au bonheur du
plris e!re foin e confdration et il ne fera pays de Liege, n'a pu qu'u:re augment encore par
plus p:ri.is de confder les dies s por tablir la confiance que la Nation lui montre dans ce mo-
quelques lois que ce foit : lefquelles contedrations, menr. Souhaitant d'y repondre, en ram enant la tran-
fi eles venaient s'lever par l'effet de la force et i!. i-t du patys d'une mariereen branlable ,a e en
de la violence, ne pourront jamais en aucun cas, ,on d u pn s don bonhemu ur la a be d'unebranle, et oen
riin ftatuer de folide et d'obligatoire, riun qui puiffe libre et bien dtermine qui fixe d'une maniere
engager les citoyens ou la Nation. re e bir r qui fed un mne
enagr les citoyes ou la aioclaire et prcife les droits tt la libert de la Na-
Sign, Ki-ackinski, vque de Kaminieck, prfi- tion et de f'on fouverain, S. M. n'a vu qu'avec
dent ne la deputation de confdration, pine les entraves qui fe font oppofes encore
l' ccumnpliffement de les vux fi tien intentionns,
On s'appercevra facilement que la folidi de ces et au progrs qu'on aiir:'i pu fire dj fur le
premicies bafes d'un plan conitirutioniel, depend che,'in que le roi a fait proper par le fouffign,
entiremnent de la rponfe qui ira faite au memoire cheriiii qi mnelerait droit ce but filutaire,
que les dputs des villes ont remis la diete Si, que S. M. a choifi d'aprs les plus mres dli-
.tans une population de plus de 8 millions d'hom- berations et c(u'elle regard toujours come le
nies, les d ux tiers au moins font competes pour f1ul conforrne la vraie justice dts chofes et aux
rien, et reitent. fans droits politiqu..s, et par con- circonitances, et donit par confquent S. M. .ne
frequent fans patrie, la Pologne n aura point encore trait jamais fe d'p rrir.
de constitution. C'eft donc fuivant les ordres exprs du roi,
que le fouflign a t oblig de propofer encore une
P A Y S B A S. fois ce chemin, et de faire de nouvelles repr.efcn-
tarions S. A. Mgr. le prince,pour ltngager devou-
c loir le pr-ter un accommodement amiable,dont la
De Saian-Hubert, le 30 dcembr. premiere condition ferait a'accepter la dmiflioi des
otr n ee : s v s magiftrats entres par la revolution du mois d'aodt ,
Notre fituation efA alarmante : nous a-vns mille et qui pourra't rfiri r leur place, en co.formit
patriots dans la ville et nous favons qui' deux de f1 ut decairtiofi fai.p entire les mains des t-ois
:neu.s d'ici, il y a quinze cents Autrichiens. Les fubdelgits des princes directeurs du circle, et qui
pemti, rs font cantonnes dans nos murs les autres lraieiitrempl.ce salorsparune rgence intrimilliqe
le fo t retranchs dans des dfils. Les patriots tablie par le directoire., ftlon le confeil rt avec la
foiur trop prudtens pour aller attaquer les retranche- concurrence de S. A. et des Etats ; rg-nce qui
imein des Impriaux, (eux-ci ne s aviferont point rcictrait en function jufqu'ta ce qu. l'on aurait pu
S'entrer dans notre ville i m.is nous craignons les parvenir tab!ir par la me i ion des miniftres
bombes qui pourraiiiit nous atteindre nous crai- directoriaux, une nouvelle forme d: municip'lit
gnons Cue Ls Autrichiens ne prennt it le parti de et d'lection magifiral:, auffi conform que poffible
rduire en cendres, fans courir aucun rifque, une au vritable bien-tre de l'vch de aiege, et
vile qui n'a pu former fLs pofles, foul crime donc qui amenerait un accommodcment folide, cn ap-
jufqu' prfent on pumffe nous accuser. Cependant planiffant tous les d:ff.:rends qui ont trouble depuis
les curs du Pays commencent exciter le Peuple plufieurs ann es la tranquillity de ce pays.
des campagnes prendre les armes ils l'animent En tablifant cette nouvelle confcitution, on
Sar leur cxc-imil, et dj quelques jeunes gens fe confiilterait et prendrait pour bfe celle qui a pr-
Cont anlembls. C-s moluvimens ne e foiit pas en- cd l'poque de l'anne 684., fins pourtant la
core communiqus Neu.Echiceau et Arlon. Les prendre pour regle unique, mais en l'adaptant aux
payfans y tienncnt pour I'einpeirer. Le voifinage -circonfla nces prfnntes, au befoin et aux lumieres
des troupes iiitiiiide ci-s pauvres gens. S'il n'y ;vait de notre fiecle.
que des dang.'r-s courier, on penfe qu'ils fe dcla- le foiiie- ne doute pas un moment que ]es
reraient; niais la certitude d'erre egorgs continent Etats rpondront av-c :,.l-.,rmi l.ei ces vues bien
mme les plus braves, intentionnes et falutaires du roi (on nmatr et il
s'attend qu'ils emploieront de leur cte tout ce qui
De Braxelles, le 4 janvir. peut dpendre d'tux pour acclrer le moment de
l'afferrniffement folide du bonheur de leur Patrie.
On a fait partir hier martin de cette ville un corps Comme tout dpend, dans ce moment, de la r-
.e 3,000 hooliim.s et 5 pieces de cimon pour joindre solution de S. A., conlorme aux vues de S. M,.
'arnne du gur 1 Vau-dter.Mefl h qui lera encore les E'ats jug'iont fans doute convenible d'adreffer
,roirie d'un aatre renfort de 3,ooo homes parties encore de nouvellss. reprfentations leur fouve-
a t de Mons que de Louvain et de Namiir. i )aprs rain pour engager S. A. a profiter des bons offices
ces dilpocitions, il eft permis d'efprcr que la pril'e de S. M., et de le rendrie dans Ton pays parfaite-
SIe Luxembourg ne fer. pas long-tems d'iffr e. 11 ment tranqiillif et don't le bonheur nebranlable
feimble mme que l'on doive la valeur d, reffentir ne diend que de la rfolution de S. A. d'accepter
pour e!le d. ces prventions favorables. D'ailleurs la march propofe rfolti.n qui devient d'autant
a difette qui regne dans cette piice, a dj : oblig plus nceffaire que le fouffign n'a pu catcher
le baron de"Brnd r qui y co-mmande, en faire S. A. que c'eft probablement pour la derniere fois
fortir toutes les bouches iru miles. qu'il lui a t permis d'offrir les bons offices de
Enfin, crit-on avec certe forte de plaifir on auguile nmatre, et que fi on perfiflait fe
qu'prouve le p.triotifine quand il done un 'd- reufe- encore d n profiter, S. M. pourrait bien
menti la politique, la Flandre et le Brabant font Lfe refoudre de de n pendre plus aucune part l'ar-
palraitement l'accord. Quoiqtue la premiere de ces "rangement d s affairs de Lige et d'en aban-
. .a.t.n-lent i accord. Qu- iqe la premiere de ces donner le foin a ceux qui rifqueraient d'expofer ce,
det x provinces foit plus rice et pus peuple que oner fon a ceux qui queriet d'xpofer ca
la tecode, il ifr convenu cependant que tour les lci past Ion prince a fuites nefles etincal.
beau pavs et fon prince lux fiuites fuineftes' et incat,
lda .ctemen, rl.itf convenu ce naant que tou, les culables d'une vo'e oppofle a celle que le roi vient
deparitenens rletifs la c:ute commniun-, front P
fixes dans Biruxe.lles. A I'-l .:'l d'aujourd'hui, de propofetr, come la fuu'e conform lavraie
les Etais de Flandre ont dt d-clarer de nouveau. l iceet a fiuaton des if'ir- Si la celfite des
circonitances ame.'ait cett. r:-folution, le fouiingrm
I'empereur d-chu de fa fouverainet et la Nation ccofancs ame ett r-luon e foufign
flama:ide rintgre dans les droits. frait priv de l'avanage preci: ux de fe rendre until
au pays de Liege : il le regretterait beaucoup ; mais
On attend inceffniiment le duc d'Urfel, qui arrive h confiance flatteufe don't les reprfenrans d'une Na-
de Vi- nne : tous les corps de volontaires font alls tion respectable l'ont honor lui laifferait toujours
aui-devant de lui. un fouvenir doux et agrable, et il faifrairt toujours













avec emprelfemenitles occasions qui pourraient fepr je mrn tftte que V. A. v udra bie rendre ju- de nare que rous fournit une oluil lni L l
firnter xour s n ,mt< Y digne. tice Ita agtlt: lti L 1 intrt amical du roi, qu i a i qe l p.iii
Sk. pou, dict ces propositions, et qu'elle daigi~erd me i c La province le Connecticut deve beaucoup a
Aix-la Chapelle, le 27 dcembre 179. Signed, rv, nir f declaration, qu'elle les accept et qu'eil 1 vers -C ;ie qui oit parfai.emen, r iuli, quoique 1 ,,
CIIIsT-(GUILL.AUME DE DoIM..... ille ivitL l s deux autres hau s-tirecteurs cu niin general c(Lnl.mnie 1 (: pays iro.ids a sc ;,,ci .i
Le rniniifre prufienl a voulu fatisfaire tous fes Cercle, de votl .ir s'i nir aS S M. pour retrblir d ele eL a mine une fi grauie quanrtit,, qti _fl-
engageimeis. Le prince-vque a r;cu la lettre fui- cete mani.re, d'un cotinmun accord la tiaiquillit2. f'urnt un peu sux Itats yodins. Une d. c d il ,,
vane du Pa, s :t afferm r le bonheur du regnc e V. A. connaitince ne s'l hiLill.: qu'en fCieries do la' L:b. iie
LUtr E e de nei. lution ct.ntraire me feraitbeaucuupj de pe ne; du pays et fon mari, que des railons p..n .t,iiquei
LEttre de Son Exceltlece M. de DohmL S. A elle me pi erai pr<.bablemtin de l"avartae pre- avaient faith reaonicer l'uflage dcs bas Ud lui, \ li
l'ivque prince Lige. ciiux de iue rendre utile f.lon mes ifouh.iits a repris par les mmes *aiioiis.
Monfeigneur ayant reu les inftrrctions uil- V. A. et: fcn Peuple. Car je ne puis pas vous a quantity de bierve.eli de porter du produit de
rieures du roi mon matre je me vois actuellement le c.-her Morf igneur q,,e ce ra probableme2nt a ri nos ics a plus que i double dans eipace d'u dn
en etat de fire refpecrueufceint V. A. les repr- poLir la derniere joi. qu il inc lra pcri-s dofr .is a d, 'fce qi a toirurn s vus e pluli eUs e nos tt-,i
i-nations qu'elles mie prefcriventt, et que je mc-ais V. A. les bons olci s de m n auguRle nure, et a mrs e a tture de i lorge po !r aimcenti r nos,
rrves dans la' lttre que j'ai eu l'honneur de lui que fi V. A. fe refufait encore d'en prohiter, alois braderits, torcces de tirer ce grain de la Grah'de
adreffer en date du Iz. le rT.i pourr'it bien fe rbludre de ne prend plu BretagUe.
comme je ai prvu Monfeaucune part l';rrangemeri de d dsififreiiis de i iege,
SComme je I'ai prvu, Monfeigneur, le roi at 'e d'abandonner ce fo; ceux qui 'iJ inrLe;:t d'ex On fit des machines carder Philadelphie, tout,
trs-furpris d'apprendre, qu'au lieu de riidre jufice yof :, et V. A. et jon Pays aux JuCtesf., ni mais afi bien et a a auli bon march qu en Europe.
aux fentimens vraiment amicals et bien i t.ntioinnes, ,invt:ei!s, du!e voice opp'e celle que S, M. vient Nous en tirerons in quart de moins d'acier qu'au-
qui avaient uiquemeint guid S. M. dans la conduit d propoier, comnme la file ronforme la vraie trefois, parce qu'il s'en tit depuis deux ansdans no
qu'elle m'a faith tenir, V. A. fe reiuite iblolument jlce et aux circoi fla ces. i campagnes.
d reconnatre ce que cette conduit a prod ,en J.ai rempi mon devoir en laiffant entrevoir Connecticut et la Nouvelle-Anglkterreont ourni
f uvanut foi pays d'uni combullion gnrale, don't les V A. ct.'e tIolulion definitive, que la dignit du 5,o000 barrils de boeuf laie, que ious pouvons don.
fiaites auraie t t incalculable tant pour la haute, roi m,.n matre pourrait demander ; mnais je nourris ntr plus bas prix que celui l'irlande, et don't il'i
p. rornne et droits ce V. A. mme que pour toutc jours l.'eipoir que la. rpo. fe don't V. A. daig :era e'c dej fait des envois dans les ides orientalset
I .'mpire. Cette faon de pen'cr de V. A. a di n- .i'ior l r, permettra ,S. M. de fe livret un I.uLe- ocfcidtitales.
c.llaiiernent :re bien inu:ttndue au roi, de iieme ment fou defr d'ob iger V. A. et de re dre le
que la rdfolution qu',uil: parait avoir prile, de pr- bonieur on Pas. Un ho e itellgent( M. Rufey) a i te e
fere l'excution (vra ::rnc impollible dans is cr- pom a .a i.,q, cte moinu.s ete pt eft plus puiifante.


conitances ) liJtrie iii iun'demrorn c d.: la ic:t.c e ri.,O ei o.ai.i t. .t .Li J iuc a I I uV ui I.. ..iC,..- .u. LIC I uc IYvi.. VV LL iL UuLlti.iI Cia u r pour
lihattle av tnt oh qu a c rie Le hi e M Wart etdas bton. left pauovtncs -
chaimb:e, au but mrme .e ce ma demen.t, qui ne Aix-la-Chapelle le z7 dcernbre 1789. i Arglk rrc o il compete Iollicnter n privilege; mais
p:ut erre aucun itarrs ure le r n, .i,;.-,i, at parhiit avant, iicnactabli plu ,uarsdansdifell reui es plovmice.s
:t lolide de la tranq.oirt di p:iys id Liege, rta- Sin, DE DOM. de ELat-Unis.
li.- . qu: le roi v. ut efecituer en le foiad.u Le canal de Pautowmack ou de Virginie eft pref-
ri l'union'de V. A. avec fon euple, et fir la E T A T S U N I S. que achev, les batinmens peuvent en defcendre la,
di ermi;iation claire et prcife des liberties du er- plus grande parties, et etlff.tuer Its trai ports un
nier, et des droi:s de f n prince al'ur.:s centre Extrait d'une lettre de Philadelphie. cinquantieme du prix des charrois.
tour innovadtin .t inra:' ion futre. On aurait Les ingenieurs qui ont execut le point de Boftoni
probablement dj fiit de bons prog:rs I;fi cr c.i- Vous ne reconnatriez plus ce pays-ci, Monfieur, en ont bati nr et peur-.re pluficuiis fur le irnme
min Cliutaire fi la rfol.:iion de \. A. avait permis tant les arts y ont fait de progrs depuis trois ans : pln en Irland :. On a tire pour celui de ) ollon toute
d. le fuivr: '; le roi Ce perfuade que cetqte .fuin- les. d;t:,is que je. vais vous donner f.r l'tat actuel la charpente de la prold,.ce de MaiLichuiffe. Ce potc
tion contraire fon but, ne peut e:r;: q e eifert de nos manufacturers, ne vous cauleront pas mo:ns rcnd per ies pagesz25 et peut-etre 40. pour cent.
des rapports peu conform's la vra.e fituati n des de furprife que de plaifir. d'ine et.
circonliances et des ,n':maritins dicces par .l'tpriz A la procfliion fedrale ,faite au mois de mai Ls ianuif.ctures ne foirt pas la iule branch oui
de pti a et comi' e ainqei: quie aS. Ma-n. i t Philadelphie, il a paru 600 cordonniers, ap- l'induiriu a:e ic.i : !- lait epye av fuccs
cente afetfire i'el qu 'a!uit.i de fes elimcs ar,:ca.s p.,;-na- s cette ville ou tes environs. ( I:'er- du le:oye avec
pour V. A., et d con icr ce lobi;l et Id con- rintez Que vous r: nvoie au mtfeum de Cry ai, les r n ens que a pris tont o xacis,
m.tttez que jee vous r.: voe aiu uftum de C.ry a treeu pi a ,s,
tribuer au bonheur e l Naton liegoile, ;e r. i prvous hire ue i:.. de cette procefli n0lin;u- i ag "..re et e cowm!PCrce ont il-rch l ni a
m'a ordonn mo. Cigneur, de vous prier encore iere. ) Le regitrres de la douane de Philadelphie aut rapid. Les as que je vais vous citer -ndent
ure fai avec inftances de vouloir peer dans font foi que la V\irgiie a tir de nos manufactures cctealrtou ~mo.nsprobabl. Vermont Zo,o0o
f-ohauitaua, s Keirtudecy 5r: .o il enI a pa fl 1200
v tre fageff tou:e cette ; action ,.-,, .' ..c. pour 7000 liv. fierlini de cuirs tannis ; et derinid- lh"a s, L eniucy Ioo il- e a pa.if e zooo i
r M / vit l'eue driii: pl 1par. i foi t I itt pour le rendre ftur --s
dans laquelle V.A. e trouve dans ce moment, di- re, ent M. Cabot, de Beverly, dans la pr vince bords de i'O o. Le ctlonl Murgan commenre fr
vouloir compared d'un c6ti les ifites fuln es, mais de Madlachullbt, a achet et export d'ici 70 mile bords e Oh'o L coloj M orgn commence r
invitabies, i V. A. d e rcfue tout accomode- pairs de ouliers de femmes pour les proving Je terrtoire de l'Efpage vis .vis i'mbouchure
vctables i V%. A. fe riffe tout accpuair s d ouliers de fepmes pour les provinces dc ce fluve un ri ab fil,:,eiirt qui ne taidera pas
mnent ami.able -, et fi iic v.ut retirer la j fiNie une du Sud. f pare ds l[tatb-Ulis Les bords des
fois rendue fon P.tuple cn abolicilnt lon plus La focit qui veille Fencouragement des,ma- fre pd:i e ct s rietat- unis Les bords des las.,,
grand g:ief d'une maikcrte gi neirefe t' iui lui niacturcs asarit ppol un piix pour le :i re le i dlancentL r rtapio enpat limout ceux de Niagara.
avalc reconqu.is le cce-r de ce Peupe ; cit o I autre nu ux imprim, il en a t pieint plufieurs au Kencbtk et roi le pays en re cel-ci et
cit, la perp..ctive d'un rigne came et tranquil, concourse; c'et ui livre allemrand qui l'a emport. ov -cf f covn d tablimns, as
d'un bonheur fond li;r 1 ;mour -t l'atrachemlent On s elt convaincu, p.ir tn examen dtaill, que qu e luoit Laux depeins des habitations formLes
inviolable de f s fikts, et d la nir-e immcrietle non-feulement les caractr: s, le pap.ir et la ure ur l c La clte anvre s o.ut
d'avoir al f'ri ce bmme bon.un r a.tous 1-s fucccd- etaie, r e note cr mais mme la matire pre- toute la prviic de .ld ..li.'i et d ns les balls
feurs de V. A. d'avoir fiifi un infant rare d.is miere des Ittres fondues ici et tous les itnltrumens terres ps de Philadel.hlte c.ie .1c lorge
Aks rcgnes ds s ourins p.ur fonder la flicit nccfaires l'art typographique. La mme focit s ho.land t dan Jey. crot n
des gendr.tions qui vie.ndront aprs nous. a vr fi ui'il exiite plus de foixan e papeteries 'ac cans Kencity que la Virginie commence
Le roi a cru que le choix c.tre ces deux parties a duis n c:e' ftule province, qui n'aura plus" bieoin a ep etsdre .alun : theatre dcrierse pljas- ce rcolte
pren :re ne pouva':t pas trr- diic le pour un prince de l'ctranger. plusde blu .tre ds ats-Ust i e
donc I s l:ie r-es iont fi iiLutme' t riinontmits. l)ans il v a d'ux verreries, l'une Boaton, l'autre palus que Jliux, pr.tendeut ies habiia. s, &c. Quai t'
cette co:,,anme S. M. a d.ii;:m m'ordonner de Albny; cette derniee vend fes productions aulli bon ;1. camihTeurce, e Ire plais vous pi-fLeirr qu'un leuL
vous of-rir, \iolfi:e aur, encoLe ne fois, tes bans imarch que cerlcs d''uro)pe. fi ; outr:xportation d2 la bLre, dnt je vos
offi.-es, :iux:uels elle i'ouhaie dc j,!indre ce-n:x ce Niv/- onk ifait avec ficcs de l'huile de palma- ai pari- ci-dtins, c ci qu' ct part de Maiinachu-
les hauts c,- dir- rec.:rs dut crocI:-, tpur rt:'blir la chLilui nous ne tir. ns plus de clous de l'etrain Iett lel 4-. vailrLux poir lis Inmd.s Oriental s,
tranquillit du pays d- V. A. et pour la renir avec ger ; nos manufactures fournififcn depuis trois cas n t qutiqu.s uns pour le iKami haltka. Enrfin pour
fon iieuple. Le chemmin qime l roi m'avait precrit a t ore co,:ommatrion. couronner ce table ., dj fi flatter aux y.ux d'u'n
ds le ccmienct mcnt ponr parv.nir ce but 1alu- La Nouvelle-Angleterre et Coinecticut ont des phl;an:hrope, j'ajouterai que les rapports fits u;
taire, etait trct adapt a la vraiu justice des hlio- toilscommunesqu co.&ietent moins que cells m-'Eu-- 'congrs, rla ivcmentc la population prouvent
fes et aux circ'- riances, trop conforime aux intirts rope de imelm qualite-, qu'en conLuquence on ne q? elle efcl aufli fotre actullement qu' l'entre de
de V. A. et de fou payss, pour qiue S M. puipe peut plus envoyer avcc advantage dans aucune de nos la guerre et cela m ]gr les pertes, l-s ravages,
s'en departi. Ce 'ei donc oue ce mmu e emini, villes au nord de Ph adl phie a quantaux provinces les operations militaires fui le continent, les isn u-
tel qu'il a . trac dans la lettre que j'ai eu lihio- midioraks, je ne puis rien vous en dirc, finon t'ges, les checs port is cette population par e.b-
neur d'adrer V. A. m n dAte du 3o novembre, que la Virginie et le Maryland cultivent beaucoup f"ece force de tant de pcres de famiille, et le
que je p:ille lui propof'C d;i nouveau i V. A. de cotton. decouragement jette lue le manage.
vent l'adopter, et fi elle daigne accepted la r:figna- La plupart de nos fermiers de Connecticut et de NVoila, Monfieur, le fond de mon portcfeuille,
tion des oveax maifts qui t entries par la r- la Nouvelle-Angleterre fabriiqucnt chl'z eux unie lorte nona qu'il manque de mat 'riaux pour L reimplir encore,,
vol~.tion; mais actu dk.mn::t prit,, fl.n leur propre d'-toflf que nous nommons ici Duck i nous efp- maiss parce que je ne les connais pas. 'i our ce Qiue
dielaration, t^e dcii'.tmre de -lit-us places. Cette rons en avoir incelfiamment tout ce qu'il nous en je puis vous .ire, c'eft q:.c la focit tablie Phila-
rfigna'ion devrait fie iire entire les M.lins de tous faudra. 11 s'et form Bo[un une compagnie pour dlIphie pour cour.ag. nt des man' fractures, reIr-
Its mjiniftrcs dir:ecoriaux. O)n proc.d.erait alors .i fabrication de cet artic.ea les e'r t lieeursetrr ont plie partTitementfon itiiuti,.n,ini;ae faiftc cinnatre'
fans au un d.!0i d.''-i r n-, d'une regence bati un artelier de 80o pieds de long et de deux l'ra, y app.liant fes a.il's.t vivifii lcrs rlavaniy.
intrimiiiiique des villas par Ils directoirus, leion tges il 'offre plus de mains qu'on n'en peutm Cette focit a faith nare un efprrd ;uiaiion d'ir-"
le contcil et avec la cont'rrecn e de V. A. et dcs plo er, et ccs travaux ne font aiucun tortaux autres dultrie, de aperflctionnlement et d patriotifine, qui,
Etats. L'effn.e et le principal buti du dcret de car ils ne s'excuteit que l'hiver. J'ai appris qu'un s'elt rpaandu dans tous les EtasUnis, et don't :'-
W;etrlar tant aini remplis, l'ordre ct la tranquiliit particular de Connec icut f.iit lourner avec fuccs reufe iflut m ce, dans la culture de tout ce qui q 1
rant parfaitnmicnt r;tablis V. A nie ba.lainerait les rouets et fes devid -irs par le maoyen de l'eau, nceffaire unle Nation, oft noi--f ulementde altus' s
Slus fans dowe de fe rendre fon pays et les et qu'il va employer le nmmie agu.nt pour fire mar- rendre in.depandans d.-s autres Peut'les pour ces ob-' .'
fubI'glcgu's d:s trois prince, s dircctiLirs aurIi..inc le cher uni mrtier de tiff;rand. jets mais mme de rnous fire riv.lifer avec eux flii
bonheur de tr.avuller rous fis y.ux pour appl' n r Nous avons des manuliactures de coton tablies beaucoup de points, fains en excepter les -manumf.-
tous les diff.rendis qui ont trouble depuis p ulieurs Philadelphie et BEve-rly i 1 y en aura inace(!aninent turnes. Il n'efi pas d poque oii lles aient fait des ,
annis, la tran.iilii du p'ys de I.ige, par iun ac- a Lai caer on t rk dansla Penlylvanie. L'aflemblee progrs auffi rapids que ces deux dernieres annmii.i-
coinodaemenit ilid:, doit la bi e ferait un- nlou- d'e Roaoni a donn 5oo liv. une de ces manu- 11 n'en eft pas non plus o elles promiettent autant.
.:i1. forme de maniicipal;ts et elections magiflral,:s, ifactures de Beverly come prime d'encourageument On pourrait dire que tons les nerFs tou. les mu-. 'f
au(ll conform que pol"ibl- au veritable bien re on y emploie les machines 'd'Arkvrigthrt. des du corps national font actuellement tendus ni
de p-vch de I.i'n. On tablirait cet e nouv lle On faith a 31rtacrd de petits drap, d'une excl- en travail ; et ce n'ft point i la lilaru e qte
calituiion ei coinfi''tant celle qui a prced"e I'- lente quality particuuli.rcment en c ii!eur de poivre Iinldufirie doit cet encouraezrment, elle une t enit '.i
poque de l'annie 1684., fans pourtant la :rendre et en gris blanc. ipreinift frai ais, M. .lai, le pas imiime mlle i tout e-t dd it l'elpri pi' ,iei q ir,..
paur rple unique, manis on l'adapt-rait iau:: ciconf- baron de Sttcubn M. Wadfrorth et pluhfieuis ci- ou l'itc'rt entreprenant des indivi'.us ,'pect erra
tances prtenitcs, aux befcins et aux lumkir,.s de toyens de cett e les ont mis la mde. Le baron mime devons-nous nous fliciter que le goiv.ern-
notre fiecle. de Steuben a imagine de les reliever par un bouion meat n'y ait pris aucune parc' fi in:-veui.', '


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'I fin, r *&- il- M ,v ot l(It-r(In il -fi "..-,


F,,. Ilnnti, ilic '








































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Art. I'. L'admidiifii action fera compofe d'un
dr'ecttur chez lequel les bureau.l front :ablis,
de deux com.lis de bureau et de quatre f-r-
ve-illai s.
Il. Douze dpui's, non falarils, choilis tots les
ans parmi les coitIibianis, front charge, s d'infpecte
leS .iI.'..m. i, et d' cn conat rI.r la fituaIti.i tous
les umis.
S iL. Les douze dput'sr.idacteurs du prfent r
glement, riJeero;it cn fi nctirn pour la premiere
ann e, et leur.s fIcceicL-turs front chrifis par- les
ma;iilr:ts charges du d patleiment de lip.oiice, dar:s
le imr' e de trentt-fix: f..- i- ....Im pr'-f:ntds pai
I.-s d. pur:s f .rrant (ie fontion, de maniere que le
choix tom'be far un des rrois foufcripteurs qei cha-
Sque d picn aura le droit de prfenter.
IV. Cieux d'entre les dput.e's ac uellement en
fo-ciion, qui pourront tre nomms par leus oll-
goes iaux places de P'adtnininit tiol feron: frccds
par un pareil nombre j choifis a'aprs les dilpoitions
d: l'article prcdeint ; dans la iicie les. dprti:;
eroiit choifis de prfrence pai-ni ceutx qui auront
mrite la m d.i'le.
V. Le diiectcn>' rtilndra le regifire de tous les
contribu.;naus et aclui de tous ls mialadl-s et i sniig us
'.qui recevront des fcours de la caiffL. Il tiindra
auiili celui des prts et des Ientr::s don't il etI
question dans l'article XXVIII da: premnir chapitre.
l veiliera (tr 1a travail dus deux commis du bureau
et entretiiedra la corre ipondance, et rendra comptiu
de la fit Cation de l- tablif:b!iiiTi aux dpuc.s dans
kleur affenible de chaque mois.
VI. Les deux commis de bureau tiendront les
trois regiftfes de1 i mi.i L:. de. d places par les domef-
tiques et les trois autres regiftres de demand. s
de domefiques par les imatres ; ces regif0'cs feraoir
au nombre de trois pour ch.que objc t, afin de cor-
.r'f;ondre aux dilljne'aire-, divilions ndu fArvi.:, 1-
cuifine la crhanibre et l'cuiria; ils tiunldroni de
plis les regidres de tout'es Its plaintes et informa-
Stions et tes rapports faits par I) t furv il..l ex-
pdieroit les recoinnaii:fiaces d'iegiiheent lus
certifirats, dec.
'V11. Lrs fu-veiluins, fixs dans les quarticrs oui
ler feront :J: '-I, f'rroit chlarg s de viiter les
m.i':des et les indigons -de conduire les mde'cins
chez les plreuniers pour lIur en indiquer la demonret
de viller ce que les uns etiles autres frItfnt un
bon emploi des Iecours de la ciifEb -ec a ce qu'clk
le loit pas trompe par de 'iun apparencis de
piendre d-s iifirm tions fr itous lAs fuijets fufpects
de s'enqurir de la conduite des d'- Il. lql. qui
devront ere ou qui atur;ac t placs par le bureau,
de tenir nout de. leurs dctuuvertes e d'en venui
iiire le rappolir chez l'e directccir.
ViIII. lics rmagiaitars charge du .dpartemenit de
l" pol ce, protIect.turs et chefs honorair .s d lai',o.
ciation, pourront prendre coinamilhnce de touts
s parties de- Iadminiiltration t communication de
tmms les regifres, dans que;que circonitanrce que
ce oir.
Tout contribua:nt qui -recvra des fecours (de
l cailfle figera la qluittanc de chl qtte fomme
ui lui fera fouurniaL. S ii ft p; fi., '
la de fa tant 'emprn'elo \\l l ,:. t.ti..rt.r ,,
tmnu ,1 firvillt de fo'u. O .. :
Polir. lii.
X. Le directeur aura ,m .: I;| t~~ 'ii.',- il
o liver i s por les b r-..b, i ,, ,,'il- i lI -1
mi f:ra, fourniPe ar a l e ,, ,ic -.
o0"',, ti , au P ied dti wir 'r ,
dolll 1 l Ies -dou, '-e .l.;i,,, :t tt .i 'fera
nue te ls p s .n,-n. -, e ,,. ',,;- l,,, .
'"n 'vs le .,us nl .,i di :s id.ji ur, i
mollo1 r


;iiirnit probablement toutgat. LU'ifprit rkl'mentair.,
e, s'ingarant de mi trre d' l'e-. ire partout atluii
tout brouill tout fltri, rot toutff.
p. S. J'oubliais de vous dire qu'on a dcouvert
prs de Phile-il;ii~ ides mines de cuvi et deplomb ;
qiil s'en trotive"autfl dans les comts ddjacens, et
u ''o vin't d'ouvrir cella de cuivre. Je vous ainonce
afiri que la focid philofophique de Philadelpi;e va
publier un nouveau volu e de les travaux., qui fera
ipriim par Aickn. Le docteur. Frimk]lin a'dornh
5oo livres flerling d'encouragement la flcit typo-
graphique. On a reiett dins la Peifylvanie l'acte du
r et le college eft rcmnis fur le inme pied
qu'avant la guerre.
c--- -

ADMINISTRATION.

M- U1N ICIP AL IT DE. PARIS.

Dpartement de Police.

7Fiz de l'tab'ijjeireit fous la protection de la muni-
cipalit, d'unte ..,.' de ificours et a utn bureau d'a nIftration pour tous s its omefJ'ques de t'un et de I autre
jf:le, cmpio.'s rdfs ds la ville de Paris.

C IH'A P T R E I I i. '

Admin ifiration.


XI. 11 fera donn iux dputs danis -leur alir-w
ble de: .chuque mnojs commu'micatiion dies regil'
tres, et un rfultat d.e la situation de l'. ...l'i; -
ment, Dans tos s les cas o leur fInction iraI niU
ctllfire, la majeure parties pourra fuppler'les
abfens. ,
XII. L. Les. idecins attaches a i'tabliff'iient e-,
ronit p;ays ;iiiii:l.-;ni de leurs honoraires fixs
par con mention fur un mandate fign du director
et des. dou- dputs. '
XIll. Tous les fjerts employs dans 'adminiftra-
tion front pays par quarters iur leur fimple quit-
tnce i le loyer dcl l'appartement deR;n longer le
directeur cr ,. tablir les bureau' et les frais de
buieau, objets de dSpenf: la charge e la caife,
f-;ront pays aufil aux mmes poques.
SXV. Les honoraires du notairc-caiier, confentis
par accord fign du directeur et des douze de-
puts front par lui portes en dpenfe dans fon
compnte de chaque anne.
XXV. Il fera dpo chez le nme notaire un ta-
bleaui de toutes les dpenfes fixes, don't les paie-
lmens front aflignis chez lui loquel tableau fera
arrt et lign par le directeur et les douze d-
puts.
XVI. Toutes les places de l'adminifration front
permanentes, et ceux qui les exerceront ne pourront
en tre deft.tus que pour caufe de inalverfatioin,
d'inj-:'i ce ou d'impr'tie.
XVil. Les d.iute. diputis en function nomrn;eront
ces places avec l'agreiment de M. le maire, pour
chacun des fus qui auront t choifis la imajo-
ri es fufrages.
XVill. Leurs appointemens front rgls fuivant
l'importance de leurs fonctins, d'aprs la dcilion
des douze dputs, conflate dans une dlibra-
tion.
SXIX. 11 fera rendu un compete gnral la fin
de chaque anne, en prfence de MM. les magif-
trats chargs du d'partement de la police et des
douze dputs. Dans ce compete les quittances
du cailier produites par le directeur, ferviront
tablir fa recette qui fera compare avec le nom-
bre des contribuans eliric l:i s. Les quittances de
toius ceux qui auront particiF aux feconrs de la
caif et lu itat des frais d'..--;li ..t.-,1 tab.i-
ront !a d.penfe. Ce compte iera dlfinitivementt
arrt par le directeur, le notaire-caiider et les
douze depirs. S'il refte des fonds en caile ils
front e, ploys come il eft dit l'article XXX
du premier chapitre.
XX. Le tablaiu du compete gnral fera imprim
chaque alinna et il en fera -emn un iexemplaire
chaque constibuant, afin qu.. e tous les irt'eenes
puiCfent conn;atre les operation de l' dminilmfration
et la filtuation de la caiffe.
Obligs par l'incertitude o nou mmes medes rap-
ports de la recer e avec la dpene fur lefqiiels
nous ne pol, rons :re clairs que par l'expri'encs de
la prneie,'e anne, de donner dans ce rglement
rdes bornes aux fecours de la cailie nous nous em-
pren.erons de !i s emuliiper et de les tendre, ds
lue le luccs de notre tabiifinsment pourra le er-
mettre. Fond-ri un. hofpice peur !..; malade-, I.u.
leaud enous offtironssun afyle aux donielliques qui
auronti vielli dant le ferv'ce et a eux qui ferotr
i filmes,Pn !es y admettant pour u iiu legre pe:fion
pren.rad Info des veuves etdzs ophelins as ns i'iidi-
gen e, procurer ces derniers oie duica.ion con-
vA-.'Lie leur tat 5 tel evi le plan que nous for-
Moii;ts et qu. no!'s nous emnprtc. -r.,ns de rtlifi r ds
qum l'a;ic roieleielt die nos fI ndsnois en amu fourni
l'I nioye ns.
Ie preitnt rrglenienr dilbr et arrt pour r-
gi l 'tai liloenient, jufqu'a c-: que les ciicoinfitaces
exigenit qu', y pbit fait des change ens ou adjit'ions,
par nos Cd'ute..s foufiigns.
A Pari, le viont nntovebre mil fopt cent quatfe-
vingt-nVunt.n:.
ving-iieuf. l
Sigi Li,'rat le Clerc, Richard, Dretys, LDeiine,
Wo.lotr, boaqtr I Miquet, G iGuniier, ./jtor, altaler,
M of.u;,r.
Un founfcit chez Mr. Uir !., avocat en parle-
ment, cirecteur de lI'e1i.l ri'.m-n, au bureau.i,
rue de la Ion.aie', ires le Po'r-Neuf, vs--vis la
tue Co.iicher, nY 41.
Le br.ieau s'olivrra la indi 4 de N nviLr r-".
et fera ouvert tous hrs jours except les frtos'et
dimi.nchls, de:puis 8 heur.s du marin jufqu'"
une huie, at depuis 4 ii, urs jufqu' S heures du
loir.
Les fowiis pro.enaint des corti ibutions front
dpics, ehique fmaine, cahez M. Tr>, riat notaire,
i-2 de Coud.
7---1-------.*------------ *.1---w-r---------1
I
M E L A. N G E S.

Ail rcdacteur de la Gaettre N ;::'."-.,.

S ]NSous alons d"nc revoir les bcu'nors' Vous nous
iimn.'c-ni tz, WiM.'le eii i;iir, qtl'i's vOnLt campirertau
i ,. ..-, :' ' :i', ai, ,, :, I',,.iII,, qt,'is ib ent
.' iI i _,i, r i iti a la vlaci des Vlctoirr-sI, plaire qui
leur c:'.i' i;i to rus gards : je v,ir'. avoif' qe j'ei
fuis entliha::te uil f'c.cr.ij- n'a binur moi pli;s de
.h1jt'mse.. Cette iimi-. n ,', c1 .I dune parreie ne otre
io.tdc, et de pref..ie toutes-les focirsue uous


voyons. Une mufique dlieure et prfaiteiient ex-
cuit e; des chalireiars excellent qui doivetit re
la is le le niole et 1 e def.-tpoir des n,'trt-s des
aci: rSir ii.nc p,;iiC s de il;'tthte:i. et de comiqe :
voil ce qu'tn trouve reuni. fur ce rhi'tre,' et ce
qu'1n ne voit n.iil part ailleurs.
11 me prend envie, puiique noua en fommes fur
ce point de vous pier eai revue toute cettc
troupe et de vios caire, tanit en bien qu'en mal,
ce que nous en penfons. Je parir fiulrnie.t de la
troupe italienne ; pour cell de la cornedie ce n'et
point mon affaire ; et puis elle forme un fi p tit
acceffoire de ce spectacle, -que ce n'efl pas la pine
de s'en occuper. Quelque jour i peut-trwe vous par-
ler.ii je auffi de l'Opra fian lis ( car j ie neis pas
exclusive. ) Je ne le trouve pas auffi depourvn de
mritne que le pubic fenible le croire. Avec deux
ou trois talens de plus avec quelques pieces un
peu laillanies ; avec cet enf,-mble que doit donner
l'habitude, et furtout l'exemple des Italiens je ne
dflefere pas de voir un jour e genre fe relevr ,
et mme foutenir la concurrence. J'en reviens la
troupe itclienne, et je commence par Raffanelli.
Quel acteur, Mo. fieur come il eft profound
dans fon art come il eft attentif aux plus petits
dtails rien ne lui chappe. 'l'oujotrs natural et
tcu Mis vari come il a faifi le point ju'fle de
la vrit thtrale vrit qui doit tre un peu
exagre, mais qui tne doit pas aller j!.fiu' la
cari.ature. Au. .li-ii de ce point, il ferait moins
comique par del, il ne ierait plus vrai. Voyez le
dans Bartoio ; quelle tendue il a donn au carac-
t re e e iL L 'avez-vous remairqu dans la
finale c!u troilieme acte, lorfque trahi par fa pu-
pile, trait- avec hauteur par D. Alonzo vex par
Figaro il f.it vous mouvoir jufqu'aux larms en
Saveur de fi firuarion, fans pointant cefler d'tre
Bartolo, furtout fans ceffir d'tre conuquue.
Je fais bien qu'il n'a la vo x !i bl'e ni forte,
ri b en di.eimnine ; que n'ta, t p.s du uiapafon de
fts riees, il fuiple fou.tvcnt la nl te cite, par
diautri s not-s de I harmoi i.' ce qui !aiffe du vague
d ns fIs foi.s er niit l'efl..t de fis airs. Je fais cn-
fin que ce n'etf p.s un chantesur mais aut lieu de
m'en plaindre, j'aime mieux admirer ladrelle avec
laqualle il rpare ce que la n ture a oubii de fire
pour lui.
Apr es cesjfles dloges, pourrai-je parler de Man-
dini, fans craindre de me rp :ter ? M.n.iilni eft l'ac-
reir de routes les femmes et de laplupart des hornets.
Une belle taille, dec l'.: ac;i e, unegrace infinie, une
figure gaie un eu fin et comique beaucoup de
gentileff de friponnerier, d'efprit oune voix char-
mante plus gere et flexible qu'il n'appartient
une iaffe ; une maniire de chant:':'- iqiiante, adroite
c-t ple ne d'imagination : voil Mavdinim, qu'on ne
p.ut fe lall.-r, ni die UI uer, ne d eirenidre.
Je a s bien que ioi on: oique outrepafe run pe-u la
nature ; qu'avec une figure taite pour tre noble, il
mianqe quelquefois de d gni quand il voudrait en
aoi. ;quri'aiT z Ieinblable ros arltuiiiiis, Tfe gn-
tilleffes toujours ainnbles fonl t pfas toujouts de
trrs-bon got que la voi5 mnie a un certain treemlbl.
meant quelqufo is dfagreabl e ;ais, en vt rit, il
n'y a que la rflexion, et une nrflexion trs-fovere,
qui pluiffe laifeirapperce oit eni lui ces ,gers dalfints.
Quand on le voit, quand on l'e.ttend, on n'cif dif-
oif qu' rire qu' trouver tout charmant, qu'
ui t'>nt pardonner.
SAvez-vouis entendu jamaisi .un chanteur gal .
,Vigano'ni? Quelle I .'i il e ri got toujours
f'it avec quel art il faith rerdre fa voix jolie comime
il a profit des dons de la ratire et conrine
il les a perfectimiinns 1 Jamais julfiu' lui aucuii
'l'enore n'ilait rufli in France. C( ne pouvait par-
donner des ho nriees ces groiipetri p.rp-tuels. don't
ils ornent le chants, et qu'on ne croyaic propres
qu'a le dfigurer. Je fuiie trop jeiner pour avoir en-
tendu Raff; mais on nma dit qu'il avait paru ridi-
cule : j'ai entendu Davide et 3B.bbini ; le premier
s',fc fait quelques partifani, mais on lui rep'rochait
un luxe de petites notes et des diuparates conrinuelles.
i:abbih plus fiiiple, maisiauflfi plus faible, n'avait
pas ramien 1 opinion. On doit cet advantage Viga-
noni la juft .lf de fon gnl., la grande ega it
de fmi v rix, Il a, ds le premier oour, excit l'ei-
thoufiaoine, er cet ethloufiafinm s'cit foutenu..
rEn patrlat dees amires j'ai il un peu de'cri-
tique beaucoup de loiuanges ; pour lui je ui
therche en vain quelques dfaus le ne trouve
que la pertctioni. Il ft '/riai que je n'ai fong qu',
ion chant, que j'i laiffe Tio jeu de cte j'aurais
pu reimarquer que fa figure, toujours la' mme
toujours riante, ef fotuvent peu d'accord avec 1I
caractcre de fI-s rles ; qu'il n'a guere que cenrt
aifancti que dotme. l'habitiude et qu'il mna ,iiue de
ce fetru:imnent proflo:id qui feui taitl Iacrteur mais
qui pourrait tout avoir ? Les qualires d'acteur et de
chanteur font-elles fi fort compatibles qu'on doive
les exiger dans le mmei fijer? Doit-on attendre
d'un mici o carattere, ce qu'on attend d'un bufo ?
G _te-t-il les feemUs o il fe trouve ? Que veut-on
de plus ? Trop heurrc-u fi tous ceux qui laiff:..
qiuelque chofe iefirer a l'efpiit, en ddommaganieut
auffi bien l'orcille !
J.,i .v>r', i., eni Italie. QuId.b'n avait dans un
th.dEare nin bon bLuff, un b.i-n tcrule et una' bonne
premiere femme, on ctait trs-con-ent la troupe
etait excellent. Ici, ie vous ai dia pacid de trois
talens du premier ordre, et je n'ai pa.s fuii. NIas













avons encore des fujets d'un grand mrite : Rove- On prcop.fe que dans chaque affmblie ily at
dino en a beaucoup non pas come acteur, je quatre o .i cinq c toyens qui puf.ent rre ligiMes ,
l'avouei il ma. qu, de chaleur de grace, furtour fans avoir la cond tion du marc d'argent ; nma M. I
dintellig-nee nmais quelle fuperbe voix toute p.ident a ob!'rv qu'on ne pouvait revIC.r lu. un P
grave qu'elle eft come elle eft fonore et facile dLcrt dj arrt.
Quel btl effet elle produit dans les morceaux con- M. Tou e trove les obCervtions prop es 1.tre
certes Come elle eft flattufe, mme dans les res danT 'ini truciou ; l voir, celle qui rabli
airs! Son chant lailfe bien defiier un peu de resdan; I rucii voir celle uiet cli-
prcifion mais une certain adrelfe piariculiere rr peni l'lig bili nouvelle confributiners mu cpx
aux l'aliens, rend ce dfaut pene fenfible. Ln un qui elabl.mit;'aig biligi des officers inu:vicipax
mot, cette troupe ne ferait pas fi bonne fi elle deadiiiia s prires.
n'avait pour buffo que Rovedinoi avec les autres, Comme il ta't qucft'l, de la function royale ,
il la rejd excellent. M. Target rappelle la diflincti n e re la f.niction
Je n'ai plus vous parler que d'un home, c'eft et l'accep.arion du roi, afin d d difcerii'r entire 1 s a
Mengozzi; et fi je le mets le dernier, ce n'efl pas articles contititionnels et c,.:u' qui lont rglemin- 1;
fate d'tflime. Nulle voix- ne me fatte autant que tires, fans p :udice au comit de confliuition ri
la fienne. On la trouve faible, je ne fais pourquoi; dclarer les articles de conti:ution. 1
je la trouve claire timbre, expanfive. Sa mthode M. Freau rappelle qu'tant prfient, il a pr.- c
fage et retenue ne hafarde jamais rien et per- re iruction l'approbaion du
fectionne tout. Son chant onctueux plutt que paf- la deriere action approbationdu
fionne, pnetre doucement lame, fans y cauit des ro i.
fenfations trop vives ; il n'entrane pas, mais il plait. MM. Target et Thouret approuvent l'obfervation
Ce n'eft pas u'i acteur mais il dit de bon tins, de M. Frteau.
,avec int lligence que!quefois mme avec efprit.
Malgr la cilgrace dle ft taille, il a au thtre des U! e dfficult s'leve fir les coiinmuniuts qui
mn~nres aifies, de meilleure compagnie mme que devaie-t fa runir pour avoir le nombre fuffifant de
les autres; et cela n'eft pas ddaigner. c toens actifs dans cheque canton, fans que les
Si Mengozzi n'avait pas dbut Vefiilles et cantons euffent encore r dtermins.
Paris, dans un teams oT fa voix femblait prtique M. Fr-teai propose d'en lailfer la dif, ofit'nn avx
entierement perdue; fi l'hbitiide de l'entendre de- cormmiffions inrermi.iaiies actuellement eiffanr,-s
p!.is n'avait pas rendu infeinible le retour de cette '
voix fi en un mot, il s'tait montr d'abhor tel Enfin M. Target a propof l'amendement fui-
qu'il eft aujourd'hui, je ne doute pIs qu il n'eur vant :
ruffi davantage, et qu'il n et product, dans cette ,L'A Rmb'e fe rfcrv' de diftinguer dans les
troupe, un effet qu'on n'obtient guere que dans la d'crets relat:is aux adminiifirations les articles
nouveaut. conilitutionnels d'avec les articles purement rgle-
Mais cet article en immense. A remain, moniteur menitatres.
le racteur je vous parlerai des femmes. Si vous
mn'acculez auiourd'huti l'enthufiaCe parce qu'en M. Barnave opine pour que cette diftinct;on ait
effect il ef difficile de parr autrement de ce fpec- lieu avant que les articles foient prfens au roi :
tackle remain vous me trouverez pett-tre un puL mlis l'amendcm5nt ayant t mis aux voix, a palf
rffoidie, et vous le pardonnerez aifement au f:xte a u-e grande pluralit.
de vote abonine, EUTRET d i fci es Six. j KM. de Toulongeon propose un novel amende-
'mlnt.
es puts L qui airont fix les cantons de leurs
Sdpartemens d'ic huit jours, front tenus de les
A S S E M B E NAT ION A L E. produ.0re et ces divisions front obferves pour les
premieres lections ;euLm.nu.t.


Pr/f:ence de M. I'abb de Maintequziou.

SIANCE DU VENDREDI 8 JANVIER AU MARTIN. <

On lit plufieiws adrerfes d'adhllion o chaque pays
promet de verfcr jufiju' la lderniere goutte de fon
fa pour la ditenfe de la conriuituon.
M. Diibois de Cranc fait l'offre d'un don pat-rio-
tique de 8o rni le livres de la part d'une commiu-
niaut don't aucu'- indiv.'idu ne peut tre comp, pour
la contribution patriot que.
M. Thouret condinte la lecture de i'inliruction
rdiege pour mettre en acti ie les affemnblees ad-
miniftratves ; et il finit par propofer que cette
infirucrion boit prefenee au plus tot fa ma eit,
pour la fanctionier ou l'approuver ;
Et que S M. foit fupplie d'adreifLr l'infmIrction
aux trci'.na;ux et corps adminiidratifs du royaime ,
pour trr tranfcrire fur leurs reg ftres, ett pub je
fans delai danis les divers idp:arteenes, afin q ie la
noivelle orgnniairion fuit comrnencie du premier au
sqinze fvrier prochain.
M. Regnaud ne trouve pas que l'inflruction foit
claire fur certain points. Il demand d'abord fi les
officers mninicip-.ux feraient rli*;hles pour les aff im-
bles de d pa.t -ment; et s'i eft f bfolnimenr n: cef-
faire que la contribLiti'n paver pour t'-e ligible ,
foit p.y-e dans le d, parteient o l'on fe prfent
pour le.ection.


M. Thouret r.pond, quant la feconde queflion,
qu'en rapportant le billet de fa cote directed en
quqlque endroit du royaum-e qu'elle tt' paye,
on ne devait prouver icu-e op ofirion ; et que
cela :ait dans les priicipes de l'Affem'.le.


M. Regnaud.11 n'y a rian d'incompatible entre les
diveles gradations du pouvoir admituffratif : en oro-
n ant ue Jes fonctio s adininiffratives braie -


Cet amen.ienient eff adopt.
M. Bureau de Pufy lit, au nom du comit de
:ontiitution un trava: fur 'a nouvelle diifion du
royaume.
Le comit a jug que Paris d&vait fire un d6par-
tenent lui feul encore bien que la commune
eLt exprimI un v eu contraire.
En finiiiant fa eccture M. Bureaux de Pufy de-
minde qur les d-,utis de chaque dpartem-ntri aient
fourn'r les limits de leurs diftr.cts ava t le 13
de ce mois, finon que le comit les pioduira lui-
micme.
Lz fiance eff leve.

STANCE D-d Y'NDREDI g JANv;iE AU SOIR.

Aprs la 'ecture des procs-verbaux faite par
M. Treilhird, rlufieur membres demandent que
la rponie de M. d'Efprmnil au dfaveu d nM.
Ba-ly foit inf.re dans celui de la veille.
C.tte proposition cft adopte.


On Ft une adrcffa d'adhfion remercimens ,
f ecC nt nfE ,1


M. Clermont-Tonnerre. On peut dclarer dans 'in.
uii(.n, que les cot)is des differ~ns contibuibles,
proumant un rtjet iatrtendu pour l'aiint co'iI.:.te
Ir rippoirt a la taxe cxtraordinair ds c -de'.
rivil gis, on (Eix ait les qualits de I .- i bi .-
Our lanne coura.te au prorata d la tif, I. .'r
quelle cha fM. Loys. Il eft encore effentiel d'expliquer crm.
ient on procdera, l'gard des habrans iks
viles branches, don't les cottes l;e pouraiunt is
r ,^* ,. i r s


tre partaitenment bien allies dans ce moment.
t, ,
M. Gouidan. Je fais la moticn que dans chaque
fl minbie de dii ict, et avant la kW..ii ii,.,'ln d
a hile des eligitles, tanraux districts et depart
nens, qu' 1'Afemble national, on tixe pairnai
.s n qui pourraient Stre lus. ( Viol-us murnuires.)
N.... C'eft une violation du dcret du marc
i'argent. ,
M. Thouret. Il convient fans doute de readre
un dcret particulier for les propofitions de iMM. Reg-
naud et de i lermoit- 'onnerre; mais cela ne doit
en aucune maniere r, tardr la clture de l'iiitruic-
tion dla i e, parce que les dcrets explicatifs
oort.ront le *rs instruct o s avec eux. Je vous pro-
poie de pr,'fenter l'acceptation du roi les d"crets
deja rendus fut la formation d.s corps adniiiifra-
tifs, ai:fi que l'initrucrion qui vient d'tre lue.
M. Target propofe, par amand-ment, de dire qne
l'aiLm>blee f rferrvait de dillingaer les articles
conltitutionnels de ceux qui ne le font point.


M. Frteau demand qu'en agilfant come on
l'a tait pour les municipalits, on prcf.iite ;s d -
crets leuls l'acceptation dt roi, et ,u',, reqiieLre
fier:lment fon approbation pour les articles d'inf
truction qui l'accompa1neIit.
M. .;e Toul ngeon propose d'tablir par un r-
glement, q!iIe It depu'es de chaq e province qui
auraient fix Its cantons d: chacun de leurs ai-f
ttic s prfe nraient cette fixation dans huitaine
et que cet-t mme fix.riton ferai' prov foi ement
exi'cut e lors d-Jla premiiee firma:ion des affeni-
bl:-es ti,uniipales et admi.,iltratives.
Les trois avmendemyns de MM. Target, Fre-
teau, et le ce .ner le t'. Toulongeon fic fic- .
ce-flvement mis aux voix ?t :dltopts. Quant aux
autres amendemens 'Afemilee n'y a eu aucun
g ird. Enfia, le decret fuivant ett rendu :
Les dcrets de l'Allemble national, rendits
fur la formation, tant des Affemblcs prna-rcs et
d' ~crkeuess, que des ad niilrations de larte-
ment et de district, rJdigs et claffs dans l'ordre
quea 1 Aiem' .>ee a ad .ap par lon dcret diiu L
decembre dernir fe o t p irf.n es l'ac eptantio:;
du roi, ei l'initrucriiin q i ic.t d-etr lu- a fon,
'approbatio Sa Maifi lbra lu plie de les envoyer'
Sa x tribunaux corp ,id niuiiit a ;s et iim cirialtns
Sour et e iranfyits dans leurs regiftres et publ!s
fa. delai dans le rova an.. Sa i\l.ij fi fera egaler
mernit lupi li. e e pre die les me.lures .s plus c'i'-
ve-iables pour que i'e:.cution en 'o't utilement
furveille et di ige en chaque d.partemeitu, et
pour que la co'ivocation de, aflTembil, s qui doi-
vent lire kes m mbrt.s d s adii .itlrationr, ae d-
pa" emens, de district., ,.ie;n lieu au plu, twrd du
i' au 1i de fviier t.r chain.
S L'Affemb e naionale fe r4ferve de d'itin'


,- ........ ............ I 1, a l qdens e de la guer, dans les %,icles de fo,? ,crer r latif aix
ville et fnchalife de Saint-Maixent en Poitou alem les reFrtc:ntat ves et aux cocoor. artmi ibia
envoye l'un des dputis de c tre ville; ils le tif, Ifs ar icits c ftirurionn I de ceux qui
reinercient de l'euvoi du dcret du 24 du mois i on qtqe rglem s s de cx
dernier et le print de couronner fon ouvrage, font que r s.
en devenant leur orgaie auprs de l'AffeTble ni- M. Bureau de Pufy fait, au nom du comit de
tionale en lui poignant ler joie, leur fenfibilit et conliitution et des c-,mmiffairrs adjoints pour la
leur.rfpectueute reconn.aiTfance. di,,ifion des dpartemi ns un rappo t duqli- il ie-
flt e qu'lerftemtrns-p "'de a l'c u ver pouf
Parmi les adreffs d&nt un de MM. es fccrtaires fq 1tel u'll reie trs-peu de diartculr's leave pofit
fait lecture on diflingue celle d la garde national qu la livfion de tous les means fae.
d'Angers, qui propof, le project d'union entire les Le comit a commence par la dciviion des partiS
gardes nationals de toutes les communes de France, frontiers, en s'avanant julqa'au centre du iti) at-
aVur maintenir les decrets de l'Affemble natio- .
ale. La Provence former trois d 'partemers, le Dat'
TT a,,, a,.,o A& -i ,.;- A -- -.---- phin trois i. i;relle et Bucgv un ; l'Aliace dit
gtu A fc ,d @


DU1iloL- i m ia q iip- e v verotine announce
coin.atibles, on pourrait en tir:r une confquence qie li contribution. patriotique de cette ville monte
dlfivorable aux officers municipaux : en confi- a 9,00oo liv.
quence je propose de d cid.'r que s'i s font nommias
une adminiffration fupcrieure, ils foient tenus La comm:fiin intermdiaire de l'Alface announce
d'o'ter. i qu'elle a en foumffions, plus de 100 mile livres
pour 1a mme objet.
M. de Clermont-Tonnerre. Il eft incont-lable que
dans l'i.-fiructioan do comit, les qualies d'ligi- M. Thouret, membre du comit, lit l'iniruc-
b;li;, raifin des impofitions doivent tre r- tion fur lIs corps adminiiitratifs de districts et d-
glees d'aprs les nouveaux rles : surrement les partemens.
anci.ns privilgis feraient exclus, ce.qui ferait une ,
^. 1 ),/' ...... d JT bI .. .. ! ,


inj) tice.
Un autre membre obferve qu il ya au moins 40
viPles dans le royamne o- ls impfictions fe per-
oivent prefque eintir 'm nIt fur ls nres trees, et on
il n'y a prefqu pas d'ii position directed qu'ainfi on
fe t o.t femban afil- p<.,r dtermiiier les )uaiilirs
d'digibil ti que dans la plupart de ces vlles il
'y a point de rle d'impofiiolr cet,gard,


i -Y.-'j'uu. .,. u. >Uicrve qu il y aurait ncellaire-
nment une grande incomptabilite entire la poffelionn
des fonctioiis iunicipales et cells des autres admi-
nifiratioi-s ; c'eftt i dire que le mme honinmer ne
pourrait point poffl-d.r l'une et l'autre en ni e-
teins ; et cependant celui qui exerce l'une doit
et peut tre eligible pour une autre, fous la
cllule de fe dtifltr de celle qu'il rempliffait prc-
Sdeinmtlaenit.


la Lcrraine, Trois-Evches e Barro:s, qiutie- la
Champagne, Sdan et Cargn;an quaitr; lfle de
France, cinq..
La ville de Par's avec fa banlieue eit vClev
degr de dpartement, un.
Flandre, Brabant et H-;n,ut, trois la Normi.l1mie
et le Perche runis cinq la Bretai.:- cil- ;i1-
Poirtu, iro:s'; le Maie l'Anjou et lI T'.urie,
quatre le' Berry deux ; Niverni.u:,, u,', ,r'
leanais, Blafois et Chartres, trois; I'i\3 .rr' 'i;
la Bourgogne, deux l 'Au:is, la ;,:iir..n g: e i .\r;
goumois, un i la Guienne cinq hles pa' ..-s 'q
et le idarn un Bigorre et k-s Quatre- .ille s..
Coiferans, Nebouzans et pays d. ro i;. t ii';
Ronfrilloit jn ; le Languedoc,. fept ; iv :lhu,.'1;
et Je Quercy daux; l'Auvergne en rnnilairi
Vlay trois. .,
S ( La'fauite 'demair,


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