Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

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GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSAL


VENDREDI


8 JANVIER


Q U E.


TURQUIE.

S OIVANT les dernieres nouvelles de Belg-ade, on
y attend t inc'.fl',iment des commiff ires Turcs, et
'on prp. r ii, p.tur leur rceptio'i, d.s logemenis dans
a WVairflue'a ou la baffe ville : mais come il n'eft.
pas probably. qu- e les ngociations de paix foienc en-
taunees B ilgr.de, on prlfume que la mniflion de ces
commiffair.-s a po r obj t principal d'obtenir une fu'-
penfioii d'arme-s pour tous les pays voifins de la Ser-
vie. On dit qu'en tl'abfnce du nia chal de Laudhon ,
ce erile mar hl come e dWallis qui fera charge
.. ,.nduireP cette affaire.


Brabanons. Il regne parmi eux un morne filence,une
consternation habituelle. On.remarque felon les ex-
prellions des lettres mmes, qu'il fe forme dans les tetes
un deniein hardi et terrible. Nous nous attendons,
crit-on encore, une rfolution dcifive de la part
de la garnifon. D'u'i moment l'autre, on croit
enren ri foaner les cloches et b:ttre l'alarme dans
tous les quarters de la ville. Notre fi:uation eft
tell que nous nous confolerons de tout, n'im-
porte la crife qui nous ait dlivrs de l'oppreffion.

On apprend par des lettres de Namur du 31 d-
cembre que les patriots font ma. res dc la pro
vince de Limbourg. Cette prife de poflelion n'a
point cot de fangg; il n'y a pas eu d'affaire en-
gage, pis mme une rencon re. Les Impriaux
.... r...- ..eg .. T.n le.racmL en.. U cJ-l r i


'ae co .uui ... ------- i avaient deguerpi. Un dteacnemenr de- wirtemberg
s'eft repli fur Luxembourg. La dfertion felon
es habitans de la Valachie tmnoignent beaucoup les lertrrs crites d'Ainwaille, dans le Limbourg
d'.,tachemenc aux impriaux ; ils font bien loin de le 6 dcembre a t. i confdrable parmi s Au-
regretter la domination de l'hofpodar Mauro ti;,don: embre fi conidrale parmi s Au-
trichiens, que, de trois cents dragons qui formaient
ils ne cctlent de raconter des tia.ts dz la plus horrible un dtachement, il n'en et: entree que vingt Luxen-
tyrannie d bourg. On ajoute que fur les chnmins par o les
Les chefs des plus riches mailons de ce pays ont Autrichiens ont fait retraite, on a trouv un grand
depuis long-tnms t envoyes tn ceil dans 'Archi- nombre de chevaux morts ou mourans de fatigue.
pel, pour s'tre rendus fufpectsaupres de la cour Ot- '.'arne patriote fe raffemble aux environs de
tom.n. Lers fami les craginent pour eurs jours ; la Luxembourg il lui arrive fins ceffe des munitions
con,,te de la Valachie fera peut-etr. pour ces exiles et des vivres de toutes parts. La nuit du z au 16,
un a:rr d mort irrvoca-1 ( ces nouvell.s iont on piffi par Namur cinquante charrios de provi-
crices de Vienne, en date du 16 dcembre. ) fions qui fe rendaient au camp des patriots.
De ConflantinoFle le 3 novembre. De Bruxelles le a. janvier.

La Porte, toujours difiofe continuerla guerre La confdra-ion s'avance : l'Europe ne fera pas
et t:nt r une troifieme champagne, f.it les plus moins 6ionnie de la pafaite intelligence qui rtgne
grants proparatifs S H. a donn les ordres les plus parmi nous, que ds p.emieres vertus qui nous ont
pr.i p l'r lawniimnt tion d s recrues et 1 s appro- reunis.
vifionne:. .s. 1.11 a appell auprs dr fa perfonne,
Cr; iT' B ,y, Pacha d' Alep qui la reputtion Voici l'adhfion des Etars de Brabant l'acte
d'un g'and pcHliique et d'un g-and home de d'union de la province de Flandre, que nous avons
guerre. donn dans la feuille du 7 de ce mois.
Le fultan a env'y pour 'us de r y millions de Vu par les Etats de Brabant l'acte d'union qui
pialtres de vaf l' cI d or et adrgent la monnaie i prcede, rfolu d'approuver et de ratifier pour
cet exemple fuivi par un grand nombre de les autant que befoin, toutes conventions reptifes dans
fuijts fournira dit on, en moins de fixmois au c:t acted, avec prom.ff2 folen. elle de s'v confor-
trfor militaire, plus dL 35 millions de pialtres. mer, et de dlivrer pareil acte aux Etats de
Flandres.
On apprend par des lettres de l'Ukraine, du 7 de rit ign de Jonge confeiller-penfionnaire des
ce mois, q3 uau moment dt part r pour Jai le Etats de Brabant .
prin e Potmnikli a reu des deput-s de la part du
gr.in-viirc ci devant capitan-pacha qui etait Les mmes lettres de Bruxelles du z janvier,
lfm.ilow. Ces dputs taient port -urs d'une lettre ajoutentque les provinces de Malines lu Tournaifis,
crite au gand-vifir par le grand-fugeur luim ,de Namiir du Hainaut ont dj :ccgdn au emme
qu Li ijoignait de s'irormer du prince Poteik i acted'union, et que dj-i toutes les provinces ci-devant
s'il tait autorif traiter de la -aix et la conclude. Aurichiennes, annoncent l'ar.ive trs-prochaine de
Sur e champ le prince Poterkk n a dpch un Ileur d s Bxe
courier a Petersbourg, et invite les dputes a
venir lafly, o il les a fait rccompagner par Les diput s du comit des Etats-Uris de Brabant
qui ont dit arr ver la court de Berlin la fin du
L'arme turque campe Ifinalow, a paff le 'mois de dcembre, n'ont point encore donn de
Danube, et le gnral Suwarow a marcli avec un leurs n.,vell, s Nous aurons bit n t parler du
corps de troupes pour occuper ctte derniere place. colonel Gardner, frere du lord Mountjoy, que la
cour de Londr, s a, dit-on, envoy a !prs de la
R U S S I E. nouve.le confdration des provinces Belgiques.

Malgr les orages qui regent ordinairement dans De Lige.
le golfe de Finland- pend.nt l'ar.i:.re faifon l'im ..
peratce accoutume furmonter tous les obfit- ,'lecteur de Cologne come nous l'avons.
cles a ordonn fia flotte de forir et de croifer ap pris par des, l.ttr s d. Berlin. duz 2Z dicembre,


fur les ctes. Dans cette croifiere trois vaiffeaux
de line ont chou, un grand nombres d'hommcs
de trois quipages ont pri. L'impratrice te croira
pas fans doute n'avoir perdu que trois vailfeaux.

ALLEMAGNE.

De Vienne, le 16 dcembre.

Le marchii de Laudhon elf attend ici le 28 de
ce mois. Le Peuple fe difpofe a l'aller recevoir avec
les marques les plus bruyantes d'eltime et de vn-
ration pour le 'vainqueur des Turcs. Les uns louent,
d'autres blment les affections populaires toujours fi
oppofes aux vritables erittimeris d'humanit. Le
marchal doit fe drober tout cet appareil. Il ne
viendra pas droit Vienne. Ills'arrtera a deux lieues
de la ville, dans (a maifon de champagne d'Aderf-
doiff; nais le Peuple qui, dans ces occasions, a
toujours l'air de recevoir la fte qu'il donne s'em-
preifera de contrarier les precautions de M. de
Laudhon : ilira fans doute le trouver Aderfdorff,
guterttra fon dpart pour Vinne et l'amenera en
triomphe la cour.

PAYS-BA S.'

D'Anve'rs, le Z8 dcembre,
On made que le commandant du chateau, encore
occup par les troupes imnpriaes, ne peut pas tarder
a capituler. Les habitans de cette ville font honteux
de porter leurs -ers plus long-tems que Ie autres


a envoy- au tres du roi de Profle, Ivi. ;1 come or
Defchall, pour renter de nouvelles reprfintations
relati, es au diff'rend qui 'elntieti nt da, s notre pays
entire les m nifires directoriaux ; mais nous appre-
no0 s en mme tens que S. M. Pruffienne a envoy
auffi de nouveau M. de Brukaufen M.Ltricht, avec
de no.v- ll=s instructions. M de Brukaufen elc.hicrg
de fe conccrter avec M. le li .uenan,-gnral de
Schlieffen, et d'a prouver hautemint et la con-
duite de ce co-mrandant, et particulir ment la
lettre que M. de Dohm a crit au prince-vque-

A N G-L E TERR E.

De Londres.

On fait en gnral que les provinces qui cherchent
Sfecouer le moug de la malfon d'Autrche, font
d'une grande fertilit, ce qui fuppofe une g ande
population ; mais ce qui n tft pas auffi gnrale-
nent connu, c'eft qu'elles l'c port: t a cet gard
fur tous ls Etats de l'Europe, fans en cxc-pter
la Holand-. Peut-tre mm'e pourrait-on av,:iic' r
qu'il ne fe trouve fur le gl:be aucun pays d'unim
-areil'e tendue qui conti nue autant d'habitans
que les Pays bas autrichiens.
L.es tables de Zinmermann nons offrent de,,
points de compardilon vraiment (urieux, quoiqu
h.mnilians pour la Grande-Bretagne.

Quantity comparative de population par mille quarrel.

Pays-Bas autrichiens, 0o,.
Hollande 236.


pOL1T1


No s.


Toute l'Italie, 1io.
France, 12z.
All.magne, 135.
Grande Bretagne et Irlande prices ensemble t 1.
Ce qui peut contribuer nous confoler de la
place que nous occupons dans ce tabl.au, c'e t
que tous les autres Etats de l'Europe font autant
au-deffous de l'Angleterre par la population que
les premiers de ceux qu'on vient de voir font au-
deffus d'elle cet gard.
Au refle, li simple infpecrion de ce tableau com-
paratif ,il eft natural de fe demander : d'o vient dinc
la prodigieufe fupriorit que 'Angleterre a montre
jufques ici fur la France et particulirement dans
les deux dcrnieres guerres ?
Nous ipondrons qu'il en faut chercher les canf s
d'abord dans note position gographique i d.ns l
fiperiorit de i otre marine produite par ctcie p-
fition infulaire 5 d.ns la rapide aircilation du num-
raire que le comm rce nous apporte fans c.-fle;-
mnais furtout dans Eiote excellenie co' fitutiorn iui,
en faifant participer les individus de toutes les clalfes
au gouvernement, et Ls y affociant pour ainii
dire, par influence plus ou moins directed qu'elle
leur done, a fi fondre tous les int'rs paaticu-
liers dansi 'intrt public. Voil les grands'refforts
de notre prpondrance fur une rivale pourvue biai
plus abondamment que nous de toutes les autres
forces de la force politique come il eft aifd de
le dmontrer d'aprs les donnes luivantes. En effect,
elle eft, pour la population, dans le rapport de i5o
a t5 par mille qua; , et la totalit de fa popu-
lation s'leve 24 millions, tandis que la nore ne
paffe pas nI. Quant aux finances, nous voyons ga-
lement, par les calculs de M. Necker, qu'elles fnt
dans la proportion de 18 millions fterling 14.
Ajoutez cela l'tendue terrirori.le dans le rap-
port de 63,2zoo miles quarrs Ion,928 et enfin
la fertiit naturelle du fel et la beaut du climate.

Nos vaiffeaux qui font routa dans les rmers de
l'Amrique, trouvent que le doublage en cuivie
leur done un noeud et demi par heure de plus que le
faifage, quoiqu'il faille convenir que cette derniers
pratique a fon utility.
On vient de faire en prdfence dlu lord Dover, du
colonel-Drouly, et d'un grand nombre d'officiers,
'prettve d'une trempe paricul:ere pour les lames
de fabres et d'pes, qui leur done une force pro-
digieufe. Ce'. m.-ffiurs en ont tmoign eur fatis,
'action l'iiventeur.
Le vn able lord come de Mansfield parat ra-
jeunir ; les wnrfs de fl man droite don't il pouvait
peine lCe r1vi, on -ep. io leur toit et Li' foupieffne
il ne fouffre. p s du tout il a nime une gai t
finguliere qui :'e p.ut provenir que d1'un sentiment
intcrieur' d: bien-tre. L'Angleterre que ce digne
vieillt rd honore, p ut le promet re, d'aprs' toutes
les apparences, de le conferver encore leng-tems.
Le grand f ectacle de toutes les Natons merchant
Randd pas vers la liberty occup d-l cieufemeiit fa
v:eilleffe ; il eft furtout trs-curi:-ux des nouv:lles
de Franc. : votre d rniite revolution fait 1,' fijet
odinaire de tous .fes entretiens i en qualit d-'homme"
libe'e;ilvous en felicite ; mis il lne rvi nt pas de
fi furprife, et dir que ce p. odi-ie-ux er rniide chan-
gement droute abfolument toutes fes ides et fon
experience.
Une ngreffe, nomme Mar;e, a mis a monday
dans les p ~ miers joirs ildfepte nbrte,n ,' if'ant mle
qu'elle p:nrtait'dcpuis dix lieut mois; elle a dej eu
plufieurs groHfeffes d' quinze mois at plus: ce f it
cxtraordinlire s'ft-' iafl dans la ville de Kingflon
capital de la Jamaque.


Extrait d'une lettre de Gl,,fcow, en date du it d-
cembre 1789.

,: La temprat're ac'ulile de r'ir efl psut-tE' Ja
plus douce qui air t prouv.'e ici de mnmore
d'homme parcille pque elle contrafte fingu-
liri-ement avec ccl!e dui il dceml'-r de l'anne
1788. Le thermometre eft dcfcendu da:s cette ville
2.5 degrs 5 et partil jour, en 1789 il y efl
t, pas moins de 26 degrees de diif rence ; cette
fingularit dj fi frappante left bin davantage
coreoe en comparant li faion actuelle avec les
prcdentes. La chaleur le premier juin 1789,
n'excdait celle du t t dcembre de la mmTe ann-e,
que de niuiif dgres i et le premier mai il f.ifait
plus froid de deux degrs; ce qui explique nati-
-elitm-nt les phnomrnes que la vgttion a
prrencs

Le fait fuivant vient l'appui de cette lettre : il
y a actuellement des fraifirs en fleurs dats un jardin


179o.


___I._i-ii--iiYLYL~s~lULIIIIII~iI U. I




















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II II



Il;,,I


prs rd'ditin'bourg ; il s'y trouvie aufli un pommier
charg Ide 'uit d'une Iconde crue qui foit de l
grollcur d'une petite noix.

FRANCE.

De Lille, le %3 dcembre 179..

Lettre de MM. les gren.adiers chafifetrs et foldats du
rigimenc Royal-des-Vaiff'eux a MM. du comit de
la ville de Lille.

Meilleurs, qu'il eft douloureux pour nous,
notre arrive dans une garnifon que nous avons
dfiree d'avoir faire tire un bruit qui a jet
'aai.rime dans tous les coeurs On dit (il faut le
reprer ? ) on dit que le rgilment 1Iyal t- des-
Vaifl'eaux doit iticefl'inment fomennter une rvolte
pour la diminution de quelques dnires quelle
calomnie Quoi! au moment ou guides par
1h feule humanit, vous confacrez \os veilles
ru bonhLur du Peuple, fa tranquillit ; au
moment o' l'arbre du pa:riotifme jette, pour a;nl
(dire de fi beaux fruits, voudrions nous les emnpoi-
funner Noni, Meilleurs, nous en finoms incipabies3
er, pour vous en convaincre, il vous fnfiira de
jceer un coup-d'cell lur notre conduit pfile. Au
rcfkc Me.iepur.s niisou defivouons for mellUme-t les
props que la m'chinceC tCule a pu noius pre-r;
et, fans nous embarrafl-r dii prix des denres, nous
nous dclhrons les ennemis de toute efpece de r-
volte, r'op heureux fi nous obtenons l'eftime de
tous les citoyens de cette ville, en mritant la
vtre !
Nous avons l'honneur d'tre trs-parfaitement, &c.
Sign, Ls grenadiers chafeurs It fldrats du rg-i-
ment Royal-des- Vaifeaux.

RP\pore de M .. du cornit de la vZill de Lille, i
?LL. les gret.izier ch.'fe:.rs ctfoldars du rgimeni,
Ruyal-aes- VY,;j'p-.,

Mh.fileurs, nmus voyons avec peine que vous
vous croyez obligs de dtruire des bruits que nous
devons regarJer, d'aprs la faon de peufe: du mi-
litaire franais, come dnus de vraifemrblauce.
Vo.:s ignjiiez, quan' ils font ven is jufqu' voui,
que c'rta;t le movyn uit des mal-inteitionns et
aes pertitba:eurs ns du repos public que c'tait
-ur unique rellource Jans l'imii;uiflface o vot e
vigilance e: la nip re les mc:taie;t de nu re, et que
la condui e la plus i rp'ochab!e ne youvait encore
me:tre i'abri de pare les ininiuations.
Ce n'eft pas a'o:s qu'un pact folennel vient d'unir
toute la France que le foldat citoyen, le citom'en
folact ne foot plus qu'une mime t;mieie et qu'un Peuple
d'amis; qu:nd tous les intrts font coimmuns q:ie
naus aurions craindre de voir porter !a moilidr
atteinre la tranquillit pulmiq-ie que vote exem-
pie et v tre courage contribueront toujours gale-
ment mainterir.
Recevez chers camarad:s, les affurances les p!us
fi cer:s que nous vous donnons au nomr des ci
toru-ns, eue rien n'eft capable de changer 'opinion
que nous a.vons d'un r:gim:ent qui n'e t jamais que
l'honI ur l plus pur pour guid qu'une rputatior
meri;te imet n ort au-d lus des uloges que nous pour-
rions lii donnzr, et don't nous recherchrons l'amiti;
par tous les moyens q. i front en nous,
No.is avon l'ihlnneur dl'tre, avec les fentimen
de la plus parfaite efiime et d'un veritable attache
TILnrt, &'c.
Si;n., les co rm.nl:.an i' raux et f duJers du comih
de la garae niatio.:l:aic Le ille.
E'ait fign : le cornt: d'Orgeres, commandant
general; rian co;n':n rnd:.nt nu feconds BegIhi
au Bc1sli,: cormmai'dn:n.in n treifijT:l ; o .e lRouvroy
ae ifFjia'::, Louls -.i.i.:.a'er, L. DDchls B
gineit d'Aier.:1, J. il "c'd, L. Duric ct G,4di::
officer; du ciomite.

De Ma.:.

Dans le moment o tr.:t arnonce que des trotup
t,:n;eres vont fe p:-,r'r press di nos front:ieres
1.' citoyens de cette lle 1 o':.rrii-,..t craindre qu'o
n'c:p.or't des eains pour leur approvion-emen
Le ( c. i. munici,;al, p ur difliper leurs ala nme
vient de fai;e r:-venir. ue M\. la mnarqiis de Bouil
tou jours ocup. d 's :n -rr:s de la province, e
v,'r,.- cent c'nui:ne h,'mnil'.s cli.v.!l a -c i
ei m'nt i'i'rinuit-ri rpt rei:fo:cer ]; cordo 1 c
troupe' d ftine empeJhir l'-xpo traio:, ; d'aor
c.s pr 'cait.[cns, il ttl imnpoiftlbe que e bled fou
pa nos fronuJtires.
Le 16 du mois d'rnier, M. G:;r-, lIn car
raine de la ci,.qunime comp g ie du -rriii-me b
triiion de la card-. nainnale d-. I, z, a or.i.rt
M. i re '.r-.i don: doi cotit une ir.'::me I .co li
ie la p.ar't r i--,:-ti-'- d, fa c T.'ri :" pour
laiie un don pantiotique a l'AiTf.mb.e nationale.


XI. Tout domefEque .qui cortribuera pour la
-- premiere fois, ne pourra prtendre aux fecours d
A la caife que deux mois aprs fa con ributin.
ADMIN S RAT O N. XII. Quelque tard que les contribua,,s fafent'
ou renouvell.nt leur mil elle ne pourra leur va,oir
MU NICIP ALIT L DE PARI S. que pour le refle de l'anne.
XI1. Nul ne pourra fire enregiftrer an abfent
Dipartement de Police. et payer fa contribution, moins que cet 'abfent
tn'ait t infcrit l'annee prcdente.
Le dpartement de police ayant examine le project XIV. Tout domef;que de l'un ou de l'autre fexe,
form par les domefliques de Paris, de crer un une fois in crrt, continuera de jouir du droit d'tre
tabliffemnt particulier, don't le but eit une con- aadmis l'affociation, s'il arrive qu'il quite le service
munication mutuelle de bons offices et de fecours, pour prendre un aurie erat.
une surveillance fratcrnelle propre a maintenir ou XV. La caiffe fournira des recours aux con.
favorifer les vertus parmi une clafle d'hommes fi tibuans de l'un et de l'autre fexe qui, fe trou-
utiles la focite convaincu que l'ordre, la urveil- vant hours de service, front malades ou dans
lance et la bienfefance i-i.it, l1: entrtr s homes l'indigence.
irjs par une mme profeffion, offient un des XVI. Dans le cas de maladie, les mdecins atta.
mive; s les plus efficaces de concouri- au rtablif- chs l tabliffement, front, chacun dans lequartier.
fenent des momus publiques d'empcher les ga- 9ti lui fera affign deux vifites chaque malade
refers et les vice; 5 confidiant e core que la. une pour indiquer le traitement qui conviendra
do-rTeiicit, qii, fous oin gouvernement arbitra re, l'autre pour renouveller leur ordonnance d'aprs la
to.ir -our eit tyrannife et tyrnniie, prend fius ituarion du malade.
le regne de la liberty la vritable place qui 1.ii ap- XVII. La caife fournira chaque malade la fomme
.rtie-.t, celle d'une portion ut le de la fam;lle de 3 livres pour les mdicamens, et 20 fous par jour
do t le regime influe ncceff,iieme;t fur le bonbhur pendant l'eipace d'un mois ces iecours qui ne (ont
et la tranquillit d- tous; le derartcmen- de police, que provifouriment tablis, feroht augments a me-
apies avoir mieement rflchi lur les reglemr ns que fure que les fonds de l'affociation pourront le per-
les domePiiques s'imporent dans le plan qu'ils ont mettre.
fouinis la puiff.ice pubVque, et ny voyant rien XvIII. Il ne fera fourni des fecours aux malades
qui- de louabei et d'utile, et pour la foch-t en que dans les circonflances, o ils re pourront fe les
general et pour eux-mmes autorife cet etablil- procurer par eux-mmes, fi l'on en except les deux
fement par iculier pour la domefiicit, et le croit vifi es ae mdecin qui auront toujours lieu, tel que
digne de la p:otection fpiciale de la rmuricicli., foit l'tat de fortune des malades lorfqu'ils front
tou outs attentive a encourager ce qui eit bon; de fetvice.
:t en conieq:cnce permet d'imprimer et affihrr X1X. Ceux ou celles qui fe trouveront attaques de e i
ladite autorifation. Le 2i d1e.embre 1-79. maladies occaiionnes par la dbauche, ne pourront
prtendre aux fecours de la caflle.
Baillyy, maire 5 Dp.ort du Tetre, lieut nant de XX. Tout contribuant de l'un ou de l'autre fexe
maire ; PcuJet, Manuel, le Scene des MaiJfns, qui, fe trouvant hours de service aurait le mal-
Tkorillon adminiftrat urs. heur de fe calfer ou de fe dmettre quelque mem-
bre, recevra de la caiffe la fomme de 36 livres
Etcabiieroernt fus la protection de la municipalit, d'une ,ne fois paye, outre les fecours fixs dans l'ar-
euijfe ae Jcc 'cors et a'un btu'-ecu a'adminiiiratiorn your ticle XVIl.
cous ILs do-mefiiques de 'un et de l'autre jexe, e rm:loys XXI. S'il prouvait cet accident aiit cii furvice,
dans la villec de Pa'is. et qu'il arrival que fon maitre refufiit de le fire
traii'r f s dpens la mme lomme lui ferait fournie
Le rglement de cet tabliffement eft divif en far la cailfe.
trois chapitres. XXIl. Dans le cas d'indigence, 'chacun des con-
Le premier traite de la caiffe d s recours tribuans de l'un et de l'aurre fexe, qui s'y crou-
Le second, de la police du burfeu ; vera rduit, recevra de la cailfe 5 fous par jour
Le troifieme ,de iadminittrio, pend.'it l'epace de deux mois.
Le roieme, de adinitio. XXIII. Claque f mme indigente en couche,
C H A I T R E E R. recevia la fomme de iz livres, une fois paye,
S PR'LiE R. utre ls fEcours fixs dans l'article piedtent.
Caife de jccours. XXIV. (n ne regard- a comme indig.ns que
ceix ou cells qui ne polfederonrni bijoutv, ii meu-
Art. Ir. Les fonds de la caiffe front forms bles et garde-robe rnutiles, et qui n'auront d'autres
d'une contributions annuele et volon aire de fix moy s d'ee fecourus que par la can fe. (I).
lives par chaque domitfique de l'un et de l'autre V. Nul r ontrb:a pnt de lour et de l 1aut-e feax
fexe. n pourra pret:ndre au ecours de la caiffe et aux
ul ne pourra tre admits h contriion, avantages de l':a lifemnt s'il ne reprf;nte found
Il. _Nul ne pourra tre admis l contribuuion titree d'affociatiou et un c.rrfi a de fon denier
qu'ilne fruit da s l'tat de doneflicit, et chaque te daoi on er un cobi -t on eie
co t; ibouait fera ttnu de produire Ion eitrait de te qui at e a profit et bonne conduite.
1 XVI. I 'lLr -uc de car-
bapiteine, ou des renfe'gnemeni s certai,,s fr le lieu i- -c i f. i. t tinu e c.n
de la naifance, et un certificate de fo dernier ueres ecors aux maladies t- aux idige.sjuf-
Sm it ure. cqu' la concurrence dtermine dans les art. XVII
et XXII s'ils ceffnt d'en avoir befoin avant de
!Ii. Chaque contribuant fe prfentera au bureau t cet d'e avoir befo avant de
i de la direction pour s'y fire enregiltrer et il lui 'v. contr'un et de 'tttr
-e fera dlivre un cetificat d'enregiirement figne du XXVII. Tout contribuant de l'un et de l'autre
fera dlivr un certificat d'eiregillrement figne du
i directeur, et vif par l'un des deix commis em- e qu ,it dns le case aladie, fo dans
ploys dans l'adminilration. Ce certificate, qui deli- le cas d'indigence aura reu des fecours de la
S"gnera le folio de fon enregifrement fera Ion tire caif' jufqu la concurrence dt-rmine dans lefdits
d'affociation. articks XVII et XXII, ne f ra plus admis er
IV. Le directeur de l'tablioement fera tenu de recevoir de nouveaux que dans .'anne fuivante,
d pofr cheque fmain ,le ms-niat es co, t 'i- s 'l renouv-lle fa mife ; mais s'il n'en a reu qu'une
buiolsqu'ila-ira rccues, chez le n maretabicailrer parties, il fera admis, le cas chant, recevoir
de l'allociaion et d'en tire'r quittance. le furplus jufqu' ladite concurrence.
S V. Cete difpoftionn'aural pndantletems XXVIII. Tout contiibuant d. l'un et de lautre
t V. rtt difporition n'aulali u tque pndfntle teams xe, qui fe trouvera dans rn tat d'iirdig uce en
fixe ci-aprs p'.ur recevoir lefdit:s contributions x ule trova ian- e d e e
.pres lequel direct.ur ne fera tenu de reme tre au n nrrant au fervic- dun matre, rerevra de 1, caiffe
- c..lher le montant de cells q.i f.irvi"nront, oue un pet de dix-huit lives pour fournir fes pre-
- lorfu lea ,oi omnt de tr is cerv nts, quve. res avanc es ; mais il fera tenu de remettre cette
Slr. Chaqu contribuant f l -a tdnu de contslrvir s ,mme dans le dlai de irois mois au directeur
I figeChaque contitre dibuantf ciaion nde co rver charge d'en fire le recouvrtment, fous peine d'tre
e- fuigneufement fou titre d',ff'ciation, fun la rr r- rav dii regire, et de perdre le droit d'y tre
.ntat on duquel il ne frra point admis participer tjanmis iufcrie.
aux avantages d e l'tablilTement. mas n .
VaII. I fera rtmis d chaqu conlibuaifn auXXI- X. S'il arrivait qu'avant l'expiration de la pe-
ment de feon admiins aque con libuant, au mpO- mere nne la dpenfe occafionnee par les befoins
rgment amfin qu'il n'ea pu la prtendre caupfen des contibuans et par les frais d'adminiflration, don-
rdglmento afin qu'il 'n puie prendre caue nar lieu de cra;ndre qu'elle *ne furpafflr la recette,
s III. On commencera recevoir les contribu- n inviterait tous les contribaans faire une addition
ton l'poque n.e I tablilfmnt aura rc.u la c anc- de Irfe proportionne la dpenfe qui ferait pr-
n tio-: dn -l Muiniipalit; m ais on ne comencravue. Ceux qi s'y reFuferaier t ne pourraient pre-
S raer de .s que quatre rois anres c .rendre aux avantages de l'affociation que jufqu'
s, .poq ue r dailer le ten ncfaire 'la 'or extinction des fonds de la premiere mife.
S ption dc's fornds. XXX. S'il reffe des fonds en caiffe aprs 1'expi-
d IX. La premier an.i finira au jour anniveraire raion de la premiere iaife cet excdent fera plac,
u de la an.-ti n de l'ab ifcmnt et tous les folt fur la ville foit fur tous autres fonds ppblics,
co:;tribnans qui vo Ldran continue d'tre minbr--s fuivant le voeu des dputs en function et le re-
:,s d l'aio. iation, f ront tenus de renouveler leurs venu de cet excident fera joint aux contributions
te danse courant des dux mos v et nouvelles pour fubvenir aux nouveaux oefoins. Cette
ainis d'ans le courant des deun mors ujervna it difpofition fera fuiivie d'anne en anne, tant que.
i- femen . Jdurera I etabliffement, et cet accroiffement de fonds
.a- X. Tort contribuant de l'un ou de l'autre exe ----------
qui n'aura point ren uvell fa mnie dans le t. ms (1) Cet article a quelque inconvnie"t, et ne
cv. .r'c tir ne fera admis a part;ciper aux avantares p rate pas iuit ; car ce ne doit pas tre abrfo'umenti
en d Ilafnfciation que deux mois aprs fa rouvle e o. u': n cft pauvre qu'on reoit ds fecours s
Sconribtion. I a;: parce qu'o ment la cotribution Commune.














des acquisitions utiles

( La jiite remain. )


LITTLE RATURE.

Hifloire de France depuis la mort de Louis XIV
jufqu' la paix de Verfailles, en 1783 s par Antoine
Eticne-Nicolas des Odoards-Fantin vicaire-gnral
d'lmbrun. A. Paris,.chez Moutard imprimeiur-li-
braire de la reine, rue des Mathurins, h6tel de
de Cluni 178 in- z, 7 volumes.
Avec cette pigraphe : Magis arnica veritas.
Ce n'eft pas feulement l'hilfoire de la monarchie
franai e, dcpuis la mort de Louis XIV que pr-
feite l'anteur de cct ouvrage ; c'ell encore celle des'
progrs de l'efpric human dans les fc!ences et les
arts pendant le 18" fiecle. Sous ce point de vue,
fon travail doit incrtefer les perfonnes qui aiment
fe rendre compete de touiits les dcouvertes et
firtouc de ce qui concern la morale et la lgis-
lation.
Les difficults fans nombre que le gouvernement a
S prouvies de la part des p.irlemens, ne font pas la
parties la moins remarquable de cetre hiitoire : elles
y ont une latitude tres-tendue, et l'auteur s'eft atta-
ch en dvelopper,avec beaucoup de foin ,les caufes
et les effets. En parlantdu retabliffement des parlenmens
l'epoque clebrede 1774, M. l'abb Fantin traite des
Etats-Gcnraux don't t la majeure parties de la Nation
dlirait la convocation: il en expofe les avinrages
dhnlle maniere qui ne peut que lui mrit:r l'eftime
t- tous les bons citoyens. Nous croyons fire plai.-
lir nos lecteurs en rapportant le morceau fuivant :
Qu'on ne dite pas que l'tfprit public n'a pas
encore eu L. temis de naitre en [Franc, qu'il vaut
mieux que le prince rpande lui-mme 'les bienfaits
qu'on attend d'un Ail-.i I. national ; que d'ail-
i:urs l'autorit royale fr,iitr aff'abli.: par la te,:uc
des tuis. Le monarque pc-rlhad qu'il vaut mieux
(omna, .dr des homes libr,.s, don't les course
volient au-devant du fien qu' d-s enclaves qui lne
lui obitlfe t qu'en tremblant, ne' craindra p..s de
fe ripproch,:r de fes fujets; il fentira que, lo'n
de dinimier Ibn autorit, il affermit fa fortune,
il aggrad t fa puilnce; qu'eu renonant ait pou-
vo r arbitraire il ne fait que f., prcaut o .ner contre
les faibl ~LTs de lhumanii et il aff.,rmit dans
l'atne de !es lujets Ion empire, ammfi dur ble que
l'amouir qu'ils ont de leur propre bonh.ur.
D'aill. urs, les meil eurs intentions des rois ,
quain. ils 'on. d'autre bafe que le pouvoir arbitraire,
ne priciitiit fouvent que des dificultes dans leur
princ-ipe: et l',v inage lointain qui en pt:ut rfulter,eft
prcel e toujours ob cur i par lcs palions de leurs
fiu...l... b. -lenri IV lfIo,id pa' Si yy, change
en pei d'annes la fa e du royiumm; i 1 acqii ta
Smio mi li:.n d,. dtttes il .nii li. plus d- 40 millions
dans fls c P 'e. H-nri m-ic-'ut o!ur le confand ;
l'art de c t.,. nlpr: pafle pou l'art de gouve ier 3
et le trfir oubiic eit en proie aux courtifais. Marc-
Aurele puifa tous les eencres de gloire. eul entire
t.uss les princes, parut d une nature LIfpr eure
aux homimes i le fruit d: tant de vert.s fua bientt
.preiti p'ur iome: il fut remplac par un fils qui
'eut de l'homme que la fjcultk de s'abrutir.
n Qu'on ne dife pas que les Franais ont perdu
puis ling teins l'habitude des Erats Generaux
pour fe rgnrer par ces affemblesq que la libert
part iiiiiipportable aux Peuples qui ne font pas
accoutiirnms i en jouir.... quiil eft difficile qu'une
grande Nation s'organmf bien d'elle-mme; qu'enfin
les plaies de la France font revenues incurable.
Les Etats-Ginraux n'iuraient pas ,. fs doute ,
repard tout--coup les maux inivt.rrs; mais iIs
auraient rend i.l'tat de la Nation plus fupportable,
ec lai prparant pour lavenir la perfpecuve la plus
riante ,.
Il fcAnble que ne s'tant pas born a'in vne-
iTens qui nl'mtrcff. nt que la N tion lraniaic ,
MI. l'abb Fatin aur it pu inituler fon ouviage:
Ei cmes tl'lhioire gcncrale. On peut lui reprocher
de' rompre touvent l'o'!rre et l'enchainement des
fi:ts, et d'omin,loer des narrations forces qui
"uiient la rapidity de la narration. Peut-tre ajou-
tera-t-on ce reproche celui d'avoir pr.digu les
plus grands e Ages au ficcle qu'il a Tfft.ye de peindre
et cela to.jours aux dp-ns de celui qui la 're-
cd., Cette manie ctl drvenue celle de la plupart
des crivais de nos jours, qui pour arriver
un peu plus coin i od:ment, dut moins;urqu'aux portes
di temple do la Renommi.e vudraeniit bien que
ce maudit fiUcle dle Louis XIV n'et produit ni
Partal, ni B tuhet, ni Fn,on ni Corn-ille, ni
Boileau, ni Racine, ni Molire, etc. Nous aurions
dlbrei que M. l'abb Fanfin fe fit affranchi d
cette f-rvitude !itr:i.e. Pourquoi porter la livre
S11parti quand on put ere libre ?
Qul oi qu'il en foit, cette hiftoire devait s'&cendro
julifa' la paix de 178t ; le feptieme volume fe
termilne celle de 1778 par laquelle fure t fixes
routes les conventions conceinant la iccef(ioin de
aviere entire l'empereur l'impratrice-reine ,


fera daus la fuite employ
a association .


''ecteur palatin ,le duc de Deux-Ponts et l'lec-
teur de Saxe. De grands vnemens reftent pcin-
dre, et l'on doit efperer qu'en y confacrant les
tales et fts veilles, l'auteur remplira l'engagement
qu'il a contract avec le public.


AGRICULTURE.

La focit royale d'agriculture a ttnu fa fance
publique, le lundi 2z du courant, dans la grande
fall de larchechev . M. Brouffonnet, fecretair- per-
ptuel, a lu l'expof des travaux de la fociet pen-
dant le courant de l'anne, l'eloge de M. Fougerou
de Blavau, et celui de M. le marquis urgot. M. IE
due de Charoft a fait lecture d'un mmoire fur les
moyens d'amliorer le fort des journal ers. M. l'abb
Lefarbvre a lu un mmoire fur l'tablilelement d'iie
fermne exprimentale. M. Crett de Palluel a pr-
fent le tableau de fes cultures. M. Cadet de Vaux
a lu des obfervations fur la maniere de reconnaitre
les diverfes qualits des terres et M. le marquis
de Gouffier, un mmoire fur la poflibilit d'intro-
duire la culture du coton dans les provinces mnri-
dionales du royaume. Les bornes de la iance n'ont
pas permits de faire lecture d'un mmoire fur les
femaillts, par M. Parmentier, et d'un autre de
M. Boncerf, fur le rouifage du chanvre:
M. le prfident du comite d'agriculture et de com-
merce de l'Affenble national, present la fance,
a diftribu les prix aux diffren es perfonnes qui les
ont obtenus, dans l'ordre fuivant :
PRIX DISTRIBUS.
I. La focit avait prppof dans Ta fance publique
du 19 juin 1787, pour fujet d'un prix dcerner en
1788 la queilion fuivante : Quelles font les plants
qu'on peut cultiver avec le plus d'avantage dans les
terres qu'on ne laiife jamais en jacheres et quel efi
l'ordre jiivant lequel elles doivent etr cultives?
Parmi les mmoires envoys au concoursen 1798,
elle en avait diftingu deux, don't elle avait fait une
m'Aiitioi honorable ,et elle avait propot de nouveau,
pour 1789, le mme fujet, en ajoutant la fomme de
3oo liv., une mdaille d'or. Plufieurs mmoires nou-
veaux et des fupplmens ceux qui avaient t remis
en 1788, ont t envoys au concours; et la cnom-
pagnie a adjug le prix un mmoire don't elle avait
fait une mention honorable en 1788, ct n. 6,
ayant pour pigraphe : Artem experientiafecit exemplo
monftlran,:e viamn, et auquel l'auteur a ajout un, fup-
plmenc, dans lequel il a tr ir avec fuccsla efconde
parties de la qucition prefque omife dans fon pre-
miier mmoire. Le billet cachet, joint ces deux
crits, renfermait le nom de M. Mnuret de Cham-
baud, docteur en mdecine de l'univerfit de
Montpellier, rfidant Paris, et une priere de fa
part, au cas qu'il remportt le prix, d'en ajouter la
valeur aux fonds deltinms la construction des nou-
veaux hpitaux, ou d'en difpofer pour tel objet de
bienfaifimce que la focit jugerait propos.
Quoique le mmoire no 7, ayant pour epigraphe :
R!: ,, mu s ifv ie 'cuni(',c e..r arva" lIe ii:..pp e-
meit qui y a t joint c tt. anne, ne remnplilfnt
pas entirem mnt l'objet propof la focit a arrt
qu'il en ferait fait de nouveau une meniti onhoo-
rable, et que l'aut;-ur f rait invir e fif re con-
naitre pour mettre la comp.ignie porte de
publier ce travail. La focit a egalment arrt qu'il
fera t fait une m.-ntion honorable du m.imoire en-
voy cette anne au concurs ayant pour devife :
Terra genera.ns hcranm opportunitatemr ills quibus
colitur accipit becdiictionem Deo et que l'auteur
ferait invit, dans les mmes vues, e fire con-
natre.
Il, La quefiion fuivante format le fujet d'un
prix de la valeur de o0o !iv., d la gcnrofic
de M. le dic de Charoft : Quels font les meilleurs
moyens de garantir les lhabictaions des campagnes des
acclides auxquels elles font le plus fouvent expofees ;
d'en rendre le fijour plus sr, pl.zs fain, pus con-
mode et la confritction plus conomique ?
Ce prix devait tre adjug dans cette falnce.
Parmi les divers mimaoires envoys au concourse, la
f cit a diltingu celui n0. 4, ayant pour dev fe :
Thorique cfi belle mais pratique la ferpafiei : Paliffy;
et elle a accord le prix fon auteur M. Cointe-
raux, architect, refidant i Paris. La focit a arrt
qu'il f.:rait Ltit une mention honorable i. d,
mmnoire n0. I., ayant pour device : Novifi -ne
locum potircrn. ure beato don't l'auteur eft M. TLen-
dormy-l.aucour, docteur en mdecine, corr.fpon-
dant de la focit Montiidi;r; z. du mmoire
n. 1, aya'tr p'nir pi rapee : Si non ingeneemfo-
ribus domus atra fjIterbis mane faiutantein totis vorit.
Sdibus ua.dam : at fecura quies ; et ne fcia fallere
vtra.
II. La focit avait an onct qu'ell ? adjugerait cette
anne un prix la perl'onne qui lui aurait faith con-
naet e : llce:s foal les toff-s ,euvent tire en ufige
dans les differe.ates Provinces de rancc ou des pays etrn-
ger:rs ce frcouc dans les pays de mo'tt.gnes,, et don't les
bger t lese es voyagers je fcierv:luo.irfe grantir des pl.l;es
lonfiFes ec ahor:dantcs. Les diifqtens crits envoys au
cocomicur, et les ohant Iloas que 1-s auteur o'tr
p fents ?ne ru' ifiant pas les qualits mentionnes
dans le programme la locit n'a pas pu donner


ce prix : mais ayant diftinigu parmi les diverfes
c-tof., qui lui olnt et- adrvUnfles une toffe da
line fEtiure, qui runit la folidire au bon march;
fchant d'aill uts que des tof. s de'ce g mnre font
emp-l.yes avec vantage dans quelques pa:ti.:s de
a Tarrarie, elle a a adjug une md.aille d or
l'aut.ur, M. V ria, connu di par plufit urs de-
couvertes dans les arts, et furtout par l'emploi
d'une corde fans fin, propre lever l'au.
IV. La ficit avait annonc qu'elle diftribuerait,
dans cette alT.mble, d s medaiilEs d'or aux per-
fonnes qui fe feraient diftinguees par l'emploi de
quelque pocd nouveau ou peu onnu, ou qui
airai'nt c'ncouru d'une ma iere efficace au progrs
de l'agriculture, et au bien-t'e des cultivateurs.
Ces prix ont et dcerns, favoir:
A M. Vilmorin marchand grainetier Paris
et correfpond'nt de la focit pour avoir prfent
diffrentes observations trs-intreffa,tes ; avoir
fait un grand nombre d'expriences utilrs mis la
focit porte de ditiiibuer des femences pr-
cieures; dlivr gratuitement aux cultivateurs peu
aiLs des environs de la capital, des grains pour
Snfnmencer leurs poffeffibns dvaffes par la gre e
et avoir, dans cette circonftance malheuieufe, fait
le fItcrfice de fes droits de commiflion pour une
quantity trs-confidrable de grain s que l'adminif-
tration l'avait charge de fair venir de l'tranger.
A M. l'abb Rozier, correfpondant de la focit
Lyon auteur de plufieurs ouvrages d'conomie
rurale o l'exprience prcede toujours la thorie,
Lt qui offrntr l'application la plus heureufe des
Sciences l'agriculture ; pour avoir form Lyon
une cole pratique, la premiere de ce genre, o
les iardiniirs trouvent des leons et des examples
fur les diverfes parties de leur art, et n particulier
fur la culture des arbres fruitieis.
AM.Ftienne Caillaux, matre boulanger Arpajon,
qui, dans l'hiver dfaffreux de 1788 89, malgr
le prix excefif'des marines, et quoique pere de huit
er.af s a cuit pendant fix femaines conicut ves
cinq facs de farine par jour et a fourni aux be-
foins de la ville d'Arpajon et des environs, dans un
iioment o s confreres avaient prefque ceffe leur
t avail. Ce ciroyen gnreux a fait, dans cette o: ca-
fion le facrif ce de la fommne de 15oo livres ,
quoique prvenu par les magittrats qui ne pouvaient
ni ui promettre ni lui don er aucun efpoir de
rembourfement, ce qui ne l'a pas empch d'ajouter
cet acta de bi mnfaiface, celui de donner credit
du pain tous les malheureux qui fe font adreffs
lui.
A M. l'abb Rayual, auteur de l'Hitoire Philo-
fophique des deux Indes, qui a cd i'adiiniiffra-
tion provincial de la Haute-Guyenne, iun contract
de 24,000 livres, don't lhs intrts doivent tre
annuellement employs donner des encouwage-
mens aux cultiv.ateurs de la province qui te front
le plus dftingus par des travaux ou des procdes
relar fs 'a m'lioration de l'agricultuie.
La iociee fi.re de n'Wre contredice par perfonne
dcerne ce prix au doyen des philo o hts franais,
au nom de tous les amis de l'agriculture et de
l'humanit.
A M. Nicolas Fourcy, laboureur Vigny, mem-
bre des comices-agricoles de Joigny pour avoir
in:roduit aux environs de Joigny i'urage de parquer
les j cherds, ma gr l'upinio.i gnrale des c iliva-
teurs de ce canton que le p'irc tait inutile aux
rerr.s et nuifible aux btes laine ; ma gr les con-
trari;.ts de toute efpece qu'on lui a fait prouver,
foit en difperfant fon troupeau, foi en rompant fon
parc pendant la nuit et lui fufcitaut un procs pout
I'eompc i r de conti ier; pour avoir, le premier
dans fi paroiffe, cultiv d s prairies artificijlles,
t s'tre toujours porter avec empreffement fair
tous les tffais don't il a t charge par les comices-
a,ricoles de Joigny.
A'M. Delevi!euife, cur de Roderen en Alface
pour avoir, avec un modique rev inul, fans; aucun
feconrs .-trang, r, fait difpar tre la mendicit dans
fa '. i...' i 'rentdu la jeuneffe laborieufi affur la
fubfiflan:c: a,;x infirmes et d:.s fecours aux maladies;
pour avoir cnfin dans'p:u d'annes, transform
une !roupe de .fainans er de miferables en citoyens
utiles et vertueux. Le district de Colmar, aprs
avoir examrni le plan de ce ciroyen rcfpectable,
et avoir reconnu le fuiccs co,"plet de l'effai qu'il
en a fait dans fa paroiffe, l'a adopt, et a arrt
de demander la province un rglement calqu fur
f s principles.
A M. Jofeph Martin, jardirier, pour avoir tranf-
port di'Europe, et dI'puIf dans le j:ifdin colonial
de lifle de Frnice une collect on d'arbre fru tiers
et de plants conomiques, ainfi qu'une graiade
quantity d.: grain. s duties; avoir tranfport de
l'il -,e France' dans nos colonies des Antilles "les
arbres pices et l'arbre pain ; avoir rap ort
d- ces different pays une collect n d, plante ,
d'arbr s vivans et !e graines la luis conJ'rable
qui ait encore t appnir;- en Franc ; "t enifi
tre p'venim au mouen d'une grande activity, par
des f.ijn affi Ius et d s pr cds nouvea x a n-
richir le iard;n d. la Nation et les deux mondes,
de vgtux prci eux, dont la multiplication peuts













*ontribuer la richelle de l'Etat et au bonheur de
l'hunianrir.
A madame Charlotte Lambe't ponfe de M.
Phillippe Derrif t, labourcur Intrtville, prs
d'Etampes, qui a offer une nombreufe famille
contacre l'agicculture l'exemple non interrompu
des vcrtus, du travail et des taLns agricoles.
A M. Gouge, ancien volontaire de la marine
rdfidantc Montatcrre pres Cr-il, pour avoir cultive
la charrue pendant plufieurs annes dans des
terrains fablotneuii et abandonns une grande quan-
tit de pommes de terre don't il a extrait la fe'ule
par des procdes employs en grand ; avoir diftri-
bu gratuitement de ces racines aux cultivateurs
peu aifs, et avoir par cette gnrofit et par fon
example propag dans fou canyon lufilge de cette
plante.
La focit a accord en mme tens M. Gouge,
une charrue d'une firucture particuliure et propre
la culture de la pomme de terre.
A M. Veluand cur de Lelchcrolles prs de la
Fert-Gaucher, quia fond dans fi paroifl un prix
confiitant en une couronne de laurier, une mdail'e
d'argent et la ommiie de cent lives pour tre
diftribus annuellement au charretier-labo0uucui qui Ie
fera le plus dilingu par fes murs et l'on travail.
Ce prix a t adjug cette anne pour la preuiire
fois.
La focit, en dcernant une mdaille M. Vel-
uard a voulu lui donner un tmoignage public du
prix qu'elle attache au zele qu'il a montr pour les
progrs de l'agriculture et prfenter aux laboureurs
un nouvel example de toute l'influence que peuvent
avoir de refpectables pafteurs fur les mours et les
connaiffances agricoles.
V. La focit a accord une mdaille d'argent
)M. Col matre boulanger au Gros-Caillou pour
avoir fait fur la panification diverfes experiences
indiques par la focit et avoir prouv qu'on
pouvait encore tirer parti des pommes de terre
geles.
VI. La compazmnie a ad*ug en former. de rizx,
"fix bliers et fix brebis de race efpagnole lavoi :
deux P.liers et deux b ebis M. Gallot, mL:ni're
de 1' ifemble national corr.fpondant de la fociect-
la Lhitaigneraye en Poitou, qui a communique un
grand nombre d'olifrrvations iitreffantes fur l';eri-
culture, et concouru d'une maniere efficace am-
liorer l'art agricole dans la province qu'il habite;
deux bliers et deux brebis M. Crett, corref-
pondant de la focit, laboureur matre de pofie
de Sainit-Denis, et fecrt:iire du roi, refidant au
Bourget, qui, dans une exp!oitarion confidrable,
done les examples d'une trs-bonne culture et a
qui la compagnie eI redevable de plulieurs obfer-
vanons importantes; deux bliers et deux brebis
M. Blancard, membre de l'Affemble national,
cultivateur Lauriol en Dauphin, qui le premier
dans fa province a employ avec fuccs divers'
mthodes de cultiver les nuriers et de foigner les
bres laine et a enrichi l'conomie rurale d'un
nouveau procd dans l'ducation des vers foie.


MLANGES.

A:' rda:teur de la Ga ette national.

Dans le compete que vous avez rendu, Monfieur le
rdacteur, n" 17 de laGazette national del'affaire
de l'infortun Verdure, accuse de parricide vous y
ditrs que le parlement de 'Rouen projcrzivi la vente et
la diftibution, du Mmoire que M. V cillarid de Ho('f-
m irtin dfenIl'ur des accufs, avai fai t it iprmer,- pou,
leur jiftifiction. Cet arrt n'a jamais exif. Voici
l'exacte vrit des faits.
F-u M. Boby grcffi-r garde-fac de la Tournelle
de Rouei en 786, re tinit la famille Verdure un fer-
vice important en p'rant M. Vieiilard les pieces
du procs. Celui-ci, dans une requte prfente
la T'ournelle pour obtenir la libert proviCoire des
deux files Verdure, runit toutes les prfomptions
que fournilfaient les infiructions du procs centre le
n min Lefret, et iaiffa tranfpirer la connaillance
qu'il avait eue des charges. Cette requte mit la
Tournelle fur les traces de Lefret, et faillit ire
la matiere d'un dcret contre le gnreux greflier
et M. Vieilard. Ce dernier fut oblig d'ciire


M. le prfident de la Tournelle, et de fupprimer
fa requte,
Ce qui a donn lieu a votre mnrife eft fans
doute l'arrt pris par la Tournelle de Rouen la
fuite de fon arrt contre la famille Verdure. Cet
arrt a pour objet d'obliger le procureur-gnral
de rieuerir que dfencfs tuffent faiths routes per-
fonnes de fire imprimer dformais aucunes requtes
ni au.Luns mmoires en faveur des accules, dans la
cruinte .quie l'opinion uibliuie ne conrrariat les
arrts de la court. Cet arrte ef devenu -l principle
d'un an t rendu fur le rquifitoire du procureur-
gnral du parlement de Rouen le 23 aout 1787.
Come un des magifirats qui a concouru l'arrt
du ,i juillet 17g7, a accuf M. Vieillard de n'avoir
fabriqu qu un roman et qu'il ferait facheux pour
ce digne avocat, pere de famille, que le public crt
qu'il a protg une famille de tigres, la publici.
du ir-ppi'orit du plaidoyer et des conclusions de
M. Vicillard mettra fes concitoyens en tat d'ap-
prcier le credit que l'on doit donner cette
imputation.
Un abonn.

P. S. Le mmoire de M. Vieillard de Boifmartin
fe trouve chez Cailleau, imprimeur libraire, rue
Galande.
Note du rdacteur. Nous avons dans les mains l'arrt
du r:rli.ment de Rlouen indiqu dans la lettre ci-
d-ffuis ; nous ne prelumons pas qu'il ferve de bafc
au travail fur la jurisprudence criminelle, don't
s'occupe le comit de l'Affemble national.


Au rdacteur de la Gaette national.

Dans le courier de l'Europe, Monneur,nQ. Ier
page 4, on lit ce qui fuit :
Il exiflait un complot dirig par un M. de Favras,
( qui a'fait, ce que l'on ajfJire uni voyage Londres
avec M. Panckotucke il y a environ trois mois).
Toute cetre. parenthefe eft en gros caiactere d ff-
rent de celui du relie du rcit.
Je dclare que cette iffert'on eft une infirne m-
chaiicer. Je ne connais point M. de Favras,; je ne

ports ni directs ni in li-ects avec lui. J'ai et Lo dres
au mois d'aot d.rnier et )av::is po. r co i pagnoin
de voyage M. AgaiTf de Ctefne, mon genre et
M. Dupoy, mon ami. II faut efprer que lor'qu' n
aura clairci et jug t..utes les confpirations part
culieres il fe former enfin une reunion genralc
et univerlelle de to',s les bons citoyens po r pour-
fuivre les infmes qui infectent les journaux et les
gazettes d'une foule d'avis faux et caloomnieux qui
tendent a rpandre des alarm-s & a trouble l or-
dre public. Sign PANckot'C'E.
.anrahrssUl PrrPiWYOInlfa^?*ai*a*Br-n*fTMrT*"M;r-"*- ri *.in-^"'ii-.


ASSEMBLE NATIONAL.

Pre'f de~ic de M. l'abb de jMontefiiou.
SUITE DE LA SEANCE DU 5 JANVIER.

M. Chapelier. C'eft dans un mnomert de tioub'te
oue tous les citoyer,s doivent tre 1, u s poftes.
Ceux qui l'ort quitt ne peuvent pus avuir dt
revenues attaches dis functions qu'i.s in'exerce t
pl.s. C'ift ii devoir pour uous de rappeler de.
ci-oyens que la rrainte a loigns ; c'et une ji ltice
et ui devoir de rati;ener des ecclfiaftiquest '
rfidcnce. Pourqudi fouffri:ic ns-nous que lks Peu-
ples foi:nt p:ive de l:' rs fecotis ? Pourquoi coi:
inuerioiis-ni.us proriiguer lks den:ets publus des
haomme., inutiles, par une abflnce cangert ieu t'Eat
pu :(qu'elle cau'e effentiel, ment la difparition du rlu-
iraire ? Il f'ut dlibrer ; nous le devons miti
par int!t p'uir de, citoyens f;!giifs qui regretieni
furemenit leur Patrie et qui rappelles par ioous
front l'abri de tous lis dangers.
M. de Camales En ce cas il fallait dclarer qu'i
font fpcialeinent fous la fauve-gar.e de la loi.
M. le marquis de Foucault. Nous devions affilier
la France tous les Peuples de l'Univers, et nou
attaquons dj la libert d: s Franais Ah! Melleurs
les Franais migres regrettent leur Patrie i!s re
viendront, quand ils fer,.nt ftrs de ret'ouver en
Fras ce libert et furet ; quand vous aurez r abli
ce que vous avez dtrut. .. On a cite les ordor
nances de Blois et d'Orlans ; mais dans le tens oi


elles ont t. rendues, il n'y avait ni lanternes ni-
bayonnettes.
La difruflion eft fermne.
La queflion pralable, demande fur la motion
principale, eft r'iete.
On lit la motion de M. Bouche, et les amende.-
mens propofs par MM. Martin de Cuftine, l'abb
Texier, l'abb de Bonneval et Camus.
M. l'abb Latil demand la question pralable fut
tous les amendemens.
M. de Montlaufier veut qu'on la pofe fuccellive-i
ment fur chaqute amendment.
O i fait une preuve fir l'amendement de M. Mari
in ,- qui veut que les procuireurs-gnraux foient
tenus de fire es iuonitions ncelfaires avant de
fqueflrer les even :s.
Cet amendemennt eft rejetd.
Ceux de MM. de CuRine, l'abb' Tex;er et l'abb
de Bonneval f, nt suffi rejets. Ce dernier demandait
fix mois nourI' hs abf' ns du rnvaume et nri dicret
qui les mette fous 1 fauve-g.iaee de la Nation.
L'amendement de M. Camus eft accueilli; il port
que les revenues des bnfices, don't les ti'ulaires
font hors du royaume feront mis en fqulltre.
M. Caa;ls. Je demand que le dcret r.'ait Tan
eff,.t que tro's mois aprs fa publication.
M. N . Je propofe de border le ddcret aux
bnfices charge d'a mes.
Cette propofti in efl rejete.
On met aux voix les am-ndemens de MM. Ca-
zals et Cami.s.
Ils font adopts.
M. M.rctineau. J'olferve qu'il et aiffez inutile de
dcrter le f:quellre des rev nusi, fi lon ne pronounce
qu'ils feroa.t v-rfes -ans ;a caifle de l'textraordin:ire.
A p'-ine cette miotin appuye par M. G.aT ndi,
eft elle fire, qu'une parties de l'Aifermble empche
l'orateur de continue.
M. Priur. Il v a un deft;naoion plus flcie de
ces revenues, c'eft de les employer i des travaux de
chi rit,
MI. Target. Il faut ajouter ces mots : Ceux qui
fort abicins fans prm flion du roi'anerieure au
.ceret.
O 1 va aux voix ; que'ques membres trouvent
l'ereuve d ureufe : M. le prfident propose de la
r n uveler, mais plifieurs members tclaminic 'aippel
no iin 1 et on y proc.de, for la quP!lion de favoir
,'il fittftit C'avoir une per ifliii du roi, ou s'il
f liit un. miffi ,n du gouvcr'iement.
Enfin ,'la majorit de voix et pour l'opinion de
ceux qui exig-it uiie million da government.
On met aux vcix la moti n princip le, l'Af-
ferPble nat:onale d creie que les revenues des
bntfic s don't les 'i-ulair-s font abfens du rovau-
me et le fer'nt enc-re trois nmois apis la pub!i-
ation du pr'e:n dc e-, la s une million paiticu.
li re antr:eurc ce jour .er nt m s en iquitf:e.
M. bouche. JTe crois devoir fab'e connaire
I'AIfTemiblce un trait de patrioti'me aulli digne du
dix-huitienms fi:cle que de l'h 'mine clebre 'qui en
fl l'utie.ur. M l'abb '>ayil a r av ) t
i'apore et 'ref-ue le martyr d. la lib rt, eft
d.:etiii le b einf'iteur d- l'agric 'ture; autii fes
: t rniers :oirs auront t les tmoins d'une rvo-
S1t ri, prp.:r'e par fon genie, et les prix qu'il a
to.,d s ne p uvent ma.iquer de vivifi:r les campagnes.
L Dji il 'viit donne l'anne deriere aux acad-
mitis fran life des fciences et des infcriFtions, tiie
f.m e de 71 mlle li res pour fonder d s prix
r,)pres encourage les lettres, les flietnces et les
rts; il vi,.nt de fire un tablif .m. nt dans la
- IHate-Guyenne pour les progrs de l'ariculure'
I a donn l'affmnible provincial 24 mille livres
tL rodu:iant annuetlement oo 00 ivres q.ii doiVent trt
,iiltribuLs avec une mdai.l d'argent aux 1i cul-
t'vateuirs les p'us laborieux de la province.
J. prie i' Aff:mble d'ordonner que le mode'e
Sle citte mdai le dnt je fui, port.r.ir, Toit d>
pol dans fes archives commne un honimag civique
que M. i'Abb Rayna fait la Nation.
s L' ffemb'e n tionale dcrete que le module de
la mdaille, tablie pour prix annue' et perptuel,
. en faveur des cultivateurs laborie'ix de la Haute-
SGuyenne, par NM. l'abb Rayna fera dpofl dans
fe,' archives en tmoigna',e e el'approbation qu'elle
done cet utile et touchant tab: fTement.
La fance eft leve 4 heures et demie.


On n'infire aucun avis qui ne ibit fign d'une perfonne connue et on ne les reoit qu'au bureau des Affiches, rure neue S. AgJli'tnit
le prix de cbaque Annonce ou Avis efl de 3 1. pour dix lines d'itmpreiori et au-deflous; de 6 1. depuis onze julqu' vingt lines; de"
12liv. depuis vingt-urne jufqu' trente lines; de 18 liv depuis trente-une ju(qu' quarante lignes et de 24 liv. depuis quarante lii
jufqu' cinquante lines. On ne reoit aucun Avis plus tendu, moins qu'il ne foit tres-important. Les announces d'effets perdus fin
fixes l 6 liv. Cette feuille parait tous les matins.

On s'abonna Paris Ahtel de Thou, rue de Poitevins, ou au bureau des AbEiches de Paris rue Neuve S. Augiflt'n. Le prix e/f. r
Paris, de z8 liv. pour trois mais 36 liv. pour fix mno's, et d 7. liv. paur l'anne; et pou la province de 2i rii '. our trss rmois .2 /'v.
l'w l.x mnis, esr 8e il. pour i'annfa, franc de, ort. L'oni n s'aboni q:i'ai u commencmeente dc chau moi. On fucnrit aufli chi toq
pes li/raires de France et les Dirtcreurs des mpfes ; et a Londres chei Emly libraire dans le Strand. Cefl M. Aubrv Dicte
Ulea ,e /,, Cre're Fationale, rue des Poitevins, nr 18 qu'il fuadreffer les letires et l'argent, franc de por et gniralemct iu;
ce qui regarded la diftriution de cette fiuille. a e