Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
This item is presumed to be in the public domain. The University of Florida George A. Smathers Libraries respect the intellectual property rights of others and do not claim any copyright interest in this item. Users of this work have responsibility for determining copyright status prior to reusing, publishing or reproducing this item for purposes other than what is allowed by fair use or other copyright exemptions. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions may require permission of the copyright holder. The Smathers Libraries would like to learn more about this item and invite individuals or organizations to contact Digital Services (UFDC@uflib.ufl.edu) with any additional information they can provide.
Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

Related Items

Succeeded by:
Moniteur universel

Full Text









GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSE.


JEdL U .D I


Nv 7"


7 J A NV ER. 1790.


POL 1TIQUE.

TUR Q UIE.

O N made de Varfovae, par des lettres de
l'Ukraine du 29 novembre, que le 24, le g ral
Popon et part cid. Bend-r, a'lant Pr'tersbourg
en quality de pnirtcr de dpches. Le jour fui-
vant, le prince Potemkin seft mis en route pour
Jaffy.
Le grand-vifir s'eft drmis de fa charge, aprs fa
dfaire prs de Rynvnick: le capitan-pacha actuel a
t nomm grand-vilir a fa pace.
De Bude le 6 dcembre.

On made dela Valachie qu'un capitaine du rgi-
met de Tofcana a fait pr'bonnier un aga de
Widdin, et cauf qutelques alarmes la v.Le de
Nicopolis

Le tefterdar qu'on attend Belgrade, le trouvait
dj le io S mendria. On pr-te d qu'il eft charge
de p op-,iitiors de paix, et de confentir la red-
dition d'Orfowa.
SU E D E.

De Stohkolm, !e 8 dcembre.

Le procs qui s'infiruit contre le vice-amiral
,ili nhori, fe continue au council de gu rre; c.-
pind1'nt on a permit l'a cul d'hlabier fa pro;.re
inacn ; il ctlt ifuveill par des gardes qui ne le
quittent point.

POLOGNE.

De Varfovie le 9 dcembre.

Le roi et les deux marchaux de la diet ont
d'chi Ptersbrurg un courier pour fliciter
limpratrice de Rufli fuir les victoires de fes armies.

ALLEMAGNE.

De Vienne, le zo dcembre.

L'empereur a reffenti une attaque de la mme ma-
lade don't i a et fi cruel!eme, t tourmenit pendant
le courant d i't dernir. S. M. le trouve foulage
.-..- i


Du 26 dcembre. M. le come de Cobentzel eft
arriv ici le 18. Les nouvles qu'il avait rcueillis
dans fa route, celles qu'il a trouves Luxemb .urg,
ne lui ont plus permis de fe flatter fur la fit.'afion
rdes affairs : I'etat des cho'es et la contenance des
homes tant partout les mmes, il a perdu ro te
efprance de ngociation; et quatre jours aprs fion
arrive, il eft reparti pour 1'Allemagne, iincrement
afflige d s derniers m.ilheurs, qui ne tarderont pas
confol:derla ivo ution dais les pays-bas atr:chiens.

De Namur, le 29 dcembre.

M. l'abb de S. Hubert a pris la fuite. Sans
doute les patriots n'auront point approtv qu'il
eut affit au commencement de ce mos au
cong s d'oppoliron qui s'eft tenu Cobliirnt, et
o fe font runis ( come nous l'avons rapport
m. 3 ) S. E. T'lecteur de Cologne et M. le
commandant de Luxembourg. Les patriots ont u
un nouvel abb.... Il n'elt pint arriv d'autre acci-
dent.
De Braxelles, le premierjanvier 1790.

L.s patr'otes de Brabant ont commenc l'anne
fous les plus he-ureux aufp:ces. Jamais le sentiment
n'a rajeni le crmonia, avec p us de fuccs. On
f. fouhaita t l'envi paix et hbert, courage et
patriotifmi on le cherchai', on f- rencontra:t avec
cet air ouve t et franc qui caractrile l'homme
libre. Partout rgnait la d:gn t ouve.le quc la
i e':t vient de donner toutes l:s c'afes de
citoyens... Peut-t e ne s'tet-il pas fait un nienfonge
c- 1o ir-l d is tout le Brabant.
L-s ldux premiers ordres d'une part et le tiers-
tat de l'autre, ta'ent onvenus de prter un fer-
Sa ent rcipoque. On a change d'avis ; il a
ane que chaque ordre en particul:er le prte-
rait a:'x deux autres. Cette augure crmon e a
ui lieu le 3 dcembre. Le mme jour le confe i
de la province a aufli prt fon ferment aux trois
ordres ieunis come au feul fouverairi.
Ces trois ordres fl font montrs la for's en
trois pcrfoines fur le balcony de 'htel-de-vl le
M. i'archevque de Ma lines, M. l'vque d'Anverser
M. \'ander-Noot. Le p.u;:le les a applaudis runis,
les a applauds fepars. M. Van-,.er-Noot a reu
les plus vi s tenoign ges de l'eflime et de l'admn-
ration d' f:s concitoyens.
Ce mme jour a t public le fameux Acte
d'union des provinces Belgiqiies quoiqu'il et t.
d t du 30 novembre: nous le donnons ici dans fon
enter :
Acte d'Union des Provinces Belgiques.


iele a acoie au service a.vii aai~. ia granlie cLapcie c Les Etat de F'and es un's depuis long-temps
d la c par des liens int mes d'amiti et d'.ntrt avec les
M. de Bulgakow eft arrive ce jour mme en cette Etats de Brabant, an:ms o'a ;leurs du mme ef-
cap:tale. ic pour lan coinfrvat on de il urs droirs, ufages ;
pr v.leg.s et du culte d. leurs p.res lfs gale-
Dc Drefdc le 2z dcembre. ment dans cei droits facris depuis nombre n'annes,
par un gouve'nement d. pore et ty annique et
La Saxe vi-nt de perdre un min:flre fige et clair n ayant trouve d'at.tre reflource qu ide fecou:r le-
dans la perlonne de M. S.utterheim mort ce matin d t joug, et de recouvrer litur librt et leur in-
d'une hydropifie de point ne. I. fera partieulierem.nt dpendance par la voie des arms ont cru que
regret du l'el et ut don't il avait la coufi nce et I'unique moy n d'y parve, ir et de 'rendra klur
l'amitie. Dj le public dfigne diffrentes perfonies Etat libre et fable tait de ri ir leur fort
pour remplacer ce miniltre; mais le plus grand celui de la prov nce dj Brabant, et de conclude
nombre de iuffrages parat y appeler M. de Zinzen- cnfemble un trait d'union offenfif et dif.., fif
doili, accrdlt par l'electeur la court de Berlin. to.is ,ards, aux c editions ultri.ures den'.ntrer
On croit que pendant l'inicrim M. le comte de jamais dans aucun pour-parler, en comp ifitio.
Lof' fea charge du dpatitement des aff, r-s tran- quelconq.ie avec levr ci-d'vant fouvrii.i qu: de
geces, et M. de Volkenhaver pr fident du c:nfeill comn ,une main; et voulant don ,er aux Etats de
do guerre, de la direction des affairs niita.res. Bra'ianit routes l:s marques pofibles d'une amiti
fincre, tt manif ft.r par des actes non quivo-
qu s, tout leur defir a n(irenter cette union d'une
P A Y S B A S. 1-an indi!foluble ; lefdits Etats de Flandres con-
fintent ei:fuite de la proposition qui le:r a t
De Luxembourg, le 13 dicembre. fitte par M. le chanoine Van-Eupen, autorif, des
fiign'urs Etat-s de Brabant, ce' que c tte union
Cette ville n'tant plus un afile affur, quelques foit change enti fouverainet commune d s dLux
trangers, et furtout les Franais qui s'y trouva ni t, Etats, de faon que tout le pouvoir et 1'. xercice
en lont fortis pour chercher une autre retraite. Notre d, cette: fouverainet foient concentrs dans tit
position a paru inquictante, mme un grand nombre congrs tablir et qui fera compof d.s d-
d'habitans la plupert d's iidians, et tous les pro- prts nomms de part et d'autre, fuivant les ar-
feff.urs de notre fminaire f- font auti r.t rs. Ils ticles d'organifition don't on conviendra dans la
n'auront plus fous ls syeux l'image de la gu rre: on fuite dl'a;rs des fentimens'fotnds fir les pr n-
la rencontre ici partout ; ceenidant es Autrichiens cipes d'une exacte j.itice, et Jicrs uiniquement par
n'int pas ratiemible dani la ville tout leur m nde le lGien tre common; auf que l'intentioni des par-
i'y oint poinr coincenitre'o..t-:s leurs forces ,ils ont t;es contractantes elt, dis prf nt, q ,e la pouvoir
lu ct' id'Arlon, ev des batteries cro fes ; i'ers de cette ail' mble fouvera ne fe bornera au feiul
fortifications ldo'iinent dans co lie'u, et l'entre d,:s objet d'une d;fe-nfe commune i au pouvo r de fire
bois et tous 'es chemins d'alenioi'ir mais ces dfrpo- la pa'x et la guerre ; et p ir conf--qiiet r i'rect;o i
itions font trop conniues, pour que ls patrii tes vien- et rentretien d'une m lice national commune ai fi
nent d cnn. r dans lembufcade ; au iieu que Is Au:ri- q 'a ordonner et entretenir les foi t ficatio.-, nct ffares
chien rencontreut dans leur poiiion nmme de gian. pou- la df nife u pays; de co:vracter des alliances
d"s 'iiein'ts pour fe procur- r d:s vivree. Les avc les puiffinces tr'ingers, en un mot, tout
pavs voilins font invits fair des diligences ce qui lte'.arde lt s intrts commune des diiux Etats,
poirles appr'.vifionnemens de l.uxembo'urg : celii et rie c.ux qui oans la fite trouveront bon dy
de 1Treve a promise d'es f course prochains ; huii accder. Les Etats de FPandr.s o e;t fe flatter que
I ille, inefures de grains doivent arriver inceffam- les l-tats d.e brabanr trouveront da s cette dcla a-
ment. tion un grant ltr de-s fe;timens loyaux des Eta,s


dc Flandres, et de: leur zle i:our la caure com-
mu'n e i et l'on neS'c tue nu element que lzs Etats de
Brabant n'y rpondent de kur part par le irme
efprit de franh fc. Ainfi arrt dans notre altcmble
du 3o novembre 1789.
Etait fign J. F. RouARTn et muni du cachet
des Etats de Flandres en hoft.e rouge.
La nuit s'efl paffle dans des ftes, bals f.ux
d'art fice, illumiinations et une dcharge de mouf-
quetterie prefqu-e continuelle a clbr la runion
des trois orares de la province.

ANGLETE R RE.

De Londres.

L'rlande a prodigieufement gagn par nos mefures
impolitiques relanivem. ntaux lois contre les dbite,,rs.
Ces lo.x ;nhnumines ont l'action perptuelle d'un
acce pnal, qui condamnerait un grand nomb.e
d'a-tifans la t anfportation. En tfett pluiieurs
manufactures de ce pays, rivals des ntres, ne
d ivent leur activity qu'aux dbiteurs fug tifs qui,
cherchant fe fouflraire la fvrit de la loi
anglaife paffent en Irlan.le pour y profiter du b-
nfice du ~ill rendu par 'f lgiflature en faveur
des dbiteurs infolvables. Probablement on tirera
part de cet:e leon la prochaine feffion de notre
parlement.
Le gouverneur de la Trinit a public une
proclamation, dans laquelle il offre tous les fugi-
tifs un afile ; les planteurs et les marchands ont
commiun'u notre : n iit:r- leurs crainces cet
gar i ls tremblent que d'aprs les difpofitions
actuelles des ngres, rPrre proc!amarion n'ait le-
fuites les plus facheuf s pour nos tabliffemens.
Nous formmes autoiils annoncer que ladmni.iltra-
tion s'occupe de cette aff.ire, et que nous en
efprons une heureure iflue.

II eft part vers le milieu de dcembre, 52 vaif-
feaux du port de Liverpooi, pour aller chercher
des grains en Amrique.
Le 2z dcembre, des voleurs effayerent de s'in-
troduire, avant le jour, da s le palais de Kenligton,
d'abord par les derrieres du baiiment, prs des jardins,
dans kfquels ils pntrerent j mais ne pouvant reutir
de ce crt, ils oferent 'e prfenitr la porte d'en-
tre :.la fentinclle leur demanda ce qu'ils vot.liient i
ils rpondirent par des menaces il fit feu, un des
brigands pouila iin grand ci, fes cornoagnons l'en-
leverent et d fparurent p'-r ls jardl ns come ils
etaie. t venus. Probablement on pofera dformais
d s femin. les du ci di jir.lin d.- ce palais, c.minm
1 y en avait autrefois. ,a hardiedle des vo e rs a d
convaincre qu'ou n'aurait pas dl difcontin.er de le
fire.

ETAT S-U NI S.

Adreffe au public par Ia fo:it de Pc -fylvaie ,
tablie pour travailler l'abolition de I ij~jav,:ge et
au J'ulagement des Ngres libres, iijujiLime;, t enus
en efclavage.

C'efl avec la p!us douce fatisfaction que nous af-
furons le, amis de l'hiumdnit qu'en pourfuivant
l'ob.et d: notre ffocriio no t av.Lux ont :t
couronns d'un fuccs fort au-d.l de nuttr
attentiie.
Fn, ourags pr ce fu cs et par ls pror-rs jour-
naliers cle iet efprit lunmineux 1 be rt qui fa r } and pir tout le moide et tf-
prart la continue tion des bendiction cltefi fur
nos travaux, nous ,yo s pris la re. 1 .t on de f ira
une addition important a no re plan t en
I onfquence de fll citer 1 s fecoirs et I'aliftance
de touies lis pLrfonnes don't le coeur n'eft pas
tranger aux douces nno ion de 1 fyinpathie ec
de la comp flion, ni au fublime plailir de la bien-
failance.
L'ef livage avilit fi cruellement !a nature hu-
maine, que fon abol tion pourrait avoir les fuir.s
les plus tfu.eftes, fi l'on n'y p.odait avec pr-
caution
Le maiheur'ux qui a long-tens ti tr-it cmrnme
une bte, eft fouvent dgrad au point de pa-
r tre d'une elp c infeui ure A celle de'. iutres
homes. Les chanes qui li -nt foi corps, tiennent
atifi' la gene de f.s f:cu'ts intel;ect .clls Et
iffaibliffLnt les alfecti,:ns fociatles de fon cceur.
Accoutume a agir come une pure machi e
la vol me de io i m atre, la rflexion (fl :ulp n:iiue
chez lui ; i1 n'a pas le pouvoir di choix et fa
raion et fa conTcec ce n'ont q ,'une laible iin-
fluence fur fa conduit., p.irc.e qu'il elt principale-
ment gouverne pa la Traint. : il eft mirr'.b i :t
finm a'iis, c.dl par ks travaux exeffits, lag- et
i s mrtdiulies.


___flEUIP~)_____YI --I -I--_~-. W-~-YILU---W- --- --












Dans cet t.t des chofes, llib:rt' put fouvient et de ldtat de les fonds l fccit dans les affem-
deven.r naifile ce malheureux, t fundie !a blCds de quarciir des mois d'avrl et d'octobre.
fociet.
S11 elt d nc a efpirer que les precautions p:encr F RA A N C 1E.
pour l'affranehillrmeeit d s noir, d vendronl ui.
branches de notre police nation~al- ; mis autant inous De Paris.
contrr;Ions a l'efectuer Utlilt ill et dc notre de-
voir de prendre ces prcaurions, felon nos lumiseres Le i*1 da ce mois, le grand confeil et le 3 la
et nos facults. chambre des vacations du parlemeint, la chambre
InlruLire confeiller ceux qui ont t affranchis d competes la court de, aides la cour des mon-
les rendre capabiks d'exercerr r d: jouir delay liberty naies et le chat;let de Paris, ont cul honneur de
civil, rveiller en eux d.(Ilx ilti. leur fournir des rendre leurs refpccts a 1 urs mai. is et la famille
occupations convenables l'ag au fxex, aux royale, l'occifion de la nojvcll anne.
ral ns et aux circontlancs., einin procurer a leurs Leurs inajces et la fumille royale ont fign le
tiifans une education conform au genre de vie 3, le conwrat de marriage de JM' le vicomte de
qu'ils doivent mener tels font 1.s grands objets du Monitefquioui avec mnademoifclle Dupleix de Bac-
plan ci-joint que nous avons adopt et qu' quancourt.
nou. l'eiprons ,fra utile au public et fera !
boiheieurde ces homes jufqu'' prcfnt trop n- Lettres-patentas du roi donnes Paris le 30
gligs par nous quoiqu'ils foient nos freres, dcenbre 1789, fur le dcet de 1'Affemble na-
S:ionale du 2z6 d;c.:mbre 1789, portant qu'il fera
Un plan fi valie ne peut tre mis execution accord un dlai de deux mois pour fire les d-
fans de grands fecours pcuniaires, fort au-ddFus clarations prefcrites par le dcret du 6 octobre der-
d :s fonds ord-na'res de la focit. Nous elprons niir, concernant la contribution patriotique, et
beaucoup de la gnrolit des perfonnes claires que la ili des noms cLs contribuabl s patriots
et biafiefantes, et nous recevrons av.'c reconnaif- et des fommes qu'ils le front fournis a payer,
fance tous ls dons ou fourcriptions qu'on voudra fera imprime.
bien fire cet effect lefquels front reus chez
M. Jacques Starr, ou chez M. Pemberton, chef Lettres-patentes du roi, donnes a Faris au mois
de notre comit de correfpondance. de dec mbre 1709 fir le dcret de I'Alflemblie
Par ordre de la loci-t" B. Franklin, prfident. national pour l'admilfion des non-catholiqutes dans
1' '...,i.:i ,, ..o, et d.ns tous les em plois civil et
(Dans tmun ifnce de la frcit tablie pour tra mitas.
valle.r a 1 abolition de l'cfclavage des noirs, lc Lettres-patentes du roi donniis Paris, le 30
comit normmns d hoc prfinta l'cflli d'un plan pour dcembre 1789, fur un dcret der l'AliTeble na-
ameiorer la condition des ngres libres lequel, riona!e portant que les officers municipau'x qui
aprs avoir e difcut fut adopt come ilfuit) : vont tre lus exerceront par provision h s fonc-
tions de la jurisdiction contentiufi et vlontaire
Plan pour amiliorer la co.nz:tion des ngres libres. dans les provinces o ils taient en poffeilion de
les exerc..r.
Tout ce qui eft relatif aux ngres libres fera Lettres-p-tentes du roi, donnes Paris, le 16
traie par un commit de vingt-quatre perfonns dcembre 1789, fur le dcret de l'AIfT.-blee na-
lues chaque anne au fcrutin dans la fiance de tiona:e, du 1a dcembre 1789; c cette fociete du mois d'avril et afi que les diF- ception en Bretagne des impolitions et des droits
ferens frvices fe failTcnt avec promp itude, rgu- connus dans cette province fouLs le nom de devoirs,
larite et inergie, ce comirte e divilera en qttatr im-des, biLlots et droits joints.
comits, ainfi qu'i fruit :
I. Comit d'infpection, lequel viellera fr les mourst, D E UI L. Deuxieme epoque.
la conduit g-'ncrale et la situation ordinaire dts
ngres libres, et leur do.-nra des avis et des inflruc D'aujourd'hui au zz inclufivement, les hommes
tions, les protgera, et leur rendra enfin tous las porteront l'habit de foie noir, manchettes effiles
autres services que fe doivent des amis. de mouffeline brode, boucles et pee blanches.
II. Comit de gaiiriens, leqel placera les enfans Les fnmmaes porteront la robe e foie noire, gar-
et [es jeunes gens chez les peroinnes honntes, efin nie de gaze raye : les dianrans.
qu'ils ,.iiF r.c apprendre un mtier, ou to t autre
imoyenude fubliftice, p-ndant un temr: modr d'ap- D'Arras.
pr mniti'age ou de service. Le comit peut remplir
cet obj. t, foit par lrn influence fuir I s parents et Le 27 du mois dernier M. le major et MM. h s
les perfonu.s incr effes fo't par le moyen des officers du rgiment de Diesb.ick f. font rendus a
1-oix tablies cet efet : en paffant les cont:ats, I h tel-de-ville, et ont drt que, voulant cnmbtiber
dans ces occ..fions, le cotiit,3 affurera l. foci., au foulagemnt des pauvres d cette ville, ils d -
autant qu'il fera poPible, le droic de patronage fur pofaient fur le bureau, le quart des a poinutenm n,
ceux qui front ainfi mais en apprentilfage ou en de tous les officers du rginment. Le moin.int de ce
f.rvice, don gnreux a t de izoo livres.
III. Comit d'eddcation lequel vicillera fur l'inf-
traction des enfanis et des jeunes gens des negres ""' .. ... ...
Jibres : il pourra ou les en-a.iger fuivre rgulie-
r,.m:nt l:s ecoles dj tablies dans cette villa A D M I N I S T R A T I O N.
ou en former d'autres: dans l'un et l'autre cas,
il aura foin que les lev s reoivent les inftruc- M U N c I P A L I T E D E P A R I S.
tions conien-.bles l'tat qu'ils doivent enfuite
enbraffer ,et particulierement les pr:ncipes les Af'emble des repr'fitans de la commune.
plus imiorta:,s et les plus gn.ralement recon-
nus de la morale et de la religion. Il tiendra un
regiltre exact des marriages des naitiances et de Du 30 dcembre. On a ouvert la fiance par la lec-
l'affranchlflement de tous les ngres libres. ture du procs-verbal de la veille, et un moment
aprs M. le president a reu une letter par laquelle
IV. Comitrd'emploi, lequel s'attachera procurer M. Peuchet, l'un des reprfentans de la commurne
une occupation conflainte aux ngres en tat de tra- pour les difiicts runis du Val-de-Grace et lde Saint
vailler parce que le manque d'ouvrage ferait pour Jacques-du-I-aut-Pas, announce I'alfemble qu'il
eux une caufe.d e pauvret de fainantife et de plu- a l'honnour de lui p fenter deux volumes de 1 ou-
fleurs au:res vic s. Ce comit, par fes recherches vrage qu'il fait fur la police et 1l municipality ,
et fes foins vigilans, pourra trouver afl'z de tra- faifant parje de l'Encyc opdie mthodique, et
vail pour un grand nombre de ngres. Il veillera qu'il la prie d'en agrer l'hoimmage.
anli ce qu'ils puiflnt app.endre un mtier L'affemble a rci avec gratitude l'offre de
chacun felon -ni talent, n les dterminant s'en- M. Peuchet, et a remis M. Ameiihon cet ouvrag.,
gager pendant un certain nombre d'annes fuffifant pour qu'il ft dipof dans la, bbliotheque de la
pour ddommager les matres de leurs pines et commune et a arrt qu'il ferait vot des remer-
cdes dpenfes qu'ils front pour leur entretien. Le cimens M. Peuchet.
comit pourra encore tablir quelques manufactures On eft venu enfaite l'ordre du jour, qui tait
f imles et utiles qui n'exigent que p.u d'habi- relatif aux places dce ,fecrtaircs de la mairie fiur
lete et aflifler ceux qui voulant entreprendre quoi l'on a agit les queflions fuivantes : I. le
quelque chofe, auraient les talens convenables pour bureau de ville a-t-il pu nommer deux places
ruffir. qui n'exiftaient pas? 21. Quel part doit-on prendre
Lorfque le comit d'infpection trouvera des fa- relativement la nomination dj faire ? 3 El-il
jets qui m.'ritent attention il les adreffera au ncelfaire de crcr ces places ? 4,. Quel ferait le
comit d'emploi des foins defquels ils fout pro- mode de leur nomination dans le cas o l'on les
premenit l'objet:. crerit ?
Dar s les rititres dl'un nature miixte, les comits Teles ont t les diverfes propositions qui ont t
co freront Enrf nble, et s il el niceflaiir, agiront diverfeminit agites, et qui ont dontn hei diff-
de concert. Les affairs de grande importance front rniitts motions.
r'rces au grand con.ite. Le fond, a dit un des membres, doit tre ren-
Les depenfks quo,'exigra l'executron de ce plan, voy4 au comit" d.s vingt-quatre, pour exaimiiier fi
front prifeis fur un Ionds qi (fera formne par les les places de fecrtaircs de la mair'i lfionr ncelihres;
dois, ou les fourc!i(1tions aftignes pour cet obj 't, quel doit tre le mode de l.ur nomination dans le
ct qui fera tenu fepardient des autres fonds de cas ot) cles le feraient; et quaint au provifoire,
la focilde. a-r-il ajout, les chores reficront dans l'tat o
La comit fera le rapport de ce qu'il aura fait e les font.


il







:I I













.1'






l '


























(I


Un autre membre a propcf a I' ffMemble de 1rer
dcux places de fecritai tres de la mairie r1voc:bis
par l'Alfemble dins les crimes et filivant les
relp s preferites en pareil cas, et de noimmnier .
fuite, par la voie di fcru.tin, deux fujets fur la
prfiitation du maire.
Une troifitme perfonne a demand que M. le
maire fut tenu de prflenter trois fuj.ts, parmi, lef.
quels 1'Alfernb'e choifirair.
Une quatrieme a rclam la question pralabie fur
'Ftat actuel d-s chofes.
Unse cinquieme a exprim le veu de renvoyer an
comit des vingt-quatre la fond de la queflion, et
que Von s'abitiir de parler des fccrtaires actuels de
la mairie.
Une fixieme enfin a propof de dfendre qui que
ce pt etre de prendre le titre de fecrtaire de la
mairie, ce'" places n'exiflant plus.
Ladilcuffion ferme, lesdeux motions lues,il at.
arrt que l'examen des queftons qui concernent la
creation des places de fecrtaires de la mairie et
le mode de leur nomination, ferait renvoy au co-
mite des vingt-quatre, et en outre il a t flatu que
perfonne ne pouirrai prendre le titre de fecrtaire de
la maiie, quant prfent.
------i IL--L-
DEPART'EM DNT DU DOMAINE DE LA VILLE.

Du 2. janvier 1790.

Pour l'excution u u dcret de l'Aflemble na-
tionale en date du 13 n vembre 1789, et dies
lettres patents fur icelui, dii 1 du mme mois,
regiftres au tribunal de la ville le 29 dcembre,
les officicrs municipaux ont tab'i l'htel-de-ville
in bureau qui fera ouvert tous 1s jours, exc.pt
les dimanches et ftcs, computer du 4 janviLr
prfent mois depuis dix heures da martin jufqu'u
dcux heures, et depuis cinq heures du foir jufl:i'
huit heures, o les lieutenans de maire tt confeil.
lers-adminifrrateurs au dpartement du dopiaine de
la ville, recevront les declarations qu- fuivant le
d'crut fufdart, tous titulaires de bnfices et to:s
fuiprieurs de maifons et rabliff'mens ecclfiaffiques,
Clns aucune excep:.ion, doivent fire dans le delai
de deux mois, de tous les biens mobiliers et immno-
biliers dependans d.fiits b',i'fic.s maifons et ta-
bl itemens, ainfi qu- de lers revenues et charges don't
lefldirs bins peuve.nt tre grvs.
Sign Bailly maire; Lecouteilx de la Norayc ,
lieut haint de maire; Pitra Avril, Satilerre & Tra-
don des Ormes, confeillers-cadminifi/raeurs.



T AT-M A J O R- G E R A L.
Lettre de M. de Lcjard au dpartement de.police,

c Mefleieurs, j'ai l'honneur de vous prvenir que
!e a oi tes les troupes de fon co.nman'kml nt, pour
veill r et arrcer l-s defeitrurs autriJhiniis qui arri-
vent en fou;e a Paris et doitt l'atllucne y ierait
dangeren'e. Le gnral a ordonn en minLim -t,.ms
St:>us les poil s dis barrires d'a ter l s mmes
di-rteurs qui auraient pu. chappe la fI:rveil-
l.mce extcreure, et de les fire co ,dui:e au comi 6
d nnlice pour y tre I,,tu ;ur luir fort et
v, ':ler a ce qu'ils ne reftent point dans la capital,
fi toutefois le partiemenit le juge ainfi.
SJ'ai l'honneur de communiqu.r ces difpofitions
Mellieurs du dpartement de police, afin qae les
.ffets qui doivent r:ulter d'un pareil orare ne
eur paroiffent point t.anges. Lajard, aide-major-
genral.


ASSEMBLE DES LECTEURS DE PARIS.

Extrai; du procs-verbal de l'afemblee gnrale des
lecteurs de Paris, convoque a l'archevc/ le 30
dcembre 17S9 pour ci lecture de fes proces-ve,-
baux.

M. Moreau de Saint-Mery a fait le rcit des
scenes affreufes qu'il a dit avoir t excitr s Saint-'
Domingue centre fa perfonne et fa famille, par
l publicity d'une rponfe une prtendu; motion
pour 'affranchilement des efClavcs tds colonies,
qu'on lui impute, et il a requis l'affcmble de lui
donner un tmoignage authentique relatif cette'
prtendue motio,. Lecture f;te par M. Duveyrier
l'un d's fecrtaires, l'affemble l'ordonnant ainfi
d'un imprm intitul : Obfervations de M. Ciha-ron,
la motion de M. Moreau de Saint-Mry o l'on
trouve ce paffag nage 4 : c Ce n'eft point.ailez,
Meffieurs : ah fi vous connailliez -parfaitemrnii
l'Amrique, vous fimiriez la vue dui dan',er auiiuel
voWs all"z expoler vos concitoyens et vos fr'res
Si l'articic propof parl'il'une iuembire, M. Moreai
de Saint-Mry paffe aux Etats Gnraux, vouis
expotfez la iNation : commettre un.e cruaut lb ul i'-- -:
une injufFce. criante.... Une cruaut barbare ; car fi
vous accordez une libert entire aux negres,
linftant cette efpece ruflre et vindicative vit :n
ger 5o,ooo blancs. Tous les membras de l'a-ite-












bl.e ayant dclar l'unanimi n'avoir j'imais eu
aucluno connailance de cet imprimn, que fon auteur
lf lenib cependa:Lt adretf.r aux lecteurs, qu-, par
la lecture qu'ils viennent d'en entendre, M. Moreau
de Saint Mery en a requis acte : enfuite M. Mo:eau
de Saint-Mry ayant temin f'o recit ,- M. Charcoan
ayant t entniidu diverfes reprifes, et plufieiirs
membres ayant parl fur la inm i.re; M. de la Vigne,
pr'filent, a t aux vo'x en pofhan ainfi la quef-
tion : c Avez-vo is jamais entendu M. MoGeau de
Saint-Mry fire ou appuy:r d.ins les'affembles
tenues par les lecteus dits alors du ti rs tat de
la ville de Paris aucune motio;i t,-ndante l'af-
frian.hiffrement des negres,, ? 1'a(f mblee nomina-
lement interroge, a rpondu unmnimenm.nt, NON.
Sig. de la Vigne, prfident ; Bertholioj et Du-
veyrier, 'fcrtaires.


CHATELET DE PARIS.

On a jug le 4 de ce mois, ce tribunal, le
procs de DclIros, accuf d'avoir faith des enrl -
me!;s pou' I'ELfpagne depuis l1 revolution. Il a te
condamn inuf ans de banniflement.
Le mme jour on aurait rendu un jug:ment dans
i'affnire de M. 1h baron de Befenval fi le comit
d s recherch..s ne l'avait pas fait liifpendr.,, pour
fire entendre en d'pofition un trs-grand nombre
d. tnoins don't pluheur.s ne font pas de Paris.
Dans i'ff'iire de M. Aug.ard, on reoit des d-
p.,itions de tmoins venues de bien loin.
Le procs de MM, Marr.n et Duval eti infiruit,
et doit fe. juger incefiamment.
On entend les dpofit'ons des tmo'ns dans celui
de M. 1l m irquis ,rt min lame la iiarqu fc de Favras,
.qui font deteius l'Abb.*ye S. Germain.


L 1 TT . R AT U R E.

vMores de ramener l'ordre et la fcurit dans
la ibcit: ouviage qui a remport l prix d'uti-
litC i n 1787, au jugern nt de fiacadiiie frana'ie ,
t't dd 6 en 1789 A'Affemble naiionalei par M.
de la la Croix avocat au parklment. A Paris,
s chez Royez, libraire, quai des Auguftins, 2 vol.
in- 2.
Un bon code de lois pnales, dit l'auteur de
c t ouvrage, tl L: rfiulat des ides les mieux coin-
binets d'aprs la connaiffince parfaite du carac'ere
d'un: Nation. Rien n',-lt plus facile que de piononcer
des am..nd s, iesconfifcacions des emprifonnemens,
que de multipli.-r les gnres dde mort que de jeter
Iepouvanit dais tout.-s les amesi imais riefirer les
pines rcuni.tires fur les f:artu es des individus r-
prhrinfibles, et fur ie degr d.e leur attachrnement
aux richelles; les peines afflictives fur leur fenfi
bilit, les infamantrs fuir l impo tance qu'ils attachent
la confid.'ration publique ; en imaginer qui humi-
lient fins fltrir rrfi> cter le plus qu'il elf poffible,
les grades prop i.Lts de l'homme civilic fa vie,
fa libert et l'on honneur ; na verf-r fon fiian; que
lorf,'ie fon crime eft fi norme qu' 1 ne puiffe le
raaraer ni par l'argent, iii par d-s services mili-
taires, ni par des travaux public, s n'enlever la
focit'e que des meimhras abfalunmnt gangrSns et
qui pourraient edomimager le corps f par une
d.nger:ufe piti, on avait la faiblefle de vouloir
les confervcr : voil ce qni eft vraiment difficile,
et ce qui dmandc une fupriorit de lum er.s, de
jiruice, d'humanit qui .W'eit malheureufemcnt que
trop rare.
Ce font fans doute ces difficults qui nous ont
empch jufqii' ce moment d'avoir un code pnal
complete. On nous a accabl de thlorics d'obfer-
vations, d'elfais da rforme de tfLxions, .le vues
fur la lgiflation criminelle i on s'eft plu computer
,1e nombre, toujours trop confid.lrable, d'innocens
que les minitles d la jultice out eu le malh,.ur de
fire prir avec le' glaive de la loi : l'ordcn iance de
1670 a t coMfij:Pre coin:e un difice monfiru ux,
don't les parties incohriintes entire elles, exigeaient
abrfoln ent qu'on le dtruisit pour en r -cdnftruire un
don't lenfemble prf.'ntt l'accord que l'on dclire, et
qui eilt pour bafe la premiere et la plus ilinte d:
toutes les lois, le fantiment de l'huma:'it. Enlin
chaque crivain a prfnt en .gnral fon fylt-e
come le plus natural, le plus avantageux l'ordre
facial, le plus propre affurer le bonheur et la tran-
quilit des citoyens. Il femble donc que les (u-
vrages fans nombre qui ont paru d puis quelques
annes auraient d oprer la reform de notre jriif-
prudenceciimiinelle. Des circonflances malheureiff:s,
ihfaiblelfe du gouvernement, la ftcceffion rapide
d s m niftres, l'z'fprit d-s corps judiciaires, l'habl -
tude des vieilles routine, s les prjuggs de la lupai
des criminalittes., ont t autant d'oblacles qu'il rait
r ferv aux reprfentans de la Natiwn de vaincre et
d'emp her de renaitre.
L'ouvrage de M. de la Croix a t couronn,
en 1787 ,par l'Acadmie Franaife: la nrrme anne,
l'auteur l'a envoy fous un autre titre aux membres
qui compofaerit l'affemble des notables ; en 1789,
a cru devoir le ddier l'Affemble national :
on ne peut gure prtendre de plus grants fuccs.


! Qu'il non foit cp.pendant permits d'aobirver M. dv-
l. Croix qir: livre d .puis plufieurs annes, ainii qu'il
le dit lui-mime, l'tude des ma:icres criminJ;l.s,
on aura.t peut-tre t en droit d'attendre de fes
talent et de fes recherches un ouvrage plus mrho-
d que plus approfondi, et qui content de noiu-
ve 1- s vues fur cette parties de l'adminifir:tion de
l1. juffir .
A la in du second volume de cet ouvrage, on
trouve un chapitre qui a pour titre : vues gnerales
lar l'admininftirarion des finances, et qui comimence
par crtt cuomparaifon : o c On pourrait compare un
lEtar un concert, don't le fouveraii, confidc
comme lgiflat.ur, ferait le compofiteur j les mi-
nilires et les. premiers m1giffiats marqueraient la
mnlure et tsous s lujets excuteraient leurs par-
ties. Ce ferait de l'accord gnral que dpcndrait
cette harmonies d'o r u'terait la perfection d'un
gouvernemeint ". Ce morceau precieux aurait certai-
nenment en le plus grand fuccs dans le cercle favant
des Philam nte, des Armande et des Belize ; quant
nous il nous efti malheufcruement arrive d'en-
rendre fi fouvent de la mifiquie mal excute,
que nous nous garderons bi d'allifter au concert
que M. de la Croix propose fes lecteurs.

Etrennes financiers, ou recueil des maticrcs lis
plus importantes en finance, baique, commerce,
&c. S.conde anne. Par M. Martin. A Paris, chez,
l'auteur rue des Vieux-Auguifins, n. 16 et
chez -tous les marchands de nouveaurs. zln-g. 1790.
Prix 4 liv. 0o f. br., et liv. port franc par la polite
dans tout le royaume.

cet ouvrage, qui a piru l'anne derniere, et que
l'on nous affir contenir des dtails intreflans
Lur plufieurs objets relatifs aux finances, la ban-
que au commerce, &c.
Si les Tartares, dit Montefquieu, inondaient
uii;outid'hiii l'Europe, il faudrait bien des paroles
pour leur fire entendre ce que c'efl qu'un fin ncier
'armi nous. C'eft donc rendre un service rel
ceux qui a ience, auffi vafte que complique,
des finances eit peu connue, que de leur donn.r
dts notions claires tt prcifes fur 1 s diffrentes
parties doit elle eft compofe, et ,'e les mettre
porte de fe reconnaitre dans ce .d ile fouvent
inextricaile. Il parait que tel a ti le but de l'au-
teur dans fon p emier volume. D.ns le second, il
s'eft attach particulirement, come il le dt lui-
mmee, marquttr 'mfluent.e de la revolution fur
le fyftme des finances, et prefenrer I'enufmole
des ven means qui ont eu lieu depuis cette Fo-
qu'. 11 traite en mime-tems du comr des finances,
das d.crets de l'Aifnmble nitionale relatifs cette
p rrie, de', doors patri tiques, des peifions du
paierm-n de; rent s, du Clirgi', &c., &c. Ces
ditffins object, form. t au ant d, chapitr-s l'on
retroave ce que 1a pupart d.s papers publics ont
dj. off.rnt :a curiolit des citoyens.
On f a fant doute furpris d. ce que, dans le
ch pitre X l'auteur a inlr iunle lettre dans 1-quelle
il parl- destr c.iff ries q i' 1 a prouve s rn laivemeuit
un opra et une comdie de fa faonn : o ni
la fira pas moins du project d'tahliffcn:ent qu'il pr' -
.pof.- de former I tte du ci!que du Palais-l-oyal.
Il nous fenmble que d: s dcora'tions qui offriraient
les principaux faits de lifltoire de la mythologie,
et les anecdot s du jour des tables 'd::lici uliment
fervies unei miufique enchanttreff -; des boudoirs
divits et des bains d' Apoilon oteffe tivemientbien
fits pou;- plaire aux nomnbreux f.voris de Plutusj
mais qu'ils n'ont aucune analogie avc un ouvrage
o I on dil'cute des marier s aufli graves que celles
qui p ra. fent t e l'objet principal! drs ravaux et d s
rech.trch s de l'auteur: nous c oyons devoir l'in'it.r
. t e plus f perimetre de femblables carts.
Ce volume eft termin par un fuppltent qui (on-
tient d s nonmenclatu es rclativs a I cont il, l'ad-
inin ftra ion des finances, au trfor-royal aux rece-
v urs g.nraux des finances, fermiers-gniaux, r
gill urs gnraux, adminiftraeu:s-gneraux ds do-
maines, payiu s d s rents, banquiers, agents de
chang- adminiltratieurs de la caiff. d'(cfcompte, ad-
ninifirateuis de la compagnie d-s Indes, confuils ,
dpurs du commerce et nota nrs et par une no-
tice des ouvrages nouveaux fur les finances, la ban-
que et le commerce, qui ont paru depuis la r-
volution.-
Pl.i d'ctablijfem;ens former fous la direction de
la maifoni Philantr' pique de Pa-is, pour lever le
eiif.ns-trouvs fins leur donner de n urrices. Dif.
cou s lu au comite de la maiaon par M. le che-
vali.r de Gl-as ,-comniandant du b taillon des Tha-
tins, et membre de la locit, avant fa reception, le
premier decembre 1789. A Paris, de l'imprimer.e
de Cioufier, rue de Sorbonne. Broch; ini- 8 de 3
pages.
DE L'ORGANISATION des Affembles nationals
d'aprs les principles d: la no velle conllitution du
royaumre ouvrage don't Ib produi: a et coiificr t
prfiii pa: 1' uteur l'Alucmbl:e national .pou
E. cont-ri ution ;ux bef.i ins de l'Etnt. Par M. T -
bo ret, avocat avec cette epigraphe : Peuples
ibrs fouve ez-vous de cette maxime: on peu.t
acqurir la' bI-rt mais on 'ne la recouvre ja-
mais ,, J. J. Rouflca'i A Pari' chz I.-s marchands
Sde nouveauts. Broch, in-b de 87 pages.


NCROLOGIE.

M. Etsnne JlIeurrt doyen de Pacadnmie rovale
de peinture don't !a mort a. uivi de fi prs celle du
cr re Verer, etai encore plus recommrndable pnr
fes qualits perfonnills, que par ign talent pour
l'art qu'il avait embrafie. Quoiqt'Inppell'pelnt tre
tout autre tat, il'aivat et' '.-:r..' : t. j une vers
la peinture, par 'loge qu'il enteundait faire du ch:-
valier Veughels, dans le voifinage diuquel il logeait
Et il s'y tait livr exclufi/ement (oius ce mature,
qui, aya: t t nomm di.ecteur de-l'acadmie de
France Rome, l'emment avec lui, perfiuad que
f..n ardeur et fon :ppplicationl'leveraient au rang des
a!til'tee du prenmir ordre.
11 ne nous appartient pas de dcider jufqui' quel
point il y eait p rv-nu ; mais il fallait au moins que
fes progrs eufcint t bien rapides, puifqu'ils le
condu lirent en peu de teins aux honniurs acadmii-
iniques, et que par la fuirt il obtint la confiance du
fouver ii pour la garde d.s tableaux de la cou-
ronne Verlailles. On faitque le chevalier Veughels,
fils d'un peintre d'hiftoire d'Anvers, t;it ui!tout
fltim pour fes petits tableaux. C'eft auffi dans. ce
genre qu'on a vu au falon de 1769, Jeaurac fi'er
l'attention du public, par d:ux iolies com.pofitins
reprfentanr, l'une, ua prffoir de Bourgogne, et l'autre,
une Veille de Payfann s. Deux ans aupar.vanr, il y
avait expof des fujets families, extremement amu-
fans. Ces tableaux de.chevalet, qui ouit t' muli-
plis par la gravure, femblaient tre devenus pour
lui un dlaffement. Il s'tait exerc dans de plus grands
genres : nous nous rappelions, entire autres, un ta-
bleau capital-, exp f au Ialon en 1753 o il avait
peint une noce de village, def't a etre execute en
rapifferies aux Gobelins. C'cift aux principaux mem-
bres de l'acadmie royale de peinture, qui l'ont eu
pour matre et pour chef, prononcer fur le mrite
de `es productions que nous citons ici, parce que le
fouvenir de l'effet qu'ils firent dn le tens fur ceux
qui ailment en peinture les scenes o il y a de la
gaitt -.t de la navet, eft encore prfent notre
ie oii: ie.
Nous ne le confidrerons plus que come citoyen
et a ce titre. iln'y a pas d'loges qui ne lui foient
dis. Utile a la Patrie, utile une famille don't l'atta-
chement a fait fon bonheur pendant tour le course de
fa vie, il ne s' tait priv de la douceur d'tre pere ,
que pour en remplir les functions envers fes parents,
en leur lacrifiant le pen de fortune don't il jouif-
fait et en adoptant fpcialement, ds leu' bas
ge, deux neveux (i) qui il a p.odigu les
marques les plus affectueutes de tendretfe et de
bienfaif.ince.
1 s'etait entour par f-s murs douces et h0on-
ntes, d'un cercle d'amis de tous les ltats, qu'il a
eu la douleur de perdre fo.ccfflivement.
Priv l'ge de 85 ans de l'exercice d'un art qui
avait pour lui t.,nt d'attraits, il a occ p lesloifirs de
fa vie lleffe compofer d s pieces fugitives pleines
de gaiet amufu:ntes pour fa focit et confola, tes
pour lui dans des moiciins de privations et d.: fouf-
frances.
11 envifagea avec la tranquillit la plus philoro-
phique, et en mme tens la plus chr'tienne le
dernier terme d'une vie laborieufe toute conficre
fire le bien, et mourut Verfailles le 14 d-
cembre 7 9 ag de plus de 90 ans, tant n le 8
fvrier 1699.



A R T S.

M v s QU E

Partition de l'Imprefario in anguflie, ou le DMec-
teur dans l'embarras opra-bouffon en d..ux actes ,
reprefcnt fur le theatre de Mo fieur, mtufique del
iinor Cimarofa, p tirles franaifes de M. D***
A Paris, che'z Sieber, marchand de mufi-.ue, rue
Saiiit-I-Hlnori' en r la rue des Vielles-Etuves et la
rue d'Orans; prix 24 livres.
Il y a tour lieu de prefumer que cet ouvrage, qui
a ,oui d'un fuccs conflant au thrre, n'en obtin-
dra pas moins dans Iks concerts. Les amiteurs de la
bonne mufique y retrouoveront avec plaifir une foule
de morceaux plus agrabl.s les uns que les autres;
tels que le premier final, l'air de l'Imprefirio, celui
de la feconde femme enfin celui du pote, qui ,
ainfi que les autres a une tournure de chant vrai-
menit oriLinale, et don't Cimarofa feul pouvait donner
une ide.


MLANGES.

Au rdacteur de la Galette Nationale,

Je fuis Paris depuis quelques jours, M. le r6&
dacteur, et come il imported beaucoup d'tre bien


(t) M. Nicolus-Henri Jeaurat du Sertry fon
l ve membre de l'acadmie royale de peinture,
peint e de la feue reine et 1M. Edme-Sbafl-ien
feaurat l'-n4, af-ronome l'obfervatoire, membre
de l'acadmie royale des sciences.













inhtrfiit des lois et rglemens dul pays tquel'on habit,
je crois ne pouvoir umieux fire que de mi'acdreier au
iM!, in1eur univerfcl.
Je viens de lire la fin d'une feuille intitule Bul-
'etii Ci:e I'AffJmble national numlos 12. et s1o ,
des' .7" et I9 du mois de dcemnbre une permiffi" ,
non pas de cenjaar royal, mais du comit de police
de Paris, conue en ces terms : En confidrationi
eru adput de l'Afjtee;le national, auteur du Jouirnal
inutiu Bulletin' e l'Affemble in:tionale lequel s'efp
rind, grant de''cet outrage le comit de police renoai-
velle la ,'.. ':.,;. donne le z. fprembrn, par 'voie
aexciption, ypur la publication de cette jutiiic.
Fait au comit de police, le o octobre 1789.
Sign, Quinquet Pou;rin de GrandcDhamp de
Corbiniere B. du Luc Bourdon de la Crofierc.

Voudriez-vous bien, M. le rdacteur prier l'eli-
mable auteur des excellent articles municipality de
vocre gazette qui eft, ce qu'on m'affutre, rmem-
bre du comite de police, de me dire, io s'il exiitc:
quelque prohibuion ide publier des feuziles ; 2 fi on
peut obtenir des ;. ,n.,7...:' c'et--dirt' ,la liberty
par voie d'exception ; 30 s il y a des privileges par-
ticuliers fur cet objet, en confidiraion des dputs de
l'Ajffemble nationle ; 4 s'il etl ncel'aire, pour
publier es penfes, de s'en rendre grant aupres du
comiit-: de-police ? J.'aurai lune grande obligation
M. Peuche s i veut bien prendre la peine d'clair-
ci' mes doutes. Il rendra service un grand nombre
de perfonnes qui m'ont pari aulli embarraffes que
moi fur le vrai fens de cette nouvelle formule de
plermiLon.



Extrait d'une lettre crite des prifons de l'Abbaye ,
le a jazV.er 1790.
Dans le n 14 'es Rvolutions de Paris, M. le
rdacteur on advance que nous avons t arrrs :
l'inftant o nous rec-vions deux lettres de con;;:uEs,
qui f-rvironi ajoute-t-on c centre nous de pines de
conviction.
Les pieces au procs et vingt foldats de la garden,
national qui n .us ont arrts, atcceieront la fauffete
de cette affertion.
Dans le n 16 du mme journal, on y affure que
jai ai dans mon' premier interrogatoire ue
c'etait l'agcit gnral d.s capucins de la rue S-tnt-
Honor qui mn. fourni'fait f'argent nceffaire pour
les enrtemens don't j'etais charge ; on y ajout ,
pour m inculper davantage, que les rech'; ches faiths
chezz ce religieux, n'ont rien ofteit qui vint l'appui
de ma dpolition.
Rtabliffons les vritables exprefflons de ma d-
p fiion et l'on aura une ilee de la fidelity ces
idacions du journal que je cite au ttibuial du
ptiuluc.
Interr: g quels taient les reve:nus de mademoi-
felie ce Regnoaud de Biffy, ma parent, et d'o
elle les tirait
.epon.du que je l'inorais : que cependant je
favais qu'lle recevait ue l'argent de fa famille,
ayant et moni imme, il y a prs de cinq mois ,
toe lhr pour ell ch, chz I'a6ent gnral des capucins
de la rue Saint-Honor une fomme de 3000 liv.
que fon frere major de cavalerie, demeurant";
Chlimbry, lui avait fai. palmer, par la vuie de cet
ordre religieux, et que c'etf la feule fois et unique-
ment pour ctt objet que j'ai t dans cette maifon
depuis que je fuis a Paris.
On a trouv la quittance de cette fomme d'ans
l'tude de MV. Brichard notaire, conformment
indicationn donne dans i'iirrogat.ire.
M. de Beaulieu, autre jonurnalifle, ne craint pas
d'avanc r ,hldans fn ii" du S octobre ,' que nous
avons offer di. l'argent deux gardens nationals qui
nous ont dnonces "; et coiifaiinant les aflertions
des Rkolutions de Paris il ajoute que l'on nous a
furpris recevant des luttres de deux nouveaux coquin s;
il argue nr.s intrrogatcir-s de contradictions ;il an-
nonce une lille de fi' lancte perfonn-s enrles,
trouve clans notre chamnbre ; deux paquets fiufppcts
et ports l'lHoel-de-Ville, qui dit-il, oi r t
fiifis dans une chamn. re que j'avais loue, rue des
Mauvais- Garons, ( iiniquemient pour entrcpofei


des meubles ) ; i! ne criint pas de nous qualifi-r tde
f.l:.rats....... &c. Elt-ce le 7zble du biein pub ic qui
gare ces deux icivains ? Qu'il fcl cruel, en ce
cas-l o'rre aujourd'hui foupconne ? On le hte
de fallifier ls bafes d'une proc:dnlre extrra".rdinaire,
dirige con.re des citoyens prvenus et qui ne font
point convaincu ; on tourne contre eiux'l'effervef-
cnce utile qui s'cfl empare du Peuple au 'momen
d'une heureuie rvolutio n imite en la vouant
a l'excration publique, cette pec:verfe habitude de
l'ancienne adminil'rarion, qiu fuppofa't toujours le
crime auffitt qu'on tait accufe....
Je vous aurais envoy plutt ma reclamation
fi je n'avail t au fecret pendant deux mois et
demi o je n'avais pas la permillion d'crire.
DE R.tDAT DE LIVRON.



V A R I T E S.

Vendredi premier jour de l'an l'cclfiaflique
qui prchait dar.s l'gl.e de Chaillot a pris po r
t-xte de lon zle vanglique l'obiffance aveugle
,t paflive que tout bon citoyen doit au roi (t
ceux qui il a confi la puifiance. L'orateur a t&
'nt'crroimpu .i pr les murmurrs de l'affembl;e e
cure a invoque le respect d au temple et l'ordre
s'eft ritabli ; mais le prdicateur infil-ant les cris
(ont redouble ; a on a appel la garden; l'aptre a
quitt la chair, s'eit enfui vers la facrifie, ou
on l'a arrt. Conduit au bureau de police a l'ht-1
de li mairie, il a fait voir, par la date de fon
manufcrit, qu'il y avait 18 ans que fon fermon tait
compof, et il a t relch.
C'eftlla premiere fois peur-tre que des hommes
afl.-bles dans un temple, aient fenti que celui qui
ieur parole au t.om de Dieu n'a pas le droit d'abufer
d- fa mifln n pour les entreten:r de fujets trangers
au culte ; on doit tre bien raffur fur le fuccd de
la revolution, qua-d d-s pr'jugS aufi ance s lics
.' d- i :1- ; habitudes et tant d'intr rts s'erfxc.nr
ainfi de l'fpiit des hommes.



ASSEMBLE NATIONAL.

Prefidence de M. l'abb e Mde ontejuiou.

SUITE DE LA SANCE DU JANVIER.
L'aibh Grgoire. Les bnficiers franais expatri:s ,
font abCens, ou par pufillanimit et notre dcret
prvoyant leur retour en Its mettant fous, a pro-
tction de la loi on par la crainte de partager les
dangers de la Patrie d.ans ce moment d'orage et
alors ils ne doivent pas en partager les avantages,
ou par aui-pa.triotif~me et alors nous ne devons
pas d'gards ceux qui feraient alls dans des tr.rres
etrangeres cacher leur honte et l'argent de la
France.
M. de Caflines. Je demand que, fi dans cuatr.
mois les b'nficiers ablens du royaume n'y font pas
rentres pour s'occuper des fonctions qui ILur font
confies ils foient privs de leurs bnlices.

M. Rcgnaud. Il efi impoffible de comprenhe
l'ordre de Mallhe dans ce dcret, ils font attachs
:pr les lois de l'honn-.ur et de la region un fer-
vice qui les appelle hours du royaume.
M. Bouchotte. Point de lois pnales contre des
hnrmmes qu'une crainte, mal fonde a oipins pour
un ;inm.nti ,jamais Fra-ais ne quitta la Patrie fans
avoir l'ef oir de retour.

M. Mongi de Roquefort. Je crois auffi que vous
ne devez poilit toucher uin crdre auffi refpec-
table que celii de Malthe mai je vote pour :a
motion de M. Bloutch en ajoutant que le bne-
ficier qui va danu unei terre ct'aiiatere consumer des
Fruits defltis aux pauvres duit en ,re priv.
M. l'abb Maury. Je crois devoir dfendre les
int -s des ecdlafiiques abfens quoique je n'er
Sconna'ffe aucun.
S oeus devons les plaindre et non pas les perf-
Scuter. Lorfque Louis X1V defendit les m grations


des proreflans fous des peines trs-graves, c'
acre i it dlolncd dans l'Europe c imme un acte r
ryrannie. Ce n'eft pas par des lois pnales qu'on n,,i
,e;ne les 'Peupk s.
Le nombre des Franais abfens du royaume n'dt
pas aflnz confidrable; des raifons de fant p-mu.:nL i
les retenir d des menaces cffrayantes onti pu les d-
terminer s'expatrier : tout le monde eft inftruiit
des lettres comminatoires et clandtiiies critNs
M. l'Archevque de Paris, ce prlat fi vertun:.'
digne d'tre cit pour example.
M. l'abb Maury fait alors un loge qui eIt a.,
plaudi d'un ct de la falle.
M. Camus. L'exemple cit prove contre M. ll.l-le'
Maury puifqu'il doit connatre que M. l'aicl,..leui
avait une million publique, ainfi que M. I.-: du
d'Orlianis. Le pr",pinant a df,.ndu la <:luc- d'il ,
perfonne; je ne dfends que la loi; le lgilrt:lut l,
connat que la loi : je propofe donc le ienouvil,
client des lois contre l'abfence des bnehi i:-si r es
ordonnauces de Blois et d'Orlans font pricils i'
l'gartd de la rfidente.
On a bien dit dans la Dclaration des droits
qu'un home peut aller oui ve-ir o il lui plat
mais cette Dcliaraton n'a pu d;re que celui qi
avait un emploi public exercer, et que l''.i.f
payait pour cela, ne dt pas remplir les fonction!:
11 a propofs que ces biens fiufelnt, ,i.n- f ul.-nu r.
mnis en fiqueflre, mais que le dicrec s'tendit fur
l'ordre de Malthe.
M. Renaud observe que les chevaliers de Malthe
!'ont lis I-ur devoir par les veux, de religion et
les lois de l'honneur. Il ne croit pas que le propi-
niant a fit fait fa motion friufement.
M. d'Efplrmnil. Je m'atracherai feulement aux
principes citcs 5 ce fon. I.s ordonnances de Blos
et d'OrlIans : elles .ne dilent pas que lorfqu'un bi-
nficier efr forti du royi me, on failira f'cs revenues,
on les mettra en c:iqueftre aupara\vant on dcvraic
le fomnier l'avtrir de lbn dbvo'r.
Les Il-is fur l'ib'-emnc' force d'i effort de I'.ffemi-
bl&: national i Is1 raiions d'ablf.nce font du reliort
des iibiu'nmx c'Ati aau.< tribunauii qu',ippar lenit l
droit de luger d s railons qui )e vent valider la
n n-rfidenic.. Quand M. l'archetveque de Paris vous
.ira que MM. de la Fay rte et Bailly l'ont prever.u
que- fa e'e n "'ta c pas en furet dans le royaume,
lque pbturrez voas lui objected. . . Le devoir cu
l:gifla.eur n'lt pas d'inierpr.te; la loi mais de lt
r'.former ou de la fire ce n'eft que le jurifcon-
fuice qui peut rcla rcmer. Je viis parlor pour M l'a-
,h. vque de Sens, et je ne ferai pas fufpect : ce
milat vo'!s dira qu'il cit cardinal, qu'ii (if par co.i-
I';quent Iimembre du facrd college, il peut donc i
trouver Roin. (Co:iforiet votre d c;e, aux pri:i-
ci es de vo.ire Dclaratiin des doi:s de l'eternelle
juftice. Yous eULs la kl fiatire, vous n'tes poiun
un tr bunal.


La difcutlion eft fermn/


M. Rl.dcrer. Quelle que foit l'opinion que qi.!-
ques niciiilrs 'e~ L'Aflm'lde p,'uvent avoir pri dui
ecr.t, il eit rendu, il eft inalerab'e. Cependant
la motion propotde et la difuaiilion qu'on a rouvert
tetnd..nt t a'lrter. L'amrnidemnt crde M. Camus il
conurair. e dcret. Vous avez d.ciar re : ev, e s:
des ecdcl.fifliques ableus acquis la Nation k -Is
ne peuvent donc tre mis en fi-queflre. Le foqlelli
pr-juge touj.Iurs nin drit a celui q i poffldait An
reie t je p n ie qu'il n'efl pa. ni ccairee, pour co.i-
daniner un b ificier abfent, d le retire en d.--
mture. Les lois cites le condamne.nt ilfo facio.
CCi es qui fihtient fur la rifi.:e.ce dis ecclefii.-
tiques {ltiaue t aiufi fut cell.d des magifirats, et
toutns les fois qu'un n'ag firat lorti du royaume fans
p, rn.ilhor., n-eurt, fa charge eft oniilque. Je peiile
que le decret rendu hier renf.rme toutes ks fon,-
ions civles miliaires et ecc!fiafiiiques, et '.n
conclus qu'il n'y a pas lieu \ cilibrer fur la motion
et fur les amendeiens propofs.

M. de Caaals. Dans toute autre circonfiance le
tgl.m ut pop.le ferait auffi jplite qu'utile m;.i
ans un moment o l'on, accuse beauccip)
d'n 'ividus du crime de E-ze-nation, ect o ce crir:e
n'eft point encore dfini ce rglemrntn polrrerit
et e dngereux. En cont..uence je demand l'ajoii-
nement de la question un t nms plus came.
( La fuite, remain. )


fil
t


--i~;







'IiI































aititI


',
~8i






-''i'"'



I.






*t,',k
'r:
i; 'o'

vif"



i. y





;i '.



If
I :;.






--iai
[t
1.










k|















S^,I






iE!


On n'il2ereU aucun avis qui ne loit ligne d'une perfonne connue ct ot. ne les reoit qu'au bureau des Affiches rue Neuve S, Augujti:.
de chaque Annonce ou Avis efl de 3 liv. pour dix lignes d'impreffion et au-dellbus ; de 6 liv. depuis onze jufqu' vingt Jignes; di
t2 liv. depuis vingt-une jufqu' trente lines; de n8 liv. de uis trente-une jufqu'a quarante lines ; t de 24 liy. depuis quaranty t.11
julqu' cinquante lines. On ne recoit aucun Avis plus tendu, moins qu'il ne foit trs-important. Les announces d'effets perdus ilaun
Eixces 6 iiv. CLeti jf:,ilLe par at tous les matins.

On. s'abonne i Paris, /hll aei rulou rue as Poit ,evin, ou au bureau des Affiches de Paris, rue Neuve S. Au),ifii. Le prix e/Z, po:.r
Paris de z 8 liv. pour' trois mois G L'-. '...:, Jfx iis et de 72 liv. pour l'aIu ee ; et p.ur la province ,i de 2z liv. /oui trois is os 42 lil'.
pour jfx mois et 8~ liv,. Ipour ali.n.'e Iranc ue ]port. L'on ne s.'abonne qu'au commenceme1,t de jhac(.e mis. On. /oqcrit auffi che z'to:l
les Libraires de Fra'nce et /ls Direceurs des p f.es ; et C Londres cheI Emlly libraire dans le : tr.iia,. C'e/ c M. Aubry Directcur ',
1, bureau de la Ga Cette 1Nationale, rue des Poirevins n' 18 qu'il faut adreer les lettre. et I' argnt, hanc die port r et gencralement to"t
se qui regrde la diflr'ibution de cette feuille.


Y'



"At




sr


AU


- ------ ---------------------- YI


< _