Citation
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

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GAZETTE NATIONITALE, ou LE MONITEUR UNIVERSAL.


MERCREDI JANVIER 1790.


No 6.


POLITIQUE.

TURQUIE.

(iN a'pend de Cnritantinople, par des lettres
dC penier nov.embre q.ie pendant les derniers
dus eol.eob, les ipluies, qui ont dur neuf
jours ,an cefler, ont t. fi abondaides que les
c vrs o 1 du Bo'phore ont t inonis des deux
tenLs Les e de cette capital t:ient fi remplies
d'eau, qL'un grand nombre de ma chauds ne plirent
ouvril leurs boutiques.
SUED E.

De Stochkolm le 8 dcembre.

Dipuis long-tems les affembles de la bourfe taient
inrerroipues. Elles von vooir lieur de nouveau,
et l'i, e:pee qe la circil.t on du numdraire en
deviendra plus facile.
probablement les rules font dans l'intention de
nous inquiter pen \ant l'hiver puifque rcenmmen:
en'ore, ils ont port toutes leurs troupes ikgeres
fur ies froitieres de ce royaume.
ALLEMAGNE.

De FranforIt-'i-le-Mein le 14 dcembre. -

On 'pend de Munich que le confeil au!iqiue
de g'eir re ,tl, le 9 d Iembre ordre de s'a iii
her enii gan e diligence, et au mlieu de la nuit
mtime. (o l:hi fignifi, de ea part de S. A. le-to
irealc, q e ocoiltill.tr de ce dpa' cement, M Chani e
v' tua .:i t u ..re c .aft et .mis de e fs nctionsc i oui
igor'e la caule de cette di.grace.
I ft d t Fiancfott fur-le Mein un congrs re.
S ltiuemen-t ; la marihe dEs troupes. t. le gelenr
d. Gr.eli-i, qua tier-mait'e- gnril du cercle du
Hl;u t-Rhii, en a t nomm le principal directeur
D'Altona, le 17 dcembre.

Depuis le premier dic,:mbre 1 7 78, jurti'au pre-
mir i d- ce mois, on a compete dans cecie vi.e, et
di:s la teinnerie de Pineberg 357 marriages ,
1i4t naiilances, don't 47 i lgitimtes, t t LzII Umrtl.
I T A L I E.

De Naples, le 12. dcembre.

Le nombre des fugitifs Franais augmentant
chaque jour dans ce royaume malgr les dfenft s
de les recevoir, le gouveinement leur a fait figri-
fi:r qu'ils enffint vacuer fmis retard, &Ec. la
c.pitale et les terres de f a majeft.
Le prince Guillaume HIenri, troifiemie fils di roi
d'Anglet. rree, eftpaf le 27 novembre, Man-
toue, pour fe rendre i Rome.

P A Y S-B A S.

De Bergheidm dans le pays de tuliers le zi dcembre.

Nous venons de voir arriver dats cctte vil- 80
invai dus inipr mnx qui compnt i.'nt la garifuon
de Ri,r monide. Ils nouts oit app;s que les a es de
leiplier. tur avacOnt cte trs dins. cette ville, et
qu'li' avaint tr obligs de ,'vacuct par les ordres
du magifrat.

De Nuamur, le 26 dicembre.

L'aInt.mhle gnrale des Etats de ce comt a t
convquee le 22. de ce mo;i. litis lde leur n erm-
b's acc.unagnis des gaiirdc putrioticue; s'tant
rendtids a l'Iir'l dh-vlie l'indilpcidance du comt
de Namury Vlut foiunnielliment proilame par M.
le peifloluaire Prtit-Jean.
De Bruxelles, le 30 dcembre.

Les troupes p:trio:quies d'Anvers le font em-
P1 rtc t d(u fort dr h Tlilio; lu g ari fo'i Aut'ich.nnue,
cotmpiof& de o50 hon.mes ,i en tel lAtie fiisiarnies
ceFendant on a laid les p'es a..x iil' i-.*

ANGLETE R E.

De Londres.
Les corpses de la marine et des fournitures de
vivrrs po.r les rro-s de ima e-t juitn i7S, -ne
font pis encorn foa ls quoiqute le nmini0ere et
a.no" ci qu'iI aii't tl 'rs t'irentii n ldu I s acq; itur
exactement au b -.t de ix nmo s et de auiver ;infi
.'intit de la demi-arniee. Ce retard, fept .:.iill.iun


de dettes encore non fondes, tout nous dmontre
1que fir Gr.'y Cooper avait ra'ron d'affurer qu'il
faudrait avoir recours un nouvel impt.
Parini les secrets puriles dans lefquels s'enveloppe
le gouvernem:nt, un des plus curieux, c'eft de
lailler ignore aux loyalifies Amricains la compenia-
tion des fommes qui leur a t alloue en indemnit
de la fortune qu'ils ont perdu.e en Amrique j cette
compensation efi rgle par fes conmilf-ires i et puif-
qu'il dPaLt bien, en derniere analyfe, qu'elle foir con-
nue des intreffls, puifque c'eft eux qu'elle regarded,
il me famrble qu'on pourrait fe difpnfer de leur
fire un nmyftere de ce qui fera bientrt rendu public.

.~p La vente des ths l'htel de la compagnie
des Indes, durra encore au moins uns quinzain.
de ours. On vient de commencer celle du th
Hyfon

Un frand nombre de families arrives ici pendant:
les troubles de Gand, retournent dans leur Patrie.

-Des pirates portant pavilion de diffrentes piiif-
fancrs ort commis dernieriement dans la Manche
plufieurs dprdations funeftes notre commerce.

Lord- Weftmoreland, vice-roi d'Irlande, a donn
fa dmifiion de fa place d'infpecteur-gnral des
poles.

Lord Buckingham va mieux; c'eft ce que nous
apprenons par une lettre trs rcente crite un de
fes amis, qui nous l'a communique.

Les frais d'tablifemens civils et militaires pour
les dffre entes prfi,-ences de l'Inde, nt mont eon
en 1788 4,794,898 liv. fterl. Un aperu les porter,
pour l'anne 1789, .on03,668 liv.

De tous les grains que l'homme peut employer 1
fe nourrir aucun ne fe conferve auffi bien que le
millet on p:-ut le garder un fiecle. Les dernieres
difettcs qui ont afflig l'Europe et s'y font encore
fentir, doivent engager les laboureurs en cultiver,
pour fa manager une reffource.

Le 2z dc~embre, cinq h"ures du martin, on
a tir de la prison de Nt wga. e c-nt court ables
deflins augmenter la colonies de la baie de
Botanique.

On a appris par des lettres de Madras, du z
acd que les amb.iffadeurs qiu T ppoo Sab avait
envoy. s la cour de France, font arrivi Seri.i-
ga atnalm au commencement du mois de juin
dernier.
De Dublin,

Notre commerce avec l'Efpagne et le Portugal
s'accroIt jurnd.ll:ent. Les princip ux articles poor
lel'fqel. on rors f.i d de demands qu' peui i
pouvons nous remptir c, nfill-tn en toil,.s ouvres
et unies indie n:-, pecis velouirs utoffes velou-
t s drap.i colmmiiis, r tines fines coutellerie,
grilles d'a,:parcrnmetis et de cuifi.e en acier p< li,
d ..*li'. i tapif'.1ie bon etrie di touted efpce,
penidul.s monier..s machine s de toutes foit/as
nimrcerie et nmme modes, ainfi qu'une fo':le d'au-
tr.s petits objets tenant aux fuurnitures ci-dufius

Un o tragan t rrible a rpandu la dfolation fur
la ce d'.-'irc eii Ecofe. Des lettres de cette ville,
en d tt dtu i nous mandent que d.-uze btimen.s,
qui la vaille ava ent mis a la voile, ont tous te ettes
fur le rirv.ge, ou engloutis dans cette rade, aprs
avoir ' bhatus p,-r la temprte pendants pIlfieurs
Ih urcs. Les flats appor:irt i cha1quu .lL' l i f r le
bori1 de la m-r, les nialheureutes v'ct mes des nain-
fiaes : on n'en lait pas au jil'i,- le n.'nbr, ; mais
tcut le monde dans cette villa: a quelques amis ou
pareils pleurer, et le deu.l eft univerfel.

FRANCE.

De Paris, le 4.janvier.

Monfietur le rdacteur, j'epera de l'impartialit
don't vous parait ez fa re rr i':-i0 .'i que vous ine
rtfilterez p)s la nouvelle que I'ai reue de Pondi-
(hdry la imni:e faveur que vou avez accordCe
celie qgi lu: cif fi coniraire. I.e publ c fera bbi mit
portree de juger laquelle mrite plus de criance.
L'abb DE CIHAS SrIGNOLE vica;re-gdn/,l d'Autun.

Extrait d'iu.e lettre de Pondichry.

VosfEtats ciovent tre affembils, et vra Tcmba-
bleniin-it vont .fairt de b,'ine Ibefo'ne. Ill ont b ien
des r,ornimrs fare. 11 fautir tfjCrer q' 'Is s'en
occutierontt :1: ii c i. it. C' Ic un moment o je
vt'Hd'ra' s n'rc pas a 60oo lieues de ce bel Empire.
C.-s ,f'ior,'e y C'ron conformi'u' avant que nous'
* lachions lfLilenient qu'elles font ett: epn-ile, ; et vous


ferez en ple:ne 'jouii'ance lnijuie iouiis ne f ions
que dans l'atrente des vnemens. Je vais vous
faire part de ceux de courier le bruit que nous gallons vacuer Pondi-
chry, qu'il n'y reftera -que des rgimens de
Sipayes, et trois officers p.ur protger le com-
merce de la compagnie des Indes. Ce ferait,
mon avis, une grande pargne pour la Nation. Cet
rabliflei-n t cote dcs fomrnes immenfcs, et on ei
moralement fu^r que les Anglais en profiteront, et
le prendront c mme ils ont fait dans tcuces les guerres.
Il faudrait y triple nos forces pour tre en iefure,
i'Ifle de France tant tiop loigne pour le fec;.turir.
L.ei habitans en font furieux, et cela eft ail con-
cevoir jil n'y a qu'a perdre pour eux. Ilss'en pren-
nit nt au comte de Conwav ; ils lui ont fat des offres
confiderablus pour qu'il s'oppofe ce project, il ls a
rcf fes avec fa p ret ordinuie, Ce refuse lui a
fa't ds eiiemis fans nombue. Ne pouvant l'attaquer
fir i s talents, les ver us militaires-, fon definrr ffe-
ment fa putet dans l'tdminifiration, on le taxes
d tre mchant et dur. Sa probit auftere, fon
xacre difciplinc ne plaifent pas ici tout le
monde. Il n'y a que le Peuple et le foldat qii
l'ament parce qu'il fait rend e la plus eaacte
juifice. Les charlatans et les avaituriers ne h.i par-
donnent pas de n'avoir point fait l'expdition de
la Cochinchine. E!le edt t trs difpendieute ,
et fans aucun avantage. S'il y en avait eu depuis
quinze ans les Anglais l'auraient faite. Mefiez-vous
de tout ce qu on dbitera G r ce fujtt, et plai-
gnoz tous les gens en place, lorfqu'ils font honntes,
feimes d:ns leur condiite, et ne veulent pas voler
le roi et tromper le miniflere.



ADMINISTRATION.

MUNICIP ALIT DE PARIS.

Nous avons ds l'rigine de cette feuille fait
connaitre au public le plan etl'organiaion a tuelle
de l'admJnilraiion municipal i ous avons remarqu
auili que ce plan n'.t. cLue provifoirte quel Aiicm-.
b'e des 28o rei'rfenta s oe la commu ;e s'occu-
pait de fon organi.rioi dfinir ve e q pour cela
elie avait nomm un com:te de 24 minmbres char-
gs de piparer ~t de lui prelent.r les art c:esi que
ces members s'etaientr abuchs avi c :es deputies
de Paris a l'Affemb e niiuona:~ pour arr c-rer
1 xecut; n du plan ; lfi ni is a',ii us 'i-ii s
nos liccit us de leur en donner les articles mr:fre
qu is paratraient. i ous adla,u u.i outl i ui r ..piir
ctt eia'jcni nit, et traniraie ici tout ce que I af-
fem'ile des reurf.'nans a jug converiable d,. taire
jinp>riiener ct de foumnetre a c fcilfion de s
m-nibres cc des citoyenis, afin que chac n puflI ,
et d'aprs fes lInu i.res et a'aprs ce-, principles,
clairer l'opinion publique, et fixer 1,s ides f'lr
la meilleure forme ci admiiiirat on municipal de
Paris.
Reglement ge'neralpour la municipalit de Paris.

TITRE PREMItE R.

De la municipality, de fes droits et functions.

Art. I". La municipalit de Paris fzra rgle fur
les rniees baes et les mmes priicipcs q,:e les
aurres municipalits du royaume- flon les dcrets
e l'Aif'mble national, aut.nt q,:e l'imm r.t:e popu-
lation de Paris et fis loca.itrs ne neeffiiteiont pas
de diff ence.
I, L'ancienne minicipa!it et tous les offices en
dp ndans, la municipalit piovifoire aicruillcment
fi b(iffane dans toutces tes parties, tant l'hltel-de-
vil!e que dans, les dii:rucs de Paris, focus q elque
titre ct qualification que ce fiit, fonE fupprinies
e: aboli, s et c-p l sdan les officiets munii paux et
tou es antres perrun-. s actuellein lit on e er, ice ,
coitii urront leu-'s ',i,' rtio'i tiiiii' ce qu'il ait et
procid de nouvelles l1ctions.
1il. Les !iianci:-. s i i ,h lipprin es front liquid3s
et rembourrfes ; fiaoir, des di.eiiers communs de la
ville s'il elt jufltfi que ces fi a.nces aient t
veri-bcs dclus a. caiff- ; et p r le tri',-r royal, s'il
eil ) lt'fi qu'e'iLs ai nt te paye s ai roi.
IV. La conimu e de Paris f ira adnmi.iftte par
un cops mu. i ipal, do,!t le chei porter le nu"in
de mai e.
V. Le corps municipal fera divif en confeil et
bureau.
VI. La commune aura, en outre, un cbnfeil
g'ral.
VIJ. Le corps municipal et le confeil gnral
front dans leurs comnpofit o',s et foc-ciio :s. diilincts
de l'admn:tra ion diu dpanement de Paris.-
VIII. Le, functions du pouvoir imunicip-al fous
la fiirvcillance et l'infpection du dppartement,
front :
I". De rgir les biens et revenues communs de
la ville.


'a f* u 4Mr












d rent arrt MM- de
1. De regler et d'acquitter les dpenfes locales Et pour l'excution du prent arrt rde ato.
qui doiver ene pay'-es des dr:iers communs. l'tat-ma"or voudront bien dnner a ade n
3D'. De diriger er faire excuter ls r.avaux publics nale du diftrici Saint-Honor tous ordres neceffaires.
qui foot la charge de la ville, tant dansi intrie:r Signs DupORT Du TERTRE lieutenant de maire,
ou'1 l'extrie'.r de Paris. et DucLosCY adminifrateiir.
4. D'adminiflrer les tabliffmens appartenans a
la commune, et entretenus de fes deniers. D'aprs l'ordre du dpartement de pole ci-
c. De fire jouir les habitans d'une bonne deffus nonc il eft enjoint aux potes corps-
pofice. de-garde et patrouilles de la garden natonale de
60. D'exercer la surveillance et la police imm- veiller 'execution dudit orare.
dires fur les fubfifances et approvifionnemens ; de Fait au bureau de l'tat-major-gerai le
f,,rner ou de conferver les tablii.Lmens deffinds dcembre 1789. Siag LAJ ARD aide-major
1s affurer de veiller l'excution des rglemens gnral.
y relatifs, faits et fire; d'exercer les droits de la _
vile de Paris, pour raifon de fes fubfiltances et appro-
vifionnemens, taat fur la rivieredeSeire, de Marne, D I S T R I C T S.
r vie\rs et ruiffeaux qui v 2fflueni, ports et canaux en
dpendans, que dans les diffrentes provinces, villes Les districts Saint-Honor et Saint-Euifache ont
et ieux o la ville de Paris a des lhbdelgus et fait afficher un p'acard fous le titre d'Avisaux citoyens,
ftib!liiits" le tout de la maniere et ainfi qu'elle en o l'oi l:t ce qui fuit:
a joui par le paff. Le mardi 29 dcembre 1789, fur les fept heures
IX. Le pouvoir miuncipal aura aulfi, fous l'u- du foir, le comte permanent du diffrict S.-Honor
toter du dpirnemernt: 1. la dircct.on de taus les fur lavis qui lui a t donn que l'on avait vu le
tr-vaux pi blics dans le refTort d= la mu.icipalit. r mejouirenter unequantitdefufilsdans unemaifon
2. La r,ie immediate d s tabliffemens publics rue des deux Ect;s connue focus le nom d'htel
de Paris, tant dans l'intrieur qu' l'extrieur de la du petit S. Antoine, et que dans cette mme mai-
vi e. f on il tait entr uie quantit de prfonnes; croyant
3. La fuveillance et l'agence nceffaires la qu'il tait de fon devoir de prendre ds inttruc-
confervation des proprits publiques, rions fur la cafe de ce dpt d'armes, et fur celle
40. La voierie et court ce qui en dpend. de 'aflemble convoque dans ladite maifnn a
y. L'infpection dir.-cte des travaux de rpara- nomm MM. Olivier, Pelletieret Charley, citoy:ns
tion ou reconfiru-tion ds glifes prebyv:eres et et commilTaires du diffrict Saint-Honor, lI'flet
autres objets relatirs au LrviLe du culte. de fe tran:p,'rtr dans ladite m-ifon, verifier les
X. Toutes les fonctions de la mu icipa it front I fits, en dreffer le piocs-verbal et en rendre
divifes en plufienrs parties, don't la dilLibution et ico'pte.
les dtails front expliqus au chapitre des bureau 1 Il el" rfult de la vifite et du procs-verbal,
de la rrnu.icip-lit. rdig tant par MM. les cornmiffaires du district
XI. Le pouvo;r judiciaire fera ent;erement fpar Sant-Eui'ach.- que par ceux du d.irict Saint-Honor,
de I'adm'n ift-aon municipal. en presence de M. le commandant du bataillon du
XI!. Tfut le connteneux de la police, des fubfif- diflrict Saint-Honor que le lieu de l'afflmble
tances, approv fionnemens et autrs objets de la et un appartement don't le principal locataire eft
mE n cfpat appartienira au tribunal ce define, fM. Juliot, lieutenant de l'une des companies du
et crganife ainfi qi':l fera expl qtu au titre du tri- b.iaillon de Saint-Eufache, qui a juffifie aux con-
bu -al de la ville. i mfaires du diflrict Saint-Honor du pouvoir qu'il
XIII. La commune aura toujours une force mi'i- avait reu d'affemb er ceux des citoyens du batail-
ta re en activity fous la deoaiiiiiation de garte- lon Saint Euitache et de la compagiie qui n avaent
nationale-par/fie;ne. Cette force demeurera define t- port d'armes pour leur fire la diil ibuion de
vement compoiee et organfe, aini qu'il fera 29 fufils d.ltins ladite compagnie.
expl qu au c'trdede la garde-lationJc-parilfienne. Et paur tanquillifer les citoyens fur la defcente
Elle fera fubordonne au pouvo'r civil de la faite chez M. Juliot, le comit du diffrict Saint-
com rtune. Honor et celui de Sdint Euftache, ap's en avoir
XIV. Aucune perfonne ne pourra exercer les confr, ont arrt que le prfent avis ferait rendu
fonct;ons municipals en mme-teins que cel.es de public par la voie de l'impreffion.
la gard-natinale. Signs, Silly,Dervieux, Vanier, Juliot Charley,
T I T R E S C O N D. Agase '&c.

Du effort et de la divifon de Paris, par rapport a la
municipalit. DP T DE MENDICIT .


Art. I. La commune de Paris et fa municipalit
f'r- nt reif. rmnc dans i'cnceinte de fcs barriers
acta Illes. (i)
[I. Au-dl des barriers, dans la banlieue et
dans les provinces, la municipalit exercera fes fonc-
tions pour les fubfifiances et approvifionnernens, et
pour aurres objets re atifs la police et la furet,
fous l'autorit du roi et la surveillance di dpar
trment de Paris, et des dp.rtemens ou diftricts
des li-ux.
III. La villa de Paris fera divife, par rapport
fa muni ipalit, en foixanre parties, fous le nom
de f c:ions.
1V1. Les arrondife mens des foixante dirricts actuels
ne i. ront changes qu'autant qu'il le faut pour leur-
p!us parla te galit, ra:Ton des localities et de la
poalat on.
11 n'y aur. aucune affemble, ni aucun p'ouvoir
intermdiaire entire les foixante fections et le corps
municipal de la ville.


DPARTEMENT DE POLICl.

Vu l'arrt du conmit du district Saint-Honor
et le rapport de MM. Oliver Charley et Chevry,
commiffalires de ce diffric, defquels arret et rapport
il rfulte que les carrofles de place qui s'arrtent
dans la rue de la Feuillade 9t au carrefour de la rue
Nuve des Petits-Champs, y caufent des embarras
nuifiblbs l'ordre et la fu'ret publique, et ont
dj occafionn p!ufieurs acc:dens :
Le dpartement de po ice fait dJfenfes tous co-
chers de place de s'arrter dans ladite rue de la Feuil-
lade et au carrefour de la rue Neuve des Petits-
Champs; ord:onne atxdlts cochers de place et au-
t es de voitu!es publiq'es de fe placer dans la rue
Neuve des Bons-Enffans, le long du mur de I'htel
de Touloufe, ainfi qu- dans la rue Croix des Perits-
Champs, dans les limits qui y front marques par
i s commiffaires du di frict Saint-Honor ci-deffus
d no nms ; emplacemens dan, lefqunls front tranf-
ports 1.s t nneaux delliies auxdites voitturs.


(t) Les diffrens a-t:cles de ce t'tre, l'excep-
tion du second font compris dans la premiere
ferie d'articles, dj envoye dans les diliricts.


Tandis que de nombreux changemrns s'operent,
et que des rformes multipli:s s'ffctuent de routes
parts empreitons-nous de fixer tous les regards fur
cette claffe du Peuple fi long items l'objet du ddain
et la victim de la ngligence de l'ancien gouverne-
ment. Songeons qu'en travaillant recouvrer fa
liberty le pauvre a conquis la ntre i il eff
homme il eft notre free il eft devenu notre
bieifaiteur l'humanit et la reconn.iffance nous
font un devoir de nous occuper de lui.
Les hpitaux 1.s prifons les maif ns de force
fnt encore dans l'tat o on les voyait il y a plu-
fieurs annes, et les malheureux qui y font relgus
preffent par leurs voeux le moment des confolations
auxque les ils ont droit de prtendre dans un chan-
gem nt aunf univerfel dans l'tat de la Nation.
Un grand movement s'eft fait dans l'Etat; mais
tous les pati:s abu intriturs dans le regime des
etabliffemens de bitnfefance tous les petits defpo-
tifmes qui en rendent l'ufage fi peu profitable aux
pauvres ont rfifl la revolution, ou plutt elle n'a
pirt t jufqu' eux. LePecup e a combattu pour la
b'rt; affurons-lui des afyles o il piiffe finir en
paix des jours paffs dani :e travail, l'agitation et les
fouffrances. Bictre, l'Hpital, 'Htel-Dieu &c.
follicitent rios foins nos rformes une surveillance
piternelle et pub ique : htons-nous chaque inflanr
e dlai eft marqu par la morr ou les tourmens de
ceux que leur mifere, leurs infirmits ou leur incon-
duite y tiennent enferms.
Les dpts de mendicit furtout deman:ent une
attention toute particuliere. Cestabliflemens, doni
on a tantabuf, et don't 'e nom feul r.ppelle tous les
genres d'oppreflion, pourraient tre utilement em-
ploys. Ma's il faudrait qu'ils ceffaffent d'tre les
afii s du dfefpoir, pour deven'r des ho )ices con-
modes et falubres parce qu'il n'eft pas lufle que h
Peuple troupe la fatigue et la douleur o il ne doi
rencontrer que des fecours, du travail et la fant
l faudrait auflf que tous les moyens de violence
employs jadis pour les precipiter, fufient abfolu
ment profctits, et que le pauvre, loin d'en redoute
'approche, s'y emprefft lui-mme lorfque les ans
l'extrme pauvret ou d'autres malheurs, Ini fou
une niceffil d'y rec",rir.
('eff le rgiiie vicieux, l'air de captivity, I
honte attache ces afvles, qui en ont loi.:n le
pauvres et leur en ont infpir une jliffe hor'rert'.
Il eft plus aif fans do'te de prcher la r-form
que de reformer, plus aif encore de reformer qui


de perfectionner mais on doit convenir auffi qu'il
eit prodigieux qu'avec tant de facilits d'allger la
dtrefie du Peul,le, tant de moyens de fecours
le Peuple foit fi dpourvu de resources, et fes in,"
trts confidrs comme le dernier don't on doive
s'occuper.
Ces rflexions gnrales, et qui ne doiven't d:
plaire perfonne puifqu'elles ramenent des ides
d'utilit publique, nous ont t fuggres par la i'n.
tiere qui fait l'objet de cet article.
On fe rappel;e que nous avons donn un tat de
la maifon de Bictre, nous en donnerons un de la
Salptriere et aujourd'hui nous prfentonscelui du
dpt die Saint-Denis : le voici tel qu'il tait au I
dcembre 1789.
Hqmmes renferms.
De bonne volont, 4; valides adu'tes, Io1; enfan s
au deffous de quinze ans, 54 ; malades,zo; vnriens,
1 galeux ; infirmes et vieillards ; 27. Total des
hommes, 215.
Femmes renfermes.
De bonne volont 5J valides adults 98; enfans
au-deflous de quinze ans, io; enfans du premier
ge, I ; malades, 18 i vnriennes, 8 galeufes, 6 ; in-
firmes et vieilles ; 8. Total des femmes., 14.
Sur le nombre des hommes 3o font employs i
la laine, 48 aux glaces, 6 aux habits, 35 au service
de la maifon; et des femmes, 20 font employees 1
tricoter iG la couture, 34 la filature- et i1 au
service de la maifon.
( Cet article efi de M. Peuchet.)


FINANCES.

Quqls que foient la cause et les inconvniiens de
la raret du numraire, r.ous n'avons pour y tup.
pier, en ce moment-ci, que des billets de cai.re
de 1ooo0 iv., de 300 et de 200 liv-, don't il faut
faire un change journalier avec les objets de pre.
miere nreffite don't la valeur eft toujours bien au-
deffous de ces diffrentes fommes. Tout le monde
coniait les d:fficults qui s'opporent un cihange
facile de billts en argent la caiffe d'efcornpte;
et cependant le befoin rap'de de petites fonmmfus,
qui fe reproduit chaque inhant, aiigmrene les
embarras particuliers au milieu de l'einbarras gn ra!.
Un marchand a qui vous offrez pour un bjet de
30 40 liv. un bi let de zoo liv., eft effray de la
fortie d'un numraire q:i-tuple de la valeur de
l'emplette et ne vend point. Dommage ir.appr-
ciab pour le vendeur et mme pour l'acheteur,
fi celui-ci veut acqurir une chofe abfolument n-
ceffaire.
Il me femble qu'en crant des billets de z5 liv.,
le riche oilif pourrait toujours payer le pauvre actif,
et ce dernier payer le j ain qui le nourrit. Les
accaparemens de numraire deviendraient inutiles
l'avidit qui calcu'eet la mauvaife foi qui fpfule,
et le numraire rentrerait en circulation, Qu'on
n'objecte pas ici que la portion du Peuple qui ne
fait pa li:-e, pourrait tre la dupe des fripons qui
vouidraie! t le prvloir de Ton ignorance, en lui,
donna, t de faux billets. Ce n'eR pas fuir ks articles
d'tnt:t particulier qu'on trompe le Peuple, i eft
bientt eclair fur ce qui le concern, lori'qu'il
s'agit d'un figne, quel qu'il foit, qui devient fon
fa laire.
La reffourre que je propofe n'eft pas fans exemp'e:
a Rome, oi les metaux prcieux, dtourns lde
leur vritable destination, vont s'engloutir depiis
plufieurs fiecles dans les temples, on a imagine la
circulation de bil'ets, connus fous le nom de c-
duleJ ; il y a des cdules d- la valeur d'un cu
remain: le Peuple Rome n'eft pas bien favant, il
ne s'y trompe pas. Fairons ufage du moyen que
nous indiquons pratiqu depuis lo g-teins avec
fuccs dans la capital du monde chrtien pour le
teins feulement que les circolnffances le rendront
nceffaire parni nous ; et brdlons nos cdules de 2f
liv., mefure que le numraire aura rappel r r
fon abundance, la facility des changes le credit
et la confiance.


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T H ATRE DE LA NATION.

Depuit plus de vingt ans que 'Honnte Criminel
eft joue fur rous les thtres de la France, horse
celui de la capital, on a trop gnralement appris
a connatre fn intrigue, fa march et fon action,
pour qu'il foit befoin de donner une analyze de ce
drame intreffant, qu'on a enfin reprefent Parns
avant-hier pour la premiere fois : mais, ce que l'on
connat moins que lui, c'eft le trait d'amour filial
vraiment fublime qui en a fourni le fond, et nous
allons le rapporter.
Jean Fabre, n Nmes de parents proteflans,
honntes et vertueux, fe rendait en 17i 6 un
a emble de religionnaires, lorfqu'un dtachement
tiui s'avanait, le contraignit prendre la fuite. Il
tait dj hours de danger, quand 'I Congea que l'ge

fuir auffi lgrement que lui. Il revint fur fes pas, et
le voyant aifi par le diachemienit, il .'llance au milieu
des foldats, pleure, prie, fupplie pour tre mn;si la
place de fon pere, et malgre hs larmes de celui-ci


1'1






ii





lii'I













obtient enfit, cotmme une faveur fignale, d'tre
ferr des liens qui deva;ent le conduire l'opprobre
et l'efcla-a.ge I fut bientt cundmii.iii aux gaL.res L
perptuelles. C''ait aiili que, dans une religion de
paix et de mifricorde, les' tcauoliques traicaientc
-lors leurs freres ; c'tait a lfi qu'ils prtenda ent les
ramener quelques points de croyance qui fepareinc
leurs dogmes des ntres. Fabre refla fepc ans enters
dans cette situation douooireuf. En 1762, le feu duc
de Choifeul fut inform de l'honorable caule qui
'avait condamn la fl.rdifre et l'eflavage i il
brifa les .frs par un brevet de cong. Fabre retourna
dans fa famille jouit encore des embraffll ens des
auteurs de les )ours, et, pour comble de bonheur,
retrouva lIbre encore mais fur le pointde fe marier,
une parent qu'il adorait, don't il tait aim, et que
fon rival lui cda en d-vevant fon protecteur. En
-768, onlui a obtenu un brevet de grace et de rha-
bilitation.
(eux de nos lecteurs qui connaiffent, par les d-
tails, l'action de l'HonntCre Crimind, doivent fe dire
que M. de Falbaire a eu bien peu de chofe joindre
la vrit pour composer les c.nq acts de fon
drame :il faut leur observer que, lorfqu'il le com-
pofa, auteur ne connaiffait le gnreux:Fabre et
fon avanure, que par unpaltage de la podcque fran-
aife de M. Marmontel, et que lorfqu'il penlait em-
bellir la nature aux frais de l'imagination, il ne fai-
fait qu. la peindre.
A l'action principale,M. de Faibaire enaj intune
autre qui lui etait nec la:re pour arriver rai onnable-
nmert a un dnouement heur' ux; mais il n.us fenbl,
qu'il lui fart remplir trop d'erpace, qu'elle d tourne
trop.fouvent de 1, premi e et qu',le uit i' fft
de celle-ci, principalei)ent dans les d:ux premi rs
actes qui font longs diffus, verbeux, et qui ne
fervent l'un et l'aut e qu' expofcr l'action,
fans la fare avaicetr d'un pas. Les trois autres
font du plus puilfant int:it ; le troifieme furtout,
o tout ce que les fentinens don't la vertu et l'hu-
manit s'hono enut, fe runit la force et au path-
tique d.:s fixations.
L'Honnte Criminel a obtenu un trs-grand fuccs,
et il 'ait impolfible qu'il ne l'obrint pas, avec un
uiiier ot tout et attachant et nobl-, avec une mno-
rale pure, douce vraie, propre tous les efpriis et
tous les temps, avec une efquiffe d.icate de fen-
timens, et avec cet amour ferti de la tolerance et de
l'humanit cqi elf fait pour entraner tous les
coeurs N'oublions pas de citer un caractere qui
feul conitrafte avec tous les autres et tranche
ct dux d 'uaee maniere tuijours t s-piquante
qui que'quefo s devient gaie par opposition :c'eft
celui d'in M. id'Olban, rival du ga'rien, mifantrope
renforr, qui a quelques nuances de rapport .vec
l'A efte 'de Moli re, et qui toujours dape de CLs
efprances, trompe, trahi, pe:f.cut, vi time d:
ciri.oniilnces et n.me de fa vr, tlu, 'en eft pas
moins f nfib'e, vertueux, et qui devient l'admira-
teur et l'ami de fon tival.
Avant l lever du rideiu on a diiribu dans la
fall un avis o l'on rclamait la protection du
Public contre dus mouvemens de malveill'nce qu:e
redoutait l'auteur. Cet avis avait indifpof beaucoup
de monule ; heu eufernent la piece a bientt effac
l'inpreffion dfavorable qu'il avait produite, et onen
a pardonn l'indi'crtion en faveur du mrite de l'ou-
vrage. Quand ls ai.teurs voudront-ils fe p.rfuader
que toutes ces petites menes font inutiles et
qu'elles ont da plus da paratre ridicules ? M. de
Falbaire a embraff la caufe.des Frotfit.ins dans un
teams o il tait courageux, dangereux mme de la
dfendre ; qui pouvait, ce titre, lui refuler de
l'intrt Le fanatifme le defpoifine miniiftriel ?
S'ils exilient encore ils fe cachent ; s'ils s'agitcnt ,
c'eft dans l'ombre : au gian1 jour, ils n'ont riin de
redoutable; craindre leur influence fur la reprdfin
station d'une piece conifacre par un but utile et par
vingt annes d'applauddltemens, c'eft fe crei de
vaines terreurs et s'entourer de monfires pour les
combattre.

Il i I I I I


ASSEMBLE NATIONAL.

Prfidence de M. I'abb de MonteJquiou.

STANCEE DU LUNDI 4 JANVIE R.

M Dmrneuniers. J'ai prfeint au roi les quatre
dcrets qui ont t rendus, et principalement celui
qui ordonne l'excution de celui des municipalits
huit jours aprs la reception et fa maieft a r-
pondu qu'elle y mettrait la plus grande clrit.'
M. le prfident announce le refultat fuivant du
fcrutin.
M. !'abb de Montefquiou a eu 400 voix pour
la prfidence et M. de Menou 352.
Pour le fecrtariat, M. le chevalier de Boufflers
37. M. Barere de Vieufac 360, et le duc d'Ai-
guillon 341.
M. Dmeuniiers termine fes functions de prfident
par le dicrours fuivant :
Mefl'eurs l'irnportance de vos travaux a tou-
hourt t prfente mon efprit, et j'ai fait ce qui


dipend'iit de moi pour les acclrer. Si l'ardeur de nomie,, mais que la majelt du trne doit tre prire
mon zele m'a quelquefois entran au-del des en confidration &c.
bornes, je merite votre indulgence par la puret d u
de mes intentions, et, j'oe l'affurer, je n'ai pas Un ri embre propolee daccorder une fomie p
de juge pu ;fvere que moi-mime. confidrable que clle que le roi aurait fixe.
Chacua de nous veut tre libre i chacun de Quelques membres defirent remettre toute dci-
nous veut rformer les abus et tablir les lois co.if- fion cet gard au'moment o l'on prendrait un
titutionielles que preflcivent la justice et la raifon parti far l'enfemble des finances.
r.ais dans une circonitance fi nouvelle et fi difficile, l .
la diverfite d-s moyens ne doit pas tonner; etbl d te la motion de M. le Ch
ne craindrai pas de le dire, malheur au coeur froid pier.


qui juige avec trop de rigueLr des difcullions qu'anime M. le duc de Liancourt. La reffource la plus pnible
l'amour du bien qui nous eit commun tous Ainfi que puiffe employer une Nation aprs 'augmnenta-
il s'agit du bonheur gnral et du bonheur individual tion des charges publiques, efl la diminution des
de tous les Franais. dons faits en fon nom. Une rcompenfe non mrite
La deltinde de l'Etat repofe fur la fageife et la eli une charge onreure la focit une rcompenfe
maturity de vos dlibrations i et en terminant les mrite eit un devoir de la focit. 11 et t plus
functions honorable don't vous m'avez charge per- heure,ux de pouvoir attendre du teams l'extinction des
irette/.-moi, Meffieurs, d'exprimer ici des voeux pensions qui crafent l'Etar. Cette chimrere ne peut
pour la libert publique la concorde et la paix. fe ralifer ; il ferait fi doux cependant, en voulant
MM. Bailly maire de Paris, et le marquis de la le bien gnral, d'pargner les larmes et les malheurs
Fayette, commandant de la garde national, vien- particuliers !
nent affiler la fance in quality de membres. Des Il ne peut tre aujourd'hui queflion que du mode
applaudiffemens ritrs leur marquent la satisfaction par lequel la reduction fera excute. 11 faut fair
de l'Affemble national de les voir dans fon porter la diminution principal fur le-s graces les
fein. moins f0n,'s, ficpprimer les pensions illgitimes
Smais ne point agir come l'autorit arbitraire,.en
On lit enfuite un grand nombre d'adreffes des tabliffant une proportion gnrale de rducrionu
cr mtn i a x et gardes nd rl e plufie,,r. "" ce " :-
corps municipaux et gardes nationals de plufieurs Si ce moyen eit facile, il ef efffentiellement injufte.
villes du royaume portant adhfion tous les d- ,Il exifte plus de trente mille brevets, il faudra les
crets de l'Affemble et Protellation de verfer leur examiner tous; il faudra fouvent prendre en canfi-
fang pour la dfenfe de l'heureufe constitution qui dration la vie entire des penfionnaires. Ce travail
s'opere, de concert avec un roi digne de commander exigera plus de fix mois ; le terme de cette feffion
un Peuple libre. approche, et l'Affemble ne peut prolonger fes tra-
On announce diffrens dons patriotiques, vaux au-del de vote existence.
Le pouvoir excutif a plus de moyens que n'en
M. Camus obtient de r-diger et fire imprimer les aura le comit, et que l'Affemble peut en avoir
dveloppemens de fa motion fur les pnflions. lle-mme pour cette operation; l'excution de Tes
M. le prdent elt charge d'crire quelques corn- d-crets lui appartient, c'ef donc lui que l'on doit
munautes de Franche-Comt pour prvenir leffet 'renyer ce travel 11 a demand qu'en occupant
des menaces contre quelques feigneurs de cette des reductions, on prit en confidration la claffe la
province. mioins riche des militaires, et celle des penfionnajres
ags de 70 ans et plus.


I





ii


M. le baron de iVimpffen. En dcrtant une foinme
quelconque pour les penfions, et en en lailhint la
difpofirion au mrinifre, on ne verra que ce qu'on a
vu jufqu'a prfent, des abus. Je vous propose un
dcret provifoire, pour arrter un flau que je com-
pare ces fauterelles qui dvaftaient les moiffons.
Veici mon project.
L' Affemble national, voulant rtablir l'ordre
dans le revenue public, a vu avec douleur que la
fueur du pauvre tair revenue l'aliment d'un luxe
impudent et corrupteur. Elle a dcrt ce qui fuit :
i. Toute rverfibilit eit fupprime jufqu' ce
jour, l'exception de celle accorde la famille du
chevalier d'Affais.
2,. Il 1fera nomm un comit de cinq perfonnes,
pour prrfenrer un project dans lequel routes les pen-
foins fifceptibles d'tte rduites ou fupprimes ,
front indiques.
30. Il i e fera accord dformais aucune penfion
au-deffiis de iz mille li'res.
4. A computer du Iur de ce mois, il ne fera pay
pour les annes chues aucun compete au-del de
12 mille livres, Les penfions des militaires au deffous
de cette fomme front payes.
50. Le comit des pensions prendra en .confidra-
tion les projects prfents par MM. Camus, de Mont-
calm et le baron de Wimpffen.
61. Les penfionnaires actu. ilement en pays tran-
gers, ne jouiront de leurs pensions qu' leur retour;
les officers trangers retire s et les perfonnes em-
ployes par le gouvernement font feuls excepts.
Je propofe d'excepter encore M. de Chambord,
don't le pere a t te la chaffepar le dauphin pete
du roi.
On a rpandu des nuages fur nos intentions. Il
faut en pregnant une determination prompted, faire
ceffer l'effet des bruits fems par les mal-intentionns.
Hier matin, par une fuite de ces bruits, il eft venu
chez moi un capitaine de grenadiers covert de blef-
fures honorable; il a eu la t e un bras une jamba
et un poignet caffs. Je viendrai tout nad la porte
de l'A(femble national, m'a-t-il dit ; je ferai voir
mes bleffures, et je demanderai le bourreau qui veut
me rduire la mifere.
M. Regnaud. J'ai peine concevoir qu'il fe' foit
lev des doutes ft la fipppreinon des pensions qui
front reconnues illgitimes. On a cit Suily, on
nous a dit, d'aprs lui, que la. bienfaifance des rois
de France tait immortelle come leur autorit
mais la julfice doit tenir le premier rang. Un prince
n'a pas le droit, pour tre gnreux envers un de fes
fuijets, d'tre inluffe t cruel eners plufieurs autres,
SOn nous a flicits de ce que la munificence de nos
rois ne s'tait pas montre come celle des princes
du Nord, en donnant mille ou deux mille payfans.
Nous avons miri plutt que ces Peuples mais nous
n'avons pas t moins barbares qu'uix ; comme eux
nous avons eu des ferfs, come eux nous avons fait
de ces libralits montfrueufes.
D'autres difent que la dette des cranciers ne doit
pas m writer plus de faveur que la de te contracre
envers les penfionnaires. Pourquoi la premiere ef-clle
Sfcre ? C'et que l'Etat a reu de Ces cranciers, et
qu'il doit leur rendre ce qu'il en a reu. S'il n'a rizn
reu des penfionnaires., il eli quit avec eux. L'une


1


Il lit une lettre de M. le premier minire des
finances, qui conflate que les mefures les plus
efficaces font prices pour empcher l'exportation des
grains du ct de Givet, o on avait lieu de craindre
quelques contrebandes. Le miniltre rend jiufice au
zcle de M. le comte d'Elferhazy ce fujet.
M. Dmeuniers lit un project de lettre qu'il avait
t charge de diger pour etre envoye tous les
regimens qui component l'arme franaife pour re-
dreffer la mauvaife int-rprtation qu'on avait tch
de donner une phrafe du difcours de M. Dubois
de Cranc relativement l'organifation militaire.
Voici la teneur du project:
L'Affern-le national m'a charge par un dcret,
Melieurs d'avoir l'honneur de vous affurcr en Con
nom qu'elle a vu avec peine plufii urs regimens
donner une phrase ifole de l'opinion de M. Dubois
de Cranc, ne inti-rpretation bien loigne de 'in-
tention de ce dput, et qu'il s'eft empreff de
dvelopper ds qu'il a aperu que ta penfe tait
mal entendue.
Ce n'eft pas, Meffieurs au mili-u des 'repr-
fentans d'une Nation don't l'arme a fi dignement
affur la gloire dans tous les teams, don't elle vient
fi rccmment encore de foutenir les droits avec tant
de patrioriline, que l'hommaage d la valeur la
dlicati fe et l'honneur pourrait erre uri iiflant'
mconnu. Ils chlriffent trop ces hautes qualits,
inherentes aur officers et aux foldats franais, pour
ne pas faifir, avec une vritable satisfaction, l'oc-
cation qui fe prfente de donner l'arme le tmoi-
gnage d'eflime qu'elle mrite.
L'Affemble national, occupe fans relche de
la rgnration de ce grand empire, tablira, pour
la conftirution m litaire, des bfes qui, affurant
jamais le bonheur et l'avancement de tous les indi-
vidus de l'arme uniront indiffolublement le ci-
toyen et le foldac par les liens communs de la flicit
publique.
Le falut de la France depend, vous le faver ,
Meflleurs, de l'accord intime de tous les bons ci-
toyens. Sous ce grand et important rapport, les
reprfentans de la Nation fe repofent fur les fenti-
mens de l'arme. Ils recommandent au foldat une
subordination entire tes fuprieurs et ils font
affurs de 'tre pas tromps dans cet efpoir. La fou-
mioffion aux lois, la fidlit la conlitution detfre
par la Nation et accepte par fon chef; liobiffance
et le respect pour le roi, centre nceffaire de toutes
les forces de l'Etat.: voil Melfieurs, les premiers
devoirs et les feuls moyens de bonheur pour tout
home digne dformais de porter i'honorable nom
de Francais.
J'ai l'honneur d'tre avec un fincere attachment,
Meffieurs, votre trs-humb le et trs- obTiiant fervi-
teur, DEMEUNIERS pref'deut.
L'Affemble, aprs avoir entendu cette lettre,
l'approuve dans tous les dtails.
La difcuffon s'ouvre fur les penfions.
M. le Chapelier demand qu'il foit nomm une
dputation pour supplier le roi de fixer la fomine
lalqelle il veut que foit porte la life civil ; il a
furtout vot pour que la dputation foit charge de
reprfenter au roi que cette fixation ne doit pas
cre faite d'aprs le godt de fa majelt pour l'co.













des dcttes n'eft p:s plus fxcr'e qu~ l'auiire : l. titr's r
de tcu:es d. ( x i liL\vet tre exanitn s. On a ri cla renl
une exception en faveur d'une cla1L qui nrrire dc*
girndsgards parc quelle a tendii de gr 1 '..ls vic s c
mais eil., reinerme des homes qui n'ont de militaire
que Phabit, et qui, ptar la balfle et la flatteri, et
ont o btenu 1e prix de l'hoiiieur et dul courage. Ce .
guerrier, covert de bLiAfites don't vous a parole fIe
le propinant ne verra-t-il pas avec joie effacer ces
homes de la life o fe trouvera loni nom ? .t iq
ne verrez-vous pas vous-mmes avec fitisfaction ter r'
de cette lile honorable tant d'artil.,s propres ne iT
former qu'un catalogue de courtifans avilis ou de r
proxenetes nmpiilables ?
Je rclame fortement avec les propn-ans l'excep- la
tion d mande pour les feptuagnaircs. Songez qu'ils l'e
vL current efliaves et qu'ils ne jouiront que p .
d'inians de la liberty donnee a Ieir Patiie. Je de
mande queceLux qui auront fervi pendant irenii ans et
fo;ntii exempts de toute reduction et de t umie v- a
rificati n. Et enfin, je demand que la mor:on de
M. de Monncalim foit mie aux voix article par a,
article.
M. Defcrnont. Il eft plufieurs efpeces de penfions qI
fuppr mtr fans d flicult. En affurant qu'il fauJra d
fix mois pour l'examen des titres, on .s'fft L:vr ai
une exa,rarion mni.ifefre 3 le zele du comnt n'efft f
pas douteux, et lne pretendue impofiibilit ne doit d
pas faire renoncer uni operation auli filutaire : fi
quand on conlidere que pour faire une pension de
8- mille francs un feul home, 21 faut peut-tre
ruiner quatre-vingt villages, peut-on dotccr de a Ci
ncelfir e prouver la lNat'on que dformais ls
f.uls tires de tells faveurs front les befoins et P
les vertus ? Je propose de charger le comit de
l'examen des tit es des peinfiins et de dcrter qu'
l'avenir les penfions au-deifus de mille cus ne
front payes qu'en compta de pareille fomme
ma s cells au-dLfifus en to'alit.
M. le duc de la Rochcfoucault. I1 faut ufer d'une o
grande indulgence pour le pal et d'une grande ,
fevrit pour l'avenir. Cependan1. l'indulgence ne doit t
pis etre gnrale. J1 faut tablir des regi:'s invaria-
bles, et ne jamins s'en carter 3 en confqu:nce ,
j ellme qu'il doit re fait partir du premier ajan-
vier 1790o, un fonds pour kIs penfions, qui ne pour-,
ront tre acquitt'es que luivant les regles ordonnes
par I'Affemble national, don't le comiirii fe con
certe'-a en cette parties avec le premier miniftre des \
finance. s, fans naumo ns empcher le paiement des c
penfio:s chu s au i dcembre dernier. e
M. le marquis de Mvontefquiou prfente plufieurs
bis 'pour conduire ctde important opirationi. 1!
ad'abord rappel l!a rduct'on de 1787. Enfuite i
.. a propof de cllffer les pensions dans un ordre qu;
put en rapprocher les caiies et la nature. i. Rien
v. yr il'exa'. n des ptcniins crie's fur les dpartc-
niens de la gui-rre et de la maar'ne aux deux comic es
charges de ces p.ir is, en runiffanr enfetmble l.s
penfi ns, non pas ccles montant aux mimres f'..rnmes,
iaiis clles accordes aux nmmes tires. l. Placer
p. mi l:ks rents viageres, les pensions concdes
p'iur indemi'ts. 3. Difi nguar cells appartenanti
aux affaires traigeres, affectes la nag r.iatur'e,
aux fi anc, s et oficiers de la maifon du roi. 4-. Celles
f..its aux commis de bureau et leurs veuves.
yo. Cells donnes aux minifires, leurs veuves e
Lurs enfans. Vili la plus srle maniere de tire de
cette part.e 'conomie la plus tendue.
M. de Richier prtend que, depu's tro;s jours de
difcuiion, la imattere n etAic po'ni en:oie clair-ie
et qu'.l ne fe prflnta.t aucun rfultat.
M. de Fumel demand que le mmoire de M. d,
Morite.lquLiou fore renvv iaui coi't des finances ,
ppurm erv r de plan de trava 1, et qu'au furplus la
.motion de M. Camus foit adopte.
M. l'abb Maury fe b rnie demander la cra-
tion d'un com't pour l'e;am.n et le rapport dis
p lrfions.
M. Camus M. Prieur et M. le baron de Wimi-
phen ava:eit fourni chiicun des 1lan1s un peu d ff-
r'-ns, mais qu' pouvaint fe concilier avec facility
iEn efet, ils 1' font concerts et ont rd g un
project de dcret conu en quatre articles.
M. Camus en fait la lecture. Cette rdaction excite
des rumeurs : e'le prf i t' un dcret pro',ifoire,
qui, pourvoyan -aux befiins dess penfionnaires n-
retranche que le fluperflii elle ne lus ;rive pas mmen
fans retour de ce filperflu, toujours prlev fur
1'etraiitef ubfiftance du pauvre, pFifque les paie.t:n
n'en font que retc.rds aprs un examen don't la jultice
efl au;li vidente.


Aplt d'a.fez longs dCba.s le dcret fuivant e f qti

A','!imble national dcrete que lesarrirages na
hus j il.:Iu'a i premier janvier prfen mois, de totes emn
n:ion, tcraitmLn'ns, *appi:.intemens confetvs, dons
great ficat ons annuilles, qui n'excderont pas la
Inl de tro;s mille lives, fe.ont pays conrfor- m
ment aux rcglemnns exift.ns ; et que, fur ceux
i excde ont ladite formme de trois m!lle livres,
ftra p.y provCf.irement paleille ibmine de trois ti
Ile lives ieulemnit except l'gard des fep-
agnaires, auxqu Is il fera pay jufqu' la concur- au
nce de douz in mille lines.
Er 'era le preim er minifre des finances, lors de
function duiit dcret, tenu de ('e fair pr fe,ier m1
tat des pensions chues depius le premier janvier. d,
Qu' compt r du premier janvier 1790 le paie-
ent de tmei s pensions traiteimeiscoiiLr%s dons le
Sgra: ficati.nis ainnu.lles cheoir en la prrente
ce (Ira .1 !:., julqu'au premier juill r piochain, P,
our r e p'y-s ladiie epoque, d'aprs ce qui
ura etc d;cr.:t par l'Aflfemblee.
Qu' 1 fera nomm un comit de douze perfonnes
ii pr-fenterc n ;ncciffammein 'AfTcmblee un plan ai
'aprs lequel les p'enfin-s dons et gratificati ms tu
mi.elles ac:uellerient exiflans devront ,re reduits,
Ipprim s ou auiiments, et pr' pofoeront lss regles v
'aprs.leflquelles lefdites pensions, dens et grali-
cations ferint difributs a l'avenir. c
Qn'; ne fera pay, mme provifoiremnent, au- v
une pcnlion aux Frani.s habiuelkl'ment domiiicili:s s'
n France et actuellement abfens fans mnillion'ex- c
reffe du gouvern-.ment. P
v
La fiance eft leve fix heures. e

SANCE DU Y JANVIER AU MARTIN. b

Aprs la lac ure du procs-verbal de la veille c
i- f it lecture de q ielqau.s dons patriotique' et
i'u i grand nombre d'adretfes don't qu.qucs-unos lonr
rs-applaudies, et don't on demaniie 1 imp:ellion. |
Le corps des tabletiers, rourn..u s en bois, de
f-., -i fi.r un don d'un c ntr:at de ('( liv. lqui
ui font du.:s par le roi, ainii que des initdlts des
leIux dernicres annees.
M. Bo::che. Je demand un- explication fir les
pinflinsS je voudrais lavoir fi 1' -llemble a voulu
:omprendre fous le nomd de fonctions publiqu.Ls, les
:cclefiafiiq.ies.
Cette proposition efft ajourree.
Entre plfieurs adreffes, on a diftingu celle d-
a ville de Bordeaux qui promet foumillion et'rel-
pect l'Affemnble', et propoft qu'il foit inflimu uni
f&re In l'honneur de la Iibert et qu,> ccte ann. :
f.dTe iune lorte d' poque dans l'hifloire,-et loit de-
nommce la premiere anne de l're de la Libet t.
Sur la lecture d pr9cs-'verb d M. Frteau ob-
ferve que l'article du dcr t fu. les pensions cftii-
voque; que l'intention de l'Aff mible tft fa ,s dJute
lule lrs trois mille livre; qui doivent Ctre pay s
iur 1..s pensions a"rirees s't.ilnent fur tout s cks
upii ions runi s la mrne peirfonna ; qu'au furplu,
on a ralem nt entendu excepter les h.:ritiers ili
chevalier d Allas tt du come de Chambord et 1'
g:inral Luckner, att ndu que 'eft un brave hornme,
u'on a fait un traite avec lui et qu'il efl de l'hownea
de la Nation de tenir 'f parole.
M. de Traci. Le gnral Luckner n doit pas fair
une exception.
lM. Garat. S'il ef vrai comm, M de Wimpff il
l'a dit dans cette tribune, que le gner il uckiiei
nous avait prouv les il.s (n no1us battant dans
la derriere guerre, cette penfion me parait un con-
,rat facr.
M. d'Orthan. C'eft une capitulation; il nous a faith
beaucoup de mal; il aurait pu nous en fire davan-
tage. il s'agit d'excuter des conventions qiunet'
Nation doit refpecter.
M. Damrnbl. MI. Luckner elf uin gand militaire,
1 fcra't honte x pour la Nation franaif de nme
connaitre ldes engagement "liennels.
M. 'abb Mauriy. S'i y a une exception honorable
f ilire, c' ft en fiveur de la veuve de M. Coadic.
( Apaui i ffemens. ) Je duemande aufti que tous les
*)fficier trangers foient aunif excepts. Nous le de-
v iss i caufe de leurs services. Je demand que le
nouveau comit foit nomm dans le jour.
M. le prince de Poix. Je ne m'oppofe point ce


e M. de ucknecr conferve fa pcnfil', imis' j,-
crois ps quil dloive y avoir quelqu e plf'ir.
cet egard l c M. le marirchal de Sgur, (u
.yant aucLine fortune perfonnelle, aaite le 'rl
iporte et un coup de fulil au travers du corps
M. du Chueelet. Je rclame aulli pour madame la' .
irchale de Muy qui eft tranger'e. ..
M. l'abb Gouttes parle avec force pour 'xce '.
0n du gdral Luckrir.
On demand !'a:ournement, le prfident le met
.x voix, et il ell prononc.
M. Target d.mande qu'on ajoute aui dcret ces
ots : mille ecus par an, come niceffaires l.
fpofition de l'article premier.
M. l'l'it c de Clernmont. Je demand qu'on paie
s detits des p.lfionnaires, puifqu'on en differe le
aiemeint-
Cette-demande n'a pas de fuite.
M, le prfident, rendant compete de la dutation
u roi, dcrte a la fiance prcdente, fait lec-
ire du difcours qu'il a prononce au roi.
Sire, 'Affemble natinale nous a d.iputs vrs
otre *-.,ji.-. pour vuiiloir b.en fixer elle-mi e
Spcrsi. n d- s reve',us publics q,'e I Nation decr ,
onfalcrr n'ire'ien de vrtre maifon ce'le :e '
:Irre augifte famille et i vos jouilfin es pr:.'
on' elles. Mais en d man nt vo re maje ,
e t- n arque d bont l'Allemble national n'a
u le dlitndre d'un l'i niment d'inqui:.ttud- q le vos'
v: rtus nni fait naltre. Nous coniailfons Sirei c.tte
conomie (Cvere qui prend fafource dans 'ainourde
'os P-'upljes, et dans li cra n e d"ajouttr :i le tls
befoins i mais qu'il Icrair dchirant pour vos fiijets
Sfeiitilment qui vout empch..rait de recevoir !e
moignage de leur amour r
V. us av z cheich vot e bonlh-ur dans c lui de
vos Peuples; pei m tt, i.u l-i r tour ils piaccnt
eus pr ii: r.s jouifra ces da.;s c 11 s ci il viennent
vou tir. Miis fi nous n: pouvois vanicre nPa
i s i firs l:i touchante revrit de vo. mice:rs,
vous ldai' erez du ni:iiis accorded la dign t' de
VOtC' cour nne l'. lat eut la pompe qui en aoucant
i i nal fit4 des lois, dcv'et po r vo P U!,ksurt
-,ov-n dJ bonlhur. Vous le fa.v 2, ire,' i!s n
P| uvtnr r e h-ureux que par r.fpecc des lois
t la mjfi.tt- d tione en ctl 'n ep i able. l a ci fe
la plus: f',rtunee joiira fuirrout de la inajeli da
trIne ; car la l i. voifite de I'opprm, iti ? efl ;a pl u
i r,flfe aux ma;nti n des I is. Ainfi c'e I p ur e
bonh. tir de vos Peupi s qu naiis v n ns contra.iier
ces g .ts fimples et c esimceurs patriarchaes, ui
v v:s ont m,i ic ler amiipu. et qui L:Io*rret t;iix
N\i:ons l'homme le plus vertueux dans le meilleur
i .s ro.s.
Rionfe du roi.

Je fuis frenFbl-ment touch" de la dlibration
de l'Affemnl.lie nationmile, et 'les lentinen,. que vous'
me t imogntz 'e fa part. Je n'abuleri po:ti de fa
cofiance, et j'at endrai, pour rm'explqtur a cet
regard qu par le re-fultat d-s traval, :e 'Aleim-
ie i' y ait d-s fonds .,(iir s p ur le pae;ienl
.k.s intrt, dus aux c iain.er dit l'fEta, t p pour
ufiire aut doenfCs ncel'aires l orldr pllbli- et
Sa ia feiir d,) royaume. C qui me r-.ie r pey-
inn.-lleient efit, da:s la I lc n'rll ce prIl'nte, la
no'ndre inquiL.'iude. 0 (0.1 a pIiudLr. )
La raponfe de fa ma'eft Fiit planss I'AfW-mbl:e la
plus vive iiprelfon ; tro:s Ftis s,.ris de viv le
"oi fti init ent n tildrL ilS Iolt mls de non;brcux
applaiidi emens.
M. Guillaume. Vos ob:ets font-ils remplis, votre
comit a- -il des bfcs pour fair le departemeande
la maifon du roi?
On r:clame l'ordre du jour.
M. Bouc/he. r,' Affemblie natinatle a d'ci'^t queA
les revenues des b: n ficiers at,f Iu, ( Une granmdl
*umeur in nrompt l'orat tIr qui riprend eiiflite en
ces term s :) l'A lembl..t a dI cr.te que l,-s r-VCltnuI
s s b:n.ici ablciis dlii roy itune fuis mi i;on dii
"'ou`'ernem tI: pour vIquerau aux afl:ires d- l'ltatt ,
lPldi s revenus ; rovwnans de leurs blnfices, front
arr.s et verfs dans le trufor public.
A la ca;ffe de l'extraordinaire, s'crie M. Dupont
de Nnemours.
( La fuite demnai. )


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SI~


On s'abonn Pars hidel de Thi e der Poitevis o u bu au des fic:sr d Pars rue Neuve S. A. 7:". Lepr;x el .-,r
Par- .r, de z8 li'. Pui trois mois 3' liv. pour fz.x mo25s et 72. liG. aur la/;e; et peur i proviic e ~ ,. poud 2 tris .ir /2 '
lotr .2x ni is, et 8, liv. pour Ian,/1ee. faljc du J ont. L'on ne s'ioni,.e qu: au col'lmtecle/t dc c/Ue mOs. dOeit J,/riet aoTi;' rz : ';; ".
jes libraires de Friance et les D,'c:r des poaiesr ; et lories chez 'miluE y i ih rire dns ,rd. C C've M.y.n iv ca,,f ( ,
uneau'rdhiC la GaerteAi ationalerne ,des'.Poitevins i .z8 ,qu'il jau adreffeil-eset l' trandC 'ce/ d A ubry e' cera
ce qur 'rdae la dijlrikution de cette fJui/le. c e ,ot et


r:



























I..


I_
5I- t


On n'innP're aucun avis qui nre foit figne d'un perfonne connue et on ne les reoit qu'au bureau des Affrlich1, ru nieZve S. Aiu liN.
lJ ..ix de chaque Ai nonce ou As I.l de 3 1. ,our ix lines d'impr,,,fon et au-dfous;. de 6 de.iis onze jufr viiig i ne d
12 liv. depuis vingt-une julqu a trente hlgnes; de io liv depuis trente-une juflqu'a quarante lines; et d 24 liv. de uis ainte un
julqan cinquante i.gnes. On ne r-coit aucun A.is plus tendu, moins qu'il ne foit tris-.impo anti. Les announces d'effetsrus
lix':s 6 liv. Cete jeuille parncU ttous liCs mIatci.s.


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