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Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v. : ; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by National Bureau Systems

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

Full Text








A ZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR NIVERSEL.
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MARDI 5 JANVIER 1790.


Sfavorife une alliance avec la Pruffe, fait valoirau- au magiflrat de Lige : mais ce magitrat a rpondu
SO L I T I Q U E. ourd'hui les motifs qu'il a luimme dvelopps fur le champ par la declaration fufp.nfive du di-
au commencement de la guerre contre une alliance rectoire de Clves. C"tte demarche a raffur de'
TU R Q UI E avec les lrufes. C'eft l'opinion qui dominie dans nouveau les Ligeois et le miniffre de Pruffa ,
la dputation des affaires ttangeres occupe M. de Dohm n prti dant qu'un ngociateur doit
Sdepuis long- teams arranger un trait avec ngocier, et un conciliateurconcilir, s'et t:.nu,
O N1 made de Vienne le 16 dcembre, que le Sa Majeil prufienne. Les dernieres nouvelles non pas la lttre mais l'eprit du dcret de la
prince de Hohohenloh rfile Krajowa, o ila tabli que nous avons reues directement de Pologne chambre facre de l'Empire. C'eft fur ce principle de
fon quarter d'hiver. logne et que nous avons inferreS dans le premier pacification que M. de Dhom a fait publier la d-
numro de cette anne, confirment qu'une alliance claration fiivante:
On affure que la place de Brailow s'eft auffi avec la Pruffe eit dj trs-avance. Le prince Ja-i cc Lachambreimpriale de Wetzlarayantrendule4
rendue aux Ruffes. bloufwki etl part le 30 novembre avec la qualit dcembre ainfi qu, nous l'avons dit, un nouv au d-
de charge d'affaire de la rpublique i Berlin, d'o cret, qui confirm abfolument l. premi-.r mandates
R U S S I E. l'envoy de Pologne le prince Czartoryski tait prefcrit encore des procedures plus fveres ls
revenu.... De-la fans doute, cette derniere lettre directoires de Munafer et de Juliers ont donn fans
De Pterslborg, le i" dcembre. que le roi de Pruffe a crite le o1 dcembre a fon dlai un dcret en confquence : mais le miniftre
miniftre Varfovie, qui a et communique offi- du directoire de Clves n'y as as pris la moindre
Le 25 novembre, la New s'eft prife de glace : ciellerent la diete, et, don't nous avons rendu part ce qu'il a mme dclar aux Etats de Lige,
ette iviere a eenavigable pendant 209 jours. compt. en allguant qu'il avait cru nceffaire de demander
SDj ile gouvernement a donn des ordres la encore des inilructions ultrieures du roi, fon maii-
ral Kruc crit-on de Cronfadt,y revenue commiffion de guerre pour tablir des magiins et tr fur le contenu de ce nouveau dcret de la
avec fion efcadre, oi ci auffi arrive une parties de iapofer un corps de troupes enter en champagne. chambre impriale. On peut tre bien perfuade que
cale le l'amiral Tfchiitchagofr; l re .ef de cette ef- La court de Pruffe a fait auffi de pareilles difpofitions le roi ne fe dpartira aucunm.ment de lfis principles
re hvrna level : trois vaieaux de lige de ans es Etats et 'on vient d'apprendre que l'em- annoncs, et qui tendent rtablir d'une mani-re
ces dieux cfcadres ont piri. pereur a donn des ordres au government de Lo-: folide la tranquillit du pays., ainfi qu' a ffur.r au
ces deux cadres ont pri. pol, pour que l'on s'y difpole y recevoir un prince la 'jouilifance non interrompue de fes droits
Certain nombre de rgimens qui doivent enter en conflitutionnms, Le chemin trac par la rfolution du
D A N E M. A R C K.* Galicie. Ce corps de troui es confiftera principale- .directoire de Cleves, en date du 26 novembre, a
ment en cavalerie. product jufqu'ici tout le bien qu'on pouvait en at-
De Copenhague, le iz, decembre. Une tincelle recueillie avec foin dans cette pro- t.ndre : lle a prvenu une combustion gnrale et d. s
vinee, va peut-tre fervir de prtexte allumer un malh:urs d'ailLues invitables : elle a maintenu la
Le roi a agr le nouveau plan militaire propof nouveau foyer de guerre..... Des bandits que plus parfaite tranquillit dansla grande ville de Liege,
par le marchal prince dL I erfle, qui prlide ac- l'on dit cre des foldats Polonais, ont commis quel- i o l'on a abfolument dpof les cocardes qui tenailnt
iuellement le college des gnraux. ques pillages ; on affure que fa majeft impriale a fi fort cour au Peuple; example fuivi da par tout
dj envoy vers la Rpublique de Pologne pour.r le pays. Si le magifirat de la capital y a mis qu Ique
Les douze qaartiers de cette capital ont fourni demander, en terms de manifefte, fatisfaction d'une obstacle dans le commencement, cela n'ief vwnu que
aux fubfides des guerre la fomme de 173,329 rixda- violation de territoire., d'un mal-entendu et d'une fuita: de la crainte que
lers : la part que le-s employs ont donnee, n'eft la publication, faite clandeftin.ium:nt pendant la nuir,
ns. comprif. d.ans erre fomme. LES 00 homes e e ome Potnc., ehanR par le con i i du prince, ne part deroger au droit
Sithuaie, a ofrts la R ublique, o t du magifirat de fair fiul des publications dans 1'in-
S U ED E. accepts et incorpores dans les regimens. ceinte de la ville. En gnral le Pcuple Ligeois tir.t
Sept pulks de troupes Rufies forment une ligne le une conduit digne de la prot-ction don't un grand
De Scokholm le 8 d'cembre. long du Nieller, depuis Kiovic.. monarque l'honore. On eft aufli tres-contnt de la
cbonne discipline des troupes PruiTiennes et Palatines.
pitale arepris A L M A G E. Lcs Munftriens ne font pas entrs dans 1:- pays de
Le roi de retour dans cette capital, reps M N Liege; mais ils fe font arrts par les ordres de leur
lui-mme le foin de fon gouvernement. La rgence fouverain dans celui de LimbourgAutrichi n: l'lec-
tablie pend. nt fon absence a t dicharge de Tes De Vienne, le 16 dcembre. teur de Cologne n'a pas voulu les laiffer employer
functions. I',lle tait compofe de fix perfonnes; fa- dans l'expdition ligeoife en confquence de
voir : de S. E. le lenateur et leichs Droft ( grand Un billet de la main de l'empereur adreff prinaip:s qu'il n'a pas voulu approuver :ils doivent
f:nchal du royaume ) come de Vachtmeifler la chambre de Hongrie fufpend jufqu' nouvel garantir, en attendant, le pays de Limbourg centre
S. E. le friatieur come e Beckfriisj S. E. le ordre dans ce royaume l'opration d'arpentage pour les incurfions des patriots brabanons, pour lequel
fenateur et grand-matre de la maifon du roi, le nouveau plan d'impofitions. but on lui avait dja demand quelques recours de
comte de Bonde ; le prfident-comte de Munck la part du government de Bruxelles. C'eft-l la
le lieutenant-gnral baron de Zgge de Manteuf- On travaille dans les frontieres de la Bohme simple raifon de la fparation des Munitriens; et
fel et le baron de Ru'h fecrtaire d'Ltat pour les mettre dans un bon tat de dfenfe. il n'a jmais exiftiaucune conteltarion entire les
ayant le d:paritement des Finances. trois directoires, que celle caufe par la difference
Le roi a tmoigni- au chef de la rgence le f- Des avis de la Holgrie apprennent que la plupart d'avis dans le maniement de cette affaire delicate.
nateur et Reicihs-Iroft come de Wachtmeifter, fa des troupes ont pris les quarriers d'hiver. 11 eft MIlier et .uiliers, en voulant fuivre la lettre du
fatisiaction de la maniere don't la rgence s'elt ac- tomb prodigieufement de neige dans plufieurs dcret de Wetzlar aurai nt abfolument opprime
quitte de ladminiflration qui lui avait t confie parties de ce royaume, et le froid y efl devenu un part qui conititue prefque toute la Nation ,
par interim. Le roi a de mme tmoign fon appro-i trs-rigoureux. tandis que Cleves a prfr la voie de la douceur,
action au baron de Ruuch qui a rempli avec fIc- De Liege. de la moderation, et des moyens adapts aux cir-
cs les devoirs toujours difficiles de fa place maisi confiances, don't la juteire a t paificenentprouvce
d'une nature plus importance encore dans un teams Dans l'tat actual des chores, le plus petit fait a par les venemens. 1l ferait facheux que les course
oi la guerre et fes f ites augmentent beaucoup les de l'importance .... On nous maiide d'Herve que de Bo"n et, de Munich perfi.tallent dant leur refuse
dpenfes. ,init Iligence et le zele de ce miniire les habians n'ont point fe plaindre des Troupes de sunr celle de Beri pour aller conioilterent
des finances pendant cette poque, n'onitfait quaug- Mlnfirienns. On fe loue mme de la bonne a un but aufi quotable et fi abioument ncef-
menter et raffermir encore la confiance don't S. M. discipline et de la bonne conduit du foldat. Le faire dans les conjonctures critiques du moment .
J'a toujours honor. bourgeois s'tait d'abord refu recvoir cesrerquer que l de nn dvoue
troupes il a cd des inftances il s'apperoit P I. efit qui la coer que li cour de Bonn def voue
P R U S S E. qu'il y a une grande diffience entire longer des lartcle q ti la concern dans le decret de l, cham-
foldats par force ou par complaifance et ces bre de Wezlar. Les troupes munflriennes,lit elle,
troupers, comme fi elles voulaient fe jutifier des ne font point venues s'etablir dans le timbourg
De Berie le 15 r... ,,;,',. foupons d'aprs lefqu.els on leur interdit l'entre pour mettre ce pays abi des arrites brabanons;
dans le pays de Lkige paraiffent' annoncer des et le general major baron de Wenge, qui le, com-
Le roi a lev le baron de Keller la dignity de feniimens birn contraires leur defiination. Quand mnde, a reu l'ordre de pubier dans tous les papers
cmte. Ce initre vien de partii pou adlina- conraieslerQand`
cimte. Ce minilte vient de partir pour fa delina- ils ont appris la querelle qui a eu lieu dernire e fla court. Ses expreflions frnt pofitivi.s.
tion en Hollande. ment entire les bourgeois de Liege et les Prufiens, 11 a dclar que Ls troupes munlftltieninns n'tant
Le prince de Nafbu-Urfingue panffe du service ils n'ont pas manque de dire que ,ce malheur-l venues qe por1 le rabliffement des affairs de
de Prutie celui des El't.its-(;niiraux, avec le grade ne ferait point arriv avrc les Muniteri ns .... .. ige, elles ne s oppofaieit aucunment 'ente
de giiwral d'infanterie. Ce commencement damulation parmi les satellites des brabanons dans le Limbourg --- Ctte coitra-
du pouvoir arbitraire n'ef point une chimere ,diction ct trs-remaqrtuable. Elle elr d'abord dais
L'dit du 8 novembre 1786, donn pour rprimer done, quoi qu'on en puiffe dire quelque ef- l'ef ori fore, d roit p Allema gne et d'aure aillrand
la dfobilfance des fujets envers leurs feigneurs et prance. elle eft con de part et d'autre, au grand
les tribunaux, fera public et affich de nouveau principle des grands matres, qu'il faut toujours
avec quelques additions. On s'occupe aufli fire La chambre de Wetzlar ne change ni d'intntion agir en politique, d'airs les cir;coianices.
une noivelle loi pour arrtcr les progrs de la con- ni dte fyl e; (lle r endu,l 4 de ce mois, un nouveau
trebande. dicr.t qui .ft tour -nci r d: formula et de routine. Nous avons rapport (au No. 4 ) la lettre de
On ditNque le roirae propofeudc mettre ca vigueu


On dit que le roi fe propose de mettre en vigueur
lancienne rgie.

P OLO G-N E.

De Varfovie, le 12 dcembre.
Il ne parait plus douteux que la rpublique ne
renounce aun lyi)me de neutrality; depuis long-terns
il y a dans la diete deux parties. L'un et l'autre
ont employ, pour fCotenir t ur opinion les mmes .
armes, ont fait valoir les mmes raiforis. L'ind pen-
doance po'or.alje exige quJl l'on s'en tienne la ncit-
tralit; l'indpend:nce poloraife exige au coiitraire
que la neutralit celfe. Le part qui mainteinait


Le tribunal ficre d.c I l:Fmpira traite av.:c un ddain
fuprm 1.s trs-humbles fuppliques s r pro. n-
tarions tri-r,.fp cru. ut s qui ont t faiths it r--
nouv li s au nom d trois IEtats du pays de Li. ge.
11 rptimandie l-s ch.fs actu Js du I' uple Lig.oisde
1: ur hard ITF ch, rchr un mcdiateur parmi I s trois
miniiir s dir ctoriaux quoiqu'ils aicnt rt i nvoys
pour t employ. r 1; s moy ns d conciliation. Le dcr t
d. la facre chamber imperial: df.-nd aux Lig ois
do trouv, r dans S. M. Prufiienn: un def, nfutr. 1l
ordonn que l'on ,aifilifT les ch fs c.t l s auteurs d
la r- b lion, t prononc" qu- tout doit,fur le champ,
rentrer dans l'ordr. accoutum.
C t ordr- i ft v. nu :1 s minifir"s directoriaux de.
Munfl r t d' Juli rs ont ch nr hl s' ntendre av- c
1: cnf.-il priv du princd-vque pour en impofer


M. de Dohm, miiiiiift e pruffien, au prince-vque.
Voici la rponfe de l'vque fouvm rain. Nous la rap-
portons fur la Foi des gazettes rr:ngeres mais nous
fommes en droit de nous attendre voir paratre un
dfaveu de la part dui pi ic -vque DeauisqueS. E.
a dfavou fl letter fon agent M. Zwierlein, nous
fi miies toujours en tranfes.
Lettre du prince-vque de Liege.

Monfieur, cn rponfe la lettre que vous avez
eu la bont de m'ecrire le o3 novenbre dernier je
dis remonter au jour de l'iinfirir-ction m.iniFcije
dans ma capital pour vous clairer fur 1, verit nue
des chefs. Le 18 aot au martin, les jiltrg:ins, ,gfi
cis d'ouvriers tous arms, monterene a l'htelde


No 5,


i~Oc .~














ville ; i!s dporerent la magifiraure rgente, et il de leurs magiftrats; ce rglement a toujours t
iiun Oians cer initant, p cd. la i nomination des r'ga'ie comme la bafe de 'ordre et de la tralqui!i
im E atux itagiitrits, aor des gs la i la U: du Peu- dans 1s dlections magilhrales, et il a d'ailleurs et
pl t pal as ct eltc por pi oclam ctt- election, poite en fuite des fe'irences imipridls et mime des
Lqun avaita u coia eLd prprcr et conccrter aupara- tuiications des citoyens ; ainfi il ne peut-tre con-
vant L vmice jour apLers midi, je mc vis afitilli d re come icom on ico;ituitionne! et illegal.
tois parts ans mon ch:au de S.rain, par unl. C( pendant, lorfqu'aprs des rfurats bien rfl-
multituLde de gns muniis de touts forces darm-s chis et judicit ux et proc4danl t du bon ufprit public,
je fus forc, en me livr nt la merci des chefs de d'une volont libre et. gnrale, il fira reconnu,
la revolution et de tout le monde de venir le foir par la cit onu es reprfentans, du bien ctre com-
Lige, et de me rendre l'lPhcl-d-ville, pour mun et de fon advantage de former foit un plan
approuver et confirmer ave&glmint, par ma figna- nouveau de municipality, aoit des chingemens a
ture, nes cholis de la plus grande importance, laites l'dit de 1684, j'accderai toujours avec un vrai
fans mon contfi tement et le concourse inditpenlaib!e defir aux propositions figes qui me front faint:s,
de mon autorit, t f.is l'aveu et l'inteIpellation en confiiltant. fuices objets mon chipi're cathdral.
de la citr ou de Tes reprientans. Ds les premiers iToLteS ces choices mirement plIes, joiltes d'au-
momens de cette revotutiii, j'prouvai Lue ma li- tries raifons qu'il ferait trop long de d:taill:r dans une
berte etait gne i je prcl- tis auifl que je me ver- lettre, et notamment les recez rietrs de mon cha-
rais la uiite oblig de cedera es choLi-s trs pitre cahdi al, come tat primaire d ane pouvoir
i.fli'. .il.s par leurs fuites neceffaires. Ces motifs cont-ntir a une mediation solitaire, je fuis intimement
me dtermincrent .a~ndeonnirr, psc r un certain convaincu que je manquerais eflriell--menr l'em-
teims mon pays; i luis craignant quae certa dimIr- pereur L'empire, la chambre impiriale, atux
che ne fit la cafe d'un grand trouble dans ma rienlifimes princes-directeurs, mon chapitre cIahi-
capit;ale, et pour viter les malhers ec les dangers dral, mon bon Peuple et moi-mme fiIe cedois
que mes fidelles fujets pouvaient couir j efis dans la proposition que vous me faitis de me conformer
ce moment critique, la dclaratoire du M:6 aoit. Ces vote declarattoire. Du rite, je vous allure,
reconnaiHiinces forces ont t rejettles et confi:- Monfi.ur, que la partition ordonne tant accomplie,
res co:in.e niiles et inftfiialantes par la facree tant la fatisfaction de la lfcre chanmbte impriale
cham.ree inrpiale et par les deux lrttrs dhoirta- et des filinilles princes direct-urs qu' la iic a.e,
tires des trs lernia i.nes princes dccacteuis. Je moni cceur paterniel, mon amour de l'humanite t mes
voui crois, AMon i..u!i trop jufle pouir micitr n fentim:e.ns de hoatc et a'quit dirigeront et trount le
queltion la validity et le.iti.nic. de 'approba-ion mobile principal de ma conduite et de mes rfo-
et reconnaiiaince qci- j'ai tiU ecirie des dii-rens ac- lotions. .
tes oppreflifs vi'lns tr d i., '.i.cii- d la paix pii-
blique, dans vdes ti:s d'tff:rv. ce.. c, de dfoi Si quelques-uns de nos lecteurs n'ont pas bier
blique, dans des t._'ms dth (cocede for- 1:ai'lle veritable motif'de !'infirrection Ligeoire, ei
dr. et de licence d'aprs les regions, et furtou uit Gile veritable motif de lin urrectonLigeoife, e
appuy' de la p.o raUe d'ee.Ycution plni re dI F'ar- ftrtou5t fi qetlques ames timores confirvent une
r e de la ch.abre im-erief, coniiginie deis la forte d'inquierude fur la conduite des Ligeoisenveri
tettre de Sa .i .i, -. pu me;mn:, qu'elle a daign "n prince qui eft un vque nous croyons que le
m'crire le 2 novembre dtInier. Cette exdCo..on tu itI fuivmintt pettout d un coup clairer t fralure
prompted et cflicace eIt un acte de j:-ftic qcue j'ai les coifciences.
croit de folliciter et cependant, i. .i. ,,ii., loin Les moines et les prtres. aprs s'tre concert
de pouvoir erre co:efidr common un acte prpa- avec le confeil priv du prince-vque, t faitt confulte
ratoire l'ex-5crion elle enblie importer une fecr'tement S. E. m ne, conmme c'eft l'iiage daIs le
fentnce abfolutoi:e cn faveur des fiditieux et circontnces critiques et politiqu-s ont public
d.:finitive dans prefte tois ks points de leurs p- come de pre.i.i-r movement et par infpirationri
tit ans, et elle ponte u att e aa mnint ao;;ll(rite !ipplique que voici :
et m.s drois raega.t s, dnt la connaidance ,, Mgr des fujets fiddles, qui n'attendaient qu
n appartiunt qu aux tibuux fup t.es de 'Eim- le amount Favorable d'ofer fire clater leur atta
pire. --- Permiettez que je vous obirve, Monfi.iur, cheme-nt refpectueux a la perfonne facrie de V. A\.
qiant la c;;ul orl i.iale de mes letters convo- leur obifince aux lois, ut r adhtfion a la confiiut
caoires datc&s du r3 aot que mes l.tas ont tion heureufe focus laquelle ils avaient le bonhtui d
ete convoqus ant.riour ,me nt a l iurrection v re viennet offrir leur prince chri leurs ham
et que je n' nte.ni,;s aFp .cr que kt s bour-mef images et leurs voeux. --- I)ignez, Mgr, ne point
tres des viLks de mon p.aiys, lgale~tent tabs a nous confondre av :c vos coupables, q.ii nou. on
ce tenms, formant mon tiers etat. Mes dernierts forces nous revtir des fi nes dE leur rebellion
lettres ddui octobre et du 7 novrncobro er- fi nous avons paru adoptu-r un moment icuri
niter, aux tats prouven t videnaent que je con- errears c'tait pohr garantir nos perfonnes de
fi-r le tiers cita i moderne, pr.n I al c inlt:s qu'ils nous prparaient ; c'tait pour cor
corin.e inconfi iu.tioniel et tans exiftnce legate C rver nos poffAlfions ; c'tait enfin pour mair
c.la lultira pour vous prouver que e n'ai pas eni- tni ordre dans le dfordre mme et nou
t ndu de convouaer ks regunc s de mues viis, pa, gner une parties des maux, toujours iinfpa
f :..mns par voie de fait et dautorit prive rabics de l'anarchie. ---- V. A. ne fait que trop
inmnediatment aprs la r evolution ; j'apferois aufli de quels excr. n'cft point capable une popi
avec p.ine que vouts faites une attention mi.irquee lac ave-iule fduie par quielques f lirieux q
aux reprefenration ds d .; dputis de mes preIndus ravaiet flatter et Ton amour-propre et Ton prtend
t.ois tats ; vous n ave pas tinuv bont, Monfieur, intrt. Que de rufes que d'impoflur-s n'ont poir
d2 me commui quer vos do.utes avant de publier emiploves les mmes homes, pour prolonger l'e
vir d c oirie, un qI" vous ayez et t Ln fen- reur dece malhtueureux Peuple et retarder 1- ur chlit.
tti?:en t d.rnt d::s cd._t-u autrs niithes dicecto- Exhortations dcets de l'empire, march dc
riaux je lils Lnhlblement atfec-e de voir que voitr troupes, tout lui a t cach ju[flu't cette poqui
dclaariaire folitaiie n purt :, conciiitr avec les Voil cromme par la plus crimintlle des trahifo,s
jglmenis de la tacree clh b w e imltriale et vus des fturta:urs de l'autorit provoquent une vei
piopres lettres d-ortnatoires, eanees du haut geance qui n'e que trop n riteo atirent ur
directoire, fous lis dates des 1 eit 30 octobre foule de miaux futr -urs concitoyens, et plongi
dernier, dais une' alicre fimportante pour em- toute une ville, dj fi obre, ans la plus, affreu
pire en g-ineral, et fi dli.flreuie pour mioi et mes miiere.
iidellesfujers qui conftiuent la plas grande et i la punimion ne pefait que ifur ls coupables
principal parti e a la aiion, et aontles feni- l'outrage el fi attroce, que nous n'oferions, piinc
mens rels vous lo:it inconns, parcel qLue le d e)o- juitC, malgr la bont de vote coeur., imnlor,
time exec par les i rgcns depuis le imomnlt lir grace ; mais le citoyen abuf mais le cita yu
de leur usurpation de la r-ig-nte les a iou.ais innocent va payer pour les criminals; daignez don(
uiie contrainte contiinu!al! dlans laqu1lle ils ont tt monceigneur par un effect de cette climence fi i
retenus par les craintes le:s mnii ces et 1.es vexations dignement mconnue, dtourner de votre vil;e
dcts mo'tin auilf puitai'as me doannent lietu dattUndre H-y, une parties des maux que nous n'avons qi
de vos principles de juiice, que vous ordonnirea tron mrits, et agreer pour garant de fon repenti
uiiformennt la parinoti aux dicres du la facrae t leur fidelit et le ferment que nous Featons d't
ii.amnbre inmpicia!e. L'e,.uaton en ci1 ind penlabl e et de demeurt.r fi.clles V. A., fournis aux order
pour ramener lordre public et maintlia 't cif- t aux d crets de l'empire, et attachs l'ancieni
titution g-r-aninqaCe ces.prealabls nccfaires tant conflitutron, don't nous demandons le retab:iff
remplis, je me prterai avec empr.lfe:ment aux ni:nt, laifant a la fageffe de V. A. et de Ces Etat
sacrifices que le bie-n-tre et lincitati gcn.ral re- lgal ment affemols et conflitus le foin de r
querra. Le boineuir public fera toujours l'objet'de mn:dier aux abus qui pourraient s'y tre gliffs.
mes vceu; et jc ne mettrai jamais d oppofition C'eft la grace &c. ( Amen. )
aux chtofs uiiniis et avantageules quri me front
propoles felen l'ordre. S'enfuivent foixante signatures des ( foi-difant
Vous ie arl z, Monfietur, de l'abolition du r- plus notables de la ville de Huy le gnral 'd
g' ment del in i684, quifiait, dies-vous,le plus grand Croifiers la tte.
g if de la Naition I l'on a chnrch vous induire cn
erreur; ce rglement ne concernqe quc ma capital A N G L E T E R R E
je vous prie,'noniiieiur, de confidrer que fon aboli-
tion touche, felon lii nature deIs chofes, la citi De Londres.
entire on tes reprefeitans, ei: null mnt quelqiui s
J:.icticjux chefs de 'I infurrection ct I,.urs adhreans, De Bfon dans la Nouvelle Angleterre.
qmiu, avant cette poque ne m'avaient en aucrun
t-i uis dEit des r p;feitttions ni comnnaiiiinqu aucurn,,s Le major IHardin part avec deux cents volo
pliimt, s ; ledit reglement n'a ete poiate qu"e pour taires du (':rict de Kentucke pour une expiditir
obvier 'aux excs et dilordres aui aviuent u qui itnrffait la frure de cet Etat, n'a malheureul
lhaqnu rdnovitic-.n inagillrale 3 drepis infantt o les Ient pas rue!i dans ce project patriotique 3 il a mn
princes de Lige avaiait accorde au Peuple le choix eu beaucoup de peine a effectuer fa retraite. C


brave officer a\fait remont, avec fa petite troupe
des cataractes de l'Ohio lj. riviere blanche, pour
errnire quelones villages Indijis qui fervai-nt de
retraite aux Sauvages, don't les incurfii.ns nous d-
folnt; il ne s'elt pas trouv affez en force il n'a
pas mme pu donner le moindre fccours aux uioupes
les Mamis nos allies, bloqus en ce moment par
lis autres Indiens : ce qu'il y a de plus fcheux ,
c'en qu'il lui a t egalement iripolible de *nous
affinir-r la poffHefion des ports de l'Oueft, feule
barri.re pol(r lIs tabliTiffcens du lMiflifipi, fur
lelquels il nti'L que trop facile aux Sauvages de fe
better. Notre petite arme a couru tous les dangers
imaginable dans une march de tfois femaines;
elle a trouv des parties nqmbrcux d'indiens qui
bordaient la riviere blinche i ce n'eft qu'en fe fai-
tant jour travers quelques-uns, ee en er vitant
d'autres qu'elle a pit fe manager un retour heu-
reux, quoique prcipit.

FRANCE.

De Paris.

Le 9 T du mois dernier, l'Affemble national a
dput foixante de fes mnembres pour aller compli-
menter leurs majelts l'occafion de la inovel'e
annie. Cette diutation a t conduit I' audience
du roi par M. le marquis de Brz grand-maitre ,
M. le comte de Nantouiller maitre, et M.. de Wa-
r trc nille aide des crmonies de France :elle s'ef
rendue enfuite avec le mme crmonial, chez
la reine o tait monfeigneur le Dauphin.
n Le 1i, de ce mois, les princes et princeffes ,
t les feigneurs et dames de la cour ont eu l'hon-
Sneur de rendre leurs respects au roi et la r.ine.
SLes reprrentans de la commune a.yant leur
e tte M. le maire, et l'tat-major de la garde na-
ri onale de Paris, conduits par les officers des c-
rmonies, ont rempli le mme devoir envers leurs
Smajefts et la famille royale.
s Vers onze heures et demie du martin, les che-
r valiers commanders et officers de l'ordre du
s Sait-Efprit fie font a:- embl's dans le cabinet du
Sroi ; S. M. en c-it foitie pour fe rendre la cha-
a pelle du chliteau des Tuiikries prcde ide
Moonfie,r, de monfigncur le duc d: Chartres,
e des chievaliers, commanders et oflicit i:s de l'ordre.
- La grand'mefe chante par la mufique du roi,
, a t clbre par M. l'evque de senlis, prlat
- co.nmandcur de 'ordre, et premier atumonier de
e S. M. La Reine Madame fille du ro , Madmie,
madame Elifabeth de France, y ont: afil dans
t la tribune madame la vicomtLcIe de Caftellane y
it a fait la quete.
; Le lendimain le roi, accompagne de Mon-
s fleur, de monfeigncur le duc de Chartres., des
es chevaliers comnmandeurs et officers de l'ordre du
i- Saint-Eprit, a affieie au fcr\ ice anniverfaire fond
i- pour les chevaliers defunts.


is 1
i- La reine toujours guide par les rnouvemens d
Sfa feMfibilit, a daign, il y a dix-hul.it mois, \ lfitn
i- l'htol royal des Invalides. S. M., attencrie ; la'
li vue de ces refpectables vilillards fur le fort mai-
u heureux de l:urs filles orphelines a bien voulu ds-
it lors fonder quatre places pour elles dans une mai-
r- fonu tablie depuis d-ux ans par madi moifelle (k.n-
: nedi, au fauxbourg Saint-Antoine, pour cette claife
es d'iiioti unes.
e. S. M. vient d'ajouter cette bont celle de
, permettre que ces filles lui foient prfi.ntcs et
n- de leur donner de nouvelles marques de fa bicn-
ne fefance.
nt S. M. a mme ordonn qu'on conduist ces
le pauvres enfans chez monifecig-..ur le l)auphin et
chez Madame Royale, qui les ont accucillis avec
Sune bont fi attendril'ante', qu'ils leur ont fait
e v rf.r des larme;s ; Madame Royale leur a faith beau-'
er coup de questions qui marquaicnt le plus vif int-
en rt, er a fini par ces mots ( dignm.s d'etre jalaais
c, graves dans le ceur de tou les s citoye ns vrttueli) ;,
n- mos c fais je ferai tout ce qui dpendra de moi
le pour "vous rendre heureux.
iue On a lieu d'efprer qu'un example fi touchant
r, d:' la bont de la r:.ine 't de c:.li d,. fs augufes
re enfans excit ra l'intrt du public en fav.ur d.s
es orph-lin.-s qui ont 1,: boilh ur d'en tr. l'obj t, et
ne l'enag.-ra faciliter 1-s moy us d'arracher
e- I 'indigence un plus grand nombre de Tes victimss;
s,
e- De Brcfl.

S Dclaration des jeunes gens de Ireft.'


es
les


n-
in
lc-
ne
e


Nous, comminffaires des jaunes citoyens de cette
ville, autorits par eux, et agiflant en Ir iu.nom,
indigns de la conduite inconceivable que vient de
tenir le parlement de notre province, en refuflant
d'enregiofrer Ls loix faites par 1,-s augufies repr-
fentans de la Nation, et fanctionnes par le roi;
confidrant que la rfifiance et l'opinitret du par-
Slement de Bretagne pourraient avoir les suites les
plus funefies, et donnerai.,nt lieu aux en'nemis du
bi-n public de faire mouvoir de nouveaux reliorts pout
fi:mer la division tramn r, et peut-tre excuter des
complots enf.ints par 1'org.. il I.t a vanit :
-i'enouvellons le frment ue nous avons prop
fr de feivir la Nation er le roi. .
Dclarons-infmes, parjures et tratres enters la


K














Patrie, quiconque oferlit mconnaitre les dcr.rts
de 'Affiuiblee niiionale fuaicionnils par le roi,
quiconque ne s'y foume ttrait pas ou refuferanit
de le hfaire excuter :
SJurons fur l'aut l de la' Patrie de verfer jufqu'
. la derniere g< utte de notrn ang pour fire ref-
pecter les loix qui ('manciront de ce refpectable
tribunal de la liberty franaire :
Arrtons et promiett ns de nous tenir prts
voler au fecours des dputs de la Nation, fi on
trit aflz teiraire pour trouibler leurs pnibks
travaux, et s'oplofer leurs vues bienfailantes
,, Arrtons de plus que copie de'la prfente dli-
bration fera porrte par une. dpuration a MM. -du
confeil gnral et permanent de cette ville avec
priere de la recevoir coimme ti nouveau tmoignage
de notre reccnnaitf.ince, du zele qui les anime, et
des foins qu'ils le don.nt fans cuffe pour mainte-
nir et confirver l'ordre ec la tranquillit gnrale
dans un port auffi prtcieux l'tat qu'il eft redou-
table I nos ennemiis.
C, Chargeons nos commiefaires de'corrcfpondance
de fire imprimer cette dlibration, pour tre
par eun ezii'ite envoye a nos amis'et frres les
jeunes citoyens niilitair'-s de la province, qui ont
liane le pace d'union de la jeuneffe bretonne et
qui, comme nous, ont coeur de foutenir les
intirets de la N.iion.
Fair lireft, note affemble .ce jour 14
d'cembre C789. G;UII-IM. l'anl, L LI tikETON
et BLAD cornmin.Jfires des jeunes citoyens.
Note du rdacteur. Nous r pondrons aux jeunes
citovyens qui nous ont adreff cette lertre, par ce
t lii:- de Tacite: Clarn eau victories i, prirxa:s in
poflrniam ifui : armnaque, quibus indigebant adepti,
.. per German;as Gallitfque fiu a, Libermatis
Autores, celcbralantur. Iit. Lib. IV.



ADMINISTRATION ON.

M U N I CI PA I, IT I D P A R S.

.,IffIrmil des repr ivntaTns de la commune de Paris.

Extrait des procs-verbaux du 17 au zI octobre.

Nous d vons nos lecreurs d continu-r la notice
d. s procs-vei-baux d:s reprfentans de la commune ie
er commne k-s numros qui en parait,-nr ne contien-
nitit qu. des faits dj connus, nous ferons trs-
courts.
T.L numro XV conti nt, 10. nomination de comn-
m fiilfirLs povr examiner 1 s inculpations fait s centre
'M. de RfIlrf :ibc.urg, reprf-lnnt de la commune ,
dans une letcre depofl..e lr e bureau par M. Marat,
auiiKir de l'Ami du Peuple.
z2. Des p!aintes de' M. Dumas, nomm adrmnir-
tratiur proviloire d, P'h piial des ci-devant Gardes-
francaicrs, fur ce qu'il avait t dpoffid de ifa
place.
3'. Une dlibration fur les paffeports, qui s'eft
termine par arrter que l'on continurait d'en dili-
vrer quloilue l'on f-nt la gne qu'ils produilfir.n:,
et l'l'pece d'atteinte qu'ils portent aux droirs de
l'homme, vu Is circonftanccs.
. Rapport des commifflircs nomms pour con-
cilier Irs diffrends drs haibitans de la paroilfe d'lffy
c.'fqu; y avaient form chez eux dux municipalits
rivals : l'affaire s'eft termine au contentment des
dLux parties.
". Aiinonce d'un charriot charge d'armes et ba-
gages des gardes-du-corps, arr par la garden na-
tionalde de M lun, envoy en rlfre M. le com-
niandan t-gnral.
6. Flicitations de la ville d'Angers aux repr-
fenrans de la commune, fiur le courage et la confiance
qu'ils ont montrs dans ces teins orageux.
7. T.ectur. de la proclamation conceenant les fani
ccs de l'Affenible national Paris.
89. Deputation du dilrict de S.-Louis en l'ile, qui
anione.- l'arrive de foldats du rogirment d' Arnmaurnac
invitation de la part de l'afiemble au diftrict,d'avoii
foin des foldats ; rfr pour le'rifle au commandant-
gnral,
9. AiitoriCati'on donne au comit militaire d'
porter fir iin tableau les noms et frivices des fer-
gens des ancins'Gardes- raniaifs qui .ne font pa!
e icoe placs dans'la garden national folde, afin de
les nommer de pr,-r,:nc,.
100. L'arrt de l'affemble fr M. Ecliz.aire, qu
reconnait bonne et valuable t1 nomination de ca
pitaine de la compagnie folde du diffrict de Bonne.
nouvelle.
110. Lecture de.trois lettres de M. Necker M. !
comnmifflire &rireau, o f le miniitre rend troignagi
de la farisfaction que le roi a de la bonne-conduit!
de M. Serreau.
10. Rpoi'fe a une lettre d'une perfonne de Cher
bourg, qui demlndait q l'on lii donnit le tire di
CitOyen de Paris, on lui dit que la commune n'tan


23. iw l'obfervation de M. Lavoifier, l'Affem-
ble arrte de fire venir, avant les geles, quinze
milliers de poudre de li fabrique de Nancy pour
l'approvifionnement de l'arfenal de Paris, et de
fire connatre cette operation au public par une.
affiche. .
240. Sur l'obfervation de M. de Gouvion qu'il
ferait nceffaire de garder foixante-dix chevaux du
guet des gardes-du-corps, pour le service dui roi,
de la reine et de la famille royale a arrt que
M. le major-gnral en rfrerait M. le lieutenant
de maire au dpartement de h garden national.
25. Lecture de l'arrt envoyer aux municipa-
lits de province fior la defertion et de la lettre
deffine a .l'accompagner.
2Co. Arrive de notables-adjoints liis' ar trent,-
fix diflricts ces mellieurs dempndent i prtrer fer-
ment entire ls mains de M. le mare, et niii entire
celles du prfident, quoique aux terms des lettres-
patentes, M. le prfident puiffe g element recevoir
le ferment ; pendant cette difcuflion M. le maire
arrive, qui leur fait prter le ferment fiivant :
,, Vous jurez et promettez la commune, de
bien et fidellement remplir les fonctinms qui vous
ont t conties en quality de notabls-adjoints,
pour affifer l'infiruction des procs criminals, et
furtout de garder un secret inviolabl fur le centenu
aux plaints et autres actes des procedures aux-
quelles vous afliflerez. .
S( La Jite des numiros fiivaunsinccfJfinment. )


D I S TR I C T S.

Daes l'affmbl'e du diflrict de Saint-Roch, rgu-
lircmen; convoque, il a t fait lecture de la letre
de M. le maire et enfuite d'utr imprim adrcil
par MM. les i-cprfentans de la commune lequel
port notification du vou qu'ils ont mis fir les
deux propositions fruivanes, qui avaient t foumifes
leur dlibration, et aont l'examen devait fire la
atrieu'e de la dlibrattion de l'affemble gnrale du
diffrict, favor :
. P:tris ferz-t-tl parie d'unc dpartement de dix-huit
ljui. r fir dix-huit li,'ties, c'c.-fl-dire, de trois cents
v'ingt-'a-tr,'ce le:cs de fplcrficsi
0. 1Paris fera-t-il le chef-lieu du dpartemnt ?
Ces deux queflions avant t mifnis au debate, et
les raifons pour et contre entenducts, il a t arrt,
la grande pluralit qu'il ferait iiomm des com-
miflnires au nonbre de neuf, pour examiner dif-
cuter et approfondir lefditcs qutflions, et fire le
rapport de hIur travail a 'affembie gn:rale ; pour-
quoi ladire aflemble -frait prooge au lendemain
17 dcminbre i 5 heures de releve.
Le lendremaii' r7 dcembr a, ,' aflemble rgulie-
rement convoqu6ro il a t ,iit lcture du rappoit


VoYacl dans les Treife-Cantons Suiifs, s&c. par
M. RPbert gographe ordinaire de roi. A Paris,
htel d'Aubeterre, rue et cul-de-fac S.-Domiinique,
n 6. 1789. 2 vol. in-8S. (Second extrait.)
A lIentre de la valle de Moutiers-Grand-Val
on rencontre deux chemins pour pCntrer dans rint-
rieur de la Suiffe. L'un conduit Bienne l'autre
fe dirige Soleuve; et M. Robert les a fuivis tous
deux : le premier, dans un voyage prcdent ( et il
nous l'a dcrit ) ; le second dans le voyage don't il
nous done aujourd'hui la relation. Ainfi le voil
.maintenant Soleure.
Il va de Soleure Pade,Vettingen, Zurich,. cLes
grern;rs publics (dans cette derni.re ville) y font
toujours bien fournis. Ilen ePc un o l'on conserve
du bled de 1y40 anne qui fut exceilivement
chaude. Ce bled s'eit fi bien conferve, qu'on peut
encore aujourd'hui en fire d affez bon pain. Avant
de s'en fervir, on L'iinfuie vingt-quatre heures dans
l'eau. Comme ce phniomne ti-ent probabLirnent,
non-feulement la qeialit du bled mais encore
au lieu. ot il eft conferv et la inthode que
l'on emploie, nous aurions dfir que l'auteur nous
donnt quelques details fur les grenirs de Zurich.
)el il paffe Schallhoiuei Cataracte du Rhin.
Arrive Winterthur. Ou trouve ici 'anecdote
Sintreffante d'un baron de H (I- (qui vivit vers l'an
S1300 ) qu'un duc d'Autriche rencontra labourant la
terre avec for fils. Il lui en marqua fon tonneniti nt:
Seigneur, lui dit avec dignit le refpectablevieillard,
ap-rs la guerre pour la dcjinfe de la Patrie je ne troupe
point a'occupation plus aigre d'un genti/liomme, que
celle de ctdtiver lui-mrme fes ternes, etj'en done l'exem-
ple mon fils.
De Winterthur, M. Robeir fe rend Frauenfeld,
lieu des di.tes gnrales du corps helvtique depuis
1712, et il remarque que le b:tir:ent o elles s'af-
femblent, n'offre point un autre af!--cr que celui de
la maifon nglige d'un fimple parriculier, quoique
Sales Suiffes ne manquent ni de got pour l'architec-
ture, ni de moyens pour d-lever '{es ,palis. Mais
dit-il avec raifon le fiege de la ibert he!vtique
ne pouvait etre mieux plac que dans un difice qui
rappelt l'ancipnne fiumplicit d-'s mceurs, fondement
le plus durable des Rpubliques.
I,e vy.igteur paffe enfuire i Confiance et del
Saint-(all, Appe zel, I-lerl.u. Il s'achemine *pour
le Tr..-:-ii'... ,, d'o il defccnd dans le Gafler, ou
p y; d'Utnach qui s'tend du lac de Zurich a cel, i
de Wallnflad, fur lequel il s'emb.irque. l paff: par
Wallenltad, e arrive chez les Grifons. Dias chi-
cune des trois ligues ( quli is component) alternati-
vemrent s'affemblent, tous les ans, les dputs de
chaque communaut, Dans ces dietes, qui durent or-
dinaitemrnt trois femaines, les dputes ne pcuve t
prendre aucune rfo'ution finale : ils n'ont que la ia-
cult de dlibrer. Ils portent les rfiltats leurs com-
-ttans, qui diLCuten t l'afire de nouveau et Ii d-
c ..ent la plurnalit des voix. Ch;qiuie comminunmtt
envoie fou arrte par crit, au prociihain congrs



,10

A ','' '*


que provifoirement organife, ne pouvait fatisfaire t'e MM. les coinniffaikres. Les deux propofitiors
a ldende av.tir e.re lon-,icns et f re d'ne dlib. .. t-:.., il a : procde aux opinions par ais
ii. Lecture d'une dlibration de MM. les con- et lev ; et preuve ayant t rpete juf lu' trois
minlaires au Ch.atelet, portent que l' un de leurs fois ie maniere douteufe l'obfcu:ite ne per-
confreri-s s'efplainr d'avoirt tro-ble par un diflict mettant pas de computer bien exactement les .iuf-
dans exercise de fes functions; laplainte renvoye frages, il a t convene que tous les citoyens
apts qu'on aurait eu connaitffnce du rglemi nt de compoiant l'affemblrie, palfraient dans le choeur
police propof par le dpartement de police. que ceux qui opinaiet pour que Paris fit lui feii
14. Rappel, 'par fon diffrict, de M. de Rofam- avec fa banlietue, un dCpartement, fe placeraient
bourg. droite, et que ceux qui taient de l'avis qu'il fit
S, parties d'un tdpartement de neuf lieues de rayon ,
150. Arrt f r un project d'adreffl propof par pafleraien. gauche. Enitie M. le prfident a rpit
M. de Lajard, pour tre envoy toutes les mu- jles deux questions, et a nomm un commiflaire dais
nicipaits du royaume l'effet.de prvenir la chacun des deux c.ts; Les citoyens ont t competes
dfertion. par "'ux en fortant du choeur, et de cette derniere
16. Lecture par M. le maire de la lettre 'de la preuve il efi rfict que pour la question de favoir
imunicipalit de Boulogne-fur-Mer, fur la detention i Paris ferait partic d'unt dpartement de neuf de
de M. le duc d'Orlans et rpone e e l'Affemblee raylon, il s'eft trouv quarante fuffrages, et que
qui cert fie l'authenriit du paieport du prince. cele de favoir fi Paris 'erait' lui feul avec fa
banlieue, un dpartement en a eu quatrs-vingt-
17 Sur la demiffion de M. Minier, nomination treize; ce qui -ait, pour cette derniere opinion,
de M. Duport du Tertre, la place de lieutenant une majority de ciinquante-trois fiuffrages. il a t
de maire au dpartement de la police. anrt en outre qu le diffrict de Saint-Roch, aprs
, 18'. Renvoi a M. le maire de la notion d'crire e avotr rmis fon vou fur cet obm0 t important, s'en
toutes les municipaliths, pour les C ngager rete- rapporterait aux dcrets de l'Aflembl!e national
nir chez elles les pauvreset les mendians quiaffluent et qu'illui ferat irepftrfen que l'objet eflentiel
Paris. des ibifitances niceflitait que la ville de Paris con-
i fecrvt fon ancienne jurisdiction fur les rivieres ,
190 Commifnaires nomms pour examiner les r- canaux et routes qui fervent lui affiuer les fubfif-
clamations de M: Ethis de Corny, procureur du roi tances, dans les choices feulement qui concernent
de la ville, relatixement fa'charge, lecture de la fon approvifionnemient.
proclamation fur la fance de l'Affemble national Arrte e plus que le prfent arrt et le rap-
a Paris. ort des commiffaires, feraient imprims et envoys
2oo. Lecture des dclarations du revenue de plu- a M. le prfident d- l'Affemble national, MM. les
fieurs citoyens, en execution du dcret de l'Affem- commiffaires du comit de constitution, M. le
ble national. Maire, MM., ls deux cents quarante menda-taires
de la commune de Paris et aux cinquante -neuf
21o. Offrande faite par Mefdames de la Viitation autres di.fricts.
de Ste. Marie rue du Bac de toute l'argentei:ie de
leur maifon et glife fe montant foixante-cinq Fait et arrLet en l'afemble gnrale, lefdits
mars tux once, qu'elles ont envoys l'hitel de jour et an que,. I I :LONiGERAiS prefidert ,
la mairie. COUTEAU fecL/vt1ue gieffi-cr.
2?. Arrt fur la nceflit d'crire une adreeffe.. ., ..n,,--.... .- ..,....
aux provinces afin de les calmer fur les inquitu-
des que ltur avaient caufes plufieurs dtacbemenns L I T T R A T U R E.
de 1l garden national parifienne, envoys pour pro-
tger les convois de fubfifcances. V O YAGES.

















































ii


,' 1o le prcfideqt lit une lettre du contr6Ieur-g
alors fe forme la rfolution del'Eta, r la pualiti prd. Gafard, la prairie ef tol, e juges ot M. le pr fideqt lit une letre du contr r
des voix des camrmnutids... rt.,du tfenir,.ce en ta fveur, et je t'en fide. eFura lt nral des finances, joiinte a mmoire des :,.i,-f.
des voix des communurs... e r.i trateurs des domaines qui fe plaig ant d'une int
M. Rober ari. Mayeneld dont les haitans et .dar urent toJjours alis. dq e plaignn d'une il.
f Robert arrivis ayeenfeld,dont les iior ans eo:tr dJe Tchewiro,M. Robert va Notre-Dame recrion des habitans de plufieurs valles ds Py
font fujets des Griions, et cependant s G Arr Stanr del au lac nes, relativement la perception des impt,;
1 Erat. eli il va Coire. J aimed a me raTpp, r, iit- s Alror Stantz del aul i at
il, cet.De grotto qu'nv 'a die ftue dans les rmon- .l Erkinrz, Unterven, Interlaken, Frutigen; il 'Affeemble a autorif M. le president Cfire ani
il, cette grotte qu'on m'a dite fituei ( ici p e u bele dirion municipalits de ce canton pour y faire tr>blir
tagnes voilines d. Coire, et qui e un fymbole fi paffe le Gemmi ( ici e'e place une belle ditrriiio ru a
tagnes lines d Coie, les homes lofuils e f ls months) et e rend ans le allais ( vues le recouvrement desimps.
confolant de ce que font les homes lorfqu ils ne 1i fui les mon .igcs ) et fe re"llant lt -
font pa dnat rs par de folles institutions. Les neuves fur les Crtins). De la valle de Leuck, hi On lit ure adreffe de la garden rationale d,
viands s'y confervent tres-bien : les habitans du lieu arrive Sion, parvient Marti ny Aigl ll Rennes qui fe plaint de ce que M. le vicomte te
y ont chacunleur crochet, et on n'entendjamais dire neuve, Genve, et enfin au point de Bellegarde. Mirbeau lavait accuse d avoir eumpch, par fe
que quelqu'un ait touch aux provfions de fn voi- Nous regrettons beaucoup de n or paspucit mnace les magifrs de la chambre s vacaon
fin. De Coire, ilpaffe lantz, capital de la Ligue tous les morceaux qui nous ont le plus frapps di deRaennes de remplir fes functions.
Mde qRennqes dei remplireas fonctions.
grifi, triple, miirable et dpeuple, depuis qu'elle ce voyage, de n'avoir pu mme Ls indiqur tous le vicomte de Mirabeau done cet r
ell libre; tandis que fousles peti: s dpotes auxquels mais nous prfumons que nous en avons aff z dit M. le vicom te de Mirabeau done cet gardu
elle tit foumife auparavant, elle r rmait une pour engage nos lecteurs fe procurer l'ovrage l'eplition l plu faisfeae ; et il deande qu
population afiez nombreufe, e il y rgnaIt une cr- mem e. Nous ajouterons que nous n'avons marqu M. le prfident foit autorif crire qu'il ,'
taine aifance. C'efl que, depuis qie es Peuples de la i ii que les principaux points de l'itinraire de pas tenu le propose qu'on lui prte ce qui lui iet
Ligue fe font revtus de h oaveraint delcurpays, M. Robert, don't les details font vritablement fur- accord.
Znon-feulement, dit M. Robert, ks vilis et les i prenans. L'Aflemblee aurorfe M. le prfident crire
villages y ont eu part' mais encoreles hameaux, les la milice national de Rennes, que M. le vicomie
habitations parfes et des maifons i-olees et comme de Mirabeau na pas eu l'intention de l'inculper
perdues dans l'enfoncement des montagnes. Dans cet ni de dire que c'tait elle qui avait empch l
etat dechoies, o la fouverainee eft come diiper- IM E L A N G E' S. rentre du parlement.
fee fur toute la surface du pays, l proprit y fixe M. de Cafellane au nom du comit des lettre,
y attache les homes partout o il ya un frament Lure de reerciment des colorteurs l'amateur desde cachet, ropole une motion fur cet objet, qu
de terre remuer, quelques paturages don't ils Uif- ; feuilles de 2 JfI. ( Voyez le nio I, janvier 790. ) a t en majeure parties dcrte. ainfi que je
fnt rtirer part. Alors point de capital a ropr- r reri la fin d la ace
ent parlor, point de over de la rica le pont 1 Nous naurions point connu, Monfieur lama- rapporterai la fin de la face.
men parLer, poit de tover ae ci pet ... r ..
de foyer de 'intugii, des brib ues, du l:ix= ae tour, votre net-rcfai.nte lettre eni -avur dees fri l:s M. Lebrtn fait un rapport fur la perception de
l'efprance, de la corrupricn Chacun rete ifr l.t de fos, fi h Iaweur de l'une de ces feuilles ne impot de la province du Berry, qu'il a prrpof,
parcelle de terrie ui iui \lt echue, ch.cun s'y retire nous avait riendu le fervice de tinfrer toute entire. fire fuivant 'ancien reime. L'Allemble a jug
et s'y eil r-tir auirto qu'il a commenc en Pourquoi, ,Mo.iieur Famateur, vous qui vous mon- q'il n'y avait lieu dlibrer.
tre propritaire rel . trez le dtelenir fi chaud des petites feuilles que M. de Roquefort a annonc que quatre des pri
En remontant la grande valle .du Rhin notre nous vendons, avz-vous, pour la publier donn fonniers des es Saint-Margueite s'taient rcen
voyageur arrive Dlifentis, une des hauces jurif- la p'rfrence a lun de ces grands journaux que leur ment vads etrefugis GralTe en Provence, o i
dictions des g ifons, d'oi, par d s fntiers mon- chert rend pour nous inabordables? Vous nous ent mis f protection de la milice natic
tans et une excavation profonde formc par les avez ot la f.tisfaction de vous crier, proclamer, nale. Entre eux fe trouve ui vieillard de foixanti
eaux des montagnis, il vie:.t Ta%-e:fch, pale h1 colporter de pr cmiere maiu. Quoique nous foyons douze as, qui tait enferm depuis quarante-ut
Crifpia., parvient au Val-L'rfere, c8toie ie month un peu fenfibles cette injure, nous ne vous devons annes.
Saint-Gothard, franchit celui de la Fourche, entire pas moins de reconnai.nance pour avoir fi bien a s. l n
dans le Vallais traverse le viiage d'Oberwald, et fuatenui nos intrts; car fi la caufe de la libert Ils fe ont avs la nage au milieu d la
va le gier celui de lMunlt er. j doit tout aux feuilles de 2 fols que ne leur de- i baigne ces les de douleur.
Le lendemain il paffe le Grimrel. C'eft dans la vons-nous pas nous mmes ? L'ardfocratie, qui fe M. Dionis du Sjour demand qu'on vifite 1
description de ce Do.fjce ail'on trnuve ce beau glifle par-tout a tent de nous enlever la gloire print o s des religieux appeles les Vade in pa
tableau de l'Aar : ,'Un dafil profound donne iffue de concourir de tous nos moyens au fuccs de la Qu'il el beau de voir ln magiftrat fage s'iutreff
aux eaux rrunies- ds ds d-ux lacs, mles avec cdies revolution. MVlais graces votre appui ; nous ne au fort de l'humanit fDuffrante
d l'Aar. J'y entrai; je le llivis. Cil quel fraas,' craindrons plus dformais ni l'ariitocratie des grand:s Dom Gele offre de onner l'tat des dten
qiand ce fl*uve vient deboucher d.ns l'aifreuf e fcuilles, ni celle qui voudrait nous enlever les dans l'enclave de fa vifite I il a affair qu'il n'y
valie qui coarc:e fes eaux u'Ar furicux, arrache i petites n. Les colpoteurs de Paris. avait que deux don't 'efrprit tait aliii et ail fi
et roule des roch-s qui f2 hurtent, et qui, en fe Note du rdacteu,.' Nous fommes bien fchs que p'us a dclar qu'il tait pi d'adhrer la moti
choqoant, excitenr une odur de ifufe. 11 fe briif l'impoflibilit de concilier nos intentions avec nos de M. de Caflellane.
contre d'autres qu'il ne peut branler, fot qu 'cies frais, ne ous permette pas de rendre note grande M. Frteau parle d'un prifonC er dtenu dans u
tiennent a la montagne, fiCt cque leur enu.agment feuille abordable aux colporteurs d es feuilles de i efp. ce 'e Bafti'e obfcure la barrier du Trn
ne leur peermtte pas dcobcar fon impuiion. fols, don't nous avons toujours eftim le service et et plac nu dans un donjon o il tait depuis tr
Toitts ces maffes, ou tombes des montagnes reconnu l'influence. ans, en 1779. On n'apprit fa detention que
adjacentes, ou roules et amendes de plus h-it a ue lettre jte avec u n pierre dans un jardin
par le fleuve, ban:fut fuvent fon lit, en tout tu i voifinage. Te parl ment s'intereffa inutilement po
en parties. Alors il hLurte, il preffe, il mugitr, I--- ces dtentions illgales. Le minifiere refula julti<
cume il s'elace entire les unes, il fe pr'cipite M. 'l P
cumpar-de il es lances, il le -fle, il ra-lc il p AS S E M B L E N A T O N L E. M. Frteau affre qu'il y avait alors Paris tre
par-deffus les aures, il f gofle il brale il ASB E NAL cinq batilles, grades ou petites, et contenant p
renverf=, il entiaine, il s'ouvre un paffage : pendant de priforniers que les prisons du Ch.elet et de
un efp.ice de f-pt a huit lieues, l'Aar ne couple point, SUITE DE LA SEANCE DU 2 JANVIER AU SOIR. Cor-i .rgerie ensemble.
il tombe de cataracts en cataractes... La plus belle
de fes chues eft celle o, d'environ quatre-vingt M. abbn Maury, ce fuijet, rappeiie l'horr
pied cde haut, il s'engouffre entire deux rockers extr- Prc/zdence de Demeuniers. de '1Lglife pour ces emprionnemens arbitraires
r-m ent ralproches, avec un mugiflement pouvan- furtout le bref d'excommunication fulmin par
tale! Suite du difcours de M. le maire de Paris. noit XIV, en 7yG6, et ub lie par le clerg
Du pays de I-ali, plac au bas du G-rmfel Frantce, qui le fit figrifier a outes les official
M. Robert s' nfonce dans la grande chane de Nous infpirerons le respect ai Peuple de la capital 11 terrine par requrir l'a'ourneient, relatives
moitagnes qui court entire le cintoli de Berne et qui a conquis la liberty par fa r olution, qui quel aux d tensions d:.s religieux.
le Valiais. l arrive au Grinddebald don't il vifite quefois s'eft agit pour la ddfendre, et qui we Enfin, le dccret fuivant etl adopt:
les gli.ciers (c; chapitre eft n,-uf et curieux ,) il connat pas encore aiez les bornes et l'tendue L'Aflmble national, confid.rant qu'il eR
nous dcrit la cafcadc du Staubach, et s'achemine lgitime dc cctte p l:t''. iinvcivil. C'efti nous a on devoir de prendre les informa'ions les
vrs Vevay d'o il paiffe Laufmine Moudon l'clairer fur fa jouiffance et fur l s devoirs qu elle exactes pour connatre la totalit des prifonniers
Payerne, Avenche, Morat, l'ribour- Yverdun, lui impose; le plus important de tous eit la fou font illgalement ditenus.
Vallorbe ; il vifite le lac de Joux d'< il fe tend n"ifl1n. C'e la foumilfion achever l'ouvrage Que malgr las tars qui ont t remis a fes c
Ne-uchatel par Motiers-Travers, le Locle et la de notre bonheur et a terminer la revolution ; nous milaires par les miniffres du roi, plufieurs dt
Chaux-de-Fond. en donnetons l'exemple, nous qui avons l'honneur rnns ancinnes peuvcnt tre ignores des minii
Au fortir de Neuchatl, il contourne le lac fa d'tre por la capital ce que vous etes pour 1 mme ifurtouit fi elles ont eu lieu en vertu d'or
parties feprentrionale, trav.rfe un immense marais, nation entire et vous jugez, Meflieurs, avec des commandans, inrendaus ou autres agents du
puis l'Aar Arberg, et arrive Berne. En quittant quelle joie et avec quel fentinmnt profound le maire voir excutif:
cette ville il va Lucerni fait une excurfion de cette ville qui a commence chi vous Con du- D)cete que huit jours aprs la reception du
Zug rvient Lucrne, pa Brunen, Gerfau, ction national, Te montrera le premier pour fnr dcret, tous gouverncurs, lieutcians de
Schwi.z. Dans le canton de Schwitz. et,t en d.nner cet example fi nceffaire; achevez donc \ cn -nmanidans de prisons d'ltat ou fiuprieuri de
gnral, dans les petits canltons s'il s'lev e une loi, Meflieurs, et nous vous rpondond de lo;i fons de force, fuprieurs de maifons religieues
rixc, le citoyen quelconque qui en I tmoin, de- execution ; achevez lu loi avec un moiiarq'e routes autres perfonncs chargts de la garden des
vient magilirat. Revtu par i'Etat du droit qu'il en de notre amour, et nous rpondons i ne ec rfoniers dtenus par lettres de cachet ou par o
"';ot ~ ....... l'autre de la fourn filon et de la f.dtnnt
a, il impolce ience aux riu parts, et, fiu-il, le l'autre de la fou n et de l qulconque des ag-n s du pouvoir excutif, fe
d.rnier payfia du canton, fa voix tout rentre ces objets facirs.--- Achevez la loi, et l o l n!s, peie d' dem-urtr refpofables d
dans l'ordre et le filence. Rien de fi touchant que la Nation que vous reprfentez, oui la cap:tale donp.t vor 'Al mble national un 'tat certifi
le trait fuivant tir des annal.:s du canton de nous fommes les organs, viendra la jlurr d.eva-.t s'itabl contenant les noms furnoms, et
Sch-.vitz: Frantz vint un jour, fur le foir, vers vous, devant le monarque qri vous reimett.cz c des diffrins prifonniers avec ls caif es
Gafpard qui travaillait dans Ion pr, et lui dit: dpot respectable, ce jour fera celui de la rc,'iii- date de le-rs dt untions, et l'extrait d:s or
mon ami, voici le tcms de la rcolte des foins, tu fas fance de la monarchie, le commencement de l evertu defqrels ils ont t e'prifonni's.
que nous avons un diff'end pour une prairie; j'ai fit profprit et de fa veritable grandeur ; fous un Oi le vertu decs ils onc tt emprifonn
flembler les juges Sc/rvirf, parce que noous ne fommes on et jule nous avons tous contribu acoi.'i.r Le prfent dcret fera ir voye aux municipal
pas inftraits qui de nous deux a raifon ; ainfi, viens de- la liberty ; mais nous ne pourrors tre hiureuIx avec ordre de le fire executer chacune an
main avec moi devant les judges. Tu vois FI,.t, que j'ai que par fa bont et par vote iagffe'. rort.
fauche toute cette prairie ; il faut abfolume,:t aimahr M, le pref dent ila de'putation,. Les citoycin de la .f'Affemble national charge en outre fes
ce fin remain, je ne faurais quitter. --- Et no ,jne ne ville de Paris donnent chaque jour des nouveles miffair-_s de lui propofer le plutt qu'il fera
.uis renvoyer les juges qui ont choii ce jour, e d'ail- preuves de patriotifie ; vous venez de l'enten.ri. lible les moy~ns les plus prompts de vuid-r
leurs il fallait fvoir a qui eft 1.i prairie avant de la L'Affemble national applaudit aux nobs f. t-I c:flivemenet toirs les prisons illgalrs, en pr
pchker. ]ls oonteflerent quelque tems; enfin Gafoard I means qui vous aiiiment et elle reoit avec fai.u cependant le s prcautions niceffaires pour nec
dit. a FIrantz : Sais-tu ce qu'i/y a ? va-t-en remain i fiction vos hommages et vrs veux. M. M, maire compromettre la sr t publiqu- ; et fera le,
Scli/ritp, dis auxijugesmes rafonsetles te 's, cnlrs \et t. le commandant gtnial de la qrie enaciiot gt dcret port par M. le president, la lfie
Iny a que fire quc jy aille. Ainfi cou'lu, Frantrz nale favent avcc quel plaitfr ou les revolt ici. 1' If du roi.
e' u ", fes aiens et ell e aad. Qutd las nions, et. elle vous permit, Meiieurts d'affiltr la :'rfid' nce et M. 1, baron de MeiiOli
juges eurent prononc, Frautz retournla vers Gat'- fa f.ice... t t.t


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