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Gazette nationale, ou, Le moniteur universel

Material Information

Title:
Gazette nationale, ou, Le moniteur universel
Portion of title:
Gazette nationale
Portion of title:
Moniteur universel
Creator:
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Panckoucke, Charles Joseph, 1736-1798
Thuau-Grandville
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chez H. Agasse, Libraire.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
v.; 51 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
History -- Periodicals -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
History -- Sources -- France -- 1789-1815 ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )
Spatial Coverage:
France

Notes

Additional Physical Form:
Also available on microfilm from Association pour la conservation et la reproduction photographique de la presse and Northern Micrographics.
Dates or Sequential Designation:
5 mai 1789-déc. 1810.
Numbering Peculiarities:
Publication began with issue for Nov. 24, 1789; issues for May 5-Nov. 23, 1789 appeared in the introductory volume published in 1796. Cf. Hatin. Bibliographie historique et critique de la presse periodique française. 1866. p. 125-127.
General Note:
Founded by C.-J. Panckoucke.
Funding:
Digitization provided by Creekside Digital

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
06444351 ( OCLC )

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Moniteur universel

Full Text

GAZETTE NATIONALE, ou LE MONITEUR UNIVERSEL.
)V l 16.
MERCREDI 16 DECEMBRE 1789.
O L I T I Q U
TURQUIE.
E.
F.'a otlrcirc portent de c.ute dcouverte, a J M. levque- de L auprs de revenir, ds que U faut
ufameiM rcompetf i et le roi tmoigna (
fa Citistanion au ptofefTut de Catane. Tous ces
r-.____ 1.1 ...li:..__: :ii... ___ -_,i_. r.._x
DsLcn/.DE et Semendria taient un vch in
fjrnbui, que le pap* accorda, en 177 c au cha-
noine Antoine Zlatevick de Zasabrie en Croatie ; la
(ooaote de l'empereur luit pMinan bnfice de
plus, auquel il peut nommer : il vient d'afligner un
traitement au CMKMIM Ztata/i.k, qui fe uilpofe
donner l'exemple de la rfidence.
ALLEMAGNE.
Le bruit fe confirme que plufieurs cercles d'Alle-
magne ont piotelte contre les dcreu de l'Anemble
nationale de France relativement aux biens feig-
n: uri.iux que quelques nobles pofledent vers les
frontires de ce royaume.
G.'.te prottftation peut tre un acte de pru
deme le la part des ftigneurs trangers qui n ont
qu'un tcfpeci tactice pour les inailons fouveraines ,
et un m pris vritable pour tous les Peuples du
Mon le. Il faut les plaindre d'tre fi peu dignes en-
core d< reconnatre l'eflime fingubere et les egirds
(jni font dus une Nation libre ; mais cette pro-
tutation ferait un acte d'impuid nce pour des /!;-
futurs rtgnicolts qi i oseraient l'approuver et un
crime mme poui ceux de leurs parei's qui en au-
ront donne l't ange avis. Toute chicane diploma-
tique difparat devant la fupremarie des droits d un
Peuple : li dmarche des cercles Allemagne attelle
d tin bout de l'Europe l'autre il y a dans le
.r.1 de- unes d'une ci ruine claffe d'hommes la
nui ue ineffaable d'un (ntiment anti facial ( qui
toiihlle dans 1 horreur de ['galit naturelle.
ITALIE.
Il eft bien quand 1a libert fait battre les hom-
mes d'un pays, q-.ie les hommes d'un autre aient k
loifir de faire des dcouvertes dans l'art de gurir
les b'eflures.
Voici l'extrait d'une lettre de Naplcs adreffe
i M. Charles Bennet de ( rve par M le comte
Gorani en date du 29 octobre 17S9.
Je prends la libert Moniteur, de vous corn
mumquei une dcouver e precieufe l'humanit
fouiTui-te et intrcninM pour l'infectologie aux
I res de laquelle vous ave?, fi fort contribue.
Cette dcouverte m'a t communique par une
lettre de Dona Eleonori Fonceca Pimente 1 en dat
du h) fepteml rt p.le. Ce fte lame connue par
plufieurs ouvrages ell fort lie avec l'abbe Partis
et les g ns de lettres de Naples qu'elle rtffetnble
chez. elle. Elle m'crit que le cheva ier Giocni ,fa
vant proteffeut d'Iiiftoir.- naturelle Catane flant
le pnhtems parte des expriences fur les infectes
av-c un habile apothicaire de Meflne, tn irait jet
. urS de genres ci d'efpecea differens dans d^s
liqueurs fortement charges !',t!kali volatil fluor; que
es infectes, et leurs jambes lurtout avaient t
agits d'un mouvement oibiculaire fi fort, que les
jambes avaient t (parea du corps, et qu'au trs-
graid tonnement de ces deux obfcrvateurs les
parties dont ces jambes avaient t detachi.es, ne
prsentaient aucune marque d.; lac. ration aucnne
plaie et fcmblaient s'tre cicatrises l'inilint.
Ces deux lavans prir auxquels ils arrachrent le s jambes et d'autres par-
ties ils panrent fur les bleliures un linge impr-
gne d'alkali fluor et obfetvertnt la mme promp-
titude dans la forma-io:i de la cicatrice. Ils rp-
trent l'exprience fut des infectes de plus grande
taille, et l'effet fut le tnni. Ils effayerent fi l'ai
ka'.i fluor aurait la mme eflicacit lur des oillaux :
les lue ces rpondirent leur attente. Enfin i!s cou-
per.nt les jambes plufieurs quadrupdes, appli-
qurent fur la plaie du coton prpar itnb'b d'al-
kali et ce-s plaies furent prompt..ment cicatrifees.
Toutes ces expriences prouvrent d nos o; ferva-
tt un ficiliens que l'alkali volatil fluor eft un re-
mde sr pour arrte! les hmorrhagies et un
ruinant cicatrilant. Dfirent vivement de tenter fur
M s hommes l'effet de ce remde, l'apothicaire vint
a vipl -s, expofale rfultatde ces expriences, et
le roi nomma pour prefider les nouveaux eflis ,
MM. CothunntO V'aito et Sementini mdecins
e bres : ils les firent dans l'hpital royal de Saint-
Jacques, fur deux chiens auxquels on avait cane
kts ambe* et rufireM comme Canne. Un fit
suffi des tentatives h ureufes fur des hommes dans
l'hpital des incurabl t, et le dmonftrateurd'.ina-
tomie de cet hpital jeune homme de \k plus
grande efprance obtnt lui mme le plus gtand
fuccs de ce remde fur un homneageet bit Ile' ,
qui avait une hmorrhastie caufee par l'abus de la
pi n in ,'plique mal propos par un chi-
turgien peu habile.
fai's ont t publies en juillet, par ordre fup-
, dans les feuilles priodiques du royaume de
Naples.
ESPAGNE.
Les Efpagnols pour fe dpiquer de la prohibition
des ouvrages franais, et comptant fans doute fur
la peu d'rudition de leur gouvernement, viennent
de publier Une traduction du trait fur le gjuverne-
mtrt t LiJt ; iis y ont t pris : le miniiiere con-
naiffait cet ouvrage : fur le champ I s exemplaires
r.-t t fupprimes ; et l'on crit de Bruxelles, d'o
C Ite nouvelle nous efl venue que les Efpagnols
ne pourront bientt plus lire que des ouvrages crits
dans leur langue.
PAYS-BAS.
On mande de Bruxelles que fi les ouvrages fran-
ais font dtendus dans la plupart des royaumes 1!
l'Europe, on peut efperer qu'il s'eft donn en France
des exemples qui feront fuivis chez plus d'un Peuple.
Les Impriaux qui CompofcDt la gamilon de cette
ville, du moins la plus grande partie d'entre eux ,
viennent de prendre la' cocarde nationale et de fa
ranger du ct des patriotes.
De Bruxelles, le II dcembre, a 10 heures du foir.
I! vient de s'lever ici uns grande fermentation
1 occalion de plufieurs foldatS dfert urs, qui, n'ayant
pas pu fortir de la ville, dont Us portes taient
fermes, fe font rfugies dans un jardin appartenant
de zls patriotes, qui compofent la corporation
de Saint-Georges, et qu'on a voulu v enlever de
force. On a tir plufieuis coups de rufilt. Les fo'.dats
du rgiment de Bender ont fait feu dans une petite
rue prs la place du Sablon et ont bleue plufieurs
peilonnes.
---_----^ -- --- .....F___
le permettra, dans la ville pifeopale pour y jouir
di.s hommages du Peuple chez lequ. I la lib.rt
n'altrera jamais les affections genreules.
De Tioyes.
le ; de ce mois, MM. les officies du bailliage
et municipaux de cette villJ, ont fait clbrer dans
la cathdrale un fervice folennel, pour e repos de
lame de M. Huez, doyen de MM. les conleill rs
au bailliage et maire de Troyes. Tous les coips,
tccl fiaftique civil et militaire et les ciroyens
les plus distingus de la ville fe font rendus a cette
crmonie avec un refpect, un recueillement ml
de douleur qui exprimaient les regrets finceres dont
ils taient pentr s en fe rappelant la perte du jupe
intgre, d .1 magiltrat clair ; du ciroven v. mieux
dont ils lvmo aient la mmoire. Les diffrentes com-
pagnies de la garde nationale de cette ville ont suffi
ai, lie la crL-. oni MM les arquebufiers, dont
M. Huez tait colon.!, en d qualit dt maire en-
touraient ie catafalque au milieu de la nef.
L'infurrectioneft devenue gnrale. Les bourgeois
font maures de tout le bas de la ville; les tues y fo^t
dpaves les maifons illumines, et tenu le monde
en armes ; le corps-de-garde de la place de la mon-
naie ell occup par environ 300 bourgeois, qui y
ont form un comit des principaux d'entre eux. Les
patriotes font commands par M. Van-der-Hagen ,
ancien militaire.
Le 12 dcembre, 8 heures du matin. A minuit et
demi les bourgeois fe font empars du corps de
garde de la place de l'htel-di-ville, et des deux
canons qui y taient. On a entendu toute la nuit
tir^r dvS coups de fufil. Les troupes de l'empereur
(ont ranges fur la place Royale.
A midi. Le comte d'Alton effray des progrs
de la dlation, a enfin pris le parti de fe retirer
avec ce qui lui relie de troupes. 11 eft forti par la
porte de Namur, et comme on a entendu tirer de ce
cte-la, on a peur qu'il n'ait t attaque par les
payfans des villages voilins, qui taient mal difpofj
l'on gard.
FRANCE
De Paris.
Le palTage de Mercure fur le difque du Soleil,
le 5 du mois dernier. a t obferv Viviers en
\ isarais, par M. Flaugergues, de la focit royale
des feiences de Monte*! ier : le contact intrieur s'eft
fait 1 h. 18' 40", tems vrai, et la plus courte dif-
tance apparente des centres a t de 7' 15" \. D'aprs
cette obfervaiion, la conjonction vraie a eu lieu
$ h. 15' 24'', tems moyen au mridien de Paris dans
1 fig. i$ 40' tl'/j la latitude gomtrique de Mer-
cure tant de 71 14" i auftiale.
De Langres.
La ville de Langres vient de donner une preuve
bien fatistaifantt du la maturit de fefprit public
en France. Informe que M. l'vque de Langres,
lors de (on retour l'Anembhe nationale avait t
retenu l'abbaye .le Clairvaux par une maladie grave
dont les ftes l'avaient dtermin envoyer fa
dmijfion la commun.: a dlibr le ?c novembre ,
d'envoyer au prlat une dputation de quatre ci-
toyens pour le prier d'accepter la place de prfi-
dent honoraire du bureau des fubliftances qu'elle
tabliflait, avec voix dlibrative. Les citoyens de
langres, rendant hommage aux qualits particulires
de leur evque dont ils n'ont point perdu le- Con-
venir ont tourn de ce cte les lentimens que
leur infpire cet gard une jufte reconnaiffance.
La dputation eft exprelmcnt charge de fuppliet
LITTRATURE.
Dfcours prononcs dans l'acadmie franiaife, le mardi
15 aot 1789, a la rce;tion de M. l'abb Bar-
thlemy. A Paris, cher Demonville, imprimeur-
1 bi ire de l'acadmie, rue Chriftine : $0 pages in-+9,
non compris un difeours ne M. Gaillard intitule :
De la fraternit des corps littrairts ou acaamia.ts ,
qui avait t compof pour tre lu cette rcep-
tion et que l'auteur a retir.
Lorfqu'un jour on confi lrera de quels grands in-
trts il tait queflion l'poque o no.s foumes,
on fera peu furpris du llence qu'obfervent les chan-
tres du Parnafi. On dira avec la Fontaine :
Celait bien de chanfons alors qu'il s'agijfait!
on concevra l'efpece d'oubli dans lequel la premire
acadmie du royaume CmtfitUi de mufique, comme
on l'appelait anciennement, ou l'on entend les plus
favans concerts (i), femble tre aujourd'hui tombre.
Ci-devant, qu-nd cette illuftre compagnie fefait
une perte le choix de celui qui devait tre appel
la rparer, agitait et la ville et la cour. Il y vaque
depuis trs-long-tems deux places l'une qui tait
remplie par M. l'abb de Radonvilliers, 1 autre ,
qu'occupait M. le marchal duc de Duras ; et ni la
tour, ni la ville ne pataiflent s'inquiter de favoir
qui elles feront donnes.
Il eft peu d lections qui aient t aufli nniver-
fe'.lement et aufli julfement applaudies que celle de
l'auteur d'Anacharfis y et il n'y a gure notre con-
naiffance que deux ou trois journaux qui aient rendu
compte des difeours prononcs cette occafion. Nous
allons aujourd'hui, quoiqu'un peu tard, en extraire
de nombreux peflges pour n'tre pas accules d'in-
diffi rcr.ee fur les riches acquittions que l'acadmie
peut faire.
F.lle en a fait une bien prcieufe en admettant
parmi les membres celui qui, d'un vaffe monceau
de ruines a fu tirer les lmens de l'criture et du
langage d'un Peuple depuis long-tems oubli, celui
pour qui l'hiftoire n'a rien d'obfcur mme dans
les lacunes qui femble voquer les hommes de tous
les pays et de tous les fiecles les interroger dans
leu/s langues et les entendre demi-mot . Telle
eft la manire dont M. le chevalier de BoufHers,
dans fa rponfe M. l'abb Barthlmy caractrife
Us utiles et furprenans travaux auxquels s'eft dvou
ce favant acadmicien.
11 continua de la forte :
< E paiement fait pour avancer pas de gant dans
toutes les carrires vous avez prfr celle qui
vous ramnerait vts la fage antiquit ; et moins
e>ccup de vous faire le grand nom que vous m-
rite/. que de rappeler tous les hommes des anciens
I s I la mmoire et l'attention de celui-ci vous
vous tes furtout cotuacr l'tude de la feience
numifmatique la recherche et la difenflion de
cet art invent par le dtlir de nous fui vivre de
cet art que les faibles motteis pe l contins de la
prlnte et fe dfiant lufte titre d'une
condition toujours variable, ont invoqu pour donner
la petifee a folidit de l'airain, pour fixer au
moins l'empreinte de la beaut fugitive, pour eter-
1 il !. louvenir, tropptotnpt effacer, des hommes
lluftr.s en confiant leur' traits et leurs noms des
pices de mtal, qu'on tfperait oppofer comme
autant d'qid'S, aux coups de la drftruction. Mais
les mdailles elles-mmes n'ont point chappe au
( 1 ) Recueil des harangues, cit dans le Diction-
naire nologique.


vie des simles ; 1i plupart i, enfa
tt et Iles Qu'on itts
par Uur propre
vi : 'le, femb t n'ell pur lur
la tfr-e ; que, hofes i:-
i y a toujours un comb nen-
tat'on fe rctr on : rt ce qi i
ciifle, et i j nous n
dors comme l'emblme de la folidit renl
ai.nfi rue nous, le principe de Lur d'If latiori.
Enchaner Faction toujours ir.ipre\ue, mai
I '
t- ut ce que le :ra\ S avait
d'anurec i lirt a cravert la rouille des ficels ei
t fuien desrhoieCj interrog s a x moin-
dre! traces ; ra
qu'il in .: fur ta point d
qute i : -aux re-
paids .'.e i i c'eft ce qui >, vous a cz
et c'efl fi I - faii ni a
la foii. avenir)
avi ,1s fer-
qtie cet art ofait pn
au b 1 ouvra . q u i
la rj 4e M l'a
'a-" lit dit i, de prouver a l'homme cornl
l contre un du Tenu il :
rait dt proi s regards fui chacune d_- i s
contres autrefois lib:es, o n un efel
une en defpotei fui cette pa -
l'algue et la n.cuir,- couvrent aujourd'hui 1-s m r-
b-es ient r.i,u !a vie desmains de 1 u
et de Phidias. Que foi us ces ru
at ces fontaines, dont les noms font encorn au
doux a l'orciile que les murmures de leurs flots
argents s, quand ils coulaient entre les a bulles les fleurs ? Maintei t leur nu.s ilt [arrt pa
d'informes arma d i croules, de -
tas de i ichs, di et dt
I i. -mle avc 1. s urnes, les
t. pj utels et les membres mutils des dieux
Er qui le ci lirait r l'Ifius, le Cphife le \
et tant d'autres fleuves inu ilen n chei ls, ne
i i nt j lus qu'un limon int ^i dans les vallons
de l'Attaque et de Tem| riante prairies, ces
campagnes ferujts, cette terre favorife du del,
> arts trouvaient peine de la place pour leurs
1 E toujours rtnaitfans, depuis loni: tenu
I r-. .s de l'ante qui refpiraitcn II s, renembleni
au Cadavre qui, aprs avoir p.rdu la vie, pe d fuc-
i eT.enfufqu'aux traits et aux tonnes qui l'avaient
autrefois datingu.
" F.a Crcce cft le pays qui att-fte le moins c:
que fut autrefois la Grce : roya teur qu u .e eu*
n ifitandacieufe a conduit 1 in de li trie, \ r
ces ri i, n'y retrouve pas mme la Na
t i. ; et pour unique fruit d. tant de fatigues et
d dangers il ne remporte qu ure grande leon ,
, p.urje' (u.1, com e pour I- s Peupl s,
la libert elt un piincipe de vie et le defpotifme
un principe de BH rt.
Mais que' autre Orphe (continue M. leche-
'. r de Bi ufrlers ) que le voix harmonieul a
l lu (o cte ux dpouills l.s arbres ma-
x qui les couronnaient, et rendu ces lieux
i- cuit s I ornen e t de leur.s boca ;es fi lis, de leur
v-t i prairies et de leurs r-ndoyantes moiflbnsj
' s puiffatis accords t>t de nouveau raff mbl
Ks pierre; irfes de ces murs autrefois btis pa
I s dieux? Tons les difices ("ont rel vts fur leur
fondemens, toutes *s fur leurs bafes, toute>
! Itatues fur leurs pi defiaux ; chaque chi fe .. re-
pris ia forme, l'on luftre er fa pi dans cet)
Cration rcente, le plus aimable d-. s Peuples a re-
trouv fes cits, fes demeures, fes lois, fes uf ges,
fes int ;rts, fes travaux fes occupations et fes
fekes.
4-0
offrant pour b lui dit M. le chevalier de cilon. Nous penfons entirement comme lui fur les
. \ I : es..
triant auffit&t il l'cris : Mali qic
dis je r W i.i i d les des
n ce
ftu facr trop loi g-tems C, mais jamais
t-'.int, p'atten ai: ici qu u un n
it nous vi-
\ ifle un mi
r. fonnousdii ;< ,un mme titre nous en rgueDbtj
.t t, titre i i lui d? Franc .-. Nous f>vous,
comme les Grecs qu'il n it
qu avec la li err fn l quelle on n ne,
et qu'avec la loi ,afarts I
comme eux qu'.u miti u d > il
.... | '- '. lot
un ton citoyens font du n aux
n de la loi, et que nu r* vaut
te, qui feu
. I tir ou li: i h H. Nous l^\.
eux qa'avai t Irr* i foi-mme on et.iit a P.<-
, et qu tooi cil ) en lui doit le tribut d
bien d-- fon courage, de fes talehs de :
. l'a bra doit l tribut de fon otobre et de (.s
r in > il a pris racine .
N;.: avons commenc notre extrait par cette r-
du directeur de l'acadmie, pour montrai
loges ou le renfei nus n o|
lui-.'i .'.\.c le ton gnral .i i difeours de M. l'abb;
i t, fur Icq-.u'! nous pafferons rapidement, an-
noncent : danse t crivain fupri ur. Aprs
fon pre>v cefl ur: < M
il plus, dit-il et je connais mieux rjui
'....: cme vous avez faite. Le jour * v us
:es m'accorder fa place*, je lentis dans tout<
: : ie le prix : ce bienfait : pourquoi faut-il
. ..urdhui ma reconnailTance foit mle d in
C'efl vous NO'.fieUr
, qui o" r ra tous ces pro
digts : vous parlez i auiiitt la nuit de vingt fiecles
fait place une lumire foudahw et '.rl clorc
nos ynix I <^r. e r
au plus hiut ai .-.e d |
Ai os ( ii (part et mille autres
vif s .ifp..rues font repeuples. \ ous niousmonmzj
vois nous ouvrci ic temples, 1rs threi .es
fes, les acadmies les difices public-, les
maiions particoli reu, les rdui'S les pfas intrieurs.
A.imis Ions v lufpi
da s li ms < .i nps i I. nri coes leurs d
leurs repas, nous voi I mli dins to->s les i ux ,
);-. ctateun i i s tmi !
i les dlibrations j .s les Jni
i se tou- lei "i i i
Ls ; et jamais 1. s (,: n'<
(.rue, issnais aufli bic:i c nnu!
entie eux que votre Anachauis nous Ks a tau
connatre .
Not'S nous fommes lahTs aller au plaifr de tranl-
cr; e ces bril'-DS morcea.Xi et nous ne pa
i s une partie de celui qui
lit de la manire dont l'auteui
d'i: i; li i peint h premire et la plus
,- eies Gica lent pattiotifne : Cn nous les
quitudes i
La G avaitmnag deux triomphas aui atli'etr-s
qui fe diftinguai ne dans ls jeux (olenaels. An mo-
ment de la victoire, le hraut proclam itleu s noms,
que d s milliers de voix levaient iufqu'aux cieux.
(Quelques jours apr- tous les vainqueurs taieni
i dans une crmonie pompeufe, au bruit
des inftrumensi aux ipplaudinernent ritres d'un
lJ; ujle iiu uenfe : mais du moini ils pouvaient fup-
porter un- gloire qui n'exigeait pas une nouvelle-
preuve et cm, h ur tant commune a tous, n'ar
e:.ii: 1 s regards fur aucun d'eux en parti
Maintenant ii r dent rus fur l'orateur, a q i ii
Cetnblent den ander compte de- votre ciioix. (J-.- con
cour', fi flateur de tmoins f clatrt, ce fiienc< ,
cette attente les prventions mme trop favora-
bles tout lert l'intimidai tout, dis-je, jufqu'a
des reflouvenirs qui fe prTenteflt tout -coup i (o
eiprit. C'eft dans ce palais de nos rois, a-:s c--ttt
fille du li-:u mnaeo ie fuit stus, que, depuis
plus d'un ficle, les plus beaux p, ni s et les plus
beaux talent o tfignalleuravnem i.t \tcad
les uns cn clbrant la gloire il vos augtiftet pro-
,rs, les autres en rpandant un nouveau jour
fur la litt rature et fur \i pbilo.ophie. Coiiimeni
urs, levai t vous et aprs
vous, retoucher des tableaux que vous avea finis,
i u traite t des fujets que vous avea puif< $i
On p. ut bien appli^u^r ici, et plujfiurs autres
traits i os ce difeours, le mot qu'on y trouve
fur M. Beauzi lou encore davantage pat le di-
recteur : S.i fuptriorit lui Jonnuit ces droit! la
tnodtjUt. Ce mot convient n t'n- beaucoup plus,
ofon, le dire, l'auteur d'Anachaf qui celui
de la Grammaire gnrale toute eftii ia >U qu'on
peut la fuppofer et fur-tout qu' l'diteur des
Synonynu s d I -l>l>-i Girard dont les additio s font
quelquefois au deffous lu mdiocre. M. l'ibb
Barthlmy, en pariant de ce dernier travail .
M. Beauzee, dit, t>our faire valoir h dfiance de
cet crivain : Il y joignit quelques articles de fa
coupofi ion ; et il en fi: des i KCUl s. Mais q l'il
.ous foit permt*, en finifi.int, de le demander,
n'tait il pas tenu de l avoir furenar^ l'exccllenr ouvrage de l'abb Girard,
des 11 t ndus (ynonymes que voici : Courfif, <.!:tv^l
et ioJJh ; tfialitr, degr et mo-.t. ; ilyfitre laemcit
t rtthet; et avoir a toute frieufenstnt, au lui tde
: Ils ne (ont point ranges :ci du h.ij.mi ;
ils le fon: filon l'o'drt ch que dt leur fuci
dan* li Ne voil-t-il pas ne gnalogie bien
remarquable !
conomies,lsfupprefltons ..ens,lt$
emprunts ,1e Crole natio j
ndue de chaque fortune ; : lui, ii'us
d rfirerions qu
: I lb-
fn\ e rjoina
et n'empru
1 11 pa-a-
blet un t e
la nation pour .;it acq il lio i de
trs. Mais pour qu'un femblal tre
is il mle ';ue les bai" s fur lefqn Iles
poil, t les Calculs ne doivent pas ire de boiples
bypothefet.
' Si l'on veut avoir des ides beaucoup plus app o-
s fur les op rations relativ sa 'ei ptoidesbi n
ici.onlrt troflveta datn un -'jcours fer :.-t
et l.s s, prononc i rAhcmbe
national- par M. ). pont et publ.e par I
. :r 'f ; e. Au furplua daoj un moment < la
mee font malheureufemem (gardes,
.....gens,comme abfo ynonymes,
o i d >il lavoir gr au difciple de Monteiqitieu del
. n ic laquelle il parle du clerg et
d.s mem res qui le compofnc
T>B F. ri es conomiques pe'it rec^llaire de r us
rs, -. r rendei-vous les gens faites, ngo-
ciarrs,militaires tt voyageurs ; enrichies de caites
;:::, 13. mi i aitet lie la garde na-
ne. Nouveau plan de Paris, diflribu
n lii litiu ins militaires,'composes chacune de dix %
n. et comprenant aufli chai une dix diffricis,
dilKngus par des couleurs diffrentes de manii rs a
faire! itir du premierconp-d*iI. I' tettdoe et les
.: nit s chique dil net. pour faciliter la manne
iju lesdiverfi s pat ouillesdorventfuivre Ces tableau
font compol. s d'un papier rtOST* au fur ltqael on
crire suffi diltinctement qu'avec la plumr, avec
leliilet qui y rlladapt. L'svtntagedecett nointedl
ijn Oti ; c une ponge m s, ce
qu'on u.a crit ou deili , et y tracer de nouveaux
caracter s EHes font utiles pour ntter fur le champ
fes penfes, fa dpense, ( perte fon jasa afin
gnralement iou: ce dont on rotdri ( leuveuir.

Les trtii .'! i'js runies i recusil a^rab'e de chin-
ions anacrontiques sjosnances, sriettss .
villes a ans d'opra j par M. M... I a mufiqiic eft
ds plus clbres compouteuis modernes, et la
po lie a tt.' recueillie Jes m-ileuis auteuis en ce
genre. Avec figures.
Chez Defnos. ingenieur-gofnpbs er libraire de
Ci majee daooife rue o. Jacques, au Globe.
Cad'flre perptuel, ru d nonfltation des procds
convenables a a format mu de cet important ou-
'; ..liiiii les piincipis de l'atii.tte et
de la r ...nui m )iift.s et permanentes, et de la
! Contribution unique tant
fur l.s poneolons territo n.es, que fur les revenus
perfonnels ; avec l'expofe de la ni bode d'arpentage
M. tudiffred par fon nouv.l inlirumtnt dit gnv
phom i trigonomtrique ; rheth .1 intuument plus
a celraiivs et plus luie que toutes celles qui ont
p-.ru ;ulqu' prllnt, et laqui l'e par cette confi-
i ration ferait pus propre a et. .. i dans la
grande opration ou caijftre. Ddi a 'Atlejible
nationale i avec cette pigraphe :
On d>ir mettre an premier ran parmi les am-
ii. qui interclient tous les hibitansdu royau-
me l'tabhlTement des prjni ipes qui doivent afu .r
nie repartit on des impots. (Difeours ce M.
Nicktr a l'ouverture ds Etats Gnraux.)
A Verfaiiles ; et Paris, chez les lutaurs rue
Q : :., n eryet Vi land Ubrau s.
quai des Augufti.s n it ; et ch i tous les mar-
chands de nouveauts i i io!. in-8 prix 3 liv.
Le fonds des dir.es eedfiafliques mis en circul.:tibn ,
ou Ci ation d'.w crJ territorial,pou Ut liqui
de L dette dt l Etat i par l'auteur du D ;.iple de
Montefjuitu, 178;, 3 i p*8' ':1~^' asr'c cetl
graph :
u J'accepte d'abord le Rnir ux fa< ifice offert p.11
de l'ordre- du
! bj r de mes doutes
rt du Roi it l Affemble nationale. )
ipal bit du difciple de Montefquieu a t
ivei un moyen de fonder un crdit public et
d'amodir h lde l'Etat. L'autear a t-il rertiili
fon objet ? i d ce staj ri nous parai mon-
: n 1 n eil pas m n ins vrai que cc.t production
e-il 1. Il d'un honaa p de mrite et qui
prfente la plupart Ejfuis fur les aflembles provinciales, ou rflexions
d'un patriote lur II s effets qui en font rfults. Nou-
velle dition, revue, corrige et confiderablemciit
augmente ; avec cette pigraphe :
O vrit fitblint, fis mon feul et unique fambia't !
( liez T.eroy libraire rue S. Jacques, n 15 un
vol. in 8 j prix 1 liv. 10 fous broc
Rfexions fur plufimrs objets qui paraiiT.rit int -
reii.r laNati n, air |] .s a no'.l igneurs les Etae
lraux ; par M. Pyron de Chabou'on.
De l'imprimerie de Ballard rue des Mathurim.
Brochure de 36 pages in-8c'.
E.thj'tttim faite !e 16 feptembre, dans I'.
nds pres 1 h atias lors de !a bndiction
ux du bat il >n du dirict, et le ao d ins
l'glife paroithale de Chaillcu l'occafion (-.'une
bia de charit, en prfence de M. Bailly,
more et de la troupe nationale du dilHcu par
M. l'abbe Baftide, de la communaut de S". Rock
De l'imprimerie de la veu^e H.irTant rue n
Dame. Brochure de x; pages in 8. Se vt.td
au pro ri.; le portier d* la ivnm'i-
'.-._.'. ^'. iatnt-Hoih.


AGRICULTURE.
conomie.
Hatien Je pnf.rvir per.dinr toKf-ltm$ le bois de chn,
. -e es en dit i. ri ; pgr j<1
.4.ni, Je t'a de Siukholm.
On doit i h l'abat r* que dam le tems de l'an
] .! il ; a le rm i J d uutni rieuse qui efl
celui de l'hiver, aprs qu'il i perdu fes i. uill i
petit s'en convaincre ai .1 s pices priies d'un
n i"i\ If et en ue; on tuuveia qu
i ,iui ont t p ml s dam cette dernire Cfon ,
font li.-n plutt attaques de la poutrture ei d<
v rs ; i" il f.mt quanir l'arbre au'lut qu :
ibattn. L'exprience a que 1>- Froid
the l'humidit des arbre pnTqu'auiii vive que h
chaleur de l't, avec ravancage (ingulier de I
I ferrer prefqu ent rem nt dei crvafles ; |' il
laai mettre tnl'uite Us pi-ces couveit, et Ici
dii'poi"' r dr faon que l'air puifle jouer librement
i I.c s i il iaut que tel rayera dn folefl ne pnif
fent les frapper. Il ferait bon aulli de les pli
auparavant, p ndant quelque t mi dam de I eau
i. le vitriol i rait nt rrobonae,
mas l'eau douce ferait certainement plus nu fible
qu'avantage ufe.
ASSEMBLE NATIONALE.
PrtjfiJenct de M. Friteau.
SUITE Ut LA .ANCE DU MARDI If DCEMBRE.
M. le vicomte dt Mirabeau. J'ai t tonn. de vo;
i u r la libert po r tablir le plus dur ; fclavagi.
ii l'imposition reprf ntative de la corve tait ( nan
gee fil un fervice perfonuo] de trois jours U ulenient,
us t efclavet : on vous de
un fervice militaire de ix ;nnecs; et loi
\,ur one vous foyet libres----- L'arme elt fans dil
cipiinc j la fubordnatton itt perdue ; le pril en
pftflant : un n aux chefs leur autorit, et !e
er difparaitra. Je demande un dcret tel
gard.
M. le vicomte de Beauh'.rr.ois. Que l'arme foit afle?
forte pour nous cmjchtr d'tre conqu s, mail
point a" t pour nous conqurir : e maintien de la
libert tll attach cette propoition ; le corps
lgiflatif dit donc fixer cette mefure; il doit aulli
dternnei la fomme i laquelle l'levent le dpenfes
de l'ai relie fem I s bafes conlrirurionneHes
auxquelles i- pouvoir excutif doit erefervi
ail rti.... La dclaration des droits a appel tous
les ci oyens mus le emplois ; 1 honneur de cou
foret fa vie a la d.hni'e oc fa Patrie elt le plus
(acre de nos droits politique! : il ne faut dont cou
I r. r aucune di ces ordonnances exciulives qui
ont ii long-tetns fait la vicieufe exifieuce dts troupes
privilgiei.
Notre travail dut don* porter fur la force de
fame, fur 1eprix q .V doit coter, et le mode
de la recrutter. Pour nette de l'ordre dans cet
oputions, je propole de dcrter:
Premirement que le comit militaire prenant
en considration le fyline politique de I Europe,
rt l'tat actu I dees finances fera tenu di pn
f. uer inceuamment foo travail fui le nombre d.s
troup s qui doivent compefer l'anne.
Secondement, qu'il offrira un plan de milice ni
ueuale fur le principe que le roi et l'hritier pr-
lon.tit de la couronne pourront feus en
du fervice perfo nel. Cette milice ne f. raftemb
chaque anne qui pendent un court efj aee de l
1 nombre des individus qui la compoteront, fera
sa moins double de l'ai rue active.
Troifiemement. Renvoye les dtails au pouvoir
ixcutii,qui ic conformera sua dcrets del'AiTcJihble.
Quatrimement. Pendre Se noir, i au refponfables
lesminirtr s, dont ls ordonnances compromettraient
1rs principes de l'galit politique, et tendraient
dtruire !a libert nationale.
M. le baron de Whnpfen examine les divers ob-
jets prfents.
Il propt; fe de d creter :
i*. Que le comit m litaire offrira les moye s de
recruter l'anne d'une ma i que cet en-
Dent n'ait ni s im de la conl
don mi itaire ni dt I i a< tuel.
i. D'tablir la proportii n qu! doit i rider entre
le nombre des foldats et celui des officiers.
jc. D'carter l'arbitraire dans la difeip ine et dans
les ordonnances.
4. Que le comit dr iiidi.arure rdige un nou-
veau code des peines miUtJWs et que le comit
d. conftitution s'occupa en s'adioignant des mi-
litaires de l'tubliff. ment des milices et des gardes
nationales.
47i
Pour complter ce travail, le comit militaire
d n rail i 11 n et i t di (!. t un taril i ta lui I des
penfiuns de retrait poui tous depuis
I foldat jufqu'ai marchal de camp fuiyaot le
tems de leur fervice et les campagnes de guerre.
Ou ordonne l'iniprelfion de ce plan de travail.
M. le marquis d'Amily. J'ai fait aulli un proj t de
ronltitution militaire. Je desnande a tre adjoint
aux oprations du cornue.
Cette proposition eft accueillie.
On pafl'e l'ordre de deux heur.s.
M. Malouet d.mande tre entendu fur des fu-
|ets relatifs au port de Toulon et dont ii a dj
hier entre:.nu i Aik mble.
On obferve qu'il cil n d'aire de fe former en
grand Comit des rapports lur Its pices qu'il a
i te charg d'examiner.
Ce comit n'eft pas prt.
M. Dttfraiflc i) hey demande que l'Affemb' .
r. loi me le grand comit, c'elt-a dire qu'elle prenne
U cture de contes h s pices de cette affaire pour
juger ciiluite ians dfemparer.
M.. Nruc. D'o M. Malouet a t il eu les (
dont il a parle hier i Si ce font dis lettres par-
ticulictes, le courier extraordinaire avoy pai !
ville de Toulon n'a d inn nulle inquitude. L in
teit des citoyens de cttte ville doit ratluiei da
vantage cncoie.
M. le baron de Menou. Perfonne n\ ft indiffrent
tut le fart de la viLe de Toulon ; nais Doul
n'avons nulle conn.nli.'.nre officielle des dtails lui
itfquels on vtut qu" nous uelib-iion'. Je lais la
motion exprefl qu. le pri iklent le retire pat devi is
le roi I' fret de lavoir quelle elt la fituation ae-
tueilc. du poit de 'l'oulon.
M. Malouet. J'ai depof au comit dis (apports
les pices qui continent l.s faits lut lesquels j<
defire fixer l'attention de l'AiTemblfe. Leur impt-
tar.ee me fait infiller pour quoi) dlibre fais
dlais.
I ne partie de l'Affemble perfide demandei
que la d- lib ration foit diffre ,'iuiqu'i ce que Ii
comit des rappoits ait ct entendu lur l'enlnibl
des faits.
On dcide de s'occuper fur le champ de cetu
aifaire.
M. Malouet. Les lettres que j'ai dpofes ont
ete crites au miii'itre par M. d'Andr par M. h
commandant de la ville et par l'officier qui corn
manie le porta la place de M. d'Albert. Un
t.Mifle nouvelle a t rpandue ; elle favo-ife l'in
lurrection en donnant le prtexte de relie! n
a'ir.es. Les entrepreneurs du port follicitent la re
(iliation d>: leur march parce que les ouvriers foin
ilts demandes tumultueufes et des menaces in
quitantess.
Je demande que M. le pr/ideat foit autorife i
crire U municipalit de Toulon, qu'aucune el
cadre ne menace le port et qu'on prendra tu cou
fideration 1 s demandes d, s onsiins, liuitA; h
cause et la l'ubordination leiont rtablis. ^^
On piell M. ALilouet de donner la preuve de:
de uandes des ouvriers.
M. Ricard l'uu des diputti de la finicluttffti d-
i .. Nous avons reu des Lut s de Toulon,
elles f'nt daits du 7, et ne contiennent tien qui
foit conforme celles qui ont ete commun quees
M. Malouet. Il eil incroyable que l'on cmaie
le roi et les niir.iitr-.s, par des bruits aulli faux
qu'spvraifemblables.
Je certifie qu'il y a une connexit vidente entre
les deux vi Dmens arrive* le mois dernier a Toulon.
Je ceitifie qu'on ,i prpaie le combat i qu'on s
exhorte les foldats dans leurs quairierri que des
gagouffes et d^s cartAlchw, faites dans le parc
d artillerie leur ont t dlivres tandis qu'or
avait refiii deux caitouche. chaque polie de l.i
garde nationale. Je certifie qu'on a command sus
loldats de tirer fur le Peuple, avant qu'on pt pi
voir un l'oulevement. Je cet t fie que M. d'Albert
aurait pu auter l'infurrection, s'il avait accorde
la tjrace strx deux charpentiers qui ajoutaient "i km
ditcelu< d-porter la coca'de nationale. (Jette graie
fut tiih'n donne, lorsqu'on eut refufe d'excuts
la loi martiale, et que l'efterveiccnce fut porte
l'excs.
du cette milice nationale qui a fauve vf. d'Al-
bert a qui l'en a cru ici 1 inculper ; c'efl ell
a dt fendu bravement ls officiers du roi et les droit
ileS citoyens, et c'.li c nu' Ile q:'on veut auj< ;u-
d'hui (urprendre un d cret l'Atlembl e.... J ai
t indigne d'entendre dire hier q'ie les demandes
des ouvriers, quelques raifonnables qu'elles fuirent,
n feraient accueillies qu'aprs le calme rtabli.....
Mon devoir m'oblige de le dire fi on pouvait croire
Toulon qu'un artifice ou qu'une intrigue quel-
conque, nous ont arrach un dcrer qui ne ferait
pas le vu libre de l'Ali" mble c\ n f- lait fait
de lacLfle de ceux qui y auraient particip......
v. de Montlauti 1 interrompt M.Ricard, et de-
mande q 'il rpte les dernires expreflons.
M. Ricard les rpte et continue : Il y a deux
partis dans toute ville de guerre. Celui qui .1
Toulon s'oppoia encore a la rvolution eft
beaucoup moins fort que celui d.s citoyi is. Il
ferait imprudent de reti 1 un dcret t.l qu'on le
propole ; ce ferait expofer mill.- peffotnes U
ance 'le 100.c. On peut viter ce malheur
en ne prcipitant pas la dcifion a'u im-
portante qui ne lera bien juge que quand tiie
fera l'ien comme.
M. Malouet parle de lettre crites le avant
midi : 11 >u< 1 n avons reu par un icirriei exttaor-
di aire dates du 7 avant minuit ; elles ne difent
les tins que conti onent celles des mi: I .
d.i roi. Dans les circonftances o boui fomme,
ii l'arfenal d rouloo ell en pril fi voas voulez
vritablement le fauver, le pt n 1 t moyen ell .ie
pr'ei le roi d-? retirer s officiers de toulon. Je
ne pi te:i 1s pas atta |uei I1 UT rputation ; js 1 c m-
nais qu ils font tous de braves g ns mais Lur
propre falut exifte uniquement dans Lur re
L'inturrection fub/iltera tant qu'il refteront dans la
place.
Le fecon I moyen efl de nommer des officiers
qui ne loiciit pas fufpects au Peuple.
Le troilt.-'.ne moyen confie tmoigner un peu
plus de confiance un Peuple gnreux suffi avide
de la libert que fier de la force qu'il a dvelope
pour la conqurir, et qu'il conlerve pour la main-
tenir.
La motion de M. Malouet eft inadmifl.ble.
Si l'Aflemble le juge nceff't're, la dputatjon
de Toulon .irira la municipalit, pour dtruire
!e bruit ablurde qu'on prtend s'tre rpandu dans
ente viile.
M. Malouet. Le propinant a trait le fonds de
'affaire ; je m'en tais ibflenu. Il a expof des
laits graves contre M. d'Albert ; je dois y rpondre,
pour viur la prvention dfavorable qui ne tar-
der it pas s'tablir. Je puis les expliquer d'une
u a dere bien (impie.
Tous les jours, on fait de l'artifice da s l pa c
d'ariilin M dans l'arfenal. Toutes les dpolirions
'c runifient ccmftarer quaupreml 1 ordre donn
ml fol.'.-.is de chargera ut-armes ils otiv d ;lobei.
Je demaiv'e fi on a pu enfuite ordonner cle faiie
feu avec des armes qui n'taient ^as charges.
L'heure tant trs-avance la ftiit de cette af-
faire ell renvoye .1 demain deux heures.
La fance eft leve 4 heures.
SANCE DU If DECEMBRE AU SOIR.
Le plan propof par la municipalit de Paris, re-
ativem^nt aux importions de cotre capitale eft
dcrt fans aucuns dbats en ces termes:
L'Ail", mblee nationale ayant entendu le rapport
fait au nom du comit des finances, d ande
t irme par le maire et les officiers muni i au* d la
vile de Paris, su nom de la comiiiuue relative-
ment la perception des importions de 1789, et
a la reparti:ion prochain s de 17 K a juge conve-
nable de ne prononcer dam ce moment que fur la
. QiHiaiuance des coflteftations relatives la per-
cepdon ou au recouvrement de 178-' n anni s an-
trieures ; an confequeiice elle a dcrt et de-
erete :
Que les conteffations qui ont pu ou qui pourront
s'lever fur les impofiti. ;d l" 89 ou annes
rieures, feront juges provisoirement et fans
par le comit compole des com illers admu
1 urs de la ville de Paris au dpartement des
rions, prfid par le maire de Paris,ouenfonab ence
par le lieutenant de maire ,et q.ie- ce nme comit
furveillera le recouvrement des impofitions de ladite
anne 1789, ainfi que des annes antrieures.
Un membre annonce que le parlement de Rennes
a refuf mmi ttres de jufiion itrant 1 ,
d*i r giftrer le dcret portant pr trogation des va-
anecs. Il dit que la provint
iprouve la conduite de fon pa! 1 '.
Tuault lit un a rt de la municipalit de Pior.n.i,
dont voici la teneur.
A ttrt d'une voix unanime ennemi de la Nation
er traitrt ei v : le roi, et arrte d
dformais comme tel ouicorque oferait refolr d'o-
bjr aux dcrets de l'Amble nationale accepts
ou fanctionns par S. If. les nuteesmatre ou
it les diferdirer "us les parie-
mens, '.t notai lui d Bretagne qui per-
lilt. tai-iit dam ntions et opinitrets ^nti-
nationalesqu'mauraient mi
A en mme rems arrt-' que-copie de Ii n f-nte
lliberation ferait a I MM. kl j de
ladite fnchauffe 1 l'AflentHi nation le i"vlr ia
fupplier d'y avoir gard, et de punir ou fais ,,,,.
nir rigourriifement, er fans aucune confi^ration
comme coupables du erme de lfe Nation
faiture paiticulUr-.-, tous ceux qui ne re.com itrj


pas fes dcret* ou voudraient a tentera leur force,
tant ledit parlement de Bretagne que toutes les
a unes cours et corps qui auraient montre ks
nt uts lennaeiM
A creora arrt d'en envoyer copie aux mem-
br< s tenant ledit parlement de Bretigne afin qu'ils
11 ' n pr* ndent caufe d'ignorance et tentes les
municipalits de la province et du royaume pour
qu'elles ai nt le parti que la fagefle ti
les ciiconftances leur fuggcrtiont-
M. ChapeMci propofa de former un parlement
fc.T-t Rennes des juges pris dans le bailliage y
rt-flortif.ar.t afin qu'il n'y ait pas d'interruption
dans le cours de la juilice.
M. le baron de Margueriitcs demande que M. 1.
prefident ft rct*re devers le roi peui le fuppiier
d'envoyer un commifl requi compof ratt uni- cham-
bre des vacations dis n.embres du parlement qui
n'auraient pas pris de part aux arrtes du corps ,
et qu ce commilf.iire foit autorife (aire tranfctirc
ce dcret fur les regillreS du parlement.
On rejette cette dernire phrafe de la motion ,
comme tenant l'aocKnne forme delpotique. ; mais
M. Roederer appuie le furplus de la motion et
ajoute qu'il tant mander les membres opinitres
la barre de l'Alemblee pour y rendre compte de
leur conduite. ,
M. Robefpierre commenait dvelopper quel-
ques ides lut cette affaire, lorfque la falle a re-
tenti de ces mots : Non cela n\jl pas vrai. Per-
ibnne ne s'eft mpris fur l'organe et chacun, en1
reconnailTanr M le vicomte de Mirabeau a vot
pour qu'il lt rappel l'ordre. Le tumulte et la
confufion le font i troduits dans la falle. M. U
vicomte de Mirabeau eft monte la tribune ; on a
demande qu'il ne ft pas cout ; il efl reli plus
d'un? heure fans vouloir dfempartr. L'Aflemble ,
farguee d'une rfiftance qu'il ne nous appartii nt
pas de qualifier, parait acquiefeer la proposition
d'infrer dans le procs-vtrbal, qu'un membre ayant
manque a l'ordre, la queftion avait t ajourne.
M. le duc de I.iancourt obierve que chacun des
membres fe trouvant compris dans cette gnralit ,
il laut nommer M. le vicomte de Mirabeau comme
ayant manque de refpect l'Aflemble.
On va aux voix, et la motion de M. le duc de
Liancourt. ft adopte. Au milieu du tumulte on a en
tendu M. le baron le Menou dire que la plus belle
g>ate que /' n ouvait faire M. U vicomte de Mira
beau tait ne croire qu'il n'tait pas de fang froid.
On reprend la difcnffion de l'affaire de Rennes.
M. le vicomte de Mirabeau remonte la tiibune ,
et l'Aieuible confent l'entendre. Son difeours fe
relent du trouble de fon ame.
M. Chapelier prend la paro'e et rtablit les
faits leur vritable poque. 11 lit furtout l'article
du prccs-verbal de 1 htel-de-vilie de Rennes o
o t comparu toutes les corporations et dputs des
ci: yens, et qui prouve que la conduite du par-
lement eft univerfellement dfnpprouve.
On demande l'ajournement de la queftion ; il eft
rejet. On met la queftion aux voix ; la motion di
M. Rderer eft admife et dcrte c'eft--dire que
le parlement eft mand la bane.
La fance eft leve.
472
qui fera forc d'obir la loi ne frtat il pas
I action d'un e le lave, -.le remplacement par avoues
n'elt qu'un enrlement d^uif.
Ou ['arme fera compole d'un grand nomb-e
d'avous, et le but de la confeription fera manqu i
ou le nombre des militaires fourni par la conleiip-
tionfera confidrable, et l'on aura de mauvais foldatt
qui ne pouiront avoir que deux annes de fervice ,et
le retireront au moment o ils commenceraient tre
Mer s; ou enfin ce mme nombre fera gal les
avoues et l'on aura la moiti des inconvnient qu'on
voulait viter.
Un dfaut et miel de la conscription, eft la
difficult' de l'excution de cette loi. Si l'on refuie
de s'y foumettre, on ne pourra forcer s'y con-
former que par trois moyens ; des peines pcuniaires,
des peines aitf'tctives, et le dshonneur. I a peine
pcuniaire fera peu fe-nfible pour les riches et d-
lalheufe pour l< s pauvres : la peine alttictive et le
dshonneur feront fouvent injuftes et cruels. Un
citoyen peut dire : je fuis ne faible et timide ,
v% 1 vous qm; je fois fort et courageux r laili./.-
mi 1 dans mes foyers coniacrer ma Patrie les
fatult s que m'a donn la nature et par lefqueilts
je pu:s me rendre utile. Lui rpondrez-vous en lui
montrant la ruine, la douleur ou l'infamie ? non 5
les legdlateurs qui viennent de donner l'exemple
du telpect L plus proton 1 pour les droits impres-
criptibles de l'homme n'attaqueront pas la libert.
Ils n'ont pas befoin d'tre injustes. Les Franais ne
font pas aile?, dchus de leur antique prouelle ,
pour qu'il foit nectlfaire de les contraindre, par
une !oi rigoureufe, fervir leur Patrie.
Que notre arme foit donc compofe de citoyens
ei.ro!. s librement; qu'on leur allure qu'ils l'avan-
ceront fuivant leur mente i que leurs fervices fe-
ront rton penfsi qu'on proferira cette inhabilit
des ordonnances et de la difeipline militaire, qui ,
aprs avoir, pendant 25 ans tangu les troupes, les
a dcourages ; qu'un ordre fiable et confiant foit
tabli : que les officiers et lurtout les chefs ,
n'oublient jamais que les foldats leur ont tt ton
fi. s, comme une force qu'ils doivent faire agir et
diriger et non comme les marche-pieds de leur
ambitio 1, les jouets de leurs caprices, ou les ho-
chets de leur jeunelfe, ejue l'tat militaire foit
honor, autant qu'il eft honorable; et l'arme ne
manquera jamais de foldats. Si le mtier des armes
flatte l'orgueil, encourage l'ambition et fuffit aux
befoms des individus, l'arme corrpofe d hommes
libres, fera l'appui de la libert.
J'adopte lescontlufions de M. le baron deWimpfen
et de M. le duc de Liancourt.
On demande l'impreffion de ce difeours.
M, Madier de Mmijau propofe d'adjoindre M. Bu-
reau de Puzy au comit militaire.
M. Chafjebauf de Volney. On ne peut qu'applau-
dir i l'loquente et la fagacit dont M. de Puzy
vient de donner une preuve clatante ; mai ; je ne
crois pas que l'Alfemblee par une diltinction,
quelque mrite qu'elle foit, puifle s'loigner de
les propres principes. L'opi ion d'un comit a une
influence neceffaire ; il faut que Us membres qui
doivent le compofer foient librement et lgalement
thojfjs.
hoiis.
Pi
S F AN CE DU MERCREDI l6 D F. CE MB RE.
M. Ramel Nocaret demande l'ouverture del
f.mce qu'il lui foit permis de rendre compte d'un
trait de pitriotifme qui mrite les applaudiflemeus
de l'Aflemble.
On avait arrt et pill .... en Provence, un
convoi de grains, deflin pour une vile voifine. La
milice nationale a prouv fa fidlit fon ferment
et fon dvouement aux dcrets de l'AfTe-mble. Le
bled a t rendu et la circulation protge.
Sur une adreffe de la commune d'Oleron, l'vV
me de cette ville preffe l'Alfemblee de s'occuper du
ort des pauvres. Le comit ecclfiaftique eft engage
rendre compte promptement d'un travail relatif
cet objet, et dont il eft charge depuis quelque
teins.
La lecture du procs-verbal de la fance d'hier
au foir, donne lieu des oblervations fur lefqielles
la queftion preal.ble eft invoque et accueillie.
La fuite de la difeuffion fur le mode du recru
t i ont de l'arme forme l'ordre du jour.
M. Bureau de Pu/y rapproche les objections faites
dans la fance d hier contre la conlcription mili-
taire.
I t pauvre feul, dit-il, fupportera rigoureufement
C< ne loi dure fi l'on tablit le remplacement par
des a-'oues. On fe privera de l'avantage effentiel
du Choil des fu'ets ; on attachera l'agriculture et
au comm.rce des hommes utiles qui deviendront
i . mdiocres foldats parce qu'on ne fait bien ,
que ce i,u'on fat librement et de foi... Celui
qui engage voloi taircmenr quelqr.es annes fa li-
bert, tait la dmarche d'un homme libie ; celui
Bureau de Pury. Dj attach un comit ,
je ne pourrais profiter de la bienveillance de l'Af-
femble ; mais je demande qu'on admette dans le
comit militaire un officier du gnie, fervice im-
portant dans l'arme.
M. Dubois de Cranc appuie cette dernire dif-
poftion et fait la m.ne requifition pour un officier
d'artillerie.
M. le marquis de Sillery. J'adopte d'autant plus
volontiers les propofitions des deux propnans ,
que 'es comits ne font pas toujours compols de
perfonnts inftruites des matires qu'on doit y traiter :
moi, Meilleurs, je fuis du comit de judiCature.
M. le comte Charles de* Lame:^ J'applaudis aux
vues de l'Aflemble fur M. Bureau de Pu/y: mais
je propofe de dcider que delormais nulle motion
perfonnelle contraire aux principes et la libert
des luffragt s dans les lections des commilaires ,
ne foit admife par l'Alemblee.
M. Rcederer. Il ferait poffible de concilier le ref-
pect pour les principes et les preuves d'eftime que
l'Aflemble veut donner un de fe s membres, en
dcp tant qu'il y aura quarre nouvelles places dans
le comit militaire et qu'on procdera l'lec-
rion de ces nouveaux commiftaires, au fortir de la
fance. Ainfi on ne fera prouver aucune humilia-
tion aux perfonnl qui peuvent, ainfi que M. de
Puzy, avoir bien mrit de nous fur le mme
objet.
M. de Puzy eft adjoint au comit militaire ;
l'impreffion d: fon difeours eft ordonne., L'Allein-
bl e dcide qu'il n'y a pas lieu dlibrer fur les
motions relatives cet incident.
Af. le baron d'Harambure. Je penfe que la conf-
cr ption militaire ne peut tre utile que dans deux
cas : 1 rique la libert nationale eft compromife ou
lorfque l'ennemi eil entr dans le royaume.
la propofe de remplacer l'ancienne milice qui
tait compole de 6o,cO0 hommes par une milice
nouvelle lie So,ckx> hommes. Chaque paroiffe de
80 feux fournirait et entretiendrait deux foldats ,
qui, en tems de paix n'au aie; t qu'un fervice
trs-born, et fe reuniraient en tems de pu ira
aux trouLe-s loldes. Ainfi, l'arme pourrait tre
rduite uo.coo hommes. Cette arme continue-
rait tre recrute par engagerons volontaires.
M. le baron d'Harambure propofe des articles qui
contiennent les dtail! de Ion projet.
AL le vicomte de Toulongeon. En examinant les faits
hiftoriques on voit que la conscription n'a jamais
ete adopte que par les gouverneimns defpotiques
ou les rpublicains.
Si l'on entend par ce mot, le droit de prendre
les armes, quand la Patrie elt en danger, c'elt une
loi nationale. Si l'on entend que les hommes uaif-
fent foldats et marchent au premier appel, propofer
la conferiptien c'eft demander le dcfpotiline et
l'efclavage.
La confeription ne doit tre autre chofe qu'un
rgiment par lequel les citoye.1l feront appelles
de gr gre foutenir la force militaire.
Dans ce fens, je l'adopterais pour les milices
nationales. Mais elle eft inapplicable aux tioupts
continuellement active et l enrlement volontaire
eft leul prati.able.
Je propofe de dcrter que l'arme franaife fera
compole de foldats engags volontairement, et
dont le nombre ne fera ni de moins de 100,000 ni
do plus de 1 ic,ooo hommes, et des gardes na-
t anales dont la quantit fera fixe par la confti-
tution et qui ne marcheront que pour la dfenfede
l'Etat. &c.
M. le comte i'Egmom. Le comit militaire a pr-
par beaucoup de mmoires fur des objets de d-
tails ; mais il a befoin pour terminer ion travail,
que l'All.mble dcrte le mode de recrutement
de l'arme. Je demande, au nom de ce comit,
qu'on adopte fur le champ, foit la conl'cripiion ,
foit l'enrlement volontaire.
On ferme la difcuUion, et on pofe ainfi la
queltion :
L'arme franaife actives fera-t-elle recrute par
des enrle mens volontaires? Oui, ou pn?
Af... Je demande ce qu'on entend par ce mot
active.
M. le comte ctlgmont. Ce mot indique la force
deltme dfendre les frontieits et vos proprits.
Aprs plufieurs tentatives pour rformer la pofi-
tion de la queftion, on demande aller aux
voix.
M. le comte de Mirabeau. La difficult pour pofer
la queftion tient une chofe qui n eft pas dter-
mine et qui aurait du l'tre la premire, c'eft-
adire le rapport de la milice national avec l'ar-
me, et le rapport de l'arme avec la milite natio-
nale. La conlcription peut tre et n';re pas ap-
plique tout la fois aux trou s 1 iees et aux
gardes nationaes. Il faut dcrter fi vous alopiez
ou n'adoptez pas la confe-iption militaire pour les
troupes loldes ; ce qui ne dec dera point fi vous
l'adoptez ou ne l'adoptez pas pour es gardes na-
tionales. La queftion tant double doit tre pofe
de deux manires...
i. La force arme du royaume fe. a telle tota-
lement recrute par des tnrlemens volontaires?
z. Une portion le fera-t-tlle parla confeription
militaire i
M. le con-.te d'Egmont. Je n'ai rien entendu pr-
juger fur les milices nationales, en prfentant la
queftion qu'on a pofee.
On fait lecture de diffrentes manires de la r-
diger.
M. Rderer propofe celle-ci : Les troupes fran-
aife; de quelque arme qu'elles foient, autres que
/es milices et gardes nationales feront-elles recru-
tes par enrlemens volontaires ou par confeription ?
Le comit militaire et un grand nombre de
membres demandent la priorit pour cette rdac-
tion.
M. le baron de Menou propofe un l?er amen-
dement et l'Alemblee rend l'unanimit le d-
cret fuivant :
Les troupes fra&aifes, de quelque arme qu'elles
foient s autres que les gardes et milices nationales,
feront recrutes par engagemens volontaires.
La fance eft leve >, heures.
MUSIQUE.
Nouvelle mthode de violon et de mufiqiie, dans
laquelle on a obferv toutes les gradations ncef-
faires pour apprendre ces deux arts cnlemble ; par
M. Borner l'an penfonnaire du roi et profeffeur
de mufique et de violon.
Chez la veuve Bornet rue d'Orlans porte
S. Denis n 4 et aux adrefles ordinaires de ma-
nque ; prix xi livres.