Citation
Haïti en marche

Material Information

Title:
Haïti en marche
Place of Publication:
Miami Fla
Miami, Fla
Publisher:
s.n.
Publication Date:
Frequency:
Weekly
regular
Language:
French
Physical Description:
v. : ill. ; 45 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
Haitians -- Newspapers -- United States ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.) ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
Spatial Coverage:
United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti

Notes

Language:
In French.
General Note:
Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright Haïti en Marche. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
21271733 ( OCLC )
sn 92061416 ( LCCN )
1064-3869 ( ISSN )

Downloads

This item has the following downloads:


Full Text














Patrice Dumont sort libre du Parquet
/, I, . 'U,,,!, , hi i ` b - 'II'I- i'.I I' '- I.'.' I' /I'� / II, 'U /, /~ har,, \I~r /It, . 'U� IlIlLI p ii iduk, oi~~ ~ii~ D IIoI
I', /I. o I, o 1, d 'd, o i , , o i r ,, . oil ,If. 'l 0101, /,f I1, 0, 1/" %. ' . '1co iii it %I cC i cuIi ,i iR q ic tdc IIit b ili i ii cPo iti- i-
1ii0' ,,1 1 1Poii-. ii-Pii- c . I i lb c c. I I Ici e 211111-f HPi- Lc iDLII0NIT 13
_________ t it t2.


C ~~1
14


POLITIQUE

Situation muire

pour un coup

d'Etat militaire !
P()RT-.ALii-PRIN( E IX D.ccciibl - LI sill. llOn ein
H II l 1t pli nis lu IIIll Iii pomI III co Ip d EIII inlli lic( O- I I II
i pIlhs dc foic lnic' I ll I H Illt N Liis on l l I i I Jllll11d Iltl (Ili
'litlli'tC ll'lli Oil 11011O . p I ll q I CllClll ll\ Cc I C.l C (C C 1 tIII I
ilhis d( isl I l'111l O 1101 dl l\ LllI l NCle CIC ll OIl.111011,
U\ Soll I o 11 O ll CliKtll lllcilII I lI llin ll.j i i Ll\.l lo
dc llllolli CLI.s politclll lc' pl cisol0 Ic El 11011 Li COIInsclquli '
dillt Lte d I . sulpplm'e ionI d I e A ilc d H IIIl qin II I n Li.S. Ipoull
lount seottlenin qene son 011 'sI|IL|L\" il e' oincsc s publicines ct
sIls O l\ 0 11 11 .i. i ll. O I sili . .i i I Ls(c IiiiCollslb.1111111 11
La Iroisiemne oie ...
LoIsqlck I._s polill itCl ctI k.s i.espo..Ibl.es cn lN 0111
ItoI lle I llle m c t OI llIl l CCni l cI .s c Iss ctulkllkliiill OI ls
Io0 \ %tC qtitlC c so oil n11 HIII on Idllkills tiilu m 1 liohiiiiC \01'
s IIlpos$
DIIl$ co uts sI, Li C(oIlstimional pI '\oI till id.ll0
C( / lic onotsl so 11noIIi c cst I .A iicc Lc. coup d ElII
nIllllllic '
Eli I', 1 d41 c iL Ini I ni cccl ltl lIl i i Ipc cl' Ii I licl
2,LCic I ICh i.L llc 111lllll,1 '_ IpOtll|pI~_ dIllO ll d l 'ElC T'lll Il lC111 c-
lt iIlo-soc IlLc II Ollll'i ,I lUll llc tiltic L I RucIk' i I c ColonICl PR ill
E L2"cIICn Ni'-'lOiiiC plcndl Ic cOIInii icKlIsC
(>nl'lqCts' 11105 pIhl tiild I .Amtl e blcol ' I lecItlon
I Jll seCOIkd dem IC d III nOl \ii C'l c lhf d ElI D tllllillsl Es-
IIIICI
Eli qlk i. II iiii P ul Niii'-'lOllC icn l cisC 1 i1'''51 I po
(COUP D'ETAT ,1 p. 51


ELECTIONS: Le people est-il tented

par une nouvelle venture ?

Liberty, bof, egalite, Si!
P( )RT-ALi--PRINCE I" DE . iic.ibic - Liboic lto.l ti\o


INOli\ELLE .\ ENTliRE p. 41


0111 Kole I P-' go lbilii oui��llell'IIIIi ~iI !l
i "' "P oil~in 01 n 0111011~11
""I ri-\ In "\1 In, '0111flell


PIP"






At


IFN


Tout bouge mais rien ne bouge !
LE PAYS ENREGISTRE UN IMPORTANT MANQUE A GAGNER


SELEBRE FET YO

iPo -- 3" :-Y-~$ 1.:OE

1",' A 1 411 1 m -1y .p1,meI*.al I '.Ai-kW S E J I


..... ..... .. if /, , . III. -111~ / I. I'll -, , ". /1, 1 /.ll~I~l I / , /, I�� I f. all






I EN PLUS...


EN BREF...


1 Mercredi 22 D6cembre 2010
Haiti en Marche * Vol XXIV * N� 48


L'Onu lance une enquete sur

' epidemie de cholera en Haiti
Le secr6taire g6ndral de l'Onu, s'6taient r6v6l6s n6gatifs.
Ban Ki-moon, a annonc6 vendredi la mise Mais devant la persistence des ac-
en place d'une commission ind6pendante cusations, Ban a d6clard: "I1 reste des ques-
charg6e d'enqueter sur l'6pid6mie de cholera tions et des inqui6tudes l1gitimes qui exigent
en Haiti, don't certain habitants du pays la meilleure r6ponse que puisse apporter la
attribuent l'origine a des casques bleus du science."
Nepal. II a dit aux journalists qu'apres
Plus de 91.000 personnel ont &t6 avoir consult la directrice g6ndrale de
affect6es par le cholera en Haiti et plus de l'Organisation mondiale de la sante (OMS),
2.000 en sont mortes depuis le d6but de Margaret Chan, il mettait sur pied une
l'epid6mie en octobre. Le mois dernier, des 6quipe international qui seraa entierement
manifestants avaient attaqu6 une patrouille ind6pendante et aura un accds sans restriction
de casques bleus en accusant la mission des l'ensemble des locaux et des personnel
Nations unies d'avoir introduit la maladie de l'Onu".
dans le pays. La composition de cette commis-
La semaine dernire, des cherch- sion sera annonc6e d&s que possible, a-t-il
eurs de l'Onu ont rapport que la bact6rie ajout6 en pr6cisant qu'elle comprendrait un
responsible du cholera en Haiti venait d'Asie 6pid6miologiste et un microbiologiste.
du Sud et ressemblait surtout a une souche Ban a not6 que l'origine de
d6cel6e au Bangladesh. l'6pid6mie de cholera haitienne faisait l'objet
Les Nations unies ont dit ne dispos- d'interpr6tations diff6rentes et que "toutes les
erjusqu'ici d'aucun 616ment qui laisse penser informations ne parviennent pas a la meme
que le bataillon ndpalais en soit responsible conclusion".
et que tous les tests effectuds sur ses soldats


Le cholera s'etend au sud et

dans les zones rurales du nord


Deux mois apres le d6but de
l'6pid6mie de cholera en Haiti, l'activit6 de
MSF ne faiblit pas. PrMs de 2 000 patients
se pr6sentent chaque jour dans les struc-
tures de traitement du cholera g6rdes ou
soutenues par MSF Si le nombre de cas se
stabilise dans l'Artibonite, premiere region
touch6e par la maladie, et a Port-au-Prince,
l'6pid6mie continue pourtant de s'6tendre
dans le nord et atteint de nouvelles regions
plus au sud.
Urgence cholera en chiffres
Depuis le 22 octobre 2010, MSF
a:
- soign6 62 000 personnel pr6sent-
ant des sympt6mes du cholera en Haiti, soit
10 000 de plus que la semaine passe
- install 47 structures de traite-
ment du cholera a travers le pays, soit 7 de
plus que la semaine passe
- import 770 tonnes de materiel
medical et logistique
- mobilis6 4 000 personnel hai-
tiens et 315 personnel expatrids

L'6pid6mie continue sa progression
dans les villes et les zones rurales du nord.
La semaine passe, MSF a pris en charge
plus de 5 000 patients dans les d6partements
du Nord et du Nord-Ouest. Le d6fi est avant
tout logistique, car les regions touches sont
extremement difficiles d'accds. Les 6quipes
MSF mettent en place de multiples points
de rehydratation et de nouvelles structures
de traitement du cholera ont &t6 mises en


place a Pignon, St Raphael, Ranquitte et
Gaspard.
Les 6quipes constatent une nette
progression de l'epid6mie dans le sud: 439
patients ont &te pris en charge par MSF dans
le d6partement du sud la semaine passee.
A Jacmel, l'unit6 de traitement du cholera
de MSF, d'une capacity de 50 lits, recoit
aujourd'hui une centaine de patients par jour.
<< Nous avons dfi placer jusqu'h quatre pa-
tients par lit, essay de sauver un maximum
de patients avant que les renforts n'arrivent.
Aujourd'hui, nous avons ouvert un nouveau
centre de traitement d'une capacity de 100
lits, nous permettant de g6rer la situation >
explique le Dr Loreto Barcelo, coordinatrice
de MSF a Jacmel.
Le nombre de patients admis dans
les structures MSF a Port-au-Prince et dans
la region central de l'Artibonite se stabilise.
Depuis le d6but de l'epid6mie, MSF a soign6
plus de 15 000 personnel pr6sentant les
sympt6mes du cholera dans la capital et
23 000 dans le d6partement de l'Artibonite,
foyer de l'6pid6mie.
Les organizations locales et inter-
nationales doivent intensifier la distribution
d'eau chloride dans les zones touches par
l'6pid6mie. < La priority c'est de traiter
les patients, de permettre l'accds a de l'eau
chloride et d'ameliorer les measures d'hygiene
pour 6viter que d'autres personnel ne tomb-
ent malades >>, affirme Kate Alberti, 6pid&-
miologiste MSF


Deces jeudi a Rome

de Mgr Francois Gayot, Archeveque

emerite du Cap-Haitien


Frangois Gayot, nd le 17 juillet 1927
a Saint-Louis-du-Nord dans le d6partement du
Nord-Ouest, en Haiti est un pare monfortain
haftien, archeveque 6m6rite du Cap-Haitien
(Haiti) depuis novembre 2003.
II a &te ordonn6 pretre chez les mis-
sionnaires de la compagnie de Marie ou mon-
fortains (C.M.M) le 7 f6vrier 1954.
Le 22 novembre 1974, Paul VI le


nomme 6veque du Cap-Haitien. Il est consacr6
le 2 f6vrier suivant par Mgr Luigi Barbarito,
alors nonce apostolique en Haiti.
Le 7 avril 1988, Jean-Paul II drige
le diocese de Cap-Haitien en archidiocdse
m6tropolitain, levant par la meme occasion
Mgr Gayot a la dignity d'archeveque. Ayant at-
teint la limited d'age de 75 ans fix6e par le droit
canon, il se retire le 5 novembre 2003.


102 millions de dollars approuves

pour la reconstruction


SANTO DOMINGO, le 16 D6cem-
bre 2010- Le Comit6 de Pilotage du Fonds
de Reconstruction d'Haiti (FRH) s'est rduni
simultandment a Santo-Domingo et a Port-au-
Prince afin d'6valuer et d'approuver le finance-
ment de quatre projects de reconstruction cl6s
totalisant 102 millions de dollars.
Des fonds ont &te mis de c6t6 pour:
un "Projet de Reconstruction de Logements
dans des communaut6s de Port-au-Prince
mis en oeuvre par la Banque mon-
diale (65 millions de dollars); la " D6molition


et l'enlkvement de debris avec 6quipements
lourds par l'Organisation des Nations Unies
(25 millions de dollars) ; un" Projet d'6ducation
ex6cut6 par la Banque Interam6ricaine de
D6veloppement (10 millions de dollars) ; le
"Renforcement des capacit6s dans la gestion
des risques et d6sastres par l'Organisation
des Nations Unies.(2 millions de dollars). Ce
financement a &te sollicit6 et approuv6 par la
Commission Int6rimaire Pour la Reconstruc-
tion d'Haiti (CIDH) douze heures plus t6t lors


Les r6sultats d6finitifs du 1er tour n'ont pas 6t6 rendus publics
le lundi 20 D6cembre
C'est l'Organisation des Etats amdricains (OEA) qui a obtenu le gel de la proclama-
tion des r6sultats du 1"r tour des pr6sidentielles. Cela en attendant l'arriv6e de deux
missions techniques de l'OEA qui ont pour tiche d'aider Haiti a sortir de cette impasse
politique.
"Le secr6taire g6ndral de l'OEA, Jose Miguel Insulza, a discut6 avec le president Pr-
val et demand un report de l'annonce des r6sultats d6finitifs du premier tour", a fait
savoir le num6ro deux de l'organisation h6misph6rique, Albert Ramdin.
Dans une interview a l'AFP, M. Ramdin precise que "le president Pr6val a dit qu'il
6tait d'accord pour demander au Conseil electoral provisoire de ne pas annoncer de r&-
sultats tant que l'OEA n'avait pas particip6 au processus de verification des r6sultats".

La d6put6e Gerandale Thelusma morte dans un accident de
voiture
Lundi, vers les 5 heures am, Gerandale Th6lusma, d6put6e sortante de Gros Morne
(Artibonite), a &te victim d'un accident de la route. Elle a &te tube sur le coup.
L'ex-deput6e, qui est candidate a sa propre succession, 6tait en route pour Port-au-Prin-
ce. Le chauffeur aurait perdu le contr6le du v6hicule qui est all6 percuter un camion en
stationnement. Cela a l'entr6e de Desdunes, au niveau du Carrefour ODVA.
L'accident est survenu dans la locality de Pinson, commune de Marchand Dessalines,
lundi vers 5 heures AM.
Le v6hicule a heurt6 un camion de transport en commun qui 6tait en stationnement a
l'entr6e de Desdunes.
Mme Thelusma, candidate a la d6putation sous la banniere de Mouvement Chr6tien
pour une nouvelle Haiti (Mochrena), 6tait admise pour le second tour du scrutiny selon
les r6sultats prdliminaires du Cep.
G6randale Th6lusma est connue comme pr6sidente de la commission de la Chambre
des d6put6s qui avait tranch6 en faveur du vote de la loi pour l'augmentation du salaire
minimum qui est pass de 90 gourdes a 200 gourdes parjour.

Un manifestant tu6 par la police
La population de Duvivier (nord de Port-au-Prince) manifestait samedi (18 d6cembre)
centre le d6versement d'immondices et de matieres f6cales dans un site de la zone. La
mobilisation visit particulierement les companies privees utilisant ce site. Cependant
un policies a tire pour disperser les manifestants. Bilan : 1 un mort. Le policies incri-
mine a &te plac6 en isolement. Son nom: Reginald Larosiliere.

Fidel Castro a propos de la derniere rencontre sur la Recons-
truction d'Haifi
Dans un de ces 6ditoriaux circulant sur l'Internet, Fidel Castro (qui le consacre a la
reunion a Santo Domingo de la Commission pour la reconstruction d'Haiti) souligne
comment les participants a la rencontre n'ont pas &te invites a prendre la parole, ex-
ception faite de l'ambassadeur du Venezuela en Haiti (ce pays 6tant l'un des donateurs
les plus importants. Quant a l'ambassadeur cubain, il r6pondait a une invitation des
gouvernements haitien et cubain, mais on ne lui a pas conc6d6 la parole.

Les nouveaux projects approuv6s par la CIRH
Le gouvernement am6ricain a annonc6 a l'occasion de la 4eme reunion de la CIRH
l'approbation de quatre projects de reconstruction finances via la Commission Int6rimai-
re pour la Reconstruction d'Haiti (CIRH), ce pour aider a la reconstruction de Port-au-
Prince et pour supporter l'investissement dans la region Nord d'Haiti. Les projects, qui
incluent un financement conjoint avec la Banque Interamdricaine de D6veloppement
(BID) pour la construction d'un parc industrial pres du Cap-Haitien, la revalorisation
et l'expansion des quarters situds aux environs de Port-au-Prince et du Nord d'Haiti,
et l'enlkvement de d6combres, seront d'un grand b6ndfice pour les Haitiens avec la
creation de 65.000 emplois permanents. Ces projects aideront aussi a l'amdlioration des
conditions de vie et a la rehabilitation de logements pour des dizaines de milliers de
sinistr6s du s6isme du 12 janvier 2010.

DWces de Monseigneur Gayot
Monseigneur Francois Gayot est mort a Rome, oni il se trouvait pour repr6senter l'Egli-
se catholique d'Haiti a la rencontre de la Commission Internationale de la Migration.
Francois Gayot est mort suite a un malaise, apprend on de la capital italienne.
L'archeveque du Cap-Haitien avait pris sa retraite depuis plusieurs anndes et vivait
chez lui dans la deuxieme ville du pays. II avait &t6 president de la conference episco-
pale de 1992 a 1998.

La France envoie deux avions en Haiti chercher des enfants
adopts par les families francaises.
C'est un beau cadeau de Noel pour ces enfants et leurs parents adoptifs. Deux avions
ont &te sp6cialement affr6t6s par la France pour transporter de
Port-au-Prince a Paris 318 enfants en instance d'adoption. Les families
attendent depuis plus d'un an et avaient esp6rd en vain une evacuation
d'urgence des enfants apres le s6isme qui a frapp6 Haiti enjanvier dernier.

Contestations des r6sultats des elections a Jacmel
Douze candidates a la d6putation et un candidate au s6nat (Laurent F6quiere Mathurin)
demandent l'annulation des elections.

L'6pid6mie de cholera franchit la barre des 2 500 d6ces
Le bilan de l'6pid6mie de cholera qui s6vit depuis plus de deux mois en Haiti, s'&l1ve a
au moins 2.535 morts. D'autre part les autorit6s sanitaires haitiennes ont pr6cis6 que le
nombre de personnel affect6es par la bact6rie a atteint 114.497.
La propagation de l'6pid6mie de cholera prdoccupe la communaut6 international. Ven-
dredi, le secr6taire g6ndral, Ban Ki-moon, a annonc6 la creation d'un panel scientifique
international charge de determiner l'origine de l'6pid6mie de cholera en Haiti. << Nous
voulons faire tout ce qui est possible pour trouver les rdponses que m6rite la population
d'Haiti >, a insist M. Ban.
Au course des dernires semaines des 6tudes ont indiqu6 que la bact6rie vibrio chol6rae
pr6sente en Haiti drive d'une souche asiatique. Ces 6tudes tendent a confirmer les
accusations relatives a la contamination par les casques bleus ndpalais de la Minustah
de la riviere Meille (pres de Mirebalais, un confluent du fleuve Artibonite.
< Il y a plusieurs theories sur l'origine de l'6pid6mie de cholera. Tous les rapports
n'arrivent pas aux memes conclusions. La MINUSTAH et le gouvernement haitien ont
conduit un certain nombre de tests a la base des N6palais. Tous se sont r6v6l6s n6gatifs
>, a indiqu6 le Secr6taire g6ndral de I'ONU.
Ban Ki-moon a rappelk que I'ONU et ses agencies en Haiti avaient besoin de plus de
fonds pour finance leurs operations de secours. << La strategie de rdponse a l'epid&-
mie que nous avons lancee le mois dernier n'a ete financee qu'h hauteur de 21%, Haiti
a besoin de plus de medecins, d'infirmieres, d'6quipement medical et en a besoin en
urgence >, a-t-il precise.

Une personnel tu&e lors d'une manifestation pour la fermeture
d'un site recevant des matieres fecales
(EN BREF / p. 14)


Page 2


- - . - - - - - -- - - . - - - I xlx Ix. - l - - I Ix -






L'ACTUALITE EN MARCH


Patrice Dumont sort libre du Parquet

(DUMONT... suite de la l1re page) les domaines ou mon aide est r6clam6e", a lanc6 M. Dumont,
Prince on il a &te entendu sous l'accusation de participation a un faisant savoir qu'on ne devient pas criminal du jour au len-
complot visant A incendier les locaux de la Tl66vision Nationale remain.


d'Haiti ou il a travailld jusqu'a trds r6cemment.
Apres son audition, il lui a &te demand de rester A la
disposition de lajustice, jusqu'a ce que le Parquet fasse parvenir

. IbM0


Patrice Dumont dans son bureau de coordonnateur en communicai
pour la candidate Mirlande Manigat (photo Thony Bdizaire)
A ses avocats << une forme de rdponse>>.
Le commissaire du gouvernement Harrycidas
Auguste a 6voqu6 la possibility de l'ouverture d'une
informationjudiciaire sur cette affaire.
Patrice Dumont accuse A son tour le directeur
g6ndral de la t6l6vision d'Etat, Pradel Henriquez, de
vouloir le faire taire et salir son image.
II s'agit l1 de pers6cutionpolitique, maisje ne
me laisserai pas faire, a assure M. Dumont. Toutefois,
on ne sait pas ce qui divise les deux hommes au point
que Pradel Henriquez se serait laiss6 aller A faire des
accusations gratuites aussi graves.
"Je suis disponible pour la justice de mon
pays, je suis disponible pour mon pays et dans tous


102 millions de dollars

approuves

pour la reconstruction
(DUMONT... suite de la lre page)
de la reunion du conseil IHRC pr6side par le ancient
president des Etats-Unis Bill Clinton.
A la meme stance, I'IHRC directeur ex6cutif,
M. Gabriel Verret, a demand que les donateurs placent
la moiti6 de leurs engagements restants, ou jusqu'A
750 millions de dollars, avec le Fonds de Reconstruc-
tion d'Haiti.
<< L'acheminement des fonds suppl6mentaires
A travers le FRH est la meilleure facon d'aider le pro-
cessus de reconstruction d'Haiti >>, a not6 M. Verret.
Le Fonds de Reconstruction d'Haiti (FRH)
est un partenariat entire la communaut6 international
et le Gouvemement d'Haiti pour aider A finance la re-
construction post-s6isme. C'est la plus grande source
de financement non programme pour la reconstruc-
tion d'Haiti. Le FRH mobilise, coordonne et attribute
les contributions de donateurs bilat6raux et d'autres A
finance des projects hautement prioritaires, des pro-
grammes et l'appui budg6taire.
Depuis sa creation, il a mobilis6 265 millions
de dollars. A ce jour, la FRH a allou6 et mis de c6t6
plus de US $193 millions pour soutenir onze activities.
Cela repr6sente 73% des contributions qui ont &te reques
par le Fonds. Citons un financement strat6gique pour
appuyer le fonctionnement du
gouvemement, la construction de logements et
restauration des quarters, la gestion des debris, amdlio-
rer l'6ducation, aider les petites et moyennes entrepris-
es, att6nuer les risques de catastrophes, et promouvoir
le d6veloppement dans la parties sud du pays.
Les entit6s partenaires sont la Banque intera-
m6ricaine de d6veloppement (BID), l'Organisation des
Nations Unies (ONU), la Banque mondiale (BM), ce
pour assurer que les normes internationals de quality,
de la bonne gouvemance et la gestion financi&re sont
respect6es. Toutes les propositions de financement
doivent etre approuv6es par la Commission Int6rimaire
pour la Reconstruction de Haiti (CIRH) en conformity
avec le Plan d'action pour le Redressement et le Ddvel-
oppement d'Haiti.



I HlatlMaide |


Pour l'un de ses avocats, Me Mozart Clerisson, la
convocation du chroniqueur sportif au Parquet n'a rien A avoir
avec la justice. Patrice Domont, a-t-il dit, a &te victim d'un
- abus d'autorit6
Il a galement rappelk qu'aucune plainte n'a
ete port6e contre Patrice Dumont et que, sans plainte,
le commissaire du gouvemement ne peut pas agir en
dehors de flagrance.
SDesjoumalistes et des hommes politiques se
trouvaient au parquet pour apporter leur appui moral
i Patrice Dumont
1 La secr6taire g6ndrale du RDNP (Rassem-
blement des D6mocrates Nationaux Progressistes),
--* Mirlande H. Manigat, candidate A la pr6sidence
qualifide pour le second tour et don't Patrice Dumont
est le porte-parole de la champagne, a plaid en faveur
de la non interference de la politique dans la justice
en Haiti.
Le secr6taire de SOS Journaliste, Joseph
SGuyler C Delva, a assist A l'audience en signed de
,ii solidarity avec Patrice Dumont.
II a dit esp6rer que l'affaire sera class6e sans
suite A moins de preuves flagrantes liant Patrice Du-
mont A l'accusation pour laquelle il a &te entendu. II
tion affirme croire que Patrice Dumont ne saurait descendre
A un tel niveau.


cc~l- -~i n be n% A garde QmO,.~�.r~ll~

Q~c:'tcir d�c Ic S.l Iel *: :;3.

A C7CQ! or ' Pon v w .4,:.
rcn.I~~'*q* icY'i;~'l LPs . F~. : :� s(r� :Pfe.l'
t ma nC~~ al- C e 7 L'7t rCS

ci eI s ciWc 5cn v -


Page 3


SrUNIBANK

"Fasons route ensemble"


S^


Mercredi 22 D6cembre 2010
Haiti en Marche * Vol XXIV * N� 48


PRESS & POLITIOUE SOMMAIRE
I '.i I i L.,i , ii sort libre d'une convocation au Parquet

EDITORIAL
Le people est-il tent6 par une nouvelle venture ? p. 1
i I Il.ji i ,i.ui'r . ! que Haiti 'se te glise' p.13

-.NA Lk SE
N il.,.I . ' .i'n..i.! ' pour un coup d'Etat p.1

ACTUALITE POLITIOUE
!1.,' l I,, ,.18c !!'d ! ! !i" ! L ! I.'I,,.,8e p.6

EDITORIAL
i iin. Ii.!i'. .c de liquidation perp6tuelle p.7

DOSSIER CHOLERA
L'ONU lance sa propre enqudte international p.2
I 'i.ldii.m 'ilcnd au sud et dans les zones rurales p.2

RECONSTRUCTION
I i. ..'... .'i. ,l'il approuv6s pour US$102 millions p.2
i . ..k . I i ..11in.c a la reconstruction ne profit pas aux
c.ici i C i . e.. . p.7

ACTUALITES ELECTORALES
. I.!lcl". '!.' . cu n 2e tour avec tous les candidates p.4
I!! I.,ni.l.c I I '.i. ne veut aucune des solutions proposes

LIBRE PENSER

POUR IMEMOIRE
16 Desanm 1990 - 16 Desanm 2010 p.12

LETTRES
Kilti nou sou wout p6di p.15


.x~x x I . - l - I - I v - - - - - - - - - - - - . - - - - - -


-IErrznl
IBLY


.liiiiiii






UNE ANALYSE


Mercredi 22 D~cembre 2010
1 Haiti en Marche * Vol XXIV * N0 48


Le people est-il tented par une nouvelle venture ?


Liberty, bbf, egalite, Si!


(NOUVELLE AVENTURE... suite de la lere page)
L'Haitien r6clame la liberty mais au fond il pense
6galit6. Et la fraternity viendra par surcroit.
Nos candidates a la pr6sidence n'ont bien sfr a la
bouche que les mots de d6mocratie et liberty. Parce que ce
sont 1i des formules toutes faites qui n'entrainent aucun en-
gagement veritable, quelle que soit l'enveloppe 'scientifique'
dans laquelle ils sont servis.
Mais le people a d6montr6 depuis longtemps qu'il a
perc6 toute la facticit6 de ce jeu.
On lui a souvent reproch6 (surtout depuis la chute de
la dictature Duvalier en 1986) de confondre liberty et licence,
d6mocratie et bamboche.
Au fond c'est peut-6tre parce qu'il s'en fout. La
liberty n'a pas apportd plus de justice et de respect de la part
des puissants. La d6mocratie n'a pas emphch6 la disparition
total des emplois.

De la camelote ...
Et cosi fan tute. Ainsi va la vie. Tout le monde fait
semblant. Le politician pour vendre sa camelote. Le people
toumant les choses en derision a sa faqon. L'international selon
lequel d6mocratie = plein emploi !
Jusqu'aux elections actuelles ou, coup de thditre,
l'on voit nos sublimes va-nu-pieds semblant embrasser une
nouvelle foi qui risque d'etre a contre-courant de ce qu'on lui
rdpete depuis la chute officielle de la dictature il y a 25 ans.
C'est un signe des temps. Mais quels temps ? Ouvrons l'ceil
et le bon.
Au fond le people haitien a-t-il jamais aim6 la li-
bert6 ?
Rien n'est moins stir.
Certes il veutjouir de tous les droits que concede le
regime de liberty, au point d'ignorer la frontiere entire liberty
et licence.
Mais il ne veut pas en reconnaitre les devoirs. Comme


tout le monde le salt ...
Or s'il ch6rissait la liberty, il saurait qu'il faut d'abord
en mod6rer la jouissance, ensuite que c'est en respectant les
devoirs qui en d6coulent qu'il la protege le mieux. Simple
principle d'6conomie domestique ...

Votez, votez, mais qu'en reste-t-il ? ...
Par centre l'6galit6 c'est autre chose. Mot plus rare
dans la bouche de nos candidates. Et pour cause. L'6galit6 sup-
pose des r6sultats. Ce n'est pas un vain mot.
L'Haitien, comme tout autre people, souhaite tout
d'abord une certain 6galit6 devant les chances et les oppor-
tunit6s. Si le discours de liberty a pu 6tre utile, c'est pour lui
avoir dessillk les yeux a ce sujet.
Mais voilW, c'est ce mcme discours qui aujourd'hui
l'emprisonne. Des mots, toujours des mots. Votez, votez, mais
qu'en reste-t-il ?
Outre que la d6mocratie ainsi bloqude au stade du
discours, puis pour finir du blabla, a d'autres consequences
tout aussi graves : la disparition en meme temps de l'autorit6
publique, l'Etat s'effaqant devant un individualism forcend
(qui est la traduction de la meme liberty au niveau des pos-
s6dants) ...

Le contraire d'une promesse de liberty

Des lors pourquoi le people ne serait-il pas tent6 de
refaire la meme experience mais en sens inverse ?
Et c'est sur quoi nous d6bouchons peut-6tre
aujourd'hui.
D'un c6t6, l'indiff6rence vis a vis des elections ac-
tuelles.
De l'autre, une parties des masses paraissant r6pondre,
meme sans l'avoir totalement perc6, a un discours connu pour
6tre le contraire d'une promesse de liberty.
Du travail, de la s6curit6, quoi de plus normal. Mais


pourquoi ne les avons-nous pas ? Pourquoi au contraire con-
tinue-t-on a les voir disparaitre toujours plus ?
Non, ce n'est pas la crise 6conomique international.
Chez nous la r6ponse la voici : c'est la politique de ces vingt
dernieres anndes. Un point c'est tout.
C'est aussi la premiere fois que des candidates le cla-
ment aussi ouvertement. C'est bien un signe des temps. C'est
l'entrde en scene officielle de ce qu'il conviendrait d'appeler :
la reaction.
Une reaction au quart de siecle que nous venons de
vivre et don't les maitres mots 6taient: d6mocratie, liberty,
respect des droits humans.

Attachez vos ceintures ! ...
Va-t-on revenir sur tout qa ?
Et si le people 6tait en effet fatigue de la misere,
du ch6mage, de vivre sous la tente, ses enfants ddvords par
le cholera, auprls des poubelles et des 6gouts a ciel ouvert
... mais fatigue aussi de tous les mots creux etjusqu'ici sans
lendemain que sont d6mocratie et liberty don't on lui rebat
les oreilles depuis plus de deux d6cennies, pendant que Haiti
s'enfonqait d6finitivement dans l'abime ?
Et s'il se laissait en effet tenter par les promesses
mirobolantes de r6tablissement de l'autorit6 de l'Etat et de
creation d'emplois ... en change du sacrifice d'un petit bout
de liberty qui de toutes faqons ne lui sert a rien ?
Passagers, attachez vos ceintures ! Nous allons tra-
verser de tres rudes turbulences.
Mais le plus tragique est que ces nouveaux proph&-
tes - au delay de l'effet m6diatique mais encore plus creux et
irresponsible - n'ont ni les moyens ni la volont6 (le vouloir)
de tenir leurs promesses.
La disillusion n'attendra pas. Cependant nul ne sait si
le people qui en sortira sera le meme que celui - some toute
tolerant - avec lequel nous avons vecujusqu'ici.
Haiti en Marche, 17 Decembre 2010


Martelly propose un 2e tour avec tous les candidates


(AFP) - PORT-AU-PRINCE - Le chanteur haitien
Michel Martelly, don't l'exclusion du second tour de la pr6siden-
tielle a &tC a l'origine de violence, a propose mardi d'organiser
a nouveau la consultation avec les 18 candidates du premier
tour, don't le vainqueur deviendrait president.
"Un seul tour sous la supervision des organizations
internationals et nationals, c'est la solution la plus simple a
mon avis", a-t-il d6clard devant la press. Le candidate arrive
en tate de cette nouvelle consultation serait d6clard vainqueur,
a-t-il expliqu6.
II a propose d'organiser ce vote le 16 janvier, date
prdvue pour le second tour.
M. Martelly, mieux connu sous son nom de scene de
"Sweet Micky", a aussi appeal a reformer le Conseil electoral
qui a proclam6 les r6sultats du premier tour "pour redonner
confiance envers le processus electoral, sinon le prochain
president Olu n'aura pas de 16gitimit6 populaire".
Selon les r6sultats annonc6s mardi dernier par le
Conseil electoral, M. Martelly est arrive troisieme de l'6lection,
avec a peine 7.000 voix de moins que le candidate du pouvoir,


Jude Cl6estin. L'ancienne Premiere dame Mirlande Manigat
est arrive en tate de la consultation, avec 31% des voix.
Accusant le pouvoir d'avoir organism des fraudes, les
partisans de M. Martelly ont violemment manifesto dans tout
le pays la semaine dernibre. Ces violence ont fait au moins
cinq morts dans un pays d6ji aux prises avec une 6pid6mie
de cholera et les s6quelles du tremblement de terre du 12
janvier qui a ddvastd la capital Port-au-Prince et fait 250.000
morts.
Le Conseil electoral a engage lundi un processus de
"verification" des r6sultats, qui doit conduire a la proclamation
des r6sultats d6finitifs du premier tour le 20 d6cembre.
Se pr6sentant comme la voix du changement, M. Mar-
telly a appelk ses partisans a rester mobilis6s. "La bataille ne fait
que commencer, je ne baisserai pas les bras", a-t-il promise.
"J'ai choisi de donner une autre chance a mon pays
pour arreter le sang qui coule et les destruction, pour permettre
aux enfants d'aller a l'6cole et aux commercants de reprendre
leurs activities , a-t-il ajout6.
Lors du premier tour du 28 novembre, "tout le monde
a &td victim des magouilles
et des fraudes, tous les can-
didats en ont &te victimss, a
Sl'exception de celui du pou-
voir, a lanc6 M. Martelly.
De son c6t6, le pr6si-
dent sortant Rend Prdval, a qui
la constitution interdit de se
Srepr6senter, a sollicit6 mardi
S I'aide de l'Organisation des
A Y* Etats amdricains (OEA) afin
qu'elle envoie dans le pays, le
plus pauvre des Amdriques,
des experts charges de soute-
nir le processus electoral.
"Face aux difficult6s
issues du premier tour des
elections et dans le souci de
rassurer tous les acteurs, le
pirsident de la R6publique a


Le nouveau style complete veston du candidatMichel flrtellh
ci-devant Sweet Micky (HPN)
sollicit6 de l'OEA l'envoi de deux missions techniques", a fait
savoir la pr6sidence dans un communique.
La premiere mission serait charge d'aider a la v6rifi-
cation du comptage des votes et la second serait une mission
d'assistance 16gale aux recours d6pos6s par les candidates.
Les deux missions devraient arriver en Haiti mercredi
et y travailler jusqu'a la proclamation des r6sultats d6finitifs
du premier tour.


EApI*rf your ofirl. HaIt fie Ire sitpp9'ng
for t" holiday@-.
--, I)Y N CI-CL~ Ib PW WI* EOnUCY 1W~ 7
Ihe Cwbtem khmom. La~lP S twwW Anvw
-F mkinv cAa* wmdot 0vohA

rq r r- C.I
- A4ii CM 1mw. w+ Nn * lW- VA.r. v r.%A".cj I
�L~R C � ** *I J ~
~~ s~ Il ~ � ~ ~ ~ Lhawr~ .r~~ ___ � rl I I-


Pt6 PI Bakery, Inc m
NATURlAL JUICC


I l


II= NE W4Ave
Misui.FL 331W
Tel 3i3A- 9 61'


Page 4


-OW" podabb
Ceak Pausa. Homc swzimm
far ml omci


I





Mercredi 22 D6cembre 2010
Haiti en Marche * Vol XXTV * N� 48


DE L'ACTUALITE


Situation mfire
(COUP D'ETAT... suite de la lere page)
prendre sa place comme chef d'Etat et g6ndralissime.

La pagaille ...
En 1957, meme scenario. La rivalit6 f6roce d6clen-
ch6e par les autorit6s civiles et les candidates a la pr6sidence
(Fignold, D6joie, Jumelle et Duvalier) conduit le pays au bord
de la guerre civil.
Le g6ndral K6breau est appelk a prendre la direction
des affaires de l'Etat, presque de faqon spontande puisque les
politicians civils ne savent comme aujourd'hui que cr6er la
pagaille ...
K6breau install Franqois Duvalier dit Papa Doc
quelques mois plus tard.
Mais Papa Doc 6tait d'une autre
engeance (on dit d'ailleurs qu'il n'6tait pas hai-
tien, son grand pbre 6tait en effet un immigrant
martiniquais). Il cr6a une dynastie qui mit fin
a toute activity politique pendant environ 30
ans (1957-1986).

Pas de quarter ! ...
Et voici a quoi nous nous exposons
encore aujourd'hui. Un prochain massacre.
Plusieurs massacres, d6jh Papa Doc perqait
sous K6breau. En effet, cela ne va pas tout
seul. On appelle l'Arm6e (meme si personnel
n'osera le faire explicitement) pour mettre fin
au d6sordre. Elle ne connait d'autre faqon pour '
y arriver que tuer, torturer, massacrer.
Ou comme criait le major Michel
Franqois sur le r6seau de communications de
l'arm6e lors du coup d'Etat du 30 septembre
1991, 'Met maybt nanjanm yo' ou 'ne faites
pas de quarter !'
Haiti n'est pas une exception. Les
tortionnaires chiliens et argentins, le plan
Condor ou programme d'assassinats mis en
place par ces dictatures militaires-l pour
d6truire l'opposition de gauche, toutes ces industries de la
mort qui continent cependant de faire l'actualit6 comme
r6cemment lors d'un proces par contumace pour la dispari-
tion de 4 ressortissants franqais aux mains des bourreaux du
g6ndral Pinochet.

Only en Haiti! ...
Au moins les bourreaux ne l'emporteront pas en pa-
radis. Partout, sauf en Haiti. Peuple sans m6moire. Meme des
pires horreurs. Pourquoi nous sommes condamnds a revenir
toujours a notre vomi (comme disait l'autre).
Et nous y voici a nouveau. Nos politicians et res-
ponsables civils arcbout6s sur leurs ambitions, g6ndralement
inavouables. Refusant la moindre concession. Chacun stir de
pouvoir l'emporter sur toute la ligne. Il suffit de tenir bon, 'jis


pour un coup a
mayi mi', traduisezjusqu'a la fin des fins. Oui, jusqu'c ce qu'il
n'en reste plus rien que le vide actuel.
Michel Martelly stir de l'emporter au premier tour,
dftt-on bouleverser le calendrier constitutionnel et y sacrifier
la totality du trdsor public.
Le president Rend Pr6val ne fera pas un pas vers les 12
autres candidates ne figurant pas parmi les trois favors, esp6rant
encore pouvoir conserver pour son favori Jude CUlestin et la
plateforme pr6sidentielle la totality du gain.
Quant a Mirlande Manigat, rejoignons-la a sa dernibre
conference de press le vendredi could. Du haut de sa premiere
place aux r6sultats du premier tour (31,37% des suffrages, que
la candidate semble confondre avec la majority absolue, c'est
a dire 50% plus 1 voix), elle se croit investie de la capacity


La police n 'estpas restie les bras croises lors des rkcentes emeutes,
cependant aucun manifestant tud ni blessed (Reuters)
de refuser toutes les autres propositions, y compris celles qui
auraient la faveur de l'international.
Il est vrai que celui-ci n'est pas plus digne de confian-
ce aujourd'hui, pret a toumer casaque a la moindre occasion.

Une 'correction d6mocratique'...
Conclusion: plus de quinze jours aprls les elections
du 28 novembre, la classes politique civil a geld toute activity
a travers le pays.
Aussi bien 6conomiques (cong6 forc6 pour cause de
manifestations ponctudes de violence et tous, aussi bien cas-
seurs que meneurs et instigateurs, stirs de l'impunit6 ; manque
a gagner et perte seche - la diaspora ne viendra pas pour les
fetes ; investisseurs potentiels d6courag6s etc) que dans des do-
maines encore plus essentiels come la lutte centre l'6pid6mie


'Etat militaire !
de cholera (2.500 morts au dernier bilan official).
Tant pis pour les terrible consequences auxquelles
leur conduite condamne le pays. Comme dit un proverbe hai-
tien : seuls les sots qui le permettent, et les imbeciles qui n'en
profiteraient pas !
Mais cela aussi parce que, de toute l'histoire, le pays
a toujours dispose d'un garde-fou quasiment natural appeal :
FAD'H ou forces armies d'Haiti.
DMs que la crise menace de capoter dans le vide, les
militaires connaissent leur devoir !
Selon le mot du g6ndral Raoul C6dras en 1991 : Non,
ce n'est pas un coup d'Etat mais une 'correction d6mocrati-
que.
En effet, Haiti est le seul pays oni dictateurs, putschis-
tes et tortionnaires n'ont qu'1 se retire a l'abri
quelque part et attendre tranquillement que les
choses t6t ou tard leur reviennent en main ou a
port6e. Acommencer par leur profonde impli-
cation dans la champagne 6lectorale actuelle et
chez plus d'un candidate, nul ne l'ignore.

Ou la dictature ... ou l'occu-
- pation! ...
Mais voila, les forces armies d'Haiti
lont &t6 dissoutes en 1995 au retour d'exil
d'Aristide.
Personne done aujourd'hui pour
tenter (ou nourrir l'ambition) d'arreter la
chute libre dans laquelle les politicians ont
une nouvelle fois embray6 le pays ?
,t \ *...'., Personne, sauf l'intemational.
S-',, i -'=,. Au parlement canadien, un group
anim6 par le d6put6 Denis Coderre (qui 6tait
S d6ji trbs impliqu6 dans le brutal renversement
du president Jean-Bertrand Aristide en 2004)
propose que le Canada envoie aussi des mili-
taires en Haiti pour aider a trouver une solution
a la crise actuelle.
Les Canadiens disent-ils tout haut ce
que la communaut6 international pense tout bas ?
Et done qu'on peut toujours trouver un substitute.
N'est-ce pas aussi un proverbe canadien, plus pr6cis6ment
qu6b6cois, qui dit : 'y a toujours moyen de moyenner !'.
D'autant plus que les transmissions de pouvoir les
plus paisibles de notre histoire ont eu lieu sous l'Occupation
amdricaine (1915-1934) et la dernire en 2006, apres l'arriv&e
de la Minustah.
Ou la dictature ... ou l'occupation ! Voila le seul choix
que semble nous laisser aujourd'hui encore l'aveuglement de
notre classes politique.
Stre aussi qu'elle est de son impunity ! C'est toujours
le people qui trinque. Le people, entendez nous tous.

Haiti en Marche, 18 Ddcembre 2010


Mirlande Manigat ne veut aucune

des solutions proposees


Vendredi, 17 Ddcembre 2010, HPN
La candidate du RDNP, Mirlande Manigat, rejette
la proposition d'organiser un deuxibme tour avec trois candi-
dats ainsi que celle pr6conisant un tour unique avec tous les
candidates.
<< La constitution ne pr6voit pas un deuxieme tour
avec trois candidates mais avec deux >, soutient la candidate
ce vendredi. Elle rejette ainsi une idWe avanc6e par certaines
chancelleries don't le ministbre franqais des Affaires 6trangeres
pour r6soudre la crise.
<< De toute faqons, je suis d6finitivement en tate >>,
s'enorgueillit Mme Manigat qui invite les responsables a res-
pecter le vote populaire, quel que soit celui qui sera habilit6 a


l'accompagner au second tour.
La secr6taire g6ndrale du RDNP n'est pas favorable
non plus a l'id6e d'organiser un tour unique avec tous les
candidates. Manigat advance que ce n'est pas la bonne solution
car elle ne va pas de pair avec la constitution qui reconnait la
majority relative.
Mirlande Manigat, qui se veut fiddle aux prescrits de
la Constitution haitienne, n'a toutefois pas une proposition de
sortie de crise jusqu'h date.
Par ailleurs, la candidate juge inapte la commission
de verification des proces-verbaux dans le processus de r6so-
lution de la crise.


Les USA veulent la lumiere sur les elections,

pas de Gouvernement provisoire
Lundi, 13 Ddcembre 2010, HPN "Les contribuables amdricains qui ont donn6 5 mil-
L'ambassadeur des Etats-Unis en Haiti Keneth Merten lions de dollars pour les elections et qui vont d6penser plus de
a indiqu6 lundi a desjoumalistes que son pays souhaitait que la 1 milliard de dollars en Haiti, aimeraient s'assurer qu'ils ont
lumiere soit faite autour du processus electoral pour respecter particip6 a un processus transparent", a dit M. Merten.
la volontW populaire. IL a soutenu que les chiffres publiCs n'6taient pas
"Nous n'avons pas de candidates dans la course 6lec- conformes avec ceux pr6sent6s par des organizations d'obser-
torale, nous souhaitons seulement que le vote du people soit vation 6lectorale.
respect&. (DECLARATION / p. 6)


FICHE D'ABONNEMENT A HAITI EN MARCH


Adm


U.


Hen
EtEIB InU -

Euopeo
Am6riuue u Lahti


Gdea 260.00
US $ 40.00
-US S42.00
US S 70.00
US $ 70.00


Gchms 520AXer
Gdus $ W-00
us $ 13&00a
us sac 135-


Ow n Io d'mn sbomkomnL
-vve Nvruou'n, I s ot *at ladube.
PrHOOr do p6Cm lr *I vow #us
un n fUVaiabcrmi
au W1l zumgit d~ m vunowlewninr


Nauveau


Ftnwnowllunmnt


Page 5


ILI
MONO
PON


"s JI% r~l I *'
C FLL PfE. Ec .3 -%$



CELL, E


.x~xx I. - - - - I-Ixv - - - - - - - - - - - -


I


- I


amncw�"lblre~~


�C~T~U�rrr�llsll~~�~~i,






CRUISE ELECTORAL


Mercredi 22 D6cembre 2010
1 Haiti en Marche * Vol XXIV * N� 48


Tout bouge mais rien ne bouge !


LE PAYS ENREGISTRE UN IMPORTANT MANQUE A GAGNER


PORT-AU-PRINCE, 15 D6cembre - Tout le monde
bouge pour essayer de sortir de l'impasse cr66e par les pro-
testations apres la promulgation des r6sultats du premier tour
des pr6sidentielles du 28 novembre dernier.
Mais rien ne bouge, on continue A faire du surplace,
parce que chacun defend ses patates, son petit pr6 carrd, et il
n'y a pas v6ritablement contact entire les diff6rents camps.
Un rappel des derniers 6v6nements :
Les Ambassadeurs accr6dit6s en Haiti proposent une
revision des r6sultats publiCs le 7 d6cembre ;
Hillary Clinton accepted de mettre de c6t6 pour l'ins-
tant les menaces de sanctions et demand aux officials haitiens
de faire 'plus' pour trouver un denouement qui respect 'la
volont6 du people';
Le president Rend Prdval demand A l'Organisation
des Etats Amdricains (OEA) l'envoi de deux missions techni-
ques pour aider A faire aboutir le processus ;
Pendant ce temps le candidate le plus 'cabouillatif'
(traduisez le plus 'difficile'), Michel Martelly (au nom duquel
plusieurs milliers de partisans sont descendus dans les rues,
fermant la capital pendant plusieurs jours), se prononce
radicalement centre la revision ou recomptage des bulletins.
Selon lui, on ne peut faire confiance, c'est le vote lui-meme
qui a &td compromise.
Martelly propose au contraire que tous les candidates
aux pr6sidentielles (environ 18) participent au second tour le
16 janvier prochain. Mais avec un nouveau conseil electoral,
il considbre comme incontoumable le renvoi de l'6quipe
actuelle.
Le candidate arrive en 3e position dans les r6sultats du
premier tour, done exclu officiellement du second, fait ainsi
un pas vers le group des 12.
12 candidates exigeant depuis le 28 novembre, lajour-


nde 6lectorale n'6tait meme pas qterminde, l'annulation ni plus
ni moins des elections pour cause de 'fraudes massives'
Y a-t-il accord entire les 12 et Michel Martelly ? On ne
sait. I1 est possible que ce dernier, qui refuse de marcher dans
la logique de la revision des r6sultats (d6fendue par le gouver-
nement haitien et appuyde par la communaut6 international
- du moins jusqu'A present, un 'comptage objectif', precise
Bill Clinton, envoy special de 1'ONU pour Haiti, autrement
dit sous une strict supervision des institutions internationales),
oui il se pourrait que Martelly ait d6cid6 de lui-meme de lancer
cet appel aux 12 pour 6viter d'etre acculk.
L'autre acteur principal c'est Mirlande Manigat. La
candidate arrive entete des r6sultats du 1" tour (31.37%) garden
le silence depuis quelque temps. Trop de chass6-crois6, come
nous venons de voir. On lui a d'ailleurs reproch6 d'avoir change
trop souvent d'avis.
Alors qu'elle venait de prendre position centre le
recomptage, voici que l'intemational apporte son appui A ce
dernier. Dans des conditions plus garanties bien entendu.
Done recomptage avec qui ? Pour l'instant le seul
candidate A �tre pour, c'est celui du parti au pouvoir, Jude
CWlestin.
Or on croit comprendre, A la lumibres des derniers
6v6nements, que l'intemational a des reserves vis A vis de
la faqon don't le president Prdval veut assurer sa succession.
Et qu'il (l'intemational) n'aimerait pas se placer dans une
position oP il contribuerait au contraire A faciliter la tiche au
parti au pouvoir.
La seule concession de l'intemational : pas question
de depart de Rend Prdval avant la fin de son mandate. Autrement
dit, pas de gouvemement de transition ! Ce qui implique une
autre interrogation. Et si la crise n'est pas r6solue avant le 7
f6vrier 2011. Prdval continue-t-iljusqu'au 14 mai qui marquera


la fin effective de son mandate ? Hum !
Oui, nous disons recomptage avec qui ?
Mirlande Manigat ne s'est pas encore prononc6e. Du
moins officiellement.
Michel Martelly est radicalement contre. On sait
qu'il souffre d'un deficit par rapport aux autres, l'absence
des proces verbaux qui permettent au candidate de pouvoir
confronter ses propres calculs avec ceux sortis du centre de
tabulation official.
D'of son repli vers les 12 candidates demandant
l'annulation total.
Ces demiers ont public un nouveau communique en
debut de semaine r6it6rant le maintien de leur position.
Mais depuis, plus rien. Or l'on pense que l'intema-
tional, les grandes ambassades, ne reste pas les bras crois6s.
Les rencontres vont bon train, la navette diplomatique ne
ch6me pas.
Mais qu'est-ce qui a boug6 ? Apparemment toujours
rien. Chacun affirme ou rdaffirme sa position mais reste camp
sur ses plate-bandes 'raide comme une queue de macaque.'
Aucun rapport avec la dernire prestation du candidate 'tete
calde'!
D'autres (et Mirlande Manigat n'est probablement pas
la seule) sont comme le joueur de poker qui essaie de cacher
son atout le plus longtemps possible avant la fin de la parties.
On aimerait bien prendre un 'jbf', autrement dit avoir une petite
indication car cette parties de poker nous cofite d6ji gros.
Voici que la diaspora, qui constitute notre principal
pourvoyeuse de devises chaque fin d'annde en venant passer
les f6tes au pays, annule massivement les reservations d'avion
A cause de la cruise politique. Ajout6e au cholera.

Melodie 103.3 Port-au-Prince


Canada: L'opposition veut envoyer des militaires en Haiti


extraordinaire du Canada soit d6p&ch6 sur place et que l'aide
en direction du pays des Caraibes soit augment6e.
Washington et Ottawa ont appeal lundi les autorit6s
haitiennes A assumer "leurs responsabilit6s" et A faire plus en


II. .1


Ottawa - L'opposition canadienne a demand lundi
qu'un d6bat d'urgence sur la situation en Haiti se tienne au par-
lement pour 6voquer l'envoi 6ventuel de militaires sur place afin
de stabiliser le pays et l'aider A g6rer l'6pid6mie de cholera.
Le d6put6 liberal Denis Coderre a indiqu6 A 1'AFP
qu'il souhaitait que les militaires canadiens envoys en Haiti
aprbs le s6isme ddvastateur du 12 janvier soient de nouveau
d6ployds sur place pour aider les autorit6s locales.
L'opposition canadienne souhaite aussi qu'un envoy


"I kLEKlO *.ETPE


REPRZANA: T *,DIl


". - r : ,
F. *


'fV I"


.1 1- ; o �.


f`�rr�;~: l ~ p -'��I


- r
Jay A'" cr ~y


"I1 : .I� ..-.." r P1.~

*~T1 i~., .' lb II i: *.I
Ir��~
R 7 c l 1- I w! &P- ( VI If


a.. -t I' *


i . * , : : t


Ri N. :AL L - LVl 49

I; S.i,..I
Raw~ a~1L2 O~ti�:�raur


2 1 *^ 1'-


�r.. I C P. 1


/\pfi n � K


r� a . <- - - -


matibre de reconstruction du pays au course d'une rencontre
entire les chefs de la diplomatic amhricain, canadien et mexi-
cain.


Appel au came de Michaille Jean


MONTREAL - L'ancienne gouverneure g6ndrale
- du Canada Michaelle Jean
demand aux Haitiens de
faire preuve de persdv6rance
afin de traverser cette p6riode
6lectorale secoude par la con-
fusion et la violence.
I1 est imp6ratif d'ac-
c6der A la stability politique
S.. ,.. .- - 1 afin de poursuivre les ef-
forts de reconstruction en
S. , . Haiti, a d6clard Mme Jean,
qui occupe maintenant le


l'Unesco en Haiti.
Ensuite, les Haitiens pourront enfin se concentrer sur
le but ultime: la poursuite du bien commun, a-t-elle fait valoir
lors d'une entrevue A La Presse Canadienne, mercredi.
Le pays des Antilles a &td le thditre de nombreuses
manifestations - souvent violentes - aprbs l'annonce des
r6sultats du premier tour de l'dlection pr6sidentielle. Aucun
candidate n'en est ressorti vainqueur.
Quant au processus electoral, il a &te mine par des
allegations de fraude et de trucage.
Michaelle Jean, qui est originaire d'Haiti, estime qu'il
est important d'avoir recours aux mdcanismes d6mocratiques
etjudiciaires ddji en place afin de g6rer les pr6sum ses irr6gu-


poste d'envoyde sp6ciale de larit6s dlectorales.


Les USA veulent la lumiere

sur les Clections...


(DECLARATION...
suite de la page 5)
"Quel que soit le rd-
sultat final public par le CEP,
nous souhaitons que la lumiere
soit faite", a d6clard M. Merten
qui a encourage les candidates
A recourir au processus 16gal
s'ils ont des problkmes avec
les r6sultats.
Le diplomat a con-
damnd les actes de violence
perp6tr6s en Haiti la semaine


demiere, mais a indiqu6 que son pays ne soutiendrait pas un
gouvemement provisoire en Haiti.
"Rend Prdval est le president dlu d'Haiti il doit rester
au pouvoir pour accomplir son mandate jusqu'au 7 f6vrier".
L'ambassadeur Merten a, en passant, d6menti les
rumeurs sur la presence en Haiti de soldats des USA.
"Depuis mon arrive en aofit dernier, chaque mois
j'entends des rumeurs concemant des Marines qui vont venir
dans le pays. C'est une obsession de certaines personnel qui
font circuler ces rumeurs.
Nous, nous comptons sur la PNH avec le soutien de
la Minustah", a-t-il conclu.


Page 6


�. . -I C -I p .


fti p~bjjjD m njunejVa. al SOU hlp 46065 mmiade QO


;f": i�~~ 11.L=


I~ i ��.���:1� :


r :;� �Cr
clll"l-�;


., . . .


[.i :P- o


S'**


c�. .�,~
- � �-~�
i." I"i


I 't r't v , J�A' j t


L"JI"-,;� ;,I �p-1
il� '�1��i~~. "�L:.





Mercredi 22 D6cembre 2010
Haiti en Marche * Vol XXTV * No 48


3S)UVJ3IRcAI1NJ3IT


Une politiquc
PORT-AU-PRINCE, 16 D6cembre - Si tout les di-
vise, par centre il y a un point sur lequel tous nos politiques
(ou presque) semblent se retrouver, c'est l'appel automatique
S1l'6tranger chaque fois que nous nous sommes cr66s des pro-
blWmes don't il nous est impossible ensuite de sortir.
Alors qu'on voulait esp6rer que ces elections nous
aident a d6gager si ce n'est une alternative, une r6flexion
autour de notre d6pendance a la fois 6conomique, s6curitaire
et politique, on a fait tant et si mal que c'est tout le contraire
qui se produit.
Quant a l'6tranger, il ne refuse jamais. Mais comme
dans la fable : 'Ils sont trop verts, dit-il, et sont bons pour des
goujats.'
Oyez les titres de la press canadienne apres la ren-
contre le lundi 13 d6cembre des trois chefs de la diplomatic
canadienne, mexicaine et am6ricaine autour de la crise politico-
6lectorale haitienne.
'La communaut6 international ne peut tout faire ...
Les Haitiens doivent assumer leurs responsabilit6s.'
Ou encore : 'Les voisins et proches d'Haiti sont
aussi soucieux qu'exasp6rds par la crise politique et social
qui secoue le pays ... Mais ils (les strangers) n'entendent pas
prendre le contr6le de ces elections par respect pour le people
qui reste fier de son ind6pendance.'
Mais tout de suite apres : 'Quelle ind6pendance, peut-


de liquidation perpetuelle !


on toutefois se demander ? Parce que les Haitiens ne peuvent
se tirer de leur misbre eux-memes ... entire autres tellement les
clans politiques se d6chirent dans leur quete de pouvoir au lieu
(6coutez bien ici) de s'unir et former un gouvernement d'unit6
national pour sauver et reliever le pays.'
Et c'est public dans des journaux a grand tirage. A
croire que nos politiques ne lisentjamais, comme certain s'en
glorifieraient meme, parait-il.
L'6tranger ne refuse jamais, mais la d6pendance ne
commence-t-elle pas a s'accompagner dangereusement d'un
profound mdpris ! Ou d'un mepris encore plus grand, car dans
d6pendance, le m6pris ne doit jamais 6tre bien loin.
Or 1 ooi nos gladiateurs de l'arene 6lectorale ne peu-
vent arreter de se taper dessus, qu'est-ce qui les unit ? Cette
semaine est riche en examples.
Elle a commence par un communique des grandes
ambassades (Etats-Unis, France, Canada, Br6sil, Union
Europ6enne) se prononcant pour une revision des r6sultats du
premier tour.
La-dessus a lieu la rencontre au Canada don'tt on a
parlk plus haut) oi notre classes politique (a commencer par les
gouvemants) se fait passer un savon maison. 'Aux Haitiens de
commencer a nettoyer leur cour politique.'
Cour, arribre-cour, comportement de bassecour !
M6me quand le candidate Michel Martelly n'est pas


d'accord avec la revision ou recompte des bulletins, qu'il n'en
propose pas moins de refaire le premier tour (au second tour)
sous une plus grande supervision des observateurs strangers.
Le chanteur candidate est accuse de ne pas assez se
rappeler que la politique ce n'est pas une stance de 'jam ses-
sion' oi tout le monde peut improviser a loisir et qu'il y a la
Constitution et les regles mais le president Rend Prdval ne se
toume pas moins vers 1'OEA (Organisation des Etats Amdri-
cains) sollicitant l'envoi de deux missions techniques.
Et cela ad libitum.
A commencer par les 22 millions de dollars US que
doit verser le contribuable international a chaque election.
Plus on se cr6e des problkmes, bien entendu gratuits
puisque, pour r6p6ter la press canadienne 'il n'y aura pas de
progrbs 6conomique s'il n'y a pas de stability politique', plus
nous nous enfermons davantage dans la d6pendance.
Plus nous rabaissons l'image du pays. Jusqu'a devoir
lire une telle phrase : 'Fiers de leur ind6pendance. De quelle
ind6pendance peut-il s'agir ? Parce que les Haitiens ne peu-
vent se tirer de leur misbre eux-memes, tellement le pays est
d6pourvu des fonds et moyens pour se reliever, tellement les
clans politiques s'entred6chirent dans leur quete de pouvoir.'
Et sans jamais se questioner sur la nature meme de
ce pouvoir ... ou ce qu'il en reste.
Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


L'aide americaine a la reconstruction


ne profit pas aux entreprises locales


Les Etats-Unis ont promise des centaines de millions
de dollars pour reconstruire Haiti apres le terrible s6isme du
12 janvier, mais les entreprises haitiennes n'en voient pas la
couleur: la plupart des contracts sont attribuds a des soci6t6s
americaines.
Sur 100 dollars (75 euros) d6pens6s actuellement pour
la reconstruction, les entreprises haitiennes n'en peroivent
que 1,60 (1,20), a calculd l'Associated Press en examinant les
contracts attribuds par les autorit6s am6ricaines depuis le s6isme.
Ce ratio s'explique par plusieurs facteurs.
L'Agence des Etats-Unis pour le d6veloppement inter-
national (USAID), qui a l'habitude de travailler avec certaines
entreprises am6ricaines, a attribu6 des contracts sans appel
d'offre pour gagner du temps. Il y a 6galement la crainte de la
corruption, r6pandue en Haiti. De leur c6t6, les Haitiens sont
peu families des pratiques de administration americaine.
L'attribution a des entreprises locales de contracts
finances par l'aide international est pourtant essentielle, sou-
ligne Clare Lockhart, directrice de 1'ONG americaine Institut
pour l'efficacit6 de l'Etat. "I1 faut passer des contracts avec les
entreprises pour que leurs grants et propri6taires puissent
participer au systeme juridique et a l'Etat de droit et a terme au
succes du systeme politique et de l'6conomie", dit-elle.
"Si on ne peut pas reporter de contracts nous-memes,
nous devenons totalement d6pendants de l'aide 6trangere et des
ONG et il n'y a pas beaucoup d'espoir dans cette situation",
souligne de son c6t6 Patrick Brun, propri6taire de Chabuma,
entreprise haitienne de mat6riaux de construction.
M. Brun vend des fournitures a des soci6t6s intema-
tionales mais souhaite jouer un r6le plus important dans la re-
construction de son pays. C'est pourquoi, il a postul6 -jusqu'ici


sans succes- a des contracts americains, explique-t-il.
Sur 1.583 contracts passes par les Etats-Unis, d'un
montant total de 267 millions de dollars (201 millions d'euros),
seulement 20, d'une valeur combine de 4,3 millions de dol-
lars (3,2 millions d'euros), ont &te attribuds a des entreprises
haitiennes. Autre constat: plus de 70% des fonds octroyds aux
deux plus important contractants am6ricains ont servi h acheter
du materiel et les deux firmes n'employaient enjuin que 8.000
Haitiens par jour au lieu des 25.000 prdvus, selon l'inspecteur
g6ndral d'USAID.
USAID assure vouloir augmenter la part des contracts
allant aux entreprises haitiennes. L'attribution de contracts aux
entreprises locales cr6e des emplois et favorite le d6veloppe-
ment du secteur priv6, soulignent les 6conomistes.
Les repercussions vont au-delA de la reconstruction
elle-meme, explique Eric Werker, de l'Ecole de commerce
de Harvard. "Certaines sont


6videntes come les salaires
et les b6ndfices qui restent dans
l'Nconomie locale, mais il est
aussi possible d'augmenter la
capacity des entreprises locales
en leur donnant progressive-
ment des contracts plus gros",
pr6cise-t-il.
De nombreux obsta-
cles compliquent la signature
de contracts avec les entreprises
haitiennes. Tout d'abord, 25%
des contracts ont &t6 directe-
ment allouds a des entreprises


0-7712 NP1- 2 4me O PoVriliw
TAP:.305 757 491t

FADKIKJ VARIETY STORE
L. 6 JAGAsmVN tOURt WUT 7 y iLES orKcASits.
A rkVeaprI d peksmiwi tvpv hAM Sdruth. IL. GAZ. CABLE TV
INUld. AhOBL ITT aw....e~w,.
Ccwmwti'tim MI~Fp-haoiqur cAhez vous-

Ouvert
6 lours


semainf:


7130 pm




* wiki c u ei -nqu

U i % U m


/Anl% -Fymai &s w
IN Ouibhq. It bu k mimIh uwutjII�u


amdricaines sans appel d'offre, parfois pour des questions
d'urgence.
En outre, certaines offres du gouvernement amdricain
sont r6dig6es uniquement en anglais et non en creole, une
barriere linguistique pour de nombreux Haitiens. Lors d'une
catastrophe, il peut aussi 6tre plus facile de faire appel a une
soci&te rdput6e plut6t qu'a une entreprise locale inconnue.
Passer contract avec une entreprise locale est 6galement plus
difficile dans un pays rong6 par la corruption comme Haiti.
La communaut6 international a promise 9 milliards de
dollars (6,7 milliards d'euros) pour la reconstruction du pays,
mais moins de 10% de la some ont &td d6bloqu6s jusqu'ici.
Principal donateur, les Etats-Unis ont d6pens6 1,1 milliard de
dollars (829 millions d'euros) dans l'aide humanitaire apres le
s6isme et promise un montant equivalent pour la reconstruc-
tion. AP


V: - 7
2-,* , � I 13 -
'~"~"~~C-IF, I��- I -
* -- �' �tJ "a - I


F' *:~* CB-.:: -? -


-rL
F�-:: �~i �.�.


4 K


Al


hot VC N n-- 4 L HuQ lo &" z 41
-. P


,,:, b, '1i -'�il~ h~c= ;
C n" r. 4L c

V x, "e 0:


oii I imil

- I.

J' *; -j-111


:I.''*; p-v��~;, .m ~_ 5:~: ;.


'd~
I....



*^-^djL


- ~ I'i

-...ir Z~~ ..�?I~'


Page 7


AMP*A

'hL:WM o Fic *W - od Pa. min a pr Winl


.x~xx Ix --l - I Ix v - -


l- - POLIP~bIF~ellj Pnlr~l 0, Ale Ou MAV ga


:~llrc".l: F~~t~~li'~�l


art






ECONOMIC


Mercredi 22 D~cembre 2010
1 Haiti en Marche * Vol XXIV * N0 48


Fonds de Garantie Partielle


de Credit (FGPC)


La BANQUE DE LA
REPUBLIQUE D'HAITI (BRH)
announce au public en g~n6-
ral et h la communaut6 des
....affaires en particulier, qu'en
partenariat avec le Minist~re
de l'Economie et des Finan-
ces, la Banque Mondiale, la
Banque Jnteram~ricaine de
D~veloppement et le D~par-
tement du Ti-sor Am~ricain,
elle a constitute un FONDS
DE GARANTIE PARTIELLE DE
CREDIT (FGCP) destine h r6
duire les risques de d~faillance





ftnql U 4 ift 14 W iquuW1 d-HaThI
ta Omouvwur




APPEL ik MANFISTAT1ON WlNTfRtF~ POUR LA SdLECT1ON DUNE FIRE POUR LA
VM1IIiCATION DeS ItTATS F1NW;INMI


La Banq1 u oi 4w lapubiwa s cHabI (13tH). 9W aUwn pubf JoiftO d& k perminn fto
JurKn.-Uqte da iau rtatwo Inan c&Bi.rs. a mli sid ge pirnnipo *. Pl-mu-_Pv1e. 9 gei
retu6r atfw *fkm itaucll pour hal cAAion doe - m am na u mbi, (Man.61*1 reven
* l 8pomaes ,64* dt uuwm;;.rpju, d e fords, a6w1 do r aduin du ce el at des c mpted
r~mrve", n b. w. m lm f flnanies) aot rmiwuiogn dun. eWire do gamian Lur SoOrdrt
h1Ibn% , on I *a d cjr uf n rIIc n our an ai stuak findc$rw wt . our - ram units em
cCloorift6 auvv Ws prilnopee Comptabem g -ririkgoment recouime t avc �ft rwuvw
ifflIrrmthnulms TALdCItI

A cei a *t. la kanqu ded Is Ripubbpm dWA l Invite Me InMrezsa* Lmouaaru atou
expressis dWnbrit oanfQrrnm*,ie h In ki du 10 JuM 2009 (urbiac 35) Ixant u rhgiee
g406ra rq s aiuxMa nwchd PE ul aux c f do caeo.sion du' rVouw do
service pubrit. LS Firnmen nel hxisie et inlemallorw d d nI iounr lous Lem
inlarflinb qu'ellee Piwi utiI* & At MM ielmeni d. l uk quaiificalior pour I wdVjgn do
prr pestffiorts. MclmmnwI:

0 Lew ptsenmmlan;
4 La C opiad d lourm b ELf at do race 4Cfl81tLtiI
* Losr W oenm mIom 4 urm uregrdisontantfs) giM (aux) =oorrnpugn4(; due
dacuirnanM Otamblsaml ca it;:
* Lee 1. dkmir a t&al feancieras
a Leju m rWp~mn s des m mIiacinsa rrlros viaar o r dumru ls cfi q f)
domiWrss anr s :
A Au nTrioB dLx (10) bnn6o* oepxrenoe conilinue an audit rinanc ar;
O Dm I4G'exptii4r emedamts I* w r 0 re ;
SCu 1cirn Was dos pnrc*aNUx Inmenaf f(NNlO*u c I% mfaumn des
prindpaux ftmvermnts _cinq (5) " d'9ixp4ngin wo en sudft f1rw*e&, Ik~cfin,
mhk*im m d f a annem dctUdess ut ommi'ires aeunpzIu v sowcsum", Lee
licanceC Erl S an wona-Co ma stou t np a ovu rr.

Laos firms natlomIa kda bewi hurmu on pkm

o Leat dms~u l taca l a our (quitu. NscIil doy" C 6 )our, ouv. c dfl
proaskwicnalle o. can; 4imfnelrk uialicun fcle, ich rbkat do ppaNnicnt).


LA flm wesa engag6a poiu wmm map dat cun. (1) anrce, imno4uva"Iks* dwm fs afin do
couwfit 1We roi m(3) evervicxs (exeBciceiearra�u 2010-2011, 2011-2012. 2012-2013).

Toutft fInff mryani exdclaM aix () mridat cons6culAs no p asa ibiW16 6 pticlper A cot
appal i mnmdesatabii dintdrdl-
Loes IWnv s I ~eM 6 t ftea A laid* parvonlr uau & dpiosar Ww osw do
tandidamur i 8was e wnkiPpe wm te mbe I4~ pt~ rrI uh la OIijon - AppeI *makfeatIs
d'irW4r~M pour h. v&1chlan On d6tafti finanie-, m au Pks Lard, o131 mvier 201 , A 1Qh
am, 4 radrese Buivamne ;
OEursque de 1a 8 Rppub m di-Hai'
C/Co C mrlalaon Sp4vi611sii des March4m Public
AnjI dsaOnsan Pav Pe do w u Quap,
Ptw1.at#Prince, if
T"Wxhwu (509) 229" 1210, (WO) 22 99 1171 - Fm C509) 22 99 1045
~E-meual: c~mpQ bh.rtet.
Lee r"OILAM do a pn-qw Ikatbi BIDIt py Lgboids datne un dI4iWr nip 06paan pa I s irigl
42V W 1wa Duwa iu svafi to on douver Lu, Od pos. Lea dohiarsr WKrrnplos ewom
MPM6-.. Souiees M erm* doMtIee Canddalures *iitm " roS'nCan SNIft Wirjo65 4
swouetire Sdes ofra.



PcwI1-e-u-FPrir'co Ia 1 d4 a bee2010.


AVIS
bancaire et a favoriser la reprise des activities economiques en
encourageant l'acces des entreprises au credit.

Le FONDS DE GARANTIE PARTIELLE DE CREDIT com-
prend deux volets appealss piliers) :
(a) le premier pilier aidera les institutions bancaires a restruc-
turer les prits don't la quality a &td affected par le s6isme
du 12 janvier 2010. Cette facility permettra aux banques
de rendgocier les encours sains avant le 12 janvier, tout
en assainissant leurs portefeuilles. Elle leur permettra
aussi de prot6ger leurs fonds propres et aux entreprises et
particuliers d6biteurs, de continue leurs activities dans le
respect de leurs obligations.
(b) le deuxieme pilier a pour mission d'encourager de nou-
veaux investissements priv6s dans l'6conomie haitienne,
via un programme de nouveaux credits, soit a des pro-
jets d'expansion, de modernisation et/ou de renovation
d'entreprises existantes soit a des entreprises nouvelles
(start-ups).

Le premier pilier du FGPC sera g6rd par le FONDS DE
DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL (FDI), institution sp6cialis6e de la
BRH, sous la supervision d'un COMITE DE PILOTAGE compose
de repr6sentants du MINISTER DE L'ECONOMIE ET DES FINAN-
CES, de la BRH et des Bailleurs de fonds internationaux.

Un resume de ce qu'est le FGPC
Aprbs le s6isme du 12janvier 2010, le Gouvemement
Haitien a d6cid6 de crder un Fonds de Garantie Partielle de
Credit (FGCP), avec l'appui des Institutions Financibres Inter-
nationales, don't la BID, la Banque Mondiale et le D6partement
du Tr6sor Amdricain. Le but de ce fonds de garantie est de
r6duire les risques de d6faillance bancaire en Haiti, suite au
s6isme et de favoriser en m6me temps la reprise des activities
6conomiques, en facilitant aux entreprises l'acces au credit.
Ce fonds de garantie comprend deux grands pi-
liers :
Le pilier 1 don't l'objectif est de venir en aide au sec-
teur bancaire et a ses clients, a la suite de la d6t6rioration du
portefeuille de credit des banques. Grace a un programme de
restructuration de prets affects, d'octroi de nouveaux credit
dans le cadre de cette restructuration et de garantie par le FGPC
de ces nouveaux et anciens credits consolidds, le secteur ban-
caire pourra assainir son portefeuille (avec les consequences
positives sur ses fonds propres), - les entreprises et les parti-
culiers pourront reprendre leurs activities dans des conditions
qui leur permettront de faire face a leurs obligations. Autant
dire que le pilier 1 a vocation a tre temporaire.
Le pilier 2 a pour objectif de favoriser de nouveaux
investissements dans l'6conomie haltienne, a travers un pro-
gramme de garantie de nouveaux credits, soit a des entreprises
existantes entreprenant des projects d'expansion, de moderni-
sation ou autre, soit a des nouvelles entreprises (Start-up).
Le Fonds de Ddveloppement Industriel (FDI), a &t6
d6sign6 comme administrateur du pilier 1 du FGCP Dans le
cadre de la gestion du FGPC, les operations du FDI seront
supervises par un Comit6 de pilotage compose des repr6sen-
tants des bailleurs, du Ministere des Finances et de la Banque
Central.

A. Mode Op6ratoire :
Les operations du FGPC ne seront conduites qu'a travers
des intermndiaires financiers agr66s, ayant sign un accord
special de participation avec le FDI,
Type de Cr6dit vis6 par le FGPC :
* Prts commerciaux ordinaires amortissables ;
* Lignes de credit;
* Cr6dits au logement;
S Microcr6dit
B. Interm6diaires Financiers :
S Banques commercials approuv6es par la
BRH;
S Cooperatives ayant subi, avec succes, unexamen
approfondi de la part de l'administrateur du
FGPC et/ou ayant sign par la suite un accord
de participation avec ce dernier, et remplissant
les conditions suivantes:
o Respect des normes prudentielles
o Information financibre disponible et
transparent
o Performance et procedures acceptable.
C. B6ndficiaires ultimes:
* Entreprises op6rant dans les zones du s6isme
ayant un credit bancaire class courant avant le
12 janvier 2010
* Particuliers vivant dans les zones affect6es et
d6biteurs des banques commercials
o Pr~ts hypoth6caires pour le financement de leur
residence principal.
D. D6penses ou activities eligibles :
S Achat d'immobilisations
* Achat de marchandises
* Paiement de dettes envers les fournisseurs
S Renflouement de la tr6sorerie
E. D6penses ou activities non eligibles :
* Paiement d'imp6ts et taxes a l'Etat
(BRH/ p. 12)


Page 8




Mercredi 22 D6cembre 2010
Haiti en Marche * Vol XXIV * N� 48


I--


,C"Os


S*1L


)


�
I


A- _
'ciII 1k


Oil
I' 111


V


Page 9


V


00?


rq
ocg��r






MIAMI DADE COUNTY


S H Mercredi 22 D6cembre 2010
Haiti en Marche * Vol XXIV * N� 48
I


MIAMI.-jjj



AVI LEGAL

ma r l ~ $- d(:i t"i" I�: .r ?: v~lr r i - iFl r ~ -u ;:rn .. I'.. ,l~.;2�~ m, in - L" l ~r - :I E h Di ' . ii 2ti 2 *.r,? j-�x- !A- *.~~lCII .~I C 4 T 2"


N I i rptittit da u a
'3p 3 1':


Izii In-wmar nn.Arr~i
UIlIrnmj �?irkM rlhrf ia:
EM *�'- uSn �a irjit


Poliir . L-f I Se n i

n:. :,iP c


[';l kn:.,r irlr'.ri-

[: 'l c- ad'M r 3r. rjisl


I AI � 'V
-i i Iw ,Fi 1cm. . .t .l hi~- - � :r:

I I.A - -i .! K-' .. 4 1 . f




















LL.
2'I
. .k I

* .'.A ~*� p .1~ .: I :, mI, -, :
~IJ.:iLI . �





. 1 �� .A :. n. . . . p. � � LA1��.', vy,~: ��


- I. 1 - J * ��* *-.- .- � ' :� ' :' � -J . U..: j
*f .v i '.:~4 LA' K ':I �.* .'''N - 11T


*. :' *.''m' *.. '*, ''I Lm II I:.-




t A :'' -. - 'I *:: . in, hi� ...'I *' *::


3. C .I .'I�-'A ....... *..~.. .. . .4 ~ :I



I. !.. **~~ --I � i -I A A'J..





-I- I
rWZ tu.inr............2.
. . .1~ ~ Lb. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
A~~ .A� Jin/. jr %;. i.:.JU

... * :'n ** -, *.rr I .�r *...�imt . **m in *II
:� I: J i :li - -: � "1 ". &.* *li .i ~ rr" ~B; ~



*- & L
A~~~I ..� *.. ** mI~


Lester Sra

Si;.LvizC ELkksyon. Kntor Miarmi-Daid



Kon inyv nun litf paj la


Page 10


r


I Pou piblisite sou ent6nO yo, ale sou http:i/legalads.miamidade.gov I






Mercredi 22 Dzcembre 2010 M A C' NTV Page 11
Haiti en Marche VolXXIV N' 48 MIAMI DADE COUNTY Page l



Kontinyasiyon paj pre.s dan an



hdier *i 6rir bi raIr. n: Lil b- win: i a:i. !ru h'clie .i he rbyg E rn .- Ln L k.ilnwn d-'r:.
'Po! t Fciile st d. Orlm 3 2 Li' M . :rC:ir~ - L.C-. Jl. PCI Lr p' -mlc' it d .il- t, . L'"- I3 C .tci'* C:i: : " i ;y *r [ : i. OdlrM r rn *Cll' "'; ; Ir Cw'r r :i(d l r- n - ri %-

I[, . , : '1" .- ., . Y' - I * U L "



* . , , , . . ' *. . v ,I ,.' v



S. - . - 1 . . .: - . . . ..


. v ,. , " . -* .1 ! . � . .. � I , .. ; v � . ."." * ' '., . I : '.

S* * . . * . . . * .

-. ' . "; ' ', ;-..;, , " - ': . il " . ,j, . .- � . . * . ,-,- * . . 1 '' ;
I L I i I L


1 . * L . I . I I : * * I . 1 I- - * . **
. � - S . - -. . �' i - -




S* . . � * I L � . .. * * *- . . � .' - * -J ,
* L
.- -A :.. * :I " t * ::.. V . . .. .- *.' L . 8;
. *'. . ",", '. V I ' . . '

. . : - . I . - - .
. . . : .: . .. . . . . ... .. .









V . - , . (Hr.' i *..L . s . - ' i . i ('i " '

,. . - I " - . :. . � ''. . .



I .L .. & - . .. ' - - . . .. - c - . . - f - �.

u . . - . * . . . . , . i - 1 - -:-'

: I :L � 1 1 V









.: ". .: ,' . ," 'I.. . . :... .. .- ' .'.. ' . ., ",,.' -- �




x. -
- ' -.. . . " - .
U : I - .. ' 4 , - . ' . f - - r. " .. . : ' * ... v - I.

















S . e* '. *I _:_ . I.:- . I. - . * . .e.J '... _______
* .-*. I' -



V * . . : . * r ,. ' * ' ,: . i . * . . . A' . ' -. y . * - . : *.
I . . . - .- - . 1 . . .- U ' ' I .:" I.

' ' . * * . . . '1 . : * -







.. . �- - , , : . - -. ", *"* . ' "" ' ' . -" '.- ; ..
S, . . . -- - ';I.. . '.*- ' , [ ' - '. - . -













- . - , - .- . v . . . - , . . . I * " - *

.- -. - , - '* .' **- I - - I

- y -' -

" L ' . ": '1 . . -" .. "I ' ; - . .

: " " . : | .* '. :. . . . ; .. -. ., ".I , '.. *.*.... *. .. . v .. . . ..'

- , , -.; .'. i . ' , . K ; ' " . � ., ... , . - | � '. ..




*. .- . :c -. ----* - -
S. .. .; . --






- � .: .. . - I . . - '. "- . . . .: . � I .'. :. 1 - *ll i ., I " - I :. .,
v: '-'.... :'- I': . ;, :'.. ?,..: :: 1 " : : .', .- . ':'. Ii :- ' , - -'l , ;































Lester So a

Si..viz Eleksy.on. Koite Miamri-D"d
�.:�[::=
i',~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~~~~~~I :.''':. ''""� f ":' "h :'t.�' :..


"~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~~~lse ",�"_.-, '1'6I',-"& ", ,,g: " 1',"�"- '-"..

�" ." .'"" h^ ".,' - . " : ... :; ' l k vn K I � I" a : ,," , -. , , ,"


P ia u m hllil i te so u eij nri 1: y oia' lers1 o u1. ht11 p :/114e ramlad s'u mi a m~u i d ade1:1 gIvu1 1






LIBRE PENSER


Mercredi 22 D6cembre 2010
Haiti en Marche * Vol XXIV * N� 48


o L 'ignorance est la mere de tous les crimes.
Un crime est, avant tout, un manque de raisonne-
ment. Honored de Balzac

Chers amis lecteurs, le raisonnement, d'apres les
sp6cialistes, est << la faculty ou l'action de raisonner >. II peut
aussi 6tre considered come 6tant < une suite d'arguments qui
s'enchainent > afin de donner lieu A un discours coherent et
convaincant. Ce discours bien labor 6 peut aussi avoir pour
finality la transmission d'un ordre. Dans les trois cas cites, on
parole de raisonnement:
1- Faculty ou action de raisonner,
2- Suite d'arguments qui s'enchainent
3- Discours bien 6labor6 ayant pour finality la trans-
mission d'un ordre.
Chers amis lecteurs, un raisonnement peut 6tre rigou-
reux. II peut aussi 6tre plat ou banal. II peut 6tre technique ou
vulgaire. En g6ndral, on en distingue les types suivants :
- Le raisonnement inductif: il part d'observations
particulieres pour aboutir a une conclusion deported
gendrale.
- Le raisonnement dtductif: ilpart d'une idee gendrale
pour en dtduire des propositions particulieres.
- Le raisonnement par analogie : il procede a une
comparison avant d'aboutir a une conclusion.
- Le raisonnement par 1 'absurde : il imagine les con-
sdquences absurdes d'une idee pour la rtfuter.
- Le raisonnement critique: il consiste a contester une
opinion adverse.
- Le raisonnement dialectique : il consiste peser les
arguments favorables ou dtfavorables d une these.
- Le raisonnement concessif : il consiste d admettre
en parties des arguments de la these adverse et d leur
opposer d'autres arguments.
Rep6rer le type de raisonnement utilis6 permit de


<< Raison-ne-ment>>
mieux comprendre la strat6gie argumentative de l'interlocuteur
et ainsi mieux caliber la r6ponse A donner. Le raisonnement
est tout cela, mais, chers amis,je prdfire vous offrir aujourd'hui
une vision diffrrente, sous un autre angle. Je me souviens avoir
rencontrd, cela fait quelques anndes, unjeune 6crivain du<< plat
pays de Brel >>, de cette Belgique qui n'arrivejamais A trouver
de bones raisons pour se d6faire complktement. Son originality
me plut, dans le fond et dans la forme. Iljonglait avec les mots
et leur trouvait le sens occult par les acceptions formelles. Le
<< Parlement >>. Ce mot lui procurait un plaisir atroce. Peut-on
faire confiance A quelqu'un qui, fondamentalement, < Parle > et
<< Ment ? Il n'aimait pas du tout ce genre de < representation
cam6rale > A laquelle on ne devraitjamais fair confiance. Et
dire qu'il parlait de la Belgique. Qu'aurait-il dit dans notre cas
oi on ne sait plus qui raisonne, qui d6raisonne, qui r6sonne,
qui entire en resonance ? Qu'aurait-il pens6 de notre < Parle-
Ment >> ? De nos homes politiques? De toute cette cat6gorie
d'hommes qui aspirant A gouvemer un pays et qui << mentent
sans < raison > ?
Un peu plus tard, chers amis, sans me rendre compete,
lors d'une rencontre avec desjeunes,je fus amend A leurparler
de < Didactique . Je leur disais alors que << raisonner > n'est
pas << rsonner >. Et le << raisonnement > n'est ni << rsonne-
ment > ni < resonance >. Dans le meme ordre d'id6es, je sui-
vais l'autre jour une < intervention mul6tienne > et je pensai
alors aux < raisonnements > du << repr6sentant minusthien . Il
< Raisonne et << Ment >, pensais-je. Mais, chose dr6le, tout
le monde semble avoir raison.
- L'ONU a raison. Les analyses r6alis6es sur les troupes
ndpalaises ont conclu negatives.
- Le Gouvemement haftien a raison. La souche de cho-
16ra, A trbs forte virulence, trbs aggressive, correspond
A une souche asiatique et a &te introduite en Haiti. II


s'agit done d'une maladies import6e.
Les analysts francais ont raison car leurs 6tudes
ont &te concluantes. La zone premibrement touchde,
le type de vibrion choldrique, les d6placements des
troupes ndpalaises, la situation sanitaire au Nepaljuste
avant le d6placement des troupes envoydes en Haiti,
la temporalisation dans la chain de transmission de
la maladies (porteur sain qui transmit la maladie, lieux
de deposition ddsinfectds, traqabilit6 impossible, etc.).
Tout cela ne laisse pas de doute : l'ONU est sfirement
A l'origine de l'6pid6mie.
Les manifestants qui s'opposent A l'emplacement
des centres de traitement A proximity de leurs lieux
de residence ont raison. Face A l'inconnu, A la d6sin-
formation, A l'absence d'informations s6rieuses, A
l'absence de protection de la part de leurs dirigeants,
ils se sentent d6sempar6s et s'en prennent A ceux qui
ont le moindre tort : les victims.

Qui a done tort ? J'ose croire que dans ce cas il s'agit
de l'ONU. Volontairement ? Involontairement? J'imagine
qu'ils doivent vouloir d6montrer que cela a &te un fait invo-
lontaire puisque les evidences sont parlantes. Leur mission
d'experts qui va visiter Haiti doit devoir faire la lumibre sur
cette situation. Y a-t-il d'autres raisons ? L'ONU doit avoir
ses raisons que la raison ne connait pas.
Enfin, chers amis lecteurs, comme disait l'autre,
nous sommes obliges de faire le manage dans notre cher petit
pays avec les ustensiles du raisonnement, ainsi, meme si nous
n'arrivons pas A nous d6faire complktement de la salet6, nous
arriverons quand meme A une salet6 bien rng6e.

Oscar Germain
germanor20055@yahoo.fr
Ddcembre 2010


16 Desanm 1990-16 Desanm 2010


2 dat ki sanble tbt koupe, si ou pa foubi je w gade.
Anverite, youn se rev 16bt la, youn sete limyb 16t la se fe nwa,
youn sete 2 men anlk, 16t la se men nan machwa, youn sete
yon batem, 16t la se yon veye dlo nanje.
Men, ki rezon ki lakbz nou s6ti tou pre syOl, pou
nou degrenngole nan presipis ? Eske se malchans, madichon,
konplo entenasyonal oubyen eske se nou menm menm ki
fouye twou pou antere pw6p tbt nou ?
Nou p ap kouri bay blan yo labsolisyon, paske depi
dyab te kaporal yo pajanm sispann four men nan zafr nou,
pou pi gran male nou. Men si anndan pat vann, dey6 pa ta ka
achte. Ni an 1915, ni an 1994, ni an 2004, se lenkonsyans ak
malveyans politisyen ak lelit natif natal ki toujou louvri pbt
pou yo. Jodi a, se menm penpenp la. Pandan kay familyal la
ap pran dife, ti neg ap goumen pou eritaj ! Pa gen youn ki s6ti
pou voye menm yon ti tas dlo pou tenyen dife a.
Wi, kisa ki mennen nou s6ti 16 Desanm 1990,
pou nou rive 16 Desanm 2010 ? Li tw6 fasil pou lage tout
responsabilite a sou do dives KEP yo, osnon Prezidan ki
pase sou pouvwa a depi 20 lane. Li tw6 fasil pou mete tout
pwoblkm nou sou kont tranbleman d tb, sikl6n osnon epidemic
kolera. Bagay yo pi konplike pase sa, se plizyb fil ki trese k6d
malk nou pase nan kou n la.
Koudeta 1991 la, pat piti e jouk koulye a, nou
derefize mezire konsekans li. Li kase kous Pep la sou wout
demokrasi, sou wout chanjman, ni Ayisyen b6 isit, ni fre ak
sb nou yo nan dyaspora a. Li fin kraze yon ekonomi ki te deja
sou lagraba, li fe nou antre pi fon anba dominasyon letranje,
li fe nou tounen nan move zabitid nou yo: enstabilite, kraze
brize, pike dife eksetera... Men sa ki pi grave, nou pa janm tire
leson nan evenman terib sa yo. Sa ki pi grave, peche nou te fe
an 1991 la, nou retounen f 1 an 2004 e nou sou wout reff 1
an 2010.
Ki sa ki eksplike n ap plede vire won, n ap fouye
twou malk nou pi fon ? Ki sa ki esplike, chak fwa nou rive
nan yon kalfou, nou retounen chwazi menm chimen lanmb a,


"4AiJlvJzYi.W15, LwyrltFPS�SMJ

Er MW pkw hbir at fl
1 hI . -t 4f v Ame4jflg


gwLdrni jans&)a-flU A.J, :)ltil tut
~r~ r~l s~'Y~~~4T~I ~4tY~


dhpqppm POWN1414% too"
News seiwnue s...

r r1s0 qpwM. I - - .- -V

mjteriM- -"


Pout vwe lastiwAoum m c0lm4 A0,AmLpmu


,L~t. ln"
� � r l, $,.k


tmngai NP I Lm* AmtbCA
nsaE*4ad 1p&I m


**Weui to. S..tftf awqL P J Pl kmwudm FL
SMAU-?S2 j 3L44LAPME14-flI'45


Notre nouw
strvi
PIC
ew.t dil.p


angiz nou pran wout nff ki mennen nan lavi ak pwogrb a ?
Kbm nou te di 1 deja, gen plizyb rezon pou sa, men
pi enp6tan an, se mepri nou genyen pou la verite ak listwa;
se manje bliye n ap plede vale pa gwo kiye plen ra b6. Manje
bliye se pwazon nan kUlkilanswa peyi, men nan peyi d Ayiti
se pwazon vyolan ki bay kolera sosyal ak politik, ki fe yon
pbp pbdi ata nanm li.
Poukisa manje bliye telman pi grave nan peyi nou ?
Gen plizyb rezon pou sa: yon bon valk nan popilasyon an,
pa konn ekri, pa konn li, p6syon ki konn li a pa jwenn bon
liv pou li sou listwa 1, osnon li pa gen mwayen achte liv. Lb
peyizan ak pitit yo vide nan bidonvil, yo pbdi abitid koze anba
ton6l, kote grandct yo te konn simaye lakonesans, bouch an
bouch. Mete sou sa, popilasyon peyi a, ap ogmante byen vit e
majority Ayisyen se jen ki gen mwens pase 25 lane. Gwo f6s
sa a, lage san bous6l, tbt li gaye, vant li plen manje bliye. L ap
vanse nan lavi a, san edikasyon istorik, san edikasyon sivik,
san prensip moral.
Gen pase 3 milyon jbn ki vin gen 18 lane depi 16
Desanm 1990, kidonk ki vin gen pouvwa vote pandan yo pat
men gen lakonsyans jou istorik sa a. Pou daye, menm moun
ki gen laj pou sa, pa menm remake Jedi te 16 Desanm.
Jen ki te pran lari, 7 Desanm ki sot pase a, se pitit
moun Michel Franswa ak Ninja t ap mache tire yo, se pitit
pitit moun Luc Desir, Madan Max Adolphe ak Ti Boule t
ap disparbt yo, se pitit pitit pitit, moun general Kebreau t ap
masakre sou BnlB ak nan Lasalin. Konbyen nan yo ki konn
sa, konbyen nan yo lid politik ak entelektydl kap pale tout
jounen, aprann sa ? Yo pa konnen non bouwo P4p la, ni yo
pa konnen non neges ak gason vanyan ki bay lavi yo pou


demokrasi: Lucette Lafontant ak Jean-Jacques Dessalines
Ambroise, Hector Ryobe, Fred Baptiste, Yanick Rigaud, Fred
Coriolan, Serge Villard, Georges ak Antoine Izmery, Jean
Dominique ak plizyb milye 16t.
Pi red, majority moun ki rive alatbt Leta depi 16
Desanm 1990, gen ant 40 rive 70 lane, ki vle di yo pat janm
konnen sa ki rele demokrasi nan peyi a.
Men sa ki lak6z nou nan sa nou ye la a. Men sa ki
lak6z kbkjen ap plede ekri "Bon retou Prezidan Jean-Claude
Duvalier", men sa ki lak6z yon lid politik ap chache fe kwe
peyi a te dous kou ladoudous anvan 1986 e li ka fe nou fe bak
an arye pou nou tounen nan tan beni sa a, men sa ki lakbz
moun ap fe konparezon tbt chat ant 1990 ak 2010.

16 Desanm 2010, se revel 16 Desanm 1990.
Eleksyon 16 Desanm 1990 yo, P4p la t al vote an
mas, pat gen dez6d, pat gen magouy, e se P6p la ki te aktW
prensipal, s6l k6k ki chanted nan eleksyon an. Tout moun ki te
vle vote te gen kat yo, pat gen demagoji kat idantite dijital.
Men sitou, sitou, 1l P4p la te pran lari 17 Desanm
pou pwoklame rezilta v6t li, se pat pou kraze brize, se te pou
fete demokrasi. Nan foul la, te gen fanm kou gason, ouvrye
ak machann, pwofese lek6l ak agwon6m, moun 20 an tankou
moun 70 an.
Nan bann ki te pran lari 7 Desanm 2010 yo, se gason
ant 12 an rive 25 an tou snl, nou te remake k ap tire w6ch,
piye, kraze vit, boule kawoutchou, lage latrin nan lari, nan
mitan yon epidemic kolera !
Anverite, anverite, angiz n ap goumen pou eritaj,
pandan kay familyal la ap boule, nou ta dwe reflechi sous sa.


Fonds de Garantie Partielle de Credit (FGPC)


(BRH ... suite de la page 8)
S Achat d'6quipements usag6s d6ji en Haiti
S Activit6s contraires A la morale, aux bonnes
mceurs ou
pr6sentant une
menace pour
l'environnement
et/ou la sante de
I la population.
F. Formulation des
demands :
ut S h *� Les demands
nii 4de garantie sont
directement
Sadress6es par les
interm6diaires
financiers au
FDI.
"' G. Critires d'Oligibilit6 des
beneficiaires:
� Avoir une
dette envers un
interm6diaire
financier qui
Vfeau n'6tait pas
cr: de class6e comme
:K UP ( improductifx
avant le 12
janvier 2010
et qui a &tC
contracted en
conformity avec


les normes prudentielles de la BRH ;
* Avoir eu ou avoir encore des operations dans
les zones affect6es par le s6isme ;
* Etre en conformitW avec les lois et les nor-
mes nationals et internationals en matibre
d'environnement, de sante et de s6curit6 des
travailleurs ;
* Ne pas figure sur la listed noire d'un distribu-
teur de credit en Haiti.
H. Montant maximal de la garantie :
S La garantie du FGPC par b6ndficiaire ne
pourra pas exc6der 50% du pret consolid6
(ancien+nouveau) de l'interm6diaire financier
ou 750,000 dollars pour une PME et 1,500,000
dollars am6ricains pour une entreprise de grande
taille.
I. Durde de la garantie :
S La dur6e de la garantie du FGPC est celle du
pret de l'interm6diaire financier sans d6passer
5 anndes cons6cutives. Une exception est faite
pour les prets hypoth6caires contracts pour le
financement d'une residence principal : ceux-
ci pourront beneficier d'une garantie pouvant
aller jusqu'A 10 ans sous reserve d'un examen
approfondi du dossier.
J. Volume maximum de credits pouvant 6tre couverts par le
FGPC
S 140 millions de dollars am6ricains A un taux de
50%


Page 12


ass. M
414441 -U


mmubfl6fl EIMu-wI-
UE4YT41SSS3&4"~-4W


xxxI.- l - I I


I





Mercredi 22 D6cembre 2010
Haiti en Marche * Vol XXIV * N� 48


LES PETITES ANNONCES


Le Nlanolo Inn
DANS LES NIPPES
' UrLn UmfEr1 cit plpe
mir bandUiaSt t Smile de
twig ibuat
* L .rme di m r prilr
par nor a Chita.r
* cait d Iren
*ip flOt, f, Emnv
Pmartlleuetr A An AI
Virgo
* tL P1rt1ir 1 |lh * 4
fTreEuL dm 6 r 17.
Witc.k-


Td~p1 son ff65~361
T T4. 7Mt 5144MA0

Internetdhpwdbit
pourk sclknuts


SANTE / CHOLERA

L'ONU ignorait que Haiti 'se te glise'


PORT-AU-PRINCE, 19 D6cembre - L'ONU persiste
dans son refus d'accepter que sa mission de maintien de la paix
en Haiti (MINUSTAH) est A l'origine de l'6pid6mie de cholera
qui a d6ji fait dans ce pays 2.500 morts en 2 mois.
Malgr6 la confirmation de grands experts intema-
tionaux, les Nations Unies ont annonc6 vendredi la mise en
place d'une 'commission ind6pendante' charge d'enqu6ter
sur l'6pid6mie.
'I1 y a eu de multiples informations' dit Alain LeRoy,
chef des forces de maintien de la paix de 1'ONU, mais 'il n'y
a pas eu de consensus parmi les scientifiques.'
Pourtant un 6pid6miologiste franqais
de renom, le professeur Renaud Piarroux,
sp6cialiste du cholera qui a enquet6 en Haiti
sur demand du gouvemement haitien et avec
l'autorisation de la France, a conclu que le _
camp ndpalais, A Mirebalais, dans le Centre
d'Haiti, 6tait la source de l'6pid6mie (AFP, ; -
15 d6cembre 2010).
D'autres experts ont indiqu6 que la
source provenait d'Asie du Sud.
Une 6quipe regroupant des scienti-
fiques haitiens et am6ricains, notamment de
la faculty de m6decine de Harvard (Boston,
Mass.), confirm dans un article public le 9
d6cembre dans le New England Journal of
Medecine , l'origine asiatique et imported de
la source de vibrion choldrique, la bact6rie qui
provoque le cholera, A l'origine de l'6pid6mie
touchant Haiti depuis la mi-octobre.

Souche geographique Oloi-
gne ... Visite de
'L'epid6mie d'Haiti r6sulte proba-
blement de l'introduction par l'homme d'une
souche de vibrion choldrique provenant d'une
souche gdographique 6loignde', 6crivent Chen-Shan Chin et
ses colleagues am6ricains.
Cependant le chef des missions de maintien de la paix,
Alain LeRoy, a rappel6 que d'autres experts ont 6galement
6voqu6 les conditions climatiques ou estim6 que la bacille
avait &te dormante en Haiti depuis des anndes.
Alain LeRoy affirme aussi que tous les tests mends
dans le camp ndpalais, dans la rivibre A proximity du camp
(Meille) don't l'eau aurait pu etre le premier vecteur de propa-
gation, 'ont &t jusqu'A present n6gatifs.'
Mais le secr6taire g6ndral Ban Ki-moon a d6cid6 de
nommer un panel form d'experts intemationaux pour d6cou-
vrir, une fois pour toutes, la source de l'6pid6mie.
'Nous sommes en discussion avec 1'OMS (Organisa-
tion mondiale de la sante) pour trouver les meilleurs experts'
a encore d6clard Alain LeRoy.

Jamais de cholera sur 1'ile ...
Cependant peut-on faire mieux que les experts de
l'universit6 Harvard ?
Oyez plut6t: 'D'abord il existe une pand6mie de
cholera s6vissant au niveau mondial - la septibme connue
dans l'histoire - et qui est responsible annuellement de 3 A
5 millions de contaminations, qui provoquent de 100.000 A
300.000 d6c&s.


Cette pand6mie est due A un type de vibrion cho-
l1rique baptism 'El Tor ol', apparu pour la premiere fois en
Indondsie.
Les souches 'El Tor ol' qui s6vissent de mani&re
permanent en Amdrique du Sud et central n'avaient cepen-
dant jusqu'ici jamais entraind de cholera sur 'ile (Haiti et
R6publique dominicaine).
De ce fait les experts ont cherch6 A determiner quelle
est l'origine gdographique responsible de l'6pid6mie qui a fait
2.500 morts en Haiti (dernier bilan official). Pour cela ils ont
proc6d6 au s6quenqage du genome des vibrions chol6riques


eMark Ward, de l'Officefor Foreign DisasterAssistance, a un dep6t de s
de I'USAID contenant des products servant dans la lutte centre le cholkrc
(photo Robenson Eugene/HENM)
retrouv6s dans les selles de deux malades haitiens et de celui
d'une souche de 'El Tor ol' isolde en 1991 lors de son appa-
rition au P6rou ainsi que des gnomes de deux autres souches
identifies en 2002 et 2008 au Bangladesh, pays d'Asie du Sud.
Comme d'ailleurs le N6pal.

Introduction accidentelle ...
Ils ont 6galement compare les sequences g6ndtiques
obtenues A celles de 23 autres souches. Et voici leur conclu-
sion : 'il existe une 6troite relation entire les souches isoldes en
Haiti et les souches 'El Tor o1' isoldes au Bangladesh en 2002
et 2008. Cependant l'analyse des variations du genome des
prdlevements haftiens revble une relation plus distant avec les
souches circulant en Amdrique latine.' De meme ils different
de souches retrouv6es en Afrique de l'Est. (Le Monde.fr, 11
d6cembre 2010).
Dans leur article, Chian-Shan Chin et ses colleagues
s'inquibtent aussi des consequences que pourrait avoir, au-delA
meme des frontibres d'Haiti, introductionn accidentelle du
variant sud-asiatique du vibrion El Tor' dans la region. Plus
adapt6e A se rdpandre et plus r6sistante aux antibiotiques que
d'autres, cette souche semble donner des forces plus severes
de cholera.


L'Vpid6mie n'est pas liee au s6isme ...


Encore plus affirmatif est le rapport du professeur Re-
naud Piarroux, sp6cialiste du cholera A l'h6pital de Marseille,
apres un s6jour de trois semaines en Haiti.
Selon le professeur Piarroux, 1'6pid6mie 'n'est pas
lide au s6isme, elle ne provient pas non plus d'une souche
environnementale.'
'Cela a commence dans le centre du pays, pas au
bord de la mer ni dans les camps de sinistr6s du s6isme (ou
vivent 1.3 million de personnel). L'6pid6mie ne peut donc tre
d'origine locale.'
Des r6vdlations que la Minustah semble combattre
en indiquant que les tests r6alis6s dans les
latrines et les eaux du camp ndpalais 6taient
'n6gatifs.'
Cependant aprbs avoir r6sist6 ainsi
pendant plus d'un mois, vendredi, 1'ONU a
annonc6 qu'il mettait sur pied, de concert avec
l'OMS, une commission d'enquete ind6pen-
dante compose d'experts intemationaux et
qui auront aces a toutes les installations de
la Minustah (mission des Nations Unies pour
la stabilisation en Haiti).

Une affaire de prestige ...
I1 est probable, devant tant d'6viden-
ces ass6ndes par les plus grands sp6cialistes en
la matibre, que 1'ONU lutte d6sormais pour
conserver son prestige. Mais le prix doit-il en
etre un camouflet aussi flagrant pour un pays
qui totalise tant de malheurs et de souffrances
en mime temps ?
Le tort ce n'est pas l'introduction du
cholera dans le pays negligencee, peut-6tre,
S accident, probablement) mais c'est le refus
syst6matique de reconsid6rer la question et qui
finalement confine A la morgue, l'arrogance.
Un certain manque d'humanit6.
Jusqu'a la r6cente menace agit6e par le num6ro 1 de la
mission, Edmond Mulet, pregnant pr6texte de la bataille 6lecto-
rale pour lancer que les Nations Unies s'en iront si 'la volont6
du people haitien n'est pas respected et Haiti ne b6n6ficiera pas
de l'assistance de la communaut6 internationale'
Beaucoup pensent que c'est la question cholera que
Mr Mulet avait plut6t A l'esprit.
De li A penser que les n6gociations qui entourent le
processus pour la designation du prochain president d'Haiti
(puisque ce ne seront apparemment pas les bulletins de vote
qui auront le dernier mot) soient une occasion de solutionner le
dilemme devant lequel se trouvent les Nations Unies en Haiti
en posant comme condition au nouvel Olu qu'il d6livre 1'ONU
de ce boulet, il n'y a qu'un pas.
En tout cas 1'ONU aura appris, A son tour, que Haiti
'se tb glise'. Les plus stirs d'eux-memes finissent toujours par
s'en mordre les doigts.

MIlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


I aiwf en mMarte J


Page 13


Ecoutez

Melodie Matin
Avec Marcus



.olde d i e




www. radiomelodiehaiti. corn


ADOMI PURCHAIJNO AGENCY


Tel.: 786-457-8830 * Fax: 305-756-0979

e-mail: adomipurchasing@aol.com

Pour tous vos achas ;

Equipements pour construction / PiMces de voiture I Camion I

Equipment medical

Par avilon ou par bateau.


.x~xx Ix --l - -Ix - -- - -


10 d6partements d'6tudes
Licence en :
* Gestion d'Entreprise
* Conception et Execution de Projet
* Economic et Finance
* Sciences de l'Education
* Sciences Comptables
* Relations Internationales
* Gouvernance

Dipl6me en :
* Informatique de Gestion
* Relations Publiques
* Gestion de la Microfinance

Seminaire en
Planification et gestion deprojets
+ Microsoft Projet et SPSS
Contactez nous:
Angle Delmas 75 et Impasse Htrard # 3,
Port-au-Prince, Haiti, WI.

Par courriel: c.fd.e. delmas@gmail.com
Par telphones: (509) 2246-1425 \ 3555-1575
2513-3726 \ 3767-1575 \3444-2001





LES JEUX


Mercredi 22 D6cembre 2010
SHaiti en Marche * Vol XXIV * N� 48


11111


/kI~uD RA PER 0 i L FE 3F_ 4.1 iil~r~wt c1r.-4I rvOU�:. ii


LA:K N S A A J

E K E M T E
IIE _ 2 EA


Z T :E;S I E N s


.1., I; :1 I.5 'I ~~~~ _ I:l:~1:lrr Ii I-�~ ,r� I��


T Z

R IE

U �B

S c i :'s jl I i e I~i n ie pas
SU E D OI0 S


101o die


fm


Bom Revelll C i muiihlw

4Au PIpiri 2chamtarkt
joamal T1 fie(c a #v Louini Foou


M40~dle wdnav ocn Mgricus
lfn A4!cE1 Itftcriw- Anred
Nos Chmz.01a.;
Ltdoriul dc M cuc
Aupuokidien awcc F= Emic
La ChmmutquL- uiic rUuh'iavoc tndmiqueBaiklo
Lo Spouns wcu Mumij Barcau
Lzi. Invj.6im JcOW'
S1Ioddic MIajin cIque samedt m4 amiiia
par F&W i Ire Rsph;kl

II L dLrqu. ed I'Auditeur
anmimuhmn lanmt Pledvil

1200 Le Midi
hIfarwuuaia~rnt. avLuLwy Ru Fa.tiII

�hO) Lady Blu&S avec Usic
jpw Blcar SwirW Ratim

OO Cost 4 5 Son are hansons,.
E~sisrkanCcdu . rinaiscslrw

L Son L oVIeux Tensm

owc Dzw .- nn l CL CIIILiln Bill

LeJourram de 5Iures
4ivoe 'vlkicc Hcwkn


Qi








S3
'i.


e edt lfJ~d L$po0te ev ?Kaiee f


- I


Page 14


H .IC R I:� hp
,ti
-IF

i i. II


SCRABBLE
�'"." i"r;'.' Ps sept , l srup s . i-dcjsiirji


Sh00-0h30


AN)


7h3hWW















I h-Midin


hflO(


M&ifdIO & Company

Anoyrrer d l~~iruME
Mai v"acka bea
Amu~rySub'wr cm ucunIidii



Notm Grand Concert
Lu". & ttT.: L hIcun cbmqluc
Jew. 4DiRm. : Jwas Tewt
Judy Carmichael negait Les in% It&
CUeavaem, prenw vo. dames
San n cdi ' am% dosu t '-s ppuaires haTtirm.

7&die


5h ,30pm




80h31 .b o

9bw - I 1,3V

9haactsm del


. , F lt� P . I'l 1.1k k. 11.1111

11 v 11, 1 11 1 1 1 ri 11 1 1 k : it
I A I i 1 1 1 .1 P.,k i
I (),(I i e 1-111-1 ha -19 i - C.(P 1-11


,q%


E n B ref... (...suitedelapage2)
P-au-P., 18 d6c. 2010 [AlterPresse] --- Une personnel a &te tude le samedi 18 d6cembre
dans la region de Duvivier (p6riph6rie nord de Port-au-Prince) lors d'une protestation
centre le refus des autorit6s de former une d6chetterie de cette locality, qui reqoit entire
autres des excr6ments que les riverains lient a l'6pid6mie de cholera.
Ramon Robert a &te tu6 par la police qui a fait feu pour disperser une manifestation des
habitants de la region, selon Salvatory Saint Victor, membre du Comit6 de Relbvement
de Duvivier.
Plusieurs centaines de personnel participaient a cette march, la quatribme organisde
par le comit6 pour demander la fermeture de cette d6chetterie, declare a AlterPresse
Salvatory Saint-Victor, qui souligne que < les matibres f6cales augmentent les risques
de propagation du cholera >>.
Les cas de cholera se sont multiplies durant les dernibres semaines a Duvivier, oni les
residents craignent des risques de pollution de la nappe phr6atique par les excr6ments
humans d6pos6s dans la d6chetterie.

Les Europbens devraient debloquer 10 millions d'euros centre
le cholera
(AFP) - BRUXELLES - La Commission europ6enne a annonc6 lundi qu'elle 6tait
prete a d6bloquer 10 millions d'euros suppl6mentaires pour venir en aide aux victims
de l'6pid6mie de cholera qui s6vit en Haiti depuis la mi-octobre.
"Cet argent, qui va s'ajouter aux 12 millions d'euros d6ji d6gag6s par la Commission
europ6enne, sera disponible d&s que les ONG partenaires sur le terrain seront pretes a
absorber cette somee, a dit la commissaire charge de l'aide humanitaire d'urgence,
Kristalina Georgieva.
Les violence qui ont suivi les r6sultats contests du premier tour de la pr6sidentielle
ont entrav6 le bon fonctionnement de l'aide sur le terrain, a d6plord Mme Georgieva.
"Pour vaincre le cholera, les travailleurs humanitaires et les victims ont besoin de
paix", a-t-elle dit. "Si la violence persiste, l'6pid6mie de cholera pourrait 6chapper a tout
contr6le", a-t-elle mis en garde.
Selon le dernier bilan disponible, le cholera a touch 93.222 personnel en Haiti et fait
2.120 morts dans le pays d6ji ddvast6 par le tremblement de terre du 12 janvier (plus de
250.000 morts, 1,3 million de sinistrds).
Les dix d6partements du pays et la capital Port-au-Prince ont fait 6tat de cas confirms
de cholera et la maladie trbs contagieuse continue de se rdpandre rapidement.
Selon l'Organisation panamdricaine de la sant6 (OPS), branch de l'Organisation mon-
diale de la sant6 (OMS), il pourrait y avoirjusqu'h 400.000 cas de cholera au course des
douze prochains mois, don't la moiti6 au course des seuls trois prochains mois.

La population contest la presence du directeur de la Sant6
publique dans le haut Plafeau central
I1 s'agit de Raoul Raphael que la population ne trouve pas assez actif dans la lutte con-
tre le cholera.
Les diverse circonscriptions de la zone enregistrent de nombreux d6c&s. La popula-
tion se plaint aussi de voir placer les malades sur de petits cadres quand on les amine
au centre de sant6. Un autre problkme est la prise en charge des cadavres. Souvent les
morts sont abandonnis a meme le sol. Et dans certain cas les chiens ont commence
d6vorer les corps abandonnes.

L'ONU nomme une commission pour 6tudier l'origine du cho-
16ra en Haiti
<< J'annonce aujourd'hui la creation d'un panel scientifique international pour examiner
l'origine de l'6pid6mie de cholera en Haiti ; il sera totalement ind6pendant et aura un
aces total a tous les sites et au personnel de 1'ONU >>, a d6clard, vendredi, le Secr6taire
g6ndral de 1'ONU, Ban Ki-moon, lors de sa conference de press de fin d'annde.
Ban Ki-moon a precise que l'objectif 6tait simple : << nous voulons faire tout ce qui est
possible pour trouver les rdponses que m6rite la population haitienne >>.
Depuis octobre, l'6pid6mie de cholera, qui frappe l'ensemble du pays, a fait plus de
2,500 morts et 114,000 personnel contaminees.
Selon la press, qui cite des 6pid6miologistes et des scientifiques, des 6tudes sur la sou-
che du virus ont montr6 son origine asiatique. Un contingent de casques bleus ndpalais,
qui a rejoint la mission de l'ONU en Haiti (Minustah) peu avant le d6but de l'6pid6mie,
pourrait etre a l'origine de l'introduction du virus dans l'ile.
Ban Ki-moon a soulign6 la priority de l'ONU sur place : << continue de sauver des vies
>. << Nous travaillons a rassurer la population, la maladie peut etre soignde avec des
traitements dispenses rapidement et quelques actions simples et claires >. I1 a cependant
rappel6 que 1'ONU et ses agencies sur le terrain avaient besoin de plus de fonds pour fi-
nancer les operations de secours. << La strat6gie de rdponse a l'6pid6mie que nous avons
lance le 12 novembre dernier (164 millions de dollars) n'a t& finance qu'h hauteur de
21%, Haiti a besoin de plus de m6decins, d'infirmibres, d'6quipement medical et en a
besoin en urgence >, a-t-il insist.


11 03





Mercredi 22 D6cembre 2010
Haiti en Marche * Vol XXTV * NO 48


Ti Gout pa Ti Gout ak.in, m\Intll


KILTI NOU SOU WOUT PEDI
KOU SIYIS MADOU


AYISYEN NAN DYASPORA AP DOMI-
REVE "NWEL LAKAY"

25 desanm ap pwoche. 25 desanm tonbe do pou do ak
dat tijezi te f&t. Lakay se te konn gwo f&t wi, nou sonje! Nou
sonje jan sa te bl. Nou sonje lakay f&t nw6l se fet legliz, f&t
lanmou, f&t rekonsilyasyon. Nan epbk sa-a tout fanmi ki gen
mofn nan prizon kit se pou volk, movezafk osnon politiky'ap
tann prezidan peyi-a ki pral bay amnisti, lage prizonye vin pase
nw6l ak fanmi yo. Lek6l lage, tout timounn anvakans. Vakans
Nwl. Tout legliz yo dekore, Monpe, ChdfrA ak Mama nan
legliz ak lek6l katolik yo ap fe aktivite moute-desann. Ti Jezi
pral tounen. Legliz yo anpenpan. Santi bon! B61 f& pwennseta,
bougenvilye woz wouj, woz woz, woz blan, kanasyon... Gade
non anndan legliz yo se lafreche, youn pafen lansan natir1 ki
mete lajwa nan kU tout mofn... AnfannkU ap retire pousye sou
lotdl, w6b monpe byen repase, nap lotdl kase an 4, byen vlope
pou lanmns minui 24 desanm.
Nan ep6k Nw61, tout mofn ki gen kont, rekonsilye.
Se vwazen ban-m nouv6l ou vwazin; monkonpe k'ap made
makome kijan vye k6-a ye? Youn ap pote pou 16t ti b61 bouyon
reveyon nan lavyy epi nan denmen 25 desanm yo pataje like
ak tranch bonbon.
Jou Nwd1, se jou timoun gen libete pou y'al vizite
granmn, al bobo marenn yo, parenn yo, matant ak grandet
nan katye-a. Yo sevi yo like ak bonbon. Se ep6k tout timoun
kou granmofn konn sou kou pipirit tank yo bwe tranpe osnon
kremas. Timounnyo fe bl fannal, yoin pi b6l pase 16t. Fanal
se youn karakteristik nw6l lakay. Nan pwen nw1l san fanal.
Se kilti pa nou. Yo fe yo ak katon, Yo dekoupe katon an ak
biren osnon mosojilkt Chandra, fe bl desen; yo kouvriyo ak
papye koult. Yo mete balenn osnon bouji anndan fanal yo pou
klere desen yo. Timoun ki pi entelijan mete ti anpoul chita
sou tet youn batri. LU batri-a fini yo bat li, yo bat li osnon yo
mete-1 anba te pou yo rechaje-1. Gen tout kalite motif fanal.
Gen legliz. Gen pal. Gen b6l tikay ak achitekti jinjebrWd...
Anfen anfen timoun yo itilize imajinasyon yo pou yo dekore
devan p6t lakay yo osnon katye kote yo rete-a.
Se gwo konpetisyon wi. Gen ki fi bonjan ti monnen tou
nan vann fatal, bay 16t ti zanmi osnon bay tourism 1 tours te
konn debake nan Bisantne P6toprens. Deb6 lali ale-retounen
Petyonvil se tankou laretrit oflanbo. Mesye-dam yo kontan.
Y'ap mache monte desann, y'ap rele Viv Nwkl anba youn
plidetwal-alim&t Bengal... Gwo kout peta k'ap pete an
repondonng pou kenbe tout mofn doubout, je louvri ak youn
chante minui kretyen san fen. Viv Nwd1 on6. Lesid reprann
Viv Nwdl... Gendel6 16 ttt yo cho, gwbg yo pran ch6 ak lik6
osnon tranpe bwa kochon, bouch konn chape, betiz tonbe, nou
konprann! Men, pa p! granmofunyo kanpe la tinfas pou raple
yo al6d. Osnon mete 16d nan dez6d.
Ep6k nwl se l jenes la, fi kou gason d6mi ta epi fimen
youn ti sigar6t comme ilfaut. Depi ou pa al tw6 lwen ou gendwa
ret nan katye-a ak zanmi-w pou jwe, pale, bay lodyans men
detanzantan Lame osnon Lep6 osnon Grann vin tyeke pou
asire pa gen dez6d...
Depi nan fen mwa novanm b6l mizik nw6l gaye nan tout
radyo. Radyo ayisyen ak radyo pany6lyo. Nan pwovens tankou
nan peyi pa-m Okay Difon depi li 66 diswa radyo pany6l yo
kouvri tout ti radyo lokal yo ak chante Feliz Navidad ... S1
lavwa Disid, Louis Dejoie te f6 moin Okay kado 16 li te sot
Kiba ki te kenbe tdt ak radyo pany61 yo... < sa l'pote :youn estasyon radyo>>... Tino Rosi ap chante nw6l
malere ki gaye nan tout kay.
Devan legliz Lakatedral Okay machann pate f6 kenken.
Gen youn anbyans mizikal ki resevwa tout mofn ki pral
mes minui. Sou tout areb6 legliz-la machann yo ap monte
desann..< sdl. Bonjan vyann. Fonn nan bouch... Pou bon, yo bon. Pou
fen, yo fen. Mofn ki pa ka reziste, achte epi tou kraze sa
anvan yo rantre legliz la. Gen menm ki bliye si yo te pral
pran lakominyon. Men se apre lanmns, machann yo f6 zaf6.
Granmofin yo achte pate agogo pou y'al manje ak kafe 16 yo
rive lakay.
M6s minui nan ep6k Nwel se youn obligasyon
espesyalman pou fanmiy yo. Se youn devwa relijye. Pafwa yo
bwote timoun yo ak yo; pafwa tou y'ale s6l epi, kipiz6 depi
mes-lakoumansejouk li fini majority nanyo ap d6mi... Wonfle
gwo wonfle nan legliz-la. Youn ap soutni tet 16t. Timoin yo
souke grann ki pr6t pou tonbe nan tire kout tdt e ki ap chante
minui kretyen byenf6 je fmen osnon resite notrepd ki &tzosye.
Yo konnen-1 pa kU menm nan d6mi. Gen timoun malveyan,
timoun ki gen madichon ki konn tache rad granmoin k'ap
d6mi yo ak zepenng osnon ak gonm chikl6t youn fason 16 yo
pantan, yo kole yoin ak 16t... Timoun fwonte sa yo konn pran
kek sab6 tou anndan Legliz la.
Timoun dez6d.oooo! Men ep6k Nwel se lajwa deviv.
Bondye nan sy6lak tout zany yo, tout senyo kontan. Se pa de
f6t! Se pa de selebrasyon! Lontan, Ayisyen pa te nan kidnape
Ayisyen. Moin pa te konn ap touye moin pou etranje vin four
bouch nan koze nou... Timoin te respekte grand6t. Granmounn
te granmounn pou yo mache lib-e-lib6 pou okipe zaf6 pitit yo,
zafe mari yo. Laperiz, lakrentif, se te zafe awousa k'ap mache
rape valiz moun, lapolis te konn fouke, lage nan prizon.
Mwa desanm lakay, 1 lakay te lakay se ep6k bonjan
freche, bonjan van nan savann Okay peyi mwen ...Van lilkt
ak laravin disid k'ap bwote pafen ilan-ilan ak jasmen denui,
chatouye plim nen zanmoure ak zanmourez. Granmouin yo
chita sou galri y'ap dodinen, kale k6, vide lodyans. Timoun
ap kouri moute desann pete peta... Jenn gengenn yo nan tout
lari ap rele Viv Nw1l, chante Minui Kretyen...


25 Desanm lakay, lontan se lapel total. Se youn jounen
pou lafamni. Yo kuit poul diri kole ak pwa. Menmsi timoun
yo pajwenn ni kuis poul, ni blan poul men kraze z0 poul-la;
pye poul yo, kou poul-la, t&t poul-la... Se pou yo. Yo piye b6
tab-la y'ap tann lepe fini pou nou souze zo kuis poul-la. Se
pa res bouch non, se pa suibab non paske lakay lontan, te gen
prensip; lepe manje ak fouchlt ak kouto. Li dekoupe vyann
nan poul la ... Zo-a ki rete-a toujou gen youn ti filang&t vyann
sou li ak mw6l la, epi yo rale- floup... Li desann nan gagann
yo ak tout ji asezonnen-an... Poul, diri kole ak pwa wouj se
pla nasyonal nou. Nan tout fanmi ki kapab, se repa sa-a yo
sevi 25 desanm.
Men adye O! tan ya pa tanjodi. Apre youn tan, se youn
16t. Eske tradisyon sa-a toujou lakay? Ayisyen nan dyaspora-
a ap d6mi-reve b6l moman sa yo, yo te konn pase lakay. ...
Lakay, fanal toujou fe mikalaw... Mofn yo toujou al mes
minui.. Machann toujou ap vann pate devan Legliz. Men pa
gen achte; pa gen mwayen pou fid6l yo pase youn ti pousye pate
b6 bouch yo. Reveyon konsonmen-nw6l pa travese lantouray
ank6. Menm timoun pa ka jwe ni marO1, ni k6d, ni kay, ni
maril6-akasan-siwo. Van fin anpare yo... Kidnap kon bann
zobop ak laso ap lanse timoun kou granmofn. Tonton Nw1l
pa rive lakay. Li kase t&t tounen, twbp mize, twbp soufrans.
Nan pwen pwovizyon nan dyakout la pou tout malere sa yo.
Jounen jodi-a lakay, se r l kay makorl. Kilti nou sou wout
pedi kou... siyis madou; kou tonton nwdl!

Jan Mapou
mapoujan@bellsouth.net



JOUDLAN LAKAY - BON ANE 2010
SANTE - PWOSPERITE - KENBE
DJANM

Nw61 ak joudlan do pou do. Yo sanble kou de gout
dlo. Lakay premye janvye se pa senpman ti joudlan, men li
gen youn siyifikasyon marasa. Se premye jou lanne-a se vre,
men tou se jou zans&t nou yo te kanpe nan vil GonayiV pou
deklare omonn antye, esklavay kaba nan peyi Dayiti, Ayiti
lib-e-endepandan. Ewo nou yo esklav ak milat kit e kole t&t
ansanm pou te goumen, mete blan kolon yo dey6 t'ap selebre.
B13 diskou. Bweson t'ap koule agran lijyen. Kidonk, nan kilti
nou, jou sa-a chaje ak young dyakout evennman istorik. Epitou,
chak peyi gen fason pa yo pou selebre joudlan. Nan gwo peyi
kapitalis yo tankou Etazini magazen bizi pa gentan pou fe
twalt. Anplwaye ap bourike san pran souf. Malgre tan-an di,
sitiyasyon ekonomik yo malouk, nan pwen lajan, madanm ap
achte kado pou maria, mennaj ap achte yo kado pou ti boubout
yo. Mesye yo yomenm kon moin fou ap mache monte desann
ap chache kado pou fe ti zanmi yo plezi. Nw61 se pou timofn,
joudlan se pou granmofn.
Nan gwo peyi, yo fe bl parade, tire peta, klorat, fedatifis
a minui pou chase devenn, moveze ak teworis... Nan peyi
Larisi pa ekzanp ris yo kave chanpay tetkale. A minui tapan
pandan 12 kou ap sonnen yo kase youn boutey chanpay nan
gagannyo, yo pran 12 kou. An Equate ak nan peyiPerou, yo f5
youn bann mannken ak k6tkabann epi a minui tapan, yo boule
yo rate pandan y'a fe demann. Se siy pou yo chase satan, vye
devenn ki anvayi kay-la. Nan peyi sa yo tou, si youn mofn
ap fe demach pou l'vwayaje pa ekzanp. Si li pral made viza
pou l'rantre Ozetazini, enben mofn sa-a ki bezwenvwayaje-a,
pran valiz li, pete youn kous kouri, fe won kay la plizye fwa
epi l'ap repete Etazini-Etazini Ayayay! Se chans l'ap rele wi,
chans pou konsil-la apwouve demann li.
Gen 16t peyi nan Lamerik-la, pou resevwa joudlan-
an, yo pran youn grap rezen epi aminui tapan, sou chak kout
kl6ch, yo manje youn grenn rezen. Kidonk 12 kou pou minui.
Sou chak kou yo manje youn grenn rezen. Gen kay ki dekore
ak fui, mayi, diri, kann1l, po fl& jon
Nan peyi W6m, peyi Pap la, 31 desanm a minui
mounnyo voye jete vye chodye, vye asy&t, vye m6b, vessel...
Gen 16t menm k'ap bale devan pbt yo osnon y'ap bale lari yo.
Italyen yo manje n&t jou sa-a. epi yo pran dese gato ki f&t ak
siwo my.l...Koupe dwdt!
AnFrans genyounbagay ki atire atansyonnou. Joudlan
se plis younjou pou timouin. Se tankou alowin Ozetazini. Yo
bay timoun sirt ak lajan. Jes sa-a rele "etrennes". Eben se la
wi mo "zetrenn" nan soti nan lanng kreybl-la. Nan peyi Ayiti,
premye janvye, se moman pou timoun al salwe marenn yo,
parennyo, grann ak tonton ki ba yo zetrenn. Yo ba yo ti v like
ak young tranch bonbon. Osnon bonbon ak kola. AAyiti, joudlan
rive jouk LMwa, se gwo selebrasyon. Selebrasyon pou salwe
nouvo ane-a, Selebrasyon pou endepandans peyi-a. Nan peyi
pa-m Okay Difon premye janvye, 2 Janvye, mofln sou mofln
sanble sou laplas dam Okay pou yo asiste osnon patisipe nan
jw&t kous bisiklkt, kous sak, kous apye, timoiunyo fr woulibe,
youn kalite paten yoin ap pouse 16t, Gen ti mofln k'ap monte
sevolan, gen k'ap jwe mab ...Anfen, anfen se b6l anbyans.
Pi b01 anbyans lan se masuife. Masuife, s' oun gwo poto tou
won, byen wo, badijonnen ak suif; sou ttt li youn ti sak lajan
ak youn ti drapo k'ap flote. Se gwo plezi, mofln ap pouse pou
yo we kiyes ki pral grenpe. Pou eseye yo eseye. Men chak fwa
yo rive mwatye chemen yo glise tonbe. Youn lIt gwoup eseye,
youn ap monte 16t yo pa anba ap bay dada. Souti, rale, pouse,
kenbe...Ayayay timoin kou granmoin ap chofe jouk finalman
byen ta nan aswe, apre anpil kout sann ak sab, yo rive pran ti
sache-a, epi yiiiii li glise desann. Ou panse tout mounn ta bat
bravo, dekore neg la ki rive monte masuife-a... oo.. Devine
kiyes ki anba-a ap tann ni. Lapolis. Yo tou fouke moifn sa-a,
nennen-1 nan biwo lapolis, pran anprent li, kale tdt li, klase-1
kbm pi gwo v61l ki genyen nan vil la... Ewi se konsa yo trete
fri nou yo apre yo fin amize tout youn popilasyon. Se ak rezon


pwov&b-la di lavi isiba s'oun masuife.....
Lakay 31 desanm a minui tankou nan anpil 16t peyi
nou simen diri ak pitimi nan tout kwen kay-la. Nou limen
balenn pou n'chase moveze, nou wouze kay-la ak bazilik, nou
bale, tout kwen fe lapw6pte. Timoun yo, byen penyen, ti rad
joudlan yo sou yo y'al vizite lafanmi. B6n yo, gason lakou,
ristavek, tout mofn byen fen, byen poudre ak poud detak santi
bon ak maydrim y'al nan bal osnon nan konse lame d'Ayiti
oanize pou polilasyon-an. Gen fanmi ki fe bal lakay yo. Bal
pou timoin osnonbal monkonp&-makom. Yo bwe like, manje
bonbon jouk yo gen endijesyon, bwe kola lako osnon kola
jannini. Se nan ti bal sa yo, yo rankontre ti mennaj yo, kenbe
men, fr ti bo nan frnwa.
Men sa ki pi b6l 11 joudlan rive se soup joumou yo
sevi nan tout kay lakay. Teledy6l rap6te lontan lontan, nan
tan lakoloni pou jou dlan blan, kolon yo te konn bwe soup
joumou. Enben apre revolisyon-an Desalin anbake tout blan sa
yo voye yo jete, (nou sonje dtnye batay-la te f&t nan vil Kap
Franse e se Angle yo ki te ranmase yo sou lanmn al lage yo
Jamayik). Enben, premye janvyen 1804, se te tou pa esklav
yo pou yo te kraze youn bon soup joumou ak vyann bWf, pye
bf pou remote yo apre 300 lane nan lesklavaj. Epi, se konsa
tradisyon-an rete..Eske se vre?. anpil otW bay vesyon pa yo
men sa ki seten premye janvye, lakay nan tout kay se soup
joumou ayisyen sevi. Nan pita yo konn fr youn ti diri kole ak
pwa wouj byen gra epi yo pran dese kremas ak bonbon. Se sak
fr kremas vin youn tradisyon depi epok sa-a rive tout mounn
ap fr kremas, achte kremas osnon lik.
Pou nou fini premyejanvye, sejou pa nou Ayisyen. Li
genyoun siyifikasyon espesyal pou nou. Se pa younjou k6msi-
k6msa. Se younjou pou nou chita reflechi sou kokennchenn
revolisyon sa-a ki penmet nou kanpe pou n'di nou se premye
nasyon n4g , lib-e-endepandan nan emisfr-a. Se jou nan tout
legliz pou monpe fr bbl te deum, simen dlo benit sou nanm
zansdt nou yo ki te batay pou ban nou endepandans sila-a. Se
vre nou fr kont gag6t nou. Nou pndi prestij nou, z6t betize ak
nou plizye fwa e jouk kounye-a, nou anba dominasyon paske
inite, solidarite fratenite ki te simante nou an e ki te penmnt
nou te mete t&t ansanm pou n'te fr premye janvye 1804-la
defalke, fann an miydt moso. Men, li poko two ta. Nou konte
sou nouvo jenerasyon-an lakay tankou dey6 ki youn jou va
resisite Tousen Louveti, Janjak Desalin, Aleksann PetyonAnri
Krist6f, Kapwa Lam6... Tout ewo yo ki te bann peyi sa-a va
enspire yo pou youn dezyem endepandans.
B6n Ane tout mounn!

Jan Mapou
mapoujan@bellsouth.net


Ijoudl'asn soup
Epok joumou
Tout bagay te boule se sa senpman yo te ka jwenn

Vesyon blan te konn manje soup se pran revanj yo

Okay kous bisiklet
Masuife
Ti bal nan kay
Bal nan sek miliotrt
Like. Kola gado
Bonmbon
Zetrenn
Tibon abiye y'al bisantnew
Foutbal
Al vizite vwazin

Marenn parenn
Zetrennm
Fe larezone
Netwaye
Tout bagay nef asyet godet dra
31 desann meta- kout kannop
Te deum prezidan chita devan...
Diskou nan gonayiv

Grewnn diri
31 desanm reveyon
Al benyen nan lame ak sitwon aminui
Bale joudlan-lave bale wouze ak bazilik
Kodenn
Punch kokoye
Pate-gato
Ak zetrenn
Al nan bal des enfants 2goud

Mete dlo miltipliye soup
Woulibe- kabret woulo bil


Melodie Matin
Sur

io, die

1 0l 3.3 fm



www. radiomelodieh aiti. corn


Page 15


.xxx x - l - I xv -





BACK PAGE


Mercredi 22 D6cembre 2010
Haiti en Marche * Vol XXTV * No 48


9fM/MAAIA DCM


P48 VON
Gwo aYo K
AP POTFI 1 U
MACHMANOO
OU TOLPATOU


K. vw~kym ,wcww
15 Jou Phu iwor.
MACHAND=Z 01* DIUK
Arcn YtU 501.1 WA S
MAAC, GCMPQI WAIV Vr

CAv HWLT1
LU Womm KONcwnTu, SWAT
P4 kAIrY 4ACctI 4CUN i92C.
SLTW


jHAm J W (5 01 ) 4EJ7Mo0 or 4 W( ) 14&4330 ...
Fax ( 561 ) 848-78 3 or ( 1 ) 842-938

Toll free 14-77-48-330 or 1-877448-7590

Se Sel koneksyon gwo bato ou genyen nan Palm Beach la
DhOewtols kB1 to Hlt No. 74 ( 4Stlh Sreet ) EIt to Congswn Ave , to Math on Caonagr Ave to Marti Lutir
KIng Jr Blv l4 go wN oart WILv( m akUn rhlst hmW msan w) ts* rQ takem you str mIM to t9 r P t of rm k
As soon as you , ovr ONM DIiel Hwy , bfom rGumilrd ashMck M 1*t LuRI hmd brrh y"u wvAn l * ourf Sgn

Under New Management


Now p you nouvo Bato MV MONARCH EXPRESS


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94" Street, Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 /754-7543 * Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559)
Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email: melodiefm@hotmail.com
haiti-en-marche@hughes. net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 - 3896

Pi dbIyou f t:( 5637


Page 16


xxl Ix - - -UI




Full Text


xml version 1.0 encoding UTF-8
REPORT xmlns http:www.fcla.edudlsmddaitss xmlns:xsi http:www.w3.org2001XMLSchema-instance xsi:schemaLocation http:www.fcla.edudlsmddaitssdaitssReport.xsd
INGEST IEID EGU1A90EE_1677Z5 INGEST_TIME 2011-06-28T21:19:43Z PACKAGE UF00098809_00435
AGREEMENT_INFO ACCOUNT UF PROJECT UFDC
FILES