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Haïti en marche

Material Information

Title:
Haïti en marche
Place of Publication:
Miami Fla
Miami, Fla
Publisher:
s.n.
Publication Date:
Frequency:
Weekly
regular
Language:
French
Physical Description:
v. : ill. ; 45 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
Haitians -- Newspapers -- United States ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.) ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
Spatial Coverage:
United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti

Notes

Language:
In French.
General Note:
Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright Haïti en Marche. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
21271733 ( OCLC )
sn 92061416 ( LCCN )
1064-3869 ( ISSN )

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Full Text

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Comment reconstruare une Ha'iti qui n'existe pas !


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L' EVENEMNENT HAITI-FRANCE

Qus a narate le site

de la diplomatic frangaise ?


Elections : La mefiance gagne du terra n


12 JAiNV'IER -12 JUrILLET 2010


Qui honorera


les VIctim~es ?






_ IIU VIIIILYVIIV IV1


Ile hIstoire a amour


avecH a


Le Calendrier Clectoral :
* 15 Juillet 2010 : Lancement official du processus
. 16 Juillet 2010 : Publication de la liste des parties politiques agr66s pour les 16gislatives
du 28 f6Yrier 2010: Publication des listes de candidates agr66s pour les 16gislatives.
.1: uillet 20el0 : Enregistrement des nouveaux parties politiques pour les
. 30 Juillet 2010 : Publication de la liste des parties agrC6s pour les pr~sidentielles.
. 1-7 Ao~t 2010 : D~pit de candidatures pour les pr~sidentielles.
. 7 Ao~t 2010 : Allocation de num~ros de champagne aux nouveaux parties.
. 12 Ao~t 2010 : Contestation de candidatures.
.17 Ao~t 2010 : Publication de la liste des candidates g la pr~sidence agr66s.
. ler Ao~t 29 Sept : Op~ration de verification des listes 61ectorales.
. 18 Sept.- 26 Nov. 2010 : Campagne de sensibilisation.
. 13-25 Octobre 2010 : Revisionliste des MBV
. 27 Oct.-26 Nov : P~riode de champagne 61ectorale.
. 29 Oct. 2010 : Affichage de la liste 61ectorale partielle (LEP)
. 28 Novembre 2010 : Premier tour des 61ections pr~sidentielles et 16gislatives
. 7 D~cembre 2010 : R~sultats prdliminaires
. 8-10 D~cembre 2010 : P~riode des contestations des r~sultats
. 11-19 D~cembre 2010 :Traitement des contestations
. 20 D~cembre 2010 : R~sultats du premier tour

Une mission conjointe OEA/CARICOM attendue en Ha'iti
Une mission conjointe d'observation 61ectorale de l'Organisation des Etats Amdricains
(OEA) et de la Communaut6 Carib~enne (Caricom) est attendue g Port-au-Prince le ler
ao~t 2010. Le repr~sentant du secretaire g~ndral de l'ONU en Haiti, Edmond Mulet,
indique que les observateurs seront presents dans le pays jusqu'au jour du scrutiny.
C'est la premiere fois qu'une mission d'observateurs strangers supervisera le
processus de mise en march de la machine 61ectorale et la champagne 61ectorale. Le
calendrier 61ectoral public par le CEP pr~voit le d~roulement des activities sur une
p~riode de 4 mois. La mission forte d'une centaine de membres effectuera un travail
important, insisted M. Mulet pour qui la supervision de la joumb~e 61ectorale aurait 6tC
insuffisante lors des demnibres 61ections dans le pays.

Une centaine de sans papers ha'itiens expulsis de la R~publique
Dominicaine
Port-au-Prince, le 15 juillet 2010 (AHP) -Pour la premiere fois depuis le puissant
tremblement de terre qui a frapp6 Haiti le 12 Janvier demnier et qui a fait quelque
250,000 morts, les autorit~s dominicaines ont rapatrid prbs d'une centaine de sans
papers haltiens qui 6voluaient dans la region de Dajabon.
Le corps sp~cialis6 de s~curit6 frontalibre CESFRONT a fait savoir que beaucoup de
ces ill~gaux vivaient caches dans des maisons en construction de la zone avant de se
d~placer vers la ville de Santiago (nord), destination pr~f~rde des immigrants haltiens.
Les autorit~s du CESFRONT ont encore fait savoir que les rapatriements ont 6tC
r~alis~s en coordination avec les autorit~s migratoires dominicaines. Des
organizations haltiennes et dominicaines ont pr~cis6 que le nombre d'Haitiens sans
paper a augment en R~publique dominicaine depuis le s~isme du 12 Janvier.

Une r~plique de 4,3 degris ressentie t~t samedi prbs des Gona'ives
Une r~plique mod~rde de magnitude 4,3 sur l'Cchelle ouverte de Richter a 6tC ressentie
tit samedi en Hati g 07h01 GMT (02h011locales), six mois aprbs le s~isme du 12 j anvier
ayant ddvastC le pays, rapporte l'Institut am~ricain de gdophysique (USGS).
L'6picentre du s~isme se situait g 30 km des Gonalves (Artibonite, nord), 65 km de
Port-de-Paix (Nord-Ouest) et g 110 km au nord-ouest de Port-au-Prince.
On n'a rapport aucun dommage fait par cette nouvelle secousse, la premiere apris
une accalmie de plusieurs semaines.

Un colloque sur la riforme de l' enseignement medical
Un Colloque s'est tenu le 2 juillet demnier sur la reconstruction de l'enseignement
medical en Haiti.
Objectif du colloque: presentation du project de reconstruction de l'enseignement
medical en Haiti.
Les m~decins haltiens avaient en effet constat6 bien avant le s~isme que
l'enseignement medical tel que dispense dans nos facult~s ne r~pondait pas g un
imp~ratif maj eur: celui de former des m~decins aptes g prendre en charge les probl~mes
de sant6 de la population haltienne et disposes g rester au pays pour se mettre au
service de cette population. Les m~decins s'6taient rendus compete qu'ils formaient
jusqu'g present des m~decins pour l'6tranger et dans cette optique ils les formaient
mal. Bon nombre de ceux qui s'expatrient n'arrivent pas g int~grer le systbme de sant6
du pays h~te et se retrouvent g faire n'importe quoi, sauf la m~decine, d'oid un
gaspillage 6norme.
Conscients de ces probl~mes, les facult~s de m~decine haltienne (la FMP et 3 facult~s
privies reconnues) ont au courant de l'annde 2009 d~fini le profile du future dipl~mC en
m~decine d'Haiti.
Le project actuel a pour objectifs: une refonte complete des curricula de formation de
fagon g les mettre en conformity avec le profile du dipl~mC; la modernisation des
m~thodes p~dagogiques d'enseignement de la m~decine.
Ce project est ambitieux et s'6talera sur une p~riode de 6 anndes (susceptible d'Ctre
prolonge) avec un budget d'environ 24 millions de dollars canadiens.
Les m~decins haltiens souhaitent que le Gouvemnement apporte son appui g la
realisation d'un tel proj et.

Enl~vement d'un enfant
Thomassin, le 18 juillet. Les residents de Thomassin sont g nouveau sous le choc. Des
individus arms ont fait irruption dans une residence g Thomassin 33 vers une heure
du matin le 18 juillet. Pour pouvoir p~n~trer dans la maison, ils ont enfonc6 la grille
d'entrde en utilisant un vdhicule.
Aussit~t g l'int~rieur, ils se sont rendus dans la chambre d'un enfant de 2 ans avec
lequel ils sont parties en menagant de leurs armes les occupants de la maison.
Depuis, on est sans aucune nouvelle de l'enfant.

Deux cent masons ha'itiens vont pouvoir suivre une formation selon
les normes parasismiques
"Ce programme s'inscrit parmi les 4 grandes orientations d'assistance post-sismique
de la R~publique de Chine, et le gouvemnement chinois dispose de 150 000 USD pour
sa realisation", a d~clard l'ambassadeur Bang-zvh LIU. Lors de cette c~r~monie qui
s'est d~roulde sur les ruines de l'ancienne ambassade talwanaise, le diplomat a
affirm que "I'amitiC haltiano-talwanaise se raffermit encore plus pour le bien et le
bonheur de nos deux peuples". "Cette cdr~monie est symbolique afin de bien faire
comprendre que tout se reconstruit par la volont6, I'effort, le travail, I'entraide et
l'amitiC", a aj out6 l'ambassadeur de Ta~wan. Le gouvemnement haltien a remis un
tableau g l'ambassadeur LIU en signe d'amitiC. Il s'agit d'une ceuvre repr~sentant la
volont6 des Haitiens g travailler dur pour se reliever, a d~clard le maitre de c~r~monie,

(ENBREF /p. 14)


HaitienM
rMercredi21Juillet20
a


Page 2


16 juillet 2010
Bernard Chignard vit depuis 40
ans une histoire d'amour avec Halti, un des
pays les plus pauvres de la planktte mais
aussi I'un des plus riches par le disir
d'apprendre de ses enfants... II aura fallu
un des plus grand skismes de tous les temps,
pour que le monde s'arrite et regardelI'ile
et son people courageux, digne et fier :
autrement !
Bemnard Chignard, trbs invest dans
l'humanitaire, connait bien les Haitiens. Il
sait qu'apris la nourriture en Haiti, la priority
va g la soif d'apprendre... C'est avec le
soutien de proches et de l'association des
Amis d'Alexandre Dumas de Villers-Cotterit,
qui avaient collect plus de 4 000 livres, qu'il
avait biti son rive g Jacmel : une
bibliothbque ouverte g tous < Bouquinerie aux Trois Dumas >>, hommage

JI


probl~me c'est la coordination des ONG
Aucune catastrophe n'a attire autant de
monde jusqu'g cr~er des embouteillages de
4x4 Pour les grandes ONG pas de
probl~mes mais toutes les autres ne s'y
retrouvent plus.
Comment la situation est-elle
gir~e par le gouvernement haltien, le
president Prival ?
B.C. : C'est un grand probl~me,
toutes ces ONG n'ont pas rencontr6 les
responsables, chacun agit dans son coin,
la v~rit6 est que le gouvernement est
d~bord6. R~cemment l'ancien Premier
ministry, Michble Pierre Louis, a reconnu
lors d'une conference de press, que c'6tait
<< un vdritable bordel >>. D~ji avant le
s~isme elle avait d~clard que la tiche 6tait
difficile, alors maintenant vous imagine !
On a vu assez vite le president Prdval, mais


LL M
auteur d 'ouvinges sur Harti, I ancien directeur de 4ir Frunce, Bernaid Chignard


A Dumas pbre, nd en 1762 g J~r~mie.
Le 9 octobre 2009, le rive 6tait
devenu r~alit6. II 6crivait alors g ceux qui
l'avaient soutenu : << Depuis ma lettre du 18
juin 2008, mon long silence ne signifiait pas
abandon mais 6tait dG aux difficulties en
raison des cyclones de fin 2008. Mais tout
6tait pret pour une ouverture le vendredi 9
octobre 2009 et une diffusion de livres a 6td
faite auprbs de 15 6coles >>. Un project de
thditre devait voir le jour (d~but 2010) avec
l'aide d'un pionnier, le com~dien Daniel
Marcelin grice g la << Fondation voie
lact~e >> : << Les donateurs des livres auront
contribu6 g d~clencher ce movement qui
permettra le d~veloppement de notre culture
dans ce pays ou une jeunesse avide de
savoir a rarement les moyens d'y accdder >>,
remerciait Bemnard Chignard.
La << Bouquinerie >> avait d~j recu
200 visiteurs, plus de 200 livres 6taient sortis
dont 1/3 d~ji lus et retournds, un constat
qui en dit long sur le bel esprit de ce people
alors d~ji oublid des m~dias (en dehors des
cyclones force 5 !). Le 12 janvier 2010, le
rive 6tait andanti et f'ile d'Haiti entrait dans
un cauchemar, qui, pour Bemnard Chignard,
devrait durer au moins vingt ans...
VLR : Bernard Chignard, quelle
est raiment la situation des Haltiens six
mois aprks ce terrifiant 12 janvier 2010 ?
Vous m'avez parlC de 10 000 ONG...
comment travaillent-elles ?
Bemnard Chignard : Vue l'ampleur
des d~gits, le situation est toujours
dramatique, des centaines de milliers de
personnel sont sans abri, la saison des
pluies est 18, les gens sont sous des tentes
et pas le moindre signe de reconstruction. II
faut d'abord parler, ironie du sort, de
<< demolition >. Les sp~cialistes estiment
qu'il faudra trois ans pour d~molir et
d~blayer les gravats : 1 000 camions pendant
1 000 jours Le gros du materiel reparti, les
Haitiens d~molissent comme ils peuvent, il
faut un mois pour d~molir g la masse, ils
transportent les gravats g la brouette qui
s'amoncellent un peu partout Les images
que vous avez vues les premieres semaines
avec les diverse armies des pays voisins,
ga n'a pas durd longtemps, aprbs 1 mois '/ :
l'arm~e canadienne, qui 6tait g Jacmel, est
parties en Afghanistan, les Am~ricains sont
aussi partis...
Nous avons toujours 10 000 ONG
Certaines 6taient d~ji sur place avant le
s~isme et connaissaient les rouages pour
atteindre telle ou telle cat~gorie de
population, mais beaucoup n'ont aucune
id~e de ce qu'est Haiti et crdent plutBt des
difficulties qu'un travail positif, malgr6 leur
bonne volont6. Aprbs six mois, le grand


pas aux endroits oid il aurait dG Ctre, il n'a
pas eu vraiment le bon r~flexe.
La mobilisation pour Halti a Cti
admirable mais n'aurait-on pas dii prendre
en compete ce pays avant qu'un tel drame
n'arrive. Les digits matiriels auraient
sans doute CtC moindres, done les pertes
humaines aussi ?
B.C. : Bien entendu. Aucun
gouvernement n'a r~solu la
decentralisation en Haiti. Les campagnes
sont riches sur le plan agricole, en main
d'ceuvre, mais la paysannerie a touj ours 6t6
d61aiss~e quand elle n'a pas 6t6 martyrisde,
sous les Duvalier, mais pas seulement. On
peut dire que la situation a empire, sauf
dans le domaine de la liberty de parole et de
I' 6crit, c'est le seul domaine encourageant.
C'est quand mime un grand pas quand
vous pouvez critiquer un president sans
aller en prison, c'est peut-Ctre un d~but
d'dvolution, mais il y a eu tellement de vols
de terrains ou de rdcoltes que le pay san ne
tmraaillait plus. Ily a 50 ans, il existait encore
des exploitations rentables, en supprimant
le droit d'ainesse on est arrive g r~duire les
terrains agricoles g des jardins La
production de riz par rapport aux anndes 70
est passe de 150 000 tones g 100 000. Le
pays 6tait alors auto-suffisant, aujourd'hui
les %/ de la consommation viennent de
I'6tranger et il 6tait plus facile de nourrir 4
millions d'individus que 10 millions come
aujourd'hui...
Ily a eu des projects pour que les
gens reviennent dans les campagnes, mais
quand vous pensez qu'g Port-au-Prince
mime on a de l'61ectricit6 quatre heures par
jour, que les gens ne peuvent pas payer
leur facture au point qu'un pr~tre de JCrmie,
le Pbre Romulus, dans son hom61ie exhorte
les fiddles g payer leur 61ectricit6, imagine
les campagnes Aprbs le 12 janvier, des
milliers de gens ont fui la capital. Ils ne
sont pas rests plus de deux mois dans les
campagnes.
Oik en est-on dans la
redistribution de I'aide international ?
Comment verriez-vous l'utilisation de cet
argent ?
B.C. : A ce jour, seulement 43
millions d'euros ont 6tC distribuds, on parle
de milliards d'aide international, mais cela
demand du temps et du s~rieux. Le
gouvemnement a demand que ce ne soit
pas le travail d'un seul pays mais qu'il soit
plac6 sous le contrble des Nations unies.
Le repr~sentant en place depuis des anndes
a disparu dans le s~isme. Unespoir : il a 6t6
remplac6 par quelqu'un qui connait bien le
pays, les Am~ricains, le president Clinton
(UNE HISTOIRE/ p.7)


EN PLUS ...


EN BREF ***






LILYCIVII IILYVIIV IVIIY-II i. IV


L'E1NERENTSOMMAIRE
(;,u .I prl~ iie l sli. dei la Diplomatie frangaise ? p.1
Di mIl l~itat canadllicls, amdricains et frangais g
I o.,n esi lul.lu I!
POLITIOUiE
E lectiloni LI mellancelir gagne du terrainp.10
REC'ONSTRi('TION
C onllintent lieconstinelli un pays qui n'existe pas p.1
C I RH on conIlintent p~Linifier la reconstruction p.13
Pouniqual lies mIll.liiad se font-ils rares ? p.12
ISI MlOIS APRES
(),ui honolerai~ lis t ic time ? p.1
( illlclli. moe u ient mipI1 5
Hanll on 'l I niec pei moullente p.6


Rienniona~u lEP ..de, iipr~sent p.3
F.I1,': L~,'::,\"i Ilsnianslit contre le CEP et le president

PORTRllT
~in II lusiole d'amour avec Haiti p.2

EC ONOM IF
F.40: L .Ag neuulur a toujours besoin d'aide p.6
LIBRE PENSER
L.I Fl~lii.nc dll leillbourser sa dette honteuse' p.7

LEITRES
C11\ i mei 1 ag', iske se youn ekspresyon angle ? p.15


ip


Mercledi 21Juillet 21
F~a'tipn /lrrh 110AlXXIV* ~No2 ?


Page 3


HPN, 15 Juillet La reunion durant laquelle le
processus 61ectoral devait Ctre officiellement lanc6 avec les
parties politiques s'est d~roulde comme pr~vu ce jeudi 15 arril
g l'hitel Karibe, g P~tion-ville. Prbs d'une quarantine de
repr~sentants de parties politiques y ont pris part, a constat6
HPN.
Prbs de 38 parties politiques ont rdpondu g l'appel du
CEP, a confiC le president du Conseil 61ectoral provisoire, Gaillot
Dorsainvil, interrog6 au Karibe par HPN.
Cette reunion 6tait initialement pr~vue pour le 12 juillet


mais elle a 6t6 reported pour ce jeudi. Plusieurs parties politiques
ont annonc6 qu'ils boycotteraient la rencontre. Parmi les
principaux parties et regroupements A bouder cette reunion avec
le CEP g P~tion-ville figurent l'Altermative, Rasanble, la
Plateforme des Patriotes Hatiens (PLAPH).
Le calendrier 61ectoral va d~marrer le ler aofit avec
les inscriptions des parties politiques suiries des d~pits de
candidature pour les pr~sidentielles, a annonc6 M. Dorsainvil.
Selon lui, les 61ections pr~sidentielles se d~rouleront le 28
novembre et les r~sultats seront disponibles d~s le 20 d~cembre.


Port-au-Prince, le 15 juillet 2010 (AHP) Quelques
milliers de membres et partisans de f organisation politique
Fanmi Laralas ont manifesto le jeudi 15 juillet g Port-au-Prince
pour c616brer le 576me anniversaire de leur leader Jean Bertrand
Aristide qui vit en exil forc6 en Afrique du Sud.
Les manifestants qui ont traverse plusieurs quarters
de la capital, scandaient des slogans d~favorables au
president Rend Prdval et au Conseil 61ectoral provisoire dont
ils ont r~clamC une nouvelle fois le d~part. Ils ont exig6
6galement le retour de l'ex-pr~sident dans son pays.
Les conseillers 61ectoraux ont 6tC accuses d'Ctre des
marionnettes et des instruments de l'exclusion, allusion g la


Reunion du CEP


70% de present
Initialement prdrue pour le 12 juillet, la reunion
du Conseil ElectoralProvisoire (CEP) a lanc6 officiellement
ce 15 juillet le processus des 61ections 16gislatives et
pr~sidentielles fixes au 28 novembre prochain. Les
61ections 16gislatives permettront de renouveler un tiers
du S~nat, qui compete 30 membres et l'ensemble de la
Chambre des repr~sentants qui en compete 99. Selon le
CEP, 866 candidates se sont inscrits g la Chambre et 98 au
S~nat.
Le president du CEP, Gaillot Dorsinvil, a qualified
cette premiere rencontre autour du processus 61ectoral,
de succ~s 70% des parties politiques auraient r~pondu g
l'invitation du CEP. II a dit esp~rer que les dirigeants
absents prendront part aux autres reunions qui seront
organisdes ult~rieurement. Le CEP envisage 3 autres
seances de travail avant les 61ections.
Les leaders des parties et plateformes dont
l'Altemnative, Rasamble, Uccade et Plaph, tel que prdru,
ont brill par leur absence. Les dirigeants de Fanmi Lavalas
participaient au moment de la rencontre g une
manifestation pour r~affirmer leur attachment au leader
de f organisation, I'ancien president Jean Bertrand Aristide
qui vit en exil forc6 en Afrique du Sud depuis son depart
pr~cipit6 de la pr~sidence le 29 f6Yrier 2004 et qui f~tait ce
15 juillet son 576me anniversaire de naissance et aussi
pour r~clamer le depart du CEP. Fanmi Lavalas a 6t6 exclu
par deux fois du processus 61ectoral par l'actuel conseil
61ectoral.
Gaillot Dorsinvil a promise que les remarques et
les critiques seront les bienvenues, promettant de prendre
en compete les suggestions, r~affirmant sa volont6 et celle
de son 6quipe g organiser des 61ections libres, honnates,
cr~dibles et transparentes, et pr~cisant que sous peu les
parties politiques int~ress~s aux pr~sidentielles seront
invites g se manifester.
Le d~pit de candidatures pour les pr~sidentielles
doit se faire entire le ler et le 7 aofit, selon le calendrier
pr~sent6 par le CEP lors de cette stance de travail.
L'institution 61ectorale promet de proc~der le 19 juillet
pro chain g l'enregistrement des nouveaux parties politiques
pour l'Clection pr~sidentielle.
Pierre-Louis Opont, le directeur g~ndral du CEP,
a pr~cis6 que f organisation travaille g mettre A jour la liste
61ectorale. Les autorit~s 61ectorales ont lanc6 mercredi le
processus de recrutement des membres des centres
d'op~ration et de verification. Les responsables des
Bureaux Electoraux Communaux (BEC) sont charges du
processus de recrutement qui prendra fin le 20 juillet 2010.
L'ancien s~nateur Clark Parent, qui a particip6
aux d~bats, a indiquC que le processus 61ectoral ne sera
jamais transparent, vu la fagon dont le CEP a 6tC mis sur
pied. II a rappelC cependant que son parti briguera
diff~rents postes g pourroir. << Nous reconnaissons
participer g un processus vicid g la base et qui n'inspire
pas confiance mais nous nous devons d'Ctre lb > a dit
l'ancien parlementaire qui espbre pouvoir tirer son dpingle
du jeu.
Le budget allou6 Al'organisation du premier tour
des 61ections pr~sidentielles et 16gislatives s'616ve g 29
millions de dollars amdricains. 75% du montant non
disponible doit Ctre finance par des partenaires
intemnationaux.
M. Dorsainvil a rdv616 que le gouvemnement a
d~ji d~caiss6 7 millions de dollars pour la realisation des
prochaines 61ections. Il s'agit de la contribution de l'Etat
haltien.


decision jug~e arbitraire du Conseil 61ectoral d'exclure des
deux derniers scrutins f organisation politique Fanmi Laralas.
La coordonatrice du comity ex~cutif de Fanmi Laralas,
Dr Maryse Narcisse, en a profit pour lancer un mobilisation
total et g~ndrale en vue de forcer le president Rend Prdval A
quitter le pouroir.
Pour Rend Civil, 6galement dirigeant de Fanmi
Lavalas, les populations victims du s~isme du 12 janvier et
qui vivent sous des tentes ont int~rat g renforcer leur presence
dans le cadre de la mobilisation g~ndrale car, dit-il, leur sort
restera inchang6 tant que l'6quipe en place restera au timon
des affaires.


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"Falsns rout ensemble"


L'ACTUALITE EN MARCH


Elections : 38 parties politiques

ont repondu al Iappel du CEP


Fanmi Lavalas manifeste


pour le 57e anniversaire d'Aristide


--










Comment reconstruire une Ha'iti qui n'existe pas !


Ce sont, par example encore, les ONG qui disent Ctre
venues pour une operation d'urgence, comme des pompiers
pour 6teindre un incendie, et qui se retrouvent en train de
construire des latrines pour une population dont elles se
demandent avec raison comment elle pourait bien faire arant
... ou g distribuer quotidiennement des dizaines de milliers de
litres d'eau potable consid~rde partout dans le monde comme
le service le plus essential qu'un Etat doit g ses administrds.
Que faisait-il done jusqu'g present le n~tre ? D'od
l'interrogation pas si 6tonnante : Haiti n'existe pas !

Au mieux, une sorte de gentleman
agreement ...
Tenez, alors qu'on s'impatiente de ne pas avoir encore
vu la couleur des milliards de la reconstruction, une question
surgit : construire mais oid ? A qui appartiennent les terres ?
On ne construit pas n' imported oid. Ie faudrait commencer par 18.
La banque doit bien voir votre titre de propri~tC avant de vous
faire un pret. Idem, la compagnie de construction. A plus forte
raison le d~caissement des milliards de la communaut6
international. Normal.
Qu'est-ce qui entrave done la reconstruction ?
Nous mimes. 'Soi-mime mime'. Bien avant le retard
des bailleurs. Parce que, tenez-vous bien, Haiti n'existe pas !
Des premiers boucaniers g nos jours, on s'est
content d'une sorte de gentleman agreement : vous prenez


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Haiti en M
r Mercredi21 Juillet 20
a


Page 4


(RECONSTRUCTION... suite de la lbrepage)
s'imaginant qu'il suffit que des milliards soient promise pour
que le processus d~marre, oubliant que les pays donateurs
traversent une grave crise 6conomique.
Par example, c'est le moment oid la France se trouve
oblige de porter f ige de la retraite de 60 g 62 ans pour r~tablir
les comptes de la S~cu (s~curit6 sociale.
De son cit6, I'intemnational qui prend Haiti pour un
pays comme les autres. Alors que nous n' avons jamais eu un
pays au sens d'une entity bien constitute. En creole, 'yon
peyi tout bon vre.


ceci et moi cela. En bon voisinage. Autant que possible. La
parole donnde. En ce temps-lk on la respectait encore.
Puis lorsque les villes et les planes seront 6puis~es,
on se lance g la poursuite du malheureux paysan dans les
momnes. Allez ouste !

D~crets pr~sidentiels ou une nouvelle
16gislation ? ..
De temps en temps, une dictature assez f~roce passe
par lb qui d~fait un tant soit peu le statu quo 6ternel pour le
refaire peu aprbs dans les mimes conditions et dispositions.


d'61ections g~ndrales, donc 61u impossible g deviner. C'est
I'inconnue politique totale-globale-capitale car le monde entier
est concem6~, ben oui.
Et le reste du monde encore plus que nous qui en
avons finalement l'habitude. Pour un peu, il serait pr~f~rable
qu'un president decide de se d~clarer g vie que d'accepter de
partir g la fin de son mandate. Cela crderait moins d'incertitude
et de bouleversements. Papa Doc se fend la tronche dans sa
tombe jusqu'au coccis. La d~mocratie, c'est pas facile M~me
si elle reste le meilleur syst~me qu'on ait inventC. (Nota bene :


Dans la cour du Palais national, un nouvel arrivage d enginess lourds destined cr aider tout particulier
avant besoin d 'aide pour enlever les diconibres de sa maison (photo Harti en M2/arche)


Ce qui reste des tentes abritant les sinistrds du sdisnze avec les pluies qui tonibent sans arrit
depuis une sentaine (photo Robenson Eugdne)


Suivez mon regard !
Mais rien ne change, ni ne changera ( ?).
Enfinjusqu'au s~isme du 12 janvier. Finie la com~die.
II a done fallu attendre la Reconstruction, soit deux
cents ans plus tard (sinon trop tard!i), pour poser pour la
premiere fois de fagon imminente le probl~me du foncier dans
l'Etat d'Haiti ... qui n'a done jamais 6td un Etat puisque n' ayant
jamais codifiC ce qui constitute le fondement mime d'un Etat.
Le cadastre. Sans quoi, la Teleco peut bien devenir
Natcom que le tC16phone n'atteindra jamais plus loin que le
centre historique de la capital.
Et on continuera de computer sur les ONG
internationals pour distributor l'eau et le reste. Alors qu e 'Etat
se plaint de l'omnipotence de ces demnibres, lui-mime ne sait
mime pas oid sont ses administrds. Voire comment les desservir.
Qui poss~de quoi ? Et surtout g qui appartient le bien
public. Eh oui, puisque Haiti n'existe pas (!) ? Qui doit en
decider ? Le pouvoir ? Les d~cideurs Cconomiques ? Les
notaires ? La soci~tC civil organisde ? Les d~crets
pr~sidentiels ? Ou la loi ?

L'inconnue politique par surcroit ...
N~cessit6 done d'une nouvelle 16gislation touts
affaires cessantes.
Vous avez dit par consequent 16gislateurs.
Et nous y arrivons. L'autre bloc age g la
reconstruction, c'est la


""sestin olesi'""e e sesg
lesquelles Haiti est devenue
la r~gle. D'ordinaire c'est
beaucoup d'appel~s et peu
d'61us. Mais aujourd'hui ga se
complique davantage: c'est
point d'appel~s alors qu'on
est seulement g 4 mois


n'oubliez pas de citer tout le paragraphe si vous faites par
hasard r~f~rence g cet article).
Inutile done de souligner que l'inconnue politique
est (du moins pour les pays donateurs) l'un des handicaps g
la Reconstruction.

'Dekouvri sen py6 pou kouvri sen pbl' ...
Enfin nous avons entendu mentionner au course de
ce p~riple d'une semaine g l'ext~rieur le manque de sens
pratique de l'Haitien.
Comment s'attendre qu'un seul pays puisse
d~bloquer des centaines de millions du premier coup comme
chacun de nous semble si innocemment l'esp~rer Avec ou
sans crise 6conomique, c'est lb une chimbre.
II faudrait un 'program manager' qui sache ce que
nous appelons 'dekouvri sen py6 pou kouvri sen pbl'. Prendre
ici pour ajouter lb et compl~ter le financement de tel grand
project jug6 prioritaire. Jusqu'aux plus grosses economies qui
n'ont pas aujourd'hui les moyens d'agir en solo comme elles
le souhaiteraient, histoire d'assumer leur suprimatie.
Est-ce que ce super-manager c'est Monsieur Clinton ?
Celui-ci vient de dire dans la press aux Etats-Unis
qu'il est d~cid6 g donner trois ans de sa vie de sexag~naire g
Haiti.
C'est lb une bonne nouvelle. Mais en mime temps
c'est la premiere fois qu'il se donne un d61ai. On peut
1 interpreter aussi comme un signe d'inqui~tude devant
nunmenshed des probl~mes qui se posent et s'opposent au

Pourtant n'est-ce pas 616mentaire : avant de
reconstruire ilfaut construire. Autrement dit, ilfaut commencer
par le commencement.
Cela signifie mettre enfin en place tout ce qui fait que
jusqu'ici Hati n'existe pas!i
La balle est done dans notre camp g nous les Haitiens.
Hai'ti en Alarche, 18 Juillet 2010


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12 JANVIER 12 JUILLET 2010


Qui honorera les victims ?


L 'ex-prisident Bill Clinton, mattre de cdrdmonie (photo Harti en M2/arche)


CNN-Hai'ti, le mblo-journalisme
FRANCE INFO Quelques jours aprds le sdisme qui a divastd Port-au-Prince,
scdne de violence entire des pillards et des habitants. Au milieu de la confusion, en
direct a la tilivision, Anderson Cooper, vedette de CNN, Idche sa camera pour mettre d
l'abri un enfant blessed 6 la t~te dont le visage est en sang.
Anderson Cooper, c 'est le Pape de ce que l 'on appelle le mdlo-journalisme, ou
encore dmo-journalime. Emo pour motion, pas hdmoglobine, quoique... (Quand il
pratique l'dmojournalisme, le reporter n 'est plus un mddiateur, mais un acteur, voire un
hdros. Il sauve des vies et fait part de ses emotions.
M~ais le genre ne concern pas que les Amdricains. Quelques jours aprds le
tremblement de terre, une dquipe de France 2 a sauvd un orphelin en le transportant a
l'hapital dans sa voiture, faute d 'ambulance.


ZZN L. IZ L..


ZI R 3 (a 5 .0 C. .8 a -0I
F.-\X 3 0 5 -G 2 C0 -8 3 3 2


FICHE D'ABO)NNEMENT A HAI'TI EN MAR~CHE


Nom
Adnrsse


Mercledi 21 Juillet 21
F~aiti n hlarrp 110lXXIV~ No 26


Page 5


(6 MOIS APRES... suite de la 16re page)
national. C'est une decision qui ne re garde que le pouvoir et
non la press. Car doit-on f61iciter un m~dia parce qu'il 6tait
rest en ondes, alors que c'est une circonstance qui ne depend
que du hasard le simple fait que le s~isme ait 6pargnd ses
locaux tandis que d'autres ont 6tC bousill~s ... lorsque parmi
ces demniers il en existe qui se sont d~pens~s 10.000 fois plus
pour recommencer g 6mettre dans des conditions tout g fait
h~roi'ques et sans aucune aide ou presque afin de se remettre


pas la souffrance !


rendu capable.
Comment g plus forte raison peut-on honorer des
personnel qui n'ont fait que leur devoir ?

Halte aux amalgames ...
Il n'y a pas ici de cas particulier. Ni de particulier au
g~ndral.
Si le pouvoir avait d'autres gestes g faire, dans
d'autres domaines et qu'il avait jusqu'g present n~glig6, on


L'exigence d'anonymat ...
Alors que toute la communaut6 s'est mobilis~e,
comment savoir quel patron ou propri~taire ou autre s'est le
plus donnd en mettant son bien au service de ses compatriotes.
Sinon en s'inspirant d'articles ou notes de press ou autres
latus parus ici ould8, parfois mime int~ress~s ...
Alors que la port~e la plus haute d'un tel geste, c'est


Deux honors du 12 Juillet : l'acteur de Hollywood, Sean Penn, et le reporter de CNN
qui avait couvert le sdisme en Harti, Anderson Cooper (photo Thony Bilizaire)
aussi tit que possible au service de la collectivity. C'est li la discretion et la modestie
davantage quelque chose qui force au respect. (l'exigence d'anonymat) chez
Or mime cela, faut-il en tenir compete, car on ne n~gocie celui ou celle qui s'en est


ne peut pas se servir de la d~tresse universelle pour s'en
acquitter. Halte aux amalgames. Encore une fois on ne n~gocie
pas la souffrance. Voire par-dessus la souffrance.
Ou alors ce serait la petite fille qui ayant laisse une
jambe sous les d~combres (et peut-8tre aussi sa maman et son
frbre) a 6tC la premiere g se remettre debout sur sa proth~se au
centre de Handicap Intemnational.
(6 MOIS APRES / p. 7)


AFP, 12 Juillet Une cdr~monie du souvenir a d~but6
lundi g Port-au-Prince, six mois aprbs le s~isme qui a fait plus
de 250 000 morts, alors que les Haitiens s'impatientent de voir
les milliards de dollars promise par la communaut6 international
se traduire en projects concrets.?
Sous une tente, au milieu des ruines du Palais
national, le ministry de l'Int~rieur Paul-Antoine Bien-aim6 a
ouvert la c~r~monie du <>, en remerciant < communaut6 international, les ONG et les citoyens strangers>>
pour leur aide, en presence du president Rend Pr~val et de
plusieurs ministres.
< mais aujourd'hui nous voulons aussi lancer officiellement la
phase de reconstructiom>, a d~clard le president Pr~val au
course de la c~r~monie, qui intervient six mois jour pour jour
apris le s~isme d~vastateur du 12 janvier.
Des repr~sentants de l'ONU, I'ancien president
am~ricain Bill Clinton qui co-pr~side avec le premier ministry
haltien Jean-Max Bellerive le Comit6 int~rimaire pour la
reconstruction d'Haiti (CIRH) et l'acteur Sean Penn 6taient
aussi pr~sents.
Bill Clinton s'est engage g faire un important effort
de transparence dans l'utilisation de l'argent envoy g Haiti.
Sean Penn a quant g lui indiquC g la chaine am~ricaine
CBS qu'il 6tait venu < pour essayer d'aider>>. <> aux Haitiens < voit la force de ces gens qui n'ont jamais connu le confort>>, a
dit l'acteur, regrettant le d~sint~ret des m~dias.
A Port-au-Prince, I'impatience des Hai'tiens est
graandssante face g la lenteur de la reconstruction, notamment
pour les centaines de milliers de personnel qui vivent touj ours


dans des abris provisoires.
< on nous avait promise des maisons... ou~ sont-elles?>>, se
demandait Jean-Auguste Petit-Frbre g l'approche de la
commemoration des six mois, en d~signant un module
d'habitation Crig6 par une soci~tC jamai'caine et 6valu6 g 15
000 dollars l'unit6.
Selon l'ONU, prbs de 4 000 maisons de 18 metres
carr~s ont 6tC construites dans le cadre d'un premier project
qui en pr~voit l0 000.
La Croix-Rouge frangaise qui promet de bitir 30 000
maisons transitionnelles en collaboration avec la Croix-Rouge
amdricaine vient de lancer les travaux pour 500 habitations
dans un village g l'est de la capital.
< de sans-abri diss~minds g travers un miller de camps. L'Etat
doit trouver des terrains pour 90% des sinistrds qui 6taient
des locataires>>, explique un fonctionnaire de l'ONU.
Trois mois aprbs une conference international qui
s'est d~roulde g New York et au course de laquelle la
communaut6 international a promise plus de 10 milliards de
dollars sur 5 ans g Haiti, trbs peu d'argent est parvenu au
pays, les plus pauvre du continent amdricain.

< les bailleurs de verser les fonds promise> rappelait il y a
quelques jours Nigel Fischer coordonnateur humanitaire de
I'ONU en Hati.
Selon les experts, le coilt de la reconstruction d'Haiti
est 6valu6 g 11,5 milliards de dollars sur dix ans.


DE L' ACTUALITE


Ha'iti: ceremomie du souvenir


SIX mois arD TS le S CISme


.. --


Dans le cas d'un abonnerment
avoc I~vralson, le coat elst le double.
PBrltr do spbierie at vous Btes
un nouvel abornn6
ou all1 s'agit d'un renouvellemenrt


Gd~les 260S.00
SUS $ 40.00
SUS $ 42.00
SU S 70.00
SUS $ 70.00


Gdes ~520.00
_s US 78.00
SUS $ 80.00
_US $ 135.00
US 5s 135.00


Hartti
Etats Unis
Canada
Euroe (3
Amnltique l.a~e


14ouvgeu


Renouvellemaent






_ IIU VIIIILYVIIV IV1


Mercredi 21 Juillet 2010
Haiti en Marche Vol XXIV No 26


Page 6


urgence permanent
lIles doivent composer quotidiennement, c'est-g-dire ce grand r~volutionnaire bavard, Hugo Ch~vez, qui avait promise
t~s haltiennes. Elles insistent sur les petites victoires, 1,2 milliard de dollars. La France, soucieuse de redorer son
dCnoncent pas. On vient de d~couvrir que tous les image dans son ancienne colonie, pr~f~re, pour sa part, des
x et toutes les denrdes qui entraient en Hati depuis le arrangements directs avec le gouvemnement haltien plut~t que
r faisaient l'objet d'une taxe g l'importation de 20 % et de voir ses pr~cieux euros noyds dans la masse anonyme de la
eposaient, bureaucratic oblige, durant des semaines communaut6 international. Par contre, on peut comprendre
:ntrep~ts de la douane. Aux 20 % de taxe s'aj outaient les reticences des bailleurs de fonds devant l'incapacit6 du
ourds frais d'entreposage. On pourrait dire que les gouvemnement g d~velopper une politique global et credible
hai'tiennes ont invent toutes les formes de la et aussi devant l'incertitude quant aux r~sultats de
n et de l'extorsion 16gales. Politique de l'Etat pour l' Clection.((Pendant ce temps, pour les 1,6 million de r~fugids
r ses coffres ou initiatives personnelles de ces qui languissent dans 1300 campements temporaires,
s pourris? Probablement un consensuel melange des s'annonce la saison des cyclones. Il existe bien un plan et des
ur que cette situation soit mise au jour et d~nonc~e, il fonds pour construire 125 000 abris plus solides, en bois ou en
I'une 6quipe de CNN qui transportait avec elle une tble, mais seulement 3700 de ces abris ont 6tC construits. Et
Shumanitaire d'une valeur de 5000 $ se voie imposer malheureusement, le gouvemnement ne parvient pas g foumnir
'entr~e de 1000 $. Confront par le r~seau amdricain, les terrains n~cessaires. Pas question 6videmment d'exproprier
:nt a exprim6 son 6tonnement et s'est engage g faire les propri~taires terriens qui soutiennent ce gouvernement.
:tte pratique qui durait au vu et au su de tous les La transformation de ces campements d'urgence en sites semi-
epuis six mois. permanents, dots de services comme l'eau, les soins de sant6
Aprbs six mois, la communaut6 international n'est et la distribution d'aliments, entraine aussi des effects pervers.
mais elle ne d~sespbre pas. Le secretaire g~ndral de Des gens d~munis dont la maison n'a pas 6t6 d~truite vont
:plaint de la lenteur des progrbs. L'ex-pr~sident Bill s'installer dans ces camps pour profiter de cette manne
presidentt de la Commission international charge providentielle.((Le bilan le plus 61oquent, je l'ai trouv6 dans
les 5 milliards de dollars promise en mars par la une anecdote recueillie par un journalist du quotidien Le
aurt6 international, regrette poliment que les pays Monde. C'est le t~moignage d'une jeune femme, Nadine
nt les sommes promises. Cet organisme, maitre Beaujour, qui vit sous une tente. Nadine est enceinte et dit:
de la reconstruction, ne dispose actuellement que < millions en fonds propres. Le Canada, malgrC les doute parce qu'il sait que je n'ai rien g lui donner g manger.>>
es arguties et demi-mensonges de Lawrence Cannon, Haiti, le pays qui a des enfants qui refusent de naitre. VoilB le
6bours6 un sou. Mais aussi, parmi les retardataires, veritable bilan six mois plus tard.


Les efforts de la FAO dans les zones rurales 1
portent aussi sur la preparation aux ouragans
Si l'aide alimentaire d'urgence et les intrants agricoles
ont permis de conjurer une crise alimentaire apris la catastrophe
qui a frapp6 Haiti, le manque de fonds pour l'agriculture
continue A paralyser, six mois aprbs le s~isme d~vastateur, les
initiatives en faveur de la s~curit6 alimentaire, de la production
vivribre locale et des opportunities d'emploi dans les zones
rurales.
Zones rurales n~glig~es ("Les interventions se sont
concentr~es essentiellement sur l'aspect urbain de la crise,
mais la communaut6 international ne doit pas n~gliger les
zones rurales si elle veut surmonter les consequences
devastatrices du seisme", a souligne Etienne Peterschmitt,
Coordonnateur en chef des urgences et de la rehabilitation
pour Haiti.
"Il faut de toute urgence accroitre les investissements
dans l'agriculture et cr~er des emplois dans les zones rurales
pour endiguer le flot de personnel d~plac~es vers Port-au-
Prince et soutenir la s~curit~ alimentaire dans toute l'ile".
La FAO etle Ministbre del'agriculture ont distribu6
des intrants agricoles pour la champagne de printemps g 72 000
families dans les zones victims du tremblement de terre ainsi
que les zones rurales accueillant les populations d~plac~es.
La champagne de printemps assure 60 pour cent de la production
agricole de l'ile. Cette assistance a permis g plus de 360 000
personnel de produire leur propre nourriture et de vendre les
exc~dents pour couvrir les d~penses de sant6 et d'6ducation.


Ouragans g l'horizon (Face aux provisions
des experts qui annoncent une saison des ouragans
plus virulente cette annde, la FAO et le Groupe agriculture
collaborent 6galement avec le Ministbre de l'agriculture et le
D~partement de protection civil pour garantir la preparation
des agriculteurs.
Ils constitueront des stocks de semences et d'outils
dans des points strat~giques des zones sujettes aux ouragans,
pouvant Ctre facilement d~plac~s si n~cessaire. Avec
l'assistance du Japon et de l'Espagne, 250 tones de semences
de haricots et de mal's, plus de 50 000 outils, ainsi que 5 400 kg
de semences de 16gumes et 650 tones d'engrais y seront
emmagasin~s.
En outre, la FAO apporte une contribution active a la
Coordination national pour la s~curit6 alimentaire du
gouvernement, afin de renforcer le r~seau d'information sur
l'agriculture et la s~curit6 alimentaire, et partager les
informations utiles avec les principaux partenaires intervenant
dans le relivement de l'agriculture dans le pays.
Mission d'6valuation des rdcoltes (Une mission
conjointe FAO/PAM d'6valuation des rdcoltes et des
disponibilit~s alimentaires est en train d'achever un rapport
faisant 6tat de ses conclusions tires des visits de terrain
effectudes dans les regions agricoles de tout le pays. Le rapport,
qui paraitra d~but aout, portera sur les perspectives de rdcolte
de 2010 et la situation de la s~curit6 alimentaire dans les zones
frappes par le s~isme et les communaut~s d'accueil des
personnes d~plac~es.


publics et le Centre National des Equipements (CNE), qui<< ne
nous informent d'aucun plan de ramassage et les debris sont
jets partout, particulibrement dans les ravins >>.
La mairie a protests contre cet 6tat de fait auprbs du
ministbre des Travaux publics et de celui de l'Environnement,
informed Jason.
Actuellement, selon Jason, la mairie cherche g
coordonner toutes les actions qui sont entreprises g la capital
ainsi que la concertation avec le gouvemnement central de
manibre g 6viter toute duplication dans les activities et, g travers
la cooperation d~centralis~e, trouver des moyens g mettre au
service de la population.


P-au-P., 14 juil. 2010 [AlterPresse] -Le maire de Port-
au-Prince, Jean Yves Jason, s'insurge contre l'accaparement,
dit-il, du dossier de la reconstruction par le pouvoir central
durant les 6 mois qui ont suivi le s~isme du 12 janvier qui a
d~truit la majeure parties de la capital.
<< Il n'y a pas de decentralisation et toutes les activities
sont conduites par le gouvernement central>> qui ne
communique pas avec la mairie de Port-au-Prince, critique le
maire Jason lors d'une conference de press le 13 juillet.
Selon Jean Yves Jason, son administration n'est
impliqude << dans aucune initiative >> entreprise par IE wental
<< en d~pit de nos multiples demarches >>.
Cette situation est << symptomatique du statu quo
caract~ris6 par une crainte g l'6gard des maires >> et relive
<< d'une tradition de gestion trbs personnelle qui perdure en
Haiti >>, soutient l'6dile de la capitale, qui croit que << nous
risquons de rater la chance de bitir un autre Port-au-
Prince >>.Selon les donndes de l'administration communale, 1a
ville a 6t6 d~truite g 75% et << il ne peut y avoir de reconstruction
sans un sch~ma directeur >>.
Jean Yves Jason dit n' Ctre pas inform de la decision
gouvemnementale d~clarant d'utilit6 publique un p~rimatre au
coeur de Port-au-Prince pour pouvoir lancer des chantiers de
la reconstruction.
<< Ils ne m'ont pas demand ma vision de la ville >>,
affimne-t-il.
M~me reaction par rapport gl'initiative deli E \ecuilr I
de travailler avec des repr~sentants de personnel d~plac~es
qui se sont install~es dans 9 camps au Champ de mars,
principale place publique de la capitale, afin de favoriser leur
retour dans leurs quarters d'origine.
Le maire rappelle que dans le cadre de la cooperation


avec des municipalities 6trang~res, la mairie de Paris dispose
de 1.500.000 Euros pour aider g refaire le Champ de mars, et
que les conditions actuelles ne permettent pas de lancer les
travaux.
Le maire de Port-au-Prince s'en prend aussi aux ONG,
qui, au nombre de plusieurs centaines, sont en fonctionnement
dans la capitale.< Elles sont toujours r~ticentes informer sur
leurs actions et g laisser la mairie les accompagner >>.Celles qui
g~rent le programme de ramassage de debris 'argent contre
travail', << le font n'importe comment >>, affirme-t-il, << et nous
ne sommes pas informs de l'endroit oix elles vont d~poser les
debris >>.Tel est le cas 6galement avec le ministbre des Travaux


Associated Press (Miami) Alors qu'Haiti souligne
les six mois du puissant s~isme qui l'a d~vast6, les Etats-Unis
ont annonc6 lundi qu'ils accorderaient aux Haitiens en situation
ill~gale sur leur territoire plus de temps pour d~poser une
demand de regularisation de leur statut afin qu'ils puissent
soutenir les efforts de reconstruction de leur pays. ,
Les Haitiens qui vivaient d~ji ill~galement aux Etats-
Unis avant le s~isme du 12 janvier ont d~sormais jusqu'en
janvier 2011 pour d~poser leur demand de statut de protection
temporaire, qui permet aux immigrants originaires de pays
6prouv~s par la guerre ou par des d~sastres naturels de r~sider
et de travailler aux Etats-Unis pour une p~riode de 18 mois.
La date limited pour d~poser une demand dans le cas


des Haitiens avait A l'origine 6tC fix~e au 20 juillet.
Jusqu'g present, environ 35 000 Haitiens ont obtenu
un statut de protection temporaire aux Etats-Unis. Quelque 55
000 demands ont 6tC d~pos~es, principalement en Floride.
Le gouvemnement am~ricain s'attend g recevoir au
total entire 70 000 et 100 000 dossiers d'Haitiens d'ici au mois
de janvier.
Des porte-parole de la communuaut6 haltienne ont
saluC l'annonce, affirmant que l'allongement du d61ai leur
donnerait plus de temps pour entrer en contact avec des
immigrants ill~gaux qui craignent que le fait de signaler leur
presence ne les mbnent vers la prison ou la deportation.


SIX MIOIS APRE S


Haiti ou P$

LEDEVOIR (Montr~al) 17 juillet2010 lesquels e
Ily a de ces expressions qui r~sument tout. C'est le les autoril
cas de l'expression employee par un repr~sentant de la Croix- mais ne (
Rouge frangaise qui faisait le bilan de six mois de travail en mat~riau:
Haiti: < 12 janviel
((Certes, le s~isme fut 6norme, les d~gits, difficiles g imaginer, qu'elles r
le d~fi de l'urgence et de la reconstruction, probablement sans dans les e
pr~c~dent. Mais que nous soyons encore dans l'< permanente>, cela constitute une sorte d'aveu. Les Haitiens douanes
ne sont pas encore sortis des lendemains du s~isme et la corruptio
reconstruction demeure pour le moment plus un avenir lointain renflouel
qu'une r~alit6 qu'on voit poindre g l'horizon.((Quel bilan font douanierr
les principaux acteurs? Le 12 juillet, le president Pr~val s'est deux. Po~
f61icit6 du fait qu'on avait r~ussi g 6viter les 6pid~mies et les a fallu qu
d~sordres sociaux. II a aussi annonc6 qu'on entrait dans la cargaison
phase de reconstruction. II a tout simplement oublid de un droit d
mentionner qu'il n'existait pas l'ombre d'un plan d'ensemble le preside
d'action global pour la reconstruction. Pensde magique cesser ce
encore, faite en avant touj ours; sp~cialit6 de la classes politique acteurs de
haltienne. Comment peut-on reconstruire quand seulement 10
% des debris qui jonchent la capital ont 6tC ramass~s? Mais pas fibre,
voil8, quelques jours auparavant, le president avait annonc6 l'ONU se
la tenue des 61ections le 28 novembre et la priority, c'est de se Clinton, c
maintenir au pouvoir. Jusqu'g quand l'avenir meilleur qu'on de g~rer
peint r~sistera-t-il aux assauts de lar~alitC?((LesONG se situent commune
dans une position ambigu&. Elles sont malheureusement prises retienner
entire l'6corce des donateurs et l'arbre du gouvemnement. Les d'oeuvre
donateurs espbrent des r~sultats tangibles et les ONG, pour de 90 m:
expliquer la lenteur des progrbs, ne peuvent partir en gtuere habituell
contre les vrais responsables des dysfonctionnements avec n'a pas d


FAO / Hai'ti: Q six mois du sbisme, I'agriculture


a tOujours besoin d'aide
La FAO et le Ministbre de l'agriculture sont les chefs
de file du Groupe agriculture, un mdcanisme de coordination
des Nations Unies qui pilote les efforts de reconstruction de
l'agriculture gHaiti. Le Groupe agriculture, qui compete plus de
170 ONG et organizations internationals, envisage de foumnir
pour la champagne de semis d'6tC des outils, des engrais, des
pompes g eau et des semences de quality g 80 000 families
rurales suppl~mentaires, afin accroitre la production vivribre
locale.
Par ailleurs, 10 000 manages recevront une aide en
culture maraichbre dans le cadre de l'intervention d'agriculture
urbaine de la FAO dans les zones bordant Port-au-Prince,
Ganthier et Cabaret.
"Imm~diatement apris la catastrophe en janvier, nous
avons cibl6 les zones directement frappes par le s~isme", a
pr~cis6 Cristina Amaral, Chef du Service des Operations
d'urgences g la FAO. "Maintenant, nous nous concentrons
sur l'aide aux families d'accueil dont les mdcanismes
d'adaptation ont 6tC mis g rude 6preuve par l'afflux de
personnel d~plac~es au sein de leurs communaut~s, ainsi que
sur la planification pralable envue de la saison des ouragans".
Le travail de reconstruction du Groupe agriculture en
Haiti a pour but g~ndral de soutenir la production vivribre
locale et la commercialization dans les zones rurales,
l'agriculture urb~aine, la reforestation et la reduction des risques
de catastrophes, afin de cr~er des emplois en milieu rural.


S~isme-Six mois : La reconstruction prise en otage


par le pouvoir central, selon le maire de Port-au-Prince


R7Shington prolonge la pbriode de regularisation

du statut des Ha'itiens illegaux









Des militants canadiens, ambricains et frangais,


g l'origine du faux site du Quai d'Orsay


chligna rdbi'\ahoo fr A Paris : << Association Haiti Futur >> -
28 place Jeanne d'Arc contact : Josette Thomas au 01 45 80
00 04.

AVI ELEKSYON ESPESYAL
Jou re2R1 o lyo 6K3nt MaMld p o 5 3100 aoptea iue1 ome 20 0. R-605-10 a opte
Florld, yo avize nou ke yon eleksyon espesyal ap fet le 24 dawout 2010, pou soumet devan vote
kalifye Konte Miaml-Dade yo, pou yo ka apwouve oswa dezapwouve pwopozlsyon sila yo
Amannman Konstitisyone1 pou Elimine Biwo Manadje Konte a
Eske se pou yo amande Konstitisyon an pou rantre anvige an novanm 2012, pou elimine blwo
Manadje Konte a kom yon blwo konstitisyonel kl aktyelman ede Majlstra a nan administrasyon
gouvenman Konte a? W 0
NON 201
AemnannmanMK n titliyobn Otontbm pou Otorize Komisyon Konte a Aboli Minisipalite ki Gen
Eske se pou yo amande Konstitisyon Otonom Konte Miaml-Dade la pou ajoute nan dispozlsyon
an ke yo pa gendwa aboll okenn minislpalite san ke ko gouvenan minislpal la pa fe yon eleksyon
epl san apwobasyon majorite elekte yo nan eleksyon sila pou etabll ke Asanble Komisyone Konte
a kapab pa odonans aboll minislpalite kl gen en oswa mwens elekte?
NON 203
smansnemanuKon tit syn Otontbm Ko Aenan Da Mnonoon~ k rtktu onttso ot
Florld yo pou pemet Asanble Komisyone Konte a bay dwa monopol oswa amande yon kontra dwa
monopol avek apwobasyon detye vot manm asanble kl prezan yo san egzlje apwobasyon
annapre pa yon majorite elektora a Jan sa aktyelman etabll nan Konstitisyon an?


slTout vote kalifye kl abite nan Konte Miaml-Dade va e~l~lb pou vote WI oswa NON sou kestyon
Tout blwo vot ap ouve de 7e dlmaten ]Iska 7e diswa jou eleksyon espesyal sa-a Eleksyon
espesyal sa-a va fet dapre Iwa general sou eleksyon kl etabll pou eleksyon espesyal yo ak tout lot
regleman kl gouvene Konstitisyon Otonom Konte Miaml-Dade
HEAMMSi eise oleksyon
Sunl Konte Miami-Dade, Florid


Mercledi 21 Juillet 21
F~aiti n hlarrp 110lXXIV~ No 26


Page 7


(QUAI D'ORSAY... suite de la 16re page)
dette, qu'Hai'ti a honorde, a contribute g entraver le
d~veloppement du pays.

Colbre du Quai d'Orsay
L' announce du remboursement par la France avait 6td
publi~e sur un faux site internet, diplomatiegov.fr, se pr~sentant
comme celui du ministbre des Affaires 6trang~res, avec
communiques, videos et liens. Une resemblance qui n'a pas
616 du gott du Quai d'Orsay, puisque d~s le lendemain, le
ministbre des Affaires 6trang~res a fait savoir par la voix de
son porte-parole Bernard Val~ro, qu'il envisageait de
poursuivre les auteurs. "Ce site internet, cr66 g une adresse
proche de celle France Diplomatie, diffuse de fausses


informations et copie frauduleusement le site du Ministbre
des Affaires 6trang~res et europ~ennes", a-t-il ainsi d~clard
lors d'un point-presse. "Nous 6tudions les suites judiciaires A
donner g cette situation."

Des "miettes" pour Halti"
"Nous sommes constemn~s de constater g quel point
le Quai d'Orsay s'est montr6 peu reconnaissant et, pour tout
dire, non coop~ratif face g notre initiative audacieuse pour
redorer le blason du gouvemnement frangais", a r~agi la porte-
parole du group, Laurence Fabre, aj outant 6galement que "le
veritable canular,ce sont plut~t lesmiettes que la France,1les
Etats-Unis et le Canada ont offert pour aider Haiti suite au
tremblement de terre, en comparison avec tout ce qui est da


g ce pays."(Six mois aprbs "la promesse de verser 180 millions
d'euros g Haiti par l'entremise des agencies de l'ONU, des
ONG et de la Croix-Rouge (...) Haiti n'a pas vu l'ombre du
moindre centime, selon le site de surveillance de l'aide
humanitaire de l'ONU, ReliefWeb", 6crit le collectif.
Vendredi, le site a ferm6 mais le collectif en a d~ji
rouvert un autre sous le nom de www.diplomatiegov.info.
Un temps soupponnis, les Yes Men, activists ayant
recours au canular, ont envoy un email g un blog du New
York Times, dans lequel ils nient Ctre les auteurs de ce faux
site. Tout en en saluant les auteurs, g leur manibre : ils
"d~plorent" cette action et menacent ironiquement de
poursuivre en justice ce "vol de copyright".
(Nouvelobs. com)


(DETTE... suite de la lbre page)
le pr~tendait le d~veloppement d'Haiti, elle aurait dG prendre
la decision de rembourser cette scandaleuse dette qu'Haiti a
honor aux d~pens de son propre d~veloppement.
Cette histoire, elle a 6tC comme supprimbe, beaucoup
de gens ne la connaissent pas. On a voulu la faire connaitre.

Vous avez done crCC un faux site du ministkre des
Affaires Ctrangkres, oix vous avez annoncC, mercredi 14
juillet, que la France allait reverser g Halti cet argent.
Comment vous est venue l'idie de faire ce faux site ?
On souhaitait que les m~dias parent de tout ga, et
on sait qu'internet joue un rile trbs important dans
I'approvisionnement des informations dans le monde actuel.
Nous avons eu des contacts avec les Yes Men, qui ont un
laboratoire de militantisme cr~atif. On a b~ndficid de leurs
conseils en d~veloppement pour mettre en place ce faux site
du ministbre des Affaires 6trang~res frangais. On a choisi de
faire ce site car onvoulait vraiment donner l'impression, mime
si ce n'avait 6tC que pendant 5 minutes, qu'il s'agissait d'une
announce officielle de gouvemnement frangais. On voulait mettre


en action l'imagination, en montrant qu'une telle announce
pouvait Ctre cr~dible.

Votre site a 6tC fermC vendredi, et vous avez pard A
ce problkme en en ouvrant un autre dans la nuit. Comment
expliquez-vous qu'il ait fermC subitement ?
On n'est pas strs, mais on soupponne les autorit~s
frangaises, vu leur reaction [menace de poursuite en justice,
ndlr.] face g notre initiative, d'en Ctre la cause. Ce qui signifierait
que le gouvemnement peut former quand bon lui semble des
sites !

Vous Ccrivez, dans le communiquC que vous nous
avez transmis, que vous &tes des militants amiricains,
canadiens et franeais. Vous pouvez nous en dire plus ?
Pour la plupart d'entre nous, nous sommes
canadiens et amdricains. Ily a aussi une Frangaise qui nous
aide. Nous suivions beaucoup ce qui se passait en Haiti, et
c'est lors de la grande conference des donateurs pour Haiti, le
31 mars g New York, que nous avons d~cid6 de cr~er notre
collectif. Alors que la communaut6 international multipliait


les promessess de dons, et notamment la France, on s'est dit
que si le gouvememesnt frangais 6tait vraiment sincere, il devrait
rembourser cette honteuse dette. (Or, on est en juillet, et
seulement 100 millions de dollars ont 6tC verses, sur les 5,3
milliards de dollars de dons promise lors de la conference, par
uniquement trois donateurs, au fonds international pour la
reconstruction d'Haiti Et la France ne figure pas parmi ces
trois donateurs.

Vous travaillez dans des ONG oeuvrant en Haiti ?
Non. Vous avez l'air d'avoir trbs envie de savoir qui
nous sommes. Mais pour le moment, nous n'en dirons pas
plus sur nous. Notre objectif, ce n'est pas de parler de nous,
c'est de parler et faire parler de la situation en Haiti, de ces
promessess internationals qui n'ont pas 6t6 tenues, alors mime
que ce pays a 6tC exploit pendant des si~cles.

(Interview de Laurence Fabre, porte-parole du
Comitd pour le remboursement immddiat des milliards
envolds, par Sarah Halifa-Legrand, samedi 17 juillet -
nouvelobs.com)


FP 15/07/2010 | Le ministbre frangais des Affaires
6trang~res 6tudie la possibility de poursuivre en justice les
auteurs d'un site internet se pr~sentant comme le sien, avec
communiques, vid60s et liens, aindiqudjeudi son porte-parole,
Bemnard Valero. "Ce site internet, cr66 A une adresse proche de
celle France Diplomatie, diffuse de fausses informations et
copie frauduleusement le site du Ministbre des Affaires


6trang~res et europ~ennes", a d~clard lors d'un point-presse
Bemnard Valero. "Nous Ctudions les suites judiciaires gdonner
A cette situation", a-t-il pr~cisC.
Le site France Diplomatie du Quai d'Orsay est
accessible via l'adresse www.diplomatie.gouv.fr alors que celui
qui apparait Ctre frauduleux est visible sur
www.diplomatiegov.fr. Ayant recours aux mimes couleurs, g la


mime presentation, il comporte de vraies videos reprises du
ministbre comme de fausses annongant par example un
engagement de la France envers Haiti. Ses auteurs sont
injoignables aux coordonndes mentionndes dans un
communiquC, ayant toutes les apparences de ceux du Quai
d'Orsay, et qui a 6t6 envoy le jeudi 15 juillet par courier
61ectronique g plusieurs redactions.


convertir en agent de courage moral. De resilience. Garder la inconnue, et qui par la mime occasion rend aussi
foi. automatiquement hommage au plus noble d'entre nous. Ici-
Pour finir, il n'est pas trop tard pour mettre la politique bas.
de c~tC (car g quelques mois des 61ections g~ndrales, la Et ce jour-lk (et comme d~sormais chaque annde tous
cdr~monie du 12 juillet qui plus est cette fringale de m~dailles les 12 janvier) ce ne sont pas des applaudissements qui
qui s'est emparde de l'actualit6 depuis quelques semaines, ne retentiront. Mais la sonnerie aux morts !
peut en Ctre tout g fait exempte) et faire ce que doit : un seul
geste mais qui signifie la douleur de toute une Nation, de Hai'ti en Marche, 14 Juillet 2010
chacun et de tous g la fois, en un mot un monument g la victim


(... suite de la page 5)
Or un tel courage n'a pas de prix !

Un monument ik la victim inconnue ...
Ou encore cet artiste bien connu qui a perdu aussi
une jambe, ainsi que sa femme et son enfant, et sa maison et
tous ses instruments, mais qui apris une douloureuse odyssey
par la rdpublique voisine et la Floride, se retrouve d~ji non
seulement de nouveau g son poste de travail mais pour se


(UNE HISTOIRE..., suite de la page 2)
en particulier, sont assez strictes sur ce point crucial. QuantA
l'utilisation de ces milliards, je pense que plut~t que de
saupoudrer, il serait judicieux de s'attaquer aux deux grands
probl~mes que sont le r~seau routier et l'61ectricitC... En
attendant, on peut aider les associations s~rieuses. Les ONG
reconnues sont li pour controller, mais il faut Ctre trbs prudent.

Avec la saison des pluies, des cyclones, craint-on
des dibordements de la population ?
B.C. : Le people haltien est un people fier qui a une
grande force de caractbre, je parlerai mime de resignation A
force de souffrance, mais il ne faudrait pas que la politique
entire enj eu, les 61ections doivent avoir lieu en d~cembre 20 11i.
Faut-il les reporter ? Ily a une pol~mique 18-dessus. C'est une
vraie question.

En 1995, quand vous avez terminC votre carrikre A
Air France, yous vous 8tes invest fond dans I'humanitaire
g travers les orphelinats, aprks la tragidie on a parlC de
<< vols >> d'enfants, qu'en est-il ? D'autre part les procedures
d'adoptions ont itC accCldries. Qu'en pensez-vous ?
B.C. : Le traffic d'enfants est une r~alit6 qui existait
bien avant le 12 janvier Quant g l'adoption, c'est g~ndreux
sans doute, mais Jacqueline Bonheur qui a d~but6 son action
en Haiti par les adoptions, a trbs vite vu le danger et compris
qu'il ne fallait pas poursuivre dans cette voie. Elle a opt6 pour


le parrainage qui permet aux enfants d'aller au bout
de leurs etudes et surtout de rester en Haiti. Un
parrainage, c'est 30 euros par mois, son association
SOS Enfants Bonheur verse l'argent directement g
l'6cole, la famille ne touche rien. Avant le s~isme,
elle comptait 4 500 parrainages..
L'association Haiti Futur, g laquelle je
collabore, aide les 6coles g travers du materiel
informatique, le salaire des instituteurs, les loyers
des etablissements... Haiti a plus que jamals besoin
de sa jeunesse, la fuite des cerveaux commencee
depuis longtemps) aprbs le s~isme, est un risque
majeur qui va empire si l'on ne fait rien pour retenir
les jeunes... J'ai moi-mime des enfants Id-bas, des
petits enfants, et je les encourage g rester au pays
de fagon g essayer de sortir l'ile du marasme...
N'oublions pas qu'au-del8 des 250 000 morts, ily a
aujourd'hui en Haiti des milliers d'enfants amput~s
(il faut le dire parfois un peu g la h~te !), handicaps
avie.
Propos recueillis par Viviane Le Ray
Renseignements : << Bouquinerie aux Trois
Dumas >> Jacmel -adresse mail :


L' E VENEM EN T


INTERVIEW

La Firance doit "rembourser sa dette honteuse"3 envers Ha'iti


La France veut exercer des poursuites


Qui honorera les victims ?


Une histoire d'amour avec Ha'iti





ou enwyesnou un e-mail: sa~aeieca


_ IIU VIIIILYVIIV IV1


HaitienM
rMercredi21Juillet20
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Page 8


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ntit6
:rine



~oule


I I jl


Feux d atrrithe r au Trocaddiv attitunt plus de 100. 000 personnel,
dont des tourists des quatre coins du monde


I '4rc de Tivontphe aux couleurs nationals


;"~i;


Les Jaidins de Versailles, un nioddle pour l'envitannenient ...


et pour toute la plandre (photos Harti en M2/arche)


C'est une question de performance. De d~fique l'on
se jette. Qui dit mieux ? Done un domaine en constant
mutation. Comme les virus. Le tout est pour les grandes
administrations gouvernementales, financibres ou autres, de
savoir bouger aussi tout le temps.

La dette de l'ind~pendance, yous
connaissez ...




~~ ~IReach Further And Fastewr u


.. .


petite rdpublique caralbe pour l'acceptation de son
ind~pendance par l'ancienne puissance colonial et qui
totaliseraient au change actuel environ 17 milliards de dollars.
En foi de quoi, la France accepterait de reverser ce
montant sur un 6chelonnement de 50 ans, g raison de quelque
2 milliards par an.
Cela en guise de contribution au relbrement d'Haiti
qui a 6td ddvastC par un s~isme le 12 janvier demnier.

Boite g surprises

A quoi joue notre
th Amenijet intemaute pirate en rdveillant
la vieille question de la dette
de l'ind~pendance qui revient
dans l'actualit6 de manibre
quasiment cyclique comme une
sorte de dernibre carte aux
q) 0 .. mains de politicians locaux ?
f Le demnier en date fut
Jean-Bertrand Aristide aux
prises avec le movement de
~~ ~ I Icontestation qui devait
conduire g son renversement
mouvement6 le 29 f6Yrier 2004.
Ce pendant on a
l'impression que cette fois-ci ce
n'est pas d'Haiti que la blague
est parties.
Primo, nos
NE W internautes n'ont pas encore
;o Door Servic d~montrC une aussi grande
lis available, maitrise de la plus
extraordmnaire boite g surprises
(et comment !) qui ait jamais
exists.
Sauf que l'accent de
la porte-parole exhib~e sur le


actuellement une certain surenchbre entire gouvemnements
occidentaux autour de la n~cessit6 (pour ne pas dire
I'opportunitd) de la reconstruction du pays dont le s~isme a
d~truit 120% du PIB, outre les 250.000 morts et 1,5 million de
sans abris.
C'est quotidiennement que les Etats-Unis, le Canada
et l'Europe (et notoirement la France) veulent se montrer
toujours plus prdvenants dans cette << sale guerre >> pour la
Reconstruction.


ds


Nous summes
sp~cialiade dana...
Cargo 06n~ra, Berlls,
Prodults prtssables, Ef
personnels, Prodults
"'lrls """" drrw


La parude adrienne du 1 4 Juillet 2010 avec 1 'Escadrille de Frunce
laissant sa chevelure blend, blanc, rvuge

Un certain d~filC du 14 Juillet ...
Ensuite, le jour mime qu'a 6tC place en ligne cette
viddo provocatrice, le president Nicolas Sarkozy assistant g
une commemoration du 14 Juillet trbs sp~ciale. Le president
frangais 6tait entour6 des chefs d'Etat de l'Afrique francophone
et leurs spouses, tandis que des troupes africamnes participaient
au d~fil1militaire.
Pour la France, il s'agit officiellement de rendre
hommage g ces peuples africains qui sont devenus
(IEVENEMENT/p.10)


IDES PIRATES PAS COMIME LES AUTRES I


Qui a piratC le site de la diplomatic frangaise ?
(IEVENEMENT... suite de la lne page) De quoi s'agit-il en l'occurrence ? D'une note site laisse quelque peu g d~sirer sur sa veritable ide
porte-parole (fausse bien entendu) en train de lire le diplomatique, respectant toutes les formes de l'art : redaction, linguistique. Du moins elle n'a pas l'accent de Cathe
communique y relatif. logo, viddo, armoiries bleu, blanc, rouge, etc, attribute au Deneuve. Ni de Rama Yade.
Oui, tout est possible auj ourd'hui avec des 'hackers' Ministbre (frangais) des Affaires 6trang~res et europ~ennes et
capable de p~n~trer par effraction le site du D~partement selon laquelle le gouvemnement frangais a d~cid6 de rembourser Une certain surenchbre ...
amdricain de la defense ou de la CIA. g Haiti les 90 millions de francs or qui ont 6tC verses par la Secundo (et c'est un D lu rix) s r


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Mercredi 21 Juillet 2010
Haiti en Marche Vol XXIV No 26


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(IEVENEMENT... suite de lapage 8)
ind~pendants avec l'assentiment de la France du G~ndral de
Gaule.
Mais aussi qui ont particip6 g deux guerres mondiales
aux c~t~s des Frangais.


Advertsumeant al Overl ACDaBE Thee-Year Gan For Car Rertal and Nan-Car e~ntal
IDepr~astmentorreponeson 6 cFRe Part 23

PR)I MDIDAD' AMP~RT CONCE88tDN PROGRAM
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Mercredi 21 Juillet 20 10
Haiti en Marche Vol XXIV No 26


Page 10


(MIEFIANCE... suite de la 16re page rejet du CEP et r~clament le retour de leur leader, qui a da
par le tremblement de terre dul12janvier. abandonner le pouvoir et quitter le pays lors de la crise de
Moins d'une semaine apris le coup de sifflet final du 2004.
demnier match de laCoupe du monde, des milliers de personnel Trbs minoritaires, les duvalidristes s'engouffrent
gagnent g nouveau les rues g Port-au-Prince et dans quelques 6galement dans le train en march. M~me discours, avec g la
villes de province pour r~clamer le depart du president Rend cl6 le retour de l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier.
Pr~val et du Conseil 61ectoral provisoire (CEP), charge de A droite comme chez sociaux-d~mocrates, les points


n' ont pas eu lieu g cause du tremblement de terre. Pr~val avait
alors rafl6 des parlementaires ou cadres de divers parties et
secteurs, ce qui lui avait valu de nombreuses critiques,
d'autant que l'opposition disait craindre l'Cventuel
6tablissement d'un parti unique.
Le brusque changement de la conjoncture g partir du
12 janvier n'a pas fait reculer Prval, qui a profit de sa majority


File d''attente pour faire les cartes electorales 2010 (photos Logan Abassi)


l'organisation des prochaines 61ections k
16gislatives et pr~sidentielles prdvues pour le
28 novembre prochain.
Des responsables de plusieurs
parties et plateformes d'opposition, dont
1' Alternative pour le d~veloppement et le
progrbs d'Haiti (Altemnative), qui regroupe .
plusieurs formations politiques ayant une
representation parlementaire, ne veulent pas
entendre parler d'61ections tant que que
Pr~val est au pouvoir.
Rony Smarth ancienpremierministre
de Pr~val lors de son premier mandate en 1996,
est lui aussi descendu dans les rues pour dire
son refus des 61ections qui seront organisdes
sous l'administration de l'actuel chef de l'Etat.
Il craint, dit-il, une nouvelle < 61ectorale>.
En province 6galement, des acteurs
sociopolitiques rejettent la perspective
d'61ections avec le gouvemnement en place et
s'organisent en consequence.
Lui aussi ancien ministry de Pr~val,
l'agronome G~rald Mathurin dirige le
Mouvement altemnatif pour la decentralisation
et lareconstruction d'Haiti (MADREH). Cette i at
organisation qui f~dbre les tenants d'un
renversement du processus en course a d~ji
organism plusieurs manifestations g Jacmel (sud-est), li oix il
est bas6.
De mime, les dirigeants du parti Famni Lavalas, de
I'ancien president Jean-Bertrand Aristide, ne mettent pas en
sourdine leurs critiques du pouvoir en place. Ils affinnent leur


au parlement pour faire voter une loi d'6tat
itd'urgence pour 18 mois, donnant g l'ex~cutif
pleins pouvoirs pour effectuer des d~penses
en dehors des procedures nonnales.
Parallblement, le parlement a
approuv6 la prolongation du mandate de Pr~val
jusqu'g mai 2011, si les 61ections n'ont pas
lieu avant la fin de l'annde, alors que la date
de fin de mandate du chef de l'Etat fix~e par la
constitution est le 7 fvrier.
Ces deux decisions, ratifies entire
autres par des d~put~s en fin de mandate, ont
apport6 de l'eau au moulin des anti-Pr~val, en
d~pit des declarations du president faisant
savoir qu'il ne souhaite pas garder le pouvoir,
mais seulement assurer une transmission
r~gulibre des responsabilit~s d'Etat.< conduire le pays sur la voie de la stabilitCs,
fait-ilvaloir, en avertissant que < du CEP et du president [...] n'empichera pas
la tenue des 61ections>.
Certains secteurs, comme l'Initiative
de la soci~tC civil (ISC), craignant que des
probl~mes politiques ne viennent aggraver la
crise actuelle, souhaitent un consensus pour
'a'''"'' la tenue des 61ections, quite g apporter des
changements au CEP. Cependant, dans
l'histoire politique r~cente du pays, les
61ections n'ont pas toujours arrange les choses. Les 61ections
de 2000, largement contest~es, ont conduit g l'6clatement de
2004 qui a forc6 Aristide g partir.
Au-delB de l'enjeu politique que sous-tend le
(MIEFIANCE/p.11)


sont done coups avec Pr~val, accuse de vouloir se maintenir
au pouvoir, soit personnellement, soit par personnel interpose.
Les souppons ont commence g se pr~ciser g la fin de
l'annde demnibre lorsque le president a mis en place son propre
parti Unit6 en vue des 61ections 16gislatives de fin f~vrier, qui


Les mauvaises langues diront que c'est aussi une
tentative de contrer la perc~e 6conomique de la Chine entiree
autres) vers les resources naturelles du continent noir.

Ha'iti vaut bien aussi une parade ...
Or d'autres peuvent dire : Haiti ne m~riterait-elle
pas 6galement d'Ctre repr~sent~e sur les Champs Elys~es
lors de cette parade du 14 Juillet 2010 ?
Haiti ne fut-elle pas aussi une colonie prospbre, et
mime la plus prospbre de la France ?
Pendant que des milliers de tourists affluent en
cette saison au Ch~teau de Versailles et dans ses splendides
jardins, faut-il rappeler que les esclaves de Saint Domingue
participbrent g cette realisation. C'est en effet sous son
constructeur, Louis XIV dit le Roi-Soleil (qui r~gna 72 ans :
1643- 1715), et son ministry des finances, Colbert, que fut
6dit6 le Code noir qui viendra institutionnaliser la traite et
l'eSclavage dans la plus belle colonie frangaise de l'6poque.

Gribouille ou Cendrillon ...
Sans vouloir entrer dans le d~bat 8 combien risque
(suivez mon regard !) de la restitution de la dette de
l'ind~pendance !
Mais les troupes militaires haltiennes ont combattu
8ussi aux c~t~s des Frangais. Evidemment, g la bataille de
Savannah, pour l'ind~pendance des Etats-Unis.
Aujourd'hui Hati fait figure de Gribouille. Ou plut~t
de Cendrillon (c'est selon), puisque tant de princes se
pres sent autour d'elle !
Est-ce cette r~flexion qui a motive le pirate du site


du Quai d'Orsay dont l'intervention a pris tout le monde g
revers, y compris les Haitiens les plus nationalists ?
Haiti ne m~rite-t-elle pas aussi de figure au d~filC du
14 Juillet ?
D'autant que cela aurait pennis au president Rend
Pr~val de rendre la politesse au president Sarkozy qui l'avisit6
peu de temps aprbs le s~isme ?

R~glements de compete ? ...
Mais si nous acceptons que le pirate n'est pas un
Haitien, vu le niveau technique de son acte, qui d'autre peut-
i Ctre cet empicheur de marcher au pas en rond sur les Champs
Elys~es ?
Un d~fenseur inconnu de la cause de la
Reconstruction d'Haiti ?
Une sorte de Che Guevarra de notre temps ?
A moins que (g un niveau plus terre g terre) il ne
s'agisse de r~glements de compete entire multinationales des
deux c~t~s de l'Atlantique !
Par example, une sorte de rdponse g la champagne anti
Monsanto (la fine nord-amdricaine accuse d'offrir g Haiti
des semences qualifies de g~n~tiquement modifies done
dangereuses pour l'agriculture du pays, alors que la compagnie
maintient mordicus que ce n'est pas le cas ...).
Business is business. Et aujourd'hui, globalisation
ou non, tous les coups sont pennis.
Oui, tout est possible. Nous en voulons encore pour
preuve la vive reaction du gouvemnement frangais. Alors que
nonnalement il devrait se contenter d'un haussement d' 6paule.
Alarcus, Hai'ti en Alarche


Elections : La mefiance gagne du terrain


Qui a pirate le site de la diplomatic frangaise ?






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/m


Sida: prevention et financements au coeur de la l8e conference


Mercledi 21Juillet 21
F~a'tipnh/lrr p ~~XXIV* ~No2 ?


Pagell1


* 1)c Ll~llulsoeei de pI'lace
* ( I.Illllitler 11,ll COIlIantI .11 00
.Ill Cflllillnalllic ft \1.llC (10


. Le bau du Br 1
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IniterHet (liiSponible
p~ourl les dlien~s


La 18e conference international sur le sida ql
s est ouverte officiellement dimanche soir g Vienne
dans l'inqui~tude d'une baisse des financements
internationaux et dans l'espoir de nouveaux outils de
prevention, comme le recours anticip6 aux traitements et les
microbicides.
Plus de 20.000 personnel, chercheurs, experts,
membres d'associations, malades participent jusqu'au 23 juillet
g cette conference qui a lieu tous les deux ans.
come dacr~monie d'oulderture ede plus 5de trroisdheues a
Ban Ki Moon, qui s'est dit iou~lic ien" que des gouvemnements
aient d~cid6 de r~duire leur aide. "Nous devons nous assurer
que nos gains r~cents ne sont pas perdus", "Sant6 et
d~veloppement pour tous !", a-t-il lanc6.
"L'an demnier les pays riches n'ont eu aucun probl~me
g trouver des milliards pour sauver les banquiers avides de
Wall Street", a relev6 Julio Montaner, president de la Soci~t6
international pour le sida (IAS), organisatrice de la conference.
"Je suis trop jeune pour mourir du sida", a d~clard
Rachel Arinii Judhistari, une Indondsienne de 16 ans. "Il ne
doit plus y avoir de honte d'avoir le virus", a estim6 la chanteuse
rock britannique Annie Lennox, qui avait mis par solidarity un
tee-shirt "HIV positive".


Hi S' OSt OHVerte is Vienne Fonds mondial contre le sida, s'est dit "extr~mement
inquiet" concernant les engagements des pays
Juste avant la cdr~monie, une soixantaine de militants donateurs pour les trois ans g venir, chiffrant la some
avaient envahi la sc~ne en scandant des slogans r~clamant n~cessaire g entire 13 et 20 milliards de dollars.
davantage de financements. "Pas de march arribre, des fonds Un rapport public dimanche fait apparaitre que le
pour l'aide", r~clamait une banderole g~ante. financement des programmes de lutte antisida dans les pays
Plus tit, Michel Kazatchkine, directeur ex~cutif du pauvres a reculd en 2009 g 7,6 milliards de dollars.


Elections : La m~fiance gagne du terrain


(MIEFIANCE... suite de la page 10)
processus en course, d'un cit6 comme de l'autre, on ne peut
nier que la reconstruction occupy d~sormais le centre de la
scdne. Qui, en tant que leader ou secteur politique, prendra les
r~nes de la reconstruction qui a suscit6 des promesses
internationals de 10 milliards de dollars? Telle est la question
qui se pose aujourd'hui.
< d~pens6 dans le pays et chacun se positioned>> pour Ctre aux
commandos, estime G~rald Mathurin. < gens qui ne peuvent Ctre en dehors du pouroir car ils ne
Yeulent pas avoir g rendre des comptes>>. fait-il remarquer.


<>, marthle-t-il.
Le drame, c'est aussi l'effondrement des resorts de
la soci~tC haltienne et la mise g la rue de plus d'un million de
personnel d~plac~es. Sous les tentes crasseuses de Port-au-
Prince, on se demand quel leader est vdritablement pret g
mener g bien la reconstruction.


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_ IIU VIIIILYVIIV IV1


Six mois aprbs le s~isme, 10% seulement des aides
promises par les Etats sont parrenues au gouvernement
haltien. Contourn6 par certain pays, le fonds international
pour la reconstruction d'Haiti ne recense que trois donateurs.
D~cryptage.

Ou en est la reconstruction d'Haditi ?
Avec 1,5 million de sans-abri, Haiti se trouve touj ours
dans une situation "d'urgence permanente, selon la Croix
Rouge frangaise. Le manque de soins, d'accds g l'eau et A
l'6ducation freinent les efforts de reconstruction. Sous une
tente au milieu des mines du Palais national de Port-au-Prince,
le president Rend Prdval n'a officiellement lanc6 la "phase de
reconstruction" que dimanche, six mois j our pour jour aprbs le
s~isme. Les experts intemnationaux 6Yaluent g 11,5 milliards de
dollars le coilt de la reconstruction sur une dizaine d'anndes.

Qu'a permis la conference international des
donateurs ?
D~s fin mars, les Etats se sont accords sur l'aide A
apporter. Neuf milliards de dollars sur cing ans, dont 5,3 les
deux prochaines anndes, ont 6tC promise lors d'une conference






Ad.aurfuemcni as D9E ical Ito Pmrogan Plue Annual unOame
C....ulmcnl JI Tr.-anrs...la N.:= n e-r as

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cha~la ealrr 3rcgrl ~DBu~ B8uum EnkgreW n MD O
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wt cbrg.up mwnuim. cl~mos, rnolhr .nl or assurnra"'
deih advnae b~usmesses hen thcholdcreenabo o opprtete kw Ofl~ andc M
Whart mig?' cosbea'teal plaOe itet lor partclpatio of DBEs an MDAD p~rots
A 'evel playing aeki r detlned as the amou of pancipalson DBE ste uopld *ew. r
MDAD proped rrrs a isew e no dslisnmmallea agemst them
MDAD m proposmg an oweal; goal at IG 5"> br partagatin by Deadvanalg" u
Buenss Enterree m MDALD propls hrm facl ea 2011 to 2013. tesed on
aknmlonr curret~arlllyvb~le The atnlMd ate kx t goal and upptn mifurmal
asil be avaWial lor gu~tiC maj'tctn tar 30 days frem the pubteethar of fIle notter a
YCoa IDr m...~~rr Orne ns. .a. a HY ]B jac s rm. 4r. 8" seor
Miaml F Inful ] I 13 MO~tall WInugh criday rrrjm R191 AMU 4.Itt b EC F" M
MDAD and the US~. Department of Transportatn wd accpi conmns~ on Ith DBE
gool kw( 45 days (rom 1hebr~ dat oi4 The a~dhefteeme The DBE Program Plan (Ma
anan v es II o mBA t Me omenbs rI cekn los rbnzi ra ap r9


international rdunie g New York. Un engagement sans
pr~c~dent qui d~passait les attentes de l'ONU.
Pour coordonner cette aide, un fonds multilateral a
6tC charge de collector l'argent et de donner des gages de
transparence aux bailleurs. Le 24 arril, la Banque mondiale
announce que le Fonds pour la reconstruction d'Haiti (FRH) a
commence g travailler sous son 6gide. Le Fonds fonctionne
aussi sous la houlette d'une Commission int~rimaire pour la
reconstruction d'Haiti (CIRH). Le 17 juin, la premiere reunion
de la CIRH a permis d'allouer 31 millions de dollars pour la
construction d'abris en provision de la saison des cyclones.

On~ en est-on aujourd'hui ?
Plus de trois mois aprbs la conference, le Fonds ne
compete que... trois donateurs. Le Br~sil a montr6 l'exemple
d~but mai en d~bloquant 55 millions de dollars. La Norv~ge et
l'Australie lui ont emboit6 le pas, en versant respectirement
31 et 8,6 millions de dollars, ce qui porte les resources du
Fonds gun peu moins de 100 millions de dollars.
Au total "seuls 10% des 5,3 milliards promise par les
gouvemnements ont 6tC verses au gouvemnement haltien", s'est
inqui~tC Bill Clinton, copr~sident de la CIRH, dans un editorial
public dans le New York Times. Pour l'ancien dirigeant
amdricla n, c etard handicap Ileegouvrnemem t ha'tt en qui

r~pondant A l urgence. "La Banque mondiale doit s'assurer
que l'argent promise par les Etats va parrenir rapidement au
gouvemnement haltien", a t-il demand. Le president de la
R~publique dominicaine voisine, Leonel Femnadez, a relay
Ses critiques : "La reconstruction est toujours trbs lente et
les Haitiens n en voient pas les b~ndfices."



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Les chiffres du disastre
220 000 morts
300 000 blesses
105 000 maisons, 1 300 6tablissement scolaires et 50
hipitaux d~truits
50% de la capital d~truite
11,5 milliards de dollars n~cessaires g la reconstmection

Pourquoi tous les pays n'ont-ils pas encore participC
au Fonds ?
D'abord parcel que les procedures sont longues et
que la motivation des gouvememesnts faiblit parfois g me sure
que l'6motion retombe. "Les Etats aiment bien les effets
d'annonce, explique Marie-Jos6 Domestici-Met, directrice de
l'Institut d'Etudes humanitaires internationals g l'universit6
d'Aix-Marseille-III. Quand ils annoncent une aide important
lors d'une conference international, ils veulent dire qu'ils
sont pret g monter jusqu'g cette somme. Mais tant que des
projets pr~cis ne leur sont pas prdsentds, ils ne d~bloquent
pas les fonds." L'adage dit que les promessess n'engagent que
ceux qui y croient, et la chercheuse constate "qu'il est rare
que les grands appeals de fonds intemnationaux soient fmnalement
remplis g 100%". "Une fois passe l'6motion des Etats et des
partice osrs l'en r smntids asp sd~pend de la poursuite de

Autre cas de figure, les Etats contoumesnt le Fonds
international et privil~gient des relations directs avec le
gouvememesnt haltien. C'est ce que fait la France qui devrait
avoir d~bloquC 20 nullions d euros avant fmn septembre, selon
le Quai d'Orsay. Dans une interview donnde jeudi au quotidian
local le Kouvelliste en Hai'ti, I ambassadeur de France g Port-
au-Prince, Didier Le Bret, justifiait la position frangaise : "On a
privil~gi un traitement bilateral avecle'Etat haltien. On n'a pas
Souhait6 attendre que les structures se mettent en place pour
commencer g travailler. Ce n'est pas exclu que l'on mette une
parties de la somme sur le fonds, mais la majority de nos moyens
ira en appui budg~taire direct au gouvernement haltien."
"Participer g des aides collectives provoque souvent
une certain frustration, comment Marie-Jos6 Domestici-Met.
Un pays comme la France trouve natural de ne pas noyer sa
COntribution dans un fonds multilateral ."


HaitienM
rMercredi21Juillet20
a


Page 12


a II faut beaucoup de naivietd pour faire de grandes
choses. > R. Crevel

Chers amis lecteurs, je vous disais la semaine demnibre
que le mois de juillet 6tait un mois riche en 6Y~nements.
Politiques. Diplomatiques. En tout genre. Pour tous les gouts.
Cependant, je dois arouer que je ne m'attendais pas A
l'6mergence, g nouveau, du dossier de la dette. De la << Dette
de l'Ind~pendance >>. De la << Dette Etemnelle >>. De la << Dette
Injuste >>. Le << Quai d'Orsay >>. dit-on, a 6tC pris au pibge d'une
<< falsification m~chante >>. d'une << falsification int~ress~e >>.
d'une << interpretation malveillante >> du dossier de la dette. Je
ne sais quoi dire, je ne peux qu'en rire tout en esp~rant ne pas
Ctre accuse de complicity, puisqu'g analyser la liste de ceux
auxquels le << crime >> profit, je suis l'un des b~ndficiaires.
Enfin, chers amis, la dette de l'Ind~pendance, cette
some << pharamineuse >> que la France r~clama g Haiti en guise
de compensation, cette some qui fut payde au prix du sang
des enfants de ce pays, g la sueur du front des hommes et des
femmes de ce pays, durant quasiment 50 ans, semble
representer un cauchemar pour la France. Persecution.
Mal~diction. Depuis que la strat~gie de la reclamation de la
<< Dette de l'Ind~pendance >> fut utilise, g mon sens, comme
une sorte de << fuite en avant >>. par l'un de nos hommes
politiques, la France s'est laiss6 prendre au pibge (peut-Ctre A
cause de son sentiment de culpability) et n'a jamais su affronter
ce dossier avec l'616gance qu'on aurait pu attendre de ses
dirigeants. Dommage Un jour viendra oid il finira par lui
exploser. Au nez. Si j'avais pu rencontrer le Pr~sident de la
France, je lui aurais demand, je lui aurais conseill6
(humblement), je lui aurais pride, de rdunir un group d'acteurs


sur laquelle rdclanter a la France des fonds aussi intportants
que ceux de cette dette: a Fonds pour la Riparation des
Torts causes au Peuple d 'Hai'ti, 6 cause de la colonisation, 6
cause de l 'esclavage, 6 cause du Code Noil: 6 cause de... ~,
car il faut absoluntent que Hai'ti sorte de ce caucheniar! Un
a Fonds pour la Riparation des Torts causes au Peuple
d'Hai'ti n, dans le mdme sens, avec le mdme esprit que ceux
qui ont motivd la a Dette a exigde 6 Hai'ti par la France. En
guise de compensation. De tout ce que nous avons perdu.
Enfin chers amis lecteurs, la naket6 est ing~nuit6,
exc~s de confiance ou de cr~dulit6. On peut Ctre naff g tout
Age. On peut le demeurer toute la vie. A plusieurs reprises je
me suis fait appeler naff. Surtout par des << amis >> qui ont
toujours voulu jouer g l'intelligent. << Toi Bouki, moi Malis >>.
Je me demand si la France n'est pas en train de jouer g ce
maurais jeu avec nous. << Toi Bouki, moi Malis>>. L'esclavage
a cr66 un<> dans lequel les groups
ethniques non colors ont toujours associd la nalvet6 au noir.
Grand. B~te. Manque d'esprit. Indolence. Superstitieux.
Manque d'instruction et de savoir, inerie, bonhomie, bonne
foi, candeur, enfantillage, ignorance, maladresse, niaiserie,
nigauderie, pu~rilit6, sottise, spontandit6, superstition.
On a tendance g oublier que face g la nakvet6 se trouve
le cynisme destmecteur. VoilB pourquoi, avec ce fond de nalvet6,
nous devons insisted afin d'obtenir la r~cup~ration de ces
fonds. D'une fagon ou d'une autre.


N RIVete
sociaux, frangais (continentaux et antillais), afin d'analyser
avec eux, de fagon sereine, la possibility de rendre g Haiti la
some verse. Rendez g Haiti ce qui est g Haiti Pour le bien
d'Haiti. Pour << '6quilibre 6thique >> de la France. Pour sa
<< grandeur >>. Certains diront que mon point de vue est naff,
mais que voulez-vous, je crois f avoir toujours 6td.
Enfin chers amis lecteurs, yous savez bien que je
n'arrive jamais g passer une semaine sans utiliser mes
conversations tC16phoniques avec les amis (on le fait de de
plus en plus car les rencontres se font rares) pour faire << bouillir
des zins >> politiques et vous en faire part apris. Les hommes
politiques du pays (il en reste quelques-uns, quoique disent
les mauraises langues), les Ambassadeurs accr~dit~s en Haiti
(desquels certain continent g penser qu'ils sont des
Gouvemneurs non d~clards), les membres du CEP (desquels la
grande majority continue g penser qu'aucun d'eux se trouve A
sa place comme si dans ce pays certain avaient su trouver
leur place) constituent nos cibles. Les pauvres. S'ils savaient
ce que nous arrivons g dire d'eux Je parlais done de tout cela
avec un ami d'enfance. Au tC16phone. Conversation longue et
agr~able et, parlant de cette nouvelle, << apparemment fausse >>
il vint g me dire : Concernant le a canular qui a fait danser
les naffs d 'Hai'ti n, malheureusentent je ne l 'ai pas lu avant,
niais, je t 'assure mon cher Oscar que j'aurals pu rdagir de la
nidme fagon que tous les a naffs a qui ont dansd, quoique je
ne me considere pas un naff Je veux simplenient, avec ce
coninentaire, te faire coniprendre que quoiqu 'il soit
quasintent impossible de rdcupdrer les fonds de la a dette de
l'indtpendance n, il n 'estpas impossible de trouver une base


Oscar Germain
gernianor20050 vahoo~fr
.htillet 2010


de sinistr~s aujourd'hui r~partis sur prbs de 500 sites, sur


Haiti, six mous apres
Jeune Afrique, 14/07/2010 Aprbs le s~isme qui l'a lesquels p~se la menace de la saison cyclonique, de juin g l'ancien president (am~ricain) Bill Clinton >> a-t-il d~clard g des
frappe le 12 janvier demnier, f'ile de Haiti peine g se reliever de octobre. journalists.
la catastrophe. Infrastructures, Etat, aide humanitaire, rien n'est Le 12 juillet, des inondations provoqudes par des Seulement, les decisions du gouvemnement sont mal
encore stable et la population s'impatiente. orages ont d~truit plus de 300 tentes et bless six personnel percues et le president Rend Prdval est en disgrace dans
VoilB six mois d~ji que le s~isme meurtrier a frapp6 au sein du camp de Corail, situC g une vingtaine de kilometres l'opinion qui le juge d~pass6 par l'ampleur de la catastrophe.
Haiti. Six mois que les habitants attendent une reconstruction de Port-au-Prince. Un coup dur pour le gouvemnement haltien En fin de mandate, il est durement critiquC par l'opposition qui
qui ne vient pas. Port-au-Prince est toujours un vaste champ qui avait mis sur pied ce premier camp de reinstallation des r~clame avec virulence la tenue d'61ections pr~sidentielles et
de ruines oid s'amoncellent les d~combres. Sous les tentes, la sinistrds, d~plagant en arril environ 5 000 personnel, de crainte 16gislatives ainsi que son d~part. La date est d~sormais fix~e :
col~re monte : les Haitiens s'impatientent de toucher du doigt que le camp oid elles r~sidaient ne soit inond6. elles auront lieu le 28 novembre et le president a assure qu'il
les 10 milliards de dollars (7,4 milliards d'euros) promise par la ne souhaitait pas se representer. Cela n'a pas empich6 les
communaut6 international le 31 mars g New-York. << On ne Prival pointC du doigt manifestations anti-gouvemnementales, interrompues pendant
voit pas les moyens de la reconstruction. Est-ce que l'argent Ce mime 12 juillet, le gouvemnement a c616brd une le Mondial de football, de reprendre de plus belle. Des centaines
promise va arriver ? Est-ce qu'il arrivera jamais ? >> s'interroge cdr~monie du souvenir au palais pr~sidentiel, annongant le de jeunes ont manifesto dans les rues de la capital le 13 juillet
Madame Franck Paul, ancienne maire de Port-au-Prince, cite lancement official de la phase de reconstruction. << Je vous r~clamant, outre le depart du president, la admission du Conseil
par l'AFP. Le s~isme a fait plus de 250 000 morts et 1,5 million promets des documents sur la reconstruction dont les manettes 61ectoral provisoire (CEP) charge d'organiser les 61ections.


sont confides au Premier ministry Jean-Max Bellerive et g


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Mercledi 21Juillet 21
F~aiti n hlarrp 110lXXIV~ No 26


Page 13


Telle est la formulation de l'objectif plac6 en septibme
position sur la listed des OMD. A mon avis, il y a un probl~me
de hi~rarchisation, comme je l'ai signal dans le premier article
de cette s~rie (voir HEM, Vol. 24, No. 23, du 30/06-06/07/2010),
car cet objectif devrait Ctre en premier sur la listed, tant il est
Trai que s'il n'y a pas d'environnement il n'y a pas d'homme
(au sens g~ndrique du terme) et ce n'est plus la peine de se
fatiguer.
Passons maintenant aux cibles, elles sont au nombre
de quatre :
1. Int~grer les principles du d~veloppement durable dans
les politiquessetprogrammes nationauxestinverser la
tendance actuelle g la d~perdition des ressources
environnementales.
2. R~duire la perte de la biodiversity et atteindre, d'ici A
2010, une diminution significative du taux de perte.
3. R~duire de moitiC, d'ici g 2015, le pourcentage de la
population qui n'a pas d'acc~s g un
approvisionnement en eau potable ni g des services
d'assainissement de base.
4. Amdliorer sensiblement, d'ici g 2020, les conditions
de vie de 100 millions d'habitants des taudis.
Passons-les en revue, en commencant par la dernibre :
<< didliorer sensibleinent ... les conditions de vie de 100
millions d habitantss des taudis v. Personnsellement je trouve
la formulation un peu ridicule. Elle se veut un obj ectif chiffrd,
en parlant de 100 millions d'habitants, mais quand on pense A
touted la population des bidonvilles g travers le monde, cela
peut paraitre d~risoire. Et que veut dire << aindliorer
sensiblenient >> ? c'est trbs vague. En fait cela relbre de la lutte
contre la pauvret6 avec touts ses caract~ristiques : chimage,
non acc~s aux services 616mentaires tels l'eau potable et
I'assainissement, I'6nergie, etc.
Ce qui nous mbne g la cible pr~cddente : << Rdduire
de inoitid ... le pourcentage de la population qui n 'a pas
d'accds a un approvisionnement en eau potable ni 6 des
services d 'assainisseinent de base >>. Si on ne veut pas de la
proposition pr~cddente, on peut penser, comme je l'ai d~ji
propose (voir HEM, Vol. 24, No. 23, du 30/06-06/07/2010), g un
objectif visant le domain de la sant6 et qui inclurait, comme
des cibles, les objectifs 4 : riduire la mortalitC infantile, 5 :
amiliorer la santC maternelleet 6 :combattre le VIHsida,1e
paludisme et d'autres maladies, I'acc~s g l'eau potable et
I'assainissement et, d'une manibre g~ndrale, les programmes



CIRH ou comment

'ENTRETIENSAVEC LODY AUGUSTE'

Le Devoir.com, 16 juillet 2010
Depuis le d~but de juin, I'emploi du temps de Lody
Auguste, coordonnatrice du centre APROSIFA de Port-au-
Prince, a quelque peu change. Elle doit d~sormais ajouter A
son emploi du temps d~ji charge la planification d'un pays
tout entier. Auguste a 6t6 nomm~e g la Commission int~rimaire
pour la reconstruction d'Haiti (CIRH) pour y representer les
organizations non gouvememesntales (ONG) haltiennes. C'est
cette d~sormais c616bre commission copr~sid~e par Bill Clinton
et le premier ministry haltien Jean-Max Bellerive qui devra
supervisor et attribuer la majority des 5,3 milliards de dollars
promise g Haiti pour les 18 prochains mois. La milittante et
organisatrice communautaire du quartier Carrefour-Feuilles a
accept de parler exclusivement au Devoir de l'exp~rience de
la Commission.
Comme partout en ville, les debris du s~isme c~toient
les d~chets et les marchands dans les rues de Carrefour-
Feuilles, un quartier de Port-au-Prince accroch6 g un flanc de
montagne. La poussibre aussi semble envahir nos poumons A
chaque inspiration. Les bambins de la garderie du centre
APROSIFA qui souffrent de malnutrition semblent plutBt
insouciants de cette dure r~alit6 et s'amusent bien du
journalist blanc venu lesvisiter.
La coordonnatrice d' APROSIFA avoue justement Ctre
obnubilde par cette candeur, chaque fois qu elle s'y rend.
eug tseda fnd cti to rga u esafien d offri des service s
soutien familial aux habitants de ce quartier et de celui de
Martissant. Assist face g son lit dans sa trbs humble demeure
tout prbs de son boulot, elle semble plut~t optimist quant g la
mise en place de la commission.
< collaboration et une dynamique de respect mutual au niveau
de la CIRH, rapporte-t-elle. On essaie de voir comment profiter
de cette opportunity pour faire quelque chose de mieux
qu'avant. On n est pas lb pour remplacer le gouvememesnt, on
n'est pas lb pour faire des duplications. On est lb pour catalyser
les choses de fagon positive.>>
Prbs de 100 millions de dollars sont pourtant arrives
dans les coffres du Fonds pour la reconstruction d'Haiti, selon
ce que devrait annoncer sous peu la CIRH. Seuls le Br~sil, la
Norv~ge et le Venezuela ont desserr6 les cordons de leur
bourse.
< qui pourraient nous 6chapper. L existence mime de la CIRH
pousse cependant les ONG internationals g s'organiser un
peu entreee elles]. C'est comme i selles se disaient que maintenant
qu'une structure va s'organiser et va les supervisor, ils doivent
remettre leurs pendules g l'heure.>>
Depuis plusieurs anndes, et encore plus depuis le
s~isme, on critique beaucoup en Haiti les organizations
internationales parcel que beaucoup d entre elles ne se
coordonnent pas et agissent en cavalier seul, sans concertation.
<

d'hygibne preventive.
Il nous reste la cible 2 : << Rdduire la perte de la
biodiversity ... >>. Ici, nous sommes Traiment dans le domaine
de l'environnement. Le rapport signal que << Le monde n 'a
pas pu atteindre la cible de 2010 pour la prdservation de la
biodiversity, ce qui pourrait avoir de graves consdquences >>.
Ce concept de biodiversity n'est pas directement accessible A
tous et nous allons devoir y revenir. En attendant, nous nous
contenterons de ce passage tird du rapport : << La biodiversity
est d 'une importance vitale pour le bien-&tre de l'huntanitd,
car elle est a la base d 'une large ganune d 'dcosystinmes dont
depend la vie elle-nidme. Des inilliards de gens, dont
beaucoupparinilespluspauvres, sont directeinent tributaires
d 'une faune et d 'une flore diversifides pour leur survie. La
perte irreparable de la biodiversity ralentira aussi les efforts
entrepris pour atteindre les autres OMID, en particulier ceux
qui ont train a la pauvretd, la faiin, la santd, car elle aggrave
la vulndrabiliti des pauvres et rdduit leurs options en inatidre
de ddveloppeinent v.
Et nous voil8 arrives g la cible 1 : <<1ntigrer les
principles du ddveloppement durable dans les politiques et
progranunes nationaux ... >>. Nous allons nous y arrater un
peu car le rapport mentionne qu'<< Il est urgent de rdagir de
fagon decisive au probldine du changeinent climatique >>. or
l'6chec de la Conf~rence de Copenhague semble bien nous
montrer que nous ne sommes pas prbs d'atteindre cette cible.
Faisons rapidement une mise en context. Il est
g~ndralement admis que le changement climatique, ou plus
pr~cis~ment le rdchauffement de la planate, est du g des
missions de gaz, dits gaz g effet de serre, qui ferment une
sorte de cloche autour de la planate retenant la chaleur produite
par la terre elle-mime, et faisant monter la temperature comme
dans une serre, qui est une construction vitrde g l'int~rieur de
laquelle, dans les pays froids, on cultive certaines plants, en
particulier les plants tropicales, d'oid le nom de gaz g effet de
serre (GES).
Parmi les gaz g effet de serre, celui qui done le plus
de probl~mes est le gaz carbonique (CO,), qui est produit
chaque fois qu'il a combustion, et tout particulibrement quand
il y a combustion de ce qu'on appelle les energies fossiles :
p~trole, gaz natural, mais surtout le carbon mineral. C'est
pourquoi, depuis quelques anndes, des voix s'616vent pour
demander une reduction de la production de gaz carbonique.
Cela a about g l'adoption, en 1997, du Protocole de Kyoto, du




It planifier la recons
CIRH, precise Auguste. Si avant l'existence de la Commission,
l'Etat haltien ne r~ussissait g supervisor que 10 % de l'aide,
c'est qu'il y a eu beaucoup d'interventions faites de fagon
cacophonique et sparse. Avec la CIRH, au moins 65 %va Ctre
contr816.>>
La Commission s'est rdunie deux fois en juin. La
dernibre rencontre, celle du 17 juin g Port-au-Prince, comprenait
l'ensemble de ses membres et elle a pu 6tablir les status et
r~glements du CIRH. Elle a aussi vot6 l'approbation de trois
projects seulement.
La CIRH est compose de 26 membres votants et de
4 membres non-votants. La moitiC des membres votants sont
Haitiens. Les autres sont repr~sent~s par un pays qui a promise
le montant de base de 200 millions de dollars. Par example, les
Etats-Unis sont repr~sent~s par le chef de cabinet de Hillary
Clinton et le Canada, par le responsible de l'ACDI. Chez les
Haitiens, on retrouve deux repr~sentants du pouroir judiciaire,
un syndicaliste, deux repr~sentants de structures politiques
r~gionales, un repr~sentant de la Chambre des d~put~s et un
autre du S~nat, ainsi que cinq repr~sentants de l'ex~cutif du
gouvemnement.
Pour chaque nouveau pays promettant le montant
de base, un repr~sentant haltien devra Ctre ajout6 par l'ex~cutif.


nom de la ville oid s'6tait tenue cette conference, fixant, aux
pays signataires, des limitations ou des reductions de leurs
missions de gazA e ffet de serre.
Ce protocol 6tait prdru pour une p~riode de quinze
anndes : autrement dit, en 2012, un autre accord devrait entrer
en vigueur. Des prC-nigociations ont 6tC engages : on
retiendra la conference de Bali, en Indondsie, en d~cembre
2007, et touted une s~rie d'autres rencontres devant aboutir g
l'adoption d'un nouveau protocol au course d'une conference
prdrue pour d~cembre 2009, A Copenhague (Danemark).
La conference de Copenhague a bien eu lieu : une
gigantesque kermesse! plusieurs dizaines de milliers de
personnes, repr~sentant les gouvememesnts de quelque 194
pays, les grades agencies internationals et les organizations
non-gouvemnementales, ont envahi la capital danoise pendant
environ deux semaines. Mais la montagne a accouch6 d'une
souris. Il n'y a pas eu d'accord de Copenhague, mais
seulement, pour reprendre les propos de Yves Cochet, ancien
ministry de l'environnement, << une declaration politique
indigente de quelques dizaines de chefs d'Etat et de
gouvernement, sans objectifs de reduction des missions de
gazA e ffet de serre, sans force juridique, sans solidity
financibre.
Curtains observateurs ont fait valoir que c'6tait un
peu la mime chose g Kyoto, en 1997, car c'est seulement quatre
ans apris, avec les accords de Marrakech (Maroc), que les
details du protocol ont 6tC finalists. Que Dieu les entende !
Des n~gociations se sont tenues g Bonn (Allemagne) du 31
mai au 11 juin, dont devait sortir un texte qui servirait de base
aux decisions du sommet sur le climate qui se tiendra g Cancun
(Mexique) en d~cembre. Pour reprendre la phrase de ce pbre
de l'Eglise : il n'esst que d'attendre.
En tout cas, je suis loin de partager l'optimisme des
r~dacteurs du Rapport 2010 sur les OMD qui affirment que
<< Le succds ind gald du Protocole de Adontrial inontre que
des inesures contre le changeinent climatique sont a notre
portie >>. Ce Protocole de Montrial concemes l'Climination des
substances qui appauvrissent la couche d'ozone : je voudrais
signaler g ces optimists que, non seulement, I'effet de ces
substances sur la couche d'ozone est plus g~ndralement admis
que celui des gazA e ffet de serre, mais aussi, et ceci explique
cela, que les enjeux financiers, dans le cas de l'industrie
p~trolibre, sont beaucoup plus important.
Bernard Ethdart



truction d'un pays
Haiti. Plus de trois mois aprbs la reunion qui avait r~uni tous
les bailleurs de fonds g New York, la Commission n'a tenu que
deux rencontres (g huis clos), les 2 et 17 juin.
< et posent des questions, aroue Auguste, mais en mime temps,
on ne peut pas ab order la question de l'opinion publique sans
finaliser la structuration de la CIRH. Ce n'est pas un jeu.>>
< travailler, particulibrement pour une meilleure coordinationesntre
les acteurs 6tatiques et les foumnisseurs de services nationaux
et intemnationaux.>>
< six mois il y aura d'autres probl~mes. C'est quand mime un
regroupement h~t~roclite et multidisciplinaire. On est lb pour
voir dans quelle mesure aider le pays g sortir de cette situation.
Nous ne sommes pas des candidates, on n'est pas au Parlement
[rires].>>
Si le faible d~caissement des pays inqui~te jusqu'au
secretaire g~ndral des Nations unies, la Commission est quant
g elle d~sormais bien lanc~e. Les prochaines rencontres de la
mi-aofit et du d~but septembre laisseront voir ce que l'avenir
reserve, mais l'optimisme d'une intervenante connue pour son
franc-parler donne espoir.


La Republique dominicaine
sera 6galement pr~sente
comme observatrice g la
prochaine rencontre, et des

d sucr ue uba yit nc um;
titre.
La Commission aura
ainsi le rBle de supervisor et
d'approuver l'argent promise
par les diff~rents pays et les
projects proposes. Le noyau
op~rationnel de la
Commission secretariatt,
communications -
informatique, etc.) est
temporairement support par
un personnel employs par le
Canada jusqu'g ce que tous
les employs permanents
soient d~sign~s. Deux ou trois
Qu~b~cois sont d'ailleurs du
lot actuellement, les seuls
strangers, et c'est le Canada
qui a construit l'abrl
temporaire oid loge la
Commission.

A pas de tortue?
La lenteur avec
laquelle la CIRH se met en
place est trbs critiquee en


EN V I RONN E M EN T






_ IIU VIIIILYVIIV IV1


CAV ITE


Solutions de la
semaine passe:

R 0 DIAI S
C 0 DIAI S
CIEDIAI S
CIEDIAI T
CIEDIAN T
C EDIEN T
C EMIEN T


Arngez les sept lettres ci-dessous
pOur former un mot frangais










Solutions de la semaine passed
DAUBEUR


Solutions de la semaine passe

V U VIU Z E LA
A ~O ~OT ER
MAIRAID ONA
PO1 M P I ONIS
I LA O
RIA I QNIO
E N F E U S S
S C E L E R A T


Trouvez 15 fillrs du genre Western Spaghetti dans le carre ci-dessus


L ~ILILIIIIL: I L I Ll IIIL: I LIIL~I: IIIILIIILII: L: Illlnll: II~~~I II Il: I ~~1IL'~~~'l I


Caleb Desrameaux. La formation d~butera le lundi 19 juillet et se tiendra en 10 s~ances.
La mise en ceuvre du proj et sera accomplie par deux firmes talwanaises de travaux
publics, I'OECC (Overseas Engineering Construction Company) et f lCDF
(Intemnational Corporation and Development Fund).

Le Centre opbrationnel des mbdias d~marre
Des sessions de formation avec l'Agence France-Presse, Intemnews et Canal France
international, des reunions de coordination et de reflexions avec les charges de
communication des principles organizations humanitaires en activity en Haiti, des
conferences, des d~bats, un travail de liaison entire les journalists haltiens et les
correspondents strangers ... le Centre op~rationnel des m~dias, mis en place par
Reporters sans frontibres quelques jours aprbs le s~isme du 12 janvier 2010, a multiplied
les activities et les partenariats.
(La press a son rble A jouer dans le processus de reconstruction en Haiti. Le Centre
op~rationnel des m~dias s implique dans cette tiche. Son objectif premier est de
proposer une salle de redaction alternative, le temps que les bureaux des differents
organes de press puissent de nouveau les accueillir.
<< Le Centre ne done pas seulement un support technique, il se veut aussi un lieu
d'6changes et de formation. >> Les themes principaux abord~s lors des sessions sont le
journalism et les operations humanitaires, la production audiovisuelle et, A l occasion
de la Coupe du monde, le journalism sportif. Une quarantine de journalists haltiens
ont pris part g ces formations.
Soutenu par Qu~b~cor, la Fondation de France et le Centre de la francophonie des
Amdriques, dot6 d'une capacity de 20 postes de travail, le centre affiche une
frequentation moyenne de 17 visits par jour.
Le Centre op~rationnel des m~dias apporte son soutien g une nouvelle initiative : celle
du Collectif M~morial qui plaide pour la construction d'un monument g la m~moire des
victims du 12 janvier.

Signature d'un protocole d'accord entire le ministbre de l'Agriculture
et la Coalition pour la protection des animaux
Un programme visant g assurer la protection des animaux et des personnel qui les
c~toient a 6tC lanc6 le 15 juillet par L' ARCH (Animal Relief Coalition for Haiti-Coalition
pour la protection des animaux en Haiti) et le ministbre de l'Agriculture.
L'un des objectifs est la sensibilisation du public g travers une champagne d'6ducation
portant sur le bien-6tre des animaux et les comportements g adopter avant et apris les
catastrophes naturelles.
Des activities se d~rouleront autour du th~me << B~t yo zanmi nou-Les animaux sont
nos anus >> et porteront sur plusieurs axes, tels que l'6ducation, le enforcement des
structures du laboratoire national de Tamarinier, I'enquite, la sensibilisation...
Arrive en Haiti aprbs le 12 janvier, l'ARCH est le produit conjoint de la Soci~tC
mondiale pour la protection des animaux (SPA) et le Fonds pour la protection des
animaux (IFAW).

Des militants pro-Haditi ik I'origine du squat du site du Quai d'Orsay
Lundi 19 Juillet 2010 On en sait un peu plus sur les conditions qui ont conduites g
voir merger en parallble deux sites utilisant des addresses proches du site du ministbre
des Affaires 6trang~res. diplomatiegov.fr et diplomatie.gouv.fr (l'officiel) 6taient en
ligne. Le premier visit clairement g prendre une parties du traffic du ministbre pour
d61ivrer un message pour la defense d'Haiti.
Le Comit6 pour le remboursement imm~diat des milliards envolds, le CRIME,
revendique la patemnit6 du faux site. Il r~clame, le versement de 21 milliards de dollars g
Haiti pour reparation en guise de remboursement caus6 par la << perte des profits lids
au traffic d 'esclaves suite a l'indtpendance du people hai'tien, au ddbut du dix-
neuvieme siecle >>, selon le NouvelObs. com .
Du cit6 du Quai d'Orsay, la tentative de m~diatisation est moyennement appr~cide
puisqu'il s'agit clairement de typo-squatting utilisationn d'adresse proche) visant g
induire volontairement en erreur un intemnaute. Une entreprise qui peut Ctre assimilde g
du << parasitisme >> pour ce qui concemne certaines entreprises priv~es.
Si la direction informatique du ministbre des Affaires 6trang~res explique qu'elle 6tudie
ses voies de recours, mime si un nouveau site (diplomatiegov.info) a vu le jour, g la
suite de la fermeture du .fr. I'affaire n'est done pas terminde mime si l'on pourra
s'6tonner que le nunistbre n'ait pas acquis plusieurs domaines relatifs g son site
principal.

Des parlementaires et ex-parlementaires lancent le Collectif du
Renouveau Ha'itien
Port-au-Prince, le 12 juillet 2010 (AHP) Des parlementaires et ex-parlementaires de
(EN BREF / p. 16)


Mercredi21 Juillet2010
Haiti en Marche Vol XXIV No 26


Page 14


Allez de CAVITE a RADOME, en utilisant des mots du du
vocabulaire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


RAD OME


NEPOIGNEEDEDOLLARSMRE
NECNELISDNAR GEL JE FK K
N KPLTBOMGREQ NBASNACJ I
HSN K VNAIMUCUAOMX U YPLO
LXTG J LGENLY G JNO V LE YR


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ELEXUXLSBVYXVE
LB XHOHQ LXX L K N


TMUR J
DOMHW


MUWD


MXXDURH


(... suite de lapage 2)


e' odie
1 03 .3 f as




Bon R~veil en musique

AM Pipirit Chantant
journal creole avec Louini Fontal

M~lodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses


5h00-6h30

6h30-7h00


7h00-9h00


Nos Chroniques :
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt~raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invit~s duJour
M610die Matin chaque samedi est anim6
par Fbquibre Raphael


Le disque de l'Auditeur
animation James Pr~dvil

Le Midi
informations avec Laury Faustin

Lady Blues avec Elsie
Jazz, Blues, Swing, Ragtime

C'est si Bon en chansons...
Emission de chansons franchises

Le Bon Vieux Temps
Retro-Compas
avec Doc Daniel et Captain Bill

Le Journal de 5 heures
avec Villette Hertelou

IV~lodie & Company
Ddveloppement durable
Mardi avec Bernard Etheart

Amor y Sabor con Luciani

Soir Informations

NOtre Grand Concert
Lun. & Mer. : L'heure classique
Jeu. & Dim. : Jazz at Ten
Judy Carmichael regoit ses invites

Cavaliers, prenez vos dames
( Samedi) 50 ans de succes populaires ha'itiens


10h-Midi


12:00- 12h30


12h30-2h00


2h00- 3h00


3h-5h pm



5hoo


5h 30 pm



7h-8h30

8h30-9hoo

9h00 10h30




9h00 etau delA


- 0





-. ..


c et scc L gac ,~i~~ /


LES JEUX


En Bref...






LILYCIVII IILYVIIV IVIIY-II i. IV


ATANSYON ATANSYON


Apre Libkte ou Lanmb ak Lanmb JozafaSosyete Koukouy
pote youn lot bonjan teyat lakay pou kominote-aDimanch 22
Dawou nan Miami-Dade County Auditorium 2901 West
Flager Street, Miami, 76 diswa tapanSosyete Koukouy ap
prez~anteMET LAWOUZEYoun pyesteyat 8 tablo / youn teyat
total /Adaptasyon roman Gouverneurs de la rosee de: Jak
Roumain; Jan Mapou ak Pola Clermont Pean mete an teyat
MET LAWOUZE "se istwa youn jenn gason ki retounen an
Ayiti apre li sot travay nan batey Kiba. Li pote dlo lavi ak
lespwa pou youn ti vilaj kote lamiz lasechrkts ak lahkn t'ap
dechire"Akth yo se : Jacques Medard nan wbl :
MannwelNadege Etienne nan wbl : AnayizYolande Thomas
nan wbl: DeliraKiki Wainwright nan wol :
ByennemeAnthony Bayas nan wbl :
JktvilyenGary Ernneus nan wbl :
LarivwaEdeline Clermont nan wbl : MatantLucignan Bastien
nan wbl: LorelyenMizik ak chante sou direksyon Kiki
Wainwright Koral: Yonie Marcel- Yvrette Leblanc, Rose bleus,
Rose St. Jean, Mikette Wainwright,Ginette Etienne ak lbt
ankbKoregrafi dans ak Manno Merisier/ Nancy St
LegerMeth-an-shn Jan MapouAp gen youn skI sware nan
Miami-DadeAuditorum sou patwonaj Miami Dade Dept of
Cultural Affairs; Libreri Mapou, HALO, Radio Mega... Yon
pbsyon benefits pyksteyat <> pral pou
konstriksyon Legliz NotreDame d'HaitL Achte biykt nou bonk-
bonk nan Libreri Mapou 5919 NE 2nd Av / nan Little Haiti
Tel: 305-757-9922 oubyen nan Ticket Master 1-800-745-
3000Antre: $23.00 (Parking Gratis) Timoun ( anba 12 an)
$12.00Simultaneous translation from Creole to English will
be made available for non-Creole speakers


Visite surprise de

Lionel Messi,

ambassadeur

de P UNICEF, en Haiti
(AFP) Ily a 2 heures
PORT-AU-PRINCE -Lionel Messi, vedette du
FC Barcelone et de l'Argentine, effectue une court visit
en Hai'ti, pays ravage le 12 janvier par un violent
tremblement de terre qui a fait plus de 250.000 morts et
1,5 million de sans-abri dont des enfants, a annonc6 j eudi
l'UNICEF
"Lionel Messi est ambassadeur de bonne
volont6 du Fonds des Nations-Unies pour l'enfance,
c'est g ce titre qu'il se trouve en Haiti", a d~clard g l'AFP
Madame Cifora Monier du service de communication de
l'UNICEF en Haiti.
Au course de son bref sdjour en HaIti,
l'international argentin a visit le bureau de l'UNICEF g
Port-au-Prince oid il a rencontre des enfants haltiens.
"Il s'agit d'une visit strictement dans le cadre
de sa mission avec l'UNICEF, il n'y a pas de rencontre
officielle prdvue", a-t-on indiquC le service de
communication du bureau de l'UNICEF.
"I1 a visit un camp qui accueille des enfants
d~plac~s non loin de l'adroport de Port-au-Prince au
milieu d'un imposant dispositif de s~curit6", a pr~cis6
un fonctionnaire de l'ONU contact par tC16phone.
De nombreux fans tentaient de suivre le
placement du c616bre footballeur.


www. radio omelo dieh aiti.co m


Mercredi21Juillet2010
Haitien Marche *VolXXIV No26


Page 15


pase lakansyblrrrenn ni pandye sbti nan syblJis li rive ath
pou l'al kontre ak lasir~nL6 sa-a lath tranblerrout kretyen ap
privePaske kreyati sa-a se te manman Bondye. Depil6~ sa-a
se f~t chanp~tChak ane nan SodoDepi sbz jiyd p~seSe gwo
solokotoPbtoprens pbdi laviTTi tap tap ki konn ch~che lavi
Sou gran ri, tout moidn ap kouriKite lavil pou al Sodo.Moidn
soti toupatouSe tankou youn nich foumiK'ap f6 parad nan
siwo kann.Gwo kamyon,bisikl~t, vye bouratPyeton menm se
pa paleYo mache lan nuit kon lej ouYo pa pb move zbYo di yo
gen pwen kapten"Charony".Se konsa kamyon~t ap f6
zigzagAnba vant mbn kabritPou y'al f6 pelerinaj. Lb yo rive
SodoAth miyb f6 vbvb bb dloKanta kouche dous se pa
paleChak moidn vin mandeDaprb bezwen yoFanm kotri ap
rele milatVin made pitit~rakabon ki te ba fanm koutbaSe
mete chapobaT61lman yo pran madichon. Madichon konn
menm f6 yo fouAvan yo desann mbn kabrit.Depi ou pa
antbDevan Vybj Mirak, sa ou mandeSe sa 1' ba ou. Li pi f6
pase bbkb.Satan p'ap janm ka gen pariDevan~anman
Marie. Li se Vybj MirakL' ap touj ou gen pouvwaPouli' f6
satan kraze rak. Erzulie Fredal8 Jiyd 2010


Nan mitan youn vbvb
Ak lenmi w'a kwaze lepe
Pou gen batay lespwa
Nan youn dans Ginen
Tout pitit ou va bay lebra
Y'abay lanmen
Pou yo ka makbnen
Anba fby vdt lonbrit ou.
Paske menm 16 yo dey6
Fbk yo tounen, anba lonbraj ou
Se la yo touj ou jwenn bon lanmou.
Ayiti, manmanlib~te
Tankou w' pa gen konsa !


Eske "Give me vag "

se youn ekspresyon angle ?
AK MA~rXMlANIGAT*
maxmanigat~aol.com

Nan nimewo journal Hai'ti Libertd, vol. 3 No. 17. 1 1-17
novanm 2009, p. 6 ak p. 19, nou li dezy~m pati youn atik : << Se
Iniv~site parese ki di kreybl pa lang >> Ladanlii, Pwofesb~arie
Rodnie Laurent ekni :

<< [...] Lontan 16 yon moun ap nui w, ou te konn di 1 "kite m
trankil", "kite m anrepo m", ou jwenn tout yon espresyon pou
di moun nan ou pa sou sa. Alb nan lang angle a gen mo yo rele
vag la. Mo vag la se dyaspora ki vini av6 1. Lb yon moun ap
annwiye yon16bt ozetazini, li di<< give me vag >>. Men dyaspora
k ap viv laba, 16 yo poko metrize lang nan, y ap pale lang pa yo,
yo pran nan 16t lang pou yo pale. Yo di << ban m vag non
menn >> Men kbman mo vag la ki nan angle-a vin youn mo
dy aspora yo pote nan lanng krey 61 la ki vin anrichi-1. Mo-a vin
pase, paske li vin pi kout pase 'kite m an repo m.' Kisa ki f6 sa ?
Paske genyon bagay yo rele ekonomi langaj. Lb moidn ap pale
ou bezwen f6 vit. Depi w ka f6 ekonomi yon grenn mo, w ap
chwazi ant premye espresyon long nan avek sa ki pt kout la.
Sa se yon fenombm ki anrichi lang kreybl1la. [...] >>

Nan diksyond mwen gade yo mo vag la pa youn mo
ni angle mi ameniken. Mwen te kwe ekspresyon give me vag
Sla ta nan Grand Dictionnaire d'ambricanismes nan. Bichi! Se
vre edisyon mwen ganyen an se 1973. Eske ekspresyon an ta
f~k part Ozetazini?

Mwen ch~che mo "vague" la nan Dictionnaire
frangais-crdole (1974) Jules Faine nan ; li mete li kbmadjektif :
<< vag ; lib ; san mat ; vid. Pa ekzak : pa byen eksplike ; pa
byen fikse. >> Ekspresyon "bay vag" la pa par~t.

Sa montre nou tou, nan tan oth-a t' ap ekri
Dictionnaire... a, pawb1 : << bay youn moidn vag >> la pa te ko
egziste.

<< Diksyond Krey61 Vilsen > (1997) Fiquidre Vilsaint
ak~aude Heurtelou a prezante << vag >> kbm ajektif : << Koze,
atitid, opinyon ki pa kl6, ki pa defini. Bagay ki pa gen f~m ki
byen defini. Konesans ki pa solid. >> p. 481

Nan lis dizndf ekspresyon yo fbme ak "bay" depi
"bay bouden" jouk "bay zoklo" (p. 61-62) "bay vag" pa part.

Nan Dictionary ofHaitian-Creole Verbs (1990 ?) li a
Emmanuel W Vidrine ofri plis pase senkant ekspresyon ki
konmanse ak "bay" 'bay vag" pa part.

Yves Gdrard Olivier : << Konprann konnen. Plis pase
1500 ekspresyon kreyb1 ak sa yo vle di >> (2002) pote diznkf
ekspresyon yo f~me ak "bay >> (pp. 3 1-34) tou ; "bay vag" pa
part.
<< Pale Kare. Dizon ayisyen pou tout okazyon >> (2009)
Rony Joseph la pote senkantde ekspresyon ki konmanse ak
bay ; "bay vag" pa part. (pp. 27-40)

Haitian-English Dictionary (2004) Bryant C.
Freeman nan liste ekspresyon "bay vag" la (p. 944) ki ganyen
sans : "to dismiss, discard; to ignore, disregard, not pay
attention to." Kidonk, li nan kreyb1 la, men eske se youn
ekspresyon angle-ameriken ki sot nan dyaspora a?

Haitian Creole-English Bilingual Dictionary (2007)
Albert Valdman et al. a (p.735) pote de ekspresyon ak egzanp
S" bay vag" f& 1. lage, kite : Djbb sa di twbp, m bay vag." f&
2 a) evite yon rankont : Li ban n vag poutat li pa renmen lide
nouyo. b) pa okipe ditou, meprize : Tout pale m pale ak li, li ban
m vag. c) lage yon moidn : Ou ban m vag papa, apa m pa wk ou
rele m ankb. >>

Sa ki ta enteresan se pou nou ta rive konnen ki 16
ekspresyon sa-a antre nan kreyb1 la. Youn 16t kote
pou nou ta gade se nan dyaspora Naso ak Ziltik la. Eske se la
yo di : << Give me vag, man / >>

Mo <> egziste nan << slang >> ameriken an kbm
abrevyasyon "vagabond". A Dictionary of American Slang
and Colloquial Expressions (2007) RichardA. Spears la defini
li konsa : Youn epay ki p ap travay, k ap valkande pasi pala..."
(tradiksyon)

Kankou nou wk "vag" sa a se youn non komen pou
yon moidn.
ax
Mwen apresye travay Pwofesk Marie Rodnie L~aurent
'k'ap suiv evolisyon vokabilk kreyb1 la an Ayiti ; mwen ta
renmen change kbk lide av~k li.

* Max~anigat ekri : << Mots crdoles du Nord 'Hai'ti ... >> (2006),
Patamouch. .. (2007).


Erzulie Freda
17Out 2010


d'lodie
1 &3 .3 J as


Se te nan tan lontanLath pa t' twb modi~anman Marie te
part nan dloKote sa-a yo te rele li "Sodo"L6 sa-a je-1 te
klere kon dyamanK'ap f6 lanmou ak sol~yLi te part pi b61


Ti Ciout pa Ti Gout LIk./anl .\/l/pull


KORE SPONDANS


Bonjou Jan
Ala youn b61 atik ou ekri sou vakans Atik la
f6-m fremi, f6-m sonje tan lontan nan peyi lakay. Tout
timounn ap tann mwa jiyd pou yo derape al andeyb, al
nan pwovens Mete kb yo deyb, kite lavil la al manje
mango ,kann, benyen nan rivy Anfen-anfen ala te b61
bagay vye frb Poukisa jounen jodi-a tout mounn ap
kouri mete deyb vin chache lavi-a ?menm tan detui lavi
Konbyen nan ti mounn nou yo ki pran wout prizon, wout
dev6 gonday
Jan mon ch6 kontinye ekri bon atik konsa pi
souvan.

Chesnel Phanor


Monch6 Phanor,

Sa f6 nou plezi pou nou wk gen moidn serve tankou ou ki ap li
atik nou yo. Sa ban nou ankourajman pou nou kontinye pote
ti atik souvni sa yo pou nouvo jenerasyon-an. Jan ou di-1 la
jan sa te bon lontan nan epbk vakans. Timoidn kou granmoidn
te konn ap tann moman sa-a pou y'al keye mango, benyen
larivy6, al laplaj teke mab, woule toupi....osnon al lakonpay
al pase vakans ak lafanmi. Lb konsa apre vakans n~g tounen
wbz kon tomat tank yo manje legim ak mayi moulen, may1
griye ak zaboka... S'oun tan nou pa ka blive epi sa f6 lapenn
pou nou w6 j ends j ounen j odi-a pa ka jui bon ti moman sa yo
ankb. M~si pou ti refleksyon ou lan. W'a pataje atik-la ak 16t
zan ni.M o u
nap u




Pye Bannann

Ayiti...
Ou tankou youn pye bannann
Ki panche sou kote
Men nan manchb-w
Tout vye fby ou fin seche.
Yo plise tankou vve dra
Vyre kbt ranyon anba kabann
Youn chagren ki makbnen
Tankou kbt lonbrit marasa
Ki sbti pye devan
Pou l'al f6 rankont
Ak mouche lanmb.

Ayiti, jan lontan ak kb kontan
Tankou wanga n~g~s
Ou te konn taye banda !
Ak b61fl6 solby
Bonkou karks
Ti zwezo nan tout nich
B~k nan bbk ap f6 lanmou.
B61 fanm tankou ou
Pa t' gen konsa.

Ayiti rasin ou fon
Ou se pye bannann
Tout pitit ou yon jou
Va rantre nan refleksyon
Va retounen nan pye-w
Y'a fe oun rasanbleman
S616kbtb ; lanbi va sonnen,
Tout rasin ou va pouse
Youn lavalas lanmou va j~men
W'a change kould
W'a bay tout kalite fl6.










~//////MAIA Drl h\R WH111


CAPE AITE'


IFaxr ( 981 ) 845-792 or ( SO< ) 842-9398

Tell frrS~~t4ee -7848330 or ~1-877-457590

Se Sel koneksyon gwo baton on genyen nan. Pakn Beach la
Directiosu 1.98 to iexit No. 74 ( 46th Street ) Emme to ~Congrrres Ave, ~to Nortl on Congress Ave to M~artin LutherZZZ~~~Z22
Mhgag Jr Blai go East see MLK Blvd ( seakleag rigle based tear ) 9151*~~tttt~~~ttt~~~ Rd takes yees s-ra~ilat to time Pert of Paine Bala
As seese as yoga go ever Old D~Ixi Hwy 1 klafre Guard aShack Mlakel lert Left hand tearn yees will see eagr 88~gg


Under New Manage~ment


NowI pa~ yea nee 1Bate MV MONARCH EXPRESS


Rn re fE B 44
(... suite de la page 14)
la 486me L~gislature ont lanc6 lundi le Collectif du
Renouveau Haitien (COREH).
Selon le s~nateur Youry Latortue, I'un des chefs de file de ce
movement, cette demarche s'inscrit dans la perceptive du
regroupement des parlementaires qui ont vot6 dans les
mimes directions ces 4 demnibres anndes en vue, dit-il, un
vue d'un changement de la situation socio-politique du
pays.
Nous nous unissons aujourd'hui afin de mieux servir la
population qui vit des moments difficiles particulibrement
apris le drame du 12 janvier demnier, a indiquC le num~ro un
du parti Haiti en Action (AAA).
De son cit6, I'ancien d~put6 Steven Benoit a indiquC que le
COREH s'est pas un nouveau parti politique mais un
collectif de parlementaires progressistes qui veulent
apporter une rdponse aux anomalies qui font que le bilan
des actions du gouvemnement aprbs le 12 janvier est
nettement n~gatif.
Nous voulons rassembler les forces vives du pays pour
proposer une issue g la situation difficile g laquelle le pays
est confront, a ajout6 Steven Benoit.
Aprbs la fin du mandate des d~put~s en mai demnier, le S~nat
est aujourd'hui dysfonctionnel. Un group de 7 s~nateurs a
a d~cid6 de bouder les seances pour forcer le president du
grand corps don'tt le mandate est arrive g terme) A se retire.
K61y Bastien est accuse par ses pairs d'avoir viold les
r~glements internes du S~nat et d'avoir port des colleagues
g voter des lois inconstitutionnelles comme celle
prolongeant le mandate du president Prdval et celle
reconduisant pour une p~riode de 18 mois la loi 2008 sur
l'Etat d'urgence.


Ha'iti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartinie~re (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94th Street, Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 /754-7543 Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559)
Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email : melodiefmrdhotmail. com
haiti-en-marcherdhughes. net
UTRL: www.haitienmarche. com
Library of Congress # ISSN 1064 3896


Mercredi21 Juillet2010
Haiti en Marche Vol XXIV No 26


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Page 16


1 KI VWYAVAJE CHAK
MAcHANDE~z~ OU DIREK



CAPE HIAIT
I.. BWnoTE KCONN~TFNIE, CWWAY
PEPE.I KAMY~ON MACHEEIN I#K-


MEN~r voN



MHACHANDIE
Ou TouP~ATouU


Haiti: Formation de sapeurs-pompiers
volontaires au Cap-Haitien
L'Association des sapeurs-pompiers volontaires d'Haiti
organise au Cap-Haitien une semaine de formation A
l'intention de jeunes volontaires venus de plusieurs regions
d'Haiti. La fonnation a d~but6 le 12 juillet demnier et se
pursuit.
(Depuis quatre jours, au Cap-Haitien, 25 jeunes volontaires
participent g des seances d'entrainement r~alis~s par une


6quipe de sapeurs-pompiers am~ricains dans le cadre d'un
programme de fonnation propose par l'Association des
sapeurs pompiers volontaires d'Haiti avec le soutien de
l'Agence amdricaine pour le d~veloppement, USAID.
( L'association a 6tC fondue il y a dix ans dans la deuxibme
ville du pays, regroupant un ensemble de professionnels de
la protection civil. En vue de faciliter des interventions
dans plusieurs zones du pays, des jeunes volontaires sont
recrut~s et regoivent r~gulibrement des fonnations.


Rele ( 561 ) 845-7590 or (t 564 ) 845-8330




Full Text

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Haïti en Marche, édition du 21 au 27 Juillet 2010 • Vol XXIV • N° 26 Des militants canadiens, américains et français, à l’origine du faux site du Quai d’OrsayINTERVIEWLa France doit “rembourser sa dette honteuse” envers HaïtiUn faux site internet des Affaires étrangères agace le Quai d’Orsay. La France soupçonnée d’avoir fait fermer ce site. Laurence Fabre, porte parole du Comité pour le remboursement immédiat des milliards envolés à Haïti, explique à Nouvelobs.com pourquoi ils ont créé un site imitant celui du ministère des Affaires étrangères. Il est vrai que Haïti a une dette pas seulement envers la France, mais aussi envers d’autres pays occidentaux. On salue d’ailleurs les initiatives faites pour effacer cette dette étrangère. Mais si l’on se penche sur le contexte historique, ces pays ont aussi une dette envers Haïti. Or, la France est l’exemple le plus clair de la manière dont les pays occidentaux ont extorqué des sommes à Haïti. Car la France a exigé d’Haïti qu’elle lui verse d’énormes indemnités en échange de son indépendance [Charles X a “concédé”, le 17 avril 1825, au jeune Etat son indépendance contre une très lourde indemnité, d’abord de 150 millions de francs-or, ramenée plus tard à 90 millions, pour dédommager les colons, ndlr.](Avec toutes les promesses qu’on a entendues, après le tremblement de terre du 12 janvier, pour reconstruire le pays, on a estimé que si la France prenait autant à cœur qu’elle (DETTE / p. 7) (QUAI D’ORSAY / p. 7) PARIS, 15 Juillet – Qui a intérêt à faire cette mauvaise blague à la diplomatie française ? Se souvient-on que c’est une fausse note diplomatique qui avait provoqué la guerre entre la Prusse de Bismarck et la France (guerre francoallemande, 1870) et subséquemment laL’EVENEMENT HAITI-FRANCEQui a piraté le site de la diplomatie française ? Le Comité pour le remboursement immédiat des milliards envolés revendique la création d’un site imitant celui du ministère des Affaires étrangères pour dénoncer l’inaction de la France en Haïti. C’est un groupe de militants canadiens, américains et français, se faisant appeler le Comité pour le remboursement immédiat des milliards envolés (CRIME), qui est à l’origine de la fausse annonce du 14 juillet selon laquelle le gouvernement français promettait le versement de 21 milliards de dollars à Haïti pour réparation, révèle un communiqué transmis samedi 17 juillet à Nouvelobs.com. (Ces 21 milliards, expliquent-ils dans leur communiqué, correspondent au remboursement, avec intérêts, des “90 millions de francs or” que la France avait exigés à Haïti “pour la perte des profits liés au trafic d’esclaves suite à l’indépendance du peuple haïtien, au début du dix-neuvième siècle”.(Cette dette d’Haïti envers la France a bel et bien existé. Elle remonte à l’ordonnance signée par Charles X le 17 avril 1825, via laquelle il a “concédé” au jeune Etat son indépendance contre une très lourde indemnité, d’abord de 150 millions de francs-or, ramenée plus tard à 90 millions. Selon les historiens, cette chute de l’empereur Louis Napoléon Bonaparte. On n’en est pas là. Cependant difficile de croire qu’un simple petit opérateur serait capable de copier le site du Quai d’Orsay jusqu’à la Élections : La méfiance gagne du terrain(voir / p. 10) PARIS-MIAMI, 18 Juillet – Qu’estce qui empêche la reconstruction d’avancer, vous demande-t-on de partout ?Comment reconstruire une Haïti qui n’existe pas !Des deux côtés il y a eu comme une sous-estimation. Les Haïtiens Que répondre ? Les causes sont multiples et de toutes natures. A la fois en Haïti et du côté international.12 JANVIER – 12 JUILLET 2010Qui honorera les victimes ?PARIS, 14 Juillet – La cérémonie du 12 juillet a été à notre avis une erreur. On ne saurait honorer ceux qui ont porté secours aux victimes du séisme du 12 janvier 2010 sans risquer de commettre deux erreurs. D’abord il est impossible de les honorer tous. Ensuite comment connaître ceux qui méritent le plus un tel honneur ? Dans cet océan de souffrances, qui le mérite ? Qui a le plus de mérite ? Peut-on honorer tous les héros d’une guerre ! Qu’il s’agisse de Vertières. De Verdun. Ou du Vietnam. Ou de la guerre de Cent ans. Voilà pourquoi on se réfugie dans le symbole. Le symbolique. L’absolu. Un monument à tous les sacrifiés. La flamme du soldat inconnu. C’est mettre un pied dans l’éternité. Le contraire c’est risquer de tomber dans le faste, le clinquant. Le spectacle. Bref, la politique !On ne négocie pas la souffrance ! …Prenons notre propre domaine, les médias. On a honoré Signal FM au nom de la presse (6 MOIS APRES / p. 5) (RECONSTRUCTION / p. 4) (L’EVENEMENT / p. 8)Le sang de nos ancêtres à Saint Domingue n’a-t-il pas arrosé le chantier de la construction de Versailles ? / Notre directeur Marcus visitant récemment cet édifice (photo Haïti en Marche) Huit membres du Conseil électoral Provisoire (moins le représentant de l’Eglise catholique, Enel Désir) : De gauche à droite Ginette Chérubin, Ribel PIERRE, Lionel Raphaël, Laurette Croyance, Jacques Belzin, Jean Télève Toussaint, Anthénor Guerrier, Gaillot Dorsinvil, president du CEP (photo Georges D.) Le Devoir.com, 15 juillet 2010 La trêve n’aura duré qu’un mois, le temps que les Haïtiens prennent part à la fête mondiale du football, qui leur a apporté un peu de bonheur, en dépit des conditions désolantes qui prévalent dans les régions dévastéesParmi les chefs de partis présents Me Osner Févry (photo de gauche) et en face le Dr. Rudy Hérivaux / Lavalas dissident de la F anmi (photo Robenson Eugène) Petite se remettant en marche moins de trois mois après le séisme (photo Thony Bélizaire)

PAGE 2

Page 2 Mercredi 21 Juillet 2010 Haïti en Marche • Vol XXIV • N° 26 EN BREF ... EN PLUS ... (EN BREF / p. 14)Une histoire d’amour avec Haïti16 juillet 2010 Bernard Chignard vit depuis 40 ans une histoire d’amour avec Haïti, un des pays les plus pauvres de la planète mais aussi l’un des plus riches par le désir d’apprendre de ses enfants… Il aura fallu un des plus grand séismes de tous les temps, pour que le monde s’arrête et regarde l’île et son peuple courageux, digne et fier : autrement ! Bernard Chignard, très investi dans l’humanitaire, connaît bien les Haïtiens. Il sait qu’après la nourriture en Haïti, la priorité va à la soif d’apprendre… C’est avec le soutien de proches et de l’association des Amis d’Alexandre Dumas de Villers-Cotterêt, qui avaient collecté plus de 4 000 livres, qu’il avait bâti son rêve à Jacmel : une bibliothèque ouverte à tous « La Bouquinerie aux Trois Dumas », hommage à Dumas père, né en 1762 à Jérémie. Le 9 octobre 2009, le rêve était devenu réalité. Il écrivait alors à ceux qui l’avaient soutenu : « Depuis ma lettre du 18 juin 2008, mon long silence ne signifiait pas abandon mais était dû aux difficultés en raison des cyclones de fin 2008. Mais tout était prêt pour une ouverture le vendredi 9 octobre 2009 et une diffusion de livres a été faite auprès de 15 écoles ». Un projet de théâtre devait voir le jour (début 2010) avec l’aide d’un pionnier, le comédien Daniel Marcelin grâce à la « Fondation voie lactée » : « Les donateurs des livres auront contribué à déclencher ce mouvement qui permettra le développement de notre culture dans ce pays ou une jeunesse avide de savoir a rarement les moyens d’y accéder », remerciait Bernard Chignard. La « Bouquinerie » avait déjà reçu 200 visiteurs, plus de 200 livres étaient sortis dont 1/3 déjà lus et retournés, un constat qui en dit long sur le bel esprit de ce peuple alors déjà oublié des médias (en dehors des cyclones force 5 !). Le 12 janvier 2010, le rêve était anéanti et l’île d’Haïti entrait dans un cauchemar, qui, pour Bernard Chignard, devrait durer au moins vingt ans… VLR : Bernard Chignard, quelle est vraiment la situation des Haïtiens six mois après ce terrifiant 12 janvier 2010 ? Vous m’avez parlé de 10 000 ONG… comment travaillent-elles ? Bernard Chignard : Vue l’ampleur des dégâts, le situation est toujours dramatique, des centaines de milliers de personnes sont sans abri, la saison des pluies est là, les gens sont sous des tentes et pas le moindre signe de reconstruction. Il faut d’abord parler, ironie du sort, de « démolition ». Les spécialistes estiment qu’il faudra trois ans pour démolir et déblayer les gravats : 1 000 camions pendant 1 000 jours ! Le gros du matériel reparti, les Haïtiens démolissent comme ils peuvent, il faut un mois pour démolir à la masse, ils transportent les gravats à la brouette qui s’amoncellent un peu partout ! Les images que vous avez vues les premières semaines avec les diverses armées des pays voisins, ça n’a pas duré longtemps, après 1 mois ½ : l’armée canadienne, qui était à Jacmel, est partie en Afghanistan, les Américains sont aussi partis… Nous avons toujours 10 000 ONG. Certaines étaient déjà sur place avant le séisme et connaissaient les rouages pour atteindre telle ou telle catégorie de population, mais beaucoup n’ont aucune idée de ce qu’est Haïti et créent plutôt des difficultés qu’un travail positif, malgré leur bonne volonté. Après six mois, le grand problème c’est la coordination des ONG. Aucune catastrophe n’a attiré autant de monde jusqu’à créer des embouteillages de 4x4 ! Pour les grandes ONG pas de problèmes mais toutes les autres ne s’y retrouvent plus. Comment la situation est-elle gérée par le gouvernement haïtien, le président Préval ? B.C. : C’est un grand problème, toutes ces ONG n’ont pas rencontré les responsables, chacun agit dans son coin, la vérité est que le gouvernement est débordé. Récemment l’ancien Premier ministre, Michèle Pierre Louis, a reconnu lors d’une conférence de presse, que c’était « un véritable bordel ! ». Déjà avant le séisme elle avait déclaré que la tâche était difficile, alors maintenant vous imaginez ! On a vu assez vite le président Préval, mais pas aux endroits où il aurait dû être, il n’a pas eu vraiment le bon réflexe. La mobilisation pour Haïti a été admirable mais n’aurait-on pas dû prendre en compte ce pays avant qu’un tel drame n’arrive. Les dégâts matériels auraient sans doute été moindres, donc les pertes humaines aussi ? B.C. : Bien entendu. Aucun gouvernement n’a résolu la décentralisation en Haïti. Les campagnes sont riches sur le plan agricole, en main d’œuvre, mais la paysannerie a toujours été délaissée quand elle n’a pas été martyrisée, sous les Duvalier, mais pas seulement. On peut dire que la situation a empiré, sauf dans le domaine de la liberté de parole et de l’écrit, c’est le seul domaine encourageant. C’est quand même un grand pas quand vous pouvez critiquer un président sans aller en prison, c’est peut-être un début d’évolution, mais il y a eu tellement de vols de terrains ou de récoltes que le paysan ne travaillait plus. Il y a 50 ans, il existait encore des exploitations rentables, en supprimant le droit d’aînesse on est arrivé à réduire les terrains agricoles à des jardins ! La production de riz par rapport aux années 70 est passée de 150 000 tonnes à 100 000. Le pays était alors auto-suffisant, aujourd’hui les ¾ de la consommation viennent de l’étranger et il était plus facile de nourrir 4 millions d’individus que 10 millions comme aujourd’hui… Il y a eu des projets pour que les gens reviennent dans les campagnes, mais quand vous pensez qu’à Port-au-Prince même on a de l’électricité quatre heures par jour, que les gens ne peuvent pas payer leur facture au point qu’un prêtre de Jérémie, le Père Romulus, dans son homélie exhorte les fidèles à payer leur électricité, imaginez les campagnes ! Après le 12 janvier, des milliers de gens ont fui la capitale. Ils ne sont pas restés plus de deux mois dans les campagnes. Où en est-on dans la redistribution de l’aide internationale ? Comment verriez-vous l’utilisation de cet argent ? B.C. : A ce jour, seulement 43 millions d’euros ont été distribués, on parle de milliards d’aide internationale, mais cela demande du temps et du sérieux. Le gouvernement a demandé que ce ne soit pas le travail d’un seul pays mais qu’il soit placé sous le contrôle des Nations unies. Le représentant en place depuis des années a disparu dans le séisme. Un espoir : il a été remplacé par quelqu’un qui connaît bien le pays, les Américains, le président Clinton Le Calendrier électoral :• 15 Juillet 2010 : Lancement officiel du processus . 16 Juillet 2010 : Publication de la liste des partis politiques agréés pour les législatives du 28 février 2010; Publication des listes de candidats agréés pour les législatives. .19 Juillet 2010 : Enregistrement des nouveaux partis politiques pour les présidentielles. . 30 Juillet 2010 : Publication de la liste des partis agréés pour les présidentielles. . 1-7 Août 2010 : Dépôt de candidatures pour les présidentielles. . 7 Août 2010 : Allocation de numéros de campagne aux nouveaux partis. . 12 Août 2010 : Contestation de candidatures. .17 Août 2010 : Publication de la liste des candidats à la présidence agréés. . 1er Août – 29 Sept : Opération de vérification des listes électorales. . 18 Sept.26 Nov. 2010 : Campagne de sensibilisation. . 13-25 Octobre 2010 : Révision liste des MBV . 27 Oct.-26 Nov : Période de campagne électorale. . 29 Oct. 2010 : Affichage de la liste électorale partielle (LEP) . 28 Novembre 2010 : Premier tour des élections présidentielles et législatives . 7 Décembre 2010 : Résultats préliminaires . 8-10 Décembre 2010 : Période des contestations des résultats . 11-19 Décembre 2010 : Traitement des contestations . 20 Décembre 2010 : Résultats du premier tourUne mission conjointe OEA/CARICOM attendue en HaïtiUne mission conjointe d’observation électorale de l’Organisation des Etats Américains (OEA) et de la Communauté Caribéenne (Caricom) est attendue à Port-au-Prince le 1er août 2010. Le représentant du secrétaire général de l’ONU en Haïti, Edmond Mulet, indique que les observateurs seront présents dans le pays jusqu’au jour du scrutin. C’est la première fois qu’une mission d’observateurs étrangers supervisera le processus de mise en marche de la machine électorale et la campagne électorale. Le calendrier électoral publié par le CEP prévoit le déroulement des activités sur une période de 4 mois. La mission forte d’une centaine de membres effectuera un travail important, insiste M. Mulet pour qui la supervision de la journée électorale aurait été insuffisante lors des dernières élections dans le pays.Une centaine de sans papiers haïtiens expulsés de la République DominicainePort-au-Prince, le 15 juillet 2010 (AHP) –Pour la première fois depuis le puissant tremblement de terre qui a frappé Haïti le 12 Janvier dernier et qui a fait quelque 250,000 morts, les autorités dominicaines ont rapatrié près d’une centaine de sans papiers haïtiens qui évoluaient dans la région de Dajabon. Le corps spécialisé de sécurité frontalière CESFRONT a fait savoir que beaucoup de ces illégaux vivaient cachés dans des maisons en construction de la zone avant de se déplacer vers la ville de Santiago (nord), destination préférée des immigrants haïtiens. Les autorités du CESFRONT ont encore fait savoir que les rapatriements ont été réalisés en coordination avec les autorités migratoires dominicaines. Des organisations haïtiennes et dominicaines ont précisé que le nombre d’Haïtiens sans papier a augmenté en République dominicaine depuis le séisme du 12 Janvier.Une réplique de 4,3 degrés ressentie tôt samedi près des GonaïvesUne réplique modérée de magnitude 4,3 sur l’échelle ouverte de Richter a été ressentie tôt samedi en Haïti à 07h01 GMT (02h01 locales), six mois après le séisme du 12 janvier ayant dévasté le pays, rapporte l’Institut américain de géophysique (USGS). L’épicentre du séisme se situait à 30 km des Gonaïves (Artibonite, nord), 65 km de Port-de-Paix (Nord-Ouest) et à 110 km au nord-ouest de Port-au-Prince. On n’a rapporté aucun dommage fait par cette nouvelle secousse, la première après une accalmie de plusieurs semaines.Un colloque sur la réforme de l’enseignement médicalUn Colloque s’est tenu le 2 juillet dernier sur la reconstruction de l’enseignement médical en Haïti. Objectif du colloque: présentation du projet de reconstruction de l’enseignement médical en Haïti. Les médecins haïtiens avaient en effet constaté bien avant le séisme que l’enseignement médical tel que dispensé dans nos facultés ne répondait pas à un impératif majeur: celui de former des médecins aptes à prendre en charge les problèmes de santé de la population haïtienne et disposés à rester au pays pour se mettre au service de cette population. Les médecins s’étaient rendus compte qu’ils formaient jusqu’à présent des médecins pour l’étranger et dans cette optique ils les formaient mal. Bon nombre de ceux qui s’expatrient n’arrivent pas à intégrer le système de santé du pays hôte et se retrouvent à faire n’importe quoi, sauf la médecine, d’où un gaspillage énorme. Conscients de ces problèmes, les facultés de médecine haïtienne (la FMP et 3 facultés privées reconnues) ont au courant de l’année 2009 défini le profil du futur diplômé en médecine d’Haïti. Le projet actuel a pour objectifs: une refonte complète des curricula de formation de façon à les mettre en conformité avec le profil du diplômé; la modernisation des méthodes pédagogiques d’enseignement de la médecine. Ce projet est ambitieux et s’étalera sur une période de 6 années (susceptible d’être prolongée) avec un budget d’environ 24 millions de dollars canadiens. Les médecins haïtiens souhaitent que le Gouvernement apporte son appui à la réalisation d’un tel projet.Enlèvement d’un enfantThomassin, le 18 juillet. Les résidents de Thomassin sont à nouveau sous le choc. Des individus armés ont fait irruption dans une résidence à Thomassin 33 vers une heure du matin le 18 juillet. Pour pouvoir pénétrer dans la maison, ils ont enfoncé la grille d’entrée en utilisant un véhicule. Aussitôt à l’intérieur, ils se sont rendus dans la chambre d’un enfant de 2 ans avec lequel ils sont partis en menaçant de leurs armes les occupants de la maison. Depuis, on est sans aucune nouvelle de l’enfant.Deux cent maçons haïtiens vont pouvoir suivre une formation selon les normes parasismiques“Ce programme s’inscrit parmi les 4 grandes orientations d’assistance post-sismique de la République de Chine, et le gouvernement chinois dispose de 150 000 USD pour sa réalisation”, a déclaré l’ambassadeur Bang-zyh LIU. Lors de cette cérémonie qui s’est déroulée sur les ruines de l’ancienne ambassade taïwanaise, le diplomate a affirmé que “l’amitié haïtiano-taïwanaise se raffermit encore plus pour le bien et le bonheur de nos deux peuples”. “Cette cérémonie est symbolique afin de bien faire comprendre que tout se reconstruit par la volonté, l’effort, le travail, l’entraide et l’amitié”, a ajouté l’ambassadeur de Taïwan. Le gouvernement haïtien a remis un tableau à l’ambassadeur LIU en signe d’amitié. Il s’agit d’une œuvre représentant la volonté des Haïtiens à travailler dur pour se relever, a déclaré le maitre de cérémonie, (UNE HISTOIRE / p. 7)Auteur d’ouvrages sur Haïti, l’ancien directeur de Air France, Bernard Chignard

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Mercredi 21 Juillet 2010 Haïti en Marche • Vol XXIV • N° 26 Page 3 SOMMAIRESOMMAIREL’ACTUALITE EN MARCHEElections : 38 partis politiques ont répondu à l’appel du CEPHPN, 15 Juillet La réunion durant laquelle le processus électoral devait être officiellement lancé avec les partis politiques s’est déroulée comme prévu ce jeudi 15 avril à l’hôtel Karibe, à Pétion-ville. Près d’une quarantaine de représentants de partis politiques y ont pris part, a constaté HPN. Près de 38 partis politiques ont répondu à l’appel du CEP, a confié le président du Conseil électoral provisoire, Gaillot Dorsainvil, interrogé au Karibe par HPN. Cette réunion était initialement prévue pour le 12 juillet, mais elle a été reportée pour ce jeudi. Plusieurs partis politiques ont annoncé qu’ils boycotteraient la rencontre. Parmi les principaux partis et regroupements à bouder cette réunion avec le CEP à Pétion-ville figurent l’Altermative, Rasanble, la Plateforme des Patriotes Haïtiens (PLAPH). Le calendrier électoral va démarrer le 1er août avec les inscriptions des partis politiques suivies des dépôts de candidature pour les présidentielles, a annoncé M. Dorsainvil. Selon lui, les élections présidentielles se dérouleront le 28 novembre et les résultats seront disponibles dès le 20 décembre. Réunion du CEP 70% de présentInitialement prévue pour le 12 juillet, la réunion du Conseil Électoral Provisoire (CEP) a lancé officiellement ce 15 juillet le processus des élections législatives et présidentielles fixées au 28 novembre prochain. Les élections législatives permettront de renouveler un tiers du Sénat, qui compte 30 membres et l’ensemble de la Chambre des représentants qui en compte 99. Selon le CEP, 866 candidats se sont inscrits à la Chambre et 98 au Sénat. Le président du CEP, Gaillot Dorsinvil, a qualifié cette première rencontre autour du processus électoral, de succès 70% des partis politiques auraient répondu à l’invitation du CEP. Il a dit espérer que les dirigeants absents prendront part aux autres réunions qui seront organisées ultérieurement. Le CEP envisage 3 autres séances de travail avant les élections. Les leaders des partis et plateformes dont l’Alternative, Rasamble, Uccade et Plaph, tel que prévu, ont brillé par leur absence. Les dirigeants de Fanmi Lavalas participaient au moment de la rencontre à une manifestation pour réaffirmer leur attachement au leader de l’organisation, l’ancien président Jean Bertrand Aristide qui vit en exil forcé en Afrique du Sud depuis son départ précipité de la présidence le 29 février 2004 et qui fêtait ce 15 juillet son 57ème anniversaire de naissance et aussi pour réclamer le départ du CEP. Fanmi Lavalas a été exclu par deux fois du processus électoral par l’actuel conseil électoral. Gaillot Dorsinvil a promis que les remarques et les critiques seront les bienvenues, promettant de prendre en compte les suggestions, réaffirmant sa volonté et celle de son équipe à organiser des élections libres, honnêtes, crédibles et transparentes, et précisant que sous peu les partis politiques intéressés aux présidentielles seront invités à se manifester. Le dépôt de candidatures pour les présidentielles doit se faire entre le 1er et le 7 août, selon le calendrier présenté par le CEP lors de cette séance de travail. L’institution électorale promet de procéder le 19 juillet prochain à l’enregistrement des nouveaux partis politiques pour l’élection présidentielle. Pierre-Louis Opont, le directeur général du CEP, a précisé que l’organisation travaille à mettre à jour la liste électorale. Les autorités électorales ont lancé mercredi le processus de recrutement des membres des centres d’opération et de vérification. Les responsables des Bureaux Electoraux Communaux (BEC) sont chargés du processus de recrutement qui prendra fin le 20 juillet 2010. L’ancien sénateur Clark Parent, qui a participé aux débats, a indiqué que le processus électoral ne sera jamais transparent, vu la façon dont le CEP a été mis sur pied. Il a rappelé cependant que son parti briguera différents postes à pourvoir. « Nous reconnaissons participer à un processus vicié à la base et qui n’inspire pas confiance mais nous nous devons d’être là » a dit l’ancien parlementaire qui espère pouvoir tirer son épingle du jeu. Le budget alloué à l’organisation du premier tour des élections présidentielles et législatives s’élève à 29 millions de dollars américains. 75% du montant non disponible doit être financé par des partenaires internationaux. M. Dorsainvil a révélé que le gouvernement a déjà décaissé 7 millions de dollars pour la réalisation des prochaines élections. Il s’agit de la contribution de l’Etat haïtien. L ’EVENEMENT Qui a piraté le site de la Diplomatie française ? p.1 Des militants canadiens, américains et français à l’origine du faux p.1 POLITIQUE Elections : la méfiance gagne du terrain p.10 RECONSTRUCTION Comment reconstruire un pays qui n’existe pas ! p.1 CIRH ou comment planifier la reconstruction p.13 Pourquoi les milliards se font-ils rares ? p.12 SIX MOIS APRES Qui honorera les victimes ? p.1 Cérémonie du souvenir p.5 Haïti ou l’urgence permanente p.6 ACTUALITES Le calendrier électoral p.2 Réunion au CEP : 70% de présent p.3 Fanmi Lavalas manifeste contre le CEP et le président Préval p.3 PORTRAIT Une histoire d’amour avec Haïti p.2 ECONOMIE FAO : L’Agriculture a toujours besoin d’aide p.6 LIBRE PENSER La France doit ‘rembourser sa dette honteuse’ p.7 Naïveté ! p.12 LETTRES ‘Give me vag’, èske se youn ekspresyon angle ? p.15 Fanmi Lavalas manifeste pour le 57e anniversaire d’AristidePort-au-Prince, le 15 juillet 2010 (AHP) – Quelques milliers de membres et partisans de l’organisation politique Fanmi Lavalas ont manifesté le jeudi 15 juillet à Port-au-Prince pour célébrer le 57ème anniversaire de leur leader Jean Bertrand Aristide qui vit en exil forcé en Afrique du Sud . Les manifestants qui ont traversé plusieurs quartiers de la capitale, scandaient des slogans défavorables au président René Préval et au Conseil électoral provisoire dont ils ont réclamé une nouvelle fois le départ. Ils ont exigé également le retour de l’ex-président dans son pays. Les conseillers électoraux ont été accusés d’être des marionnettes et des instruments de l’exclusion, allusion à la décision jugée arbitraire du Conseil électoral d’exclure des deux derniers scrutins l’organisation politique Fanmi Lavalas. La coordonatrice du comité exécutif de Fanmi Lavalas, Dr Maryse Narcisse, en a profité pour lancer un mobilisation totale et générale en vue de forcer le président René Préval à quitter le pouvoir. Pour René Civil, également dirigeant de Fanmi Lavalas, les populations victimes du séisme du 12 janvier et qui vivent sous des tentes ont intérêt à renforcer leur présence dans le cadre de la mobilisation générale car, dit-il, leur sort restera inchangé tant que l’équipe en place restera au timon des affaires.

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Page 4 Mercredi 21 Juillet 2010 Haïti en Marche • Vol XXIV • N° 26UNE ANALYSE Fort Lauderdale, FL, 5 Novanm 2008 – Amerijet International, Inc. anonse lansman yon sit entènèt pi enteresan www.amerijet.com. Nouvo sit la founi yon baz kominikasyon ki pèmèt klyan an jwenn tout enfòmasyon li bezwen sou transpò pa avyon, sou lanmè ak atè, fè rezèvasyon pou transpò machandiz ak benefisye yon kantite fonksyon administratif ak kontabilite. “Nouvo sit la bay klyan an plis enfòmasyon e sitou pi rapid sou machandiz li ak sou account li nan konpayi an. Sit la kalkile ak devlope pou fè tout bagay pi fasil pou klyan an kit se machandiz lap voye, kit se efè pèsonèl” dapre Pam Rollins, vis-prezidan Biznès Devlopman. MyCargo ofri yon prosede senp e efikas pou kanalize flo enfòmasyon yo e pou founi enfòmasyon an pi vit pou ede klyan an ekonomize tan ak lajan. Nou vle ofri klyan an yon prosede “One-Stop-Shop”, sa vle di nou vle ofri li plizyè solysyon o chwa – avyon, bato oswa tren ou kamyon quit se machandiz pou ekspòtasyon, kit se pou enpòtasyon. Nan mwa kap vini yo, Amerijet pral introdui lòt avantaj sou website li a. Pamela Robbins ajoute : “Klyan yo ki enterese nan teknoloji ap ede nou bay konpayi an plis ekspansyon et pèmèt klyan yo planifye shipment yo lontan a lavans.” Amerijet International, Inc. founi yon sèvis entènasyonal konplè e sou tout fòm – pa avyon, pa bato ak atè. Konpayi an baze nan Fort-lauderdale (Florid) e li gen ofis sou tout tè a ak destinasyon nan North, South ak Central Amerika, Mexico, Karayib, Leròp, Lazi ak MiddleEast. Amerijet itilize alafwa Boeing 727-200 ak Boeing 767-200 depi prensipal baz li ki se Miami International Airport. Pou plis enfòmasyon, vizite Amerijet sou sit entènèt la www.amerijet.com Kontak Media: Christine Richard, Amerijet International 954-320-5354.AMERIJET INTERNATIONAL, INC. s’imaginant qu’il suffit que des milliards soient promis pour que le processus démarre, oubliant que les pays donateurs traversent une grave crise économique. Par exemple, c’est le moment où la France se trouve obligée de porter l’âge de la retraite de 60 à 62 ans pour rétablir les comptes de la Sécu (sécurité sociale). De son côté, l’international qui prend Haïti pour un pays comme les autres. Alors que nous n’avons jamais eu un pays au sens d’une entité bien constituée. En créole, ‘yon peyi tout bon vre.’Comment reconstruire une Haïti qui n’existe pas !ceci et moi cela. En bon voisinage. Autant que possible. La parole donnée. En ce temps-là on la respectait encore. Puis lorsque les villes et les plaines seront épuisées, on se lance à la poursuite du malheureux paysan dans les mornes. Allez ouste !Décrets présidentiels ou une nouvelle législation ? …De temps en temps, une dictature assez féroce passe par là qui défait un tant soit peu le statu quo éternel pour le d’élections générales, donc élu impossible à deviner. C’est l’inconnue politique totale-globale-capitale car le monde entier est concerné, ben oui. Et le reste du monde encore plus que nous qui en avons finalement l’habitude. Pour un peu, il serait préférable qu’un président décide de se déclarer à vie que d’accepter de partir à la fin de son mandat. Cela créerait moins d’incertitude et de bouleversements. Papa Doc se fend la tronche dans sa tombe jusqu’au coccis. La démocratie, c’est pas facile ! Même si elle reste le meilleur système qu’on ait inventé. (Nota bene : (RECONSTRUCTION... suite de la 1ère page) Ce sont, par exemple encore, les ONG qui disent être venues pour une opération d’urgence, comme des pompiers pour éteindre un incendie, et qui se retrouvent en train de construire des latrines pour une population dont elles se demandent avec raison comment elle pouvait bien faire avant … ou à distribuer quotidiennement des dizaines de milliers de litres d’eau potable considérée partout dans le monde comme le service le plus essentiel qu’un Etat doit à ses administrés. Que faisait-il donc jusqu’à présent le nôtre ? D’où l’interrogation pas si étonnante : Haïti n’existe pas !Au mieux, une sorte de gentleman agreement …Tenez, alors qu’on s’impatiente de ne pas avoir encore vu la couleur des milliards de la reconstruction, une question surgit : construire mais où ? A qui appartiennent les terres ? On ne construit pas n’importe où. Il faudrait commencer par là. La banque doit bien voir votre titre de propriété avant de vous faire un prêt. Idem, la compagnie de construction. A plus forte raison le décaissement des milliards de la communauté internationale. Normal. Qu’est-ce qui entrave donc la reconstruction ? Nous mêmes. ‘Soi-même même’. Bien avant le retard des bailleurs. Parce que, tenez-vous bien, Haïti n’existe pas ! Des premiers boucaniers à nos jours, on s’est contenté d’une sorte de gentleman agreement : vous prenez Suivez mon regard ! Mais rien ne change, ni ne changera ( ?). Enfin, jusqu’au séisme du 12 janvier. Finie la comédie. Il a donc fallu attendre la Reconstruction, soit deux cents ans plus tard (sinon trop tard !), pour poser pour la première fois de façon imminente le problème du foncier dans l’Etat d’Haïti … qui n’a donc jamais été un Etat puisque n’ayant jamais codifié ce qui constitue le fondement même d’un Etat. Le cadastre. Sans quoi, la Teleco peut bien devenir Natcom que le téléphone n’atteindra jamais plus loin que le centre historique de la capitale. Et on continuera de compter sur les ONG internationales pour distribuer l’eau et le reste. Alors que l’Etat se plaint de l’omnipotence de ces dernières, lui-même ne sait même pas où sont ses administrés. Voire comment les desservir. Qui possède quoi ? Et surtout à qui appartient le bien public. Eh oui, puisque Haïti n’existe pas (!) ? Qui doit en décider ? Le pouvoir ? Les décideurs économiques ? Les notaires ? La société civile organisée ? Les décrets présidentiels ? Ou la loi ?L’inconnue politique par surcroit …Nécessité donc d’une nouvelle législation toutes affaires cessantes. Vous avez dit par conséquent législateurs. n’oubliez pas de citer tout le paragraphe si vous faites par hasard référence à cet article). Inutile donc de souligner que l’inconnue politique est (du moins pour les pays donateurs) l’un des handicaps à la Reconstruction.‘Dekouvri sen pyè pou kouvri sen pòl’ …Enfin nous avons entendu mentionner au cours de ce périple d’une semaine à l’extérieur le manque de sens pratique de l’Haïtien. Comment s’attendre qu’un seul pays puisse débloquer des centaines de millions du premier coup comme chacun de nous semble si innocemment l’espérer ! Avec ou sans crise économique, c’est là une chimère. Il faudrait un ‘program manager’ qui sache ce que nous appelons ‘dekouvri sen pyè pou kouvri sen pòl’. Prendre ici pour ajouter là et compléter le financement de tel grand projet jugé prioritaire. Jusqu’aux plus grosses économies qui n’ont pas aujourd’hui les moyens d’agir en solo comme elles le souhaiteraient, histoire d’assumer leur suprématie. Est-ce que ce super-manager c’est Monsieur Clinton ? Celui-ci vient de dire dans la presse aux Etats-Unis qu’il est décidé à donner trois ans de sa vie de sexagénaire à Haïti. C’est là une bonne nouvelle. Mais en même temps c’est la première fois qu’il se donne un délai. On peut l’interpréter aussi comme un signe d’inquiétude devant l’immensité des problèmes qui se posent et s’opposent au démarrage du pays. Pourtant n’est-ce pas élémentaire : avant de reconstruire il faut construire. Autrement dit, il faut commencer par le commencement. Cela signifie mettre enfin en place tout ce qui fait que jusqu’ici Haïti n’existe pas ! La balle est donc dans notre camp à nous les Haïtiens. Haïti en Marche, 18 Juillet 2010 reconstruction, c’est la question politique et ses mauvaises surprises pour lesquelles Haïti est devenue la règle. D’ordinaire c’est beaucoup d’appelés et peu d’élus. Mais aujourd’hui ça se complique davantage : c’est point d’appelés alors qu’on est seulement à 4 mois refaire peu après dans les mêmes conditions et dispositions. Et nous y arrivons. L’autre blocage à laCe qui reste des tentes abritant les sinistrés du séisme avec les pluies qui tombent sans arrêt depuis une semaine (photo Robenson Eugène) Dans la cour du Palais national, un nouvel arrivage d’engins lourds destinés à aider tout particulier ayant besoin d’aide pour enlever les décombres de sa maison (photo Haïti en Marche)

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Mercredi 21 Juillet 2010 Haïti en Marche • Vol XXIV • N° 26 Page 5 DE L’ACTUALITE nationale. C’est une décision qui ne regarde que le pouvoir et non la presse. Car doit-on féliciter un média parce qu’il était resté en ondes, alors que c’est une circonstance qui ne dépend que du hasard – le simple fait que le séisme ait épargné ses locaux tandis que d’autres ont été bousillés … lorsque parmi ces derniers il en existe qui se sont dépensés 10.000 fois plus pour recommencer à émettre dans des conditions tout à fait héroïques et sans aucune aide ou presque afin de se remettre12 JANVIER – 12 JUILLET 2010Qui honorera les victimes ? (6 MOIS APRES... suite de la 1ère page) pas la souffrance !L’exigence d’anonymat …Alors que toute la communauté s’est mobilisée, comment savoir quel patron ou propriétaire ou autre s’est le plus donné en mettant son bien au service de ses compatriotes. Sinon en s’inspirant d’articles ou notes de presse ou autres laïus parus ici ou là, parfois même intéressés ... rendu capable. Comment à plus forte raison peut-on honorer des personnes qui n’ont fait que leur devoir ?Halte aux amalgames …Il n’y a pas ici de cas particulier. Ni de particulier au général. Si le pouvoir avait d’autres gestes à faire, dans d’autres domaines et qu’il avait jusqu’à présent négligé, on aussi tôt que possible au service de la collectivité. C’est là davantage quelque chose qui force au respect. la discrétion et la modestie (l’exigence d’anonymat) chez ne peut pas se servir de la détresse universelle pour s’en acquitter. Halte aux amalgames. Encore une fois on ne négocie pas la souffrance. Voire par-dessus la souffrance. Ou alors ce serait la petite fille qui ayant laissé une jambe sous les décombres (et peut-être aussi sa maman et son frère) a été la première à se remettre debout sur sa prothèse au centre de Handicap International. Haïti: cérémonie du souvenir, six mois après le séismeAFP, 12 Juillet Une cérémonie du souvenir a débuté lundi à Port-au-Prince, six mois après le séisme qui a fait plus de 250 000 morts, alors que les Haïtiens s’impatientent de voir les milliards de dollars promis par la communauté internationale se traduire en projets concrets.? Sous une tente, au milieu des ruines du Palais national, le ministre de l’Intérieur Paul-Antoine Bien-aimé a ouvert la cérémonie du «souvenir», en remerciant «la communauté internationale, les ONG et les citoyens étrangers» pour leur aide, en présence du président René Préval et de plusieurs ministres. «Nous allons continuer à aider les gens dans les camps mais aujourd’hui nous voulons aussi lancer officiellement la phase de reconstruction», a déclaré le président Préval au cours de la cérémonie, qui intervient six mois jour pour jour après le séisme dévastateur du 12 janvier. Des représentants de l’ONU, l’ancien président américain Bill Clinton qui co-préside avec le premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive le Comité intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) et l’acteur Sean Penn étaient aussi présents. Bill Clinton s’est engagé à faire un important effort de transparence dans l’utilisation de l’argent envoyé à Haïti. Sean Penn a quant à lui indiqué à la chaîne américaine CBS qu’il était venu «avec l’idée de passer deux semaines pour essayer d’aider». «On le doit» aux Haïtiens «quand on voit la force de ces gens qui n’ont jamais connu le confort», a dit l’acteur, regrettant le désintérêt des médias. À Port-au-Prince, l’impatience des Haïtiens est grandissante face à la lenteur de la reconstruction, notamment pour les centaines de milliers de personnes qui vivent toujours dans des abris provisoires. «Quand on nous a demandé de venir dans ce camp, on nous avait promis des maisons... où sont-elles?», se demandait Jean-Auguste Petit-Frère à l’approche de la commémoration des six mois, en désignant un modèle d’habitation érigé par une société jamaïcaine et évalué à 15 000 dollars l’unité. Selon l’ONU, près de 4 000 maisons de 18 mètres carrés ont été construites dans le cadre d’un premier projet qui en prévoit 10 000. La Croix-Rouge française qui promet de bâtir 30 000 maisons transitionnelles en collaboration avec la Croix-Rouge américaine vient de lancer les travaux pour 500 habitations dans un village à l’est de la capitale. «Cela prendra du temps pour reloger les 1,5 million de sans-abri disséminés à travers un millier de camps. L’État doit trouver des terrains pour 90% des sinistrés qui étaient des locataires», explique un fonctionnaire de l’ONU. Trois mois après une conférence internationale qui s’est déroulée à New York et au cours de laquelle la communauté internationale a promis plus de 10 milliards de dollars sur 5 ans à Haïti, très peu d’argent est parvenu au pays, les plus pauvre du continent américain. «C’est le travail que fera (...) Bill Clinton: convaincre les bailleurs de verser les fonds promis», rappelait il y a quelques jours Nigel Fischer coordonnateur humanitaire de l’ONU en Haïti. Selon les experts, le coût de la reconstruction d’Haïti est évalué à 11,5 milliards de dollars sur dix ans. Or même cela, faut-il en tenir compte, car on ne négocie Alors que la portée la plus haute d’un tel geste, c’estCNN-Haïti, le mélo-journalismeFRANCE INFO Quelques jours après le séisme qui a dévasté Port-au-Prince, scène de violence entre des pillards et des habitants. Au milieu de la confusion, en direct à la télévision, Anderson Cooper, vedette de CNN, lâche sa caméra pour mettre à l’abri un enfant blessé à la tête dont le visage est en sang. Anderson Cooper, c’est le Pape de ce que l’on appelle le mélo-journalisme, ou encore émo-journalime. Emo pour émotion, pas hémoglobine, quoique... (Quand il pratique l’émojournalisme, le reporter n’est plus un médiateur, mais un acteur, voire un héros. Il sauve des vies et fait part de ses émotions. Mais le genre ne concerne pas que les Américains. Quelques jours après le tremblement de terre, une équipe de France 2 a sauvé un orphelin en le transportant à l’hôpital dans sa voiture, faute d’ambulance. celui ou celle qui s’en est (6 MOIS APRES / p. 7)Deux honorés du 12 Juillet : l’acteur de Hollywood, Sean Penn, et le reporter de CNN qui avait couvert le séisme en Haïti, Anderson Cooper (photo Thony Bélizaire) L’ex-président Bill Clinton, maître de cérémonie (photo Haïti en Marche)

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Page 6 Mercredi 21 Juillet 2010 Haïti en Marche • Vol XXIV • N° 26SIX MOIS APRESLE DEVOIR (Montréal) 17 juillet 2010 Il y a de ces expressions qui résument tout. C’est le cas de l’expression employée par un représentant de la CroixRouge française qui faisait le bilan de six mois de travail en Haïti: «Nous sommes encore dans l’urgence permanente.» ((Certes, le séisme fut énorme, les dégâts, difficiles à imaginer, le défi de l’urgence et de la reconstruction, probablement sans précédent. Mais que nous soyons encore dans l’«urgence permanente», cela constitue une sorte d’aveu. Les Haïtiens ne sont pas encore sortis des lendemains du séisme et la reconstruction demeure pour le moment plus un avenir lointain qu’une réalité qu’on voit poindre à l’horizon.((Quel bilan font les principaux acteurs? Le 12 juillet, le président Préval s’est félicité du fait qu’on avait réussi à éviter les épidémies et les désordres sociaux. Il a aussi annoncé qu’on entrait dans la phase de reconstruction. Il a tout simplement oublié de mentionner qu’il n’existait pas l’ombre d’un plan d’ensemble d’action globale pour la reconstruction. Pensée magique encore, fuite en avant toujours; spécialité de la classe politique haïtienne. Comment peut-on reconstruire quand seulement 10 % des débris qui jonchent la capitale ont été ramassés? Mais voilà, quelques jours auparavant, le président avait annoncé la tenue des élections le 28 novembre et la priorité, c’est de se maintenir au pouvoir. Jusqu’à quand l’avenir meilleur qu’on peint résistera-t-il aux assauts de la réalité?((Les ONG se situent dans une position ambiguë. Elles sont malheureusement prises entre l’écorce des donateurs et l’arbre du gouvernement. Les donateurs espèrent des résultats tangibles et les ONG, pour expliquer la lenteur des progrès, ne peuvent partir en guerre contre les vrais responsables des dysfonctionnements avecHaïti ou l’urgence permanentelesquels elles doivent composer quotidiennement, c’est-à-dire les autorités haïtiennes. Elles insistent sur les petites victoires, mais ne dénoncent pas. On vient de découvrir que tous les matériaux et toutes les denrées qui entraient en Haïti depuis le 12 janvier faisaient l’objet d’une taxe à l’importation de 20 % et qu’elles reposaient, bureaucratie oblige, durant des semaines dans les entrepôts de la douane. Aux 20 % de taxe s’ajoutaient donc de lourds frais d’entreposage. On pourrait dire que les douanes haïtiennes ont inventé toutes les formes de la corruption et de l’extorsion légales. Politique de l’État pour renflouer ses coffres ou initiatives personnelles de ces douaniers pourris? Probablement un consensuel mélange des deux. Pour que cette situation soit mise au jour et dénoncée, il a fallu qu’une équipe de CNN qui transportait avec elle une cargaison humanitaire d’une valeur de 5000 $ se voie imposer un droit d’entrée de 1000 $. Confronté par le réseau américain, le président a exprimé son étonnement et s’est engagé à faire cesser cette pratique qui durait au vu et au su de tous les acteurs depuis six mois. Après six mois, la communauté internationale n’est pas fière, mais elle ne désespère pas. Le secrétaire général de l’ONU se plaint de la lenteur des progrès. L’ex-président Bill Clinton, coprésident de la Commission internationale chargée de gérer les 5 milliards de dollars promis en mars par la communauté internationale, regrette poliment que les pays retiennent les sommes promises. Cet organisme, maître d’oeuvre de la reconstruction, ne dispose actuellement que de 90 millions en fonds propres. Le Canada, malgré les habituelles arguties et demi-mensonges de Lawrence Cannon, n’a pas déboursé un sou. Mais aussi, parmi les retardataires, ce grand révolutionnaire bavard, Hugo Chávez, qui avait promis 1,2 milliard de dollars. La France, soucieuse de redorer son image dans son ancienne colonie, préfère, pour sa part, des arrangements directs avec le gouvernement haïtien plutôt que de voir ses précieux euros noyés dans la masse anonyme de la communauté internationale. Par contre, on peut comprendre les réticences des bailleurs de fonds devant l’incapacité du gouvernement à développer une politique globale et crédible et aussi devant l’incertitude quant aux résultats de l’élection.((Pendant ce temps, pour les 1,6 million de réfugiés qui languissent dans 1300 campements temporaires, s’annonce la saison des cyclones. Il existe bien un plan et des fonds pour construire 125 000 abris plus solides, en bois ou en tôle, mais seulement 3700 de ces abris ont été construits. Et malheureusement, le gouvernement ne parvient pas à fournir les terrains nécessaires. Pas question évidemment d’exproprier les propriétaires terriens qui soutiennent ce gouvernement. La transformation de ces campements d’urgence en sites semipermanents, dotés de services comme l’eau, les soins de santé et la distribution d’aliments, entraîne aussi des effets pervers. Des gens démunis dont la maison n’a pas été détruite vont s’installer dans ces camps pour profiter de cette manne providentielle.((Le bilan le plus éloquent, je l’ai trouvé dans une anecdote recueillie par un journaliste du quotidien Le Monde. C’est le témoignage d’une jeune femme, Nadine Beaujour, qui vit sous une tente. Nadine est enceinte et dit: «Je suis arrivée au terme, mais le bébé ne veut pas sortir, sans doute parce qu’il sait que je n’ai rien à lui donner à manger.» Haïti, le pays qui a des enfants qui refusent de naître. Voilà le véritable bilan six mois plus tard. FAO / Haïti: à six mois du séisme, l’agriculture a toujours besoin d’aideSi l’aide alimentaire d’urgence et les intrants agricoles ont permis de conjurer une crise alimentaire après la catastrophe qui a frappé Haïti, le manque de fonds pour l’agriculture continue à paralyser, six mois après le séisme dévastateur, les initiatives en faveur de la sécurité alimentaire, de la production vivrière locale et des opportunités d’emploi dans les zones rurales. Zones rurales négligées (“Les interventions se sont concentrées essentiellement sur l’aspect urbain de la crise, mais la communauté internationale ne doit pas négliger les zones rurales si elle veut surmonter les conséquences dévastatrices du séisme”, a souligné Etienne Peterschmitt, Coordonnateur en chef des urgences et de la réhabilitation pour Haïti. “Il faut de toute urgence accroitre les investissements dans l’agriculture et créer des emplois dans les zones rurales pour endiguer le flot de personnes déplacées vers Port-auPrince et soutenir la sécurité alimentaire dans toute l’ile”. La FAO et le Ministère de l’agriculture ont distribué des intrants agricoles pour la campagne de printemps à 72 000 familles dans les zones victimes du tremblement de terre ainsi que les zones rurales accueillant les populations déplacées. La campagne de printemps assure 60 pour cent de la production agricole de l’ile. Cette assistance a permis à plus de 360 000 personnes de produire leur propre nourriture et de vendre les excédents pour couvrir les dépenses de santé et d’éducation. La FAO et le Ministère de l’agriculture sont les chefs de file du Groupe agriculture, un mécanisme de coordination des Nations Unies qui pilote les efforts de reconstruction de l’agriculture à Haïti. Le Groupe agriculture, qui compte plus de 170 ONG et organisations internationales, envisage de fournir pour la campagne de semis d’été des outils, des engrais, des pompes à eau et des semences de qualité à 80 000 familles rurales supplémentaires, afin accroître la production vivrière locale. Par ailleurs, 10 000 ménages recevront une aide en culture maraichère dans le cadre de l’intervention d’agriculture urbaine de la FAO dans les zones bordant Port-au-Prince, Ganthier et Cabaret. “Immédiatement après la catastrophe en janvier, nous avons ciblé les zones directement frappées par le séisme”, a précisé Cristina Amaral, Chef du Service des Operations d’urgences à la FAO. “Maintenant, nous nous concentrons sur l’aide aux familles d’accueil dont les mécanismes d’adaptation ont été mis à rude épreuve par l’afflux de personnes déplacées au sein de leurs communautés, ainsi que sur la planification préalable en vue de la saison des ouragans”. Le travail de reconstruction du Groupe agriculture en Haïti a pour but général de soutenir la production vivrière locale et la commercialisation dans les zones rurales, l’agriculture urbaine, la reforestation et la réduction des risques de catastrophes, afin de créer des emplois en milieu rural. plus virulente cette année, la FAO et le Groupe agriculture collaborent également avec le Ministère de l’agriculture et le Département de protection civile pour garantir la préparation des agriculteurs. Ils constitueront des stocks de semences et d’outils dans des points stratégiques des zones sujettes aux ouragans, pouvant être facilement déplacés si nécessaire. Avec l’assistance du Japon et de l’Espagne, 250 tonnes de semences de haricots et de maïs, plus de 50 000 outils, ainsi que 5 400 kg de semences de légumes et 650 tonnes d’engrais y seront emmagasinés. En outre, la FAO apporte une contribution active à la Coordination nationale pour la sécurité alimentaire du gouvernement, afin de renforcer le réseau d’information sur l’agriculture et la sécurité alimentaire, et partager les informations utiles avec les principaux partenaires intervenant dans le relèvement de l’agriculture dans le pays. Mission d’évaluation des récoltes (Une mission conjointe FAO/PAM d’évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires est en train d’achever un rapport faisant état de ses conclusions tirées des visites de terrain effectuées dans les régions agricoles de tout le pays. Le rapport, qui paraitra début aout, portera sur les perspectives de récolte de 2010 et la situation de la sécurité alimentaire dans les zones frappées par le séisme et les communautés d’accueil des personnes déplacées. Séisme-Six mois : La reconstruction prise en otage par le pouvoir central, selon le maire de Port-au-PrinceP-au-P., 14 juil. 2010 [AlterPresse] — Le maire de Portau-Prince, Jean Yves Jason, s’insurge contre l’accaparement, dit-il, du dossier de la reconstruction par le pouvoir central durant les 6 mois qui ont suivi le séisme du 12 janvier qui a détruit la majeure partie de la capitale. « Il n’y a pas de décentralisation et toutes les activités sont conduites par le gouvernement central » qui ne communique pas avec la mairie de Port-au-Prince, critique le maire Jason lors d’une conférence de presse le 13 juillet. Selon Jean Yves Jason, son administration n’est impliquée « dans aucune initiative » entreprise par l’Exécutif, « en dépit de nos multiples démarches ». Cette situation est « symptomatique du statu quo caractérisé par une crainte à l’égard des maires » et relève « d’une tradition de gestion très personnelle qui perdure en Haiti », soutient l’édile de la capitale, qui croit que « nous risquons de rater la chance de bâtir un autre Port-auPrince ».Selon les données de l’administration communale, la ville a été détruite à 75% et « il ne peut y avoir de reconstruction sans un schéma directeur ». Jean Yves Jason dit n’être pas informé de la décision gouvernementale déclarant d’utilité publique un périmètre au cœur de Port-au-Prince pour pouvoir lancer des chantiers de la reconstruction. « Ils ne m’ont pas demandé ma vision de la ville », affirme-t-il. Même réaction par rapport à l’initiative de l’Exécutif de travailler avec des représentants de personnes déplacées qui se sont installées dans 9 camps au Champ de mars, principale place publique de la capitale, afin de favoriser leur retour dans leurs quartiers d’origine. Le maire rappelle que dans le cadre de la coopération avec des municipalités étrangères, la mairie de Paris dispose de 1.500.000 Euros pour aider à refaire le Champ de mars, et que les conditions actuelles ne permettent pas de lancer les travaux. Le maire de Port-au-Prince s’en prend aussi aux ONG, qui, au nombre de plusieurs centaines, sont en fonctionnement dans la capitale. « Elles sont toujours réticentes à informer sur leurs actions et à laisser la mairie les accompagner ».Celles qui gèrent le programme de ramassage de débris ‘argent contre travail’, « le font n’importe comment », affirme-t-il, « et nous ne sommes pas informés de l’endroit où elles vont déposer les débris ».Tel est le cas également avec le ministère des Travaux publics et le Centre National des Équipements (CNE), qui « ne nous informent d’aucun plan de ramassage et les débris sont jetés partout, particulièrement dans les ravins ». La mairie a protesté contre cet état de fait auprès du ministère des Travaux publics et de celui de l’Environnement, informe Jason. Actuellement, selon Jason, la mairie cherche à coordonner toutes les actions qui sont entreprises à la capitale ainsi que la concertation avec le gouvernement central de manière à éviter toute duplication dans les activités et, à travers la coopération décentralisée, trouver des moyens à mettre au service de la population. Associated Press (Miami) Alors qu’Haïti souligne les six mois du puissant séisme qui l’a dévasté, les États-Unis ont annoncé lundi qu’ils accorderaient aux Haïtiens en situation illégale sur leur territoire plus de temps pour déposer une demande de régularisation de leur statut afin qu’ils puissent soutenir les efforts de reconstruction de leur pays. Les Haïtiens qui vivaient déjà illégalement aux ÉtatsUnis avant le séisme du 12 janvier ont désormais jusqu’en janvier 2011 pour déposer leur demande de statut de protection temporaire, qui permet aux immigrants originaires de pays éprouvés par la guerre ou par des désastres naturels de résider et de travailler aux États-Unis pour une période de 18 mois. La date limite pour déposer une demande dans le cas des Haïtiens avait à l’origine été fixée au 20 juillet. Jusqu’à présent, environ 35 000 Haïtiens ont obtenu un statut de protection temporaire aux États-Unis. Quelque 55 000 demandes ont été déposées, principalement en Floride. Le gouvernement américain s’attend à recevoir au total entre 70 000 et 100 000 dossiers d’Haïtiens d’ici au mois de janvier. Des porte-parole de la communuauté haïtienne ont salué l’annonce, affirmant que l’allongement du délai leur donnerait plus de temps pour entrer en contact avec des immigrants illégaux qui craignent que le fait de signaler leur présence ne les mènent vers la prison ou la déportation.Washington prolonge la période de régularisation du statut des Haïtiens illégauxLes efforts de la FAO dans les zones rurales portent aussi sur la préparation aux ouragans Ouragans à l’horizon (Face aux prévisions des experts qui annoncent une saison des ouragans

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Mercredi 21 Juillet 2010 Haïti en Marche • Vol XXIV • N° 26 Page 7L’EVENEMENTAVI ELEKSYON ESPESYAL Dapre Rezolisyon Konte Miami-Dade R-573-10 adopte jou 18 me 2010, R-605-10 adopte jou 3 jen 2010 ak R-663-10 adopte jou 15 jen 2010 pa Asanble Komisyonè Konte Miami-Dade, Florid, yo avize nou ke yon eleksyon espesyal ap fèt le 24 dawout 2010, pou soumèt devan votè kalifye Konte Miami-Dade yo, pou yo ka apwouve oswa dezapwouve pwopozisyon sila yo: Amannman Konstitisyonèl pou Elimine Biwo Manadjè Konte a Èske se pou yo amande Konstitisyon an pou rantre anvigè an novanm 2012, pou elimine biwo Manadjè Konte a kòm yon biwo konstitisyonèl ki aktyèlman ede Majistra a nan administrasyon gouvènman Konte a? WI 200 NON 201 Amannman Konstitisyon Otonòm pou Otorize Komisyon Konte a Aboli Minisipalite ki Gen Ven oswa Mwens Elektè Èske se pou yo amande Konstitisyon Otonòm Konte Miami-Dade la pou ajoute nan dispozisyon an ke yo pa gendwa aboli okenn minisipalite san ke kò gouvènan minisipal la pa fè yon eleksyon epi san apwobasyon majorite elektè yo nan eleksyon sila pou etabli ke Asanble Komisyonè Konte a kapab pa òdonans aboli minisipalite ki gen ven oswa mwens elektè? WI 202 NON 203 Amannman Konstitisyon Otonòm Konsènan Dwa Monopòl yo Èske se pou yo amande Konstitisyon an pou fè li vin konfòm ak pratik tout Konstitisyon Konte Florid yo pou pèmèt Asanble Komisyonè Konte a bay dwa monopòl oswa amande yon kontra dwa monopòl avèk apwobasyon detyè vòt manm asanble ki prezan yo san egzije apwobasyon annapre pa yon majorite elektora a jan sa aktyèlman etabli nan Konstitisyon an? WI 204 NON 205 Tout votè kalifye ki abite nan Konte Miami-Dade va elijib pou vote WI oswa NON sou kestyon sila yo. Tout biwo vòt ap ouvè de 7è dimaten jiska 7è diswa jou eleksyon espesyal sa-a. Eleksyon espesyal sa-a va fèt dapre lwa jeneral sou eleksyon ki etabli pou eleksyon espesyal yo ak tout lòt règleman ki gouvène Konstitisyon Otonòm Konte Miami-Dade. Lester Sola Sipèvisè Eleksyon Konte Miami-Dade, Florid Des militants canadiens, américains et français, à l’origine du faux site du Quai d’Orsaydette, qu’Haïti a honorée, a contribué à entraver le développement du pays. Colère du Quai d’Orsay L’annonce du remboursement par la France avait été publiée sur un faux site internet, diplomatiegov.fr, se présentant comme celui du ministère des Affaires étrangères, avec communiqués, vidéos et liens. Une ressemblance qui n’a pas été du goût du Quai d’Orsay, puisque dès le lendemain, le ministère des Affaires étrangères a fait savoir par la voix de son porte-parole Bernard Valéro, qu’il envisageait de poursuivre les auteurs. “Ce site internet, créé à une adresse proche de celle France Diplomatie, diffuse de faussesINTERVIEWLa France doit “rembourser sa dette honteuse” envers Haïtile prétendait le développement d’Haïti, elle aurait dû prendre la décision de rembourser cette scandaleuse dette qu’Haïti a honoré aux dépens de son propre développement. Cette histoire, elle a été comme supprimée, beaucoup de gens ne la connaissent pas. On a voulu la faire connaître. Vous avez donc créé un faux site du ministère des Affaires étrangères, où vous avez annoncé, mercredi 14 juillet, que la France allait reverser à Haïti cet argent. Comment vous est venue l’idée de faire ce faux site ? On souhaitait que les médias parlent de tout ça, et on sait qu’internet joue un rôle très important dans l’approvisionnement des informations dans le monde actuel. Nous avons eu des contacts avec les Yes Men, qui ont un laboratoire de militantisme créatif. On a bénéficié de leurs conseils en développement pour mettre en place ce faux site du ministère des Affaires étrangères français. On a choisi de faire ce site car on voulait vraiment donner l’impression, même si ce n’avait été que pendant 5 minutes, qu’il s’agissait d’une annonce officielle de gouvernement français. On voulait mettre informations et copie frauduleusement le site du Ministère des Affaires étrangères et européennes”, a-t-il ainsi déclaré lors d’un point-presse. “Nous étudions les suites judiciaires à donner à cette situation.” Des “miettes” pour Haïti” “Nous sommes consternés de constater à quel point le Quai d’Orsay s’est montré peu reconnaissant et, pour tout dire, non coopératif face à notre initiative audacieuse pour redorer le blason du gouvernement français”, a réagi la porteparole du groupe, Laurence Fabre, ajoutant également que “le véritable canular, ce sont plutôt les miettes que la France, les États-Unis et le Canada ont offert pour aider Haïti suite au tremblement de terre, en comparaison avec tout ce qui est dû à ce pays.”(Six mois après “la promesse de verser 180 millions d’euros à Haïti par l’entremise des agences de l’ONU, des ONG et de la Croix-Rouge (...) Haïti n’a pas vu l’ombre du moindre centime, selon le site de surveillance de l’aide humanitaire de l’ONU, ReliefWeb”, écrit le collectif. Vendredi, le site a fermé mais le collectif en a déjà rouvert un autre sous le nom de www.diplomatiegov.info. Un temps soupçonnés, les Yes Men, activistes ayant recours au canular, ont envoyé un email à un blog du New York Times, dans lequel ils nient être les auteurs de ce faux site. Tout en en saluant les auteurs, à leur manière : ils “déplorent” cette action et menacent ironiquement de poursuivre en justice ce “vol de copyright”. (Nouvelobs.com) (QUAI D’ORSAY... suite de la 1ère page) en action l’imagination, en montrant qu’une telle annonce pouvait être crédible. Votre site a été fermé vendredi, et vous avez paré à ce problème en en ouvrant un autre dans la nuit. Comment expliquez-vous qu’il ait fermé subitement ? On n’est pas sûrs, mais on soupçonne les autorités françaises, vu leur réaction [menace de poursuite en justice, ndlr.] face à notre initiative, d’en être la cause. Ce qui signifierait que le gouvernement peut fermer quand bon lui semble des sites ! Vous écrivez, dans le communiqué que vous nous avez transmis, que vous êtes des militants américains, canadiens et français. Vous pouvez nous en dire plus ? Pour la plupart d’entre nous, nous sommes canadiens et américains. Il y a aussi une Française qui nous aide. Nous suivions beaucoup ce qui se passait en Haïti, et c’est lors de la grande conférence des donateurs pour Haïti, le 31 mars à New York, que nous avons décidé de créer notre collectif. Alors que la communauté internationale multipliait les promesses de dons, et notamment la France, on s’est dit que si le gouvernement français était vraiment sincère, il devrait rembourser cette honteuse dette. (Or, on est en juillet, et seulement 100 millions de dollars ont été versés, sur les 5,3 milliards de dollars de dons promis lors de la conférence, par uniquement trois donateurs, au fonds international pour la reconstruction d’Haïti ! Et la France ne figure pas parmi ces trois donateurs. Vous travaillez dans des ONG oeuvrant en Haïti ? Non. Vous avez l’air d’avoir très envie de savoir qui nous sommes. Mais pour le moment, nous n’en dirons pas plus sur nous. Notre objectif, ce n’est pas de parler de nous, c’est de parler et faire parler de la situation en Haïti, de ces promesses internationales qui n’ont pas été tenues, alors même que ce pays a été exploité pendant des siècles. (Interview de Laurence Fabre, porte-parole du Comité pour le remboursement immédiat des milliards envolés, par Sarah Halifa-Legrand, samedi 17 juillet nouvelobs.com) (DETTE... suite de la 1ère page) La France veut exercer des poursuitesFP 15/07/2010 | Le ministère français des Affaires étrangères étudie la possibilité de poursuivre en justice les auteurs d’un site internet se présentant comme le sien, avec communiqués, vidéos et liens, a indiqué jeudi son porte-parole, Bernard Valero. “Ce site internet, créé à une adresse proche de celle France Diplomatie, diffuse de fausses informations et copie frauduleusement le site du Ministère des Affaires étrangères et européennes”, a déclaré lors d’un point-presse Bernard Valero. “Nous étudions les suites judiciaires à donner à cette situation”, a-t-il précisé. Le site France Diplomatie du Quai d’Orsay est accessible via l’adresse www.diplomatie.gouv.fr alors que celui qui apparaît être frauduleux est visible sur www.diplomatiegov.fr. Ayant recours aux mêmes couleurs, à la même présentation, il comporte de vraies vidéos reprises du ministère comme de fausses annonçant par exemple un engagement de la France envers Haïti. Ses auteurs sont injoignables aux coordonnées mentionnées dans un communiqué, ayant toutes les apparences de ceux du Quai d’Orsay, et qui a été envoyé le jeudi 15 juillet par courrier électronique à plusieurs rédactions. Or un tel courage n’a pas de prix !Un monument à la victime inconnue …Ou encore cet artiste bien connu qui a perdu aussi une jambe, ainsi que sa femme et son enfant, et sa maison et tous ses instruments, mais qui après une douloureuse odyssée par la république voisine et la Floride, se retrouve déjà non seulement de nouveau à son poste de travail mais pour seQui honorera les victimes ?convertir en agent de courage moral. De résilience. Garder la foi. Pour finir, il n’est pas trop tard pour mettre la politique de côté (car à quelques mois des élections générales, la cérémonie du 12 juillet qui plus est cette fringale de médailles qui s’est emparée de l’actualité depuis quelques semaines, ne peut en être tout à fait exempte) et faire ce que doit : un seul geste mais qui signifie la douleur de toute une Nation, de chacun et de tous à la fois, en un mot un monument à la victime inconnue, et qui par la même occasion rend aussi automatiquement hommage au plus noble d’entre nous. Icibas. Et ce jour-là (et comme désormais chaque année tous les 12 janvier) ce ne sont pas des applaudissements qui retentiront. Mais la sonnerie aux morts ! Haïti en Marche, 14 Juillet 2010 (... suite de la page 5) Une histoire d’amour avec Haïtien particulier, sont assez strictes sur ce point crucial. Quant à l’utilisation de ces milliards, je pense que plutôt que de saupoudrer, il serait judicieux de s’attaquer aux deux grands problèmes que sont le réseau routier et l’électricité... En attendant, on peut aider les associations sérieuses. Les ONG reconnues sont là pour contrôler, mais il faut être très prudent. Avec la saison des pluies, des cyclones, craint-on des débordements de la population ? B.C. : Le peuple haïtien est un peuple fier qui a une grande force de caractère, je parlerai même de résignation à force de souffrance, mais il ne faudrait pas que la politique entre en jeu, les élections doivent avoir lieu en décembre 2011. Faut-il les reporter ? Il y a une polémique là-dessus. C’est une vraie question. En 1995, quand vous avez terminé votre carrière à Air France, vous vous êtes investi à fond dans l’humanitaire à travers les orphelinats, après la tragédie on a parlé de « vols » d’enfants, qu’en est-il ? D’autre part les procédures d’adoptions ont été accélérées. Qu’en pensez-vous ? B.C. : Le trafic d’enfants est une réalité qui existait bien avant le 12 janvier ! Quant à l’adoption, c’est généreux sans doute, mais Jacqueline Bonheur qui a débuté son action en Haïti par les adoptions, a très vite vu le danger et compris qu’il ne fallait pas poursuivre dans cette voie. Elle a opté pour le parrainage qui permet aux enfants d’aller au bout de leurs études et surtout de rester en Haïti. Un parrainage, c’est 30 euros par mois, son association SOS Enfants Bonheur verse l’argent directement à l’école, la famille ne touche rien. Avant le séisme, elle comptait 4 500 parrainages… L’association Haïti Futur, à laquelle je collabore, aide les écoles à travers du matériel informatique, le salaire des instituteurs, les loyers des établissements… Haïti a plus que jamais besoin de sa jeunesse, la fuite des cerveaux (commencée depuis longtemps) après le séisme, est un risque majeur qui va empirer si l’on ne fait rien pour retenir les jeunes… J’ai moi-même des enfants là-bas, des petits enfants, et je les encourage à rester au pays de façon à essayer de sortir l’île du marasme… N’oublions pas qu’au-delà des 250 000 morts, il y a aujourd’hui en Haïti des milliers d’enfants amputés (il faut le dire parfois un peu à la hâte !), handicapés à vie. Propos recueillis par Viviane Le Ray Renseignements : « Bouquinerie aux Trois Dumas » Jacmel – adresse mail : chignardb@yahoo.fr. A Paris : « Association Haïti Futur » 28 place Jeanne d’Arc contact : Josette Thomas au 01 45 80 00 04. (UNE HISTOIRE ... suite de la page 2)

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Page 8 Mercredi 21 Juillet 2010 Haïti en Marche • Vol XXIV • N° 26DES PIRATES PAS COMME LES AUTRES porte-parole (fausse bien entendu) en train de lire le communiqué y relatif. Oui, tout est possible aujourd’hui avec des ‘hackers’ capables de pénétrer par effraction le site du Département américain de la défense ou de la CIA.Qui a piraté le site de la diplomatie française ?De quoi s’agit-il en l’occurrence ? D’une note diplomatique, respectant toutes les formes de l’art : rédaction, logo, vidéo, armoiries bleu, blanc, rouge, etc, attribuée au Ministère (français) des Affaires étrangères et européennes et selon laquelle le gouvernement français a décidé de rembourser à Haïti les 90 millions de francs or qui ont été versés par la site laisse quelque peu à désirer sur sa véritable identité linguistique. Du moins elle n’a pas l’accent de Catherine Deneuve. Ni de Rama Yade.Une certaine surenchère …(L’EVENEMENT... suite de la 1ère page) Un certain défilé du 14 Juillet …Ensuite, le jour même qu’a été placée en ligne cette vidéo provocatrice, le président Nicolas Sarkozy assistait à une commémoration du 14 Juillet très spéciale. Le président français était entouré des chefs d’Etat de l’Afrique francophone et leurs épouses, tandis que des troupes africaines participaient au défilé militaire. Pour la France, il s’agit officiellement de rendre hommage à ces peuples africains qui sont devenusBoite à surprises …A quoi joue notre internaute pirate en réveillant la vieille question de la dette de l’indépendance qui revient dans l’actualité de manière quasiment cyclique comme une sorte de dernière carte aux mains de politiciens locaux ? Le dernier en date fut Jean-Bertrand Aristide aux prises avec le mouvement de contestation qui devait conduire à son renversement mouvementé le 29 février 2004. Cependant on a l’impression que cette fois-ci ce n’est pas d’Haïti que la blague est partie. Primo, nos internautes n’ont pas encore démontré une aussi grande maitrise de la plus extraordinaire boite à surprises (et comment !) qui ait jamais existé. Sauf que l’accent de la porte-parole exhibée sur le (L’EVENEMENT / p. 10) C’est une question de performance. De défi que l’on se jette. Qui dit mieux ? Donc un domaine en constante mutation. Comme les virus. Le tout est pour les grandes administrations gouvernementales, financières ou autres, de savoir bouger aussi tout le temps.La dette de l’indépendance, vous connaissez …petite république caraïbe pour l’acceptation de son indépendance par l’ancienne puissance coloniale et qui totaliseraient au change actuel environ 17 milliards de dollars. En foi de quoi, la France accepterait de reverser ce montant sur un échelonnement de 50 ans, à raison de quelque 2 milliards par an. Cela en guise de contribution au relèvement d’Haïti qui a été dévasté par un séisme le 12 janvier dernier. actuellement une certaine surenchère entre gouvernements occidentaux autour de la nécessité (pour ne pas dire l’opportunité) de la reconstruction du pays dont le séisme a détruit 120% du PIB, outre les 250.000 morts et 1,5 million de sans abris. C’est quotidiennement que les Etats-Unis, le Canada et l’Europe (et notoirement la France) veulent se montrer toujours plus prévenants dans cette « sale guerre » pour la Reconstruction. Secundo (et c’est un peu plus sérieux), il se dérouleL’Arc de Triomphe aux couleurs nationales Les Jardins de Versailles, un modèle pour l’environnement … et pour toute la planète (photos Haïti en Marche) Feux d’artifice au Trocadéro attirant plus de 100.000 personnes, dont des touristes des quatre coins du monde La parade aérienne du 14 Juillet 2010 avec l’Escadrille de France laissant sa chevelure bleu, blanc, rouge

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Mercredi 21 Juillet 2010 Haïti en Marche • Vol XXIV • N° 26 Page 9BANQUE NATIONALE DE CREDIT

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Page 10 Mercredi 21 Juillet 2010 Haïti en Marche • Vol XXIV • N° 26POLITIQUEQui a piraté le site de la diplomatie française ?Les mauvaises langues diront que c’est aussi une tentative de contrer la percée économique de la Chine (entre autres) vers les ressources naturelles du continent noir.Haïti vaut bien aussi une parade …Or d’autres peuvent dire : Haïti ne mériterait-elle pas également d’être représentée sur les Champs Elysées lors de cette parade du 14 Juillet 2010 ? Haïti ne fut-elle pas aussi une colonie prospère, et même la plus prospère de la France ? Pendant que des milliers de touristes affluent en cette saison au Château de Versailles et dans ses splendides jardins, faut-il rappeler que les esclaves de Saint Domingue participèrent à cette réalisation. C’est en effet sous son constructeur, Louis XIV dit le Roi-Soleil (qui régna 72 ans : 16431715), et son ministre des finances, Colbert, que fut édité le Code noir qui viendra institutionnaliser la traite et l’esclavage dans la plus belle colonie française de l’époque.Gribouille ou Cendrillon ! …Sans vouloir entrer dans le débat ô combien risqué (suivez mon regard !) de la restitution de la dette de l’indépendance ! Mais les troupes militaires haïtiennes ont combattu aussi aux côtés des Français. Evidemment, à la bataille de Savannah, pour l’indépendance des Etats-Unis. Aujourd’hui Haïti fait figure de Gribouille. Ou plutôt de Cendrillon (c’est selon), puisque tant de princes se pressent autour d’elle ! du Quai d’Orsay dont l’intervention a pris tout le monde à revers, y compris les Haïtiens les plus nationalistes ? Haïti ne mérite-t-elle pas aussi de figurer au défilé du 14 Juillet ? D’autant que cela aurait permis au président René Préval de rendre la politesse au président Sarkozy qui l’a visité peu de temps après le séisme ?Règlements de compte ? …Mais si nous acceptons que le pirate n’est pas un Haïtien, vu le niveau technique de son acte, qui d’autre peutil être cet empêcheur de marcher au pas en rond sur les Champs Elysées ? Un défenseur inconnu de la cause de la Reconstruction d’Haïti ? Une sorte de Che Guevarra de notre temps ? A moins que (à un niveau plus terre à terre) il ne s’agisse de règlements de compte entre multinationales des deux côtés de l’Atlantique ! Par exemple, une sorte de réponse à la campagne anti Monsanto (la firme nord-américaine accusée d’offrir à Haïti des semences qualifiées de génétiquement modifiées – donc dangereuses pour l’agriculture du pays, alors que la compagnie maintient mordicus que ce n’est pas le cas …). Business is business. Et aujourd’hui, globalisation ou non, tous les coups sont permis. Oui, tout est possible. Nous en voulons encore pour preuve la vive réaction du gouvernement français. Alors que normalement il devrait se contenter d’un haussement d’épaule. Marcus, Haïti en MarcheÉlections : La méfiance gagne du terrainpar le tremblement de terre du 12 janvier. Moins d’une semaine après le coup de sifflet final du dernier match de la Coupe du monde, des milliers de personnes gagnent à nouveau les rues à Port-au-Prince et dans quelques villes de province pour réclamer le départ du président René Préval et du Conseil électoral provisoire (CEP), chargé de rejet du CEP et réclament le retour de leur leader, qui a dû abandonner le pouvoir et quitter le pays lors de la crise de 2004. Très minoritaires, les duvaliéristes s’engouffrent également dans le train en marche. Même discours, avec à la clé le retour de l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier. À droite comme chez sociaux-démocrates, les ponts n’ont pas eu lieu à cause du tremblement de terre. Préval avait alors raflé des parlementaires ou cadres de divers partis et secteurs, ce qui lui avait valu de nombreuses critiques, d’autant que l’opposition disait craindre l’éventuel établissement d’un parti unique. Le brusque changement de la conjoncture à partir du 12 janvier n’a pas fait reculer Préval, qui a profité de sa majorité l’organisation des prochaines élections législatives et présidentielles prévues pour le 28 novembre prochain. Des responsables de plusieurs partis et plateformes d’opposition, dont l’Alternative pour le développement et le progrès d’Haïti (Alternative), qui regroupe plusieurs formations politiques ayant une représentation parlementaire, ne veulent pas entendre parler d’élections tant que que Préval est au pouvoir. Rony Smarth, ancien premier ministre de Préval lors de son premier mandat en 1996, est lui aussi descendu dans les rues pour dire son refus des élections qui seront organisées sous l’administration de l’actuel chef de l’État. Il craint, dit-il, une nouvelle «mascarade électorale». En province également, des acteurs sociopolitiques rejettent la perspective d’élections avec le gouvernement en place et s’organisent en conséquence. Lui aussi ancien ministre de Préval, l’agronome Gérald Mathurin dirige le Mouvement alternatif pour la décentralisation et la reconstruction d’Haïti (MADREH). Cette organisation qui fédère les tenants d’un renversement du processus en cours a déjà au parlement pour faire voter une loi d’état d’urgence pour 18 mois, donnant à l’exécutif pleins pouvoirs pour effectuer des dépenses en dehors des procédures normales. Parallèlement, le parlement a approuvé la prolongation du mandat de Préval jusqu’à mai 2011, si les élections n’ont pas lieu avant la fin de l’année, alors que la date de fin de mandat du chef de l’État fixée par la constitution est le 7 février. Ces deux décisions, ratifiées entre autres par des députés en fin de mandat, ont apporté de l’eau au moulin des anti-Préval, en dépit des déclarations du président faisant savoir qu’il ne souhaite pas garder le pouvoir, mais seulement assurer une transmission régulière des responsabilités d’État. «Je veux conduire le pays sur la voie de la stabilité», fait-il valoir, en avertissant que «la contestation du CEP et du président [...] n’empêchera pas la tenue des élections». Certains secteurs, comme l’Initiative de la société civile (ISC), craignant que des problèmes politiques ne viennent aggraver la crise actuelle, souhaitent un consensus pour la tenue des élections, quitte à apporter des changements au CEP. Cependant, dans l’histoire politique récente du pays, les (L’EVENEMENT... suite de la page 8) organisé plusieurs manifestations à Jacmel (sud-est), là où il est basé. De même, les dirigeants du parti Fanmi Lavalas, de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide, ne mettent pas en sourdine leurs critiques du pouvoir en place. Ils affirment leur sont donc coupés avec Préval, accusé de vouloir se maintenir au pouvoir, soit personnellement, soit par personne interposée. Les soupçons ont commencé à se préciser à la fin de l’année dernière lorsque le président a mis en place son propre parti Unité en vue des élections législatives de fin février, qui élections n’ont pas toujours arrangé les choses. Les élections de 2000, largement contestées, ont conduit à l’éclatement de 2004 qui a forcé Aristide à partir. Au-delà de l’enjeu politique que sous-tend le File d’attente pour faire les cartes electorales 2010 (photos Logan Abassi) indépendants avec l’assentiment de la France du Général de Gaule. Mais aussi qui ont participé à deux guerres mondiales aux côtés des Français. Est-ce cette réflexion qui a motivé le pirate du siteLa fête du Mont Carmel, à Carrefour, banlieue de la capitale, avec le maire Yvon Jérôme en tête des paroissiens (photo Robenson Eugène) (MEFIANCE / p. 11) (MEFIANCE... suite de la 1ère page

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Mercredi 21 Juillet 2010 Haïti en Marche • Vol XXIV • N° 26 Page 11PETITES ANNONCES 10 départements d’études Licence en : • Gestion d’Entreprise • Conception et Exécution de Projet • Economie et Finance • Sciences de l’Education • Sciences Comptables • Relations Internationales • Gouvernance Diplôme en : • Informatique de Gestion • Relations Publiques • Gestion de la MicrofinanceUNIVERSITE Centre de Formation et de Développement Economique (CFDE)Contactez nous :Angle Delmas 75 et Impasse Hérard # 3, Port-au-Prince, Haïti, W.I.www.cfdehaiti.comPar courriel: Administration@CDFEHaiti.com GBrunet@CFDEHaiti.com Par téléphones : (509) 2246-1425 \ 3555-1575 2513-3726 \ 3767-1575 Le Manolo InnTéléphones : 566-5361 401-7108 / 514-0304 lemanoloinn@mac.comInternet disponible pour les clientsDANS LES NIPPES•Des kilomètres de plage •Chambres tout confort avec air conditionné et Salle de bain attenante •Cuisine du terroir préparée par un « Grand Chef » •Le Saut du Barril •Le Palais de Sudre Dartiguenave à Anse à Veau •La Petite Eglise de Petit Trou datant de du 17èmesiècle… KJ ADVERTISINGSERVICESP.O. BOX 600673 Miami Florida, 33160-0673Publicités: Radio, Journaux et Tv. Aussi un service de traduction de Documents etc.Info (954) 559-7729 Evens Hilaire Consultant VISION MORTGAGE BANK, INCEVENS HILAIRELoan Consultant 12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161 Phone: (305) 891-2225 Fax (305) 891-2559 Cell (786) 285-0384 dans l’inquiétude d’une baisse des financements internationaux et dans l’espoir de nouveaux outils de prévention, comme le recours anticipé aux traitements et les microbicides. Plus de 20.000 personnes, chercheurs, experts, membres d’associations, malades participent jusqu’au 23 juillet à cette conférence qui a lieu tous les deux ans. La cérémonie d’ouverture, de plus de trois heures, a commencé par un message du secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon, qui s’est dit “soucieux” que des gouvernements aient décidé de réduire leur aide. “Nous devons nous assurer que nos gains récents ne sont pas perdus”, “Santé et développement pour tous !”, a-t-il lancé. “L’an dernier les pays riches n’ont eu aucun problème à trouver des milliards pour sauver les banquiers avides de Wall Street”, a relevé Julio Montaner, président de la Société internationale pour le sida (IAS), organisatrice de la conférence. “Je suis trop jeune pour mourir du sida”, a déclaré Rachel Arinii Judhistari, une Indonésienne de 16 ans. “Il ne doit plus y avoir de honte d’avoir le virus”, a estimé la chanteuse rock britannique Annie Lennox, qui avait mis par solidarité un tee-shirt “HIV positive”. Juste avant la cérémonie, une soixantaine de militants avaient envahi la scène en scandant des slogans réclamant davantage de financements. “Pas de marche arrière, des fonds pour l’aide”, réclamait une banderole géante. Plus tôt, Michel Kazatchkine, directeur exécutif duSida: prévention et financements au coeur de la 18e conférence qui s’est ouverte à Viennedonateurs pour les trois ans à venir, chiffrant la somme nécessaire à entre 13 et 20 milliards de dollars. Un rapport publié dimanche fait apparaître que le financement des programmes de lutte antisida dans les pays pauvres a reculé en 2009 à 7,6 milliards de dollars. Élections : La méfiance gagne du terrainLa 18e conférence internationale sur le sida s’est ouverte officiellement dimanche soir à Vienne Fonds mondial contre le sida, s’est dit “extrêmement inquiet” concernant les engagements des pays processus en cours, d’un côté comme de l’autre, on ne peut nier que la reconstruction occupe désormais le centre de la scène. Qui, en tant que leader ou secteur politique, prendra les rênes de la reconstruction qui a suscité des promesses internationales de 10 milliards de dollars? Telle est la question qui se pose aujourd’hui. «Dans le fond, il y a beaucoup d’argent qui va être dépensé dans le pays et chacun se positionne» pour être aux commandes, estime Gérald Mathurin. «Il y a également des gens qui ne peuvent être en dehors du pouvoir car ils ne veulent pas avoir à rendre des comptes», fait-il remarquer. «Voilà le drame que nous vivons», martèle-t-il. Le drame, c’est aussi l’effondrement des ressorts de la société haïtienne et la mise à la rue de plus d’un million de personnes déplacées. Sous les tentes crasseuses de Port-auPrince, on se demande quel leader est véritablement prêt à mener à bien la reconstruction. (MEFIANCE... suite de la page 10)

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Page 12 Mercredi 21 Juillet 2010 Haïti en Marche • Vol XXIV • N° 26LIBRE PENSER« Il faut beaucoup de naïveté pour faire de grandes choses. » R. Crevel Chers amis lecteurs, je vous disais la semaine dernière que le mois de juillet était un mois riche en événements. Politiques. Diplomatiques. En tout genre. Pour tous les goûts. Cependant, je dois avouer que je ne m’attendais pas à l’émergence, à nouveau, du dossier de la dette. De la « Dette de l’Indépendance ». De la « Dette Éternelle ». De la « Dette Injuste ». Le « Quai d’Orsay », dit-on, a été pris au piège d’une « falsification méchante », d’une « falsification intéressée », d’une « interprétation malveillante » du dossier de la dette. Je ne sais quoi dire, je ne peux qu’en rire tout en espérant ne pas être accusé de complicité, puisqu’à analyser la liste de ceux auxquels le « crime » profite, je suis l’un des bénéficiaires. Enfin, chers amis, la dette de l’Indépendance, cette somme « pharamineuse » que la France réclama à Haïti en guise de compensation, cette somme qui fut payée au prix du sang des enfants de ce pays, à la sueur du front des hommes et des femmes de ce pays, durant quasiment 50 ans, semble représenter un cauchemar pour la France. Persécution. Malédiction. Depuis que la stratégie de la réclamation de la « Dette de l’Indépendance » fut utilisée, à mon sens, comme une sorte de « fuite en avant », par l’un de nos hommes politiques, la France s’est laissé prendre au piège (peut-être à cause de son sentiment de culpabilité) et n’a jamais su affronter ce dossier avec l’élégance qu’on aurait pu attendre de ses dirigeants. Dommage ! Un jour viendra où il finira par lui exploser. Au nez. Si j’avais pu rencontrer le Président de la France, je lui aurais demandé, je lui aurais conseillé (humblement), je lui aurais prié, de réunir un groupe d’acteurs sociaux, français (continentaux et antillais), afin d’analyser avec eux, de façon sereine, la possibilité de rendre à Haïti la somme versée. Rendez à Haïti ce qui est à Haïti ! Pour le bien d’Haïti. Pour « l’équilibre éthique » de la France. Pour sa « grandeur ». Certains diront que mon point de vue est naïf, mais que voulez-vous, je crois l’avoir toujours été. Enfin chers amis lecteurs, vous savez bien que je n’arrive jamais à passer une semaine sans utiliser mes conversations téléphoniques avec les amis (on le fait de de plus en plus car les rencontres se font rares) pour faire « bouillir des zins » politiques et vous en faire part après. Les hommes politiques du pays (il en reste quelques-uns, quoique disent les mauvaises langues), les Ambassadeurs accrédités en Haïti (desquels certains continuent à penser qu’ils sont des Gouverneurs non déclarés), les membres du CEP (desquels la grande majorité continue à penser qu’aucun d’eux se trouve à sa place – comme si dans ce pays certains avaient su trouver leur place) constituent nos cibles. Les pauvres. S’ils savaient ce que nous arrivons à dire d’eux ! Je parlais donc de tout cela avec un ami d’enfance. Au téléphone. Conversation longue et agréable et, parlant de cette nouvelle, « apparemment fausse » il vint à me dire : Concernant le « canular qui a fait danser les naïfs d’Haïti », malheureusement je ne l’ai pas lu avant, mais, je t’assure mon cher Oscar que j’aurais pu réagir de la même façon que tous les « naïfs » qui ont dansé, quoique je ne me considère pas un naïf. Je veux simplement, avec ce commentaire, te faire comprendre que quoiqu’il soit quasiment impossible de récupérer les fonds de la « dette de l’indépendance », il n’est pas impossible de trouver une baseNaïvetésur laquelle réclamer à la France des fonds aussi importants que ceux de cette dette: « Fonds pour la Réparation des Torts causés au Peuple d’Haïti, à cause de la colonisation, à cause de l’esclavage, à cause du Code Noir, à cause de… », car il faut absolument que Haïti sorte de ce cauchemar! Un « Fonds pour la Réparation des Torts causés au Peuple d’Haïti », dans le même sens, avec le même esprit que ceux qui ont motivé la « Dette » exigée à Haïti par la France. En guise de compensation. De tout ce que nous avons perdu. Enfin chers amis lecteurs, la naïveté est ingénuité, excès de confiance ou de crédulité. On peut être naïf à tout âge. On peut le demeurer toute la vie. À plusieurs reprises je me suis fait appeler naïf. Surtout par des « amis » qui ont toujours voulu jouer à l’intelligent. « Toi Bouki, moi Malis ». Je me demande si la France n’est pas en train de jouer à ce mauvais jeu avec nous. « Toi Bouki, moi Malis». L’esclavage a créé un «cadre de fonctionnement » dans lequel les groupes ethniques non colorés ont toujours associé la naïveté au noir. Grand. Bête. Manque d’esprit. Indolence. Superstitieux. Manque d’instruction et de savoir, ânerie, bonhomie, bonne foi, candeur, enfantillage, ignorance, maladresse, niaiserie, nigauderie, puérilité, sottise, spontanéité, superstition. On a tendance à oublier que face à la naïveté se trouve le cynisme destructeur. Voilà pourquoi, avec ce fond de naïveté, nous devons insister afin d’obtenir la récupération de ces fonds. D’une façon ou d’une autre. Oscar Germain germanor2005@yahoo.fr Juillet 2010 MAISON A LOUERMaison à louer située à Vertières, au Cap Haïtien 3 chambres, 2 toilettes, cour spacieuse. Endroit idéal Un grand bureau, Maison bien équipée, Téléphone et Internet 24 h par jourAppelez le 305 – 305-4779Haïti, six mois aprèsJeune Afrique, 14/07/2010 Après le séisme qui l’a frappée le 12 janvier dernier, l’île de Haïti peine à se relever de la catastrophe. Infrastructures, Etat, aide humanitaire, rien n’est encore stable et la population s’impatiente. Voilà six mois déjà que le séisme meurtrier a frappé Haïti. Six mois que les habitants attendent une reconstruction qui ne vient pas. Port-au-Prince est toujours un vaste champ de ruines où s’amoncellent les décombres. Sous les tentes, la colère monte : les Haïtiens s’impatientent de toucher du doigt les 10 milliards de dollars (7,4 milliards d’euros) promis par la communauté internationale le 31 mars à New-York. « On ne voit pas les moyens de la reconstruction. Est-ce que l’argent promis va arriver ? Est-ce qu’il arrivera jamais ? » s’interroge Madame Franck Paul, ancienne maire de Port-au-Prince, citée par l’AFP. Le séisme a fait plus de 250 000 morts et 1,5 million de sinistrés aujourd’hui répartis sur près de 500 sites, sur lesquels pèse la menace de la saison cyclonique, de juin à octobre. Le 12 juillet, des inondations provoquées par des orages ont détruit plus de 300 tentes et blessé six personnes au sein du camp de Corail, situé à une vingtaine de kilomètres de Port-au-Prince. Un coup dur pour le gouvernement haïtien qui avait mis sur pied ce premier camp de réinstallation des sinistrés, déplaçant en avril environ 5 000 personnes, de crainte que le camp où elles résidaient ne soit inondé. Préval pointé du doigt Ce même 12 juillet, le gouvernement a célébré une cérémonie du souvenir au palais présidentiel, annonçant le lancement officiel de la phase de reconstruction. « Je vous promets des documents sur la reconstruction dont les manettes sont confiées au Premier ministre Jean-Max Bellerive et à l’ancien président (américain) Bill Clinton » a-t-il déclaré à des journalistes. Seulement, les décisions du gouvernement sont mal perçues et le président René Préval est en disgrâce dans l’opinion qui le juge dépassé par l’ampleur de la catastrophe. En fin de mandat, il est durement critiqué par l’opposition qui réclame avec virulence la tenue d’élections présidentielles et législatives ainsi que son départ. La date est désormais fixée : elles auront lieu le 28 novembre et le président a assuré qu’il ne souhaitait pas se représenter. Cela n’a pas empêché les manifestations anti-gouvernementales, interrompues pendant le Mondial de football, de reprendre de plus belle. Des centaines de jeunes ont manifesté dans les rues de la capitale le 13 juillet réclamant, outre le départ du président, la démission du Conseil électoral provisoire (CEP) chargé d’organiser les élections. Pourquoi les milliards se font-ils tellement attendre?Six mois après le séisme, 10% seulement des aides promises par les Etats sont parvenues au gouvernement haïtien. Contourné par certains pays, le fonds international pour la reconstruction d’Haïti ne recense que trois donateurs. Décryptage. Où en est la reconstruction d’Haïti ? Avec 1,5 million de sans-abri, Haïti se trouve toujours dans une situation “d’urgence permanente”, selon la Croix Rouge française. Le manque de soins, d’accès à l’eau et à l’éducation freinent les efforts de reconstruction. Sous une tente au milieu des ruines du Palais national de Port-au-Prince, le président René Préval n’a officiellement lancé la “phase de reconstruction” que dimanche, six mois jour pour jour après le séisme. Les experts internationaux évaluent à 11,5 milliards de dollars le coût de la reconstruction sur une dizaine d’années. Qu’a permis la conférence internationale des donateurs ? Dès fin mars, les Etats se sont accordés sur l’aide à apporter. Neuf milliards de dollars sur cinq ans, dont 5,3 les deux prochaines années, ont été promis lors d’une conférence internationale réunie à New York. Un engagement sans précédent qui dépassait les attentes de l’ONU. Pour coordonner cette aide, un fonds multilatéral a été chargé de collecter l’argent et de donner des gages de transparence aux bailleurs. Le 24 avril, la Banque mondiale annonce que le Fonds pour la reconstruction d’Haïti (FRH) a commencé à travailler sous son égide. Le Fonds fonctionne aussi sous la houlette d’une Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH). Le 17 juin, la première réunion de la CIRH a permis d’allouer 31 millions de dollars pour la construction d’abris en prévision de la saison des cyclones. Où en est-on aujourd’hui ? Plus de trois mois après la conférence, le Fonds ne compte que... trois donateurs. Le Brésil a montré l’exemple début mai en débloquant 55 millions de dollars. La Norvège et l’Australie lui ont emboité le pas, en versant respectivement 31 et 8,6 millions de dollars, ce qui porte les ressources du Fonds à un peu moins de 100 millions de dollars. Au total “seuls 10% des 5,3 milliards promis par les gouvernements ont été versés au gouvernement haïtien”, s’est inquiété Bill Clinton, coprésident de la CIRH, dans un éditorial Les chiffres du désastre 220 000 morts 300 000 blessés 105 000 maisons, 1 300 établissement scolaires et 50 hôpitaux détruits 50% de la capitale détruite 11,5 milliards de dollars nécessaires à la reconstruction Pourquoi tous les pays n’ont-ils pas encore participé au Fonds ? D’abord parce que les procédures sont longues et que la motivation des gouvernements faiblit parfois à mesure que l’émotion retombe. “Les Etats aiment bien les effets d’annonce, explique Marie-José Domestici-Met, directrice de l’Institut d’Etudes humanitaires internationales à l’université d’Aix-Marseille-III. Quand ils annoncent une aide importante lors d’une conférence internationale, ils veulent dire qu’ils sont prêt à monter jusqu’à cette somme. Mais tant que des projets précis ne leur sont pas présentés, ils ne débloquent pas les fonds.” L’adage dit que les promesses n’engagent que ceux qui y croient, et la chercheuse constate “qu’il est rare que les grands appels de fonds internationaux soient finalement remplis à 100%”. “Une fois passée l’émotion des Etats et des particuliers, l’engagement des pays dépend de la poursuite de cette émotion et de la médiatisation”, remarque t-elle. Autre cas de figure, les Etats contournent le Fonds international et privilégient des relations directes avec le gouvernement haïtien. C’est ce que fait la France qui devrait avoir débloqué 20 millions d’euros avant fin septembre, selon le Quai d’Orsay. Dans une interview donnée jeudi au quotidien local le Nouvelliste en Haïti , l’ambassadeur de France à Portau-Prince, Didier Le Bret, justifiait la position française : “On a privilégié un traitement bilatéral avec l’Etat haïtien. On n’a pas souhaité attendre que les structures se mettent en place pour commencer à travailler. Ce n’est pas exclu que l’on mette une partie de la somme sur le fonds, mais la majorité de nos moyens ira en appui budgétaire direct au gouvernement haïtien.” “Participer à des aides collectives provoque souvent une certaine frustration, commente Marie-José Domestici-Met. Un pays comme la France trouve naturel de ne pas noyer sa contribution dans un fonds multilatéral...” publié dans le New York Times. Pour l’ancien dirigeant américain, ce retard handicape le gouvernement haïtien qui doit planifier ses dépenses de reconstruction tout en répondant à l’urgence. “La Banque mondiale doit s’assurer que l’argent promis par les Etats va parvenir rapidement au gouvernement haïtien”, a t-il demandé. Le président de la République dominicaine voisine, Leonel Fernadez, a relayé ses critiques : “La reconstruction est toujours très lente et les Haïtiens n’en voient pas les bénéfices.”

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Mercredi 21 Juillet 2010 Haïti en Marche • Vol XXIV • N° 26 Page 13ENVIRONNEMENT Telle est la formulation de l’objectif placé en septième position sur la liste des OMD. A mon avis, il y a un problème de hiérarchisation, comme je l’ai signalé dans le premier article de cette série (voir HEM, Vol. 24, No. 23, du 30/06-06/07/2010), car cet objectif devrait être en premier sur la liste, tant il est vrai que s’il n’y a pas d’environnement il n’y a pas d’homme (au sens générique du terme) et ce n’est plus la peine de se fatiguer. Passons maintenant aux cibles, elles sont au nombre de quatre : 1.Intégrer les principes du développement durable dans les politiques et programmes nationaux et inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources environnementales. 2.Réduire la perte de la biodiversité et atteindre, d’ici à 2010, une diminution significative du taux de perte. 3.Réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas d’accès à un approvisionnement en eau potable ni à des services d’assainissement de base. 4.Améliorer sensiblement, d’ici à 2020, les conditions de vie de 100 millions d’habitants des taudis. Passons-les en revue, en commençant par la dernière : « Améliorer sensiblement … les conditions de vie de 100 millions d’habitants des taudis » . Personnellement je trouve la formulation un peu ridicule. Elle se veut un objectif chiffré, en parlant de 100 millions d’habitants, mais quand on pense à toute la population des bidonvilles à travers le monde, cela peut paraitre dérisoire. Et que veut dire « améliorer sensiblement » ? c’est très vague. En fait cela relève de la lutte contre la pauvreté avec toutes ses caractéristiques : chômage, non accès aux services élémentaires tels l’eau potable et l’assainissement, l’énergie, etc. Ce qui nous mène à la cible précédente : « Réduire de moitié … le pourcentage de la population qui n’a pas d’accès à un approvisionnement en eau potable ni à des services d’assainissement de base ». Si on ne veut pas de la proposition précédente, on peut penser, comme je l’ai déjà proposé (voir HEM, Vol. 24, No. 23, du 30/06-06/07/2010), à un objectif visant le domaine de la santé et qui inclurait, comme des cibles, les objectifs 4 : réduire la mortalité infantile , 5 : améliorer la santé maternelle et 6 : combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies , l’accès à l’eau potable et l’assainissement et, d’une manière générale, les programmes d’hygiène préventive. Il nous reste la cible 2 : « Réduire la perte de la biodiversité … ». Ici, nous sommes vraiment dans le domaine de l’environnement. Le rapport signale que « Le monde n’a pas pu atteindre la cible de 2010 pour la préservation de la biodiversité, ce qui pourrait avoir de graves conséquences ». Ce concept de biodiversité n’est pas directement accessible à tous et nous allons devoir y revenir. En attendant, nous nous contenterons de ce passage tiré du rapport : « La biodiversité est d’une importance vitale pour le bien-être de l’humanité, car elle est à la base d’une large gamme d’écosystèmes dont dépend la vie elle-même. Des milliards de gens, dont beaucoup parmi les plus pauvres, sont directement tributaires d’une faune et d’une flore diversifiées pour leur survie. La perte irréparable de la biodiversité ralentira aussi les efforts entrepris pour atteindre les autres OMD, en particulier ceux qui ont train à la pauvreté, la faim, la santé, car elle aggrave la vulnérabilité des pauvres et réduit leurs options en matière de développement ». Et nous voilà arrivés à la cible 1 : « Intégrer les principes du développement durable dans les politiques et programmes nationaux … ». Nous allons nous y arrêter un peu car le rapport mentionne qu’« Il est urgent de réagir de façon décisive au problème du changement climatique », or l’échec de la Conférence de Copenhague semble bien nous montrer que nous ne sommes pas près d’atteindre cette cible. Faisons rapidement une mise en contexte. Il est généralement admis que le changement climatique, ou plus précisément le réchauffement de la planète, est dû à des émissions de gaz, dits gaz à effet de serre, qui forment une sorte de cloche autour de la planète retenant la chaleur produite par la terre elle-même, et faisant monter la température comme dans une serre, qui est une construction vitrée à l’intérieur de laquelle, dans les pays froids, on cultive certaines plantes, en particulier les plantes tropicales, d’où le nom de gaz à effet de serre (GES). Parmi les gaz à effet de serre, celui qui donne le plus de problèmes est le gaz carbonique (CO2), qui est produit chaque fois qu’il a combustion, et tout particulièrement quand il y a combustion de ce qu’on appelle les énergies fossiles : pétrole, gaz naturel, mais surtout le charbon minéral. C’est pourquoi, depuis quelques années, des voix s’élèvent pour demander une réduction de la production de gaz carbonique. Cela a abouti à l’adoption, en 1997, du Protocole de Kyoto, du nom de la ville où s’était tenue cette conférence, fixant, aux pays signataires, des limitations ou des réductions de leurs émissions de gaz à effet de serre. Ce protocole était prévu pour une période de quinze années ; autrement dit, en 2012, un autre accord devrait entrer en vigueur. Des pré-négociations ont été engagées ; on retiendra la conférence de Bali, en Indonésie, en décembre 2007, et toute une série d’autres rencontres devant aboutir à l’adoption d’un nouveau protocole au cours d’une conférence prévue pour décembre 2009, à Copenhague (Danemark). La conférence de Copenhague a bien eu lieu ; une gigantesque kermesse ! plusieurs dizaines de milliers de personnes, représentant les gouvernements de quelque 194 pays, les grandes agences internationales et les organisations non-gouvernementales, ont envahi la capitale danoise pendant environ deux semaines. Mais la montagne a accouché d’une souris. Il n’y a pas eu d’accord de Copenhague, mais seulement, pour reprendre les propos de Yves Cochet, ancien ministre de l’environnement, « une déclaration politique indigente de quelques dizaines de chefs d’Etat et de gouvernement, sans objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, sans force juridique, sans solidité financière. Certains observateurs ont fait valoir que c’était un peu la même chose à Kyoto, en 1997, car c’est seulement quatre ans après, avec les accords de Marrakech (Maroc), que les détails du protocole ont été finalisés. Que Dieu les entende ! Des négociations se sont tenues à Bonn (Allemagne) du 31 mai au 11 juin, dont devait sortir un texte qui servirait de base aux décisions du sommet sur le climat qui se tiendra à Cancun (Mexique) en décembre. Pour reprendre la phrase de ce père de l’Eglise : il n’est que d’attendre. En tout cas, je suis loin de partager l’optimisme des rédacteurs du Rapport 2010 sur les OMD qui affirment que « Le succès inégalé du Protocole de Montréal montre que des mesures contre le changement climatique sont à notre portée ». Ce Protocole de Montréal concerne l’élimination des substances qui appauvrissent la couche d’ozone ; je voudrais signaler à ces optimistes que, non seulement, l’effet de ces substances sur la couche d’ozone est plus généralement admis que celui des gaz à effet de serre, mais aussi, et ceci explique cela, que les enjeux financiers, dans le cas de l’industrie pétrolière, sont beaucoup plus importants. Bernard EthéartAssurer un environnement durable CIRH ou comment planifier la reconstruction d’un pays'ENTRETIENS AVEC LODY AUGUSTE'Le Devoir.com , 16 juillet 2010 Depuis le début de juin, l’emploi du temps de Lody Auguste, coordonnatrice du centre APROSIFA de Port-auPrince, a quelque peu changé. Elle doit désormais ajouter à son emploi du temps déjà chargé la planification d’un pays tout entier. Auguste a été nommée à la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) pour y représenter les organisations non gouvernementales (ONG) haïtiennes. C’est cette désormais célèbre commission coprésidée par Bill Clinton et le premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive qui devra superviser et attribuer la majorité des 5,3 milliards de dollars promis à Haïti pour les 18 prochains mois. La militante et organisatrice communautaire du quartier Carrefour-Feuilles a accepté de parler exclusivement au Devoir de l’expérience de la Commission. Comme partout en ville, les débris du séisme côtoient les déchets et les marchands dans les rues de CarrefourFeuilles, un quartier de Port-au-Prince accroché à un flanc de montagne. La poussière aussi semble envahir nos poumons à chaque inspiration. Les bambins de la garderie du centre APROSIFA qui souffrent de malnutrition semblent plutôt insouciants de cette dure réalité et s’amusent bien du journaliste blanc venu les visiter. La coordonnatrice d’APROSIFA avoue justement être obnubilée par cette candeur, chaque fois qu’elle s’y rend. Auguste a fondé cet organisme afin d’offrir des services intégrés d’animation pour jeunes, de médecine, d’art et de soutien familial aux habitants de ce quartier et de celui de Martissant. Assise face à son lit dans sa très humble demeure tout près de son boulot, elle semble plutôt optimiste quant à la mise en place de la commission. «Jusqu’à présent, il y a une pratique très saine de collaboration et une dynamique de respect mutuel au niveau de la CIRH, rapporte-t-elle. On essaie de voir comment profiter de cette opportunité pour faire quelque chose de mieux qu’avant. On n’est pas là pour remplacer le gouvernement, on n’est pas là pour faire des duplications. On est là pour catalyser les choses de façon positive.» Près de 100 millions de dollars sont pourtant arrivés dans les coffres du Fonds pour la reconstruction d’Haïti, selon ce que devrait annoncer sous peu la CIRH. Seuls le Brésil, la Norvège et le Venezuela ont desserré les cordons de leur bourse. «Je ne me fais pas d’illusion. Il va y avoir des choses qui pourraient nous échapper. L’existence même de la CIRH pousse cependant les ONG internationales à s’organiser un peu [entre elles]. C’est comme si elles se disaient que maintenant qu’une structure va s’organiser et va les superviser, ils doivent remettre leurs pendules à l’heure.» Depuis plusieurs années, et encore plus depuis le séisme, on critique beaucoup en Haïti les organisations internationales parce que beaucoup d’entre elles ne se coordonnent pas et agissent en cavalier seul, sans concertation. «C’est peut-être justement le côté important de la CIRH, précise Auguste. Si avant l’existence de la Commission, l’État haïtien ne réussissait à superviser que 10 % de l’aide, c’est qu’il y a eu beaucoup d’interventions faites de façon cacophonique et éparse. Avec la CIRH, au moins 65 % va être contrôlé.» La Commission s’est réunie deux fois en juin. La dernière rencontre, celle du 17 juin à Port-au-Prince, comprenait l’ensemble de ses membres et elle a pu établir les statuts et règlements du CIRH. Elle a aussi voté l’approbation de trois projets seulement. La CIRH est composée de 26 membres votants et de 4 membres non-votants. La moitié des membres votants sont Haïtiens. Les autres sont représentés par un pays qui a promis le montant de base de 200 millions de dollars. Par exemple, les États-Unis sont représentés par le chef de cabinet de Hillary Clinton et le Canada, par le responsable de l’ACDI. Chez les Haïtiens, on retrouve deux représentants du pouvoir judiciaire, un syndicaliste, deux représentants de structures politiques régionales, un représentant de la Chambre des députés et un autre du Sénat, ainsi que cinq représentants de l’exécutif du gouvernement. Pour chaque nouveau pays promettant le montant de base, un représentant haïtien devra être ajouté par l’exécutif. Haïti. Plus de trois mois après la réunion qui avait réuni tous les bailleurs de fonds à New York, la Commission n’a tenu que deux rencontres (à huis clos), les 2 et 17 juin. «C’est légitime que les gens n’aient pas de patience et posent des questions, avoue Auguste, mais en même temps, on ne peut pas aborder la question de l’opinion publique sans finaliser la structuration de la CIRH. Ce n’est pas un jeu.» «Je sens vraiment que tous les membres tentent de travailler, particulièrement pour une meilleure coordination entre les acteurs étatiques et les fournisseurs de services nationaux et internationaux.» «Nous ne savons jamais si dans trois mois ou dans six mois il y aura d’autres problèmes. C’est quand même un regroupement hétéroclite et multidisciplinaire. On est là pour voir dans quelle mesure aider le pays à sortir de cette situation. Nous ne sommes pas des candidats, on n’est pas au Parlement [rires].» Si le faible décaissement des pays inquiète jusqu’au secrétaire général des Nations unies, la Commission est quant à elle désormais bien lancée. Les prochaines rencontres de la mi-août et du début septembre laisseront voir ce que l’avenir réserve, mais l’optimisme d’une intervenante connue pour son franc-parler donne espoir. La République dominicaine sera également présente comme observatrice à la prochaine rencontre, et des discussions sont en cours pour que Cuba y ait le même titre. La Commission aura ainsi le rôle de superviser et d’approuver l’argent promis par les différents pays et les projets proposés. Le noyau opérationnel de la Commission (secrétariat, communications, informatique, etc.) est temporairement supporté par un personnel employé par le Canada jusqu’à ce que tous les employés permanents soient désignés. Deux ou trois Québécois sont d’ailleurs du lot actuellement, les seuls étrangers, et c’est le Canada qui a construit l’abri temporaire où loge la Commission. À pas de tortue? La lenteur avec laquelle la CIRH se met en place est très critiquée en

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Page 14 Mercredi 21 Juillet 2010 Haïti en Marche • Vol XXIV • N° 26 LES JEUXLes Sports avec Mario Bareau informations avec Laury Faustincon Lucianiavec Villette Hertelou Mardi avec Bernard EtheartLun. & Mer. : L’heure classique Jeu. & Dim. : Jazz at Ten Judy Carmichael reçoit ses invités9h00 10h305h 30 pm journal créole avec Louini Fontal animation James Prédvil74 bis Rue Capois, Port-au-Prince, Haïti Tél.: (509) 2221-8596 / 2221-8567 / 2221-8568 / 2221-0204 Fax: (509) 2221-1323 E-mail: melodiefm@hotmail.com / URLL www.haitienmarche.com Librairy of congres # 1SSN 1064-3896www.melodiefmhaiti.com Mélodie & CompanyDéveloppement durable En Bref...(... suite de la page 2) Caleb Desrameaux. La formation débutera le lundi 19 juillet et se tiendra en 10 séances. La mise en œuvre du projet sera accomplie par deux firmes taïwanaises de travaux publics, l’OECC (Overseas Engineering Construction Company) et l’ICDF (International Corporation and Development Fund). Le Centre opérationnel des médias démarreDes sessions de formation avec l’Agence France-Presse, Internews et Canal France international, des réunions de coordination et de réflexions avec les chargés de communication des principales organisations humanitaires en activité en Haïti, des conférences, des débats, un travail de liaison entre les journalistes haïtiens et les correspondants étrangers ... le Centre opérationnel des médias, mis en place par Reporters sans frontières quelques jours après le séisme du 12 janvier 2010, a multiplié les activités et les partenariats. (La presse a son rôle à jouer dans le processus de reconstruction en Haïti. Le Centre opérationnel des médias s’implique dans cette tâche. Son objectif premier est de proposer une salle de rédaction alternative, le temps que les bureaux des différents organes de presse puissent de nouveau les accueillir. « Le Centre ne donne pas seulement un support technique, il se veut aussi un lieu d’échanges et de formation. » Les thèmes principaux abordés lors des sessions sont le journalisme et les opérations humanitaires, la production audiovisuelle et, à l’occasion de la Coupe du monde, le journalisme sportif. Une quarantaine de journalistes haïtiens ont pris part à ces formations. Soutenu par Québécor, la Fondation de France et le Centre de la francophonie des Amériques, doté d’une capacité de 20 postes de travail, le centre affiche une fréquentation moyenne de 17 visites par jour. Le Centre opérationnel des médias apporte son soutien à une nouvelle initiative : celle du Collectif Mémorial qui plaide pour la construction d’un monument à la mémoire des victimes du 12 janvier.Signature d’un protocole d’accord entre le ministère de l’Agriculture et la Coalition pour la protection des animauxUn programme visant à assurer la protection des animaux et des personnes qui les côtoient a été lancé le 15 juillet par L’ARCH (Animal Relief Coalition for Haïti-Coalition pour la protection des animaux en Haïti) et le ministère de l’Agriculture. L’un des objectifs est la sensibilisation du public à travers une campagne d’éducation portant sur le bien-être des animaux et les comportements à adopter avant et après les catastrophes naturelles. Des activités se dérouleront autour du thème « Bèt yo zanmi nou-Les animaux sont nos amis » et porteront sur plusieurs axes, tels que l’éducation, le renforcement des structures du laboratoire national de Tamarinier, l’enquête, la sensibilisation… Arrivé en Haïti après le 12 janvier, l’ARCH est le produit conjoint de la Société mondiale pour la protection des animaux (SPA) et le Fonds pour la protection des animaux (IFAW).Des militants pro-Haïti à l’origine du squat du site du Quai d’OrsayLundi 19 Juillet 2010 On en sait un peu plus sur les conditions qui ont conduites à voir émerger en parallèle deux sites utilisant des adresses proches du site du ministère des Affaires étrangères. diplomatiegov.fr et diplomatie.gouv.fr (l’officiel) étaient en ligne. Le premier visait clairement à prendre une partie du trafic du ministère pour délivrer un message pour la défense d’Haïti. Le Comité pour le remboursement immédiat des milliards envolés, le CRIME, revendique la paternité du faux site. Il réclame, le versement de 21 milliards de dollars à Haïti pour réparation en guise de remboursement causé par la « perte des profits liés au trafic d’esclaves suite à l’indépendance du peuple haïtien, au début du dixneuvième siècle », selon le NouvelObs.com . Du côté du Quai d’Orsay, la tentative de médiatisation est moyennement appréciée puisqu’il s’agit clairement de typo-squatting (utilisation d’adresse proche) visant à induire volontairement en erreur un internaute. Une entreprise qui peut être assimilée à du « parasitisme » pour ce qui concerne certaines entreprises privées. Si la direction informatique du ministère des Affaires étrangères explique qu’elle étudie ses voies de recours, même si un nouveau site (diplomatiegov.info) a vu le jour, à la suite de la fermeture du .fr. l’affaire n’est donc pas terminée même si l’on pourra s’étonner que le ministère n’ait pas acquis plusieurs domaines relatifs à son site principal.Des parlementaires et ex-parlementaires lancent le Collectif du Renouveau HaïtienPort-au-Prince, le 12 juillet 2010 – (AHP) – Des parlementaires et ex-parlementaires de Solutions de la semaine pass éeVUVUZELA A#O#OTER MARADONA POMPIONS I##LA#O# RAI#Q#NO ENFEUS#S SCELERAT Visitez Haiti en Marche sur Internet au www.haitienmarche.com RODAIS CODAIS CEDAIS CEDAIT CEDANT CEDENT CEMENT SCRABBLEArrangez les sept lettres ci-dessous pour former un mot f rançais Solutions de la semaine passéeDAUBEURCAVITE RADOME M A R R N I ESolutions de la semaine passée: LES JEUX DE BERNARDAllez de CAVITE, à RADOME , en utilisant des mots du du vocabulaire français, et ne changeant qu’une lettre par ligne.Mots Mél és B P O U R U N E P O I G N E E D E D O L L A R S M R E G L O E Z B N E C N E L I S D N A R G E L J E F K K H H X I I O D N K P L T B O M G R E Q N B A S N A C J I V P N N L Q H S N K V N A I M U C U A O M X U Y P L O N N P G D V L X T G J L G E N L Y G J N O V S L E Y R R P W P W M D U R S B R K P T A D A D L R W E T B O M P O I O N L A P P E L L E T R I N I T A T D A Z S V G H V Q L N E Q N Q C R V O F F V U O M B E I T D T A Z Y I P P J T B P L Y T V M U V X J F O R T M E T W V C Z G A R R E Q U I E S C A N T J L Q N U A Z I R F G B J K P I Q K R U J E J R Z E G B E I N T I P A F S N I J S V I K S N U P E W U U M W L E E O E T I Y V E Y P Y E R N V Z H J R O T H S U P R F Z M E A B F D O J F A B V C G D L C X F V L B T J O J Q E T U U T W C S A U Q L G B J P A P Y S E I O I Z D B S L R H B K V I X X V L C T L Y D H I P G U S I C G Q T E E H Z D Z P G B A W Y H M L U V O R R D B W Q I M P T N F C F K T B H A H F H Q W T S T D A S Q V B D E E R D E J H B G P W V U S U T N Z E E N N T D O S L C R U E P N R R T M B C Z E X X Y J L S M D P U D G H Y S A Z H C N X I H L D A M A N C A L L E D B L A D E V O N V O T L Q A E L C O J L P C O R Y K U A I B P G Z N D O E W R E B C J W P K X O U H C C J E H C L P E X N F U K U Q Y C W G U W E L E L E X U X L S B V Y X V E T S U K G G S H O P P E S L B X H O H Q L X X L K N R R M C J S L C Q P Y R T M U R J K V U P C C J J P N A V A J O J O E U J E E D O M H W U U J M U W D C B C G V M X X D U R H (EN BREF / p. 16)

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Mercredi 21 Juillet 2010 Haïti en Marche • Vol XXIV • N° 26 Page 15 Ti Gout pa Ti Gout ak Jan Mapou www.radiomelodiehaiti.comEske “ Give me vag ” se youn ekspresyon angle ?AK MAX MANIGAT* maxmanigat@aol.com Nan nimewo jounal Haïti Liberté , vol. 3 No. 17. 11-17 novanm 2009, p. 6 ak p. 19, nou li dezyèm pati youn atik : « Se Inivèsite parese ki di kreyòl pa lang ! » Ladan li, Pwofesè Marie Rodnie Laurent ekri : « […] Lontan lè yon moun ap nui w, ou te konn di l “kite m trankil”, “kite m anrepo m”, ou jwenn tout yon espresyon pou di moun nan ou pa sou sa. Alò nan lang angle a gen mo yo rele vag la. Mo vag la se dyaspora ki vini avè l. Lè yon moun ap annwiye yon lòt ozetazini, li di « give me vag ». Men dyaspora k ap viv laba, lè yo poko metrize lang nan, y ap pale lang pa yo, yo pran nan lòt lang pou yo pale. Yo di « ban m vag non menn ! » Men kòman mo vag la ki nan angle-a vin youn mo dyaspora yo pote nan lanng kreyòl la ki vin anrichi-l. Mo-a vin pase, paske li vin pi kout pase ‘kite m an repo m.’ Kisa ki fè sa ? Paske gen yon bagay yo rele ekonomi langaj. Lè moùn ap pale ou bezwen fè vit. Depi w ka fè ekonomi yon grenn mo, w ap chwazi ant premye espresyon lonng nan avèk sa ki pi kout la. Sa se yon fenomèm ki anrichi lang kreyòl la. […] » Nan diksyonè mwen gade yo mo vag la pa youn mo ni angle ni ameriken. Mwen te kwè ekspresyon “ give me vag “ la ta nan Grand Dictionnaire d’américanismes nan. Bichi! Se vre edisyon mwen ganyen an se 1973. Eske ekspresyon an ta fèk parèt Ozetazini? Mwen chèche mo “vague” la nan Dictionnaire français-créole (1974) Jules Faine nan ; li mete li kòm adjektif : « vag ; lib ; san mèt ; vid. – Pa ekzak : pa byen eksplike ; pa byen fikse. » Ekspresyon “bay vag ” la pa parèt. Sa montre nou tou, nan tan otè-a t’ ap ekri Dictionnaire … a, pawòl : « bay youn moùn vag » la pa te ko egziste. « Diksyonè Kreyòl Vilsen » (1997) Féquière Vilsaint ak Maude Heurtelou a prezante « vag » kòm ajektif : « Koze, atitid, opinyon ki pa klè, ki pa defini. Bagay ki pa gen fòm ki byen defini. Konesans ki pa solid. » p. 481 Nan lis diznèf ekspresyon yo fòme ak “bay” depi “bay bouden” jouk “bay zoklo” (p. 61-62) “bay vag ” pa parèt. Nan Dictionary of Haitian-Creole Verbs (1990 ?) li a Emmanuel W. Védrine ofri plis pase senkant ekspresyon ki konmanse ak “bay” ; “bay vag ” pa parèt. Yves Gérard Olivier : « Konprann konnen. Plis pase 1500 ekspresyon kreyòl ak sa yo vle di » (2002) pote diznèf ekspresyon yo fòme ak “bay » (pp. 31-34) tou ; “bay vag ” pa parèt. « Pale Kare. Dizon ayisyen pou tout okazyon » (2009) Rony Joseph la pote senkantde ekspresyon ki konmanse ak bay ; “bay vag ” pa parèt. (pp. 27-40) Haitian-English Dictionary (2004) Bryant C. Freeman nan liste ekspresyon “bay vag ” la (p. 944) ki ganyen sans : “ to dismiss, discard; to ignore, disregard, not pay attention to .” Kidonk, li nan kreyòl la, men eske se youn ekspresyon angle-ameriken ki sot nan dyaspora a? Haitian Creole-English Bilingual Dictionary (2007) Albert Valdman et al. a (p.735) pote de ekspresyon ak egzanp : “ bay vag ” f& 1. “ lage, kite : Djòb sa di twòp, m bay vag .” f& 2 “ a) evite yon rankont : Li ban n vag poutèt li pa renmen lide nou yo. b) pa okipe ditou, meprize : Tout pale m pale ak li, li ban m vag . c) lage yon moùn : Ou ban m vag papa, apa m pa wè ou rele m ankò. » Sa ki ta enteresan se pou nou ta rive konnen ki lè ekspresyon sa-a antre nan kreyòl la.Y oun lòt kote pou nou ta gade se nan dyaspora Naso ak Ziltik la. Eske se la yo di : « Give me vag, man ! » Mo « vag » egziste nan « slang » ameriken an kòm abrevyasyon “ vagabond ”. A Dictionary of American Slang and Colloquial Expressions (2007) Richard A. Spears la defini li konsa : “ Youn epav ki p ap travay, k ap valkande pasi pala…” (tradiksyon) Kankou nou wè “ vag ” sa a se youn non komen pou yon moùn. xxx Mwen apresye travay Pwofesè Marie Rodnie Laurent ‘k’ap suiv evolisyon vokabilè kreyòl la an Ayiti ; mwen ta renmen chanje kèk lide avèk li. _________ * Max Manigat ekri : « Mots créoles du Nord’Haïti … » (2006), Patamouch… (2007).KORESPONDANSBonjou Jan Ala youn bèl atik ou ekri sou vakans ! Atik la fè-m fremi, fè-m sonje tan lontan nan peyi lakay. Tout timounn ap tann mwa jiyè pou yo derape al andeyò, al nan pwovens Mete kò yo deyò, kite lavil la al manje mango , kann , benyen nan rivyè . Anfen-anfen ala te bèl bagay vye frè ! Poukisa jounen jodi-a tout mounn ap kouri mete deyò vin chache lavi-a ? menm tan detui lavi Konbyen nan ti mounn nou yo ki pran wout prizon, wout devègonday Jan , mon chè kontinye ekri bon atik konsa pi souvan. Chesnel Phanor ———————————————————Monchè Phanor, Sa fè nou plezi pou nou wè gen moùn serye tankou ou ki ap li atik nou yo. Sa ban nou ankourajman pou nou kontinye pote ti atik souvni sa yo pou nouvo jenerasyon-an. Jan ou di-l la jan sa te bon lontan nan epòk vakans. Timoùn kou granmoùn te konn ap tann moman sa-a pou y’al keye mango, benyen larivyè, al laplaj , teke mab, woule toupi….osnon al lakonpay al pase vakans ak lafanmi. Lè konsa apre vakans nèg tounen wòz kon tomat tank yo manje legim ak mayi moulen, mayi griye ak zaboka…S’oun tan nou pa ka bliye epi sa fè lapenn pou nou wè jenès jounen jodi-a pa ka jui bon ti moman sa yo ankò. Mèsi pou ti refleksyon ou lan. W’a pataje atik-la ak lòt zanmi. Mapou ***********************************Pye BannannAyiti… Ou tankou youn pye bannann Ki panche sou kote Men nan manchè-w Tout vye fèy ou fin seche. Yo plise tankou vye dra Vye kòt ranyon anba kabann Youn chagren ki makònen Tankou kòt lonbrit marasa Ki sòti pye devan Pou l’al fè rankont Ak mouche lanmò. Ayiti, jan lontan ak kè kontan Tankou wanga nègès Ou te konn taye banda ! Ak bèl flè solèy Bonkou karès Ti zwezo nan tout nich Bèk nan bèk ap fè lanmou. Bèl fanm tankou ou Pa t’ gen konsa. Ayiti rasin ou fon Ou se pye bannann Tout pitit ou yon jou Va rantre nan refleksyon Va retounen nan pye-w Y’a fè oun rasanbleman Sòlòkòtò ; lanbi va sonnen, Tout rasin ou va pouse Youn lavalas lanmou va jèmen W’a chanje koulè W’a bay tout kalite flè. Nan mitan youn vèvè Ak lenmi w’a kwaze lepe Pou gen batay lespwa Nan youn dans Ginen Tout pitit ou va bay lebra Y’a bay lanmen Pou yo ka makònen Anba fèy vèt lonbrit ou. Paske menm lè yo deyò Fòk yo tounen, anba lonbraj ou Se la yo toujou jwenn bon lanmou. Ayiti, manman libète Tankou w’ pa gen konsa ! Erzulie Freda 17 Out 2010 ====================== Se te nan tan lontanLatè pa t’ twò modi Manman Marie te parèt nan dloKote sa-a yo te rele li “Sodo”Lè sa-a je-l te klere kon dyamanK’ap fè lanmou ak solèyLi te parèt pi bèl pase lakansyèlTrenn ni pandye sòti nan syèlJis li rive atè pou l’al kontre ak lasirènLè sa-a latè tranbleTout kretyen ap priyePaske kreyati sa-a se te manman Bondye. Depi lè sa-a se fèt chanpètChak ane nan SodoDepi sèz jiyè pèseSe gwo solokotoPòtoprens pèdi laviTi tap tap ki konn chèche lavi Sou gran ri, tout moùn ap kouriKite lavil pou al Sodo.Moùn soti toupatouSe tankou youn nich foumiK’ap fè parad nan siwo kann.Gwo kamyon ,bisiklèt, vye bourètPyeton menm se pa paleYo mache lan nuit kon lejouYo pa pè move zèYo di yo gen pwen kapten”Charony”.Se konsa kamyonèt ap fè zigzagAnba vant mòn kabritPou y’al fè pelerinaj. Lè yo rive SodoAtè miyò fè vèvè bò dloKanta kouche dous se pa paleChak moùn vin mandeDaprè bezwen yoFanm kotri ap rele milètVin mande pititVakabon ki te ba fanm koutbaSe mete chapobaTèlman yo pran madichon. Madichon konn menm fè yo fouAvan yo desann mòn kabrit.Depi ou pa antòDevan Vyèj Mirak, sa ou mandeSe sa l’ ba ou. Li pi fò pase bòkò.Satan p’ap janm ka gen pariDevan Manman Marie. Li se Vyèj MirakL’ap toujou gen pouvwaPou l’ fè satan kraze rak. Erzulie Freda18 Jiyè 2010 ================================ATANSYON ATANSYONApre Libète ou Lanmò ak Lanmò JozafaSosyete Koukouy pote youn lot bonjan teyat lakay pou kominote-aDimanch 22 Dawou nan Miami-Dade County Auditorium 2901 West Flager Street, Miami, 7è diswa tapanSosyete Koukouy ap prezanteMET LAWOUZEYoun pyesteyat 8 tablo / youn teyat total /Adaptasyon roman Gouverneurs de la rosee de : Jak Roumain; Jan Mapou ak Pola Clermont Pean mete an teyat MET LAWOUZE “se istwa youn jenn gason ki retounen an Ayiti apre li sot travay nan batey Kiba. Li pote dlo lavi ak lespwa pou youn ti vilaj kote lamizè , lasechrès ak lahèn t’ap dechire”Aktè yo se : Jacques Medard nan wòl : MannwelNadege Etienne nan wòl : AnayizYolande Thomas nan wòl: DeliraKiki Wainwright nan wol : ByennemeAnthony Bayas nan wòl : JèvilyenGary Ernneus nan wòl : LarivwaEdeline Clermont nan wòl : MatantLucignan Bastien nan wòl: LorelyenMizik ak chante sou direksyon Kiki Wainwright Koral: Yonie MarcelYvette Leblanc, Rose bleus, Rose St. Jean, Mikette Wainwright,Ginette Etienne ak lòt ankòKoregrafi dans ak Manno Merisier/ Nancy St LegerMetè-an-sèn Jan MapouAp gen youn sèl sware nan Miami-Dade Auditorum sou patwonaj Miami Dade Dept of Cultural Affairs; Libreri Mapou, HALO, Radio Mega… Yon pòsyon benefis pyèsteyat <> pral pou konstriksyon Legliz Notre-Dame d’Haiti. Achte biyè nou bonèbonè nan Libreri Mapou 5919 NE 2nd Av / nan Little Haiti Tel: 305-757-9922 oubyen nan Ticket Master 1-800-7453000Antre : $23.00 (Parking Gratis) Timoùn ( anba 12 an) $12.00Simultaneous translation from Creole to English will be made available for non-Creole speakers Visite surprise de Lionel Messi, ambassadeur de l’UNICEF, en Haïti(AFP) – Il y a 2 heures PORT-AU-PRINCE — Lionel Messi, vedette du FC Barcelone et de l’Argentine, effectue une courte visite en Haïti, pays ravagé le 12 janvier par un violent tremblement de terre qui a fait plus de 250.000 morts et 1,5 million de sans-abri dont des enfants, a annoncé jeudi l’UNICEF. “Lionel Messi est ambassadeur de bonne volonté du Fonds des Nations-Unies pour l’enfance, c’est à ce titre qu’il se trouve en Haïti”, a déclaré à l’AFP Madame Cifora Monier du service de communication de l’UNICEF en Haïti. Au cours de son bref séjour en Haïti, l’international argentin a visité le bureau de l’UNICEF à Port-au-Prince où il a rencontré des enfants haïtiens. “Il s’agit d’une visite strictement dans le cadre de sa mission avec l’UNICEF, il n’y a pas de rencontre officielle prévue”, a-t-on indiqué le service de communication du bureau de l’UNICEF. “Il a visité un camp qui accueille des enfants déplacés non loin de l’aéroport de Port-au-Prince au milieu d’un imposant dispositif de sécurité”, a précisé un fonctionnaire de l’ONU contacté par téléphone. De nombreux fans tentaient de suivre le déplacement du célèbre footballeur.

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Page 16 Mercredi 21 Juillet 2010 Haïti en Marche • Vol XXIV • N° 26BACK PAGE Haïti en MarchePort-au-Prince 100 Avenue Lamartinière (Bois Verna) Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323 Miami 173 NW 94th Street, Miami, Florida 33150 Tel. 305 754-0705 / 754-7543 • Fax 305 756-0979 New York (914 358-7559) Boston (508 941-6897) Montréal (514 337-1286) email : melodiefm@hotmail.com haiti-en-marche@hughes.net URL : www.haitienmarche.com Library of Congress # ISSN 1064 3896 Printed by Southeast Offset : (305) 623-7788 www.Musiquedesiles.com1. Ram: Aibobo 2. DP Express: Pale Pale’w 3. mizik Mizik: Paradi Nan Lanfè 4. Ram: Madigra 5. Haitiando: Creolatino 6. Dann Junior: Sa wap fè m’ nan pa nòmal 7. Zekle: Flashback 8. Papillon: Downtown 9. Platinum Age: Ou ObligeTop Hit ParadeSemaine du 19 Juilletwww.Musiquedesiles.comEn Bref...(... suite de la page 14) la 48ème Législature ont lancé lundi le Collectif du Renouveau Haïtien (COREH). Selon le sénateur Youry Latortue, l’un des chefs de file de ce mouvement, cette démarche s’inscrit dans la perceptive du regroupement des parlementaires qui ont voté dans les mêmes directions ces 4 dernières années en vue, dit-il, un vue d’un changement de la situation socio-politique du pays. Nous nous unissons aujourd’hui afin de mieux servir la population qui vit des moments difficiles particulièrement après le drame du 12 janvier dernier, a indiqué le numéro un du parti Haïti en Action (AAA). De son côté, l’ancien député Steven Benoit a indiqué que le COREH s’est pas un nouveau parti politique mais un collectif de parlementaires progressistes qui veulent apporter une réponse aux anomalies qui font que le bilan des actions du gouvernement après le 12 janvier est nettement négatif. Nous voulons rassembler les forces vives du pays pour proposer une issue à la situation difficile à laquelle le pays est confronté, a ajouté Steven Benoit. Après la fin du mandat des députés en mai dernier, le Sénat est aujourd’hui dysfonctionnel. Un groupe de 7 sénateurs a a décidé de bouder les séances pour forcer le président du grand corps (dont le mandat est arrivé à terme) à se retirer. Kély Bastien est accusé par ses pairs d’avoir violé les règlements internes du Sénat et d’avoir porté des collègues à voter des lois inconstitutionnelles comme celle prolongeant le mandat du président Préval et celle reconduisant pour une période de 18 mois la loi 2008 sur l’Etat d’urgence.Haïti : Formation de sapeurs-pompiers volontaires au Cap-HaitienL’Association des sapeurs-pompiers volontaires d’Haïti organise au Cap-Haitien une semaine de formation à l’intention de jeunes volontaires venus de plusieurs régions d’Haïti. La formation a débuté le 12 juillet dernier et se poursuit. (Depuis quatre jours, au Cap-Haitien, 25 jeunes volontaires participent à des séances d’entrainement réalisés par une équipe de sapeurs-pompiers américains dans le cadre d’un programme de formation proposé par l’Association des sapeurs pompiers volontaires d’Haïti avec le soutien de l’Agence américaine pour le développement, USAID. ( L’association a été fondée il y a dix ans dans la deuxième ville du pays, regroupant un ensemble de professionnels de la protection civile. En vue de faciliter des interventions dans plusieurs zones du pays, des jeunes volontaires sont recrutés et reçoivent régulièrement des formations.