Citation
Haïti en marche

Material Information

Title:
Haïti en marche
Place of Publication:
Miami Fla
Publisher:
s.n.
Publication Date:
Copyright Date:
2005
Frequency:
Weekly
regular
Language:
French
Physical Description:
v. : ill. ; 45 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
Haitians -- Newspapers -- United States ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.) ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
Spatial Coverage:
United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti

Notes

Language:
In French.
General Note:
Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright Haïti en Marche. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
21271733 ( OCLC )
sn 92061416 ( LCCN )
1064-3869 ( ISSN )

Downloads

This item has the following downloads:


Full Text












I aftSn ach,6 iti du6 u 1 M i 209- olXI I -N'1A


Le CEP doit accepter toutes ses responsabilites

MALGRE LA COMPLICITE DE L'ETRANGER


PORT-AU-PRINCE, 3 Mai-Onentendbeaucoup pr6cisions. Y compris celles des ambassadeurs et autres
de declarations au cours de cette saga 6lectorale, dont officiels strangers accr6dit6s en Haiti et qui se sontjet6s eux
beaucoup sont futiles mais d'autres appelant a certaines aussi a corps perdu dans la m~lCe.


Par exemple, on a entendu le porte-parole du
Conseil 6lectoralprovisoire (CEP) lorsqu'il fut interrog6 a
(CEP/p. 4)


James Bourdeau condamne

a passer le restant de sa vie en prison
(Voir/p. 3)


Le commissaire de police James Bourdeau (a gauche) condamn~i la prison a vie ; son camarade James Frage
a quant a lui dtd liberd pour insuffisance de preuves (alertehaiti.ht)


GRIPPE PORCINE

La richesse

economique

n'est pas tout
JACMEL, ler Mai La violence de l'actuelle
6pid6mie de grippe porcine (159 morts au Mexique en
une semaine et les strangers fuyant ce pays litt6ralement
comme la peste) invite a r6fl6chir sur le concept de
pouvoir dconomique des nations.
En un clin d'ceil, le pays le plus riche peut
d6gringoler de son piddestal.
Le tourisme est a c6t6 du p6trole l'une des
principales ressources dconomiques du Mexique,
immense pays aux climats et environnements si divers,
des plages de Cancun aux pyramides azteques des hauts
plateaux.
Mais en ce moment tout le monde s'enfuit dans
tous les sens.
Et le Mexique est pratiquement mis en
quarantaine internationale. Au point que le president
Barack Obama doit pr6ciser lors d'une conference de
presse le mercredi 29 avril que les frontieres entre les
Etats-Unis et le Mexique < ne sont pas fermn es. >
La grippe porcine a 6galement fait son premier
mort aux Etats-Unis, unb6b6 de 23 mois. On apprendra
que c'est un enfant mexicain qui 6tait venu pour 6tre
(GRIPPE PORCINE /p.2)


Faire l
PORT-AU-PRINCE, 2 Mai- La foire traditionnelle
a eu lieu. Le Champ de Mars plein ras bord. Fourmillement
de jeunes autour du bassin
du crocodile. Comme
d'habitude.
Oui, tout aurait &t6
du plus banal s'il n'y avait le
programme de relance de la
production agricole et
animale.
Les cageots remplis
de poulets et de lapins ont
fait la une de l'Mvenement.
Rang e s |.
superpos6es de poulets chair, .
bien nourris et en bonne
sante, meme grosseur, roses,
production standard.
Dispositif propre et
flambant neuf, les poulets
s'alimentent self-service,
nourriture enrichie et eau a
port6e de bec, grossissent I' Mai: Le defild tr
quasiment a vue d'ceil de la


puisque n'ayant que ca a faire.
Idem pour la demonstration d'l6evage de lapins.


*aditionnel sous le signe de la relance
Production nationale


Jeunes et vieux s'agglutinent le nez collN a la grille
(FOIRE/p. 6)


Des secteurs syndicaux et altermondialistes d nongant les uns
la cherte de la vie, les autres l'exploitation (photo Robenson)


ifoire la foire !


I





Page 2


GRIPPE PORCINE

La richesse economique


n'est pas tout


(GRIPPEPORCINE
... suite de la lere page)
soign6 au Texas, 6tat frontalier avec le
Mexique.
La population mexicainevivant aux
Etats-Unis est immense. Et les changes
sont quotidiens, y compris par voie terrestre.
Quand tous les pays de la terre (et
d'abord ceux de l'Union europ6enne) se
pr6parent a interdire sur leur territoire tout
vol en direction et en provenance du
Mexique, il serait plus difficile aux Etats-
Unis de faire de meme. Meme le mur drig6
par l'ancien president Bush pour barrer la
route aux immigrants clandestins, qui n'y
peut grand chose.

Sans tomber dans le
catastrophisme ...
Or la maladie, mortelle, s'est
r6pandue en une semaine a tous les
continents, comme le montrent les demieres
statistiques.
Mercredi (29 avril), l'Organisation
mondiale de la sante (OMS) fait passer son
niveau d'alerte du chiffre 4 a 5, sur une
6chelle qui en compte 6.
A 6, c'est lapand6mie, c'est-a-dire
l'6pid6mie a gagn6 toute la terre.
Or la grippe porcine ce n'est pas le
Sida. Sans tomber dans le catastrophisme,
c'est une maladie pour laquelle il n'existe
pas de vaccin proprement dit, mais qu'on
peut soigner quand le cas est pris a temps.
Le traitement c'est pratiquement le
meme que pour la grippe ordinaire mais a
dose renforc6e.
Mais alors que le Sida est une
maladie comportementale, c'est-a-dire qui
peut etre 6vit6e en 6vitant les
comportements a risques, la grippe porcine
se transmet dans l'air qu'on respire.
Et surtout il y a les statistiques des
pr6c6dentes pand6mies de grippe ...
La grippe espagnole a tue de 20 a
50 millions de personnes en 1918.
La grippe asiatique de 1 a 2 millions
en 1957. Etc.

Une telle 6pbe de Damocles

Personne n'est done en mesure de
pr6dire avec exactitude quelles pourraient
6tre les consequences d'une nouvelle
pand6mie aujourd'hui que le monde est
totalement reli6 dans un mouvement
ininterrompu de biens, de services et de
personnes jusqu'au plus petit village a
l'autre bout de la terre.
Aussi que valent les
considerations sur la puissance
6conomique des nations avec une telle 6pde
de Damocles au-dessus de notre tate !
Outre la concurrence. On a vu
comment des comp6titeurs ont essay de
tirer parti des problkmes rencontrds par
l'industrie chinoise dans la quality de ses


produits, particulibrement ceux destines aux
enfants (pourcentage de plomb dans la
fabrication des jouets, lait contamind etc).
Plus prbs de nous, les l6eveurs de
poulets dominicains ont vu leurs revenus
fondre comme beurre au soleil aprbs
l'apparition en territoire voisin de foyers de
grippe aviaire.
Haiti imposa automatiquement un
embargo sur l'importation d'ceufs et de
poulets dominicains.

La theorie des trois H ...
Mais nous avons eu nous aussi
pour notre compte. C'est l'apparition du VIH-
Sida au tout d6but des anndes 1980. Ne
sachant comment expliquer cette maladie qui
tue de manibre foudroyante, une premiere
thdorie voulut que ce soit en Haiti qu'elle
avait pris naissance. La thdorie des trois H
(homosexuels, h6roinomanes, haitiens).
En effet, de nombreux cas avaient
apparu en Haiti.
Plusieurs anndes s'6couleront
avant que les scientifiques finirent par
accepter que la maladie 6tait entree en Haiti
par le truchement des homosexuels.
Dans la d6cennie pr6c6dente, les
anndes 1970, Haiti avait 6td qualifide dans
des revues sp6cialis6es de < homosexuels. >
Mais entre-temps, tous les
touristes avaient fui Haiti. Atoutjamais !

Une certaine part de
relativity ...
Les nouvelles maladies, d'origine
pas si myst6rieuse puisque r6sultat soit de
toutes sortes de manipulations g6n6tiques,
soit d'usage immod&r6 de certains produits
pour booster la production animale ou
v6g6tale, prennent d'annde en annde de
plus en plus d'envergure menacant de
perturber l'avenir 6conomique et le plus
souvent de nations qui affichent des taux
de croissance parmi les plus flatteurs.
Des lors les projections les plus
solides ne peuvent s'empecher de renfermer
aussi une certaine part de relativity.
Jusqu'ici, et davantage pendant
ces vingt dermires anndes de regne du ndo-
lib6ralisme, les nations en 6taient venues a
se d6finir uniquement, en tout et pour tout,
par leurs performances 6conomiques. La
culture, l'histoire, la richesse humaine
deviennent sans valeur sauf en cas de
rentabilisation assure.
Esp6rons que l'actuelle crise
traversee par ce systeme portera un peu n
r6fl6chir sur tant d'autres preoccupations
comme le rdchauffement climatique ... Et
d'abord ces maladies d'un autre genre qui
plongent soudain la planete entire dans
l'incompr6hension et le tumulte. En moins
d'une semaine.
Marcus, ler Mai 2009


Obama


moi un noir ?
PORT-AU-PRINCE, 2 Mai A Un seul secteur lui donne une
l'occasion de ses 100 premiers jours a la moyenne de plus de 60% pour sa politique
pr6sidence le 29 avril could, Barack Obama interne ou exteme, et c'est la communaut6
a franchi la barre des 60% d'approbation. noire.
La dernire fois qu'un president Trois mois aprbs son entree a la
americain y parvenait, c'6tait Bush aprbs Maison blanche, le premier president noir
qu'il eut annonc << victoire totale > dans la de l'histoire des Etats-Unis garde le plein
guerre en Irak et sans aucun sang amdricain appui de ses cong6nbres.
vers6. Or, relive un analyste, c'est le
Mais une fois qu'il fut prouv6 que moment aussi oi cette communaut6 se
l'ancien president avaitcrid victoire trop t6t, trouve confronted a sa situation la plus
sa cote d6gringolajusqu'a laisser le pouvoir difficile.
comme l'un des chefs d'Etat les plus d6crids
de l'histoire du pays. Taux de ch6mage de 50%
Cependant lorsqu'il s'agit chez les noirs ...
d'dvaluer non l'image du president mais sa Les Etats-Unis connaissent leur
politique (nuance importante), et politique pire crise dconomique depuis la Grande
que ce soit a l'int6rieur dans la lutte contre depression des annmes 1930.
la crise 6conomique ou a l'ext6rieur dans sa Or les noirs sont parmi les citoyens
gestion de la guerre en Irak et en a en souffrir le plus cruellement.
Afghanistan, une difference notable A New York, le taux de ch6mage
apparait dans l'dlectorat avec 6videmment dans la population noire atteindrait
les d6mocrates lui d6cemant la meilleure actuellement les 50%.
note. Mais le president obtient au mieux un En guise de comparaison, le
B+, c'est-a-dire passable (OBAMA/p. 9)


Mercredi 06 Mai 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 15

Foire agricole et artisanale
Joanas Gud, ministre de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Ddveloppement
rural (MARNDR) et Gabrielle Pr6villonBaudin, ministre des Affaires sociales et du
Travail (MAST), ont lanc6 lejeudi 30 avril, sur la cour du Mus6e du Pantheon
national (Mupanah), la Foire agricole, industrielle et artisanale commemorative de la
fete du Travail et de l'Agriculture du ler mai.
Le theme cette annie est << Solidarit6 patwon, ouvriye, peyizan, atizan se sew6m pou
ranf6se pwodiksyon nasyonal >>.
Le ministre de l'Agriculture, Joanas Gud, a dit d6plorer que l'annde dernire, a pareille
heure, la situation sociopolitique et 6conomique du pays 6tait tellement lamentable
qu'il n'a pas et6 possible de comm6morer avec 6clat la fete du Travail et de
l'Agriculture. Cependant, a-t-il indiqud, < cette annie, le gouvernement, conscient de
cette p6nible situation, a conjugu6 beaucoup d'efforts pour faciliter l'organisation de
cette activity qui a cours depuis tant6t dix ans>>.
De son c6t6, la ministre des Affaires sociales et du Travail, Gabrielle Pr6villon Baudin,
a dit croire que le temps n'est pas a la f6te, car la situation socio6conomique du pays
demeure encore une preoccupation majeure tant pour le gouvernement que les
differentes couches de la population. Paul Loulou Chary et Nicolas Christophe,
respectivement repr6sentants du secteur syndical et de la classe paysanne, ont, de
leur c6te, fait 6tat de la degradation progressive de la situation socio6conomique du
pays. Ils ont appelk le gouvernement a s'engager davantage dans la mise en ceuvre de
projets de d6veloppement a travers les differentes regions du pays.

Haiti condamne la decapitation d'un Ha'itien en Republique
Dominicaine
Le ministre haitien des affaires 6trangeres, Alrich Nicolas, a condamne le 3 mai la
decapitation d'un ressortissant Haitien, la veille, en pleine rue de Santo Domingo,
capitale de la R6publique Dominicaine. Lors d'une conversation t6~lphonique avec
AlterPresse, le chancelier haitien a exprim6 sa ferme condamnation de cet acte qualifi6
de << barbare >>.
Le ressortissant haitien a &t6 ex6cut6 le 2 mai en milieu d'apres-midi par un groupe
d'individus dans le quartier de Buenos Aires, secteur de Herrera, en presence d'une
foule qui applaudissait et riait, rapporte le quotidien Listin Diario. Le chef de la
diplomatie haitienne indique qu'une note de protestation a &te adress6e aux autorit6s
dominicaines par l'ambassade d'Haiti a Santo Domingo afin de condamner
officiellement cet acte odieux et r6clamerjustice.
Ce crime a &te perp6tr6 en reprdsailles a la decapitation le ler mai du Dominicain Ldon
Lara dans le quartier de Bayona. L'Haitienvictime a &te pris pour l'auteur de
l'assassinat de Lara. Cependant, selon des t6moignages recueillis par Listin Diario, il y
a eu erreur sur la personne.
Condamnant 6galement la decapitation du citoyen dominicain, le ministre haitien des
affaires 6trangeres reprouve la justice exp6ditive, dont des cas rdp6t6s ont &t6
enregistr6s ces derniers temps dans le pays voisin, note-t-il.
Cette situation, souligne-t-il, tend a alimenter un climat de tension qui pourrait affecter
les relations entre les deux pays. II demande en consequence aux autorit6s judiciaires
et policibres dominicaines d'assumer leurs responsabilit6s.
Parallblement, le ministre haitien des affaires 6trangeres invite les ressortissants
haitiens en territoire dominicain a tre vigilants, a ne pas r6pondre a la provocation, a
6viter de se faire justice et a solliciter l'assistance de la representation haitienne en
R6publique Dominicaine.


S O"Copyrighted Material I

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"


Le pore ha'tien interdit en Republique dominicaine
Les autorit6s dominicaines ont annonc6 samedi l'interdiction d'importation de b6tail
porcin, de la viande de pore et de ses d6riv6s en provenance d'Haiti en raison de la
d6couverte suppose d'un virus dans des porcheries du pays alors que la Grippe A
(ou Grippe porcine) tend a devenir une pand6mie ou 6pid6mie a l'dchelle mondiale.
Selon des sources militaires cities par EFE, le responsable de la Sante
environnementale a la direction g6ndrale de l'Elevage de la R6publique dominicaine,
Ram6n Quifionez, s'est r6uni avec des l6eveurs et les autorit6s de la province
frontaliere de Dajab6n (nord-ouest). Les discussions ont port sur les mesures visant
a 6viter que la production porcine dominicaine ne soit contaminde par le pr6sum6
virus ayant atteint des bates en Haiti. M. Quifionez a fait 6tat d'informations relatives
a l'apparition en mars dernier du virus de l'enc6phalomy6lite qui se serait attaqu6 aux
porcs haitiens. II a cependant reconnu qu'aucun 616ment ne montrait que cette
situation pouvait affecter la sante des humains. Des techniciens en sante animale et
les membres du Corps sp6cialis6 de s6curit6 frontaliere (CESFRONT) ont recu l'ordre
de capturer, sacrifier et incinerer tous les animaux arrivant d'Haiti, particulierement les
porcs. Les autorit6s de Port-au-Prince n'avaient pas encore r6agi a cet embargo
d6cr&te sur la viande porcine haitienne par Santo Domingo. De son c6te, le
gouvernement dominicain n'a cess6, depuis un an, de r6clamer la lev6e de
l'interdiction d'exportation de volailles vers Haiti a cause de la presence av6rde du
virus de la grippe aviaire en territoire voisin ou des foyers d'infection avaient &t6
r6pertorids.
(ENBREF / p. 14)





Mercredi 06 Mai 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 15


Un Haitien d6capite


en pleine rue a Santo-Domingo
(...suite de la lere page) vraiment le meme Haitien qui avait commis le crime.
applaudissements. La scene horrible a &td filmde sur leur t6l1phone cellulaire
Les voisins avaient accuse cet Haitien d'avoir lui-m6me par des dizaines de jeunes pour la faire vivre aussi a ceux qui
donn6 la mort le jour pr6c6dent a un Dominicain, Pascual de n'6taient pas presents.
Leon Lara, 45 ans,responsable d'unchantierde construction. D'autre part, le corps d6capit6 est rest prbs de deux
Le corps de l'Haitien, avec les bras ,
en croix, resta au milieu de l'intersection,
la tate avait rould plusieurs metres plus
loin.
TnnrJi: im- J A 'K


ianllUc qUC Ull UII a L lll iUaiso di UCIUA
pas reposait le cadavre de celui qu'il est
suppose avoir lui-meme tu6.
Selon les voisins, Leon Lara a &te lui
aussi d6capit6 d'un coup de machette par
l'Haitien pour une question d'argent.
Cependant la famille a d6clard au
Listin Diario qu'ils ne savent pas
exactement ce qui s'est pass entre les
deux hommes, ni les motifs qui ont pu
pousser l'Haitien a tuer leur parent.
En tout cas, les proches de Leon Lara
partirent a la recherche de l'Haitien, parce
que, disent-ils, la Police n'a rien fait pour
retrouver le responsable de sa mort.


Les residents sur les lieux memes oi l 'Haitien a dtd decapite un peu plus t6t
nhntn Listin Dinrin)


Ils le rencontreront le jour suivant a r ...... .
plusieurs kilombtres de Bayona, dans un quartier populaire heures sur la chauss6e avant d'etre transport a la morgue.
habit par des ressortissants haitiens, prbs de l'usine sucribre Personne ne se pr6senta pour identifier l'Haitien ex6cut6
de Guajimia. ainsi, selon le Listin Diario.
Au lieu de livrer le pr6sum6 coupable a la Police, la foule Le journal n'a trouve apparemment personne pour
d6cida alors de le conduire jusqu'au centre du quartier de condamner cet acte r6voltant. Tous au contraire d6plorent la
Buenos Aires, a Santo Domingo, et en face de la maison oni presence massive d'immigrants ill6gaux haitiens, dont
reposait le corps de sa presume victime. beaucoup sont employs dans la construction, tandis que
A cet endroit, l'Haitien fut d6capit6 avec une hache. d'autres se convertissent en petits vendeurs dans les rues,
D'autres t6moins affirment qu'ils ne savent pas si c'est cr6ant un certain nombre de problhmes sociaux.


James Bourdeau condamne a passer

le restant de sa vie en prison


(...suite de la lere page)
Port-au-Prince, le 30 avril.-Dans le cadre des assises
criminelles sans assistance dejury, le tribunal criminel de Port-
au-Prince a condamn6 A perp6tuitW le policier James Bourdeau,
35 ans, pour sa responsabilit6 dans la disparition en 2005 de
Nathanael G6n6lus, un ancien employee de la banque
commerciale Unibank.


James Frag6, 37 ans, qui avait pour mission de prendre
en filature Nathanael G6n6lus a sa sortie de la banque a Damien
le 2 aofit 2005, a reconnu avoir accompli sa mission sur ordre
de James Bourdeau, qui 6tait son sup6rieur hierarchique. II a
&td acquitt6 pour insuffisance de preuves pour son r6le dans
la disparition de Nathanael G6n6lus. Aprbs avoir pass environ
44 mois en prison, le juge, sur demande de son avocat, lui a


L'EVENEMENT SOMMAIRE
Un Haiti*e dcapit6 en pleine rue a Santo Domingo

ACTUALITEPOLITIOUE
Le CEP doit accepter toutes ses responsabilit6s p.1
Place au CEP permanent p.5

SOCIAL
Le policier James Bourdeau condamnde la prison a
vie p.3
PREMIER MAI
Faire lafoire lafoire p.1
Fete du travail sur fond de ch6mage aigu p.12
PORTRAIT
Obma moi un noir ?p.2

ECONOMIE
Caraib : Moins de transferts p.6
GRIPPE PORCINE
La richesse 6conomique n'est pas tout p.1

POLEMIOUE
L'Affaire Boulos p.7
JOURNALISM
Faut-il une loi sur la presse ? p.8

NOTRE PAYS
La St Philippe et St Jacques p.9
LIBRE PENSER
Pourcentages p.12

ENVIRONNEMENT
Dans le massif de La Selle p. 13

permis de regagner son domicile sans meme avoir a attendre
en prison son ordre de liberation.
Nathanael Genelus, nd le 6 mars 1974, avait laisse sa
residence le 2 aoft 2005, pour nejamais revenir. Sa famille ne
connaitra peut-6tre jamais la verit6 autour de sa disparition.
Jusqu'a sa sortie du tribunal, James Bourdeau a
maintenu son innocence.
(source Altertehaiti.ht)


Cee vmzout u dcd&Mz do 4 horake..- PwW n ou welAm
acaeder WIIANAOrlie'., we wooie Msucuslon W4

> Payez s n li iWayant u x Aontla UIBANK
eln iTkllftar woug~nPijif son mptX

> Faits vas transfatoutrots u 'Iavo
> Alchetes chqe de diBcto et our angr
> Conmerulb i tI140b"a n aftrl bcu


onm WlIong our mle w u.unibanishtidicwbn
o~n ck~Kaw iVp wM'uniban"eondl'p^


I t UNIBANK



"Falsons route enha car "

www unibmnthoili com


Page 3





Mercredi 06 Mai 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 15


Le CEP doit accepter toutes ses responsabilites


MALGRE LA COMPLICITE DE L'ETRANGER


(... suite de la lere page)
propos de la menace agit6e par quelques s6nateurs de ne pas
valider les futurs l6us parce que les elections auraient manqu6
pour celui-ci de participation, pour celui-lh de transparence -
d6clarer que le conseil electoral n'a rien a y voir et que sa
tiche consiste a organiser les elections.
Puis aussitBt quelque ambassadeur stranger de d6finir
pourquoi les elections du 19 avril demier sont
<< une r6ussite. >>
Elles le sont parce que les bureaux
de vote 6taient en place et qu'ils ont ouvert a
l'heure. F6licitations au CEP et a la mission
internationale (Minustah) d'avoir assure
parfaitement la logistique.


Une nouvelle culbute ...
Le reste, la participation au strict
minimum, c'est une autre affaire.
Mais comme c'est exactement oni le
processus a achopp6, on r6alise que c'est 1l
une culbute de la part de nos conseillers
61ectoraux et leurs protecteurs intemationaux
pour se tirer d'affaires.
Tout a 6t6 mis en place, r6pete-t-on
en choeur. Si les l6ecteurs ne se sont pas
pr6sent6s, ce n'est pas notre faute !
D6sormais les elections ne sont donc
plus ce qu'elles 6taient : un effort special pour
amener le plus grand nombre possible a se
prononcer. Ex : le 7 f6vrier 2006. Le plus de
participation, le plus de cr6dibilit6, le plus de
16gitimit6, le plus une d6mocratie est forte.


moindres a pas plus de 3%.

Pa te we, pa te la, pa tande ...
Mais le premier moment de surprise passe, voici nos
grands ambassadeurs qui ont trouv6 une nouvelle parade.
Histoire de tirer d'abord leur 6pingle du jeu car ce sont 11
millions de dollars que l'international a iniect6s dans cette


Le president du CEP Frantz Gerard Verret, embrassant le technicien cc
responsable du centre de tabulation (photo Georges Dupe)


Le plus on pourrait dire que le processus de veritable p6taudiere. Les voici copiant le vieux dictonhaitien :
stabilisation sous le drapeau de 1'ONU commence a atteindre Pa te we, pa te la, pa tande (ni vu, ni connu, ni entendu) dont
son but. on sait qu'il symbolise le comble de l'irresponsabilit6.
Mais le 19 avril 2009, patatras. Untaux de participation Or quelle est la seule faqon d'assurer la cr6dibilit6 (si
que le CEP estime a quelque 11%, mais d'autres et non des ce n'est la 1gitimit6) des nouveaux 61us sinonpar des elections


transparentes.
Or comment des elections peuvent-elles 6tre qualifies
de transparentes (< une r6ussite >) s'il n'y a pas un nombre
suffisant d'61ecteurs pour en t6moigner, bref s'il n'y a pas eu
d'61ections proprement dites.
Sinon la machine r6duite a sa plus simple expression.
A quoi bonun CEP suppose 6tre 11 citoyens tri6s sur
le volet, un 6chantillon suffisamment
repr6sentatif pour calmer toutes les
apprehensions et attirer aux urnes les uns
comme les autres. On n'aurait qu'a embaucher
une firme technique, pourquoi pas 6trangere.
Et le tour serait jou6. Pour commencer, cela
cofiterait moins cher, messieurs les
ambassadeurs pour aller jusqu'au bout de
votre logique.

Faire < comme maitre Jean-
Jacques >>...
On a done tout compris. Le r6le de
l'intemational dans les circonstances actuelles
c'est de faire << comme maitre Jean-Jacques >
pour d6douaner le CEP dans quelque bourbier
qu'il aille se fourrer.
Encore une fois, qui fait le sale job
de l'autre ?
A ce compte-lh, on commence aussi
h mieux comprendre quelle stabilisation, quelle
d6mocratie nous est promise.
Elections au rabais, D6mocratie au
nadien rabais !
Reste a savoir si les s6nateurs qui
pr6nent la non validation sont eux-m6mes plus
repr6sentatifs.
Mais le moment actuel est une tape importante de la
prochaine : les pr6sidentielles et 16gislatives de novembre 2010.
Plus importante encore que l'on croit !
Molodie, 3 Avril 2009


I 4 AN rtAW MA Ite. -% t* flsoo0 pe Tllgw qlo qtIr t *a tI ma 1q
-" C 'Il t i a


Copynghted Materina



........Syndicated Content.


Available from Commercial News Providers"


AMERIJET INTERNATIONAL, INC.


Fort Lauderdale, FL, 5
Novanm 2008 Amerijet
International, Inc. anonse lansman
yon sit enten&t pi enteresan
www.amerijet.com. Nouvo sit la
founi yon baz kominikasyon ki I f L
pbmbt klyan an jwenn tout IO ji*. ta r.&
enf6masyon li bezwen sou transpb 6_
pa avyon, sou lanmb ak ate, fR
rezbvasyon pou transpb machandiz ak benefisye yon kantite fonksyon
kontabilite.


nrr ntw


"Nouvo sit la bay klyan an plis enf6masyon e sitou pi rapid sou machandiz li ak
sou account li nan konpayi an. Sit la kalkile ak devlope pou fe tout bagay pi fasil pou klyan
an kit se machandiz lap voye, kit se efe pesonel" dapre Pam Rollins, vis-prezidan Biznes
Devlopman.
MyCargo ofri yon prosede senp e efikas pou kanalize flo enf6masyon yo e pou
ysyon an pi vit pou ede klyan an ekonomize tan ak lajan. Nou vle ofri klyan an
yon p ` cOie-Stop-Sh ", sa vie di nou vie ofri li plizyc solysyon o chwa avyon,
bato os to quit se machandiz pou ekspbtasyon, kit se pou enpassyon.
a kapini yo, Amerijet pral introdcit lotavantaj sou website li a. Pamela
Robbins "o o ki enter an olC e1 bai plis
ekspansyon e.t p.emII.lI. 1onlaaans
Amerijet International, I uni sevis entenasyonal konpl e sou tout f6m
- pa avyon, pa bato ak atL.
Konpayi an baze nan Fort-lauderdale (Florid) e li gen ofis sou tout te a ak
destinasyon nan North, South ak Central Amerika, Mexico, Karayib, Ler6p, Lazi ak Middle-
East.
Amerijet itilize alafwa Boeing 727-200 ak Boeing 767-200 depi prensipal baz li ki se
Miami International Airport.
Pou plis enf6masyon, vizite Amerijet sou sit enten&t la www.amerijet.com
Kontak Media: Christine Richard, Amerijet International 954-320-5354.


Declaration

de 1'Ambassade des Etats-Unis


Les Etats-Unis f6licitent le peuple
haitien pour l'organisation des elections
s6natoriales partielles et la publication des
r6sultats.
L'l6ection de leaders
parlementaires est l'un des exercices les
plus fondamentaux dans une d6mocratie
alors qu'on travaille a 6tablir et a
renouveler p6riodiquement les principales
institutions. En tant que partenaire
international d'Haiti, les Etats-Unis
supportent fermement le fonctionnement
et le renforcement des institutions
d6mocratiques haitiennes. En
consequence, les Etats-Unis ont apport6
un soutien financier et technique
considerable aux elections qui se sont


d6roul6es le 19 avril dernier. Nous continuerons
a apporter notre support, et attendons avec
int6r6t le deuxibme tour des elections pr6vu pour
le 7 juinprochain, ainsi que la r6organisation des
elections dans le d6partement du Centre oi
celles-ci avaient 6t6 annul6es pour cause de
violence.
Nous exhortons tous les candidats et
leurs partisans a faire montre d'un comportement
pacifique et a respecter pleinement la loi durant
la p6riode de campagne en vue de la tenue du
second tour des elections. Nous demandons aux
autorit6s comp6tentes de mener des enqu6tes
autour des allegations de violation de la loi lors
de la campagne l6ectorale et durant le jour du
scrutin, et de prendre des actions 16gales le plus
(DECLARATION/p. 5)


Page 4


M Se





Mercredi 06 Mai 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 15


Place au CEP permanent!


Page 5


JACMEL, 30 Avril Beaucoup des difficulties
rencontr6es dans organisation des s6natoriales partielles
viennent du manque d'exp6rience du conseil electoral
provisoire (CEP).
Dernibre r&vlation, un nouveau calcul qui a 6t6 op6r6
juste avant la publication des r6sultats et venu changer ceux-
ci au dernier moment.
Il semble que certains candidats mis en ballottage
l'auraient emport6 dss le premier tour s'il n'y avait eu ce
calcul de dernire minute.
Ce serait le cas au moins de deux
candidats du parti progouvernemental
L'Espoir : John Joel Joseph (Ouest), et Moise
Jean-Charles (Nord).
Jusqu'au lundi 27 avril, jour de la
proclamation des r6sultats, ils avaient 6t6
donn6s gagnants. Mais le Conseil electoral a
attendu jusqu'a 9 heures du soir pour se
prononcer officiellement. Des lors on
apprendra qu'il n'y a pas un seul vainqueur.
Le second tour aura lieu le 7 juin prochain.
L'Espoir garde ses chances dans les
9 d6partements du pays (les elections avaient
&6t annul6es dans le 10e, le d6partement du
Centre, pour causes d'irr6gularit6s et de
violences).
Devant les vives protestations des
porte-parole du parti, dont, a Port-au-Prince,
Rend Montplaisir, un leader de Cite Soleil
proche du palais national, le Conseil electoral
explique que l'erreur vient du << centre de Les rue,
tabulation >> qui n'avait pas pris en compte
dans le premier calcul les votes blancs sous le
sigle << Aucun candidat >> alors que la loi l6ectorale le r6clame.
DMs lors que c'6tait fait, poursuit le responsable CEP,
des noms qui se trouvaient plus haut ont 6t6 r6trograd6s.
D'ofi la mise en ballottage des candidats de l'Espoir
en question. Meme en ballottage favorable, ce n'est pas la
m6me chose que d'avoir son ticket dans la poche. Il y a 12
s6nateurs l61ire, en avoir deux tout de suite ce serait
extraordinaire.

Manque d'expertise ...
Primo, le fait de n'avoir pas tenu compte dans le
premier calcul des votes blancs est la preuve d'un manque
d'expertise de la part de l'6quipe du CEP.
De fait, c'est leur premiere experience d'organisation
des elections.
Mais surtout d'avoir communique sans attendre les
premiers r6sultats aux instances concern6es (avant la
proclamation officielle) r6vble non seulement de la maladresse
mais aussi un esprit partisan certain.
Les m6mes r6sultats circulaient en outre dans
diff6rents autres cercles, y compris m6diatiques.
D'ou l'accusation de << incompetent et pas s6rieux >
entendue contre le president du conseil electoral provisoire,
Frantz G6rard Verret, et contre le directeur g6n6ral, F6lix Aupont,
ce dernier trait d'incapable de << faire une addition>>
(Montplaisir dixit).

1 mort par lynchage dans 1'Artibonite ...
On pourrait mettre dans le m6me sac l'annulation des
elections dans le d6partement du Centre (ou Plateau central).
Des violences et irr6gularit6s de toutes sortes avaient
6clat6 a Mirebalais (bas Plateau). La veille, des umes vierges
sont d6rob6es, le lendemain elles reparaissent d6jh marquees.
Ici ce sont des individus lourdement arms qui font
le siege des quartiers g6n6raux de partis adverses, l1 des
manifestants qui gagnaient les rues en proclamant la victoire


Declaration...
(... suite de la page 4)
rapidement possible contre les individus impliqu6s.
Une fois install, les Etats-Unis attendent avec int6r6t
de collaborer avec un S6nat a effectif complet pendant qu'Haiti
travaille de manibre a affronter les nombreux d6fis auxquels
elle fait face.


de leurs candidats respectifs avant m6me la fin de lajoum6e
l6ectorale.
Un membre de BV (bureau de vote) est bless par
balle.
La Police nationale et la force internationale
(Minustah) reculent pour 6viter une plus grande aggravation
de la situation.
Sur ce, le president du CEP d6cida d'annuler les
elections dans le Plateau central.


s de Port-au-Prince quasiment vides pendant toute lajournee electoral
du dimanche 19 avril 2009 (photo Eugene Robenson)


Il n'6tait pas encore midi.
Or il aurait pu le faire 6galement dans le d6partement
de l'Artibonite ou des troubles du m6me genre vont 6clater,
particulibrement a Verrettes, y faisant m6me 1 mort. Un individu
trouv6 les poches bourrees de votes d6j << crois6s > est lynch
sur le champ par des membres de la population.
Aujourd'hui le premier s6nateur de l'Artibonite, Youri
Latortue presidentt du parti<< AAA >>, Ayiti an aksyon) r6clame
que les elections soient refaites aussi dans toutes ces regions
de l'Artibonite ou elles avaient 6t6 perturb6es le 19 avril.

Croyance aveugle dans le system
electronique ...
Ainsi au lieu de d6cider instantan6ment l'annulation
des elections dans tout le Plateau central, le conseil electoral
aurait pu le faire seulement pour les endroits ou il y a eu du
grabuge, que ce soit dans le Centre ou l'Artibonite.
Car en m6me temps, dans presque tout le reste du
Plateau central (comme du c6t6 de Hinche), le vote avait lieu
normalement.
Refaire les elections dans des endroits ou il n'y a pas
lieu, voilW qui repr6sente pour le moins un gaspillage d'argent
pr6cieux avec la possibility que les gens d6cident de ne pas se
d6ranger du tout cette fois.
On pourrait 6voquer plusieurs autres manquements,
comme la decision d'interdire le transport en commun le
dimanche 19 avril.
Alors qu'un nouveau decoupage dans la r6partition
des bureaux de vote oblige les gens a parcourir de longues
distances pour parvenir a celui qui leur est assign&.
Et quand surtout il s'agit d'61ections 6veillant aussi
peu d'enthousiasme.
Une dernibre particularity de ce CEP, selon des
observateurs, est de croire aveugl6ment dans le systbme
l6ectronique d'organisation des elections, cela dans un pays
qui est bon dernier a tous les niveaux en infrastructures.


Melodie Matin
Sur





www. elodiefhaiti. corn

www.melodiefmhaiti.com


Constitution trop tatillonne ...
Eh bien, mal lui en prit.
D'apres le porte-parole du conseil electoral, c'est
justement le centre de tabulation qui est responsable de cette
dernire erreur qui soulbve tant la colkre des leaders de la base
du parti progouvememental L'Espoir.
Conclusion : il est temps d'avoir le Conseil electoral
permanent.
Et qu'on n'ait plus besoin de nommer un nouveau
conseil electoral provisoire tous les deux ans
pour satisfaire une Constitution trop tatillonne
qui demande au citoyen de retourner
constamment aux umes mais dans un pays
qui n'a pas les moyens de r6gler m6me le tiers
de ses budgets l6ectoraux et doit a chaque
fois recourir a assistance international.
S'il existe une preuve palpable de
l'instabilit6 chronique qui ronge ce pays
depuis la chute de la dictature Duvalier en
1986, elle est ici.
Le Conseil l6ectoralprovisoire n'avait
qu'une election avivre, celle de novembre 1987.
Les Forces armies d'Haiti (de non
regrett6e m6moire) intervinrent pour en faire
un inoubliable massacre.


De coup d'6tat en coup de
Jarnac ...
Depuis, c'est la d6bandade. De coup
d'etat en coup de force et coup de Jamac. Les
elections n'ont jamais lieu a date
constitutionnelle et les conseils electoraux
provisoires se succedent.


Aujourd'hui encore on devrait avoir des elections
fin 2009 pour 6tablir les collectivit6s territoriales avec pour
objectif la concretisation d'institutions majeures, dont le
Conseil electoral permanent (ce qui devrait permettre la mise
en place d'une machine l6ectorale plus definitive pour qu'on
n'ait pas a recommencer a chaque fois a zero comme aujourd'hui
encore).
Mais regarder ce qui s'est pass le 19 avril, ona des
raisons de croire que cela risque de rester cette fois encore
des vceux pieux.

Haiti en Marche,
30 Avril 2009

































www.ATITrainingFL.com
AI Caeer Traning Center Miaii, Ronda isa branchlocabon of he 4and Pak Flond caTnpus
4 Miam / For
Progrms Vtyby


FICHE D'ABONNEMENT A HAII EN MARCHE


CoaU tpi* eixMis


Ha ti
Etats Unis
Canada
Europe
Am6ique Latine


Gdes 260.00
_ US $ 40.00
SUS $ 42.00
_ US $ 70.~00
_ US 70.00


I Coatpouri A


Gdes 520.00
_ US $ 78,00
US $ 80.00
US $ 135.00
US $ 135.00


Dans le cas d'un ambonnment
avec livrason, tI cout est le double.
Prftr do spcifier st vous Ates
un nouvel abonn6
ou sll s'aglt d'un renouvellennt


Nouveau


Renouvellement

ELI


U U


Nom
Adresse





Page 6


(... suite de la lere page)
des petites cages, nez a nez avec les petites betes.
Malheureusement celles-ci ne peuvent pas nous en
dire plus.
Oui, cela manque d'explications.
Autrefois on aurait pris le soin de placer des
affichettes fournissant des indications sur la m6thodologie,
les especes les plus adapt6es aux particularit6s locales (a
commencer par la s6curit6 alimentaire que nous disons
rechercher), les diverses composantes de leur alimentation,
ainsi que la dur6e de l'l6evage et de ce gavage intensif avant
de livrer a la consommation.
Mais pour toutes affichettes, nous n'aurons droit
qu'a celles indiquant les prix chez le commercant. Et rentabilit6
assure (plus la TCA) car toute famille haitienne souhaite
mettre tous les jours (et pas seulement le dimanche) la poule
au pot.
Mieux, c'est un business a la port6e de tout un
chacun. II faut de la discipline, 6tre propre, mais trbs propre, et
un petit investissement de depart.
Mais pas besoin d'avoir h6rit6 de plusieurs carreaux
de son pbre en plaine pour s'y lancer car les poulets et les
lapins ne peuvent pas gambader mais sont gard6s en detention,
les pauvres petites betes. Plus du tout petites en l'espace de
quelques semaines a peine.
Done industrie a la port6e de toutes les bourses et de
toutes les arrieres cours, y compris a la capitale et dans tous
les quartiers, qu'ils soient r6sidentiels ou populaires, de la
zone m6tropolitaine. Aujourd'hui tout le monde a besoin de se
faire une p6cule.
Rassurez-vous, il n'y aura pas de Brigitte Bardot ni
de ligue protectrice des animaux pour venir vous accuser de
cruaut6 parce que ces petites betes sont condamndes a la
detention perp6tuelle. Enfin, jusqu'a la casserole.


Voilh a notre avis tout ce qu'il faudrait enseigner aux
petits jeunes qui se bousculent a cette demonstration sur la
production avicole. Si l'on veut vraiment parvenir a une
amelioration de la situation alimentaire, il faudrait d'abord que
tout le monde s'y mette. -
Autre particularity de la
foire agricole cette annde,
l'exposition, que dis-je le grand
6talage des machines agricoles
commandoes au lendemain du
passage des ouragans l'annde
dernire. *


Rutilants. Tellement
qu'on dirait que ces beaux engins
n'ont jamais encore servi. Ce
serait tellement dommage.
Ehbien, voilh, on a les a
vus. Alors maintenant, au travail!
Nous avons apprecie
6galement les documentaires
diffuses en boucle pour un public
nombreux.
Mais pour le reste, c'est
la meme laideur des anndes
passes. Et le meme mensonge.
On nous avait promis qu'il n'y
aurait cette annde que du << made
in Haiti >> (comme si qa ne devrait
pas 6tre de meme chaque annde).
Mais mon ceil !


jean << pbp >> ou le moumou de fine mousseline pour mieux
faire ressortir le tanga.
H6las, on aurait dfi limiter l'espace r6serv6 aux
d6gustations. On vient surtout a la foire pour faire la foire !


Des officiels en compagnie dejeunes ouvrant lafoire traditionnelle, ce sont le Ministre
du travail, Mine Gabrielle Previllon Baudin, le PMMme Michelle Pierre-Louis
et l'Ambassadeur US, Janet A. Sanderson (photo Georges Dupe)


Le meme clinquant en guise de foire artisanale, le Mais pas une poubelle a l'horizon. La foire est sale. Une vraie
<< krizokal >> (faux bijoux) made in China, labiere dominicaine poubelle. Cela, comme d'habitude !
ou quelconque, le DVD porno et les filles mouldes dans leur
MIlodie, 103.3 FM, Port-au-Prince


Les travailleurs des Caraibes envoient moins d'argent au pays


Saint-Domingue Correspondant

Jusqu'a la fin 2008, Manuel Pie envoyait tous les mois 3
000 pesos (environ 65 euros) a sa mbre, rest6e seule avec ses
frbres et soeurs dans un village du nord d'Haiti. Le chantier oni
travaillait cejeune macon, sans papiers comme la majority des
migrants haitiens en Rpublique dominicaine, est fini. Depuis
plus d'un mois, il cherche sans succes une nouvelle embauche.
Longtemps l'un des secteurs les plus dynamiques de
l'6conomie locale, la construction n'dchappe pas i la crise.
"Le nombre des transferts (remesas) a baiss6 d'environ
8 % au premier trimestre, et le montant des sommes a diminud
d'au moins 15 %", calcule Edigarbo Garcia, le directeur de
Remesas Dominicanas. Cette compagnie distribue environ 20
% des valeurs envoydes par les expatrids dominicains, qui
travaillent pour la plupart aux Etats-Unis et en Espagne.
"Jusqu 'a l 'an dernier, le montant moyen des envois dtait de
270 dollars. II est tombd a 200 dollars (153 euros)", ajoute-t-
il.

"CHUTE DU TOURISME"


Le directeur de l'Association dominicaine des entreprises
de transferts de fonds, Freddy Ortiz, confirme le reflux : "La
Banque centrale n 'a pas encore public les chiffres du premier
trimestre, mais la baisse sera d'au moins 9 % pour l'annee,
sans doute davantage."
"Le quart des foyers dominicains regoivent des remesas,
qui servent pour l'essentiel a couvrir des besoins de base
comme 'alimentation ", souligne l'6conomiste Miguel Ceara
Hatton. "La baisse des remesas, s'ajoutant a la chute du
tourisme, va encore aggraver les indices de pauvretd",
pr6voit-il. D'autant que selon un autre dconomiste, Bernardo
Vega, "le gouvernement a commis l 'erreur de sous-estimer la
gravitW de la crise et a beaucoup tardd, a la difference des
pays d'Amdrique centrale, a demander des prets aux
institutions internationales ".
Aprbs dix ans de forte croissance, les remesas envoydes
enAmdrique latine et dans les Caraibes ont commence a baisser
au quatribme trimestre 2008. L'an demier, elles ont totalis6 69,2
milliards de dollars, a peine plus qu'en 2007. "Il est encore
trop t6t pour &valuer de combien elles diminueront en 2009.
Ce sera en tout cas une mauvaise nouvelle pour les millions
de personnes qui en
dI oendeMMt ntour houcler leurs


fins de mois", annonce Luis
Alberto Moreno, le president
de laBanque interam6ricaine de
developpement (BID). La
dur6e de la crise mondiale, le
renforcement des politiques


contre les migrants et les variations des taux de change auront
un impact sur le montant des transferts.
Dans sept pays de la region (Guyana, Haiti, Honduras,
Jamaique, El Salvador, Nicaragua et Guatemala), les remesas
repr6sentent plus de 12 % du produit int6rieur brut (PIB),
davantage que les exportations, le tourisme ou les
investissements strangers.

CONTINUERATRAVAILLER
En Haiti, le pays le plus pauvre des Amdriques, les
transferts familiaux ont atteint 1,8 milliard de dollars en 2008,
plus du tiers du PIB, et beaucoup plus que l'aide internationale.
RWunis a Washington a la mi-avril, les principaux bailleurs de
fonds ont promis 324 millions de dollars. La secr6taire d'Etat
amdricaine, Hillary Clinton, a annonc6 que la situation de 30
000 sans-papiers haitiens menac6s d'expulsion serait
reconsid6rde afin qu'ils puissent continuer a travailler et a
envoyer des fonds a leur famille.
Grice a la fin des restrictions annonc6es a la mi-avril par
le president des Etats-Unis, Barack Obama, Cuba est le seul
pays de la region oni les remesas vont augmenter. Selon
1'6conomiste Manuel Orozco, ils ont repr6sentW environ 1
milliard de dollars en 2008, dont 53 % venant des Etats-Unis et
23 % d'Espagne, et devraient atteindre 1,4 milliard en 2009. Le
lendemain de la decision de M. Obama, la compagnie Western
Union a annonc6 extension de son r6seau de plus de 3 000
agences recevant des fonds a destination de Cuba...

Jean-Michel Caroit


|: "Copyrighted Material f

M Syndicated Content **
Available from Commercial News Providers"


CONTACT US
TOLL FREE 1 8B 3 B3-28 5
0R. 3 0 5 -3 2 0i3i
FAX :3 52 5 3 2
CELL. 3 5 -R8G- i i


t aII


Mercredi 06 Mai 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 15


Faire la foire a la foire


CITY OF NORTH MIAMI
NOTICE OF PUBLIC WORKSHOP
COMMUNITY DEVELOPMENT BLOCK GRANT (CDBG)
HOME INVESTMENT PARTNERSHIP PROGRAM (HOME)
2009-2010 ACTION PLAN

The U.S. Department of Housing and Urban Development (U.S. HUD) requires
that the City of North Miami submit an annual update of its Consolidated Plan. The
update, known as an Action Plan, will reflect a collaborative process whereby North
Miami establishes a unified vision of community development actions (interaction with
municipalities, community organizations, civic organizations and private sector). This
planning effort will cover the Community Development Block Grant (CDBG) and Home
Investment Partnership Program (HOME). All U.S. HUD entitlement communities must
submit an Action Plan in order to receive these funds.
As part of the planning process, the City of North Miami will conduct public
workshops to elicit input on programs and activities eligible for CDBG and HOME fund-
ing, and to prioritize such programs and activities for eligible areas citywide. Residents
are invited to attend and participate in these discussions. In addition, residents will have
an opportunity to discuss the Neighborhood Stabilization, The Homelessness Preven-
tion and Rapid Re-Housing and Community Development Block Grant-Recovery Pro-
grams. Below are the locations and dates of the meetings:
Locations: Sunkist Grove Community Center
12500 N.W. 13h Avenue
Wednesday, May 20, 2009
6:00PM- 8:00PM

Griffing Adult Center
12220 GriffingBlvd.
Wednesday, May 27, 2009
6:30PM-8:30PM

IN ACCORDANCE WITH THE AMERICANS WITH DISABILITIES ACT OF
1990, PERSONS NEEDING SPECIALACCOMMODATION TO PARTICIPATE IN THIS
PROCEEDING SHOULD CONTACT THE COMMUNITY PLANNING AND
DEVELOPMENT DEPARTMENT NO LATER THAN FOUR (4) DAYS PRIOR TO THE
PROCEEDING TELEPHONE(305) 893-6511, EXT. 12171, FORASSISTANCE; IF HEARING
IMPAIRED, TELEPHONE OUR TDD LINE AT (305) 893-7936 FOR ASSISTANCE.







Haiti enMarche r Vol XXIII N 15 INSERTION DEMANDED


L'AFFAIRE BOULOS / PREVAL




Un veritable miroir aux alouettes


J'ignore par quel tour de prestidigitation le locataire
du Palais national a pu embarquer la majority des membres du
Grand Corps dans l'Acte ignoble, illegal et anticonstitutionnel
du 18 mars 2008. En laissant accroire a mes pairs du SRnat de la
R6publique que ma presence a la Chambre Haute participe
d'une strat6gie d6finie par la bourgeoisie mulitre traditionnelle,
visant a la mise en ceuvre d'unprojet de reconqu6te du pouvoir
d'Etat aux d6pens des fils du peuple -c'est-a-dire des 616ments
issus de la paysannerie et des < classes moyennes noires >-,
le president Prdval pense m'avoir assend le coup de grice.
Mais l'argument est a la fois astucieux, fallacieux, d6cousu,
voire tout bonnement absurde. Je n'apprendrai pas a Monsieur
Prdval qu'il est le petit-fils des Talleyrand, une vieille famille
de la bourgeoisie mulatre. L'histoire nous enseigne que les
luttes entre les mulatristes et les noiristes ont d6ji caus6 trop


de torts a Haiti pour que l'on continue
a remuer le couteau dans la plaie encore
b6ante... En outre, Monsieur Prdval
n'est que le fer de lance de lapolitique
de doublure d'un clan qui entend a
tout prix s'approprier toutes les
ressources du pays. Point n'est besoin
d'6tre grand clerc pour comprendre le
caractere multidimensionnel de
<< l'affaire Boulos/Prdval >. En fait, il
s'agit d'un problkme complexe et
complique qui d6borde le simple conflit
politique opposant le s6nateur de la
Republique Rudolph Henry Boulos au
president de la R6publique Rend Garcia
Prdval.
L'affaire connue sous le nom
d' << affaire Boulos >, est avant tout un
imbroglio politico-juridique, a
composante soci6tale. En ce sens, elle
d6passe les int6r6ts du s6nateur
Boulos et de ses mandants qui Font
elu premier S6nateur du Nord-Est en
2006, pour six ans, apres trois tours de
scrutin. En accusant le s6nateur
Boulos de tous les p6ch6s du monde,
le president Prdval essaie de lui faire
porter la responsabilit6 des maux qui
accablent notre chire Haiti depuis plus
de deux cents ans. L'envie, la rancune
et la haine lui enlkvent le bon sens et
la raison, ce qui l'emp6che de se rendre
a l'dvidence que le s6nateur Boulos ne
pourra jamais lui servir de bouc
6missaire. Les observateurs avertis de
la scene politique du pays
conviendront avec moi que les Boulos,
arrives en Haiti vers les anndes 1860 et
ayant choisi de s'6tablir dans le Nord,
n'avaient pas eu le malheur de prendre
part ni a la guerre civile du Sud (1799-
1800) ni a l'assassinat de l'empereur
Jean-Jacques Dessalines (1806) ni a la
guerre civile de MiragoAne (1883).
En r6alit6, ce que le president
Prdval reproche au s6nateur Boulos,
c'est d'avoir pris fait et cause pour les
categories sociales d6favoris6es, les
laiss6s-pour-compte de notre soci6td
d'apartheid. Cette position en faveur
des exclus 6tait le choix de mon pare,
le Dr Carlo Boulos. Elle est aussi la
mienne etje n'entends pas y renoncer.
J'y suis profond6ment attach au p6ril
de ma vie.
En me portant candidat au
Snat, j 'entendais d6fendre les int6rets
de la population du Nord-Est. Elu
premier s6nateur de ce DDpartement,
j'ai vite compris que les problkmes des
habitants des neuf autres
D6partements ne sont pas different
de ceux de mes mandants. A titre de
s6nateur de la R6publique, je me suis
voud corps et Ame au service de toutes
les Haitiennes et de tous les Haitiens,
tant de l'int6rieur que de l'exterieur.
Raison pour laquelle, sans doute, les
secteurs r6actionnaires du pays ont
r6agi violemment en m'6cartant
brutalement du Grand Corps. En
somme, il est question d'une lutte
f6roce n6cessitant la participation des
forces vives et saines d'Haiti en vue
de faire dchec aux forces d'argent et
de pouvoir qui sont d6termindes a
laisser la majority souffrante croupir
dans la fange. Je ne saurais permettre
a un chef de clan de prendre en otage
le destin de la Nation haitienne. I1 est
du devoir de ceux qui entendent relever
ce d6fi de se mettre en faisceau pour
essayer de sauver ce qui peut l'6tre
encore...
Cette situation dramatique
interpelle les femmes et les hommes de
bonne volont6. Nous devons
imp6rieusement d6finirune strat6gie de
lutte et concevoir un projet de soci6td


nous permettant de rompre avec l'arri6ration et l'archaisme,
pour lancer le pays sur la voie de la modernisation politique,
6conomique et sociale. Un projet d'une telle envergure implique
n6cessairement l'organisation d'un Chita Tande susceptible
de conduire a l'adoption d'une politique de refondation de
l'Etat-Nation. Pour y parvenir, les l6ites politiques,
dconomiques et sociales doivent mettre leurs int6r6ts mesquins
de c6te, s'asseoir loyalement autour d'une table et utiliser les
ressources financieres et intellectuelles du pays en vue de
mat6rialiser ce n6cessaire projet de sauvetage national.
Ce projet doit viser a regrouper les Haitiens de
l'int6rieur et de la diaspora pour les aider ajouer leur partition
dans le grand < souhait6. L'heure est grave, et
l'obligation de recouvrer la souverainet6 de notre pays
condamne les Haitiens de l'int6rieur et de la diaspora a se


LEGAL NOTICE
Pursuant to F.S. 98.075(7), notice is hereby given to the voters listed below. Please be advised that
your eligibility to vote is in question. You are required to contact the Supervisor of Elections in Miami-
Dade County, Florida, no later than thirty days after the date of this Notice in order to receive
information regarding the basis for the potential ineligibility and the procedure to resolve the matter.
Failure to respond will result in a determination of ineligibility by the Supervisor of Elections and your
name will be removed from the statewide voter registration system. If you have any questions
pertaining to this matter, please contact the Supervisor of Elections at 2700 NW 87th Avenue, Miami,
Florida or call 305-499-VOTE (8683).
AVISO LEGAL
Conforme a F.S. 98.075(7), por el presente se notifica a los electores enumerados a continuaci6n
que se cuestiona su idoneidad para votar. Usted debe comunicarse con el Supervisor de Elecciones
del Condado de Miami-Dade, Florida, dentro de los treinta dias, a mas tardar, desde la fecha de este
Aviso, con el fin de que se le informe sobre el fundamento de la posible falta de idoneidad y sobre el
procedimiento para resolver el asunto. Si usted no cumple con su obligaci6n de responder, se emitira
una declaraci6n de falta de idoneidad, por parte del Supervisor de Elecciones, y su nombre se
eliminara del sistema de inscripci6n de electores de todo el estado. Si tiene alguna duda acerca de
este tema, por favor, comuniquese con el Supervisor de Elecciones, en 2700 NW 87th Avenue,
Miami, Florida, o portelefono, al 305-499-VOTE (8683).
AVI LEGAL
Dapre Lwa Florid F.S.98.075(7), yap avize vote yo ki sou lis pi ba la-a. Tanpri, note byen ke elijibilite
nou kom vote an kestyon. Yap mande nou kontakte Sipevize Eleksyon Konte Miami-Dade, Florid, pa
pita ke trant jou apre resepsyon Avi sa-a pou nou kapab resevwa enfomasyon sou kisa yo baze
kestyon ke w pa elijib la epi pou nou we kouman pou nou rezoud pwoblem la. Si w pa reyaji epi w pa
reponn a let sa-a, sa gen dwa mennen Sipevize Eleksyon an deside ke w pa elijib epi yo va retire non
w nan sistem enskripsyon vote Eta-a. Si w genyen ankenn kestyon sou koze sa-a, tanpri kontakte
Sipevize Eleksyon yo nan 2700 NW 87" Avenue, Miami, Florid oswa rele 305-499-VOTE (8683).
Notice is hereby given to: Last known address:
Por el presente se da aviso a: Ultima direcci6n conocida:
Yap avize: Denye adres nan rejis:
(DESRAVILES)KENDRICK,
JACQUELINE 280 NE 172nd Street, N. Miami Beach, FL 33162
AGOSTO, MIGUEL 3860 NW 183rd Street, Miami Gardens, FL 33055
AGUILAR, RAMON 21080 NW 14th Place #BG5, 106, Miami, FL 33169
AIKEN, ADRIAN 82 NW 98th Street Miami Shores, FL 33150
ALMENTERO ALESANDRE 129 SW 9th St #C, Miami, FL 33130
ALONSO, RAMON 2907 SW 12th Street, Miami, FL 33135
ALVARENGA-FREIRE, ALEXANDRE 2070 NE 121st Rd. N. Miami, FL 33181
ANGEL, LEONARDO 968 NW 2nd Street, 10, Miami, FL 33128
BAILEY, ARNETT 8335 NW 29th Ct. Miami, FI 33147
BALTODANO, SERGIO 6995 NW 173rd Dr., #2101 Hialeah, FL 33015
BARRERA, ROBERT E. 7095 Sunset Drive Miami, FL 33143
BECKHAM, JOAN 112 NW 47th Street, Miami, FL 33127
BEHAR, ARISTIDES 8324 SW 103rd Ave., Miami, FL 33173
BENNETT WILLIE 15324 SW 284th st #58, Miami, FL 33033
BERNARDMARIE 1246 NE 111th St., Miami, FL 33161
BESTER, LONE 113 NW 11th Terrace, Miami, FL 33136
BETHEL, WILLIAM 773 NW 52nd Street, #2 Miami, FL 33127
BIRHARGHER, ORLANDO 21050 NE 38th Ave., #2404 Aventura, FL 33180
BLOUNT. JR., FREDDIE 338 NW 59th Street, #2 Miami, FL 33127
BOSTIC, TOQUINCY 340 Seaman Ave., Opa-locka FL 33054
BRAZEL, TANZANIA 101 NW 70th St., Miami, FL 33150
BROWN, DANNIE 20821 NW 34th Ct., Miami Gardens, FL 33056
BROWN, FRANK 21382 Marina Cove Cir., #18D, Aventura, FL 33180
BROWN, GREGORY 11020 SW 142nd PL, Miami, FL 33186
BROWN, HAROLD 950Opa Locka Blvd., #4, Opa-locka,FL 33054
BROWN, SHEILA 220 NW 11th Terrace, Miami, FL 33136
CADILLON, SAMUEL 7717 NW 5th Ct., Miami, FL 33150
CANAIDATEAUTREY D 2755 NW 43rd Ter., Miami, FL 33142
CANDAME RAUDI 11830 SW 204th Street, Miami, FL 33177
CANELO, PABLO 10460 SW 5th Street Sweetwater, FL 33174
CASTELLANOS, RUBEN 1725W 60th Street, #F223, Hialeah, FL 33012
CLARK, CONNEY LEWIS 1465 NW 192nd Ter., Miami Gardens, FL 33169
CLARK, DARIUS 1145 NW 155th Ln. #205, Miami, FL 33169
CLARK, DOMINIC D 726 NE 1st Ave., Miami, FL 33132
CLARK, SHAVELLE 980 NE 170th St #108, Miami, FL 33162
CLINTON, VLERIE 411 NW 37th St., Miami, FL 33127
COLEMAN, JACQUELINE 1319 NW 60th Street, #2, Miami, FL 33142
DANIELS, DAMEION 1531 NW 67th St. Miami, FL 33147
DANIELS,DIAVNTE 1870 NW 131st St., Miami, FL 33167
DAUMY, JORGE 1950W 56th Street, #2402, Hialeah, FL 33012
DAVIS, ALEX 591 NW 193rd Street, Miami Gardens, FL 33169
DAVIS, RICHARD 18042 NW 41st PI., Miami Gardens, FL 33055
DE BARI, JESSICA ANN 1330 Old Dixie HWY., Homestead, FL 33030
DE LA CRUZ, MARIA 13820 SW 73rd Ave., Palmetto Bay, FL 33158
DE LA FE, GEORGE 10150 SW 146th Ave., Miami, FL 33186
DEAN DWIGHT 1200 Sesame Street, #5, Miami, FL 33054
DESIR, JOVANY 1500 NW 12th Ave., #1426, Miami, FL 33136
DISLA, JENNIFER 711 NE 29th Street, #42, Miami, FL 33137
DIXON, LUZMINA SOFINA 6511 NW 12th Ave. #19, Miami, FL. 33150
DOUGLAS, ALONZO T 301 NW 22nd St #107, Miami, FL 33127
EADY, KARL 3030 NW 195th St., Miami Gardens, FL 33056
EDGECOMB, DIANNE 2101 NW 36th St., Miami, FL 33142
EFFORD, BEN 2132 NW 68th St., Miami, FL 33147
ELLIS, CHRISTOPHER 1305 NW 62nd St., Miami, FL 33147
EVANS, JIMMIE 28702 SW 147th Ct., Homestead, FL 33033
EVE, ALLEN S 1373 NE 110th Ter., Miami, FL 33161
FELIPE, EUGENIA 12729 SW 28th Terrace, Miami, FL 33175
FERNANDEZ, ANA 2450 SW 90th Ave., Miami, FL 33165
FERNANDEZ, ROBERT 14011 SW 90th Ave., #D101, Miami, FL 33176
FLANDERS, SAMMIE 1331 NW 174th St., Miami Gardens, FL 33169
FLEMING, ANDRE 1780 NW 5th Ave #L, Miami, FL33136
FLOREZ, LUIGI 115 NE 202nd Terrace, #M26, Miami, FL 33179
FONSECA, ALEXANDER 70 NW 28th St., Miami, FI 33127
FOOTMAN, JOHN 7235 NW 179th Street, #212, Hialeah, FL 33015
FORBES, EVERAN 13956 NW 22nd Place, Opa-locka, FL 33054
FOX, RAYLEST ANTHONY 17900 N Bay RD #403, Sunny Isles, FL 33160
FRANCOIS, CARMELLITA 541 NE 164th Terrace, Miami, FL 33162
FULLER J C 3637 Florida Ave., Miami, FL 33133
GADDY, TERRY 8540 Harding Ave., #C108, Miami Beach, FL 33141
GAINES, FELICIA 638 NW 65th Street, #1, Miami, FL 33150
GARCIA, LAZARO 3775 SW 130th Ave., Miami, FL 33175
GARCIA, PATRICIA 3775 SW 130th Ave., Miami, FL 33175
GARCIA, ROLANDO 9855 SW 58th St., Miami, FL 33173
GARCIA.DANYAN 14651 SW 93rd LN., Miami, FL 33186
GOLDMAN, TAVARES 2966 NW 132nd St., #524, Miami, FI 33054
GONZALEZ, ZAIDA 8202 NW Miami Ct., #503, Miami, FL 33150
GRANT, JABARI 1510 NW 4th Ave., #19A, Miami, FL 33136
GROSS, LOUIS MOSES 13610 Monroe St., Miami, FL 33176
GUERRERO, ISIDRO 8831 SW 142nd Ave #1917 Miami, FL 33186
HADLEY, ADRIAN 5958 SW 68th Street, South Miami, FL 33143
HAMPTON, LARRY 630 NW 195th Ter., Miami, FL 33169
HARDY TOVA JENIER 3802 Day Ave., Miami, FL 33133
HERRON, DWIGHT 1742 NW 5th Ave., Homestead, FL 33030
HEVIA, ANTONIO 7820 SW 129th Ave., Miami, FL 33183
HILL, SUSAN C 237 SW 2nd St., Miami FL 33034
HOLDEN, MALCOLM 18251 NW 23rd Ave. Miami, FL 33056
HOWARD, TRAVIS 3501 NW 95th Ter. Miami, FI 33147
HUNTER, THEODORE 2200 NW 54th Street #606, Miami, FL 33142
JACKSON, CHRISTOPHER 13128 Port Said Rd., #176, Opa-locka FL 33054
JACKSON, ERSKINE 10160 NW 19th Ave. #310, Miami, FL 33147
JACKSON, JAVARES 2155 NW 98th Street, Miami, FL 33147
JENKINS, TANASHA 95 NW 52nd St., Miami, FL 33127
JIMENEZ, DAVID 978 NW 3rd Street #4, Miami, FL 33128


JONES III, EDWARD


7350 N Oakmont Dr. Hialeah, FL 33015


Page 7


regrouper, dans un veritable coude a coude fraternel, pour
freiner cette d6gringolade, cette descente aux enfers
traumatisante. La lutte contre la corruption, la violence, la
misere, le ch6mage, l'exclusion et le phenomene de d6sespoir
collectif doit 6tre notre boussole et notre priority.
Pour ma part, je m'engage solennellement a travailler
loyalement, main dans la main, avec lajeunesse de mon pays
et les compatriotes de bonne volont6 pour arriver a mettre sur
pied un vaste mouvement patriotique afin de briser les chaines
politiques, 6conomiques et sociales, et de lib6rer enfin notre
peuple de cette forme barbare d'exploitation de l'homme par
l'homme : ph6nomene qui n'a pas sa place dans le monde du
XXIe siecle.
Rudolph H. Boulos
Senateur de la Republique d'Haiti,
Ouanaminthe, le 19 avril 2009


Notice is hereby given to: Last known address:
Por el presente se da aviso a: Ultima direcci6n conocida:
Yap avize: Denye adrbs nan rejis:
KELLY, TIJUANA 10768 SW 225th Street, Goulds, FL 33170
KELSEY, TIMOTHY 2495 NW 81st Terrace, Miami, FL 33147
KESSLER, LANDEN 950 NE 182nd Terrace, N. Miami Beach, FL 33162
KINGDOM, PATRICK 4460 NW 207th Dr., Miami, FL 33055
LANZO, MARIA 2245 SW 31st Ave., Miami, FL 33145
LAWLER, BILLY 6020 NW 15th Ave #2, Miami, FL 33142
LEMON, LEE 1221 SW 4th St., Miami, FL 33033
LEON, JOHN 3752 Estepona Ave., Doral, FL 33178
LEVERS, SHEREE 763 SW 8th Street, Miami, FL 33130
LEWIS, SAMUEL 1235 Sharazad Blvd, #8, Opa-locka, FL 33054
LIPP, ROBERT FREDERIC 11621 W Biscayne Canal Rd., Miami FL, 33161
LOKIETZ, ROBERT 12150 NE 19th Ave., #4, N. Miami, FL 33181
LOPEZ, GERARDO 1483 NW 42nd Street, Miami, FL 33142
MAJOR, JEFFREY 19609 NW 29th PI., Miami, FL 33056
MALO, ANTONIO 10265 SW 70th Street, Miami, FL 33173
MARSHALL, ELAINE 2335 NW 51st Street, Miami, FL 33142
MARTI, HUBERT 13384 SW 46th Terrace, Miami, FL 33175
MARTIN, LATOYIA 448j NW 7th Street, #3, Miami, FL 33136
MARTIN, LOUIS 565 NE 121st Street, #5, N. Miami, FL 33161
MARTIN, MERCEDES 3031 SW 109n Ct., Miami, FL 33165
MARTIN, TONY 11227 NW 3rd Terrace, Miami, FL 33172
MASTERSON, ROBERT 1340 Flamingo Way, Miami Beach, FL 33139
MCKNIGHT, NYKEVA 8118 NW 12th Ct., Miami, FL 33147
MEDEROS, FANCISCO 17544 NW 48th Place, Opa-locka, FL 33055
MENDOZA, ANDREA 1401 NW 7th Ave., #4B2, Miami, FL 33136
MERKERSON, ROBIN 1907 NW 38th Street, Miami, FL 33142
MILES, CHRISTOPHER 2782 NW 212th Street, Miami, FL 33056
MILLER, LUIS 16862 NE 18th Ave., N. Miami Beach, FL 33162
MILLERTERRENCE A 131 NE 186r, Miami, FL 33179
MOISE, ERNST 86 NW 108th Street, Miami Shores, FL 33168
MONTALVO, MARIAV 345 Ocean Dr. #214, Miami Beach, FL 33139
MORALES, BELINDA 7162 West 33rd Lane, Hialeah, FL 33018
MORANCY, BUTLER 1745 NW 121st Street, Miami, FL 33167
MORILLAS, JULIO 7790 SW 139th Terrace, Palmetto Bay, FL 33158
MOTA, GEORGE 2344 NW 33rd St., #1, Miami, FL 33142
MUNOZ, DANIEL 726 NE 1st Street, Miami, FL 33127
NEU, GREGORY 37 Via Floresta Dr., Boca Raton, FL 33487
NEWKIRK, TRAVIS 2175 NE 167th Street, #317, N. Miami Beach, FL 33162
NORMAN, MARVIN TYRONE 6220 NW 12th Parkway, Miami, FL 33147
O'BRIEN, JOHN 14222 SW 76th Street, Miami, FL 33183
PACE, EDWARD 439 NW 9th St., Miami, FL 33136
PALACIOS, HIPOLITO 638 NW 62nd St., Miami, FL 33150
PARKS, ANGELO 210 NW 16th Street, #5, Miami, FL 33136
PARKS, ROBERT 2265 NW 195th St., Miami, FL 33056
PAXTON, ERIC 1900 S. Treasure Dr., #D7, N. Bay Village, FL 33141
PEACOCK, DEMARREIO 5710 NW 5th Ave., Miami, FL 33127
PEREZ, AGUSTIN 1555 NE 33rd Rd, #201, Miami, FL 33033
PEREZ, ALEXIS 7435 SW 39th Ter., Miami, FL 33155
PEREZ, JESUS 720 Curtiss Dr., Miami, FL 33054
PEREZ, JESUS 10314 SW 152nd St., Miami, FL 33157
PEREZ, JULIO 2412 NW 5th Street, Miami, FL 33125
PEREZ, RAFAEL 3500 NW 24th Ave., Miami, FL 33142
PICHEL, ALEJANDRO 22542 SW 89th PI., Cutler Bay, FL 33190
POLITE, LIONEL 200 NW 17th Street, #204, Miami, FL 33136
POULOS, MATTHEW 1845 NE 154th Ter., Miami, FL 33162
PRESTON, ERROL R 726 NE 1st Ave., Miami, FL 33132
PRESTON, TYWANISHIA 3500 NW 80th Ter., Miami, FL 33147
PRIETO, JESUS 9843 SW 1st St., Miami, FL 33174
PULIDO, NANCY 1761 SW 21st Terrace, Miami, FL 33145
QUINN, KATHLEEN 11490 SW 142nd Ave., Miami, FL 33186
RAMOS, ESTHER 17206 NW 66th Ct., Hialeah, FL 33015
RAMOS, REBECCA 10065 SW 152nd Ter., Miami, FL 33157
REYNOLDS, DEBRA 8130 NW 14th Ave., Miami, FL 33147
RHOADES, JASON 390 NE 125th Street, #412, N. Miami, FL 33161
RICE, JESSE 10855 SW 225th St., Miami, FL 33170
RIGGINS, QUIANA 26620 SW 137th Ave., Homestead, FL 33032
RIVERA, ELIUD 1118 E Mowry Dr #202, Miami, FL 33030
RIVERS, SHAWN 16521 NW 17th Ct., Miami Gardens, FL 33054
ROBERTSON,CHARLIE 590 NW 46th St., Miami, FL 33127
ROBERTSON,JAMES 3325 NW 49th St., Miami, FL 33142
RODRIGUEZ, GLADYS 2213 SW 150th Court, Miami, FL 33185
RODRIGUEZ, GLORIA 980 SW 2nd Street, Miami, FL 33130
RODRIGUEZ, WILFREDO 5800 SW 17th Street, Miami, FL 33155
ROSA, TRACEY 1740 NW 122nd St., Miami, FL 33167
ROSS, ROBERT 356 NE 36th Avenue Rd., Homestead, FL 33033
SANDERS, MELINDA P.O. Box 382146, Miami, FL 33238
SANFORD, SHEILA 4031 NW 194th Street, Miami Gardens, FL 33055
SANTELLO, CHRIS A 10302 SW 128th PL., Miami, FL 33186
SARDUY, PEDRO 2660 SW 111th Ct., Miami, FL 33165
SCOTT, NORMA 436 NW 19th Street, Miami, FL 33136
SEGAN, ADAM 1440 W 23rd Stree, Miami Beach, FL 33140
SEYMORE, TONY 211 NW 12th Street, #18, Homestead, FL 33030
SHANNON, LARRY JR. 1720 NW North River Dr#411, Miami, FL 33125
SLOAN, LINDA 3755 NW 21st Ct., Miami, FL 33142
SMITH, ALFREDA 8744 NW 23rd Ave. Miami, FL 33147
SORIANO, JR., ROMEO 3277 SW 68th Ave., Miami, FL 33155
SOSA, NANCY L. 10050 SW 41st Terrace, Miami, FL 33165
SOTO, JOSE 12145 NW 2nd Ave., North Miami, FL 33168
SPIVEY, CLIFTON 15370 SW 284th Street, Homestead, FL 33033
STEWART JR., EDDIE 901 Pennsylvania Ave., #2, Miami Beach, FL 33139
STUART, CLARA D. 24 NE 169th Street, N. Miami Beach, FL 33162
STUBBS, MILTON 422 NW 19th St., Miami, FL 33136
STUDMIRE, KEITH 13390 NE 6th Ave., #4, N. Miami, FL 33161
TAYLOR, CRYSTAL 15461 SW 288th Street, #F13, Homestead, FL 33033
THOMAS, WILLIE 4223 NW 32nd Ave., Miami, FL 33142
THOMPSON, JOHNEL 445 NW 44th Street, Miami, FL 33127
TISDOL, BYRON 11670 NE18th Drive.,#1, N. Miami, FL 33181
TOLEDO, MARIA 13155 Ixora Ct., #1101, Miami, FL 33181
TORRES, MARIO 18936 NW 57th Ave., #203, Hialeah, FL 33015
UGARTE, MIGUEL 15517 SW 150th Street, Miami, FL 33196
VELEZ, STEVE M. 1441 NW 19th Street, #212, Miami, FL 33125
VIZCAINO, CHARLES 1835 E 6th Ave., Hialeah, FL 33013
WATTS, DAROLYN 2031 NW 67th Street, #205, Miami, FL 33147
WEBSTER, LULA 1126 NW 1st Ct #2, Miami, FL 33136
WHITE, SR., DANIEL 12750 NW 27th Ave., #110, Opa-locka, FL 33054
WIGGINS, DAVID 9411 Litter River Blvd., Miami, FL 33147
WILLIAMS, DARRELL 3125 NW 70th Terrace, Miami, FL 33147
WILLIAMS, LARRY 5820 NW 17th Ave., #2, Miami, FL 33142
WILSON, ALFRED 150 NW 53rd Street, Miami, FL 33127
WOODEN, THOMAS 13280 NE 6th Ave., #306, N. Miami, FL 33161
WOODEN, VIVIAN 3501 NW 95th Terrace, Miami, FL 33147
YANES, CARLOS 11818 SW 100th Terrace, Miami, FL 33186
YEARBY, CHAD M. 7936 NW 11th Ave., Miami, FL 33150
ZAMBRANA, OSMANY 440 SW 5th Ave., Miami, FL 33130

Lester Sola
MIAMIDADE Supervisor of Elections, Miami-Dade County
I ~ Supervisor de Elecciones, Condado de Miami-Dade
/ I Sip6viz6 Eleksyon, Konte Miami-Dade




Mercredi 06 Mai 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 15


# %HUgltlIM %1


Faut-il unnou


koi sur la prabw ?


"Copyrighted Material
C;g ....
oSymndicateda ontent
Available from CommercialNewsProviders"


d'une dloi ur I prcsw ?


PouM vos NsUwMnoi DE CAmOO APPO u
1-800-927-6059
on namw. imn -i-HL-Q,.mi Banm


Page 8


1 a-4-ril-





Mercredi 06 Mai 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 15


FETE PATRONALE



La St Philippe et St Jacques a Jacmel


Une ville pleine a craquer. Tous les hotels archi-
comble, les restaurants ne d6semplissant pas ... mais aussi
une ville propre par comparaison avec Port-au-Prince, la
capitale.
Tel 6tait le spectacle donn6 par Jacmel en ce vendredi
Premier Mai, jour de la St Philippe et St Jacques, les deux
patrons de la ville.
Jacmel a fait peau neuve, avec ses vieilles maisons
ravaldes, la cath6drale fraichement blanchie, l'h6tel communal
repeint lui aussi pour abriter cette exposition de 1'ISPAN : des
reproductions photographiques des tr6sors de Jacmel. Le


la Liberty et le Port touristique.
Dejolis stands avaient &te construits pour abriter les
artisans et leurs produits ... Broderies, c6ramiques, sculptures
sur pierre, masques en papier mich6, vases en feuilles de tabac,
bijoux en pierres pr6cieuses de Lissa Jeannot, l'artisanat de
Moro, les nappes, les draps venus de Camp Perrin, les
chemises de nuit en lin r6alis6es par les brodeuses de Fond
des Blancs, les productions Bl Z&b ...
Une foire artisanale caract6ris6e par la diversity et la
quality des produits exposes.
Mais il y avait aussi l'Institut National de Formation


Invincibles de Jacmel, Rockfam, So Nice, Marabou troubadour,
Mass Compa sans oublier l'inoubliable Sweet Micky qui avait
jur6 de faire durer la fete jusqu'a 8 heures du matin. Autant
dire que si vous 6tiez descendu a l'h6tel La Jacmdlienne, vous
6tiez en premiere loge du spectacle. Mais r6duit aussi a trbs
peu de sommeil puisque le lendemain samedi 2 maijusqu'6 6
heures du matin, Sweet Micky refusait encore de d6poser ses
instruments.
Samedi c'6tait le jour de la Course de motos au Parc
Turnier, sur la route de Meyer, avec participation aussi de
motocyclistes venus de Santo Domingo, de Port-au-Prince,


Jacmel a aussi 1 'un des artisanats les plus riches d'Haiti (HENM)


Manoir Alexandra, actuellement en pleine renovation, Bassin
Bleu, l'Alliance Franqaise, ces maisons datant du d6but du
siecle dernier sinon de la fin du 19e siecle et qui ont fait la
renomm6e de la ville se dressent dans de magnifiques
reproductions couleurs, voulant faire revivre une epoque
meme quand celle-ci semble d6finitivement r6volue.
On a tellement construit a Jacmel de ces blocs de
b6ton ou autres se voulant plus 6labords avec leurs tourelles
de b6ton que le Jacmel d'antan est presque noyd, comme le
sont aussi tous ces beaux coins touristiques, du fait de leur
manque d'entretien. Nous voulons parler des nombreux fortins,
des murs d'enceinte, de l'6tang Bossier, de la plage de
Raymond les bains, des < guildives > avec leur cuves g6antes
etc... tout cela existe encore mais en quel 6tat.
Mais revenons a la c6l6bration du ler Mai. Elle s'est
op6rde dans une ville propre, ce qui est d6ji beaucoup, vu la
density de la population jacmdlienne aujourd'hui.
La c6dlbration a commence par la grand-messe, suivie
de Te Deum a la Cath6drale St Philippe et St Jacques. Ensuite
une reception a la Mairie remise a neuf.
Puis c'6tait l'inauguration de la Foire agro-artisanale,
s'6tendant tout au long de la Rue du Commerce, 1'Avenue de


Professionnelle avec ses &lves venant de partout, dont ceux
ayant requ une formation en service de restauration qui ont
offert au public une stance de d6gustation pour lui permettre
de faire connaissance avec leur art culinaire ou de gofiter les
produits de leur fabrication : vin de mais, de tamarin, cassaves
et toute une vari&t6 de confitures, pour ne citer que quelques
exemples.
Signalons aussi l'exposition Les Joyaux de Jacmel
par Mike Toussaint a l'h6tel Cyvalider, l'exposition de peinture
Sl'H6tel Florita.
Du c6t6 des activities sportives, il y avait le Toumoi
de tennis f6minin organism par l'Union Sportive de Jacmel la
Marina Club.
Et quant aux soirees dansantes, il n'a pas &t6 facile
de dormir a Jacmel pendant le week-end du Premier mai. Nos
DJ devraient apprendre qu'une musique de quality n'est pas
n6cessairement celle qui est diffuse a plein volume.
Malheureusement trbs peu en sont conscients.
Le clou a &te le spectacle FESTI PARIS, patronn6 par
la Digicel et se d6roulant a Congo Plage, avec toutes sortes de
formations locales ainsi que des orchestres invites :
Jouvenceaux, Ti Ken Troubadour, Kadafi, Djakout Mizik,


Maison de Jacmel
sans oublier ceux de Jacmel et ils sont vraiment en grand nombre.
Les bals du 2 mai 6taient anim6s par Barikad Crew au
Ballade Night club, et par Sweet Micky au Samba Night club.
Et quant au dimanche 3 Mai, jour de cloture des
activities, il 6tait r6serv6 aux excursions : BassinBleu, 1'Etang
Bossier, Raymond les bains, Ti Mouillage, Kabic.
Le Premier mai a &t6 aussi l'occasion d'attirer
l'attention sur ce qui ne va pas. C'est ainsi que le Coumbite
RWgionale Organisation Sud-Est (CROSS) a organism une
manifestation a laquelle des centaines de participants
pouvaient 6tre observes avec leurs pancartes protestant contre
la p6nurie d'l6ectricit6 A Jacmel, le ch6mage qui touche la
majority de la population, le manque de travaux pour prot6ger
les berges, les bassins versants et l'environnement dans son
ensemble.
C'6tait tout cela la Fete patronale a Jacmel. Un peu de
tout pour permettre aux visiteurs de repartir avec un bon
souvenir de la ville, la capitale du Sud Est, le siege de toutes
sortes de manifestations culturelles : Le Camaval de Jacmel
dont la reputation n'est plus a faire et auquel est venue s'ajouter
une autre activity r6guliere, le Festival Film Jacmel r6unissant
tous ceux qui ont un nom dans le cinema.


Obama : moi un noir ?


(... suite de la page 2)
ch6mage en Haiti est fix6 officiellement a 80%.
Or le president Barack Obama ne s'est pas d6parti,
pendant ces 100 premiers jours de mandat, de son image de
<< neutre >, qui se tient au-dessus des partis et des stdrdotypes
raciaux.
Pourra-t-il le rester et continuer ajouir en meme temps
de cette confiance sans faille de la part des noirs amdricains ?
C'est une question de taille.


Mais il n'empeche : est-ce que si Hillary Clinton avait
gagn6 la pr6sidence, elle n'aurait pas approch6 la question de
manibre plus directe ou plus pragmatique ?
Certains leaders du Black Caucus se posent d6ji peut-
6tre cette question. Meme dans leur for int6rieur.
Le meme analyste rectifie : le president Obama pense
sans doute qu'en consacrant toute son 6nergie a la relance de
l' conomie et enveillant particulibrement a rattraper les millions
d'emplois perdus a cause de la crise, il contribue amdliorer le
sort g6ndral. Et celui de ses frbres de couleur par la meme
occasion.
Mais lejeune avocat activiste qui a fait ses premieres
armes dans les communaut6s les plus d6favoris6es de la
banlieue de Chicago, sait par experience que les choses ne
fonctionnent pas de manibre aussi automatique.
La preuve, pourquoi quand les emplois disparaissent,
cela doive se produire deux ou trois fois plus vite dans la


Transformer 1'essai...
Que pense aujourd'hui Barack Obama de
1' << affirmative action > ?
De la n6cessit6 d'ouvrir de manibre sp6cifique des
opportunities en formation pour des jeunes qui ne peuvent
trouver aucun recours au sein meme de leur communaut6.
Sinon les premiers frapp6s par la crise, ils seront
comme toujours les derniers a etre touches par la reprise. Et
encore s'il en reste.
Barack Obama a gagnd certes la ferveur de la
communaut6 noire.
Mais il lui reste, comme on dit dans le langage sportif,
Transformer l'essai.
Meme si ce n'est pas dit ouvertement, la balle est
aujourd'hui dans son camp.

Haiti en Marche, 2 Mai 2009


Le president Lyndon Johnson signant la loi des droits
civiques en presence du Rdv. Martin Luther King
D'autant plus que cette image de neutrality est une
composante essentielle de sa popularity sur le plan g6ndral.
Les m6mes sondages montrent que la plupart ne le perqoivent
pas comme un homme de couleur mais comme le president de
tous les Amdricains.
Il n'emp6che que lorsqu'on fouille plus avant, les
noirs sont moins susceptibles a son sujet d'6tre influences
par la conjoncture.
Bien entendu la fiert6 de voir un des leurs devenir
president des Etats-Unis ne va pas s'effacer d'unjour a l'autre.

Et si Hillary Clinton...


communaut6 noire qu'ailleurs
D'autre part, le
president Obama a cherch6
ses r6f6rences chez
Abraham Lincoln, le
president qui a mis fin
officiellement a l'esclavage
des noirs aux Etats-Unis, ou
chez Franklin D. Roosevelt,
l'homme du New Deal qui a
conduit les Etats-Unis hors
de la crise des anndes 30.
Par contre, du
moins dans son discours
officiel, il ne fr6le meme pas
le theme de la lutte contre la
pauvret6 (< New Society >)
cher a Lyndon B. Johnson,
le president qui a sign la loi
des droits civiques aux c6t6s
de Martin Luther King.


Page 9


Top It Parade
Semaine du 27Avril
1. Daan Junior: J'ai Soif de Toi
2. Zekle: The Best Of Zelke
3. DP Express: David
4. Azor: Samba Pi Move
5. Webert Sicot: Succes 68 70
6. Compilations: Summer Hits
7. Mushy Widmaier: My World
8. Zenglen: 20th Anniv. Live
9. Stil: Tet Kole Live
10. Markus Schwartz: Tanbou


m





_Page 10 Mercredi 06 Mai 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N0 15


MIAMI-DADE


ADVERTISEMENT FOR BIDS
PROJECTNAME: RUNWAY8R-26LPAVEMENTREHABILITATION
MIAMI INTERNATIONALAIRPORT

PROJECT NO.: H024C-1

Sealed Bids for the Project designated above willbe received for and inbehalf of Miami-Dade County, by the Office of the Clerk, in the StephenP. Clark Center, Suite 17-202, 111
N.W. 1st Street, Miami, Florida, 33128 until 1:00 P.M. MAY 28, 2009_or as modified by addendum, at which time all Bids will be taken to a room to be designated by the Clerk of the Board
in said Stephen P. Clark Center, publicly opened and read aloud. Bids received after the time and date specified will not be considered. The County reserves the right to postpone or cancel
the Bid opening at any time prior to the scheduled opening of Bids. Bidders are invited to be present

IN GENERAL THE WORK COMPRISES: The proposed scope of work for MIA Runway 8R-26L project includes pavement resurfacing, pavement reconstruction, airfield light
fixture refurbishment and or replacement, conduit, conductor and transformer replacement, and grade adjustments, threshold and MALSR lighting replacement, pavement grooving, and
markings.

BID DOCUMENTS: The Miami-Dade Aviation Department will make the Bid Documents available, on April 30, 2009, for inspection by individuals by appointment only, on
business days during the hours of 9:00 a.m. to 4:00 p.m. at T.Y. Lin International I H.J. Ross, 201 Alhambra Circle, Suite 900, Coral Gables, FL 33134. Interested parties are to schedule
an appointment to review the Bid Documents through Richard Raymond, H.J. Ross, (305) 567-1888. The duration of each appointment will not exceed two (2) hours. However, the
Department may schedule additional time slots (not to run consecutively with the original appointment), if available. At the time of the appointment, and prior to any Bid Document review,
interested parties will be required to present current, government issued, picture identification (e.g., Driver's License), documentation that they are licensed architect, engineer, or
contractor who may perform work on, or related to, the Project, and sign and notarize a Confidentiality Affidavit certifying that the company and each authorized employee agrees, that in
accordance with Florida Statutes 119.071(3)(b) and one or more of the following Florida Statutes, 281.301 and 331.22, to maintain the information contained in the Bid Documents as
being exempt from the provision of Florida Statute 119.07(1) and 24(a), Article I of the State Constitution. In addition, interested parties are advised that individuals will be monitored
while reviewing these documents. Interested parties may take notes, however, no photographs and/or copying of the documents will be allowed.

The Bid Documents can be purchased at T.Y. Lin International I H.J. Ross, 201Alhambra Circle, Suite 900, Coral Gables, FL 33134 as follows:
1. Non-refundable Payment of $175.00 for each set of Bid Documents
2. Refundable Deposit of $1,000 for each set of Bid Documents

The non-refundable payment shall be by any type of check, or money order, only, and made payable to the Miami Dade Aviation Department. The refundable deposit shall be by
Cashier's or Certified check, only, and made payable to the Miami Dade Aviation Department. Each interested Bidder shall furnish an address, telephone and fax numbers, and email address
for the purpose of contact during the bidding process. A business card with all of this information will suffice.

Bid Documents may be purchased in person or by mail. To purchase a set of the Bid Documents in person, each purchaser must present a current
A. copy of a government issued, picture identification (e.g., Driver's License)
B. copy of the architect, engineer, or contractor's qualifier's license issued by the Florida Department of Business and Professional Regulation for the Bidder making the purchase
C. an original, notarized Confidentiality Affidavit signed by the licensed architect, engineer, or contractor.

Confidentiality Affidavits may be obtained in advance by downloading from www.miami-airport.com/html/bids.html. Bid Documents may also be purchased by mail by sending
a copy of the requisite identification, license, original notarized Confidentiality Affidavit, contact information, and checks along with a FedEx or UPS billing account number to the place
of purchase indicated above.
All Bid Documents, including any copies made, shall be returned to the same location where they were purchased. All Bidders that timely return the Bid Document will have their
deposit returned. Those Bidders that purchase Bid Documents, but elect not to participate in the bidding process are also required to return all copies of the Bid Documents to the location
of purchase. Failure to return the Bid Documents and copies made to the location of purchase within five (5) working days after the Bid Due Date may be reported to a Law Enforcement
Investigating Authority and will forfeit the deposit. Furthermore, Bidders that fail to return Bid Documents shall not be allowed to participate in future Confidential solicitations until such
time that the firm has taken corrective actions that are satisfactory to Miami Dade County. The purchaser of the Bid Documents shall be required to certify that they have returned all
original Bid Documents plus any copies and they have not retained any copies.
All Bids must be submitted as set forth in the Bid Documents. The County reserves the right to reject any or all Bids, to waive informalities and irregularities, or to re-advertise
the project. The County, by choosing to exercise its right of rejection, does so without the imposition of any liability against the County by any and all Bidders.

PRE-BID CONFERENCE: The Miami-Dade Aviation Department will hold a Pre-Bid Conference on May 14,2009, at 2:00 pm at Miami International Airport, Building 5A, fourth
floor, in the Main Conference Room, for all interested parties. Attendance will be limited to two (2) representatives per firm. No other Site Inspections will be provided by the Miami-Dade
Aviation Department. It is the policy of Miami-Dade County to comply with all the requirements of the Americans with Disabilities Act (ADA). For sign language, interpreter services,
material in accessible format, other special accommodations, or airport-related ADA concerns, please contact the MDAD Office of ADA Coordination at (305) 876-0856.

DISADVANTAGED BUSINESS ENTERPRISE PROGRAM.
Participation Goal for of this Project is: DBE 8 %

COMMUNITYWORKFORCEPROGRAM
The Community Workforce Goal for this Project is: 10 %

BID GUARANTY: Each Bid must be accompanied by a Bid Guaranty of not less than five percent (5%) of the Total Bid in a manner required by the Instructions to Bidders. No
Bid may be withdrawn after the scheduled closing time for the receipt of Bids for a period of one hundred and eighty (180) days. The County reserves the right to reject any or all Bids,
to waive informalities and irregularities, to reject all Bids, or to re-advertise for Bids.

BID IS SUBJECT TO THE FOLLOWINGPROVISIONSAMONGOTHERS:
1) The U.S. Department of Labor wage rates.
2) The Provisions in reference to the timetables for minority and female employment participation, expressed as a percentage, for the Contractor's aggregate work force in each trade on
all construction work in the covered area, as follows:

Timetables Goal for minority Goals for female
Participation for each Participation for
From 4/01/81 trade in Miami-Dade County each trade
Until further notice 39.5% 6.9%

As used in this Notice, and in the Contract resulting from this solicitation, the "covered area" is Miami-Dade County, Florida. These goals are applicable to all Contractor's construction
work (whether or not it is Federal or Federally assisted) performed in the covered area.
3) The "Equal Opportunity Clause" and the "Standard Federal Equal Employment Opportunity Construction Contract Specifications" as set forth in the Contract Documents.
The Contractor's compliance with the Executive Order and the regulations in 41CFR Part 60-4 shall be based on its implementation of the Equal Opportunity Clause, specific
affirmative action obligations required by the specifications set forth in 41CFR 60-4.3(a), and its efforts to meet the goals established for the geographical area where the Contract resulting
from this solicitation is to be performed. The hours of minority and female employment and training must be substantially uniform throughout the length of the Contract, and in each trade,
and the Contractor shall make a good faith effort to employ minorities and women evenly on each of its projects. The transfer of a minority or female employee or trainee from Contractor
to Contractor or from project to project for the sole purpose of meeting the Contractor's goals shall be a violation of the Contract, the Executive Order and the regulations in 41CFR Part
60-4. Compliance with the goals will be measured against the total work hours performed. The Contractor shall provide written notification to the Director of the Office of Federal Contract
Compliance Programs within ten (10) working days of award of any construction subcontract in excess of $10,000 at any tier for construction work under the Contract resulting from this
solicitation. The notification shall list the name, address and telephone number of the Subcontractor; employer identification number of the Subcontractor; estimated dollar amount of the
subcontract; estimated starting and completion dates of the subcontract; and the geographical area in which the Contract is to be performed.
4) It is the policy of the County that Disadvantaged Business Enterprises (DBE) as defined in 49 CFR Part 26 shall have the maximum opportunity to participate in the performance of
contracts whenever the work under the Contract is financed in whole or in part with Federal funds.
5) Pursuant to Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t), a "Cone of Silence" is imposed upon RFPs, RFQs or Bids after advertisement and terminates at the time the County Manager
issues a written recommendation to the Board of County Commissioners or a Notice of Contract Award Recommendation, whichever comes first. The Cone of Silence prohibits
communications regarding RFPs, RFQs or Bids between potential vendors, service providers, Bidders, lobbyists, or consultants and the County's professional staff, including but not
limited to the County Manager and the County Manager's staff. A Cone of Silence is also imposed between the Mayor, County Commissioners or their respective staffs and any member
of the County's professional staff including, but not limited to, the County Manager and the County Manager's staff.
The provisions of Miami-Dade County Code Section 2-11. 1(t) do not apply to oral communications at pre-Bid conferences, oral presentations before selection committees, oral
communications with the Contracting Officer, as published by the Small Business Development (SBD) (formerly the Small Business Affairs) in their weekly Cone of Silence Project
Information Report, for administering the procurement process, provided the communication is limited strictly to matters of process or procedures, Contract negotiations during any duly
noticed public meetings, public presentations made to the Board of County Commissioners during any duly noticed public meeting or communications in writing at any time unless
specifically prohibited by the applicable RFP, RFQ, or Bid document. Bidders or proposers must file a copy of any written communication with the Clerk of the Board, which shall be made
available to any person upon request. The County shall respond in writing and file a copy with the Clerk of the Board, which shall be made available to any person upon request.
In addition to any other penalties provided by law, violation of Miami-Dade County Code Section 2-11.1 (t) by any Bidder or proposer shall render any RFP award, RFQ award, or
Bid award voidable. Any person having personal knowledge of a violation of this Ordinance shall report such violation to the State Attorney and/or may file a complaint with the Ethics
Commission. Bidders or Proposers should reference the actual Ordinance for further clarification.
6) The County shall not be responsible for any modifications or alterations made to the Bid Documents or to the Contract Documents other than those made by Addendum, Change Order,
or Work Order. Any purchase of partial sets of documents shall be at the purchaser's risk.
7) Pursuant to Miami-Dade County Code Section 2.8-1 (d), a Bidder shall have on file, prior to contract award a duly executed Uniform County Affidavit with the Miami-Dade County
Department of Procurement Management (DPM), to be maintained with the bidders vendors registration file. The Bidder is responsible for obtaining the Vendor Registration Package,
including all affidavits by downloading from the DPM website at www.miamidade.gov or from the Vendor Assistance Unit at 111 N.W. 1t Street, 13t Floor, Miami, Florida 33128, (305) 375-
5773.





Mercredi 06 Mai 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N 15


pr6eparepfaeearlnn[rand
Chef4
* Le[Sautdu Barril Telephones [[566-5361
* LePalaisileSudre 401-7108 l514-0304
SDartiguenavelalAnsel lemanoloinn@mac.com
Veau
* LaPetiteLEgliselie[Petit Internetdisponible
Trou [iatan tp e la u [u 7mele
siecle... pour les c .ents


BEL FOUCHET

Take Out

8267 N Miami Avenue, Miami,
Florida 33150
Tel. 305-757-6408





Parents, ous qul dtvez dun avenr melleur pour vos enfants,
conIes au CMP
ANNEE ACADEMIQUE 200B209
PROGWPIMES
LICENCE EN:
MarltI~a : 4..
&dencCsCopleatis :4em
aideAnc s Iaitrque :4 ne
&SMMos Infoflbpu. A4sm
Marke~ Manepmer :2lne
SecArrsl aulnle : 2 .n
G olk-Finene-MAbe ; 1 leno 2ea
Campmi Wminike ; 1 on
AseulenceAdmbllrIBe 1s lan
Infma~tucyslwl ;60 ure2aun
IT Ee"le( CSCO) ;70 twu
Paur icutel inftmtasbe lpllwisir:
MP.uD*w 30
Telrs2 51 341, 3 7*2ft 2 282M



KJ ADVERTISING

SERVICES
P.O. BOX 600673
Miami Florida, 33160-0673
Publicites: Radio, Journaux et Tv.
Aussi un service de traduction
de Documents etc.


Info (954) 559-7729


Evens Hilaire
Consultant


SANTE


10 d6partements d'6tudes
Licence en :
* Gestion d'Entreprise
* Conception et Execution de Proj et
* Economie et Finance
* Sciences de l'Education
* Sciences Comptables
* Relations Internationales
SGouvernance

Dipl6me en:
* Informatique de Gestion
* Relations Publiques
* Gestion de la Microfinance

Contactez nous :
Angle Delmas 75 et Impasse Herard # 3,
Port-au-Prince, Haiti, WI.

www. cfdeh aiti. cor
Par courriel: Administration(i.CDFEHaiti.com
GBrunet.CFDEHaiti. corn


Par telephones : (509) 2246-1425
2513-3726


3555-1575
3767-1575


VISION MORTGAGE BANK, INC

EVENS HILAIRE
Loan Consultant


12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161
Phone: (305) 891-2225
Fax (305) 891-2559
Cell (786) 285-0384


Vaincre la malaria en Haiti


la lutte continue !


Le paludisme reste la deuxieme cause de mortality
par maladie infectieuse dans le monde, apres le SIDA. Dans
la region caraibe, la maladie a edt dradiquie dans la quasi-
totalitd des pays. Et parmi les zones encore a risque figure
Haiti. Pour arriver a son elimination, d'importants efforts
sont en cours.
Dans les caraibes, seuls la R6publique Dominicaine
et Haiti demeurent aujourd'hui des pays a risque. Et la
prevalence de cette maladie dans le pays est de 4.9, selon le
directeur adjoint du programme national de contr6le de la
malaria, Dr Roland Oscar. Annuellement, 20.000 cas de malaria
sont diagnostiqu6s. < chiffre n'est pas trop l6ev >>, opine M. Oscar.
Les femmes et les enfants constituent les groupes les
plus vulnerables. En effet, la malaria est la premiere cause de
mortality chez les enfants de moins de 5 ans. La malaria est
end6mique dans toutes les regions d'Haiti, la pointe sud du
pays 6tant la region la plus touchee. Ony trouve de nombreux
gites larvaires.
Parallelement, l'on assiste a une monte des cas de
paludisme dans le pays apres chaque saison cyclonique,
comme le souligne nombre de sp6cialistes. Aussi, avait-on
craint une 6pid6mie de malaria dans le pays apres les
inondations de 1'Fet 2008. Cependant, grace des mesures
preventives rapidement prises par les autorit6s sanitaires
haitiennes aides de leurs partenaires intemationaux, le danger
avait ete ecarte.
Mais l'6radication de la maladie a travers Haiti s'inscrit
plut6t dans une logique d'action plus ou moins longue. <


Selon notre nouveau plan d'action, nous devons parvenir a
l'elimination totale de la maladie en 2020 et r6duire la mortality
due a la malaria de 75% d'ici a 2015 >>, a indiqu6 Roland Oscar.
Aussi, diverses actions sont-elles menees, conform6ment aux
axes strat6giques d6finis par le plan national.
Au niveau de la lutte anti-vectorielle, qui vise
l'elimination ou la reduction de la proliferation du moustique
adulte, sont r6alises des curages de canaux, le drainage d'eau
stagnante, le remblayage de marais ou encore la fumigation. A
cela s'ajoute la distribution de moustiquaires impr6gnees
d'insecticide.
Autre action, la lutte biologique. Elle consiste
essentiellement a ensemencer les gites larvaires aquatiques
avec des poissons mangeurs de larves. La surveillance
6pid6miologique n'est pas en reste. A travers cette action,
effet, il est question de renseigner les autorit6s concernes de
la situation de la malaria dans le pays, notamment pour des
prises decisions appropriees.
Aux cot6s des autorit6s du pays, sont a l'ceuvre
plusieurs acteurs locaux et intemationaux pour venir a bout
de la malaria en Haiti. Aussi, d'aofit 2004 ajuillet 2009, ce sont
plus de 14 millions de dollars americains qui ont ete alloues
par le Fonds Mondial.
En aofit prochain, un second fonds de plus de 45
millions de dollars sera d6bourse par le Fonds mondial. I1 servira
a financer un projet d6nomm6e vers l'6radication de la malaria
>. La Fondation Sogebank est l'organisme local en charge de
la gestion de cette aide.
<

beaucoup agir au niveau de la prevention, de la prise en charge
mais aussi de la sensibilisation de la population >, comme
l'explique le Dr Marie Suze Jacquet, charge de projet a la
Fondation Sogebank.
L'Organisation Mondiale de la Sante est une autre
institution internationale aidant les responsables haitiens a
lutter contre la malaria dans le pays. Elle accompagne l'Etat
haitien dans ses actions en procurant un support technique,
notamment dans l'elaboration et la mise en ceuvre du plan
national.
En partenariat avec les directions d6partementales
du Ministere de la Sante publique la MINUSTAH apporte
6galement sa contribution dans cet effort conjoint contre le
paludisme et ses effets. Aussi, a l'occasion de la Journee
mondiale de la lutte contre la malaria, le 25 avril, la Mission a-
t-elle organism, par le biais de ses centres Multimedia, des
seminaires sur la question.
La prevention de la malaria, ses sympt6mes, ses
modes de transmission et son traitement ont ete les principaux
themes abord6es a ces moments d'6change au benefice de la
population. Toujours dans le cadre de ces actions de
sensibilisation sont prevues une distribution de moustiquaires
impr6gnees.
La lutte contre la malaria a d6but6 en Haiti dans les
annees 1950. Et c'est dans cette optique qu'avait ete cree le
Service National d'eradication de la Malaria (SNEM).
Malheureusement, ce service ferm6 ses portes vers la fin des
annees 1980. Aujourd'hui, le Programme National de contr6le
de la Malaria semble avoirbel et bien repris les armes contre ce
mal et ses effets nefastes.


Copyrighte Mater ial



SSyndicated Content


Available from Commercial News Providers"


Page 11





Mercredi 06 Mai 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 15


< Aussi longtemps qu 'on ne le prend
pas au sdrieux, celui qui dit la vdrite peut
survivre dans une democratic
N. G6mez Davila


Il y a quelque chose de beau dans le < monde habit par
les chiffres > qui n'est pas g6ndralement appr6cid par tout le
monde. Ce n'est pas mon cas. Le chiffre, le nombre, l'infinit6
de valeurs possibles a associer aux expressions numeriques,
le nombre r6duit de chiffres qui permet toute cette exuberance
numdrique, la plasticity des valeurs numdriques, le caractbre
myst6rieux de certains nombres, la richesse incalculable que
renferme cet << univers chiffr >>, tout cela a toujours exerc6 un
fort impact sur moi. I1 nous suffirait de penser aux nombres
< Pi >>, e < i >>, << 1 >, < 0 >, < -1 >>, pour comprendre ce que
j'aivoulu dire.
Chers amis, le nombre peut 6tre < entier >>, << rationnel >
ou << irrationnel >>. I1 peut 6tre un nombre << fractionnaire >>, il
peut 6tre << positif>>, << n6gatif>> ou << nul >. Le nombre peut
aussi 6tre parfait. I1 peut 6tre premier. I1 peut 6tre pair ou impair.
Les nombres peuvent s'ajouter, se soustraire, se multiplier. On
peut les diviser. En utilisant l'op6rateur ad6quat, le nombre de
combinaisons possibles, le nombre d'interactions r6alisables
est 6norme. Ces operations, ces interventions sur les nombres,
donnent naissance a de nouveaux nombres qui peuvent 6tre
de la meme nature que ceux qui se sont combines ou de nature
diffirente. Si l'on continue a penser au nombre, on peut parler
du nombre < reel >>. On peut meme s'aventurer dans d'autres
domaines plus << complexes > pour trouver des nombres
< ou meme des nombres << hypercomplexes > et
des nombres < hyperreels >. La, on passe a un << plan
sup6rieur >, on nage dans << l'espace math6matique a plusieurs
dimensions >. Abandonnons done ces hyperespaces et
revenons a des r6alit6s numeriques moins complexes, plus
proches de nous. Parlons done des activities de bases, des
actions fondamentales de l'activit6 math6matique : compter,
comparer, classer, 6num6rer, lesquelles ne seraient pas
possibles sans l'intervention de sa Majest6 le nombre.
Chores amies lectrices, chers amis lecteurs, toute une
architecture a 6td conque autour du nombre. Du chiffre, on est
pass au nombre, et, le regroupement des nombres dans des
hyper-classes formant des systemes de num6ration, nous a
permis a tous d'dvoluer et d'avancer vers de nouveaux


ourcentage!

horizons numdriques rdellement prodigieux. Nos merveilleux
chiffres (0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9) nous ont permis d'l6aborer
notre systbme decimal qui occupe toutes les parcelles de notre
vie au quotidien. Le systeme Binaire, avec son < 0 > et son
< 1 > nous a facility l'acces a tout un monde informatisM dans
lequel meme les emotions les plus intimes semblent pouvoir
6tre cod6s. Sans eux, architecture informatique serait encore
a ses balbutiements. Tout cela nous fait croire que grice a sa
majesty le nombre, 1'6tre humain s'est rapproch6 un peu plus
a la divinit. Le systeme binaire, le 1 et le 0, << L'Unitd> et le
< Nul >> nous permettent d'exprimer, a des vitesses se
rapprochant de l'infini (au sens humain du terme), toute une
immensity de relations, d'expressions, de sensations mdmes.
J'avais toujours pens6 que la meilleure facon de faire
avancer notre petit pays 6tait de faciliter l'existence d'une
mentality ax6e sur le numdrique, de vaincre << l'anumdrisme >
ou << analphab6tisme numdrique > qui g6ndralement enchaine
les soci6t6s a forte tradition orale dans le sous-d6veloppement,
cr6ant des elites qui se croient sup6rieures et des masses
6normes qui se r6signent a leur sort. Les dernires elections
ont fini par me convaincre qu'effectivement le changement,
dans ce pays, devra 6tre < traumatisant >>, ou n'existera pas.
J'ai voulu observer les pourcentages et les associer aux
nombres reels. Je n'ai pu m'empecher de m'inqui6ter du taux
de participation a ces elections. Le bal de chiffres 6tait
inqui6tant et tendait a confirmer que si ce n'est rdellement
l'influence de l'op6ration << Porte Ferme >>, notre degr6 de
culpability face au peuple haitien est tel qu'aucune punition
collective ne saurait nous octroyer la redemption. Nous avons
fait un mauvais choix et nous persistons sur la meme voie de la
destruction et de l'andantissement de la soci6t6 haitienne. 2%
disaient certains. Encore moins disaient d'autres. Un peu plus
s'exasp6raient certains autres. Selon le president du CEP, le
pourcentage moyen de participation, a travers le pays, se
situerait autour de 11,3%. Le plus fort taux aurait eu lieu dans
le Nord-est, avec 29,8% de participation et le plus bas, dans
l'Ouest, avec un 2,9% de participation. Quel est le seuil minimum
de participation considered par la d6mocratie en tant que << seuil
repr6sentatif >> ? Moralement. Politiquement. Economiquement.


rn: ^1.^KIUBlB B ^^^^^.:^^^ik:il^^lm ~:::^^^^c:


SMalgr6 ce faible taux de participation, j'ai
S voulu voir ce qui se passait rdellement dans cet
univers chiffr6 que nous pr6sente le CEP. Je me
suis done mis a analyser les r6sultats des
elections en allant directement a la source, sur le site du CEP.
J'ai eu la malchance d'analyser les proces-verbaux du Sud. Je
me suis rendu compte que les procds-verbaux SE3367, SE 3375
et SE 3382, contenaient tout ce qui me faisait peur en Haiti :
l'angoisse de la corruption dans son 6tat le plus pur. Dans le
proces-verbal SE3382, j'ai pu constater que sur 137 bulletins
de votes admis comme valides, un candidat, celui de
1'UCADDE, obtenait 308 votes favorables, que dans le proces
verbal SE3375, alors qu'il obtenait 320 voix, devancant
largement d'autres candidats consid6rds meme mieux places,
le nombre total de voix obtenues ne totalisait aucunement les
419 votes 6mis consid6res valides. Enfin, dans le proces verbal
SE3367, sur un total de 479 votes consid6r6s valides, la somme
des votes obtenus par chacun des candidats, totalisait 24. J'ai
eu peur de continuer. J'ai eu peur de constater que 16 millions
de dollars (quasiment 5% de la somme que viennent d'accorder
les bailleurs de fonds a Washington) n'6taient pas suffisants
pour maquiller notre corruption.
Enfin, G6mez Ddvila disait que le pourcentage d'l6ecteurs
qui s'abstiennent de voter mesure le degr6 de liberty concrete
dans une d6mocratie. La ou la liberty est fictive, 1i oi elle est
menace, ce pourcentage tend vers z6ro. Je l'admets dans le
cas du Referendum de 1971 quand il s'agissait de voter la
ratification du choix de << l'Innombrable >>, de donner le
<< pouvoir a lajeunesse >. 100% de la population d'alors vota
favorablement. 100 pour 100. Sans aucune reticence. Je n'avais
que 14 ans, je votai quand meme. Je n'avais qu'une seule
option, dire oui. Maintenant, trop de choses nous rendent
diffirents, bien que la liberty, acquise au prix de tant de
sacrifices, depuis si longtemps, ne soit qu'un vain mot. La on
on peut mourir d'inanition, 1 ooi le manque de soins entrave
tout type de d6veloppement (intellectuel, physique, social), 1i
oi on ne vit que d'illusions, la liberty ne peut nullement exister
et les nombres associds aux pourcentages de votes ne seront
que pures manipulations, machiavdliques.

Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Mai 2009


Fete du tr


ur


de chomag *aiu


"Copyrighted Material

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"


Instruments agricoles commandos par le gouvernement au lendemain
des ouragans de 2008 (HENM)


M IAMI-DADE


Grow your career in a rewarding, diverse and

challenging environment full of opportunity.
Find your next job at

www.miamidade.gov/jobs

For computer access visit any Miami-Dade County Library or
South Florida Workforce Career Center.
For locations call 311.


EOE/M/F/D/Veterans' Preference
dcliY7riU FE 5Ectcc Every iccy


PRt Plus Bakery, Inc.
NATURAL JUICE


Page 12





Mercredi 06 Mai 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N 15


Trois semaines aprbs la Grande Rivibre du
Nord (voir Haiti en Marche Vol. XXIII, No 13 et 14),
c'est sur le Massif de la Selle que nous envoyait le
PITDD (Programme d'Informations Territoriales pour le
Ddveloppement Durable). En effet, pour son application < parc
national >, le CNIGS (Centre National d'Informations Gdo-
Spatiales) a choisi le parc historique de la Citadelle et le parc la
Visite. Au debut du mois, nous 6tions done sur le bassinversant
de la Grande Rivibre du Nord et le parc de la Citadelle, cette
fois-ci, c'est le Parc la Visite. Pour moi c'6tait superbe, car cela


La Visite
lendemain matin que nous sommes allks au lieu dit Galette
Seche que Patrice-Manuel Lerebours mentionne dans un article
du Nouvelliste (La catastrophe n'est-elle pas imminente ? le
Nouvelliste du 23-25 septembre 2005). Quand vous 6tes a
Galette Seche, vous 6tes h 2.000 metres d'altitude, le pic Cabaio
vous domine de ses 2.200 metres, et vous savez que de l'autre
c6t6 il y a des endroits plus connus comme Furcy, Kenscoff ...


k que nous pi6tinons est comme une sponge imbibe d'eau.
o On nous a dit cependant que la Riviere Blanche, qui prend
sa source un peu plus a l'ouest, et, apres un grand detour,
va d6boucher dans la mer du c6t6 de Peredo, est a sec depuis
cinq mois.
Mais ce qui nous a surtout frapp6s au cours de la
traverse de la fort, avant d'arriver a Galette SRche, c'est
l'extension qu'a prise la pratique de production de < gras >. C'est une technique relativement simple. Elle consiste
a faire une entaille dans le tronc de l'arbre ; cela va provoquer


Differents paysages dans le Massif de la Selle qui renferme le plus haut sommet d'Haiti (photos HENM)


faisait des anndes que je voulais me rendre sur ce site, mais
l'occasion ne s'6taitjamais encore pr6sent6e.
Je vais tenter de localiser le site pour les lecteurs,
sans vouloir vexer qui que ce soit, carj'ai eu moi-meme, au
debut, quelques difficulties a m'y retrouver. Le parc est situ6
tout en haut du versant sud du Massif de la Selle. Il s'6tend
sur une longueur d'une dizaine de kilombtres, dans le sens
est-ouest ; sa largeur maximale est d'environ quatre kilombtres
et sa superficie totale varie, selon les d6limitations choisies,
entre 2.000 et 6.000 hectares.
On y accede par une route de montagne qui part de
Peredo, juste apres Marigot, et monte en direction nord, puis
ouest, jusqu'au march de Seguin. Aprbs Seguin, la route
continuera vers l'ouest, puis descendra vers le sud en direction
de Belle Anse. Une fois qu'on est a Seguin, on est dans le
parc, mais Seguin est a 1.700 metres d'altitude, et pour arriver
a la fort de pins, qui fait toute la valeur du parc, il faut encore
grimper quelque peu.
Des le premier jour, nous avons pris contact avec la
fort pour relever des points cartographiques. Mais c'est le


Ouvert
6 Jours
par
semaine:
8h3 am
a
7h30 pm


* PMarums
* ('dluars & IBeepet
* Soulicrs ct SManLes
* Pruuits pour la cuisine

* FTablcaux
* Mineypram


L'article de Lerebours parlait d'une rencontre de
repr6sentants du Ministere de l'Environnement, de la
Fondation Seguin et de la UNPOL, accompagn6s d'agents de
la UDMO, avec la population de la zone, rencontre qui s'est
tenue le 14 septembre 2005, a Galette Seche. Ily a &te question
< des repercussions directes du d6boisement et de la pollution
du chateau d'eau que constitue le parc la Visite >> et de la
creation d'une police environnementale.
Cinq ans aprbs, nous n'avons pas vu trace de police
environnementale; par contre nous avons rencontr6 des
paysans qui cultivaient de la pomme de terre, probablement,
sur de vastes espaces entibrement d6bois6s, et qui gardaient
du b6tail on sait que ce sont les excr6ments d'animaux qui
polluent l'eau, et on a meme parlk de plusieurs cas de mortality,
enregistr6s aprbs le passage des cyclones et dus a des microbes
qui viennent de l'intestin de ces animaux.
En ce qui concerne la fonction de chateau d'eau, il
nous a sembl6 qu'elle est toujours remplie ; du reste on se
demande pour quoi l'endroit s'appelle Galette Seche car, de
place en place, nous tombons sur de petites sources et l'herbe


* (' (cInitpas. Racine. iEanik .
Ziuuk. frianlsi. Amntain
* Vide's0 (Ilanticnr. Amnica-in. L)k-umntaircs. Dan!s
* Prulits die t "ul


une arrive de la r6sine, et on pourra alors enlever des copeaux
de bois, bien imbib6s de resine, qui serviront a allumer le feu.
Mesdames cuisinibres qui achetez du << bois pin > pour faire
partir le feu dans vos cuisines, vous ne savez pas l'importance
des d6gits que vous encouragez. Comme on peut le voir sur la
photo, il n'est pratiquement pas un arbre qui n'ait &t6 attaqud,
et, quand il aura &te bien entailld, il finit par mourir. Au rythme
oin cela se passe, la fort est condamnde a breve 6ch6ance.

Bernard Etheart


AVI ODYANS PIBLIK
Yap avize isiba yon reyinyon piblik ke Miami-Dade
Transit (MDT) pral fi nan Sal Trening ki nan 701 N.W.
First Court, premye etaj, Miami, FL vi apepr6 4:00 p.m.
pou fini 6:00 p.m., jou lendi, 11 me 2009, nan bi pou
revize pwoji final ki pwopoze pou kontra sevis koutaye
pou transpb adapte (Paratransit Brokerage Services
Contract) ki te devlope pou Pwogram Transpb Adapte
Sevis Transpb Espesyal (sig Angle STS) la. Odyans piblik
sa a ap fet konfbmeman ak Pati 27, 37, ak 38 de Kbd
Reglemantasyon Federal yo (CFR): Transpbtasyon pou
Endividi ak moun Enfim.
An akb ak egzijans CFR yo pou yon odyans piblik, MDT
ap mande patisipasyon ak dizon piblik la nan pwoji final
la ki pwopoze pou Kontra Sevis Koutaye pou Transpb
Adapte a. Yon dokiman pwoji a nan fbma aksesib ki
dekri rekbmandasyon yo pou chanjman ke yo mande
enkbpore nan Kontra Sevis Koutaye pou Transpb Adapte
ki pwopoze a disponib pou piblik la revize ak pou fi
kdmante, epitou piblik la ka jwenn kopi dokiman an tou
si yo kontakte Ms. Floderia Parms-Smith, Paratransit
Service Operations, nan 786-469-5023, (TTY/TDD)
305-263-5475, oswa pa laps nan 701 NW First Court,
11 m etaj, Miami, FL 33136.
Pwoji final dokiman yo ap disponib pou piblik la
enspekte nan 701 NW First Court, 11 m floor, Office of
Paratransit, lasemen, de 8:00 a.m. a 5:00 p.m., di 7 me
jiska 14 me 2009. Nan reyinyon sa a, MDT ap bay chans
a tout moun oswa ajans ki enterese bay dizon yo sou
koze sosyal, ekonomik, ak sou asp6 anviwonnmantal
kontra sa a. Moun ki enterese yo ka soumet aloral
oswa alekrit nenpbt prev ak rekbmandasyon ki konsene
kontra sila.
Yon moun ki deside ale an apel sou nenpbt desizyon ke
konsey la, ajans, oswa komisyon an pran an rapb ak
nenpbt siji ki te diskite nan reyinyon sa a, va bezwen
yon dosye pwosedi yo. Moun sa a ka bezwen asire ke
yon dosye vebatim de tout pwosedi yo te fet, ki enkli
temwayaj ak prev sou ki apel la baze.
Konte Miami-Dade bay aksi ak opbtinite egal ego nan
anplwa epi li pa fi diskriminasyon nan pwogram oswa
sevis li yo poutet yon moun enfim. Ed ak sevis oksily6
disponib pou kominikasyon sou demann ki fet davans.
Fbm sa a ka vin disponib sou demann nan yon fbma
aksesib (kaset odyo, Bray, oswa disket konpite). Pou
dokiman nan lot kalite fbma, yon entepret ki pale an siy,
oswa pou lot kalite akomodasyon, tanpri kontakte Maud
Lizano nan 786- 469-5478. Kliyan ki sevi ak TDD yo,
tanpri rele 786-469-5023 omwen senk jou davans.
Pou plis enfbmasyon, tanpri kontakte:
Miami-Dade Transit
Office of Paratransit
701 NW First Court, 11th Floor
Miami, FL 33136
Imel: fdp@miamidade.gov MIAMI-D*AD
Telefbn: 786-469-5023 W


Page 13


aL; "rCopyrighted Material* &
-. W10 ^^ * f i$ 1
Syndicated Content


Available from Commercial News Providers"

......Ecoutez

.. *Melodie Matin
Save Marcus

57'3"72 P-i 2 4rm"q AvCeneQW"&ue
T41: 305 757 4915

FADKIKJ VARIETY STORE
LE MAGASIN POUR TOUTES LES OCCASIONS.
Rception de paienemnt pour Bell South, FPL, GAZ, CABLE TV,
BEL MOBILITV etc...etc..
Connection Mtiphonique chez vous...





Mercredi 06 Mai 2009
Page 14 Haiti enMarche Vol XXIII NM 15

SIDE DI 1/ Solutions dela
I I semaine passee:

Allez de ZOIDES A VENDUE, en utilisant des mots du du ERI E S
vocabulaire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne. F E RI E s
F E UL E S
F E UI I S
ME UL ER
VEND U E UFRZEWQRFTACPZLJXEEFAYAJ M ULE
J VX G Q LC LAZRXAEQNKY L RQ VWI
B HD TAS T E Z EAP L X G JOAA XM K T E
P K Z SOS D JMVIMU V F H II HP J CI W
USWME J XELAGESBAJGCP UIR S RA BIBLE
MKFMDLDLNSN F Q WPNS Z ERDBMW SCAW
P U L P E A I E S B E U E S C H OR Q P Arrangez les sept lettres ci-dessous
I HK CP Y J C P L E Q U E E N L MO D B C Y N
E PA E S TE I B A B A Y R CT J N L T G S C pour former un mot franais
Solutions de la semaine passe VCU F I A N Z A P T D Y L R GK V O W T L K E
DGBQSOIFT ZOEDLAV Y F G CRDRH
D L X SQ K I Z S IRA O C C E G IS R G C S N
LA G HA G G W S U V RE L I T ME P P Z R Z I P S L
ST L E S C V I Q N Y C O KA E OMX S AM L T T S I D
LOG U PQ U J Y E E N LO U U Q G TH Y UA G
R Y P P MO U IGQO J B N E Z H DA X N X RWXMM
NFHCEDRNEWTVHVESEKEEWNBR
VI V A C IT E NUI SRAGRKI 0UGCMPYSNVMMAY
HBQFRARAIGNEEERMITEBRUNE
E L U N AR v QPB E H K D Z V N V PEQMCD R DRBOK
E E K I O F 0 U RM I MO I S S 0 NNE U S E T I G
STCTVUEPRUCIAA OEFUMWJNRI
E T E E NMMRRGK SG DRAGON E KOMOD O Solutions de la semaine passee
S S0HS E 0OHDB SUCFCHGJD VCKW E B P ERUPTIF
E Trouvez 22 des animaux les plus venimeux de la plan6te dans le carre ci-dessus





E n B ref... (.. suite de la page 2)
e 1 o0 d e Par ailleurs, depuis quelque temps, la ligne Tortug'air se bat pour 6tre a nouveau autoris6e h
F1 0 3. 3 f I se rendre en Republique dominicaine. Les avions de la Tortug'air ne peuvent plus atterrir en
rdpublique voisine.
Vers la modernisation de l'a6roport de Port-au-Prince
5h00 6h30 Bon Reveil en musique L'aeroport international Toussaint Louverture dispose d6sormais de deux passerelles qui
permettront aux passagers d'entrer directement dans les terminaux, sans fouler le tarmac. II
6h30-7h00 Au Pipirit chantant s'agit d'un premier pas dans un plan global de modernisation du principal a6roport du pays.
ju6h3-7h0 u iprl canan Ce plan a t6 pr6sentW mercredi par le directeur g6ndral de l'Autorit6 a6roportuaire nationale
journal croe avec Lon ontal (AAN), l'ing6nieur Lionel Isaac, au cours d'un d6jeuner-d6bat organism par la Chambre
haitiano-americaine de commerce (Amcham-Haiti). (Ce plan de ddveloppement strat6gique,
7h00-9h00 Melodie Matin avec Marcus pr6pard par l'adroport de Paris pour le compte de 1'AAN, 6tablit les besoins en installations
Informations, Interview, Anecdotes, Humour, de l'adroport de Port-au-Prince pour les anndes a venir, suivant des projections de
Analyses croissance du flux de passagers pour diff6rentes anndes.(L'adroport de Paris a fait une
Nos Chroniques: projection de trafic sur 25 ans pour permettre d'appr6hender dans quel sens les installations
L'Editorial de Marcus doivent se ddvelopper. Ses provisions ont montr6 que les installations actuelles de
Au Quotidien avec Elsie l'adroport de Port-au-Prince arriveront a saturation a 1,5 million de passagers, alors qu'il
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville accueille actuellement unflux de 1,2 million. Ce qui commande d'avoir de nouvelles
Les Sports avec Mario Bareau installations. I1 est recommand6, dans le plan strat6gique, de construire, a l'horizon 2012, de
Les Invites du Jour nouvelles installations capables de desservir un flux de 2,5 millions de passagers. La mise en
M1odie Matin chaque samedi est aimm6 oeuvre de cette premiere tape dans le processus de modernisation de l'adroport n6cessite
par F6quiere Raphael des investissements de l'ordre de 47 millions de dollars amdricains. (D'oif proviendront ces
fonds ? Lionel Isaac se montre optimiste et a meme indiqu6 quelques pistes. Le directeur
10h-Midi Le disque de I'Auditeur g6ndral de 1'AAN a fait 6tat de contacts d6ji entrepris auprbs de la Banque nationale de
animation James Pr6dvil credit (BNC), de la Unibank et de l'Agence francaise de ddveloppement (AFD) qui ont
r6pondu positivement pour investir dans le projet.
12:00- 12h30 Le Midi
informations avec Laury Faustin ...

12h30-2h00 Lady Blues avec Elsie..
Jazz, Blues, Swing, Ragtime ..

2h00- 3h00 C'est si Bon en chansons... ..
Emission de chansons francaises ..

3h-5h pm Le Bon Vieux Temps
Retro-Compas
avec Doc Daniel et Captain Bill

5h00 Le Journal de 5 heures
avec Villette Hertelou
5h 30 pm Melodie & Company "Copyrighted Material
Ddveloppement durable.
Mardi avec Bernard Etheart Syndicated Content
7h-8h30 AmorySabor con Luciani Available from Commercial News Providers"

8h30-9hoo Soir Informations . .. ..

9h00 10h30 Notre Grand Concert
Lun. & Mer. : L'heure classique
Jeu. & Dim. : Jazz at Ten
Judy Carmichael regoit ses invits
9h00 etau delA Cavaliers, prenez vos dames. ... .-
( Samedi) 50 ans de succ6s populaires haitiens



1 c 4 'e ft~ e4 oit ecr S%<<3se / #e 1 -





Mercredi 06 Mai 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 15


TI KOCHON NWA
Magrit move kou konng. Li bougonnen outadi mouch
ki frmen anndan bwat. L'ale vini nan kay la. Li chita, li kanpe.
Li pa konn ki kote pou l'met k6-l. Sa k6manse anbete mari-1,
Dyebon, ki blije mande-1 kisa l'genyen.
"Koute non, Magrit, sa w'gen konsa, ou kou we rat ki
pran nan pdlen. W'ap boulvese k6-w, w'ap babye depi
granmmaten, kisa w'genyen s6?"
"Ou genil w'pa tande sa yo di."
"Kisa yo di," Dyebon mande-l?
"Teledy6l fr konnen yo pral touye tout kochon nwa
ki gen nan peyi-a, paske yo di gen youn maladi kochon ki
deyb-a. Yo di yo pral ranplase yo ak kochon grim6l k'ap soti
nan peyi Etazini."
"Mwen tande sa tou, men..."
"O! Ou tande sa epi w'pa di-m anyen," Magrit di-1
byen move.
"Mwen te gen pou m'te pale ak ou sou sa, men
m'bliye. Tande non, kilks ki pral touye tout kochon sa yo?"
"M'tande se gouvenman ameriken ki d&ye bagay sa-
a," Magrit reponn.
"Woy! Depi ou tande se blan ameriken," Dyebon di
ak oun ti souri, "mwen deja konnen gen gwo magouy nan koze
sa-a. Daye, se mwen ki met kochon-m, si kochon-m yo te malad
premye mounn ki t'ap konnen sa se mwen. Antouka Bondye
bon," Dyebon di, "n'ap tann."
"Pozitif konp. Nan pwen mounn ki pral touche
kochon-m yo. M'gen de gwo, youn mal ak youn femel epi
senk ti kochon. Anba vant mwen y'ap rete. Mwen Magrit ki di
sa."
Se konsa yo t'ap diskite sou nouv6l sa-a ki te gaye
nan tout peyi-a. Li tonbe kou youn bon-m Lan Bannann. Se
nan bouk sa-a fanmi an abite, Dyebon, Magrit, youn gason ki
rele Moris, epi pitit fi yo Benaddt. Lan Bannann pa lwen Gran
Gozye nan zbn Sidts peyi-a. AbitanLan Bannann mande anraje,
paske se ti kochonyo an ki regle zafr yo. LU yo vann kochon,
yo jwenn lajan pou yo voye timounn lek6l, abiye fanmi an,
mete manje sou tab. Bwi kouri, nouvel gaye, maladi kochon
sa-a soti Sendomenng li rantre Ayiti. Se nan ane 1978. Gen
mounn k'ap mande si se okazyon kochon yo pran nan kamyon,
pou yo fr wout la rantre Ayiti. Kalite desizyon malouk sa-a
pou elimine kochon yo, se pral lafayit pou tout abitan nan
peyi-a. Se sa abitan yo t'ap di. Yo rete y'ap tann. Youn semenn
pase, anyen pa rive. De semenn pase, anyen pa rive. Tout
mounn kontan bat bravo, yo di nou mare yo. Adye! Byen
konte mal kalkile. Sou twazyem semenn lan, gen anplwaye
Depatman Lagrikilti ki debake nan Bannann, yo kbmanse fr
dappiyan sou kochon pou y'al touye yo. Yo rantre ak f6s kay
mounn yo. Dyebon kouri pou l'al ranmase pa-1 yo. Men l'te
gentan tw6 ta. Y'ale ak tout kochon yo. Dyebon rele anmwe!
Yo pa okipe-1. Li tonbe kriye. Lan doule-1, li pa we se sis kochon
yo pran, se pa s6t. Magrit part prese prese de ran dlo nanje-
1 tou, ak youn ti kochon sou bra-1.
"Konsole-w monkonp6," li di Dyebon, "l m'w6 mounn
yo ap rive sou nou, yo te ka nan kafou-a konsa, m'di Moris
pran ti kochon sa-a, mare bouch li pou l'pa f6 eskandal. Moris
kenbe ti kochon an ak de bra-1, B6nadet youn 16t b6 ap mare
bouch li. Kou yo fini, Moris monte sou pye mango-a, al kache
ak li nan mitan touf fry mango yo. Malgre bouch li te mare, ti
kochon an t'ap ranje k6-l pou l'te pouse son. Moris karese-1,
pase men sou tet li pou l'pa f6 bri. Se sa l'f6 ki lakbz yo pa pran
ti kochon sa-a."
"O Magrit! Si m'pa t'genyen ou, mwen ta g'oun gwo
bbs nan do. W'ap di-m konsole-m epi w'ap kriye tou. O Magrit!
Ou sove lavi ti kochon an, epi ou sove lavi nou tou, paske ti
kochon sa-a pral grandi. S'oun fem6l li ye, f6 nou chache youn
mal met ak li. M'ta swete noujwenn younn. M6si Moris, mesi
B6nad6t, mesi tout mounn, mesi Bondye."
Youn mwa pase, kochon grim6l yo poko rantre. Bwi
kouri kochon sa yo voras. Yo manje anpil. Yo mande plis
laswenyay pase kochon nwa yo. Abitan ap plenyen, y'ap
mande kijanyo pral f6 okipe kochon sayo. Kochon nwa manje
tout bagay, yo pa egzijan tankou kochon grimdl. Magrit pran
lapriy&. Dyebon b6 kote pa-1, li pran kek mounn nan bouk la,
y'ale Gran Gozye pou y'al pale ak otorite yo, pou mande f6 yo
jwenn kochon nwa pou yo ka siviv. Y'ale Ty6t tou, yo f6 menm
bagay la. De mwa pase. Twa mwa pase. Pa pip pa tabak. Lavi-
a vin kbryas, lajan pa rantre.
LU Dyebon w6 sa, li pa f6 ni younn ni de, li mache nan
tout bouk la pou l'al koze ak abitan yo pou yo konn kisa pou
yo fi. Desizyon pran, y'ap met bann rara dey6 pou y'al f6
revandikasyon nan tout zbn nan. Sa w'tande-a, dejou pa pase,
mounn koumanse sanble. Senk, dis, ven, trant gentan pare.
Vaksin kite galata pou l'antre nanbatay. Tanbou sere. Twonp6t
f6blan men long ap tann pou pouse son. Rara derape. Dyebon
kbm bon sanba ap voye chante, mounn yo ap reponn. Men
kijan chante sanba-a pati: Mezanmi g'oun paw6l kochon k'ap
pale / Sa sa ye? / Gen ti kochon nwa / Gen kochon grim6l o! /
Men se pa tout kochon ki bay bon griyo o! / Ban nou kochon
nwa nou / Se li nou konnen / Ki kochon nou vle? / Ti kochon
nwa kochon dy6l lonng/ E kochon grim6l la? / Nou pa vle-1,
nou pa vle-1, nou pa vle-1 /. Rara-a mache ranmase mounn
toupatou, jouk li rive Ty6t. Kou fini yo retounen kote yo te
soti-a. Yo bouke pou yo mouri. De jou apre, bann nan soti
ank6. Fwa sa-a, yo rive Gran Gozye. Sa yo f6-a se s6l sa yo te
ka f6. Apre lapriye, rara-a se s6l f6s yo.
LM kochon griml yo te vini, ti kochon nwa Magrit la
te gentan grandi. Chans pou li, lijwenn youn mal kochon nwa


met ak fem6l pa-1 la. Yo vin fe pitit apre pitit, yo pajanm malad.
Li vann de kochon grim6l yo te ba li yo. Li rete ak kochon nwa
yo sdlman. Se konsa lavi reprann kay Magrit.




AYIBOBO POU KOMISYONE

VIL MIYAMI

MICHELLE SPENCE-JONES

MWA ME se gwo mwa ane-a. Anpil aktivite kit se
lakay, kit se nan dyaspora-a.
Premye fit travay ki kanpe pou di non kont lesplwatasyon
3 Me se jounen mondyal Lapres
7 Me se Jounen Mondyal Timounn Ofelen nan maladi
SIDA touye. -
10 Me f&t manman ayisyen nan dyaspora meriken -an
15 Me se Jounen Entenasyonal Lafanmiy. S'ounjounen
rete ONU dekrete pou montre enp6tans lafanmi k6m
nwayo, youn branch nan chenn sosyete-a.
-18 Me f&t drapo nou. Fdt diyite nou.
-20 Me f&t Tousen Louvdti
21Me Jounen Entenasyonal divesite kiltirel, youn 16t dat
ONU apwouve
25 Me Jounen Enenasyonal timoun ki dispardt (pedi)
28 Me Jounen Entenasyonal Aksyon pou Sante Medam
yo
31 Me fr manman Ayisyenyo.

Anfen se pa ni en ni de f&t ki genyen nan mwa me-a.
Sa ki pi bon-an sake Mwa me se f&t lanati. Tout pyebwa an fl,
y'ap balize, y'ap kadanse, y'ap fete. Lapli mwa me ap wouze
yo matenmidi asw. Pye mango, zaboka, siw6l, ken4p,sapotiy...
Tout yo anlyes, y'ap fleri, y'ap pare pou donnen bon fui pou
nouri pitit Bondye.
Men, sa ki pi enpbtan pou mofn nan dyaspora yo
sitou nan zbn Miyami-an se mwa me: mwa eritaj Ayisyen.
Tankou nou konnen istwa mwa me derape nan ane 2000 yo ak
madanm Emeline Alexis. Emeline ki gen youn tinon "La
Cousine" te lanse pwogram sa-a nan moman li te anplwaye,
reprezantan kominote ayisyen-an nan biwo ansyen majistra
Alex Penelas. De 2000 rive nan ane 2007 La Cousine nan
6ganisayon ki rele Haitian Cultural Society te konn prepare
plizye aktivite kiltirl pou kominote-a. Miami-Dade County te
konn patwone aktivite sa yo. Mizik, pwezi, kuizin, penti ...
Tout te konn an aksyon pandan tout mwa me-a. Se te youn
okazyon tou pou l'te rekon&t epi remesye youn seri pesonalite
nan domdn atistik-la nan kominote ayisyen-an. Malerezman
La Cousine kwaze lepe, depoze dyakout pwovizyon lakilti-a
ak lespwa nouvo jenerasyon ayisyen yo va kontinye-1. Anyen
tonton!
SOl ti espwa ki rete se City ofMiami ak komisyone
Michelle Spence-Jones. Li se youn fanatik peyi Ayiti. Se toutan
l'ap vwayaje pote sip6 ak matery6l pou vil Ayiti ki pi afekte yo.
Nan epbk 4 sikl6n te devaste peyi-a li rantre ak youn ekip
volontW al distribiye manje ak rad bay malere yo. Se pa Ayiti
senpmanMichelle ap ede. Nan Miyami li pran flanbo defen
Art Teele te limen sou tet Little Haiti-a kote li te gen pwoje pou
li te fr youn Firs Class Parc pou kominote-a. Pak premye klas
sa-a te gen pou genyen tout sa youn kominote bezwen tankou
Libreri, restoran, teren foutb6l, konpite, jw&t pou timofn, pisin
etsetera. Art Teele te gentan fr plis pase youn venten reyinyon
ak lide, aktivis, ofisy6l eli yo, pesonalite sivil tankou relijye
nanAmerican Legion, nan Caribbean MarketPlace, nan legliz
Notre-DameAyit.i Malerezman presyon politik, lnmi pwogre
yo okazyone Art Teele touye t&t li gen 2 an deja.
Michelle ranmase labany&-a. Li gen kouraj pou li te
deklare depi apre yo te fin gen eleksyon an younn nan priyorite
li se kontinyasyon pwoje Little Haiti park-la ak renovasyon
z6n ki pote non Little Haiti-a. Se pa frz li t'ap fr. Ak sip6
majistra-aMany Diaz ak tout 16t Komisyone vil Miyami-an, li
chache lajan, dekouvri Sen Pye, kouvri Sen P61 pou l'voye
premye kout pl ki vin ban nou Gwo papa Sant Kiltir6l sa-a ak
youn Park 800 plas nan Little Haiti.
Finalman pwoj&-a koute 28 milyon dola. Gen youn
b0l teyat 400 plas, 2 sal dans, youn kokennchenn mize,
saldetid, saldeklas konpite klas, bel desen ak penti sou laplas
piblik antoure ak b6l plant ak pye palmis.
Men se pa tout. LU komisyon&-a voyeje-1 sou eta kay
nan kwen 59 ri ak 58 teras sou 2" avni-an, li di non, li pa ka
bati kalite ti mevey sa-a epi pou anviwonnman pa gen
repondonng. Li mete k6-l dey6 chache lajan malgre difilkite
finansye enstitisyon lavil yo, li lanse youn pwoje reparasyon
ak anbelisman fasad prensipal biznis sou bl6k-la. Youn proje
ki koute plis pase $225.000. Sou rek6mandasyon nou ak
Martine Theodore nan Fanm Aysyen nan Miyami, yo anboche
achitek Boukmann Mangonez pou travay la..
Vandredi pase, midi tapan se ak bl souri lakontantman
ak satisfaksyon komisyon&-a leve de men-1 anlk pou 1' resevwa
akolad remesiman reprezantan komesan nan z6n nan. Devanti
yo bdl. Yo wololow tankou mwen te di nan prezantasyon mwen
te fr nan non tout komesan nan bl6k la. Nou te salwe achitek
Mangon&z ki antrapde transf6me devanti biznis yo de youn
estil ki pate sanble anyenvire youn stiljinj-br-d ki raple nou
peyi nou ak kilti nou..


Lavey Komisyone Jones te fe youn kokennchenn
deklarasyon politik anndan teyat la. Li renmesye tout mofn ki
sipote pwoj&-a. Li pa egoyis. Li konnen pou kont li, li pa ta ka
antreprann tout bl bagay sa yo. Li di li se youn machin k'ap
ft pwoje yo mache, li se lid ki devan k'ap kondi kamyon&t-la
men se travay nou tout, se travay patisipasyon tout kominote-
a. Li di tan-a rive pou ofisy6l nou yo sispann blablabla san
poze aksyon. Filozofi li se Transfor-action. Action pou
transf6me epi prepare denmenn Aksyon pou transf6me
kominote-a, pou transf6me anvwonnman distri 5-lan. Aksyon
pou transf6me vi nou toutm anjeneral. Pouki zbt jwenn epi
noumnenm se suibab y'ap ban nou. Vokasyon komisyon&-a
ak majistra-a se leve nivo kominote tankou Little Haiti,
Overtown, Liberty City ak tout 16t ti kominote ki soujiridiksyon
liyo.
Nou bat bravo pou komisyon&-a. Nou swete komesan
nan z6n nan va jwenn youn ti mikwo-estimilis pou ede yo
achte ekipman epi balance envantW yo pou lajan yo sot
depanse-a ede lanse biznis yon an Little Haiti. Nou fenk aprann
tou Majistra Mannie Diaz sot jwenn $700.000.00 pou yo
koumanse renovasyon anndan Caribbean Marketplace-la. Nan
youn reyinyonMarleine Bastien ak Jan Mapou te patisipe ak
komisyon&-a ak ofisydlyo, travay yo pral derape rapido-presto.
Ayibobo pou komisyone Michelle Spence-Jones!


NOTE DE PRESSE

INVITATION

Nous avons le plaisir de vous inviter au lancement
du CD "Chimen Souvni m" de Andre Fouad le jeudi 20
novembre 2008 A 7PM au Gold Choice Ballroom Sis au 345
S. State Road 7 Margate, FL
Chimen Souvni m est une compilation de poemes en
creole sur fond musical de Dadou Pasquet et Erol Josu3, avec
les voix deAndre Fouad, Jeanie Bogart, TanishaAd3 etWolf
Bertrand.
Au programme de la soiree, nous avons la vente
signature du CD suivi de la prestation et accompagnement
musical des talentueux Dadou Pasquet, Pantalkon Guilbaud
et Gesler Mesidor plus un recital de poemes par I'auteur lui-
meme et d'autres diseurs.

Pour plus d'informations, prikre de nous contacter aux
numeros suivants:
(954)793-9948 / (954)984-9544
Email: andrefouad@yahoo.fr


Natif-Natal
Radyo Santibon an
1580 AM nan sid Florid la
www.wsrf.com tou patou sou laTe
Telefo-n: 305-945-1580 & 954-792-1580

Kapte Radyo Santibon an, Natif-Natal, chak Samdi maten
De 7:00 a 8:00, Le Miyami
De 6:00 a 7:00, Le Ayiti
Sou
1580 AMouwww.wsrf.com
Animasyon: Jean-Claude Prima Cantave

Dr. Guy Theodore, se envite nou
demen Samdi 9 Me 2009 la.
Fondate Lopital Piyon-an ap vi-n brase lide sou
Devlopman Ekonomik Ak Devlopman Kominote nan
Komi-nPiyon.
Bon ekout!










Ede-m peye radyo ya
Download (achte) yon mizik Ayisyen pou $1.00
selman sou
www.haititradecenter.com

Si ou ta renmen brase lide sou zo-n lakay ou,
Rele 305-623-0708 ou byen Email mwen nan
j ccantave@haititradecenter.com


Chaque matin, captez

Melodie Matin

sur 103.3FM


ADOMI PURCHASING AGENCY
Tel.: 786457-8830 Fax 305-756-0979 e, al pasacallaotacom


POUR TOUW VOS MI AT Equipements pour construction
P6ocs de vo itur / Camlon I Equlpemcnt m6dlal

Par avnon par batas


Page 15





Mercredi 06 Mai 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 15


Dans les bidonvilles d'Haiti, apres la pluie,


PORT-AU-PRINCE les ans m
Inondations, couldes de boue, maisons les oura ans m ena


enfouies sous les gravats, la saison des
pluies a d6ji fait de nombreuses victimes en
Haiti qui redoute maintenant l'arriv6e des
ouragans a partir de juin.
Aprbs deux jours de pluie, la ville
de Ldogane, a une trentaine de kilombtres au
sud de la capitale Port-au-Prince, est
completement inondde, et les habitants
manifestent dans la rue pour condamner "le
laxisme" des autorit6s.
A D6sermithe, un bidonville situd
dans la banlieue chic de PNtion-ville, a l'est de
la capitale haitienne, des maisons ont Wte
enfouies sous des couldes de boue.
"Regardez, l1 il y avait trois maisons,
elles ont disparu. Un pyl6ne 6lectrique est
enterr6 sous plus de deux metres" de boue,
explique G6rard, un habitant du bidonville.
Des maisons construites dans une
ravine ont &t6 pratiquement englouties,
recouvertes d'alluvions de toutes sortes
charrids par les eaux des dernires pluies.
"A chaque pluie, c'est le meme
drame. L'eau ddvale le mome, oi les arbres
ont totalement disparu pour faire place a des
constructions en b6ton, et emporte tous nos
biens", raconte Marie Duprdvil, 69 ans.
Vendeuse de charbon, cette femme
vit avec ses enfants dans un r6duit situ6 pres
d'un pont. Le vieil ouvrage completement
obstru6 sert de d6p6t d'ordures aux dizaines
de milliers d'habitants du bidonville.
"I faut drainer, construire des
canalisations et driger des murs secs", estime-
t-elle. "Sinon, a la prochaine pluie, que va-t-il
en 6tre de ma maison?", s'interroge-t-elle,
soutenue par des voisines.
Le bidonville de D6sermithe s'&l1ve
en flMche jusqu'au sommet du mome appeal
"Tch6tch6nie" par ses habitants. Tout pres,
des constructions en bMton plus ou moins
cofiteuses abritent des dizaines de milliers de
personnes.
"Nous sommes des oubli6s du


4 =


t peux pas aller a l'6cole", se plaint-il.
Souvent, la route qui d6bouche sur la
ville est impraticable, elle est couverte
de boue", raconte-t-il.
Quelques metres plus loin, un autre
bidonville surpeupl6, baptism "Jalousie", a
grossi au fil des anndes sur un morne
totalement d6bois6.
Les autorit6s paraissent bien
impuissantes face a la naissance de ces
bidonvilles. Des tentatives pour ddloger leurs
habitants toument parfois a l'affrontement.
Des centaines de manifestants en
colkre ont r6cemment incendid un tracteur et
des 6quipements lourds envoys par les
autorit6s pour d6truire des constructions
anarchiques sur un autre flanc de mome de la
capitale.
Selon le ministbre haitien de
1'Environnement, prbs de 1,5 million de
personnes vivent dans la trentaine de
bidonvilles qui entoure la capitale.
La saison des ouragans dans
l'Atlantique d6bute le ler juin et s'6tend
jusqu'au 30 novembre.


(photo Thony Belizaire)


pouvoir. Personne ne nous rend
visite ici sauf quand les
politiciens ont besoin de nous
pour voter", se plaint G6rard, la
cinquantaine et au ch6mage.
"Je me suis adress6
a la mairie de PNtion-ville, pas
de rdponse. Alors nous sommes
a la merci des intemp6ries", se
r6signe ce pbre de 4 enfants.
Paul Evens, 13 ans,
montre du doigt les maisons
enfouies, leurs toits 6mergeant
a peine de la boue. TUmoin et
victime, l'adolescent s'inquiete
de la fragility de
l'environnement oi il vit avec
ses parents.
"Aprs lapluie,je ne


(.. suite de la page 14)


Une campagne d'information, impliquant les ministbres de l'agriculture et de la
sante publique, le Bureau de la Premibre Ministre Michble Duvivier Pierre-
Louis et 1'OPS/OMS, a &te lance.
Cette maladie, qui se transmet d'humain a humain, n'a aucun rapport avec les
animaux, selon le docteur v6t6rinaire Michel Chancy, secr6taire d'Etat a la
production animale en Haiti.
Pour Michel Chancy, la grippe animale constitue un problkme de sante
publique. A date, aucun cas suspect du virus H1N1 n'a &t6 d6couvert en Haiti.
Il s'agit d'une grippe qui exige les memes reflexes de protection que tous les
autres types de grippe, c'est-a-dire les mesures d'hygibne habituelles, indique,
pour sa part, selon le docteur Alex Larsen.
Les autorit6s sanitaires ont 6galement conseillk a la population haitienne
de << se laver r6gulibrement les mains >, << ne pas 6temuer ni tousser en
presence d'autrui >, < rester chez soi si on a
la grippe > et << limiter les voyages
particulierement au Mexique >>.
Le virus H1N1 de la grippe porcine a 6td A Dil
d6couvert au Mexique, on il a d6ji fait plus t w
de 150 morts avant de s'6tendre a travers le
monde.
En Haiti, les structures de quarantaine dans
les ports et a6roports de la R6publique
d'Haiti sont renforc6es.
Les voyageurs haitiens sont prids de
remettre, a plus tard, leurs visites non
essentielles au Mexique. Les autorit6s
haitiennes demandent aux voyageurs en
provenance du Mexique de se faire analyser
d&s leur arrive dans le pays.


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94th Street
Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543
Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559)
Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email : melodiefm@hotmail.com
haiti-en-marche@hughes.net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896
Prite gbySothastOfse


eel


OATlDini nAv IAV iI lnnn


oillUnUHTI 1HI 0, LUUU
-P r m PERF ORM ING L IVEA A



TWICE EaMONI CAlM a KEVOL4A DAKOUT


RQHFAM Z"4 MBZK MRZM JAUEL



BICENTENNIAL PARK
oMR DOWNTOWN MIAMI "AC
1075 BISCAYNE BOULEVARD, MIAMI, FL. FOR INFO: 305.945,8814


ZIE~GLI


Irnr


tPM WPM Am & Ii f -U .= e i 0 ..


Page 16


En Bref...


jakk


h


.Mwih


.m


A.




Full Text

PAGE 1

Haïti en Marche, édition du 6 au 12 Mai 2009 • Vol XXIII • Nº 15 Un Haïtien décapité en pleine rue à Santo-Domingo(Voir / p. 3)Le CEP doit accepter toutes ses responsabilitésPORT-AU-PRINCE, 3 Mai – On entend beaucoup de déclarations au cours de cette saga électorale, dont beaucoup sont futiles mais d’autres appelant à certaines précisions. Y compris celles des ambassadeurs et autres officiels étrangers accrédités en Haïti et qui se sont jetés eux aussi à corps perdu dans la mêlée. Par exemple, on a entendu le porte-parole du Conseil électoral provisoire (CEP) lorsqu’il fut interrogé à (CEP / p. 4)Faire la foire à la foire !PORT-AU-PRINCE, 2 Mai – La foire traditionnelle a eu lieu. Le Champ de Mars plein à ras bord. Fourmillement puisque n’ayant que ça à faire. Idem pour la démonstration d’élevage de lapins. Jeunes et vieux s’agglutinent le nez collé à la grille (FOIRE / p. 6) MALGRE LA COMPLICITE DE L’ETRANGERGRIPPE PORCINELa richesse économique n’est pas toutJACMEL, 1er Mai – La violence de l’actuelle épidémie de grippe porcine (159 morts au Mexique en une semaine et les étrangers fuyant ce pays littéralement comme la peste) invite à réfléchir sur le concept de pouvoir économique des nations. En un clin d’œil, le pays le plus riche peut dégringoler de son piédestal. Le tourisme est à côté du pétrole l’une des principales ressources économiques du Mexique, immense pays aux climats et environnements si divers, des plages de Cancun aux pyramides aztèques des hauts plateaux. Mais en ce moment tout le monde s’enfuit dans tous les sens. Et le Mexique est pratiquement mis en quarantaine internationale. Au point que le président Barack Obama doit préciser lors d’une conférence de presse le mercredi 29 avril que les frontières entre les Etats-Unis et le Mexique « ne sont pas fermées. » La grippe porcine a également fait son premier mort aux Etats-Unis, un bébé de 23 mois. On apprendra (GRIPPE PORCINE / p. 2) Cela s’est passé samedi, rapporte le journal Listin Diario. Vers 2h 45 de l’après-midi, il y avait foule dans le bloc compris entre les rues 3 et 12, où un groupe d’hommes se préparait à exécuter un Haïtien. et sectionna d’un seul coup la tête de l’Haïtien, au milieu d’un grand nombre de spectateurs qui éclatèrent en Un individu jeune et solide prit position, leva une hache que c’est un enfant mexicain qui était venu pour être James Bourdeau condamné à passer le restant de sa vie en prison(Voir / p. 3) de jeunes autour du bassin du crocodile. Comme d’habitude. Oui, tout aurait été du plus banal s’il n’y avait le programme de relance de la production agricole et animale. Les cageots remplis de poulets et de lapins ont fait la une de l’événement. Rangées superposées de poulets chair, bien nourris et en bonne santé, même grosseur, roses, production standard. Dispositif propre et flambant neuf, les poulets s’alimentent self-service, nourriture enrichie et eau à portée de bec, grossissent quasiment à vue d’œil Le commissaire de police James Bourdeau (à gauche) condamné à la prison à vie ; son camarade James Fragé a quant à lui été libéré pour insuffisance de preuves (alertehaiti.ht) 1er Mai : Le défilé traditionnel sous le signe de la relance de la production nationale Des secteurs syndicaux et altermondialistes dénonçant les uns la cherté de la vie, les autres l’exploitation (photo Robenson)

PAGE 2

Page 2 Mercredi 06 Mai 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 15 EN BREF ... EN PLUS ... (EN BREF / p. 14)Obama : moi un noir ?PORT-AU-PRINCE, 2 Mai – A l’occasion de ses 100 premiers jours à la présidence le 29 avril écoulé, Barack Obama a franchi la barre des 60% d’approbation. La dernière fois qu’un président américain y parvenait, c’était Bush après qu’il eut annoncé « victoire totale » dans la guerre en Irak et sans aucun sang américain versé. Mais une fois qu’il fut prouvé que l’ancien président avait crié victoire trop tôt, sa cote dégringola jusqu’à laisser le pouvoir comme l’un des chefs d’Etat les plus décriés de l’histoire du pays. Cependant lorsqu’il s’agit d’évaluer non l’image du président mais sa politique (nuance importante), et politique que ce soit à l’intérieur dans la lutte contre la crise économique ou à l’extérieur dans sa gestion de la guerre en Irak et en Afghanistan, une différence notable apparaît dans l’électorat avec évidemment les démocrates lui décernant la meilleure note. Mais le président obtient au mieux un B+, c’est-à-dire passable ! Un seul secteur lui donne une moyenne de plus de 60% pour sa politique interne ou externe, et c’est la communauté noire. Trois mois après son entrée à la Maison blanche, le premier président noir de l’histoire des Etats-Unis garde le plein appui de ses congénères. Or, relève un analyste, c’est le moment aussi où cette communauté se trouve confrontée à sa situation la plus difficile.Taux de chômage de 50% chez les noirs …Les Etats-Unis connaissent leur pire crise économique depuis la Grande dépression des années 1930. Or les noirs sont parmi les citoyens à en souffrir le plus cruellement. A New York, le taux de chômage dans la population noire atteindrait actuellement les 50%. soigné au Texas, état frontalier avec le Mexique. La population mexicaine vivant aux Etats-Unis est immense. Et les échanges sont quotidiens, y compris par voie terrestre. Quand tous les pays de la terre (et d’abord ceux de l’Union européenne) se préparent à interdire sur leur territoire tout vol en direction et en provenance du Mexique, il serait plus difficile aux EtatsUnis de faire de même. Même le mur érigé par l’ancien président Bush pour barrer la route aux immigrants clandestins, qui n’y peut grand chose.Sans tomber dans le catastrophisme …Or la maladie, mortelle, s’est répandue en une semaine à tous les continents, comme le montrent les dernières statistiques. Mercredi (29 avril), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait passer son niveau d’alerte du chiffre 4 à 5, sur une échelle qui en compte 6. A 6, c’est la pandémie, c’est-à-dire l’épidémie a gagné toute la terre. Or la grippe porcine ce n’est pas le Sida. Sans tomber dans le catastrophisme, c’est une maladie pour laquelle il n’existe pas de vaccin proprement dit, mais qu’on peut soigner quand le cas est pris à temps. Le traitement c’est pratiquement le même que pour la grippe ordinaire mais à dose renforcée. Mais alors que le Sida est une maladie comportementale, c’est-à-dire qui peut être évitée en évitant les comportements à risques, la grippe porcine se transmet dans l’air qu’on respire. Et surtout il y a les statistiques des précédentes pandémies de grippe … La grippe espagnole a tué de 20 à 50 millions de personnes en 1918. La grippe asiatique de 1 à 2 millions en 1957. Etc.Une telle épée de Damoclès …Personne n’est donc en mesure de prédire avec exactitude quelles pourraient être les conséquences d’une nouvelle pandémie aujourd’hui que le monde est totalement relié dans un mouvement ininterrompu de biens, de services et de personnes jusqu’au plus petit village à l’autre bout de la terre. Aussi que valent les considérations sur la puissance économique des nations avec une telle épée de Damoclès au-dessus de notre tête ! Outre la concurrence. On a vu comment des compétiteurs ont essayé de tirer parti des problèmes rencontrés par l’industrie chinoise dans la qualité de ses produits, particulièrement ceux destinés aux enfants (pourcentage de plomb dans la fabrication des jouets, lait contaminé etc). Plus près de nous, les éleveurs de poulets dominicains ont vu leurs revenus fondre comme beurre au soleil après l’apparition en territoire voisin de foyers de grippe aviaire. Haïti imposa automatiquement un embargo sur l’importation d’œufs et de poulets dominicains.La théorie des trois H …Mais nous avons eu nous aussi pour notre compte. C’est l’apparition du VIHSida au tout début des années 1980. Ne sachant comment expliquer cette maladie qui tue de manière foudroyante, une première théorie voulut que ce soit en Haïti qu’elle avait pris naissance. La théorie des trois H (homosexuels, héroïnomanes, haïtiens). En effet, de nombreux cas avaient apparu en Haïti. Plusieurs années s’écouleront avant que les scientifiques finirent par accepter que la maladie était entrée en Haïti par le truchement des homosexuels. Dans la décennie précédente, les années 1970, Haïti avait été qualifiée dans des revues spécialisées de « paradis des homosexuels. » Mais entre-temps, tous les touristes avaient fui Haïti. A tout jamais !Une certaine part de relativité …Les nouvelles maladies, d’origine pas si mystérieuse puisque résultat soit de toutes sortes de manipulations génétiques, soit d’usage immodéré de certains produits pour booster la production animale ou végétale, prennent d’année en année de plus en plus d’envergure menaçant de perturber l’avenir économique et le plus souvent de nations qui affichent des taux de croissance parmi les plus flatteurs. Dès lors les projections les plus solides ne peuvent s’empêcher de renfermer aussi une certaine part de relativité. Jusqu’ici, et davantage pendant ces vingt dernières années de règne du néolibéralisme, les nations en étaient venues à se définir uniquement, en tout et pour tout, par leurs performances économiques. La culture, l’histoire, la richesse humaine deviennent sans valeur sauf en cas de rentabilisation assurée. Espérons que l’actuelle crise traversée par ce système portera un peu à réfléchir sur tant d’autres préoccupations comme le réchauffement climatique … Et d’abord ces maladies d’un autre genre qui plongent soudain la planète entière dans l’incompréhension et le tumulte. En moins d’une semaine. Marcus, 1er Mai 2009GRIPPE PORCINELa richesse économique n’est pas tout(GRIPPE PORCINE ... suite de la 1ère page) (OBAMA / p. 9) En guise de comparaison, leFoire agricole et artisanaleJoanas Gué, ministre de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) et Gabrielle Prévillon Baudin, ministre des Affaires sociales et du Travail (MAST), ont lancé le jeudi 30 avril, sur la cour du Musée du Panthéon national (Mupanah), la Foire agricole, industrielle et artisanale commémorative de la fête du Travail et de l’Agriculture du 1er mai. Le thème cette année est « Solidarité patwon, ouvriye, peyizan, atizan se sewòm pou ranfòse pwodiksyon nasyonal ». Le ministre de l’Agriculture, Joanas Gué, a dit déplorer que l’année dernière, à pareille heure, la situation sociopolitique et économique du pays était tellement lamentable qu’il n’a pas été possible de commémorer avec éclat la fête du Travail et de l’Agriculture. Cependant, a-t-il indiqué, « cette année, le gouvernement, conscient de cette pénible situation, a conjugué beaucoup d’efforts pour faciliter l’organisation de cette activité qui a cours depuis tantôt dix ans». De son côté, la ministre des Affaires sociales et du Travail, Gabrielle Prévillon Baudin, a dit croire que le temps n’est pas à la fête, car la situation socioéconomique du pays demeure encore une préoccupation majeure tant pour le gouvernement que les différentes couches de la population. Paul Loulou Chéry et Nicolas Christophe, respectivement représentants du secteur syndical et de la classe paysanne, ont, de leur côté, fait état de la dégradation progressive de la situation socioéconomique du pays. Ils ont appelé le gouvernement à s’engager davantage dans la mise en œuvre de projets de développement à travers les différentes régions du pays.Haiti condamne la décapitation d’un Haïtien en République DominicaineLe ministre haïtien des affaires étrangères, Alrich Nicolas, a condamné le 3 mai la décapitation d’un ressortissant Haïtien, la veille, en pleine rue de Santo Domingo, capitale de la République Dominicaine. Lors d’une conversation téléphonique avec AlterPresse, le chancelier haïtien a exprimé sa ferme condamnation de cet acte qualifié de « barbare ». Le ressortissant haïtien a été exécuté le 2 mai en milieu d’après-midi par un groupe d’individus dans le quartier de Buenos Aires, secteur de Herrera, en présence d’une foule qui applaudissait et riait, rapporte le quotidien Listin Diario. Le chef de la diplomatie haïtienne indique qu’une note de protestation a été adressée aux autorités dominicaines par l’ambassade d’Haïti à Santo Domingo afin de condamner officiellement cet acte odieux et réclamer justice. Ce crime a été perpétré en représailles à la décapitation le 1er mai du Dominicain Léon Lara dans le quartier de Bayona. L’Haïtien victime a été pris pour l’auteur de l’assassinat de Lara. Cependant, selon des témoignages recueillis par Listin Diario, il y a eu erreur sur la personne. Condamnant également la décapitation du citoyen dominicain, le ministre haïtien des affaires étrangères réprouve la justice expéditive, dont des cas répétés ont été enregistrés ces derniers temps dans le pays voisin, note-t-il. Cette situation, souligne-t-il, tend à alimenter un climat de tension qui pourrait affecter les relations entre les deux pays. Il demande en conséquence aux autorités judiciaires et policières dominicaines d’assumer leurs responsabilités. Parallèlement, le ministre haïtien des affaires étrangères invite les ressortissants haïtiens en territoire dominicain à être vigilants, à ne pas répondre à la provocation, à éviter de se faire justice et à solliciter l’assistance de la représentation haïtienne en République Dominicaine.Un ressortissant haïtien décapité en pleine rue à Santo Domingo sous les applaudissements3 mai 2009(AHP)Un ressortissant haïtien a été décapité d’un seul coup de hache samedi en pleine rue par un groupe d’hommes à Santo-Domingo (République dominicaine). Le jeune haïtien, dont l’identité n’a pas été communiquée, est accusé d’avoir tué le jour précédent un citoyen dominicain répondant au nom de Pascual de León Lara, (45 ans). Le drame s’est produit dans une atmosphère festive en présence d’une foule nombreuse venue des quartiers de Buenos Aires de Herrera, qui s’est réunie au coin des rues 3 et 12 pour assister à la scène macabre, et la victime a été injuriée, brutalisée et torturée pendant un bon bout de temps, sans que la police dominicaine ne soit intervenue. “La scène de décapitation s’est déroulée sous les applaudissements de la foule composée d’adultes et d’adolescents qui ont filmé à l’aide de leurs cellulaires la tête qui a roulé sur plusieurs mètres avoir été détachée du corps”, ont indiqué des témoins. La décapitation du jeune haïtien rappelle la vidéo “El machetazo” montrant “un dominicain en train de couper les deux bras à un haïtien”. Mais les autorités dominicaines avaient dénoncé à l’époque un montage, expliquant que ce genre de pratiques n’est pas propre à la République dominicaine. Toutefois, les cas d’intolérance se multiplient dans le pays voisin contre les travailleurs haïtiens. Et selon le président de la junte centrale de Vecinos, Basilio Benítez, le nombre sans cesse croissant des immigrants illégaux haïtiens impliqués dans toutes sortes de travaux, principalement la construction et le commerce des rues, pose un sérieux problème social dans le quartier de Buenos Aires de Herrera. Un autre membre du conseil, Ramón Boitel, a fait savoir que sa communauté ne sait quoi faire avec “cette grande population d’haïtiens, non seulement de travailleurs, mais aussi de femmes et d’enfants qui traînent dans les rues, n’ayant aucun endroit où vivre.Le porc haïtien interdit en République dominicaineLes autorités dominicaines ont annoncé samedi l’interdiction d’importation de bétail porcin, de la viande de porc et de ses dérivés en provenance d’Haïti en raison de la découverte supposée d’un virus dans des porcheries du pays alors que la Grippe A (ou Grippe porcine) tend à devenir une pandémie ou épidémie à l’échelle mondiale. Selon des sources militaires citées par EFE, le responsable de la Santé environnementale à la direction générale de l’Élevage de la République dominicaine, Ramòn Quiñonez, s’est réuni avec des éleveurs et les autorités de la province frontalière de Dajabòn (nord-ouest). Les discussions ont porté sur les mesures visant à éviter que la production porcine dominicaine ne soit contaminée par le présumé virus ayant atteint des bêtes en Haïti. M. Quiñonez a fait état d’informations relatives à l’apparition en mars dernier du virus de l’encéphalomyélite qui se serait attaqué aux porcs haïtiens. Il a cependant reconnu qu’aucun élément ne montrait que cette situation pouvait affecter la santé des humains. Des techniciens en santé animale et les membres du Corps spécialisé de sécurité frontalière (CESFRONT) ont reçu l’ordre de capturer, sacrifier et incinérer tous les animaux arrivant d’Haïti, particulièrement les porcs. Les autorités de Port-au-Prince n’avaient pas encore réagi à cet embargo décrété sur la viande porcine haïtienne par Santo Domingo. De son côté, le gouvernement dominicain n’a cessé, depuis un an, de réclamer la levée de l’interdiction d’exportation de volailles vers Haïti à cause de la présence avérée du virus de la grippe aviaire en territoire voisin où des foyers d’infection avaient été répertoriés.

PAGE 3

Mercredi 06 Mai 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 15 Page 3 SOMMAIRESOMMAIREL’ACTUALITE EN MARCHE Un Haïtien décapité en pleine rue à Santo-Domingoapplaudissements. vraiment le même Haïtien qui avait commis le crime. La scène horrible a été filmée sur leur téléphone cellulaire par des dizaines de jeunes pour la faire vivre aussi à ceux qui n’étaient pas présents. heures sur la chaussée avant d’être transporté à la morgue. Personne ne se présenta pour identifier l’Haïtien exécuté ainsi, selon le Listin Diario. Le journal n’a trouvé apparemment personne pour condamner cet acte révoltant. Tous au contraire déplorent la présence massive d’immigrants illégaux haïtiens, dont beaucoup sont employés dans la construction, tandis que d’autres se convertissent en petits vendeurs dans les rues, créant un certain nombre de problèmes sociaux. plusieurs kilomètres de Bayona, dans un quartier populaire habité par des ressortissants haïtiens, près de l’usine sucrière de Guajimia. Au lieu de livrer le présumé coupable à la Police, la foule décida alors de le conduire jusqu’au centre du quartier de Buenos Aires, à Santo Domingo, et en face de la maison où reposait le corps de sa présumée victime. A cet endroit, l’Haïtien fut décapité avec une hache. Le corps de l’Haïtien, avec les bras en croix, resta au milieu de l’intersection, la tête avait roulé plusieurs mètres plus loin. Tandis que dans une maison à deux pas reposait le cadavre de celui qu’il est supposé avoir lui-même tué. Selon les voisins, Leon Lara a été lui aussi décapité d’un coup de machette par l’Haïtien pour une question d’argent. Cependant la famille a déclaré au Listin Diario qu’ils ne savent pas exactement ce qui s’est passé entre les deux hommes, ni les motifs qui ont pu pousser l’Haïtien à tuer leur parent. En tout cas, les proches de Leon Lara partirent à la recherche de l’Haïtien, parce que, disent-ils, la Police n’a rien fait pour retrouver le responsable de sa mort. Port-au-Prince, le 30 avril.-Dans le cadre des assises criminelles sans assistance de jury, le tribunal criminel de Portau-Prince a condamné à perpétuité le policier James Bourdeau, 35 ans, pour sa responsabilité dans la disparition en 2005 de Nathanaël Génélus, un ancien employé de la banque commerciale Unibank.James Bourdeau condamné à passer le restant de sa vie en prisonLeon Lara, 45 ans, responsable d’un chantier de construction. James Fragé, 37 ans, qui avait pour mission de prendre en filature Nathanaël Génélus à sa sortie de la banque à Damien le 2 août 2005, a reconnu avoir accompli sa mission sur ordre de James Bourdeau, qui était son supérieur hiérarchique. Il a été acquitté pour insuffisance de preuves pour son rôle dans la disparition de Nathanaël Génélus. Après avoir passé environ 44 mois en prison, le juge, sur demande de son avocat, lui a permis de regagner son domicile sans même avoir à attendre en prison son ordre de libération. Nathanaël Génélus, né le 6 mars 1974, avait laissé sa résidence le 2 août 2005, pour ne jamais revenir. Sa famille ne connaîtra peut-être jamais la vérité autour de sa disparition. Jusqu’à sa sortie du tribunal, James Bourdeau a maintenu son innocence. (source Altertehaiti.ht) (...suite de la 1ère page) Les voisins avaient accusé cet Haïtien d’avoir lui-même donné la mort le jour précédent à un Dominicain, Pascual de Ils le rencontreront le jour suivant à D’autres témoins affirment qu’ils ne savent pas si c’est D’autre part, le corps décapité est resté près de deux (...suite de la 1ère page) L ’EVENEMENT Un Haïtien décapité en pleine rue à Santo Domingo p.1 ACTUALITE POLITIQUE Le CEP doit accepter toutes ses responsabilités p.1 Place au CEP permanent p.5 SOCIAL Le policier James Bourdeau condamné à la prison à vie p.3 PREMIER MAI Faire la foire à la foire ! p.1 Fête du travail sur fond de chômage aigu p.12 PORTRAIT Obama : moi un noir ? p.2 ECONOMIE Caraïbe : Moins de transferts p.6 GRIPPE PORCINE La richesse économique n’est pas tout p.1 POLEMIQUE L’Affaire Boulos p.7 JOURNALISME Faut-il une loi sur la presse ? p.8 NOTRE P A YS La St Philippe et St Jacques p.9 LIBRE PENSER Pourcentages ! p.12 ENVIRONNEMENT Dans le massif de La Selle p.13 Les résidents sur les lieux mêmes où l’Haïtien a été décapité un peu plus tôt (photo Listin Diario)

PAGE 4

Page 4 Mercredi 06 Mai 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 15UNE ANALYSE Fort Lauderdale, FL, 5 Novanm 2008 – Amerijet International, Inc. anonse lansman yon sit entènèt pi enteresan www.amerijet.com. Nouvo sit la founi yon baz kominikasyon ki pèmèt klyan an jwenn tout enfòmasyon li bezwen sou transpò pa avyon, sou lanmè ak atè, fè rezèvasyon pou transpò machandiz ak benefisye yon kantite fonksyon administratif ak kontabilite. “Nouvo sit la bay klyan an plis enfòmasyon e sitou pi rapid sou machandiz li ak sou account li nan konpayi an. Sit la kalkile ak devlope pou fè tout bagay pi fasil pou klyan an kit se machandiz lap voye, kit se efè pèsonèl” dapre Pam Rollins, vis-prezidan Biznès Devlopman. MyCargo ofri yon prosede senp e efikas pou kanalize flo enfòmasyon yo e pou founi enfòmasyon an pi vit pou ede klyan an ekonomize tan ak lajan. Nou vle ofri klyan an yon prosede “One-Stop-Shop”, sa vle di nou vle ofri li plizyè solysyon o chwa – avyon, bato oswa tren ou kamyon quit se machandiz pou ekspòtasyon, kit se pou enpòtasyon. Nan mwa kap vini yo, Amerijet pral introdui lòt avantaj sou website li a. Pamela Robbins ajoute : “Klyan yo ki enterese nan teknoloji ap ede nou bay konpayi an plis ekspansyon et pèmèt klyan yo planifye shipment yo lontan a lavans.” Amerijet International, Inc. founi yon sèvis entènasyonal konplè e sou tout fòm – pa avyon, pa bato ak atè. Konpayi an baze nan Fort-lauderdale (Florid) e li gen ofis sou tout tè a ak destinasyon nan North, South ak Central Amerika, Mexico, Karayib, Leròp, Lazi ak MiddleEast. Amerijet itilize alafwa Boeing 727-200 ak Boeing 767-200 depi prensipal baz li ki se Miami International Airport. Pou plis enfòmasyon, vizite Amerijet sou sit entènèt la www.amerijet.com Kontak Media: Christine Richard, Amerijet International 954-320-5354.AMERIJET INTERNATIONAL, INC. Le CEP doit accepter toutes ses responsabilités MALGRE LA COMPLICITE DE L’ETRANGERpropos de la menace agitée par quelques sénateurs de ne pas valider les futurs élus parce que les élections auraient manqué pour celui-ci de participation, pour celui-là de transparence déclarer que le conseil électoral n’a rien à y voir et que sa tâche consiste à organiser les élections. moindres à pas plus de 3%.Pa te wè, pa te la, pa tande …Mais le premier moment de surprise passé, voici nos grands ambassadeurs qui ont trouvé une nouvelle parade. Histoire de tirer d’abord leur épingle du jeu car ce sont 11 millions de dollars que l’international a injectés dans cette transparentes. Or comment des élections peuvent-elles être qualifiées de transparentes (« une réussite ») s’il n’y a pas un nombre suffisant d’électeurs pour en témoigner, bref s’il n’y a pas eu d’élections proprement dites. Sinon la machine réduite à sa plus simple expression. (... suite de la 1ère page) pourquoi les élections du 19 avril dernier sont « une réussite. » Elles le sont parce que les bureaux de vote étaient en place et qu’ils ont ouvert à l’heure. Félicitations au CEP et à la mission internationale (Minustah) d’avoir assuré parfaitement la logistique.Une nouvelle culbute …Le reste, la participation au strict minimum, c’est une autre affaire. Mais comme c’est exactement où le processus a achoppé, on réalise que c’est là une culbute de la part de nos conseillers électoraux et leurs protecteurs internationaux pour se tirer d’affaires. Tout a été mis en place, répète-t-on en choeur. Si les électeurs ne se sont pas présentés, ce n’est pas notre faute ! Désormais les élections ne sont donc plus ce qu’elles étaient : un effort spécial pour amener le plus grand nombre possible à se prononcer. Ex : le 7 février 2006. Le plus de participation, le plus de crédibilité, le plus de légitimité, le plus une démocratie est forte. le volet, un échantillon suffisamment représentatif pour calmer toutes les appréhensions et attirer aux urnes les uns comme les autres. On n’aurait qu’à embaucher une firme technique, pourquoi pas étrangère. Et le tour serait joué. Pour commencer, cela coûterait moins cher, messieurs les ambassadeurs pour aller jusqu’au bout de votre logique.Faire « comme maître JeanJacques » …On a donc tout compris. Le rôle de l’international dans les circonstances actuelles c’est de faire « comme maître Jean-Jacques » pour dédouaner le CEP dans quelque bourbier qu’il aille se fourrer. Encore une fois, qui fait le sale job de l’autre ? A ce compte-là, on commence aussi à mieux comprendre quelle stabilisation, quelle démocratie nous est promise. Elections au rabais, Démocratie au rabais ! Le plus on pourrait dire que le processus de stabilisation sous le drapeau de l’ONU commence à atteindre son but. véritable pétaudière. Les voici copiant le vieux dicton haïtien : Pa te wè, pa te la, pa tande (ni vu, ni connu, ni entendu) dont on sait qu’il symbolise le comble de l’irresponsabilité. représentatifs. Mais le moment actuel est une étape importante de la prochaine : les présidentielles et législatives de novembre 2010. Plus importante encore que l’on croit ! Mélodie, 3 Avril 2009 Puis aussitôt quelque ambassadeur étranger de définir Mais le 19 avril 2009, patatras. Un taux de participation que le CEP estime à quelque 11%, mais d’autres et non des Or quelle est la seule façon d’assurer la crédibilité (si ce n’est la légitimité) des nouveaux élus sinon par des élections A quoi bon un CEP supposé être 11 citoyens triés sur Reste à savoir si les sénateurs qui prônent la non validation sont eux-mêmes plus Le président du CEP, Frantz Gérard Verret, embrassant le technicien canadien responsable du centre de tabulation (photo Georges Dupé)Le taux était bas, mais les élections peuvent être considérées comme légitimes, selon l’ambassadeur du Canada, Gilles RivardPort-au-Prince, 1er Mai 2009 (AHP) – L’ambassadeur du Canada en Haïti, Gilles Rivard, a indiqué vendredi que le premier tour des sénatoriales partielles réalisées le 19 avril dernier en Haïti peut être considéré comme légitime, malgré les réactions enregistrées autour du taux de participation jugé très bas, et des actes de violence et irrégularités qui les ont entachées dans certaines régions, dont le Plateau central. Dans une interview exclusive à Radio Solidarité, le diplomate canadien a fait savoir qu’il faut aborder le dossier sous deux angles: l’aspect technique et la question de la légitimité. Selon lui, le Conseil électoral provisoire et la MINUSTAH ont fait un travail remarquable sur le plan logistique. Il a cité à titre d’exemple le fait que 1400 centres de votes aient été mis en place, soit le double de ceux des élections de 2006, et que le jour du vote les bureaux étaient ouverts pour accueillir les électeurs Pour ce qui est de la légitimité questionnée par des parlementaires et des responsables politiques, le diplomate canadien a indiqué que les Haïtiens qui ont pris le chemin des bureaux de vote ont pu accomplir leur devoir sans contrainte et en toute sécurité. “En ce qui concerne le taux de participation fixé par le CEP à 11%, selon Gilles Rivard, on aurait souhaité un pourcentage plus élevé, mais les élections partielles n’attirent pas toujours la grande foule, même au Canada, a-t-il dit. Il estime que de ces points de vue, les élections peuvent être considérées comme légitimes. Le diplomate a toutefois appelé à des sanctions contre “ Il y a plusieurs partis dont la Fusion, Union, RDNP, AAA qui ont fait part de leur intention de contester les élections, cela fait partie du jeu démocratique, mais c’est au CEP qu’il appartiendra d’analyser le bien-fondé des griefs qui seront mis sur la table”, a indiqué l’ambassadeur. L’ambassadeur a souligné par ailleurs qu’il ne peut pas prétendre avoir une grande connaissance de la politique haïtienne après seulement 10 mois. Il a dit toutefois avoir découvert que l’organisation d’élections soulève beaucoup de passion en Haïti et que parmi les partis politiques, il y en a qui sont moins structurés que d’autres, il y a aussi des formations qui ont des plateformes électorales plus exprimées et plus claires que d’autres. Gilles Rivard a exprimé enfin le souhait que le pays connaisse une période de tranquillité et d’accalmie qui puisse toucher à la fois les domaines politique, social, économique et environnemental de telle sorte qu’il puisse avancer sur la voie de la prospérité. Il a fait savoir que le renversement de l’ancien Premier ministre Jacques Edouard Alexis en avril 2008 et les ouragans et tempêtes de septembre et octobre de la même année, n’ont pas aidé le pays. L’ambassadeur du Canada avait fait l’objet fin mars de plusieurs critiques à la suite de propos lui ayant été attribués, selon lesquels il aurait déclaré clos le dossier de l’exclusion par le CEP des candidats de Fanmi Lavalas de la course électorale, alors que le tribunal des référés venait de se prononcer en faveur de leur réintégration. les personnes qui ont commis des actes répréhensibles le jour du scrutin. Concernant les secteurs qui contestent les élections ou qui menacent de ne pas valider les sénateurs qui en seront issus, l’ambassadeur Rivard a souligné que c’est une question de choix et qu’il faudra attendre le moment venu pour connaître la valeur des contestations. Déclaration de l’Ambassade des Etats-UnisLes Etats-Unis félicitent le peuple haïtien pour l’organisation des élections sénatoriales partielles et la publication des résultats. L’élection de leaders parlementaires est l’un des exercices les plus fondamentaux dans une démocratie alors qu’on travaille à établir et à renouveler périodiquement les principales institutions. En tant que partenaire international d’Haïti, les Etats-Unis supportent fermement le fonctionnement et le renforcement des institutions démocratiques haïtiennes. En conséquence, les Etats-Unis ont apporté un soutien financier et technique considérable aux élections qui se sont déroulées le 19 avril dernier. Nous continuerons à apporter notre support, et attendons avec intérêt le deuxième tour des élections prévu pour le 7 juin prochain, ainsi que la réorganisation des élections dans le département du Centre où celles-ci avaient été annulées pour cause de violence. Nous exhortons tous les candidats et leurs partisans à faire montre d’un comportement pacifique et à respecter pleinement la loi durant la période de campagne en vue de la tenue du second tour des élections. Nous demandons aux autorités compétentes de mener des enquêtes autour des allégations de violation de la loi lors de la campagne électorale et durant le jour du scrutin, et de prendre des actions légales le plus (DECLARATION / p. 5)

PAGE 5

Mercredi 06 Mai 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 15 Page 5 Day and Evening Classes Job Placement Assistance Flexible Schedules 866.926.9661 www.ATITrainingFL.com Train Now For A Rewarding Career! Financial Aid Available To Those Who QualifyGET AHEAD IN A TOUGH ECONOMYCAREER EDUCATIONATI Career Training Center … Miami, Florida is a branch location of the Oakland Park, Florida campus. € Automotive Service Technician € Electronic Systems Technician € Electronic Engineering Technology € AC/Refrigeration/Major Appliance Tech € Network Administration € Business Administration TechnologyCall for a complete list of program offerings.No HS diploma or GED? Inquire about how to get started without it. 4 Miami / Fort Lauderdale Locations Programs Vary by Location DE L’ACTUALITEPlace au CEP permanent !JACMEL, 30 Avril – Beaucoup des difficultés rencontrées dans l’organisation des sénatoriales partielles viennent du manque d’expérience du conseil électoral provisoire (CEP). Dernière révélation, un nouveau calcul qui a été opéré juste avant la publication des résultats et venu changer ceuxci au dernier moment. Il semble que certains candidats mis en ballottage l’auraient emporté dès le premier tour s’il n’y avait eu ce calcul de dernière minute. de leurs candidats respectifs avant même la fin de la journée électorale. Un membre de BV (bureau de vote) est blessé par balle. La Police nationale et la force internationale (Minustah) reculent pour éviter une plus grande aggravation de la situation. Sur ce, le président du CEP décida d’annuler les élections dans le Plateau central.Constitution trop tatillonne …Eh bien, mal lui en prit. D’après le porte-parole du conseil électoral, c’est justement le centre de tabulation qui est responsable de cette dernière erreur qui soulève tant la colère des leaders de la base du parti progouvernemental L’Espoir. Conclusion : il est temps d’avoir le Conseil électoral permanent. Aujourd’hui encore on devrait avoir des élections fin 2009 pour établir les collectivités territoriales avec pour objectif la concrétisation d’institutions majeures, dont le Conseil électoral permanent (ce qui devrait permettre la mise en place d’une machine électorale plus définitive pour qu’on n’ait pas à recommencer à chaque fois à zéro comme aujourd’hui encore). Mais à regarder ce qui s’est passé le 19 avril, on a des raisons de croire que cela risque de rester cette fois encore des vœux pieux. Haïti en Marche, 30 Avril 2009 Il n’était pas encore midi. Or il aurait pu le faire également dans le département de l’Artibonite où des troubles du même genre vont éclater, particulièrement à Verrettes, y faisant même 1 mort. Un individu trouvé les poches bourrées de votes déjà « croisés » est lynché sur le champ par des membres de la population. Aujourd’hui le premier sénateur de l’Artibonite, Youri Latortue (président du parti « AAA », Ayiti an aksyon) réclame que les élections soient refaites aussi dans toutes ces régions de l’Artibonite où elles avaient été perturbées le 19 avril.Croyance aveugle dans le système électronique …Ainsi au lieu de décider instantanément l’annulation des élections dans tout le Plateau central, le conseil électoral aurait pu le faire seulement pour les endroits où il y a eu du grabuge, que ce soit dans le Centre ou l’Artibonite. Car en même temps, dans presque tout le reste du Plateau central (comme du côté de Hinche), le vote avait lieu normalement. Refaire les élections dans des endroits où il n’y a pas lieu, voilà qui représente pour le moins un gaspillage d’argent précieux avec la possibilité que les gens décident de ne pas se déranger du tout cette fois. On pourrait évoquer plusieurs autres manquements, comme la décision d’interdire le transport en commun le dimanche 19 avril. Alors qu’un nouveau découpage dans la répartition des bureaux de vote oblige les gens à parcourir de longues distances pour parvenir à celui qui leur est assigné. Et quand surtout il s’agit d’élections éveillant aussi peu d’enthousiasme. Une dernière particularité de ce CEP, selon des observateurs, est de croire aveuglément dans le système électronique d’organisation des élections, cela dans un pays qui est bon dernier à tous les niveaux en infrastructures. sigle « Aucun candidat » alors que la loi électorale le réclame. Dès lors que c’était fait, poursuit le responsable CEP, des noms qui se trouvaient plus haut ont été rétrogradés. D’où la mise en ballottage des candidats de l’Espoir en question. Même en ballottage favorable, ce n’est pas la même chose que d’avoir son ticket dans la poche. Il y a 12 sénateurs à élire, en avoir deux tout de suite ce serait extraordinaire.Manque d’expertise …Primo, le fait de n’avoir pas tenu compte dans le premier calcul des votes blancs est la preuve d’un manque d’expertise de la part de l’équipe du CEP. De fait, c’est leur première expérience d’organisation des élections. Mais surtout d’avoir communiqué sans attendre les premiers résultats aux instances concernées (avant la proclamation officielle) révèle non seulement de la maladresse mais aussi un esprit partisan certain. Les mêmes résultats circulaient en outre dans différents autres cercles, y compris médiatiques. D’où l’accusation de « incompétent et pas sérieux » entendue contre le président du conseil électoral provisoire, Frantz Gérard Verret, et contre le directeur général, Félix Aupont, ce dernier traité d’incapable de « faire une addition » (Montplaisir dixit).1 mort par lynchage dans l’Artibonite …On pourrait mettre dans le même sac l’annulation des élections dans le département du Centre (ou Plateau central). Des violences et irrégularités de toutes sortes avaient éclaté à Mirebalais (bas Plateau). La veille, des urnes vierges sont dérobées, le lendemain elles reparaissent déjà marquées. Ici ce sont des individus lourdement armés qui font le siège des quartiers généraux de partis adverses, là des manifestants qui gagnaient les rues en proclamant la victoire conseil électoral provisoire tous les deux ans pour satisfaire une Constitution trop tatillonne qui demande au citoyen de retourner constamment aux urnes mais dans un pays qui n’a pas les moyens de régler même le tiers de ses budgets électoraux et doit à chaque fois recourir à l’assistance internationale. S’il existe une preuve palpable de l’instabilité chronique qui ronge ce pays depuis la chute de la dictature Duvalier en 1986, elle est ici. Le Conseil électoral provisoire n’avait qu’une élection à vivre, celle de novembre 1987. Les Forces armées d’Haïti (de non regrettée mémoire) intervinrent pour en faire un inoubliable massacre.De coup d’état en coup de Jarnac …Depuis, c’est la débandade. De coup d’état en coup de force et coup de Jarnac. Les élections n’ont jamais lieu à date constitutionnelle et les conseils électoraux provisoires se succèdent. Ce serait le cas au moins de deux candidats du parti progouvernemental L’Espoir : John Joel Joseph (Ouest), et Moïse Jean-Charles (Nord). Jusqu’au lundi 27 avril, jour de la proclamation des résultats, ils avaient été donnés gagnants. Mais le Conseil électoral a attendu jusqu’à 9 heures du soir pour se prononcer officiellement. Dès lors on apprendra qu’il n’y a pas un seul vainqueur. Le second tour aura lieu le 7 juin prochain. L’Espoir garde ses chances dans les 9 départements du pays (les élections avaient été annulées dans le 10e, le département du Centre, pour causes d’irrégularités et de violences). Devant les vives protestations des porte-parole du parti, dont, à Port-au-Prince, René Montplaisir, un leader de Cité Soleil proche du palais national, le Conseil électoral explique que l’erreur vient du « centre de tabulation » qui n’avait pas pris en compte dans le premier calcul les votes blancs sous le Les rues de Port-au-Prince quasiment vides pendant toute la journée électorale du dimanche 19 avril 2009 (photo Eugène Robenson) rapidement possible contre les individus impliqués. Une fois installé, les Etats-Unis attendent avec intérêt de collaborer avec un Sénat à effectif complet pendant qu’Haïti travaille de manière à affronter les nombreux défis auxquels elle fait face.Déclaration...(... suite de la page 4) www.melodiefmhaiti.comMélodie MatinSur Et qu’on n’ait plus besoin de nommer un nouveau

PAGE 6

Page 6 Mercredi 06 Mai 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 15PREMIER MAI 2009 Les travailleurs des Caraïbes envoient moins d’argent au paysSaint-Domingue Correspondant J usqu’à la fin 2008, Manuel Piè envoyait tous les mois 3 000 pesos (environ 65 euros) à sa mère, restée seule avec ses frères et soeurs dans un village du nord d’Haïti. Le chantier où travaillait ce jeune maçon, sans papiers comme la majorité des migrants haïtiens en République dominicaine, est fini. Depuis plus d’un mois, il cherche sans succès une nouvelle embauche. Longtemps l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie locale, la construction n’échappe pas à la crise. “Le nombre des transferts (remesas) a baissé d’environ 8 % au premier trimestre, et le montant des sommes a diminué d’au moins 15 %”, calcule Edigarbo Garcia, le directeur de Remesas Dominicanas. Cette compagnie distribue environ 20 % des valeurs envoyées par les expatriés dominicains, qui travaillent pour la plupart aux Etats-Unis et en Espagne. “Jusqu’à l’an dernier, le montant moyen des envois était de 270 dollars. Il est tombé à 200 dollars (153 euros)”, ajoute-til. ”CHUTE DU TOURISME” des petites cages, nez à nez avec les petites bêtes. Malheureusement celles-ci ne peuvent pas nous en dire plus. Oui, cela manque d’explications. Autrefois on aurait pris le soin de placer des affichettes fournissant des indications sur la méthodologie, les espèces les plus adaptées aux particularités locales (à commencer par la sécurité alimentaire que nous disons rechercher), les diverses composantes de leur alimentation, ainsi que la durée de l’élevage et de ce gavage intensif avant de livrer à la consommation. Mais pour toutes affichettes, nous n’aurons droit qu’à celles indiquant les prix chez le commerçant. Et rentabilité assurée (plus la TCA) car toute famille haïtienne souhaite mettre tous les jours (et pas seulement le dimanche) la poule au pot. Mieux, c’est un business à la portée de tout un chacun. Il faut de la discipline, être propre, mais très propre, et un petit investissement de départ. Mais pas besoin d’avoir hérité de plusieurs carreaux de son père en plaine pour s’y lancer car les poulets et les lapins ne peuvent pas gambader mais sont gardés en détention, les pauvres petites bêtes. Plus du tout petites en l’espace de quelques semaines à peine. Donc industrie à la portée de toutes les bourses et de toutes les arrières cours, y compris à la capitale et dans tous les quartiers, qu’ils soient résidentiels ou populaires, de la zone métropolitaine. Aujourd’hui tout le monde a besoin de se faire une pécule. Rassurez-vous, il n’y aura pas de Brigitte Bardot ni de ligue protectrice des animaux pour venir vous accuser de cruauté parce que ces petites bêtes sont condamnées à la détention perpétuelle. Enfin, jusqu’à la casserole.Faire la foire à la foire !(... suite de la 1ère page) Voilà à notre avis tout ce qu’il faudrait enseigner aux petits jeunes qui se bousculent à cette démonstration sur la production avicole. Si l’on veut vraiment parvenir à une amélioration de la situation alimentaire, il faudrait d’abord que tout le monde s’y mette. Eh bien, voilà, on a les a vus. Alors maintenant, au travail ! Nous avons apprécié également les documentaires diffusés en boucle pour un public nombreux. Mais pour le reste, c’est la même laideur des années passées. Et le même mensonge. On nous avait promis qu’il n’y aurait cette année que du « made in Haiti » (comme si ça ne devrait pas être de même chaque année). Mais mon œil ! jean « pèpè » ou le moumou de fine mousseline pour mieux faire ressortir le tanga. Hélas, on aurait dû limiter l’espace réservé aux dégustations. On vient surtout à la foire pour faire la foire ! Autre particularité de la foire agricole cette année, l’exposition, que dis-je le grand étalage des machines agricoles commandées au lendemain du passage des ouragans l’année dernière. Rutilants. Tellement qu’on dirait que ces beaux engins n’ont jamais encore servi. Ce serait tellement dommage. Mais pas une poubelle à l’horizon. La foire est sale. Une vraie poubelle. Cela, comme d’habitude ! Mélodie, 103.3 FM, Port-au-Prince Le même clinquant en guise de foire artisanale, le « krizokal » (faux bijoux) made in China, la bière dominicaine ou quelconque, le DVD porno et les filles moulées dans leur CITY OF NORTH MIAMI NOTICE OF PUBLIC WORKSHOP COMMUNITY DEVELOPMENT BLOCK GRANT (CDBG) HOME INVESTMENT PARTNERSHIP PROGRAM (HOME) 2009-2010 ACTION PLAN The U.S. Department of Housing and Urban Development (U.S. HUD) requires that the City of North Miami submit an annual update of its Consolidated Plan. The update, known as an Action Plan, will reflect a collaborative process whereby North Miami establishes a unified vision of community development actions (interaction with municipalities, community organizations, civic organizations and private sector). This planning effort will cover the Community Development Block Grant (CDBG) and Home Investment Partnership Program (HOME). All U.S. HUD entitlement communities must submit an Action Plan in order to receive these funds. As part of the planning process, the City of North Miami will conduct public workshops to elicit input on programs and activities eligible for CDBG and HOME funding, and to prioritize such programs and activities for eligible areas citywide. Residents are invited to attend and participate in these discussions. In addition, residents will have an opportunity to discuss the Neighborhood Stabilization, The Homelessness Prevention and Rapid Re-Housing and Community Development Block Grant-Recovery Programs. Below are the locations and dates of the meetings: Locations: Sunkist Grove Community Center 12500 N.W. 13th Avenue Wednesday, May 20, 2009 6:00PM – 8:00PM Griffing Adult Center 12220 Griffing Blvd. Wednesday, May 27, 2009 6:30PM – 8:30PM IN ACCORDANCE WITH THE AMERICANS WITH DISABILITIES ACT OF 1990, PERSONS NEEDING SPECIAL ACCOMMODATION TO PARTICIPATE IN THIS PROCEEDING SHOULD CONTACT THE COMMUNITY PLANNING AND DEVELOPMENT DEPARTMENT NO LATER THAN FOUR (4) DAYS PRIOR TO THE PROCEEDING. TELEPHONE (305) 893-6511, EXT. 12171, FOR ASSISTANCE; IF HEARING IMPAIRED, TELEPHONE OUR TDD LINE AT (305) 893-7936 FOR ASSISTANCE. Le directeur de l’Association dominicaine des entreprises de transferts de fonds, Freddy Ortiz, confirme le reflux : “La Banque centrale n’a pas encore publié les chiffres du premier trimestre, mais la baisse sera d’au moins 9 % pour l’année, sans doute davantage.” “Le quart des foyers dominicains reçoivent des remesas, qui servent pour l’essentiel à couvrir des besoins de base comme l’alimentation” , souligne l’économiste Miguel Ceara Hatton. “La baisse des remesas, s’ajoutant à la chute du tourisme, va encore aggraver les indices de pauvreté” , prévoit-il. D’autant que selon un autre économiste, Bernardo Vega, “le gouvernement a commis l’erreur de sous-estimer la gravité de la crise et a beaucoup tardé, à la différence des pays d’Amérique centrale, à demander des prêts aux institutions internationales” . Après dix ans de forte croissance, les remesas envoyées en Amérique latine et dans les Caraïbes ont commencé à baisser au quatrième trimestre 2008. L’an dernier, elles ont totalisé 69,2 milliards de dollars, à peine plus qu’en 2007. “Il est encore trop tôt pour évaluer de combien elles diminueront en 2009. Ce sera en tout cas une mauvaise nouvelle pour les millions contre les migrants et les variations des taux de change auront un impact sur le montant des transferts. Dans sept pays de la région (Guyana, Haïti, Honduras, Jamaïque, El Salvador, Nicaragua et Guatemala), les remesas représentent plus de 12 % du produit intérieur brut (PIB), davantage que les exportations, le tourisme ou les investissements étrangers. CONTINUER À TRAVAILLER En Haïti, le pays le plus pauvre des Amériques, les transferts familiaux ont atteint 1,8 milliard de dollars en 2008, plus du tiers du PIB, et beaucoup plus que l’aide internationale. Réunis à Washington à la mi-avril, les principaux bailleurs de fonds ont promis 324 millions de dollars. La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a annoncé que la situation de 30 000 sans-papiers haïtiens menacés d’expulsion serait reconsidérée afin qu’ils puissent continuer à travailler et à envoyer des fonds à leur famille. Grâce à la fin des restrictions annoncées à la mi-avril par le président des Etats-Unis, Barack Obama, Cuba est le seul pays de la région où les remesas vont augmenter. Selon l’économiste Manuel Orozco, ils ont représenté environ 1 milliard de dollars en 2008, dont 53 % venant des Etats-Unis et 23 % d’Espagne, et devraient atteindre 1,4 milliard en 2009. Le lendemain de la décision de M. Obama, la compagnie Western Union a annoncé l’extension de son réseau de plus de 3 000 agences recevant des fonds à destination de Cuba... Jean-Michel Caroit de personnes qui en dépendent pour boucler leurs fins de mois” , annonce Luis Alberto Moreno, le président de la Banque interaméricaine de développement (BID). La durée de la crise mondiale, le renforcement des politiques Des officiels en compagnie de jeunes ouvrant la foire traditionnelle, ce sont le Ministre du travail, Mme Gabrielle Prévillon Baudin, le PM Mme Michelle Pierre-Louis et l’Ambassadeur US, Janet A. Sanderson (photo Georges Dupé) New-York, le 26 avril 2009 – (AHP)-Décès à New-York d’un confrère à Radio Soleil d’HaïtiLyonel Legrand, 51 ans, journaliste de renom, est décédé subitement samedi (25 avril), à New-York, après avoir été conduit à l’hôpital. Lyonel Legrand, divorcé et père de 4 filles, était le principal présentateur de nouvelles à la station haïtienne, Radio Soleil d’Haïti, où il était entré en 1996. Connu pour sa grande modestie, il était pourtant un homme de grand talent, un fin analyste et commentateur, selon ses collègues de Radio Soleil d’Haïti Cette nouvelle a créé beaucoup d’émotion au sein de la communauté haïtienne, puisque Lyonel Legrand avait travaillé la veille au soir. Selon des proches, il souffrait d’une cirrhose du foie. “Lyonel était l’une des meilleures voix de la radio en Haïti et à l’étranger et un des journalistes les plus compétents”, a déclaré le directeur général de Radio Soleil d’Haïti, Ricot Dupuy.

PAGE 7

Mercredi 06 Mai 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 15 Page 7INSERTION DEMANDEEL’AFFAIRE BOULOS / PRÉVALUn véritable miroir aux alouettesJ’ignore par quel tour de prestidigitation le locataire du Palais national a pu embarquer la majorité des membres du Grand Corps dans l’Acte ignoble, illégal et anticonstitutionnel du 18 mars 2008. En laissant accroire à mes pairs du Sénat de la République que ma présence à la Chambre Haute participe d’une stratégie définie par la bourgeoisie mulâtre traditionnelle, visant à la mise en œuvre d’un projet de reconquête du pouvoir d’État aux dépens des fils du peuple -c’est-à-dire des éléments issus de la paysannerie et des « classes moyennes noires »-, le président Préval pense m’avoir assené le coup de grâce. Mais l’argument est à la fois astucieux, fallacieux, décousu, voire tout bonnement absurde. Je n’apprendrai pas à Monsieur Préval qu’il est le petit-fils des Talleyrand, une vieille famille de la bourgeoisie mulâtre. L’histoire nous enseigne que les luttes entre les mulâtristes et les noiristes ont déjà causé trop nous permettant de rompre avec l’arriération et l’archaïsme, pour lancer le pays sur la voie de la modernisation politique, économique et sociale. Un projet d’une telle envergure implique nécessairement l’organisation d’un Chita Tande susceptible de conduire à l’adoption d’une politique de refondation de l’État-Nation. Pour y parvenir, les élites politiques, économiques et sociales doivent mettre leurs intérêts mesquins de côté, s’asseoir loyalement autour d’une table et utiliser les ressources financières et intellectuelles du pays en vue de matérialiser ce nécessaire projet de sauvetage national. Ce projet doit viser à regrouper les Haïtiens de l’intérieur et de la diaspora pour les aider à jouer leur partition dans le grand « Konbit » souhaité. L’heure est grave, et l’obligation de recouvrer la souveraineté de notre pays condamne les Haïtiens de l’intérieur et de la diaspora à seNotice is hereby given to: Por el presente se da aviso a: Yap avize: Last known address: Última dirección conocida: Dènye adrès nan rejis: KELLY, TIJUANA 10768 SW 225th Street, Goulds, FL 33170 KELSEY, TIMOTHY 2495 NW 81st Terrace, Miami, FL 33147 KESSLER, LANDEN 950 NE 182nd Terrace, N. Miami Beach, FL 33162 KINGDOM, PATRICK 4460 NW 207th Dr., Miami, FL 33055 LANZO, MARIA 2245 SW 31st Ave., Miami, FL 33145 LAWLER, BILLY 6020 NW 15th Ave #2, Miami, FL 33142 LEMON, LEE 1221 SW 4th St., Miami, FL 33033 LEON, JOHN 3752 Estepona Ave., Doral, FL 33178 LEVERS, SHEREE 763 SW 8th Street, Miami, FL 33130 LEWIS, SAMUEL 1235 Sharazad Blvd, #8, Opa-locka, FL 33054 LIPP, ROBERT FREDERIC 11621 W Bisca yne Canal Rd., Miami FL, 33161 LOKIETZ, ROBERT 12150 NE 19th Ave., #4, N. Miami, FL 33181 LOPEZ, GERARDO 1483 NW 42nd Street, Miami, FL 33142 MAJOR, JEFFREY 19609 NW 29th Pl., Miami, FL 33056 MALO, ANTONIO 10265 SW 70th Street, Miami, FL 33173 MARSHALL, ELAINE 2335 NW 51st Street, Miami, FL 33142 MARTI, HUBERT 13384 SW 46th Terrace, Miami, FL 33175 MARTIN, LATOYIA 448j NW 7th Street, #3, Miami, FL 33136 MARTIN, LOUIS 565 NE 121st Street, #5, N. Miami, FL 33161 MARTIN, MERCEDES 3031 SW 109th Ct., Miami, FL 33165 MARTIN, TONY 11227 NW 3rd Terrace, Miami, FL 33172 MASTERSON, ROBERT 1340 Flamingo Way, Miami Beach, FL 33139 MCKNIGHT, NYKEVA 8118 NW 12th Ct., Miami, FL 33147 MEDEROS, FANCISCO 17544 NW 48th Place, Opa-locka, FL 33055 MENDOZA, ANDREA 1401 NW 7th Ave., #4B2, Miami, FL 33136 MERKERSON, ROBIN 1907 NW 38th Street, Miami, FL 33142 MILES, CHRISTOPHER 2782 NW 212th Street, Miami, FL 33056 MILLER, LUIS 16862 NE 18th Ave., N. Miami Beach, FL 33162 MILLER,TERRENCE A 131 NE 186th, Miami, FL 33179 MOISE, ERNST 86 NW 108th Street, Miami Shores, FL 33168 MONTALVO, MARIA V 345 Ocean Dr. #214, Miami Beach, FL 33139 MORALES, BELINDA 7162 West 33rd Lane, Hialeah, FL 33018 MORANCY, BUTLER 1745 NW 121st Street, Miami, FL 33167 MORILLAS, JULIO 7790 SW 139th Terrace,Palmetto Bay, FL 33158 MOTA, GEORGE 2344 NW 33rd St., #1, Miami, FL 33142 MUNOZ, DANIEL 726 NE 1st Street, Miami, FL 33127 NEU, GREGORY 37 Via Floresta Dr., Boca Raton, FL 33487 NEWKIRK, TRAVIS 2175 NE 167th Street, #317, N. Miami Beach, FL 33162 NORMAN, MARVIN TYRONE 6220 NW 12th Parkway, Miami, FL 33147 O'BRIEN, JOHN 14222 SW 76th Street, Miami, FL 33183 PACE, EDWARD 439 NW 9th St., Miami, FL 33136 PALACIOS, HIPOLITO 638 NW 62nd St., Miami, FL 33150 PARKS, ANGELO 210 NW 16th Street, #5, Miami, FL 33136 PARKS, ROBERT 2265 NW 195th St., Miami, FL 33056 PAXTON, ERIC 1900 S. Treasure Dr., #D7, N. Bay Village, FL 33141 PEACOCK, DEMARREIO 5710 NW 5th Ave., Miami, FL 33127 PEREZ, AGUSTIN 1555 NE 33rd Rd, #201, Miami, FL 33033 PEREZ, ALEXIS 7435 SW 39th Ter., Miami, FL 33155 PEREZ, JESUS 720 Curtiss Dr., Miami, FL 33054 PEREZ, JESUS 10314 SW 152nd St., Miami, FL 33157 PEREZ, JULIO 2412 NW 5th Street, Miami, FL 33125 PEREZ, RAFAEL 3500 NW 24th Ave., Miami, FL 33142 PICHEL, ALEJANDRO 22542 SW 89th Pl., Cutler Bay, FL 33190 POLITE, LIONEL 200 NW 17th Street, #204, Miami, FL 33136 POULOS, MATTHEW 1845 NE 154th Ter., Miami, FL 33162 PRESTON, ERROL R 726 NE 1st Ave., Miami, FL 33132 PRESTON, TYWANISHIA 3500 NW 80th Ter., Miami, FL 33147 PRIETO, JESUS 9843 SW 1st St., Miami, FL 33174 PULIDO, NANCY 1761 SW 21st Terrace, Miami, FL 33145 QUINN, KATHLEEN 11490 SW 142nd Ave., Miami, FL 33186 RAMOS, ESTHER 17206 NW 66th Ct., Hialeah, FL 33015 RAMOS, REBECCA 10065 SW 152nd Ter., Miami, FL 33157 REYNOLDS, DEBRA 8130 NW 14th Ave., Miami, FL 33147 RHOADES, JASON 390 NE 125th Street, #412, N. Miami, FL 33161 RICE, JESSE 10855 SW 225th St., Miami, FL 33170 RIGGINS, QUIANA 26620 SW 137th Ave., Homestead, FL 33032 RIVERA, ELIUD 1118 E Mowry Dr #202, Miami, FL 33030 RIVERS, SHAWN 16521 NW 17th Ct., Miami Gardens, FL 33054 ROBERTSON,CHARLIE 590 NW 46th St., Miami, FL 33127 ROBERTSON,JAMES 3325 NW 49th St., Miami, FL 33142 RODRIGUEZ, GLADYS 2213 SW 150th Court, Miami, FL 33185 RODRIGUEZ, GLORIA 980 SW 2nd Street, Miami, FL 33130 RODRIGUEZ, WILFREDO 5800 SW 17th Street, Miami, FL 33155 ROSA, TRACEY 1740 NW 122nd St., Miami, FL 33167 ROSS, ROBERT 356 NE 36th Avenue Rd., Homestead, FL 33033 SANDERS, MELINDA P.O. Box 382146, Miami, FL 33238 SANFORD, SHEILA 4031 NW 194th Street, Miami Gardens, FL 33055 SANTELLO, CHRIS A 10302 SW 128th PL., Miami, FL 33186 SARDUY, PEDRO 2660 SW 111th Ct., Miami, FL 33165 SCOTT, NORMA 436 NW 19th Street, Miami, FL 33136 SEGAN, ADAM 1440 W 23rd Stree, Miami Beach, FL 33140 SEYMORE, TONY 211 NW 12th Street, #18, Homestead, FL 33030 SHANNON, LARRY JR. 1720 NW North River Dr #411, Miami, FL 33125 SLOAN, LINDA 3755 NW 21st Ct., Miami, FL 33142 SMITH, ALFREDA 8744 NW 23rd Ave. , Miami, FL 33147 SORIANO, JR., ROMEO 3277 SW 68th Ave., Miami, FL 33155 SOSA, NANCY L. 10050 SW 41st Terrace, Miami, FL 33165 SOTO, JOSE 12145 NW 2nd Ave., North Miami, FL 33168 SPIVEY, CLIFTON 15370 SW 284th Street, Homestead, FL 33033 STEWART JR., EDDIE 901 Pennsylvania Ave., #2, Miami Beach, FL 33139 STUART, CLARA D. 24 NE 169th Street, N. Miami Beach, FL 33162 STUBBS, MILTON 422 NW 19th St., Miami, FL 33136 STUDMIRE, KEITH 13390 NE 6th Ave., #4, N. Miami, FL 33161 TAYLOR, CRYSTAL 15461 SW 288th Street, #F13, Homestead, FL 33033 THOMAS, WILLIE 4223 NW 32nd Ave., Miami, FL 33142 THOMPSON, JOHNEL 445 NW 44th Street, Miami, FL 33127 TISDOL, BYRON 11670 NE 18th Drive., #1, N. Miami, FL 33181 TOLEDO, MARIA 13155 Ixora Ct., #1101, Miami, FL 33181 TORRES, MARIO 18936 NW 57th Ave., #203, Hialeah, FL 33015 UGARTE, MIGUEL 15517 SW 150th Street, Miami, FL 33196 VELEZ, STEVE M. 1441 NW 19th Street, #212, Miami, FL 33125 VIZCAINO, CHARLES 1835 E 6th Ave., Hialeah, FL 33013 WATTS, DAROLYN 2031 NW 67th Street, #205, Miami, FL 33147 WEBSTER, LULA 1126 NW 1st Ct #2, Miami, FL 33136 WHITE, SR., DANIEL 12750 NW 27th Ave., #110, Opa-locka, FL 33054 WIGGINS, DAVID 9411 Litter River Blvd., Miami, FL 33147 WILLIAMS, DARRELL 3125 NW 70th Terrace, Miami, FL 33147 WILLIAMS, LARRY 5820 NW 17th Ave., #2, Miami, FL 33142 WILSON, ALFRED 150 NW 53rd Street, Miami, FL 33127 WOODEN, THOMAS 13280 NE 6th Ave., #306, N. Miami, FL 33161 WOODEN, VIVIAN 3501 NW 95th Terrace, Miami, FL 33147 YANES, CARLOS 11818 SW 100th Terrace, Miami, FL 33186 YEARBY, CHAD M. 7936 NW 11th Ave., Miami, FL 33150 ZAMBRANA, OSMANY 440 SW 5th Ave., Miami, FL 33130 Lester Sola Supervisor of Elections, Miami-Dade County Supervisor de Elecciones, Condado de Miami-Dade Sipèvizè Eleksyon, Konte Miami-Dade regrouper, dans un véritable coude à coude fraternel, pour freiner cette dégringolade, cette descente aux enfers traumatisante. La lutte contre la corruption, la violence, la misère, le chômage, l’exclusion et le phénomène de désespoir collectif doit être notre boussole et notre priorité. Pour ma part, je m’engage solennellement à travailler loyalement, main dans la main, avec la jeunesse de mon pays et les compatriotes de bonne volonté pour arriver à mettre sur pied un vaste mouvement patriotique afin de briser les chaînes politiques, économiques et sociales, et de libérer enfin notre peuple de cette forme barbare d’exploitation de l’homme par l’homme : phénomène qui n’a pas sa place dans le monde du XXIe siècle. Rudolph H. Boulos Sénateur de la République d’Haïti, Ouanaminthe, le 19 avril 2009LEGAL NOTICE Pursuant to F.S. 98.075(7), notice is hereby given to the voters listed below. Please be advised that your eligibility to vote is in question. You are required to contact the Supervisor of Elections in MiamiDade County, Florida, no later than thirty days after the date of this Notice in order to receive information regardin g the basis for the potentia l ineligibility and the procedur e to resolve the matter. Failure to respond will result in a determination of ineligibility by the Supervisor of Elections and your name will be removed from the statewide voter registration system. If you have any questions pertaining to this matter, please contact the Supervisor of Elections at 2700 NW 87th Avenue, Miami, Florida or call 305-499-VOTE (8683). AVISO LEGAL Conforme a F.S. 98.075(7), por el presente se notifica a los electores enumerados a continuación que se cuestiona su idoneidad para votar. Usted debe comunicarse con el Supervisor de Elecciones del Condado de Miami-Dade, Florida, dentro de los treinta días, a más tardar, desde la fecha de este Aviso, con el fin de que se le informe sobre el fundamento de la posible falta de idoneidad y sobre el procedimiento para resolver el asunto. Si usted no cumple con su obligación de responder, se emitirá una declaración de falta de idoneidad, por parte del Supervisor de Elecciones, y su nombre se eliminará del sistema de inscripción de electores de todo el estado. Si tiene alguna duda acerca de este tema, por favor, comuníquese con el Supervisor de Elecciones, en 2700 NW 87th Avenue, Miami, Florida, o por teléfono, al 305-499-VOTE (8683). AVI LEGAL Dapre Lwa Florid F.S.98.075(7), yap avize votè yo ki sou lis pi ba la-a. Tanpri, note byen ke elijibilite nou kòm votè an kestyon. Yap mande nou kontakte Sipèvizè Eleksyon Konte Miami-Dade, Florid, pa pita ke trant jou apre resepsyon Avi sa-a pou nou kapab resevwa enfòmasyon sou kisa yo baze kestyon ke w pa elijib la epi pou nou wè kouman pou nou rezoud pwoblèm la. Si w pa reyaji epi w pa reponn a lèt sa-a, sa gen dwa mennen Sipèvizè Eleksyon an deside ke w pa elijib epi yo va retire non w nan sistèm enskripsyon votè Eta-a. Si w genyen ankenn kestyon sou koze sa-a, tanpri kontakte Sipèvizè Eleksyon yo nan 2700 NW 87th Avenue, Miami, Florid oswa rele 305-499-VOTE (8683). Notice is hereby given to: Por el presente se da aviso a: Yap avize: Last known address: Última dirección conocida: Dènye adrès nan rejis: (DESRAVILES)KENDRICK, JACQUELINE 280 NE 172nd Street, N. Miami Beach, FL 33162 AGOSTO, MIGUEL 3860 NW 183rd Street , Miami Gardens, FL 33055 AGUILAR, RAMON 21080 NW 14th Place, #BG5, 106, Miami, FL 33169 AIKEN, ADRIAN 82 NW 98th Street , Miami Shores, FL 33150 ALMENTERO, ALESANDRE 129 SW 9th St #C, Miami, FL 33130 ALONSO, RAMON 2907 SW 12th Street, Miami, FL 33135 ALVARENGA-FREIRE, ALEXANDRE 2070 NE 121st Rd. , N. Miami, FL 33181 ANGEL, LEONARDO 968 NW 2nd Street, 10, Miami, FL 33128 BAILEY, ARNETT 8335 NW 29th Ct. , Miami, Fl 33147 BALTODANO, SERGIO 6995 NW 173rd Dr., #2101 Hialeah, FL 33015 BARRERA, ROBERT E. 7095 Sunset Drive, Miami, FL 33143 BECKHAM, JOAN 112 NW 47th Street, Miami, FL 33127 BEHAR, ARISTIDES 8324 SW 103rd Ave., Miami, FL 33173 BENNETT,WILLIE 15324 SW 284th st #58, Miami, FL 33033 BERNARD,MARIE 1246 NE 111th St., Miami, FL 33161 BESTER, LONE 113 NW 11th Terrace, Miami, FL 33136 BETHEL, WILLIAM 773 NW 52nd Street, #2 Miami, FL 33127 BIRHARGHER, ORLANDO 21050 NE 38th Ave., #2404 Aventura, FL 33180 BLOUNT, JR., FREDDIE 338 NW 59th Street, #2 Miami, FL 33127 BOSTIC, TOQUINCY 340 Seaman Ave., Opa-locka, FL 33054 BRAZEL, TANZANIA 101 NW 70th St., Miami, FL 33150 BROWN, DANNIE 20821 NW 34th Ct., Miami Gardens, FL 33056 BROWN, FRANK 21382 Marina Cove Cir., #18D, Aventura, FL 33180 BROWN, GREGORY 11020 SW 142nd PL, Miami, FL 33186 BROWN, HAROLD 950 Opa Locka Blvd., #4, Opa-locka, FL 33054 BROWN, SHEILA 220 NW 11th Terrace, Miami, FL 33136 CADILLON, SAMUEL 7717 NW 5th Ct., Miami, FL 33150 CANAIDATE,AUTREY D 2755 NW 43rd Ter., Miami, FL 33142 CANDAME, RAUDI 11830 SW 204th Street, Miami, FL 33177 CANELO, PABLO 10460 SW 5th Street Sweetwater, FL 33174 CASTELLANOS, RUBEN 1725 W 60th Street, #F223, Hialeah, FL 33012 CLARK, CONNEY LEWIS 1465 NW 192nd Ter., Miami Gardens, FL 33169 CLARK, DARIUS 1145 NW 155th Ln. #205, Miami, FL 33169 CLARK, DOMINIC D 726 NE 1st Ave., Miami, FL 33132 CLARK, SHAVELLE 980 NE 170th St #108, Miami, FL 33162 CLINTON, VLERIE 411 NW 37th St., Miami, FL 33127 COLEMAN, JACQUELINE 1319 NW 60th Street, #2, Miami, FL 33142 DANIELS, DAMEION 1531 NW 67th St, Miami, FL 33147 DANIELS,DIAVNTE 1870 NW 131st St., Miami, FL 33167 DAUMY, JORGE 1950 W 56th Street, #2402, Hialeah, FL 33012 DAVIS, ALEX 591 NW 193rd Street, Miami Gardens, FL 33169 DAVIS, RICHARD 18042 NW 41st Pl., Miami Gardens, FL 33055 DE BARI, JESSICA ANN 1330 Old Dixie HWY., Homestead, FL 33030 DE LA CRUZ, MARIA 13820 SW 73rd Ave., Palmetto Bay, FL 33158 DE LA FE, GEORGE 10150 SW 146th Ave., Miami, FL 33186 DEAN, DWIGHT 1200 Sesame Street, #5, Miami, FL 33054 DESIR, JOVANY 1500 NW 12th Ave., #1426, Miami, FL 33136 DISLA, JENNIFER 711 NE 29th Street, #42, Miami, FL 33137 DIXON, LUZMINA SOFINA 6511 NW 12th Ave. #19, Miami, FL. 33150 DOUGLAS, ALONZO T 301 NW 22nd St #107, Miami, FL 33127 EADY, KARL 3030 NW 195th St., Miami Gardens, FL 33056 EDGECOMB, DIANNE 2101 NW 36th St., Miami, FL 33142 EFFORD, BEN 2132 NW 68th St., Miami, FL 33147 ELLIS, CHRISTOPHER 1305 NW 62nd St., Miami, FL 33147 EVANS, JIMMIE 28702 SW 147th Ct., Homestead, FL 33033 EVE, ALLEN S 1373 NE 110th Ter., Miami, FL 33161 FELIPE, EUGENIA 12729 SW 28th Terrace, Miami, FL 33175 FERNANDEZ, ANA 2450 SW 90th Ave., Miami, FL 33165 FERNANDEZ, ROBERT 14011 SW 90th Ave., #D101, Miami, FL 33176 FLANDERS, SAMMIE 1331 NW 174th St., Miami Gardens, FL 33169 FLEMING, ANDRE 1780 NW 5th Ave #L, Miami, FL33136 FLOREZ, LUIGI 115 NE 202nd Terrace, #M26, Miami, FL 33179 FONSECA, ALEXANDER 70 NW 28th St., Miami, Fl 33127 FOOTMAN, JOHN 7235 NW 179th Street, #212, Hialeah, FL 33015 FORBES, EVERAN 13956 NW 22nd Place, Opa-locka, FL 33054 FOX, RAYLEST ANTHONY 17900 N Bay RD #403, Sunny Isles, FL 33160 FRANCOIS, CARMELLITA 541 NE 164th Terrace, Miami, FL 33162 FULLER J C 3637 Florida Ave., Miami, FL 33133 GADDY, TERRY 8540 Harding Ave., #C108,Miami Beach, FL 33141 GAINES, FELICIA 638 NW 65th Street, #1, Miami, FL 33150 GARCIA, LAZARO 3775 SW 130th Ave., Miami, FL 33175 GARCIA, PATRICIA 3775 SW 130th Ave., Miami, FL 33175 GARCIA, ROLANDO 9855 SW 58th St., Miami, FL 33173 GARCIA,DANYAN 14651 SW 93rd LN., Miami, FL 33186 GOLDMAN, TAVARES 2966 NW 132nd St., #524, Miami, Fl 33054 GONZALEZ, ZAIDA 8202 NW Miami Ct., #503, Miami, FL 33150 GRANT, JABARI 1510 NW 4th Ave., #19A, Miami, FL 33136 GROSS, LOUIS MOSES 13610 Monroe St., Miami, FL 33176 GUERRERO, ISIDRO 8831 SW 142nd Ave #1917 Miami, FL 33186 HADLEY, ADRIAN 5958 SW 68th Street, South Miami, FL 33143 HAMPTON, LARRY 630 NW 195th Ter., Miami, FL 33169 HARDY, TOVA JENIER 3802 Day Ave., Miami, FL 33133 HERRON, DWIGHT 1742 NW 5th Ave., Homestead, FL 33030 HEVIA, ANTONIO 7820 SW 129th Ave., Miami, FL 33183 HILL, SUSAN C 237 SW 2nd St., Miami, FL 33034 HOLDEN, MALCOLM 18251 NW 23rd Ave. Miami, FL 33056 HOWARD, TRAVIS 3501 NW 95th Ter. , Miami, Fl 33147 HUNTER, THEODORE 2200 NW 54th Street, #606, Miami, FL 33142 JACKSON, CHRISTOPHER 13128 Port Said Rd., #176, Opa-locka, FL 33054 JACKSON, ERSKINE 10160 NW 19th Ave. #310, Miami, FL 33147 JACKSON, JAVARES 2155 NW 98th Street, Miami, FL 33147 JENKINS, TANASHA 95 NW 52nd St., Miami, FL 33127 JIMENEZ, DAVID 978 NW 3rd Street, #4, Miami, FL 33128 JONES III, EDWARD 7350 N Oakmont Dr., Hialeah, FL 33015 JORDAN, LASHANDA L. 1380 Collins Ave., Miami Beach, FL 33139 de torts à Haïti pour que l’on continue à remuer le couteau dans la plaie encore béante... En outre, Monsieur Préval n’est que le fer de lance de la politique de doublure d’un clan qui entend à tout prix s’approprier toutes les ressources du pays. Point n’est besoin d’être grand clerc pour comprendre le caractère multidimensionnel de « l’affaire Boulos/Préval ». En fait, il s’agit d’un problème complexe et compliqué qui déborde le simple conflit politique opposant le sénateur de la République Rudolph Henry Boulos au président de la République René Garcia Préval. L’affaire connue sous le nom d’ « affaire Boulos », est avant tout un imbroglio politico-juridique, à composante sociétale. En ce sens, elle dépasse les intérêts du sénateur Boulos et de ses mandants qui l’ont élu premier Sénateur du Nord-Est en 2006, pour six ans, après trois tours de scrutin. En accusant le sénateur Boulos de tous les péchés du monde, le président Préval essaie de lui faire porter la responsabilité des maux qui accablent notre chère Haïti depuis plus de deux cents ans. L’envie, la rancune et la haine lui enlèvent le bon sens et la raison, ce qui l’empêche de se rendre à l’évidence que le sénateur Boulos ne pourra jamais lui servir de bouc émissaire. Les observateurs avertis de la scène politique du pays conviendront avec moi que les Boulos, arrivés en Haïti vers les années 1860 et ayant choisi de s’établir dans le Nord, n’avaient pas eu le malheur de prendre part ni à la guerre civile du Sud (17991800) ni à l’assassinat de l’empereur Jean-Jacques Dessalines (1806) ni à la guerre civile de Miragoâne (1883). En réalité, ce que le président Préval reproche au sénateur Boulos, c’est d’avoir pris fait et cause pour les catégories sociales défavorisées, les laissés-pour-compte de notre société d’apartheid. Cette position en faveur des exclus était le choix de mon père, le Dr Carlo Boulos. Elle est aussi la mienne et je n’entends pas y renoncer. J’y suis profondément attaché au péril de ma vie. En me portant candidat au Sénat, j’entendais défendre les intérêts de la population du Nord-Est. Élu premier sénateur de ce Département, j’ai vite compris que les problèmes des habitants des neuf autres Départements ne sont pas différents de ceux de mes mandants. À titre de sénateur de la République, je me suis voué corps et âme au service de toutes les Haïtiennes et de tous les Haïtiens, tant de l’intérieur que de l’extérieur. Raison pour laquelle, sans doute, les secteurs réactionnaires du pays ont réagi violemment en m’écartant brutalement du Grand Corps. En somme, il est question d’une lutte féroce nécessitant la participation des forces vives et saines d’Haïti en vue de faire échec aux forces d’argent et de pouvoir qui sont déterminées à laisser la majorité souffrante croupir dans la fange. Je ne saurais permettre à un chef de clan de prendre en otage le destin de la Nation haïtienne. Il est du devoir de ceux qui entendent relever ce défi de se mettre en faisceau pour essayer de sauver ce qui peut l’être encore... Cette situation dramatique interpelle les femmes et les hommes de bonne volonté. Nous devons impérieusement définir une stratégie de lutte et concevoir un projet de société

PAGE 8

Page 8 Mercredi 06 Mai 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 15JOURNEE DE LA PRESSE HAITI-MÉDIA-DÉBATSFaut-il une nouvelle loi sur la presse ?Par Jonel Juste Devant un parterre de journalistes, deux groupes ont clairement pris position quant à l’éventualité d’une éventuelle loi sur la presse en Haïti lors de ces débats tenus dans les locaux de l’Association journalistes haïtiens (rue Dr Audin) sous les auspices d’Internews. Pour le premier groupe, celui des patrons de presse, représenté par Marcus Garcia de l’Association des Média Indépendants d’Haïti (AMIH) et Jacques Sampeur de l’ANMH (Association nationale de médias haïtiens), il est hors de question d’une nouvelle loi sur la presse. Les prescrits de l’actuelle constitution sur la question suffisent amplement, déclarent à l’unisson M. Sampeur et M. Garcia. Quant au second groupe, celui des «officiels», représenté par le ministre de la Culture et de la Communication, Olsen Jean Julien, et Newton St-Juste, juriste et présentateur à la Télévision nationale d’Haïti, il faut de nouvelles lois. Celles-ci doivent réguler et s’adapter aux nouvelles réalités de la presse en Haïti, avec notamment l’apparition de l’Internet et des médias en ligne. Les interventions ont commencé après une brève présentation de Rommel Pierre d’Internews du forum «Espas Lib», où peuvent venir discuter des journalistes et des non journalistes. Il a ensuite brossé le tableau des lois sur la presse dans le monde. Il a mentionné que dans des pays comme les États-Unis, il n’existe aucune loi de régulation des médias, ce qui n’est pas le cas en France. Dans des pays d’Afrique, les lois sur la presse sont surtout pour réguler la liberté d’expression afin d’éviter les dérives, a indiqué le ministre qui a pris en exemple le cas du Rwanda. Une nouvelle loi aujourd’hui devrait prendre en compte les nouvelles réalités comme l’avènement d’Internet, a indiqué M. Olsen qui a conclu sur la nécessité d’un cadre normatif, de nouvelles lois sur la presse. Jacques Sampeur, directeur de Radio Antilles et président Selon des journalistes présents à ces débats, l’approche de M. Sampeur était plutôt sentimentale, car basée sur ses mauvaises expériences dans le passé sous la dictature des Duvalier. Marcus Garcia, le président de l’AMIH, s’est aligné sur cette même position. Pas de nécessité d’une nouvelle législation sur la presse en Haïti. «Il y a déjà des lois sur la presse, mais elles sont inutilisées, comme pour bien d’autres domaines», a indiqué le fameux éditorialiste qui s’est demandé si «les journalistes sont aujourd’hui si indisciplinés qu’il faut les réguler». En général, les lois sur la presse sont prises par des régimes dictatoriaux qui veulent bâillonner le quatrième pouvoir. M. Garcia a comparé les journalistes qui veulent une loi sur la profession comme les grenouilles de la fable de la Fontaine qui voulaient un roi. « Vous savez ce qui est arrivé, le roi est arrivé et les a tous dévorées», a illustré le directeur de Mélodie FM. «Il faut plutôt un code d’éthique qui revient sur les libertés constitutionnelles», a conseillé Marcus Garcia. Quant à l’avocat et journaliste Newton St-Juste, il est revenu sur la question de l’évolution de la presse. Il a touché des points comme le droit à l’image, la multiplication des médias en ligne (agence, radio, TV) pour lesquelles il n’y a aucune provision dans la constitution de 87, le statut des journalistes, les nouveaux délits de presse et bien d’autres. Pour cela, il faut de nouvelles lois, qui ne seront pas imposées mais le résultat d’un consensus avec les associations de journalistes. Lors des débats, plusieurs journalistes ont pris la parole. Guyler C. Delva de SOS journaliste a opiné qu’il faut de nouvelles lois sur la presse. «Certaines choses constituant des entraves à l’épanouissement de la presse doivent être changées», a-t-il argué. Clarens Renois, de l’Agence Haiti Press Network, a demandé aux intervenants dans quelle mesure une nouvelle loi sur la presse va entraver l’évolution des médias et des journalistes. Financée par l’USAID, cette conférence était une initiative d’Internews, une organisation non gouvernementale qui travaille dans 23 pays. Son objectif est, entre autres, d’améliorer l’accès à l’information et de renforcer la capacité des médias indépendants. Pour Haïti, une quarantaine de radios communautaires ont bénéficié de ce programme et des journalistes ont reçu des formations. JJ/HPN de l’ANMH, s’est quant à lui déclaré catégoriquement contre une telle idée compte tenu de l’histoire de ce pays maquée par la dictature et les tentatives de contrôler les médias. Les 4 articles de la constitution de 1987 garantissant la liberté d’expression et celle d’informer suffisent. «La force d’une démocratie se mesure à l’indépendance de ses journalistes. Aucun indice par ce pouvoir de museler la presse, mais le droit d’expression reste fragile» a indiqué M. Sampeur. Pas de nouvelles loi, mais plutôt un code d’éthique, de la formation pour les journalistes, des institutions capables de rappeler le journaliste à l’ordre s’il dérive ou de lui rendre justice si ses droits sont bafoués, a recommandé le président de l’ANMH. promulguées par des régimes dictatoriaux voulant museler la presse. En Amérique latine, des lois anciennement prises sous des dictatures sont en train d’être abrogées. En Haïti, poursuit Rommel Pierre, les tentatives de régulation de la presse ne datent pas d’aujourd’hui. Elles étaient, comme en Afrique, des moyens pour différents régimes autoritaires de contrôler le quatrième pouvoir, et se sont heurtés à l’opposition d’associations de journalistes. Premier intervenant, le ministre Olsen Jean Julien a salué cette initiative qui annonce la journée internationale de la presse, le 3 mai prochain. M. Olsen a d’abord indiqué que la constitution de 1987 garantit la liberté d’expression et que le journaliste exerce sa profession dans le cadre de la loi. Il faut donc un cadre normatif Y a-t-il besoin d’une loi sur la presse ?P-au-P, 30 avril 09 [AlterPresse] — La nécessité ou non d’une « loi sur la presse » a été, mercredi soir (29 avril 2009), au centre d’un débat lancé par l’ONG américaine Internews en partenariat avec l’Association des Journalistes Haïtiens (AJH). Panéliste à ce débat, le ministre de la culture et de la communication, Olsen Jean-Julien évoque la nécessité de mettre en place un « cadre normatif » pour « réglementer » la pratique du journalisme. « Il est essentiel de placer la presse dans un cadre normatif », estime Olsen Jean-Julien, ajoutant qu’il est difficile, dans le contexte actuel, de construire des institutions démocratiques en dehors de ce cadre. Le ministre de la culture et de la communication argumente en faisant référence au développement des Technologies de l’information et de la communication (TIC), de la propriété intellectuelle et de la multiplication exponentielle des médias. La nécessité de réglementer le secteur de la presse est présente, insiste Jean-Julien, soulignant qu’« il est important de planifier le développement social en fonction de la place à accorder à la liberté de la presse ». Newton St-Juste, Avocat et Journaliste à la Télévision nationale d’Haïti (TNH), se positionne en faveur d’une « loi sur la presse » pour uniformiser, dit-il, le statut journalistique. « Nous sommes pour une législation qui réglemente la profession du journalisme, non pas pour entraver l’exercice du journalisme, mais pour protéger les citoyens » contre les délits de presse, affirme Me. Newton St-Juste, après avoir énuméré différentes lois ayant trait à la presse en Haïti depuis 1922. Le Juriste/Journaliste, qui critique certaines émissions attaquant les bonnes mœurs, croit également nécessaire de réguler les agences de presse et les médias qui diffusent les informations sur Internet. Jacques Sampeur, PDG de Radio et Télé Antilles et président de l’Association nationale des médias haïtiens (ANMH), ne partage pas l’idée d’une loi sur la presse. Les prescrits de la Constitution de 1987 et du Code pénal sont suffisants pour réguler la presse haïtienne, dit-il, invitant à la prudence lorsqu’il s’agit de loi sur la presse en Haiti. Sampeur précise que « dans une démocratie, on n’a pas besoin de loi sur la presse. On a [plutôt] besoin d’institutions fortes, d’une presse responsable. » « Je crains toute loi sur la presse en Haïti », lâche, pour sa part, Marcus Garcia, directeur de Radio Mélodie FM, de l’hebdomadaire Haiti en Marche et responsable de l’Association des médias indépendants d’Haïti (AMIH). Aux États-Unis, il n’existe aucune loi sur la presse, pourtant des journalistes sont trainés devant les tribunaux, relève-t-il. Il met en substance l’accent sur les contextes historiques autoritaires dans lesquels des lois sur la presse ont été édictées en Haiti et s’interroge sur la finalité d’une loi sur la presse aujourd’hui dans le pays. Pourtant, selon l’intervenant, actuellement la presse haïtienne ne fonctionne pas dans un vide normatif. Il rappelle les dispositions constitutionnelles, légales ainsi que des institutions comme le ministère de l’Intérieur et des collectivités territoriales (MICT) et le Conseil national des télécommunications (CONATEL) impliquées dans l’autorisation et le contrôle technique des médias audiovisuels. Penchant en faveur de l’auto-régulation, le dirigeant de l’AMIH propose la mise en place d’un code d’éthique qui explicite les droits, les devoirs et les responsabilités des journalistes et médias pour le grand bien de la population. Il opte également pour la création d’un Conseil supérieur de la communication. Au moment des débats, des positions se sont exprimées pour et contre une loi sur la presse en Haiti. Dans ce cadre, des questions relatives à un meilleur traitement pour les journalistes, un plan de carrière journalistique et la formation continue à l’intention des travailleurs de la presse, ont également été adressées. Un confrère a fait part de l’initiative d’un groupe de journalistes de proposer une « loi sur la presse » et Marcus Garcia s’est montré choqué par cette démarche, affirmant que si l’Exécutif veut introduire une loi sur la presse, qu’il le fasse, mais ce n’est pas le rôle des journalistes. Le ministre de la culture et de la communication a fait savoir que le gouvernement n’a pas l’intention d’élaborer une loi sur la presse. La conférence de Internews animée par (de la gauche) Marcus Garcia (AMIH), Jacques Sampeur (ANMH), le ministre de la Culture et de la Communication, Olsen Jean Julien et l’avocat et présentateur télé, Newton St. Juste ; le modérateur est Rommel Pierre (photo HPN)

PAGE 9

Mercredi 06 Mai 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 15 Page 9NOTRE PAYSFETE PATRONALELa St Philippe et St Jacques à JacmelUne ville pleine à craquer. Tous les hôtels archicomble, les restaurants ne désemplissant pas … mais aussi une ville propre par comparaison avec Port-au-Prince, la capitale. Tel était le spectacle donné par Jacmel en ce vendredi Premier Mai, jour de la St Philippe et St Jacques, les deux patrons de la ville. Jacmel a fait peau neuve, avec ses vieilles maisons ravalées, la cathédrale fraîchement blanchie, l’hôtel communal repeint lui aussi pour abriter cette exposition de l’ISPAN : des reproductions photographiques des trésors de Jacmel. Le la Liberté et le Port touristique. De jolis stands avaient été construits pour abriter les artisans et leurs produits … Broderies, céramiques, sculptures sur pierre, masques en papier mâché, vases en feuilles de tabac, bijoux en pierres précieuses de Lissa Jeannot, l’artisanat de Moro, les nappes, les draps venus de Camp Perrin, les chemises de nuit en lin réalisées par les brodeuses de Fond des Blancs, les productions Bèl Zèb … Une foire artisanale caractérisée par la diversité et la qualité des produits exposés. Invincibles de Jacmel, Rockfam, So Nice, Marabou troubadour, Mass Compa sans oublier l’inoubliable Sweet Micky qui avait juré de faire durer la fête jusqu’à 8 heures du matin. Autant dire que si vous étiez descendu à l’hôtel La Jacmélienne, vous étiez en première loge du spectacle. Mais réduit aussi à très peu de sommeil puisque le lendemain samedi 2 mai jusqu’à 6 heures du matin, Sweet Micky refusait encore de déposer ses instruments. Samedi c’était le jour de la Course de motos au Parc Turnier, sur la route de Meyer, avec participation aussi de sans oublier ceux de Jacmel et ils sont vraiment en grand nombre. Les bals du 2 mai étaient animés par Barikad Crew au Ballade Night club, et par Sweet Micky au Samba Night club. Et quant au dimanche 3 Mai, jour de clôture des activités, il était réservé aux excursions : Bassin Bleu, l’Etang Bossier, Raymond les bains, Ti Mouillage, Kabic. Le Premier mai a été aussi l’occasion d’attirer l’attention sur ce qui ne va pas. C’est ainsi que le Coumbite Régionale Organisation Sud-Est (CROSS) a organisé une manifestation à laquelle des centaines de participants pouvaient être observés avec leurs pancartes protestant contre la pénurie d’électricité à Jacmel, le chômage qui touche la majorité de la population, le manque de travaux pour protéger les berges, les bassins versants et l’environnement dans son ensemble. C’était tout cela la Fête patronale à Jacmel. Un peu de tout pour permettre aux visiteurs de repartir avec un bon souvenir de la ville, la capitale du Sud Est, le siège de toutes sortes de manifestations culturelles : Le Carnaval de Jacmel dont la réputation n’est plus à faire et auquel est venue s’ajouter une autre activité régulière, le Festival Film Jacmel réunissant tous ceux qui ont un nom dans le cinéma. Professionnelle avec ses élèves venant de partout, dont ceux ayant reçu une formation en service de restauration qui ont offert au public une séance de dégustation pour lui permettre de faire connaissance avec leur art culinaire ou de goûter les produits de leur fabrication : vin de maïs, de tamarin, cassaves et toute une variété de confitures, pour ne citer que quelques exemples. Signalons aussi l’exposition Les Joyaux de Jacmel par Mike Toussaint à l’hôtel Cyvalider, l’exposition de peinture à l’Hôtel Florita. Du côté des activités sportives, il y avait le Tournoi de tennis féminin organisé par l’Union Sportive de Jacmel à la Marina Club. Et quant aux soirées dansantes, il n’a pas été facile de dormir à Jacmel pendant le week-end du Premier mai. Nos DJ devraient apprendre qu’une musique de qualité n’est pas nécessairement celle qui est diffusée à plein volume. Malheureusement très peu en sont conscients. Le clou a été le spectacle FESTI PARIS, patronné par la Digicel et se déroulant à Congo Plage, avec toutes sortes de formations locales ainsi que des orchestres invités : Jouvenceaux, Ti Ken Troubadour, Kadafi, Djakout Mizik, Manoir Alexandra, actuellement en pleine rénovation, Bassin Bleu, l’Alliance Française, ces maisons datant du début du siècle dernier sinon de la fin du 19e siècle et qui ont fait la renommée de la ville se dressent dans de magnifiques reproductions couleurs, voulant faire revivre une époque même quand celle-ci semble définitivement révolue. On a tellement construit à Jacmel de ces blocs de béton ou autres se voulant plus élaborés avec leurs tourelles de béton que le Jacmel d’antan est presque noyé, comme le sont aussi tous ces beaux coins touristiques, du fait de leur manque d’entretien. Nous voulons parler des nombreux fortins, des murs d’enceinte, de l’étang Bossier, de la plage de Raymond les bains, des « guildives » avec leur cuves géantes etc… tout cela existe encore mais en quel état. Mais revenons à la célébration du 1er Mai. Elle s’est opérée dans une ville propre, ce qui est déjà beaucoup, vu la densité de la population jacmélienne aujourd’hui. La célébration a commencé par la grand-messe, suivie de Te Deum à la Cathédrale St Philippe et St Jacques. Ensuite une réception à la Mairie remise à neuf.Obama : moi un noir ?chômage en Haïti est fixé officiellement à 80%. Or le président Barack Obama ne s’est pas départi, pendant ces 100 premiers jours de mandat, de son image de « neutre », qui se tient au-dessus des partis et des stéréotypes raciaux. Pourra-t-il le rester et continuer à jouir en même temps de cette confiance sans faille de la part des noirs américains ? C’est une question de taille. Puis c’était l’inauguration de la Foire agro-artisanale, s’étendant tout au long de la Rue du Commerce, l’Avenue de Mais il y avait aussi l’Institut National de Formation motocyclistes venus de Santo Domingo, de Port-au-Prince, (... suite de la page 2) D’autant plus que cette image de neutralité est une composante essentielle de sa popularité sur le plan général. Les mêmes sondages montrent que la plupart ne le perçoivent pas comme un homme de couleur mais comme le président de tous les Américains. Il n’empêche que lorsqu’on fouille plus avant, les noirs sont moins susceptibles à son sujet d’être influencés par la conjoncture. Bien entendu la fierté de voir un des leurs devenir président des Etats-Unis ne va pas s’effacer d’un jour à l’autre.Et si Hillary Clinton …Mais il n’empêche : est-ce que si Hillary Clinton avait gagné la présidence, elle n’aurait pas approché la question de manière plus directe ou plus pragmatique ? Certains leaders du Black Caucus se posent déjà peutêtre cette question. Même dans leur for intérieur. Le même analyste rectifie : le président Obama pense sans doute qu’en consacrant toute son énergie à la relance de l’économie et en veillant particulièrement à rattraper les millions d’emplois perdus à cause de la crise, il contribue à améliorer le sort général. Et celui de ses frères de couleur par la même occasion. Mais le jeune avocat activiste qui a fait ses premières armes dans les communautés les plus défavorisées de la banlieue de Chicago, sait par expérience que les choses ne fonctionnent pas de manière aussi automatique. La preuve, pourquoi quand les emplois disparaissent, cela doive se produire deux ou trois fois plus vite dans la communauté noire qu’ailleurs !Transformer l’essai …Que pense aujourd’hui Barack Obama de l’ « affirmative action » ? De la nécessité d’ouvrir de manière spécifique des opportunités en formation pour des jeunes qui ne peuvent trouver aucun recours au sein même de leur communauté. Sinon les premiers frappés par la crise, ils seront comme toujours les derniers à être touchés par la reprise. Et encore s’il en reste. Barack Obama a gagné certes la ferveur de la communauté noire. Mais il lui reste, comme on dit dans le langage sportif, à transformer l’essai. Même si ce n’est pas dit ouvertement, la balle est aujourd’hui dans son camp. Haïti en Marche, 2 Mai 2009 D’autre part, le président Obama a cherché ses références chez Abraham Lincoln, le président qui a mis fin officiellement à l’esclavage des noirs aux Etats-Unis, ou chez Franklin D. Roosevelt, l’homme du New Deal qui a conduit les Etats-Unis hors de la crise des années 30. Par contre, du moins dans son discours officiel, il ne frôle même pas le thème de la lutte contre la pauvreté (« New Society ») cher à Lyndon B. Johnson, le président qui a signé la loi des droits civiques aux côtés de Martin Luther King. Maison de Jacmel Jacmel a aussi l’un des artisanats les plus riches d’Haïti (HENM) Le président Lyndon Johnson signant la loi des droits civiques en présence du Rév. Martin Luther King

PAGE 10

Page 10 Mercredi 06 Mai 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 15MIAMI-DADE COUNTYADVERTISEMENT FOR BIDSPROJECT NAME : RUNWAY 8R-26L PAVEMENT REHABILITATION MIAMI INTERNATIONAL AIRPORT PROJECT NO.: H024C-1 Sealed Bids for the Project designated above will be received for and in behalf of Miami-Dade County, by the Office of the Cler k, in the Stephen P. Clark Center, Suite 17-202, 111 N.W. lst Street, Miami, Florida, 33128 until 1:00 P.M. MAY 28, 2009 or as modified by addendum, at which time all Bids will be taken to a room to be designated by the Clerk of the Board in said Stephen P. Clark Center, publicly opened and read aloud. Bids received after the time and date specified will not be co nsidered. The County reserves the right to postpone or cancel the Bid opening at any time prior to the scheduled opening of Bids. Bidders are invited to be present IN GENERAL THE WORK COMPRISES: The proposed scope of work for MIA Runway 8R-26L project includes pavement resurfacing, pavement reconstruction, airfield ligh t fixture refurbishment and or replacement, conduit, conductor and transformer replacement, and grade adjustments, threshold and MALSR lighting replacement, pavement grooving, and markings. BID DOCUMENTS: The Miami-Dade Aviation Department will make the Bid Documents available, on April 30, 2009 , for inspection by individuals by appointment only, on business days during the hours of 9:00 a.m. to 4:00 p.m. at T.Y. Lin International | H.J. Ross, 201 Alhambra Circle, Suite 900, Coral Gables, FL 33134. Interested parties are to schedule an appointment to review the Bid Documents through Richard Raymond, H.J. Ross, (305) 567-1888. The duration of each appointmen t will not exceed two (2) hours. However, the Department may schedule additional time slots (not to run consecutively with the original appointment), if available. At the t ime of the appointment, and prior to any Bid Document review, interested parties will be required to present current, government issued, picture identification (e.g., Driver’s License), doc umentation that they are licensed architect, engineer, or contractor who may perform work on, or related to, the Project, and sign and notarize a Confidentiality Affidavit certifying th at the company and each authorized employee agrees, that in accordance with Florida Statutes § 119.071(3)(b) and one or more of the following Florida Statutes, § 281.301 and § 331.22, to maintain the information contained in the Bid Documents as being exempt from the provision of Florida Statute § 119.07(1) and § 24(a), Article I of the State Constitution. In addition, interested parties are advised that individuals will be monitored while reviewing these documents. Interested parties may take notes, however, no photographs and/or copying of the documents wi ll be allowed. The Bid Documents can be purchased at T.Y. Lin International | H.J. Ross, 201 Alhambra Circle, Suite 900, Coral Gables, FL 33134 as follows: 1.Non-refundable Payment of $175.00 for each set of Bid Documents 2.Refundable Deposit of $1,000 for each set of Bid Documents The non-refundable payment shall be by any type of check, or money order, only, and made payable to the Miami Dade Aviation Dep artment. The refundable deposit shall be by Cashier’s or Certified check, only, and made payable to the Miami Dade Aviation Department. Each interested Bidder shall furnis h an address, telephone and fax numbers, and email address for the purpose of contact during the bidding process. A business card with all of this information will suffice. Bid Documents may be purchased in person or by mail. To purchase a set of the Bid Documents in person, each purchaser must pr esent a current A.copy of a government issued, picture identification (e.g., Driver’s License) B.copy of the architect, engineer, or contractor’s qualifier’s license issued by the Florida Department of Business and Profess ional Regulation for the Bidder making the purchase C.an original, notarized Confidentiality Affidavit signed by the licensed architect, engineer, or contractor. Confidentiality Affidavits may be obtained in advance by downloading from www.miami-airport.com/html/bids.html. Bid Documents m ay also be purchased by mail by sending a copy of the requisite identification, license, original notarized Confidentiality Affidavit, contact information, and checks along with a FedEx or UPS billing account number to the place of purchase indicated above. All Bid Documents, including any copies made, shall be returned to the same location where they were purchased. All Bidders th at timely return the Bid Document will have their deposit returned. Those Bidders that purchase Bid Documents, but elect not to participate in the bidding process are also requ ired to return all copies of the Bid Documents to the location of purchase. Failure to return the Bid Documents and copies made to the location of purchase within five (5) working days afte r the Bid Due Date may be reported to a Law Enforcement Investigating Authority and will forfeit the deposit. Furthermore, Bidders that fail to return Bid Documents shall not be allo wed to participate in future Confidential solicitations until such time that the firm has taken corrective actions that are satisfactory to Miami Dade County. The purchaser of the Bid Documents shall be required to certify that they have returned all original Bid Documents plus any copies and they have not retained any copies. All Bids must be submitted as set forth in the Bid Documents. The County reserves the right to reject any or all Bids, to waiv e informalities and irregularities, or to re-advertise the project. The County, by choosing to exercise its right of rejection, does so without the imposition of any liability again st the County by any and all Bidders. PRE-BID CONFERENCE : The Miami-Dade Aviation Department will hold a Pre-Bid Conference on May 14, 2009, at 2:00 pm at Miami International Airport, Building 5A, fourth floor, in the Main Conference Room, for all interested parties. Attendance will be limited to two (2) representatives per firm. No other Site Inspections will be provided by the Miami-Dade Aviation Department. It is the policy of Miami-Dade County to comply with all the requirements of the Americans with Disabiliti es Act (ADA). For sign language, interpreter services, material in accessible format, other special accommodations, or airport-related ADA concerns, please contact the MDAD Office of ADA Coordination at (305) 876-0856. DISADVANTAGED BUSINESS ENTERPRISE PROGRAM. Participation Goal for of this Project is: DBE 8 % COMMUNITY WORKFORCE PROGRAM The Community Workforce Goal for this Project is: 10 % BID GUARANTY: Each Bid must be accompanied by a Bid Guaranty of not less than five percent (5%) of the Total Bid in a manner required by th e Instructions to Bidders. No Bid may be withdrawn after the scheduled closing time for the receipt of Bids for a period of one hundred and eighty (180) day s. The County reserves the right to reject any or all Bids, to waive informalities and irregularities, to reject all Bids, or to re-advertise for Bids. BID IS SUBJECT TO THE FOLLOWING PROVISIONS AMONG OTHERS : 1) The U.S. Department of Labor wage rates. 2) The Provisions in reference to the timetables for minority and female employment participation, expressed as a percentage, for the Contractor’s aggregate work force in each trade on all construction work in the covered area, as follows: Timetables Goal for minorityGoals for female Participation for each Participation for From 4/01/81 trade in Miami-Dade Countyeach trade Until further notice 39.5% 6.9% As used in this Notice, and in the Contract resulting from this solicitation, the “covered area” is Miami-Dade County, Florida. These goals are applicable to all Contractor’s construction work (whether or not it is Federal or Federally assisted) performed in the covered area. 3) The “Equal Opportunity Clause” and the “Standard Federal Equal Employment Opportunity Construction Contract Specifications” as set forth in the Contract Documents. The Contractor’s compliance with the Executive Order and the regulations in 41CFR Part 60-4 shall be based on its implementatio n of the Equal Opportunity Clause, specific affirmative action obligations required by the specifications set forth in 41CFR 60-4.3(a), and its efforts to meet the goals e stablished for the geographical area where the Contract resulting from this solicitation is to be performed. The hours of minority and female employment and training must be substantially unif orm throughout the length of the Contract, and in each trade, and the Contractor shall make a good faith effort to employ minorities and women evenly on each of its projects. The transfer of a minority or female employee or trainee from Contractor to Contractor or from project to project for the sole purpose of meeting the Contractor’s goals shall be a violation of the Con tract, the Executive Order and the regulations in 41CFR Part 60-4. Compliance with the goals will be measured against the total work hours performed. The Contractor shall provide written n otification to the Director of the Office of Federal Contract Compliance Programs within ten (10) working days of award of any construction subcontract in excess of $10,000 at any tier for construction work under the Contract resulting from this solicitation. The notification shall list the name, address and telephone number of the Subcontractor; employer identification number of the Subcontractor; estimated dollar amount of the subcontract; estimated starting and completion dates of the subcontract; and the geographical area in which the Contract is to be performed. 4) It is the policy of the County that Disadvantaged Business Enterprises (DBE) as defined in 49 CFR Part 26 shall have the ma ximum opportunity to participate in the performance of contracts whenever the work under the Contract is financed in whole or in part with Federal funds. 5) Pursuant to Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t), a “Cone of Silence” is imposed upon RFPs, RFQs or Bids after advertis ement and terminates at the time the County Manager issues a written recommendation to the Board of County Commissioners or a Notice of Contract Award Recommendation, whichever co mes first. The Cone of Silence prohibits communications regarding RFPs, RFQs or Bids between potential vendors, service providers, Bidders, lobbyists, or consultants an d the County’s professional staff, including but not limited to the County Manager and the County Manager’s staff. A Cone of Silence is also imposed between the Mayor, County Commi ssioners or their respective staffs and any member of the County’s professional staff including, but not limited to, the County Manager and the County Manager’s staff. The provisions of Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t) do not apply to oral communications at pre-Bid conferences, oral pre sentations before selection committees, oral communications with the Contracting Officer, as published by the Small Business Development (SBD) (formerly the Small Business Affairs) in their weekly Cone of Silence Project Information Report, for administering the procurement process, provided the communication is limited strictly to matters of pro cess or procedures, Contract negotiations during any duly noticed public meetings, public presentations made to the Board of County Commissioners during any duly noticed public meeting or communications in writing at any time unless specifically prohibited by the applicable RFP, RFQ, or Bid document. Bidders or proposers must file a copy of any written commu nication with the Clerk of the Board, which shall be made available to any person upon request. The County shall respond in writing and file a copy with the Clerk of the Board, which sh all be made available to any person upon request. In addition to any other penalties provided by law, violation of Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t) by any Bidder or prop oser shall render any RFP award, RFQ award, or Bid award voidable. Any person having personal knowledge of a violation of this Ordinance shall report such violation to the St ate Attorney and/or may file a complaint with the Ethics Commission. Bidders or Proposers should reference the actual Ordinance for further clarification. 6) The County shall not be responsible for any modifications or alterations made to the Bid Documents or to the Contract Docume nts other than those made by Addendum, Change Order, or Work Order. Any purchase of partial sets of documents shall be at the purchaser’s risk. 7) Pursuant to Miami-Dade County Code Section 2.8-1 (d), a Bidder shall have on file, prior to contract award a duly executed U niform County Affidavit with the Miami-Dade County Department of Procurement Management (DPM), to be maintained with the bidders vendors registration file. The Bidder is responsi ble for obtaining the Vendor Registration Package, including all affidavits by downloading from the DPM website at www.miamidade.gov or from the Vendor Assistance Unit at 111 N.W . 1st Street, 13th Floor, Miami, Florida 33128, (305) 3755773.

PAGE 11

Mercredi 06 Mai 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 15 Page 11 10 départements d’études Licence en : • Gestion d’Entreprise • Conception et Exécution de Projet • Economie et Finance • Sciences de l’Education • Sciences Comptables • Relations Internationales • Gouvernance Diplôme en : • Informatique de Gestion • Relations Publiques • Gestion de la MicrofinanceUNIVERSITE Centre de Formation et de Développement Economique (CFDE)Contactez nous :Angle Delmas 75 et Impasse Hérard # 3, Port-au-Prince, Haïti, W.I.www.cfdehaiti.comPar courriel: Administration@CDFEHaiti.com GBrunet@CFDEHaiti.com Par téléphones : (509) 2246-1425 \ 3555-1575 2513-3726 \ 3767-1575 PETITES ANNONCES Le Manolo Inn Le Manolo Inn Le Manolo Inn Le Manolo Inn Le Manolo InnTéléphones :  566-5361 401-7108 / 514-0304 lemanoloinn@mac.comInternet disponible pour les clientsDANS LES NIPPES•Des kilomètres de plage •Chambres tout confort avec air conditionné et Salle de bain attenante •Cuisine du terroir préparée par un « Grand Chef » •Le Saut du Barril •Le Palais de Sudre Dartiguenave à  Anse à Veau •La Petite Eglise de Petit Trou datant de du 17èmesiècle… KJ ADVERTISINGSERVICESP.O. BOX 600673 Miami Florida, 33160-0673Publicités: Radio, Journaux et Tv. Aussi un service de traduction de Documents etc.Info (954) 559-7729 Evens Hilaire Consultant VISION MORTGAGE BANK, INCEVENS HILAIRELoan Consultant 12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161 Phone: (305) 891-2225 Fax (305) 891-2559 Cell (786) 285-0384 BEL FOUCHET Take Out8267 N Miami Avenue, Miami, Florida 33150 Tel. 305-757-6408 SANTEVaincre la malaria en Haïti : la lutte continue !Le paludisme reste la deuxième cause de mortalité par maladie infectieuse dans le monde, après le SIDA. Dans la région caraïbe, la maladie a été éradiquée dans la quasitotalité des pays. Et parmi les zones encore à risque figure Haïti. Pour arriver à son élimination, d’importants efforts sont en cours. Dans les caraïbes, seuls la République Dominicaine et Haïti demeurent aujourd’hui des pays à risque. Et la prévalence de cette maladie dans le pays est de 4.9, selon le directeur adjoint du programme national de contrôle de la malaria, Dr Roland Oscar. Annuellement, 20.000 cas de malaria sont diagnostiqués. «Comparée à la population d’Haïti, ce chiffre n’est pas trop élevé », opine M. Oscar. Les femmes et les enfants constituent les groupes les plus vulnérables. En effet, la malaria est la première cause de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans. La malaria est endémique dans toutes les régions d’Haïti, la pointe sud du pays étant la région la plus touchée. On y trouve de nombreux gîtes larvaires. Parallèlement, l’on assiste à une montée des cas de paludisme dans le pays après chaque saison cyclonique, comme le souligne nombre de spécialistes. Aussi, avait-on craint une épidémie de malaria dans le pays après les inondations de l’été 2008. Cependant, grâce des mesures préventives rapidement prises par les autorités sanitaires haïtiennes aidées de leurs partenaires internationaux, le danger avait été écarté. Mais l’éradication de la maladie à travers Haïti s’inscrit plutôt dans une logique d’action plus ou moins longue. « Selon notre nouveau plan d’action, nous devons parvenir à l’élimination totale de la maladie en 2020 et réduire la mortalité due à la malaria de 75% d’ici à 2015 », a indiqué Roland Oscar. Aussi, diverses actions sont-elles menées, conformément aux axes stratégiques définis par le plan national. Au niveau de la lutte anti-vectorielle, qui vise l’élimination ou la réduction de la prolifération du moustique adulte, sont réalisés des curages de canaux, le drainage d’eau stagnante, le remblayage de marais ou encore la fumigation. A cela s’ajoute la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide. Autre action, la lutte biologique. Elle consiste essentiellement à ensemencer les gîtes larvaires aquatiques avec des poissons mangeurs de larves. La surveillance épidémiologique n’est pas en reste. A travers cette action, effet, il est question de renseigner les autorités concernées de la situation de la malaria dans le pays, notamment pour des prises décisions appropriées. Aux cotés des autorités du pays, sont à l’œuvre plusieurs acteurs locaux et internationaux pour venir à bout de la malaria en Haïti. Aussi, d’août 2004 à juillet 2009, ce sont plus de 14 millions de dollars américains qui ont été alloués par le Fonds Mondial. En août prochain, un second fonds de plus de 45 millions de dollars sera déboursé par le Fonds mondial. Il servira à financer un projet dénommé «vers l’éradication de la malaria ». La Fondation Sogebank est l’organisme local en charge de la gestion de cette aide. «Pour parvenir à réaliser notre objectif, nous allons beaucoup agir au niveau de la prévention, de la prise en charge mais aussi de la sensibilisation de la population », comme l’explique le Dr Marie Suze Jacquet, chargée de projet à la Fondation Sogebank. L’Organisation Mondiale de la Santé est une autre institution internationale aidant les responsables haïtiens à lutter contre la malaria dans le pays. Elle accompagne l’Etat haïtien dans ses actions en procurant un support technique, notamment dans l’élaboration et la mise en œuvre du plan national. En partenariat avec les directions départementales du Ministère de la Santé publique la MINUSTAH apporte également sa contribution dans cet effort conjoint contre le paludisme et ses effets. Aussi, à l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la malaria, le 25 avril, la Mission at-elle organisé, par le biais de ses centres Multimédia, des séminaires sur la question. La prévention de la malaria, ses symptômes, ses modes de transmission et son traitement ont été les principaux thèmes abordées à ces moments d’échange au bénéfice de la population. Toujours dans le cadre de ces actions de sensibilisation sont prévues une distribution de moustiquaires imprégnées. La lutte contre la malaria a débuté en Haïti dans les années 1950. Et c’est dans cette optique qu’avait été créé le Service National d’éradication de la Malaria (SNEM). Malheureusement, ce service fermé ses portes vers la fin des années 1980. Aujourd’hui, le Programme National de contrôle de la Malaria semble avoir bel et bien repris les armes contre ce mal et ses effets néfastes.Grippe porcine: le gouvernement haïtien annonce la formation d’une cellule de crise et arrête des dispositions de concert avec l’OPS/OMS et la FAO Port-au-Prince, le 27 avril 2009 – (AHP) – Le gouvernement haïtien a anoncé lundis l’adoption de tout un train de mesures dont la formation d’une cellule de crise, en vue de protéger la population de la grippe porcine qui a déjà fait 149 morts au Mexique, alors que l’OMS a annoncé ce lundi avoir relevé de 3 à 4, son degré d’alerte pandémique, face à la propagation de la maladie. C’est le ministre haïtien de la santé, Docteur Alex Larsen, qui préside cette cellule regroupant entre autres, des techniciens des ministères de la santé et de l’agriculture, les représentants de l’OPS/OMS et de la FAO en Haïti. Une vaste campagne d’information sera également organisée et les structures de quarantaine dans les ports, aéroports et frontières d’Haïti seront renforcées, a fait savoir lors d’une conférence de presse le Dr Larsen, soulignant qu’aucun cas de personne suspectée d’avoir attrapé le virus n’avait été signalé et qu’il n’y avait aucune raison de panique. Le ministre de la santé a également appelé la population à limiter ses voyages dans les pays particulièrement touchés notamment le Mexique. “Tout voyageur arrivant du Mexique sera dans l’obligation, une fois arrivé à l’aéroport, de le signaler à l’immigration où des agents seront chargés de le conduire vers le service de quarantaine pour les suites nécessaires.” De son côté, le directeur de la production animale au sein du ministère de l’agriculture, Max Millien, a annoncé que le gouvernement haïtien avait interdit l’entrée de produits porcins en provenance du Mexique. (GRIPPE PORCINE / p. 13)

PAGE 12

Page 12 Mercredi 06 Mai 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 15LIBRE PENSERPourcentages !« Aussi longtemps qu’on ne le prend pas au sérieux, celui qui dit la vérité peut survivre dans une démocratie » N. Gómez Dávila Il y a quelque chose de beau dans le « monde habité par les chiffres » qui n’est pas généralement apprécié par tout le monde. Ce n’est pas mon cas. Le chiffre, le nombre, l’infinité de valeurs possibles à associer aux expressions numériques, le nombre réduit de chiffres qui permet toute cette exubérance numérique, la plasticité des valeurs numériques, le caractère mystérieux de certains nombres, la richesse incalculable que renferme cet « univers chiffré », tout cela a toujours exercé un fort impact sur moi. Il nous suffirait de penser aux nombres « Pi », « e », « i », « 1 », « 0 », « -1 », pour comprendre ce que j’ai voulu dire. Chers amis, le nombre peut être « entier », « rationnel » ou « irrationnel ». Il peut être un nombre « fractionnaire », il peut être « positif », « négatif » ou « nul ». Le nombre peut aussi être parfait. Il peut être premier. Il peut être pair ou impair. Les nombres peuvent s’ajouter, se soustraire, se multiplier. On peut les diviser. En utilisant l’opérateur adéquat, le nombre de combinaisons possibles, le nombre d’interactions réalisables est énorme. Ces opérations, ces interventions sur les nombres, donnent naissance à de nouveaux nombres qui peuvent être de la même nature que ceux qui se sont combinés ou de nature différente. Si l’on continue à penser au nombre, on peut parler du nombre « réel ». On peut même s’aventurer dans d’autres domaines plus « complexes » pour trouver des nombres «imaginaires » ou même des nombres « hypercomplexes » et des nombres « hyperréels ». Là, on passe à un « plan supérieur », on nage dans « l’espace mathématique à plusieurs dimensions ». Abandonnons donc ces hyperespaces et revenons à des réalités numériques moins complexes, plus proches de nous. Parlons donc des activités de bases, des actions fondamentales de l’activité mathématique : compter, comparer, classer, énumérer, lesquelles ne seraient pas possibles sans l’intervention de sa Majesté le nombre. Chères amies lectrices, chers amis lecteurs, toute une architecture a été conçue autour du nombre. Du chiffre, on est passé au nombre, et, le regroupement des nombres dans des hyper-classes formant des systèmes de numération, nous a permis à tous d’évoluer et d’avancer vers de nouveaux horizons numériques réellement prodigieux. Nos merveilleux chiffres (0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9) nous ont permis d’élaborer notre système décimal qui occupe toutes les parcelles de notre vie au quotidien. Le système Binaire, avec son « 0 » et son « 1 » nous a facilité l’accès à tout un monde informatisé dans lequel même les émotions les plus intimes semblent pouvoir être codés. Sans eux, l’architecture informatique serait encore à ses balbutiements. Tout cela nous fait croire que grâce à sa majesté le nombre, l’être humain s’est rapproché un peu plus à la divinité. Le système binaire, le 1 et le 0, « L’Unité» et le « Nul » nous permettent d’exprimer, à des vitesses se rapprochant de l’infini (au sens humain du terme), toute une immensité de relations, d’expressions, de sensations mêmes. J’avais toujours pensé que la meilleure façon de faire avancer notre petit pays était de faciliter l’existence d’une mentalité axée sur le numérique, de vaincre « l’anumérisme » ou « analphabétisme numérique » qui généralement enchaîne les sociétés à forte tradition orale dans le sous-développement, créant des élites qui se croient supérieures et des masses énormes qui se résignent à leur sort. Les dernières élections ont fini par me convaincre qu’effectivement le changement, dans ce pays, devra être « traumatisant », ou n’existera pas. J’ai voulu observer les pourcentages et les associer aux nombres réels. Je n’ai pu m’empêcher de m’inquiéter du taux de participation à ces élections. Le bal de chiffres était inquiétant et tendait à confirmer que si ce n’est réellement l’influence de l’opération « Porte Fermée », notre degré de culpabilité face au peuple haïtien est tel qu’aucune punition collective ne saurait nous octroyer la rédemption. Nous avons fait un mauvais choix et nous persistons sur la même voie de la destruction et de l’anéantissement de la société haïtienne. 2% disaient certains. Encore moins disaient d’autres. Un peu plus s’exaspéraient certains autres. Selon le président du CEP, le pourcentage moyen de participation, à travers le pays, se situerait autour de 11,3%. Le plus fort taux aurait eu lieu dans le Nord-est, avec 29,8% de participation et le plus bas, dans l’Ouest, avec un 2,9% de participation. Quel est le seuil minimum de participation considéré par la démocratie en tant que « seuil représentatif » ? Moralement. Politiquement. Économiquement. élections en allant directement à la source, sur le site du CEP. J’ai eu la malchance d’analyser les procès-verbaux du Sud. Je me suis rendu compte que les procès-verbaux SE3367, SE 3375 et SE 3382, contenaient tout ce qui me faisait peur en Haïti : l’angoisse de la corruption dans son état le plus pur. Dans le procès-verbal SE3382, j’ai pu constater que sur 137 bulletins de votes admis comme valides, un candidat, celui de l’UCADDE, obtenait 308 votes favorables, que dans le procès verbal SE3375, alors qu’il obtenait 320 voix, devançant largement d’autres candidats considérés même mieux placés, le nombre total de voix obtenues ne totalisait aucunement les 419 votes émis considérés valides. Enfin, dans le procès verbal SE3367, sur un total de 479 votes considérés valides, la somme des votes obtenus par chacun des candidats, totalisait 24. J’ai eu peur de continuer. J’ai eu peur de constater que 16 millions de dollars (quasiment 5% de la somme que viennent d’accorder les bailleurs de fonds à Washington) n’étaient pas suffisants pour maquiller notre corruption. Enfin, Gómez Dávila disait que le pourcentage d’électeurs qui s’abstiennent de voter mesure le degré de liberté concrète dans une démocratie. Là où la liberté est fictive, là où elle est menacée, ce pourcentage tend vers zéro. Je l’admets dans le cas du Referendum de 1971 quand il s’agissait de voter la ratification du choix de « l’Innombrable », de donner le « pouvoir à la jeunesse ». 100% de la population d’alors vota favorablement. 100 pour 100. Sans aucune réticence. Je n’avais que 14 ans, je votai quand même. Je n’avais qu’une seule option, dire oui. Maintenant, trop de choses nous rendent différents, bien que la liberté, acquise au prix de tant de sacrifices, depuis si longtemps, ne soit qu’un vain mot. Là où on peut mourir d’inanition, là où le manque de soins entrave tout type de développement (intellectuel, physique, social), là où on ne vit que d’illusions, la liberté ne peut nullement exister et les nombres associés aux pourcentages de votes ne seront que pures manipulations, machiavéliques. Oscar Germain germanor2005@yahoo.fr Mai 2009 Malgré ce faible taux de participation, j’ai voulu voir ce qui se passait réellement dans cet univers chiffré que nous présente le CEP. Je me suis donc mis à analyser les résultats des Grow your career in a rewarding, diverse and challenging environment full of opportunity.Find your next job atwww.miamidade.gov/jobsFor computer access visit any Miami-Dade County Library or South Florida Workforce Career Center. For locations call 311.EOE/M/F/D/Veterans PreferenceDelivering Excellence Every Day Time to Shine! Haïti-AgricultureFête du travail sur fond de chômage aiguHPN, 4 mai 2009 La fête du travail et de l’agriculture a été célébrée un peu partout dans le pays le 1er mai écoulé sur fond de chômage aigu. La loi sur le salaire minimum n’est toujours pas votée. Le premier ministre haïtien, Michèle Duvivier Pierre Louis, qui s’est rendue à Jacmel pour l’occasion a réitéré l’engagement de son gouvernement à créer plus de 150 mille emplois dans le cadre de la loi Hope dans les deux ans à venir. En effet, selon cette loi votée par le congrès américain, les usines de confection en Haïti peuvent vendre leurs produits sur le marché américain pendant dix ans sans payer de taxe. « Nous travaillons afin de mettre en place des structures pour établir des industries de sous-traitance dans tous le pays. Il faudra créer des espaces de travail confortable, où tous les employés auront un lieu pour se reposer conformément aux prescrit de la loi Hope », a-t-elle indiqué. La traditionnelle foire annuelle organisée au Champs de Mars a été lancée jeudi dernier sous le thème : « Solidarité entre patrons, ouvriers, paysans et artisans, un sérum pour le renforcement de la production nationale », en présence des officiels du gouvernement. Cependant cette foire n’a pas comblé l’attente des exposants, malgré l’avalanche de curieux qui ont investi l’aire du Champ de mars, dénonçant la hausse du taux de chômage. Les agents de l’ordre ont même dû intervenir à Port-au-Prince et à Jacmel pour disperser des manifestations contre la cherté de la vie et le chômage. Par ailleurs, selon l’agronome Anthony Phelps, le pays n’avait rien à fêter ce 1er mai arguant que le taux de chômage est revu à la hausse, passant à plus de 50 % dans le pays. L’agronome met également en doute les chiffres avancés par le ministre de l’agriculture selon lesquels le pays aurait produit 40 % de sa consommation journalière. « Le ministère de l’Agriculture ne dispose pas des structures déconcentrées dans les villes de province lui permettant d’avancer de telles proportions », a-t-il dit. Cette semaine la loi sur le salaire minimum devrait être à l’ordre du jour au Sénat. La ministre des Affaires sociales et du travail, Gabrielle Prévilon Baudin, a souligné que le vote de cette loi par les parlementaires « ne fera que des gagnants ». PC/ HPN Instruments agricoles commandés par le gouvernement au lendemain des ouragans de 2008 (HENM)

PAGE 13

Mercredi 06 Mai 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 15 Page 13ENVIRONNEMENT La VisitePITDD (Programme d’Informations Territoriales pour le Développement Durable). En effet, pour son application « parc national », le CNIGS (Centre National d’Informations GéoSpatiales) a choisi le parc historique de la Citadelle et le parc la Visite. Au début du mois, nous étions donc sur le bassin versant de la Grande Rivière du Nord et le parc de la Citadelle, cette fois-ci, c’est le Parc la Visite. Pour moi c’était superbe, car cela lendemain matin que nous sommes allés au lieu dit Galette Sèche que Patrice-Manuel Lerebours mentionne dans un article du Nouvelliste (La catastrophe n’est-elle pas imminente ? le Nouvelliste du 23-25 septembre 2005). Quand vous êtes à Galette Sèche, vous êtes à 2.000 mètres d’altitude, le pic Cabaïo vous domine de ses 2.200 mètres, et vous savez que de l’autre côté il y a des endroits plus connus comme Furcy, Kenscoff … va déboucher dans la mer du côté de Peredo, est à sec depuis cinq mois. Mais ce qui nous a surtout frappés au cours de la traversée de la forêt, avant d’arriver à Galette Sèche, c’est l’extension qu’a prise la pratique de production de « bois gras ». C’est une technique relativement simple. Elle consiste a faire une entaille dans le tronc de l’arbre ; cela va provoquer une arrivée de la résine, et on pourra alors enlever des copeaux de bois, bien imbibés de résine, qui serviront à allumer le feu. Mesdames cuisinières qui achetez du « bois pin » pour faire partir le feu dans vos cuisines, vous ne savez pas l’importance des dégâts que vous encouragez. Comme on peut le voir sur la photo, il n’est pratiquement pas un arbre qui n’ait été attaqué, et, quand il aura été bien entaillé, il finit par mourir. Au rythme où cela se passe, la forêt est condamnée à brève échéance. Bernard Ethéart L’article de Lerebours parlait d’une rencontre de représentants du Ministère de l’Environnement, de la Fondation Seguin et de la UNPOL, accompagnés d’agents de la UDMO, avec la population de la zone, rencontre qui s’est tenue le 14 septembre 2005, à Galette Sèche. Il y a été question « des répercussions directes du déboisement et de la pollution du château d’eau que constitue le parc la Visite » et de la création d’une police environnementale. Cinq ans après, nous n’avons pas vu trace de police environnementale ; par contre nous avons rencontré des paysans qui cultivaient de la pomme de terre, probablement, sur de vastes espaces entièrement déboisés, et qui gardaient du bétail – on sait que ce sont les excréments d’animaux qui polluent l’eau, et on a même parlé de plusieurs cas de mortalité, enregistrés après le passage des cyclones et dus à des microbes qui viennent de l’intestin de ces animaux. En ce qui concerne la fonction de château d’eau, il nous a semblé qu’elle est toujours remplie ; du reste on se demande pour quoi l’endroit s’appelle Galette Sèche car, de place en place, nous tombons sur de petites sources et l’herbe faisait des années que je voulais me rendre sur ce site, mais l’occasion ne s’était jamais encore présentée. Je vais tenter de localiser le site pour les lecteurs, sans vouloir vexer qui que ce soit, car j’ai eu moi-même, au début, quelques difficultés à m’y retrouver. Le parc est situé tout en haut du versant sud du Massif de la Selle. Il s’étend sur une longueur d’une dizaine de kilomètres, dans le sens est-ouest ; sa largeur maximale est d’environ quatre kilomètres et sa superficie totale varie, selon les délimitations choisies, entre 2.000 et 6.000 hectares. On y accède par une route de montagne qui part de Peredo, juste après Marigot, et monte en direction nord, puis ouest, jusqu’au marché de Seguin. Après Seguin, la route continuera vers l’ouest, puis descendra vers le sud en direction de Belle Anse. Une fois qu’on est à Seguin, on est dans le parc, mais Seguin est à 1.700 mètres d’altitude, et pour arriver à la forêt de pins, qui fait toute la valeur du parc, il faut encore grimper quelque peu. Dès le premier jour, nous avons pris contact avec la forêt pour relever des points cartographiques. Mais c’est le Trois semaines après la Grande Rivière du Nord (voir Haïti en Marche Vol. XXIII, No 13 et 14), c’est sur le Massif de la Selle que nous envoyait le que nous piétinons est comme une éponge imbibée d’eau. On nous a dit cependant que la Rivière Blanche, qui prend sa source un peu plus à l’ouest, et, après un grand détour, AVI ODYANS PIBLIKYap avize isiba yon reyinyon piblik ke Miami-Dade Transit (MDT) pral fè nan Sal Trening ki nan 701 N.W. First Court, premye etaj, Miami, FL vè apeprè 4:00 p.m. pou fini 6:00 p.m., jou lendi, 11 me 2009, nan bi pou revize pwojè final ki pwopoze pou kontra sèvis koutayè pou transpò adapte (Paratransit Brokerage Services Contract) ki te devlope pou Pwogram Transpò Adapte Sèvis Transpò Espesyal (sig Angle STS) la. Odyans piblik sa a ap fèt konfòmeman ak Pati 27, 37, ak 38 de Kòd Règlemantasyon Federal yo (CFR): Transpòtasyon pou Endividi ak moun Enfim. An akò ak egzijans CFR yo pou yon odyans piblik, MDT ap mande patisipasyon ak dizon piblik la nan pwojè final la ki pwopoze pou Kontra Sèvis Koutayè pou Transpò Adapte a. Yon dokiman pwojè a nan fòma aksesib ki dekri rekòmandasyon yo pou chanjman ke yo mande enkòpore nan Kontra Sèvis Koutayè pou Transpò Adapte ki pwopoze a disponib pou piblik la revize ak pou fè kòmantè, epitou piblik la ka jwenn kopi dokiman an tou si yo kontakte Ms. Floderia Parms-Smith, Paratransit Service Operations, nan 786-469-5023, (TTY/TDD) 305-263-5475, oswa pa lapòs nan 701 NW First Court, 11èm etaj, Miami, FL 33136. Pwojè final dokiman yo ap disponib pou piblik la enspekte nan 701 NW First Court, 11èm floor, Office of Paratransit, lasemèn, de 8:00 a.m. a 5:00 p.m., di 7 me jiska 14 me 2009. Nan reyinyon sa a, MDT ap bay chans a tout moun oswa ajans ki enterese bay dizon yo sou koze sosyal, ekonomik, ak sou aspè anviwonnmantal kontra sa a. Moun ki enterese yo ka soumèt aloral oswa alekrit nenpòt prèv ak rekòmandasyon ki konsène kontra sila. Yon moun ki deside ale an apèl sou nenpòt desizyon ke konsèy la, ajans, oswa komisyon an pran an rapò ak nenpòt sijè ki te diskite nan reyinyon sa a, va bezwen yon dosye pwosedi yo. Moun sa a ka bezwen asire ke yon dosye vèbatim de tout pwosedi yo te fèt, ki enkli temwayaj ak prèv sou ki apèl la baze. Konte Miami-Dade bay aksè ak opòtinite egal ego nan anplwa epi li pa fè diskriminasyon nan pwogram oswa sèvis li yo poutèt yon moun enfim. Èd ak sèvis oksilyè disponib pou kominikasyon sou demann ki fèt davans. Fòm sa a ka vin disponib sou demann nan yon fòma aksesib (kasèt odyo, Bray, oswa diskèt konpitè). Pou dokiman nan lòt kalite fòma, yon entèprèt ki pale an siy, oswa pou lòt kalite akomodasyon, tanpri kontakte Maud Lizano nan 786469-5478. Kliyan ki sèvi ak TDD yo, tanpri rele 786-469-5023 omwen senk jou davans. Pou plis enfòmasyon, tanpri kontakte: Miami-Dade Transit Office of Paratransit 701 NW First Court, 11th Floor Miami, FL 33136 Imel: fdp@miamidade.gov Telefòn: 786-469-5023 Différents paysages dans le Massif de la Selle qui renferme le plus haut sommet d’Haïti (photos HENM) Il a indiqué que la nouvelle situation pathologique provoquée par la grippe animale, a poussé le gouvernement à renforcer cette mesure. Pour sa part, le secrétaire d’Etat à la production animale, Michel Chancy, a fait savoir que la grippe porcine n’a aucune relation avec la maladie qui frappe certains porcs dans le département de l’Artibonite. Cette maladie ne frappe que les porcs, alors que laGrippe porcine: le gouvernement haïtien annonce la formation d’une cellule de crise et arrête des dispositions de concert avec l’OPS/OMS et la FAOgripe porcine frappe aussi ds humains, a-t-il dit. Outre le le secrétaire d’Etat et le directeur générál à la production animale, la représentante de l’OPS/OMS, Henriette Chamouillet, a également pris part à la conférence de presse. (... suite de la page 11) EcoutezMélodie Matinavec Marcus

PAGE 14

Page 14 Mercredi 06 Mai 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 15 LES JEUXLes Sports avec Mario Bareau informations avec Laury Faustincon Lucianiavec Villette Hertelou Mardi avec Bernard EtheartLun. & Mer. : L’heure classique Jeu. & Dim. : Jazz at Ten Judy Carmichael reçoit ses invités9h00 10h305h 30 pm journal créole avec Louini Fontal animation James Prédvil74 bis Rue Capois, Port-au-Prince, Haïti Tél.: (509) 2221-8596 / 2221-8567 / 2221-8568 / 2221-0204 Fax: (509) 2221-1323 E-mail: melodiefm@hotmail.com / URLL www.haitienmarche.com Librairy of congres # 1SSN 1064-3896www.melodiefmhaiti.com Mélodie & CompanyDéveloppement durable En Bref...(... suite de la page 2) Par ailleurs, depuis quelque temps, la ligne Tortug’air se bat pour être à nouveau autorisée à se rendre en République dominicaine. Les avions de la Tortug’air ne peuvent plus atterrir en république voisine.Vers la modernisation de l’aéroport de Port-au-PrinceL’aéroport international Toussaint Louverture dispose désormais de deux passerelles qui permettront aux passagers d’entrer directement dans les terminaux, sans fouler le tarmac. Il s’agit d’un premier pas dans un plan global de modernisation du principal aéroport du pays. Ce plan a été présenté mercredi par le directeur général de l’Autorité aéroportuaire nationale (AAN), l’ingénieur Lionel Isaac, au cours d’un déjeuner-débat organisé par la Chambre haïtiano-américaine de commerce (Amcham-Haïti). (Ce plan de développement stratégique, préparé par l’aéroport de Paris pour le compte de l’AAN, établit les besoins en installations de l’aéroport de Port-au-Prince pour les années à venir, suivant des projections de croissance du flux de passagers pour différentes années.(L’aéroport de Paris a fait une projection de trafic sur 25 ans pour permettre d’appréhender dans quel sens les installations doivent se développer. Ses prévisions ont montré que les installations actuelles de l’aéroport de Port-au-Prince arriveront à saturation à 1,5 million de passagers, alors qu’il accueille actuellement un flux de 1,2 million. Ce qui commande d’avoir de nouvelles installations. Il est recommandé, dans le plan stratégique, de construire, à l’horizon 2012, de nouvelles installations capables de desservir un flux de 2,5 millions de passagers. La mise en œuvre de cette première étape dans le processus de modernisation de l’aéroport nécessite des investissements de l’ordre de 47 millions de dollars américains. (D’où proviendront ces fonds ? Lionel Isaac se montre optimiste et a même indiqué quelques pistes. Le directeur général de l’AAN a fait état de contacts déjà entrepris auprès de la Banque nationale de crédit (BNC), de la Unibank et de l’Agence française de développement (AFD) qui ont répondu positivement pour investir dans le projet.Les ONG ne doivent pas être le seul canal par lequel transite l’aide internationale octroyée au pays, estime l’ambassadeur du CanadaPort-au-Prince, le 1er mai 2009 (AHP) – L’ambassadeur du Canada en Haïti, Gilles Rivard, a indiqué jeudi que les Organisations Non Gouvernementales (ONG) ne devraient pas être le seul canal par lequel transite l’aide internationale octroyée au pays. Les ONG font l’objet font l’objet ces derniers temps de nombreuses critiques de la part de plusieurs secteurs haïtiens qui les accusent d’utiliser la plus grande partie des fonds reçus en faveur d’Haïti en salaires et frais administratifs Mais l’ambassadeur Rivard a dit reconnaître la capacité des ONG d’aller vers les populations des régions les plus reculées du pays et d’offrir des aides à de petites structures. Le diplomate canadien a estimé par ailleurs que si l’aide internationale octroyée à Haïti ne produit pas les effets escomptés c’est, entre autres, en raison d’une suite d’événements qui ont frappé le pays. “Les ouragans de 2008 ont contribué à réduire de manière considérable l’effet des efforts déployés par la communauté internationale en Haïti, a souligné M. Rivard qui évoque aussi d’autres difficultés dont des problèmes de gouvernance. Gilles Rivard a fait savoir que les récentes visites des officiels canadiens en Haïti, notamment celle de la Gouverneure générale, Michaelle Jean et un ensemble d’activités conjointes comme le festival du film québéquois, témoignent de la bonne coopération qui existe entre le Canada et Haïti. Il a rappelé que l’aide accordée annuellement par son pays à Haïti chaque année depuis 2006 est de l’ordre de 110 millions de dollars, soit une enveloppe de 550 millions de dollars sur une période de 5 ans, la deuxième en importance après l’Afghanistan.Grippe porcine : Dispositions gouvernementales pour faire face à toutes éventualités29 avril 09 [AlterPresse] — Les autorités haïtiennes ont annoncé un ensemble de mesures sanitaires et institutionnelles en guise de prévention de toute éventuelle propagation, sur le sol haïtien, de l’épidémie de la grippe porcine qui a déjà touché plusieurs régions du monde entier. Une cellule de crise sur la grippe animale (porcine) a ainsi été instituée, le lundi 27 avril, avec pour mission de préparer et de mettre en œuvre un plan de prévention et de lutte contre cette maladie. Cette cellule est formée de représentants des ministères de la Santé publique, de l’Agriculture, de l’Organisation panaméricaine de la santé/Organisation mondiale de la santé (OPS/OMS), de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah). Le docteur Alex Larsen, ministre de la santé publique, rassure la population face à la menace que représente la grippe porcine. « Ne vous inquiétez pas », indique le docteur Larsen, qui informe que toutes les mesures sont déjà prises pour éviter la propagation au pays de cette maladie. (EN BREF / p. 16)

PAGE 15

Mercredi 06 Mai 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 15 Page 15Ti Gout Pa Ti Gout ak Jan Mapou TI KOCHON NWAMagrit move kou konng. Li bougonnen outadi mouch ki fèmen anndan bwat. L’ale vini nan kay la. Li chita, li kanpe. Li pa konn ki kote pou l’met kò-l. Sa kòmanse anbete mari-l, Dyebon, ki blije mande-l kisa l’genyen. “Koute non, Magrit, sa w’gen konsa, ou kou wè rat ki pran nan pèlen. W’ap boulvèse kò-w, w’ap babye depi granmmaten, kisa w’genyen sò?” “Ou genlè w’pa tande sa yo di.” “Kisa yo di,” Dyebon mande-l? “Teledyòl fè konnen yo pral touye tout kochon nwa ki gen nan peyi-a, paske yo di gen youn maladi kochon ki deyò-a. Yo di yo pral ranplase yo ak kochon grimèl k’ap soti nan peyi Etazini.” “Mwen tande sa tou, men…” “O! Ou tande sa epi w’pa di-m anyen,” Magrit di-l byen move. “Mwen te gen pou m’te pale ak ou sou sa, men m’bliye. Tande non, kilès ki pral touye tout kochon sa yo?” “M’tande se gouvènman ameriken ki dèyè bagay saa,” Magrit reponn . “Woy! Depi ou tande se blan ameriken,” Dyebon di ak oun ti souri, “mwen deja konnen gen gwo magouy nan koze sa-a. Dayè, se mwen ki mèt kochon-m, si kochon-m yo te malad premye mounn ki t’ap konnen sa se mwen. Antouka Bondye bon,” Dyebon di, “n’ap tann.” “Pozitif konpè. Nan pwen mounn ki pral touche kochon-m yo. M’gen de gwo, youn mal ak youn femèl epi senk ti kochon. Anba vant mwen y’ap rete. Mwen Magrit ki di sa.” Se konsa yo t’ap diskite sou nouvèl sa-a ki te gaye nan tout peyi-a. Li tonbe kou youn bon-m Lan Bannann. Se nan bouk sa-a fanmi an abite, Dyebon, Magrit, youn gason ki rele Moris, epi pitit fi yo Bènadèt. Lan Bannann pa lwen Gran Gozye nan zòn Sidès peyi-a. Abitan Lan Bannann mande anraje, paske se ti kochon yo an ki regle zafè yo. Lè yo vann kochon, yo jwenn lajan pou yo voye timounn lekòl, abiye fanmi an, mete manje sou tab. Bwi kouri, nouvèl gaye, maladi kochon sa-a soti Sendomenng li rantre Ayiti. Se nan ane 1978. Gen mounn k’ap mande si se okazyon kochon yo pran nan kamyon, pou yo fè wout la rantre Ayiti. Kalite desizyon malouk sa-a pou elimine kochon yo, se pral lafayit pou tout abitan nan peyi-a. Se sa abitan yo t’ap di. Yo rete y’ap tann. Youn semenn pase, anyen pa rive. De semenn pase, anyen pa rive. Tout mounn kontan bat bravo, yo di nou mare yo. Adye! Byen konte mal kalkile. Sou twazyèm semenn lan, gen anplwaye Depatman Lagrikilti ki debake nan Bannann, yo kòmanse fè dappiyan sou kochon pou y’al touye yo. Yo rantre ak fòs kay mounn yo. Dyebon kouri pou l’al ranmase pa-l yo. Men l’te gentan twò ta. Y’ale ak tout kochon yo. Dyebon rele anmwe! Yo pa okipe-l. Li tonbe kriye. Lan doulè-l, li pa wè se sis kochon yo pran, se pa sèt. Magrit parèt prese prese de ran dlo nan jel tou, ak youn ti kochon sou bra-l. “Konsole-w monkonpè,” li di Dyebon, “lè m’wè mounn yo ap rive sou nou, yo te ka nan kafou-a konsa, m’di Moris pran ti kochon sa-a, mare bouch li pou l’pa fè eskandal. Moris kenbe ti kochon an ak de bra-l, Bènadèt youn lòt bò ap mare bouch li. Kou yo fini, Moris monte sou pye mango-a, al kache ak li nan mitan touf fèy mango yo. Malgre bouch li te mare, ti kochon an t’ap ranje kò-l pou l’te pouse son. Moris karese-l, pase men sou tèt li pou l’pa fè bri. Se sa l’fè ki lakòz yo pa pran ti kochon sa-a.” “O Magrit! Si m’pa t’genyen ou, mwen ta g’oun gwo bòs nan do. W’ap di-m konsole-m epi w’ap kriye tou. O Magrit! Ou sove lavi ti kochon an, epi ou sove lavi nou tou, paske ti kochon sa-a pral grandi. S’oun femèl li ye, fò nou chache youn mal met ak li. M’ta swete nou jwenn younn. Mèsi Moris, mèsi Bènadèt, mèsi tout mounn, mèsi Bondye.” Youn mwa pase, kochon grimèl yo poko rantre. Bwi kouri kochon sa yo voras. Yo manje anpil. Yo mande plis laswenyay pase kochon nwa yo. Abitan ap plenyen, y’ap mande kijan yo pral fè okipe kochon sa yo. Kochon nwa manje tout bagay, yo pa egzijan tankou kochon grimèl. Magrit pran lapriyè. Dyebon bò kote pa-l, li pran kèk mounn nan bouk la, y’ale Gran Gozye pou y’al pale ak otorite yo, pou mande fè yo jwenn kochon nwa pou yo ka siviv. Y’ale Tyòt tou, yo fè menm bagay la. De mwa pase. Twa mwa pase. Pa pip pa tabak. Lavia vin kòryas, lajan pa rantre. Lè Dyebon wè sa, li pa fè ni younn ni de, li mache nan tout bouk la pou l’al koze ak abitan yo pou yo konn kisa pou yo fè. Desizyon pran, y’ap met bann rara deyò pou y’al fè revandikasyon nan tout zòn nan. Sa w’tande-a, de jou pa pase, mounn koumanse sanble. Senk, dis, ven, trant gentan pare. Vaksin kite galata pou l’antre nan batay. Tanbou sere. Twonpèt fèblan men longè ap tann pou pouse son. Rara derape. Dyebon kòm bon sanba ap voye chante, mounn yo ap reponn. Men kijan chante sanba-a pati: Mezanmi g’oun pawòl kochon k’ap pale / Sa sa ye? / Gen ti kochon nwa / Gen kochon grimèl o! / Men se pa tout kochon ki bay bon griyo o! / Ban nou kochon nwa nou / Se li nou konnen / Ki kochon nou vle? / Ti kochon nwa kochon dyòl lonng/ E kochon grimèl la? / Nou pa vle-l, nou pa vle-l, nou pa vle-l /. Rara-a mache ranmase mounn toupatou, jouk li rive Tyòt. Kou fini yo retounen kote yo te soti-a. Yo bouke pou yo mouri. De jou apre, bann nan soti ankò. Fwa sa-a, yo rive Gran Gozye. Sa yo fè-a se sèl sa yo te ka fè. Apre lapriyè, rara-a se sèl fòs yo. Lè kochon grimèl yo te vini, ti kochon nwa Magrit la te gentan grandi. Chans pou li, li jwenn youn mal kochon nwa met ak femèl pa-l la. Yo vin fè pitit apre pitit, yo pa janm malad. Li vann de kochon grimèl yo te ba li yo. Li rete ak kochon nwa yo sèlman. Se konsa lavi reprann kay Magrit.* * * * * *AYIBOBO POU KOMISYONÈ VIL MIYAMI MICHELLE SPENCE-JONESMWA ME se gwo mwa ane-a. Anpil aktivite kit se lakay, kit se nan dyaspora-a. -Premye fèt travayè ki kanpe pou di non kont lesplwatasyon -3 Me se jounen mondyal Laprès -7 Me se Jounen Mondyal Timounn "felen nan maladi SIDA touye. -10 Me fèt manman ayisyen nan dyaspora meriken –an -15 Me se Jounen Entènasyonal Lafanmiy. S’oun jounen rete ONU dekrete pou montre enpòtans lafanmi kòm nwayo, youn branch nan chenn sosyete-a. -18 Me fèt drapo nou. Fèt diyite nou. -20 Me fèt Tousen Louvèti -21Me Jounen Entènasyonal divèsite kiltirèl, youn lòt dat ONU apwouve -25 Me Jounen Enènasyonal timoun ki disparèt (pèdi) -28 Me Jounen Entènasyonal Aksyon pou Sante Medam yo -31 Me fè manman Ayisyen yo. Anfen se pa ni en ni de fèt ki genyen nan mwa me-a. Sa ki pi bon-an sèke Mwa me se fèt lanati. Tout pyebwa an flè, y’ap balize, y’ap kadanse, y’ap fete. Lapli mwa me ap wouze yo maten midi aswè. Pye mango, zaboka, siwèl, kenèp,sapotiy… Tout yo anlyès, y’ap fleri, y’ap pare pou donnen bon fui pou nouri pitit Bondye. Men, sa ki pi enpòtan pou moùn nan dyaspora yo sitou nan zòn Miyami-an se mwa me: mwa eritaj Ayisyen. Tankou nou konnen istwa mwa me derape nan ane 2000 yo ak madanm Emeline Alexis . Emeline ki gen youn tinon “La Cousine” te lanse pwogram sa-a nan moman li te anplwaye, reprezantan kominote ayisyen-an nan biwo ansyen majistra Alex Penelas. De 2000 rive nan ane 2007 La Cousine nan òganisayon ki rele Haitian Cultural Society te konn prepare plizyè aktivite kiltirèl pou kominote-a. Miami-Dade County te konn patwone aktivite sa yo. Mizik, pwezi, kuizin, penti … Tout te konn an aksyon pandan tout mwa me-a. Se te youn okazyon tou pou l’te rekonèt epi remèsye youn seri pèsonalite nan domèn atistik-la nan kominote ayisyen-an. Malerezman La Cousine kwaze lepe, depoze dyakout pwovizyon lakilti-a ak lespwa nouvo jenerasyon ayisyen yo va kontinye-l. Anyen tonton! Sèl ti espwa ki rete se City of Miami ak komisyonè Michelle Spence-Jones . Li se youn fanatik peyi Ayiti. Se toutan l’ap vwayaje pote sipò ak materyèl pou vil Ayiti ki pi afekte yo. Nan epòk 4 siklòn te devaste peyi-a li rantre ak youn ekip volontè al distribiye manje ak rad bay malere yo. Se pa Ayiti senpman Michelle ap ede. Nan Miyami li pran flanbo defen Art Teele te limen sou tèt Little Haiti-a kote li te gen pwojè pou li te fè youn Firs Class Parc pou kominote-a. Pak premye klas sa-a te gen pou genyen tout sa youn kominote bezwen tankou Libreri, restoran, teren foutbòl, konpitè, jwèt pou timoùn, pisin etsetera. Art Teele t e gentan fè plis pase youn ventèn reyinyon ak lidè, aktivis, ofisyèl eli yo, pèsonalite sivil tankou relijye nan American Legion, nan Caribbean MarketPlace, nan legliz Notre-Dame Ayit.i Malerezman presyon politik, lènmi pwogrè yo okazyone Art Teele touye tèt li gen 2 an deja. Michelle ranmase labanyè-a. Li gen kouraj pou li te deklare depi apre yo te fin gen eleksyon an younn nan priyorite li se kontinyasyon pwojè Little Haiti park-la ak renovasyon zòn ki pote non Little Haiti -a. Se pa fèzè li t’ap fè. Ak sipò majistra-a Many Diaz ak tout lòt Komisyonè vil Miyami-an, li chache lajan, dekouvri Sen Pyè, kouvri Sen Pòl pou l’voye premye kout pèl ki vin ban nou Gwo papa Sant Kiltirèl sa-a ak youn Park 800 plas nan Little Haiti. Finalman pwojè-a koute 28 milyon dola. Gen youn bèl teyat 400 plas, 2 sal dans, youn kokennchenn mize, saldetid, saldeklas konpitè klas, bel desen ak penti sou laplas piblik antoure ak bèl plant ak pye palmis. Men se pa tout. Lè komisyonè-a voye je-l sou eta kay nan kwen 59 ri ak 58 teras sou 2èm avni-an, li di non, li pa ka bati kalite ti mèvèy sa-a epi pou anviwonnman pa gen repondonng. Li mete kò-l deyò chache lajan malgre difilkite finansye enstitisyon lavil yo, li lanse youn pwojè reparasyon ak anbelisman fasad prensipal biznis sou blòk-la. Youn projè ki koute plis pase $225.000. Sou rekòmandasyon nou ak Martine Theodore nan Fanm Aysyen nan Miyami, yo anboche achitèk Boukmann Mangonez pou travay la.. Vandredi pase, midi tapan se ak bèl souri lakontantman ak satisfaksyon komisyonè-a leve de men-l anlè pou l’ resevwa akolad remèsiman reprezantan komèsan nan zòn nan. Devanti yo bèl. Yo wololow tankou mwen te di nan prezantasyon mwen te fè nan non tout komèsan nan blòk la. Nou te salwe achitèk Mangonèz ki antrapde transfòme devanti biznis yo de youn estil ki pa te sanble anyen vire youn stil jinjèbrèd ki raple nou peyi nou ak kilti nou.. Lavèy Komisyonè Jones te fè youn kokennchenn deklarasyon politik anndan teyat la. Li renmèsye tout moùn ki sipote pwojè-a. Li pa egoyis. Li konnen pou kont li, li pa ta ka antreprann tout bèl bagay sa yo. Li di li se youn machin k’ap fè pwojè yo mache, li se lidè ki devan k’ap kondi kamyonèt-la men se travay nou tout, se travay patisipasyon tout kominotea. Li di tan-a rive pou ofisyèl nou yo sispann blablabla san poze aksyon. Filozofi li se Transfor-action. Action pou transfòme epi prepare denmenn . Aksyon pou transfòme kominote-a, pou transfòme anvwonnman distri 5-lan. Aksyon pou transfòme vi nou toutm anjeneral. Pouki zòt jwenn epi noumnenm se suibab y’ap ban nou. Vokasyon komisyonè-a ak majistra-a se leve nivo kominote tankou Little Haiti, Overtown, Liberty City ak tout lòt ti kominote ki sou jiridiksyon li yo. Nou bat bravo pou komisyonè-a. Nou swete komèsan nan zòn nan va jwenn youn ti mikwo-estimilis pou ede yo achte ekipman epi balance envantè yo pou lajan yo sot depanse-a ede lanse biznis yon an Little Haiti. Nou fenk aprann tou Majistra Mannie Diaz sot jwenn $700.000.00 pou yo koumanse renovasyon anndan Caribbean Marketplace-la. Nan youn reyinyon Marleine Bastien ak Jan Mapou te patisipe ak komisyonè-a ak ofisyèl yo, travay yo pral derape rapido-presto. Ayibobo pou komisyonè Michelle Spence-Jones!NOTE DE PRESSE INVITATIONNous avons le plaisir de vous inviter au lancement du CD “Chimen Souvni m ” de André Fouad le jeudi 20 novembre 2008 à 7PM au Gold Choice Ballroom Sis au 345 S. State Road 7 Margate, FL Chimen Souvni m est une compilation de poèmes en créole sur fond musical de Dadou Pasquet et Érol Josué, avec les voix de André Fouad , Jeanie Bogart, Tanisha Adé et Wolf Bertrand. Au programme de la soirée, nous avons la vente signature du CD suivi de la prestation et accompagnement musical des talentueux Dadou Pasquet, Pantaléon Guilbaud et Gesler Mésidor plus un récital de poèmes par l’auteur luimême et d’autres diseurs. Pour plus d’informations, prière de nous contacter aux numéros suivants:(954)793-9948 / (954)984-9544 Email: andrefouad@yahoo.fr Chaque matin, captezMélodie Matin sur 103.3FM Natif-NatalRadyo Santibon an 1580 AM nan sid Florid la www.wsrf.com tou patou sou la Te Telefo-n: 305-945-1580 & 954-792-1580 Kapte Radyo Santibon an, Natif-Natal, chak Samdi maten De 7:00 a 8:00, Le Miyami De 6:00 a 7:00, Le Ayiti Sou 1580 AM ou www.wsrf.com Animasyon: Jean-Claude Prima Cantave Dr. Guy Theodore, se envite nou demen Samdi 9 Me 2009 la. Fondate Lopital Piyon-an ap vi-n brase lide sou Devlopman Ekonomik Ak Devlopman Kominote nan Komi-n Piyon. Bon ekout! Ede-m peye radyo ya Download (achte) yon mizik Ayisyen pou $1.00 selman sou www.haititradecenter .com Si ou ta renmen brase lide sou zo-n lakay ou, Rele 305-623-0708 ou byen Email mwen nan jccantave@haititradecenter.com

PAGE 16

Page 16 Mercredi 06 Mai 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 15BACK PAGE Haïti en MarchePort-au-Prince 100 Avenue Lamartinière (Bois Verna) Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323 Miami 173 NW 94th Street Miami, Florida 33150 Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979 New York (914 358-7559) Boston (508 941-6897) Montréal (514 337-1286) email : melodiefm@hotmail.com haiti-en-marche@hughes.net URL : www.haitienmarche.com Library of Congress # ISSN 1064 3896 Printed by Southeast Offset(305) 623-7788 Dans les bidonvilles d’Haïti, après la pluie, les ouragans menacentpluies a déjà fait de nombreuses victimes en Haïti qui redoute maintenant l’arrivée des ouragans à partir de juin. Après deux jours de pluie, la ville de Léogane, à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale Port-au-Prince, est complètement inondée, et les habitants manifestent dans la rue pour condamner “le laxisme” des autorités. A Désermithe, un bidonville situé dans la banlieue chic de Pétion-ville, à l’est de la capitale haïtienne, des maisons ont été enfouies sous des coulées de boue. “Regardez, là il y avait trois maisons, elles ont disparu. Un pylône électrique est enterré sous plus de deux mètres” de boue, explique Gérard, un habitant du bidonville. Des maisons construites dans une ravine ont été pratiquement englouties, recouvertes d’alluvions de toutes sortes charriés par les eaux des dernières pluies. “A chaque pluie, c’est le même drame. L’eau dévale le morne, où les arbres ont totalement disparu pour faire place à des constructions en béton, et emporte tous nos biens”, raconte Marie Duprévil, 69 ans. Vendeuse de charbon, cette femme vit avec ses enfants dans un réduit situé près d’un pont. Le vieil ouvrage complètement obstrué sert de dépôt d’ordures aux dizaines de milliers d’habitants du bidonville. “Il faut drainer, construire des canalisations et ériger des murs secs”, estimet-elle. “Sinon, à la prochaine pluie, que va-t-il en être de ma maison?”, s’interroge-t-elle, soutenue par des voisines. Le bidonville de Désermithe s’élève en flèche jusqu’au sommet du morne appelé “Tchétchénie” par ses habitants. Tout près, des constructions en béton plus ou moins coûteuses abritent des dizaines de milliers de personnes. “Nous sommes des oubliés du de boue”, raconte-t-il. Quelques mètres plus loin, un autre bidonville surpeuplé, baptisé “Jalousie”, a grossi au fil des années sur un morne totalement déboisé. Les autorités paraissent bien impuissantes face à la naissance de ces bidonvilles. Des tentatives pour déloger leurs habitants tournent parfois à l’affrontement. Des centaines de manifestants en colère ont récemment incendié un tracteur et des équipements lourds envoyés par les autorités pour détruire des constructions anarchiques sur un autre flanc de morne de la capitale. Selon le ministère haïtien de l’Environnement, près de 1,5 million de personnes vivent dans la trentaine de bidonvilles qui entoure la capitale. La saison des ouragans dans l’Atlantique débute le 1er juin et s’étend jusqu’au 30 novembre. pouvoir. Personne ne nous rend visite ici sauf quand les politiciens ont besoin de nous pour voter”, se plaint Gérard, la cinquantaine et au chômage. “Je me suis adressé à la mairie de Pétion-ville, pas de réponse. Alors nous sommes à la merci des intempéries”, se résigne ce père de 4 enfants. Paul Evens, 13 ans, montre du doigt les maisons enfouies, leurs toits émergeant à peine de la boue. Témoin et victime, l’adolescent s’inquiète de la fragilité de l’environnement où il vit avec ses parents. “Après la pluie, je ne PORT-AU-PRINCE Inondations, coulées de boue, maisons enfouies sous les gravats, la saison des peux pas aller à l’école”, se plaint-il. Souvent, la route qui débouche sur la ville est impraticable, elle est couverte (photo Thony Bélizaire)En Bref...(... suite de la page 14) Une campagne d’information, impliquant les ministères de l’agriculture et de la santé publique, le Bureau de la Première Ministre Michèle Duvivier PierreLouis et l’OPS/OMS, a été lancée. Cette maladie, qui se transmet d’humain à humain, n’a aucun rapport avec les animaux, selon le docteur vétérinaire Michel Chancy, secrétaire d’Etat à la production animale en Haïti. Pour Michel Chancy, la grippe animale constitue un problème de santé publique. A date, aucun cas suspect du virus H1N1 n’a été découvert en Haïti. Il s’agit d’une grippe qui exige les mêmes réflexes de protection que tous les autres types de grippe, c’est-à-dire les mesures d’hygiène habituelles, indique, pour sa part, selon le docteur Alex Larsen. Les autorités sanitaires ont également conseillé à la population haïtienne de « se laver régulièrement les mains », « ne pas éternuer ni tousser en présence d’autrui », « rester chez soi si on a la grippe » et « limiter les voyages particulièrement au Mexique ». Le virus H1N1 de la grippe porcine a été découvert au Mexique, où il a déjà fait plus de 150 morts avant de s’étendre à travers le monde. En Haïti, les structures de quarantaine dans les ports et aéroports de la République d’Haïti sont renforcées. Les voyageurs haïtiens sont priés de remettre, à plus tard, leurs visites non essentielles au Mexique. Les autorités haïtiennes demandent aux voyageurs en provenance du Mexique de se faire analyser dès leur arrivée dans le pays.