Citation
Haïti en marche

Material Information

Title:
Haïti en marche
Place of Publication:
Miami Fla
Publisher:
s.n.
Publication Date:
Copyright Date:
2005
Frequency:
Weekly
regular
Language:
French
Physical Description:
v. : ill. ; 45 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
Haitians -- Newspapers -- United States ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.) ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
Spatial Coverage:
United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti

Notes

Language:
In French.
General Note:
Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright Haïti en Marche. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
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21271733 ( OCLC )
sn 92061416 ( LCCN )
1064-3869 ( ISSN )

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Id 5M-


CRISE FINANCIERE

Les Haitiens perdent

des centaines de millions

qui auraient pu sauver leur pays


PORT-AU-PRINCE, 25Avril-DesHaitiens
auraient perdu prbs de 220 millions de dollars dans
le crash du systeme financier international.
L'information est s6rieuse. Elle parait dans
le quotidien montr6alais La Presse. Lejoumal a mis
la main sur un rapport pr6pard dans le cadre d'une
requite de l'Etat canadien pour prendre le contr6le
des avoirs canadiens aux mains de la Standford
Bank International, une institution financibre dont
les comptes ont &te bloqu6s d'ordre des autorit6s
americaines.
Le 16 f6vrier 2009, la Securities &
Exchange Commission (SEC) des Etats-Unis a fait
geler les actifs de la Stanford International Bank et
de ses affilids, accusant l'organisation et ses
dirigeants Robert Allan Stanford, James M. Davis
et Laura Pendergest-Holt de fraude massive. La


banque a vendu des certificats de d6p6t en
promettant des rendements irr6alistes, conclut la
SEC.
Selon le rapport, quelque 224 Canadiens
ont englouti 1' quivalent de 308,3 millions dans la
banque qui dispose de succursales dans le monde
entier, dont une a Antigua, dans la Caraibe.
Mais par la meme occasion, on apprend
que 412 investisseurs haitiens sont sur le point de
perdre 219,7 millions de dollars am6ricains dans
cette affaire, soit une moyenne de plus de 500.000
dollars par investisseur.
Les clients de Stanford viennent de 113
pays diffirents, dont les Etats-Unis, le Mexique,
le Venezuela etc.
Haiti est, bien entendu, le plus pauvre de
tous. (ECONOMIE/p.5)


'Cot


Crime a moto: nouveau defi a 1'ordre public


PORT-AU-PRINCE, 26 Avril
-Les demiers meurtres commis a Port-
au-Prince ont pour commun
d6nominateur que les criminels
utilisent une moto pour s'enfuir.
La mime semaine, on a relev6
au moins trois cas du meme genre,
dont le hold-up qui a cofit6 la vie a un
ancien ambassadeur d'Haiti en Italie,
William Cambronne, 77 ans.
Les t6moins rapportent que
les bandits se sont enfuis surune moto
embusqude non loin de l1.
Ce n'est pas le premier cas
du genre, mais on est en pleine
progression.
Les autorit6s en sont
conscientes. Pendant le week-end, les
fouilles effectudes sur des
conducteurs et passagers de motos
ont &te multiplies le long des grands
axes aux quatre points de la capitale
et de ses faubourgs.
Les motos sont devenues
plus nombreuses que les voitures en


L'ex-Ambassadeur d'Haiti en Italie William Cambronne assassin la semaine derniere a Delmas 33
par de jeunes bandits pour s'emparer de sa valise mais qui ne contenait que des mddicaments
(photo Thony Bdlizaire)


Haiti. Ca roule vite meme a travers la
circulation la plus dense. Et surtout
l'anonymat est total. C'est ce dernier
point qui attire 6videmment les
criminels.
La police en est tellement
avertie qu'il y a eu des chocs oni des
conducteurs de motos ont perdu la vie.
D'ailleurs les nouvelles
promotions sorties de l'Acad6mie de
police ont &te entraindes 6galement a
l'utilisation de la moto. I1 existe une
brigade de police a moto comme une
sorte de corps de cavalerie.
Done si le problkme a empire,
la police n'est pas seule en cause.
Quelles sont les mesures a
prendre pour aider a combattre tout de
suite cette nouvelle metamorphose de
la criminality locale avant qu'elle ne
nous 6chappe comme le ph6nomene
du kidnapping qui a profit de la crise
politique post-f6vrier 2004 pour
devenir le monstre insaisissable que
l'on connait ?
(DEFI/p.6)


SENATORIALES 19 AVRIL


Elections tout a fait


a P'image du pays !
PORT-AU-PRINCE, 24Avril-Les ou ne regne plus aucune regle, aucune
elections du 19 Avril 2009 sont a l'image institution capable d'appliquer le moindre
g6ndrale du pays : condamnd a l'avance. reglement que ce soit. Non seulement
Toute entreprise publique se voit voude a l'autorit6 de l'Etat n'existe pas, mais
l'6chec, que ce soit tel projet pour r6parer aujourd'hui elle est moqude publiquement.
les d6gAts laiss6s par les ouragans, ou C'est la loi de lajungle, ou pis : une jungle
l'intention de faire justice pour le sans aucune loi.
journaliste Jean Dominique assassin le 3 Les s6natoriales du dimanche 19
avril 2000. Ou comme on l'a vu tout avril sont le reflet de la situation g6n6rale-


r6cemment dans le scandale des
narcodollars de Port-de-Paix (Nord-Ouest),
une plaque tournante du trafic de la drogue.
Malgr6 la mort suspecte de deux officiels,
l'enquete n'a pas boug6 d'un pouce.
Rien qui soit destined bien faire
qui arrive a d6coller. Parce que tous ces
exemples n6cessitent un choix. Le choix de
lajustice contre le crime. Du soulagement
contre la douleur. De la d6mocratie contre
le blocage et l'instabilit6.
Or comment faire un tel choix 1a


totale-capitale-nationale ...
Des candidats qui s'accusent les
uns les autres des memes horreurs :
bourrages ou vol par effraction des urnes,
intimidations a main armne et armes lourdes
etc, et sans qu'onpuisse distinguer les uns
des autres.
Soit done une reproduction dans
les urnes du fameux scandale de Port-de-
Paix rebaptis6e Port-Cocaine.
(SENATORIALES 19AVRIL/p. 4)


* p


HAITI BANQUE CENTRALE


On ne mange pas


les parametres !


PORT-AU-PRINCE, 19Avril-Nous
avons requ un paquet de rapports et de
documents de la BRH aprbs notre editorial
intitul < A quoi sert la banque centrale en
Haiti ?
I1 est evident que les responsables
de la Banque de la R6publique d'Haiti
d6sirent nous montrer qu'ils ne restent pas
les bras croisds, comme a semblM le sugg6rer
la fin de notre editorial : < la banque centrale
est ce qu'on appelait autrefois a l'6cole un
gros plein de soupe. >
Nous ne sommes ni dconomistes,
ni banquiers. Mais journalistes. Notre
evaluation ne se base done pas seulement
sur des parametres ou des indices, mais sur
des critbres bien concrets qui ont pour noms
les prix a la consommation, la creation
d'emplois, les facilities de credit, le taux de
change de la gourde par rapport au dollar, la


balance entre les exportations et les
importations. Etc.
Cependant nous ne doutons pas
un instant que la banque centrale a
modernist son approche de la chose
6conomique, les rapports que nous avons
en main en font foi.
On y apprend comment < la
limitation (des) moyens de contr6le
mon6taire par rapport au ddveloppement du
march et la nouvelle donne constitute par
la volatility du change ont conduit les
autorit6s a introduire des instruments
nouveaux comme les bons BRH et les
interventions sur le march des changes.
Le premierjoue le r6le d'un mdcanisme de
reprise de la liquidity et le second,
instrument d'appoint, permet a la fois de
lisser les fluctuations du cours du change
(BANQUE CENTRALE/p.7)


Material
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Page 2


La grippe porcine a un potentiel

de pandemie, selon I'OMS

DEJA 149 MORTS AU MEXIQUE


La grippe porcine apparue au
Mexique et aux Etats-Unis progresse
rapidement et a un potentiel de pand6mie
mondiale mais il est trop t6t pour dire si elle


augmentation des cas de grippe grave ou
de pneumonie.
"Il s'agit a l'6vidence d'une
souche animale du virus H 1N1 et cela a un


Les residents de Mexico portant un cache-nez pour eviter de contacter la maladie
qui se propage comme la grippe ordinaire


6voluera dans ce sens, a d6clar6 samedi
Margaret Chan, directrice g6ndrale de
l'Organisation mondiale de la Sant6.
Elle a invite les autorit6s
sanitaires de tous les pays a suivre de pres
toute forme inhabituelle de maladie et toute


potentiel pand6mique parce que cela infecte
les gens. Cependant, nous ne pouvons pas
dire sur la base des 616ments actuellement
disponibles de laboratoire,
6pid6miologiques et cliniques, si oui ou non
(GRIPPE PORCINE /p. 11)


HAITI-POLITIQUE

La presse fait une grande difference


PORT-AU-PRINCE, 2 Avril- Dans
quelques jours, sera comm6morde la
journme internationale de la presse.
La presse haitienne aura marqu6
cette journde par un point positif : sa
couverture des elections s6natoriales
partielles du 19 avril 2009. Ind6pendante et
presque sans esprit partisan.
S'il n'y avait la presse, les
s6natoriales du 19 avril auraient 6t6 une
page encore plus triste de l'histoire de notre
d6mocratie 6ternellement en transition.
Alors que les l6ecteurs ont
d6sert6 a plus de 90% les urnes, davantage
meme que sous les regimes militaires post-
Duvalier des annmes 1990 mais que les
autorit6s l6ectorales ne se sont point
gendes pour d6clarer victoire (< les
elections ont 6t6 un succes >), seule la
presse haitienne qui ait contribu6 a r6tablir
la balance.
S'il n'y avait la presse ...
Les candidats ne sont pas des
plus cr6dibles, qu'ils soient de ceux qui se
proclament vainqueurs ou de ceux qui
protestent, personne qui arrive a s'dlever
au-dessus de la melde.
Les uns aussi bien que les autres
semblent prets a accepter la victoire dans
n'importe quelles conditions. Et a n'importe
quelles fins !
Les uns comme les autres n'ont
d'autre programme que le pouvoir, ses
pompes et ses ceuvres. Ou si cela est faux,
ils n'ont rien fait pour nous prouver le
contraire.
Idem du c6t6 du pouvoir en place.
Jusqu'h present celui-ci se contente
d'appuyer les activities (et dans certains
cas, les mendes) du Conseil electoral
provisoire (CEP).

<>

Le mot << menees > n'est pas de
trop s'agissant du parti Fanmi Lavalas. Un
parlementaire avis6 a mis le pouvoir en
garde contre un glissement manifeste vers
le < harc6lement politique >. Comment
comprendre que des policiers de l'unit6
sp6ciale anti-6meutes (CIMO) se trouvaient
a la barriire du Parlement le lundi 20 avril
pour cueillir a leur sortie 5 militants de Fanmi
Lavalas aprls une grive de la faim de 6 jours
pour protester contre l'expulsion (ni plus
ni moins) de leur organisation politique de
la course 6lectorale.
Et qu'on ait appris que la police
nationale disposait de mandats d'arret
pr6alables pour certains des activistes du
parti...
Malgr6 que le directeur g6nmral du


CEP eut reconnu la veille que les violences
enregistr6es lors de la journme 6lectorale,
particulitrement dans deux d6partements
(Plateau central et Artibonite), n'ont aucun
rapport avec le Lavalas. Et n'h6sitant pas a
saluer ce dernier pour avoir utilis6 la voie
lgale et pacifique pour exprimer ses
revendications. Mais tel ne semble pas
l'opinion de tous au sein du pouvoir en
place.

A quoijoue l'international ?

Heureusement qu'il y a la presse
... Sinon ce serait place nette aux emotions.
Et quand ces dernimres ont les moyens de
leur politique, la violence autoritaire ou
plut6t l'autoritarisme n'est pas loin.
La fin de l'exp6rience
d6mocratique, s'entend.
Le plus ironique est l'attitude de
l'intemational.
A quoijoue l'international ?
Comment celui-ci peut-il avoir pour
mission de r6tablir la stability, quand il se
retrouve en train d'appuyer des mesures
qui constituent en elles-memes la plus grave
menace a cette meme stability.
Ils sont plus de 10.000 casques
bleus et de personnel international qui ont
6t6 d6pech6s a travers tous les
d6partements du pays le dimanche 19 avril
2009.
Comment l'international peut-il
admettre que ce qu'il a vu (participation
1lectorale quasi nulle, nombreuses
irr6gularit6s et a certains endroits des
violences qui l'ont forc6 lui-meme a reculer
pour 6viter une plus grande aggravation de
la situation), comment peut-il admettre que
c'est 1i une r6ussite.
Est-ce parce que c'est tout ce que
merite Haiti ?
Ce pays qui<< fait honte >, comme
l'a d6clare le Premier ministre du Trinidad a
la cloture du 5e Sommet des Amdriques !

Une institution peut incarner
un moment 1'ideal...
Si la mission internationale n'est
pas capable d'apporter ce supplement de
<< morality >> la d6bacle qui nous tient lieu
de politique, mais choisit de se mettre tout
simplement au meme diapason (sans qu'on
sache trop qui fait le sale boulot de l'autre),
alors a quoi bon ?
S'il n'y avait la presse, et de plus
en plus d6livrde de ses chaines de toutes
sortes, accept6es ou imposes ...
Oui, s'il n'y avait la presse pour
nous dire les choses comme elles sont,
(PRESSE/p. 9)


Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 14

Grippe porcine ?
Une mini-panique fait rage au Mexique et aux Etats-Unis. Le Canada est le troisieme
pays oni des cas de grippe porcine se sont d6clares. De son cttd, l'Union europ6enne
recommande aux ressortissants des pays membres d'6viter de se rendre au Mexique
ou aux Etats-Unis.
En Haiti, le ministre de la Sante publique a communique les dispositions de son
ministere concernant l'6pid6mie de grippe porcine.

Le Conseil electoral provisoire estime la participation aux elections
du 19 avril autour de 11,8%
Le porte-parole du Conseil electoral provisoire, Frantz Bernadin, a annonc6 que
438.624 personnes auraient pris part a ces joutes. Ce qui donnerait un pourcentage
de 11,85% sur 3.7 millions.
Mais en communiquant le chiffre de 438.624, Frantz Bernadin s'est refuse
communiquer un pourcentage, en d6pit de l'insistance des journalistes. II leur a plut6t
conseill6 d'attendre lundi, jour retenu pour la communication des r6sultats.
Plusieurs secteurs et personnalit6s dont des parlementaires et des membres de la
soci&t6 civile qui ont suivi les elections, ont 6valu6 la participation a environ 3%, au
point que certains s6nateurs se montrent tres peu enclins a valider les futurs
nouveaux lus.
En plus de la participation qui a 6t6 tres minime, de nombreux cas de violences et
d'irr6gularit6s, dont des attaques physiques, des bourrages d'urnes et autres
confiscations de materiel electoral ont &6t enregistres le jour du scrutin, impliquant
outre des candidats et partisans de candidats mais encore des officiels. (Agence
Haitienne de Presse)
La police a proc6d6 a l'arrestation de 44 personnes qui auraient pris part a ces
diff6rents incidents, mais aucune mesure n'a &t6 annonc6e dans le cas des officiels
qui auraient agi a visage d6couvert, notamment dans les haut et bas Plateau central.
Le porte-parole du CEP a indiqu6 pour sa part que son institution ne pouvait encore
fixer les responsabilit6s. I1 s'est content d'annoncer l'ouverture d'une enquete.
Pour sa part, le ministre de l'Agriculture, Joanas Gu6, accuse notamment par des
membres de la Fusion des sociaux d6mocrates, a nim toute implication dans les
irr6gularit6s commises a Mirebalais (d6partement du Centre).
Parallelement, des candidats de 1'OPL et de la Fusion dans le Nord du pays observent
une grave de la faim au local du bureau electoral d6partemental de la region pour
protester contre des fraudes massives (selon eux) enregistrees le 19 avril dans un
nombre important de bureaux de votes et r6clamer l'annulation des r6sultats dans
lesdits bureaux.

Les r6sultats des elections du 19 Avril
Le lundi 27 Avril, le CEP Conseil electoral Provisoire invitait les journalistes a se
presenter en son institution a Delmas pour les r6sultats des elections. Mais jusque
tard dans l'apres-midi aucune declaration n'avait &6t faite.


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Le S6nat vote le budget national avec des modifications
Au terme d'une stance marathon, les s6nateurs ont vot6 la loi de finance pour
l'exercice fiscal 2008-2009.
Maintenant cette loi sera r6-6xaminde par les d6putes en raison des modifications
apport6es par les s6nateurs.
40 millions de gourdes ont 6t6 d6saffect6s et r6affect6s a l'enveloppe du ministere du
commerce pour prendre en compte le dossier des employs revoquds de la T616co.
Les s6nateurs ont aussi tenu compte des am6nagements n6cessaires a la cath6drale
de Port-de-Paix. Ils ont 6galement affect des fonds au profit de la Cour superieure
des comptes et du contentieux administratif ainsi qu'h la campagne d'alphab6tisation.
A cause de ces changements, le budget a 6t6 renvoy6 a la chambre basse pour un
nouvel examen.


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(EN BREF / p. 14)





Mercredi 29 Avril 2009
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L'ACTUALITE EN MARCHE


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Avec 149 morts, la grippe porcine mexicaine s'etend a 1'Europe


Les gouvernements du monde entier s'emploient a
r6duire l'impact de l'6pid6mie de grippe porcine qui aurait caus6
la mort de 149 personnes jusqu'ici au Mexique avant de
s'6tendre aux Etats-Unis et au Canada puis d'atteindre l'Europe.
Aucun d6ces n'a &t6 annonc6 hors du Mexique, ou le
ministre de la Sante Jos6 Angel Cordova a 6voqud, dans dix
des 31 Etats du pays, un nombre de personnes contamindes
sup6rieur 1.600. L'ensemble des 6tablissements scolaires du
pays resteront ferm6s jusqu'a nouvel ordre.
Mais le fait que le virus de cette grippe d'un nouveau


type se propage rapidement entre humains fait craindre une
pand6mie.
En Europe, aprbs l'Espagne qui avait la premiere
annonc6 un cas de grippe porcine chez un homme revenant
du Mexique, la Grande-Bretagne a fait 6tat lundi soir de deux
cas confirms.
Les deux malades, places en quarantaine, sont soignds
dans un h6pital a Airdrie, pres de Glasgow en Ecosse. "Les
deux personnes contamindes vont mieux et se remettent
correctement", a d6clard le secr6taire 6cossais a la Sante,


Nicolas Sturgeon.
Aux Etats-Unis, ou une quarantaine de cas b6nins
ont &t6 officiellement confirms, un 6tat d'urgence sanitaire a
Wte d6clard et le president Barack Obama a dit que son
gouverement suivait l'dvolution de trls prbs, tout en ajoutant
qu'il n'y avait pas lieu de s'affoler.
Le maire de New York, Michael Bloomberg, dvoque
de son c6t environ 45 cas pour sa seule ville et precise qu'une
centaine d'6tudiants pr6sentant les sympt6mes de la maladie
(GRIPPE EUROPE /p. 11)


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L'EVENEMENT SOMMAIRE
Les Haitiens perdent des dizaines de millions dans la crise
financier p.l
CRIMINALITE
Le crime a moto : un nouveau d6fi a l'ordre public p.1
EDITORIAL
Elections tout a fait a l'image du pays p.1
ECONOMIE
On ne mange pas les parametres p.1
CRISE SANTE
Grippe porcine : deja 149 morts au Mexique p.2
POLITIOUE
La presse fait une grande difference p.2
ACTUALITE
Elections-irr6gularites : partis politiques et organisations de
droits humains demandent des sanctions contre leurs
auteurs p.4
Difficile de s'asseoir avec des mal elus p.4
L'OEA demande de refl6chir sur la question legitimit6 p.5
DROITS ET DEVOIRS
Sommet des Ameriques : Droits humains, connais pas p.6
TPS : Le GARR applaudit a la promesse de l'administration
americainep.6
ECONOMIE & COOPERATION
Route Cayes-Jeremie : d6marrage enjuillet p.7
DEVOIR DE MEMOIRE
Un Haitien dans la guerilla du Che p.8
HOMMAGE
Mme Hedwig Gaillard p.9
ARTS
Le violoniste Romel Joseph et l'Orchestre Sainte Trinit6 p.9
LETTRES HAITIENNES
Demesvar Delorme p.10
Recueil de Proverbes Creoles p.15
LIBRE PENSER
Intelligen-ces p.10
INSERTION
Pouvoir aux Collectivit6s territoriales p.12
ENVIRONNEMENT
La Grande Riviere du Nord p.13


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Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 14


SENATORIALES 19 AVRIL


Elections tout a fait a 1Pimage du pays !

(SENATORIALES 19AVRIL... Car tant va la cruche A 1'eau dont on ne finit pas aujourd'hui de faire le categories confondues. Peut-6tre un nouveau
suite de la lerepage) ... d6compte des horreurs et de d6noncer les 1957...
Une telle d6bandade politique ne coupables. Done un retour en arriere d'un demi-
Tous les masques sont tombs saurait 6tre tol6rde 6ternellement. La reprise Tant va la cruche a l'eau que d'un siecle.
en main viendra t6t ou tard. Et elle sera brutale, coup de pied on la fracasse ...
Les candidats ont de la victoire d'une violence inattendue. Le comportement actuel du pouvoir Le bourreau s'appelle Haiti


6lectorale le meme sentiment que ces policiers
et juges qui ont fait main basse sur les
centaines de milliers de dollars qu'ils 6taient
charges de r6cup6rer au nom de la loi.
Ou ces responsables publics, priv6s
(ONG) ou internationaux qui gaspillent
l'argent des projets publics. Pas tous, Dieu
merci.
Entout cas, enHaitiaujourd'hui, d&s
qu'on a un pouce de pouvoir, on fait
absolument ce qu'on veut ou comme dit le
proverbe creole : enbesilki bay, s6tkipapran
Tant pis pour vous si vous n'en profitez pas !
Non seulement l'argent de la drogue
ou de la corruption peut vous garantir la
victoire et done le pouvoir qui vous sert
ensuite d'immunit6, de masque mais
aujourd'hui drogue, corruption ou elections
c'est meme combat. Tous les masques sont
tombs. Les candidats s'accusent les uns les
autres d'avoir eu recours aux memes violences
et intimidations lors des elections du 19 avril.
Mais en votre Ame et conscience, comment
dire qui a tort et qui a raison. Comment 6tablir
la moindre difference ? Que celui qui n'ajamais
p6ch6jette la premiere pierre ...
Mais ce n'est pas le plus grave. Nous
voyons deux imminentes catastrophes a
l'horizon et elles aussi totales-capitales-
nationales ...


1EAZ-- Ad1b- b


La representante attitrde de 'ex-presidentAristide, Dr Maryse Narcisse, au chevet
des 5 grevistes de lafaim demandant la rdintegration du parti Fanmi Lavalas dans le
processus Olectoral (photo Georges Dupe)
Pour prendre un exemple, c'est le en Haiti nous mane droit vers un retour a
gouvernement Isabel Peron, l'interrngne apres l'autoritarisme le plus brutal que le pays ait
la mort du president Peron en 1974, dont la connu.
descente en chute libre ouvrit la voie a la Il y aura infiniment plus de pleurs et
terrible dictature militaire argentine (1976-1983) de grincements de dents quejamais. Et toutes


elle-meme ...
La deuxieme catastrophe annonc6e
c'est donc Haiti qui aura perdu a toutjamais la
chance de se donner un regime plus libre, plus
ouvert, plus juste.
Adieu a notre 6ternelle transition
d6mocratique qui n'en finit pas de
recommencer ... mais cette fois par sa mise a
mort definitive. Et dont le bourreau s'appelle
Haiti elle-meme.
Nous aurions done lutt6 pour rien.
Et le peuple aura perdu un ideal dans lequel il
s'6tait reconnu pour avoir r6pondu aussi
massivement a l'appel des urnes, que ce soit
en d6cembre 1990 pour l6ire Aristide, ou en
f6vrier 2006 pour exiger la victoire pour Rend
Pr6val!
Les politiciens sont en train de nous
porter le coup de grice. Et les s6natoriales
actuelles en sont la manifestation la plus
6vidente.
Enfin tertio, il n'y aura personne cette
fois pour plaindre notre sort.
L'impatience de nos voisins est elle
aussi 6vidente dans le propos du Premier
ministre du Trinidad i la cloture du 51 Sommet
des Amdriques : < Haiti est une honte dans
notre region >

Haiti en Marche, 24 Avril 2009


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Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 14


CRISE FINANCIERE


Les Haitiens perdent des centaines de millions


qui auraient pu sauver leur pays


(ECONOMIE... suite de la lere page)
Les Canadiens qui ont investi dans
la banque ne restent pas les bras crois6s. Ils
font jouer les plus hautes instances de leur
pays pour tenter de ne pas perdre leurs fonds.
Et les Haitiens ?

Pourquoi cet argent n'est-il
pas investi plut6t en Haiti ? ...
Soulignons pour commencer qu'il
s'agit d'argent propre. Dans beaucoup de cas,
ce sont des retrait6s qui placent le gros de
leurs economies dans une affaire d'apparence
s6rieuse et qui a fait ses preuves. Ils utilisent
les gains rapport6s par les int6r6ts pour
am6liorer leur pension mensuelle.
On y trouve aussi des cooperatives
de toutes sortes ou autres associations de
petits et moyens entrepreneurs, comme il en
existe de nombreuses en Haiti.
Beaucoup se sont mis
immndiatement h all6guer sur l'Intemet (comme
c'est aujourd'hui la mode), que tous ces
Haitiens en question sont des profiteurs.
D'abord dans certains cas, il peut
s'agir non d'individus mais d'entit6s
haitiennes.
La question importante, c'est
pourquoi cet argent n'a-t-il pas &6t investi
plut6t en Haiti ?
Commenqons par noter que la
Stanford n'est qu'un exemple entre mille
d'institutions financieres qui ont fait faillite
ou qui sont sous investigation par les autorit6s
f6d6rales americaines dans le cadre de la crise
financibre.
Et done que les Haitiens peuvent
avoir perdu beaucoup plus que 220 millions
de dollars ...


Ensuite, que font les Stanford Bank
et compagnie, sinon ce que pratiquaient les
cooperatives haitiennes de regrett6e m6moire :
elles promettent a leurs clients ce que la SEC


pyramidale >>, consiste g6n6ralement a se servir
de l'argent fraichement requ pour satisfaire
les clients pr6c6dents.


M -a I '
Le Congres Charismatique annuel a reuni pendant le week-end des dizaines
de milliers de fiddles catholiques dont une grande partie venant de la diaspora
haftienne (photo Robenson)

amdricaine reproche a la Stanford Bank : << des Comme en religion ...
rendements irr6alistes. > Le system trbs vite fonctionne aussi
Mais plus pr6cis6ment, ce systeme comme une religion ou des convertis sont
d6nonc6 aussi sous le qualificatif de < fraude


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d6p6ch6s de par le monde pour conqu6rir
d'autres ames.
On apprend que la Stanford comptait
de nombreux courtiers dans la capitale
haitienne et d'autres grandes villes du pays.
La chute des cooperatives en Haiti,
apres un peu plus d'un an de fonctionnement
avec beaucoup de succes auprbs du public
(et dans toutes les couches de la soci6t6) puis
pour s'6crouler au milieu de l'6norme scandale
que l'on connait (une banqueroute
g6n6ralis6e), peut trbs bien avoir 6t6 stimul6e
en sous-main par cette concurrence directe
sur le march externe.
Mais que les millions soient utilis6s
ainsi, en Haiti ou a l'6tranger, la question
demeure : pourquoi cet argent n'a-t-il pas &6t
investi dans le d6veloppement du pays ?
R6cemment nous vous apprenions
que les autorit6s mon6taires de Santo Domingo
offre des bons de 100 a 200 millions de pesos
a un taux d'int6rt jusqu'a 15% a la diaspora
de ce pays, particulibrement imposante a New
York, les int6r6ts pouvant 6tre reverses aux
parents en R6publique Dominicaine en
remplacement des transferts qui sont en
diminution.
L'argent ainsi investi vise a maintenir
la croissance 6conomique du pays voisin.
Il y a fort a parier que si Haiti avait
elle aussi un plan de d6veloppement s6rieux,
au moins la moiti6 des 220 millions auraient
6t6 investis dans le pays m6me.
Dernier point a signaler : les m6mes
compatriotes qui ont le plus recherche la
fermeture des cooperatives <
en Haiti sont peut-6tre ceux qui ont fait la
promotion des Stanford et Co.
Mais les victimes de cette dernibre
n'auront m6me pas droit aux manifestations
des victimes des cooperatives haitiennes
continuant d'exiger des reparations !
Haiti en Marche, 25 Avril 2009


SETAHAD IN A
DUGH ECONOMY







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Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 14


Crime a moto: nouveau defi a 1'ordre public


(DEFI... suite de la lere page)
La bourse ou la vie ...
Autant le kidnapping s'est nourri de
la crise politique, autant les criminels a moto
sont un 6piph6nombne de la crise economique
actuelle (les transferts priv6s effectuds vers
Haiti ont diminu6 de moiti6 de d6cembre 2008
a date), le but n'est pas le kidnapping mais le
hold-up.
D'ofu aussi le fait que les criminels
sont de plus en plus jeunes.
C'est ce que des t6moins ont relev6
et rapportW a la police. Baby killers Des tueurs
enfant.
Des adolescents mais que couvrent
au moment de l'attaque d'autres individus
attendant au coin sur une moto.
Le crime a moto n'a pas besoin non
plus de toute une organisation comme le
kidnapping. Mais qa tue plus, plus vite et plus
souvent. Dans le kidnapping, la conclusion
est renvoyde. Jusqu'au moment de la ranqon.
Dans le hold-up, tout se decide sur le champ.
C'est litt6ralement la bourse ou la vie. A la
moindre resistance de l'agress6 pour ne pas
se laisser d6pouiller, il peut 6tre abattu a bout


portant. Cet aspect (et sans doute l'aspect
principal) m6rite d'etre retenu par tous sans
exception : Mieux vaut sacrifier la bourse que
lavie.

Impunity totale ...
Plus il est jeune, plus le criminel
appuie facilement sur la gichette. Plus il n'a
point peur d'etre attrap6 car 6tant le produit
de notre Haiti d'aujourd'hui oi l'impunit6 est
totale. L'autorit6 de l'Etat depuis longtemps
morte et enterree.
Faut-il en conclure que le problkme
n'est pas seulement de nature criminelle, mais
aussi 6conomique, politique, institutionnelle
et meme soci6tale ?
Certainement. Mais en meme temps
il faut 6viter de tomber dans les memes
extrapolations qui ont permis au phenombne
du kidnapping d'6chapper dans ses debuts a
sa sanction normale qui est avant tout
criminelle, p6nale, juridique, alors que les
autorit6s dites << int6rimaires >>, plus
soucieuses de d6truire le Lavalas, versaient
plut6t aveugl6ment dans la politique
politicienne.


Il ne faudrait pas les suivre
aujourd'hui encore sous aucun pr6texte dans
le meme aveuglement.
Cela dit, vu qu'il repr6sente aussi un
problkme de s6curit6 global, un nouveau d6fi
a l'ordre public, la monte du ph6nombne du
crime a moto interpelle pour l'instant les trois
pouvoirs (gouvernement, parlement,
tribunaux). Ainsi que la soci&te civile.

Synergie ...
Autrement dit, les commissariats de
police ne peuvent 6tre abandonnes a eux-
memes comme c'est actuellement le cas.
Oblig6s d'improviser. Il n'y a pas encore une
politique clairement d6finie. Ni de loi-cadre.
L'identification des propri6taires et
conducteurs de taxis motos ne suffit pas. La
police doit op6rer en synergie avec l'organisme
d'enregistrement de ces v6hicules (meme les
importateurs et vendeurs de motos qui doivent
6tre sollicitds, serait-ce pour 6tablir des
statistiques et savoir combien de ces engins
existent dans le pays et combien sont
v6ritablement enregistr6s ... et combien
entrent par contrebande). Or on craint que le


bureau d'enregistrement ne soit int6ress6 que
dans la perception et rien d'autre.
Ensuite la police doit pouvoir
disposer de toutes ces donnies a port6e de la
main, portraits-robot des suspects etc.
Les fouilles meme massives aux
points de contr6le interviennent toujours trop
tard.

Des tueurs hauts comme trois
pommes ...
C'est done une tAche autrement plus
delicate pour la police. Les agents risquent
davantage leur peau avec ces tueurs hauts
comme trois pommes.
En meme temps que la moindre erreur
de leur part les expose a la fureur populaire.
Misbre mat6rielle par surcroit.
Ensuite tuer soi-meme un enfant n'est
jamais chose facile.
Finalement le problkme est done
hautement politique. Au sens large du mot.
Pas la politique partisane qui avait permis au
kidnapping de gagner a ce point du terrain.

Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Sommet desAmeriques : les droits humains passent a la trappe


Jeudi 23 avril 2009 Les participants
au cinquibme Sommet des Amdriques n'ont
pas pris conscience de la n6cessit6 de placer
les droits humains au centre de l'action visant
a faire face aux nombreux grands d6fis se
pr6sentant a la region.
Les gouvemements de tous les pays
des Ameriques, a l'exception de Cuba, ont pris
part a ce rassemblement quadriennal a Port of
Spain (Trinit6-et-Tobago), entre les 17 et 19
avril.
Les 34 chefs d'Etat et de
gouvemement presents ont d6battu de trois
principaux themes : prosperity humaine,
s6curit 6 nerg6tique et d6veloppement
durable.
La declaration d'engagement de Port
of Spain a &t6 adopt6e sans vote a l'issue du
Sommet le 19 avril. Concemant les avanc6es
dans les trois domaines abordds, la declaration
ne fixe pas de critbres clairs pour ce qui est
des droits humains.
Plusieurs gouvemements, dont ceux
de la Bolivie, du Honduras, du Nicaragua et
du Venezuela ont fait savoir qu'ils n'6taient
pas prets a signer la declaration. Les
participants ont alors accept qu'elle soit
adopt6e sans vote, et que le Premier ministre
trinidadien la signe au nom de tous les
dirigeants presents.
Les gouvemements ayant fait part de
leur reticence estimaient que la declaration ne


proposait pas de solution satisfaisante a la
crise dconomique que le monde connait
actuellement. Ils souhaitaient 6galement qu'y
soient 6voqu6es de manibre explicite la
question de la r6int6gration de Cuba a
l'Organisation des Etats amdricains (OEA) et
de la lev6e de l'embargo am6ricain contre ce
pays.
Les d6lgu6s d'Amnesty
International au Sommet ont encourage les
gouvernements de la region a s'engager a ce
que toutes les mesures adopt6es en reaction
a la crise 6conomique mondiale actuelle soient
conformes a leurs obligations en matiere de
droits humains. Cependant, les dispositions
de la declaration en rapport avec la
responsabilit6 des gouvernements dans le
domaine de la lutte contre la crise ne prennent
pas du tout en consideration les droits
fondamentaux.
<< Alors que le monde est en proie a
une temp6te 6conomique et que le vent
nouveau du compromis souffle sur les
relations entre le gouvernement des Etats-
Unis, en la personne de Barack Obama, et les
autres gouvernements des Am6riques, ce
Sommet offrait une occasion sans pr6c6dent
de jeter les bases d'une vision forte pour les
droits humains dans la region, a d6clard Alex
Neve, responsable de la section canadienne
anglophone d'Amnesty International, qui
faisait partie de la d6l1gation de l'organisation


au Sommet. Au lieu de quoi, ces droits ont
une nouvelle fois &te rel6gu6s a l'arribre plan. >
Amnesty International avait 6mis une
s6rie de recommandations afin de renforcer la
version prdliminaire de la declaration du point
de vue des droits humains. L'organisation a
d6clard qu'elle 6tait ddcue que les
ameliorations sugg6rdes n'aient pas &t6
int6gr6es a la declaration finale.
< Il faut que les gouvernement
s'accordent explicitement sur le fait que leurs
obligations relatives aux droits fondamentaux
doivent guider les initiatives visant a r6soudre
la crise 6conomique, a ajout6 Alex Neve. Faute
de quoi, il existe un risque trbs important que
la crise tout comme la reaction adopt6e
creusent les in6galit6s et d6bouchent sur des
violations g6ndralis6es des droits des secteurs
marginalis6s de la soci&td dans la region des
Amdriques. >>
Amnesty International a fait savoir
qu'elle 6tait 6galement vivement prdoccupde
par le fait que le processus suivi par le Sommet
empeche des voix importantes d'etre
v6ritablement entendues, en particulier celles
des peuples autochtones. Les participants au
troisibme sommet des responsables
autochtones des Amdriques ont &t6 contraints
de se rdunir au Panama aprbs que les
organisateurs se furent entendu dire qu'il ne
serait pas possible de trouver de lieu d'accueil
pour ce rassemblement a Trinit&-et-Tobago.


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< droits des peuples autochtones font partie des
problkmes se posant avec le plus d'acuit6
partout dans la region des Amdriques, a precise
Alex Neve. Le renforcement de la protection
de ces droits devrait done en toute logique
6tre lun des sujets prioritaires h l'ordre du
jour de chaque Sommet des Am6riques.
L'exclusion et la marginalisation des peuples
autochtones lors de ce sommet 6taient
irrespectueuses et inacceptables. >
< Les gouvernements doivent
reconnaitre leurs torts et faire la preuve de
leur determination amiliorer les choses dans
le domaine de la protection des droits des
populations indigenes, en finalisant et en
adoptant de toute urgence une declaration
forte sur les droits des peuples autochtones
des Am6riques. >>
L'un des sujets ayant domind le
Sommet a &td Cuba, pays exclu des activities
de l'OEA depuis quarante-sept ans. S'il n'est
pas fait r6f6rence a Cuba dans la declaration,
de nombreux gouvernements et le secr6taire
g6ndral de l'OEA se sont prononc6s enfaveur
de la r6int6gration de File. De nombreux
gouvernements ont 6galement r6clam6 la levee
de l'embargo commercial et 6conomique que
lui imposent les Etats-Unis.
Amnesty International a quant a elle
r6affirm6 que cet embargo fait le lit de violations
des droits humains et doit immndiatement 6tre
lev6, et que le gouvernement cubain doit par
ailleurs prendre des mesures afin d'ameliorer
son bilan en termes de protection des droits
fondamentaux, notamment en relAchant tous
les prisonniers d'opinion.
L'organisation a d6clard qu'elle se
r6jouissait du fait que les participants
6voquent la crise humanitaire et des droits
humains perdurant en Haiti et qu'ils se soient
engages a fournir des efforts soutenus pour
aider ce pays. Les dirigeants ont convenu de
se focaliser sur la situation d'Haiti lors de
l'Assembl6e g6ndrale prochaine de l'OEA, qui
se tiendra au Honduras enjuin.


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Mercredi 29 Avril 2009 l __ _I___
Haiti enMarche Vol XXIII N 14 E N N OMIE

HAITI BANQUE CENTRALE


On ne mange pas les parametres !


(... suite de la lere page)
et de st6riliser une partie de la liquidity gourde
exc6dentaire. >>
Toutes les institutions financibres les
plus 6minentes ont salu6 les performances
macro-6conomiques de la BRH : une inflation
de 5,1% en fvrier 2009, << soit le taux le plus
bas depuis plus de 15 ans > ; protection de la
gourde qui < a enregistr6 une lgbere
d6pr6ciation de 50 centimes (...) malgr6 une
contraction importante des transferts (...) liWe
a la situation de recession aux Etats-Unis. >
Tout comme on ne saurait nier le r6le
de ces r6sultats dans la decision, annonc6e le
mardi 14 avril lors de la conference des
bailleurs par le FMI (Fonds Mon6taire
International), d'op6rer d'icijuinun all6gement
de la dette d'Haiti de l'ordre de 1 milliard de
dollars, qui pourrait d6gager un supplement
de 40 a 50 millions de dollars pour l'6conomie
locale.
Nous ne pourrions, ni ne saurions
ignorer les performances de la banque centrale
haitienne, qui sont loudes par d'autres et non
des moindres. Mais ce qui nous int6resse
davantage c'est quel est l'impact de ces
politiques sur les conditions de vie du citoyen.
En quoi elles stimulent l'6conomie locale et la
production nationale, constituent un facteur
de d6veloppement 6conomique. Et c'est 1l que
c'est pas tout a fait evident.
Notre editorial s'6tait bas6 entre
autres sur des declarations publiques du
Gouvemeur de la BRH, selon lesquelles la crise
financibre internationale n'a aucune
consequence, sinon assez peu, sur les activities
des banques haitiennes.
Comme qui dirait le Gouvemeur parle
un langage totalement different de celui du
commun des mortels ...
Tenez encore. Extrait du rapport de
mars 2009 sous le titre << Note sur la politique
mon6taire >>, oyez ceci : < La gourde a
enregistr6 une lCkgre d6pr6ciation de 50
centimes comparee a la meme p6riode de
l'annre pr6c6dente, en raison notamment
d'anticipations d6favorables faisant 6tat
d'une contraction importante des transferts
priv6s lies a la situation de recession qui
prevaut aux Etats-Unis. >
Et voici les conclusions de l'analyse
de la BRH : < Sur la base des dernibres
informations disponibles, la BRH considbre
ces preoccupations comme non fondues dans
un contexte ou la baisse constat6e de la valeur


des importations, principal determinant de la
demande de dollars de l'6conomie, excede de
loin le recul observe au niveau des transferts,
principale composante de l'offre de dollars >
americains.
Autrement dit, le recul des transferts


ne d6rangerait pas autant qu'on croit, parce
que contrebalanc6 par la baisse des prix a la
consommation.
Or c'est le meme rapport (dat6 de mars
2009) qui nous dit plus loin : << Toutefois le
volume des transferts est tomb6 a 69 et a 84
millions de dollars (am6ricains) respectivement
enjanvieret en fvrier 2009, contre 105 millions
en dcembre 2008. >>
Un manque a gagner mensuel de 40
50 millions de dollars et survenant aussi
brutalement (de d6cembre 2008 ajanvier 2009)
et qui aurait si peu d'effet sur une 6conomie
connue d6jh pour 6tre pratiquement a bout de
souffle, voilW qui ne peut ne pas nous d6router
dans le langage des 6conomistes ou des
6conombtres de la banque centrale.
Voire quand ils reconnaissent
presque a la meme page que : primo, << les


importations ont progress de 11% au premier
trimestre 2009 par rapport au premier trimestre
2008. La d6pr6ciation de la gourde n'a pas
profit aux exportations qui ont chut6 de 8%,
contribuant ainsi a un dlargissement du deficit
commercial de pros de 18% en rythme annuel. >>


Mais, secundo (et tenez-vous bien) :
<< le financement des importations a &te assure
en grande partie par les transferts priv6s sans
contrepartie. >>
I1 est done difficile pour les milliers
de familles qui sont taxes par ce deficit de 40
a 50 millions de dollars sur les transferts en
janvier et f6vrier 2009 (et ainsi de suite) de ne
pas en ressentir quant a elles toute la
difference.
Autrement dit, on ne mange pas les
parametres !
C'est un peu pareil au niveau du
credit. La BRH n'est pas rest6e indiff6rente.
Ainsi elle a accept de diminuer le pourcentage
de << rserves obligatoires >>, c'est-a-dire la part
de leurs d6p6ts que les banques priv6es sont
obliges par la loi de placer (entre autres
comme garantie pour leurs clients) sous le


contr6le de la Banque de la R6publique d'Haiti.
<< La BRH a modifi6 les coefficients
de reserves obligatoires sur les passifs en
monnaie locale de 30% a 29% et de 31% a 34%
sur les passifs en monnaie trangere. Cette
decision vise a initier une tendance devant
porter progressivement les banques a
favoriser le credit en gourdes par rapport au
credit en dollars qui compte actuellement pour
un peu plus des 2/3 du credit total ... >. Etc.
Or qu'est-ce qui garantit que cette
ristoume sert effectivement a faciliter le credit
sur le march local et que les banques ne
l'utiliseront pas pour acheter des bons ou
autres actions sur le march ext6rieur ? Ou
bien pour les affaires personnelles des
membres de leur staff dirigeant. Comme on
l'avait entendu lors de l'affaire de la
Socabank !
Cependant est-ce a la BRH qu'il
revient de faire la gestion de l'6conomie
nationale ?
Voici comment l'institution se d6finit
elle-meme : < La politique mon6taire de la BRH
(...) vise principalement la stability des prix et
du taux de change ... >. Et obligatoirement
<< demeure restrictive au regard des risques
lies a l'environnement international. >>
Par consequent, nous ne devons pas
confondre politique mon6taire et politique
6conomique.
Nous l'admettrons volontiers. Tout
afait d'accord.
Ce n'est pas plus notre faute que
celle de la banque centrale haitienne si toute
l'6conomie est suspendue en ce moment a la
toujours hypoth6tique entree en application
de la loi Hope et << l'annulation d'environ 1
milliard de dollars du stock de la dette exteme
dont le total est de 1,8 milliards a la fin de
f6vrier 2009. Le point d'achbvement de
l'Initiative d'Annulation de la dette
Multilat6rale sera atteint d'ici le mois de juin
2009. >>
Le drame c'est de continuer a
attendre le salut uniquement de l'ext6rieur.
Mais ou est notre part de volont6 et
d'imagination comme on le voit partout ailleurs
face a la crise ?
C'6tait le propos de notre editorial.
Nous remercions nos amis de la BRH
de leur documentation qui nous permet de
continuer a approfondir grace a eux cette
interrogation.
Marcus, 19Avril 2009


soIC (8 'A rrI w


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Page 7


Bain de joule pour le PM Mme Michele D. Pierre-Louis revenant de la Conference
des donateurs d'Haiti qui s'est tenue a Washington le 14 Avril dernier
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Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 14


Un Haitien dans la guerilla du Che

Le samedi 25 avril 2009 un vibrant hommage a ete rendu par I'Ambassade d'Haiti a Cuba et la municipality de Artemisa a la memoire du medecin
hartien Adrien Sansaricq, mort en Haiti le 14 avril 1969 dans la lutte contre la tyrannie de Duvalier. Au cours d'une ceremonie special, un buste a ete
dcvoilk dans la salle principale de la polyclinique Adrien Sansaricq > qu 'avait dirige ce medecin. Adrien Sansaricqfut aussi un combattant internationaliste.
En 1965 il accompagna Che Guevara au Congo dans le cadre de la preparation d'un mouvement de guerrilla dans ce pays.


Par Jorge Berenguer Cala

Adrien Sansaricq Laforest arriva A Cuba attire par la
Revolution, qui avait triomph6 en 1959; il partit pour le Congo
avec le commandant Ernesto Che Guevara et mourut dans son
pays natal, Haiti, dans la lutte contre le dictateur Francois
Duvalier.
En 1962 il arrivait A La Havane pour terminer des
6tudes de m6decine, ce qu'il fit sans rencontrer
de grandes difficulties. Ce n'6tait pas uniquement
aux 6tudes qu'il voulait se consacrer; si tel avait
&td le cas, il lui aurait &t6 plus facile d'6tudier en
France ou au Mexique (A). Tout au contraire
Adrien repr6sentait en ces moments le jeune
r6volutionnaire en accord avec un processus
politique qui lui paraissait prometteur et r6el. On
le vit se joindre aux autres 6tudiants
universitaires qui se mobilisaient pour combattre
l'imp6rialismenord-am6ricaindurantlesjournes
de la Crise d'octobre; euphorique, en leur
compagnie dans un camion charge, il entonnait
l'hymne Le Drapeau Rouge, comme se le
rappellent quelques uns de ses compagnons.
Une fois dipl6m6 en m6decine, il n'dtait
pas astreint A accomplir le service social en milieu
rural, comme ses colleagues cubains. Mais il
exigea de pouvoir aller 1i oo il le fallait et il fut
envoy dans la Sierra Maestra, du c6ot de
Perseverancia et de Santo Domingo, pour ||
soigner les paysans. Etant donn6 les conditions
sociales et les violentes s6quelles qu'avait
laiss6es la guerre contre le tyran Fulgencio
Batista, certains habitants des lieux avaient
coutume de r6soudre leurs problkmes de facon
tout aussi violente, et c'est ainsi qu'A cause de
diff6rends entre eux et le m6decin en poste
ant6rieurement ils avaient mis le feu A ce qui faisait
office de clinique. L'occupant, qui heureusement ne s'y
trouvait pas, dut partirpr6cipitamment. Pour parvenir l'endroit
en question, A cette 6poque, il 6tait n6cessaire de traverser
des rivibres en crue, des chemins impraticables. Le transport
par excellence, pour ne pas dire l'unique, se faisait A dos de
mulets qui transportaient les produits de et vers cette region
montagneuse.
Adrien partit pour la Sierra Maestra, fit les
consultations sous un arbre ou ailleurs, suivant le cas; il gagna
l'amiti6 et le respect de ces farouches paysans, autrefois si
chatouilleux. Pendant une annde il remplit sa tiche de m6decin
dans ces difficiles conditions.
Nous ne pouvons affirmer s'il fut membre ou non du
Comit6 central du Parti communiste haitien, mais nous pouvons
certifier qu'en 1965 il 6tait militant du Parti communiste cubain,
c'est-A-dire l'un des premiers, car c'est en cette ann&e-lA que
fut constitu6 le Comit6 central du Parti.
Ceux qui ont connu Adrien Sansaricq Laforest le
d6crivent comme quelqu'un de grande taille, mince mais fort;
il avait le teint clair mais onvoyait bien qu'il 6tait m6tis; c'6tait
un homme tras serein, peu bavard, qui r6fl6chissait A ce qu'il
allait dire et s'exprimait ensuite avec fermet6. Sa personnalit6
se manifestait d'elle-meme, par son comportement, sa modestie,
ses rapports respectueux et raffinds; il 6tait capable d'aborder
les sujets les plus varies, d'appr6cier la musique et de bavarder
avec ses amis qui n'6taient pas nombreux. I1 imposait le respect
par son caract&re affable qui 6tablissait les limites.
En 1965 le commandant Ernesto Che Guevara arriva
au Congo avec un groupe de gudrilleros et l'id6e de former
une arm6e r6volutionnaire avec les Simbas et d'autres ethnies
de la region. Tatu, qui signifie trois en swahili, fut le nom de
guerre qu'il adopta. Les noms 6taient donn6s suivant l'ordre


E y sw;--iGFiwEBa

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d'arriv&e et bien qu'il fft parmi les premiers, il r6serva les deux
nombres ant6rieurs pour ses compagnons Victor Dreque et
Jos6 M. Martinez qui l'accompagnaient.
A ce groupe r6volutionnaire se joignait Adrien au
mois de septembre, approximativement cinq mois aprs l'arriv&e
du Che. Son incorporation 6tait principalement due A sa quality
de m6decin, tiche qu'il alterait avec celle de traducteur grhce
A ses connaissances du francais.


Les frres Daniel etAdrien Sansaricq a Cuba


Le lac Tanganika est frontalier de plusieurs pays
africains. Pour arriver au Congo par la voie qu'empruntbrent
les gudrilleros, il 6tait n6cessaire de parcourir d'abord de
grandes distances par terre en Tanzanie et d'atteindre ensuite
l'important port de Kigoma, A partir duquel ils s'embarqubrent
pour traverser sur une distance d'environ 70 kilombtres
l'immense 6tendue d'eau, voyageant presque toujours de nuit
pour tromper la vigilance de l'ennemi, et risquant en maintes
fois de faire naufrage, 6tant donn6 la fragility des embarcations
et des eaux agit6es du lac.
Avant d'arriver A Kigoma, en territoire tanzanien, il
existe un village appel6 Kasulu, et sur l'autre rive, au Congo, il
en existe un autre du meme nom. Ce fut le nom de guerre
assign par le Che A Adrien Sansaricq: Kasulu dans la gudrilla.
Au d6but on avait utilis6 les chiffres par ordre d'arriv6e, mais
par la suite onprit des noms de localit6s comme dans le cas de
Fizi, le m6decin Diego Lagomasino qui allait aussi prendre part
aux evenements et qui nous a relate ces details.
Il est fort probable que l'utilisation de noms de
villages 6tait influence par une telle pratique dans la Sierra
Maestra, bien que lA ce fut la provenance des combattants qui
6tait prise en consideration.
Quelques mois auparavant, arrive au terme de son
affectation dans la Sierra Maestra, Sansaricq avait &te remplac6
par un autre jeune m6decin. Ils 6taient rests ensemble pendant
une semaine et s'6taient s6pard avec une forte et fraternelle
accolade, de sorte que la surprise fut d'autant plus grande de
part et d'autre quand, A la base de la gudrilla enAfrique, ce fut
pr6cis6ment ce m6decin, Rafael Zerquera Palacios, Kumi, de
son pseudonyme en swahili, qui requt Adrien et qui allait
devenir un de ses meilleurs amis.
A quelques 150 mdtres de la rive du lac Taganika, trbs
proche d'une haute montagne,
en territoire congolais, fut
SI 6tablie une base de la guerilla
en un lieu connu sous le nom
de Kibamba. LA et A la base
principale, distante de
plusieurs kilometres, dans les
montagnes couvertes de
forts, Sansaricq allait remplir
ses fonctions de m6decin et de
traducteur de franqais.
A la fin du mois de
-I novembre la situation se
compliqua sur le th6 tre
africain A la suite des accords
de 1'OUA concernant la non-
intervention dans les affaires
internes des pays africains. La
Tanzanie demandait le retrait
des internationalistes cubains
et A cela s'ajoutait la
disposition prise par les
Congolais de cesser la lutte. Le
groupe r6volutionnaire revint A
Cuba. Les pr6curseurs de la
NEW lutte rdvolutionnaire
o Srvien'dchouent pas, ils sement; la
1o D avaio a eb r6colte se fera post6rieurement
is available. meme si nous n'en connaissons
pas le moment.
La d6cennie des
anndes soixante du XX sickle
fut particulirement tragique
pour le peuple haitien. Des


l'arrive au pouvoir en 1957 du dictateur Francois Duvalier, sa
tyrannie saigna A blanc la vie d'hommes et de femmes honnetes
: les vagues d'assassinats, emprisonnements, tortures et
persecutions furent une constante des quatorze anndes de
Papa Doc. DMs le d6but tout ce qui pouvait ressembler A
l'opposition fut cruellement r6prim6. Ainsi la famille d'Adrien
Sansaricq fut andantie dans sa presque totality.
I1 est evident que sa participation dans la gudrilla
- zairoise avait raffermi et prdpard Sansaricq pour
le but que comme r6volutionnaire il s'6tait fix6.
Au cours de son court sdjour en Afrique en
compagnie du Che, il fit montre de qualit6s
exceptionnelles et l'on peut dire qu'il gagna
l'estime d'un homme aussi exigeant que l'6tait
Ernesto Guevara qui, lui, faisant une evaluation
des 6v6nements, s'exprimait ainsi: (p.222)
Je voudrais laisser ici les noms de ces
compagnons sur lesquels j'ai toujours senti que
je pouvais m'appuyer, en raison de leur
personnalit6, de leur foi en la Revolution et de la
decision de faire leur devoir quoi qu'il arrivit.
Certains d'entre eux, A la dernire minute, avaient
eux aussi faibli, mais nous oublierons cette minute
finale, car cette faiblesse concernait leur foi, non
leur decision de se sacrifier. Ily eut certainement
V d'autres camarades dans cette cat6gorie mais
n'ayant pas eu de rapports trbs proches avec
eux, je ne peux pas le certifier. C'est une liste
incomplete, personnelle, tres influence par des
facteurs subjectifs; que ceux qui n'y figurent pas
et pensent qu'ils 6taient de la meme cat6gorie ne
m'en veuillent pas : Moja, Mbili, Pombo, Azi,
Mafu, Tunaime, Ishirini, Tiza, Alau, Aziri, Agane,
Hukumu, Ami, Amia, Singida, Alaziri, Semori,
Amnane, Angalla, Bodolo, les m6decins Kumi,
Fizi, Morogoro etKasulu ... (1)
Le Che ajoute sur une autre page de son
journal:<<(...) un m6decin haitien, Kasulu, qui nous fut d'une
grande utility (sans vouloir discr6diter sa science, il nous fut
plus utile pour sa maitrise du francais que pour ses
connaissances m6dicales) .>>
Avec la ferme volontW de continuer la lutte partout
on ce serait n6cessaire, Adrien revint d'Afrique. I1 ne resta
que peu de mois A La Havane ot il se maria et, vers le mois de
mai il disparut.
La dernibre fois qu'il rendit visite au docteur
Zerquera, Kumi, il ne fit mention d'aucun plan, mais l'intuition
de l'ami m6decin lui fit comprendre que ce n'6tait point l1 une
visite quelconque; il avait habit dans cette maison, il n'y
avait pas si longtemps, pendant un mois, et Zerquera le
connaissait bien. Sans doute est-ce pourquoi il n'y eut pas de
troisibme accolade qui, outre l'6motion, l'aurait trahi. Tout
simplement il disparut et s'en alla remplir son devoir. En 1968 il
retourna dans sa patrie.
Nous ignorons les details des evenements en Haiti.
Cela va de soi que Sansariq s'y joignit A d'autres
r6volutionnaires pour organiser la lutte. Un jour on 6taient
r6unis les dirigeants du Parti communiste haitien dans la
clandestinit6, dans un lieu secret non loin de PNtionville, ils
furent d6nonc6s par un traitre qui, jusqu'A ce moment-lA,
occupait le poste de responsable de la Commission militaire
du Parti. Cet individu, du nom de Frank Essalem, avait
6videmment &t6 recrut6 par un appareil de renseignements
beaucoup plus puissant que les services secrets de Duvalier.
Une fois r6activ6 le Parti communiste haitien, ses
membres avaient effectu6 des actions politiques et militaires
d'une certaine importance, mais le groupe r6volutionnaire fut
contr616 par un agent qui connaissait trbs bien l'organisation
et les mouvements de ses principaux dirigeants. L'information
concernant la tenue de cette reunion, qui 6tait connue etjusqu'a
un certain point coordonnde par Frank Essalem, fut transmise
aux tontons macoutes. Ces derniers encerclkrent la maison et
ordonnbrent A ses occupants de se rendre. Se rendre signifiait
la torture et finalement la mort. Ils d6cid&rent de combattre.
Les soldats de Duvalier disposaient de bonnes armes, dont
un char de guerre qui bombarda l'endroit.
Les r6volutionnaires encercl6s tombbrent au cours
de cet affrontement indgal qui dura des heures. Parmi eux se
trouvait unjeune frere d'Adrien, nomm6 Daniel, qui s'6tait
pr6pard en Rpublique dominicaine et s'dtaitjoint au reste du
groupe pour mener la lutte en Haiti. Adrien parvint A sortir de
la maison mais il fut intercept alors qu'il se dirigeait vers Port-
au-Prince et fut tu.
Quelque temps apres ses compagnons de l'Universite
de La Havane, ses patients de La Sierra Maestra et les
combattants de la gudrilla enAfrique apprirent qu'il tait tombe
en combattant. I1 fut un lien entre l'Afrique, Haiti et Cuba, un
cri de combat contre l'oubli (2).

Notes: Ernesto Che Guevara, Pasajes de la guerra
revolucionaria. Congo, Madrid, Editorial Grijalbo-
Mondadori. (Pour 1 'dditionfranqaise ; Passages de la guerre
rdvolutionnaire : le Congo, Paris, Editions MAtailid, sept.
2000.) NdlT Pour ces notes nous avons converse avec les
personnes suivantes : Rafael Zerquera Palacios, Kumi; Diego
Lagomasino Comesana, Fizi; Htctor Vera Acosta, Hindi;
Arquimedes Martinez, Agano, tous les quatre mddecins dans
la gudrilla; Carlos Miyares Rodriguez, mddecin militaire
retraitd qui connut Adrien dtudiant; Humbert Dorval,
diplomate et dirigeant du PCH; Narcizo Isa Conde, secrdtaire
du Parti Fuerza de la Revoluci6n en Rep. Dominicaine.
(A) Adrien avait dit rester, lors de cette visite, a Cuba
oit il complta ses dtudes en mtdecine commences au
Mexique depuis son depart d'Haiti en 1957. NdlT.


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Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 14


Deux hommages bien

week-end qui a commence avec la Soiree morte de prendre la relve duFoyerAlice Garoute comme Heidi
a la m6moire de Madame Hedwig Gaillard et de avait promis a Solange Dominique sur son lit de mort de le
rie-Henriette Forbin. faire.


C'6tait le samedi 25 avril et une initiative de
l'Association Culturelle Haitiano-Allemande.


Portrait de Mme Hedwig Gaillard


Cela se passait a l'Institut Haitiano-Allemand a
1'Avenue Christophe en presence des &lves, des parents et
de tous ceux qui ont connu et aim6 Madame Gaillard.
Marie-Henriette Forbin, elle, a &t6 la premiere lve
de Madame Gaillard avant de devenir sa meilleure amie.
Au cours de la soiree, les t6moignages se sont
multiplies. Sceur Nicole Gaillard, la belle sceur de Heidi qui a
rendu hommage << cette femme venue de l'Est >>, Mme Gerda
Coriolan Pierre qui recevait chaque soir un coup de fil tardif de
son amie Heidi pour discuter du Foyer Alice Garoute, de
l'Institut, du pays d'autrefois et de ce qu'il 6tait devenu, du
Dr G Duchatelier, du Dr Kernizan qui a racontW comment Heidi
lui avait conseillk, si des fois il tait loin de son pays, de manger
le plus qu'il pouvait a chaque fois qu'il se sentait triste, de
Mireille Gaillard qui a bien connu sa tante et regrette de ne pas
lui avoir dit plus souvent qu'elle l'aimait et qu'elle 6tait belle,
de Yolette Gefv6 et du Dr Margareth Romain qui a promis a la


Ces divers t6moignages 6taient entrecoup6s de
chants allemands, bulgares et haitiens interpr6t6s par la petite
chorale sous la baguette de Will, le maitre de c6r6monie et
sous l'ceil attentif de Jacques Joachim qui d6sormais remplacera
Frau Gaillard a l'Institut Haitiano-Allemand comme Directeur
general.
Rien n'a manqu6 au cours de la soiree, les pi6cettes
telles que << Wer klopfet an > interpreted par Mme D6samour
Adrien, le Dr Kernizan et Mr Hodgson ; les poemes et meme
une scene de classe de Frau Gaillard mimee par les 61&ves de
quatribme annie. Le public s'est litt6ralement tordu de rire.
Une partie trbs attendue de la soiree a &t6 le mini recital de
chants de Alzire Rocourt qui, d'une voix pure et cristalline, a
interpreted, avec accompagnement au piano de Josu6 Alexis,
les Lieder textes et poemes mis en musique par Schubert
ainsi que Schuman, Brahms, Wolf et avec en finale une trbs
belle musique de chez nous.
I1 s'agissait pour les
organisateurs de la soiree, Will
en tate de camper ce
personnage, cette femme peu
ordinaire venue d'ailleurs et
qui a su tellement faire siens
nos us et coutumes, sans
toutefois oublier pour cela ses
origines bulgare et allemande.
D'ailleurs une mini-exposition
regroupait tout cela, semblant
r6sumer la vie de Heidi avec
ses trois drapeaux symboles
de ses trois patries, le costume
bulgare qu'elle revetait chaque
annee a la F6te de la bibre,
l'accordeon, l'argile qui guerit
tout et a laquelle elle croyait
ferme et la petite boite de
biscuits, les < platzchen, <<
dont son amie Frau Zach avait
le secret. Aussi pour la soiree
hommage, le public a pu se
r6galer, Frau Zach n'ayant pas
voulu rater l'occasion de faire
encore une fois ces biscuits,
le pcchk mignon de Heidi.
La soiree hommage
s'est terminde avec le
devoilement de deux portraits,
l'un de Marie Henriette Roy Le violoniste Romel Joseph
Fombrun devoil6 par sa sceur
Odette Roy Fombrun, et l'autre de Hedwig Gaillard, devoile
par son fils Micha qui malgr6 sa forte motion, a tenu a
prononcer quelques mots : < Mutti peut s'en aller tranquille,


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merits !
la relive est assuree. Je m'en suis rendu compte ce soir <
Les deux portraits orneront chacun une salle de classe
de l'Institut.
En finale il y a eu le fameux << Bowle>> 1 (de Frau Gaillard, celui
qu'elle servait chaque annie a la Noel, a la Weihnachtsfeier
de l'Institut. Cette annie, elle n'a pas eu le temps de le plrparer,
puisqu'elle est morte tout juste quelques jours avant la Noel.
Mais il y avait son fiddle Renaud, qui a racont6 comment elle le
traitait de << dumkopf >> si jamais il ne respectait pas l'ordre
d'incorporation des divers ingredients de cette superbe
boisson.
Auf WiedersehnHeidi !

Le concert de Sainte Trinite
Le lendemain dimanche 26 Avril, c'6tait le Concert de
Paques, offert par l'Orchestre Philharmonique de Sainte Trinit6
sous la direction du Pbre David CUsar et de Pierre Leroy, en
hommage a l'immortel Chef d'orchestre Hector Lominy, disparu
le 16 avril 2007, mais aussi en hommage a Felix Mendelssohn
dont l'annde 2009 rambne le deux centibme anniversaire de


accompagne de 1 'Orchestre Philarmonique de Sainte Trinite
(HENM)
naissance.
Le public, une fois encore, est rest 6 merveill du
talent du violoniste Romel Joseph dont l'interpr6tation du
Concerto en mi mineur op 64 (1844) fera date.
Rarement on n'aura vu et entendu un musicienjouer
avec tant d'6motion. Et il est a se demander si des larmes ne se
melangeaient pas a la sueur qui perlait sur son visage
litt6ralement transfigur6.
La presentation du concert 6tait assuree par Nicole
St Victor qui a parl de Felix Mendelssohn Bartholdy et des
petits chanteurs qui ont ouvert l'6v6nement musical de la
saison.
D'autres concerts sont en perspective. Signalons le
Grand R6cital de Printemps avec Romel Joseph au Violon et
Micheline LaudunDemis au Piano, a l'occasion des 50 ans de
Romel Joseph et de ses 25 ans de performance. Puis le Grand
concert marial pour la Fete des meres, le 31 Mai, h la Chapelle
Ste Rose de Lima avec Nicole St Victor, soprano, Valerie Brutus
(soprano lyrique), Jamie Cartright, mezzo-soprano et Jeanne
Poccius, trompette. Enfinpour le 14 Juin la Paroisse St Vincent
de Paul, a Thomassin, a 4h30 pm, le concert avec l'Orchestre
Philharmonique Ste Trinit6 et les Petits Chanteurs. En soliste
Nicole St Victor et Valerie Brutus.


La presse fait la difference


(PRESSE... suite de la page 2)
comme pour lajoumre 6lectorale du 19 avril, il
ne resterait alors aucun espoir.
I1 est des moments oi une institution
peut incarner l'id6al d'une nation.
Et aujourd'hui ce n'est ni la classe
politique reconciliation ou non mais blanc
bonnet, bonnet blanc ; ni la lutte populaire -
englude malgr6 elle dans des querelles de


chefs ; ni le pouvoir qui laisse
l'impression de mettre ses visees
politiques avant la lutte contre les
maux de ce pays ...
La presse seule qui fait la
difference. Esp6rons qu'elle
maintienne et meme ameliore cette
performance.
Marcus, 27Avril 2009


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1e(*
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Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 14


o Rien n 'est si dangereux qu 'un
imbecile qui a l'apparence d'un homme
intelligent > Edouard Herriot

Nul ne peut ignorer le poids de la
r6le des mythes fondateurs dans la constr
personnalit6, individuelle et collective. J'ai g
que < Malice > tait le paradigme de l'intelli
notre cher < Bouqui > tait celui de la sottise
personnifiee. L'imb6cillit6 fait homme. L'i
modules, l'existence de personnalits
constituent, dans toutes les soci6t6s, i
transmission sociale bien l6abor6 et capabl
l'6mergence de citoyens engages dans la tr,
de leur pays. Leur absence criante dans la soci
d'aujourd'hui provoque cette d6sorientati
vivons et cette sensation d'6chec que nous res
En plus, on nous a toujours fait croire,
environnement de < bouqui > et de < pitit bouc
s'atteler a faire partie des < malices > afin de t
aux d6pens des moins pourvus, intellec
6conomiquement ou des plus d6favoris6s,
Nous avons sfirement mal compris la facon de
nous sommes toujours membres d'honneur de
Moins Avanc6). J'ai done fini par croire que <
qui faisait avancer les choses >, < l'i
transformatrice > n'habitait que chez les autre
yo > tandis que chez nous ce ne serait que
tutelle agressive>> ou < assistance sans gene
voies qui nous conduiraient vers le salut, 6con
le progrbs si ardemment souhait6. Ce n'6tait
vrai. Les modalit6s relationnelles de l'6tre 1
l'imb6cillit6 semblent 6tre les memes sot
latitudes, ind6pendamment des r6f6renc
culturelles, ethniques. Le voile tomba le
commence observer les stades de foot-ball
les declarations des dirigeants de ces pay
Beaucoup Plus Avanc6). < Aucun Italien
Aucun Italien nait negre > s'achamait un stade
l'enfant prodige du foot-ball italien actuel, le
Mario Balotelli, adopt par un couple italien, i
par des parents du Ghana, en Italie. Je suis i
que le nouveau President am6ricain, disait,
retenue protocolaire, le Premier Ministre Italie
l'incombustible (long6vit6 politique est mainte
a intelligence, par un strange artifice mis
Sarkozy). Et voilh maintenant Sarkozy,
d'occuper les espaces m6diatiques, suivant
son ami Berlusconi, et pretend convaincre tc
qu'il est le seul A pouvoir mener le monde,
intelligence sup6rieure.
Chers amis lecteurs, je ne sais pa
au courant de la demibre pol6mique de Sarkozy
de la R6publique Francaise, vient de surprendr
et strangers > avec une d6claration-confes
r6alis6e dans l'intimit6 d'une conversati
Parlementaires, lors d'un diner. Officiellemei
d6menti. Officieusement, le contenu de la
circule et fait boule de neige. L'un des invites
le contenu de toute la conversation. D'aprbs
dirigeants des grands pays ne sont pas aus
lui. Ils n'arrivent pas a donner la taille si on 1
lui. Ils ne sont pas < intelligents > et ceux qui


Intelligence-s!

tradition ni le sont pas autant que lui, et meme ceux qui sont plus intelligents prdsidentfra
action de la que lui n'arrivent pas a avoir des r6sultats aussi performants ndlr]sur les
randi croyant que les siens. Parlant d'intelligence comparative, j'ai cr de Zapatero,
gence et que d6voiler une r6flexion du genre : Zapatero est moins intelligent uniquement
, de labetise que Sarkozy et celui-ci beaucoup moins que Jospin. 17/04/09)
nfluence des Cependant, ce dernier, quoiqu'intelligent, n'a meme pas pu
exemplaires passer a un second tour face a Sarkozy. Villepin qui se croit plein de la
un mode de malin est maintenant aux abois. Dans le mime ordre d'id6e et habitues les
e d'inciter h maintenant la meme ligne de conversation, Obama serait un Charles de
ansformation etre sup6rieur, extremement intelligent et d'un grand charisme president de
i6t6 haitienne mais ne s'accroche a aucune r6alit6. Il n'a dirig6 aucun fait comme
on que nous Ministbre (lui par contre oui) avant d'arriver h la Pr6sidence et (Journal El
;sentons tous. n'a parfois aucune id6e claire sur certains dossiers. Merkel
que dans un n'a fait que suivre et adapter les decisions prises par la France Nicolas Sari
lui >, il fallait pour lutter contre la crise. Et ainsi de suite. Le seul, le vrai pour consdq
oujours vivre leader, d'apres lui, Berlusconi. Celui qui gagne les elections en Espagne,
ctuellement, est celui qui d6montre son intelligence. Il en gagne, done il est president dA
socialement. le plus intelligent. Etait-ce purement et simplement de < l'ironie frontieres. Ic
proc6der car sarkozyenne > la comparaison des degr6s d'intelligence des l'exterieur, g
:sPMA(Pays Repr6sentants politiques du G-7? Moi qui pensais que
l'intelligence l'absence d'intelligence ne concernait que les hommes d6finitivem
intelligence politiques des R6publiques Bananibres ? Je pensais que les d'exprimer
:s, < kay blan plus idiots 6taient ceux qui s'achamaient a maintenir un peuple Messi, Eto'
<< mise sous dans la misere a la fois que leurs comptes en banque exemple ou
>>, les seules grossissaient. Je vois done maintenant que le < beau monde > Shumacher,
lomique, vers dit aussi des betises. Et, certains des dirigeants actuels dans le mon
pas tout a fait semblent avoir d6velopp6 un <>, tel que la meilleure affaire, monde de 1
humain et de le < gros lot >, serait de pouvoir < les acheter a leur prix vrai et politique, Vc
us toutes les les revendre au prix qu'ils croient valoir >. Howard Gar
:es sociales, Les reactions ne se sont pas fait attendre. types d'inte
jour ou j'ai S6golbne Royal a pr6sent6 ses excuses au Pr6sident Zapatero logico-math
ou a 6couter tout en faisant remarquer que Sarkozy 6tait < r6cidiviste dans interperson
ys BPA (lire toutes les formes d'agressivit6 verbale, de d6nigrement > et kinesth6siqu
n'est negre. que lorsque l'on lisait actuellement la presse international, l'intelligenc
italiencontre on avait honte d'etre franqais. Elle a demand pardon en rythmique. ]
jeune joueur Afrique. Maintenant h l'Espagne. Et dire que la Premiere Dame mettant l'acc
nis au monde franqaise (Bruni-Sarkozy) venait de d6clarer qu'elle se compte de ce
noins bronze r6jouissait de ne plus etre Italienne a cause de l'in616gance de a quelqu'un
sans aucune Berlusconi. < I faut que cela s'arrete. Le jour ou Nicolas vie. < Surun
n, Berlusconi Sarkozy changera de mode d'expression et apprendra a 6t6 pour m(
;nant associ6e respecter les autres, je n'aurai plus l'occasion de m'excuser, intelligent. ]
au point par de demander pardon >, precise S6golbne. Du c6t6 de l'Espagne, Sherlock Hc
lui ne cesse la diversity d'opinions dans les grands joumaux a 6t6 trbs d'unpays es
l'exemple de int6ressante et m6rite reproduction: contraire esi
out le monde La seule interpretation raisonnable desparoles cependant,
grace A son de Sarkozy est qu 'il n 'avait aucune volonte d'offenser. II est ayant occ
evident qu 'il s'inclut dans le groupe des stupides, avec < l'atypicit6
s si vous 6tes Zapatero, pour se moquer des intelligents qui ont perdu au
. Le Pr6sident premier tour, comme Jospin, et des m&mes qu 'il a vaincu, 6tait la chose
re, << propres comme Villepin. Ce qu 'ily a de vdritablement stupefiant dans vrai. Ceper
sion-opinion ses declarations, c 'est bien que Berlusconi lui semble un consid6rant
on avec des module politique. (Journal El Mundo du 18/04/09) et d'ailleurs,
It, ily a eu un o C'est inevitable. De la meme manidre que le l'intelligence
conversation fleuve Guadiana, le caractere fanfaron de Nicolas Sarkozy valeur const
aurait d6voild ddborde periodiquement de son lit. > (Journal El Periodico penser a dim
; Sarkozy, les du 17/04/09) produit Ch
si dou6s que o L 'un des dirigeants les plus d.sinvoltes est
es compare a Sarkozy, excellent homme politique et habile gouvernant,
le sont, ne le mais avec une estime de soi qui depasse de beaucoup sa


propre stature et qui par consquent affirme
qu 'aucun autre dirigeantn 'est sa hauteur
Ce n 'est pas la premiere fois que le
mnais met La Moncloa [equivalent de 1 'Elysde,
nerfs, ainsi, soit il refrine sa tendance aparler
soit il devra crier a L 'Elysde un department
dedid aux dimentis. "(Journal La Razon du

o Nicolas Sarkozy est un personnage stranger
distance majestueuse a laquelle nous ont
presidents frangais, non pas seulement depuis
Gaulle, mais depuis Pepin le Bref Mais le
la Ve Republique, avec sa boulimie de mots,
toujours usage d'extreme desinvolture.
Pais du 18/04/09)
o Le commentaire du president de France,
kozy, sur Jose Luis Rodriguez Zapatero, a eu
'uence d'unir les socialistes et les populaires
qui ne permettentpas que 1 'on parle mal d'un
u gouvernement espagnol en dehors de nos
:i, a 'interieur, il n 'y apas de barriere, mais a
:a ne passe pas. (Journal ABC du 18/04/09)
Enfin, moi qui pensais que tout le monde 6tait
ent d'accord sur la multiplicity de falcons
l'intelligence ou de d6montrer son existence.
o, Ronaldo dans le monde du foot-ball par
Bryant, Gassol, Nadal, Hamilton, Alonso,
sont des exemples d'intelligence sup6rieure
Ide du sport. Verdi, Bach, Beethoven, dans le
a musique, Gandhi, Martin Luther King, en
iltaire, Moliere dans la langue, et ainsi de suite.
dner a travers ses recherches a 6tabli plusieurs
lligences chez l'6tre humain, l'intelligence
6matique, l'intelligence spatiale, l'intelligence
nelle ou sociale, intelligence corporelle-
e, l'intelligence verbo-linguistique (ouverbale),
e intrapersonnelle, l'intelligence musicale-
Daniel Coleman pr6sente une autre liste en
cent sur l'intelligence 6motionnelle. Si on tient
;la, il serait done difficile de consid6rer imbecile
qui ait fait ses preuves face aux difficulties de la
e ile d6serte, il arriverait a survivre >, a toujours
oi la facon d'exprimer que quelqu'un 6tait
Robinson Crusoe. La capacity de deduction.
,lmes. Enfin, arriver a occuper la Pr6sidence
t signe d'intelligence et pr6tendre d6montrer le
t ne pas faire preuve d'intelligence. En Haiti
nous avons eu pas mal de < cas anormaux >
up6 la pr6sidence du pays. C'est
haitienne >. Nous sommes un cas special !
Enfin, Descartes pensait que le < bon sens >
e la mieux partag6e du monde. C'est peut-6tre
idant, vu ce qui se passe au niveau mondial,
les agissements des hommes politiques, d'ici
on ne peut que croire que < la somme totale de
e des hommes politiques de la Planete est une
ante >. La conclusion logique serait done de
linuer leur nombre, or c'est le contraire qui se
lez nous et ailleurs. Quelle horreur !
Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Avril 2009


Demesvar Delorme: entre absolutisme et liberalisme


VERNETLAROSE
vemaroza gmail.com

Demesvar Delorme mourut a Paris, le 26 d6cembre
2001, en sa residence sise au boulevard de Courcelles; et,
Ant6nor Firmin, alors ministre pl6nipotentiaire, prononca
l'oraison funbbre, en lui rendant des hommages chaleureux et
respectueux.
Ce ne fut cependant pas que circonstanci6: lesjeunes
allaient a Paris voir Delorme<>,
nous dit Jean Price-Mars. Celui-l eut plusieurs admirateurs
tels, le poete Oswald Durand, qui lui d6dia<>,
Frederic Marcelin, Henry Chauvet, etc.
Et lors de la commemoration du centenaire de sa
naissance, le 10 f6vrier 1931, un comit6 Demesvar Delorme se
forma au Cap envue d'organiser les festivit6s approprides. Le
gouvemement y assista. Le ministre Luvigny Vaughes et le
s6nateur Louis Z&phyrin le repr6sentbrent. Plusieurs articles
lui furent consacr6s dans lesjoumaux.
Comme c'est le present qui donne sens au pass, que
signifie pour nous l'oeuvre de DemesvarDelorme, aujourd'hui?
Quels enseignements pouvons-nous en tirer relatifs a sa
participation au gouvemement du president Sylvain Salnave,
sa conception sur la place et le r6le d'Haiti dans le systeme-
monde, et de 1'l1ite particulibrement, 1'elite intellectuelle?

Le moment Salnave: le liberalisme quand mime
Enseignant et animateur culturel, Demesvar Delorme
publia l'Avenir, en 1859, un organe d'expression lib6rale en
ayant pour devise: <>.
II dut suspendre la publication aprbs avoir requ une injonction
du bureau de l'arrondissement du Cap. II fut Olu d put6 du
Cap en 1862 et lutta dans l'opposition lib6rale; et, a la
dissolution de la Chambre en 1863, il reprit ses activities litt6raires
et artistiques.
11 ne tarda pas toutefois a reprendre ses activities
politiques. Les insurrections gagnbrent le Cap en ayant pour


chef le general Salnave. Delorme s'yjoignit et fut le principal
r6dacteur du <>. Il s'exila, a la suite
de la d6faite des insurg6s du Cap, mais il y revint a la chute de
Geffrard. Salnave le remplaca. comme president de la


Demesvar Delorme (1831 1901)


R6publique, et confia a Delorme les ministbres des Relations
Ext6rieures, puis de l'Instruction publique et des cultes.
Le gouvernement de Salnave n'6chappa pas a la
tradition des prise d'armes, dujeu guerrier. Ce gouvemement
passa plus de temps a guerroyer qu'h administrer les affaires
publiques. Et Delorme eut a assurerjusqu'a quatre ministries
au cours de l'annre 1868. Mais Salnave rompit cette
collaboration en le nommant subrepticement repr6sentant
d' Haiti a Londres, puisqu'il recut sa lettre de revocation avant
de pouvoir s'y installer.
La participation de Delorme au gouvemement de
Salnave soulkve la question d6ja pose par Jean Price-Mars:
<< En attendant, nous entendons d'ores et d6ja, fixer
l'attention du lecteur sur l'acceptation g6ndrale que nous
donnons au terme lib6ralisme. Nous l'opposons, a celui
d'absolutisme, a cet absolutisme qui est la norme traditionnelle
de la politique de nos chefs d'Etat a peu d'exception pr&s.
Nous voulons 6tablir tout de suite que ce lib6ralisme
d6coule de l'adh6sion que notre pays a apport6e aux principes
fondamentaux sur lesquels la R6volution Francaise de 1789
s'est 6tayde lorsqu'elle a solennellement proclam6 les Droits
de l'homme. Nous savons tous que les droits de l'homme ont
pour corollaires essentiels les quatre libert6s qui constituent
la base in6quivoque de toute vraie dcmocratie. Haiti, 6tant
une fille insolite et embarrassante de la R6volution Francaise,
il s'ensuit que les quatre libert6s devaient 6tre int6gr6es dans
les institutions, dans les moeurs et la vie publique de notre
communaut&. Pourquoi n'en est-il pas ainsi?.>> (Jean Price-
Mars, Joseph Ant6nor Firmin L'Indomptable lutteur, Imp.
S6minaire Adventiste, Port-au-Prince,s.d.p50-51.)
L'auteur l6abore la probl6matique relative au fait
politique haitien. De quelles traditions nos hommes politiques
sont-ils redevables? Est-ce du lib6ralisme ou de l'absolutisme?
Si pour Delorme, ses 6crits, ses actes politiques et
son action culturelle pourraient nous porter a le ranger dans la
cat6gorie du lib6ralisme, qu'en est-il cependant du g6ndral-
(LETTRES HAITIENNES/p. 12)


Page 10





Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N 14


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SANTE

Avec 149 morts, la grippe porcine mexicaine s'etend l'Europe


(GRIPPE-EUROPE... suite de la page 3)
doivent subir des tests.
La secr6taire d'Etat Hillary Clinton a dit que
Washington prenait la question "trbs au s6rieux" et a
recommand6 la prudence aux personnes qui se rendent au
Mexique.
DEUX TIERS DES MALADES DEJA RETABLIS AU
MEXIQUE
L'6tat des personnes contamin6es en Europe n'est
cependant pasjug6 grave. Ce qui vaut 6galement pour les cas
enregistr6s aux Etats-Unis et six autres annonc6s au Canada.
Un enseignant n6o-z61andais et une dizaine d'61&ves rentr6s
r6cemment du Mexique sont aussi soign6s pour des cas b6nins.
Au Mexique, environ deux tiers des personnes ayant
contract cette grippe sont d'ores et d6jh r6tablies.
En France, les autorit6s sanitaires examinent quatre
personnes qui pourraient avoir 6t6 contamin6es par le virus
apres avoir 6cart6 six cas suspects signals depuis ce week-
end.
"I reste quatre cas qui n'ont pas &te exclus, a Pau, a
Nantes, a Lyon et a Poitiers", a fait savoir l'Institut national de
veille sanitaire. Le gouvernement francais continue d'inviter
les voyageurs a la prudence.
Des cas de cette grippe porcine qui relive a la fois
des virus des grippes aviaire, humaine et porcine classique -


La grippe porcine
(... suite de la page 2)
cela causera effectivement une pand6mie", a dit Chan.
L'OMS rappelle depuis plusieurs annres qu'une
nouvelle souche de virus pourrait d6clencher une pand6mie
de grippe susceptible de tuer des millions de personnes dans
le monde entier.
La nouvelle souche du H1N1, qui r6unit des
616ments des virus porcin, humain et aviaire, a fait jusqu'ici
jusqu'a 68 morts, dont 20 d6ces confirms, parmi les 1.004 cas
presumes signals au Mexique. Huit cas non mortels ont ete
recens6s aux Etats-Unis.
Cette souche est encore mal connue et la situation
6volue rapidement, a dit Chan lors d'une t~lCconf6rence.
Aucun cas similaire n'a &t6 signal ailleurs dans
le monde, mais "il serait prudent de la part des autorit6s
sanitaires des diffirents pays d'etre vigilantes face aux cas de
grippe ou de pneumonie, en particulier s'ils apparaissent en
dehors de la p6riode habituelle de pic de la grippe", a dit Chan,
ancienne directrice de la Sant6e Hong Kong.
Les autorit6s sanitaires doivent aussi 6tre alertees
face a une forte incidence de cas graves ou mortels de grippe


sont 6galement soupqonnes en Italie et en Israel.
L'Organisation mondiale de la Sante (OMS) a
d6clench6 son systeme d'alerte pand6mique depuis
l'apparition du nouveau type de virus, mutant et transmissible
d'homme a homme.
Son comit6 d'urgence devait se reunir pour d6cider
un relbvement 6ventuel de son degr6 d'alerte pand6mique,
actuellement a 3 sur une 6chelle de 1 a 6. II pourrait passer au
niveau 4 ou 5.
"Si nous passons en phase 4 en raison du virus de la
grippe porcine, cela signifie que nous pensons qu'un virus
pand6mique potentiel a montr6 qu'il pouvait se transmettre de
personne a personne et causer de grandes 6pid6mies", a
d6clare dimanche Keiji Fukuda, directeur general adjoint de
1'OMS.
MEXICO, VILLEMORTE
La commissaire europ6enne a la Sante, Androulla
Vassilliou, a engage les ressortissants de 1'UE a viter les
d6placements non indispensables dans les zones affect6es
par le virus, et la Commission europ6enne a convoqu6 une
reunion extraordinaire des ministres de la Sante du bloc.
La souche qui sevit actuellement pr6sente le plus
grand risque d'une pand6mie grippale depuis la mort de
plusieurs centaines de personnes des suites de la grippe
aviaire en 1997. En 1968, la pand6mie de la grippe dite de Hong


Kong avait tu6 un million de personnes dans le monde.
L'6pid6mie a pouss6 des millions de personnes a rester
chez elles pendant le week-end. Mexico, m6gapole
bouillonnante de 20 millions d'habitants, avait des allures de
ville morte.
Les rassemblements publics y ont &te suspendus, les
6coles, muses et bars fermns. Ces mesures pourraient se
prolonger pendant dix jours, a indiqu6 le maire de Mexico,
Marcelo Ebard.
La propagation de la maladie a provoqu6 une chute
du cours boursier des compagnies aeriennes, par crainte d'un
fort ralentissement du tourisme, et une hausse de celui des
grands groupes pharmaceutiques.
Le gouvernementjaponais a tenu une reunion sp6ciale
sur le sujet, en se donnant pour priority la production d'un
nouveau vaccin. La Chine et la Russie ont interdit les
importations de cochons vivants et de viande de pore en
provenance du Mexique et des Etats-Unis.
En France, des mesures sp6cifiques d'information ont
&tr mises en place dans les a6roports notamment. Le ministbre
de la Sante francais estime que le pays est particulibrement
bien 6quip6 pour faire face a une 6ventuelle 6pid6mie.
La ministre Roselyne Bachelot a fait 6tat d'un stock
de 33 millions de traitements antiviraux Relenza et Tamiflu, qui
sont a priori adapts a ce virus.


a un potentiel de pandemie, selon I'OMS


dans des groupes autres que lesjeunes enfants et les vieillards,
tranches d'Age les plus exposes aux 6pid6mies saisonnibres
de grippe ordinaire.
REUNIOND'EXPERTS
La plupart des personnes d6c6d6es au Mexique
6taient Ag6es de 25 a 45 ans.
Des exports de 1'OMS ont apport6 leur aide aux
autorit6s sanitaires mexicaines.
L'OMS tient des antiviraux a la disposition du
Mexique, mais les autorit6s disposent de quantit6s importantes
de Tamiflu, dont le nom g6ndrique est oseltamivir, m6dicament
fabriqu6 par le laboratoire suisse Roche et qui, selon 1'OMS,
est efficace contre le nouveau virus.
"Les virus de la grippe sont notoirement
impr6visibles et pleins de surprise, ainsi que nous l'observons
actuellement", a dit Chan.
"I1 nous faut savoir comment le virus se propage,
quel est son processus de transmission et si oui ou non il
causera une maladie grave, et dans quel groupe d'Age", a-t-
elle soulign6.
Une commission de 15 experts devait se reunir


samedi apres-midi pour formuler des recommandations sur
toute "mesure temporaire" a prendre et sur un possible
relbvement du niveau d'alerte a la pand6mie, qui se situe
actuellement a trois sur une 6chelle qui va de un a six.
Dans l'attente d'une analyse plus approfondie
des cas et d'autres donn6es cliniques, il est "pr6matur6 h ce
stade" pour 1'OMS de formuler des recommandations sur les
voyages, a dit Chan.
"Nous n'avons pas encore de tableau complet de
l'6pid6miologie ou du risque, notamment de sa possible
propagation au-dela des zones actuellement affect6es", a-t-
elle not6. "Cependant, l'avis de 1'OMS est qu'il s'agit d'une
situation s6rieuse".
Il est aussi trop t6t pour demander aux laboratoires
pharmaceutiques de passer de la production traditionnelle de
vaccins contre la grippe saisonnibre h celle d'un nouveau
vaccin d6riv6 du nouveau virus.

WstisIP 9-D ^sn ^^Brl~~8~i


Page 11





Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 14


GROUPE DE REFLEXIONS CITOYENNES POUR UN CHANGEMENT REEL EN HAITI
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POUVOIRAUX COLLECTIVITES TERRITORIALES


Ces derniers temps, la Constitution de 1987 suscite
une multitude de d6bats. Faut-il en amender certains
articles? Faut-il la supprimer purement et simplement et la
remplacer par une nouvelle constitution? On entend toutes
sortes d'arguments pour ou contre cette Constitution. Tout
ceci d6note qu'il y a un malaise dans ce pays dont le progrbs
6conomique semble toujours handicap par la politique.
Ce qui nous laisse croire qu'il y a quelque chose
qui empeche notre present systeme politique de fonctionner
comme cela se doit.
Ainsi, nous, un groupe de citoyennes/citoyens
concerns, nous sommes rdunis en atelier de r6flexions sur
la Constitution et les causes des difficulties de
fonctionnement de notre systbme politique. Faisant suite a
nos discussions, nous avons d6cid6 de r6sumer dans un
texte les r6sultats de nos r6flexions et de soumettre a
l'attention des int6ress6s les propositions que voici:

En pr6ambule, notons les constatations suivantes:
* Jusqu'a cejour, aucun gouvemement n'a pu appliquer
a la lettre les prescrits de la Constitution. Ily a toujours
quelque part violation ou mdpris de la Constitution. Par
exemple, aprbs vingt-deux ans d'application, nous
n'avons pas pu 6tablir le Conseil Electoral Permanent
prdvu par cette constitution.
* Le v6cu politique du citoyen ne correspond ni a la lettre
et ni a l'esprit de la Constitution. Le citoyen depend de
la R6publique de Port-au-Prince pour toutes ses
d6marches. Les collectivit6s territoriales ne sont pas
autonomes, comme le prescrit la Constitution.
* Tant que le pouvoir central est concentr6 entre les mains
d'un ex6cutif omnipotent, nous n'arriverons jamais a
une vraie decentralisation. Si nous devons d6pendre
exclusivement du Chef de l'Ex6cutif, qui devient ipso
facto le Monarque de la R6publique de Port-au-Prince,
pour veiller a la bonne marche des institutions, notre
systbme politique restera paralys6 pour longtemps, et
le sort des sections communales et des communes,
constituant la majority des citoyens vivant dans le
< pays- en-dehors, sera toujours n6gativement
disproportionn6 par rapport a la R6publique de Port-
au-Prince.
* En refusant aux Haitiens et Haitiennes vivant a l'6tranger
la possibility d'acc6der a un poste 6lectif pour avoir
renonc6 ant6rieurement a leur nationality haitienne, la
Constitution rend difficile la r6int6gration de ces
citoyens et citoyennes dans la vie politique du pays.


Autant d'opportunit6s rates, puisque ces gens ne seront
pas int6ress6s a investir dans le pays tant qu'ils seront
consid6rds comme des citoyens de seconde cat6gorie.

En consequence, les propositions suivantes s'imposent:
1.- La Constitution doit tre r6vis6e avec l'id6e de remettre le
centre du pouvoir de decision aux collectivit6s territoriales
par l'entremise d'un Conseil des Gouvemeurs. Un chef de
Gouvemement (chaque annde) sera elu par rotation par les
membres du Conseil en r6f6rence de sa capacity de gestion,
performance, sa morality et les r6sultats concrets de son
d6partement.

2.- Le territoire sera divis6 en d6partements, communes et
sections communales.

3.- Chaque d6partement aura a sa tete un Gouvemeur elu au
niveau d6partemental, assist d'une 6quipe technique de
travail. Chaque d6partement aura la charge de preparer son
plan de d6veloppement qui sera int6grd au Plan Nationale de
Reconstruction des Collectivit6s.

4.- Chaque commune aura a sa tete un Gouverneur-Adjoint
elu au niveau communal, assist d'une 6quipe de travail.

5.- Chaque section communale aura a sa tete un Magistrat, lu
au niveau de la section communale, assist d'une 6quipe
technique.

6.- Le Pouvoir Executif est exerc6 :
a) par le President de la Republique, remplissant le r6le
de Chef de l'Etat, elu au suffrage universel direct a la majority
absolue ;
b) par le Conseil des Gouverneurs compose des dix
Gouvemeurs.

7.- Le Conseil des Gouverneurs sera assist par des
Conseillers d'Etat, responsables des institutions 6tatiques
nationales. Ils/elles seront nomm6s par le Conseil des
Gouvemeurs
Les Conseillers d'Etat auront pour attributions de
veiller a l'ex6cution des decisions prises par le Conseil des
Gouvemeurs (Un Gouvemeur par D6partement Ag& au moins
de 45 ans)

8.- Il sera prvu Un GouverneurAdjoint par Commune ag6 au
moins de 35 ans


9.- I1 sera prvu Un Magistrat par Section Communale ag6
au moins de 30 ans

10.- LE POUVOIRLEGISLATIF sera exerc6 parla Chambre
des Communes, repr6sentW par les Gouvemeurs Adjoints
(Parlement des Collectivit6s) Le S6nat sera supprim6, ainsi
que les D616gu6s D6partementaux, les ASEC ETLES CASEC

11.- LE POUVOIR JUDICIARE DOIT ETRE REVISE
COMPLETEMENT. Les Juges doivent 6tre 6lus.

12.- Compte tenu de nos limitations financibres, nous
devrons garder au strict minimum le nombre d'l6ections a
organiser pour les postes 6lectifs.

13.- La Commission Electorale Permanente doit tre
ind6pendante des trois pouvoirs.

14.- La Constitution doit etre revis6e pour rendre eligible
A des postes 6tatiques tout individu d'origine haitienne,
qui le desire et qui possede, ou qui a recouvre la nationality
haitienne. Ainsi les Articles 15 et 18 excluant les Haitiens
qui ont pr6alablement renonc6 a la nationality haitienne
doivent &tre amends.

En r6sum6, nos propositions garantissent le respect des
trois principes suivants :
Une constitution adapt6e a la r6alit6 du pays.
Un Etat-Nation au service des collectivit6s
territoriales
Un systeme de gouvernance ax6e sur la
decentralisation et r6pondant A la mesure de nos
moyens financiers.


Therese Guilloteau
Coordinatrice


Nemours Damas
Relations Publiques


Nous vousprions defaire circuler notre petition, car nous
avons besoin d'un million de signatures au moins pour
ddmontrer laforce de nos voix.

Envoyez vos r6ponses aux adresses
dlectroniques suivantes:

HAITIANSINTRANSIT.ORG@GMAIL.COM
HAITIGROUPEREFLEXION(,YAHOO.COM


Demesvar Delorme: entre absolutisme et liberalisme


(LETTRES HAITIENNES ...suite de la page 10) Delorme croyait-il que sa participation au gouvemement allait
president Sylvain Salnave? Si, c'est du c6t6 de l'absolutisme, lui donner l'opportunit6 d'infl6chir la tradition absolutiste?
Sa demarche ne r6siste pas face a la pesanteur
AVI RENYINYON PIBLIK de la tradition haitienne, que ce soit dans l'affaire Montas,
que ce soit dans les vell6it6s de bitir un espace de
Yap avize ke Komite Transpb Piblik, Enfrastrikti ak Woutye (sig dialogue dans le cadre du regime insurrectionnel,
angle TIRC) de Asanble Komisyon6 Konte Miami-Dade la pral fe yon despotico-anarchique.
reyinyon piblik nan Sal Komisyon an ki sou 2yem etaj, 111 N.W. 1st Ldon Montas, ancien commandant du
Street, Miami, Florid, pandan yon reyinyon ki pral kimanse a 2:00 D6partement du Nord, se trouvait en prison sans 6tre
p.m., jou 13 me 2009 la. Se la menm yo pral diskite sou chanjman jamais traduit cependant par devant ses juges naturels.
ak modifikasyon ke yo konsidere f6 nan seten traje bis tankou sa ki Mme Leon Montas adressa une petition a la Chambre y
swiv anba la a : relative. Le d6put6 Armand Thoby y donna les suites
necessaires. II proc6da a l'interpr6tation du cabinet
VE 14 JEN 2009, MIAMI-DADE TRANSIT (MDT) PWOPOZE FE minist6riel, le 12 octobre 1867.
DE AJISTEMAN NAN SEVIS LI YO, YON FASON POU TRAJE La stance se d6roula sous un climat surchauffi
BIS SA YO KA OPERE AK PLIS EFIKASITE: TRAJE BIS 21, 36, occasionn6 par l'antagonisme exacerb6 du d6bat entre
41, 48, 91, 99, L, M, 183rd STREET MAX, 238 EAST-WEST les deux protagonistes. Delorme essaya vainement de
CONNECTION, 243 SEAPORT CONNECTION, 246 NIGHT OWL, calmer les esprits et de ramener les adversaires a la
AK 344 FLORIDA/HOMESTEAD CONNECTION. MDT PWOPOZE raison. N6anmoins, une foule y fit irruption en
TOU POU LI ENPLIMANTE YON NOUVO TRAJE AK ARE BIS envahissant la salle des s6ances de la Chambre des
ITE 79TH ST T MA dput6s, puis les expulsa. Les portes de l'6tablissement
LIMIE: 79TH SR MAX furent clouds au cri de << Vive Salnave>>. Et le 5
Nan reyinyon an, Komite a pral bay moun oswa ajans enterese d6cembre 1867, c'est le cadavre de Ldon Montas qui
yo opotinite bay dizon pa yo sou asp6 sosyal, ekonomik, ak gisait dans sa cellule. Lejournal officiel,<>
anviwonnmantal pwoje sa a. Moun ki enterese yo fet pou soumet parla d'une apoplexie foudroyante. Personne ne donna
vebalman oswa alekri pwen yo vie etabli yo oswa rekbmandasyon cependant foi a ce proces-verbal.
y an rap ak pwoj sa a. Le president Salnave 6tait quasiment encercl6
yo a sa par divers mouvements insurrectionnels. I1 n'avait aces
Yon moun ki deside mennen an apel nenpit desizyon ke komite qu'aux ports de Port-au-Prince et du Cap; et il passait la
a, ajans la, oswa komisyon an ta pran an rapb ak sij6 ki te an majeure partie de son temps dans les combats.
konsiderasyon nan reyinyon an oswa nan odyans la, pral bezwen Apartirde f6vrier 1868, Delorme se trouvait dans
yon rejis de tout pwosedi yo. Moun sa a gen dwa oblije asire ke une situationparadoxale. Par interim, il exerqait la fonction
de responsable du gouvernement qui avait toujours son
rejis motamo sesyon yo te fet, enkli temwayaj ak prev ki se baz e spoab du uveementquiavaittooursson
pousiege Port-au-Prince.
pou apl la. I1 mit l'ardeur non seulement dans
Konte Miami-Dade bay opotinite ak aks6 ekitab nan anplwa, epi li pa l'accomplissement de ses tiches politico-administratives
f6 diskriminasyon sou moun enfim nan pwogram li yo oswa sevis li mais il tenait des salons litt6raires au milieu d'une telle
yo. Depi nou avize byen bone anvan reyinyon an, nou kapab jwenn atmosphere qui n'arretait pas de s'envenimer. Pourquoi
aparey pou tande ak lot sevis pou ede nou kominike. Sou demann, done ne cessit-iljamais d'exprimer sa loyaut6 inddfectible
h l' gard du president Salnave, car, il aurait pu rejoindre
fom sa a disponib nan yon foma aksesib (kaset tep. Bray, oswa le movement insurrectionnel?
disket konpit6). Pou materydl nan yon lot foma, yon entipret an Pour lui, celui-ci o tant lu, il jouissait de la
siy pou soud oswa nenpot lot akomodasyon, tanpri kontakte Maud l1galit6, car l'insurrection ne reposait sur aucun
Lizano nan 786-469-5478. Kliyan yo ki sevi ak fondement 16gal, n'6tait pas 16gitime. Au nom de la loi et
TDD, tanpri rele sevis Florida Relay Services nan MIAMI de l'ordre, il fallait done rcprimer le mouvement. Et dans
1-800-955-8771 omwen (5) senk jou davans. rc ce mme ordre d'id6es, il cherchait a convaincre les
diffirentes classes et couches sociales a collaborer avec


le gouvemement.
La litt6rature, les d6bats d'id6es repr6sentbrent pour
Delorme lavoie dans la quete du dialogue entre les diffirentes
categories sociales. Il ne donnait pas dans l'illusion mortifbre
de l'hyperpolitisation, de la polarisation politique qui excluait
l'autre.
Son intervention n'6tait ni utopique ni chimdrique.
La culture, au sens polys6mique du terme, constitue en Haiti
un lieu de conviviality et d'expression de la liberty, au contraire
de l'absolutisme qui regne dans la sphere politique. La
representation, absente enl'instance politique, se retrouve en
l'instance culturelle.
Delorme qui 6tait a la fois une homme de culture et un
homme politique le comprenait vivement; et il pensait a la
possibility d'investir cette conviviality et cette expression de
la liberty d6ji pr6sentes dans l'action politique.
II achoppa en ce passage; il ne fut pas le seul: la
society haitienne tout entire n'arrive pas jusqu'a present a
conduire le passage de l'absolutisme au liberalisme.

Le devoir de memoire
Nous avons l'opportunit6 a travers l'examen des
oeuvres et de ses actions de d6battre sur la port6e et les limites
de la m6thode Delorme, qui se pr6sentait comme l'ap6tre du
liberalisme dans le cadre d'un regime de tradition absolutiste.
Ce d6bat s'impose d'ailleurs en vue de sortir du
monologue dans lequel nous nous trouvons lorsque nous
employons les notions de libre entreprise et de d6mocratie.
Or, libre de toute influence iddologique,la guerre
froide et la domination imperiale, < d6veloppement>>, Delorme avait deja r6fl6chi sur la d6mocratie
en Haiti, sur le paradoxe de la misere au sein des richesses. Sa
conception sur le d6veloppement politique et socio-
economique est tout aussi pertinent que celle issue de l'apres
deuxieme guerre mondiale.
II a abord6 les problkmes lies a la quasi-absence de la
figure de entrepreneur, du r6le incontournable de l'Etat, des
liens entre le d6veloppement socio-6conomique et
l'interm6diation financiere et bancaire, sur le r6le fondamental
du d6veloppement agricole dans le d6collage d'Haiiti, sur la
temporalit6 dans l'introduction de la technologie. II a insist
sur l'importance de mettre l'accent sur ce fait sociologique
fondamental: le passage du travail comme damnation au travail
comme emancipation en vue de donner un sens socio-
economique a la proclamation de l'Ind6pendance.

Vernet Larose


Page 12





Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N 14


La Grande Riviere du Nord (2)


La semaine dernibre, nous avons pr6sent6 les
observations que nous avons pu faire concernant les
indicateurs de degradation de l'environnement sur le haut
bassin de la Grande Rivibre du Nord. Cette semaine, nous
voulons voir les r6sultats de cette degradation.


comme une furie, dlargissant chaque fois un peu plus la
<< galette >>, faisant perdre au paysan d'importantes surfaces
qui autrement auraient ou ntre cultiv6es.
Bien sur, le paysan essaie de compenser cette perte
enfaisant des cultures dans le lit meme de la rivibre, comme on


La premiere construction d'un barrage, au lieu dit la
Tannerie, pour alimenter ce systbme d'irrigation remonte
probablement a la p6riode coloniale. Mais depuis ce barrage a
plusieurs fois dfi ttre rihabilit6, soit qu'il ait t& complktement


Different aspects de la Grande Riviere du Nord: saison seche, saison pluvieuse, rehabilitation (HENM)


Le premier constat est la destruction des berges. Elle
est 6vidente sur la photo repr6sentant cet arbre dont on ne
sait comment il tient encore debout car le sol dans lequel il
6tait plantW a 6te emport6 par les eaux.
Un deuxibme constat est la dimension du lit de la
rivibre, qui est sans commune mesure avec le d6bit du cours
d'eau ... en saison seche ... car en saison pluvieuse, plus rien
ne retenant l'eau dans les hauteurs, la rivire << descend >>


peut le voir sur la seconde photo ; mais il faudra qu'il r6colte
rapidement, avant l'arriv6e de la saison pluvieuse, sinon tous
ses efforts seront perdus.
Mais il y a autre chose. Une des raisons qui avaient
incit e choisir le bassin versant de la Grande Rivibre du Nord
pour une experience pilote du PITDD est que ce cours d'eau
est utilis6 pour l'irrigation de la plaine de Quartier Morin, soit
environ 1.800 hectares.


ensabl6 par les sediments apport6s par la rivibre, soit qu'il ait
6te tout simplement emport6 par les eaux en furie.
La troisibme photo montre la plus r6cente
rehabilitation, encore incomplete, car on ne peut encore
envoyer l'eau dans le systbme, il faut en effet curer le canal
d'amenee qui est encore complktement ensabl6.

Bernard Etheart


Le jatropha, agrocarburant du futur dans les Pays du Sud ?


Mali "Plante-miracle", "orvert du dsert", lejatropha
fait la Une. Cet arbuste originaire d'Amdrique du Sud produit
en effet une huile aux propri6t6s proches de celles du gazole.
Mais contrairement a ce que laissent sous-entendre ses
surnoms, le jatropha a ses limites et pr6sente le risque de
conflits d'usage sur des terres utilis6es aujourd'hui pour
l'agriculture vivriere.
Comme l'explique Roland Pirot, agronome et
chercheur au Cirad: "C'est le dernier choc p6trolier qui a cr66
cet engouement international pour lejatropha. Depuis l'int&r&t
est un peu retombd".
Dans les ann6es 40 d6j~, la plante 6tait utilis6e comme
carburant enAfrique. La-bas, on l'appelle pourghbre et on lui
prete traditionnellement bien des vertus : son latex contient
des agents coagulants et cicatrisants pour soigner les


blessures, son huile est purgative. On l'utilise aussi pour
fabriquer du savon et son tourteau peut tre utilis6 en engrais.
Son systeme racinaire profond permet de lutter contre l'6rosion
des sols. Enfin, les haies vives de jatropha entourent
traditionnellement lesjardins maraichers pour les prot6ger des
animaux.
L'Inde est l'un des premiers pays a s'6tre int6ress6
de prbs aujatropha a la fin des ann6es 1990, pour produire du
carburant mais, comme le rappelle Gilles Vaitilingom,
6nerg6ticien au Cirad : "Des projets de d6veloppement furent
months en Afrique dans les ann6es 80 mais ils s'averbrent
sans suite". Car si le jatropha est une plante r6sistante qui
pousse sur tous les terrains arides, elle n'en demande pas
moins un minimum d'eau et de fertilisants pour "une
production exploitable seulement au bout de 4 a 5 ans". De


plus, sa r6colte doit se faire manuellement. Alors, lejatropha,
miracle ou mirage ? Les projets scientifiques l'utilisant
continuent mais les reserves sont nombreuses. Ainsi, en 2007,
le Cirad lancait, au Mali, un projet de recherche et
d6veloppement sur l'huile de jatropha utilisable soit pure pour
les moteurs, soit en ester ou biodiesel. En 2009, le projet
continue avec le partenaire malien, l'Association d'Entraide
pour le Ddveloppement Rural. L'objectif est de rendre
autonome en 6nergie une station d'6cotourisme, en utilisant
l'huile de jatropha produite par les agriculteurs de la region
dans ses groupes Olectrogenes. Une entreprise qui, si elle est
couronnde de succes, prouvera les qualit6s du jatropha au
niveau local.


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* lluLts die hiaNuAt


Page 13


MIAMI- DE


LEGALANNOUNCEMENT OF SOLICITATIONS
MIAMI-DADE COUNTY
MIAMI, FLORIDA

Miami-Dade County, Florida is announcing the availability of solicitations for
contract opportunities, which can be obtained through the Department of Procurement
Management (DPM), from our Website: www.miamidade.gov/dpm. Vendors may choose to
download the solicitation package(s), free of charge, from our Website under "Solicitations
Online". Internet access is available at all branches of the Miami-Dade Public Library. It is
recommended that vendors visit our Website on a daily basis to view newly posted
solicitations, addendums, revised bid opening dates and other information that may be
subject to change.
Interested parties may also visit or call:
Miami-Dade County
Department of Procurement Management
Vendor Assistance Unit
111 NW 1 t Street, 13th floor,
Miami, FL 33128
Phone Number: 305-375-5773

There is a nominal non-refundable fee for each bid package and an additional
$5.00 handling charge for those vendors wishing to receive a paper copy of the bid package
through the United States Postal Service.
These solicitations are subject to the "Cone of Silence" in accordance with
County Ordinance No. 98-106.

Miami-Dade County has streamlined the process for accepting bids and proposals by
requiring vendor affidavits only once at the time of vendor registration.
Starting June 1, 2008, vendors will be able to provide required affidavits one
time, instead of each time they submit a bid or proposal. Solicitations advertised after June
11t will require that all vendors complete the new Vendor Registration Package before they
can be awarded a new County contract. Obtain the Vendor Registration Package on-line
from the DPM website.





Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 14


SERI E S


MOU L E R
QIHGQN L IEMAU R I CE) E CQ
rL X Vcie Y A KUio AY O T TE)QGX
LSEu D L V ST U Sn A M B AN /A N)
F s' L N ESE A\ E T A T I y WR/aW
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E E S A uCjIYG JJ/Q \N W T D BL 6 \MC
L L S G E \ A w AGAS CX A
A JV R C H(P E L N I C 0 BF R)V&
Archipel Crozet -Archipel Nicobar -Archipel des Chagos
Archipel des Comores -Archipel des Kerguelen Banyak
Bassas da India Enggano lie Amsterdam lie Christmas lie Europa
lie Juan de Nova lie Rodrigues lie Saint Paul lie Tromelin lie de Deli
lies Cocos lies Glorieuses lies Maldives La Reunion Les Seychelles
Madagascar Mayotte Mentawai Nias Nusa Kambangan Sempu
Simeulue Sri Lanka Tinjil Zanzibar Ille Maurice


Allez de SERIES A MOULER, en utilisant des mots du du vocabulaire
frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


HORIZONTAL
1. Militant de la guerre de I'independance
algerienne 2. Affaiblie -
3. Lettre grecque Capacit6 calorifique -
4. P6tulance 5. M6tro de Chicago -
Article Argon 6. Neon D6sert de
dunes 7. Chef Venue au monde -
8. Einsteinium Appris Pronom.

VERTICAL


1. BrOlante 2. Constell6es -
3. Mesure chinoise 4. Droitures -
5. Aluminium Cyanure 6. Germanium Pr6position -
7. Centaines d'ares 8. Arros6e.


Solutions de la
semaine passe:
SAlINIT S
SUlINITS
PSUAINITE
S UIAIN T E
PI UA INT E





SCRABBLE


Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

F P

I RT

U E


Solutions de la semaine passee
POUTSER

\___


7h00-9h00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M61odie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiere Raphael

lOh-Midi Le disque de lAuditeur
animation James Pr6dvil

12:00- 12h30 Le Midi
informations avec Laury Faustin

12h30-2h00 Lady Blues avec Elsie
Jazz, Blues, Swing, Ragtime

2h00- 3h00 C'est si Bon en chansons...
Emission de chansons francaises

3h-5h pm Le Bon Vieux Temps
Retro-Compas
avec Doc Daniel et Captain Bill

5hoo Le Journal de 5 heures
avec Villette Hertelou
5h 30 pm Melodie & Company
Ddveloppement durable
Mardi avec Bernard Etheart

7h-8h30 Amory Sabor con Luciani

8h30- 9hoo Soir Informations

9h00 10h30 Notre Grand Concert
Lun. & Mer.: L'heure classique
Jeu. & Dim. : Jazz at Ten
Judy Carmichael recoit ses invites
9h00 et au delA Cavaliers, prenez vos dames
(Samedi) 50 ans de succ6s populaires haitiens



c 'e4t ft eA 4o't ewe #t~ec et0 /


En Bref...


(.. suite de la page 2)


d6g6nbre. Elles seront certainement reprises >, ajoute Michele Pierre-Louis.
Le premier ministre Pierre-Louis dit ne pas encore disposer d'un bilan des operations
6lectorales du 19 avril, 6maill6es de quelques incidents violents. < Le CEP [Conseil electoral
provisoire] aura a se prononcer l1-dessus >, indique le chef du gouvernement.
Ces incidents ont &t6 enregistr6s dans plusieurs communes du Plateau Central. Des
individus portant cagoule et lourdement arms ont fait irruption dans des bureaux de vote et
emport6 le materiel de vote.
Ce scrutin devait permettre aux 4.5 millions d'l6ecteurs potentiels de choisir 12 s6nateurs
parmi les 75 candidats en lice afin de compl6ter le s6nat qui compte 30 membres.

Toujours moins d'Olectricit ...
Les pannes se multiplient et deviennent de plus en plus longues depuis l'incendie survenu
a la centrale de Varreux.
Les d6gits enregistrds apres l'incendie qui a 6clat6 le 21 avril dans une centrale 6lectrique a
Varreux sont consid6rables, selon les premiers constats. Les 6quipements endommag6s
repr6sentent une perte d'environ 1.5 Million de dollars US.
Une investigation a &te lance pour determiner les causes de l'incendie. La firme priv6e
Sogener est responsable de la production a la centrale de Varreux. Et il revient a l'Electricit6
d'Haiti d'assurer la distribution du courant. En ce sens, les responsables de l'Electricit6
d'Haiti ont annonc6 une reduction de 2 heures dans la distribution.












.. ... ..... ..... ... . .. . ... .



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Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 14


RECUEIL DE PROVERBES
CREOLES
MAKS MANIGA PA RETE DE BRA KWAZE
Li SEVI NOU YOUN LOT ANKO
Maks pran retrit liMiramar -Miyami depi okt6b 2002.
Ou ta di se tann li t' ap tann li rive Florida pou li kontinye
pibliye. An 2005, li te ba nou : Leaders of Haiti 1804-2001.
Historical Overview ; an 2006 : Mots crdoles du Nord'Haiti.
Origines -Histoire -Souvenirs.; an2008 : Patamouchl. Etimoloji
- Literati Repbtaj ; an 2008 : Cap-Haitien. Excursions dans
le temps. Voix capoises de la diaspora. Jodi-a li renmdt nou :
Proverbes crdoles hattiens du dix-neuvidme sidcle.
Transcription moderne- Traductionfranqaise Annotations,.
Kbm Maks se pitit kay, manm Sosyete Koukouy, nou
pa ta renmen lekt&-nou-yo kouri di se paspouki paske n'ap
voye liv-li yo monte. Nou apresye travay-li. L'ap fe literati
kreybl-nou an vanse. Poutetsa, m' ap kite nou apresye sa li di
dan avangou dtnye liv li-a. LU nou genyen-1 nan men-nou n'a
ekri Ti Gout pa Ti Gout pou bay opinyon-nou. Men sa misye
di:
"Sa fr 130 an, an 1877, J. J. Oden te fe dezymm edisyon :
< Recueil de proverbes crdoles >> li-a part. Edisyon sa-a
<< revue et augmente >> te pote bay piblik la 1011 pwoveb ;
kUk nan yo rete joukjounenjodi, d6t sitou zen nan epbk sa
a ki disparet.
Nan moman kote lanng nasyonal nou an ap leve t&t li
- alafenddfen tankou premye zouti pou Ayisyen kominike ak
Ayisyen parey yo, mwen kw li bon pou mwen mete pwoveb
kreybl sila yo nan men pdp-la.
Pwoveb se eksperyans youn pep. Ayisyen, youn pep
abitan k' ap viv ak ti zing ; k'ap t6dye men youn te kbkbtb ; k
ap viv avek zbt ki konn malveyan; gan de fwa yo aji yonjan
ki mal pou eskplike. Pwob&b yo va ede nou konprnn sa ki nan
t&t yo epi santi tou anpil sa y ap boukannen.
Eritaj sa-a lelit nou yo toujou fe kankou li pa egziste, eben
se li ki san nan venn lizay p4p la. Soti nan n4g ak neges mawon
yo pou tonbe nan sanba ak konpbzjounenjodi-a se de gouden
ak senkant k6b.
Opinyon Oden yo ale avek lide epbk li-a. Anpil fwa
yo sonnen dw6l pou sosyetejounenjodi-a : medam fi yo pran
pou grad yo, misye deklare: << vodou se relijyon denmon >>
elatriye.
Nou pate vlejije. Nou rap6te sa nou te twouve-a,jan
koleksyon pwoveb sa-a te rive jwenn nou.
Paw6l politik fe kenken. Kantite pwoveb toutbon yo
pa anpil. Sanble ot&-a te rasanble sa li te konn tande nan s&k
lavilyo.
Li pa voye w6ch kache men :
<< Se pa tout pwoveb ki bon. >> (970)
Antouka, nou kontan misye te sere ansyen pawbl sa yo
pou nou.
130 an apre dezyem edisyonRecueil de Proverbes crdoles
sa-a te fin part, plizye santen konpatriybt nou yo ki konn li
kreybl ase va pran plezi pou li yo nan 6tograf yo konnen an.
An 1877, sete youn ti ponyen neg ak fokbl ki tejwi pawbl sa
yo. Lide sa-a plis pase tout 16t te pouse-m pran desizyon pou
mwen mete fi.
Mwen te kontan fe travay sa-a avek lide mwen konnen
se yon lide mofn fou pou Recueil de Proverbes crdoles la, ki
te pibliye an 1872 ak 1877, ta kapab ede nou amelyore charabya
yanmyanm kakachat, zbt ta vle rele kreybl la, m' ap tande depi
senk an nan bouch majorite animate pwogram radyo nan Sid
Florid la..
Mwen ta ozanj, anplis, si m' ta we rekey sa a rive nan tout
zile ak peyi krey6l nan Karayib la, nan Amerik di Sid la avek
peyi Oseyan Endyen yo pou li pote lareverans ak tavoudra
gran se yo : Ayiti.
Mwen kwe tout rezon sa yo montre yon reyedisyon
Recueil de Proverbes crdoles sa-a mize nan wout men li pote
bon konmisyon."

N'a genyen pou nou tounen sou : Proverbes crdoles
haitiens du dix-neuvidme sidcle. Transcription moderne-
Traduction franqaise Annotations.
Pou fini n'ap di Maks : Ankouraje!
Jan Mapou
++++
Ago N'apjwenn liv-la nan Libreri Mapou. Vant syati-a
ap f&t nan Libreri Mapou dimanch 24 Me depi 5e diswa rive
pou 7. Kapte Radyo lek6l 91.3 FM pou plis enf6masyon.


Anba bouch a Grann Mari

Labitid ak koutim III
ak Zand6 / Jacques J. Gargon*
M ape pale ake youn zanmi an wen, youn nonm save.
L ap etidye tout tan; I pa janm bouke. Men an y ape tripote
cheve a y; konmsi pandanstan 1 ape mete kbnmsans nan kabbch
a y, I ape wete cheve yo bwanch pa bwanch; kounouye a, i pwdt
fin chbv wi. I di wen, an fwanse: Unvieillard qui meurt est
une bibliotheque qui brfile".
A! M ranka kb an m pou m dirije koze a; pase lang
pa pou wen. San pedi tan, i ride wen konpwann : l youn dife
pase, boule deny fey papye, luv elatriye; anseyman kite make
nan yo, pedi. Menmman, le youn grandt fini f& tan y, i mouri; 1
ale ake tout sa i te konnen, tout eksperyans a y.


Menm kote a, m vin chonje grann Mad te toujou ap
rakonte wen labitid, koutim, bagay ki te konn pase denpi i
menm te ti katkat. Onktman, f6 m di si wen pa te neglijan
osnon lamenmwa an m pate faya, de san gwo luv pat ape ase
pou kenbe koze sa yo.
Pou byen di tou, pa te genyen lbt timoan 6zalantou
pou m ay jwe; pi souvan se te toujou li ake wen ki nan kay la.
Youn jou b6 labrin diswa, m chita kote a y, n ape
koze. Konsa oun fanm, zanmi a y, Janin, pit a youn msye yo te
rele bbs Fab, vin part. I di bonswa. Granmoin nan f* y chita.
albs i mande y: < Men ki bon van ki mennen w?
I reponn : < Se kote a wou m vini la wi. M konnen se wou ki ka
ride wen nan ka sa a.
M ape koute. I kontinye : < A! Denpi manman fin
mouri nbtrejou a, m nan oun sdl touman. Chak nwit, kon
youn ti dbmi vin pou pwan wen, Jojo pete youn rdl. M vbltije
nan dbmi an, m leve ake youn batimann kU. Ay madanm, sa-
wou tande a, sbmey fini pou wen jouk i jou. Wou konnen tou,
rele sa se wen ki te pote Jojo; men sete, rele sa, pit a grann a
y. Se anwo tchwis a y pou i manje, se la i pwan pwemye sonmey,
anvan yo ay mete anwo kabann nan.
M kontinye ape tande. Grann Mad reponn: < Se pa
anyen non, ddfen an, Maltid, kite oun ti madybk anwo y.
Janin f*: < Se sa ki ft m renmen pale ake grandkt
wi! Sa wou di a se pozitib! Paske l pitit la rele i toujou ap di
grann! grann! grann!
Grann Mad voye y ay achte youn ti moso twdl wouj
pou yo fI oun ti karako dbmi mete anwo pitit la; mb pa mele
ake wouj. Anpi i kontinye: Maltid pa ka vin f* sa non; se pou
wou bali youn lokipasyon. Ay simen oun ponyen jijiri o tonm
a y pou i konte grenn pa grenn. Mete tou oun plot fil blan ake
youn pake zegwiy, pete je a yo, pou i pa ka file yo 1e i bezwen
koud, konsa li a bay tilezanj la repo. Fb i konnen ter la pa pou
li ank6. Louvwi oun bib anba t&t a timoan nan non, ake youn
sizo an kwa; f6 w jwenn lapel bonanj a wou.

Padan koze sa yo ape dewoule la, m vin gan oun
laperz; m sere kole plis anba vant a grann; m ape veye alawonn
si pa te gan kZk m6 k ape vin pwan wen.

* Zand6 / Jacques J. Gargon ap ekri yon liv : < Aba bouch a
GrannMari. >>

Ago Nou pibliye tkks Jaklen-an do-pou-do san wete san
mete nan 6tograf ak pale moin nan z6n N6 peyi Ayiti-a


Youn pwoveb nou pa tande ankO :

"Boure anpil pa ale avEk ti figi"
ak Max Manigat*
Mwen f&k tradui : Recueil de proverbes crdoles "
(1872 & 1877) J. J. Oden / J. Audain an. LU w-tande youn zo
pwason te kole nan g6j mwen nan tradiksyon youn pwoveb
an franse, mwen te mande lamenf6t. Asosye m' yo nan travay
sa-a se : Ralba, Zand6 ak Awamusa (pwononse : awamousa).

174. Bourr6 empile pas all6 avec piti [ti] figu. (jan Odente
kril)
174. Boure anpil pa ale avek piti [ti] figi. (6tografofisy1l)
% Porter desfaux seins et desfaussesfesses ne siedpas a
un petit visage. (tradiksyon pa m)
A bonne bouche, bonne corpulence." (tradiksyon
Zand6)
Asosye a kontinye :
<< Yon mofn ki manje anpil, anpi li toujou rete chich;
yo di se men li ki pa ale ak bouch li. >>
Ralba ajoute:
<< Boure bay lide youn mofn ki saf. Youn bouch ki
twb plen def6me yon ti figi. >>
%
Apre Awamusa te ekri-m sou tradiksyon sa-a, men sa
mwen te reponn li :
<< Awa,
MWsi anpil! Mwen dak6 av&-w : sa pa youn pwoveb,
men li montre moso nan lavi 1870 yo. Se yofn nanbagay m' ap
cheche yo.
Ralba, Zand6 ap twoke k6n avek pawbl sila la. Se
sans mo 'boure' a ki kle konprann li. Men kote nou rive :
Ralba ak Jaklen kwe 'boure' se manje anpil ;
MM (mwen menm ki pase pou Max Manigat tou) panse se
mete fo tete ak fo deyL. F6 nou pa bliye ki wbb ki te alambd
pou medam yo nan tan sa-a : se te krinolin, elat. Krinolin nan
laj, men lestonmak dwe pou ale avejip-la. Kidonk, si youn dam
gan ti figi li pa kapab boure twbp. Se 1lkti pa mwen. Sa w-di
nan sa? >>
%
Mwen pa te vle ale gade nan: Proverbes hattiens"
(1905) E. Chenet a pou li pa te jwe nan t&t mwen. LU nou santi
nou kole vre, mwen bije fe mouv la. Men sa mwen trape pou:
174. Boure anpil pa ale avek piti [ti] figi. J. J. Audain


franse:

figure.


401. Rad gonfle pa ale ak ti figi avek tradiksyon

% Un costume dbouriffj ne va pas avec une petite

Nou konnen jan E. Chenet voye nenpbt mo franse


monte : dbourifft pa gan siyifikasyon ni boure, ni gonfle, men
si yonf ka sevi pou 16t, li pran youn mo franse ki ganyen son
:'bour'laladanl.
Sa ki enteresan nan tradiksyon-an se sans pwoveb-
la: Oden di: boure; Chene di: rad gonfle. Konsa, boure se pa
manje anpil.

* Max Manigat, otW "Patamouch. Etimoloji Literati -
Repbtaj" (2007) ftk pibliye youn reyedisyon Recueil de
proverbes crdoles" J. J. Audain an.


Youn Lbt pwoveb nou pa tande

souvan : Ou ponko tig ou vie

pengle"
ak Maks Maniga*
Mikelsonn P61 Ipolit /Michelson Paul Hyppolite nan
liv[1] li a pote 114 pwoveb. Plis nan yo nou konnen, men de
twa grenn nou pa tande souvan. Men yofn :
Ou ponko tig ou vie pengle."
Li parye li avk :
Ou ponko sblda ou mande galon"
epi li esplike li: Yo di sa pou mofn k'ap chache pou' 1 monte
tr6 vit." (Mwen respekte 6tograf ot&-a.)
Liv misye-a pibliye apre pa Fayo[2] a. Konsa, mwen
pajwenn : Ou ponko tig ou vie pengle" nan Fayo.
Mwenmenm tou, mwen pajanm tande pwoveb sa-a.
Mwen pa te kontre li nan liv J. J. Oden / J. J. Audain (1872)
mwen fek reyedite[3} a.
Menmsi mo pengle a pa youn mo kouran nou konnen
sa li vie di: ki ganba. Sa fe nou we sans pwovIb la klW : f6k ou
ta tig pou ta fRt avek ba sou po w. Albs, ou pa tig ou pa sa
pengle. Poze san ou, kwoke makout ou kote men ou ka rive.
Eske pwoveb sa a dispar&t?

* Max Manigat ap prepape yon dezyem liv an kreybl :
Patamouch 2. Etimoloji- Istwa dAyiti- Literati-
[1] Pwoveb Aysyen Aplike Proverbes Aytiens Appliquss -
Applied Haytian Proverbs. 1988, 144p.
[2] 3333 Proverbs in Haitian Creole... Port-au-Prince,
EditionsFardin, 1980, 432p., il.
[3] Max Manigat: Proverbes crdoles hattiens du dix-neuvidme
sidcle... Educa Vision, Inc. 2009, 323p.

+++
De bl aktivite ap prepare nan Libreri Mapou pou Mwa Eritaj
Ayisyen-an. 17 Me 2009 komedyen Jesler Mesidor ap la pou
vant siyati dtnye CD li-a ; epi 24 Me pwofese Max Manigat
ap vin fe vant siyati Liv pwoveb li fenk pibliye-a. Make datyo
Pa bliye.
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De 7:00 a 8:00, Le Miyami
De 6:00 a 7:00, Le Ayiti
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Animasyon: Jean-Claude Prima Cantave

Lorraine Mangones, se envite nou demen Samdi 18
Avril 2009 la.
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Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 14


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Avec la mnme ferveur habituelle, des milliers de fiddles catholiques
ont participd au congress annuel du Mouvement Charismatique (Robenson)


Lafoule des partisans de Fanmi Lavalas a la sortie du Parlement des greviste
de lafaim (photo Eugene Robenson)


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
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173 NW 94't Street, Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559)
Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email : melodiefm hotmail.com
haiti-en-marche hughes. net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896
L gritdgy othas ffet 30) 2-78


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Haïti en Marche, édition du 29 Avril au 5 Mai 2009 • Vol XXIII • Nº 14 CRISE FINANCIERELes Haïtiens perdent des centaines de millions qui auraient pu sauver leur pays PORT-AU-PRINCE, 25 Avril – Des Haïtiens auraient perdu près de 220 millions de dollars dans le crash du système financier international. L’information est sérieuse. Elle parait dans le quotidien montréalais La Presse. Le journal a mis la main sur un rapport préparé dans le cadre d’une requête de l’Etat canadien pour prendre le contrôle des avoirs canadiens aux mains de la Standford Bank International, une institution financière dont les comptes ont été bloqués d’ordre des autorités américaines. Le 16 février 2009, la Securities & Exchange Commission (SEC) des États-Unis a fait geler les actifs de la Stanford International Bank et de ses affiliés, accusant l’organisation et ses dirigeants Robert Allan Stanford, James M. Davis et Laura Pendergest-Holt de fraude massive. La banque a vendu des certificats de dépôt en promettant des rendements irréalistes, conclut la SEC. Selon le rapport, quelque 224 Canadiens ont englouti l’équivalent de 308,3 millions dans la banque qui dispose de succursales dans le monde entier, dont une à Antigua, dans la Caraïbe. Mais par la même occasion, on apprend que 412 investisseurs haïtiens sont sur le point de perdre 219,7 millions de dollars américains dans cette affaire, soit une moyenne de plus de 500.000 dollars par investisseur. Les clients de Stanford viennent de 113 pays différents, dont les Etats-Unis, le Mexique, le Venezuela etc. Haïti est, bien entendu, le plus pauvre de tous.Les Présidents René Préval et Barack Obama échangeant des salutations à l’ouverture du 5e Sommet des Amériques qui s’est tenu du 17 au 19 Avril 2009 (Reuters)(ECONOMIE / p. 5) PORT-AU-PRINCE, 26 Avril – Les derniers meurtres commis à Portau-Prince ont pour commun dénominateur que les criminels utilisent une moto pour s’enfuir. La même semaine, on a relevé au moins trois cas du même genre, dont le hold-up qui a coûté la vie à un ancien ambassadeur d’Haïti en Italie, William Cambronne, 77 ans. Les témoins rapportent que les bandits se sont enfuis sur une moto embusquée non loin de là. Ce n’est pas le premier cas du genre, mais on est en pleine progression. Les autorités en sont conscientes. Pendant le week-end, les fouilles effectuées sur des conducteurs et passagers de motos ont été multipliées le long des grands axes aux quatre points de la capitale et de ses faubourgs. Les motos sont devenues plus nombreuses que les voitures en Haïti. Ça roule vite même à travers la circulation la plus dense. Et surtout l’anonymat est total. C’est ce dernier point qui attire évidemment les criminels. La police en est tellement avertie qu’il y a eu des chocs où des conducteurs de motos ont perdu la vie. D’ailleurs les nouvelles promotions sorties de l’Académie de police ont été entraînées également à l’utilisation de la moto. Il existe une brigade de police à moto comme une sorte de corps de cavalerie. Donc si le problème a empiré, la police n’est pas seule en cause. Quelles sont les mesures à prendre pour aider à combattre tout de suite cette nouvelle métamorphose de la criminalité locale avant qu’elle ne nous échappe comme le phénomène du kidnapping qui a profité de la crise politique post-février 2004 pour devenir le monstre insaisissable que l’on connaît ?HAITI BANQUE CENTRALEOn ne mange pas les paramètres !PORT-AU-PRINCE, 19 Avril – Nous avons reçu un paquet de rapports et de documents de la BRH après notre éditorial intitulé « A quoi sert la banque centrale en Haïti ? » Il est évident que les responsables de la Banque de la République d’Haïti désirent nous montrer qu’ils ne restent pas les bras croisés, comme a semblé le suggérer la fin de notre éditorial : « la banque centrale est ce qu’on appelait autrefois à l’école un gros plein de soupe. » Nous ne sommes ni économistes, ni banquiers. Mais journalistes. Notre évaluation ne se base donc pas seulement sur des paramètres ou des indices, mais sur des critères bien concrets qui ont pour noms les prix à la consommation, la création d’emplois, les facilités de crédit, le taux de change de la gourde par rapport au dollar, la balance entre les exportations et les importations. Etc. Cependant nous ne doutons pas un instant que la banque centrale a modernisé son approche de la chose économique, les rapports que nous avons en main en font foi. On y apprend comment « la limitation (des) moyens de contrôle monétaire par rapport au développement du marché et la nouvelle donne constituée par la volatilité du change ont conduit les autorités à introduire des instruments nouveaux comme les bons BRH et les interventions sur le marché des changes. Le premier joue le rôle d’un mécanisme de reprise de la liquidité et le second, instrument d’appoint, permet à la fois de lisser les fluctuations du cours du change (DEFI / p. 6) (BANQUE CENTRALE / p. 7)SENATORIALES 19 AVRILElections tout à fait à l’image du pays ! PORT-AU-PRINCE, 24 Avril – Les élections du 19 Avril 2009 sont à l’image générale du pays : condamné à l’avance. Toute entreprise publique se voit vouée à l’échec, que ce soit tel projet pour réparer les dégâts laissés par les ouragans, ou l’intention de faire justice pour le journaliste Jean Dominique assassiné le 3 avril 2000. Ou comme on l’a vu tout récemment dans le scandale des narcodollars de Port-de-Paix (Nord-Ouest), une plaque tournante du trafic de la drogue. Malgré la mort suspecte de deux officiels, l’enquête n’a pas bougé d’un pouce. Rien qui soit destiné à bien faire qui arrive à décoller. Parce que tous ces exemples nécessitent un choix. Le choix de la justice contre le crime. Du soulagement contre la douleur. De la démocratie contre le blocage et l’instabilité. (SENATORIALES 19 AVRIL / p. 4) où ne règne plus aucune règle, aucune institution capable d’appliquer le moindre règlement que ce soit. Non seulement l’autorité de l’Etat n’existe pas, mais aujourd’hui elle est moquée publiquement. C’est la loi de la jungle, ou pis : une jungle sans aucune loi. Les sénatoriales du dimanche 19 avril sont le reflet de la situation généraletotale-capitale-nationale … Des candidats qui s’accusent les uns les autres des mêmes horreurs : bourrages ou vol par effraction des urnes, intimidations à main armée et armes lourdes etc, et sans qu’on puisse distinguer les uns des autres. Soit donc une reproduction dans les urnes du fameux scandale de Port-dePaix rebaptisée Port-Cocaïne. Or comment faire un tel choix là L’ex-Ambassadeur d’Haïti en Italie William Cambronne assassiné la semaine dernière à Delmas 33 par de jeunes bandits pour s’emparer de sa valise mais qui ne contenait que des médicaments (photo Thony Bélizaire)Crime à moto: nouveau défi à l’ordre public

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Page 2 Mercredi 29 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 14 EN BREF ... EN PLUS ...HAITI-POLITIQUELa presse fait une grande différencePORT-AU-PRINCE, 2 Avril – Dans quelques jours, sera commémorée la journée internationale de la presse. La presse haïtienne aura marqué cette journée par un point positif : sa couverture des élections sénatoriales partielles du 19 avril 2009. Indépendante et presque sans esprit partisan. S’il n’y avait la presse, les sénatoriales du 19 avril auraient été une page encore plus triste de l’histoire de notre démocratie éternellement en transition. Alors que les électeurs ont déserté à plus de 90% les urnes, davantage même que sous les régimes militaires postDuvalier des années 1990 mais que les autorités électorales ne se sont point gênées pour déclarer victoire (« les élections ont été un succès »), seule la presse haïtienne qui ait contribué à rétablir la balance. S’il n’y avait la presse … Les candidats ne sont pas des plus crédibles, qu’ils soient de ceux qui se proclament vainqueurs ou de ceux qui protestent, personne qui arrive à s’élever au-dessus de la mêlée. Les uns aussi bien que les autres semblent prêts à accepter la victoire dans n’importe quelles conditions. Et à n’importe quelles fins ! Les uns comme les autres n’ont d’autre programme que le pouvoir, ses pompes et ses œuvres. Ou si cela est faux, ils n’ont rien fait pour nous prouver le contraire. Idem du côté du pouvoir en place. Jusqu’à présent celui-ci se contente d’appuyer les activités (et dans certains cas, les menées) du Conseil électoral provisoire (CEP).« Harcèlement politique » …Le mot « menées » n’est pas de trop s’agissant du parti Fanmi Lavalas. Un parlementaire avisé a mis le pouvoir en garde contre un glissement manifeste vers le « harcèlement politique ». Comment comprendre que des policiers de l’unité spéciale anti-émeutes (CIMO) se trouvaient à la barrière du Parlement le lundi 20 avril pour cueillir à leur sortie 5 militants de Fanmi Lavalas après une grève de la faim de 6 jours pour protester contre l’expulsion (ni plus ni moins) de leur organisation politique de la course électorale. Et qu’on ait appris que la police nationale disposait de mandats d’arrêt préalables pour certains des activistes du parti … CEP eut reconnu la veille que les violences enregistrées lors de la journée électorale, particulièrement dans deux départements (Plateau central et Artibonite), n’ont aucun rapport avec le Lavalas. Et n’hésitant pas à saluer ce dernier pour avoir utilisé la voie légale et pacifique pour exprimer ses revendications. Mais tel ne semble pas l’opinion de tous au sein du pouvoir en place.A quoi joue l’international ? …Heureusement qu’il y a la presse … Sinon ce serait place nette aux émotions. Et quand ces dernières ont les moyens de leur politique, la violence autoritaire ou plutôt l’autoritarisme n’est pas loin. La fin de l’expérience démocratique, s’entend. Le plus ironique est l’attitude de l’international. A quoi joue l’international ? Comment celui-ci peut-il avoir pour mission de rétablir la stabilité, quand il se retrouve en train d’appuyer des mesures qui constituent en elles-mêmes la plus grave menace à cette même stabilité. Ils sont plus de 10.000 casques bleus et de personnel international qui ont été dépêchés à travers tous les départements du pays le dimanche 19 avril 2009. Comment l’international peut-il admettre que ce qu’il a vu (participation électorale quasi nulle, nombreuses irrégularités et à certains endroits des violences qui l’ont forcé lui-même à reculer pour éviter une plus grande aggravation de la situation), comment peut-il admettre que c’est là une réussite. Est-ce parce que c’est tout ce que mérite Haïti ? Ce pays qui « fait honte », comme l’a déclaré le Premier ministre du Trinidad à la clôture du 5e Sommet des Amériques !Une institution peut incarner un moment l’idéal …Si la mission internationale n’est pas capable d’apporter ce supplément de « moralité » à la débâcle qui nous tient lieu de politique, mais choisit de se mettre tout simplement au même diapason (sans qu’on sache trop qui fait le sale boulot de l’autre), alors à quoi bon ? S’il n’y avait la presse, et de plus en plus délivrée de ses chaînes de toutes sortes, acceptées ou imposées … Oui, s’il n’y avait la presse pour nous dire les choses comme elles sont, (PRESSE / p. 9) Malgré que le directeur général duLa grippe porcine a un potentiel de pandémie, selon l’OMS La grippe porcine apparue au Mexique et aux Etats-Unis progresse rapidement et a un potentiel de pandémie mondiale mais il est trop tôt pour dire si elle évoluera dans ce sens, a déclaré samedi Margaret Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé. Elle a invité les autorités sanitaires de tous les pays à suivre de près toute forme inhabituelle de maladie et toute potentiel pandémique parce que cela infecte les gens. Cependant, nous ne pouvons pas dire sur la base des éléments actuellement disponibles de laboratoire, épidémiologiques et cliniques, si oui ou non (GRIPPE PORCINE / p. 11) augmentation des cas de grippe grave ou de pneumonie. “Il s’agit à l’évidence d’une souche animale du virus H1N1 et cela a un (EN BREF / p. 14) Les résidents de Mexico portant un cache-nez pour éviter de contacter la maladie qui se propage comme la grippe ordinaireGrippe porcine ?Une mini-panique fait rage au Mexique et aux Etats-Unis. Le Canada est le troisième pays où des cas de grippe porcine se sont déclarés. De son côté, l’Union européenne recommande aux ressortissants des pays membres d’éviter de se rendre au Mexique ou aux Etats-Unis. En Haïti, le ministre de la Santé publique a communiqué les dispositions de son ministère concernant l’épidémie de grippe porcine.Le Conseil électoral provisoire estime la participation aux élections du 19 avril autour de 11,8%Le porte-parole du Conseil électoral provisoire, Frantz Bernadin, a annoncé que 438.624 personnes auraient pris part à ces joutes. Ce qui donnerait un pourcentage de 11,85% sur 3.7 millions. Mais en communiquant le chiffre de 438.624, Frantz Bernadin s’est refusé à communiquer un pourcentage, en dépit de l’insistance des journalistes. Il leur a plutôt conseillé d’attendre lundi, jour retenu pour la communication des résultats . Plusieurs secteurs et personnalités dont des parlementaires et des membres de la société civile qui ont suivi les élections, ont évalué la participation à environ 3%, au point que certains sénateurs se montrent très peu enclins à valider les futurs nouveaux élus. En plus de la participation qui a été très minime, de nombreux cas de violences et d’irrégularités, dont des attaques physiques, des bourrages d’urnes et autres confiscations de matériel électoral ont été enregistrés le jour du scrutin, impliquant outre des candidats et partisans de candidats mais encore des officiels. (Agence Haïtienne de Presse) La police a procédé à l’arrestation de 44 personnes qui auraient pris part à ces différents incidents, mais aucune mesure n’a été annoncée dans le cas des officiels qui auraient agi à visage découvert, notamment dans les haut et bas Plateau central. Le porte-parole du CEP a indiqué pour sa part que son institution ne pouvait encore fixer les responsabilités. Il s’est contenté d’annoncer l’ouverture d’une enquête. Pour sa part, le ministre de l’Agriculture, Joanas Gué, accusé notamment par des membres de la Fusion des sociaux démocrates, a nié toute implication dans les irrégularités commises à Mirebalais (département du Centre). Parallèlement, des candidats de l’OPL et de la Fusion dans le Nord du pays observent une grève de la faim au local du bureau électoral départemental de la région pour protester contre des fraudes massives (selon eux) enregistrées le 19 avril dans un nombre important de bureaux de votes et réclamer l’annulation des résultats dans lesdits bureaux.Les résultats des élections du 19 AvrilLe lundi 27 Avril, le CEP – Conseil électoral Provisoire invitait les journalistes à se présenter en son institution à Delmas pour les résultats des élections. Mais jusque tard dans l’après-midi aucune déclaration n’avait été faite.Des militants grévistes de Fanmi Lavalas quittent le parlement après l’échec des sénatoriales du 19 avril: la police a tenté de les arrêter, mais intervention d’un groupe de parlementaires (AHP)Une patrouille de la police nationale a tenté lundi de procéder à l’arrestation de 5 militants de l’organisation politique Fanmi Lavalas qui observaient un mouvement de grève depuis la semaine dernière pour protester contre l’exclusion des candidats de cette formation politique des sénatoriales partielles du 19 avril et réclamer le retour dans son pays de l’ancien président Jean Bertrand Aristide en exil en Afrique du Sud. La patrouille a encerclé le parlement alors que jeunes hommes s’apprêtaient à quitter les lieux à la demande du Comité exécutif de Fanmi Lavalas, estimant qu’au moins l’une des raisons de cette grève a été satisfaite, puisque la population a boudé les sénatoriales partielles du 19 avril. Plusieurs parlementaires sont alors intervenus pour faire comprendre à la police que ce qu’elle voulait faire était illégale et arbitraire, le droit de grève étant reconnu par la constitution haïtienne, et que les grévistes de la faim n’avaient commis aucun acte répréhensible dans l’enceinte du parlement. Des députés ont indiqué que pareille démarche de la police pourrait être assimilé à du harcèlement politique, surtout après l’échec des élections de dimanche que Fanmi lavalas avait appelé à boycotter. Les 5 militants Lavalas ont pu ainsi quitter le parlement, mais ont exprimé des inquiétudes pour leur sécurité et celle de leur famille .Le Sénat vote le budget national avec des modificationsAu terme d’une séance marathon, les sénateurs ont voté la loi de finance pour l’exercice fiscal 2008-2009. Maintenant cette loi sera ré-éxaminée par les députes en raison des modifications apportées par les sénateurs. 40 millions de gourdes ont été désaffectés et réaffectés à l‘enveloppe du ministère du commerce pour prendre en compte le dossier des employés révoqués de la Téléco. Les sénateurs ont aussi tenu compte des aménagements nécessaires à la cathédrale de Port-de-Paix. Ils ont également affecté des fonds au profit de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif ainsi qu’à la campagne d’alphabétisation. A cause de ces changements, le budget a été renvoyé à la chambre basse pour un nouvel examen.Des minerais d’or, d’argent et de cuivre auraient été découverts dans le Nord-OuestHPN, 22 avril 2009 La compagnie Eurasian Minerals Inc (EMX) a annoncé ce mercredi 22 avril dans une note de presse avoir découvert deux nouveaux minerais dans le Nord-Ouest. La compagnie d’exploration minière EMX a annoncé la découverte dans le NordOuest d’Haïti de deux nouveaux minerais à haute teneur d’or, d’argent et de cuivre, dans une note publiée sur le site Internet marketwire.com ce mercredi 22 avril. En 2008, EMX, une compagnie canadienne basée à Vancouver, avait obtenu du Bureau des Mines et de l’Énergie de la République d’Haïti vingt-sept nouveaux permis d’exploration dans le Nord du pays. La superficie d’exploration de EMX totalise 281.858 hectares et couvre approximativement la moitié de la ceinture métallogénique du massif du Nord d’Haïti. Les nouvelles propriétés en Haïti sont couvertes par une alliance régionale d’exploration Newmont, l’une des plus grandes compagnies d’exploration minière à travers le monde. Newmont avait débuté une enquête magnétique aérienne sur la zone de concession de la Compagnie au nord d’Haïti depuis le mois de décembre.Eventuel recours au trésor public pour la reprise des sénatoriales partielles dans le Plateau Central [AlterPresse], 20 Avril — Le gouvernement serait disposé à dégager des ressources pour l’organisation de nouvelles élections sénatoriales partielles dans le Plateau Central (Est), où elles ont été annulées à la suite d’incidents violents. Le premier ministre Mme Michèle Pierre-Louis, qui intervenait lors d’une conférence sur l’aide internationale à Haiti, n’écarte pas l’idée que les fonds devant faciliter la reprise de ce scrutin puissent être issus du trésor public.DEJA 149 MORTS AU MEXIQUE« Les élections ont été annulées au Plateau Central pour éviter que la situation ne

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Mercredi 29 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 14 Page 3 SOMMAIRESOMMAIREL’ACTUALITE EN MARCHE 412 Haïtiens ont englouti 220 millions dans la banque Stanford20 avril 2009 La Presse (Montréal) Les investisseurs canadiens ont englouti 308,3 millions US dans la Stanford Bank International, des investissements qu’ils risquent de ne plus revoir. C’est le cas aussi de 412 Haïtiens dont les sommes investies s’élèvent à 219,7 millions, soit quelque 533 000$ par investisseur. C’est ce qui ressort du rapport de l’équipe de séquestres d’Antigua, dans les Antilles, nommée pour gérer la Banque. La Presse Affaires a mis la main sur le rapport du tandem Nigel Hamilton-Smith et Peter Wastell à la Cour supérieure, à Montréal. Le rapport de ces deux membres de la firme Vantis a été déposé au début avril dans le cadre d’une requête visant à prendre le contrôle des avoirs canadiens de la banque, requête qui a été accordée. Le 16 février, la Securities& Exchange Commission (SEC) des États-Unis a fait geler les actifs de la Stanford International Bank et de ses affiliés, accusant l’organisation et ses dirigeants Robert Allan Stanford, James M. Davis et Laura Pendergest-Holt de fraude massive. La banque a vendu des certificats de dépôt en promettant des rendements irréalistes, selon la SEC. La banque avait un bureau de représentation de cinq employés à Montréal, rue McGill College, bureau qui a été fermé et dont le loyer était de 17 629$ par mois. Selon le rapport, 224 Canadiens ont investi l’équivalent de 308,3 millions US dans la banque. L’investissement moyen par investisseur est de 1,37 million US. L’équipe de Vantis a identifié certains actifs de la banque, notamment dans sept institutions financières, dont la Banque TD. Cette banque de Toronto a confirmé aux séquestres les numéros de compte et les sommes déposées. Elle détient notamment l’équivalent de 18,9 millions US, 1,8 million en argent canadien et 881 000 euros. La firme de courtage TD Waterhouse a pour sa part 198 537$US. Les six autres institutions détiennent 27,7 millions US, selon le rapport. L’équipe de Vantis conclut que la banque est insolvable et qu’elle doit être liquidée. L’institution, est-il écrit dans le rapport, ne détient pas des actifs qui sont proches des sommes dues aux investisseurs, estimées à 7,2 milliards US. Fait à noter, le séquestre d’Antigua n’a pas accès à nombre de renseignements financiers détenus par le séquestre américain nommé en parallèle dans cette affaire. Le siège social de Stanford est à Antigua, mais des activités importantes du groupe se déroulaient à Houston, au Texas. En mars, le séquestre américain écrivait dans un communiqué que la situation financière des entités de Stanford «peut seulement être décrite comme terrible» et que les investisseurs ne récupéreront qu’une fraction de leurs réclamations. 412 investisseurs d’Haïti D’autre part, les 27 992 clients de Stanford viennent de 113 différents pays, mais les États-Unis, le Mexique et le Venezuela regroupent à eux seuls les deux tiers des clients et 56% des dépôts. Haïti, pourtant très pauvre, figure parmi les 10 principaux pays. Quelque 412 résidents d’Haïti ont donc investi dans la banque Stanford une somme de 219,7 millions, soit quelque 533 000$ par investisseur. Par ailleurs, les pièces déposées à la Cour supérieure, à Montréal, comprennent une requête en recours collectif intenté en Alberta au nom des Canadiens floués. La requête a toutefois été annulée, nous indique Jim Patterson, avocat du cabinet Bennett Jones, de Toronto. Une nouvelle requête sera déposée cette semaine. Les Canadiens qui ont investi dans Stanford viennent de l’Alberta, de la Colombie-Britannique, de l’Ontario et du Québec. Joint au téléphone, l’ex-directeur du bureau de Montréal, Alain Lapointe, affirme que les chiffres du rapport ne lui disent rien. «C’est très très loin du volume d’affaires dont on a eu connaissance à Montréal. Je n’aurais jamais pensé que ça puisse être autant (308 millions)», dit M. Lapointe, selon qui les Canadiens ont pu investir directement dans la banque à Antigua sans contacter le bureau de Montréal. Les gouvernements du monde entier s’emploient à réduire l’impact de l’épidémie de grippe porcine qui aurait causé la mort de 149 personnes jusqu’ici au Mexique avant de s’étendre aux Etats-Unis et au Canada puis d’atteindre l’Europe. Aucun décès n’a été annoncé hors du Mexique, où le ministre de la Santé José Angel Cordova a évoqué, dans dix des 31 Etats du pays, un nombre de personnes contaminées supérieur à 1.600. L’ensemble des établissements scolaires du pays resteront fermés jusqu’à nouvel ordre. Mais le fait que le virus de cette grippe d’un nouveauAvec 149 morts, la grippe porcine mexicaine s’étend à l’Europetype se propage rapidement entre humains fait craindre une pandémie. En Europe, après l’Espagne qui avait la première annoncé un cas de grippe porcine chez un homme revenant du Mexique, la Grande-Bretagne a fait état lundi soir de deux cas confirmés. Les deux malades, placés en quarantaine, sont soignés dans un hôpital à Airdrie, près de Glasgow en Ecosse. “Les deux personnes contaminées vont mieux et se remettent correctement”, a déclaré le secrétaire écossais à la Santé, Nicolas Sturgeon. Aux Etats-Unis, où une quarantaine de cas bénins ont été officiellement confirmés, un état d’urgence sanitaire a été déclaré et le président Barack Obama a dit que son gouvernement suivait l’évolution de très près, tout en ajoutant qu’il n’y avait pas lieu de s’affoler. Le maire de New York, Michael Bloomberg, évoque de son côté environ 45 cas pour sa seule ville et précise qu’une centaine d’étudiants présentant les symptômes de la maladie (GRIPPE EUROPE / p. 11) L ’EVENEMENT Les Haïtiens perdent des dizaines de millions dans la crise financière p.1 CRIMINALITE Le crime à moto : un nouveau défi à l’ordre public p.1 EDITORIAL Elections tout à fait à l’image du pays p.1 ECONOMIE On ne mange pas les paramètres ! p.1 CRISE SANTE Grippe porcine : déjà 149 morts au Mexique p.2 POLITIQUE La presse fait une grande différence p.2 ACTUALITE Elections-irrégularités : partis politiques et organisations de droits humains demandent des sanctions contre leurs auteurs p.4 Difficile de s’asseoir avec des mal élus p.4 L’OEA demande de réfléchir sur la question légitimité p.5 DROITS ET DEVOIRS Sommet des Amériques : Droits humains, connais pas p.6 TPS : Le GARR applaudit à la promesse de l’administration américaine p.6 ECONOMIE & COOPERA TION Route Cayes-Jérémie : démarrage en juillet p.7 DEVOIR DE MEMOIRE Un Haïtien dans la guérilla du Che p.8 HOMMAGE Mme Hedwig Gaillard p.9 ARTS Le violoniste Romel Joseph et l’Orchestre Sainte Trinité p.9 LETTRES HAITIENNES Demesvar Delorme p.10 Recueil de Proverbes Créoles p.15 LIBRE PENSER Intelligen-ces p.10 INSERTION Pouvoir aux Collectivités territoriales p.12 ENVIRONNEMENT La Grande Rivière du Nord p.13

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Page 4 Mercredi 29 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 14UNE ANALYSE Fort Lauderdale, FL, 5 Novanm 2008 – Amerijet International, Inc. anonse lansman yon sit entènèt pi enteresan www.amerijet.com. Nouvo sit la founi yon baz kominikasyon ki pèmèt klyan an jwenn tout enfòmasyon li bezwen sou transpò pa avyon, sou lanmè ak atè, fè rezèvasyon pou transpò machandiz ak benefisye yon kantite fonksyon administratif ak kontabilite. “Nouvo sit la bay klyan an plis enfòmasyon e sitou pi rapid sou machandiz li ak sou account li nan konpayi an. Sit la kalkile ak devlope pou fè tout bagay pi fasil pou klyan an kit se machandiz lap voye, kit se efè pèsonèl” dapre Pam Rollins, vis-prezidan Biznès Devlopman. MyCargo ofri yon prosede senp e efikas pou kanalize flo enfòmasyon yo e pou founi enfòmasyon an pi vit pou ede klyan an ekonomize tan ak lajan. Nou vle ofri klyan an yon prosede “One-Stop-Shop”, sa vle di nou vle ofri li plizyè solysyon o chwa – avyon, bato oswa tren ou kamyon quit se machandiz pou ekspòtasyon, kit se pou enpòtasyon. Nan mwa kap vini yo, Amerijet pral introdui lòt avantaj sou website li a. Pamela Robbins ajoute : “Klyan yo ki enterese nan teknoloji ap ede nou bay konpayi an plis ekspansyon et pèmèt klyan yo planifye shipment yo lontan a lavans.” Amerijet International, Inc. founi yon sèvis entènasyonal konplè e sou tout fòm – pa avyon, pa bato ak atè. Konpayi an baze nan Fort-lauderdale (Florid) e li gen ofis sou tout tè a ak destinasyon nan North, South ak Central Amerika, Mexico, Karayib, Leròp, Lazi ak MiddleEast. Amerijet itilize alafwa Boeing 727-200 ak Boeing 767-200 depi prensipal baz li ki se Miami International Airport. Pou plis enfòmasyon, vizite Amerijet sou sit entènèt la www.amerijet.com Kontak Media: Christine Richard, Amerijet International 954-320-5354.AMERIJET INTERNATIONAL, INC. Partis politiques et organisations de droits de l’homme pressent l’appareil judiciaire de sévir contre candidats et officiels responsables ou complices de violences lors de la journée électorale boudée par la populationPort-au-Prince, le 21 avril 2009 – (AHP) – La Fusion des Sociaux Démocrate Haïtiens a plaidé mardi en faveur de l’application de la loi électorale contre les auteurs d’actes de vandalisme au cours de la journée électorale du 19 avril dernier. Les responsables de la Fusion ont fait savoir que ces actes ont été perpétrés par des élus locaux et des officiels du gouvernement qui devraient tomber sous le coup des articles 210, 211 et 211-2 de la loi électorale. “Ils ne devraient plus être en mesure d’occuper des fonctions électives ni des postes dans l’administration publique pendant une période pouvant aller jusqu’à 5 ans, a fait savoir Me Alix Richard, responsable juridique pour la Fusion. Le ministre de la justice et de la sécurité publique, Me Jean Joseph Exumé, avait assuré le 14 avril que des instructions formelles ont été passées aux forces de l’ordre pour sévir contre les fauteurs de trouble à l’occasion des élections du 19 avril. Me Exumé avait indiqué que quiconque essaie de perturber de façon directe ou indirecte le bon déroulement du processus électoral sera appréhendé et déféré par devant les tribunaux. Des responsables locaux de l’Espoir et de l’UCADDE (proches du pouvoir) ainsi que des candidats des mêmes partis et même le ministre de l’Agriculture on été accusés (ce dernier a démenti). La Plate-forme des organisations haïtiennes de Défense des Droits Humains (POHDH) a également dénoncé de graves irrégularités ayant entaché les sénatoriales partielles du 19 avril. Son secrétaire exécutif, Anthonal Mortimé, affirme que la grande majorité de la population a boudé les élections du 19 avril, soulignant le fait que dans certains cas, même les membres de BV, les mandataires et les gardes électoraux ont boycotté le vote. Deux autres membres de la POHDH, Vilès Alizar et Jean Hansens, ont également dénoncé des irrégularités et appelé le CEP à fixer les responsabilités de tous les acteurs impliqués dans l’organisation des élections. Ces irrégularités sont également des violations des droits de l’homme, on-ils souligné, rappelant que l’organisation de bonnes élections passe, disent-ils, par des changements qui doivent être opérés dans les pratiques politiques. De nombreux secteurs déplorent que l’appareil judiciaire n’ait toujours pas réagi contre les fauteurs de troubles en dépit de l’appel lance à la fois par la MINUSTAH et des secteurs politiques, alors que des mandats d’arrêt avaient été préparés à l’avance contre certains militants lavalas, comme quoi dans l’attente que des accusations qui seraient portées contre eux pour entrave aux élections. La police a même tenté lundi de procéder à l’arrestation de 5 militants Lavalas qui avaient fait une grève de la faim pendant 6 jours dans l’enceinte du parlement pour protester contre l’exclusion de leur parti de la course électorale. Difficile pour des sénateurs issus d’une élection sans participation de s’asseoir à côté de sénateurs normalement élusPort-au-Prince, le 21 avril 2009 – (AHP) – Le sénateur Fritz Carlos Lebon, a accusé lundi le Conseil électoral provisoire de n’avoir eu à aucun moment la volonté d’organiser des élections pour l’ensemble de la population haïtienne. Il a fait savoir qu’il sera difficile pour des sénateurs issus des élections du dimanche 19 avril de s’asseoir aux côtés des sénateurs élus lors des élections de 2006 Dans le même registre, le sénateur et leader du parti Ayiiti en Action (AAA), Youry Latortue, a fait savoir qu’aucun parlementaire arrivé au pouvoir par la fraude ne devrait avoir de légitimité. Il appelle le CEP à réorganiser les élections dans un ensemble de commune de l’Artibonite (nord) dont Verrettes, Lachapelle, Petite Rivière où des irrégularités ont été enregistrées. Pour sa part, le député Jean David Génesté a annoncé la formation prochaine d’une commission pour enquêter sur les incidents survenus dans le Plateau Central, le jour du scrutin. Cette commission devra questionner tout particulièrement le ministre de l’Agriculture, Joanas Gué, pour avoir mis, a-til dit, le matériel de l’Etat à la disposition de candidats, dans le cadre de leur campagne électorale. Le députe de Carrefour, Esdras Fabien, dit appuyer l’idée de la formation d’une commission d’enquête indépendante. Selon lui, ces élections n’ont aucune légitimité par la population. Malgré tout, dans différents départements du pays, des candidats crient victoire et rapportent ce qui aurait été un véritable raz de marée en leur faveur. Dans les Nippes, c’est un candidat du parti Konba qui met des bandes carnavalesques dans les rues pour réclamer le poste en jeu ; dans la Grande-Anse, c’est le candidat de la Fusion qui investit aussi les rues avec des manifestants ; dans le Plateau central, ce sont les candidats de l’Espoir et de l’UCADE (deux partis proches du pouvoir) qui sont à couteaux tirés pour la victoire, en (CONFLIT / p. 5)SENATORIALES 19 AVRILElections tout à fait à l’image du pays ! (SENATORIALES 19 AVRIL... suite de la 1ère page)Tous les masques sont tombés ….Les candidats ont de la victoire électorale le même sentiment que ces policiers et juges qui ont fait main basse sur les centaines de milliers de dollars qu’ils étaient chargés de récupérer au nom de la loi. Ou ces responsables publics, privés (ONG) ou internationaux qui gaspillent l’argent des projets publics. Pas tous, Dieu merci. En tout cas, en Haïti aujourd’hui, dès qu’on a un pouce de pouvoir, on fait absolument ce qu’on veut ou comme dit le proverbe créole : enbesil ki bay, sòt ki pa pran . Tant pis pour vous si vous n’en profitez pas ! Non seulement l’argent de la drogue ou de la corruption peut vous garantir la victoire et donc le pouvoir qui vous sert ensuite d’immunité, de masque mais aujourd’hui drogue, corruption ou élections c’est même combat. Tous les masques sont tombés. Les candidats s’accusent les uns les autres d’avoir eu recours aux mêmes violences et intimidations lors des élections du 19 avril. Mais en votre âme et conscience, comment dire qui a tort et qui a raison. Comment établir la moindre différence ? Que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre … Mais ce n’est pas le plus grave. Nous voyons deux imminentes catastrophes à l’horizon et elles aussi totales-capitalesnationales …Car tant va la cruche à l’eau …Une telle débandade politique ne saurait être tolérée éternellement. La reprise en main viendra tôt ou tard. Et elle sera brutale, d’une violence inattendue. dont on ne finit pas aujourd’hui de faire le décompte des horreurs et de dénoncer les coupables. Tant va la cruche à l’eau que d’un coup de pied on la fracasse … catégories confondues. Peut-être un nouveau 1957 … Donc un retour en arrière d’un demisiècle.Le bourreau s’appelle Haïti elle-même …La deuxième catastrophe annoncée c’est donc Haïti qui aura perdu à tout jamais la chance de se donner un régime plus libre, plus ouvert, plus juste. Adieu à notre éternelle transition démocratique qui n’en finit pas de recommencer … mais cette fois par sa mise à mort définitive. Et dont le bourreau s’appelle Haïti elle-même. Nous aurions donc lutté pour rien. Et le peuple aura perdu un idéal dans lequel il s’était reconnu pour avoir répondu aussi massivement à l’appel des urnes, que ce soit en décembre 1990 pour élire Aristide, ou en février 2006 pour exiger la victoire pour René Préval ! Les politiciens sont en train de nous porter le coup de grâce. Et les sénatoriales actuelles en sont la manifestation la plus évidente. Enfin tertio, il n’y aura personne cette fois pour plaindre notre sort. L’impatience de nos voisins est elle aussi évidente dans le propos du Premier ministre du Trinidad à la clôture du 5e Sommet des Amériques : « Haïti est une honte dans notre région ! » Haïti en Marche, 24 Avril 2009 Pour prendre un exemple, c’est le gouvernement Isabel Peron, l’interrègne après la mort du président Peron en 1974, dont la descente en chute libre ouvrit la voie à la terrible dictature militaire argentine (1976-1983) en Haïti nous mène droit vers un retour à l’autoritarisme le plus brutal que le pays ait connu. Il y aura infiniment plus de pleurs et de grincements de dents que jamais. Et toutes Le comportement actuel du pouvoir La représentante attitrée de l’ex-président Aristide, Dr Maryse Narcisse, au chevet des 5 grévistes de la faim demandant la réintégration du parti Fanmi Lavalas dans le processus électoral (photo Georges Dupé)

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Mercredi 29 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 14 Page 5 Day and Evening Classes Job Placement Assistance Flexible Schedules 866.926.9661 www.ATITrainingFL.com Train Now For A Rewarding Career! Financial Aid Available To Those Who QualifyGET AHEAD IN A TOUGH ECONOMYCAREER EDUCATIONATI Career Training Center … Miami, Florida is a branch location of the Oakland Park, Florida campus. € Automotive Service Technician € Electronic Systems Technician € Electronic Engineering Technology € AC/Refrigeration/Major Appliance Tech € Network Administration € Business Administration TechnologyCall for a complete list of program offerings.No HS diploma or GED? Inquire about how to get started without it. 4 Miami / Fort Lauderdale Locations Programs Vary by Location DE L’ACTUALITE L’OEA invite à la réflexion sur la légitimité dans le cadre du vote du 19 avrilP-au-P., 21 avril 09 [AlterPresse] — L’Organisation des États Américains (OEA) invite le Conseil Électoral Provisoire (CEP) et les partis politiques à réfléchir sur les élections sénatoriales partielles du 19 avril et sur la question de légitimité qui peut surgir à cause du faible taux de participation enregistré. Ces élections, auxquelles étaient conviés plus de 4 millions d’électeurs, doivent permettre le renouvellement de 12 des 30 sièges du sénat. « Il est évident que la légitimité est proportionnelle au niveau de participation », déclare le représentant spécial de l’OEA en Haïti, Ricardo Seitenfus, dans un entretien téléphonique avec AlterPresse. Il indique que l’OEA est sur le point d’émettre un communiqué officiel où l’organisme hémisphérique regrette la faible participation au récent scrutin, dont il salue toutefois la réalisation, considérant que la journée électorale s’est caractérisée par la normalité. L’OEA condamne cependant la violence qui a affecté le vote du 19 avril (du moins à certains endroits), et qui a porté le CEP à annuler les élections dans le département du Centre. « La violence est incompatible avec la démocratie », déclare Seitenfus, qui souligne que l’OEA a toujours défendu « le dialogue politique comme base de la construction démocratique en Haïti ». Le représentant spécial de l’OEA exprime le désir de l’organisation panaméricaine de voir les diverses forces de la société haïtienne s’accorder sur un « Pacte de Liberté et de Garantie Démocratique », comme élément de base dans la construction de la démocratie en Haïti. Ce pacte, qui doit définir les règles du jeu démocratique dans le pays, devra être signé, entre autres, par les partis politiques, les organisations sociales et les églises, affirme Seitenfus. L’OEA est partie prenante du processus électoral, notamment dans l’enregistrement des électeurs à travers l’Office National d’Identification (ONI), l’établissement des listes électorales et le traitement des résultats électoraux au niveau du Centre de Tabulation des Votes (CTV). Le représentant spécial de l’OEA estime que le traitement des procès verbaux va bon train et les résultats des élections pourraient être connus à la fin de cette semaine ou au début de la semaine prochaine. dépit du fait que le CEP ait annulé les élections dans cette région. Dans le département du Centre, des responsables locaux de l’Espoir ont clairement revendiqué les incidents de dimanche, sous prétexte, qu’un complot était en cours pour favoriser la victoire d’un candidat rival. Dans l’Ouest, c’est le candidat de la plate-forme l’Espoir, John Joël Joseph, qui adresse déjà des remerciements à ceux qui lui ont permis de devenir sénateur. Enfin, le porte-parole du Conseil Electoral Provisoire, Frantz Bernadin, a déclaré que si la population n’a pas participé auxDifficile pour des sénateurs...(CONFLITS... suite de la page 4)CRISE FINANCIERELes Haïtiens perdent des centaines de millions qui auraient pu sauver leur pays(ECONOMIE... suite de la 1ère page) Les Canadiens qui ont investi dans la banque ne restent pas les bras croisés. Ils font jouer les plus hautes instances de leur pays pour tenter de ne pas perdre leurs fonds. Et les Haïtiens ?Pourquoi cet argent n’est-il pas investi plutôt en Haïti ? …Soulignons pour commencer qu’il s’agit d’argent propre. Dans beaucoup de cas, ce sont des retraités qui placent le gros de leurs économies dans une affaire d’apparence sérieuse et qui a fait ses preuves. Ils utilisent les gains rapportés par les intérêts pour améliorer leur pension mensuelle. On y trouve aussi des coopératives de toutes sortes ou autres associations de petits et moyens entrepreneurs, comme il en existe de nombreuses en Haïti. Beaucoup se sont mis immédiatement à alléguer sur l’Internet (comme c’est aujourd’hui la mode), que tous ces Haïtiens en question sont des profiteurs. D’abord dans certains cas, il peut s’agir non d’individus mais d’entités haïtiennes. La question importante, c’est pourquoi cet argent n’a-t-il pas été investi plutôt en Haïti ? Commençons par noter que la Stanford n’est qu’un exemple entre mille d’institutions financières qui ont fait faillite ou qui sont sous investigation par les autorités fédérales américaines dans le cadre de la crise financière. Et donc que les Haïtiens peuvent avoir perdu beaucoup plus que 220 millions de dollars … Ensuite, que font les Stanford Bank et compagnie, sinon ce que pratiquaient les coopératives haïtiennes de regrettée mémoire : elles promettent à leurs clients ce que la SEC pyramidale », consiste généralement à se servir de l’argent fraîchement reçu pour satisfaire les clients précédents. dépêchés de par le monde pour conquérir d’autres âmes. On apprend que la Stanford comptait de nombreux courtiers dans la capitale haïtienne et d’autres grandes villes du pays. La chute des coopératives en Haïti, après un peu plus d’un an de fonctionnement avec beaucoup de succès auprès du public (et dans toutes les couches de la société) puis pour s’écrouler au milieu de l’énorme scandale que l’on connaît (une banqueroute généralisée), peut très bien avoir été stimulée en sous-main par cette concurrence directe sur le marché externe. Mais que les millions soient utilisés ainsi, en Haïti ou à l’étranger, la question demeure : pourquoi cet argent n’a-t-il pas été investi dans le développement du pays ? Récemment nous vous apprenions que les autorités monétaires de Santo Domingo offre des bons de 100 à 200 millions de pesos à un taux d’intérêt jusqu’à 15% à la diaspora de ce pays, particulièrement imposante à New York, les intérêts pouvant être reversés aux parents en République Dominicaine en remplacement des transferts qui sont en diminution. L’argent ainsi investi vise à maintenir la croissance économique du pays voisin. Il y a fort à parier que si Haïti avait elle aussi un plan de développement sérieux, au moins la moitié des 220 millions auraient été investis dans le pays même. Dernier point à signaler : les mêmes compatriotes qui ont le plus recherché la fermeture des coopératives « pyramidales » en Haïti sont peut-être ceux qui ont fait la promotion des Stanford et Co. Mais les victimes de cette dernière n’auront même pas droit aux manifestations des victimes des coopératives haïtiennes continuant d’exiger des réparations ! Haïti en Marche, 25 Avril 2009 sénatoriales comme elle devrait le faire, la faute ne peut en incomber qu’aux partis politiques pour n’avoir pas sensibilisé, a-t-il dit, les électeurs. Il ajoute aussi que la population n’a pas une pratique d’élections partielles. américaine reproche à la Stanford Bank : « des rendements irréalistes. » Mais plus précisément, ce système dénoncé aussi sous le qualificatif de « fraudeComme en religion …Le système très vite fonctionne aussi comme une religion où des convertis sont Le Congrès Charismatique annuel a réuni pendant le week-end des dizaines de milliers de fidèles catholiques dont une grande partie venant de la diaspora haïtienne (photo Robenson)

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Page 6 Mercredi 29 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 14ACTUALITE OPA-LOCKA COMMUNITY DEVELOPMENT CORPORATIONOPA-LOCKA COMMUNITY DEVELOPMENT CORPORATION (OLCDC) asosye l ak Miami Dade Housing Agency pou ofri Sèvis Counceling nan Achte Kay pou fanmi ki pa fè tròp kòb. Nan Sèvis say o gen: Asistans pou moun kap achete kay premye fwa nan jwenn Down peman ak frè pou Clozinn; Lon ak ti enterè; Kredi pou Reparasyon ak Konsèy pou jere bidjè nou, ak Asistans pou evite Pèdi kay ou.HOMEBUYER EDUCATION CLASSPou plis enfòmasyon, Kontakte noun an (305) 687-3545 ext. 236, oswa vizite website www.olcdc.org oswa fè yon estòp nan ofis la nan 490 Opa-Locka, Fl 33054. OLCDC se yon Equal Housing Lender ak yon HUD Approved Housing Counbseling Agency. La bourse ou la vie …Autant le kidnapping s’est nourri de la crise politique, autant les criminels à moto sont un épiphénomène de la crise économique actuelle (les transferts privés effectués vers Haïti ont diminué de moitié de décembre 2008 à date), le but n’est pas le kidnapping mais le hold-up. D’où aussi le fait que les criminels sont de plus en plus jeunes. C’est ce que des témoins ont relevé et rapporté à la police. Baby killers ! Des tueurs enfant. Des adolescents mais que couvrent au moment de l’attaque d’autres individus attendant au coin sur une moto. Le crime à moto n’a pas besoin non plus de toute une organisation comme le kidnapping. Mais ça tue plus, plus vite et plus souvent. Dans le kidnapping, la conclusion est renvoyée. Jusqu’au moment de la rançon. Dans le hold-up, tout se décide sur le champ. C’est littéralement la bourse ou la vie. A la moindre résistance de l’agressé pour ne pas se laisser dépouiller, il peut être abattu à bout (DEFI... suite de la 1ère page) portant. Cet aspect (et sans doute l’aspect principal) mérite d’être retenu par tous sans exception : Mieux vaut sacrifier la bourse que la vie.Impunité totale …Plus il est jeune, plus le criminel appuie facilement sur la gâchette. Plus il n’a point peur d’être attrapé car étant le produit de notre Haïti d’aujourd’hui où l’impunité est totale. L’autorité de l’Etat depuis longtemps morte et enterrée. Faut-il en conclure que le problème n’est pas seulement de nature criminelle, mais aussi économique, politique, institutionnelle et même sociétale ? Certainement. Mais en même temps il faut éviter de tomber dans les mêmes extrapolations qui ont permis au phénomène du kidnapping d’échapper dans ses débuts à sa sanction normale qui est avant tout criminelle, pénale, juridique, alors que les autorités dites « intérimaires », plus soucieuses de détruire le Lavalas, versaient plutôt aveuglément dans la politique politicienne. Il ne faudrait pas les suivre aujourd’hui encore sous aucun prétexte dans le même aveuglement. Cela dit, vu qu’il représente aussi un problème de sécurité global, un nouveau défi à l’ordre public, la montée du phénomène du crime à moto interpelle pour l’instant les trois pouvoirs (gouvernement, parlement, tribunaux). Ainsi que la société civile.Synergie …Autrement dit, les commissariats de police ne peuvent être abandonnés à euxmêmes comme c’est actuellement le cas. Obligés d’improviser. Il n’y a pas encore une politique clairement définie. Ni de loi-cadre. L’identification des propriétaires et conducteurs de taxis motos ne suffit pas. La police doit opérer en synergie avec l’organisme d’enregistrement de ces véhicules (même les importateurs et vendeurs de motos qui doivent être sollicités, serait-ce pour établir des statistiques et savoir combien de ces engins existent dans le pays et combien sont véritablement enregistrés … et combien entrent par contrebande). Or on craint que le bureau d’enregistrement ne soit intéressé que dans la perception et rien d’autre. Ensuite la police doit pouvoir disposer de toutes ces données à portée de la main, portraits-robot des suspects etc. Les fouilles même massives aux points de contrôle interviennent toujours trop tard.Des tueurs hauts comme trois pommes …C’est donc une tâche autrement plus délicate pour la police. Les agents risquent davantage leur peau avec ces tueurs hauts comme trois pommes. En même temps que la moindre erreur de leur part les expose à la fureur populaire. Misère matérielle par surcroit. Ensuite tuer soi-même un enfant n’est jamais chose facile. Finalement le problème est donc hautement politique. Au sens large du mot. Pas la politique partisane qui avait permis au kidnapping de gagner à ce point du terrain. Mélodie 103.3 FM, Port-au-Prince Le GARR applaudit à la promesse des autorités américaines d’octroyer le TPS aux immigrants haïtiens arrivés avant l’investiture du président ObamaPort-au-Prince, le 21 avril 2009 – (AHP) Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et aux Réfugiés Haïtiens (GARR) dit saluer la décision du gouvernement américain d’envisager l’octroi du TPS aux migrants haïtiens. C’est la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, qui avait annoncé le 16 avril dernier la possibilité d’une telle mesure au cours d’une visite officielle en Haïti. Hillary Clinton a aussi précisé que seuls les Haïtiens arrivés aux Etats-Unis avant l’entrée en fonction du président Barack Obama qui pourraient bénéficier du Statut de Protection Temporaire (TPS). Dans une note de presse en date du 20 avril, le GARR dit espérer vivement que cette annonce ne tardera pas à se traduire dans les faits pour que les 30,000 ressortissants-es haïtiens déjà ciblés ne soient plus hantés par la menace de la déportation qui a pour effet: la peur quotidienne de descentes de lieux par l’immigration, des troubles psychologiques, le chômage, la séparation de familles, des restrictions du droit à la circulation, emplois difficiles, incarcération, port humiliant de bracelets électroniques, etc. La note précise aussi que la déclaration de la diplomate américaine est le résultat des efforts conjugués par de nombreuses organisations d’appui aux migrants, de droits humains, d’églises, de leaders communautaires et enfin du Gouvernement haïtien qui se sont mobilisés pour demander une considération spéciale pour ces migrants, étant donné aussi la situation actuelle en Haïti qui subit l’impact (TPS / p. 9)Sommet des Amériques : les droits humains passent à la trappeJeudi 23 avril 2009 Les participants au cinquième Sommet des Amériques n’ont pas pris conscience de la nécessité de placer les droits humains au centre de l’action visant à faire face aux nombreux grands défis se présentant à la région. Les gouvernements de tous les pays des Amériques, à l’exception de Cuba, ont pris part à ce rassemblement quadriennal à Port of Spain (Trinité-et-Tobago), entre les 17 et 19 avril. Les 34 chefs d’État et de gouvernement présents ont débattu de trois principaux thèmes : prospérité humaine, sécurité énergétique et développement durable. La déclaration d’engagement de Port of Spain a été adoptée sans vote à l’issue du Sommet le 19 avril. Concernant les avancées dans les trois domaines abordés, la déclaration ne fixe pas de critères clairs pour ce qui est des droits humains. Plusieurs gouvernements, dont ceux de la Bolivie, du Honduras, du Nicaragua et du Venezuela ont fait savoir qu’ils n’étaient pas prêts à signer la déclaration. Les participants ont alors accepté qu’elle soit adoptée sans vote, et que le Premier ministre trinidadien la signe au nom de tous les dirigeants présents. Les gouvernements ayant fait part de leur réticence estimaient que la déclaration ne proposait pas de solution satisfaisante à la crise économique que le monde connaît actuellement. Ils souhaitaient également qu’y soient évoquées de manière explicite la question de la réintégration de Cuba à l’Organisation des États américains (OEA) et de la levée de l’embargo américain contre ce pays. Les délégués d’Amnesty International au Sommet ont encouragé les gouvernements de la région à s’engager à ce que toutes les mesures adoptées en réaction à la crise économique mondiale actuelle soient conformes à leurs obligations en matière de droits humains. Cependant, les dispositions de la déclaration en rapport avec la responsabilité des gouvernements dans le domaine de la lutte contre la crise ne prennent pas du tout en considération les droits fondamentaux. « Alors que le monde est en proie à une tempête économique et que le vent nouveau du compromis souffle sur les relations entre le gouvernement des ÉtatsUnis, en la personne de Barack Obama, et les autres gouvernements des Amériques, ce Sommet offrait une occasion sans précédent de jeter les bases d’une vision forte pour les droits humains dans la région, a déclaré Alex Neve, responsable de la section canadienne anglophone d’Amnesty International, qui faisait partie de la délégation de l’organisation au Sommet. Au lieu de quoi, ces droits ont une nouvelle fois été relégués à l’arrière plan. » Amnesty International avait émis une série de recommandations afin de renforcer la version préliminaire de la déclaration du point de vue des droits humains. L’organisation a déclaré qu’elle était déçue que les améliorations suggérées n’aient pas été intégrées à la déclaration finale. « Il faut que les gouvernement s’accordent explicitement sur le fait que leurs obligations relatives aux droits fondamentaux doivent guider les initiatives visant à résoudre la crise économique, a ajouté Alex Neve. Faute de quoi, il existe un risque très important que la crise tout comme la réaction adoptée creusent les inégalités et débouchent sur des violations généralisées des droits des secteurs marginalisés de la société dans la région des Amériques. » Amnesty International a fait savoir qu’elle était également vivement préoccupée par le fait que le processus suivi par le Sommet empêche des voix importantes d’être véritablement entendues, en particulier celles des peuples autochtones. Les participants au troisième sommet des responsables autochtones des Amériques ont été contraints de se réunir au Panama après que les organisateurs se furent entendu dire qu’il ne serait pas possible de trouver de lieu d’accueil pour ce rassemblement à Trinité-et-Tobago. « Les atteintes graves portées aux droits des peuples autochtones font partie des problèmes se posant avec le plus d’acuité partout dans la région des Amériques, a précisé Alex Neve. Le renforcement de la protection de ces droits devrait donc en toute logique être l’un des sujets prioritaires à l’ordre du jour de chaque Sommet des Amériques. L’exclusion et la marginalisation des peuples autochtones lors de ce sommet étaient irrespectueuses et inacceptables. » « Les gouvernements doivent reconnaître leurs torts et faire la preuve de leur détermination à améliorer les choses dans le domaine de la protection des droits des populations indigènes, en finalisant et en adoptant de toute urgence une déclaration forte sur les droits des peuples autochtones des Amériques. » L’un des sujets ayant dominé le Sommet a été Cuba, pays exclu des activités de l’OEA depuis quarante-sept ans. S’il n’est pas fait référence à Cuba dans la déclaration, de nombreux gouvernements et le secrétaire général de l’OEA se sont prononcés en faveur de la réintégration de l’île. De nombreux gouvernements ont également réclamé la levée de l’embargo commercial et économique que lui imposent les États-Unis. Amnesty International a quant à elle réaffirmé que cet embargo fait le lit de violations des droits humains et doit immédiatement être levé, et que le gouvernement cubain doit par ailleurs prendre des mesures afin d’améliorer son bilan en termes de protection des droits fondamentaux, notamment en relâchant tous les prisonniers d’opinion. L’organisation a déclaré qu’elle se réjouissait du fait que les participants évoquent la crise humanitaire et des droits humains perdurant en Haïti et qu’ils se soient engagés à fournir des efforts soutenus pour aider ce pays. Les dirigeants ont convenu de se focaliser sur la situation d’Haïti lors de l’Assemblée générale prochaine de l’OEA, qui se tiendra au Honduras en juin. négatif de plus de 4 cyclones en 2008. En deux occasion, rappelle le GARR, après le passage des cyclones Fay, Gustav, Hannah et Ike qui ont occasionné la mort de plus de 800 personnes, et des dégâts matériels Crime à moto: nouveau défi à l’ordre public

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Mercredi 29 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 14 Page 7ECONOMIE The Miami-Dade Board of County Commissioners, apre jefò CommissionerBarbara J. Jordan, sot bay $ 1.2 milyon dola pou reyabilitasyon kay pou fanmi ki nan Opa-locka, a travè Pwogram Opa-Locka Home Rehabilitation. Moun ki gen kay nan katye sa-a ka kalifye pou fè reparasyon jouk rive $ 30.000,00 nan kay la, reparasyon nan systèm elektrisite oswa plombri, ranplase fenèt, pòt, è kondisyone, refè planche kay la oswa kuizin, repare sal de ben.Pou plis enfòmasyon sou jan pou nou ka tire profi òf sa-a, kontakte Opa Locka Community Development Corporation nan (305) 687-3545 extansyon 236, oswa vizite ofis nou nan 490 Opa Locka Blvd, suite 20, Opa-locka, Fl 33054.et de stériliser une partie de la liquidité gourde excédentaire. » Toutes les institutions financières les plus éminentes ont salué les performances macro-économiques de la BRH : une inflation de 5,1% en février 2009, « soit le taux le plus bas depuis plus de 15 ans » ; protection de la gourde qui « a enregistré une légère dépréciation de 50 centimes (…) malgré une contraction importante des transferts (…) liée à la situation de récession aux Etats-Unis. » Tout comme on ne saurait nier le rôle de ces résultats dans la décision, annoncée le mardi 14 avril lors de la conférence des bailleurs par le FMI (Fonds Monétaire International), d’opérer d’ici juin un allégement de la dette d’Haïti de l’ordre de 1 milliard de dollars, qui pourrait dégager un supplément de 40 à 50 millions de dollars pour l’économie locale. Nous ne pourrions, ni ne saurions ignorer les performances de la banque centrale haïtienne, qui sont louées par d’autres et non des moindres. Mais ce qui nous intéresse davantage c’est quel est l’impact de ces politiques sur les conditions de vie du citoyen. En quoi elles stimulent l’économie locale et la production nationale, constituent un facteur de développement économique. Et c’est là que c’est pas tout à fait évident. Notre éditorial s’était basé entre autres sur des déclarations publiques du Gouverneur de la BRH, selon lesquelles la crise financière internationale n’a aucune conséquence, sinon assez peu, sur les activités des banques haïtiennes. Comme qui dirait le Gouverneur parle un langage totalement différent de celui du commun des mortels … Tenez encore. Extrait du rapport de mars 2009 sous le titre « Note sur la politique monétaire », oyez ceci : « La gourde a enregistré une légère dépréciation de 50 centimes comparée à la même période de l’année précédente, en raison notamment d’anticipations défavorables faisant état d’une contraction importante des transferts privés liés à la situation de récession qui prévaut aux Etats-Unis. » Et voici les conclusions de l’analyse de la BRH : « Sur la base des dernières informations disponibles, la BRH considère ces préoccupations comme non fondées dans un contexte où la baisse constatée de la valeurHAITI BANQUE CENTRALEOn ne mange pas les paramètres !(... suite de la 1ère page) des importations, principal déterminant de la demande de dollars de l’économie, excède de loin le recul observé au niveau des transferts, principale composante de l’offre de dollars » américains. importations ont progressé de 11% au premier trimestre 2009 par rapport au premier trimestre 2008. La dépréciation de la gourde n’a pas profité aux exportations qui ont chuté de 8%, contribuant ainsi à un élargissement du déficit commercial de près de 18% en rythme annuel. » contrôle de la Banque de la République d’Haïti. « La BRH a modifié les coefficients de réserves obligatoires sur les passifs en monnaie locale de 30% à 29% et de 31% à 34% sur les passifs en monnaie étrangère. Cette décision vise à initier une tendance devant porter progressivement les banques à favoriser le crédit en gourdes par rapport au crédit en dollars qui compte actuellement pour un peu plus des 2/3 du crédit total … ». Etc. Or qu’est-ce qui garantit que cette ristourne sert effectivement à faciliter le crédit sur le marché local et que les banques ne l’utiliseront pas pour acheter des bons ou autres actions sur le marché extérieur ? Ou bien pour les affaires personnelles des membres de leur staff dirigeant. Comme on l’avait entendu lors de l’affaire de la Socabank ! Cependant est-ce à la BRH qu’il revient de faire la gestion de l’économie nationale ? Voici comment l’institution se définit elle-même : « La politique monétaire de la BRH (…) vise principalement la stabilité des prix et du taux de change … ». Et obligatoirement « demeure restrictive au regard des risques liés à l’environnement international. » Par conséquent, nous ne devons pas confondre politique monétaire et politique économique. Nous l’admettrons volontiers. Tout à fait d’accord. Ce n’est pas plus notre faute que celle de la banque centrale haïtienne si toute l’économie est suspendue en ce moment à la toujours hypothétique entrée en application de la loi Hope et à « l’annulation d’environ 1 milliard de dollars du stock de la dette externe dont le total est de 1,8 milliards à la fin de février 2009. Le point d’achèvement de l’Initiative d’Annulation de la dette Multilatérale sera atteint d’ici le mois de juin 2009. » Le drame c’est de continuer à attendre le salut uniquement de l’extérieur. Mais où est notre part de volonté et d’imagination comme on le voit partout ailleurs face à la crise ? C’était le propos de notre éditorial. Nous remercions nos amis de la BRH de leur documentation qui nous permet de continuer à approfondir grâce à eux cette interrogation. Marcus, 19 Avril 2009 Route Cayes/Jérémie : environ 95 millions de dollars pour la construction de 81 KilomètresPort-au-Prince, le 23 avril 2009 – (AHP)Les travaux de construction du tronçon de route Cayes/Jérémie (Sud-Sud-ouest) devraient débuter au mois de juillet 2009 et devraient coûter un montant de 94 millions 982.895 dollars américains, a fait savoir jeudi le ministre des Travaux publics, Jacques Gabriel, lors de la cérémonie de signature du contrat. Les travaux de construction de 81 kilomètres de route qui couvriront une période de 30 mois seront financés par la Banque interaméricaine de développement (BID), l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et le trésor public haïtien et exécutés par la firme brésilienne OAS. Mais 13 des 81 kilomètres, reliant la localité de Laborde (où se trouve l’Aéroport Antoine Simon) à Camp-Perrin, seront réalisés par le Centre national des équipements (CNEhaïtien). La première partie de la route (Cayes/ Laborde 11 kilomètres) avait été construite par une compagnie taïwanaise. Pour la construction de la route Laborde/Jérémie, c’est le tracé originel qui sera respecté, à l’exception de certaines variantes, comme celle de la Plaine des Cayes, la variante de Camp-Perrin contournant la ville, celle des Roseaux établie pour améliorer les caractéristiques de la route, la variante de Morme Chateaux pour éviter des pentes trop raides et de trop grands déblais et pour imprimer à la route une géométrie horizontale mieux structurée. L’ambassadeur du Brésil, Igor Kipman, qui a participé à la cérémonie de signature a estimé qu’une fenêtre d’espoir s’est ouverte pour Haïti dans le cadre de la lutte qu’elle mène en faveur d’un développement durable. Il a exprimé le souhait que d’autres compagnies brésiliennes suivent les pas de la OAS qui a accepté de construire la route Cayes/Jérémie. De son côté, l’ambassadeur du Canada a émis le vœu que les autorités haïtiennes adoptent toutes les mesures nécessaires pour empêcher que cette route ne serve d’outil pour la dégradation de l’environnement les régions de Camp-Perrin et de la Grande-anse étant des zones très verdoyantes. Le ministre Jacques Gabriel a fait savoir que cette route favorisera le développement des départements du Sud et de la Grande-anse et permettra le désenclavement de plusieurs localités très importantes dans ces deux départements. Pour sa part, le Premier ministre Michèle Pierre-Louis a donné la garantie que le gouvernement prendra toutes les dispositions pour assurer l’entretien de cette route. Le plus gros problème évoqué par les bailleurs de fonds dans le cadre du financement d’infrastructures routières, vient du fait qu’ils participent trop souvent à la construction des mêmes routes, a fait savoir Michèle Pierre-Louis, se disant certaine que ces travaux permettront la création de nombreux emplois. La Construction de la route Cayes/ Jérémie avait déjà été promise à plusieurs reprises mais à chaque fois renvoyée sine die. Les habitants de la Grande-Anse qui disent espérer que cette fois est la bonne, ont manifesté en maintes occasions pour forcer les promesses à devenir réalité. Ce mois d’avril encore, ils avaient promis d’empêcher l’organisation des élections dans la région, ce pour exiger la reconstruction de cette route dangereuse qui provoque régulièrement des accidents mortels. ne dérangerait pas autant qu’on croit, parce que contrebalancé par la baisse des prix à la consommation. Or c’est le même rapport (daté de mars 2009) qui nous dit plus loin : « Toutefois le volume des transferts est tombé à 69 et à 84 millions de dollars (américains) respectivement en janvier et en février 2009, contre 105 millions en décembre 2008. » Un manque à gagner mensuel de 40 à 50 millions de dollars et survenant aussi brutalement (de décembre 2008 à janvier 2009) et qui aurait si peu d’effet sur une économie connue déjà pour être pratiquement à bout de souffle, voilà qui ne peut ne pas nous dérouter dans le langage des économistes ou des économètres de la banque centrale. Voire quand ils reconnaissent presque à la même page que : primo, « les Mais, secundo (et tenez-vous bien ) : « le financement des importations a été assuré en grande partie par les transferts privés sans contrepartie. » Il est donc difficile pour les milliers de familles qui sont taxées par ce déficit de 40 à 50 millions de dollars sur les transferts en janvier et février 2009 (et ainsi de suite) de ne pas en ressentir quant à elles toute la différence. Autrement dit, on ne mange pas les paramètres ! C’est un peu pareil au niveau du crédit. La BRH n’est pas restée indifférente. Ainsi elle a accepté de diminuer le pourcentage de « réserves obligatoires », c’est-à-dire la part de leurs dépôts que les banques privées sont obligées par la loi de placer (entre autres Autrement dit, le recul des transferts comme garantie pour leurs clients) sous le Bain de foule pour le PM Mme Michèle D. Pierre-Louis revenant de la Conférence des donateurs d’Haïti qui s’est tenue à Washington le 14 Avril dernier (photo Georges Dupé)

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Page 8 Mercredi 29 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 14 L’HISTOIRE NON OFFICIELLE Un Haïtien dans la guérilla du CheLe samedi 25 avril 2009 un vibrant hommage a été rendu par l’Ambassade d’Haïti à Cuba et la municipalité de Artemisa à la mémoi re du médecin haïtien Adrien Sansaricq, mort en Haïti le 14 avril 1969 dans la lutte contre la tyrannie de Duvalier. Au cours d’une cérémonie spéciale, un buste a été dévoilé dans la salle principale de la polyclinique « Adrien Sansaricq » qu’avait dirigé ce médecin. Adrien Sansaricq fut auss i un combattant internationaliste. En 1965 il accompagna Che Guevara au Congo dans le cadre de la préparation d’un mouvement de guerrilla dans ce pays.Par Jorge Berenguer Cala Adrien Sansaricq Laforest arriva à Cuba attiré par la Révolution, qui avait triomphé en 1959; il partit pour le Congo avec le commandant Ernesto Che Guevara et mourut dans son pays natal, Haïti, dans la lutte contre le dictateur François Duvalier. études de médecine, ce qu’il fit sans rencontrer de grandes difficultés. Ce n’était pas uniquement aux études qu’il voulait se consacrer; si tel avait été le cas, il lui aurait été plus facile d’étudier en France ou au Mexique (A). Tout au contraire Adrien représentait en ces moments le jeune révolutionnaire en accord avec un processus politique qui lui paraissait prometteur et réel. On le vit se joindre aux autres étudiants universitaires qui se mobilisaient pour combattre l’impérialisme nord-américain durant les journées de la Crise d’octobre; euphorique, en leur compagnie dans un camion chargé, il entonnait l’hymne Le Drapeau Rouge, comme se le rappellent quelques uns de ses compagnons. Une fois diplômé en médecine, il n’était pas astreint à accomplir le service social en milieu rural, comme ses collègues cubains. Mais il exigea de pouvoir aller là où il le fallait et il fut envoyé dans la Sierra Maestra, du côté de Perseverancia et de Santo Domingo, pour soigner les paysans. Étant donné les conditions sociales et les violentes séquelles qu’avait laissées la guerre contre le tyran Fulgencio Batista, certains habitants des lieux avaient coutume de résoudre leurs problèmes de façon tout aussi violente, et c’est ainsi qu’à cause de différends entre eux et le médecin en poste antérieurement ils avaient mis le feu à ce qui faisait office de clinique. L’occupant, qui heureusement ne s’y trouvait pas, dut partir précipitamment. Pour parvenir à l’endroit en question, à cette époque, il était nécessaire de traverser des rivières en crue, des chemins impraticables. Le transport par excellence, pour ne pas dire l’unique, se faisait à dos de mulets qui transportaient les produits de et vers cette région montagneuse. Adrien partit pour la Sierra Maestra, fit les consultations sous un arbre ou ailleurs, suivant le cas; il gagna l’amitié et le respect de ces farouches paysans, autrefois si chatouilleux. Pendant une année il remplit sa tâche de médecin dans ces difficiles conditions. Nous ne pouvons affirmer s’il fut membre ou non du Comité central du Parti communiste haïtien, mais nous pouvons certifier qu’en 1965 il était militant du Parti communiste cubain, c’est-à-dire l’un des premiers, car c’est en cette année-là que fut constitué le Comité central du Parti. Ceux qui ont connu Adrien Sansaricq Laforest le décrivent comme quelqu’un de grande taille, mince mais fort; il avait le teint clair mais on voyait bien qu’il était métis; c’était un homme très serein, peu bavard, qui réfléchissait à ce qu’il allait dire et s’exprimait ensuite avec fermeté. Sa personnalité se manifestait d’elle-même, par son comportement, sa modestie, ses rapports respectueux et raffinés; il était capable d’aborder les sujets les plus variés, d’apprécier la musique et de bavarder avec ses amis qui n’étaient pas nombreux. Il imposait le respect par son caractère affable qui établissait les limites. En 1965 le commandant Ernesto Che Guevara arriva au Congo avec un groupe de guérilleros et l’idée de former une armée révolutionnaire avec les Simbas et d’autres ethnies de la région. Tatu, qui signifie trois en swahili, fut le nom de guerre qu’il adopta. Les noms étaient donnés suivant l’ordre d’arrivée et bien qu’il fût parmi les premiers, il réserva les deux nombres antérieurs pour ses compagnons Víctor Dreque et José M. Martínez qui l’accompagnaient. À ce groupe révolutionnaire se joignait Adrien au mois de septembre, approximativement cinq mois après l’arrivée du Che. Son incorporation était principalement due à sa qualité de médecin, tâche qu’il alternait avec celle de traducteur grâce à ses connaissances du français. Le lac Tanganika est frontalier de plusieurs pays africains. Pour arriver au Congo par la voie qu’empruntèrent les guérilleros, il était nécessaire de parcourir d’abord de grandes distances par terre en Tanzanie et d’atteindre ensuite l’important port de Kigoma, à partir duquel ils s’embarquèrent pour traverser sur une distance d’environ 70 kilomètres l’immense étendue d’eau, voyageant presque toujours de nuit pour tromper la vigilance de l’ennemi, et risquant en maintes fois de faire naufrage, étant donné la fragilité des embarcations et des eaux agitées du lac. Avant d’arriver à Kigoma, en territoire tanzanien, il existe un village appelé Kasulu, et sur l’autre rive, au Congo, il en existe un autre du même nom. Ce fut le nom de guerre assigné par le Che à Adrien Sansaricq: Kasulu dans la guérilla. Au début on avait utilisé les chiffres par ordre d’arrivée, mais par la suite on prit des noms de localités comme dans le cas de Fizi, le médecin Diego Lagomasino qui allait aussi prendre part aux événements et qui nous a relaté ces détails. Il est fort probable que l’utilisation de noms de villages était influencée par une telle pratique dans la Sierra Maestra, bien que là ce fut la provenance des combattants qui était prise en considération. Quelques mois auparavant, arrivé au terme de son affectation dans la Sierra Maestra, Sansaricq avait été remplacé par un autre jeune médecin. Ils étaient restés ensemble pendant une semaine et s’étaient séparé avec une forte et fraternelle accolade, de sorte que la surprise fut d’autant plus grande de part et d’autre quand, à la base de la guérilla en Afrique, ce fut précisément ce médecin, Rafael Zerquera Palacios, Kumi, de son pseudonyme en swahili, qui reçut Adrien et qui allait devenir un de ses meilleurs amis. proche d’une haute montagne, en territoire congolais, fut établie une base de la guérilla en un lieu connu sous le nom de Kibamba. Là et à la base principale, distante de plusieurs kilomètres, dans les montagnes couvertes de forêts, Sansaricq allait remplir ses fonctions de médecin et de traducteur de français. À la fin du mois de novembre la situation se compliqua sur le théâtre africain à la suite des accords de l’OUA concernant la nonintervention dans les affaires internes des pays africains. La Tanzanie demandait le retrait des internationalistes cubains et à cela s’ajoutait la disposition prise par les Congolais de cesser la lutte. Le groupe révolutionnaire revint à Cuba. Les précurseurs de la lutte révolutionnaire n’échouent pas, ils sèment; la récolte se fera postérieurement même si nous n’en connaissons pas le moment. La décennie des années soixante du XX siècle fut particulièrement tragique pour le peuple haïtien. Dès l’arrivée au pouvoir en 1957 du dictateur François Duvalier, sa tyrannie saigna à blanc la vie d’hommes et de femmes honnêtes : les vagues d’assassinats, emprisonnements, tortures et persécutions furent une constante des quatorze années de Papa Doc. Dès le début tout ce qui pouvait ressembler à l’opposition fut cruellement réprimé. Ainsi la famille d’Adrien Sansaricq fut anéantie dans sa presque totalité. zaïroise avait raffermi et préparé Sansaricq pour le but que comme révolutionnaire il s’était fixé. Au cours de son court séjour en Afrique en compagnie du Che, il fit montre de qualités exceptionnelles et l’on peut dire qu’il gagna l’estime d’un homme aussi exigeant que l’était Ernesto Guevara qui, lui, faisant une évaluation des événements, s’exprimait ainsi : (p.222) Je voudrais laisser ici les noms de ces compagnons sur lesquels j’ai toujours senti que je pouvais m’appuyer, en raison de leur personnalité, de leur foi en la Révolution et de la décision de faire leur devoir quoi qu’il arrivât. Certains d’entre eux, à la dernière minute, avaient eux aussi faibli, mais nous oublierons cette minute finale, car cette faiblesse concernait leur foi, non leur décision de se sacrifier. Il y eut certainement d’autres camarades dans cette catégorie mais n’ayant pas eu de rapports très proches avec eux, je ne peux pas le certifier. C’est une liste incomplète, personnelle, très influencée par des facteurs subjectifs; que ceux qui n’y figurent pas et pensent qu’ils étaient de la même catégorie ne m’en veuillent pas : Moja, Mbili, Pombo, Azi, Mafu, Tunaime, Ishirini, Tiza, Alau, Aziri, Agane, Hukumu, Ami, Amia, Singida, Alaziri, Semori, Amnane, Angalla, Bodolo, les médecins Kumi, Fizi, Morogoro et Kasulu … (1) journal : « (…) un médecin haïtien, Kasulu, qui nous fut d’une grande utilité (sans vouloir discréditer sa science, il nous fut plus utile pour sa maîtrise du français que pour ses connaissances médicales) .» Avec la ferme volonté de continuer la lutte partout où ce serait nécessaire, Adrien revint d’Afrique. Il ne resta que peu de mois à La Havane où il se maria et, vers le mois de mai il disparut. La dernière fois qu’il rendit visite au docteur Zerquera, Kumi, il ne fit mention d’aucun plan, mais l’intuition de l’ami médecin lui fit comprendre que ce n’était point là une visite quelconque; il avait habité dans cette maison, il n’y avait pas si longtemps, pendant un mois, et Zerquera le connaissait bien. Sans doute est-ce pourquoi il n’y eut pas de troisième accolade qui, outre l’émotion, l’aurait trahi. Tout simplement il disparut et s’en alla remplir son devoir. En 1968 il retourna dans sa patrie. Nous ignorons les détails des événements en Haïti. Cela va de soi que Sansariq s’y joignit à d’autres révolutionnaires pour organiser la lutte. Un jour où étaient réunis les dirigeants du Parti communiste haïtien dans la clandestinité, dans un lieu secret non loin de Pétionville, ils furent dénoncés par un traître qui, jusqu’à ce moment-là, occupait le poste de responsable de la Commission militaire du Parti. Cet individu, du nom de Frank Essalem, avait évidemment été recruté par un appareil de renseignements beaucoup plus puissant que les services secrets de Duvalier. Une fois réactivé le Parti communiste haïtien, ses membres avaient effectué des actions politiques et militaires d’une certaine importance, mais le groupe révolutionnaire fut contrôlé par un agent qui connaissait très bien l’organisation et les mouvements de ses principaux dirigeants. L’information concernant la tenue de cette réunion, qui était connue et jusqu’à un certain point coordonnée par Frank Essalem, fut transmise aux tontons macoutes. Ces derniers encerclèrent la maison et ordonnèrent à ses occupants de se rendre. Se rendre signifiait la torture et finalement la mort. Ils décidèrent de combattre. Les soldats de Duvalier disposaient de bonnes armes, dont un char de guerre qui bombarda l’endroit. Les révolutionnaires encerclés tombèrent au cours de cet affrontement inégal qui dura des heures. Parmi eux se trouvait un jeune frère d’Adrien, nommé Daniel, qui s’était préparé en République dominicaine et s’était joint au reste du groupe pour mener la lutte en Haïti. Adrien parvint à sortir de la maison mais il fut intercepté alors qu’il se dirigeait vers Portau-Prince et fut tué. Quelque temps après ses compagnons de l’Université de La Havane, ses patients de La Sierra Maestra et les combattants de la guérilla en Afrique apprirent qu’il était tombé en combattant. Il fut un lien entre l’Afrique, Haïti et Cuba, un cri de combat contre l’oubli (2). Notes: Ernesto Che Guevara, Pasajes de la guerra revolucionaria. Congo, Madrid, Editorial GrijalboMondadori. (Pour l’édition française : Passages de la guerre révolutionnaire : le Congo, Paris, Éditions Métailié, sept. 2000.) NdlT Pour ces notes nous avons conversé avec les personnes suivantes : Rafael Zerquera Palacios, Kumi; Diego Lagomasino Comesana, Fizi; Héctor Vera Acosta, Hindi; Arquímedes Martínez, Agano, tous les quatre médecins dans la guérilla; Carlos Miyares Rodríguez, médecin militaire retraité qui connut Adrien étudiant; Humbert Dorval, diplomate et dirigeant du PCH; Narcizo Isa Conde, secrétaire du Parti Fuerza de la Revolución en Rép. Dominicaine. (A) Adrien avait dû r ester, lors de cette visite, à Cuba où il compléta ses études en médecine commencées au Mexique depuis son départ d’Haïti en 1957. NdlT. En 1962 il arrivait à La Havane pour terminer des À quelques 150 mètres de la rive du lac Taganika, très Il est évident que sa participation dans la guérilla Le Che ajoute sur une autre page de son Les frères Daniel et Adrien Sansaricq à Cuba

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Mercredi 29 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 14 Page 9HONNEUR & MERITE Grow your career in a rewarding, diverse and challenging environment full of opportunity.Find your next job atwww.miamidade.gov/jobsFor computer access visit any Miami-Dade County Library or South Florida Workforce Career Center. For locations call 311.EOE/M/F/D/Veterans PreferenceDelivering Excellence Every Day Time to Shine! Deux hommages bien mérités ! Un week-end qui a commencé avec la Soirée d’hommage à la mémoire de Madame Hedwig Gaillard et de Madame Marie-Henriette Forbin. C’était le samedi 25 avril et une initiative de l’Association Culturelle Haitiano-Allemande. morte de prendre la relève du Foyer Alice Garoute comme Heidi avait promis à Solange Dominique sur son lit de mort de le faire. Ces divers témoignages étaient entrecoupés de chants allemands, bulgares et haïtiens interprétés par la petite chorale sous la baguette de Will, le maître de cérémonie et sous l’œil attentif de Jacques Joachim qui désormais remplacera Frau Gaillard à l’Institut Haïtiano-Allemand comme Directeur général. Rien n’a manqué au cours de la soirée, les piécettes telles que « Wer klopfet an » interprété par Mme Désamour Adrien, le Dr Kernizan et Mr Hodgson ; les poèmes et même une scène de classe de Frau Gaillard mimée par les élèves de quatrième année. Le public s’est littéralement tordu de rire. Une partie très attendue de la soirée a été le mini récital de chants de Alzire Rocourt qui, d’une voix pure et cristalline, a interprété, avec accompagnement au piano de Josué Alexis, les Lieder textes et poèmes mis en musique par Schubert ainsi que Schuman, Brahms, Wolf et avec en finale une très belle musique de chez nous. la relève est assurée. Je m’en suis rendu compte ce soir ! « Les deux portraits orneront chacun une salle de classe de l’Institut. En finale il y a eu le fameux « Bowle » 1(de Frau Gaillard, celui qu’elle servait chaque année à la Noël, à la Weihnachtsfeier de l’Institut. Cette année, elle n’a pas eu le temps de le préparer, puisqu’elle est morte tout juste quelques jours avant la Noël. Mais il y avait son fidèle Renaud, qui a raconté comment elle le traitait de « dumkopf » si jamais il ne respectait pas l’ordre d’incorporation des divers ingrédients de cette superbe boisson. Auf Wiedersehn Heidi ! Le concert de Sainte Trinité Le lendemain dimanche 26 Avril, c’était le Concert de Pâques, offert par l’Orchestre Philharmonique de Sainte Trinité sous la direction du Père David César et de Pierre Leroy, en hommage à l’immortel Chef d’orchestre Hector Lominy, disparu le 16 avril 2007, mais aussi en hommage à Félix Mendelssohn Cela se passait à l’Institut Haitiano-Allemand à l’Avenue Christophe en présence des élèves, des parents et de tous ceux qui ont connu et aimé Madame Gaillard. Marie-Henriette Forbin, elle, a été la première élève de Madame Gaillard avant de devenir sa meilleure amie. Au cours de la soirée, les témoignages se sont multipliés. Sœur Nicole Gaillard, la belle sœur de Heidi qui a rendu hommage à « cette femme venue de l’Est », Mme Gerda Coriolan Pierre qui recevait chaque soir un coup de fil tardif de son amie Heidi pour discuter du Foyer Alice Garoute, de l’Institut, du pays d’autrefois et de ce qu’il était devenu, du Dr G. Duchatelier, du Dr Kernizan qui a raconté comment Heidi lui avait conseillé, si des fois il était loin de son pays, de manger le plus qu’il pouvait à chaque fois qu’il se sentait triste, de Mireille Gaillard qui a bien connu sa tante et regrette de ne pas lui avoir dit plus souvent qu’elle l’aimait et qu’elle était belle, de Yolette Gefvé et du Dr Margareth Romain qui a promis à la Odette Roy Fombrun, et l’autre de Hedwig Gaillard, dévoilé par son fils Micha qui malgré sa forte émotion, a tenu à naissance. Le public, une fois encore, est resté émerveillé du talent du violoniste Romel Joseph dont l’interprétation du Concerto en mi mineur op 64 ( 1844) fera date. Rarement on n’aura vu et entendu un musicien jouer avec tant d’émotion. Et il est à se demander si des larmes ne se mélangeaient pas à la sueur qui perlait sur son visage littéralement transfiguré. La présentation du concert était assurée par Nicole St Victor qui a parlé de Félix Mendelssohn Bartholdy et des petits chanteurs qui ont ouvert l’événement musical de la saison. D’autres concerts sont en perspective. Signalons le Grand Récital de Printemps avec Romel Joseph au Violon et Micheline Laudun Demis au Piano, à l‘occasion des 50 ans de Romel Joseph et de ses 25 ans de performance. Puis le Grand concert marial pour la Fête des mères, le 31 Mai, à la Chapelle Ste Rose de Lima avec Nicole St Victor, soprano, Valérie Brutus (soprano lyrique), Jamie Cartright, mezzo-soprano et Jeanne Poccius, trompette. Enfin pour le 14 Juin à la Paroisse St Vincent de Paul, à Thomassin, à 4h30 pm, le concert avec l’Orchestre Philharmonique Ste Trinité et les Petits Chanteurs. En soliste Nicole St Victor et Valérie Brutus. pour plus d’un milliard de dollars américains, le Président René Préval avait lancé un appel à l’administration américaine lui demandant d’accorder le TPS aux sans-papiers haïtiens aux USA, avertissant que les déportations ne feront qu’exacerber l’actuelle crise humanitaire et accroitre la pression sur une économie nationale déjà fragile. Le Gouvernement haïtien avait par la suite refusé de délivrer des passeports aux immigrants en instance de déportation. Le GARR dit espérer que ne seront pas oubliés d’autres pôles de migration comme la République Dominicaine, où les migrants haïtiens sont toujours sur le qui-vive enLe GARR applaudit à la promesse des autorités américaines...(... suite d e la page 6) raison de l’accentuation des déportations et le renforcement des mesures administratives contre leurs descendants. Le GARR lance aussi une mise en garde contre les trafiquants qui envisagent de profiter de cette annonce d’octroi éventuel du TPS pour inciter de nouveaux ressortissants haïtiens à se rendre aux Etats-Unis de manière irrégulière afin d’essayer de bénéficier de cette décision. Il renouvelle aux autorités concernées sa demande de doter le pays d’une loi punissant les trafiquants organisateurs de voyages irréguliers et garantissant la protection des victimes. Il les exhorte également à créer dans le pays les conditions susceptibles d’encourager la population à rester chez elle plutôt que de risquer sa vie dans des voyages sans lendemain. comme pour la journée électorale du 19 avril, il ne resterait alors aucun espoir. Il est des moments où une institution peut incarner l’idéal d’une nation. Et aujourd’hui ce n’est ni la classe politique – réconciliation ou non mais blanc bonnet, bonnet blanc ; ni la lutte populaire engluée malgré elle dans des querelles de chefs ; ni le pouvoir qui laisse l’impression de mettre ses visées politiques avant la lutte contre les maux de ce pays … La presse seule qui fait la différence. Espérons qu’elle maintienne et même améliore cette performance. Marcus, 27 Avril 2009La presse fait la différence(PRESSE ... suite de la page 2) Portrait de Mme Hedwig Gaillard Le violoniste Romel Joseph accompagné de l’Orchestre Philarmonique de Sainte Trinité (HENM) Il s’agissait pour les organisateurs de la soirée, Will en tête , de camper ce personnage, cette femme peu ordinaire venue d’ailleurs et qui a su tellement faire siens nos us et coutumes, sans toutefois oublier pour cela ses origines bulgare et allemande. D’ailleurs une mini-exposition regroupait tout cela, semblant résumer la vie de Heidi avec ses trois drapeaux symboles de ses trois patries, le costume bulgare qu’elle revêtait chaque année à la Fête de la bière, l’accordéon, l’argile qui guérit tout et à laquelle elle croyait ferme et la petite boite de biscuits, les « plätzchen, « dont son amie Frau Zach avait le secret. Aussi pour la soirée hommage, le public a pu se régaler, Frau Zach n’ayant pas voulu rater l’occasion de faire encore une fois ces biscuits, le péché mignon de Heidi. La soirée hommage s’est terminée avec le dévoilement de deux portraits, l’un de Marie Henriette Roy Fombrun dévoilé par sa sœur prononcer quelques mots : « Mutti peut s’en aller tranquille, dont l’année 2009 ramène le deux centième anniversaire de

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Page 10 Mercredi 29 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 14LIBRE PENSERIntelligence-s !« Rien n’est si dangereux qu’un imbécile qui a l’apparence d’un homme intelligent » Edouard Herriot Nul ne peut ignorer le poids de la tradition ni le rôle des mythes fondateurs dans la construction de la personnalité, individuelle et collective. J’ai grandi croyant que « Malice » était le paradigme de l’intelligence et que notre cher « Bouqui » était celui de la sottise, de la bêtise personnifiée. L’imbécillité fait homme. L’influence des modèles, l’existence de personnalités exemplaires constituent, dans toutes les sociétés, un mode de transmission sociale bien élaboré et capable d’inciter à l’émergence de citoyens engagés dans la transformation de leur pays. Leur absence criante dans la société haïtienne d’aujourd’hui provoque cette désorientation que nous vivons et cette sensation d’échec que nous ressentons tous. En plus, on nous a toujours fait croire, que dans un environnement de « bouqui » et de « pitit bouqui », il fallait s’atteler à faire partie des « malices » afin de toujours vivre aux dépens des moins pourvus, intellectuellement, économiquement ou des plus défavorisés, socialement. Nous avons sûrement mal compris la façon de procéder car nous sommes toujours membres d’honneur des PMA (Pays Moins Avancé). J’ai donc fini par croire que « l’intelligence qui faisait avancer les choses », « l’intelligence transformatrice » n’habitait que chez les autres, « kay blan yo » tandis que chez nous ce ne serait que « mise sous tutelle agressive» ou « assistance sans gêne», les seules voies qui nous conduiraient vers le salut, économique, vers le progrès si ardemment souhaité. Ce n’était pas tout à fait vrai. Les modalités relationnelles de l’être humain et de l’imbécillité semblent être les mêmes sous toutes les latitudes, indépendamment des références sociales, culturelles, ethniques. Le voile tomba le jour où j’ai commencé à observer les stades de foot-ball ou à écouter les déclarations des dirigeants de ces pays BPA (lire Beaucoup Plus Avancé). « Aucun Italien n’est nègre. Aucun Italien naît nègre » s’acharnait un stade italien contre l’enfant prodige du foot-ball italien actuel, le jeune joueur Mario Balotelli, adopté par un couple italien, mis au monde par des parents du Ghana, en Italie. Je suis moins bronzé que le nouveau Président américain, disait, sans aucune retenue protocolaire, le Premier Ministre Italien, Berlusconi l’incombustible (longévité politique est maintenant associée à intelligence, par un étrange artifice mis au point par Sarkozy). Et voilà maintenant Sarkozy, qui ne cesse d’occuper les espaces médiatiques, suivant l’exemple de son ami Berlusconi, et prétend convaincre tout le monde qu’il est le seul à pouvoir mener le monde, grâce à son intelligence supérieure. Chers amis lecteurs, je ne sais pas si vous êtes au courant de la dernière polémique de Sarkozy. Le Président de la République Française, vient de surprendre, « à propres et étrangers » avec une déclaration-confession-opinion réalisée dans l’intimité d’une conversation avec des Parlementaires, lors d’un dîner. Officiellement, il y a eu un démenti. Officieusement, le contenu de la conversation circule et fait boule de neige. L’un des invités aurait dévoilé le contenu de toute la conversation. D’après Sarkozy, les dirigeants des grands pays ne sont pas aussi doués que lui. Ils n’arrivent pas à donner la taille si on les compare à lui. Ils ne sont pas « intelligents » et ceux qui le sont, ne le sont pas autant que lui, et même ceux qui sont plus intelligents que lui n’arrivent pas à avoir des résultats aussi performants que les siens. Parlant d’intelligence comparative, j’ai cru dévoiler une réflexion du genre : Zapatero est moins intelligent que Sarkozy et celui-ci beaucoup moins que Jospin. Cependant, ce dernier, quoiqu’intelligent, n’a même pas pu passer à un second tour face à Sarkozy. Villepin qui se croit malin est maintenant aux abois. Dans le même ordre d’idée et maintenant la même ligne de conversation, Obama serait un être supérieur, extrêmement intelligent et d’un grand charisme mais ne s’accroche à aucune réalité. Il n’a dirigé aucun Ministère (lui par contre oui) avant d’arriver à la Présidence et n’a parfois aucune idée claire sur certains dossiers. Merkel n’a fait que suivre et adapter les décisions prises par la France pour lutter contre la crise. Et ainsi de suite. Le seul, le vrai leader, d’après lui, Berlusconi. Celui qui gagne les élections est celui qui démontre son intelligence. Il en gagne, donc il est le plus intelligent. Etait-ce purement et simplement de « l’ironie sarkozyenne » la comparaison des degrés d’intelligence des Représentants politiques du G-7? Moi qui pensais que l’absence d’intelligence ne concernait que les hommes politiques des Républiques Bananières ? Je pensais que les plus idiots étaient ceux qui s’acharnaient à maintenir un peuple dans la misère à la fois que leurs comptes en banque grossissaient. Je vois donc maintenant que le « beau monde » dit aussi des bêtises. Et, certains des dirigeants actuels semblent avoir développé un « ego », tel que la meilleure affaire, le « gros lot », serait de pouvoir « les acheter à leur prix vrai et les revendre au prix qu’ils croient valoir ». Les réactions ne se sont pas fait attendre. Ségolène Royal a présenté ses excuses au Président Zapatero tout en faisant remarquer que Sarkozy était « récidiviste dans toutes les formes d’agressivité verbale, de dénigrement » et que lorsque l’on lisait actuellement la presse internationale, on avait honte d’être français. Elle a demandé pardon en Afrique. Maintenant à l’Espagne. Et dire que la Première Dame française (Bruni-Sarkozy) venait de déclarer qu’elle se réjouissait de ne plus être Italienne à cause de l’inélégance de Berlusconi. « Il faut que cela s’arrête. Le jour où Nicolas Sarkozy changera de mode d’expression et apprendra à respecter les autres, je n’aurai plus l’occasion de m’excuser, de demander pardon », précise Ségolène. Du côté de l’Espagne, la diversité d’opinions dans les grands journaux a été très intéressante et mérite reproduction : « La seule interprétation raisonnable des paroles de Sarkozy est qu’il n’avait aucune volonté d’offenser. Il est évident qu’il s’inclut dans le groupe des stupides, avec Zapatero, pour se moquer des intelligents qui ont perdu au premier tour, comme Jospin, et des mêmes qu’il a vaincu, comme Villepin. Ce qu’il y a de véritablement stupéfiant dans ses déclarations, c’est bien que Berlusconi lui semble un modèle politique. (Journal El Mundo du 18/04/09) « C’est inévitable. De la même manière que le fleuve Guadiana, le caractère fanfaron de Nicolas Sarkozy déborde périodiquement de son lit. » (Journal El Periodico du 17/04/09) « L’un des dirigeants les plus désinvoltes est Sarkozy, excellent homme politique et habile gouvernant, mais avec une estime de soi qui dépasse de beaucoup sa propre stature et qui par conséquent affirme qu’aucun autre dirigeant n’est à sa hauteur. Ce n’est pas la première fois que le président français met La Moncloa [équivalent de l’Elysée, ndlr] sur les nerfs, ainsi, soit il refrène sa tendance à parler de Zapatero, soit il devra créer à L’Elysée un département uniquement dédié aux démentis.”(Journal La Razon du 17/04/09) « Nicolas Sarkozy est un personnage étranger plein de la distance majestueuse à laquelle nous ont habitués les présidents français, non pas seulement depuis Charles de Gaulle, mais depuis Pépin le Bref. Mais le président de la Ve République, avec sa boulimie de mots, fait comme toujours usage d’extrême désinvolture.» (Journal El Pais du 18/04/09) « Le commentaire du président de France, Nicolas Sarkozy, sur Jose Luis Rodríguez Zapatero, a eu pour conséquence d’unir les socialistes et les populaires en Espagne, qui ne permettent pas que l’on parle mal d’un président du gouvernement espagnol en dehors de nos frontières. Ici, à l’intérieur, il n’y a pas de barrière, mais à l’extérieur, ça ne passe pas. (Journal ABC du 18/04/09) Enfin, moi qui pensais que tout le monde était définitivement d’accord sur la multiplicité de façons d’exprimer l‘intelligence ou de démontrer son existence. Messi, Eto’o, Ronaldo dans le monde du foot-ball par exemple ou Bryant, Gassol, Nadal, Hamilton, Alonso, Shumacher, sont des exemples d’intelligence supérieure dans le monde du sport. Verdi, Bach, Beethoven, dans le monde de la musique, Gandhi, Martin Luther King, en politique, Voltaire, Molière dans la langue, et ainsi de suite. Howard Gardner à travers ses recherches a établi plusieurs types d’intelligences chez l’être humain, l’intelligence logico-mathématique, l’intelligence spatiale, l’intelligence interpersonnelle ou sociale, l’intelligence corporellekinesthésique, l’intelligence verbo-linguistique (ou verbale), l’intelligence intrapersonnelle, l’intelligence musicalerythmique. Daniel Coleman présente une autre liste en mettant l’accent sur l’intelligence émotionnelle. Si on tient compte de cela, il serait donc difficile de considérer imbécile à quelqu’un qui ait fait ses preuves face aux difficultés de la vie. « Sur une île déserte, il arriverait à survivre », a toujours été pour moi la façon d’exprimer que quelqu’un était intelligent. Robinson Crusoë. La capacité de déduction. Sherlock Holmes. Enfin, arriver à occuper la Présidence d’un pays est signe d’intelligence et prétendre démontrer le contraire est ne pas faire preuve d’intelligence. En Haïti cependant, nous avons eu pas mal de « cas anormaux » ayant occupé la présidence du pays. C’est « l’atypicité haïtienne ». Nous sommes un cas spécial ! Enfin, Descartes pensait que le « bon sens » était la chose la mieux partagée du monde. C’est peut-être vrai. Cependant, vu ce qui se passe au niveau mondial, considérant les agissements des hommes politiques, d’ici et d’ailleurs, on ne peut que croire que « la somme totale de l’intelligence des hommes politiques de la Planète est une valeur constante ». La conclusion logique serait donc de penser à diminuer leur nombre, or c’est le contraire qui se produit ! Chez nous et ailleurs. Quelle horreur ! Oscar Germain germanor2005@yahoo.fr Avril 2009 Demesvar Delorme: entre absolutisme et libéralisme VERNET LAROSE vernaroza@gmail.com Demesvar Delorme mourut à Paris, le 26 décembre 2001, en sa résidence sise au boulevard de Courcelles; et, Anténor Firmin, alors ministre plénipotentiaire, prononça l’oraison funèbre, en lui rendant des hommages chaleureux et respectueux. Ce ne fut cependant pas que circonstancié: les jeunes allaient à Paris voir Delorme<>, nous dit Jean Price-Mars. Celui-là eut plusieurs admirateurs tels, le poète Oswald Durand, qui lui dédia<>, Fréderic Marcelin, Henry Chauvet, etc. Et lors de la commémoration du centenaire de sa naissance, le 10 février 1931, un comité Demesvar Delorme se forma au Cap en vue d’organiser les festivités appropriées. Le gouvernement y assista. Le ministre Luvigny Vaughes et le sénateur Louis Zéphyrin le représentèrent. Plusieurs articles lui furent consacrés dans les journaux. Comme c’est le présent qui donne sens au passé, que signifie pour nous l’oeuvre de Demesvar Delorme, aujourd’hui? Quels enseignements pouvons-nous en tirer relatifs à sa participation au gouvernement du président Sylvain Salnave, sa conception sur la place et le rôle d’Haïti dans le systèmemonde, et de l’élite particulièrement, l’élite intellectuelle? Le moment Salnave: le libéralisme quand même Enseignant et animateur culturel, Demesvar Delorme publia l’Avenir, en 1859, un organe d’expression libérale en ayant pour devise: <>. Il dut suspendre la publication après avoir reçu une injonction du bureau de l’arrondissement du Cap. Il fut élu député du Cap en 1862 et lutta dans l’opposition libérale; et, à la dissolution de la Chambre en 1863, il reprit ses activités littéraires et artistiques. Il ne tarda pas toutefois à reprendre ses activités politiques. Les insurrections gagnèrent le Cap en ayant pour chef le général Salnave. Delorme s’y joignit et fut le principal rédacteur du <>. Il s’exila, à la suite de la défaite des insurgés du Cap, mais il y revint à la chute de Geffrard, Salnave le remplaça, comme président de la République, et confia à Delorme les ministères des Relations Extérieures, puis de l’Instruction publique et des cultes. Le gouvernement de Salnave n’échappa pas à la tradition des prise d’armes, du jeu guerrier. Ce gouvernement passa plus de temps à guerroyer qu’à administrer les affaires publiques. Et Delorme eut à assurer jusqu’à quatre ministères au cours de l’année 1868. Mais Salnave rompit cette collaboration en le nommant subrepticement représentant d’ Haïti à Londres, puisqu’il reçut sa lettre de révocation avant de pouvoir s’y installer. La participation de Delorme au gouvernement de Salnave soulève la question déjà posée par Jean Price-Mars: << En attendant, nous entendons d’ores et déjà, fixer l’attention du lecteur sur l’acceptation générale que nous donnons au terme libéralisme. Nous l’opposons, à celui d’absolutisme, à cet absolutisme qui est la norme traditionnelle de la politique de nos chefs d’État à peu d’exception près. Nous voulons établir tout de suite que ce libéralisme découle de l’adhésion que notre pays a apportée aux principes fondamentaux sur lesquels la Révolution Française de 1789 s’est étayée lorsqu’elle a solennellement proclamé les Droits de l’homme. Nous savons tous que les droits de l’homme ont pour corollaires essentiels les quatre libertés qui constituent la base inéquivoque de toute vraie démocratie. Haïti, étant une fille insolite et embarrassante de la Révolution Française, il s’ensuit que les quatre libertés devaient être intégrées dans les institutions, dans les moeurs et la vie publique de notre communauté. Pourquoi n’en est-il pas ainsi?.>> (Jean PriceMars, Joseph Anténor Firmin L’Indomptable lutteur, Imp. Séminaire Adventiste, Port-au-Prince,s.d.p50-51.) L’auteur élabore la problématique relative au fait politique haïtien. De quelles traditions nos hommes politiques sont-ils redevables? Est-ce du libéralisme ou de l’absolutisme? Si pour Delorme, ses écrits, ses actes politiques et son action culturelle pourraient nous porter à le ranger dans la catégorie du libéralisme, qu’en est-il cependant du général(LETTRES HAITIENNES / p. 12) Demesvar Delorme (1831 1901)

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Mercredi 29 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 14 Page 11 10 départements d’études Licence en : • Gestion d’Entreprise • Conception et Exécution de Projet • Economie et Finance • Sciences de l’Education • Sciences Comptables • Relations Internationales • Gouvernance Diplôme en : • Informatique de Gestion • Relations Publiques • Gestion de la MicrofinanceUNIVERSITE Centre de Formation et de Développement Economique (CFDE)Contactez nous :Angle Delmas 75 et Impasse Hérard # 3, Port-au-Prince, Haïti, W.I.www.cfdehaiti.comPar courriel: Administration@CDFEHaiti.com GBrunet@CFDEHaiti.com Par téléphones : (509) 2246-1425 \ 3555-1575 2513-3726 \ 3767-1575 PETITES ANNONCES Le Manolo Inn Le Manolo Inn Le Manolo Inn Le Manolo Inn Le Manolo InnTéléphones :  566-5361 401-7108 / 514-0304 lemanoloinn@mac.comInternet disponible pour les clientsDANS LES NIPPES•Des kilomètres de plage •Chambres tout confort avec air conditionné et Salle de bain attenante •Cuisine du terroir préparée par un « Grand Chef » •Le Saut du Barril •Le Palais de Sudre Dartiguenave à  Anse à Veau •La Petite Eglise de Petit Trou datant de du 17èmesiècle… KJ ADVERTISINGSERVICESP.O. BOX 600673 Miami Florida, 33160-0673Publicités: Radio, Journaux et Tv. Aussi un service de traduction de Documents etc.Info (954) 559-7729 Evens Hilaire Consultant VISION MORTGAGE BANK, INCEVENS HILAIRELoan Consultant 12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161 Phone: (305) 891-2225 Fax (305) 891-2559 Cell (786) 285-0384 BEL FOUCHET Take Out8267 N Miami Avenue, Miami, Florida 33150 Tel. 305-757-6408 SANTEdoivent subir des tests. La secrétaire d’Etat Hillary Clinton a dit que Washington prenait la question “très au sérieux” et a recommandé la prudence aux personnes qui se rendent au Mexique. DEUX TIERS DES MALADES DÉJÀ RÉTABLIS AU MEXIQUE L’état des personnes contaminées en Europe n’est cependant pas jugé grave. Ce qui vaut également pour les cas enregistrés aux Etats-Unis et six autres annoncés au Canada. Un enseignant néo-zélandais et une dizaine d’élèves rentrés récemment du Mexique sont aussi soignés pour des cas bénins. Au Mexique, environ deux tiers des personnes ayant contracté cette grippe sont d’ores et déjà rétablies. En France, les autorités sanitaires examinent quatre personnes qui pourraient avoir été contaminées par le virus après avoir écarté six cas suspects signalés depuis ce weekend. “Il reste quatre cas qui n’ont pas été exclus, à Pau, à Nantes, à Lyon et à Poitiers”, a fait savoir l’Institut national de veille sanitaire. Le gouvernement français continue d’inviter les voyageurs à la prudence. Des cas de cette grippe porcine qui relève à la fois des virus des grippes aviaire, humaine et porcine classique -Avec 149 morts, la grippe porcine mexicaine s’étend à l’Europesont également soupçonnés en Italie et en Israël. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclenché son système d’alerte pandémique depuis l’apparition du nouveau type de virus, mutant et transmissible d’homme à homme. Son comité d’urgence devait se réunir pour décider un relèvement éventuel de son degré d’alerte pandémique, actuellement à 3 sur une échelle de 1 à 6. Il pourrait passer au niveau 4 ou 5. “Si nous passons en phase 4 en raison du virus de la grippe porcine, cela signifie que nous pensons qu’un virus pandémique potentiel a montré qu’il pouvait se transmettre de personne à personne et causer de grandes épidémies”, a déclaré dimanche Keiji Fukuda, directeur général adjoint de l’OMS. MEXICO, VILLE MORTE La commissaire européenne à la Santé, Androulla Vassilliou, a engagé les ressortissants de l’UE à éviter les déplacements non indispensables dans les zones affectées par le virus, et la Commission européenne a convoqué une réunion extraordinaire des ministres de la Santé du bloc. La souche qui sévit actuellement présente le plus grand risque d’une pandémie grippale depuis la mort de plusieurs centaines de personnes des suites de la grippe aviaire en 1997. En 1968, la pandémie de la grippe dite de Hong Kong avait tué un million de personnes dans le monde. L’épidémie a poussé des millions de personnes à rester chez elles pendant le week-end. Mexico, mégapole bouillonnante de 20 millions d’habitants, avait des allures de ville morte. Les rassemblements publics y ont été suspendus, les écoles, musées et bars fermés. Ces mesures pourraient se prolonger pendant dix jours, a indiqué le maire de Mexico, Marcelo Ebard. La propagation de la maladie a provoqué une chute du cours boursier des compagnies aériennes, par crainte d’un fort ralentissement du tourisme, et une hausse de celui des grands groupes pharmaceutiques. Le gouvernement japonais a tenu une réunion spéciale sur le sujet, en se donnant pour priorité la production d’un nouveau vaccin. La Chine et la Russie ont interdit les importations de cochons vivants et de viande de porc en provenance du Mexique et des Etats-Unis. En France, des mesures spécifiques d’information ont été mises en place dans les aéroports notamment. Le ministère de la Santé français estime que le pays est particulièrement bien équipé pour faire face à une éventuelle épidémie. La ministre Roselyne Bachelot a fait état d’un stock de 33 millions de traitements antiviraux Relenza et Tamiflu, qui sont a priori adaptés à ce virus. (GRIPPE-EUROPE ... suite de la page 3) La grippe porcine a un potentiel de pandémie, selon l’OMScela causera effectivement une pandémie”, a dit Chan. L’OMS rappelle depuis plusieurs années qu’une nouvelle souche de virus pourrait déclencher une pandémie de grippe susceptible de tuer des millions de personnes dans le monde entier. La nouvelle souche du H1N1, qui réunit des éléments des virus porcin, humain et aviaire, a fait jusqu’ici jusqu’à 68 morts, dont 20 décès confirmés, parmi les 1.004 cas présumés signalés au Mexique. Huit cas non mortels ont été recensés aux Etats-Unis. Cette souche est encore mal connue et la situation évolue rapidement, a dit Chan lors d’une téléconférence. Aucun cas similaire n’a été signalé ailleurs dans le monde, mais “il serait prudent de la part des autorités sanitaires des différents pays d’être vigilantes face aux cas de grippe ou de pneumonie, en particulier s’ils apparaissent en dehors de la période habituelle de pic de la grippe”, a dit Chan, ancienne directrice de la Santé à Hong Kong. Les autorités sanitaires doivent aussi être alertées face à une forte incidence de cas graves ou mortels de grippe dans des groupes autres que les jeunes enfants et les vieillards, tranches d’âge les plus exposées aux épidémies saisonnières de grippe ordinaire. RÉUNION D’EXPERTS La plupart des personnes décédées au Mexique étaient âgées de 25 à 45 ans. Des exports de l’OMS ont apporté leur aide aux autorités sanitaires mexicaines. L’OMS tient des antiviraux à la disposition du Mexique, mais les autorités disposent de quantités importantes de Tamiflu, dont le nom générique est oseltamivir, médicament fabriqué par le laboratoire suisse Roche et qui, selon l’OMS, est efficace contre le nouveau virus. “Les virus de la grippe sont notoirement imprévisibles et pleins de surprise, ainsi que nous l’observons actuellement”, a dit Chan. “Il nous faut savoir comment le virus se propage, quel est son processus de transmission et si oui ou non il causera une maladie grave, et dans quel groupe d’âge”, a-telle souligné. Une commission de 15 experts devait se réunir samedi après-midi pour formuler des recommandations sur toute “mesure temporaire” à prendre et sur un possible relèvement du niveau d’alerte à la pandémie, qui se situe actuellement à trois sur une échelle qui va de un à six. Dans l’attente d’une analyse plus approfondie des cas et d’autres données cliniques, il est “prématuré à ce stade” pour l’OMS de formuler des recommandations sur les voyages, a dit Chan. “Nous n’avons pas encore de tableau complet de l’épidémiologie ou du risque, notamment de sa possible propagation au-delà des zones actuellement affectées”, a-telle noté. “Cependant, l’avis de l’OMS est qu’il s’agit d’une situation sérieuse”. Il est aussi trop tôt pour demander aux laboratoires pharmaceutiques de passer de la production traditionnelle de vaccins contre la grippe saisonnière à celle d’un nouveau vaccin dérivé du nouveau virus. (... suite de la page 2)

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Page 12 Mercredi 29 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 14CONSTITUTIONCes derniers temps, la Constitution de 1987 suscite une multitude de débats. Faut-il en amender certains articles? Faut-il la supprimer purement et simplement et la remplacer par une nouvelle constitution? On entend toutes sortes d’arguments pour ou contre cette Constitution. Tout ceci dénote qu’il y a un malaise dans ce pays dont le progrès économique semble toujours handicapé par la politique. Ce qui nous laisse croire qu’il y a quelque chose qui empêche notre présent système politique de fonctionner comme cela se doit. Ainsi, nous, un groupe de citoyennes/citoyens concernés, nous sommes réunis en atelier de réflexions sur la Constitution et les causes des difficultés de fonctionnement de notre système politique. Faisant suite à nos discussions, nous avons décidé de résumer dans un texte les résultats de nos réflexions et de soumettre à l’attention des intéressés les propositions que voici: En préambule, notons les constatations suivantes: • Jusqu’a ce jour, aucun gouvernement n’a pu appliquer à la lettre les prescrits de la Constitution. Il y a toujours quelque part violation ou mépris de la Constitution. Par exemple, après vingt-deux ans d’application, nous n’avons pas pu établir le Conseil Electoral Permanent prévu par cette constitution. • Le vécu politique du citoyen ne correspond ni à la lettre et ni à l’esprit de la Constitution. Le citoyen dépend de la République de Port-au-Prince pour toutes ses démarches. Les collectivités territoriales ne sont pas autonomes, comme le prescrit la Constitution. • Tant que le pouvoir central est concentré entre les mains d’un exécutif omnipotent, nous n’arriverons jamais à une vraie décentralisation. Si nous devons dépendre exclusivement du Chef de l’Exécutif, qui devient ipso facto le Monarque de la République de Port-au-Prince, pour veiller à la bonne marche des institutions, notre système politique restera paralysé pour longtemps, et le sort des sections communales et des communes, constituant la majorité des citoyens vivant dans le « paysen-dehors, sera toujours négativement disproportionné par rapport à la République de Portau-Prince. • En refusant aux Haïtiens et Haïtiennes vivant a l’étranger la possibilité d’accéder à un poste électif pour avoir renoncé antérieurement à leur nationalité haïtienne, la Constitution rend difficile la réintégration de ces citoyens et citoyennes dans la vie politique du pays. Autant d’opportunités ratées, puisque ces gens ne seront pas intéressés à investir dans le pays tant qu’ils seront considérés comme des citoyens de seconde catégorie. En conséquence, les propositions suivantes s’imposent : 1.La Constitution doit être révisée avec l’idée de remettre le centre du pouvoir de décision aux collectivités territoriales par l’entremise d’un Conseil des Gouverneurs. Un chef de Gouvernement (chaque année) sera élu par rotation par les membres du Conseil en référence de sa capacité de gestion, performance, sa moralité et les résultats concrets de son département. 2.Le territoire sera divisé en départements, communes et sections communales. 3.Chaque département aura à sa tête un Gouverneur élu au niveau départemental, assisté d’une équipe technique de travail. Chaque département aura la charge de préparer son plan de développement qui sera intégré au Plan Nationale de Reconstruction des Collectivités. 4.Chaque commune aura à sa tête un Gouverneur-Adjoint élu au niveau communal, assisté d’une équipe de travail. 5.Chaque section communale aura à sa tête un Magistrat, élu au niveau de la section communale, assisté d’une équipe technique. 6.Le Pouvoir Exécutif est exercé : a) par le Président de la République , remplissant le rôle de Chef de l’Etat, élu au suffrage universel direct à la majorité absolue ; b) par le Conseil des Gouverneurs composé des dix Gouverneurs. 7.Le Conseil des Gouverneurs sera assisté par des Conseillers d’Etat, responsables des institutions étatiques nationales. Ils/elles seront nommés par le Conseil des Gouverneurs Les Conseillers d’État auront pour attributions de veiller à l’exécution des décisions prises par le Conseil des Gouverneurs (Un Gouverneur par Département âgé au moins de 45 ans) 8.Il sera prévu Un Gouverneur Adjoint par Commune âgé au moins de 35 ans 9.Il sera prévu Un Magistrat par Section Communale âgé au moins de 30 ans 10.LE POUVOIR LEGISLATIF sera exercé par la Chambre des Communes, représenté par les Gouverneurs Adjoints (Parlement des Collectivités) Le Sénat sera supprimé, ainsi que les Délégués Départementaux, les ASEC ET LES CASEC 11.LE POUVOIR JUDICIARE DOIT ETRE REVISE COMPLETEMENT . Les Juges doivent être élus. 12.Compte tenu de nos limitations financières, nous devrons garder au strict minimum le nombre d’élections à organiser pour les postes électifs. 13.La Commission Électorale Permanente doit être indépendante des trois pouvoirs. 14.La Constitution doit être révisée pour rendre éligible à des postes étatiques tout individu d’origine haïtienne, qui le désire et qui possède, ou qui a recouvré la nationalité haïtienne. Ainsi les Articles 15 et 18 excluant les Haïtiens qui ont préalablement renoncé à la nationalité haïtienne doivent être amendés. En résumé, nos propositions garantissent le respect des trois principes suivants : · Une constitution adaptée à la réalité du pays. · Un État-Nation au service des collectivités territoriales · Un système de gouvernance axée sur la décentralisation et répondant à la mesure de nos moyens financiers. Thérèse GuilloteauNemours Damas Coordinatrice Relations Publiques Nous vous prions de faire circuler notre pétition, car nous avons besoin d’un million de signatures au moins pour démontrer la force de nos voix. Envoyez vos réponses aux adresses électroniques suivantes: HAITIANSINTRANSIT.ORG.@GMAIL.COM HAITIGROUPEREFLEXION@YAHOO.COMGROUPE DE REFLEXIONS CITOYENNES POUR UN CHANGEMENT REEL EN HAITI#2, Rue Boisrond Canal (Route de Frère), Pétion Ville, Haïti • Tel : 3465-1058 3464-5055 Email : haitigroupereflexion@yahoo.com • Haitiansintransit.org@gmail.comPOUVOIR AUX COLLECTIVITES TERRITORIALES Demesvar Delorme: entre absolutisme et libéralismeDelorme croyait-il que sa participation au gouvernement allait lui donner l’opportunité d’infléchir la tradition absolutiste? Sa démarche ne résiste pas face à la pesanteur de la tradition haïtienne, que ce soit dans l’affaire Montas, que ce soit dans les velléités de bâtir un espace de dialogue dans le cadre du régime insurrectionnel, despotico-anarchique. Léon Montas, ancien commandant du Département du Nord, se trouvait en prison sans être jamais traduit cependant par devant ses juges naturels. Mme Léon Montas adressa une pétition à la Chambre y relative. Le député Armand Thoby y donna les suites nécessaires. Il procéda à l’interprétation du cabinet ministériel, le 12 octobre 1867. La séance se déroula sous un climat surchauffé occasionné par l’antagonisme exacerbé du débat entre les deux protagonistes. Delorme essaya vainement de calmer les esprits et de ramener les adversaires à la raison. Néanmoins, une foule y fit irruption en envahissant la salle des séances de la Chambre des députés, puis les expulsa. Les portes de l’établissement furent clouées au cri de << Vive Salnave>>. Et le 5 décembre 1867, c’est le cadavre de Léon Montas qui gisait dans sa cellule. Le journal officiel, <> parla d’une apoplexie foudroyante. Personne ne donna cependant foi à ce procès-verbal. Le président Salnave était quasiment encerclé par divers mouvements insurrectionnels. Il n’avait accès qu’aux ports de Port-au-Prince et du Cap; et il passait la majeure partie de son temps dans les combats. À partir de février 1868, Delorme se trouvait dans une situation paradoxale. Par intérim, il exerçait la fonction de responsable du gouvernement qui avait toujours son siège à Port-au-Prince. Il mit l’ardeur non seulement dans l’accomplissement de ses tâches politico-administratives mais il tenait des salons littéraires au milieu d’une telle atmosphère qui n’arrêtait pas de s’envenimer. Pourquoi donc ne cessât-il jamais d’exprimer sa loyauté indéfectible à l’égard du président Salnave, car, il aurait pu rejoindre le mouvement insurrectionnel? Pour lui, celui-ci étant élu, il jouissait de la légalité, car l’insurrection ne reposait sur aucun fondement légal, n’était pas légitime. Au nom de la loi et de l’ordre, il fallait donc réprimer le mouvement. Et dans ce même ordre d’idées, il cherchait à convaincre les différentes classes et couches sociales à collaborer avec le gouvernement. La littérature, les débats d’idées représentèrent pour Delorme la voie dans la quête du dialogue entre les différentes catégories sociales. Il ne donnait pas dans l’illusion mortifère de l’hyperpolitisation, de la polarisation politique qui excluait l’autre. Son intervention n’était ni utopique ni chimérique. La culture, au sens polysémique du terme, constitue en Haïti un lieu de convivialité et d’expression de la liberté, au contraire de l’absolutisme qui règne dans la sphère politique. La représentation, absente en l’instance politique, se retrouve en l’instance culturelle. Delorme qui était à la fois une homme de culture et un homme politique le comprenait vivement; et il pensait à la possibilité d’investir cette convivialité et cette expression de la liberté déjà présentes dans l’action politique. Il achoppa en ce passage; il ne fut pas le seul: la société haïtienne tout entière n’arrive pas jusqu’à présent à conduire le passage de l’absolutisme au libéralisme. Le devoir de mémoire Nous avons l’opportunité à travers l’examen des oeuvres et de ses actions de débattre sur la portée et les limites de la méthode Delorme, qui se présentait comme l’apôtre du libéralisme dans le cadre d’un régime de tradition absolutiste. Ce débat s’impose d’ailleurs en vue de sortir du monologue dans lequel nous nous trouvons lorsque nous employons les notions de libre entreprise et de démocratie. Or, libre de toute influence idéologique,la guerre froide et la domination impériale, <>, Delorme avait déjà réfléchi sur la démocratie en Haïti, sur le paradoxe de la misère au sein des richesses. Sa conception sur le développement politique et socioéconomique est tout aussi pertinent que celle issue de l’après deuxième guerre mondiale. Il a abordé les problèmes liés à la quasi-absence de la figure de l’entrepreneur, du rôle incontournable de l’État, des liens entre le développement socio-économique et l’intermédiation financière et bancaire, sur le rôle fondamental du développement agricole dans le décollage d’Haïiti, sur la temporalité dans l’introduction de la technologie. Il a insisté sur l’importance de mettre l’accent sur ce fait sociologique fondamental: le passage du travail comme damnation au travail comme émancipation en vue de donner un sens socioéconomique à la proclamation de l’Indépendance. Vernet Larose (LETTRES HAITIENNES ...suite de la page 10) AVI RENYINYON PIBLIKYap avize ke Komite Transpò Piblik, Enfrastrikti ak Woutye (sig angle TIRC) de Asanble Komisyonè Konte Miami-Dade la pral fè yon reyinyon piblik nan Sal Komisyon an ki sou 2yèm etaj, 111 N.W. 1st Street, Miami, Florid, pandan yon reyinyon ki pral kòmanse a 2:00 p.m., jou 13 me 2009 la. Se la menm yo pral diskite sou chanjman ak modifikasyon ke yo konsidere fè nan sèten trajè bis tankou sa ki swiv anba la a : VÈ 14 JEN 2009, MIAMI-DADE TRANSIT (MDT) PWOPOZE FÈ DÈ AJISTEMAN NAN SÈVIS LI YO, YON FASON POU TRAJÈ BIS SA YO KA OPERE AK PLIS EFIKASITE: TRAJÈ BIS 21, 36, 41, 48, 91, 99, L, M, 183rd STREET MAX, 238 EAST-WEST CONNECTION, 243 SEAPORT CONNECTION, 246 NIGHT OWL, AK 344 FLORIDA/HOMESTEAD CONNECTION. MDT PWOPOZE TOU POU LI ENPLIMANTE YON NOUVO TRAJÈ AK ARÈ BIS LIMITE: 79TH STREET MAX Nan reyinyon an, Komite a pral bay moun oswa ajans enterese yo opòtinite bay dizon pa yo sou aspè sosyal, ekonomik, ak anviwonnmantal pwojè sa a. Moun ki enterese yo fèt pou soumèt vèbalman oswa alekri pwen yo vle etabli yo oswa rekòmandasyon yo an rapò ak pwojè sa a. Yon moun ki deside mennen an apèl nenpòt desizyon ke komite a, ajans la, oswa komisyon an ta pran an rapò ak sijè ki te an konsiderasyon nan reyinyon an oswa nan odyans la, pral bezwen yon rejis de tout pwosedi yo. Moun sa a gen dwa oblije asire ke rejis motamo sesyon yo te fèt, enkli temwayaj ak prèv ki se baz pou apèl la. Konte Miami-Dade bay opòtinite ak aksè ekitab nan anplwa, epi li pa fè diskriminasyon sou moun enfim nan pwogram li yo oswa sèvis li yo. Depi nou avize byen bonè anvan reyinyon an, nou kapab jwenn aparèy pou tande ak lòt sèvis pou ede nou kominike. Sou demann, fòm sa a disponib nan yon fòma aksesib (kasèt tep. Bray, oswa diskèt konpitè). Pou materyèl nan yon lòt fòma, yon entèprèt an siy pou soud oswa nenpòt lòt akomodasyon, tanpri kontakte Maud Lizano nan 786-469-5478. Kliyan yo ki sèvi ak TDD, tanpri rele sèvis Florida Relay Services nan 1-800-955-8771 omwen (5) senk jou davans. président Sylvain Salnave? Si, c’est du côté de l’absolutisme,

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Mercredi 29 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 14 Page 13ENVIRONNEMENTLa Grande Rivière du Nord (2) La semaine dernière, nous avons présenté les observations que nous avons pu faire concernant les indicateurs de dégradation de l’environnement sur le haut bassin de la Grande Rivière du Nord. Cette semaine, nous voulons voir les résultats de cette dégradation. comme une furie, élargissant chaque fois un peu plus la « galette », faisant perdre au paysan d’importantes surfaces qui autrement auraient ou être cultivées. Bien sur, le paysan essaie de compenser cette perte en faisant des cultures dans le lit même de la rivière, comme on La première construction d’un barrage, au lieu dit la Tannerie, pour alimenter ce système d’irrigation remonte probablement à la période coloniale. Mais depuis ce barrage a plusieurs fois dû être réhabilité, soit qu’il ait été complètement ensablé par les sédiments apportés par la rivière, soit qu’il ait été tout simplement emporté par les eaux en furie. La troisième photo montre la plus récente réhabilitation, encore incomplète, car on ne peut encore envoyer l’eau dans le système, il faut en effet curer le canal d’amenée qui est encore complètement ensablé. Bernard Ethéart Le premier constat est la destruction des berges. Elle est évidente sur la photo représentant cet arbre dont on ne sait comment il tient encore debout car le sol dans lequel il était planté a été emporté par les eaux. Un deuxième constat est la dimension du lit de la rivière, qui est sans commune mesure avec le débit du cours d’eau … en saison sèche … car en saison pluvieuse, plus rien ne retenant l’eau dans les hauteurs, la rivière « descend » peut le voir sur la seconde photo ; mais il faudra qu’il récolte rapidement, avant l’arrivée de la saison pluvieuse, sinon tous ses efforts seront perdus. Mais il y a autre chose. Une des raisons qui avaient incité à choisir le bassin versant de la Grande Rivière du Nord pour une expérience pilote du PITDD est que ce cours d’eau est utilisé pour l’irrigation de la plaine de Quartier Morin, soit environ 1.800 hectares. Le jatropha, agrocarburant du futur dans les Pays du Sud ?Mali “Plante-miracle”, “or vert du désert”, le jatropha fait la Une. Cet arbuste originaire d’Amérique du Sud produit en effet une huile aux propriétés proches de celles du gazole. Mais contrairement à ce que laissent sous-entendre ses surnoms, le jatropha a ses limites et présente le risque de conflits d’usage sur des terres utilisées aujourd’hui pour l’agriculture vivrière. Comme l’explique Roland Pirot, agronome et chercheur au Cirad : “C’est le dernier choc pétrolier qui a créé cet engouement international pour le jatropha. Depuis l’intérêt est un peu retombé”. Dans les années 40 déjà, la plante était utilisée comme carburant en Afrique. Là-bas, on l’appelle pourghère et on lui prête traditionnellement bien des vertus : son latex contient des agents coagulants et cicatrisants pour soigner les blessures, son huile est purgative. On l’utilise aussi pour fabriquer du savon et son tourteau peut être utilisé en engrais. Son système racinaire profond permet de lutter contre l’érosion des sols. Enfin, les haies vives de jatropha entourent traditionnellement les jardins maraîchers pour les protéger des animaux. L’Inde est l’un des premiers pays à s’être intéressé de près au jatropha à la fin des années 1990, pour produire du carburant mais, comme le rappelle Gilles Vaitilingom, énergéticien au Cirad : “Des projets de développement furent montés en Afrique dans les années 80 mais ils s’avérèrent sans suite”. Car si le jatropha est une plante résistante qui pousse sur tous les terrains arides, elle n’en demande pas moins un minimum d’eau et de fertilisants pour “une production exploitable seulement au bout de 4 à 5 ans”. De plus, sa récolte doit se faire manuellement. Alors, le jatropha, miracle ou mirage ? Les projets scientifiques l’utilisant continuent mais les réserves sont nombreuses. Ainsi, en 2007, le Cirad lançait, au Mali, un projet de recherche et développement sur l’huile de jatropha utilisable soit pure pour les moteurs, soit en ester ou biodiesel. En 2009, le projet continue avec le partenaire malien, l’Association d’Entraide pour le Développement Rural. L’objectif est de rendre autonome en énergie une station d’écotourisme, en utilisant l’huile de jatropha produite par les agriculteurs de la région dans ses groupes électrogènes. Une entreprise qui, si elle est couronnée de succès, prouvera les qualités du jatropha au niveau local. LEGAL ANNOUNCEMENT OF SOLICITATIONS MIAMI-DADE COUNTY MIAMI, FLORIDAMiami-Dade County, Florida is announcing the availability of solicitations for contract opportunities, which can be obtained through the Department of Procurement Management (DPM), from our Website: www.miamidade.gov/dpm . Vendors may choose to download the solicitation package(s), fr ee of charge , from our Website under “ Solicitations Online”. Internet access is available at all branches of the Miami-Dade Public Library. It is recommended that vendors visit our Website on a daily basis to view newly posted solicitations, addendums, revised bid opening dates and other information that may be subject to change. Interested parties may also visit or call: Miami-Dade County Department of Procurement Management Vendor Assistance Unit 111 NW 1st Street, 13th floor, Miami, FL 33128 Phone Number: 305-375-5773 There is a nominal non-refundable fee for each bid package and an additional $5.00 handling charge for those vendors wishing to receive a paper copy of the bid package through the United States Postal Service. These solicitations are subject to the “Cone of Silence” in accordance with County Ordinance No. 98-106. Miami-Dade County has streamlined the process for accepting bids and proposals by requiring vendor affidavits only once – at the time of vendor registration. Starting June 1, 2008, vendors will be able to provide required affidavits one time, instead of each time they submit a bid or proposal. Solicitations advertised after June 1st will require that all vendors complete the new Vendor Registration Package before they can be awarded a new County contract. Obtain the Vendor Registration Package on-line from the DPM website. Vaste projet de production, de transformation et de commercialisation de riz dans la Plaine des CayesLes Cayes, le 24 avril 2009 – (AHP)Les gouvernements haïtien et taiwanais ont lancé jeudi dans la commune de Torbeck (sud) un grand projet de production, de transformation et de commercialisation de riz, financé par la République de Taiwan à hauteur de 15 millions de dollars sur une période de 3 ans. Le ministre de l’Agriculture, Joanas Gué, a fait savoir que si la commune de Torbect peut bénéficier de ce projet, c’est parce qu’elle est l’une des régions du pays à avoir plus de potentialités en matière d’agriculture. Il a demandé aux planteurs, aux ONG, aux cadres de son ministère et à tous les autres secteurs de collaborer avec les Taiwanais qui sont venus apporter leur collaboration à la production agricole. L’ambassadeur de Taiwan a pour sa part fait savoir que son pays va continuer à collaborer avec l’Etat haïtien et interviendra dans toutes les zones à hautes potentialités agricoles. Ce projet vise à contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population de la région des Cayes et du pays et permet à tous les planteurs d’espérer et de croire en des lendemains meilleurs, a déclaré le député de Torbeck/ Différents aspects de la Grande Rivière du Nord : saison sèche, saison pluvieuse, réhabilitation (HENM)

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Page 14 Mercredi 29 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 14 LES JEUXLes Sports avec Mario Bareau informations avec Laury Faustincon Lucianiavec Villette Hertelou Mardi avec Bernard EtheartLun. & Mer. : L’heure classique Jeu. & Dim. : Jazz at Ten Judy Carmichael reçoit ses invités9h00 10h305h 30 pm journal créole avec Louini Fontal animation James Prédvil74 bis Rue Capois, Port-au-Prince, Haïti Tél.: (509) 2221-8596 / 2221-8567 / 2221-8568 / 2221-0204 Fax: (509) 2221-1323 E-mail: melodiefm@hotmail.com / URLL www.haitienmarche.com Librairy of congres # 1SSN 1064-3896www.melodiefmhaiti.com Mélodie & CompanyDéveloppement durable Chantal, Guy Gérard Georges, qui affirme avoir consenti d’énormes efforts pour faire atterrir le projet. “Il commencera sur 3000 hectares de terre, avec pour ambition de s’étendre sur tout le département, a-t-il fait savoir, ajoutant que les paysans devront également se lancer dans la production de tomates, puisque d’importantes quantités de terres sont disponibles, notamment dans la région de Saint-Louis du Sud, de Torbeck et de Gelée. Selon le député Guy Gérard Georges, des techniciens taiwanais sont déjà sur le terrain faisant des expériences avec les paysans, sur une quantité de 10 carreaux de terres, pour savoir quelles plantations y sont les plus adaptées. En Bref...(... suite de la page 2)Vaste projet de production(PRODUCTION... suite de la page 13) dégénère. Elles seront certainement reprises », ajoute Michèle Pierre-Louis. Le premier ministre Pierre-Louis dit ne pas encore disposer d’un bilan des opérations électorales du 19 avril, émaillées de quelques incidents violents. « Le CEP [Conseil électoral provisoire] aura à se prononcer là-dessus », indique le chef du gouvernement. Ces incidents ont été enregistrés dans plusieurs communes du Plateau Central. Des individus portant cagoule et lourdement armés ont fait irruption dans des bureaux de vote et emporté le matériel de vote. Ce scrutin devait permettre aux 4.5 millions d’électeurs potentiels de choisir 12 sénateurs parmi les 75 candidats en lice afin de compléter le sénat qui compte 30 membres.Toujours moins d’électricité …Les pannes se multiplient et deviennent de plus en plus longues depuis l’incendie survenu à la centrale de Varreux. Les dégâts enregistrés après l’incendie qui a éclaté le 21 avril dans une centrale électrique à Varreux sont considérables, selon les premiers constats. Les équipements endommagés représentent une perte d’environ 1.5 Million de dollars US. Une investigation a été lancée pour déterminer les causes de l’incendie. La firme privée Sogener est responsable de la production à la centrale de Varreux. Et il revient à l’Electricité d’Haïti d’assurer la distribution du courant. En ce sens, les responsables de l’Electricité d’Haïti ont annoncé une réduction de 2 heures dans la distribution.Vaste projet de production de riz dans la Plaine des Cayes: un projet financé par Taiwan à hauteur de 15 millions de dollars(AHP)Les gouvernements haïtien et taiwanais ont lancé jeudi dans la commune de Torbeck (sud) un grand projet de production, de transformation et de commercialisation de riz, financé par la République de Taiwan à hauteur de 15 millions de dollars sur une période de 3 ans. Le ministre de l’Agriculture, Joanas Gué, a fait savoir que si la commune de Torbeck peut bénéficier de ce projet, c’est parce qu’elle est l’une des régions du pays à avoir le plus de potentialités en matière d’agriculture. Il a demandé aux planteurs, aux ONG, aux cadres de son ministère et à tous les autres secteurs de collaborer avec les Taiwanais qui sont venus apporter leur collaboration à la production agricole. L’ambassadeur de Taiwan a pour sa part fait savoir que son pays va continuer à collaborer avec l’Etat haïtien et interviendra dans toutes les zones à hautes potentialités agricoles. Ce projet vise à contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population de la région des Cayes et du pays et permet à tous les planteurs d’espérer et de croire en des lendemains meilleurs, a déclaré le député de Torbeck/Chantal, Guy Gérard Georges, qui affirme avoir consenti d’énormes efforts pour faire atterrir le projet.Conférence des bailleurs : Les promesses passent de 324 millions à 350 millions de dollars [AlterPresse], 20 Avril — Les promesses d’aide internationale à Haiti sont passées de 324 millions à 350 millions de dollars américains, suite à la tenue de la Conférence des donateurs internationaux à Washington (Etats-Unis) le 14 avril 2009, informe le gouvernement. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse donnée par le premier ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis, le ministre de l’économie, Daniel Dorsainvil, et le ministre du plan, Jean Max Bellerive. Michèle Duvivier Pierre-Louis réitère que « la conférence [des bailleurs] a été un succès ». Cependant, reconnait-elle, « nous ne pouvons pas nous éterniser sur le fait que la conférence des bailleurs ait été un succès. » Elle met l’accent sur l’immensité des tâches que son équipe a à accomplir. Selon elle, il revient au gouvernement de s’asseoir sur la répartition réelle de ces fonds aux différents secteurs envisagés dans le plan qui a été présenté aux assises du 14 avril 2009 à Washington. Le chef du gouvernement haïtien croit nécessaire de répartir ces fonds, de les utiliser à bon escient et de rendre compte à la nation haïtienne et aux donateurs qui ont fait confiance aux autorités du pays.

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Mercredi 29 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 14 Page 15Ti Gout Pa Ti Gout ak Jan Mapou Natif-NatalRadyo Santibon an 1580 AM nan sid Florid la www.wsrf.com tou patou sou la Te Telefo-n: 305-945-1580 & 954-792-1580 Kapte Radyo Santibon an, Natif-Natal, chak Samdi maten De 7:00 a 8:00, Le Miyami De 6:00 a 7:00, Le Ayiti Sou 1580 AM ou www.wsrf.com Animasyon: Jean-Claude Prima CantaveLorraine Mangones, se envite nou demen Samdi 18 Avril 2009 la. Direkte Ekzekitif Fokal-la ap vi-n brase lide sou Fondation Connaissance et Liberte Bon ekout!Ede-m peye radyo ya Download (achte) yon mizik Ayisyen pou $1.00 selman sou www .haititradecenter.com Si ou ta renmen brase lide sou zo-n lakay ou, Rele 305-623-0708 ou byen Email mwen nan jccantave@haititradecenter.com RECUEIL DE PROVERBES CREOLESMAKS MANIGA PA RETE DE BRA KWAZELI SÈVI NOU YOUN L"T ANK" Maks pran retrèt li Miramar –Miyami depi oktòb 2002. Ou ta di se tann li t’ ap tann li rive Florida pou li kontinye pibliye. An 2005, li te ba nou : Leaders of Haiti 1804-2001. Historical Overview ; an 2006 : Mots créoles du Nord’Haiti. Origines Histoire Souvenirs. ; an 2008 : Patamouch I. Etimoloji – Literati Repòtaj ; an 2008 : Cap-Haïtien. Excursions dans le temps. Voix capoises de la diaspora. Jodi-a li renmèt nou : Proverbes créoles haïtiens du dix-neuvième siècle. Transcription moderne – Traduction française – Annotations, . Kòm Maks se pitit kay, manm Sosyete Koukouy, nou pa ta renmen lektè-nou-yo kouri di se paspouki paske n’ap voye liv-li yo monte. Nou apresye travay-li. L’ap fè literati kreyòl-nou an vanse. Poutètsa, m’ ap kite nou apresye sa li di dan avangou dènye liv li-a. Lè nou genyen-l nan men-nou n’a ekri Ti Gout pa Ti Gout pou bay opinyon-nou. Men sa misye di : “Sa fè 130 an, an 1877, J. J. Oden te fè dezyèm edisyon : « Recueil de proverbes créoles » li-a parèt. Edisyon sa-a « revue et augmentée » te pote bay piblik la 1011 pwovèb ; kèk nan yo rete jouk jounen jodi, dòt – sitou zen nan epòk sa a – ki disparèt. Nan moman kote lanng nasyonal nou an ap leve tèt li – alafendèfen – tankou premye zouti pou Ayisyen kominike ak Ayisyen parèy yo, mwen kwè li bon pou mwen mete pwovèb kreyòl sila yo nan men pèp-la. Pwovèb se eksperyans youn pèp. Ayisyen, youn pèp abitan k’ ap viv ak ti zing ; k’ap tòdye men youn tè kòkòtò ; k ap viv avèk zòt ki konn malveyan ; gan de fwa yo aji yon jan ki mal pou èskplike. Pwobèb yo va ede nou konprann sa ki nan tèt yo epi santi tou anpil sa y ap boukannen. Eritaj sa-a lelit nou yo toujou fè kankou li pa egziste, eben se li ki san nan venn lizay pèp la. Soti nan nèg ak nègès mawon yo pou tonbe nan sanba ak konpòz jounen jodi-a se de gouden ak senkant kòb. Opinyon Oden yo ale avèk lide epòk li-a. Anpil fwa yo sonnen dwòl pou sosyete jounen jodi-a : medam fi yo pran pou grad yo, misye deklare : « vodou se relijyon denmon » elatriye. Nou pa te vle jije. Nou rapòte sa nou te twouve-a, jan koleksyon pwovèb sa-a te rive jwenn nou. Pawòl politik fè kenken. Kantite pwovèb toutbon yo pa anpil. Sanble otè-a te rasanble sa li te konn tande nan sèk lavil yo. Li pa voye wòch kache men : « Se pa tout pwovèb ki bon. » (970) Antouka, nou kontan misye te sere ansyen pawòl sa yo pou nou. 130 an apre dezyèm edisyon Recueil de Proverbes créoles sa-a te fin parèt, plizyè santèn konpatriyòt nou yo ki konn li kreyòl ase va pran plezi pou li yo nan òtograf yo konnen an. An 1877, sete youn ti ponyen nèg ak fokòl ki te jwi pawòl sa yo. Lide sa-a plis pase tout lòt te pouse-m pran desizyon pou mwen mete fè. Mwen te kontan fè travay sa-a avèk lide – mwen konnen se yon lide moùn fou pou Recueil de Proverbes créoles la, ki te pibliye an 1872 ak 1877, ta kapab ede nou amelyore charabya yanmyanm kakachat, zòt ta vle rele kreyòl la, m’ ap tande depi senk an nan bouch majorite animatè pwogram radyo nan Sid Florid la.. Mwen ta ozanj, anplis, si m’ ta wè rekèy sa a rive nan tout zile ak peyi kreyòl nan Karayib la, nan Amerik di Sid la avèk peyi Oseyan Endyen yo pou li pote lareverans ak tavoudra gran sè yo : Ayiti. Mwen kwè tout rezon sa yo montre yon reyedisyon Recueil de Proverbes créoles sa-a mize nan wout men li pote bon konmisyon . ” +++ N’a genyen pou nou tounen sou : Proverbes créoles haïtiens du dix-neuvième siècle. Transcription moderne – Traduction française – Annotations. Pou fini n’ap di Maks : Ankouraje! Jan Mapou +++ Ago ! N’ap jwenn liv-la nan Libreri Mapou. Vant syati-a ap fèt nan Libreri Mapou dimanch 24 Me depi 5è diswa rive pou 7è. Kapte Radyo lekòl 91.3 FM pou plis enfòmasyon. *Anba bouch a Grann Mari Labitid ak koutim IIIak Zandò / Jacques J. Garçon * M ape pale ake youn zanmi an wen, youn nonm save. L ap etidye tout tan; I pa janm bouke. Men an y ape tripote cheve a y; konmsi pandanstan l ape mete kònèsans nan kabòch a y, l ape wete cheve yo bwanch pa bwanch; kounouye a, i pwèt fin chòv wi. I di wen, an fwanse : “ Un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle”. A ! M ranka kò an m pou m dirije koze a; pase lang pa pou wen. San pedi tan, i ride wen konpwann : lè youn dife pase, boule denyè fèy papye, luv elatriye; anseyman ki te make nan yo, pedi. Menmman, lè youn grandèt fini fè tan y, i mouri; l ale ake tout sa i te konnen, tout eksperyans a y. Menm kote a, m vin chonje grann Mari te toujou ap rakonte wen labitid, koutim, bagay ki te konn pase denpi i menm te ti katkat. Onètman, fò m di si wen pa te nèglijan osnon lamenmwa an m pa te faya, de san gwo luv pa t ape ase pou kenbe koze sa yo. Pou byen di tou, pa te genyen lòt timoùn òzalantou pou m ay jwe; pi souvan se te toujou li ake wen ki nan kay la. Youn jou bò labrin diswa, m chita kote a y, n ape koze. Konsa oun fanm, zanmi a y, Janin, pit a youn msye yo te rele bòs Fab, vin parèt. I di bonswa. Granmoùn nan fè y chita. alòs i mande y : « Men ki bon van ki mennen w? » I rèponn : « Se kote a wou m vini la wi. M konnen se wou ki ka ride wen nan ka sa a. » M ape koute. I kontinye : « A! Denpi manman fin mouri nòtrejou a, m nan oun sèl touman. Chak nwit, kon youn ti dòmi vin pou pwan wen, Jojo pete youn rèl. M vòltije nan dòmi an, m leve ake youn batimann kè. Ay madanm, sawou tande a, sòmèy fini pou wen jouk i jou. Wou konnen tou, rele sa se wen ki te pote Jojo; men sete, rele sa, pit a grann a y. Se anwo tchwis a y pou i manje, se la i pwan pwemye sonmèy, anvan yo ay mete anwo kabann nan. M kontinye ape tande. Grann Mari reponn: « Se pa anyen non, dèfen an, Maltid, kite oun ti madyòk anwo y. Janin fè: « Se sa ki fè m renmen pale ake grandèt wi! Sa wou di a se pozitib! Paske lè pitit la rele i toujou ap di grann! grann! grann! Grann Mari voye y ay achte youn ti moso twèl wouj pou yo fè oun ti karako dòmi mete anwo pitit la; mò pa mele ake wouj. Anpi i kontinye: “ Maltid pa ka vin fè sa non; se pou wou bali youn lokipasyon. Ay simen oun ponyen jijiri o tonm a y pou i konte grenn pa grenn. Mete tou oun plot fil blan ake youn pake zegwiy, pete je a yo, pou i pa ka file yo lè i bezwen koud, konsa li a bay tilezanj la repo. Fò i konnen tèr la pa pou li ankò. Louvwi oun bib anba tèt a timoùn nan non, ake youn sizo an kwa; fò w jwenn lapè bonanj a wou. Padan koze sa yo ape dewoule la, m vin gan oun laperèz; m sere kole plis anba vant a grann; m ape veye alawonn si pa te gan kèk mò k ape vin pwan wen. _________ * Zandò / Jacques J. Garçon ap ekri yon liv : « Aba bouch a Grann Mari. » Ago ! Nou pibliye tèks Jaklen-an do-pou-do san wete san mete nan òtograf ak pale moùn nan zòn Nò peyi Ayiti-a * * * *Youn pwovèb nou pa tande ank" : “ Boure anpil pa ale avÈk ti figi”ak Max Manigat * Mwen fèk tradui : “ Recueil de proverbes créoles ” (1872 & 1877) J. J. Oden / J. J. Audain an. Lè w-tande youn zo pwason te kole nan gòj mwen nan tradiksyon youn pwovèb an franse, mwen te mande lamenfòt. Asosye m’ yo nan travay sa-a se : Ralba, Zandò ak Awamusa (pwononse : awamousa ). 174. Bourré empile pas allé avec piti [ti] figu. (jan Oden te kri l) 174. Boure anpil pa ale avèk piti [ti] figi. (òtograf ofisyèl) % Porter des faux seins et des fausses fesses ne sied pas à un petit visage. (tradiksyon pa m) “ À bonne bouche, bonne corpulence. ” (tradiksyon Zandò) Asosye a kontinye : « Yon moùn ki manje anpil, anpi li toujou rete chèch; yo di se men li ki pa ale ak bouch li. » Ralba ajoute : « Boure bay lide youn moùn ki saf. Youn bouch ki twò plen defòme yon ti figi. » % Apre Awamusa te ekri-m sou tradiksyon sa-a, men sa mwen te reponn li : « Awa, Mèsi anpil! Mwen dakò avè-w : sa pa youn pwovèb, men li montre moso nan lavi 1870 yo. Se yoùn nan bagay m’ ap chèche yo. Ralba, Zandò ap twoke kòn avèk pawòl sila la. Se sans mo ‘boure’ a ki kle konprann li. Men kote nou rive : Ralba ak Jaklen kwè ‘boure’ se manje anpil ; MM (mwen menm ki pase pou Max Manigat tou) panse se mete fo tete ak fo dèyè. Fò nou pa bliye ki wòb ki te alamòd pou medam yo nan tan sa-a : se te krinolin, elat. Krinolin nan laj, men lestonmak dwe pou ale avè jip-la. Kidonk, si youn dam gan ti figi li pa kapab boure twòp. Se lèkti pa mwen. Sa w-di nan sa? » % Mwen pa te vle ale gade nan: “ Proverbes haïtiens “ (1905) E. Chenet a pou li pa te jwe nan tèt mwen. Lè nou santi nou kole vre, mwen bije fè mouv la. Men sa mwen trape pou : 174. Boure anpil pa ale avèk piti [ti] figi . J. J. Audain an. 401. Rad gonfle pa ale ak ti figi avèk tradiksyon franse : % Un costume ébouriffé ne va pas avec une petite figure. monte : ébouriffé pa gan siyifikasyon ni boure , ni gonfle , men si yoùn ka sèvi pou lòt, li pran youn mo franse ki ganyen son : ‘ bour’ la ladan l. Sa ki enteresan nan tradiksyon-an se sans pwovèbla : Oden di : boure ; Chenè di : rad gonfle . Konsa, boure se pa manje anpil. _________ * Max Manigat , otè “ Patamouch. Etimoloji – Literati – Repòtaj ” (2007) fèk pibliye youn reyedisyon “ Recueil de proverbes créoles ” J. J. Audain an. * * * * *Youn Lòt pwovèb nou pa tande souvan : “ Ou ponko tig ou vle pengle”ak Maks Maniga* Mikèlsonn Pòl Ipolit / Michelson Paul Hyppolite nan liv[1] li a pote 114 pwovèb. Plis nan yo nou konnen, men de twa grenn nou pa tande souvan. Men yoùn : “ Ou ponko tig ou vle pengle.” Li parye li avèk : “ Ou ponko sòlda ou mande galon” epi li esplike li : “ Yo di sa pou moùn k’ap chache pou’ l monte trò vit.” (Mwen respekte òtograf otè-a.) Liv misye-a pibliye apre pa Fayo[2] a. Konsa, mwen pa jwenn : “ Ou ponko tig ou vle pengle” nan Fayo. Mwenmenm tou, mwen pa janm tande pwovèb sa-a. Mwen pa te kontre li nan liv J. J. Oden / J. J. Audain (1872) mwen fèk reyedite[3} a. Menmsi mo pengle a pa youn mo kouran nou konnen sa li vle di : ki gan ba. Sa fè nou wè sans pwovèb la klè : fòk ou ta tig pou ta fèt avèk ba sou po w. Alòs, ou pa tig ou pa sa pengle . Poze san ou, kwoke makout ou kote men ou ka rive. Eske pwovèb sa a disparèt? _________ * Max Manigat ap prepape yon dezyèm liv an kreyòl : Patamouch 2. Etimoloji – Istwa d Ayiti – Literati[1] Pwovèb Aysyen Aplike – Proverbes Aytiens Appliqués – Applied Haytian Proverbs . 1988, 144p. [2] 3333 Proverbs in Haitian Creole … Port-au-Prince, Éditions Fardin, 1980, 432p., il. [3] Max Manigat : Proverbes créoles haïtiens du dix-neuvième siècle… Educa Vision, Inc . 2009, 323p. *** De bèl aktivite ap prepare nan Libreri Mapou pou Mwa Eritaj Ayisyen-an. 17 Me 2009 komedyen Jesler Mesidor ap la pou vant siyati dènye CD li-a ; epi 24 Me pwofesè Max Manigat ap vin fè vant siyati Liv pwovèb li fenk pibliye-a. Make dat yo . Pa bliye. *** KAPTE Radyo Lekòl chak vandredi swa sou 91.3 FM osnon konpoze www.WLRN.org nan konpitè-a. Kapte Radyo Lekòl ak kouzen Jan Mapou depi 9 :00è PM. Nou konnen jan E. Chenet voye nenpòt mo franse

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Page 16 Mercredi 29 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 14BACK PAGE Haïti en MarchePort-au-Prince 100 Avenue Lamartinière (Bois Verna) Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323 Miami 173 NW 94th Street, Miami, Florida 33150 Tel. 305 754-0705 / 754-7543 • Fax 305 756-0979 New York (914 358-7559) Boston (508 941-6897) Montréal (514 337-1286) email : melodiefm@hotmail.com haiti-en-marche@hughes.net URL : www.haitienmarche.com Library of Congress # ISSN 1064 3896 Printed by Southeast Offset : (305) 623-7788 La foule des partisans de Fanmi Lavalas à la sortie du Parlement des gréviste de la faim (photo Eugène Robenson) Avec la même ferveur habituelle, des milliers de fidèles catholiques ont participé au congrès annuel du Mouvement Charismatique (Robenson) DEUX IMPORTANTS RASSEMBLEMENTS