Citation
Haïti en marche

Material Information

Title:
Haïti en marche
Place of Publication:
Miami Fla
Publisher:
s.n.
Publication Date:
Copyright Date:
2005
Frequency:
Weekly
regular
Language:
French
Physical Description:
v. : ill. ; 45 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
Haitians -- Newspapers -- United States ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.) ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
Spatial Coverage:
United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti

Notes

Language:
In French.
General Note:
Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright Haïti en Marche. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
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21271733 ( OCLC )
sn 92061416 ( LCCN )
1064-3869 ( ISSN )

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men


SENATORIALES DU 19AVRIL


Des elections sans electeurs


PORT-AU-PRINCE, 19 Avril Fanmi Lavalas a 2009.
gagn6 son pari. La capitale, Port-au-Prince, est rest6e "porte Pour avoir vu tous ses candidats rejeter de la course
ferm6e" toute la journde 6lectorale du dimanche 19 avril par le Conseil electoral provisoire (CEP), le parti politique de


Les membres de bureaux de vote ont eu tout le temps de faire la sieste (JJA)


l'ex-Pr6sident Jean-Bertrand Aristide avait lanc6
publiquement un appel au boycott des s6natoriales
partielles du 19 avril. (ELECTIONS/p. 4)


A Port-au-Prince on voyaitplus de policiers et de casques bleus
dans les rues que de pistons (photo TB)


REFLEXIONS AUTOUR DE LA CONFERENCE DES BAILLEURS

Haiti touiours en attente du Pere Noel!


PORT-AU-PRINCE, 18 Avril En
Haiti en ce moment, et surtout apres la
conference des donateurs qui a eu lieu le 14
avril could a Washington, on a trois attentes:
le d6caissement des US$324 millions promis,
la mise en execution de la loi amdricaine Hope
2 et l'effacement d'une partie de la dette de
l'ordre de 1 milliard de dollars.
Mais trois attentes dont la
concr6tisation doit venir de l'ext6rieur.
Oin est notre part de volont6
personnelle ? C'est ce qui est le plus difficile a
d6finir.
Et c'est ce que le pouvoir devrait
s'appliquer a r6tablir actuellement. A la fois
pour remonter le moral de nos compatriotes et
regagner leur confiance et d'un autre c6t6
montrer au monde qu'Haiti est s6rieuse en
regard de l'assistance qu'elle attend de
l'ext6rieur.
D'abord mettre sans tarder en
application les resolutions fermes prises lors


de la conference des bailleurs.
L'assistance c'est d'abord pour
< les plus pauvres des pauvres >, a insist
le President Barack Obama.
150.000 emplois doivent ttre cr66s
sur deux ans.
Pas du genre de ceux sans
lendemain et presque d6shonorants qui
sont improvises du jour au lendemain a
l'actif tant6t d'organismes para-
gouvernementaux, tant6t d'une
municipality dont ce n'est pas la fonction,
tant6t d'une quelconque organisation
dans les bonnes grAces de 1'USAID
(agence amdricaine pour le d6veloppement
international) et tous projets qui finissent
le plus souvent dans une litanie de pauvres
hares parcourant trois mois plus tard les
rues de la capitale, r6clamant de soi-disant
arri6rds de salaire.

(CONFERENCE/p.5)


Une reconciliation

Washington-

La Havane sonnerait

le glas de la lutte

ideologique en Haiti
PORT-AU-PRINCE, 17 Avril C'est la dernibre
ligne de demarcation entre la droite et la gauche en Haiti
qui tombe avec le rapprochement qui se dessine
actuellement entre Cuba et les Etats-unis.
Ce sont les derniers echos d'une vieille querelle
qui sont en train de mourir. Les dernibres survivances
d'une 6poque qui a change la face de la terre ... mais par
contre rien en Haiti. Saufplusieurs milliers dejeunes vies,
qui y ont &te sacrifiCes. I1 importe de le rappeler pour les
nouvelles g6ndrations.
Pour commencer, la droite. Tandis que aprls avoir
r6gn6 plus d'un demi-siecle sur les esprits en Haiti (au
moins depuis 1946), la gauche a disparu comme par magie.
Elle n'a pas su resister aux charmes discrets de la
normalisation aprbs la chute du mur de Berlin.
Tandis que la droite au contraire s'est enhardie.
Alors qu'il n'y a plus personne en Haiti a se revendiquer
de la gauche (nous voulons parler de l'establishment
(CUBA/p. 2)


ETATS-UNIS CUBA VENEZUELA

La crise peut faciliter le rapprochement


PORT-AU-PRINCE, 13 Avril Un vent de d6gel
souffle entre Washington et La Havane.
Cette semaine a lieu le 5e sommet des Amdriques
qui r6unit les 17 et 18
avril a Port of Spain
(Trinidad et Tobago) 34
chefs d'Etat et de
gouvernement du
continent.
Seul absent,
C u b a M a is se u le m e n t t i p
en apparence, car Cuba O
sera dans toutes les
pensdes. Sy (
Primo, alors
que les relations entre Available frm C
les deux pays seila
r6sument depuis 40 ans
a un flot de discours et
de declarations
incendiaires, eh bien
aujourd'hui les
principaux responsables
font peu ou pas de
declarations. Acta, non
verba. Chez les hommes


politiques, c'est signe que quelque chose de s6rieux se
prepare.
(CRISE/ p. 2)





Page 2


Une reconciliation


Washington-La Havane


sonnerait le glas de la


lutte ideologique en Haiti


(... suite de la lere page)
politique et intellectuel), de nombreux
politiciens ou activistes de droite sont
encore prompts avoir partout des disciples
de Mao ou de Bakounine.

Quand on veut noyer son
chien ...
Mais toute iddologie mise a part.
Car il s'agit des memes petitsjeux assassins
classiques. Autrement dit, quand on veut
noyer son chien, on l'accuse de la rage.
Mais c'est kif-kif. De meme que
nos ex-papes de la gauche traditionnelle
n'ont pu resister aux d6lices de Capoue -
quitte a y perdre leur Ame, leurs vis vis a
droite ne recherchent souvent pas autre
chose qu'une elimination plus facile de
leurs adversaires politiques ou autres.
Leurs diatribes tiennent plus de la
vile d6nonciation que de la lutte
iddologique.
D'autant que, toujours comme par
magie, les ex-coco (surnom en argot pour
communiste) vont se rdv6ler-
surprenamment trbs en faveur dans les
grandes chancelleries capitalistes.
Soit ardeur des neophytes ou
fraichement convertis, soit vieux r6flexe
flicard a la KGB stalinienne.
On comprend que d6gofit6, le
grand public ne croit plus aujourd'hui a
rien et renvoie tout ce beau monde dos-g-
dos. Nous parlons bien stir d'Haiti.
Car ce n'est pas partout pareil. Si
au lieu de proc6der a une nouvelle lecture
de la r6alit6 historique et en devenir, la
gauche haitienne a pr6f6rd traverser avec
armes et bagages dans le camp d'en face,
tel n'est pas le cas dans le reste du
continent.

<>
dans les relations ...
Et c'est pour le meilleur. C'est la
rose au poing, couleur du socialisme
d6mocratique, qui domine actuellement
dans presque toute l'Amdrique du sud. Et
meme ceux de ces regimes qualifies de
radicaux (le Venezuela de Hugo Chavez, la
Bolivie de Morales, le Nicaragua de Ortega)
qui ont &t6 6lus dans des elections
d6mocratiques et montrent un constant
souci de respecter les dispositions
constitutionnelles.
C'est avec ceux de ces leaders dits
de centre-gauche ou encore progressistes
(Br6sil, Chili, Argentine etc) que le vice-
pr6sident am6ricain Joe Biden a pos6
r6cemment, a Vifia del Mar (Chili), dans une


photo historique puisque donnant une
sorte de teinte iddologique plus nuance
g la nouvelle administration americaine.
De fait, deux semaines plus tard
seulement, ce vendredi 17 avril 2009, le
President americainBarack Obama tendait
la main a La Havane, annonqant que
Washington souhaite < un nouveau
depart > dans les relations entre les deux
pays.

C'est surtout la gauche qui
aura perdu au change...
Mais en Haiti cela risque de
repr6senter un rude coup pour les
survivants a la fois de ces deux camps
iddologiques.
D'un c6t6 une gauche haitienne,
qui faute de n'avoir su se recycler comme
ses homologues chilienne, argentine ou
meme v6dnzudlienne, pouvait encore se
contenter (du moins depuis la fin de la
Guerre froide) de vivre la revolution par
personne interpose. Bons baisers
6ternels de la Sierra Maestra !
Et de l'autre c6t6, les
pourfendeurs professionnels et
d6nonciateurs ataviques de gauchistes et
communistes mais qui n'existent plus que
dans leur imagination de << honorable
correspondant > volontaire mais pas
entierement b6n6vole. Car ne d6sesp6rant
jamais que l'un des leurs puisse se
retrouver un de ces quatre matins au
palais pr6sidentiel de Port-au-Prince. Par
n'importe quel moyen...
D'autant que c'est surtout la
gauche qui aura perdu au change dans ce
r6alignement (pardon aplatissement)
iddologique a la dimension plan6taire,
appelk encore < la pensde dominante >>.
Mais le pire c'est que dans ses
multiples metamorphoses, les unes plus
d6routantes que les autres, celle-ci (la
gauche) aura fait perdre g la lutte populaire
toute l'avance que cette dernire avait pris
au renversement de la dictature Duvalier
enf6vrier 1986.
Un rapprochement Washington-
La Havane ferait tomber beaucoup de
masques en Haiti.
Et puis apres Personne ne
risque plus aujourd'hui le Goulag. C'est
la reconciliation nationale Le parti de
Papa Doc (PUN Parti unite nationale)
prdsentait bien 2 candidats aux
s6natoriales de ce dimanche.

Melodie, 103.3 FM, Port-au-Prince


ETATS-UNIS CUBA VENEZUELA


La crise peut faciliter


le rapprochement
(...suite de la lere page) pour ses prisonniers politiques ou pour non
La Chambre des repr6sentants vote respect des droits humains.
un all6gement des restrictions qui avaient C'est la r6ponse des frbres Castr
6td renforc6es au contraire par aux d6marches en cours: une diplomatic
administration Bush. plus << cool >, moins flamboyante.
L'exild cubain aux Etats-Unis a le D'un autre c6t6, on apprend pa
droit d6sormais de visiter son pays aussi la bouche du vice-pr6sident amdricain Joe
souvent qu'il le desire et d'y envoyer autant Biden, assistant r6cemment a un sommet de
d'argent qu'il veut a ses proches. chefs d'Etat sud-americains au Chili, que
Amelioration aussi des conditions l'administration Obama desire mettre un
d'achat de produits agricoles aux Etats- sourdine dans les relations avec La Havane
Unis. Cuba obtient ce qu'il recherche depuis Interroge g savoir si l'embargo vw
des anndes. Ne pas 6tre oblige de payer 6tre lev6, Joe Biden a rpondu que Non. Mai
comptant. poursuivant aussit6t que, depuis 1l


Vols r6guliers entre les Etats-Unis
et la Havane. Amelioration du syst6me de
communications. Internet et Cellulaires.
Tout ce qui augure d'une relance
dans les relations commerciales et
6conomiques.
De son c6te, le president Rauil
Castro a effectu6 un coup de balai dans sa
diplomatie. Renvoi de l'embl6matique Felipe
Perez Roque, 43 ans, ministre des affaires
6trang6res de combat, sp6cialis6 dans l'art
de croiser le fer avec ceux qui attaquent Cuba


3
1-

o
e

r
e
e
e
le
3.
a
s
a


campagne 6lectorale, Obama et lui ont opt6
pour 6tablir une << transition >> dans les
relations am6ricano-cubaines.
Autrement dit, on est en p6riode
de test, de rodage.
R6agissant aux allegements
annonc6s par la Maison blanche dans les
voyages et transferts effectuds par des
cubains-americains vers leur pays d'origine,
Fidel Castro considbre que le president
Obama ne devrait pas avoir peur de lever
(CRISE/ p. 7)


Mercredi 22 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 13

19Avril: Elections pour le renouvellement du tiers du S6nat de la
Republique
T6t dans la matinde du dimanche 19 avril, on pouvait remarquer le vide total
caract6risant les rues de la capitale haitienne. C'6tait une veritable journe "portes
fermees", chacun restant chez soi. Pas de voitures a circuler et presque pas de
pistons. Il semblerait que la majority des votants ont et6 les responsables des bureaux
de vote eux-memes.

Elections annulees dans le d6partement du Centre
Violences dans le Plateau Central. La s6natrice du Centre, Edmonde Supplice Beauzile,
a point du doigt le candidat de 1'UCADDE, Williot Joseph, qui circulerait avec un
fusil et qui aurait publiquement d6clard qu'il l'abattrait s'il la rencontrait (dixit la
s6natrice Beauzile). La s6natrice et le candidat de son parti, la Fusion, ont df se
retrancher dans un h6tel de Mirebalais Dans la commune de Maissade, les bulletins
6taient coch6s en faveur de certains candidats bien avant l'ouverture des bureaux.
Des incidents ont et6 enregistr6s dans la locality de Sarrazin (Centre) ou un membre
de bureau de vote a 6td bless par balle. A 11 heures du matin, le president du Conseil
Electoral Provisoire, Frantz G6rard Verret, annoncait que : Envertu de la situation
r6gnant dans le Plateau Central, les elections sont stopp6es dans ce ddpartement, par
mesure de s6curit6 publique.

Les elections dans le reste du pays
Echange de coup de feu entre des civils arms et des agents de la police, d'apres des
t6moins, dans la zone de Marchand-Dessalines. A Cit6 Soleil, l'activiste chanteuse
Barbara Guillaume a pass un mauvais moment. Alors qu'elle se trouvait 1i pour des
activities 6lectorales, elle a &t6 agress6e par un groupe d'individus qui ont emport6
une enveloppe contenant des billets de banque qu'elle avait dans son sac. Dans le
Sud, a AQUIN, des t6moins ont rapport qu'une voiture a vitres teint6es circulait a
travers des bureaux de vote avec pour objectif de remplir les urnes de bulletins d6jg
coch6s. Au Cap-Haitien, on rapporte que le president du bureau de vote installed a
l'6cole Jean XXIII a permis a des bandits de remplir les urnes. Les autres membres du
bureau qui tentaient de s'interposer ont et6 tabass6s par des individus qui seraient a
la solde d'un candidat.

La conference de presse de Fanmi Lavalas
Fanmi Lavalas avait lanc6 deuxjours avant les elections du 19 avril, l'op6ration
"portes fermees". Dimanche apres-midi, au cours d'une conference de presse, les
dirigeants Amanus Mayette, James Dorzin, Rend Civil, Nahoum Marcelus ont applaudi
au d6roulement de lajournme du 19 avril marque par une abstention massive. Ils ont
demandant le renvoi de l'actuel CEP qu'ils accusent d'avoir viold la loi 6lectorale. Le
peuple haitien a donn6 une veritable lecon de d6mocratie aux dirigeants hartiens" ont
declare les repr6sentants de Fanmi Lavalas auxjournalistes assistant a la conference
de presse a l'h6tel le Plaza au Champs de Mars.

La Conference de presse du CEP
En fin de journme des s6natoriales partielles, les responsables 6lectoraux ont fait le
bilan de lajournme du 19 avril. Ils ont reconnu que la participation a &t6 faible mais
l'ontjustifi6 du fait que le peuple est moins int6ress6 a ce genre d'l6ections, se
concentrant traditionnellement sur les pr6sidentielles. Les 6evnements du
d6partement du Centre nous ont force A fermer les elections pour cette partie du pays
mais nous allons planifier le plus vite que possible de nouvelles elections pour ce
d6partement. D'autre part, le CEP a tenu a rendre un hommage a Fanmi Lavalas qui
avait recommand6 l'abstention, mais n'a rien a voir avec les violences enregistrees
dans les d6partements du Centre et de l'Artibonite. Cette violence est venue d'un
autre secteur, a reconnu le directeur g6ndral du CEP, Mr. Pierre-Louis Aupont.

Le President de la Republique retourne du sommet des bailleurs ...
C'est en fin d'apres-midi le dimanche 19 avril que le Pr6sident Rend Prdval est
retournm au pays, apres avoir assist au 5e Sommet des Amdriques a Port-of Spain
(Trinidad). Le chef de l'6tat s'est rendu directement au bureau de vote install au
Lyc6e Marie Jeanne, a la Rue Capois, non loin du palais pr6sidentiel avant de
regagner tout de suite celui-ci. Comme au moment de son depart, M. Prdval n'a fait
aucune declaration.

Haiti prate pour les investissements, selon son Premier ministre ...
Telle est la conclusion port6e par le Premier ministre, Mme Michle Pierre Louis, le
lundi 13 Avril, dans une intervention devant un groupe d'investisseurs amdricains a
New York et concemant la loi HOPE.

14 Avril: conference des bailleurs a Washington: 324 Millions pour
Haiti...
Elle a r6uni autour de la d6l1gation haitienne pr6sid6e par le Premier ministre Michle
Pierre-Louis, le Secr6taire g6ndral de 1'ONU, MM Ban Ki-moon, celui de 1'OEA, Jose
Miguel Insulza, MM. Luis Alberto Moreno (BID), Robert Zoellick (Banque mondiale),
Dominique Strauss Khan (FMI) et la Secr6taire d'Etat Mme Hillary Clinton. Cette
conference des donateurs a eu lieu au siege de la BID en vue d'apporter le soutien de
ces divers organismes de financement a Haiti. Les institutions pr6sentes sont tomb6es
d'accord pour accorder a Haiti une aide de 324 millions de dollars pour mettre au point
son programme d'urgence de reduction de la pauvret6 apres les d6sastres naturels et
d'appliquer son plan de relance 6conomique dont l'objectif principal consiste a crder
au cours des deux prochaines anndes 150.000 nouveaux emplois r6partis dans
plusieurs secteurs tant en zones rurales que urbaines.

Hillary Clinton en visite en Haiti
Tailleurbleu, sourire 6tincelant, regard percent Madame Hillary Clinton est arrive en
Haiti lejeudi 16 Avril. La Secr6taire d'6tat a annonc6 que son pays avait d6cid6
d'accorder a Haiti une aide de 287 millions de dollars et a aussi evoque la possibility
d'effacement de la dette. Au cours de la rencontre avec le Pr6sident Prdval, il a &te
question d'investissements g6ndrateurs d'emplois, d'agriculture, d'assistance a la
PNH et de la lutte contre le narcotrafic. Mais les fonds d6caiss6s doivent donner des
r6sultats, a-t-elle tenu a pr6ciser.

Le USNS Comfort laisse Haiti
Le navire-h6pital amdricain a laisse le pays le dimanche 18 avril apres avoir prodigue
des soins a des centaines de membres de la population haitienne. Outre la clinique
installed a Cite Soleil, les medecins se sont aussi rendus a Cazale, le vendredi 17 Avril,
invitant la presse a les accompagner. En laissant le pays, ils ont fait savoir qu'ils
seront de retour en 2010, pour le plus grand soulagement des Haitiens qui ont tous
etd unanimes a reconnaitre la quality des soins recus. Un nombre limits
d'interventions chirurgicales (une cinquantaine) ont pu aussi etre effectudes a bord
du bateau.





Mercredi 22 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 13


Des militants Lavalas observent

une greve de la faim pour exiger l'integration

de leur parti dans la course electorale


15 Avril 2009 Cinq individus s identifiant comme
des militants de la Fanmi Lavalas (parti de l'ex-Pr6sident
Aristide) ont entam6 mercredi, une grbve de la faim dans
l'enceinte du Parlement.


Les j mituants ae la nase ranmi Lavalas poursuivani aepuis
lejeudi 16 avril une grove de lafaim dans les locaux du Parlement
-la police s 'est presented pour les arrOter
quand ils se preparaient a partir lundi (photo Robenson)
Ces partisans lavalas entendent d6noncer la tenue
des elections s6natoriales du 19 avril, qui, de leurs avis,
risquent de plonger le pays dans une crise sans pr6c6dent.
Ils r6clament 6galement l'int6gration de la Fanmi
Lavalas dans le processus electoral et exigent du Conseil
Electoral Provisoire (CEP) le report du scrutin.
Les gr6vistes ont menace de rester au Parlement


tant qu ils n auront pas obtenu satisfaction.
Ce mouvement a suscit6 des reactions de la part
de plusieurs Parlementaires.
"La constitution consacre le droit de grave", ont
r6agi les D6put6s Ronald Lareche (Fusion /Carice, Mombin-
Crochu) et Joseph Jorel Louis (Konba / Savanette).
Ils ont d6clard n'y voir aucun inconvenient
puisqu'il s'agit d'un mouvement pacifique, soutenant
toutefois que les 6ventuels Olus pourraient ne pas b6ndficier
de la 16gitimit6 en raison du faible taux de participation des
6lecteurs qui semble se confirmer de plus en plus.
Saurel Franqois, D6put6 de la deuxibme
circonscription de Port-au-Prince (Fanmi Lavalas), a apport6
son plein soutien a cette grbve.
"Cette faqon de proc6der est conforme a la
constitution de 1987", a-t-il argument.
Par ailleurs, le Parlementaire s'est inscrit en faux
contre les declarations de l'ex-Premier Ministre sous la
pr6sidence d'Aristide, Yvon Neptune, selon lesquelles
l'dviction de Fanmi Lavalas de la course 6lectorale ne saurait
emp6cher son bon d6roulement.
"Ces declarations n'engagent que l'ancienPremier
Ministre", a-t-il martelk.
Le parti Fanmi Lavalas a &t6 6cart6 de la course
6lectorale en raison de l'incapacit6 de ses dirigeants a d6l1guer
un membre dfiment mandate par le Chef du parti, Jean Bertrand
Aristide, en exil en Afrique du Sud, auprbs du CEP. Deux
factions rivales se sont disputes la bannibre du parti.
Les cinq gr6vistes de la faim 6taient toujours sur
place dimanche pendant le d6roulement des elections.


SMessag e ae Hlllary clinton p.12
I Message de Michele Pierre-Louis p.13




. i ."Copyrighted Material


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~,,, n,~ ." pi ~ p~i ~ al.~g ~ ". ..si.i. i^Bi w~


"FaPdsn route csnseme"


Page 3


fLEVENEMENT SOMMAIRE
La crise peut faciliter le rapprochement Etats-Unis -
Cubap.1
Le patron de 1'OEA va demander la r6int6gration de
Cuba dans l'organisation p.7
SOCIETE &POLIMOUE
Une reconciliation Washington La Havane
somnerait le glas de la lutte iddologique en Haiti p.1
POLITIOUE
Des elections sans 6lecteurs p.l
ECONOMIE
Haiti toujours en attente du Pare Noel p.1
324 millions pour remettre le pays sur les rails p.6
ANALYSE
Faut-il faire un trait sur la politique haitienne ? p.5
ELECTIONS
Violence et trbs faible participation p.4
Elections annuldes dans le Centre p.2
Des militants Lavalas observant une grbve de la faim
au parlement ont failli 6tre arret6s p.3
DIASPORA
La Mason blanche en train de r6dvaluer sa politique
vis-a-vis des sans-papiers haitiens p.3
CINEMA
Moloch Tropical ? p.8
ENVIRONNEMENT
Le bassi nversant de la Grande rivibre du Nord p.9
IBREPENSER
Punaises! Ip.10
CONFRENCEDESBAILLEURS


J2





Page 4


Mercredi 22 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 13


Des elections sans electeurs


(ELECTIONS... suite de la lere page)
En pr6cisant qu'il s'agira d'un
mouvement totalement pacifique ... d'ofi la
tactique dite < Les citoyens
invites a rester chez eux a l'occasion de la
journme 6lectorale.
Ehbien, le succes a &te pratiquement
total pour ce qui concerne la capitale et la zone
m6tropolitaine.
Presque personne dans les rues et
les barribres et portes aussi bien des maisons
commerciales que des residences fermnes a
double tour. Seuls les v6hicules autoris6s et
les patrouilles de la police nationale et de la
force onusienne (Minustah) faisant le va-et-
vient en surnombre, y compris des blinds
mitrailleuse pointe en avant. Mais dans des
rues presque vides.

L'abstention a Wte le trait
dominant ...
Comme cela a &te 6galement le cas
dans tout le reste du pays, a l'exceptionpeut-
6tre de quelques rares circonscriptions qui
seraient dominoes par un candidat particulier.
Mais l'abstention a &te le trait dominant de
cettejournme des s6natoriales partielles du 19
avril.
Toutefois d6sob6issance civile, oui
mais exerc6e de manibre pacifique. Du moins a
la capitale. Peu ou pas de violences
rapportdes. Aune ou deux exceptions prbs, tel
le bas Plateau central (Mirebalais et sa region)
oi depuis la veille les choses avaient
commence se gAter avec des paquets de
bulletins de vote emport6s par un commando
en cagoule. Avant 10 heures a.m., ce dimanche,
tous les centres de vote de laville de Mirebalais
et ses sections rurales 6taient ferm6s aprbs
qu'un superviseur d'un bureau a &t6 bless
par balle. Des partisans du parti Fusion
(membre de la coalition gouvernementale) ont
gagn6 les rues en proclamant la victoire de
leur candidat. Mais selon nos correspondants,
ce sont plut6t des elections qui devraient etre
re-programmees (celles du Plateau central)
n'ayant meme pas eu le temps de commencer.
Meme situation rapportee au haut
Plateau central (Lascahobas). LU aussi boites
de bulletins de vote enlev6es par des inconnus
arms et bureaux de vote ferm6s peu apres
leur ouverture.

Est-ce uniquement le resultat
de la consigne lance par Lavalas ?

Et comme i la capitale, personne ou
presque qui ait fait le deplacement vers les
urnes. Finalement, les seuls votants risquent
d'etre les membres des BV (bureaux de vote)
auxquels il est fait obligation de voter.
Mais est-ce uniquement le r6sultat
de la consigne d'abstention lance par Fanmi
Lavalas ?


parler d'un 6chec retentissant pour le pouvoir
et pour le conseil electoral.
Sans revenir sur la decision d'6carter
d'entr6e de jeu du processus un parti
considered comme ayant une forte implantation


leur devoir civique.
C'est la police d6plaqant
d'importantes forces dans de pr6sumees
<< zones rouges > ...


Le President Prival ajuste le temps dejeter son bulletin dans 1 'urne dimanche
au retour du sommet des Amriques (T. Belizaire)


populaire comme Fanmi Lavalas, les autorit6s
semblent avoir mal r6agi aux menaces de
boycott lances par celui-ci. Ou plut6t elles
auraient < overreacted > (rdagi avec exces).
Ce ne sont que communiques du
ministre de la justice menaqant presque
d'arrestation et de jugement on ne sait trop si
ce sont les 6ventuels trouble fetes ou les
citoyens qui d6cideraient de ne pas accomplir


Le pouvoir semble avoir
contribu6 a augmenter les craintes ...
Alors que les units de la police et
de la Minustah vont se rdvdler presque
absentes d&s que la tension commencera a
monter dans le Plateau central.
Peut-6tre pour 6viter une plus grave
d6t6rioration.
Done les autorit6s n'ont pas bien g6rd


le processus.
Le pouvoir semble avoir contribu6
au contraire a augmenter les craintes de la
population.
Comme si le pouvoir n'a pas cru dans
la promesse pacifiste de la consigne
d'abstention lance par les activistes de Fanmi
Lavalas. D'ofi la forte presence dans les rues
ce dimanche des unites de la PNH et de la
Minustah. Cependant cette reaction trop
6nergique ou trop frontale aurait < backfired >.
Autrement dit, meme les adversaires ou les
pires ennemis de Fanmi lavalas sont eux aussi
rests barricades chez eux ce dimanche.

Le pouvoir a Wte directement
mis en cause ...
De plus ces dermires semaines, ily a
eu de plus en plus de protestations venant
d'autres partis politiques, principalement la
Fusion des sociaux-d6mocrates.
Le pouvoir a &te directement mis en
cause dans des d6nonciations faisant 6tat de
financement important au service des
candidats du parti pr6sidentiel L'Espoir, et
m6me de l'utilisation au profit de ces derniers
de v6hicules de l'Etat dans certaines regions
du pays, comme justement le Plateau central.
L'erreur des autorit6s est peut-6tre
de n'avoir accord aucune importance a ces
d6nonciations, done leur pretant une certaine
consistance.
Des lors beaucoup de citoyens
peuvent penser que lejeu 6taitjou6 a l'avance,
pourquoi se d6ranger !
C'est la preuve que des elections
insuffisamment prdpardes, et lorsque de plus
elles sont entour6es d'un aussi imposant
service d'ordre, cela peut r6veiller dans l'esprit
des gens des souvenirs du temps des regimes
dictatoriaux oi les r6sultats des elections
(ELECTIONS/p.6)


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Mercredi 22 Avril 2009
T-naiti pn Mnrrhp Vnl XXTTT N 1


DE L'ACTUALITE


I


(... suite de la lere page)
Sans aucun esprit partisan ...
Le gouvernement haitien gagnerait
en cr6dibilit6 en respectant fiddlement son
programme de creation intensive d'emplois,
r6partis aussi bien en milieu urbain que rural,
sans aucun esprit partisan dans le choix des
regions mais en choisissant celles les plus a
risques ou les plus aptes a la relance de la
production nationale, pour que Haiti, comme
l'a souhait6 la Secr6taire d'Etat Hillary Clinton
lors de sa conference de presse a Port-au-
Prince, puisse retrouver unjour son autonomie
alimentaire d'autrefois.
Quant i la loi Hope 2, son execution
n'ira pas d'elle-meme. Ce n'est pas un Tonton
Noel. I y a du travail a accomplir pr6alablement
avant d'esp6rer regagner les dizaines de
milliers d'emplois de factory perdus dans
l'embargo de 1991 pris au lendemain du coup
d'6tat militaire.
Et c'est tout le monde qui doit mettre
la main a la pite. L'executif, le 16gislatif, le
judiciaire.
Et aussi la soci6t6 civile.
Ce n'est pas l'affaire seulement des
ministres de l'Economie, du Commerce et de
la Planification. Mais aussi des ministries de
la Justice, des Collectivit6s territoriales, de
l'Environnement, etc.

Le pays au plus fort taux de
litiges fonciers ...
Haiti ne fournit pas la premiere
garantie n6cessaire pour faire des
investissements importants dans un pays.
A qui appartient la terre ? Quelle
garantie qu'un particulier ne surgira de nulle
part pour mettre son veto sur une entreprise


en construction ?
C'est le pays au plus fort taux de
litiges et oni la garantie foncibre est la plus


vulnerable.
La justice se rdvble impuissante
depuis 200 ans.
C'est par consequent la 16gislation
qui doit trancher.
Meme quand la terre appartient a
l'Etat que ce n'est pas plus stir. Par exemple, la
Constitution interdit a l'Etat ni vente ni cession
des iles adjacentes. Or ce sont les cibles
privil6gi6es des grands promoteurs
touristiques internationaux.


Devons-nous rester les seuls en
dehors du courant alors que Cuba va
instamment s'ouvrir lui aussi au monde ?


Qu'aurions-nous a dire aux
prochaines g6ndrations ?
Ce sont autant de verrous qui avaient
&t mis en place par nos pbres fondateurs pour
empecher que ce pays ne retombe sous la
botte 6trangere. Pauvres d'eux !
Il y a done quelques am6nagements
a entreprendre toutes affaires cessantes du
c6t6 16gislatif. Sans devoir perdre pour autant
notre identity nationale.


Faut-il faire un trait sur la politique haitienne ?


PORT-AU-PRINCE, 19Avril-Jamais
la politique haitienne n'aura paru aussi futile
enferm6e qu'elle se retrouve entre deux
6v6nements majeurs se d6roulant la meme
semaine : la Conf6rence des bailleurs, le mardi
14 avril, et le 5e Sommet des Amdriques,
vendredi et samedi.
M6me le Pr6sident Rend Prdval que
d'aucuns accusent personnellement de ce
gichis qui ne peut ne pas en ressentir au
dernier moment toute la gratuity et meme la
laideur. Mais peut-6tre que comme dans la
c6l1bre piece de Sartre, il faut quelqu'unpour
se salir les mains !
En attendant, il est difficile d'envoir
le profit. Un stupide gaspillage d'argent
(US$16 millions) et d'6nergie (toute la force
onusienne et la police nationale mobilis6es,
outre les 6coliers gard6s a la maison pendant
deuxjours dans le pays au taux de scolarisation
le plus bas de l'h6misphere), voilAh quoi riment
les fameuses elections s6natoriales qui ont eu
lieu ce dimanche pour renouveler un tiers du
SRnat de trente sieges.
Pour r6p6ter une auditrice au cours
d'un micro-trottoir : elections pour 12 grosses
Nissan Patrol toutes neuves, v6hicule de
s6curit6 d la clk, < machin leta, gaz leta, lajan
leta > (ou en francais, toute cette bamboche
aux frais de la reine, c'est-a-dire du
contribuable).
Comment 6viter que la population ne
s'6gare et qu'elle appr6cie si mal les efforts
m6ritoires qui sont faits dans le meme temps
pour convaincre les donateurs de nous aider
a remettre le pays sur les rails.

Survivance m6dievale ...
Jamais il n'avait &te aussi evident que
la soi-disant politique haitienne n'a aucune
prise sur la r6alit6 du pays, ni sur celle du
monde entier aujourd'hui oblige de nous porter
a bouts de bras. Et qu'elle n'est rien qu'une
survivance m6di6vale.


L'Histoire nous apprend
suffisamment que cette politique a l'haitienne
a &te invent6e pour permettre aux nouveaux
maitres rdpublicains de vivre comme ceux de
la colonie francaise de Saint-Domingue : en
mangeant la laine sur le dos des plus faibles.
Mais il n'y a plus rien manger. Sinon
les chr6tiens vivants les plus faibles eux-
memes. Oui, cannibale, c'est bien de quoi il
s'agit au point oui nous en sommes
aujourd'hui.
Le foss6 ne peut tre plus evident
avec un president amdricain Barack Obama
qui nous dit que, vu la duret6 de la crise,
l'assistance doit tre dirig6e plus que jamais
vers < les plus pauvres des pauvres > ...
Ou la Secr6taire d'Etat Hillary Clinton
esp6rant que, une fois ce chapitre du dimanche
19 avril ferm6, les nouveaux l6us viennent
travailler a renforcer les resolutions adoptees
a la Conf6rence des bailleurs du mardi 14 avril
a Washington.
Or nous ne savons que trop bien (et
les strangers aussi) que c'est 1l le cadet des
soucis de la politique haitienne. << Machin leta,
gaz leta, lajan leta >>.

Continuer le regime
d'exploitation sous d'autres costumes

Qu'est-ce que le Pr6sident Prdval
entend faire pour commencer a rectifier le tir ?
Lui qu'on croit 6tre a tort ou a raison le maitre
d'ceuvre de la com6die bouffe de ce dimanche

Reformer la Constitution ?
Haiti a d6ji exp6riment6 23
constitutions depuis son ind6pendance en
1804.
Les Etats-Unis sont r6gis par la mime
constitution depuis 1787.
La constitution ne peut tre tenue
pour responsable de tous nos malheurs, vu


qu'elle n'ajamais &t applique. Acommencer
par ces s6natoriales partielles qui devaient
avoir lieu depuis fin 2007. La preuve, s'il en
6tait encore besoin, que la politique n'ajamais
aucun impact que ce soit sur la
r6alit6 vdcue de ce pays sinon
pour continuer le regime
d'exploitation si l'on peut dire
sous d'autres costumes.
Comment le Pr6sident T
Prdval peut-il 6chapper aux
idWes qui ne peuvent manquer
de l'assaillir aprbs sa
participation a ce 5e Sommet Aa l
des Amdriques d6ji historique ff o
car c'est celui auquel se sera c i
pratiquement redessinde la
carte du continent.
Ou pour reprendre les N l
mots du Pr6sident Obama
d6clarant dans le discours C c
d'ouverture du sommet que les fr.
Etats-Unis proposent un
<< nouveau depart >> dans les
relations avec Cuba.
Comment peut-on
6tre l'une des premieres voix a
avoir r6clam6 la lev6e de
l'embargo am6ricain contre
Cuba (comme il l'a fait encore
jeudi en conference de presse
aux c6t6s de Mme Hillary
Clinton) et d'un autre c6t6
accepter de pr6sider une
politique qui fonctionne
exactement comme un embargo
interne contre le
d6veloppement de son propre
pays ?
Et, qui pis est,
travailler a la renforcer! S V


Un mouvement de
renaissance ...
Mais cela ne suffit toujours pas. Le
pays n'avait pas su saisir a temps qu'il ne
suffit pas que disparaisse le regime
sanguinaire des Duvalier pour qu'Haiti
connaisse la renaissance indispensable apres
trois d6cennies de terreur et de d6cervelage
institutionnalis6 (1957-1986).
Nous aurions pu pourtant mettre a
profit la n6cessit6 de tout rebitir aujourd'hui,
aussi bien sur les plans materiel, institutionnel
et humain, pour lancer un tel mouvement de
renaissance.
Et ce serait la tiche de la soci&td dans
son ensemble. Ecoles, 6glises, m6dias. Etc.
Mais il faudrait d'abord cesser de
croire que la solution passera seulement par
le pouvoir, ses pompes et ses ceuvres.
Pourquoi tant sont prets a y perdre leur Ame.
Les 16 millions de dollars am6ricains
consacr6s aux s6natoriales partielles de ce
dimanche seront probablement doubles pour
les prochaines l1gislatives et municipales qui
mettront enjeu 10 fois plus de postes. Or le
pays gagnerait sans doute infiniment plus si
un tiers seulement de cette somme 6tait engage
dans une campagne de conscientisation
nationale autour de la n6cessit6 pour une
nouvelle vision du monde, et de la place
qu'Haiti est appelke a occuper dans cette
<< vision partage >>.

Ces conditions qui dependent
uniquement de nous ...
Enfin la troisieme conclusion de la
conference des bailleurs ou effacement d'au
moins 1 milliard de la dette externe, ce qui
lib6rerait, selonle FMI, de 45 a 50 millions de
dollars annuellement pour la lutte contre la
pauvret6. Mais qui risquent de finir dans le
meme gouffre insondable et dans le meme
ocean de dnsespoir general tant que des
conditions pr6alables pareilles a celles
mentionndes plus haut mais qui dependent
toutes de nous et uniquement de nous -
n'auront t6 6tablies.
Haiti en Marche, 18 Avril 2009


Marcus, 19 Avril 2009


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NouvBBU


Renouvellemnnt

0II


Page 5


I I


REFLEXIONS AUTOUR DE LA CONFERENCE DES BAILLEURS



Haiti toujours en attente du Pere Noel !


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Mercredi 22 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 13


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Des elections sans electeurs


(ELECTIONS... suite de la page 4)
6taient d6cid6s a l'avance au Palais national.

Annulation des elections dans
le D6partement du Centre...
A l'heure on nous achevons ce texte,
le president du conseil electoral provisoire,
Frantz G6rard Verret, vient de d6cider d'annuler
les elections dans le Plateau central ou
D6partement du Centre.
A Mirebalais, les partisans de l'Espoir
et de Fusion 6taient sur le point d'en venir aux
mains. Et le v6hicule du Magistrat, un Olu de
L'Espoir, pass par les flammes.
MWme aggravation de la situation a
Petite Rivibre et a Verrettes (D6partement de
l'Artibonite). Dans la commune de Verrettes,
unjeune homme a &t lynch. On aurait trouv6
dans ses poches des bulletins d6ji marques
au nom d'un candidat.
A Petite Rivibre de l'Artibonite, des
partisans de diff6rents candidats arms
jusqu'aux dents parcourent les rues months
sur des v6hicules tout terrain tandis que des
groupes envahissent des bureaux de vote
pour < croiser > des bulletins pour leurs
candidats sans aucun contr6le.
La police nationale et la force
onusienne ont vid6 les lieux pour 6viter toute


confrontation directe avec les civils.

La question de la
<< gitimit >> des nouveaux elus ...
D'autres facteurs et ceux-l1
structurels peuvent expliquer l'6chec annonce
de cettejourne 6lectorale, comme le manque
de campagne dans le pays profond, mais aussi
l'absence de contact entre les elus du Senat
et les 6lecteurs en milieu rural. En effet, les
s6nateurs sont des elus d6partementaux, ce
sont les d6put6s qui sont familiers avec les
habitants des sections rurales. Il ne faut donc
pas s'attendre que ces dernibres se d6placent
en nombre pour des s6natoriales quand celles-
ci se r6alisent en dehors des elections
g6ndrales comme cette fois-ci.
Finalement, c'est un 6chec aussi pour
le President Rend Pr6val qui avait 6pous6 la
cause de l'organisation de ces elections par
l'actuel conseil electoral.
Mais surtout les conditions dans
lesquelles elles se seront r6alis6es ne
manqueront pas de soulever la question de la
<< lgitimit6 > des nouveaux elus lors de leur
validation au Senat.

Haiti en Marche, 19 Avril 2009


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Mercredi 22 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 13


ETATS-UNIS CUBA VENEZUELA

La crise peut faciliter le rapprochement


(CRISE... suite de la 2 page)
tout simplement l'embargo cruel et surann6.
Cependant Fidel n'a pas repouss6
les dispositions annonc6es par la nouvelle
administration am6ricaine. C'est toute la
difference.
Autrement dit, le rechauffement se
poursuit. De part et d'autre. Fin mars dernier,
une d6l1gation de parlementaires amdricains
conduite par Mme Barbara Lee, membre du
Black Caucus, est revue par le
<< Commandante >> dans sa chambre d'h6pital
oi il est confined depuis son operation aux
intestins en 2007.
Disparu depuis de la circulation, en
f6vrier 2008, il passait officiellement la


pr6sidence a son frbre Rail, 77 ans, qui
annonca au moment de sa prise de fonction
qu'il continuera de consulter son aind.
L'influence de Fidel Castro reste tout
a fait 6vidente. C'est lui qui avait donn6 le
ton, estimant tout de suite l'accession de
Barack Obama i la pr6sidence des Etats-Unis
quelque chose de positif.
Aussit6t le president Raul Castro se
declare pret a rencontrer le nouveau
mandataire am6ricain n'importe ou et sans
conditions pr6alables. Sinon une seule, < le respect mutuel. >>
MWme la question de Guantanamo,
base amdricaine en territoire cubain et dont
Cuba exige la restitution, qui n'est pas


mentionnde.
La Maison Blanche ne rdpond rien.
C'est le Congrbs qui est le plus
engage dans le dossier. Les D6mocrates
dominent aujourd'hui dans les deux chambres.
Orjustement, derribre le Congrls, ily
a les puissants groupes commerciaux et
financiers faisant leur < lobbying >>.
Et parmi ces derniers, les fermiers
amdricains. Producteurs de blW, de mais et
autres c6rdales dont Cuba est un gros
importateur.
Aujourd'hui comme hier, et peut-6tre
aujourd'hui plus que hier, it's only the money
C'est l'6conomie qui mbne le monde.


Avec la difference que Cuba a les
moyens d'exiger aujourd'hui une 6conomie
<< quitable >. Parce que Cuba a aussi
beaucoup a offrir.
La crise 6conomique n'est pas pour
rien dans l'l6ection de Barack Obama a la
pr6sidence de la plus puissante nation du
monde.
C'est aussi la crise qui aidera
probablement a rapprocher les Etats-Unis et
Cuba parce que l'un a autant besoin de l'autre.
Ou comme disait Bill Clinton, it's the
economy, stupid.
MIlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


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Mercredi 22 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 13


Mc


par Elsie HAAS


Le r6alisateur haitien, Raoul Peck, tourne un film qui
s'appelle : Moloch Tropical. Qui est done ce Moloch ? avant
de s'&tre fait tropicalis6 par le r6alisateur. Il s'agit d'un dieu
"exotique",je veux dire par la, non-occidental.
Un peu comme Attila, personnage asiatique
- qui figurait dans le titre d'un autre r6alisateur
haitien, Arnold Antonin. Qui lui, de son c6t,
a fait dans le GNB contre Attila. Autrement
dit civilisation contre barbarie. Les GNB
(grenn-nanbounda) symbolisant la
civilisation forc6ment occidentale et Attila/
Aristide la barbarie forc6ment relevant des
Bougnouls, Asiatiques, Indiens, Africains et
autres Aborigenes.
Ah ce que c'est quand meme
d'avoir 6t6 duqu6 chez les bon pres Blancs.
C'est une education qui reste, meme aprs
quelques accidents de parcours chez les
marxisants. Ca vous donne des r6f6rences,
une faqon de voir le monde dans le registre le
cowboy civilis6 et l'Indienbarbare.
Defense meme de sourire et
revenons A Moloch. Lui, n'est pas un guerrier
sanguinaire impitoyable, portrait totalement
eurocentr6 d'Attila par ailleurs, comme les
auteurs de ce livre 'ont montr6 : Un nouveau
livre sur Attila loin des cliches occidentaux
http://elsie-news.over-blog.com/archive-12- Le cin
29-2007.html
Abandonnons done Attila A son
sort pour revenir A Moloch qui, lui, fait dans 1
le dieu assoiffr de sang d'enfants, je dirais L
meme mieux de b6b6s. Voici une des definitions
Ce
trouv6es sur Salon.com, fort bon site a
d'ailleurs. autourdupou
Et c
En anglais qa donne qa: Moloch was titd'un
a god worshipped in the ancient Middle East lssassi d'
and in northern Africa. He demanded the assas
blood-sacrifice of children. Infants were taken qui on cherchc
son lot de trag,
to a huge brazen image of the god whose s
Pou
mouth gaped open to reveal the fires of film
film d'Alexand
Topeth. The babies were tossed inside while
priests of Moloch clanged cymbals to drown et Goebbels, d
out the screams of immolating humanity. 1 iutante
J'ai
Sometimes there would be long lines as rivs
les drives de
mothers would wait their turn to do homage faith pas e pris
to the ghastly deity. Enfi
Traduction "banann" par moi qa e sif
donne qa : Moloch 6tait un dieu v6ndr6 dans (comme si fair
l'ancienMoyen-orient et enAfrique du Nord. l'ro ce qu tro
Il rclamaitpour sacrifice du sang d'enfants. la pproche e
De jeunes enfants 6taient mends dans une Sura
Sur
6norme representation du dieu, dont la bouche bien de promo
bien de promol
ouverte montrait les feux de Topeth. Les la "8
b6b6s 6taient pouss6s A l'int6rieur, pendant a ern
que des pr6tres faisaient r6sonner des participation
cymbales pour couvrir le son des cris de lgitime, selon
encore tant de
l'humanit6 immolde. Parfois ilpouvaity avoir e e a
de longues files de m&res attendant leur tour a
pour rendre hommage A la vorace dditd.
Voici done une representation de Moloch, (non
tropical) emprunt6e A ce texte, on elle est utilis6e comme
m6taphore du capitalisme.
Je vous ai offert un aperqu de la signification de
Moloch, Dieu babylonien assoiffr de sang d'enfants dans la
16gende. Moloch Tropical ? Et qui, dans l'Occident chr6tien,
va faire une riche carri&re de monstre sanguinaire.

h.-q 7 i


S -a-



Nous sounries .. "' -
spciatliaa dana... '
Cargo 06n6re, Baril, '- -- 1
Prodults p6ritsubes, Effet
persounnt, Produlta
exploifis, Toutes dimnnsins
Door t
PouR vos aERVAOS DE CAROL, APPELEZ

1-800-927-6059
ou nwyez aus in C-mail O


loch Tropical ?
Des Moloch il y en a partout : des tableaux, des http://ww
morceaux de musique (hard rock), des piece de thedtre, des Et les ii
bandes dessindes, des livres,etc. effectivement la f
Il existe aussi unfilm qui s'appelle "Moloch." Il a t& Par voix
r6alis6 par Alexandre Sokurov, uncindaste russe. Il est sorti en commence le tou


easte haftien Raoul Peck et 1 'actrice Sonia Rolland (Miss Franc
qui incarnera l 'herone dans Molock Tropical


e point de vue du realisateu
project est nd de mon envie de revisiter une th6matique centrale d
voir, de ses m6andres, de ses avanies, de ses drives surtout.
luand j'6cris pouvoir, je pense aussi bien toutes proportions
Duvalier, aux frasques d'un Clinton/Lewinsky, aux "colres" d'l
un Ceaucescu, aux images surr6alistes de l'arrestation d'un Sadd
e litteralement des poux dans les cheveux. Bref le quotidien du
6die, de loufoque et d'irrationalit6.
rquoi ce titre (de travail) << Moloch Tropical >? Parce quej'ai eu env
Ire Sokourov, << MOLOCH >>, surun s6jour d'AdolfHitler, accompagn
ans son nid d'aigle a Berchtesgaden ot l'attend Eva Braun. Un fil
banalit6 du quotidien fait concurrence au macabre du pouvoir abso
eu envie, surtout, de filmer A nouveau dans mon pays. De revisited
ces derniers 60 ans de bouleversements d'une bataille pour la d6dm
onnier.
in, j'ai eu envie de me lib6rer quelque peu du carcan habituel du film
e une com6die musicale n'etait pas aussi un choix politique)... Pour
p souvent, et malgr6 mes efforts, reste un aspect sous-comment6 d
;thetique de la r6alit6, des rapports entre individus, et l'approche

un plan plus pratique, dans un pays A forte composante culturell
uvoir, pour une fois, notre patrimoine historique unique et rare. Mett
sme merveille du monde", au centre de ce projet, avec l'apport, l
de la population locale, des elus et des associations diverses, ren
moi. L'impact economique n'est pas non plus A ndgliger, dans un p
boulets.... et pas seulement ceux du roi Christophe.
i son me.


1999. Je crois d'ailleurs qu'il a &te s6lectionn6 A Cannes cette
annde-la.
I1 raconte un Adolf Hitler vu sous un certain angle.
Voici un extrait de la presentation du film:
Allemagne, printemps 1942. Une forterrese inqui6tante perch6e
au-delA des nuages. Une femme seule danse nue le long
d'imposantes esplanades. Elle attend l'arriv&e d'Adi, sonbien-
aim6, le Fuhrer. Les chr6tiens
considerent que l'amour nous
sauve. Mais se sauve-t-on en
aimant un monstre ? C'est la
question centrale de ce
projet...









NE








to Door S ier1vie
is available. CONlTAT
TOLL FREE 1-a88aa-32
OR. 305-b20-83
FAX.3 0 5 2 -8 3
CELL. 305-986-8


w.cinemovies.fr/fiche film.php?IDfilm=7865
ages de la bande annonce, ou on voit
emme nue en train de danser
de presse on a appris que Raoul Peck a
image de son prochain film qui s'appelle


6galement Moloch, mais tropical celui-ci.
Moloch Tropical qui sera tourney,
apres Royal Bonbon, lui A Sans Souci, dans
la Citadelle que le pauvre Roi Christophe a
crfibienfaire enlabhtissant comme symbole
de la liberty, avec toutes les contingences de
l'6poque. Et qui pour les h6ritiers du
Duvali6risme reconvertis au < colonialisme
positif >>, est devenu le symbole meme de la
repression.
Royal Bonbon, Moloch Tropical. On
pourrait s'amuser A intervertir les mots :
Bonbon Tropical, Royal Moloch ou bien
Moloch Bonbon, Royal Tropical.
Dans le meme genre existe aussi
GNB contre Attila. Qui pourrait donner GNB
contre Moloch ou GNB contre Royal
Bonbon.
Il existe 6galement un "Hercule
contre Moloch"
Les d6clinaisons sont nombreuses
mais au final,
qa donne toujours : <>, c'est-
a-dire : m6chant oriental, negre, bougnoule,
e 2000) indien contre Bon Blanc
On va me r6pliquer que les auteurs
ont le droit de faire du < Bonbanania >. Certes,
c'est leur droit.
lr... Le president de la R6publique franqaise n'a-
t-il pas d6clard dans son discours A Dakar
e mon travail
que l'homme africain n'dtait pas entree dans
l'histoire ?
gard6es aux
Sar uOnva me dire que les auteurs ont le
un Sarkozy, g
an saro, droit de tourner dans des lieux historiques A
am Hussein g
m useina partir du moment on ils en ont l'autorisation
pouoir avec du gouvernement.
e de revoir leBon, c'est egalement vrai. Par contre,
Sde Bonnn j'imagine difficilement l'Etat francais donner
aeorman son autorisation pour tourner dans les
m dans lequel chateaux de Versailles, un film qui aurait pour
,lu titre << Moloch Hexagonal >> ou "Moloch
r les erreurs et "
Royal .
ocratie, qui ne Ryl
Ou bien l'Etat belge pour un film
politei concernant le roi Ldopold avec pour titre :<
dit "politique Moloch Wallon >>.
Explorer plus Ou bien le d6partement Corse pour un film
le mon travail
re montrava avec pour titre < Moloch M6diterranen>>.
sthique Ou bien l'Etat gyptien avec "Moloch
i mNubien." Ou bien l'Espagne avec "Moloch
e, il me parait ^ j ^
e l rit Ib6rique" autour des aventures de
re la Citadelle
soutien et la Christophe Colomb, qui bon sang de bonsoir,
n'a pas laiss6 traces ni de Tainos, ni
dait ce projet d'Arawaks surl'ile d'Haiti.
ays quitraine Les nationalistes "banann" me
r6torqueront fi&rement, qu'Haiti est un
S"singulier petit pays." Et que les Haitiens font
ce qu'ils veulent de la mani&re dont qa leur
chante.
Par exemple, s'ils ont envie de vivre 29 ans sous une
dictature, ils le font. S'ils veulent faire un coup d'Etat pour
virer un president 8 mois apres son election, ils le font, etc,etc.
Et ce n'est surtout pas A "1'Etranger" de venir leur
donner des lemons. Soit. Sauf que le budget de l'Etat depend A
70% des prets strangers.
Sauf que le budget de Moloch Tropical depend A ?
des financements strangers. C'est kifkif bourricot question
ind6pendance du choix de la politique 6conomique ou de la
politique culturelle.
Qui donne, ordonne.
Ce qui me chiffonne dans ce projet c'est l'assimilation
inevitable entre le Roi Christophe, puisque
l'histoire se passe dans la Citadelle qu'il a
construite, un roi si clairvoyant qui face A la
forteresse de difficulties qu'il avait devant lui
s'est suicide, seul exemple, je crois dans
l'histoire des gouvernants haitiens, -
l'assimilation de Christophe done, qui avait sur
les bras un pays entour6 d'ennemis, une
population qui sortait d'anndes de guerre, une
nation A construire de A A Z, avec Hitler, ou
avec un monstre assoiffr de sang de b6b6s.
Vous allez me dire aussi, qu'il est tout
A fait naturel qu'un VIP du "Collectif Non" A la
commemoration du bicentenaire de
l'ind6pendance, puisse trouver des appuis A la
t6l6vision franqaise pour tourner un Moloch
Tropical dans la Citadelle, une forteresse 6lev6e
pour se prot6ger d'un 6ventuel retour des
Franqais, d'une 6ventuelle restauration de
l'esclavage, perspectives qui hantaient
Christophe, comme l'a si bien montr6 Aime
S5 Csaire dans sa piece : "La Trag6die du Roi
0 0 Christophe".
3 2 Vous allez me dire aussi qu'il n'y a rien
81 (MOLOCH/p. 10)


Page 8





Mercredi 22 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 13


La MINUSTAH contribue au reboisement d'Haiti


Dans la locality de Madras, une section
communale de la commune de Caracol (Nord-Est) a dtd cred
un nouvel espace vert d'une superficie de 12 hectares.
Finance par la MINUSTAH i hauteur de 13.000 dollars
amiricains, ce projet a pu rdussir grace une forte
implication de la population locale.
Des citoyens de la Section communale de Madras
s'activent depuis quelque temps a l'entretien
de 12.000 plantules mises en terre enjanvier
dernier. Ils arrachent les mauvaises herbes
susceptibles de tuer les jeunes plants et les
arrosent plusieurs fois par semaine. Un suivi
soutenu qui est cens6 durer environ quatre
mois, le temps n6cessaire pour que ces
plantules puissent grandir de facon
autonome.
Recouvrant une superficie de 12
hectares, le reboisement est r6alise grice a un
projet d'une valeur de 13.000 dollars
amdricains finance par la MINUSTAH via sa
Section des Affaires civiles. Ce projet a vu le
jour a l'instigation du Groupe d'Actions pour
le Ddveloppement durable du Nord-Est
(GADDNE).
Le projet rdpond a un triple
objectif. Il s'agissait d'abord de renforcer la
couverture v6g6tale par la mise en terre
d'arbres fruitiers et des arbres forestiers. II
doit en outre permettre de g6ndrer des emplois
temporaires aux membres de la population.
Cette activity de reforestation entre 6galement Campc
dans le cadre de la lutte contre les trafics
illicites. En effet, vaste domaine a surface trbs plane, une
grande partie de la Section communale de Madras constitue
pour les trafiquants de drogue une zone de predilection oni ils
se livrent a des activities illicites sans 6tre trop inqui6t6s. Selon
la population locale, une vingtaine de petits avions ont d6ji
atterri sur des pistes clandestines. Aussi, la presence des
arbres, quand ils deviendront matures, rendra-t-il l'espace
inutilisable pour de telles activities.


<< C'est unpricieux cadeau que nous laissons i
nos enfants en heritage pour leur bien-&tre>, a d6clard le
maire de Caracol, Colas Landry, se prononcant surl'importance
du projet.

Difficult6s de mise en euvre et intervention de la


population


agne de reboisement dans le Nord-Est avec le concours de la Mii

L'ex6cution du projet a toutefois connu certaines
difficulties. En effet, quelques semaines apres avoir requ le
premier versement pour sa mise en ceuvre, GADDNE, 1'ONG
qui s'en 6tait charge, a d6cid6 de jeter l'6ponge. Raison
avanc6e, la population n'y 6tait plus int6ress6e.
Cependant, selon certains observateurs, le
problkme 6tait ailleurs. Une mauvaise gestion de la somme
alloude serait a la base de la defection de 1'ONG.


Pour le d6marrage du projet, GADDNE avait recu
10.400 dollars amdricains et a effectu6 certains travaux tels
que le forage d'un puits, le labourage du terrain et l'achat de
certain materiel. Ainsi, avec 80% du montant du projet d6ji
d6pens6, il s'est r6vl1 difficile de poursuivre. Beaucoup restait
en effet a faire. Il s'agissait entre autres de l'achat de 30.000
plantules, soit 15.000 arbres fruitiers et 15.000 arbres forestiers,
l'acquisition de cactus pour la cloture du
terrain, l'entretien de la superficie plant6e et la
r6mundration des travailleurs temporaires.
Informees de la situation, la
population et les autorit6s municipales ont
S dcid6 de reprendre en main le projet. Le maire
de Caracol a fait appel a deuxjeunes techniciens
agricoles. Ces derniers, de concert avec des
membres de la population, en particulier des
femmes, ontplant6, le 29janvier 2009, 12.000
arbres fruitiers et forestiers. Des arbres qui ont
&t6 transports de la commune de Terrier-
Rouge a Caracol par des casques bleus
uruguayens.
Bien que le nombre d'arbres
plants soit inf6rieur a la quantity prdvue, les
membres de la population locale 6prouvent une
certaine fiert6 d'avoir particip6 a la creation
d'un espace bois6 au sein de leur communaut6.
T J'ai recu un peu d'argent en contrepartie
du travail fourni, mais le plus important ce
S sont les bindfices multiples que nous allons
en tirer >, a reconnu Hansy Louis Charles, un
nustah jeune garcon de 30 ans environ.
Pour assurer le suivi de ce projet,
les Affaires civiles organiseront une s6rie de formations au
profit de la mairie de Caracol. Ceci doit permettre d'6tablirun
cadre de gestion communautaire de l'espace vert cree.
La Section a aussi d6cid6 d'en faire un projet pilote,
dans la perspective de reprendre l'exp6rience dans plusieurs
autres regions du pays.


Le bassin versant de la Grande Riviebre du Nord


Dans le cadre du Programme d'Informations
Territoriales pour le Ddveloppement Durable (PITDD),
programme mend par le Centre National des Informations Gdo-
Spatiales (CNIGS), nous avons visit, durant la premiere
semaine du mois d'avril, le bassinversant de la Grande Rivibre
du Nord.
Avec une superficie de 680 km2, c'est un des plus
grands bassins versants du pays. Il part du Massif de Vallibres,
dans le D6partement du Nord-Est, et s'6tire dans la direction


destruction de l'environnement. Il y a d'abord la production
de charbon. Au risque de choquer tout le monde, je dirai que je
n'ai personnellement rien contre l'utilisation du charbon de
bois, je dirais meme que j'y suis favorable, tenant compte de
ce que j'ai pu apprendre au sujet du cycle du carbone, mais
cela sous-entend une production rationnelle de ce combus-
tible, dont nous sommes encore trbs 6loign6s.
L'autre pratique que nous avons 6galement pu ob-
server, c'est celle de la pratique dubrflis. La, il n'y a aucune


Mais elle est particulibrement dangereuse sur des sols en pente,
car elle d6truit toute la couverture v6g6tale qui pourrait
prot6ger de l'6rosion.
Ces observations sont d'autant plus importantes que
le Massif de Vallibres est un veritable chateau d'eau d'ofi
partent non seulement la Grande Rivibre du Nord, qui s'en va
arroser la partie Est du D6partement du Nord, mais aussi des
rivibres qui arrosent la plaine du Nord-Est, telles Marion,
Lamatry, et des affluents de la rivibre du Massacre, sans parler


Visite d'information dans le Bassin Versant de Grande Riviere du Nord dont voici quelques vues (HENM)


Nord-Ouest puis Nord, jusqu'a la c6te atlantique, l6gerement
a l'Est de la baie du Cap Haitien.
Tenant compte de l'6tendue du bassin, il avait 6te
d6cid6, dans le cadre du PITDD, d'identifier quatre sites sur
lesquels on recueillerait toutes les donndes dont doit tenir
compte tout projet d'amenagement de bassin versant. Le pre-
mier de ces sites est situ6 au niveau du bourg de Vallibres,
autrement dit dans la partie haute du bassin, et c'est ce site
que nous avons choisi de visiter en premier.
Se rendre a Vallibres n'est pas une mince affaire. En
effet, en suivant le cours de la rivibre h partir de la partie basse
du bassin, autrement dit de la plaine de Quartier Morin, on
arrive au bourg de la Grande Rivibre du Nord, puis h Bahon, et
c'est tout. Pour arriver au bourg de Vallibres, il faut, toujours
partant de la plaine de Quartier Morin, prendre la route vers le
Nord-Est, jusqu'a Terrier Rouge. De 1a, partant vers le Sud, on
passe par Grand Bassin, les Perches, on arrive finalement a
Vallibres, aprbs avoir traverse la chaine des Trois Palmistes et
le Morne Madeleine qui sont sur la bordure Nord du bassin
versant de la Grande Rivibre du Nord.
Bien que n'6tant ni agronome, ni p6dologue, je crois
pouvoir dire que c'est une zone de montagne humide, encore
relativement bois6e ; on y trouve des arbres fruitiers, des
fougeres arborescentes, que, pour une raison que j'ignore,
j'affectionne particulibrement, mais aussi pas mal de pins, notre
fameux pinus occidentalis, ce qui me fait penser que ces
montagnes ont df, a une certaine 6poque, 6tre recouvertes
d'une fort de pins.
On y trouve aussi du bambou qui est, a mon avis,


consideration a faire. La pratique du brflis doit tre totalement
6liminde car, contrairement a la croyance, elle n'enrichit pas le
sol; elle l'appauvrit au contraire, en d6truisant les micro-
organismes qui sont un important facteur de fertility du sol.
d'introduction
recent ; pas que je
pense que la FACN
(Feddration des As-
sociations Caf&ibres
Natives) soit passe yo
parli mais celafait Grow your car
seulement quelques chall
anndes que, en challengingg e
allant vers le Nord,
j'ai pu voir, le long
de la route, entre
Plaisance et Limb6, WWW.m1
des tiges de
bambou attendant
unacheteuretjene For computer access
sais toujours pas South Flo
quelle est l'origine
de cette nouvelle F
industrie.
Au cours
du trajet, nous EOE/
avons fait plusieurs
arrets pour relever /
des indicateurs de


de la rivibre Terre Neuve, qui passe par le bourg de Carice, et
est le premier affluent de l'Artibonite en terre haitienne.

Bernard Etheart


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Page 9





Mercredi 22 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 13


o Mwen anvi we mouch > Piram ]

Je me suis retrouv6 l'autre jour, sans le vouloir, dans
une reunion informelle avec quelques jeunes du pays, de ce
pays qui par hasard est tombr entre nos mains. Pauvre pays !
Aprbs avoir suffisammentjoud avec lui, nous ne savons plus
ni quoi en faire ni comment nous en d6faire. Le pays, unjouet.
Nous, de gros b6b6s. On nous l'a souvent dit et nous avons
tout fait pour le confirmer. Surtout ces dernires annees. Enfin,
chers amis lecteurs, il s'agissait d'une petite rencontre avec
de <, intellectuellement parlant. Bonne
preparation, pour un pays qui s'en fout de l'6ducation, de la
formation et de la preparation de ses populations. Malgr6 leur
bonne preparation, << ch6meurs d6guis6s > presque tous,
< brasseurs potentiels >, comme c'est le cas pour la grande
majority d'Haitiens qui passent leur vie sans avoir jamais
trouv6 un emploi. Cependant, cela soit dit en passant, ils
poss6daient tous une formation suffisamment de quality pour
pouvoir acc6der a la possession de biens mat6riels de facon
d6cente, < san four men pran nan lajan leta>>. Si l'envie leur
en prenait, < si lid6 yo ta di yo >. Le moinsjeune touchait deja
la quarantaine. II avait grandi dans le Nord, dans le Nord
d'Haiti, qui fut Royaume nageant dans l'abondance
intellectuelle et mat6rielle mais qui maintenant sombre dans le
regne de l'anarchie de la misbre mat6rielle et intellectuelle. Le
Grand Nord n'est plus ce qu'il 6tait Ce Capois se plaignait de
l'ind6cence de sa ville, d'une ville qui fut module de
fonctionnement et qui maintenant, sous la crasse qui l'envahit
et les detritus qui empechent meme de la voir, devient un
exemple malsain. Les autres jeunes qui participaient a cette
rencontre arrivaient a peine a la trentaine. Je me sentis l'ain6 et
ressentis le poids d'une certaine responsabilit6. Je pensai aux
< Grands Acteurs >, a ceux qui allaient repr6senter le pays a la
conference des << bailleurs de fonds >. Je pensai a H. Clinton
qui allait venir en Haiti et qui, dans son for int6rieur, continuera
a croire que, sinon inf6rieurs, nous sommes quand meme
diffirents. < NMg nwb, ti zorey >, est-ce cela la cause de notre
retard par rapport aux autres ? Est-ce la raison principale ?
Serait-ce plut6t la pauvret6 d'esprit et l'absence de retenues
patriotiques chez la grande majority d'Haitiens ce qui nous
enchaine au sous-d6veloppement? Saurons-nous unjour nous
lib6rer de toutes nos chaines ?
Chores amies lectrices, chers amis lecteurs,
j'expliquais des choses du pays a ces jeunes qui le 7 F6vrier
1986 avaient entre 5 et 16 ans. Le plusjeune, moins de trente
ans. Quartier d6favoris6. Brave gars. Connaissant trbs peu le
pays. Il y en avait aussi d'autres, des jeunes forms a Cuba,
d'autres qui avaient v6cu a l'6tranger et qui avaient vu, connu,
v6cu d'autres falcons de faire les choses, d'autres


Punaises


< patriotismes >, d'autres < nationalismes > plus constructifs.
Quito. Mexico. Barcelone. Madrid. Paris et sa banlieue. La
Havane. Santiago de Chile. Caracas. Rio. San Jose. Ils
n'arrivaient pas a comprendre pourquoi les < differences > ne
cr6aient pas d'exclusion dans les autres pays et pourquoi
chez nous, ces differences alimentent la haine et la destruction,
provoquant l'autodestruction de notre soci6t&. Nous faisons
ressentir le poids de la haine meme dans notre facon d'aimer
notre pays. Nous aimons meme notre facon de hair. < Youn pa
vle we lot. Youn trahi 16t >. Et pourtant nous ne jurons que par
Haiti que nous appelons < CHERIE >. Nous nous disons tous
fils d'Haiti. Le roi Hrode, comme disait un ami, aurait pu avoir
raison dans notre cas, en l6iminant tous ces < enfants dejadis
aujourd'hui dirigeants > porteurs de misbre, inducteurs de mal,
incitateurs de violence contre leur mbre.
< Si n pa repar&t, nap dispar>t > a lich6 l'un de mes
jeunes auditeurs. Je sentis qu'il l'avait entendu dire par
quelqu'un d'autre. Voulant 6viter un autre d6bat, je choisis de
critiquer les < suceurs de richesses de notre pays >>, aussi
bien les < punaises qui infestent les structures de l'6tat >> que
les autres especes, croisement entre mouches et punaises, qui
sucent et volent d'Institution en Institution, de Ministbre en
Ministbre, d'Entreprise en Entreprise, afin de maintenir notre
pauvre peuple dans la servitude la plus complete et l'indigence
la plus absolue.
Enfin, chores amies lectrices, chers amis lecteurs, je
leur ai parl6 de tout et de rien. Je me sentais le < Patriarche >>,
le < Conteur >, le < Griot >>. Eux, m'6couter, essayaient de
r6inventer l'Haiti dont ils revaient. Je n'ai pu alors m'empecher
de parler des < Maestros >. Je leur parlais alors de Piram.
J'avais toujours cru qu'il s'agissait de son vrai nom. Nous
ignorons tellement de choses dans ce pays dans lequel nous
croyons tout savoir de tout ce qui se passe, a la fois que nous
d6clarons au monde entier l'immensit6 de notre ignorance.
Sans paroles. Avec nos simples gestes. Grace a l'absence des
bons gestes. Piram incamait pour moi le < bouqui > que nous
croyons toujours voir chez l'autre. C'6tait l'intelligence du
< bouqui >>, du < pitit bouqui >> que nous voulons ignorer, nous
croyant tous < malice >. Merci Piram. Merci Franck Etienne. Je
n'ai pu m'empecher de penser a lui, par association d'id6es.
J'ai tout melang6 : Pian, Plan, Punaise, Projets, Bailleurs de
fonds, Suceurs de Ressources, Washington, Groupe de pays
Amis d'Haiti.
Chers amis lecteurs, la nouvelle de cette 6pid6mie de
punaises en Amerique du Nord (Canada et les Etats-Unis) a
ramen6 chez moi, dans mon esprit, tout un lot de souvenirs. Je
ne pensais plus aux millions que Haiti allait demander sous
forme de dons, de prets et de
^^ ^^ ^^ ^^ ^ ^^ ^^ ^^ ^^ ^ 1 '-i*-i T - * -


Credits. Je pensais a nos
< Chaises paille >>, nos
< nattes >, aux < t6t6s > de nos
matelas. Je pensais a l'odeur
nauscabonde exhale par ces
insectes a chaque fois qu'on
en 6crasait un, entre les doigts
ou sous la pression de l'index
ou du pouce avec lequel on


! << 6crabouillait >> ceux que l'on trouvait par terre. C'6tait
bon pour combattre la migraine, disaient certains. Je
comprends maintenant pourquoi les Am6ricains ont toujours
cru que nous exportions chez eux tout type de maladies. Il faut
toujours unbouc nmissaire. Cela permet de r6duire les tensions
et de d6vier l'attention. Cependant, nous avons beaucoup
plus souffert de leurs incapacit6s, qu'eux-memes de nos
d6fauts. R6sistants comme les blattes americaines, disait-on
parfois. Nuisibles comme les punaises qui vont sfirement nous
revenir a travers les < Rad PNp >>, les < produits pbpes >, les
< d6chets pbpes > que personne ne contr6le, enfin .... Pour
eux, nous repr6sentons ce qui a de pire (et c'est ce qui est
relay par les m6dias intemationaux): Plate-forme d'op6rations
illicites, creuset dans lequel prennent naissance tout type de
maladies inqualifiables, refuge d'amaqueurs, reserve de boat-
people. Somme toute, Bombe a retardement dans le Bassin
des Caraibes.
Les punaises reviennent. Cet insecte parasite infeste
aussi bien les lieux collectifs que les maisons de particuliers.
Ces insectes, d6crits comme des insectes de forme plate et
ovale mesurant de cinq a huit millimetres, qui se nourrissent
du sang humain, d6pourvus d'ailes, de couleur rouge-brun,
qui se faufilent dans les fissures des murs, sous les planchers,
dans les replis de matelas, dans les couvertures et piquent
surtout la nuit vont occuper a nouveau nos nuits d'insomnie.
Chez nous, ce sont les chaises en paille, les nattes qui sont les
vraies < niches >. Ces punaises, en absence de service
d'hygibne dans ce pays, sans aucune possibility d'utiliser du
DDT, vont nous sucerjusqu'h la moelle. Vous vous imaginez
les souffrances que cela va causer. Insupportable.
Enfin chers amis lecteurs, si les mouches et les
punaises constituent des insectes nuisibles, chez nous, les
suceurs de ressources sont encore pire. Je les vois d6ja, a
l'id6e des 324 millions qui vont venirvers nous ces prochains
jours, battre des ailes, comme les mouches, aiguiser leurs stylets
et leurs aiguillons suceurs, ramper aussi plats que les punaises,
pour nous sucer a tous le sang, et se livrer a la chasse aux
< mille lions >. On peut avoir envie de voir les mouches du
pays mais je crois que des punaises il faudrait absolument
s'en d6barrasser. Les andantir. Au sens propre et au sens
figure.

Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Avril 2009
Notes
1. Je tiens ? attirer 'attention du lecteur pour Mviter toute
confusion, surtout quand I 'envie lui surviendrait d 'ecrabouiller une
punaise, qu 'il s 'agit de 'insecte plat, rampant, et non pas du clou ?
tote plate qui sert fixer les affiches et que 'on retrouve parfois sur
les sidges des professeurs dans certains etablissements scolaires ?
fortpourcentage de r cancres >. Ce dernier type depunaise ddveloppe
uneforte capacit a? bien s'enfoncerdans lapeau desfesses etdans
les semelles des chaussures. N'ayez surtoutpas la mauvaise idee de
vouloir I 'ecrabouiller a l 'aide de vos doigts ou de vos pieds.
2. Vu que desfonds vont bient6t Otre d bloques, etpuisque
surement une bonne partie va transiter sur le compte de certaines
ONG qui ne seront mOme pas audities apres, je suggbre aux
brasseurs, la creation de I'ONG : STOP PUNAISE.


Moloch Tropical ?


(... suite de la page 8)
de surprenant a ce qu'un membre dominant
du "Collectif Non" a la commemoration du
bicentenaire de l'ind6pendance, produise un
film ayant pour titre Moloch tropical.
Vous allez me dire aussi que meme
Bush, si Colin Powell n'avait pas "d6couvert"
les armes de destruction massives, y serait
allk de son petit "Moloch Moyen-oriental"
pourjustifier sa guerre en Irak.
Peut-on se sauver en aimant un
monstre? C'est la probl6matique du Moloch
sur Hitler
La propagande r6visioniste sous
forme po6tique et all6gorique, on la voit venir
de loin : "Haitiens vous 8tes des chimbres,
vous avez crfi pouvoir bAtir votre
independence (vous sauver) en aimant des
monstres.
Nous, qui sommes des 8tres douds
de raison et non d'6motion, nous voulons
vous prot6ger de vous-memes, de votre amour
pudril pour des monstres. Sans le boycott de
la commemoration du bicentenaire de
l'Ind6pendance, vous seriez aujourd'hui dans
la terreur et blablabla..."
Le tout agr6mentW par la jolie frimousse de


l'ancienne reine de beauty francaise, dans le
r6leje suppose de labelle Haiti enl'occurence
l'6pouse de Moloch passionnement 6prise
d'un monstre.
Il s'agit, certes, d'hypotheses et de
deductions a partir d'une suite logique de
questions: qui-fait quoi -comment avec qui-
pourquoi ?
Mon sentiment, totalement
personnel, c'est qu'Haiti n'avait pas besoin,
en ce moment particulier de son histoire, d'un
film qui s'intitule Moloch Tropical avec toute
la connotation negative que cela charrie a
ajouter a la liste des produits qui ternissent
son image. C'est pas sympa pour nous autres
Haitiens.
Mais, il est vrai que c'est de bonne
guerre.
Celle que mbnent sur tous les fronts, celui de
la culture, celui de l'6conomie, celui de la
politique, celui de l'audio-visuel, celui de
l'intemet, les com6diens et les cardinaux en
costumes.
Enfin! Saouvle Quevoulez-vous
! "Que peut-on attendre d'une 61ite qui
boycotte la commemoration du bicentenaire
de l'ind6pendance de son pays !"
Elsie HAAS


Page 10


M IAMI-DADE


PWOGRAM ESTABILIZASYON

KATYE POU EDE MOUN ACHTE

KAY

Biwo Devlopman Ekonomik ak Kominote Konte Miami-Dade (sig Angle OCED) envite moun ak revni
feb oswa revni modere yo ki enterese achte yon kay poze sezi pou vin aplike pou yon sibvansyon pre
ipotek nan Pwogram pou Ede Moun Ahche Kay la (sig Angle HAP) ki fe pati Pwogram Estabilizasyon
Katye a (NSP).

Yon achte kalifye ke yo seleksyone nan pwogram lan pou yon pre gen dwa a yon sibvansyon ipotek
jiska $70,000 maksimom pou achte nenpot kay endividyel, "townhouse" oswa kondominybm a pri
abodab, nan zon ki etabli kom zon priyorite yo nan Konte Miami-Dade (kat jeyografik zon sila yo sou sit
entenet nou an ki site pi ba la a), ak yon pri dacha maksimom de $205,000. Kay la gendwa fek konstwi
oswa kompletman renove. Kay la fet pou se yon kay ke bank deja sezi epi li fet pou vid. Yap fe yon
lotri pou tout aplikan kalifye yo pou deside kiyes kap gen chans jwenn setifika pre yo. Moun ki pa gen
chans pase nan seleksyon an va rete sou lis la. Aplikan yo fet pou se sitwayen Ameriken oswa rezidan
pemanan legal ak yon revni ki pa depase 120 pousan revni mwayen zon lan depandan kantite moun ki
nan fanmi an, dapre krite etabli pa HUD Zetazini. Yon aplikan kalifye fet pou gen yon konpayi ipotek ki te
deja apwouve li pou yon premye ipotek epi li fet pou bay dokiman sipo ki pwouve ke li te konplete klas
konsby pou moun kap achte kay la pa pliske 1 an anvan dat lotri a. Aplikan yo ki pase nan seleksyon an
fet pou mete yo pre pou konkli ako pre a (to close) nan 120 jou de dat seleksyon an.

Ajans swivan yo finanse pa Konte Miami-Dade pou bay konsby a moun kap achte kay:
1. Miami-Dade Neighborhood Housing Services (305) 751-5511
2. Opa-Locka CDC (305) 687-3545
3. Centro Campesino Farmworker Center, Inc.- (305) 245-7738
4. Miami Beach CDC (305) 538-0090
Aplikasyon yo disponib sou entenet nan: www.miamidade.aov/ced apati 13 avril 2009.
Nou ka pase pran aplikasyon yo tou nan lokal swivan yo:
Biwo Distrik Komisyon Konte yo
Bibliyotek Piblik Konte Miami-Dade yo (305) 375-2665
Ajans Lojman Piblik Miami-Dade
(Biwo Santal epi nan Sant pou Aplikasyon ak Lokasyon Selman)
(305) 644-5100
Sant Sevis Ajans Aksyon Kominoste (786) 469-4600
Aplikasyon Ranpli yo fet pou soumet pa laps bay:
Office of Community and Economic Development
701 N.W. 1st Court, 14th FL
Miami FL 33136

Yap asepte aplikasyon yo jiska 22 me 2009. Lotri a ap fet 29 me 2009 nan Stephen R Clark Center, 111
NW 1st Street, Miami, FL 33128, nan Sal Asanble a a 10e dimaten. Aplikasyon ke yo pa resevwa 22
me 2009 oplita pap elijib pou lotri a.


Ecoutez
e .lodie
Melodie Matin 13.3 f

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Mercredi 22 Avril 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N 13


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Ban appelle les donateurs a creer au moins 100.000 emplois en Haiti


14 avril 2009 Le Secr6taire g6ndral de 1'ONU, Ban
Ki-moon, a appeal mardi les pays donateurs, les investisseurs
et autres o amis d'Haiti >> crder au moins 100.000 emplois
dans cette ile des Caraibes dans les deux prochaines anndes.
"Je crois fermement qu'Haiti est pret a faire plus de
progrbs au cours des deux prochaines anndes qu'il n'en a fait
au cours des deux dernibres d6cennies >, a dit M. Ban lors


d'une conf6rel
la Banque inte
Selon
d'un pauvres a avan
6conomiques
Les d


nce de donateurs organisde a Washington par
ramdricaine de d6veloppement.
Slui, il s'agit pour la communaut6 internationale
t d6cisif pour aider une des nations les plus
icer vers un avenir avec de rdelles perspectives
et un espoir authentique >.
irigeants d'Haiti ont pr6sentW un plan pour la
reconstruction du pays, et < notre
responsabilit6, ici aujourd'hui, est
d'aider a mettre ce plan en action >, a dit
le Secr6taire g6ndral.


[JiLa(enal


Ban Ki-moon a effectu6 r6cemment un voyage en
Haiti avec l'ex-Prisident amdricainBill Clinton. Nous avons
vu une profonde pauvret6 et beaucoup de misbre humaine,
mais nous avons vu aussi une grande opportunity >, a-t-il dit,
saluant l'existence de gens < talentueux et travailleurs > et
1'engagement des dirigeants envers la d6mocratie et les droits
de l'homme.
Selon M. Ban, Haiti peut notamment tirer profit d'une
nouvelle 16gislation amdricaine, intitul6e HOPE II, qui offre
aux produits textiles haitiens un aces sans droits de douanes
et sans quotas au march americain pendant les neuf
prochaines anndes. << Aucun autre pays ne b6ndficie d'un tel
avantage >, avait soulign6 le Secr6taire general dans un point
de vue public r6cemment dans le quotidien amdricain New
York Times.


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Mercredi 22 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 13


Propos de la Secretaire d'Etat Hillary Rodham Clinton


a l'occasion de la Conference des Bailleurs de Fonds pour Haiti


Pour commencer, je vous remercie
beaucoup, et je felicite la BID, le President
Moreno et le personnel de cette institution
d'accueillir cette importante conference des
bailleurs. Je remercie le Secr6taire General Ban
Ki-Moon, non seulement pour l'engagement des
Nations Unies, mais aussi son engagement
personnel suite a son recent voyage en Haiti en
compagnie de mon 6poux. Etje felicite le Premier
Ministre pour son Excellent Plan qui a ete
clairement 6nonc6 et expliqu6, et qui nous est
maintenant presented. Et je voudrais 6galement
remercier la Ministre Oda ainsi que son
Gouvemement, d'allier l'aide que nous esp6rons
recevoir de cette Conference des bailleurs a
l'efficacit6 qui doit etre mise en place.
Pour certains d'entre nous Haiti est
un voisin, pour d'autres, il est un lieu historique
et culturel. Mais pour nous tous, il est maintenant
un test de volonte et d'engagement.
Certains peuvent se poser la question
etje suis sure que dans mon pays et au Congres
d'autres se posent la meme question: pourquoi
un petit pays au milieu des Caraibes fait l'objet
de tant d'attention?
Pourquoi les pays de l'h6misphere
occidental, l'Europe, le Moyen-Orient et l'Asie
devraient offrir une assistance a Haiti quant le
monde doit affronter une crise 6conomique
mondiale?
Et je pense que la reponse est tries
claire. Simplement, parce que ce qui se passe en
Haiti va bien au-dela des Caraibes et meme de la
region. Ce petit pays de 9 millions d'habitants
est a un carrefour. Il est a un Carrefour et a deux
choix soit aller de l'avant avec l'aide de la
communaute internationale ou bien p6ricliter et
faire marche arriere. Et c'est ainsi que cette region,
sera faconnee dans une large mesure par les
decisions que nous prenons.
Sur une note plus personnelle, mon
mari et moi sommes all6s a Haiti pour la premiere
fois peu de temps apres notre mariage, nous
sommes tries attaches a ce pays et au peuple
Haitien. Nos maisons sont remplies d'objets
d'art en provenance d'Haiti. Nous avons des
amis Haitiens. Mais ce n'est pas seulement mon
inquietude qui justifie ma presence ici
aujourd'hui. Au nom des Etats-Unis, nous
sommes ici parce qu'Haiti est un voisin et un
ami. Nos liens remontent aux premieres ann6es
d'existence de nos deux nations. Ces liens ce
sont approfondis depuis des generations, a
travers nos luttes pour l'independance, par la
defaite de l'esclavage en Haiti qui a inspire les
esclaves et les abolitionnistes dans mon pays,
ainsi que les centaines de milliers d'Haitiens qui
ont emigre aux Etats-Unis et ont apport6 leurs
contributions en politique, dans le domaine des
affaires, de la sante, de l'6ducation, de la science,
des sports et celui de la culture Je sais de quoi
je parle car J'en ai fait moi meme l'exp6rience en
tant que S6nateur representant l'Etat de New
York, qui a une communaut6 Haitiano-
Americaine dynamique.
Nous sommes 6galement engages a
career un hemisphere dans lequel chaque nation,
peu importe leur niveau de richesse ou de leur
situation politique actuelle, va dans la meme
direction, vers plus de paix, de prosp6rite, de
liberty et d'opportunit6. En Haiti, nous avons la
chance par le biais de la cooperation et la
collaboration d'avancer dans la solidarity avec
un gouverement et un peuple qui cherchent a
aller de l'avant, une nation ou les petits
investissements et l'assistance d'autres pays
commencent a recolter de nombreux fruits tels
que la croissance 6conomique, 1'elargissement de
l'acces a l'6ducation et aux soins de sante, le
renforcement des institutions gouvernementales,
une plus grande s6curit6 et une meilleure quality
de vie qui proviennent de l'amelioration des
conditions materielles.
Aujourd'hui, Haiti est la nation la plus
pauvre de notre hemisphere, avec un cart de
plus en plus grand entre les poss6dants et les
demunis. Mais il y a seulement deux ans, en
2007, Haiti atteignait le taux le plus elev6 de
croissance 6conomique reelle depuis les ann6es
1990. Haiti est sur la bonne voie pour atteindre
au cours des prochains mois, le point
d'achevement que demande le FMI aux pays
pauvres tries endett6s. Cela signifiera un
all6gement important de la dette d'environ 4
millions de dollars par mois, qui pourra etre
investi directement dans l'amelioration de la vie
de son peuple ainsi que dans la construction
d'autonomie et d'auto assistance pour ce peuple.
Haiti a le taux le plus elev6 de
seropositivit6 VIH/ sida dans la region, le taux le
plus eleven de mortality maternelle et de mortality
infantile. Mais le nombre de d6ces matemels s'est
stabilis6 et le nombre d'infections par le VIH et
de deces d'enfants est en diminution.
Il n'y a pas longtemps, dans les annees
1950 jusqu'aux ann6es 1980, Haiti a eu a subir
une dictature militaire feroce. Les Etats-Unis ont
mis fin a cette dictature militaire en 1995, ouvrant
la voie a la d6mocratie. Et apres plusieurs ann6es
de conflits politiques, qui sont courants dans
tous les pays en transition, Haiti a commence a
faire des progress. Et les elections pr6sidentielles
nationales en 2006, ont reellement fait avancer
la democratic en Haiti. Ce que le President et le


Premier ministre essayent de faire c'est de renforcer
la gouvemance d6mocratique qui prendra un nouvel
elan avec les prochaines elections pour le Senat
qui se tiendront dimanche.
Maintenant, comme de nombreux pays,


aide et nous chercherons des partenariats avec
d'autres pays afin de maximiser notre impact
collectif. Tout d'abord, la s6curite. Comme vous
l'avez entendu, le Secr6taire general a fait reference
a Cite Soleil. Il a ete un no man's land, maintenant


iOopyrighted Material

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Available from Commercial News Providers",


Haiti lutte contre la criminality, en particulier le
fl6au du trafic de la drogue. Mais les r6formes visant
a am6liorer la police, le renforcement du system
judiciaire et la lutte contre la corruption sont en
cours. Et une force de maintien de la paix dirigee
habilement par le Br6sil, a contribu6 a ramener la
stability dans de nombreuses collectivit6s. Haiti a
fait des progress grace aux efforts de son
gouvernement et ses citoyens et de beaucoup de
nations et d'institutions represent6es ici. C'est
l'6ventail complet des ressources et des relations
allant des entreprises et des universities aux ONG
ainsi que des groupes religieux et culturels, et des
individus, qui sont au cceur de la puissance
intelligente. La trajectoire vers le progress pour
Haiti, en revanche, a ete mise a rude epreuves par
la combinaison des tempetes, des ouragans et la
recession 6conomique mondiale. Ainsi, Haiti est
en danger de stagnation. Cette conference nous
donne occasion de reprendre le chemin du progress
en travaillant en 6quipe avec Haiti pour faire avancer
le pays vers une strat6gie de reglementation globale
a long terme pour Haiti. La croissance economique,
en coordonnant les efforts internationaux et
hemisph6riques, en ciblant des objectifs precis, en
fixant des criteres pour mesurer nos progress, et le
deploiement de nos diverses comp6tences et les
ressources de maniere efficiente et efficace. Le
President et le Premier Ministre ont identifi6 ce
dont Haiti a besoin pour rester sur la bonne voie.
Et avec ces priorit6s comme guide, nous pouvons
faire des progress. Le moment est venu d'intensifier
nos investissements en Haiti, et pas seulement
parce que la situation est catastrophique et que les
consequences de l'inaction pourraient mener a une
plus grande souffrance humaine, mais parce que
Haiti a une veritable opportunity de faire des
progress substantiels. II a un plan pour le faire, et
une determination pour le mener a bien. Il suffit de
realiser qu'avec 150 $ on peut payer la scolarite
d'un enfant haitien pour une ann6e, ou nous
pouvons vacciner 15 enfants. C'est une toute petite
fraction des cofts pour resoudre des problems
qui peuvent d6egenrer au fil du temps. Les Etats-
Unis canaliseront leur aide sur les quatre secteurs
choisis par le President Pr6val et le Premier Ministre
Pierre-Louis et qui sont tous essentiels pour le
progress national et regional. Tout d'abord, le
peuple haitien a besoin et merite d'etre s6curise.
Le people doit etre capable de se d6placer en
security pour aller au travail ou a l'6cole, et de
participer a la vie civile, sans crainte de violence.
Deuxiemement, le pays a besoin de plus
d'infrastructures, notamment routieres, qui sont
le system circulatoire de toute economic robuste.
Et ce qui va de pair avec les besoins en
infrastructures, c'est le besoin de creation
d'emplois. Ainsi, nous pouvons accomplir deux
choses a la fois: mettre les gens au travail, et
construire des routes et autres infrastructures dans
tout le pays. Troisiemement, les ouragans de 1'an
dernier ont creus6 un trou dans le budget du
Gouvernement. Haiti est maintenant confront a
un 6norme deficit qui rendra plus difficile
d'atteindre les objectifs que le pouvoir s'etait fix6
pour repondre aux besoins de son peuple. Les
obligations de la dette limitent les capacit6s de
provision pour l'avenir.
Et quatriemement, l'Agriculture vous
avez entendu la Premiere Ministre se r6efere a celle-
ci une fois de plus, une solide base agricole pour
le peuple d'Haiti pour le rendre auto-suffisant, a
devenir plus autonomes, ainsi que le reboisement
dans le cadre de cette initiative agricole, donnera a
Haiti des outils de croissance, dont il a
desesp6rement besoin. Maintenant, sur chacun de
ces points 6numeres, nous allons apporter notre


il y a un nouveau sentiment de s6curit6 et de liberty
dans les rues. La Police Nationale Haitienne a ete
soutenue dans son travail par l'ONU dans le cadre
des operations de maintien de la paix. Plus de la
moitie des Forces pour le Maintien de la Paix
provient des Pays d'Am6rique Latine et des
Caraibes. Et avec la competence et la determination
du Bresil qui dirige les troupes, il ya eu une mise a
niveau a la fois des fonctions de police et de security
de base. Mais les reseaux criminels operant en Haiti
n'ont pas ete elimines. La Police continue a lutter
contre les trafiquants de drogue qui ont fait du
pays un point de transit pour les stupefiants vers
les Etats-Unis, le Canada et l'Europe. Nous allons
donner 2 millions de dollars pour lutter contre le
trafic de la drogue par le biais de l'Initiative M6rida,
un plan concu par le Mexique, les pays d'Amerique
Centrale et les Etats-Unis. Cette somme permettra
de financer un reseau de communication securise
pour la Police Haitienne, de fournir une base
maritime, des v6hicules, et apporter un soutien
op6rationnel aux unites de Brigade des stupefiants
et d'offrir une formation visant a promouvoir la
cooperation transfrontaliere entre Haiti et la
Republique dominicaine, et de renforcer les
enquetes et les poursuites contre les trafiquants.
Apres le r6tablissement de la security, les
opportunities peuvent maintenant se concretiser;
les etats du Canada a l'Espagne et du Japon,
offriront une assistance g6enreuse pour aider a
reparer les dommages causes par les tempetes de
1'an dernier. Maintenant c'est le moment d'aller de
l'avant au-dela du maintien de la paix et du secours
en cas de catastrophes naturelles- c'est le moment
de la reconstruction et du d6veloppement a long
terme. Haiti a le plus fort taux de chomage dans
notre hemisphere. Soixante-dix pour cent de sa
population est au chomage. Ce pays a le taux de
natalit6 le plus elev6 de la region. Ensemble, ces
tendances ont cree ce que Paul Collier appelle un
tsunami de jeunes. Pres d'un million de jeunes se
presenteront sur le march du travail dans les cinq
prochaines annees. Pour stimuler la creation
d'emplois, les Etats-Unis ont adopt la loi HOPE
de 2006 pour permettre l'acces en franchise
douaniere aux Etats-Unis des vetements fabriques
en Haiti. En Octobre derier, cette preference a ete
6tendue pour une period de dix autres ann6es.
Le textile est 1'un des plus importants secteurs de
l'6conomie haitienne, et nous croyons qu'il y a
une grande possibility de creation d'emplois dans
ce secteur, et nous sommes particulierement
heureux de voir que le Bresil est int6ress6 a
l'industrie haitienne de l'habillement. Mais pour
batir une 6conomie diversifiee, il faut davantage
d'accords commerciaux. Haiti a besoin d'une
infrastructure pour le d6veloppement des biens et
services. Les routes en Haiti, pour quiconque ayant
visit ce pays, sont pratiquement inad6quates. En
2009, plusieurs communautes sont isol6es par le
manque de routes carrossables. Cela empeche aux
individus de creer des emplois, aux enfants d'aller
a l'ecole, aux agriculteurs de planter et d'6couler
leurs productions sur le march. De meilleures
routes sont essentielles. Haiti a 6galement besoin
de meilleures routes pour permettre aux zones
touristiques de se d6velopper et pour promouvoir
ce secteur de 1'economie. En outre, les besoins
d'infrastructure d'urgence comprennent les travaux
sur les bassins versants pour pr6venir les
inondations; l'achevement d'un centre de formation
de ouvriers du textile; et la construction de canaux
d'irrigation. Dans le cadre des 287 millions de
dollars en assistance non urgente que nous
fournirons a Haiti cette ann6e, nous avons autoris6
20 millions de dollars en aide pour la creation
d'emplois dans le secteur des travaux publics:


routes et infrastructures. Nous pourrions utiliser
ces fonds pour d'autres projets, mais nous serons
plus efficaces si nous coordonnons nos efforts
et travaillons tous sur un projet, le projet du
plan de redressement que la Premiere Ministre a
decrit.
Maintenant, meme le gouvernement le
plus avis6 au monde ne peut empecher une
catastrophe naturelle de se produire. Les ouragans
n'ont pas seulement d6truit les cultures et les
habitats ils ont emport6 des mois de travail et de
planification gouvernementale. Haiti fait face a
un deficit budg6taire d'environ 50 millions de
dollars qui pourrait compromettre ses plans.
Nous allons fournir 20 millions de dollars pour
aider Haiti a honorer ses dettes et lib6rer d'autres
ressources, et nous invitons les autres bailleurs a
se joindre a nous pour la prise en charge de ce
deficit budg6taire. Quatriemement, il y a un besoin
urgent pour une agriculture durable etune security
alimentaire. Les effets conjugu6s de la hausse
des prix des denr6es alimentaires au niveau
mondial et la destruction des r6coltes par les
ouragans ont expose des millions d'Haitiens a la
malnutrition et aux effets destructeurs sur la sante
et la productivity. Nous savons tous l'effet de la
malnutrition sur les individus. Ils sont trop faibles
pour travailler. Les enfants ont trop faim pour
apprendre a 1'6cole, ainsi, l'insecurite alimentaire
n'est pas seulement une source de souffrance,
c'est une menace directe sur la croissance
6conomique et la stability globale. Ici, nous
devons etre cr6atifs. Maintenant, les Etats-Unis
fourniront 15 millions de dollars en nourriture
pour aider Haiti pendant sa phase de
reconstruction; mais ce n'est pas une solution.
Nous avons besoin de revitaliser l'agriculture
haitienne. Nous avons besoin de reboiser les
bassins versants. Nous avons besoin de puiser
dans l'intelligence d'autres nations pour nous
aider a reconstruire Haiti afin qu'elle devienne
moins d6pendante au niveau de l'6nergie. Le
Br6sil a montre l'extraordinaire efficacit6
6nerg6tique que l'on pouvait tirer de la canne a
sucre. Est ce qu'il y a une autre culture qui
pourrait etre b6enfique en Haiti? Nous savons
qu'Haiti, comme la Republique Dominicaine,
sont parmi les pays les plus venteux de notre
hemisphere. Qu'est-ce que l'on pourrait faire
pour promouvoir l'6nergie eolienne et l'6nergie
solaire? Nous sommes prets a collaborer avec
ceux d'entre vous qui auraient de bonnes id6es a
proposer au Gouvemement haitien. Pensez aux
gens a qui nous pourrions offrir un emploi, ce
dont Haiti a tant besoin. Maintenant, la creation
d'emplois n'est pas une question qui concern
seulement les gouvernements, mais c'est un
devoir pour notre pays. J'ai entendu de nombreux
individus et groupes qui ont a cceur Haiti, mais
ils ne savent pas comment investir leur temps et
leur argent de maniere a ce qu'il ait un impact
reel. Nous allons par le biais de notre
gouvemement aider a cr6er un 501 eme organisme
de la diaspora haitienne et les Etats-Unis peuvent
y contribuer. Et nous allons aider a la coordination
d'autres ONGs, notamment celles qui ont ete
lances par les Haitiano-americains qui veulent
investir en Haiti et qui cherchent le meilleur moyen
pour le faire. Quandje pense a toute cette erosion
de terres nues queje vois quandje survole Haiti
- je peux toujours dire ou commence la
Republique Dominicaine en voyant de la verdure
- je pense a ce que d'autres pays ont eu a faire
pour leur reboisement. Lorsque notre fille est
nee, une douzaine de personnes ont paye pour la
plantation d'arbres en Israel en son honneur.
Pensez a ce que nous pourrions faire en payant
des particuliers pour planter des arbres en Haiti,
et aussi payer les Haitiens pour apprendre les
techniques de l'exploitation sylvicole afin de
favoriser la croissance de ces arbres, puis venir
avec des alternatives au charbon de bois, de
chauffage et a la cuisson des aliments. Tout cela
est lie, et nous devons commencer a y travailler
ensemble.
Maintenant, nous savons qu'a partir
de donn6es empiriques que de petits
investissements peuvent faire un long chemin, et
j'ai vu cela, moi-meme en Haiti. J'y ai voyage
quandj 'tais unejeune marine. J'y suis retoumee
en tant que Premiere Dame. J'ai voyage dans le
pays etj'ai rencontre un medecin qui avait emigre
aux Etats-Unis, et qui a int6gre 1'Armee de l'Air.
Il a ete promu au grade de colonel mais il a voulu
investir dans son pays et dans sa ville natale a
Pignon ou il a ouvert un centre de sante, un centre
d'alphab6tisation pour femmes et une Entreprise
de microcr6dit. Ils ont peu de ressources, mais
ils offrent une gamme complete de services a des
milliers de citoyens. J'ai visit un centre de
planification familiale, l'un des secteurs dont
Haiti a urgemment besoin et ou des jeunes ont
ete forms pour apprendre a d'autre jeunes
comment prot6ger leur sante et pr6venir des
grossesses non d6sir6es chez les adolescentes.
Et j'ai rencontre des femmes, membres d'un
groupe de femmes appele Femmes en
Democratie, qui ont eu a assister a une Conf6rence
Mondiale sur le leadership des femmes que j'ai
sponsoris6 il y a de cela une dizaine d'ann6es a
Montevideo. De retour en Haiti, elles ont
commence a aider les femmes haitiennes qui
voulaient une vie meilleure pour leur famille. Onze
(DISCOURS HILLARY/p. 14)


Page 12





Mercredi 22 Avril 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N 13


Page 13


Discours du Premier ministre Michele D. Pierre-Louis


a la Conf6rence des bailleurs, le 14 avril 2009


Je voudrais tout d'abord remercier tous ceux et
toutes celles qui ont rendu possible cette Conference. Des
remerciements sp6ciaux s'adressent au president Moreno,
qui a accept de pr6sider la Conference, qui en a soutenu
l'importance et mobilis6 les efforts du personnel de la
Banque interamericaine de d6veloppement
(BID). Un remerciement particulier s'adresse
a la secr6taire d'Etat, madame Hillary Clinton,
pour l'int6ert qu'elle a toujours port a Haiti,
a la ministre canadienne de la Cooperation,
l'Honorable madame Oda qui, au nom du
gouvernement canadien, accorde aussi une
attention sp6ciale a Haiti, au Secr6taire
general des Nations unies Ban Ki-Moon et
au president Bill Clinton pour leur support
continu et pour avoir insist que Haiti soit au
centre des discussions. Je remercie aussi le
G10 et les institutions financieres
repr6sent6es en Haiti qui ont travaille ces
derniers mois avec les ministres des Finances
et de la Planification de mon gouverement
et les membres de leurs ministeres, afin que
nous puissions dtre ici aujourd'hui pour
participer aux d6bats et nous engager pour le P
present et le futur d'Haiti.
Oui, nous sommes aujourd'hui
ici pour discuter du present et du futur de
mon pays, Haiti, et je viens avec un sentiment
d'urgence. Avec aussi le sentiment que tout
est possible si, ensemble, nous parvenons a
saisir les opportunities qui s'offrent a nous Le PMM
pour le mieux-dtre de notre cher pays. A tous
nos distingu6s visiteurs qui, au cours des
derniers sept mois se sont rendus en Haiti, le president
Moreno, le president Zoellick, Sa Majest6 la Reine
d'Espagne, l'Honorable Gouverneure g6enrale du Canada
Michaelle Jean, le Secr6taire general des Nations unies Ban
Ki-Moon, le president Clinton, le Conseil de s6curit6 des
Nations unies, des ministres, des parlementaires et des
delegations des quatre coins du monde, le president Pr6val
et moi avons 6nergiquement r6epet que Haiti est a un
tournant, peut-dtre critique, d'on nous contemplons
l'horizon et nous rendons compte qu'il nous faut maintenant
aller de l'avant et concentrer tous nos efforts en vue du
futur meilleur attendu par le peuple haitien. En Haiti, les
vaudevilles parodient, depuis 50 ans, l'annonce imaginaire
par les gouvernements et bailleurs d'un < Grand d6marrage
>>, sans y prdter r6ellement foi. Le temps est venu de casser
ce cynisme.
Les d6fis et les tfches qui nous attendent sont
6normes. Je suis arrive a la tdte du gouverement dans un
contexte extr6mement difficile, non seulement en Haiti,
frapp6e de toutes parts par une succession de secousses,
mais a un moment oh le monde entier connait la crise
financiere et 6conomique la plus aigue des dernieres
decennies. Pour beaucoup de gens, le futur parait sombre,
empreint d'incertitude et d'un sentiment d'impuissance.
Mais je viens d'un pays qui a une determination et une
faculty de reprise legendaires: le peuple haitien a la capacity
de se remettre de ses experiences douloureuses et de
rechercher les moyens de mieux affronter les d6fis, guide
par l'6nergie de sa cr6ativit6 et de son ing6niosite.
C'est done a ce tournant precis que notre r6le
de leaders publics prend sa vraie signification politique.
Nous savons que le peuple haitien nous observe, nous
juge et nous ordonne d'agir. Nous avons le devoir de
repondre a ses besoins et la responsabilit6 d'ameliorer ses
conditions de vie. Le choix du moment est d'une extreme
importance. Si nous ne r6ussissons pas aujourd'hui, si nous
ne trouvons pas les moyens de transformer notre vision du
futur par des actions imm6diates et concretes, nous
porterons collectivement la responsabilit6 de n'avoir pas
su entendre les millions de voix de toutes les regions du
pays nous criant que < le moment est venu >.
Le moment est en effet venu d'investir dans
les ressources humaines capables d'apporter les
indispensables r6formes dans administration publique
pour l'amelioration des services a la population; le moment
est venu d'investir dans de nouvelles entreprises et
beneficier des avantages de la Loi HOPE II. Il nous faut
cr6er de nouveaux emplois qui se r6aliseront dans un cadre
de partenariat constructif et renforc6 entre le secteur priv6
des affaires et le secteur public. Des financements sont
necessaires pour les infrastructures routieres devant relier
certaines zones 6loign6es, coupes du reste du pays depuis
des siecles; pour l'electricit6, indispensable a l'industrie et
au tourisme, mais aussi aux millions de petits gargons et de
petites filles qui aujourd'hui vont a l'6cole et connaitront
pour la premiere fois, en ce 21 6me siecle, le bonheur d'6tudier
le soir avec le courant electrique et non a la lueur chancelante
d'une bougie.
Les 6evnements d'avril 2008 qu'on a choisi
d'appeler < emeutes de la faim >, ont mis a nu notre
dependance par rapport aux importations. En 1970, des
leaders haitiens des secteurs priv6s et public, avaient 6et
avertis de la vuln6rabilite croissante du pays dans le
domaine de l'agriculture, qui repr6sentait a une 6poque, 40
a 45% du Produit int6rieur brut (PIB). C'6tait d6ja la un
signal clair que l'6quation entre la population et les
ressources locales avait atteint son point de rupture.
L'agriculture constitue aujourd'hui moins de 20% du PIB.
Et pourtant, environ 60% de la force de travail vit d'un
semblant d'agriculture. La productivity est en baisse et les
methodes de production doivent dtre s6rieusement
amelior6es. Seuls des investissements massifs dans ce
domaine entraineront la s6curit6 alimentaire. II faut au
peuple des conditions de travail diff6rentes pour avoir la
valeur ajoutee de leurs produits agricoles. Plus important
encore, et parce que ce sera leur rendre justice, enfin,
d'inclure les paysans haitiens dans le developpement du
pays, non pas comme beneficiaires d'une aide humanitaire,


mais en tant qu'acteurs 6conomiques qui trouveront dignity
et reconnaissance dans leur travail et leur r6le au sein de la
society.
Comme vous pouvez le constater, Mesdames et
Messieurs, nous sommes ici avec un plan et des objectifs
L I IIF1 m M-=


'ichele Pierre-Louis visitant le centre de tabulation des votes a 16
Parc Industriel (Robenson)
precis, a la fois raisonnables et r6alisables. Les details de notre
programme de reconstruction et de relance, qui sont
disponibles sur le web, ont fait l'objet de discussions a Ottawa
et dans d'autres forums. Je crois qu'avec votre presence ici
aujourd'hui, a en juger par la grande mobilisation et l'inter&t
croissant constat6s lors des preludes a cette conference, la
necessity d'une action urgente et immediate a 6et
favorablement accept6e. L'appui financier que vous accorderez
aujourd'hui a Haiti nous permettra de r6pondre a des besoins
de base, en termes de reconstruction et de rehabilitation de
notre economic, apres les intemp6ries successives qui ont
devast6 le pays en moins d'un mois l'ete dernier.
Cependant, devant l'ampleur de notre d6nuement,
nous sommes 6galement conscients que notre 6tat d'extrdme
pauvret6, la deterioration de notre environnement et la
marginalisation de notre pays en d6veloppement trouvent leur
origine en partie, aussi bien dans des politiques malavis6es,
que dans des pratiques r6epetes de mauvaise gestion. Ceci ne
sera plus accepted. Et s'il faudra des annies pour inverser les
repercussions de ces d6sastreuses politiques et pratiques, il
est imp6ratif que nous commencions maintenant.
Nous sommes heureux de constater
qu'aujourd'hui la communaut6 intemationale reconnaisse que
nous aussi, citoyens et citoyennes de pays pauvres, pouvons
aspirer a la creation d'un d6veloppement durable destine a
ameliorer les conditions de vie de notre peuple. Il est imp6ratif
que nos efforts pour consolider et renforcer nos institutions
soient soutenus. Notre vision du futur provient de notre
conviction profond6ment ancr6e qu'aujourd'hui tout est
possible pour que nous rendions la vie meilleure a tous les
Haitiens et Haitiennes, et que nous fassions d'Haiti un pays
ou il fera bon vivre. Nous ne pourrons atteindre ce but que si,
ensemble, nous formons tous un partenariat solide: la
communaut6 des bailleurs, le secteur priv6 haitien des affaires,
la soci6et civile et la diaspora, les investisseurs intemationaux
et tous les amis d'Haiti qui comme nous, membres du
gouvernement, aspirent au changement. C'est la le grand d6fi
du moment: construire un partenariat solide et efficace. C'est
la raison de notre presence a Washington aujourd'hui, c'est
le sens de cette Conference. Notre presence ici est la vive
illustration de notre bonne volont6 a affronter tous les d6fis
qui jonchent notre chemin. II faut nous soumettre a des
methodes diff6rentes de travail et de collaboration. Le cadre
de cette Conference nous invite a adopter une nouvelle fagon
de penser. Les principes directeurs ont disparu il y a longtemps
et le moment est venu de reconsid6rer leur raison d'dtre.
L'6conomie de march orient6e vers le profit s'est
toujours appuy6e sur des valeurs institutionnelles. En effet,
les marches de capitaux fonctionnent avec d'autres
institutions pour la fourniture de services publics comme les
6coles, les soins de sante et l'assistance de l'Etat aux d6munis,
dans le souci de combattre l'instabilit6, l'iniquit6 et l'injustice.
Et, plus important encore, nous savons tous qu'une economic
ne peut fonctionner efficacement et avec success que si elle
est base sur la confiance mutuelle des parties en presence.
Ou sont done passes toutes ces valeurs ? Si la crise financiere
qui a boulevers6 le monde a apport6 quelque chose de
salutaire, c'est bien l'imp6rieuse n6cessit6 de red6finir le r6le
de l'6conomie, des institutions intemationales de cooperation
et celui de l'Etat. Dans les pays industrialists, les effets de la
crise ont d6ja provoque une s6rie de r6ponses innovatrices.
Des mesures preventives et agressives ont ete conques pour
combattre et amortir les impacts de la crise. Cependant, pour
les pays pauvres comme le n6tre dont 1'6conomie est fragile,
marginalis6e, les effets d6vastateurs et pervers s'accumulent
et augmentent notre souffrance. Les valeurs fondamentales
qui etaient au cceur des institutions fond6es sur le march
devront dtre r6instaur6es afin d'empdcher l'aggravation d'une
situation qui a d6ja cause tant de malheurs dans le monde
entier. Mesdames et Messieurs, Point n'est besoin de
m'attarder d'avantage sur l'urgence d'adopter un nouveau
paradigme de cooperation et de partenariat intemationaux. Le
monde a besoin d'institutions cr6dibles, au service du peuple,
avec dignity et dans le respect mutuel. C'est une reaction
obligatoire aux bouleversements a l'6chelle plan6taire dont
nous subissons tous, riches et pauvres, les contrecoups
causes par les changements climatiques, la crise 6nerg6tique,
le crime organism (le trafic illicite de stup6fiants et d'armes a


feu) et la migration de masse. Mon engagement personnel
et les ann6es d'exp6rience que j'ai acquises dans les
entreprises associatives me permettent de croire que les
personnes de bonne volont6 ont la capacity d'influencer
positivement les vies de milliers de gens. Dans la fonction
que j'occupe aujourd'hui, j'ai le devoir moral
d'essayer de faire encore plus. La Conference
des bailleurs, que je pergois comme 6tant le
prelude a une nouvelle collaboration et un
partenariat constructif, ouvre des
opportunities pour des r6sultats concrets. Vos
promesses et vos engagements continus
dans les mois et les ann6es a venir
constituent non seulement une r6ponse a nos
besoins les plus pressants, mais contribuent
aussi a mieux organiser et structurer nos
capacit6s de d6veloppement dans le futur.
En tout premier lieu, nos besoins les plus
pressants concernent la sauvegarde de la
stability sociale. Les quartiers d6favorises
dans les grandes villes, en particulier notre
capitale Port-au-Prince, sont surpeupl6s de
jeunes des deux sexes sans emploi, dont le
futur parait absolument sombre. Ils attendent
impatiemment des signes d'espoir et sont a
la limite du d6sespoir. Nous sommes sur un
terrain tres fragile. Si nous n'entreprenons
aucune action, les consequences seront
catastrophiques. L'explosion d6mographique
qualifi6e de <> par le
a Sonapi, professeur Collier est une menace r6elle a la
stability.
Partenaires et Amis d'Haiti,
Mesdames et Messieurs, Les capacit6s de production et les
reformes institutionnelles dont mon pays a besoin pour
atteindre une croissance durable et un d6veloppement
6conomique exigent des investissements importants qui ne
peuvent plus souffrir d'dtre gaspill6s, comme ils le furent
par le passe. C'est la raison pour laquelle, mon gouvernement
s'engage r6solument dans un processus de changement
pour notre pays et nous savons oh sont nos responsabilit6s.
Il y aura resistance au changement car le chaos et l'instabilit6
profitent a certains. Cependant, le president Pr6val et moi
sommes engages a une refonte des lois et de la fonction
publique dans le cadre de la justice et nous avons d6ja pris
des mesures a cet 6gard. Nous avons passe des instructions
pour restreindre toutes les d6penses excessives de l'Etat et
avons augment les recettes fiscales; nous sommes en train
de renforcer les institutions pour une gestion transparente
et efficace des fonds disponibles d'origine inteme et externe;
nous travaillons avec ardeur pour respecter les
recommandations de l'initiative en faveur des Pays pauvres
tres endett6s (PPTE), pr6voyant l'allegement de la dette d'ici
a juin 2009; nous avons augment de fagon significative le
rendement des entreprises de l'Etat afin de les ouvrir a la
modernisation; nous avons amelior6 la capacity d'absorption
des ressources extemes tout en 6tablissant les mecanismes
necessaires a une bonne coordination et les exigences d'une
gouvernance plus responsable; nous mettons en place a
l'intention du secteur public des pratiques meilleures
destinies a sortir notre pays de cet absurde carcan de
pauvret6 et de privations.
Des efforts constants sont 6galement consentis
pour encourager la participation citoyenne et d6mocratique.
L'Ex6cutif s'est engage a construire un compromis
intelligent et a d6finir les responsabilit6s mutuelles de tous
les secteurs: le Parlement (nous aurons a la fin de cette
semaine des elections partielles pour le renouvellement du
tiers du Senat), le secteur priv6 des affaires, les Organisations
non gouvernementales (ONG) et la soci6et civile en general.
Ce processus devra dtre soutenu ainsi que l'application de
la loi, de maniere a prot6ger et renforcer nos acquis, grace a
la presence de la Mission des Nations unies pour la
stabilisation en Haiti (Minustah), en matiere de s6curit6 et
de stability. En mdme temps, nous convenons qu'Haiti ne
peut pas continuer a demander constamment l'aide des
bailleurs internationaux. Nous en assumons
douloureusement le paradoxe et sommes conscients que
nous ne pouvons pas encore nous emanciper du degr6
d'assistance 6trangere dont nous avons besoin pour
atteindre nos objectifs de d6veloppement, conform6ment
aux Objectifs du mill6naire pour le d6veloppement (OMD) et
combattre la pauvret6 selon les termes du Document de
strategic nationale pour la croissance et la reduction de la
pauvret6 (DSNCRP). Cependant, nous sortirons de cette
position inconfortable en utilisant les fonds d'assistance
6quitablement et en rendant compte au peuple et aux
bailleurs.
Mesdames et Messieurs, comme je vous l'ai
deja dit, le moment est venu. Nous avons les mdmes objectifs
et sommes tenus de faire route ensemble. A ce stade, nous
accueillons la diversity des acteurs dans le contexte de l'aide.
Mais, en d6pit des intentions les meilleures, des partenariats
strat6giques, de la solidarity exprimee a travers les actions
positives des organisations communautaires, des d6marches
de la soci6et civile, rien ne peut remplacer le contr6le de
l'Etat. Les politiques gouvernementales sont essentielles
pour lutter contre la corruption et la pauvret6 chronique et
pour 6tablir une gouverance efficace et transparente. C'est
la l'objectif de mon gouvernement. En r6ponse aux
promesses que vous ferez en ce jour, c'est la promesse que
moi, je vous fais a cette Conference des bailleurs.
Je suis venue avec la fiert6 et les rdves d'une
nation dont la contribution a la lutte universelle pour la liberty
et la justice a garanti a son peuple une place d'honneur
dans l'histoire. Je souhaite emporter avec moi les
engagements et l'espoir auxquels nous aspirons dans notre
qunte pour un d6veloppement et une democratic durables.

Merci.





Page 14


Solutions de la semaine passe

PTOLEMEE
LAS GA
AM HY ME N
NIE PELAA
IS ATLA S
SEC HIONS
TEE EU EE
E S AN K H


Allez de SAINTS & PLASTE, en utilisant des mots du du
vocabulaire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


Q I H G B QN L I L E MAU R I C E E C Q
N L X VBANYAKUMAYO T T E Q G X
L E B D L V S T N U S AKAMBANGAN
F S L S N E E S H T A E P B I T AH RAW
AMC E Z N U RATERUTBKL C V S H
FA P S U G G J J S X IOLNHHOOVM
P L TUN G I E JC D D L AU I N G U R S
T D L E WARNA I B ALE P E A P ZA
S IE I Z N D E OML I I E D HM S M EM
L VSRAOORK I R E L N C E A I E H T
S E S ONSRAM S N DA S D B D B S L S
USE L Z RE C W I E UEMX I N E V L I
A S Y G I VL G L S J D E Q S OAX L L R
PO CS B U I E C E L EL RM T LB OIH
O C H E ALMO L E P Y T E A D E E A U C
ROELROM I P KR I N G P L P RH L E
U C L I ROA I CMX T H D C I I Y D RL
E S L T RE H GN L A UN C RN H JH A I
E E E E AC I C JWQNW D R I C C N AM
L L S Q RT GMADAGAS C ARY R I Q
I I VARC H I P E L N I C O B ARVA T
Trouvez 33 iles De L'Ocean Indien dans le carr6 ci-dessus


rS| A| II N| T S|


SCRABBLE


Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

BU



A E


Solutions de la semaine passe
SORANTES


7h00-9h00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M1lodie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiere Raphael

lOh-Midi Le disque de l'Auditeur
animation James Pr6dvil

12:00- 12h30 Le Midi
informations avec Laury Faustin

12h30-2h00 Lady Blues avec Elsie
Jazz, Blues, Swing, Ragtime

2h00- 3h00 C'est si Bon en chansons...
Emission de chansons francaises

3h-5h pm Le Bon Vieux Temps
Retro-Compas
avec Doc Daniel et Captain Bill

5hoo Le Journal de 5 heures
avec Villette Hertelou

5h 30 pm Melodie & Company
Ddveloppement durable
Mardi avec Bernard Etheart

7h-8h30 Amory Sabor con Luciani

8h30- 9hoo Soir Informations

9h00 10h30 Notre Grand Concert
Lun. & Mer.: L'heure classique
Jeu. & Dim. : Jazz at Ten
Judy Carmichael recoit ses invites

9h00 et au delA Cavaliers, prenez vos dames
(Samedi) 50 ans de succ6s populaires haitiens



c 'e4t ft eA 4o't ewe #t~ec et0 /


Haiti est ouverte aux affaires
<< Haiti est ouverte aux affaires. douanes, par exemple avec le systeme de visa
Notre pays s'engage, au plus haut niveau, a 6lectronique Elvis.
creer les meilleures conditions poury favoriser Elle a 6galement 6voqu6 les deux
l'investissement. La creation d'emploi est projets de nouvelles zones industrielles,
notre priorit6... >, a d6clard Michele Pierre- l'importance de l'effort du gouvernement dans
Louis le 13 avril New York. des domaines consid6rds comme cruciaux
Presenter aux d6cideurs les plus pour l'investissement : la fourniture
influents du secteur textile am6ricain les d'l6ectricit6, l'amdlioration du systeme 16gal
opportunities aujourd'hui offertes par Haiti, et l'objectif de s6curit6 et de stability.
tel 6tait, selon une note du Bureau de < Le succes vous attend a 2
communication de la Primature, le challenge heures des Etats-Unis. Malgr6 la crise
que relevaient c6te a c6te, le Premier Ministre, mondiale, les 6toiles doivent briller pour Haiti
le Ministre de l'Economie et des Finances, des >, avant de passer la parole a Charles Rangel,
repr6sentants du secteur priv6 haitien et le Deput6 et President de la Commission Voies
Senateur amdricain Charles Rangel, r6unis a et Moyens au Congres am6ricain qui a
New-York le lundi 13 avril, a l'initiative de la largement contribu6 a l'adoption de la loi
Commission Pr6sidentielle pour la mise en HOPE. Haiti est un pays qui a une histoire et
ceuvre de la loi HOPE. qui a un avenir.
<< Haiti est ouverte aux affaires. Notre pays s'engage, au plus haut niveau, a qui m6ritent autant de reussir qu'Haiti, et ma
crierles meilleures conditions pour favoriser conviction profonde c'est qu'il faut
l'investissement. La creation d'emploi est encourager ses potentiels, aussi bien dans
notre priorit6... > a d6clare Michele Pierre- l'industrie g16Cre que dans le tourisme > a
Louis a l'ouverture du s6minaire de expliqu6 cet ami d'Haiti devant ses
presentation organism par le CTMO-HOPE a compatriotes.
New-York pour une cinquantaine de Georges B. Sassine, animateur de
participants, parmi lesquels les plus grosses ce s6minaire et professionnel du secteur, a
entreprises du secteur textile americain. ensuite pr6sentW trbs concretement et dans le
<< Haiti pourrait repr6senter 5 % detail, les avantages et opportunities offerts
du march am6ricain, et peut devenir un par la loi HOPE II. 11,000emplois, indique-t-il,
veritable comp6titeur sur le march ont d6jh t6 cr66s, le plus souvent par des
international >> a indiqu6 Mme Pierre-Louis qui entreprises coreennes venant de la R6publique
a rappelM que le Gouvernement s'est conform Dominicaine. Haiti est le seul pays a offrir de
aux exigences de HOPE II, notamment avec la tels attraits vis-a-vis du march am6ricain,
creation de la Commission Tripartite, mais nous ne mettons pas encore a profit plus de
6galement dans les domaines sociaux, de 10 % des avantages offerts.
formation et de facilitation des formalit6s de


Propos de la Secretaire d'Etat

Hillary Rodham Clinton


(... suite de la page 12)
ans plus tard, leur organisation s'est renforcee.
Elles organisent des foires commerciales pour les
femmes entrepreneurs, mettent en place des
programmes d'6ducation civique pour les femmes
et leur apprennent leurs droits. Elles soutiennent
les femmes journalistes et renforcent des reseaux
de femmes dans les differentes regions. Ces femmes
haitiennes nous rappellent la resistance de la
population d'Haiti, mais aussi que nous ne pourrons
jamais realiser de v6ritables progress sans toucher
les valeurs profondes de la soci6et haftienne. Quand
je pense a la reussite des Haitiano-americains qui
occupent des positions au sein du gouverement
americain et dans les conseils municipaux, ceux qui
se trouvent dans nos h6pitaux comme m6decins ou
infirmiers, de New York jusqu'en Floride, des


hommes d'affaires qui dirigent des entreprises tries
cr6atives, il n'y a aucune raison pour que la situation
soit diff6rente en Haiti. Le talent est universel;
l'occasion ne l'est pas. Et il est de notre devoir a
travers cette conference des bailleurs d'offrir des
opportunities aux Haitiens et de leur envoyer un
message sur le pouvoir d'une bonne collaboration.
Chaque nation pauvre, qui a eu a travailler dur
pour avoir sa place dans l'6conomie mondiale est a
la recherche de ce que nous pourrons accomplir
ensemble. Je suis confiante que nous ne ferons
pas seulement des grandes promesses ici, mais nous
les combinerons avec nos efforts continus et notre
coordination et que nous prouverons a nous memes
aussi bien qu'au peuple haitien et meme plus loin
que nous pouvons, en travaillant ensemble, faire la
difference.
Merci a vous tous!


Mercredi 22 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 13

Solutions de la
semaine passe:


TAC L E R
TAC H E R
LAC HER
LECHER
L E C H E S
L E CHA S
T"'A"5"HIAIS


---I ff AI-


P L A S T E


f-


lT 11: 1 l; II





Mercredi 22 Avril 2009
Haitien Marche VolXXIII N 13


BOS PREVO
Mezanmi, jodi-a mwen vin rakonte nou istwa youn
nonm nou ka pet&t tande koze sou li, men nou ka pa konnen-1
byen. Men kbm s'oun neg mwen te konn tre byen, mwen vin
pataje istwa li ak nou. F&-m konfyans, tou sa m'pral di nou la-
a se verite, nou gen dwa al pran ranseyman, al mande mounn
ki te konnen-1 pase-m. Gen anpil mounn ki te konnen m'sye,
kidonk si m'manti y'a di nou. Non li se bbs Prevo.

B6s Prevo te rete Avni Maglwa Anbwaz, Bapedchoz,
ant kafou pon Diran-an ak Kafou Fey, kote nou we ti pye
choublak-la. Kay-la, youn diplkks, te separe an de. Lbt pati-a
se B6s Antwhn, youn kwafr, ki te rete la. Se te youn ti kay
ant6l ki t'ap plede pedi fry tbl chak kou gwo van pase. Li te fin
pedi kouln tou, pbdyab. Poto kite soutni 1' yo, telman te bouke
kenbe kay sa-a, yo te kbmanse ap t6de kb yo, nan pwen
mwayen ditou pou yo te ret ogadavou ankb. Epi, chak kou
Bwatchenn desann, l'al rann oun ti vizit. Bwatchenn pa nan
rans nou konn sa byen, 1 l'pase li ranmase, charye, bwote,
pote ale. Wipip! Mezanmi, sa-a se twbkdt-la, chay-la d&yL.

B6s Prevo se taye. Li gen oun ti demele nan chanm
devan an. LU w'ap pase, ou gendwa w&-1 sou machin Senj li,
l'ap pedale. B6s Prevo travay di, men li pa fr lajan. Taye pa ka
viv ak pepe k'ap rantre sbt 16tbb dlo. Epi si w'ap koud pou
kredi, ou pa nan biznis mon cher ami. Ayisyen pa gen paw6l,
y'ap fr kredi, yo refize peye. B6s Prevo pa ka touche. Li pa fr
lajan, epitou, senk timounn, youn madanm, ak youn bbn nan
youn de pyes kay, sa se twbp. Vin we ankb, madanm-li pa
p'travay, timounn yo manje anpil ou konn timounn, y'ap
grandi, ti zo yo wbw6t, f6 yo manje anpil pou yo ka pwofite -
m'pa bezwen di nou nan ki ka B6s Prevo ye. Gen lwaye pou
peye. Gen lek6l pou peye. Aa! B6s Prevo nan ka. Koumanman!
Se lamize tou pi ki anvayi kay sa-a. Lamize nou we la-a, adye!
Lamize s'oun plant, mezanmi, ki fasil pou leve wi, li pa gen
pwoblem, li donnen nan tout sezon. B6s Prevo nan traka,
vwazinay okouran. Ou konn lakay, mounn we, yo tande, yo fr
jouda, yo pale. Lamesi ti b6n lan pa konn sere koze. Se nan kay
la li ye, manmzl tande, li we tou sa k'ap pase. L'ap mete zafe
mounn yo deyb. Non sdlman sa ankb, mounn lan katye-a konn
we ti Nene, pitit B6s Prevo-a, yo konn w&-1 ak semd1 soulye-1
leve; l'ap ranmase pousye nan lari-a flakatap flakatap flakatap.
Koumatiboulout!

Younjou mwen t'al fR t&t mwen kay B6s Antwni, ki
abite kole-kole ak B6s Prevo-a. Se youn de ti pyes kay tou,
chanm devan an, se la kwafr-a te ye. Chanm dy-y&a, se la B6s
Antwhn te rete. Li te abite pou kont li, li pa t'gen madanm. Kay
B6s Antwhn pa gen pni kwafr. Gen twa kwafr ki toujou la
anpemanans k'ap koupe cheve, epi sou galri devan-an, toujou
gen kliyan ak chome ki la k'apjwe domino. F6 m'di nou, B6s
Antwni se bon kwafk, li konn koupe cheve byen, wi, li bay b6l
koup cheve. Kidonk, younjou pandan mwen t'ap fR cheve-m,
mwen we youn machann chabon devan barye kay B6s Prevo-
a. Yo fr-m konnen se toulejou yo we, swa youn machann 1t ki
vin touche oun lajan li pajanm ka touche, osnonyoun machann
chabon k'ape fR eskandal, k'ape fR youn lbbey pou oun kapay
yo dwe-1. Ou konnen, teledybl-la ap fonksyone. Gen flannel
sou galri kwafr-a ki pa p'fr anyen, se chome yo ye, yo la tout
lasent jounen, yo we, yo konnen tout sa k'ap pase. Devenn
pou machann chabon-an, Madan Prevo pa te la 1 sa-a, se li ki
pratik-la, machann chabon-anjwenn ak B6s Prevo, se sa l'bliye
li pa di-1. Mesye jwdt domino yo tande-1, men yo fR kbmsi yo
pa tande, yo fin abitye ak machann chabon an. Lb l'finjoure
kontjoure-1, libatbourik li l'ale.

Kijan B6s Prevo degaje-1 pou l'viv? Aa, sa-a s'oun
kesyon ki twbp pou mwen. Yo di B6s Prevo jwe b6blt pou
l'kapab peye d&t, men dapre sa m'tande, li ppdi toulejou, epi li
ka genyen youn s61 fwa lan ane-a. M'sye toujou gen youn liv
bb kot machin Senj&-a, youn tyala. Se tyala sa-a ki labib li,
kbmsi m'ta di-w, lavni li, siks li, solisyon pwoblem li, tout se
nantyala-ayo ye. Adye wi Dan! B6s Prevo s'oun pdan. Sa ki
pi red li bwe. Ou we biva, se pa anyen, li bwe pase woulo
papye ijyenik ou tranpe lan dlo: li bwe kleren, bwa kochon,
lanni tranpe, asowosi, se pa vini-w ki pou sove-w. Tafya san 1k
touye-1. Wipip! Koumanman!

Kbm bagay yo pa ka mache nan kay la, Madan Prevo
limenm, li jwenn youn solisyon. Lan monte desann, lan rale
mennen vini, sitou 1 l'al tann rad nan lakou-a, si l'we bbs
Antwhn ap gade, enben li fR espre, li bese ounjan... oujan
dw6l, pou l'ranmase rad lan bokit-la pou l'pann sou liyn lan,
epi li pwofite montre etalaj patisri-a. LU konsa dlo konnvin lan
bouch B6s Antwni, paske, a... a... a! madan Prevo se youn
bd1 grenn neges epi li gen b6l devire. Kidonk, youn jou, sa
k'pou te rive-a rive. M'pa bezwen di nou plis pase sa, nou
konprann. Youn jou mennen youn 16t jou...Mennen youn 16t
jou...Mennen youn lt jou... Adye!!!

Nan ti pyes chanm dy-y&a, se la banbilay-la te konn
fRt. Anvan B6s Antwni resevwa Madan Prevo, li monte volim
radyo-a pou mounn devan yo pa tande kantite kann madanm
lan ap manje. LU konsa B6s Antwmn fr 16t kwafk yo konnen l'a
pral fR youn ti repoze kb-a, pou pesonn pa deranje-1. Radyo ap
jwe f6, kwafr toujou gen odyans y'ap bay, kliyan ap jwe
domino, frape bout zo byen f6, mounn ap ri, pale fr eskandal,
enben pesonn mounn pa ka tande bwi k'ap sbti nan b1t chanm


lan. Woy! B6s Antwni ak madan Prevo ap mete nan kb yo! Se
konsa sa te konn pase. Chak kou Madan Prevo bezwen lajan
prete, enben Bs Antwin te konn fr-1 pase pa lantouray. S'oun
bon gason B6s Antwhn ye, li pa mande renmet, li bay lajan san
gad d&ye, paske Madan Prevo konn ba-1 m6so gato nan patisri
1' a detanzantan: ti tat-a-loranj, tat-de-Vyen, ti dous 1st, ata
nannan kokoye li konn ba li pou l'sdten B6s Antwhn satisfL.
Se konsa sa te ye.

Mezanmi nou pa mande-m koze, se mwen k'ap di nou,
enben, B6s Prevo pa ret viv lontan, tafya pote-1 ale. Ou konnen,
pale anpil ap frt, gen mounn ki di konsa se madanm li k'touye-
1. Antouka, youn lIt nouv1l tonbe nan katye-a kou youn bonm.
De twa jou pa pase, sa k'rive: B6s Antwni ofisydlman vin
plase av&k Madan Prevo. Tout mounn se: Wipip! Koumanman!
Koumatiboulout!

Kiki Wainwright Koukouy Miyami
Jkwainwright@bellsouth.net

SIstwakout sa-a pral soti nan youn liv istwa kout kouzen Kiki
ap prepare.



JOUNEN ENTENASYONAL

DANS: SOUKE KO-NATIS

AYISYEN

Chak mwa nan youn lane pote benediksyon pa-1.
Gen dat, genjou ki la pou raple limanite enpbtans lavi-a sou
t&-a osnon konsekans lanmb sou lavi nou. Chak evennman sa
yo gen siyifikasyon pa yo. Si li pa louvri je nou sou youn
evennman enpbtan, li pote youn mesaj ki fr nou sonje wbl
nou sou t&-a. W61 nou an kominote n'ap viv la.
Pa ekzanp, mwa mas ki sot pase la-a chaje ak evennman
senbolik. Twa ladanyo: se Jounen Entenasyonal Fanm. Jounen
Entenasyonal Teyat. Ft Feliks Moriso Lewa... S' oun mwa ki
te dwe chaje ak aktivite sosyal pou onore medam yo.
Malerezmanjounenjodi-a, se kbmkidire tout aktivite sosyal
bloke, tout atis anvakans. Mwa avril tou s'oun bon mwa,
espesyalmanpou atis yo ak ekrivenyo. Se mwa pwezi, se mwa
dans. 29 avril k'ap vin la-a se Jounen Entenasyonal Dans.
Nan sikonstans sa-a kit se dans, pwezi, mizik, osnon teyat... se
frt yo tout. Chak ane poujou sa-a, sou lobedyans UNESCO,
gen youn pesonalite ki toujou fe youn deklarasyon, voye youn
mesaj bay tout atis, tout enterese atrave lemonn antye. Pou
Jounen Entenasyonal Dans lan ane sa-a, se Akram Khan ki
voye mesaj-la.
Msye di jounen sa-a s'oun jounen espesyal, s'oun
jounen li dedye nan youn sd1 lanng nou tout pale-a, lanng
zanset nou yo, lanng mannan-n ak papa-n, lanng ki soti anndan
k6-n ak anndan nannan-n nan.
Jounen sa-a nou dedye li bay tout lespri yo, zansdt
nou yo ki toujou la pou ede nou, pou enspire nou.
Li dedye-1 tou pou chak chante ki woule glise sou
santiman chak mofn pou ba f6s ak kouraj pou chikin kb yo
nan lavi-a.
Pou tout timofn ki vle bouje tankou youn veddt ak
tout manman k'ap ankouraje yo, pou tout mofin klkeswa
kwayans li, kouln li, kilti li ki transf6me rv an aksyon,jounen
sa-a se pou yo; li dedye-1 pou tout danse tout f6m dans ki gen
pouvwa pou esprime, transf6me, inifye epi mete lajwa nan ke
moin
Nou ta vle mete youn ti diplis sou saAkram di-a pou
nou swete tout danse ayisyen nou yo, kit se dans f6lklorik,
osnon moden ki pale ak nou ak espresyon koporO1 yo: B6n
FRt. Se vre, nou gen anpil travay pou nou fe nan domen dans
ayisyen-an. Dans foklorik ayisyen-an andekadans. Li an
agoni. Espesyalman nan dyaspora-a. Nou pa gen el&v. Nou pa
gen pwofese Timofn ki enterese yo manke apresye eleman
enpbtan sa yo ki genyen nan dans f6lklorik nou yo pou yo
aprann istwa peyi yo; kilti yo. Youn 16t bagay tou, anpil nan
nou, akoz kwayans nou, mete nan t&t nou dans ayisyen yo se
dans dyab paske majorite nan rit yo soti nan vodou ...
An nou gade byen, majorite nan dans nou ye se dans
nou eritye nan galata kilti zansdt nou yo ki te Afriken kolon yo
te bwote vin travay nan peyi-a. Chak grenn tribi afriken sa yo
te gen lanng yo, mizik yo, chante yo, dans yo, kilti yo. Pa vre?
Relijyon vodou-a ki nan epbk-la te sd1 sipb espirityO1 zansdt
nou yo pou ede yo sip6te soufrans, mize ak tribilasyon yo
itilize rit sa-a yo nan seremoni li, pou l'te idantifye tribi sa-a ak
espri yo, ak kwayans yo. LM youn gwoup foklorik danse youn
yanvalou, youn kongo, youn nago, youn dahomen, se
menmjan-antou l'al nan sakpay kiltir1 tribi sayo pou li ranmase
tout zagribay kiltir6l sa yo epi mete pikliz ak epis pou esprime
bdlte ak riches kilti ayisyen-an. Kote kozmanDyab-la soti la-
a? LM youn gwoup folklorik ap enteprete youn dans Afranchi
ki imitasyon dans ti milat yo nan Sendomenng, se dyab tiblan
yo y'ap rele sou sen nan?
An nou pran youn atispent k'ap penn lanati epi li
mete sou tablo-a t&t youn ti zany ak de zl k'ap dodomeya
nan youn lafimen... Albs kisa ki fr nou pe-a? Zany lan osnon
tet san kb-a? k6lkeswa sa ki fe nou pe-a, si nou pe toutbonvre,
nou se youn bann k6 san tkt. Nou pa reflechi. Nou refize
konprann se ayisyen nou yo, natif natal, ayisyen ti zbrey pitit


pitit pitit Gawou Ginou ki soti nan zantray Lafrik. Gade byen,
depi nou kwaze ak youn Arab nou rekonet li... Tiban-1 nan t&t
li. Depi li midi, li plake jenou te pou l'lapriy. Menmbagay pou
juif la. Endyen yo menm, menmman-pareyman... Albs
poukirezon pou youn dans, eritay zansdt nou yo ap fr nou
p&... Nou di se dans dyab, se dans vodou, nou rejete... Djazz
des Jeunes te vin popilk opwen li te rantre nan santiman p-p-
la se paske li te itilize rit folklorik yo Septan se sou rit folklorik
yo li mare tout gwo repitasyon sa-a li genyen-an eki kenbe-
1 vivan fre kon tomat apre 60 lane.... Albs kisa ki lougawou
nan dans ayisyen yo?...Nou fr timounn pe frekante aktivite
kiltir1l peyi yo ak vye konsepsyon zbt k6 san tktyo mete
nan zbrey nou...Mete nan t&t nou.
Youn 16t fenomen ank6 nan dans folklorik nou yo.
Majorite danse nou yo se fi. Se kbmkidire, gason pa ladann.
Nou enmede yo, nou rele yo SISI senpman paske y'ap esprime
yo nanyoun kilti ki pa nou, ki kinan nou. Le n'al nan aktivite
zbt ap fr, gade non, nou kontan, nou leve kanpe pou n'bat
bravo. Reyaksyon sa-a ap detui tout gwo potansyO1 atistik
kay ti mesye yo. Si anAyiti gen k&k grenn gason ki danse; nan
dyaspora-a ou ka konte yo sou k&k dwdt nanyoun men. Epitou
majorite nanyo se ansyen danse anAyiti ki 6migre pa bb risit.
Men youn 16t atitid K6 san Tet nou dwe elimine lakay nou nan
21m syek-la.
Pou Jounen Entenasyonal Dans lan nou mande pou
minis lakilti Ayiti-a pran dispozisyon ankouraje dans nou yo.
Ankouraje Dans folklorik osnon moden nan lekbl yo. Rantre li
nan nivo inivesite tankou yo fr sa nan peyi Jamayik, Trinidad
ak nan 16t zile yo. Refe repitasyon dans nou yo pou sdten
Paste sispann ap preche kont chante, ak rit f6lklorik ayisyen
yo. F6lkl6 se flklb. Relijyon se relijyon. Si yo gen pwoblkm
ak relijyon vodou-a, li ta bon pou y'al kontre k6nyo ak gangan
yo, ak manbo yo...Men kite kilti pep la trankil.
Nou mande paran yo pou pa toufe enspirasyon atistik
k'ap timofn yo. Kite yo esprime yo. Kite yo chante si yo vle
chante, kite yo danse si yo vle aprann danse. Kite yo jwe
enstriman mizik si yo renmen flit, gita, pyano osnon tanbou.
Epoukipa? Pou jounen entenasyonal dans lan.. an nou pran
konsyans epi tanpri msye Minis Lakilti fr travay ou! Mete
gason sou ou!
Jan Mapou
mapoujan@ bellsouth.net



10-EM ANNIVERSAIRE

FEDERATION DES ANCIENS

DU COLLEGE REGINA -

CAP-HAITIEN
Dans un esprit de Solidarit6 et de support A
l'Excellence, la F6d6ration des Anciens du College Regina du
Cap-Haitien vous invite A une double c61lbration au Sunrise
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F6d6ration des Anciens de Regina 10 ans et le Grand
Orchestre Septentrional 60 ans, deux solides Fondations qui
se donnent rendez-vous au Carrefour de L'Education, de
l'Art, de la Culture et du Bon Gofit; dans l'enveloppe d'un
memorable Diner Dansant.
En foule et 616gance au Sunrise Civic Center Samedi
25 Avril 2009
9:00 pr6cises Pour plus de details, contactez les
num6ros suivants 305-300-1352/ 954 559-7357 /561-632-7493
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Mercredi 22 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 13


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New York (914 358-7559)
Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
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Library of Congress # ISSN 1064 3896
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Full Text

PAGE 1

Des élections sans électeurs Haïti en Marche, édition du 22 au 28 Avril 2009 • Vol XXIII • Nº 13 PORT-AU-PRINCE, 13 Avril – Un vent de dégel souffle entre Washington et La Havane. (CRISE / p. 2) PORT-AU-PRINCE, 19 Avril – Fanmi Lavalas a gagné son pari. La capitale, Port-au-Prince, est restée “porteSENATORIALES DU 19 AVRILLes membres de bureaux de vote ont eu tout le temps de faire la sieste (JJA) A Port-au-Prince on voyait plus de policiers et de casques bleus dans les rues que de piétons (photo TB) 2009. Pour avoir vu tous ses candidats rejeter de la course par le Conseil électoral provisoire (CEP), le parti politique de fermée” toute la journée électorale du dimanche 19 avril l’ex-Président Jean-Bertrand Aristide avait lancé publiquement un appel au boycott des sénatoriales partielles du 19 avril. (ELECTIONS / p. 4) PORT-AU-PRINCE, 18 Avril – En Haïti en ce moment, et surtout après la conférence des donateurs qui a eu lieu le 14 avril écoulé à Washington, on a trois attentes: le décaissement des US$324 millions promis, la mise en exécution de la loi américaine Hope 2 et l’effacement d’une partie de la dette de l’ordre de 1 milliard de dollars. Mais trois attentes dont la concrétisation doit venir de l’extérieur. Où est notre part de volonté personnelle ? C’est ce qui est le plus difficile à définir. Et c’est ce que le pouvoir devrait s’appliquer à rétablir actuellement. A la fois pour remonter le moral de nos compatriotes et regagner leur confiance et d’un autre côté montrer au monde qu’Haïti est sérieuse en regard de l’assistance qu’elle attend de l’extérieur. D’abord mettre sans tarder en application les résolutions fermes prises lorsREFLEXIONS AUTOUR DE LA CONFERENCE DES BAILLEURSHaïti toujours en attente du Père Noël !ETATS-UNIS CUBA VENEZUELA (CONFERENCE / p. 5) La crise peut faciliter le rapprochement qui réunit les 17 et 18 avril à Port of Spain (Trinidad et Tobago) 34 chefs d’Etat et de gouvernement du continent. Seul absent, Cuba. Mais seulement en apparence, car Cuba sera dans toutes les pensées. Primo, alors que les relations entre les deux pays se résument depuis 40 ans à un flot de discours et de déclarations incendiaires, eh bien aujourd’hui les principaux responsables font peu ou pas de déclarations. Acta, non verba. Chez les hommes Cette semaine a lieu le 5e sommet des Amériques politiques, c’est signe que quelque chose de sérieux se prépare. PORT-AU-PRINCE, 17 Avril – C’est la dernière ligne de démarcation entre la droite et la gauche en Haïti qui tombe avec le rapprochement qui se dessine actuellement entre Cuba et les Etats-unis. Ce sont les derniers échos d’une vieille querelle qui sont en train de mourir. Les dernières survivances d’une époque qui a changé la face de la terre … mais par contre rien en Haïti. Sauf plusieurs milliers de jeunes vies, qui y ont été sacrifiées. Il importe de le rappeler pour les nouvelles générations. Pour commencer, la droite. Tandis que après avoir régné plus d’un demi-siècle sur les esprits en Haïti (au moins depuis 1946), la gauche a disparu comme par magie. Elle n’a pas su résister aux charmes discrets de la normalisation après la chute du mur de Berlin. Tandis que la droite au contraire s’est enhardie. Alors qu’il n’y a plus personne en Haïti à se revendiquer de la gauche (nous voulons parler de l’establishmentUne réconciliation WashingtonLa Havane sonnerait le glas de la lutte idéologique en Haïti(CUBA / p. 2) de la conférence des bailleurs. . L’assistance c’est d’abord pour « les plus pauvres des pauvres », a insisté le Président Barack Obama. 150.000 emplois doivent être créés sur deux ans. Pas du genre de ceux sans lendemain et presque déshonorants qui sont improvisés du jour au lendemain à l’actif tantôt d’organismes paragouvernementaux, tantôt d’une municipalité dont ce n’est pas la fonction, tantôt d’une quelconque organisation dans les bonnes grâces de l’USAID (agence américaine pour le développement international) et tous projets qui finissent le plus souvent dans une litanie de pauvres hères parcourant trois mois plus tard les rues de la capitale, réclamant de soi-disant arriérés de salaire. Le Président René Préval (à gauche) attablé avec les Présidents Michèle Bachelet (Chili) et Barack Obama et les Premiers ministres du Trinidad et de Bélize et d’autres personnalités (AP) Le Président américain Barack Obama échangeant des salutations chaleureuses avec son homologue vénézuélien Hugo Chavez (Reuters)

PAGE 2

Page 2 Mercredi 22 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 13 EN BREF ... EN PLUS ... politique et intellectuel), de nombreux politiciens ou activistes de droite sont encore prompts à voir partout des disciples de Mao ou de Bakounine.Quand on veut noyer son chien …Mais toute idéologie mise à part. Car il s’agit des mêmes petits jeux assassins classiques. Autrement dit, quand on veut noyer son chien, on l’accuse de la rage. Mais c’est kif-kif. De même que nos ex-papes de la gauche traditionnelle n’ont pu résister aux délices de Capoue quitte à y perdre leur âme, leurs vis à vis à droite ne recherchent souvent pas autre chose qu’une élimination plus facile de leurs adversaires politiques ou autres. Leurs diatribes tiennent plus de la vile dénonciation que de la lutte idéologique. D’autant que, toujours comme par magie, les ex-coco (surnom en argot pour communiste) vont se révéler surprenamment très en faveur dans les grandes chancelleries capitalistes. Soit ardeur des néophytes ou fraîchement convertis, soit vieux réflexe flicard à la KGB stalinienne. On comprend que dégoûté, le grand public ne croit plus aujourd’hui à rien et renvoie tout ce beau monde dos-àdos. Nous parlons bien sûr d’Haïti. Car ce n’est pas partout pareil. Si au lieu de procéder à une nouvelle lecture de la réalité historique et en devenir, la gauche haïtienne a préféré traverser avec armes et bagages dans le camp d’en face, tel n’est pas le cas dans le reste du continent.« Un nouveau départ » dans les relations …Et c’est pour le meilleur. C’est la rose au poing, couleur du socialisme démocratique, qui domine actuellement dans presque toute l’Amérique du sud. Et même ceux de ces régimes qualifiés de radicaux (le Venezuela de Hugo Chavez, la Bolivie de Morales, le Nicaragua de Ortega) qui ont été élus dans des élections démocratiques et montrent un constant souci de respecter les dispositions constitutionnelles. C’est avec ceux de ces leaders dits de centre-gauche ou encore progressistes (Brésil, Chili, Argentine etc) que le viceprésident américain Joe Biden a posé récemment, à Viña del Mar (Chili), dans une photo historique puisque donnant une sorte de teinte idéologique plus nuancée à la nouvelle administration américaine. De fait, deux semaines plus tard seulement, ce vendredi 17 avril 2009, le Président américain Barack Obama tendait la main à La Havane, annonçant que Washington souhaite « un nouveau départ » dans les relations entre les deux pays.C’est surtout la gauche qui aura perdu au change …Mais en Haïti cela risque de représenter un rude coup pour les survivants à la fois de ces deux camps idéologiques. D’un côté une gauche haïtienne, qui faute de n’avoir su se recycler comme ses homologues chilienne, argentine ou même vénézuélienne, pouvait encore se contenter (du moins depuis la fin de la Guerre froide) de vivre la révolution par personne interposée. Bons baisers éternels de la Sierra Maestra ! Et de l’autre côté, les pourfendeurs professionnels et dénonciateurs ataviques de gauchistes et communistes mais qui n’existent plus que dans leur imagination de « honorable correspondant » volontaire mais pas entièrement bénévole. Car ne désespérant jamais que l’un des leurs puisse se retrouver un de ces quatre matins au palais présidentiel de Port-au-Prince. Par n’importe quel moyen ... D’autant que c’est surtout la gauche qui aura perdu au change dans ce réalignement (pardon aplatissement) idéologique à la dimension planétaire, appelé encore « la pensée dominante ». Mais le pire c’est que dans ses multiples métamorphoses, les unes plus déroutantes que les autres, celle-ci (la gauche) aura fait perdre à la lutte populaire toute l’avance que cette dernière avait pris au renversement de la dictature Duvalier en février 1986. Un rapprochement WashingtonLa Havane ferait tomber beaucoup de masques en Haïti. Et puis après ! Personne ne risque plus aujourd’hui le Goulag. C’est la réconciliation nationale ! Le parti de Papa Doc (PUN – Parti unité nationale) présentait bien 2 candidats aux sénatoriales de ce dimanche. Mélodie, 103.3 FM, Port-au-PrinceUne réconciliation Washington-La Havane sonnerait le glas de la lutte idéologique en Haïti(... suite de la 1ère page) La Chambre des représentants vote un allégement des restrictions qui avaient été renforcées au contraire par l‘administration Bush. L’exilé cubain aux Etats-Unis a le droit désormais de visiter son pays aussi souvent qu’il le désire et d’y envoyer autant d’argent qu’il veut à ses proches. Amélioration aussi des conditions d’achat de produits agricoles aux EtatsUnis. Cuba obtient ce qu’il recherche depuis des années. Ne pas être obligé de payer comptant. Vols réguliers entre les Etats-Unis et la Havane. Amélioration du système de communications. Internet et Cellulaires. Tout ce qui augure d’une relance dans les relations commerciales et économiques. De son côté, le président Raúl Castro a effectué un coup de balai dans sa diplomatie. Renvoi de l’emblématique Felipe Perez Roque, 43 ans, ministre des affaires étrangères de combat, spécialisé dans l’art de croiser le fer avec ceux qui attaquent CubaETATS-UNIS CUBA VENEZUELALa crise peut faciliter le rapprochement(...suite de la 1ère page) pour ses prisonniers politiques ou pour nonrespect des droits humains. C’est la réponse des frères Castro aux démarches en cours : une diplomatie plus « cool », moins flamboyante. D’un autre côté, on apprend par la bouche du vice-président américain Joe Biden, assistant récemment à un sommet de chefs d’Etat sud-américains au Chili, que l’administration Obama désire mettre une sourdine dans les relations avec La Havane. Interrogé à savoir si l’embargo va être levé, Joe Biden a répondu que Non. Mais poursuivant aussitôt que, depuis la campagne électorale, Obama et lui ont opté pour établir une « transition » dans les relations américano-cubaines. Autrement dit, on est en période de test, de rodage. Réagissant aux allègements annoncés par la Maison blanche dans les voyages et transferts effectués par des cubains-américains vers leur pays d’origine, Fidel Castro considère que le président (CRISE / p. 7) Obama ne devrait pas avoir peur de lever19 Avril: Elections pour le renouvellement du tiers du Sénat de la RépubliqueTôt dans la matinée du dimanche 19 avril, on pouvait remarquer le vide total caractérisant les rues de la capitale haïtienne. C’était une véritable journée “portes fermées”, chacun restant chez soi. Pas de voitures à circuler et presque pas de piétons. Il semblerait que la majorité des votants ont été les responsables des bureaux de vote eux-mêmes.Elections annulées dans le département du CentreViolences dans le Plateau Central. La sénatrice du Centre, Edmonde Supplice Beauzile, a pointé du doigt le candidat de l’UCADDE, Williot Joseph, qui circulerait avec un fusil et qui aurait publiquement déclaré qu’il l’abattrait s’il la rencontrait (dixit la sénatrice Beauzile). La sénatrice et le candidat de son parti, la Fusion, ont dû se retrancher dans un hôtel de Mirebalais Dans la commune de Maïssade, les bulletins étaient cochés en faveur de certains candidats bien avant l’ouverture des bureaux. Des incidents ont été enregistrés dans la localité de Sarrazin (Centre) où un membre de bureau de vote a été blessé par balle. A 11 heures du matin, le président du Conseil Electoral Provisoire, Frantz Gérard Verret, annonçait que : En vertu de la situation régnant dans le Plateau Central, les élections sont stoppées dans ce département, par mesure de sécurité publique.Les élections dans le reste du paysEchange de coup de feu entre des civils armés et des agents de la police, d’après des témoins, dans la zone de Marchand-Dessalines. A Cité Soleil, l’activiste chanteuse Barbara Guillaume a passé un mauvais moment. Alors qu’elle se trouvait là pour des activités électorales, elle a été agressée par un groupe d’individus qui ont emporté une enveloppe contenant des billets de banque qu’elle avait dans son sac. Dans le Sud, à AQUIN, des témoins ont rapporté qu’une voiture à vitres teintées circulait à travers des bureaux de vote avec pour objectif de remplir les urnes de bulletins déjà cochés. Au Cap-Haïtien, on rapporte que le président du bureau de vote installé à l’école Jean XXIII a permis à des bandits de remplir les urnes. Les autres membres du bureau qui tentaient de s’interposer ont été tabassés par des individus qui seraient à la solde d’un candidat.La conférence de presse de Fanmi LavalasFanmi Lavalas avait lancé deux jours avant les élections du 19 avril, l’opération “portes fermées”. Dimanche après-midi, au cours d’une conférence de presse, les dirigeants Amanus Mayette, James Dorzin, René Civil, Nahoum Marcelus ont applaudi au déroulement de la journée du 19 avril marquée par une abstention massive. Ils ont demandant le renvoi de l’actuel CEP qu’ils accusent d’avoir violé la loi électorale. “ Le peuple haïtien a donné une véritable leçon de démocratie aux dirigeants haïtiens” ont déclaré les représentants de Fanmi Lavalas aux journalistes assistant à la conférence de presse à l’hôtel le Plaza au Champs de Mars.La Conférence de presse du CEPEn fin de journée des sénatoriales partielles, les responsables électoraux ont fait le bilan de la journée du 19 avril. Ils ont reconnu que la participation a été faible mais l’ont justifié du fait que le peuple est moins intéressé à ce genre d’élections, se concentrant traditionnellement sur les présidentielles. Les événements du département du Centre nous ont forcé à fermer les élections pour cette partie du pays mais nous allons planifier le plus vite que possible de nouvelles élections pour ce département. D’autre part, le CEP a tenu à rendre un hommage à Fanmi Lavalas qui avait recommandé l’abstention, mais n’a rien à voir avec les violences enregistrées dans les départements du Centre et de l’Artibonite. Cette violence est venue d’un autre secteur, a reconnu le directeur général du CEP, Mr. Pierre-Louis Aupont.Le Président de la République retourne du sommet des bailleurs …C’est en fin d’après-midi le dimanche 19 avril que le Président René Préval est retourné au pays, après avoir assisté au 5e Sommet des Amériques à Port-of Spain (Trinidad). Le chef de l’état s’est rendu directement au bureau de vote installé au Lycée Marie Jeanne, à la Rue Capois, non loin du palais présidentiel avant de regagner tout de suite celui-ci. Comme au moment de son départ, M. Préval n’a fait aucune déclaration.Haïti prête pour les investissements, selon son Premier ministre …Telle est la conclusion portée par le Premier ministre, Mme Michèle Pierre Louis, le lundi 13 Avril, dans une intervention devant un groupe d’investisseurs américains à New York et concernant la loi HOPE.14 Avril : conférence des bailleurs à Washington: 324 Millions pour Haïti ...Elle a réuni autour de la délégation haïtienne présidée par le Premier ministre Michèle Pierre-Louis, le Secrétaire général de l’ONU, MM Ban Ki-moon, celui de l’OEA, Jose Miguel Insulza, MM. Luis Alberto Moreno (BID), Robert Zoellick (Banque mondiale), Dominique Strauss Khan (FMI) et la Secrétaire d’Etat Mme Hillary Clinton. Cette conférence des donateurs a eu lieu au siège de la BID en vue d’apporter le soutien de ces divers organismes de financement à Haïti. Les institutions présentes sont tombées d’accord pour accorder à Haïti une aide de 324 millions de dollars pour mettre au point son programme d’urgence de réduction de la pauvreté après les désastres naturels et d’appliquer son plan de relance économique dont l’objectif principal consiste à créer au cours des deux prochaines années 150.000 nouveaux emplois répartis dans plusieurs secteurs tant en zones rurales que urbaines.Hillary Clinton en visite en HaïtiTailleur bleu, sourire étincelant, regard perçant Madame Hillary Clinton est arrivée en Haïti le jeudi 16 Avril. La Secrétaire d’état a annoncé que son pays avait décidé d’accorder à Haïti une aide de 287 millions de dollars et a aussi évoqué la possibilité d’effacement de la dette. Au cours de la rencontre avec le Président Préval, il a été question d’investissements générateurs d’emplois, d’agriculture, d’assistance à la PNH et de la lutte contre le narcotrafic. Mais les fonds décaissés doivent donner des résultats, a-t-elle tenu à préciser.Le USNS Comfort laisse HaïtiLe navire-hôpital américain a laissé le pays le dimanche 18 avril après avoir prodigué des soins à des centaines de membres de la population haïtienne. Outre la clinique installée à Cité Soleil, les médecins se sont aussi rendus à Cazale, le vendredi 17 Avril, invitant la presse à les accompagner. En laissant le pays, ils ont fait savoir qu’ils seront de retour en 2010, pour le plus grand soulagement des Haïtiens qui ont tous été unanimes à reconnaître la qualité des soins reçus. Un nombre limité d’interventions chirurgicales (une cinquantaine) ont pu aussi être effectuées à bord du bateau.

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Mercredi 22 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 13 Page 3 SOMMAIRESOMMAIREL’ACTUALITE EN MARCHE 15 Avril 2009 Cinq individus s’identifiant comme des militants de la Fanmi Lavalas (parti de l’ex-Président Aristide) ont entamé mercredi, une grève de la faim dans l’enceinte du Parlement.Des militants Lavalas observent une grève de la faim pour exiger l’intégration de leur parti dans la course électoraletant qu’ils n’auront pas obtenu satisfaction. Ce mouvement a suscité des réactions de la part de plusieurs Parlementaires. “La constitution consacre le droit de grève”, ont réagi les Députés Ronald Larèche (Fusion /Carice, MombinCrochu) et Joseph Jorel Louis (Konba / Savanette). Ils ont déclaré n’y voir aucun inconvénient puisqu’il s’agit d’un mouvement pacifique, soutenant toutefois que les éventuels élus pourraient ne pas bénéficier de la légitimité en raison du faible taux de participation des électeurs qui semble se confirmer de plus en plus. Saurel François, Député de la deuxième circonscription de Port-au-Prince (Fanmi Lavalas), a apporté son plein soutien à cette grève. “Cette façon de procéder est conforme à la constitution de 1987´´, a-t-il argumenté. Par ailleurs, le Parlementaire s’est inscrit en faux contre les déclarations de l’ex-Premier Ministre sous la présidence d’Aristide, Yvon Neptune, selon lesquelles l’éviction de Fanmi Lavalas de la course électorale ne saurait empêcher son bon déroulement. “Ces déclarations n’engagent que l’ancien Premier Ministre”, a-t-il martelé. Le parti Fanmi Lavalas a été écarté de la course électorale en raison de l’incapacité de ses dirigeants à déléguer un membre dûment mandaté par le Chef du parti, Jean Bertrand Aristide, en exil en Afrique du Sud, auprès du CEP. Deux factions rivales se sont disputées la bannière du parti. Les cinq grévistes de la faim étaient toujours sur place dimanche pendant le déroulement des élections. Ces partisans lavalas entendent dénoncer la tenue des élections sénatoriales du 19 avril, qui, de leurs avis, risquent de plonger le pays dans une crise sans précédent. Ils réclament également l’intégration de la Fanmi Lavalas dans le processus électoral et exigent du Conseil Electoral Provisoire (CEP) le report du scrutin. Les grévistes ont menacé de rester au Parlement Miami, le 16 avril 2009 – (AHP) – L’administration américaine est en train de revoir sa politique de migration et de déportation des sans-papiers haïtiens en même temps qu’elle laisse ouverte la possibilité pour les résidents et exilés cubains aux Etats-Unis d’effectuer des voyages sans limitation dans leur pays d’origine, a annoncé la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, effectuant une visite de quelques heures jeudi à Port-au-Prince en route pour le sommet des Amériques à Port of Spain, Trinidad. Mme Clinton a fait ces déclarations dans uneL’administration américaine en train de réévaluer sa politique vis-à-vis des sans papiers haïtiensinterview au Miami Herald, quelques jours après que la Maison blanche eut pris la décision d’alléger sa politique envers Cuba, en ordonnant la reprise de tous les vols américains à destination de l’île, ainsi que la levée des restrictions pour les cubains américains ayant leurs parents à Cuba. La secrétaire d’Etat a même répondu aux critiques de l’ancien président Fidel Castro qui a jugé insuffisants les changements annoncés par l’administration Obama à l’endroit de Cuba et qui voudrait que le nouveau président américain laisse tout bonnement l’embargo. “ Nous apprécierions que le gouvernement cubain libère les prisonniers politiques, a lancé Mme Clinton. Sur le dossier de la migration haïtienne, la secrétaire d’Etat a clairement fait savoir que son gouvernement continuera d’empêcher les boat people haïtiens d’atteindre les côtes américaines, tout en assurant que l’administration est en train de reconsidérer ses pratiques de déportation des immigrants illégaux, y compris les Haïtiens. “ Nous sommes en train de réexaminer notre politique, car nous savons que les ressortissants haïtiens vivant aux Etats-Unis représentent une grande source de revenus pour Haïti, a dit encore Hillary Clinton. (SANS-PAPIERS HAITIENS / p. 6)Les 5 militants de la Base Fanmi Lavalas poursuivant depuis le jeudi 16 avril une grève de la faim dans les locaux du Parlement – la police s’est présentée pour les arrêter quand ils se préparaient à partir lundi (photo Robenson)DIASPORA L ’EVENEMENT La crise peut faciliter le rapprochement Etats-Unis Cuba p.1 Le patron de l’OEA va demander la réintégration de Cuba dans l’organisation p.7 SOCIETE & POLITIQUE Une réconciliation Washington – La Havane sonnerait le glas de la lutte idéologique en Haïti p.1 POLITIQUE Des élections sans électeurs p.1 ECONOMIE Haïti toujours en attente du Père Noël p.1 324 millions pour remettre le pays sur les rails p.6 ANAL YSE Faut-il faire un trait sur la politique haïtienne ? p.5 ELECTIONS Violence et très faible participation p.4 Elections annulées dans le Centre p.2 Des militants Lavalas observant une grève de la faim au parlement ont failli être arrêtés p.3 DIASPORA La Maison blanche en train de réévaluer sa politique vis-à-vis des sans-papiers haïtiens p.3 CINEMA Moloch Tropical ? p.8 ENVIRONNEMENT Le bassin versant de la Grande rivière du Nord p.9 LIBRE PENSER Punaises ! p.10 CONFRENCE DES BAILLEURS Message de Hillary Clinton p.12 Message de Michèle Pierre-Louis p.13

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Page 4 Mercredi 22 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 13UNE ANALYSE Fort Lauderdale, FL, 5 Novanm 2008 – Amerijet International, Inc. anonse lansman yon sit entènèt pi enteresan www.amerijet.com. Nouvo sit la founi yon baz kominikasyon ki pèmèt klyan an jwenn tout enfòmasyon li bezwen sou transpò pa avyon, sou lanmè ak atè, fè rezèvasyon pou transpò machandiz ak benefisye yon kantite fonksyon administratif ak kontabilite. “Nouvo sit la bay klyan an plis enfòmasyon e sitou pi rapid sou machandiz li ak sou account li nan konpayi an. Sit la kalkile ak devlope pou fè tout bagay pi fasil pou klyan an kit se machandiz lap voye, kit se efè pèsonèl” dapre Pam Rollins, vis-prezidan Biznès Devlopman. MyCargo ofri yon prosede senp e efikas pou kanalize flo enfòmasyon yo e pou founi enfòmasyon an pi vit pou ede klyan an ekonomize tan ak lajan. Nou vle ofri klyan an yon prosede “One-Stop-Shop”, sa vle di nou vle ofri li plizyè solysyon o chwa – avyon, bato oswa tren ou kamyon quit se machandiz pou ekspòtasyon, kit se pou enpòtasyon. Nan mwa kap vini yo, Amerijet pral introdui lòt avantaj sou website li a. Pamela Robbins ajoute : “Klyan yo ki enterese nan teknoloji ap ede nou bay konpayi an plis ekspansyon et pèmèt klyan yo planifye shipment yo lontan a lavans.” Amerijet International, Inc. founi yon sèvis entènasyonal konplè e sou tout fòm – pa avyon, pa bato ak atè. Konpayi an baze nan Fort-lauderdale (Florid) e li gen ofis sou tout tè a ak destinasyon nan North, South ak Central Amerika, Mexico, Karayib, Leròp, Lazi ak MiddleEast. Amerijet itilize alafwa Boeing 727-200 ak Boeing 767-200 depi prensipal baz li ki se Miami International Airport. Pou plis enfòmasyon, vizite Amerijet sou sit entènèt la www.amerijet.com Kontak Media: Christine Richard, Amerijet International 954-320-5354.AMERIJET INTERNATIONAL, INC. En précisant qu’il s’agira d’un mouvement totalement pacifique … d’où la tactique dite « porte fermée. » Les citoyens invités à rester chez eux à l’occasion de la journée électorale. Eh bien, le succès a été pratiquement total pour ce qui concerne la capitale et la zone métropolitaine. Presque personne dans les rues et les barrières et portes aussi bien des maisons commerciales que des résidences fermées à double tour. Seuls les véhicules autorisés et les patrouilles de la police nationale et de la force onusienne (Minustah) faisant le va-etvient en surnombre, y compris des blindés mitrailleuse pointée en avant. Mais dans des rues presque vides.L’abstention a été le trait dominant …Comme cela a été également le cas dans tout le reste du pays, à l’exception peutêtre de quelques rares circonscriptions qui seraient dominées par un candidat particulier. Mais l’abstention a été le trait dominant de cette journée des sénatoriales partielles du 19 avril. Toutefois désobéissance civile, oui mais exercée de manière pacifique. Du moins à la capitale. Peu ou pas de violences rapportées. A une ou deux exceptions près, tel le bas Plateau central (Mirebalais et sa région) où depuis la veille les choses avaient commencé à se gâter avec des paquets de bulletins de vote emportés par un commando en cagoule. Avant 10 heures a.m., ce dimanche, tous les centres de vote de la ville de Mirebalais et ses sections rurales étaient fermés après qu’un superviseur d’un bureau a été blessé par balle. Des partisans du parti Fusion (membre de la coalition gouvernementale) ont gagné les rues en proclamant la victoire de leur candidat. Mais selon nos correspondants, ce sont plutôt des élections qui devraient être re-programmées (celles du Plateau central) n’ayant même pas eu le temps de commencer. Même situation rapportée au haut Plateau central (Lascahobas). Là aussi boîtes de bulletins de vote enlevées par des inconnus armés et bureaux de vote fermés peu après leur ouverture.Est-ce uniquement le résultat de la consigne lancée par Lavalas ? …Et comme à la capitale, personne ou presque qui ait fait le déplacement vers les urnes. Finalement, les seuls votants risquent d’être les membres des BV (bureaux de vote) auxquels il est fait obligation de voter. Mais est-ce uniquement le résultat de la consigne d’abstention lancée par Fanmi Lavalas ?Des élections sans électeurs(ELECTIONS... suite de la 1ère page) parler d’un échec retentissant pour le pouvoir et pour le conseil électoral. Sans revenir sur la décision d’écarter d’entrée de jeu du processus un parti considéré comme ayant une forte implantation leur devoir civique. C’est la police déplaçant d’importantes forces dans de présumées « zones rouges » … le processus. Le pouvoir semble avoir contribué au contraire à augmenter les craintes de la population. Comme si le pouvoir n’a pas cru dans la promesse pacifiste de la consigne d’abstention lancée par les activistes de Fanmi Lavalas. D’où la forte présence dans les rues ce dimanche des unités de la PNH et de la Minustah. Cependant cette réaction trop énergique ou trop frontale aurait « backfired ». Autrement dit, même les adversaires ou les pires ennemis de Fanmi lavalas sont eux aussi restés barricadés chez eux ce dimanche.Le pouvoir a été directement mis en cause …De plus ces dernières semaines, il y a eu de plus en plus de protestations venant d’autres partis politiques, principalement la Fusion des sociaux-démocrates. Le pouvoir a été directement mis en cause dans des dénonciations faisant état de financement important au service des candidats du parti présidentiel L’Espoir, et même de l’utilisation au profit de ces derniers de véhicules de l’Etat dans certaines régions du pays, comme justement le Plateau central. L’erreur des autorités est peut-être de n’avoir accordé aucune importance à ces dénonciations, donc leur prêtant une certaine consistance. Dès lors beaucoup de citoyens peuvent penser que le jeu était joué à l’avance, pourquoi se déranger ! C’est la preuve que des élections insuffisamment préparées, et lorsque de plus elles sont entourées d’un aussi imposant service d’ordre, cela peut réveiller dans l’esprit des gens des souvenirs du temps des régimesLe pouvoir semble avoir contribué à augmenter les craintes …Alors que les unités de la police et de la Minustah vont se révéler presque absentes dès que la tension commencera à monter dans le Plateau central. Peut-être pour éviter une plus grave détérioration. populaire comme Fanmi Lavalas, les autorités semblent avoir mal réagi aux menaces de boycott lancées par celui-ci. Ou plutôt elles auraient « overreacted » (réagi avec excès). Ce ne sont que communiqués du ministre de la justice menaçant presque d’arrestation et de jugement on ne sait trop si ce sont les éventuels trouble fêtes ou les Probablement non. Il faut surtout (ELECTIONS / p. 6) citoyens qui décideraient de ne pas accomplir Donc les autorités n’ont pas bien géré dictatoriaux où les résultats des électionsHaïti: élections partielles annulées dans le centre du pays après des violencesPORT-AU-PRINCE, 14 Avril (AFP) Le président du Conseil électoral provisoire haïtien (CEP) Frantz-Gérard Verret a annoncé dimanche l’annulation des élections dans le centre d’Haïti où des incidents violents avaient éclaté quelques heures après l’ouverture du scrutin. Plus de 4,5 millions d’Haïtiens étaient appelés à voter pour désigner 13 sénateurs parmi 78 candidats qui se présentaient à ces élections partielles pour le renouvellement du tiers du Sénat haïtien. “En vertu de la situation de sécurité publique régnant dans le Centre du pays, après concertation avec les autorités de police et au sein même du CEP, nous stoppons les élections dans cette région”, a déclaré à la presse le président de l’institution électorale. M. Verret qui a voté dans un bureau de vote de la capitale s’est félicité en revanche du déroulement du vote dans les autres régions du pays grâce à la présence de la police nationale. A Port-au-Prince, la capitale, aucun incident n’a été signalé, mais très peu d’électeurs étaient visibles dans les rues où sillonnaient des véhicules de la police haïtienne. Plus de 4,5 millions d’Haïtiens étaient appelés à voter pour désigner 13 sénateurs parmi 78 candidats qui se présentaient dans cette élection partielle pour le renouvellement du tiers du Sénat haïtien. Des incidents ont éclaté dimanche matin dans la ville de Mirebalais (57 km à l’est de Port-au-Prince) où des centres de vote ont été attaqués par des inconnus armés qui auraient emporté des caisses de bulletins de vote, selon le porte-parole de la police nationale d’Haïti. Un agent électoral a été blessé par balles alors qu’un sénateur se trouvant sur place avait signalé des tirs devant son hôtel. “Des gens qui circulent dans des véhicules sont en train de tirer devant mon hôtel et dans d’autres quartiers de la ville”, a déclaré la sénatrice Edmonde Supplice Beauzile, accusant des partisans du pouvoir d’organiser ce désordre. “La police a intercepté un véhicule avec des armes et une cargaison de bulletins de vote. Le chauffeur du véhicule a été interpellé”, a déclaré à Port-au-Prince le porte-parole de la police haïtienne Garry Desrosiers. La campagne électorale a été particulièrement tendue dans cette région du pays où six candidats dont des proches du pouvoir en place s’affrontent pour un poste vacant au Sénat haïtien. PORT-AU-PRINCE, 19 Avril (AFP) Haïti: violences et très faible participation aux sénatoriales partielles. Des incidents violents ont émaillé dimanche aux élections sénatoriales partielles en Haïti forçant les autorités à annuler le scrutin dans certaines régions alors que la participation était très faible dans l’ensemble du pays. Le président du Conseil électoral provisoire haïtien (CEP) Frantz-Gérard VerretViolence et très faible participationa annoncé l’annulation des élections dans le Centre d’Haïti où des incidents violents avaient éclaté quelques heures après l’ouverture du scrutin. “En vertu de la situation de sécurité publique régnant dans le Centre du pays, après concertation avec les autorités de police et au sein même du CEP, nous stoppons les élections dans cette région”, a déclaré à la presse le président de l’institution électorale. (ELECTIONS-VIOLENCE / p. 6) Le Président Préval a juste le temps de jeter son bulletin dans l’urne dimanche au retour du sommet des Amériques (T. Belizaire)

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Mercredi 22 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 13 Page 5 Day and Evening Classes Job Placement Assistance Flexible Schedules 866.926.9661 www.ATITrainingFL.com Train Now For A Rewarding Career! Financial Aid Available To Those Who QualifyGET AHEAD IN A TOUGH ECONOMYCAREER EDUCATIONATI Career Training Center … Miami, Florida is a branch location of the Oakland Park, Florida campus. € Automotive Service Technician € Electronic Systems Technician € Electronic Engineering Technology € AC/Refrigeration/Major Appliance Tech € Network Administration € Business Administration TechnologyCall for a complete list of program offerings.No HS diploma or GED? Inquire about how to get started without it. 4 Miami / Fort Lauderdale Locations Programs Vary by Location DE L’ACTUALITE REFLEXIONS AUTOUR DE LA CONFERENCE DES BAILLEURSHaïti toujours en attente du Père Noël !Sans aucun esprit partisan …Le gouvernement haïtien gagnerait en crédibilité en respectant fidèlement son programme de création intensive d’emplois, répartis aussi bien en milieu urbain que rural, sans aucun esprit partisan dans le choix des régions mais en choisissant celles les plus à risques ou les plus aptes à la relance de la production nationale, pour que Haïti, comme l’a souhaité la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton lors de sa conférence de presse à Port-auPrince, puisse retrouver un jour son autonomie alimentaire d’autrefois. . Quant à la loi Hope 2, son exécution n’ira pas d’elle-même. Ce n’est pas un Tonton Noël. Il y a du travail à accomplir préalablement avant d’espérer regagner les dizaines de milliers d’emplois de factory perdus dans l’embargo de 1991 pris au lendemain du coup d’état militaire. Et c’est tout le monde qui doit mettre la main à la pâte. L’exécutif, le législatif, le judiciaire. Et aussi la société civile. Ce n’est pas l’affaire seulement des ministres de l’Economie, du Commerce et de la Planification. Mais aussi des ministères de la Justice, des Collectivités territoriales, de l’Environnement, etc.Le pays au plus fort taux de litiges fonciers …Haïti ne fournit pas la première garantie nécessaire pour faire des investissements importants dans un pays. A qui appartient la terre ? Quelle garantie qu’un particulier ne surgira de nulle part pour mettre son veto sur une entreprise (... suite de la 1ère page) en construction ? C’est le pays au plus fort taux de litiges et où la garantie foncière est la plus Devons-nous rester les seuls en dehors du courant alors que Cuba va instamment s’ouvrir lui aussi au monde ?Un mouvement de renaissance …Mais cela ne suffit toujours pas. Le pays n’avait pas su saisir à temps qu’il ne suffit pas que disparaisse le régime sanguinaire des Duvalier pour qu’Haïti connaisse la renaissance indispensable après trois décennies de terreur et de décervelage institutionnalisé (1957-1986). Nous aurions pu pourtant mettre à profit la nécessité de tout rebâtir aujourd’hui, aussi bien sur les plans matériel, institutionnel et humain, pour lancer un tel mouvement de renaissance. Et ce serait la tâche de la société dans son ensemble. Ecoles, églises, médias. Etc. Mais il faudrait d’abord cesser de croire que la solution passera seulement par le pouvoir, ses pompes et ses œuvres. Pourquoi tant sont prêts à y perdre leur âme. Les 16 millions de dollars américains consacrés aux sénatoriales partielles de ce dimanche seront probablement doublés pour les prochaines législatives et municipales qui mettront en jeu 10 fois plus de postes. Or le pays gagnerait sans doute infiniment plus si un tiers seulement de cette somme était engagé dans une campagne de conscientisation nationale autour de la nécessité pour une nouvelle vision du monde, et de la place qu’Haïti est appelée à occuper dans cette « vision partagée ».Ces conditions qui dépendent uniquement de nous .... Enfin la troisième conclusion de la conférence des bailleurs ou effacement d’au moins 1 milliard de la dette externe, ce qui libérerait, selon le FMI, de 45 à 50 millions de dollars annuellement pour la lutte contre la pauvreté. Mais qui risquent de finir dans le même gouffre insondable et dans le même océan de désespoir général tant que des conditions préalables – pareilles à celles mentionnées plus haut mais qui dépendent toutes de nous et uniquement de nous n’auront été établies. Haïti en Marche, 18 Avril 2009 Qu’aurions-nous à dire aux prochaines générations ? Ce sont autant de verrous qui avaient été mis en place par nos pères fondateurs pour empêcher que ce pays ne retombe sous la botte étrangère. Pauvres d’eux ! Il y a donc quelques aménagements à entreprendre toutes affaires cessantes du côté législatif. Sans devoir perdre pour autant notre identité nationale. vulnérable. La justice se révèle impuissante depuis 200 ans. C’est par conséquent la législation qui doit trancher. Même quand la terre appartient à l’Etat que ce n’est pas plus sûr. Par exemple, la Constitution interdit à l’Etat ni vente ni cession des îles adjacentes. Or ce sont les cibles privilégiées des grands promoteurs touristiques internationaux. L’Histoire nous apprend suffisamment que cette politique à l’haïtienne a été inventée pour permettre aux nouveaux maîtres républicains de vivre comme ceux de la colonie française de Saint-Domingue : en mangeant la laine sur le dos des plus faibles. Mais il n’y a plus rien à manger. Sinon les chrétiens vivants les plus faibles euxmêmes. Oui, cannibale, c’est bien de quoi il s’agit au point où nous en sommes aujourd’hui. Le fossé ne peut être plus évident avec un président américain Barack Obama qui nous dit que, vu la dureté de la crise, l’assistance doit être dirigée plus que jamais vers « les plus pauvres des pauvres » … Ou la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton espérant que, une fois ce chapitre du dimanche 19 avril fermé, les nouveaux élus viennent travailler à renforcer les résolutions adoptées à la Conférence des bailleurs du mardi 14 avril à Washington. Or nous ne savons que trop bien (et les étrangers aussi) que c’est là le cadet des soucis de la politique haïtienne. « Machin leta, gaz leta, lajan leta ».Continuer le régime d’exploitation sous d’autres costumes …Qu’est-ce que le Président Préval entend faire pour commencer à rectifier le tir ? Lui qu’on croit être à tort ou à raison le maître d’œuvre de la comédie bouffe de ce dimanche … Réformer la Constitution ? Haïti a déjà expérimenté 23 constitutions depuis son indépendance en 1804. Les Etats-Unis sont régis par la même constitution depuis 1787. La constitution ne peut être tenue pour responsable de tous nos malheurs, vuFaut-il faire un trait sur la politique haïtienne ?qu’elle n’a jamais été appliquée. A commencer par ces sénatoriales partielles qui devaient avoir lieu depuis fin 2007. La preuve, s’il en était encore besoin, que la politique n’a jamais PORT-AU-PRINCE, 19 Avril – Jamais la politique haïtienne n’aura paru aussi futile enfermée qu’elle se retrouve entre deux événements majeurs se déroulant la même semaine : la Conférence des bailleurs, le mardi 14 avril, et le 5e Sommet des Amériques, vendredi et samedi. Même le Président René Préval que d’aucuns accusent personnellement de ce gâchis qui ne peut ne pas en ressentir au dernier moment toute la gratuité et même la laideur. Mais peut-être que comme dans la célèbre pièce de Sartre, il faut quelqu’un pour se salir les mains ! En attendant, il est difficile d’en voir le profit. Un stupide gaspillage d’argent (US$16 millions) et d’énergie (toute la force onusienne et la police nationale mobilisées, outre les écoliers gardés à la maison pendant deux jours dans le pays au taux de scolarisation le plus bas de l’hémisphère), voilà à quoi riment les fameuses élections sénatoriales qui ont eu lieu ce dimanche pour renouveler un tiers du Sénat de trente sièges. Pour répéter une auditrice au cours d’un micro-trottoir : élections pour 12 grosses Nissan Patrol toutes neuves, véhicule de sécurité à la clé, « machin leta, gaz leta, lajan leta » (ou en français, toute cette bamboche aux frais de la reine, c’est-à-dire du contribuable). Comment éviter que la population ne s’égare et qu’elle apprécie si mal les efforts méritoires qui sont faits dans le même temps pour convaincre les donateurs de nous aider à remettre le pays sur les rails.Survivance médiévale …Jamais il n’avait été aussi évident que la soi-disant politique haïtienne n’a aucune prise sur la réalité du pays, ni sur celle du monde entier aujourd’hui obligé de nous porter à bouts de bras. Et qu’elle n’est rien qu’une survivance médiévale. aucun impact que ce soit sur la réalité vécue de ce pays sinon pour continuer le régime d’exploitation si l’on peut dire sous d’autres costumes. Comment le Président Préval peut-il échapper aux idées qui ne peuvent manquer de l’assaillir après sa participation à ce 5e Sommet des Amériques déjà historique car c’est celui auquel se sera pratiquement redessinée la carte du continent. Ou pour reprendre les mots du Président Obama déclarant dans le discours d’ouverture du sommet que les Etats-Unis proposent un « nouveau départ » dans les relations avec Cuba. Comment peut-on être l’une des premières voix à avoir réclamé la levée de l’embargo américain contre Cuba (comme il l’a fait encore jeudi en conférence de presse aux côtés de Mme Hillary Clinton) et d’un autre côté accepter de présider une politique qui fonctionne exactement comme un embargo interne contre le développement de son propre pays ? Et, qui pis est, travailler à la renforcer ! Marcus, 19 Avril 2009 Le Premier ministre Michèle Pierre-Louis et la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton lors de la Conférence des bailleurs le 14 avril à Washington, DC (AP)

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Page 6 Mercredi 22 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 13SENATORIALES 19 AVRIL Sèti kasyon pou Ti Komès Distrik Komisyon Evennman Konsètasyon KominotèDepatman Devlopman Ti Komès (sig Angle SBD) Konte Miami-Dade pral fè Reyinyon Konsètasyon Kominotè nan divès Distrik Komisyon Konte Miami-Dade. Si w enterese fè biznis w an vin yon Ti Komès sètifye, tanpri asiste youn nan reyinyon ki site pi ba la yo. Nan chak reyinyon distrik, w va gen posibilite pou koumanse pwosesis sètifikasyon an sou plas (ak dokiman aplikab yo), jwenn enfòmasyon jeneral sou komès ak aprann ki opòtinite ki pral genyen ak Estadyòm Bezbòl Marlins lan ak dè lòt pwojè ke Konte a genyen. Men yon lis pi ba la a de dat ki pwograme ak lokal yo pou chak Reyinyon Distrik. Tout reyinyon ap fèt de 9:30 am a 2:30 pm. 22 avril 2009 Komisyonè Moss, Distrik 9 Phicol E. Williams Center 951 SW 4 Street, Homestead, FL 33030 28 avril 2009 Komisyonè Diaz, Distrik 12 Jorge Mas Canosa Center 205 SW 114 Avenue, Sweetwater, FL 33174 29 avril 2009 Komisyonè Heyman, Distrik 4 McDonald Center 17051 NE 19 Avenue, North Miami Beach FL Biznis yo ki elijib pou sètifikasyon fèt pou ranpli egzijans sou nivo revni mwayèn yo pou twa dènye ane ki sòt pase yo, ki espesifik a chak endistri: Antrepriz Ti Komès Kominotè (CSBE) $10 milyon pou konstriksyon jeneral, $6 milyon pou gwo konstriksyon epi $5 milyon pou komès espesyalize; Antrepriz Komès Kominotè (CBE) $4,5 milyon pou achitekti, $6 milyon pou travo teknik, apantaj ak katografi, epi achitekti peyizaj; Antrepriz Ti Komès (SBE) $5 milyon pou machandiz ak sèvis. Yo egzije w gen kopi dokiman swivan yo si pou w elijib pou revizyon sou plas: € kopi taks biznis w pou 3 dènye ane yo € resi fiskal komès lokal (ki te rele occupational licenseŽ la) € pèmi minisipal ak/oswa eta (si aplikab) € prèv ke se w ki mèt biznis la € pyès idantifikasyon ak foto € papye pwopriyete a (deed) oswa kontra ke w anfème pwopriyete a Pou plis enfòmasyon, tanpri kontakte Lawanda Wright-Robinson nan 305-375-3186 oswa pa imel nan wlawand@miamidade.gov epi vizite sit entènèt nou an www.miamidade.gov/sba. étaient décidés à l’avance au Palais national.Annulation des élections dans le Département du Centre …A l’heure où nous achevons ce texte, le président du conseil électoral provisoire, Frantz Gérard Verret, vient de décider d’annuler les élections dans le Plateau central ou Département du Centre. A Mirebalais, les partisans de l’Espoir et de Fusion étaient sur le point d’en venir aux mains. Et le véhicule du Magistrat, un élu de L’Espoir, passé par les flammes. Même aggravation de la situation à Petite Rivière et à Verrettes (Département de l’Artibonite). Dans la commune de Verrettes, un jeune homme a été lynché. On aurait trouvé dans ses poches des bulletins déjà marqués au nom d’un candidat. A Petite Rivière de l’Artibonite, des partisans de différents candidats armés jusqu’aux dents parcourent les rues montés sur des véhicules tout terrain tandis que des groupes envahissent des bureaux de vote pour « croiser » des bulletins pour leurs candidats sans aucun contrôle.Des élections sans électeursconfrontation directe avec les civils.La question de la « légitimité » des nouveaux élus …D’autres facteurs et ceux-là structurels peuvent expliquer l’échec annoncé de cette journée électorale, comme le manque de campagne dans le pays profond, mais aussi l’absence de contact entre les élus du Sénat et les électeurs en milieu rural. En effet, les sénateurs sont des élus départementaux, ce sont les députés qui sont familiers avec les habitants des sections rurales. Il ne faut donc pas s’attendre que ces dernières se déplacent en nombre pour des sénatoriales quand cellesci se réalisent en dehors des élections générales comme cette fois-ci. Finalement, c’est un échec aussi pour le Président René Préval qui avait épousé la cause de l’organisation de ces élections par l’actuel conseil électoral. Mais surtout les conditions dans lesquelles elles se seront réalisées ne manqueront pas de soulever la question de la « légitimité » des nouveaux élus lors de leur validation au Sénat. Haïti en Marche, 19 Avril 2009 (ELECTIONS... suite de la page 4) Environ 30.000 haïtiens sont menacés de déportation des Etats-Unis. Des défenseurs des droits humains estiment que ce serait cruel de les renvoyer en Haïti, un pays qui vient d’être secoué par 4 ouragans successifs. “ L’administration Obama est consciente des torts que pourrait causer à Haïti, une déportation massive d’Haïtiens qui travaillent depuis plusieurs années aux EtatsUnis”, a indiqué la diplomate américaine, soulignant que son gouvernement examine le dossier des déportations afin d’y apporter les réponses appropriées. Des juristes haïtiens veulent pour leur part que l’administration Obama ajoute Haïti à la liste des pays dont les ressortissants bénéficient du statut de refugiés temporaires (TPS), ce qui permettrait aux sans-papiers haïtiens de travailler en toute légalité. Hillary Clinton a précisé par ailleurs que la délégation que le président Barak Obama présidera à la 5e Conférence des Amériques se rend à Trinidad non pas avec l’intention d’imposer ses points de vue, mais de construire des partenariats dans le domaine de l’énergie, de l’économie et du commerce. “ Les Etats-Unis ne cherchent pas à imposer des solutions, a assuré Mme Clinton, ajoutant que nous allons au sommet des Amériques pour écouter, ce qui a été absent pendant ces 8 dernières années de la politique américaine. Elle a encore souligné que les Etats-Unis veulent être un bon partenaire, un ami et un voisin qui coopère .L’administration américaine en train de réévaluer sa politique vis-à-vis des sans papiers haïtiens(SANS-PAPIERS HAITIENS... suite de la page 3)Violence et très faible participationrapidité chaque fois qu’il était nécessaire”, a déclaré le directeur général de la police nationale à la télévision nationale d’Haïti. Dans d’autres régions d’Haïti, des incidents similaires ont été enregistrés devant des bureaux de vote. A Vérettes (nord), des responsables locaux ont arrêté les opérations de vote en raison de nombreux incidents qui ont émaillé la journée. Au moins un policier a été blessé par des jets de pierre tandis qu’un inspecteur électoral a été blessé par balles tirées par des inconnus. A Port-au-Prince, la capitale, La police nationale et la force onusienne ont vidé les lieux pour éviter toute (...suite de la page 4) La campagne électorale a été particulièrement tendue dans cette région du pays où six candidats dont des proches du pouvoir en place s’affrontent pour un poste vacant au Sénat haïtien. “Nous attendons les résultats qui seront publiés par le CEP pour savoir quel est le pourcentage réel de participation au scrutin”, a déclaré le président haïtien René Préval à des journalistes alors qu’il venait de voter non loin du palais présidentiel. Rentré au pays dimanche après avoir participé à Port of Spain au sommet des Amériques, M. Préval a refusé de commenter la décision prise par l’institution électorale d’annuler le vote dans des régions troublées. Des centres de vote ont été attaqués par des inconnus armés dimanche matin dans la ville de Mirebalais (57 km à l’est de Port-au-Prince) où des centaines de personnes ont manifesté tandis que des tirs d’armes à feu ont été entendus dans la ville, ont rapporté des radios de la capitale. Un chauffeur qui transportait des caisses de bulletins dans un véhicule privé a été interpellé par la police haïtienne qui a également saisi des armes à feu, selon le porteparole de la police nationale d’Haïti. “De nombreuses arrestations ont été opérées dans les régions, mais il n’y a pas de graves incidents, nous avons réagi avec aucun incident majeur n’a été signalé, mais très peu d’électeurs étaient remarqués devant les bureaux de vote et dans les rues où sillonnaient des véhicules de la police haïtienne. Le parti de l’ex-président JeanBertrand Aristide, Fanmi Lavalas, écarté de la course, avait lancé l’opération “porte fermée” appelant ses partisans à bouder les urnes. Plus de 4,5 millions d’Haïtiens étaient appelés à voter pour désigner 12 sénateurs parmi 78 candidats qui se présentaient dans cette élection partielle pour le renouvellement du tiers du Sénat haïtien. Plus de 320 millions de dollars pour mettre Haïti sur la voie du développementWASHINGTON, 14 avr 2009 (AFP) Haïti, le pays le plus pauvre du continent américain, a obtenu mardi la promesse que pays donateurs et institutions internationales lui attribueraient au total 324 millions de dollars pour l’aider à se mettre sur la voie du développement économique. Sur ce total, annoncé par la Banque interaméricaine de développement (BID) au terme d’une conférence des donateurs organisée à Washington, les EtatsUnis ont à eux seuls promis quelque 57 millions de dollars, et la France près de 30 millions d’euros pour 2009 (environ 39,9 millions de dollars). La Banque mondiale (BM) doit débloquer 20 milliards de dollars, en plus des fonds qui ont déjà été programmés pour les deux prochaines années, portant le total à 80 millions. L’aide internationale promise va au-delà des besoins budgétaires du pays et doit permettre le lancement d’un programme de grands travaux, destiné à la fois à développer l’infrastructure et à créer 150.000 emplois sur deux ans, alors que le pays connaît un taux de chômage de 70%. Haïti, victime l’été dernier de quatre ouragans et tempêtes tropicales, a vu son économie reculer de 15% en 2008, alors que le PIB avait progressé de 3,5% l’année précédente, selon son Premier ministre Michèle Pierre-Louis. Sur les 324 millions de dollars prévus, 41 millions vont à l’aide budgétaire pour 2009, a précisé la BID dans un communiqué. Mme Pierre-Louis avait expliqué aux donateurs avoir besoin de 125 millions de dollars pour boucler son budget. “Cette nouvelle aide complète les financements déjà annoncés par la communauté internationale”, a précisé la BID, sans énumérer les engagements financiers pris par chaque pays. Au total 28 pays et organisations internationales participaient à cette conférence des donateurs organisée par le gouvernement haïtien et la BID. Mme Pierre-Louis a assuré que son pays avait tiré la leçon de ses erreurs et que la corruption appartenait au passé. “Nous mettons la pression pour réduire les dépenses de l’Etat et augmenter les recettes”, a-t-elle déclaré. OPA-LOCKA COMMUNITY DEVELOPMENT CORPORATIONOPA-LOCKA COMMUNITY DEVELOPMENT CORPORATION (OLCDC) asosye l ak Miami Dade Housing Agency pou ofri Sèvis Counceling nan Achte Kay pou fanmi ki pa fè tròp kòb. Nan Sèvis say o gen: Asistans pou moun kap achete kay premye fwa nan jwenn Down peman ak frè pou Clozinn; Lon ak ti enterè; Kredi pou Reparasyon ak Konsèy pou jere bidjè nou, ak Asistans pou evite Pèdi kay ou.HOMEBUYER EDUCATION CLASSPou plis enfòmasyon, Kontakte noun an (305) 687-3545 ext. 236, oswa vizite website www.olcdc.org oswa fè yon estòp nan ofis la nan 490 Opa-Locka, Fl 33054. OLCDC se yon Equal Housing Lender ak yon HUD Approved Housing Counbseling Agency.

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Mercredi 22 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 13 Page 7L’EVENEMENTSipòte bèt nan abri yo. Fè Don sou Entènèt la!Aktyèlman Fondasyon Sèvis Zannimo Konte Miami-Dade ap asepte don sou wèb la. Kado w la gen avantaj skal (dedwi sou rapò taks) epi li va ede nou: € Jwenn jwèt, kabann ak swetè pou epòk fredi ak anpil lòt bagay! € Reyini bèt yo ak mèt yo oswa jwenn nouvo fwaye pou yo. € Ofri sèvis chatre bon mache oswa gratis. € Travay ak pliske 50 patnè sovtaj pou ede sove otan bèt ke nou kapab sove. An tout sekirite nou kapab fè don nou yo sou entènèt la, li fasil epi se yon bon fason pou nou bay patisipasyon pa nou. Pou fè don sou entènèt la, ale sou www.miamidade.gov oswa rele 3-1-1 Pou jwenn enfòmasyon sou ki lòt mwayen nou kab ede. Enskri nou nan miamidade.gov pou jwenn aksè dirèk a nouvèl yo ak sèvis yo. Star du sommet des Amériques, Barack Obama a une nouvelle fois marqué sa volonté de rupture en proposant un partenariat sur un pied d’égalité à ses voisins latino-américains, y compris les plus critiques de Washington. Un changement de ton illustré notamment par le “nouveau départ” offert à Cuba et la poignée de main à Hugo Chavez. Le chef de la Maison Blanche a laissé entendre qu’il était prêt à accepter la proposition du président Raul Castro qui a offert des discussions sur des sujets autrefois tabous pour La Havane, comme les prisonniers politiques. Autre symbole, il a salué avec un large sourire le président vénézuélien Hugo Chavez, qui avait tant détesté George W. Bush. La presse brûlait de savoir ce que le président américain avait dit à celui qui avait comparé son prédécesseur au “diable”. “Je lui ai dit ‘como estas’ (comment ça va?)”, a confié Barack Obama en riant. “Je crois que c’était un bon moment”, a ensuite jugé Hugo Chavez après cette brève rencontre. “Je crois que le président Obama est un homme intelligent, comparé au précédent président des EtatsUnis”. Barack Obama n’a pas voulu dire s’il prévoyait un entretien bilatéral avec Hugo Chavez. “Je crois que nous faisons des progrès à ce sommet”, s’est-il contenté de dire. “Les relations dépendent de plus de choses que de sourires et de poignées de main”, avait déclaré de son côté le conseiller économique de Barack Obama, Larry Summers, à des journalistes. Le président vénézuélien a indiqué ensuite qu’il rétablirait l’ambassadeBarack Obama propose un nouveau partenariat aux Amériques et un “nouveau départ” à Cubadu Venezuela à Washington, sept mois après des expulsions mutuelles des représentations diplomatiques de part et d’autres. Hugo Chavez a également proposé que Cuba, absent de ce sommet, organise le prochain. “Je ne vais pas parler au nom de Cuba. Ce n’est pas à moi de le faire (mais) nous sommes tous ici des amis de Cuba, et nous espérons que les Etats-Unis le seront également”, a-t-il déclaré lors du déjeuner des participants. Dans son discours d’ouverture du cinquième sommet des Amériques, qui réunit 34 pays, le président américain a fait assaut d’humilité et d’humour pour promettre un changement de politique, comme de style, à ses partenaires. “Nous avons parfois été désengagés et parfois nous avons cherché à dicter nos conditions”, a-t-il admis sous des applaudissements nourris. “Mais je vous promets que nous cherchons un partenariat d’égal à égal. Il n’y a pas de partenaire senior ou junior dans nos relations”. Barack Obama a aussi serré la main à un chef d’Etat que le défunt ancien président Ronald Reagan avait passé des années à tenter de déloger du pouvoir au Nicaragua: Daniel Ortega. Le président sandiniste est venu se présenter au président des Etats-Unis, selon des responsables américains. Cela n’a pas empêché Daniel Ortega -remplacé lors du scrutin de 1990 qui mit fin à la guerre civile puis remis au pouvoir par les électeurs en 2006de dénoncer, dans un discours de près d’une heure le capitalisme et l’impérialisme américain, sources selon lui de tous les maux de l’Amérique latine. Il a même rappelé l’épisode de la Baie des Cochons, tentative d’invasion américaine de Cuba en 1961, tout en reconnaissant que l’actuel président ne pouvait guère en être tenu responsable. “Je suis reconnaissant au président Ortega de ne pas me reprocher des choses qui se sont déroulées quand j’avais trois mois”, a apprécié Barack Obama, suscitant rires et applaudissements des autres dirigeants. Mais la plus forte salve d’applaudissements a accueilli l’appel du chef de la Maison Blanche à un nouveau départ dans les relations entre Washington et La Havane après près 50 ans de guerre froide. “Je sais qu’il y a un long voyage à faire pour dépasser des décennies de méfiance, mais il y a des mesures cruciales que nous pouvons prendre pour avancer vers une nouvelle ère”, a-t-il déclaré. “Les Etats-Unis veulent un nouveau départ avec Cuba”. Mardi, Barack Obama avait ordonné un assouplissement des restrictions de voyages et de transfert d’argent à Cuba tout simplement l’embargo cruel et suranné. Cependant Fidel n’a pas repoussé les dispositions annoncées par la nouvelle administration américaine. C’est toute la différence. Autrement dit, le réchauffement se poursuit. De part et d’autre. Fin mars dernier, une délégation de parlementaires américains conduite par Mme Barbara Lee, membre du Black Caucus, est reçue par le « Commandante » dans sa chambre d’hôpital où il est confiné depuis son opération aux intestins en 2007. (CRISE... suite de la 2 page) présidence à son frère Raúl, 77 ans, qui annonça au moment de sa prise de fonction qu’il continuera de consulter son aîné. L’influence de Fidel Castro reste tout à fait évidente. C’est lui qui avait donné le ton, estimant tout de suite l’accession de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis quelque chose de positif. Aussitôt le président Raul Castro se déclare prêt à rencontrer le nouveau mandataire américain n’importe où et sans conditions préalables. Sinon une seule, « dans le respect mutuel. » Même la question de Guantanamo, base américaine en territoire cubain et dont mentionnée. La Maison Blanche ne répond rien. C’est le Congrès qui est le plus engagé dans le dossier. Les Démocrates dominent aujourd’hui dans les deux chambres. Or justement, derrière le Congrès, il y a les puissants groupes commerciaux et financiers faisant leur « lobbying ». Et parmi ces derniers, les fermiers américains. Producteurs de blé, de maïs et autres céréales dont Cuba est un gros importateur. Aujourd’hui comme hier, et peut-être aujourd’hui plus que hier, it’s only the money ! C’est l’économie qui mène le monde. pour les Américains d’origine cubaine. Un geste dont s’est félicité quelques heures plus tard Raul Castro. Le président cubain, qui a remplacé son frère malade Fidel Castro il y a un an, a proposé des discussions sur “tout” ce qui divise les deux pays. La Maison Blanche a salué cette proposition mais laissé entendre que des actes, comme la libération des nombreux prisonniers de l’île, seraient préférables. “Ca ne m’intéresse pas de parler pour parler”, a confirmé Barack Obama. “Mais je crois que nous pouvons faire avancer les relations américano-cubaines dans une nouvelle direction”. La question de Cuba, exclue en 1962 de l’Organisation des Etats américains (OEA), est ainsi revenue au premier plan de ce sommet des Amériques organisé en pleine crise économique mondiale. Aux pays d’Amérique latine qui ont vu chuter leurs exportations, Barack Obama a proposé un nouveau fonds de croissance et un nouveau partenariat régional pour développer des sources d’énergie alternatives et lutter contre le réchauffement de la planète. AP ETATS-UNIS CUBA VENEZUELALa crise peut faciliter le rapprochementAvec la différence que Cuba a les moyens d’exiger aujourd’hui une économie « équitable ». Parce que Cuba a aussi beaucoup à offrir. La crise économique n’est pas pour rien dans l’élection de Barack Obama à la présidence de la plus puissante nation du monde. C’est aussi la crise qui aidera probablement à rapprocher les Etats-Unis et Cuba parce que l’un a autant besoin de l’autre. Ou comme disait Bill Clinton, it’s the economy, stupid. Mélodie 103.3 FM, Port-au-Prince Disparu depuis de la circulation, en février 2008, il passait officiellement laCuba exige la restitution, qui n’est pasLe patron de l’Organisation des Etats américains...Le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA) José Miguel Insulza a annoncé vendredi qu’il demanderait le mois prochain la réintégration de Cuba dans l’organisation, 47 ans après son exclusion. M. Insulza proposera l’abrogation de la résolution de 1962 excluant l’île communiste de l’OEA, à l’occasion d’une réunion le mois prochain de l’assemblée générale de l’organisation, a-t-il précisé. La résolution de 1962 jugeait le système communiste cubain incompatible avec les principes de l’OEA, qui réunit 35 pays du continent américain, et avait coïncidé à l’époque avec l’embargo commercial imposé par les Etats-Unis à Cuba. L’annonce de M. Insulza intervient alors que le président cubain Raul Castro a affirmé jeudi que son gouvernement était prêt à “discuter de tout” avec Washington, y compris “des droits de l’Homme, de la liberté de la presse, des prisonniers politiques”. Le sommet des Amériques, organisé sous l’égide de l’OEA, s’ouvrait vendredi et jusqu’à dimanche à Trinité-et-Tobago. Si Raul Castro n’était pas convié, Cuba devrait être l’un des sujets phares de la réunion. AP The Miami-Dade Board of County Commissioners, apre jefò CommissionerBarbara J. Jordan, sot bay $ 1.2 milyon dola pou reyabilitasyon kay pou fanmi ki nan Opa-locka, a travè Pwogram Opa-Locka Home Rehabilitation. Moun ki gen kay nan katye sa-a ka kalifye pou fè reparasyon jouk rive $ 30.000,00 nan kay la, reparasyon nan systèm elektrisite oswa plombri, ranplase fenèt, pòt, è kondisyone, refè planche kay la oswa kuizin, repare sal de ben.Pou plis enfòmasyon sou jan pou nou ka tire profi òf sa-a, kontakte Opa Locka Community Development Corporation nan (305) 687-3545 extansyon 236, oswa vizite ofis nou nan 490 Opa Locka Blvd, suite 20, Opa-locka, Fl 33054.

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Page 8 Mercredi 22 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 13 CINEMA Moloch Tropical ? par Elsie HAAS Le réalisateur haïtien, Raoul Peck, tourne un film qui s’appelle : Moloch Tropical. Qui est donc ce Moloch ? avant de s’être fait tropicalisé par le réalisateur. Il s’agit d’un dieu “exotique”, je veux dire par là, non-occidental. Un peu comme Attila, personnage asiatique qui figurait dans le titre d’un autre réalisateur haïtien, Arnold Antonin. Qui lui, de son côté, a fait dans le GNB contre Attila. Autrement dit civilisation contre barbarie. Les GNB (grenn-nanbounda) symbolisant la civilisation forcément occidentale et Attila/ Aristide la barbarie forcément relevant des Bougnouls, Asiatiques, Indiens, Africains et autres Aborigènes. Ah ! ce que c’est quand même d’avoir été éduqué chez les bon pères Blancs. C’est une éducation qui reste, même après quelques accidents de parcours chez les marxisants. Ça vous donne des références, une façon de voir le monde dans le registre le cowboy civilisé et l’Indien barbare. Défense même de sourire et revenons à Moloch. Lui, n’est pas un guerrier sanguinaire impitoyable, portrait totalement eurocentré d’Attila par ailleurs, comme les auteurs de ce livre l’ont montré : Un nouveau livre sur Attila loin des clichés occidentaux http://elsie-news.over-blog.com/archive-1229-2007.html Abandonnons donc Attila à son sort pour revenir à Moloch qui, lui, fait dans le dieu assoiffé de sang d’enfants, je dirais même mieux de bébés. Voici une des définitions trouvées sur Salon.com, fort bon site d’ailleurs. En anglais ça donne ça: Moloch was a god worshipped in the ancient Middle East and in northern Africa. He demanded the blood-sacrifice of children. Infants were taken to a huge brazen image of the god whose mouth gaped open to reveal the fires of Topeth. The babies were tossed inside while priests of Moloch clanged cymbals to drown out the screams of immolating humanity. Sometimes there would be long lines as mothers would wait their turn to do homage to the ghastly deity. Traduction “banann” par moi ça donne ça : Moloch était un dieu vénéré dans l’ancien Moyen-orient et en Afrique du Nord. Il réclamait pour sacrifice du sang d’enfants. De jeunes enfants étaient menés dans une énorme représentation du dieu, dont la bouche ouverte montrait les feux de Topeth. Les bébés étaient poussés à l’intérieur, pendant que des prêtres faisaient résonner des cymbales pour couvrir le son des cris de l’humanité immolée. Parfois il pouvait y avoir de longues files de mères attendant leur tour pour rendre hommage à la vorace déïté. Voici donc une représentation de Moloch, (non tropical) empruntée à ce texte, où elle est utilisée comme métaphore du capitalisme. Je vous ai offert un aperçu de la signification de Moloch, Dieu babylonien assoiffé de sang d’enfants dans la légende. Moloch Tropical ? Et qui, dans l’Occident chrétien, va faire une riche carrière de monstre sanguinaire. Des Moloch il y en a partout : des tableaux, des morceaux de musique (hard rock), des pièce de théâtre, des bandes dessinées, des livres,etc. Il existe aussi un film qui s’appelle “Moloch.” Il a été réalisé par Alexandre Sokurov, un cinéaste russe. Il est sorti en 1999. Je crois d’ailleurs qu’il a été sélectionné à Cannes cette année-là. Il raconte un Adolf Hitler vu sous un certain angle. Voici un extrait de la présentation du film : Allemagne, printemps 1942. Une forterrese inquiétante perchée au-delà des nuages. Une femme seule danse nue le long d’imposantes esplanades. Elle attend l’arrivée d’Adi, son bienhttp://www.cinemovies.fr/fiche_film.php?IDfilm=7865 Et les images de la bande annonce, où on voit effectivement la femme nue en train de danser Par voix de presse on a appris que Raoul Peck a commencé le tournage de son prochain film qui s’appelle également Moloch, mais tropical celui-ci. Moloch Tropical qui sera tourné, après Royal Bonbon, lui à Sans Souci, dans la Citadelle que le pauvre Roi Christophe a crû bien faire en la bâtissant comme symbole de la liberté, avec toutes les contingences de l’époque. Et qui pour les héritiers du Duvaliérisme reconvertis au « colonialisme positif », est devenu le symbole même de la répression. Royal Bonbon, Moloch Tropical. On pourrait s’amuser à intervertir les mots : Bonbon Tropical, Royal Moloch ou bien Moloch Bonbon, Royal Tropical. Dans le même genre existe aussi GNB contre Attila. Qui pourrait donner GNB contre Moloch ou GNB contre Royal Bonbon. Il existe également un “Hercule contre Moloch” Les déclinaisons sont nombreuses mais au final, ça donne toujours : « ya bon banania », c’està-dire : méchant oriental, nègre, bougnoule, indien contre Bon Blanc On va me répliquer que les auteurs ont le droit de faire du « Bonbanania ». Certes, c’est leur droit. Le président de la République française n’at-il pas déclaré dans son discours à Dakar que l’homme africain n’était pas entré dans l’histoire ? On va me dire que les auteurs ont le droit de tourner dans des lieux historiques à partir du moment où ils en ont l’autorisation du gouvernement. Bon, c’est également vrai. Par contre, j’imagine difficilement l’Etat français donner son autorisation pour tourner dans les châteaux de Versailles, un film qui aurait pour titre « Moloch Hexagonal » ou “Moloch Royal”. Ou bien l’Etat belge pour un film concernant le roi Léopold avec pour titre :« Moloch Wallon ». Ou bien le département Corse pour un film avec pour titre « Moloch Méditerranéen». Ou bien l’Etat égyptien avec “Moloch Nubien.” Ou bien l’Espagne avec “Moloch Ibérique” autour des aventures de Christophe Colomb, qui bon sang de bonsoir, n’a pas laissé traces ni de Taïnos, ni d’Arawaks sur l’île d’Haïti. Les nationalistes “banann” me rétorqueront fièrement, qu’Haïti est un “singulier petit pays.” Et que les Haïtiens font ce qu’ils veulent de la manière dont ça leur chante. Par exemple, s’ils ont envie de vivre 29 ans sous une dictature, ils le font. S’ils veulent faire un coup d’Etat pour virer un président 8 mois après son élection, ils le font, etc,etc. Et ce n’est surtout pas à “l’Etranger” de venir leur donner des leçons. Soit. Sauf que le budget de l’Etat dépend à 70% des prêts étrangers. Sauf que le budget de Moloch Tropical dépend à ? des financements étrangers. C’est kifkif bourricot question indépendance du choix de la politique économique ou de la politique culturelle. Qui donne, ordonne. Ce qui me chiffonne dans ce projet c’est l’assimilation aimé, le Fuhrer. Les chrétiens considèrent que l’amour nous sauve. Mais se sauve-t-on en aimant un monstre ? C’est la question centrale de ce projet…Le point de vue du réalisateur...Ce projet est né de mon envie de revisiter une thématique centrale de mon travail autour du pouvoir, de ses méandres, de ses avanies, de ses dérives surtout. Et quand j’écris pouvoir, je pense aussi bien toutes proportions gardées aux atrocités d’un Duvalier, aux frasques d’un Clinton/Lewinsky, aux “colères” d’un Sarkozy, à l’assassinat d’un Ceaucescu, aux images surréalistes de l’arrestation d’un Saddam Hussein à qui on cherche littéralement des poux dans les cheveux. Bref le quotidien du pouvoir avec son lot de tragédie, de loufoque et d’irrationalité. Pourquoi ce titre (de travail) « Moloch Tropical »? Parce que j’ai eu envie de revoir le film d’Alexandre Sokourov, « MOLOCH », sur un séjour d’Adolf Hitler, accompagné de Bormann et Goebbels, dans son nid d’aigle à Berchtesgaden où l’attend Eva Braun. Un film dans lequel l’inquiétante banalité du quotidien fait concurrence au macabre du pouvoir absolu. J’ai eu envie, surtout, de filmer à nouveau dans mon pays. De revisiter les erreurs et les dérives de ces derniers 60 ans de bouleversements d’une bataille pour la démocratie, qui ne fait pas de prisonnier. Enfin, j’ai eu envie de me libérer quelque peu du carcan habituel du film dit “politique” (comme si faire une comédie musicale n’était pas aussi un choix politique)… Pour explorer plus loin ce qui, trop souvent, et malgré mes efforts, reste un aspect sous-commenté de mon travail : l’approche esthétique de la réalité, des rapports entre individus, et l’approche esthétique sur la violence. Sur un plan plus pratique, dans un pays à forte composante culturelle, il me paraît bien de promouvoir, pour une fois, notre patrimoine historique unique et rare. Mettre la Citadelle la Ferrière, “8ème merveille du monde”, au centre de ce projet, avec l’apport, le soutien et la participation de la population locale, des élus et des associations diverses, rendait ce projet légitime, selon moi. L’impact économique n’est pas non plus à négliger, dans un pays qui traine encore tant de boulets.... et pas seulement ceux du roi Christophe. Paix à son âme. RP inévitable entre le Roi Christophe, puisque l’histoire se passe dans la Citadelle qu’il a construite, un roi si clairvoyant qui face à la forteresse de difficultés qu’il avait devant lui s’est suicidé, seul exemple, je crois dans l’histoire des gouvernants haïtiens, l’assimilation de Christophe donc, qui avait sur les bras un pays entouré d’ennemis, une population qui sortait d’années de guerre, une nation à construire de A à Z, avec Hitler, ou avec un monstre assoiffé de sang de bébés. Vous allez me dire aussi, qu’il est tout à fait naturel qu’un VIP du “Collectif Non” à la commémoration du bicentenaire de l’indépendance, puisse trouver des appuis à la télévision française pour tourner un Moloch Tropical dans la Citadelle, une forteresse élevée pour se protéger d’un éventuel retour des Français, d’une éventuelle restauration de l’esclavage, perspectives qui hantaient Christophe, comme l’a si bien montré Aimé Césaire dans sa pièce : “La Tragédie du Roi Christophe”. Vous allez me dire aussi qu’il n’y a rien (MOLOCH / p. 10) Le cinéaste haïtien Raoul Peck et l’actrice Sonia Rolland (Miss France 2000) qui incarnera l’héroïne dans Molock Tropical

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Mercredi 22 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 13 Page 9ENVIRONNEMENT La MINUSTAH contribue au reboisement d’HaïtiDans la localité de Madras, une section communale de la commune de Caracol (Nord-Est) a été créé un nouvel espace vert d’une superficie de 12 hectares. Financé par la MINUSTAH à hauteur de 13.000 dollars américains, ce projet a pu réussir grâce à une forte implication de la population locale. s’activent depuis quelque temps à l’entretien de 12.000 plantules mises en terre en janvier dernier. Ils arrachent les mauvaises herbes susceptibles de tuer les jeunes plants et les arrosent plusieurs fois par semaine. Un suivi soutenu qui est censé durer environ quatre mois, le temps nécessaire pour que ces plantules puissent grandir de façon autonome. Recouvrant une superficie de 12 hectares, le reboisement est réalisé grâce à un projet d’une valeur de 13.000 dollars américains financé par la MINUSTAH via sa Section des Affaires civiles. Ce projet a vu le jour à l’instigation du Groupe d’Actions pour le Développement durable du Nord-Est (GADDNE). Le projet répond à un triple objectif. Il s’agissait d’abord de renforcer la couverture végétale par la mise en terre d’arbres fruitiers et des arbres forestiers. Il doit en outre permettre de générer des emplois temporaires aux membres de la population. Cette activité de reforestation entre également dans le cadre de la lutte contre les trafics illicites. « C’est un précieux cadeau que nous laissons à nos enfants en héritage pour leur bien-être », a déclaré le maire de Caracol, Colas Landry, se prononçant sur l’importance du projet. Difficultés de mise en œuvre et intervention de la population Pour le démarrage du projet, GADDNE avait reçu 10.400 dollars américains et a effectué certains travaux tels que le forage d’un puits, le labourage du terrain et l’achat de certain matériel. Ainsi, avec 80% du montant du projet déjà dépensé, il s’est révélé difficile de poursuivre. Beaucoup restait en effet à faire. Il s’agissait entre autres de l’achat de 30.000 l’acquisition de cactus pour la clôture du terrain, l’entretien de la superficie plantée et la rémunération des travailleurs temporaires. Informées de la situation, la population et les autorités municipales ont décidé de reprendre en main le projet. Le maire de Caracol a fait appel à deux jeunes techniciens agricoles. Ces derniers, de concert avec des membres de la population, en particulier des femmes, ont planté, le 29 janvier 2009, 12.000 arbres fruitiers et forestiers. Des arbres qui ont été transportés de la commune de TerrierRouge à Caracol par des casques bleus uruguayens. Bien que le nombre d’arbres plantés soit inférieur à la quantité prévue, les membres de la population locale éprouvent une certaine fierté d’avoir participé à la création d’un espace boisé au sein de leur communauté. « J’ai reçu un peu d’argent en contre partie du travail fourni, mais le plus important ce sont les bénéfices multiples que nous allons en tirer », a reconnu Hansy Louis Charles, un jeune garçon de 30 ans environ. En effet, vaste domaine à surface très plane, une grande partie de la Section communale de Madras constitue pour les trafiquants de drogue une zone de prédilection où ils se livrent à des activités illicites sans être trop inquiétés. Selon la population locale, une vingtaine de petits avions ont déjà atterri sur des pistes clandestines. Aussi, la présence des arbres, quand ils deviendront matures, rendra-t-il l’espace inutilisable pour de telles activités. L’exécution du projet a toutefois connu certaines difficultés. En effet, quelques semaines après avoir reçu le premier versement pour sa mise en œuvre, GADDNE, l’ONG qui s’en était chargée, a décidé de jeter l’éponge. Raison avancée, la population n’y était plus intéressée. Cependant, selon certains observateurs, le problème était ailleurs. Une mauvaise gestion de la somme allouée serait à la base de la défection de l’ONG. les Affaires civiles organiseront une série de formations au profit de la mairie de Caracol. Ceci doit permettre d’établir un cadre de gestion communautaire de l’espace vert créé. La Section a aussi décidé d’en faire un projet pilote, dans la perspective de reprendre l’expérience dans plusieurs autres régions du pays. Des citoyens de la Section communale de Madras plantules, soit 15.000 arbres fruitiers et 15.000 arbres forestiers, Pour assurer le suivi de ce projet, Le bassin versant de la Grande Rivière du NordDans le cadre du Programme d’Informations Territoriales pour le Développement Durable (PITDD), programme mené par le Centre National des Informations GéoSpatiales (CNIGS), nous avons visité, durant la première semaine du mois d’avril, le bassin versant de la Grande Rivière du Nord. Avec une superficie de 680 km2, c’est un des plus grands bassins versants du pays. Il part du Massif de Vallières, dans le Département du Nord-Est, et s’étire dans la direction destruction de l’environnement. Il y a d’abord la production de charbon. Au risque de choquer tout le monde, je dirai que je n’ai personnellement rien contre l’utilisation du charbon de bois, je dirais même que j’y suis favorable, tenant compte de ce que j’ai pu apprendre au sujet du cycle du carbone, mais cela sous-entend une production rationnelle de ce combustible, dont nous sommes encore très éloignés. L’autre pratique que nous avons également pu observer, c’est celle de la pratique du brûlis. Là, il n’y a aucune Mais elle est particulièrement dangereuse sur des sols en pente, car elle détruit toute la couverture végétale qui pourrait protéger de l’érosion. Ces observations sont d’autant plus importantes que le Massif de Vallières est un véritable château d’eau d’où partent non seulement la Grande Rivière du Nord, qui s’en va arroser la partie Est du Département du Nord, mais aussi des rivières qui arrosent la plaine du Nord-Est, telles Marion, Lamatry, et des affluents de la rivière du Massacre, sans parler Nord-Ouest puis Nord, jusqu’à la côte atlantique, légèrement à l’Est de la baie du Cap Haïtien. Tenant compte de l’étendue du bassin, il avait été décidé, dans le cadre du PITDD, d’identifier quatre sites sur lesquels on recueillerait toutes les données dont doit tenir compte tout projet d’aménagement de bassin versant. Le premier de ces sites est situé au niveau du bourg de Vallières, autrement dit dans la partie haute du bassin, et c’est ce site que nous avons choisi de visiter en premier. Se rendre à Vallières n’est pas une mince affaire. En effet, en suivant le cours de la rivière à partir de la partie basse du bassin, autrement dit de la plaine de Quartier Morin, on arrive au bourg de la Grande Rivière du Nord, puis à Bahon, et c’est tout. Pour arriver au bourg de Vallières, il faut, toujours partant de la plaine de Quartier Morin, prendre la route vers le Nord-Est, jusqu’à Terrier Rouge. De là, partant vers le Sud, on passe par Grand Bassin, les Perches, on arrive finalement à Vallières, après avoir traversé la chaine des Trois Palmistes et le Morne Madeleine qui sont sur la bordure Nord du bassin versant de la Grande Rivière du Nord. Bien que n’étant ni agronome, ni pédologue, je crois pouvoir dire que c’est une zone de montagne humide, encore relativement boisée ; on y trouve des arbres fruitiers, des fougères arborescentes, que, pour une raison que j’ignore, j’affectionne particulièrement, mais aussi pas mal de pins, notre fameux pinus occidentalis, ce qui me fait penser que ces montagnes ont dû, à une certaine époque, être recouvertes d’une forêt de pins. d’introduction récente ; pas que je pense que la FACN (Fédération des Associations Caféières Natives) soit passée par là, mais cela fait seulement quelques années que, en allant vers le Nord, j’ai pu voir, le long de la route, entre Plaisance et Limbé, des tiges de bambou attendant un acheteur et je ne sais toujours pas quelle est l’origine de cette nouvelle industrie. Au cours du trajet, nous avons fait plusieurs arrêts pour relever des indicateurs de considération à faire. La pratique du brûlis doit être totalement éliminée car, contrairement à la croyance, elle n’enrichit pas le sol ; elle l’appauvrit au contraire, en détruisant les microorganismes qui sont un important facteur de fertilité du sol. de la rivière Terre Neuve, qui passe par le bourg de Carice, et est le premier affluent de l’Artibonite en terre haïtienne. Bernard Ethéart Visite d’information dans le Bassin Versant de Grande Rivière du Nord dont voici quelques vues (HENM) Grow your career in a rewarding, diverse and challenging environment full of opportunity.Find your next job atwww.miamidade.gov/jobsFor computer access visit any Miami-Dade County Library or South Florida Workforce Career Center. For locations call 311.EOE/M/F/D/Veterans PreferenceDelivering Excellence Every Day Time to Shine! On y trouve aussi du bambou qui est, à mon avis, Campagne de reboisement dans le Nord-Est avec le concours de la Minustah

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Page 10 Mercredi 22 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 13LIBRE PENSER PWOGRAM ESTABILIZASYON KATYE POU EDE MOUN ACHTE KAYBiwo Devlopman Ekonomik ak Kominotè Konte Miami-Dade (sig Angle OCED) envite moun ak revni fèb oswa revni modere yo ki enterese achte yon kay poze sezi pou vin aplike pou yon sibvansyon prè ipotèk nan Pwogram pou Ede Moun Ahche Kay la (sig Angle HAP) ki fè pati Pwogram Estabilizasyon Katye a (NSP). Yon achtè kalifye ke yo seleksyone nan pwogram lan pou yon prè gen dwa a yon sibvansyon ipotèk jiska $70,000 maksimòm pou achte nenpòt kay endividyèl, townhouseŽ oswa kondominyòm a pri abòdab, nan zòn ki etabli kòm zòn priyoritè yo nan Konte Miami-Dade (kat jeyografik zòn sila yo sou sit entènèt nou an ki site pi ba la a), ak yon pri dacha maksimòm de $205,000. Kay la gendwa fèk konstwi oswa komplètman renove. Kay la fèt pou se yon kay ke bank déjà sezi epi li fèt pou vid. Yap fè yon lotri pou tout aplikan kalifye yo pou deside kiyès kap gen chans jwenn sètifika prè yo. Moun ki pa gen chans pase nan seleksyon an va rete sou lis la. Aplikan yo fèt pou se sitwayen Ameriken oswa rezidan pèmanan legal ak yon revni ki pa depase 120 pousan revni mwayèn zòn lan depandan kantite moun ki nan fanmi an, daprè kritè etabli pa HUD Zetazini. Yon aplikan kalifye fèt pou gen yon konpayi ipotèk ki te déjà apwouve li pou yon premye ipotèk epi li fèt pou bay dokiman sipò ki pwouve ke li te konplete klas konsèy pou moun kap achte kay la pa pliske 1 an anvan dat lotri a. Aplikan yo ki pase nan seleksyon an fèt pou mete yo pre pou konkli akò prè a (to close) nan 120 jou de dat seleksyon an. Ajans swivan yo finanse pa Konte Miami-Dade pou bay konsèy a moun kap achte kay: 1. Miami-Dade Neighborhood Housing Services (305) 751-5511 2. Opa-Locka CDC (305) 687-3545 3. Centro Campesino Farmworker Center, Inc.(305) 245-7738 4. Miami Beach CDC (305) 538-0090 Aplikasyon yo disponib sou entènèt nan: www.miamidade.gov/ced apati 13 avril 2009. Nou ka pase pran aplikasyon yo tou nan lokal swivan yo: € Biwo Distrik Komisyon Konte yo € Bibliyotèk Piblik Konte Miami-Dade yo (305) 375-2665 € Ajans Lojman Piblik Miami-Dade (Biwo Santal epi nan Sant pou Aplikasyon ak Lokasyon Sèlman) (305) 644-5100 € Sant Sèvis Ajans Aksyon Kominostè (786) 469-4600 Aplikasyon Ranpli yo fèt pou soumèt pa lapòs bay: Office of Community and Economic Development 701 N.W. 1st Court, 14th FL Miami FL 33136 Yap asepte aplikasyon yo jiska 22 me 2009. Lotri a ap fèt 29 me 2009 nan Stephen P. Clark Center, 111 NW 1st Street, Miami, FL 33128, nan Sal Asanble a a 10è dimaten. Aplikasyon ke yo pa resevwa 22 me 2009 oplita pap elijib pou lotri a. Punaises !« Mwen anvi wè mouch » Piram Je me suis retrouvé l’autre jour, sans le vouloir, dans une réunion informelle avec quelques jeunes du pays, de ce pays qui par hasard est tombé entre nos mains. Pauvre pays ! Après avoir suffisamment joué avec lui, nous ne savons plus ni quoi en faire ni comment nous en défaire. Le pays, un jouet. Nous, de gros bébés. On nous l’a souvent dit et nous avons tout fait pour le confirmer. Surtout ces dernières années. Enfin, chers amis lecteurs, il s’agissait d’une petite rencontre avec de « jeunes privilégiés », intellectuellement parlant. Bonne préparation, pour un pays qui s’en fout de l’éducation, de la formation et de la préparation de ses populations. Malgré leur bonne préparation, « chômeurs déguisés » presque tous, « brasseurs potentiels », comme c’est le cas pour la grande majorité d’Haïtiens qui passent leur vie sans avoir jamais trouvé un emploi. Cependant, cela soit dit en passant, ils possédaient tous une formation suffisamment de qualité pour pouvoir accéder à la possession de biens matériels de façon décente, « san fouré men pran nan lajan leta». Si l’envie leur en prenait, « si lidé yo ta di yo ». Le moins jeune touchait déjà la quarantaine. Il avait grandi dans le Nord, dans le Nord d’Haïti, qui fut Royaume nageant dans l’abondance intellectuelle et matérielle mais qui maintenant sombre dans le règne de l’anarchie de la misère matérielle et intellectuelle. Le Grand Nord n’est plus ce qu’il était ! Ce Capois se plaignait de l’indécence de sa ville, d’une ville qui fut modèle de fonctionnement et qui maintenant, sous la crasse qui l’envahit et les détritus qui empêchent même de la voir, devient un exemple malsain. Les autres jeunes qui participaient à cette rencontre arrivaient à peine à la trentaine. Je me sentis l’aîné et ressentis le poids d’une certaine responsabilité. Je pensai aux « Grands Acteurs », à ceux qui allaient représenter le pays à la conférence des « bailleurs de fonds ». Je pensai à H. Clinton qui allait venir en Haïti et qui, dans son for intérieur, continuera à croire que, sinon inférieurs, nous sommes quand même différents. « Nèg nwè, ti zorey », est-ce cela la cause de notre retard par rapport aux autres ? Est-ce la raison principale ? Serait-ce plutôt la pauvreté d’esprit et l’absence de retenues patriotiques chez la grande majorité d’Haïtiens ce qui nous enchaîne au sous-développement? Saurons-nous un jour nous libérer de toutes nos chaînes ? Chères amies lectrices, chers amis lecteurs, j’expliquais des choses du pays à ces jeunes qui le 7 Février 1986 avaient entre 5 et 16 ans. Le plus jeune, moins de trente ans. Quartier défavorisé. Brave gars. Connaissant très peu le pays. Il y en avait aussi d’autres, des jeunes formés à Cuba, d’autres qui avaient vécu à l’étranger et qui avaient vu, connu, vécu d’autres façons de faire les choses, d’autres « patriotismes », d’autres « nationalismes » plus constructifs. Quito. Mexico. Barcelone. Madrid. Paris et sa banlieue. La Havane. Santiago de Chile. Caracas. Rio. San Jose. Ils n’arrivaient pas à comprendre pourquoi les « différences » ne créaient pas d’exclusion dans les autres pays et pourquoi chez nous, ces différences alimentent la haine et la destruction, provoquant l’autodestruction de notre société. Nous faisons ressentir le poids de la haine même dans notre façon d’aimer notre pays. Nous aimons même notre façon de haïr. « Youn pa vle we lot. Youn trahi lòt ». Et pourtant nous ne jurons que par Haïti que nous appelons « CHÉRIE ». Nous nous disons tous fils d’Haïti. Le roi Hérode, comme disait un ami, aurait pu avoir raison dans notre cas, en éliminant tous ces « enfants de jadis aujourd’hui dirigeants » porteurs de misère, inducteurs de mal, incitateurs de violence contre leur mère. « Si n pa reparèt, nap disparèt » a lâché l’un de mes jeunes auditeurs. Je sentis qu’il l’avait entendu dire par quelqu’un d’autre. Voulant éviter un autre débat, je choisis de critiquer les « suceurs de richesses de notre pays », aussi bien les « punaises qui infestent les structures de l’état » que les autres espèces, croisement entre mouches et punaises, qui sucent et volent d’Institution en Institution, de Ministère en Ministère, d’Entreprise en Entreprise, afin de maintenir notre pauvre peuple dans la servitude la plus complète et l’indigence la plus absolue. Enfin, chères amies lectrices, chers amis lecteurs, je leur ai parlé de tout et de rien. Je me sentais le « Patriarche », le « Conteur », le « Griot ». Eux, à m’écouter, essayaient de réinventer l’Haïti dont ils rêvaient. Je n’ai pu alors m’empêcher de parler des « Maestros ». Je leur parlais alors de Piram. J’avais toujours cru qu’il s’agissait de son vrai nom. Nous ignorons tellement de choses dans ce pays dans lequel nous croyons tout savoir de tout ce qui se passe, à la fois que nous déclarons au monde entier l’immensité de notre ignorance. Sans paroles. Avec nos simples gestes. Grâce à l’absence des bons gestes. Piram incarnait pour moi le « bouqui » que nous croyons toujours voir chez l’autre. C’était l’intelligence du « bouqui », du « pitit bouqui » que nous voulons ignorer, nous croyant tous « malice ». Merci Piram. Merci Franck Etienne. Je n’ai pu m’empêcher de penser à lui, par association d’idées. J’ai tout mélangé : Pian, Plan, Punaise, Projets, Bailleurs de fonds, Suceurs de Ressources, Washington, Groupe de pays Amis d’Haïti. Chers amis lecteurs, la nouvelle de cette épidémie de punaises en Amérique du Nord (Canada et les Etats-Unis) a ramené chez moi, dans mon esprit, tout un lot de souvenirs. Je ne pensais plus aux millions que Haïti allait demander sous comprends maintenant pourquoi les Américains ont toujours cru que nous exportions chez eux tout type de maladies. Il faut toujours un bouc émissaire. Cela permet de réduire les tensions et de dévier l’attention. Cependant, nous avons beaucoup plus souffert de leurs incapacités, qu’eux-mêmes de nos défauts. Résistants comme les blattes américaines, disait-on parfois. Nuisibles comme les punaises qui vont sûrement nous revenir à travers les « Rad Pèpè », les « produits pèpès », les « déchets pèpès » que personne ne contrôle, enfin …. Pour eux, nous représentons ce qui a de pire (et c’est ce qui est relayé par les médias internationaux): Plate-forme d’opérations illicites, creuset dans lequel prennent naissance tout type de maladies inqualifiables, refuge d’arnaqueurs, réserve de boatpeople. Somme toute, Bombe à retardement dans le Bassin des Caraïbes. Les punaises reviennent. Cet insecte parasite infeste aussi bien les lieux collectifs que les maisons de particuliers. Ces insectes, décrits comme des insectes de forme plate et ovale mesurant de cinq à huit millimètres, qui se nourrissent du sang humain, dépourvus d’ailes, de couleur rouge-brun, qui se faufilent dans les fissures des murs, sous les planchers, dans les replis de matelas, dans les couvertures et piquent surtout la nuit vont occuper à nouveau nos nuits d’insomnie. Chez nous, ce sont les chaises en paille, les nattes qui sont les vraies « niches ». Ces punaises, en absence de service d’hygiène dans ce pays, sans aucune possibilité d’utiliser du DDT, vont nous sucer jusqu’à la moelle. Vous vous imaginez les souffrances que cela va causer. Insupportable. Enfin chers amis lecteurs, si les mouches et les punaises constituent des insectes nuisibles, chez nous, les suceurs de ressources sont encore pire. Je les vois déjà, à l’idée des 324 millions qui vont venir vers nous ces prochains jours, battre des ailes, comme les mouches, aiguiser leurs stylets et leurs aiguillons suceurs, ramper aussi plats que les punaises, pour nous sucer à tous le sang, et se livrer à la chasse aux « mille lions ». On peut avoir envie de voir les mouches du pays mais je crois que des punaises il faudrait absolument s’en débarrasser. Les anéantir. Au sens propre et au sens figuré. Oscar Germain germanor2005@yahoo.fr Avril 2009Notes 1. Je tiens à attirer l’attention du lecteur, pour éviter toute confusion, surtout quand l’envie lui surviendrait d’écrabouiller une punaise, qu’il s’agit de l’insecte plat, rampant, et non pas du clou à tête plate qui sert à fixer les affiches et que l’on retrouve parfois sur les sièges des professeurs dans certains établissements scolaires à fort pourcentage de « cancres ». Ce dernier type de punaise développe une forte capacité à bien s’enfoncer dans la peau des fesses et dans les semelles des chaussures. N’ayez surtout pas la mauvaise idée de vouloir l’écrabouiller à l’aide de vos doigts ou de vos pieds. 2. Vu que des fonds vont bientôt être débloqués, et puisque sûrement une bonne partie va transiter sur le compte de certaines ONG qui ne seront même pas auditées après, je suggère aux brasseurs, la création de l’ONG : STOP PUNAISE .« écrabouillait » ceux que l’on trouvait par terre. C’était bon pour combattre la migraine, disaient certains. Je forme de dons, de prêts et de crédits. Je pensais à nos « Chaises paille », à nos « nattes », aux « tétés » de nos matelas. Je pensais à l’odeur nauséabonde exhalée par ces insectes à chaque fois qu’on en écrasait un, entre les doigts ou sous la pression de l’index ou du pouce avec lequel on de surprenant à ce qu’un membre dominant du “Collectif Non” à la commémoration du bicentenaire de l’indépendance, produise un film ayant pour titre Moloch tropical. Vous allez me dire aussi que même Bush, si Colin Powell n’avait pas “découvert” les armes de destruction massives, y serait allé de son petit “Moloch Moyen-oriental “ pour justifier sa guerre en Irak. Peut-on se sauver en aimant un monstre? C’est la problématique du Moloch sur Hitler La propagande révisioniste sous forme poétique et allégorique, on la voit venir de loin : “Haïtiens vous êtes des chimères, vous avez crû pouvoir bâtir votre indépendance (vous sauver) en aimant des monstres. Nous, qui sommes des êtres doués de raison et non d’émotion, nous voulons vous protéger de vous-mêmes, de votre amour puéril pour des monstres. Sans le boycott de la commémoration du bicentenaire de l’Indépendance, vous seriez aujourd’hui dans la terreur et blablabla...” Le tout agrémenté par la jolie frimousse de l’ancienne reine de beauté française, dans le rôle je suppose de la belle Haïti en l’occurence l’épouse de Moloch passionnément éprise d’un monstre. Il s’agit, certes, d’hypothèses et de déductions à partir d’une suite logique de questions: qui-fait quoi –comment avec quipourquoi ? Mon sentiment, totalement personnel, c’est qu’Haïti n’avait pas besoin, en ce moment particulier de son histoire, d’un film qui s’intitule Moloch Tropical avec toute la connotation négative que cela charrie à ajouter à la liste des produits qui ternissent son image. C’est pas sympa pour nous autres Haïtiens. Mais, il est vrai que c’est de bonne guerre. Celle que mènent sur tous les fronts, celui de la culture, celui de l’économie, celui de la politique, celui de l’audio-visuel, celui de l’internet, les comédiens et les cardinaux en costumes. Enfin ! Sa ou vle ! Que voulez-vous ! “Que peut-on attendre d’une élite qui boycotte la commémoration du bicentenaire de l’indépendance de son pays !” Elsie HAASMoloch Tropical ?(... suite de la page 8) www.melodiefmhaiti.comEcoutez Mélodie Matin sur l’internet

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Mercredi 22 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 13 Page 11 10 départements d’études Licence en : • Gestion d’Entreprise • Conception et Exécution de Projet • Economie et Finance • Sciences de l’Education • Sciences Comptables • Relations Internationales • Gouvernance Diplôme en : • Informatique de Gestion • Relations Publiques • Gestion de la MicrofinanceUNIVERSITE Centre de Formation et de Développement Economique (CFDE)Contactez nous :Angle Delmas 75 et Impasse Hérard # 3, Port-au-Prince, Haïti, W.I.www.cfdehaiti.comPar courriel: Administration@CDFEHaiti.com GBrunet@CFDEHaiti.com Par téléphones : (509) 2246-1425 \ 3555-1575 2513-3726 \ 3767-1575 PETITES ANNONCES Le Manolo Inn Le Manolo Inn Le Manolo Inn Le Manolo Inn Le Manolo InnTéléphones :  566-5361 401-7108 / 514-0304 lemanoloinn@mac.comInternet disponible pour les clientsDANS LES NIPPES•Des kilomètres de plage •Chambres tout confort avec air conditionné et Salle de bain attenante •Cuisine du terroir préparée par un « Grand Chef » •Le Saut du Barril •Le Palais de Sudre Dartiguenave à  Anse à Veau •La Petite Eglise de Petit Trou datant de du 17èmesiècle… KJ ADVERTISINGSERVICESP.O. BOX 600673 Miami Florida, 33160-0673Publicités: Radio, Journaux et Tv. Aussi un service de traduction de Documents etc.Info (954) 559-7729 Evens Hilaire Consultant VISION MORTGAGE BANK, INCEVENS HILAIRELoan Consultant 12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161 Phone: (305) 891-2225 Fax (305) 891-2559 Cell (786) 285-0384 BEL FOUCHET Take Out8267 N Miami Avenue, Miami, Florida 33150 Tel. 305-757-6408 14 avril 2009 – Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé mardi les pays donateurs, les investisseurs et autres « amis d’Haïti » à créer au moins 100.000 emplois dans cette île des Caraïbes dans les deux prochaines années. “Je crois fermement qu’Haïti est prêt à faire plus de progrès au cours des deux prochaines années qu’il n’en a fait au cours des deux dernières décennies », a dit M. Ban lorsBan appelle les donateurs à créer au moins 100.000 emplois en Haïtid’une conférence de donateurs organisée à Washington par la Banque interaméricaine de développement. Selon lui, il s’agit pour la communauté internationale d’un «moment décisif pour aider une des nations les plus pauvres à avancer vers un avenir avec de réelles perspectives économiques et un espoir authentique ». Les dirigeants d’Haïti ont présenté un plan pour la reconstruction du pays, et « notre responsabilité, ici aujourd’hui, est d’aider à mettre ce plan en action », a dit le Secrétaire général. Ban Ki-moon a effectué récemment un voyage en Haïti avec l’ex-Président américain Bill Clinton. « Nous avons vu une profonde pauvreté et beaucoup de misère humaine, mais nous avons vu aussi une grande opportunité », a-t-il dit, saluant l’existence de gens « talentueux et travailleurs » et l’engagement des dirigeants envers la démocratie et les droits de l’homme. Selon M. Ban, Haïti peut notamment tirer profit d’une nouvelle législation américaine, intitulée HOPE II, qui offre aux produits textiles haïtiens un accès sans droits de douanes et sans quotas au marché américain pendant les neuf prochaines années. « Aucun autre pays ne bénéficie d’un tel avantage », avait souligné le Secrétaire général dans un point de vue publié récemment dans le quotidien américain New York Times. Natif-NatalRadyo Santibon an 1580 AM nan sid Florid la www.wsrf.com tou patou sou la Te Telefo-n: 305-945-1580 & 954-792-1580 Kapte Radyo Santibon an, Natif-Natal, chak Samdi maten De 7:00 a 8:00, Le Miyami De 6:00 a 7:00, Le Ayiti Sou 1580 AM ou www.wsrf.com Animasyon: Jean-Claude Prima CantaveLorraine Mangones, se envite nou demen Samdi 18 Avril 2009 la. Direkte Ekzekitif Fokal-la ap vi-n brase lide sou Fondation Connaissance et Liberte Bon ekout!Ede-m peye radyo ya Download (achte) yon mizik Ayisyen pou $1.00 selman sou www .haititradecenter.com Si ou ta renmen brase lide sou zo-n lakay ou, Rele 305-623-0708 ou byen Email mwen nan jccantave@haititradecenter.com

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Page 12 Mercredi 22 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 13HAITI-USA Pour commencer, je vous remercie beaucoup, et je félicite la BID, le Président Moreno et le personnel de cette institution d’accueillir cette importante conférence des bailleurs. Je remercie le Secrétaire Général Ban Ki-Moon, non seulement pour l’engagement des Nations Unies, mais aussi son engagement personnel suite à son récent voyage en Haïti en compagnie de mon époux. Et je félicite le Premier Ministre pour son Excellent Plan qui a été clairement énoncé et expliqué, et qui nous est maintenant présenté. Et je voudrais également remercier la Ministre Oda ainsi que son Gouvernement, d’allier l’aide que nous espérons recevoir de cette Conférence des bailleurs à l’efficacité qui doit être mise en place. Pour certains d’entre nous Haïti est un voisin, pour d’autres, il est un lieu historique et culturel. Mais pour nous tous, il est maintenant un test de volonté et d’engagement. Certains peuvent se poser la question et je suis sûre que dans mon pays et au Congrès d’autres se posent la même question: pourquoi un petit pays au milieu des Caraïbes fait l’objet de tant d’attention? Pourquoi les pays de l’hémisphère occidental, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Asie devraient offrir une assistance à Haïti quant le monde doit affronter une crise économique mondiale? Et je pense que la réponse est très claire. Simplement, parce que ce qui se passe en Haïti va bien au-delà des Caraïbes et même de la région. Ce petit pays de 9 millions d’habitants est à un carrefour. Il est a un Carrefour et a deux choix soit aller de l’avant avec l’aide de la communauté internationale ou bien péricliter et faire marche arrière. Et c’est ainsi que cette région, sera façonnée dans une large mesure par les décisions que nous prenons. Sur une note plus personnelle, mon mari et moi sommes allés à Haïti pour la première fois peu de temps après notre mariage, nous sommes très attachés à ce pays et au peuple Haïtien. Nos maisons sont remplies d’objets d’art en provenance d’Haïti. Nous avons des amis Haïtiens. Mais ce n’est pas seulement mon inquiétude qui justifie ma présence ici aujourd’hui. Au nom des États-Unis, nous sommes ici parce qu’Haïti est un voisin et un ami. Nos liens remontent aux premières années d’existence de nos deux nations. Ces liens ce sont approfondis depuis des générations, à travers nos luttes pour l’indépendance, par la défaite de l’esclavage en Haïti qui a inspiré les esclaves et les abolitionnistes dans mon pays, ainsi que les centaines de milliers d’Haïtiens qui ont émigré aux États-Unis et ont apporté leurs contributions en politique, dans le domaine des affaires, de la santé, de l’éducation, de la science, des sports et celui de la culture – Je sais de quoi je parle car J’en ai fait moi même l’expérience en tant que Sénateur représentant l’Etat de New York, qui a une communauté HaïtianoAméricaine dynamique. Nous sommes également engagés à créer un hémisphère dans lequel chaque nation, peu importe leur niveau de richesse ou de leur situation politique actuelle, va dans la même direction, vers plus de paix, de prospérité, de liberté et d’opportunité. En Haïti, nous avons la chance par le biais de la coopération et la collaboration d’avancer dans la solidarité avec un gouvernement et un peuple qui cherchent à aller de l’avant, une nation où les petits investissements et l’assistance d’autres pays commencent à récolter de nombreux fruits tels que la croissance économique, l’élargissement de l’accès à l’éducation et aux soins de santé, le renforcement des institutions gouvernementales, une plus grande sécurité et une meilleure qualité de vie qui proviennent de l’amélioration des conditions matérielles. Aujourd’hui, Haïti est la nation la plus pauvre de notre hémisphère, avec un écart de plus en plus grand entre les possédants et les démunis. Mais il y a seulement deux ans, en 2007, Haïti atteignait le taux le plus élevé de croissance économique réelle depuis les années 1990. Haïti est sur la bonne voie pour atteindre au cours des prochains mois, le point d’achèvement que demande le FMI aux pays pauvres très endettés. Cela signifiera un allégement important de la dette d’environ 4 millions de dollars par mois, qui pourra être investi directement dans l’amélioration de la vie de son peuple ainsi que dans la construction d’autonomie et d’auto assistance pour ce peuple. Haïti a le taux le plus élevé de séropositivité VIH/ sida dans la région, le taux le plus élevé de mortalité maternelle et de mortalité infantile. Mais le nombre de décès maternels s’est stabilisé et le nombre d’infections par le VIH et de décès d’enfants est en diminution. Il n’y a pas longtemps, dans les années 1950 jusqu’aux années 1980, Haïti a eu à subir une dictature militaire féroce. Les États-Unis ont mis fin à cette dictature militaire en 1995, ouvrant la voie à la démocratie. Et après plusieurs années de conflits politiques, qui sont courants dans tous les pays en transition, Haïti a commencé à faire des progrès. Et les élections présidentielles nationales en 2006, ont réellement fait avancer la démocratie en Haïti. Ce que le Président et lePropos de la Secrétaire d’Etat Hillary Rodham Clinton à l’occasion de la Conférence des Bailleurs de Fonds pour HaïtiPremier ministre essayent de faire c’est de renforcer la gouvernance démocratique qui prendra un nouvel élan avec les prochaines élections pour le Senat qui se tiendront dimanche. Maintenant, comme de nombreux pays, aide et nous chercherons des partenariats avec d’autres pays afin de maximiser notre impact collectif. Tout d’abord, la sécurité. Comme vous l’avez entendu, le Secrétaire général a fait référence à Cité Soleil. Il a été un no man’s land, maintenant routes et infrastructures. Nous pourrions utiliser ces fonds pour d’autres projets, mais nous serons plus efficaces si nous coordonnons nos efforts et travaillons tous sur un projet, le projet du plan de redressement que la Première Ministre a décrit. Maintenant, même le gouvernement le plus avisé au monde ne peut empêcher une catastrophe naturelle de se produire. Les ouragans n’ont pas seulement détruit les cultures et les habitats ils ont emporté des mois de travail et de planification gouvernementale. Haïti fait face à un déficit budgétaire d’environ 50 millions de dollars qui pourrait compromettre ses plans. Nous allons fournir 20 millions de dollars pour aider Haïti à honorer ses dettes et libérer d’autres ressources, et nous invitons les autres bailleurs à se joindre à nous pour la prise en charge de ce déficit budgétaire. Quatrièmement, il y a un besoin urgent pour une agriculture durable et une sécurité alimentaire. Les effets conjugués de la hausse des prix des denrées alimentaires au niveau mondial et la destruction des récoltes par les ouragans ont exposé des millions d’Haïtiens à la malnutrition et aux effets destructeurs sur la santé et la productivité. Nous savons tous l’effet de la malnutrition sur les individus. Ils sont trop faibles pour travailler. Les enfants ont trop faim pour apprendre à l’école, ainsi, l’insécurité alimentaire n’est pas seulement une source de souffrance, c’est une menace directe sur la croissance économique et la stabilité globale. Ici, nous devons être créatifs. Maintenant, les États-Unis fourniront 15 millions de dollars en nourriture pour aider Haïti pendant sa phase de reconstruction; mais ce n’est pas une solution. Nous avons besoin de revitaliser l’agriculture haïtienne. Nous avons besoin de reboiser les bassins versants. Nous avons besoin de puiser dans l’intelligence d’autres nations pour nous aider à reconstruire Haïti afin qu’elle devienne moins dépendante au niveau de l’énergie. Le Brésil a montré l’extraordinaire efficacité énergétique que l’on pouvait tirer de la canne à sucre. Est ce qu’il y a une autre culture qui pourrait être bénéfique en Haïti? Nous savons qu’Haïti, comme la République Dominicaine, sont parmi les pays les plus venteux de notre hémisphère. Qu’est-ce que l’on pourrait faire pour promouvoir l’énergie éolienne et l’énergie solaire? Nous sommes prêts à collaborer avec ceux d’entre vous qui auraient de bonnes idées à proposer au Gouvernement haïtien. Pensez aux gens à qui nous pourrions offrir un emploi, ce dont Haïti a tant besoin. Maintenant, la création d’emplois n’est pas une question qui concerne seulement les gouvernements, mais c’est un devoir pour notre pays. J’ai entendu de nombreux individus et groupes qui ont à cœur Haïti, mais ils ne savent pas comment investir leur temps et leur argent de manière à ce qu’il ait un impact réel. Nous allons par le biais de notre gouvernement aider à créer un 501ème organisme de la diaspora haïtienne et les États-Unis peuvent y contribuer. Et nous allons aider à la coordination d’autres ONGs, notamment celles qui ont été lancées par les Haïtiano-américains qui veulent investir en Haïti et qui cherchent le meilleur moyen pour le faire. Quand je pense à toute cette érosion de terres nues que je vois quand je survole Haïti je peux toujours dire où commence la République Dominicaine en voyant de la verdure je pense à ce que d’autres pays ont eu à faire pour leur reboisement. Lorsque notre fille est née, une douzaine de personnes ont payé pour la plantation d’arbres en Israël en son honneur. Pensez à ce que nous pourrions faire en payant des particuliers pour planter des arbres en Haïti, et aussi payer les Haïtiens pour apprendre les techniques de l’exploitation sylvicole afin de favoriser la croissance de ces arbres, puis venir avec des alternatives au charbon de bois, de chauffage et à la cuisson des aliments. Tout cela est lié, et nous devons commencer à y travailler ensemble. Maintenant, nous savons qu’à partir de données empiriques que de petits investissements peuvent faire un long chemin, et j’ai vu cela, moi-même en Haïti. J’y ai voyagé quand j’étais une jeune mariée. J’y suis retournée en tant que Première Dame. J’ai voyagé dans le pays et j’ai rencontré un médecin qui avait émigré aux États-Unis, et qui a intégré l’Armée de l’Air. Il a été promu au grade de colonel mais il a voulu investir dans son pays et dans sa ville natale à Pignon où il a ouvert un centre de santé, un centre d’alphabétisation pour femmes et une Entreprise de microcrédit. Ils ont peu de ressources, mais ils offrent une gamme complète de services à des milliers de citoyens. J’ai visité un centre de planification familiale, l’un des secteurs dont Haïti a urgemment besoin et où des jeunes ont été formés pour apprendre à d’autre jeunes comment protéger leur santé et prévenir des grossesses non désirées chez les adolescentes. Et j’ai rencontré des femmes, membres d’un groupe de femmes appelé Femmes en Démocratie, qui ont eu à assister à une Conférence Mondiale sur le leadership des femmes que j’ai sponsorisé il y a de cela une dizaine d’années à Montevideo. De retour en Haïti, elles ont commencé à aider les femmes haïtiennes qui voulaient une vie meilleure pour leur famille. Onze il y a un nouveau sentiment de sécurité et de liberté dans les rues. La Police Nationale Haïtienne a été soutenue dans son travail par l’ONU dans le cadre des opérations de maintien de la paix. Plus de la moitié des Forces pour le Maintien de la Paix provient des Pays d’Amérique Latine et des Caraïbes. Et avec la compétence et la détermination du Brésil qui dirige les troupes, il ya eu une mise à niveau à la fois des fonctions de police et de sécurité de base. Mais les réseaux criminels opérant en Haïti n’ont pas été éliminés. La Police continue à lutter contre les trafiquants de drogue qui ont fait du pays un point de transit pour les stupéfiants vers les États-Unis, le Canada et l’Europe. Nous allons donner 2 millions de dollars pour lutter contre le trafic de la drogue par le biais de l’Initiative Mérida, un plan conçu par le Mexique, les pays d’Amérique Centrale et les États-Unis. Cette somme permettra de financer un réseau de communication sécurisé pour la Police Haïtienne, de fournir une base maritime, des véhicules, et apporter un soutien opérationnel aux unités de Brigade des stupéfiants et d’offrir une formation visant à promouvoir la coopération transfrontalière entre Haïti et la République dominicaine, et de renforcer les enquêtes et les poursuites contre les trafiquants. Après le rétablissement de la sécurité, les opportunités peuvent maintenant se concrétiser; les états du Canada à l’Espagne et du Japon, offriront une assistance généreuse pour aider à réparer les dommages causés par les tempêtes de l’an dernier. Maintenant c’est le moment d’aller de l’avant au-delà du maintien de la paix et du secours en cas de catastrophes naturelles– c’est le moment de la reconstruction et du développement à long terme. Haïti a le plus fort taux de chômage dans notre hémisphère. Soixante-dix pour cent de sa population est au chômage. Ce pays a le taux de natalité le plus élevé de la région. Ensemble, ces tendances ont créé ce que Paul Collier appelle un tsunami de jeunes. Près d’un million de jeunes se présenteront sur le marché du travail dans les cinq prochaines années. Pour stimuler la création d’emplois, les États-Unis ont adopté la loi HOPE de 2006 pour permettre l’accès en franchise douanière aux Etats-Unis des vêtements fabriqués en Haïti. En Octobre dernier, cette préférence a été étendue pour une période de dix autres années. Le textile est l’un des plus importants secteurs de l’économie haïtienne, et nous croyons qu’il y a une grande possibilité de création d’emplois dans ce secteur, et nous sommes particulièrement heureux de voir que le Brésil est intéressé à l’industrie haïtienne de l’habillement. Mais pour bâtir une économie diversifiée, il faut davantage d’accords commerciaux. Haïti a besoin d’une infrastructure pour le développement des biens et services. Les routes en Haïti, pour quiconque ayant visité ce pays, sont pratiquement inadéquates. En 2009, plusieurs communautés sont isolées par le manque de routes carrossables. Cela empêche aux individus de créer des emplois, aux enfants d’aller à l’école, aux agriculteurs de planter et d’écouler leurs productions sur le marché. De meilleures routes sont essentielles. Haïti a également besoin de meilleures routes pour permettre aux zones touristiques de se développer et pour promouvoir ce secteur de l‘économie. En outre, les besoins d’infrastructure d’urgence comprennent les travaux sur les bassins versants pour prévenir les inondations; l’achèvement d’un centre de formation de ouvriers du textile; et la construction de canaux d’irrigation. Dans le cadre des 287 millions de dollars en assistance non urgente que nous fournirons à Haïti cette année, nous avons autorisé 20 millions de dollars en aide pour la création d’emplois dans le secteur des travaux publics: Haïti lutte contre la criminalité, en particulier le fléau du trafic de la drogue. Mais les réformes visant à améliorer la police, le renforcement du système judiciaire et la lutte contre la corruption sont en cours. Et une force de maintien de la paix dirigée habilement par le Brésil, a contribué à ramener la stabilité dans de nombreuses collectivités. Haïti a fait des progrès grâce aux efforts de son gouvernement et ses citoyens et de beaucoup de nations et d’institutions représentées ici. C’est l’éventail complet des ressources et des relations allant des entreprises et des universités aux ONG ainsi que des groupes religieux et culturels, et des individus, qui sont au cœur de la puissance intelligente. La trajectoire vers le progrès pour Haïti, en revanche, a été mise à rude épreuves par la combinaison des tempêtes, des ouragans et la récession économique mondiale. Ainsi, Haïti est en danger de stagnation. Cette conférence nous donne l’occasion de reprendre le chemin du progrès en travaillant en équipe avec Haïti pour faire avancer le pays vers une stratégie de règlementation globale à long terme pour Haïti. La croissance économique, en coordonnant les efforts internationaux et hémisphériques, en ciblant des objectifs précis, en fixant des critères pour mesurer nos progrès, et le déploiement de nos diverses compétences et les ressources de manière efficiente et efficace. Le Président et le Premier Ministre ont identifié ce dont Haïti a besoin pour rester sur la bonne voie. Et avec ces priorités comme guide, nous pouvons faire des progrès. Le moment est venu d’intensifier nos investissements en Haïti, et pas seulement parce que la situation est catastrophique et que les conséquences de l’inaction pourraient mener à une plus grande souffrance humaine, mais parce que Haïti a une véritable opportunité de faire des progrès substantiels. Il a un plan pour le faire, et une détermination pour le mener à bien. Il suffit de réaliser qu’avec 150 $ on peut payer la scolarité d’un enfant haïtien pour une année, ou nous pouvons vacciner 15 enfants. C’est une toute petite fraction des coûts pour résoudre des problèmes qui peuvent dégénérer au fil du temps. Les ÉtatsUnis canaliseront leur aide sur les quatre secteurs choisis par le Président Préval et le Premier Ministre Pierre-Louis et qui sont tous essentiels pour le progrès national et régional. Tout d’abord, le peuple haïtien a besoin et mérite d’être sécurisé. Le people doit être capable de se déplacer en sécurité pour aller au travail ou à l’école, et de participer à la vie civile, sans crainte de violence. Deuxièmement, le pays a besoin de plus d’infrastructures, notamment routières, qui sont le système circulatoire de toute économie robuste. Et ce qui va de pair avec les besoins en infrastructures, c’est le besoin de création d’emplois. Ainsi, nous pouvons accomplir deux choses à la fois: mettre les gens au travail, et construire des routes et autres infrastructures dans tout le pays. Troisièmement, les ouragans de l’an dernier ont creusé un trou dans le budget du Gouvernement. Haïti est maintenant confronté à un énorme déficit qui rendra plus difficile d’atteindre les objectifs que le pouvoir s’était fixé pour répondre aux besoins de son peuple. Les obligations de la dette limitent les capacités de prévision pour l’avenir. Et quatrièmement, l’Agriculture vous avez entendu la Première Ministre se référée à celleci une fois de plus, une solide base agricole pour le peuple d’Haïti pour le rendre auto-suffisant, à devenir plus autonomes, ainsi que le reboisement dans le cadre de cette initiative agricole, donnera à Haïti des outils de croissance, dont il a désespérément besoin. Maintenant, sur chacun de ces points énumérés, nous allons apporter notre (DISCOURS HILLARY / p. 14) La Secrétaire d’Etat Hillary Clinton lors de sa visite en Haïti le jeudi 16 mars écoulé (AP)

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Mercredi 22 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 13 Page 13SOMMET DES BAILLEURS Discours du Premier ministre Michèle D. Pierre-Louis à la Conférence des bailleurs, le 14 avril 2009derniers sept mois se sont rendus en Haïti, le président Moreno, le président Zoellick, Sa Majesté la Reine d’Espagne, l’Honorable Gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean, le Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon, le président Clinton, le Conseil de sécurité des Nations unies, des ministres, des parlementaires et des délégations des quatre coins du monde, le président Préval et moi avons énergiquement répété que Haïti est à un tournant, peut-être critique, d’où nous contemplons l’horizon et nous rendons compte qu’il nous faut maintenant aller de l’avant et concentrer tous nos efforts en vue du futur meilleur attendu par le peuple haïtien. En Haïti, les vaudevilles parodient, depuis 50 ans, l’annonce imaginaire par les gouvernements et bailleurs d’un « Grand démarrage », sans y prêter réellement foi. Le temps est venu de casser ce cynisme. Les défis et les tâches qui nous attendent sont énormes. Je suis arrivée à la tête du gouvernement dans un contexte extrêmement difficile, non seulement en Haïti, frappée de toutes parts par une succession de secousses, mais à un moment où le monde entier connaît la crise financière et économique la plus aiguë des dernières décennies. Pour beaucoup de gens, le futur paraît sombre, empreint d’incertitude et d’un sentiment d’impuissance. Mais je viens d’un pays qui a une détermination et une faculté de reprise légendaires: le peuple haïtien a la capacité de se remettre de ses expériences douloureuses et de rechercher les moyens de mieux affronter les défis, guidé par l’énergie de sa créativité et de son ingéniosité. C’est donc à ce tournant précis que notre rôle de leaders publics prend sa vraie signification politique. Nous savons que le peuple haïtien nous observe, nous juge et nous ordonne d’agir. Nous avons le devoir de répondre à ses besoins et la responsabilité d’améliorer ses conditions de vie. Le choix du moment est d’une extrême importance. Si nous ne réussissons pas aujourd’hui, si nous ne trouvons pas les moyens de transformer notre vision du futur par des actions immédiates et concrètes, nous porterons collectivement la responsabilité de n’avoir pas su entendre les millions de voix de toutes les régions du pays nous criant que « le moment est venu ». Le moment est en effet venu d’investir dans les ressources humaines capables d’apporter les indispensables réformes dans l’administration publique pour l’amélioration des services à la population; le moment est venu d’investir dans de nouvelles entreprises et bénéficier des avantages de la Loi HOPE II. Il nous faut créer de nouveaux emplois qui se réaliseront dans un cadre de partenariat constructif et renforcé entre le secteur privé des affaires et le secteur public. Des financements sont nécessaires pour les infrastructures routières devant relier certaines zones éloignées, coupées du reste du pays depuis des siècles; pour l’électricité, indispensable à l’industrie et au tourisme, mais aussi aux millions de petits garçons et de petites filles qui aujourd’hui vont à l’école et connaîtront pour la première fois, en ce 21ème siècle, le bonheur d’étudier le soir avec le courant électrique et non à la lueur chancelante d’une bougie. Les événements d’avril 2008 qu’on a choisi d’appeler « émeutes de la faim », ont mis à nu notre dépendance par rapport aux importations. En 1970, des leaders haïtiens des secteurs privés et public, avaient été avertis de la vulnérabilité croissante du pays dans le domaine de l’agriculture, qui représentait à une époque, 40 à 45% du Produit intérieur brut (PIB). C’était déjà là un signal clair que l’équation entre la population et les ressources locales avait atteint son point de rupture. L’agriculture constitue aujourd’hui moins de 20% du PIB. Et pourtant, environ 60% de la force de travail vit d’un semblant d’agriculture. La productivité est en baisse et les méthodes de production doivent être sérieusement améliorées. Seuls des investissements massifs dans ce domaine entraîneront la sécurité alimentaire. Il faut au peuple des conditions de travail différentes pour avoir la valeur ajoutée de leurs produits agricoles. Plus important encore, et parce que ce sera leur rendre justice, enfin, d’inclure les paysans haïtiens dans le développement du pays, non pas comme bénéficiaires d’une aide humanitaire, précis, à la fois raisonnables et réalisables. Les détails de notre programme de reconstruction et de relance, qui sont disponibles sur le web, ont fait l’objet de discussions à Ottawa et dans d’autres forums. Je crois qu’avec votre présence ici aujourd’hui, à en juger par la grande mobilisation et l’intérêt croissant constatés lors des préludes à cette conférence, la nécessité d’une action urgente et immédiate a été favorablement acceptée. L’appui financier que vous accorderez aujourd’hui à Haïti nous permettra de répondre à des besoins de base, en termes de reconstruction et de réhabilitation de notre économie, après les intempéries successives qui ont dévasté le pays en moins d’un mois l’été dernier. Cependant, devant l’ampleur de notre dénuement, nous sommes également conscients que notre état d’extrême pauvreté, la détérioration de notre environnement et la marginalisation de notre pays en développement trouvent leur origine en partie, aussi bien dans des politiques malavisées, que dans des pratiques répétées de mauvaise gestion. Ceci ne sera plus accepté. Et s’il faudra des années pour inverser les répercussions de ces désastreuses politiques et pratiques, il est impératif que nous commencions maintenant. Nous sommes heureux de constater qu’aujourd’hui la communauté internationale reconnaisse que nous aussi, citoyens et citoyennes de pays pauvres, pouvons aspirer à la création d’un développement durable destiné à améliorer les conditions de vie de notre peuple. Il est impératif que nos efforts pour consolider et renforcer nos institutions soient soutenus. Notre vision du futur provient de notre conviction profondément ancrée qu’aujourd’hui tout est possible pour que nous rendions la vie meilleure à tous les Haïtiens et Haïtiennes, et que nous fassions d’Haïti un pays où il fera bon vivre. Nous ne pourrons atteindre ce but que si, ensemble, nous formons tous un partenariat solide: la communauté des bailleurs, le secteur privé haïtien des affaires, la société civile et la diaspora, les investisseurs internationaux et tous les amis d’Haïti qui comme nous, membres du gouvernement, aspirent au changement. C’est là le grand défi du moment: construire un partenariat solide et efficace. C’est la raison de notre présence à Washington aujourd’hui, c’est le sens de cette Conférence. Notre présence ici est la vive illustration de notre bonne volonté à affronter tous les défis qui jonchent notre chemin. Il faut nous soumettre à des méthodes différentes de travail et de collaboration. Le cadre de cette Conférence nous invite à adopter une nouvelle façon de penser. Les principes directeurs ont disparu il y a longtemps et le moment est venu de reconsidérer leur raison d’être. L’économie de marché orientée vers le profit s’est toujours appuyée sur des valeurs institutionnelles. En effet, les marchés de capitaux fonctionnent avec d’autres institutions pour la fourniture de services publics comme les écoles, les soins de santé et l’assistance de l’État aux démunis, dans le souci de combattre l’instabilité, l’iniquité et l’injustice. Et, plus important encore, nous savons tous qu’une économie ne peut fonctionner efficacement et avec succès que si elle est basée sur la confiance mutuelle des parties en présence. Où sont donc passées toutes ces valeurs ? Si la crise financière qui a bouleversé le monde a apporté quelque chose de salutaire, c’est bien l’impérieuse nécessité de redéfinir le rôle de l’économie, des institutions internationales de coopération et celui de l’Etat. Dans les pays industrialisés, les effets de la crise ont déjà provoqué une série de réponses innovatrices. Des mesures préventives et agressives ont été conçues pour combattre et amortir les impacts de la crise. Cependant, pour les pays pauvres comme le nôtre dont l’économie est fragile, marginalisée, les effets dévastateurs et pervers s’accumulent et augmentent notre souffrance. Les valeurs fondamentales qui étaient au cœur des institutions fondées sur le marché devront être réinstaurées afin d’empêcher l’aggravation d’une situation qui a déjà causé tant de malheurs dans le monde entier. Mesdames et Messieurs, Point n’est besoin de m’attarder d’avantage sur l’urgence d’adopter un nouveau paradigme de coopération et de partenariat internationaux. Le monde a besoin d’institutions crédibles, au service du peuple, avec dignité et dans le respect mutuel. C’est une réaction obligatoire aux bouleversements à l’échelle planétaire dont nous subissons tous, riches et pauvres, les contrecoups causés par les changements climatiques, la crise énergétique, le crime organisé (le trafic illicite de stupéfiants et d’armes à Mesdames et Messieurs, Les capacités de production et les réformes institutionnelles dont mon pays a besoin pour atteindre une croissance durable et un développement économique exigent des investissements importants qui ne peuvent plus souffrir d’être gaspillés, comme ils le furent par le passé. C’est la raison pour laquelle, mon gouvernement s’engage résolument dans un processus de changement pour notre pays et nous savons où sont nos responsabilités. Il y aura résistance au changement car le chaos et l’instabilité profitent à certains. Cependant, le président Préval et moi sommes engagés à une refonte des lois et de la fonction publique dans le cadre de la justice et nous avons déjà pris des mesures à cet égard. Nous avons passé des instructions pour restreindre toutes les dépenses excessives de l’État et avons augmenté les recettes fiscales; nous sommes en train de renforcer les institutions pour une gestion transparente et efficace des fonds disponibles d’origine interne et externe; nous travaillons avec ardeur pour respecter les recommandations de l’initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE), prévoyant l’allègement de la dette d’ici à juin 2009; nous avons augmenté de façon significative le rendement des entreprises de l’État afin de les ouvrir à la modernisation; nous avons amélioré la capacité d’absorption des ressources externes tout en établissant les mécanismes nécessaires à une bonne coordination et les exigences d’une gouvernance plus responsable; nous mettons en place à l’intention du secteur public des pratiques meilleures destinées à sortir notre pays de cet absurde carcan de pauvreté et de privations. Des efforts constants sont également consentis pour encourager la participation citoyenne et démocratique. L’Exécutif s’est engagé à construire un compromis intelligent et à définir les responsabilités mutuelles de tous les secteurs: le Parlement (nous aurons à la fin de cette semaine des élections partielles pour le renouvellement du tiers du Sénat), le secteur privé des affaires, les Organisations non gouvernementales (ONG) et la société civile en général. Ce processus devra être soutenu ainsi que l’application de la loi, de manière à protéger et renforcer nos acquis, grâce à la présence de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), en matière de sécurité et de stabilité. En même temps, nous convenons qu’Haïti ne peut pas continuer à demander constamment l’aide des bailleurs internationaux. Nous en assumons douloureusement le paradoxe et sommes conscients que nous ne pouvons pas encore nous émanciper du degré d’assistance étrangère dont nous avons besoin pour atteindre nos objectifs de développement, conformément aux Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et combattre la pauvreté selon les termes du Document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (DSNCRP). Cependant, nous sortirons de cette position inconfortable en utilisant les fonds d’assistance équitablement et en rendant compte au peuple et aux bailleurs. Mesdames et Messieurs, comme je vous l’ai déjà dit, le moment est venu. Nous avons les mêmes objectifs et sommes tenus de faire route ensemble. À ce stade, nous accueillons la diversité des acteurs dans le contexte de l’aide. Mais, en dépit des intentions les meilleures, des partenariats stratégiques, de la solidarité exprimée à travers les actions positives des organisations communautaires, des démarches de la société civile, rien ne peut remplacer le contrôle de l’État. Les politiques gouvernementales sont essentielles pour lutter contre la corruption et la pauvreté chronique et pour établir une gouvernance efficace et transparente. C’est là l’objectif de mon gouvernement. En réponse aux promesses que vous ferez en ce jour, c’est la promesse que moi, je vous fais à cette Conférence des bailleurs. Je suis venue avec la fierté et les rêves d’une nation dont la contribution à la lutte universelle pour la liberté et la justice a garanti à son peuple une place d’honneur dans l’histoire. Je souhaite emporter avec moi les engagements et l’espoir auxquels nous aspirons dans notre quête pour un développement et une démocratie durables. Merci.Le PM Michèle Pierre-Louis visitant le centre de tabulation des votes à la Sonapi, Parc Industriel (Robenson)Banque interaméricaine de développement (BID). Un remerciement particulier s’adresse à la secrétaire d’Etat, madame Hillary Clinton, pour l’intérêt qu’elle a toujours porté à Haïti, à la ministre canadienne de la Coopération, l’Honorable madame Oda qui, au nom du gouvernement canadien, accorde aussi une attention spéciale à Haïti, au Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon et au président Bill Clinton pour leur support continu et pour avoir insisté que Haïti soit au centre des discussions. Je remercie aussi le G10 et les institutions financières représentées en Haïti qui ont travaillé ces derniers mois avec les ministres des Finances et de la Planification de mon gouvernement et les membres de leurs ministères, afin que nous puissions être ici aujourd’hui pour participer aux débats et nous engager pour le présent et le futur d’Haïti. Oui, nous sommes aujourd’hui ici pour discuter du présent et du futur de mon pays, Haïti, et je viens avec un sentiment d’urgence. Avec aussi le sentiment que tout est possible si, ensemble, nous parvenons à saisir les opportunités qui s’offrent à nous pour le mieux-être de notre cher pays. A tous nos distingués visiteurs qui, au cours des que j’occupe aujourd’hui, j’ai le devoir moral d’essayer de faire encore plus. La Conférence des bailleurs, que je perçois comme étant le prélude à une nouvelle collaboration et un partenariat constructif, ouvre des opportunités pour des résultats concrets. Vos promesses et vos engagements continus dans les mois et les années à venir constituent non seulement une réponse à nos besoins les plus pressants, mais contribuent aussi à mieux organiser et structurer nos capacités de développement dans le futur. En tout premier lieu, nos besoins les plus pressants concernent la sauvegarde de la stabilité sociale. Les quartiers défavorisés dans les grandes villes, en particulier notre capitale Port-au-Prince, sont surpeuplés de jeunes des deux sexes sans emploi, dont le futur paraît absolument sombre. Ils attendent impatiemment des signes d’espoir et sont à la limite du désespoir. Nous sommes sur un terrain très fragile. Si nous n’entreprenons aucune action, les conséquences seront catastrophiques. L’explosion démographique qualifiée de «tsunami de la jeunesse » par le professeur Collier est une menace réelle à la stabilité. Partenaires et Amis d’Haïti, mais en tant qu’acteurs économiques qui trouveront dignité et reconnaissance dans leur travail et leur rôle au sein de la société. Comme vous pouvez le constater, Mesdames et Messieurs, nous sommes ici avec un plan et des objectifs feu) et la migration de masse. Mon engagement personnel et les années d’expérience que j’ai acquises dans les entreprises associatives me permettent de croire que les personnes de bonne volonté ont la capacité d’influencer positivement les vies de milliers de gens. Dans la fonction Je voudrais tout d’abord remercier tous ceux et toutes celles qui ont rendu possible cette Conférence. Des remerciements spéciaux s’adressent au président Moreno, qui a accepté de présider la Conférence, qui en a soutenu l’importance et mobilisé les efforts du personnel de la

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Page 14 Mercredi 22 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 13 LES JEUXLes Sports avec Mario Bareau informations avec Laury Faustincon Lucianiavec Villette Hertelou Mardi avec Bernard EtheartLun. & Mer. : L’heure classique Jeu. & Dim. : Jazz at Ten Judy Carmichael reçoit ses invités9h00 10h305h 30 pm journal créole avec Louini Fontal animation James Prédvil74 bis Rue Capois, Port-au-Prince, Haïti Tél.: (509) 2221-8596 / 2221-8567 / 2221-8568 / 2221-0204 Fax: (509) 2221-1323 E-mail: melodiefm@hotmail.com / URLL www.haitienmarche.com Librairy of congres # 1SSN 1064-3896www.melodiefmhaiti.com Mélodie & CompanyDéveloppement durable ans plus tard, leur organisation s’est renforcée. Elles organisent des foires commerciales pour les femmes entrepreneurs, mettent en place des programmes d’éducation civique pour les femmes et leur apprennent leurs droits. Elles soutiennent les femmes journalistes et renforcent des réseaux de femmes dans les différentes régions. Ces femmes haïtiennes nous rappellent la résistance de la population d’Haïti, mais aussi que nous ne pourrons jamais réaliser de véritables progrès sans toucher les valeurs profondes de la société haïtienne. Quand je pense à la réussite des Haïtiano-américains qui occupent des positions au sein du gouvernement américain et dans les conseils municipaux, ceux qui se trouvent dans nos hôpitaux comme médecins ou infirmiers, de New York jusqu’en Floride, des hommes d’affaires qui dirigent des entreprises très créatives, il n’y a aucune raison pour que la situation soit différente en Haïti. Le talent est universel; l’occasion ne l’est pas. Et il est de notre devoir à travers cette conférence des bailleurs d’offrir des opportunités aux Haïtiens et de leur envoyer un message sur le pouvoir d’une bonne collaboration. Chaque nation pauvre, qui a eu à travailler dur pour avoir sa place dans l’économie mondiale est à la recherche de ce que nous pourrons accomplir ensemble. Je suis confiante que nous ne ferons pas seulement des grandes promesses ici, mais nous les combinerons avec nos efforts continus et notre coordination et que nous prouverons à nous mêmes aussi bien qu’au peuple haïtien et même plus loin que nous pouvons, en travaillant ensemble, faire la différence. Merci à vous tous!Propos de la Secrétaire d’Etat Hillary Rodham Clinton(... suite de la page 12) Haïti est ouverte aux affaires « Haïti est ouverte aux affaires. Notre pays s’engage, au plus haut niveau, à créer les meilleures conditions pour y favoriser l’investissement. La création d’emploi est notre priorité… », a déclaré Michèle PierreLouis le 13 avril à New York. Présenter aux décideurs les plus influents du secteur textile américain les opportunités aujourd’hui offertes par Haïti, tel était, selon une note du Bureau de communication de la Primature, le challenge que relevaient côte à côte, le Premier Ministre, le Ministre de l’Economie et des Finances, des représentants du secteur privé haïtien et le Sénateur américain Charles Rangel, réunis à New-York le lundi 13 avril, à l’initiative de la Commission Présidentielle pour la mise en œuvre de la loi HOPE. « Haïti est ouverte aux affaires. Notre pays s’engage, au plus haut niveau, à créer les meilleures conditions pour favoriser l’investissement. La création d’emploi est notre priorité… » a déclaré Michèle PierreLouis à l’ouverture du séminaire de présentation organisé par le CTMO-HOPE à New-York pour une cinquantaine de participants, parmi lesquels les plus grosses entreprises du secteur textile américain. « Haïti pourrait représenter 5 % du marché américain, et peut devenir un véritable compétiteur sur le marché international » a indiqué Mme Pierre-Louis qui a rappelé que le Gouvernement s’est conformé aux exigences de HOPE II, notamment avec la création de la Commission Tripartite, mais également dans les domaines sociaux, de formation et de facilitation des formalités de douanes, par exemple avec le système de visa électronique Elvis. Elle a également évoqué les deux projets de nouvelles zones industrielles, l’importance de l’effort du gouvernement dans des domaines considérés comme cruciaux pour l’investissement : la fourniture d’électricité, l’amélioration du système légal et l’objectif de sécurité et de stabilité. « Le succès vous attend à 2 heures des Etats-Unis. Malgré la crise mondiale, les étoiles doivent briller pour Haïti », avant de passer la parole à Charles Rangel, Député et Président de la Commission Voies et Moyens au Congrès américain qui a largement contribué à l’adoption de la loi HOPE. Haïti est un pays qui a une histoire et qui a un avenir. «Il n’y a pas beaucoup de pays qui méritent autant de réussir qu’Haïti, et ma conviction profonde c’est qu’il faut encourager ses potentiels, aussi bien dans l’industrie légère que dans le tourisme » a expliqué cet ami d’Haïti devant ses compatriotes. Georges B. Sassine, animateur de ce séminaire et professionnel du secteur, a ensuite présenté très concrètement et dans le détail, les avantages et opportunités offerts par la loi HOPE II. 11,000 emplois, indique-t-il, ont déjà été créés, le plus souvent par des entreprises coréennes venant de la République Dominicaine. Haïti est le seul pays à offrir de tels attraits vis-à-vis du marché américain, nous ne mettons pas encore à profit plus de 10 % des avantages offerts.

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Mercredi 22 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 13 Page 15Ti Gout Pa Ti Gout ak Jan Mapou B"S PREVOMezanmi, jodi-a mwen vin rakonte nou istwa youn nonm nou ka petèt tande koze sou li, men nou ka pa konnen-l byen. Men kòm s’oun nèg mwen te konn trè byen, mwen vin pataje istwa li ak nou. Fè-m konfyans, tou sa m’pral di nou laa se verite, nou gen dwa al pran ransèyman, al mande mounn ki te konnen-l pase-m. Gen anpil mounn ki te konnen m’sye, kidonk si m’manti y’a di nou. Non li se bòs Prevo. Bòs Prevo te rete Avni Maglwa Anbwaz, Bapedchoz, ant kafou pon Diran-an ak Kafou Fèy, kote nou wè ti pye choublak-la. Kay-la, youn diplèks , te separe an de . Lòt pati-a se Bòs Antwàn, youn kwafè, ki te rete la. Se te youn ti kay antòl ki t’ap plede pèdi fèy tòl chak kou gwo van pase. Li te fin pèdi koulè tou, pòdyab. Poto ki te soutni l’ yo, tèlman te bouke kenbe kay sa-a, yo te kòmanse ap tòde kò yo, nan pwen mwayen ditou pou yo te ret ogadavou ankò. Epi, chak kou Bwatchenn desann, l’al rann oun ti vizit. Bwatchenn pa nan rans nou konn sa byen, lè l’pase li ranmase, charye, bwote, pote ale. Wipip! Mezanmi, sa-a se twòkèt-la, chay-la dèyè. Bòs Prevo se tayè. Li gen oun ti demele nan chanm devan an. Lè w’ap pase, ou gendwa wè-l sou machin Senjè li, l’ap pedale. Bòs Prevo travay di, men li pa fè lajan. Tayè pa ka viv ak pèpè k’ap rantre sòt lòtbò dlo. Epi si w’ap koud pou kredi, ou pa nan biznis mon cher ami . Ayisyen pa gen pawòl, y’ap fè kredi, yo refize peye. Bòs Prevo pa ka touche. Li pa fè lajan, epitou, senk timounn, youn madanm, ak youn bòn nan youn de pyès kay, sa se twòp. Vin wè ankò, madanm-li pa p’travay, timounn yo manje anpil ou konn timounn, y’ap grandi, ti zo yo wòwòt, fò yo manje anpil pou yo ka pwofite m’pa bezwen di nou nan ki ka Bòs Prevo ye. Gen lwaye pou peye. Gen lekòl pou peye. Aa! Bòs Prevo nan ka. Koumanman! Se lamizè tou pi ki anvayi kay sa-a. Lamizè nou wè la-a, adye! Lamizè s’oun plant, mezanmi, ki fasil pou leve wi, li pa gen pwoblèm, li donnen nan tout sezon. Bòs Prevo nan traka, vwazinay okouran. Ou konn lakay, mounn wè, yo tande, yo fè jouda, yo pale. Lamèsi ti bòn lan pa konn sere koze. Se nan kay la li ye, manmzèl tande, li wè tou sa k’ap pase. L’ap mete zafè mounn yo deyò. Non sèlman sa ankò, mounn lan katye-a konn wè ti Nènè, pitit Bòs Prevo-a, yo konn wè-l ak semèl soulye-l leve; l’ap ranmase pousyè nan lari-a flakatap flakatap flakatap. Koumatiboulout! Youn jou mwen t’al fè tèt mwen kay Bòs Antwàn, ki abite kole-kole ak Bòs Prevo-a. Se youn de ti pyès kay tou, chanm devan an, se la kwafè-a te ye. Chanm dèyè-a, se la Bòs Antwàn te rete. Li te abite pou kont li, li pa t’gen madanm. Kay Bòs Antwàn pa gen pàn kwafè. Gen twa kwafè ki toujou la anpèmanans k’ap koupe cheve, epi sou galri devan-an, toujou gen kliyan ak chomè ki la k’ap jwe domino. Fò m’di nou, Bòs Antwàn se bon kwafè, li konn koupe cheve byen, wi, li bay bèl koup cheve. Kidonk, youn jou pandan mwen t’ap fè cheve-m, mwen wè youn machann chabon devan baryè kay Bòs Prevoa. Yo fè-m konnen se toulejou yo wè, swa youn machann lèt ki vin touche oun lajan li pa janm ka touche, osnon youn machann chabon k’ape fè eskandal, k’ape fè youn lòbèy pou oun kapay yo dwe-l. Ou konnen, teledyòl-la ap fonksyone. Gen flannè sou galri kwafè-a ki pa p’fè anyen, se chomè yo ye, yo la tout lasent jounen, yo wè, yo konnen tout sa k’ap pase. Devenn pou machann chabon-an, Madan Prevo pa te la lè sa-a, se li ki pratik-la, machann chabon-an jwenn ak Bòs Prevo, se sa l’bliye li pa di-l. Mesye jwèt domino yo tande-l, men yo fè kòmsi yo pa tande, yo fin abitye ak machann chabon an. Lò l’fin joure kont joure-l, li bat bourik li l’ale. Kijan Bòs Prevo degaje-l pou l’viv? Aa, sa-a s’oun kesyon ki twòp pou mwen. Yo di Bòs Prevo jwe bòlèt pou l’kapab peye dèt, men dapre sa m’tande, li pèdi toulejou, epi li ka genyen youn sèl fwa lan ane-a. M’sye toujou gen youn liv bò kot machin Senjè-a, youn tyala. Se tyala sa-a ki labib li, kòmsi m’ta di-w, lavni li, siksè li, solisyon pwoblèm li, tout se nan tyala-a yo ye. Adye wi Dan! Bòs Prevo s’oun pèdan. Sa ki pi rèd li bwè. Ou wè biva, se pa anyen, li bwè pase woulo papye ijyenik ou tranpe lan dlo: li bwè kleren, bwa kochon, lanni tranpe, asowosi, se pa vini-w ki pou sove-w. Tafya san lè touye-l. Wipip! Koumanman! Kòm bagay yo pa ka mache nan kay la, Madan Prevo limenm, li jwenn youn solisyon. Lan monte desann, lan rale mennen vini, sitou lè l’al tann rad nan lakou-a, si l’wè bòs Antwàn ap gade, enben li fè espre, li bese oun jan… ou jan dwòl, pou l’ranmase rad lan bokit-la pou l’pann sou liyn lan, epi li pwofite montre etalaj patisri-a. Lè konsa dlo konn vin lan bouch Bòs Antwàn, paske, a… a… a! madan Prevo se youn bèl grenn nègès epi li gen bèl devire. Kidonk, youn jou, sa k’pou te rive-a rive. M’pa bezwen di nou plis pase sa, nou konprann. Youn jou mennen youn lòt jou…Mennen youn lòt jou…Mennen youn lòt jou…Adye!!! Nan ti pyès chanm dèyè-a, se la banbilay-la te konn fèt. Anvan Bòs Antwàn resevwa Madan Prevo, li monte volim radyo-a pou mounn devan yo pa tande kantite kann madanm lan ap manje. Lè konsa Bòs Antwàn fè lòt kwafè yo konnen l’a pral fè youn ti repoze kò-a, pou pèsonn pa deranje-l. Radyo ap jwe fò, kwafè toujou gen odyans y’ap bay, kliyan ap jwe domino, frape bout zo byen fò, mounn ap ri, pale fè eskandal, enben pèsonn mounn pa ka tande bwi k’ap sòti nan lòt chanm lan. Woy! Bòs Antwàn ak madan Prevo ap mete nan kò yo! Se konsa sa te konn pase. Chak kou Madan Prevo bezwen lajan prete, enben Bòs Antwàn te konn fè-l pase pa lantouray. S’oun bon gason Bòs Antwàn ye, li pa mande renmèt, li bay lajan san gad dèyè, paske Madan Prevo konn ba-l mòso gato nan patisri l’ a detanzantan: ti tat-a-loranj, tat-de-Vyèn, ti dous lèt, ata nannan kokoye li konn ba li pou l’sèten Bòs Antwàn satisfè. Se konsa sa te ye. Mezanmi nou pa mande-m koze, se mwen k’ap di nou, enben, Bòs Prevo pa ret viv lontan, tafya pote-l ale. Ou konnen, pale anpil ap fèt, gen mounn ki di konsa se madanm li k’touyel. Antouka, youn lòt nouvèl tonbe nan katye-a kou youn bonm. De twa jou pa pase, sa k’rive: Bòs Antwàn ofisyèlman vin plase avèk Madan Prevo. Tout mounn se: Wipip! Koumanman! Koumatiboulout! Kiki Wainwright Koukouy Miyami fkwainwright@bellsouth.net · Istwakout sa-a pral soti nan youn liv istwa kout kouzen Kiki ap prepare.* * * * * JOUNEN ENTÈNASYONAL DANS : SOUKE K"-N ATIS AYISYENChak mwa nan youn lane pote benediksyon pa-l. Gen dat, gen jou ki la pou raple limanite enpòtans lavi-a sou tè-a osnon konsekans lanmò sou lavi nou. Chak evennman sa yo gen siyifikasyon pa yo. Si li pa louvri je nou sou youn evennman enpòtan, li pote youn mesaj ki fè nou sonje wòl nou sou tè-a. Wòl nou an kominote n’ap viv la. Pa ekzanp, mwa mas ki sot pase la-a chaje ak evennman senbolik. Twa ladan yo: se Jounen Entènasyonal Fanm. Jounen Entènasyonal Teyat. Fèt Feliks Moriso Lewa… S’ oun mwa ki te dwe chaje ak aktivite sosyal pou onore medam yo. Malerezman jounen jodi-a, se kòmkidire tout aktivite sosyal bloke, tout atis anvakans. Mwa avril tou s’oun bon mwa, espesyalman pou atis yo ak ekriven yo. Se mwa pwezi, se mwa dans. 29 avril k’ap vin la-a se Jounen Entènasyonal Dans. Nan sikonstans sa-a kit se dans, pwezi, mizik, osnon teyat…se fèt yo tout. Chak ane pou jou sa-a, sou lobedyans UNESCO, gen youn pèsonalite ki toujou fè youn deklarasyon, voye youn mesaj bay tout atis, tout enterese atravè lemonn antye. Pou Jounen Entènasyonal Dans lan ane sa-a, se Akram Khan ki voye mesaj-la. Msye di jounen sa-a s’oun jounen espesyal, s’oun jounen li dedye nan youn sèl lanng nou tout pale-a, lanng zansèt nou yo, lanng mannan-n ak papa-n, lanng ki soti anndan kò-n ak anndan nannan-n nan. Jounen sa-a nou dedye li bay tout lespri yo, zansèt nou yo ki toujou la pou ede nou, pou enspire nou. Li dedye-l tou pou chak chante ki woule glise sou santiman chak moùn pou ba fòs ak kouraj pou chikin kò yo nan lavi-a. Pou tout timoùn ki vle bouje tankou youn vedèt ak tout manman k’ap ankouraje yo, pou tout moùn kèlkeswa kwayans li, koulè li, kilti li ki transfòme rèv an aksyon, jounen sa-a se pou yo; li dedye-l pou tout dansè tout fòm dans ki gen pouvwa pou esprime, transfòme, inifye epi mete lajwa nan kè moùn Nou ta vle mete youn ti diplis sou sa Akram di-a pou nou swete tout dansè ayisyen nou yo, kit se dans fòlklorik, osnon modèn ki pale ak nou ak espresyon koporèl yo: Bòn Fèt. Se vre, nou gen anpil travay pou nou fè nan domèn dans ayisyen-an. Dans foklorik ayisyen-an andekadans. Li an agoni. Espesyalman nan dyaspora-a. Nou pa gen elèv. Nou pa gen pwofesè . Timoùn ki enterese yo manke apresye eleman enpòtan sa yo ki genyen nan dans fòlklorik nou yo pou yo aprann istwa peyi yo; kilti yo. Youn lòt bagay tou, anpil nan nou, akoz kwayans nou, mete nan tèt nou dans ayisyen yo se dans dyab paske majorite nan rit yo soti nan vodou … An nou gade byen, majorite nan dans nou ye se dans nou eritye nan galata kilti zansèt nou yo ki te Afriken kolon yo te bwote vin travay nan peyi-a. Chak grenn tribi afriken sa yo te gen lanng yo, mizik yo, chante yo, dans yo, kilti yo. Pa vre? Relijyon vodou-a ki nan epòk-la te sèl sipò espirityèl zansèt nou yo pou ede yo sipòte soufrans, mizè ak tribilasyon yo itilize rit sa-a yo nan seremoni li, pou l’te idantifye tribi sa-a ak espri yo, ak kwayans yo. Lè youn gwoup foklorik danse youn yanvalou, youn kongo, youn nago, youn dahomen, se menmjan-an tou l’al nan sakpay kiltirèl tribi sa yo pou li ranmase tout zagribay kiltirèl sa yo epi mete pikliz ak epis pou esprime bèlte ak richeès kilti ayisyen-an. Kote kozman Dyab-la soti laa? Lè youn gwoup folklorik ap entèprete youn dans Afranchi ki imitasyon dans ti milat yo nan Sendomenng, se dyab tiblan yo y’ap rele sou sèn nan? An nou pran youn atispent k’ap penn lanati epi li mete sou tablo-a tèt youn ti zany ak de zèl k’ap dodomeya nan youn lafimen… Alòs kisa ki fè nou pè-a? Zany lan osnon tèt san kò-a ? kèlkeswa sa ki fè nou pè-a, si nou pè toutbonvre, nou se youn bann kò san tèt . Nou pa reflechi. Nou refize konprann se ayisyen nou yo, natif natal, ayisyen ti zòrèy pitit pitit pitit Gawou Ginou ki soti nan zantray Lafrik. Gade byen, depi nou kwaze ak youn Arab nou rekonèt li… Tiban-l nan tèt li. Depi li midi, li plake jenou tè pou l’lapriyè. Menm bagay pou juif la. Endyen yo menm, menmman-parèyman… Alòs poukirezon pou youn dans, eritay zansèt nou yo ap fè nou pè... Nou di se dans dyab, se dans vodou, nou rejete… Djazz des Jeunes te vin popilè opwen li te rantre nan santiman pèpla se paske li te itilize rit folklorik yo Septan se sou rit folklorik yo li mare tout gwo repitasyon sa-a li genyen-an eki kenbel vivan fre kon tomat apre 60 lane.… Alòs kisa ki lougawou nan dans ayisyen yo?…Nou fè timounn pè frekante aktivite kiltirèl peyi yo ak vye konsepsyon zòt kò san tèt yo mete nan zòrèy nou…Mete nan tèt nou. Youn lòt fenomèn ankò nan dans folklorik nou yo. Majorite dansè nou yo se fi. Se kòmkidire, gason pa ladann. Nou enmède yo, nou rele yo SISI senpman paske y’ap esprime yo nan youn kilti ki pa nou, ki kinan nou. Lè n’al nan aktivite zòt ap fè, gade non, nou kontan, nou leve kanpe pou n’bat bravo. Reyaksyon sa-a ap detui tout gwo potansyèl atistik kay ti mesye yo. Si an Ayiti gen kèk grenn gason ki danse; nan dyaspora-a ou ka konte yo sou kèk dwèt nan youn men. Epitou majorite nan yo se ansyen dansè an Ayiti ki émigre pa bò risit. Men youn lòt atitid Kò san Tèt nou dwe elimine lakay nou nan 21èm syèk-la. Pou Jounen Entènasyonal Dans lan nou mande pou minis lakilti Ayiti-a pran dispozisyon ankouraje dans nou yo. Ankouraje Dans folklorik osnon modèn nan lekòl yo. Rantre li nan nivo inivèsitè tankou yo fè sa nan peyi Jamayik, Trinidad ak nan lòt zile yo. Refè repitasyon dans nou yo pou sèten Pastè sispann ap preche kont chante, ak rit fòlklorik ayisyen yo. Fòlklò se fòlklò. Relijyon se relijyon. Si yo gen pwoblèm ak relijyon vodou-a, li ta bon pou y’al kontre kòn yo ak gangan yo, ak manbo yo…Men kite kilti pèp la trankil. Nou mande paran yo pou pa toufe enspirasyon atistik k’ap timoùn yo. Kite yo esprime yo. Kite yo chante si yo vle chante, kite yo danse si yo vle aprann danse. Kite yo jwe enstriman mizik si yo renmen flit, gita, pyano osnon tanbou. Epoukipa? Pou jounen entènasyonal dans lan.. an nou pran konsyans epi tanpri msye Minis Lakilti fè travay ou! Mete gason sou ou! Jan Mapou mapoujan@bellsouth.net* * * * * 10-ÈM ANNIVERSAIRE FEDERATION DES ANCIENS DU COLLEGE REGINA – CAP-HAITIENDans un esprit de Solidarité et de support à l’Excellence, la Fédération des Anciens du Collège Regina du Cap-Haitien vous invite à une double célébration au Sunrise Civic Center, le Samedi 25 Avril 2009 A partir de 9:00PM Fédération des Anciens de Regina 10 ans et le Grand Orchestre Septentrional 60 ans, deux solides Fondations qui se donnent rendez-vous au Carrefour de L’Education, de l’Art, de la Culture et du Bon Goût; dans l’enveloppe d’un mémorable Diner Dansant. En foule et élégance au Sunrise Civic Center Samedi 25 Avril 2009 9:00 précises Pour plus de détails, contactez les numéros suivants 305-300-1352/ 954 559-7357 / 561632-7493 / 954-616-1343* * * * * OASIS II Youn Lòt Fim Siyen Reginald Lubinpare pou fè Grande Première nan Gusman Cultural Performing Arts Center 174 E. Flagler St Dimanch 3 Me 2009 depi 5:00PM. Mizik tou nèf ak: Reginal Policard, Joel Widmaer, Ginou Oriol, Jean Caze, Ken Watters, Richard Barbot, XTAZZ Rele 754-273-2772 pou plis enfòmasyon. N’ap jwenn kat nan Libreri Mapou $25.00* * * * *FLORIDA MEMORIAL UNIVERSITY AK THE HAITIAN AMERICAN SCHOLARSHIP FUNDFlorida Memorial University ak The Haitian Scholarship Fund bay lebra pou selebre <> youn aktivite ki pral penmèt youn gwoup jenn etidyan ayisyen jweNn bous-detid pou yo kontinye etid yo. Aktivite sa-a ap fèt nan Florida Memorial UniversIty ki nan 15800 NW 42nd Avenue, Samedi 25 Avril, 2009 depi 9:30 rive 11:30 nan maten. Kontakte Justin Manuel osnon Jorane nan 305-893-4500

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Page 16 Mercredi 22 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 13SENATORIALES 19 AVRIL Haïti en MarchePort-au-Prince 100 Avenue Lamartinière (Bois Verna) Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323 Miami 173 NW 94th Street, Miami, Florida 33150 Tel. 305 754-0705 / 754-7543 • Fax 305 756-0979 New York (914 358-7559) Boston (508 941-6897) Montréal (514 337-1286) email : melodiefm@hotmail.com haiti-en-marche@hughes.net URL : www.haitienmarche.com Library of Congress # ISSN 1064 3896 Printed by Southeast Offset : (305) 623-7788 La BID annonce l’augmentation de ses donsHPN, 13 avril 2009 En marge de la conférence des Bailleurs à Washington, la Banque interaméricaine de développement (BID) annonce qu’elle doublera le volume de ses dons à Haïti à 100 millions de dollars. Le mardi 14 avril, poursuit le communiqué, le gouvernement haïtien présentera un plan de redressement économique à l’occasion de la conférence de bailleurs de fonds qui aura lieu à la Banque interaméricaine de développement (BID) à Washington, L’objectif est de concentrer l’aide de la communauté internationale dans des domaines clés de ce programme qui cherche à créer des dizaines de milliers d’emplois au cours des deux prochaines années. La BID se dit prête à aider Haïti dans ce moment décisif. Son vaste portefeuille d’opérations reflète quelques unes des principales priorités haïtiennes : la réhabilitation du système de transports, l’expansion de l’accès aux services publics de base, l’augmentation de la production agricole et le renforcement des finances publiques et des agences gouvernementales. JJ/HPNSénatoriales sans chaleur à travers le pays: vote saboté à Mirebalais et dans plusieurs localités du départementPort-au-Prince, le 19 avril 2009 – (AHP)5 heures après l’ouverture des bureaux de votes pour le renouvellement de 12 postes de sénateurs, le processus de vote est terne à appelé à boycotter, en raison de l’exclusion de ses candidats par les autorités politiques et électorales. Et si la tendance du vote se maintient, géographiques du pays. Mais la situation a dégénéré dans le Plateau central. Des actes répréhensibles attribués aux candidats et partisans des partis pro-gouvernementaux la Fusion, Grégory Chevry. La sénateure Edmonde Supplice Beauzile a une nouvelle fois fait état de menaces de mort contre sa personne, mais a refusé d’abandonner les membres de son parti à Mirebalais, après que des membres de la MINUSTAH soient venus la chercher. Elle a fait savoir que son parti réclame l’annulation des élections dans le département du Centre. AHP UCADE et Lespwa dans pluseurs villes de ce département, notamment, Mirebalais, Sarrazin, Maïssade et Boucan Carré, ont fait avorter les élections. Des membres de bureaux de vote ont été brutalisés, des rafales d’armes tirées, et le matériel électoral emporté. Ce qui a provoqué une manifestation appelée par le candidat de le taux de participation devrait être très bas. Même Cité Soleil qui compte un candidat issu de sa matrice, John Joël Joseph (l’Espoir), fait preuve d’une grande timidité. Mais, dans l’entourage du conseil électoral provisoire, on affirme compter sur un certain engouement après la fin des offices religieux. Même constatation de timidité du travers le pays, alors que des violences ont provoqué la rupture du vote à Mirebalais et dans d’autres localités du département du Centre. Les bureaux sont pratiquement vides à travers la capitale. Dans certains cas, seul le personnel électoral, les mandataires des partis politiques et les agents de sécurité sont présents. Des petits groupes de citoyens rassemblés au coin des rues ont fait part de leur indifférence à ces élections que l’organisation politique Fami Lavalas avait vote dans la plupart des 9 autres départements EcoutezMélodie Matinavec Marcus Liste des candidats aux sénatoriales du 19 avril; Les rues vides pendant toute la journée des élections (photos Robenson)