Citation
Haïti en marche

Material Information

Title:
Haïti en marche
Place of Publication:
Miami Fla
Publisher:
s.n.
Publication Date:
Copyright Date:
2005
Frequency:
Weekly
regular
Language:
French
Physical Description:
v. : ill. ; 45 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
Haitians -- Newspapers -- United States ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.) ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
Spatial Coverage:
United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti

Notes

Language:
In French.
General Note:
Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright Haïti en Marche. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
21271733 ( OCLC )
sn 92061416 ( LCCN )
1064-3869 ( ISSN )

Downloads

This item has the following downloads:


Full Text




















SOMMET DES BAILLEURS


Comment faire plus avec moins !


PORT-AU-PRINCE, 4 Avril En un mot,
l'Etat haitien va le 14 avril prochain a Washington
chercher de l'argent.
Malgr6 tous les efforts de style qui auront
6td faits dans la presentation du projet, comme disait
l'autre : it's only the money !
Motif?


Toute la politique de < stabilisation > mende
depuis 2004 par l'Etat haitien et la communaut6
international ne peut se justifier que d'une faqon et
non deux : la creation d'emplois.
Aprbs qu'on aura satisfait toutes les
exigences reconciliationn politique, lutte contre la
drogue et la corruption, 6quilibre macro-6conomique,


partenariat secteur public secteur priv6 etc), le
processus vient buter sur le meme 6cueil: comment
cr6er des emplois ?
Le peuple n'a qu'une facon de juger de la
valeur d'une politique, nonobstant le label dont elle
s'enveloppe, et ce sont les jobs.
(BAILLEURS/ p.4)


AUTOUR DE L'ASSASSINAT DE JEAN DOMINIOUE


Mireille Durocher Bertin assassinde le 28 mars 1995


Jean Dominique assassin le 3 avril 2000


PORT-AU-PRINCE, 3
Avril- 9 ans depuis l'assassinat
de Jean Ldopold Dominique et
les coupables courent toujours.
Ce vendredi 3 avril, les
journalistes ont d6fil6 une
nouvelle fois dans la capitale
haitienne pour r6clamerjustice.
Jean Dominique a &te
assassin au sommet de sa
popularity. L'assassin a p6n&tr6
jusque dans la cour de Radio
Haiti Inter pour lui loger
plusieurs balles dans la tate.
Calmement. En sortant, il a tu6
aussi le gardien qui s'6tait
retrouv6 sur son chemin.
Puis pour disparaitre
sans laisser de traces.
Lejoumaliste qui 6tait
sorti indemne des persecutions
de la dictature Duvalier (exil6
pendant 5 ans apres la rafle du


Le Ministre de la Justice Guy Malary abattu en plein jour le 14 octobre 1993
avec ses gardes du corps


28 novembre 1980) devait
tomber sous un pouvoir dont il
6tait proche,jusqu'a en devenir
un ardent d6fenseur.
Oui, les ennemis d'un
pouvoir peuvent chercher a
nuire a celui-ci en tuant un de
ses 6minents supporters.
Mais ou est la
vengeance de CUsar !
Nous sommes en
d6mocratie. Cela s'appelle
justice. Mais a ce jour 6 juges
d'instruction ont d6fil6 sur le
dossier de Jean Dominique.
Et puis, rien!
Ses amis politiques se
sont rdv6l6s impuissants, 1i ooi
ses pires ennemis (la dictature
Duvalier) avaient mis des gants
en l'dloignant mais sans toucher
a un seul de ses cheveux.
(ASSASSINATS/ p. 5)


DROGUE / ECHEC DE LA LUTTE


Haiti : la drogue, connais pas !


PORT-AU-PRINCE, 3 Avril L'un des
casse-tete de l'administration Obama concemant
Haiti, c'est le trafic de drogue.
L'autre plus important c'est bien sfir
immigration ill6gale. Mais malgr6 la hausse sans
pr6c6dent des prix et les 6meutes de la faim d'avril


2008, il n'y a pas eu d'armada sauvage vers les c6tes
de la Floride. Comme ce fut le cas au lendemain du
coup d'6tat militaire de 1991. Le processus de
<< stabilisation >, grice au concours des forces et de la
mission civile onusienne, a du bon.
Aujourd'hui la nouvelle administration


amdricaine semble vouloir se pencher avec autant
de s6rieux que d'humanit6 sur cet aspect du dilemme
haitien.
Par contre, concemant le trafic de drogue,
rien ne semble fonctionner, rien ne l'a &td, on pi6tine
(DROGUE/p. 5)









Page 2


Les Etats-Unis:

Centre-gauche et Progressiste ?


PORT-AU-PRINCE, 2 Avril -
Mine de rien la politique 6trang&re
amdricaine est en train du moins de se
donner une autre image ...
Ce mardi l'administration
Obama a d6cid6 de retoumer au sein
de la Commission des droits de
l'homme de 1'ONU, dont le president
George W. Bush s'6tait retire depuis
2003, l'anne de l'invasionde l'Irak, A
cause des critiques soulevdes par la
decision amricaine d'entrer en guerre
sans l'aval du Conseil de s6curit6 des
Nations Unies.
Ce meme mardi, la Secr6taire


&t6 interpr6t6s par certains
observateurs comme la r6ponse de La
Havane aux initiatives de la nouvelle
administration americaine.
Aussi la dernire sortie du
president v6nezudlien Hugo Chavez,
traitant Obama de < pauvre cr6tin >>, a
requ le meme accueil qu'un cheveu
sur la soupe.
Faut-il consid6rer le cas
entre autres d'Haiti. La Maison
Blanche envoyant un 6missaire
special, le conseiller Patrick Gaspard,
s'entretenir avec le comit6 haitien de
Floride qui venait d'organiser une


Le vice-president Joe Biden (a droite) et des chefs d'Etat sud-americains
lors d'un sommet au Chili


d'Etat Hillary Clinton a lanc6 un appel
A tous les Talibans qui d6cideraient de
renoncer au terrorisme qu'ils seraient
des acteurs de premier plan dans la
reconstruction de l'Afghanistan.
La semaine pr6c6dente, le
vice-pr6sident amdricain Joe Biden
occupait la vedette A une reunion de
chefs d'Etat du continent am6ricain de
centre-gauche en preparation de la
rencontre du G20 qui s'ouvre ce 2 avril
A Londres.
Par cette rencontre qui s'est
tenue A Vina del Mar, prbs de Santiago
(Chili), administration Obama se
reconnait des affinit6s avec les
presidents chilien Michble Bachelet,
brdsilien Lula, argentin Christina
Kirchner etc.
Vina del Mar a &t6 baptis6e
de sommet des gouvernements
< progressistes.
Done le gouvernement des
Etats-Unis se qualifie aujourd'hui de
< progressiste.
De quoi faire avaler son
dentier A George W. Bush et consorts.
Cependant lors de la meme
rencontre, Joe Biden, interrog6 A savoir
si Washington a l'intention de lever
l'embargo contre Cuba, a rdpondu
Non.
Mais pr6cisant aussit6t: Le
president Obama et moi avons
convenu depuis la campagne
6lectorale de marquer une transition
dans la politique des Etats-Unis envers
Cuba. >
Et avant d'ajouter que c'est
au peuple cubain de d6cider de son
avenir.
La Havane n'a encore eu
aucun commentaire.
Cela veut-t-il dire que
Washington n'entreprendra rien qui
puisse 6tre considered comme un
harcdlement du pouvoir de La
Havane ? Comme l'a fait
l'administration pr6cdente ...
Mais quel plus grand mal
pour Cuba que l'embargo am6ricain,
qui vient encore d'etre d6nonc6 par
l'Assembl6e g6ndrale de 1'ONU.
Toutefois la Chambre des
repr6sentants dominde largement par
les D6mocrates a approuv6 une
nouvelle 16gislation facilitant les
relations commerciales avec Cuba
ainsi que les voyages depuis les Etats-
Unis.
D'autre part, les
changements qui viennent d'etre
effectuds A la tete de la diplomatie
cubaine (par le renvoi du chancelier
bien connu Felipe Perez Roque) ont


grande manifestation pour protester
contre la menace de deportation
pesant sur 30.000 sans-papiers
haitiens.
LA aussi du jamais vu de
m6moire de militant pro-r6fugid haitien
ou autre !
Tout comme lorsque le
president Obama recoit le Secr6taire
g6ndral de 1'ONU, Ban Ki-moon, pour
s'entendre avec lui afin de plaider lors
du sommet du G20 la cause des pays
pauvres qui portent un poids injuste
de la crise 6conomique provoqude par
les economies plus puissantes.
Idem la presence remarqude
du vice-pr6sident Joe Biden lors de la
reunion dite des gouvernements
< progressistes >> le week-end dernier
au Chili.
Les Etats-Unis n'ont pas
l'intention de jouer business as usual
lors du sommet de Londres du 2 avril.
Ce n'est pas le G8 ou les 8 economies
les plus puissantes de la planete, mais
c'est le G20, c'est-A-dire comprenant
aussi les pays en d6veloppement
(Chine, Inde, Afrique du Sud etc),
tandis que le president Obama entend
par sa presence que ne soient pas
ignores les pays les plus pauvres.
Ban Ki-moon a &te requ A la
Maison Blanche au lendemain de son
retour d'Haiti. Nous devrions le
prendre en consideration. M6me sans
trop d'illusion.
Mais c'est surtout au Moyen
Orient que se joue la nouvelle
approche diplomatique amdricaine.
Hillary Clinton n'a pas un
jour de repos. L'ancienne rivale de
Obama lors des pr6sidentielles, est
devenue le visage num6ro 2 de son
administration.
Signe des temps. Le porte-
parole du mouvement radical et dur
adversaire de l'Etat h6breu Hamas
f6licitant Mme Clinton qui a d6clard
au cours de sa visite en Israel que
l'existence d'un Etat palestinien est
incontoumable (et pour le bien meme
des Isradliens), ceci A la veille de
l'accession d'un gouvernement
isradlien avec A sa tete un leader de
l'extr6me-droite, Benjamin Netanyahu.
Puis cet autre coup
audacieux: l'envoi par le president
Obama d'une lettre ouverte aux
dirigeants de Teh6ran A l'occasion du
nouvel an iranien.
La reaction de ceux-ci ne fera
que montrer leur embarras. L'ayatollah
en chef r6pondit que Washington
devrait d'abord s'excuser de tous les
(USA/p. 7)


HMercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11

Michdle Pierre-Louis dirige la delegation d'Haiti A la
Conference des bailleurs a Washington
Le Secr6taire g6n6ral de I'ONU, Ban Ki-moon, sera aussi de
la partie
La Conference des bailleurs de fonds d'Haiti aura lieu le 14 Avril dans la
capitale amdricaine et la d6l1gation haitienne sera pr6sid6e par le Premier
Ministre Mme Michble Pierre-Louis. Plusieurs ministres feront partie de la
d6l6gation et on attend encore la note de presse du Gouvemement A ce
sujet. Le but de la rencontre est d'aider A redynamiser l'aide internationale A
Haiti et diffrrents projets seront pr6sent6s sollicitant un financement des
organismes bilat6raux et multilat6raux. On attend A Washington les bailleurs
de fonds traditionnels, de meme que de nouveaux partenaires. On n'esp&re
pas un montant formidable mais que cette conference permettra aux
participants de mieux connaitre les priorit6s d'Haiti. La presence de Ban Ki-
moon revet toute son importance et indique l'intr&&t particulier que le
num6ro 1 de 1'ONU manifeste pour l'amdlioration des conditions de vie en
Haiti.

Ban Ki-Moon va plaider pour davantage d'investissements
en Haiti
30 mars 2009 Le Secr6taire g6ndral de 1'ONU, Ban Ki-moon, va plaider
aupres des donateurs pour qu'ils aillent au-delA de leur assistance
traditionnelle A Haiti et investissent dans l'6conomie du pays, affirme-t-il
dans un point de vue public sur le site web du quotidien amdricain New
York Times.
<< Haiti est A un toumant. C'est le moment pour ce pays parmi les plus
pauvres de s'en sortir >, 6crit M. Ban, qui s'est rendu il y a quelques
semaines dans 'ile des Caraibes avec l'ancien president amdricain Bill
Clinton.
Selon le Secr6taire g6ndral, Haiti a l'opportunit6 de tirer partie d'une
nouvelle 16gislation commerciale amdricaine, HOPE II, qui offre un aces aux
marches am6ricains libre de droits de douane pendant les neuf prochaines
anndes. << Aucun autre pays ne b6ndficie d'un tel avantage >>, estime Ban
Ki-moon. << C'est la base d'un renouveau >>.
Selon lui, Haiti a la chance de pouvoir de consolider les progrbs r6alis6s en
matibre de stability politique avec le soutien de la Mission des Nations
Unies pour la stabilisation en Haiti (MINUSTAH) et d'avancer vers un
veritable d6veloppement 6conomique cr6ateur d'emplois.
Le Secr6taire g6ndral ajoute qu'il plaidera pour des investissements en Haiti
lors d'une conference de donateurs le mois prochain A Washington.
Paul Collier, un 6conomiste de l'universit6 d'Oxford et conseiller special de
M. Ban sur Haiti, a aid6 le gouvemement haitien A d6finir une strat6gie pour
crder des emplois dans les secteurs traditionnellement forts que sont le
textile et la production agricole.
Le plan appelle A une baisse des taxes portuaires (parmi les plus 6lev6es des
Caraibes) et A une extension des zones d'exportation afin qu'une nouvelle
g6ndration d'entreprises du textile puissent g6ndrer des economies
d'6chelle et abaisser les cofits de production.


"Copyrighted Material

Syndicated Content
Available from Commercial News Providers"


Les d6put6s approuvent le projet de budget rectificatif 2008
- 09
Le projet de loi de finance a requ un vote favorable A la Chambre des
d6put6s le jeudi 2 avril. Les d6put6s ont approuv6 le rapport de la
commission recommandant l'adoption du projet de budget rectificatif 2008 /
2009. Ratifi6 par la chambre basse, le projet de budget doit ensuite 6tre
analyst par le s6nat de la rdpublique.
La Chambre souhaite maintenant que le gouvemement pr6sente A temps la
loi de finance 2009-2010 et menace meme d'interpeller les membres du
gouvernement si la loi de finance n'est pas d6pos6e enjuin 2009 au plus
tard.
L'actuel budget a 6td soumis au parlement avec plus de 6 mois de retard.

Helen Clark nomm6e A la tkte du PNUD
(EN BREF /p. 14)


-...j









Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Mnrche Vnl XXIIIT N 11


I L'ACTUALITE EN MARCHE


An m'-md


* .... -

0 *- 4 m --. -
- a -


Se .


- .


- m &
*** *** *


*_


*- -
e -..... - -- p*
Oa* e e -
e) - -^~~~~~~~~~~~~~~~~~~


42 --n- -e


w- 0--


- --- - --


-
***na* 4


.- __ 0 .* -._ ** .
.-* -* 0



S"Copyrighted Material


1 Syndicated Content ___

Available from Commercial News Providers"


quo am q.*40
.-- 0
saw was am *


,s- _


-
L


)

-
*,P


-I a -t
- -.
- * 0 e....
-41w
C- .- .l w
- 0 -

S .r S -
-
- .I .


0


E ~~qv~uqy due cm~ um~vv~v


~aw ~r h I rasr~.sw


" . "- "'" -. "". :. d

.. s' "

.* _g 2 ^ .i \ ...A Jh f.-.- ^ J **'* :
liaDH#DrHMWW^

*^.:.- ^ *.^^^j ^.*^ ^ '<.^^^^^^,A'^^^o^_--

*^ *fB^^^^-OB E^^^BF^B^^^^^I^R*^E-^^ rf^BO^r *~


I ||| UNIBANK
in. Ib *Aa *a *

"'FamM route ok Wa e"

www.unibankhait.corm


Page 3


s-aLt a


- e...* 0

~..- .
* 1


I.I .U ...%A ........Ilk. .- V ..I .... ..-IN .IIII


pow go~


I





u r,
--cer
Ir~ I,


L'EVENEMENT SOMMAIRE
Haiti: l'autre pouvoir, l"'underground" p.1

ANALYSE
Sommet des bailleurs: Comment faire plus avec
moins p.1

CRIMINALITE
Haiti: la drogue, connais pas! p.1

QUESTION D'IMAGE
Les Etats-Unis: Centre-gauche et progressiste? p.2

ACTUALITE
Le Premier ministre Michele Pierre-Louis dirige la
delegation haitienne au sommet des bailleurs p.2
Est-ce que ce sera une << conference de plus ? p.7
Vote du budget rectificatif p.3

EDUCATION
Ouverture d'un campus universitaire finance par la
Francophonie p.3

INFRASTRUCTURES
D'abord garantir l'entretien des nouvelles routes
p.6

ENVIRONNEMENT
S.O.S. 1'Artibonite p.8

LIBRE PENSER
Inconvenances! p.10
Indice de perception de la corruption et institutions
p.10
L'Etat c'est moi L'Etat apres moi p.12

SANTE
Evaluations pour obtenir carte de rendez-vous
aupres des medecins du USNS Comfort p. 11

CONSTITUTION
La Porte 6troite p.13
O__ _~ftrl








Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11


Comment faire plus avec moins !


(... suite de la lre page)
Surtout A une 6poque on les elections ne
garantissent rien, ressemblant m6me A unjeu de qui
perd gagne !
Oui, mais ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on
parle de cr6er des emplois ?
D'ofi vont-ils aussi brusquement sortir ?
Les Etats-Unis nous offrent
Hope 2 ou des facilities d'acces pour
l'assemblage en textile r6alise dans
les factories de la zone m6tropolitaine
de Port-au-Prince.
Mais il faut plusieurs annees
pour faire renaitre le parc industriel
haitien.

La plus grande
menace qui plane sur le pays

En attendant, le programme
qui sera pr6sent6 ce 14 avril A
Washington propose une creation
immediate d'emplois dans deux
domaines : les infrastructures
routibres d'un c6t6.
Et d'un autre c6t6 la
reconstruction des bassins versants
et autres travaux de prevention des
d6sastres naturels la plus grande
menace qui plane sur le pays. Comme
illustr6 dans les plus de 800 morts et
le milliard de dollars de d6gAts
mat6riels laiss6 par 4 ouragans en
l'espace d' mois l'an dernier. C'est
done plus qu'urgent et les bailleurs
ne sauraient rester indiffrrents.
D'ailleurs l'un des premiers
A l'dvoquer a &t6 le president de la
Banque mondiale, Robert Zoelick,
lors de sa visite en Haiti fin 2008.
Le President J
Une cause nationale ...
En dehors des emplois, 1'Etat pourrait meme
s'en servir jusqu'A susciter une veritable cause
nationale autour de la n6cessit6 de reconstruire le pays
sur de nouvelles bases. Au propre comme au figure.
A ce travail de redonner A nos mornes leur
profil et de ramener les rivi&res dans leur lit naturel,
viendra se joindre en aval une immense tiche de
r6fection des 6gouts et des canalisations souterraines
pour refaire le visage de la capitale et des autres
communes.
Assainissement et urbanisme.


Esp6rons seulement un traitement plus
professionnel que ce qui a caract&ris6 le retapage


I AMERIJET INTERNATIC


Fort Lauderdale, FL, 5
Novanm 2008 Amerijet
International, Inc. anonse lansman
yon sit entenbt pi enteresan
www.amerijet.com. Nouvo sit la
founi yon baz kominikasyon ki


- vp
ILNB S'1


abandonn6 en cours de route des trottoirs de la capitale.
Le Parlement votera bient6t un nouveau
salaire minimum. Mais qui est condamnd A tre
rapidement phagocyt6 par la hausse des prix des
produits de consommation courante.
Or l'autre inqui6tude que l'international
nourrit A propos de notre pays, c'est l'dventualitd de


?end Prtval requ a Washington par la Secrdtaire d'Etat h


nouvelles < meutes de la faim >> comme en avril 2008.
C'est encore dans tous les esprits.
D'oi l'int&r&t pour l'Etat haitien de fairejouer
cette corde.
Haiti produit moins de 30% de sa
consommation. Selon les experts, ceci peut 6tre
facilement porter A 50%.

Une sorte d'avance sur recettes ...
La r6fection des bassins versants pour
sauvegarder les sources prenant naissance dans la
montagne sera poursuivie en contrebas par le nettoyage
des canaux d'irrigation, la reconstruction des digues
et autres travaux
d'infrastructures agricoles
)NAL, INC. (ou plut6t par leur
achievement car certains de
ces travaux ont &t6
entam6s dans le cadre du
Programme d'urgence vot6
_wlM par le Parlement haitien au
SM M lendemain du passage des
* i w r.irt l 1 F i ouragans).
..- -. Avec le cr6Ait


pbmbt klyan an jwenn tout
enf6masyon li bezwen sou transpb pa avyon, sou lanme ak ate, fe rez/vasyon
pou transpb machandiz ak benefisye yon kantite fonksyon administratif ak
kontabilite.
"Nouvo sit la bay klyan an plis enf6masyon e sitou pi rapid sou
machandiz li ak sou account li nan konpayi an. Sit la kalkile ak devlope pou fe
tout bagay pi fasil pou klyan an kit se machandiz lap voye, kit se efr pesonl"
dapre Pam Rollins, vis-prezidan Biznes Devlopman.
I=mw Cargo ofri yon prosede senp e efikas pou kanalize flo enf6masyon
yo e un enf6omas an an pi vit pou ede klyan an ekonomize tan ak lajan.
Nou v rprosede "One-Stop-Shop", sa vle di nou vl-ofri li
plizy sova avyon, bato oswa trend ocknamyon quit se machandiz
p o un ...... ..... .. ... c"o" ... ... ...
Nan mwa apiil ntroduilot avantaj soebsite li
a. Pamela Robbins ajoute : "KfB yo rnterese nan teknoloji ap ede nou bay
konpayi an plis ekspansyon et pbmbt klyan yo planifye shipment yo lontan a
lavans."
Amerijet International, Inc. founi yon sbvis entenasyonal konple e
sou tout f6m pa avyon, pa bato ak ate.
Konpayi an baze nan Fort-lauderdale (Florid) e li gen ofis sou tout tb
a ak destinasyon nan North, South ak Central Amerika, Mexico, Karayib, Ler6p,
Lazi ak Middle-East.
Amerijet itilize alafwa Boeing 727-200 ak Boeing 767-200 depi
prensipal baz li ki se Miami International Airport.
Pou plis enf6masyon, vizite Amerijet sou sit enten&t la
www.amerijet.com
Kontak Media: Christine Richard, Amerijet International 954-320-
5354.


engrais et mieux encore
une avance sur les revenus
de la r6colte que pourrait
apporter l'Etat (qui de son
c6t6 utiliserait cette part de
la production nationale
pour les cantines scolaires,
h6pitaux et autres
institutions publiques), et
aussi le percement de
voies de communications
jusqu'aux principaux
greniers du pays, tout le
monde serait satisfait,
aussi bien le cultivateur
que le consommateur. Et le
fisc.
De ce dernier,
nous reparlerons dans un


instant car on trouver la contrepartie A l'assistance
internationale ?
Autre source d'emplois A court ou moyen
terme ce sont les infrastructures routibres.

Une garantie de l'entretien des
routes A I'avenir ...
Les plus urgentes doivent
desservir les d6partements du Nord
et de l'Artibonite (route nationale
Port-au-Prince Gonalves Cap-
Haitien), les Nippes ("lre tranche
Miragoane Petit Trou de Nippe), la
Grande Anse (Cayes-Jir6mie), le Nord
Ouest (Gros Morne -Port-de-Paix).
Mais des problkmes
empechent l'dvolution normale de ce
dossier, dont une exigence par les
bailleurs de garantie de l'entretien des
routes A l'avenir.
D'ofi la creation par l'Etat
haitien du FER ou Fonds d'entretiens
routiers. Maintenant, comment
financer le FER ? La r6ponse n'est pas
encore satisfaisante.
Cependant une grande
difference existe entre cette
conference des bailleurs et toutes les
pr6c6dentes. Et une difference de
taille. Haiti ne vient pas pour
presenter de nouveaux projets. Au
contraire on doit sdlectionner parmi
tous ceux que nous avons dans nos
cartables, quels sont les plus
essentiels ?
A cause 6videmment de la
crise 6conomique mondiale.

Un << kole-pyese >>...
[illary Clinton La nouvelle de la diminution
de 46% de l'appui budg6taire
international a &t6 requ comme un coup de massue.
La conference des bailleurs pourrait dans un
< kole-pyese >> d6gager A ce sujet quelque 90 millions
de dollars, il n'en restera pas moins un trou de plus de
100 millions dans le budget de la rdpublique.
Nous devons done gratter nos fonds de
poches jusqu'au plus bas.
En d'autres mots, quels sont les engagements
de l'Etat ?
L'Etat se f6licite d'avoir augment
consid6rablement les recettes fiscales et douanibres,
permettant de d6gager pas moins de 6 milliards de
gourdes pour son programme d'investissements
publics, mais c'6tait jusqu'aux crises multiples
(6nerg6tique, financibre, environnementale etc) de
l'annde demi&re, qui ont r6duit cet elan.
Parmi les prochains investissements du meme
ordre, il faut ajouter d6sormais le FER (Fonds
d'entretien routier).
Ensuite, une comptabilit6 encore plus
transparente, du genre de celle concernant le
Programme d'Urgence. Le Parlement est done bien
inspire en exigeant que le Gouvernement lui fasse un
compte-rendu d6taill6.
Une facilitation des investissements qui
d6passe le stade des bonnes intentions. Le
Gouvernement peut b6ndficier de l'assistance de
plusieurs institutions internationales, comme la SFI
(Soci&td Financibre Internationale), une annexe de la
Banque Mondiale 6tablie aussi en Haiti.
Enfin le programme pr6sentW par Haiti inclut
une prise en consideration du dilemme de l'Electricit6
d'Haiti qui perd au moins 6 cents sur chaque kilowatt
produit et qui par consequent doit pouvoir soit
r6cup6rer ses pertes enregistries par le vol et le
gaspillage, soit accepter la privatisation.
VoilA, l'Etat haitien va A nouveau faire la quete
pour notre pays le 14 avril prochain A Washington.
Mais rassurez-vous, il n'y a aucune
proposition pour la vente du M6le Saint Nicolas !

Haiti en Marche,
4 Avril 2009


a
Pk6 Plus Bakery, Inc.
NATURAL L JUICE: 'S


1168 NE 2nd Ave.
Miai, RF 33160
Tal. 305,75EB3B95


Caterig spociwrits
Cake. Pastrie, Hora dOweua
fl M eal esl


Page 4








Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11


Page 5


AUTOUR DE L'ASSASSINAT DE JEAN DOMINIQUE


Haiti : l'autre pouvoir, 1'<< underground


(... suite de la lere page)
Contradiction ?
Pas tant, si l'on rapproche cette disparition
de nombreuses autres survenues dans des
circonstances similaires et elles aussi rest6es sans
r6ponse.

Les dieux jaloux des vivants trop
entreprenants ...
Mystere ?
Oui, au sens de la trag6die antique, Eschyle,
Sophocle, La TUtralogie de Richard Wagner, les dieux
jaloux des vivants qui se montrent trop entreprenants.
Et qui manipulent les ficelles au bout
desquelles nous ne tenons qu'h un fil !
Mais nous ne sommes pas au thditre. II ne
s'agit pas de marionnettes en carton-pite mais de
chr6tiens vivants. < Pitit bon Dye. >
Comme quoi il y a en Haiti une meme force
invisible qui nous guette, prete a frapper a tout moment.
Et face a laquelle meme les pouvoirs les plus
sympathisants, sont impuissants. A vous en prot6ger.
Ni a vous rendre justice. Meme post mortem.
Par consequent, dans ce pays, il y aurait deux
pouvoirs. Un pouvoir formel. Et un pouvoir souterrain.
Invisible. L'Underground. Ce mot sert plus souvent a
designer la mafia. Mais c'est du pareil au meme.

Attention, tabous !...
D'ofi le pouvoir formel n'est pas plus que qa.
Purement nominal d&s qu'il s'agit d'aller auvrai fond


des choses. Attention, tabous !
De 1986 a nosjours, les chefs d'Etat ont roul6
dans la poussibre plus quejamais dans l'histoire de ce
pays pourtant reconnue pour son instability, son
insatiabilit6 en tumultes et << deblozay >>.
DMs qu'une tate d6passe, hop !
Que celle-ci s'appelle Antoine Izm6ry, Guy
Malary ou ... Mireille Durocher Bertin !
Tous reconnus pour avoir port la barre un
peu plus haut que les autres, d6pass6 une certaine
frontibre non trace. Viold consciemment ou non
certaines regles non 6crites.
Antoine Izm6ry, le riche commerant activiste
de la cause du peuple.
Le Ministre de la Justice Guy Malary qui avait
accept de confronter le d6fi de la separation de la
police de l'arm6e, alors que les forces militaires
putschistes 6taient encore au pouvoir.
Mireille Bertin, lajeune Passionaria du coup
d'Etat militaire de 1991.
Commun d6nominateur: plusieurs anndes
apres, leurs assassins courent toujours.
Une statue a &t6 6lev6e a Izm6ry ainsi qu'h
Malary, une facon comme une autre d'enterrer le
dossier.
La semaine dernibre, les proches de Mireille
Bertin r6clamaient justice tout comme la corporation
journalistique pour Jean Dominique.


Quelles que soient leurs options politiques
ou iddologiques diff6rentes, il doit y avoir un point
commun a tous ces meurtres.
D'abord le meme c6t6 spectaculaire de leur
execution. Comme pour servir de leqon ...
Mais cela t6moigne surtout de la persistance
d'un meme ph6nombne a travers les decades, par-dela
les changements de pouvoir et meme de regime. Adroite
comme a gauche ou au centre, rien n'y change.
Cela t6moigne de l'existence d'un pouvoir
invisible et intouchable, myst6rieux mais pas vraiment
imp6n6trable, le vrai maitre des vies et des biens, et qui
r6duit le pouvoir officiel au rang de simple
representation, avec des limites bien pr6cises. Sous
peine de ...
L'l6imination de Jean Dominique 6tait sans
doute aussi un avertissement pour le president a
1'6poque, Rend Pr6val.
Tant6t assassinat politique, tant6t reglement
de comptes, tant6t camoufl6 en crime de droit commun,
paradoxalement plus on est en d6mocratie, plus
l'underground se renforce carjamais les armes ill6gales
n'avaient &t6 aussi rdpandues et les tueurs a la port6e
de toutes les bourses.
Quant a l'origine du phenombne, on y voit
une s6quelle du regime violent et terroriste des Duvalier.
Oui, mais c'est 1i une explication un peu
courte. Et une certaine forme de d6mission !


A droite comme A gauche...


Marcus, 3 Avril 2009


Haiti : la drogue, connais pas !


(DROGUE... suite de la lere page)
aujourd'hui comme hier. Et probablement aussi demain.
Des pr6sum6s trafiquants sont arret6s depuis
plusieurs annees, extrad6s aux Etats-Unis pour 6tre
jug6s et atterrissant dans une prison en Floride pour
plusieurs annees.
Mais le trafic se poursuit en Haiti sans le
moindre derangement. Notre histoire des derniers mois
abonde non seulement en arrestations et extraditions
mais 6galement de nombreux meurtres suspects, en
corruption de fonctionnaires pris la main dans le sac,
jusqu'h un scandale dit des narcodollars de Port-de-
Paix oi plusieurs centaines de milliers de dollars
amdricains auraient disparu (pratiquement au vu et au
su de tout le monde) aux mains d'une commission du
Parquet et de la police de cette ville, chef lieu du Nord-
Ouest, venue ex6cuter une fouillejudiciaire.
C'est la preuve par excellence que la drogue a
pourri les institutions memes charges de la combattre.
Qa, personne n'en doute. Malgr6 le vceu du
president Rend Pr6val d&s son arrive au palais national
en mai 2006 de faire de cette lutte une priority de son
mandat.
Sommet de la drogue tenu aussit6t a Santo
Domingo (Republique dominicaine voisine) elle aussi
r6gulibrement tanc6e par le rapport annuel du
D6partement d'Etat americain.
Mais l1 aussi ce n'est qu'une formality comme
une autre qui n'entraine aucune avanc6e dans la lutte.
Pas plus que les interventions coup de poing
des commandos a6roport6s de la DEA am6ricaine contre
le village de Pestel (Sud-est) suppose tre le fief du
pr6sum6 trafiquant le plus recherche d'Haiti: l'ex-
candidat a la pr6sidence et chef de la troupe paramilitaire
qui a pris part au renversement du president Aristide
en 2004, l'ex-commissaire de police Guy Philippe.
Comme si la lutte contre la drogue n'avait de
veritable importance que quand elle coincide (et fait
corps 6ventuellement) avec celle pour d6botter le
locataire du palais national.
En dehors de quoi, business as usual.
Arrestations, extraditions. Et meme meurtres suspects
a la chaine ... Rien n'y fait.
Le trafic n'en devient que de plus en plus
important de jour enjour, mais aussi de plus en plus


anonyme. Fini le temps ou c'6tait le beau-frei
president de la rdpublique (comme Frantz Benn
1980) ou le principal commandant militaire (un co
Jean-Claude Paul) qui faisait les grands titres
du quotidien The Miami Herald inform par
les procureurs de Miami.
Aujourd'hui, ni vu ni connu. C'est
un simple quidam qui a laiss6 derribre lui les
millions de dollars qui ont aliment6 ce qu'on
appelle le scandale des narcodollars de Port-
de-Paix.
Le vrai problkme est que le trafic de
la drogue ne fait ni chaud ni froid au peuple
haitien.
C'est une lutte avec laquelle il ne se
sent aucune affinity. Prbs de 100% des
Haitiens ne sait a quoi ressemble la cocaine.
Et dans un pays oi regne la d6brouille, un
trafiquant de drogue n'est pas la pire espce
imaginable. Il ne fait de tort a personne parmi
ses compatriotes ou trbs peu, il prend ses
propres risques et a la rigueur il aide a
construire ou restaurer un stade, une 6quipe
de football, un orchestre.
C'est la principale faiblesse de la
lutte contre la drogue en Haiti. Personne n'a
jamais &td d6noncer un trafiquant, alors qu'on
commence aujourd'hui a avoir quelques
r6sultats dans la lutte contre le kidnapping.
Dans un pays oi le proverbe vous
dit qu'il ne faut jamais regarder dans les
affaires des autres, les trois P (Pas connaitre,
pas voir, pas entendre) si vous voulez vivre
tranquille et longtemps.
D'abord la drogue ne tue pas en
Haiti, sinon les trafiquants eux-memes entre
eux. Ce n'est ni le pavot afghan, ni l'h6roine
chinoise.
Les Haitiens n'en consomment pas.
Sinon quelques jeunes adultes en transfert
de culture a l'occasion d'un sdjour a
l'ext6rieur ou autre contact. II y a aussi la
presence des forces 6trangeres dans le pays


re du Or on ne gagne pas une guerre sans
ett en commencer par gagner ce que les Am6ricains appellent
lonel (DROGUE/p. 6)















.3 '-




















SI ASuE riven
www.ATITrainingFL.com Ra
ATICareerTraningCenter-Miami, Floidaisabranchlocationofl heOaland Park, Floridacampus.


FICHE D'ABONNEMENT A HAITI EN MARCH


Gdes 2680-oq00
US S 40-00
US $42.00
SuS 70.00
US $ 70.00


Gdos 520A0
US $ 78.00
_US $ BOOO
US$ 135.00
us $ 35-.00


Ouns e ~as d'un b ~nnmunt
avew IIwson, t coot e t I* double
Pruir da spdcfiw I vous It
un nouv l bonna
ou t11I 'agit d'un runouvnllUmnt


Nouveau

- -


Fenouvellrnent


Adrese


HamE
Etst Unis .


Europe
Amqriue Laite


I


(ofst potir Si


JL --


1, CP kt ur 1








Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11


D'abord garantir


I'entretien des nouvelles routes


PORT-AU-PRINCE, 5 Avril Les Jer6miens
peuvent tempter, mais que proposent-ils pour r6soudre
l'un des points qui ralentissent la mise en marche de la
construction du r6seau routier national ?
Une annde depuis qu'on a annonc6
l'ouverture, par exemple, des travaux de construction
de la route d6partementale Cayes-JMr6mie (Sud -
Grande Anse) confi6s a une compagnie brdsilienne.
Maisjusqu'a present, toujours rien.
L'une des explications donndes : les bailleurs,
une fois n'est pas coutume, insistent pour savoir
quel est l'avenir de ces routes, qu'a-t-on prdvu pour
ne pas avoir a reconstruire les memes dans moins de
dix ans. Et un temps de grice qui se fait de plus en plus
court, vu les menaces que font peser les catastrophes
naturelles et le d6sastre environnemental.
Dans le << package > que l'Etat haitien va
n6gocier le 14 avril prochain a Washington se trouvent
plusieurs projets d'infrastructures routieres.
Tout comme les Grand Anselais, les habitants
du Nord Ouest (Port-de-Paix) et ceux des Nippes (Petite
Riviere, Anse a Veau, Petit Trou) sont isolds depuis
toujours par l'inexistence d'une route qui se respecte.
La Nationale #1 (Port-au-Prince Cap-
Haitien), autrefois un joyau, n'est plus que l'ombre
d'elle-meme.

Le rocher de Sisyphe ...
Ehbien, ce n'est pas le financement qui bloque
tellement que la garantie que ce n'est pas le rocher de
Sisyphe, et que chaque fois qu'on en arrive au bout,


avant peu il faut tout recommencer.
Le gouvemement haitien a r6pondu par la
creation du FER ou Fonds d'Entretien Routier.
Mais celui-ci n'est pour le moment qu'une
coquille vide.
Et les bailleurs, semble-t-il, ne veulent pas en
rester l1.
Comment financer le Fonds d'entretien ?
Des taxes ?
Quand il n'en existe pas suffisamment pour
combler le trou de 175 millions de dollars qui affecte le
budget de la rdpublique.
De nouvelles taxes ?
L'Etat a dfi reculer r6cemment devant une
tentative d'en imposer une sur les communications
t6l6phoniques.
Les parlementaires ont averti qu'ils ne
voteraient pas en sa faveur. C'est presque tout le
Parlement qui sera renouveld lors d'l6ections vers la
fin de cette annde. Ces derniers veillent donc a ne pas
trop bousculer leurs 6lecteurs.

Des < Sous le regime Duvalier (1957-1986), la
solution trouv6e avait &te l'installation de points de
page (appel6s en Haiti << gudrites >) comme sur les
autoroutes aux USA.
Mais il faut l'assentiment des institutions
internationals de financement. Or jusqu'a present,
celles-ci n'y ont pas 6td favorables.
Outre que cela rdveillerait chez l'Haitien un


mauvais souvenir. L'administration des << gudrites >
6tait confide a de puissants << tontons macoutes > qui
en profitaient aussi pour s'enrichir.
Mais ce serait une solution comme une autre,
malgr6 tous les problkmes techniques que cela pourrait
poser dans un pays devenu aujourd'hui aussi
indisciplind. Ce n'est tout de meme pas les Etats-Unis.

Dur comme FER ...
Voici done pourquoijusqu'a present et malgr6
le vote de la loi cr6ant le Fonds d'Entretien Routier, le
problkme reste entier.
Durcomme FER
Aux dernieres nouvelles, l'Etat haitien a
d6cid6 d'y allouer une taxe sur le carburant.
Mais la taxation du carburant ne rapporte plus
autant a cause de la baisse du prix a la pompe.
Done le financement du FER reste toujours
en suspens.
Et par voie de consequence, le d6marrage
effectif des travaux de plusieurs axes majeurs.
Car les bailleurs n'en d6mordent pas. Prdvenir
vaut mieux que de devoir reconstruire tous les 5 ans
les memes routes et ponts.
Est-ce aussi ce qui fait que les rues de la
capitale sont dans cet 6tat deplorable ? Et que devient
entre-temps l'asphalte requ dans le cadre de
Petrocaribe ?

Mdlodie 103.3 FM,
Port-au-Prince


Haiti : la drogue, connais pas !


(... suite de la page 5)
les < hearts and minds >>, le cceur et l'esprit de la
population concernme. Or comment gagner ceux-l dans
une population qui n'est justement pas concern et


pour les raisons que nous venons de voir. La drogue
ne fait aucun mal dans son entourage imm6diat. Ses
adversaires ont plut6t pour noms la misere, le ch6mage,
le Sida et la malaria.


NOW LEASING!!!



POINCIANA GROVE
5601 NW 2nd Avenue, Miami, FL 33127



Range, Oven & Refrigerator ...............
Microwave
Garbage Disposal
Window Treatments'
ailing fan in all bedrooms
Cable or Satellite hook-up
community Clubhouse
Library
oEmputer Lab
Pitness Center
Laundry Facilities
Daily resident activities
uarterly health site visits


Income Restrlons Apply
CalnTodam KAYA ANFEME POU TI GRAN
YON CHANM A KOUCHE
KOUNYE A NOU AKSEPTE APLIKA
(305) 873-6006
A SENIOR RENTAL COMMUNITY
ONE BEDROOM APARTMENTS
NOW ACCEPTINGAPPLICATIONS

NOW LEASING COMMUNIDAD PARAPERSONAS MAJI
UN CUARTO/UN BANO
ESTAMOS AC EPTANDO APPLICACIO.
1 Bedrooi/ I Bath $618
Includes Water & Sewer


CI ByllOurThrymporay
lmngitio Directions: From 1-95 exit NW 79th St. east pass NE 2nd Av
279 NE 79t Stret And our office will be located on the left.
MIam, FL 33138


- I


ORES

NES




enue


Au contraire, un trafiquant peut 6tre utile a la
collectivit6, comme on l'a vu a l'ile de La Gonave oi
les trois quarts des infrastructures existantes l'auraient
&te grice a certains d'entre eux. Le village natal comme
principal bouclier.
Une telle indifference fait non seulement
l'affaire des trafiquants, mais aussi des responsables
de la loi et l'ordre. Pour les six mois 6coulds, ce sont au
moins trois responsables en chef de police
d6partementale qui ont &t6 emprisonnes ou qui ont
gagn6 le maquis.
Parce que les ravages du trafic de drogue dans
un pays comme Haiti ne sont pas visibles au premier
degrd, mais ils s'appellent plut6t l'instabilit6 chronique,
la banality du crime, la corruption institutionnelle.
C'est d6ji aujourd'hui notre lot. A cause de
l'indiffirence du pays a un mal dont il ne prend pas la
dimension (et il n'y a pas que le peuple, rappelons-
nous le discours d'adieu d'un ambassadeur des Etats-
Unis d6nonqant la tolerance des elites sociale et
6conomique : < vous acceptez leur argent sale dans vos banques > !).
L'autre raison de l'6chec de cette lutte est
due a la facon meme dont elle est mende. Routine.
Aucun souci de l'int6grer dans les motivations rdelles
de la population locale. Exploitation politique.
Instrument d'augmentation de la d6pendance des
petites nations. On ne sait. Le president Prdval n'a
cess6 de dire que depuis son premier mandat (1996-
2001), il a sign un trait avec les Etats-Unis permettant
a ces derniers d'intervenir en Haiti meme, aussi bien
au sol que dans les espaces adrien et maritime, contre
les trafiquants. Mais que les seuls bateaux
appr6hend6s sont ceux des boat-people.
Done si nous voulons combattre la drogue,
si nous la consid6rons comme un danger pour notre
avenir et nos institutions, meme les plus intimes, alors
cette lutte ne doit pas 6tre seulement celle de la DEA
amdricaine, elle doit 6tre avant tout la n6tre.
Le president Obama s'est promis de faire la
difference dans cette lutte. La Secr6taire d'Etat Hillary
Clinton l'a exprim6 clairement la semaine dernire lors
de sa rencontre avec le president mexicain Felipe
Calderon.
La lutte contre la drogue, a-t-elle dit, ne se
gagnera pas seulement en rencontrant les cartels sur
le champ de bataille, mais aussi en encourageant chez
lajeunesse la recherche d'objectifs meilleurs.
Quant au peuple haitien, il n'y voit jusqu'a
present que du feu.
La drogue, connais pas !


Mlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Page 6


I


. I


MOIIN

SYON








Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11


Page 7


Haiti peut-elle compter sur son groupe d'amis ?
Une nouvelle conference des donateurs est qui l'on reprochait des interventions par trop < d'emplois > a-t-il estim6 d&s son retour d'Haiti.
programmme aumoisd'avril a Washington. Objectif: 3 6pisodiques >, en reaction a des pics de violences Confirmationpar le president BarackObama
milliards de dollars. politiques occasionnant un afflux massif de boat- rencontr6 directement dans la foul6e : << Mme avec
Ce nouveau rendez-vous crucial pour Haiti people sur ses c6tes. des investissements relativement modestes, cette loi
a motive le d6placement d6but mars du Secr6taire La seconde relevait de la responsabilit6 peut faire une grande difference en Haiti >.
g6ndral de l'Onu, Ban Ki-Moon, accompagnd entre internationale s6rieusement 6chaud6e par vingt ans L'implication du 44eme president des Etats-
autres personnalit6s de l'ancien president Clinton et de banqueroute haitienne : pour que l'argent coule en Unis et le caret d'adresses de Bill Clinton ne seront
de l'ancien Fugees Wyclef Jean. Haiti, il faut d'abord qu'il y ait un veritable Etat, une pas de trop pour faire monter les encheres en faveur
Objectif a peine dissimuld : revenir de Port- gouvernance responsable et des institutions fiables, d'Haiti. Le montant du cheque esp6rd par le president
au-Prince avec des nouvelles suffisamment comprendre non corrompues. Prdval pour financer son plan de reduction de la
encourageantes pour convaincre le groupe des Amis Cinq ans plus tard, Ban Ki-Moon s'estime pauvret6 est de l'ordre de 3 milliards de dollars. Soit un
d'HaitiauseinduConseilde Scuritd (Argentine, Brisil, en mesure d'apaiser l'anxi&t6 internationale des tiers du montant des d6gits causes par les quatre
Canada, Chili, Etats-Unis, France, Mexique, P6rou, bailleurs de fonds, constatant les < progrbs r6alis6s en ouragans successifs qui ont frapp6 le pays l'an dernier.
Uruguay) de continuer a financer l'op6ration qui n'a termes de s6curit6 publique, de stability politique et de I1 y a tout juste un an, Haiti devait aussi
jamais dit son nom, a savoir une mise sous tutelle bonne gouvernance 6conomique >. faire face a des 6meutes de la faim. Si le parti Fanmi
internationale pendant quelques anndes du pays le Pour la premiere fois depuis au moins deux Lavalas de l'ancien prsidentAristide n'est pas autoris6
plus pauvre de l'h6misphere Ouest. d6cennies, les appels se concentrent sur les a participer aux prochaines elections du 19 avril, ce
La decision remonte clairement a fin 2004 investissements, la creation d'emplois et la relance de seront cette fois des 6meutes politiques qui pourraient
quand on a commence comparer Haiti au << Srebrenica la croissance 6conomique. venir ruiner les promesses des donateurs.
des Caraibes > apres le d6ploiement en plein chaos Le Secr6taire g6ndral de l'ONU parie < Sortir Haiti de l'impasse depend de la
des premieres troupes de la Mission des Nations Unies notamment sur la nouvelle loi amdricaine permettant volont6 de l'ensemble des Haitiens, y compris le
pourla stabilisation enHaiti (MINUSTAH), cinquibme l'acces de l'industrie textile haitienne au march US gouvernement, le parlement, les partis politiques, la
mission onusienne dans le pays depuis 1993. sans taxe et sans quotas pour les neuf prochaines soci&td civile et la diaspora > a rappel6 Ban Ki-Moon.
Deux idWes circulaient a ce moment-l1. La anndes. < Une opportunity en or pour attirer les A ce stade, la moiti6 des huit millions d'Haitiens vit
premiere 6tait de la responsabilit6 de Washington a investisseurs et cr6er des centaines de milliers toujours avec moins d'un dollar parjour.


LA CONFERENCE DES BAILLEURS SUR HAITI

SERA-T-ELLE UNE CONFERENCE DE PLUS ?


Par Pierre-Richard Cajuste

Le 14 Avril 2009 se tiendra a Washington la
conference des Bailleurs sur Haiti. Cela fait plus d'un
an que cette importante rencontre est attendue par le
gouvernement haitien et les pays amis d'Haiti. Le
document de base, le Document de Strat6gie Nationale
pour la Croissance et la Reduction de la Pauvret6
(DSNCRP), qui constitue unpr6alable a cette demarche,
est pret depuis belle lurette. Dans l'intervalle, ily a eu
le rapport de l'6conomiste britannique, professeur a
Oxford University, Paul Collier, qui a d6ji soulev6 tant
de remous au niveau de la society haitienne, alors que
ce que dit le rapport pourrait constituer, en toute
6ventualit6, un additif important pour le document. Il y
a lieu aussi de signaler le Rapport d'Evaluation des
besoins aprbs D6sastres (PDNA) qui identifie de
manibre p6remptoire les besoins fondamentaux
auxquels fait face le pays.
Cette conference aura lieu dans un
contexte international trbs difficile compte tenu de la
recession 6conomique qui sdvit dans le monde. Les
Pays moins Avanc6s (PMA), comme Haiti, vont peut-
6tre faire face a une reduction de leur aide publique au
d6veloppement et par-dessus tout a une reduction au
niveau des transferts 6manant de la diaspora.
Toutefois, en observant ce qui se dit et ce
qui se fait par rapport a Haiti, on peut d6ji pr6sumer
que le momentumu> semble 6tre toujours present. Les
vell6it6s de la communaut6 internationale d'aider Haiti
a briser l'impasse continuent de s'exprimer : on en a
pour exemple la r6cente visite du Secr6taire G6ndral


Les Etats-Unis:

Centre-gauche et

Progressiste ?
(USA... suite de la page 2)
actes pos6s contre l'Iran. Et de citer : l'embargo actuel;
le support a Saddam Hussein pendant la guerre Iran-
Irak en 1980. Et enfin le renversement du Premier
ministre Mossadegh par un complot de la CIA, cela
depuis 1953. Soyons s6rieux, comme diraitl'autre !
Ce mardi (31 mars) les diplomates iraniens se
trouvaient pour la premiere fois depuis le triomphe de la
revolution islamique en 1980 autour de la meme table
que leurs homologues amdricains, a La Haye, pour
poser le problkme num6ro 1 de la region, l'Afghanistan.
Tous les acteurs admettent que les armes ne
suffiront pas a mettre fin a la crise afghane. Et a vaincre
Al Qaida.
Pour finir, on pourrait craindre que cette
courbe a prbs de 180 degrds par rapport au pouvoir
rdpublicain pr6c6dent, soit un choc trop violent pour
le peuple amdricain.
Les derniers sondages donnent plus de 70%
au nouveau president amdricain au moment de son
depart pour le sommet du G20.
Washington: un gouvernement de centre-
gauche et progressiste ? Avec un avantage certain,
c'est que le peuple amdricain ne comprend rien a ces
mots.
Obama n'a qu'un problkme et un seul : il doit
r6ussir. C'est un sine qua non.


des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, de l'ex-pr6sident
amdricain, M. Bill Clinton, accompagn6 de plusieurs
potentiels investisseurs, le sdjour prolong du Conseil
de Security etc... On apprend aussi que la rencontre
entre la Gouverneure g6ndrale du Canada, Michaelle
Jean, et le Pr6sident amdricain Barack Obama n'a pas
laiss6 au vestiaire le problkme haitien.
De plus, si on veut pousser l'analyse
beaucoup plus loin, on dira meme qu'Haiti, pour des
raisons diverses, constitue vraiment un >.
Un pays, comme a dit le Professeur Collier dans une
entrevue, qui peut-6tre un > pour la
communaut6 internationale.
A date, il va sans dire qu'il n'y a pas
rdellement une approche doctrinaire sur la
probl6matique des Etats fragiles, ni sur les diverses
strategies de construction de l'Etat et de la Nation. A
ce stade, il est clair pour bon nombre d'Haitiens que
cette tAche revient d'abord au gouvernement, au
secteurpriv6, a la society civile en g6ndral, de d6gager
cette vision commune.
II faut toutefois noter qu'il serait difficile
pour les bailleurs de mettre un montant appreciable et
de respecter scrupuleusement les engagements qui
vont 6tre pris pour des raisons lies, d'une part, a la
crise financibre internationale, d'autre part, a ce qu'on
appelle dans le milieu onusien <,
l'6puisement du pourvoyeur de fonds. Pour plus d'un,
la reduction de l'aide h l'appui budg6taire a Haiti pour


l'annde fiscale 2008 -2009 constitue d6jiun signe avant-
coureur du disengagement des partenaires techniques
et financiers d'Haiti. Traditionnellement, le support
budg6taire est assure par l'Union Europ6enne, la
Banque Mondiale, la France, la BID/Banque
Interamdricaine de Ddveloppement et l'Espagne.
Mais si on s'en tient a la declaration des
pays donateurs, cette reduction ne doit pas 6tre vue
sous l'angle d'une diminution au niveau de l'assistance
globale octroyde au pays. Ce serait dfi plut6t a une
normalisation des rapports des bailleurs et au fait
qu'Haiti n'est plus dans une situation d'exception.
Malgr6 tout, face a cette incertitude en
matibre d'appui budg6taire, le gouvernement haitien
devrait orienter des d6marches vers d'autres pays,
comme les pays scandinaves, le Japon etc. pour
combler le manque a gagner au niveau du budget
national.
Une fois de plus, Haiti se retrouve a un
carrefour historique trbs important. Cependant,
l'apaisement politique, la paix sociale combien fragile
d6ji acquise, peuvent 6tre 6clabouss6s d'un jour a
l'autre si rien de concret ne se r6alise pour sortir le
pays de son marasme 6conomico-social. D'ailleurs, mise
a part son statut de pays a faible revenu, les d6sastres
causes par les quatre cyclones qui ont frapp6 cette
nation en 2008 accusant une perte de 15 % du PIB,
pros de 900 millions de dollars US, accentuent la
(CONFERENCE/p.8)


Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince







Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11


S.O.S 1'Artibonite


digues de protection poses en bordure du fleuve, au
niveau de la locality de Poirier, un peu en aval de
Bocozelle. Je dois dire cependant que ces structures
nous ont paru bien d6risoires au vu des d6gits causes
par le fleuve un peu plus haut.
En effet, apres Bocozelle nous avons Wtd
conduits vers les localit6s de Jeanin et Boudette-Savien.


Le 24 mars dernier le Bureau de Coordination
de Projet d'Intensification Agricole dans la Vall6e de
l'Artibonite (BCP/PIA) invitait a une reunion du Comit6
de Pilotage du projet a Pont Sond&. En fait de reunion
ce fut relativement bref, dans la mesure oni une bonne
partie de la joumne a &te consacr6e a des visites de
terrain.


savoir que deux grands canaux primaires partent de ce
barrage partiteur : le canal maitre rive droite et le canal
maitre rive gauche.
Sur une assez grande distance, le canal maitre
rive droite longe le fleuve dont il n'est s6pard que par
une 6troite bande de terre, qui sert de voie d'acces, et


Travaux de protection et de consolidation des berges du fleuve Artibonite (photo HEM)


Visites instructives au plus haut point. Nous
avons pu voir le pont jet6 par le PIA sur la Rivibre
Sale, en aval du Pont Sond6, et qui permet d'acc6der
en toute saison a la cinquibme section communale de
St Marc, cdlbre par le nom d'une des zones en conflit :
Bocozelle, mais surtout le nouveau canal, totalement
en maqonnerie ou enb6ton, qui doit remplacer l'ancien
canal en terre et va permettre un meilleur arrosage des
cinq mille hectares de la dite cinquibme section.
Evidemment, nous sommes encore sous le
coup des inondations provoques par ls oes cyclonesde
1'annne dernmire : aussi nous a-t-on anssi fait voir les


La nous sommes sur la rive droite de l'Artibonite, un qui surplombe le fleuve d'une hauteur d'une dizaine
peu en aval du barrage partiteur de Passe Canot. II faut de metres. Oins
Bernard Etheart

LA CONFERENCE DES BAILLEURS

SUR HAITI SERA-T-ELLE

UNE CONFERENCE DE PLUS ?


(... suite de la page 7)


urn


fragility de toutes actions orient6es vers le
d6veloppement.
Les actions pour accroitre le niveau PIB
demeurent trbs difficiles. Avec une pression fiscale
autour de 10% alors que les pays qui ont le meme
niveau qu'Haiti sont a 18 %, cela exige une rigueur
exceptionnelle de la part des autorit6s. Dffinitivement,
il y a l1 loin de la coupe aux lvres. Signalons ndanmoins
que les recettes pour l'annde fiscale 2007-2008 ont
connu une augmentation significative de 40 % grice a
un effort de collecte plus soutenu et une meilleure
organisation, on a done int6ret a tenir la barque dans
cette bonne direction. Face a la complexity de l'heure
et eu 6gard aux difficulties tant extemes qu'intemes,
tout d6pendra de ce qu'Haiti va d6poser sur la table
lors de cette conference.
La mise en coherence d'un plan d'actions
pour le relvement d'Haiti sur une p6riode de deux ans
qui rdpond aux priorit6s en matibre de security
alimentaire, de protection sociale, de protection des
bassins versants, de creation d'emplois est plus
qu'une n6cessit6. Dans cette optique, on pourrait bien
utiliser le DSNCRP comme un outil de planification, ce
document rassemble tout un ensemble de priorit6s trbs
pertinentes ; le PDNA parce qu'il met l'emphase sur
une approche originale et int6gr6e de la gestion des
risques et des d6sastres ; le rapport Collier comme un
vecteur de croissance dans l'imm6diat etc.
En tout 6tat de fait, il faut toute une mise en
branle, une mobilisation certaine sur une vision de
soci&te consensuelle, des strategies r6fl6chies et des
plans clairs pour tirer le maximum tout en faisant un
bon usage du statut de Pays moins Avanc6s (PMA).
D'ailleurs, pourquoi ne pas profiter de ce grand forum
pour demander l'annulation de la dette bilat6rale et
multilat6rale d'Haiti et d'un autre c6td, demander a la
nouvelle administration d'Obama d'inscrire Haiti dans
le Pierre Richard Cajuste
cajuste2000@yahoo. cor
31 mars 2009

Chaque matin, captez


Melodie Matin

sur 103.3FM


Page 8


1984 2009


CAM 25 ans
au service dce a communaute' faitienne

souhaite ad sa ciente fe de


zzeJe 7~ZeJ


Merci pour votrefiddlite

et votre support.


Appelez sans frais:
USA/Canada:1 -800-934-0440
ou d'Haiti au:800-2256-8687
www.camtransfer.com
Approuv6e par les autorit6s bancaires de
New York, New Jersey, Connecticut, Rhode Island, Massachusetts,
Washington DC, Georgie, Floride et Illinois.


e~~C~d


E


ci


't


^[I







Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N0 11


DE ~


Jili
dida
^f~t~yJL--


MEl YON
GWO BATO K
Ar POcnT TOUT
MACHANDIZ
OU TOUPATOU


KI VWAYAE CHAK
15 JOu "ou 5woTE
MACHANOIZ OU DIREK
AN AYn SOU WAF ST
MARC. GONAIVES &
CAPE HAm
LI WOTE KONNTENE, WAT
PEP, KAMYON MACHINE EK-
SETERA
r----------i


CAPE HAITIEN ST MARC
Role ( 561 ) 845-7590 or ( 561 ) 845-8330 HAITI
HAITI _
SFax (561 ) 845-7592 or ( 561 ) 842-9398

Toll fee 1-877-8454330 or 1-877-845-7590

Se Sel koneksyon gwo bato ou genyen nan Palm Beach la

Direction 195 to Ext No. 74 ( 45th Street ) East to Congres Ave, to North on Congress Ave to Martin Luthr
King Jr Blvd go East on MLK Blvd ( making right hand turn ) thi Rd takes you straight to the Port of Palm Bch

As soon as you go over Old Dixie Hwy before Guard Shack Make 1st Left hand turn you will see our Sign


Page 9


Mn o I
/








Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11


o On a en vieillissant, un grand I
plaisir qui n 'est pas a negliger c 'est de
compter les impertinents et les
impertinentes qu 'on a vus mourir et la
foule de ridicules qui ont passe devant les yeux. >
Voltaire

De Obama, il avait dit, la premiere fois qu'il a
voulu attirer l'attention, qu'il 6tait << plus beau, plus
jeune et plus bronze que lui >. I1 Cavalieri, quelques
mois auparavant, en parlant du gouvernement que
venait de composer le Pr6sident du Gouvernement
espagnol, Jos6 Luis Rodriguez Zapatero (ZP en priode
d'l6ections), l'avait qualified de << Gouvernement Rose >,
voulant dire par 1a que la majority de ses membres 6tait
des femmes. La presse voulut voir dans sa declaration
concemant Obama, qu'il s'agissait d'une declaration
raciste et, dans les propos concemant la composition
du gouvernement espagnol, que c'6tait du sexisme.
Dans le premier cas, je crois que dans l'une de mes
chroniques, j'avais essay de montrer qu'il n'en 6tait
pas ainsi et qu'il fallait lui pardonner cet impair, car
g6ndralement, il n'6tait pas courant chez les hommes
politiques d'allier, l'aisance de la parole, l'acuit6 d'esprit
et le respect de l'autre. Obama semble le faire, de faqon
naturelle. II a l'aisance de la parole. II a toujours su
montrer son acuit6 d'esprit et surtout, surtout, il a
toujours manifesto, de faqon exemplaire, une grande
616gance dans ses rapports avec, aussi bien ses
adversaires politiques que ses allies. L'autre, genre
< gros soulier >, se retrouve sur l'aile oppose. Dans
le deuxibme cas, je n'en avais jamais parld etje m'en
veux au fond carj'ai sfirement int6rioris6, moi aussi,
ce genre de comportement qui te permet d'accepter
des grossibret6s langagibres concemant, 1'orientation
sexuelle, l'appartenance ethnique ou sexuelle, la
condition 6conomique. Je vous prie de m'excuser chers


iconvenance,

amis lecteurs cette attitude si peu rigoureuse. Enfin,
chores amies lectrices et chers amis lecteurs, si vous
voulez savoir un peu plus, sur les reactions spontandes
du personnage, suivez les nouvelles concernant la
reunion du G-20 (unj our viendra ou Haiti en fera partie
-je veux dire des 20 premiers !), vous verrez que son
impolitesse ne peut tre simplement de la maladresse.
Je suppose chers amis lecteurs que vous
conviendrez avec moi que l'apparition du
<< politiquement correct > qui insistait sur la biens6ance
rdelle et apparente, sur la correction dans le langage
public (meme si dans la sphere priv6e on donnait libre
cours a ses phobies ou a ses pulsions antisociales),
servaitjustement a limiter ces drives. Actuellement le
<< politiquement correct > a disparu mais le protocole
continue a exister et a exiger a tout homme politique
repr6sentant un pays, un comportement digne et a la
hauteur du peuple qu'il repr6sente. En voyant les
comportements langagiers de ce Premier Ministre, on
comprend mal qu'un pays aussi important que l'Italie
soit si in6l1gamment repr6sent6. La Premiere Dame de
France semble tellement vex6e qu'elle s'est r6jouie de
n'6tre plus italienne. Enfin, chers amis lecteurs, moije
pense que c'est sa strat6gie de << marketing politique >
car lui, m6diterranden, president de club de foot-ball,
< radoteur incontinent > qui ne peut ni n'a jamais pu
accepter de passer inapercu, fin connaisseur du monde
m6diatique, sait que la presence permanente dans les
m6dias, lui garantit la popularity dont il a besoin pour
assurer sa long6vit6 politique. Voilc ce qui le transforme
en une sorte de < Clown M6diatique > qui minimise
l'impact de ses impertinences a l'endroit des autres,
les utilisant afin d'augmenter sa popularity. I1 croit que


S pour se faire pardonner il suffit de dire,
apres toute betise dite ou commise, que
ce n'6tait qu'une plaisanterie et que la
presse n'avait pas le sens de l'humour.
La dernire en date, je suis plus pile que
Obama a-t-il d6clard, notamment parce que cela fait
quelque temps queje ne me mets pas au soleil. > C'est
encore une inconvenance de sa part, mais on est
tellement habitu6e ses drives pour lesquelles on a
utilis6 toute la gamme de qualificatifs possibles
(grossibret6, d6sinvolture, 16geret6, impair,
manquement, impolitesse ...) que les reactions sont
trop timides. Ce genre d'attitude, d'apres mon point
de vue, exige non pas une reaction d'indiff6rence
mais plut6t le < ddchoukaj > (l'enlever de souche) et
devrait nous porter a r6fl6chir, surtout en ces moments
d'l6ections, si les repr6sentants que nous allons choisir
pour occuper les sieges vacants du S6nat de la
R6publique, seront:
Des clowns laissant libre cours a leur
<< primarit >>,
Des hommes de paille au service d'int6rets
occultes (certains de ces int6rets ayant permis
le financement de leur campagne).
Des hommes de < taille > qui sauront nous
repr6senter de facon adequate.
Soyons done cons6quents et choisissons
ceux qui auront le courage d'apprendre a tre de bons
repr6sentants, dignes, probes, 616gants, ayant la
volont6 de vouloir changer le pays, avec de bonnes
lois et en montrant surtout aux plusjeunes que le devoir,
l'engagement, le respect de l'autre, le travail bien fait,
sont des valeurs qui permettent de faire d'Haiti unpays
nouveau.
Oscar Germain
germanor2005(0@yahoo.fr, Avril 2009


Haiti: Indice de Perception


de la
Jean Robert JEAN-NOEL

Mon dernier texte de n
corruption faisait appel A la consc
haitiens et haitiennes. Je l'avais
gorges chaudes qui se faisaient a
USD d6caiss6s par le Gouvemer
passage des quatre cyclones qui a
en moins d'un mois (mi Aout-d6b
J'avais mis en garde contre ce
d'accusation sans preuve, d'antic
critiques destructives qui ont pou
l'indice de perceptions de la corn
Dans ce nouvel article,je m'adres

Le scandale de 1'ON
impliquCes
En effet, depuis ces d
parle que de corruption a la fav
l'Office National d'Assurance Vi
ONAgate >. Le rapport de l'Uni
corruption (ULCC) sur cette affai
impliquant pele-mele la plupa


Corruption
Parlement pour des subventions
Directeur de 1'ONA, actuellement e
ovembre 2008 sur la m6dias comme Radio Kiskeya q
science citoyenne des remettant en question le s6rieux >> d
6crit a la faveur des articles en circulation sur le net d
autour des 197 M de liste de personnalit6s impliqudes
nent haitien suite au Gary Victor, dans un article sur Le Nou
Ivaient saccag6 Haiti avec le scandale de 1'ONA, se questic
but septembre 2008). nous faire prendre conscience de
tte manie haitienne ph6nombne de corruption, sur le fc
cipation negative, de de d6veloppement des collectivit6
ur effet d'augmenter aurait df a date accumuler des mill
option de notre pays. Ce fonds, on le sait, est admin
;se nos institutions. Gouvemement a travers le Ministib
des Collectivit6s Territoriales contr
A et les institutions &te pr6vu lors de la creation de ce foi
mai 1996. Tres peu de gens savent
erniers jours, on ne est administr6 et a quoi il sert rdelle
veur du scandale de multiplier a l'infini les exemples de
ieillesse qualifi6 d' < cr66s pour favoriser le d6veloppeme
it de lutte contre la qui sont utilis6s a d'autres fins.
re fait des vagues, en d6tournes de leurs objectifs pren
rt des membres du explication de la part des autorit6s


8772 Nl E 2 i6mr A0venuT e
T61: 305 757 4915

FADKIKJ VARIETY STO
LE MAGASIN POUR TOUTES LES OCCASION
- Rdceptiw de palewenrt pour Bth South. FiFL, GAZ, CA
BELL MOBILITY etc...tc...
- Consection tdiphe~ique chxZ lVso...


Ouvert
6 Jours

pasmrn ms


se Prou p cuine:
a
WO pm





* (.'kaax
* Marurtiwa
" VUwyltuUo


* CD's (copm RItai fvalae e.
biuk. Itaian. AiEtncaLn
* Video's (Itrlcs. AnraiirSi. tInunni
n* IhtsilKl de bck-a


et Institutions
reques de l'ex- gestion.
en prison, certains
lui a protest en Le detournement de fonds est-il toujours
u rapport. Certains de la corruption ?
lonnent toute une L'ONA n'a pas &t6 cree pour subventionner
dans ce scandale. les festivit6s camavalesques encore moins a travers
uvelliste en relation des d6put6s et s6nateurs. Il y a eu d6tournement de
onne, comme pour fonds. Par ignorance ou par souci de corrompre ? La
la profondeur du plupart des responsables haitiens n'ont jamais lu les
nds de gestion et lois, d6crets, arret6s et reglements int6rieurs en relation
s territoriales qui avec les institutions qu'ils dirigent. Comme nul n'est
liards de gourdes. sens6 ignorer, encore moins les responsables. Donc,
istr6 seul par le ils sont coupables de mauvaise gestion par
re de l'Int6rieur et d6tournement des fonds mis a leur disposition done
airement a ce qui a punissables mais sont-ils pour autant corrompus ? On
nds par la loi du 26 peut d6toumer des fonds par ignorance mais en les
comment ce fonds d6pensant pour des actions utiles a la soci6td. La
ment. On pourrait pourrait-on parler de corruption ? Je ne pense, c'est
fonds ou de taxes mon avis. Mais en d6tournant les fonds et en les
nt de ce pays mais utilisant a des fins personnelles pour s'enrichir ou
Ces valeurs sont enrichir ses acolytes, on est tout simplement corrompu
liers sans aucune ou corrupteur. Dans le cas de Radio Kiskeya par
en charge de leur rapport a 1'ONA avec des contrats de publicity en
bonne et due forme, si l'on en croit Marvel Dandin,
Directeur G6ndral de la Radio, on ne peut parler ni de
d6tournement de fonds ni de corruption, a moins que
les reglements internes de 1'ONA, et la loi interdisent
la publicity pour cette institution. Dans ce cas bien
|U Vprecis, c'est la responsabilit6 du Directeur General de
L'ONA et non celle de la Radio Kiskeya qui est une
entreprise commerciale. I1 en est de meme pour les
*" subventions aux parlementaires. Par contre, si les
BLE TV parlementaires ont utilis6 la valeur mise a leur
disposition par le Directeur de 1'ONA a des fins
personnelles, ils sont des corrompus et sont
punissables par la loi pour corruption. Et 1'ULCC a le

bout. L'enquete une fois aboutie et rdv6lant des cas
flagrants d'utilisation de l'argent a des fins
personnelles ou illicites, 1'ULCC pourra parler de
corruption et inciter lajustice a agir.

Les Institutions ayant pour devoir de
combattre la corruption
Pour combattre la corruption, 1'Etat s'est
donn6 des outils en termes d'institutions, de lois, de
reglements, des structures de planification,
Sd'ex6cution, de contr6le et de suivi/dvaluation. Les
trois pouvoirs de l'Etat sont organisms pour se contr6ler
mutuellement, tout au moins sur le papier. La
Constitution de 1987 (22 ans aujourd'hui) donne les
moyens de contr6le n6cessaires a l'Etat pour tordre le
cou a la corruption. En plus du contr6le mutuel des
trois pouvoirs, la cour sup6rieure des comptes et du
contentieux administratif (CSCCA) peut intervenir et
assurer un contr6le strict au niveau de l'ensemble des
trois pouvoirs. En introduisant la participation dans la
nalrc,. Dram gouvernance du pays, la decentralisation avec la mise
(CORRUPTION/ p. 12)


Page 10








Mercredi 08 Avril2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11 I


LAND FOR SALE
Due to personal problems selling little farms
(1 acre) in Orlando area.
Transfer $500.00 $85.00 monthly.
total price $6,750.00 no credit necessary.

Please call (305) 726-5079 Mrs. Maria.
our e-mail is Investa),bellsouth.net


preparee par un << Grand
Chef ))
* Le Sautdu Barril
* Le Palais de Sudre Telephones : 566-5361
Dartiguenavea Ansea 401-7108 / 514-0304
Veau E-mail : lemanoloinn@mac.com
* La Petite Eglise de Petit Internet disponible
Trou datant de du 17""me
siecie... pour les clients


Page 11


BEL FOUCHET

Take Out

8267 N Miami Avenue, Miami,
Florida 33150
Tel. 305-757-6408





Pamnts, Vius qul rv ez dwun aivenl miller pour vos aants,
onwle lez au CMP
ANNEEACADMOUE 2M-20
PROGRAMMERS
LCENC EN:
Mbruft :4anil


Mafkhlf bMUanigImt :2mw
ua ied-Fthwes- g :Iganeu~
WCon tadinfr :I an
kell~clMnlrumt :1

rr eMmlawiI8) : rinm
Pcw auiia em aUts uppmIMHIr:
CHP, Ddma 3D
Tak:2 I13M831,3 3rs445, 24 2a6-
Ema


VISION MORTGAGE BANK, INC

EVENS HILAIRE
Loan Consultant


12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161
Phone: (305) 891-2225
Fax (305) 891-2559
Cell (786) 285-0384



KJ ADVERTISING

SERVICES
P.O. BOX 600673
Miami Florida, 33160-0673

Publicites: Radio, Journaux et Tv.
Aussi un service de traduction
de Documents etc.


Info (954) 559-7729


Evens Hilaire
Consultant


Le Look
Rue Pitauntidcai #14,
mion-vinl, Hati
TL 257-8374
Chnix incrayable de mantures:
Dt, rCwatr, Bnue Mql, Vogue
Cornultadion cheque jour
par un mkdcvin-cculimtce








10 d6partements d'etudes

Licence en :
Gestion d'Entreprise
Conception et Ex6cution de
Project
Economic et Finance
Sciences de l'Education
Sciences Comptables
Relations Interationales
Gouverance

Dipl6me en :
Informatique de Gestion
Relations Publiques
Gestion de la Microfinance

Contactez nous :
Angle Delmas 75 et Impasse
Herard # 3,
Port-au-Prince,
Harti, W.I.

www. cfdehaiti. com

Par courriel:
Administration(i@CDFEHaiti. com
GBrunet@CFDEHaiti. corn

Par telephones
(509) 2246-1425
3555-1575
2513-3726
3767-1575


SANTE


Evaluations preliminaires pour obtenir une carte de rendez-

vous avec les medecins du navire-hopital USNS Comfort


A partir du 1 avril2009, le Ministere haitien
de la Sante Publique et de la Population proc6dera a
des evaluations prdliminaires en vue de ddlivrer des
cartes de rendez-vous a des patients pour des visites
de consultation avec les m6decins du navire-h6pital
am6ricain < USNS Comfort>.
Le personnel medical du o USNS Comfort >
fournira des soins m6dicaux a la population haitienne
du 9 au 19 avril. II s'installera notamment dans les
locaux de la Marine Haitienne (Bizoton) et a Cit6 Soleil.
Le Ministere de la Sante a identifi6 10 centres
m6dicaux pour la tenue des evaluations prdliminaires
en vue de la distribution de carte de rendez-vous pour
les visites de consultation dans les locaux
susmentionnes et des interventions chirurgicales a
bord du Comfort. Ces centres m6dicaux sont les
suivants:
Cite Soleil:
1- CHOSCAL/MSPP (Centre Hospitalier Ste Catherine
Labourd) Soleil 19, Cit6 Soleil
2- CHAPI-MSPP (Centre Haitiano Arabe, Plan
International) Avenue Soleil #18
3- Pre Richard Franck (PELE) Cit6 Soleil, zone Cit6
Militaire
4 -Pre Thomas HAGAN (Pre THOM)
Delmas: HUP (HOpital Universitaire La Paix) Delmas 33


Carrefour:
1- H6pital Adventiste, Diquini 63,
2-Arcachon 32 ci-devant H6pital Food for the Poor
3-MSF (M6decins Sans Frontibres), Martissant
4-H6pital de Carrefour, Route de Carrefour
Petion-Ville: H6pital Eliazar Germain, Rue
Pan Amdricaine, Petion-Ville
Une fois les cartes de rendez-vous
distributes, les informations concernant le lieu et la
date de presentation pour des visites de consultation
seront annonc6s ult6rieurement. Les personnes qui
n'auront pas de carte de rendez-vous ne seront pas
admises dans les cliniques. Les enfants et les individus
ayant un handicap peuvent se faire accompagner d'un
adulte.
Les evaluations prdliminaires pour les
patients qui ont d6ji tW identifies pour subir des
interventions chirurgicales auront lieu a la Marine
Haitienne (Bizoton) les 10 et 11 avril. Les noms des
patients doivent figures a l'avance sur la liste
communique par les cliniques locales et les h6pitaux.
Ces patients seront autoris6s a se faire accompagner
de leur m6decin ou d'un membre de leur famille lors
des evaluations prdliminaires. Les m6decins
chirurgiens du Comfort informeront des dates
auxquelles ces patients devront se presenter a nouveau


a la Marine Haitienne pour les suites n6cessaires.
Les Etats-Unis rappellent au public que le
navire une fois accost6 repr6sentera un grand danger
de navigation. Ils exhortent done les individus ou/et
autres embarcations non autoris6s a rester 6loigner au
moins a 1.000 metres du navire. En respectant cette
limite, le public 6vitera tout accident en ce qui a trait a
la s6curit6 du navire au cours de sa visite.
Cette deuxieme visite du navire h6pital
o USNS Comfort en Haiti reflete l'engagement continu
des Etats-Unis envers Haiti, et l'importance capitale
que le gouvernement des Etats-Unis accorde a la sante
en ce qui a trait a ses efforts d'assistance globale en
Haiti. On estime que plus de 47% de la population
haitienne b6ndficie des programmes de soins de sante
finances par le gouvernement am6ricain.
Pendant l'annde 2009, le peuple amdricain
d6caissera un montant estim6 a plus de 126 millions de
dollars pour l'assistance m6dicale en Haiti, s'6tendant
de la prevention et le traitement du VIH/ Sida a la sante
pr6natale et familiale, et sous d'autres formes telles
que des cliniques mobiles dans les provinces, la
formation du personnel de sant6 et l'octroi de
m6dicaments essentiels ainsi que l'immunisation des
enfants.









Page 12



Haiti :
Au bout de vingt-deux ans, la Constitution
de 1987 merge toujours comme un point de r6f6rence
pour la construction d'un 6tat de droit, comme le chemin
obligatoire pour un peuple en mal de d6mocratie. Elle
survit parmi les soupirs, les cris et les angoisses d'un
peuple livr6 au ddsordre des choses, aux app6tits
toujours renaissants des profiteurs, et A une situation
de violence visc6rale dans un climat de destruction et
des relents acides de sang.
La Constitution de 1987 est-elle responsable
de ce jeu de chaises musicales de gouvernements
improvises, cette d6bacle d'un pays ou toutes les
initiatives semblent incapables d'6tablir l'ordre de la
loi, les sequences du savoir, l'acces de tous au travail
et A la s6curit6, sans parler de la simple propret6 des
rues et des marches ? Malgr6 le oui quasi unanime
(1,268,980) des votants, cette Constitution n'a cess6
de rencontrer, dans la pratique, des critiques acerbes :
ce serait elle, par exemple, la responsable de
l'instabilit6. Ds le depart, l'institution du CEP (Conseil
electoral) a &te la cible de gouvernement militaire (CNG).
II fallut des semaines de manifestations, avec ses
bless6s et ses morts pour que les militaires redonnent
A cet organisme le r6le prevu pour l'organisation des
elections (< la seule autorit6 en mati&re
6lectorale >).Cette concession ne fut qu'apparente. Des
morts, cibl6es, se succ6d&rent dont l'avocat Lafontant
Joseph et Yves Volel. Ce dernier tenait entre ses mains
la Constitution et sa toge d'avocat quand il recut deux
balles A bout portant devant le d6partement de la police.
La premiere election sous 1'dgide du CEP et
de la Constitution, le dimanche 28 novembre 1987
avorta sous les coups de feu des militaires et les
machettes des assassins A ruban rouge. A Port-au-
Prince, la cible principale fut 1'6cole Argentine
Bellegarde, A l'impasse Vaillant, au haut de Lalue, ou
sont morts 24 votants (dont un couple revenu de
diaspora sp6cialement pour voter), des membres du
bureau de vote et 1 joumaliste stranger. A travers le
pays, l'arm6e < fit son devoir . Ily eut plus cent morts
et bless6s. Les responsables de cette triste 6pop6e ne
furentjamais poursuivis. Les noms des victimes n'ont
jamais &t6 reunis. Hans Christoph Buch, globe-trotter
infatigable, a public un livre qui rassemble pour la
post6rit6 ses reportages sur des massacres qui ont
marqu l'actualit6 mondiale de ces dernires ann6es.
On peut done trouver dans < Archipel de la douleur >
le r6cit de ce massacre .


Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11


La porte 6troite
Ce ne sont pas seulement les militaires qui l'Etat de droit, le chemin du d6velc
s'opposaient A l'id6e d'une institution ind6pendante pas d'autre. P6n6trer en d6mocr
souveraine en matire 6lectorale. Ils avaient t6 rompus justice int6grale. Ouvrir le pay
A l'id6e que les militaires nomment les presidents et modemit6. Sortir de la solitude mi
qu'il ne fallaitjamais donner raison A un civil contre un la maison. Nettoyer la ville de ses 1
militaire. D'autre part, alors que bien des pays enfants l'6cole. Leurapprendre
d'Am6rique Latine avaient d6velopp6 un << Droit Admirer le coucher de soleil sur 1
Electoral >> et abouti A des Institutions ind6pendante paix. Participer A la creation du fut
et autonomes, les juristes haitiens, jacobins, Caraibe. Ouvrirlesbrasaumonde
napoldoniens, acceptaient mal cette innovation etl'eau.
juridique comme aussi la cr6ationd'unposte de Premier Mais cette porte qi
Ministre. Constitution de 1987 est une porte
De gouvernement transitoire en cette porte, nous aurons A faire des
gouvemement transitoire, de compromis A compromis, sequence des d6sirs possibles, ab
les regles, les procedures, les institutions pr6vues par malkfique dupouvoir personnel. A
la Constitution de 1987 ont &t6 contournes. Le blocage de cemer la vie par desjalons qui ii
de la justice continue. Il y eut pourtant un moment, Apres ces 22 anndes dominoes par
l1'lection du PNre Aristide, le 18 d6cembre 1990, qui jour de tous les demons, la hant
semblait marquer, enfin, 1'6tape de l'entr6e en beurre et de la chasse des dissidei
d6mocratie. Ce ne fut pas le cas, malheureusement, A la aprbs ces vagues de destructions,
fois par une resistance sourde A l'id6e meme de grands malins, ces ann6es v6cue
d6mocratie et aussi, on le sait, parce que ce n'6tait pas futur, sans calendrier et com
le souci dominant de ces nouveaux responsables comptabilit6, ou le pouvoir instau
politiques. trouvait envahi par la farce, une f
D'ou cette drive vers une troisieme cher, trbs cher, une farce mortelle,
dictature, l'attraction vers un pouvoir absolu, cette la vie sociale et politique.
trag6die v6cue par Dessalines et Christophe, et tant C'est par cette porte 6tr
d'autresjusqu'A la pathologie exorbitante de Duvalier. et suivre, sans tricher, les cl
Mais cette fois, ce fut une navigation, dans un style procedures, les obligations c
fantaisiste, dans une ambiance d'anarchie g6n6ralis6e Constitution du 29 mars 1987 pou
et, en fin de compte, dans une impuissance totale A le nceud de ses contradictions, raff
balayer notre pas de porte. L'exode du peuple haitien, langage. Cela demande, comme
prenant parfois l'allure d'un sauve-qui-peut a continue, d'op6rations minutieuses et cofit
continue et continuera, nous privant d'une masse de s6natoriale dans 15 jours, la
savoir-faire et de talents. Les bonnes intentions sont changements A effectuer le deuxib
isoldes et paralys6es. L'espoir et la volont6 de sortir nouveau des elections en nov
de ce mar6cage, de cette histoire quotidienne, marque s6nateurs pour le rendez-vous d
de paralysie et fragmented de deuils et de catastrophes janvier 2010 afin de voter les artici
ne se concr6tisent pas. Tous les problkmes ont &te dix ben6fices A tirer de ces exercice
fois analysis. Toutes les solutions ont &t6 vingt fois Constitution seront immenses. (
proposes. Que peut faire encore la parole ? Le silence travailler A consolider les choses a
serait-il sagesse ? Qui sera A la hauteur de cette crise disparaitre. L'entr6e en d6mocrati
historique ? doit 6tre fait pour que tout se fasse
Pourtant la Constitution du 29 mars 1987, de notre responsabilit6 historiq
avec parfois son langage impr6cis, avec ses antinomies, petites et grandes querelles de fan
avec le projet de certaines composantes administratives
impraticables, continue cependant A nous tracer le Par J
chemin A suivre, le chemin des libertds, le chemin de Centre (Ecumenique


oppement. Il n'y en a
atie. Appliquer une
s aux courants de
is6rabiliste. Balayer
fatras. Emmener nos
Schanter et A danser.
a Gonive. Vivre en
ur. S'ins6rer dans la
R6concilier la terre

ue nous offre la
etroite. Pour passer
Schoix, apprendre la
andonner le vertige
\u contraire, il s'agit
ndiquent les normes.
l'apparition en plein
:ise de l'assiette au
nts A coups de fusil,
des petits jeux des
s sans plans pour le
me toujours sans
rait son th6htre et se
arce qui nous cofte
i tous les niveaux de

oite qu'il faut entrer
heminements, les
ontenues dans la
r la r6viser, d6nouer
ermir et pr6ciser son
on le sait, une suite
uses: une election
presentation des
me lundi dejuin, de
embre, d6put6s et
u premier lundi de
les remis A neuf. Les
s d'ob6issance A la
Car il est temps de
u lieu de les aider A
e est A ce prix. Tout
Sdans la conscience
ue au delA de nos
ille.

'ean-Claude Bajeux
des Droits Humains


Haiti : Indice de Perception de la Corruption et Institutions


(CORRUPTION... sute de la page 10)
en place des collectivit6s territoriales du d6partement
A la section communale en passant par la commune et
une structure d6lib6rative et de contr6le A chaque
niveau, elle oblige la transparence au seinde l'ensemble
des institutions tant au niveau central que d6centralis6.
Ce mecanisme complexe qu'est le nouvel Etat d'Haiti
prdvu par la Constitution de 1987 n'ajamais &t6 mis en
place, parce que l'ancienEtat, bas6 sur des m6canismes
centralis6s de corruption, r6siste de toutes ses forces
et de sa longue experience d'enrichissement illicite de
groupuscules gravitant autour du symbole de 1'Etat
traditionnel, le Pr6sident, pour emp6cher la mise en
place de l'autre.
Remarquez que, malgr6 la mise en place de
1'UCREF, de 1'ULCC, le renforcement de la CSCCA, le
d6cret sur la passation de march et la mise en place de
la commission nationale de passation de march
(CNPM), la corruption persiste et se fait visible de
temps A autre par des scandales soit au niveau du
Parlement, du Pouvoir Judiciaire, de 1'Ex6cutif, et aussi
dans le secteur priv6 et des ONG. Toutes les institutions


6voluant dans le pays disposent de moyens de se
contr6ler et sont assujetties A des contr6les internes
et extemes p6riodiques. Les accords et conventions
signs par 1'Etat avec la Communaut6 Internationale
(CI) lui donnent droit pour orienter, contr6ler et
superviser les actions men6es par les ONG et le secteur
priv6 dans le pays quelle qu'en soit la source de
financement. Ces accords et conventions permettent A
la CI d'exercer aussi en retour un droit de contr6le.
Donc, les mecanismes pour combattre la corruption
existent. Ce qui manque c'est la volont6 de le faire.
Tant au niveau de 1'Etat qu'au niveau de la CI.

La manifestation de la corruption en Haiti:
le client6lisme
L'Etat et la CI savent tres bien que le pays
ne dispose pas de beaucoup de cadres ayant le niveau
maitrise ou doctorat. Ce n'est pas 6tonnant que dans
les appels d'offres (AO), les critbres de choix toument
autour de ces critbres. Alors qu'il suffisait de mettre
ces crit&res en y ajoutant les mots < ou equivalent >>
pour avoir beaucoup plus de gens A participer et A ne


MIAMIDADE


Grow your career in a rewarding, diverse and

challenging environment full of opportunity.

Find your next job at


www.miamidade.gov/jobs

For computer access visit any Miami-Dade County Library or
South Florida Workforce Career Center.
For locations call 311.


EOE/M/F/D/Veterans' Preference
eiNyPeri E7Kyc-Ie-Kxce Ev- -ry j


pas A d6clarer 1'AO infructueux ni A ne favoriser que le
petit cercle restreint de ses amis parfois bass au pays,
A l'ext6rieur ou fraichement revenus au pays sans
aucune connaissance ou aucune experience du pays
ou des institutions pour lesquelles ils sont appel6s A
travailler et ne parlant parfois ni le franqais ni le creole.
Ces recrutements sont certes faits sur la base d'appels
d'offres mais souvent ils sont truqu6s. C'est une forme
de client6lisme. Il faut mettre rapidement unb6mol pour
ne pas donner l'impression que tous les AO sont
truqu6s.
I1 en est de m6me fort souvent pour le
recrutement des firmes, des ONG Les crit&res choisis
6cartent le plus souvent les firmes et ONG haitiennes
m6me pour des travaux de moyenne importance. Quand
ces critbres permettent de recruter les firmes et ONG
haftiennes, ils visent le plus souvent la m6me cat6gorie
ayant l'habitude de travailler avec 1'Etat et la
Communaut6 international. Fort souvent, ces critres
ne favorisent pas 1'emergence d'institutions haitiennes
m6me comme sous traitantes. A force de traiter avec
les m6mes, on multiplie les risques de clientdlisme et
de corruption.
De toute manibre, ces deux exemples sont
nettement meilleurs que le choix direct des cadres
techniques et des firmes sur la base d'amitid, de
clientdlismes politiques, claniques, de militantisme.
Cette tendance A l'appel d'offre g6neralis6 est d6ej un
pas d6cisif vers le combat contre la corruption. Elle
prendrait son plein effet au moment ou 1'Etat et le CI
comprendraient la n6cessit6 d'avoir des critbres qui
favorisent tout le monde et surtout qui sont incitatifs A
l'utilisation optimum des cadres haitiens, des firmes
haftiennes, des ONG haitiennes, ne serait-ce que comme
sous-traitants dans un premier temps. Les regles de
transparence devraient prevaloir en tout temps et
devraient repondre aux besoins d'Haiti d'abord et non
A ceux de la CI. Car si cette fagon de faire n'dvolue pas
dans le sens du d6veloppement du pays haitien, en
favorisant 1'6mergence des cadres et institutions
haitiennes comp6tents jusqu'A atteindre la masse
critique, Haiti ne se d6velopperajamais et sera toujours
sous la d6pendance de la CI.

Autres formes de manifestation de la
corruption: le vol, la duplication
Le d6veloppement d'Haiti passe aussi par
le combat contre certaines formes de manifestation de
la corruption comme le vol, la duplication. Le

(CORRUPTION/p. 13)









Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11


L'Etat c'est moi; L'Etat apres moi!


VERNET LAROSE

L'Etat c'est moi. Mais qu'advient-il de l'Etat
apres moi? Cette interrogation n'est pas qu'un jeu de mots,
lorsqu'elle est adressee a l'Etat haitien, de type patrimonial.
L'Etat patrimonial se caract6rise par le primat
de l'1eement personne sur l'6elment institutionnel dans le
cadre de l'exercice dupouvoirpolitique. Ily a indifferenciation
du pouvoir et de son titulaire qui, lui, se l'approprie. Les
frontieres de l'espace public et de l'espace priv6 se
confondent: c'est le corps-Etat.
En outre, il se pose toujours la question de la
devolution du pouvoir. La transmission de celui-ci se retrouve
regulierement en situation de d6sh6rence; situation
qu'alimente la recherche du sauveur, restaurateur de l'ordre
en vue de recreer des liens communautaires.
Les traits des hommes politiques haitiens
Francois Duvalier, president a vie de la
Republique d'Haiti-y a-t-il culturellement compatibility entre
les principes de la Republique et le despotico-anarchique de
la pr6sidence a vie?-, illustre tragiquement l'Etat, c'est moi;
et l'Etat apres moi?
L'exhumation de son corps a, en effet, 6choue.
Son cadavre ne s'y trouvait pas lorsque les
"d6chiqueteurs"(dechouke) voulurent le d6terrer en vue de
l'y d6pecer, a l'issue du depart de son fils successeur pour
l'exil, le 7 f6vrier 1986.
Francois Duvalier savait-il que son corps-Etat:
"Je suis le drapeau haftien un et indivisible", aimait-il a
proclamer, ne pouvait conserver l'6tat de son corps au-dela
de son terme dynastique?
Il pr6para soigneusement son role d'exile
politique, avec cette particularity: il est un exile politique
outre-tombe. Son corps-Etat ne s'est pas immortalis6. Le
mystere qu'entoure le lieu de s6pulture de son corps ne
saurait remplir la fonction de momification.
Certes, il s'est distingu6 en 6tant a la fois metteur
en scene et acteur, n'a fait quejouer son role d'exile politique;
role d' exile qu 'ontjou6 la plupart des chefs d'Etat haftiens,
ne voulant jamais se soumettre au principe de l'investiture
provisoire du pouvoir d'Etat; ils ont une propension a se
laisser chevaucher par l'esprit du pouvoir absolu.
Pour eux, leur corps, est vou6 a l'immortalite.
Ainsi, leur corps represente-t-il le corps politique; et, en
leur corps se manifeste l'unite de la soci6et et se concentre
tout l'investissement national, tant sur les plans materiel
que symbolique; leur corps est a la fois mystique et politique.
Le corps, comme corps politique, constitue donc
un enjeu de pouvoir, car il est l'objet et le moyen de
l'op6ration symbolique et des luttes politiques. Se pose
neanmoins la question de la fonction de l'opposition et de la
place de la transmission du pouvoir, puisque non seulement
le corps est contingent et mortel mais il est a la fois l'objet et
le sujet des luttes politiques qui se d6roulent parmi les divers
pretendants au pouvoir d'Etat.
Ambivalence et restauration permanente de
l'Etat
C'est la que git la contradiction de la pratique du
pouvoir incontest6, de l'intransmissibilit6 du pouvoir,
pratique qui n'est pas ordonn6e par un principe dynastique
legitime, c'est-a-dire qui rallie l'adh6sion de l'ensemble des
familles et des sensibilities politiques; de cette pratique, en
est r6sult6 un portrait, ou se dessine la trajectoire des hommes
politiques haitiens: hommes d'Etat/apatrides/guerriers.
Ainsi a-t-on un Etat qui ne fait que se r6creer
constamment sansjamais arriver a se cr6er reellement, c'est
le pouvoir intransmis mais qui doit etre tout de meme
transmis: la continuity de l'Etat l'ordonne. Les violations de
la constitution, les coups d'Etat et les insurrections sont
donc les modes de regulation et de passation du pouvoir.
C'est le corps-a corps qui decide du vainqueur dans le combat


k*... sW* uH la agcI L)
clientdlisme favorise le vol. Certains responsables
auraient exig6 et exigeraient, selonles rumeurs, 10, 15,
20 et meme 30% du coft global des actions. Dans le
cas oi cela se rdv6lerait vrai, ce serait tout simplement
du vol. A cela, il faudrait ajouter les vols orchestras par
les responsables directs des actions et les vols
courants (les plus d6tectables) op6rds par le personnel
moyen et le petit personnel. Tous ces vols se situeraient
autour de 40% des cofits globaux des actions. Avec de
telles pertes comment pourrait-on parler de
d6veloppement d'un pays ?
De plus, la duplication au niveau des zones
d'intervention et de terrain est monnaie courante,
surtout au niveau de l'humanitaire et des urgences.
On a relev6 plusieurs cas oi des intervenants
pr6sentent comme leurs les travaux effectuds par un
ou d'autres intervenants. Cela s'est produit dans
plusieurs endroits du pays, Gonaives, Cabaret,
Belladdre, etc., parfois avec la complicity des
responsables locaux de l'Etat ou des collectivit6s
locales. II faut noter aussi que certains intervenants,
qui se respectent, font la demarcation entre ce qu'ils
ont trouv6 et ce qu'ils r6alisent. En tout cas, la
presentation des travaux des autres avec pieces
justificatives et photos a l'appui n'est tout simplement
que du vol.

L'augmentation de 1'indice de perceptions


politique, et non lesjoutes electorales soumises au principe
majoritaire.
I1 se dessine toutefois une ambivalence. La
propension a modeler le corps-Etat, donc le pouvoir absolu,
est temp6ree par le principe de non-r6eligibilit6 immediate
du president qui limite ainsi dans le temps,
diachroniquement, le pouvoir absolu, mais non en sa
structure, synchroniquement, dans l'espace du pouvoir
legitime, qui se manifeste lorsque le pouvoir arrete le pouvoir.
Auguste Magloire, historien du politique,
l'illustre remarquablement en ses travaux. Le chef d'Etat
haitien, s'il veut passer a l'histoire, doit mourir au pouvoir,
Alors la, le temps de sa pr6sidence est vu comme une chaine
d'entreprises patriotiques que son successeur a g6enralement
a poursuivre.. C'est donc le corps-Etat honored.
La mort subite du president de la Republique
ouvre une crise dans la soci6et. Il y a ,en effet, vacance du
pouvoir. C'est le moment du passage d'un d6tenteur de
l'ex6cutif a un autre. Or, n'existe plus de ref6rent, plus de
detenteur legitime de la violence; celle-ci est maintenant a la
port6e de tout un chacun. Des risques de violence g6enralises
existent. Pour l'eviter et renouer les liens contractuels entre
tous les membres de la society, on procede a l'dloge du
president defunt qui est porteur de puissance et dont il faut
se prot6ger en appelant a sa protection. C'est le cas de
Petion, de Guerrier, de Riche, etc.
Dans le cas contraire, on assiste souvent au
renversement du chef de l'Etat, chass6 sous les hues de la
foule. I1 n'6chappe pas a la honte et a l'opprobre. La foule
l'injure, lui lance des 6pithetes du genre "vieillard cynique",
"tyran sanguinaire", "dilapidateur effr6en", etc.
C'est le corps-Etat d6chu, d6tach6 de sa
puissance. I1 advient le corps abject. I1 colporte des mauvais
esprits. Il faut le chatier. C'est a ce moment qu'intervient le
peuple souverain qui procede au "dechoukaj" des membres
de l'ancien regime: ceux-ci sont maintenant sacrifi6s comme
boucs emissaires.
Les membres de la classe politique sont tour a
tour des victimes et des sacrificateurs. La circulation des
detenteurs de l'autorit6 est regie par un m6canisme de
repression et de persecution parmi ses membres. La figure
de l'opposant se dessine p6niblement. le corps de
l'opposant se retrouve dans une situation de bannissement
incessant Aussi convient-il mieux de parler en terme
d'exclusion mutuelle des membres de l'elite plutot que de
leur circulation, selon l'expression du sociologue Wilfrid
Pareto.
Du protectorat au maternage: l'introuvable
citoyennet6
Le stade supreme de cette exclusion ou de
l'ambivalence du rapport au pouvoir est le massacre du
president Guillaume Sam, le 26 juillet 1915. La foule en
fureur, r6voltee par le carnage op6er par le general Etienne a
l'encontre des partisans cacos du docteur Rosalvo Bobo,
entra par la force a la legation de France, ou s'6tait r6fugie le
president Sam qui y fut d6pec6 et promen6 dans la ville.
L'oncle Sam pretexta de notre "barbarie" pour
venir nous civiliser". Presqu'un siecle plus tard, des elections
dites fondatrices de regime de d6mocratie furent organisees
sous l'6gide des Nations unies. Jean-Bertrand Aristide fut
elu president. Quelques mois plus tard, un coup d'Etat
sanglant le porta cependant a quitter le pays. Il n'y 6chappa
pas a la caract6ristique des hommes politiques haitiens;
hommes d'Etat/apatrides/guerriers.
I1 dicte, a l'encontre se son propre peuple, un
embargo, au lieu de recourir a la d6sob6issance civile, comme
moyen de combat contre le coup d'Etat; d6sob6issance civile
qui est l'expression de la liberty citoyenne, de l'individualite.
Devant l'6chec des mesures successives prises
en vue de renforcer l'embargo et de contraindre ainsi les
militaires a battre en retraite et a faire cesser la repression


de la corruption
Avec des institutions qui ne font pas
correctement leur travail de combat contre la corruption
et des manifestations de la corruption connues et
d6nonc6es sous formes de rumeurs sans se donner la
peine de bien les documenter, les institutions haitiennes
et celles de la communaut6 internationale favorisent
l'augmentation de l'indice de perceptions de la
corruption. On croirait meme qu'Haiti et ses partenaires
prennent un malin plaisir a voir le pays parmi les demiers
dans le tableau de Transparency International. Quand
on regarde de pres les outils a la disposition de l'Etat
et de la CI, on comprend tres mal qu'il n'y ait pas un
meilleur contr6le de la corruption en Haiti. Le combat
contre la corruption devrait 6tre mend sous tous les
fronts au niveau des citoyens mais aussi et surtout au
niveau des institutions. Pour cela il faudrait des hommes
et des femmes dignes de ce nom a int6grer ces
institutions pour appliquer les lois contre la corruption
et en forger d'autres. Il y va du d6veloppement durable
de ce coin de terre oi il est encore possible de faire
quelque chose de grandiose. C'est ta responsabilit6,
ma chere sceur ou mon cher frere, au sein de cette
institution qui t'accueille ou que tu diriges. Ne te trouve
pas d'excuse. N'oublie jamais que les institutions ne
valent que par les personnes qui les integrent !

Envoyd par HAITI DEVELOPPEMENT dans
JEAN ROBERT JEAN-NOEL le 4/01/2009 12:21:00 PM


exerc6e par ceux-ci a l'encontre de la population, une
deuxieme occupation americaine s'y installe grime par les
troupes des Nations unies, sous les vivats de la population.
On ne saurait done rep6rer ni les usages de
l'individualit6 ni ceux de la society: l'individualit6 n'existe
que dans des soci6ets d6termin6es.
NI individuality representative. Car, les membres
de la classe politique ne parviennent pas a monter un
dispositif leur donnant droit a vaquer librement et
6quitablement leurs occupations politiques.
Les hommes politiques haitiens ne disposent
pas de la competence les habilitant a construire de par eux-
memes leur propre espace public. Ils ne sont pas les titulaires
de la detention du monopole de la coercition legitime a
l'int6rieur de leur territoire national. (Max Weber). Ils
sollicitent l'assistance 6trangere en vue de vaincre leurs
adversaires et de pacifier ainsi temporairement les luttes
politiques.
Leur role d'exil6s politiques donne a voir qu'ils
sont toujours en 6tat de d6territorialisation. L'espace du
combat politique d6borde les frontieres nationales et se
deroule presque toujours sous l'oeil bienveillant mais
int6ress6 de l'Etat-hote. L'endog6enit6 de la lutte politique
est absente.
Ni individuality citoyenne. La liberty des citoyens
et des citoyennes de choisir souverainement leurs
repr6sentants n'existe pas r6ellement; ni ne se dessinent des
mouvements sociaux ayant pour objectif d'accoler terme a
terme aspirations citoyennes et moyens autonomes de les
combler.
L'6mergence de l'individualit6 ne peut se r6aliser
lorsque le politique est subsumer a un corps-Etat, qui est
simultan6ment, d'une part omnipotent et omniscient, et
d'autre part, impotent.
Les conditions de la r6alisation de l'individualit6
resident dans la disincorporation du politique, selon
l'expression de Claude Lefort:
<< La revolution d6mocratique moderne, nous
la connaissons du mieux a cette mutation; point de pouvoir
a un corps. Le pouvoir apparait comme un lieu vide et ceux
qui l'exercent comme de simples mortels qui ne l'occupent
que temporairement ou ne sauraient s'y installer que par la
force ou par la ruse; point de loi qui ne puisse se fixer, dont
les 6nonces ne soient contestables, les fondements
susceptibles d'etre mis en question; enfin, point de
representation d'un centre et ni des contours de la society;
l'unit6 ne saurait d6sormais effacer la division sociale. La
democratic inaugure l'experience d'une soci6et insaisissable,
non maitrisable, dans laquelle le peuple sera dit souverain,
certes, mais ou il ne cessera de faire question en son identity,
ou celle-ci demeurera latente...>>(1)
Je conclurai, avec une triple interrogation
emprunt6e du philosophe allemand, Emmanuel Kant:
1- Que puis-je savoir?
Le corps-Etat, quel qu'en soit le type de legitimit6
de son titulaire, est une illusion mortifere, qui n'institue ni
de l'individualit6 ni ne constitue de la soci6et encore moins
de la nation.
2- Que dois-je faire?
Ce que nous sommes en train de faire: en d6battre.
Tout en sachant bien que l'adversaire n'est pas un ennemi a
abattre, mais un interlocuteur avec qui nous devons d6battre
des affaires de la Cite.
3- Que m'est-il permis d'esp6rer?
La r6ponse est collective, meme si les
interrogations sont individuelles. Le je n'est un enjeu que
s'il est articul6 avec un nous. Une telle articulation est au
fondement de toute communaut6 ou society. Sinon, c'est se
laisser pi6ger par un je/nous qui ne repose sur aucun
dispositif social. Alors la les risques sont grands qu'on s'y
plie, a genoux, devant les enjeux du pouvoir d'Etat, qui se
caracterise par la fonctionnalit6 de l'interm6diation politique
et l'universalit6 de la citoyennete.
(1). Claude Lefort, L'invention democratique. Les
limites de la domination totalitaire. Paris, Fayard, 1981, p. 180


CONTACT US
TOLL FREE. 1-8 B-3 3-285
OR- 305-5 -20- 300
FAX .3 5 20 -8 332
CELL. 305-9 86-88 1


Page 13


Haiti: Indice de Perception


de la Corruption et Institutions
( ite da d a In fe 1 2)








Mercredi 08 Avril 2009
Page 14 Haiti en Marche Vol XXIII N 11

DGYPTE ET U RSolutions dela
.o.tosd.semaine pass6e:
Allez de DERAYA a DOCILE, en utilisant des mots du du R U S H E S
vocabulaire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne. R U C H E S
R E C HE S

RECRUS

DOC ILE EGYPT E Q GE Y T UARN RU
MRLBY PIRI U FIEOW
E X I UC T L LNQ S CUXT T
Y D P A W Q I A N E VY S I CRABBLE
SQ R L V Q S AN RE L I J Y Arrangez les sept lettres ci-dessous
Y E I Y S I S L GL TN K U W pour former un mot frangais
Solutions delasemainepasse E E U A E S D L L A U S K P
SDNUDAMEESOWUGD B U
BI IC LORE ALNGNAZMTBYE DAM
AM E N ER A S XMPAAESAEOIYNBK A C L
KALI AT PRHRLPTGRBCMEOW
A G E R ATUM B G JA L E S N R GA P V NA A E
RIRI E E YQNPOFREERSVJBO
A N S UIE D D 0 E H L S I KMA QA Y C
NISDDOEHLSIKMAQAYC UEM-IIIIIIII
E ME A E R K U E OO W Q J A G S Solutions de la semaine passe
R ME S S S Trouvez les 19 pays presentement en tete de groupe des eliminatoires \ PONT I FE /
de la coupe du monde de 2010 dans le carre ci-dessus -




I E n B ref... ...suitedelapage2)
L'ancienPremier ministre neo-zelandais Helen Clark a &td d6sign6 mardi administrateur du
10 3 3 f m Programme des Nations unies pour le Ddveloppement (PNUD). D6signde par le secr6taire
general de 1'ONU Ban Ki-moon, elle a requ l'approbation unanime des 192 pays de
1'Assembl6e gendrale.
Mme Clark, qui remplacera le Turc Kemal Dervis fin avril pour un mandat de quatre ans,
5h00-6h30 Bon R6veil enmusique pr6sidera aux destinies d'une agence onusienne dot6e d'un budget de 13 milliards de
dollars. Present dans 166 pays, le PNUD a notamment pour tiche de coordonner les efforts
6h30-7h00 Au Pipirit chantant faits aux niveaux mondial et national en vue d'atteindre les objectifs de d6veloppement
cr6oe ac Lnini Fopour le Mill6naire, dont l'objectif principal est de diminuer de moiti6 la pauvretd d'ici 2015.
journal crdole avec Louim Fontal Fl6icitant Mme Clark, le ministre franqais des Affaires 6trang&res Bernard Kouchner a
indiqu6 dans un communique que la France se r6jouit d'engager avec Helen Clark une
7h00-9h00 M6lodie Matin avec Marcus concertation 6troite sur les reponses A apporter aux enjeux du d6veloppement, de la bonne
Informations, Interview, Anecdotes, Humour, gouvernance, de la lutte contre la pauvret6, de la prise en compte des biens publics
Analyses mondiaux et de la d6mocratie.
Nos Chroniques:
L'EditorialdeMarcus On est toujours sans nouvelles du coordonnateur de la Commission
Au Quotidien avec Elsie Nationale des March6s Publics
LaChroniqueLitt6raireavecDominiqueBatraville Trois mois aprbs son enlkvement, on est toujours sans nouvelles de Franqois Robert
Les Sports avec Mario Bareau Marcello, coordonnateur de la Commission nationale des marches publics. Le Directeur
Les Invit6s du Jour central de la police judiciaire (DCPJ), Frantz Thermilus, a indiqu6 lors de sa dernire
M6lodieMatinchaquesamedi est anim6 conference de presse que les r6sultats de l'investigation seront connus sous peu.
parF6quiBre Raphal Joseph Robert Marcello, coordonnateur de la Commission nationale des marches publics,
avait &td enlev6 le 12 janvier 2009 alors qu'il regagnait sa residence A Delmas.
l0h-Midi Le disque de I'Auditeur Dans une lettre en date du 5 f6vrier, la famille du disparu a appel6 les autorit6s et la
animation James Pr6dvil population toute entire A ne pas laisser le dossier de cet homme qui a servi dignement son
pays, un pbre de famille module, finir au fond du tiroir "des enquetes qui se poursuivent".
12:00-12h30 Le Midi Les compatriotes de la diaspora manifestent en faveur des 30.000 sans-
informations avec Laury Faustin papiers Faitiens dans le collimateur des services de I'immigration
americane
12h30-2h00 Lady Blues avec Elsie Ils sont 30.000 haitiens menaces de deportation par les autorit6s de l'immigration
Jazz, Blues, Swing, Ragtime amdricaine pour absence de documentation l1gale. Cependant les compatriotes en diaspora
ne restent pas inactifs pour tenter de renverser la situation et garder dans le pays d'accueil
2h00- 3h00 C'est si Bon en chansons... ces p&res et m&res de famille qui y vivent depuis de nombreuses anndes pour la plupart et
Emission de chansons francaises qui constituent un support indispensable pour leurs families.
La premiere manifestation du genre avait eu lieu A Miami, en f6vrier dernier, A la suite de
3h-5h pm Le Bon Vieux Temps quoi le Pr6sident Barack Obama, fraichement install A la Maison blanche, avait envoy
Temp 1l'un de ses conseillers d'origine haitienne, Patrick Gaspard, aux nouvelles auprbs des
Retro-Compas leaders haitiens. Ces derniers sont months au mois de mars A Washington pour aller
avecDocDanieletCaptainBill discuter du sort de leurs frbres et soeurs.
En attendant, la mobilisation se poursuit sur le terrain. Une autre grande manifestation
5h00 Le Journal de 5 heures s'est d6roulde samedi (4 Avril) A New York.
avec Villette Hertelou L'un des organisateurs, Josu6 Renaud, a confirm que plusieurs organisations haitiennes
de la diaspora sont trbs actives, r6clamant pour les haitiens le TPS Statut de Protection
5h 30 pm Melodie & Company Temporaire (TPS).
Diveloppement durable Soulignant que les Haitiens contribuent grandement A la croissance de l'6conomie
Mardi avec Bernard Etheart americaine, Josu6 Renaud s'61eve contre l'ordre de deportation de plus de 30 000 ill6gaux
haitiens. II d6nonce la volont6 des autorit6s amdricaines de consid6rer les travailleurs
7h-8h30 Amor ySabor con Luciani haitiens comme des personnes vivant en marge de la soci6td.


c 'et A&4c Poit tectcaWc4ae /








Mercredi 08 Avril2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11

Kek liv ki part : 2008-2009
MAKS MANIGA
maxmanigat@aol.com
Literati krey6l-la pa rete ap d6mi ; l'ap file bOl
driv. Pami bon liv avek bon plak konpak ki part nan
lanne 2008-2009 la, men kek mwen kwe ki merite pou
nou konnen.
M' ap rete sou liv Dyeri M. Jil, Rasin Foula ak
Ivwoz S. Jil, Rasin Mede-a. Mwen deja rale sou liv
Josaphat-Robert Large la nan Paw6l Kreybl. Revi
Litert Sosyete Koukouy. Volim 1, Nimewo 1 -Janvye -
Jen2009.
Kanta pou liv mwen an, Ti Gout pa Ti Gout ap
gentan tounen sou li agrann lijyen, pi devan.
%
Max G Beauvoir [Maks G Bovwa] : Lapriyh Ginen.
Presses Nationales d'Haiti, 2008, 212p., ilistre, 19 x 11
cmr
Albert Camus [Albe Kami]. Tradidsyon kreyl : Guy
Rtgis : Etranje! Prls Nasyonal d'Ayiti. 2008, 153p. 19 x
12.5 cm.
Pierre-Michel Chery [Pye-Michel Cheri] : B bB
Golgota. Prss Nasyonal d'Ayiti. 2008, 117p. 19 x 12.5
cma
Louis-Philippe Dalembert [Lwi-Filip Dalanbe]: Epi oun
Jou konsa t&t Paste Bab pati. Pros Nasyonal d'Ayiti.
2008, 109p. 19 x 12.5 cm.
Anthony Fortunat [Antoni F6tina] : Refleksyon. 2008,
124p. 20.5 x 13.5 cm.
PaurisJean-Baptiste [Poris Jan-Batis] : Zig Lavi. Pres
Nasyonal d'Ayiti. 2008, 113p. 19 x 12.5 cm.

Dyeri M. Jil, Rasin Foula ak Ivwoz S. Jil, Rasin Mede :
Sevis Ginen. Rasin, Rityel, Resp lan Vodou.
Bookmanlit, 2009, 401p., ilistre, 21.5 x 14 cm.
Dokte Dyeri M. Jil ak madanm ni Ivwoz S. Jil
deja ban nou youn liv : << Bicentennial. Haiti Gift to
the World. 1804-2004. > ki part an krey6l tou sou tit:
<< BisantnL: ZetrennAyiti PouLimanite. >
Jodi-a yo kente avek : < Sevis Ginen. Rasin,
Rityel, Resp lan Vodou. > ki part an angle tou sou
tit : < Remembrance: Roots, Rituals, and Reverence in
Vodou. > Nan katriyhm paj kouvdti edisyon krey6l-la
yo ekri :
< Moun onore Dantan yo toupatou sou late.
Vodou annAyiti, se fason pa nou pou nou montre respe
pou defen Ansyen fanmi n. Rityel Vodou gen yon
karakth apa paske tradisyon an chita sou mes moun
peyi a, ki pa menm afr ak mes moun 16t kote. Vodou se
yon fason lokal pou nou montre yon bagay global. >
Lontan, seten kwayans relijye te anpeche fidel
yo li liv yo te mete < alendeks . Sa te anpeche
konesans sikile sitou I se lide ndfkit ap diskite. Prenga
sa-a sanble li dispar&t. Jounenjodi, gen kek relijyon ki
gade vye mannye sa yo, ki konsidere vodou kankou
yon kwayans ensip6tab. Sa yo ph ? Mwen te kwe se
laverite ki pou louvri zye nou. Anpi : < Gade pa boule
je. >>
Youn granmofn dwe jije youn liv selon
konsyans li. Kidonk, ou pa bezwen sevith lwa pou achte
epi etidye nan liv Dyeri ak Ivwoz Jil la. Se anpil bagay
nou pa menm konnen sou istwa pw6p peyi nou.
Pou ba nou youn lide kalite riches n'ap
ranmase si nou pran tan li liv la, mwen pral separe avek
nou youn repons Dokth Jil voye ban mwen sou youn
kesyon mwen te poze-1.
Mwen te anvi konnen enpe sou lwa Agasou
Yemen. Mwen te kontre avek non li nanyoun pawl : <
Mwen, m se Agasou Yemen. Mwen konn mete, men
mwen pa konn wete. > Mwen te kouri al tcheke nan
plizye liv sou vodou pou we sa m ta twouve. Pa anpil !
Mwen te fouye nan entn&t : menmman pareyman !
Mwen fe lide pou mande Dokth Jil. Li pou
nou we :
< Agasou se yon Lwa moun Gedevi sevi.
Gedevi se non Afriken ki te abite lan Abomen pandan
16zyem syek la. Abomen se ansyen kapital Dawomen.
Men ep6k sa a, Abomen se te priske tout Dawomen an
tou. Ann Ayiti nou rele moun lavil Abomen, moun
nanchon Gedevi. Agasou se mo Gedevi ki vle di mal
krab. Toupre lavil Abomen, gen yon rivye ki rele Yemen.
B6 rivye sa a gen anpil krab. Se la sevis pou Agasou te
konn ft. Alekile annAyiti I moun gen Lwa Agasou yo
vire men yo pou fe dwdt yo part tankou yon krab.
Se te lan yon koudeta, papa Kadya Bosou,
Wegbadya pran pouvwa. Anvan sa se lan eleksyon
moun Gedevi te konn chwazi gouvenman. Pou bay
koudeta ajart, Wegbadya kouri bri li se eritye Agasou,
yon Lwa moun z6n nan te respekte. Pi devan, Achade,
pitit Kadya Bosou, peye hougan pou envante yon istwa
ki di fanmi 1 se eritye Agasou ak Oligbonon, yon ansyen
fi ki te gen anpil prestij lan z6n nan.


Depi I1 koudeta sa a (1645), pouvwa vin pase
de pitit an pitit Wegbadya. Fanmi an kenbe pouvwa
pandan plis pase 200 ane. Sejis an 1880 Lafrans pran
pouvwa lan men yo. LU Kadya Bosou vin monte sou
pouvwa misye anvayi yon pil kote alantou Abomen,
se kon sa misye vin anlaji Wayom Dawomen. K6m fanmi
an di yo se eritye Agasou, Agasou vin pote non fondath
Dawomen. Alekile ann Ayiti, gen Sevith ki konn di
Agasou se Lwa ki pwoteje Tradisyon Dawomen lan
peyi a.
Gouvenman Dawomen an te vin pote non
DinastiAgasouvi. Vi tankou lan tyovi vie di pitit. Dinasti
Agasouvi vle di pouvwa ki pase de pitit an pitit Agasou.
K6m dinasti sa a te tdlman dire se k6msi 1k Agasou
mete w sou pouvwa li pajanm retire w. Remake, se sa
menm pou Ayisyen ta di, paske Dinasti Agasouvi a pat
tonbe devan n. Se jis 1k Afriken sispann rantre Ayiti,
gouvenman an tonbe. Ki f la a, pwoveb la ft sans.
Epitou, Wegbadya se yon gason nanchon
Adya. Li pat menm moun Gedevi. Se paske gouvenman
1 lan telman dire ki ft Ayisyen konn diAdyasou miwa.
Sa vle di gason Adya yo ap toujou la. Ayisyen konn
rele Agasou Yemen, Agasou b6 rivaj. Sonje Yemen se
yon rivye Dawomen b6 lavil Abomen, peyi moun
Gedevi. >
N'ap aprann plis toujou nan chapit III- Ginen
yo, p. 79-113 ; seksyon : Kadya Bosou Anlaji Dahomen
kote oth yo diskite Agasou Yemen nan p. 101-109
Di-m si se pa youn travay wete nechl ki pa te
janm fft nan peyi nou an? Abobo! pou oth yo ki lage
youn zouti konesans san parey nan men nou.

Josaphat-RobertLarge [Jozafa-Wobe Laj] : Rete! Kote
Lamesi. PrMs Nasyonal d'Ayiti. 2008, 121p. 19 x 12.5
cma
Max Manigat [Maks Maniga] : Proverbes crdoles
ha'tiens du dix-neuvieme siecle. Transcription
mrderne- Traductionfranqaise- Annotations. Educa
Vision, Inc. 2009, 323p. 22.5 x 15 cm.
Liv-la, ki an franse, karakth espesyal ak riches
krey6l nan N6-a.
Jean-EupheleMilce [Jan-Efl Milse] : Pase myonKout
Foli. Pris Nasyonal d'Ayiti. 2008, 109p. 19 x 12.5 cm.

***

Koutim ake Labitid II:

Konpe lanmo pase la!
AK ZANDO / JACQUES J. GARCON
Nan kUksyon koutim ake labitid la; mere yon
16t moso?
Lr yon mofn mourijenn, yo konn di i mouri
alaflerdelaj. Konsa yon ti demwazdl dizwit an mouri.
Timofn fin chape wi, i resi bakaloreya y ; te pare pou
leve tdt a fanmiy yan. P&rsonn nan katye ya pate tande
i te malad ni ft aksidan; kidonyo di i mouri sibit. Gan
tou ki di se zonbi a y yo pwan osnon yo manje y. Yon
fanm yo rele Idalya part ake yon tern dite fey vrvenn
vy6blt, pote bay manman pitit la pou ride y anba
sezisman. I menm tou, i mete po fig mi de b6 letanp a y
fwiksyonnen ake swif a bWf. Yon tw6l mouye ake kafe
anm&r soutni renmed sa a k6m oun konpwes anwo t&t
ay.
Pi andedan, te deja gan plizy&r 16t moun la. w
ap gade oun madanm, yon chapo pay tres fen nan t&t a
y, chita men nan machwe a y, yon pye a y kwaze anwo
16t la, ape souke san rete. Yon chagren ape
malmennen y. Akot a y, yon 16t, ki ansent, lonje anwo
yon divan, 1 ap santi yon vap&r alk6l ake kanf nan oun
moso k6ton; men tou 1 ape seye kraze oun pin&z k ap
pwonmennen nan klwazon ki separe kabinet a yo ake
kina vwazin nan. Yon ti jennonm fenrenk antre, 1 ay
bobo manman ddfen an. Konsa 1 ape vire pou i chita, i
tonbe tout longer a y san konnesans. M tande yon
mounn ki di: "Ou kri de mounn te renmen sa! Mezanmi
o! Jennonm sila a p ap chape non". Se lr ya mven
konnen se anm6brz a y, i pedi.
Rl bouyi nan kay la; tout lafanmi,
zanmi wozabwa. Se koutim nan; yo monte tant kouvwi
lari ya. Se lay apway ft vey la. Pi souvan tou, kay tw6
piti pou kenbe tout mounn k ape vin an vizit la, pou bay
kouray konsolasyon, anfen kanpe ake fanmiy a m6 a.
Se konsa, vwazinay se dra blan, vwazinay se oun k6t
fanmiy Yo mete siydedty anwo younn nan batan p6t
kay la. Se yon gran bann twdl nwa b6de ake blan,
ake oun kwa nan mitan. Denpi oun mounn ape pase la
i deja konnen kay sila gan ka lam6. Yo leve k6 a, ay
mete nan m6g. Defen an te gan oun tonton an y k ap
travay lopital Jistiyen, i pase 16d pou yo pa kite nonm
yo rele Dejonka, pwoche pwe m6 a; paske bwi kouri,
nouv6l gaye; tout m6 fanm ant6 anba men mouche sa
a. Se te yon nonm ki te k6m deranje nan ajisman y;
men se i ki te reskonsab benyen m6 nan lopital la.


I Page 15
Jou antrman rive, mounn reyini katredal. Kat
gason vanyan, swe kon pit a bouki pote shrkey la vin
mete devan pwenmye mach l6tl. Lhr ng yo depoze, ou
ka santi yo oun jan soti lwen, yo rale oun gran
souf. Monp&r koumanse seremonni yan. Tanzantan w
tande yon touse, yon plenn: "oun-oun-oun-oun -oun,
adje y" yon ti kriye, mounn nan k6m ape peze y pou
sa pa soti f6, ay deranje lasanble. Men legliz la
gran, nenp6t ti bwi renz6nen. Younn tou ki pa ka kenbe
ank6, lage yon r6l ki sanble soti ake f6s nan fon zantray.
Nan monman Libera menm, nou pweske pa tande aryen
ank6; paske tout moun ape degaje konsyans a yo. Nan
foul la, ou tande: Mari-MWrsi, pitit! ou pa ta fen nou
sa. MWrsou! Kote w kite nou? Tifi ya te timounn bon
lindikasyon, si y te tande, i ta reponn. Ti jennonm
anmoure ya tonbe ank6. Yo pwan y, ale ake y paske i p
ap ka rive nan semity&r ya. Sa monp&r ape fe, se y 1 ap
okipe. Lantnrman fini chante, p&r ya di :" sonje se
pousy&r thr wou ye, pousy&r thr ape tann wou. I frrmen
liv it ap li ladan y nan, i mete y anba zes6l a y.
Se te lr kina kat 16t mesye, pou pote s&rkIy la
tounen nan k6bya. Rele sa, pweske pote de neg ape
pote yon madanm; kadr an kadrj anm a y febli, i pwes
tonbe. M pa konnen si plis mounn te renmake sa;
men pandan tout s&rvis la, je monp&r pa te soti anwo
oun fanm, gran zouzounn anf6m ake anpil "f', ki
mete yon rad depyes wololoy, bagay ch&r, yon soulye
nwa e blan talon kikit. L ap siye kwen nany, an mounn
de byen, ake yon ti mouchwa bwode blan, yon gran
chapo pay&t nan t&t a y. mounn te ka we je a y ounjan
wouj malgre tout vwal krep ki te desann anwo figir a y
la. K6tak6t ake y, Sidelya, yon fanm Laplenndin6, yo
ba y ti nonYaya, te vin kondi ti fi ya nan drmye refij a
y. Yaya mare t&t a y ake yon mouchwa blan, i mete yon
w6b ble Sent"n ki k6m koumanse blaze. Nan pye a y,
de ch6s&t nwa ake yon karyoka mawon, talon yo oun
jan ajennse. Pa gan anyen ki t apway ft bagay sa yo
rete dr&t si manmz6l pa te fR gwo jWf6 pou i pa
tonbe. Mwen w 1 ape vini de b6 kon yon
kanna. Menzal6, gan kich6y lanati fe, nou pa konnen,
nou pa ka esplike nonpli. Se konmsi te gan oun ranjman
kite f&t pou lariches ake lap6vwete ape mache pazapa.
Sakriten an, lansan an, rad mwezi a monp&r, tout kalte
pafen anwo mounn siya yo, melanje ansanm vin bay
oun sant mounn santi nan lanterman s6lman. Tw6l dty,
demidty ft mikalaw. Anfannkerya, w6b nwa anba k6se
blan dantel a y, pwan devan ape pote lakwa, p&rya ape
sib. K6bya, ap woule dousdous, ounjan ipokrit.
Ekip paran ake fanmiy yo menm, f6 w ta di se
oun k6lonn boustabak toudenwa ap mache d&ye, an
dezole, san manke rele adwat rele ag6ch. F6 w monte
senk mach eskalye pou rive nan oun pwenmye pewon
laj anvan w janbe p6tay semity&r Okap. LMr w pase
bary&r sa a, vivan ou ye, wou santi w fwemi. Se konmsi
ou te nan oun 16t peyi. R1 pete pi red. Oun msye k ap
f6se soutni oun gwo fanm ki t apway endispoze, p&rdi
pye.Nan eparye so a, 1 ay mete pye a anwo oun tonm
gan lr ki te fenrenk simante, i anfonse ra kwis. Yo ba i
men pou ride i soti la. Oun nonm ki te kanpe la, pou
pase sa nanjwxt, di: wou tw6 pwese monchr; tan lr
a wou. Dan pa respekte malkr, mounn tonbe ri.
Anfen yo rive kote yo t apway depoze kadav
la. K&k paran ake zanmi vin di de twa bon koze, ft el6j
a defen yan anvan yo bouche tou a. Oun drnye msye
pwoche, i di : "ponk6 ale non, tann mwen!" I rale nan
p6ch a y, oun ti blennbalenn dis k6b ake yon bw&t
alimdt. Tout mounn ape tann sa k apway fdt la. I
koumanse: Mesyedam lasosyete! anpi i pase oun
grenn alimet pach, i limen balenn nan, al6s i
di:" avanzy&r mannmwaz6l Maru Mersu te konsa; i
kontinye: "jodya: lr i rive la, i pfou, i touye flanm
limy&r ya, anpi i di: wi,jodya i konsa.
Apwe lanterman, lr fanmiy yan fin rlk6net li,
yo toujou bay oun p&r savann kondi yon neven. I konn
afkr a y, se i ki konn sa pou i di. Mounn reyni nan kay
m6 a, y ay woule dizenn chaplkt.Yo gan oun litani
mizerere, anpi w tande oun sl koze ape repete: Pwiye
pou 0l pwiye pou Ul. Ndfjou a fin konplete, y ay bay
oun p&r tout bon, chante oun ms dmrnye pwiy&r, fwa
sa a nan legliz. Apwe servis sila a, asistan ki vle, ay
bay lapolites ank6 nan kay m6talite ya. yo resevwayo
byen ake pate, kola, gato, kafe cho onsno chokola.
Antw6t menm, m te la wi, anpi m mande: Men kote ti
jennonm ki te endispoze ya? yo di wen: An, Fwisndl?
Mwen di: A! m pa konn non an y non. Yo di wen se sa
wi Fwisnel. I t ay pou antre p&r; yo pa pwan i non;
paske papa y pa te marye ake manman y. Ti gason
an d6mi leve nan oun dezolasyon, msye! y&rwoswa b6
labrin nan, 1 ay jete t&t a y Basen Wodo. Y ape chache
kadav la wi, yo ponk6 trape y.

Ago!
Thks sa-a pibliye do pou do jan oth-a voye 1' la nan
krey6l N6 peyi d'Ayiti (JM)


ABLMI PURIHnASIN AGENCY "PWM """ AO EErqunwts poarw ca n

Tel.: 78-457-4830 Fwra 105-756-097* ImaS pmadca@atommouk p a OW pml bru .
I ,_ sCggoa W MPo ft







Page 16

Miss Miami

Gardens 2009


Vanessa Charles, une beautW haitiano-americaine
qui a dtd tries remarqude au 4 eme festival de Jazz
de la City of Miami Gardens.


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94th Street
Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559) Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email: melodiefm@hotmail.com
haiti-en-marche@hughes.net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896
Printed at Southeast OffsetB
L (305) 623-7788 A


Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11









I
ELE KSYO N L11

vriml 200


Konsa


Me bonw |d

KandldaS

i .. ..
'iBJ~i2^


P~saonn


CAM. A Digel
(4141UMW1IIr


SATURDAY MAY 11,2009
t *rPERFORMING LIVE***

'MV1CI M MIK CaJUUMJ KiTOL4IA .. AKOJT ZBoLM


M T ostw Guesfc
M WMf (/AMW Z"KIlW W0ZM= B MEL HNvIm

I BICENTENNIALPARK/
=(1" DOWNTOWN MIAMI up
1075 BISCAYNE BOULEVARD, MIAMI, FL, FOR INFO: 305,945,8814
ll p I_ PF fw Unwi SB N ^


-^^



rgo nrguI hradlI
Afts p6rieUs, Efft .V


POUR VO SERVAom Tno E CAROM APELE

1-800-927-6059
ouamvyeniounc-ma& lf g l


r_,




Full Text

PAGE 1

Haïti en Marche, édition du 08 au 14 Avril 2009 • Vol XXIII • Nº 11 PORT-AU-PRINCE, 4 Avril – En un mot, l’Etat haïtien va le 14 avril prochain à Washington chercher de l’argent. Malgré tous les efforts de style qui auront été faits dans la présentation du projet, comme disait l’autre : it’s only the money ! Motif ?SOMMET DES BAILLEURSComment faire plus avec moins !Toute la politique de « stabilisation » menée depuis 2004 par l’Etat haïtien et la communauté internationale ne peut se justifier que d’une façon et non deux : la création d’emplois. Après qu’on aura satisfait toutes les exigences (réconciliation politique, lutte contre la drogue et la corruption, équilibre macro-économique, partenariat secteur public secteur privé etc), le processus vient buter sur le même écueil : comment créer des emplois ? Le peuple n’a qu’une façon de juger de la valeur d’une politique, nonobstant le label dont elle s’enveloppe, et ce sont les jobs. (BAILLEURS / p. 4) AUTOUR DE L’ASSASSINAT DE JEAN DOMINIQUEHaïti : l’autre pouvoir, l’« underground »PORT-AU-PRINCE, 3 Avril – 9 ans depuis l’assassinat de Jean Léopold Dominique et les coupables courent toujours. Ce vendredi 3 avril, les journalistes ont défilé une nouvelle fois dans la capitale haïtienne pour réclamer justice. Jean Dominique a été assassiné au sommet de sa popularité. L’assassin a pénétré jusque dans la cour de Radio Haïti Inter pour lui loger plusieurs balles dans la tête. Calmement. En sortant, il a tué aussi le gardien qui s’était retrouvé sur son chemin. Puis pour disparaître sans laisser de traces. Le journaliste qui était sorti indemne des persécutions de la dictature Duvalier (exilé pendant 5 ans après la rafle du 28 novembre 1980) devait tomber sous un pouvoir dont il était proche, jusqu’à en devenir un ardent défenseur. Oui, les ennemis d’un pouvoir peuvent chercher à nuire à celui-ci en tuant un de ses éminents supporters. Mais où est la vengeance de César ! Nous sommes en démocratie. Cela s’appelle justice. Mais à ce jour 6 juges d’instruction ont défilé sur le dossier de Jean Dominique. Et puis, rien ! Ses amis politiques se sont révélés impuissants, là où ses pires ennemis (la dictature Duvalier) avaient mis des gants en l’éloignant mais sans toucher à un seul de ses cheveux. (ASSASSINATS / p. 5) Mireille Durocher Bertin assassinée le 28 mars 1995Jean Dominique assassiné le 3 avril 2000 Le Ministre de la Justice Guy Malary abattu en plein jour le 14 octobre 1993 avec ses gardes du corps PORT-AU-PRINCE, 3 Avril – L’un des casse-tête de l’administration Obama concernant Haïti, c’est le trafic de drogue. L’autre plus important c’est bien sûr l’immigration illégale. Mais malgré la hausse sans précédent des prix et les émeutes de la faim d’avrilDROGUE / ECHEC DE LA LUTTEHaïti : la drogue, connais pas !2008, il n’y a pas eu d’armada sauvage vers les côtes de la Floride. Comme ce fut le cas au lendemain du coup d’état militaire de 1991. Le processus de « stabilisation », grâce au concours des forces et de la mission civile onusienne, a du bon. américaine semble vouloir se pencher avec autant de sérieux que d’humanité sur cet aspect du dilemme haïtien. Par contre, concernant le trafic de drogue, rien ne semble fonctionner, rien ne l’a été, on piétine (DROGUE / p. 5) Aujourd’hui la nouvelle administration

PAGE 2

Page 2 Mercredi 08 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 11 (EN BREF / p. 14) EN BREF ... EN PLUS ...Les Etats-Unis : Centre-gauche et Progressiste ?PORT-AU-PRINCE, 2 Avril – Mine de rien la politique étrangère américaine est en train du moins de se donner une autre image … Ce mardi l’administration Obama a décidé de retourner au sein de la Commission des droits de l’homme de l’ONU, dont le président George W. Bush s’était retiré depuis 2003, l’année de l’invasion de l’Irak, à cause des critiques soulevées par la décision américaine d’entrer en guerre sans l’aval du Conseil de sécurité des Nations Unies. été interprétés par certains observateurs comme la réponse de La Havane aux initiatives de la nouvelle administration américaine. Aussi la dernière sortie du président vénézuélien Hugo Chavez, traitant Obama de « pauvre crétin », a reçu le même accueil qu’un cheveu sur la soupe. Faut-il considérer le cas entre autres d’Haïti. La Maison Blanche envoyant un émissaire spécial, le conseiller Patrick Gaspard, s’entretenir avec le comité haïtien de Floride qui venait d’organiser une Ce même mardi, la Secrétaire Le vice-président Joe Biden (à droite) et des chefs d’Etat sud-américains lors d’un sommet au Chili d’Etat Hillary Clinton a lancé un appel à tous les Talibans qui décideraient de renoncer au terrorisme qu’ils seraient des acteurs de premier plan dans la reconstruction de l’Afghanistan. La semaine précédente, le vice-président américain Joe Biden occupait la vedette à une réunion de chefs d’Etat du continent américain de centre-gauche en préparation de la rencontre du G20 qui s’ouvre ce 2 avril à Londres. Par cette rencontre qui s’est tenue à Vina del Mar, près de Santiago (Chili), l’administration Obama se reconnaît des affinités avec les présidents chilien Michèle Bachelet, brésilien Lula, argentin Christina Kirchner etc. Vina del Mar a été baptisée de sommet des gouvernements « progressistes. » Donc le gouvernement des Etats-Unis se qualifie aujourd’hui de « progressiste. » De quoi faire avaler son dentier à George W. Bush et consorts. Cependant lors de la même rencontre, Joe Biden, interrogé à savoir si Washington a l’intention de lever l’embargo contre Cuba, a répondu Non. Mais précisant aussitôt : « Le président Obama et moi avons convenu depuis la campagne électorale de marquer une transition dans la politique des Etats-Unis envers Cuba. » Et avant d’ajouter que c’est au peuple cubain de décider de son avenir. La Havane n’a encore eu aucun commentaire. Cela veut-t-il dire que Washington n’entreprendra rien qui puisse être considéré comme un harcèlement du pouvoir de La Havane ? Comme l’a fait l’administration précédente … Mais quel plus grand mal pour Cuba que l’embargo américain, qui vient encore d’être dénoncé par l’Assemblée générale de l’ONU. Toutefois la Chambre des représentants dominée largement par les Démocrates a approuvé une nouvelle législation facilitant les relations commerciales avec Cuba ainsi que les voyages depuis les EtatsUnis. D’autre part, les changements qui viennent d’être effectués à la tête de la diplomatie cubaine (par le renvoi du chancelier bien connu Felipe Perez Roque) ont grande manifestation pour protester contre la menace de déportation pesant sur 30.000 sans-papiers haïtiens. Là aussi du jamais vu de mémoire de militant pro-réfugié haïtien ou autre ! Tout comme lorsque le président Obama reçoit le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, pour s’entendre avec lui afin de plaider lors du sommet du G20 la cause des pays pauvres qui portent un poids injuste de la crise économique provoquée par les économies plus puissantes. Idem la présence remarquée du vice-président Joe Biden lors de la réunion dite des gouvernements « progressistes » le week-end dernier au Chili. Les Etats-Unis n’ont pas l’intention de jouer business as usual lors du sommet de Londres du 2 avril. Ce n’est pas le G8 ou les 8 économies les plus puissantes de la planète, mais c’est le G20, c’est-à-dire comprenant aussi les pays en développement (Chine, Inde, Afrique du Sud etc), tandis que le président Obama entend par sa présence que ne soient pas ignorés les pays les plus pauvres. Ban Ki-moon a été reçu à la Maison Blanche au lendemain de son retour d’Haïti. Nous devrions le prendre en considération. Même sans trop d’illusion. Mais c’est surtout au Moyen Orient que se joue la nouvelle approche diplomatique américaine. Hillary Clinton n’a pas un jour de repos. L’ancienne rivale de Obama lors des présidentielles, est devenue le visage numéro 2 de son administration. Signe des temps. Le porteparole du mouvement radical et dur adversaire de l’Etat hébreu Hamas félicitant Mme Clinton qui a déclaré au cours de sa visite en Israël que l’existence d’un Etat palestinien est incontournable (et pour le bien même des Israéliens), ceci à la veille de l’accession d’un gouvernement israélien avec à sa tête un leader de l’extrême-droite, Benjamin Netanyahu. Puis cet autre coup audacieux : l’envoi par le président Obama d’une lettre ouverte aux dirigeants de Téhéran à l’occasion du nouvel an iranien. La réaction de ceux-ci ne fera que montrer leur embarras. L’ayatollah en chef répondit que Washington devrait d’abord s’excuser de tous les (USA / p. 7)Michèle Pierre-Louis dirige la délégation d’Haïti à la Conférence des bailleurs à Washington Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, sera aussi de la partieLa Conférence des bailleurs de fonds d’Haïti aura lieu le 14 Avril dans la capitale américaine et la délégation haïtienne sera présidée par le Premier Ministre Mme Michèle Pierre-Louis. Plusieurs ministres feront partie de la délégation et on attend encore la note de presse du Gouvernement à ce sujet. Le but de la rencontre est d’aider à redynamiser l’aide internationale à Haïti et différents projets seront présentés sollicitant un financement des organismes bilatéraux et multilatéraux. On attend à Washington les bailleurs de fonds traditionnels, de même que de nouveaux partenaires. On n’espère pas un montant formidable mais que cette conférence permettra aux participants de mieux connaître les priorités d’Haïti. La présence de Ban Kimoon revêt toute son importance et indique l’intérêt particulier que le numéro 1 de l’ONU manifeste pour l’amélioration des conditions de vie en Haïti.Ban Ki-Moon va plaider pour davantage d’investissements en Haïti30 mars 2009 – Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, va plaider auprès des donateurs pour qu’ils aillent au-delà de leur assistance traditionnelle à Haïti et investissent dans l’économie du pays, affirme-t-il dans un point de vue publié sur le site web du quotidien américain New York Times. « Haïti est à un tournant. C’est le moment pour ce pays parmi les plus pauvres de s’en sortir », écrit M. Ban, qui s’est rendu il y a quelques semaines dans l’île des Caraïbes avec l’ancien président américain Bill Clinton. Selon le Secrétaire général, Haïti a l’opportunité de tirer partie d’une nouvelle législation commerciale américaine, HOPE II, qui offre un accès aux marchés américains libre de droits de douane pendant les neuf prochaines années. « Aucun autre pays ne bénéficie d’un tel avantage », estime Ban Ki-moon. « C’est la base d’un renouveau ». Selon lui, Haïti a la chance de pouvoir de consolider les progrès réalisés en matière de stabilité politique avec le soutien de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et d’avancer vers un véritable développement économique créateur d’emplois. Le Secrétaire général ajoute qu’il plaidera pour des investissements en Haïti lors d’une conférence de donateurs le mois prochain à Washington. Paul Collier, un économiste de l’université d’Oxford et conseiller spécial de M. Ban sur Haïti, a aidé le gouvernement haïtien à définir une stratégie pour créer des emplois dans les secteurs traditionnellement forts que sont le textile et la production agricole. Le plan appelle à une baisse des taxes portuaires (parmi les plus élevées des Caraïbes) et à une extension des zones d’exportation afin qu’une nouvelle génération d’entreprises du textile puissent générer des économies d’échelle et abaisser les coûts de production.Des leaders d’organisations populaires annoncent une «journée porte fermée »HPN, 31 mars Des leaders d’organisations populaires prévoient de protester contre le déroulement des élections prévues pour le dimanche 19 avril 2009. André Fardeau de « Cri-op » et Nadège Mezias de « Ofanmla », qui se déclarent opposés aux élections, entendent déclencher une opération « journée porte fermée » le 19 avril. Selon eux, la réalisation de ces joutes n’aura rien de bénéfique pour les masses populaires. Nadège Mezias, de « l’Organisation Fanm Lakay », demande à toutes les femmes, les militantes de Cité Soleil, de ne pas aller voter. Ces leaders d’organisations populaires se disent déjà confiants que la population ne participera pas aux sénatoriales d’avril qu’ils qualifient de « magouille parlementaire ». De son côté, le Conseil électoral provisoire (CEP) se dit déjà à une phase très avancée du processus de préparation des élections devant renouveler le tiers du Sénat. Le CEP annonce la publication cette semaine de la liste électorale communale (LEC).Faut bien rêver ! Projet de ville nouvelle à la frontière HaïtiRépublique dominicaine(AFP) – Une société haïtiano-dominicaine devait lancer vendredi les travaux de construction d’une ville nouvelle de 300.000 habitants près de la frontière entre les deux pays, a annoncé un ancien sénateur haïtien partenaire du projet. “Il s’agit d’une ville moderne totalement autonome qui sera érigée sur 20 millions de mètres carrés pour un coût de 6,5 milliards de dollars. Les travaux prévus sur 14 ans pourront générer plus de 100.000 emplois directs et indirects”, a indiqué à l’AFP l’ex-sénateur Amos André. “Cette ville permettra à Haïti d’entrer dans la modernité. C’est un projet de niveau international, il donne toutes les garanties financières pour les investissements et il est soutenu par des entrepreneurs nord-américains, européens et dominicains”, a déclaré Geuel Bautista, l’un des responsables de l’entreprise chargée du chantier, AG Construction. La “Cité du Lac”, construite côté haïtien sur la commune de Ganthier, sera distante d’une trentaine de kilomètres de Port-auPrince. Selon les plans présentés à une centaine d’entrepreneurs haïtiens et dominicains, la ville, qui doit être construite au bord du lac Azueï marquant la frontière entre les deux pays, sera dotée d’une université, de deux hôpitaux et de plusieurs entreprises commerciales. L’ambassadeur dominicain en Haïti estime qu’il permettra de décongestionner la capitale haïtienne, qui compte environ 2 millions d’habitants, et “contribuera à augmenter les activités économiques des deux pays dans une perspective binationale”. Les députés approuvent le projet de budget rectificatif 2008 09Le projet de loi de finance a reçu un vote favorable à la Chambre des députés le jeudi 2 avril. Les députés ont approuvé le rapport de la commission recommandant l’adoption du projet de budget rectificatif 2008 / 2009. Ratifié par la chambre basse, le projet de budget doit ensuite être analysé par le sénat de la république. La Chambre souhaite maintenant que le gouvernement présente à temps la loi de finance 2009-2010 et menace même d’interpeller les membres du gouvernement si la loi de finance n’est pas déposée en juin 2009 au plus tard. L’actuel budget a été soumis au parlement avec plus de 6 mois de retard.Helen Clark nommée à la tête du PNUD

PAGE 3

Mercredi 08 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 11 Page 3 SOMMAIRESOMMAIREL’ACTUALITE EN MARCHE Haïti: des journalistes réclament justice pour un confrère assassiné en 2000PORT-AU-PRINCE (AFP) — Une centaine de journalistes haïtiens ont manifesté vendredi à Portau-Prince pour réclamer que la lumière soit faite sur le meurtre de leur confrère Jean Léopold Dominique tué il y a 9 ans par des inconnus. Ce célèbre éditorialiste, agronome de formation, avait été abattu ainsi que le gardien de sa station, radio Haïti inter, par des inconnus dans la cour de la radio le 3 avril 2000. “Nous réclamons justice pour Jean Dominique, ce crime ne peut pas rester impuni, la lumière doit être faite sur cette affaire”, a déclaré un journaliste lors de la manifestation qui se déroulait aux environs du palais présidentiel et devant le ministère de la Justice. D’autres journalistes, s’inquiétant de la lenteur de l’enquête, ont regretté que six juges d’instruction aient été désignés pour enquêter sur ce dossier sans que les coupables du double meurtre aient été trouvés. Le responsable de “SOS journaliste” Guy Delva qui organisait la manifestation a invité le président René Préval à se joindre aux efforts pour rendre justice au journaliste assassiné. Il a aussi appelé les autorités judiciaires à prendre leurs responsabilités. “Il y a suffisamment d’indices pour remonter aux auteurs et commanditaires du crime”, a estimé un ancien collaborateur de la victime venu de Montréal pour participer à la manifestation. “Cette enquête va se poursuivre indéfiniment. Il n’y a aucune volonté de faire la lumière sur la mort du journaliste”, a jugé pour sa part un parlementaire. Le président haïtien René Préval avait déclaré en 2008 “qu’aucun obstacle politique” ne se posait à la justice dans le cadre de l’enquête sur la mort du journaliste. Les députés approuvent le projet de budget rectificatif 2008 – 2009HPN, 3 avril Le projet de loi de finance a reçu un vote favorable à la chambre base le jeudi 2 avril. Les députés ont approuvé le rapport de la commission recommandant l’adoption du projet de budget rectificatif 2008 – 2009. C’est avec satisfaction que Levaillant Louis Jeune, président de la chambre basse, a accueilli ce vote. Une décision indispensable car 50 % du budget ayant déjà été décaissé et «qu’il faut entre autres accorder des fonds pour payer les arrièrés de salaires des enseignants», souligne le député qui dit regretter le vote tardif de ce budget intervenant plus de six mois après le début de l’exercice fiscal. Le vote tient compte des dépenses mais aussi des recettes déjà réalisées. Joseph Jasmin, ministre chargé des relations avec le parlement, se réjouit du vote de la loi de finance par les députés. Selon Levailant Louis Jeune, les députés pourraient interpeller le gouvernement si la loi de finance 2009 -2010 n’est pas déposée à temps, soit en juin prochain, comme en ont convenu les députés et les membres du gouvernement. Ratifié par la chambre basse, le projet de budget doit ensuite être analysé à partir de la semaine prochaine par le sénat de la république. JJ/HPN Ouverture d’un campus universitaire financé par la FrancophoniePORT-AU-PRINCE, 31 mars 2009 (AFP) – 1er Avril L’Agence universitaire de la francophonie (AUF) a annoncé mardi l’ouverture à Port-au-Prince en Haïti d’un campus universitaire de l’Institut francophone pour la gestion dans la Caraïbe. ”C’est le premier institut en Haïti qui répond aux standards internationaux. Il travaillera avec des professeurs haïtiens et étrangers détenteurs de doctorats”, a déclaré Kinvi Logossah directeur du bureau Caraïbe de l’AUF. L’institut, qui travaille de concert avec deux universités haïtiennes et l’université des Antilles et de la Guadeloupe, “délivre des Masters internationaux bâtis sur le standard européen” à des spécialistes de haut niveau en gestion des entreprises et des collectivités territoriales, en management du tourisme et en banque. Une soixantaine d’étudiants haïtiens et étrangers principalement des Caraïbes y sont inscrits, a indiqué à l’AFP la chargée de mission Ombeline de Saint Louvent. La construction du campus érigé sur plus de 4.000 mètres carrés d’un coût de 1,5 million d’euros, a été financée par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Le gouvernement d’Haïti a apporté un tiers de cette somme soit 400.00 euros. Le campus pourra accueillir 800 étudiants dont une moitié d’étrangers au cours des quatre prochaines années, a déclaré M. Logossah. Le bureau de l’AUF, implanté en Haïti depuis plus de vingt ans, a offert des formations sur son campus numérique à plus de 40.000 Haïtiens depuis 2003. L’inauguration officielle du campus aura lieu le 8 avril en présence notamment du président haïtien René Préval et du recteur de l’AUF Bernard Cerquiglini, a indiqué le bureau Caraïbe de l’AUF. L ’EVENEMENTHaïti: l’autre pouvoir, l’”underground” p.1 ANAL YSESommet des bailleurs: Comment faire plus avec moins p.1 CRIMINALITEHaïti: la drogue, connais pas! p.1 QUESTION D’IMAGELes Etats-Unis: Centre-gauche et progressiste? p.2 ACTUALITELe Premier ministre Michèle Pierre-Louis dirige la délégation haïtienne au sommet des bailleurs p.2 Est-ce que ce sera une « conférence de plus ? » p.7 Vote du budget rectificatif p.3 EDUCA TIONOuverture d’un campus universitaire financé par la Francophonie p.3 INFRASTRUCTURESD’abord garantir l’entretien des nouvelles routes p.6 ENVIRONNEMENTS.O.S. l’Artibonite ! p.8 LIBRE PENSERInconvenances ! p.10 Indice de perception de la corruption et institutions p.10 L’Etat c’est moi ; L’Etat après moi ! p.12 SANTEEvaluations pour obtenir carte de rendez-vous auprès des médecins du USNS Comfort p.11 CONSTITUTIONLa Porte étroite ! p.13

PAGE 4

Page 4 Mercredi 08 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 11 Fort Lauderdale, FL, 5 Novanm 2008 – Amerijet International, Inc. anonse lansman yon sit entènèt pi enteresan www.amerijet.com. Nouvo sit la founi yon baz kominikasyon ki pèmèt klyan an jwenn tout enfòmasyon li bezwen sou transpò pa avyon, sou lanmè ak atè, fè rezèvasyon pou transpò machandiz ak benefisye yon kantite fonksyon administratif ak kontabilite. “Nouvo sit la bay klyan an plis enfòmasyon e sitou pi rapid sou machandiz li ak sou account li nan konpayi an. Sit la kalkile ak devlope pou fè tout bagay pi fasil pou klyan an kit se machandiz lap voye, kit se efè pèsonèl” dapre Pam Rollins, vis-prezidan Biznès Devlopman. MyCargo ofri yon prosede senp e efikas pou kanalize flo enfòmasyon yo e pou founi enfòmasyon an pi vit pou ede klyan an ekonomize tan ak lajan. Nou vle ofri klyan an yon prosede “One-Stop-Shop”, sa vle di nou vle ofri li plizyè solysyon o chwa – avyon, bato oswa tren ou kamyon quit se machandiz pou ekspòtasyon, kit se pou enpòtasyon. Nan mwa kap vini yo, Amerijet pral introdui lòt avantaj sou website li a. Pamela Robbins ajoute : “Klyan yo ki enterese nan teknoloji ap ede nou bay konpayi an plis ekspansyon et pèmèt klyan yo planifye shipment yo lontan a lavans.” Amerijet International, Inc. founi yon sèvis entènasyonal konplè e sou tout fòm – pa avyon, pa bato ak atè. Konpayi an baze nan Fort-lauderdale (Florid) e li gen ofis sou tout tè a ak destinasyon nan North, South ak Central Amerika, Mexico, Karayib, Leròp, Lazi ak Middle-East. Amerijet itilize alafwa Boeing 727-200 ak Boeing 767-200 depi prensipal baz li ki se Miami International Airport. Pou plis enfòmasyon, vizite Amerijet sou sit entènèt la www.amerijet.com Kontak Media: Christine Richard, Amerijet International 954-3205354.AMERIJET INTERNATIONAL, INC. UNE ANALYSE Surtout à une époque où les élections ne garantissent rien, ressemblant même à un jeu de qui perd gagne ! Oui, mais ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on parle de créer des emplois ? D’où vont-ils aussi brusquement sortir ?Comment faire plus avec moins !(... suite de la 1ère page) abandonné en cours de route des trottoirs de la capitale. Le Parlement votera bientôt un nouveau salaire minimum. Mais qui est condamné à être rapidement phagocyté par la hausse des prix des produits de consommation courante. Or l’autre inquiétude que l’international nourrit à propos de notre pays, c’est l’éventualité de instant car où trouver la contrepartie à l’assistance internationale ? Autre source d’emplois à court ou moyen terme ce sont les infrastructures routières. Les Etats-Unis nous offrent Hope 2 ou des facilités d’accès pour l’assemblage en textile réalisé dans les factories de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Mais il faut plusieurs années pour faire renaître le parc industriel haïtien.La plus grande menace qui plane sur le pays …En attendant, le programme qui sera présenté ce 14 avril à Washington propose une création immédiate d’emplois dans deux domaines : les infrastructures routières d’un côté. Et d’un autre côté la reconstruction des bassins versants et autres travaux de prévention des désastres naturels la plus grande menace qui plane sur le pays. Comme illustré dans les plus de 800 morts et le milliard de dollars de dégâts matériels laissé par 4 ouragans en l’espace d’1 mois l’an dernier. C’est donc plus qu’urgent et les bailleurs ne sauraient rester indifférents. D’ailleurs l’un des premiers à l’évoquer a été le président de la Banque mondiale, Robert Zoelick, lors de sa visite en Haïti fin 2008.Une cause nationale …En dehors des emplois, l’Etat pourrait même s’en servir jusqu’à susciter une véritable cause nationale autour de la nécessité de reconstruire le pays sur de nouvelles bases. Au propre comme au figuré. A ce travail de redonner à nos mornes leur profil et de ramener les rivières dans leur lit naturel, viendra se joindre en aval une immense tâche de réfection des égouts et des canalisations souterraines pour refaire le visage de la capitale et des autres communes. Assainissement et urbanisme. nouvelles « émeutes de la faim » comme en avril 2008. C’est encore dans tous les esprits. D’où l’intérêt pour l’Etat haïtien de faire jouer cette corde. Haïti produit moins de 30% de sa consommation. Selon les experts, ceci peut être facilement porté à 50%.Une sorte d’avance sur recettes …La réfection des bassins versants pour sauvegarder les sources prenant naissance dans la montagne sera poursuivie en contrebas par le nettoyage des canaux d’irrigation, la reconstruction des diguesroutes à l’avenir …Les plus urgentes doivent desservir les départements du Nord et de l’Artibonite (route nationale Port-au-Prince – Gonaïves CapHaïtien), les Nippes (1ère tranche Miragoane – Petit Trou de Nippe), la Grande Anse (Cayes-Jérémie), le Nord Ouest (Gros Morne – Port-de-Paix). Mais des problèmes empêchent l’évolution normale de ce dossier, dont une exigence par les bailleurs de garantie de l’entretien des routes à l’avenir. D’où la création par l’Etat haïtien du FER ou Fonds d’entretiens routiers. Maintenant, comment financer le FER ? La réponse n’est pas encore satisfaisante. Cependant une grande différence existe entre cette conférence des bailleurs et toutes les précédentes. Et une différence de taille. Haïti ne vient pas pour présenter de nouveaux projets. Au contraire on doit sélectionner parmi tous ceux que nous avons dans nos cartables, quels sont les plus essentiels ? A cause évidemment de la crise économique mondiale.Un « kole-pyese » …La nouvelle de la diminution de 46% de l’appui budgétaire international a été reçu comme un coup de massue. La conférence des bailleurs pourrait dans un « kole-pyese » dégager à ce sujet quelque 90 millions de dollars, il n’en restera pas moins un trou de plus de 100 millions dans le budget de la république. Nous devons donc gratter nos fonds de poches jusqu’au plus bas. En d’autres mots, quels sont les engagements de l’Etat ? . L’Etat se félicite d’avoir augmenté considérablement les recettes fiscales et douanières, permettant de dégager pas moins de 6 milliards de gourdes pour son programme d’investissements publics, mais c’était jusqu’aux crises multiples (énergétique, financière, environnementale etc) de l’année dernière, qui ont réduit cet élan. . Parmi les prochains investissements du même ordre, il faut ajouter désormais le FER (Fonds d’entretien routier). . Ensuite, une comptabilité encore plus transparente, du genre de celle concernant le Programme d’Urgence. Le Parlement est donc bien inspiré en exigeant que le Gouvernement lui fasse un compte-rendu détaillé. . Une facilitation des investissements qui dépasse le stade des bonnes intentions. Le Gouvernement peut bénéficier de l’assistance de plusieurs institutions internationales, comme la SFI (Société Financière Internationale), une annexe de la Banque Mondiale établie aussi en Haïti. . Enfin le programme présenté par Haïti inclut une prise en considération du dilemme de l’Electricité d’Haïti qui perd au moins 6 cents sur chaque kilowatt produit et qui par conséquent doit pouvoir soit récupérer ses pertes enregistrées par le vol et le gaspillage, soit accepter la privatisation. Voilà, l’Etat haïtien va à nouveau faire la quête pour notre pays le 14 avril prochain à Washington. Mais rassurez-vous, il n’y a aucune proposition pour la vente du Môle Saint Nicolas ! Haïti en Marche, 4 Avril 2009 Espérons seulement un traitement plus professionnel que ce qui a caractérisé le retapage et autres travaux d’infrastructures agricoles (ou plutôt par leur achèvement car certains de ces travaux ont été entamés dans le cadre du Programme d’urgence voté par le Parlement haïtien au lendemain du passage des ouragans). Avec le crédit engrais et mieux encore une avance sur les revenus de la récolte que pourrait apporter l’Etat (qui de son côté utiliserait cette part de la production nationale pour les cantines scolaires, hôpitaux et autres institutions publiques), et aussi le percement de voies de communications jusqu’aux principaux greniers du pays, tout le monde serait satisfait, aussi bien le cultivateur que le consommateur. Et le fisc. De ce dernier, nous reparlerons dans unUne garantie de l’entretien desLe Président René Préval reçu à Washington par la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton

PAGE 5

Mercredi 08 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 11 Page 5 DE L’ACTUALITE Day and Evening Classes Job Placement Assistance Flexible Schedules 866.926.9661 www.ATITrainingFL.com Train Now For A Rewarding Career! Financial Aid Available To Those Who QualifyGET AHEAD IN A TOUGH ECONOMYCAREER EDUCATIONATI Career Training Center … Miami, Florida is a branch location of the Oakland Park, Florida campus. € Automotive Service Technician € Electronic Systems Technician € Electronic Engineering Technology € AC/Refrigeration/Major Appliance Tech € Network Administration € Business Administration TechnologyCall for a complete list of program offerings.No HS diploma or GED? Inquire about how to get started without it. 4 Miami / Fort Lauderdale Locations Programs Vary by Locationaujourd’hui comme hier. Et probablement aussi demain. Des présumés trafiquants sont arrêtés depuis plusieurs années, extradés aux Etats-Unis pour être jugés et atterrissant dans une prison en Floride pour plusieurs années. Mais le trafic se poursuit en Haïti sans le moindre dérangement. Notre histoire des derniers mois abonde non seulement en arrestations et extraditions mais également de nombreux meurtres suspects, en corruption de fonctionnaires pris la main dans le sac, jusqu’à un scandale dit des narcodollars de Port-dePaix où plusieurs centaines de milliers de dollars américains auraient disparu (pratiquement au vu et au su de tout le monde) aux mains d’une commission du Parquet et de la police de cette ville, chef lieu du NordOuest, venue exécuter une fouille judiciaire. C’est la preuve par excellence que la drogue a pourri les institutions mêmes chargées de la combattre. Ça, personne n’en doute. Malgré le vœu du président René Préval dès son arrivée au palais national en mai 2006 de faire de cette lutte une priorité de son mandat. Sommet de la drogue tenu aussitôt à Santo Domingo (République dominicaine voisine) elle aussi régulièrement tancée par le rapport annuel du Département d’Etat américain. Mais là aussi ce n’est qu’une formalité comme une autre qui n’entraîne aucune avancée dans la lutte. Pas plus que les interventions coup de poing des commandos aéroportés de la DEA américaine contre le village de Pestel (Sud-est) supposé être le fief du présumé trafiquant le plus recherché d’Haïti : l’excandidat à la présidence et chef de la troupe paramilitaire qui a pris part au renversement du président Aristide en 2004, l’ex-commissaire de police Guy Philippe. Comme si la lutte contre la drogue n’avait de véritable importance que quand elle coïncide (et fait corps éventuellement) avec celle pour débotter le locataire du palais national. En dehors de quoi, business as usual. Arrestations, extraditions. Et même meurtres suspects à la chaîne … Rien n’y fait. Le trafic n’en devient que de plus en plus important de jour en jour, mais aussi de plus en plusHaïti : la drogue, connais pas ! Contradiction ? Pas tant, si l’on rapproche cette disparition de nombreuses autres survenues dans des circonstances similaires et elles aussi restées sans réponse.Les dieux jaloux des vivants trop entreprenants …Mystère ? Oui, au sens de la tragédie antique, Eschyle, Sophocle, La Tétralogie de Richard Wagner, les dieux jaloux des vivants qui se montrent trop entreprenants. Et qui manipulent les ficelles au bout desquelles nous ne tenons qu’à un fil ! Mais nous ne sommes pas au théâtre. Il ne s’agit pas de marionnettes en carton-pâte mais de chrétiens vivants. « Pitit bon Dye. » Comme quoi il y a en Haïti une même force invisible qui nous guette, prête à frapper à tout moment. Et face à laquelle même les pouvoirs les plus sympathisants, sont impuissants. A vous en protéger. Ni à vous rendre justice. Même post mortem. Par conséquent, dans ce pays, il y aurait deux pouvoirs. Un pouvoir formel. Et un pouvoir souterrain. Invisible. L’Underground. Ce mot sert plus souvent à désigner la mafia. Mais c’est du pareil au même.Attention, tabous ! …D’où le pouvoir formel n’est pas plus que ça. Purement nominal dès qu’il s’agit d’aller au vrai fondAUTOUR DE L’ASSASSINAT DE JEAN DOMINIQUEHaïti : l’autre pouvoir, l’« underground »(... suite de la 1ère page) des choses. Attention, tabous ! De 1986 à nos jours, les chefs d’Etat ont roulé dans la poussière plus que jamais dans l’histoire de ce pays pourtant reconnue pour son instabilité, son insatiabilité en tumultes et « deblozay ». Dès qu’une tête dépasse, hop ! Que celle-ci s’appelle Antoine Izméry, Guy Malary ou … Mireille Durocher Bertin ! Tous reconnus pour avoir porté la barre un peu plus haut que les autres, dépassé une certaine frontière non tracée. Violé consciemment ou non certaines règles non écrites. Antoine Izméry, le riche commerçant activiste de la cause du peuple. Le Ministre de la Justice Guy Malary qui avait accepté de confronter le défi de la séparation de la police de l’armée, alors que les forces militaires putschistes étaient encore au pouvoir. Mireille Bertin, la jeune Passionaria du coup d’Etat militaire de 1991. Commun dénominateur : plusieurs années après, leurs assassins courent toujours. Une statue a été élevée à Izméry ainsi qu’à Malary, une façon comme une autre d’enterrer le dossier. La semaine dernière, les proches de Mireille Bertin réclamaient justice tout comme la corporation journalistique pour Jean Dominique.A droite comme à gauche …Quelles que soient leurs options politiques ou idéologiques différentes, il doit y avoir un point commun à tous ces meurtres. D’abord le même côté spectaculaire de leur exécution. Comme pour servir de leçon … Mais cela témoigne surtout de la persistance d’un même phénomène à travers les décades, par-delà les changements de pouvoir et même de régime. A droite comme à gauche ou au centre, rien n’y change. Cela témoigne de l’existence d’un pouvoir invisible et intouchable, mystérieux mais pas vraiment impénétrable, le vrai maître des vies et des biens, et qui réduit le pouvoir officiel au rang de simple représentation, avec des limites bien précises. Sous peine de … L’élimination de Jean Dominique était sans doute aussi un avertissement pour le président à l’époque, René Préval. Tantôt assassinat politique, tantôt règlement de comptes, tantôt camouflé en crime de droit commun, paradoxalement plus on est en démocratie, plus l’underground se renforce car jamais les armes illégales n’avaient été aussi répandues et les tueurs à la portée de toutes les bourses. Quant à l’origine du phénomène, on y voit une séquelle du régime violent et terroriste des Duvalier. Oui, mais c’est là une explication un peu courte. Et une certaine forme de démission ! Marcus, 3 Avril 2009 (DROGUE... suite de la 1ère page) anonyme. Fini le temps où c’était le beau-frère du président de la république (comme Frantz Bennett en 1980) ou le principal commandant militaire (un colonel Jean-Claude Paul) qui faisait les grands titres du quotidien The Miami Herald informé par les procureurs de Miami. Aujourd’hui, ni vu ni connu. C’est un simple quidam qui a laissé derrière lui les millions de dollars qui ont alimenté ce qu’on appelle le scandale des narcodollars de Portde-Paix. Le vrai problème est que le trafic de la drogue ne fait ni chaud ni froid au peuple haïtien. C’est une lutte avec laquelle il ne se sent aucune affinité. Près de 100% des Haïtiens ne sait à quoi ressemble la cocaïne. Et dans un pays où règne la débrouille, un trafiquant de drogue n’est pas la pire espèce imaginable. Il ne fait de tort à personne parmi ses compatriotes ou très peu, il prend ses propres risques et à la rigueur il aide à construire ou restaurer un stade, une équipe de football, un orchestre. C’est la principale faiblesse de la lutte contre la drogue en Haïti. Personne n’a jamais été dénoncer un trafiquant, alors qu’on commence aujourd’hui à avoir quelques résultats dans la lutte contre le kidnapping. Dans un pays où le proverbe vous dit qu’il ne faut jamais regarder dans les affaires des autres, les trois P (Pas connaître, pas voir, pas entendre) si vous voulez vivre tranquille et longtemps. D’abord la drogue ne tue pas en Haïti, sinon les trafiquants eux-mêmes entre eux. Ce n’est ni le pavot afghan, ni l’héroïne chinoise. Les Haïtiens n’en consomment pas. Sinon quelques jeunes adultes en transfert de culture à l’occasion d’un séjour à l’extérieur ou autre contact. Il y a aussi la présence des forces étrangères dans le pays … Or on ne gagne pas une guerre sans commencer par gagner ce que les Américains appellent (DROGUE / p. 6)

PAGE 6

Page 6 Mercredi 08 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 11 INFRASTRUCTURESles « hearts and minds », le cœur et l’esprit de la population concernée. Or comment gagner ceux-là dans une population qui n’est justement pas concernée et pour les raisons que nous venons de voir. La drogue ne fait aucun mal dans son entourage immédiat. Ses adversaires ont plutôt pour noms la misère, le chômage, le Sida et la malaria. Au contraire, un trafiquant peut être utile à la collectivité, comme on l’a vu à l’île de La Gonave où les trois quarts des infrastructures existantes l’auraient été grâce à certains d’entre eux. Le village natal comme principal bouclier. Une telle indifférence fait non seulement l’affaire des trafiquants, mais aussi des responsables de la loi et l’ordre. Pour les six mois écoulés, ce sont au moins trois responsables en chef de police départementale qui ont été emprisonnés ou qui ont gagné le maquis. Parce que les ravages du trafic de drogue dans un pays comme Haïti ne sont pas visibles au premier degré, mais ils s’appellent plutôt l’instabilité chronique, la banalité du crime, la corruption institutionnelle. C’est déjà aujourd’hui notre lot. A cause de l’indifférence du pays à un mal dont il ne prend pas la dimension (et il n’y a pas que le peuple, rappelonsnous le discours d’adieu d’un ambassadeur des EtatsUnis dénonçant la tolérance des élites sociale et économique : « vous les recevez dans vos maison, vous acceptez leur argent sale dans vos banques » !). L’autre raison de l’échec de cette lutte est due à la façon même dont elle est menée. Routine. Aucun souci de l’intégrer dans les motivations réelles de la population locale. Exploitation politique. Instrument d’augmentation de la dépendance des petites nations. On ne sait. Le président Préval n’a cessé de dire que depuis son premier mandat (19962001), il a signé un traité avec les Etats-Unis permettant à ces derniers d’intervenir en Haïti même, aussi bien au sol que dans les espaces aérien et maritime, contre les trafiquants. Mais que les seuls bateaux appréhendés sont ceux des boat-people. Donc si nous voulons combattre la drogue, si nous la considérons comme un danger pour notre avenir et nos institutions, même les plus intimes, alors cette lutte ne doit pas être seulement celle de la DEA américaine, elle doit être avant tout la nôtre. Le président Obama s’est promis de faire la différence dans cette lutte. La Secrétaire d’Etat Hillary Clinton l’a exprimé clairement la semaine dernière lors de sa rencontre avec le président mexicain Felipe Calderon. La lutte contre la drogue, a-t-elle dit, ne se gagnera pas seulement en rencontrant les cartels sur le champ de bataille, mais aussi en encourageant chez la jeunesse la recherche d’objectifs meilleurs. Quant au peuple haïtien, il n’y voit jusqu’à présent que du feu. La drogue, connais pas ! Mélodie 103.3 FM, Port-au-PrinceHaïti : la drogue, connais pas ! D’abord garantir l’entretien des nouvelles routesPORT-AU-PRINCE, 5 Avril – Les Jérémiens peuvent tempêter, mais que proposent-ils pour résoudre l’un des points qui ralentissent la mise en marche de la construction du réseau routier national ? Une année depuis qu’on a annoncé l’ouverture, par exemple, des travaux de construction de la route départementale Cayes-Jérémie (Sud – Grande Anse) confiés à une compagnie brésilienne. Mais jusqu’à présent, toujours rien. L’une des explications données : les bailleurs, une fois n’est pas coutume, insistent pour savoir quel est l’avenir de ces routes, qu’a-t-on prévu pour ne pas avoir à reconstruire les mêmes dans moins de dix ans. Et un temps de grâce qui se fait de plus en plus court, vu les menaces que font peser les catastrophes naturelles et le désastre environnemental. Dans le « package » que l’Etat haïtien va négocier le 14 avril prochain à Washington se trouvent plusieurs projets d’infrastructures routières. Tout comme les Grand Anselais, les habitants du Nord Ouest (Port-de-Paix) et ceux des Nippes (Petite Rivière, Anse à Veau, Petit Trou) sont isolés depuis toujours par l’inexistence d’une route qui se respecte. La Nationale #1 (Port-au-Prince – CapHaïtien), autrefois un joyau, n’est plus que l’ombre d’elle-même.Le rocher de Sisyphe …Eh bien, ce n’est pas le financement qui bloque tellement que la garantie que ce n’est pas le rocher de avant peu il faut tout recommencer. Le gouvernement haïtien a répondu par la création du FER ou Fonds d’Entretien Routier. Mais celui-ci n’est pour le moment qu’une coquille vide. Et les bailleurs, semble-t-il, ne veulent pas en rester là. Comment financer le Fonds d’entretien ? Des taxes ? Quand il n’en existe pas suffisamment pour combler le trou de 175 millions de dollars qui affecte le budget de la république. De nouvelles taxes ? L’Etat a dû reculer récemment devant une tentative d’en imposer une sur les communications téléphoniques. Les parlementaires ont averti qu’ils ne voteraient pas en sa faveur. C’est presque tout le Parlement qui sera renouvelé lors d’élections vers la fin de cette année. Ces derniers veillent donc à ne pas trop bousculer leurs électeurs.Des « guérites » ? …Sous le régime Duvalier (1957-1986), la solution trouvée avait été l’installation de points de péage (appelés en Haïti « guérites ») comme sur les autoroutes aux USA. Mais il faut l’assentiment des institutions internationales de financement. Or jusqu’à présent, celles-ci n’y ont pas été favorables. mauvais souvenir. L’administration des « guérites » était confiée à de puissants « tontons macoutes » qui en profitaient aussi pour s’enrichir. Mais ce serait une solution comme une autre, malgré tous les problèmes techniques que cela pourrait poser dans un pays devenu aujourd’hui aussi indiscipliné. Ce n’est tout de même pas les Etats-Unis.Dur comme FER ! …Voici donc pourquoi jusqu’à présent et malgré le vote de la loi créant le Fonds d’Entretien Routier, le problème reste entier. Dur comme FER ! Aux dernières nouvelles, l’Etat haïtien a décidé d’y allouer une taxe sur le carburant. Mais la taxation du carburant ne rapporte plus autant à cause de la baisse du prix à la pompe. Donc le financement du FER reste toujours en suspens. Et par voie de conséquence, le démarrage effectif des travaux de plusieurs axes majeurs. Car les bailleurs n’en démordent pas. Prévenir vaut mieux que de devoir reconstruire tous les 5 ans les mêmes routes et ponts. Est-ce aussi ce qui fait que les rues de la capitale sont dans cet état déplorable ? Et que devient entre-temps l’asphalte reçu dans le cadre de Petrocaribe ? Mélodie 103.3 FM, Port-au-Prince Sisyphe, et que chaque fois qu’on en arrive au bout,Outre que cela réveillerait chez l’Haïtien un (... suite de la page 5)

PAGE 7

Mercredi 08 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 11 Page 7 CONFERENCE DES BAILLEURSLes Etats-Unis : Centre-gauche et Progressiste ?(USA... suite de la page 2) actes posés contre l’Iran. Et de citer : l’embargo actuel ; le support à Saddam Hussein pendant la guerre IranIrak en 1980. Et enfin le renversement du Premier ministre Mossadegh par un complot de la CIA, cela depuis 1953. Soyons sérieux, comme dirait l’autre ! Ce mardi (31 mars) les diplomates iraniens se trouvaient pour la première fois depuis le triomphe de la révolution islamique en 1980 autour de la même table que leurs homologues américains, à La Haye, pour poser le problème numéro 1 de la région, l’Afghanistan. Tous les acteurs admettent que les armes ne suffiront pas à mettre fin à la crise afghane. Et à vaincre Al Qaida. Pour finir, on pourrait craindre que cette courbe à près de 180 degrés par rapport au pouvoir républicain précédent, soit un choc trop violent pour le peuple américain. Les derniers sondages donnent plus de 70% au nouveau président américain au moment de son départ pour le sommet du G20. Washington : un gouvernement de centregauche et progressiste ? Avec un avantage certain, c’est que le peuple américain ne comprend rien à ces mots. Obama n’a qu’un problème et un seul : il doit réussir. C’est un sine qua non. Mélodie 103.3 FM, Port-au-Prince Haïti peut-elle compter sur son groupe d’amis ?Une nouvelle conférence des donateurs est programmée au mois d’avril à Washington. Objectif : 3 milliards de dollars. Ce nouveau rendez-vous crucial pour Haïti a motivé le déplacement début mars du Secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon, accompagné entre autres personnalités de l’ancien président Clinton et de l’ancien Fugees Wyclef Jean. Objectif à peine dissimulé : revenir de Portau-Prince avec des nouvelles suffisamment encourageantes pour convaincre le groupe des Amis d’Haïti au sein du Conseil de Sécurité (Argentine, Brésil, Canada, Chili, Etats-Unis, France, Mexique, Pérou, Uruguay) de continuer à financer l’opération qui n’a jamais dit son nom, à savoir une mise sous tutelle internationale pendant quelques années du pays le plus pauvre de l’hémisphère Ouest. La décision remonte clairement à fin 2004 quand on a commencé à comparer Haïti au « Srebrenica des Caraïbes » après le déploiement en plein chaos des premières troupes de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), cinquième mission onusienne dans le pays depuis 1993. Deux idées circulaient à ce moment-là. La première était de la responsabilité de Washington à qui l’on reprochait des interventions par trop « épisodiques », en réaction à des pics de violences politiques occasionnant un afflux massif de boatpeople sur ses côtes. La seconde relevait de la responsabilité internationale sérieusement échaudée par vingt ans de banqueroute haïtienne : pour que l’argent coule en Haïti, il faut d’abord qu’il y ait un véritable Etat, une gouvernance responsable et des institutions fiables, comprendre non corrompues. Cinq ans plus tard, Ban Ki-Moon s’estime en mesure d’apaiser l’anxiété internationale des bailleurs de fonds, constatant les « progrès réalisés en termes de sécurité publique, de stabilité politique et de bonne gouvernance économique ». Pour la première fois depuis au moins deux décennies, les appels se concentrent sur les investissements, la création d’emplois et la relance de la croissance économique. Le Secrétaire général de l’ONU parie notamment sur la nouvelle loi américaine permettant l’accès de l’industrie textile haïtienne au marché US sans taxe et sans quotas pour les neuf prochaines années. « Une opportunité en or pour attirer les investisseurs et créer des centaines de milliers d’emplois » a-t-il estimé dès son retour d’Haïti. Confirmation par le président Barack Obama rencontré directement dans la foulée : « Même avec des investissements relativement modestes, cette loi peut faire une grande différence en Haïti ». L’implication du 44ème président des EtatsUnis et le carnet d’adresses de Bill Clinton ne seront pas de trop pour faire monter les enchères en faveur d’Haïti. Le montant du chèque espéré par le président Préval pour financer son plan de réduction de la pauvreté est de l’ordre de 3 milliards de dollars. Soit un tiers du montant des dégâts causés par les quatre ouragans successifs qui ont frappé le pays l’an dernier. Il y a tout juste un an, Haïti devait aussi faire face à des émeutes de la faim. Si le parti Fanmi Lavalas de l’ancien président Aristide n’est pas autorisé à participer aux prochaines élections du 19 avril, ce seront cette fois des émeutes politiques qui pourraient venir ruiner les promesses des donateurs. « Sortir Haïti de l’impasse dépend de la volonté de l’ensemble des Haïtiens, y compris le gouvernement, le parlement, les partis politiques, la société civile et la diaspora » a rappelé Ban Ki-Moon. A ce stade, la moitié des huit millions d’Haïtiens vit toujours avec moins d’un dollar par jour. LA CONFERENCE DES BAILLEURS SUR HAITI SERA-T-ELLE UNE CONFERENCE DE PLUS ?Par Pierre-Richard Cajuste Le 14 Avril 2009 se tiendra à Washington la conférence des Bailleurs sur Haïti. Cela fait plus d’un an que cette importante rencontre est attendue par le gouvernement haïtien et les pays amis d’Haïti. Le document de base, le Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP), qui constitue un préalable à cette démarche, est prêt depuis belle lurette. Dans l’intervalle, il y a eu le rapport de l’économiste britannique, professeur à Oxford University, Paul Collier, qui a déjà soulevé tant de remous au niveau de la société haïtienne, alors que ce que dit le rapport pourrait constituer, en toute éventualité, un additif important pour le document. Il y a lieu aussi de signaler le Rapport d’Evaluation des besoins après Désastres (PDNA) qui identifie de manière péremptoire les besoins fondamentaux auxquels fait face le pays. Cette conférence aura lieu dans un contexte international très difficile compte tenu de la récession économique qui sévit dans le monde. Les Pays moins Avancés (PMA), comme Haïti, vont peutêtre faire face à une réduction de leur aide publique au développement et par-dessus tout à une réduction au niveau des transferts émanant de la diaspora. Toutefois, en observant ce qui se dit et ce qui se fait par rapport à Haïti, on peut déjà présumer que le « momentum » semble être toujours présent. Les velléités de la communauté internationale d’aider Haïti à briser l’impasse continuent de s’exprimer : on en a pour exemple la récente visite du Secrétaire Général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, de l’ex-président américain, M. Bill Clinton, accompagné de plusieurs potentiels investisseurs, le séjour prolongé du Conseil de Sécurité etc… On apprend aussi que la rencontre entre la Gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, et le Président américain Barack Obama n’a pas laissé au vestiaire le problème haïtien. De plus, si on veut pousser l’analyse beaucoup plus loin, on dira même qu’Haïti, pour des raisons diverses, constitue vraiment un « case study ». Un pays, comme a dit le Professeur Collier dans une entrevue, qui peut-être un « success story » pour la communauté internationale. A date, il va sans dire qu’il n’y a pas réellement une approche doctrinaire sur la problématique des Etats fragiles, ni sur les diverses stratégies de construction de l’État et de la Nation. A ce stade, il est clair pour bon nombre d’Haïtiens que cette tâche revient d’abord au gouvernement, au secteur privé, à la société civile en général, de dégager cette vision commune. Il faut toutefois noter qu’il serait difficile pour les bailleurs de mettre un montant appréciable et de respecter scrupuleusement les engagements qui vont être pris pour des raisons liées, d’une part, à la crise financière internationale, d’autre part, à ce qu’on appelle dans le milieu onusien « donor fatigue », l’épuisement du pourvoyeur de fonds. Pour plus d’un, la réduction de l’aide à l’appui budgétaire à Haïti pour l’année fiscale 2008 -2009 constitue déjà un signe avantcoureur du désengagement des partenaires techniques et financiers d’Haïti. Traditionnellement, le support budgétaire est assuré par l’Union Européenne, la Banque Mondiale, la France, la BID/Banque Interaméricaine de Développement et l’Espagne. Mais si on s’en tient à la déclaration des pays donateurs, cette réduction ne doit pas être vue sous l’angle d’une diminution au niveau de l’assistance globale octroyée au pays. Ce serait dû plutôt à une normalisation des rapports des bailleurs et au fait qu’Haïti n’est plus dans une situation d’exception. Malgré tout, face à cette incertitude en matière d’appui budgétaire, le gouvernement haïtien devrait orienter des démarches vers d’autres pays, comme les pays scandinaves, le Japon etc. pour combler le manque à gagner au niveau du budget national. Une fois de plus, Haïti se retrouve à un carrefour historique très important. Cependant, l’apaisement politique, la paix sociale combien fragile déjà acquise, peuvent être éclaboussés d’un jour à l’autre si rien de concret ne se réalise pour sortir le pays de son marasme économico-social. D’ailleurs, mise à part son statut de pays à faible revenu, les désastres causés par les quatre cyclones qui ont frappé cette nation en 2008 accusant une perte de 15 % du PIB, près de 900 millions de dollars US, accentuent la (CONFERENCE / p. 8)

PAGE 8

Page 8 Mercredi 08 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 11PRODUCTION NATIONALE & ENVIRONNEMENT Approuvée par les autorités bancaires de New York, New Jersey, Connecticut, Rhode Island, Massachusetts, Washington DC, Georgie, Floride et Illinois.Appelez sans frais:USA/Canada:1-800-934-0440 ou d’Haïti au: 800-2256-8687 www.camtransfer.commd_rev.0902CAM 25 ans au service de la communauté Haitienne souhaite à sa clientèle deJoyeuses Fêtes de PâquesMerci pour votre fidélité et votre support. 1984 2009S.O.S l’Artibonite Le 24 mars dernier le Bureau de Coordination de Projet d’Intensification Agricole dans la Vallée de l’Artibonite (BCP/PIA) invitait à une réunion du Comité de Pilotage du projet à Pont Sondé. En fait de réunion ce fut relativement bref, dans la mesure où une bonne partie de la journée a été consacrée à des visites de terrain. Visites instructives au plus haut point. Nous avons pu voir le pont jeté par le PIA sur la Rivière Salée, en aval du Pont Sondé, et qui permet d’accéder en toute saison à la cinquième section communale de St Marc, célèbre par le nom d’une des zones en conflit : Bocozelle, mais surtout le nouveau canal, totalement en maçonnerie ou en béton, qui doit remplacer l’ancien canal en terre et va permettre un meilleur arrosage des cinq mille hectares de la dite cinquième section. Evidemment, nous sommes encore sous le coup des inondations provoquées par les cyclones de l’année dernière ; aussi nous a-t-on aussi fait voir les digues de protection posées en bordure du fleuve, au niveau de la localité de Poirier, un peu en aval de Bocozelle. Je dois dire cependant que ces structures nous ont paru bien dérisoires au vu des dégâts causés par le fleuve un peu plus haut. En effet, après Bocozelle nous avons été conduits vers les localités de Jeanin et Boudette-Savien. savoir que deux grands canaux primaires partent de ce barrage partiteur : le canal maître rive droite et le canal maître rive gauche. Sur une assez grande distance, le canal maître rive droite longe le fleuve dont il n’est séparé que par une étroite bande de terre, qui sert de voie d’accès, et Là nous sommes sur la rive droite de l’Artibonite, un peu en aval du barrage partiteur de Passe Canot. Il faut qui surplombe le fleuve d’une hauteur d’une dizaine de mètres. Oins Bernard Ethéart Travaux de protection et de consolidation des berges du fleuve Artibonite (photo HEM) Chaque matin, captezMélodie Matinsur 103.3FM LA CONFERENCE DES BAILLEURS SUR HAITI SERA-T-ELLE UNE CONFERENCE DE PLUS ?fragilité de toutes actions orientées vers le développement. Les actions pour accroitre le niveau PIB demeurent très difficiles. Avec une pression fiscale autour de 10% alors que les pays qui ont le même niveau qu’Haïti sont à 18 %, cela exige une rigueur exceptionnelle de la part des autorités. Définitivement, il y a là loin de la coupe aux lèvres. Signalons néanmoins que les recettes pour l’année fiscale 2007-2008 ont connu une augmentation significative de 40 % grâce à un effort de collecte plus soutenu et une meilleure organisation, on a donc intérêt à tenir la barque dans cette bonne direction. Face à la complexité de l’heure et eu égard aux difficultés tant externes qu’internes, tout dépendra de ce qu’Haïti va déposer sur la table lors de cette conférence. La mise en cohérence d’un plan d’actions pour le relèvement d’Haïti sur une période de deux ans qui répond aux priorités en matière de sécurité alimentaire, de protection sociale, de protection des bassins versants, de création d’emplois est plus qu’une nécessité. Dans cette optique, on pourrait bien utiliser le DSNCRP comme un outil de planification, ce document rassemble tout un ensemble de priorités très pertinentes ; le PDNA parce qu’il met l’emphase sur une approche originale et intégrée de la gestion des risques et des désastres ; le rapport Collier comme un vecteur de croissance dans l’immédiat etc. En tout état de fait, il faut toute une mise en branle, une mobilisation certaine sur une vision de société consensuelle, des stratégies réfléchies et des plans clairs pour tirer le maximum tout en faisant un bon usage du statut de Pays moins Avancés (PMA). D’ailleurs, pourquoi ne pas profiter de ce grand forum pour demander l’annulation de la dette bilatérale et multilatérale d’Haïti et d’un autre côté, demander à la nouvelle administration d’Obama d’inscrire Haïti dans le « Millenium Challenge Account » ? Pierre Richard Cajuste cajuste2000@yahoo.com 31 mars 2009 (... suite de la page 7)

PAGE 9

Mercredi 08 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 11 Page 9SENATORYAL 19 AVRIL

PAGE 10

Page 10 Mercredi 08 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 11LIBRE PENSER Inconvenances !« On a en vieillissant, un grand plaisir qui n’est pas à négliger, c’est de compter les impertinents et les impertinentes qu’on a vus mourir, et la foule de ridicules qui ont passé devant les yeux. » Voltaire De Obama, il avait dit, la première fois qu’il a voulu attirer l’attention, qu’il était « plus beau, plus jeune et plus bronzé que lui ». Il Cavalieri, quelques mois auparavant, en parlant du gouvernement que venait de composer le Président du Gouvernement espagnol, José Luís Rodriguez Zapatero (ZP en période d’élections), l’avait qualifié de « Gouvernement Rose », voulant dire par là que la majorité de ses membres était des femmes. La presse voulut voir dans sa déclaration concernant Obama, qu’il s’agissait d’une déclaration raciste et, dans les propos concernant la composition du gouvernement espagnol, que c’était du sexisme. Dans le premier cas, je crois que dans l’une de mes chroniques, j’avais essayé de montrer qu’il n’en était pas ainsi et qu’il fallait lui pardonner cet impair, car généralement, il n’était pas courant chez les hommes politiques d’allier, l’aisance de la parole, l’acuité d’esprit et le respect de l’autre. Obama semble le faire, de façon naturelle. Il a l’aisance de la parole. Il a toujours su montrer son acuité d’esprit et surtout, surtout, il a toujours manifesté, de façon exemplaire, une grande élégance dans ses rapports avec, aussi bien ses adversaires politiques que ses alliés. L’autre, genre « gros soulier », se retrouve sur l’aile opposée. Dans le deuxième cas, je n’en avais jamais parlé et je m’en veux au fond car j’ai sûrement intériorisé, moi aussi, ce genre de comportement qui te permet d’accepter des grossièretés langagières concernant, l’orientation sexuelle, l’appartenance ethnique ou sexuelle, la condition économique. Je vous prie de m’excuser chers amis lecteurs cette attitude si peu rigoureuse. Enfin, chères amies lectrices et chers amis lecteurs, si vous voulez savoir un peu plus, sur les réactions spontanées du personnage, suivez les nouvelles concernant la réunion du G-20 (un jour viendra où Haïti en fera partie – je veux dire des 20 premiers !), vous verrez que son impolitesse ne peut être simplement de la maladresse. Je suppose chers amis lecteurs que vous conviendrez avec moi que l’apparition du « politiquement correct » qui insistait sur la bienséance réelle et apparente, sur la correction dans le langage public (même si dans la sphère privée on donnait libre cours à ses phobies ou à ses pulsions antisociales), servait justement à limiter ces dérives. Actuellement le « politiquement correct » a disparu mais le protocole continue à exister et à exiger à tout homme politique représentant un pays, un comportement digne et à la hauteur du peuple qu’il représente. En voyant les comportements langagiers de ce Premier Ministre, on comprend mal qu’un pays aussi important que l’Italie soit si inélégamment représenté. La Première Dame de France semble tellement vexée qu’elle s’est réjouie de n’être plus italienne. Enfin, chers amis lecteurs, moi je pense que c’est sa stratégie de « marketing politique » car lui, méditerranéen, président de club de foot-ball, « radoteur incontinent » qui ne peut ni n’a jamais pu accepter de passer inaperçu, fin connaisseur du monde médiatique, sait que la présence permanente dans les médias, lui garantit la popularité dont il a besoin pour assurer sa longévité politique. Voilà ce qui le transforme en une sorte de « Clown Médiatique » qui minimise l’impact de ses impertinences à l’endroit des autres, les utilisant afin d’augmenter sa popularité. Il croit que pour se faire pardonner il suffit de dire, après toute bêtise dite ou commise, que ce n’était qu’une plaisanterie et que la presse n’avait pas le sens de l’humour. La dernière en date, « je suis plus pâle que Obama » a-t-il déclaré, « notamment parce que cela fait quelque temps que je ne me mets pas au soleil. » C’est encore une inconvenance de sa part, mais on est tellement habitué à ses dérives pour lesquelles on a utilisé toute la gamme de qualificatifs possibles (grossièreté, désinvolture, légèreté, impair, manquement, impolitesse …) que les réactions sont trop timides. Ce genre d’attitude, d’après mon point de vue, exige non pas une réaction d’indifférence mais plutôt le « déchoukaj » (l’enlever de souche) et devrait nous porter à réfléchir, surtout en ces moments d’élections, si les représentants que nous allons choisir pour occuper les sièges vacants du Sénat de la République, seront : -Des clowns laissant libre cours à leur « primarité », -Des hommes de paille au service d’intérêts occultes (certains de ces intérêts ayant permis le financement de leur campagne). -Des hommes de « taille » qui sauront nous représenter de façon adéquate. Soyons donc conséquents et choisissons ceux qui auront le courage d’apprendre à être de bons représentants, dignes, probes, élégants, ayant la volonté de vouloir changer le pays, avec de bonnes lois et en montrant surtout aux plus jeunes que le devoir, l’engagement, le respect de l’autre, le travail bien fait, sont des valeurs qui permettent de faire d’Haïti un pays nouveau. Oscar Germain germanor2005@yahoo.fr, Avril 2009 Haïti : Indice de Perception de la Corruption et InstitutionsJean Robert JEAN-NOEL Mon dernier texte de novembre 2008 sur la corruption faisait appel à la conscience citoyenne des haïtiens et haïtiennes. Je l’avais écrit à la faveur des gorges chaudes qui se faisaient autour des 197 M de USD décaissés par le Gouvernement haïtien suite au passage des quatre cyclones qui avaient saccagé Haïti en moins d’un mois (mi Aout-début septembre 2008). J’avais mis en garde contre cette manie haïtienne d’accusation sans preuve, d’anticipation négative, de critiques destructives qui ont pour effet d’augmenter l’indice de perceptions de la corruption de notre pays. Dans ce nouvel article, je m’adresse à nos institutions. Le scandale de l’ONA et les institutions impliquées En effet, depuis ces derniers jours, on ne parle que de corruption à la faveur du scandale de l’Office National d’Assurance Vieillesse qualifié d’ « ONAgate ». Le rapport de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) sur cette affaire fait des vagues, en impliquant pêle-mêle la plupart des membres du Parlement pour des subventions reçues de l’exDirecteur de l’ONA, actuellement en prison, certains médias comme Radio Kiskeya qui a protesté en remettant en question le « sérieux » du rapport. Certains articles en circulation sur le net donnent toute une liste de personnalités impliquées dans ce scandale. Gary Victor, dans un article sur Le Nouvelliste en relation avec le scandale de l’ONA, se questionne, comme pour nous faire prendre conscience de la profondeur du phénomène de corruption, sur le fonds de gestion et de développement des collectivités territoriales qui aurait dû à date accumuler des milliards de gourdes. Ce fonds, on le sait, est administré seul par le Gouvernement à travers le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales contrairement à ce qui a été prévu lors de la création de ce fonds par la loi du 26 mai 1996. Très peu de gens savent comment ce fonds est administré et à quoi il sert réellement. On pourrait multiplier à l’infini les exemples de fonds ou de taxes créés pour favoriser le développement de ce pays mais qui sont utilisés à d’autres fins. Ces valeurs sont détournées de leurs objectifs premiers sans aucune explication de la part des autorités en charge de leur gestion. Le détournement de fonds est-il toujours de la corruption ? L’ONA n’a pas été créé pour subventionner les festivités carnavalesques encore moins à travers des députés et sénateurs. Il y a eu détournement de fonds. Par ignorance ou par souci de corrompre ? La plupart des responsables haïtiens n’ont jamais lu les lois, décrets, arrêtés et règlements intérieurs en relation avec les institutions qu’ils dirigent. Comme nul n’est sensé ignorer, encore moins les responsables. Donc, ils sont coupables de mauvaise gestion par détournement des fonds mis à leur disposition donc punissables mais sont-ils pour autant corrompus ? On peut détourner des fonds par ignorance mais en les dépensant pour des actions utiles à la société. Là pourrait-on parler de corruption ? Je ne pense, c’est mon avis. Mais en détournant les fonds et en les utilisant à des fins personnelles pour s’enrichir ou enrichir ses acolytes, on est tout simplement corrompu ou corrupteur. Dans le cas de Radio Kiskeya par rapport à l’ONA avec des contrats de publicité en bonne et due forme, si l’on en croit Marvel Dandin, Directeur Général de la Radio, on ne peut parler ni de détournement de fonds ni de corruption, à moins que les règlements internes de l’ONA, et la loi interdisent la publicité pour cette institution. Dans ce cas bien précis, c’est la responsabilité du Directeur Général de l’ONA et non celle de la Radio Kiskeya qui est une entreprise commerciale. Il en est de même pour les subventions aux parlementaires. Par contre, si les parlementaires ont utilisé la valeur mise à leur disposition par le Directeur de l’ONA à des fins personnelles, ils sont des corrompus et sont punissables par la loi pour corruption. Et l’ULCC a le devoir et le droit de pousser l’investigation jusqu’au bout. L’enquête une fois aboutie et révélant des cas flagrants d’utilisation de l’argent à des fins personnelles ou illicites, l’ULCC pourra parler de corruption et inciter la justice à agir. Les Institutions ayant pour devoir de combattre la corruption Pour combattre la corruption, l’Etat s’est donné des outils en termes d’institutions, de lois, de règlements, des structures de planification, d’exécution, de contrôle et de suivi/évaluation. Les trois pouvoirs de l’Etat sont organisés pour se contrôler mutuellement, tout au moins sur le papier. La Constitution de 1987 (22 ans aujourd’hui) donne les moyens de contrôle nécessaires à l’Etat pour tordre le cou à la corruption. En plus du contrôle mutuel des trois pouvoirs, la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) peut intervenir et assurer un contrôle strict au niveau de l’ensemble des trois pouvoirs. En introduisant la participation dans la gouvernance du pays, la décentralisation avec la mise (CORRUPTION / p. 12)

PAGE 11

Mercredi 08 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 11 Page 11 PETITES ANNONCES Due to personal problems selling little farms (1 acre) in Orlando area. Transfer $500.00 $85.00 monthly. total price $6,750.00 no credit necessary. Please call (305) 726-5079 Mrs. Maria. our e-mail is Investa@bellsouth.netLAND FOR SALE BEL FOUCHET Take Out8267 N Miami Avenue, Miami, Florida 33150 Tel. 305-757-6408 Le Manolo InnTéléphones : 566-5361 401-7108 / 514-0304 E-mail : lemanoloinn@mac.com Internet disponible pour les clientsDANS LES NIPPES•Des kilomètres de plage •Chambres tout confort avec air conditionné et Salle de bain attenante •Cuisine du terroir préparée par un « Grand Chef » •Le Saut du Barril •Le Palais de Sudre Dartiguenave à Anse à Veau •La Petite Eglise de Petit Trou datant de du 17èmesiècle… VISION MORTGAGE BANK, INCEVENS HILAIRELoan Consultant 12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161 Phone: (305) 891-2225 Fax (305) 891-2559 Cell (786) 285-0384 10 départements d’étudesLicence en : • Gestion d’Entreprise • Conception et Exécution de Projet • Economie et Finance • Sciences de l’Education • Sciences Comptables • Relations Internationales • Gouvernance Diplôme en : • Informatique de Gestion • Relations Publiques • Gestion de la MicrofinanceUNIVERSITE Centre de Formation et de Développement Economique (CFDE)Contactez nous :Angle Delmas 75 et Impasse Hérard # 3, Port-au-Prince, Haïti, W.I.www.cfdehaiti.comPar courriel: Administration@CDFEHaiti.com GBrunet@CFDEHaiti.com Par téléphones (509) 2246-1425 3555-1575 2513-3726 3767-1575 KJ ADVERTISINGSERVICESP.O. BOX 600673 Miami Florida, 33160-0673Publicités: Radio, Journaux et Tv. Aussi un service de traduction de Documents etc.Info (954) 559-7729 Evens Hilaire Consultant SANTEEvaluations préliminaires pour obtenir une carte de rendezvous avec les médecins du navire-hôpital USNS ComfortA partir du 1er avril 2009, le Ministère haïtien de la Santé Publique et de la Population procédera à des évaluations préliminaires en vue de délivrer des cartes de rendez-vous à des patients pour des visites de consultation avec les médecins du navire-hôpital américain « USNS Comfort ». Le personnel médical du «USNS Comfort » fournira des soins médicaux à la population haïtienne du 9 au 19 avril. Il s’installera notamment dans les locaux de la Marine Haïtienne (Bizoton) et à Cité Soleil. Le Ministère de la Santé a identifié 10 centres médicaux pour la tenue des évaluations préliminaires en vue de la distribution de carte de rendez-vous pour les visites de consultation dans les locaux susmentionnés et des interventions chirurgicales à bord du Comfort . Ces centres médicaux sont les suivants: Cité Soleil: 1CHOSCAL/MSPP (Centre Hospitalier Ste Catherine Labouré) Soleil 19, Cité Soleil 2CHAPI-MSPP (Centre Haitiano Arabe, Plan International) Avenue Soleil #18 3– Père Richard Franck (PELE) Cité Soleil, zone Cité Militaire 4 –Père Thomas HAGAN (Père THOM) Delmas: HUP (Hôpital Universitaire La Paix) Delmas 33 Carrefour: 1Hôpital Adventiste, Diquini 63, 2-Arcachon 32 ci-devant Hôpital Food for the Poor 3-MSF (Médecins Sans Frontières), Martissant 4-Hôpital de Carrefour, Route de Carrefour Pétion-Ville: Hôpital Eliazar Germain, Rue Pan Américaine, Pétion-Ville Une fois les cartes de rendez-vous distribuées, les informations concernant le lieu et la date de présentation pour des visites de consultation seront annoncés ultérieurement. Les personnes qui n’auront pas de carte de rendez-vous ne seront pas admises dans les cliniques. Les enfants et les individus ayant un handicap peuvent se faire accompagner d’un adulte. Les évaluations préliminaires pour les patients qui ont déjà été identifiés pour subir des interventions chirurgicales auront lieu à la Marine Haïtienne (Bizoton) les 10 et 11 avril. Les noms des patients doivent figurés à l’avance sur la liste communiquée par les cliniques locales et les hôpitaux. Ces patients seront autorisés à se faire accompagner de leur médecin ou d’un membre de leur famille lors des évaluations préliminaires. Les médecins chirurgiens du Comfort informeront des dates auxquelles ces patients devront se présenter à nouveau à la Marine Haïtienne pour les suites nécessaires. Les Etats-Unis rappellent au public que le navire une fois accosté représentera un grand danger de navigation. Ils exhortent donc les individus ou/et autres embarcations non autorisés à rester éloigner au moins à 1.000 mètres du navire. En respectant cette limite, le public évitera tout accident en ce qui a trait à la sécurité du navire au cours de sa visite. Cette deuxième visite du navire hôpital «USNS Comfort» en Haïti reflète l’engagement continu des Etats-Unis envers Haïti, et l’importance capitale que le gouvernement des Etats-Unis accorde à la santé en ce qui a trait à ses efforts d’assistance globale en Haïti. On estime que plus de 47% de la population haïtienne bénéficie des programmes de soins de santé financés par le gouvernement américain. Pendant l’année 2009, le peuple américain décaissera un montant estimé à plus de 126 millions de dollars pour l’assistance médicale en Haïti, s’étendant de la prévention et le traitement du VIH/ Sida à la santé prénatale et familiale, et sous d’autres formes telles que des cliniques mobiles dans les provinces, la formation du personnel de santé et l’octroi de médicaments essentiels ainsi que l’immunisation des enfants.

PAGE 12

Page 12 Mercredi 08 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 11CONSTITUTION Grow your career in a rewarding, diverse and challenging environment full of opportunity.Find your next job atwww.miamidade.gov/jobsFor computer access visit any Miami-Dade County Library or South Florida Workforce Career Center. For locations call 311.EOE/M/F/D/Veterans PreferenceDelivering Excellence Every Day Time to Shine! Haïti : Indice de Perception de la Corruption et InstitutionsHaïti : La porte étroiteAu bout de vingt-deux ans, la Constitution de 1987 émerge toujours comme un point de référence pour la construction d’un état de droit, comme le chemin obligatoire pour un peuple en mal de démocratie. Elle survit parmi les soupirs, les cris et les angoisses d’un peuple livré au désordre des choses, aux appétits toujours renaissants des profiteurs, et à une situation de violence viscérale dans un climat de destruction et des relents acides de sang. La Constitution de 1987 est-elle responsable de ce jeu de chaises musicales de gouvernements improvisés, cette débâcle d’un pays où toutes les initiatives semblent incapables d’établir l’ordre de la loi, les séquences du savoir, l’accès de tous au travail et à la sécurité, sans parler de la simple propreté des rues et des marchés ? Malgré le oui quasi unanime (1,268,980) des votants, cette Constitution n’a cessé de rencontrer, dans la pratique, des critiques acerbes : ce serait elle, par exemple, la responsable de l’instabilité. Dès le départ, l’institution du CEP (Conseil électoral) a été la cible de gouvernement militaire (CNG). Il fallut des semaines de manifestations, avec ses blessés et ses morts pour que les militaires redonnent à cet organisme le rôle prévu pour l’organisation des élections (« la seule autorité en matière électorale »).Cette concession ne fut qu’apparente. Des morts, ciblées, se succédèrent dont l’avocat Lafontant Joseph et Yves Volel. Ce dernier tenait entre ses mains la Constitution et sa toge d’avocat quand il reçut deux balles à bout portant devant le département de la police. La première élection sous l’égide du CEP et de la Constitution, le dimanche 28 novembre 1987 avorta sous les coups de feu des militaires et les machettes des assassins à ruban rouge. A Port-auPrince, la cible principale fut l’école Argentine Bellegarde, à l’impasse Vaillant, au haut de Lalue, où sont morts 24 votants (dont un couple revenu de diaspora spécialement pour voter), des membres du bureau de vote et 1 journaliste étranger. A travers le pays, l’armée « fit son devoir ». Il y eut plus cent morts et blessés. Les responsables de cette triste épopée ne furent jamais poursuivis. Les noms des victimes n’ont jamais été réunis. Hans Christoph Buch, globe-trotter infatigable, a publié un livre qui rassemble pour la postérité ses reportages sur des massacres qui ont marqué l’actualité mondiale de ces dernières années. On peut donc trouver dans « Archipel de la douleur » le récit de ce « Dimanche sanglant. Anatomie d’un massacre ». Ce ne sont pas seulement les militaires qui s’opposaient à l’idée d’une institution indépendante souveraine en matière électorale. Ils avaient été rompus à l’idée que les militaires nomment les présidents et qu’il ne fallait jamais donner raison à un civil contre un militaire. D’autre part, alors que bien des pays d’Amérique Latine avaient développé un « Droit Electoral » et abouti à des Institutions indépendante et autonomes, les juristes haïtiens, jacobins, napoléoniens, acceptaient mal cette innovation juridique comme aussi la création d’un poste de Premier Ministre. De gouvernement transitoire en gouvernement transitoire, de compromis à compromis, les règles, les procédures, les institutions prévues par la Constitution de 1987 ont été contournées. Le blocage de la justice continue. Il y eut pourtant un moment, l’élection du Père Aristide, le 18 décembre 1990, qui semblait marquer, enfin, l’étape de l’entrée en démocratie. Ce ne fut pas le cas, malheureusement, à la fois par une résistance sourde à l’idée même de démocratie et aussi, on le sait, parce que ce n’était pas le souci dominant de ces nouveaux responsables politiques. D’où cette dérive vers une troisième dictature, l’attraction vers un pouvoir absolu, cette tragédie vécue par Dessalines et Christophe, et tant d’autres jusqu’à la pathologie exorbitante de Duvalier. Mais cette fois, ce fut une navigation, dans un style fantaisiste, dans une ambiance d’anarchie généralisée et, en fin de compte, dans une impuissance totale à balayer notre pas de porte. L’exode du peuple haïtien, prenant parfois l’allure d’un sauve-qui-peut a continué, continue et continuera, nous privant d’une masse de savoir-faire et de talents. Les bonnes intentions sont isolées et paralysées. L’espoir et la volonté de sortir de ce marécage, de cette histoire quotidienne, marquée de paralysie et fragmentée de deuils et de catastrophes ne se concrétisent pas. Tous les problèmes ont été dix fois analysés. Toutes les solutions ont été vingt fois proposées. Que peut faire encore la parole ? Le silence serait-il sagesse ? Qui sera à la hauteur de cette crise historique ? Pourtant la Constitution du 29 mars 1987, avec parfois son langage imprécis, avec ses antinomies, avec le projet de certaines composantes administratives impraticables, continue cependant à nous tracer le chemin à suivre, le chemin des libertés, le chemin de l’Etat de droit, le chemin du développement. Il n’y en a pas d’autre. Pénétrer en démocratie. Appliquer une justice intégrale. Ouvrir le pays aux courants de modernité. Sortir de la solitude misérabiliste. Balayer la maison. Nettoyer la ville de ses fatras. Emmener nos enfants à l’école. Leur apprendre à chanter et à danser. Admirer le coucher de soleil sur la Gonâve. Vivre en paix. Participer à la création du futur. S’insérer dans la Caraïbe. Ouvrir les bras au monde. Réconcilier la terre et l’eau. Mais cette porte que nous offre la Constitution de 1987 est une porte étroite. Pour passer cette porte, nous aurons à faire des choix, apprendre la séquence des désirs possibles, abandonner le vertige maléfique du pouvoir personnel. Au contraire, il s’agit de cerner la vie par des jalons qui indiquent les normes. Après ces 22 années dominées par l‘apparition en plein jour de tous les démons, la hantise de l’assiette au beurre et de la chasse des dissidents à coups de fusil, après ces vagues de destructions, des petits jeux des grands malins, ces années vécues sans plans pour le futur, sans calendrier et comme toujours sans comptabilité, où le pouvoir instaurait son théâtre et se trouvait envahi par la farce, une farce qui nous coûte cher, très cher, une farce mortelle, à tous les niveaux de la vie sociale et politique. C’est par cette porte étroite qu’il faut entrer et suivre, sans tricher, les cheminements, les procédures, les obligations contenues dans la Constitution du 29 mars 1987 pour la réviser, dénouer le nœud de ses contradictions, raffermir et préciser son langage. Cela demande, comme on le sait, une suite d’opérations minutieuses et coûteuses : une élection sénatoriale dans 15 jours, la présentation des changements à effectuer le deuxième lundi de juin, de nouveau des élections en novembre, députés et sénateurs pour le rendez-vous du premier lundi de janvier 2010 afin de voter les articles remis à neuf. Les bénéfices à tirer de ces exercices d’obéissance à la Constitution seront immenses. Car il est temps de travailler à consolider les choses au lieu de les aider à disparaitre. L’entrée en démocratie est à ce prix. Tout doit être fait pour que tout se fasse dans la conscience de notre responsabilité historique au delà de nos petites et grandes querelles de famille. Par Jean-Claude Bajeux Centre Œcuménique des Droits Humains (CORRUPTION... sute de la page 10) en place des collectivités territoriales du département à la section communale en passant par la commune et une structure délibérative et de contrôle à chaque niveau, elle oblige la transparence au sein de l’ensemble des institutions tant au niveau central que décentralisé. Ce mécanisme complexe qu’est le nouvel Etat d’Haïti prévu par la Constitution de 1987 n’a jamais été mis en place, parce que l’ancien Etat, basé sur des mécanismes centralisés de corruption, résiste de toutes ses forces et de sa longue expérience d’enrichissement illicite de groupuscules gravitant autour du symbole de l’Etat traditionnel, le Président, pour empêcher la mise en place de l’autre. Remarquez que, malgré la mise en place de l’UCREF, de l’ULCC, le renforcement de la CSCCA, le décret sur la passation de marché et la mise en place de la commission nationale de passation de marché (CNPM), la corruption persiste et se fait visible de temps à autre par des scandales soit au niveau du Parlement, du Pouvoir Judiciaire, de l’Exécutif, et aussi dans le secteur privé et des ONG. Toutes les institutions évoluant dans le pays disposent de moyens de se contrôler et sont assujetties à des contrôles internes et externes périodiques. Les accords et conventions signés par l’Etat avec la Communauté Internationale (CI) lui donnent droit pour orienter, contrôler et superviser les actions menées par les ONG et le secteur privé dans le pays quelle qu’en soit la source de financement. Ces accords et conventions permettent à la CI d’exercer aussi en retour un droit de contrôle. Donc, les mécanismes pour combattre la corruption existent. Ce qui manque c’est la volonté de le faire. Tant au niveau de l’Etat qu’au niveau de la CI. La manifestation de la corruption en Haïti : le clientélisme L’Etat et la CI savent très bien que le pays ne dispose pas de beaucoup de cadres ayant le niveau maitrise ou doctorat. Ce n’est pas étonnant que dans les appels d’offres (AO), les critères de choix tournent autour de ces critères. Alors qu’il suffisait de mettre ces critères en y ajoutant les mots « ou équivalent » pour avoir beaucoup plus de gens à participer et à ne pas à déclarer l’AO infructueux ni à ne favoriser que le petit cercle restreint de ses amis parfois basés au pays, à l’extérieur ou fraichement revenus au pays sans aucune connaissance ou aucune expérience du pays ou des institutions pour lesquelles ils sont appelés à travailler et ne parlant parfois ni le français ni le créole. Ces recrutements sont certes faits sur la base d’appels d’offres mais souvent ils sont truqués. C’est une forme de clientélisme. Il faut mettre rapidement un bémol pour ne pas donner l’impression que tous les AO sont truqués. Il en est de même fort souvent pour le recrutement des firmes, des ONG. Les critères choisis écartent le plus souvent les firmes et ONG haïtiennes même pour des travaux de moyenne importance. Quand ces critères permettent de recruter les firmes et ONG haïtiennes, ils visent le plus souvent la même catégorie ayant l’habitude de travailler avec l’Etat et la Communauté internationale. Fort souvent, ces critères ne favorisent pas l’émergence d’institutions haïtiennes même comme sous traitantes. A force de traiter avec les mêmes, on multiplie les risques de clientélisme et de corruption. De toute manière, ces deux exemples sont nettement meilleurs que le choix direct des cadres techniques et des firmes sur la base d’amitié, de clientélismes politiques, claniques, de militantisme. Cette tendance à l’appel d’offre généralisé est déjà un pas décisif vers le combat contre la corruption. Elle prendrait son plein effet au moment où l’Etat et le CI comprendraient la nécessité d’avoir des critères qui favorisent tout le monde et surtout qui sont incitatifs à l’utilisation optimum des cadres haïtiens, des firmes haïtiennes, des ONG haïtiennes, ne serait-ce que comme sous-traitants dans un premier temps. Les règles de transparence devraient prévaloir en tout temps et devraient répondre aux besoins d’Haïti d’abord et non à ceux de la CI. Car si cette façon de faire n’évolue pas dans le sens du développement du pays haïtien, en favorisant l’émergence des cadres et institutions haïtiennes compétents jusqu’à atteindre la masse critique, Haïti ne se développera jamais et sera toujours sous la dépendance de la CI. Autres formes de manifestation de la corruption : le vol, la duplication Le développement d’Haïti passe aussi par le combat contre certaines formes de manifestation de la corruption comme le vol, la duplication. Le (CORRUPTION / p. 13)

PAGE 13

Mercredi 08 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 11 Page 13NOTRE HAITI clientélisme favorise le vol. Certains responsables auraient exigé et exigeraient, selon les rumeurs, 10, 15, 20 et même 30% du coût global des actions. Dans le cas où cela se révélerait vrai, ce serait tout simplement du vol. A cela, il faudrait ajouter les vols orchestrés par les responsables directs des actions et les vols courants (les plus détectables) opérés par le personnel moyen et le petit personnel. Tous ces vols se situeraient autour de 40% des coûts globaux des actions. Avec de telles pertes comment pourrait-on parler de développement d’un pays ? De plus, la duplication au niveau des zones d’intervention et de terrain est monnaie courante, surtout au niveau de l’humanitaire et des urgences. On a relevé plusieurs cas où des intervenants présentent comme leurs les travaux effectués par un ou d’autres intervenants. Cela s’est produit dans plusieurs endroits du pays, Gonaïves, Cabaret, Belladère, etc., parfois avec la complicité des responsables locaux de l’Etat ou des collectivités locales. Il faut noter aussi que certains intervenants, qui se respectent, font la démarcation entre ce qu’ils ont trouvé et ce qu’ils réalisent. En tout cas, la présentation des travaux des autres avec pièces justificatives et photos à l’appui n’est tout simplement que du vol. L’augmentation de l’indice de perceptions de la corruption Avec des institutions qui ne font pas correctement leur travail de combat contre la corruption et des manifestations de la corruption connues et dénoncées sous formes de rumeurs sans se donner la peine de bien les documenter, les institutions haïtiennes et celles de la communauté internationale favorisent l’augmentation de l’indice de perceptions de la corruption. On croirait même qu’Haïti et ses partenaires prennent un malin plaisir à voir le pays parmi les derniers dans le tableau de Transparency International. Quand on regarde de près les outils à la disposition de l’Etat et de la CI, on comprend très mal qu’il n’y ait pas un meilleur contrôle de la corruption en Haïti. Le combat contre la corruption devrait être mené sous tous les fronts au niveau des citoyens mais aussi et surtout au niveau des institutions. Pour cela il faudrait des hommes et des femmes dignes de ce nom à intégrer ces institutions pour appliquer les lois contre la corruption et en forger d’autres. Il y va du développement durable de ce coin de terre où il est encore possible de faire quelque chose de grandiose. C’est ta responsabilité, ma chère sœur ou mon cher frère, au sein de cette institution qui t’accueille ou que tu diriges. Ne te trouve pas d’excuse. N’oublie jamais que les institutions ne valent que par les personnes qui les intègrent ! Envoyé par HAITI DEVELOPPEMENT dans JEAN ROBERT JEAN-NOEL le 4/01/2009 12:21:00 PM (... suite de la page 12)Haïti : Indice de Perception de la Corruption et Institutions L’Etat c’est moi ; L’Etat après moi !VERNET LAROSE L’État c’est moi. Mais qu’advient-il de l’État après moi? Cette interrogation n’est pas qu’un jeu de mots, lorsqu’elle est adressée à l’État haïtien, de type patrimonial. L’État patrimonial se caractérise par le primat de l’élément personne sur l’élément institutionnel dans le cadre de l’exercice du pouvoir politique. Il y a indifférenciation du pouvoir et de son titulaire qui, lui, se l’approprie. Les frontières de l’espace public et de l’espace privé se confondent: c’est le corps-État. En outre, il se pose toujours la question de la dévolution du pouvoir. La transmission de celui-ci se retrouve régulièrement en situation de déshérence; situation qu’alimente la recherche du sauveur, restaurateur de l’ordre en vue de récréer des liens communautaires. Les traits des hommes politiques haïtiens François Duvalier, président à vie de la République d’Haïti-y a-t-il culturellement compatibilité entre les principes de la République et le despotico-anarchique de la présidence à vie?-, illustre tragiquement l’État, c’est moi; et l’État après moi? L’exhumation de son corps a, en effet, échoué. Son cadavre ne s’y trouvait pas lorsque les “déchiqueteurs”(dechoukè) voulurent le déterrer en vue de l’y dépecer, à l’issue du départ de son fils successeur pour l’exil, le 7 février 1986. François Duvalier savait-il que son corps-État: “Je suis le drapeau haïtien un et indivisible”, aimait-il à proclamer, ne pouvait conserver l’état de son corps au-delà de son terme dynastique? Il prépara soigneusement son rôle d’exilé politique, avec cette particularité: il est un exilé politique outre-tombe. Son corps-État ne s’est pas immortalisé. Le mystère qu’entoure le lieu de sépulture de son corps ne saurait remplir la fonction de momification. Certes, il s’est distingué en étant à la fois metteur en scène et acteur, n’a fait que jouer son rôle d’exilé politique; rôle d’ exilé qu ‘ont joué la plupart des chefs d’État haïtiens, ne voulant jamais se soumettre au principe de l’investiture provisoire du pouvoir d’État; ils ont une propension à se laisser chevaucher par l’esprit du pouvoir absolu. Pour eux, leur corps, est voué à l’immortalité. Ainsi, leur corps représente-t-il le corps politique; et, en leur corps se manifeste l’unité de la société et se concentre tout l’investissement national, tant sur les plans matériel que symbolique; leur corps est à la fois mystique et politique. Le corps, comme corps politique, constitue donc un enjeu de pouvoir, car il est l’objet et le moyen de l’opération symbolique et des luttes politiques. Se pose néanmoins la question de la fonction de l’opposition et de la place de la transmission du pouvoir, puisque non seulement le corps est contingent et mortel mais il est à la fois l’objet et le sujet des luttes politiques qui se déroulent parmi les divers prétendants au pouvoir d’État. Ambivalence et restauration permanente de l’État C’est là que gît la contradiction de la pratique du pouvoir incontesté, de l’intransmissibilité du pouvoir, pratique qui n’est pas ordonnée par un principe dynastique légitime, c’est-à-dire qui rallie l’adhésion de l’ensemble des familles et des sensibilités politiques; de cette pratique, en est résulté un portrait, où se dessine la trajectoire des hommes politiques haïtiens: hommes d’État/apatrides/guerriers. Ainsi a-t-on un État qui ne fait que se récréer constamment sans jamais arriver à se créer réellement, c’est le pouvoir intransmis mais qui doit être tout de même transmis: la continuité de l’État l’ordonne. Les violations de la constitution, les coups d’État et les insurrections sont donc les modes de régulation et de passation du pouvoir. C’est le corps-à corps qui décide du vainqueur dans le combat politique, et non les joutes électorales soumises au principe majoritaire. Il se dessine toutefois une ambivalence. La propension à modeler le corps-État, donc le pouvoir absolu, est tempérée par le principe de non-rééligibilité immédiate du président qui limite ainsi dans le temps, diachroniquement, le pouvoir absolu, mais non en sa structure, synchroniquement, dans l’espace du pouvoir légitime, qui se manifeste lorsque le pouvoir arrête le pouvoir. Auguste Magloire, historien du politique, l’illustre remarquablement en ses travaux. Le chef d’État haïtien, s’il veut passer à l’histoire, doit mourir au pouvoir, Alors là, le temps de sa présidence est vu comme une chaîne d’entreprises patriotiques que son successeur a généralement à poursuivre.. C’est donc le corps-État honoré. La mort subite du président de la République ouvre une crise dans la société. Il y a ,en effet, vacance du pouvoir. C’est le moment du passage d’un détenteur de l’exécutif à un autre. Or, n’existe plus de référent, plus de détenteur légitime de la violence; celle-ci est maintenant à la portée de tout un chacun. Des risques de violence généralisés existent. Pour l’éviter et renouer les liens contractuels entre tous les membres de la société, on procède à l’éloge du président défunt qui est porteur de puissance et dont il faut se protéger en appelant à sa protection. C’est le cas de Pétion, de Guerrier, de Riché, etc. Dans le cas contraire, on assiste souvent au renversement du chef de l’État, chassé sous les huées de la foule. Il n’échappe pas à la honte et à l’opprobre. La foule l’injure, lui lance des épithètes du genre “vieillard cynique”, “ tyran sanguinaire”, “dilapidateur effréné”, etc. C’est le corps-État déchu, détaché de sa puissance. Il advient le corps abject. Il colporte des mauvais esprits. Il faut le châtier. C’est à ce moment qu’intervient le peuple souverain qui procède au ”dechoukaj” des membres de l’ancien régime: ceux-ci sont maintenant sacrifiés comme boucs émissaires. Les membres de la classe politique sont tour à tour des victimes et des sacrificateurs. La circulation des détenteurs de l’autorité est régie par un mécanisme de répression et de persécution parmi ses membres. La figure de l’opposant se dessine péniblement. le corps de l’opposant se retrouve dans une situation de bannissement incessant Aussi convient-il mieux de parler en terme d’exclusion mutuelle des membres de l’élite plutôt que de leur circulation, selon l’expression du sociologue Wilfrid Pareto. Du protectorat au maternage: l’introuvable citoyenneté Le stade suprême de cette exclusion ou de l’ambivalence du rapport au pouvoir est le massacre du président Guillaume Sam, le 26 juillet 1915. La foule en fureur, révoltée par le carnage opéré par le général Étienne à l’encontre des partisans cacos du docteur Rosalvo Bobo, entra par la force à la légation de France, où s’était réfugié le président Sam qui y fut dépecé et promené dans la ville. L’oncle Sam prétexta de notre “barbarie” pour venir nous civiliser”. Presqu’un siècle plus tard, des élections dites fondatrices de régime de démocratie furent organisées sous l’égide des Nations unies. Jean-Bertrand Aristide fut élu président. Quelques mois plus tard, un coup d’État sanglant le porta cependant à quitter le pays. Il n’y échappa pas à la caractéristique des hommes politiques haïtiens; hommes d’État/apatrides/guerriers. Il édicte, à l’encontre se son propre peuple, un embargo, au lieu de recourir à la désobéissance civile, comme moyen de combat contre le coup d’État; désobéissance civile qui est l’expression de la liberté citoyenne, de l’individualité. Devant l’échec des mesures successives prises en vue de renforcer l’embargo et de contraindre ainsi les militaires à battre en retraite et à faire cesser la répression exercée par ceux-ci à l’encontre de la population, une deuxième occupation américaine s’y installe grimée par les troupes des Nations unies, sous les vivats de la population. On ne saurait donc repérer ni les usages de l’individualité ni ceux de la société: l’individualité n’existe que dans des sociétés déterminées. NI individualité représentative. Car, les membres de la classe politique ne parviennent pas à monter un dispositif leur donnant droit à vaquer librement et équitablement leurs occupations politiques. Les hommes politiques haïtiens ne disposent pas de la compétence les habilitant à construire de par euxmêmes leur propre espace public. Ils ne sont pas les titulaires de la détention du monopole de la coercition légitime à l’intérieur de leur territoire national. (Max Weber). Ils sollicitent l’assistance étrangère en vue de vaincre leurs adversaires et de pacifier ainsi temporairement les luttes politiques. Leur rôle d’exilés politiques donne à voir qu’ils sont toujours en état de déterritorialisation. L’espace du combat politique déborde les frontières nationales et se déroule presque toujours sous l’oeil bienveillant mais intéressé de l’État-hôte. L’endogénéité de la lutte politique est absente. Ni individualité citoyenne. La liberté des citoyens et des citoyennes de choisir souverainement leurs représentants n’existe pas réellement; ni ne se dessinent des mouvements sociaux ayant pour objectif d’accoler terme à terme aspirations citoyennes et moyens autonomes de les combler. L’émergence de l’individualité ne peut se réaliser lorsque le politique est subsumer à un corps-État, qui est simultanément, d’une part omnipotent et omniscient, et d’autre part, impotent. Les conditions de la réalisation de l’individualité résident dans la désincorporation du politique, selon l’expression de Claude Lefort: << La révolution démocratique moderne, nous la connaissons du mieux à cette mutation; point de pouvoir à un corps. Le pouvoir apparaît comme un lieu vide et ceux qui l’exercent comme de simples mortels qui ne l’occupent que temporairement ou ne sauraient s’y installer que par la force ou par la ruse; point de loi qui ne puisse se fixer, dont les énoncés ne soient contestables, les fondements susceptibles d’être mis en question; enfin, point de représentation d’un centre et ni des contours de la société; l’unité ne saurait désormais effacer la division sociale. La démocratie inaugure l’expérience d’une société insaisissable, non maîtrisable, dans laquelle le peuple sera dit souverain, certes, mais où il ne cessera de faire question en son identité, où celle-ci demeurera latente...>>(1) Je conclurai, avec une triple interrogation empruntée du philosophe allemand, Emmanuel Kant: 1Que puis-je savoir? Le corps-État, quel qu’en soit le type de légitimité de son titulaire, est une illusion mortifère, qui n’institue ni de l’individualité ni ne constitue de la société encore moins de la nation. 2Que dois-je faire? Ce que nous sommes en train de faire: en débattre. Tout en sachant bien que l’adversaire n’est pas un ennemi à abattre, mais un interlocuteur avec qui nous devons débattre des affaires de la Cité. 3Que m’est-il permis d’espérer? La réponse est collective, même si les interrogations sont individuelles. Le je n’est un enjeu que s’il est articulé avec un nous. Une telle articulation est au fondement de toute communauté ou société. Sinon, c’est se laisser piéger par un je/nous qui ne repose sur aucun dispositif social. Alors là les risques sont grands qu’on s’y plie, à genoux, devant les enjeux du pouvoir d’État, qui se caractérise par la fonctionnalité de l’intermédiation politique et l’universalité de la citoyenneté. (1). Claude Lefort, L’invention démocratique. Les limites de la domination totalitaire. Paris, Fayard, 1981, p.180

PAGE 14

Page 14 Mercredi 08 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 11Les Sports avec Mario Bareau informations avec Laury Faustincon Lucianiavec Villette Hertelou Mardi avec Bernard EtheartLun. & Mer. : L’heure classique Jeu. & Dim. : Jazz at Ten Judy Carmichael reçoit ses invités9h00 10h305h 30 pm journal créole avec Louini Fontal animation James Prédvil74 bis Rue Capois, Port-au-Prince, Haïti Tél.: (509) 2221-8596 / 2221-8567 / 2221-8568 / 2221-0204 Fax: (509) 2221-1323 E-mail: melodiefm@hotmail.com / URLL www.haitienmarche.com Librairy of congres # 1SSN 1064-3896www.melodiefmhaiti.com Mélodie & CompanyDéveloppement durable LES JEUX En Bref...(... suite de la page 2) L’ancien Premier ministre néo-zélandais Helen Clark a été désigné mardi administrateur du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD). Désignée par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, elle a reçu l’approbation unanime des 192 pays de l’Assemblée générale. Mme Clark, qui remplacera le Turc Kemal Dervis fin avril pour un mandat de quatre ans, présidera aux destinées d’une agence onusienne dotée d’un budget de 13 milliards de dollars. Présent dans 166 pays, le PNUD a notamment pour tâche de coordonner les efforts faits aux niveaux mondial et national en vue d’atteindre les objectifs de développement pour le Millénaire, dont l’objectif principal est de diminuer de moitié la pauvreté d’ici 2015. Félicitant Mme Clark, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a indiqué dans un communiqué que la France se réjouit d’engager avec Helen Clark une concertation étroite sur les réponses à apporter aux enjeux du développement, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la pauvreté, de la prise en compte des biens publics mondiaux et de la démocratie. On est toujours sans nouvelles du coordonnateur de la Commission Nationale des Marchés PublicsTrois mois après son enlèvement, on est toujours sans nouvelles de François Robert Marcello, coordonnateur de la Commission nationale des marchés publics. Le Directeur central de la police judiciaire (DCPJ), Frantz Thermilus, a indiqué lors de sa dernière conférence de presse que les résultats de l’investigation seront connus sous peu. Joseph Robert Marcello, coordonnateur de la Commission nationale des marchés publics, avait été enlevé le 12 janvier 2009 alors qu’il regagnait sa résidence à Delmas. Dans une lettre en date du 5 février, la famille du disparu a appelé les autorités et la population toute entière à ne pas laisser le dossier de cet homme qui a servi dignement son pays, un père de famille modèle, finir au fond du tiroir “des enquêtes qui se poursuivent”. Les compatriotes de la diaspora manifestent en faveur des 30.000 sanspapiers haïtiens dans le collimateur des services de l’immigration américaine Ils sont 30.000 haïtiens menacés de déportation par les autorités de l’immigration américaine pour absence de documentation légale. Cependant les compatriotes en diaspora ne restent pas inactifs pour tenter de renverser la situation et garder dans le pays d’accueil ces pères et mères de famille qui y vivent depuis de nombreuses années pour la plupart et qui constituent un support indispensable pour leurs familles. La première manifestation du genre avait eu lieu à Miami, en février dernier, à la suite de quoi le Président Barack Obama, fraîchement installé à la Maison blanche, avait envoyé l’un de ses conseillers d’origine haïtienne, Patrick Gaspard, aux nouvelles auprès des leaders haïtiens. Ces derniers sont montés au mois de mars à Washington pour aller discuter du sort de leurs frères et soeurs. En attendant, la mobilisation se poursuit sur le terrain. Une autre grande manifestation s’est déroulée samedi (4 Avril) à New York. L’un des organisateurs, Josué Renaud, a confirmé que plusieurs organisations haïtiennes de la diaspora sont très actives, réclamant pour les haïtiens le TPS Statut de Protection Temporaire (TPS). Soulignant que les Haïtiens contribuent grandement à la croissance de l’économie américaine, Josué Renaud s’élève contre l’ordre de déportation de plus de 30 000 illégaux haïtiens. Il dénonce la volonté des autorités américaines de considérer les travailleurs haïtiens comme des personnes vivant en marge de la société.

PAGE 15

Mercredi 08 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 11 Page 15Ti Gout Pa Ti Gout ak Jan Mapou Kèk liv ki parèt : 2008-2009MAKS MANIGAmaxmanigat@aol.com Literati kreyòl-la pa rete ap dòmi ; l’ap file bèl driv. Pami bon liv avèk bon plak konpak ki parèt nan lanne 2008-2009 la, men kèk mwen kwè ki merite pou nou konnen. M’ ap rete sou liv Dyeri M. Jil, Rasin Foula ak Ivwoz S. Jil, Rasin Mede-a. Mwen deja rale sou liv Josaphat-Robert Large la nan Pawòl Kreyòl. Revi Literè Sosyete Koukouy. Volim 1, Nimewo 1 – Janvye – Jen 2009. Kanta pou liv mwen an, Ti Gout pa Ti Gout ap gentan tounen sou li agrann lijyèn, pi devan. % Max G. Beauvoir [Maks G. Bovwa] : Lapriyè Ginen. Presses Nationales d’Haïti , 2008, 212p., ilistre, 19 x 11 cm. Albert Camus [Albè Kami] . Tradidsyon kreyòl : Guy Régis : Etranje! Près Nasyonal d’Ayiti. 2008, 153p. 19 x 12.5 cm. Pierre-Michel Chery [Pye-Michel Cheri] : Bèbè Golgota. Près Nasyonal d’Ayiti. 2008, 117p. 19 x 12.5 cm. Louis-Philippe Dalembert [Lwi-Filip Dalanbè]: Epi oun Jou konsa tèt Pastè Bab pati . Près Nasyonal d’Ayiti. 2008, 109p. 19 x 12.5 cm. Anthony Fortunat [Antoni Fòtina] : Refleksyon. 2008, 124p. 20.5 x 13.5 cm. Pauris Jean-Baptiste [Poris Jan-Batis] : Zig Lavi . Près Nasyonal d’Ayiti. 2008, 113p. 19 x 12.5 cm. Dyeri M. Jil, Rasin Foula ak Ivwoz S. Jil, Rasin Mede : Sèvis Ginen. Rasin, Rityèl, Respè lan Vodou. Bookmanlit, 2009, 401p., ilistre, 21.5 x 14 cm. Doktè Dyeri M. Jil ak madanm ni Ivwoz S. Jil deja ban nou youn liv : « Bicentennial. Haiti’s Gift to the World . 1804-2004. » ki parèt an kreyòl tou sou tit : « Bisantnè: Zetrenn Ayiti Pou Limanite. » Jodi-a yo kente avèk : « Sèvis Ginen. Rasin, Rityèl, Respè lan Vodou. » ki parèt an angle tou sou tit : « Remembrance: Roots, Rituals, and Reverence in Vodou. » Nan katriyèm paj kouvèti edisyon kreyòl-la yo ekri : « Moun onore Dantan yo toupatou sou latè. Vodou ann Ayiti, se fason pa nou pou nou montre respè pou defen Ansyen fanmi n. Rityèl Vodou gen yon karaktè apa paske tradisyon an chita sou mès moun peyi a, ki pa menm afè ak mès moun lòt kote. Vodou se yon fason lokal pou nou montre yon bagay global. » Lontan, sèten kwayans relijye te anpeche fidèl yo li liv yo te mete « alendèks ». Sa te anpeche konesans sikile sitou lè se lide nèf ki t ap diskite. Prenga sa-a sanble li disparèt. Jounen jodi, gen kèk relijyon ki gade vye mannyè sa yo, ki konsidere vodou kankou yon kwayans ensipòtab. Sa yo pè ? Mwen te kwè se laverite ki pou louvri zye nou. Anpi : « Gade pa boule je. » Youn granmoùn dwe jije youn liv selon konsyans li. Kidonk, ou pa bezwen sèvitè lwa pou achte epi etidye nan liv Dyeri ak Ivwoz Jil la. Se anpil bagay nou pa menm konnen sou istwa pwòp peyi nou. Pou ba nou youn lide kalite richès n’ap ranmase si nou pran tan li liv la, mwen pral separe avèk nou youn repons Doktè Jil voye ban mwen sou youn kesyon mwen te poze-l. Mwen te anvi konnen enpe sou lwa Agasou Yèmen. Mwen te kontre avèk non li nan youn pawòl : « Mwen, m se Agasou Yèmen. Mwen konn mete, men mwen pa konn wete. » Mwen te kouri al tcheke nan plizyè liv sou vodou pou wè sa m ta twouve. Pa anpil ! Mwen te fouye nan entènèt : menmman parèyman ! Mwen fè lide pou mande Doktè Jil. Li pou nou wè : « Agasou se yon Lwa moun Gedevi sèvi. Gedevi se non Afriken ki te abite lan Abomen pandan 16zyèm syèk la. Abomen se ansyen kapital Dawomen. Men epòk sa a, Abomen se te prèske tout Dawomen an tou. Ann Ayiti nou rele moun lavil Abomen, moun nanchon Gedevi. Agasou se mo Gedevi ki vle di mal krab. Toupre lavil Abomen, gen yon rivyè ki rele Yèmen. Bò rivyè sa a gen anpil krab. Se la sèvis pou Agasou te konn fèt. Alèkile ann Ayiti lè moun gen Lwa Agasou yo vire men yo pou fè dwèt yo parèt tankou yon krab. Se te lan yon koudeta, papa Kadya Bosou, Wegbadya pran pouvwa. Anvan sa se lan eleksyon moun Gedevi te konn chwazi gouvènman. Pou bay koudeta a jarèt, Wegbadya kouri bri li se eritye Agasou, yon Lwa moun zòn nan te respekte. Pi devan, Achade, pitit Kadya Bosou, peye hougan pou envante yon istwa ki di fanmi l se eritye Agasou ak Oligbonon, yon ansyen fi ki te gen anpil prestij lan zòn nan. Depi lè koudeta sa a (1645), pouvwa vin pase de pitit an pitit Wegbadya. Fanmi an kenbe pouvwa pandan plis pase 200 ane. Se jis an 1880 Lafrans pran pouvwa lan men yo. Lè Kadya Bosou vin monte sou pouvwa misye anvayi yon pil kote alantou Abomen, se kon sa misye vin anlaji Wayom Dawomen. Kòm fanmi an di yo se eritye Agasou, Agasou vin pote non fondatè Dawomen. Alèkile ann Ayiti, gen Sèvitè ki konn di Agasou se Lwa ki pwoteje Tradisyon Dawomen lan peyi a. Gouvènman Dawomen an te vin pote non Dinasti Agasouvi. Vi tankou lan tyovi vle di pitit. Dinasti Agasouvi vle di pouvwa ki pase de pitit an pitit Agasou. Kòm dinasti sa a te tèlman dire se kòmsi lè Agasou mete w sou pouvwa li pa janm retire w. Remake, se sa menm pou Ayisyen ta di, paske Dinasti Agasouvi a pat tonbe devan n. Se jis lè Afriken sispann rantre Ayiti, gouvènman an tonbe. Ki fè la a, pwovèb la fè sans. Epitou, Wegbadya se yon gason nanchon Adya. Li pat menm moun Gedevi. Se paske gouvènman l lan tèlman dire ki fè Ayisyen konn di Adyasou miwa. Sa vle di gason Adya yo ap toujou la. Ayisyen konn rele Agasou Yèmen, Agasou bò rivaj. Sonje Yèmen se yon rivyè Dawomen bò lavil Abomen, peyi moun Gedevi. » N’ap aprann plis toujou nan chapit III – Ginen yo, p. 79-113 ; seksyon : Kadya Bosou Anlaji Dahomen kote otè yo diskite Agasou Yèmen nan p. 101-109 Di-m si se pa youn travay wete nechèl ki pa te janm fèt nan peyi nou an? Abobo! pou otè yo ki lage youn zouti konesans san parèy nan men nou. Josaphat-Robert Large [Jozafa-Wobè Laj] : Rete! Kote Lamèsi. Près Nasyonal d’Ayiti. 2008, 121p. 19 x 12.5 cm. Max Manigat [Maks Maniga] : Proverbes créoles haïtiens du dix-neuvième siècle. Transcription mrderne – Traduction française – Annotations. Educa Vision, Inc . 2009, 323p. 22.5 x 15 cm. Liv-la, ki an franse, karaktè espesyal ak richès kreyòl nan Nò-a. Jean-Euphèle Milcé [Jan-Efèl Milse] : Pase m yon Kout Foli. Près Nasyonal d’Ayiti. 2008, 109p. 19 x 12.5 cm. ***Koutim ake Labitid II : Konpè lanmò pase la!AK ZAND" / JACQUES J. GARÇONNan kèksyon koutim ake labitid la; mere yon lòt moso? Lèr yon moùn mouri jenn, yo konn di i mouri alaflèrdelaj. Konsa yon ti demwazèl dizwit an mouri. Timoùn fin chape wi, i resi bakaloreya y ; te pare pou leve tèt a fanmiy yan. Pèrsonn nan katye ya pa te tande i te malad ni fè aksidan; kidon yo di i mouri sibit. Gan tou ki di se zonbi a y yo pwan osnon yo manje y. Yon fanm yo rele Idalya parèt ake yon terin dite fèy vèrvenn vyòlèt, pote bay manman pitit la pou ride y anba sezisman. I menm tou, i mete po fig mi de bò letanp a y fwiksyonnen ake swif a bèf. Yon twèl mouye ake kafe anmèr soutni renmèd sa a kòm oun konpwès anwo tèt a y. Pi andedan, te deja gan plizyèr lòt moun la. w ap gade oun madanm, yon chapo pay très fen nan tèt a y, chita men nan machwè a y, yon pye a y kwaze anwo lòt la, ape souke san rete. Yon chagren ape malmennen y. Akot a y, yon lòt, ki ansent, lonje anwo yon divan, l ap santi yon vapèr alkòl ake kanf nan oun moso kòton ; men tou l ape seye kraze oun pinèz k ap pwonmennen nan klwazon ki separe kabinèt a yo ake kina vwazin nan. Yon ti jennonm fenrenk antre, l ay bobo manman dèfen an. Konsa l ape vire pou i chita, i tonbe tout longèr a y san konnesans. M tande yon mounn ki di : “ Ou krè de mounn te renmen sa! Mezanmi o! Jennonm sila a p ap chape non”. Se lèr ya mven konnen se anmòrèz a y, i pedi. Rèl bouyi nan kay la; tout lafanmi, zanmi wozabwa. Se koutim nan ; yo monte tant kouvwi lari ya. Se la y apway fè vèy la. Pi souvan tou, kay twò piti pou kenbe tout mounn k ape vin an vizit la, pou bay kouray konsolasyon, anfen kanpe ake fanmiy a mò a. Se konsa, vwazinay se dra blan, vwazinay se oun kòt fanmiy Yo mete siydedèy anwo younn nan batan pòt kay la. Se yon gran bann twèl nwa bòde ake blan, ake oun kwa nan mitan. Denpi oun mounn ape pase la i deja konnen kay sila gan ka lamò. Yo leve kò a, ay mete nan mòg. Dèfen an te gan oun tonton an y k ap travay lopital Jistiyen, i pase lòd pou yo pa kite nonm yo rele Dejonka, pwoche pwe mò a; paske bwi kouri, nouvèl gaye; tout mò fanm antò anba men mouche sa Jou antèrman rive, mounn reyini katredal. Kat gason vanyan, swe kon pit a bouki pote sèrkey la vin mete devan pwenmye mach lòtèl. Lèr nèg yo depoze, ou ka santi yo oun jan soti lwen, yo rale oun gran souf. Monpèr koumanse seremonni yan. Tanzantan w tande yon touse, yon plenn: “oun-oun-oun-oun -oun, adje y” , yon ti kriye, mounn nan kòm ape peze y pou sa pa soti fò, ay deranje lasanble. Men legliz la gran, nenpòt ti bwi renzònen. Younn tou ki pa ka kenbe ankò, lage yon rèl ki sanble soti ake fòs nan fon zantray. Nan monman Libera menm, nou pweske pa tande aryen ankò; paske tout moun ape degaje konsyans a yo. Nan foul la, ou tande: “ Mari-Mèrsi, pitit! ou pa ta fen nou sa. Mèrsou! Kote w kite nou? Tifi ya te timounn bon lindikasyon, si y te tande, i ta rèponn. Ti jennonm anmoure ya tonbe ankò. Yo pwan y, ale ake y paske i p ap ka rive nan semityèr ya. Sa monpèr ape fè, se y l ap okipe. Lantèrman fini chante, pèr ya di :” sonje se pousyèr tèr wou ye, pousyèr tèr ape tann wou. I fèrmen liv i t ap li ladan y nan, i mete y anba zèsèl a y. Se te lèr kina kat lòt mesye, pou pote sèrkèy la tounen nan kòbya. Rele sa, pwèske pote de nèg ape pote yon madanm; kadèr an kadèr janm a y febli, i pwès tonbe. M pa konnen si plis mounn te renmake sa; men pandan tout sèrvis la, je monpèr pa te soti anwo oun fanm, gran zouzounn anfòm ake anpil “f”, ki mete yon rad depyès wololoy, bagay chèr, yon soulye nwa e blan talon kikit. L ap siye kwen nan y, an mounn de byen, ake yon ti mouchwa bwode blan, yon gran chapo payèt nan tèt a y. mounn te ka wè je a y oun jan wouj malgre tout vwal krèp ki te desann anwo figir a y la. Kòtakòt ake y, Sidelya, yon fanm Laplenndinò, yo ba y ti non Yaya, te vin kondi ti fi ya nan dèrnye refij a y. Yaya mare tèt a y ake yon mouchwa blan, i mete yon wòb ble Sentàn ki kòm koumanse blaze. Nan pye a y, de chòsèt nwa ake yon karyoka mawon, talon yo oun jan ajennse . Pa gan anyen ki t apway fè bagay sa yo rete drèt si manmzèl pa te fè gwo jèfò pou i pa tonbe. Mwen wè l ape vini de bò kon yon kanna. Menzalò, gan kichòy lanati fè, nou pa konnen, nou pa ka esplike nonpli. Se konmsi te gan oun ranjman ki te fèt pou larichès ake lapòvwete ape mache pazapa. Sakriten an, lansan an, rad mwezi a monpèr, tout kalte pafen anwo mounn siya yo , melanje ansanm vin bay oun sant mounn santi nan lantèrman sèlman. Twèl dèy, demidèy fè mikalaw. Anfannkèr ya, wòb nwa anba kòse blan dantèl a y, pwan devan ape pote lakwa, pèr ya ape sib. Kòbya, ap woule dousdous, oun jan ipokrit. Ekip paran ake fanmiy yo menm, fò w ta di se oun kòlonn boustabak toudenwa ap mache dèyè, an dezole, san manke rele adwat rele agòch. Fò w monte senk mach eskalye pou rive nan oun pwenmye pèwon laj anvan w janbe pòtay semityèr Okap. Lèr w pase baryèr sa a, vivan ou ye, wou santi w fwemi. Se konmsi ou te nan oun lòt peyi. Rèl pete pi rèd. Oun msye k ap fòse soutni oun gwo fanm ki t apway endispoze, pèrdi pye.Nan eparye so a, l ay mete pye a anwo oun tonm gan lèr ki te fenrenk simante, i anfonse ra kwis. Yo ba i men pou ride i soti la. Oun nonm ki te kanpe la, pou pase sa nan jwèt, di: “ wou twò pwese monchèr; tan lèr a wou. Dan pa respekte malèr, mounn tonbe ri. Anfen yo rive kote yo t apway depoze kadav la. Kèk paran ake zanmi vin di de twa bon koze, fè elòj a dèfen yan anvan yo bouche tou a. Oun dèrnye msye pwoche, i di : “ponkò ale non, tann mwen!” I rale nan pòch a y, oun ti blennbalenn dis kòb ake yon bwèt alimèt. Tout mounn ape tann sa k apway fèt la. I koumanse: “ Mesyedam lasosyete! anpi i pase oun grenn alimèt pach, i limen balenn nan, alòs i di:” avanzyèr mannmwazèl Maru Mèrsu te konsa; i kontinye: “jodya: lèr i rive la, i pfou, i touye flanm limyèr ya, anpi i di: wi, jodya i konsa. Apwe lantèrman, lèr fanmiy yan fin rèkònèt li, yo toujou bay oun pèr savann kondi yon nevèn. I konn afèr a y, se i ki konn sa pou i di. Mounn reyni nan kay mò a, y ay woule dizenn chaplèt.Yo gan oun litani mizerere, anpi w tande oun sèl koze ape repete: “ Pwiye pou èl pwiye pou èl. Nèf jou a fin konplete, y ay bay oun pèr tout bon, chante oun mès dèrnye pwiyèr, fwa sa a nan legliz. Apwe sèrvis sila a, asistan ki vle, ay bay lapolitès ankò nan kay mòtalite ya. yo resevwa yo byen ake pate, kola, gato, kafe cho onsno chokola. Antwòt menm, m te la wi, anpi m mande: Men kote ti jennonm ki te endispoze ya? yo di wen: “ An, Fwisnèl? Mwen di: A! m pa konn non an y non. Yo di wen se sa wi Fwisnèl. I t ay pou antre pèr; yo pa pwan i non; paske papa y pa te marye ake manman y. Ti gason an dòmi leve nan oun dezolasyon, msye! yèrwoswa bò labrin nan, l ay jete tèt a y Basen Wodo. Y ape chache kadav la wi, yo ponkò trape y. Ago! Tèks sa-a pibliye do pou do jan otè-a voye l’ la nan kreyòl Nò peyi d’Ayiti (JM) a. Se te yon nonm ki te kòm deranje nan ajisman y; men se i ki te reskonsab benyen mò nan lopital la.

PAGE 16

Page 16 Mercredi 08 Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 11BACK PAGE Haïti en MarchePort-au-Prince 100 Avenue Lamartinière (Bois Verna) Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323 Miami 173 NW 94th Street Miami, Florida 33150 Tel. 305 754-0705 / 754-7543 • Fax 305 756-0979 New York (914 358-7559) • Boston (508 941-6897) Montréal (514 337-1286) email : melodiefm@hotmail.com haiti-en-marche@hughes.net URL : www.haitienmarche.comLibrary of Congress # ISSN 1064 3896 Printed at Southeast Offset (305) 623-7788 Miss Miami Gardens 2009 Vanessa Charles, une beauté haitiano-américaine qui a été très remarquée au 4 ème festival de Jazz de la City of Miami Gardens.