Citation
Haïti en marche

Material Information

Title:
Haïti en marche
Place of Publication:
Miami Fla
Publisher:
s.n.
Publication Date:
Copyright Date:
2005
Frequency:
Weekly
regular
Language:
French
Physical Description:
v. : ill. ; 45 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
Haitians -- Newspapers -- United States ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.) ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
Spatial Coverage:
United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti

Notes

Language:
In French.
General Note:
Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright Haïti en Marche. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
21271733 ( OCLC )
sn 92061416 ( LCCN )
1064-3869 ( ISSN )

Downloads

This item has the following downloads:


Full Text





















I HAITIENS DE BOSTON


H1c, Un frere tue ses 2 soeurs


Milton, 29 Mars Un frere tue ses
deux soeurs a Milton, un quartier de Boston
(Massachusetts). La police a &t6 appel6e
d'urgence. Quand l'agent arrive, il trouve
Kerby Revelus, 23 ans, en train de d6capiter
pratiquement sa plus petite soeur. Le policier
l'a abattu de 4 balles.
Kerby venait de d6clencher un
massacre dans l'appartement familial.
Deux cadavres ont &t6 relev6s a part
le sien: celui de sa sceur Samantha Revelus,
sumomm6e < Princesse >, et de sa plus petite
sceur, Bianca, 5 ans.
Kerby Revelus est un jeune homme
au temperament violent, qui a d6ji fait deux
fois de la prison.
Depuis sa dermire detention, il n'est
plus reconnaissable, selon une autre sceur,
Jessica, 21 ans, qui avait di laisser la maison
familiale a cause des sautes d'humeur de son


frlre.
Samedi les parents 6taient au travail,
quand Kerby perdit tout contr6le de lui-meme.
Cette scene horrible s'est d6roulde au 7
Belvoir Road, a Milton (Boston, Mass).
On ne saura pas ce qui a finalement
d6clench6 cette violence aveugle, leur grand-mere
se trouvait au sous-sol en train de faire la lessive.
Kerby avait d6cid6 de toute evidence de
massacrer ses trois sceurs qui se trouvaient avec
lui. Enlevant la vie a Samantha, 17 ans, et a Bianca,
qui venait de feter son 5e anniversaire.
La troisibme, Saraphina, 9 ans, 6chappa
par miracle au massacre. Elle a &te hospitalis6e avec
des blessures profondes.
On ne dit pas si Kerby Revelus, qui a ete
abattu par le policier appeal sur les lieux, 6tait sous
l'effet de la drogue. Ni les raisons pour lesquelles
il avait fait deux fois de la prison, en dehors de son
temperament coldrique.


CONFERENCE DES BAILLEURS

Le Gouvernement met les bouchees doubles


PORT-AU-PRINCE, 30 Mars -
Le gouvemement met la dernibre main au
dossier pour la conference des bailleurs
d'Haiti qui s'ouvre a Washington le 16
avril prochain.
Les projets pr6sent6s par Haiti
ont d6ji et6 analysis lors d'une
conference preparatoire tenue r6cemment
a Ottawa (Canada).
Ce sont pratiquement les
memes : infrastructures, relance de la
machine 6conomique, sante, education,
pr6-d6sastre ...
I1 restait un travail i accomplir :
mettre le tout dans un cadre de strat6gie
globale. L'empaquetage. Et une etiquette.
Ready to deliver.
Une sorte de Rapport Collier.
Du nom d'une 6tude pour la relance
6conomique en Haiti prdparde et
pr6sent6e r6cemment a Port-au-Prince


par son auteur, le professeur Paul
Collier, de l'universit6 d'Oxford
(Grande Bretagne), a la demande du
Secr6taire general de 1'ONU, Ban Ki-
moon.

A 1'ere des Doha et
Davos ...
Une sorte de marketing a
l'ere du cycle de Doha et des sommets
de Davos, des G8, G20 etc, bref
destiny aux grandes institutions
financibres internationales ... mais
plus sophistiqu6 qu'on ne pense
puisque l'Etat haitien a di faire appel
a une firme 6trangere pour s'en
occuper.
Ceci dit, il y a plus
important: la crise 6conomique qui
fait rage partout.
(BAILLEURS/p. 4)


Le canal du Bois de ChOne (Port-au-Prince) est plein a ras bord. Sans garde
fous, vdhicules etpidtons risquent constamment de s'y noyer
(photo Robenson Eugene)


PORT-AU-PRINCE, 25 Mars
- Au Moyen-Age, on brflait sous la
moindre accusation de sorcellerie,
c'6tait le pr6texte a la mode.
Puis ce fut le tour des
Protestants d'etre pris pour bouc
6missaire dans l'Europe du Massacre
de la Saint Barth6lemy. Tout comme
les Juifs. Les Tziganes. Jusqu'aux
homosexuels.
Tandis qu'aux Etats-Unis
jusqu'au milieu du 20e siecle, tout noir
6tait coupable sans qu'il ait besoin
dejugement.
C'est la loi du lynch. I1 suffit
que quelqu'un lance (pas n'importe
qui, bien sir, mais quelque c6l1brit6
du camp d'en face le camp des biens
pensants ou de la pensde dominante) :
< c'est lui, je l'ai vu > pour
qu'aussit6t on vous balance une
corde autour du coup.


Le lynchage, ce a quoi rime
toute condamnation sans unjugement
veritable, toute condamnation d6cid6e
a l'avance, oi le jugement ne serait
qu'une formality parce qu' il >> est
coupable, cela ne saurait etre
autrement !
C'est un sorcier, je vous dis.
Protestant au 16e siecle, juif au d6but
du 20e, et jusqu'au milieu du sicle
dernier le noir en Alabama.
Ou s'ily ajugement, ce sont
les tribunaux staliniens, oi les
accuses doivent inventer eux-memes
leurs crimes < en direct >>.
Ou encore le Maccarthysme
du nom d'un puissant s6nateur
am6ricain des annies 1950-1956 qui
voyait un communiste dans chaque
intellectuel, chaque savant, bref
chaque tate qui ne lui revenait pas et
qui a ainsi mine la carriere de bon
(LYNCHAGE/p.8)


,-I


Le salaire minimum

bientot un fait accompli

et un accomplissement


PORT-AU-PRINCE, 29 Mars
- Le dossier du salaire minimum
semble avancer.
Vendredi le president de la
commission Affaires sociales du
SRnat, Mme Cem6phise Gilles (Nord),
a annonc6 a la presse que la
commission pourrait bient6t
communiquer ses conclusions a
l'assembl6e des s6nateurs pour le
vote.
La Chambre des d6put6s a
r6cemment approuv6 de faire passer
le salaire minimum de 70 gourdes qu'il
est depuis 2003, a 200 gourdes.
Aprbs une rencontre la
semaine dernire avec une d6l1gation
du patronat, comprenant la Chambre
de commerce et d'industrie,
l'Association des Industriels (ADIH),
l'Association touristique etc, la
commission de Mme Cem6phise Gilles


semble s'6tre range aux propositions
6manant de cette rencontre comme
une sorte de mi-chemin.
Le vote des d6put6s ne sera
pas renvers6 totalement. Le salaire
minimum de 200 gourdes entrera
d'embl6e en application pour le
secteur du commerce et celui des
services.
Cependant les autres
secteurs ont demand une espece de
moratoire pour 6tager l'application
des 200 gourdes sur au moins trois
anndes.
En commencant tout de
suite par un minimum de 125 gourdes
parjour.
Le secteur le plus sensible
est celui de l'assemblage ou
production d'articles en textile. Celui-
ci a fait comprendre qu'une
(SALAIRE MINIMUM/p. 5)


Le lynchage


en Haiti


I Samantha Revelus, 17 ans, tud par son Jfdre samedi









Page 2 1 E PL


Le dollar est-il


en voie de disparition?


PORT-AU-PRINCE, 27 Mars
-Done il n'6tait pas si fou le De Gaule
quand il d6cidait au debut des anndes
60 de sortir la France de la zone dollar
pour revenir A l'6talon or, d6nonqant
ce << privilege exorbitant> des Etats-
Unis.
Peu auparavant il avait retire
aussi la France du commandement
militaire de l'Alliance atlantique
(OTAN) estimant que le peuple
francais devait avoir la libertW de savoir
si une guerre m6rite qu'il y participe
ou non.
Beaucoup s'en moquaient.
Mais voici qu'en 2003, le
president Chirac d6cida de ne pas se
joindre A l'Amdrique de George W.
Bush dans la guerre en Irak.
Toutefois la semaine
dernidre, son successeur Sarkozy
r6int6gra le haut 6tat-major de 1'OTAN.
Cependant ce qui ne fait pas
rigoler, c'est la menace que vient de
brandir la Chine, la plus grande
machine de production commerciale du
monde, contre l'6talon dollar. Le dollar
am6ricain.
P6kin sugg&re de recourir A
une nouvelle monnaie qui serait
utilis6e sous supervision des grandes
institutions financi&res
internationales, dont le Fonds
mon6taire international (FMI).
Les autorit6s chinoises, qui
disposent des plus grandes reserves
mon6taires de la plandte, n'ont pas
d6sign6 la monnaie am6ricaine
nomm6ment, mais personne n'est dupe.
Et d'ailleurs le president
Obama s'est arrange pour rappeler que
le dollar am6ricain n'est en rien affect
par la crise 6conomique actuelle. Le
dollar reste fort, selon Barack Obama.
Oui, le dollar est fort, mais A
quelprix !
Les Etats-Unis ont la plus
grande dette ext6rieure au monde : plus
de 3.000 milliards de dollars. On connait
la formule cavaliire de Richard Nixon :
< C'est notre monnaie, mais c'estvotre
problkme.
Cependant personne n'a de
problkme A preter aux Etats-Unis,
puisque c'est, du moins, depuis la fin
de la Seconde guerre mondiale (1941-
1945), la meilleure machine
6conomique de la terre, done toujours
un bon placement.
Mais voilA, survient la crise
economique actuelle, la plus grave
depuis la Grande depression de 1930.
Lui-m6me le president Obama a
reconnu dans un editorial distribu6 ce
mercredi (25 mars) A la presse, que son
pays est << en partie responsable de la
pagaille actuelle A laquelle tous doivent
faire face. >>
Washington qui a d6ji
adopt deux plans de relance d'environ
800 milliards de dollars chacun a
besoin urgemment de cash et est en
train de vendre A tours de bras des
bons du Tr6sor.
Quel meilleur client que la
Chine qui dispose du plus grand
reservoir de devises de la terre : plus
de 2.000 milliards, incluant les autres
pays asiatiques.
Aussi la declaration de P6kin
A propos de la possibility de choisir
une nouvelle monnaie talon est-elle


une reaction A certaines pressions
amdricaines ... ou les Chinois ont-ils
v6ritablement l'intention d'ouvrir les
hostilit6s contre le dollar vert ?
Ily a quelques anndes, Fidel
Castro agitait d6ji une telle menace.
Le lider maximo faisait savoir que si
les Am6ricains persistent A ne pas
vouloir lever leur embargo vieux de 40
ans, Cuba pourrait indexer son peso
sur l'Euro plut6t que sur le dollar.
Mais Cuba A ce niveau n'a
pas les moyens de sa politique, tandis
que la Chine c'est autre chose. Bien
qu'il ne soit pas encore possible pour
l'industrie chinoise de continuer A
prosp6rer sans le grand march nord-
am6ricain.
Cependant d'aucuns
tendent A croire que la crise actuelle,
partie des Etats-Unis, serait un signe
des temps. Ceux-lA questionnent
certains moyens qui ont 6te utilis6s
par l'oncle Sam pour pouvoir rester la
plus grande puissance 6conomique de
la plandte depuis un demi-siecle.
Ainsi pour renflouer le dollar,
des accords exclusifs conclus avec les
pays p6troliers du Golfe sur une base
: s6curit6 militaire amdricaine garantie
contre l'investissement aux Etats-Unis
des revenus du p6trole.
De tels accords fonctionnent
depuis plusieurs d6cennies avec
l'Arabie saoudite, le Koweit, la
R6publique arabe unie et les autres
6mirats ...
Ainsi que l'Iran jusqu'au
renversement du Shah en 1980.
Et ailleurs, quoique moins
directement, avec par exemple le
Venezuela, jusqu'A l'arriv6e de Hugo
Chavez.
Le tout sous le couvert de la
rivalit6 entre les blocs capitaliste et
communiste.
Mais le mur de Berlin est
tomb&. Aujourd'hui nous vivons en
globalisation 6conomique et chacun a
le droit d'aller prendre sonbien 1a ot il
le trouve.
On peut penser que meme
ceux qui ont &te des allies fiddles des
Etats-Unis, y compris dans le Golfe
arabo-persique, sont aujourd'hui
ardemment courtis6s par les nouveaux
giants en devenir, dont la Chine.
Les Etats-Unis sortiront-ils
des crises aussi fortes qu'auparavant,
si ce n'est davantage, comme l'a
promis le president Obama dans son
recent discours sur l'6tat de l'Union ?
En tout cas, plus vite ils en
sortiront, moins ga facilitera les
entreprises des autres puissances
commerciales voire dconomiques
rivales.
Par contre nous les Haitiens,
nous ne devrions nous faire aucune
illusion. Quelles que soient nos
croyances politiques ou iddologiques,
enfermns jusqu'au cou dans la zone
dollar et ne poss6dant pas de super
matelas de devises ni de ressources
strat6giques indispensables, un tel
changement ne nous apporterait que
davantage de problkmes.
Du moins dans les premiers
temps ... pour ne pas dire de notre
vivant!

Melodie 103.3 FM,
Port-au-Prince


11638 NE 2nd Ave.
Miami, FL 33100
Tel. 305-756-3695


Catering Specialis
Cakes. Pasties, Hors d'Oeuves
for all occasions


Hti Mercredi 1I Avril2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 10

Un policier et sa femme attaques par des bandits A Delmas 2
Un policier en civil et sa femme ont &te attaqu6s A Delmas 2 par des bandits
arms lundi matin (30 Mars). Gri&vement blesses, ils ont &t6 transports A
l'h6pital de M6decins Sans Frontibres A Delmas 19. Aucune arrestation n'a
6te effectude.

Environnement: le gouvernement aurait d&cide de prendre le
taureau par les comes
Des dizaines de propri6taires et propri6taires auto-proclam6s d6filent au
Morne Gamier (Bourdon) depuis le d6but des operations de demolition et
de d6guerpissement le 27 mars, pour connaitre le sort de l'espace qu'ils
disent poss6der. Ils ont tous des titres de propridt en main. Certains ont
fait appel A unjuge de paix ou A un avocat pour faire le constat des d6gits.
D'autres disent prendre des dispositions pour traduire l'Etat en justice.
Mais les responsables du gouvernement, eux, sont formels. I1 s'agit d'une
zone d'utilite publique. Une date a &td fix6e: le 8 AVRIL. Les habitants du
Morne Gamier ontjusqu'A cette date pour d6guerpir.
Aucune construction ne sera tol6rde sur les lieux. De mome aucun 6levage,
aucunjardin non plus.
Et ce n'est qu'un commencement. Les agents du Corps de surveillance
environnementale sont sur les lieux et y resteront aussi longtemps que cela
s'avdrera n6cessaire.

Vaste operation de nettoyage A Tabarre
Elle a commence depuis plusieurs jours et c'est A longueur dejourne
qu'on voit sur les lieux camions, pelles mdcaniques, bulldozers. Une bonne
partie de la population est aussi sur les lieux pretant leur concours A ce
nettoyage de leur locality. Souhaitons que cet exemple fasse tache d'huile
et soit suivi par les mairies d'autres localit6s.

Haiti: les enfants toujours la cible des kidnappeurs
Le kidnapping fait encore des victimes en Haiti. Apres l'enlkvement d'un
couple signal le 24 mars non loin de la place J&r6mie, deux 6coliers et leur
conducteur ont &t6 enlev6s le 27 mars A Torcelle, A bord d'un Izusu Trooper
de couleur grise. Malgr6 une intensification de la presence policibre dans la
region m6tropolitaine de Port-au-Prince, les kidnappeurs ne veulent pas
licher prise.

La chambre sanctionne le d6put6 d'Aquin
Un mois sans intervenir dans les s6ances publiques A la chambre basse et
sans faire de declaration A la presse, telle est la sanction adopted contre le
d6put6 d'Aquin, Emmanuel Fritz G6rald Bourjolly, A l'issue de la stance
sp6ciale du 26 mars. Le parlementaire, qui s'est excuse ensuite
publiquement, avait violemment interrompu le 17 mars demier une
convocation du Premier ministre en arrachant le micro des mains du
president du bureau de la chambre.

Une importante delegation du New England Human Rights
Organization nous visite
Invite par des 6tudiants haitiens vivant en R6publique dominicaine, la
d6l6gation conduite par le Dr Josu6 Renaud, a pass plusieurs jours aussi
en Haiti, on elle a rencontr6 le Parlement haitien, la presse et de nombreux
autres secteurs. La d6l1gation en a profit pour mettre le public au courant
de certains dossiers qui trainent depuis longtemps, comme celle de 60
compatriotes de la diaspora qui, apres avoir investi en Haiti dans l'achat de
terrains ou de maisons, se voient spolids de leurs biens, soit par des
locataires qui refusent de remettre la maison A son proprintaire, soit par des
bandits qui se sont installs sur les propri6t6s et refusent de partir.
La d6l1gation a aussi parl6 du dossier de deux conteneurs envoys en Haiti
depuis l'annde 2006, un don des compatriotes de la diaspora A l'h6pital
Justinien du Cap-Haitien, mais qui ne sontjamais arrives A destination. Les
conteneurs seraient toujours bloqu6s en douane, et cela depuis trois ans. A
bord se trouvent 200 lits d'h6pital (prix d'un lit : US $ 2.000.00) et du
materiel pour salle d'op6ration et service d'orthop6die.
800.000 dollars amdricains, c'est A quoi on estime le materiel contenu dans
ces deux conteneurs qui avaient &t6 louds par le leader amdricain Jesse
Jackson et qui ne sontjamais retournms aux Etats-Unis.
Josud Renaud a directement mis en cause le Directeur g6ndral de la sante
publique qui aurait &t6 en charge du dossier.
Le Dr Gabriel Thimoth6e a r6pondu que "c'est un malentendu qui explique
que le materiel n'ait pu 6tre d6douand. Le manifeste accompagnant
l'exp6dition a 6td 6gard, c'est l'unique raison du retard.

Jacques Edouard Alexis reparait sur la scene ...
Jacques Edouard Alexis, ancien Premier ministre 6cart6 du pouvoir en avril
2008 par le S6nat, reparait avec le lancement lejeudi 26 mars demier d'une
institution de recherche et de formation "au service de la d6mocratie et du
changement". Le CENAREF (Centre national de recherche et de formation)
n'est "ni un parti politique ni une ONG >>, a tenu A souligner Jacques
Edouard Alexis, mais une institution destinde A former des cadres appel6s A
servir l'Etat.
M. Alexis a indiqu6 que le Centre qui se consacrera A la formation de cadres
politiques afin d'assurer la relive du leadership d6mocratique en Haiti,
entend 6galement encadrer les parlementaires et rdpondre A des demandes
de l'administration pour la bonne gouvernance.
Dans une vision large, le CENAREF ne souhaite laisser de c6t aucun
secteur. Il fonctionnera comme une sorte d'6cole libre < une university
citoyenne > qui mettra envaleur le patrimoine national et l'identit6
nationale.
Jacques Edouard Alexis entend aussi integrer dans le CENAREF, les
(EN BREF / p. 14)


Pat6 Plus Bakery, Inc.
NATURAL JUICE








Mercredi 1I Avril 2009 ACTAT E MA
Haiti enMarche* VolXXIII N 10 L'ACTUALITE EN MARC

Risques sismiques sur Haiti:

La menace est reelle selon les experts


Port-au-Prince.-Tout au debut de son expos
sur les risques sismiques, l'ing6nieur Claude Pr6petit
a pr6cis6 qu'il ne voulait pas alarmer. Cependant a la
fin de sa presentation, les participants rdunis le 25 mars
a l'h6tel Montana, h l'initiative de 1'AGERCA (Alliance
pour la Gestion des Risques et la Continuit6 des
Activit6s), ne pouvaient cacher leurs preoccupations
et m6me leur inqui6tude face a cette menace qui plane
sur nous tous.
L'ing6nieur Pr6petit a rappel6 les s6ismes de
1751, 1842, 1953 etjusqu'au plus recent de Mai 2005
avec une magnitude de 4.2. Tenant compte des archives
sismiques disponibles et des 6tudes r6alis6es, un
s6isme de magnitude 7.7 nous guette aujourd'hui. < Il
ne s'agit pas de se demander si Haiti sera frapp6 par
un s6isme, mais quand. Nous avons &t6 frappds, nous
le serons encore >>, a insist le gdologue.
La question est de savoir aujourd'hui si nous
sommes pr6ts. Il est evident que la r6ponse est non.
Haiti devra attendre l'aide internationale aujourd'hui
pour toutes formes de catastrophe. L'aide avait di venir


de la Guadeloupe pour le simple effondrement d'une
cole a N6rette (P6tionville), a rappelk l'ing6nieur
Pr6petit. Ce n'est pas le tremblement de terre qui tue
mais les constructions anarchiques. Voilh pourquoi
l'inqui6tude grandit tous les jours en Haiti. Les 39
bidonvilles recens6s dans la zone m6tropolitaine
repr6sentent pres de 2 millions d'habitants et occupent
67.35% de l'aire urbanis6e. Un constat alarmant, selon
les responsables de la Protection civile.
Marie Louise Augustin Russo de 1'AGERCA,
a lanc6 un appel a la society civile pour son implication
dans cette cause qui nous concede tous. < pou nou tout!>> a-t-elle soulignd, comme l'indique le
slogan de 1'AGERCA.
Quoiqu'il en soit, a cot6 des efforts de la
society civile et de la communaut6 international, il
serait irr6aliste de croire que labataille peut 6tre gagnde
sans la mise en place d'une force publique ayant pour
mission premiere la prevention et la gestion des
catastrophes naturelles.
Alertehaiti.ht


Inauguration du nouveau

Commissariat de Police de Cite Soleil


Le mercredi 25 mars 2009, l'Ambassadeur des
Etats-Unis, Janet A. Sanderson, a particip6 h la
c6r6monie d'inauguration du nouveau Commissariat
de Police de Cit6 Soleil.
Le gouvemement am6ricain, dans le cadre de
son programme d6nomm6 Initiative de Stabilisation
pour Haiti (HSI), a finance la rehabilitation et
l'ameublement de ce commissariat pour la commune
de Cite Soleil. Les Etats-Unis concrdtisent 6galement
leur promesse de procurer des 6quipements et d'offrir
des s6ances de formation aux officiers de police qui
seront appel6s a servir la communaut6 de Cit6 Soleil, y
compris l'octroi de dix v6hicules pick-up double
cabine, des mat6riels de service, d'appareils de
communication et des s6ances de formation
sp6cialis6es sur les techniques de police
communautaire.
L'Initiative de Stabilisation pour Haiti dont le
budget s'&l1ve h 20 millions de dollars, a &te un module
r6ussi de ce qui peut 6tre obtenu quand des projets
visant l'amdlioration des conditions de s6curit6, des
conditions de vie, et incluant des opportunities


d'emplois et d'aide a l'6ducation sont combines et
concentr6s dans une zone gdographique bien
sp6cifique.
La construction de ce bctiment qui a Wtd
r6alis6e et supervise par la firme de construction
amdricaine, le DynCorp, a cofit6 un million de dollars
am6ricains. Les contracteurs et ouvriers qui ont
particip6 h la r6alisation de ce projet sont tous des
r6sidants de Cit6 Soleil. Ces derniers ont travaill6 h
Cit6 Soleil dans des projets de plus petites envergures
finances par le gouvemement am6ricain il y a de cela
18 mois. La firme DynCorp leur a offert une formation
compl6mentaire afin des les aider a int6grer cet
important projet, toujours dans la perspective
d'ameliorer la Cit6 Soleil et de favoriser le
d6veloppement 6conomique dans la zone. Les ouvriers
et compagnies de Cit6 Soleil qui ont travaill6 sur ce
projet ont gagn6 environ 500 mille dollars amdricains;
un montant qui a 6td directement inject dans
l'6conomie de la commune.
Dans son allocution de circonstance,
l'Ambassadeur des Etats-Unis a souhait6 que

SI| Page 3

r EVENEMENT SOMMAIRE
A Boston, unjeune Haitien tue ses deux
soeurs p.1
DERNIEREHEURE
Conference des bailleurs : Le gouvemement
met les bouch6es doubles p.1
SUSPENSE
Le salaire minimum bient6t un fait accompli et
un accomplissement p. 1
ANALYSE
Le lynchage enHaitip. 1

ECONOMIE
Le dollar est-il envoie de disparition ? p.2
Les Haitiens peinent a se nourrir 1 an apres
les cmeutes p.6
ETATD3ALERTE
Risques sismiques en Haiti: la menace est
relle p.3
ACTUALITE
Cite Soleil: un nouveau commissariat de
police p.3
SENATORIALES 19AVRIL
Plus 4 millions de bulletins d6ji imprim6s p.5
Securit Minustah p.5
HERITAGE
L'esprit du camaval d'antan p.9
LIBREPENSER
Pensce agissante p.10
Haiti: du non aunomp.10
SANTE
Tuberculose-Sida en Haiti : 'OMS s'inquiete
p.11
REGRETS UNANIMES
Lanteman Monseyb G6rard Darbouze p.15

investisseurs du secteur priv6 continuent d'employer
ces contracteurs et ces ouvriers dans d'autres
nouveaux projets de construction de la zone tout
comme le gouvemement am6ricain compte poursuivre
son travail afin d'offrir d'autres opportunities aux
citoyens de Cit6 Soleil>.
Tout en applaudissant le travail assidu de 32
officiers de la PNH affects actuellement a ce poste de
police, lesquels 6taient les premiers ah tre bass a Cite
Soleil pendant plusieurs anndes; l'Ambassadeur
(COMMISSARIAT/. 5)


C'og vs qui decided vs horaires... PWartout u vous tes
accdez Ai LBANKOrlire*,unewvaiesucsalweienIgne

> Pavez n "wale quIj ayt un Ai I UNIBANK
en bcrfdtat vou-ww ie son ope

> FaftesVOs tansfbrts wSur rh pf
> Achetez de ch6quesdedirecWnetturr6frnger
> CormwduZ vorO al*taSWori bencire

C008tdlan 0 lonue liste dab ftHnitfliBam po|S881w1lw
on cuant our l16 wwunbankhadt.com


I lUNIBANK



"Faisons route ensemble"

www unibanrkhaiti camrn








Mercredi 1 Avril2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 10


CONFERENCE DES BAILLEURS


Le Gouvernement met les bouchees doubles


(BAILLEURS... suite de la lere page)
Haiti ne peut esp6rer grand chose. Raison de
plus pour ne rien ndgliger.
Le gouvernement haitien ne l'a pas d6clard
formellement, mais personne n'ignore que l'assistance
internationale sera diminude drastiquement. De plus
de 45%, dit-on dans les hautes spheres.


Les Europ6ens ne cachent pas leur hesitation
Sprendre le moindre engagement.

L'atout Obama ...
Notre principal support, c'est l'administration
Obama. Le nouveau president des Etats-Unis voudrait
essayer de < fixer >> (en frangais, corriger) autant que
possible l'h6morragie en tout genre qui caract6rise
Haiti. Y compris la fuite de nos compatriotes. Aussi
bien les voyageurs clandestins ou boat people que les
cadres (<< brain drain >>).
L'administration Obama a dej tenu plusieurs
rencontres sur Haiti au niveau des minist&res et des


grandes agences 6tatiques (D6partement d'6tat,
Conseil national de s6curit6, Homeland security ou
minist&re de la s6curit6 int6rieure etc). Outre les
informations glances par le president Barak Obama lui-
meme au cours d'entretiens avec des chefs d'Etat
strangers (Michaelle Jean, Gouverneure g6ndrale du
Canada ; le president brdsilien Lula da Silva ; le
Secr6taire g6ndral de 1'ONU, BanKi-moon).


Le gouvernement haitien va donc
probablement essayer de jouer tous ses atouts de ce
c6te.

Le retour A I'autorite de 1'Etat (non
I'autoritarisme) ...
Cependant il faudrait commencer par ajuster
nos violons avec la philosophie du nouveau locataire
de la Maison Blanche qui est un mdlange de prudence
en matiire 6conomique mais sans verser dans l'autarcie
paralysante au nom de la sacro-sainte macro-6conomie
(comme ce qui nous a donn6 les 6meutes d'avril 2008)
et de mettre les petites categories
sociales d'abord (< put people


AMERIJET INTERNATIONAL, INC.
Fort Lauderdale, FL, 5
Novanm 2008 Amerijet
International, Inc. anonse
lansman yon sit entenet pi
enteresan www.amerijet.com. IWSlatM
Nouvo sit la founi yon baz ND f .,JR U I TWt E
kominikasyon ki pmdt klyan an -
jwenn tout enf6masyon li
bezwen sou transpb pa avyon, sou lanme ak ate, fe rez vasyon pou
transpb machandiz ak benefisye yon kantite fonksyon adnistratifak
kontabilite.
"Nouvo sit la bay klyan an plis enf6masyon e sitou pi rapid
sou machandiz li ak sou account li nan konpayi an. Sit la kalkile ak
devlope pou fe tout bagay pi fasil pou klyan an kit se machandiz lap
voye, kit se efe pesondl" dapre Pam Rollins, vis-prezidan Biznes
D an.
C1-argo ofri yon prosede senp e efikas pou kanalize flo
enfO o o o e fpouni enf6masyon an pi vit pou ede klyan an
ekonof k a. Nou vle ofri klyan ayon prosede "One-Stop-
Shop", sa vle di Au vk ofri i plizye sol syon o cwa avyoilbato
oswa ron se pou
enpbtasyon.
Nan mwa kap vim yo, A 'rijet pral introdui lot avantaj sou
website li a. Pamela Robbins ajoute: "Klyanyo ki enterese nan teknoloji
ap ede nou bay konpayi an plis ekspansyon et pm&et klyan yo planifye
shipment yo lontan a lavans."
Amerijet International, Inc. founi yon sevis entenasyonal
konplk e sou tout f6m pa avyon, pa bato ak at&.
Konpayi anbaze nan Fort-lauderdale (Florid) e li gen ofis sou
tout te a ak destinasyon nan North, South ak Central Amerika, Mexico,
Karayib, Ler6p, Lazi ak Middle-East.
Amerijet itilize alafwa Boeing 727-200 ak Boeing 767-200 depi
prensipal baz li ki se Miami International Airport.
Pou plis enf6masyon, vizite Amerijet sou sit entenet la
www.amerijet.com
Kontak Media: Christine Richard, Amerijet International 954-
320-5354.


first >).


Des choix calculus mais aussi des decisions
6nergiques et os6es. Bref, Obama ou le retour A
l'autorit6 de l'Etat.
On ne peut en dire autant de l'Etat haitien
aujourd'hui. Car des sursauts d'autoritarisme ne
remplacent pas l'autorit6 de 'Etat !
Cependant il faut compter aussi avec d'autres
acteurs haitiens dans la capitale f6d6rale amdricaine et
qui doivent vouloir profiter eux aussi de ce momentum
pour faire avancer leurs pions.
Ce sont les opposants au president Rend
Prdval proches de ce groupe de pression qui ajou6 un
r6le cl6 dans le renversement du president Aristide en
2004, le Haiti Democracy Project.
Mais 6galement quelques partisans
inconditionnels de l'ex-pr6sident Aristide au sein du
Black Caucus.
A ce niveau c'est le black-out total,
6videmment.

Les Nations unies craignent un
d6rapage...
Cependant un autre important atout du
gouvernement Prdval-Michdle Pierre-Louis, c'est la
presence internationale en Haiti.
On a vu toute l'agitation qui a caract6ris6 cette
dernire au fur et A mesure de l'approche de la date du
16 avril de la conference des bailleurs.
C'est 1'ONU toute entire d6barquant dans
nos murs : Secr6taire g6ndral, Conseil de s6curit6,
Rapport Collier et consorts.
Les Nations unies craignent de toute evidence
un d6rapage de la situation haitienne A un niveau ou
un autre (politique, 6conomique, alimentaire,
environnemental) qu'on lui mettrait aussi bien entendu
sur le dos.
Mais d'un autre c6te, 1'ONU mise sur un
engagement plus franc et mieux coordonn6 du
gouvernement haitien pour convaincre 1i oio elle-meme
n'a pu suffisamment. On se souvient de la demande
avort6e du PNUD pour collecter 100 millions de dollars
au lendemain des ouragans de aofit septembre 2008.
Enfin, puisqu'il faut un label pour
accompagner le dossier Haiti, pourquoi ne pas
proposer : Les Haitiens ne demandent qu'A 6tre mis au
travail, ils en ont marre d'etre appel6s les plus
mis6rables de la terre alors qu'ils n'en sont en rien
responsables.
E que cela soit 6crit!

Marcus, 30 mars 2009


Page 4


I1 ...


Le PM Michle Pierre-Louis assistant a 1 'inauguration au Lycde Petion du premier centre culturel
et MducatifECART une initiative du Ministere de la Culture (Robenson)


MIAMMSBE


LEGALANNOUNCEMENT OF SOLICITATIONS
MIAMI-DADE COUNTY
MIAMI, FLORIDA

Miami-Dade County, Florida is announcing the availability of solicitations
for contract opportunities, which can be obtained through the Department of
Procurement Management (DPM), from our Website: www.miamidade.gov/dpm. Vendors
may choose to download the solicitation package(s), free of charge, from our Website
under "Solicitations Online". Internet access is available at all branches of the Miami-
Dade Public Library. It is recommended that vendors visit our Website on a daily basis
to view newly posted solicitations, addendums, revised bid opening dates and other
information that may be subject to change.
Interested parties may also visit or call:
Miami-Dade County
Department of Procurement Management
Vendor Assistance Unit
111 NW 1st Street, 13h floor,
Miami, FL 33128
Phone Number: 305-375-5773
There is a nominal non-refundable fee for each bid package and an additional
$5.00 handling charge for those vendors wishing to receive a paper copy of the bid
package through the United States Postal Service.
These solicitations are subject to the "Cone of Silence" in accordance with
County Ordinance No. 98-106.

Miami-Dade County has streamlined the process for accepting bids and proposals
by requiring vendor affidavits only once at the time of vendor registration.
Starting June 1, 2008, vendors will be able to provide required affidavits one time,
instead of each time they submit a bid or proposal. Solicitations advertised after June
1st will require that all vendors complete the new Vendor Registration Package before
they can be awarded a new County contract. Obtain the Vendor Registration Package
on-line from the DPM website.








Mercredi 1"-Avril2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 10


Le salaire minimum

bient6t un fait accompli et un accomplissement


(SALAIRE MINIMUM... suite de la lere page)
augmentation aussi brusque (selon lui, ce serait de
l'ordre de 200%) pourrait ruiner toute possibility
d'attirer des investissements dans le pays,
sp6cialement dans le cadre de Hope 2, la loi qui ouvre
plus largement le march am6ricain aux articles
assembles en Haiti (textile, 6lectronique etc).
Une question de confiance-mefiance
De leur c6td, les syndicats ouvriers ont
accept de revoir leurs pr6tentions a labaisse (certains
r6clamaient jusqu'h 450 gourdes comme salaire
minimum) pour se rallier aux 200 gourdes votes par
les d6put6s ... mais d'application immediate et
obligatoire pour tous les secteurs en meme temps.
Par experience, les syndicats disent ne pas
pouvoir faire confiance aux promesses du patronat
pour une application par paliers comme dans la
proposition du secteur de l'assemblage.
Ils prennent pour exemple que les 70 gourdes
votes en 2003 devaient 8tre r6ajust6es chaque annie


fiscale conform6ment au cofit de la vie et au taux de
l'inflation.
Et d'ailleurs comme stipuld dans le Code du
Travail de 1984 toujours en vigueur, en son Article
137.
Cela n'a point td.
Secundo, le principal obstacle viendrait de
l'Etat haitien qui ne se comporte pas en arbitre, mais
plutBt comme un complice du patronat en ne faisant
jamais aucun effort pour mettre a execution les
engagements pris par ce dernier.
Tertio, les troubles politiques r6currents et
qui plongent a chaque fois le pays dans une anarchie
g6ndralis6e.
Le temps c'est de 1'argent ...
La balle parait done actuellement dans le camp
du gouvemement.
Jusqu'h present celui-ci ne s'est pas beaucoup
manifesto dans ce dossier.
Il y a aussi cette proposition de la part de la
Chambre de commerce et d'industrie de mettre


%%VIAIII







"Copyrighted Material

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"


I s m IN, 414 Ioa %o$$ 1
Iiaoi ~ ~ L

d~ ~ ~t~S9.'rdrs


Inauguration du nouveau

Commissariat de Police de Cite Soleil
(... suite de la page 3) L'Ambassadeur Sanderson reconnait
Sanderson a 6galement salu6 la direction de la Police que cette c6r6monie symbolise le retour a la
Nationale d'Haiti pour sa vision de r6int6grer la police normality dans une communaut6 qui, ces
dans lavie de la communaut6 de Cit6 Soleil. dernieres anndes, 6tait c6l1bre, pour sa
Selonl'AmbassadeurSanderson: sondages ont ddmontrd qu 'une majority de la souligne toutefois qu'elle n'est que le d6but
population hattienne croit que la performance de la d'une multitude de grands projets que cette
Police Nationale d'Haiti s'est amdliorde au cours de communaut6 aura a r6aliser en parfaite relation
l'annde could, et comme resultat, la PNH bMndficie avec la PNH.
d'une meilleure consideration de lapart des citoyens, Par ailleurs, le gouvemement des
l'levant au rang de l'institution la plus respectee du Etats-Unis attend l'approbation du
pays. Le gouvernement americain salue la direction gouvernement haitien pour entamer la
de la PNH pour sa vision de rdintegrer la police dans construction d'un sous-commissariat au
la vie de cette communaute en vue de resterfiddle a Wharf de Cit6 Soleil, laquelle il souhaite, sera
sa devise qui est de proteger et servir. bient6t possible.


Page 5


quelques-uns des autobus r6cemment acquis par le
gouvemement au service exclusif des ouvriers qui
vivent en dehors de la capitale, cela dans une sorte de
partenariat entre les trois secteurs : public, priv6 et
ouvrier.
De leur c6t6 aussi, les patrons ont leurs
revendications en termes de mesures
d'accompagnement. En premier lieu, 1'l6ectricit6 qui
chaque fois qu'on dit qu'elle va s'amdliorer se met au
contraire a disparaitre a nouveau (comme c'est
actuellement le cas) ...
Ensuite, le port de Port-au-Prince, si cher
qu'on gagnerait a aller d6barquer dans le pays voisin
pour entrer en Haiti par la frontibre terrestre.
Evidemment, un dnorme gaspillage de temps
et d'argent.
Un tel pays ne peut aspirer a etre comp6titif
sur un march oio plus que jamais le temps c'est de
l'argent.
Le debat d6mocratique ...
Conclusion: les positions des deux
principales parties en cause (patronat et ouvrier) se
sont suffisamment rapproch6es pour d6boucher
6ventuellement sur un vote d6finitif.
Par contre, le seul secteur a n'avoir encore
pris aucun engagement dans le dossier c'est
curieusement l'Etat, malgr6 sa mission sacrde de
r6gulateur et de protecteur des institutions.
Engagement de faire respecter toutes les
dispositions de la prochaine loi sur le salaire minimum.
Car ce n'est pas un simple chiffre (et puis apres on
oublie tout), non, c'est une loi avec toutes les
dispositions engageant les uns envers les autres, et
vice versa.
Oui, le seul absent c'est l'Etat dont nous vient
tout le mal. Et nonpas forcdment la Constitution comme
lui-meme le pretend.
Notons pour finir qu'il y a un premier grand
gagnant dans tout cela: le d6bat d6mocratique !
Haiti en Marche, 29 Mars 2009


** * *
:sunIIII



PRNDVNNAN YO




















866,96,9661j
www.ATITrainingFL.com
ATICareerTaning CenterMmi Flodaisabranch loionof heand Park Flodam pus


FICHE D'AONNEMENT A HAITI EN MARCH


I CoiI 'p*our I


Gdes 260.00
SUS $ 40.00
SUS $ 42.00
US $ 70.00
US $ 70.00


Ico.Ti tpiuir


Gdes 520.00
_US $ 78,00
_ US $ 80.00
US $ 135.00
US $ 135.00


Dans le as d'un abonnement
avec livralson, e coOt eat le double.
PrdIre do spcfler sl vousa tes
un nouvel abonni
ou s'll s'agt d'un renouvellemMt


Nouveau


Renouvellement

L-i


Nom
Adresse


Haff _
Etat Unis
Canada -


Europe
Amraue Latine










Ib m 1 rIu I1SOmW Swea rI a *W* a--.of u- so ap-rr





"Copyrighted Material


.Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"


Mercredi 1 Avril2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 10


Publication d
L'entrepreneur Villy Choute i
vient de publier en Anglais un livre sur fin ,
l'6pargne et la crise financiere aux Etats-Unis.
< Tel est le titre de cette publication qui pr6sente des
informations financibres sur les r6alit6s 6conomiques
en cours aux Etats-Unis.
Villy Choute qui d6tient un degrd en finances
et dirige FASTRAK, une entreprise financibre a Fort-
Lauderdale, aborde la crise du systbme 6conomique
amdricain a partir d'une analyse en profondeur du
secteur immobilier et de son mode de financement. Il
pr6sente des 616ments d'analyse sur la dette, le credit,
1'6ducation, la retraite et l'amortissement des pr6ts


'un livre sur l'6pargne et la crise
anciyre aux Etats-Unis d'une maison sur 30 ans
ancire aux Llals l d'int6ret bas6 sur le system


immobiliers.
Le livre est informatif et didactique et parait
6tre un outil de gestion pour les finances personnelles.
L'auteur mentionne que le public n'a plus
confiance dans le systbme et qu'une r6forme en
profondeur s'avere n6cessaire.
Analysant le dernier plan de stimulus, Villy
Choute conclut que ce plan n'a pr6vu aucun support
direct pour le consommateur tandis que le plan offre
de nombreux avantages aux institutions financibres en
g6ndral et aux banques en particulier.
La facon traditionnelle de financer l'achat


NOW LEASINGl!


POINCIANA GROVE
5601 NW 2nd Avenue, Miami, FL 33127


Range, Oven & Refrigerator
Microwave
Garbage Disposal
Window Treatments
Ceiling fan in all bedrooms
able or tellite hook-up
2oiuinmity Clubhouse
Libraiy
Computer Lab
Fitness Center
Laundry Failities
Daily resident activities
Quartedy health site visits

Income Restrltlon Apply
Call Todayltl


(305) 873-6006



NOW LEASING II

1 Bedroom/1 Bath $618
Includes Water & Sewer


fm onl Tfico
279NE 79th Street
Miami FL 33138


avec un taux
ee de credit va


miner une large partie de la population qui va arriver
au moment de la retraite sans 6pargne, 6crit Villy Choute.
II a pr6sente plusieurs scenarios de
planification financibre permettant au public de faire
des choix plus conscients sur la rdalit6 6conomique.
Le livre "Yes we Can: savings we can believe
in" de Villy Choute est public par la maison d'6dition
Xlibris Corporation et est disponible dans les
principales librairies aux Etats-Unis ou sur internet a
travers le site de distribution 6lectronique
www.xlibris.com.
Roosevelt Jean-Francois

|
%I |













"Copyrighted Material
Syndicated Content
Available from Commercial News Providers"


Chaque matin,


captez


Melodie Matin

sur 103.3FM


Page 6


KAY A ANFEME POU TI GRANMOUN
YON CHANM A KOUCHE
KOUNYE A NOU AKSEPTE APLIKASYON

A SENIOR RENTAL COMMUNITY
ONE BEDROOM APARTMENTS
NOW ACCEPTING APPLICATIONS

COMMUNIDAD PARAPERSONAS MAJORES
UN CUARTO/UN BANO
ESTAMOS AC EPTANDO APPLICACIONES



Directions: From 1-95 exit NW 79th St. east pass NE 2nd Avenue


And our office will be located on the left.


1I


I


. I




Mercredi 1"~Avril2009


Jwet pou nou,
? ap vote!


Page 7


r


47 L3








Mercredi 1" Avril2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 10


Le lynchage en Haiti


(... suite de la lere page)
nombre de respectables citoyens par le chantage qu'il
a pu exercer pendant longtemps sur l'opinion publique
amdricaine. Oui, le chantage. L'intoxication.
Eh bien, certaines reactions chez certaines
gens ayant pignon sur rue actuellement dans notre
soci&t6 rappellent tout ceci.
Car toute condamnation port6e avant que la
chose soit jug6e et que le suspect ait eu la possibility


Aujourd'hui, pour n'avoir pas la bonne
couleur politique ou iddologique. Ou autre.
II faudrait alors faire comme le Joffrey de
Peyrac de la s6rie des << Ang6lique, la marquise des
anges > : abjurer. Et lh encore, nos Inquisiteurs sont
encore plus sans piti6 que leurs pr6d6cesseurs du
Moyen-Age.
Seule la mort peut laver cette souillure !
Vous comprenez tous oi nous voulons en


Mais nous n'avons aucun droit de nous
mettre a condamner a tort et a travers et h jeter
l'anatheme. La sociWt en a dispose autrement en
mettant en place des tribunaux qui sont charges de
faire la lumibre sur les actes malhonnetes, d6lictueux
ou criminels ports a leur connaissance et d'6tablir la
justice mais en 6coutant soigneusement toutes les
parties.
I1 n'est pas possible que la seule justice qui


Foule de blancs asistant a un lynchage de noirs aux Etats-Unis


Scene dufilm "Angelique, marquise des Anges" avec 1'actrice Michdle Mercier


de dire un seul mot pour sa defense, ait eu droit a la
moindre explication, n'est autre que du lynchage.
Il n'y a aucune difference avec le noir en
Alabama accuse de viol par n'importe quel petit blanc
et que la foule s'empresse aussit6t de pendre au milieu
des ricanements.

La demarche est la meme ...
Le r6sultat aussi. Car ce qu'on vise, ce n'est
pas le jugement d'un tribunal. Non, c'est jeter le
discredit, de manibre calculde, l'assassinat
psychologique, c'est d6truire une personne. Peut-6tre
une personnalit6. Et peut-ttre plus que cette personne !
Le << negro > c'est parce qu'il n'avait pas la
bonne couleiur


venir. Il n'est pas possible qu'un petit groupe de gens
s'arrogent le droit de porter desjugements sur d'autres
en usurpant la place de la justice et sans souci du mal
qu'ils peuvent faire.

Quelqu'un est soupconne d'avoir
commis un delit quelconque, il est I'objet
d'une enquete judiciaire ...
Nous (nous la presse), notre devoir c'est de
continuer a suivre le cas, et surtout si les soupcons
continuent a se pr6ciser (comme dans l'affaire des
narco-dollars de Port-de-Paix), nous allons maintenir
la pression. Meme si cela ne marche pas mais on ne
corrige pas des violations en commettant d'autres
violations. En tout cas, pas sciemment. Pardon,
cvniquement.


vaille aux yeux d'un petit groupe de gens, et pas
n'importe lesquels, h6las, mais des gens puissants (ou
du moins ayant l'oreille des puissants) ce soit la loi du
lynch, la destruction de personnalit6, l'annihilation
totale de l'autre.
Pendant combien de temps doit-on continuer
a fonctionner sur cet 6ternel sch6ma de haine et de
violence destructrice et perverse.

On peut comprendre au lendemain
d'une guerre...
Par exemple, les purges en France contre les
citoyens qui auraient collabord avec les nazis.
Mais quand c'est fini, c'est fini. On ne peut
parler de < stabilisation > (de plus eny consacrant des
milliards) et en meme temps permettre a certains toute
la liberty comme des ayants droits d'un genre
nouveau de se mettre constamment au-dessus de
tout, au-dessus de cet Etat de droit tant recherche,
puisque ce petit groupe c'est lui qui fait la loi, qui seul
peut dire qui est coupable ...
Et aussi qui ne l'est pas, car gratte moi le dos,
je te gratterai le tien !
Ce qui 6tait possible hier (a un moment oi les
esprits 6taient surchauffis car nul n'est un ange), ne
l'est plus aujourd'hui, n'est plus permis.
Aucun Etat au monde n'accepte ce genre de
derives. Only in Haiti.
Il s'agit uniquement de faire comprendre a
ces gens-lh ce que la loi permet et ce qu'elle ne permet
pas (meme pas a ceux qui se croient prot6g6s par les
plus grandes puissances de ce monde car pourquoi
sont-ils toujours en mission pour les Etats puissants
et jamais pour des Etats de notre niveau, c'est le
<< commandeur > de la colonie de Saint-Domingue). Et
que votre liberty finit lh oi commence la liberty de
l'autre.
Nous ne sommes pas dans l'Alabama du
temps des lois Jim Crow. Le lynchage ici c'est fini. Ily
a un temps pour tout. Et si l'Etat ne fait pas son devoir
en mettant fin a ces outrances, il sera responsable de
tout ce qu'il pourrait advenir.
Le pire c'est que ils (ceux-lh) parlent au nom
des grands principes et d'institutions internationales
supposes etre des plus respectables.
L'Etat haitien a-t-il effectivement sign des
conventions avec toutes ces institutions g6ndralement
quelconques qui leur permettrait de pi6tiner ainsi
constamment nos plates-bandes sous pr6texte que
nous n'avons que 0,5% d'espace vert ?
Ce sont de grands vertueux, a les entendre, et
uniques en leur genre. Afaire s'esclafferjusqu'aux faux
d6vots des comedies de Moliere.
Eh bien, comme dirait ce dernier, ils ne sont
pas moins coupables que les pr6sum6s corrompus
qu'ils accusent, car eux ce qu'ils corrompent et
prostituent ce sont les principes memes dont ils se
r6clament. En leur enlevant toute valeur, surtout aux
yeux des plus jeunes.
Evidemment, ils ne vont pas s'arreter pour si
peu. Ils sont pays pour continuellement foutre la
pagaille. Et si le pactole a ralenti un peu, crise
6conomique oblige, ils ne connaissent pas d'autre
moyen de se renflouer.
Car ils disposent de parachutes dords. C'est
l'Etat haitien lui qui continue de tomber en chute libre.
Et pour cause.


Mlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Page 8


1984 2009


CAIM 25 ans

au service de fa communauted Iaitienne

souhaite ad sa cientefe de


zzeJe 7~ZeJ


9Merci pour votrefiddlite

et votre support.


Appelez sans frais:
USA/Canada:1 -800-934-0440
ou d'Haiti au:800-2256-8687
www.camtransfer.com
Approuv6e par les autorit6s bancaires de
New York, New Jersey, Connecticut, Rhode Island, Massachusetts,
Washington DC, Georgie, Floride et Illinois.


........................


e~~C~d


E


Gi


't


I








Mercredi 1"-Avril2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 10


L'esprit du Carnaval d'antan


Par : Robert Paret

Nul ne saurait ne pas reconnaitre l'int6ret que porte
le peuple haftien a cette grande manifestation populaire et
culturelle qu'est le camaval. Ce ph6nomene social arrive
meme, du moins l'espace de quelques jours, a faire passer au
second plan certaines dol6ances qui, auparavant, faisaient
l'objet des plus fortes revendications. Sur ce point ces
festivit6s, dans leur forme d'expression globale, chez nous
comme ailleurs, auront la vertu d'anesthesier les esprits par
rapport aux activities quotidiennes, tout en rassemblant sur
une meme scene des hommes et des femmes d'horizons et
de condition diff6rents. Sa magie irajusqu'a cr6er l'illusion
d'une harmonie sociale au delay des contradictions de classes.
En ce sens, le carnaval favorise le rapprochement des
hommes et procure une th6rapie efficace contre les pressions
de toute sorte que subit le citoyen ou la citoyenne tout au
long de l'ann6e. Son effet est si agissant, qu'apres la
rejouissance qui en d6coule, certains participants ont parfois
peine a se r6veiller et a revenir a la r6alit6 de tous les jours,
quand la vie reprend ses droits avec son cortege d'impr6vus
et d'obligations.
Si aujourd'hui je ressens le besoin de parler de
carnaval, c'est que ce grand rassemblement populaire m'a, a
un certain moment, enthousiasm6 et a servi d'exutoire a mes
frustrations, en me procurant un moyen de retrait, n'6tait-
ce que provisoire, par rapport aux exigences de plus en plus
incontoumables de la society. Ainsi, j'ai grandement profit
de ces bienfaits durant de nombreuses ann6es. Sortir de ce
carcan social, une fois l'an, ne pouvait que faire du bien. Ma
participation a ces festivit6s s'est faite a diff6rents niveaux
et a diverses occasions. D'abord, comme architecte implique,
durant plus de dix ans, dans la conception et la construction
de chars all6goriques et de groupes musicaux, sur demande
de plusieurs maisons de commerce et Entreprises de la place,
mais aussi comme participant a part entire au defile des
trois jours gras. C'est dire que je pourrais etre consider
comme un "carnavalier" inv6eter et des plus entreprenants.
Depuis un certain temps, l'age aidant, je participe
de moins en moins au carnaval, priorisant d'autres activities
culturelles. D'autant plus que d'annee en ann6e, je n'y trouve
plus le meme interest et ni le meme engouement, malgr6 les
efforts meritoires, en quelques occasions, des organisateurs
pour tenter de lui redonner sa splendeur et son symbolisme
d'antan. Tous ceux et celles de ma generation et meme les
plus jeunes, admettront que nous avons beaucoup perdu
de : 1'esprit du carnaval. En le disant, je ne consider pas
seulement l'aspect parade du d6file des trois jours gras, mais
surtout la dimension artistique et theatrale qui s'6talait tout
au long de la p6riode d'6volution traditionnelle des
pr6paratifs, du deuxidme dimanche de janvier a celui
precedant le premier jour gras. C'est a cette p6riode


particuliere queje me refere et c'est elle queje veuxrappeler
a vos bons souvenirs.
Pour employer un langage biblique, Je dirai : En
ce temps la, le camaval 6tait autre chose. La ville revetait
son habit de couleurs tout de suite apres la fete des Rois.
Une facon de commencer a creer l'ambiance appropriate et
preparer l'atmosphere propice au deroulement final de
l'6venement. Cette phase de preparation durait environ un
w E E I


Scene du carnaval d'autrefois en HaTti
mois et demi et culminait au grand d6file des trois jours gras.
Cette tape 6tait, en elle, tout un programme et tout un
spectacle en terme de creations et de richesses artistiques.
Mes moments de souvenirs s'6tirent sur des
ann6es et me renvoient a toute sorte de reminiscences. En
remontant le temps, je me revois tout d'abord au environ
des ann6es soixante, a l'6poque de mon adolescence. Du
temps des fameux "groupes a pieds" : Otofonik, la Grande
Puissance, Diabolo, Arroyo, les Dirangis, etc. Tous, des
"bandes de quartier qui repr6sentaient fierement une zone,
avec toutes les responsabilit6s qu'impliquait un tel
engagement. II faut dire, qu'a l'occasion du camaval, la rivalit6


Page 9


I( wru du titanic r.. d min tr"or


..nr. iCopyrighted Material im



Syndicated Content


Available from Commercial News Providers"


POUR VOS RESERVATIONS DE CARGO, APPELEZ

1 -800-927-6059
ou encyeZ nous un e-mala sles@aiejet.com


entre quartiers 6tait tries s6rieuse et provoquait de rudes
competitions. En ce sens, la bataille 6tait tries serree. Chacun
voulant remporter le suffrage de la population et paraitre le
groupe le plus original, le plus remarquable. D'ailleurs, pour
defendre l'honneur du quartier, tout 6tait mis en oeuvre dans
l'organisation, afin d'arriver a une participation sans faille
du << club >. Les groupes arboraient, a cette occasion, leurs
couleurs de reference qu'ils faisaient flotter fierement en
guise de banniere en tete du cortege lors des d6fil6s. A cette
6poque, les sorties se faisaient tous les dimanches, seulement
les dimanches et le cortege des participants s'6branlait en
ordre regroup un peu avant midi, pour sillonner les
differentes arteres de la Capitale et regagner sa base au coucher
du soleil. L'animation musicale 6tait d'une importance
primordiale, vu qu'elle representait la marque distinctive et
la reference premiere du groupe. Ce qui en quelque sorte
assurait son success. L'orchestration 6tait assuree par un
ensemble de musiciens b6envoles du quartier qui, bien que
n'6tant pas obligatoirement des professionnels, donnaient
toute leur mesure et leur 6nergie afin de cr6er une gait6 a
nulle gale. Leurs instruments de predilection 6taient:
trompettes, trombones, helicons, saxophones, troncs de
bambous, augments de percussions telles que : tambours,
morceaux de ferrailles, etc. De cette combinaison naissaient
des meringues camavalesques des plus entrainantes, qui se
repandaient dans l'air dans une fr6ensie indescriptible. Ainsi,
commencait la fete avec son cortege de supporteurs
inconditionnels de la zone et d'autres fanatiques, venus
d'horizons diff6rents. Ambiance bon enfant, mettant en
evidence des d6guisements originaux et des participants qui
s'adonnaient en toute d6sinvolture a une saine bamboche,
ponctu6e de provocants d6hanchements. Les << gwo bibit
et les bagarreurs se distinguant par des < laiss6- frappe
amicaux, sans m6chancet6 ni grand danger. Et moi, comme
Bas-peu-Chosien, je vouais une fidelity sans borne aux
organisations de jeunesse de mon quartier. D'abord comme
jouer du Violette Athletic Club (VA.C), jusqu'a mon entree
a l'Universit6 et ensuite comme participant regulier aux
festivit6s camavalesques au sein du Diabolo, le groupe aux
couleurs jaune abricot et noir dont la reputation n'6tait plus
a faire. Il me reste encore a l'oreille la douce m6lodie d'une
des meringues lentes a success que nous fredonnions en
cadence: < Bachucada .
Parallelement et simultan6ment, dans d'autres
points de la ville se d6roulaient des spectacles d'un autre
genre, que l'on pouvait assimiler a une vaste foire bouffonne
ou s'entremelaient acteurs et spectateurs. Attraction mobile
qui se d6placait a travers toutes les rues, les coins et recoins
de la Capitale. La scene 6tait partout plant6e et occup6e par
des amuseurs d6sopilants. Les prestations qui s'y
produisaient, 6taient si originales et cocasses qu'elles tenaient
l'assistance en haleine durant des heures. Du lot de ces
(CARNAVAL/p.13)








Mercredi 1 Avril2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 10


Pensee agissante!


L L'heure est a la pensde agissante, a la pensde
collective agissante. >
Marc Antoine Archer

Je parlais l'autrejour avec un ami d'enfance.
Cela fait plaisir de les rencontrer de temps a autre, de
savoir qu'ils n'ont pas &t6 victimes de la
< m6diocrisation >> de la sociWte haitienne, que la
<< corrptibilit6 galopante > ne les a pas transform s
en locataires du P6nitencier National. En plus, plus on
prend de l'Age et plus on voit diminuer la probability
de pouvoir rencontrer ces 6tres qui ont partag6 avec
toi, peut-6tre, les meilleures annies de la vie. Chaque
rencontre devrait 6tre alors un moment de fete. Voilh
done pourquoi on 6tait content de se retrouver,
conservant encore la tate haute et le regard altier. Enfin,
on s'est mis a parler autour d'un verre, face a un bon
plat, dans un petit restaurant. On parlait de capacit6s,
de comp6tences, de connaissances, de volont6 et
surtout de volont6 d'action. I1 insistait sur l'importance
de la pensee et moi sur celle de l'action. On s'est alors
mis d'accord sur la capacity de mobilisation de la
pens6e, sur la << pens6e agissante >>. Pour faire avancer
Haiti, s'6tait-on dit, il s'agissait de penser et d'agir en
solidarity. De penser a son int6ret personnel (comme
disent les 6conomistes) et d'agir pour le bien public
(comme l'exige la citoyennet6), pour l'avancement de
la communaut6 (comme devrait le faire l'actionpolitique
bien menee).
On a alors parl de p6dagogie, de la facon
de mener les gens vers l'action, de les inciter l'action
cr6atrice, a l'action transformatrice. On a alors vu
l'importance des slogans. J'aime les slogans. J'aime la
concision dans le langage. J'aime la force du langage.
J'aime entendre les phrases qui te basculent dans des
univers paralleles, dans les zones interdites de l'univers
mental, vers les << zones de non-droit >> de notre univers
6motionnel. Trois mots suffisent. Le reste, du
remplissage. Trois mots donnent toute la force de la
victoire : << Yes, We Can > a-t-il dit aux Americains. Ils
ont cru en lui. Chez nous, avant lui, << Wi nou Kapab >>.
Lui il a su l'exploiter, nous n'avions eu que l'id6e et
l'envie.


Chores amies lectrices, chers amis lecteurs,
je crois que les slogans politiques aident a faire
comprendre ce qui se passe dans l'univers politique
des autres pays. La force du changement disait les
socialistes avec Felipe Gonzalez. Plus tard, pour
continuer a utiliser le changement : < Le Changement
du Changement>> disaient-ils. Chez nous << Van an
Vir >> disait-on pour exprimer que le changement avait
eu lieu. D'autres, pour montrer leur m6contentement
contre un 6tat de choses, disaient : < Rat pa Kaka > ou
bien << Rat pa kaka, sourit pa traves6 lari > Cette
deuxibme partie, je ne l'aijamais bien compris. Trop
long comme slogan. Trop d'efforts a faire, pour
comprendre, pour s'angoisser, pour avoir peur. Parmi
les beaux slogans, j'en ai pu trouver d'autres assez
int6ressants queje vous propose. << A Chicken in Every
Pot >> (Un poulet dans chaque casserole) disait un
candidat americain en 1928 (H. Hoover). Plus prbs de
nous, notre cher Sarkozy utilisait le << Ensemble tout
devient possible >, tandis que Mitterand avait fait
sienne << Force tranquille > alors que Val6ry Giscard
d'Estaing promettait << La paix et la s6curit >>.
Enfin, chers amis, si vous vous amusez a
analyser non pas les discours de candidats mais plut6t
les messages v6hicul6s a travers les slogans, vous
avez matibre pour laborer plusieurs theses doctorales.
Les murs de notre zone m6tropolitaine en sont remplis :
<< Bob = S6kirit >>, << Viv Bob Manwel 2011 >>, << Delmas
pou pitit Delmas >. Bien que Ocod6 soit celui qui
pretend faire une << pdagogie d'affichage mural>> qui
d6passe toutes les bomes. Ce mois d'avril, quoique
l'6poque de Careme devrait inviter au recueillement, a
l'introspection et inciter au respect de l'autre, je suis
stir que nous allons lire, sur les murs, des messages du
genre : << Kandida Intel Vol >>, << Mete Kandida intel
Anba Kod >, < Kandida Intel Drogdiler >>.
Enfin, chores amies lectrices, chers amis
lecteurs, certains slogans sont tombs en << dsu6tude
temporelle >. Par exemple, < ABA >. On ne dit meme
plus < A bas la misbre >, < A bas la vie chbre >, < A
bas la corruption >. La dernire fois, les 6meutes d'avril
2008 en Haiti. Plus rien. Comme si avec la d6mission
du << Premier > d'alors, tout serait revenu a l'ordre. La


premiere fois que j'eus la chance ou la malchance de
voir, crit sur un mur, le message < ABas Duvalier >>,
je pensais que toute ma famille allait disparaitre. Plus
tard, j'eus encore la < d6veine cord6e > de prendre un
< tract >> entre mes innocentes mains, d'un enfant de
10 ans. Un tract, avec tout ce que cela repr6sentait
dans l'Haiti de la fin des annees 60. < Pain, Paix,
Libert >>, disait-il. 40 ans aprbs, de la < Libert >> on en
a. Mais, apres ces 40 annees de < luttes > ooi en est-
on avec le < Pain > et la < Paix > ?
Pour parler de slogans, cela aurait &t6
tellement beau de pouvoir r6unir, ne serait-ce que pour
une soiree, les membres du CRABE afin de tout < foutre
en l'air > et < ne laisser la tate a aucune marionnette >
comme disent les Espagnols. J'adore leur entendre
dire < no dejar titere con cabeza >. C'est comme notre
< Koup6 Tet Boulk Kay > qu'un certain Ministre
Haitien, de la culture, ne comprenant peut-6tre rien a la
culture, haitienne, voulut remplacer par un < je ne sais
quoi >> de < FR tbt > ou konstri Tbt, refer kay >. Quelle
betise, la n6tre !
Enfin, chers amis, effectivement, puisque le
slogan que j'aurais choisi est trop long pour
perm6abiliser les consciences des < Haitiens mes
Frbres > lesquels, avec leurs < mains jaunes et noires
solidement serrees >, devraient pouvoir construire une
nouvelle Haiti. Puisque je n'ai pas la capacity de
convocation de ces grands leaders charismatiques du
pays et puisque je crois sincerement que l'heure de
ceux-lh est d6jh passe, pensons done de facon
collective, pensons que maintenant, < l'heure est a la
pens6e agissante, a la pensee collective agissante >
afin de mettre fin a ce ballottage permanent, a cette
occupation permanente de nos structures, mentales,
politiques, 6conomiques. Je vous propose alors un
slogan motivationnel court : < Haitiens, Changeons
notre destin >. Ou pour faire encore plus court, disons
simplement: < CHANGEONS LE DESTN >>.


< Nou Kapab Fl >>.
Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Mars 2009


Haiti : du non au nom !


Haiti : "terre montagneuse ", ile escarp6e se
situe dans la mer de la Caraibe. Les conqu6rants
endeuillent ce patronyme. CHRISTOPHE COLOMB la
barre avec sa croix chr6tienne et lui substitue un nom
espagnol : "Hispaniola". La conquete de la France se
traduit par une nouvelle denomination. C'est d6sormais
Saint-Domingue qui deviendra la plus riche de ses
colonies esclavagistes.
Cependant, la nouvelle ideologie dominante,
celle des droits de l'homme et du citoyen, et la
conjoncture qui la structure, l'bre de la double
revolution politique et 6conomique, vont miner les
contradictions qui 6taient au fondement de la formation
sociale a Saint-Domingue : a savoir les trois ordres
sociaux statutaires : les blancs, les affranchis et les
esclaves.
L'issue de leur combat d6bouche sur la
premiere revolution anti-esclavagiste et anti-
colonialiste, c'est la constitution de l'Etat haitien.
N6anmoins, c'est le paradoxe haitien ou autrement dit
l'exceptionnalisme haitien, c'est la culture au sens plein
du terme done en toute sa polys6mie, qui repr6sente
l'institution de la recomposition de la soci&te et non
l'instance politique, meme si celle-ci l'accompagne, en
d6limitant l'espacejuridico-politique; espace juridico-
politique qui cr6e les conditions de possibility
permettant d'architecturer l'espace culturel haitien.
Haiti est protypique des luttes de liberation
nationale constitutives du d6veloppement du
capitalisme a l'6chelle mondiale. Le principe de ces
luttes s'appuie sur la posture identitaire. Savoir se
nommer, c'est d'abord se donner le pouvoir de
l'6noncer : la denomination repr6sente un enjeu de
pouvoir. L'historien haitien JEAN FOUCHARD fait
ressortir en sonbel ouvrage, comment les luttes sociales a Saint-Domingue
toumaient 6galement autour d'enjeux patronymiques,
comme principe de distinction et d'assimilation. Lisons
cet extrait : << L'observation premiere a noter est que
les affranchis ne portent plus les pr6noms des maitres.
De plus, on voit la tendance se dessiner d'adoption
d'un nom a ajouter au pr6nom. Ce nom n'est pas
souvent celui de l'ancien maitre. I1 fallait pour l'adopter
enfreindre la loi coloniale. En effet, aux termes d'un
reglement des Administrations de Saint-Domingue
public h Port-au-Prince enjuin et au Cap enjuillet 1773,
defense 6tait faite aux affranchis de porter les noms
des blancs. Ils devaient avoir un sumom < l'idiome africain ou de leur m6tier et couleur qui ne
pourraitjamais 6tre celui d'une famille blanche de la
colonie>>. L'affranchi faisait appel en g6n6ral non pas


a l'Afrique mais a la mythologie, a l'histoire gr6co-
romaine ou franqaise. C6sar, Apollon, Voltaire,
Alexandre, Hector, Pomp6e, Brutus et surtout aux
chr6tiens simples ou composes ou encore a quelque
nom fantaisiste dont il aimait les resonances pour une
raison ou pour une autre.>>(1)
Ainsi est-ce en ce contexte qu'on peut
appr6hender le combat des affranchis envue d'enlever
aux blancs le monopole dont ceux-ci d6tenaient : de
porter le titre ; "Monsieur" ou "Madame" ou "le Sieur".
Le trait de Damiens du 21 octobre 1791 exprime l'6tat
conjoncturel de la victoire des affranchis. En cette
occasion, le maire de Port-au-Prince fit cette declaration
: "citoyens de couleur, mes amis, vous perdez ici de
cette denomination, il n'existe plus de distinction, plus
de difference. Nous aurons a l'avenir tous ensemble


qu'une meme qualification, celle des citoyens."(2)
La Constitution de 1801 de TOUSSAINT
LOUVERTURE s'inscrit en ce cadre de pens6e : tous
les habitants de Saint-Domingue sont des citoyens
franqais; alors que JEAN-JACQUES DESSALINES,
tout en 6tant inscriptible en ce registre, le reformate ;
c'est l'haitianit6 qui fonde la citoyennet6. C'est done
la nationality, accol6e terme a terme, avec la notion de
race, qui se trouve au fondement de la citoyennet6, car
celle-ci est situ6e historiquement et socio-
culturellement. De Louverture aDessalines s'opbre une
rupture, Le premier se r6f6rence a l'universalit6 des
droits, tandis que l'autre, lui, ne r6fl6chit que par
rapport a sa singularity et 6pingle ainsi son alt6rit6.
Cette tension entre l'universalit6 et l'alt6rit6 resume
(HAITI / p. 12)


f5772 Nhi ZE 2 drr4 e AvenurT.e
T61: 305 757 4915

FADKIKJ VARIETY STORE
L& MAGASIN POUR TOUTES LES OCCASIONS.
- REception de pavement pour Bel South, FPL, GAZ, CABLE TV,
BELLf MOBILITY etc...etc...
- Connection dlmphonique chez vous...


Ouvert
6 Jours
par
semaine:
8h30 am
a
7h30 pm


* PIurs
* ('diaums& IBeprs
* Sutic t Smuales
'* nitus ipur II icuiiln
* NiKIlaux
'TableMaix
*Monyrn


* (3'i (IUnpfB. Rite. ivangkillqu.
Z- luk. F'r;nqjs. AmrKaiinll
* VkiLa's (IIa ntics., AriuiCains., )4curnmaUires. Drams-
* a-ilduit dice traiute


Page 10








Mercredi 1 Avril 2009 ]
Haiti enMarche Vol XXIII N' 10 I


LAND FOR SALE
Due to personal problems selling little farms
(1 acre) in Orlando area.
Transfer $500.00 $85.00 monthly.
total price $6,750.00 no credit necessary.

Please call (305) 726-5079 Mrs. Maria.
our e-mail is Investa),bellsouth.net


pr6par6e parun (( Grand
Chef ))
* Le Sautdu Barril
* Le Palais de Sudre Telephones : 566-5361
Dartiguenavea Ansea 401-7108 / 514-0304
Veau E-mail : lemanoloinn@mac.com
* La Petite Eglise de Petit Internet disponible
Trou datant de du 17"me
siecle... pour les clients


Page 11


BEL FOUCHET

Take Out

8267 N Miami Avenue, Miami,
Florida 33150
Tel. 305-757-6408


B w~CMMEMIZiffnrM iii TUfwnw

Parents, lous qul rdvez d'un avenir mellfeur pour vas enfants,
confiez les au CMP
ANNEE ACADEMIQUE 200-2009
PROGRAMMES
UCENCE EN:
Meeting :4ans
Scienm CCmpIablea :4s r
G tiondu Alres :4ans
SdencisInfkaplque : 4 an
Markeing MangwntnI :2 ana
SsaIwhbuiu.wuqu. :2ans
GeSlon-FinnceV-Markiwing :lanou2one
Conpabinbonnaisnaf :Ian
Ausilace Acinilsrabe : 1an
Inonnmaique cyc~ court :60 hurwel2amn
ITEMsnlls (CISCO) :70houres
Pour toI s Wformalons supprnentalres:
CMP, Dems 30
Te.:2 513-361, 3 730-24B5, 2 248-2299
Emnal: GM


VISION MORTGAGE BANK, INC

EVENS HILAIRE
Loan Consultant


12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161
Phone: (305) 891-2225
Fax (305) 891-2559
Cell (786) 285-0384



KJ ADVERTISING

SERVICES
P.O. BOX 600673
Miami Florida, 33160-0673
Publicites: Radio, Journaux et Tv.
Aussi un service de traduction
de Documents etc.


Info (954) 559-7729


Evens Hilaire
Consultant


Le Look
Rue Panamtiicaine #14,
Pition-Ville, Hati
T. : 257-8374
Choix incroyable de montures:
Dior, Carter, Bruno Magl, Vogue
Consultation chaque jout
par un mndecin-occuliste.







10 d6partements d'etudes

Licence en :
Gestion d'Entreprise
Conception et Ex6cution de
Project
Economic et Finance
Sciences de l'Education
Sciences Comptables
Relations Interationales
Gouvernance

Dipl6me en :
Informatique de Gestion
Relations Publiques
Gestion de la Microfinance

Contactez nous :
Angle Delmas 75 et Impasse
Herard # 3,
Port-au-Prince,
Haiti, W.I.

www. cfdehaiti. cor

Par courriel:
Administration(iCDFEHaiti. com
GBrunet@CFDEHaiti. corn

Par telephones
(509) 2246-1425
3555-1575
2513-3726
3767-1575


& m am a tom.am b h & temempenages
0I 4aM W4 ASn 00 P&:AV A* LO - *w to OK ut a



. ...... ............. . .. .. . .l. .


"Copyrighted Material

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"



Sf a. # i n .. .
i~~~l :-^^1iB iB ^B ^ i^iBIB :l^^ iii^i: ^^^^^^^ ^^^^^^^ t^.l~ll^HBk


CONiAC UlS
TOLL FREE: 1-888-383-285
OR. 305-620-8300
FAX :305-620-8332
CELL. 305-986-8811








Mercredi 1 Avril2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 10


Haiti : du non au nom !


(... suite de la page 10)
les deux siecles de l'histoire de ce pays,
particuliIrement son rapport a la liberty, dont il importe
de l'examiner suivant la tradition des sciences sociales.
L'acte de fondation du nouvel Etat comme stade
supreme de la lutte anti-esclavagiste et anti-colonialiste,
la tension sinon la contradiction se loge 1i 6galement,
se lit dans la signification de la nouvelle denomination;
or, elle est dor6navant indigene.
Le premier acte fondateur opbre un
renversement intellectuel en utilisant l'arme de la
critique qui, selon KARL MARX, ne saurait remplacer
la critique des armes. Haiti rature a jamais Saint-
Domingue. Ce retournement toponymique, inscriptible
dans le champ symbolique, articule trois operations
politico-culturelles.
Ily a d'abord la restitution, aux peuples de la
Caraibe, de leur patrimoine. Ainsi les premiers
dirigeants haitiens leur rendirent-ils un hommage
solennel et proc6derent-ils ainsi, simultandment, a leur
exhumation/inhumation : une forme de renaissance.
Haiti, comme, Etat, les exhume et par ce geste transforme
leur genocide en c6r6monies mortuaires, tout en tracant
une lignee entre eux et nous autres les nouveaux
habitants qui sommes aussi de Haitiens. C'est le
premier acte de solidarity Sud-Sud qui se manifeste
dans l'expression de la dignity des peuples qui 6taient
auparavant des vaincus ne poss6dant pas le statut de
la personne humaine pleine et entire.
Il y a ensuite la deconstruction des
justifications de la traite n6gribre. L'animalit6
cong6nitale du negre et son inf6riorit6 naturelle sont
d616gitimees. La formation de l'Etat haitien se fonde
sur le principe de l'6galit6 universelle entre toutes les
races et tous les peuples. La capitulation des troupes
imp6riales francaises commandoes originellement par
le g6enral LECLERC, beau-frbre de BONAPARTE, et
ensuite par le g6nral ROCHAMBEAU, le 19 novembre
1803, marquait la d6faite des negriers.
II y a finalement la manifestation symbolique
de l'acte de fondation. La question du temps, du travail
calendaire : l're nouvelle, qu'exprime la denomination
Haiti et non plus Saint-Domingue, est c61lbr6e le ler
janvier, c'est-a-dire le lerjour de la nouvelle annie,
cette coincidence est-elle fortuite, quelconque, ou


coutumibre, rituellement choisie? Celle de l'espace
6galement, la ville des Gonaives. Quels sont les facteurs
qui ont motive le choix de ce site? Encore l1 une autre
coincidence, trois grands "lakou" sont am6nag6s dans
la plaine des Gonaives : Badjo, rite Nago, Souvenance,
rite Rada et Nan Soukri, rite Congo? Pouvons-nous
non seulement 6tablir des correspondances calendaires
et spatiales mais fondamentalement par rapport a la
significationde l'usage de la liberty en Haiti?
FREDERIC MARCELIN, homme politique,
romancier, historien de l'6conomie eut a le souligner
face a la commemoration du centenaire. Sa position est
toujours d'actualit6 : << Des gens ont dit : "Penser a
c6l6brer votre centenaire, quelle folie! Qu'avez-vous
fait dont vous pouvez vous enorgueillir. Montrez-nous
la civilisation que vous avez creee? Qu'allez-vous
presenter au tribunal de l'histoire? Oi est l'ceuvre, oi
est l'id6e auxquelles vous avez attache votre nom?
Sont-ce nos dissensions civiles, nos tueries fratricides,
nos miseres sociales, notre ignorance 6conomique,
notre idolftrie militariste que vous allez glorifier le ler
janvier 1904?" Non, ce n'est pas tout cela. Ni nos
dissensions civiles, ni nos tueries fratricides, ni nos
miseres sociales, ni notre ignorance 6conomique, ni
notre idolatrie militariste.
Nous glorifierons une idWe qui malgr6 tout
cela, en d6pit de tout cela, nous a permis de d6marrer
une petite nation libre et ind6pendante, une idWe qui,
nous en sommes certains, embrasse l'Ame de nos
concitoyens du premier au dernier dans les villes aussi
bien que dans les campagnes, celle-ci veille d'un sicle
mais toujours jeune ; l'Ind6pendance ou la mort.
C'est ce cri que pousserent nos pares, le ler
janvier 1804 sur la place d'armes des Gonaives. C'est
ce cri que nous r6p6terons au centenaire.>>(3)
Qu'est-ce a dire? Quelle signification devons-
nous accorder aujourd'hui, dans le cadre de la
commemoration du Bicentenaire, au cri
"1'Ind6pendance ou la mort"?
Quel sens a donnd a ce cri le mouvement
pionnier haitien? Mouvement qui a su conqu6rir
spontandment le territoire lib6r6 en faconnant le
paysage tant sous l'angle spatial, c'est-a-dire les
"lakou", les marches, le bourg-jardin (Georges
Anglade), etc, que sous l'angle symbolique : la


unit d y.
"Copyrighted Material ..........
Syndicated Content .
Available from Commercial News Providers"





















obs

brary or .....
!i !.. .. i~ iii i ii .. ii ii ii i i ii, iiili i i. ! ii i il i ih......... ii iiii ii iiii i i i i i


transformation du calendrier chretien en calendrier festif
et culturel, notre synchr6tisme, notre m6tier a m6tisser.
Et l'entrepreneuriat culturel, la production et
la distribution des biens et des services culturels, sans
oublier la figure introuvable et pourtant incontournable
dans le secteur de l'6ducation : celle de
l'entrepreneurship 6ducatif, etc.
Comment done proc6der a un bilan du
bicentenaire de l'Ind6pendance si le non(m)-dit qu'a
toujours structure notre formation sociale n'est pas
conceptualis6? Car, depuis la revolution op6rde par
JEAN PRICE-MARS dans le champ scientifique, la
construction d'Haiti, en tant qu'objet de recherche, ne
cesse d'6prouver des difficulties en sa mise en ceuvre.
Comment expliquer que dans le chaos-
monde(EDOUARD GLISSANT), la culture populaire a
remarquablement fait r6sonner son 6cho-
monde(GLISSANT), alors que les classes dirigeantes
et dominantes ont minablement 6chou6 dans leur
mission : en se laissant plus que conduire et en
n'utilisant comme levier que la marche arrie qu'exprime
le passage de la d6pendance a l'assistance. Comment
alors proc6der a un retournement en vue d'assumer
dignement l'heritage sacr6 et depuis fort longtemps
deja profane que nous ont l1gu6 nos p&res fondateurs?
Que faire?
Relever collectivement le d6fi de l'innovation
sociale en manifestant unvolontarisme rationalism par
la mediation d'une avant-garde modernisatrice : c'est
cheminer vers l'ind6pendance dans l'interd6pendance
qui caract6rise le systeme-monde, sinon c'est
s'embourber dans le spontandisme mortifere : les
slogans se substituent aux pratiques innovatrices et
cr6atrices de liens sociaux du type destruction
cr6atrice" suivant la conception de SCHUMPETER.
Le d6p6t de bilan peut-ttre fait autrement que tristement
enjetant un regard critique sur notre maniere de faire
envue d'envisager ainsi de faire ca d'une autre maniere.
D'apres la c6lbre formule de FREUD : L
oi Ca 6tait le Je doit advenir". 1804, C'est unjeu non(m)
qui repr6sentait un enjeu fantastique : Haiti, signifiait
alors : interdit de genocide. Mais une regression
dangereuse a depuis eu lieu: c'est maintenant, Haiticide
: suicide collectif.
Oi est done passe le cri de 1804 aux Gonaives?
Vernet Larose


REYINYON PIBLIK
Asanble Gouvenan Oganizasyon Planifikasyon Metwopoliten (MPO) pou Zon Iben
Miami a pral fe yon reyinyon piblik jou jedi 30 avril 2009 la, a 2:00 p.m. nan Sal
Reyinyon Komisyone yo nan Stephen R Clark Center, 111 NW First Street, Miami, Florid.
Asanble Gouvenan an pral konsidere yon amannman nan Pwogram Amelyorasyon
Transpotasyon (TIP) Ane Fiskal 2009 la pou enkli woje yo ki kapab elijib pou finansman
Seksyon 5309 Fixed Guideway Modernization de Federal Transit Administration (FTA)
dapre Lwa Ameriken Reyenvestisman pou Rekiperasyon de 2009 la.
Pou jwenn plis enfomasyon sou dokimantasyon konsenan reyinyon piblik la, tanpri
kontakte Sekretarya MPO nan Stephen R Clark Center, 111 NW First Street, Suite 910,
Miami, Florid 33128, telefon: (305) 375-4507; imel: mpo@miamidade.gov; sitweb:
www.miamidade.gov/mpo
Se regleman Konte Miami Dade pou li konfome li a tout egzijans etabli pa Lwa pou
Ameriken ak Enfimite yo (ADA). Lokal la aksesib. Pou jwenn sevis entepret an siy
pou soud, aparey ede tande yo oswa materyel nan yon foma ki pi aksesib, tanpri rele
305-375-4507 omwens senk jou ouvrab davans.


M AMMIAMI

MIAMI.DADE.


Grow your career in a rewarding, diver:

challenging environment full of opport
Find your next job at


www.miamidade.gov/j

For computer access visit any Miami-Dade County Li
South Florida Workforce Career Center.
For locations call 311.


EOE/M/F/D/Veterans' Preference
S e~y-ErlKyct-Ilt-ct- 'E-Y-ry 2gy


Page 12








Mercredi 1"-Avril2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 10


L'esprit du Carnaval d'antan


(CARNAVAL... suite de la page 9)
comediens se detachaient surtout ceux-la dont le savoir-faire
et l'habilete remontaient au premier temps du camaval de
Port-au-Prince. Ce qui leur donnait une renommee
indiscutable et leur garantissait une reconnaissance de
l'assistance.
Parmi les plus representatifs, on peut citer : les
lamayot. Personnages burlesques qui tiraient leurs succes
d'un voyeurisme provoquant et pervers. En effet, ce qu'ils
donnaient a voir, dans leur boite a surprise, etait des plus
surprenants et inattendus. Pour quelques centimes on avait
droit a une mise en scene surprenante et desopilante, realisee
avec des figurines qu'ils manipulaient comme des
marionnettes, en ayant soin de les placer dans des positions
peu orthodoxes, qu'on pourrait assimiler a des shop
pomographiques. Arrangement concu pour attiser la curiosity
des passants et s'attirer une plus grande clientele. Scene qui,
j'en suis sir, ne manquerait pas de choquer et de jeter a la
renverse ma tres religieuse et prude tante Irma. D'autant
plus que cette demonstration s'accompagnait toujours d'une
litanie de mots obscenes pour agrementer le spectacle.
Dans le meme registre des divertissements grivois,
se distinguaient d'une maniere toute particuliere les machan
fey. Facilement identifiable par l'enflure demesuree de leur
arriere-train qui remontait parfois jusqu'a leurs epaules
(Maurice Sixto aurait dit : de leur posterieur redondant). Leur
occupation consistait a prodiguer des conseils et des
prescriptions a ceux et celles qui necessitaient quelques
traitements efficaces contre certaines affections ou certaines
maladies graves, perCues comme honteuses par la society.
Leur specialisation portait surtout sur la partie sexuelle des
hommes et des femmes. Apres consultation, les
recommandations ou les prescririons etaient donnees dans
un langage si cru et sans menagement qu'elles provoquaient
l'hilarite collective. A cejeu, les adultes se donnaient a cceur
joie. Par contre, les parents qui accompagnaient parfois les
enfants, etaient obliges d'esquiver de tels spectacles.
Un des personnages pittoresques et
emblematiques du camaval demeurait: Chaloska. Caricature
d'un ex-commandant du penitencier national (Charles Oscar),
sous la residence de Villebrun Guillaume Sam. Il aurait, dit-
on, participe au massacre de nombreux prisonniers politiques
a la chute du regime. Depuis ce drame, son portrait circule
lors de chaque defile camavalesque sous les traits d'un hideux
personnage. Une facon de rappeler l'anatheme dont il est
frappe. Son dolman, ses galons de pacotilles, ses bottes, ses
colliers et bracelets faits de capsules de bouteilles de "kola"
claquant en tintamarre, lui donnaient l'air d'un epouvantail
desarticule. Dans cette chamarrure, il a toujours ete la risee
de toute la population.
Passaient aussi immanquablement, ces etranges
zigotos que je n'ai jamais pu identifier. Leur originality
consistait a enduire tout le corps d'un onguent huileux noir,
brillant. Ce qui leur donnait l'air affreux des dyab lanfe que
la religion nous a enseigne. Ils s'apparentaient aussi aux
negres qu'on presentait dans l'album << Tintin au Congo >>.
Caricature raciste et desobligeante envers nos congeneres
africains, qui les illustre avec des levres rouges demesurement
epaisses, a l'instar des singes de leur continent. Ces pauvres
bons hommes n'avaientjamais senti la connotation pejorative
qui se degageait de cette posture. Ils s'employaient plutot a
bien jouer, en toute innocence, le role de << sales negres >>
qu'ils incamaient. Cette clique, par sa laideur, effrayait tous
les enfants et repugnait tous ceux qui ne voulaient pas se
faire salir par cette substance graisseuse qui collait a la peau
de ces vilains. C'est la raison pour laquelle, ils servaient,
lors du cortege, de "separateurs" entre les spectateurs et les
participants.
Le demier groupe qui me vient en memoire et dont
les accoutrements faisaient partie des derieres trouvailles,
en terme de deguisement, etait celui des kodenn. Ils se
revetaient d'un habit recouvert completement de plumes de
dindon et de poule. Leur deguisement etait si bien realise
qu'ils ressemblaient etonnement a ces gallinaces qu'ils
prenaient comme modele. Je crois que leur participation a
ete plut6t breve et sporadique, limitee surtout a la zone de
Petion-Ville. Sije m'en rappelle aujourd'hui, c'est que ces
droles de volailles epouvantaient terriblement mon fils cadet.
Pour cause, il les reperait a cent metres et a leur vue se
recoquillait subrepticement dans un reflexe defensif, sur le
siege arriere du vehicle, sans dire mot.
Ainsi se deroulait a travers la ville et ses environs,
les dimanches pre- camavalesques qui annoncaient deja les
couleurs et preparaient les esprits au defile final des trois
jours gras. Cette ambiance se repandait a travers toute l'ere
metropolitaine, pour trouver son apotheose, quelques
semaines plus tard. Dans un premier temps, les activities se
deroulaient a la Cite du Bicentenaire et par la suite au Champ
de Mars. Tous les Madigra ayant participe a cette premiere
phase de preparation, se retrouvaient inevitablement au
rendez-vous final.
Dans le premier temps, que l'on pourrait situe a la
fin des annees cinquante, debut des annees soixante, les
groupes musicaux, les plus en verve, qui animaient sur chars
le parcours etaient:Ti-ta-to, Dragon, Nirvana, Maison
hantee et quelques autres formations moins connues dont
les noms m'echappent. Tandis qu'on retrouvait sur le
macadam les memes "bandes a pieds" traditionnelles. A cette
epoque, 1'electronique n'avait pas encore fait son apparition
et les moyens utilises pour la sonorisation sortaient d'une
technologique que l'on dirait, rudimentaire de nos jours.
L'equipement servait a l'amplification des instruments a
partir de simples appareils electriques et des micros installs
a meme le plancher du char. Il en ressortait un son satisfaisant,
audible a tous. Le seul petit probleme qu'on enregistrait
quelques fois, etait la defaillance des groupes electrogenes
qui n'arrivaient pas a supporter la charge necessaire a
l'alimentation en energie de l'orchestre.
Le defile debutait a trois heures precise, face a la


Mairie de la Capitale, apres le troisieme coup de sirene lance
de la Police de Port-au-Prince. II prenait fin au environ de
sept heure du soir, apres" bruits et trompettes", mais sans
incidents majeurs.
Ces souvenirs sont trop eloignes pour que j'en
retienne tous les details. Toutefois ma memoire conserve
l'image de centaines de cyclistes et de motocyclistes
chevauchant des becanes specialement decorees pour la
circonstance. Ils devancaient le defile pour liberer la voie,
tout en offrant des exhibitions acrobatiques. Suivaient des
dizaines de boeufs qui frappaient sur leurs cuisses des vessies
d'une membrane souple remplie d'air, en claquant de l'autre
main un fouet. Ceci participait aussi de la strategic de
preparation du terrain de manoeuvre. Venaient ensuite les
indiens d'Amerique, dans une course en zigzag, drapes
dans leur beau vetement fait de plumes d'oie, de rondelles
de miroir et de broderie repartie sur leur robe multicolore.
Sans oublier les Hindous qui deambulaient dans leur
majestueuse tenue blanche, accompagnant les Juifs errants
qui allaient d'un pas lent. Pour couronner le tout, arrivaient
les chars allegoriques. En premier lieu, ceux de leurs majestes
le Roi et la Reine du camaval. Sa majesty la Reine etait
toujours tres svelte, rayonnante de beauty, accompagnee
des Dames de sa Cour et de ses Princesses. Sa majesty le
Roi, toujours d'un embonpoint remarquable, allait seul sur
son char en compagnie de ses chevaliers et de ses bouffons.
Il se regalait, durant toutes les festivities, de tous les mets et
du bon vin qui gamissaient sa table. Je me rappelle encore
que le site etait decore a souhait et se pretait bien a cette
magnificence. Le public qui composait les sujets du royaume
n'etait pas mal loti, car tout le monde y trouvait sa place. En
fait, l'adolescent quej'etais se trouvait comme dans un conte
de fees.
Le second temps, nous ramene a la fin des annees
soixante, jusqu'au milieu des annees quatre-vingt. La
premiere tranche de cette period etait dominee par les deux
grandes formations musicales de l'heure. L'orchestre de
Nemours Jn. Baptiste et celui de Webert Sicot dont la Reine
<< Ti Simone defrayaient la chronique. Chacune des
formations ayant le privilege d'etre accompagnee d'un
majordome : Antoine Koury pour le Compas direct et Jean
Fils-Aime pour la Kadans Rampa. Nemours aux couleurs :
rouge et blanc. Sicot aux quatre couleurs : noir, rouge, vert,
jaune. Sublime moment au cours duquel la majority des
habitants de la ville et des environs participait sans reserve,
soit comme spectateurs, soit comme acteurs. On pourrait
qualifier leur cortege de phenomenal, car chacun d'eux
rassemblait
environs dix mille
supporteurs. A
voir se mouvoir
cette multitude de
gens aurythme de MI
la musique et
portant les 1:
couleurs de leur
groupe, lanyant
dans 'air tout au AVI REYINY
long du cortege
leur chapeau de M I,
paille colored, cela
donnait lieu a un Dapre seksyon 255.20(1)(c)(9),
s p e c t a ce >>) isiba ap avize entansyon li poL
feerique. C'etait
le temps des striksyon, renovasyon, ak ranpla,
1 i b e r t e s epi solisite apel dof yo de dives s
inconditionnelles.
A cette wouve ke Konte a genyen anba p~
epoque, les yo. Lis lokal yo ak fre evalye yo
memes principes Doral North Station 69- 11151 N'
d'ordre et de
discipline, 70- kwen Nodes SW 248th Street
prealablement tion 16- 325 NW 2nd Street ($4,(
etablis pour la
misenbranleet 62nd Avenue ($1.5 milyon), yon
la fermeture du South Division Office- 10850 SW
cortege dechaque [fleet bays] nan chop Medley Fle
jour gras, etaient
respects. La reyinyon piblik ki pral fet a 9e ed
seule difference Konte an nan Stephen P Clark Cer
parcourit dans lequava 33128 la, Konte an pral konsidere
parcours qui avait
ete modified. La pwoje ki dekri pi wo la a an itiliza
priority devant moun enterese envite vini patisip(
etre accordee au
Champ de Mars, Oka okenn moun ta deside ale a
pour favoriser nenpit sije ki gen pou we ak re
probablement le
Palais National. piblik ki site pi wo la a, li gen dw
Durant un court sa a, moun sa a kapab bezwen aE
laps de temps de
deux ans, sans yon rejis ki dwe enkli temwayaj al
connaitre les Ameriken Sou Enfimite an, moun
raisons, on avait entepret pou li kapab patisipe na
essaye d'autres
circuits. Leurs nan Miami-Dade Agenda Coordir
p a r c o u r s anvan dat odyans la.
sillonnaient
differentes arteres
de la Capitale. DA
Entre autres, les
rues : Capois,
Audain, Cameau, Pa Lod
Christophe,
Chemin des
dalles, turgeau,
Bois-verna et KONT
lalue. Il faut dire
que ces tentatives


ne furent pas couronnees de succes a cause des problemes
d'embouteillage qu'elles causaient. Tenant compte de ces
inconvenients, on renonca a ces experiences et le circuit
precedent fut definitivement retabli.
Tout de suite apres la period dominee par ces
deux grands maestros de la musique haitienne, arrivait le
regne des : << mini-jazz >. Cette appellation leur etait donnee
en fonction du nombre reduit de leurs musiciens. N'empeche
qu'ils connaissaient un enorme succes et arrivaient meme a
damer le pion aux plus grands, au point de les detroner
definitivement de la scene musicale locale. Cette nouvelle
tendance prit naissance a la fin des annees soixante, debut
des annees soixante dix. Les chefs de file etaient : les Shleu-
Shleu, Les Ambassadeurs, Coupe Cloue, les Loup noirs,
Shupa Shupa etc, pour ne citer que ceux qui se distinguaient
particulierement et qui participaient regulierement a la fete.
Dans cette nouvelle mouvance, l'ambiance suivait de plus
belle durant de nombreuses annees.
C'est durant cette epoque que commenca la
construction des tribunes au Champs de Mars. L'initiative
revient a Jean de Delva qui realisa la premiere installation en
1972, dans un encochement qui se situait presque a l'angle
de la rue Capois et la rue des anciennes tribunes metalliques,
avant la refection qu'elle a connue. J'ai eu le plaisir de
participer a son inauguration, en compagnie de quelques
parents et amis. L'exemple fut suivi l'annee d'apres par
quelques autres citoyens, jusqu'a devenir de nos jours un
decor incontoumable du camaval haftien. Par cette initiative,
Monsieur de Delva aura contribute a changer le panorama du
circuit en offrant d'autres perspectives dans l'amenagement
du parcours qui, maintenant, procure un coup d' ceil beaucoup
plus attrayant. Pour cela, les"camavaliers" lui doivent une
certaine reconnaissance. Faut-il rappeler qu'avant cette
decision, l'assistance se tenait, debout, sur des camions ou
sur le toit des vehicles pour suivre le spectacle.
Je viens de vous entretenir d'une tranche d'histoire
du carnaval de Port-au-Prince sur une courte period
d'environ une quinzaine d'annees. Certains de ma generation
s'en souviendront, peut-etre avec nostalgie, d'autres plus
jeunes feront la comparaison et apprecieront la difference.
Cependant, tous conviendront que cette grande rejouissance
populaire fait partie integrante du vecu de l'haitien et
demeure un element essentiel de sa culture, au point qu'un
vieux dicton affirme : << Ayisyen pa negosye canaval-li .

RobertParet, PNlerin, Mars 2009
jmjrobertparet@gmail.com / paretrobert@yahoo.fr




IAM IDADE



'ON PIBLIK KONTE

AMI-DADE
Lwa Florid, Konte Miami-Dade, Florid (< u limenm pran wol kom kontrakte jeneral pou kon-
sman lokal Depatman Ponpye ak Sekou (MDFR) yo
;ou-kontrakte ki sou lis konpayi kalifye epi deja ap-
wogram kontra konstriksyon divesifye ki deja anplas
ke MDFR kapab pran wol kontrakte jeneral la enkli
W 74th Street ($3,0 milyon), Coconut Palm Station
Sak SW 114th Place ($3,0 milyon), Homestead Sta-
0 milyon), West Miami Station 40 addition- 975 SW
adisyon de Cutler Ridge Station 34 pou yon biwo
S211th Street ($645,000), ak nouvo be konvwa yo
et Shop- 8141 NW 80th Street ($1,5 milyon). Nan
Imi di maten jou 7 avril 2009 la nan Sal Komisyon
iter, ki chita nan 111 N.W. 1 st Street, Miami, Florida
si li nan pi bon entere piblik la pou Konte an reyalize
n sevis li yo, anplwaye li yo, ak ekipman li yo. Tout
e.
in apel sou nenpot desizyon Konte an an rapo ak
zolisyon yap pran an konsiderasyon nan reyinyon
a nesese pou gen yon rejis pwosedi yo epi nan ka
sire ke yo fe yon rejis motamo de reyinyon piblik la,
k prev ki jistifye rezon pou ale an apel la. Dapre Lwa
ki ta bezwen yon akomodasyon espesyal oswa yon
n pwosedi sa yo fet pou kontakte Grefye Konte an
iator Office nan 305-375-2035 omwens senk jou



TE jou le avril, 2009.





E MIAMI-DADE, FLORID


Page 13








Mercredi 1" Avril 2009
Page 14 Haiti enMarche Vol XXIII No 10

SSolutions de la
semaine passe:

Allez de RUSHES a DECRUE, en utilisant des mots du du vocabu- R A T T E
laire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne. R 0 T T E




DE CRR0UE
E I ZSRWKDNOJDUSZX
AK CUO OGNKEFT Z HORIZONTAL SCRABBLE
NOFESUVFDK G NW
Dc L DEJ N I D K VSM C HCG z X 1. Format de notre drapeau 2. Conduiras -
EU R DE0J IE I G H U LA 3. Plante a feuilles 6pineuses -Actinium Arrangez les sept lettres ci-dessous
M 4. Plante a fleurs bleues pour former un mot frangais
LO G I ECDo NE F 5. Neuveu de Donald Duck Epoque -
S F I TB DUYEPR 6. Parfume le pastis- Euro- O N
( DNCTNL .H AENAPTBLU
PW Z A NU R BG I G 7. Exclamation Condamn6e -
S MQ Z( ESY/ L PSHZ 8. Instruments de guerre- T P I
S E D T D P U/LI CAENSHO
S E N C F GGSWVA C P Membre de la police nazie.
S KWH ETULLVY DU D F
J Y N MSLKMI E TRPOT VERTICAL
SSQLRVNMY B M (I/O E U B N) VERTICAL
Guinee LV N-1. March de Mogadiscio 2. Inventer I I I I I I I
ArGnee Bissau-nie Moldavone-Beque-Leso 3. Plante comestible 4. Activity mentale pathologique Solutions de la semaine passee
Haiti Rwanda Macedoine Djibouti Belize 5. Article Habitudes 6. Intervenant \ TANAGRA
Salvador- Israel Slovenie -eNouvelle Caledonie 7. Ray es 8. Einsteinium Pareils.





EIo in B ref... (...suite de la page 2)
103. 3 fm Haitiens vivant a 1' tranger comme acteurs de la transformation nationale. L'institution
compte sur des universitaires chevronnds, des experts qui ont travaill6 dans
administration publique, dans le secteur priv6 et qui sont sp6cialis6s dans la recherche
scientifique et l'enseignement sup6rieur.
5h00- 6h30 Bon Reveil en musique
Un nouveau commandant de la Minustah
6h30-7h00 Au Pipirit chantant Le g6ndral brdsilien Floriano Peixoto Vieira Neto a &td nomm6 commandant de la force de la
journal creole avec Louini Fontal Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haiti (MINUSTAH) par le Secr6taire
g6ndral de 1'ONU, Ban Ki-moon.
7h00-9h00 M6lodie Matin avec Marcus M. Ban a inform le Conseil de s6curit6 de son intention de proc6der A cette nomination, a
Informations, Interview, Anecdotes, Humour, indiqu6 vendredi sa porte-parole, Michble Montas, lors de son point de presse quotidien
Analyses au siege des Nations Unies A New York.
Nos Chroniques: Le futur commandant de la force de la MINUSTAH a une experience 6tendue en matitre de
L'Editorialde Marcus
Au Quotidien avec Elsie commandement depuis qu'il a rejoint l'arm6e brdsilienne en 1973. I a d6ji servi au sein de
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville la MINUSTAH en 2004.
Les Sports avec Mario Bareau Le g6ndral Peixoto, actuellement base Brasilia, remplacera le g6ndral Carlos Alberto dos
Les Invit6s du Jour Santos Cruz.
M6lodie Matin chaquesamediestanim6 L'actuel commandant de la Minustah le g6ndral de division, Alberto dos Santos Cruz avait
par F6quiere Raphael succ6d6 au lieutenant g6ndral Jos6 Elito Siqueiro Carvalho enjanvier 2007.
Le premier commandant de la Minustah a &t6 le g6ndral Augusto Heleno Ribeiro qui avait
h-Midi Le disque de I'Auditeur remplac6 par Urano Texeira da Matta Bacellar Ce dernier s'dtait suicide enjanvier 2006.
animation James Pr6dvil .
Si sa nomination est confirmed, le g6ndral Floriano Peixoto Vieira Neto deviendra le 5e
12:00-12h30 Le Midi commandant brdsilien de la Mission de 1'ONU en Haiti.
informations avec Laury Faustin
Cit6 Soleil a un nouveau commissariat
12h30-2h00 Lady Blues avec Elsie Un nouveau Commissariat de police a &te inaugur6 le mercredi 25 mars dernier, grice un
Jazz, Blues, Swing, Ragtime financement du gouvernement am6ricain, dans le cadre de son programme << Initiative de
Stabilisation pour Haiti >> (HSI) dot6 d'un budget de 20 millions de dollars.
2h00- 3h00 C'est si Bon en chansons... Outre la rehabilitation et l'ameublement de ce commissariat, les Etats-Unis envisagent
Emissionde chansons francaises 6galement de lui procurer des 6quipements, du materiel roulant et d'offrir des s6ances de
formation sp6cialis6e aux officiers de police qui seront appel6s A servir la communaut6 de
3h-5h pm Le Bon Vieux Temps Cit6 Soleil, a fait savoir l'ambassadeur des Etats-Unis A Port-au-Prince, Janet A. Sanderson.
Retro-Compas Puisse ce bitiment symboliser le changement en cours dans cette commune, a souhait6 la
avecDoDaniel eaptainBilldiplomate, saluant les efforts de ceux qui ont contribu6 la concrdtisation de ce reve et

5h00 LeJournal de 5 heures assurant que cette initiative n'est que le d6but d'une multitude de grands projets A Cit6
Soleil.
avec Villette Hertelou
5h 30 pm Melodie & Company 29 Mars 2009 : La Constitution de 1987 a 22 ans
Diveloppement durable Le 29 mars a ramend le vingt-deuxieme (22eme) anniversaire de la Constitution haitienne
Mardi avec Bernard Etheart adopted en toute liberty lors d'un r6f6rendum avec plus de 95% de voix favorables.
7h-8h3 Am y S r cn Le CARLI souligne que ce texte garantit et protege tout un ensemble de principes
7h-8h30 AmorySabor con Luciani
d6mocratiques et de droits humains : le pluralisme iddologique, l'alternance politique, la
8h30- 9hoo Soir Informations separation des pouvoirs, la protection des droits des categories vulndrables, le respect de
la liberty individuelle, de la liberty d'expression, de reunion et d'association, le droit a la
9h00 10h30 Notre Grand Concert propri&te priv6e, l'information, A la s6curit6, etc. Tout en reconnaissant que 22 ans aprbs,
Lun. & Mer.: L'heure classique un amendement de la constitution s'av&re n6cessaire, le CARLI pr6vient que cette
Jeu. & Dim.: Jazz at Ten modification ne doit pas remettre en question les acquis d6mocratiques incorpor6s dans la
Judy Carmichael regoit ses invites loi-mbre du pays.
9h00 et au delA Cavaliers, prenez vos dames Convocation au Parlement
(Samedi) 50 ans de succspopulaires haltiens Parlement: le Ministre des finances convoqu6 pour le mardi 31 mars au Parlement, ainsi que
le directeur de la ULCC Unite de Lutte contre la corruption, Amos Durosier.
La convocation fait suite au rapport 6tabli par la ULCC dans lequel 42 d6put6s et 6
e a C t eta O e / s6nateurs sont sur une liste de personnes ayant b6ndficid de largesses de l'ancien
Sdirecteur de 1'ONA. La stance du mardi 31 mars a &te cependant reported A une nouvelle
date. Le RNDDH, de son c6te, declare que le Parlement n'a pas le droit de convoquer le
directeur gdndral de la ULCC.


A quand le vote du budget de la R6publique pour 1'exercice 2008/2009 ?
(EN BREF / p. 16)








Mercredi 1" Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 10


LET AREYITO

Jacksonville dimanch 8 fevriye 2009
Pou:
Chantal Pierre-Louis ki gen tinon: Fifi

Fifi, mache Fifi se konsa m'rele-w tou
Paske se non sila-a tout mounn ki renmen-w,
Tout fanmiy, tout zanmi-w, tout mounn ki konnen-w
Menm sa ki fenk we-w chwazi pou yo ba ou.

Men kounye-a, kwe mwen, si se mwen ki t'ap chwazi
Menmsi ta gen mounn ki ta fe jalouzi
We pa we vie pa vie, mwen ta rele-w Prenses
Men, sa pa ta sifi, pou mwen ou se Deyes

Se pa okenn lide se pa okenn dezi
Ki fe m'ap pran plezi fe-m ap fe koutwazi
Se Salman youn dyakout rekonesans mwen
M'ape bouske pou ou, toulejou, nan tout kwen

Gen kk bagay mounn fe, mezanmi, se pa rans
Le m'rete mwen pou m'sonje paketbe1 pefomans
Avek dokte Grefen ou fe pou onore-m
Mwen santi ou ta vie mete laglwa tou pre-m

Dab6, oun premye fwa, nan youn klib Margo,
Pandan dokte Grefen ak b1l fraz agogo
T'ap li ak elokans plizye powem Ulrik
Plizye powem klasik, plizye powem lirik.

Nan menm gwo night klib la ansuit youn dezyem fwa
Avek menm pfo6mans la avek kkkjss byen swa,
Ou t'asiste Grefen ki t'ap enteprete
Powem mwen te ekri pou b6l Jacqueline Beauje

Enfen, youn twazyem fwa ou te abiye byen bel
Ou te vini cheche-m mennen mwenjouk Jakmel
Grefen te akeyi-m nan b1l anbyans kiltir6l
B61 anbyans kiltirl youn mayifik otWl

Ou te mete-m chita anfas youn oditwa
Mwen te santi-m, ozanj, sa se tout youn istwa!
Apre youn ti diskou ak felisitasyon
Ou te lonje ban mwen oun plak dekorasyon

Emosyon mwen te gran, m'pa t'konn si m'te kontan
M'tannik resevwa-1 ak youn souri salman
An prezans youn bann mounn ki t'ape aplodi
Mwen pa te menm sonje youn mesi pou m'di

Mwen sonje te gen mounn ki te soti Lavale
Ki sotjouk nan n6 ki te soti Lenbe
Ki sot Marigo ki sot Kayjakmel
Pou vin nan ti f&t sa-a ki t'ape fe Jakmel

Se pa blagjounen sila-a te vremanvre byen bl!
Mwen gen rekonesans pou tout mounn ki te fl-1
Vin younjounen istorik, ounjounen kontantman
Pou youn awondisman pou tout youn depatman

Fifi, Mache Fifi mwen sonje sa tre byen
Apre Grefen ak ou an ondt Jakmelyen
Apre f&t-la te fini tout pwogram te fin bay,
Ou te akonpaye-m mennen-m tounen lakay

Kijan pou mwen bliye amabilite ou?
Kijan pou mwen bliye gangans atistik-ou?
Anon! mache Chantal, bagay sa-a pa posib
Pou ou, gratitid mwen ap toujou enfleksib

Emile Cdlestin-Migie(Togiram)
Jaksonvil-Florid




LOMEYANS POU

MONSEYE

DARBOUZE

Jou ki te Samdi 10 Janvye 2009, mwen t'al
vizite Msgr. G&rard Darbouze nan Legliz St. James.
Kite-m di se youn pr-t mwen respekte anpil e ki youn
model pou tout 16t pret-yo.
Monseye Gerard Darbouze fet Okay 18 Me
1929. Li fe etid li Okay nan lekol Les Frdres de


Page 15


l'Instruction Chritienne ak nan Lycde Philippe
Guerrier. L 1' rive nan 3em segonde, l'antre nanPetit
Siminaire College St. Martial, nan P6toprens, jiska
Filozofi. Apre sa, an 1951, l'al nan Gran Semine epi, li
6done PrMt 9 Jiy 1955.
Apre 6dinasyon-1, li travay nan Sid peyi
d'Ayiti nan plizye provens tankou Dammari, Jeremi,
Kavayon Manich. Se de Manich, li konseve pi plis
bon souvni. Nan tout pwovens kote li pase, li kite
anprent youn bon kretyen ki devwe pou pwochen-1,
youn pe katolik ki ankre nan vokasyon-1, ki deside
sakrifye-1 pou ede plis peche repanti epi ede gaye pi
Iwen nouvo Way6m Bondye-a.
Le anpil Ayisyen komanse imigre nan Miyami,
Pe Darbouze te vin preche nan youn retr&t paskal sou
envitasyon Pe Marcel Peloquin ki te Kire legliz
Notredam D'Ayiti nan ep6k sa-a. Pe Peloquin te
pwofite pou l'ankouraje-l vin travay Miyami paske pa
t'genyen pe ayisyen nan Miyami.
An desanm 1985, 1 m' te k6manse travay nan
Sant Katolik Ayisyen/Notre-Dame d'Ayiti Misyon, Pe
Thomas G Wenski nan ep6k-la te kire. Defen P4Albert
Saindoux ak Pe Gerard Darbouze te vikU. K k ane
apre, Pe Darbouze transfere k6m kire nan legliz St.
James. LU Pe Wenski vin Ev&k, Pe Darbouze retounen
nan Notredam k6m kire. Se nan ep6k sa-a mwen te
k6manse kolabore etwatman avek Pe Darbouze. Mwen
kapab di Pe Darbouze se youn misyone akonpli. Menm


devouman li te deplwaye anAyiti, se menm devouman
sa-a li te montre pou gaye b6n nouvOl-la nan Notredam,
nan legliz St. James, nan legliz Kriswa, nan Homsted,
Fot lodedal, nan Blgled etsetera kote 1' te pote paw6l
Bondye-a bay fidl yo chak dimanch...
Nan lopital Jaksonn, kote maladi mete mounn
nan dezespwa ak laper&z, Pe Darbouze, pase anpil ane
ap vizite malad yo. Lijwenn mo pou rekonf6te, bay sa
k'pedi lafwa ak lespwa pou rek6manse youn 16tvi nan
letenite.
Ep6k ane 80 yo, pa te gen anpil Pe Ayisyen
nan Florid tankou kounye-a, kote Granmet-la fe nou
anpil gras. Nou genyen plizye Pe Ayisyen pou kore
lafwa nou.
Mwen remesye Bondye pou privilkj li te ban mwen
pou m'te travay avek Monsey&. Grard Darbouze;
mwen gade youn bon souvni de li. Youn pret ki fe
travay li ak tout kU-l; Li toujou pare pou bay bon
konsey; pou 1' ede mounn k'ap travese move moman
epi li toujou ap bay bon ti blag pou detann nou.
Pou tout Ev&k, MonseyM, Pret, mwen te
rankontre sou wout-mwen ni Nan Nouy6k, ni nan
Florid, mwen mande Jezi pou beni yo, pou ankadre-yo,
pou ba-yo f6s avek kouray nan apostola yo.

Yolande Thomas (La sirdn Dyaman)

* * * * *


ANTEMAN MONSEYE GERARD DARBOUZE:

YOUN MANIFESTASYON LANMOUAK SENPATI


Depi nan maten bone bone, anpil moin te
rasanble pou di Monseye Darbouze Orevwa. Fanmi,
zanmi, tout kominote-a vin ede fanmi Monseye pote
lapenn nan. Timofin f 2 ranje devan pewon legliz St
Mary Cathedral, Bandw6l ble sou zep6l, pou bay
Monseye youn dnnye omaj
Anvan dize, plis pase 30 pe, pif6 nan yo
Ayisyen k6manse defile. S6ti nan prebiste rive devan
pewon legliz-la, tou pre k6biya kote sekey-la t'ap tann
kbmansman seremoni yo. Kbtej-la kanpe dr&t devan
p6t Katedral-la. Antretan, nan besment Katedral-la
twa Evek soti avek Achev&k Miyami-an Kleman
Favalora pou vin resevwa sekey-la avek delegasyon
pe yo. Achevek-la kbmanse avek mo sa yo: "Depi
nan batem-li, Gerard Darbouze vini pitit Bondye, li
rete pitit Bondye tout vi-l". Li beni seksy-la epi li
pran
t&t kbtej-la; li mache, yo pouse sekey-la jis devan
lotel-la.
Nan 6 premye ban devanyo, nanpati santral
Katedral-la, nou we Knights ofColombus, nou ta di
Chevalye Colomb yo. Yo te abiye nanteni tradisyonOl
yo ki ta remonte nan epbk Kwaze, Chevalye sa yo
nan legliz ameriken nan k6mansman 19 sy&k-la. Yo te
la pou bay PN Darbouze on&-respe paske se te premye
pe Ayisyen ki te tabli nan Miyami. Prezans Chevalye
sa yo ki gen youn rity1l apa, avek youn seri mouvman
senkronize tankou retire chapo panach-la, kole-1 sou
pwatrinyo, retire epe, pwente-1 an 1 nan moman ki pi
sakre nan lanmes-la, te kreye youn moman solanOl
nan seremon-an.
Legliz-la pa t'dekore an nwajan sa te konn
f&t lontan nan legliz katolik, kote chak sezon litijik,
chak evenman te vin ak koulk pa yo. Legliz la te san
dekorasyon, avek youn agrandisman foto Monseye
Darbouze, sou kote dwat lotel-la. Tout PN yo ak Evek
te abiye anblan. Pou anpil moin ki familye ak legliz
jounenjodi-a fe konnen, se pa t6lman lanm6 yo chante
nan anteman, men se selebrasyon pou youn kretyen,
ki pral resisite nan bra Bondye.
Seremoni-an dewoule tankou lanteman
youn gwo zotobre legliz, men prezans ayisyen,
abiyman, chapo medamyo rapleyountradisyonk'ap
disparlt nan legliz katolik, malgre vatikan-2 femenje
sou teni medam yo nan legliz, anpil moin toujou
kenbe chapo kbm youn eleman obligatwa 1 y'ap
asiste fonksyon nan legliz.
Nou ta di yo bliye Monseye Darbouze te
youn Ayisyen natifnatal. Chante nan mes-la te an
Franse ak Laten. Youn sl grenn chante te an Krey6l.
Monseye Wenski, evek Olando te fe youn orezon
pou Monseye Darbouze nan de lanng: Angle ak
Kreybl. Asistans-lan te tande nan lanng manman yo
paw6l el6j li t'ap pwononse pou Monseye Darbouze,
ki bay Bondye plis pase 54-an nan vi-1. Monseye
Wenski, raple traje difisil, traje manch lonng PN


Darbouze pase. Li pase 25-an nan dyos&z Okay
anvan li asepte pote sas6dbs li nan Miyami. Li
kbmanse vini Miyami pou bay bourad, pou prete
lamenf6t avek debakman ayisyen ki potko pale angle.
Twoupo Bondye-a te bezwen plis paste; PN Darbouze


Mgr Gerard Darbouze


nan epbk-la pa t' machande sevis li, li asepte misyon
nUf sa-a Bondye te konfye-1. Li monte desann depi
Wespalm rive desann nan Homestead, jam5 fatige,
san dekourajman, toujou prese. Apre Pe Darbouze,
16t Pe ayisyen desann nan bouk-la vin kore travay
youn pyonye tankou Pe Darbouze. Monseye
Wenski remesye tou Pn Jean-Pierre, nan pawas St
James ki te pran sou responsablite-1 Monseye
Darbouze, pandan tout tan li te malad la. Nan fen
Mss la, yo chante Libera mennjan ak tan lontan. Yo
antere Monseye Darbouze nan simitye katolik nan
Doral-Miyami.
Mgr Ernst Julmeus (Degoutan)








Page 16


MEN YON
GWO BATO K
AP POTE TOUT
MACHANDIZ
OU TOUPATOU


LI BW
PEPE


Rele ( 561 ) 845-7590 or ( 561 ) 845-8330

Fax ( 561 ) 845-7592 or ( 561 ) 842-9398

Toll free 1-877-845-8330 or 1-877-845-7590


STr M
HAIT
Q -


Se Sel koneksyon gwo bato ou genyen nan Palm Bea

Direction: 1-95 to Exit No. 74 ( 45th Street) East to Congress Ave, to North on Congress
King Jr Blvd go East on MLK Blvd ( making right hand turn ) this Rd takes you straight

As soon as you go over Old Dixie Hwy, before Guard Shack Make Ist Left hand turn yo



En Bref...
(... suite de la page 14)
Les d6putes avaient promis d'accorder le b6ndfice de l'urgence A la loi TOP HIT PARADE
de finance pour l'exercice fiscal en cours. La date du ler avril a meme Semaine du 30 Mars
te6 6voqu6e pour la presentation du rapport de la commission finances
charge d'analyser le document. Carimi: Live, Volume 3
2. Compile : Les plus beaux slows
Une nouvelle rencontre doit avoir lieu cette semaine entre les membres 3. Harmonick: Jere m'
de la commission et le ministre des finances et celui de la planification 4. Twoubadou: Lole Lolay
et de la cooperation externe afin de justifier les priorit6s du 5. Compil.: Duvalier a vie
gouvernement dans ce nouveau projet de budget qui a subi une 6. Coupe Cloue: La Legende Live
reduction. 7. Kreyol La: Kore'm
Selon le ministre Daniel Dorsainvil, la reduction de l'appui budg6taire 8. Misty Jean: Li Pa two ta
de 17 milliards de gourdes consecutive a la reduction du plan de 9. Compile : Summer Hits
d6caissement par les bailleurs, est la principale cause de la reduction de 1 L F E
l'enveloppe budg6taire. De plus, le grand argentier de la rdpublique
informe que 3 milliards de gourdes devant provenir
de la nouvelle taxation sur les appels t6l1phoniques,
ont &t6 enlev6s des provisions de recette. CAM-
Dans le nouveau budget de 80 milliards de gourdes,
le gouvernement a r6duit l'enveloppe
d'investissement de 2 milliards et celle de
fonctionnement de 1.7 milliard.


Mercredi 1"1Avril2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 10








KI VWAYAJE CHAK
1 5 JOU POU BWOTE
MACHANDIZ OU DIREK
AN AYITI SOU WAF ST
MARC, GONAIVES &
CAPE HAITI
OTE KONNTENE, BWAT
, KAMYON MACHIN EK-
SETERA


IARC







ch la

Ave to Martin Luther
to the Port of Palm Bch

>u will see our Sign


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94" Street
Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559) Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email: melodiefm hotmail.com
haiti-en-marche@hughes. net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896

Printed at Southeast Offset
L (305) 623-7788^^


SATURDAY MAY 10, 200
SPERM F OR M I N G LIVE **


TVICE HAUMONIK CAIMI E K VOLLA DJAKOUT Z LN


Al' Most GuesA
1 Il .ROC.IKM M Q1)4 entYWU(I UEZAbW _'a N"

I BICENTENNIAL PARK
ACIR DOWNTOWN MIAMI aox.u
1075 BISCAYNE BOULEVARD MIAMI, FL. FOR INFO: 305.945.8814
l ...-.- .UH W1H w W A 0 lX


ADOMI PURCHASING AGENCY
Tel.: 786-457-830 Fax: 305-75-0979 -mall pasacalIa@aol.com


POUR TOW VOS MATkt Equpements pour construction
Mflocs do voLae I/ Camion / Equlpcment m6dioal
Pir viom e par buatem


a 0


m .........


I




Full Text

PAGE 1

Haïti en Marche, édition du 1er au 7 Avril 2009 • Vol XXIII • Nº 10 Le lynchage en HaïtiPORT-AU-PRINCE, 25 Mars – Au Moyen-Age, on brûlait sous la moindre accusation de sorcellerie, c’était le prétexte à la mode. Puis ce fut le tour des Protestants d’être pris pour bouc émissaire dans l’Europe du Massacre de la Saint Barthélemy. Tout comme les Juifs. Les Tziganes. Jusqu’aux homosexuels. Tandis qu’aux Etats-Unis jusqu’au milieu du 20e siècle, tout noir était coupable sans qu’il ait besoin de jugement. C’est la loi du lynch. Il suffit que quelqu’un lance (pas n’importe qui, bien sûr, mais quelque célébrité du camp d’en face – le camp des biens pensants ou de la pensée dominante) : « c’est lui, je l’ai vu » pour qu’aussitôt on vous balance une corde autour du coup. Le lynchage, ce à quoi rime toute condamnation sans un jugement véritable, toute condamnation décidée à l’avance, où le jugement ne serait qu’une formalité parce qu’ « il » est coupable, cela ne saurait être autrement ! C’est un sorcier, je vous dis. Protestant au 16e siècle, juif au début du 20e, et jusqu’au milieu du siècle dernier le noir en Alabama. Ou s’il y a jugement, ce sont les tribunaux staliniens, où les accusés doivent inventer eux-mêmes leurs crimes « en direct ». Ou encore le Maccarthysme du nom d’un puissant sénateur américain des années 1950-1956 qui voyait un communiste dans chaque intellectuel, chaque savant, bref chaque tête qui ne lui revenait pas et qui a ainsi ruiné la carrière de bon (LYNCHAGE / p. 8) CONFERENCE DES BAILLEURSLe Gouvernement met les bouchées doublesPORT-AU-PRINCE, 30 Mars – Le gouvernement met la dernière main au dossier pour la conférence des bailleurs d’Haïti qui s’ouvre à Washington le 16 avril prochain. Les projets présentés par Haïti ont déjà été analysés lors d’une conférence préparatoire tenue récemment à Ottawa (Canada). Ce sont pratiquement les mêmes : infrastructures, relance de la machine économique, santé, éducation, pré-désastre … Il restait un travail à accomplir : mettre le tout dans un cadre de stratégie globale. L’empaquetage. Et une étiquette. Ready to deliver. Une sorte de Rapport Collier. Du nom d’une étude pour la relance économique en Haïti préparée et présentée récemment à Port-au-Prince par son auteur, le professeur Paul Collier, de l’université d’Oxford (Grande Bretagne), à la demande du Secrétaire général de l’ONU, Ban Kimoon.A l’ère des Doha et Davos …Une sorte de marketing à l’ère du cycle de Doha et des sommets de Davos, des G8, G20 etc, bref destiné aux grandes institutions financières internationales … mais plus sophistiqué qu’on ne pense puisque l’Etat haïtien a dû faire appel à une firme étrangère pour s’en occuper. Ceci dit, il y a plus important : la crise économique qui fait rage partout. (BAILLEURS / p. 4)Le salaire minimum bientôt un fait accompli et un accomplissementPORT-AU-PRINCE, 29 Mars – Le dossier du salaire minimum semble avancer. Vendredi le président de la commission Affaires sociales du Sénat, Mme Céméphise Gilles (Nord), a annoncé à la presse que la commission pourrait bientôt communiquer ses conclusions à l’assemblée des sénateurs pour le vote. La Chambre des députés a récemment approuvé de faire passer le salaire minimum de 70 gourdes qu’il est depuis 2003, à 200 gourdes. Après une rencontre la semaine dernière avec une délégation du patronat, comprenant la Chambre de commerce et d’industrie, l’Association des Industriels (ADIH), l’Association touristique etc, la commission de Mme Céméphise Gilles semble s’être rangée aux propositions émanant de cette rencontre comme une sorte de mi-chemin. Le vote des députés ne sera pas renversé totalement. Le salaire minimum de 200 gourdes entrera d’emblée en application pour le secteur du commerce et celui des services. Cependant les autres secteurs ont demandé une espèce de moratoire pour étager l’application des 200 gourdes sur au moins trois années. En commençant tout de suite par un minimum de 125 gourdes par jour. Le secteur le plus sensible est celui de l’assemblage ou production d’articles en textile. Celuici a fait comprendre qu’une (SALAIRE MINIMUM / p. 5) HAÏTIENS DE BOSTONUn frère tue ses 2 sœursMilton, 29 Mars – Un frère tue ses deux soeurs à Milton, un quartier de Boston (Massachusetts). La police a été appelée d’urgence. Quand l’agent arrive, il trouve Kerby Revelus, 23 ans, en train de décapiter pratiquement sa plus petite soeur. Le policier l’a abattu de 4 balles. Kerby venait de déclencher un massacre dans l’appartement familial. Deux cadavres ont été relevés à part le sien : celui de sa sœur Samantha Revelus, surnommée « Princesse », et de sa plus petite sœur, Bianca, 5 ans. Kerby Revelus est un jeune homme au tempérament violent, qui a déjà fait deux fois de la prison. Depuis sa dernière détention, il n’est plus reconnaissable, selon une autre sœur, Jessica, 21 ans, qui avait dû laisser la maison frère. Samedi les parents étaient au travail, quand Kerby perdit tout contrôle de lui-même. Cette scène horrible s’est déroulée au 7 Belvoir Road, à Milton (Boston, Mass). On ne saura pas ce qui a finalement déclenché cette violence aveugle, leur grand-mère se trouvait au sous-sol en train de faire la lessive. Kerby avait décidé de toute évidence de massacrer ses trois sœurs qui se trouvaient avec lui. Enlevant la vie à Samantha, 17 ans, et à Bianca, qui venait de fêter son 5e anniversaire. La troisième, Saraphina, 9 ans, échappa par miracle au massacre. Elle a été hospitalisée avec des blessures profondes. On ne dit pas si Kerby Revelus, qui a été abattu par le policier appelé sur les lieux, était sous l’effet de la drogue. Ni les raisons pour lesquelles il avait fait deux fois de la prison, en dehors de son tempérament colérique. familiale à cause des sautes d’humeur de son Samantha Revelus, 17 ans, tué par son frère samedi Le canal du Bois de Chêne (Port-au-Prince) est plein à ras bord. Sans garde fous, véhicules et piétons risquent constamment de s'y noyer (photo Robenson Eugène)

PAGE 2

Page 2 Mercredi 1er Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 10 (EN BREF / p. 14) EN BREF ... EN PLUS ... Le dollar est-il en voie de disparition?PORT-AU-PRINCE, 27 Mars – Donc il n’était pas si fou le De Gaule quand il décidait au début des années 60 de sortir la France de la zone dollar pour revenir à l’étalon or, dénonçant ce « privilège exorbitant » des EtatsUnis. Peu auparavant il avait retiré aussi la France du commandement militaire de l’Alliance atlantique (OTAN) estimant que le peuple français devait avoir la liberté de savoir si une guerre mérite qu’il y participe ou non. Beaucoup s’en moquaient. Mais voici qu’en 2003, le président Chirac décida de ne pas se joindre à l’Amérique de George W. Bush dans la guerre en Irak. Toutefois la semaine dernière, son successeur Sarkozy réintégra le haut état-major de l’OTAN. Cependant ce qui ne fait pas rigoler, c’est la menace que vient de brandir la Chine, la plus grande machine de production commerciale du monde, contre l’étalon dollar. Le dollar américain. Pékin suggère de recourir à une nouvelle monnaie qui serait utilisée sous supervision des grandes institutions financières internationales, dont le Fonds monétaire international (FMI). Les autorités chinoises, qui disposent des plus grandes réserves monétaires de la planète, n’ont pas désigné la monnaie américaine nommément, mais personne n’est dupe. Et d’ailleurs le président Obama s’est arrangé pour rappeler que le dollar américain n’est en rien affecté par la crise économique actuelle. Le dollar reste fort, selon Barack Obama. Oui, le dollar est fort, mais à quel prix ! Les Etats-Unis ont la plus grande dette extérieure au monde : plus de 3.000 milliards de dollars. On connaît la formule cavalière de Richard Nixon : « C’est notre monnaie, mais c’est votre problème. » Cependant personne n’a de problème à prêter aux Etats-Unis, puisque c’est, du moins, depuis la fin de la Seconde guerre mondiale (19411945), la meilleure machine économique de la terre, donc toujours un bon placement. Mais voilà, survient la crise économique actuelle, la plus grave depuis la Grande dépression de 1930. Lui-même le président Obama a reconnu dans un éditorial distribué ce mercredi (25 mars) à la presse, que son pays est « en partie responsable de la pagaille actuelle à laquelle tous doivent faire face. » Washington qui a déjà adopté deux plans de relance d’environ 800 milliards de dollars chacun a besoin urgemment de cash et est en train de vendre à tours de bras des bons du Trésor. Quel meilleur client que la Chine qui dispose du plus grand réservoir de devises de la terre : plus de 2.000 milliards, incluant les autres pays asiatiques. Aussi la déclaration de Pékin à propos de la possibilité de choisir une nouvelle monnaie étalon est-elle une réaction à certaines pressions américaines … ou les Chinois ont-ils véritablement l’intention d’ouvrir les hostilités contre le dollar vert ? Il y a quelques années, Fidel Castro agitait déjà une telle menace. Le lider maximo faisait savoir que si les Américains persistent à ne pas vouloir lever leur embargo vieux de 40 ans, Cuba pourrait indexer son peso sur l’Euro plutôt que sur le dollar. Mais Cuba à ce niveau n’a pas les moyens de sa politique, tandis que la Chine c’est autre chose. Bien qu’il ne soit pas encore possible pour l’industrie chinoise de continuer à prospérer sans le grand marché nordaméricain. Cependant d’aucuns tendent à croire que la crise actuelle, partie des Etats-Unis, serait un signe des temps. Ceux-là questionnent certains moyens qui ont été utilisés par l’oncle Sam pour pouvoir rester la plus grande puissance économique de la planète depuis un demi-siècle. Ainsi pour renflouer le dollar, des accords exclusifs conclus avec les pays pétroliers du Golfe sur une base : sécurité militaire américaine garantie contre l’investissement aux Etats-Unis des revenus du pétrole. De tels accords fonctionnent depuis plusieurs décennies avec l’Arabie saoudite, le Koweit, la République arabe unie et les autres émirats … Ainsi que l’Iran jusqu’au renversement du Shah en 1980. Et ailleurs, quoique moins directement, avec par exemple le Venezuela, jusqu’à l’arrivée de Hugo Chavez. Le tout sous le couvert de la rivalité entre les blocs capitaliste et communiste. Mais le mur de Berlin est tombé. Aujourd’hui nous vivons en globalisation économique et chacun a le droit d’aller prendre son bien là où il le trouve. On peut penser que même ceux qui ont été des alliés fidèles des Etats-Unis, y compris dans le Golfe arabo-persique, sont aujourd’hui ardemment courtisés par les nouveaux géants en devenir, dont la Chine. Les Etats-Unis sortiront-ils des crises aussi fortes qu’auparavant, si ce n’est davantage, comme l’a promis le président Obama dans son récent discours sur l’état de l’Union ? En tout cas, plus vite ils en sortiront, moins ça facilitera les entreprises des autres puissances commerciales voire économiques rivales. Par contre nous les Haïtiens, nous ne devrions nous faire aucune illusion. Quelles que soient nos croyances politiques ou idéologiques, enfermés jusqu’au cou dans la zone dollar et ne possédant pas de super matelas de devises ni de ressources stratégiques indispensables, un tel changement ne nous apporterait que davantage de problèmes. Du moins dans les premiers temps … pour ne pas dire de notre vivant ! Mélodie 103.3 FM, Port-au-PrinceUn policier et sa femme attaqués par des bandits à Delmas 2Un policier en civil et sa femme ont été attaqués à Delmas 2 par des bandits armés lundi matin (30 Mars). Grièvement blessés, ils ont été transportés à l’hôpital de Médecins Sans Frontières à Delmas 19. Aucune arrestation n’a été effectuée.Environnement: le gouvernement aurait décidé de prendre le taureau par les cornesDes dizaines de propriétaires et propriétaires auto-proclamés défilent au Morne Garnier (Bourdon) depuis le début des opérations de démolition et de déguerpissement le 27 mars, pour connaître le sort de l’espace qu’ils disent posséder. Ils ont tous des titres de propriété en main. Certains ont fait appel à un juge de paix ou à un avocat pour faire le constat des dégâts. D’autres disent prendre des dispositions pour traduire l’Etat en justice. Mais les responsables du gouvernement, eux, sont formels. Il s’agit d’une zone d’utilité publique. Une date a été fixée: le 8 AVRIL. Les habitants du Morne Garnier ont jusqu’à cette date pour déguerpir. Aucune construction ne sera tolérée sur les lieux. De même aucun élevage, aucun jardin non plus. Et ce n’est qu’un commencement. Les agents du Corps de surveillance environnementale sont sur les lieux et y resteront aussi longtemps que cela s’avérera nécessaire.Vaste opération de nettoyage à TabarreElle a commencé depuis plusieurs jours et c’est à longueur de journée qu’on voit sur les lieux camions, pelles mécaniques, bulldozers. Une bonne partie de la population est aussi sur les lieux prêtant leur concours à ce nettoyage de leur localité. Souhaitons que cet exemple fasse tache d’huile et soit suivi par les mairies d’autres localités.Haïti : les enfants toujours la cible des kidnappeursLe kidnapping fait encore des victimes en Haïti. Après l’enlèvement d’un couple signalé le 24 mars non loin de la place Jérémie, deux écoliers et leur conducteur ont été enlevés le 27 mars à Torcelle, à bord d’un Izusu Trooper de couleur grise. Malgré une intensification de la présence policière dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, les kidnappeurs ne veulent pas lâcher prise.La chambre sanctionne le député d’AquinUn mois sans intervenir dans les séances publiques à la chambre basse et sans faire de déclaration à la presse, telle est la sanction adoptée contre le député d’Aquin, Emmanuel Fritz Gérald Bourjolly, à l’issue de la séance spéciale du 26 mars. Le parlementaire, qui s’est excusé ensuite publiquement, avait violemment interrompu le 17 mars dernier une convocation du Premier ministre en arrachant le micro des mains du président du bureau de la chambre.Une importante délégation du New England Human Rights Organization nous visiteInvitée par des étudiants haïtiens vivant en République dominicaine, la délégation conduite par le Dr Josué Renaud, a passé plusieurs jours aussi en Haïti, où elle a rencontré le Parlement haïtien, la presse et de nombreux autres secteurs. La délégation en a profité pour mettre le public au courant de certains dossiers qui traînent depuis longtemps, comme celle de 60 compatriotes de la diaspora qui, après avoir investi en Haïti dans l’achat de terrains ou de maisons, se voient spoliés de leurs biens, soit par des locataires qui refusent de remettre la maison à son propriétaire, soit par des bandits qui se sont installés sur les propriétés et refusent de partir. La délégation a aussi parlé du dossier de deux conteneurs envoyés en Haïti depuis l’année 2006, un don des compatriotes de la diaspora à l’hôpital Justinien du Cap-Haïtien, mais qui ne sont jamais arrivés à destination. Les conteneurs seraient toujours bloqués en douane, et cela depuis trois ans. A bord se trouvent 200 lits d’hôpital (prix d’un lit : US $ 2.000.00) et du matériel pour salle d’opération et service d’orthopédie. 800.000 dollars américains, c’est à quoi on estime le matériel contenu dans ces deux conteneurs qui avaient été loués par le leader américain Jesse Jackson et qui ne sont jamais retournés aux Etats-Unis. Josué Renaud a directement mis en cause le Directeur général de la santé publique qui aurait été en charge du dossier. Le Dr Gabriel Thimothée a répondu que “c’est un malentendu qui explique que le matériel n’ait pu être dédouané. Le manifeste accompagnant l’expédition a été égaré, c’est l’unique raison du retard.Jacques Edouard Alexis reparaît sur la scène …Jacques Edouard Alexis, ancien Premier ministre écarté du pouvoir en avril 2008 par le Sénat, reparaît avec le lancement le jeudi 26 mars dernier d’une institution de recherche et de formation ”au service de la démocratie et du changement”. Le CENAREF (Centre national de recherche et de formation) n’est “ni un parti politique ni une ONG », a tenu à souligner Jacques Edouard Alexis, mais une institution destinée à former des cadres appelés à servir l’Etat. M. Alexis a indiqué que le Centre qui se consacrera à la formation de cadres politiques afin d’assurer la relève du leadership démocratique en Haïti, entend également encadrer les parlementaires et répondre à des demandes de l’administration pour la bonne gouvernance. Dans une vision large, le CENAREF ne souhaite laisser de côté aucun secteur. Il fonctionnera comme une sorte d’école libre « une université citoyenne » qui mettra en valeur le patrimoine national et l’identité nationale. Jacques Edouard Alexis entend aussi intégrer dans le CENAREF, les

PAGE 3

Mercredi 1er Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 10 Page 3 SOMMAIRESOMMAIREL’ACTUALITE EN MARCHE Risques sismiques sur Haïti: La menace est réelle selon les experts Port-au-Prince.-Tout au début de son exposé sur les risques sismiques, l’ingénieur Claude Prépetit a précisé qu’il ne voulait pas alarmer. Cependant à la fin de sa présentation, les participants réunis le 25 mars à l’hôtel Montana, à l’initiative de l’AGERCA (Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Activités), ne pouvaient cacher leurs préoccupations et même leur inquiétude face à cette menace qui plane sur nous tous. L’ingénieur Prépetit a rappelé les séismes de 1751, 1842, 1953 et jusqu’au plus récent de Mai 2005 avec une magnitude de 4.2. Tenant compte des archives sismiques disponibles et des études réalisées, un séisme de magnitude 7.7 nous guette aujourd’hui. « Il ne s’agit pas de se demander si Haïti sera frappé par un séisme, mais quand. Nous avons été frappés, nous le serons encore », a insisté le géologue. La question est de savoir aujourd’hui si nous sommes prêts. Il est évident que la réponse est non. Haïti devra attendre l’aide internationale aujourd’hui pour toutes formes de catastrophe. L’aide avait dû venir de la Guadeloupe pour le simple effondrement d’une école à Nérette (Pétionville), a rappelé l’ingénieur Prépetit. Ce n’est pas le tremblement de terre qui tue mais les constructions anarchiques. Voilà pourquoi l’inquiétude grandit tous les jours en Haïti. Les 39 bidonvilles recensés dans la zone métropolitaine représentent près de 2 millions d’habitants et occupent 67.35% de l’aire urbanisée. Un constat alarmant, selon les responsables de la Protection civile. Marie Louise Augustin Russo de l’AGERCA, a lancé un appel à la société civile pour son implication dans cette cause qui nous concerne tous. «Danje a pou nou tout!» a-t-elle souligné, comme l’indique le slogan de l’AGERCA. Quoiqu’il en soit, à coté des efforts de la société civile et de la communauté internationale, il serait irréaliste de croire que la bataille peut être gagnée sans la mise en place d’une force publique ayant pour mission première la prévention et la gestion des catastrophes naturelles. Alertehaiti.ht Inauguration du nouveau Commissariat de Police de Cité SoleilLe mercredi 25 mars 2009, l’Ambassadeur des Etats-Unis, Janet A. Sanderson, a participé à la cérémonie d’inauguration du nouveau Commissariat de Police de Cité Soleil. Le gouvernement américain, dans le cadre de son programme dénommé Initiative de Stabilisation pour Haïti (HSI), a financé la réhabilitation et l’ameublement de ce commissariat pour la commune de Cité Soleil. Les Etats-Unis concrétisent également leur promesse de procurer des équipements et d’offrir des séances de formation aux officiers de police qui seront appelés à servir la communauté de Cité Soleil, y compris l’octroi de dix véhicules pick-up double cabine, des matériels de service, d’appareils de communication et des séances de formation spécialisées sur les techniques de police communautaire. L’Initiative de Stabilisation pour Haïti dont le budget s’élève à 20 millions de dollars, a été un modèle réussi de ce qui peut être obtenu quand des projets visant l’amélioration des conditions de sécurité, des conditions de vie, et incluant des opportunités d’emplois et d’aide à l’éducation sont combinés et concentrés dans une zone géographique bien spécifique. La construction de ce bâtiment qui a été réalisée et supervisée par la firme de construction américaine, le DynCorp, a coûté un million de dollars américains. Les contracteurs et ouvriers qui ont participé à la réalisation de ce projet sont tous des résidants de Cité Soleil. Ces derniers ont travaillé à Cité Soleil dans des projets de plus petites envergures financés par le gouvernement américain il y a de cela 18 mois. La firme DynCorp leur a offert une formation complémentaire afin des les aider à intégrer cet important projet, toujours dans la perspective d’améliorer la Cité Soleil et de favoriser le développement économique dans la zone. Les ouvriers et compagnies de Cité Soleil qui ont travaillé sur ce projet ont gagné environ 500 mille dollars américains; un montant qui a été directement injecté dans l’économie de la commune. Dans son allocution de circonstance, l’Ambassadeur des Etats-Unis a souhaité que «les investisseurs du secteur privé continuent d’employer ces contracteurs et ces ouvriers dans d’autres nouveaux projets de construction de la zone tout comme le gouvernement américain compte poursuivre son travail afin d’offrir d’autres opportunités aux citoyens de Cité Soleil». Tout en applaudissant le travail assidu de 32 officiers de la PNH affectés actuellement à ce poste de police, lesquels étaient les premiers à être basés à Cité Soleil pendant plusieurs années; l’Ambassadeur (COMMISSARIAT / p. 5) L ’EVENEMENT A Boston, un jeune Haïtien tue ses deux soeurs p.1 DERNIERE HEURE Conférence des bailleurs : Le gouvernement met les bouchées doubles p.1 SUSPENSE Le salaire minimum bientôt un fait accompli et un accomplissement p.1 ANAL YSE Le lynchage en Haïti p.1 ECONOMIE Le dollar est-il en voie de disparition ? p.2 Les Haïtiens peinent à se nourrir 1 an après les émeutes p.6 ET A T D’ALER TE Risques sismiques en Haïti : la menace est réelle p.3 ACTUALITE Cité Soleil : un nouveau commissariat de police p.3 SENA T ORIALES 19 A VRIL Plus 4 millions de bulletins déjà imprimés p.5 Sécurité Minustah p.5 HERIT AGE L’esprit du carnaval d’antan p.9 LIBRE PENSER Pensée agissante ! p.10 Haïti : du non au nom p.10 SANTE Tuberculose-Sida en Haïti : l’OMS s’inquiète p.11 REGRETS UNANIMES Lantèman Monseyè Gérard Darbouze p.15

PAGE 4

Page 4 Mercredi 1er Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 10UNE ANALYSE Fort Lauderdale, FL, 5 Novanm 2008 – Amerijet International, Inc. anonse lansman yon sit entènèt pi enteresan www.amerijet.com. Nouvo sit la founi yon baz kominikasyon ki pèmèt klyan an jwenn tout enfòmasyon li bezwen sou transpò pa avyon, sou lanmè ak atè, fè rezèvasyon pou transpò machandiz ak benefisye yon kantite fonksyon administratif ak kontabilite. “Nouvo sit la bay klyan an plis enfòmasyon e sitou pi rapid sou machandiz li ak sou account li nan konpayi an. Sit la kalkile ak devlope pou fè tout bagay pi fasil pou klyan an kit se machandiz lap voye, kit se efè pèsonèl” dapre Pam Rollins, vis-prezidan Biznès Devlopman. MyCargo ofri yon prosede senp e efikas pou kanalize flo enfòmasyon yo e pou founi enfòmasyon an pi vit pou ede klyan an ekonomize tan ak lajan. Nou vle ofri klyan an yon prosede “One-StopShop”, sa vle di nou vle ofri li plizyè solysyon o chwa – avyon, bato oswa tren ou kamyon quit se machandiz pou ekspòtasyon, kit se pou enpòtasyon. Nan mwa kap vini yo, Amerijet pral introdui lòt avantaj sou website li a. Pamela Robbins ajoute : “Klyan yo ki enterese nan teknoloji ap ede nou bay konpayi an plis ekspansyon et pèmèt klyan yo planifye shipment yo lontan a lavans.” Amerijet International, Inc. founi yon sèvis entènasyonal konplè e sou tout fòm – pa avyon, pa bato ak atè. Konpayi an baze nan Fort-lauderdale (Florid) e li gen ofis sou tout tè a ak destinasyon nan North, South ak Central Amerika, Mexico, Karayib, Leròp, Lazi ak Middle-East. Amerijet itilize alafwa Boeing 727-200 ak Boeing 767-200 depi prensipal baz li ki se Miami International Airport. Pou plis enfòmasyon, vizite Amerijet sou sit entènèt la www.amerijet.com Kontak Media: Christine Richard, Amerijet International 954320-5354.AMERIJET INTERNATIONAL, INC. LEGAL ANNOUNCEMENT OF SOLICITATIONS MIAMI-DADE COUNTY MIAMI, FLORIDAMiami-Dade County, Florida is announcing the availability of solicitations for contract opportunities, which can be obtained through the Department of Procurement Management (DPM), from our Website: www.miamidade.gov/dpm . Vendors may choose to download the solicitation package(s), fr ee of charge , from our Website under “ Solicitations Online”. Internet access is available at all branches of the MiamiDade Public Library. It is recommended that vendors visit our Website on a daily basis to view newly posted solicitations, addendums, revised bid opening dates and other information that may be subject to change. Interested parties may also visit or call: Miami-Dade County Department of Procurement Management Vendor Assistance Unit 111 NW 1st Street, 13th floor, Miami, FL 33128 Phone Number: 305-375-5773 There is a nominal non-refundable fee for each bid package and an additional $5.00 handling charge for those vendors wishing to receive a paper copy of the bid package through the United States Postal Service. These solicitations are subject to the “Cone of Silence” in accordance with County Ordinance No. 98-106. Miami-Dade County has streamlined the process for accepting bids and proposals by requiring vendor affidavits only once – at the time of vendor registration. Starting June 1, 2008, vendors will be able to provide required affidavits one time, instead of each time they submit a bid or proposal. Solicitations advertised after June 1st will require that all vendors complete the new Vendor Registration Package before they can be awarded a new County contract. Obtain the Vendor Registration Package on-line from the DPM website. Haïti ne peut espérer grand chose. Raison de plus pour ne rien négliger. Le gouvernement haïtien ne l’a pas déclaré formellement, mais personne n’ignore que l’assistance internationale sera diminuée drastiquement. De plus de 45%, dit-on dans les hautes sphères.CONFERENCE DES BAILLEURSLe Gouvernement met les bouchées doubles(BAILLEURS... suite de la 1ère page) grandes agences étatiques (Département d’état, Conseil national de sécurité, Homeland security ou ministère de la sécurité intérieure etc). Outre les informations glanées par le président Barak Obama luimême au cours d’entretiens avec des chefs d’Etat étrangers (Michaëlle Jean, Gouverneure générale du Canada ; le président brésilien Lula da Silva ; le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon). Des choix calculés mais aussi des décisions énergiques et osées. Bref, Obama ou le retour à l’autorité de l’Etat. On ne peut en dire autant de l’Etat haïtien aujourd’hui. Car des sursauts d’autoritarisme ne remplacent pas l’autorité de l’Etat ! Cependant il faut compter aussi avec d’autres acteurs haïtiens dans la capitale fédérale américaine et qui doivent vouloir profiter eux aussi de ce momentum pour faire avancer leurs pions. Ce sont les opposants au président René Préval proches de ce groupe de pression qui a joué un rôle clé dans le renversement du président Aristide en 2004, le Haiti Democracy Project. Mais également quelques partisans inconditionnels de l’ex-président Aristide au sein du Black Caucus. A ce niveau c’est le black-out total, évidemment.Les Nations unies craignent un dérapage …Cependant un autre important atout du gouvernement Préval-Michèle Pierre-Louis, c’est la présence internationale en Haïti. On a vu toute l’agitation qui a caractérisé cette dernière au fur et à mesure de l’approche de la date du 16 avril de la conférence des bailleurs. C’est l’ONU toute entière débarquant dans nos murs : Secrétaire général, Conseil de sécurité, Rapport Collier et consorts. Les Nations unies craignent de toute évidence un dérapage de la situation haïtienne – à un niveau ou un autre (politique, économique, alimentaire, environnemental) qu’on lui mettrait aussi bien entendu sur le dos. Mais d’un autre côté, l’ONU mise sur un engagement plus franc et mieux coordonné du gouvernement haïtien pour convaincre là où elle-même n’a pu suffisamment. On se souvient de la demande avortée du PNUD pour collecter 100 millions de dollars au lendemain des ouragans de août – septembre 2008. Enfin, puisqu’il faut un label pour accompagner le dossier Haïti, pourquoi ne pas proposer : Les Haïtiens ne demandent qu’à être mis au travail, ils en ont marre d’être appelés les plus misérables de la terre alors qu’ils n’en sont en rien responsables. E que cela soit écrit ! Marcus, 30 mars 2009 Le gouvernement haïtien va donc probablement essayer de jouer tous ses atouts de ce côté.Le retour à l’autorité de l’Etat (non l’autoritarisme) …Cependant il faudrait commencer par ajuster nos violons avec la philosophie du nouveau locataire de la Maison Blanche qui est un mélange de prudence en matière économique mais sans verser dans l’autarcie paralysante au nom de la sacro-sainte macro-économie (comme ce qui nous a donné les émeutes d’avril 2008) Les Européens ne cachent pas leur hésitation à prendre le moindre engagement.L’atout Obama …Notre principal support, c’est l’administration Obama. Le nouveau président des Etats-Unis voudrait essayer de « fixer » (en français, corriger) autant que possible l’hémorragie en tout genre qui caractérise Haïti. Y compris la fuite de nos compatriotes. Aussi bien les voyageurs clandestins ou boat people que les cadres (« brain drain »). L’administration Obama a déjà tenu plusieurs rencontres sur Haïti au niveau des ministères et des – et de mettre les petites catégories sociales d’abord (« put people first »). Le PM Michèle Pierre-Louis assistant à l’inauguration au Lycée Pétion du premier centre culturel et éducatif ECART, une initiative du Ministère de la Culture (Robenson)

PAGE 5

Mercredi 1er Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 10 Page 5 DE L’ACTUALITE Klas la jounen kou le swa Assitans pou jwenn travay Orè fleksib 866.926.9661 www.ATITrainingFL.com Gen èd finansyè si ou kalifyePRAN DEVAN NAN YON EKONOMI PWENN FE PACAREER EDUCATIONATI Career Training Center … Miami, Florida is a branch location of the Oakland Park, Florida campus. € Teknisyen nan sèvis otomobil € Teknisyen nan systèm elektronik € Teknoloji jeni elektronik € Teknisyen nan refrijerasyon ak è kondisyone € Administre tout on rezo € Teknoloji administrasyon biznèsRele pou yo ba ou tout lis klas pogram lan ofri. Yo pa mande ni diplòm HS ni GED. Chache enfòme ou san pèdi tan. 4 locations nan Miami/Fort Lauderdale Pogram yo varye selon kote ou ale a.Vin suiv yon training pour yon bèl karyèLe salaire minimum bientôt un fait accompli et un accomplissementaugmentation aussi brusque (selon lui, ce serait de l’ordre de 200%) pourrait ruiner toute possibilité d’attirer des investissements dans le pays, spécialement dans le cadre de Hope 2, la loi qui ouvre plus largement le marché américain aux articles assemblés en Haïti (textile, électronique etc).Une question de confiance-méfiance …De leur côté, les syndicats ouvriers ont accepté de revoir leurs prétentions à la baisse (certains réclamaient jusqu’à 450 gourdes comme salaire minimum) pour se rallier aux 200 gourdes votées par les députés … mais d’application immédiate et obligatoire pour tous les secteurs en même temps. Par expérience, les syndicats disent ne pas pouvoir faire confiance aux promesses du patronat pour une application par paliers comme dans la proposition du secteur de l’assemblage. Ils prennent pour exemple que les 70 gourdes votées en 2003 devaient être réajustées chaque année fiscale conformément au coût de la vie et au taux de l’inflation. Et d’ailleurs comme stipulé dans le Code du Travail de 1984 toujours en vigueur, en son Article 137. Cela n’a point été. Secundo, le principal obstacle viendrait de l’Etat haïtien qui ne se comporte pas en arbitre, mais plutôt comme un complice du patronat en ne faisant jamais aucun effort pour mettre à exécution les engagements pris par ce dernier. Tertio, les troubles politiques récurrents et qui plongent à chaque fois le pays dans une anarchie généralisée.Le temps c’est de l’argent …La balle paraît donc actuellement dans le camp du gouvernement. Jusqu’à présent celui-ci ne s’est pas beaucoup manifesté dans ce dossier. Il y a aussi cette proposition de la part de la Chambre de commerce et d’industrie de mettre quelques-uns des autobus récemment acquis par le gouvernement au service exclusif des ouvriers qui vivent en dehors de la capitale, cela dans une sorte de partenariat entre les trois secteurs : public, privé et ouvrier. De leur côté aussi, les patrons ont leurs revendications en termes de mesures d’accompagnement. En premier lieu, l’électricité qui chaque fois qu’on dit qu’elle va s’améliorer se met au contraire à disparaître à nouveau (comme c’est actuellement le cas) … Ensuite, le port de Port-au-Prince, si cher qu’on gagnerait à aller débarquer dans le pays voisin pour entrer en Haïti par la frontière terrestre. Evidemment, un énorme gaspillage de temps et d’argent. Un tel pays ne peut aspirer à être compétitif sur un marché où plus que jamais le temps c’est de l’argent.Le débat démocratique …Conclusion : les positions des deux principales parties en cause (patronat et ouvrier) se sont suffisamment rapprochées pour déboucher éventuellement sur un vote définitif. Par contre, le seul secteur à n’avoir encore pris aucun engagement dans le dossier c’est curieusement l’Etat, malgré sa mission sacrée de régulateur et de protecteur des institutions. Engagement de faire respecter toutes les dispositions de la prochaine loi sur le salaire minimum. Car ce n’est pas un simple chiffre (et puis après on oublie tout), non, c’est une loi avec toutes les dispositions engageant les uns envers les autres, et vice versa. Oui, le seul absent c’est l’Etat dont nous vient tout le mal. Et non pas forcément la Constitution comme lui-même le prétend. Notons pour finir qu’il y a un premier grand gagnant dans tout cela : le débat démocratique ! Haïti en Marche, 29 Mars 2009Inauguration du nouveau Commissariat de Police de Cité SoleilSanderson a également salué la direction de la Police Nationale d’Haïti pour sa vision de réintégrer la police dans la vie de la communauté de Cité Soleil. Selon l’Ambassadeur Sanderson: «De récents sondages ont démontré qu’une majorité de la population haïtienne croit que la performance de la Police Nationale d’Haïti s’est améliorée au cours de l’année écoulé, et comme résultat, la PNH bénéficie d’une meilleure considération de la part des citoyens, l’élevant au rang de l’institution la plus respectée du pays. Le gouvernement américain salue la direction de la PNH pour sa vision de réintégrer la police dans la vie de cette communauté en vue de rester fidèle à sa devise qui est de protéger et servir.» L’Ambassadeur Sanderson reconnait que cette cérémonie symbolise le retour à la normalité dans une communauté qui, ces dernières années, était célèbre, pour sa violence et l’absence de l’Etat de Droit, et souligne toutefois qu’elle n’est que le début d’une multitude de grands projets que cette communauté aura à réaliser en parfaite relation avec la PNH. Par ailleurs, le gouvernement des Etats-Unis attend l’approbation du gouvernement haïtien pour entamer la construction d’un sous-commissariat au Wharf de Cité Soleil, laquelle il souhaite, sera bientôt possible. (... suite de la page 3) (SALAIRE MINIMUM... suite de la 1ère page) POLITIQUESénatoriales 19 Avril : Plus de 4 millions de bulletins déjà imprimés25 mars 2009 Le porte-parole de l’institution électorale a annoncé mercredi que le CEP a déjà procédé à l’impression des bulletins de vote pour les sénatoriales du 19 avril. Selon lui, le processus va bon train et tout sera prêt avant la date du scrutin. Suite au lancement officiel de la campagne électorale, il y a dix jours, le CEP a procédé à l’organisation d’un séminaire pour les membres des bureaux électoraux départementaux et communaux dans le pays afin de permettre à ceux-ci de mieux maitriser la cartographie électorale, d’après le porte-parole Frantz Bernadin. D’autre part, M. Bernadin indique que les membres de plusieurs bureaux ont procédé par tirage au sort pour déterminer les représentants des différents partis dans les bureaux de vote. Pour ce qui est du centre de tabulation, il affirme que les techniciens travaillent activement en vue de le remettre en fonction. « On est en train de passer les câbles, d’installer les programmes informatiques et de réparer la toiture de l’immeuble qui loge le centre à la Sonapi. En plus des techniciens étrangers, on aura des experts haïtiens également au centre », informe-t-il. Le seul obstacle jusqu’ici, c’est l’installation des membres de certains BEC. En effet, dans plusieurs communes, la population s’est opposée à l’installation de ceux-ci arguant qu’ils ne sont pas les vrais lauréats. Le porte-parole du CEP soutient d’un autre côté que la machine électorale n’a jusqu’ici enregistré aucune infraction de la loi électorale de la part des candidats malgré le fait que plusieurs d’entre eux affichent leurs photos sur des édifices privés et publics au mépris des prescrits de la loi. PC/ HPN La Minustah garantit la sécurité pour les élections du 19 avrilHPN, le 26 mars 2009 La mission de l’ONU en Haïti, Minustah, a annoncé jeudi que ses composantes militaires et policières seront mobilisées pour garantir la sécurité des élections sénatoriales partielles prévues le 19 avril prochain. En appui à la police nationale, la Minustah mettra l’ensemble de ses bataillons au service du processus électoral, pendant le transport du matériel électoral de Port-au(MINUSTAH / p. 6)

PAGE 6

Page 6 Mercredi 1er Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 10 ECONOMIEDe nombreux Haïtiens peinent à se nourrir un an après la crise alimentaireGONAIVES (Haïti), 20 mars 2009 (AFP) Un an après le début de la crise alimentaire marquée par des émeutes de la faim en Haïti, une Jean-Pierre Mambounou, responsable du Programme alimentaire mondial (Pam) dans la région. “Nous privilégions désormais les distributions sélectives à travers notamment les 21 cantines d’Action contre la Faim dans la ville et le paiement de travaux d’intérêt général pour permettre à certaines familles en difficulté d’acheter de la nourriture”. ACF espère pérenniser ses cantines où 11.500 rations sont distribuées quotidiennement à des enfants de moins de 5 ans, des femmes enceintes et allaitantes, mais l’organisation peine à trouver des financements. “Un an après le début de la crise alimentaire, la population haïtienne reste très vulnérable”, assure Caroline Broudic, chargée de la sécurité alimentaire à ACF. “Particulièrement aux Gonaïves où les crises se sont cumulées”. Des émeutes de la faim provoquées début avril 2008 par la hausse mondiale des prix des matières premières avaient fait en Haïti six morts, des centaines de blessés et provoqué la chute du gouvernement. Entre septembre et décembre 2008, “le prix du riz a baissé mais pas proportionnellement, ni à la très forte hausse d’avril à septembre, ni au marché international”, commente Mme Broudic. grande partie de la population éprouve toujours la plus grande difficulté à se procurer des denrées de base dont les prix restent très élevés. “Les aliments restent trop chers surtout pour ceux qui habitent en ville”, souligne Marie-Lourdes Isariel, une habitante des Gonaïves, ville du nord d’Haïti touchée successivement en 2008 par la crise alimentaire ainsi que quatre cyclones et tempête meurtriers. Cette petite commerçante âgée de 30 ans n’a plus d’emploi et amène ses “timouns” (enfants en créole) à la cantine d’Action contre la Faim (ACF) du quartier pauvre de Jubile. “Je n’ai pas les moyens de leur donner à manger, la bouillie qu’ils reçoivent ici est leur seul repas quotidien”, murmure-t-elle devant les yeux élargis par la faim de ses trois jeunes enfants. Mme Isariel fait partie des 70% d’Haïtiens vivant avec moins de deux dollars par jour. Or, le prix d’une marmite de riz (nourriture de base en Haïti) pour sa famille représente environ cinq dollars. “Aux Gonaïves, nous ne sommes plus en phase d’urgence et nous avons mis un terme aux distributions massives de nourriture”, explique à l’AFP La hausse du prix du riz de décembre 2007 à décembre 2008 atteint 51,8% et celle du maïs moulu, autre aliment de base, 45,3%, selon les statistiques nationales. Vu son maigre budget, le gouvernement haïtien n’a pas pu contrôler les prix ou subventionner le riz comme au Liberia, autre pays très touché. Haïti est fortement dépendant des importations — contrôlées par un oligopole de familles haïtiennes — et de l’aide internationale et donc tributaire des fluctuations internationales. Les besoins alimentaires de la population ne sont couverts qu’à hauteur de 43% par la production nationale alors que 52% sont couverts par les importations et 5% par l’aide alimentaire. “Depuis un an, nous n’arrivons pas à survivre, nous sommes frappés très durement”, explique Jeancilia Jean, mère sans domicile de quatre enfants aux Gonaïves. “Il faut que les plus riches à l’extérieur et dans le pays fassent baisser les prix pour nous laisser respirer”. Publication d’un livre sur l’épargne et la crise financière aux Etats-Unisl’épargne et la crise financière aux Etats-Unis. «Yes we Can. Savings, we can believe in”: Tel est le titre de cette publication qui présente des informations financières sur les réalités économiques en cours aux Etats-Unis. Villy Choute qui détient un degré en finances et dirige FASTRAK, une entreprise financière à FortLauderdale, aborde la crise du système économique américain à partir d’une analyse en profondeur du secteur immobilier et de son mode de financement. Il présente des éléments d’analyse sur la dette, le crédit, l’éducation, la retraite et l’amortissement des prêts immobiliers. Le livre est informatif et didactique et parait être un outil de gestion pour les finances personnelles. L’auteur mentionne que le public n’a plus confiance dans le système et qu’une réforme en profondeur s’avère nécessaire. Analysant le dernier plan de stimulus, Villy Choute conclut que ce plan n’a prévu aucun support direct pour le consommateur tandis que le plan offre de nombreux avantages aux institutions financières en général et aux banques en particulier. La façon traditionnelle de financer l’achat ruiner une large partie de la population qui va arriver au moment de la retraite sans épargne, écrit Villy Choute. Il a présenté plusieurs scénarios de planification financière permettant au public de faire des choix plus conscients sur la réalité économique. Le livre “Yes we Can : savings we can believe in” de Villy Choute est publié par la maison d’édition Xlibris Corporation et est disponible dans les principales librairies aux Etats-Unis ou sur internet à travers le site de distribution électronique www.xlibris.com. Roosevelt Jean-Francois L’entrepreneur Villy Choute vient de publier en Anglais un livre sur d’une maison sur 30 ans avec un taux d’intérêt basé sur le système de crédit va Prince vers les régions et le jour du scrutin. « Nous allons avoir une présence constante dans toutes les régions du pays et nous allons organiser des patrouilles conjointes avec la police haïtienne 24 heures sur 24 », a déclaré le porte-parole militaire de la Minustah, le colonel français Philippe Sablayrolles, lors du point de presse hebdomadaire de la mission. L’officier a indiqué que les mesures de sécurité seront renforcées dans les « zones rouges », les grandes agglomérations comme Port-au-Prince et le Cap-Haïtien. Pour renforcer la sécurité, plus de 4.000 agents électoraux seront également déployés dans les 1.474 centres de vote du pays. Au niveau de l’organisation du scrutiny, un autre membre de la mission Marc Plum, chargé de l’assistance électorale a indiqué que le calendrier pourra être respecté même si les délais sont très courts pour exécuter les différentes phases prévues avant le jour du vote. « Si tout est respecté, si chacun fait son travail, les Haïtiens pourront se rendre aux urnes normalement le dimanche 19 avril », a déclaré le responsable de l’assistance électorale de la Minustah. Présent à la conférence, le responsable de communication du CEP a tenu à rassurer en indiquant que le Conseil était à la deuxième étape dans la préparation des élections qui consiste à mobiliser l’électorat et mettre en place des listes de vote. HPN Chaque matin, captezMélodie Matinsur 103.3FM La Minustah garantit la sécurité pour les élections du 19 avril(... suite de la page 5)

PAGE 7

Mercredi 1er Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 10 Page 7SENATORYAL 19 AVRIL

PAGE 8

Page 8 Mercredi 1er Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 10JUSTICE OU HAINE Approuvée par les autorités bancaires de New York, New Jersey, Connecticut, Rhode Island, Massachusetts, Washington DC, Georgie, Floride et Illinois.Appelez sans frais:USA/Canada:1-800-934-0440 ou d’Haïti au: 800-2256-8687 www.camtransfer.commd_rev.0902CAM 25 ans au service de la communauté Haitienne souhaite à sa clientèle deJoyeuses Fêtes de PâquesMerci pour votre fidélité et votre support. 1984 2009nombre de respectables citoyens par le chantage qu’il a pu exercer pendant longtemps sur l’opinion publique américaine. Oui, le chantage. L’intoxication. Eh bien, certaines réactions chez certaines gens ayant pignon sur rue actuellement dans notre société rappellent tout ceci. Car toute condamnation portée avant que la chose soit jugée et que le suspect ait eu la possibilitéLe lynchage en Haïti(... suite de la 1ère page) Aujourd’hui, pour n’avoir pas la bonne couleur politique ou idéologique. Ou autre. Il faudrait alors faire comme le Joffrey de Peyrac de la série des « Angélique, la marquise des anges » : abjurer. Et là encore, nos Inquisiteurs sont encore plus sans pitié que leurs prédécesseurs du Moyen-Age. Seule la mort peut laver cette souillure ! Mais nous n’avons aucun droit de nous mettre à condamner à tort et à travers et à jeter l’anathème. La société en a disposé autrement en mettant en place des tribunaux qui sont chargés de faire la lumière sur les actes malhonnêtes, délictueux ou criminels portés à leur connaissance et d’établir la justice mais en écoutant soigneusement toutes les parties. vaille aux yeux d’un petit groupe de gens, et pas n’importe lesquels, hélas, mais des gens puissants (ou du moins ayant l’oreille des puissants) ce soit la loi du lynch, la destruction de personnalité, l’annihilation totale de l’autre. Pendant combien de temps doit-on continuer à fonctionner sur cet éternel schéma de haine et de violence destructrice et perverse.On peut comprendre au lendemain d’une guerre …Par exemple, les purges en France contre les citoyens qui auraient collaboré avec les nazis. Mais quand c’est fini, c’est fini. On ne peut parler de « stabilisation » (de plus en y consacrant des milliards) et en même temps permettre à certains toute la liberté – comme des ayants droits d’un genre nouveau – de se mettre constamment au-dessus de tout, au-dessus de cet Etat de droit tant recherché, puisque ce petit groupe c’est lui qui fait la loi, qui seul peut dire qui est coupable … Et aussi qui ne l’est pas, car gratte moi le dos, je te gratterai le tien ! Ce qui était possible hier (à un moment où les esprits étaient surchauffés car nul n’est un ange), ne l’est plus aujourd’hui, n’est plus permis. Aucun Etat au monde n’accepte ce genre de dérives. Only in Haiti. Il s’agit uniquement de faire comprendre à ces gens-là ce que la loi permet et ce qu’elle ne permet pas (même pas à ceux qui se croient protégés par les plus grandes puissances de ce monde car pourquoi sont-ils toujours en mission pour les Etats puissants et jamais pour des Etats de notre niveau, c’est le « commandeur » de la colonie de Saint-Domingue). Et que votre liberté finit là où commence la liberté de l’autre. Nous ne sommes pas dans l’Alabama du temps des lois Jim Crow. Le lynchage ici c’est fini. Il y a un temps pour tout. Et si l’Etat ne fait pas son devoir en mettant fin à ces outrances, il sera responsable de tout ce qu’il pourrait advenir. Le pire c’est que ils (ceux-là) parlent au nom des grands principes et d’institutions internationales supposées être des plus respectables. L’Etat haïtien a-t-il effectivement signé des conventions avec toutes ces institutions généralement quelconques qui leur permettrait de piétiner ainsi constamment nos plates-bandes sous prétexte que nous n’avons que 0,5% d’espace vert ? Ce sont de grands vertueux, à les entendre, et uniques en leur genre. A faire s’esclaffer jusqu’aux faux dévots des comédies de Molière. Eh bien, comme dirait ce dernier, ils ne sont pas moins coupables que les présumés corrompus qu’ils accusent, car eux ce qu’ils corrompent et prostituent ce sont les principes mêmes dont ils se réclament. En leur enlevant toute valeur, surtout aux yeux des plus jeunes. Evidemment, ils ne vont pas s’arrêter pour si peu. Ils sont payés pour continuellement foutre la pagaille. Et si le pactole a ralenti un peu, crise économique oblige, ils ne connaissent pas d’autre moyen de se renflouer. Car ils disposent de parachutes dorés. C’est l’Etat haïtien lui qui continue de tomber en chute libre. Et pour cause. Mélodie 103.3 FM, Port-au-Prince venir. Il n’est pas possible qu’un petit groupe de gens s’arrogent le droit de porter des jugements sur d’autres en usurpant la place de la justice et sans souci du mal qu’ils peuvent faire.Quelqu’un est soupçonné d’avoir commis un délit quelconque, il est l’objet d’une enquête judiciaire …Nous (nous la presse), notre devoir c’est de continuer à suivre le cas, et surtout si les soupçons continuent à se préciser (comme dans l’affaire des narco-dollars de Port-de-Paix), nous allons maintenir la pression. Même si cela ne marche pas mais on ne corrige pas des violations en commettant d’autres violations. En tout cas, pas sciemment. Pardon, cyniquement. de dire un seul mot pour sa défense, ait eu droit à la moindre explication, n’est autre que du lynchage. Il n’y a aucune différence avec le noir en Alabama accusé de viol par n’importe quel petit blanc et que la foule s’empresse aussitôt de pendre au milieu des ricanements.La démarche est la même …Le résultat aussi. Car ce qu’on vise, ce n’est pas le jugement d’un tribunal. Non, c’est jeter le discrédit, de manière calculée, l’assassinat psychologique, c’est détruire une personne. Peut-être une personnalité. Et peut-être plus que cette personne ! Le « negro » c’est parce qu’il n’avait pas la bonne couleur. Il n’est pas possible que la seule justice qui Foule de blancs asistant à un lynchage de noirs aux Etats-UnisScène du film “Angélique, marquise des Anges” avec l’actrice Mich èle Mercier Vous comprenez tous où nous voulons en

PAGE 9

Mercredi 1er Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 10 Page 9NOTRE HERITAGE L’esprit du Carnaval d’antanPar : Robert Paret Nul ne saurait ne pas reconnaître l’intérêt que porte le peuple haïtien à cette grande manifestation populaire et culturelle qu’est le carnaval. Ce phénomène social arrive même, du moins l’espace de quelques jours, à faire passer au second plan certaines doléances qui, auparavant, faisaient l’objet des plus fortes revendications. Sur ce point ces festivités, dans leur forme d’expression globale, chez nous comme ailleurs, auront la vertu d’anesthésier les esprits par rapport aux activités quotidiennes, tout en rassemblant sur une même scène des hommes et des femmes d’horizons et de condition différents. Sa magie ira jusqu’à créer l’illusion d’une harmonie sociale au delà des contradictions de classes. En ce sens, le carnaval favorise le rapprochement des hommes et procure une thérapie efficace contre les pressions de toute sorte que subit le citoyen ou la citoyenne tout au long de l’année. Son effet est si agissant, qu’après la réjouissance qui en découle, certains participants ont parfois peine à se réveiller et à revenir à la réalité de tous les jours, quand la vie reprend ses droits avec son cortège d’imprévus et d’obligations. Si aujourd’hui je ressens le besoin de parler de carnaval, c’est que ce grand rassemblement populaire m’a, à un certain moment, enthousiasmé et a servi d’exutoire à mes frustrations, en me procurant un moyen de retrait, n’étaitce que provisoire, par rapport aux exigences de plus en plus incontournables de la société. Ainsi, j’ai grandement profité de ces bienfaits durant de nombreuses années. Sortir de ce carcan social, une fois l’an, ne pouvait que faire du bien. Ma participation à ces festivités s’est faite à différents niveaux et à diverses occasions. D’abord, comme architecte impliqué, durant plus de dix ans, dans la conception et la construction de chars allégoriques et de groupes musicaux, sur demande de plusieurs maisons de commerce et Entreprises de la place, mais aussi comme participant à part entière au défilé des trois jours gras. C’est dire que je pourrais être considéré comme un “carnavalier” invétéré et des plus entreprenants. Depuis un certain temps, l’âge aidant, je participe de moins en moins au carnaval, priorisant d’autres activités culturelles. D’autant plus que d’année en année, je n’y trouve plus le même intérêt et ni le même engouement, malgré les efforts méritoires, en quelques occasions, des organisateurs pour tenter de lui redonner sa splendeur et son symbolisme d’antan. Tous ceux et celles de ma génération et même les plus jeunes, admettront que nous avons beaucoup perdu de : l’esprit du carnaval. En le disant, je ne considère pas seulement l’aspect parade du défilé des trois jours gras, mais surtout la dimension artistique et théâtrale qui s’étalait tout au long de la période d’évolution traditionnelle des préparatifs, du deuxième dimanche de janvier à celui précédant le premier jour gras. C’est à cette période particulière que je me réfère et c’est elle que je veux rappeler à vos bons souvenirs. Pour employer un langage biblique, Je dirai : En ce temps là, le carnaval était autre chose. La ville revêtait son habit de couleurs tout de suite après la fête des Rois. Une façon de commencer à créer l’ambiance appropriée et préparer l’atmosphère propice au déroulement final de l’évènement. Cette phase de préparation durait environ un entre quartiers était très sérieuse et provoquait de rudes compétitions. En ce sens, la bataille était très serrée. Chacun voulant remporter le suffrage de la population et paraître le groupe le plus original, le plus remarquable. D’ailleurs, pour défendre l’honneur du quartier, tout était mis en œuvre dans l’organisation, afin d’arriver à une participation sans faille du « club ». Les groupes arboraient, à cette occasion, leurs couleurs de référence qu’ils faisaient flotter fièrement en guise de bannière en tête du cortège lors des défilés. A cette époque, les sorties se faisaient tous les dimanches, seulement les dimanches et le cortège des participants s’ébranlait en ordre regroupé un peu avant midi, pour sillonner les différentes artères de la Capitale et regagner sa base au coucher du soleil. L’animation musicale était d’une importance primordiale, vu qu’elle représentait la marque distinctive et la référence première du groupe. Ce qui en quelque sorte assurait son succès. L’orchestration était assurée par un ensemble de musiciens bénévoles du quartier qui, bien que n’étant pas obligatoirement des professionnels, donnaient toute leur mesure et leur énergie afin de créer une gaîté à nulle égale. Leurs instruments de prédilection étaient : trompettes, trombones, hélicons, saxophones, troncs de bambous, augmentés de percussions telles que : tambours, morceaux de ferrailles, etc. De cette combinaison naissaient des meringues carnavalesques des plus entraînantes, qui se répandaient dans l’air dans une frénésie indescriptible. Ainsi, commençait la fête avec son cortège de supporteurs inconditionnels de la zone et d’autres fanatiques, venus d’horizons différents. Ambiance bon enfant, mettant en évidence des déguisements originaux et des participants qui s’adonnaient en toute désinvolture à une saine bamboche, ponctuée de provocants déhanchements. Les « gwo bibit » et les bagarreurs se distinguant par des « laisséfrappé » amicaux, sans méchanceté ni grand danger. Et moi, comme Bas-peu-Chosien, je vouais une fidélité sans borne aux organisations de jeunesse de mon quartier. D’abord comme jouer du Violette Athlétic Club (V.A.C), jusqu’à mon entrée à l’Université et ensuite comme participant régulier aux festivités carnavalesques au sein du Diabolo, le groupe aux couleurs jaune abricot et noir dont la réputation n’était plus à faire. Il me reste encore à l’oreille la douce mélodie d’une des meringues lentes à succès que nous fredonnions en cadence : « Bachucada ». Parallèlement et simultanément, dans d’autres points de la ville se déroulaient des spectacles d’un autre genre, que l’on pouvait assimiler à une vaste foire bouffonne où s’entremêlaient acteurs et spectateurs. Attraction mobile qui se déplaçait à travers toutes les rues, les coins et recoins de la Capitale. La scène était partout plantée et occupée par des amuseurs désopilants. Les prestations qui s’y produisaient, étaient si originales et cocasses qu’elles tenaient l’assistance en haleine durant des heures. Du lot de cesLe sort du Titanic et de son trésor entre les mains de la justice américaineen qualifiant l’épave du Titanic de “trésor international”. Dans sa décision, elle devrait se prononcer contre toute dispersion des biens récupérés et en faveur du maintien en l’état de cette collection afin de la rendre accessible au public. Ce jugement tranchera une bonne fois pour toute la bataille juridique qui a débuté en 1985 lorsqu’une équipe d’explorateurs de grands fonds marins a découvert la plus célèbre épave au monde. La compagnie RMS Titanic (RMST), à l’origine de la découverte et du sauvetage du paquebot, souhaite que le tribunal de Norfolk (Virginie) lui accorde un droit limité de propriété sur les biens. Si la juge Smith va dans le sens d’une protection générale, cela évitera de voir les 5.900 objets -pièces de porcelaine, effets personnels, accessoires du navire, vêtements, chaussures et autres partitions Près d’un siècle après le naufrage du Titanic, une juge fédérale américaine s’apprête à statuer sur le sort du Titanic et de son trésor: cette juriste devrait se prononcer d’ici quelques semaines en faveur d’une protection du lieu où repose le plus célèbre des paquebots transatlantiques et d’une préservation de son impressionnante collection de biens. La juge de district Rebecca Beach Smith, spécialiste du droit maritime, a déjà annoncé la couleur autour de l’épave du Titanic, qui repose par 4.000 mètres de fond dans l’océan Atlantique, site où il a fait naufrage le 15 avril 1912 après avoir percuté un iceberg. Alors que des signes de détérioration du navire se font jour, experts et gouvernement cherchent à préserver de façon adéquate l’inviolabilité du Titanic en tant que mémorial dédié aux 1.522 victimes qui ont péri il y a 97 ans. (TITANIC / p. 12) de musiquede finir dans les mains d’un collectionneur privé ou à l’encan d’une maison d’enchères londonienne, comme cela a déjà été le cas de quelques biens du Titanic. Dans le même temps, la juge Smith, avec l’aide d’un groupe d’avocats du gouvernement américain, travaille à la rédaction de conventions internationales en vue de contrôler strictement toute activité futuremois et demi et culminait au grand défilé des trois jours gras. Cette étape était, en elle, tout un programme et tout un spectacle en terme de créations et de richesses artistiques. Mes moments de souvenirs s’étirent sur des années et me renvoient à toute sorte de réminiscences. En remontant le temps, je me revois tout d’abord au environ des années soixante, à l’époque de mon adolescence. Du temps des fameux “groupes à pieds” : Otofonik, la Grande Puissance, Diabolo, Arroyo, les Dérangés , etc. Tous, des “bandes “ de quartier qui représentaient fièrement une zone, avec toutes les responsabilités qu’impliquait un tel engagement. Il faut dire, qu’à l’occasion du carnaval, la rivalité(CARNAVAL / p. 13) Scène du carnaval d’autrefois en Haïti Photographie de l’épave du Titanic

PAGE 10

Page 10 Mercredi 1er Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 10LIBRE PENSER Pensée agissante !« L’heure est à la pensée agissante, à la pensée collective agissante. » Marc Antoine Archer Je parlais l’autre jour avec un ami d’enfance. Cela fait plaisir de les rencontrer de temps à autre, de savoir qu’ils n’ont pas été victimes de la « médiocrisation » de la société haïtienne, que la « corruptibilité galopante » ne les a pas transformés en locataires du Pénitencier National. En plus, plus on prend de l’âge et plus on voit diminuer la probabilité de pouvoir rencontrer ces êtres qui ont partagé avec toi, peut-être, les meilleures années de la vie. Chaque rencontre devrait être alors un moment de fête. Voilà donc pourquoi on était content de se retrouver, conservant encore la tête haute et le regard altier. Enfin, on s’est mis à parler autour d’un verre, face à un bon plat, dans un petit restaurant. On parlait de capacités, de compétences, de connaissances, de volonté et surtout de volonté d’action. Il insistait sur l’importance de la pensée et moi sur celle de l’action. On s’est alors mis d’accord sur la capacité de mobilisation de la pensée, sur la « pensée agissante ». Pour faire avancer Haïti, s’était-on dit, il s’agissait de penser et d’agir en solidarité. De penser à son intérêt personnel (comme disent les économistes) et d’agir pour le bien public (comme l’exige la citoyenneté), pour l’avancement de la communauté (comme devrait le faire l’action politique bien menée). On a alors parlé de pédagogie, de la façon de mener les gens vers l’action, de les inciter à l’action créatrice, à l’action transformatrice. On a alors vu l’importance des slogans. J’aime les slogans. J’aime la concision dans le langage. J’aime la force du langage. J’aime entendre les phrases qui te basculent dans des univers parallèles, dans les zones interdites de l’univers mental, vers les « zones de non-droit » de notre univers émotionnel. Trois mots suffisent. Le reste, du remplissage. Trois mots donnent toute la force de la victoire : « Yes, We Can » a-t-il dit aux Américains. Ils ont cru en lui. Chez nous, avant lui, « Wi nou Kapab ». Lui il a su l’exploiter, nous n’avions eu que l’idée et l’envie. Chères amies lectrices, chers amis lecteurs, je crois que les slogans politiques aident à faire comprendre ce qui se passe dans l’univers politique des autres pays. La force du changement disait les socialistes avec Felipe Gonzalez. Plus tard, pour continuer à utiliser le changement : « Le Changement du Changement » disaient-ils. Chez nous « Van an Viré » disait-on pour exprimer que le changement avait eu lieu. D’autres, pour montrer leur mécontentement contre un état de choses, disaient : « Rat pa Kaka » ou bien « Rat pa kaka, sourit pa travèsé lari » Cette deuxième partie, je ne l’ai jamais bien compris. Trop long comme slogan. Trop d’efforts à faire, pour comprendre, pour s’angoisser, pour avoir peur. Parmi les beaux slogans, j’en ai pu trouver d’autres assez intéressants que je vous propose. « A Chicken in Every Pot » (Un poulet dans chaque casserole) disait un candidat américain en 1928 (H. Hoover). Plus près de nous, notre cher Sarkozy utilisait le « Ensemble tout devient possible », tandis que Mitterand avait fait sienne « Force tranquille » alors que Valéry Giscard d’Estaing promettait « La paix et la sécurité ». Enfin, chers amis, si vous vous amusez à analyser non pas les discours de candidats mais plutôt les messages véhiculés à travers les slogans, vous avez matière pour élaborer plusieurs thèses doctorales. Les murs de notre zone métropolitaine en sont remplis : « Bob = Sékirité », « Viv Bob Manwel 2011 », « Delmas pou pitit Delmas ». Bien que Ocodé soit celui qui prétend faire une « pédagogie d’affichage mural» qui dépasse toutes les bornes. Ce mois d’avril, quoique l’époque de Carême devrait inviter au recueillement, à l’introspection et inciter au respect de l’autre, je suis sûr que nous allons lire, sur les murs, des messages du genre : « Kandida Intel Volè », « Mete Kandida intel Anba Kod », « Kandida Intel Drogdiler ». Enfin, chères amies lectrices, chers amis lecteurs, certains slogans sont tombés en « désuétude temporelle ». Par exemple, « ABA ». On ne dit même plus « A bas la misère », « A bas la vie chère », « A bas la corruption ». La dernière fois, les émeutes d’avril 2008 en Haïti. Plus rien. Comme si avec la démission du « Premier » d’alors, tout serait revenu à l’ordre. La première fois que j’eus la chance ou la malchance de voir , écrit sur un mur, le message « A Bas Duvalier », je pensais que toute ma famille allait disparaître. Plus tard, j’eus encore la « déveine cordée » de prendre un « tract » entre mes innocentes mains, d’un enfant de 10 ans. Un tract, avec tout ce que cela représentait dans l’Haïti de la fin des années 60. « Pain, Paix, Liberté », disait-il. 40 ans après, de la « Liberté » on en a. Mais, après ces 40 années de « luttes » où en eston avec le « Pain » et la « Paix » ? Pour parler de slogans, cela aurait été tellement beau de pouvoir réunir, ne serait-ce que pour une soirée, les membres du CRABE afin de tout « foutre en l’air » et « ne laisser la tête à aucune marionnette » comme disent les Espagnols. J’adore leur entendre dire « no dejar títere con cabeza ». C’est comme notre « Koupé Tèt Boulé Kay » qu’un certain Ministre Haïtien, de la culture, ne comprenant peut-être rien à la culture, haïtienne, voulut remplacer par un « je ne sais quoi » de « Fè tèt » ou « konstri Tèt, refè kay ». Quelle bêtise, la nôtre ! Enfin, chers amis, effectivement, puisque le slogan que j’aurais choisi est trop long pour perméabiliser les consciences des « Haïtiens mes Frères » lesquels, avec leurs « mains jaunes et noires solidement serrées », devraient pouvoir construire une nouvelle Haïti. Puisque je n’ai pas la capacité de convocation de ces grands leaders charismatiques du pays et puisque je crois sincèrement que l’heure de ceux-là est déjà passée, pensons donc de façon collective, pensons que maintenant, « l’heure est à la pensée agissante, à la pensée collective agissante » afin de mettre fin à ce ballottage permanent, à cette occupation permanente de nos structures, mentales, politiques, économiques. Je vous propose alors un slogan motivationnel court : « Haïtiens, Changeons notre destin ». Ou pour faire encore plus court, disons simplement: « CHANGEONS LE DESTIN ». « Nou Kapab Fèl ». Oscar Germain germanor2005@yahoo.fr Mars 2009 Haïti : du non au nom !Haïti : “terre montagneuse “, île escarpée se situe dans la mer de la Caraïbe. Les conquérants endeuillent ce patronyme. CHRISTOPHE COLOMB la barre avec sa croix chrétienne et lui substitue un nom espagnol : “Hispaniola”. La conquête de la France se traduit par une nouvelle dénomination. C’est désormais Saint-Domingue qui deviendra la plus riche de ses colonies esclavagistes. Cependant, la nouvelle idéologie dominante, celle des droits de l’homme et du citoyen, et la conjoncture qui la structure, l’ère de la double révolution politique et économique, vont miner les contradictions qui étaient au fondement de la formation sociale à Saint-Domingue : à savoir les trois ordres sociaux statutaires : les blancs, les affranchis et les esclaves. L’issue de leur combat débouche sur la première révolution anti-esclavagiste et anticolonialiste, c’est la constitution de l’État haïtien. Néanmoins, c’est le paradoxe haïtien ou autrement dit l’exceptionnalisme haïtien, c’est la culture au sens plein du terme donc en toute sa polysémie, qui représente l’institution de la recomposition de la société et non l’instance politique, même si celle-ci l’accompagne, en délimitant l’espace juridico-politique; espace juridicopolitique qui crée les conditions de possibilité permettant d’architecturer l’espace culturel haïtien. Haïti est protypique des luttes de libération nationale constitutives du développement du capitalisme à l’échelle mondiale. Le principe de ces luttes s’appuie sur la posture identitaire. Savoir se nommer, c’est d’abord se donner le pouvoir de l’énoncer : la dénomination représente un enjeu de pouvoir. L’historien haïtien JEAN FOUCHARD fait ressortir en son bel ouvrage, «les marrons de la liberté”, comment les luttes sociales à Saint-Domingue tournaient également autour d’enjeux patronymiques, comme principe de distinction et d’assimilation. Lisons cet extrait : << L’observation première à noter est que les affranchis ne portent plus les prénoms des maîtres. De plus, on voit la tendance se dessiner d’adoption d’un nom à ajouter au prénom. Ce nom n’est pas souvent celui de l’ancien maître. Il fallait pour l’adopter enfreindre la loi coloniale. En effet, aux termes d’un règlement des Administrations de Saint-Domingue publié à Port-au-Prince en juin et au Cap en juillet 1773, défense était faite aux affranchis de porter les noms des blancs. Ils devaient avoir un surnom <>. L’affranchi faisait appel en général non pas à l’Afrique mais à la mythologie, à l’histoire grécoromaine ou française. César, Apollon, Voltaire, Alexandre, Hector, Pompée, Brutus et surtout aux chrétiens simples ou composés ou encore à quelque nom fantaisiste dont il aimait les résonances pour une raison ou pour une autre.>>(1) Ainsi est-ce en ce contexte qu’on peut appréhender le combat des affranchis en vue d’enlever aux blancs le monopole dont ceux-ci détenaient : de porter le titre ; “Monsieur” ou “Madame” ou “le Sieur”. Le traité de Damiens du 21 octobre 1791 exprime l’état conjoncturel de la victoire des affranchis. En cette occasion, le maire de Port-au-Prince fit cette déclaration : “citoyens de couleur, mes amis, vous perdez ici de cette dénomination, il n’existe plus de distinction, plus de différence. Nous aurons à l’avenir tous ensemble qu’une même qualification, celle des citoyens.”(2) La Constitution de 1801 de TOUSSAINT LOUVERTURE s’inscrit en ce cadre de pensée : tous les habitants de Saint-Domingue sont des citoyens français; alors que JEAN-JACQUES DESSALINES, tout en étant inscriptible en ce registre, le reformate ; c’est l’haïtianité qui fonde la citoyenneté. C’est donc la nationalité, accolée terme à terme, avec la notion de race, qui se trouve au fondement de la citoyenneté, car celle-ci est située historiquement et socioculturellement. De Louverture à Dessalines s’opère une rupture, Le premier se référence à l’universalité des droits, tandis que l’autre, lui, ne réfléchit que par rapport à sa singularité et épingle ainsi son altérité. Cette tension entre l’universalité et l’altérité résume (HAITI / p. 12)

PAGE 11

Mercredi 1er Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 10 Page 11 PETITES ANNONCES Due to personal problems selling little farms (1 acre) in Orlando area. Transfer $500.00 $85.00 monthly. total price $6,750.00 no credit necessary. Please call (305) 726-5079 Mrs. Maria. our e-mail is Investa@bellsouth.netLAND FOR SALE BEL FOUCHET Take Out8267 N Miami Avenue, Miami, Florida 33150 Tel. 305-757-6408 Le Manolo InnTéléphones : 566-5361 401-7108 / 514-0304 E-mail : lemanoloinn@mac.com Internet disponible pour les clientsDANS LES NIPPES•Des kilomètres de plage •Chambres tout confort avec air conditionné et Salle de bain attenante •Cuisine du terroir préparée par un « Grand Chef » •Le Saut du Barril •Le Palais de Sudre Dartiguenave à Anse à Veau •La Petite Eglise de Petit Trou datant de du 17èmesiècle… VISION MORTGAGE BANK, INCEVENS HILAIRELoan Consultant 12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161 Phone: (305) 891-2225 Fax (305) 891-2559 Cell (786) 285-0384 10 départements d’étudesLicence en : • Gestion d’Entreprise • Conception et Exécution de Projet • Economie et Finance • Sciences de l’Education • Sciences Comptables • Relations Internationales • Gouvernance Diplôme en : • Informatique de Gestion • Relations Publiques • Gestion de la MicrofinanceUNIVERSITE Centre de Formation et de Développement Economique (CFDE)Contactez nous :Angle Delmas 75 et Impasse Hérard # 3, Port-au-Prince, Haïti, W.I.www.cfdehaiti.comPar courriel: Administration@CDFEHaiti.com GBrunet@CFDEHaiti.com Par téléphones (509) 2246-1425 3555-1575 2513-3726 3767-1575 KJ ADVERTISINGSERVICESP.O. BOX 600673 Miami Florida, 33160-0673Publicités: Radio, Journaux et Tv. Aussi un service de traduction de Documents etc.Info (954) 559-7729 Evens Hilaire Consultant SANTETuberculose-Sida : L’OMS s’inquièteEntre 5 et 6 mille décès annuellement en HaïtiLancement de la 2ème phase de la campagne de vaccination contre la Rubéole et la RougeolePort-au-Prince, le 23 mars 2009 – (AHP)Le ministère de la Santé Publique et de la Population, de concert avec le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et l’Organisation Panaméricaine de la Santé / Organisation Mondiale de la Santé (OPS/OMS), a procédé ce lundi au lancement de la 2ème phase de la campagne de vaccination contre la Rubéole et la Rougeole dans le pays. Cette campagne pour laquelle 780,000 dollars américains ont été décaissés, se déroulera dans 8 communes de la région métropolitaine de Port-auPrince, du 23 au 29 mars. Selon le directeur du Programme Elargi de Vaccination du Ministère de la Santé Publique, le Dr Ronald Cadet, cette activité vise à consolider les acquis par rapport à la poliomyélite qui n’existe presque pas sur l’île d’Haïti et l’éradication de la rougeole, la rubéole congénitale et le tétanos maternel. Près de 600,000 femmes de 15 à 49 ans, près de 300,000 enfants de moins de 5 ans et un autre de groupe d’enfants de 1 à 19 ans seront vaccinés pendant cette campagne, a fait savoir le Dr Cadet. Pour sa part, le chef de service Santé à l’UNICEF, Teresa de la Torre, a souligné que selon les statistiques officielles, 13% d’enfants du pays n’ont pas été vaccinés jusqu’ici et 40% de ceux qui l’ont été n’ont pas béneficié des rappels. Elle encourage la population à se faire vacciner pour éviter d’être victime de maladies mortelles. Le consultant pour la vaccination à l’OPS/ OMS, le Dr François Locapere, a salué les efforts consentis par les instances concernées pour permettre à la population cible d’être vaccinée. P-au-P., 25 mars 09 [AlterPresse] — Le nombre total de nouveaux cas de tuberculose est resté stable en 2007 et le pourcentage des nouveaux malades dans la population mondiale a légèrement baissé, comme il le fait régulièrement depuis 2004. C’est ce que révèle le rapport 2009 sur la lutte contre cette maladie. Rapport rendu public mardi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le document révèle par ailleurs qu’un décès par tuberculose sur quatre dans le monde est lié au VIH, c’est-à-dire deux fois plus que la proportion auparavant reconnue. Selon le rapport, la tuberculose tue entre 5 (TUBERCULOSE / p. 12)

PAGE 12

Page 12 Mercredi 1er Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 10NOTRE HISTOIRE Grow your career in a rewarding, diverse and challenging environment full of opportunity.Find your next job atwww.miamidade.gov/jobsFor computer access visit any Miami-Dade County Library or South Florida Workforce Career Center. For locations call 311.EOE/M/F/D/Veterans PreferenceDelivering Excellence Every Day Time to Shine! REYINYON PIBLIKAsanble Gouvènan "ganizasyon Planifikasyon Metwopoliten (MPO) pou Zòn Iben Miami a pral fè yon reyinyon piblik jou jedi 30 avril 2009 la, a 2:00 p.m. nan Sal Reyinyon Komisyonè yo nan Stephen P. Clark Center, 111 NW First Street, Miami, Florid. Asanble Gouvènan an pral konsidere yon amannman nan Pwogram Amelyorasyon Transpòtasyon (TIP) Ane Fiskal 2009 la pou enkli wojè yo ki kapab elijib pou finansman Seksyon 5309 Fixed Guideway Modernization de Federal Transit Administration (FTA) dapre Lwa Ameriken Reyenvestisman pou Rekiperasyon de 2009 la. Pou jwenn plis enfòmasyon sou dokimantasyon konsènan reyinyon piblik la, tanpri kontakte Sekretarya MPO nan Stephen P. Clark Center, 111 NW First Street, Suite 910, Miami, Florid 33128, telefòn: (305) 375-4507; imel: mpo@miamidade.gov ; sitwèb: www.miamidade.gov/mpo Se règleman Konte Miami Dade pou li konfòme li a tout egzijans etabli pa Lwa pou Ameriken ak Enfimite yo (ADA). Lokal la aksesib. Pou jwenn sèvis entèprèt an siy pou soud, aparèy ede tande yo oswa materyèl nan yon fòma ki pi aksesib, tanpri rele 305-375-4507 omwens senk jou ouvrab davans. les deux siècles de l’histoire de ce pays, particulièrement son rapport à la liberté, dont il importe de l’examiner suivant la tradition des sciences sociales. L’acte de fondation du nouvel État comme stade suprême de la lutte anti-esclavagiste et anti-colonialiste, la tension sinon la contradiction se loge là également, se lit dans la signification de la nouvelle dénomination; or, elle est dorénavant indigène. Le premier acte fondateur opère un renversement intellectuel en utilisant l’arme de la critique qui, selon KARL MARX, ne saurait remplacer la critique des armes. Haïti rature à jamais SaintDomingue. Ce retournement toponymique, inscriptible dans le champ symbolique, articule trois opérations politico-culturelles. Il y a d’abord la restitution, aux peuples de la Caraïbe, de leur patrimoine. Ainsi les premiers dirigeants haïtiens leur rendirent-ils un hommage solennel et procédèrent-ils ainsi, simultanément, à leur exhumation/inhumation : une forme de renaissance. Haïti, comme, État, les exhume et par ce geste transforme leur génocide en cérémonies mortuaires, tout en traçant une lignée entre eux et nous autres les nouveaux habitants qui sommes aussi de Haïtiens. C’est le premier acte de solidarité Sud-Sud qui se manifeste dans l’expression de la dignité des peuples qui étaient auparavant des vaincus ne possédant pas le statut de la personne humaine pleine et entière. Il y a ensuite la déconstruction des justifications de la traite négrière. L’animalité congénitale du nègre et son infériorité naturelle sont délégitimées. La formation de l’État haïtien se fonde sur le principe de l’égalité universelle entre toutes les races et tous les peuples. La capitulation des troupes impériales françaises commandées originellement par le général LECLERC, beau-frère de BONAPARTE, et ensuite par le général ROCHAMBEAU, le 19 novembre 1803, marquait la défaite des négriers. Il y a finalement la manifestation symbolique de l’acte de fondation. La question du temps, du travail calendaire : l’ère nouvelle, qu’exprime la dénomination Haïti et non plus Saint-Domingue, est célébrée le 1er janvier, c’est-à-dire le 1er jour de la nouvelle année, cette coïncidence est-elle fortuite, quelconque, ou coutumière, rituellement choisie? Celle de l’espace également, la ville des Gonaïves. Quels sont les facteurs qui ont motivé le choix de ce site? Encore là une autre coïncidence, trois grands “lakou” sont aménagés dans la plaine des Gonaïves : Badjo, rite Nago, Souvenance, rite Rada et Nan Soukri, rite Congo? Pouvons-nous non seulement établir des correspondances calendaires et spatiales mais fondamentalement par rapport à la signification de l’usage de la liberté en Haïti? FRÉDÉRIC MARCELIN, homme politique, romancier, historien de l’économie eut à le souligner face à la commémoration du centenaire. Sa position est toujours d’actualité : << Des gens ont dit : “Penser à célébrer votre centenaire, quelle folie! Qu’avez-vous fait dont vous pouvez vous enorgueillir. Montrez-nous la civilisation que vous avez créée? Qu’allez-vous présenter au tribunal de l’histoire? Où est l’œuvre, où est l’idée auxquelles vous avez attaché votre nom? Sont-ce nos dissensions civiles, nos tueries fratricides, nos misères sociales, notre ignorance économique, notre idolâtrie militariste que vous allez glorifier le 1er janvier 1904?” Non, ce n’est pas tout cela. Ni nos dissensions civiles, ni nos tueries fratricides, ni nos misères sociales, ni notre ignorance économique, ni notre idolâtrie militariste. Nous glorifierons une idée qui malgré tout cela, en dépit de tout cela, nous a permis de démarrer une petite nation libre et indépendante, une idée qui, nous en sommes certains, embrasse l’âme de nos concitoyens du premier au dernier dans les villes aussi bien que dans les campagnes, celle-ci veille d’un siècle mais toujours jeune ; l’Indépendance ou la mort. C’est ce cri que poussèrent nos pères, le 1er janvier 1804 sur la place d’armes des Gonaïves. C’est ce cri que nous répéterons au centenaire.>>(3) Qu’est-ce à dire? Quelle signification devonsnous accorder aujourd’hui, dans le cadre de la commémoration du Bicentenaire, au cri “l’Indépendance ou la mort”? Quel sens a donné à ce cri le mouvement pionnier haïtien? Mouvement qui a su conquérir spontanément le territoire libéré en façonnant le paysage tant sous l’angle spatial, c’est-à-dire les “lakou”, les marchés, le bourg-jardin (Georges Anglade), etc, que sous l’angle symbolique : la transformation du calendrier chrétien en calendrier festif et culturel, notre synchrétisme, notre métier à métisser. Et l’entrepreneuriat culturel, la production et la distribution des biens et des services culturels, sans oublier la figure introuvable et pourtant incontournable dans le secteur de l’éducation : celle de l’entrepreneurship éducatif, etc. Comment donc procéder à un bilan du bicentenaire de l’Indépendance si le non(m)-dit qu’a toujours structuré notre formation sociale n’est pas conceptualisé? Car, depuis la révolution opérée par JEAN PRICE-MARS dans le champ scientifique, la construction d’Haïti, en tant qu’objet de recherche, ne cesse d’éprouver des difficultés en sa mise en œuvre. Comment expliquer que dans le chaosmonde(EDOUARD GLISSANT), la culture populaire a remarquablement fait résonner son échomonde(GLISSANT), alors que les classes dirigeantes et dominantes ont minablement échoué dans leur mission : en se laissant plus que conduire et en n’utilisant comme levier que la marche arrière qu’exprime le passage de la dépendance à l’assistance. Comment alors procéder à un retournement en vue d’assumer dignement l’héritage sacré et depuis fort longtemps déjà profané que nous ont légué nos pères fondateurs? Que faire? Relever collectivement le défi de l’innovation sociale en manifestant un volontarisme rationalisé par la médiation d’une avant-garde modernisatrice : c’est cheminer vers l’indépendance dans l’interdépendance qui caractérise le système-monde, sinon c’est s’embourber dans le spontanéisme mortifère : les slogans se substituent aux pratiques innovatrices et créatrices de liens sociaux du type “ destruction créatrice” suivant la conception de SCHUMPETER. Le dépôt de bilan peut-être fait autrement que tristement en jetant un regard critique sur notre manière de faire en vue d’envisager ainsi de faire ça d’une autre manière. D’après la célèbre formule de FREUD : “ Là où Ça était le Je doit advenir”. 1804, C’est un jeu non(m) qui représentait un enjeu fantastique : Haïti, signifiait alors : interdit de génocide. Mais une régression dangereuse a depuis eu lieu : c’est maintenant, Haïticide : suicide collectif. Où est donc passé le cri de 1804 aux Gonaïves? Vernet LaroseHaïti : du non au nom !(... suite de la page 10) “Pour l’essentiel, la valeur du Titanic tient à son histoire, et non à un certain tas d’or, d’argent et de bijoux”, a expliqué Ole Varmer, avocat de l’Administration nationale océanique et atmosphérique (NOAA), une agence gouvernementale américaine qui a élaboré une liste d’instructions et de principes à suivre dans le cas du Titanic. Parce que le Titanic a fait naufrage dans les eaux internationales de l’Atlantique-Nord -au large de Terre-Neuveet que les propriétaires du navire ont disparu depuis longtemps, le site de l’épave et ses biens font l’objet d’une bataille juridique depuis la découverte du paquebot englouti il y a 24 ans par une équipe internationale conduite par l’océanographe Robert Ballard. La société RMST, qui a récupéré les biens contenus dans le Titanic au cours de six plongées, fait office de représentant légal. Les tribunaux ont déclaré RMST “sauveteur en possession”, ce qui lui donne les droits exclusifs de sauvetage du Titanic, mais ont explicitement stipulé qu’elle n’est pas propriétaire de l’épave ni des 5.900 biens récupérés à l’intérieur. Aujourd’hui, au titre de compensation pour ses efforts de sauvetage, RMST cherche à obtenir de la justice un droit de propriété limité sur les biens récupérés. Dans sa requête déposée au tribunal, la société a estimé la juste valeur de marché de la collection à 110,9 millions de dollars. RMST précise que l’exposition itinérante de la collection duLe sort du Titanic...(... suite de la page 9) Titanic a déjà attiré quelque 33 millions de visiteurs à travers le monde, mais que les recettes tirées de cette exposition sont inférieures au coût de la récupération et de la conservation des biens. Si la justice lui donne raison, RMST pourrait revendre la collection dans son ensemble à un musée avec l’accord du tribunal. AP mille et 6 mille personnes par an en Haïti. Des chiffres qui masquent toutefois les disparités départementales et l’existence de groupes à fort risque. En Haïti, avec quatorze mille (94.000) cas, Haïti accuse le plus fort taux de tuberculeux dans les Amériques. 7 mille 8 cents 41 (7.841) nouveaux cas ont été diagnostiqués. Des cas dont bon nombre ont été dépistés dans les zones défavorisées et dans les prisons, selon des résultats de dépistage présentés lors d’une cérémonie le mardi 24 mars 2009, à Pétion-Ville (banlieue est de P-au-Prince). Cérémonie organisée par le ministère de la Santé publique pour marquer la journée mondiale de lutte contre la tuberculose. Entre 5 et 6 mille décès annuellement en Haïti(TUBERCULOSE... suite de la page 11)

PAGE 13

Mercredi 1er Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 10 Page 13NOTRE HAITI AVI REYINYON PIBLIK KONTE MIAMI-DADE Dapre seksyon 255.20(1)(c)(9), Lwa Florid, Konte Miami-Dade, Florid («Konte an ») isiba ap avize entansyon li pou limenm pran wòl kòm kontraktè jeneral pou konstriksyon, renovasyon, ak ranplasman lokal Depatman Ponpye ak Sekou (MDFR) yo epi solisite apèl dòf yo de divès sou-kontraktè ki sou lis konpayi kalifye epi dejà apwouve ke Konte a genyen anba pwogram kontra konstriksyon divèsifye ki deja anplas yo. Lis lokal yo ak frè evalye yo ke MDFR kapab pran wòl kontraktè jeneral la enkli Doral North Station 6911151 NW 74th Street ($3,0 milyon), Coconut Palm Station 70kwen Nòdès SW 248th Street ak SW 114th Place ($3,0 milyon), Homestead Station 16325 NW 2nd Street ($4,0 milyon), West Miami Station 40 addition975 SW 62nd Avenue ($1.5 milyon), yon adisyon de Cutler Ridge Station 34 pou yon biwo South Division Office10850 SW 211th Street ($645,000), ak nouvo bè konvwa yo [fleet bays] nan chòp Medley Fleet Shop8141 NW 80th Street ($1,5 milyon). Nan reyinyon piblik ki pral fèt a 9è edmi di maten jou 7 avril 2009 la nan Sal Komisyon Konte an nan Stephen P. Clark Center, ki chita nan 111 N.W. 1st Street, Miami, Florida 33128 la, Konte an pral konsidere si li nan pi bon enterè piblik la pou Konte an reyalize pwojè ki dekri pi wo la a an itilizan sèvis li yo, anplwaye li yo, ak ekipman li yo. Tout moun enterese envite vini patisipe. Oka okenn moun ta deside ale an apèl sou nenpòt desizyon Konte an an rapò ak nenpòt sijè ki gen pou wè ak rezolisyon yap pran an konsiderasyon nan reyinyon piblik ki site pi wo la a, li gen dwa nesesè pou gen yon rejis pwosedi yo epi nan ka sa a, moun sa a kapab bezwen asire ke yo fè yon rejis motamo de reyinyon piblik la, yon rejis ki dwe enkli temwayaj ak prèv ki jistifye rezon pou ale an apèl la. Dapre Lwa Ameriken Sou Enfimite an, moun ki ta bezwen yon akomodasyon espesyal oswa yon entèprèt pou li kapab patisipe nan pwosedi sa yo fèt pou kontakte Grefye Konte an nan Miami-Dade Agenda Coordinator Office nan 305-375-2035 omwens senk jou anvan dat odyans la. DATE jou 1e avril, 2009. Pa Lòd : _________________________________ KONTE MIAMI-DADE, FLORID comédiens se détachaient surtout ceux-là dont le savoir-faire et l’habileté remontaient au premier temps du carnaval de Port-au-Prince. Ce qui leur donnait une renommée indiscutable et leur garantissait une reconnaissance de l’assistance. Parmi les plus représentatifs, on peut citer : les lamayot . Personnages burlesques qui tiraient leurs succès d’un voyeurisme provoquant et pervers. En effet, ce qu’ils donnaient à voir, dans leur boîte à surprise, était des plus surprenants et inattendus. Pour quelques centimes on avait droit à une mise en scène surprenante et désopilante, réalisée avec des figurines qu’ils manipulaient comme des marionnettes, en ayant soin de les placer dans des positions peu orthodoxes, qu’on pourrait assimiler à des shop pornographiques. Arrangement conçu pour attiser la curiosité des passants et s’attirer une plus grande clientèle. Scène qui, j’en suis sûr, ne manquerait pas de choquer et de jeter à la renverse ma très religieuse et prude tante Irma. D’autant plus que cette démonstration s’accompagnait toujours d’une litanie de mots obscènes pour agrémenter le spectacle. Dans le même registre des divertissements grivois, se distinguaient d’une manière toute particulière les machan fey . Facilement identifiable par l’enflure démesurée de leur arrière-train qui remontait parfois jusqu’à leurs épaules (Maurice Sixto aurait dit : de leur postérieur redondant). Leur occupation consistait à prodiguer des conseils et des prescriptions à ceux et celles qui nécessitaient quelques traitements efficaces contre certaines affections ou certaines maladies graves, perçues comme honteuses par la société. Leur spécialisation portait surtout sur la partie sexuelle des hommes et des femmes. Après consultation, les recommandations ou les prescririons étaient données dans un langage si cru et sans ménagement qu’elles provoquaient l’hilarité collective. A ce jeu, les adultes se donnaient à cœur joie. Par contre, les parents qui accompagnaient parfois les enfants, étaient obligés d’esquiver de tels spectacles. Un des personnages pittoresques et emblématiques du carnaval demeurait : Chaloska . Caricature d’un ex-commandant du pénitencier national (Charles Oscar), sous la présidence de Villebrun Guillaume Sam. Il aurait, diton, participé au massacre de nombreux prisonniers politiques à la chute du régime. Depuis ce drame, son portrait circule lors de chaque défilé carnavalesque sous les traits d’un hideux personnage. Une façon de rappeler l’anathème dont il est frappé. Son dolman, ses galons de pacotilles, ses bottes, ses colliers et bracelets faits de capsules de bouteilles de “kola” claquant en tintamarre, lui donnaient l’air d’un épouvantail désarticulé. Dans cette chamarrure, il a toujours été la risée de toute la population. Passaient aussi immanquablement, ces étranges zigotos que je n’ai jamais pu identifier. Leur originalité consistait à enduire tout le corps d’un onguent huileux noir, brillant. Ce qui leur donnait l’air affreux des dyab lanfè que la religion nous a enseigné. Ils s’apparentaient aussi aux nègres qu’on présentait dans l’album « Tintin au Congo ». Caricature raciste et désobligeante envers nos congénères africains, qui les illustre avec des lèvres rouges démesurément épaisses, à l’instar des singes de leur continent. Ces pauvres bons hommes n’avaient jamais senti la connotation péjorative qui se dégageait de cette posture. Ils s’employaient plutôt à bien jouer, en toute innocence, le rôle de « sales nègres » qu’ils incarnaient. Cette clique, par sa laideur, effrayait tous les enfants et répugnait tous ceux qui ne voulaient pas se faire salir par cette substance graisseuse qui collait à la peau de ces vilains. C’est la raison pour laquelle, ils servaient, lors du cortège, de “séparateurs” entre les spectateurs et les participants. Le dernier groupe qui me vient en mémoire et dont les accoutrements faisaient partie des dernières trouvailles, en terme de déguisement, était celui des kodenn . Ils se revêtaient d’un habit recouvert complètement de plumes de dindon et de poule. Leur déguisement était si bien réalisé qu’ils ressemblaient étonnement à ces gallinacés qu’ils prenaient comme modèle. Je crois que leur participation a été plutôt brève et sporadique, limitée surtout à la zone de Pétion-Ville. Si je m’en rappelle aujourd’hui, c’est que ces drôles de volailles épouvantaient terriblement mon fils cadet. Pour cause, il les repérait à cent mètres et à leur vue se recoquillait subrepticement dans un réflexe défensif, sur le siège arrière du véhicule, sans dire mot. Ainsi se déroulait à travers la ville et ses environs, les dimanches précarnavalesques qui annonçaient déjà les couleurs et préparaient les esprits au défilé final des trois jours gras. Cette ambiance se répandait à travers toute l’ère métropolitaine, pour trouver son apothéose, quelques semaines plus tard. Dans un premier temps, les activités se déroulaient à la Cité du Bicentenaire et par la suite au Champ de Mars. Tous les Madigra ayant participé à cette première phase de préparation, se retrouvaient inévitablement au rendez-vous final. Dans le premier temps, que l’on pourrait situé à la fin des années cinquante, début des années soixante, les groupes musicaux, les plus en verve, qui animaient sur chars le parcours étaient : Ti-ta-to, Dragon, Nirvana, Maison hantée et quelques autres formations moins connues dont les noms m’échappent. Tandis qu’on retrouvait sur le macadam les mêmes “bandes à pieds” traditionnelles. A cette époque, l’électronique n’avait pas encore fait son apparition et les moyens utilisés pour la sonorisation sortaient d’une technologique que l’on dirait, rudimentaire de nos jours. L’équipement servait à l’amplification des instruments à partir de simples appareils électriques et des micros installés à même le plancher du char. Il en ressortait un son satisfaisant, audible à tous. Le seul petit problème qu’on enregistrait quelques fois, était la défaillance des groupes électrogènes qui n’arrivaient pas à supporter la charge nécessaire à l’alimentation en énergie de l’orchestre.L’esprit du Carnaval d’antanMairie de la Capitale, après le troisième coup de sirène lancé de la Police de Port-au-Prince. Il prenait fin au environ de sept heure du soir, après” bruits et trompettes”, mais sans incidents majeurs. Ces souvenirs sont trop éloignés pour que j’en retienne tous les détails. Toutefois ma mémoire conserve l’image de centaines de cyclistes et de motocyclistes chevauchant des bécanes spécialement décorées pour la circonstance. Ils devançaient le défilé pour libérer la voie, tout en offrant des exhibitions acrobatiques. Suivaient des dizaines de bœufs qui frappaient sur leurs cuisses des vessies d’une membrane souple remplie d’air, en claquant de l’autre main un fouet. Ceci participait aussi de la stratégie de préparation du terrain de manœuvre. Venaient ensuite les indiens d’Amérique , dans une course en zigzag, drapés dans leur beau vêtement fait de plumes d’oie, de rondelles de miroir et de broderie repartie sur leur robe multicolore. Sans oublier les Hindous qui déambulaient dans leur majestueuse tenue blanche, accompagnant les Juifs errants qui allaient d’un pas lent. Pour couronner le tout, arrivaient les chars allégoriques. En premier lieu, ceux de leurs majestés le Roi et la Reine du carnaval. Sa majesté la Reine était toujours très svelte, rayonnante de beauté, accompagnée des Dames de sa Cour et de ses Princesses. Sa majesté le Roi, toujours d’un embonpoint remarquable, allait seul sur son char en compagnie de ses chevaliers et de ses bouffons. Il se régalait, durant toutes les festivités, de tous les mets et du bon vin qui garnissaient sa table. Je me rappelle encore que le site était décoré à souhait et se prêtait bien à cette magnificence. Le public qui composait les sujets du royaume n’était pas mal loti, car tout le monde y trouvait sa place. En fait, l’adolescent que j’étais se trouvait comme dans un conte de fées. Le second temps, nous ramène à la fin des années soixante, jusqu’au milieu des années quatre-vingt. La première tranche de cette période était dominée par les deux grandes formations musicales de l’heure. L’orchestre de Nemours Jn. Baptiste et celui de Webert Sicot dont la Reine « Ti Simone » défrayaient la chronique. Chacune des formations ayant le privilège d’être accompagnée d’un majordome : Antoine Koury pour le Compas direct et Jean Fils-Aime pour la Kadans Rampa . Nemours aux couleurs : rouge et blanc. Sicot aux quatre couleurs : noir, rouge, vert, jaune. Sublime moment au cours duquel la majorité des habitants de la ville et des environs participait sans réserve, soit comme spectateurs, soit comme acteurs. On pourrait qualifier leur cortège de phénoménal, car chacun d’eux ne furent pas couronnées de succès à cause des problèmes d’embouteillage qu’elles causaient. Tenant compte de ces inconvénients, on renonça à ces expériences et le circuit précédent fut définitivement rétabli. Tout de suite après la période dominée par ces deux grands maestros de la musique haïtienne, arrivait le règne des : « mini-jazz ». Cette appellation leur était donnée en fonction du nombre réduit de leurs musiciens. N’empêche qu’ils connaissaient un énorme succès et arrivaient même à damer le pion aux plus grands, au point de les détrôner définitivement de la scène musicale locale. Cette nouvelle tendance prit naissance à la fin des années soixante, début des années soixante dix. Les chefs de file étaient : les ShleuShleu, Les Ambassadeurs, Coupé Cloué, les Loup noirs, Shupa Shupa etc, pour ne citer que ceux qui se distinguaient particulièrement et qui participaient régulièrement à la fête. Dans cette nouvelle mouvance, l’ambiance suivait de plus belle durant de nombreuses années. C’est durant cette époque que commença la construction des tribunes au Champs de Mars. L’initiative revient à Jean de Delva qui réalisa la première installation en 1972, dans un encochement qui se situait presque à l’angle de la rue Capois et la rue des anciennes tribunes métalliques, avant la réfection qu’elle a connue. J’ai eu le plaisir de participer à son inauguration, en compagnie de quelques parents et amis. L’exemple fut suivi l’année d’après par quelques autres citoyens, jusqu’à devenir de nos jours un décor incontournable du carnaval haïtien. Par cette initiative, Monsieur de Delva aura contribué à changer le panorama du circuit en offrant d’autres perspectives dans l’aménagement du parcours qui, maintenant, procure un coup d’œil beaucoup plus attrayant. Pour cela, les”carnavaliers” lui doivent une certaine reconnaissance. Faut-il rappeler qu’avant cette décision, l’assistance se tenait, debout, sur des camions ou sur le toit des véhicules pour suivre le spectacle. Je viens de vous entretenir d’une tranche d’histoire du carnaval de Port-au-Prince sur une courte période d’environ une quinzaine d’années. Certains de ma génération s’en souviendront, peut-être avec nostalgie, d’autres plus jeunes feront la comparaison et apprécieront la différence. Cependant, tous conviendront que cette grande réjouissance populaire fait partie intégrante du vécu de l’haïtien et demeure un élément essentiel de sa culture, au point qu’un vieux dicton affirme : « Ayisyen pa negosye canaval-li ». Robert Paret, Pélerin, Mars 2009 jmjrobertparet@gmail.com / paretrobert@yahoo.fr rassemblait environs dix mille supporteurs. A voir se mouvoir cette multitude de gens au rythme de la musique et portant les couleurs de leur groupe, lançant dans l’air tout au long du cortège leur chapeau de paille coloré, cela donnait lieu à un spectacle féerique. C’était le temps des libertés inconditionnelles. A cette époque, les mêmes principes d’ordre et de discipline, préalablement établis pour la mise en branle et la fermeture du cortège de chaque jour gras, étaient respectés. La seule différence était dans le parcours qui avait été modifié. La priorité devant être accordée au Champ de Mars, pour favoriser probablement le Palais National. Durant un court laps de temps de deux ans, sans connaître les raisons, on avait essayé d’autres circuits. Leurs parcours sillonnaient différentes artères de la Capitale. Entre autres, les rues : Capois, Audain, Cameau, Christophe, Chemin des dalles, turgeau, Bois-verna et lalue. Il faut dire que ces tentatives(CARNAVAL... suite de la page 9) Le défilé débutait à trois heures précise, face à la

PAGE 14

Page 14 Mercredi 1er Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 10Les Sports avec Mario Bareau informations avec Laury Faustincon Lucianiavec Villette Hertelou Mardi avec Bernard EtheartLun. & Mer. : L’heure classique Jeu. & Dim. : Jazz at Ten Judy Carmichael reçoit ses invités9h00 10h305h 30 pm journal créole avec Louini Fontal animation James Prédvil74 bis Rue Capois, Port-au-Prince, Haïti Tél.: (509) 2221-8596 / 2221-8567 / 2221-8568 / 2221-0204 Fax: (509) 2221-1323 E-mail: melodiefm@hotmail.com / URLL www.haitienmarche.com Librairy of congres # 1SSN 1064-3896www.melodiefmhaiti.com Mélodie & CompanyDéveloppement durable LES JEUX En Bref...(... suite de la page 2) Haïtiens vivant à l’étranger comme acteurs de la transformation nationale. L’institution compte sur des universitaires chevronnés, des experts qui ont travaillé dans l’administration publique, dans le secteur privé et qui sont spécialisés dans la recherche scientifique et l’enseignement supérieur.Un nouveau commandant de la MinustahLe général brésilien Floriano Peixoto Vieira Neto a été nommé commandant de la force de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) par le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. M. Ban a informé le Conseil de sécurité de son intention de procéder à cette nomination, a indiqué vendredi sa porte-parole, Michèle Montas, lors de son point de presse quotidien au siège des Nations Unies à New York. Le futur commandant de la force de la MINUSTAH a une expérience étendue en matière de commandement depuis qu’il a rejoint l’armée brésilienne en 1973. Il a déjà servi au sein de la MINUSTAH en 2004. Le général Peixoto, actuellement basé à Brasilia, remplacera le général Carlos Alberto dos Santos Cruz. L’actuel commandant de la Minustah le général de division, Alberto dos Santos Cruz avait succédé au lieutenant général José Elito Siqueiro Carvalho en janvier 2007. Le premier commandant de la Minustah a été le général Augusto Heleno Ribeiro qui avait été remplacé par Urano Texeira da Matta Bacellar Ce dernier s’était suicidé en janvier 2006. Si sa nomination est confirmée, le général Floriano Peixoto Vieira Neto deviendra le 5e commandant brésilien de la Mission de l’ONU en Haïti.Cité Soleil a un nouveau commissariat Un nouveau Commissariat de police a été inauguré le mercredi 25 mars dernier, grâce à un financement du gouvernement américain, dans le cadre de son programme « Initiative de Stabilisation pour Haïti » (HSI) doté d’un budget de 20 millions de dollars. Outre la réhabilitation et l’ameublement de ce commissariat, les Etats-Unis envisagent également de lui procurer des équipements, du matériel roulant et d’offrir des séances de formation spécialisée aux officiers de police qui seront appelés à servir la communauté de Cité Soleil, a fait savoir l’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet A. Sanderson. Puisse ce bâtiment symboliser le changement en cours dans cette commune, a souhaité la diplomate, saluant les efforts de ceux qui ont contribué à la concrétisation de ce rêve et assurant que cette initiative n’est que le début d’une multitude de grands projets à Cité Soleil.29 Mars 2009 : La Constitution de 1987 a 22 ansLe 29 mars a ramené le vingt-deuxième (22ème) anniversaire de la Constitution haïtienne adoptée en toute liberté lors d’un référendum avec plus de 95% de voix favorables. Le CARLI souligne que ce texte garantit et protège tout un ensemble de principes démocratiques et de droits humains : le pluralisme idéologique, l’alternance politique, la séparation des pouvoirs, la protection des droits des catégories vulnérables, le respect de la liberté individuelle, de la liberté d’expression, de réunion et d’association, le droit à la propriété privée, à l’information, à la sécurité, etc. Tout en reconnaissant que 22 ans après, un amendement de la constitution s’avère nécessaire, le CARLI prévient que cette modification ne doit pas remettre en question les acquis démocratiques incorporés dans la loi-mère du pays.Convocation au ParlementParlement: le Ministre des finances convoqué pour le mardi 31 mars au Parlement, ainsi que le directeur de la ULCC – Unité de Lutte contre la corruption, Amos Durosier. La convocation fait suite au rapport établi par la ULCC dans lequel 42 députés et 6 sénateurs sont sur une liste de personnes ayant bénéficié de largesses de l’ancien directeur de l’ONA. La séance du mardi 31 mars a été cependant reportée à une nouvelle date. Le RNDDH, de son côté, déclare que le Parlement n’a pas le droit de convoquer le directeur général de la ULCC.A quand le vote du budget de la République pour l’exercice 2008/2009 ?(EN BREF / p. 16)

PAGE 15

Mercredi 1er Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 10 Page 15 Ti Gout pa Ti Gout ak Jan MapouLÈT AREYITO Jacksonville dimanch 8 fevriye 2009 Pou : Chantal Pierre-Louis ki gen tinon: Fifi Fifi, machè Fifi se konsa m’rele-w tou Paske se non sila-a tout mounn ki renmen-w, Tout fanmiy, tout zanmi-w, tout mounn ki konnen-w Menm sa ki fènk wè-w chwazi pou yo ba ou. Men kounye-a, kwè mwen, si se mwen ki t’ap chwazi Menmsi ta gen mounn ki ta fè jalouzi Wè pa wè vle pa vle, mwen ta rele-w Prensès Men, sa pa ta sifi, pou mwen ou se Deyès Se pa okenn lide se pa okenn dezi Ki fè m’ap pran plezi fè-m ap fè koutwazi Se Sèlman youn dyakout rekonesans mwen M’ape bouske pou ou, toulejou, nan tout kwen Gen kèk bagay mounn fè, mezanmi, se pa rans Lè m’rete mwen pou m’sonje pakèt bèl pèfòmans Avèk doktè Grefen ou fè pou onore-m Mwen santi ou ta vle mete laglwa tou pre-m Dabò, oun premye fwa, nan youn klib Marigo, Pandan doktè Grefen ak bèl fraz agogo T’ap li ak elokans plizyè powèm Ulrik Plizyè powèm klasik, plizyè powèm lirik. Nan menm gwo night klib la ansuit youn dezyèm fwa Avèk menm pèfòmans la avèk kèk jès byen swa, Ou t’asiste Grefen ki t’ap entèprete Powèm mwen te ekri pou bèl Jacqueline Beauje Enfen, youn twazyèm fwa ou te abiye byen bèl Ou te vini chèche-m mennen mwen jouk Jakmèl Grefen te akeyi-m nan bèl anbyans kiltirèl Bèl anbyans kiltirèl youn mayifik otèl Ou te mete-m chita anfas youn oditwa Mwen te santi-m, ozanj, sa se tout youn istwa! Apre youn ti diskou ak felisitasyon Ou te lonje ban mwen oun plak dekorasyon Emosyon mwen te gran, m’pa t’konn si m’te kontan M’tannik resevwa-l ak youn souri sèlman An prezans youn bann mounn ki t’ape aplodi Mwen pa te menm sonje youn mèsi pou m’di Mwen sonje te gen mounn ki te soti Lavale Ki sot jouk nan nò ki te soti Lenbe Ki sot Marigo ki sot Kayjakmèl Pou vin nan ti fèt sa-a ki t’ape fè Jakmèl Se pa blag jounen sila-a te vrèmanvre byen bèl! Mwen gen rekonesans pou tout mounn ki te fè-l Vin youn jounen istorik, oun jounen kontantman Pou youn awondisman pou tout youn depatman Fifi, Machè Fifi mwen sonje sa trè byen Apre Grefen ak ou an onèt Jakmelyen Apre fèt-la te fini tout pwogram te fin bay, Ou te akonpaye-m mennen-m tounen lakay Kijan pou mwen bliye amabilite ou? Kijan pou mwen bliye gangans atistik-ou? Anon! machè Chantal, bagay sa-a pa posib Pou ou, gratitid mwen ap toujou enfleksib Emile Célestin-Mégie(Togiram) Jaksonvil-Florid* * * * *LOMEYANS POU MONSEYÈ DARBOUZEJou ki te Samdi 10 Janvye 2009, mwen t’al vizite Msgr. Gérard Darbouze nan Legliz St. James. Kite-m di se youn prèt mwen respekte anpil e ki youn modèl pou tout lòt prèt-yo. Monseyè Gérard Darbouze fèt Okay 18 Me 1929. Li fè etid li Okay nan lekòl Les Frères de l’Instruction Chrétienne ak nan Lycée Philippe Guerrier. L è l’ rive nan 3èm segondè, l’antre nan Petit Séminaire Collège St. Martial , nan Pòtoprens, jiska Filozofi. Apre sa, an l951, l’al nan Gran Seminè epi, li òdone Prèt 9 Jiyè 1955. Apre òdinasyon-l, li travay nan Sid peyi d’Ayiti nan plizyè provens tankou Dammari, Jeremi, Kavayon Manich. Se de Manich, li konsève pi plis bon souvni. Nan tout pwovens kote li pase, li kite anprent youn bon kretyen ki devwe pou pwochen-l, youn pè katolik ki ankre nan vokasyon-l, ki deside sakrifye-l pou ede plis pechè repanti epi ede gaye pi lwen nouvo Wayòm Bondye-a. Lè anpil Ayisyen kòmanse imigre nan Miyami, Pè Darbouze te vin preche nan youn retrèt paskal sou envitasyon Pè Marcel Peloquin ki te Kire legliz Notredam D’Ayiti nan epòk sa-a. Pè Peloquin te pwofite pou l’ankouraje-l vin travay Miyami paske pa t’genyen pè ayisyen nan Miyami. An desanm 1985, lè m’ te kòmanse travay nan Sant Katolik Ayisyen/ Notre-Dame d’Ayiti Misyon, Pè Thomas G. Wenski nan epòk-la te kire. Defen Pè Albert Saindoux ak Pè Gérard Darbouze te vikè. Kèk ane apre, Pè Darbouze transfere kòm kire nan legliz St. James. Lè Pè Wenski vin Evèk, Pè Darbouze retounen nan Notredam kòm kire. Se nan epòk sa-a mwen te kòmanse kolabore etwatman avèk Pè Darbouze. Mwen kapab di Pè Darbouze se youn misyonè akonpli. Menm devouman li te deplwaye an Ayiti, se menm devouman sa-a li te montre pou gaye bòn nouvèl-la nan Notredam, nan legliz St. James, nan legliz Kriswa, nan Homsted, Fot lodèdal, nan Bèlgled etsetera kote l’ te pote pawòl Bondye-a bay fidèl yo chak dimanch… Nan lopital Jaksonn, kote maladi mete mounn nan dezespwa ak laperèz, Pè Darbouze , pase anpil ane ap vizite malad yo. Li jwenn mo pou rekonfòte, bay sa k’pèdi lafwa ak lespwa pou rekòmanse youn lòt vi nan letènite. Epòk ane 80 yo, pa te gen anpil Pè Ayisyen nan Florid tankou kounye-a, kote Granmèt-la fè nou anpil gras. Nou genyen plizyè Pè Ayisyen pou kore lafwa nou. Mwen remèsye Bondye pou privilèj li te ban mwen pou m’te travay avèk Monseyè. Gérard Darbouze; mwen gade youn bon souvni de li. Youn prèt ki fè travay li ak tout kè-l; Li toujou pare pou bay bon konsèy; pou l’ ede mounn k’ap travèse move moman epi li toujou ap bay bon ti blag pou detann nou. Pou tout Evèk, Monseyè, Prèt, mwen te rankontre sou wout-mwen ni Nan Nouyòk, ni nan Florid, mwen mande Jezi pou beni yo, pou ankadre-yo, pou ba-yo fòs avèk kouray nan apostola yo. Yolande Thomas (La sirèn Dyaman)* * * * *Mgr Gérard Darbouze ANTÈMAN MONSEYÈ GERARD DARBOUZE: YOUN MANIFESTASYON LANMOU AK SENPATIDepi nan maten bonè bonè, anpil moùn te rasanble pou di Monseyè Darbouze Orevwa. Fanmi, zanmi, tout kominote-a vin ede fanmi Monseyè pote lapenn nan. Timoùn fè 2 ranje devan pewon legliz St Mary’s Cathedral, Bandwòl ble sou zepòl, pou bay Monseyè youn dènye omaj Anvan dizè, plis pase 30 pè, pifò nan yo Ayisyen kòmanse defile. Sòti nan prebistè rive devan pewon legliz-la, tou pre kòbiya kote sèkèy-la t’ap tann kòmansman seremoni yo. Kòtèj-la kanpe drèt devan pòt Katedral-la. Antretan, nan besment Katedral-la twa Evèk soti avèk Achevèk Miyami-an Kleman Favalora pou vin resevwa sèkèy-la avèk delegasyon pè yo. Achevèk-la kòmanse avèk mo sa yo: “Depi nan batèm-li, Gérard Darbouze vini pitit Bondye, li rete pitit Bondye tout vi-l”. Li beni sèkèy-la epi li pran tèt kòtèj-la; li mache, yo pouse sèkèy-la jis devan lotèl-la. Nan 6 premye ban devan yo, nan pati santral Katedral-la, nou wè Knights of Colombus, nou ta di Chevalye Colomb yo. Yo te abiye nan teni tradisyonèl yo ki ta remonte nan epòk Kwaze, Chevalye sa yo nan legliz ameriken nan kòmansman 19 syèk-la. Yo te la pou bay Pè Darbouze onè-respè paske se te premye pè Ayisyen ki te tabli nan Miyami. Prezans Chevalye sa yo ki gen youn rityèl apa, avèk youn seri mouvman senkronize tankou retire chapo panach-la, kole-l sou pwatrin yo, retire epe, pwente-l an lè nan moman ki pi sakre nan lanmès-la, te kreye youn moman solanèl nan seremoni-an. Legliz-la pa t’dekore an nwa jan sa te konn fèt lontan nan legliz katolik, kote chak sezon litijik, chak evenman te vin ak koulè pa yo. Legliz la te san dekorasyon, avèk youn agrandisman foto Monseyè Darbouze, sou kote dwat lotèl-la. Tout Pè yo ak Evèk te abiye anblan. Pou anpil moùn ki familye ak legliz jounen jodi-a fè konnen, se pa tèlman lanmò yo chante nan antèman, men se selebrasyon pou youn kretyen, ki pral resisite nan bra Bondye. Seremoni-an dewoule tankou lantèman youn gwo zotobre legliz, men prezans ayisyen, abiyman, chapo medam yo raple youn tradisyon k’ap disparèt nan legliz katolik, malgre vatikan-2 fèmen je sou teni medam yo nan legliz, anpil moùn toujou kenbe chapo kòm youn eleman obligatwa lè y’ap asiste fonksyon nan legliz. Nou ta di yo bliye Monseyè Darbouze te youn Ayisyen natifnatal. Chante nan mès-la te an Franse ak Laten. Youn sèl grenn chante te an Kreyòl. Monseyè Wenski, evèk "lando te fè youn orezon pou Monseyè Darbouze nan de lanng: Angle ak Kreyòl. Asistans-lan te tande nan lanng manman yo pawòl elòj li t’ap pwononse pou Monseye Darbouze, ki bay Bondye plis pase 54-an nan vi-l. Monseyè Wenski, raple trajè difisil, trajè manch lonng Pè Darbouze pase. Li pase 25-an nan dyosèz Okay anvan li asepte pote sasèdòs li nan Miyami. Li kòmanse vini Miyami pou bay bourad, pou prete lamenfòt avèk debakman ayisyen ki potko pale angle. Twoupo Bondye-a te bezwen plis pastè; Pè Darbouze nan epòk-la pa t’ machande sèvis li, li asepte misyon nèf sa-a Bondye te konfye-l. Li monte desann depi Wèspalm rive desann nan Homestead , jamè fatige, san dekourajman, toujou prese. Apre Pè Darbouze, lòt Pè ayisyen desann nan bouk-la vin kore travay youn pyonye tankou Pè Darbouze. Monseyè Wenski remèsye tou Pè Jean-Pierre, nan pawas St James ki te pran sou responsablite-l Monseye Darbouze, pandan tout tan li te malad la. Nan fen Mès la, yo chante Libera mennjan ak tan lontan. Yo antere Monseyè Darbouze nan simityè katolik nan Doral-Miyami. Mgr. Ernst Julméus (Degoutan)

PAGE 16

Page 16 Mercredi 1er Avril 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 10ARTS & SPECTACLES Haïti en MarchePort-au-Prince 100 Avenue Lamartinière (Bois Verna) Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323 Miami 173 NW 94th Street Miami, Florida 33150 Tel. 305 754-0705 / 754-7543 • Fax 305 756-0979 New York (914 358-7559) • Boston (508 941-6897) Montréal (514 337-1286) email : melodiefm@hotmail.com haiti-en-marche@hughes.net URL : www.haitienmarche.comLibrary of Congress # ISSN 1064 3896 Printed at Southeast Offset (305) 623-7788 En Bref...(... suite de la page 14) Les députés avaient promis d’accorder le bénéfice de l’urgence â la loi de finance pour l’exercice fiscal en cours. La date du 1er avril a même été évoquée pour la présentation du rapport de la commission finances chargée d’analyser le document. Une nouvelle rencontre doit avoir lieu cette semaine entre les membres de la commission et le ministre des finances et celui de la planification et de la coopération externe afin de justifier les priorités du gouvernement dans ce nouveau projet de budget qui a subi une réduction. Selon le ministre Daniel Dorsainvil, la réduction de l’appui budgétaire de 17 milliards de gourdes consécutive à la réduction du plan de décaissement par les bailleurs, est la principale cause de la réduction de l’enveloppe budgétaire. De plus, le grand argentier de la république informe que 3 milliards de gourdes devant provenir de la nouvelle taxation sur les appels téléphoniques, ont été enlevés des prévisions de recette. Dans le nouveau budget de 80 milliards de gourdes, le gouvernement a réduit l’enveloppe d’investissement de 2 milliards et celle de fonctionnement de 1.7 milliard.