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Haïti en marche

Material Information

Title:
Haïti en marche
Place of Publication:
Miami Fla
Publisher:
s.n.
Publication Date:
Copyright Date:
2005
Frequency:
Weekly
regular
Language:
French
Physical Description:
v. : ill. ; 45 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
Haitians -- Newspapers -- United States ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.) ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
Spatial Coverage:
United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti

Notes

Language:
In French.
General Note:
Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright Haïti en Marche. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
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21271733 ( OCLC )
sn 92061416 ( LCCN )
1064-3869 ( ISSN )

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POLITIOUE


Michele Pierre-Louis dans la fosse aux lions


UN SYSTEME TRUQUEALABASE


PORT-AU-PRINCE, 16
Mars Sans crier gare, voici que se
lve une nouvelle cabale contre le
chef du gouvernement dans les
trav6es du Parlement.
Avec toujours le meme
caractbre impitoyable.
Selon l'Agence haitienne
de presse (AHP), le Premier ministre
Mme Michble Duvivier Pierre-Louis
doit r6pondre a trois convocations
de la Chambre des d6put6s au cours
du seul mois de mars, et a chaque
fois avec un groupe de 3 ministres,
pour rendre compte de l'utilisation


du fond d'urgence de US$197 millions
d6bloqu6s apres le passage des
ouragans en aoft et septembre 2008.
Plus loin, poursuit AHP, le
Premier ministre, qui s'estime harcel6e,
a fait savoir qu'elle est prete a partir
comme elle est entree, la tate haute.
Ainsi done la chasse est
ouverte. La bete est bless6e. Les
chasseurs affftent leur couteau. A
quand le coup de grice ?
Or qa ne pouvait se passer
autrement. Et a chaque fois ce sera pareil.
(GOUVERNEMENT/p. 4)


II faut changer


de pouvoir et non

de gouvernement!
PORT-AU-PRINCE, 14 aujourd'hui pour opposer la moil
Mars Ce n'est pas le gouvernement reaction a quoi que ce soit.
qui pose actuellement problkme, On se recroqueville. Attac
c'est le pouvoir. vos ceintures Nous voici repartis r
Un groupe de d6put6s a la meme folle descente en toboggan
lanc6 une attaque tous azimuts contre a caract6ris6 l'annde politique 2
le gouvernement et son chef, Mme lorsqu'il nous a fallu 6 mois pour trot
Michble Duvivier Pierre-Louis. Ils un remplacant a l'ex-Premier mini
sont prets a faire fleche de tout bois, Jacques Edouard Alexis aprbs
certains de ne rencontrer aucune destitution dans des circonstan
resistance sur leur chemin. En effet, semblables a peu de chose prbs.
le pays entier est trop fatigue (POUVOIR/


idre

:hez
pour
qui
008
river
stre
sa
ices

P. 5)


Le PMMichele Duvivier Pierre-Louis (photo Georges Dupe) I


ECONOMIE

COUT DE LA VIE & PRODUCTION NATIONALE

Pas d'amelioration

sans organisation ...


PORT-AU-PRINCE, 13 Mars
- Les prix ont baisse sur les marches
publics locaux.
Le sac de riz import qui se
vendait jusqu'a 260 dollars haitiens
l'annde dermire, est d6bit6 a 205
dollars. Enjanvieronle trouvait mme
a 180 dollars.
Le riz haitien cofte entre 40
et 50 dollars la grosse marmite.
Selon une d6peche de
Alterpresse, la livre de pois noir se
vend a 31 gourdes (monnaie locale),
enregistrant une baisse de 2,5 gourde.
Le mais moulu, le petit mil,
tous les produits entrant dans la diete
quotidienne de la population
connaissent une diminution de prix.
A cela, plusieurs raisons. Les
canaux d'irrigation nettoyds apres le
passage des ouragans l'an dernier.
Une grande distribution d'engrais a
prix r6duit par le gouvernement.
Mais d6ji voici venir la
saison seche qui coincide avec le
careme. Les prixvont done remonter
irr6m6diablement. Et selon tous les
pronostics, cette annde 2009 sera plus
dure qu'auparavant.
Pendant ce temps, nous
aurons mange tout notre riz, pois et
petit mil achet6s a prix cass6. Sans
rien laisser pour la mauvaise saison,
pour << quand la bise fut venue, pas


un petit morceau de vermisseau. >

Livra au bon-dieu-bon-
isme ...
Le seul pays oi l'on peut
vivre aussi a la sauvage. Aucune
prevention, aucune initiative sinon
que dans l'urgence, comme
r6cemment sous le choc des cyclones.
Puis la meme petite vie reprend son
cours, ruisseau constamment en
dehors de son lit, le bon-dieu-bon .
Qu'arrivera-t-il lorsque les
prix remonteront sous peu et que la
meme multitude reviendra crier aux
oreilles des dirigeants ...
Qu'arrivera-t-il lorsqu'aux
prochaines semailles le paysan ne
pourra pas b6ndficier du meme credit
engrais que lui a apport6 la dernire
fois le gouvernement, puisque la
baisse trop syst6matique des prix a la
vente ne lui aura pas permis
d'6conomiser suffisamment pour
couvrir tout son investissement.
A toutes ces questions, la
rdponse est facile. Pour peu que le
march de la production locale cesse
d' tre r6gi au petit bonheur la chance.
Au chacun pour soi, Dieu pour tous !
On se r6jouit chaque fois que
l'Etat (et celui de Rend Prdval en
particulier) s'int6resse a la production
(PRODUCTION/p. 2)


ECONOMIE

Haiti est-elle prete

pour la guerre contre

la misere et le ch6mage ?


PORT-AU-PRINCE, 13 Mars
-Et pourtant l'horizon s'6claircit. Mais
le fond du problkme reste entier. L'Etat
haitien. La politique haitienne. Les
vieilles m6thodes haitiennes. Lavieille
Haiti. Plus qa change, plus c'est la
meme chose. Les pires crises
passeront, mais la vieille Haiti ne
passera-t-elle doncjamais ?
Si l'on en croit l'actualit6, nos
deux principaux problkmes seraient
actuellement la menace de renvoi en
Haiti de 30.000 sans-papiers haitiens


vivant aux Etats-Unis et
l'impossibilit6 de voter le budget
2008-2009 par manque de fonds, la
communaut6 internationale ayant
averti que sa contribution sera
diminuee de 47% pour cause de crise
dconomique mondiale. Ce qui
6quivaut a un peu plus de 75 millions
de dollars.
Or voici que pour ces deux
problkmes, nous pouvons esp6rer
d6sormais ne pas 6tre laisse seul.
(MISERE & CHOMAGE/p.6)
- I .....I.


Une delgation du Conseil de security de 1'ONU en investigation
) pendant 4jours en Hatti (photo Eugene Robenson)


i


I









Page 2


COUT DE LAVIE & PRODUCTION NATIONALE


Pas d'amelioration


sans organisation...


(PRODUCTION...
suite de la lere page)
paysanne. Mais intervention toujours
conjoncturelle, jamais structurelle.
Or cette dernibre est
indispensable pour assurer un tant soit
peu de d6but de gestion de la
production nationale. Et de solution a
ce qu'on appelle l'ins6curit6
alimentaire.
L'ins6curit6 alimentaire tant
d6nonc6e par les ONGs
internationales, sera-t-elle adress6e a
coups de produits alimentaires
imports ?
Ou de manibre a aider a la
relance de la production agricole
nationale.

Redonner au paysan
ha'itien sa fierte ...
Et a redonner au paysan
haitien (75% de la main d'ceuvre
haitienne) petit a petit son auto-
suffisance, sa fiert6.
La riponse appartient 1l'Etat
haitien, aux organisations paysannes,
a nous tous.
L'activit6 agricole est un
business comme les autres. Elle se
divise en trois tapes principales :
investissement, production,
consommation.
L'une n'existe pas sans
l'autre.
II faut 1) une demande
(consommation) pour justifier 2) la
production et garantir 3) la prochaine
r6colte (investissement).
Tant que le march haitien est
submerge de produits imports, il ne
reste pas de place pour la production
locale qui n'arrive pas a tenir la
comparaison avec, par exemple, le riz
americain subventionn6 par
Washington.
Done le paysan de la Vall6e
de l'Artibonite perd son march, il n'a
plus int6ret a produire. C'est la
disparition de la production nationale.
Jusqu'a ce qu'un scandale se
produise comme l'annde dernibre la
hausse vertigineuse des prix sur le
marched international qui met ces
produits hors de port6e du
consommateur haitien.
Outre que le pouvoir d'achat
de ce dernier s'est consid6rablement
amenuise.

Une strategie de la
production nationale ainsi que
des prix ...
Devant la menace de famine
g6ndralis6e, tous reconnaissent y
compris le gouvemement- la n6cessit6
de faire quelque chose.
Les 4 ouragans qui ont
frapp6 le pays en aofit-septembre
derniers viennent renforcer cette
determination.
L'Etat passe commande de
grandes quantit6s d'engrais (on en
reqoit aussi comme assistance de pays
amis) qui sont revendus aux


cultivateurs et paysans a meilleur prix.
La nouvelle r6colte est plus
abondante. Mais d&s qu'elle aura etd
totalement vendue, que reste-t-il ?
Certaines institutions
(priv6es ou humanitaires) peuvent en
avoir profit pour refaire leurs stocks
avant les nouvelles hausses.
D'oiu premiere remarque : la
n6cessit6 d'une strat6gie de la
production nationale ainsi que des prix.
Une telle politique est
indispensable si l'onveut commencer
a sortir unjour du cercle vicieux.
I1 faut commencer i dtager la
mise sur le march de la production de
facon a ne pas gaspiller celle-ci par une
baisse trop pr6cipit6e des prix.
C'est le cas actuellement.
Avant que ne soit 6puis6e l'actuelle
r6colte, les prix auront encore baisse
davantage.
II faut done constituer des
stocks au niveau national. Si ce n'est
l'Etat (pour ne pas entrer en
contravention avec les exigences du
libre-6changisme), ce sont des
associations de cultivateurs qui
doivent s'en charger.
A l'exemple, tenez, des
<< associations caf&ieres natives. >
A moins qu'une branche du
secteur priv6 haitien (ou en diaspora)
ne decide d'y entrer. Car c'est un
important business.

De grands marches
regionaux ...
Ce qui compte c'est une
formule qui soit b6ndfique a la fois
pour le producteur, le consommateur
et le distributeur. Ainsi que pour le fisc.
L'essentiel est de maintenir
la production nationale. D'une faqon
ou d'une autre. C'est un principe sacr6
et on a vu l'annde dernibre ce qu'il en
cofite de l'oublier. Est-ce que les Etats-
Unis h6sitent un instant a
subventionner leur agriculture ?
Aussi est-il fort regrettable
que l'Etat n'ait pas eu la possibility de
faire ce qu'il avait envisage : rdserver
une partie de la r6colte pour des
institutions comme les cantines
scolaires, les h6pitaux publics ou les
caf6t6rias de la police nationale, etc.
Comment mieux assurer le
financement de la prochaine rdcolte.
Un autre projet qui est ralenti
sur sa course (et vu les problkmes
budg6taires que connait le
gouvernement ce n'est pas pour
demain le d6blocage) c'est le
percement ou l'amelioration des routes
jusqu'aux principaux greniers du pays.
Deux d6partements parmi les
plus riches (Les Nippes et la Grande
Anse) n'ont pas une route carrossable.
Or voyez comment malgr6
plus d'un mois de grbve g6ndrale et la
fermeture des grandes surfaces de
vente, la population de la Guadeloupe
a pu continuer de s'alimenter
normalement. Cela grice a l'existence
de grands marches r6gionaux et a la
(PRODUCTION /p. 7)


HMercredi 18 Mars 2009
HaitienMarche VolXXIII N 08

Le Conseil de Securit6 appelle les Haitiens a 6viter de
nouvelles crises politiques
La collaboration des acteurs institutionnels et politiques reste indispensable. Toutes
les branches de l'Etat doivent collaborer, tout en remplissant leur role, pour mettre
en oeuvre rapidement les actions n6cessaires. Le pays ne peut pas se permettre de
nouvelles crises politiques et, dans ce sens-la, la collaboration de toutes les
branches de l'Etat constituera une contribution tries importante, declare l'organisme
onusien dans une note de presse apres une visite de 4 jours en Haiti la semaine
derniere
Les membres du Conseil de s6curit6 encouragent les acteurs politiques, notamment
les partis politiques, a garder le calme et a agir de facon constructive lors des
prochaines elections, qui seront sans doute une opportunity pour le peuple haitien
de faire entendre sa voix et sa volonte.

Fanmi Lavalas sollicite formellement l'intervention de la
presidence et des presidents des deux chambres du
parlement dans le conflit l'opposant a l'organisme electoral
13 mars 2009 L'organisation politique parti Fanmi Lavalas, exclue des prochaines
legislatives par le Conseil Electoral Provisoire (CEP), a sollicit6 formellementjeudi
l'intervention de la presidence et des presidents des deux chambres du parlement
dans le conflit l'opposant a l'organisme dirig6 par M. Frantz Gerard Verret.
Le s6nateur Rudy H6riveau, signataire des correspondances adress6es au president
Rene Preval, au Dr Kely C. Bastien et a Louis Jeune Levaillant, fait remarquer que
1'eviction du parti de l'ancien president Aristide du processus electoral est "un acte
illegal et arbitraire."
I1 rappelle que le parti est legalement et regulierement inscrit et enregistre au CEP et
dit croire que cet acte partisan, provocateur, antid6mocratique et teint6 d'exclusion
est une violation des droits politiques de Fanmi Lavalas.
Selon Rudy H6riveau, le CEP s'est transform en une veritable machine politique et
destructrice ayant pour mandat d'effacer a tout prix Fanmi Lavalas de la scene
politique haitienne.
I1 appelle le chef de l'Etat, garant de la bonne marche des institutions du pays
(article 136 de la Constitution) et les presidents des deux chambres du parlement,
co-d6positaires de la souverainet6 nationale, a intervenir de facon urgente aupres du
CEP en vue de faciliter la reintegration de Fanmi Lavalas et de ses candidats dans le
processus electoral devant aboutir aux elections du 19 avril 2009.
Ce comportement de sagesse, dit Rudy H6riveau, facilitera "la reconciliation de
tous les fils et les filles du pays" et encouragera en Haiti l'implantation de la
democratic pr8nee par la Constitution de 1987 et fermement appuy6e par la
communaute internationale.
Rudy H6riveau a egalement adress6, au nom de Fanmi Lavalas, une lettre au
president du CEP pour lui rappeler que son organisation avait signifies au CEP un
acte de contestation contre la decision du CEP a son encontre.
Le parti exige qu'une decision judiciaire d6coule de cette contestation produite en
bonne et due forme par Fanmi Lavalas pour lui offrir l'opportunit6 de se presenter
par devant le bureau du contentieux electoral d6partemental de l'Ouest, charge
d'entendre les contestations soulev6es dans le cadre des elections legislatives.


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Disparition Joseph Robert Marcello: 2 mois apres
Port-au-Prince, le 12 mars.-Deux (2) mois apres l'enlevement du coordonnateur de
la Commission Nationale des Marches Publics (CNMP), Francois Robert Marcello,
la famille reste sans nouvelle.
Selon des proches, Joseph Robert Marcello avait ete enlev6 dans l'apres midi du 12
janvier alors qu'il regagnait sa residence a Delmas. Apres le bureau il sort toujours
pour faire le tour du quartier a pied. I1 n'estjamais revenu ce jour la, a expliqu6 un
voisin.
Dans une lettre en date du 5 f6vrier, la famille du disparu avait appel6 les autorites
et la population toute entire a ne pas laisser le dossier de cet homme qui a servi
dignement son pays, un pere de famille module, finir au fond du tiroir "des enquetes
qui se poursuivent". Deux mois plus tard, aucune avanc6e n'a ete annonc6e.
L'enquete annonc6e par les autorit6s n'aurait rien revel jusqu'ici. (alertehaiti.ht)

Assassinat d'un universitaire haitien en Republique
dominicaine
Santo-Domingo, le 10 mars 2009 (AHP)- Le m6decin et professeur Milot
Lapointe, qui enseignait a l'Universit6 autonome de Santo-Domingo (UASD), a 6te
assassin le dimanche 8 mars dernier dans la region de Bonao-Vega.
(EN BREF /p. 14)


COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Conseil de Securite souligne
l'importance du dialogue et la necessity
d'eviter de nouvelles crises politiques
Port-au-Prince, 15 mars a soulign6 un certain nombre de points
2009 Autermede savisiteofficielle a l'occasion de sa conference de
de quatrejours enHaiti, et aprbs s'6tre presse, le samedi 14 mars 2009. II a
entretenu avec les autorit6s haitiennes notamment d6clard :
et des parlementaires, ainsi qu'avec < Avec tous nos
des repr6sentants de partis politiques, interlocuteurs, les membres du Conseil
de la soci6t6 civile et du secteur priv6, de s6curit6 ont tenu a r6affirmer leur
l'Ambassadeur Jorge Urbina, Chef de soutien a la reconstruction du pays, a
la d6l1gation des 15 membres du la consolidation de la paix et de la
Conseil de Securit6 des Nations Unies, (COMMUNIQUE DE PRESSE /p. 14)








Mercredi 18 Mars 2009 A T__ _ A___ _ _ _
Haiti enMarche Vol XXIII N 08 |_ A 1 N




F Alom& W li


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SPage 3

L'EVENEMENT SOMMAIRE
Etats-Unis : robable suspension de la deportation
des 30.000 sans-papiers haitiens p.3
POLITIOUE
1Michele Pierre-Louis dans la fosse aux lions p.1
ANALYSE
II fault changer de pouvoir et non de gouvernement!
p.1
GOUVERNANCE
Haiti est-elle prete pour la guerre contre la misere et
le chomage ?p.1
COUT DE LA VIE
Pas d'amelioration sans organisation ... p.1
Relative stability des prix p.13
ACTUALITE POLITIOUE
Le Conseil de security souligne la n6cessit6 d'6viter
de nouvelles crises politiques p.2
Michele Pierre-Louis ne craint pas la d6mission p.4
DIPLOMATIE
Preval et Fernandez se rencontreront a la frontier le
24 mars p. 16
AMIS D'HAITI
Haiti: Lueur d'optimisme p.8
Que nouseserve le quartet: Jean-Obama-Ban-
Clinton ? p.8
RELIGION
Nourrir I'esperance par la Parole p.9
La religion recule aux Etats-Unis p.9
LIBRE PENSER
Woulib p. 10
SIGNE DES TEMPS
Congress iameicain assouplit les restrictions de
voyage ia Cuba p.7


Premiere Banque d'Hdi, TOTAL ACTIFS G 30,703,217 G 24,370,14
sans fusion, ni acquisition Passils et Avoir
des Actionnalres


D6p6ts
Obligations 6 Terme et Emprunts
Engagements pour Lettres de Credit
Autres Passifs
Obligations SubordonnBes
Capial, Reserves et
B6nefices non R6partis
TOTAL PASSIFS ET
AVOIR DES ACTIONNAIRES


24,080,761
1,526&832
737846
1 35211
5531558
2.45Z109

G 30,703,217


19,409,721
726,679
257,508
1,310,431
553,558
2112717

G 24,370,614


Nous certifions que le Blan Consold6 Audit- ci-dessus est sincere el conforme 6 nos Llvres.


Jean Mllet
Vice-Pr&ident Sdnior
Auditeur en Chef


Franck Helmcke
Vice-Pr6siden Ex6culif Slnior
et Drecteur G6rrd


AV


kaitw*%








Mercredi 18 Mars 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 08


Michele Pierre-Louis dans la fosse aux lions


UN SYSTEME TRUQUEALABASE
VERNEMENT... suite de la lre page) Pour la bonne raison que nos presidents (Permettez-nous de souligner que,
'erreur est Ala base. Le ver est dans le fruit. commencent par avoir l'air de parachute. on dit dans les vieux films, toute ressemb
n croit faire fi de la Constitution. Mais celle- Puis une fois au palais national, ils se mettent des personnages ou des Mvenements connu
rape A chaque fois. en devoir de se donner un parti politique. Ensuite, une et non avenue).
a Constitution dit que le Pr6sident de la majority parlementaire. Toujours est-il que le Pr6sident
choisit < son >> Premier ministre parmi le II faut attendre le deuxieme mandat du certes plus de latitude lorsqu'il peut laisser i'
a majority au Parlement. president Aristide pour voir une majority Fanmi Lavalas que c'est lui qui a sorti le Premier ministre d
idfafnt il fait son choix en accord avec les au Parlement. Cnmm re flit le cas nour Mich


des deux chambres. -


Totale all6geance

Or on ne retient que le
mot < SON >> Premier ministre.
Done le Pr6sident a toujours le
sentiment qu'il sort le Premier
ministre de sa poche. Et donc
que celui-ci (ou celle-ci) lui doit
une totale all6geance.
Ce qui est contraire A
l'esprit de la Constitution selon
lequel c'est le Premier ministre
qui conduit les affaires de l'Etat.
Le President joue un r6le
d'inspirateur et de garant de la
stability des institutions
nationales.
Premiere remarque:
Michble Pierre-Louis a l'air
totalement seule face aux


assauts des d6put6s. Seule
dans la fosse aux lions.
Pourquoi la Constitution pr6voit : le Premier
ministre vient des rangs du parti d6tenant la majority
au Parlement.
Que ce parti soit lid au chef de l'Etat ou A son
opposition.
Dans un tel cas, le Premier ministre n'est pas
seul face aux tracasseries parlementaires ou autres.
Comme on voit en France tous les d6put6s de l'UMP
faire corps autour du Premier ministre Francois Fillon.
Ou aux Etats-Unis les attaques contre le chef de la
majority d6mocrate A la Chambre des repr6sentants,
Mme Nancy Pelosi, parce qu'elle defend rudement son
President, Mr Barack Obama, contre les mendes des
R6publicains.

Parachutes ...
Or en Haiti on a rarement ce cas de figure.
Curieusement les candidats favoris A la pr6sidence ne
font aucun effort pour favoriser l'6mergence de leur
propre parti A la majority absolue.
Ni Aristide en 1990, ni plus r6cemment Rend
Prdval en 2006.


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ici, comme
lance avec
s, est nulle

t conserve
impression
e sa poche.
hlo Pierre-


Ceci est si vrai que si
jamais le Premier ministre en
exercice commence a
manceuvrer pour se donner lui-
meme une majority, aussit6t
c'est haro sur le baudet.


Le PMMichele D. Pierre-Louis lors de ses nombreuses visites effectuees


deja aux Parlementaires (photo Georges Dupe)

On dit que le president Prdval A son tour
travaille aujourd'hui (lui aussi A son deuxibme mandat)
pour se donner une majority parlementaire.

Toute ressemblance est dkconseillke

Conclusion: nous n'aimerions pas le dire,
mais c'est comme si nos presidents s'arrangeaient A
l'avance pour ne pas gouverner avec un Premier
ministre fort. Comme c'est le cas quand ce dernier,
venant du parti majoritaire, peut b6ndficier du support
de ce dernier en toutes circonstances, y compris face A
d'dventuelles tentatives, parfois meme des plus
fantaisistes, du Pr6sident ou de sa coterie.
Bien entendu, A moins que ce Premier ministre
soit un incorrigible b6ni-oui-oui.


Un crime de 1ese-
majestW ...
C'est ce qu'il advint au
Premier ministre Jacques
Edouard Alexis qui fut vird en
avril 2008 sous l'accusation
d'avoir soudoyd un groupe de
d6put6s, le fameux bloc CPP,
majoritaire A la chambre basse.
Aussit6t une majority
de s6nateurs, eux aussi bourr6s
d'ambitions (comme il se doit),
lui sont tombs dessus.
Mais surtout le palais
national ne tenta rien en sa


faveur. Comme si Jacques Edouard Alexis avait commis
un crime de lse-majest6.
Michble Pierre-Louis a-t-elle commence
manifester elle aussi des vell6it6s d'ind6pendance ?
La voici done face A l'6terelle interrogation
shakespearienne : qui t'a fait prince ? Et toi, qui t'a fait
roi?
Autrement dit, jusqu'A present, les regimes
changent, mais le pouvoir reste la chose des puissants,
aujourd'hui comme hier il est utilis6 par eux comme
leur chose.
Le pouvoir n'est pas pour changer les choses.

Marcus, 16 Mars 2009


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Mercredi 18 Mars 2009
HaitienMarche *VolXXIII N' 08


II faut changer de pouvoir


et non de gouvernement!


(POUVOIR... suite de la lere page)
En un mot, c'est la meme gudrilla politicienne
qui a le vent en poupe et du fait meme que le pouvoir
est absent des grandes preoccupations de l'heure.
Le problkme ne vient pas du gouvemement,
il vient du pouvoir lui-meme dont la mission n'est plus
la meme que ce qu'elle 6tait a l'accession du president
Rend Preval en 2006.
On sortait lors d'une longue p6riode de
troubles politiques et le mot d'ordre confi6 au nouvel
Olu 6tait la << rconciliation nationale. >
Outre que la << rconciliation > est un agenda
sp6cifiquement politique, de plus cela suppose une
redistribution.
Au haut, redistribution des fauteuils bourr6s.
Au bas, d'une partie des ressources nationales.
I1 semble que cela ait bien march en haut (le
chef de l'Etat n'a aucune opposition officielle), mais
pas du tout en bas : le peuple crie famine plus que
jamais auparavant.
Mais tout cela est d6pass6 aujourd'hui avec
la crise 6conomique international.

Le pouvoir doit etre fort mais en
meme temps progressiste ...
Comme on le voit chez le president am6ricain
Barack Obama, la nouvelle donne combine surun mime
pied austerity et progrbs deux notions qui ne
s'harmonisent pas toujours ; le pouvoir doit 6tre fort
mais en meme temps progressiste. Efficace maisjuste.
La ou on aurait attendu un retour au
protectionnisme et au repli sur soi, la nouvelle
administration americaine se caract6rise au contraire
par sa hardiesse sur tous les plans : politique (Irak,
Afghanistan), diplomatique (Iran, Russie etc),
environnementaliste,jusqu' la recherche m6dicale (les
cellules souches), tout semble surle point d'etre remis
en question.
En meme temps que le nouveau president
americain appelle a se serrer la ceinture, il lutte contre
tout sentiment de d6couragement, d'une nation trop
frileuse du genre personne ne peut accomplir de
miracles etc.
Sa devise electorale c'est : < Yes we can. >
Eh bien, nous avons besoin nous aussi
aujourd'hui en Haiti d'un pouvoir qui soit a la fois fort
et competent. Mais aussi juste.
Or ce n'est pas exactement sur ces critbres-lh
que nous avons port Rend Preval au pouvoir.
Preval est charge d'une mission politique : la
reconciliation. Or qui dit reconciliation dit
redistribution. Que ce soit des cartes ou des places,
des recettes publiques ou des pr6bendes ou des
contrats. Que ce soit individuellement ou
collectivement. Au niveau de la caste ou de toute la
nation.
L'Etat n'accomplit plus ses


responsabilites ...
Mais aujourd'hui terminus, il n'y a plus rien a
partager. C'est le degr6 z6ro des finances publiques.
Le budget de la republique est en retard de plus de 7
mois sur la date de son d6p6t pour la ratification
parlementaire.
D'autre part, tout le monde admet qu'enHaiti
les institutions sont inop6rantes ou inexistantes et que
1'Etat n'accomplit plus ses responsabilit6s meme les
plus 616mentaires.
Comment done attendre d'unEtat aussi r6duit
a sa plus simple expression qu'il conduise le pays a
travers ce qui menace d'etre la pire crise 6conomique
de l'histoire de l'humanit6 depuis 1 sicle ?
Justement on ne peut pas faire de miracle !
Avec des ressources encore plus
insuffisantes (la communaut6 international a annonc6
une reduction cette annde de prbs de 45% de son
support budg6taire a Haiti), comment combler le
manque a gagner en tout genre resultant d6ji de la
crise dconomique globale. Outre les transferts
effectuds par nos compatriotes en diaspora (US$1,6
milliard enl'an 2007) enbaisse de pas moins de 25% a
cause du ch6mage plus l6ev6 dans la communaut6
haitienne enAmdrique du Nord.
Sans oublier les crises perp6tuelles
caract6risant notre pays (production nationale
insignifiante, plus de 70% de ch6meurs, catastrophes
naturelles coup sur coup, d6sastre environnemental,
etc).

Economiser mais sans cesser de
produire ...
Or le d6fi qui se pose actuellement au monde
entier (y compris les Etats-Unis) c'est utiliser
judicieusement les ressources disponibles mais sans
ali6ner les projets d'avenir. Economiser, mais sans
cesser de produire. Avancerpeut-6tre unpeu
nlpus lentement mais beancoup nplus


sfirement.
Alors que chez nous moins de
ressources c'est depuis toujours synonyme
de plus d'abandon, plus de d6mission
g6ndrale. Plus de d6moralisation.
Et comme c'est le corps tout entier
qui est atteint par la gangrene, done par voie
de consequence moins de pouvoir d'Etat,
plus d'anarchie comportementale.
C'est la destruction une fois pour
toutes des 2,5% dernibres ressources
naturelles du pays.
Done avant dix ans, il ne restera plus
rien.
Avec une desire grande difference
aujourd'hui que les donateurs en ont marre
de nous. Le president de la republique vient
de faire le tour de Washington pour trouver


...... .....




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quelque 100 millions de dollars. I1 est rentr6 bredouille.
Idem l'ONU qui recherchait une centaine de
millions aprbs le passage des ouragans.
Alors qu'on vient de ramasser en une seule
collecte 4,5 milliards pour labande de Gaza (363 km2 et
un peu plus de 1 million d'habitants).

Nos gouvernements forts n'ont
jamais 6t justes ...
Conclusion: pour ne pas laisser d6truire le
peu qui reste (y compris notre Ame, car nos dirigeants
nous forcent a avaler tant de honte), il nous faut un
gouvernement fort. Mais aussi juste.
Nos gouvernements forts n'ont jamais Wte
justes, aussi leurs directives n'ont-elles jamais laiss6
de trace.
Pour g6rer un budget r6duit a 50% (ce que le
gouvernement a tant de mal a nous dire), il faut des
techniciens exp6riment6s. Mais aussi honnetes.
Nos techniciens les plus comp6tents n'ont
jamais Wte suffisamment honnetes. Pourquoi nous
n'avons jamais vu aucune difference.
Un gouvernement fort et juste, form de
techniciens exp6riment6s et honnetes, est la seule
solution de l'heure.
Nous avons la chance d'avoir un ex6cutif a
deux totes. Le jeu de balancier est plus facile entre les
deux pour arriver a un compromis heureux pour la
nation.
Le 7 f6vrier 2006, nous avons vot6 pour un
agenda tout a fait different. Done il faut rectifier le tir.
Le reste est une question de patriotisme.
Aujourd'hui il est plus facile de voir oi il est, si on en
a ou pas !
A commencer par nos d6put6s mangeurs
obstin6s de gouvernement ...

Haiti en Marche, 14 Mars 2009


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Europe
Am6raue Latine








Mercredi 18 Mars 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 08


Haiti est-elle prete pour la guerre


contre la misere et le ch6mage ?


(... suite de la lere page)
C'est ainsi que la Maison blanche a d6pech6
son conseiller politique (Patrick Gaspard, d'origine
haitienne) le week-end dernier a Miami pour s'entretenir
avec les leaders de la communaut6 haitienne de Floride.
Le president Barack Obama n'a pas oublid
que les haitiens-am6ricains ont vote massivement pour
lui aux elections du 4 novembre dernier.


du Honduras et du Salvador.
Le New York Times recommande que soit
accord a ces 30.000 Haitiens le TPS ou Statut de
protection temporaire, c'est-a-dire un refuge pendant
que leur pays se remet debout.
Quant a l'argument selon lequel un tel geste
pourrait provoquer un nouvel afflux de r6fugids
haitiens, le journal opine que le meilleur moyen de


Puis il y a la conference des bailleurs d'Haiti
qui se tient en avril prochain dans la capitale f6d6rale
am6ricaine. Meme si le monde est devenu moins riche,
ce ne sont pas les 75 millions que n6cessite Haiti pour
boucler son budget national qui vont l'empecher de
toumer.
Mais ce ne sont 1i jusqu'a present que des
problkmes conjoncturels.


Assistance a la conference de Paul Collier au premier plan la ministre du
Commerce Marie Josde Garnier, l'homme politique Evans Paul (Alyans) et
Monsieur Ronald Baudin, de la Primature (photo JJAugustin)


Le Professeur Paul Collier, dont le rapport sur les possibilities actuelles de
developpement en Haiti souleve un grand interet, &tait 1 'invitA du CLED lejeudi
12 mars dernier (photo JJAugustin)


Le message du nouveau president des Etats-
Unis est qu'il n'y aura pas de deportation massive
d'Haitiens.
Et afin que nul n'en ignore, le New York Times,
dans un editorial en date du 9 mars, declare sur un ton
p6remptoire : < Le D6partement de l'Int6rieur
(Homeland Security) a d6cid6 de poursuivre la meme
politique mal avisde de l'administration Bush en
d6portant les immigrants ill6gaux haitiens. >
Alors que, rappelle le journal, Haiti a 6td
ddvastde par plusieurs ouragans l'annde dernire, et
que en pareilles circonstances les Etats-Unis ont
toujours fait le contraire vis a vis d'autres peuples
victimes soit de guerres, soit de catastrophes
naturelles, comme pour les ressortissants du Nicaragua,


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l'dviter c'est en aidant a diminuer la misbre en Haiti,
c'est en y cr6ant des emplois.
Nul doute que cet editorial venant du premier
journal a avoir endoss6 la candidature de Barack
Obama, aura un impact a la Maison blanche.
I1 est probable que nos problkmes budg6taires
eux aussi peuvent bndficier de ces memes dispositions
plut6t empreintes de comprehension. Le Secr6taire
g6ndral de 1'ONU, Ban Ki-moon, qui nous visitait en
debut de semaine en compagnie de l'ancien president
amdricain Bill Clinton, a donn6 la garantie que Haiti
reste tout au haut de l'agenda international.
Ban Ki-moon devrait rencontrer le president
Obama instamment pour parler des effets de la crise
6conomique dans le reste du monde.


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Une fois qu'ils auront &t6 r6gl6s, cela ne
changera rien a notre probleme de fond.
En un mot, qu'est-ce qui fait que Haiti ne peut
pas marcher ?
Tout le monde connait la rdponse. Aussi bien
Haitiens que Etrangers.
L'ex-pr6sident Clinton peut bienvoyager avec
toute une pl6iade d'investisseurs potentiels qu'il n'en
sortirajamais rien.
Parce que le probleme essentiel, la question
de fond ce n'est pas le manque d'aide, ni
d'investisseurs int6ress6s a Haiti. C'est que les
Haitiens ne savent plus gouverner leur pays. Or 6tant
donn6 que nous ne sommes pas vraiment un pays
occupy (disons pas totalement !), c'est nous qui
n'arrivons pas a remplir notre quote-part, c'est nous
qui ne pouvons pas et qui ne savons pas < deliver. >
N'arrivant pas a nous concentrer sur
l'essentiel, ou bien nous nous battons entre nous
comme de vulgaires chiffonniers ; ou bien nous nous
amusons a couper un cheveu en quatre.
C'est done soit la pol6mique Conseil electoral
- parti Fanmi Lavalas autour de 10 sieges de s6nateurs
- qui dans les conditions actuelles, et quels que soient
ceux qui les remportent et les occupent, ne feront pas
avancer le bien de la nation d'un cheveu.
Soit la seule preoccupation c'est la refonte
de la Constitution, alors qu'on peut se tailler la
Constitution qu'onveut, tant que les conditions encore
une fois restent inchang6es, ce sera un autre coup
pour rien.
Si on regarde autour de nous, on voit trbs
peu de rapport entre la Constitution et les problkmes
les plus urgents.
Sans toutefois nier que certains amendements
pourraient mieux harmoniser le fonctionnement des
trois pouvoirs.
Toutefois est-ce la Constitution qui rend les
rues de Port-au-Prince dans l'6tat oi elles sont ?
Or comment retenir des investisseurs sans
qu'ils ne partent le premier jour horrifies devant un tel
spectacle.
Est-ce la Constitution qui fait que l'Etat haitien
ne semble avoirjamais de suite dans les idWes ?
On apprend que les presidents Prdval et
Fernandez se rencontreront bient6t a la frontibre, entre
autres pour sceller la reprise des importations d'oeufs
et de poulets dominicains.
Oi est passe la determination solennelle de
relancer la production avicole haitienne ?
Perdue dans le n6ant, comme tant d'autres
projets annonc6s toujours avec grand branle-bas et
qui finissent en queue de poisson, vite oubli6s.
Est-ce la Constitution qui empeche d'engager
une politique s6rieuse de protection de
l'environnement au lieu des sempiternelles et
larmoyantes rencontres au palais national avec les
victimes des catastrophes de plus en plus a la chaine.
Quand il ne s'agit pas de plusieurs dizaines
de millions dont on aurait pu faire un usage meilleur,
sinon plus responsable.
Comme cette nouvelle flotte d'autobus mis
en circulation sans tambour ni trompettes,
contrairement a tous les plans qui avaient Wte si
soigneusement concocts. Etait-ce pure propagande ?
Nul doute qu'ils (les gros bus blancs) ne mettront pas
longtemps pour disparaitre de la meme faqon ... Sans
tambour ni trompettes. Parce que personne ne sait rien
a rien.
Comme la Teleco (compagnie nationale de
(MISERE & CHOMAGE/p. 7)


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Mercredi 18 Mars 2009 !P_
HaitienMarche *VolXXIII N 08

Haiti est-elle prete...


(... suite de la page 6)
telecommunications) dont on annonce
chaque semaine qu'elle a trouv6 un
nouveau preneur. Une vache a millions
mais depuis longtemps condamnde finir
a la casse.
Pourtant tous les rapports
Collier (du nom de Paul Collier,
6conomiste de Oxford University et
conseiller du Secr6taire g6ndral de
1'ONU) soulignent l'importance vitale
des infrastructures pour la relance:
6lectricit6, routes, ports.
Le seul port qui soit digne de
ce nom, le port de Port-au-Prince, nous
l'abandonnons aux rats (rats a deux et/
ou a quatre pieds).
Au lieu d'avoir une politique
veritable dans ce domaine des
infrastructures, nous avons tout sacrifi6
a la bataille que se livrent diff6rents
groupes d'interets.
Electricity, autoroutes ou


routes d6partementales, t6l1phone,
ports, 1'Etat haitien a totalement
d6missionnd. Laissant les lobbies (bien
entendu chaque jour encore plus
rapproch6es !) et les groupes d'int6rets
se battre pour les derniers lambeaux.
Quand on croit voter pour le
changement, on vote pour changer
seulement de groupe d'int6rets.
Plus on vote, plus ce sont les
memes!
VoilB, inutile de se payer
d'illusions, ce n'est pas comme ga qu'on
se prepare pour la guerre contre la misbre
et le ch6mage.
Et a ce niveau, 1'Etranger ne
pourra rien pour nous.
Mais comme de toutes falcons
on ne peut rester sans rien faire, comme
aujourd'hui, en l'annde horrible 2009,
c'est tout ou rien, alors ... faut le faire !
Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Pas d'amelioration

sans organisation...


(PRODUCTION... suite de la page 2)
possibility d'y avoir aces de tous les
coins du pays.
F6d6rer des associations
de cultivateurs ...
Chez nous de semblables
marches r6gionaux accessibles et
agr6ables a fr6quenter serviraient
surtout a combattre la hausse
inconsid6rde des prix tel qu'elle se
pratique dans notre capitale de 3 millions
d'habitants.
Mais pour y arriver, il faut
beaucoup d'organisation (h61as, ce qui
n'est pas notre fort). Et l'Etat n'est pas
seul en cause.
I1 faut arriver a mettre sur pied
des federations d'associations de


cultivateurs aussi larges que possible,
s6rieuses et respect6es. Pas de simples
r6seaux 6lectoralistes pour leaders
politiques r6gionaux avec ambitions
nationales.
De telles associations
gagneraient ainsi non seulement la
confiance de la clientele mais aussi des
banques en matibre de micro-cr6dit. Car
sans le credit, rien de tout cela n'est
possible. Et vice-versa, sans production
locale, parler de credit n'est qu'une
supercherie.
Enfin, les consommateurs eux
aussi doivent apprendre a s'organiser.
Car d'une facon ou d'une autre, c'est
toujours eux le cochon de payant.
Hatti en Marche. 13 fars 2009


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AVIS DE


RECRUTEMENT


GROUPE DE TRAVAIL
SUR LA COMPETITIVITE
DE L'ECONOMIE HAITIENNE
(GTC)


TITRE DU POSTE
LIEU D'AFFECTATION
NATURE DU CONTRAT
DUREE DU CONTRAT


: DIRECTEUR EXECUTIF
: Port-au-Prince, Haiti
: Contrat de service
: Six (6) mois avec possibility
de renouvellement pour six (6)
mois additionnels


BUT DU POSTE
Sous la supervision du Coordonnateur du Groupe de Travail
surla Competitivite (GTC), assurer le suivi administratifdes decisions
des different organes du GTC et organiser la logistique necessaire
a leurs travaux, veiller a la mise en oeuvre des contrats de service
impliquant le GTC, participer aux rencontres et preparer les proces-
verbaux, offrirl'encadrement necessaire aux contractuelstravaillant
al'elaboration du projet de Plan Strategique de Competitivite de
l'economie nationale et sur la preparation des dossiers relatifs aux
mesures legales et administratives de court terme.

QUALIFICATIONS REOUISES :
Dipl6me universitaire en Economie, Gestion des Affaires
ou Administration Publique, Genie (lie a la gestion) ou
Maitrise en Economie, Gestion des Affaires, Administration
publique ou autres domaines connexes
Capacity d'organisation et de gestion
Capacity de synthese, d'analyse, de communication orale
et ecrite
Bonne connaissance de l'economie haitienne

EXPERIENCES PROFESSIONNELLES:
Un minimum de sept ans d'experience en Gestion des
Affaires, ou en Proj et de Developpement Economique, ou gestion
macro-economique, ou autre experience equivalent.

LANGUES
Maitrise du francais, du creole et de l'anglais

A noter :
A envoyer Curriculum Vitae et photocopies des dipl6mes
et/ou certificats ainsi que deux lettres de reference et une lettre de
motivation, attention du Groupe de Travail sur la compktitivit6
de 1'Economie nationale (GTC), Ref6rence POSTE
COORDONNATEUR, d'ici le 25 mars 2009, avant 3 :00 heures
p.m. a l'une des adresses suivantes :

AMCHAM
No. 18, Rue Moise
Petion-Ville, Haiti


Executive_director@amcham.ht


OU


CLED
No. 9, 2eme Avenue du Travail
Port-au-Prince, Haiti


cledhaiti@gmail.com









Page 8



Haiti- L

Par GUYTAILLEFER

Qu'ont done vu Ban Ki-moon et Bill Clinton
cette semaine en Haiti qui les autorise a faire preuve
d'optimisme devant l'avenir de la petite ile? Le
secr6taire g6ndral de l'ONU et l'ex-
pr6sident des Etats-Unis 6taient a
Port-au-Prince pour prparerle terrain
d'une conference de donateurs,
essentielle au soutien de l'6conomie
haitienne, qui se tiendra le mois
prochain a Washington. Le premier a
estim6 que toumant>> et a promis de placer le
pays communaut6 internationale>>. Le
second a d6clard que premiere fois que j'ai vraiment le
sentiment que ce pays a une chance
de se sortir des profondeurs de la
pauvret>>. On appr6cie qu'ils
affichent de l'espoir, ce qui n'arrive
pas souvent, pour ce peuple battu
par les ouragans. II faut n6anmoins
de l'audace pour y croire.Les
Haitiens ont massivement besoin
d'aide, de commerce et
d'investissements strangers. Les Le Presic
pays riches, qui font passer leur
pingrerie pour de la g6ndrosit6, le leur
doivent bien. En fait, ils ont envers eux une dette
6norme, ne serait-ce que pour avoir lamind leur
agriculture en exigeant dans les anndes 1990 qu'ils
ouvrent leurs marches a la production occidentale et
subventionnde. Le scandale est que Haiti, qui
produisait il y a 30 ans la majeure partie de ses aliments


Mercredi 18 Mars 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N0 08



ueur d'optimisme


de base, a aujourd'hui l'agriculture la moins productive
au monde, dit le PNUD, le Programme des Nations
unies pour le d6veloppement. Que cette dette soit
d'abord payde. Ily aura lieu, ensuite, d'etre optimiste.


tent Kene 1'reval recevant le lunal 9 mars I ex-presiienl
et du Secrdtaire Gendral de 1 'ONU Ban Ki-Moon
Entendu que la classe politique haitienne, qui
souffre du virus de la malgouvernance et ne se soigne
pas, a sa part de responsabilit6 dans la catastrophe
sociale qui fait que les trois quarts des Haitiens vivent
dans une pauvret6 que nous n'endurerions pas cinq
minutes. Absurdement, le plan de d6veloppement


6conomique de l'actuel president Rend Prdval ne passe
pas d'abord par l'agriculture, mais par le tourisme et la
creation de zones franches... Cinq ans apres l'6viction
de Jean-Bertrand Aristide, les partis haitiens continuent
par ailleurs de s'6puiser en interminables chamailleries
politico-constitutionnelles, dont le
plus recent episode concerne
l'exclusion, lors des prochaines
elections s6natoriales, du parti
Lavalas de l'ancien president.
Rentri de Port-au-Prince, Ban
Ki-moon s'est rendu mardi a la
Maison-Blanche pour rencontrer le
president Barack Obama, qui a
appel6 a une coordination
international afin de prot6ger les
pays pauvres, dont Haiti, contre la
menace que fait peser la recession
mondiale sur ce qu'il reste a ces pays
de s6curit6 alimentaire. La pensde est
charitable.
Sauf que, dans l'imm6diat, M.
Obama pourrait joindre le geste a la
parole en abrogeant la decision tres
mal avisde de l'ancienne
administration Bush de d6porter 30
000 r6fugids haitiens installs en
SClinton Floride. Que la decision n'ait pas d6ji
6td suspendue, vu l'insensibilit6
humanitaire dont elle t6moigne, est
en fait incomprehensible. Les discours d'espoir ne
donnent pas a manger. Le droit de demeurer aux Etats-
Unis, en vertu d'un programme d'accueil temporaire
maintes fois utilis6 par le gouvemement f6d6ral, si.

gtailleferoiledevoir. corn


QUE NOUS RESERVE LE QUARTET :


JEAN-OBAMA-BAN-CLINTON?


Le secr6taire g6ndral de l'ONU M. Bankimoon
s'est invite chez nous flanqu6 de l'ancien president
am6ricainBill Clinton. Ils sont officiellement en mission
d'dvaluation de la capacity de la < communaut6
internationale >> faire face au ddfi haitien. Abord6
semble-t-il avec un regain soudain et insolite
d'optimisme en pleine crise financibre internationale
sur fond de recession 6conomique.
Pour cette < expedition > diplomatique les
membres du Conseil de s6curit6 ne seront pas en reste.
Ils viendront examiner d'eux-memes cette curiosity des
relations internationales que constitue d6cid6ment
Haiti. Et en meme temps 6valuer le pi6tinement de la
MINUSTAH sur le terrain.
Dans la foul6e des rapports < alarmants > et
d'une d6t6rioration 6vidente de la situation
catastrophique du pays et la corruption qui gangrene
ce qu'il lui reste d'appareil gouvememental, qu'est ce


qui peut bien raviver l'espoir de la communaut6
internationale?
Tout esprit pour le moins lucide est port6e
se questionner sinon a s'inqui6ter de cette brusque
sollicitude et ce changement de vitesse dans le
traitement du dossier de cette ile des caraibes.
Quand l'ONU et l'oncle Sam se donnent la
main on peut tre stir que le laboratoire va soumettre
le cobaye haitien a une de ces exp6rimentations dont
il a le secret. Tel un lapin sorti du chapeau d'un
magicien on nous assene de manibre rdcurrente des
fausses sorties de crise dont la seule vertu est de nous
rendre plus d6pendante, plus d6chirde, plus miserable.
Le joumaliste Canadien Jocelyn Coulon a
d6couvert sans rire, dans ce qu'il faudra appeler
d6sormais "le plan courrier" < une lueur d'espoir pour
Haiti >. Trbs sdrieusement, personne ne va avaler que
tout ce paquet de puissantes personnalit6s soit mis


pour nous indiquer comment exploiter nos mangues et
construire des routes.
Grotesque insulte a l'intelligence, mais bien
m6rit6e pour nos pseudos elites qui ont pr6f6rd opt6
pour l'ignominie au lieu d'embrasser la mission
historique du peuple. La meute politicienne obnubilde
par un os de pouvoir a saliver perd tout sens de l'int&r&t
national. Elle (s'en) fonce tate baisse s'entre d6chirant,
sniffant un poste minist6riel ou dlectifpr6sentW comme
un appit par l'intemationale et/ou l'6quipe locale mise
en scelle. Pendant que se poursuit cette politique
spectacle aliment6e de scandales, les decisions
s6rieuses sont prises en haut et obscurs lieux a l'insu
de la nation.
La courageuse gesticulation de notre
mod6lisateur national apparait comme un baroud
d'honneur < kabrit finpase 1ap rele femenbary >> (voir
sa note de protestation Le Nouvelliste mercredi 4 mars)
D'autant que son fameux "PRAIS"
s'inscrit lui aussi dans cette
dynamique de liquidation de la
dignity nationale.
Pour ne pas sombrer
dans le ridicule en qualifiant ces
propositions de plan pour Haiti il
I I est imp6ratif de d6couvrir ce qu'il
ne dit pas. Sous quel regime
juridique international sera-t-il
Simpl6ment6 ? La fameuse question
que tout un chacun essaye
maladroitement d'occulter et qui
est au centre du d6bat: le statut
d'Haiti.
q9, En fait le rapport Collier a
regarder de pros est un constat
d'6chec de l'ONU via la
MINUSTAH. Aprbs cinq ans de
mandat, dot6 d'6normes moyens
techniques, financiers, humains
cette intervention ne peut
presenter comme r6sultat que
d'avoir soumis des bandes de
bandits arms prets a tout moment
a refaire surface. La situation socio
Sconomique est de plus en plus
alarmante. L'instabilit6 politique
utanspriS est loin d'etre r6solue. Les
institutions sont plus que jamais
d6faillantes. La menace migratoire
et le trafic de la drogue qui
constituent le veritable dada de
(JEAN-OBAMA
-BAN-CLINTON/ p. 10)








Mercredi 18 Mars 2009
HaitienMarche *VolXXIII N' 08


Haiti: nourrir l'esperance avec la Parole


Par Mario Bard, AED Canada
Le 12 mars 2009 Eucharistie Sacrement de
la Misdricorde L'ouragan Ike nous donnait cet
automne de nouvelles images d'Haiti, mais avec
l'impression du d6ja vu. Maisons sous la boue, villes
et villages d6truits, des gens qui, visiblement, sont
depass6s... et seuls dans leurs malheurs. < Quand
vous avez un gouvernement demissionnaire qui fait
des discours a longueur de journde, on se demande
oi est l'engagement >, estime sans ambages Mgr
Kebreau. (Le pape Benoit XVI a remis le Pallium a
Mgr Kebreau au cours de la messe de la solennite des
ApStres Pierre et Paul le 29 juin 2008) < Je vous
avoue que, quelquefois, lorsque j'entends ce discours
'portoprincien', ga ne me rejoint pas. II me semble me
retrouver dans un autre pays ou dans une autre ile ,
souligne l'archeveque.
Alors, Mgr K6breau, attend-il quelque chose
de la communaut6 internationale qui est d6ja pr6sente
par la mission de 1'ONU en Haiti ? < Personnellement,
ce que je trouve trds souvent de [la part des
fonctionnaires] de cette communautd, c'est qu'ils
arrivent a Port-au-Prince et vont toujours voir les
mOmes personnes. > Selon lui, il faudrait que les
membres de cette communaut6 aient le courage d'aller
en campagne voir ce qui s'y passe au lieu de < sefaire
'emberlificoter' par des receptions, des cocktails, des
histoires .
Preferer les dents des requins
La corruption est un < danger > constant sur
l'ile, partout : dans les travaux publics, dans les
a6roports, dans le gouvernement. C'est un mal qui
ronge la soci6t6 compose d'une population qui est
jeune: plus de 60 % des habitants ont 24 ans ou moins.
< Ces jeunes, quin 'ont pas d'avenir, s'organisent en
gang >, explique Mgr K6breau. < Donc, ils violent ,
ils font des < kidnappings et tout ce que vous voulez.
> Ces jeunes ont besoin d'etre < decloisonnes, de
sentir qu 'ils sont quelqu 'un > avant qu'il ne soit trop
tard. < Dernidrement, on a rapatrid 250 personnes
qui etaient parties en mer >, raconte-t-il. Parmi eux, se
trouvaient < beaucoup, beaucoup de jeunes. Mais
quand un jeune vous dit qu 'il preftre les dents des
requins a la misere d'Haiti, il faut vraiment
comprendre le desespoir de ces jeunes >, insiste encore
l'archeveque.
Celui-ci se d6sole du fait que la plupart ne
peuvent avoir acces a la revolution technologique, <
cybemntique >, qui traverse le monde. Cette jeunesse
semble completement ignore des autorites
gouvernementales, < parce qu 'il y a n'a pas la
comprehension pour vraiment venir en aide a cette
jeunesse. > Une population qui, en plus de cette
incomprehension, est aussi touch6e par la crise
mondiale. En effet, les revenus qui proviennent de la
diaspora haitienne du Canada et des Etats-Unis sont a
la baisse : les gens perdent leur emploi et ne peuvent
done plus envoyer d'argent a la famille restee au pays.


Une crise qui s'ajoute done a la < crise perpetuelle >
que vit Haiti.
Reapprendre qui est Jesus.
L'Eglise est toujours tries present dans la
society haitienne. Dans le secteur social certes, comme
dans a peu pres tous les pays en d6veloppement. Par
contre, si 1'Eglise d'Haiti a un r6le social, elle s'est
aussi r6solument mise a l'heure de la nouvelle
6vangelisation apres sa rencontre du 8 d6cembre 2007,
laquelle faisait suite a la rencontre des 6veques
d'Amerique latine et du Sud ainsi que des Caraibes, a
Apparecida au Br6sil (avril 2007). < L 'Eglise c 'est la
grande dormeuse, ilfaut qu 'elle se reveille >, souligne
Mgr K6breau quand on lui parle de la difficult qu'ont
eue les catholiques, dans leur histoire, a s'arr&ter pour
lire l'Evangile et vraiment 1'etudier. << Elle (l'Eglise),
ne pourra se reveiller qu'en dcoutant la Parole >. (
lire a ce sujet le discours du pape Benoit XVI lors de
la rencontre avec les eveques d'Haiti: le pape s'adresse
a 1'episcopat ha'tien). Un d6fi que tout le personnel
pastoral d'Haiti tente maintenant de relever. Tout
d'abord par la creation d'un centre cat6ch6tique ou
les pretres, les religieuses et les religieux, ainsi que les
laics engages en pastorale, vont aller se ressourcer,
une fois par mois, avec les 6veques, afin de mieux
comprendre la personne centrale de l'Evangile, et qui
devrait l'&tre pour l'Eglise : Jesus.
Ensuite, le changement s'opere 6galement par
la reconfiguration de la paroisse qui < devient le lieu
de I 'annonce du Kerygme, de I 'annonce de la Parole.
> Mgr K6breau consider que c'est < la qu 'il y aura
tout un travail a faire de conscientisation pour
pouvoir conduire la Parole au cceur de la vie. > Des
paroisses qui seront appel6es a faire place a des
fraternit6s, a des petites commu-naut6s, < pour une
dcoute de la Parole a partir du quartier oi se trouvent
les gens .
Evangeliser les profondeurs
Enfin, dans un pays ou le vaudou est encore
tres present, la foi n'est-elle pas liee a des preuves de
la presence de Dieu, comme des miracles ? Mgr K6breau
estime qu'il nous faut aller plus loin. < Est-ce que
vraiment I'Evangile a rejoint mes instincts les plus
profonds ? Est-ce que I'Evangile a rejoint tous nos
instincts de destruction, de construction ? > Des
questions aussi sur la place de l'Evangile dans notre
vie: en est-il le <
moteur >? < Qu 'est


ce que nous
savons de
I'Evangile ? >>,
questionne-t-il.
Des interrogations
qu'il lance tout
d'abord au
personnel pastoral
de 1'Eglise: prstres,
eveques, religieux


La religion recule


aux Etats-Unis


La religion recule aux
Etats-Unis avec un doublement
depuis 1990 de la proportion
d'Am6ricains qui se disent
agnostiques dans un pays qui reste
chr6tien a 76% et ou les protestants
6vang6liques sont de plus en plus
nombreux, selon une vaste enquete
universitaire.
L'enquete American
Religious Identification Survey,
mende auprbs de 54.000 adultes en
2008 par l'UniversitW Trinity College
(Connecticut, nord-est), est la
troisibme de ce type depuis 1990.
Une deuxibme avait eu lieu en 2001.
L'6tude t6moigne d'un
recul du christianisme: 76% des
Amdricains se disent chr6tiens en
2008, contre 86,2% en 1990.
Les protestants
demeurent a peine majoritaires a
50,9%, r6partis enplusieurs grandes
traditions (baptiste, m6thodiste,
luth6rienne...), contre 60% il y a 18
ans. Les catholiques sont la premiere
communaut6 religieuse en constante
progression en nombre, du fait de
immigration hispanique (57 millions
en 2008 contre 46 millions en 1990),
mais en l1ger recul en proportion a
25,1% contre 26,2%.
Les catholiques
traditionnellement majoritaires dans
le nord-est du fait de immigration
historique irlandaise, notamment


dans le Massachusetts, le
Connecticut et Rhode-Island, ont
fortement r6gress6 dans cette
region.
Ils ne repr6sentent plus
que 36% des adultes contre 50% en
1990. En revanche dans l'Ouest
americain, l'influx de catholiques est
trbs net, leur pourcentage passant
de 23% en 1990 dans le Texas a 32%
aujourd'hui et de 29% en Californie
a 37%.
"Ce ddclin du catholicisme
dans le nord-est est des plus
6tonnants. Mais grace a
l'immigration et a la croissance
naturelle de la population
hispanique, la Californie est
maintenant plus catholique
proportionnellement que la Nouvelle
Angleterre", note Garry Kosmin, l'un
des auteurs de l'enquete.
La tradition protestante
6vang6lique, trbs proche de la Bible,
et qui comprend les Anabaptistes,
les Mennonites et les Pentec6tistes
notamment, est la plus r6pandue
(34% des Am6ricains). Ce courant est
port par le succes des "nouveaux
chr6tiens" et des m6ga-6glises
charismatiques qui n'attiraient que
200.000 fiddles en 1990 contre 8
millions aujourd'hui.
Dans le meme temps, la
(RELIGION/p.12)


et religieuses. < Parce que nous avons d'abord etd
beaucoup plus < sacramentalises ) qu 'vangelises
>, estime Mgr K6breau. Une 6vangelisation < qui va
nous demander de nous remettre en question... pour
vraiment reconsiderer: 'Qui est Jesus ?' .


Mgr Louis Bebreau, ArchevOque du Cap-Haitien
Un programme pastoral pour Haiti vraiment
axe sur la Parole, et << qui va apporter un eclairage
pour vraiment > savoir << comment nous situer
aujourd'hui, et aider ce peuple a decouvrir ce qu'est
la vraiefoi et non pas la croyance. > La croyance et la
foi sont diff6rentes, Monseigneur ? < Tout ce que le
monde rep'te, les jargons de la tribu , c'est la
croyance. < Mais la foi, elle, est 'personnalisante' et
elle nous engage a~ dcouvrir notre identity comme
enfant de Dieu. >
Epilogue
Nous parlions d'Haiti avec Mgr K6breau. Par
contre, ses mots sur la < Parole sont venus rejoindre
l'essentiel de ce que tout chr6tien, de Port-au-Prince a
Bangkok, devrait peut-&tre essayer d'atteindre : cette
identit6e d'enfant de Dieu >. Tout comme les croyants,
les 'ayants foi' du monde, les Haitiens pourront
construire leur pays int6rieur. De cette ime remplie de
l'Evangile, la vie jaillira malgr6 tout et pourra tout
construire a l'ext6rieur. C'est 1'esp6rance!
L'Aide a l'Eglise en D6tresse a soutenu l'an
dernier plus d'une cinquantaine de projets pastoraux
en Haiti.


Page 9


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Mercredi 18 Mars 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 08


Lorsque nous plantons des arbres,
parfois les gens me disent : Je ne veuxpas
planter cet arbre, parce qu 'il ne poussera
pas assez vite >. Je dois leur rappeler sans
cesse que les arbres qu'ils coupent
aujourd'hui n 'ont pas dtd plants par eux, mais par
leurs ancetres. Ils doivent done planter des arbres
qui bMndficieront aux communautis a l 'avenir Je leur
rappelle que, telle une graine, avec du soleil, un bon
sol, et des pluies abondantes, les racines de notre
futur s'enracineront profondiment dans la terre et
une gerbe d'espoir s 'panouira dans le ciel.

Wangari Maathai,
Prix Nobel de la Paix 2004

<< Nap viv sou woulib nan p6yi sa a >, me disait
l'autre jour un ami. Je n'avais pas besoin de lui
r6pondre. Il ne s'attendait pas non plus a aucune
r6ponse de ma part. Ce n'6tait que la manifestation
d'un constat. Un constat d'6chec. Un 6chec ressenti
par tous ceux qui, partageant cette condition
d'appartenance, a un groupe, un pays, a Haiti, auraient
voulu voir ce pays occuper une place beaucoup plus
importante dans le < Concert des Nations >. Je n'ai pu
m'empecher de revenir en arribre. A l'6poque ou l'on
croyait sentir que le pays fonctionnait. La Haitian
American Sugar Company (HASCO) qui faisait vivre
des centaines de milliers d'Haitiens, transportait, par
voie ferrde, des milliers de tonnes de tiges de canne-a-
sucre, de la plaine de Ldogine, de la plaine du Cul-de-
sac, vers sa centrale. A chaque fois que je pense a la
HASCO, je ne peux m'empecher de revoir les
< d6robeurs de canne >. Au pril de se voir priver d'un
membre, ils se hissaient sur les wagons de ces trains
pour d6rober quelques tiges de canne. < Bam Jam Pran
Kann >, semblait rugir le train, et sans lui accorder la
moindre attention, ils en prenaient a pleines mains. Je
revois, aujourd'hui encore, le grillage pour cannes
tronqonndes ou entibres des wagons. Les < acrobates
de la faim >, ces <,
s'accrochaient aux barreaux des wagons ouverts,
p6n6traient a l'int6rieur de ces cages ambulantes,
s'emparaient, avec une aisance extraordinaire, des tiges
de canne qu'ils voulaient et redescendaient 200 metres


Woulib !

plus loin, leurbutin en main. Pour certains d'entre eux,
c'6tait parfois la seule nourriture de lajourme. C'6tait
quand meme mieux que les galettes de boue qui
alimentent la malnutrition de centaines d'enfants
d6favoris6s de notre soci6td actuellement. C'est quand
meme mieux que ce qu'on leur offre maintenant. Enfin,
Hasco, ou pil 16t kounyen an ap pran woulib sou do
pbp la >. J'ai parfois peur de croire que parmi ces
derniers, il y en a qui ont fait partie des premiers. Ils
n'auront done rien appris. Ils ne nous auront done
rien appris.
Enfin, continuons avec nos idWes du d6but.
Dans ce petit pays qui est le n6tre, les dures r6alit6s
nous ont forced crder un code de communication
dans lequel trbs peu de mots servent a se faire
comprendre et, un ensemble assez r6duit de mots, sert
a laborer des discours complets, aussi longs que
ceux de Fidel, aussi parlants, aussi bellig6rants. < Nap
Bwas 6 s6ti >. < NMg nan di >. Tout un monde de contenus qui
retracent la situation 6conomique, sociale et politique
du pays, montrant les angoisses de l'individu, ses
pulsions, ses phobies.
Chers amis, en suivant le fil de ma pensde, je
fus amend a r6fl6chir sur les risques et les menaces
qui planent sur notre territoire, nous transformant en
freles 6tres vulndrables, a la merci du hasard. Le mot
<< woulib > est done celui qui traduit, d'apres ma facon
de voir, la situation de vulndrabilit6 inconsciente que
nous vivons. Dans le contexte actuel, le mot << woulib >
prend une allure fantasmagorique. Gonaives. Cabaret.
Mapou. Fonds-Verrettes. Nbrette. Mome l'H6pital. Tbt
dlo. La Vall6e de Bourdon. Voili les << termes de
r6f6rences > d'un dossier qui va finir par nous
<< submerger >, par nous << ensevelir >. A nous enterrer
tous. Quelques minutes de pluie On craint
l'inondation. Une petite secousse Onvoit < Laboule >
qui roule vers nous. Et, malgrd cela, nous continuons
a utiliser le charbon de bois de facon abusive. Nous


continuons a dresser nos maisons avec du
sable de << Laboule >. Premiere Qualit6 Le
S plastique continue a nous alimenter et a
gonfler les artbres de canalisation.
Enfin, chers amis, comme a dit < Collier > dans
son rapport, Haiti a perdu son stock forestier selon un
processus analogue a celui qui fait que le pays a perdu
ses voies ferries: c'est la trag6die des biens
communaux. Quoiqu'on puisse dire, il a certainement
raison car trop d'Haitiens utilisent le bien commun de
facon a maximiser leur b6ndfice personnel, par l'usage
individuel des ressources communes et en distribuant
les cofits de r6g6ndration entre nous tous. Le charbon
de bois, les carribres de sable, les ressources naturelles,
la bidonvillisation, les d6chets, la corruption, et...
Enfin, chores amies lectrices, chers amis
lecteurs, j'ai pass la semaine angoiss6, non pas a
cause des visites de si hautes personnalit6s (leurvenue
en Haiti est toujours mauvais presage), celles qui vont
finir par d6cider pour nous, a notre place, mais plut6t a
cause de ces menaces qui planent sur nos tetes et
conditionnent nos vies sans que nous y pretions
attention. La tension 6tait si forte que je n'ai pu
m'empecher de voir le futur cauchemardesque d'Haiti.
Je crois qu'il s'agissait d'un rave carje voyais la mer a
nos pieds, a la hauteur de PNtion-Ville, la presqu'ile du
Sud avait perdu sa condition et 6tait devenue << Grand-
Ile >, 1'6tang de MiragoAne avait allong6 le bras vers la
mer, et l'6tang Saumitre avait donn6 libre cours a ses
caprices, il avait atteint la c6te des Arcadins. Quel
cauchemar Quelle horreur !
Chores amies lectrices, chers amis lecteurs,
dans cette course a tombeau ouvert, vers la destruction
collective, la seule possibility, peut-6tre, d'dviter la
disparition finale, definitive, est, paraphrasant Wangari
Maathai, d'enraciner notre futur dans la terre, de le
fixer au sol en freinant la fuite de la terre arable vers la
mer. C'est ainsi que nous verrons s'6panouir cette gerbe
d'espoir dans le ciel. C'est ainsi que nous verrons
fleurirHaiti. Peut-6tre Peut-6tre Peut-6tre !...

Oscar Germain, germanor2005@yahoo.fr
Mars 2009


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JEAN-OBAMA-BAN-


CLINTON?
ldti.;/ 81t1, ^t0


.. sunI ue ia page )
notre puissant voisin demeure une
grande preoccupation. MWme la
tenue des elections r6gulibres qui
sert a presenter une facade
d6mocratique n'a pu etre assure.
Les 6meutes de la faim d'une rare
violence sont venues 6branler le
fameux processus de stabilisation
cher au president et emporter le
gouvemement qui ne sera remplac6
qu'apres plusieurs mois de
tergiversations.
Le ras le bol envers les
troupes onusiennes a franchi a
l'occasion une phase sensible. En
effet, la MINUSTAH a gagnd en
discredit et en hostility suite a son
implication repressive dans les
immenses manifestations
populaires, ce qui a finit par salir
complktement ce qui lui restait
d'image dans le pays et confirmer
sa posture de force d'occupation.
Enfin la nature s'est mise de la partie
avec quatre ouragans ddvastateurs
mettant a nu la situation
catastrophique du pays
Bref tous les indicateurs
sont au rouge. Force est de
constater que la plupart des facteurs
qui militent en faveur d'Haiti en
rapport avec les autres 6tats faibles
(Collier) sont historiques et non lids
a la presence de l'international.
Proximity avec la rdpublique
dominicaine ; absences de guerres
tribales ou de tensions ethniques,
pour ne citer que ceux-l. Ce qui
devrait indiquer la capacity des
Haitiens a se prendre en charge en
toute souverainet6 dans le cadre
d'une solidarity international bien
comprise.
En outre on doit se
r6soudre en toute probity a
reconnaitre que toute critique de la


situation actuelle d'Haiti s'adresse
aussi a l'international. Malgrd les
tentatives maladroites pour l'en
dissocier l'dchec est autant
imputable l 1'ONU qu'aux autorit6s
locales. Les rapports qui font 6tat
de la corruption g6ndralis6e qui
gangrene l'appareil judiciaire par
exemple 6pinglent autant sinon plus
des pays strangers et des
institutions internationales que
les "dirigeants" haitiens. Sans
mmme devoir releverl'ing6rence des
forces ext6rieures dans le choix de
ces derniers qui sont en fait
l'instrument de leur politique.
Avec le d6barquement de
cette 6nibme < Commission Civile >
on peut augurer qu'une forme ou
une autre d'acc6l1ration de notre
< prise en charge > est d6cid6e dans
la foul6e de l'arriv6e de
l'administration Obama Clinton.
Du genre de ce qu'on appelle dans
le jargon international actuel,
colonialisme de troisibme type ou
< colonialisme de n6cessit 6 :
< C'est-a-dire la prise en
charge ou la mise sous tutelle
international d'Etats faibles dont
le d6sordre politique ou l'absence
de gouvemance interne menacent
la stability r6gionale ou tout
simplement la vie des
populations.... > (Benoit D'Abe-
ville). N'est ce pas ce que suggerent
les fameux rapports pr6c6dant
comme par hasard l'arriv6e de nos
chers < amis protecteurs > en plein
< wele wele > electoral ?
A bon entendeur salut!
Restons malgr6 tout
r6alistes, Visons l'impossible !

Port-au-Prince, 10 Mars 2009
Rudolph Prudent
Candidat au Senat KONBA


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Mercredi 18 Mars 2009
HaitienMarche VolXXIII N 08 I


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Mise en garde contre un essai anti-sida

a base de plantes lance sur le Net


L'Agence francaise de s6curit6 sanitaire des
produits de sante (Afssaps) a mis en garde mardi contre
l'essai "non autorisd" d'un produit a base de plantes
propose sur le Net aux personnes infect6es par le virus
du sida par l'association Sidaventure.
"L'Afssaps souhaite mettre en garde les
personnes infect6es par le VIH sur le fait que le
protocole experimental d6nomm6 A72 ou JMAR,
propose par l'association Sidaventure par le biais de
son site internet, n'a fait l'objet d'aucune autorisation
de l'Afssaps a cejour".


La participation a ce protocole implique la prise
d'un produit qui serait compose de plantes originaires
de Madagascar et l'arret des traitements antir6troviraux
quelques jours avant.
"En l'absence de donndes soumises a l'Afssaps
sur la composition, la quality, la toxicity du rembde et
l'dventuelle efficacitd du produit utilis6, la participation
a ce protocole, qui impliquerait l'arr6t des traitements
antiritroviraux prescrits pour le traitement de l'infection
par le VIH, pourrait constituer une perte de chance et
un danger pour les patients", avertit l'agence sanitaire.


Un stCrilisateur d'eau tres bon marchC pour les Pays du Sud


Etats-Unis- Des 6tudiants de l'universit6 de
l'Iowa ont mis au point un st6rilisateur d'eau a cinq
dollars (3,89 euros), petite revolution dans la lutte
contre les microbes notamment dans les pays pauvres.
Laur6ats de la competition "Peuples, prosperity
et planete", organisde par l'Agence de protection de
l'environnement (EPA), les 6tudiants ont mis au point
un outil simple pour rendre l'eau potable a un prix
minime.Muni d'une dynamo, leur st6rilisateur ne
n6cessite ni piles, ni courant 6lectrique. II fonctionne
avec une solution chloride qui tue les bact6ries, virus,


et autres micro-organismes de l'eau. Petit, simple
d'usage, ce st6rilisateur peut contribuer h l'objectif du
mill6naire des Nations Unies, qui est de r6duire de moiti6
la part de population qui n'a pas aces a l'eau potable.
Les 6tudiants ont d'ailleurs choisi de construire un
produit petit et peu cher pour aider ces populations :
"Elles peuvent retirer les contaminants biologiques de
leur eau de consommation et prdvenir des millions de
morts inutiles par des maladies comme la diarrh6e".Leur
recompense devrait leur permettre de trouver des
partenaires afin de d6velopper leur projet sur le terrain.


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Page 12


La religion...
(... suite de la page 9)
religion r6gresse globalement, 15% des Amdricains
affirmant ne se reconnaitre dans "aucune religion", soit
4,7 millions de personnes, pour moiti6 agnostiques,
pour moiti6 ath6es. Ils 6taient 8,2% en 1990 et 14,1%
en2001.
"Lors de notre 6tude en 2001", oi l'on avait
d6jh remarqu6 une hausse des agnostiques "on pensait
que c'6tait une anomalie", a comment Ariela Keysar,
co-auteur de l'6tude. "Maintenant nous savons que
cela ne l'6tait pas. Le groupe de ceux qui ne s'identifient
a aucune religion est le seul a avoir augment dans
toutes les regions du pays", note-t-elle.
Ainsi la region la moins "religieuse" du pays
est devenue la Nouvelle Angleterre (nord-est) avec
34% d'agnostiques dans le Vermont, 29% dans le New
Hampshire et 22% dans le Massachusetts.
La religion juive recule 6galement,
repr6sentant d6sormais 1,2% de la population, soit 2,7
millions de personnes en 2008, contre 3,1 millions en
1990. Les musulmans progressent: ils repr6sentent
0,6% des adultes amdricains en 2008 (soit 1,3 million)
contre 0,3% en 1990 (soit 527.000).
Les mormons se maintiennent, grimpant en
nombre a 3,1 millions contre 2,5 millions en 1990 pour
conserver la mime proportion (1,4%)
Meme si 76% des Am6ricains se disent
chr6tiens et plus de 80% sont religieux, 27% ne
prevoient pas de ceremonie funeraire pour leur d6c&s.




%oir 0le eW r Ue aI


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Mercredi 18 Mars 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 08


Mandat


Jours de travail :Lundi au vendredi heures variables
Nombre d'heures par semaine 40 heures
Lieu de travail :P -au P avec une mobility sur les sites des projets
Mandat general
Sous la responsabilit6 du Repr6sentant d'Oxfam-Quebec en Haiti, le (la) Responsable Financier
(e) a pour mandat d'assurer l'application des politiques et procedures d' Oxfam-Qu6bec pour la saine
gestion administrative et financiere des ressources allou6s au bureau pour son fonctionnement et pour
l'ex6cution des projets sous sa responsabilit6, tout en veillant au respect de la philosophie de
developpement durable et des approches pr6conis6es par Oxfam-Qu6bec.
Responsabilites specifiques
* Voir a l'enregistrement et la comptabilisation de toutes les activities financieres du bureau et des projets
sous sa responsabilite,
* Produire les rapports financiers mensuels, d'6tape et finaux et ce, dans les delais tels qu'6tablis dans les
ententes avec les bailleurs et / ou Oxfam-Qu6bec;
* Participer activement aux processus de planification des activities du bureau et des projets sous sa
responsabilite;
* R6pondre promptement et dans les d6lais, aux demandes d'ordre financier, de son sup6rieur et/ou de
responsables designs du siege social,
* Proc6der aux diff6rentes analyses financibres requises dans le cadre de ses fonctions.
* Elaborer des rapports de synthese 6crits pour les projets projets sous sa supervision et pour le bureau;
* Fournir au repr6sentant les diff6rents rapports et analyses financiers permettant d'avoir une vision
globale de 'action Oxfam-Qu6bec dans le pays (projets, bureau);
* Mettre en place tous les contr6les internes requis pour une saine gestion financiere et la protection des
actifs et des projets, le cas 6cheant.
* S'assurer de l'application et du respect des politiques et procedures d'Oxfam-Quebec et ce, en conformity
avec les modalit6s financieres d6coulant des diff6rents accords signs avec les bailleurs des fonds;
* Effectuer toutes autres tdches connexes en lien avec ses comp6tences et les besoins d'Oxfam-Quebec.
Profil
- Formation sup6rieure en gestion financiere (Administratives ou autre) et minimum 5 ans d'exp6rience
professionnelle en comptabilite, gestion financiere et administration, dont minimum 2 acquises dans une
ONG
- Bonne connaissance de l'informatique et des logiciels Excel, internet, Outlook, Word.
- Tres bonne connaissance des contr6les internes efficaces et efficients.
- Connaissance des regles et procedures des bailleurs des fonds en Haiti, un atout.
- Bonne connaissance du frangais, l'anglais serait un atout.
Aptitudes
- Integrity et rigueur professionnelles
- Sens de l'organisation du travail dans le respect des priorit6s et des 6ch6ances serr6es
- Respect dans les relations interpersonnelles
- Capacity d'adaptation aux situations difficiles, bonne resistance au stress.
- Capacit6e travailler en groupe et a g6rer les conflits;
- Excellentes aptitudes pour les communications orales et 6crites.
- Ouverture d'esprit
- Flexibility pour effectuer des d6placements
Vous vous reconnaissez dans ce profil ? Envoyez-nous votre candidature (CV de 2 pages maximum) ainsi
que votre lettre de motivation (1 page maximum) en deux fichiers attaches par e-mail a l'adresse :
boisclairm@oxfam.qc.ca ou depose sous pli ferm6 (avec accuse de reception) dans une enveloppe a la
reception a nos bureaux a Port-au Prince : 6, Delmas 81, Delmas, Haiti. Pr6ciser comme titre du courrier
electronique ou sur l'enveloppe du courrier: Candidature pour le poste de Responsable Financier (e) -
HAITI.
DATE LIMITE : 20 mars 2009
SEUL (E) S LES CANDIDAT(E) S RETENU(E) S SERONT CONVOOUE(E)S


Karin Grondin recherche Telor Edouard

Priere a Telor de la contacter

au numero 514-715-1293

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* Iultiuis uie bcaler







Mercredi 18 Mars 2009
HaitienMarche *VolXXIII N' 08


L'AECID informe de l'arrivee de 15.000 tonnes de riz

a Port-au-Prince: un don du Bresil et de 1'Espagne


Le Bureau Technique de l'Agence Espagnole
de Cooperation Internationale pour le D6veloppement
informe de l'arriv6e Port-au-Pmce del5.000 tonnes
de riz le dimanche 8 mars, a bord du bateau << Aviator
>. Le riz est destiny au secteur de la population le plus
touch par les consequences du passage de la chaine
d'ouragans des mois d'aoft et septembre pass.
Les gouvemements du Br6sil et de l'Espagne
tiennent ainsi la promesse d'apporter de l'aide
alimentaire a Haiti, Cuba et Honduras, engagement
pris par les presidents Luiz Indcio Lula da Silva et
Jose Luis Rodriguez Zapatero pendant le Sommet
Ib6ro-am6ricainde 2008.
Les 15.000 tonnes de riz seront d6charg6es
dans les prochains jours et transport6es, a travers le


ahe


d=MY1Lr7


Programme Alimentaire Mondial (PAM), qui a de
l'exp6rience dans ce genre d'op6rations, dans des
cantines scolaires, centres de sante et autres centres
de distribution de repas partout dans le pays.
Le Br6sil prend en charge le cofit du riz, alors
que l'Espagne se charge du transport depuis Rio
Grande, Br6sil,jusqu'a la capitale d'Haiti, des frais de
d6barquement et de la distribution. Le cofit total de
l'op6ration est de 21 millions de dollars, r6partis entre
le Br6sil (16 millions) et l'Espagne (5 millions).
L'op6ration humanitaire conjointe entre
Brasilia et Madrid consiste 6galement a la prochaine
livraison en Haiti de 400 tonnes de lait en poudre et de
350 tonnes de semences.
D'autres bateaux arriveront bient6t a Cuba


- -it MW % bes


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(avec 19.400 tonnes de riz, 405 tonnes de lait enpoudre,
4000 kg de semences) et au Honduras (avec 10.000
tonnes de riz, 300 tonnes de lait en poudre et 150 kg de
semences).
L'AECID travaille depuis des ann6es dans
l'am6lioration des repas des cantines scolaires en Haiti,
en collaboration avec le PAM. Apres les diverses
crises de 2008, toujours en r6ponse aux situations
d'ins6curit6 alimentaire, la Coop6ration Espagnole a
d6bloqu6 5 millions USD extra pour appuyer le
gouvernement haitien dans la tiche d'augmenter
l'apport nutritionnel aux populations les plus
d6favoris6es.
Plusieurs de ses projets de d6veloppement
en Haiti se sont r6orient6s afin de relancer la production
nationale en agriculture et p6che, source fondamentale
de l'alimentation de la population.
Parallelement aux diverses actions d'aide
humanitaire, le Br6sil a contribu6 au processus de
d6veloppement durable d'Haiti par le biais de diverses
actions de cooperation technique dont la plupart vise
le transfert de technologies et l'assistance technique
rurale, lis surtout agriculture vivrire.
Au course de l'ann6e 2009, l'Agence
Br6silienne de Coop6ration (ABC), en collaboration
avec un ensemble d'institutions gouvemementales
br6siliennes et haitiennes, envisage la mise en oeuvre
d'un programme strat6gique de cooperation dans les
domaines de l'agriculture et de la s6curit6 alimentaire,
afin de contribuer aux efforts d'augmentation de la
production nationale, dont l'objectif sera, a moyen
terme, d'assurer la souverainet6 alimentaire du pays.


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TOLL FREE: 1-888-383-2856
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Page 13


kA &ab obk. #w a .








Mercredi 18 Mars 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 08


LA.BE


AT 11 G EA

M...V.. Z... Z........E...P.... AI .K


S Duare El Seibo Elias Pina Espaillat Hato Mayor
Independencia La Altagracia La Romana La Vega
Maria Trindad Sanchez Monsenr Noud Monte Crist
Monte Plata Pedemaes Peravia Puerto Plata
Salcedo San Cnsiobal San Juan San Pedro de Marcoris
$ancheiz Ramirez S anWgo $antago Rod~riguz Valtde


II El 1 'i :1 :1'1 :11


Allez de GLABRE a ATTIGE, en utilisant des mots du du vocabulaire
frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


HORIZONTAL
1. Excuse utilisee par certains, apres un
assassinat 2. Pingres -
3. Connus- Cartilage -
4. Peroquet Article -
5. Mettre A part 6. Occis Protactinium -
7. Gueleton 8. Votant.


I II II ]


VERTICAL
1, Catastrophe- lIII i
2. Rongeur 6 la queue touffue -
3. Lettre Grecque Festin 4. Equid6 Actinium -
5, Fleuve d'Europe Relhche 6, Matin Maladie prurigineuse -
7. Cellule Dechifre 8. Defricher.


Solutions de la
semaine passme:
CIST RE
C INTRE

C ENTIRE
V END RE
V iilNDUE
VENDUS


I mii n a rri rmn jrn.w e mrn jrir trrrii u rm irrt


00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M6lodie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiBre Raphael


e "eatd Ae&64 it eo&C&adce /


En Bref...


(.. suite de la page 2)


Le v6hicule incendi6 de la victime a 6et d6couvert dans la communaute de las Guanabas, a San
Francisco de Macoris.
Milot Lapointe a ete attaqu6 par 4 individus arms, alors qu'il se dirigeait vers Dajabon, en
compagnie de deux personnes.
Atteint de 4 projectiles, il a ete tire du v6hicule et projet6 au sol, ont rapport des t6moins qui ont
vu fuir les assassins a bord de la Toyota Hillux 2008 que pilotait la victime.
Des 6tudiants haitiens et dominicains de 1'UASD se preparent a lui rendre un hommage a la hauteur
de sa reputation.
Milot Lapointe, rapporte-t-on, 6tait un jeune professionnel qui jouissait d'une excellente reputation
dans les milieux acad6miques et estudiantins et dans le secteur des affaires en Republique
dominicaine.

Politique : le gouvernement Pierre-Louis dans le collimateur des d6putes
Entre le Premier ministre et les d6putes de la CPP, c'est depuis quelques temps le d6samour. Ces
parlementaires convoquent Michele Pierre-Louis a laquelle ils reprochent notamment de << faire fi de
ceux qui la supportaient au moment de sa ratification,,.
A l'initiative des presidents des diff6rentes commissions de la chambre basse, le chef du
gouvernement et une dizaine de ministres de son gouvernement doivent r6pondre a une s6rie de
convocations cons6cutives dans les trois prochaines semaines.
Selon des parlementaires dont Steven Benoit, le gouvernement doit repondre avec preuve a l'appui
des d6penses effectu6es avec les 197 millions de dollars d6caisses dans le cadre de la loi d'urgence
vote par la majority des parlementaires reunis en assemble nationale en ete dernier.
<< Nous ne sommes pas du tout satisfaits des informations communiques dans le rapport. Les
membres du gouvernement doivent foumir un rapport d6taille des d6penses et ces demiers feraient
(EN BREF / p. 16)

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Conseil de Securite souligne l'importance du

dialogue et la necessity d'eviter de nouvelles


(.. suite de la page 2)


crises politiques Les membres du
Conseil de security


s6curit6 et aux efforts entam6s pour le
d6veloppement 6conomique et social.
Les membres du Conseil ont
reconnu l'importance des actions qui ont &te
entreprises pendants les dernires anndes et
ont soulign6 l'opportunit6 historique que la
soci&td haitienne a devant elle pour aller vers
un avenir meilleur et laisser derribre elle les
revers du pass.
En meme temps, les membres du
Conseil ont reconnu qu'il reste de nombreux
d6fis dans le domaine de la s6curit6, du
renforcement institutionnel et du
d6veloppement 6conomique et social.
Les progrbs accomplis sont le
r6sultat du leadership du peuple haitien et de
son gouvernement, qui ont 6tabli un
partenariat important avec la Communaut6
internationale et particulibrement avec la
MINUSTAH. Un partenariat renforc6 entre le
gouvernement haitien et la Communaut6
internationale reste n6cessaire pour le succes
des actions qui doivent 6tre entreprises dans
le futur.
La collaboration des acteurs
institutionnels et politiques reste
indispensable. Toutes les branches de l'Etat
doivent collaborer, tout en remplissant leur r6le,
pour mettre en ceuvre rapidement les actions
n6cessaires. Le pays ne peut pas se permettre
de nouvelles crises politiques et, dans ce sens
l1, la collaboration de toutes les branches de
l'Etat constituera une contribution trbs
importante.


encouragent les acteurs politiques,
notamment les partis politiques, a garder le
calme et a agir de faqon constructive lors
des prochaines elections, qui seront sans
doute une opportunity pour le peuple haitien
de faire entendre sa voix et sa volont6
Les efforts des autorit6s
haitiennes et de la Communaut6
internationale pour renforcer la police, la
justice, le system carcral et l'administration
des frontibres sont des efforts qui doivent
6tre poursuivis si l'on veut atteindre le but
que l'on cherche tous. Ces processus ont
avanc6, mais il y a encore des efforts qui
sont n6cessaires, particulibrement pour lutter
contre la corruption.
L'amelioration des conditions
6conomiques et sociales reste essentielle
pour la stability du pays. Les membres du
Conseil de s6curit6 encouragent l'assistance
internationale et un soutien, dans le court
terme, a la creation d'emplois, sans oublier
la n6cessit6 d'avoir des objectifs trbs clairs
pour le long terme.
Finalement les membres du
Conseil de s6curit6 ont soulign6 l'importance
d'6tablir une liste des priorit6s nationales
susceptible d'aider la Communaute
internationale et les bailleurs de fonds dans
leurs discussions avec le Gouvernement
haitien, pour la creation d'emplois et le
d6veloppement 6conomique et social, qui est
le but ultime de toutes nos actions >.


Page 14


SSCRABBLE
Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot francais

OD

ARE

SE


Solutions de la semaine passee
VACUOLE


~ ~T~


|hi J i ji J ri ILI Rd lI IN I l Lr | ISla I Iti I I I A, F, IiAllIFII1ii1i1F IIL I I LL"j ,IME


-JIIIIII klu 1 4A F: II I I Ilip, I N I AM I a II I IH II RIKI I E .TA F, I I [ IIIIF.] H I AN I I IIIII


I








Mercredi 18 Mars 2009
HaitienMarche VolXXIII No08


I Ti Gout pa Ti Gout ak Jan Mapou


WINNIE MANDELA: YOUN

FANM DIZUI KARA
Ak Michel-Ange Hyppolite

Nan youn liv powemAnthony Phelps ekri ki
rele Femme Amdrique nan ane (2004), nou remake li
nonmen non de fanm vanyan peyi Ayiti ak konpayOl
yo nan 16t peyi. Phelps te mete Defile-Laf6l avek La
Malinche, youn fanm ki te ede Cortes nan konkdt
Meksik epi li te mete Virgine Sampeur avk LaMistral,
fanm pedag6g Chili, ki te genyen Pri Nobdl literati.
Tout fanm sa yo te selb nan tan yo, men se pa pou
byenndt fanm yo t'ap travay. Yo te mete devouman yo
pou byennet sosyete yo kote yo ta pe viv-la. Rive nan
tan modcn-yo, chanje m&t chanje metye, nou vinjwenn
16t kategori fanm. Fanm sa yo te rantre nan batay, ni
pou pw6p tbt yo, ni pou transf6masyon pozitif nan
sosyete kote yo ap viv la. Konsa, jodi 8 mas-la, dat
fanm Etazini yo te chwazi k6m jounen entenasyonal
pou tout fanm sou lath-a, nou deside prezante younn
pami dives fanm vanyan, finisman ventybm sybk-la
pou rantre nan k6mansman venteyinybm sybk-la te pote
k6m echantiyon. Fanm sa-a, se Winnie Mandela !
Alaverite, malgre tout toumant Winnie te sibi anba men
gouvenman BlanAfrikdisid-la, li te rete kanpe dyanm
ak konviksyon li pou chanje kondisyon sosyal yo nan
Afrikdisid, kote mounn nwa te pase tankou sitwayen
dezyem klas.
Nan youn liv ki rele Winnie Mandela, ekip
Samdi Litere (nan Otawa-a) te li, nou te dekouvri Winnie
se youn fanm espesyal. Youn senb6l kouray ak
devouman pou bay mounn nwa nan Afrikdisid dwa
mounn yo.
Pandan nou ap li liv ki rele Winnie Mandela-
a, nou aprann Winnie te toujou mache legliz, men li te
konnen pou chanjman f&t sou late, se pa senp lapriye
kretyenvivan ki pral rale gras-la mennen li desann sou
lat. Nou dwe aji, epi nou fft pou nou aji youn fason
pou nou jwenn youn alemye sou lat. Mwen sonje,
mwen deja li devan youn monaste nan Monreyal:
Prier c 'est agirn. Se menm lide aksyon sa-a, ki fe nan
Mesi Papa Desalin, defen Moriso-Lewa ekri : Desalin
se bra bondye. Desalin se jistis bondye. Kidonk,
bondye ban nou tout sa nou bezwen pou nou defann
tbt nou. Li ban nou bouch pou nou pale, pye pou nou
mache epi bra pou nou manyen tout kalite zouti nou
bezwen pou nou viv byen. Lapriyd kraze planche, men
pa kab gen transf6masyon sosyal san aksyon.
Nan liv ki rele Winnie Mandela-a, nou li istwa
lavi Winnie depi 16 li te ti katkat pou jouk li vin aktif
anndanANC (Congrks NationalAfricain), pati politik
ki te kanpe dyanm kont Blan Afrikdisid yo. Nou te
aprann tou, pandan tout pery6d prizon Nelson
Mandela, se Winnie ki te pote flanbo batay liberasyon
pbp Afrikdisid-la kont sist6m apateyid-la. Sist6m kote
blan Afrikdisid yo te aplike youn politik segregasyon
rasyal w6dp6te kont mounn nwa yo anndan peyi-a.
Nan youn seksyon nan liv-la ki rele: Une
dtcennie d'infamies, nou li, ekip blan kite sou pouvwa
Afrikdisid-la te eseye achte Winnie, yo te maltrete li,
yo te rann lavi li enposib. Li pa te kab travay, li pa te
kab gen zanmi, li te sou siveyans 24 sou 24 eksetera,
men nan pwen younn nan dives taktik malonn6t epi
inimen sa yo ki te rive bloke aksyon Winnie Mandela
nan batay li pou retire pbp nwa Afrikdisid-la anba eto
sistem Apatey-la.
Se chakjou bondye mete, Winnie te mete lavi
li andanje pou konviksyon li te triyonfe sou soufrans li
ta pe sibi anba men mounn ki ta pe maltrete li yo. Lb
Winnie te deside aji, li te frape f6. Li te pi sev6 pase
anpil gason anndan ANC, men se mechanste Winnie te
sibi anndan prizon sist6m Apatey-la, ki te transf6me li,
devlope f6s karakt6 boutdi lemonn antye konnen-an
anndan li.
Tan Winnie te pase anndan prizon-an te f6 li
tounen youn 16t mounn, youn poto mitan, youn
Marijann nan istwa pbp nwa Afrikdisid-la. Pandan
Winnie te nan prizon-an sistem-lan pa te nan demi mezi
ak li. Konsa, 16 li te soti nan prizon-an, li te oblije aplike
tout met6d li te kapab pou li te demoli sist6m san
manman kite pote non Apateyid-la.
Winnie te sakrifye tout lavijennfi li pou pati
politik ki te ANC-a. Poutan, apre liberasyon pbp nwa
Afrikdisid-la, ANC te kase younkoub sbk, kite anpeche
Winnie Mandela, p6tdrapo rezistans-lan, pote flanbo-
a k6m manman pbp nwa Afrikdisid-la, men k6lkeswa
konplo-a, k6lkeswa kou tret yo pote Winnie-an, kouray
Winnie Mandela, pandan batay li anndan ANC kont
sist6m apatey-la, ap kontinye make lavi tout militan,
fanm kou gason, ki ap goumenpou chanjman toupatou
sou lath. Winnie Mandela se youn fanm dizui kara,
youn mod6l kouray eksepsyonbl. Lb nou ap li liv ki rele
Winnie Mandela dlo ka koule nanje nou, konsa nou
kab konprann pouki younjou, li te oblije mete kbk sekri
dey6. Sepandan, leson nou aprann nan liv sa-a ka
toujou gide nou nan aksyon nou pou youn chanjman
pozitif nan kelkeswa sosyete nou ap viv-la.


Winnie Mandela (2007) ak S. Smith epi S. Cessou,
Edisyon Calmann-Ltvy, Paris.

Michel-Ange Hyppolite (Kaptenn Koukourouj)
Manm Sosyete Koukouy Kanada
michelangehyppolite@rogers.com



DOUVAN DOUVAN

PimpimPimpimbow
Douvan, pa dekouraje
Pa konprann ou fin batay
Ou fenk k6manse
Se konsa lavi samble

PimpimPimpimbow
Dodinen ti gason
Dodinen,dodinen
W'ap pran gagann
Eskive gason
Se youn bann madigra
Melanje ak bon mas
Dodinen,dodinen

PimpimPimpimbow
Menmsi w-lage
Ou pa gen direksyon
Menmsi w-grangou
Ou pa gen manje pou manje
Menmsi ou lan lari
Ou pa gen kote pou rete
Toujou fout dodinen
Leve seche dlo nanje-w
Mensi 1' gen gou fyOl
Monte kanson-w pi wo
Devan, pa dekouraje
Ou fenk k6manse
Se konsa lavi sanble
PimpimPimpimbow...
PimpimPimpimbow

Ernst Registre




KOREKSYON

Nan atik mwen-an : Kk presizyon sou ..."
(Haiti en Marche #6 3 mas 2009, p. 15) gan youn
mald6n. Nou jwenn : < ... laverite se 1 sa nou dak6
sou li-a pa t'av&k reyalite-a. > Se pa sa. Bout fraz sa a
pa fe sans. Nou dwe li : < ... laverite se 1k sa nou dak6
sou li-a pat avek reyalite-a. >
Mo kreyl' pat' lavle di: egalego, dak6 avek.
N'ap twouve 'pat nan Haitian Creole English
Bilingual Dictionary (2007) Albert Valdman nan p.
539 : < even [...] >> : bobo[N] (we Mots crdoles du
Nord'Haiti... p. 66-67).
An nou reprann moso fraz la avk mo bobo [N]
'a : < ... laverite se 1k sa nou dak6 sou li-a bobo[N]
(dak6 avek) avek reyalite-a. >> M. M.

** ** ** **

MARYSE PLACIDE

BERNIER:

"DEDICACES A L'AMOUR"

Nou rembsye Ti sb nou Maryse Placide
Bernier ki dedikase youn ti rekby pwezi an franse.
Maryze ap viv anAyiti. Mounn Okay, Li fb etid prime
li kay Externat du Sacr6 Coeur. Li fini etid segondt li
nan Lise Filip Gbrye Okay.. Li rantre P6toprens an
1965 kote li kontinye etid li epi diplome k6m sekretb ak
pedaji anfantil. Priske tou vi li konsakre nan etikasyon
timounn nan Jadendanfan Jacqueline Turian jouk li
rive monte lek6l pa li Rires d 'Enfants ki nan Canapd
Vert P6toprens depi 1994.
Maryse pibliye powbm sa yo ki se ti sekrb
jenbs li sou non <> 18 b0l
powbm santimantal an franse, senp, chaje ak gangans
ki devwale sekrb kb li l li te demwazbl. Maryse marye
ak Eddy Bernier ki deja kite nou (2003). Li gen 3 pitit: 2
gason ak youn fi. Li gen 2 fri atis mizisyen: Carlo Placide
(Long Island, NY)ak Jean-Michel Daudier(Miami). L6t
manmfanmiy lan Sabrina, Mirleine, Kenol, Yolaine, Jan
Mapou ak manman adoptif nou ...Rose Daudier Louis
pete youn chanpayn pou selebre piblikasyon
Dedicaces A l'Amour.
Tigout pa tigout pran plezi pou li fe nou degiste younn
nan powbm yo ki rele <>


J'ai Peur

J'ai peur de ce doux jeu
De cejeu fascinant
Plein d'un rirejoyeux
Et de gestes charmants

J'ai peur de cette tendresse
Dans tes regards et dans ta voix
De la douce caresse
De tes doigts sur mes bras

J'ai peur, peur surtout
De ces doux mots d'amour
Que tu me dis comme un fou
En augmentant toujours
Dans mon coeur un emoi
Qui grandit A tout heure
Quand tu es pres de moi

Je ne sais pas pourquoi
Un autre tu deviens
Sitot que je sois li
Peut-tre veux-tu tout simplement
Plaisanter, rire,jouer,,
Mais arrete, arrete cejeu
Je t'en prie, par piti6...
Comme un feu myst6rieux
Il m'entraine vers toi, m'attire
Mais de t'aimer j'ai peurvraiment
Moi qui n'ose te dire
Queje t'aime d6ja, depuis longtemps.

Maryse Placide-Bernier



SE PA TOUT REV KI BOUL BOLET
Chak mounn sou tn-a genyoun r&v. Li gendwa
ap mijonnen rbv sa-a depi li te ti katkatjouk li rive gwo
liten abab. Kiyes nan nou ki pa sonje 1 yo te timounn.
Elbv lekbl. Kay frb osnon kay Mb. Nou te gen anvi vin
youn che frb tou paske che frb f6, li konn tout bagay, li
pale franse, li konnen kilti franse. Li konn mbs Ayisyen,
li pa soti, li pa nan f&t, Li pa nan mennaj. Li pa gen
madanm, li pa genpitit. LU li mouri l'al nanparadi toudrit.
Vokasyon li se ede jenbs la, ede pbp yo nan gou Jezi.
L'al legliz. Li kominyen e li ankouraje timounn yo pou
swa al fe pe osnon fre. Kanta pou Mash yo menm se
menmman-parbyman. Si tout ti medam nan lek6l te ka
rantre nan Mb, Che Sb t'ap kontan n&t. Yo t'ap resite
<> 10 fwa pajou pou renmbsye
lavyIj.
Men l1 ou timounn malgre che frb osnon che
Sb ap boulvese byb-ou, toumante bizaw6l ou, ou toujou
ap poze t&t-ou kesyon. Kijan mounn pale? Kijan yo
viv? Kijanyo travay? Kijanyo depanse lajanyo? Kijan
youn gason fR rete ak youn fi youn bann tan, pafwa
jouk yo mouri. Youn bann kesyon konsa ki chita ap
tingting sbvo-w nan nuit le w'ap d6mi osnon lajounen
pandan ou lek6l. Lb konsa pwofese ap pale, ou nan
lalin, w'ap panse. Lb panse yo bon, yo tounen rev.
Mounn ou ta renmen ye. Mounn w'ap travay pou ye.
Mounn w-ap mande Bondye pou ye. Mounn finalaman
lavi-a fe ouye.
An Ayiti ou pa ka ye sa ou vle ye. Resous
peyi-a sitelman limite, sa ou ta renmen ye nan vi-w
kelkeswajef6 ou fe, si ou rive se gwo chans. S'oun
aksidan. S'oun mirak. Mwen konnen youn zanmi ki
t'ap reve pou l'vin doktW, li ta renmen chirijyen pou li
ka edidye anndan mounn, fannn mounn, geri mounn.
Depi nan ti klas se de sa l'ap pale. Se de sa senpman
l'ap reve. Lb l'al lachas ak festibal, si li touye youn ti
kikit; anvan li plimen-1 epi asezonnen-1, li fann ni pou
gade kijan anndan-lf&t. Li etidye -1 ak loup. Li retire
chak 6g"n yo pou l'etidye yo. Se te rbv li. L'ap prese-
prese pou li grandi. Li toujou loreya nan klas-la. Li
premye toutan. Li chita devan. Li toujou premye elbv
ki leve dwbt pou reponn kesyon. Chak dimanch li
resevwa dekorasyon nan men che Fre. Gade non,
timedam nan katye li-a ap fou pou li. Depi yo kole se
limenm y'al jwenn. Depi pwofesb-a kole nan youn
pwoblkm, yo voye-1 sou tablo. Li toujou jwenn youn
solisyon. Apre filozofi, l'al konpoze pou l'rantre nan
fakilte medsin. Se te rv li. Li konnen anatomi-an pa kb.
Ekzamen fini, tout pwofesb fe-l konpliman poukirezon
enben li sitdlman te byen konpoze se ak fby
konpozisyon li-a korektW yo t'ap itilize pou korije 16t
kandida yo. Nan apremidi lM MB C bay rezilta ekzamen
rantre lamedsini, tout non site... soflimenm. Zanmi-an
te manke mouri tank li te vekse. Emosyon fe-l bbb. Se
1l sa tou li te konprann mo "Parenn" pa vle di batize
youn timounn senpman men li vle di sip6te youn rbv
san rbv pou gwo zotobre pitit chbf, ti sousou k'ap sbvi
gouvennman...Lli reziyen-1 pou li kite lavi-a bwote-1
tankou oun boutey ki lage nan kouran larivy. ASUIV


Jan Mapou


Page 15


llCULl%,llIVlal%ll%, VVIYlll IN VO - -- .- -- - -- -- - -- --I- -- I


I







_Mercredi 18 Mars 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 08


En Bref...
(... suite de la page 14)
mieux de s'accompagner de materiels audiovisuels pour en
faciliter une bonne comprehension , a plaisante le depute
de Petion-Ville.
Dans un autre registre, le depute de Savanette et porte-
parole de la Concertation des parlementaires progressistes
(CPP), invite les membres de son groupe a reconsiderer
leur position vis-a-vis du gouvernement qu'il accuse de
couper les ponts avec ceux qui l'ont .
<< Depuis son accession a la primature, Madame Pierre-
Louis a fait fi de nous autres qui la supportaient au
moment de sa ratification >, a deplore Joseph Joel Louis
avant de declarer que respecte guere ses promesses electorales>.
A mentionner que ces rencontres entre 1'Executif et le
parlement ne peuvent se terminer par un vote de confiance
ou de non confiance puisqu'il s'agit d'une convocation et
non d'une interpellation. (HPN)















"Copyrighted Material
Syndicated Content
Available from Commercial News Providers"


b Jeudi 19 mars

7h Ouverture officielle: MINUIT
un film de Fabienne Colas,
Scenario de Sophia Dsir


19 au 22 mars 09
Cinema Imperial

19 mars 10h:
Comment C uquert I'Amrrique en une Nult

20 21 mars, 2h et4h : Congorarna,
Un Diranche a Kigali,
Comrment Coniulr I'AmrlIque en une Nult


MIrteeelcaureefiB <
MIrmwre dei fares tTffa res df'e i
Le Conular genhal L d ai Momtreal


Ven
SLa Girande
3h 4 S~ductlan

5h Lesrlrwa5on5
Barbares


Sam


U/


Dim
MINUTE

M Comment
Colqudrir
I'Ainerique
f en une Nuit


MINUIT


Dimanche 22 mars
7h Soirde de Cl6ture: Un Dimanche a Kigali
Un Film de R~beft Favreau


CAM- A Digeel
Equm B-I--IO-


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94" Street
Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559) Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
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haiti-en-marche@hughes.net
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Library of Congress # ISSN 1064 3896

Printed at Southeast Offset
^^^^^(305) 623-7788


SATURDAY MAY 10, 200
t PERFOR M I N G LIVE I*

T.VICEI HAMONIK CARIMII K IVOL4A M L DJAKOUT ZB UN


'MAostl Ho GuestA
1I l .ROC.IKM M Q '/ YW (i / U*
I BICENTENNIAL PARK
ACM DOWNTOWN MIAMI axu'
1075 BISCAYNE BOULEVARD, MIAMI,L FOR INFO: 305.945.8814
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Full Text

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Haïti en Marche, édition du 18 au 24 Mars 2009 • Vol XXIII • Nº 08 PORT-AU-PRINCE, 13 Mars – Les prix ont baissé sur les marchés publics locaux. Le sac de riz importé qui se vendait jusqu’à 260 dollars haïtiens l’année dernière, est débité à 205 dollars. En janvier on le trouvait même à 180 dollars. Le riz haïtien coûte entre 40 et 50 dollars la grosse marmite. Selon une dépêche de Alterpresse, la livre de pois noir se vend à 31 gourdes (monnaie locale), enregistrant une baisse de 2,5 gourde. Le maïs moulu, le petit mil, tous les produits entrant dans la diète quotidienne de la population connaissent une diminution de prix. A cela, plusieurs raisons. Les canaux d’irrigation nettoyés après le passage des ouragans l’an dernier. Une grande distribution d’engrais à prix réduit par le gouvernement. Mais déjà voici venir la saison sèche qui coïncide avec le carême. Les prix vont donc remonter irrémédiablement. Et selon tous les pronostics, cette année 2009 sera plus dure qu’auparavant. Pendant ce temps, nous aurons mangé tout notre riz, pois et petit mil achetés à prix cassé. Sans rien laisser pour la mauvaise saison, un petit morceau de vermisseau. »Livré au bon-dieu-bonisme …Le seul pays où l’on peut vivre aussi à la sauvage. Aucune prévention, aucune initiative sinon que dans l’urgence, comme récemment sous le choc des cyclones. Puis la même petite vie reprend son cours, ruisseau constamment en dehors de son lit, le bon-dieu-bon . Qu’arrivera-t-il lorsque les prix remonteront sous peu et que la même multitude reviendra crier aux oreilles des dirigeants … Qu’arrivera-t-il lorsqu’aux prochaines semailles le paysan ne pourra pas bénéficier du même crédit engrais que lui a apporté la dernière fois le gouvernement, puisque la baisse trop systématique des prix à la vente ne lui aura pas permis d’économiser suffisamment pour couvrir tout son investissement. A toutes ces questions, la réponse est facile. Pour peu que le marché de la production locale cesse d’être régi au petit bonheur la chance. Au chacun pour soi, Dieu pour tous ! On se réjouit chaque fois que l’Etat (et celui de René Préval en particulier) s’intéresse à la production (PRODUCTION / p. 2) PORT-AU-PRINCE, 13 Mars – Et pourtant l’horizon s’éclaircit. Mais le fond du problème reste entier. L’Etat haïtien. La politique haïtienne. Les vieilles méthodes haïtiennes. La vieille Haïti. Plus ça change, plus c’est la même chose. Les pires crises passeront, mais la vieille Haïti ne passera-t-elle donc jamais ? Si l’on en croit l’actualité, nos deux principaux problèmes seraient actuellement la menace de renvoi en Haïti de 30.000 sans-papiers haïtiens vivant aux Etats-Unis et l’impossibilité de voter le budget 2008-2009 par manque de fonds, la communauté internationale ayant averti que sa contribution sera diminuée de 47% pour cause de crise économique mondiale. Ce qui équivaut à un peu plus de 75 millions de dollars. (MISERE & CHOMAGE / p. 6) PORT-AU-PRINCE, 16 Mars – Sans crier gare, voici que se lève une nouvelle cabale contre le chef du gouvernement dans les travées du Parlement. Avec toujours le même caractère impitoyable. Selon l’Agence haïtienne de presse (AHP), le Premier ministre Mme Michèle Duvivier Pierre-Louis doit répondre à trois convocations de la Chambre des députés au cours du seul mois de mars, et à chaque fois avec un groupe de 3 ministres, pour rendre compte de l’utilisationMichèle Pierre-Louis dans la fosse aux lions UN SYSTEME TRUQUE A LA BASE du fond d’urgence de US$197 millions débloqués après le passage des ouragans en août et septembre 2008. Plus loin, poursuit AHP, le Premier ministre, qui s’estime harcelée, a fait savoir qu’elle est prête à partir comme elle est entrée, la tête haute. Ainsi donc la chasse est ouverte. La bête est blessée. Les chasseurs affûtent leur couteau. A quand le coup de grâce ? Or ça ne pouvait se passer autrement. Et à chaque fois ce sera pareil.Il faut changer de pouvoir et non de gouvernement!PORT-AU-PRINCE, 14 Mars – Ce n’est pas le gouvernement qui pose actuellement problème, c’est le pouvoir. Un groupe de députés a lancé une attaque tous azimuts contre le gouvernement et son chef, Mme Michèle Duvivier Pierre-Louis. Ils sont prêts à faire flèche de tout bois, certains de ne rencontrer aucune résistance sur leur chemin. En effet, le pays entier est trop fatigué aujourd’hui pour opposer la moindre réaction à quoi que ce soit. On se recroqueville. Attachez vos ceintures ! Nous voici repartis pour la même folle descente en toboggan qui a caractérisé l’année politique 2008 lorsqu’il nous a fallu 6 mois pour trouver un remplaçant à l’ex-Premier ministre Jacques Edouard Alexis après sa destitution dans des circonstances semblables à peu de chose près. (GOUVERNEMENT / p. 4) Le PM Michele Duvivier Pierre-Louis (photo Georges Dupé) (POUVOIR / p. 5) Une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU en investigation pendant 4 jours en Haïti (photo Eugène Robenson) POLITIQUE ECONOMIEpour « quand la bise fut venue, pas Or voici que pour ces deux problèmes, nous pouvons espérer désormais ne pas être laissé seul.COUT DE LA VIE & PRODUCTION NATIONALEHaïti est-elle prête pour la guerre contre la misère et le chômage ?Pas d’amélioration sans organisation … ECONOMIE

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Page 2 Mercredi 18 Mars 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 08 (EN BREF / p. 14) EN BREF ... EN PLUS ...paysanne. Mais intervention toujours conjoncturelle, jamais structurelle. Or cette dernière est indispensable pour assurer un tant soit peu de début de gestion de la production nationale. Et de solution à ce qu’on appelle l’insécurité alimentaire. L’insécurité alimentaire tant dénoncée par les ONGs internationales, sera-t-elle adressée à coups de produits alimentaires importés ? Ou de manière à aider à la relance de la production agricole nationale.Redonner au paysan haïtien sa fierté …Et à redonner au paysan haïtien (75% de la main d’œuvre haïtienne) petit à petit son autosuffisance, sa fierté. La réponse appartient à l’Etat haïtien, aux organisations paysannes, à nous tous. L’activité agricole est un business comme les autres. Elle se divise en trois étapes principales : investissement, production, consommation. L’une n’existe pas sans l’autre. Il faut 1) une demande (consommation) pour justifier 2) la production et garantir 3) la prochaine récolte (investissement). Tant que le marché haïtien est submergé de produits importés, il ne reste pas de place pour la production locale qui n’arrive pas à tenir la comparaison avec, par exemple, le riz américain subventionné par Washington. Donc le paysan de la Vallée de l’Artibonite perd son marché, il n’a plus intérêt à produire. C’est la disparition de la production nationale. Jusqu’à ce qu’un scandale se produise comme l’année dernière la hausse vertigineuse des prix sur le marché international qui met ces produits hors de portée du consommateur haïtien. Outre que le pouvoir d’achat de ce dernier s’est considérablement amenuisé.Une stratégie de la production nationale ainsi que des prix …Devant la menace de famine généralisée, tous reconnaissent – y compris le gouvernement – la nécessité de faire quelque chose. Les 4 ouragans qui ont frappé le pays en août-septembre derniers viennent renforcer cette détermination. L’Etat passe commande de grandes quantités d’engrais (on en reçoit aussi comme assistance de pays cultivateurs et paysans à meilleur prix. La nouvelle récolte est plus abondante. Mais dès qu’elle aura été totalement vendue, que reste-t-il ? Certaines institutions (privées ou humanitaires) peuvent en avoir profité pour refaire leurs stocks avant les nouvelles hausses. D’où première remarque : la nécessité d’une stratégie de la production nationale ainsi que des prix. Une telle politique est indispensable si l’on veut commencer à sortir un jour du cercle vicieux. Il faut commencer à étager la mise sur le marché de la production de façon à ne pas gaspiller celle-ci par une baisse trop précipitée des prix. C’est le cas actuellement. Avant que ne soit épuisée l’actuelle récolte, les prix auront encore baissé davantage. Il faut donc constituer des stocks au niveau national. Si ce n’est l’Etat (pour ne pas entrer en contravention avec les exigences du libre-échangisme), ce sont des associations de cultivateurs qui doivent s’en charger. A l’exemple, tenez, des « associations caféières natives. » A moins qu’une branche du secteur privé haïtien (ou en diaspora) ne décide d’y entrer. Car c’est un important business.De grands marchés régionaux …Ce qui compte c’est une formule qui soit bénéfique à la fois pour le producteur, le consommateur et le distributeur. Ainsi que pour le fisc. L’essentiel est de maintenir la production nationale. D’une façon ou d’une autre. C’est un principe sacré et on a vu l’année dernière ce qu’il en coûte de l’oublier. Est-ce que les EtatsUnis hésitent un instant à subventionner leur agriculture ? Aussi est-il fort regrettable que l’Etat n’ait pas eu la possibilité de faire ce qu’il avait envisagé : réserver une partie de la récolte pour des institutions comme les cantines scolaires, les hôpitaux publics ou les cafétérias de la police nationale, etc. Comment mieux assurer le financement de la prochaine récolte. Un autre projet qui est ralenti sur sa course (et vu les problèmes budgétaires que connaît le gouvernement ce n’est pas pour demain le déblocage) c’est le percement ou l’amélioration des routes jusqu’aux principaux greniers du pays. Deux départements parmi les plus riches (Les Nippes et la Grande Anse) n’ont pas une route carrossable. Or voyez comment malgré plus d’un mois de grève générale et la fermeture des grandes surfaces de vente, la population de la Guadeloupe a pu continuer de s’alimenter normalement. Cela grâce à l’existence de grands marchés régionaux et à laCOUT DE LA VIE & PRODUCTION NATIONALE(PRODUCTION ... suite de la 1ère page) (PRODUCTION / p. 7)Pas d’amélioration sans organisation … COMMUNIQUE DE PRESSELe Conseil de Sécurité souligne l’importance du dialogue et la nécessité d’éviter de nouvelles crises politiquesPort-au-Prince, 15 mars 2009 – Au terme de sa visite officielle de quatre jours en Haïti, et après s’être entretenu avec les autorités haïtiennes et des parlementaires, ainsi qu’avec des représentants de partis politiques, de la société civile et du secteur privé, l’Ambassadeur Jorge Urbina, Chef de la délégation des 15 membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies, a souligné un certain nombre de points à l’occasion de sa conférence de presse, le samedi 14 mars 2009. Il a notamment déclaré : « Avec tous nos interlocuteurs, les membres du Conseil de sécurité ont tenu à réaffirmer leur soutien à la reconstruction du pays, à la consolidation de la paix et de la (COMMUNIQUE DE PRESSE / p. 14)Le Conseil de Sécurité appelle les Haïtiens à éviter de nouvelles crises politiquesLa collaboration des acteurs institutionnels et politiques reste indispensable. Toutes les branches de l’Etat doivent collaborer, tout en remplissant leur rôle, pour mettre en œuvre rapidement les actions nécessaires. Le pays ne peut pas se permettre de nouvelles crises politiques et, dans ce sens-là, la collaboration de toutes les branches de l’Etat constituera une contribution très importante, déclare l’organisme onusien dans une note de presse après une visite de 4 jours en Haïti la semaine dernière Les membres du Conseil de sécurité encouragent les acteurs politiques, notamment les partis politiques, à garder le calme et à agir de façon constructive lors des prochaines élections, qui seront sans doute une opportunité pour le peuple haïtien de faire entendre sa voix et sa volonté.Fanmi Lavalas sollicite formellement l’intervention de la présidence et des présidents des deux chambres du parlement dans le conflit l’opposant à l’organisme électoral13 mars 2009 – L’organisation politique parti Fanmi Lavalas, exclue des prochaines législatives par le Conseil Electoral Provisoire (CEP), a sollicité formellement jeudi l’intervention de la présidence et des présidents des deux chambres du parlement dans le conflit l’opposant à l’organisme dirigé par M. Frantz Gérard Verret. Le sénateur Rudy Hériveau, signataire des correspondances adressées au président René Préval, au Dr Kély C. Bastien et à Louis Jeune Levaillant, fait remarquer que l’éviction du parti de l’ancien président Aristide du processus électoral est “un acte illégal et arbitraire.” Il rappelle que le parti est légalement et régulièrement inscrit et enregistré au CEP et dit croire que cet acte partisan, provocateur, antidémocratique et teinté d’exclusion est une violation des droits politiques de Fanmi Lavalas. Selon Rudy Hériveau, le CEP s’est transformé en une véritable machine politique et destructrice ayant pour mandat d’effacer à tout prix Fanmi Lavalas de la scène politique haïtienne. Il appelle le chef de l’Etat, garant de la bonne marche des institutions du pays (article 136 de la Constitution) et les présidents des deux chambres du parlement, co-dépositaires de la souveraineté nationale, à intervenir de façon urgente auprès du CEP en vue de faciliter la réintégration de Fanmi Lavalas et de ses candidats dans le processus électoral devant aboutir aux élections du 19 avril 2009. Ce comportement de sagesse, dit Rudy Hériveau, facilitera “la réconciliation de tous les fils et les filles du pays” et encouragera en Haïti l’implantation de la démocratie prônée par la Constitution de 1987 et fermement appuyée par la communauté internationale. Rudy Hériveau a également adressé, au nom de Fanmi Lavalas, une lettre au président du CEP pour lui rappeler que son organisation avait signifié au CEP un acte de contestation contre la decision du CEP à son encontre. Le parti exige qu’une décision judiciaire découle de cette contestation produite en bonne et due forme par Fanmi Lavalas pour lui offrir l’opportunité de se présenter par devant le bureau du contentieux électoral départemental de l’Ouest, chargé d’entendre les contestations soulevées dans le cadre des élections législatives .L’évêque de Jacmel transféré dans le diocèse des CayesSaint-Siège, le 10 mars 2009 – (AHP)– Le pape Benoit XVI a nommé Mgr Guire Poulard evêque du diocèse des Cayes dans le Sud du Pays. Mgr Poulard qui était en poste à Jacmel depuis février 1988, remplace l’Evêque Alix Verrier qui part à la retraite .Rumeurs sur d’éventuelles pertes de centaines de millions de dollars placés par l’Etat haïtien à l’étranger: le gouverneur de la BRH démentPort-au-Prince, le 13 mars 2009 – (AHP) – La commission finances de la Chambre des députés va enquêter sur les informations selon lesquelles, Haïti aurait perdu environ 450 millions de dollars US dans une banque du Panama. C’est ce qu’a indiqué vendredi (13 mars) le président de ladite commission, Jean Marcel Lumérant. Selon le parlementaire, une tranche importante de ce montant, soit 220 millions de dollars, proviendraient du programme Petro Caribe. ”La commission va prendre toutes les dispositions pour faire la lumière autour de cette question”, a-t-il fait savoir n’écartant pas la possibilité d’interpeller le ministre des Finances, Daniel Dorsainvil, a ce sujet car, c’est à lui qu’il revient de gérer les fonds du trésor public. Haïti, a-t-il dit, n’a pas intérêt à effectuer de tels placements, en raison d’importantes dépenses d’investissement qui auraient dû être effectuées et qui ne le sont pas encore. Le deputé Lumérant dit voir dans la réduction considérable de l’aide internationale à Haïti, un signal envoyé par les bailleurs de fonds pour signifier leur désapprobation de certaines actions du gouvernement. Toute la lumière doit être faite sur cette question, a-t-il dit, ajoutant que ses collègues parlementaires devront eux aussi assumer leurs responsabilités dans ce dossier. Dans une note d’information en date du 12 mars 2009 et signée par le gouverneur de la BRH, Charles Castel, un démenti formel est apporté aux rumeurs selon lesquelles des banques haïtiennes, privées ou publiques, auraient subi des pertes sur des supposés placements dans des institutions financières à problème à l’étranger. Cette note soutient qu’il n’y a aucune menace directe sur les banques relativement à leurs placements à l’étranger, car ces placements sont principalement constitués d’obligations du trésor américain. La note poursuit que les banques haïtiennes sont solvables et profitables et leurs fonds propres se chiffrent à 6,7 milliards de gourdes, soit une augmentation de 3% par rapport à septembre 2008 (1US$= 41 gourdes).Disparition Joseph Robert Marcello: 2 mois aprèsPort-au-Prince, le 12 mars.-Deux (2) mois après l’enlèvement du coordonnateur de la Commission Nationale des Marchés Publics (CNMP), François Robert Marcello, la famille reste sans nouvelle. Selon des proches, Joseph Robert Marcello avait été enlevé dans l’après midi du 12 janvier alors qu’il regagnait sa résidence à Delmas. Après le bureau il sort toujours pour faire le tour du quartier à pied. Il n’est jamais revenu ce jour là, a expliqué un voisin. Dans une lettre en date du 5 février, la famille du disparu avait appelé les autorités et la population toute entière à ne pas laisser le dossier de cet homme qui a servi dignement son pays, un père de famille modèle, finir au fond du tiroir “des enquêtes qui se poursuivent”. Deux mois plus tard, aucune avancée n’a été annoncée. L’enquête annoncée par les autorités n’aurait rien révélé jusqu’ici. (alertehaiti.ht)Assassinat d’un universitaire haïtien en République dominicaineSanto-Domingo, le 10 mars 2009 – (AHP)– Le médecin et professeur Milot Lapointe, qui enseignait à l’Université autonome de Santo-Domingo (UASD) , a éte assassiné le dimanche 8 mars dernier dans la région de Bonao-Vega.amis) qui sont revendus aux

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Mercredi 18 Mars 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 08 Page 3 SOMMAIRESOMMAIREHAITIENS A L’ETRANGERÉtats-Unis : Probable suspension de la déportation de 30,000 sans-papiers haïtiensMiami, 13 mars 09 [AlterPresse] — Les autorités américaines envisagent d’observer un arrêt du processus de déportation de 30,000 sans papiers haïtiens. Des officiels de l’administration américaine ont fait savoir que « la question est pour le moment traitée à haut niveau ». Cette disposition devrait répondre à une intense mobilisation, déclenchée, il y a deux semaines, par des organisations de défense des droits des réfugiés aux Etats-Unis, pour protester contre l’ordre de déportation. Un groupe de congressmen américains s’est entretenu du brûlant dossier, cette semaine, avec Janet Napolitano, secrétaire de « Homeland security » (equivalent du ministère de l’intérieur). « L’arrêt éventuel des mesures de déportation concerne des gens qui ont violé les lois américaines sur l’immigration », a souligné un influent avocat, proche des discussions. Cependant ceux qui ont commis des crimes de droit commun, ou qui sont impliqués dans le trafic de drogue, seront expulsés après avoir purgé leur peine, a précisé la source. Interrogé par la Télévision Haitienne à Miami, Island TV, l’ambassadeur d’Haïti à Washington, Raymond Joseph, a confirmé que le dossier « avance et que les perspectives sont bonnes ». L’ambassadeur Joseph a souligné que la nouvelle administration américaine comprend davantage le cas d’Haiti. Les autorités privilégient actuellement deux possibilités pour les immigrés haïtiens frappés par la mesure de déportation : le « Temporary Protective Status » (TPS) ou le « Deferred Enforced Departure » (DED). Dans le premier cas, les sans-papiers seraient autorisés à rester dans le pays, en attendant une décision définitive sur leur situation. Dans le second cas, ils bénéficieront d’un « executive order » ou décret présidentiel qui leur offrira une possibilité d’ajuster leur statut. Le DED avait été appliqué, en 1998, par l’administration Clinton et avait donné lieu à la promulgation d’une loi appelée « Haitian Refugee Fairness Act » (HRIFA). Ces disposions ne concernent que les ressortissants haïtiens déjà sur place. Un sévère message est, par ailleurs, lancé aux aventuriers de la mer, pour qu’ils ne risquent pas leur vie en cherchant à entrer illégalement aux Etats-Unis. Toutes personnes, interceptées en haute mer sur des embarcations de fortune, seront refoulées directement vers Haiti. Des émissaires de l’administration du président Barak Obama se trouvaient le week-end du 7-8 mars à Miami (Floride) pour tenter de s’enquérir du dossier des 30.000 immigrants haïtiens en instance de déportation. Conduite par Patrick Gaspard, conseiller politique du président américain, la mission s’est entretenue a huis clos, à Coral Gables, avec des leaders de la communauté haïtienne. Selon une source proche de ces activistés, la délégation, venue de Washington, voulait obtenir « la participation des dirigeants de la communauté dans la préparation d’un ensemble de propositions. » Une autre source proche de la réunion a confié que l’administration Obama n’entend pas « agir dans le sens de la déportation massive des haitiens. » Outre le conseiller municipal, Jacques Despinosse, Marleine Bastien de l’organisation Fanm (DEPORTATION / p. 7) Le Président des Etats-Unis Barack Obama L ’EVENEMENTEtats-Unis : Probable suspension de la déportation des 30.000 sans-papiers haïtiens p.3 POLITIQUEMichèle Pierre-Louis dans la fosse aux lions p.1 ANAL YSEIl faut changer de pouvoir et non de gouvernement ! p.1 GOUVERNANCEHaïti est-elle prête pour la guerre contre la misère et le chômage ? p.1 COUT DE LA VIEPas d’amélioration sans organisation … p.1 Relative stabilité des prix p.13 ACTUALITE POLITIQUELe Conseil de sécurité souligne la nécessité d’éviter de nouvelles crises politiques p.2 Michèle Pierre-Louis ne craint pas la démission p.4 DIPLOMA TIEPréval et Fernandez se rencontreront à la frontière le 24 mars p.16 AMIS D’HAITIHaïti : Lueur d’optimisme p.8 Que nous réserve le quartet : Jean-Obama-BanClinton ? p.8 RELIGIONNourrir l’espérance par la Parole p.9 La religion recule aux Etats-Unis p.9 LIBRE PENSERWoulib ! p.10 SIGNE DES TEMPSCongrès américain assouplit les restrictions de voyage à Cuba p.7

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Page 4 Mercredi 18 Mars 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 08 Fort Lauderdale, FL, 5 Novanm 2008 – Amerijet International, Inc. anonse lansman yon sit entènèt pi enteresan www.amerijet.com. Nouvo sit la founi yon baz kominikasyon ki pèmèt klyan an jwenn tout enfòmasyon li bezwen sou transpò pa avyon, sou lanmè ak atè, fè rezèvasyon pou transpò machandiz ak benefisye yon kantite fonksyon administratif ak kontabilite. “Nouvo sit la bay klyan an plis enfòmasyon e sitou pi rapid sou machandiz li ak sou account li nan konpayi an. Sit la kalkile ak devlope pou fè tout bagay pi fasil pou klyan an kit se machandiz lap voye, kit se efè pèsonèl” dapre Pam Rollins, vis-prezidan Biznès Devlopman. MyCargo ofri yon prosede senp e efikas pou kanalize flo enfòmasyon yo e pou founi enfòmasyon an pi vit pou ede klyan an ekonomize tan ak lajan. 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UNE ANALYSE Michèle Pierre-Louis dans la fosse aux lions UN SYSTEME TRUQUE A LA BASEParce que l’erreur est à la base. Le ver est dans le fruit. On croit faire fi de la Constitution. Mais celleci vous rattrape à chaque fois. La Constitution dit que le Président de la république choisit « son » Premier ministre parmi le parti qui a la majorité au Parlement. A défaut, il fait son choix en accord avec les présidents des deux chambres. Pour la bonne raison que nos présidents commencent par avoir l’air de parachuté. Puis une fois au palais national, ils se mettent en devoir de se donner un parti politique. Ensuite, une majorité parlementaire. Il faut attendre le deuxième mandat du président Aristide pour voir une majorité Fanmi Lavalas au Parlement. (Permettez-nous de souligner que, ici, comme on dit dans les vieux films, toute ressemblance avec des personnages ou des événements connus, est nulle et non avenue). Toujours est-il que le Président conserve certes plus de latitude lorsqu’il peut laisser l’impression que c’est lui qui a sorti le Premier ministre de sa poche. faveur. Comme si Jacques Edouard Alexis avait commis un crime de lèse-majesté. Michèle Pierre-Louis a-t-elle commencé à manifester elle aussi des velléités d’indépendance ? La voici donc face à l’éternelle interrogation shakespearienne : qui t’a fait prince ? Et toi, qui t’a fait roi ? Autrement dit, jusqu’à présent, les régimes changent, mais le pouvoir reste la chose des puissants, aujourd’hui comme hier il est utilisé par eux comme leur chose. Le pouvoir n’est pas pour changer les choses. Marcus, 16 Mars 2009 Pourquoi la Constitution prévoit : le Premier ministre vient des rangs du parti détenant la majorité au Parlement. Que ce parti soit lié au chef de l’Etat ou à son opposition. Dans un tel cas, le Premier ministre n’est pas seul face aux tracasseries parlementaires ou autres. Comme on voit en France tous les députés de l’UMP faire corps autour du Premier ministre François Fillon. Ou aux Etats-Unis les attaques contre le chef de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, Mme Nancy Pelosi, parce qu’elle défend rudement son Président, Mr Barack Obama, contre les menées des Républicains.Parachutés …Or en Haïti on a rarement ce cas de figure. Curieusement les candidats favoris à la présidence ne font aucun effort pour favoriser l’émergence de leur propre parti à la majorité absolue. Ni Aristide en 1990, ni plus récemment René Préval en 2006. On dit que le président Préval à son tour travaille aujourd’hui (lui aussi à son deuxième mandat) pour se donner une majorité parlementaire.Toute ressemblance est déconseillée …Conclusion : nous n’aimerions pas le dire, mais c’est comme si nos présidents s’arrangeaient à l’avance pour ne pas gouverner avec un Premier ministre fort. Comme c’est le cas quand ce dernier, venant du parti majoritaire, peut bénéficier du support de ce dernier en toutes circonstances, y compris face à d’éventuelles tentatives, parfois même des plus fantaisistes, du Président ou de sa coterie. Bien entendu, à moins que ce Premier ministre soit un incorrigible béni-oui-oui.Totale allégeance …Or on ne retient que le mot « SON » Premier ministre. Donc le Président a toujours le sentiment qu’il sort le Premier ministre de sa poche. Et donc que celui-ci (ou celle-ci) lui doit une totale allégeance. Ce qui est contraire à l’esprit de la Constitution selon lequel c’est le Premier ministre qui conduit les affaires de l’Etat. Le Président joue un rôle d’inspirateur et de garant de la stabilité des institutions nationales. Première remarque : Michèle Pierre-Louis a l’air totalement seule face aux assauts des députés. Seule dans la fosse aux lions. Louis, hélas. Ceci est si vrai que si jamais le Premier ministre en exercice commence à manœuvrer pour se donner luimême une majorité, aussitôt c’est haro sur le baudet.Un crime de lèsemajesté …C’est ce qu’il advint au Premier ministre Jacques Edouard Alexis qui fut viré en avril 2008 sous l’accusation d’avoir soudoyé un groupe de députés, le fameux bloc CPP, majoritaire à la chambre basse. Aussitôt une majorité de sénateurs, eux aussi bourrés d’ambitions (comme il se doit), lui sont tombés dessus. Mais surtout le palais national ne tenta rien en sa (GOUVERNEMENT... suite de la 1ère page) Michèle Pierre-Louis ne craint pas de démissionnerPort-auPrince, 12 mars 2009 – (AHP) – Le Premier ministre, Michèle Duvivier Pierre Louis, a indiqué mercredi (11 mars) que l’Etat qu’elle a trouvé à son arrivée à la Primature n’est pas un Etat au service de la population et qu’elle ne peut aujourd’hui faire “ jaillir du sang des roches”, autrement dit elle n’a pas de baguette magique. Elle intervenait lors d’une visite à Cerca Cavajal dans le Plateau central. Michèle Pierre Louis a indiqué que, s’il y a des gens qui, pour satisfaire des ambitions politiques, lui mettaient des bâtons dans les roues, elle accepterait toute décision qu’ils prendraient à son encontre (allusion aux parlementaires), mais sortirait la tête haute. Le Premier ministre doit faire l’objet de 3 convocations de la Chambre des députés au cours du seul mois de mars, à chaque fois, avec un groupe de 3 ministres pour rendre des comptes sur l’utilisation du fond d’urgence de 197 millions de dollars américains débloqués à la suite des ouragans d’août et septembre 2008. Des rumeurs circulaient déjà depuis plusieurs jours autour d’une possible démission du Premier ministre, mais, ce mercredi, à Cerca Cavajal, Michèle PierreLouis a clairement fait savoir qu’elle ne peut pas faire de miracles. Sénateurs et députés veulent avoir des détails particulièrement sur un montant de 30 millions de dollars tirés du fond d’urgence et confié en dehors des voies régulières au Centre national des équipements (CNE) pour acheter des engins. Il n’y aurait pas eu d’appel d’offre, d’où des soupçons de corruption. Le Premier ministre qui s’estime harcelée, a fait savoir que beaucoup de gens lui demandent ce qu’elle est entrée faire dans cette galère, mais elle se dit prête à en sortir comme elle est entrée, la tête haute. En dépit d’une valse de missions étrangères en Haïti, le pays est confronté à une grave crise économique. Au septième mois de l’année fiscale, l’exécutif n’est toujours pas en mesure de présenter au parlement le projet de budget 2008/2009, en raison d’une carence de fonds. On rapporte que les différentes entités travaillant sur le budget ne savent où donner de la tête, ni comment faire pour élargir l’assiette fiscale en vue de trouver (DEMISSION / p. 5) Comme ce fut le cas pour Michèle PierreLe PM Michèle D. Pierre-Louis lors de ses nombreuses visites effectuées déjà aux Parlementaires (photo Georges Dupé)

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Mercredi 18 Mars 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 08 Page 5 DE L’ACTUALITE Klas la jounen kou le swa Assitans pou jwenn travay Orè fleksib 866.926.9661 www.ATITrainingFL.com Gen èd finansyè si ou kalifyePRAN DEVAN NAN YON EKONOMI PWENN FE PACAREER EDUCATIONATI Career Training Center … Miami, Florida is a branch location of the Oakland Park, Florida campus. € Teknisyen nan sèvis otomobil € Teknisyen nan systèm elektronik € Teknoloji jeni elektronik € Teknisyen nan refrijerasyon ak è kondisyone € Administre tout on rezo € Teknoloji administrasyon biznèsRele pou yo ba ou tout lis klas pogram lan ofri. Yo pa mande ni diplòm HS ni GED. 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Il semble que cela ait bien marché en haut (le chef de l’Etat n’a aucune opposition officielle), mais pas du tout en bas : le peuple crie famine plus que jamais auparavant. Mais tout cela est dépassé aujourd’hui avec la crise économique internationale.Le pouvoir doit être fort mais en même temps progressiste …Comme on le voit chez le président américain Barack Obama, la nouvelle donne combine sur un même pied austérité et progrès – deux notions qui ne s’harmonisent pas toujours ; le pouvoir doit être fort mais en même temps progressiste. Efficace mais juste. Là où on aurait attendu un retour au protectionnisme et au repli sur soi, la nouvelle administration américaine se caractérise au contraire par sa hardiesse sur tous les plans : politique (Irak, Afghanistan), diplomatique (Iran, Russie etc), environnementaliste, jusqu’à la recherche médicale (les cellules souches), tout semble sur le point d’être remis en question. En même temps que le nouveau président américain appelle à se serrer la ceinture, il lutte contre tout sentiment de découragement, d’une nation trop frileuse du genre personne ne peut accomplir de miracles etc. Sa devise électorale c’est : « Yes we can. » Eh bien, nous avons besoin nous aussi aujourd’hui en Haïti d’un pouvoir qui soit à la fois fort et compétent. Mais aussi juste. Or ce n’est pas exactement sur ces critères-là que nous avons porté René Préval au pouvoir. Préval est chargé d’une mission politique : la réconciliation. Or qui dit réconciliation dit redistribution. Que ce soit des cartes ou des places, des recettes publiques ou des prébendes ou des contrats. Que ce soit individuellement ou collectivement. Au niveau de la caste ou de toute la nation.responsabilités …Mais aujourd’hui terminus, il n’y a plus rien à partager. C’est le degré zéro des finances publiques. Le budget de la république est en retard de plus de 7 mois sur la date de son dépôt pour la ratification parlementaire. D’autre part, tout le monde admet qu’en Haïti les institutions sont inopérantes ou inexistantes et que l’Etat n’accomplit plus ses responsabilités même les plus élémentaires. Comment donc attendre d’un Etat aussi réduit à sa plus simple expression qu’il conduise le pays à travers ce qui menace d’être la pire crise économique de l’histoire de l’humanité depuis 1 siècle ? Justement on ne peut pas faire de miracle ! Avec des ressources encore plus insuffisantes (la communauté internationale a annoncé une réduction cette année de près de 45% de son support budgétaire à Haïti), comment combler le manque à gagner en tout genre résultant déjà de la crise économique globale. Outre les transferts effectués par nos compatriotes en diaspora (US$1,6 milliard en l’an 2007) en baisse de pas moins de 25% à cause du chômage plus élevé dans la communauté haïtienne en Amérique du Nord. Sans oublier les crises perpétuelles caractérisant notre pays (production nationale insignifiante, plus de 70% de chômeurs, catastrophes naturelles coup sur coup, désastre environnemental, etc).Economiser mais sans cesser de produire …Or le défi qui se pose actuellement au monde entier (y compris les Etats-Unis) c’est utiliser judicieusement les ressources disponibles mais sans aliéner les projets d’avenir. Economiser, mais sans quelque 100 millions de dollars. Il est rentré bredouille. Idem l’ONU qui recherchait une centaine de millions après le passage des ouragans. Alors qu’on vient de ramasser en une seule collecte 4,5 milliards pour la bande de Gaza (363 km2 et un peu plus de 1 million d’habitants).Nos gouvernements forts n’ont jamais été justes …Conclusion : pour ne pas laisser détruire le peu qui reste (y compris notre âme, car nos dirigeants nous forcent à avaler tant de honte), il nous faut un gouvernement fort. Mais aussi juste. Nos gouvernements forts n’ont jamais été justes, aussi leurs directives n’ont-elles jamais laissé de trace. Pour gérer un budget réduit à 50% (ce que le gouvernement a tant de mal à nous dire), il faut des techniciens expérimentés. Mais aussi honnêtes. Nos techniciens les plus compétents n’ont jamais été suffisamment honnêtes. Pourquoi nous n’avons jamais vu aucune différence. Un gouvernement fort et juste, formé de techniciens expérimentés et honnêtes, est la seule solution de l’heure. Nous avons la chance d’avoir un exécutif à deux têtes. Le jeu de balancier est plus facile entre les deux pour arriver à un compromis heureux pour la nation. Le 7 février 2006, nous avons voté pour un agenda tout à fait différent. Donc il faut rectifier le tir. Le reste est une question de patriotisme. Aujourd’hui il est plus facile de voir où il est, si on en a ou pas ! A commencer par nos députés mangeurs obstinés de gouvernement … Haïti en Marche, 14 Mars 2009 cesser de produire. Avancer peut-être un peu plus lentement, mais beaucoup plus sûrement. Alors que chez nous moins de ressources c’est depuis toujours synonyme de plus d’abandon, plus de démission générale. Plus de démoralisation. Et comme c’est le corps tout entier qui est atteint par la gangrène, donc par voie de conséquence moins de pouvoir d’Etat, plus d’anarchie comportementale. C’est la destruction une fois pour toutes des 2,5% dernières ressources naturelles du pays. Donc avant dix ans, il ne restera plus rien. Avec une dernière grande différence aujourd’hui que les donateurs en ont marre de nous. Le président de la république vient de faire le tour de Washington pour trouverMichèle Pierre-Louis ne craint pas...les fonds manquants. Le plus grand espoir reposerait pour l’instant sur la conférence des bailleurs qui se tient en avril à Washington. Là encore, rien n’est gagné d’avance, en raison de la crise économique mondiale. Plusieurs députés ont fait part de leur stupéfaction suite aux déclarations du PM. Le député Hugues Célestin affirme que, s’il avait voté en faveur de la ratification de Mme Pierre Louis ce n’était pas pour qu’elle fasse des miracles mais parce qu’il croyait qu’elle pouvait aider à remettre le pays sur les rails. Il dit croire que Michèle Pierre Louis a pour mission d’utiliser les ressources du pays en faveur du mieux être de ses citoyens. “Les récentes déclarations qu’elle a faites sont la preuve qu’elle a échoué et doit de ce fait présenter sa démission au chef de l’Etat, a déclaré Hugues Célestin, ajoutant que si elle ne le fait pas, les députés se devront d’agir.L’Etat n’accomplit plus ses (DEMISSION... suite de la page 4) De son côté le député Steven Benoit soutient que le chef du gouvernement aurait dû utiliser d’autres termes pour exprimer son incapacité à agir ou son découragement. Il affirme comprendre qu’il soit difficile pour le premier ministre de “délivrer” la marchandise en raison, entre autres, de la corruption qui gangrène l’administration publique, mais un chef ne se plaint pas, il agit. Il a rappelé que la population avait très mal pris des déclarations similaires faites par l’ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis. Steven Benoit qui se présente comme un supporter de Michèle Pierre Louis, a affirmé par ailleurs que plusieurs ministres mériteraient de démissionner en raison de leur incompétence.

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Page 6 Mercredi 18 Mars 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 08 ECONOMIE NATIONALEC’est ainsi que la Maison blanche a dépêché son conseiller politique (Patrick Gaspard, d’origine haïtienne) le week-end dernier à Miami pour s’entretenir avec les leaders de la communauté haïtienne de Floride. Le président Barack Obama n’a pas oublié que les haïtiens-américains ont voté massivement pour lui aux élections du 4 novembre dernier.Haïti est-elle prête pour la guerre contre la misère et le chômage ?(... suite de la 1ère page) du Honduras et du Salvador. Le New York Times recommande que soit accordé à ces 30.000 Haïtiens le TPS ou Statut de protection temporaire, c’est-à-dire un refuge pendant que leur pays se remet debout. Quant à l’argument selon lequel un tel geste pourrait provoquer un nouvel afflux de réfugiés haïtiens, le journal opine que le meilleur moyen de Puis il y a la conférence des bailleurs d’Haïti qui se tient en avril prochain dans la capitale fédérale américaine. Même si le monde est devenu moins riche, ce ne sont pas les 75 millions que nécessite Haïti pour boucler son budget national qui vont l’empêcher de tourner. Mais ce ne sont là jusqu’à présent que des problèmes conjoncturels. Une fois qu’ils auront été réglés, cela ne changera rien à notre problème de fond. En un mot, qu’est-ce qui fait que Haïti ne peut pas marcher ? Tout le monde connaît la réponse. Aussi bien Haïtiens que Etrangers. L’ex-président Clinton peut bien voyager avec toute une pléiade d’investisseurs potentiels qu’il n’en sortira jamais rien. Parce que le problème essentiel, la question de fond ce n’est pas le manque d’aide, ni d’investisseurs intéressés à Haïti. C’est que les Haïtiens ne savent plus gouverner leur pays. Or étant donné que nous ne sommes pas vraiment un pays occupé (disons pas totalement !), c’est nous qui n’arrivons pas à remplir notre quote-part, c’est nous qui ne pouvons pas et qui ne savons pas « deliver. » N’arrivant pas à nous concentrer sur l’essentiel, ou bien nous nous battons entre nous comme de vulgaires chiffonniers ; ou bien nous nous amusons à couper un cheveu en quatre. C’est donc soit la polémique Conseil électoral parti Fanmi Lavalas autour de 10 sièges de sénateurs – qui dans les conditions actuelles, et quels que soient ceux qui les remportent et les occupent, ne feront pas avancer le bien de la nation d’un cheveu. Soit la seule préoccupation c’est la refonte de la Constitution, alors qu’on peut se tailler la Constitution qu’on veut, tant que les conditions encore une fois restent inchangées, ce sera un autre coup pour rien. Si on regarde autour de nous, on voit très peu de rapport entre la Constitution et les problèmes les plus urgents. Sans toutefois nier que certains amendements pourraient mieux harmoniser le fonctionnement des trois pouvoirs. Toutefois est-ce la Constitution qui rend les rues de Port-au-Prince dans l’état où elles sont ? Or comment retenir des investisseurs sans qu’ils ne partent le premier jour horrifiés devant un tel spectacle. Est-ce la Constitution qui fait que l’Etat haïtien ne semble avoir jamais de suite dans les idées ? On apprend que les présidents Préval et Fernandez se rencontreront bientôt à la frontière, entre autres pour sceller la reprise des importations d’oeufs et de poulets dominicains. Où est passée la détermination solennelle de relancer la production avicole haïtienne ? Perdue dans le néant, comme tant d’autres projets annoncés toujours avec grand branle-bas et qui finissent en queue de poisson, vite oubliés. Est-ce la Constitution qui empêche d’engager une politique sérieuse de protection de l’environnement au lieu des sempiternelles et larmoyantes rencontres au palais national avec les victimes des catastrophes de plus en plus à la chaîne. Quand il ne s’agit pas de plusieurs dizaines de millions dont on aurait pu faire un usage meilleur, sinon plus responsable. Comme cette nouvelle flotte d’autobus mis en circulation sans tambour ni trompettes, contrairement à tous les plans qui avaient été si soigneusement concoctés. Etait-ce pure propagande ? Nul doute qu’ils (les gros bus blancs) ne mettront pas longtemps pour disparaître de la même façon ... Sans tambour ni trompettes. Parce que personne ne sait rien à rien. l’éviter c’est en aidant à diminuer la misère en Haïti, c’est en y créant des emplois. Nul doute que cet éditorial venant du premier journal à avoir endossé la candidature de Barack Obama, aura un impact à la Maison blanche. Il est probable que nos problèmes budgétaires eux aussi peuvent bénéficier de ces mêmes dispositions plutôt empreintes de compréhension. Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui nous visitait en début de semaine en compagnie de l’ancien président américain Bill Clinton, a donné la garantie que Haïti reste tout au haut de l’agenda international. Ban Ki-moon devrait rencontrer le président Obama instamment pour parler des effets de la crise économique dans le reste du monde. Assistance à la conférence de Paul Collier, au premier plan la ministre du Commerce Marie Josée Garnier, l’homme politique Evans Paul (Alyans) et Monsieur Ronald Baudin, de la Primature (photo JJ Augustin) Le message du nouveau président des EtatsUnis est qu’il n’y aura pas de déportation massive d’Haïtiens. Et afin que nul n’en ignore, le New York Times, dans un éditorial en date du 9 mars, déclare sur un ton péremptoire : « Le Département de l’Intérieur (Homeland Security) a décidé de poursuivre la même politique mal avisée de l’administration Bush en déportant les immigrants illégaux haïtiens. » Alors que, rappelle le journal, Haïti a été dévastée par plusieurs ouragans l’année dernière, et que en pareilles circonstances les Etats-Unis ont toujours fait le contraire vis à vis d’autres peuples victimes soit de guerres, soit de catastrophes Le Professeur Paul Collier, dont le rapport sur les possibilités actuelles de développement en Haïti soulève un grand intéret, était l’invité du CLED le jeudi 12 mars dernier (photo JJ Augustin) naturelles, comme pour les ressortissants du Nicaragua, (MISERE & CHOMAGE / p. 7) Comme la Teleco (compagnie nationale de

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Mercredi 18 Mars 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 08 Page 7ECONOMIE NATIONALE AVIS DE RECRUTEMENTGROUPE DE TRAVAIL SUR LA COMPETITIVITE DE L’ECONOMIE HAITIENNE (GTC)TITRE DU POSTE : DIRECTEUR EXECUTIF LIEU D’AFFECTATIO N: Port-au-Prince, Haïti NATURE DU CONTRAT: Contrat de service DUREE DU CONTRAT: Six (6) mois avec possibilité de renouvellement pour six (6) mois additionnels BUT DU POSTE Sous la supervision du Coordonnateur du Groupe de Travail sur la Compétitivité (GTC), assurer le suivi administratif des décisions des différents organes du GTC et organiser la logistique nécessaire à leurs travaux, veiller à la mise en œuvre des contrats de service impliquant le GTC, participer aux rencontres et préparer les procèsverbaux, offrir l’encadrement nécessaire aux contractuels travaillant à l’élaboration du projet de Plan Stratégique de Compétitivité de l’économie nationale et sur la préparation des dossiers relatifs aux mesures légales et administratives de court terme. QUALIFICA TIONS REQUISES : ·Diplôme universitaire en Economie, Gestion des Affaires ou Administration Publique, Génie (lié à la gestion) ou Maîtrise en Economie, Gestion des Affaires, Administration publique ou autres domaines connexes ·Capacité d’organisation et de gestion ·Capacité de synthèse, d’analyse, de communication orale et écrite ·Bonne connaissance de l’économie haïtienne EXPERIENCES PROFESSIONNELLES : Un minimum de sept ans d’expérience en Gestion des Affaires, ou en Projet de Développement Economique, ou gestion macro-économique, ou autre expérience équivalente. LANGUES Maitrise du français, du créole et de l’anglais A noter : A envoyer Curriculum Vitae et photocopies des diplômes et/ou certificats ainsi que deux lettres de référence et une lettre de motivation, à l’attention du Groupe de Travail sur la compétitivité de l’Economie nationale (GTC), Référence POSTE COORDONNATEUR, d’ici le 25 mars 2009, avant 3 :00 heures p.m. à l’une des adresses suivantes :AMCHAM No. 18, Rue Moise Pétion-Ville, Haïti Executive_director@amcham.ht OU CLED No. 9, 2ème Avenue du Travail Port-au-Prince, Haïti cledhaiti@gmail.comPas d’amélioration sans organisation …(PRODUCTION... suite de la page 2) possibilité d’y avoir accès de tous les coins du pays.Fédérer des associations de cultivateurs …Chez nous de semblables marchés régionaux accessibles et agréables à fréquenter serviraient surtout à combattre la hausse inconsidérée des prix tel qu’elle se pratique dans notre capitale de 3 millions d’habitants. Mais pour y arriver, il faut beaucoup d’organisation (hélas, ce qui n’est pas notre fort). Et l’Etat n’est pas seul en cause. Il faut arriver à mettre sur pied des fédérations d’associations de Le Congrès américain assouplit les restrictions de voyage vers CubaLe Congrès américain a voté mardi la levée des restrictions de voyager à Cuba pour les Américains originaires de l’île. Cet assouplissement intervient alors que la question d’une levée de l’embargo commercial américain est à nouveau évoquée. D’après ce texte figurant dans le collectif budgétaire du gouvernement Obama, les citoyens américains d’origine cubaine pourront désormais aller à Cuba une fois par an, pour une durée illimitée. Actuellement, seule une visite de 14 jours tous les trois ans est autorisée. Le texte pourrait aussi assouplir les règles concernant l’exportation de médicaments et d’aliments vers Cuba, mais il ne modifiera rien pour les exportations agricoles. Des parlementaires de Floride sensibles au vote des exilés cubains ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme un soutien au régime castriste. L’embargo avait été décrété par John Kennedy dans les années 1960. AP Ayisyen Nan Miyami (FANM), et l’avocate Karen André, plusieurs leaders communautaires ont participé à la réunion avec les émissaires de l’administration Obama. En marge de la rencontre, Patrick Gaspard a souligné « la bonne volonté » de l’administration Obama vis-à-vis d’Haiti. Elle souhaite aider le pays, confronté, dit-il, à un « sérieux problème de gouvernance ». Par ailleurs, le sénateur de Floride, Bill Nelson, a demandé l’arrêt des déportations et le « Temporary Protected Status » (TPS) en faveur des Haitiens. Dans une lettre adressée au responsable de « Homeland Security »,Probable suspension de la déportation...(DEPORTATION... suite de la page 3) Janet Napolitano, Bill Nelson souligne la fragilité de la situation en Haiti, ravagé par quatre ouragans et tempêtes tropicales en 2008. « La situation demeure préoccupante sur le terrain », écrit-il, indiquant que « les victimes font face à des difficultés de toute sorte. » Selon les services de l’immigration et des douanes du ministère américain de l’intérieur, plus de 30.000 ressortissants haïtiens ont reçu l’ordre de quitter le pays. Cette décision a été prise par des juges de l’immigration et les autorités compétentes. En deux occasions, le président René Préval a réitéré sa demande auprès de l’administration américaine en faveur d’un statut TPS aux Haitiens en situation irrégulière. télécommunications) dont on annonce chaque semaine qu’elle a trouvé un nouveau preneur. Une vache à millions mais depuis longtemps condamnée à finir à la casse. Pourtant tous les rapports Collier (du nom de Paul Collier, économiste de Oxford University et conseiller du Secrétaire général de l’ONU) soulignent l’importance vitale des infrastructures pour la relance : électricité, routes, ports. Le seul port qui soit digne de ce nom, le port de Port-au-Prince, nous l’abandonnons aux rats (rats à deux et/ ou à quatre pieds). Au lieu d’avoir une politique véritable dans ce domaine des infrastructures, nous avons tout sacrifié à la bataille que se livrent différents groupes d’intérêts. cultivateurs aussi larges que possible, sérieuses et respectées. Pas de simples réseaux électoralistes pour leaders politiques régionaux avec ambitions nationales. De telles associations gagneraient ainsi non seulement la confiance de la clientèle mais aussi des banques en matière de micro-crédit. Car sans le crédit, rien de tout cela n’est possible. Et vice-versa, sans production locale, parler de crédit n’est qu’une supercherie. Enfin, les consommateurs eux aussi doivent apprendre à s’organiser. Car d’une façon ou d’une autre, c’est toujours eux le cochon de payant. Haïti en Marche, 13 Mars 2009 routes départementales, téléphone, ports, l’Etat haïtien a totalement démissionné. Laissant les lobbies (bien entendu chaque jour encore plus rapprochées !) et les groupes d’intérêts se battre pour les derniers lambeaux. Quand on croit voter pour le changement, on vote pour changer seulement de groupe d’intérêts. Plus on vote, plus ce sont les mêmes ! Voilà, inutile de se payer d’illusions, ce n’est pas comme ça qu’on se prépare pour la guerre contre la misère et le chômage. Et à ce niveau, l’Etranger ne pourra rien pour nous. Mais comme de toutes façons on ne peut rester sans rien faire, comme aujourd’hui, en l’année horrible 2009, c’est tout ou rien, alors … faut le faire ! Mélodie 103.3 FM, Port-au-PrinceHaïti est-elle prête...(... suite de la page 6) Electricité, autoroutes ou

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Page 8 Mercredi 18 Mars 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 08 HAITI ONUPar GUY TAILLEFER Qu’ont donc vu Ban Ki-moon et Bill Clinton cette semaine en Haïti qui les autorise à faire preuve d’optimisme devant l’avenir de la petite île? LeHaïti Lueur d’optimisme secrétaire général de l’ONU et l’exprésident des États-Unis étaient à Port-au-Prince pour préparer le terrain d’une conférence de donateurs, essentielle au soutien de l’économie haïtienne, qui se tiendra le mois prochain à Washington. Le premier a estimé que «Haïti se trouve à un tournant» et a promis de placer le pays «en tête des priorités de la communauté internationale». Le second a déclaré que «c’est la première fois que j’ai vraiment le sentiment que ce pays a une chance de se sortir des profondeurs de la pauvreté». On apprécie qu’ils affichent de l’espoir, ce qui n’arrive pas souvent, pour ce peuple battu par les ouragans. Il faut néanmoins de l’audace pour y croire.Les Haïtiens ont massivement besoin d’aide, de commerce et d’investissements étrangers. Les pays riches, qui font passer leur pingrerie pour de la générosité, le leur de base, a aujourd’hui l’agriculture la moins productive au monde, dit le PNUD, le Programme des Nations unies pour le développement. Que cette dette soit d’abord payée. Il y aura lieu, ensuite, d’être optimiste. économique de l’actuel président René Préval ne passe pas d’abord par l’agriculture, mais par le tourisme et la création de zones franches... Cinq ans après l’éviction de Jean-Bertrand Aristide, les partis haïtiens continuent par ailleurs de s’épuiser en interminables chamailleries politico-constitutionnelles, dont le plus récent épisode concerne l’exclusion, lors des prochaines élections sénatoriales, du parti Lavalas de l’ancien président. Rentré de Port-au-Prince, Ban Ki-moon s’est rendu mardi à la Maison-Blanche pour rencontrer le président Barack Obama, qui a appelé à une coordination internationale afin de protéger les pays pauvres, dont Haïti, contre la menace que fait peser la récession mondiale sur ce qu’il reste à ces pays de sécurité alimentaire. La pensée est charitable. Sauf que, dans l’immédiat, M. Obama pourrait joindre le geste à la parole en abrogeant la décision très mal avisée de l’ancienne administration Bush de déporter 30 000 réfugiés haïtiens installés en Floride. Que la décision n’ait pas déjà été suspendue, vu l’insensibilité humanitaire dont elle témoigne, est en fait incompréhensible. Les discours d’espoir ne donnent pas à manger. Le droit de demeurer aux ÉtatsUnis, en vertu d’un programme d’accueil temporaire maintes fois utilisé par le gouvernement fédéral, si. gtaillefer@ledevoir.com Entendu que la classe politique haïtienne, qui souffre du virus de la malgouvernance et ne se soigne pas, a sa part de responsabilité dans la catastrophe sociale qui fait que les trois quarts des Haïtiens vivent dans une pauvreté que nous n’endurerions pas cinq minutes. Absurdement, le plan de développement doivent bien. En fait, ils ont envers eux une dette énorme, ne serait-ce que pour avoir laminé leur agriculture en exigeant dans les années 1990 qu’ils ouvrent leurs marchés à la production occidentale et subventionnée. Le scandale est que Haïti, qui produisait il y a 30 ans la majeure partie de ses aliments QUE NOUS RESERVE LE QUARTET : JEAN-OBAMA-BAN-CLINTON?Le secrétaire général de l’ONU M. Bankimoon s’est invité chez nous flanqué de l’ancien président américain Bill Clinton. Ils sont officiellement en mission d’évaluation de la capacité de la « communauté internationale » à faire face au défi haïtien. Abordé semble-t-il avec un regain soudain et insolite d’optimisme en pleine crise financière internationale sur fond de récession économique. Pour cette « expédition » diplomatique les membres du Conseil de sécurité ne seront pas en reste. Ils viendront examiner d’eux-mêmes cette curiosité des relations internationales que constitue décidément Haïti. Et en même temps évaluer le piétinement de la MINUSTAH sur le terrain. Dans la foulée des rapports « alarmants » et d’une détérioration évidente de la situation catastrophique du pays et la corruption qui gangrène ce qu’il lui reste d’appareil gouvernemental, qu’est ce qui peut bien raviver l’espoir de la communauté internationale? Tout esprit pour le moins lucide est porté à se questionner sinon à s’inquiéter de cette brusque sollicitude et ce changement de vitesse dans le traitement du dossier de cette ile des caraïbes. Quand l’ONU et l’oncle Sam se donnent la main on peut être sûr que le laboratoire va soumettre le cobaye haïtien à une de ces expérimentations dont il a le secret. Tel un lapin sorti du chapeau d’un magicien on nous assène de manière récurrente des fausses sorties de crise dont la seule vertu est de nous rendre plus dépendante, plus déchirée, plus misérable. Le journaliste Canadien Jocelyn Coulon a découvert sans rire, dans ce qu’il faudra appeler désormais “le plan courrier” « une lueur d’espoir pour Haïti ». Très sérieusement, personne ne va avaler que tout ce paquet de puissantes personnalités soit mis pour nous indiquer comment exploiter nos mangues et construire des routes. Grotesque insulte à l’intelligence, mais bien méritée pour nos pseudos élites qui ont préféré opté pour l’ignominie au lieu d’embrasser la mission historique du peuple. La meute politicienne obnubilée par un os de pouvoir à saliver perd tout sens de l’intérêt national. Elle (s’en) fonce tête baisse s’entre déchirant, sniffant un poste ministériel ou électif présenté comme un appât par l’internationale et/ou l’équipe locale mise en scelle. Pendant que se poursuit cette politique spectacle alimentée de scandales, les décisions sérieuses sont prises en haut et obscurs lieux à l’insu de la nation. La courageuse gesticulation de notre modélisateur national apparait comme un baroud d’honneur « kabrit fin pase l ap rele fèmen baryè » (voir sa note de protestation Le Nouvelliste mercredi 4 mars) (JEAN-OBAMA -BAN-CLINTON / p. 10) Le Président René Préval recevant le lundi 9 mars l’ex-président Clinton et du Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki-Moon D’autant que son fameux “PRAIS” s’inscrit lui aussi dans cette dynamique de liquidation de la dignité nationale. Pour ne pas sombrer dans le ridicule en qualifiant ces propositions de plan pour Haïti il est impératif de découvrir ce qu’il ne dit pas. Sous quel régime juridique international sera-t-il implémenté ? La fameuse question que tout un chacun essaye maladroitement d’occulter et qui est au centre du débat : le statut d’Haïti. En fait le rapport Collier à regarder de près est un constat d’échec de l’ONU via la MINUSTAH. Après cinq ans de mandat, doté d’énormes moyens techniques, financiers, humains cette intervention ne peut présenter comme résultat que d’avoir soumis des bandes de bandits armés prêts à tout moment à refaire surface. La situation socio économique est de plus en plus alarmante. L’instabilité politique est loin d’être résolue. Les institutions sont plus que jamais défaillantes. La menace migratoire et le trafic de la drogue qui constituent le véritable dada de

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Mercredi 18 Mars 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 08 Page 9RELIGION Èske Taks Imobilye/Pwopriyete w yo Peye?W genyen tan toujou pou peye taks imobilye/pwopriyete w yo. Mèt pwopriyete/Kay yo genyen jiska 31 mas pou peye taks yo epi konsa evite jwenn plis frè adisyonèl yo. Peman pa lapòs yo fèt pou gen so lapòs yon dat anvan dat limit la. 1 avril 2009, Taks imobilye/pwopriyete yo ap konsidere non peye Pa pèdi Tanƒ Peye sou Entènèt la!www.miamidade.govPou plis enfòmasyon, tanpri rele Biwo Pèseptè Konte Miami-Dade la nan 305-270-4916 Haïti : nourrir l’espérance avec la ParolePar Mario Bard , AED Canada Le 12 mars 2009 Eucharistie Sacrement de la Miséricorde L’ouragan Ike nous donnait cet automne de nouvelles images d’Haïti, mais avec l’impression du déjà vu. Maisons sous la boue, villes et villages détruits, des gens qui, visiblement, sont dépassés… et seuls dans leurs malheurs. « Quand vous avez un gouvernement démissionnaire qui fait des discours à longueur de journée, on se demande où est l’engagement », estime sans ambages Mgr Kébreau. (Le pape Benoît XVI a remis le Pallium à Mgr Kébreau au cours de la messe de la solennité des Apôtres Pierre et Paul le 29 juin 2008) « Je vous avoue que, quelquefois, lorsque j’entends ce discours ‘portoprincien’, ça ne me rejoint pas. Il me semble me retrouver dans un autre pays ou dans une autre île », souligne l’archevêque. Alors, Mgr Kébreau, attend-il quelque chose de la communauté internationale qui est déjà présente par la mission de l’ONU en Haïti ? « Personnellement, ce que je trouve très souvent de [la part des fonctionnaires] de cette communauté, c’est qu’ils arrivent à Port-au-Prince et vont toujours voir les mêmes personnes. » Selon lui, il faudrait que les membres de cette communauté aient le courage d’aller en campagne voir ce qui s’y passe au lieu de « se faire ‘emberlificoter’ par des réceptions, des cocktails, des histoires ». Préférer les dents des requins La corruption est un « danger » constant sur l’île, partout : dans les travaux publics, dans les aéroports, dans le gouvernement. C’est un mal qui ronge la société composée d’une population qui est jeune: plus de 60 % des habitants ont 24 ans ou moins. « Ces jeunes, qui n’ont pas d’avenir, s’organisent en gang », explique Mgr Kébreau. « Donc, ils violent », ils font des « kidnappings et tout ce que vous voulez. » Ces jeunes ont besoin d’être « décloisonnés, de sentir qu’ils sont quelqu’un » avant qu’il ne soit trop tard. « Dernièrement, on a rapatrié 250 personnes qui étaient parties en mer », raconte-t-il. Parmi eux, se trouvaient « beaucoup, beaucoup de jeunes. Mais quand un jeune vous dit qu’il préfère les dents des requins à la misère d’Haïti, il faut vraiment comprendre le désespoir de ces jeunes », insiste encore l’archevêque. Celui-ci se désole du fait que la plupart ne peuvent avoir accès à la révolution technologique, « cybernétique », qui traverse le monde. Cette jeunesse semble complètement ignorée des autorités gouvernementales, « parce qu’il y a n’a pas la compréhension pour vraiment venir en aide à cette jeunesse. » Une population qui, en plus de cette incompréhension, est aussi touchée par la crise mondiale. En effet, les revenus qui proviennent de la diaspora haïtienne du Canada et des États-Unis sont à la baisse : les gens perdent leur emploi et ne peuvent donc plus envoyer d’argent à la famille restée au pays. Une crise qui s’ajoute donc à la « crise perpétuelle » que vit Haïti. Réapprendre qui est Jésus . L’Église est toujours très présente dans la société haïtienne . Dans le secteur social certes, comme dans à peu près tous les pays en développement. Par contre, si l’Église d’Haïti a un rôle social, elle s’est aussi résolument mise à l’heure de la nouvelle évangélisation après sa rencontre du 8 décembre 2007, laquelle faisait suite à la rencontre des évêques d’Amérique latine et du Sud ainsi que des Caraïbes, à Apparecida au Brésil (avril 2007) . « L’Église c’est la grande dormeuse, il faut qu’elle se réveille », souligne Mgr Kébreau quand on lui parle de la difficulté qu’ont eue les catholiques, dans leur histoire, à s’arrêter pour lire l’Évangile et vraiment l’étudier. « Elle (l’Église) , ne pourra se réveiller qu’en écoutant la Parole ». ( lire à ce sujet le discours du pape Benoît XVI lors de la rencontre avec les évêques d’Haïti : le pape s’adresse à l’épiscopat haïtien) . Un défi que tout le personnel pastoral d’Haïti tente maintenant de relever. Tout d’abord par la création d’un centre catéchétique où les prêtres, les religieuses et les religieux, ainsi que les laïcs engagés en pastorale, vont aller se ressourcer, une fois par mois, avec les évêques, afin de mieux comprendre la personne centrale de l’Évangile, et qui devrait l’être pour l’Église : Jésus . Ensuite, le changement s’opère également par la reconfiguration de la paroisse qui « devient le lieu de l’annonce du Kérygme, de l’annonce de la Parole. » Mgr Kébreau considère que c’est « là qu’il y aura tout un travail à faire de conscientisation pour pouvoir conduire la Parole au cœur de la vie. » Des paroisses qui seront appelées à faire place à des fraternités, à des petites commu-nautés, « pour une écoute de la Parole à partir du quartier où se trouvent les gens ». Évangéliser les profondeurs Enfin, dans un pays où le vaudou est encore très présent, la foi n’est-elle pas liée à des preuves de la présence de Dieu, comme des miracles ? Mgr Kébreau estime qu’il nous faut aller plus loin. « Est-ce que vraiment l’Évangile a rejoint mes instincts les plus profonds ? Est-ce que l’Évangile a rejoint tous nos instincts de destruction, de construction ? » Des questions aussi sur la place de l’Évangile dans notre et religieuses. « Parce que nous avons d’abord été beaucoup plus « sacramentalisés » qu’évangélisés », estime Mgr Kébreau. Une évangélisation « qui va nous demander de nous remettre en question… pour vraiment reconsidérer: ‘Qui est Jésus ? ’ ». vie: en est-il le « moteur »? « Qu’est ce que nous savons de l’Évangile ? », questionne-t-il. Des interrogations qu’il lance tout d’abord au personnel pastoral de l’Église: prêtres, évêques, religieux La religion recule aux Etats-UnisLa religion recule aux Etats-Unis avec un doublement depuis 1990 de la proportion d’Américains qui se disent agnostiques dans un pays qui reste chrétien à 76% et où les protestants évangéliques sont de plus en plus nombreux, selon une vaste enquête universitaire. L’enquête American Religious Identification Survey, menée auprès de 54.000 adultes en 2008 par l’Université Trinity College (Connecticut, nord-est), est la troisième de ce type depuis 1990. Une deuxième avait eu lieu en 2001. L’étude témoigne d’un recul du christianisme: 76% des Américains se disent chrétiens en 2008, contre 86,2% en 1990. Les protestants demeurent à peine majoritaires à 50,9%, répartis en plusieurs grandes traditions (baptiste, méthodiste, luthérienne...), contre 60% il y a 18 ans. Les catholiques sont la première communauté religieuse en constante progression en nombre, du fait de l’immigration hispanique (57 millions en 2008 contre 46 millions en 1990), mais en léger recul en proportion à 25,1% contre 26,2%. Les catholiques traditionnellement majoritaires dans le nord-est du fait de l’immigration historique irlandaise, notamment dans le Massachusetts, le Connecticut et Rhode-Island, ont fortement régressé dans cette région. Ils ne représentent plus que 36% des adultes contre 50% en 1990. En revanche dans l’Ouest américain, l’influx de catholiques est très net, leur pourcentage passant de 23% en 1990 dans le Texas à 32% aujourd’hui et de 29% en Californie à 37%. “Ce déclin du catholicisme dans le nord-est est des plus étonnants. Mais grâce à l’immigration et à la croissance naturelle de la population hispanique, la Californie est maintenant plus catholique proportionnellement que la Nouvelle Angleterre”, note Garry Kosmin, l’un des auteurs de l’enquête. La tradition protestante évangélique, très proche de la Bible, et qui comprend les Anabaptistes, les Mennonites et les Pentecôtistes notamment, est la plus répandue (34% des Américains). Ce courant est porté par le succès des “nouveaux chrétiens” et des méga-églises charismatiques qui n’attiraient que 200.000 fidèles en 1990 contre 8 millions aujourd’hui. Dans le même temps, la (RELIGION / p. 12) Un programme pastoral pour Haïti vraiment axé sur la Parole, et « qui va apporter un éclairage pour vraiment » savoir « comment nous situer aujourd’hui, et aider ce peuple à découvrir ce qu’est la vraie foi et non pas la croyance. » La croyance et la foi sont différentes, Monseigneur ? « Tout ce que le monde répète, les jargons de la tribu », c’est la croyance. « Mais la foi, elle, est ‘personnalisante’ et elle nous engage à découvrir notre identité comme enfant de Dieu. » Épilogue Nous parlions d’Haïti avec Mgr Kébreau. Par contre, ses mots sur la « Parole » sont venus rejoindre l’essentiel de ce que tout chrétien, de Port-au-Prince à Bangkok, devrait peut-être essayer d’atteindre : cette identité « d’enfant de Dieu ». Tout comme les croyants, les ‘ayants foi’ du monde, les Haïtiens pourront construire leur pays intérieur. De cette âme remplie de l’Évangile, la vie jaillira malgré tout et pourra tout construire à l’extérieur. C’est l’espérance! L’Aide à l’Église en Détresse a soutenu l’an dernier plus d’une cinquantaine de projets pastoraux en Haïti. Mgr. Louis Bébreau, Archevêque du Cap-Haïtien

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Page 10 Mercredi 18 Mars 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 08LIBRE PENSERKonsèvasyon ekolojik amizan, fasil epi gratifyan! € Resikle tout bagay depi kristal, plastik, rive sou metal ak tout kalite papye nan nouvo pwogram resiklaj devan pòt Konte Miami-Dade la. Enskri jodiya pou resevwa mizajou sou resiklaj! € Patisipe nan chanjman: Patisipe nan Jounen Netwayaj Biscayne Bay la epi ede kenbe plaj nou yo bèl pou pwochen jenerasyon yo. € Pran bon jan plezi nan pwòprete nan youn nan divès Avanti Ekolojik (Eco-Adventures) Konte a. Pou ti konsèy ekolojik, fè ekonomi, ak diplis ankò, ale sou green.miamidade.gov oswa rele 3-1-1. Enskri sou miamidade.gov pou jwenn aksè dirèk a nouvèl ak sèvis yo.Woulib !aujourd’hui n’ont pas été plantés par eux, mais par leurs ancêtres. Ils doivent donc planter des arbres qui bénéficieront aux communautés à l’avenir. Je leur rappelle que, telle une graine, avec du soleil, un bon sol, et des pluies abondantes, les racines de notre futur s’enracineront profondément dans la terre et une gerbe d’espoir s’épanouira dans le ciel. Wangari Maathai, Prix Nobel de la Paix 2004 « Nap viv sou woulib nan péyi sa a », me disait l’autre jour un ami. Je n’avais pas besoin de lui répondre. Il ne s’attendait pas non plus à aucune réponse de ma part. Ce n’était que la manifestation d’un constat. Un constat d’échec. Un échec ressenti par tous ceux qui, partageant cette condition d’appartenance, à un groupe, à un pays, à Haïti, auraient voulu voir ce pays occuper une place beaucoup plus importante dans le « Concert des Nations ». Je n’ai pu m’empêcher de revenir en arrière. À l’époque où l’on croyait sentir que le pays fonctionnait. La Haitian American Sugar Company (HASCO) qui faisait vivre des centaines de milliers d’Haïtiens, transportait, par voie ferrée, des milliers de tonnes de tiges de canne-àsucre, de la plaine de Léogâne, de la plaine du Cul-desac, vers sa centrale. À chaque fois que je pense à la HASCO, je ne peux m’empêcher de revoir les « dérobeurs de canne ». Au péril de se voir priver d’un membre, ils se hissaient sur les wagons de ces trains pour dérober quelques tiges de canne. « Bam Jam Pran Kann », semblait rugir le train, et sans lui accorder la moindre attention, ils en prenaient à pleines mains. Je revois, aujourd’hui encore, le grillage pour cannes tronçonnées ou entières des wagons. Les « acrobates de la faim », ces « jeunes enfants des rails », s’accrochaient aux barreaux des wagons ouverts, pénétraient à l’intérieur de ces cages ambulantes, s’emparaient, avec une aisance extraordinaire, des tiges de canne qu’ils voulaient et redescendaient 200 mètres plus loin, leur butin en main. Pour certains d’entre eux, c’était parfois la seule nourriture de la journée. C’était quand même mieux que les galettes de boue qui alimentent la malnutrition de centaines d’enfants défavorisés de notre société actuellement. C’est quand même mieux que ce qu’on leur offre maintenant. Enfin, «anpil nan pitit péyi a te kon ap pran woulib nan tren Hasco, ou pil lòt kounyen an ap pran woulib sou do pèp la ». J’ai parfois peur de croire que parmi ces derniers, il y en a qui ont fait partie des premiers. Ils n’auront donc rien appris. Ils ne nous auront donc rien appris. Enfin, continuons avec nos idées du début. Dans ce petit pays qui est le nôtre, les dures réalités nous ont forcé à créer un code de communication dans lequel très peu de mots servent à se faire comprendre et, un ensemble assez réduit de mots, sert à élaborer des discours complets, aussi longs que ceux de Fidel, aussi parlants, aussi belligérants. « Nap Bwasé ». « Nap bat dlo pou nou fè bè ». « Nagé pou sòti ». « Nèg nan di ». Tout un monde de contenus qui retracent la situation économique, sociale et politique du pays, montrant les angoisses de l’individu, ses pulsions, ses phobies. Chers amis, en suivant le fil de ma pensée, je fus amené à réfléchir sur les risques et les menaces qui planent sur notre territoire, nous transformant en frêles êtres vulnérables, à la merci du hasard. Le mot « woulib » est donc celui qui traduit, d’après ma façon de voir, la situation de vulnérabilité inconsciente que nous vivons. Dans le contexte actuel, le mot « woulib » prend une allure fantasmagorique. Gonaïves. Cabaret. Mapou. Fonds-Verrettes. Nèrette. Morne l’Hôpital. Tèt dlo. La Vallée de Bourdon. Voilà les « termes de références » d’un dossier qui va finir par nous « submerger », par nous « ensevelir ». À nous enterrer tous. Quelques minutes de pluie ! On craint l’inondation. Une petite secousse ! On voit « Laboule » qui roule vers nous. Et, malgré cela, nous continuons à utiliser le charbon de bois de façon abusive. Nous Enfin, chers amis, comme a dit « Collier » dans son rapport, Haïti a perdu son stock forestier selon un processus analogue à celui qui fait que le pays a perdu ses voies ferrées : c’est la tragédie des biens communaux. Quoiqu’on puisse dire, il a certainement raison car trop d’Haïtiens utilisent le bien commun de façon à maximiser leur bénéfice personnel, par l’usage individuel des ressources communes et en distribuant les coûts de régénération entre nous tous. Le charbon de bois, les carrières de sable, les ressources naturelles, la bidonvillisation, les déchets, la corruption, et ... Enfin, chères amies lectrices, chers amis lecteurs, j’ai passé la semaine angoissé, non pas à cause des visites de si hautes personnalités (leur venue en Haïti est toujours mauvais présage), celles qui vont finir par décider pour nous, à notre place, mais plutôt à cause de ces menaces qui planent sur nos têtes et conditionnent nos vies sans que nous y prêtions attention. La tension était si forte que je n’ai pu m’empêcher de voir le futur cauchemardesque d’Haïti. Je crois qu’il s’agissait d’un rêve car je voyais la mer à nos pieds, à la hauteur de Pétion-Ville, la presqu’île du Sud avait perdu sa condition et était devenue « GrandÎle », l’étang de Miragoâne avait allongé le bras vers la mer, et l’étang Saumâtre avait donné libre cours à ses caprices, il avait atteint la côte des Arcadins. Quel cauchemar ! Quelle horreur ! Chères amies lectrices, chers amis lecteurs, dans cette course à tombeau ouvert, vers la destruction collective, la seule possibilité, peut-être, d’éviter la disparition finale, définitive, est, paraphrasant Wangari Maathai, d’enraciner notre futur dans la terre, de le fixer au sol en freinant la fuite de la terre arable vers la mer. C’est ainsi que nous verrons s’épanouir cette gerbe d’espoir dans le ciel. C’est ainsi que nous verrons fleurir Haïti. Peut-être ! Peut-être ! Peut-être ! … Oscar Germain, germanor2005@yahoo.fr Mars 2009 Lorsque nous plantons des arbres, parfois les gens me disent : « Je ne veux pas planter cet arbre, parce qu’il ne poussera pas assez vite ». Je dois leur rappeler sans cesse que les arbres qu’ils coupent continuons à dresser nos maisons avec du sable de « Laboule ». Première Qualité ! Le plastique continue à nous alimenter et à gonfler les artères de canalisation. JEAN-OBAMA-BANCLINTON?notre puissant voisin demeure une grande préoccupation. Même la tenue des élections régulières qui sert à présenter une façade démocratique n’a pu être assurée. Les émeutes de la faim d’une rare violence sont venues ébranler le fameux processus de stabilisation cher au président et emporter le gouvernement qui ne sera remplacé qu’après plusieurs mois de tergiversations. . Le ras le bol envers les troupes onusiennes a franchi à l’occasion une phase sensible. En effet, la MINUSTAH a gagné en discrédit et en hostilité suite à son implication répressive dans les immenses manifestations populaires, ce qui a finit par salir complètement ce qui lui restait d’image dans le pays et confirmer sa posture de force d’occupation. Enfin la nature s’est mise de la partie avec quatre ouragans dévastateurs mettant á nu la situation catastrophique du pays Bref tous les indicateurs sont au rouge. Force est de constater que la plupart des facteurs qui militent en faveur d’Haïti en rapport avec les autres états faibles (Collier) sont historiques et non liés a la présence de l’international. Proximité avec la république dominicaine ; absences de guerres tribales ou de tensions ethniques, pour ne citer que ceux-là. Ce qui devrait indiquer la capacité des Haïtiens à se prendre en charge en toute souveraineté dans le cadre d’une solidarité internationale bien comprise. En outre on doit se résoudre en toute probité à reconnaitre que toute critique de la situation actuelle d’Haïti s’adresse aussi à l’international. Malgré les tentatives maladroites pour l’en dissocier l’échec est autant imputable à l’ONU qu’aux autorités locales. Les rapports qui font état de la corruption généralisée qui gangrène l’appareil judiciaire par exemple épinglent autant sinon plus des pays étrangers et des institutions internationales que les ”dirigeants” haïtiens. Sans même devoir relever l’ingérence des forces extérieures dans le choix de ces derniers qui sont en fait l’instrument de leur politique. Avec le débarquement de cette énième « Commission Civile » on peut augurer qu’une forme ou une autre d’accélération de notre « prise en charge » est décidée dans la foulée de l’arrivée de l’administration Obama Clinton. Du genre de ce qu’on appelle dans le jargon international actuel, colonialisme de troisième type ou « colonialisme de nécessité » : « C’est-à-dire la prise en charge ou la mise sous tutelle internationale d’Etats faibles dont le désordre politique ou l’absence de gouvernance interne menacent la stabilité régionale ou tout simplement la vie des populations…. » (Benoit D’Abeville). N’est ce pas ce que suggèrent les fameux rapports précédant comme par hasard l’arrivée de nos chers « amis protecteurs » en plein « wele wele » électoral ? A bon entendeur salut ! Restons malgré tout réalistes, Visons l’impossible ! Port-au-Prince, 10 Mars 2009 Rudolph Prudent Candidat au Sénat KONBA (... suite de la page 8)

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Mercredi 18 Mars 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 08 Page 11 PETITES ANNONCES Due to personal problems selling little farms (1 acre) in Orlando area. Transfer $500.00 $85.00 monthly. total price $6,750.00 no credit necessary. Please call (305) 726-5079 Mrs. Maria. our e-mail is Investa@bellsouth.netLAND FOR SALE BEL FOUCHET Take Out8267 N Miami Avenue, Miami, Florida 33150 Tel. 305-757-6408 Le Manolo InnTéléphones : 566-5361 401-7108 / 514-0304 E-mail : lemanoloinn@mac.com Internet disponible pour les clientsDANS LES NIPPES•Des kilomètres de plage •Chambres tout confort avec air conditionné et Salle de bain attenante •Cuisine du terroir préparée par un « Grand Chef » •Le Saut du Barril •Le Palais de Sudre Dartiguenave à Anse à Veau •La Petite Eglise de Petit Trou datant de du 17èmesiècle… VISION MORTGAGE BANK, INCEVENS HILAIRELoan Consultant 12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161 Phone: (305) 891-2225 Fax (305) 891-2559 Cell (786) 285-0384 10 départements d’étudesLicence en : • Gestion d’Entreprise • Conception et Exécution de Projet • Economie et Finance • Sciences de l’Education • Sciences Comptables • Relations Internationales • Gouvernance Diplôme en : • Informatique de Gestion • Relations Publiques • Gestion de la MicrofinanceUNIVERSITE Centre de Formation et de Développement Economique (CFDE)Contactez nous :Angle Delmas 75 et Impasse Hérard # 3, Port-au-Prince, Haïti, W.I.www.cfdehaiti.comPar courriel: Administration@CDFEHaiti.com GBrunet@CFDEHaiti.com Par téléphones (509) 2246-1425 3555-1575 2513-3726 3767-1575 KJ ADVERTISINGSERVICESP.O. BOX 600673 Miami Florida, 33160-0673Publicités: Radio, Journaux et Tv. Aussi un service de traduction de Documents etc.Info (954) 559-7729 Evens Hilaire ConsultantHave your Income Tax ( Personal & Business ) Prepared by J.C. Cantave! Call 305-623-0708 for Appointment Jean-Claude P. Cantave Tax & Immigration Consultant Lic. Real Estate & Mortgage Broker Phone: 305-623-0708 Fax: 305-623-3848 E-mail: jccantave@haititradecenter.com Web : www.haititradecenter.com Mise en garde contre un essai anti-sida à base de plantes lancé sur le Net L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a mis en garde mardi contre l’essai “non autorisé” d’un produit à base de plantes proposé sur le Net aux personnes infectées par le virus du sida par l’association Sidaventure. “L’Afssaps souhaite mettre en garde les personnes infectées par le VIH sur le fait que le protocole expérimental dénommé A72 ou JMAR, proposé par l’association Sidaventure par le biais de son site internet, n’a fait l’objet d’aucune autorisation de l’Afssaps à ce jour”. La participation à ce protocole implique la prise d’un produit qui serait composé de plantes originaires de Madagascar et l’arrêt des traitements antirétroviraux quelques jours avant. “En l’absence de données soumises à l’Afssaps sur la composition, la qualité, la toxicité du remède et l’éventuelle efficacité du produit utilisé, la participation à ce protocole, qui impliquerait l’arrêt des traitements antirétroviraux prescrits pour le traitement de l’infection par le VIH, pourrait constituer une perte de chance et un danger pour les patients”, avertit l’agence sanitaire. Un stérilisateur d’eau très bon marché pour les Pays du SudÉtats-Unis Des étudiants de l’université de l’Iowa ont mis au point un stérilisateur d’eau à cinq dollars (3,89 euros), petite révolution dans la lutte contre les microbes notamment dans les pays pauvres. Lauréats de la compétition “Peuples, prospérité et planète”, organisée par l’Agence de protection de l’environnement (EPA), les étudiants ont mis au point un outil simple pour rendre l’eau potable à un prix minime.Muni d’une dynamo, leur stérilisateur ne nécessite ni piles, ni courant électrique. Il fonctionne avec une solution chlorée qui tue les bactéries, virus, et autres micro-organismes de l’eau. Petit, simple d’usage, ce stérilisateur peut contribuer à l’objectif du millénaire des Nations Unies, qui est de réduire de moitié la part de population qui n’a pas accès à l’eau potable. Les étudiants ont d’ailleurs choisi de construire un produit petit et peu cher pour aider ces populations : “Elles peuvent retirer les contaminants biologiques de leur eau de consommation et prévenir des millions de morts inutiles par des maladies comme la diarrhée”.Leur récompense devrait leur permettre de trouver des partenaires afin de développer leur projet sur le terrain.

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Page 12 Mercredi 18 Mars 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 08 POPULATIONreligion régresse globalement, 15% des Américains affirmant ne se reconnaître dans “aucune religion”, soit 4,7 millions de personnes, pour moitié agnostiques, pour moitié athées. Ils étaient 8,2% en 1990 et 14,1% en 2001. “Lors de notre étude en 2001”, où l’on avait déjà remarqué une hausse des agnostiques “on pensait que c’était une anomalie”, a commenté Ariela Keysar, co-auteur de l’étude. “Maintenant nous savons que cela ne l’était pas. Le groupe de ceux qui ne s’identifient à aucune religion est le seul à avoir augmenté dans toutes les régions du pays”, note-t-elle. Ainsi la région la moins “religieuse” du pays est devenue la Nouvelle Angleterre (nord-est) avec 34% d’agnostiques dans le Vermont, 29% dans le New Hampshire et 22% dans le Massachusetts. La religion juive recule également, représentant désormais 1,2% de la population, soit 2,7 millions de personnes en 2008, contre 3,1 millions en 1990. Les musulmans progressent: ils représentent 0,6% des adultes américains en 2008 (soit 1,3 million) contre 0,3% en 1990 (soit 527.000). Les mormons se maintiennent, grimpant en nombre à 3,1 millions contre 2,5 millions en 1990 pour conserver la même proportion (1,4%) Même si 76% des Américains se disent chrétiens et plus de 80% sont religieux, 27% ne prévoient pas de cérémonie funéraire pour leur décès. (... suite de la page 9)La religion... Un enfant américain sur 50 est sans abriUn enfant américain sur 50 est un sans abri, selon un rapport du Centre national de recherche sur les familles sans abri, qui pointe l’incapacité de la plupart des Etats à lutter contre un phénomène que la crise économique aggrave et qui reste négligé. Selon les estimations fournies par l’analyse des données de l’année 2005-2006, 1,5 million d’enfants ont vécu sans abri au moins une fois cette année-là, une situation aggravée par les pertes d’emploi et les saisies immobilières. “Si on faisait un arrêt sur image maintenant, ce serait suffisamment mauvais”, a estimé le sénateur démocrate Robert Casey, auteur de l’avant-propos du rapport. “Avant la fin de l’année, la situation se sera encore aggravée.” Selon le document, les enfants sans abri souffrent plus volontiers de la faim que les autres enfants, ont plus de problèmes de santé chronique, redoublent plus souvent à l’école quand ils n’en sont pas exclus. Il fait apparaître les dégâts à long terme résultant de la perturbation des liens d’amitié, des soins et de la routine familiale. “Ces enfants sont des victimes innocentes, des laissés pour compte d’une manière ou d’une autre”, a résumé la présidente du centre, le Dr Ellen Bassuk, professeur de psychiatrie à l’école de médecine de l’Université de Harvard. Face à ces “exclus de l’Amérique”, le rapport propose 19 recommandations pour l’action gouvernementale, notamment l’augmentation des crédits fédéraux alloués aux familles à faible revenu, une aide aux locataires et aux propriétaires en difficulté, et l’investissement dans les soins pour les enfants sans abri. Il conseille vivement aux Etats de loger directement les familles sans abri dans des logements fixes, plutôt que dans des motels. La fin d’une vie de sans abri pour tous les enfants, d’ici une décennie, est possible en dépit de la récession, souligne le rapport, que le centre publie avant le lancement d’une campagne dans ce sens. “Si nous échouons, on en verra les conséquences pendant des années, une génération d’enfants sacrifiés devenus des adultes”, avertit le rapport. La Louisiane arrive en tête de liste du nombre d’enfants sans abri par habitant, conséquence du cyclone Katrina, suivie du Texas et de la Californie. Ellen Bassuk relève que de nombreux Etats n’ont pas atteint l’objectif en faveur des sans abri, s’agissant de la politique et de l’organisation. Seuls six d’entre eux ont été félicités pour les moyens déployés. Mais 24 ont ont reçu un label “inadéquat”. Dans l’Arkansas, qui fait partie des Etats classés au plus bas niveau, peu de refuges accueillent des familles ou des pères seuls. C’est pourquoi Vaughn Summerville a eu du mal à trouver l’abri de Little Rock. Cette structure proposant des logements séparés pour les familles, ce père peut y vivre avec ses deux filles, qui, pendant qu’il travaille au musée, suivent un programme scolaire dans l’abri. “C’était horrible au début, mais ça va mieux”, a expliqué Tiffany Summerville, 13 ans. “C’est que c’est la première fois que nous allons dans un tel refuge.” AP Mandat Jours de travail: Lundi au vendredi – heures variables Nombre d’heures par semaine : 40 heures Lieu de travail : P -au P avec une mobilité sur les sites des projets Mandat général Sous la responsabilité du Représentant d’Oxfam-Québec en Haïti, le (la) Responsable Financier (e) a pour mandat d’assurer l’application des politiques et procédures d’ Oxfam-Québec pour la saine gestion administrative et financière des ressources alloués au bureau pour son fonctionnement et pour l’exécution des projets sous sa responsabilité, tout en veillant au respect de la philosophie de développement durable et des approches préconisées par Oxfam-Québec. Responsabilités spécifiques *Voir à l’enregistrement et la comptabilisation de toutes les activités financières du bureau et des projets sous sa responsabilité, *Produire les rapports financiers mensuels, d’étape et finaux et ce, dans les délais tels qu’établis dans les ententes avec les bailleurs et / ou Oxfam-Québec; *Participer activement aux processus de planification des activités du bureau et des projets sous sa responsabilité; *Répondre promptement et dans les délais, aux demandes d’ordre financier, de son supérieur et/ou de responsables désignés du siège social, *Procéder aux différentes analyses financières requises dans le cadre de ses fonctions. *Élaborer des rapports de synthèse écrits pour les projets projets sous sa supervision et pour le bureau ; *Fournir au représentant les différents rapports et analyses financiers permettant d’avoir une vision globale de l’action Oxfam-Québec dans le pays (projets, bureau) ; *Mettre en place tous les contrôles internes requis pour une saine gestion financière et la protection des actifs et des projets, le cas échéant. *S’assurer de l’application et du respect des politiques et procédures d’Oxfam-Québec et ce, en conformité avec les modalités financières découlant des différents accords signés avec les bailleurs des fonds ; *Effectuer toutes autres tâches connexes en lien avec ses compétences et les besoins d’Oxfam-Québec. Profil -Formation supérieure en gestion financière (Administratives ou autre) et minimum 5 ans d’expérience professionnelle en comptabilité, gestion financière et administration, dont minimum 2 acquises dans une ONG. -Bonne connaissance de l’informatique et des logiciels Excel, internet, Outlook, Word. -Très bonne connaissance des contrôles internes efficaces et efficients. -Connaissance des règles et procédures des bailleurs des fonds en Haïti, un atout. -Bonne connaissance du français, l’anglais serait un atout. Aptitudes -Intégrité et rigueur professionnelles -Sens de l’organisation du travail dans le respect des priorités et des échéances serrées -Respect dans les relations interpersonnelles -Capacité d’adaptation aux situations difficiles, bonne résistance au stress. -Capacité à travailler en groupe et à gérer les conflits ; -Excellentes aptitudes pour les communications orales et écrites. -Ouverture d’esprit -Flexibilité pour effectuer des déplacements Vous vous reconnaissez dans ce profil ? Envoyez-nous votre candidature (CV de 2 pages maximum) ainsi que votre lettre de motivation (1 page maximum) en deux fichiers attachés par e-mail à l’adresse : boisclairm@oxfam.qc.ca ou déposé sous pli fermé (avec accuse de réception) dans une enveloppe à la réception à nos bureaux à Port-au Prince : 6, Delmas 81, Delmas, Haïti. Préciser comme titre du courrier électronique ou sur l’enveloppe du courrier : Candidature pour le poste de Responsable Financier (e) – HAITI.DATE LIMITE : 20 mars 2009 SEUL (E) S LES CANDIDA T(E) S RETENU(E) S SERONT CONV OQUE(E)SRESPONSABLE FINANCIER (e) Karin Grondin recherche Télor EdouardPrière à Télor de la contacter au numéro 514-715-1293ou sur son courriel: sweetykfanclub@hotmail.com

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Mercredi 18 Mars 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 08 Page 13COOPERATION Grow your career in a rewarding, diverse and challenging environment full of opportunity.Find your next job atwww.miamidade.gov/jobsFor computer access visit any Miami-Dade County Library or South Florida Workforce Career Center. For locations call 311.EOE/M/F/D/Veterans PreferenceDelivering Excellence Every Day Time to Shine! Miami Beach Community Development Corporation NAP EDE OU GRATIS TI CHERI KOULYE AOu riske pèdi kay ou ?? Nap asiste ou ak : Fè ou jwenn kredi; Modifye Loan ak lòt pogram HUD. Ou bezwen help pou achte on nouvèl kay ?? Nap assiste ou ak konsèy pou jwenn kredi, evalye income ou ak aprann kijan pou ou amelyore kredi ou. (Breakfast gratis ak lunch) Se sou patronaj : Miami Dade Housing Agency & Office of Community & Economic Development & City of Miami Beach Rele Julia Martinez nan 305-538-0090 pou anrejistreman L’AECID informe de l’arrivée de 15.000 tonnes de riz à Port-au-Prince: un don du Brésil et de l’EspagneLe Bureau Technique de l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement informe de l’arrivée à Port-au-Prnce de15.000 tonnes de riz le dimanche 8 mars, à bord du bateau « Aviator ». Le riz est destiné au secteur de la population le plus touché par les conséquences du passage de la chaine d’ouragans des mois d´août et septembre passé. Les gouvernements du Brésil et de l’Espagne tiennent ainsi la promesse d’apporter de l’aide alimentaire à Haiti, Cuba et Honduras, engagement pris par les présidents Luiz Inácio Lula da Silva et Jose Luis Rodriguez Zapatero pendant le Sommet Ibéro-américain de 2008. Les 15.000 tonnes de riz seront déchargées dans les prochains jours et transportées, à travers le Programme Alimentaire Mondial (PAM), qui a de l’expérience dans ce genre d’opérations, dans des cantines scolaires, centres de santé et autres centres de distribution de repas partout dans le pays. Le Brésil prend en charge le coût du riz, alors que l’Espagne se charge du transport depuis Rio Grande, Brésil, jusqu’à la capitale d’Haïti, des frais de débarquement et de la distribution. Le coût total de l’opération est de 21 millions de dollars, répartis entre le Brésil (16 millions) et l’Espagne (5 millions). L’opération humanitaire conjointe entre Brasília et Madrid consiste également à la prochaine livraison en Haïti de 400 tonnes de lait en poudre et de 350 tonnes de semences. D’autres bateaux arriveront bientôt à Cuba (avec 19.400 tonnes de riz, 405 tonnes de lait en poudre, 4000 kg de semences) et au Honduras (avec 10.000 tonnes de riz, 300 tonnes de lait en poudre et 150 kg de semences). L’AECID travaille depuis des années dans l’amélioration des repas des cantines scolaires en Haiti, en collaboration avec le PAM. Après les diverses crises de 2008, toujours en réponse aux situations d’insécurité alimentaire, la Coopération Espagnole a débloqué 5 millions USD extra pour appuyer le gouvernement haïtien dans la tâche d’augmenter l’apport nutritionnel aux populations les plus défavorisées. Plusieurs de ses projets de développement en Haïti se sont réorientés afin de relancer la production nationale en agriculture et pêche, source fondamentale de l’alimentation de la population. Parallèlement aux diverses actions d’aide humanitaire, le Brésil a contribué au processus de développement durable d’Haïti par le biais de diverses actions de coopération technique dont la plupart vise le transfert de technologies et l’assistance technique rurale, liés surtout à l’agriculture vivrière. Au course de l’année 2009, l’Agence Brésilienne de Coopération (ABC), en collaboration avec un ensemble d’institutions gouvernementales brésiliennes et haïtiennes, envisage la mise en oeuvre d’un programme stratégique de coopération dans les domaines de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, afin de contribuer aux efforts d’augmentation de la production nationale, dont l’objectif sera, à moyen terme, d’assurer la souveraineté alimentaire du pays. Relative stabilité des prix à la consommation sur les marchés locauxP-au-P, 12 mars 09 [AlterPresse] — Les prix des produits locaux et importés consommés en Haïti ont connu, durant les trois premiers mois de l’année 2009, une stabilité relative. Au marché de la Croix-des-Bossales à Portau-Prince, le prix de la livre de riz importé demeure stable à 20.00 gourdes (un dollar américain vaut 40.00 gourdes) en ce début du mois de mars, alors qu’elle se vend au Cap-Haïtien (Nord) à 21.00 gourdes contre 23.00 gourdes à Jérémie (Sud-ouest). La livre de riz local a connu une légère modification à Port-au-Prince passant de 40.00 gourdes en janvier et février 2009 à 41.00 gourdes au mois de mars courant, selon des données collectées par la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (Cnsa). Le prix du riz, qui fait partie de la consommation de base, varie d’une ville à l’autre. A Hinche (Est), il faut au moins 57.00 gourdes pour acheter une livre de riz local, contre 54.00 gourdes à Jérémie et 40,00 gourdes à Jacmel (Sud-est). La livre de pois noir (haricot), qui se vendait à 31.00 gourdes au marché de la Croix-des-Bossales a connu une baisse de 2.50 gourdes en mars 2009, tandis qu’elle est vendue à 30,00 gourdes au Cap-Haïtien et 26 gourdes à Jérémie. Si la livre de maïs moulu importé s’achète à 16.00 gourdes, le maïs local se vend cependant à 10.00 gourdes à la Croix-des-Bossales. Au Cap-Haïtien, il faut 23.00 gourdes pour acheter une livre de maïs importé et 20 gourdes pour le maïs produit en Haïti. La livre de petit mil (sorgho) se vend à 15.00 gourdes à la Croix-des-Bossales, 20 gourdes au CapHaïtien, 11.00 gourdes aux Cayes (zone de production de cette denrée) et 16.00 gourdes à Jérémie. La livre de la farine de blé, qu’on ne produit pas en Haïti mais qui est très utilisée pour la production de pain, est de l’ordre de 11.00 gourdes sur le marché de la Croix-des-Bossales, 10.00 gourdes au Cap-Haïtien, 16.00 gourdes à Jérémie et 13.00 gourdes aux Cayes. Ce sont à peu près ces même prix qui s’affichaient en janvier et février derniers. Pas moins de 3 millions de personnes souffrent de l’insécurité alimentaire dans le pays, selon la Cnsa. Les régions du Nord-Ouest, du Nord-Est, du Sud-Est et de l’Artibonite sont susceptibles d’être les plus touchés durant ce premier semestre de 2009. Haïti importe plus de 50% de la nourriture qu’il consomme, selon le Fonds international de développement agricole (Fida), dont le président adjoint, Matthew Wyatt, se trouve dans le pays depuis le 10 mars. Le haut responsable de cette institution, membre de la FAO, est venu lancer un projet d’amélioration de la production d’un montant de 5,66 millions de dollars pour l’irrigation au profit de 18,000 familles rurales.

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Page 14 Mercredi 18 Mars 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 08 Les Sports avec Mario Bareau informations avec Laury Faustincon Lucianiavec Villette Hertelou Mardi avec Bernard EtheartLun. & Mer. : L’heure classique Jeu. & Dim. : Jazz at Ten Judy Carmichael reçoit ses invités9h00 10h305h 30 pm journal créole avec Louini Fontal animation James Prédvil74 bis Rue Capois, Port-au-Prince, Haïti Tél.: (509) 2221-8596 / 2221-8567 / 2221-8568 / 2221-0204 Fax: (509) 2221-1323 E-mail: melodiefm@hotmail.com / URLL www.haitienmarche.com Librairy of congres # 1SSN 1064-3896www.melodiefmhaiti.com Mélodie & CompanyDéveloppement durable LES JEUX En Bref...(... suite de la page 2) (EN BREF / p. 16) sécurité et aux efforts entamés pour le développement économique et social. Les membres du Conseil ont reconnu l’importance des actions qui ont été entreprises pendants les dernières années et ont souligné l’opportunité historique que la société haïtienne a devant elle pour aller vers un avenir meilleur et laisser derrière elle les revers du passé. En même temps, les membres du Conseil ont reconnu qu’il reste de nombreux défis dans le domaine de la sécurité, du renforcement institutionnel et du développement économique et social. Les progrès accomplis sont le résultat du leadership du peuple haïtien et de son gouvernement, qui ont établi un partenariat important avec la Communauté internationale et particulièrement avec la MINUSTAH. Un partenariat renforcé entre le gouvernement haïtien et la Communauté internationale reste nécessaire pour le succès des actions qui doivent être entreprises dans le futur. La collaboration des acteurs institutionnels et politiques reste indispensable. Toutes les branches de l’Etat doivent collaborer, tout en remplissant leur rôle, pour mettre en œuvre rapidement les actions nécessaires. Le pays ne peut pas se permettre de nouvelles crises politiques et, dans ce sens là, la collaboration de toutes les branches de l’Etat constituera une contribution très importante. encouragent les acteurs politiques, notamment les partis politiques, à garder le calme et à agir de façon constructive lors des prochaines élections, qui seront sans doute une opportunité pour le peuple haïtien de faire entendre sa voix et sa volonté Les efforts des autorités haïtiennes et de la Communauté internationale pour renforcer la police, la justice, le système carcéral et l’administration des frontières sont des efforts qui doivent être poursuivis si l’on veut atteindre le but que l’on cherche tous. Ces processus ont avancé, mais il y a encore des efforts qui sont nécessaires, particulièrement pour lutter contre la corruption. L’amélioration des conditions économiques et sociales reste essentielle pour la stabilité du pays. Les membres du Conseil de sécurité encouragent l’assistance internationale et un soutien, dans le court terme, à la création d’emplois, sans oublier la nécessité d’avoir des objectifs très clairs pour le long terme. Finalement les membres du Conseil de sécurité ont souligné l’importance d’établir une liste des priorités nationales susceptible d’aider la Communauté internationale et les bailleurs de fonds dans leurs discussions avec le Gouvernement haïtien, pour la création d’emplois et le développement économique et social, qui est le but ultime de toutes nos actions ». COMMUNIQUE DE PRESSELe Conseil de Sécurité souligne l’importance du dialogue et la nécessité d’éviter de nouvelles crises politiques(... suite de la page 2) Les membres du Conseil de sécurité Le véhicule incendié de la victime a été découvert dans la communauté de las Guanabas, à San Francisco de Macoris. Milot Lapointe a été attaqué par 4 individus armés, alors qu’il se dirigeait vers Dajabon, en compagnie de deux personnes. Atteint de 4 projectiles, il a été tire du véhicule et projeté au sol, ont rapporté des témoins qui ont vu fuir les assassins à bord de la Toyota Hillux 2008 que pilotait la victime. Des étudiants haïtiens et dominicains de l’UASD se préparent à lui rendre un hommage à la hauteur de sa réputation. Milot Lapointe, rapporte-t-on, était un jeune professionnel qui jouissait d’une excellente réputation dans les milieux académiques et estudiantins et dans le secteur des affaires en République dominicaine.Politique : le gouvernement Pierre-Louis dans le collimateur des députésEntre le Premier ministre et les députés de la CPP, c’est depuis quelques temps le désamour. Ces parlementaires convoquent Michèle Pierre-Louis à laquelle ils reprochent notamment de « faire fi de ceux qui la supportaient au moment de sa ratification». A l’initiative des présidents des différentes commissions de la chambre basse, le chef du gouvernement et une dizaine de ministres de son gouvernement doivent répondre à une série de convocations consécutives dans les trois prochaines semaines. Selon des parlementaires dont Steven Benoît, le gouvernement doit répondre avec preuve à l’appui des dépenses effectuées avec les 197 millions de dollars décaissés dans le cadre de la loi d’urgence votée par la majorité des parlementaires réunis en assemblée nationale en été dernier. « Nous ne sommes pas du tout satisfaits des informations communiquées dans le rapport. Les membres du gouvernement doivent fournir un rapport détaillé des dépenses et ces derniers feraient

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Mercredi 18 Mars 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 08 Page 15Ti Gout pa Ti Gout ak Jan Mapou WINNIE MANDELA : YOUN FANM DIZUI KARAAk Michel-Ange Hyppolite Nan youn liv powèm Anthony Phelps ekri ki rele Femme Amérique nan ane (2004), nou remake li nonmen non de fanm vanyan peyi Ayiti ak konpayèl yo nan lòt peyi. Phelp s te mete Defile-Lafòl avèk La Malinche , youn fanm ki te ede Cortès nan konkèt Meksik epi li te mete Virgine Sampeur avèk La Mistral , fanm pedagòg Chili, ki te genyen Pri Nobèl literati. Tout fanm sa yo te selèb nan tan yo, men se pa pou byennèt fanm yo t’ap travay. Yo te mete devouman yo pou byennèt sosyete yo kote yo ta pe viv-la. Rive nan tan modèn-yo, chanje mèt chanje metye, nou vin jwenn lòt kategori fanm. Fanm sa yo te rantre nan batay, ni pou pwòp tèt yo, ni pou transfòmasyon pozitif nan sosyete kote yo ap viv la. Konsa, jodi 8 mas-la, dat fanm Etazini yo te chwazi kòm jounen entènasyonal pou tout fanm sou latè-a, nou deside prezante younn pami divès fanm vanyan, finisman ventyèm syèk-la pou rantre nan kòmansman venteyinyèm syèk-la te pote kòm echantiyon. Fanm sa-a, se Winnie Mandela ! Alaverite, malgre tout toumant Winnie te sibi anba men gouvènman Blan Afrikdisid-la, li te rete kanpe dyanm ak konviksyon li pou chanje kondisyon sosyal yo nan Afrikdisid, kote mounn nwa te pase tankou sitwayen dezyèm klas. Nan youn liv ki rele Winnie Mandela , ekip Samdi Literè (nan Otawa-a) te li, nou te dekouvri Winnie se youn fanm espesyal. Youn senbòl kouray ak devouman pou bay mounn nwa nan Afrikdisid dwa mounn yo. Pandan nou ap li liv ki rele Winnie Mandela a, nou aprann Winnie te toujou mache legliz, men li te konnen pou chanjman fèt sou latè, se pa senp lapriyè kretyenvivan ki pral rale gras-la mennen li desann sou latè. Nou dwe aji, epi nou fèt pou nou aji youn fason pou nou jwenn youn alemye sou latè. Mwen sonje, mwen deja li devan youn monastè nan Monreyal: «Prier c’est agir». Se menm lide aksyon sa-a, ki fè nan Mèsi Papa Desalin, defen Moriso-Lewa ekri : Desal i n se bra bondye. Desalin se jistis bondye. Kidonk, bondye ban nou tout sa nou bezwen pou nou defann tèt nou. Li ban nou bouch pou nou pale, pye pou nou mache epi bra pou nou manyen tout kalite zouti nou bezwen pou nou viv byen. Lapriyè kraze planche, men pa kab gen transfòmasyon sosyal san aksyon. Nan liv ki rele Winnie Mandela -a, nou li istwa lavi Winnie depi lè li te ti katkat pou jouk li vin aktif anndan ANC ( Congrès National Africain ), pati politik ki te kanpe dyanm kont Blan Afrikdisid yo. Nou te aprann tou, pandan tout peryòd prizon Nelson Mandela , se Winnie ki te pote flanbo batay liberasyon pèp Afrikdisid-la kont sistèm apateyid-la. Sistèm kote blan Afrikdisid yo te aplike youn politik segregasyon rasyal wòdpòte kont mounn nwa yo anndan peyi-a. Nan youn seksyon nan liv-la ki rele : Une décennie d’infamies , nou li, ekip blan ki te sou pouvwa Afrikdisid-la te eseye achte Winnie , yo te maltrete li, yo te rann lavi li enposib. Li pa te kab travay, li pa te kab gen zanmi, li te sou siveyans 24 sou 24 eksetera, men nan pwen younn nan divès taktik malonnèt epi inimen sa yo ki te rive bloke aksyon Winnie Mandela nan batay li pou retire pèp nwa Afrikdisid-la anba eto sistèm Apatey-la. Se chak jou bondye mete, Winnie te mete lavi li andanje pou konviksyon li te triyonfe sou soufrans li ta pe sibi anba men mounn ki ta pe maltrete li yo. Lè Winnie te deside aji, li te frape fò. Li te pi sevè pase anpil gason anndan ANC, men se mechanste Winnie te sibi anndan prizon sistèm Apatey-la, ki te transfòme li, devlope fòs karaktè boutdi lemonn antye konnen-an anndan li. Tan Winnie te pase anndan prizon-an te fè li tounen youn lòt mounn, youn poto mitan, youn Marijann nan istwa pèp nwa Afrikdisid-la. Pandan Winnie te nan prizon-an sistèm-lan pa te nan demi mezi ak li. Konsa, lè li te soti nan prizon-an, li te oblije aplike tout metòd li te kapab pou li te demoli sistèm san manman ki te pote non Apateyid-la. Winnie te sakrifye tout lavi jennfi li pou pati politik ki te ANC-a. Poutan, apre liberasyon pèp nwa Afrikdisid-la, ANC te kase youn koub sèk, ki te anpeche Winnie Mandela, pòtdrapo rezistans-lan, pote flanboa kòm manman pèp nwa Afrikdisid-la, men kèlkeswa konplo-a, kèlkeswa kou trèt yo pote Winnie-an, kouray Winnie Mandela, pandan batay li anndan ANC kont sistèm apatey-la, ap kontinye make lavi tout militan, fanm kou gason, ki ap goumen pou chanjman toupatou sou latè. Winnie Mandela se youn fanm dizui kara, youn modèl kouray eksepsyonèl. Lè nou ap li liv ki rele Winnie Mandela dlo ka koule nan je nou, konsa nou kab konprann pouki youn jou, li te oblije mete kèk sekrè deyò. Sepandan, leson nou aprann nan liv sa-a ka toujou gide nou nan aksyon nou pou youn chanjman pozitif nan kèlkeswa sosyete nou ap viv-la. Winnie Mandela (2007) ak S. Smith epi S. Cessou , Edisyon Calmann-Lévy, Paris . Michel-Ange Hyppolite ( Kaptenn Koukourouj) Manm Sosyete Koukouy Kanada michelangehyppolite@rogers.com** ** ** DOUVAN DOUVAN Pimpim Pimpim bow Douvan, pa dekouraje Pa konprann ou fin batay Ou fenk kòmanse Se konsa lavi samble Pimpim Pimpim bow Dodinen ti gason Dodinen,dodinen W’ap pran gagann Eskive gason Se youn bann madigra Melanje ak bon mas Dodinen,dodinen Pimpim Pimpim bow Menmsi w-lage Ou pa gen direksyon Menmsi w-grangou Ou pa gen manje pou manje Menmsi ou lan lari Ou pa gen kote pou rete Toujou fout dodinen Leve seche dlo nan je-w Mensi l’ gen gou fyèl Monte kanson-w pi wo Devan, pa dekouraje Ou fenk kòmanse Se konsa lavi sanble Pimpim Pimpim bow… Pimpim Pimpim bow Ernst Registre** ** ** **KOREKSYONNan atik mwen-an : “ Kèk presizyon sou …” ( Haïti en Marche #6 – 3 mas 2009, p. 15) gan youn maldòn. Nou jwenn : « … laverite se lè sa nou dakò sou li-a pa t’avèk reyalite-a. » Se pa sa. Bout fraz sa a pa fè sans. Nou dwe li : « … laverite se lè sa nou dakò sou li-a pat avèk reyalite-a. » Mo kreyòl ‘ pat ’ la vle di : egalego , dakò avèk . N’ap twouve ‘ pat ’ nan Haitian Creole English Bilingual Dictionary (2007) Albert Valdman nan p. 539 : « even […] » : bobo [N] (wè Mots créoles du Nord’Haïti … p. 66-67). An nou reprann moso fraz la avèk mo ‘ bobo [N] ’ a : « … laverite se lè sa nou dakò sou li-a bobo [N] ( dakò avèk ) avèk reyalite-a. » M. M.** ** ** **MARYSE PLACIDE BERNIER: ‘’DEDICACES A L’AMOUR”Nou remèsye Ti sè nou Maryse Placide Bernier ki dedikase youn ti rekèy pwezi an franse. Maryze ap viv an Ayiti. Mounn Okay, Li fè etid prime li kay Externat du Sacré Coeur. Li fini etid segondè li nan Lise Filip Gèrye Okay.. Li rantre Pòtoprens an 1965 kote li kontinye etid li epi diplome kòm sekretè ak pedaji anfantil. Prèske tou vi li konsakre nan etikasyon timounn nan Jadendanfan Jacqueline Turian jouk li rive monte lekòl pa li Rires d’Enfants ki nan Canapé Vert Pòtoprens depi 1994. Maryse pibliye powèm sa yo ki se ti sekrè jenès li sou non <> 18 bèl powèm santimantal an franse, senp, chaje ak gangans ki devwale sekrè kè li lè li te demwazèl. Maryse marye ak Eddy Bernier ki deja kite nou (2003). Li gen 3 pitit: 2 gason ak youn fi. Li gen 2 frè atis mizisyen: Carlo Placide (Long Island, NY)ak Jean-Michel Daudier( Miami). Lòt manm fanmiy lan Sabrina, Mirleine, Kenol, Yolaine, Jan Mapou ak manman adoptif nou …Rose Daudier Louis pete youn chanpayn pou selebre piblikasyon Dedicaces à l’Amour. Tigout pa tigout pran plezi pou li fè nou degiste younn nan powèm yo ki rele <>J’ai PeurJ’ai peur de ce doux jeu De ce jeu fascinant Plein d’un rire joyeux Et de gestes charmants J’ai peur de cette tendresse Dans tes regards et dans ta voix De la douce caresse De tes doigts sur mes bras J’ai peur , peur surtout De ces doux mots d’amour Que tu me dis comme un fou En augmentant toujours Dans mon coeur un émoi Qui grandit à tout heure Quand tu es près de moi Je ne sais pas pourquoi Un autre tu deviens Sitot que je sois là Peut-ètre veux-tu tout simplement Plaisanter, rire, jouer,,, Mais arrête, arrête ce jeu Je t’en prie, par pitié… Comme un feu mystérieux Il m’entraine vers toi, m’attire Mais de t’aimer j’ai peur vraiment Moi qui n’ose te dire Que je t’aime déjà, depuis longtemps. Maryse Placide-Bernier** ** ** **SE PA TOUT RÈV KI BOUL B"LÈTChak mounn sou tè-a gen youn rèv. Li gendwa ap mijonnen rèv sa-a depi li te ti katkat jouk li rive gwo liten abab. Kiyès nan nou ki pa sonje lè yo te timounn. Elèv lekòl. Kay frè osnon kay Mè. Nou te gen anvi vin youn chè frè tou paske chè frè fò, li konn tout bagay, li pale franse, li konnen kilti franse. Li konn mès Ayisyen, li pa soti, li pa nan fèt, Li pa nan mennaj. Li pa gen madanm, li pa gen pitit. Lè li mouri l’al nan paradi toudrèt. Vokasyon li se ede jenès la, ede pèp yo nan gou Jezi. L’al legliz. Li kominyen e li ankouraje timounn yo pou swa al fè pè osnon frè. Kanta pou Masè yo menm se menmman-parèyman. Si tout ti medam nan lekòl te ka rantre nan Mè, Chè Sè t’ap kontan nèt. Yo t’ap resite <> 10 fwa pa jou pou renmèsye lavyèj. Men lè ou timounn malgre chè frè osnon chè Sè ap boulvèse byè-ou, toumante bizawèl ou, ou toujou ap poze tèt-ou kesyon. Kijan mounn pale? Kijan yo viv? Kijan yo travay? Kijan yo depanse lajan yo? Kijan youn gason fè rete ak youn fi youn bann tan, pafwa jouk yo mouri. Youn bann kesyon konsa ki chita ap tingting sèvo-w nan nuit lè w’ap dòmi osnon lajounen pandan ou lekòl. Lè konsa pwofesè ap pale, ou nan lalin, w’ap panse. Lè panse yo bon, yo tounen rèv. Mounn ou ta renmen ye. Mounn w’ap travay pou ye. Mounn w-ap mande Bondye pou ye. Mounn finalaman lavi-a fè ou ye. An Ayiti ou pa ka ye sa ou vle ye. Resous peyi-a sitèlman limite, sa ou ta renmen ye nan vi-w kelkeswa jefò ou fè, si ou rive se gwo chans. S’oun aksidan. S’oun mirak. Mwen konnen youn zanmi ki t’ap reve pou l’vin doktè, li ta renmen chirijyen pou li ka edidye anndan mounn, fannn mounn, geri mounn. Depi nan ti klas se de sa l’ap pale. Se de sa senpman l’ap reve. Lè l’al lachas ak festibal, si li touye youn ti kikit ; anvan li plimen-l epi asezonnen-l, li fann ni pou gade kijan anndan-l fèt. Li etidye –l ak loup. Li retire chak ògàn yo pou l’etidye yo. Se te rèv li. L’ap preseprese pou li grandi. Li toujou loreya nan klas-la. Li premye toutan. Li chita devan. Li toujou premye elèv ki leve dwèt pou reponn kesyon. Chak dimanch li resevwa dekorasyon nan men chè Frè. Gade non, timedam nan katye li-a ap fou pou li. Depi yo kole se limenm y’al jwenn. Depi pwofesè-a kole nan youn pwoblèm, yo voye-l sou tablo. Li toujou jwenn youn solisyon. Apre filozofi, l’al konpoze pou l’rantre nan fakilte medsin. Se te rèv li. Li konnen anatomi-an pa kè. Ekzamen fini, tout pwofesè fè-l konpliman poukirezon enben li sitèlman te byen konpoze se ak fèy konpozisyon li-a korektè yo t’ap itilize pou korije lòt kandida yo. Nan apremidi lè MBC bay rezilta ekzamen rantre lamedsini, tout non site… sof limenm. Zanmi-an te manke mouri tank li te vekse. Emosyon fè-l bèbè. Se lè sa tou li te konprann mo “Parenn” pa vle di batize youn timounn senpman men li vle di sipòte youn rèv san rèv pou gwo zotobre pitit chèf, ti sousou k’ap sèvi gouvennman…Lli reziyen-l pou li kite lavi-a bwote-l tankou oun boutèy ki lage nan kouran larivyè. ASUIV Jan Mapou

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Page 16 Mercredi 18 Mars 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 08BACK PAGE Haïti en MarchePort-au-Prince 100 Avenue Lamartinière (Bois Verna) Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323 Miami 173 NW 94th Street Miami, Florida 33150 Tel. 305 754-0705 / 754-7543 • Fax 305 756-0979 New York (914 358-7559) • Boston (508 941-6897) Montréal (514 337-1286) email : melodiefm@hotmail.com haiti-en-marche@hughes.net URL : www.haitienmarche.comLibrary of Congress # ISSN 1064 3896 Printed at Southeast Offset (305) 623-7788En Bref...(... suite de la page 14) mieux de s’accompagner de matériels audiovisuels pour en faciliter une bonne compréhension », a plaisanté le député de Pétion-Ville. Dans un autre registre, le député de Savanette et porteparole de la Concertation des parlementaires progressistes (CPP), invite les membres de son groupe à reconsidérer leur position vis-à-vis du gouvernement qu’il accuse de couper les ponts avec ceux qui l’ont «hissé à ce poste». « Depuis son accession à la primature, Madame PierreLouis a fait fi de nous autres qui la supportaient au moment de sa ratification », a déploré Joseph Joël Louis avant de déclarer que «le chef du gouvernement ne respecte guère ses promesses électorales». A mentionner que ces rencontres entre l’Exécutif et le parlement ne peuvent se terminer par un vote de confiance ou de non confiance puisqu’il s’agit d’une convocation et non d’une interpellation. (HPN)Préval et Fernandez se rencontrent le 24 mars à la frontière: possibilité de levée de l’embargo sur les produits avicoles dominicainsSanto-Domingo, le 10 mars 2009 – (AHP)– Les présidents René Préval et Léonel Fernández se rencontrerront le 24 mars à la frontière de Elias Pina/ Belladères pour discuter de l’agenda de la Commission mixte bilatérale qui vient d’être réactivée. Cette information a été comuniquée par le cancelier Carlos Morales Troncoso. Au cours de cette rencontre, les deux chefs d’Etat devraient entre autrs décider de la levée de l’embargo sur les produits avicoles dominicains, a déclaré pour sa part le secrétaire d’Etat dominicain à l’Agriculture, Salvador Jímenez. La réunion entre les 2 chefs d’Etat de l’île devrait permettre d’aplanir des difficultés sur les plans commercial et migratoire et des problèmes que la diplomatie n’a pas permis de résoudre.Sénatoriales du 19 Avril : la campagne électorale lancée ce lundi 16 marsP-au-P, 13 mars 09 [AlterPresse] — La campagne électorale pour les sénatoriales partielles sera officiellement lancée ce lundi 16 mars 2009 sur tout le territoire national, informe le Conseil électoral provisoire (CEP) dans un communiqué. Les candidats appelés à prendre part aux sénatoriales partielles du 19 avril prochain, mèneront campagne jusqu’au 17 avril. Ces candidats ainsi que leurs partisans sont sommés de respecter les dispositions prises par le CEP en ce qui concerne l’affichage. « Nul ne peut utiliser les murs des clôtures et des maisons privées, les murs des édifices publics ou des monuments à des fins de propagande électorale sous peine des sanctions prévues par la loi pénale », rappelle l’institution électorale. Entre-temps, dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, la campagne électorale semble avoir débuté depuis la publication de la liste définitive des candidats retenus. Sur les murs de certains édifices, des messages électoraux sont déjà inscrits. 78 personnalités sont en lice pour le renouvellement du tiers du Sénat (10 sièges) et deux postes vacants, ceux des sénateurs Rudolph Henri Boulos (écarté par ses paires pour double nationalité) et Noël Emmanuel Limage (décédé en janvier 2007 dans un accident de la circulation). Le secteur Lavalas est le grand absent de cette course. En dépit d’une récente décision judiciaire en sa faveur, le parti Fanmi Lavalas n’a pas pu réintégrer le processus, après avoir été écarté par le CEP.