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Haïti en marche

Material Information

Title:
Haïti en marche
Place of Publication:
Miami Fla
Publisher:
s.n.
Publication Date:
Copyright Date:
2005
Frequency:
Weekly
regular
Language:
French
Physical Description:
v. : ill. ; 45 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
Haitians -- Newspapers -- United States ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.) ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
Spatial Coverage:
United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti

Notes

Language:
In French.
General Note:
Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright Haïti en Marche. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
21271733 ( OCLC )
sn 92061416 ( LCCN )
1064-3869 ( ISSN )

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SPOLITIQUE


SL'ex-presidentAristide impliqud de plus en plus
directement dans 'actualitW politique en Haiti


I CEP-Lavalas ou une semaine des dupes
PORT-AU-PRINCE, 14 semaine que la question 6tait annoncant plutot qu'il accordait un
Fvrier Une semaine des dupes. entendue et que sa decision 6tait delai de 72 heures pour lui presenter
En fin de parcours, personne sans appel. En effet, vendredi, le < une liste de candidats ... avec la
pourrait n'obtenir gain de cause. Ni CEP annulait la conference de signature du repr6sentant diment
le Conseil electoral provisoire presse oi il devait communiquer la mandate de ladite Organisation. >
forc6 de revoir sa copie et de liste definitive des candidats Ni les deux branches de
reconsid6rer le cas de Fanmi devant participer aux s6natoriales Fanmi Lavalas en conflit public et
Lavalas apres avoir clam6 toute la partielles du 19 avril prochain, (voir CONFLIT / 4)

Attention a ne pas soulever

un sentiment de persecution !
(A LIRE / p. 5)


Carnaval dans l'austerite,


mais vive le Carnaval!
Port-au-
Prince, le 15 f6vrier
2009 -(AHP)- Le
ministre de la Culture et
de la communication,
Olsen Jean Julien, a
assure vendredi (13
1 f6vrier) que des
dispositions ont &t6
adopt6es envue d'avoir
un carnaval int6ressant
dans le pays, en d6pit, a-
t-il dit, du contexte
6conomique difficile
auquel Haiti fait face.
Selon M. Jean
Julien, il n'y pas de
sponsors officiels du
c6t6 du secteur priv6
cette annee, ce qui pose
de s6rieux problkmes
dans la collecte de fonds
pour l'organisation des
festivit6s carnava-
lesques.


Le carnaval de Jacmel a attire le dimanche 15 fivrier des milliers de compatriotes dans le chef-lieu du Sud-Est (photo Thony Bdlizaire)


Le carnaval
fait partie du patrimoine
culturel du pays, voilh
pourquoi nous sommes
obliges d'adopter des
mesures pouvant
permettre de contoumer
ce probleme et
(CARNAVAL / p. 31


Salaire minimum,

peut-on faire mieux ?


PORT-AU-PRINCE, 13
FHvrier Le vote par les d6put6s pour
une augmentation du salaire
minimum ouvrier semble jeter un
vent de panique dans le monde de
l'industrie d'assemblage, la plus
cr6atrice d'emplois dans le milieu des
affaires.
Aussi bien au pare industriel
de Port-au-Prince que dans la zone
franche de Ouanaminthe, a la
frontiere avec la R6publique
dominicaine voisine, les patrons
s'interrogent non sur les 200 gourdes
elles-memes auxquelles les d6put6s
ont port le salaire minimum qui 6tait
de 70 gourdes jusqu'ici et depuis
2003, mais sur l'effet que le
changement peut avoir sur de futurs
investisseurs. Le salaire minimum est


l'un des avantages comparatifs d'Haiti
dans la competition avec les autres
pays, et pour commencer nos voisins
de la Caraibe.
Nous n'avons pas entendu
tellement de plaintes concemant les
200 gourdes elles-memes (notons que
lors d'une r6cente intervention des
responsables du ministbre des Affaires
sociales devant la Chambre des
d6put6s, le gouvemement quant a lui
avait avanc6 le chiffre de 150 gourdes,
soit done un peu plus du double du
montant actuel), sauf qu'il faut
rappeler que ce dernier n'a pas change
depuis 2003 alors que les conditions
6taient que le salaire minimum serait
constamment index au coft de la vie.
Or on sait aujourd'hui, et
(SALAIRE MINIMUM / p. 2)


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Page 2 _ _ _



Salaire minimum,


peut-on faire mieux ?


(... suite de la lere page)
officiellement depuis les 6meutes
d'avril 2008, que celui-ci n'avait
jamais et& aussi lev6.
Les 70 gourdes par jour
doivent payer essentiellement le loyer,
le transport, la nourriture, 1'6colage
des enfants et les soins de santW.
Ce qui fait le plus peur aux
industriels de l'assemblage c'est un
tout petit calcul math6matique :
comment expliquer une augmentation
du salaire de 300 pour cent d'un seul
coup ?
L'investisseur, selon eux, n'a
pas les memes bases de calcul, ne
connait rien a notre situation et a nos
problemes sp6cifiques. Et il peut
prendre peur rien qu'a cette id6e.
D'autre part, Haiti n'a pas
tant d'autres avantages comparatifs a
c6t6 du salaire minimum le plus bas.
Nous n'avons pas d'6nergie
6lectrique, nous n'avons pas de routes,
nous avons le port le plus cher de toute
la Caraibe, bref presque rien en termes
d'infrastructure. Compared a nos
voisins dominicains, par exemple.
Le seul autre avantage c'est
la proximity avec le march nord
am6ricain. Mais bien stir nous ne
sommes pas les seuls.
Est-ce que les d6put6s (et
bient6t 6galement les s6nateurs)
voteraient sans prendre aucunement
en consideration ces donndes
essentielles ?
Est-ce que le gouvernement
ndglige trop ce dossier ?
Est-ce que le secteur privM lui
aussi avait fait son travail ?
A la veille par le SRnat de
voter 6galement sur l'augmentation du
salaire minimum (car ce n'est pas
l'augmentation elle-m6me qui est
contested elle n'est pas contestable
d'ailleurs mais le calcul final afin que
celui-ci n'alibne pas les chances
futures de creation d'emplois), ehbien
il n'est pas trop tard pour crder un
veritable d6bat autour de la question
et avec tous les principaux acteurs :
le patronat et les ouvriers, le
gouvernement et le parlement, et aussi
la soci6t6 civile, les jeunes, les
femmes qui constituent la plus grande
partie de cette main d'ceuvre et qui
portent aussi le poids des d6penses
familiales. Etc.


Objectif : determiner un
chiffre qui pour l'ouvrier lui permet
de satisfaire serait-ce un petit peu plus
ses besoins essentiels (car nous en
connaissons trbs peu aujourd'hui qui
peuvent satisfaire tous leurs besoins)
mais un chiffre qui en m6me temps ne
soit pas susceptible de faire fuir un
dventuel entrepreneur.
En quelque sorte un chiffre
magique !
Or on peut s'entendre autour
d'un chiffre magique, ce n'est pas
tellement difficile. Mais l'essentiel est
que cela ne peut pas s'arr6ter l1.
Ainsi lorsqu'en 2003 le
salaire minimum a &t6 fix6 a 70
gourdes parjour, il 6tait question qu'il
serait r6gulibrement r6vis6 par rapport
au cofit de la vie.
Nenni. On n'en a plus reparl6
depuis. Cela fait donc 6 anndes que le
salaire minimum est bloqu6 a 70
gourdes. Qui peut vivre aujourd'hui
avec 70 gourdes, c'est-a-dire moins
de 2 dollars am6ricains par jour (ou
80 gourdes haitiennes) qui est le
chiffre le plus bas fix6 par les
organisations internationales en
matibre de ce qu'on nomme au-
dessous du seuil de pauvret6 ?
Done un autre d61ment
important dans le d6bat : le respect des
engagements.
Pour cela, plus et mieux que
le vote des parlementaires, ce qu'il
convient de mettre au point, c'est une
convention collective.
Puisqu'on demande a
chacun d'y mettre du sien, et que
chacun peut facilement en convenir
6tant donn6 la situation sp6ciale oi~
nous nous trouvons aujourd'hui, c'est
la m6thode de la convention collective
qui nous parait la plus appropriate oni
chacun (patrons et ouvriers pour
commencer) peut d6fendre sa position
en toute liberty, puis s'entendre sur
une position commune et m6diane qui
satisfasse tout le monde au moins pour
le moment, mais avec l'assurance de
respecter ses engagements dans le
futur, 1'Etat et la soci6t6 civile jouant
plut6t un r6le de t6moin et
6ventuellement de juge en cas de
contestation d'un c6t6 ou de l'autre.
Et d'un.

(SALAIRE MINIMUM / p. 13)


En Amerique latine,


l'6rosion des transferts


de fonds se fait deja sentir


Les professionnels de la
construction, un des secteurs les plus
dynamiques de l'6conomie
dominicaine, sont inquiets. Les
nombreux appartements mis en
chantier dans la capitale ont de plus
en plus de mal a trouver preneur. "Les
Dominicains vivant aux Etats-Unis
sontplusfrileux", constate unvendeur
a Juan Dolio, a l'est de Saint-
Domingue, oni les immeubles en
construction se succedent au bord de
la mer des Caraibes.
Comme tous les pays de la
region, la R6publique dominicaine
souffre d'une d6c6l6ration des
"remesas", ces sommes d'argent
envoydes par les 6migr6s, l'une des
premieres sources de devises et le
principal amortisseur de la pauvret6.
"Les remesas ont commence a
diminuer a partir d'aoit 2008 et la
reduction risque d'etre drastique au


cours des prochains mois", craint
Freddy Ortiz, le president de
l'Association dominicaine des
entreprises de transfert de fonds.
L'essentiel des transferts vient des
Etats-Unis (80 %) et d'Espagne (15
%), deux des pays les plus touches par
la monte du ch6mage. Plusieurs
agences de transfert install6es a New
York ont m6me constat6 un
ph6nombne de rapatriement de fonds
: pour survivre aux Etats-Unis, des
6migr6s commencent a puiser dans
leurs economies places dans les
banques dominicaines. D'autres, sans
espoir de retrouver du travail aux
Etats-Unis, rentrent au pays.
Dans la rdpublique voisine
d'Haiti, oni plus du tiers de la
population est d'ores et d6ji en
situation "d'insicuritW alimentaire ",
(TRANSFERTS / p. 13)


Mercredi 18 F6vrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 04

Lavalas pr6sente une nouvelle liste de candidats au CEP
Les repr6sentants de Fanmi lavalas se sont a nouveau pr6sent6s au local du
CEP le lundi 16 F6vrier avec une liste de candidats. Douze noms de
candidats figurent sur cette liste.
On pense que, comme ils 6taient 16 a l'origine, et qu'il y avait parfois les
memes noms pour une meme circonscription, c'est ce qui explique le
nombre de 12.
Le S6nateur Yvon Buissereth (Lavalas) a d6clard que les deux groupes de
Fanmi Lavalas (qui se querellaient pour la 16gitimit6 du parti) se sont
entendus et ne font plus qu'un maintenant.
D'un autre c6te, l'ex-premier ministre Yvon Neptune a envoy une cassette
enregistr6e a Mdlodie FM, expliquant au public qu'il n'est qu'un simple
militant LAVALAS et qu'il n'appartient a aucun groupe.
Nous donnons acte a Mr. Yvon Neptune de sa declaration.

Le Carnaval c'est le week-end prochain ...
Le ministre de la culture et de la communication, Olsen Jean Julien, a
assure vendredi (13 f6vrier) que des dispositions ont &te adopt6es en vue
d'avoir un carnaval int6ressant dans le pays en d6pit, a-t-il dit, du contexte
6conomique difficile auquel Haiti fait face. Selon M. Jean Julien, il n'y pas
de sponsors officiels du c6t6 du secteur priv6 cette annde, ce qui pose de
s6rieux problemes dans la collecte de fonds pour l'organisation des
festivit6s carnavalesques. Le carnaval fait partie du patrimoine culturel du
pays, voilh pourquoi nous sommes obliges d'adopter des mesures pouvant
permettre de contourner ce problkme et permettre a la population de se
d6fouler comme auparavant, a fait savoir M. Jean Julien. Le ministre a aussi
fait savoir que les responsables du ministbre ont d6ji rencontr6 les
difffrents op6rateurs tels que les bandes a pied, les groupes d6guis6s, les
stylistes, les repr6sentants des mairies. De son c6te, le directeur g6ndral de
la police nationale, Mario Andrdsol, a r6it6rd la determination de
l'institution policibre a tre pr6sente sur le circuit du carnaval de Port-au-
Prince, en vue d'assurer la s6curit6 des f6tards pendant les 3 jours gras. Le
nombre de policiers qui seront d6ployds augmentera cette annde en vue de
pr6venir au maximum, les actes de violence dans l'environnement du
carnaval, a-t-il fait savoir.

Le Carnaval de Jacmel
Comme a l'accoutumee, le Carnaval national de Jacmel a accueilli
dimanche de nombreux participants venus de diff6rentes regions du pays,
bien que la modicit6 des moyens ait pos6 des problemes. La mairie de la
ville a dfi renoncer a faire venir certains groupes musicaux de la capitale.
Cependant les rues de la ville 6taient pleines a craquer, comme a l'ordinaire,
avec ces milliers de fans du carnaval jacm6lien qu'ils ne rateraient pour rien
au monde et venus aussi bien de Port-au-Prince que de la diaspora. Le
Carnaval de Jacmel en est cette annde a sa 15eme edition et s'est d6roul6
sur le theme : "Orijinalit6 m se pam. Men nan men pou lavi ka bbl". On a
relev6 la presence du ministre de la Culture, Olsen Jean Julien, ainsi que du
titulaire du tourisme Patrick Delatour. Le carnaval de Jacmel continue a
faire la difference avec ces gigantesques masques aux couleurs chatoyantes.
Une nouveaute cette annde a &td l'organisation de Expo Carnaval qui a
voulu mettre l'accent sur l'histoire des masques et du carnavaljacmdlien en
general.

Alexandre Petion A l'honneur
La compagnie vdnczudlienne de p6trole (PDVSA) a ajout6 un nouveau
fleuron a sa flotte. Elle vient de recevoir le tanker P6tion, baptism ainsi en
l'honneur du Pr6sident haitien Alexandre P6tion qui fut le grand protecteur
du Lib6rateur Bolivar. Un communique de la PDVSA indique que le navire
de type Panamax pese 72.700 tonnes et sera utilis6 dans le transport du
p6trole brut de la raffinerie de Puerto la Cruz (Venezuela) a celle de Camilo
Cienfuegos (Cuba). En mars prochain sera livrd a la compagnie
v6dnzudlienne un autre bitiment qui portera le nom de Sandino. D'autres
bateaux de tonnage moyen seront achet6s ou construits pour permettre
l'acces aux ports de pays d'Amdrique centrale. (Sources : Journal Granma).
Ambassade d'Haiti a la Havane

Demantelement d'un redoutable r6seau sp6cialis6 dans le
trafic de vehicules voles
Delmas, le 8 fevrier.-La police de Delmas a mend une importante operation
dans plusieurs quartiers de cette commune du 7 au 8 f6vrier. Un redoutable
r6seau criminel a &t6 d6mantel6 et plusieurs v6hicules volds r6cup6rds.
L'operation a d6marr6 dans la soiree du 7 fevrier suite au vol d'un vehicle
a Delmas 31. Plusieurs patrouilles de police avaient r6pondu a l'appel. Pris
en chasse, le v6hicule a &t6 intercept sur la route Nationale #1. Suite a
l'arrestation des suspects, le responsable de la police de Delmas, Carl Henri
Boucher, dit avoir mis en place une vaste operation quand il s'est apercu de
l'ampleur du r6seau.
Plusieurs v6hicules ont ainsi &td d6couverts lors de l'op6ration. Selon la
police, le r6seau serait a la tate d'une "grande etjuteuse entreprise" de
revente et trafic de mat6riels et de voitures volds, avec des ramifications en
R6publique Dominicaine.
Plusieurs personnes ont &t6 interpell6es. Auteurs, receleurs, 6claireurs, selon
la police. Parmi ces personnes figurent Orlando Lafleur, alias Toto, qui
s'6tait 6vad6 de la prison de Carrefour l'annde derniere. I1 tait 6croud pour
vol de v6hicules. Un citoyen dominicain a 6galement &t6 interpell6.
I1 s'agit d'un important coup de filet, selon la police. Cette operation devrait
permettre de remonter la filiere de l'un des plus redoutables r6seaux
criminels qui selon toute vraisemblance pourrait 6tre impliqu 6 galement
dans le kidnapping et le trafic de stupffiants. (alertehaiti.ht)

Le President Aristide sort de son long silence
Le Docteur Maryse Narcisse a lu lundi matin sur les ondes de la radio
priv6e, Mdlodie FM, une note du President Aristide dans laquelle, sans se
prononcer clairement sur le conflit d6chirant son parti Fanmi Lavalas, le
president en exil en Afrique du Sud depuis fdvrier 2004 dit suivre avec
attention les recents developpements en Haiti de la crise 6lectorale qui
constituent, a son avis, la prolongation du coup d'etat.
(EN BREF / p. 18)


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Mercredi 18 Fvrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 04 LACTUALITEE

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GARR communique
Restitution du reliquat desfonds ditournes par les Duvalier
Un signal clair pour la fin de l'impunite et le respect des droits socio-economiques et culturels des populations


Note de presse, 13 janvier 2009
Un regroupement d'organisations haitiennes
a salu6 la decision du gouvernement suisse de restituer
un reliquat de l'argent du peuple haitien d6tourn par
les Duvalier.
Dans un communique conjoint, le GARR, la
Fondation Heritage, la Commission Episcopale


Nationale Justice et Paix, et le Centre (Ecum6nique
des Droits Humains ont soulign6 le caractbre
exemplaire de cet acte qui repr6sente < un signal clair
lanc6 aux dictateurs et a leurs acolytes pour qu'ils
sachent qu'ils ne sont plus en s6curit6, nulle part dans
le monde, 6tant la cible dejuridictions internationales
(GARR/ p. 6)


Carnaval dans I'austerite, mais vive le Carnaval!


(.. suite de la lere page)
permettre a la population de se distraire comme
auparavant, a fait savoir M. Jean Julien.
Comme a l'accoutumme, le Carnaval national
de Jacmel a accueilli dimanche de nombreux
participants venus de diff6rentes regions du pays, bien
que la modicit6 des moyens aient pos6 des problkmes.
La mairie de la ville a di renoncer a faire venir certains
groupes misicaux de la capitale.


Ce carnaval a quand meme continue faire
la difference avec ses masques. Une exposition < Expo
carnaval >> avait dtd organisde dans la ville pour mettre
l'accent sur l'histoire des masques et du carnaval en
g6ndral.
A Port-au-Prince, les responsables du
ministbre de la Culture ont dji rencontr6 les diff6rents
op6rateurs tels que les bandes a pied, les groupes
d6guis6s, les stylistes, les r6pr6sentants des mairies, a


b |- Page 3

L'EVENEMENT SOMMAIRE
Carniaval dias 1'aust6rit6 mais vive le
carnaval! p.1
ANALYSE
Politique : ne semaine des dupes p.1
EDITORIAL
Attention a ne pas soulever un sentiment de
persecution! p.5
La guerre des chefs p.6
ECONOMIE
Le FMI augmente son assistance a Haiti 13
Salaire minimum, peut-on faire mieux ? p.1
L'drosion des transferts se fait sentir p.2
Le programme Business Edge pour encourager
les PNE p.13
CORRUPTION
Les millions suisses de < Baby Doc > remis a
Mliami p. 1
ACTUALITE POLITIOUE
Lavalas present une nouvelle liste de
candidates au CEP p.2
Aristide sort de son silence p.7
ARTS & SPECTACLES !
Succes du crnaval de Petit-Goave < Dous
Mlakos p.8
Des Allemandes dansant le vodou p.8
Le film MINUIT au 27e rendez-vous du
Cinema quebecois p.16
Marina ean visite en Haiti p.16
LIBRE PENSER
Agir! p.10
Port-au-Prince en l'an 2060 p.12
POPULATION
Le porno envahit nos 6coles p.10
USA
La crises dconomique, menace pour la s6curit6
nationale p.12
Le Pentagone va recruter des strangers p.10
encore fait savoir le ministre.
De son c6t6, le directeur g6ndral de la police
nationale, Mario Andrdsol, a r6it6rd la determination
de l'institution policiere a etre partout prdsente sur le
circuit du canaval de Port-au-Prince, envue d'assurer
la s6curit6 des fdtards pendant les 3 jours gras.
Le nombre de policiers qui seront d6ployds
augmentera cette annde en vue de prdvenir au
maximum les actes de violence dans l'environnement
du carnaval, a-t-il fait savoir.


0 0:01 am 7:00 pm


Laboule .
Delmas 32
M6gaMart 10 am 10:00 am lfto1 am
(emm 30) 5:00 pm 600 pm 2000 pm


"Falsos Frou ensemble"
www,unibankhalti.com


Acifs
Dsponibilites et Dep61s a Court Terme 10,384,341,379 7,181,829,695
Bons du Tr6sor US / Bons BRH 7003,462,758 6,393.133,967
Titres de Participation 2,177,60.8189 1,912,751,574
Portefeuie de Credit (Net) 7,963,553,407 6,318,122843
Immobilsations [Net) 1,126,285628 1,024,854,934
Debiteurs par Acceptation 426,572586 85.860,741
Aulres Actifs 546,032390 414,734,156
TOTAL ACIFS G 29,6275633 G 23,331,287,910

Passifs et Avoir
des Actionnaires
Dep6ts a Vue 9,194,535,824 6,131,780,168
Dep6ts d'Epagne 10,899,60,598 8696,071,061
Depots 6 Terme 4,557,824,947 5,148,829,786
Total Dep6ts 24,651,969,369 19,976,681,015
Obligations 1,048,464,018 237,425,196
Engagements par Acceptation 426,572586 85,860,741
Autres Passifs 573,787,424 464,442,748
Dette Subordonnee 563,801.018 563,801,018
Total Passifs 27,264,594,415 21,328.210,718
Capital-Reserves-Profits Accumule 2,363,261,922 2003,077,192
TOTAL PASSIFS ET
AVOIR DES ACTIONNAIRES G 29,627,56,337 G 23,331,287,910
Nous certifions que le Bilan Nor-Consolid6 ci-dessus est sincere et conforme 6 nos Lvres.


Jean MIIet
Vice-Prsident S6nlor,
Audteur en Chef


Franck Helmcke
Vce-Pr6sldent ExcullfSt.
et Drecteur Genral


HORAIRES AUX 4 DELIMART ET A MEGAMART


Lundi ou Jeu J n Ver di ou Saomrd I Oimanch


Diquini
Clercine








Mercredi 18 F6vrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 04


POLITIQUE


CEP-Lavalas ou une semaine des dupes


(CONFLIT... suite de la lre page)
ouvert pour la 16gitimit6 du parti. D'un c6t6 Maryse
Narcisse, se pr6sentant comme porte-parole attitr6 du
chef du parti, l'ex-pr6sident Jean-Bertrand Aristide
contraint A l'exil en Afrique du Sud.
En face une autre faction ayant A
sa t6te l'ex-d6put6 Yves Cristallin, qui a mis
en doute l'authenticit6 d'un mandat
pr6senta au CEP par Mme Narcisse avec la
signature de Jean-Bertrand Aristide.


toute ind6pendance > et comme il se doit dans < un de presse, celui-ci exige une formalisation du mandat
pays souverain. > par un consul g6ndral dtabli dans le pays oi reside le
Poussant plus loin le ridicule, la note de presse mandant, soit done l'ex-pr6sident r6fugid en Afrique
du CEP suggbre que ces pays veulent peut-6tre prot6ger du Sud.


Si on voulait faire la preuve
qu'une maison divis6e est une cause perdue, n iat Content
c'est l'exemple type. La querelle inter- Syndicated Con
Lavalas n'apas entraind plus depassionque Available from Commercial News Providers"
pour un simple fait divers et cette tentative
d'l6imination du plus populaire parti
politique d'Haiti (jusqu'A preuve du
contraire) aurait pu passer comme une lettre
a la poste ... s'il n'y avait l'opposition de
l'international A la soudainet6 de lo w
l'op6ration.
Les dirigeants haitiens n'ont
jamais appris que certaines decisions
n6cessitent avant de les prendre de sonder le terrain leurs investissements en vue de la r6alisation des puisque s
Les grandes ambassades et institutions elections.
6trangires ont mobilis6 aussit6t. Communiques et notes Oubliant que ce sont < nos > elections et que camp Lav
diplomatiques ont afflu6 rappelant au Conseil electoral c'est A nous de les payer sinon elles ne sont done pas ne pense
que des elections d6mocratiques doivent rechercher entibrement < n6tres >. camp, d'l
la plus grande participation et de tous les secteurs Mais aussi que cet argent appartient aux rigueur.
(< inclusives et non exclusives >). contribuables des pays en question et auxquels leurs
Cependant aussi bien le CEP parce que trop dirigeants doivent rendre des comptes. sur toute
sir de lui, que les deux camps Lavalas probablement Et pas, comme chez nous, oi le proverbe dit les ondes
pris dans la tourmente ou mieux la petitesse de leurs que l'argent de l'Etat n'appartient A personne l'envoyer
querelles, tous n'ont fait que multiplier les gaffes. Le budget des s6natoriales du 19 avril ennemis.
Menacant par maladresse defaire replonger prochain s'61ve A US$16,5 millions dont lebrutalr
le pays dans le gouffre dont il a tant de mal A s'extirper. international a promis de verser prbs de 11 millions. puissance


Provoquer le fou rire ...
Le Conseil electoral en oubliant que les
elections qu'il preside ne peuvent avoir lieu que grice
A l'international qui les finance jusqu'A 75 pour cent
... et qui en assure aussi la s6curit6, A commencer par
celle des conseillers eux-memes, les chars de la
Minustah se relayant devant le siege principal de
l'organisme electoral A Delmas depuis le jour de la
publication de la liste des candidats 6vinqant tous
ceux de Fanmi Lavalas sans distinction et sans aucune
autre forme de proc&s.
Sans avoir peur de provoquer le fou rire, le
president du CEP declare que son institution agit < en


Bassesse sca
Cependant les s
des peccadilles A c6t6
caract6risant la querelle
dont les comportements
exposes en pleine lumib
Et lorsque M
d'envoyer A l'institution
au president en exil, ses
une minute pour en conte
n'avaient jamais &te des
meme cause.
Au point qu'on


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ndaleuse ...
uppos6es erreurs du CEP sont
de la bassesse scandaleuse
des frbres ennemis Lavalas
honteux se trouvent soudain
re.
aryse Narcisse croit bon
dlectorale un mandat attribu6
s adversaires n'attendent pas
ster l'authenticit6 comme s'ils
Scamarades engages dans la

Sen vient A se demander qui
exactement recherche
l'l6imination de Fanmi
Lavalas du processus.
Est-ce le CEP ou plut6t la
petite bande A Cristallin ?
... Ou si celui-ci n'est pas
un simple pr6te-nom !
Mais voici
Maryse Narcisse qui
n'arrive pas A d6fendre
son document avec assez
d'affirmation, facilitant
l'accusation de faux
soulev6 par le camp d'en
face et que finalement le
CEP finit par brandir A
son tour.
Dans une note


toujours p
la presse
avec le p
presque
< coalitio

I

r6pondre

05 pm >)
liste d6fii
senatorial
I
lieu et p
annonqan
jusqu'aul
< une list(
que cette
dfiment m
accord n

sa ferme
sa rigueu
le dialogue
afin de m
indispens,

jour.

d6put6 C


Mais paradoxalement tout en
continuant A affirmer haut et fort que le cas
est entendu et qu'il n'y aura pas de remise
en question de sa decision.
Cependant les diplomates
strangers ne se laissent pas d6monter et
continuent A maintenir la pression.

La m6fiance est de rigueur

Mais pourquoi Maryse Narcisse
avait-elle eu besoin de produire ce fameux
mandat qui finit par devenir pour elle un
handicap ... Alors qu'elle pouvait se
contenter de surfer tranquillement sur la
protestation internationale.
Qui pis est, la nouvelle surprit son
bras droit, le s6nateur (Lavalas) Rudy
HWrivaux. Celui-ci accordait une interview
en direct quand on le lui apprit. Sur le coup,
lui aussi nia l'existence d'un tel document
a collkgue ne lui en avait point parld.
Nouveau coup de thditre Les divisions du
alas sont done encore plus profondes qu'on
puisque jusque entre les chefs d'un meme
un meme groupuscule, la mdfiance est de

On surprend Lavalas en train de se d6savouer
la ligne. Comme le deplore un militant sur
: les caids du mouvement sont en train de
* dans la tombe, ce que n'avaient pu ses pires
Ni le coup d'6tat militaire de 1991-1994. Ni
enversement du 29 f6vrier 2004, malgrd leur
destructrice.
Mais la pression internationale ne d6mord
'as et des articles commencent A paraitre dans
6trang&re, 6voquant une possible collusion
pouvoir en place. Deji Fanmi Lavalas est
tenu A l'6cart dans le gouvernement de
n > du president Rend Prdval.

Un troisieme acteur ...
Finalement le CEP semble commencer A
A la pression.
Vendredi (13 f6vrier) devait se tenir (A 4h
une conference de presse pour annoncer la
nitive des candidats admis A concourir aux
les partielles du 19 avril 2009.
La conference est annul6e brusquement. En
lace, une note de presse est distribute
t que l'organisme electoral accorde un d6lai
undi 16 f6vrier, A 4h 05 pm, pour lui apporter
e de candidats > (Lavalas), 6tant < entendu
liste portera la signature du repr6sentant
landat6 de ladite Organisation et que le d6lai
'est susceptible d'aucune prorogation. >
En meme temps, le CEP d'une part < r6it&re
determination d'appliquer la loi dans toute
r >, et d'autre part < continuera A poursuivre
ue avec tous les secteurs de la vie politique
laintenir un climat de paix et de concorde
able A l'avancement du processus electoral. >
On est loin de l'arrogance aveugle du premier

Mais ce n'est ni A Maryse Narcisse ni A l'ex-
'ristallin qu'est adress6e cette derni&re
(voir CONFLIT / 5)


Page 4








Mercredi 18 F6vrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 04


Attention a ne pas soulever un sentiment de persecution !


PORT-AU-PRINCE, 11 F6vrier Jusqu'a
date on n'a pas encore une evaluation precise de la
reaction des partisans Lavalas a la decision du Conseil
electoral provisoire (CEP) de rejetertous les candidats
de leur parti aux elections du 19 avril prochain qui
doivent renouveler le tiers des sieges du SRnat
de la rdpublique.
Un rejet de tous les candidats d'un
parti politique revient a d6savouer le parti lui-
meme, done une menace d'l6imination de
1'6chiquier politique du pays.
D'autant que selon ses dernibres
communications, le CEP indique n'avoir pas
pris sa decision en vertu du caractbre des
candidats eux-memes mais des dissensions
agitant le parti en question oi les conseillers
6lectoraux ne seraient pas arrives a 6tablir
lequel des groupes en pleine querelle d6tient la
l1gitimit6.
Mais supposons que cela se produisait
sous le gouvernement int6rimaire qui avait &td -
installk apres le depart forc6 d'Aristide en
fdvrier 2004, on aurait crid a la persecution.
Or il n'y a rien comme la persecution
pour refaire la force d'un groupe, d'une D
organisation, d'un parti ou d'un peuple.
C'est la persecution des premiers Chr6tiens
qui fait que l'6glise chr6tienne est aujourd'hui ce
qu'elle est.
Et plus prbs de nous, c'est la perception de
persecution qui fait que le peuple des quartiers
populaires et les masses rurales avaient particip6 aussi
massivement aux pr6sidentielles haitiennes du 7 f6vrier
2006 et port Rend Prdval au pouvoir pour un deuxibme
mandat.
Plus que la volont6 qu'elle aiguillonne, la
persecution est capable de soulever des montagnes.
Nous disons bien qu'on n'a pas encore la
certitude que la majority qui depuis 1990 se reconnait
dans le mouvement Lavalas, ait encore exprim6 ses
v6ritables sentiments face aux Mvenements qui se
d6roulent depuis que le conseil electoral a d6cid6 le 5
fdvrier could de disqualifier tous les candidats inscrits
sous l'6tiquette Lavalas pour les s6natoriales
prochaines.
I1 se peut que les appels au calme des
dirigeants du parti soient suivis a la lettre ...
I1 se peut que les partisans du mouvement qui
ont tellement souffert pendant les deux anndes de
gouvernement provisoire post-f6vrier 2004, aient
conqu d'autres strategies pour r6pondre a ce genre de
situations.


(CONFLIT... suite de la page 4)
communication mais a un troisibme acteur.
Oyez plutt : < Cette decision fait suite a une
visite au CEP de cinq parlementaires de l'Organisation
Fanmi Lavalas, le 13 f6vrier 2009. >
Ces 5 l6us < se sont engages a fournir a
l'Institution 6lectorale une liste de candidats dans un
d6lai de 72 heures, soit jusqu'a lundi 16 f6vrier a 4
heures de l'aprbs-midi. >
Or le m6me vendredi, apprend-on, une
d6l6gation lourde de repr6sentants des missions
diplomatiques les plus impliqudes dans le processus
de stabilisation en Haiti, visitait le Parlement pour
s'entretenir avec les principaux leaders dans les deux
chambres.

Quid de l'ind6pendance de
l'institution l1ectorale ? ...
Les protagonistes se sont done resigns a
rechercher une sortie de crise. Toutefois on ne sait
lequel des secteurs du Lavalas, d6sormais ouvertement
6cartel6, est repr6sentW par ces 5 parlementaires !
Ces derniers ont &t6 identifies comme 6tant


I1 se peut que les leaders Lavalas
d'aujourd'hui ne fassent pas autant l'unanimit6
qu'autrefois.
I1 se peut que le peuple soit fatigue des
dissensions inter-Lavalas.
Bref, il se peut que les Mvenements actuels ne


)es chars de la Minustah assurant la protection du Consei
Electoral (photo Eugene Robenson)
soient pas interpr6t6s comme v6ritablement de la
persecution ...
Toujours est-il que ceux qui ont mis en marche
cette dr6le de machine devraient savoir qu'ils jouent
avec le feu.
L'international a fait remarquer que la
d6mocratie veritable ne tolkre pas l'exclusion. Et que
la decision du CEP revient a exclure une forte cat6gorie
de la population du processus puisque les empechant
d'y 6tre repr6sent6s.
Les candidats du parti Fanmi Lavalas ne sont
pas tous des petits saints (bon nombre des autres,
parait-il, ne le sont pas nonplus), mais si leurs partisans
le pouvaient, ils parleraient peut-6tre comme le
president amdricain Franklin Roosevelt : < ce sont des
salauds, mais ce sont nos salauds >
Il y a un aspect psychologique, que disons-
nous historique, qui peut avoir 6chapp6 a nos d6cideurs
6lectoraux, aujourd'hui encore.
Unpeuple qui se sent pers6cut6 envaut deux,
dix, 100. Plus encore.


2006 !


Rappelez-vous < H6tel Montana >, F6vrier


Jusqu'a l'heure oi nous parlons,
nous n'avons aucune indication que les
partisans Lavalas vivent les 6v6nements


le s6nateur Yvon Buissereth et les d6put6s
Jonas Coffi, Boisrond Jean Roland, Paul
Olivia Richard et Pierre Jer6me Valcin6.
Esp6rons seulement que se termine
au plus t6t ce qui aura &t6 une semaine des
dupes (pour ne pas dire une mascarade), on
aucune des entit6s impliqudes ne sort grandie.
Une semaine gaspill6e dans un pays qui ne
devrait pas avoir une seconde a perdre. Hl6as.
Y compris la pr6sidence qui en
recevant les conseillers 6lectoraux pendant la
semaine, les aurait f6licit6s pour leur volont6
d'appliquer la loi (dixit le porte-parole du
CEP).
Soit. Mais comment empecher
l'homme de la rue de penser que ceux-ci ont
agi ainsi pour m6riter les complements
pr6sidentiels.
Et l'ind6pendance de l'institution
6lectorale ?

Haiti en Marche, 14 Fevrier 2009


actuels comme une persecution. Mais, comme on dit,
un homme averti en vaut deux.
I1 se peut que tout se passe comme l'espbre
le CEP, c'est-a-dire que les prochaines elections se
d6roulent sans aucun autre problkme.
M6me si le taux de participation risque
d'6tre r6vis6 s6rieusement a la baisse. En
quelque sorte, un 7 F6vrier 2006 a l'envers ...
Et que le S6nat ne doive pas compter
un seul s6nateur Lavalas de plus ...
Mais, comme dit le proverbe haitien,
<< bat chen tann mbt li. >
D6tenir le S6nat, d6tenir tout le
Parlement, d6tenir le pouvoir, si ce n'est pour
faire grand chose Comme Fanmi Lavalas apres
les parlementaires de mai 2000. Une unanimity
des sieges qui ne lui a sfirement pas port
bonheur.
Le pays n'a pas besoin aujourd'hui de
ces conflits d'un autre age. Nous avons d'autres
tiches en cette annde 2009 qui nous rend encore
plus pauvre que les plus pauvres du nouveau
continent comme on nous appelle.
Et un pouvoir, quelle que soit
Il l'unanimitd dont il peut se prdvaloir, ne pourra
rien accomplir d'important si la population ne
lui reconnait pas une 16gitimit6 veritable. E16mentaire,
mon cher Watson.
Pas 6tonnant que le nouveau discours du CEP
retrouve le ton d'un Roger Lafontant apres le fameux
referendum sur la pr6sidence a vie de Baby Doc, ou
celui du CNG des g6ndraux Namphy et R6gala aprls le
massacre electoral du 29 novembre 1987 : < Etranje
pa mele. Haiti est un pays souverain >, etc.
Non, on ne refait pas l'Histoire. Nous perdons
notre temps en ce moment. Et en des temps aussi graves
et pr6cieux, ce n'est pas possible. De quoi avons-nous
l'air ?
Si on veut mettre Fanmi Lavalas au rebut, ce
n'est pas la voie a suivre. II faut d6velopper de
meilleures opportunities pour le grand nombre, arr6ter
la chute toujours plus profond6ment de la grande
majority dans la misbre et la crasse. Or au lieu de nous
y consacrer, nous revoici en train de revenir (comment
disait encore l'autre ?) ... a notre vomi !


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Page 5


La semaine des dupes








Mercredi 18 F6vrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 04


CEP-Lavalas : La guerre des chefs


PORT-AU-PRINCE, 15 F6vrier L'affaire
est rest6e d'un bout A l'autre une querelle entre
diff6rentes personnalit6s politiques : d'un c6t6
institution dlectorale versus parti Fanmi Lavalas et de
l'autre, 6tat-major Lavalas contre un autre 6tat-major
Lavalas. En un mot, une querelle des chefs.
A aucun moment le grand public n'a &t6
sollicit6 au-delA de l'int&ret suscit6 dans les m6dias
(ceux-ci plus avides de sensationnalisme) et des
multiples interrogations de l'homme de la rue bien que
considered g6ndralement comme plus sensible A la
tendance Lavalas.
Aussi les barrages de s6curit6 places par les
forces de l'ordre (Police nationale et casques bleus
onusiens) devant le siege du Conseil electoral
provisoire (CEP), A Delmas, sont-ils rests jusqu'a
present sans objet, seulement une nuisance oblige pour
les residents des quartiers alentour.
Et une manifestation tenue vendredi (13
f6vrier), la deuxieme en moins d'une semaine, au nom
du parti Fanmi Lavalas, n'a pas eu le succds escompt6
par ses organisateurs ... et redout6 par les autorit6s.
De toute evidence, le citoyen que l'on voit
partout ailleurs dans le monde (comme actuellement
en Guadeloupe) reprendre la situation en main, y
compris aux Etats-Unis par l'dlection du premier noir
president sous la devise < yes, we can >>, le voici qui
est en Haiti repouss6 de c6t6 en faveur des int6rets
politiciens et sectaires.

Comme un gateau ...
Fanmi Lavalas reste (jusqu'a preuve du
contraire) l'organisation politique la plus populaire.
Mais onvoit ses barons et baronnes (ou plut6t ses petits
marquis) sejeter sur cette popularity comme un gateau,
et avec une telle avidit6 qu'ils finiront soit par faire
chavirer la barque, soit par s'6tranger les uns les autres.
En effet, aujourd'hui le seul suspense se
trouve entre ces deux dernires alternatives, mais le
sort du parti lui-meme en est jet&. Fanmi Lavalas de
plus en plus n'appartient aux masses populaires que
de reputation et est devenu comme tous ses adversaires,
et comme tous les partis politiques haitiens de toujours,
un petit groupe d'intrets. Et de petits int6rets.
Avec la difference que couvrant la plus grande
part du secteur populaire, c'est un immense gateau qui
peut faire place A plus d'un, ou trois ou quatre ou

Les supporteurs de Fanmi Lavalas A
Miami demandent A leurs pairs aux quatre coins
d'Haiti de mobiliser pour exiger la participation
du parti aux elections s6natoriales du 19 Avril
Suite A la decision prise r6cemment par
l'organisme electoral, d'l6iminer les candidats du Parti
Fanmi Lavalas (FL) aux s6natoriales partielles du 19
Avril 2009, les fanatiques de l'ancien president Jean-
Bertrand Aristide A Miami continuent A manifester leur
colkre.
Malgr6 l'absence du num6ro 1 du parti sur le
terrain, Fanmi Lavalas reste, disent-ils, une force
incontournable en Haiti et aucune election credible
n'est possible sans sa participation.
Les Lavalassiens du Sud de la Floride se
montrent motives pour contrecarrer la decision des neuf
(9) membres du Conseil Electoral Provisoire (CEP)
charge d'organiser les s6natoriales partielles du 19
Avril prochain.
En ce qui concerne la division de Fanmi


davantage de ces groupes et plus ceux-ci se multiplient,
plus les int6rets deviennent plus insaisissables.

Le divisez pour regner ...
La faute en est en partie A son fondateur, l'ex-
cur6 de Cite Soleil, Jean-Bertrand Aristide, qui n'a
jamais voulu en faire un mouvement organism avec un
leadership d6clard en-dehors de lui-meme, un comit6
directeur effectif et des sections d6partementales bien
d6finies. Cela soit par formation personnelle ou
deformation professionnelle, soit pratiquant le divisez
pour r6gner en exploitant justement le meme app6tit
glouton montr6 aujourd'hui par ses creatures.
Le peuple c'est le spectateur qui attend et
qu'on invite lorsque la situation l'exige.
Nous n'entendons point que c'est 1 toute la
signification qu'il avait aux yeux d'Aristide lui-meme
(qui a &t6 force l'exil en f6vrier 2004), car on ne
saurait nier que les masses vouent A ce dernier une
affection presque sans gale. Et rien ne permet
aujourd'hui encore d'en douter. Mais c'est la facon dont
s'6tablit la correspondance entre le peuple et son idole.
Liaison directe sans aucun intercesseur. Un seul dieu
en deux personnes. Un &tre manque et tout est d6peuplk.
Apres moi, le n6ant!

Les appuis font d6faut ...
II faut aux leaders une sacr6e dose de
d6tachement de soi et d'honnatet6 intellectuelle pour
ne pas y sombrer. Or ces vertus chez nous semblent
plut6t rares. Les chefs de parti pr6ferent se s6parer de
tous leurs lieutenants et associds, voire de leur propre
famille, pour garder intact le monopole du pouvoir
d6cisionnel, celui-ci ne serait-il que symbolique.
Le r6sultat est que l'6difice menace de
s'6crouler d&s que le sommet disparait. Le mat6riau
est bon (c'est-A-dire l'engagement populaire), mais les
appuis font d6faut, ne sont pas suffisamment solides.
Et sous la moindre pouss6e, patatras.
Fanmi Lavalas n'est pas au pouvoir
aujourd'hui mais il constitue un gateau unique en son
genre, 6tant le seul A b6ndficier d'une adulation
populaire.
Mais le contraire est vrai aussi. Par exemple,
celui que la presse 6trangdre donne comme le plus
susceptible de b6ndficier d'un 6clatement du parti
d'Aristide, c'est LESPWA qui avait Wte cree pour


E COIN DE MIAMI
PAR EVENS HILAIRE
Lavalas en deux branches: Sb Ann YvesCristallinvs
Narcisse HWriveaux, les deux groupes rivaux
pr6tendent aussi bien l'un que l'autre avoir
l'autorisation du chefinamovible du parti pour prendre
la parole et aussi signer des documents au nom de
Fanmi Lavalas. Cependant des membres du parti A
Miami ont lanc6 en fin de semaine un vibrant appel A
l'ancien president Jean Bertrand Aristide pour qu'il
intervienne rapidement afin d'6viter une catastrophe
au sein du parti.
Des repr6sentants de plusieurs organisations
de defense des immigrants demandent au president
Barack Obama de stopper le processus de deportation
des immigrants ill6gaux haitiens
Dans une lettre adress6e le 9 F6vrier dernier
au president americain Barack Obama, plus d'une


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endosser la candidature du president Pr6val en f6vrier
2006.

Une relation de vases
communicants ...
LESPWA est au pouvoir mais il est difficile
de rencontrer un de ses partisans qui ne soit un membre
du gouvernement ou du parlement ou de
l'establishment politique actuel.
Par consequent ici 6galement le citoyen n'est
pas au centre de la demarche. LESPWA souhaiterait
peut-etre 6tablir avec Lavalas une relation de vases
communicants. Dans le principe, ce ne serait peut-etre
pas regrettable, le premier se veut un parti de cadres
d'appartenance classe moyenne et d'origine populaire,
le second a une large base populaire comme on sait.
Et sur le plan iddologique, s'il en est, la distance n'est
peut-etre pas 6norme.
Mais la politique ne r6pond pas A des calculs
aussi sommaires. La preuve c'est que Fanmi Lavalas
pr6f6rerait peut-etre faire hara-kiri (comme cela
d'ailleurs a commence) que mdlanger ses pinceaux
avec quelqu'un d'autre. Quant A ses ennemis juries,
les partis de l'ex-opposition (OPL, Fusion etc). Enfin,
qui sait ? En tout cas ceux-ci gardent un mutisme total
A l'occasion de ces 6v6nements. Peut-etre redoutant
eux aussi que la manceuvre entreprise par le Conseil
electoral ne puisse profiter qu'au parti pr6sidentiel qui
d&s lors aurait moins besoin de pratiquer la
( coalition >.

Leurs seules ambitions pour agenda

Conclusion : les chefs n'ont aujourd'hui que
leurs seules ambitions pour agenda. Le citoyen reste
en spectateur. Que ce soit A l'int6rieur du pouvoir, ou
A l'ext6rieur oni Lavalas est seul en ce moment, mais
au lieu d'enprofiter l'heure oi des elections entemps
de crise aussi aigue doivent profiter A l'opposition, le
parti d'Aristide, souffrant d'un complexe d'orphelin,
a un comportement soit d'enfant mal Olev6 (ses cadres
politiques), soit inconsolable comme le sont les masses
dont la distance avec les 6v6nements en cours est
palpable.

Marcus,
15 Ftvrier 2009

I centaine de repr6sentants
d'organisations d'immigrants et de droits de
l'homme, notamment Cheryl Little (Florida
Immigrant Advocacy Center) et Marlkne Bastien de
Fanm Ayisydn nan Miyami, ont demand au nouveau
locataire de la Maison Blanche de faire le n6cessaire
en vue de mettre une fin au processus
de deportation des sans papiers haitiens.
D'apres les127 repr6sentants, depuis le
passage de quatre cyclones l'annde derniere sur le pays,
Haiti se trouve dans
un 6tat lamentable avec un taux de ch6mage
incalculable et une hausse vertigineuse des prix des
produits de premiere n6cessit6. La continuity de ces
deportations est totalement inhumaine et cela
contrarierait la valeur de votre administration,
d6clarent-ils au president Obama.
Evens Hilaire
evenshilaire@hotmail. cor


GARR communique
(... suite de la page 3)
capables de prendre des sanctions, surtout apres la
ratification de la Convention Internationale contre la
Corruption >.
De plus, les organisations signataires du
communique considerent que < les sommes d'argent
d6tournes par leurs dirigeants dans des pays appauvris
comme Haiti, reprisentent plus de dix fois les quelques
huit milliards d'aide fournis chaque annde par les
gouvernements et associations de la socid6t civile de
par le monde, et en agissant ainsi, ces officiels
d6linquants privent leurEtat de ressources importantes
qu'ils auraient di investir dans des services sociaux
de base en vue de garantir le droit A l'alimentation, A
la sante et A l'6ducation notamment des enfants >.
Rappelons que ces organisations haitiennes
ont soutenu le combat pour cette restitution mend
depuis une vingtaine d'anndes par une coalition
d'associations suisses int6gr6e notamment par Action
de Careme, Action Place Financi&re Suisse,
Declaration de Berne, Pain pour le Prochain,
Plateforme Haiti de Suisse, Transparency International
Suisse et TRIAL.
LisaneAndrd
Responsable de la Section
Communication &Plaidoyer


Page 6







Mercredi 18 Fvrier 2009 TI *_0
Haiti en Marche Vol XXIII N 04 NOUVELLI

FANMI LAVALAS
Yon sel randevou: randevou b6 tab la
15 F6vrier 2009
COMMUNIQUE DE PRESSE

Elections senatoriales d'avril 2009 en Haiti: le President
Aristide refuse de legitimer la prolongation du coup d'etat du 29
fevrier 2004.
Le Repr6sentant National de l'OrganisationPolitique Fanmi
Lavalas, le Pr6sident Jean-Bertrand Aristide, suit avec attention les
r6cents d6veloppements en Haiti de la crise 6lectorale qui n'est que
la continuation du Coup d'Etat du 29 f6vrier 2004 et qui nous plonge
dans des r6flexions profondes.
Alors que les partisans du Coup d'Etat du 29 f6vrier 2004
occupent aujourd'hui encore les espaces du pouvoir, et repr6sentent
aussi le pays a l'ext6rieur, les victimes de ce coup d'6tat sont
aujourd'hui ceux et celles exclues du processus electoral et
d6mocratique.
Dans ce contexte, le Pr6sident Jean Bertrand Aristide refuse
de 16gitimer cette prolongation du coup d'6tat du 29 F6vrier 2004.
Le projet de loi, introduit le 28janvier 2009 a la Chambres
des D6putes des Etats-Unis en vue de crder une commission
ind6pendante devant investiguer le coup d'Etat du 29 f6vrier 2004
en Haiti (H.R. 331), nous porte a croire que la nouvelle administra-
tion amdricaine n'appuiera pas de coup d'6tat comme ceci a &td le
cas par l'administration pr6c6dente.
Le President Jean Bertrand Aristide encourage la popula-
tion a continuer pacifiquement la lutte pour la d6mocratie et le re-
spect de leurs droits. Nous ne pouvons et ne saurions encourager
aucune forme de violence car nous sommes partisans de la paix.
Dr Maryse Narcisse
Porte-parole du Pr6sident Jean-Bertrand Aristide,
Repr6sentant National de Fanmi Lavalas.


Nouvelle crispation

politique en Haiti, sur fond

de crise humanitaire


Les principaux bailleurs
de fonds d'Haiti ont exprim6 leur
inqui6tude a la suite de l'exclusion
des candidats de la Famille Lavalas,
le parti de l'ancien president Jean-
Bertrand Aristide, aux elections
s6natoriales prdvues le 17 avril
prochain. Cette degradation du
climat politique intervient alors que
la situation humanitaire demeure
tres pr6caire.
L'envol6e des prix
alimentaires avait provoqu6 des
6meutes de la faim en avril 2008,
puis quatre ouragans avaient
ddvastd cette petite R6publique des
Caraibes ou pres de 80 % de la
population vivent avec moins de 2
dollars par jour (1,54 euro).
Le president Rend Prdval
s'est rendu il y a quelques jours a
Washington, oui il a demand a la
secr6taire d'Etat Hillary Clinton
une aide urgente de 100 millions de
dollars (77,4 millions d'euros). Une
nouvelle conference des donateurs
devrait avoir lieu en avril a
Washington.
Soulignant que "la
credibilitW d'une election base sur
1'exclusion sera inevitablement
mise en question ", l'ambassade des
Etats-Unis a Port-au-Prince a
appeal les autorit6s 6lectorales au
dialogue. L'ambassadeur du
Canada, l'Organisation des Etats
amdricains, I'Union europ6enne et
la Mission des Nations unies pour


Info (954) 559-7729


la stabilisation en Haiti (Minustah)
ont la meme preoccupation. Ces
bailleurs de fonds financent plus de
70 % du cofit de la consultation (16
millions de dollars), pour le
renouvellement d'un tiers du Senat.
Le Conseil electoral a
rejet6 40 des 105 postulants. Parmi
les exclus figurent les 16 candidats
de la Famille Lavalas, mais aussi
des responsables d'autres partis
comme Guy Philippe. Ancien chef
de la rebellion qui avait obtenu le
depart en exil de Jean-Bertrand
Aristide en 2004, Guy Philippe est
sous le coup d'un mandat d'arret
international 6mis par la justice
amdricaine pour trafic de drogue.
CRIMES ET
MALVERSATIONS
Le president du Conseil
electoral, Frantz G6rard Verret,
s'est dit "stupefait des
commentaires inexacts et abusifs "
de la communaut6 internationale.
Il a regrett6 que "ces amis d'Haiti,
inquietspour lefinancement qu 'ils
se sont engages a apporter en vue
de la rdalisation des elections,
n 'aient pas offert, a temps, leurs
bons offices pour une mddiation"
entre les deux factions se disputant
le parti de l'ancien president
Aristide, exil6 enAfrique du sud.
Le Conseil electoral a
(CRISPATION / p. 14)


& INFURMA1I0NS I Page 7


Adopte yon zannimo nan

abri a epi tou sove lavi li

Bay yon chat, yon chyen, yon ti chat
oswa ti chyen yon fwaye pou lavi

Anretou napjwenn lanmou san
kondisyon

Ekonomize nan vaksen kont laraj ak nan
mikwotchip yo

Cheche konnen kouman pou adopte yon
zannimo nan abri a.

Ale sou miamidade.gov/animals oswa rele 3-1-1.


Drese ti zanmi w la pa mare li

Apati mwad avril 2009, li pral ilegal pou w
kenbe chyen w la mare le w pa la.


Sa vie di li pral kont lalwa
pou mare yon chyen a
nenpot bagay oswa estrikti
-ki vie di yon kay, pyebwa,
kloti, poto, garaj oswa
remiz mare ak okenn
bagay, enkli ni chen, k6d,
kodon, e1s oswa eIs long
yo. Mezalo, sa pa vle di
pou nou pa itilize yon les
eI nap pwonmnen chyen
an.

Verite nan bagay sa a seke
chyen ke yo kite mare epi
san kontak pral soufri de
mank kontak sosyal ak
moun, kom le yo santi
yo menase yo pa kapab
kouri, yo vin gen 2,8 fwa
plis chans pou yo m6de.
Kidonk se pou amelyore
sekirite rezidan nou yo
epi pou byenet ti zannimo


yo ki f& yo pase Iwa kont
mare an.

Yon fwa Iwa a antre
anvige, mare chyen w
la ilegalman kapab f& w
jwenn yon amann de $100
ou plis.


Tanpri sonje,
mare.


drese pa


Pou plis enfbmasyon ale sou miamidade.gov/animals oswa rele 3-1-1.


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Evens Hilaire
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Mercredi 18 F6vrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 04


Succes du carnaval Dous Makos > de Petit-Goave


Le carnaval 2009 s'est deroulk le dimanche
8 Fevrier a Petit Godve dans une ambiance tout
i* w-


Reine Canne-a-Sucre, Fabiola Regine Bien-Aimd


sourire. Le theme retenu : o La canne t sucre et ses
produits drives >a rythmd les chordrographies
d'usage.
Le maire principal Roland Justal, entour6 des
maires assesseurs de Petit Goave, c'est-a-dire,
Emmanuela Ostin et Yves Lindor, a ouvert,
vers 3hres30 p.m., les festivit6s
camavalesques. Hiss6 au haut d'un char, le
maire en question a proc6d6 a l'6branlement
des chars, eux-memes suivis de plusieurs
executions chor6graphiques de danseurs et
danseuses offrant un spectacle tout feu tout
flamme sur le macadam de Petit Goave.
Les riverains perches au haut de leur
6tage, les autres m6l6s aux fatards, dansaient
au son des tubes camavalesques les plus a la
mode en 2009, les bandes a pied et groupes
musicaux invites ont fait le reste.
La flore a domind le d6fil6 de
masques illustrant les fruits les meilleurs de
notre pays: avocat, melon, papaye ...
"Je ne sais comment remercier nos
amis pour le grand support a la promotion
du Carnaval Dous Makos de Petit-Goave",
a d6clard Hugo Allen, l'un des organisateurs.
Le parcours du Camaval a &te respect de la
Grand-Rue en passant par la Rue Notre Dame jusqu'au
niveau de la Place L'Abeille pour aboutir a la Hatte.


Voici les Reines et les Rois qui ont marqu6 le
camaval de Petit-Goave:
l1re Reine: Reine Canne a Sucre: BienAim6
Fabiola RWgine; Dauphines: Pierre-Louis Emanuelle
et LUger Sibylle; Roi Canne a Sucre: Jeremy R6ginald;


Defilk de masques en faveur de la protection
de 1 'environnement
2eme Reine: Reine Dous Marcos: Lemaine Mikaelle;
Dauphines: Cang6 Marie Elisabeth et Jocelyn Kinderly
3eme Reine: Reine Variet6 Canne a Sucre: Romage
Jennifer; L'Empereur Faustin Soulouque: Noel Guy
Junior, etc... D.B.


Des Allemandes dansant le Vaudou


De notre correspondante a Berlin :

Au depart, il s'agissait du vernissage
exposition de peintures de femmes haitier
d'origine haitienne, organisde a
l'occasion de la f6te nationale
d'Haiti (1). C'6tait le 14 janvier
dernier. Comme le theme des
ceuvres exposes portait sur le
vaudou d'ofi d'ailleurs le titre
de la s6rie << Like voodoo make
art >> une partie de danse vaudoue
semblait bien faire l'affaire.
Une scene inhabituelle.
De jeunes Allemandes se
d6hanchantvoluptueusement sous
le rythme endiablM de chansons
vaudoues et d'un tambour
6vocateur est, en effet, une
premiere a Berlin. Ces jeunes %
femmes, entraindes par la jeune
danseuse professionnelle, Zsuzsa
Parrag, s'av6raient presque aussi
dextres dans leurs mouvements
corporels que le seraient des
danseuses de bandes rara. Tout y
6tait, posture, habilet6 des
mouvements, grice corporelle et
emotions, hormis peut-6tre la
couleur de peau et les in6vitables r6f6rences


POUR VOS RESERVATIONS DE C

1 -800-927
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d'une
nes et














p


culturelles.
Zsuzsa Parrag qui connait pas mal de danses
rythmiques haitiennes pour les avoir apprises au pays
meme, dirige une troupe de danse qu'elle a cr66e elle-


meme et a laquelle elle a donn6 le nom bien 6vocateur
de << Simbi Macaya >>, en l'honneur de la d6esse de la
mer de ce myst6rieux endroit. C'est dans sa troupe
qu'elle a rep6rd ces trois jeunes femmes, dont la plus
jeune n'avait que 16 ans, qui se
sont produites ce soir-la a Berlin,
avec visiblement du plaisir dans
les yeux et dans le corps.
Pour l'occasion, un de
ses percussionnistes, le
Martiniquais Fr6d6ric Velasques,
dtait present. Avec ses mains d'une
dext6rit6 exceptionnelle, ce
dernier n'a rien a envier a un
tambourineur haitien
professionnel. Ce soir-la, il a pu
faire r6sonner le tambour avec la
meme force de persuasion
I' mystique et la meme adresse des
mains qu'aurait eue un Haitien du
S terroir.


Comme repertoire,
Zsuzsa Parrag a choisi les
chansons d'un groupe musical
haitien ayant siege aux USA
(<< Papa Py Damballah >>) et de
Ram (<< Chita la >> et << Erzulie >>).
Le quatriqme morceau << Pawbl>>
merveilleusement interpr&tg par le
La danseuse Zsuzsa Parrag et des proches en Hafti (photo courtoisie) Martiniquais est du d6funt
chanteur << zouk >> Gilles Floro qui, lui, est de la
Guadeloupe. La proximity culturelle s'avmre 6vidente.
iiEt l'aisance dans l'interpr6tation aussi.
Avec ces quatre chansons, le tour 6tait joue,
l'ambiance haitienne, crCde, au grand dam des
spectateurs qui, dans un grand silence qui ressemblait
CIh une sorte de recueillement quasi-religieux,
regardaient cet strange tableau, m la fois fascinds,
Hcurieux et 6tonnds. Un pari rdussi, le moins que l'on
puisse dire, vu les applaudissements nourris h la suite
de ce spectacle, insolite pour les Allemands, et qui
i menaqait sinon de supprimer du moins de faire
concurrence a l'attrait irresistible des tableaux de nos
femmes peintres.

SS L'ambassadrice de la danse vaudoue
Zsuzsa Parrag est souvent consid6rde, avec
-, raison, comme la meilleure ambassadrice et diffuseuse
de la danse haitienne a Berlin. Pourtant elle n'6tait pas
pr6destinde a la danse vaudoue. Elle avait appris la
-" danse orientale et modeme dans difffrentes 6coles et
S^ instituts de danse berlinois, meme s'il lui est arrive de
participer a quelques ateliers de danse afro-br6silienne.
SN EW Un beau jour, Haiti a crois6 son chemin de danseuse.
SSon experience haitienne a commence en
Door to Door ~rvi; i 2001. Un ami haitien l'invite a visiter Haiti. Tout de
ARGO, APPELEZ is available. suite, ses yeux d'artiste d6couvrent la richesse inouie
"5 9 de la danse haitienne. Prise d'enthousiasme, elle decide
5alors d'en savoir davantage. A Port-au-Prince, Zsuzsa
Strouve en Florencia Pierre un excellent professeur qui
a mi n l'a initide a la technique de base de la danse
(voir DANSE / 9)


Page 8







Mercredi 18 Fevrier 2009
Haiti en Marche 1 Vol XXIII NN 04







tur



KI

MINISTE KILTI



MINISTE A I
DI

LI METE SOU P
ANALIZE KANA



MINISI

METE SOU Si
F

ANE SA A, KOMIN
PASE NAN KANAV
K AP FET

AYISYEN, AYISY
KANAVAL LA POU







-- a I


I VIVE Lb CAKNAVAL IPage 9


NAVAL SE PI GWO FET POPILE AN N AYITI sw %

AK KOMINIKASYON BAY GWO FET SA A DIMANSYON
MERITE.

KREYE BIWO PEMANAN KANAVAL LA, KI CHITA NAN
REKSYON EVENMAN KILTIREL MINISTER A.

'YE YON KOMITE EVALYASYON KI LA POU FE RECHEC
VAL LA NAN TOUT ASPE ESTETIK, SOSYAL, SYANTIF
ISTORIK AK EKONOMIK LI.

rE A TABLI YON KOMITE SUIVI AK SIPEVIZYON.

1, MINISTE KILTI AK KOMINIKASYON KREYE YON FOI
'OU APIYE MODENIZASYON KANAVAL LA

IOTE AYISYEN K AP VIV ALETRANJE KONN TOUT SA I
rAL LA, GRAS AK YON KANPAY PWOMOSYON LOTO NJ
SOU ISLAND TV AK SOU SIT ENTENET MINISTE A.


rEN, MINISTER KILTI AK KOMINIKASYON DI
I N MONTRE LEMOND ANTYE LAVI KA BEL


BON KANAVAL 2009!


MINISTE KILTI AK KOMINIKASYON


I I I I


ANN SEVI
NAN PEYI


LAVI KA BEL



BoMis Kilti ak Komi AL
Ministb Kilti ak Kominikasyon


II &


LI







H,
IK,









K AP
AVAL



AK
NOU.








',




ii


Une ambassadrice de la danse vaudoue


(... suite de la page 8)
traditionnelle d'Haiti. Comme son
enseignante dtait vaudouisante et que
la danse traditionnelle haftienne est
largement inspire des rites de ce culte,
elle a done fait d'une pierre deux coups.
Elle d6couvre les diff6rents
types de danses ainsi que leur
signification dans le rituelvaudou. C'est
avec cette enseignante que Zsuzsa
Parrag a assist a ses premieres
c6drmonies vaudoues, ce qui lui a permis
de visionner les danses du point de vue
technique et de comprendre aussi le sens
mystique de certains pas. A chacun de
ses voyages, elle fr6quente des 6coles
haitiennes de danse pour se
perfectionner dans l'art de la danse
haitienne.
Dans son cole de danse
berlinoise, elle enseigne, a part la danse
orientale, diff6rents types de danses
ha'tiennes, comme le "djouba" le


<< petwo >, le "parigol", le "mayi" et le "
maskaron", le < yanvalou >, le < nago >,
le < mayi >, le ( kongo > etc.
Le < djouba >, apprend-elle a
ses 61eves, est une < danse paysanne
avec beaucoup de sauts et des pas de
danses riche en variations et dont la
gaiet6 qui en 6mane gagne directement
les danseurs. Selon elle, ces mouvements
o reflitent le quotidien paysan, comme
les scenes dans les champs et au
march >>. C'est une danse prdvue pour
le timide Azaka. La plus appr6cide des
danses traditionnelles, la,,yanvalou", est
compose, elle, de mouvements de
couleuvre, indique-t-elle. Si la danse
,,mayi" est une < musique paysanne
joyeuse > comprenant des sauts gais, la
,,nago", elle, est perque par Zsuzsa
Parrag comme une o danse guerriere
fire dans le style de Staccato >. En ce
qui a trait a la danse < congo", Zsuzsa y
voit o l'une des danses les plus


Cameau Rameau.
The Vodou Gods Ponder Haiti 's
Destiny, oil painting, 1991


gracieuses avec des rotations
corporelles kclatantes de virtuosity >.
Pour Zsuzsa, la danse haitienne
, r6unit en elle de nombreux styles de
danse qui ont leur origine dans le vaudou
et qui sont accompagn6s de rythmes
sp6cifiques et de merveilleux chants
rituels. Le caractere des danses se base
sur une large palette d'6motions
humaines et elle va de la nonchalance
au dynamique en passant par l'extase,
la vigueur, l'exub6rance, 1'616gance et
le lien profond avec la terre >
Zsuzsa Parrag est consciente
des nombreux pr6jug6s et stdrdotypes
concernant le vaudou. Selon elle, ceux-
ci < n'ont finalement rien de commun
avec les contenus complexes > de ce
culte qu'elle a v6cue comme < une
religion de la danse commune et du
chant collectifs, haute en couleurs et tris
impressionnante >.
(voir DANSE / 11)


!









Page 10

L L'essence mtme de l'homme reside dans
son talent a rdaliser des miracles, a entamer
l'improbable et l'inaccessible, ce que l'on appelle
communement, agir. >
Hannah Arendt

Ces derniers jours, chers amis, il est
quasiment impossible de trouver une bonne nouvelle
sur les ondes des stations de radio dans le pays. LA
non plus, malheureusement, nous n'avons pas le
privilege de l'exclusivit6. Le monde traine, le pied
lourd, les peines provoqudes par la cupidity des uns et
la stupidity des autres. La ddlocalisation a d6sorientW
les grandes puissances en essayant de faire de la
minimisation des cofts de production le paramdtre
fondamental de la comp6titivit6. La globalisation nous
a tues et enterr6s. A tous. Nous n'arrivons meme pas
A trouver 100 millions de dollars chez nos << grands
amis >, pour faire marcher notre economie. Et dire que,
d'apres ce que disent les mauvaises langues, 32
millions se sont 6vapor6s, subitement, g6ndreusement,
par la grice de Dieu et l'habilet6 de certains < dwbt
long lespri Kout>. Enfin, < bien mal acquis ne profite
jamais >, dit-on, surtout quand on n'a pas eu la chance
de participer, en tant qu'acteur. Avec 3 fois 32 + 4 qui
nous fait cent, si mes calculs sont bons, on aurait pu
trouver une solution auproblkme. Il s'agirait de trouver
les < bons larrons >. Cela voudrait dire agir comme un
< Narco-Etat >, mais que voulez-vous, on ne peut pas
tout avoir.
Ah, Haitiens mes frbres, si l'autre 6tait lA.
Plume ne grouille Aucune restitution des fonds


Agir '

quoiqu'obtenus, A la sueur du front de l'autre. Le grand
problkme est qu'ils vont financer des ONG qui vont
faire un festin royal, aux frais de la dictature. Quant A
l'6quilibre du budget, lui, il aurait 6mis des bons du
tr6sor. Ou bien, il aurait invent la nouvelle loterie de
l'Etat. Ou un nouveau Casino. Virtuel ou rnel. II aurait
prelev6 de l'argent A tous. Pour tous et pour lui.
Pourquoi pas. II aurait donn6 A tous. II aurait pris de
tous. Machiavel, disait-on, A ses c6t6s, un apprenti.
Laissons de c6t6 les histoires d'argent et
passons A autre chose. II faut de tout pour faire un
monde, dit le proverbe. J'ai un ami, ce genre d'amis
qui ne veut aucunement faire de la politique, dans ce
pays, qui n'6coute jamais les nouvelles en Haiti. II
< jambe > de l'autre c6t6 ou prend l'avion pour aller
plus loin, et le voilA, A 6couter les nouvelles en langue
6trang&re. Il sait tout sur < Obama l'Audacieux > (dans
le bon sens) ou sur < Sarko l'Intrepide > (prenez le
dans le sens que vous voudrez) et presque rien sur
aucun de nos dirigeants. Moi, c'est tout A fait le
contraire, bien que je dois admettre que je n'arriverai
jamais A les comprendre. La radio est l'un des meilleurs
instruments de socialisation. Je me demande pourquoi
on ne l'utilise pas beaucoup plus pour l'alphab6tisation.
Tout se dit. Avec un naturel qui strangle. La
pr6somption d'innocence n'existe que dans les
manuels. En plus, chers amis, la radio, chez nous,


Mefrut : I A pootl
::fte !1|


"Copyrighted Material


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Mercredi 18 F6vrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 04

distille une violence inusit6e. Le lynchage m6diatique,
la destruction hertzienne, la violence verbale dopent
nos m6dias et les dotent d'un cachet special. La radio
sans paroles serait incroyable. L'un de nos PM, celui
dont tous les membres bandaient A la vue d'un micro,
m'a permis de comprendre ce que la radio peut faire
de quelqu'un. VoilA pourquoi ils sont si nombreux les
hommes politiques A se taire, chez nous, face A un
micro.
Ch&res amies lectrices, chers amis lecteurs,
partout ot l'on jette le regard chez nous, on ne voit
que du travail A faire, la terre A travailler, les mauvaises
herbes A sarcler, les plantules A faire grandir, des rues
A construire, A reconstruire. Partout ou l'on regarde,
c'est la desolation. C'est l'inaction. C'est la d6tresse.
Nos D6partements en sont conscients et certains ont
pouss6 leurs revendicationsjusqu'au point de vouloir
g6rer eux-memes leurs misbres. Ils veulent prendre
leur destin en main. Ils en ont marre. Arri6rds de salaire
d'un an. Mauvaises conditions des bitiments scolaires.
Absence d'infrastructures. Pourquoi pas
l'Ind6pendance ... de la Grand'Anse, se disent-ils.
Vous vous imaginez, chers amis, A nouveau, le Sud,
puis l'Ouest et enfin le Nord. J'oubliais la Diaspora.
Revenons sur terre. Je me souviens d'avoir
eu a recevoir, a l'adroport de Port-au-Prince, des amis
qui venaient de l'6tranger. De l'Espagne concretement.
Du pays de la Reine qui vient de nous visiter. De visiter
ses projets de cooperation. Des < chalouppettes de
peche > d'un pays qui est l'un des < rois de la peche >.
Quel p6ch6 avons-nous commis pour ne m6riter que
des petits projets .... ? Enfin, chores amies lectrices,
chers amis lecteurs, ces amis qui venaient de l'Espagne,
de la Castille, s&che, < secano > disent les connaisseurs,
en voyant qu'en Haiti tout poussait avec une facility
incroyable, s'exclambrent : < Nom de Dieu vous avez
unpays plus riche que la Suisse >. Si nous, en Castille,
nous eimes A gratter avec nos ongles, A nous fouler la
rate pour faire grandir nos cultures !
Enfin, chers amis, faudra-t-il bien que l'on
agisse car, dit-on, l'essence meme de l'homme reside
dans son talent A r6aliser des miracles, A entamer
l'improbable et l'inaccessible, ce que l'on appelle
commundment, agir. Agissons done Creusons !
Fouillons Bechons Ne laissons nulle place on la
main ne passe et repasse Peut-ttre ainsi nous n'aurons
plus attendre les millions de nos amis amdricains ou
d'ailleurs, ni meme ceux de la restitution ... de la dette
de l'Ind6pendance, pour faire avancer le pays.

Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Ftvrier 2009


Le Pentagone va recruter des strangers

en leur offrant la citoyennete


Le Pentagone va recruter parmi les immigr6s
hautement qualifies presents sur le sol amdricain mais
n'ayant pas le statut de resident permanent, leur offrant
un acces privil6gid A la nationality am6ricaine, a
rapport dimanche le New York Times.
Les strangers ayant le statut de resident
permanent, ou les titulaires de la "green card" (permis
de travail sans restriction de temps), avaient d6ji la
possibility de travailler pour le Pentagone mais c'est
la premiere fois depuis la guerre du Vietnam que les
portes de l'arm6e s'ouvrent aux strangers disposant
de visas provisoires (et A condition qu'ils soient aux
Etats-Unis depuis au moins deux ans), a expliqu6 le
quotidien new-yorkais.
Les nouvelles recrues pourront b6ndficier de
la nationality americaine en six mois, selon le journal,


qui s'appuie sur des sources
militaires.
L'arm6e vise des candidats
dots de hautes qualifications pour
des postes dans la m6decine, les
langues, et l'analyse des
renseignements de terrain, a ajout6 le
New York Times.
"L'arm6e am6ricaine est
elle-m6me pr6sente dans un grand
nombre de pays diff6rents et il vital
d'avoir une bonne comprehension de
leurs cultures", a indiqu6 au quotidien
le g6ndral Benjamin Freakley,
responsable du recrutement pour
(... suite page 11)


Miami NICE Announces the
Compassion Capital Fund
Demonstration Program Request ;c NIWe
for Qualifications (RFQ) o-D. .
(Miami, Florida) -The City of Miami's Office of Faith-based Initiatives and Community
Outreach, as the lead intermediary organization for the Miami NICE (Network for
Integration, Compassion & Empowerment) partnership, is soliciting Request for
Qualifications (RFQ) for non-profit Faith-based and Community Organizations (FBCOs)
interested in applying to receive, (a) free technical assistance grants and (b) become
eligble to apply for a Miami NICE capacity-building sub-award grant. All applicants
must attend one of the mandatory informational sessions noted below.
Miami NICE is a unique public/private partnership comprised of the City of Miami,
Miami-Dade County, The Children's Trust, Center on Nonprofit Effectiveness (C-One),
Family and Children Faith Coalition, and the United Way of Miami-Dade.
Organizations providing services for the community may be eligble for a non-cash
award valued at $5,000 or more per recipient. FBCOs selected to receive a Technical
Assistance Award will be eligble to compete for a sub-award grant. Miami NICE will
fund sub-award grants for at least 20 organizations serving Miami-Dade County in one
or more of the seven (7) Compassion Capital Fund priority areas, including: Children
and Youth, Ex-offender Re-entry, Homelessness, Rehabilitation Services for Addicts
and/or Prisoners, Elders in Need, Families Transitioning from Welfare to Work, and
Healthy Marriage Initiatives. FBCOs that were awarded a Compassion Capital Fund
Demonstration Program sub-award are not eligble to apply.
Request For Qualification is due no later than 1:00 pm, Friday, March 20, 2009
at City of Miami, City Hall, Office of the City Clerk, 3500 Pan American
Drive, Miami, FL 33133.
INFORMATIONAL SESSIONS


Wednesday, February 18, 2009
9:30 am 12 noon
South Dade Regional Library
10750 SW 211th Street
Miami, FL 33189
Thursday, February 19, 2009
9:30am 12 noon
Miami Beach Regional Library
227 22nd Street
Miami Beach, FL 33139


Monday, February 23, 2009
6:00 pm 8:00 pm
North Dade Regional Library
2455 NW 183rd Street
Miami, FL 33056
Saturday, February 28, 2009
9:30am 12 noon
West Dade Regional Library
9445 Coral Way
Miami, FL 33165


For more information regarding Miami NICE, visit www.miaminice.org or contact
Carlyn Jacques, Project Director, Phone: 305-416-1410, Fax: 305-400-5368,
Email: cjacques@miamigov.com
This solicitation is not subject to the City of Miami "Cone of Silence." In
accordance with the American with Disabilities Act of 1990, persons needing
special accommodations to participate in a session may contact the Office of the
City Clerk at (305) 250-5360 (Voice) no later than two (2) business days prior to
each meeting, or at (305) 250-5472 (TTY) no later than three (3) business days
prior to each meeting.

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Haiti en Marche Vol XXIII N' 04 I


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Une ambassadrice de la danse vaudoue


(... suite de la page 9)
Une fete de piques rara
L'an dernier, elle a meme f6te a Berlin le Jour
National d'Haiti en pr6sentant une oeuvre
choregraphique base sur les danses traditionnelles
haitiennes, avec en toile de fond l'indispensable
tambour appeal a r6sonner. Comme elle l'a explique a
qui voulait bien l'entendre, cette < Vodufest >>, cette
fete vaudoue, se voulait la r6plique de ce qu'elle a elle-
meme connue dans le Nord d'Haiti. o A cette occasion,
nous cdlbrons la nouvelle annee dans laquelle nous
nous souhaitons les choses que nous desirons en
dansant et en chantant >, avait-t-elle indique sur son
site a l'adresse des spectateurs.
A Paques, elle a fait la meme chose. Le
vendredi saint, elle a organism ce qu'elle a appeal une
< f6te blanche >> et avec au menu: danse vaudoue,

Pentagone va recruter
des strangers
(... suite de la page 10)
1'Arm6e de Terre, notant qu'il y a des personnes
"bourrees de talents" parmi les futures recrues.
Ce dispositif sera limit la premiere annee a
1.000 recrutements, essentiellement dans l'Arm6e de
terre, selon le New York Times. Si les r6sultats sont
positifs, le programme sera 6tendu a tous les corps
d'armees et concema jusqu'a 14.000 embauches par
an.


tambour et cuisine creole. C6td spectacle, c'6tait une
fete de paques rara qu'elle a mise en scene, tout au
moins o tel qu 'elle est traditionnellement fetee dans
les temples vaudous et dans les rues en Haiti >, a-t-
elle tenu a indiquer. A cette occasion, les h6tes 6taient
tous invites a se v6tir en blanc, histoire de rester fiddle
au culte et de reconstituer l'ambiance < locale >. Les
gens devaient aussi amener quelque chose a manger
< afin que les esprits soient de bonne humeur >. De
l'avis de Zsuzsa et de celui des spectateurs qui y 6taient
presents, cette c6r6monie avait fait un tabac a Berlin.
Apris le succds de sa derniire presentation, elle compte
relancer son thedtre dans6 (ou danse-thedtre) qu'elle a
mis au point il y a plus de 3 ans. Cette piece hybride
du nom de << Kote ou ye ? > se veut une quete
obsessionnelle de soi. Tout se passe comme si Zsuzsa
essayait, a travers un labyrinthe infini de sentiments,
de se retrouver. Serait-ce la recherche d'une symbiose
entre la part d'Occident rationnel en elle et l'irrationnel
du vaudou comme de toute religion ? Ou serait-ce,
comme elle le laisse entendre elle-meme, l'invocation
des esprits vaudous bienveillants pour supplanter un
monde sans Ame et d6moniaque ? Zsuzsa seule le sait.

Huguette H&rard, raussendor@aol.com
N.D.L.R. :
(1) Ont ute exposes de janvier a fivrier 2009 les
ceuvres d'Evelyne Benoit, de Barbara Prizeau-
Stephenson, de Pascale Monin, de Magda Magloire,
de SergineAndrd et d'Elodie Barthdlemy au local du
club o DasCorps > dinomme o Botschaft von Berlin >,
a Berlin.


I









Page 12


Mercredi 18 F6vrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 04


PORT-AU-PRINCE, EN L'AN 2060


ERRATA
La lere parties de cet article est parue
dans Il'dition precedente, veuillez lire
"PORT-AU-PRINCE, EN 2060"

Par: Robert Paret

Mon esprit vagabond poursuit son p6riple a
travers la ville. Aprbs avoir parcouru le Champs de
Mars et le quartier de Chancerelles ou a &t6 implantW
le Centre Olympique Jean Jacques Dessalines, nous
nous acheminons vers la basse ville. C'est-a-dire la
zone commerciale et la rade de Port-au-Prince. Deux
lieux qui charrient chacun d'ineffables souvenirs.
Quandje me r6fere a cette p6riode de mavie
et particulibrement a ces endroits que, trbs jeune, je
n'avais de cess6 de fr6quenter, en compagnie de mes
parents ou de quelques amis,je ne peux que me laisser
aller d'6mouvantes reminiscences. L'attraction qu'ils
produisaient et l'6motion qui s'en d6gageait, ne
laissaient personne indifferent. Le fait de les
red6couvrir aprbs tant d'anndes, avec des yeux
nouveaux et de me rendre compte qu'ils me procurent
encore le meme plaisir et les memes frissons, m'incite
a remonter le temps.
J'essaye de me situer dans ce d6cor qui m'est
strange. Je tente, pour me rassurer, de retrouver certains
repbres, tels que des facades qui identifiaient certaines
maisons, ou encore certains coins que je fr6quentais
occasionnellement. Peine perdue, car rien n'est rest
de tout cela. Rien qui pourrait me r6conforter dans mon
parcours. Tout a &te chambould, reconstruit dans une
autre ambiance, d'autres dimensions et de nouveaux
agencements. Des tons de bleu et de gris m6tallis6
pr6dominent et se mdlangent a quelques autres couleurs
plus 6clatantes, s'entrechoquent et s'6talent sur la
plupart des devantures des edifices. L'utilisation du
verre colored, combine du m6tal, est aussi trbs usit6e.
C'est de toute evidence le gout a la mode. Cette
modernity offre un coup d'ceil qui surprend par son
c6t6 innovant. De ce fait, le regard ne peut que
s'accrocher a ces nouveaux mat6riaux qui procurent,
a la fois, une douce sensation de bien-6tre et de confort.
La seule certitude qui s'offre A moi est le con-
stat du maintien, en grande partie, du trac6 originel de
la ville coloniale qui existe encore et que j'ai bien
connu. Ainsi je reconnais sans trop de difficult les
voies principales du centre- ville, pour les avoir tant
de fois empruntdes. Certes, certaines d'entre elles ont
t6 61largies et r6am6nag6es selon les besoins, pour


faciliter la circulation automobile et la marche des
pistons. Ainsi le boulevard Jean Jacques Dessalines,
la rue des Miracles, la rue Jean Paul II, la rue Pav6e et
quelques autres artbres ont fait peau neuve, b6n6ficiant
de ces amdliorations. D'autres, telles que : la rue Bonne
Foi et la rue Saint Honor6 ont &t6 tout simplement
converties en voies pi6tonnibres pour l'aisance et le
confort des utilisateurs. La zone commerciale a donc
de la sorte retrouv6 son allant et ses pleins droits. Elle
s'6tend d6sormais, dans le sens Nord-Sud: de
l'autoroute de Delmas a la rue du Dr. Dehoux, et dans
le sens Est-Ouest : de la rue Mgr. Guilloux a la rue du
Magasin de l'Etat.
De cette zone d'intenses activities, aubord de
mer, il n'y a qu'un pas a franchir. La rue Amdricaine
en d6limite la frontibre. A partir de l1, nous entrons
dans l'aire de la rade de Port-au-Prince. Un site d'une
incroyable beauty que nous osons classer, sans
chauvinisme ni fanfaronnade, parmi les plus captivants
au monde. En effet, combien de villes peuvent
pr6tendre b6ndficier de tels atouts ? Avoir une
majestueuse chaine de montagnes pour collier,
s'6tendre tout au long d'une ample et superbe baie et
de plus, avoir a contempler, telle une sirbne endormie,
une ile couch6e a ses pieds. Qui dit mieux ?
Cette richesse, nous l'avons trop longtemps
ndglig6e. Seule la r6alisation de l'Exposition
Internationale du Bicentenaire de 1949, sous la
pr6sidence de Dumarsais Estim6, en avait tenu compte.
Heureuse initiative qui devait marquer le d6but de la
modernisation de l'aire m6tropolitaine et propulser le
pays surla scene international. Malheureusement, les
fleurs n'ont dur6 que l'espace d'un matin. Malgr6 tout,
cette 6poque restera marque dans la m6moire de tous
les haitiens qui ont eu la chance de la connaitre. Au
point qu'ils considerent les dix ann6es qui ont suivi
cette foire universelle, comme "I'Age d'Or" de la
Capitale. C'est a cette p6riode queje me r6fere lorsque
je tente de convaincre la g6ndration des jeunes
d'aujourd'hui du charme que revetait Port-au-Prince
autrefois. Une manibre d'essayer d'att6nuer la dure
sentence a laquelle elle a tendance a vouloir trop
souvent la condamner. II faut aussi convenir que cette
generation peut difficilement s'imaginer qu'en d'autres
temps, la ville d6bordait de tant d'activit6s et
d'attractions. Comment lui faire comprendre que nous
n'avions rien A envier A nos voisins ? Qu'au contraire,
ils nous regardaient jalousement, a cause de nos
succes Qu'ils tentaient et r6ussissaient, mime parfois,
a d6toumer, a leur avantage, certaines de nos innova-
tions et de nos projets Peut-elle concevoir que nous
ayons eu des magasins et des entreprises comparables
a ceux de toutes les villes modernes de la region Pour


La crise economique mondiale,


menace pour la sCcurite des USA ?


La crise &conomique mondiale est devenue
la plus grande menace a court terme pour la security
des Etats-Unis, crdant l'instabilitW dans nombre de
pays et menaqant le monde de guerres commerciales
destructrices, affirme un rapport annuel des agences
de renseignement ambricaines.
Le rapport du directeur des services de
renseignement nationaux note aussi que la direction
d'al Qaida a &t6 affaiblie au cours de l'annme 6coul6e
mais que la s6curit6 enAfghanistan s'est d6t6rior6e et
que le Pakistan devra mieux contr6ler ses regions
frontalibres avant que la situation puisse s'amdliorer.
"La crise financibre et la recession mondiale
sont susceptibles d'entrainer au cours des prochaines
ann6es une vague de crises 6conomiques dans les pays
aux marches 6mergents", dit le rapport.
Une vague de "protectionnisme destructeur"
est alors possible. "Le temps est notre plus grande
menace. Plus il faudra de temps pour que s'amorce la
reprise, plus les int6rets strat6giques des Etats-Unis
sont susceptibles de subir de graves dommages".
Le rapport synth6tise les evaluations de
l'ensemble des 16 agences am6ricaines de
renseignement et il sert de point de reference en matiire
de s6curit6 pour les d6cideurs et le Congr&s.
Il note qu'une campagne de pressions des
Etats-Unis et de leurs allies a affaibli al Qaida au
Pakistan. Mais le groupe reste dangereux et continue
de comploter contre l'Occident.
L'autorit6 du Pakistan s'effrite dans certaines
parties de sa province de la Frontibre du Nord-Ouest,
note le rapport. II ajoute que les difficulties
6conomiques croissantes et les frustrations envers le
gouvemement ont radicalism la population dans tout le
pays.
Le rapport pointe l'Iran comme la principale
poudriere du Moyen-Orient. Convaincre Teh6ran de


renoncer a son programme nuclkaire soupqonn6 de
visees militaires sera difficile et n6cessitera des
pressions internationals combines a des incitations,
poursuit le rapport.


illustrer, nous citerons, de but en blanc, quelques
r6f6rences qui faisaient la renomm6e de la Capitale.
Au Bicentenaire" : le Th6itre de Verdure et le Parc
des Palmiste, Pigalle, le Casino International, les
Pavillons d'Italie et du Venezuela, et j'en passe. Au
centre-ville : La Belle Creole, La Maison Orientale,
Aux Cent Milles Articles, La Curaqao Trading, La
Firestone, Bata, Step-Over, etc. Souvenirs d'un temps
r6volu. Tous ceux qui l'ont connu ont d6jh regagn6 le
ciel ou l'enfer.
Permettez-moi de poursuivre ma douce
errance dans la vision plus radieuse et optimiste de ce
Port-au-Prince que je red6couvre.
A force de recherche, j'ai pu remonter a la
genbse de cette Renaissance dont je vous entretiens.
Elle avu lejourprogressivement. Cependant, elle s'est
pr6cis6e d'une manibre plus significative a partir de
2039, sous l'Administration Communale pr6sid6e par
le Maire F6licit6 St. Sauveur. J'ai su comprendre qu'en
preparation aux festivit6s devant marques le
tricentenaire de la fondation de la Capitale, le
dynamique Edile avait pris l'initiative de lancer le
d6marrage des travaux d'implantation du Plan
Directeur de la Ville de Port-au-Prince (PDVP).
Pr6cautionneux, il voulft le faire, dix ans avant la date
anniversaire du 26 novembre 2049. Ce plan l6abord
depuis d6ji une quinzaine d'anndes par un consortium
haitiano-chinois avait fait l'objet d'6tudes minutieuses
qui tiennent compte de tous les aspects devant 6tre pris
en consideration en vue d'un d6veloppement
harmonieux et m6thodique de l'aire m6tropolitaine.
L'inauguration du chantier donna lieu a de grandes
c6drmonies et a des festivit6s qui durbrent une semaine
et qui se d6roulbrent dans la liesse populaire. Ce projet
d'avant-garde qui rejoignait les raves du Pr6sident
Estim6 obtint l'adh6sion de tous les gouvemements
qui se succ6ddrent depuis lors, ainsi que de l'appui de
la population qui y participa pleinement.
C'est ce qui nous a valu la transformation
radicale et spectaculaire de la Capitale d'Haiti qui,
aujourd'hui n'a rien a envier aux autres Capitales de
la region. La Cit6 du Bicentenaire a &t6 complktement
r6nov6e et rebaptis6e : Cit6 du Tricentenaire. S'y sont
installs : les plus grandes chaines d'h6tels, de restau-
rants, de casinos du monde entier ainsi que le nouveau
Parlement haitien, a l'emplacement qu'occupait autre-
fois le Parc des Palmistes. La plus belle baie du monde
peut s'appr6cier maintenant, sans discontinuity, depuis
la zone de l'ancienne usine a sucre de la Hascojusqu'h
la pointe Lamentin. Ce qui procure a Port-au-Prince,
l'un des plus beau boulevard de la Caraibe, d'ofi on
peut apercevoir au loin les lumibres du complexe
touristique de l'ile de la GonAve d6nomm6
<< L'IGUANE > nouvellement inaugur6.
Ici s'acheve ma randonnde qui, peut-6tre, a
emballk d'autres esprits habits par l me envie de
voir le pays "s'engager" dans un rave identique au mien
qui, j'en sui persuade, pourrait devenir r6alit6 .Que
ceux- la qui le pensent possible s'emploient h le
realiser!

Port-au-Prince, Janvier 2009
Robert Paret
jmjrobertparet@gmail. cor
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Mercredi 18 F6vrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII NN 04

Salaire minimum,

peut-on faire

mieux ?
(... suite de la page 2)
Deux, puisqu'il s'agit d'un chiffre magique,
qu'il faut manager sinon on risque de mettre
d'dventuels investisseurs en fuite, eh bien on peut
toujours s'entendre sur ce chiffre, mais ne pas en rester
1l, voilh.
Le salaire ce n'est pas seulement l'argent,
c'est tout ce que paie cet argent. Et comme nous avons
vu plus haut, cette paie est vite absorb6e en loyer,
transport, nourriture, dcolage et soins de santW.
Eh bien, il y a deja des patrons qui, pour
obtenir un meilleur rendement de leur personnel, ont
ouvert une caf6t6ria sur les lieux memes de leur
entreprise. D'autres font venir un m6decin toutes les
deux semaines. Une autre manifestation de ce qu'on
appelle les mesures d'accompagnement. Cela devrait
concerner aussi le transport, les creches ou 6coles
maternelles. Etc.
C'est ce que aucunvote du parlement ne peut
obtenir et que l'on peut 6tablir seulement par le biais
de la convention collective car ce sont les parties
concernmes qui prennent elles-memes en charge leurs
problkmes, selon leurs moyens et les yeux dans les
yeux.
Les ouvriers de leur c6t6 peuvent s'engager
a n'entreprendre aucun mouvement qui puisse
handicaper la production tant que les engagements issus
de la convention sont respects.
Nous pensons done qu'il faut sortir du cadre
6troit et d6pass6 du salaire minimum vot6 par des
parlementaires qui ne sont pas les premiers int6ress6s
ni les plus informs sur la question, un gouvernement
toujours en retard sur l'Fv6nement, des ouvriers
arrachant une pitance que l'inflation et la monte
inexorable du coft de la vie leur enlkvent l'instant
d'aprbs et des patrons qui se croient toujours les plus
incompris de la terre. Bref, sortir du module calqu6
sur le proverbe haitien : unjour pour le chasseur, un
jour pour le gibier. Alors que depuis longtemps la
chasse est finie !

Milodie 103.3 FM, Port-au-Prince

















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CUIN VmIL I Page 13

En Amerique latine, l' rosion

des transferts de fonds se fait deja sentir


(TRANSFERTS... suite de la page 2)
selon les termes de Josette Sheeran, la directrice du
Programme alimentaire mondial (PAM), 1'6rosion des
transferts de fonds aggrave la crise alimentaire et la
misbre. En 2008, les Haitiens expatri6s ont envoy 1,4
milliard d'euros a leurs families, une somme
comparable au budget national et largement sup6rieure
a l'aide internationale.

RISQUES POUR LA PAIX SOCIALE
Selon plusieurs agences de transferts de
Miami, les remesas vers Cuba n'ont pas diminu6
malgr6 la crise. De nombreux Cubano-Amdricains se
sont serr6 la ceinture pour envoyer de l'argent a leurs
familles durement frapp6es par trois cyclones en 2008.
La majority des exilds de Miami espbre que le president
Barack Obama lvera rapidement les restrictions
limitant le montant des envois.
Au Mexique, les remesas, deuxibme source
de devises apres les exportations de p6trole, ont baiss6
de 3,57 % en 2008. Douze millions de Mexicains
resident aux Etats-Unis, dont la moiti6 sans papiers.
Beaucoup travaillent dans la construction et l'industrie,
oi le ch6mage a fortement progress. Selon l'expert


mexicain Jorge Bustamante, la contraction des
transferts pourrait affecter la paix sociale. Ce risque
existe dans d'autres pays d'Amdrique centrale, oi les
in6galit6s sont consid6rables. Il est aggrav6 par le
durcissement des mesures contre les migrants. En 2008,
28 000 Guat6malteques ont &t6 expuls6s des Etats-
Unis.
Pr6sent6es par Luis Moreno, le president de
la Banque interamdricaine de d6veloppement (BID),
comme "la face humaine de la mondialisation", les
familles transnationales sont durement touches par la
crise. La reduction du coft des transferts tres lev6 -
ne peut 6tre consid6rde comme un remade. Face a
l'augmentation de la pauvret6 et a la baisse des
remesas, la Commission 6conomique pour l'Amdrique
latine et les Caraibes (Cepal) prdconise "de nouveaux
instruments pour proteger les populations les plus
vulndrables". Mais il n'est pas sfr que les pays de la
region, confronts a une baisse de leurs exportations,
des investissements strangers et du tourisme, en aient
les moyens.
Jean-Michel Caroit
Article paru dans 1'ddition du 10.02.09


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Nouvelle Assistance Financiere a Haiti

de l'ordre de 36 millions de dollars


Le Conseil d'administration du FMI achbve
la quatribme revue de l'accord avec Haiti au titre de la
FRPC et approuve une augmentation de 36,6 millions
de dollars de l'assistance financibre ainsi qu'un
d6caissement de 35,8 millions de dollars
Le Conseil d'administration du Fonds
mon6taire international (FMI) a achev6 la quatribme
revue des r6sultats 6conomiques obtenus par Haiti dans
le cadre de l'accord appuy6 par la facility pour la
reduction de la pauvret6 et pour la croissance (FRPC),
et il a approuv6 une augmentation de l'aide financibre
d'un montant equivalent a 24,57 millions de DTS
(environ 36,6 millions de dollars EU) pour att6nuer
les effets n6gatifs d'une s6rie de cyclones survenus en
2008 et du ralentissement de l'activit6 mondiale.
L'achbvement de la revue permet a Haiti de recevoir
un d6caissement imm6diat d'un montant equivalent a
23,98 millions de DTS (environ 35,8 millions de dol-
lars EU), ce qui porte le total des d6caissements a 91,3
millions de DTS (environ 136,1 millions de dollars
EU). Le Conseil d'administration a aussi accord une
derogation pour le non-respect d'un critbre de
r6alisation quantitatif de septembre 2008, a savoir un
16ger cart du credit net de la banque centrale au secteur
public non financier par rapport au critbre fix6
L'accord FRPC triennal a &t6 approuv6 en
novembre 2006 pour un montant initial
de 73,71 millions de DTS (environ 109,9 millions de
dollars EU) (voir communique de presse 06/258). En
meme temps, le FMI et la Banque mondiale ont
d6termind qu'Haiti remplissait les conditions requises
pour b6ndficier d'un all6gement de dette au titre de
l'initiative renforc6e en faveur des pays pauvres trbs
endett6s (PPTE) (voir communique de presse 06/261).
Enjuin 2008, le Conseil d'administration a approuv6
la premiere augmentation de l'assistance financibre au
titre de l'accord FRPC, d'un montant equivalent a
16,38 millions de DTS (environ 24,4 millions de dol-
lars EU ; voir communique de presse 08/145) pour
aider Haiti a att6nuer les effets de la flambe des prix
internationaux des denrdes alimentaires et des
carburants.
A l'issue de la reunion du Conseil
d'administration, M. Kato, Directeur g6ndral adjoint
et President par interim, a fait la declaration suivante :
Il convient de f6liciter les autorit6s haitiennes
d'avoir pr6serv6 la stability macro6conomique et
progress dans l'application des r6formes structurelles
en 2008, en d6pit des graves chocs qu'a subis
1'6conomie. La monte des prix de l'alimentation et
des carburants et les troubles politiques qui ont suivi
ont fortement entrav F'action de l'Etat, tandis qu'une
succession de cyclones et de temp6tes tropicales ont


caus6 des pertes dconomiques sans pr6c6dent.
Les autorit6s restent r6solument d6termindes
a mettre en ceuvre leur programme 6conomique, lequel
vise a concilier le maintien de la stability
macro6conomique et la promotion du d6veloppement
6conomique et social. Etant donn6 les consid6rables
besoins de d6penses li6s a la reconstruction de
l'infrastructure et aux priorit6s de reduction de la
pauvret6, un nouvel effort de mobilisation des recettes
int6rieures est n6cessaire. Cependant, le soutien de la
communaut6 internationale sera determinant, et il
convient d'encourager les autorit6s a continuer de
travailler en 6troite collaboration avec les donateurs
pour mobiliser une aide suppl6mentaire.
Pour autant que les derniers d6clencheurs du
passage au point d'achbvement de l'initiative PPTE
soient mis en ceuvre en temps voulu, Haiti devrait
obtenir un all6gement de la dette au titre de l'initiative
PPTE et de l'IADM d'ici la mi-2009. Pour preserver
la viability de la dette, les autorit6s devront faire preuve
de prudence en ce qui concerne les nouveaux emprunts
et mener une politique 6conomique qui encourage la
croissance et la diversification des exportations.
Haiti continuera de faire face a des
difficulties. La situation politique et sociale demeure
fragile, les effets des chocs climatiques sont persistants,
et le ralentissement de l'6conomie mondiale devrait
peser sur les envois de fonds de l'6tranger et les ex-
portations. Les r6sultats impressionnants et la ferme
volont6 des autorit6s d'ex6cuter le programme con-
stituent des arguments de poids pour que le FMI et la
communaut6 internationale accordent leur appui.
L'octroi en temps voulu d'une aide adequate sera
cruciale pour preserver les gains durement acquis ces
dernires anndes, appliquer la strat6gie de reduction
de la pauvret6 et stimuler la croissance 6conomique.
La FRPC est le guichet concessionnel du FMI
pour les pays a faible revenu. Les programmes soutenus
par cette facility s'appuient sur une strat6gie de
reduction de la pauvret6 formulke par le pays
b6ndficiaire. Cette strat6gie, qui est adopt6e au terme
d'un processus de consultation auquel participent la
soci&te civile et les partenaires au ddveloppement, est
6nonc6e dans le Document de strat6gie pour la
reduction de la pauvret 6 tabli par le pays. Le but est
de faire en sorte que les programmes appuyds par la
FRPC soient conformes a un cadre global de politiques
macro6conomiques, structurelles et sociales visant a
stimuler la croissance et h r6duire la pauvret6. Les pr6ts
accords au titre de la FRPC sont assortis d'un taux
d'int6ret annuel de 0,5 % et sont remboursables sur
dix ans, avec un diff6rd d'amortissement de cinq ans
et demi pour le principal.


Chaque matin, captez

Melodie Matin

sur 103.3FM








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. NI APG F A H I U

S rAMAL I I *X DG YFRN' 44Z RD
A M A R i g;,,; E ,, X

Aena- Amonie A ea AF n yien Cafe Conseil- Couillage
Cribche CAki E 7rliuiE pon Iploralim n Ifa1 ideP
Ingraitude Juge K wI Kotatre langue Leoane
Malina Mama-a Mrarteu Mes-e -Ophli
Orph in- Rant Shada Scrs T n a- T o Y
L Za1dolit |


Allez de MORDUE a FEULES, en utilisant des mots du du vocabu-
laire franqais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


HORIZONTAL
1. A un nouveau premier-ministre -
2. Pilote 3. Drame lyrique, au Japon -
Onomatop6e 4. Muniras d'une fermeture
a eclair 5. Colere Conjonction -
6. Potage 7. Recueil de pensAes Etain -
8, Diminu6s.

VERTICAL
1. Partie semi-autonome de la Tanzanie -
2. Ebumnen 3, Note Jugeat -
4. Barium 5. Etouffee- 6. Berylium -


7. Capitale de la province chinoise de Hubei Oui -
8. Pertes de terres cultivables,


*


Mercredi 18 FHvrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 04

Solutions de la
semaine passed:


R E N A L E


P E T A L E
PE GAS E


fl


f"j


00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M6lodie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiBre Raphael


e, 4atked6 A4eit ec Wac&e /I


En Bref...


(.. suite de la page 2)


Jean-Bertrand Aristide souligne aussi la creation au Congrbs de Washington d'une
commission devant enqueter sur le "coup d'6tat" du 29 f6vrier 2004 qui l'a renvers6 du
pouvoir.
Enfin, l'ex-pr6sident invite ses partisans a continuer "pacifiquement la lutte pour la
d6mocratie".

Un casque bleu argentin meurt dans un accident de voiture A Haiti
BUENOS AIRES, 16 f6vrier (Xinhua) L'6tat-major argentin a confirm dimanche
qu'un casque bleu de 29 ans 6tait mort dans un accident de voiture a Haiti.
L'Etat-major a rdv616 que le premier sergent Rodolfo Agustin Lopez, qui aurait eu 29 ans
le 20 f6vrier, 6tait mort dans un accident de voiture alors qu'il effectuait des manoeuvres
militaires samedi avec 11 autres soldats dans la ville de Gonaives, au nord d'Haiti.
Les manoeuvres faisaient partie d'un exercice de routine des forces de maintien de la paix
de 1'ONU a Haiti. Le v6hicule a bord duquel ils se trouvaient s'est renvers6, causant
diff6rentes blessures aux passagers et entrainant la mort du sergent Lopez.
Le sergent Lopez 6tait marid et pbre d'un b6b6 de six mois.

La Justice dominicaine condamne A 10 ans de prison le meurtrier d'un
commercant haitien
Environ 8 mois aprbs l'assassinat en R6publique Dominicaine du commerant haitien, un
tribunal d'Azua ajug6 et condamnd pour homicide volontaire, le chauffeur dominicain
Osiris Mendez Sanchez, Ag6 de 33 ans.
Le verdict inclut une peine de 10 ans de prison et le versement d'un million de pesos en
faveur de la plaignante, Maria Carmela Robillar Flores, spouse et repr6sentante de Angely
M6sadieu Flores, fille mineure du d6funt.
Diff6rentes personnalit6s avaient pris part a ce proces ouvert le 17 d6cembre 2008, dans la
ville d'Azua, lieu du crime.
Le vice-pr6sident de la Commission Nationale dominicaine des Droits humains, l'avocat
Juan Cespedes et la pr6sidente r6gionale de cette institution, Me Milva Joselin Melo,
constituaient la partie civile. Les deux avocats avaient tire argument des articles 295 et
304 du Code P6nal dominicain pour r6clamer << une peine de 20 ans de r6clusion majeure
contre Osiris Mendez Sanchez > et le paiement << d'une indemnisation de 5 millions de
pesos comme juste reparation aux dommages provoqus >>.
L'Etat haitien s'6tait fait repr6senter par le consul d'Haiti a Barahona, Jean-Claude
Eth6art.
En outre, plusieurs organisations nationales et internationales de droits humains 6tablies en
Republique Dominicaine avaient envoy leurs d6lgu6s a cette audience dont l'issue
constitue une premiere, de l'avis d'hommes de loi dominicains dont Me Pedro Cuevas,
impliqu6 trbs t6t dans le suivi du dossier.
Pour Me Joselin Melo, la sentence du tribunal d'Azua restitue la confiance de la
communaut6 haitienne en R6publique Dominicaine et affaiblit l'id6e de manque de
defense des droits des migrants attache a ce pays. Les deux avocats Cespedes et Melo ont
par ailleurs, qualifi6 d'opportune, l'intervention des autorit6s haitiennes qui a contribud,
disent-ils, << garantir l'6quilibre et la transparence du proces tout en relevant le niveau de
confiance des t6moins >>.


Nouvelle crispation politique en

Haiti, sur fond de crise humanitaire


(... suite de la page 7)
justifi6 l'exclusion des candidats de la
Famille Lavalas par le fait que deux listes
concurrentes avaient &t6 d6pos6es en son
nom. Le R6seau national de defense des
droits humains (RNDDH) a appel6 le
Conseil electoral a exclure "les individus
inculpis de crimes graves ou dinoncis par
la clameur publique pour eviter de
transformer le Sinat en un repaire de
bandits". Cette organisation a dress une
liste de neuf candidats appartenant a
diffirents partis et impliqu6s dans des


affaires de drogue, des crimes et des
malversations. Le seul qui n'a pas &t exclu
est un candidat du parti pr6sidentiel L'Espoir,
Moise Jean-Charles.
Envisite a Port-au-Prince le 7 f6vrier,
le ministre franqais de l'agriculture Michel
Barnier a souhait6 que tous les candidats soient
respectss et respectables", ajoutant que
"toutes les sensibilitis doivent pouvoir
s'exprimer".
Jean-Michel Caroit
Article paru dans l 'dition du
14.02.09


SCRABBLE
Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

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Solutions de la semaine passee
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Mercredi 18 Fdvrier 2009 I
H-ai'ti en Marche Vol XXIII N 04 I


JAKSONNVIL-FLORID

EMILE CELESTIN-MEGIE

TOUJOU LA...

KINALAGACH
W? q


Emile C. MIgie (Togiram)


Jounen jodi Lendi 16 Fevriye, Togiram
genyen ekzakteman 86 ane 3mwa 30 jou Sante-a
anf6m. Lesprikrey6l-latoujou anbandezon. Pou zanmi
ki pa ni we, ni tande Togiram, li la. L'ap viv Jackson-
ville ak pitit fi-1. Ak madanm ni. Sante li anf6m sof li
pedi toulede zye li. Pwodiksyon liter li pa kanpe. Si
li pa ka ni li, ni ekri, li pale nan radyo < International nan Jacksonville 1530 AM
(www.WYMMradio.com) chak dimanch. Li anrejistre
kek b1l pwodiksyon liter sou kas&t pou devlopman
lanng krey6l-la. Pwodiksyon sa yo se oun estil
AREYITO (ki se youn f6m epistolk, ritme e rime pou
salouwe, remesye tout mounn ki ede-l, sip6te-1 nan
lavi-a. Li rele seri powem sa yo: Paw6l Mayetof6n
Oun Aveg Oktojen. N'ap pote yo pou nou nan ane
2009-la. Pou koumanse, an nou li 2 16t kalite powem
Togiram pwodui nan mwa fevriye-a.


AKOKO

Kan oun mounn vini isit lan peyi Etazini
Plizye mounn ki dey6 ki poko janm vini
Konprann peyi isit se tankou paradi
Ayayay mezanmi! sa-a tr6 fasil pou di.

LU ou fe sakrifis ou voye kek dola,
Mounn ou voye-1 bay la,
Mounn ki resevwa-1 la
Pa w li nesese pou 1' voye di: mesi

Angiz pou 1' bay jes-la oun ti kras enp6tans
Li pito deklare se selman youn pitans
Ou espedye ba li apre oun paket tan
Malgre se lan lajan w-ape benyen tout tan.

Podyab! tout tan limenm li pajwenn reyisit
Lan gwo demach 1' ap fe pou 1' vin isit
L' ape toujou konprann se ate, nenp6tjan
Noumenm, bb isit la, nou ranmase lajan.

Li pa p'janm ka konprann ki paket sakrifis
Tout mounn k' ape travay anba kapitalis
Oblije fe chakjou, san preske repoze
Pou yo kapab sanble avek mounn ki eze

Nan peyi Etazini, se mounn k' ap fe bilyon
Ki, sou planch lenjistis, toujou ap poze pyon
Pou gran mas pep-la yo toujou ap peye bil
Kit y' ape viv laplenn, kit y' ape viv lavil.

Ou te m&t we oun mounn abite gwo chato
Ou te m&t w1 tout tan 1' ap kouri b1l oto
Pinga prese konprann, ii kab fe-e-defR
Tankou si reyelman li se propriyet.

Labank san w'pa atann kapab bay kou siprann
Epitou li kapab reprann sa li te vann
Li kapab prete-w k6b pou kab achte ank6
Konsa 1' ape rete toujou, youn Ak6k6

Togiram
Jacksonville 7fevriye 2009


Ti Gout pa Ti Gout ak Jan Mapou


BOTE WODPOTE
(Vizyon somey)

VySj Ninon nayivman dezabiye-1 devan-m,
Li wete w6b sou li, li rete toutouni,
Li rete toutouni tankou manman-1 te fe-1
Ak tout inosans li san okennjenizman.
Mwen wete-1 sou nat li, mwen pote-1 nan chanm mwen,
San okenn ti pwoblem li kouche sou divan-m,
San kache okenn pati nan nidite-1 devan-m,
Epi, malgre sa m'di, epi malgre sa m'fe,
Li toujou konseve tout senplisite li
Ak tout inosans li, tout vijinite li.

Nan vi-m, mwen pajanm we youn k6 fi pw6p konsa,
Youn k6 ki santi bon tankou k6 vyyj Ninon,
B61 neges san parey ki pa janmen di-m non.
Pa gen okenn paw61 ki kapab di ki w6l
VySj Ninon fe mwenjwe maten sila-a nan k6-1.

Togiram
Jacksonville 30janvye 2009



PWOJEREZOLIVANKREYOLSe ak anpil
rekonesans nouplezire enf6me nou, vantsiyati woman
Beb golgota Pierre Michel Chery-a ansanm ak rekey
resi Aganmafwezay Manno Ejen-nan te dewoule
jou dimanch 8janvye 2009 la, k6m previ, nan Chris-
tina-a. Nan okazyon-an youn diskisyon enf6mdl te
tanmen sou lide youn pwoje rezo lekte liv nan lanng
ayisyen-an. Nou ape etidye kounye a posiblite yon
pwochen reyinyon pou sa mete che sou k6mante ki te
fet epi manbre lide ki te soti nan rankont sa a. Yon
fason poujete baz yon tetansanm pou wd kouman nou
kapab ogmante lektora lang nasyonal-nou an. Nou
tou pwofite enf6me mofn ki pa te prezan yo, epi ki ta
renmen posede yonn egzanplk Aganmafwezay oubyen
yon Bebe golgota, yo kapab kanmenm kbmande swa
nan telef6n: 514-855-6018 oubyen sou enten&t:
mannoejen@yahoo.ca.
Pou youn kreyo-lizay, Manno EjenManm
Sosyete
Koukouymannoejen@yahoo. ca
eugenemmanuel@live. ca
1475 Grenet, # 6001. Montrial, Qc.
Cananda. H4L 5J2 Tdl.: 514-855-6018



MANNO EUGENE: YOUN

MAYESTWO

LANNG KREYOL- LA

LU ou louvri liv Aganmafwezay Manno Ejen
nan, ou kite zye ou ak lespri ou penetre nan kouran
lekti-a, apre youn seten tan, ou gen lenpresyon wotW
ekriti-a, chwa mo yo, laviwonn fraz yo, yo kreye tankou
youn senfoni paw61 ki ap dewoule devan zye ou, nan
ekout ou, andedan ou, si telman ot&-a reyisi fo ou antre
nan youn 16t lespas kote laplezire lekti-a rankontre
menm kontantmanyoun meloman resanti 1 li ap koute
mizik. Nan patisyon Manno Ejen nan, se k6msi mo yo
rive derape poukont yo, ap suiv bag&t mayestro-a ki
ap plase yo yoin apre 16t nan paj liv-la. Youn mo rale
youn 16t mennen vini, mete li ate, f li blayi ak tout l1t
li nan ekriti-a, fe li kouche sou paj-la, laye ko-li, pran
zez-li, chanje siyifikasyon-li, envante 16t mo ki sanble
avek li, ki vie di menm bagay avek li, lan menm fanmi
avek li, tankou 1l youn djazmann rantre nanyoun mizik
1' ap enprovize, voye son anlk pou chame antandman
youn piblik. Se rantre pou pa rantre nan nannan liv
Manno Ejen nan pou pa resanti plezire sa-a. Anplis,
16t fenomen ou remake vit-e-prese, se left mizik paw61
sa-a, patisyon mo yo, aranjman mizikal lapawoli-a, se
sou youn fon tematik kote peyi Ayiti kanpe fre tankou
zezwa, yo ap deplotonnen k6 yo ak tout aspen kilti yo,
ak lanati peyi-a, kote lakansy1l konn pentire syO1, kote
zwezo konn bat zM1 pou bat bravo pou solky, fe reyon
reyonnenjouk yo al benyen lanjelis nan apremidi. Tout
pwoblem peyi-a la, nan senfoni lapawoli-a, toutjwisans
kiltir1l yo tou, tout mal li. Kanta pou lanm6 menm, li
gen youn plas-de-chwa nan blayisman tematik la.
Ban mwen fe nou tande younbout nan senfoni-
a, kote tem lanmb-a ap vanse alenfini kbmsi, tankou
mwen sot di li talk-a, youn mo rale youn 16t mete ate,
pou tsks la rapousuiv bote li:
< kontre lanm6 pasi pala. Lanve landwat, lanm6 ap
drivaye. B6s nan do, b6s sou kote lanm6 ape simaye.
Lanm6 dwateg6ch. Lanm6 degrenng6ch. Lanm6
ladouskivyen, byennere dy6l dore. Lanm6 fydlbef
dilere machwe gonfle. Lanm6 mounpayis. Lanm6
kaponnay. Lanmo sispek. Lanmo mode souffle. Lanmo


Page 15


van Mennen. Lanmo kousiprann, kan ou pran ou
konnen. Lanmo b lot ki jwe ak revel, san reve ak
konpaydl, san konpaydl. Lanm6 egzekite sou komann.
Livrezon an pyes detache, moute adomisil [...] M6
bon debara, dekwoke madanm. M6 red depi opa,
aliyen devan simity&, pou bay dekourajman. M6 vivan.
M6 anbilan. M6 natirdl. M6 sinatirdl. M6 sentetik. M6
politik. M6 Lebren. M6pyon. Motora. M6 twafwa m6.
M6!!! (pp. 46,52).
Ou ta di ot&-a annik rale mo "M6"- a nan tiwa
imajinasyon li, mete li sou paj la, epi gen youn
deklannchman ki al cheche menm mo-a nan menm chan
imajinasyon-an epi lage yo an seri nan fraz yo. Sa
telman vre, mo yo konn rale vini mo ki gen menm
konsonans avek yo, mete yo akote yo, pou fe mizik
fraz-la kontinye. Egzanp: M6 (Ki vie di moin mouri,
Lanm6 limenm, kadav, zonbi), vin ranje menm mo
"M6" a nan finisman youn fraz, menm mo "M6" a ki
gen menm rezonans, men ki pa vie di menm bagay.
Egzanp : M6pyon, MAtora, M6 red depi opa. Sa ki pi
b61 la seke mizik la sitelman byen sonnen nan z6rey
lekte-a, li pa menm reyalize transfer sans yo, paske, sa
ki enterese li vremanvre, se rezonans mizik fraztik la.
Pou chef 6kUs-la ranje mizik-la sou twalfon peyi
Ayiti, li sevi ak memwa li, souvnans li, remonte nan
wout lespas pou li al bouske souvni. An n' koute:
[...] Franchi pap6t memwa se plonje
tchouboum, ale jouk nan fenfon noumenm avek yon
bann koze petpet. Yon divida mo, paw6l boutanbout,
ki ape devide. Kavalye polka ki ape fe lawout ave
nou, tankou repw6ch silabe ki ape raple nou kouman
nou pedmemwa. (p.46)
Se nan flannen nan lepase sa-a, otW rale youn
deskripsyon vil Senmak mete ate:
Kay-yo pyese, rapyese, wouye, kolboso.
Defalke. Kay an bwa, kay an tol, kay boule, kay an
mi, te fe yon sel. Yon gwo bidonvil, san pye, san tit,
ale sou de ran, ape sikile, tankou yon gwo mache sydl
ouve epapiye. Avek lamize-li, pousye-li, devan deye
k'ape rapousuiv. (p.46)
Memwa ote-a depase ep6k pa li, al fouye nan
fenfon listwa, pou vin ajoute n6t mizikal istorik nan
patisyon zev-la:
Epi, se konsa Lapinta, Lalina, Lasanta Marya,
te rive nan Lamerik. Nan non Izabdl, tre katolik, renn
Lespay, Krist6fKolon te debake nan nouvomonn. Men
kwa manman w! Men kwa papa w! Enpi, yo woule,
mawouke lanm6 nan chan koton, yo epise lanm6 sou
plizyd bitasyon, dore lanm6 byen dore ak 16 masif
voye-l kom echantiyon bay Lametwp6l (p.56)
Manno Ejen se youn ekspe nan chanje sans mo
yo nan mitan ou fraz san fil lekti-a pa kase. Li anplwaye
teknik sa-a nan ekstre nou sot site piwo-a. Nou tout
konnen Krist6f Kolon te debake ak youn kwa nan men
li. Eben, olye ot&-a mete sa nan mizik li-a, li di-1 youn
jan ki pi bl. Li antre nan nannan kilti ayisyen an pou
li chante: Men kwa manman w, men kwa papa w! Sa
ki vie di, li chanje sans senbolik kenbe kwa-a ki ta vie
prezante Kolon tankou youn sove devan Endyen yo,
pou li fe nou konnen, okontre, senbolik kwa-a te vie
di malere yo: men jou devenn nou rive, men jou
esteminasyon nou ki ap k6manse.
Ote-a antre nan fenfon kilti pep ayisyen an tou,
pou li bati resi ki trete kek keksyon kiltir61 esansyl.
NouvO1 ki rele De ti tou pou deklete la lin nan, gen
oun mizikalite ki dous kou siwo. Se devlopman k6 youn
jenn ti fanm nan transf6masyon ki ape bwote li nan
lavni, jouk san reg li benyen kabann li. Se nan menm
ep6k la li tonbe sou pouvwa jakopyev&t youn b1l ti
gason yo rele Mario. LU manman li, youn
revandezakredi, dekouvri lanmourez la, li pran kle
wanga li, pou klete manmzO1, fe dezi nan k6 li dispar&t.
Sa manman an pa te konnen, seke Mario se Marasa,
eli gen savwafe pou deft maldy6k tout koulk ki te
mare nan ren ti dam nan. Sen kote Mario ap deft
wanga-a, deklete lalin nan, se yonn nan pi b1l nan
patisyon mizikal Manno Ejen nan.
Youn 16t atou ote-a gen nan djakout li pou
ranf6se belte mizikal li-a, se aliterasyon li kreye nan
seten fraz. K&k egzanp:
Langfilalang apefilange mansydl-mwen (p.20)
Mizikasyon douvanjou ape wounou wounou tou
dousman (p.24)
Yon bann ti wonn, an laviwonndede, tou won
sou pwent tete mwen (p.31)
Anfet, youn aliterasyon: se youn pyanotaj
lapawoli kote prefiks ak sifiks ki gen menm son,
6ganize youn woulman prononsyasyon ki mete
mizikasyon nan youn teks.
Pou n'fini, nou rek6mande lektW nou yo pou yo
achte liv Aganmafwezay Manno Ejen nan, pou yo al
t6t6t li ankachet lakay yo, sou kabann yo, pou yo jwi,
tande mizik mo yo, ri, kriye, epitou, apre, pou yo
rek6mande ouvraj la bay zanmi yo: b6l ouvraj sa-a ki
soti nan founo "Pr6s nasyonal D Ayiti", akote 16t liv
an krey6l ki te part nan rantre liter 2009 la, sou
patronaj Wilhems Edouard.


Josaphat-Robert Large, fivriye 2009


...... ............ ... . .... .. . Illi-nIN


I








Page 16 1T -

Le film MINUIT selectionne au 27e

Rendez-vous du Cinema Quebecois
Fondation Fabienne Colas un vrai conte de f6e? >>.
Sur une note plus 6motionnelle,
21 f6vrier 09 : 20 h 30 au elle rajoute < Aujourd'hui, je sens
Centre SEGAL vraiment que je fais partie de l'industrie
25 f6vrier 09 : 21 h 45 au du Cinema Qu6b6cois, un cinema que
Cinema ONF j'aime et qui finira, tres rapidement je
www.rvcq.com l'esp&re, par refl6ter la r6alitW
Montreal, le 11 f6vrier 2009 d6mographique du Qu6bec eny incluant
Pour la premiere fois, un long-m6trage des acteurs de toutes les couleurs, de
de fiction 100% ind6pendant, fait avec toutes les origines et surtout avec des
S accents divers parce que
c'est qa le Qu6bec
d'aujourd'hui et de demain.
Je felicite Les Rendez-vous
jd'avoir ose montrer autres
choses qui se passent A
Montreal 6galement cette
l l annee >>.


La comedienne et rdalisatrice Fabienne Colas


une 6quipe majoritairement haitienne et
tourn6 Montreal, sera projet6 lors des
27e Rendez-vous du Cinema Qu6b6cois,
le plus grand festival d6did au Cinema
Qu6dbcois.
MINUIT est le premier film de
la comedienne Fabienne Colas qui se
r6jouit et se dit honorde de participer au
Rendez-vous du Cinema Qu6b6cois
pour une toute premiere fois. << Ce film
a 6td fait dans des conditions
extr6mement difficiles et en dehors des
structures de la SODEC et de
TELEFILM. Je l'ai fait sans pr6tention
et surtout sans anticiper un tel parcours.
Aujourd'hui il participe A ce
festival aux c6t6s de grands r6alisateurs
que j'ai toujours admires comme LMa
Pool, Charles Binam6, Erik Canuel,
Denis Cote et tant d'autres, n'est-ce pas


MINUIT, qui a
ouvert officiellement le
Festival International du
Film Haitien de Montreal
en septembre dernier
(prdsenth hors competition)
et qui a requ une mention
d'honneur sp6ciale dujury,
est r6alis6 par Fabienne
Colas sur un scenario de
Sophia D6sir et traite d'une
histoire de Vaudou en plein
cceur de Montreal. Ce film
de 100 minutes, enfrancais
et creole (sous-titr6 en
francais), met en vedette
Fabienne Colas, Ralph
Prophdte, Yanick Dutelly,
Sophia D6sir, Natacha
Noel et Rony Bastien. Il est
produit par Emile
Castonguay et Fabienne
Colas de Zaza Production.


En plus des 2
presentations de son film,
Fabienne Colas fera partie d'un
panel de discussion organism par le
festival sur le thbme < Un 6cran trop
blanc pour un Qu6bec m6tiss6 >> le
samedi 21 f6vrier A 17h A la
Cindmatheque Qu6b6coise aux
c6t6s de divers pandlistes, dont
Didier Lucien.
Soulignons aussi la
presentation du Film SONJE, du
r6alisateur Martiniquais Emmanuel
Jean-Baptiste, 6galement un film
100% ind6pendant tourn6 A
Montreal qui sera pr6sent6 le 23
f6vrier A 21h45 A 'ONF.
Sources : Zaza Production
et Fondation Fabienne Colas


Ha__ti eMaMercredi 18 Fvrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 04


"Marina" en Haiti


a la grande joie


de milliers de fan


CAM. Digicel
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Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartini re (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
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Miami, Florida 33150
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New York (914 358-7559) Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email: melodiefm@hotmail.com
haiti-en-marche@hughes.net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896

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derniere sur nos dcrans a dtt invite pour des spectacles de varidtts
a Port-au-Prince oi I 'actrice mexicaine Sandra Echeverria
a dtt reque par des supporteurs dkchainds. (photo Thony BRlizaire)


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Haïti en Marche, édition du 18 au 24 Février 2009 • Vol XXIII • Nº 04 (A LIRE / p. 5) Le carnaval de Jacmel a attiré le dimanche 15 février des milliers de compatriotes dans le chef-lieu du Sud-Est (photo Thony Bé lizaire) Jean-Claude Duvalier vit en France depuis 1986 Port-auPrince, le 15 février 2009 –(AHP)Le ministre de la Culture et de la communication, Olsen Jean Julien, a assuré vendredi (13 février) que des dispositions ont été adoptées en vue d’avoir un carnaval intéressant dans le pays, en dépit, at-il dit, du contexte économique difficile auquel Haïti fait face. Selon M. Jean Julien, il n’y pas de sponsors officiels du côté du secteur privé cette année, ce qui pose de sérieux problèmes dans la collecte de fonds pour l’organisation des festivités carnavalesques. Le carnaval fait partie du patrimoine culturel du pays, voilà pourquoi nous sommes obligés d’adopter des mesures pouvant permettre de contourner ce problème etCarnaval dans l’austérité, mais vive le Carnaval!(CARNAVAL / p. 3) Les quelque 7,6 millions de francs suisses (5 millions d’euros) appartenant à l’ex-dictateur haïtien en exil Jean-Claude Duvalier, dit “Bébé Doc”, seront remis à Haïti: les détenteurs des comptes n’ont pu démontrer que ces avoirs n’étaient pas d’origine délictueuse, a annoncé jeudi l’Office fédéral suisse de la justice (OFJ). La décision peut encore faire l’objet d’un recours. Les comptes en Suisse de Jean-Claude Duvalier, 58 ans, avaientLes millions suisses de “Baby Doc” remis à Haïti(BEBE DOC / p. 3) L’ex-président Aristide impliqué de plus en plus directement dans l’actualité politique en HaïtiPOLITIQUECEP-Lavalas ou une semaine des dupesPORT-AU-PRINCE, 14 Février – Une semaine des dupes. En fin de parcours, personne pourrait n’obtenir gain de cause. Ni le Conseil électoral provisoire forcé de revoir sa copie et de reconsidérer le cas de Fanmi Lavalas après avoir clamé toute la semaine que la question était entendue et que sa décision était sans appel. En effet, vendredi, le CEP annulait la conférence de presse où il devait communiquer la liste définitive des candidats devant participer aux sénatoriales partielles du 19 avril prochain, annonçant plutôt qu’il accordait un délai de 72 heures pour lui présenter « une liste de candidats … avec la signature du représentant dûment mandaté de ladite Organisation. » Ni les deux branches de Fanmi Lavalas en conflit public et (voir CONFLIT / 4)Attention à ne pas soulever un sentiment de persécution !Salaire minimum, peut-on faire mieux ?PORT-AU-PRINCE, 13 Février – Le vote par les députés pour une augmentation du salaire minimum ouvrier semble jeter un vent de panique dans le monde de l’industrie d’assemblage, la plus créatrice d’emplois dans le milieu des affaires. Aussi bien au parc industriel de Port-au-Prince que dans la zone franche de Ouanaminthe, à la frontière avec la République dominicaine voisine, les patrons s’interrogent non sur les 200 gourdes elles-mêmes auxquelles les députés ont porté le salaire minimum qui était de 70 gourdes jusqu’ici et depuis 2003, mais sur l’effet que le changement peut avoir sur de futurs investisseurs. Le salaire minimum est l’un des avantages comparatifs d’Haïti dans la compétition avec les autres pays, et pour commencer nos voisins de la Caraïbe. Nous n’avons pas entendu tellement de plaintes concernant les 200 gourdes elles-mêmes (notons que lors d’une récente intervention des responsables du ministère des Affaires sociales devant la Chambre des députés, le gouvernement quant à lui avait avancé le chiffre de 150 gourdes, soit donc un peu plus du double du montant actuel), sauf qu’il faut rappeler que ce dernier n’a pas changé depuis 2003 alors que les conditions étaient que le salaire minimum serait constamment indexé au coût de la vie. Or on sait aujourd’hui, et (SALAIRE MINIMUM / p. 2)

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Page 2 Mercredi 18 Février 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 04 (EN BREF / p. 18) EN BREF ... EN PLUS ...officiellement depuis les émeutes d’avril 2008, que celui-ci n’avait jamais été aussi élevé. Les 70 gourdes par jour doivent payer essentiellement le loyer, le transport, la nourriture, l’écolage des enfants et les soins de santé. Ce qui fait le plus peur aux industriels de l’assemblage c’est un tout petit calcul mathématique : comment expliquer une augmentation du salaire de 300 pour cent d’un seul coup ? L’investisseur, selon eux, n’a pas les mêmes bases de calcul, ne connaît rien à notre situation et à nos problèmes spécifiques. Et il peut prendre peur rien qu’à cette idée. D’autre part, Haïti n’a pas tant d’autres avantages comparatifs à côté du salaire minimum le plus bas. Nous n’avons pas d’énergie électrique, nous n’avons pas de routes, nous avons le port le plus cher de toute la Caraïbe, bref presque rien en termes d’infrastructure. Comparé à nos voisins dominicains, par exemple. Le seul autre avantage c’est la proximité avec le marché nord américain. Mais bien sûr nous ne sommes pas les seuls. Est-ce que les députés (et bientôt également les sénateurs) voteraient sans prendre aucunement en considération ces données essentielles ? Est-ce que le gouvernement néglige trop ce dossier ? Est-ce que le secteur privé lui aussi avait fait son travail ? A la veille par le Sénat de voter également sur l’augmentation du salaire minimum (car ce n’est pas l’augmentation elle-même qui est contestée – elle n’est pas contestable d’ailleurs mais le calcul final afin que celui-ci n’aliène pas les chances futures de création d’emplois), eh bien il n’est pas trop tard pour créer un véritable débat autour de la question et avec tous les principaux acteurs : le patronat et les ouvriers, le gouvernement et le parlement, et aussi la société civile, les jeunes, les femmes qui constituent la plus grande partie de cette main d’œuvre et qui portent aussi le poids des dépenses familiales. Etc. Objectif : déterminer un chiffre qui pour l’ouvrier lui permet de satisfaire serait-ce un petit peu plus ses besoins essentiels (car nous en connaissons très peu aujourd’hui qui peuvent satisfaire tous leurs besoins) mais un chiffre qui en même temps ne soit pas susceptible de faire fuir un éventuel entrepreneur. En quelque sorte un chiffre magique ! Or on peut s’entendre autour d’un chiffre magique, ce n’est pas tellement difficile. Mais l’essentiel est que cela ne peut pas s’arrêter là. Ainsi lorsqu’en 2003 le salaire minimum a été fixé à 70 gourdes par jour, il était question qu’il serait régulièrement révisé par rapport au coût de la vie. Nenni. On n’en a plus reparlé depuis. Cela fait donc 6 années que le salaire minimum est bloqué à 70 gourdes. Qui peut vivre aujourd’hui avec 70 gourdes, c’est-à-dire moins de 2 dollars américains par jour (ou 80 gourdes haïtiennes) qui est le chiffre le plus bas fixé par les organisations internationales en matière de ce qu’on nomme audessous du seuil de pauvreté ? Donc un autre élément important dans le débat : le respect des engagements. Pour cela, plus et mieux que le vote des parlementaires, ce qu’il convient de mettre au point, c’est une convention collective. Puisqu’on demande à chacun d’y mettre du sien, et que chacun peut facilement en convenir étant donné la situation spéciale où nous nous trouvons aujourd’hui, c’est la méthode de la convention collective qui nous paraît la plus appropriée où chacun (patrons et ouvriers pour commencer) peut défendre sa position en toute liberté, puis s’entendre sur une position commune et médiane qui satisfasse tout le monde au moins pour le moment, mais avec l’assurance de respecter ses engagements dans le futur, l’Etat et la société civile jouant plutôt un rôle de témoin et éventuellement de juge en cas de contestation d’un côté ou de l’autre. Et d’un.Salaire minimum, peut-on faire mieux ?(... suite de la 1ère page)En Amérique latine, l’érosion des transferts de fonds se fait déjà sentir(SALAIRE MINIMUM / p. 13) Les professionnels de la construction, un des secteurs les plus dynamiques de l’économie dominicaine, sont inquiets. Les nombreux appartements mis en chantier dans la capitale ont de plus en plus de mal à trouver preneur. “Les Dominicains vivant aux Etats-Unis sont plus frileux” , constate un vendeur à Juan Dolio, à l’est de SaintDomingue, où les immeubles en construction se succèdent au bord de la mer des Caraïbes. Comme tous les pays de la région, la République dominicaine souffre d’une décélération des “remesas”, ces sommes d’argent envoyées par les émigrés, l’une des premières sources de devises et le principal amortisseur de la pauvreté. “Les remesas ont commencé à diminuer à partir d’août 2008 et la réduction risque d’être drastique au cours des prochains mois” , craint Freddy Ortiz, le président de l’Association dominicaine des entreprises de transfert de fonds. L’essentiel des transferts vient des Etats-Unis (80 %) et d’Espagne (15 %), deux des pays les plus touchés par la montée du chômage. Plusieurs agences de transfert installées à New York ont même constaté un phénomène de rapatriement de fonds : pour survivre aux Etats-Unis, des émigrés commencent à puiser dans leurs économies placées dans les banques dominicaines. D’autres, sans espoir de retrouver du travail aux Etats-Unis, rentrent au pays. Dans la république voisine d’Haïti, où plus du tiers de la population est d’ores et déjà en situation “d’insécurité alimentaire” , (TRANSFERTS / p. 13)Lavalas présente une nouvelle liste de candidats au CEPLes représentants de Fanmi lavalas se sont à nouveau présentés au local du CEP le lundi 16 Février avec une liste de candidats. Douze noms de candidats figurent sur cette liste. On pense que, comme ils étaient 16 à l’origine, et qu’il y avait parfois les mêmes noms pour une même circonscription, c’est ce qui explique le nombre de 12. Le Sénateur Yvon Buissereth (Lavalas) a déclaré que les deux groupes de Fanmi Lavalas (qui se querellaient pour la légitimité du parti) se sont entendus et ne font plus qu’un maintenant. D’un autre côté, l’ex-premier ministre Yvon Neptune a envoyé une cassette enregistrée à Mélodie FM, expliquant au public qu’il n’est qu’un simple militant LAVALAS et qu’il n’appartient à aucun groupe. Nous donnons acte à Mr. Yvon Neptune de sa déclaration. Le Carnaval c’est le week-end prochain … Le ministre de la culture et de la communication, Olsen Jean Julien, a assuré vendredi (13 février) que des dispositions ont été adoptées en vue d’avoir un carnaval intéressant dans le pays en dépit, a-t-il dit, du contexte économique difficile auquel Haïti fait face. Selon M. Jean Julien, il n’y pas de sponsors officiels du côté du secteur privé cette année, ce qui pose de sérieux problèmes dans la collecte de fonds pour l’organisation des festivités carnavalesques. Le carnaval fait partie du patrimoine culturel du pays, voilà pourquoi nous sommes obligés d’adopter des mesures pouvant permettre de contourner ce problème et permettre à la population de se défouler comme auparavant, a fait savoir M. Jean Julien. Le ministre a aussi fait savoir que les responsables du ministère ont déjà rencontré les différents opérateurs tels que les bandes à pied, les groupes déguisés, les stylistes, les représentants des mairies. De son côté, le directeur général de la police nationale, Mario Andrésol, a réitéré la détermination de l’institution policière à être présente sur le circuit du carnaval de Port-auPrince, en vue d’assurer la sécurité des fêtards pendant les 3 jours gras. Le nombre de policiers qui seront déployés augmentera cette année en vue de prévenir au maximum, les actes de violence dans l’environnement du carnaval, a-t-il fait savoir. Le Carnaval de JacmelComme à l’accoutumée, le Carnaval national de Jacmel a accueilli dimanche de nombreux participants venus de différentes régions du pays, bien que la modicité des moyens ait posé des problèmes. La mairie de la ville a dû renoncer à faire venir certains groupes musicaux de la capitale. Cependant les rues de la ville étaient pleines à craquer, comme à l’ordinaire, avec ces milliers de fans du carnaval jacmélien qu’ils ne rateraient pour rien au monde et venus aussi bien de Port-au-Prince que de la diaspora. Le Carnaval de Jacmel en est cette année à sa 15ème édition et s’est déroulé sur le thème : “Orijinalité m se pam. Men nan men pou lavi ka bèl”. On a relevé la présence du ministre de la Culture, Olsen Jean Julien, ainsi que du titulaire du tourisme Patrick Delatour. Le carnaval de Jacmel continue à faire la différence avec ces gigantesques masques aux couleurs chatoyantes. Une nouveauté cette année a été l’organisation de Expo Carnaval qui a voulu mettre l’accent sur l’histoire des masques et du carnaval jacmélien en général.Alexandre Pétion à l’honneurLa compagnie vénézuélienne de pétrole (PDVSA) a ajouté un nouveau fleuron à sa flotte. Elle vient de recevoir le tanker Pétion, baptisé ainsi en l’honneur du Président haïtien Alexandre Pétion qui fut le grand protecteur du Libérateur Bolivar. Un communiqué de la PDVSA indique que le navire de type Panamax pèse 72.700 tonnes et sera utilisé dans le transport du pétrole brut de la raffinerie de Puerto la Cruz (Venezuela) à celle de Camilo Cienfuegos (Cuba). En mars prochain sera livré à la compagnie vénézuélienne un autre bâtiment qui portera le nom de Sandino. D’autres bateaux de tonnage moyen seront achetés ou construits pour permettre l’accès aux ports de pays d’Amérique centrale. (Sources : Journal Granma). Ambassade d’Haïti à la HavaneDémantèlement d’un redoutable réseau spécialisé dans le trafic de véhicules volésDelmas, le 8 février.-La police de Delmas a mené une importante opération dans plusieurs quartiers de cette commune du 7 au 8 février. Un redoutable réseau criminel a été démantelé et plusieurs véhicules volés récupérés. L’opération a démarré dans la soirée du 7 février suite au vol d’un véhicule à Delmas 31. Plusieurs patrouilles de police avaient répondu à l’appel. Pris en chasse, le véhicule a été intercepté sur la route Nationale #1. Suite à l’arrestation des suspects, le responsable de la police de Delmas, Carl Henri Boucher, dit avoir mis en place une vaste opération quand il s’est aperçu de l’ampleur du réseau. Plusieurs véhicules ont ainsi été découverts lors de l’opération. Selon la police, le réseau serait à la tête d’une “grande et juteuse entreprise” de revente et trafic de matériels et de voitures volés, avec des ramifications en République Dominicaine. Plusieurs personnes ont été interpellées. Auteurs, receleurs, éclaireurs, selon la police. Parmi ces personnes figurent Orlando Lafleur, alias Toto, qui s’était évadé de la prison de Carrefour l’année dernière. Il était écroué pour vol de véhicules. Un citoyen dominicain a également été interpellé. Il s’agit d’un important coup de filet, selon la police. Cette opération devrait permettre de remonter la filière de l’un des plus redoutables réseaux criminels qui selon toute vraisemblance pourrait être impliqué également dans le kidnapping et le trafic de stupéfiants. (alertehaiti.ht)Le Président Aristide sort de son long silenceLe Docteur Maryse Narcisse a lu lundi matin sur les ondes de la radio privée, Mélodie FM, une note du Président Aristide dans laquelle, sans se prononcer clairement sur le conflit déchirant son parti Fanmi Lavalas, le président en exil en Afrique du Sud depuis février 2004 dit suivre avec attention les récents développements en Haïti de la crise électorale qui constituent, à son avis, la prolongation du coup d’état.

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Mercredi 18 Février 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 04 Page 3 SOMMAIRESOMMAIREL’ACTUALITE EN MARCHEpermettre à la population de se distraire comme auparavant, a fait savoir M. Jean Julien. Comme à l’accoutumée, le Carnaval national de Jacmel a accueilli dimanche de nombreux participants venus de différentes régions du pays, bien que la modicité des moyens aient posé des problèmes. La mairie de la ville a dû renoncer à faire venir certains groupes misicaux de la capitale.Carnaval dans l’austérité, mais vive le Carnaval!Ce carnaval a quand même continué à faire la différence avec ses masques. Une exposition « Expo carnaval » avait été organisée dans la ville pour mettre l’accent sur l’histoire des masques et du carnaval en général. A Port-au-Prince, les responsables du ministère de la Culture ont déjà rencontré les différents opérateurs tels que les bandes à pied, les groupes déguisés, les stylistes, les réprésentants des mairies, a encore fait savoir le ministre. De son côté, le directeur général de la police nationale, Mario Andrésol, a réitéré la détermination de l’institution policière à être partout présente sur le circuit du canaval de Port-au-Prince, en vue d’assurer la sécurité des fêtards pendant les 3 jours gras. Le nombre de policiers qui seront déployés augmentera cette année en vue de prévenir au maximum les actes de violence dans l’environnement du carnaval, a-t-il fait savoir. (.. suite de la 1ère page) été bloqués en 2002 pour tirer au clair des questions de droit. Les autorités haïtiennes font grief à l’ancien président d’avoir, dès son entrée en fonctions en 1971 jusqu’à sa fuite d’Haïti en 1986, vidé -avec la complicité de plusieurs personnes de son entourageles caisses de l’Etat, transférant les fonds détournés qui s’élèveraient à plusieurs centaines de millions de dollars, dans des établissements bancaires à l’étranger, a rappelé l’OFJ. Le clan Duvalier a agi comme une organisation criminelle au sens du Code pénal suisse, relève l’Office dans sa décision. En l’espèce, la condition de la double incrimination à laquelle est subordonné l’octroi de l’entraide judiciaire est remplie. De surcroît, conformément à la jurisprudence du Tribunal fédéral dans l’affaire Abacha, concernant les fonds de l’ex-dictateur nigérian, les dispositions du Code pénal suisse sur la confiscation sont applicables, ce qui a pour effet d’entraîner un renversement du fardeau de la preuve. Etant donné que les détenteurs des comptes ont été dans l’incapacité totale d’apporter la preuve que les valeurs déposées sur ces comptes -bloquées par la Suissen’étaient pas d’origine délictueuse, l’OFJ a ordonné leur remise à la République de Haïti. L’OFJ a statué que les fonds restitués devront être utilisés au profit de la population haïtienne à la faveur de projets humanitaires ou sociaux, à la réalisation et à la gestion desquels seront associées des organisations non gouvernementales expérimentées dans ce domaine. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a déjà noué des contacts avec des organisations susceptibles d’être intéressées par la mise en place de ces projets. Il veillera à leur mise en oeuvre et à l’utilisation transparente des fonds, par l’entremise de la représentation suisse à Port-au-Prince. Pour l’heure, les fonds Duvalier restent en Suisse puisque la décision de l’OFJ n’est pas encore exécutoire. Elle peut en effet faire l’objet d’un recours devant le Tribunal pénal fédéral dans les 30 jours à compter de sa communication. Accusé de violations des droits de l’homme, “Bébé Doc” avait pris la fuite en 1986 pour la France, emportant dans ses bagages au moins 120 millions de dollars des caisses de l’Etat. Depuis son exil, il a tenté en vain de revenir sur la scène politique de son pays. APLes millions suisses de “Baby Doc” remis à Haïti(BEBE DOC... suite de la 1ère page) Note de presse, 13 janvier 2009 Un regroupement d’organisations haïtiennes a salué la décision du gouvernement suisse de restituer un reliquat de l’argent du peuple haïtien détourné par les Duvalier. Dans un communiqué conjoint, le GARR, la Fondation Héritage, la Commission Episcopale Nationale Justice et Paix, et le Centre Œcuménique des Droits Humains ont souligné le caractère exemplaire de cet acte qui représente « un signal clair lancé aux dictateurs et à leurs acolytes pour qu’ils sachent qu’ils ne sont plus en sécurité, nulle part dans le monde, étant la cible de juridictions internationalesGARR communiquéRestitution du reliquat des fonds détournés par les DuvalierUn signal clair pour la fin de l’impunité et le respect des droits socio-économiques et culturels des populations(GARR / p. 6) L ’EVENEMENT Carnaval dans l’austérité mais vive le carnaval ! p.1 ANAL YSE Politique : une semaine des dupes p.1 EDIT ORIAL Attention à ne pas soulever un sentiment de persécution ! p.5 La guerre des chefs ! p.6 ECONOMIE Le FMI augmente son assistance à Haïti 13 Salaire minimum, peut-on faire mieux ? p.1 L’érosion des transferts se fait sentir p.2 Le programme Business Edge pour encourager les PME p.13 CORRUPTION Les millions suisses de « Baby Doc » remis à Miami p.1 ACTUALITE POLITIQUE Lavalas présente une nouvelle liste de candidats au CEP p.2 Aristide sort de son silence p.7 AR TS & SPECT ACLES ! Succès du carnaval de Petit-Goave « Dous Makòs » p.8 Des Allemandes dansant le vodou p.8 Le film MINUIT au 27e rendez-vous du Cinéma québécois p.16 « Marina » en visite en Haïti p.16 LIBRE PENSER Agir ! p.10 Port-au-Prince en l’an 2060 ! p.12 POPULA TION Le porno envahit nos écoles p.10 USA La crise économique, menace pour la sécurité nationale p.12 Le Pentagone va recruter des étrangers p.10

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Page 4 Mercredi 18 Février 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 04 Fort Lauderdale, FL, 5 Novanm 2008 – Amerijet International, Inc. anonse lansman yon sit entènèt pi enteresan www.amerijet.com. Nouvo sit la founi yon baz kominikasyon ki pèmèt klyan an jwenn tout enfòmasyon li bezwen sou transpò pa avyon, sou lanmè ak atè, fè rezèvasyon pou transpò machandiz ak benefisye yon kantite fonksyon administratif ak kontabilite. “Nouvo sit la bay klyan an plis enfòmasyon e sitou pi rapid sou machandiz li ak sou account li nan konpayi an. Sit la kalkile ak devlope pou fè tout bagay pi fasil pou klyan an kit se machandiz lap voye, kit se efè pèsonèl” dapre Pam Rollins, vis-prezidan Biznès Devlopman. MyCargo ofri yon prosede senp e efikas pou kanalize flo enfòmasyon yo e pou founi enfòmasyon an pi vit pou ede klyan an ekonomize tan ak lajan. Nou vle ofri klyan an yon prosede “One-Stop-Shop”, sa vle di nou vle ofri li plizyè solysyon o chwa – avyon, bato oswa tren ou kamyon quit se machandiz pou ekspòtasyon, kit se pou enpòtasyon. Nan mwa kap vini yo, Amerijet pral introdui lòt avantaj sou website li a. Pamela Robbins ajoute : “Klyan yo ki enterese nan teknoloji ap ede nou bay konpayi an plis ekspansyon et pèmèt klyan yo planifye shipment yo lontan a lavans.” Amerijet International, Inc. founi yon sèvis entènasyonal konplè e sou tout fòm – pa avyon, pa bato ak atè. Konpayi an baze nan Fort-lauderdale (Florid) e li gen ofis sou tout tè a ak destinasyon nan North, South ak Central Amerika, Mexico, Karayib, Leròp, Lazi ak Middle-East. Amerijet itilize alafwa Boeing 727-200 ak Boeing 767-200 depi prensipal baz li ki se Miami International Airport. Pou plis enfòmasyon, vizite Amerijet sou sit entènèt la www.amerijet.com Kontak Media: Christine Richard, Amerijet International 954-3205354.AMERIJET INTERNATIONAL, INC. UNE ANALYSE CEP-Lavalas ou une semaine des dupes(CONFLIT ... suite de la 1ère page) Une manifestation de Fanmi Lavalas le vendredi 13 février écoulé n’attira pas un très grand nombre de partisans (AP) ouvert pour la légitimité du parti. D’un côté Maryse Narcisse, se présentant comme porte-parole attitré du contraint à l’exil en Afrique du Sud. En face une autre faction ayant à sa tête l’ex-député Yves Cristallin, qui a mis en doute l’authenticité d’un mandat présenté au CEP par Mme Narcisse avec la signature de Jean-Bertrand Aristide.On multiplie les gaffes …Si on voulait faire la preuve qu’une maison divisée est une cause perdue, c’est l’exemple type. La querelle interLavalas n’a pas entraîné plus de passion que pour un simple fait divers et cette tentative d’élimination du plus populaire parti politique d’Haïti (jusqu’à preuve du contraire) aurait pu passer comme une lettre à la poste … s’il n’y avait l’opposition de l’international à la soudaineté de l’opération. Les dirigeants haïtiens n’ont jamais appris que certaines décisions nécessitent avant de les prendre de sonder le terrain ! Les grandes ambassades et institutions étrangères ont mobilisé aussitôt. Communiqués et notes diplomatiques ont afflué rappelant au Conseil électoral que des élections démocratiques doivent rechercher la plus grande participation et de tous les secteurs (« inclusives et non exclusives »). Cependant aussi bien le CEP parce que trop sûr de lui, que les deux camps Lavalas probablement pris dans la tourmente ou mieux la petitesse de leurs querelles, tous n’ont fait que multiplier les gaffes. Menaçant par maladresse de faire replonger le pays dans le gouffre dont il a tant de mal à s’extirper.Provoquer le fou rire …Le Conseil électoral en oubliant que les élections qu’il préside ne peuvent avoir lieu que grâce à l’international qui les finance jusqu’à 75 pour cent … et qui en assure aussi la sécurité, à commencer par celle des conseillers eux-mêmes, les chars de la Minustah se relayant devant le siège principal de l’organisme électoral à Delmas depuis le jour de la publication de la liste des candidats évinçant tous ceux de Fanmi Lavalas sans distinction et sans aucune autre forme de procès. toute indépendance » et comme il se doit dans « un pays souverain. » Poussant plus loin le ridicule, la note de presse du CEP suggère que ces pays veulent peut-être protéger leurs investissements en vue de la réalisation des élections. Oubliant que ce sont « nos » élections et que c’est à nous de les payer sinon elles ne sont donc pas entièrement « nôtres ». Mais aussi que cet argent appartient aux contribuables des pays en question et auxquels leurs dirigeants doivent rendre des comptes. Et pas, comme chez nous, où le proverbe dit que l’argent de l’Etat n’appartient à personne ! Le budget des sénatoriales du 19 avril prochain s’élève à US$16,5 millions dont l’international a promis de verser près de 11 millions.Bassesse scandaleuse …Cependant les supposées erreurs du CEP sont des peccadilles à côté de la bassesse scandaleuse caractérisant la querelle des frères ennemis Lavalas dont les comportements honteux se trouvent soudain exposés en pleine lumière. Et lorsque Maryse Narcisse croit bon d’envoyer à l’institution électorale un mandat attribué au président en exil, ses adversaires n’attendent pas une minute pour en contester l’authenticité comme s’ils n’avaient jamais été des camarades engagés dans la même cause. de presse, celui-ci exige une formalisation du mandat par un consul général établi dans le pays où réside le mandant, soit donc l’ex-président réfugié en Afrique du Sud. Mais paradoxalement tout en continuant à affirmer haut et fort que le cas est entendu et qu’il n’y aura pas de remise en question de sa décision. Cependant les diplomates étrangers ne se laissent pas démonter et continuent à maintenir la pression.La méfiance est de rigueur …Mais pourquoi Maryse Narcisse avait-elle eu besoin de produire ce fameux mandat qui finit par devenir pour elle un handicap … Alors qu’elle pouvait se contenter de surfer tranquillement sur la protestation internationale. Qui pis est, la nouvelle surprit son bras droit, le sénateur (Lavalas) Rudy Hérivaux. Celui-ci accordait une interview en direct quand on le lui apprit. Sur le coup, lui aussi nia l’existence d’un tel document puisque sa collègue ne lui en avait point parlé. Nouveau coup de théâtre ! Les divisions du camp Lavalas sont donc encore plus profondes qu’on ne pense puisque jusque entre les chefs d’un même camp, d’un même groupuscule, la méfiance est de rigueur. On surprend Lavalas en train de se désavouer sur toute la ligne. Comme le déplore un militant sur les ondes : les caïds du mouvement sont en train de l’envoyer dans la tombe, ce que n’avaient pu ses pires ennemis. Ni le coup d’état militaire de 1991-1994. Ni le brutal renversement du 29 février 2004, malgré leur puissance destructrice. Mais la pression internationale ne démord toujours pas et des articles commencent à paraître dans la presse étrangère, évoquant une possible collusion avec le pouvoir en place. Déjà Fanmi Lavalas est presque tenu à l’écart dans le gouvernement de « coalition » du président René Préval.Un troisième acteur …Finalement le CEP semble commencer à répondre à la pression. Vendredi (13 février) devait se tenir (à « 4h 05 pm ») une conférence de presse pour annoncer la liste définitive des candidats admis à concourir aux sénatoriales partielles du 19 avril 2009. La conférence est annulée brusquement. En lieu et place, une note de presse est distribuée annonçant que l’organisme électoral accorde un délai jusqu’au lundi 16 février, à 4h 05 pm, pour lui apporter « une liste de candidats » (Lavalas), étant « entendu que cette liste portera la signature du représentant dûment mandaté de ladite Organisation et que le délai accordé n’est susceptible d’aucune prorogation. » En même temps, le CEP d’une part « réitère sa ferme détermination d’appliquer la loi dans toute sa rigueur », et d’autre part « continuera à poursuivre le dialogue avec tous les secteurs de la vie politique afin de maintenir un climat de paix et de concorde indispensable à l’avancement du processus électoral. » On est loin de l’arrogance aveugle du premier jour. exactement recherche l’élimination de Fanmi Lavalas du processus. Est-ce le CEP ou plutôt la petite bande à Cristallin ? … Ou si celui-ci n’est pas un simple prête-nom ! Mais voici Maryse Narcisse qui n’arrive pas à défendre son document avec assez d’affirmation, facilitant l’accusation de faux soulevé par le camp d’en face et que finalement le CEP finit par brandir à son tour. (voir CONFLIT / 5) POLITIQUEchef du parti, l’ex-président Jean-Bertrand Aristide Sans avoir peur de provoquer le fou rire, le président du CEP déclare que son institution agit « en Au point qu’on en vient à se demander qui Dans une note Mais ce n’est ni à Maryse Narcisse ni à l’exdéputé Cristallin qu’est adressée cette dernière

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Mercredi 18 Février 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 04 Page 5 DE L’ACTUALITE communication mais à un troisième acteur. Oyez plutôt : « Cette décision fait suite à une visite au CEP de cinq parlementaires de l’Organisation Fanmi Lavalas, le 13 février 2009. » Ces 5 élus « se sont engagés à fournir à l’Institution électorale une liste de candidats dans un délai de 72 heures, soit jusqu’à lundi 16 février à 4 heures de l’après-midi. » Or le même vendredi, apprend-on, une délégation lourde de représentants des missions diplomatiques les plus impliquées dans le processus de stabilisation en Haïti, visitait le Parlement pour s’entretenir avec les principaux leaders dans les deux chambres.Quid de l’indépendance de l’institution électorale ? …Les protagonistes se sont donc résignés à rechercher une sortie de crise. Toutefois on ne sait lequel des secteurs du Lavalas, désormais ouvertement écartelé, est représenté par ces 5 parlementaires ! le sénateur Yvon Buissereth et les députés Jonas Coffi, Boisrond Jean Roland, Paul Olivia Richard et Pierre Jérôme Valciné. Espérons seulement que se termine au plus tôt ce qui aura été une semaine des dupes (pour ne pas dire une mascarade), où aucune des entités impliquées ne sort grandie. Une semaine gaspillée dans un pays qui ne devrait pas avoir une seconde à perdre. Hélas. Y compris la présidence qui en recevant les conseillers électoraux pendant la semaine, les aurait félicités pour leur volonté d’appliquer la loi (dixit le porte-parole du CEP). Soit. Mais comment empêcher l’homme de la rue de penser que ceux-ci ont agi ainsi pour mériter les compléments présidentiels. Et l’indépendance de l’institution électorale ? Haïti en Marche, 14 Février 2009 ( CONFLIT ... suite de la page 4)La semaine des dupes Attention à ne pas soulever un sentiment de persécution !PORT-AU-PRINCE, 11 Février – Jusqu’à date on n’a pas encore une évaluation précise de la réaction des partisans Lavalas à la décision du Conseil électoral provisoire (CEP) de rejeter tous les candidats de leur parti aux élections du 19 avril prochain qui doivent renouveler le tiers des sièges du Sénat de la république. Un rejet de tous les candidats d’un parti politique revient à désavouer le parti luimême, donc une menace d’élimination de l’échiquier politique du pays. D’autant que selon ses dernières communications, le CEP indique n’avoir pas pris sa décision en vertu du caractère des candidats eux-mêmes mais des dissensions agitant le parti en question où les conseillers électoraux ne seraient pas arrivés à établir lequel des groupes en pleine querelle détient la légitimité. Mais supposons que cela se produisait sous le gouvernement intérimaire qui avait été installé après le départ forcé d’Aristide en février 2004, on aurait crié à la persécution. Or il n’y a rien comme la persécution pour refaire la force d’un groupe, d’une organisation, d’un parti ou d’un peuple. Il se peut que les leaders Lavalas d’aujourd’hui ne fassent pas autant l’unanimité qu’autrefois. Il se peut que le peuple soit fatigué des dissensions inter-Lavalas. actuels comme une persécution. Mais, comme on dit, un homme averti en vaut deux. Il se peut que tout se passe comme l’espère le CEP, c’est-à-dire que les prochaines élections se déroulent sans aucun autre problème. Même si le taux de participation risque d’être révisé sérieusement à la baisse. En quelque sorte, un 7 Février 2006 à l’envers … Et que le Sénat ne doive pas compter un seul sénateur Lavalas de plus … Mais, comme dit le proverbe haïtien, « bat chen tann mèt li. » Détenir le Sénat, détenir tout le Parlement, détenir le pouvoir, si ce n’est pour faire grand chose ! Comme Fanmi Lavalas après les parlementaires de mai 2000. Une unanimité des sièges qui ne lui a sûrement pas porté bonheur. Le pays n’a pas besoin aujourd’hui de ces conflits d’un autre âge. Nous avons d’autres tâches en cette année 2009 qui nous rend encore plus pauvre que les plus pauvres du nouveau continent comme on nous appelle. Et un pouvoir, quelle que soit l’unanimité dont il peut se prévaloir, ne pourra rien accomplir d’important si la population ne lui reconnaît pas une légitimité véritable. Elémentaire, mon cher Watson. Pas étonnant que le nouveau discours du CEP retrouve le ton d’un Roger Lafontant après le fameux referendum sur la présidence à vie de Baby Doc, ou celui du CNG des généraux Namphy et Régala après le massacre électoral du 29 novembre 1987 : « Etranje pa mele. Haïti est un pays souverain », etc. Non, on ne refait pas l’Histoire. Nous perdons notre temps en ce moment. Et en des temps aussi graves et précieux, ce n’est pas possible. De quoi avons-nous l’air ? Si on veut mettre Fanmi Lavalas au rebut, ce n’est pas la voie à suivre. Il faut développer de meilleures opportunités pour le grand nombre, arrêter la chute toujours plus profondément de la grande majorité dans la misère et la crasse. Or au lieu de nous y consacrer, nous revoici en train de revenir (comment disait encore l’autre ?) … à notre vomi ! Mélodie, 103.3 FM, Port-au-Prince soient pas interprétés comme véritablement de la persécution … Toujours est-il que ceux qui ont mis en marche cette drôle de machine devraient savoir qu’ils jouent avec le feu. L’international a fait remarquer que la démocratie véritable ne tolère pas l’exclusion. Et que la décision du CEP revient à exclure une forte catégorie de la population du processus puisque les empêchant d’y être représentés. Les candidats du parti Fanmi Lavalas ne sont pas tous des petits saints (bon nombre des autres, paraît-il, ne le sont pas non plus), mais si leurs partisans le pouvaient, ils parleraient peut-être comme le président américain Franklin Roosevelt : « ce sont des salauds, mais ce sont nos salauds ! » Il y a un aspect psychologique, que disonsnous historique, qui peut avoir échappé à nos décideurs électoraux, aujourd’hui encore. Un peuple qui se sent persécuté en vaut deux, dix, 100. Plus encore. C’est la persécution des premiers Chrétiens qui fait que l’église chrétienne est aujourd’hui ce qu’elle est. Et plus près de nous, c’est la perception de persécution qui fait que le peuple des quartiers populaires et les masses rurales avaient participé aussi massivement aux présidentielles haïtiennes du 7 février 2006 et porté René Préval au pouvoir pour un deuxième mandat. Plus que la volonté qu’elle aiguillonne, la persécution est capable de soulever des montagnes. Nous disons bien qu’on n’a pas encore la certitude que la majorité qui depuis 1990 se reconnaît dans le mouvement Lavalas, ait encore exprimé ses véritables sentiments face aux événements qui se déroulent depuis que le conseil électoral a décidé le 5 février écoulé de disqualifier tous les candidats inscrits sous l’étiquette Lavalas pour les sénatoriales prochaines. Il se peut que les appels au calme des dirigeants du parti soient suivis à la lettre … Il se peut que les partisans du mouvement qui ont tellement souffert pendant les deux années de gouvernement provisoire post-février 2004, aient conçu d’autres stratégies pour répondre à ce genre de situations. 2006 ! Jusqu’à l’heure où nous parlons, nous n’avons aucune indication que les partisans Lavalas vivent les événements Ces derniers ont été identifiés comme étant Bref, il se peut que les événements actuels ne Rappelez-vous « Hôtel Montana », Février Des chars de la Minustah assurant la protection du Conseil Electoral (photo Eugène Robenson)

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Page 6 Mercredi 18 Février 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 04 Grow your career in a rewarding, diverse and challenging environment full of opportunity.Find your next job atwww.miamidade.gov/jobsFor computer access visit any Miami-Dade County Library or South Florida Workforce Career Center. For locations call 311.EOE/M/F/D/Veterans PreferenceDelivering Excellence Every Day Time to Shine! L’EVENEMENTCEP-Lavalas : La guerre des chefsPORT-AU-PRINCE, 15 Février – L’affaire est restée d’un bout à l’autre une querelle entre différentes personnalités politiques : d’un côté institution électorale versus parti Fanmi Lavalas et de l’autre, état-major Lavalas contre un autre état-major Lavalas. En un mot, une querelle des chefs. A aucun moment le grand public n’a été sollicité au-delà de l’intérêt suscité dans les médias (ceux-ci plus avides de sensationnalisme) et des multiples interrogations de l’homme de la rue bien que considéré généralement comme plus sensible à la tendance Lavalas. Aussi les barrages de sécurité placés par les forces de l’ordre (Police nationale et casques bleus onusiens) devant le siège du Conseil électoral provisoire (CEP), à Delmas, sont-ils restés jusqu’à présent sans objet, seulement une nuisance obligée pour les résidents des quartiers alentour. Et une manifestation tenue vendredi (13 février), la deuxième en moins d’une semaine, au nom du parti Fanmi Lavalas, n’a pas eu le succès escompté par ses organisateurs … et redouté par les autorités. De toute évidence, le citoyen que l’on voit partout ailleurs dans le monde (comme actuellement en Guadeloupe) reprendre la situation en main, y compris aux Etats-Unis par l’élection du premier noir président sous la devise « yes, we can », le voici qui est en Haïti repoussé de côté en faveur des intérêts politiciens et sectaires.Comme un gâteau …Fanmi Lavalas reste (jusqu’à preuve du contraire) l’organisation politique la plus populaire. Mais on voit ses barons et baronnes (ou plutôt ses petits marquis) se jeter sur cette popularité comme un gâteau, et avec une telle avidité qu’ils finiront soit par faire chavirer la barque, soit par s’étranger les uns les autres. En effet, aujourd’hui le seul suspense se trouve entre ces deux dernières alternatives, mais le sort du parti lui-même en est jeté. Fanmi Lavalas de plus en plus n’appartient aux masses populaires que de réputation et est devenu comme tous ses adversaires, et comme tous les partis politiques haïtiens de toujours, un petit groupe d’intérêts. Et de petits intérêts. Avec la différence que couvrant la plus grande part du secteur populaire, c’est un immense gâteau qui peut faire place à plus d’un, ou trois ou quatre ou davantage de ces groupes et plus ceux-ci se multiplient, plus les intérêts deviennent plus insaisissables.Le divisez pour régner …La faute en est en partie à son fondateur, l’excuré de Cité Soleil, Jean-Bertrand Aristide, qui n’a jamais voulu en faire un mouvement organisé avec un leadership déclaré en-dehors de lui-même, un comité directeur effectif et des sections départementales bien définies. Cela soit par formation personnelle ou déformation professionnelle, soit pratiquant le divisez pour régner en exploitant justement le même appétit glouton montré aujourd’hui par ses créatures. Le peuple c’est le spectateur qui attend et qu’on invite lorsque la situation l’exige. Nous n’entendons point que c’est là toute la signification qu’il avait aux yeux d’Aristide lui-même (qui a été forcé à l’exil en février 2004), car on ne saurait nier que les masses vouent à ce dernier une affection presque sans égale. Et rien ne permet aujourd’hui encore d’en douter. Mais c’est la façon dont s’établit la correspondance entre le peuple et son idole. Liaison directe sans aucun intercesseur. Un seul dieu en deux personnes. Un être manque et tout est dépeuplé. Après moi, le néant !Les appuis font défaut …Il faut aux leaders une sacrée dose de détachement de soi et d’honnêteté intellectuelle pour ne pas y sombrer. Or ces vertus chez nous semblent plutôt rares. Les chefs de parti préfèrent se séparer de tous leurs lieutenants et associés, voire de leur propre famille, pour garder intact le monopole du pouvoir décisionnel, celui-ci ne serait-il que symbolique. Le résultat est que l’édifice menace de s’écrouler dès que le sommet disparaît. Le matériau est bon (c’est-à-dire l’engagement populaire), mais les appuis font défaut, ne sont pas suffisamment solides. Et sous la moindre poussée, patatras. Fanmi Lavalas n’est pas au pouvoir aujourd’hui mais il constitue un gâteau unique en son genre, étant le seul à bénéficier d’une adulation populaire. Mais le contraire est vrai aussi. Par exemple, celui que la presse étrangère donne comme le plus susceptible de bénéficier d’un éclatement du parti d’Aristide, c’est LESPWA qui avait été créé pour endosser la candidature du président Préval en février 2006.Une relation de vases communicants …LESPWA est au pouvoir mais il est difficile de rencontrer un de ses partisans qui ne soit un membre du gouvernement ou du parlement ou de l’establishment politique actuel. Par conséquent ici également le citoyen n’est pas au centre de la démarche. LESPWA souhaiterait peut-être établir avec Lavalas une relation de vases communicants. Dans le principe, ce ne serait peut-être pas regrettable, le premier se veut un parti de cadres d’appartenance classe moyenne et d’origine populaire, le second a une large base populaire comme on sait. Et sur le plan idéologique, s’il en est, la distance n’est peut-être pas énorme. Mais la politique ne répond pas à des calculs aussi sommaires. La preuve c’est que Fanmi Lavalas préférerait peut-être faire hara-kiri (comme cela d’ailleurs a commencé) que mélanger ses pinceaux avec quelqu’un d’autre. Quant à ses ennemis jurés, les partis de l’ex-opposition (OPL, Fusion etc). Enfin, qui sait ? En tout cas ceux-ci gardent un mutisme total à l’occasion de ces événements. Peut-être redoutant eux aussi que la manœuvre entreprise par le Conseil électoral ne puisse profiter qu’au parti présidentiel qui dès lors aurait moins besoin de pratiquer la « coalition ».Leurs seules ambitions pour agenda …Conclusion : les chefs n’ont aujourd’hui que leurs seules ambitions pour agenda. Le citoyen reste en spectateur. Que ce soit à l’intérieur du pouvoir, ou à l’extérieur où Lavalas est seul en ce moment, mais au lieu d’en profiter à l’heure où des élections en temps de crise aussi aigue doivent profiter à l’opposition, le parti d’Aristide, souffrant d’un complexe d’orphelin, a un comportement soit d’enfant mal élevé (ses cadres politiques), soit inconsolable comme le sont les masses dont la distance avec les événements en cours est palpable. Marcus, 15 Février 2009 LE COIN DE MIAMIPAR EVENS HILAIRE du parti aux élections sénatoriales du 19 Avril Suite à la décision prise récemment par l’organisme électoral, d’éliminer les candidats du Parti Fanmi Lavalas (FL) aux sénatoriales partielles du 19 Avril 2009, les fanatiques de l’ancien président JeanBertrand Aristide à Miami continuent à manifester leur colère. Malgré l’absence du numéro 1 du parti sur le terrain, Fanmi Lavalas reste, disent-ils, une force incontournable en Haïti et aucune élection crédible n’est possible sans sa participation. Les Lavalassiens du Sud de la Floride se montrent motivés pour contrecarrer la décision des neuf (9) membres du Conseil Électoral Provisoire (CEP) chargé d’organiser les sénatoriales partielles du 19 Avril prochain. En ce qui concerne la division de Fanmi Lavalas en deux branches: Sò Ann YvesCristallin vs Narcisse Hériveaux, les deux groupes rivaux prétendent aussi bien l’un que l’autre avoir l’autorisation du chef inamovible du parti pour prendre la parole et aussi signer des documents au nom de Fanmi Lavalas. Cependant des membres du parti à Miami ont lancé en fin de semaine un vibrant appel à l’ancien président Jean Bertrand Aristide pour qu’il intervienne rapidement afin d’éviter une catastrophe au sein du parti. Des représentants de plusieurs organisations de défense des immigrants demandent au président Barack Obama de stopper le processus de déportation des immigrants illégaux haïtiens Dans une lettre adressée le 9 Février dernier au président américain Barack Obama, plus d’une Immigrant Advocacy Center) et Marlène Bastien de Fanm Ayisyèn nan Miyami, ont demandé au nouveau locataire de la Maison Blanche de faire le nécessaire en vue de mettre une fin au processus de déportation des sans papiers haïtiens. D’après les127 représentants, depuis le passage de quatre cyclones l’année dernière sur le pays, Haïti se trouve dans un état lamentable avec un taux de chômage incalculable et une hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité. La continuité de ces déportations est totalement inhumaine et cela contrarierait la valeur de votre administration, déclarent-ils au président Obama. Evens Hilaire evenshilaire@hotmail.com Les supporteurs de Fanmi Lavalas à Miami demandent à leurs pairs aux quatre coins d’Haïti de mobiliser pour exiger la participation centaine de représentants d’organisations d’immigrants et de droits de l’homme, notamment Cheryl Little (Florida capables de prendre des sanctions, surtout après la ratification de la Convention Internationale contre la Corruption ». De plus, les organisations signataires du communiqué considèrent que « les sommes d’argent détournées par leurs dirigeants dans des pays appauvris comme Haiti, représentent plus de dix fois les quelques huit milliards d’aide fournis chaque année par les gouvernements et associations de la société civile de par le monde, et en agissant ainsi, ces officiels délinquants privent leur Etat de ressources importantes qu’ils auraient dû investir dans des services sociaux de base en vue de garantir le droit à l’alimentation, à la santé et à l’éducation notamment des enfants ». Rappelons que ces organisations haítiennes ont soutenu le combat pour cette restitution mené depuis une vingtaine d’années par une coalition d’associations suisses intégrée notamment par Action de Carême, Action Place Financière Suisse, Déclaration de Berne, Pain pour le Prochain, Plateforme Haiti de Suisse, Transparency International Suisse et TRIAL. Lisane André Responsable de la Section Communication &PlaidoyerGARR communiqué(... suite de la page 3)

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Mercredi 18 Février 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 04 Page 7NOUVELLES & INFORMATIONS Adopte yon zannimo nan abri a epi tou sove lavi li € Bay yon chat, yon chyen, yon ti chat oswa ti chyen yon fwaye pou lavi € Anretou nap jwenn lanmou san kondisyon € Ekonomize nan vaksen kont laraj ak nan mikwotchip yo Chèche konnen kouman pou adopte yon zannimo nan abri a. Ale sou miamidade.gov/animals oswa rele 3-1-1. Enskri sou miamidade.gov pou jwenn aksè dirèk a nouvèl ak sèvis yo. Drese ti zanmi w la pa mare liApati mwad avril 2009, li pral ilegal pou w kenbe chyen w la mare lè w pa la.Pou plis enfòmasyon ale sou miamidade.gov/animals oswa rele 3-1-1.Sa vle di li pral kont lalwa pou mare yon chyen a nenpòt bagay oswa estrikti –ki vle di yon kay, pyebwa, kloti, poto, garaj oswa remiz – mare ak okenn bagay, enkli ni chèn, kòd, kòdon, lès oswa lès long yo. Mèzalò, sa pa vle di pou nou pa itilize yon lès lè nap pwonmnen chyen an. Verite nan bagay sa a sèke chyen ke yo kite mare epi san kontak pral soufri de mank kontak sosyal ak moun, kòm lè yo santi yo menase yo pa kapab kouri, yo vin gen 2,8 fwa plis chans pou yo mòde. Kidonk se pou amelyore sekirite rezidan nou yo epi pou byenèt ti zannimo yo ki fè yo pase lwa kont mare an. Yon fwa lwa a antre anvigè, mare chyen w la ilegalman kapab fè w jwenn yon amann de $100 ou plis. Tanpri sonje, drese pa mare . KJ ADVERTISINGSERVICESP.O. BOX 600673 Miami Florida, 33160-0673Publicités: Radio, Journaux et Tv. Aussi un service de traduction de Documents etc.Info (954) 559-7729 Evens Hilaire Consultant FANMI LAVALASYon sèl randevou: randevou bò tab la 15 Février 2009COMMUNIQUE DE PRESSEElections sénatoriales d’avril 2009 en Haïti: le Président Aristide refuse de légitimer la prolongation du coup d’état du 29 février 2004. Le Représentant National de l’Organisation Politique Fanmi Lavalas, le Président Jean-Bertrand Aristide, suit avec attention les récents développements en Haïti de la crise électorale qui n’est que la continuation du Coup d’Etat du 29 février 2004 et qui nous plonge dans des réflexions profondes. Alors que les partisans du Coup d’Etat du 29 février 2004 occupent aujourd’hui encore les espaces du pouvoir, et représentent aussi le pays à l’extérieur, les victimes de ce coup d’état sont aujourd’hui ceux et celles exclues du processus électoral et démocratique. Dans ce contexte, le Président Jean Bertrand Aristide refuse de légitimer cette prolongation du coup d’état du 29 Février 2004. Le projet de loi, introduit le 28 janvier 2009 à la Chambres des Députes des Etats-Unis en vue de créer une commission indépendante devant investiguer le coup d’Etat du 29 février 2004 en Haïti (H.R. 331), nous porte à croire que la nouvelle administration américaine n’appuiera pas de coup d’état comme ceci a été le cas par l’administration précédente. Le Président Jean Bertrand Aristide encourage la population à continuer pacifiquement la lutte pour la démocratie et le respect de leurs droits. Nous ne pouvons et ne saurions encourager aucune forme de violence car nous sommes partisans de la paix. Dr Maryse Narcisse Porte-parole du Président Jean-Bertrand Aristide, Représentant National de Fanmi Lavalas. Nouvelle crispation politique en Haïti, sur fond de crise humanitaireLes principaux bailleurs de fonds d’Haïti ont exprimé leur inquiétude à la suite de l’exclusion des candidats de la Famille Lavalas, le parti de l’ancien président JeanBertrand Aristide, aux élections sénatoriales prévues le 17 avril prochain. Cette dégradation du climat politique intervient alors que la situation humanitaire demeure très précaire. L’envolée des prix alimentaires avait provoqué des émeutes de la faim en avril 2008, puis quatre ouragans avaient dévasté cette petite République des Caraïbes où près de 80 % de la population vivent avec moins de 2 dollars par jour (1,54 euro). Le président René Préval s’est rendu il y a quelques jours à Washington, où il a demandé à la secrétaire d’Etat Hillary Clinton une aide urgente de 100 millions de dollars (77,4 millions d’euros). Une nouvelle conférence des donateurs devrait avoir lieu en avril à Washington. Soulignant que “la crédibilité d’une élection basée sur l’exclusion sera inévitablement mise en question” , l’ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince a appelé les autorités électorales au dialogue. L’ambassadeur du Canada, l’Organisation des Etats américains, l’Union européenne et la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) ont la même préoccupation. Ces bailleurs de fonds financent plus de 70 % du coût de la consultation (16 millions de dollars), pour le renouvellement d’un tiers du Sénat. Le Conseil électoral a rejeté 40 des 105 postulants. Parmi les exclus figurent les 16 candidats de la Famille Lavalas, mais aussi des responsables d’autres partis comme Guy Philippe. Ancien chef de la rébellion qui avait obtenu le départ en exil de Jean-Bertrand Aristide en 2004, Guy Philippe est sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la justice américaine pour trafic de drogue. CRIMES ET MALVERSATIONS Le président du Conseil électoral, Frantz Gérard Verret, s’est dit “stupéfait des commentaires inexacts et abusifs” de la communauté internationale. Il a regretté que “ces amis d’Haïti, inquiets pour le financement qu’ils se sont engagés à apporter en vue de la réalisation des élections, n’aient pas offert, à temps, leurs bons offices pour une médiation” entre les deux factions se disputant le parti de l’ancien président Aristide, exilé en Afrique du sud. Le Conseil électoral a (CRISPATION / p. 14)

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Page 8 Mercredi 18 Février 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 04ARTS & SPECTACLES Succès du carnaval « Dous Makos » de Petit-GoâveLe carnaval 2009 s’est déroulé le dimanche 8 Février à Petit Goâve dans une ambiance tout sourire. Le thème retenu : « La canne à sucre et ses produits dérivés » a rythmé les chorérographies d’usage. Voici les Reines et les Rois qui ont marqué le carnaval de Petit-Goave: 1ère Reine: Reine Canne à Sucre: Bien Aimé Fabiola Régine; Dauphines: Pierre-Louis Emanuelle et Léger Sibylle; Roi Canne à Sucre: Jeremy Réginald; Emmanuela Ostin et Yves Lindor, a ouvert, vers 3hres30 p.m., les festivités carnavalesques. Hissé au haut d’un char, le maire en question a procédé à l’ébranlement des chars, eux-mêmes suivis de plusieurs exécutions chorégraphiques de danseurs et danseuses offrant un spectacle tout feu tout flamme sur le macadam de Petit Goâve. Les riverains perchés au haut de leur étage, les autres mêlés aux fêtards, dansaient au son des tubes carnavalesques les plus à la mode en 2009, les bandes à pied et groupes musicaux invités ont fait le reste. La flore a dominé le défilé de masques illustrant les fruits les meilleurs de notre pays: avocat, melon, papaye … “Je ne sais comment remercier nos amis pour le grand support à la promotion du Carnaval Dous Makos de Petit-Goave”, a déclaré Hugo Allen, l’un des organisateurs. 2ème Reine: Reine Dous Marcos: Lemaine Mikaelle; Dauphines: Cangé Marie Elisabeth et Jocelyn Kinderly 3ème Reine: Reine Variété Canne à Sucre: Romage Jennifer; L’Empereur Faustin Soulouque: Noel Guy Junior, etc… D.B. Le maire principal Roland Justal, entouré des maires assesseurs de Petit Goâve, c’est-à-dire, Le parcours du Carnaval a été respecté de la Grand-Rue en passant par la Rue Notre Dame jusqu’au niveau de la Place L’Abeille pour aboutir à la Hatte. La danseuse Zsuzsa Parrag et des proches en Haïti (photo courtoisie)Des Allemandes dansant le VaudouDe notre correspondante à Berlin : Au départ, il s’agissait du vernissage d’une exposition de peintures de femmes haïtiennes et culturelles. Zsuzsa Parrag qui connaît pas mal de danses rythmiques haïtiennes pour les avoir apprises au pays même, dirige une troupe de danse qu’elle a créée ellemême et à laquelle elle a donné le nom bien évocateur de « Simbi Macaya », en l’honneur de la déesse de la mer de ce mystérieux endroit. C’est dans sa troupe qu’elle a repéré ces trois jeunes femmes, dont la plus (voir DANSE / 9) d’origine haïtienne, organisée à l’occasion de la fête nationale d’Haïti (1). C’était le 14 janvier dernier. Comme le thème des œuvres exposées portait sur le vaudou – d’où d’ailleurs le titre de la série « Like voodoo make art » une partie de danse vaudoue semblait bien faire l’affaire. Une scène inhabituelle. De jeunes Allemandes se déhanchant voluptueusement sous le rythme endiablé de chansons vaudoues et d’un tambour évocateur est, en effet, une première à Berlin. Ces jeunes femmes, entraînées par la jeune danseuse professionnelle, Zsuzsa Parrag, s’avéraient presque aussi dextres dans leurs mouvements corporels que le seraient des danseuses de bandes rara. Tout y était, posture, habileté des mouvements, grâce corporelle et émotions, hormis peut-être la jeune n’avait que 16 ans, qui se sont produites ce soir-là à Berlin, avec visiblement du plaisir dans les yeux et dans le corps. Pour l’occasion, un de ses percussionnistes, le Martiniquais Frédéric Velasques, était présent. Avec ses mains d’une dextérité exceptionnelle, ce dernier n’a rien à envier à un tambourineur haïtien professionnel. Ce soir-là, il a pu faire résonner le tambour avec la même force de persuasion mystique et la même adresse des mains qu’aurait eue un Haïtien du terroir. Comme répertoire, Zsuzsa Parrag a choisi les chansons d’un groupe musical haïtien ayant siège aux USA (« Papa Pyè Damballah ») et de Ram (« Chita la » et « Erzulie »). Le quatrième morceau « Pawòl » merveilleusement interprété par le Martiniquais est du défunt chanteur « zouk » Gilles Floro qui, lui, est de la Guadeloupe. La proximité culturelle s’avère évidente. Et l’aisance dans l’interprétation aussi. Avec ces quatre chansons, le tour était joué, l’ambiance haïtienne, créée, au grand dam des spectateurs qui, dans un grand silence qui ressemblait à une sorte de recueillement quasi-religieux, regardaient cet étrange tableau, à la fois fascinés, curieux et étonnés. Un pari réussi, le moins que l’on puisse dire, vu les applaudissements nourris à la suite de ce spectacle, insolite pour les Allemands, et qui menaçait sinon de supprimer du moins de faire concurrence à l’attrait irrésistible des tableaux de nos femmes peintres. L’ambassadrice de la danse vaudoue Zsuzsa Parrag est souvent considérée, avec raison, comme la meilleure ambassadrice et diffuseuse de la danse haïtienne à Berlin. Pourtant elle n’était pas prédestinée à la danse vaudoue. Elle avait appris la danse orientale et moderne dans différentes écoles et instituts de danse berlinois, même s’il lui est arrivé de participer à quelques ateliers de danse afro-brésilienne. Un beau jour, Haïti a croisé son chemin de danseuse. Son expérience haïtienne a commencé en 2001. Un ami haïtien l’invite à visiter Haïti. Tout de suite, ses yeux d’artiste découvrent la richesse inouïe de la danse haïtienne. Prise d’enthousiasme, elle décide alors d’en savoir davantage. À Port-au-Prince, Zsuzsa trouve en Florencia Pierre un excellent professeur qui l’a initiée à la technique de base de la danse couleur de peau et les inévitables références Reine Canne-à-Sucre, Fabiola Régine Bien-Aimé Défilé de masques en faveur de la protection de l’environnement

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Mercredi 18 Février 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 04 Page 9Une ambassadrice de la danse vaudoue( ... suite de la page 8) traditionnelle d’Haïti. Comme son enseignante était vaudouisante et que la danse traditionnelle haïtienne est largement inspirée des rites de ce culte, elle a donc fait d’une pierre deux coups. Elle découvre les différents types de danses ainsi que leur signification dans le rituel vaudou. C’est avec cette enseignante que Zsuzsa Parrag a assisté à ses premières cérémonies vaudoues, ce qui lui a permis de visionner les danses du point de vue technique et de comprendre aussi le sens mystique de certains pas. À chacun de ses voyages, elle fréquente des écoles haïtiennes de danse pour se perfectionner dans l’art de la danse haïtienne. Dans son école de danse berlinoise, elle enseigne, à part la danse orientale, différents types de danses haïtiennes, comme le “djouba” le gracieuses avec des rotations corporelles éclatantes de virtuosité ». Pour Zsuzsa, la danse haïtienne „ réunit en elle de nombreux styles de danse qui ont leur origine dans le vaudou et qui sont accompagnés de rythmes spécifiques et de merveilleux chants rituels. Le caractère des danses se base sur une large palette d’émotions humaines et elle va de la nonchalance au dynamique en passant par l’extase, la vigueur, l’exubérance, l’élégance et le lien profond avec la terre » Zsuzsa Parrag est consciente des nombreux préjugés et stéréotypes concernant le vaudou. Selon elle, ceuxci « n’ont finalement rien de commun avec les contenus complexes » de ce culte qu’elle a vécue comme « une religion de la danse commune et du chant collectifs, haute en couleurs et très impressionnante ». Cameau Rameau: The Vodou Gods Ponder Haiti’s Destiny, oil painting, 1991 KANAVAL SE PI GWO FÈT POPILÈ AN N AYITI MINISTÈ KILTI AK KOMINIKASYON BAY GWO FÈT SA A DIMANSYON LI MERITE. MINISTÈ A KREYE BIWO PÈMANAN KANAVAL LA, KI CHITA NAN DIREKSYON EVENMAN KILTIRÈL MINISTÈ A. LI METE SOU PYE YON KOMITE EVALYASYON KI LA POU FE RECHECH, ANALIZE KANAVAL LA NAN TOUT ASPÈ ESTETIK, SOSYAL, SYANTIFIK, ISTORIK AK EKONOMIK LI. MINISTÈ A TABLI YON KOMITE SUIVI AK SIPEVIZYON. METE SOU SA, MINISTÈ KILTI AK KOMINIKASYON KREYE YON FON POU APIYE MODENIZASYON KANAVAL LA ANE SA A, KOMINOTE AYISYEN K AP VIV ALETRANJE KONN TOUT SA K AP PASE NAN KANAVAL LA, GRAS AK YON KANPAY PWOMOSYON LOTO NAVAL K AP FÈT SOU ISLAND TV AK SOU SIT ENTENÈT MINISTÈ A. AYISYEN, AYISYEN, MINISTÈ KILTI AK KOMINIKASYON DI ANN SÈVI AK KANAVAL LA POU N MONTRE LEMOND ANTYE LAVI KA BÈL NAN PEYI NOU.BON KANAVAL 2009 !MINISTÈ KILTI AK KOMINIKASYONVIVE LE CARNAVAL ! « petwo », le “parigol”, le “mayi” et le “ maskaron”, le « yanvalou », le « nago », le « mayi », le « kongo » etc. Le « djouba », apprend-elle à ses élèves, est une « danse paysanne avec beaucoup de sauts et des pas de danses riche en variations et dont la gaieté qui en émane gagne directement les danseurs. Selon elle, ces mouvements « reflètent le quotidien paysan, comme les scènes dans les champs et au marché ». C’est une danse prévue pour le timide Azaka. La plus appréciée des danses traditionnelles, la „yanvalou“, est composée, elle, de mouvements de couleuvre, indique-t-elle. Si la danse „mayi“ est une « musique paysanne joyeuse » comprenant des sauts gais , la „nago“, elle, est perçue par Zsuzsa Parrag comme une « danse guerrière fière dans le style de Staccato » . En ce qui a trait à la danse « congo“, Zsuzsa y voit « l’une des danses les plus (voir DANSE / 11)

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Page 10 Mercredi 18 Février 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 04 (Miami, Florida) -The City of Miami’s Ofce of Faith-based Initiatives and Community Outreach, as the lead intermediary organization for the Miami NICE (Network for Integration, Compassion & Empowerment) partnership, is soliciting Request for Qualications (RFQ) for non-prot Faith-based and Community Organizations (FBCOs) interested in applying to receive, (a) free technical assistance grants and (b) become eligible to apply for a Miami NICE capacity-building sub-award grant. All applicants must attend one of the mandatory informational sessions noted below. Miami NICE is a unique public/private partnership comprised of the City of Miami, Miami-Dade County, The Children’s Trust, Center on Nonprot Effectiveness (C-One), Family and Children Faith Coalition, and the United Way of Miami-Dade. Organizations providing services for the community may be eligible for a non-cash award valued at $5,000 or more per recipient. FBCOs selected to receive a Technical Assistance Award will be eligible to compete for a sub-award grant. Miami NICE will fund sub-award grants for at least 20 organizations serving Miami-Dade County in one or more of the seven (7) Compassion Capital Fund priority areas, including: Children and Youth, Ex-offender Re-entry, Homelessness, Rehabilitation Services for Addicts and/or Prisoners, Elders in Need, Families Transitioning from Welfare to Work, and Healthy Marriage Initiatives. FBCOs that were awarded a Compassion Capital Fund Demonstration Program sub-award are not eligible to apply. Request For Qualication is due no later than 1:00 pm, Friday, March 20, 2009 at City of Miami, City Hall, OfÞce of the City Clerk, 3500 Pan American Drive, Miami, FL 33133. Miami NICE Announces the Compassion Capital Fund Demonstration Program Request for QualiÞcations (RFQ) Wednesday, February 18, 2009 9:30 am Ð 12 noon South Dade Regional Library 10750 SW 211th Street Miami, FL 33189 Thursday, February 19, 2009 9:30am Ð 12 noon Miami Beach Regional Library 227 22nd Street Miami Beach, FL 33139 Monday, February 23, 2009 6:00 pm Ð 8:00 pm North Dade Regional Library 2455 NW 183rd Street Miami, FL 33056 Saturday, February 28, 2009 9:30am Ð 12 noon West Dade Regional Library 9445 Coral Way Miami, FL 33165 For more information regarding Miami NICE, visit www.miaminice.org or contact Carlyn Jacques, Project Director, Phone: 305-416-1410, Fax: 305-400-5368, Email: cjacques@miamigov.com This solicitation is not subject to the City of Miami “Cone of Silence.” In accordance with the American with Disabilities Act of 1990, persons needing special accommodations to participate in a session may contact the Ofce of the City Clerk at (305) 250-5360 (Voice) no later than two (2) business days prior to each meeting, or at (305) 250-5472 (TTY) no later than three (3) business days prior to each meeting.INFORMATIONAL SESSIONSAgir !« L’essence même de l’homme réside dans son talent à réaliser des miracles, à entamer l’improbable et l’inaccessible, ce que l’on appelle communément, agir.» Hannah Arendt Ces derniers jours, chers amis, il est quasiment impossible de trouver une bonne nouvelle sur les ondes des stations de radio dans le pays. Là non plus, malheureusement, nous n’avons pas le privilège de l’exclusivité. Le monde traîne, le pied lourd, les peines provoquées par la cupidité des uns et la stupidité des autres. La délocalisation a désorienté les grandes puissances en essayant de faire de la minimisation des coûts de production le paramètre fondamental de la compétitivité. La globalisation nous a tués et enterrés. À tous. Nous n’arrivons même pas à trouver 100 millions de dollars chez nos « grands amis », pour faire marcher notre économie. Et dire que, d’après ce que disent les mauvaises langues, 32 millions se sont évaporés, subitement, généreusement, par la grâce de Dieu et l’habileté de certains « dwèt long lespri Kout». Enfin, « bien mal acquis ne profite jamais », dit-on, surtout quand on n’a pas eu la chance de participer, en tant qu’acteur. Avec 3 fois 32 + 4 qui nous fait cent, si mes calculs sont bons, on aurait pu trouver une solution au problème. Il s’agirait de trouver les « bons larrons ». Cela voudrait dire agir comme un « Narco-Etat », mais que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir. Ah, Haïtiens mes frères, si l’autre était là. Plume ne grouille ! Aucune restitution des fonds distille une violence inusitée. Le lynchage médiatique, la destruction hertzienne, la violence verbale dopent nos médias et les dotent d’un cachet spécial. La radio sans paroles serait incroyable. L’un de nos PM, celui dont tous les membres bandaient à la vue d’un micro, m’a permis de comprendre ce que la radio peut faire de quelqu’un. Voilà pourquoi ils sont si nombreux les hommes politiques à se taire, chez nous, face à un micro. Chères amies lectrices, chers amis lecteurs, partout où l’on jette le regard chez nous, on ne voit que du travail à faire, la terre à travailler, les mauvaises herbes à sarcler, les plantules à faire grandir, des rues à construire, à reconstruire. Partout où l’on regarde, c’est la désolation. C’est l’inaction. C’est la détresse. Nos Départements en sont conscients et certains ont poussé leurs revendications jusqu’au point de vouloir gérer eux-mêmes leurs misères. Ils veulent prendre leur destin en main. Ils en ont marre. Arriérés de salaire d’un an. Mauvaises conditions des bâtiments scolaires. Absence d’infrastructures. Pourquoi pas l’Indépendance … de la Grand’Anse, se disent-ils. Vous vous imaginez, chers amis, à nouveau, le Sud, puis l’Ouest et enfin le Nord. J’oubliais la Diaspora. Revenons sur terre. Je me souviens d’avoir eu à recevoir, à l’aéroport de Port-au-Prince, des amis qui venaient de l’étranger. De l’Espagne concrètement. Du pays de la Reine qui vient de nous visiter. De visiter ses projets de coopération. Des « chalouppettes de pêche » d’un pays qui est l’un des « rois de la pêche ». Quel péché avons-nous commis pour ne mériter que des petits projets …. ? Enfin, chères amies lectrices, chers amis lecteurs, ces amis qui venaient de l’Espagne, de la Castille, sèche, « secano » disent les connaisseurs, en voyant qu’en Haïti tout poussait avec une facilité incroyable, s’exclamèrent : « Nom de Dieu ! vous avez un pays plus riche que la Suisse ! ». Si nous, en Castille, nous eûmes à gratter avec nos ongles, à nous fouler la rate pour faire grandir nos cultures ! Enfin, chers amis, faudra-t-il bien que l’on agisse car, dit-on, l’essence même de l’homme réside dans son talent à réaliser des miracles, à entamer l’improbable et l’inaccessible, ce que l’on appelle communément, agir. Agissons donc ! Creusons ! Fouillons ! Bêchons ! Ne laissons nulle place où la main ne passe et repasse ! Peut-être ainsi nous n’aurons plus à attendre les millions de nos amis américains ou d’ailleurs, ni même ceux de la restitution … de la dette de l’Indépendance, pour faire avancer le pays. Oscar Germain germanor2005@yahoo.fr Février 2009 quoiqu’obtenus, à la sueur du front de l’autre. Le grand problème est qu’ils vont financer des ONG qui vont faire un festin royal, aux frais de la dictature. Quant à l’équilibre du budget, lui, il aurait émis des bons du trésor. Ou bien, il aurait inventé la nouvelle loterie de l’Etat. Ou un nouveau Casino. Virtuel ou réel. Il aurait prélevé de l’argent à tous. Pour tous et pour lui. Pourquoi pas. Il aurait donné à tous. Il aurait pris de tous. Machiavel, disait-on, à ses côtés, un apprenti. Laissons de côté les histoires d’argent et passons à autre chose. Il faut de tout pour faire un monde, dit le proverbe. J’ai un ami, ce genre d’amis qui ne veut aucunement faire de la politique, dans ce pays, qui n’écoute jamais les nouvelles en Haïti. Il « jambe » de l’autre côté ou prend l’avion pour aller plus loin, et le voilà, à écouter les nouvelles en langue étrangère. Il sait tout sur « Obama l’Audacieux » (dans le bon sens) ou sur « Sarko l’Intrépide » (prenez le dans le sens que vous voudrez) et presque rien sur aucun de nos dirigeants. Moi, c’est tout à fait le contraire, bien que je dois admettre que je n’arriverai jamais à les comprendre. La radio est l’un des meilleurs instruments de socialisation. Je me demande pourquoi on ne l’utilise pas beaucoup plus pour l’alphabétisation. Tout se dit. Avec un naturel qui étrangle. La présomption d’innocence n’existe que dans les manuels. En plus, chers amis, la radio, chez nous, Mœurs : La pornographie envahit nos écolesHPN, 13 février 2009 Un appel à la vigilance a été envoyé sur les ondes de stations de radio concernant des vendeurs de DVD pornographiques sévissant à proximité des écoles de la capitale. Ce ne serait que la pointe d’un iceberg. Des vendeurs de DVD à caractère pornographique sévissent autour de certains établissements scolaires, voire des écoles congréganistes, disent observer deux présentateurs d’émissions radio de la capitale. Ce vendredi, à leurs émissions, ils ont fait part de leurs appréhensions et appellent la police à faire preuve de vigilance. Ces vendeurs de matériels pornographiques, comme tous les vendeurs de DVD exposant leurs produits un peu partout à Port-au-Prince, se munissent de leur lecteur de DVD pour faire visionner leur produit à tout acheteur éventuel. La pornographie n’échappe pas à la règle et, de façon à peine voilée, ces individus donnent à voir le contenu de leurs marchandises, créant des attroupements de curieux au bord des rues. Et si cela se passe à proximité des écoles, il y a de quoi s’inquiéter. «J’ai l’habitude de voir ça tout près de chez moi à Delmas 33. D’habitude, on voit un groupe de jeunes hommes attroupés dans la rue, recueillis, silencieux, ou lançant des commentaires grivois », nous apprend Lewis, un jeune professeur d’école professionnel, au sortir des cours. Pire, ce n’est pas uniquement aux abords des écoles que du matériel pornographique est librement exposé, c’est aussi le cas à l’intérieur de certaines écoles. Un autre éducateur, au cours d’une discussion dans un tap-tap, indique avoir surpris des élèves qui visionnaient du porno à l’intérieur de leur établissement sans être inquiétés. Qu’avez-vous fait ? Vous les avez dénoncés ? lui demande-t-on. A quoi bon, répond-il puisque les directeurs d’écoles n’ont pas le courage de renvoyer les fautifs, davantage intéressés par l’argent que l’éducation. «En plus il n’y a pas que les DVD, mais aussi les nouveaux téléphones qui peuvent stocker des images. Ces appareils sont davantage utilisés pour véhiculer des images pornographiques en milieu scolaire ou de la musique de rap», ajoute ce professeur apparemment outré. Un professeur de botanique en classe de 5e dit avoir du mal à prodiguer son cours puisque les élèves sont davantage intéressés à la biologie humaine, le chapitre de la sexualité notamment. Ils posent des questions, non pas pour apprendre quelque chose mais comme pour se moquer et pour montrer qu’ils savent davantage que le prof. Des élèves de 12 ans sont très actifs sexuellement, soutient-il. Un élève de lycée à Pernier jette lui l’anathème sur la «modernité», en évoquant la corruption des mœurs à l’intérieur de son établissement. «Dans les cours du soir, comme il n’y a pas d’électricité, le lycée est pratiquement transformé en bordel, et ne parlons pas des journées de couleur où est diffusée de la musique de rap des groupes comme Barikad». «Les élèves, poursuit-il, viennent en classe avec de la drogue, de la cigarette, de l’alcool. Les garçons adoptent un style «thug», avec leur pantalons sur leurs genoux et des boucles d’oreilles, et les filles s’habillent très court». Le ministère de l’Education nationale a du pain sur la planche. Le Pentagone va recruter des étrangers en leur offrant la citoyennetéLe Pentagone va recruter parmi les immigrés hautement qualifiés présents sur le sol américain mais n’ayant pas le statut de résident permanent, leur offrant un accès privilégié à la nationalité américaine, a rapporté dimanche le New York Times. Les étrangers ayant le statut de résident permanent, ou les titulaires de la “green card” (permis de travail sans restriction de temps), avaient déjà la possibilité de travailler pour le Pentagone mais c’est la première fois depuis la guerre du Vietnam que les portes de l’armée s’ouvrent aux étrangers disposant de visas provisoires (et à condition qu’ils soient aux Etats-Unis depuis au moins deux ans), a expliqué le quotidien new-yorkais. Les nouvelles recrues pourront bénéficier de la nationalité américaine en six mois, selon le journal, qui s’appuie sur des sources militaires. L’armée vise des candidats dotés de hautes qualifications pour des postes dans la médecine, les langues, et l’analyse des renseignements de terrain, a ajouté le New York Times. “L’armée américaine est elle-même présente dans un grand nombre de pays différents et il vital d’avoir une bonne compréhension de leurs cultures”, a indiqué au quotidien le général Benjamin Freakley, responsable du recrutement pour ( ... suite page 11)LIBRE PENSER

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Mercredi 18 Février 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 04 Page 11 PETITES ANNONCES Due to personal problems selling little farms (1 acre) in Orlando area. Transfer $500.00 $85.00 monthly. total price $6,750.00 no credit necessary. 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Directions: When coming from Miami towards Key Biscayne, after you pass the toll and cross the first long bridge, you make a left at the first exit (you can see the large restaurant on your left when crossing the bridge). l’Armée de Terre, notant qu’il y a des personnes “bourrées de talents” parmi les futures recrues. Ce dispositif sera limité la première année à 1.000 recrutements, essentiellement dans l’Armée de terre, selon le New York Times. Si les résultats sont positifs, le programme sera étendu à tous les corps d’armées et concerna jusqu’à 14.000 embauches par an.Pentagone va recruter des étrangers(... suite de la page 10) Une fête de pâques rara L’an dernier, elle a même fêté à Berlin le Jour National d’Haïti en présentant une oeuvre chorégraphique basée sur les danses traditionnelles haïtiennes, avec en toile de fond l’indispensable tambour appelé à résonner. Comme elle l’a expliqué à qui voulait bien l’entendre, cette « Vodufest », cette fête vaudoue, se voulait la réplique de ce qu’elle a ellemême connue dans le Nord d’Haïti. « À cette occasion, nous célébrons la nouvelle année dans laquelle nous nous souhaitons les choses que nous désirons en dansant et en chantant », avait-t-elle indiqué sur son site à l’adresse des spectateurs. À Pâques, elle a fait la même chose. Le vendredi saint, elle a organisé ce qu’elle a appelé une « fête blanche » et avec au menu : danse vaudoue, tambour et cuisine créole. Côté spectacle, c’était une fête de pâques rara qu’elle a mise en scène, tout au moins « tel qu’elle est traditionnellement fêtée dans les temples vaudous et dans les rues en Haïti », a-telle tenu à indiquer . À cette occasion, les hôtes étaient tous invités à se vêtir en blanc, histoire de rester fidèle au culte et de reconstituer l’ambiance « locale ». Les gens devaient aussi amener quelque chose à manger « afin que les esprits soient de bonne humeur ». De l’avis de Zsuzsa et de celui des spectateurs qui y étaient présents, cette cérémonie avait fait un tabac à Berlin. Après le succès de sa dernière présentation, elle compte relancer son théâtre dansé (ou danse-théâtre) qu’elle a mis au point il y a plus de 3 ans. Cette pièce hybride du nom de « Kote ou ye ? » se veut une quête obsessionnelle de soi. Tout se passe comme si Zsuzsa essayait, à travers un labyrinthe infini de sentiments, de se retrouver. Serait-ce la recherche d’une symbiose entre la part d’Occident rationnel en elle et l’irrationnel du vaudou comme de toute religion ? Ou serait-ce, comme elle le laisse entendre elle-même, l’invocation des esprits vaudous bienveillants pour supplanter un monde sans âme et démoniaque ? Zsuzsa seule le sait. Huguette Hérard, raussendor@aol.com N.D.L.R. : (1) Ont été exposées de janvier à février 2009 les œuvres d’Evelyne Benoît, de Barbara PrézeauStephenson, de Pascale Monin, de Magda Magloire, de Sergine André et d’Élodie Barthélémy au local du club « DasCorps » dénommé « Botschaft von Berlin », à Berlin.Une ambassadrice de la danse vaudoue(... suite de la page 9)

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Page 12 Mercredi 18 Février 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 04 La crise économique mondiale, menace pour la sécurité des USA ?La crise économique mondiale est devenue la plus grande menace à court terme pour la sécurité des Etats-Unis, créant l’instabilité dans nombre de pays et menaçant le monde de guerres commerciales destructrices, affirme un rapport annuel des agences de renseignement américaines. Le rapport du directeur des services de renseignement nationaux note aussi que la direction d’al Qaïda a été affaiblie au cours de l’année écoulée mais que la sécurité en Afghanistan s’est détériorée et que le Pakistan devra mieux contrôler ses régions frontalières avant que la situation puisse s’améliorer. “La crise financière et la récession mondiale sont susceptibles d’entraîner au cours des prochaines années une vague de crises économiques dans les pays aux marchés émergents”, dit le rapport. Une vague de “protectionnisme destructeur” est alors possible. “Le temps est notre plus grande menace. Plus il faudra de temps pour que s’amorce la reprise, plus les intérêts stratégiques des Etats-Unis sont susceptibles de subir de graves dommages”. Le rapport synthétise les évaluations de l’ensemble des 16 agences américaines de renseignement et il sert de point de référence en matière de sécurité pour les décideurs et le Congrès. Il note qu’une campagne de pressions des Etats-Unis et de leurs alliés a affaibli al Qaïda au Pakistan. Mais le groupe reste dangereux et continue de comploter contre l’Occident. L’autorité du Pakistan s’effrite dans certaines parties de sa province de la Frontière du Nord-Ouest, note le rapport. Il ajoute que les difficultés économiques croissantes et les frustrations envers le gouvernement ont radicalisé la population dans tout le pays. Le rapport pointe l’Iran comme la principale poudrière du Moyen-Orient. Convaincre Téhéran de renoncer à son programme nucléaire soupçonné de visées militaires sera difficile et nécessitera des pressions internationales combinées à des incitations, poursuit le rapport. Par : Robert Paret Mon esprit vagabond poursuit son périple à travers la ville. Après avoir parcouru le Champs de Mars et le quartier de Chancerelles où a été implanté le Centre Olympique Jean Jacques Dessalines, nous nous acheminons vers la basse ville. C’est-à-dire la zone commerciale et la rade de Port-au-Prince. Deux lieux qui charrient chacun d’ineffables souvenirs. Quand je me réfère à cette période de ma vie et particulièrement à ces endroits que, très jeune, je n’avais de cessé de fréquenter, en compagnie de mes parents ou de quelques amis, je ne peux que me laisser aller à d’émouvantes réminiscences. L’attraction qu’ils produisaient et l’émotion qui s’en dégageait, ne laissaient personne indifférent. Le fait de les redécouvrir après tant d’années, avec des yeux nouveaux et de me rendre compte qu’ils me procurent encore le même plaisir et les mêmes frissons, m’incite à remonter le temps. J’essaye de me situer dans ce décor qui m’est étrange. Je tente, pour me rassurer, de retrouver certains repères, tels que des façades qui identifiaient certaines maisons, ou encore certains coins que je fréquentais occasionnellement. Peine perdue, car rien n’est resté de tout cela. Rien qui pourrait me réconforter dans mon parcours. Tout a été chamboulé, reconstruit dans une autre ambiance, d’autres dimensions et de nouveaux agencements. Des tons de bleu et de gris métallisé prédominent et se mélangent à quelques autres couleurs plus éclatantes, s’entrechoquent et s’étalent sur la plupart des devantures des édifices. L’utilisation du verre coloré, combiné à du métal, est aussi très usitée. C’est de toute évidence le goût à la mode. Cette modernité offre un coup d’œil qui surprend par son côté innovant. De ce fait, le regard ne peut que s’accrocher à ces nouveaux matériaux qui procurent, à la fois, une douce sensation de bien-être et de confort. La seule certitude qui s’offre à moi est le constat du maintien, en grande partie, du tracé originel de la ville coloniale qui existe encore et que j’ai bien connu. Ainsi je reconnais sans trop de difficulté les voies principales du centreville, pour les avoir tant de fois empruntées. Certes, certaines d’entre elles ont été élargies et réaménagées selon les besoins, pour faciliter la circulation automobile et la marche des piétons. Ainsi le boulevard Jean Jacques Dessalines, la rue des Miracles, la rue Jean Paul II, la rue Pavée et quelques autres artères ont fait peau neuve, bénéficiant de ces améliorations. D’autres, telles que : la rue Bonne Foi et la rue Saint Honoré ont été tout simplement converties en voies piétonnières pour l’aisance et le confort des utilisateurs. La zone commerciale a donc de la sorte retrouvé son allant et ses pleins droits. Elle s’étend désormais, dans le sens Nord-Sud : de l’autoroute de Delmas à la rue du Dr. Dehoux, et dans le sens Est-Ouest : de la rue Mgr. Guilloux à la rue du Magasin de l’Etat. De cette zone d’intenses activités, au bord de mer, il n’y a qu’un pas à franchir. La rue Américaine en délimite la frontière. A partir de là, nous entrons dans l’aire de la rade de Port-au-Prince. Un site d’une incroyable beauté que nous osons classer, sans chauvinisme ni fanfaronnade, parmi les plus captivants au monde. En effet, combien de villes peuvent prétendre bénéficier de tels atouts ? Avoir une majestueuse chaîne de montagnes pour collier, s’étendre tout au long d’une ample et superbe baie et de plus, avoir à contempler, telle une sirène endormie, une île couchée à ses pieds. Qui dit mieux ? Cette richesse, nous l’avons trop longtemps négligée. Seule la réalisation de l’Exposition Internationale du Bicentenaire de 1949, sous la présidence de Dumarsais Estimé, en avait tenu compte. Heureuse initiative qui devait marquer le début de la modernisation de l’aire métropolitaine et propulser le pays sur la scène internationale. Malheureusement, les fleurs n’ont duré que l’espace d’un matin. Malgré tout, cette époque restera marquée dans la mémoire de tous les haïtiens qui ont eu la chance de la connaître. Au point qu’ils considèrent les dix années qui ont suivi cette foire universelle, comme “l’Age d’Or” de la Capitale. C’est à cette période que je me réfère lorsque je tente de convaincre la génération des jeunes d’aujourd’hui du charme que revêtait Port-au-Prince autrefois. Une manière d’essayer d’atténuer la dure sentence à laquelle elle a tendance à vouloir trop souvent la condamner. Il faut aussi convenir que cette génération peut difficilement s’imaginer qu’en d’autres temps, la ville débordait de tant d’activités et d’attractions. Comment lui faire comprendre que nous n’avions rien à envier à nos voisins ? Qu’au contraire, ils nous regardaient jalousement, à cause de nos succès ! Qu’ils tentaient et réussissaient, même parfois, à détourner, à leur avantage, certaines de nos innovations et de nos projets ! Peut-elle concevoir que nous ayons eu des magasins et des entreprises comparables à ceux de toutes les villes modernes de la région ! Pour illustrer, nous citerons, de but en blanc, quelques références qui faisaient la renommée de la Capitale. Au “ Bicentenaire” : le Théâtre de Verdure et le Parc des Palmiste, Pigalle, le Casino International, les Pavillons d’Italie et du Venezuela, et j’en passe. Au centre-ville : La Belle Créole, La Maison Orientale, Aux Cent Milles Articles, La Curaçao Trading, La Firestone, Bata, Step-Over, etc. Souvenirs d’un temps révolu. Tous ceux qui l’ont connu ont déjà regagné le ciel ou l’enfer. Permettez-moi de poursuivre ma douce errance dans la vision plus radieuse et optimiste de ce Port-au-Prince que je redécouvre. A force de recherche, j’ai pu remonter à la genèse de cette Renaissance dont je vous entretiens. Elle a vu le jour progressivement. Cependant, elle s’est précisée d’une manière plus significative à partir de 2039, sous l’Administration Communale présidée par le Maire Félicité St. Sauveur. J’ai su comprendre qu’en préparation aux festivités devant marquées le tricentenaire de la fondation de la Capitale, le dynamique Edile avait pris l’initiative de lancer le démarrage des travaux d’implantation du Plan Directeur de la Ville de Port-au-Prince (PDVP). Précautionneux, il voulût le faire, dix ans avant la date anniversaire du 26 novembre 2049. Ce plan élaboré depuis déjà une quinzaine d’années par un consortium haitiano-chinois avait fait l’objet d’études minutieuses qui tiennent compte de tous les aspects devant être pris en considération en vue d’un développement harmonieux et méthodique de l’aire métropolitaine. L’inauguration du chantier donna lieu à de grandes cérémonies et à des festivités qui durèrent une semaine et qui se déroulèrent dans la liesse populaire. Ce projet d’avant-garde qui rejoignait les rêves du Président Estimé obtint l’adhésion de tous les gouvernements qui se succédèrent depuis lors, ainsi que de l’appui de la population qui y participa pleinement. C’est ce qui nous a valu la transformation radicale et spectaculaire de la Capitale d’Haïti qui, aujourd’hui n’a rien à envier aux autres Capitales de la région. La Cité du Bicentenaire a été complètement rénovée et rebaptisée : Cité du Tricentenaire. S’y sont installés : les plus grandes chaînes d’hôtels, de restaurants, de casinos du monde entier ainsi que le nouveau Parlement haïtien, à l’emplacement qu’occupait autrefois le Parc des Palmistes. La plus belle baie du monde peut s’apprécier maintenant, sans discontinuité, depuis la zone de l’ancienne usine à sucre de la Hasco jusqu’à la pointe Lamentin. Ce qui procure à Port-au-Prince, l’un des plus beau boulevard de la Caraïbe, d’où on peut apercevoir au loin les lumières du complexe touristique de l’île de la Gonâve dénommé « L’IGUANE » nouvellement inauguré. Ici s’achève ma randonnée qui, peut-être, a emballé d’autres esprits habités par le mâle envie de voir le pays “s’engager” dans un rêve identique au mien qui, j’en sui persuadé, pourrait devenir réalité .Que ceuxlà qui le pensent possible s’emploient à le réaliser ! Port-au-Prince, Janvier 2009 Robert Paret jmjrobertparet@gmail.com paretrobert@yahoo.frPORT-AU-PRINCE, EN L’AN 2060LAKAY SE LAKAYLa 1ère partie de cet article est parue dans l’édition précédente, veuillez lire“PORT-AU-PRINCE, EN 2060”ERRATA

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Mercredi 18 Février 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 04 Page 13ECONOMIEDeux, puisqu’il s’agit d’un chiffre magique, qu’il faut ménager sinon on risque de mettre d’éventuels investisseurs en fuite, eh bien on peut toujours s’entendre sur ce chiffre, mais ne pas en rester là, voilà. Le salaire ce n’est pas seulement l’argent, c’est tout ce que paie cet argent. Et comme nous avons vu plus haut, cette paie est vite absorbée en loyer, transport, nourriture, écolage et soins de santé. Eh bien, il y a déjà des patrons qui, pour obtenir un meilleur rendement de leur personnel, ont ouvert une cafétéria sur les lieux mêmes de leur entreprise. D’autres font venir un médecin toutes les deux semaines. Une autre manifestation de ce qu’on appelle les mesures d’accompagnement. Cela devrait concerner aussi le transport, les crèches ou écoles maternelles. Etc. C’est ce que aucun vote du parlement ne peut obtenir et que l’on peut établir seulement par le biais de la convention collective car ce sont les parties concernées qui prennent elles-mêmes en charge leurs problèmes, selon leurs moyens et les yeux dans les yeux. Les ouvriers de leur côté peuvent s’engager à n’entreprendre aucun mouvement qui puisse handicaper la production tant que les engagements issus de la convention sont respectés. Nous pensons donc qu’il faut sortir du cadre étroit et dépassé du salaire minimum voté par des parlementaires qui ne sont pas les premiers intéressés ni les plus informés sur la question, un gouvernement toujours en retard sur l’événement, des ouvriers arrachant une pitance que l’inflation et la montée inexorable du coût de la vie leur enlèvent l’instant d’après et des patrons qui se croient toujours les plus incompris de la terre. Bref, sortir du modèle calqué sur le proverbe haïtien : un jour pour le chasseur, un jour pour le gibier. Alors que depuis longtemps la chasse est finie ! Mélodie 103.3 FM, Port-au-PrinceSalaire minimum, peut-on faire mieux ?(... suite de la page 2) selon les termes de Josette Sheeran, la directrice du Programme alimentaire mondial (PAM), l’érosion des transferts de fonds aggrave la crise alimentaire et la misère. En 2008, les Haïtiens expatriés ont envoyé 1,4 milliard d’euros à leurs familles, une somme comparable au budget national et largement supérieure à l’aide internationale. RISQUES POUR LA PAIX SOCIALE Selon plusieurs agences de transferts de Miami, les remesas vers Cuba n’ont pas diminué malgré la crise. De nombreux Cubano-Américains se sont serré la ceinture pour envoyer de l’argent à leurs familles durement frappées par trois cyclones en 2008. La majorité des exilés de Miami espère que le président Barack Obama lèvera rapidement les restrictions limitant le montant des envois. Au Mexique, les remesas, deuxième source de devises après les exportations de pétrole, ont baissé de 3,57 % en 2008. Douze millions de Mexicains résident aux Etats-Unis, dont la moitié sans papiers. Beaucoup travaillent dans la construction et l’industrie, où le chômage a fortement progressé. Selon l’expert mexicain Jorge Bustamante, la contraction des transferts pourrait affecter la paix sociale. Ce risque existe dans d’autres pays d’Amérique centrale, où les inégalités sont considérables. Il est aggravé par le durcissement des mesures contre les migrants. En 2008, 28 000 Guatémaltèques ont été expulsés des EtatsUnis. Présentées par Luis Moreno, le président de la Banque interaméricaine de développement (BID), comme “la face humaine de la mondialisation” , les familles transnationales sont durement touchées par la crise. La réduction du coût des transferts très élevé ne peut être considérée comme un remède. Face à l’augmentation de la pauvreté et à la baisse des remesas, la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Cepal) préconise “de nouveaux instruments pour protéger les populations les plus vulnérables” . Mais il n’est pas sûr que les pays de la région, confrontés à une baisse de leurs exportations, des investissements étrangers et du tourisme, en aient les moyens. Jean-Michel Caroit Article paru dans l’édition du 10.02.09En Amérique latine, l’érosion des transferts de fonds se fait déjà sentir(TRANSFERTS... suite de la page 2) HPN, le 12 février 2009 La société financière internationale (IFC) et la Société financière haïtienne de développement S.A. (Sofihdes) ont procédé au pré-lancement du Programme Business Edge au cours d’un mini atelier au Karibe Convention Center. Selon la directrice du programme Business Edge, Elvira Van Daele, ce programme constitue un produit innovant de formation à la gestion visant à répondre aux besoins des entrepreneurs dans les pays en voie de développement. Il s’agit d’une session de formation portant sur des modules comme la finance et la comptabilité, la gestion des ressources humaines, le marketing, la gestion des opérations et les techniques de productivité personnelle. « C’est un programme extrêmement pratique pour permettre aux chefs d’entreprise de renforcer leur compétence en gestion dans des domaines bien précis et d’améliorer du coup leur performance», a ajouté Michèle César Jumelle, directrice générale déléguée de la Sofihdes. L’homme d’affaires Marc Antoine Acra a félicité l’initiative de la Sofihdes qui, selon lui, vise à remettre Haïti dans la concurrence avec les Etats de la Caraïbe. Outre ce séminaire de deux jours destinés à une centaine d’entrepreneurs et cadres des petites et moyennes entreprises, la formation Business Edge sera offerte aux PME d’ici mars 2009, selon les responsables. PC/ HPNLe programme Business Edge pour encourager les PME WASHINGTON, 13 février (Reuters) Le Fonds monétaire international a accordé vendredi un prêt 36,6 millions de dollars supplémentaires à Haïti pour l’aider à faire face à la crise mondiale et aux dégâts des ouragans, qui ont fait 800 morts l’an dernier. Ce supplément porte l’emprunt haïtien auprès du FMI à 170,9 millions de dollars. L’aide de donateurs sera nécessaire pour qu’Haïti se reconstruise après la série d’ouragans qui a balayé ses infrastructures en 2008, a déclaré dans un communiqué le directeur adjoint du FMI, Takatoshi Kato. Selon lui, Haïti pourra prétendre à un allègement de sa dette d’ici la fin du premier semestre 2009, à condition de remplir les objectifs économiques fixés. Des élections sénatoriales sont prévues en avril. Avec un taux de pauvreté très élevé, la situation politique et sociale du pays reste “fragile”, a dit Kato. (Lesley Wroughton, version française Jean Décotte)Le FMI augmente son assistance à HaïtiNouvelle Assistance Financière à Haïti de l’ordre de 36 millions de dollarsLe Conseil d’administration du FMI achève la quatrième revue de l’accord avec Haïti au titre de la FRPC et approuve une augmentation de 36,6 millions de dollars de l’assistance financière ainsi qu’un décaissement de 35,8 millions de dollars Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la quatrième revue des résultats économiques obtenus par Haïti dans le cadre de l’accord appuyé par la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC), et il a approuvé une augmentation de l’aide financière d’un montant équivalent à 24,57 millions de DTS (environ 36,6 millions de dollars EU) pour atténuer les effets négatifs d’une série de cyclones survenus en 2008 et du ralentissement de l’activité mondiale. L’achèvement de la revue permet à Haïti de recevoir un décaissement immédiat d’un montant équivalent à 23,98 millions de DTS (environ 35,8 millions de dollars EU), ce qui porte le total des décaissements à 91,3 millions de DTS (environ 136,1 millions de dollars EU). Le Conseil d’administration a aussi accordé une dérogation pour le non-respect d’un critère de réalisation quantitatif de septembre 2008, à savoir un léger écart du crédit net de la banque centrale au secteur public non financier par rapport au critère fixé L’accord FRPC triennal a été approuvé en novembre 2006 pour un montant initial de 73,71 millions de DTS (environ 109,9 millions de dollars EU) (voir communiqué de presse 06/258). En même temps, le FMI et la Banque mondiale ont déterminé qu’Haïti remplissait les conditions requises pour bénéficier d’un allégement de dette au titre de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) (voir communiqué de presse 06/261). En juin 2008, le Conseil d’administration a approuvé la première augmentation de l’assistance financière au titre de l’accord FRPC, d’un montant équivalent à 16,38 millions de DTS (environ 24,4 millions de dollars EU ; voir communiqué de presse 08/145) pour aider Haïti à atténuer les effets de la flambée des prix internationaux des denrées alimentaires et des carburants. À l’issue de la réunion du Conseil d’administration, M. Kato, Directeur général adjoint et Président par intérim, a fait la déclaration suivante : Il convient de féliciter les autorités haïtiennes d’avoir préservé la stabilité macroéconomique et progressé dans l’application des réformes structurelles en 2008, en dépit des graves chocs qu’a subis l’économie. La montée des prix de l’alimentation et des carburants et les troubles politiques qui ont suivi ont fortement entravé l’action de l’État, tandis qu’une succession de cyclones et de tempêtes tropicales ont causé des pertes économiques sans précédent. Les autorités restent résolument déterminées à mettre en œuvre leur programme économique, lequel vise à concilier le maintien de la stabilité macroéconomique et la promotion du développement économique et social. Étant donné les considérables besoins de dépenses liés à la reconstruction de l’infrastructure et aux priorités de réduction de la pauvreté, un nouvel effort de mobilisation des recettes intérieures est nécessaire. Cependant, le soutien de la communauté internationale sera déterminant, et il convient d’encourager les autorités à continuer de travailler en étroite collaboration avec les donateurs pour mobiliser une aide supplémentaire. Pour autant que les derniers déclencheurs du passage au point d’achèvement de l’initiative PPTE soient mis en œuvre en temps voulu, Haïti devrait obtenir un allégement de la dette au titre de l’initiative PPTE et de l’IADM d’ici la mi-2009. Pour préserver la viabilité de la dette, les autorités devront faire preuve de prudence en ce qui concerne les nouveaux emprunts et mener une politique économique qui encourage la croissance et la diversification des exportations. Haïti continuera de faire face à des difficultés. La situation politique et sociale demeure fragile, les effets des chocs climatiques sont persistants, et le ralentissement de l’économie mondiale devrait peser sur les envois de fonds de l’étranger et les exportations. Les résultats impressionnants et la ferme volonté des autorités d’exécuter le programme constituent des arguments de poids pour que le FMI et la communauté internationale accordent leur appui. L’octroi en temps voulu d’une aide adéquate sera cruciale pour préserver les gains durement acquis ces dernières années, appliquer la stratégie de réduction de la pauvreté et stimuler la croissance économique. La FRPC est le guichet concessionnel du FMI pour les pays à faible revenu. Les programmes soutenus par cette facilité s’appuient sur une stratégie de réduction de la pauvreté formulée par le pays bénéficiaire. Cette stratégie, qui est adoptée au terme d’un processus de consultation auquel participent la société civile et les partenaires au développement, est énoncée dans le Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté établi par le pays. Le but est de faire en sorte que les programmes appuyés par la FRPC soient conformes à un cadre global de politiques macroéconomiques, structurelles et sociales visant à stimuler la croissance et à réduire la pauvreté. Les prêts accordés au titre de la FRPC sont assortis d’un taux d’intérêt annuel de 0,5 % et sont remboursables sur dix ans, avec un différé d’amortissement de cinq ans et demi pour le principal. Chaque matin, captezMélodie Matin sur 103.3FM

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Page 14 Mercredi 18 Février 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 04 Les Sports avec Mario Bareau informations avec Laury Faustincon Lucianiavec Villette Hertelou Mardi avec Bernard EtheartLun. & Mer. : L’heure classique Jeu. & Dim. : Jazz at Ten Judy Carmichael reçoit ses invités9h00 10h305h 30 pm journal créole avec Louini Fontal animation James Prédvil74 bis Rue Capois, Port-au-Prince, Haïti Tél.: (509) 2221-8596 / 2221-8567 / 2221-8568 / 2221-0204 Fax: (509) 2221-1323 E-mail: melodiefm@hotmail.com / URLL www.haitienmarche.com Librairy of congres # 1SSN 1064-3896www.melodiefmhaiti.com Mélodie & CompanyDéveloppement durable LES JEUX En Bref...(... suite de la page 2) justifié l’exclusion des candidats de la Famille Lavalas par le fait que deux listes concurrentes avaient été déposées en son nom. Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a appelé le Conseil électoral à exclure “les individus inculpés de crimes graves ou dénoncés par la clameur publique pour éviter de transformer le Sénat en un repaire de bandits” . Cette organisation a dressé une liste de neuf candidats appartenant à différents partis et impliqués dans des affaires de drogue, des crimes et des malversations. Le seul qui n’a pas été exclu est un candidat du parti présidentiel L’Espoir, Moïse Jean-Charles. En visite à Port-au-Prince le 7 février, le ministre français de l’agriculture Michel Barnier a souhaité que tous les candidats soient “respectés et respectables” , ajoutant que “toutes les sensibilités doivent pouvoir s’exprimer” . Jean-Michel Caroit Article paru dans l’édition du 14.02.09Nouvelle crispation politique en Haïti, sur fond de crise humanitaire(... suite de la page 7) Jean-Bertrand Aristide souligne aussi la création au Congrès de Washington d’une commission devant enquêter sur le “coup d’état” du 29 février 2004 qui l’a renversé du pouvoir. Enfin, l’ex-président invite ses partisans à continuer “pacifiquement la lutte pour la démocratie”. Un casque bleu argentin meurt dans un accident de voiture à Haïti BUENOS AIRES, 16 février (Xinhua) — L’état-major argentin a confirmé dimanche qu’un casque bleu de 29 ans était mort dans un accident de voiture à Haïti . L’Etat-major a révélé que le premier sergent Rodolfo Agustin Lopez, qui aurait eu 29 ans le 20 février, était mort dans un accident de voiture alors qu’il effectuait des manoeuvres militaires samedi avec 11 autres soldats dans la ville de Gonaives, au nord d’Haïti. Les manoeuvres faisaient partie d’un exercice de routine des forces de maintien de la paix de l’ONU à Haïti. Le véhicule à bord duquel ils se trouvaient s’est renversé, causant différentes blessures aux passagers et entraînant la mort du sergent Lopez. Le sergent Lopez était marié et père d’un bébé de six mois. La Justice dominicaine condamne à 10 ans de prison le meurtrier d’un commerçant haïtienEnviron 8 mois après l’assassinat en République Dominicaine du commerçant haïtien, un tribunal d’Azua a jugé et condamné pour homicide volontaire, le chauffeur dominicain Osiris Mendez Sanchez, âgé de 33 ans. Le verdict inclut une peine de 10 ans de prison et le versement d’un million de pesos en faveur de la plaignante, Maria Carmela Robillar Flores, épouse et représentante de Angely Mésadieu Flores, fille mineure du défunt. Différentes personnalités avaient pris part à ce procès ouvert le 17 décembre 2008, dans la ville d’Azua, lieu du crime. Le vice-président de la Commission Nationale dominicaine des Droits humains, l’avocat Juan Cespedes et la présidente régionale de cette institution, Me Milva Joselin Melo, constituaient la partie civile. Les deux avocats avaient tiré argument des articles 295 et 304 du Code Pénal dominicain pour réclamer « une peine de 20 ans de réclusion majeure contre Osiris Mendez Sanchez » et le paiement « d’une indemnisation de 5 millions de pesos comme juste réparation aux dommages provoqués ». L’Etat haïtien s’était fait représenter par le consul d’Haïti à Barahona, Jean-Claude Ethéart. En outre, plusieurs organisations nationales et internationales de droits humains établies en République Dominicaine avaient envoyé leurs délégués à cette audience dont l’issue constitue une première, de l’avis d’hommes de loi dominicains dont Me Pedro Cuevas, impliqué très tôt dans le suivi du dossier. Pour Me Joselin Melo, la sentence du tribunal d’Azua restitue la confiance de la communauté haïtienne en République Dominicaine et affaiblit l’idée de manque de défense des droits des migrants attachée à ce pays. Les deux avocats Cespedes et Melo ont par ailleurs, qualifié d’opportune, l’intervention des autorités haïtiennes qui a contribué, disent-ils, « à garantir l’équilibre et la transparence du procès tout en relevant le niveau de confiance des témoins ».

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Mercredi 18 Février 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 04 Page 15Ti Gout pa Ti Gout ak Jan Mapou Jounen jodi Lendi 16 Fevriye, Togiram genyen ekzakteman 86 ane 3mwa 30 jou Sante-a anfòm. Lespri kreyòl-la toujou anbandezon. Pou zanmi ki pa ni wè, ni tande Togiram, li la. L’ap viv Jacksonville ak pitit fi-l. Ak madanm ni. Sante li anfòm sof li pèdi toulede zye li. Pwodiksyon literè li pa kanpe. Si li pa ka ni li , ni ekri, li pale nan radyo <
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Page 16 Mercredi 18 Février 2009 Haïti en Marche • Vol XXIII • Nº 04 ARTS & SPECTACLES Haïti en MarchePort-au-Prince 100 Avenue Lamartinière (Bois Verna) Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323 Miami 173 NW 94th Street Miami, Florida 33150 Tel. 305 754-0705 / 754-7543 • Fax 305 756-0979 New York (914 358-7559) • Boston (508 941-6897) Montréal (514 337-1286) email : melodiefm@hotmail.com haiti-en-marche@hughes.net URL : www.haitienmarche.comLibrary of Congress # ISSN 1064 3896 Printed at Southeast Offset (305) 623-7788 “Marina” en Haïti à la grande joie de milliers de fan L’héroïne de la série “MARINA” qui a eu un immense succès l’année dernière sur nos écrans a été invitée pour des spectacles de variétés à Port-au-Prince où l’actrice mexicaine Sandra Echeverría a été reçue par des supporteurs déchaînés. (photo Thony Bélizaire) Le film MINUIT sélectionné au 27e Rendez-vous du Cinéma QuébécoisFondation Fabienne Colas 21 février 09 : 20 h 30 au Centre SEGAL 25 février 09 : 21 h 45 au Cinéma ONF www.rvcq.com Montréal, le 11 février 2009 – Pour la première fois, un long-métrage de fiction 100% indépendant, fait avec La comédienne et réalisatrice Fabienne Colas un vrai conte de fée? ». Sur une note plus émotionnelle, elle rajoute « Aujourd’hui, je sens vraiment que je fais partie de l’industrie du Cinéma Québécois, un cinéma que j’aime et qui finira, très rapidement je l’espère, par refléter la réalité démographique du Québec en y incluant des acteurs de toutes les couleurs, de toutes les origines et surtout avec des accents divers parce que c’est ça le Québec d’aujourd’hui et de demain. Je félicite Les Rendez-vous d’avoir osé montrer autres choses qui se passent à Montréal également cette année ». MINUIT, qui a ouvert officiellement le Festival International du Film Haïtien de Montréal en septembre dernier (présenté hors compétition) et qui a reçu une mention d’honneur spéciale du jury, est réalisé par Fabienne Colas sur un scénario de Sophia Désir et traite d’une histoire de Vaudou en plein cœur de Montréal. Ce film de 100 minutes, en français et créole (sous-titré en francais), met en vedette Fabienne Colas, Ralph Prophète, Yanick Dutelly, Sophia Désir, Natacha Noël et Rony Bastien. Il est produit par Emile Castonguay et Fabienne Colas de Zaza Production. une équipe majoritairement haïtienne et tourné à Montréal, sera projeté lors des 27e Rendez-vous du Cinéma Québécois, le plus grand festival dédié au Cinéma Québécois. MINUIT est le premier film de la comédienne Fabienne Colas qui se réjouit et se dit honorée de participer au Rendez-vous du Cinéma Québécois pour une toute première fois. « Ce film a été fait dans des conditions extrêmement difficiles et en dehors des structures de la SODEC et de TELEFILM. Je l’ai fait sans prétention et surtout sans anticiper un tel parcours. Aujourd‘hui il participe à ce festival aux côtés de grands réalisateurs que j’ai toujours admirés comme Léa Pool, Charles Binamé, Erik Canuel, Denis Côté et tant d’autres, n’est-ce pas En plus des 2 préesentations de son film, Fabienne Colas fera partie d’un panel de discussion organisé par le festival sur le thème « Un écran trop blanc pour un Québec métissé » le samedi 21 février à 17h à la Cinémathèque Québécoise aux côtés de divers panélistes, dont Didier Lucien. Soulignons aussi la présentation du Film SONJÉ, du réalisateur Martiniquais Emmanuel Jean-Baptiste, également un film 100% indépendant tourné à Montréal qui sera présenté le 23 février à 21h45 à l’ONF. Sources : Zaza Production et Fondation Fabienne Colas