Citation
Haïti en marche

Material Information

Title:
Haïti en marche
Place of Publication:
Miami Fla
Publisher:
s.n.
Publication Date:
Copyright Date:
2005
Frequency:
Weekly
regular
Language:
French
Physical Description:
v. : ill. ; 45 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
Haitians -- Newspapers -- United States ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.) ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
Spatial Coverage:
United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti

Notes

Language:
In French.
General Note:
Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright Haïti en Marche. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
21271733 ( OCLC )
sn 92061416 ( LCCN )
1064-3869 ( ISSN )

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La video montrant supposement un Haitien

mutile par un Dominicain est-elle authentique ?

GRAND EMBARRAS CHEZ LES 2 GOUVERNEMENTS
PORT-AU-PRINCE, 16 D6cembre dans leur pays natal. Selon l'ambassadeur de la R6publique
Selon les m6dias locaux, les autorit6s haitiennes Les autorit6s dominicaines ont r6agi en dominicaine en Haiti, Jose Serulle Ramia, << cet acte
cherchent h 6tablir l'authenticit6 d'une viddo qui qualifiant la viddo de << montage >>. refl~te une sauvagerie que nous croyons appartenir
circule sur l'Internet aux 6poques les plus
et montrant une reculdes de l'hu-
scene horrible : un manit6. >>
individu forqant un D autre
autre h placer son part, l'ambassadeur
bras sur une pierre Serulle signale que
puis qui lui fait les << expressions
sauter la main droite utilis6es dans la
d'un seul coup de viddo ne corres-
machette. pondent pas h notre
L'homme faqon de parler >>.
qui subit ainsi ce Sur ce,
traitement est d6ji d'autres signalent
un manchot du bras que la viddo n'aurait
gauche. pas &t6 r6alis6e en
Le tortion- RWpublique domini-
naire est suppose caine. On rappelle
6tre un Dominicain que les paramilitaires
et sa victime un de colombiens ont
ces dizaines de utilis6 ce genre de
milliers de migrants supplices h l'en-
ill6gaux haitiens qui contre des paysans
travaillent dans les soupqonn6s de colla-
plantations dans la boration avec la
r6publique voisine. gudrilla.


Ces images
provoquent un
mdlange de d6gofit
et de colkre chez les
Haitiens et dans les
milieux favorables a
la cause des paysans
haitiens qui 6migrent
en territoire voisin
pour fuir la misbre


On cite a
l'appui le site d'une
radio colombienne
(www.caracol.com),
selon lequel << les
groupes para-
militaires ont atteint
un tel degr6 de
cruaut6 et de
(VIDEO /p. 3)


Un extrait de la video qui fait scandale sur l'Internet


NOTRE HISTOIRE

Estime, un demi-siecle aprs :

le President haitien le plus populaire
PORT-AU-PRINCE, 14 D6cembre Dumarsais Estim6.
Ironie de l'Histoire, celui qui a &te le plus sous- MWme son nom qui a &t6 moqu : << Dimas6. >
SN'importe quel sondage ind6pendantvous le dirait
: le president le plus honor aujourd'hui des Haitiens c'est
Estim6.


Le President Dumarsais Estimd prete le
serment constitutionnel devant le Parlement
estim6 des presidents haitiens du 20e siecle est
le seul qui force le respect aux yeux des
g6ndrations actuelles. Nous parlons de


Il n'existe cependant aucune biographie de celui
qui a exerc6 le pouvoir de 1946 a 1950 sinon qu'un sumom
destine peut-6tre a renforcer qu'il n'appartenait pas a la
<< rpublique de Port-au-Prince >> : l'homme des Verrettes.
MWme sa photographie qui reste floue dans notre m6moire.
Par contre le plus diabolique, Papa Doc, est connu comme
le loup blanc.
Arrive a la pr6sidence par un compromis entre
les chefs de la junte militaire sous les ordres du colonel
Paul E. Magloire et la petite elite politique (ce qui dans
son cas ne voulait done pas tout a fait dire arrive au
pouvoir), et alors que s'6teignaient les dernibres 6tincelles
soulev6es par ce qu'on appelle << la revolution de 46 >> (sorte
de revolution culturelle a vues trbs larges), il entra au palais
national sans un 6clat particulier. Celui qui actionnait le
peuple de la capitale, Daniel Fignold, le maitre du fameux
<< rouleau compresseur >>, appuyait un autre candidat. Lors
le chef de l'Etat 6tait Olu au second degrd, autrement dit le
president de la rdpublique 6tait choisi par les Olus du
Parlement. Cela aprbs de laborieux marchandages.

De plus puissants allies que le chef de
I'Etat ...
Boud6 par le peuple et sans aucune popularity, il
est d6test6 aussi par l'dlite claire qui lui reproche de n'6tre
(voir ESTIME / 16)


ECONOMIE

Autre faVon de lutter

contre la vie chere ?
PORT-AU-PRINCE, 11 D6cembre Les
discussions font rage entre passagers et chauffeurs,
ces derniers refusant d'accepter les nouveaux tarifs
du transport en commun qui ont &te revus a la
baisse par les autorit6s gouvernementales,
conform6ment aux nouveaux prix 6galement
rabaiss6s du carburant a la pompe.
Apres avoir constamment menace de
faire la grave si le gouvernement n'abaissait pas
les prix de l'essence, eh bien a present que c'est
fait les conducteurs de << tap tap > (tout au moins
sur un certain nombre de circuits tres fr6quent6s)
(VIE CHERE / p. 4)


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94th Street
Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559) Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email: melodiefm khotmail.com
haiti-en-marche Thughes.net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896


1 00,


i""41\- I









Page 2 ENPLUS .


ENERGIE ELECTRIQUE


Les trois centrales


PORT-AU-PRINCE, 12
D6cembre L'annonce par le
directeur g6ndral de l'Electricit6
d'Haiti (Ed'h), l'ing. Serge Raphael,
de la mise en marche des trois
centrales offertes A Haiti par le
Venezuela nous plait A plus d'un titre.
La capitale va b6ndficier
(b6ndficie peut-6tre d6j? dans certains
quartiers) de 10 A 12 heures de courant
par jour.


Il y a le programme
Petrocaribe grace auquel des pays
comme Haiti b6nficient de l'achat de
p6trole A des conditions impossibles
A obtenir nulle part ailleurs.
Non seulement nous sommes
garantis de n'etre jamais en rupture
de stock comme auparavant ...
Mais quoique nous payions
le p6trole de Petrocaribe aux memes
prix du march international, par


Mais d'un autre c6t6, nous
accordons aux cadeaux v6nuzudliens
toute lavaleur qu'ils m6ritent. Et c'est
de la plus grande importance car le
Venezuela du president Hugo Chavez
ne pourra pas continuer A etre aussi
g6ndreux avec la chute vertigineuse
que connaissent actuellement les cours
du p6trole sur le march international.
Lorsque le baril de p6trole se
vendait A 150 dollars et plus, le


... encore appelee Carrefour 2
Venezuela amassait une immense
fortune.
Mais voici que le baril est
tomb6 A un tiers seulement de cette
valeur, aux environs de 40 dollars
am6ricains.
Les ressources de l'Etat
v6n6zu6lien vont done diminuer
d'autant.
Le gouvernement Chavez
s'est engage dans d'immenses projets
au Venezuela meme, cela pour r6parer
une politique 6conomique injuste qui
a 6td mende par ses pr6d6cesseurs ott
l'un des cinq plus grands pays
producteurs de p6trole avait pres de la
moiti6 de sa population vivant presque
en dessous du seuil de pauvret6.
Il sera difficile au president
v6n6zu6lien de revenir sur les projets
entrepris A l'int6rieur meme de son
pays.
Par contre, qu'il le veuille ou
non, Chavez va devoir r6viser un tant
soit peu ses largesses A l'ext6rieur.

Chavez devra mettre
probablement un moderato ...


contre les conditions de paiement sont
plus qu'avantageuses. En effet, la
moiti6 des revenus de la vente est
gard6e dans un compte special ott
l'Etat haitien peut prdlever des credits
pour des projets de d6veloppement en
Haiti ou dans des cas d'urgence
comme apres les 4 ouragans qui ont
ravag6 le pays l'Ftd dernier.
Et credits consentis a un taux
d'int6drt presque nul.


(photos Eugene Robenson)
Mais Petrocaribe n'est pas
un don ni une subvention, comme se
plait A le rappeler le gouvernement
haitien.
Par contre s'agissant des
dons, Chavez devra mettre
probablement un moderato.
Selon le Miami Herald, le
projet de construction d'une raffinerie
au Nicaragua aurait &t6 mis en
veilleuse.
Alors qu'il 6tait question
d'offrir une raffinerie semblable A
Haiti, il faudra done peut-etre en faire
son deuil.

Dessalines et Petion ...
Au pic de la lune de miel
Venezuela-Haiti (on sait que Hugo
Chavez a d6cid6 de nous remettre ce
que nos anc6tres Dessalines et
P6tion avaient fait pour
l'ind6pendance des pays sud-
americains), le leader de la revolution
bolivarienne avait offert de construire
aussi pour nous trois aeroports
internationaux.
(COOPERATION / p. 6)


"Copyrighted Material

Syndicated Content
Available from Commercial News Providers"


Un ex-policier sous les verrous pour implication dans le
kidnapping
Son nom est Gerry Archange Enderson Lecomte. Ag6 de 33 ans et un ancien
membre de la PNH, il est soupqonn6 d'implication dans des activities de
kidnapping et de traffic de drogue. Son arrestation a &te effectude au
Canap6-Vert, alors qu'il se trouvait A bord d'une Toyota Rav4 immatriculde
au num6ro AA69460. Gerry Enderson Lecomte a 6td trouv6 en possession
d'une arme ill6gale et d'environ 50.000 gourdes (1.200 dollars amdricains).
Apres un interrogatoire prdliminaire au sous-commissariat du Canap6-Vert,
l'ex-policier a &te transf6rd sous forte escorte au siege de la Direction
centrale de la police judiciaire (DCPJ. L'avocat du prdvenu, Me Richard
Toussaint, qui assistait son client, s'est refuse toute declaration. Selon des
sources polici&res ayant requis l'anonymat, la capture de Gerry Archange
Enderson Lecomte constitue une < grosse prise >> en raison de son statut
pr6sum6 de < membre tres influent et dangereux >> d'un important r6seau
criminel. Cet individu, qui aurait jou6 un r6le de premier plan dans
l'enlkvement et la sequestration pendant une dizaine de jours d'une
professionnelle bien connue, J6nane Ledan, serait 6galement impliqu6 dans
d'autres cas d'enlkvement. D'autre part, il serait liW au trafic de stup6fiants
dans la ville des Cayes ou il 6tait affect. Les memes sources pr6cisent que
l'ex-agent du corps des CIMO, ferait aussi l'objet de plusieurs mandats
d'amener pour divers actes rdpr6hensibles qui lui ont &te reproch6s lorsqu'il
6tait en poste A Jacmel. II avait &te pris en filature apres les rdvdlations de
trois autres individus appr6hend6s dans le cadre de l'enquete en cours sur le
rapt de J6nane Ledan. La directrice du centre professionnel de formation
ouvri&re (CPFO) avait &t6 enfin lib6rde le week-end des 6-7 d6cembre lors
d'une descente nocturne d'unit6s sp6cialis6es de la PNH A Delmas 40B (est
de Port-au-Prince). M6me si les infrastructures de ce gang op6rant ont &te
andanties et plusieurs de ses membres captures, d'autres, dont des anciens
policiers, seraient encore en cavale.

La MINUSTAH lance l'operation Bouclier Bleu"
Dans le but de contrecarrer les bandits A la veille des f6tes de fin d'annde, la
Mission de stabilisation de 1'ONU (MINUSTAH) a lanc6 l'op6ration
<< Bouclier Bleu >> destinde A seconder la police haitienne dans ses efforts.
L'op6ration vise A encourager les compatriotes de la diaspora A venir passer
les f6tes en Haiti.
Cette operation nationale de s6curisation conduite a Port-au-Prince et dans
plusieurs autres villes, notamment le Cap Haitien et les Gonaives, se traduit
sur le terrain par une presence accrue, de jour comme de nuit, des patrouille.
Le nombre de points de contr6le mobiles de la MINUSTAH sera
pratiquement double sur cette p6riode. Les sites suppl6mentaires seront
6tablis sur des voies ou des croisements strat6giques en coordination avec la
PNH.

L'USAID et la Fondation Sogebank veulent attirer des
investissements de la diaspora haitienne en Haiti
Un protocole d'accord a &t6 sign le vendredi 12 D6cembre entre la USAID
et la Fondation SOGEBANK pour r6pondre aux d6fis d'investissement de la
diaspora en Haiti. Les deux entitds, l'Agence Amdricaine pour le
Ddveloppement International (USAID) et la Fondation SOGEBANK ont
sign un Protocole d'accord pour 6tablir un programme de la Diaspora
haitienne pouvant r6pondre aux d6fis d'investissement (The Haitian
Diaspora Investment Challenge Facility program). L'objectif de ce
programme est d'aider A la creation d'emplois et au renforcement de la
capacity productive en Haiti, en allouant des financements en vue de
supporter des investissements consentis par des membres de la Diaspora
haitienne A travers les entreprises qu'ils possedent et op6rant en Haiti. Ce
nouveau programme est en voie de r6alisation et devrait commencer A
recevoir des propositions de potentiels investisseurs au cours du second
trimestre de l'annde 2009. Dans le cadre de ce programme les membres de

(EN BREF / p. 18)


La centrale de Carrefour vue de la Route des rails


-...j









Mercredi 17 D cembre 2008 ________________ 1
Haiti en Marche Vol XXII N' 47 1U LI N RI

LETTRE OUVERTE AU GOUVERNEMENT

HAITIEN RELATIVE A LA VIDEO

< EL MACHETAZO >>


Paris, le 12 d6cembre 2008

Madame le Premier ministre de la R6publique
d'Haiti, Mme Michble DUVIVIER PIERRE-LOUIS
Monsieur le Ministre des Affaires Etrangeres
et des Cultes, M. Alrich NICOLAS
Monsieur le Ministre des Haitiens vivant a
l'Etranger, M. Charles MANIGAT

Ily a quelques jours, une video d'une extreme
violence sous le titre < a &te post6e
sur internet.
Elle y montre un homme, noir, nu, pr6sente
comme 6tant haitien forc6 de tendre ses bras h un autre
homme, clair, pr6sente comme 6tant dominicain, et qui
lui tranche la main droite.
Cette scene d'une extreme violence a
provoqu6 le plus grand 6moi au sein de la communaut6
haitienne de France. Beaucoup de colkre, de stupeur
et un ressentiment grandissant a 1 '6gard du voisin
dominicain.
Dans le meme temps, d'autres avis nous
parviennent: la video n'aurait pas 6td tournde en
R6publique dominicaine mais en Colombie il y a
plusieurs anndes. Pour certains il s'agirait d'une viddo
truqude...et ainsi de suite.
Nous avons besoin de savoir ce que le


gouvernement haitien envisage comme type d'action
afin de rdveler la v6rit6 autour de ce document?
Car vraie ou non, cette video renforce les
antagonismes de part et d'autre. Nous savons tous d6ji
a quel point la communaut6 haitienne et d'ascendance
haitienne en R6publique dominicaine souffre de
discrimination dans ce pays. Les violences dont elle
est r6gulibrement l'objet depuis tant d'anndes ont &t6
maintes fois attest6es par des rapports d'organismes
et ONG internationaux, par des films, des
t6moignages...Cette video, si elle s'avere rdelle
d6clenchera fort probablement des reactions au sein
des communaut6s haitiennes dont nous ne pouvons
encore connaitre la teneur mais que nous pouvons
imaginer. Si elle s'avere tre un montage, alors elle
posera la question de la manipulation de l'opinion
publique autour de ce sujet fort sensible.
Tout cela est dangereux et peut se produire
aujourd'hui parce que l'Etat haitien ne s'est jamais
positionn6 de manibre franche sur la question du
traitement de ses ressortissants et de leurs descendants
en R6publique dominicaine et ailleurs.
Aujourd'hui, nous, particuliers, structures
priv6es, associations franqaises, franco-haitiennes,
haitiennes, en France, en Haiti, au Canada, aux Etats-
Unis, en R6publique Dominicaine et ailleurs, exigeons,
(voir LETTRE OUVERTE / 12)


SI Page 3

L'EVENEMENT SOMMAIRE
Une video montrant suppos6ment un Haitien
muti "-en direct" par un Dominicain p.1
ECONOMIE
Nous avons aussi nos golden boys p.6
Autre facon de lutter contre la vie chore p.1
La BID doublera les dons a Haiti en 2009 p.7
NOTRE HISTOIRE
Estime le president haitien le plus populaire p.1
ENERGIE
Les trois centrales p.2
ACTUALITE
Lettre ouverte au gouvernement haitien
concernant la video a scandale p.3
La video de la honte p.12
< Machetazo > p.12
Haltiens dans les bateys p.14
DROITS DE L'HOMME
Situation des droits humains a la frontiere Nord
p.9
GOUVERNEMENT
Un premier bilan du Plan d'urgence p.5
PRESSE
Guyler Delva condamnm pour < diffamation >
maintient sa position p.6
ECOLOGIE & PRODUCTION
Joumie de l'Arbre veritable p.8
La souverainet6 alimentaire p.9
ARTS & LETTRES
Deccs de l'6crivain G6rard V. Etienne p.10
La peinture de Faimy Hakime p.10
PAGE CREOLE
Ayisen nan Miyami ap d6mi reve Nw6l lakay
p.19_


GRAND EMBARRAS CHEZ LES 2 GOUVERNEMENTS


(VIDEO... suite de la lere page)
d6shumanisation que dans certains cas ils filment les
tortures et assassinats de personnes soupqonn6es de
collaborer avec la gudrilla. >
Cependant un observateur remarque que dans
la video en question, la victime ne semble pas
comprendre l'espagnol et s'exprime par gestes avec
son bourreau.
Ce qui, s'il se confirmait, infirmerait la these
d'un acte se passant en Colombie.
Cependant aucune source haitienne ne peut
encore affirmer totalement que la victime est un
ressortissant haitien. Mais beaucoup estiment cela
vraisemblable, 6tant donn6 les mauvais traitements
subis par les migrants haitiens chez nos voisins.


Et a cause aussi de certains mefaits enregistres
contre les ressortissants haitiens particulibrement dans
la zone frontalibre.
R6cemment plus de 300 Haitiens ont dfi
chercher refuge dans un campement militaire
dominicain pour 6chapper a une chasse a l'homme
apres l'assassinat d'un Dominicain imm6diatement
reproch6 a des Haitiens.
Le gouvernement haitien a dfi se d6pecher
d'organiser un rapatriement force pour ces fugitifs.
Cette affaire de video pousse les autorit6s
haitiennes a sortir du mutisme adopt g6ndralement
dans le dossier dominico-haitien.
Le ministre haitien des affaires 6trangeres,
Alrich Nicolas, a annonc6 qu'une investigation est en
cours pour determiner si la video est authentique.


L'ambassadeur haitien a Santo Domingo, Fritz Cineas,
serait en train de compiler des informations sur le
dossier auprbs des responsables dominicains.
Cindas s'est entretenu avec les officiels de la
police dominicaine, ceux-ci considerent que le
document est un "montage". Le ministre dit avoir
demand a l'ambassadeur d'obtenir des conclusions
plus formelles des autorit6s dominicaines.
Les associations de defense de la cause des
braceros haitiens sont mobilis6es sur deux continents
(Am6rique du nord et Europe), comme en t6moigne
une lettre ouverte au gouvernement haitien (voir ci-
dessus).
L'affaire ne s'arretera pas sans que des
6claircissements n'aient et6 apport6s.


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Mercredi 17 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N 47


ECONOMIE


Autre fa on de lutter contre la vie chere ?


(VIE CHERE... suite de la lre page)
se refusent A rabaisser aussi leurs tarifs, provoquant
quotidiennement des rixes ou presque avec leurs
passagers.
D6sormais ils prennent pr6texte du prix l6ev6
des pieces de rechange pour maintenir les tarifs
pr6c6dents.
Evidemment ce n'est pas la meme chose. Ils
ont le droit de manifester contre les magasins de pieces
de rechange pour v6hicules
(ou contre le gouvernement
s'ils le veulent) mais pas
d'enlever au passager le
b6ndfice de ce qui lui revient.
C'est de l'abus. Les
conducteurs de transport en
commun se comportent ainsi
comme tous ceux-lA que l'on
accuse (eux-memes encore)
de profiter de la population
ou du client. Pour tout le
monde, celui-ci reste le
cochon de payant!
Mais il n'y a pas
que les importateurs de
pieces de rechange A garder
leurs prix toujours aussi
6lev6s alors que les cours des
matitres premieres sont en
baisse sur le march
international. A commencer
par le p6trole qui est pass
de 150 dollars le baril voil
a peine trois mois, a
aujourd'hui en dessous de 40
dollars. Done le prix de
l'essence a diminu6
soudainement de plus des Marche pour la
deux tiers, a lafois dconomiqut
dicembre ecould
Importantes dembr
baisses sur les marches publics locaux ...
Or en dehors des prix du carburant A la
pompe, cela n'a pratiquement rien encore change dans
notre pays on les autorit6s nationales continuent de
n'avoir aucune influence sur les prix des produits
imports. Loin de 1I. Les prix au supermarch6 A Port-
au-Prince continuent de flamber chaque jour un peu
plus comme s'il n'y avait aucun flchissement dans
les cofts sur le march international.
Comme si Haiti 6tait d6connect6 du reste du
monde.


Nous disons bien les articles d'alimentation
imports. Cependant sur les marches publics locaux,
on a enregistr6 d6ji d'importantes baisses et c'est une
grande nouvelle.
Ainsi on rapporte une baisse appreciable sur
les prix du riz, de l'huile de cuisine, du mais, du bl et
de la farine.
Le petit sac de riz import6 mais en vrac) de
9 marmites se vend cette semaine A 1.200 gourdes (il


bananes ou les ceufs et surtout la viande.
Souvenons-nous que toutes ces r6coltes ont
dtd ddtruites par les 4 ouragans qui ont ravag6 le pays
en aoft et septembre derniers. Et que le b6tail a subi le
meme sort. La viande se vend meme encore plus cher
chaque jour.
Par contre, on peut compter sur les rdcoltes
du printemps prochain (mars avril 2009) pour
continuer A favoriser les petites bourses. Les marches
seront alors couverts de pois
noir. Celui-ci pousse comme
des herbes folles dans des
regions humides du pays
(comme A Marmelade).
Le tout est de
faciliter l'accts A ces
ressources locales. Le
gouvernement devrait
persdv6rer dans son
programme de percement ou
de rehabilitation de voies
d'accds et routes d'int6rieur.
On pourrait faciliter
aussi l'ouverture de grands
marches de
r6approvisionnement pas loin
de la capitale ott les
consommateurs pourraient
aller, comme on dit,
directement au producteur.
Croix des Bouquets (au
nord), et Ldogane (vers le
sud). Faire en sorte que ces
nouveaux grands marches
communaux soient aussi des
endroits agr6ables A
fr6quenter. C'est une autre
inett tout court, faqon de combattre la hausse
t lieu le vendredi 12 des prix si tant est que le
,ugene Robenson) gouvernement ne peut pas
intervenir directement sur le


coftait 1.550 gourdes auparavant). march des articles imports et que les prix de ces
L'huile comestible cofte 225 gourdes le derniers continuent de rester << tdt ng. >>.
gallon, elle se vendait A 350.


La petite marmite
semaine au March6
Salomon (pres du stade de
football Sylvio Cator) A 20
gourdes ou 25 gourdes
selon la quality, 1a oo elle
coftaitjusqu'ici entre 27 et
30 gourdes.


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de mais s'achete cette


La petite
marmite de bl6 a baiss6 de
30 gourdes A aujourd'hui
20 gourdes.
La farine (grosse
marmite) se vend A 90
gourdes au lieu de 100 il y
a quelques jours.
VoilA done qui
apporte un d6but de
soulagement pour la
grande majority de nos
compatriotes.

Faciliter
I'acces aux
ressources locales ...
Cependant il y a
des prix qui ne bronchent
pas ou qui ont meme
tendance A augmenter.
Comme pour les pois
(haricots) ainsi que les


L'agro-alimentaire a un rl6e vital...


De la meme facon, et pour combattre la chert6
des produits de consommation imports, 1'Etat devrait
faciliter (et cela imm6diatement) l'agro-industrie
locale.
Dans les anndes 90, done il y a dix ans A peine,
se d6veloppait une int6ressante petite industrie locale
en articles laitiers et en conserves et aussi en produits
disinfectants.
L'agro-alimentaire a un r6le vital Ajouer dans
la relance de la production agricole nationale en
permettant A celle-ci de conqudrir toutes les tables,
meme les plus hupp6es.
Le monde est en train de s'enfoncer dans une
crise dconomique dont nul ne peut encore pr6voir
l'issue. Ni les consequences.
Mais il n'est pas dit que notre pays doive en
partager seulement les d6boires et non pas certains
avantages comme ce fut le cas autrefois lorsque, par
exemple, les grands pays se faisaient la guerre.
Ce fut le cas pendant et apres la seconde
Guerre mondiale quand le mais se vendait << 2 cobs >>
sous le president Dumarsais Estim6 (1946-1950).
(VIE CHERE / p. 6)


Page 4


restitution de la souverainett alimentaire et de la souverai
ement etpolitiquement. Cette manifestation pacifique avail
Sl 'actif d'un collectifd'organisations paysannes (photo E


Bonjour MARCUS
Jai travaill6 pendant 30 ans dans ce secteur: (laiterie, distillerie,
brasserie etc). Le principal obstacle au ddveloppement de ce domaine vient
de l'aspect parcellaire de notre production agricole. Je m'explique. J ai
particip6 en 72 A la relance de la LAITERIE DE DAMIENS: notre plus
grand fournisseur n'avait que 6 vaches, ce qui joint A l'6tat des routes rend
tres on6reux la collecte journali&re du lait. Le travail dans ces conditions
devient un apostolat. Cette 6conomie agricole dite de GRAPILLAGE EST
L'ANTITHESE DE L'AGRO INDUSTRIE. Une centrale sucri&re broyant
4000 tonnes de canne en 24 heure, soit l'6quivalent de 40 hectares, A raison
d un rendement moyen de 100 tonnes par hectare, doit avoir un service
agronomique bien organism pour donner A temps l'ordre de couper la canne.
Trop tard, l'usine s'arrete trop t6t, la canne se degrade et son rendement en
saccharose baisse. Les chemins vicinaux doivent 6tre praticables en tout
temps.
En conclusion C'EST LA COMPOSANTEAGRO DU MOTAGRO
ALIMENTAIRE QUI EST LA SOURCE DE LA MAJORITE DES
PROBLEMES DE L AGRO ALIMENTAIRE. IL FAUT POUR
ALIMENTER UNE USINE, DES MATIERES PREMIERES EN
QUANTITE,EN QUALITE ET PRODUITES A TEMPS.

ALIXDESVARIEUX








Mercredi 17 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 47


GOUVERNEMENT


Un premier bilan du Plan d'urgence


Page 5


PORT-AU-PRINCE, 10 D6cembre Nous
avons requ une communication du Bureau du Premier
ministre intitul6e catastrophes naturelles de l'6td 2008. >>
I1 s'agit d'un bilan des investissements
consentis dans le cadre du plan d'urgence l6abord par
le gouvernement au
lendemain du passage
de 4 ouragans sur le
pays en aoft et
septembre derniers et
plan vot6 par le
Parlement au titre de loi
sur l'6tat d'urgence
permettant au
gouvernement
d'effectuer des d6bours
sans 6tre lid par
certaines contraintes
comme l'obligation
d'appel d'offres et
autres.


On sait Available f
qu'environ US$200
millions (ou 7.8
milliards de gourdes)
ont &t6 affects audit
plan d'urgence,
provenant en partie des
ressources g6ndrdes
dans le cadre du
programme Petrocaribe
signed avec le Venezuela
qui fournit A Haiti du
p6trole dans les
meilleures conditions
de paiement possibles.
Selon le Bureau de la Primature, US$143
millions ont d6jiA t d6caiss6s (rejetant l'information
qui voulait que A peine la moiti6 des fonds avait &te
utilis6e).
Les fonds d'urgence sont rdpartis entre 6
ministbres et la Primature.
Ce sont:
Ministbre de l'Int6rieur et des collectivit6s
territoriales : 782 millions de gourdes ;
Ministbre des Travaux Publics, Transports
et Communications: 3 milliards 742 millions de
gourdes;
Ministbre de l'Education nationale et de la
formation professionnelle : 1 milliard 95 millions de
gourdes;
Ministbre de l'Agriculture, des Ressources
naturelles et du D6veloppement rural : 1 milliard 470
millions de gourdes ;
Ministbre de la Sante publique et de la
population: 215 millions de gourdes ;
Ministbre de la Justice et de la s6curit6
publique : 80 millions de gourdes.
Enfin, sont attribuds A la Primature sous la
rubrique < Autres interventions et frais de gestion >> :
518.4 millions de gourdes.
Le gouvemement a 6tabli un processus qui
lui permet un meilleur contr6le sur les fonds d6pens6s.
Nous citons < Les travaux d'infrastructure des
ministbres des Travaux Publics, de la Sant6, de
l'Agriculture et de la Justice, ainsi que les fonds
d'urgence allouds aux communes (5 millions de
gourdes par commune pour 140 communes) sont g6rds
par le FAES (Fonds d'Assistance Economique et
Social) et le Bureau de Mon6tisation de gestion des
programmes d'aide au d6veloppement (BMPAD).
Le FAES dessert 64 communes, le BMPAD :
76.
Le FAES gbre un portefeuille de 621.5


millions de gourdes, le BMPAD 390 millions.
Ensuite, chaque ministbre soumet sa liste de
projets A la Primature et le calendrier des actions qu'il
compte mener.
Les projets 6tant sdlectionnIs, le minist&re
soumet A la Primature un dossier technique et financier


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pour autorisation avant tout paiement.
De son c6td, le ministbre de l'Economie
informe automatiquement la Primature de chaque
d6caissement au profit d'un ministbre.
La Primature doit recevoir la copie de tout
contrat sign avant son execution.
Chaque lundi matin, tous les ministbres en
question sont tenus de faire rapport A la Primature sur
les activities de la semaine 6coul6e : d6penses
effectues ; balance du compte ouvert A cet effet.
La Primature dispose d'une cellule de
coordination qui dresse une synthese sur la base des
rapports requs.
Et cette synthese est pr6sent6e au prochain
Conseil du Gouvemement se tenant le mardi apres-
midi.
A ce jour, le ministbre des Travaux publics
(le plus gros b6ndficiaire des fonds d'urgence : 3
milliards 742 millions de gourdes) fait 6tat de projets
de rehabilitation d'infrastructures routi&res compl6t6s
entre 40 A 70%, rehabilitation infrastructures
6lectriques (60%), y compris pour la capitale ; travaux
d'assainissement achev6s A 34% (Cayes) et 7,5% d'6tat
d'avancement aux Gonalves.
Rehabilitation infrastructures en eau potable :
20 A 60%.
Pour sa part, 1'Education nationale a
reconstruit 33 6coles et r6habilit6 90. Et autres
d6penses en ameublement, en fournitures et en cantines
scolaires. Le ministbre de l'Education b6ndficie de 1
milliard 95 millions de gourdes des fonds d'urgence.
Le minister de la Justice (avec un portefeuille
de 80 millions de gourdes des fonds d'urgence) a
r6habilit6 25 commissariats et 27 tribunaux, et 1
direction d6partementale.
Le ministbre de la Sante (215 millions de
gourdes sur les fonds d'urgence) a remis en 6tat 23
dispensaires, 2 h6pitaux, 1 direction sanitaire et 6 autres
institutions.


Enfin le ministbre de l'Agriculture (le second
plus important b6ndficiaire des fonds d'urgence apres
les TPTC: 1 milliard 470 millions de gourdes) a
d6pens6 68% de ses fonds dans des projets de
protection de berges, de curage des rivibres, d'entretien

et de rehabilitation des
infrastructures agricoles
etc, qui ont en outre
g6ndr6 47.500 emplois.
D'autre part,
215 tracteurs ont &t6
commands au
Venezuela qui devraient
S tre disponibles en Haiti
courant d6cembre.
Quant A la
a Primature, elle ne
fournit aucune
indication sur les fonds
qu'elle a recu sous la
rubrique << Autres
Providers interventions et frais de
gestion >> : 518.4
millions de gourdes.
VoilA done
dans une courte
communication
(environ 10 pages) ce
que nous dit le Bureau
du Premier ministre des
d6penses et
investissements
consentis dans le cadre
du plan d'urgence conqu
au lendemain du
passage en Haiti de 4 ouragans qui ont fait 793 morts,
des centaines de bless6s et disparus, galement 165.337
familles sinistres, 22.702 maisons d6truites et pris
de 90.000 endommag6es,
Les d6gits ont 6t6 6valu6s A plusieurs dizaines
de millions de dollars.
Conclusion: nous pensons que le
gouvernement a pris toutes les dispositions pour bien
contr6ler la r6partition des fonds, les attributions de
contrats etc.
Par contre, le bilan que nous avons entre les
mains ne dit pas assez de l'ex6cution mme des projets
ni du degr6 de satisfaction obtenu par le maitre
d'ceuvre.
En outre, le rapport du Bureau de la Primature
se pr6sente sous les critbres que voici << Repousser les
limites de notre capacity d'absorption; Avoir des
objectifs ; Adopter une mCthode ; Ex6cuter et
Evaluer. >>
Or en dehors de l'Agriculture ont le
gouvernement se d6finit pour objectif (< la reconquate
de notre s6curit6 alimentaire >>), nous ne voyons aucune
r6f6rence aux objectifs et critbres ci-dessus mentionnls.
Bref un compte-rendu en chiffres mais on va
l'action gouvemementale ? Quelle direction entend
prendre le gouvemement haitien surtout en des temps
qui s'annoncent aussi difficiles et chaotiques ? On n'en
sait pas plus.
Ce premier rapport pourrait avoir &te concu
un peu A la va-vite. On attend done le prochain.

Mtlodie 103.3 FM, Port-au-Prince

Ecoutez

Melodie Matin

avec Marcus


FICHE D'ABONNEMENT A HAITI EN MARCHE


Gdes 260-o0
_US S 40-00
_US $42-00
_ US 70.00
SUS S 70.00


Gdes 520,00
US 5 78.00
_ US $ B000
US$ 135.00
us S 135.00


OBn se Ias d'un abo~nmnnut
avec IIwson, to coOltest e* doubl
Prlrm de dspciflrw al vous Ats
un nouvril bonn6
ou s*iI 'aglt d'un rnouvnllmsnt


Nouveau
N --
I I


Renouvlllrmnen


Adrese


HaL -
EtatUnis
Canada _


Europe
AmfAqua Latfe


(ofst potir Si


I


1, CPmjt pou









Page 6 UN NEO-LIBERALISME BIENDECHEZ


En Haiti nous avons aussi nos


FURCY, 13 D6cembre Nous avons nous
aussi nos << golden boys. > Ou ceux qui ont profit du
systbme 6conomique aujourd'hui d6clinant et
commundment appel << ndo-lib6ralisme. >>
L'6conomie ndo-lib6rale ou toute puissance
de la haute finance sur tous les autres secteurs de la
vie, y compris le pouvoir politique, n'a pas cree chez
nous de grandes fortunes particulibres nous n'avons
pas connu en Haiti de bulles sp6culatives qui 6clatent
tous les quatre ans et dont les retomb6es font a chaque
fois de nouveaux milliardaires parbrass6es et en toute
impunity (a part l'exp6rience des cooperatives au taux
d'int6ret jusqu'a 150% qui n'avait pas tard6 a tre
d6masqu6e).
Ni nous n'avons connu de << parachutes
dords >. Ni de < raiders > ou piranhas du genre du
personnage jou6 par Michael Douglas dans << Wall
Street >>. Leurs rares homologues en Haiti doivent 6tre
recherch6s du c6t6 de l'argent de la drogue et la plupart
de ces derniers pourrissent aujourd'hui derribre les
barreaux en Floride.

La voix de son maitre ...
Cependant ce ndo-capitalisme qui vaut
aujourd'hui tant de malheurs au monde entier n'en a
pas moins fait quelques heureux 6galement chez nous.
Signe particulier : non la richesse mais l'arrogance de
la jeunesse et l'ardeur des neophytes. Nous parlons
d'une petite camarilla de jeunes cadres, frais 6moulus
de certaines universities 6trangeres tries sur le volet,
et qu'ils soient d6tach6s auprbs d'organisations
gouvemementales ou non gouvemementales c'est du
pareil au mnme car ils ont un seul dvangile et c'est la
voix de son maitre !
Pendant les deux dernires d6cennies, ils ont
d6tenu le monopole des dons, bourses d'6tudes,
subventions, voyages aux frais de la princesse,


ECONOMIE

Autre faVon de lutter

centre la vie chere ?
(VIE CHERE... suite de la page 4)
Mais ou est le credit ? ...
D6ji avec la chute en ce moment des cours
du p6trole nous voyons la difference en l'espace
seulement de 1 ou 2 mois. Avec la baisse continue de
la croissance mondiale, y compris en Chine, la pression
va diminuer aussi sur les matibres premieres. On pourra
payer, par exemple, les batteries moins cher pour en
revenir a nos chauffeurs de tap tap se plaignant du prix
trop 6lev6 des pieces de rechange.
Et ainsi de suite. Seulement il y a des mesures
a prendre et c'est au pouvoir de se montrer hardi et en
un mot plus intelligent. Par exemple, une relance de
l'industrie agro-alimentaire (qui a Wtd ruinde par
l'invasion du pays par les produits strangers n cause
de la baisse des tarifs a l'importation) ne peut
s'imaginer sans des credits.
Et ce credit ne peut provenir que dans une
nouvelle politique, pragmatique et vigoureuse, a
engager par les autorit6s financibres du pays.
Messieurs les president, premier ministre
(pardon, madame !), ministres et gouverneur, a vous
de jouer!

Melodie, 103.3 FM, Port-au-Prince


r6compenses et decorations. Ce sont nos golden boys
a nous.
Dans un milieu rdput6 pour son pass6isme (il
a fallu les < pbp >> ou v6tements usag6s imports pour
que les Haitiens se mettent a d6couvrir les dermires
modes), ils ont symbolism la nouveaut6, que disons-
nous, le changement. Mot magique parce qu'il n'est
pas difficile de tout amalgamer par exemple avec les
< nouvelles technologies > et de faire croire que
l'Internet premieree coincidence) c'est aussi leur
creation.

Un pays aux vues aussi 6triquees ...
Voici done ces golden boys-and-girls bien
arms pour imposer leurs vues partout et dans tous les
domaines de l'activit6 humaine dans un pays aux vues
aussi 6triqu6es qu'Haiti.
A commencer par les m6dias (l'immense
creux qui caract6rise ces derniers est un avantage pour
toute entreprise de << dcervelement >>) ...
Ensuite les diners en ville, jamais les
restaurants n'avaient &t6 aussi bonds a l'heure du
lunch.
Et pour finir tous les centres de pouvoir.
Mais plus que changement, il faudrait dire
agents de change. Le tout est de savoir aujourd'hui ce
que nous avons gagn6 au change.
Sous l'6tiquette g6ndrale d'6conomiste, ces
<< coming men > oujeunes pleins d'avenir auront 6td,
pour 6tre plus pr6cis, des propagandistes de ce qu'on
appelle la pensde dominante.
Enfin l'ex-pensde dominante, pour ceux qui
ont entendu le discours de Toulon du president Nicolas
Sarkozy : << L'conomie toute-puissante, c'est fini! >>

Monsieur Jourdain ...
En attendant les n6tres ont bien fait leurjob.
Le tout Port-au-Prince qui se respecte n'avait plus
qu'un mot a la bouche : macro-6conomie. De notre
demiere ministre du commerce, pourtant poete a ses
heures perdues, au chef de l'Etat, tout le pouvoir devait
reprendre a son compte cette logomachie et jouer a
son petit monsieur Jourdain qui sait tout sans avoir
rien appris.


NOUS l Mercredi 17 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N 47


Golden boys !
En face, c'est-a-dire comme on le voit
aujourd'hui : tout le reste de l'humanit6, a commencer
par tous ceux qui se refusent a prendre pour argent
comptant ce << fast food > prd-mich6, les voici tous
rejet6s dans les t6ndbres de l'histoire.
L'insulte supreme c'est nationaliste. Le
nationalisme qui opprime face au globalisme qui libbre.
Saddam Hussein, Hugo Chavez, Fidel Castro, les
presidents iranien et nord-corden, tous des
nationalistes.
Alors on voit nos presidents a nous aussi en
Haiti se battre pour ne pas 6tre tax6s de nationalisme.
Ainsi le president Aristide ne choisit-il pas une
compagnie am6ricaine de s6curit6 (des ex-U.S.
Marines) pour assurer sa protection au palais national
de Port-au-Prince !

Tous des << chimeres >>...
Mais on ne peut pas tricher avec un system
aussi stir de lui et conqu6rant. Que Aristide ait td le
d6molisseur de la compagnie nationale de
telecommunications (Teleco) r6duite en miettes au
profit de firmes internationals priv6es de l'int6rieur
et de l'ext6rieur ... tous des < chimbres. >
Est-ce aussi ce qui motive Rend Prdval quand
il refuse d'admettre que ce sont les masses Lavalas
qui 'ont fait gagner son second mandat le 7 f6vrier
2006 La peur des mots nationalisme et/ou populisme
qui ont &te les plus vilipend6s ces 20 dernires anndes.
Mais aujourd'hui que le nom le plus honni
dans le monde est devenu celui de George W. Bush et
que les golden boys partout sont aux abois, si ce n'est
au ch6mage (le systeme financier a d6ji liquid plus
de 300.000 emplois seulement aux Etats-Unis),
aujourd'hui que l'heure du bilan a sonn6 : qu'est-ce
que nosjeunes loups ont a leur actif ?
Pas un emploi cree durant les deux d6cennies
6coul6es. Pas un seul. Bien au contraire.
Mais en Haiti, rien a craindre. On a vu pire.
We are family.
Toutefois cela servira-t-il de leqon ? Au moins
pour les prochaines anndes ?...

Haiti en Marche, 13 Decembre 2008


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.s .iiiliclfliiii^ i ... .. ii a


Les trois centrales


(COOPERATION... suite de la page 2)
Tous ces projets n'ont pas eu le temps de se
concrdtiser. Les gouvemants haitiens semblent timides
et presque frileux vis-a-vis des g6ndrosit6s du dirigeant
v6n6zu6lien. Il est vrai que celui-ci ne passe pas un
jour sans enfoncer son clou au gouvemement am6ricain
qui avait tent6 de le renverser il y a quelques anndes et
que ce genre de diatribes du maitre de Caracas peut
refroidir plus d'un.
Aussi est-il heureux que les responsables
haitiens aient d6cid6 de prendre a leurjuste valeur les
trois centrales 6lectriques offertes par le Venezuela :
une de 30 m6gawatts pour Port-au-Prince et les deux
autres de 15 m6gawatts chacune destinies au Cap-
haitien et aux Gonaives.
Selon l'ing6nieur Serge Raphael, la centrale
de Port-au-Prince, installed dans la zone de Carrefour,
sera en fonctionnement dans quelques jours. Avec cette
augmentation de la capacity disponible, l'Ed'h nous
promet de 10 a 12 heures de courant par jour a la


capitale.
La centrale des Gonaives est en marche. Une
foi s r6solus quelques problkmes de transmission, elle
pourra alimenter 6galement la seconde plus grande ville
de l'Artibonite qu'est Saint Marc.
Pour la centrale du Cap-Haitien, les essais ont
commence depuis d6ji plusieurs semaines.
RWcemment nous signalions le peu de valeur
que la municipality de la capitale (et pour des raisons
que elle seule doit connaitre) semble accorder au
march tout neuf que le Venezuela a fait construire en
remplacement de l'antique march de la Croix des
Bossales.
On pouvait avoir peur que cela soit une ligne
politique ...
Dieu merci, la gestion des trois centrales vient
nous prouver que tel n'est pas le cas.

Mklodie 103.3 FM,
Port-au-Prince










Mercredi 17 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 47


Page 7


La BID doublera les dons A Haiti A hauteur de $100 millions

Le President Moreno se reunit avec les autorites haitiennes


La Banque interam6ricaine de d&
va doubler le montant de ses dons A Haiti
$100 millions, en 2009 afin d'aider le g(
haitien A effectuer des investissements c
programmes 6conomiques et sociaux
aujourd'hui le Pr6sident de la BID I
Moreno.
Moreno, qui 6tait A Port-au-
Prince le weekend dernier afin de
rencontrer le Pr6sident haitien Rend
Pr6val, a ajout6 que l'Assembl6e des
Gouvemeurs de la BID a 6galement
approuv6 $14,15 millions en vue de
l'all6gement provisoire de la dette du
pays au cours du premier semestre
2009.
< Haiti est le pays le plus
fragile de nos pays membres. Aucune
autre nation d'Amdrique latine et des
Caraibes n'est aussi vulnerable aux
turbulences 6conomiques et aux
catastrophes naturelles qu'Haiti. C'est
pourquoi ce pays a besoin d'une aide
extraordinaire de la part de la
communaut6 internationale >, a
affirm Moreno.
Haiti est A meme d'obtenir
une annulation totale des
remboursements programmes du
principal et des int6r&ts dus A la BID,
se montant A environ $25 millions, a
la fin du processus d'all6gement de la
dette multilat6rale connu sous le nom
d'Initiative Elargie pour les Pays
Pauvres trbs endett6s.




Si |

























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veloppement
, A hauteur de
ouvemement
cl6s dans des
, a annonc6
Luis Alberto


Moreno a soulign6 les efforts consentis par d'Initiative pour les PPTE A la mi-2009.
le gouvemement haitien pour amdliorer la stability L'augmentation des dons A Haiti a &t6 le fruit
6conomique etfinanci&re du pays qui en d6but d'annde d'un accord entre les pays membres de la BID qui a
a 6td frapp6 par la hausse des prix des aliments et du permis de transf6rer les cofits administratifs du guichet
p6trole et par quatre grands ouragans tropicaux. II a de la BID pour les prets concessionnels, du Fonds des
ajout6 qu'il esp6rait qu'Haiti conclura le processus (voir BID / 8)


LEGAL NOTICE I


Pursuant to F.S. 98.075(7), notice is hereby given to the voters listed below. Please be advised that your eligibility to vote is in question based on
information provided by the State of Florida. You are required to contact the Supervisor of Elections in Miami-Dade County, Florida, no later than thirty days
after the date of this Notice in order to receive information regarding the basis for the potential ineligibility and the procedure to resolve the matter. Failure to
respond will result in a determination of ineligibility by the Supervisor of Elections and your name will be removed from the statewide voter registration
system. If you have any questions pertaining to this matter, please contact the Supervisor of Elections at 2700 NW 87th Avenue, Miami, Florida or call
305-499-8363.
AVISO LEGAL
Conforme a F.S. 98.075(7), por el presente se notifica a los electores enumerados a continuacion que segOn information provista por el Estado de la Florida,
se cuestiona su elegibilidad para votar. Usted debe comunicarse con el Supervisor de Elecciones del Condado de Miami-Dade, Florida, dentro de los treinta
dias, a mas tardar, desde la fecha de este Aviso, con el fin de que se le informe sobre el fundamento de la posible falta de idoneidad y sobre el procedimiento
para resolver el asunto. Si usted no cumple con su obligaci6n de responder, se emitir6 una declaraci6n de falta de idoneidad, por parte del Supervisor de
Elecciones, y su nombre se eliminar6 del sistema de inscripci6n de electores de todo el estado. Si tiene alguna duda acerca de este tema, por favor,
comuniquese con el Supervisor de Elecciones, en 2700 NW 87th Avenue, Miami, Florida, o por tel6fono, al 305-499-8363.
AVI LEGAL
Dapre Lwa Florid F.S.98.075(7), yap avize vote yo ki sou lis pi ba la-a. Nap avize w ke baze sou enf6masyon nou resevwa nan men Eta Florid, nou doute si
w elijib pou vote. Yap mande nou kontakte Sipevize Eleksyon Konte Miami-Dade, Florid, pa pita ke trant jou apre resepsyon Avi sa-a pou nou kapab
resevwa enf6masyon sou kisa yo baze kestyon ke w pa elijib la epi pou nou w6 kouman pou nou rezoud pwobl6m la. Si w pa reyaji epi w pa reponn a 1lt sa-
a, sa gen dwa mennen Sipevize Eleksyon an deside ke w pa elijib epi yo va retire non w nan sist6m enskripsyon vote Eta-a. Si w genyen ankenn kestyon
sou koze sa-a, tanpri kontakte Sipevize Eleksyon yo nan 2700 NW 87 Avenue, Miami, Florid oswa rele 305-499-8363.

Notice is hereby given to: Last known address: Notice is hereby given to: Last known address:
Por el present se da aviso a: Oltima direcci6n conocida: Por el present se da aviso a: Oltima direcci6n conocida:
Yap avize: Denye adrbs nan rejis: Yap avize: Denye adr6s nan rejis:
Aleman, Alfredo A. 2999 NW 93rd Street, Miami, FL 33147 Herron, Larry 808 SW 7th Terrace, Hallandale, FL 33009
Alexander, Doris 1475 NE 111th Street, #202, North Miami, FL 33161 Hill, Tony 11785 SW 223 Street, Miami, FL 33170
Alexander, William L. 4225 NW 29th Ave., #7, Miami, FL 33145 Hilton II, Herman 1891 NW 52nd Street, Miami, FL 33142
Alford, Hansel 1529 NW 51st Terrace Rear, Miami, FL 33142 Holliman, Jerry 14321 NW 16th Ct., Miami, FL 33167
Alston, Melvin G. 9001 NW 16th Ave., Miami, FL 33147 Holmes, Melinda F. 10615 NW 22nd Ct, Miami, FL 33054
Alvarez, Jr., Rafael 10300 SW 37th Street, Miami, FL 33165 Howell, Cory L. 7043 NW 6th Court, Miami, FL 33150
Arce, Alberto 502 SW 18th Ave., #302, Miami, FL 33135 Hunter, Morris 15940 NW 21st Ave., Opa-locka, FL 33054
Avant, Maurice 1939 NW 91st Street, Miami, FL 33147 Iglus, Ralph 2770 NW 179th Street, Miami, FL 33056
Avery, Michael 5315 NW 30th Ave., Miami, FL 33142 Israel, Isaiah R. 713 N. Beach St., #B, Daytona Beach, FL 32114
Avila, Juan A. 854 NW 87th Ave., #401, Miami, FL 33172 Jackson, Lesley 289 NW 50th Street, Miami, FL 33127
Bailey, Ariadna 561 NW 188th Street, Miami Gardens, FL 33169 Johnson, Darrell 1040 NW 107th Street, Rear, Miami, FL 33168
Bain, Ronald T. 1815 NW 1st Ct., #1, Miami, FL 33136 Johnson, Howard 14941 Monroe St., Miami, FL 33176
Bell, James B. 18963 SW 113th Ct., Miami, FL 33157 Johnson, Korene 2368 NW 59th Street, Miami, FL 33142
Bennett, Richard 17771 Myrtle Lake Dr., Miami Gardens, FL 33056 Johnson, Stephanie 101 NW 11th Terrace, #4, Miami, FL 33136
Biddings, Adrian 4332 NW 203rd Street, Miami, FL 33055 Jones, Anthony T. 1243 NW 61st Street, #1, Miami, FL 33142
Birch, Calvin R. 2520 E. Superior St.reet, Opa locka, FL 33054 Jones, Betty 9369 SW 219th Street, Cutler Bay, FL 33190
Block, Kenneth 1951 NE 188th Street, Miami, FL 33179 Jones, Harold J. 4755 NW 16th Ave., Miami, FL 33142
Bolton, Eva 1510 NW 68th Terrace, Miami, FL 33147 Jones, Markese D. 1975 NW 55th Terrace, Miami, FL 33142
Brewer, Don C. 6541 NW 12th Ave., #1, Miami, FL 33150 Jones, Ollie M. 6401 NW 12th Ave., #5, Miami, FL 33150
Brockington, Travis 1817 NW 151st Street, Opa locka, FL 33054 Kassem, Eduardo 3120 SW 76th Ave., Miami, FL 33155
Brown, Antonio E. 15132 NW 7th Ct., Pembroke Pines, FL 33028 Kelly, Sheri 4552 NW 22nd Ave., #A, Miami, FL 33142
Brown, Elviro 2056 Scott St., Hollywood, FL 33020 Lamar, Jr., Marcus 285 NW 82nd Street, #5, Miami, FL 33150
Brown, Prince Herme 2241 Sherman Cir., #515, Miramar, FL 33025 Lowery, Stanley J. 5116 NW 3rd Ave., Miami, FL 33127
Bryant, Cedric G. 140 NW 17th Street, #4, Miami, FL 33136 Lyman, Lorreth 1736 NW 49th Street, Miami, FL 33142
Bryant, Emanuel 1732 NW 50th Street, Miami, FL 33142 Mackey, Juarez 2368 NW 58th Street, Miami, FL 33142
Bryant, Richard D. 10525 SW 146th Terrace, Miami, FL 33176 Marshall, Elaine 2335 NW 51st Street, Miami, FL 33142
Burke, Gregory 2021 NW 64th St., #101 Bid. 19, Miami, FL 33147 Mathis, Leonard 2610 NW 65th Street, Miami, FL 33147
Burks, Lonnie 15007 NE 6th Ave., #122, Miami, FL 33161 Miles, Anthony 2407 NW 55th Street, Miami, FL 33142
Burnes, Anthony 439 NW 9th Street, #31, Miami, FL 33136 Miller, Jeffrey 1500 NW 74th Street, #2, Miami, FL 33147
Bush, Edward 726 NE 1st Ave., Miami, FL 33132 Miranda, Emilio 8730 SW 133rd Ave., #211, Miami, FL 33183
Butler, William H. 19575 NW 33rd Ct., Miami Gardens, FL 33056 Mitts, Christina 2430 NW 99th Street, Miami, FL 33147
Bynum, Victoria L. 984 NE 42nd Ave., Homestead, FL 33033 Monzon, Armando 8309 SW 142nd Ave., #H110, Miami, FL 33183
Campbell Jr., Phillip 1130 NW 65th Street, Miami, FL 33150 Moore, Alex 1190 NW 57th Street, Miami, FL 33127
Campos, Norberto 1027 SW 3rd Street, #8, Miami, FL 33130 Moore, Lashanda C. 926 SW 8th Place, Florida City, FL 33034
Capers, David A. 28205 SW 125th Ave., Homestead, FL 33033 Morales, Mark E. 2201 NE 174th St., North Miami Beach, FL 33160
Carter, Victor V. 6040 NW 12th Ave., Miami, FL 33127 Nelson, Davis 2918 NW 55th Street, Miami, FL 33142
Castillo, Marta 11120 SW 4th Street, Miami, FL 33174 Nesbitt, William C 726 NE 1st Ave. Miami, FL 33132
Clark, Marcus 6020 NW 13th Ave., #24, Miami, FL 33142 Nichols, Robert 1504 NW 119th Street, #101, Miami, FL 33167
Colbert, Wilie 1372 NW 46th Street, Miami, FL 33142 Paula, Lerried 626 NW 67th St., #B, Miami, FL 33150
Cook, Darryl E. 760 NW 60th Street, Miami, FL 33127 Pearce, John H. 4999 NW 22nd Ave., #1, Miami, FL 33142
15600 NW 7th Ave.,#501, Miami Gardens, FL
Cooper, John 13200 NW 17th Ave., Miami, FL 33167 Peterson, Rick R. 60NW7th Ae., #501, Miami Gardens,
Corbett, Lonnie 6612 NW 18th Ave., Miami, FL 33147 Pittman, Larry J. 1837 NW 66th Street, Miami, FL 33147
Cordero, Francisco 14218 SW 151st Ct., Miami, FL 33196 Plez, Dion 3849 Charles Terrace, Miami, FL 33133
Cotman, Torrey E. 14700 BT Washington Blvd., #406, Miami, FL 33176 Plummer, Bernand 1029 NW 25th Street, Miami, FL 33126
Cox, Benjamin E. 17752 SW 102nd Ave., Miami, FL 33157 PoPo, Marixa A. 253 NE 14th Street, 3304, Miami, FL 33132
Crumedy, Ralph 2400 NW 79th Street, Miami, FL 33147 Preston, Jovan 2541 NW 67th Street, Miami, FL 33147
Crumedy, Theodore 726 NE 1t Ave., Miami, FL 33132 Pryor, Elizabeth 95Elmhurst Road #E, West Palm Beach, FL
33417
Cuevas, Engelbert 9001 NW 178th Lane, Miami, FL 33018 R. Jimenez, Fernando 3434 SW 69th Ave., Miami, FL 33155
Curi, Carlos 1129 SW 10th Street, Miami, FL 33130 Rivera, Danny 1020 Caliph St., Opa-locka, FL 33054
Daniels, Dwight 1600 NW 4th Avenue, #16A, Miami, FL 33136 Roberts, Jr., Daniel 1600 NE 126th Street, #109, North Miami, FL 33181
Davis, George B. 8250 NE 4th Place., #112, Miami, FL 33138 Roker, LaJuan T. 7804 NW 9th Ave., Miami, FL 33150
Davis, Lester 660 NW 81st Street, #419, Miami, FL 33150 Rosado, Grayon 946 SW 4th Street, #302, Miami, FL 33130
Davis, Patrick C. 1850 NW 91st Street, Miami, FL 33147 Rozier, Freddie 4930 NW 182nd Street, Miami, FL 33055
Davis, Valencia L. 726 NE 1st Ave., Miami, FL 33132 Ruiz, Maria Del Carmen 8260 NW 10th Street, #3, Miami, FL 33126
Davis, Wilie L. 10477 SW 173rd Terrace, Miami, FL 33157 Salter, Tracy 2311 NW 136th Street, #5, Opa-locka, FL 33054
Deadwyler, Baron 2330 E Superior St., Opa-locka, FL 33054 Sanders, Melinda P.O. Box 382146, Miami, FL 33238
Dean, Dwight 1200 Sesame Street, #5, Miami, FL 33054 Santoni, Jorge 2020 NW 1st Ave., Miami, FL 33127
Delancey, Aaron 431 N Halifax Ave., #4, Daytona Beach, FL 32118 Schruggs, Derek M. 2443 NW 102nd Street, Miami, FL 33147
Desilma, Leon 12215 W Dixie Hwy, #201, N. Miami, FL 33161 Scott, Jeffrey L. 1835 NW 62nd Terrace, #2, Miami, FL 33142
Dessow, Shawn 2020 NW 1st Ave., Miami, FL 33127 Sharp, Cynthia 4250 NW 12th Ave., Miami, FL 33147
Diaz, Angel 10300 NW 10th Ave., Miami, FL 33150 Shaw, Barrell L. 5821 NW 7th Ave., #711, Miami, FL 33127
Dumas, Joseph 1734 NW 53rd Street, Miami, FL 33142 Simons, Vernette 5747 6th Street,SO, St. Pete, FL 33705
Duran, Michael 610 NE 88th Street, #3, Miami, FL 33138 Skinner, Donald 2356 NW 23rd Street, Miami, FL 33142
Eaddy, Aaron 17300 SW 190th Ave. Miami, FL 33157 Slaughter, Michael 2477 NW 68th Street, #2, Miami, FL 33147
Eddins, April 244 NW 16th Terrace, #8, Miami, FL 33136 Smith, Eunice 8350 NW 52nd Terrace, #101, Miami, FL 33166
Edmondson, Johnny 523 NE 68th Street, Miami, FL 33138 Smith, Herbert 726 NE 1st Ave., Miami, FL 33132
Edwards, Richard 1301 NW 53rd Street, Miami, FL 33142 Smith, Ryan S. 10496 SW177th Street, Miami, FL
Eskridge, Jr., Eugene 2950 NW 49th Street, Miami, FL 33142 Sobenko, Lubomyr 68 W 7th Street, Hialeah, FL 33010
Espina, Jorge L. 330Rickenbacker Causeway, Key Biscayne, FL Stewart, Patrick 9110 Broadmanor Rd., Miami, FL 33147
33149
Everett, Adam M. 13978 SW 260th Street, #103, Homestead, FL Talley, Sharon D. 1935 NW 41st Street, Miami, FL 33142
33032
Fernandez, Ronald 2709 NW 26th Street, Miami, FL 33142 Taylor, Johnnie L. P.O. Box 551530, Opa-locka, FL 33055
Fields, Gwendolyn V. 925 NE 144th Street, Miami, FL 33161 Thomas, Tressa 3063 NW 66th Street, Miami, FL 33147
Finklea, Jr., Ezell 1123 NW 100th Street, Miami, FL 33150 Thompson, Fredrick 1980 SW 81st Ave., #206, N. Lauderdale, FL 33068
Flowers, Felton P.O.Box 970745, Miami, FL 33197 Torres, Manuel 2932 W. Flagler St., #7, Miami, FL 33135
Fonseca, Jason 1851NE 167th Street, North Miami Beach, FL Valdelomar, Jorge 520 SW 1st Street, #25, Miami, FL 33130
33162
Ford, Keith L. 1326 NW 67th Street, Miami, FL 33147 Walker Jr., Oakley 2467 NW 98th Street, Miami, FL 33147
Fordham, Gwendolyn 2101 NW 3rd Ave., #301, Miami, FL 33127 Walker, Jr., Kenneth 1331 NW 51st Terrace, Miami, FL 33142
Frazier, Anthony C. 6540 NW 14th Ave., Miami, FL 33147 Watson, Jerry 8817 NW 23rd Ave. Miami, FL 33147
Gabriel, David 7329 NW 174th Terrace, #101, Miami, FL 33015 Weatherington, Clifford M. 1460 NW 174th Street, Miami, FL 33169
Garcia, Arsenio 18235 NW 73rd Ave., #103, Hialeah, FL 33015 White, Morris A. 1429 NW 37th Street, Miami, FL 33142
Garcia, Carlos H. 9380 W. Flagler St., #120, Miami, FL 33174 Whyte, Nigel 3910 NW 165th Street, Opa-locka, FL 33054
Garcia, Domingo 5850 SW 19th Street, Miami, FL 33155 Williams, Alfred 435 NW 202 Terrace, Miami, FL 33169
Garcia, Nancy 56 W 38th Street, Hialeah, FL 33012 Williams, Gregory P. 2501 NW 56th Street, #G, Miami, FL 33142
Gibbs, Reginald W. 10751 SW 153rd Street, Miami, FL 33157 Williams, Velma Teen 1235 NW 68th Terrace, #A, Miami, FL 33147
Glass, Tony T. 28205 SW 125th Ave., Homestead, FL 33033 Wilson, Charly 1600 NW 61st Street, Miami, FL 33142
Goa, Herman 2375 NW 181st Terrace, Miami Gardens, FL 33056 Woll, Steven Paul 601 N. State Rd. 7, Margate, FL 33063
Gomez, Jorge 1020 N. Krome Ave., Homestead, FL 33030 Womble, Alfred T. 3315 NW 53a Street, Miami, FL 33142
Gonzalez, Gerardo 15121 SW 144th Ct., Miami, FL 33186 Wright, Sedrick 869 NW 214m Street, #201, Miami, FL 33169
Gonzalez, Ruben6980 NW 186th Street, #426 Bldg. #3, Miami, FL York, Lester 1360 NW 188 Terrace, Miami Gardens, FL 33169
Greer, Anthony 1335 NW 24th Street, Miami, FL 33142 Young, Thomas A. 19050 NW 57m Ave., #105, Miami, FL 33056
Guillet, Eddy N. 25 NE 103rd St., Miami, FL 33138
Continued on next column/contnda en la siguiente column /konU'nye souItranje a
Lester Sola
gMIAM Supervisor of Elections, Miami-Dade County
Supervisor de Elecciones, Condado de Miami-Dade
Sipevize Eleksyon, Konte Miami-Dade


II i~a~ien~ II
[~l@p~~l
~ ~rr ~








Page 8


Mercredi 17 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N 47


ECOLOGIE-NIPPES


Journee de l'Arbre Veritable


Le deuxieme festival en l'honneur de l'Arbre
veritable fut encore plus grandiose que celui de l'annde
derniere. L'Etat qui dame a tue tate qu'il faut
promouvoir et encourager la production nationale, a
brill6 par son absence. C'est peut-6tre un mal pour un
bien. Ses repr6sentants se croiraient obliges de nous
rabAcher encore toutes les promesses fallacieuses et
les memes plans que nous sommes fatigues d'entendre.


inoubliable, chacun est parti avec un arbuste en main
en promettant de le planter et d'en prendre soin
quotidiennement.
Dans son message, l'dvMque a precise qu'on
organisera dans toutes les 6coles des Nippes chaque
trimestre une journe ou tous les &lves iront planter
un arbre car l'avenir est a eux et ils doivent commencer
a se prot6ger.


L'ambiance a atteint son apog6e quand Don
Kato fit son apparition sur scene. L'assistance laissa
6clater sa joie sans pour autant se laisser aller. Les
spectateurs 6taient de vrais artistes et entonnaient en-
semble avec lui les airs populaires.
Juste avant la fin, il y a eu le concours des
rappeurs. Sept groupes s'affrontaient a la grandejoie
des spectateurs car tous les textes 6taient bientravaill6s


Plusieurs activities (jeux, course de taureaux et degustation pendant lajournde de 1'Arbre veritable a Petit-Godve (photo Manolo Pressoir)


Heureusement done nous avons eu droit a trbs
peu de discours. Le pbre Franck, infatigable animateur
et organisateur de ces festivitds, nous a permis de
participer a une journe inoubliable. II avait accord a
chaque intervenant un temps trbs limit.
Aprbs la pribre, dirig6e par le vicaire
g6ndral, ce fut au tour de l'dveque du diocese des
Nippes, Monseigneur Dumas, de d6clarer la"
JOURNEE ARBRE VERITABLE ET
ECOLOGIQUE" ouverte.
Il n'y avait pas que des mots dans son mes-
sage d'introduction car a la fin de cette journde


Le pbre Junior, responsable de ce programme,
a l6abord en quelques mots le projet. Puis le pbre
Voltaire, de Paillant, a pr6sent6 un groupe de jeune
qui d6ji ceuvre a l'amdlioration des conditions de vie
des paysans de cette region.
Puis les festivit6s ont commence. On a vu
d6filer tour a tour les RARA" Courant et Vision 2000.
Cette annde encore Courant 6tait imbattable avec une
musique entrainante et des paroles traduisant l'objectif
de la journe. Pendant que le DJ animait, il y avait
dans 2 espaces diff6rents les combats de bceufs et de


et restaient dans le cadre du programme. C'est comme
si chaque artiste voulait expliquer qu'il fallait se
d6passer et ne pas trouver d'excuse pour couper les
arbres mais s'engager dans cette lutte que nous allons
mener ensemble pour reconstruire la nature d'Haiti.
Lajourne prit finvers onze heures du soir (11 heures
pm). Le prochain rendez-vous est fix' enjuillet 2009
pour le CARNAVAL POISSONS ET FRUITS DE
MER."

Manolo Pressoir


DON DE LA BID POUR REHABILITATION INFRASTRUCTURES AGRICOLES

La BID doublera les dons a Haiti a hauteur de $100 millions

Le President Moreno se reunit avec les autorites ha'itiennes


(BID ... suite de la page 7)
operations sp6ciales au Capital ordinaire de la Banque,
principale source de pr6ts.
La BID a offert depuis 2007, sous forme de
dons, $50 millions par an a Haiti dans le cadre d'un
accord pr66tabli visant h r6duire les dettes de ses pays
membres les plus pauvres d'Am6rique latine et des
Caraibes.
Lors de dialogues avec les autorit6s haitiennes
sur la manibre d'investir les ressources additionnelles
en 2009, la BID a alloud, au pr6alable, $20 millions
au Fonds d'Assistance Economique et Social, une
entity gouvemementale qui s'est distingude par son


efficacit6 dans l'ex6cution de projets communautaires
tels la construction de systemes d'alimentation en eau
au niveau local, la modernisation d'6coles ou la
r6fection de routes rurales.
Des fonds suppl6mentaires de $15 millions
seront destinds a des projets d'eau potable et
d'assainissement dans les villes des Gonaives, de Port-
de-Paix, Les Cayes, d'Ouanaminthe et de Saint-Marc
pour la reconstruction de systemes de drainage urbain,
qui sont essentiels a la reduction de l'impact des
inondations provoqudes par les ouragans tropicaux.
Une donation de $12,5 millions sera apport6e
comme appui budg6taire et permettra d'offrir plus de


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flexibility au gouvemement haitien devant faire face a
ses d6penses. Ces ressources viendront s'ajouter aux
$12,5 millions que la BID a pr6vu d'octroyer a Haiti
l'annde prochaine aux memes fins. Les $2 millions
restants appuieront un projet de nutrition infantile
destiny aux familles les plus pauvres et les plus
vulndrables, en coordination avec d'autres donateurs.
En outre, la BID doit approuver un don de
$25 millions a un programme existant qui vise a
amdliorer les routes et chemins ruraux dans tout le pays.
Les $13 millions suppl6mentaires financeront un
programme d'att6nuation des catastrophes naturelles
dans le principal bassin hydrographique du pays.
En 2008, la BID a offert a Haiti des dons se
montant a $50 millions destinds a des routes, a un appui
budg6taire et a la rehabilitation de la centrale
hydrodlectrique de P6ligre, principale source d'6nergie
renouvelable a moindre coft et a faibles missions.
Le repr6sentant de la BID a Port-au-Prince,
Philippe Dewez, a signal que les ressources
additionnelles seront une contribution opportune
puisque le gouvemement haitien a consid6rablement
augment ses capacit6s d'ex6cution de projets de
d6veloppement. Cette annde la BID devrait d6caisser
environ $128 millions de son portefeuille d'op6rations
en Haiti, deux fois plus que la somme d6bours6e en
2006.
En plus des projets d'infrastructure lies aux
transports, d'eau potable et d'OlectricitW, la BID finance
des programmes d'agriculture, de sante, d'6ducation
et de formation professionnelle. De meme, elle aide le
gouvernement a moderniser ses administrations cl6s,
y compris la Direction G6ndrale des Imp6ts et des
Douanes.
Lors de sa visite en Haiti, Moreno devait offrir
aussi un don d'un montant total de $48,800 provenant
de la BID et de son personnel pour les victimes de
l'6cole qui s'est effondrde en novembre et pour deux
ONG qui gerent des 6coles et des programmes destin6s
aux enfants handicaps de Port-au-Prince et des
Gonaives.








Mercredi 17 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 47


La souverainete alimentaire


Une p6riode d'intense activity au niveau
professionnel (on 6tait dans le lancement de la nouvelle
annde fiscale) m'avait oblige A interrompre la s6rie que
j'avais entamde sur la probl6matique des bassins
versants 1 ; aujourd'hui, mon ami Chavannes Jean-
Baptiste m'offre une belle occasion d'y revenir.
Je fais allusion A cette s6rie de manifestations
annonc6e dans un bulletin de AHP en date du 11
d6cembre 2008 : Un groupe d'organisations annonce
une sdrie d'activitts pour porter les Haitiens a ceuvrer
a la relance effective de la production nationale et
assurer la sdcurite alimentaire dans le pays.
On nous y apprend que : De son c6td, le
responsable du Mouvement des Paysans de Papaye
(MPP), Chavannes Jean-Baptiste, a annonce la mise
en circulation au niveau national d'une ptition, contre
le projet de la production agro-carburant. Selon M.
Jean-Baptiste, il est inacceptable d'utiliser les terres
arides pour la production de carburant, dans un pays
oit la grande partie des produits alimentaires
consommts par la population sont imports. II invite
tous les citoyens a se mobiliser contre 'application
de ce projet.
Je crois utile que, avant d'entrer dans le sujet
lui-meme, nous fassions un peu le point sur les concepts
de s6curit6 et de souverainet6 alimentaire. Pour cela
nous utiliserons un document non encore public, mais
dont l'auteur a eu l'amabilit6 de me communiquer une
version provisoire 2.
Pour commencer, la distinction entre les deux
concepts : Tandis que la S6curit6 Alimentaire met le
focus strictement sur l'agriculture et l'l6evage, la
Souverainet6 Alimentaire l6argit son champ
d'investigation A la gestion des ressources naturelles
pour embrasser l'ensemble de la soci6td.
Entrons maintenant un peu plus dans les
details.
Le concept de Sdcuritd Alimentaire fait
rtefrence a la disponibilitt ainsi qu 'a 'accds a la
nourriture en quantity et en quality suffisantes. Elle
comprend quatre (4) dimensions:
1- disponibilitt (production interne, capacity
d'importation, de stockage et aide
alimentaire);
2- accds dependd du pouvoir d'achat et de
1 'infrastructure disponible);
3- stability (des infrastructures et stability
climatique et politique);
4- salubritW, quality hygienee).
Le concept de Souverainetd Alimentaire a
dtt introduiten 1996 aRomepar Via Campesina. La
souverainett alimentaire est le droit des peuples de
dtfinir leurs propres politiques en matidre
d'alimentation et d'agriculture, de prottger et de
rtglementer la production et le commerce agricoles
inttrieurs afin de rdaliser leurs objectifs de
dtveloppement durable, de determiner dans quelle
mesure ils veulent &tre autonomes et de limiter le


MIGRATION

Haiti-Rep. Dom. :

Situation des droits
humains a la frontiere Nord
Les organismes Solidarite Frontaliere (SFw)
et Solidaridad Fronteriza (SF) du Service Jtsuite aux
Rtfugids etMigrants (SJRM) ontprdsentt les rdsultats
d'une etude intitulee o Situations des Droits Humains
a la frontidre Nord entre Haiti et la Rtpublique
Dominicaine > le 12 dtcembre 2008 au local du
Groupe d'Appui aux Rapatrids et Rtfugids (GARR), a
Port-au-Prince.
Cette 6tude d6crit la situation des Droits
Humains et analyse le niveau d'application, de respect
et de protection des Droits fondamentaux de la
personne dans la region frontalibre septentrionale
d'Haiti et de la Republique Dominicaine.
Vielka Polanco Morales, coordonnatrice de l'6tude et
l6aboratrice du rapport final, a d6clard que ce travail
de recherche est le premier r6alis6 sur les Droits
Humains A la frontibre nord des deux pays. Un double
6chantillon de 720 Haitiens et 720 Dominicains ont
6te interrog6s.
<< Cette etude est un instrument important pour
les organisations de la society civile de manibre A mieux
concevoir ou diversifier les moyens de lutte contre les
violations des droits Humains dans cette region
frontalibre et les autorit6s pourront prendre des mesures
plus approprides et coh6rentes > a-t-elle d6clard.
La recherche s'est port6e sur les cas de
violations des Droits Humains les plus frequents A la
(voir MIGRATION / 17)


dumping des produits &trangers sur leurs marches. >
(La Via Campesina)
Lors de ma participation A la Conf6rence
Internationale sur la Reforme Agraire et le
Dtveloppement Rural (CIRARD), organisde par la
FAO, en 2006, A Porto Alegre (Br6sil), j'avais eu
l'occasion de rencontrer des repr6sentants de Via
Campesina et d'appr6cier la quality de leur prestation.
Je signale tout de suite qu'il y a, en Haiti, au moins
une institution membre de Via Campesina : le MPP.
Nous aurons certainement l'occasion de
reparler de s6curit6 et de souverainet6 alimentaire ;
pour le moment, je veux m'arreter A la premiere
dimension cite par Tony Cantave : la disponibilit6.
Elle depend de trois facteurs : la production interne,
les importations et l'aide alimentaire. En Haiti, avant
que le quadrige de cyclones ne s'abatte sur nous, la
production interne ne couvrait que 47 % des besoins
de la population. La balance 6tait done combl6e par
les importations et l'aide alimentaire.
C'est cette situation qui fait dire A Chavannes
Jean-Baptiste que nous sommes unpeyi restavkk, ou
selonune expression que l'on entend souvent : << vant
nou nan men blan >. Il est done tout A fait
comprehensible que de nombreuses voix s'dl1vent pour
demander une augmentation de la production interne
d'aliments, pas seulement pour des raisons de fiert6
nationale ou de respect pour nos coutumes alimentaires,
mais aussi, bien plus prosaiquement, parce que les
importations present sur notre balance commerciale et
que les produits imports cofitent plus cher, ce qui a
un impact sur la deuxibme dimension mentionnde par
Tony Cantave : l'acces aux aliments.
C'est dans cette logique que Chavannes
proteste contre le projet de production d'agro-
carburants. Il y a pourtant un hic. Les agro-carburants
sont certainement A bannir, quand ils entrent en
competition avec la production alimentaire. Il y a
cependant de grandes quantit6s de terre qui sont
impropres A la culture vivribre. Et c'est l1 que nous
revenons A la probl6matique des bassins versants.
Nous devons nous toumer vers le concept de


vocation des terres. Les terres de montagne sont
impropres aux cultures sarcl6es et devraient rester
r6serv6es A l'agroforesterie ou aux systemes agro-
sylvo-pastoraux, une combinaison de forts, de cultures
vivrieres et de piturages. Il n'y a alors pas de problkmes
A r6server de telles terres A la culture dujatropha, ou
gro medsiyen. Je comprends d'autant moins la position
de Chavannes que, du moins selonAHP, il dit : < il est
inacceptable d'utiliser les terres arides pour la
production de carburant >.
De toute manibre, il n'y a aucune raison de
faire une fixation sur le jatropha ; il existe d'autres
manibres de cultiver les terres de montagnes sans
mettre en danger l'environnement. Avant que Tanguy
Armand ne parle de planter dujatropha sur les pentes
surplombant la rivibre de Montrouis, j'avais un autre
rive pour la Chaine des Matheux. Je voulais en couvrir
les pentes de benzolive.
Beaucoup de gens ouvrent de grands yeux,
quandje parle de benzolive (certaines personnes disent
doliv) ; pourtant on le voit tous les jours sans y preter
attention. Le benzolive est un arbre de taille moyenne,
qui s'accomode de sols semi-arides, avec un feuillage
fait de feuilles composes, comme le flamboyant, de
belles fleurs blanches dont on fait des infusions pour
la grippe. On en mange aussi lesjeunes feuilles.
Mais la grande quality du benzolive est que
ses grandes gousses, qui curieusement ne sont pas faites
de deux mais de trois 6corces, contiennent des graines
riches d'une huile qui, bien extraite, est parfaitement
comestible. Mon idWe 6tait que, en couvrant les mornes
de benzolive, non seulement on faisait du reboisement,
mais en meme temps on substituait, par une huile
produite localement, done cr6atrice de valeur ajout6e,
les huiles import6es qui repr6sentaient, A l'6poque le
poste le plus important de nos importations
alimentaires.
Il y a certainement d'autres formules, dont
les forces 6nerg6tiques, qui sont un autre de mes dadas,
et nous aurons l'occasion d'en reparler.

Bernard Ethdart


Page 9


FON DATION
SOGEBANK
Avec t support financier
du Fonds Mondial


MinistAre de la Sante Publique et de la Population


APPEL D'OFFRES

La Fondation Sogebank et l'Unit6 de Coordination des Programmes (UCP) du Ministere
de la Sant& Publique et de la Population recherchent une firme de consultation pour
concevoir un system de suivi et d'6valuation des programmes nationaux de lutte
contre le SIDA, la Malaria et la Tuberculose.

La conception de ce system constitue une tache majeure de la Cellule de
Planification, Suivi et Evaluation (CPSE) du Ministere de la Sant& et de la Population,
dont le rl1e est de planifier et de superviser les activities internes et externes du
Ministere dans le but d'obtenir de meilleures performances et un impact plus fort de
l'action minist&rielle. La firme de consultation devra aider cette cellule a d6velopper
des capacit6s de planification et de gestion des activities en les incluant dans un cadre
logique explicite et favorable a un suivi permanent des interventions lies aux des trois
programmes nationaux.

La firme de consultation devra :
Proposer un schema de d6veloppement des competences de la CPSE
allant au-dela de la gestion, et du suivi evaluation des dits
programmes nationaux
Mettre en oeuvre un Systeme d'Information permettant le suivi des
activities internes et externes du Ministere
Rediger les termes de r6efrences et le plan de mise en oeuvre d'un
Systeme d'Information, de planification, de suivi et devaluation
permettant la gestion des activities internes teaches ressources
humaines, emploi du temps) et externes (projets, indicateurs de
performance et d'impact) du Ministere et
Assurer la mise en place des systemes ainsi d6finis.

Le ddlai de reception des offres est fix6 au lundi 22 ddcembre 2008 a 12h00 p.m.

Les firmes int6ress6es sont prices de retirer le Document d'Appel d'Offres accompagn6
d'un cheque, non remboursable, de CINQ CENT GOURDES (HTG 500.00), a l'ordre de
la Fondation SOGEBANK, a partir du vendredi 5 ddcembre 2008, a l'adresse suivante :

Fondation SOGEBANK
11, Rue Louverture (3sme niveau)
P6tion-Ville, Haiti
T61 : 2229-5400/ 2229-5558 / 3510-3436 / 3514-3234
Pour toute information priere d'6crire A info@fondationsogebank.org


. A^x








Mercredi 17 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N 47


La peinture de Faimy Hakime, entre tristesse et beauty


Le Centre Culturel Bresil-Haiti
Ortega Terra, a Port au Prince,
accueille depuis le 28 novembre
l'exposition de l'artiste peintre
hattienne Faimy Hakime. Une occasion






















Une rkcente exposition des oeuvres de
pour le public de decouvrir et
d'apprkcier des toiles defemmes. Cette
creature est ici representee sous
plusieurs coutures, le regard
etrangement attristW...
La femme d'ici ou d'ailleurs est
omniprdsente dans cette premiere
exposition individuelle de l'artiste, qui
met en valeur une trentaine de toiles. Ici,
cette creature a, a dessein, les lvres
pulpeuses, parfois la poitrine a peine
cache, souvent le visage masqud... Sur
les creations de l'artiste, la presence de
l'homme est quasi inexistante. Et


l'unique fois ou il est present, il est a
peine visible, son corps 6tant masque par
le tutu d'une danseuse 6toile.
oJ'avais voulu peindre la
beautW, et toutes les femmes sont belles


Faimy Hakime (photo Logan Abassi/Minus
a mesyeux >, fait valoir Faimy Hakime.
Et pour rendre ses creations encore plus
belles, l'artiste utilise nombre
d'accessoires, principalement la fleur.
Celle-ci est tout aussi trbs pr6sente dans
les peintures de Faimy.
En effet, des hibiscus ou des
callas se retrouvent dans la plupart de
ses ceuvres, qu'ils soient portes en collier
autour du cou, en bandeau nouant les
cheveux ou comme boucles tombant en
grappes des oreilles... o J'aime les
fleurs, mespreferees sont les callas. Les
hibiscus, quant a eux, enjolivent le


paysage haitien. Les fleurs traduisent
bien la beauty des femmes >, confie le
peintre.
S'il n'y a pas de doute que la
beauty de la femme, qu'elle soit d'Haiti,
d'Afrique ou d'une d6esse du
pantheon vaudou haitien, est
mise ici en valeur, il n'en
demeure pas moins que ces
femmes sont le plus souvent
tristes.
Point de sourire ou des
yeux rieurs, le regard est plut6t
mdlancolique, lointain, cach6
derribre des masques. La posture
n'est pas joyeuse ou tout au
moins langoureuse, mais plut6t
prostemre, recourb6e.
La profusion des belles
fleurs trompe, la chaleur des
couleurs choisies aussi. A croire
que fleurs et couleurs chaudes
seraient des subterfuges pour
tromper le visiteur, d6toumer son
attention de quelque chose de
plus profond, qui pourtant a du
mal h tre dissimulk.
Ytah) On a 'impression que
la tristesse est exprimee impulsivement.
On ne voit pas ces tableaux sans &tre
touch par 1 'impression de chagrin qui
s'y digage >, commente Evans, unjeune
6tudiant en architecture venu au
vemissage le 28 novembre.
En effet, la sensibility de
l'artiste semble mise a nue. La
ressemblance entre les femmes peintes
et l'artiste est 6galement troublante.
Certains parlent meme

stylisC>.
Elle nous livre, sans doute,
malgrd elle, ses 6tats d'Ame. Mais
r6plique-t-elle, comme pour se d6fendre,
eest-on oblige de peindre
l'enthousiasme?>, quand on lui fait
remarquer cette constante dans ses
peintures. oJe peins ce queje sens et ce
que je connais >, concede-t-elle,
toutefois.
Peut-6tre comprendrait-on
mieux cette mdlancolie inh6rente a ses
oeuvres quand on sait que cette femme
d'un age mur a commence peindre a
la fin des anndes 90, a la suite de deux
experiences douloureuses. I y a eu tout
d'abord l'annonce de la maladie de sa
mbre, atteinte d'un cancer.
L 'experience a dtd pinible. C'dtait un
choc. J'ai voulu immortaliser cette
femme>>, rdv&le-elle.
Et surtout, ce dramatique
episode de sa vie oni elle a &te victime
de l'ins6curit6 qui r6gnait dans le pays,
et qui lui a laiss6 un souvenir amer. J'ai
dte une des premieres personnes a &tre
frappde par l'insecuritW en Haiti. II
fallait que je trouve quelque chose de
beau pour effacer ce vilain moment >.
Aussi, pour cette mbre de deux
filles, form6e en administration et au
protocole, travaillant dans le milieu
diplomatique, la peinture est-elle un
exutoire, oune autre maniere de vivre
ma vie >. Cet autodidacte de la peinture
n'entend pas s'arrater en si bon chemin.
A qui veut l'entendre, elle affirme
vouloir aller plus loin dans ce voyage
int6rieur.


PrOdutS p4ftMesabl, Efbte w
pMasl" Produlto
Bxphlor,1 TteT dinm ton
s mnutiralB IMNVE
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POUR V t RV*tMOWflt DE CARGO P M is availtl

1-800-927-6059
Go cOmpLnoB un.n& _MM__lrnr_


N6 au Cap-Haitien, le 28 mai
1936, G6rard Vergniaud Etienne quitte
a 15 ans le foyer patemel. II proteste
ainsi contre la violence que son pbre fait
subir a sa mbre parce qu'elle ne partage
pas ses croyances vaudou. Il restera
terriblement marqu6 par cette p6riode de
sa vie. II part pour Port-au-Prince. A


quinze ans, il participe a une insurrection
contre le gouvemement despotique de
Paul E. Magloire. Arr&t6 en compagnie
de Luc B. Innocent et de Windsor K.
Laferribre, il est emprisonn6 et torture.
Disciple du marxiste haitien, le
grand romancier et m6decin Jacques-
(DECES / p. 17)


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Tel.: 786-457-83 Faxo. 305-7W4i56-C iM nal pasacaat@aoL v I Pm ktIam p I R b Eicnt


Page 10


DECES

Hommage i Dr. Gerard V. Etienne
L'ecrivain ha'itien est mort a Montreal


28 mai 1936-14 decembre 2008


Dr. Gerard V Etienne





Mercredi 17 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 47


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K6m moun ki gen dyabet, ou gen bezwen espesyal pou sante w, epi Humana
tabli yon plan espeyal ki rele Medicare Advantage ki fet dapre bezwen pou
sante w. W ap jwenn menm kouveti asirans total la, ak menm avantaj ki
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ak founiti ki vann san preskripsyon
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yo oubyen anclikap yo genyen, kapab patisipe nan plan SNP ki apwouve pou Medicare Ia. Anvan yo asepte yon moun nan
plan Maladi Kwonik SNP a, yo pral verifye clyagnostik dokt6 moun Ian. Prim, kopeman, ak dediktib yo kapab varye dapre
kantite lajan yon moun touche. Ou m6t kontakte Humana pou plis enf6masyon.
H1036_GHA-CR-004K PB 11/08








Mercredi 17 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N 47


La < bestialisation -
permet de rendre l'ennemi
infiniment ha'ssable. Cet
affreux babouin, ce
carnassier, ce buveur de sang, ou encore, version
multitude, ces sauterelles, doivent &tre pitgts et
abattus sans pitid, pour que cessent leurs ravages. >

Lu quelque part
J'ai commence la semaine le cceur lourd, la
souffrance dans l'Fme, l'esprit vaguant A la recherche
d'explications, plausibles. A quelques jours de la
c6l6bration de notre < Grand Jour >, le 1 Janvier (qui
aurait df correspondre A notre < Journe d'Action de
Graces >> : Pas unHaitien sans sa soupe au giraumont),
voilA qu'une video m'oblige A penser que
l'ind6pendance d'Haiti n'est une v6rit6 que pour une
poignde de personnes, ceux qui jouissent des
privileges, du pouvoir (politique, 6conomique,
intellectuel, ou les trois A la fois). Je suppose que
vous avez vu, vous aussi, chers lecteurs, la video du
Dominicain (ou d'un Hispanophone quelconque),
tranchant d'un coup de machette le bras d'un individu.
Haitien dit-on, partout. Haitien vivant dans un
< batey > de la R6publique Dominicaine, ont ajout6
d'autres sources. Il se peut qu'il ne soit pas Haitien,
disent les autorit6s (d'un c6t6 ou de l'autre de l'ile).
Il nous faut etre prudent dans nos affirmations, disent
d'autres sources, <. Peu
importe, l'acte pos6 mTrite sanction et, vu sa cruaut6,
la sanction devrait etre proportionnelle, au tort caus6
A l'individu victime de l'abus, et A l'impact produit
sur la socidt&. La nudity physique de la victime, sa
faiblesse, son d6nuement, face A la nudity mentale
de l'agresseur supple par la force de son arme
tranchante, me fit sentir un sentiment de honte, honte
d'etre homme et d'avoir a partager ma condition
d'homme avec ce << dprav6 mental>>, cette < loque
humaine >, qui se sentait fier de lui apres avoir r6alise
cet acte ignominieux.
Ch&res amies lectrices, chers amis lecteurs,
je revois la scene A longueur dejoumne. Mentalement.
Malgr6 moi. C'est plus fort que moi. Je l'ai regard A
plusieurs reprises etje ne peux plus me l'enlever de
la tete. Combien faudra-t-il de temps A lajustice pour
lui mettre la main au collet ? Malheureusement, on
ne peut ni inciter A la vengeance ni se faire justice
soi-meme. Que lui faudrait-il amputer A ce type ? Que
lui faudrait-il extirper ? Ind6pendamment de la
nationality de la victime, au-dessus de toute
consideration 6pidermique ou ethnique, du bourreau,
ce dernier doit payer pour ce crime liche. La seule
destination possible, la prison.
Nous c6l1brons, cette meme semaine de la
diffusion de cette video montrant l'ampleur de


/Jachetazo

l'animalit6 humaine, le 60tme anniversaire de la
Declaration Universelle des Droits de l'Homme. Un
10 d6cembre, de l'ann&e 1948, quelques anndes apres
l'une des 6poques les plus terribles de l'histoire de
l'Humanit6, quelques nations se ruunirent pour se doter
d'un code de conduite humanisante. Les principes
6thiques 6tablis par cette declaration, que nul ne devrait
ignorer, stipulent, entre autres, que :
Article 1- Tous les 6tres humains naissent
libres et 6gaux en dignity et en droit. Ils sont douds de
raison et de conscience et doivent agir les uns envers
les autres dans un esprit de fraternity.
Article 3- Tout individu a droit A la vie, A la
liberty et A la sfret6 de sa personne.
Article 4- Nul ne sera tenu en esclavage ni
en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont
interdits sous toutes leurs formes.
Article 5 Nul ne sera soumis A la torture, ni
A des peines ou traitements cruels, inhumains ou
d6gradants.
Le Gouvernement, dit-on, a ouvert une
enquete. Le Ministre des Affaires Etrang&res a entrepris
des d6marches, s'est entretenu avec l'Ambassadeur
haitien A Santo Domingo ; des sp6cialistes haitiens
analysent les preuves afin de faire la lumi&re sur ces
images horribles. Ay Pour une fois, les autorit6s
semblent prendre les choses A temps. Mais n'est-il pas
temps de commencer A travailler, pour changer le pays,
afin d'6viter que nos freres aient A s'exposer aux
humiliations dont ils sont victimes A longueur de
journe, en R6publique Dominicaine, aux Bahamas,
en France, en Guadeloupe ? Supposons que dans ce
dernier cas de < machetazo >la victime ne soit pas un
Haitien, ni le lieu du crime soit la R6publique
Dominicaine. Cela ne peut ni ne doit nous empecher
de r6agir et de prendre les choses en main. Sinon, faites
l'exp6rience de lancer le moteur de recherches de
Google sur les critires suivants: < + Repfiblica Dominicana >. Les r6sultats sont
rdellement impressionnants. Des dizaines de victimes.
L'ttat haitien est-il intervenu dans tous ces cas ? Les
autorit6s diplomatiques et consulaires haitiennes en
R6publique Dominicaine, interviennent-elles dans la
ddfense des haitiens se trouvant en R6publique
Dominicaine ? Et de < l'amertume des Haitiens
travaillant dans le < sucre dominicain> qui s'en
occupe ? Qui accompagne les Haitiens d6sempar6s
dans leurs d6marches 16gales ? Qui s'occupe de leur
defense quand ils sont victimes d'injustice? < Saje pa
we, kU pa tounen >. Merde alors !
Chers amis lecteurs, ce n'est pas seulement


V les < armes blanches >> qui
^> tranchent lavie de nos fires
0 sur le sol dominicain. Cette
mime semaine, un militaire
dominicain, a abattu un ressortissant haitien d'un tir
A la poitrine, A la fronti&re dominicaine. Malpasse.
La passe du diable. LA onu le < diable > emporta des
milliers d'ames d'Haitiens. Ce Trujillo avait sfrement
des complices chez nous car les consequences de
cet < assassinat multiple >, de ce crime contre
l'humanit6 , ne furent nullement terribles pour la
Dominicanie. On ne peut certainement pas oublier
que le massacre de Malpasse a eu lieu parce que
certains hommes politiques du pays voisin ont
aliment6 la < de l'Haitien, son
<< animalisation >, sa << satanisation >, afin de faire de
nous des ennemis, de nous rendre infiniment
haissables aux yeux des Dominicains, pour qu'ils ne
voient en nous que des buveurs de sang qui doivent
etre pi6g6s et abattus sans pitied. Le moment est venu
d'6tablir de nouveaux parametres de fonctionnement
car l'histoire haitiano-dominicaine nous a laiss6 trop
de blessures A cicatriser.
Enfin, chers amis lecteurs, de << lamer pour
fronti&res >> (des Fondateurs de la Nation) qui a
justifi6 plusieurs campagnes et multiples atrocit6s,
A lavolont6 (des hommes politiques dominicains) de
cr6er une identity dominicaine base sur la negation
de l'Haitien, nous avons cree un maillage de
dysfonctions qui nous conduira A l'andantissement
mutuel. Lui, le militaire, il a &tt apprThend6. L'autre,
celui du < machetazo >, il faut qu'il le soit. Pour le
bien de l'humanit6. Et, si c'est un montage, il faut
une punition pour apologie de la cruaut6.
Ch&res amies lectrices, chers amis lecteurs,
<< l'homme meurt en nous A chaque fois que nous
gardons silence face a l'injustice >. Les conditions
de vie de nos freres, enR.D. sont inhumaines et nous,
malgr6 ca, nous continuons A les livrer A leurs
bourreaux, A profiter de leur souffrance, A vivre de
leur malheur. L'indiffrrence, face A l'injustice de leur
situation, nous rend complices et nous conduit vers
la cessation de choix tandis que l'insensibilit6 envers
leur sort nous transforme en monstres. Enfin, il nous
faut une reaction citoyenne au niveau de la soci&tt
civile et, du courage au niveau de l'Etat haitien car
<< celui-lA sera malheureux au pouvoir qui n'est ni
assez corrompu pour etre indifferent aux abus, ni
assez courageux pour les reformer. >>
R6veillons done l'homme qui sommeille en
nous afin qu'il ne meure pas.


Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Ddcembre 2008


La video de la honte


Qu'est-ce qui peut bien justifier une telle
barbarie ? Qu'est-ce qui peut permettre A un homme
de disposer ainsi de la vie d'un autre ? De l'humilier,
de le torturer, d'en faire un objet A sa merci ? Ces
phrases, je n'arrete pas de les tourner et retoumer dans
ma tete depuis ce soir, 9 d6cembre 2008, 19 heures.
Une amie m'envoie un mail avec en piece jointe une
vidto. Dans le message, elle precise qu'elle < afailli
vomir en voyant les images > et qu'elle < ignore sije
vaispouvoir les regarderjusqu 'au bout . J'avais fini
majoumne de travail et m'appretais A partir. D'un geste
rapide, je clique sur <>.


Ce que j'ai sous les yeux est innommable. Un
homme est accroupi par terre, dans un champ, en
R6publique dominicaine. Il essaie maladroitement de
cacher sa nudity. Face A lui, debout, un autre homme
agite une machette dont la lame a l'air bien aiguis6e.
L'homme accroupi semble implorer le bourreau. A ce
moment-l, je remarque le bras gauche, mes yeux
descendentjusqu'A l'emplacement de la main qui avait
laiss6 place A un bout de chair. Au moment on
l'infortun6 tend le bras pour rassembler une motte de
terre. J'ai vu quelque chose projetW en l'air. Le bourreau
venait de lui trancher la main droite.


Lettre ouverte au Gouvernement Haitien ...


(LETTRE OUVERTE suite de la page 3)
qu'en regard des diff6rentes conventions sur les droits
humains signees par les gouvemements dominicain et
haitien, que des mesures d'applications concretes
soient prises.
Nous exigeons un positionnement clair du
gouvernement haitien sur la question des migrants
haitiens et de leurs descendants en R6publique
dominicaine. Car ne pas le faire est une insulte a tous
les travailleurs des droits humains qui se battent depuis
tant d'anndes pour que soient reconnus les droits de
ces hommes, de ces femmes et de ces enfants, c'est
une insulte A toutes les victimes muettes et impuissantes
que nous n'avons pas su prot6ger.
Madame le Premier Ministre, Monsieur le
Ministre des Affaires Etrang&res, Monsieur le Ministre
des Haitiens vivant A l'6tranger, nous vous prions
d'agreer nos salutations respectueuses et engages.

Signataires :
- Anne Lescot, directrice du Collectif 2004 Images,
membre du Comit6 pour la m6moire de l'esclavage
(Paris, France)


- Emmanuel Daoud, avocat, membre du Groupe
d'Action Judiciaire et de la FIDH (Paris, France)
- Alessandra Spalletta, coordinatrice aupres de la
Coordination Europe-Haiti (Bruxelles, Belgique);
- Camille Ferrit, "9 jours pour Haiti" (Carcassonne,
France)
- Alexandre Cabrit, membre de la fondation KROMA
- Henriette et Jacques SARTIAUX CIDeCS Haiti-
Belgique asbl (Nivelles, Belgique)
- Mimi Barth6l6my, conteuse (Paris, France)
- Rodney Saint Eloi, 6diteur (Montr6al, Canada)
- James Noel, podte (Paris, France)
- Elodie Barth6lemy; plasticienne (Paris, France)
- Christiane Philippart et Marc Verbois (Nivelles,
Belgique)
- Carl Viarre dit Carlton Rara (Mont de Marsan, France)
- Edwin Paraison (Santo-Domingo, R6publique
Dominicaine)
- Nathalie Carr6 (Paris, France)
- Philippe Allouard, consultant (Port-au-Prince, Haiti)
- Chantal GuTrin, joumaliste et responsable associatif
(Cr6teil, France)
(voir LETTRE OUVERTE / 14)


J'ai 6touffT mon cri en me plaquant les deux
mains sur la bouche. Mon cceur s'est mis A cogner
contre ma poitrine et un flot de larmes a inond6 mon
visage. Ce n'6taient pas seulement des larmes de
tristesse. C'6taient des larmes de colkre, de revolte et
d'indignation. Et la question que depuisje n'arrete pas
de ressasser. De quel droit un homme arm6 peut-il
s'achamer ainsi sur un autre qui se trouve A sa merci,
sans defense, d6pourvu du moindre vetement. Et se
sentir le pouvoir de disposer de la vie d'un etre humain
tout en d6gustant de mani&re sadique toutes les
souffrances qu'il lui fait endurer.
L'image s'est arrtCte au moment on la main
droite a voltig6. La suite je l'ignore. Peut-6tre que le
bourreau va lui amputer une jambe, puis l'autre. Et
ainsi de suite jusqu'A ce que mort s'en suive. Et ce
type rentrera ensuite dans son foyer comme si de rien
n'6tait. Apres tout, il est peut-6tre assure de son
impunity. Ce n'est qu'un Haitien. Quelle est la valeur
de la vie d'un Haitien dans les champs de canne en
R6publique dominicaine ?
Grice A une exposition de photo, qui a mis
au grandjour, ily a deux ans, les conditions d6plorables
de vie de nos compatriotes, nous avons pu nous faire
une idWe de la maltraitance dont sont victimes les
ressortissants haitiens dans le pays voisin. Les
immigres haitiens ont pour tort d'etre originaires d'un
pays on les droits les plus 616mentaires de l'homme
n'ontjamais &tt respects. Un pays qui n'ajamais su
rendre justice aux plus faibles. Un pays on les plus
riches se mefient des plus pauvres plut6t que de les
aider A s'dlever par l'6ducation, la sante, la satisfaction
des besoins les plus vitaux. Ce petit peuple qui ne peut
trouver chez lui un minimum pour assurer sa survie
est devenu une proie pour des gens sans scrupules,
capables de l'exploiter sans vergogne et de d6cider,
une fois qu'il le juge plus utile, de l'l6iminer tout
(voir HONTE / 14)


Page 12








Mercredi 17 D6cembre 2008 j
Haiti en Marche Vol XXII N' 47 I


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Mercredi 17 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N 47


Haitiens dans les bateys


Al'initiative de 1'organisation < DIALOGUE
HAITIANO-DOMNICAIN DES EGLISES > une
d6l6gation de neuf (9)jouralistes haitiens a effectu6
du ler au 5 d6cembre dernier une visite guide dans
des Bateys de Barahona en R6publique Dominicaine.
L'objectif de cette visite, selon ses initiateurs,
6tait de constater la situation des compatriotes haitiens
vivant dans les bates.


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< Tout est misbre ici >>, a d6clard Odinord
Richard, unbracero haitien originaire de Cayes-Jacmel.
Ce sexag6naire, d'un ton exc6d6, a fait savoir que les
migrants haitiens dans les bateys sont victimes de toutes
sortes d'abus, d'injustices et d'exploitations A outrance.
< Les Dominicains nous exploitent
impitoyablement. Cela fait plus de quarante ans queje
travaille ici >. Mais, a d6plord cet homme, < depuis
tout ce temps je n'ai rien 6conomis6. Pas meme un
sou >>.
La situation d'Odinord Richard n'est pas
diff6rente de celle de la majority des braceros haitiens
en R6publique Dominicaine. Ces compatriotes qui
traversent la frontibre haitiano-dominicaine par milliers
6voquent diverses raisons pourjustifier leur decision
de continuer d'y aller. Le ch6mage et le sentiment
d'abandon dans leur propre pays sont du nombre.
Tavin Lafortune, 49 ans, qui vit en rdpublique
voisine depuis plus d'une d6cennie, tient le meme
discours quand il vient A parler de la situation que
vivent les Haitiens dans les bateys.


<< Ily a de cela dix ans, j'ai tout vendu pour
organiser les fundrailles de ma mbre. Aujourd'hui, il
ne me reste plus rien pour subvenir aux besoins de ma
famille>, raconte ce viejo > des champs de canne A
sucre du pays voisin.
Malgr6 tous ces d6boires rencontr6s de l'autre
c6t6 de l'ile, Lafortune considbre que < ici, la vie est
passable > par rapport A celle laiss6e dans son pays
natal. Il indique que dans
la plantation de canne A
sucre, il gagne A peu pres
200 pesos, soit plus de 220
gourdes par jour. Alors
qu'en Haiti, se souvient-
il, < je mourrais de faim.>
On estime A pres
de 800.000 le nombre de
coupeurs de canne haitiens,
communement appeals
braceros >, vivant en
R6publique dominicaine,
selon le Groupe d'Appui
aux rapatrids et r6fugids
< GARR > et Amnesty
international.
Les sans-papiers
haitiens en territoire
dominicain sont enlis6s
dans une atroce misbre.
Selon des
i n f o r m a t i o ns Ce coupeur de cann
communiquees par avoir perdu lui
Florival Richard,
coordonnateur du Centre d'Organisation des Droits
des Immigrants d'Ascendance Haitienne (CODIAH),
les hommes dans les champs gagnent A peine un euro
par jour. Les femmes de leur cBt6 font un peu de
commerce informel. Les familles vivent dans des abris
de fortune.
De l'avis du pasteur Cl6ment Joseph,
Directeur ex6cutif de l'Organisation Haitiano-
dominicaine des Eglises, les sans-papiers haitiens en
R6publique Dominicaine sont victimes d'une exclusion
totale.
< En R6publique Dominicaine, toutes les
portes leur sont fermnes. Ils n'ont pas accds aux soins
de sante, ne peuvent circuler. Ils ont beaucoup de
difficulties pour inscrire leurs enfants A un 6tablissement
scolaire du fait qu'ils ne sont pas d6tenteurs d'une pibce
d'identit6 dominicaine>, soutient ce ddfenseur des
migrants haitiens en terre voisine.
Interrog6s A savoir: s'ils sont Haitiens ou
Dominicains, des enfants rencontr6s dans un batey A
Baharona ont tous rdpondu d'un air plein de d6tresse :


ni l'un ni l'autre.
Sur le plan 6conomique, les differences entre
les deux R6publiques 6clatent aux yeux.
Sur la route internationale qui relie les deux
parties de l'ile, la facade dominicaine est verdoyante.
Des arbres bien entretenus sont drig6s tout le long de
la partie dominicaine recouverte de fines herbes vertes.
Des militaires dominicains qui surveillent la zone


e haitien dans une plantation dominicaine semble
aussi une main (photo esclaveauparadis.com)
frontalibre, se font aussi trbs souvent remarquer.
Dans la partie haitienne, c'est une veritable
cacophonie environnementale. La route est
completement d6nud6e, dans un environnement
totalement d6bois6 surgissent des grappes de
maisonnettes et aucune presence des forces de l'ordre
haitiennes A l'horizon.
Face A cette situation, le Pasteur Cl6ment
Joseph exhorte l'Etat haitien a se montrer plus attentif
A la misbre de ces dizaines de milliers de compatriotes
vivant en territoire voisin. Ce messager de bonne
volont6 fait aussi appel A la participation collective
des Haitiens, dans la perspective d'un d6veloppement
rdel et durable de leur propre pays. C'est quand tous
les Haitiens pourront esp6rer un lendemain meilleur,
souligne-t-il, qu'ils n'auront plus besoin de quitter leur
pays en quite d'un mieux-6tre ailleurs.

Anise Pierre-Louis
(Milodie FM, Port-au-Prince)


La video de la honte


(HONTE ... suite de la page 12)
simplement comme au temps de l'esclavage, sans avoir
A rendre de compte. A qui d'ailleurs ? Pas de famille
qui viendra r6clamer ou porter plainte. Pas de justice.
Lorsqu'un citoyen d'un pays est victime d'acte de
violence dans un autre pays, n'y a t-il pas un tollW ? La
presse informe, les citoyens se mobilisent, les
gouvernements demandent des comptes. Mais un
Haitien victime, qui s'en soucie ?
Est-ce qu'un jour viendra, oni l'homme ou la
femme haitienne ne sera plus oblige de fuir son pays,
de risquer sa vie A la recherche d'une vie meilleure
hypoth6tique, de donner sa force de travail et sa sante
pour engraisser et enrichir des voyous dans des
conditions indignes d'un 6tre humain. Et tout cela pour
finir par y perdre la vie pire qu'un animal. Sans que


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personne ne s'en 6meut.
Il est temps que cela cesse. Il est temps pour
les Haitiens de retrouver leur dignity. Leur fiertd. Pour
cela nous devons compter que sur nous-memes. Il est
temps pour nous d'utiliser nos propres ressources.
Nous en avons. Elles sont diverses. L'argent ne fait
pas tout. Nous avons l'exemple de pays qui a su s'en
sortir tout seul malgr6 les embargos. Les Haitiens ne
sont pas moins comp6tents ni moins intelligents que
les citoyens de ces pays-li.
Nous sommes unpeuple orgueilleux. Soit, que
cet orgueil soit un orgueil positif. Un orgueil qui nous


pousse a construire
notre avenir pour ne
plus avoir A subir les
humiliations partout ofi
nous allons.


- Christelle Bartholom6
(Belgique)
- Gary Klang, 6crivain
(Montr6al, Canada)
- Nancy Roc, journaliste
(Montr6al, Canada)
- Dimitri B6chacq,
doctorant en anthropologie,
EHESS-IRD (Paris,
France)
- Jean-Pierre TOMBO
President de l'association
Cceur de Haiti (Simandre,
France)
- Frantz Benjamin, podte
(Montr6al, Canada)
- Elliot Roy, president de
l'Association "POUR
HAITI" (Paris, France)
- Marcel Dorigny,
Historien, membre du
Comit6 pour la m6moire de
l'esclavage (Paris, France)
-Fernando Casado Cafieque
(Barcelone, Espagne)


Cette video est insupportable A regarder.
Cependant, il faut l'avoir vue pour le croire. II faut le
faire savoir autour de nous. II faut l'envoyer aux
m6dias, journaux, t6l1visions, radios, internet, etc. II
faut que cela se sache et que cela s'arr6te. II faut que
les auteurs de telles barbaries r6pondent devant la
justice et qu'ils soient condamnds pour leurs actes. Il
faut que le travailleur haitien soit prot6g6 au m6me
titre que n'importe quel travailleur. II faut que notre
population puisse avoir aces au minimum dont tout
6tre humain a droit. C. G Creil, France


(... suite de la page 12)
Jessie Lavelanet (Floride, USA)
Daniel Laforest,pharmacien (Rennes,France)
L6a de Saint-Julien, artiste (Paris, France)
I. Le Pajolec (France)
Anne Marie Straboni (France)
Lic. Manuel de Jesus Dandre avocat, travailleur
social (Santo-Domingo, R6publique Dominicaine)
Beneco Enecia, Sindico de Batey 8, (Barahona,
R6publique Dominicaine)
Guy S. Antoine (South Orange, USA)
Adrian Bance, professeur retrait6, (Montreal,
Canada)
Marcel Lecorps, Ingenieur-informaticien,
(Philadelphie Pennsylvanie USA)
Ulza P. Lecorps, Infirmibre, (Philadelphie
Pennsylvanie USA)
Paul Baron enseignant retrait6 (France)
Gary Legrand, peintre (Paris, France)
Fatima Benjou (Mont-de-Marsan, France)
Nicolas Glady, producteur (Paris, France)
Cl6ine Anaya Gautier, photographe << Esclaves au
paradis > (Paris, France)
Eric Delion, gdographe, r6alisateur (Paris, France)
Pascal Yerro,ing6nieur (Paris, France)
M1lanie Fortin (Paris, France)


Page 14


Lettre ouverte au Gouvernement (signataires)...







Mercredi 17 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 47


Page 15


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Mercredi 17 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N 47


Estime, un demi-siecle apres


le President haitien le plus populaire
(ESTIME ... suite de la lre page) << L'homme des Verrettes >> savait 6videmment les contempteurs du president, qui n'avaient pas lich6
arrive A la pr6sidence que grhce A la question de couleur mieux qu'un autre ce que cela repr6sentait. prise, raconterent qu'il se promenait la nuit dans le
(son pr6d6cesseur Elie Lescot avait trop fait pencher Mais son g6nie ce fut de se saisir de la palais habill6 tout de rouge comme Lucifer.
la balance du c6t6 des mulitres), au point que dans les commemoration du bicentenaire de la fondation de


Le President Estimd visitant le nouveau Casino international au Bicentenaire


Port-au-Prince (1749-1949)
pour replacer Haiti sur la
mappemonde et lui donner ce
qui allait 6tre sa deuxibme
plus grande source de
richesses aprbs le caf6 : le
tourisme.
La construction de
la Cit6 de l'Exposition
appel6e commundment le
Bicentenaire est ce que Haiti
aura conqu de plus
visionnaire pendant tout le
sicle could.
Outre qu'il a
symbolism la plus belle image
d'Haiti dans le monde avec
une Exposition universelle A
laquelle participbrent toutes
les plus grandes nations, le
Bicentenaire fit aussi entrer
Haiti dans le modernisme. Sa
seule r6alisation permit
l'apparition de v6ritables


maisons de la haute bourgeoisie on faisait porter le
dimanche au garqon qui servait A table une livrde
blanche pour ironiser le premier president noir post-
Occupation amdricaine sous le mandat duquel 6tait
apparue cette chanson populaire < Papa gede bMl gason,
gede nibo bl gason, 1 abiye tout an blan pou 1 al monte
o pal&. >
Et comme il avait 6pous6 une fille claire de
la capitale, on baptisa la limousine pr6sidentielle de
<< tombeau des mulitresses. >
Bref, la bourgeoisie se d6chaina contre le
nouvel l6u. Elle avait de bien plus puissants allies que
le chef de l'Etat: le haut 6tat-major de l'arm6e, le haut
clergy catholique europ6en et conservateur, le haut
commerce. Et pour finir l'ambassade amdricaine.
Pourtant on ne rapporta pas que Dumarsais
Estim6 prit ombrage de cette puissante rivalit6. Ni qu'il
fut tent6 d'un quelconque esprit de vengeance.

Une certaine idWe d'Ha'iti ...
Contre toute attente, l'homme semblait avoir
un programme qu'il voulait ex6cuter. Et plus encore,
comme dirait De Gaule : une certaine idWe d'Haiti !
En tout cas ce que l'histoire rapporte de lui
d6ment toutes les vilenies qu'on a pu raconter sur son
compte.
D'abord c'est le president d'Haiti qui a
achev6 de payer la dette de l'Ind6pendance (les 150
millions de francs exig6s au 190 siecle par la France
pour accepter de se voir s6parer de son ancienne
colonie). Haiti est ind6pendante depuis le 1" janvier
1804.
Estim6 comprit que notre pays n'irait nulle
part s'il ne se d6barrassait de ce boulet. Mais il fut le
premier president d'Haiti A ne pas avoir eu recours A
un emprunt ext6rieur pour le paiement de la dette.
Lorsque les Etats-Unis lui opposbrent une fin
de non-recevoir, il appela les Haitiens A faire eux-
memes le n6cessaire. Un emprunt int6rieur. Alors dans
un grand l6an de patriotisme et malgr6 que ce n'6tait
pas le president de leur coeur, tous contriburent. En
premier lieu probablement les riches grands dons de
la province, dont le president 6tait originaire et qui
constituaient sa base comme l'Histoire le prouvera dix
anndes plus tard lors des fameuses elections de 1957
oi un certain candidat Franqois Duvalier se revetira
du manteau de l'estimisme.
En tout cas Estim6 avait gagn6 ainsi la
premiere manche.

Replacer Haiti sur la mappemonde

On venait de sortir de la seconde Guerre
mondiale et Haiti 6tait en assez bonne sante financi&re
ayant fourni des matibres premieres aux Allids
occidentaux pour leurs armies.
Le peuple eut de quoi manger A sa faim.
Dans le mnme ordre d'iddes, c'est Estim6 qui
le premier conqut le projet du barrage de Pdligre pour
irriguer les terres jusqu'alors arides de la Vallke de
l'Artibonite.
Tous les presidents qui lui succ6deront en
feront leur cheval de bataille. Jusqu'A Rend Pr6val ...


entreprises locales (h6tellerie,
construction, exportation de produits
d'artisanat, location de voitures et
association des chauffeurs guides etc)
dans une 6conomie qui se conjuguait
depuis l'IndCpendance de 1804 au rythme
de la seule r6colte de caf6.

Le rave indig6niste ...
Modernisme encore parce que
c'est sous Estim6 que se formbrent les
premiers syndicats ouvriers ainsi que
ceux de la fonction publique (syndicat
des employs de la Banque nationale) que
le duvalidrisme devra assassiner pour
installer sa pr6sidence A vie.
Enfin c'est la courte pr6sidence
Estim6 qui consacra le reve indig6niste
ou retour A notre identity fondatrice,
annonc6 par les penseurs haitiens dans
la lutte contre l'Occupation americaine
(1915-1934) une d6cennie plus t6t.
Le Bicentenaire fut ainsi
l'occasion de la creation de la Troupe
nationale et du Thditre de Verdure avec
pour vedettes des artistes issus de la
masse, le tambourineur Ti Roro et la
chanteuse Lumane Casimir.
Au point que pour s'en moquer
car la grande bourgeoisie haitienne se
faisait un point d'honneur d'afficher son
m6pris pour les memes 616ments
d'identit6 en question (crdole, vodou etc),


Le Gendral-President Paul E. Magloire
qui exerga le pouvoir de 1950 a 1956


Magloire fit son coup d'Etat ...
Et les bobards finirent par l'emporter sur les
grandes r6alisations. Pas difficile quand on a contre
soi toutes les puissances rdunies : la grande
bourgeoisie, le haut clergy breton qui n'appr6ciait pas
cette identification du chef de l'Etat aux dieux vodou
(comme dans les chansons de Lumane Casimir). Et le
haut 6tat-major de l'arm6e avec son chef, le colonel
Paul Eugene Magloire, ruant dans les brancards devant
les succes de celui qu'il considrait comme son prot6g6
(et qu'il se faisait un plaisir d'appeler dans le priv6
< Ti Estim 6 ).
Sous une vague accusation que le president
s'appretait A changer la Constitution pour s'accrocher
au pouvoir (comme lui-meme va tenter de le faire
lorsque parvenu A la fin de son mandat en 1956),
Magloire fit son coup d'Etat.


(voir ESTIME / 17)


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Page 16


La populaire chanteuse Lumane Casimir








Mercredi 17 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 47


Les Caralbes veulent la fin de l'embargo americain contre Cuba


Les 14 chefs d'Etat ou de gouvernement de
la Communautd des Caraibes (Caricom) ont rdclame
la levee de 1 'embargo ambricain contre Cuba etrendu
hommage au dirigeanthistorique de l 'le communiste,
Fidel Castro, au cours d'un sommet le lundi 8
dkcembre a Santiago de Cuba.
"La Communaut6 des Caraibes espere que le
changement en cours aux Etats-Unis rel6guera pour


toujours cette mesure aux oubliettes de l'histoire", a
d6clare Baldwin Spencer, Premier ministre d'Antigua-
et-Barbuda assurant la pr6sidence tournante du
Caricom, faisant allusion notamment a la promesse du
president am6ricain Olu Barack Obama d'all6ger
l'embargo impose depuis 1962 a Cuba.
Par ailleurs, le Caricom a d6cern6 son "ordre
d'Honneur" a Fidel Castro, 82 ans, qui a laiss6 le


Ha'iti-Rep. Dom. :
Situation des droits humains a la frontiere Nord
Des organismes frontaliers r6clament des mesures de protection


(MIGRATION ... suite de la page 9)
frontiere nord, sur l'identification de leurs causes, les
auteurs de ces actes de violations, le profil des victimes
et des personnes vulnerables.
La zone frontalibre et les postes de contr6le
militaires dominicains sont les lieux oi les violations
de Droits Humains sont les plus frequents, cela, en
raison du caractere r6pressif de ces forces, l'absence
ou la faiblesse des institutions 6tatiques et le niveau
de conflit interne prevalant au sein de ces institutions.
Les femmes et les enfants migrants sont des
groupes-cibles tres touches par les violations des Droits
Humains, souligne l'6tude. 57% des Dominicains et
47% des Haitiens interrog6s r6velent respectivement
que les auteurs de ces actes sont principalement des
militaires dominicains et les policiers des deux pays.
Parlant des causes des violations, Mme
Morales les a subdivis6es en deux groupes: Les causes
structurelles et situationnelles. Parmi les causes
structurelles, elle cite notamment la pauvret6, les
conditions socio-6conomiques prdcaires des
Frontaliers et l'indisponibilit6 des services de base
comme la sante, 1'6ducation, l'eau potable, etc. La
corruption qui gangrene les institutions 6tatiques, la
complicity des agents publics avec les trafiquants, les
pr6jug6s et l'antihaitianisme en R6publique
Dominicaine figurent aussi parmi les causes
structurelles des violations des Droits Humains
relev6es a la frontiere Nord.
L'impunit6 qui s'installe dans ces zones et le
manque de connaissance sur les mdcanismes de
protection des Droits humains sont autant de causes
situationnelles des violations. La plupart des


d6nonciations sont mal pr6sent6es ou peu documents
par les autorit6s judiciaires, explique Veilka Polanco
Morales.
En outre, la Coordonnatrice de l'6tude a
pr6sentW les nombreux problemes touchant des enfants
d'ascendance haitienne, les violations qui
accompagnent les deportations d'Haitiens/Haitiennes
et les mauvaises conditions dans lesquelles 6voluent
les travailleurs en provenance d'Haiti.
L'6tude recommande des mesures de
prevention et de protection des victimes. Sur le plan
pr6ventif, elle invite les autorit6s et les organisations a
renforcer les outils et mecanismes qui permettent
l'identification des pratiques normes, attitudes
discriminatoires et entreprendre des actions de
sensibilisation et de d6nonciations de ces pratiques.
D'un autre c6te, elle invite les autorit6s des
deux pays a renforcer les contr6les internes et externes
des pratiques gouvernementales au regard des Droits
humains ainsi que le dialogue interinstitutionnel. Elle
encourage 6galement les deux Etats a assurer le suivi
des accords signs et a r6activer la commission mixte
bilat6rale afin de r6soudre des problemes communs.
La d6l1gation des organismes de droits
humains de la frontiere Nord, auteurs de cette recherche
, 6tait dirig6e par le PNre K6nel SRnatus, responsable
de Solidarity Frontaliere, base a Ouanaminthe.
Soulignons que la presentation de ce rapport
marque le lancement d'une semaine d'activit6s
organisee par le GARR dans le cadre de la celebration
le 18 d6cembre prochain, de la Journme Internationale
de Solidarity avec les Migrants/es.


pouvoir enjuillet 2006 a son frere Raul pour des raisons
de sant6.
Le Caricom "souhaite reconnaitre
publiquement le soutien offert par le compagnon Fidel
Castro a la Communaut6 pour son d6veloppement
6conomique et social", a soulign6 M. Spencer sans
pr6ciser comment ni oi cet ordre serait remis a Fidel
Castro qui n'a fait aucune apparition publique depuis
fin juillet 2006.
"Lider Maximo" de la revolution de 1959,
Fidel Castro vit depuis sa retraite dans un lieu tenu
secret des environs de La Havane oi il continue a
veiller sur l'6volution de la politique cubaine.
Le IIIe sommet Cuba-Caricom a &te inaugur6
lundi par le president cubain Raul Castro qui a appeal
a une cooperation accrue entre les pays d'Amdrique
centrale et du Sud pour faire face a la crise financiere
mondiale.
"Nous avons la possibility de participer
activement a la creation d'un sch6ma regional vaste et
diversified qui reconnait le droit a un traitement special
et different que m6ritent les economies plus petites",
a-t-il dit.
"Aujourd'hui, nous faisons face a l'6chec de
la politique ndolib6rale (...) Toute la chaine de
fonctionnement de l'appareil financier s'est 6croulde
et les normes et instruments imposes par les centres
du pouvoir dconomique aux petites nations, comme
celles des Caraibes, sont en crise", a ajout6 Raul Castro
qui doit participer la semaine prochaine au Br6sil a un
sommet des pays d'Amerique latine et des Caraibes
sur l'int6gration et le d6veloppement.
Le sommet Cuba-Caricom se d6roulait lundi
a Santiago de Cuba (sud-est), berceau de la revolution
cubaine, en presence de chefs d'Etat ou de
gouvernements de 14 pays membres du Caricom
(Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize,
Dominique, Haiti, Grenade, Guyana, Jamaique, Saint-
Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent et les Grenadines, Sainte-
Lucie, Surinam et Trinit6-et-Tobago).
L'impact de la crise financiere mondiale sur
les Caraibes, les problemes alimentaires et
environnementaux, ainsi que les relations entre le
Caricom et l'ile communiste, confronted depuis 1962
a un embargo am6ricain, 6taient au menu des
discussions.


Hommage a Dr. Gerard V. Etienne


(DECES... suite de la page 10)
Stephen Alexis, il participe a un complot contre le
gouvernement fasciste de Franqois Duvalier. Il est
arrWt6 et torture (23 ans). Cette vie turbulente ne l'a
pas emp&ch6 de faire des 6tudes classiques en Haiti,
d'enseigner dans de prestigieux colleges et d'amorcer
une carriere de journaliste.
En effet, il r6dige a 13 ans ses premiers
poemes qu'il interpr6te a la radio. A l'Age de 16 ans, il


achieve un premier livre de po6sie. Puis il publie coup
sur coupAu milieu des larmes (1960), Plus large qu 'un
rave (1960), La raison et mon amour (1961), Essai
sur la negritude (1962) et Le nationalisme dans la
litterature haitienne (1963).
II fonde le groupe culturel Samba qui devait
devenir Haiti-litt6raire. Parallelement a sa vie
d'6crivain, il enseigne dans des colleges et au lyc6e. II


est en meme temps critique litt6raire et reporter aux
quotidiens Le Nouvelliste (1961-1962) et Panorama
(1962-1964). Etienne a aussi suivi parallelement une
trajectoire artistique et militaire, particulierement a la
Soci6t6 des Messagers de l'art (1963) et au Corps
d'Aviation oi, cadet de l'air, il est affect au
d6partement de m6tdorologie (1955-1957).
En aoft 1964, 1'6crivain s'exile au Canada.
D6barqu6 a Montreal, il enseigne au Lyc6e Da Silva
(1964-1965) et travaille comme reporter au quotidien
Mttro Express et au journal Quartier Latin. Au cours
de ses 6tudes de licence es lettres (1964-1970), il
travaille en usine puis comme infirmier i l'H6tel Dieu
de Montreal. Il enseigne au College de Matane (1968-
1970) et collabore aujournal La Voix canadienne. II
publie en 1965 son premier livre au Canada, Lettres a
Montreal. Il rencontre en 1967 la compagne de savie,
Natania Feuerwerker, dont il a deux enfants, Joel et
Michaella. Il commence a enseigner a l'Universit6 de
Moncton en 1971. II obtient son doctorat en
linguistique (Strasbourg, 1974). Il est professeur de
linguistique et de grammaire sup6rieure a Moncton,
enAcadie,jusqu'en 1978. En 1979, il fonde le module
information/communication oi il enseigne d6sormais
lejournalisme. Il collabore au Devoir de 1972 a 1987
et il est 6ditorialiste au quotidien Le Matin (1986-
1987).
Malgr6 deux comas et une operation au
cerveau, il continue a 6crire a l'hebdomadaire Le
Voilier (1987-1989). Malgr6 une agression d'ordre
politique en 1993 (voirL 'Injustice, la disinformation,
le mepris de la loi), il poursuit sa lutte pour le
changement dans son pays d'origine. Depuis cette date,
il collabore aujournal Haiti-Observateur.
Plusieurs de ses titres ont Wte traduits en
langues 6trangeres. L'6crivain a aussi suivi une carrier
scientifique. II a d6couvert une nouvelle discipline en
sciences humaines, l'anthropos6miologie, et il a publiW
deux essais plus haut mentionnis, en plus de 50 6tudes
savantes en linguistique, en critique et en s6miologie.
Gerard Etienne est recipiendaire de plusieurs
prix et distinctions.


Le mot de Washington ...
C'est lui-meme qui nous le raconta lorsque
nous lui rendimes visite dans son exil a New York en
1978 (une interview qui devait d6chainer contre nous
la colkre du gouvernement de Baby Doc) :
< Lorsque nous d6cidAmes de d6poser Ti
Estim6, j'allai voirl'attach6 militaire amtricain. Celui-
ci me dit : ne prenez pas le pouvoir tant que vous n'avez
pas requ le mot de Washington.
<< Ce qu'on a fait, nous avons proc6d6 a
l'arrestation d'Estimt que nous avons enferm6 dans
une maison que poss6dait le colonel Marcaisse
Prosper >>. Prosper avait &t6 le bras droit de Paul
Magloire.
Puis, poursuivit l'ex-general-pr6sident, nous
avons mis l'arm6e en condition D et nous sommes
rests ajouer aux cartes dans les Casernes Dessalines.
Troisjours apres, l'attach6 militaire amtricain
m'appela pour me dire : < Paul, qa y est. >
Alors nous avons embarqu6 < Ti Estim >>
pour l'exil.
Celui-ci devait mourir quelques mois plus tard
dans un h6pital de New York. Tout seul. Son spouse,
Lucienne Heurtelou Estim6, raconte dans son
autobiographie que le lendemain matin elle revint voir
son mari mais le corps n'6tait d6ji plus dans la
chambre.


Un grand crime contre 1'Histoire ...
On raconta que Paul Magloire l'avait fait
empoisonner. Probablement faux. II faudra attendre
Papa Doc pour ce genre de pratiques.
Mais Paul Magloire n'en commit pas moins
un grand crime contre l'Histoire de ce pays. II avait
fait la premiere violation constitutionnelle dans l'Haiti
de l'apres l'Occupation amdricaine et de la deuxieme
moiti6 du 20e siecle.
Depuis on ne connaitra plus que cela. Pour
aboutir a la pr6sidence a vie de Duvalier pare et fils.
Qui pis est, il est evident que Magloire n'a
agi que par ambition. Et contre un president qui n'avait
voulu que le bien de son pays et qui n'avait pas une
goutte de sang sur les mains.
On attendra un autre demi-siecle pour le
comprendre.
Aujourd'hui l'image de Dumarsais Estim6
supplante a la fois celle de tous ses pr6d6cesseurs et
de tous ses successeurs.
Mais le vrai miracle est qu'elle ait su 6chapper
aussi a la mal6diction de Papa Doc qui fit croire lors
des elections de 1957 qu'il voulait reprendre le rave
d'Estim6.

Marcus, 14 Ddcembre 2008


Page 17


Un demi-siecle aprels :

le President haitien le plus populaire
(ESTIME ... suite de la page 16)








P a g8ES UX Mercredi 17 D6cembre 2008
Page 18 I J U Haiti en Marche Vol XXII N 47




Allez de GANTER A POGNES, en ullisant des mots du du I
vocabulaire frangais, at ne changeant qu'une lettre par ligne.



M GA SII
LI II F RlTU IES

S C rG I D W X F C Z Z S S 0
M H ST N MI A M Q M R K VT I I' SCR BBLE
P A N I C E R G E Cc G C 1 Arrangez les sept lettres dessous
A I, : A N N K; A $ U R V 1 K 1
Soutions de la semaine passe J U B M H w R 0 0: C K N F U pour former un mot frangais



C IE G T B 0 A V E H A V C VB A
ILN u I ':F' :* *; r. 1U A I *J T
Z C' A A N I E G A N E PG D B IE
LEVA TIEGANEGDBO T E
S L V N T I N P K H N E E I I I I I I I IH
LI. "I AIR O 3 D T V R E M Q B R E Z R H V-
E G 0 E N I Srz l dSolutions de la semaine passcc
STrcouvez IT5 s Id rCs vg1alest d'r hanl
REM CR^ T T E cai Ie carrtb t-deuss PENLJSIV^E:


00 M6lodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invit6s du Jour
M1lodie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiBre Raphael


c 'edt A&4eP46i4t e'cace c /I


E n B ref... (...suite de la page2)

la Diaspora haitienne des Etats-Unis auront l'occasion de concurrencer pour des
financements jusqu'a $100.000 am6ricains pour compl6ter leurs investissements afin
d'accroitre ou d'6tablir des entreprises en Haiti. Le programme consid6rera des projets
dans les secteurs productifs d'Haiti, tels que l'agriculture, la peche et le b6tail, l'artisanat,
l'assemblage, le tourisme, la technologie de l'information et de la communication, la
construction, et toutes les industries compl6mentaires. Les concurrents doivent foumir des
plans d6taill6s pour les activities 6conomiques soutenables appel6es a crder des emplois et
injecter des capitaux dans l'6conomie haitienne. Le d6veloppement des affaires et tout
autre support technique seront foumis aux b6ndficiaires. Les programmes de garantie de
credit avec les banques haitiennes locales permettront d'ameliorer l'acces au credit.

Mort de 1'6crivain Gerard V. Etienne
Le Dr G6rard Etienne, 6crivain etjoumaliste haitien, professeur retrait6 de l'Universit6 de
Moncton, auteur de 35 ouvrages est d&c6d& le Dimanche 14 d6cembre 2008 a Montreal.
Les fundrailles ont eu lieu le lundi 15 d6cembre 2008 a 9:30 am, au 935 Beaumont
Outremont (m6tro L'Acadie). G6rard V. Etienne, farouche militant anti-duvali6riste dans
les anndes 60, 6tait 6galement devenu l'un des plus fervents opposants au president Jean
Bertrand Aristide, prenant part a de nombreux d6bats sur Haiti dans les grands forums en
circulation sur le net.

Une marche de sensibilisation sur la souverainet6 alimentaire nationale
Plus d'une dizaine d'organisations paysannes en Haiti se sont mobilis6es pour participer
le vendredi 12 d6cembre could a une marche de sensibilisation pour la souverainet6
alimentaire dans le pays. Des d6l1gu6s, femmes et hommes en provenance des dix
d6partements gdographiques d'Haiti, ont defild, portant des pancartes exprimant leurs
revendications sur le theme < kaba grangou, rebati anviwonman se kore agrikilti lakay >.
Le regroupement d'organisations de femmes Fanm pap tann, la Coordination nationale des
femmes paysannes (Konafap) pour la souverainet6 alimentaire, faisaient partie des
organisations qui ont particip6 a la marche.
Les marcheurs ont d6marr6 de l'intersection de la route de l'adroport international et de la
route de Delmas, puis ont emprunt6 l'avenue Martin Luther King, l'avenue John Brown,
l'intersection du quartier d6nomm6 Poste Marchand pour aboutir au kiosque Occide
Jeanty au Champ de Mars. < Avec le plan pr6pard dans le cadre du document de strat6gie
nationale pour la croissance et la reduction de la pauvret6 (Dsncrp), [dont le gouvemement
de Michble Pierre-Louis fait son cheval de bataille], il est clair que rien ne va changer dans
la r6alit6 nationale >, deplore Marie Edith Germain Remonvil du Mouvement paysan
nasyonal kongr6 Papay (Mpnkp). Edith Germain Remonvil exhorte le gouvemement de
Michble Duvivier Pierre-Louis a donner la premiere place a l'agriculture dans le budget
pour l'exercice fiscal 2008-2009, qui doit tre pr6senta au Parlement le lundi 15 d6cembre
2008 afin de pr6venir des d6satres environnementaux du type de ceux enregistr6s entre
aofit et septembre 2008 aprbs le passage de 4 cyclones successifs (Fay, Gustav, Hanna,
Ike). Le regroupement d'organisations initiatrices du mouvement mettra en branle, en
janvier 2009, d'autres actions de plaidoyer a l'dchelle nationale afin de sensibiliser
l'opinion sur les d6marches a entreprendre en faveur de la souverainet6 alimentaire
nationale.
L'initiative de cette marche revient aux organisations Tbt Kole Ti peyizan ayisyen, la
Coordination r6gionale des organisations du Sud-Est (Crose), le R6seau national haitien
pour la s6curite et la souverainet6 alimentaire (Renahssa), le R6seau des associations de
cooperatives pour le commerce et la production agricole dans le Bas Artibonite (Racpaba),
Konbit peyizan Nip (Kpn), Kowbdinasyon peyizan Grandans (Kpga), la Coordination
nationale pour les revendications des paysans haitiens (Konarepa), le Mpp, le Mouvement
paysan national du congrbs de Papaye (Mpnkp), la Coordination nationale des femmes
paysannes (Konafap).
Cette mobilisation, qui inclut des marches et des d6bats sur la souverainet6 alimentaire, est
appuyde par plusieurs organismes intemationaux et nationaux, comme Action Aid,
Intermon Oxfam, Oxfam Qu6bec, Voisin Mondial, la Plateforme haitienne de plaidoyer
pour un d6veloppement altematif (Papda), Enfo Fanm, l'Institut culturel Karl LUv6que
(Ickl), la Coordination nationale de s6curit6 alimentaire.


-- [ifW Hqlt ilRit if H IITI [l 'I is'li ;iJ liiMiT li niiil








Mercredi 17 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII No 47


Youn pye mapou tonbe :

Jera Etyen /

Girard Etienne (28 me 1936

14 desanm 2008) mouri
ak Max Manigat

Misye te toujou rele-m: 'Ti Maks". Kou
telef6n-nan sonnen, mwen pran li mete b6 z6bry-mwen
epi m' tande youn vwa ki di: Se mwenmenm wi! "
Enben, sa se Jera!
M' pi gran pase Jera, nou ganyen 4-an
diferans, men nou zanmi, zanmi depi plis pase 50-an.
Se mwen ki batize premye pitit gason-li : 'Ti Jera'.
Si youn moun konn tout afe Jera, 1 li tejenn
: se byen mwen. Anpil kourikoul6m vite (rezime an
angle) misye bliye kek koze ki make ep6k nou tejenn
gason ansanm. Youn powmm Gladys (Edisyon
Panorama, 1963) li te pibliye ganyen istwa pa-1 misye
te rakonte-m. Mwen kwe se mwen s1l ki konnen istwa
sa-a.
"Cenacle Samba" ki te pral sevi k6m baz
mouvman liter : Haiti Litteraire se limenm ak
mwenki te fonde-1. DefenRaymondPhiloctte te konn
sa ; li ekri sa nan prefas antoloji pwezi ayisyen li-yo.
Claude B. Auguste palede sa tou. Se pa bagay yo
renmen repete, men se konsa sa ye.
Anthony Phelps pa te janm rankontre avek
Rend Philoctete ; se mwen ki te mennen Rend kay
Anthony, Petyonvil, pou premye fwa. Revi "Rond
Point", nimewo 9, rakonte sa.
Mwen vle jodi-a, jou lanteman Jera Etyen,
pou paw6l sa-a pale paske anpil moin ap sezi tande :
san 'Cenacle Samba' pa ta ganyen "Haiti Litteraire".
Nouvo gwoup sa-a te make Jera move jan pout&t 16t
zafe ki pa te ganyen anyen pou we avek pwezi.
%
Jera pibliye plis pase trant liv : pwezi, ese
liter, woman, elat. Premye woman misye : Le negre
crucifix (1974), ki tradui nan plizye lanng, se youn
bonm ki eklate nan figi sosyete ayisyen-an, ki pase
pran sistem vyolans ak kraze zo diktati Franswa
Divalye-a.
TRt-mwen cho, maten-an, kankou ve lanp.
Zanmi-mwen, fre-mwen pran devan. M' a tounen sou
z&v liter Jera, youn 16t fwa.
Peyi d'Ayiti pedi youn ekriven-towobanj ye
14 desanm 2008-la. N'ap rele, men se r6l lapenn ase
paske n'ap bat bravo tou pou tan gason sa-a te pase
avek nou sou lat. Pwoveb-la di : Pawoket pa ale
nan lage, men li voye plim-ni." Enben, Jera mouri, li
kite z&v-li pou nou, pou nouvojenerasyon-yo, pouAyiti
manman libete, pou lemonn antye.
Abobo!

= = = =


An nou simen fey bazilik

ak sitwonnel pou Sanba

Jera Etyen
ak: Ralba

Natanya mache
pran kouray
Jera youn zanmi toutbon
youn frebra pagen tankou-1
kase k6djounenjodi-a
kite nou men nan machwe tet anba
de ran dlo de ran larim
Li kite nou tout pasipala
demanbre, de bra balan, aladriv
nan peyi fredi yo.
BO1 che manman pran kouray
Mize w pa ka gen bout
Pran kouray bMl che manman
mare t&t-ou mare ren-w
ak youn foula dis&t ne
pou chavire kalk sila-a ki demambre-w
ak tout pitit ou tout kU fanmi-w
k' ap soutni-w ak ray epi kouray
nan move pas sila-a w-ap travese jounenjodi-a
katoz desanm nan ane 2008-la
K&r an nou sere f6paplis
N'a pran kouray 16 nou sonje tout bMl materyo
kbk la simen trib6bab6 alawonn bade pou anvayi


I Ti Gout pa Ti Gout ak Jan Mapou


lespri tout mounn ki plim-e-ank
nan kat pwen kadino
Mounn sa yo va kontinye rouze t&-a ak siwo batri
pou fe nanm li gaya
Y'a va kontinye simen fey bazilik ak sitwonn1l
pou nanm li voyaje san mize san traka
nan peyi tonbe gengole
kote lonbrit li antere, sou te d' Ayiti Tonma
Jouk jounenjodi-a popye je-1 femen-an
Moso te sila-a Jera pa te janm sispan renmen-1
ak tout logey li
Jera n' ap toujou gade-w lan kU nou
lan s&vt1 t&t nou
lan zantray nou
An nou siyeje nou
pou nou sa we solky-la leve
16 jou va louvri
Abobo! Abobo! m' di.

Ralba
(nan lakou Nouy6k 14 desanm 2008)

= = = =


KILTI NOU SOU WOUT

PEDI KOU SIYIS MADOU



AYISYEN NAN MIYAMI

AP DOMI-REVE "NWEL

LAKAY"
25 desanm ap pwoche. 25 desanm tonbe do pou
do ak dat ti jezi te fRt. Lakay se te konn gwo fet wi,
nou sonje! Mezanmi, nou sonje jan sa te bl. Nou
sonje lakay fet nwel se fet legliz, fet lanmou, fet
rekonsilyasyon. Jou sa-a tout fanmi ki gen mounn
nan prizon kit se pou volk, movezafR osnon politik
y'ap tann prezidan peyi-a ki pral bay amnisti, lage
prizonye vin pase nw6l ak fanmi yo. Lek6l lage, tout
timounn anvakans. Vakans Nwel. Tout legliz yo dekore,
Monpe, Chffre ak Mama nan legliz ak lek6l katolik
yo ap fR aktivite moute-desann. Ti Jezi pral tounen.
Legliz yo an penpan. BO1 fl pwennseta, bougenvilye
woz wouj, woz woz, woz blan, kanasyon... Gade non
anndan legliz yo se lafreche, santi bon... AnfannkU ap
retire pousye, w6b monpe byen repase, nap lotIl kase
an 4, byen vlope pou lanmes minui nan pita.

Nan ep6k Nwel, tout mounn ki gen kont
rekonsilye. Se vwazen ban-m nouvOl ou vwazin,
monkonpe k'ap mande makome kijan vye k6-a ye?
Younn ap pote pou 16t ti b61 bouyon reveyon nan lavey
epi nan denmen 25 desanm yo pataje like ak tranch
bonbon.

Jou Nw6l, se jou timounn gen libete pou y'al
vizite granme, al bobo marenn yo, parenn yo, matant
ak grand&t nan katye-a. Yo sevi yo like ak bonbon.
Se ep6k tout timounn kou granmounn konn sou kou
pipirit tankou yo manje bonbon ak like osnon kremas.
Timounn yo fR bl fannal, younnpi b1l pase 16t. Fanal
se youn karakteristik nwel lakay. Nan pwen nwel san
fanal. Se kilti pa nou. Yo fR yo ak katon, sevi ak biren
osnon moso jilkt chandra pou dekoupe desen yo epi,
yo kouvri yo ak papye koul. Yo mete balenn osnon
bouji anndan fanal yo pou klere desen yo. Timounn ki
pi entelijan mete ti anpoul ki chita sou tet youn batri.
LU batri-a fini yo bat li, yo bat li osnon yo mete-1 anba
te pou yo rechaje-1. Gen tout kalite motif fanal. Gen
legliz. Gen pale. Genb6ltikay ak achitektijinjebred...
Anfen anfen timounnyo itilize imajinasyon yo pou yo
dekore devan pot lakay yo osnon katye kote yo rete-a.

Se gwo konpetisyon wi. Gen ki fR bonjan ti
monnen tou nan vann fatal bay 16t ti zanmi osnon bay
touris 1 tourist e konne debake nan Bisantn. Deb6
lali ale-retounen Petyonvil se tankou laretr&t oflanbo.
Mesye-damyo kontan. Y'ap mache monte desann, y'ap
rele viv nwel anba youn plidetwal-alim&t Bengal...
Gwo kout peta k'ap pete an rebondonng pou kenbe
tout mounn douboutje louvri nan youn minui kretyen
san fen. Viv Nwel on6. Lesid reprann viv nwe...
Gendelk 1 tt yo cho, gw6g yo pran che ak like osnon
tranpe bwa kochon, bouch konn chape, betiz tonbe,
nou konprann! Men, pa pe! granmounn yo kanpe la


Page 19


tinfas pou raple yo al6d. Osnon mete 16d nan dez6d.

Ep6k nwel se 1 jennjanyo fi kou gason d6mi ta
epi fimen youn ti sigar&t comme il faut. Depi ou pa al
tw6 lwen ou gendwa ret nan katye-a ak zanmi-w pou
jwe, pale, bay lodyans men detanzantan lame osnon
lepe osnon Grann vin tyeke pou asire pa gen dez6d...

Depi nan fen mwa Novanm b0l mizik nwel gaye
nan tout radyo. Radyo ayisyen ak radyo pany6l yo.
Nan pwovens tankou nan peyi pa-m Okay Difon depi
li 6e diswa radyo pany6l yo kouvri tout ti radyo lokal
yo ak chante Feliz Navidad ... S1 lavwa Disid, Loulou
Dejwa te fe mounn Okay kado 1 li te sot Kiba...
<>
Tino Rosi ap chante nwel malere.

Devan legliz Lakatedral Okay machann pate fe
kenken. Gen youn anbyans mizikal ki resevwa tout
mounn ki pral mes 4e mes minui yo. Sou tout areb6
legliz-la machann yo ap monte desann..< pate cho.. Bon bagay wi. Bon gou sl. Bonjan vyann.
Fonn nan bouch. Pou bon, yo bon. Pou fen yo fen.
Mounn ki pa ka rezite achte epi tou kraze sa anvan yo
rantre legliz la. Men se apre lanmes, machann yo fe
zaf. Granmounn yo achte pate agogo pou y'al manje
ak kafe 1 yo rive lakay.

MWs minui nan ep6k Nw6l se youn obligasyon
espesyalman pou granmounn yo. Se youn devwa
relijye. Pafwa yo bwote timounn yo ak yo, pafwa tou
y'ale s6l epi, kipize depi mes-la koumansejouk li fini
majorite nan yo ap d6mi... Wonfle gwo wonfle nan
legliz. Se younnk'ap soutni t&t 16t. Timounnyo souke
grann ki pr&t pou tonbe nan tire kout t&t e ki ap chante
byen f6je femen: Minui kretyen osnon nan resite notre-
Pe ki etzosye. Yo konnen-1 pa kU menm nan d6mi. Gen
timounn malveyan, timounn ki gen madichon ki konn
tache rad granmounn k'ap d6mi yo ak zepenng osnon
ak gonm chiklt youn fason 1l yo pantan yo kole younn
ak 16t...

Timouun dez6d.oooo! Men se te lajwa deviv.
Bondye nan sy1l ak tout zany yo, tout sen yo kontan.
Lontan, Ayisyen pa te nan kidnape Ayisyen. Mounn pa
te konn ap touye mounn pou etranje vin foure bouch
nan koze nou... Timounn te respekte granmounn.
Granmounn te granmounn pou yo mache lib-e-lib5
pou okipe zafe pitit yo zafe mari-yo. Laperrez ,
lakrentif, se te zafe awousa k'ap mache rape valiz
mounn lapolis te konn fouke, lage nan prizon.

Mwa desanm lakay, 1 lakay te lakay se ep6k
bonjan freche, bonjan van nan savann Okay van lilt
ak laravin disid k'ap bwote od& ilan-ilan ak jasmen
denui. Granmounn yo chita sou galri y'ap dodinen,
kale k6, kale lodyans, timounn ap kouri moute desann
ap pete peta, jenn gengenn yo ap chante viv nwel...
25 Desanm lakay, se lapel total. Se younjounen pou
lafanmi. Yo kuit poul diri kole ak pwa. Menmsi
timounn yo pa jwenn ni kuis poul ni blan poul men
kraze z61 poul la; pye poul yo, kou poul-la, t&t poul-la
se pou yo. Yo piye b6 tab la y'ap tann lepe fini pou
nou souze zo kuis poul-la. Se pa res bouch non, se pa
suibab non paske lakay lontan, te gen prensip lepe
manje ak fouchAt ak kouto. Li dekoupe vyann nan nan
poul la ... Zo-a ki rete-a toujou gen youn ti filang&t
vyann sou li epi yo rale- floup... Li desann nan gagann
yo ak tout ji asezonnen-an... Poul, diri kole ak pwa
wouj se pla nasyonal nou. Nan tout fanmi ki kapab se
sa yo sevi 25 desanm.

Men adye O! tan ye pa tan jodi. Apre youn tan,
se youn 16t. Eske tradisyon sa-a toujou lakay? Ayisyen
nan Miyami ap d6mi-reve b6l moman sayo, yo te konn
pase lakay.... Lakay, fanal toujou fe mikalaw... Mounn
yo toujou al mes minui.. Machann toujou ap vann pate
devan Legliz. Men pa gen achte; pa gen mwayen pou
fid6e yo pase youn ti pate b6 bouch yo. Reveyon
konsonmen-nw6l pa travese lantouray ank6. Menm
timounn pa ka jwe ni marOl, ni k6d, ni kay, ni maril6-
akasan siwo. Van fin anpare yo...Kidnape kon bann
zobop ak laso ap lanse timounn kou granmounn. Tonton
Nwel pa rive lakay. Tw6p miz&. Tw6p soufrans. Nan
pwen pwovizyon nan dyakout la pou tout malere sa
yo. Jounenjodi-a lakay, se r6l kay makorel. Kilti nou
sou wout pedi kou siyis madou!

Jan Mapou
mapoujan@bellsouth. net


...... ............ ... . ... .. .. I i n -II


I






Mercredi 17 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N 47


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7r\dlCt -




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Haïti en Marche, édition du 17 au 23 Décembre 2008 • Vol XXII • Nº 47 Haïti en MarchePort-au-Prince 100 Avenue Lamartinière (Bois Verna) Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323 Miami 173 NW 94th Street Miami, Florida 33150 Tel. 305 754-0705 / 754-7543 • Fax 305 756-0979 New York (914 358-7559) • Boston (508 941-6897) Montréal (514 337-1286) email : melodiefm@hotmail.com haiti-en-marche@hughes.net URL : www.haitienmarche.comLibrary of Congress # ISSN 1064 3896 Le Président Dumarsais Estimé prête le serment constitutionnel devant le ParlementEstimé, un demi-siècle après : le Président haïtien le plus populaireNOTRE HISTOIREPORT-AU-PRINCE, 14 Décembre – Ironie de l’Histoire, celui qui a été le plus sousestimé des présidents haïtiens du 20e siècle est le seul qui force le respect aux yeux des Dumarsais Estimé. Même son nom qui a été moqué : « Dimasé. » N’importe quel sondage indépendant vous le dirait : le président le plus honoré aujourd’hui des Haïtiens c’est Estimé. Il n’existe cependant aucune biographie de celui qui a exercé le pouvoir de 1946 à 1950 sinon qu’un surnom destiné peut-être à renforcer qu’il n’appartenait pas à la « république de Port-au-Prince » : l’homme des Verrettes. Même sa photographie qui reste floue dans notre mémoire. Par contre le plus diabolique, Papa Doc, est connu comme le loup blanc. Arrivé à la présidence par un compromis entre les chefs de la junte militaire sous les ordres du colonel Paul E. Magloire et la petite élite politique (ce qui dans son cas ne voulait donc pas tout à fait dire arrivé au pouvoir), et alors que s’éteignaient les dernières étincelles soulevées par ce qu’on appelle « la révolution de 46 » (sorte de révolution culturelle à vues très larges), il entra au palais national sans un éclat particulier. Celui qui actionnait le peuple de la capitale, Daniel Fignolé, le maître du fameux « rouleau compresseur », appuyait un autre candidat. Lors le chef de l’Etat était élu au second degré, autrement dit le président de la république était choisi par les élus du Parlement. Cela après de laborieux marchandages.De plus puissants alliés que le chef de l’Etat …Boudé par le peuple et sans aucune popularité, il est détesté aussi par l’élite claire qui lui reproche de n’être (voir ESTIME / 16) générations actuelles. Nous parlons deLa vidéo montrant supposément un Haïtien mutilé par un Dominicain est-elle authentique ?GRAND EMBARRAS CHEZ LES 2 GOUVERNEMENTSPORT-AU-PRINCE, 16 Décembre – Selon les médias locaux, les autorités haïtiennes cherchent à établir l’authenticité d’une vidéo qui circule sur l’Internet et montrant une scène horrible : un individu forçant un autre à placer son bras sur une pierre puis qui lui fait sauter la main droite d’un seul coup de machette. L’homme qui subit ainsi ce traitement est déjà un manchot du bras gauche. Le tortionnaire est supposé être un Dominicain et sa victime un de ces dizaines de milliers de migrants illégaux haïtiens qui travaillent dans les plantations dans la république voisine. Ces images provoquent un mélange de dégoût et de colère chez les Haïtiens et dans les milieux favorables à la cause des paysans haïtiens qui émigrent en territoire voisin dans leur pays natal. Les autorités dominicaines ont réagi en qualifiant la vidéo de « montage ». Selon l’ambassadeur de la République dominicaine en Haïti, Jose Serulle Ramia, « cet acte aux époques les plus reculées de l’humanité. » D’autre part, l’ambassadeur Serulle signale que les « expressions utilisées dans la vidéo ne correspondent pas à notre façon de parler ». Sur ce, d’autres signalent que la vidéo n’aurait pas été réalisée en République dominicaine. On rappelle que les paramilitaires colombiens ont utilisé ce genre de supplices à l’encontre des paysans soupçonnés de collaboration avec la guérilla. On cite à l’appui le site d’une radio colombienne (www.caracol.com), selon lequel « les groupes paramilitaires ont atteint un tel degré de cruauté et de reflète une sauvagerie que nous croyons appartenir pour fuir la misère (VIDEO / p. 3) Un extrait de la vidéo qui fait scandale sur l’Internet PORT-AU-PRINCE, 11 Décembre – Les discussions font rage entre passagers et chauffeurs, ces derniers refusant d’accepter les nouveaux tarifs du transport en commun qui ont été revus à la baisse par les autorités gouvernementales, conformément aux nouveaux prix également rabaissés du carburant à la pompe. Après avoir constamment menacé de faire la grève si le gouvernement n’abaissait pas les prix de l’essence, eh bien à présent que c’est fait les conducteurs de « tap tap » (tout au moins sur un certain nombre de circuits très fréquentés)ECONOMIEAutre façon de lutter contre la vie chère ?(VIE CHERE / p. 4)

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Page 2 Mercredi 17 Décembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 47 (EN BREF / p. 18) EN BREF ... EN PLUS ... ENERGIE ELECTRIQUELes trois centralesPORT-AU-PRINCE, 12 Décembre – L’annonce par le directeur général de l’Electricité d’Haïti (Ed’h), l’ing. Serge Raphael, de la mise en marche des trois centrales offertes à Haïti par le Venezuela nous plait à plus d’un titre. La capitale va bénéficier (bénéficie peut-être déjà dans certains quartiers) de 10 à 12 heures de courant par jour. Il y a le programme Petrocaribe grâce auquel des pays comme Haïti bénéficient de l’achat de pétrole à des conditions impossibles à obtenir nulle part ailleurs. Non seulement nous sommes garantis de n’être jamais en rupture de stock comme auparavant … Mais quoique nous payions le pétrole de Petrocaribe aux mêmes prix du marché international, par Mais d’un autre côté, nous accordons aux cadeaux vénézuéliens toute la valeur qu’ils méritent. Et c’est de la plus grande importance car le Venezuela du président Hugo Chavez ne pourra pas continuer à être aussi généreux avec la chute vertigineuse que connaissent actuellement les cours du pétrole sur le marché international. Lorsque le baril de pétrole se vendait à 150 dollars et plus, le Venezuela amassait une immense fortune. Mais voici que le baril est tombé à un tiers seulement de cette valeur, aux environs de 40 dollars américains. Les ressources de l’Etat vénézuélien vont donc diminuer d’autant. Le gouvernement Chavez s’est engagé dans d’immenses projets au Venezuela même, cela pour réparer une politique économique injuste qui a été menée par ses prédécesseurs où l’un des cinq plus grands pays producteurs de pétrole avait près de la moitié de sa population vivant presque en dessous du seuil de pauvreté. Il sera difficile au président vénézuélien de revenir sur les projets entrepris à l’intérieur même de son pays. Par contre, qu’il le veuille ou non, Chavez va devoir réviser un tant soit peu ses largesses à l’extérieur.Chavez devra mettre probablement un moderato …contre les conditions de paiement sont plus qu’avantageuses. En effet, la moitié des revenus de la vente est gardée dans un compte spécial où l’Etat haïtien peut prélever des crédits pour des projets de développement en Haïti ou dans des cas d’urgence comme après les 4 ouragans qui ont ravagé le pays l’été dernier. Et crédits consentis à un taux d’intérêt presque nul. Mais Petrocaribe n’est pas un don ni une subvention, comme se plait à le rappeler le gouvernement haïtien. Par contre s’agissant des dons, Chavez devra mettre probablement un moderato. Selon le Miami Herald, le projet de construction d’une raffinerie au Nicaragua aurait été mis en veilleuse. Alors qu’il était question d’offrir une raffinerie semblable à Haïti, il faudra donc peut-être en faire son deuil.Dessalines et Pétion …Au pic de la lune de miel Venezuela-Haïti (on sait que Hugo Chavez a décidé de nous remettre ce que nos ancêtres – Dessalines et Pétion – avaient fait pour l’indépendance des pays sudaméricains), le leader de la révolution bolivarienne avait offert de construire aussi pour nous trois aéroports internationaux. (COOPERATION / p. 6) La centrale de Carrefour vue de la Route des rails ... encore appelée Carrefour 2 (photos Eugène Robenson)Incendie : Une dizaine de maisons emportées par les flammes à JérémieP-au-P, 10 déc. 08 [AlterPresse] — Près d’une dizaine de maisons ont été complètement consumées dans la soirée du 9 décembre 2008 à Jérémie, dans le département de la Grand’Anse (sud-ouest), lors d’un incendie. Huit maisons ont été totalement détruites et six autres affectées par les flammes, précise Silvéra Guillaume, Coordinateur du Bureau de la Protection civile de Jérémie. Des tentatives de pillage ont à l’occasion été enregistrées. L’incendie, dont l’origine serait accidentelle, s’est déclaré le mardi 9 décembre à 6h30 du soir à la rue Sténio Vincent (zone commerciale). Le responsable de la Protection civile affirme que selon les responsables du bureau local de l’Électricité d’Haiti, le sinistre aurait pour origine un courtcircuit. Avec les maigres moyens logistiques dont elles disposent, les autorités locales ont pu intervenir en vue de circonscrire le feu vers 9 heures du soir, selon Silvéra Guillaume qui a, en ce sens, salué le concours apporté par la population jérémienne. « Nous avons mobilisé toutes nos ressources pour pouvoir maîtriser ce feu », déclare Silvéra Guillaume. Des employés des Travaux publics, transports et communication (Tptc) et des agents de la Police nationale, ont participé aux opérations de déblayage les jours suivants. Silvéra Guillaume soutient que les pertes sont considérables suivant les premières évaluations. Certains commerçants victimes de cet incendie déclarent avoir perdu des marchandises évaluées à plus de 50 mille dollars, selon le responsable de la Protection civile.Un ex-policier sous les verrous pour implication dans le kidnappingSon nom est Gerry Archange Enderson Lecomte. Agé de 33 ans et un ancien membre de la PNH, il est soupçonné d’implication dans des activités de kidnapping et de traffic de drogue. Son arrestation a été effectuée au Canapé-Vert, alors qu’il se trouvait à bord d’une Toyota Rav4 immatriculée au numéro AA69460. Gerry Enderson Lecomte a été trouvé en possession d’une arme illégale et d’environ 50.000 gourdes (1.200 dollars américains). Après un interrogatoire préliminaire au sous-commissariat du Canapé-Vert, l’ex-policier a été transféré sous forte escorte au siège de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ. L’avocat du prévenu, Me Richard Toussaint, qui assistait son client, s’est refusé à toute déclaration. Selon des sources policières ayant requis l’anonymat, la capture de Gerry Archange Enderson Lecomte constitue une « grosse prise » en raison de son statut présumé de « membre très influent et dangereux » d’un important réseau criminel. Cet individu, qui aurait joué un rôle de premier plan dans l’enlèvement et la séquestration pendant une dizaine de jours d’une professionnelle bien connue, Jénane Ledan, serait également impliqué dans d’autres cas d’enlèvement. D’autre part, il serait lié au trafic de stupéfiants dans la ville des Cayes où il était affecté. Les mêmes sources précisent que l’ex-agent du corps des CIMO, ferait aussi l’objet de plusieurs mandats d’amener pour divers actes répréhensibles qui lui ont été reprochés lorsqu’il était en poste à Jacmel. Il avait été pris en filature après les révélations de trois autres individus appréhendés dans le cadre de l’enquête en cours sur le rapt de Jénane Ledan. La directrice du centre professionnel de formation ouvrière (CPFO) avait été enfin libérée le week-end des 6-7 décembre lors d’une descente nocturne d’unités spécialisées de la PNH à Delmas 40B (est de Port-au-Prince). Même si les infrastructures de ce gang opérant ont été anéanties et plusieurs de ses membres capturés, d’autres, dont des anciens policiers, seraient encore en cavale.La MINUSTAH lance l’opération “ Bouclier Bleu”Dans le but de contrecarrer les bandits à la veille des fêtes de fin d’année, la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) a lancé l’opération « Bouclier Bleu » destinée à seconder la police haïtienne dans ses efforts. L’opération vise à encourager les compatriotes de la diaspora à venir passer les fêtes en Haïti. Cette opération nationale de sécurisation conduite à Port-au-Prince et dans plusieurs autres villes, notamment le Cap Haïtien et les Gonaïves, se traduit sur le terrain par une présence accrue, de jour comme de nuit, des patrouille. Le nombre de points de contrôle mobiles de la MINUSTAH sera pratiquement doublé sur cette période. Les sites supplémentaires seront établis sur des voies ou des croisements stratégiques en coordination avec la PNH.L’USAID et la Fondation Sogebank veulent attirer des investissements de la diaspora haïtienne en HaïtiUn protocole d’accord a été signé le vendredi 12 Décembre entre la USAID et la Fondation SOGEBANK pour répondre aux défis d’investissement de la diaspora en Haïti. Les deux entités, l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID) et la Fondation SOGEBANK ont signé un Protocole d’accord pour établir un programme de la Diaspora haïtienne pouvant répondre aux défis d’investissement (The Haïtian Diaspora Investment Challenge Facility program). L’objectif de ce programme est d’aider à la création d’emplois et au renforcement de la capacité productive en Haïti, en allouant des financements en vue de supporter des investissements consentis par des membres de la Diaspora haïtienne à travers les entreprises qu’ils possèdent et opérant en Haïti. Ce nouveau programme est en voie de réalisation et devrait commencer à recevoir des propositions de potentiels investisseurs au cours du second trimestre de l’année 2009. Dans le cadre de ce programme les membres de

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Mercredi 17 Décembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 47 Page 3 SOMMAIRESOMMAIREL’ACTUALITE EN MARCHE LETTRE OUVERTE AU GOUVERNEMENT HAITIEN RELATIVE A LA VIDEO « EL MACHETAZO »Paris, le 12 décembre 2008 Madame le Premier ministre de la République d’Haïti, Mme Michèle DUVIVIER PIERRE-LOUIS Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, M. Alrich NICOLAS Monsieur le Ministre des Haïtiens vivant à l’Etranger, M. Charles MANIGAT Il y a quelques jours, une vidéo d’une extrême violence sous le titre « El Machetazo » a été postée sur internet. Elle y montre un homme, noir, nu, présenté comme étant haïtien forcé de tendre ses bras à un autre homme, clair, présenté comme étant dominicain, et qui lui tranche la main droite. Cette scène d’une extrême violence a provoqué le plus grand émoi au sein de la communauté haïtienne de France. Beaucoup de colère, de stupeur et un ressentiment grandissant à l ‘égard du voisin dominicain. Dans le même temps, d’autres avis nous parviennent: la vidéo n’aurait pas été tournée en République dominicaine mais en Colombie il y a plusieurs années. Pour certains il s’agirait d’une vidéo truquée...et ainsi de suite. gouvernement haïtien envisage comme type d’action afin de révéler la vérité autour de ce document? Car vraie ou non, cette vidéo renforce les antagonismes de part et d’autre. Nous savons tous déjà à quel point la communauté haïtienne et d’ascendance haïtienne en République dominicaine souffre de discrimination dans ce pays. Les violences dont elle est régulièrement l’objet depuis tant d’années ont été maintes fois attestées par des rapports d’organismes et ONG internationaux, par des films, des témoignages...Cette vidéo, si elle s’avère réelle déclenchera fort probablement des réactions au sein des communautés haïtiennes dont nous ne pouvons encore connaître la teneur mais que nous pouvons imaginer. Si elle s’avère être un montage, alors elle posera la question de la manipulation de l’opinion publique autour de ce sujet fort sensible. Tout cela est dangereux et peut se produire aujourd’hui parce que l’Etat haïtien ne s’est jamais positionné de manière franche sur la question du traitement de ses ressortissants et de leurs descendants en République dominicaine et ailleurs. Aujourd’hui, nous, particuliers, structures privées, associations françaises, franco-haïtiennes, haïtiennes, en France, en Haïti, au Canada, aux EtatsUnis, en République Dominicaine et ailleurs, exigeons, Nous avons besoin de savoir ce que le (voir LETTRE OUVERTE / 12)GRAND EMBARRAS CHEZ LES 2 GOUVERNEMENTSEt à cause aussi de certains méfaits enregistrés contre les ressortissants haïtiens particulièrement dans la zone frontalière. Récemment plus de 300 Haïtiens ont dû chercher refuge dans un campement militaire dominicain pour échapper à une chasse à l’homme après l’assassinat d’un Dominicain immédiatement reproché à des Haïtiens. Le gouvernement haïtien a dû se dépêcher d’organiser un rapatriement forcé pour ces fugitifs. Cette affaire de vidéo pousse les autorités haïtiennes à sortir du mutisme adopté généralement dans le dossier dominico-haïtien. Le ministre haïtien des affaires étrangères, Alrich Nicolas, a annoncé qu’une investigation est en cours pour déterminer si la vidéo est authentique. L’ambassadeur haïtien à Santo Domingo, Fritz Cinéas, serait en train de compiler des informations sur le dossier auprès des responsables dominicains. Cinéas s’est entretenu avec les officiels de la police dominicaine, ceux-ci considèrent que le document est un “montage”. Le ministre dit avoir demandé à l’ambassadeur d’obtenir des conclusions plus formelles des autorités dominicaines. Les associations de défense de la cause des braceros haïtiens sont mobilisées sur deux continents (Amérique du nord et Europe), comme en témoigne une lettre ouverte au gouvernement haïtien (voir cidessus). L’affaire ne s’arrêtera pas sans que des éclaircissements n’aient été apportés. déshumanisation que dans certains cas ils filment les tortures et assassinats de personnes soupçonnées de collaborer avec la guérilla. » Cependant un observateur remarque que dans la vidéo en question, la victime ne semble pas comprendre l’espagnol et s’exprime par gestes avec son bourreau. Ce qui, s’il se confirmait, infirmerait la thèse d’un acte se passant en Colombie. Cependant aucune source haïtienne ne peut encore affirmer totalement que la victime est un ressortissant haïtien. Mais beaucoup estiment cela vraisemblable, étant donné les mauvais traitements subis par les migrants haïtiens chez nos voisins. (VIDEO... suite de la 1ère page) L ’EVENEMENT Une vidéo montrant supposément un Haïtien mutilé “en direct” par un Dominicain p.1 ECONOMIE Nous avons aussi nos golden boys p.6 Autre façon de lutter contre la vie chère p.1 La BID doublera les dons à Haïti en 2009 p.7 NOTRE HIST OIRE Estimé le président haïtien le plus populaire p.1 ENERGIE Les trois centrales p.2 ACTUALITE Lettre ouverte au gouvernement haïtien concernant la video à scandale p.3 La vidéo de la honte p.12 « Machetazo » ! p.12 Haïtiens dans les bateys p.14 DROITS DE L ’HOMME Situation des droits humains à la frontière Nord p.9 GOUVERNEMENT Un premier bilan du Plan d’urgence p.5 PRESSE Guyler Delva condamné pour « diffamation » maintient sa position p.6 ECOLOGIE & PRODUCTION Journée de l’Arbre véritable p.8 La souveraineté alimentaire p.9 AR TS & LETTRES Décès de l’écrivain Gérard V. Etienne p.10 La peinture de Faimy Hakime p.10 P AGE CREOLE Ayisyen nan Miyami ap dòmi reve Nwèl lakay p.19

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Page 4 Mercredi 17 Décembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 47 UNE ANALYSE Fort Lauderdale, FL, 5 Novanm 2008 – Amerijet International, Inc. anonse lansman yon sit entènèt pi enteresan www.amerijet.com. Nouvo sit la founi yon baz kominikasyon ki pèmèt klyan an jwenn tout enfòmasyon li bezwen sou transpò pa avyon, sou lanmè ak atè, fè rezèvasyon pou transpò machandiz ak benefisye yon kantite fonksyon administratif ak kontabilite. “Nouvo sit la bay klyan an plis enfòmasyon e sitou pi rapid sou machandiz li ak sou account li nan konpayi an. Sit la kalkile ak devlope pou fè tout bagay pi fasil pou klyan an kit se machandiz lap voye, kit se efè pèsonèl” dapre Pam Rollins, vis-prezidan Biznès Devlopman. MyCargo ofri yon prosede senp e efikas pou kanalize flo enfòmasyon yo e pou founi enfòmasyon an pi vit pou ede klyan an ekonomize tan ak lajan. Nou vle ofri klyan an yon prosede “One-Stop-Shop”, sa vle di nou vle ofri li plizyè solysyon o chwa – avyon, bato oswa tren ou kamyon quit se machandiz pou ekspòtasyon, kit se pou enpòtasyon. Nan mwa kap vini yo, Amerijet pral introdui lòt avantaj sou website li a. Pamela Robbins ajoute : “Klyan yo ki enterese nan teknoloji ap ede nou bay konpayi an plis ekspansyon et pèmèt klyan yo planifye shipment yo lontan a lavans.” Amerijet International, Inc. founi yon sèvis entènasyonal konplè e sou tout fòm – pa avyon, pa bato ak atè. Konpayi an baze nan Fort-lauderdale (Florid) e li gen ofis sou tout tè a ak destinasyon nan North, South ak Central Amerika, Mexico, Karayib, Leròp, Lazi ak Middle-East. Amerijet itilize alafwa Boeing 727-200 ak Boeing 767-200 depi prensipal baz li ki se Miami International Airport. Pou plis enfòmasyon, vizite Amerijet sou sit entènèt la www.amerijet.com Kontak Media: Christine Richard, Amerijet International 954-3205354.AMERIJET INTERNATIONAL, INC. se refusent à rabaisser aussi leurs tarifs, provoquant quotidiennement des rixes ou presque avec leurs passagers. Désormais ils prennent prétexte du prix élevé des pièces de rechange pour maintenir les tarifs précédents. Evidemment ce n’est pas la même chose. Ils ont le droit de manifester contre les magasins de pièces ECONOMIEAutre façon de lutter contre la vie chère ?(VIE CHERE... suite de la 1ère page) de rechange pour véhicules (ou contre le gouvernement s’ils le veulent) mais pas d’enlever au passager le bénéfice de ce qui lui revient. C’est de l’abus. Les conducteurs de transport en commun se comportent ainsi comme tous ceux-là que l’on accuse (eux-mêmes encore) de profiter de la population ou du client. Pour tout le monde, celui-ci reste le cochon de payant ! Mais il n’y a pas que les importateurs de pièces de rechange à garder leurs prix toujours aussi élevés alors que les cours des matières premières sont en baisse sur le marché international. A commencer par le pétrole qui est passé de 150 dollars le baril voilà à peine trois mois, à aujourd’hui en dessous de 40 dollars. Donc le prix de l’essence a diminué soudainement de plus des deux tiers.baisses sur les marchés publics locaux …Or en dehors des prix du carburant à la pompe, cela n’a pratiquement rien encore changé dans notre pays où les autorités nationales continuent de n’avoir aucune influence sur les prix des produits importés. Loin de là. Les prix au supermarché à Portau-Prince continuent de flamber chaque jour un peu plus comme s’il n’y avait aucun fléchissement dans les coûts sur le marché international. Nous disons bien les articles d’alimentation importés. Cependant sur les marchés publics locaux, on a enregistré déjà d’importantes baisses et c’est une grande nouvelle. Ainsi on rapporte une baisse appréciable sur les prix du riz, de l’huile de cuisine, du maïs, du blé et de la farine. coûtait 1.550 gourdes auparavant). L’huile comestible coûte 225 gourdes le gallon, elle se vendait à 350. bananes ou les œufs et surtout la viande. Souvenons-nous que toutes ces récoltes ont été détruites par les 4 ouragans qui ont ravagé le pays en août et septembre derniers. Et que le bétail a subi le même sort. La viande se vend même encore plus cher chaque jour. Par contre, on peut compter sur les récoltes du printemps prochain (mars avril 2009) pour continuer à favoriser les petites bourses. Les marchés seront alors couverts de pois noir. Celui-ci pousse comme des herbes folles dans des régions humides du pays (comme à Marmelade). Le tout est de faciliter l’accès à ces ressources locales. Le gouvernement devrait persévérer dans son programme de percement ou de réhabilitation de voies d’accès et routes d’intérieur. On pourrait faciliter aussi l’ouverture de grands marchés de réapprovisionnement pas loin de la capitale où les consommateurs pourraient aller, comme on dit, directement au producteur. Croix des Bouquets (au nord), et Léogane (vers le sud). Faire en sorte que ces nouveaux grands marchés communaux soient aussi des endroits agréables à fréquenter. C’est une autre façon de combattre la hausse des prix si tant est que le gouvernement ne peut pas intervenir directement sur le marché des articles importés et que les prix de ces derniers continuent de rester « tèt nèg. ».L’agro-alimentaire a un rôle vital … ImportantesComme si Haïti était déconnecté du reste du monde. semaine au Marché Salomon (près du stade de football Sylvio Cator) à 20 gourdes ou 25 gourdes selon la qualité, là où elle coûtait jusqu’ici entre 27 et 30 gourdes. Le petit sac de riz (importé mais en vrac) de 9 marmites se vend cette semaine à 1.200 gourdes (il Bonjour MARCUS Jai travaillé pendant 30 ans dans ce secteur: (laiterie, distillerie, brasserie etc ). Le principal obstacle au développement de ce domaine vient de l’aspect parcellaire de notre production agricole. Je m’explique. J ai participé en 72 à la relance de la LAITERIE DE DAMIENS: notre plus grand fournisseur n’avait que 6 vaches, ce qui joint à l’état des routes rend très onéreux la collecte journalière du lait. Le travail dans ces conditions devient un apostolat. Cette économie agricole dite de GRAPILLAGE EST L’ANTITHESE DE L’AGRO INDUSTRIE. Une centrale sucrière broyant 4000 tonnes de canne en 24 heure, soit l’équivalent de 40 hectares, à raison d un rendement moyen de 100 tonnes par hectare, doit avoir un service agronomique bien organisé pour donner à temps l’ordre de couper la canne. Trop tard, l’usine s’arrête trop tôt, la canne se dégrade et son rendement en saccharose baisse. Les chemins vicinaux doivent être praticables en tout temps. En conclusion C’EST LA COMPOSANTE AGRO DU MOT AGRO ALIMENTAIRE QUI EST LA SOURCE DE LA MAJORITE DES PROBLEMES DE L AGRO ALIMENTAIRE. IL FAUT POUR ALIMENTER UNE USINE, DES MATIERES PREMIERES EN QUANTITE,EN QUALITE ET PRODUITES A TEMPS. ALIX DESVARIEUX La petite marmite de maïs s’achète cette La petite marmite de blé a baissé de 30 gourdes à aujourd’hui 20 gourdes. La farine (grosse marmite) se vend à 90 gourdes au lieu de 100 il y a quelques jours. Voilà donc qui apporte un début de soulagement pour la grande majorité de nos compatriotes.Faciliter l’accès aux ressources locales …Cependant il y a des prix qui ne bronchent pas ou qui ont même tendance à augmenter. Comme pour les pois (haricots) ainsi que les De la même façon, et pour combattre la cherté des produits de consommation importés, l’Etat devrait faciliter (et cela immédiatement) l’agro-industrie locale. Dans les années 90, donc il y a dix ans à peine, se développait une intéressante petite industrie locale en articles laitiers et en conserves et aussi en produits désinfectants. L’agro-alimentaire a un rôle vital à jouer dans la relance de la production agricole nationale en permettant à celle-ci de conquérir toutes les tables, même les plus huppées. Le monde est en train de s’enfoncer dans une crise économique dont nul ne peut encore prévoir l’issue. Ni les conséquences. Mais il n’est pas dit que notre pays doive en partager seulement les déboires et non pas certains avantages comme ce fut le cas autrefois lorsque, par exemple, les grands pays se faisaient la guerre. Ce fut le cas pendant et après la seconde Guerre mondiale quand le maïs se vendait « 2 cobs » sous le président Dumarsais Estimé (1946-1950). (VIE CHERE / p. 6) Marche pour la restitution de la souveraineté alimentaire et de la souveraineté tout court, à la fois économiquement et politiquement. Cette manifestation pacifique avait lieu le vendredi 12 décembre écoulé à l’actif d’un collectif d’organisations paysannes (photo Eugène Robenson)

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Mercredi 17 Décembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 47 Page 5 DE L’ACTUALITEPORT-AU-PRINCE, 10 Décembre – Nous avons reçu une communication du Bureau du Premier ministre intitulée « La réponse gouvernementale aux catastrophes naturelles de l’été 2008. » Il s’agit d’un bilan des investissements consentis dans le cadre du plan d’urgence élaboré parGOUVERNEMENTUn premier bilan du Plan d’urgence le gouvernement au lendemain du passage de 4 ouragans sur le pays en août et septembre derniers et plan voté par le Parlement au titre de loi sur l’état d’urgence permettant au gouvernement d’effectuer des débours sans être lié par certaines contraintes comme l’obligation d’appel d’offres et autres. On sait qu’environ US$200 millions (ou 7.8 milliards de gourdes) ont été affectés audit plan d’urgence, provenant en partie des ressources générées dans le cadre du programme Petrocaribe signé avec le Venezuela qui fournit à Haïti du pétrole dans les de paiement possibles. Selon le Bureau de la Primature, US$143 millions ont déjà été décaissés (rejetant l’information qui voulait que à peine la moitié des fonds avait été utilisée). Les fonds d’urgence sont répartis entre 6 ministères et la Primature. Ce sont : . Ministère de l’Intérieur et des collectivités territoriales : 782 millions de gourdes ; . Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications : 3 milliards 742 millions de gourdes ; . Ministère de l’Education nationale et de la formation professionnelle : 1 milliard 95 millions de gourdes ; . Ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural : 1 milliard 470 millions de gourdes ; . Ministère de la Santé publique et de la population : 215 millions de gourdes ; . Ministère de la Justice et de la sécurité publique : 80 millions de gourdes. Enfin, sont attribués à la Primature sous la rubrique « Autres interventions et frais de gestion » : 518.4 millions de gourdes. Le gouvernement a établi un processus qui lui permet un meilleur contrôle sur les fonds dépensés. Nous citons « Les travaux d’infrastructure des ministères des Travaux Publics, de la Santé, de l’Agriculture et de la Justice, ainsi que les fonds d’urgence alloués aux communes (5 millions de gourdes par commune pour 140 communes) sont gérés par le FAES (Fonds d’Assistance Economique et Social) et le Bureau de Monétisation de gestion des programmes d’aide au développement (BMPAD). Le FAES dessert 64 communes, le BMPAD : 76. millions de gourdes, le BMPAD 390 millions. Ensuite, chaque ministère soumet sa liste de projets à la Primature et le calendrier des actions qu’il compte mener. pour autorisation avant tout paiement. De son côté, le ministère de l’Economie informe automatiquement la Primature de chaque décaissement au profit d’un ministère. La Primature doit recevoir la copie de tout contrat signé avant son exécution. Chaque lundi matin, tous les ministères en question sont tenus de faire rapport à la Primature sur les activités de la semaine écoulée : dépenses effectuées ; balance du compte ouvert à cet effet. La Primature dispose d’une cellule de coordination qui dresse une synthèse sur la base des rapports reçus. Et cette synthèse est présentée au prochain Conseil du Gouvernement se tenant le mardi aprèsmidi. A ce jour, le ministère des Travaux publics (le plus gros bénéficiaire des fonds d’urgence : 3 milliards 742 millions de gourdes) fait état de projets de réhabilitation d’infrastructures routières complétés entre 40 à 70%, réhabilitation infrastructures électriques (60%), y compris pour la capitale ; travaux d’assainissement achevés à 34% (Cayes) et 7,5% d’état d’avancement aux Gonaïves. Réhabilitation infrastructures en eau potable : 20 à 60%. Pour sa part, l’Education nationale a reconstruit 33 écoles et réhabilité 90. Et autres dépenses en ameublement, en fournitures et en cantines scolaires. Le ministère de l’Education bénéficie de 1 milliard 95 millions de gourdes des fonds d’urgence. Le ministère de la Justice (avec un portefeuille de 80 millions de gourdes des fonds d’urgence) a réhabilité 25 commissariats et 27 tribunaux, et 1 direction départementale. Le ministère de la Santé (215 millions de gourdes sur les fonds d’urgence) a remis en état 23 dispensaires, 2 hôpitaux, 1 direction sanitaire et 6 autres institutions. Enfin le ministère de l’Agriculture (le second plus important bénéficiaire des fonds d’urgence après les TPTC : 1 milliard 470 millions de gourdes) a dépensé 68% de ses fonds dans des projets de protection de berges, de curage des rivières, d’entretien et de réhabilitation des infrastructures agricoles etc, qui ont en outre généré 47.500 emplois. D’autre part, 215 tracteurs ont été commandés au Venezuela qui devraient être disponibles en Haïti courant décembre. Quant à la Primature, elle ne fournit aucune indication sur les fonds qu’elle a reçu sous la rubrique « Autres interventions et frais de gestion » : 518.4 millions de gourdes. Voilà donc dans une courte communication (environ 10 pages) ce que nous dit le Bureau du Premier ministre des dépenses et investissements consentis dans le cadre du plan d’urgence conçu au lendemain du passage en Haïti de 4 ouragans qui ont fait 793 morts, des centaines de blessés et disparus, également 165.337 familles sinistrées, 22.702 maisons détruites et près de 90.000 endommagées, Les dégâts ont été évalués à plusieurs dizaines de millions de dollars. Conclusion : nous pensons que le gouvernement a pris toutes les dispositions pour bien contrôler la répartition des fonds, les attributions de contrats etc. Par contre, le bilan que nous avons entre les mains ne dit pas assez de l’exécution même des projets ni du degré de satisfaction obtenu par le maître d’œuvre. En outre, le rapport du Bureau de la Primature se présente sous les critères que voici « Repousser les limites de notre capacité d’absorption ; Avoir des objectifs ; Adopter une méthode ; Exécuter et Evaluer. » Or en dehors de l’Agriculture où le gouvernement se définit pour objectif (« la reconquête de notre sécurité alimentaire »), nous ne voyons aucune référence aux objectifs et critères ci-dessus mentionnés. Bref un compte-rendu en chiffres mais où va l’action gouvernementale ? Quelle direction entend prendre le gouvernement haïtien surtout en des temps qui s’annoncent aussi difficiles et chaotiques ? On n’en sait pas plus. Ce premier rapport pourrait avoir été conçu un peu à la va-vite. On attend donc le prochain. Mélodie 103.3 FM, Port-au-Prince meilleures conditions Le FAES gère un portefeuille de 621.5 Les projets étant sélectionnés, le ministère soumet à la Primature un dossier technique et financier EcoutezMélodie Matinavec MarcusSignature au Palais national le dimanche 14 décembre écoulé d’un accord portant sur un montant de $12.5 millions entre le Président de la BID, Luis Alberto Moreno, et les dirigeants haïtiens / voir page 7 (photo AP)

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Page 6 Mercredi 17 Décembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 47 Tous ces projets n’ont pas eu le temps de se concrétiser. Les gouvernants haïtiens semblent timides et presque frileux vis-à-vis des générosités du dirigeant vénézuélien. Il est vrai que celui-ci ne passe pas un jour sans enfoncer son clou au gouvernement américain qui avait tenté de le renverser il y a quelques années et que ce genre de diatribes du maître de Caracas peut refroidir plus d’un. Aussi est-il heureux que les responsables haïtiens aient décidé de prendre à leur juste valeur les trois centrales électriques offertes par le Venezuela : une de 30 mégawatts pour Port-au-Prince et les deux autres de 15 mégawatts chacune destinées au Caphaïtien et aux Gonaïves. Selon l’ingénieur Serge Raphaël, la centrale de Port-au-Prince, installée dans la zone de Carrefour, sera en fonctionnement dans quelques jours. Avec cette augmentation de la capacité disponible, l’Ed’h nous capitale. La centrale des Gonaïves est en marche. Une foi s résolus quelques problèmes de transmission, elle pourra alimenter également la seconde plus grande ville de l’Artibonite qu’est Saint Marc. Pour la centrale du Cap-Haïtien, les essais ont commencé depuis déjà plusieurs semaines. Récemment nous signalions le peu de valeur que la municipalité de la capitale (et pour des raisons que elle seule doit connaître) semble accorder au marché tout neuf que le Venezuela a fait construire en remplacement de l’antique marché de la Croix des Bossales. On pouvait avoir peur que cela soit une ligne politique … Dieu merci, la gestion des trois centrales vient nous prouver que tel n’est pas le cas. Mélodie 103.3 FM, Port-au-Prince (COOPERATION... suite de la page 2) promet de 10 à 12 heures de courant par jour à laLes trois centrales Mais où est le crédit ? …Déjà avec la chute en ce moment des cours du pétrole nous voyons la différence en l’espace seulement de 1 ou 2 mois. Avec la baisse continue de la croissance mondiale, y compris en Chine, la pression va diminuer aussi sur les matières premières. On pourra payer, par exemple, les batteries moins cher pour en revenir à nos chauffeurs de tap tap se plaignant du prix trop élevé des pièces de rechange. Et ainsi de suite. Seulement il y a des mesures à prendre et c’est au pouvoir de se montrer hardi et en un mot plus intelligent. Par exemple, une relance de l’industrie agro-alimentaire (qui a été ruinée par l’invasion du pays par les produits étrangers à cause de la baisse des tarifs à l’importation) ne peut s’imaginer sans des crédits. Et ce crédit ne peut provenir que dans une nouvelle politique, pragmatique et vigoureuse, à engager par les autorités financières du pays. Messieurs les président, premier ministre (pardon, madame !), ministres et gouverneur, à vous de jouer ! Mélodie, 103.3 FM, Port-au-PrinceECONOMIEAutre façon de lutter contre la vie chère ?(VIE CHERE... suite de la page 4) En Haïti nous avons aussi nos golden boys !FURCY, 13 Décembre – Nous avons nous aussi nos « golden boys. » Ou ceux qui ont profité du système économique aujourd’hui déclinant et communément appelé « néo-libéralisme. » L’économie néo-libérale ou toute puissance de la haute finance sur tous les autres secteurs de la vie, y compris le pouvoir politique, n’a pas créé chez nous de grandes fortunes particulières – nous n’avons pas connu en Haïti de bulles spéculatives qui éclatent tous les quatre ans et dont les retombées font à chaque fois de nouveaux milliardaires par brassées et en toute impunité (à part l’expérience des coopératives au taux d’intérêt jusqu’à 150% qui n’avait pas tardé à être démasquée). Ni nous n’avons connu de « parachutes dorés ». Ni de « raiders » ou piranhas du genre du personnage joué par Michael Douglas dans « Wall Street ». Leurs rares homologues en Haïti doivent être recherchés du côté de l’argent de la drogue et la plupart de ces derniers pourrissent aujourd’hui derrière les barreaux en Floride.La voix de son maître …Cependant ce néo-capitalisme qui vaut aujourd’hui tant de malheurs au monde entier n’en a pas moins fait quelques heureux également chez nous. Signe particulier : non la richesse mais l’arrogance de la jeunesse et l’ardeur des néophytes. Nous parlons d’une petite camarilla de jeunes cadres, frais émoulus de certaines universités étrangères triées sur le volet, et qu’ils soient détachés auprès d’organisations gouvernementales ou non gouvernementales c’est du pareil au même car ils ont un seul évangile et c’est la voix de son maître ! Pendant les deux dernières décennies, ils ont détenu le monopole des dons, bourses d’études, subventions, voyages aux frais de la princesse, récompenses et décorations. Ce sont nos golden boys à nous. Dans un milieu réputé pour son passéisme (il a fallu les « pèpè » ou vêtements usagés importés pour que les Haïtiens se mettent à découvrir les dernières modes), ils ont symbolisé la nouveauté, que disonsnous, le changement. Mot magique parce qu’il n’est pas difficile de tout amalgamer par exemple avec les « nouvelles technologies » et de faire croire que l’Internet (première coïncidence) c’est aussi leur création.Un pays aux vues aussi étriquées …Voici donc ces golden boys-and-girls bien armés pour imposer leurs vues partout et dans tous les domaines de l’activité humaine dans un pays aux vues aussi étriquées qu’Haïti. A commencer par les médias (l’immense creux qui caractérise ces derniers est un avantage pour toute entreprise de « décervelement ») … Ensuite les dîners en ville, jamais les restaurants n’avaient été aussi bondés à l’heure du lunch. Et pour finir tous les centres de pouvoir. Mais plus que changement, il faudrait dire agents de change. Le tout est de savoir aujourd’hui ce que nous avons gagné au change. Sous l’étiquette générale d’économiste, ces « coming men » ou jeunes pleins d’avenir auront été, pour être plus précis, des propagandistes de ce qu’on appelle la pensée dominante. Enfin l’ex-pensée dominante, pour ceux qui ont entendu le discours de Toulon du président Nicolas Sarkozy : « L’économie toute-puissante, c’est fini ! »Monsieur Jourdain …En attendant les nôtres ont bien fait leur job. Le tout Port-au-Prince qui se respecte n’avait plus qu’un mot à la bouche : macro-économie. De notre dernière ministre du commerce, pourtant poète à ses heures perdues, au chef de l’Etat, tout le pouvoir devait reprendre à son compte cette logomachie et jouer à son petit monsieur Jourdain qui sait tout sans avoir rien appris. En face, c’est-à-dire comme on le voit aujourd’hui : tout le reste de l’humanité, à commencer par tous ceux qui se refusent à prendre pour argent comptant ce « fast food » pré-mâché, les voici tous rejetés dans les ténèbres de l’histoire. L’insulte suprême c’est nationaliste. Le nationalisme qui opprime face au globalisme qui libère. Saddam Hussein, Hugo Chavez, Fidel Castro, les présidents iranien et nord-coréen, tous des nationalistes. Alors on voit nos présidents à nous aussi en Haïti se battre pour ne pas être taxés de nationalisme. Ainsi le président Aristide ne choisit-il pas une compagnie américaine de sécurité (des ex-U.S. Marines) pour assurer sa protection au palais national de Port-au-Prince !Tous des « chimères » …Mais on ne peut pas tricher avec un système aussi sûr de lui et conquérant. Que Aristide ait été le démolisseur de la compagnie nationale de télécommunications (Teleco) réduite en miettes au profit de firmes internationales privées de l’intérieur et de l’extérieur … tous des « chimères. » Est-ce aussi ce qui motive René Préval quand il refuse d’admettre que ce sont les masses Lavalas qui l’ont fait gagner son second mandat le 7 février 2006 ! La peur des mots nationalisme et/ou populisme qui ont été les plus vilipendés ces 20 dernières années. Mais aujourd’hui que le nom le plus honni dans le monde est devenu celui de George W. Bush et que les golden boys partout sont aux abois, si ce n’est au chômage (le système financier a déjà liquidé plus de 300.000 emplois seulement aux Etats-Unis), aujourd’hui que l’heure du bilan a sonné : qu’est-ce que nos jeunes loups ont à leur actif ? Pas un emploi créé durant les deux décennies écoulées. Pas un seul. Bien au contraire. Mais en Haïti, rien à craindre. On a vu pire. We are family. Toutefois cela servira-t-il de leçon ? Au moins pour les prochaines années ? … Haïti en Marche, 13 Décembre 2008 Un journaliste haïtien condamné à 1 mois de prison pour diffamationPORT-AU-PRINCE, 11 déc 2008 (AFP) Un journaliste haïtien, Joseph Guyler Delva, a été condamné mercredi à un mois d’emprisonnement pour diffamation par un tribunal correctionnel d’Haïti, a-ton appris jeudi de source judiciaire. Selon le jugement, rendu en l’absence de l’intéressé et de son avocat, M. Delva devra passer un mois ferme en prison pour diffamation contre l’ancien sénateur Rudolph Boulos. Le journaliste, correspondant de médias étrangers à Port-au-Prince, dont l’agence Reuters, et qui dirige l’organisation “SOS journalistes”, aurait publiquement dénoncé l’attitude de M. Boulos qui aurait refusé, selon lui, de répondre à une convocation de la justice. Celle-ci voulait l’interroger sur l’assassinat en juin 2001 du journaliste Jean Léopold Dominique. M. Delva a annoncé son intention de faire appel du jugement, sur les ondes d’une station de Portau-Prince, Radio métropole. “Je n’accuse pas M. Boulos, je n’ai fait que citer le juge qui travaille sur l’enquête, selon qui M. Boulos ne veut pas répondre aux convocations de la justice pour être entendu sur le meurtre de Jean Dominique”, a déclaré le journaliste. Me Samuel Madistin, l’avocat du plaignant, a pris acte de la décision du journaliste de faire appel du jugement mais a estimé que le juge avait été clément à l’égard du journaliste qui ne pouvait pas, selon lui, diffamer inpunément au nom de la liberté de la presse. M. Boulos ne siège plus depuis près d’un an au Sénat haïtien en raison de sa double nationalité américano-haïtienne. AFP HPN, 12 décembre 2008 Condamné à un mois de prison ferme pour diffamation, Guyler C. Delva maintient que Rudolph Boulos doit être entendu dans l’affaire Jean Dominique et reproche au sénateur de «fuir la justice». Dans une interview accordée à une station de radio de la capitale, Joseph Guyler C. Delva, président de la Commission indépendante d’appui aux enquêtes relatives aux assassinats de journalistes (CIAPEAJ), maintient sa position dans l’affaire l’opposant au sénateur Rudolph Boulos. Pour le fondateur de SOS Journalistes, le sénateur qui a été écarté du grand corps pour double nationalité ne cesse de fuir la justice depuis 2000 et ne répond jamais à une convocation de la justice dans le cadre de l’affaire Jean Dominique. Guyler C. Delva assimile cette condamnation à de la persécution et de l’intimidation du fait qu’il se bat pour que Rudolph Boulos se présente devant les tribunaux. Il dit attendre qu’on lui signifie cette décision de justice pour y répondre. Le journaliste dit aussi trouver bizarre queCondamné pour diffamation, Guyler C. Delva maintient sa position(PRESSE / p. 7)UN NEO-LIBERALISME BIEN DE CHEZ NOUS

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Mercredi 17 Décembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 47 Page 7LEGAL NOTICE Pursuant to F.S. 98.075(7), notice is hereby given to the voters listed below. Please be advised that your eligibility to vote is in question based on information provided by the State of Florida. You are required to contact the Supervisor of Elections in Miami-Dade County, Flo rida, no later than thirty days after the date of this Notice in order to receive information regarding the basis for the potential ineligibility and the proce dure to resolve the matter. Failure to respond will result in a determination of ineligibility by the Supervisor of Elections and your name will be removed from the s tatewide voter registration system. If you have any questions pertaining to this matter, please contact the Supervisor of Elections at 2700 NW 87th Avenue, Miami, Florida or call 305-499-8363. AVISO LEGAL Conforme a F.S. 98.075(7), por el presente se notifica a los electores enumerados a continuación que según información provista por el Estado de la Florida, se cuestiona su elegibilidad para votar. Usted debe comunicarse con el Supervisor de Elecciones del Condado de Miami-Dade, Flo rida, dentro de los treinta días, a más tardar, desde la fecha de este Aviso, con el fin de que se le informe sobre el fundamento de la posible falta de id oneidad y sobre el procedimiento para resolver el asunto. Si usted no cumple con su obligación de responder, se emitirá una declaración de falta de idoneidad, p or parte del Supervisor de Elecciones, y su nombre se eliminará del sistema de inscripción de electores de todo el estado. Si tiene alguna duda acerca de este tema, por favor, comuníquese con el Supervisor de Elecciones, en 2700 NW 87th Avenue, Miami, Florida, o por teléfono, al 305-499-8363. AVI LEGAL Dapre Lwa Florid F.S.98.075(7), yap avize votè yo ki sou lis pi ba la-a. Nap avize w ke baze sou enfòmasyon nou resevwa nan me n Eta Florid, nou doute si w elijib pou vote. Yap mande nou kontakte Sipèvizè Eleksyon Konte Miami-Dade, Florid, pa pita ke trant jou apre resepsyon Avi sa-a pou nou kapab resevwa enfòmasyon sou kisa yo baze kestyon ke w pa elijib la epi pou nou wè kouman pou nou rezoud pwoblèm la. Si w pa reyaji e pi w pa reponn a lèt saa, sa gen dwa mennen Sipèvizè Eleksyon an deside ke w pa elijib epi yo va retire non w nan sistèm enskripsyon votè Eta-a. Si w genyen ankenn kestyon sou koze sa-a, tanpri kontakte Sipèvizè Eleksyon yo nan 2700 NW 87th Avenue, Miami, Florid oswa rele 305-499-8363. N o ti ce i s her eby g i v en to: Por el pr esente se da av i s o a: Y a p av i z e: Last know n addr ess: Ú l t i m a di r e cci ón conoci da: D èny e adr ès nan r e j i s : Notice is her e by g i v en to: Por el pr esente se da av i s o a: Y ap av i z e: Last know n addr e ss: Ú l t i m a di r e cci ón conoci da: D è ny e adr è s nan r e j i s : Aleman, Alfredo A. 2999 NW 93rd Street, Miami, FL 33147 Herron, Larry 808 SW 7th Terrace, Hallandale , FL 33009 Alexander, Doris 1475 NE 111th Street, #202, North Miami, FL 33161 Hill, Tony 11785 SW 223 Street, Miami, FL 33170 Alexander, William L. 4225 NW 29th Ave., #7, Miami, FL 33145 Hilton II, Herman 1891 NW 52nd Street, Miami, FL 33142 Alford, Hansel 1529 NW 51st Terrace Rear, Miami, FL 33142 Holliman, Jerry 14321 NW 16th Ct., Miami, FL 33167 Alston, Melvin G. 9001 NW 16th Ave., Miami, FL 33147 Holmes, Melinda F. 10615 NW 22nd Ct., Miami, FL 33054 Alvarez, Jr., Rafael 10300 SW 37th Street , Miami, FL 33165 Howell, Cory L. 7043 NW 6th Court , Miami, FL 33150 Arce, Alberto 502 SW 18th Ave., #302, Miami, FL 33135 Hunter, Morris 15940 NW 21st Ave., Opa-locka, FL 33054 Avant, Maurice 1939 NW 91st Street, Miami, FL 33147 Iglus, Ralph 2770 NW 179th Street, Miami, FL 33056 Avery, Michael 5315 NW 30th Ave., Miami, FL 33142 Israel, Isaiah R. 713 N. Beach St., #B, Daytona Beach, FL 32114 Avila, Juan A. 854 NW 87th Ave., #401, Miami, FL 33172 Jackson, Lesley 289 NW 50th Street, Miami, FL 33127 Bailey, Ariadna 561 NW 188th Street , Miami Gardens, FL 33169 Johnson, Darrell 1040 NW 107th Street, Rear, Miami, FL 33168 Bain, Ronald T. 1815 NW 1st Ct., #1, Miami, FL 33136 Johnson, Howard 14941 Monroe St., Miami, FL 33176 Bell, James B. 18963 SW 113th Ct., Miami, FL 33157 Johnson, Korene 2368 NW 59th Street , Miami, FL 33142 Bennett, Richard 17771 Myrtle Lake Dr., Miami Gardens, FL 33056 Johnson, Stephanie 101 NW 11th Terrace, #4, Miami, FL 33136 Biddings, Adrian 4332 NW 203rd Street , Miami, FL 33055 Jones, Anthony T. 1243 NW 61st Street, #1, Miami, FL 33142 Birch, Calvin R. 2520 E. Superior St.reet, Opa locka, FL 33054 Jones, Betty 9369 SW 219th Street, Cutler Bay, FL 33190 Block, Kenneth 1951 NE 188th Street , Miami, FL 33179 Jones, Harold J. 4755 NW 16th Ave., Miami, FL 33142 Bolton, Eva 1510 NW 68th Terrace, Miami, FL 33147 Jones, Markese D. 1975 NW 55th Terrace, Miami, FL 33142 Brewer, Don C. 6541 NW 12th Ave., #1, Miami, FL 33150 Jones, Ollie M. 6401 NW 12th Ave., #5, Miami, FL 33150 Brockington, Travis 1817 NW 151st Street , Opa locka, FL 33054 Kassem, Eduardo 3120 SW 76th Ave., Miami, FL 33155 Brown, Antonio E. 15132 NW 7th Ct. , Pembroke Pines, FL 33028 Kelly, Sheri 4552 NW 22nd Ave., #A, Miami, FL 33142 Brown, Elviro 2056 Scott St., Hollywood, FL 33020 Lamar, Jr., Marcus 285 NW 82nd Street, #5, Miami, FL 33150 Brown, Prince Herme 2241 Sherman Cir., #515, Miramar, FL 33025 Lowery, Stanley J. 5116 NW 3rd Ave., Miami, FL 33127 Bryant, Cedric G. 140 NW 17th Street, #4, Miami, FL 33136 Lyman, Lorreth 1736 NW 49th Street, Miami, FL 33142 Bryant, Emanuel 1732 NW 50th Street , Miami, FL 33142 Mackey, Juarez 2368 NW 58th Street , Miami, FL 33142 Bryant, Richard D. 10525 SW 146th Terrace, Miami, FL 33176 Marshall, Elaine 2335 NW 51st Street, Miami, FL 33142 Burke, Gregory 2021 NW 64th St., #101 Bld. 19, Miami, FL 33147 Mathis, Leonard 2610 NW 65th Street , Miami, FL 33147 Burks, Lonnie 15007 NE 6th Ave., #122, Miami, FL 33161 Miles, Anthony 2407 NW 55th Street , Miami, FL 33142 Burnes, Anthony 439 NW 9th Street, #31, Miami, FL 33136 Miller, Jeffrey 1500 NW 74th Street, #2, Miami, FL 33147 Bush, Edward 726 NE 1st Ave. , Miami, FL 33132 Miranda, Emilio 8730 SW 133rd Ave., #211, Miami, FL 33183 Butler, William H. 19575 NW 33rd Ct., Miami Gardens, FL 33056 Mitts, Christina 2430 NW 99th Street , Miami, FL 33147 Bynum, Victoria L. 984 NE 42nd Ave., Homestead, FL 33033 Monzon, Armando 8309 SW 142nd Ave., #H110, Miami, FL 33183 Campbell Jr., Phillip 1130 NW 65th Street, Miami, FL 33150 Moore, Alex 1190 NW 57th Street , Miami, FL 33127 Campos, Norberto 1027 SW 3rd Street, #8, Miami, FL 33130 Moore, Lashanda C. 926 SW 8th Place, Florida City, FL 33034 Capers, David A. 28205 SW 125th Ave., Homestead, FL 33033 Morales, Mark E. 2201 NE 174th St., North Miami Beach, FL 33160 Carter, Victor V. 6040 NW 12th Ave., Miami, FL 33127 Nelson, Davis 2918 NW 55th Street , Miami, FL 33142 Castillo, Marta 11120 SW 4th Street, Miami, FL 33174 Nesbitt, William C 726 NE 1st Ave. , Miami, FL 33132 Clark, Marcus 6020 NW 13th Ave., #24, Miami, FL 33142 Nichols, Robert 1504 NW 119th Street, #101, Miami, FL 33167 Colbert, Wilie 1372 NW 46th Street , Miami, FL 33142 Paula, Lerried 626 NW 67th St., #B, Miami, FL 33150 Cook, Darryl E. 760 NW 60th Street, Miami, FL 33127 Pearce, John H. 4999 NW 22nd Ave., #1, Miami, FL 33142 Cooper, John 13200 NW 17th Ave., Miami, FL 33167 Peterson, Rick R. 15600 NW 7th Ave., #501, Miami Gardens, FL 33169 Corbett, Lonnie 6612 NW 18th Ave., Miami, FL 33147 Pittman, Larry J. 1837 NW 66th Street , Miami, FL 33147 Cordero, Francisco 14218 SW 151st Ct., Miami, FL 33196 Plez, Dion 3849 Charles Terrace, Miami, FL 33133 Cotman, Torrey E. 14700 BT Washington Blvd., #406, Miami, FL 33176 Plummer, Bernand 1029 NW 25th Street , Miami, FL 33126 Cox, Benjamin E. 17752 SW 102nd Ave., Miami, FL 33157 PoPo, Marixa A. 253 NE 14th Street, 3304, Miami, FL 33132 Crumedy, Ralph 2400 NW 79th Street, Miami, FL 33147 Preston, Jovan 2541 NW 67th Street , Miami, FL 33147 Crumedy, Theodore 726 NE 1st Ave., Miami, FL 33132 Pryor, Elizabeth 5195 Elmhurst Road #E, West Palm Beach, FL 33417 Cuevas, Engelbert 9001 NW 178th Lane, Miami, FL 33018 R. Jimenez, Fernando 3434 SW 69th Ave., Miami, FL 33155 Curi, Carlos 1129 SW 10th Street, Miami, FL 33130 Rivera, Danny 1020 Caliph St., Opa-locka, FL 33054 Daniels, Dwight 1600 NW 4th Avenue, #16A, Miami, FL 33136 Roberts, Jr., Daniel 1600 NE 126th Street, #109, North Miami, FL 33 181 Davis, George B. 8250 NE 4th Place., #112, Miami, FL 33138 Roker, LaJuan T. 7804 NW 9th Ave. , Miami, FL 33150 Davis, Lester 660 NW 81st Street, #419, Miami, FL 33150 Rosado, Grayon 946 SW 4th Street, #302, Miami, FL 33130 Davis, Patrick C. 1850 NW 91st Street, Miami, FL 33147 Rozier, Freddie 4930 NW 182nd Street, Miami, FL 33055 Davis, Valencia L. 726 NE 1st Ave., Miami, FL 33132 Ruiz, Maria Del Carmen 8260 NW 10th Street, #3, Miami, FL 33126 Davis, Wilie L. 10477 SW 173rd Terrace, Miami, FL 33157 Salter, Tracy 2311 NW 136th Street, #5, Opa-locka, FL 33054 Deadwyler, Baron 2330 E Superior St., Opa-locka, FL 33054 Sanders, Melinda P.O. Box 382146, Miami, FL 33238 Dean, Dwight 1200 Sesame Street, #5, Miami, FL 33054 Santoni, Jorge 2020 NW 1st Ave., Miami, FL 33127 Delancey, Aaron 431 N Halifax Ave., #4, Daytona Beach, FL 32118 Schruggs, Derek M. 2443 NW 102nd Street, Miami, FL 33147 Desilma, Leon 12215 W Dixie Hwy, #201, N. Miami, FL 33161 Scott, Jeffrey L. 1835 NW 62nd Terrace, #2, Miami, FL 33142 Dessow, Shawn 2020 NW 1st Ave., Miami, FL 33127 Sharp, Cynthia 4250 NW 12th Ave., Miami, FL 33147 Diaz, Angel 10300 NW 10th Ave., Miami, FL 33150 Shaw, Barrell L. 5821 NW 7th Ave., #711, Miami, FL 33127 Dumas, Joseph 1734 NW 53rd Street, Miami, FL 33142 Simons, Vernette 5747 6th Street ,SO, St. Pete, FL 33705 Duran, Michael 610 NE 88th Street, #3, Miami, FL 33138 Skinner, Donald 2356 NW 23rd Street, Miami, FL 33142 Eaddy, Aaron 17300 SW 190th Ave. , Miami, FL 33157 Slaughter, Michael 2477 NW 68th Street, #2, Miami, FL 33147 Eddins, April 244 NW 16th Terrace, #8, Miami, FL 33136 Smith, Eunice 8350 NW 52nd Terrace, #101, Miami, FL 33166 Edmondson, Johnny 523 NE 68th Street, Miami, FL 33138 Smith, Herbert 726 NE 1st Ave., Miami, FL 33132 Edwards, Richard 1301 NW 53rd Street, Miami, FL 33142 Smith, Ryan S. 10496 SW177th Street, Miami, FL Eskridge, Jr., Eugene 2950 NW 49th Street , Miami, FL 33142 Sobenko, Lubomyr 68 W 7th Street , Hialeah, FL 33010 Espina, Jorge L. 3301 Rickenbacker Causeway, Key Biscayne, FL 33149 Stewart, Patrick 9110 Broadmanor Rd. , Miami, FL 33147 Everett, Adam M. 13978 SW 260th Street, #103, Homestead, FL 33032 Talley, Sharon D. 1935 NW 41st Street, Miami, FL 33142 Fernandez, Ronald 2709 NW 26th Street, Miami, FL 33142 Taylor, Johnnie L. P.O. Box 551530, Opa-locka, FL 33055 Fields, Gwendolyn V. 925 NE 144th Street, Miami, FL 33161 Thomas, Tressa 3063 NW 66th Street , Miami, FL 33147 Finklea, Jr., Ezell 1123 NW 100th Street, Miami, FL 33150 Thompson, Fredrick 1980 SW 81st Ave., #206, N. Lauderdale, FL 33 068 Flowers, Felton P.O.Box 970745, Miami, FL 33197 Torres, Manuel 2932 W. Flagler St., #7, Miami, FL 33135 Fonseca, Jason 1851 NE 167th Street, North Miami Beach, FL 33162 Valdelomar, Jorge 520 SW 1st Street, #25, Miami, FL 33130 Ford, Keith L. 1326 NW 67th Street , Miami, FL 33147 Walker Jr., Oakley 2467 NW 98th Street , Miami, FL 33147 Fordham, Gwendolyn 2101 NW 3rd Ave., #301, Miami, FL 33127 Walker, Jr., Kenneth 1331 NW 51st Terrace, Miami, FL 33142 Frazier, Anthony C. 6540 NW 14th Ave., Miami, FL 33147 Watson, Jerry 8817 NW 23rd Ave. , Miami, FL 33147 Gabriel, David 7329 NW 174th Terrace, #101, Miami, FL 33015 Weatherington, Clifford M. 1460 NW 174th Street, Miami, FL 33169 Garcia, Arsenio 18235 NW 73rd Ave., #103, Hialeah, FL 33015 White, Morris A. 1429 NW 37th Street , Miami, FL 33142 Garcia, Carlos H. 9380 W. Flagler St., #120, Miami, FL 33174 Whyte, Nigel 3910 NW 165th Street, Opa-locka, FL 33054 Garcia, Domingo 5850 SW 19th Street, Miami, FL 33155 Williams, Alfred 435 NW 202 Terrace, Miami, FL 33169 Garcia, Nancy 56 W 38th Street, Hialeah, FL 33012 Williams, Gregory P. 2501 NW 56th Street, #G , Miami, FL 33142 Gibbs, Reginald W. 10751 SW 153rd Street , Miami, FL 33157 William s, Velma Teen 1235 NW 68th Terrace, #A, Miami, FL 33147 Glass, Tony T. 28205 SW 125th Ave., Homestead, FL 33033 Wilson, Charly 1600 NW 61st Street, Miami, FL 33142 Goa, Herman 2375 NW 181st Terrace, Miami Gardens, FL 33056 Woll, Steven Paul 601 N. State Rd. 7, Margate, FL 33063 Gomez, Jorge 1020 N. Krome Ave., Homestead, FL 33030 Womble, Alfred T. 3315 NW 53rd Street, Miami, FL 33142 Gonzalez, Gerardo 15121 SW 144th Ct., Miami, FL 33186 Wright, Sedrick 869 NW 214th Street, #201, Miami, FL 33169 Gonzalez, Ruben 6980 NW 186th Street, #426 Bldg. #3, Miami, FL 33015 York, Lester 1360 NW 188th Terrace, Miami Gardens, FL 33169 Greer, Anthony 1335 NW 24th Street , Miami, FL 33142 Young, Thomas A. 19050 NW 57th Ave., #105, Miami, FL 33056 Guillet, Eddy N. 25 NE 103rd St., Miami, FL 33138 C onti nued on nex t col u mn / conti mn / conti núa en l a si g u i e nte col u mna / konti n y e sou l ò t r anj e a Lester Sola Supervisor of Elections, Miami-Dade County Supervisor de Elecciones, Condado de Miami-Dade Sipèvizè Eleksyon, Konte Miami-Dade l’on ait profité pour le condamner de l’absence de son avocat. «Mon avocat se présentait tous les jours au tribunal et à chaque fois on lui disait d’attendre qu’on ait entendu d’autres cas avant le mien. Ce qui ne s’est jamais fait, car c’était toujours trop tard. Le jour où il ne s’est pas présenté, le juge a décidé d’entendre mon cas avant les autres», rapporte M. Delva. Le correspondant de Reuters se dit conscient d’avoir affaire à forte partie. Il dit en outre craindre pour sa sécurité, car il aurait reçu des menaces du genre «Qui cherche trouve». Guyler C. Delva, rappelle une note de Reporter sans frontières, a été condamné le 10 décembre 2008 à un mois de prison pour “diffamation” par le tribunal correctionnel de Port-au-Prince. L’avocat du journaliste a annoncé son intention de faire appel, ce qui suspend de fait la condamnation. Joseph Guyler C. Delva a été condamné suite à une plainte du sénateur Rudolph Boulos, titulaire, selon lui, d’un passeport américain alors que la Constitution haïtienne de 1987 proscrit la double nationalité. Le journaliste, poursuit la note, a également, à plusieurs reprises, reproché au sénateur de bloquer l’enquête sur l’assassinat, le 3 avril 2000, de Jean Dominique, directeur de la station Radio Haïti Inter. “Indépendamment de la nature diffamatoire ou non des propos condamnés, sur lesquels nous n’avons pas à nous prononcer, nous récusons le principe d’une peine de prison pour ‘diffamation’. Nous espérons donc que ce jugement sera infirmé en appel”, a déclaré Reporters sans frontières. JJ/HPNGuyler C. Delva maintient sa position(PRESSE... suite de la page 6) La BID doublera les dons à Haïti à hauteur de $100 millionsLe Président Moreno se réunit avec les autorités haïtiennesECONOMIE & FINANCEMENT INTERNATIONALLa Banque interaméricaine de développement va doubler le montant de ses dons à Haïti, à hauteur de $100 millions, en 2009 afin d’aider le gouvernement haïtien à effectuer des investissements clés dans des programmes économiques et sociaux, a annoncé aujourd’hui le Président de la BID Luis Alberto Moreno. Moreno, qui était à Port-auPrince le weekend dernier afin de rencontrer le Président haïtien René Préval, a ajouté que l’Assemblée des Gouverneurs de la BID a également approuvé $14,15 millions en vue de l’allégement provisoire de la dette du pays au cours du premier semestre 2009. « Haïti est le pays le plus fragile de nos pays membres. Aucune autre nation d’Amérique latine et des Caraïbes n’est aussi vulnérable aux turbulences économiques et aux catastrophes naturelles qu’Haïti. C’est pourquoi ce pays a besoin d’une aide extraordinaire de la part de la communauté internationale », a affirmé Moreno. Haïti est à même d’obtenir une annulation totale des remboursements programmés du principal et des intérêts dus à la BID, se montant à environ $25 millions, à la fin du processus d’allégement de la dette multilatérale connu sous le nom d’Initiative Elargie pour les Pays Pauvres très endettés. Moreno a souligné les efforts consentis par le gouvernement haïtien pour améliorer la stabilité économique et financière du pays qui en début d’année a été frappé par la hausse des prix des aliments et du pétrole et par quatre grands ouragans tropicaux. Il a ajouté qu’il espérait qu’Haïti conclura le processus d’Initiative pour les PPTE à la mi-2009. L’augmentation des dons à Haïti a été le fruit d’un accord entre les pays membres de la BID qui a permis de transférer les coûts administratifs du guichet de la BID pour les prêts concessionnels, du Fonds des (voir BID / 8)

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Page 8 Mercredi 17 Décembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 47 Grow your career in a rewarding, diverse and challenging environment full of opportunity.Find your next job atwww.miamidade.gov/jobsFor computer access visit any Miami-Dade County Library or South Florida Workforce Career Center. For locations call 311.EOE/M/F/D/Veterans PreferenceDelivering Excellence Every Day Time to Shine! ECOLOGIE-NIPPESJournée de l’Arbre VéritableLe deuxième festival en l’honneur de l’Arbre véritable fut encore plus grandiose que celui de l’année dernière. L’Etat qui clame à tue tête qu’il faut promouvoir et encourager la production nationale, a brillé par son absence. C’est peut-être un mal pour un bien. Ses représentants se croiraient obligés de nous rabâcher encore toutes les promesses fallacieuses et les mêmes plans que nous sommes fatigués d’entendre. inoubliable, chacun est parti avec un arbuste en main en promettant de le planter et d’en prendre soin quotidiennement. Dans son message, l’évêque a précisé qu’on organisera dans toutes les écoles des Nippes chaque trimestre une journée où tous les élèves iront planter un arbre car l’avenir est à eux et ils doivent commencer à se protéger. L’ambiance a atteint son apogée quand Don Kato fit son apparition sur scène. L’assistance laissa éclater sa joie sans pour autant se laisser aller. Les spectateurs étaient de vrais artistes et entonnaient ensemble avec lui les airs populaires. Juste avant la fin, il y a eu le concours des rappeurs. Sept groupes s’affrontaient à la grande joie des spectateurs car tous les textes étaient bien travaillés Heureusement donc nous avons eu droit à très peu de discours. Le père Franck, infatigable animateur et organisateur de ces festivités, nous a permis de participer à une journée inoubliable. Il avait accordé à chaque intervenant un temps très limité. Après la prière, dirigée par le vicaire général, ce fut au tour de l’évêque du diocèse des Nippes, Monseigneur Dumas, de déclarer la” JOURNEE ARBRE VERITABLE ET ECOLOGIQUE” ouverte. Il n’y avait pas que des mots dans son message d’introduction car à la fin de cette journée Le père Junior, responsable de ce programme, a élaboré en quelques mots le projet. Puis le père Voltaire, de Paillant, a présenté un groupe de jeune qui déjà œuvre à l’amélioration des conditions de vie des paysans de cette région. Puis les festivités ont commencé. On a vu défiler tour à tour les “ RARA” Courant et Vision 2000. Cette année encore Courant était imbattable avec une musique entraînante et des paroles traduisant l’objectif de la journée. Pendant que le DJ animait, il y avait dans 2 espaces différents les combats de bœufs et de coqs. et restaient dans le cadre du programme. C’est comme si chaque artiste voulait expliquer qu’il fallait se dépasser et ne pas trouver d’excuse pour couper les arbres mais s’engager dans cette lutte que nous allons mener ensemble pour reconstruire la nature d’Haïti. La journée prit fin vers onze heures du soir (11 heures pm). Le prochain rendez-vous est fixé en juillet 2009 pour le “ CARNAVAL POISSONS ET FRUITS DE MER.” Manolo Pressoir Plusieurs activités (jeux, course de taureaux et dégustation pendant la journée de l’Arbre véritable à Petit-Goâve (photo Mano lo Pressoir) opérations spéciales au Capital ordinaire de la Banque, principale source de prêts. La BID a offert depuis 2007, sous forme de dons, $50 millions par an à Haïti dans le cadre d’un accord préétabli visant à réduire les dettes de ses pays membres les plus pauvres d’Amérique latine et des Caraïbes. Lors de dialogues avec les autorités haïtiennes sur la manière d’investir les ressources additionnelles en 2009, la BID a alloué, au préalable, $20 millions au Fonds d’Assistance Economique et Social, une entité gouvernementale qui s’est distinguée par son efficacité dans l’exécution de projets communautaires tels la construction de systèmes d’alimentation en eau au niveau local, la modernisation d’écoles ou la réfection de routes rurales. Des fonds supplémentaires de $15 millions seront destinés à des projets d’eau potable et d’assainissement dans les villes des Gonaives, de Portde-Paix, Les Cayes, d’Ouanaminthe et de Saint-Marc pour la reconstruction de systèmes de drainage urbain, qui sont essentiels à la réduction de l’impact des inondations provoquées par les ouragans tropicaux. Une donation de $12,5 millions sera apportée comme appui budgétaire et permettra d’offrir plus de flexibilité au gouvernement haïtien devant faire face à ses dépenses. Ces ressources viendront s’ajouter aux $12,5 millions que la BID a prévu d’octroyer à Haïti l’année prochaine aux mêmes fins. Les $2 millions restants appuieront un projet de nutrition infantile destiné aux familles les plus pauvres et les plus vulnérables, en coordination avec d’autres donateurs. En outre, la BID doit approuver un don de $25 millions à un programme existant qui vise à améliorer les routes et chemins ruraux dans tout le pays. Les $13 millions supplémentaires financeront un programme d’atténuation des catastrophes naturelles dans le principal bassin hydrographique du pays. En 2008, la BID a offert à Haïti des dons se montant à $50 millions destinés à des routes, à un appui budgétaire et à la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Péligre, principale source d’énergie renouvelable à moindre coût et à faibles émissions. Le représentant de la BID à Port-au-Prince, Philippe Dewez, a signalé que les ressources additionnelles seront une contribution opportune puisque le gouvernement haïtien a considérablement augmenté ses capacités d’exécution de projets de développement. Cette année la BID devrait décaisser environ $128 millions de son portefeuille d’opérations en Haïti, deux fois plus que la somme déboursée en 2006. En plus des projets d’infrastructure liés aux transports, d’eau potable et d’électricité, la BID finance des programmes d’agriculture, de santé, d’éducation et de formation professionnelle. De même, elle aide le gouvernement à moderniser ses administrations clés, y compris la Direction Générale des Impôts et des Douanes. Lors de sa visite en Haïti, Moreno devait offrir aussi un don d’un montant total de $48,800 provenant de la BID et de son personnel pour les victimes de l’école qui s’est effondrée en novembre et pour deux ONG qui gèrent des écoles et des programmes destinés aux enfants handicapés de Port-au-Prince et des Gonaives.La BID doublera les dons à Haïti à hauteur de $100 millionsLe Président Moreno se réunit avec les autorités haïtiennesDON DE LA BID POUR REHABILITATION INFRASTRUCTURES AGRICOLES(BID ... suite de la page 7)RELANCE INTERET AGRICOLE

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Mercredi 17 Décembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 47 Page 9 APPEL DOFFRES La Fondation Sogebank et lUnité de Coordination des Programmes (UCP) du Ministère de la Santé Publique et de la Population recher chent une firme de consultation pour concevoir un système de suivi et dévaluation des programmes nationaux de lutte contre le SIDA, la Malaria et la Tuberculose. La conception de ce système constitue une tâche majeure de la Cellule de Planification, Suivi et Evaluation (CPSE) du Minist ère de la Santé et de la Population, dont le rôle est de planifier et de superviser les activités internes et externes du Ministère dans le but dobtenir de meilleures performances et un impact plus fort de laction ministérielle. La firme de consultation devra aider cette cellule à développer des capacités de planification et de gestion des activités en les incluant dans un cadre logique explicite et favorable à un suivi permanent des interventions liées aux des trois programmes nationaux. La firme de consultation devra : Proposer un schéma de développement des compétences de la CPSE allant au-delà de la gestion, et du suivi évaluation des dits programmes nationaux Mettre en œuvre un Système dInformation permettant le suivi des activités internes et externes du Ministère Rédiger les termes de références et le plan de mise en œuvre dun Système dInformation, de planification, de suivi et dévaluation permettant la gestion des activités internes (tâches, ressources humaines, emploi du temps) et externes (projets, indicateurs de performance et dimpact) du Ministère et Assurer la mise en place des systèmes ainsi définis. Le délai de réception des offres est fixé au lundi 22 décembre 2008 à 12h00 p.m. Les firmes intéressées sont priées de retirer le Document dAppel dOffres accompagné dun chèque, non remboursable, de CINQ CENT GOURDES (HTG 500.00), à lordre de la Fondation SOGEBANK, à partir du vendredi 5 décembre 2008, à ladresse suivante : Fondation SOGEBANK 11, Rue Louverture (3ème niveau) Pétion-Ville, Haïti Tél : 2229-5400/ 2229-5558 / 3510-3436 / 3514-3234 Pour toute information prière décrire à info@fondationsogebank.org Ministère de la Santé Publique et de la Population La souveraineté alimentaireUne période d’intense activité au niveau professionnel (on était dans le lancement de la nouvelle année fiscale) m’avait obligé à interrompre la série que j’avais entamée sur la problématique des bassins versants 1 ; aujourd’hui, mon ami Chavannes JeanBaptiste m’offre une belle occasion d’y revenir. Je fais allusion à cette série de manifestations annoncée dans un bulletin de AHP en date du 11 décembre 2008 : Un groupe d’organisations annonce une série d’activités pour porter les Haïtiens à œuvrer à la relance effective de la production nationale et assurer la sécurité alimentaire dans le pays . On nous y apprend que : De son côté, le responsable du Mouvement des Paysans de Papaye (MPP), Chavannes Jean-Baptiste, a annoncé la mise en circulation au niveau national d’une pétition, contre le projet de la production agro-carburant. Selon M. Jean-Baptiste, il est inacceptable d’utiliser les terres arides pour la production de carburant, dans un pays où la grande partie des produits alimentaires consommés par la population sont importés. Il invite tous les citoyens à se mobiliser contre l’application de ce projet. Je crois utile que, avant d’entrer dans le sujet lui-même, nous fassions un peu le point sur les concepts de sécurité et de souveraineté alimentaire. Pour cela nous utiliserons un document non encore publié, mais dont l’auteur a eu l’amabilité de me communiquer une version provisoire 2. Pour commencer, la distinction entre les deux concepts : Tandis que la Sécurité Alimentaire met le focus strictement sur l’agriculture et l’élevage, la Souveraineté Alimentaire élargit son champ d’investigation à la gestion des ressources naturelles pour embrasser l’ensemble de la société. Entrons maintenant un peu plus dans les détails. Le concept de Sécurité Alimentaire fait référence à la disponibilité ainsi qu’à l’accès à la nourriture en quantité et en qualité suffisantes. Elle comprend quatre (4) dimensions: 1-disponibilité (production interne, capacité d’importation, de stockage et aide alimentaire); 2-accès (dépend du pouvoir d’achat et de l’infrastructure disponible); 3-stabilité (des infrastructures et stabilité climatique et politique); 4-salubrité, qualité (hygiène). Le concept de Souveraineté Alimentaire a été introduit en 1996 à Rome par Via Campesina. « La souveraineté alimentaire est le droit des peuples de définir leurs propres politiques en matière d’alimentation et d’agriculture, de protéger et de réglementer la production et le commerce agricoles intérieurs afin de réaliser leurs objectifs de développement durable, de déterminer dans quelle mesure ils veulent être autonomes et de limiter le dumping des produits étrangers sur leurs marchés. » (La Via Campesina) Lors de ma participation à la Conférence Internationale sur la Reforme Agraire et le D é veloppement Rural (CIRARD), organisée par la FAO, en 2006, à Porto Alegre (Brésil), j’avais eu l’occasion de rencontrer des représentants de Via Campesina et d’apprécier la qualité de leur prestation. Je signale tout de suite qu’il y a, en Haïti, au moins une institution membre de Via Campesina : le MPP. Nous aurons certainement l’occasion de reparler de sécurité et de souveraineté alimentaire ; pour le moment, je veux m’arrêter à la première dimension citée par Tony Cantave : la disponibilité. Elle dépend de trois facteurs : la production interne, les importations et l’aide alimentaire. En Haïti, avant que le quadrige de cyclones ne s’abatte sur nous, la production interne ne couvrait que 47 % des besoins de la population. La balance était donc comblée par les importations et l’aide alimentaire. C’est cette situation qui fait dire à Chavannes Jean-Baptiste que nous sommes un peyi restavèk , ou selon une expression que l’on entend souvent : « vant nou nan men blan ». Il est donc tout à fait compréhensible que de nombreuses voix s’élèvent pour demander une augmentation de la production interne d’aliments, pas seulement pour des raisons de fierté nationale ou de respect pour nos coutumes alimentaires, mais aussi, bien plus prosaïquement, parce que les importations pèsent sur notre balance commerciale et que les produits importés coûtent plus cher, ce qui a un impact sur la deuxième dimension mentionnée par Tony Cantave : l’accès aux aliments. C’est dans cette logique que Chavannes proteste contre le projet de production d’agrocarburants. Il y a pourtant un hic. Les agro-carburants sont certainement à bannir, quand ils entrent en compétition avec la production alimentaire. Il y a cependant de grandes quantités de terre qui sont impropres à la culture vivrière. Et c’est là que nous revenons à la problématique des bassins versants. vocation des terres. Les terres de montagne sont impropres aux cultures sarclées et devraient rester réservées à l’agroforesterie ou aux systèmes agrosylvo-pastoraux, une combinaison de forêts, de cultures vivrières et de pâturages. Il n’y a alors pas de problèmes à réserver de telles terres à la culture du jatropha, ou gro medsiyen . Je comprends d’autant moins la position de Chavannes que, du moins selon AHP, il dit : « il est inacceptable d’utiliser les terres arides pour la production de carburant ». De toute manière, il n’y a aucune raison de faire une fixation sur le jatropha ; il existe d’autres manières de cultiver les terres de montagnes sans mettre en danger l’environnement. Avant que Tanguy Armand ne parle de planter du jatropha sur les pentes surplombant la rivière de Montrouis, j’avais un autre rève pour la Chaine des Matheux. Je voulais en couvrir les pentes de benzolive. Beaucoup de gens ouvrent de grands yeux, quand je parle de benzolive (certaines personnes disent doliv ) ; pourtant on le voit tous les jours sans y prêter attention. Le benzolive est un arbre de taille moyenne, qui s’accomode de sols semi-arides, avec un feuillage fait de feuilles composées, comme le flamboyant, de belles fleurs blanches dont on fait des infusions pour la grippe. On en mange aussi les jeunes feuilles. Mais la grande qualité du benzolive est que ses grandes gousses, qui curieusement ne sont pas faites de deux mais de trois écorces, contiennent des graines riches d’une huile qui, bien extraite, est parfaitement comestible. Mon idée était que, en couvrant les mornes de benzolive, non seulement on faisait du reboisement, mais en même temps on substituait, par une huile produite localement, donc créatrice de valeur ajoutée, les huiles importées qui représentaient, à l’époque le poste le plus important de nos importations alimentaires. Il y a certainement d’autres formules, dont les forêts énergétiques, qui sont un autre de mes dadas, et nous aurons l’occasion d’en reparler. Bernard Ethéart Nous devons nous tourner vers le concept de ENVIRONNEMENT & ALIMENTATIONMIGRATION Haïti-Rép. Dom. :Situation des droits humains à la frontière NordLes organismes Solidarité Frontalière (SFw) et Solidaridad Fronteriza (SF) du Service Jésuite aux Réfugiés et Migrants (SJRM) ont présenté les résultats d’une étude intitulée « Situations des Droits Humains à la frontière Nord entre Haïti et la République Dominicaine » le 12 décembre 2008 au local du Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR), à Port-au-Prince. Cette étude décrit la situation des Droits Humains et analyse le niveau d’application, de respect et de protection des Droits fondamentaux de la personne dans la région frontalière septentrionale d’Haïti et de la République Dominicaine. Vielka Polanco Morales, coordonnatrice de l’étude et élaboratrice du rapport final, a déclaré que ce travail de recherche est le premier réalisé sur les Droits Humains à la frontière nord des deux pays. Un double échantillon de 720 Haïtiens et 720 Dominicains ont été interrogés. « Cette étude est un instrument important pour les organisations de la société civile de manière à mieux concevoir ou diversifier les moyens de lutte contre les violations des droits Humains dans cette région frontalière et les autorités pourront prendre des mesures plus appropriées et cohérentes » a-t-elle déclaré. La recherche s’est portée sur les cas de violations des Droits Humains les plus fréquents à la (voir MIGRATION / 17)

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Page 10 Mercredi 17 Décembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 47 La peinture de Faimy Hakime, entre tristesse et beautéLe Centre Culturel Brésil-Haïti Ortega Terra, à Port au Prince, accueille depuis le 28 novembre l’exposition de l’artiste peintre haïtienne Faimy Hakime. Une occasion pour le public de découvrir et d’apprécier des toiles de femmes. Cette créature est ici représentée sous plusieurs coutures, le regard étrangement attristé… La femme d’ici ou d’ailleurs est omniprésente dans cette première exposition individuelle de l’artiste, qui met en valeur une trentaine de toiles. Ici, cette créature a, a dessein, les lèvres pulpeuses, parfois la poitrine à peine cachée, souvent le visage masqué… Sur les créations de l’artiste, la présence de l’homme est quasi inexistante. Et l’unique fois où il est présent, il est à peine visible, son corps étant masqué par le tutu d’une danseuse étoile. «J’avais voulu peindre la beauté, et toutes les femmes sont belles à mes yeux » , fait valoir Faimy Hakime. Et pour rendre ses créations encore plus belles, l’artiste utilise nombre d’accessoires, principalement la fleur. Celle-ci est tout aussi très présente dans les peintures de Faimy. En effet, des hibiscus ou des callas se retrouvent dans la plupart de ses œuvres, qu’ils soient portés en collier autour du cou, en bandeau nouant les cheveux ou comme boucles tombant en grappes des oreilles… « J’aime les fleurs, mes préférées sont les callas. Les hibiscus, quant à eux, enjolivent le paysage haïtien. Les fleurs traduisent bien la beauté des femmes » , confie le peintre. S’il n’y a pas de doute que la beauté de la femme, qu’elle soit d’Haïti, d’Afrique ou d’une déesse du panthéon vaudou haïtien, est mise ici en valeur, il n’en demeure pas moins que ces femmes sont le plus souvent tristes. Point de sourire ou des yeux rieurs, le regard est plutôt mélancolique, lointain, caché derrière des masques. La posture n’est pas joyeuse ou tout au moins langoureuse, mais plutôt prosternée, recourbée. La profusion des belles fleurs trompe, la chaleur des couleurs choisies aussi. A croire que fleurs et couleurs chaudes seraient des subterfuges pour tromper le visiteur, détourner son attention de quelque chose de plus profond, qui pourtant a du mal à être dissimulé. la tristesse est exprimée impulsivement. On ne voit pas ces tableaux sans être touché par l’impression de chagrin qui s’y dégage » , commente Evans, un jeune étudiant en architecture venu au vernissage le 28 novembre. En effet, la sensibilité de l’artiste semble mise à nue. La ressemblance entre les femmes peintes et l’artiste est également troublante. stylisé». Elle nous livre, sans doute, malgré elle, ses états d’âme. Mais réplique-t-elle, comme pour se défendre, «est-on obligé de peindre l’enthousiasme?» , quand on lui fait remarquer cette constante dans ses peintures. «Je peins ce que je sens et ce que je connais » , concède-t-elle, toutefois. Peut-être comprendrait-on mieux cette mélancolie inhérente à ses œuvres quand on sait que cette femme d’un âge mur a commencé à peindre à la fin des années 90, à la suite de deux expériences douloureuses. Il y a eu tout d’abord l’annonce de la maladie de sa mère, atteinte d’un cancer. «L’expérience a été pénible. C’était un choc. J’ai voulu immortaliser cette femme », révèle-elle. Et surtout, ce dramatique épisode de sa vie où elle a été victime de l’insécurité qui régnait dans le pays, et qui lui a laissé un souvenir amer. «J’ai été une des premières personnes à être frappée par l’insécurité en Haïti. Il fallait que je trouve quelque chose de beau pour effacer ce vilain moment » . Aussi, pour cette mère de deux filles, formée en administration et au protocole, travaillant dans le milieu diplomatique, la peinture est-elle un exutoire, «une autre manière de vivre ma vie » . Cet autodidacte de la peinture n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. A qui veut l’entendre, elle affirme vouloir aller plus loin dans ce voyage intérieur. «On a l’impression que Certains parlent même «d’autoportrait Né au Cap-Haïtien, le 28 mai 1936, Gérard Vergniaud Étienne quitte à 15 ans le foyer paternel. Il proteste ainsi contre la violence que son père fait subir à sa mère parce qu’elle ne partage pas ses croyances vaudou. Il restera terriblement marqué par cette période de sa vie. Il part pour Port-au-Prince. ÀHommage à Dr. Gérard V. Etienne L’écrivain haïtien est mort à Montréal 28 mai 1936-14 décembre 2008DECESquinze ans, il participe à une insurrection contre le gouvernement despotique de Paul E. Magloire. Arrêté en compagnie de Luc B. Innocent et de Windsor K. Laferrière, il est emprisonné et torturé. Disciple du marxiste haïtien, le grand romancier et médecin Jacques(DECES / p. 17) Dr. Gérard V. Etienne ARTS & LETTRESUne récente exposition des oeuvres de Faimy Hakime (photo Logan Abassi/Minustah)

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Mercredi 17 Décembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 47 Page 11ASSURANCES Ou byen kapab kalifye pou yon plan espesyal. Kontakte Humana depi jodi a.Ou nan Medicare epi ou gen Dyabèt?Kòm moun ki gen dyabèt, ou gen bezwen espesyal pou sante w, epi Humana tabli yon plan espeyal ki rele Medicare Advantage ki fèt dapre bezwen pou sante w. W ap jwenn menm kouvèti asirans total la, ak menm avantaj ki genyen nan lòt plan Humana yo, plis lòt sèvis ankò ki fèt pou kenbe w nan chimen pwogrè pou sante w. pou pye pou mezire nivo sik nan san w (sa ki vle di tou, ti bagèt pou fè tès dyabèt) medikaman pou dyabèt ak founiti ki vann san preskripsyon kantite lajan yon moun touche. Ou mèt kontakte Humana pou plis enfòmasyon. Medicare roup Health ndividual Health ental, ife, ision Ou pa gen anyen pou w pèdi, se avantaj sèlman w ap jwenn. 8 è dimaten pou 8 è diswa, 7 jou pa semenn

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Page 12 Mercredi 17 Décembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 47LIBRE PENSEE« Machetazo » ! La « bestialisation » permet de rendre l’ennemi infiniment haïssable. Cet affreux babouin, ce carnassier, ce buveur de sang, ou encore, version multitude, ces sauterelles, doivent être piégés et abattus sans pitié, pour que cessent leurs ravages.» Lu quelque part J’ai commencé la semaine le cœur lourd, la souffrance dans l’âme, l’esprit vaguant à la recherche d’explications, plausibles. À quelques jours de la célébration de notre « Grand Jour », le 1 Janvier (qui aurait dû correspondre à notre « Journée d’Action de Grâces » : Pas un Haïtien sans sa soupe au giraumont), voilà qu’une vidéo m’oblige à penser que l’indépendance d’Haïti n’est une vérité que pour une poignée de personnes, ceux qui jouissent des privilèges, du pouvoir (politique, économique, intellectuel, ou les trois à la fois). Je suppose que vous avez vu, vous aussi, chers lecteurs, la vidéo du Dominicain (ou d’un Hispanophone quelconque), tranchant d’un coup de machette le bras d’un individu. Haïtien dit-on, partout. Haïtien vivant dans un « batey » de la République Dominicaine, ont ajouté d’autres sources. Il se peut qu’il ne soit pas Haïtien, disent les autorités (d’un côté ou de l’autre de l’île). Il nous faut être prudent dans nos affirmations, disent d’autres sources, « politiquement correctes ». Peu importe, l’acte posé mérite sanction et, vu sa cruauté, la sanction devrait être proportionnelle, au tort causé à l’individu victime de l’abus, et à l’impact produit sur la société. La nudité physique de la victime, sa faiblesse, son dénuement, face à la nudité mentale de l’agresseur suppléée par la force de son arme tranchante, me fit sentir un sentiment de honte, honte d’être homme et d’avoir à partager ma condition d’homme avec ce « dépravé mental », cette « loque humaine », qui se sentait fier de lui après avoir réalisé cet acte ignominieux. Chères amies lectrices, chers amis lecteurs, je revois la scène à longueur de journée. Mentalement. Malgré moi. C’est plus fort que moi. Je l’ai regardé à plusieurs reprises et je ne peux plus me l’enlever de la tête. Combien faudra-t-il de temps à la justice pour lui mettre la main au collet ? Malheureusement, on ne peut ni inciter à la vengeance ni se faire justice soi-même. Que lui faudrait-il amputer à ce type ? Que lui faudrait-il extirper ? Indépendamment de la nationalité de la victime, au-dessus de toute considération épidermique ou ethnique, du bourreau, ce dernier doit payer pour ce crime lâche. La seule destination possible, la prison. Nous célébrons, cette même semaine de la diffusion de cette vidéo montrant l’ampleur de l’animalité humaine, le 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Un 10 décembre, de l’année 1948, quelques années après l’une des époques les plus terribles de l’histoire de l’Humanité, quelques nations se réunirent pour se doter d’un code de conduite humanisante. Les principes éthiques établis par cette déclaration, que nul ne devrait ignorer, stipulent, entre autres, que : Article 1 Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. Article 3Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. Article 4Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes. Article 5 Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Le Gouvernement, dit-on, a ouvert une enquête. Le Ministre des Affaires Étrangères a entrepris des démarches, s’est entretenu avec l’Ambassadeur haïtien à Santo Domingo ; des spécialistes haïtiens analysent les preuves afin de faire la lumière sur ces images horribles. Ay ! Pour une fois, les autorités semblent prendre les choses à temps. Mais n’est-il pas temps de commencer à travailler, pour changer le pays, afin d’éviter que nos frères aient à s’exposer aux humiliations dont ils sont victimes à longueur de journée, en République Dominicaine, aux Bahamas, en France, en Guadeloupe ? Supposons que dans ce dernier cas de « machetazo » la victime ne soit pas un Haïtien, ni le lieu du crime soit la République Dominicaine. Cela ne peut ni ne doit nous empêcher de réagir et de prendre les choses en main. Sinon, faites l’expérience de lancer le moteur de recherches de Google sur les critères suivants: «Machetazo+ Haitiano + República Dominicana ». Les résultats sont réellement impressionnants. Des dizaines de victimes. L’État haïtien est-il intervenu dans tous ces cas ? Les autorités diplomatiques et consulaires haïtiennes en République Dominicaine, interviennent-elles dans la défense des haïtiens se trouvant en République Dominicaine ? Et de « l’amertume » des Haïtiens travaillant dans le « sucre dominicain », qui s’en occupe ? Qui accompagne les Haïtiens désemparés dans leurs démarches légales ? Qui s’occupe de leur défense quand ils sont victimes d’injustice? « Sa je pa wè, kè pa tounen ». Merde alors ! les « armes blanches » qui tranchent la vie de nos frères sur le sol dominicain. Cette même semaine, un militaire dominicain, a abattu un ressortissant haïtien d’un tir à la poitrine, à la frontière dominicaine. Malpasse. La passe du diable. Là où le « diable » emporta des milliers d’âmes d’Haïtiens. Ce Trujillo avait sûrement des complices chez nous car les conséquences de cet « assassinat multiple », de ce « crime contre l’humanité », ne furent nullement terribles pour la Dominicanie. On ne peut certainement pas oublier que le massacre de Malpasse a eu lieu parce que certains hommes politiques du pays voisin ont alimenté la «bestialisation » de l’Haïtien, son « animalisation », sa « satanisation », afin de faire de nous des ennemis, de nous rendre infiniment haïssables aux yeux des Dominicains, pour qu’ils ne voient en nous que des buveurs de sang qui doivent être piégés et abattus sans pitié. Le moment est venu d’établir de nouveaux paramètres de fonctionnement car l’histoire haïtiano-dominicaine nous a laissé trop de blessures à cicatriser. Enfin, chers amis lecteurs,de « la mer pour frontières » (des Fondateurs de la Nation) qui a justifié plusieurs campagnes et multiples atrocités, à la volonté (des hommes politiques dominicains) de créer une identité dominicaine basée sur la négation de l’Haïtien, nous avons créé un maillage de dysfonctions qui nous conduira à l’anéantissement mutuel. Lui, le militaire, il a été appréhendé. L’autre, celui du « machetazo », il faut qu’il le soit. Pour le bien de l’humanité. Et, si c’est un montage, il faut une punition pour apologie de la cruauté. Chères amies lectrices, chers amis lecteurs, « l’homme meurt en nous à chaque fois que nous gardons silence face à l’injustice ». Les conditions de vie de nos frères, en R.D. sont inhumaines et nous, malgré ça, nous continuons à les livrer à leurs bourreaux, à profiter de leur souffrance, à vivre de leur malheur. L’indifférence, face à l’injustice de leur situation, nous rend complices et nous conduit vers la cessation de choix tandis que l’insensibilité envers leur sort nous transforme en monstres. Enfin, il nous faut une réaction citoyenne au niveau de la société civile et, du courage au niveau de l’État haïtien car « celui-là sera malheureux au pouvoir qui n’est ni assez corrompu pour être indifférent aux abus, ni assez courageux pour les réformer. » Réveillons donc l’homme qui sommeille en nous afin qu’il ne meure pas. Oscar Germain germanor2005@yahoo.fr Décembre 2008 La vidéo de la honteQu’est-ce qui peut bien justifier une telle barbarie ? Qu’est-ce qui peut permettre à un homme de disposer ainsi de la vie d’un autre ? De l’humilier, de le torturer, d’en faire un objet à sa merci ? Ces phrases, je n’arrête pas de les tourner et retourner dans ma tête depuis ce soir, 9 décembre 2008, 19 heures. Une amie m’envoie un mail avec en pièce jointe une vidéo. Dans le message, elle précise qu’elle « a failli vomir en voyant les images » et qu’elle « ignore si je vais pouvoir les regarder jusqu’au bout ». J’avais fini ma journée de travail et m’apprêtais à partir. D’un geste rapide, je clique sur «télécharger ». Ce que j’ai sous les yeux est innommable. Un homme est accroupi par terre, dans un champ, en République dominicaine. Il essaie maladroitement de cacher sa nudité. Face à lui, debout, un autre homme agite une machette dont la lame a l’air bien aiguisée. L’homme accroupi semble implorer le bourreau. À ce moment-là, je remarque le bras gauche, mes yeux descendent jusqu’à l’emplacement de la main qui avait laissé place à un bout de chair. Au moment où l’infortuné tend le bras pour rassembler une motte de terre. J’ai vu quelque chose projeté en l’air. Le bourreau venait de lui trancher la main droite. J’ai étouffé mon cri en me plaquant les deux mains sur la bouche. Mon cœur s’est mis à cogner contre ma poitrine et un flot de larmes a inondé mon visage. Ce n’étaient pas seulement des larmes de tristesse. C’étaient des larmes de colère, de révolte et d’indignation. Et la question que depuis je n’arrête pas de ressasser. De quel droit un homme armé peut-il s’acharner ainsi sur un autre qui se trouve à sa merci, sans défense, dépourvu du moindre vêtement. Et se sentir le pouvoir de disposer de la vie d’un être humain tout en dégustant de manière sadique toutes les souffrances qu’il lui fait endurer. L’image s’est arrêtée au moment où la main droite a voltigé. La suite je l’ignore. Peut-être que le bourreau va lui amputer une jambe, puis l’autre. Et ainsi de suite jusqu’à ce que mort s’en suive. Et ce type rentrera ensuite dans son foyer comme si de rien n’était. Après tout, il est peut-être assuré de son impunité. Ce n’est qu’un Haïtien. Quelle est la valeur de la vie d’un Haïtien dans les champs de canne en République dominicaine ? Grâce à une exposition de photo, qui a mis au grand jour, il y a deux ans, les conditions déplorables de vie de nos compatriotes, nous avons pu nous faire une idée de la maltraitance dont sont victimes les ressortissants haïtiens dans le pays voisin. Les immigrés haïtiens ont pour tort d’être originaires d’un pays où les droits les plus élémentaires de l’homme n’ont jamais été respectés. Un pays qui n’a jamais su rendre justice aux plus faibles. Un pays où les plus riches se méfient des plus pauvres plutôt que de les aider à s’élever par l’éducation, la santé, la satisfaction des besoins les plus vitaux. Ce petit peuple qui ne peut trouver chez lui un minimum pour assurer sa survie est devenu une proie pour des gens sans scrupules, capables de l’exploiter sans vergogne et de décider, une fois qu’il le juge plus utile, de l’éliminer tout qu’en regard des différentes conventions sur les droits humains signées par les gouvernements dominicain et haïtien, que des mesures d’applications concrètes soient prises. Nous exigeons un positionnement clair du gouvernement haïtien sur la question des migrants haïtiens et de leurs descendants en République dominicaine. Car ne pas le faire est une insulte à tous les travailleurs des droits humains qui se battent depuis tant d’années pour que soient reconnus les droits de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants, c’est une insulte à toutes les victimes muettes et impuissantes que nous n’avons pas su protéger. Madame le Premier Ministre, Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères, Monsieur le Ministre des Haïtiens vivant à l’étranger, nous vous prions d’agréer nos salutations respectueuses et engagées. Signataires : Anne Lescot, directrice du Collectif 2004 Images, membre du Comité pour la mémoire de l’esclavage (Paris, France) Emmanuel Daoud, avocat, membre du Groupe d’Action Judiciaire et de la FIDH (Paris, France) Alessandra Spalletta, coordinatrice auprès de la Coordination Europe-Haïti (Bruxelles, Belgique); Camille Ferrié, “9 jours pour Haïti” (Carcassonne, France) Alexandre Cabrit, membre de la fondation KROMA Henriette et Jacques SARTIAUX CIDeCS HaïtiBelgique asbl – (Nivelles, Belgique) Mimi Barthélémy, conteuse (Paris, France) Rodney Saint Eloi, éditeur (Montréal, Canada) James Noël, poète (Paris, France) Elodie Barthélemy; plasticienne (Paris, France) Christiane Philippart et Marc Verbois (Nivelles, Belgique) Carl Viarre dit Carlton Rara (Mont de Marsan, France) Edwin Paraison (Santo-Domingo, République Dominicaine) Nathalie Carré (Paris, France) Philippe Allouard, consultant (Port-au-Prince, Haïti) Chantal Guérin, journaliste et responsable associatif (Créteil, France)Lettre ouverte au Gouvernement Haïtien ... (LETTRE OUVERTE suite de la page 3) (voir LETTRE OUVERTE / 14) (voir HONTE / 14) Chers amis lecteurs, ce n’est pas seulement

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Mercredi 17 Décembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 47 Page 13 Depi nou bezwen kay PETITES ANNONCES Due to personal problems selling little farms (1 acre) in Orlando area. Transfer $500.00 $85.00 monthly. total price $6,750.00 no credit necessary. Please call (305) 726-5079 Mrs. Maria. our e-mail is Investa@bellsouth.netLAND FOR SALE BEL FOUCHET Take Out8267 N Miami Avenue, Miami, Florida 33150 Tel. 305-757-6408 Le Manolo Inn Le Manolo Inn Le Manolo Inn Le Manolo Inn Le Manolo InnTéléphones : 566-5361 Téléphones : 566-5361 Téléphones : 566-5361 Téléphones : 566-5361 Téléphones : 566-5361 401-7108 / 514-0304 401-7108 / 514-0304 401-7108 / 514-0304 401-7108 / 514-0304 401-7108 / 514-0304 E-mail : lemanoloinn@mac.com E-mail : lemanoloinn@mac.com E-mail : lemanoloinn@mac.com E-mail : lemanoloinn@mac.com E-mail : lemanoloinn@mac.com Internet disponible pour les clientsDANS LES NIPPES DANS LES NIPPES DANS LES NIPPES DANS LES NIPPES DANS LES NIPPES• • • • • Des Des Des Des Des kilomètres de plage kilomètres de plage kilomètres de plage kilomètres de plage kilomètres de plage • • • • • Chambres tout confort Chambres tout confort Chambres tout confort Chambres tout confort Chambres tout confort avec air conditionné et avec air conditionné et avec air conditionné et avec air conditionné et avec air conditionné et Salle de bain attenante Salle de bain attenante Salle de bain attenante Salle de bain attenante Salle de bain attenante • • • • • Cuisine du terroir Cuisine du terroir Cuisine du terroir Cuisine du terroir Cuisine du terroir prép prép prép prép prép arée p arée p arée p arée p arée p ar un « Grand ar un « Grand ar un « Grand ar un « Grand ar un « Grand Chef » Chef » Chef » Chef » Chef » • • • • • Le Saut du Barril Le Saut du Barril Le Saut du Barril Le Saut du Barril Le Saut du Barril • • • • • Le Palais de Sudre Le Palais de Sudre Le Palais de Sudre Le Palais de Sudre Le Palais de Sudre Dartiguenave à Dartiguenave à Dartiguenave à Dartiguenave à Dartiguenave à Anse à Anse à Anse à Anse à Anse à V V V V V eau eau eau eau eau • • • • • La Petite Eglise de Petit La Petite Eglise de Petit La Petite Eglise de Petit La Petite Eglise de Petit La Petite Eglise de Petit T T T T T rou dat rou dat rou dat rou dat rou dat ant de du 17 ant de du 17 ant de du 17 ant de du 17 ant de du 17ème ème ème ème èmesièc sièc sièc sièc sièc le… le… le… le… le… VISION MORTGAGE BANK, INCEVENS HILAIRELoan Consultant 12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161 Phone: (305) 891-2225 Fax (305) 891-2559 Cell (786) 285-0384 10 départements d’étudesLicence en : • Gestion d’Entreprise • Conception et Exécution de Projet • Economie et Finance • Banque et Développement • Sciences Comptables • Relations Internationales • Gouvernance Diplôme en : • Informatique de Gestion • Relations Publiques Gestion des PMECentre de Formation et de Développement Economique (CFDE)Contactez nous : Angle Delmas 75 et Impasse Hérard # 3, P-au-P, Haïti, W.I. Par courriel Administration@CDFEHaiti.com GBrunet@CFDEHaiti.com Par téléphones (509) 246-1425 (509) 555-1575 (509) 513-3726 (509) 731-8828 Dr Raymond GaySpécialiste pour enfants certifié du CanadaHôpital Ste Justine pour les enfants 35, Rue Seymond Pradel, Jacmel, Haïti, W.I. B.P. 98, HT 9110, Jacmel, Haïti Tél.: (509) 3685-8432 3404-4905 E-mail: raymondgay8@hotmail.comHEURES DE CONSULTATION: MARDI JEUDI 8H-10H SUR RENDEZ-VOUS: SAMEDI 8H 12H Hôpital Maisonneuve-Rosemont de Montréal, P. Q. www.melodiefmhaiti.com Joyeux NoëlMélodie 103.3 FM, P-au-P Haïti en Marche Haïti Miami et le Monde

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Page 14 Mercredi 17 Décembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 47 Christelle Bartholomé (Belgique) Gary Klang, écrivain (Montréal, Canada) Nancy Roc, journaliste (Montréal, Canada) Dimitri Béchacq, doctorant en anthropologie, EHESS-IRD (Paris, France) Jean-Pierre TOMBO Président de l’association Cœur de Haïti (Simandre, France) Frantz Benjamin, poète (Montréal, Canada) Elliot Roy, président de l’Association “POUR HAÏTI” (Paris, France) Marcel Dorigny, Historien, membre du Comité pour la mémoire de l’esclavage (Paris, France) Jessie Lavelanet (Floride, USA) Daniel Laforest,pharmacien (Rennes,France) Léa de Saint-Julien, artiste (Paris, France) I. Le Pajolec (France) Anne Marie Straboni (France) Lic. Manuel de Jesus Dandre avocat, travailleur social (Santo-Domingo, République Dominicaine) Beneco Enecia, Sindico de Batey 8, (Barahona, République Dominicaine) Guy S. Antoine (South Orange, USA) Adrian Bance, professeur retraité, (Montréal, Canada) Marcel Lecorps, Ingenieur-informaticien, (Philadelphie Pennsylvanie USA) Ulza P. Lecorps, Infirmière, (Philadelphie Pennsylvanie USA) Paul Baron enseignant retraité (France) Gary Legrand, peintre (Paris, France) Fatima Benjou (Mont-de-Marsan, France) Nicolas Glady, producteur (Paris, France) Céline Anaya Gautier, photographe « Esclaves au paradis » (Paris, France) Eric Delion, géographe, réalisateur (Paris, France) Pascal Yerro,ingénieur (Paris, France) Mélanie Fortin (Paris, France) Fernando Casado Cañeque (Barcelone, Espagne)Lettre ouverte au Gouvernement (signataires) ...(... suite de la page 12) simplement comme au temps de l’esclavage, sans avoir à rendre de compte. À qui d’ailleurs ? Pas de famille qui viendra réclamer ou porter plainte. Pas de justice. Lorsqu’un citoyen d’un pays est victime d’acte de violence dans un autre pays, n’y a t-il pas un tollé ? La presse informe, les citoyens se mobilisent, les gouvernements demandent des comptes. Mais un Haïtien victime, qui s’en soucie ? Est-ce qu’un jour viendra, où l’homme ou la femme haïtienne ne sera plus obligé de fuir son pays, de risquer sa vie à la recherche d’une vie meilleure hypothétique, de donner sa force de travail et sa santé pour engraisser et enrichir des voyous dans des conditions indignes d’un être humain. Et tout cela pour personne ne s’en émeut. Il est temps que cela cesse. Il est temps pour les Haïtiens de retrouver leur dignité. Leur fierté. Pour cela nous devons compter que sur nous-mêmes. Il est temps pour nous d’utiliser nos propres ressources. Nous en avons. Elles sont diverses. L’argent ne fait pas tout. Nous avons l’exemple de pays qui a su s’en sortir tout seul malgré les embargos. Les Haïtiens ne sont pas moins compétents ni moins intelligents que les citoyens de ces pays-là. Nous sommes un peuple orgueilleux. Soit, que cet orgueil soit un orgueil positif. Un orgueil qui nous pousse à construire notre avenir pour ne plus avoir à subir les humiliations partout où nous allons. Cette vidéo est insupportable à regarder. Cependant, il faut l’avoir vue pour le croire. Il faut le faire savoir autour de nous. Il faut l’envoyer aux médias, journaux, télévisions, radios, internet, etc. Il faut que cela se sache et que cela s’arrête. Il faut que les auteurs de telles barbaries répondent devant la justice et qu’ils soient condamnés pour leurs actes. Il faut que le travailleur haïtien soit protégé au même titre que n’importe quel travailleur. Il faut que notre population puisse avoir accès au minimum dont tout être humain a droit. C. G. Creil, FranceLa vidéo de la honte(HONTE ... suite de la page 12) finir par y perdre la vie pire qu’un animal. Sans que A l’initiative de l’organisation « DIALOGUE HAITIANO-DOMNICAIN DES EGLISES » une délégation de neuf (9) journalistes haïtiens a effectué du 1er au 5 décembre dernier une visite guidée dans des Bateys de Barahona en République Dominicaine. L’objectif de cette visite, selon ses initiateurs, était de constater la situation des compatriotes haïtiens vivant dans les bateys. « Il y a de cela dix ans, j’ai tout vendu pour organiser les funérailles de ma mère. Aujourd’hui, il ne me reste plus rien pour subvenir aux besoins de ma famille», raconte ce « viejo » des champs de canne à sucre du pays voisin. Malgré tous ces déboires rencontrés de l’autre côté de l’ile, Lafortune considère que « ici, la vie est passable » par rapport à celle laissée dans son pays ni l’un ni l’autre. Sur le plan économique, les différences entre les deux Républiques éclatent aux yeux. Sur la route internationale qui relie les deux parties de l’île, la façade dominicaine est verdoyante. Des arbres bien entretenus sont érigés tout le long de la partie dominicaine recouverte de fines herbes vertes. Des militaires dominicains qui surveillent la zoneHaïtiens dans les bateys frontalière, se font aussi très souvent remarquer. Dans la partie haïtienne, c’est une véritable cacophonie environnementale. La route est complètement dénudée, dans un environnement totalement déboisé surgissent des grappes de maisonnettes et aucune présence des forces de l’ordre haïtiennes à l’horizon. Face à cette situation, le Pasteur Clément Joseph exhorte l’Etat haïtien à se montrer plus attentif à la misère de ces dizaines de milliers de compatriotes vivant en territoire voisin. Ce messager de bonne volonté fait aussi appel à la participation collective des Haïtiens, dans la perspective d’un développement réel et durable de leur propre pays. C’est quand tous les Haïtiens pourront espérer un lendemain meilleur, souligne-t-il, qu’ils n’auront plus besoin de quitter leur pays en quête d’un mieux-être ailleurs. Anise Pierre-Louis (Mélodie FM, Port-au-Prince) natal. Il indique que dans la plantation de canne à sucre, il gagne à peu près 200 pesos, soit plus de 220 gourdes par jour. Alors qu’en Haïti, se souvientil, « je mourrais de faim.» On estime à près de 800.000 le nombre de coupeurs de canne haïtiens, communément appelés « braceros », vivant en République dominicaine, selon le Groupe d’Appui aux rapatriés et réfugiés « GARR » et Amnesty international. Les sans-papiers haïtiens en territoire dominicain sont enlisés dans une atroce misère. Selon des informations communiquées par Florival Richard, coordonnateur du Centre d’Organisation des Droits des Immigrants d’Ascendance Haïtienne (CODIAH), les hommes dans les champs gagnent à peine un euro par jour. Les femmes de leur côté font un peu de commerce informel. Les familles vivent dans des abris de fortune. De l’avis du pasteur Clément Joseph, Directeur exécutif de l’Organisation Haitianodominicaine des Eglises, les sans-papiers haïtiens en République Dominicaine sont victimes d’une exclusion totale. « En République Dominicaine, toutes les portes leur sont fermées. Ils n’ont pas accès aux soins de santé, ne peuvent circuler. Ils ont beaucoup de difficultés pour inscrire leurs enfants à un établissement scolaire du fait qu’ils ne sont pas détenteurs d’une pièce d’identité dominicaine», soutient ce défenseur des migrants haïtiens en terre voisine. Interrogés à savoir : s’ils sont Haïtiens ou Dominicains, des enfants rencontrés dans un batey à Baharona ont tous répondu d’un air plein de détresse : « Tout est misère ici », a déclaré Odinord Richard, un bracero haïtien originaire de Cayes-Jacmel. Ce sexagénaire, d’un ton excédé, a fait savoir que les migrants haïtiens dans les bateys sont victimes de toutes sortes d’abus, d’injustices et d’exploitations à outrance. « Les Dominicains nous exploitent impitoyablement. Cela fait plus de quarante ans que je travaille ici ». Mais, a déploré cet homme, « depuis tout ce temps je n’ai rien économisé. Pas même un sou ». La situation d’Odinord Richard n’est pas différente de celle de la majorité des braceros haïtiens en République Dominicaine. Ces compatriotes qui traversent la frontière haïtiano-dominicaine par milliers évoquent diverses raisons pour justifier leur décision de continuer d’y aller. Le chômage et le sentiment d’abandon dans leur propre pays sont du nombre. Tavin Lafortune, 49 ans, qui vit en république voisine depuis plus d’une décennie, tient le même discours quand il vient à parler de la situation que vivent les Haïtiens dans les bateys. Odinord Richard lors d’une visite de reporters haïtiens au batey (photo HPN) Ce coupeur de canne haïtien dans une plantation dominicaine semble avoir perdu lui aussi une main (photo esclaveauparadis.com)DOSSIER VIDEO

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Mercredi 17 Décembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 47 Page 15 SPORTSEspagne: le FC Barcelone se détache nettementMADRID (AFP) Le FC Barcelone, vainqueur samedi au Camp Nou du “clasico” face au Real (2-0) lors de la 15e journée du championnat d’Espagne, a repoussé le club madrilène à 12 points et possède huit points d’avance sur Valence et le FC Séville, 2e à égalité avec 30 points. L’Atletico Madrid, qui a battu dimanche en soirée le Betis Séville (2-0) au stade Vicente-Calderon, a doublé le Real Madrid au classement, s’emparant de la 5e place. Le double champion d’Espagne en titre est 6e, à trois points de la 4e place, la dernière donnant droit au tour préliminaire de la Ligue des champions. Le FC Séville a infligé à Villarreal sa seconde défaite de la saison en Liga (1-0) au stade SanchezPizjuan. Le club sévillan confirme son redressement depuis sa lourde défaite à domicile face au Barça (30). L’équipe de Manolo Jimenez s’était imposée à Madrid face au Real (4-3) lors de la précédente journée. négative, avec seulement quatre points pris en quatre matches. Le “sous-marin jaune” est aussi dépassé au classement par Valence, qui a difficilement battu l’Espanyol Barcelone samedi (2-1). Outre la victoire, la bonne nouvelle pour Valence est venue de l’entrée en jeu du milieu international David Silva (60e), absent depuis trois mois en raison d’une blessure à la cheville gauche. A la dernière place du classement, Osasuna est décroché après sa défaite 1-0 à Huelva. Le club de Pampelune est à quatre points du premier non relégable. Samedi soir, le Barça a longtemps buté sur le Real Madrid, qui pensait tenir un résultat signe d’espoir pour la suite mais a fini par céder en fin de match sur des buts de Samuel Eto’o (83) et Lionel Messi (90+1). Le Barça n’avait plus gagné un “clasico” depuis 2005 et le Real Madrid, champion les deux dernières saisons, avait pris l’habitude de venir chercher en Catalogne son match référence (3-3 en 2006-2007, 1-0 en 2007-2008). Le Camp Nou, qui a enregistré la meilleure affluence de la saison avec 96.059 spectateurs, était aux anges malgré une pluie constante. L’équipe de Josep Guardiola, meilleure attaque et meilleure défense de Liga, a été dominatrice mais le Real de Juande Ramos s’est créé des occasions très dangereuses, notamment par Drenthe en première période et Higuain en seconde. Résultats des matches de la 15e journée du Championnat d’Espagne de football disputés samedi et dimanche: samedi Valence CF Espanyol Barcelone 2 1 FC Barcelone Real Madrid 2 0 dimanche Almeria Santander 1 1 Valladolid Deportivo La Corogne 3 0 Athletic Bilbao Sporting Gijon 3 0 Getafe Majorque 4 1 Huelva Osasuna 1 0 Malaga Numancia 2 0 FC Séville Villarreal 1 0 Atletico Madrid Betis Séville 2 – 0 Villarreal de son côté reste dans une spirale Italie: la Juve bat Milan et reste dans la roue de l’InterROME (AFP) La Juventus, qui s’est imposée lors du sommet de la 16e journée face à l’AC Milan (4-2) au terme d’une rencontre très rythmée dimanche soir à Turin, parvient à demeurer dans la roue de l’Inter, le leader du championnat d’Italie, à l’inverse de son adversaire qui lâche prise. L’Inter, vainqueur du Chievo (4-2) dans l’après-midi, possède six points d’avance sur la Juve (2e) et neuf sur Naples (3e) et le Milan (4e). Si rien n’est perdu alors qu’il reste encore 22 journées à disputer, le club milanais qui, faute de Ligue des Champions a fait du scudetto son objectif N.1, est désormais condamné à un sans faute pour espérer revenir sur le leader. Au stade Olympique de Turin, et malgré une pluie battante, Turinois et Milanais ont livré 90 minutes très plaisantes. Très agressive et très prompte à exploiter les contres, c’est la Juve qui s’en est le mieux tirée. Le Milan, malgré une bonne première demiheure, n’a pas pu peser autant, pénalisé par les absences de plusieurs joueurs majeurs, les milieux Kaka et Flamini, respectivement blessés vendredi et samedi, ainsi que Gattuso, qui lui ne reviendra pas avant le printemps. C’est en fin de première période que la Juve a réussi à faire le “break”. Après l’ouverture du score de Del Piero sur penalty (16, 1-0) puis l’égalisation de Pato suite à un centre de Ronaldinho (31, 1-1), les Bianconeri ont profité de deux erreurs milanaises pour creuser l’écart. Sur un corner, Chiellini, laissé tout seul par la défense, inscrivait un but d’une tête décroisée (34, 2-1) avant que l’attaquant brésilien Amauri ne marque à son tour, d’une tête piquée cette fois-ci (41, 3-1), suite à un centre de De Ceglie qui avait profité d’un ballon bêtement perdu par les Milanais. Ces derniers, menés 3-1 à la pause, n’ont ensuite jamais pu s’en remettre. Si le milieu Ambrosini, d’une frappe déviée par un défenseur qui trompait le gardien Manninger, redonnait un peu d’espoir en réduisant le score (56, 3-2), un nouveau but d’Amauri inscrit à la suite d’un une-deux avec Sissoko asseyait définitivement la victoire turinoise (69). arrangé les affaires milanaises. Plus tôt, l’Inter avait souffert pour s’imposer chez elle contre le Chievo (4-2). Alors qu’elle menait 2 à 0 au début de la seconde période et semblait se diriger vers un succès tranquille, elle s’est fait rejoindre au score par son adversaire à la 65e minute. Heureusement pour elle, Ibrahimovic, en marquant de la tête à un peu plus de dix minutes de la fin (79), lui a finalement permis d’avoir le dernier mot. En verve, l’attaquant suédois s’est ensuite offert un doublé, clôturant la marque d’une très puissante frappe du droit (88). “A 2 à 0, tout le monde dans le stade, le public et les joueurs, a pensé que c’était fini, a ensuite analysé l’entraîneur intériste Jose Mourinho. Après l’égalisation (à 2-2), le Chievo a cru pouvoir gagner et nous, on a eu la peur de perdre. Mais l’équipe a su bien réagir”. A l’image de l’Inter, qui a remporté son septième match de Serie A consécutif, un autre ténor s’est fait des frayeurs à domicile, la Roma. Menée 2 à 1 par Cagliari à 20 minutes de la fin, elle est toutefois parvenue à reprendre l’avantage grâce à des buts de Perrotta (77) et Vucinic (90) pour l’emporter 3 à 2. Entre temps, il est vrai que l’exclusion du défenseur Zambrotta (2e carton jaune, 65) n’avait pasLigue 1: Lyon accroché par Marseille, le championnat relancé PARIS (AFP) Le leader lyonnais a subi une nouvelle contre-performance en étant accroché par Marseille (0-0) lors du choc de la 18e journée de Ligue 1, dimanche, un résultat qui relance totalement le suspense en tête du classement au lendemain des victoires de Bordeaux et du Paris SG. L’affiche tant attendue entre l’OL et l’OM n’a pas tenu ses promesses mais qu’importe pour les Marseillais, qui conservent la 2e place à trois petits points d’un OL qui apparaît en déclin. Les Lyonnais, déjà corrigés à domicile mercredi par le Bayern Munich en Ligue des champions (3-2), accumulent, en effet, les déboires et n’ont plus gagné en L1 depuis le 16 novembre alors que le championnat leur semblait acquis il y a tout juste quelques semaines. Le retour de suspension de Juninho n’a pas permis de relancer une équipe qui n’est plus que l’ombre de celle qui a dominé la L1 durant les sept dernières saisons. Désormais, Lyon n’est à l’abri de personne puisque seulement six longueurs le séparent de la 8e place occupée par Nice. Outre le dauphin marseillais, l’OL doit se méfier du retour en force de Bordeaux (3e) et de Paris (4e). Les Girondins, que l’on croyait habitués à l’inconstance, se sont replongés avec sérieux dans le championnat, quatre jours après leur piteuse prestation à Rome (défaite 2-0) et leur élimination de la C1. Vainqueurs au Mans (3-1), ils en ont également profité pour soigner leur attaque (la 2e de la L1 derrière Marseille avec 27 buts) avec notamment la 10e réalisation de Cavenaghi, qui rejoint Hoarau et Gignac, auteur d’un doublé avec Toulouse contre SaintEtienne (3-1), en tête du classement des buteurs. Mais il faudra également compter avec Paris, redevenu un candidat naturel aux places d’honneur. La victoire ramenée d’Auxerre (2-1) n’a fait que confirmer le nouveau visage du PSG après deux saisons cauchemardesques. Si l’ambition officielle reste “le premier tiers du championnat”, les joueurs de Paul Le Guen évoquent déjà entre eux “un objectif secret” comme l’avait révélé Stéphane Sessegnon après le succès contre Lyon (1-0). Le milieu béninois, double buteur après avoir offert deux passes décisives la semaine dernière contre Le Mans, a d’ailleurs joint le geste à la parole. Rennes (5e) a, en revanche, lâché prise contre Nantes (0-0) même s’il a porté sa série d’invincibilité à 16 matches. Les Bretons voient poindre la menace de Toulouse, requinqué après sa victoire contre les Verts et en embuscade à la 6e place. également perdu la bonne cadence avec une troisième rencontre consécutive sans victoire. Les Aiglons, qui occupaient la 2e position du classement à l’issue de la 15e journée, rentrent petit à petit dans le rang alors que Lorient (9e), qui a ramené un large succès du Havre (3-1), la nouvelle lanterne rouge, poursuit au contraire sa folle remontée (5 matches d’affilée sans défaite). En bas de tableau, Valenciennes a réagi en dominant nettement Monaco (3-1). Toujours relégables (18e), les Nordistes reviennent toutefois à deux longueurs de Saint-Etienne (17e). Nice, battu au stade du Ray par Lille (1-0), a

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Page 16 Mercredi 17 Décembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 47 Le Général-Président Paul E. Magloire qui exerça le pouvoir de 1950 à 1956 Le Président Estimé visitant le nouveau Casino international au Bicentenaire La populaire chanteuse Lumane CasimirNOTRE HISTOIREEstimé, un demi-siècle après : le Président haïtien le plus populaire(ESTIME ... suite de la 1ère page) arrivé à la présidence que grâce à la question de couleur (son prédécesseur Elie Lescot avait trop fait pencher la balance du côté des mulâtres), au point que dans les maisons de la haute bourgeoisie on faisait porter le dimanche au garçon qui servait à table une livrée blanche pour ironiser le premier président noir postOccupation américaine sous le mandat duquel était apparue cette chanson populaire « Papa gede bèl gason, gede nibo bèl gason, l abiye tout an blan pou l al monte o palè. » Et comme il avait épousé une fille claire de la capitale, on baptisa la limousine présidentielle de « tombeau des mulâtresses. » Bref, la bourgeoisie se déchaîna contre le nouvel élu. Elle avait de bien plus puissants alliés que le chef de l’Etat : le haut état-major de l’armée, le haut clergé catholique européen et conservateur, le haut commerce. Et pour finir l’ambassade américaine. Pourtant on ne rapporta pas que Dumarsais Estimé prit ombrage de cette puissante rivalité. Ni qu’il fut tenté d’un quelconque esprit de vengeance.Une certaine idée d’Haïti ! …Contre toute attente, l’homme semblait avoir un programme qu’il voulait exécuter. Et plus encore, comme dirait De Gaule : une certaine idée d’Haïti ! En tout cas ce que l’histoire rapporte de lui dément toutes les vilenies qu’on a pu raconter sur son compte. D’abord c’est le président d’Haïti qui a achevé de payer la dette de l’Indépendance (les 150 millions de francs exigés au 19e siècle par la France pour accepter de se voir séparer de son ancienne colonie). Haïti est indépendante depuis le 1er janvier 1804. Estimé comprit que notre pays n’irait nulle part s’il ne se débarrassait de ce boulet. Mais il fut le premier président d’Haïti à ne pas avoir eu recours à un emprunt extérieur pour le paiement de la dette. Lorsque les Etats-Unis lui opposèrent une fin de non-recevoir, il appela les Haïtiens à faire euxmêmes le nécessaire. Un emprunt intérieur. Alors dans un grand élan de patriotisme et malgré que ce n’était pas le président de leur coeur, tous contribuèrent. En premier lieu probablement les riches grands dons de la province, dont le président était originaire et qui constituaient sa base comme l’Histoire le prouvera dix années plus tard lors des fameuses élections de 1957 où un certain candidat François Duvalier se revêtira du manteau de l’estimisme. En tout cas Estimé avait gagné ainsi la première manche.Replacer Haïti sur la mappemonde …On venait de sortir de la seconde Guerre mondiale et Haïti était en assez bonne santé financière ayant fourni des matières premières aux Alliés occidentaux pour leurs armées. Le peuple eut de quoi manger à sa faim. Dans le même ordre d’idées, c’est Estimé qui le premier conçut le projet du barrage de Péligre pour irriguer les terres jusqu’alors arides de la Vallée de l’Artibonite. Tous les présidents qui lui succéderont en feront leur cheval de bataille. Jusqu’à René Préval … « L’homme des Verrettes » savait évidemment mieux qu’un autre ce que cela représentait. Mais son génie ce fut de se saisir de la commémoration du bicentenaire de la fondation de les contempteurs du président, qui n’avaient pas lâché prise, racontèrent qu’il se promenait la nuit dans le palais habillé tout de rouge comme Lucifer. Port-au-Prince (1749-1949) pour replacer Haïti sur la mappemonde et lui donner ce qui allait être sa deuxième plus grande source de richesses après le café : le tourisme. La construction de la Cité de l’Exposition appelée communément le Bicentenaire est ce que Haïti aura conçu de plus visionnaire pendant tout le siècle écoulé. Outre qu’il a symbolisé la plus belle image d’Haïti dans le monde avec une Exposition universelle à laquelle participèrent toutes les plus grandes nations, le Bicentenaire fit aussi entrer Haïti dans le modernisme. Sa seule réalisation permit l’apparition de véritablesMagloire fit son coup d’Etat …Et les bobards finirent par l’emporter sur les grandes réalisations. Pas difficile quand on a contre soi toutes les puissances réunies : la grande bourgeoisie, le haut clergé breton qui n’appréciait pas cette identification du chef de l’Etat aux dieux vodou (comme dans les chansons de Lumane Casimir). Et le haut état-major de l’armée avec son chef, le colonel Paul Eugène Magloire, ruant dans les brancards devant les succès de celui qu’il considérait comme son protégé (et qu’il se faisait un plaisir d’appeler dans le privé « Ti Estimé »). Sous une vague accusation que le président s’apprêtait à changer la Constitution pour s’accrocher au pouvoir (comme lui-même va tenter de le faire lorsque parvenu à la fin de son mandat en 1956), Magloire fit son coup d’Etat. entreprises locales (hôtellerie, construction, exportation de produits d’artisanat, location de voitures et association des chauffeurs guides etc) dans une économie qui se conjuguait depuis l’Indépendance de 1804 au rythme de la seule récolte de café.Le rêve indigéniste …Modernisme encore parce que c’est sous Estimé que se formèrent les premiers syndicats ouvriers ainsi que ceux de la fonction publique (syndicat des employés de la Banque nationale) que le duvaliérisme devra assassiner pour installer sa présidence à vie. Enfin c’est la courte présidence Estimé qui consacra le rêve indigéniste ou retour à notre identité fondatrice, annoncé par les penseurs haïtiens dans la lutte contre l’Occupation américaine (1915-1934) une décennie plus tôt. Le Bicentenaire fut ainsi l’occasion de la création de la Troupe nationale et du Théâtre de Verdure avec pour vedettes des artistes issus de la masse, le tambourineur Ti Roro et la chanteuse Lumane Casimir. Au point que pour s’en moquer car la grande bourgeoisie haïtienne se faisait un point d’honneur d’afficher son mépris pour les mêmes éléments d’identité en question (créole, vodou etc), (voir ESTIME / 17)

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Mercredi 17 Décembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 47 Page 17Le mot de Washington …C’est lui-même qui nous le raconta lorsque nous lui rendîmes visite dans son exil à New York en 1978 (une interview qui devait déchaîner contre nous la colère du gouvernement de Baby Doc) : « Lorsque nous décidâmes de déposer Ti Estimé, j’allai voir l’attaché militaire américain. Celuici me dit : ne prenez pas le pouvoir tant que vous n’avez pas reçu le mot de Washington. « Ce qu’on a fait, nous avons procédé à l’arrestation d’Estimé que nous avons enfermé dans une maison que possédait le colonel Marcaisse Prosper ». Prosper avait été le bras droit de Paul Magloire. Puis, poursuivit l’ex-général-président, nous avons mis l’armée en condition D et nous sommes restés à jouer aux cartes dans les Casernes Dessalines. Trois jours après, l’attaché militaire américain m’appela pour me dire : « Paul, ça y est. » Alors nous avons embarqué « Ti Estimé » pour l’exil. Celui-ci devait mourir quelques mois plus tard dans un hôpital de New York. Tout seul. Son épouse, Lucienne Heurtelou Estimé, raconte dans son autobiographie que le lendemain matin elle revint voir son mari mais le corps n’était déjà plus dans la chambre.Un grand crime contre l’Histoire …On raconta que Paul Magloire l’avait fait empoisonner. Probablement faux. Il faudra attendre Papa Doc pour ce genre de pratiques. Mais Paul Magloire n’en commit pas moins un grand crime contre l’Histoire de ce pays. Il avait fait la première violation constitutionnelle dans l’Haïti de l’après l’Occupation américaine et de la deuxième moitié du 20e siècle. Depuis on ne connaîtra plus que cela. Pour aboutir à la présidence à vie de Duvalier père et fils. Qui pis est, il est évident que Magloire n’a agi que par ambition. Et contre un président qui n’avait voulu que le bien de son pays et qui n’avait pas une goutte de sang sur les mains. On attendra un autre demi-siècle pour le comprendre. Aujourd’hui l’image de Dumarsais Estimé supplante à la fois celle de tous ses prédécesseurs et de tous ses successeurs. Mais le vrai miracle est qu’elle ait su échapper aussi à la malédiction de Papa Doc qui fit croire lors des élections de 1957 qu’il voulait reprendre le rêve d’Estimé. Marcus, 14 Décembre 2008Un demi-siècle après : le Président haïtien le plus populaire(ESTIME ... suite de la page 16) Stephen Alexis, il participe à un complot contre le gouvernement fasciste de François Duvalier. Il est arrêté et torturé (23 ans). Cette vie turbulente ne l’a pas empêché de faire des études classiques en Haïti, d’enseigner dans de prestigieux collèges et d’amorcer une carrière de journaliste. En effet, il rédige à 13 ans ses premiers poèmes qu’il interpréte à la radio. À l’âge de 16 ans, il achève un premier livre de poésie. Puis il publie coup sur coup Au milieu des larmes (1960), Plus large qu’un rêve (1960), La raison et mon amour (1961), Essai sur la négritude (1962) et Le nationalisme dans la littérature haïtienne (1963). Il fonde le groupe culturel Samba qui devait devenir Haïti-littéraire. Parallèlement à sa vie d’écrivain, il enseigne dans des collèges et au lycée. Il est en même temps critique littéraire et reporter aux quotidiens Le Nouvelliste (1961-1962) et Panorama (1962-1964). Étienne a aussi suivi parallèlement une trajectoire artistique et militaire, particulièrement à la Société des Messagers de l’art (1963) et au Corps d’Aviation où, cadet de l’air, il est affecté au département de météorologie (1955-1957). En août 1964, l’écrivain s’exile au Canada. Débarqué à Montréal, il enseigne au Lycée Da Silva (1964-1965) et travaille comme reporter au quotidien Métro Express et au journal Quartier Latin . Au cours de ses études de licence ès lettres (1964-1970), il travaille en usine puis comme infirmier à l’Hôtel Dieu de Montréal. Il enseigne au Collège de Matane (19681970) et collabore au journal La Voix canadienne . Il publie en 1965 son premier livre au Canada, Lettres à Montréal . Il rencontre en 1967 la compagne de sa vie, Natania Feuerwerker, dont il a deux enfants, Joël et Michaëlla. Il commence à enseigner à l’Université de Moncton en 1971. Il obtient son doctorat en linguistique (Strasbourg, 1974). Il est professeur de linguistique et de grammaire supérieure à Moncton, en Acadie, jusqu’en 1978. En 1979, il fonde le module information/communication où il enseigne désormais le journalisme. Il collabore au Devoir de 1972 à 1987 et il est éditorialiste au quotidien Le Matin (19861987). Malgré deux comas et une opération au cerveau, il continue à écrire à l’hebdomadaire Le Voilier (1987-1989). Malgré une agression d’ordre politique en 1993 (voir L’Injustice, la désinformation, le mépris de la loi ), il poursuit sa lutte pour le changement dans son pays d’origine. Depuis cette date, il collabore au journal Haïti-Observateur . Plusieurs de ses titres ont été traduits en langues étrangères. L’écrivain a aussi suivi une carrière scientifique. Il a découvert une nouvelle discipline en sciences humaines, l’anthroposémiologie, et il a publié deux essais plus haut mentionnés, en plus de 50 études savantes en linguistique, en critique et en sémiologie. Gérard Étienne est récipiendaire de plusieurs prix et distinctions.Hommage à Dr. Gérard V. Etienne (DECES... suite de la page 10) frontière nord, sur l’identification de leurs causes, les auteurs de ces actes de violations, le profil des victimes et des personnes vulnérables. La zone frontalière et les postes de contrôle militaires dominicains sont les lieux où les violations de Droits Humains sont les plus fréquents, cela, en raison du caractère répressif de ces forces, l’absence ou la faiblesse des institutions étatiques et le niveau de conflit interne prévalant au sein de ces institutions. Les femmes et les enfants migrants sont des groupes-cibles très touchés par les violations des Droits Humains, souligne l’étude. 57% des Dominicains et 47% des Haïtiens interrogés révèlent respectivement que les auteurs de ces actes sont principalement des militaires dominicains et les policiers des deux pays. Parlant des causes des violations, Mme Morales les a subdivisées en deux groupes : Les causes structurelles et situationnelles. Parmi les causes structurelles, elle cite notamment la pauvreté, les conditions socio-économiques précaires des Frontaliers et l’indisponibilité des services de base comme la santé, l’éducation, l’eau potable, etc. La corruption qui gangrène les institutions étatiques, la complicité des agents publics avec les trafiquants, les préjugés et l’antihaitianisme en République Dominicaine figurent aussi parmi les causes structurelles des violations des Droits Humains relevées à la frontière Nord. L’impunité qui s’installe dans ces zones et le manque de connaissance sur les mécanismes de protection des Droits humains sont autant de causes situationnelles des violations. La plupart des dénonciations sont mal présentées ou peu documentées par les autorités judiciaires, explique Veilka Polanco Morales. En outre, la Coordonnatrice de l’étude a présenté les nombreux problèmes touchant des enfants d’ascendance haïtienne, les violations qui accompagnent les déportations d’Haïtiens/Haïtiennes et les mauvaises conditions dans lesquelles évoluent les travailleurs en provenance d’Haïti. L’étude recommande des mesures de prévention et de protection des victimes. Sur le plan préventif, elle invite les autorités et les organisations à renforcer les outils et mécanismes qui permettent l’identification des pratiques normes, attitudes discriminatoires et entreprendre des actions de sensibilisation et de dénonciations de ces pratiques. D’un autre côté, elle invite les autorités des deux pays à renforcer les contrôles internes et externes des pratiques gouvernementales au regard des Droits humains ainsi que le dialogue interinstitutionnel. Elle encourage également les deux Etats à assurer le suivi des accords signés et à réactiver la commission mixte bilatérale afin de résoudre des problèmes communs. La délégation des organismes de droits humains de la frontière Nord, auteurs de cette recherche , était dirigée par le Père Kénel Sénatus, responsable de Solidarité Frontalière, basée à Ouanaminthe. Soulignons que la présentation de ce rapport marque le lancement d’une semaine d’activités organisée par le GARR dans le cadre de la célébration le 18 décembre prochain, de la Journée Internationale de Solidarité avec les Migrants/es. (MIGRATION ... suite de la page 9)Haïti-Rép. Dom. :Situation des droits humains à la frontière NordDes organismes frontaliers réclament des mesures de protection Les Caraïbes veulent la fin de l’embargo américain contre CubaLes 14 chefs d’Etat ou de gouvernement de la Communauté des Caraïbes (Caricom) ont réclamé la levée de l’embargo américain contre Cuba et rendu hommage au dirigeant historique de l’île communiste, Fidel Castro, au cours d’un sommet le lundi 8 décembre à Santiago de Cuba. “La Communauté des Caraïbes espère que le changement en cours aux Etats-Unis reléguera pour toujours cette mesure aux oubliettes de l’histoire”, a déclaré Baldwin Spencer, Premier ministre d’Antiguaet-Barbuda assurant la présidence tournante du Caricom, faisant allusion notamment à la promesse du président américain élu Barack Obama d’alléger l’embargo imposé depuis 1962 à Cuba. Par ailleurs, le Caricom a décerné son “ordre d’Honneur” à Fidel Castro, 82 ans, qui a laissé le pouvoir en juillet 2006 à son frère Raul pour des raisons de santé. Le Caricom “souhaite reconnaître publiquement le soutien offert par le compagnon Fidel Castro à la Communauté pour son développement économique et social”, a souligné M. Spencer sans préciser comment ni où cet ordre serait remis à Fidel Castro qui n’a fait aucune apparition publique depuis fin juillet 2006. “Lider Maximo” de la révolution de 1959, Fidel Castro vit depuis sa retraite dans un lieu tenu secret des environs de La Havane où il continue à veiller sur l’évolution de la politique cubaine. Le IIIe sommet Cuba-Caricom a été inauguré lundi par le président cubain Raul Castro qui a appelé à une coopération accrue entre les pays d’Amérique centrale et du Sud pour faire face à la crise financière mondiale. “Nous avons la possibilité de participer activement à la création d’un schéma régional vaste et diversifié qui reconnaît le droit à un traitement spécial et différent que méritent les économies plus petites”, a-t-il dit. “Aujourd’hui, nous faisons face à l’échec de la politique néolibérale (...) Toute la chaîne de fonctionnement de l’appareil financier s’est écroulée et les normes et instruments imposés par les centres du pouvoir économique aux petites nations, comme celles des Caraïbes, sont en crise”, a ajouté Raul Castro qui doit participer la semaine prochaine au Brésil à un sommet des pays d’Amérique latine et des Caraïbes sur l’intégration et le développement. Le sommet Cuba-Caricom se déroulait lundi à Santiago de Cuba (sud-est), berceau de la révolution cubaine, en présence de chefs d’Etat ou de gouvernements de 14 pays membres du Caricom (Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Dominique, Haïti, Grenade, Guyana, Jamaïque, SaintKitts-et-Nevis, Saint-Vincent et les Grenadines, SainteLucie, Surinam et Trinité-et-Tobago). L’impact de la crise financière mondiale sur les Caraïbes, les problèmes alimentaires et environnementaux, ainsi que les relations entre le Caricom et l’île communiste, confrontée depuis 1962 à un embargo américain, étaient au menu des discussions.NOTRE CARAIBE

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Page 18 Mercredi 17 Décembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 47 Les Sports avec Mario Bareau informations avec Laury Faustincon Lucianiavec Villette Hertelou Mardi avec Bernard EtheartLun. & Mer. : L’heure classique Jeu. & Dim. : Jazz at Ten Judy Carmichael reçoit ses invités9h00 10h305h 30 pm journal créole avec Louini Fontal animation James Prédvil74 bis Rue Capois, Port-au-Prince, Haïti Tél.: (509) 2221-8596 / 2221-8567 / 2221-8568 / 2221-0204 Fax: (509) 2221-1323 E-mail: melodiefm@hotmail.com / URLL www.haitienmarche.com Librairy of congres # 1SSN 1064-3896www.melodiefmhaiti.com Mélodie & CompanyDéveloppement durable LES JEUX En Bref...(... suite de la page 2) la Diaspora haïtienne des États-Unis auront l’occasion de concurrencer pour des financements jusqu’à $100.000 américains pour compléter leurs investissements afin d’accroitre ou d’établir des entreprises en Haïti. Le programme considérera des projets dans les secteurs productifs d’Haïti, tels que l’agriculture, la pêche et le bétail, l’artisanat, l’assemblage, le tourisme, la technologie de l’information et de la communication, la construction, et toutes les industries complémentaires. Les concurrents doivent fournir des plans détaillés pour les activités économiques soutenables appelées à créer des emplois et injecter des capitaux dans l’économie haïtienne. Le développement des affaires et tout autre support technique seront fournis aux bénéficiaires. Les programmes de garantie de crédit avec les banques haïtiennes locales permettront d’améliorer l’accès au crédit. Mort de l’écrivain Gérard V. EtienneLe Dr Gérard Etienne, écrivain et journaliste haïtien, professeur retraité de l’Université de Moncton, auteur de 35 ouvrages est décédé le Dimanche 14 décembre 2008 à Montréal. Les funérailles ont eu lieu le lundi 15 décembre 2008 à 9:30 am, au 935 Beaumont Outremont (métro L’Acadie). Gérard V. Etienne, farouche militant anti-duvaliériste dans les années 60, était également devenu l’un des plus fervents opposants au président Jean Bertrand Aristide, prenant part à de nombreux débats sur Haïti dans les grands forums en circulation sur le net.Une marche de sensibilisation sur la souveraineté alimentaire nationalePlus d’une dizaine d’organisations paysannes en Haïti se sont mobilisées pour participer le vendredi 12 décembre écoulé à une marche de sensibilisation pour la souveraineté alimentaire dans le pays. Des délégués, femmes et hommes en provenance des dix départements géographiques d’Haïti, ont défilé, portant des pancartes exprimant leurs revendications sur le thème « kaba grangou, rebati anviwonman se kore agrikilti lakay ». Le regroupement d’organisations de femmes Fanm pap tann, la Coordination nationale des femmes paysannes (Konafap) pour la souveraineté alimentaire, faisaient partie des organisations qui ont participé à la marche. Les marcheurs ont démarré de l’intersection de la route de l’aéroport international et de la route de Delmas, puis ont emprunté l’avenue Martin Luther King, l’avenue John Brown, l’intersection du quartier dénommé Poste Marchand pour aboutir au kiosque Occide Jeanty au Champ de Mars. « Avec le plan préparé dans le cadre du document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (Dsncrp), [dont le gouvernement de Michèle Pierre-Louis fait son cheval de bataille], il est clair que rien ne va changer dans la réalité nationale », déplore Marie Edith Germain Remonvil du Mouvement paysan nasyonal kongré Papay (Mpnkp). Edith Germain Remonvil exhorte le gouvernement de Michèle Duvivier Pierre-Louis à donner la première place à l’agriculture dans le budget pour l’exercice fiscal 2008-2009, qui doit être présenté au Parlement le lundi 15 décembre 2008 – afin de prévenir des désatres environnementaux du type de ceux enregistrés entre août et septembre 2008 après le passage de 4 cyclones successifs (Fay, Gustav, Hanna, Ike). Le regroupement d’organisations initiatrices du mouvement mettra en branle, en janvier 2009, d’autres actions de plaidoyer à l’échelle nationale afin de sensibiliser l’opinion sur les démarches à entreprendre en faveur de la souveraineté alimentaire nationale. L’initiative de cette marche revient aux organisations Tèt Kole Ti peyizan ayisyen, la Coordination régionale des organisations du Sud-Est (Crose), le Réseau national haïtien pour la sécurité et la souveraineté alimentaire (Renahssa), le Réseau des associations de coopératives pour le commerce et la production agricole dans le Bas Artibonite (Racpaba), Konbit peyizan Nip (Kpn), Kowòdinasyon peyizan Grandans (Kpga), la Coordination nationale pour les revendications des paysans haïtiens (Konarepa), le Mpp, le Mouvement paysan national du congrès de Papaye (Mpnkp), la Coordination nationale des femmes paysannes (Konafap). Cette mobilisation, qui inclut des marches et des débats sur la souveraineté alimentaire, est appuyée par plusieurs organismes internationaux et nationaux, comme Action Aid, Intermon Oxfam, Oxfam Québec, Voisin Mondial, la Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda), Enfo Fanm, l’Institut culturel Karl Lévêque (Ickl), la Coordination nationale de sécurité alimentaire.

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Mercredi 17 Décembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 47 Page 19Ti Gout pa Ti Gout ak Jan Mapou Youn pye mapou tonbe : Jera Etyèn / Gérard Étienne (28 me 1936 14 desanm 2008) mouriak Max Manigat Misye te toujou rele-m: ‘Ti Maks”. Kou telefòn-nan sonnen, mwen pran li mete bò zòrèy-mwen epi m’ tande youn vwa ki di : “ Se mwenmenm wi! ” Enben, sa se Jera! M’ pi gran pase Jera, nou ganyen 4-an diferans, men nou zanmi, zanmi depi plis pase 50-an. Se mwen ki batize premye pitit gason-li : ‘Ti Jera’. Si youn moùn konn tout afè Jera, lè li te jenn : se byen mwen. Anpil kourikoulòm vite (rezime an angle) misye bliye kèk koze ki make epòk nou te jenn gason ansanm. Youn powèm “ Gladys ” (Edisyon Panorama , 1963) li te pibliye ganyen istwa pa-l misye te rakonte-m. Mwen kwè se mwen sèl ki konnen istwa sa-a. “ Cénacle Samba ” ki te pral sèvi kòm baz mouvman literè : “ Haïti Littéraire ” se limenm ak mwen ki te fonde-l. Defen Raymond Philoctète te konn sa ; li ekri sa nan prefas antoloji pwezi ayisyen li-yo. Claude B. Auguste palede sa tou. Se pa bagay yo renmen repete, men se konsa sa ye. Anthony Phelps pa te janm rankontre avèk René Philoctète ; se mwen ki te mennen René kay Anthony , Petyonvil, pou premye fwa. Revi “ Rond Point ”, nimewo 9, rakonte sa. Mwen vle jodi-a, jou lantèman Jera Etyèn, pou pawòl sa-a pale paske anpil moùn ap sezi tande : san ‘ Cénacle Samba ’ pa ta ganyen “ Haïti Littéraire ”. Nouvo gwoup sa-a te make Jera move jan poutèt lòt zafè ki pa te ganyen anyen pou wè avèk pwezi. % Jera pibliye plis pase trant liv : pwezi, esè literè, woman, elat. Premye woman misye : “ Le nègre crucifié ” (1974), ki tradui nan plizyè lanng, se youn bonm ki eklate nan figi sosyete ayisyen-an, ki pase pran sistèm vyolans ak kraze zo diktati Franswa Divalye-a. Tèt-mwen cho, maten-an, kankou vè lanp. Zanmi-mwen, frè-mwen pran devan. M’ a tounen sou zèv literè Jera, youn lòt fwa. Peyi d’Ayiti pèdi youn ekriven-towobanj yè 14 desanm 2008-la. N’ap rele, men se rèl lapenn ase paske n’ap bat bravo tou pou tan gason sa-a te pase avèk nou sou latè. Pwovèb-la di : “ Pawokèt pa ale nan lagè, men li voye plim-ni.” Enben, Jera mouri, li kite zèv-li pou nou, pou nouvo jenerasyon-yo, pou Ayiti manman libète, pou lemonn antye. Abobo!= * = * = * =An nou simen fèy bazilik ak sitwonnèl pou Sanba Jera Étyènak: Ralba Natanya machè pran kouray Jera youn zanmi toutbon youn frèbra pagen tankou-l kase kòd jounen jodi-a kite nou men nan machwè tèt anba de ran dlo de ran larim Li kite nou tout pasipala demanbre, de bra balan, aladriv nan peyi fredi yo. Bèl chè manman pran kouray Mizè w pa ka gen bout Pran kouray bèl chè manman mare tèt-ou mare ren-w ak youn foula disèt ne pou chavire kalè sila-a ki demambre-w ak tout pitit ou tout kè fanmi-w k’ ap soutni-w ak ray epi kouray nan move pas sila-a w-ap travese jounen jodi-a katoz desanm nan ane 2008-la Kèr an nou sere fòpaplis N’a pran kouray lò nou sonje tout bèl materyo kòk la simen tribòbabò alawonn badè pou anvayi lespri tout mounn ki plim-e-ank nan kat pwen kadino Mounn sa yo va kontinye rouze tè-a ak siwo batri pou fè nanm li gaya Y’a va kontinye simen fèy bazilik ak sitwonnèl pou nanm li voyaje san mizè san traka nan peyi tonbe gengole kote lonbrit li antere, sou tè d’ Ayiti Tonma Jouk jounen jodi-a popyè je-l fèmen-an Moso tè sila-a Jera pa te janm sispan renmen-l ak tout logèy li Jera n’ ap toujou gade-w lan kè nou lan sèvèl tèt nou lan zantray nou An nou siye je nou pou nou sa wè solèy-la leve lò jou va louvri Abobo! Abobo! m’ di. Ralba (nan lakou Nouyòk 14 desanm 2008)= * = * = * =KILTI NOU SOU WOUT PÈDI KOU SIYIS MADOU AYISYEN NAN MIYAMI AP D"MI-REVE “NWÈL LAKAY”25 desanm ap pwoche. 25 desanm tonbe do pou do ak dat ti jezi te fèt. Lakay se te konn gwo fèt wi, nou sonje! Mezanmi, nou sonje jan sa te bèl. Nou sonje lakay fèt nwèl se fèt legliz, fèt lanmou, fèt rekonsilyasyon. Jou sa-a tout fanmi ki gen mounn nan prizon kit se pou volè, movezafè osnon politik y’ap tann prezidan peyi-a ki pral bay amnisti, lage prizonye vin pase nwèl ak fanmi yo. Lekòl lage, tout timounn anvakans. Vakans Nwèl. Tout legliz yo dekore, Monpè, Chèfrè ak Mamè nan legliz ak lekòl katolik yo ap fè aktivite moute-desann. Ti Jezi pral tounen. Legliz yo an penpan. Bèl flè pwennseta, bougenvilye woz wouj, woz woz, woz blan, kanasyon... Gade non anndan legliz yo se lafrechè, santi bon... Anfannkè ap retire pousyè, wòb monpè byen repase, nap lotèl kase an 4, byen vlope pou lanmès minui nan pita. Nan epòk Nwèl, tout mounn ki gen kont rekonsilye. Se vwazen ban-m nouvèl ou vwazin, monkonpè k’ap mande makomè kijan vye kò-a ye? Younn ap pote pou lòt ti bòl bouyon reveyon nan lavèy epi nan denmen 25 desanm yo pataje likè ak tranch bonbon. Jou Nwèl, se jou timounn gen libète pou y’al vizite granmè, al bobo marenn yo, parenn yo, matant ak grandèt nan katye-a. Yo sèvi yo likè ak bonbon. Se epòk tout timounn kou granmounn konn sou kou pipirit tankou yo manje bonbon ak likè osnon kremas. Timounn yo fè bèl fannal, younn pi bèl pase lòt. Fanal se youn karakteristik nwèl lakay. Nan pwen nwèl san fanal. Se kilti pa nou. Yo fè yo ak katon, sèvi ak biren osnon moso jilèt chandra pou dekoupe desen yo epi, yo kouvri yo ak papye koulè. Yo mete balenn osnon bouji anndan fanal yo pou klere desen yo. Timounn ki pi entelijan mete ti anpoul ki chita sou tèt youn batri. Lè batri-a fini yo bat li, yo bat li osnon yo mete-l anba tè pou yo rechaje-l. Gen tout kalite motif fanal. Gen legliz. Gen pale. Gen bèl tikay ak achitekti jinjèbrèd... Anfen anfen timounn yo itilize imajinasyon yo pou yo dekore devan pot lakay yo osnon katye kote yo rete-a. Se gwo konpetisyon wi. Gen ki fè bonjan ti monnen tou nan vann fatal bay lòt ti zanmi osnon bay touris lè tourist e konne debake nan Bisantnè. Debò lali ale-retounen Petyonvil se tankou laretrèt oflanbo. Mesye-dam yo kontan. Y’ap mache monte desann, y’ap rele viv nwèl anba youn plidetwal-alimèt Bengal… Gwo kout peta k’ap pete an rebondonng pou kenbe tout mounn doubout je louvri nan youn minui kretyen san fen. Viv Nwèl onò. Lesid reprann viv nwè… Gendelè lè tèt yo cho, gwòg yo pran chè ak likè osnon tranpe bwa kochon, bouch konn chape, betiz tonbe, nou konprann! Men, pa pè! granmounn yo kanpe la tinfas pou raple yo alòd. Osnon mete lòd nan dezòd. Epòk nwèl se lè jennjan yo fi kou gason dòmi ta epi fimen youn ti sigarèt comme il faut. Depi ou pa al twò lwen ou gendwa ret nan katye-a ak zanmi-w pou jwe, pale, bay lodyans men detanzantan lamè osnon lepè osnon Grann vin tyeke pou asire pa gen dezòd… Depi nan fen mwa Novanm bèl mizik nwèl gaye nan tout radyo. Radyo ayisyen ak radyo panyòl yo. Nan pwovens tankou nan peyi pa-m Okay Difon depi li 6è diswa radyo panyòl yo kouvri tout ti radyo lokal yo ak chante Feliz Navidad …Sèl lavwa Disid, Loulou Dejwa te fè mounn Okay kado lè li te sot Kiba… <> Tino Rosi ap chante nwèl malere. Devan legliz Lakatedral Okay machann pate fè kenken. Gen youn anbyans mizikal ki resevwa tout mounn ki pral mès 4è mès minui yo. Sou tout arebò legliz-la machann yo ap monte desann..<
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