Citation
Haïti en marche

Material Information

Title:
Haïti en marche
Place of Publication:
Miami Fla
Publisher:
s.n.
Publication Date:
Copyright Date:
2005
Frequency:
Weekly
regular
Language:
French
Physical Description:
v. : ill. ; 45 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
Haitians -- Newspapers -- United States ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.) ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
Spatial Coverage:
United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti

Notes

Language:
In French.
General Note:
Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright Haïti en Marche. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
21271733 ( OCLC )
sn 92061416 ( LCCN )
1064-3869 ( ISSN )

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POLITIQUE

Pourquoi personne ne veut des elections ?
PORT-AU-PRINCE, 15 acteurs principaux que sont les candidats d6montrant comment ce calendrier est int6ress6 a savoir ce qui se passe. Le
Novembre Personne ne veut des et les partis politiques. impossible a tenir. peuple a actuellement d'autres chats
prochaines s6natoriales partielles. Depuis l'annonce de la date du Les commentaires n6gatifs a fouetter et pas assez de temps pour
Sauf l'institution 6lectorale ou CEP 19 avril 2009 pour le premier tour des s'enchainent chez les parlementaires et se prdoccuper des manceuvres
(Conseil electoral provisoire). Or on elections devant renouveler le tiers du les responsables politiques. Bien que le traditionnellement sournoises de nos
ne peut avoir d'l6ections sans les SRnat, ce ne sont que prises de position grand public semble iusqu'a present peu (vnir SENATORTATLES / 5


CATASTROPHES EN SERIE


ghted


U',


Content

ial News


(photo Eugene Robenson)

Halte aux catastrophes: C'est maintenant ou jamais !


PORT-AU-PRINCE, 16
Novembre C'est maintenant ou
jamais, pense tout le monde, que l'Etat
haitien doit prendre les dispositions
n6cessaires pour corriger les
problkmes qui sont a labase aussi bien
des catastrophes naturelles qui ont
r6duit en lambeaux une bonne partie


du pays que de la perte de 92 vies,
majoritairement des enfants, dans
l'effondrement de l'6cole < La Promesse
6vang6lique >, le 7 novembre 6coulk,
dans le quartier de N6rette, PNtionville,
banlieue de la capitale haitienne.
Le President Rend Preval, le
Premier ministre Mme Michble Pierre-


Louis et le Gouvernement (ainsi que les
municipalities de la region
m6tropolitaine) ont annonc6 leur
intention de prendre des dispositions
strictes et imm6diates pour r6tablir le
respect des normes afin de lutter contre
les constructions anarchiques et la
destruction syst6matique de


l'environnement qui se poursuit
impunement depuis des temps
imm6moriaux.
A la difference que le
pouvoir actuel n'a plus le loisir de
faire des promesses en l'air, c'est-a-
dire qui sont oublides l'instant
(voir CATASTROPHES / 4)


Haiti est-elle prete

pour un Barack Obama ?


PORT-AU-PRINCE, 14
Novembre Barack Obama n'aurait
pas 6td lu president d'Haiti.
I1 n'aurait pas 6td un
<< Haitien d'origine >>, comme le
r6clame la Constitution. I1 n'aurait
pas pu fournir l'acte de naissance de


son pre. Le president Olu des Etats-Unis
est le fils d'une amdricaine blanche du
Kansas et d'un pbre kenyan. En Haiti
pour 6tre candidat a la pr6sidence ou
meme 6tre nomm6 chef du
gouvernement, il faut 6tre nd de parents
haitiens et pratiquement de grands


parents 6galement haitiens, cela par le
jeu des actes de naissance a retrouver
dont on sait toute la migraine et toutes
les incoh6rences que cela vaut.
Tandis qu'unfils d'immigrants
haitiens aux Etats-Unis, meme si les
(voir ORAMA / 10)


II Sr sf I I I l I lli

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(photo Thony BNlizaire)


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lable from Comn









Page 2


de ses 61eves. II s'agit de < Grace
divine d'Haiti >>, situde au fond d'une
ruelle, la Rue Reine, dans le quartier
6galement trbs populeux du Canap6
Vert.
Dieu merci, on n'a enregistr6
cette fois aucun mort mais 7 ou 9
bless6s pas trbs graves sinon une
fillette qui a perdu un ceil.


Cependant tout de suite
plusieurs points de ressemblance
peuvent 6tre 6tablis avec le drame de
l'6cole << La Promesse 6vang6lique >>
de N6rette, qui a fait environ 90 morts
et 150 bless6s.
Des fundrailles symboliques
et en plein air seront chant6es ce jeudi
13 novembre pour les victimes au Parc
Sainte Th6rbse de PNtionville.
Ce sont des pasteurs qui dans
les deux cas ont conqu, construit,
fond& et qui dirigent leurs 6coles si
l'on peut dire de main de maitre.
Ce sont aussi eux qui ont
r6alise sans l'aide d'aucun technicien
la construction des bitiments qui les
logent.
Ce sont eux qui administrent,
d6cident, breffont et d6font ... Et qui
voyagent a l'ext6rieur pour obtenir de
l'assistance.
Aussi leurs 6coles affichent
toujours complet parce qu'elles
offrent certaines facilities a la majority
d6favoris6e et grice a l'aide reque de
leurs confrbres, en majority aux Etats-
Unis.
Petit a petit on se rend
compte qu'on a affaire a un veritable


I EN PLUS...


L' cole des pasteurs !


PORT-AU-PRINCE, 13
Novembre Les 6coles qui
s'effondrent ont pour commun
d6nominateur qu'elles sont fond6es et
dirig6es par des pasteurs protestants,
pour les habitants des quartiers
populaires et grice a une assistance
ext6rieure.
Peu dejours apres le college
6vang6lique << La Promesse >>
N6rette (PMtionville), banlieue de la
capitale, une autre cole s'est 6croulde
ce mercredi 12 novembre sur la tete


r6seau. Celui des pasteurs enseignants,
ou plut6t agents d'enseignement !
Autrefois les 6coles priv6es
de Port-au-Prince se trouvaient dans
des quartiers plus nantis de la ville et
6taient fr6quent6es par des fils de la
bourgeoisie et de la classe moyenne
dite sup6rieure.
Puis dans les anndes 60,
l'enseignement priv6 est pass aux
mains de jeunes cadres universitaires
d'origine plus modeste.


Mais entre-temps la
population de Port-au-Prince est
passe de 500.000 aprbs de 3 millions
d'habitants et dont la grande majority
se bouscule aujourd'hui dans la
myriade de quartiers populaires qui
naissent continuellement a la fois
autour et au sein meme de la capitale.


que les 6glises protestantes mais plus
encore les sectes 6vang6liques ont fait
de ces quartiers leur chasse gard6e.
Les temples poussent comme des
champignons. Signe particulier : tous
les moyens sont bons pour attirer la
clientele. Comme par exemple, utiliser
des hauts parleurs qui tiennent
impitoyablement et impundment tout
un quartier 6veill6 et toute la nuit.
Mais les Mvenements de cette
semaine viennent rdv6ler une autre
r6alit6. Les pasteurs ont aussi fait main
basse sur des dizaines de milliers
d'enfants qui prennent naissance dans
ces quartiers populaires. Ils ont pris
en main leur enseignement, leur
education et bien stir aussi leur
education religieuse qui est sans aucun
doute le premier objectif. Aussi
recoivent-ils beaucoup d'aide a cette
fin des 6glises-meres, particuliirement
aux Etats-Unis d'Amdrique qui est un
bastion des 6glises r6formees dans le
continent.
La religion relive du
domaine priv6, direz-vous. L'ennui
c'est la terrible menace apparue
vendredi dernier 7 novembre avec
(PASTEURS / p. 6)


EN BREF ...


Mercredi 19 Novembre 2008
SHati en Marche Vnl YllT N 43


Des employes de la morgue de l'HUEH au parquet
Cinq employes de la morgue de l'H6pital de l'Universit6 d'Etat d'Haiti
repondaient vendredi a une convocation du parquet de Port-au-Prince relative
a la disparition de linceuls devant ensevelir les corps des victimes de la
trag6die du college 6vangelique La Promesse.
Cette information a ete confirmee par le directeur medical de l'HUEH, Dr
Jacques Pierre Pierre, qui precise que les int6ress6s etaient en quote
d'assistance judiciaire.
Jeudi, le Premier ministre Mme Michele Pierre-Louis avait reclam6
l'arrestation de tout le personnel de la morgue, se d6clarant terriblement
choqu6e par le spectacle de cadavres entass6s a la morgue presque nus et a
meme le sol.
La Primature avait d6bloqu6 des fonds pour l'achat des linceuls qui ont ete
vol6s. Les soupgons sont diriges vers le personnel de la morgue de l'H6pital.

Le public se secoue et d&nonce les constructions anarchiques
menacant la vie des habitants
D'abord a la Rue Sylvio Cator, quartier ruelle Nazon, un individu s'approprie
d'un terrain. On dit qu'il ne lui appartient pas mais il commence a y eriger
une cite. "Et que nul ne m'en empeche" clame-t-il ". Les maisons sont
construites a la va-vite. D'ailleurs un immeuble s'effondre le dimanche 15
Novembre, soit deux jours apres la catastrophe de N6rette. La mairie de
Delmas appose un 6criteau sur le chantier: "Chantier ferm6 mais qui a
disparu depuis, alors que la construction a repris. Certains individus n'ont que
faire des interdits des mairies ou mieux savent comment faire pour les
contourner. Apres tout, il y a pas qu'un seul maire !
Dans un autre quartier, celui de Bourdon, zone Christ Roi, a l'intersection
reliant la route du Christ Roi a celle de Bourdon, une autre situation
alarmante se d6veloppe qui d6bouchera, cela ne fait aucun doute, sur une
grande catastrophe. Un Pasteur (encore un ) fait construire une cole dans le
lit du ravin et pour prot6ger ladite cole du passage naturel des eaux, il erige
tout bonnement un mur occasionnant le reflux de l'eau vers les autres
proprietes limitrophes, causant ainsi des d6egts 6normes, constat6s d'ailleurs
par un officier judiciaire, Me James Saint Jean, de la section Sud de Port-au-
Prince. On a 6crit au maire Muscadin Jean Yves Jason mais qui n'est toujours
pas intervenu. Les habitants du quartier appuyant en quelque sorte Mr Guy-
Serge Jean Baptiste, un haitiano-americain vivant actuellement dans le sud de
la Floride qui a construit sa maison a Bourdon, se voit confront a une dure
reality avec la construction de cette cole et surtout d'un mur de cloture sur le
pont construit par les Travaux Publics, empechant 1'6coulement des eaux et
causant l'inondation de tout le quartier. Souhaitons que la mairie intervienne
avant que ne se produise une nouvelle catastrophe.

Un conseil de 5 membres a la tete de l'HUEH
Le Dr Ronald Comely n'est plus le directeur general de l'H6pital de
l'Universit6 d'Etat d'Haiti qui a a sa tete depuis ce lundi un conseil de
direction, a annonc6 le directeur general du minister de la sante publique, Dr
Gabriel Thimothee.
D. Comely continue toutefois a "faire partie du system" et pourrait avoir de
nouvelles attributions.
A l'issue d'une reunion avec les m6decins-residents qui 6taient en greve
depuis pres d'un mois, le Dr Thimothee a 6galement annonc6 la mise en
service des samedi de quatre nouvelles salles d'op6ration, des travaux de
reparation au bloc op6ratoire et au pavillon des internes et residents

Trafic de drogue : Saisie a Port-de-Paix de pres de US $2
millions en cash
Une operation antidrogue men6e le jeudi 13 Novembre a Port-de-Paix (Nord-
Ouest) a permis aux autorit6s judiciaires et policieres haitiennes d'intercepter
la rondelette somme de 1 million 740,210 dollars americains chez l'oncle
d'un presume narcotrafiquant nomm6 Alain D6sir, recemment extrad6 aux
Etats-Unis.
Lors de cette perquisition dirig6e par le commissaire du gouvernement
accompagn6 d'agents du Bureau de lutte contre le trafic de stup6fiants
(BLTS), 510.000 dollars ont ete retrouv6s dans un sac a main.
Un coffre-fort et des munitions ont ete egalement confisqu6s et transports a
Port-au-Prince aux fins d'investigation.
Lors de la deuxieme phase de l'op6ration qui s'est d6roul6e au siege de la
Banque Centrale, des liasses de billets totalisant 1 million 230,210 dollars ont
ete d6couvertes dans le coffre.
Arret6 a Port-au-Prince, il y a quelques semaines, dans le cadre d'une vaste
offensive haitiano-americaine contre le narcotrafic, Alain D6sir avait ete
transfer vers une prison de la Floride fin octobre.
Quant a l'argent saisi, il sera int6gralement verse a un fonds de lutte contre la
drogue cree par les autorit6s haitiennes. I1 en est de meme des transactions
financieres d6coulant de recentes saisies immobilieres. Plusieurs riches
proprietes appartenant a des trafiquants de drogue haitiens condamnms et
incarc6res aux Etats-Unis (des gens de differentes classes socials) ont ete
mises sous s6questre par voie judiciaire.
Washington consider Haiti et la Republique Dominicaine comme deux des
principaux pays de transit responsables de l'exportation de pres de 20% de la
drogue arrivant annuellement aux Etats-Unis, l'un des grands pays
consommateurs de la planete.

Michele Pierre-Louis au sommet europeen de Strasbourg
Le Premier ministre Mme Michele Pierre-Louis s'est rendue en France
vendredi pour participer aux "joumees europ6ennes du d6veloppement" qui
se tiennent a Strasbourg.
Madame Pierre-Louis a ete invite par le commissaire europ6en Manuel
Barroso et le president frangais Nicolas Sarkozy.
Elle devait intervenir le 17 Novembre a un d6bat sur le sujet: Quel
paradigme pour le d6veloppement ?".
Le chef du gouverement haitien a ete acueilli a son arrive a Paris par le
charge d'affaires d'Haiti Fritzner Gaspard, par la charge d'affaires aupres de
l'UNESCO, Mme Marie Denise Jean, et par le Ministre conseiller responsable
du consulat Mr Wilbert Belizaire.
A son arrive a Strasbourg, Mme Pierre Louis a ete accueillie par les autorites
locales, notamment par le prefet de la region d'Alsace.
Elle doit egalement participer a des panels sur la dimension locale du
developpement ainsi que les d6fis de la crise alimentaire. Elle aura des
entretiens avec plusieurs personnalit6s politiques frangaises et europ6ennes,
dont le ministre frangais des affaires 6trangeres, Bernard Kouchner, Mr
Roland Ries, s6nateur-maire de Strasbourg et Mr Louis Michel, commissaire
europeen.
(EN BREF / p. 18)


Les dleves de colee "Le Pragmatisme" de Christ-Roi
victimes d'unefausse alerte (photo JJAugustin)


Une seconde cole effondree "La Grdce Divine" au Canapd-Vert
(photo JJAugustin)


li .. . .A...... .... ... . ... ...- I


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Mercredi 19 Novembre 2008 I
Haiti en Marche Vol XXII N' 43

Le PM Michele Pierre-Louis

en voyage officiel en France

Ambassade d'Haiti
10, rue Theodule Ribot
75017 Paris
01 47 63 47 78
L'Ambassade d'Haiti en France informe que Mme la premiere ministre de la R6publique d'Haiti,
Michelle Duvivier Pierre-Louis, est arrive en France (Strasbourg) afin de participer aux Journdes
europ6ennes de d6veloppement. Elle est accompagnde du ministre des sports et de l'action civique M.
Evans Lescouflair et du responsable des affaires dconomiques a la primature M. Jean Palerme Mathurin.
Le chef du gouvernement haitien a &te accueilli a Paris par M. le charge d'affaires, Fritzner Gaspard,
Mme Marie Denise Jean, charge d'affaires auprbs de 1'UNESCO et de la Francophonie, et M. Wilbert
Belizaire, ministre conseiller responsable du consulat. A Strasbourg, elle a &td accueillie par les autorit6s
locales, notamment le pr6fet de la region d'Alsace.
Elle interviendra le 17 Novembre a un d6bat qui a pour sujet: < quel paradigme pour le
d6veloppement ?"
Par ailleurs elle aura des entretiens avec plusieurs personnalit6s politiques francaises et europ6ennes,
dont le ministre francais des affaires 6trangeres, Bernard Kouchner, Mr. Roland Ries, s6nateur maire de
Strasbourg, et Mr. Louis Michel, Commissaire Europ6en.

Communique sign de :
Maguet DELVA, responsable de presse et de communication a l'Ambassade d'Haiti en France

Strasbourg, le 16 Novembre 2008


Deux ans de prison pour Denis Rochefort,

le cooperant abuseur sexuel en Haiti


Quebec, le 14 novembre 2008 Le travailleur
humanitaire Denis Rochefort, arrWt6 en fevrier a
Qu6bec pour des crimes a caractbre sexuel commis
sur des adolescents en Haiti, a reconnu sa culpability
lejeudi 13 novembre. L'homme qui aura 60 ans le mois
prochain a &te condamn6 a deux ans de p6nitencier.
En moins de trois mois de travail dans un
orphelinat de la region des Cayes, entre d6cembre 2006
et mars 2007, Rochefort a fait six victimes, des garcons
Ag6s entre 14 et 16 ans. II oeuvrait comme professeur
d'anglais.
Les classes le jour devenaient des chambres
sans lit la nuit pour les pensionnaires de l'orphelinat.
Sauf que Rochefort avait, lui, une chambre avec un lit.
Les jeunes 6taient invites par Rochefort a venir dans
sa chambre, et c'est 1l qu'une dizaine de gestes a
caractbre sexuel ont &te poses, de dire Me Carmen


SI| Page 3

ANALYSE SOMMAIRE
Pourquoi personne ne veut des elections ? p.
EDITORIAL
Halte aux catastrophes : c'est maintenant ou
jamais p.1
NOTRE EPOUE
Haiti est-elle prete pour un Barack Obama ? p.1
LE MOT DE LA SEMAINE
L'ecole des pasteurs p.2
ACTUALITE
Le PM Michble Pierre-Louis en France p.3
M(EURS
Canadien condamnd pour abus sexuels en Haiti
p.3
CATASTROPHES
Annonce de mesures drastiques pour freiner les
constructions anarchiques p.6
Une question aussi de transfert de technologie
p.7
Gonaives : siistrds quittent leurs abris p.16
ECONOMIE
Un nouvelle architecture du system
6conomique mondial p.8
Femmes en creation p.20
ENVIRONNEMENT
Que faire? p.9
Protection du bassin versant du fleuve Artibonite
p. 9
PORTRAIT
Avec Michelle Obama, un autre style a la
Maison blanche p.10
Le ree de Martin Luther King p.12
LIBRE PENSEE
Effondrement! p.14
CHANSONS
Aznavour reprend la route de l'Amdrique p.14
SANTE
Deniers tests pour un vaccin contre le
paludisme p.14
Surdit6 et diabete p.17

Rioux. La procureure de la poursuite a pr6cis6 que les
gestes rdpr6hensibles 6taient des caresses et de la
masturbation mutuelle.
La plupart des six victimes n'ont subi qu'une
seule agression de la part de Rochefort, sauf le plus
ag6, que Rochefort avait d6crit aux policiers comme
6tant son pr6f6r6.

Des aveux d&s le depart
L'accus6 a largement collabord avec les
policiers d&s son arrestation. II avait 6tonn6 tout le


Denis Rochefort (ABUS SEXUEL / p. 5)


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UNE ANALYSE


Mercredi 19 Novembre 2008
1 HaYti en Marche Vnl XXII N0 43


Halte aux catastrophes: C'est maintenant ou jamais !


(CATASTROPHES ... suite de la l1re page)
d'apres, comme cela se passe toujours en Haiti. Etant
donn6 que la conscientisation est g6ndrale devant
l'horreur des dernires catastrophes v6cues et au vu
des menaces qui continuent de nous peser sur la t&te,
si le pouvoir actuel n'agit pas, il portera une
responsabilit6 historique.


L colee "La Promesse Evangtlique" totalement ra
les derniers corps. Bilan : pros de 100 morts (pho
Le dos au mur ...
C'est done une nouvelle donne qui entre en
jeu et qui met le pouvoir de M. Pr6val le dos au mur.
Depuis une semaine les agents communaux


font la toilette des rues, A Port-au-Prince comme dans
la banlieue r6sidentielle, Pdtionville, en chassant les
marchandes et petits business qui prennent possession
des trottoirs alors que ceux-ci sont actuellement l'objet
d'un vaste programme de r6fection. C'est toute la
journde un jeu du chat et de la souris entre les
marchandes de 16gumes de Kenscoff et les inspecteurs
de la mairie.
Mais les trottoirs
c'est aussi depuis ces
dernikres anndes le lieu ideal
pour les garagistes en plein
air, les camions et poids
lourds qui s'en servent pour
ddlivrer leurs marchandises,
les vendeurs de
m6dicaments et autres
produits avarids, des vieux
v&tements d6barqu6s par
tonnes des Etats-Unis sous
l'appellation pittoresque de
<< pp >> et tous autres objets
des plus hd6troclites ...
Les trottoirs sont
faits pour tous, sauf pour
ceux qui y ont rdellement
droit : les passants.
7sde pour en extraire Mais la lutte pour
oto Thony Belizaire) la reconqu&te des trottoirs
n'est que la face 6merg6e de
l'iceberg.

Gros oots-de-vin ...


en ce moment sous le poids de leurs nombreux stages
qui ne tiennent qu'h un fil.
Le vrai combat pour 6pargner aux hommes,
femmes et enfants de ce pays qu'ils habitent enville
ou A la campagne que le ciel ne leur tombe sur la t&te,
doit &tre mend dans la suppression de la liberty laiss6e
A de puissants groupes plus ou moins mafieux d'ouvrir
des carries de sable et autres mat6riaux sans aucune
consideration des dommages commis et des menaces
qu'ils font peser et aujourd'hui en train de se r6aliser
coup sur coup.
La vraie lutte pour la protection du pays et de
sa population et responsabilit6 directe du chef de
l'Etat en tant que gardien des institutions reside dans
la demolition sans condition des constructions ill6gales
et dans la liberation des trottoirs des marches et garages
en plein air et de tout ce qui enlaidit exag6r6ment la
capitale, mais aussi dans la regulation du trafic
automobile (c'est la premiere fois qu'on ne sait meme
pas qui est le directeur du service de la circulation) et
de la circulation des poids lourds sur les routes
nationales qui tuent puis s'enfuient sans demander leur
reste ...
Mais 6galement dans le contr6le des cliniques
et laboratoires m6dicaux pas si clandestins, des
pharmacies qui s'ouvrent A la chaine alors que la loi
6tablit des normes pr6cises, y compris la distance entre
deux institutions du meme genre.

A dos d'homme ...
Les plus belles professions de foi des pouvoirs
publics n'ont aucune chance d'&tre prises au s6rieux
tant qu'il est permis d'exploiter des carrieres qui


Foule accourue a "Grdce Divine" (photo JJAugustin)

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Le vrai combat
pour la protection de la
population contre les
memes catastrophes, doit
etre mend ailleurs. Dans les
couloirs des minist&res et
administrations de l'Etat
ou se n6gocient les permis
de construction falsifies
accompagn6s de gros pots-
de-vin et les autorisations
de fonctionnement comme
celles dont ont b6ndficid
ces 6coles qui s'6croulent


mettent en danger la plus belle route du pays (la route
de Jacmel dite de l'Amitid) oni le moindre 6boulement
peut tout faire basculer dans le precipice, tout comme
les carries dont l'exploitation sauvage contribue A la
monte des eaux du lac Azu6i envahissant toute la zone
frontali&re et forqant A traverser celle-ci A dos
d'homme. C6t haitien bien entendu.
Ou le pouvoir actuel prendra ses
responsabilit6s A deux mains, ou il passera pour celui
qui aura fait rater A Haiti une chance unique de
redresser la situation.

Haiti en Marche, 16 Novembre 2008


POUR UNE TERRE QUI SE MEURT


Par Gary Klang

La carriere de sable
Ressemble
A un vieux corps sans ame
Tout comme cette terre qui
s'enfonce dans la mer
Et la mer qui prend couleur de
sang seche

La ville assiege le port
Elle n'a plus rien des murs de ma
memoire

Toute terre est prison

La mienne a pris la couleur du
sang frais
Et les enfants se meurent sous les
dalles d'insouciance


M6me le soleil vous fait grise
mine

Les fruits n'ont pas d'odeur
Ils sont tous blets avant d' clore

Quelle est done cette souffrance
qui s'acharne sur ma terre

Tout espoir s'est fige comme une
bougie eteinte
Ma terre-prison aux murs de peur
La mer couleur de sang

Quelle est done cette douleur qui
s'attaque a mon lie

Ma terre est un tries vieux
souvenir qui s'estompe dans les
sables


Page 4


Funerailles de 4 des victimes de Nerette (photo Eugene Robenson)








Mercredi 19 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 43


Page 5


Pourquoi personne ne veut des elections ?


(SENATORIALES ... suite de la lre page)
politiciens. C'est done essentiellement << le d6bat des
chefs >>.
Pour les uns, la date du 19 avril 2009 ne colle
pas parce que trop proche de 1'echeance pour le
renouvellement du deuxibme tiers du S6nat (ainsi que
de la totality des membres de la Chambre des d6put6s),
soit novembre 2009 attendu que ces demiers doivent
s'en aller A la rentrde parlementaire de j anvier 2010 et
que leurs remplaqants devraient avoir &te dlus entre-
temps.

16 millions ...
D'apres ceux-lA, le pays n'a sfrement pas les
moyens de tenir deux series d'l6ections parlementaires
coup sur coup en l'espace de 7 mois (avril-mai 2009,
puis novembre-d6cembre 2009), alors que le budget
par election d6passe les 16 millions de dollars
amdricains, comme l'ont encore confirmed les officiels
6lectoraux qui 6taient requs la semaine dernire A la
Chambre des d6put6s.
Cependant le CEP refute l'argument financier.
Le financement des elections haitiennes, qui vient
majoritairement de la communaute international, est
garanti et pret pour le premier tour des s6natoriales A
la date fixee, ont affirmed les conseillers 6lectoraux.
Sur ce d'autres parlementaires font valoir que
le corps electoral quant A lui n'est pas pret. Ily a non
seulement un nombre important de nouveaux 6lecteurs
qui n'auraient pas encore requ leur carte
d'identification nationale (CIN) mais d'autre part les
inondations gigantesques provoqudes par les r6cents
ouragans en s6rie qui ont frapp6 le pays en aoft et
septembre derniers et dans lesquelles plusieurs dizaines
de milliers de families, aux Gonaives et ailleurs, ont
perdu tous leurs documents personnels et pieces
d'identit6 qu'ils n'ont pu encore remplacer.
En dernier lieu, c'est le Conseil electoral lui-
meme qui est pris A partie sous l'accusation d'avoir
renvoy6 des centaines de membres de bureaux
6lectoraux communaux et d6partementaux qui avaient
6td embauch6s sur concours, entrainds et mis A
l'6preuve lors des elections 2006 et 2007.
Conclusion : le CEP n'a plus assez de temps
pour se donner un personnel de remplacement.

Plus d'une annie de retard ...
Done tous les arguments sont bons pour


bloquer le prochain calendrier electoral. Alors que ces
s6natoriales partielles, fixes (dventuellement) au 19
avril 2009, auraient df se d6rouler depuis novembre
2007 et les nouveaux s6nateurs entrer en fonction en
janvier 2008.
On est done bien en retard d'une annde. Le
Senat fonctionne aujourd'hui avec 17 s6nateurs sur 30
(10 ayant achev6 leur mandat, plus deux qui ont &t6
d6mis pour cause de double nationality et un s6nateur
mort dans un accident), entrainant un problkme de
quorum qui a fait trainer consid6rablement enjuillet-
aoft dernier la ratification du Premier ministre Mme
Michble D. Pierre-Louis.
Alors A quand les s6natoriales partielles ?
Probablement pas A la date annonc6e par le
Conseil electoral. En effet, celui-ci ne peut forcer les
acteurs A aller aux elections.
Le Parlement dans sa majority n'enveut pas.
Les quelques voix qui se prononcent en faveur du
calendrier fixed, sont minoritaires.
Quant aux partis politiques, la Fusion des
sociaux d6mocrates, par la voix de son president, Victor
Benoit, a d6nonc6 6galement le CEP dans l'affaire du
renvoi des membres de bureaux 6lectoraux que Fusion
dit consid6rer comme une manifestation de la volont6
de l'organisme electoral lui-meme de ne pas tenir les
elections.

Qui ne dit mot consent ...
Alors qui veut des s6natoriales partielles ?
Outre leurs l6us au Parlement combattant
l'actuel ech6ancier, aucun parti politique ne s'est
prononc6 en faveur de ce dernier.
Ni ceux de l'ex-opposition (car aujourd'hui
il est difficile de parler d'une veritable opposition au
pouvoir en place qui est celui de la reconciliation
nationale !).
Ni le parti consid6r6 comme au pouvoir, c'est-
a-dire LESPWA.
Les parlementaires de LESPWA qui sont
proportionnellement les plus nombreux dans les deux
chambres, n'ont pas pris position dans ce ddbat.
On peut en conclure que qui ne dit mot
consent. Autrement dit qu'ils sont du meme avis que
leurs colleagues qui r6futent le calendrier d'avril-mai
2009.
Pourquoi personne ne veut done des
elections ?


4 * e. a a rsJ- be.- * n * l a i * e n * f*l th * * we *S* llsS*ii ''* ^B il^ ** :


Deux ans de prison pour Denis Rochefort
(ABUS SEXUEL... suite de la page 3) L'homme b6ndficiait d'un statut particulie
monde en d6clarant lors de sa comparution qu'il et il a done commis un abus d'autorit6 et de confianc
regrettait ce qu'il avait fait. Presque des aveux d&s la d'insister la procureure de la poursuite. < premiere presence devant le tribunal. ces jeunes-l>>, de dire Me Rioux. Tout ce qu'i
Dans sa declaration aux policiers, Rochefort possedent, c'est le linge qu'ils ont sur le dos, a-t-el
avait dit que < pire et je le regrette>>, rappelait hier son avocat, Me Avant le prononc6 de la peine, Rochefort
Jacques Parent. remis aujuge une lettre de quatre pages dans laquel
Des n6gociations entre la poursuite et la il exprime A sa faqon ses remords, et ce qu'il vit depu
defense ont permis aux deux parties de presenter au sa mise en accusation.
juge Pierre Verdon une suggestion commune pour la Le juge Verdon s'est dit peu impressionn6.
peine de deux ans de p6nitencier. Me Rioux a plaid en faveur d'une peine (
Les plaidoyers de culpability arrivent 72 deux ans afin que le juge puisse y ajouter une p6rioc
heures avant le d6but pr6vu d'une enquete prdliminaire de probation de trois ans, dont 18 mois avec suir
qui devait durer une semaine. p6riode pendant laquelle Rochefort devra se soumett
Le plaidoyer de culpabilit 6 vitant aux A toute th6rapie jug6e pertinente par l'agent c
victimes d'avoir A t6moigner est le principal 616ment probation.
att6nuantjouant en faveur de l'accus6. C6te aggravant, Interdiction pour Rochefort de se rendre e
Me Rioux a beaucoup insist sur le fait que Rochefort Haiti pendant sa probation, d'occuper un empl
est un coop6rant qui se rendait en Haiti pour aider, r6mun&dr ou non qui le placerait en contact avec de
pour aller faire du bien. jeunes de moins de 16 ans, et defense de frequent
des lieux publics oP il est pr6visible d'y rencontr
Abus d'autoritu et de confiance des jeunes.


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Est-ce parce qu'on considbre que c'est
actuellement le cadet des soucis de la population et
que cela risque d'etre des elections sans aucune
participation ?
Rappelons que, selon le CEP, tout est fin pret,
y compris le financement de plus de 16 millions de
dollars am6ricains.
Mais pour certains d6put6s, ce serait 1i un
affront A la population que de d6penser autant d'argent
dans des elections alors qu'on doit recommencer peu
apres le meme manage pour le renouvellement du
second tiers du Senat ainsi que de la totality de la
Chambre des d6put6s.

Des r6sultats qui peuvent changer
la face du pouvoir ...
Conclusion: le Senat est condamnd A rester
bancal (17 membres sur 30) pour encore plus d'une
annde suppl6mentaire.
Ce n'est d6ji plus une priority comme cela
l'6tait lors de la difficile ratification du PM Michble
Pierre-Louis. Sacrde Haiti !
Mais la raison c'est peut-6tre aussi qu'aucun
de ces partis politiques, aussi bien le parti au pouvoir
(LESPWA) que ceux dits de l'ex-opposition, ne se sent
actuellement en mesure de remporter les prochaines
s6natoriales partielles et alors que leurs r6sultats
peuvent changer totalement l'arithm6tique
parlementaire et la face du pouvoir dans la rdpublique
de Port-au-Prince !
Le pouvoir ex6cutif quant a lui garde un
mutisme total et n'a pas encore public le d6cret
annonqant officiellement et d6finitivement les
elections.
Pourquoi tout le monde a-t-il peur des
elections ? Est-ce la classe politique actuellement au
pouvoir ainsi que dans les allies du pouvoir (par la
grice de la reconciliation nationale) qui a fait 6chec
au point qu'elle n'ose affronter le vote populaire ?
Ou y aurait-il un troisibme larron ? Le vrai
parti d'opposition ? Fanmi Lavalas dont le chef a et6
renvers6 et exil6 en fevrier 2004 ...
Fanmi Lavalas qui depuis quelques semaines
semble chercher A se remobiliser en tenant des
rencontres au sommet A la capitale ainsi que dans le
reste du pays.

Haiti en Marche, 15 Novembre 2008









L'EVENEMENT


Mercredi 19 Novembre 2008
SHaiti en Marche Vnl YXI N '4


L'ecole des past
EURS... suite de la page 2) en profitent pour stir. Il n'y a aucune autre alternative.
Sl'6cole << La Promesse 6vang6lique > Un Etat haitien qui a abdiqu6 toutes ses responsabilit6s.
bilan effroyable : 89 morts et 150 Mais c'est devenu aussi, c'est evident, un important
business.


Si le cas survenu ce mercredi au Canap6 Vert
est beaucoup moins important en termes de pertes et
d6gAts enregistrds (c'est seulement une partie du
bitiment qui s'est effondrde et on n'a enregistr6 aucun
mort si ce n'est des bless6s, 7 enfants et deux adultes,
et en majority 16gers), par contre le symbole est encore
plus fort puisque cette seconde catastrophe coup sur
coup rdvble qu'on est en face d'un veritable r6seau.
De quoi s'agit-il ?
L'enseignement dans les quartiers populaires
est aujourd'hui un monopole des dirigeants des 6glises
protestantes et des sectes 6vang6liques.
Les 6glises fonctionnent comme temples le
matin et le soir (et aussi la nuit) et comme 6coles la
journme.
Les 61&ves sont si nombreux qu'il faut 2
vacations. De plus, les cours acad6miques cadent la
place le soir a des cours professionnels (couture,
cuisine, informatique).
Enseignement, education, formation, succes
plus foule (comme disait un slogan publicitaire) mais
grice aussi a l'assistance externe. Les pasteurs sont la
bienvenue toute l'annde chez leurs confires aux USA.
La volont6 d'expansion des 6glises (quelles qu'elles
soient), c'est connu depuis la nuit des temps. Les fiddles


Le site de 1'Ei
Les espoirs de trouver des survivants d
l'dcroulement de l'ecole o La promesse o sont
devenus maintenant quasiment nuls. Les secouristes
ont entamd, le 11 novembre, une nouvelle tape de
leur travail: le ddblayage du site.
Dans son effondrement, dans la matinde du
vendredi 7 novembre a Nerette, un quartier pauvre de
PMtion-Ville, I'6cole tLa promesse> a occasionn6 la
mort d'une centaine de personnes, majoritairement
des 6coliers, selon un dernier bilan.
Cinq jours aprbs, les
sauveteurs ne gardent plus aucun
espoir de retrouver des survivants.
Aussi, le mardi 11 novembre, s'est
amorcde une nouvelle tape de leur
travail, la demolition et le d6blayage
du site.
o Nous avons procidd d
l'inspection des ddcombres avec
des chiens, des cameras et d'autres
dquipements et nous n 'avons pas
constate de survivants o, a indiqu6
Gael Painson, Coordonnateur, pour
le Gouvernement haitien, des
travaux sur le site du d6sastre.
Mais, pour cette nouvelle
tape, des mesures pr6ventives
s'imposent. << Le bitiment est friable
et des glissements peuvent se
produire a n'importe quel moment
>, comme le souligne M. Painson.
Le Coordonateur national explique
6galement qu' o avant deprocider
a la demolition de la construction,
il est necessaire d'evacuer la Les secouristes
population vivant dans des
maisons situdes a proximity du batiment scolaire o.
L'op6ration d'6vacuation, qui a d6but6 l'apis
midi du mardi 11 novembre, doit toucher au moins les
cinq maisons entourant le bitiment effondrd. Les
residents seront pris en charge par la Protection Civile.
o Cespersonnes recevront de la Protection civile un
certain encadrement. Ils devront rester hors de leur
maison durant sept jours comme cela leur a dtd
demanded de l'avis de Nadia Lochard, responsable
de la direction de la Protection civile de l'Ouest.


Loin de nous l'intention de jeter la pierre
gratuitement sinon c'est rejeter le peuple dans les
t6nebres 6ternelles (puisque nous parlons de l'6glise),
mais les Mvenements actuels viennent rdv6ler la face
cache de toute cette entreprise.
Les pasteurs n'ont plus de limites a leurs
ambitions soit de convertir les Ames, soit de faire
fortune, ou les deux. Dans les deux cas, a N6rette
comme au Canap6 Vert (et sans doute aussi un peu
partout), cela commence par une petite maison basse
qui sert aussi bien de temple que de residence a notre
bon pr6dicateur ainsi que d'6cole prd-616mentaire.
Puis a chaque nouvelle rentrde, il faut un 6tage
suppl6mentaire parce que les &lves abondent. L'aide
aussi !
A N6rette comme au Canap6 Vert,
l'effondrement a lieu parce que le bitiment est devenu
trop lourd pour tenir sur ses fondations premieres.
Autrement dit, les ambitions des pasteurs
d6passent leurs moyens. Ou plut6t, d6sormais c'est la
vie meme de leurs ouailles qui doit payer pour leurs
ambitions.
Mais nous d6bouchons sur l'autre aspect peut-
6tre encore plus grave de la question: la d6mission
totale de l'Etat haitien. Abdication totale de ses


(PASTE
l'effondrement de
de N6rette. Un 1
bless6s.


cole La Promesse > dCblaye
Des mesures de s6curit6 sont aussi mises en indiqu6 le capitaine P6pin Rossely, chef de l'6quipe
place pour emp6cher aux curieux et aux riverains de des sapeurs pompiers franqais. Les 15 membres de
s'aventurer sur le site. Pour traverser le p6rimetre de l'6quipe devraient quitter Haiti lejeudi 13 novembre.
s6curit 6 tabli par les Forces de l'ordre, il faut une Les Etats-Unis d'Amdrique ont 6galement
carte d'acc&s. Cette decision qui n'est pas toujours d6p&chU sur place des experts ainsi que des
comprise, cr6e un 6tat de tension latente. voulez-vous queje montre une cartepour rentrer chez 50 Amdricains participent a cette mission. Une partie
moi >, s'indigne un jeune homme aprbs s'6tre vu de l'6quipe amdricaine quittera le pays prochainement
interdire la p6n6tration du p6rimetre de s6curit6. alors que des conseillers techniques resteront sur place.
De la solidarity internationale A 1'6gard


rangais et americains regus au Palais presidential (photo Georges


d'Haiti
A l'annonce du drame un v6ritablement
mouvement de solidarity internationale s'est manifesto
en faveur d'Haiti. Moins de 24 heures apres le tragique
incident, des sapeurs pompiers franqais 6taient venus
de la Martinique pr6ter main forte a leurs homologues
haitiens.
oNous sommes venus avecplus d'une tonne
de materiel, tel que du materiel de ddcoupe, de
recherche acoustique, de percement, de levageo, a


Une 6quipe d'experts canadiens est
6galement sur les lieux du drame.
Par ailleurs, des messages
de condol6ances adress6s au
gouvernement et aux familles par
des responsables strangers ont
afflud. Le Vatican, les Nations Unies
et l'Organisation des Etats
Amdricains (OEA), ont manifesto
leurs sympathies envers Haiti.
Pour sa part, le
gouvernement dominicain a d6cr&t6
ce mardi jour de deuil dans toutes
les 6coles de la R6publique voisine
en solidarity avec Haiti. La France
a, de son cot6, annonc6 le
d6caissement d'une aide d'urgence
de 20.000 euros pour contribuer a
reconstruire l'6cole Promesse
Evang6lique.
En Haiti, la mairie de
SPtion-Ville a d6cret6 mardi et
mercredi journmes de deuil. Selon
une source digne de foi, le jeudi 13
Dupe) novembre sera d6crt6 j our de deuil
national.
Avec la poursuite des travaux de demolition


et de d6blayage, le bilan risque de s'alourdir. Les
autorit6s et les familles s'activent en vue de
l'organisation, lejeudi 13 novembre, d'une c6r6monie
cecumenique a la m6moire des disparus.
L'Etat haitien apporte un soutien aux familles
des victimes qui recevront chacune une enveloppe d'au
moins 75 mille gourdes. Ce montant leur sera remis
dans lajourne du mercredi 12 novembre.


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teurs !

responsabilitds, puisque l'6ducation est en meme temps
un devoir constitutionnel et un droit de l'homme.
Plut6t que de se battre (de faire << comme
maitre jean jacques >) pour remplir ses responsabilit6s
envers la nation et envers lui-meme, 1'Etat s'en remet
piteusement au rnseau (et dans certains cas << mafia >>)
de l'assistance externe, a ce niveau comme a un autre,
et ferme totalement les yeux sur les activities en question
(comme surbeaucoup d'autres encore moins avouables
...).
Les officiels du gouvernement ainsi que du
Parlement d6filent les uns apres les autres sur les lieux
de ces drames (pour ne pas dire du crime). Tous savent
fort bien ce qu'il faut faire. Tous vous le r6citent par
cceur. Mais ils ne feront pas plus que leurs
pr6d6cesseurs.
Si le pays ne le sait pas, les officiels de l'Etat
savent quant a eux depuis longtemps qu'ils sont a la
tate de ce qu'on appelle < un Etat assist. >
Et que l'assistance gouverne, les gouvernants
assistent !
Mais d6sormais c'est la vie de nos petits
dcoliers (de nos enfants) qui est le prix a payer.
La population se d6place en foule pour
assister a ces scenes d'horreur. Elle commence meme
a presenter des signes d'une paranoia.
Mais va-t-elle en rester 1a ?

Molodie, 103.3 FM, Port-au-Prince


- ...... ... ......... ... . ... .. ..








Mercredi 19 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 43


CATASTROPHE DE NERETTE


Une question aussi de transfert de technologie !


PORT-AU-PRINCE, 12 Novembre Les
6v6nements de l'6cole qui s'est effondrde nous ont
permis, mine de rien, d'assister aux difficulties
auxquelles se heurte le processus dit de transfert de
technologie quand il est applique sans suffisamment
de preparation.
Nous ne saurions meme pas dire d'un monde
plus avanc6 un autre, 6tant donn6 que ce qui marche
ici ne marche pas automatiquement ailleurs, tandis que
les m6thodes traditionnelles n'ont pas forc6ment dit
leur dernier mot.


Mais les blocs de bdton se rdvdlaient infranchissables.
Et le bitiment n'a pas d'autre ouverture que la porte
d'entrde principale. Pas de fenetre. Pas une seule. Pas
d'escalier de secours. Insens6 Ensuite il commenait
A faire nuit. Et c'est 1i qu'on envient A la n6cessit6 de
disposer d'6quipements pour supplier A la bonne
volont6 de nos jeunes hommes et femmes mais bonne
volont6 qui a ses limites si elle n'a point d'autre
support.
On s'adressa aux ambassades des Etats-Unis
et de France qui obtinrent l'arriv6e imm6diatement


Lundi les recherches ont &t6 abandonndes et
la decision a &te prise de d6blayer les d6combres pour
en extraire les derniers cadavres.
Mais tout le monde reste sur un profond
sentiment de frustration.
Les volontaires haitiens (et le peuple avec
eux) demeurent persuades qu'ils auraient pu sauver
encore des vies.
Les techniciens venus de l'6tranger resteront
certainement sur l'impression que quelque chose n'a
pas tournm rond.


Les volontaires haitiens qui ont dtgagt de nombreux survivants
(photo Minustah)


Les secouristes martiniquais et leurs chiens chercheurs honors
par les autoritts ha'tiennes (photo Georges Dupt)


Face A la tiche de d6gager les dizaines de
corps emprisonn6s dans les d6combres de l'6cole < La
Promesse Evang6lique > qui s'est 6croulde vendredi
dernier 7 novembre dans le quartier de N6rette, A
Petionville, le gouvernement a obtenu l'aide de
techniciens de la Martinique et des Etats-Unis qui sont
venus arms d'6quipements 6lectroniques et de chiens
renifleurs.
Mais ces m6thodes modernes n'ont pas
obtenu les r6sultats escompt6s. Du moins aux yeux de
la population.
Les cameras A infra rouges n'ont d6tect6
aucune vie humaine. Les chiens ont found partout mais
sans r6sultat.
Pourtant les jeunes secouristes haitiens qui
avaient &te les premiers A op6rer sur les lieux ontjur6
qu'ils avaient entendu des voix de dessous les
d6combres et cela 24 heures encore apres le terrible
accident, soit samedi. D'ailleurs samedi on a d6gag6
encore 4 enfants vivants, dont une fillette qui portait A
peine une 6gratignure au front.
En effet, les volontaires ont eu beaucoup de
r6sultats au debut de l'op6ration. C'est le vendredi,
jour de l'accident, que le plus de survivants ont &t6
retires. Plus d'une trentaine.
Ces jeunes gens 6taient accourus tout seuls
de diff6rents endroits de la commune de Pdtionville et
de la capitale, et sans attendre qu'on le leur demande,
se sont mis A l'ceuvre.
Arms d'instruments de fortune (pelles,
piquois, gros marteaux) ou simplement de leurs propres
mains, ils ont grimp6 sur le toit effondrd et ont entrepris,
sans peur et sans reproche, de briser l'horrible carcasse
A coups de masses.
Aprbs plus d'une heure d'efforts acharnms, des
tetes ont commence surgir. Suspense. Un premier.
Bravo. 11 est vivant (ou elle est vivante). Mais le second
6tait d6ji mort. Tandis que le troisieme 6tait grinvement
bless mais respirait encore. On peut dire que sur
chaque dix corps sortis des d6combres vendredi, au
moins trois 6taient toujours en vie.
Jusque-lA meme les officiels
gouvemementaux ne s 'taient encore rendus sur place.
Le pays commenqait A peine A prendre conscience de
l'ampleur du d6sastre.
Cependant la majority des corps d6gag6s
jusqu'ici sont ceux qui avaient &t6 emprisonnes aprbs
l'effondrement des stages sup6rieurs du bitiment.
Ce fut autre chose d'essayer d'arriver A ceux
qui 6taient plus en-dessous, principalement les enfants
de la classe maternelle. Les volontaires entendaient
leur voix crier d6sesp6r6ment de venir A leur secours.


d'6quipes sp6cialis6es dans le sauvetage post-d6sastres.
T6t le lendemain samedi matin, les sapeurs-
pompiers venus de Martinique 6taient sur place.
Tout le monde retint son souffle lorsqu'on
licha dans le bitiment un chien pit-bull apparemment
bien entraind qui se mit A renifler partout.
Mais quelques minutes apres, on apprit que
le chien n'avait rien d6tect6. Comment cela ? Meme
les enfants dont les secouristes et meme des officiels
du gouvernement affirmaient la veille qu'on avait
entendu leur voix et qu'on avait gliss6 pour eux de
l'eau et de la nourriture.
Un technicien francais aurait expliqu6 que le
chien n'avait pas l'habitude de travailler dans un
environnement aussi survolt6 etbruyant et que l'animal
6tait confus.
Voilh !
Quant aux 6quipements 6lectroniques audio,
video et co. amends aussi par des experts am6ricains
de Virginie, ils n'ont eux non plus accompli aucun
miracle.
Meme quand samedi apres-midi, le fameux
volontaire haitien nomm6 Ronaldo arrivait encore A
sortir un enfant vivant des d6combres. Ce fut le dernier.
Mais pendant ce temps, les memes jeunes
volontaires qui la veille avaient sauv6 plus d'une
trentaine de personnes d'une mort certaine, piaffaient
d'impatience. Ruaient dans les brancards. Ils
protestaient meme violemment d'avoir &t6 tenus A
1'6cart depuis l'arriv6e des techniciens strangers.
D'autant que ces derniers n'obtenaient aucun r6sultat.
Eux voulaient revenir A
l'assaut avec leurs piquois et leurs AVI
masses pour abattre le monstre Dapre Rezoli
(sans penser une minute A leur novanm 2008 p
propre s6curitd) et en sortir les yo avize nou ki
personnes encore prisonnires car desanm 2008,
ils 6taient stirs qu'il y avait encore
de la vie 1A-dessous.
Mais on expliqua que les
techniciens strangers ne travaillent
pas ainsi et qu'ils ont pour souci
d'assurer la s6curit6 des gens
qu'ils doivent d6livrer mais aussi
leur propre s6curit6 et celle des Tout vote ka
spectateurs. vote pou kandic
Car 1l-bas (< au pays des Tout biwo v
eleksyon espes
blancs > comme dit BachirTourd) jenerl so ele
il y a la question des assurances- jen rgleman ki
vie mais que nous ignorons dans
notre chbre Haiti !


A la v&rit, on est pass trop brutalement d'un
extreme un autre d'un c6t6 cesjeunes haitiens arms
de leur seule volont6 mais capables de faire des
miracles et cela depuis des g6ndrations, et de l'autre
une technologie de pointe mais applique dans un
environnement qui n'6tait pas pr6vu.
La premiere chose que les strangers ont
demand une fois sur place, c'est ot est le plan de la
maison ?
VoilA pourquoi la presse 6trang&re rdpdte A
l'envi que le pasteur propri6taire directeur de l'6cole
< La Promesse 6vang6lique > avait construit lui-m6me
son dtablissement.
De plus, les mat6riaux qui ont &te utilis6s dans
la construction ne valent rien. Et selon des jeunes du
voisinage, c'est peut-6tre le niveau trop Olev6 des
ddcibels du systdme st6rdo (c'6taitjour de f6te vendredi
A l'6cole, ce qu'on appelle <(jour de couleurs >, une
sorte de < prom > et on avait fait venir un DJ) qui aurait
pu provoquer un 6branlement de tout l'6difice ...
En tout cas, voilA une demonstration fort
symbolique de la difficult d'utilisation de technologies
import6es sans avoir pris le temps de les adapter un
tant soit peu aux conditions du milieu.
Naturellement personne n'aurait aim6 que
cela se passe dans de telles conditions.
Mais la leqon est n6anmoins A retenir.
Car il n'y a pas que le pit-bull A y perdre son
latin!

Mtlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


ELEKSYON ESPESYAL
syon Konte Miami-Dade R-1135-08 adopte jou 13
)a Asanble Komisyone Konte Miami-Dade, Florid,
e yon dezyem tou eleksyon espesyal ap fet le 16
pou p6s Evalyate Pwopriyete:

EVALYATE PWOPRIYETE
(Vote pou youn)

Pedro J. Garcia 91
Gwen Margolis 93

alifye ki abite nan Konte Miami-Dade va elijib pou
la sa yo.
6t ap ouve de 7:00 dimaten jiska 7:00 diswa jou
;yal sa-a. Eleksyon espesyal sa-a va fet dapre Iwa
ksyon ki etabli pou eleksyon espesyal yo ak tout
gouvene Konstitisyon Oton6m Konte Miami-Dade.
CO Lester Sola
MIAm Sipbvis6 Eleksyon
BS2I Konte Miami-Dade, Florid


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ECONOMIE MONDE


Mercredi 19 Novembre 2008
Haiti en Marche Vnl YllT N '4


SOMMET DU G20 DU 15 NOVEMBRE 2008 : VERS UNE NOUVELLE

ARCHITECTURE DU SYSTEME ECONOMIQUE ET FINANCIER INTERNATIONAL


Le locataire de l'Elys6e n'en finira pas
d'exulter, son id6e d'un sommet sur l'6conomie
mondiale s'est finalement concr6tis6e avec la tenue
samedi dernier d'un sommet extraordinaire du G20
consacr6 a la crise financibre et 6conomique mondiale.
D'apres les rumeurs, M. Sarkozy aurait menace de
claquer la porte si ce sommet ne posait pas les bases
pour un nouveau Bretton Woods. Finalement il semble
qu'il ait obtenu gain de cause pour que ce sommet
6conomique ne se r6duise pas i de simples mondanit6s.
On comprend l'impatience du Pr6sident francais
puisqu'a partir du 31 d6cembre 2008, la France devra
passer le maillet de la pr6sidence de l'Union
Europ6enne a un autre pays.
En d6pit des affirmations officielles, avant la
tenue de cette conference, selon lesquelles il ne faut
pas s'attendre a la mise en place d'un nouveau Bretton
Woods, il semble bien qu'on s'avance dans cette voie
mine de rien. En effet le president sortant amdricain
George W. Bush s'est prononc6 tout juste avant
l'ouverture du sommet du G20, non seulement pour <<
une r6forme en profondeur du Fonds Mon6taire Inter-
national et de la Banque Mondiale mais aussi pour une
meilleure prise en compte du poids des pays 6mergents
dans le processus de prise de decisions au sein de ces
deux institutions internationales >. D'apres lui,
l'objectif fondamental de cette rencontre devrait etre
de rdpondre a la crise financibre actuelle et dejeter les
bases des r6formes n6cessaires pour empecher qu'une
telle crise ne se reproduise a l'avenir. Venant de la part
de Bush, cette declaration prend un petit air de
revolution. D6cid6ment le navire du consensus de
Washington commence a prendre de l'eau de tous les
c6t6s.
Le Sommet du G20 a pris fin dans la soirde
du 15 novembre. Il s'6tait donn6 trois objectifs
fondamentaux : le soutien aux economies en difficult
dans le contexte de la crise financibre globale,
1'6tablissement d'une nouvelle regulation du system
6conomique et financier international, la r6forme de
la gouvernance 6conomique mondiale.
En vue d'assurer le suivi de ce Sommet, un
second se tiendra en avril 2009 en Grande Bretagne,
pays assurant la pr6sidence du G20 au cours de cette
p6riode. Entretemps les Ministres des Finances du G20
devront plancher sur la feuille de route suivante : une
relance coordonnde de l'6conomie mondiale par des
mesures budg6taires de soutien de la demande et une
aide accrue du FMI aux pays fragiles, une amelioration
de la regulation de marches financiers pour eviter une
nouvelle crise financibre, l'ouverture de la gouvemance
6conomique mondiale aux pays 6mergents et en
d6veloppement et le refus du protectionnisme.
Cependant contrairement a ce que r6clamaient
ou esp6raient certains membres du G20 comme le
Br6sil, il n'y aura pas de plan de relance concrete de
l'6conomie au niveau mondial. Neanmoins, aux dires
du Ministre brdsilien des finances, M. Guido Mantega,
son pays est parvenu a son objectif de solidifier le r6le
du G20 comme nouveau lieu privil6gid des prises de
decision 6conomique sur le plan international. Le
Ministre des Finances brdsilien va peut etre un peu
vite en besogne car ce n'est pas demain que le G20
pourra supplanter le G8 comme instance de decision
finale en matibre de gouvemance 6conomique globale.
La tenue du G20, bien que d6ji programme
a l'avance, n'aurait pu inclure a son agenda les themes
traits sans l'insistance de la France de Sarkozy. On
sait que la Maison Blanche n'y 6tait pas favorable. En
fait si le G20 n'est pas prbs de remplacer le G7+1, par
contre son 6toile commence a v6ritablement briller, ce
d'autant plus qu'il repr6sente a lui seul 90% du Produit
National Brut (PIB) Mondial, soit approximativement
1'6quivalent de 54.000 milliards de dollars et 80% du
commerce mondial. Ce qu'il importe de remarquer a
l'examen, c'est qu'au-dela des pays du G7+1 un autre
groupe de pays commence a d6finir le p6rimetre de
leur puissance 6conomique et financibre, il s'agit du
groupe des BRIC (Br6sil, Russie, Inde, Chine) et on
devra bient6t parler plus correctement du groupe des
BRIMC en incluant aussi le Mexique.

L'HEURE DES BRIMC A-T-ELLE SONNE AU
CADRAN DE L'HISTOIRE ?
Au moment oi~ certains commencent a parler
de plus en plus du d6clin des Etats-Unis d'Amerique,
l'on ne peut s'empecher de jeter un coup d'ceil sur les
fameux BRIC ou BRIMC qui ne sont pas cependant,
du moins pour certains, si nouveaux que cela sur la
scene internationale. En effet si l'on se r6fere aux pro-
jections statistiques des << think tank >> les plus s6rieux,
on constate qu'h partir de 2050 ce groupe de pays
occupera pratiquement les six premieres places en
termes de puissance 6conomique et financibre avec la


Chine aux premieres loges et les Etats Unis en sec-
ond ; ensuite viennent l'Inde, le Br6sil, le Mexique et
la Russie. Quand on sait que g6ndralement la puissance
militaire et politique accompagne toujours la puissance
6conomique et financibre, c'est toute la configuration
du systeme international qui risque de changer d'ici
une quarantaine d'anndes. Va-t-on assister a la
naissance d'un monde unipolaire articuld autour de la
nouvelle puissance chinoise ou autour de la
<< chimerica >, symbiose politico-6conomique de la
Chine et des Etats-Unis; ou assistera-t-on a la naissance
d'une configuration multipolaire ax6e sur les BRIMC ;
ou encore verra-t-on la naissance d'un monde apolaire
ou les diffirentes formes de la puissance seront
diffuses au sein du systeme international. Quelle que
soit la configuration que prendra le systeme interna-
tional a l'orde de 2050, il devient de plus en plus
evident a la lumibre des projections statistiques que le
groupe des BRIMC y jouera un r6le central et
determinant.

ELEMENTS DE STATISTIQUES SUR LES
BRIMC
Pour 2008:
CHINE: 3.280.224 milliards $ de PNB /
BRESIL : 1.313,590 milliards $ de PNB ;
S RUSSIE: 1.289.535 milliards $ de PNB /
INDE : 1.100.695 milliards $ de PNB ;
S MEXIQUE : 1.022.816 milliards $ de PNB /
USA : 13.807.50 milliards $ de PNB.

Pour 2050 :
CHINE : 70.710.000 milliards de $ de PNB/
USA : 38.514.000 milliards de $ de PNB ;
INDE: 37.668.00 milliards de $ de PNB/
BRESIL : 11.366.000 milliards de $ de PNB ;
S MEXIQUE: 9.340.000 milliards de $ de PNB
S RUSSIE: 8.580.000 milliards de $ de PNB.

I1 importe de remarquer que les actuels
membres du G7, hormis les Etats-Unis, ne feront plus
partie en 2050 du peloton de tate des grandes puis-
sances 6conomiques. Le Japon, le Royaume Uni, la
Grande Bretagne et la France seront respectivement
en 8Kme, 9eme, 10lme et 12eme position sur 1'6chelle
de la puissance financibre et 6conomique. Tout cela a
une trbs grande importance en matibre de relations
internationales, surtout en ce qui trait a la balance des
forces si chbre aux thdoriciens r6alistes des relations
internationales. Peut-6tre qu'avec le processus de
r6gionalisation de plus en plus pouss6e sur la scene
internationale, toutes ces projections statistiques
n'auront pratiquement plus aucun sens en 2050.
Les Etats-Unis a ce moment 1l n'auront peut-
6tre plus toute la pertinence qu'ils ont actuellement en
termes de l1gitimit6 et de capacity d'action. Dans le
cadre d'un systeme de relations internationales
postmoderne ou postwesphallien, ce seront peut-6tre
les grandes cit6s, les grandes multinationales ou les


grandes ONG internationales qui seront les acteurs
fondamentaux du systeme international. Ce sont sans
aucun doute toutes ces considerations qui ont pouss6
le Ministre des Finances du Br6sil a d6clarer que le
G7+1 ne peut plus etre considered comme le lieu
fondamental de la prise de decision strat6gique en
matibre de gouvernance 6conomique globale.

L'EVOLUTION DE LA CRISE FINANCIERE
ATTENDRA-T-ELLE LA TENUE DU
PROCHAIN G20 EN AVRIL 2009.
C'est la question a un million de dollars que
se posent sans aucun doute en ce moment la plupart
des experts dans leur for int6rieur aprbs la tenue du
G20 samedi dernier a Washington. Aprls tout l'iceberg
fait d'instruments financiers hautement toxiques qui
file droit sur le paquebot de l'6conomie mondiale,
atteindra avant avril 2009 son objectif; sans oublier
que le systeme financier et bancaire international va
bient6t subir un second << knock down > avec la crise
des fonds de couverture (hedge-funds) qui va se
manifester d'ici quelques semaines ou quelques jours
pour les plus pessimistes.
En attendant les mauvaises nouvelles se
multiplient : le Japon entre officiellement en recession,
Freddyie Mac et Fanny Mae, les deux giants du credit
immobilier amdricain, affichent ensemble une perte de
plus de 54 milliards de dollars pour le 3eme trimestre
2008, les ventes de detail continuent a afficher des
baisses records sur le marche amdricain, la zone euro
avec un recul de 0,2 de son PIB est entr6 en recession,
le deficit budg6taire am6ricain bat de plus en plus les
records et pourrait atteindre les 1.000 milliards de
dollars pour l'annde fiscale courante. D6ji pour le pre-
mier mois de l'annde budg6taire 2008, il atteint plus
de 237 milliards de dollars, soit quatre fois plus qu'en
octobre 2007. Cela ressemble de plus en plus a une
litanie a la Pr6vert.
Le G20 ou le G7+1 trouveront-ils un rembde
dans le cadre de cette chronique d'une catastrophe
annonc6e. Faudra-t-il retourner a la regulation fordiste
qui avait permis la naissance et la consolidation des
30 glorieuses ? Aprbs la domination paradigmatique
du mon6tarisme friedmannien, va-t-on assister au re-
tour du grand Keynes et de ses politiques de relance
par la demande ? Dans toute cette affaire il n'y a
jusqu'h maintenant qu'un seul gagnant : le FMI, lequel
fait un retour en force sur la scene 6conomique et
financibre internationale. Aura-t-il les moyens de sa
politique et de ses ambitions, il n'est que d'attendre.

Pour Haiti en marche
Azad Belfort,
spdcialiste de relations internationales
DESS de Diplomatie
et d'Administration Internationale
UniversitW de Paris 1-Panthdon Sorbonne
Azad59 2009(@vahoo.fr


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Mercredi 19 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XXIIT N 43


OUEL ENVIRONEMENT ?


Dans les articles pr6c6dents 1, aprs
avoir constat6 que la degradation des bassins
versants contribue a aggraver les d6gits que
peuvent provoquer les catastrophes naturelles,
apres avoir expos la contradiction entre la n6cessit6
de freiner cette degradation et le besoin d'exploiter
ces bassins versants, nous avons parl6 de l'inanit6 des
mesures visant a interdire les exploitations causes de
la degradation. D'ofi la question qui sert de titre a cet
article, petit clin d'ceil a Vladimir Ilyitch : que faire ?
La r6ponse a cette question a 6td bribvement
mentionnde dans un de ces articles, il s'agit de
l'am6nagement des bassins versants. Mais avant
d'entrer en plein dans ce sujet, je voudrais dire
quelques mots de l'am6nagement du territoire, tant il
est vrai que l'am6nagement des bassins versants est
un cas particulier d'amenagement du territoire.
< L'am6nagement du territoire >, nous dit-on,
<< dsigne a la fois 'action d'une collectivit6 sur son
territoire et le r6sultat de cette action. > La meme source
nous dit que < les deux objectifs majeurs de
l'am6nagement du territoire sont : l'accompagnement
du d6veloppement 6conomique des territoires et la
reduction des in6galit6s spatiales en termes
6conomiques ou sociaux; l'objectif global 6tant un
d6veloppement 6quilibrM du territoire. >
Une autre source 2 entre un peu plus dans le
detail: < ensemble d'actions et d'interventions, politiques ou
techniques, volontaires et concert6es, qui visent a
assurer une repartition adequate de la population, des
constructions, des activities 6conomiques et des
6quipements et infrastructures, tout en tenant compte
des contraintes, naturelles et anthropiques, a leur
6tablissement ... Les principaux objectifs sont: une
reduction des disparit6s 6conomiques, un meilleur
d6veloppement du cadre de vie des citoyens, une
amelioration des conditions de vie des populations. >
Si on reprend les objectifs mentionn6s dans
ces deux definitions, on pourrait dire qu'ils couvrent
trois domaines : le domaine spatial : < reduction des
disparit6s ou des in6galit6s spatiales >, le domaine
6conomique : 6conomique >, le domaine social : < ddveloppement du


C

Que faire

cadre de vie des citoyens, amelioration des conditions
de vie des populations. >
Concemant le domaine spatial, un texte du
Ministbre Franqais de l'Int6rieur parle de solidarity
nationale en faveur des territoires les plus en difficult,
et il cite : << les territoires ruraux, les quartiers urbains
en difficult >. Pour le domaine social, le meme texte
nous apprend que < une politique vigoureuse
d'amenagement numdrique du territoire vise a offrir a
tous les francais l'acces au t6lphone mobile, a
l'internet haut-d6bit et a la t6l1vision num6rique
terrestre >.
Pour nous qui venons avec une preoccupation
environnementale : la lutte contre la degradation de
nos bassins versants, cela ne nous sert pas a grand
chose. Il y a cependant un passage du texte de
AfricADT Consulting qui semble nous ouvrir des
perspectives : L'am6nagement du territoire
aujourd'hui intbgre le d6veloppement durable qui vise
trois objectifs essentiels : assurer la r6partition
6quilibr6e des populations et des activities, garantir la
coherence des activities publiques et priv6es, satisfaire
aux exigences d'un d6veloppement culturellement
adapted, socialement acceptable et 6cologiquement
supportable. >
Pour en finir avec la revue des quelques textes
quej'ai pu trouver,je reprendrai ce passage d'un texte
de la Commission Europ6enne : < L'am6nagement du
territoire fournit un cadre politique coherent pour la
coordination des politiques sectorielles. A la difference
des approches de planification centralisde, il met
l'accent sur le r6le clk des pouvoirs locaux et sur la
participation de l'ensemble des acteurs du
d6veloppement ... >>
J'ai tenu a retenir ce passage parce qu'il
6tablit le lien entre l'am6nagement du territoire et la
politique de decentralisation et de d6veloppement local
inscrite dans notre Constitution, un theme que je me
propose d'aborder unjour sous l'une ou l'autre forme.
Mais pour le moment, nous allons tenter d'explorer


Scette ouverture offerte par AfricADT quand ils
nous disent que << l'am6nagement du territoire
aujourd'hui integre le d6veloppement durable. >>
Mais il faudrait commencer par s'entendre sur
le concept de d6veloppement durable. J'en avais
bri&vement parl6 dans l'article intitulk : < Les bassins
versants : la probl6matique > 3, mais pour 6tre plus
explicite, je reprends ici un passage d'une mission
quej'avais faite sur le theme en mai de l'annde dernire.
L'expression << dveloppement durable > a td
propose pour la premiere fois en 1980 dans la
<< Strat6gie mondiale de la conservation > publi6e par
l'Union international pour la conservation de la na-
ture (UICN), le Fonds mondial pour la nature (WWF)
et le Programme des Nations Unies pour
l'environnement (PNUE). En 1987, la Commission des
nations Unies sur l'environnement et le d6veloppement
publie le rapport < Brundtland) qui va populariser le concept de
d6veloppement durable. Le rapport Brundtland d6finit
le ddveloppement durable comme << un d6veloppement
qui rdpond aux besoins des g6ndrations actuelles sans
pour autant compromettre la capacity des g6ndrations
futures de rdpondre aux leurs >. En 1991, la << nouvelle
strat6gie de conservation de la nature >>, publi6e par
1'UICN, le WWF et le PNUE, d6finit le d6veloppement
durable comme le fait d'ameliorer les conditions
d'existence des communaut6s humaines, tout en restant
dans les limites de la capacity de charge des
6cosystemes.
Le texte de AfricADT, cit6 plus haut, nous
dit que << le d6veloppement durable ... vise trois
objectifs essentiels : assurer la r6partition 6quilibr6e
des populations et des activities, garantir la coherence
des activities publiques et priv6es, satisfaire aux
exigences d'un d6veloppement culturellement adapted,
socialement acceptable et 6cologiquement
supportable. > Personnellement, c'est le dernier
membre de phrase qui m'interpelle, etje me propose
de voir comment satisfaire aux exigences d'un
d6veloppement 6cologiquement supportable.

Bernard Etheart


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Lancement des travaux reliant la Route 9 (Cite Soleil) a La Saline


Le Bureau des Affaires Publiques de
l'Ambassade des Etats-Unis d'Amdrique informe que
le mercredi 12 novembre 2008, l'Ambassadeur des
Etats-Unis, Janet A. Sanderson, des repr6sentants de
la communaut6, et des officiels haitiens ont proc6d6
au lancement des travaux de construction du troncon
d'environ 1.4 kilombtres reliant la Route 9 ou
Boulevard des Am6ricains (Avenue Soleil a Cit6 Soleil)
a La Saline, Fort Dimanche.
Ces travaux de rehabilitation qui s'effectuent
dans le cadre du programme d6nomm6 Initiative de
Stabilisation pour Haiti (Haiti Stabilization Initiative,
HSI), sont finances par le gouvemement amdricain a
travers l'Agence Amdricaine pour le D6veloppement


International (USAID) pour unmontant de 3.9 millions
de dollars am6ricains.
Le tronqon comprendra 4 voies de 3.50
metres, une terre plein centrale et des accotements de
2 metres de chaque c6t6 ainsi que deuxbandes d'utilit6s
de 3 metres. Les travaux seront r6alis6s par
l'Entreprise d'Am6nagement de Terrain et de Travaux
(EATT S.A) et le Laboratoire National de Bitiment et
des Travaux Publics (LNBTP).
L'Ambassadeur des Etats-Unis, Janet A.
Sanderson, a d6clard ce qui suit: < pr6voyons que cette route, le Boulevard des Am6ricains
va amdliorer les vies et augmenter la prosperity des
citoyens de Cite Soleil. Ce sera une route modeme,


bien trace et bien asphalt6e.
Sa construction permettra a beaucoup
d'ouvriers de trouver du travail. Il ne fait aucun doute
que le Boulevard des Amdricains va augmenter le
potentiel 6conomique de la communaut6. La nouvelle
route va faciliter le flux de la circulation a l'int6rieur
et aux environs de Cite Soleil. L'acces a l'int6rieur et
dans les voisinages sera plus facile pour les v6hicules
de transport, les marchandises, et les individus. >
Le partenaire d'ex6cution du projet, le CHF
International, a travaill 6 troitement avec le
gouvemement haitien, administration communale de
Cite Soleil, les groupes locaux et les organisations
civiques afin de lancer ce projet.


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...... ............ ... . ... .. .. I -1IN J I


I









PRESIDENT ELU


Mercredi 19 Novembre 2008
SHaiti en Marche Vnl XIIT N '4


Haiti est-elle prete pour un Barack Obama ?


(OBAMA... suite de la lere page)
parents ne sont pas citoyens amdricains mais seulement
residents l1gaux, peut devenir president des Etats-Unis,
comme l'dlection de Obama vient d'en dessiner la voie,
a partir du moment oi le futur candidat prend naissance
sur le territoire amdricain.
Les Etats-Unis ont adopt lejus soli,
autrement dit la nationality ne se transmet pas
par le sang (jus sanguinis) mais d&s lors que
vous prenez naissance dans le territoire du
pays.
D'un autre c6t6, on se souvient que
le gouvemement am6ricain avait refuse la
nationality aux b6b6s qui 6taient n6s de
parents r6fugids haitiens et lors d6tenus a la
base de Guantanamo (pendant le coup d'6tat
militaire haitien de 1991-1994). Le
gouvemement am6ricain avait fait valoir que
Guantanamo n'est pas territoire amdricain.
C'est une base militaire loude par les Etats-
Unis a Cuba (quoique Fidel Castro ait refuse
de toucher le loyer depuis 1959).
Cependant si le meme b6b6 6tait nd
au camp de l'immigration a Krome Avenue a
Miami (Floride), eh bien il a le meme droit
qu'un autre de devenir, qui sait, unjour, president des
Etats-Unis.
Autrement dit meme si les parents sont des
immigrants ill6gaux, appel6s encore sans-papiers, et
meme s'ils avaient fini par 6tre d6portes en Haiti, eh
bien leur enfant pourrait devenir unjour president des
Etats-Unis a partir du moment que ce dernier a pris
naissance en territoire amdricain.
Ce n'est pas que cette loi vienne d'etre
inventde, ou qu'elle n'ait exist depuis longtemps, mais


1'dlection de Barack Obama vient de le faire devenir
r6alit6. Incroyable mais vrai, comme on dit.
Only in America, que tout le monde se prend
a r6p6ter depuis l'dlection le 4 novembre dernier du
premier noir president des Etats-Unis de toute
l'Histoire.


Le President elu Barack Obama


Mais c'est faire d'une pierre plusieurs coups.
Puisque non content d'etre le premier afro-amdricain
Olu president des Etats-Unis, Obama est aussi un fils
de l'immigration. Et meme pas tout a fait puisque son
pbre, un citoyen kenyan n'ayant jamais manifesto le
d6sir de devenir amdricain, n'av6cu que quelques mois
aux Etats-Unis, le temps d'une bourse d'6tudes a
l'universit6 Harvard avant de retoumer dans son pays,
le Kenya.


En Haiti, pour 6tre candidat a la pr6sidence,
il faut avoir toujours &te un citoyen haitien et n'avoir
jamais renonc6 a sa nationality, dit la Constitution.
Mais ce n'est pas tout, vous pouvez presenter
toutes les evidences du citoyen haitien natif natal, c'est
a dire 6tre nd de pbre et mbre haitiens, eux aussi n6s de
parents haitiens, et cela remontantjusqu'aux
signataires de l'Acte d'ind6pendance de
1804, mais que vous ne soyez pas en mesure
de retrouver les actes de naissance de vos
grands parents, vous 6tes automatiquement
disqualifi6.
Voire si l'un de vos parents, comme
pour Barack Obama, est tout a fait un
stranger.
Oui, only in America !
Eneffet, en Europe, c'est meme pas
la peine d'y penser. Certaines nations
europ6ennes sont rest6es sous le regime du
jus sanguinis, comme l'Allemagne. Des
enfants de ressortissants strangers nds en
Allemagne n'ont pas la nationality.
En France, on accepte en principe
le jus soli (le droit du sol ou ntre nd sur le
territoire du pays d'accueil), mais des partis
politiques de droite, parmi lesquels 6videmment le
Front national, continuent de se battre pour que la
nationality franqaise ne soit pas accord6e aussi
automatiquement.
Au Canada, on devient citoyen d&s lors qu'on
prend naissance dans le pays. Plusieurs haitiens
d'origine ont et& 6lus lors d'l6ections locales ou
r6gionales. L'actuelle Gouverneure g6ndrale,
Michaelle Jean, est une native d'Haiti.
(voir OBAMA / 12)


Avec Michelle Obama, un autre style s'annonce a la Maison Blanche


Ceux qui cherchaient des signes que la
Maison Blanche risque de changer de style avec
les Obama ont pu en deceler un premier indice
quand lafuture Premiere dame n 'a pasjuge bon
de communiquer sur son couturier, la difference
de sa devanciere.
Les Obama ont effectu6 le lundi 10
novembre pendant environ deux heures leur
premiere reconnaissance de futur couple
pr6sidentiel dans ce qui sera leur maison pour au
moins quatre ans.
"Pour ceux d'entre vous qui l'ont demand,
Madame Bush porte une robe Carolina Herrera",
a indiqu6 sa porte-parole Sally McDonough aux
joumalistes.
Rien de tel du c6t6 de Madame Obama,
meme s'il y avait lieu de s'attendre a de s6rieuses
investigations sur la provenance de la tenue rouge
vifde l'6pouse du president l6u, dont les v6tements
pendant la campagne et le soir de la victoire ont
fait couler beaucoup d'encre.
Fatalement se pose la question du r6le que


jouera a la Maison Blanche une
dipl6mde de droit aux origines
modestes, passe par les plus
prestigieuses universities, Princeton et
Harvard, A la suite d'une ancienne
biblioth6caire entree dans l'une des
familles politiques les plus puissantes
du pays en 6pousant George W. Bush.
"Je pense que son module sera
Michelle Obama elle-meme. Elle sera
Premiere dame a sa propre manibre", a
dit Valerie Jarrett, une conseillbre et une
amie des Obama.
Pour autant, Mme Obama s'est
pretde avec de grands sourires a un
vieux rituel de la vie politique
am6ricaine. Tandis que son mari
s'entretenait avec M. Bush des d6fis
consid6rables auxquels font face les
Etats-Unis, Mme Obama a visit la
Maison Blanche et ses futurs
anpartements personnels. avec Mme


Bush pour guide.
M. Obama a


lui aussi eu


emmener a l'6cole lundi matin a
Chicago, pour la premiere fois


Michelle et Barack Obama


POUR VO RERVATIONS DE CARGO, APPELEZ


1-800-927-6059
Omi cm w auf c-m ajialna


droit a une visite guide de la part
de M. Bush.
La Premibre dame
am6ricaine a autorit6 sur les
affaires domestiques a la Maison
Blanche. Et, tout comme M. Bush
a promis de faciliter la tiche a son
successeur, Mme Bush travaille
depuis pas mal de temps pour
preparer la Maison Blanche pour
ses nouveaux occupants.
Mme Bush a pr6sentM Mme
Obama a l'huissier en chef Stephen
Rochon, en charge de l'intendance.
Et "on peut dire que Mme
Bush a dispense ses conseils. Je ne
me prononcerai pas sur le fait de
savoir si Mme Obama les
demandait", a rapport la porte-
parole de l'actuelle First Lady.
Cependant, les Obama ont
soulign6 la chaleur de l'accueil qui
leur a &t6 r6serv6.
Et Mme Bush et Mme Obama ont
a coup stir trouv6 un sujet d'int&r&t
commun: l'6ducation de leurs
filles.
M. Obama a ainsi vu les
chambres que devraient occuper
Malia et Sasha, ses deux filles de
10 ans et 7 ans, qu'il a r6ussi a


depuis son election.
L'une des grandes questions
que se pose le tout Washington vise
a savoir dans quelle cole les
Obama vont scolariser leur deux
filles, les plusjeunes enfants a entrer
a la Maison Blanche en une
g6ndration.
L'autre question, c'est quel
chien leur offrira M. Obama,
comme il le leur a promis, et qui
remplacera les deux scottish terriers
Barney et Miss Beazley sur les
pelouses de la Maison Blanche.
Mais, dit Mme Jarrett,
l'amie des Obama, la premiere
priority de Mme Obama quand elle
emmnnagera sera "ces deux fillettes
adorables, veiller a ce que tout aille
bien pour elles, les mettre a l'6cole,
les installer confortablement. Sa
mbre, Mary Robinson, vient aussi,
alors elle aura de quoi faire".
Et quant a prendre part aux
grandes decisions politiques, "avoir
un siege a la table des discussions
et devenir co-pr6sident ne
l'int6resse pas", dit Mme Jarrett,
faisant peut-6tre r6f6rence a
l'ancienne Premibre dame, Hillary
Clinton.


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Mercredi 19 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 43


Ou nan


Medicare


epi ou gen


Dyabbt?


K6m moun ki gen dyabet, ou gen bezwen espesyal pou sante w, epi Humana
tabli yon plan espeyal ki rele Medicare Advantage ki fet dapre bezwen pou
sante w. W ap jwenn menm kouveti asirans total la, ak menm avantaj ki
genyen nan 16t plan Humana yo, plis 16t sevis ank6 ki fet pou kenbe w nan
chimen pwogr6 pou sante w.


* Konsiltasyon san limit kay dokt6
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LIBRE PENSEE


Mercredi 19 Novembre 2008
Haiti en Marche Vnl YXIT N 43


Haiti est-elle prete pour un Barack Obama ?


(OBAMA... suite de la page 10)
L'Olection de Barack Obama fait beaucoup
de bruit en France, pays qui s'est toujours proclam6 le
champion de la libert6-6galit6-fraternit6 mais oi
cependant un seul et unique citoyen originaire du
continent africain siege aujourd'hui au parlement
hexagonal, alors que la France est une ex-m6tropole
coloniale d'Afrique.
Revenons a nous les Haitiens qui sommes
toujours si prompts accuser et a exiger : nous faisons
beaucoup de pression pour que la R6publique
dominicaine accorde la nationality aux enfants de nos
immigrants prenant naissance dans le pays voisin.
Par contre les enfants de nos propres
ressortissants qui naissent dans l'un ou l'autre de ces
pays d'accueil (Etats-Unis, Canada, R6publique
dominicaine ou autre), que leur offrons-nous, des fils
de notre sang, b6ndficient-ils d'aucune disposition
sp6ciale en Haiti ?
Nous ne r6alisons meme pas l'absence totale
d'6quilibre entre ce que nous exigeons des autres et ce
que nous-memes sommes prets a accepter de notre c6t6.
D'ailleurs plut6t que d'accueillir, toutes nos
dispositions visent a rejeter. Rappelons que en vertu
de l'actuelle Constitution, l'Haitien qui a accept une
autre nationality perd automatiquement la nationality
haitienne. Et cela sans discussion. Et ainsi de suite aussi
bien sfr de leurs enfants.
Alors que jusqu'a r6cemment des petits
enfants et arribre-petits enfants de citoyens franqais
r6fugi6s en Haiti aprbs la Premibre guerre mondiale
(1914-1918) pouvaient obtenir la nationality franqaise.
Notre position dans ce domaine de la


nationality est done aujourd'hui tout a fait intenable
pour ne pas dire stupide.
Cependant aujourd'hui un Barack Obama
peut devenir president d'Haiti. Oui, avec l'avenement
des elections d6mocratiques, le peuple haitien peut l6ire
un president de son choix. Quitte a ce qu'il doive
descendre dans la rue pour d6fendre son vote.
Mais avec la difference que le vrai Barack
Obama est dipl6m6 de l'une des plus grandes
universities americaines et du monde, Harvard.
Et que ce n'est pas la simple pression
populaire qui lui a permis de l'emporter sur le candidat
de l'l6ite ou de l'establishment, mais sa grande capacity
intellectuelle, sa formation, ses qualit6s personnelles
et sa maitrise des questions importantes de notre temps.
Only in America! Oui, parce que alors que
tout semble mal engage pour les Etats-Unis (la plus
grave crise 6conomique depuis la grande depression
de 1929 ; une image internationale au plus bas, etc),
c'est alors que le pays se retoume vers le plus inattendu,
la communaut6 qui a subi de toute l'Histoire le plus de
discrimination et de vexation, qui a &te le plus victime
du sectarisme et de l'exclusion ...
Un noir president des Etats-Unis. Mais il n'y
a pas de g6ndration spontande, il a fallu une politique
qui permette d'y arriver. On ne nait pas Barack Obama,
on le devient. II a fallu que le pays vous en laisse les
opportunities.
Autre raison qui fait qu'on ne peut avoir
v6ritablement un Barack Obama en Haiti, pays de
toutes les discriminations. MWme les plus ridicules et
d6pass6es.

Milodie 103.3 FM, Port-au-Prince


USA: une femme tuee en fuyant

un rite initiatique du Ku Klux Klan
Unefemme qui tentait defuir un rite initiatique Raymond "Chuck" Foster, 44 ans, qui lui a alors tire
du Ku Klux Klan (KKK) a edt tude par le responsable dessus avec un pistolet.
local du groupe dans les marais de Louisiane (sud), II aurait ensuite tent6 "de retirer la balle du
ont indiqud mercredi les autorites locales. corps" avec un couteau, a indiqu6 le sh6rif lors d'une
conference de presse pendant laquelle
il se tenait prus de costumes du Ku
Klux Klan retrouv6s sur place.
Chuck Foster a alors demand
h ses troupes de broiler les effets
personnels de la victime et de jeter le
corps au bord d'une route.
e "C'est assez impressionnant
iAa pour un groupe avec un QI aussi bas
d'6tre capable de nettoyer si bien le
site," a lanc6 le sh6rif.
Les faits ont &t6 d6couverts
apris que le fils de Foster et un autre
membre du clan eurent demand
lundi, dans une boutique, comment
enlever des taches de sang sur leurs
v6tements. Le vendeur, qui les
connaissait, a appel6 le bureau du
DefiWl de membres du Ku Klux Klan sh6rif, qui s'est aussit6t rendu sur le
lieu de reunion du KKK.
La victime, Cynthia C. Lynch, Ag6e de 43 ans, Cinq membres du clan se cachaient encore dans
6tait venue de Tulsa (Oklahoma, sud) afin d'6tre initide les bois et Raymond "Chuck" Foster s'est livrd aux
par l'organisation raciste et de recruter d'autres autorit6s. I1 a &t6 inculp6 de meurtre au second degrd
membres. et sept autres membres du clan d'obstruction i la
Arrive vendredi en Louisiane, elle avait &td justice.


soumise par le KKK a plusieurs rites, dont le rasage de
ses cheveux, puis avait &t6 conduite dans un camp
accessible uniquement en bateau pour poursuivre son
initiation, consistant essentiellement a allumer des
torches et a courir dans les bois, a pr6cis6 le sh6rif de
Tammany Jack Strain, cit6 par le quotidien New
Orleans Times Picayune.
Mais, dimanche soir, la femme a d6cid6 de
quitter les lieux et s'est dispute avec le chef du groupe,


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Le sh6rif a qualifi6 le groupe de tas
"d'excentriques" et estim6 qu'il ne repr6sentait pas
jusqu'ici une menace s6rieuse, ajoutant que seuls
quelques graffitis racistes pouvaient 6tre lies dans la
region a ces partisans de la supr6matie blanche.
Des perquisitions mendes au domicile de M.
Foster ont conduit a la d6couverte de documents de
travail du clan, dont des formulaires d'adh6sion ou les
regles de fonctionnement du groupe, a indiqu6 le chef
du d6partement criminel du bureau du sh6rif, Fred
Oswald.
"I1 semble qu'ils 6taient plus ou moins organisms
au niveau local, mais je ne vois aucun lien au niveau
national", a-t-il d6clard a 1'AFP, ajoutant que l'enquete
n'en 6tait qu'a ses debuts.
Le KKK a &t6 fond6 en 1866 par d'anciens
officiers aprbs la d6faite de la Conf6d6ration sudiste
oppose a l'abolition de l'esclavage. Ses membres
pr6naient la supr6matie de la race blanche et
terrorisaient les Noirs par des lynchages et des
violences.
Le Klan a compt6 jusqu'a 5 millions de
membres a son apogee, en 1925, dont des hommes
politiques et unjuge de la Cour supreme.


Opinion


L' lection d'Obama

concretise le reve de

Martin Luther King
"Nous venons de laisser enfin le tunnel et nous
nous trouvons maintenant au sommet de la montagne.
Et en face de nous s'6tale la "terre nromise" annonc6e


Dr (iuillaume Severe
il y a plus de 40 ans par Martin Luther King dans son
c6lbre << J'ai fait un rave >. Souvenons-nous de ces
mots c6lbres: "I have a dream that my four little
children will one day live in a nation where they will
not be judged by the color of their skin but by the
content of their character...I have a dream that one
day every valley shall be exalted, every hill and
mountain shall be made low, the rough places will be
made straight...".
Il y a de cela 45 ans encore, personne n'aurait
pu croire qu'un Afro-amdricain pourrait acc6der un
jour a la magistrature supreme de l'Etat aux Etats-Unis
d'Amdrique. L'Olection triomphale de Barak Obama
est la preuve tangible de l'dvolution permanente et de
la capacity d'adaptation de l'etre humain. A mon avis,
sa victoire est imputable non seulement a son charisme
et son intelligence en t6moigne sa faqon 6loquente
d'aborder les sujets cruciaux et de toucher le cceur tout
en s'adressant a la raison -, mais aussi et surtout au
changement de points de vue et de comportements de
ses compatriotes au fil des dermires anndes.
Son entr6e triomphale sur la scene politique
nationale et international nous d6montre une fois de
plus qu'il est possible a chacun de nous d'atteindre
sonbut et de mat6rialiser ses rives les plus doux partout
et a tous les moments de sa vie.
M6me aux Etats-Unis oni le clivage entre les
classes sociales et les diff6rentes races n'est pas
seulement un vain mot mais un fait patent, meme
aujourd'hui encore, on peut parvenir a s'imposer en
fonction de son intelligence, de sa competence, de son
caractbre et de son comportement dans la soci6td. La
couleur de la peaujoue de moins en moins un r6le. En
t6moignent les succes et les lauriers r6colt6s par tant
d'Haitiens a l'dchelle mondiale. I1 suffit de nous laisser
assez de temps, d'espace et de liberty d'actions pour
pouvoir appr6cier a sa juste valeur la port6e nos
capacit6s et de notre grandeur d'ame. Barak Obama,
Martin Luther King, Nelson Mandela, W.E. Dubois
etc., nous servent d'exemples.
Le temps est venu pour les descendants des
esclaves de l'Afrique subsaharienne et pour les
Africains de d6montrer une fois de plus au monde
entier la v6racit6 des arguments d'Ant6nor Firmin
contenus dans son celbre ouvrage "De 1'egalite des
races humaines" et de contrebalancer ainsi, et une
fois de plus, les opinions malveillantes de Gobineau,
de Sir Spencer St-John, de Bary Goldwater et de tous
les autres racistes connus et inconnus.
Barack Obama vient d'inaugurer une bre
nouvelle charge d'espoir pour les Etats-Unis et pour
le monde entier, oi les id6es de la revolution de 1789,
surtout celles qui ont trait a la fraternity et a l'6galit6
des 6tres humains, se concrdtisent de plus en plus pour
cesser de n'6tre que des chimbres. La g6ndration
future pourra toujours se r6f6rer a cet 6v6nement
historique du 4 novembre 2008, partout et dans toutes
les circonstances approprides, avec fiert6, ferveur et
confiance en soi.
B6ni soit le Dieu vivant qui m'a permis d'etre
t6moin de ce miracle. La tate altibre et hauts les fronts
je convierai d6sormais mes enfants, amis et
connaissances a propager chaque jour et partout les
mots de notre idole :"Yes we can...Yes we did!!!""

Dr. Guillaume Severe
Wesseling, 6 novembre 2008
"Petit billet dedid aux amis, condisciples,
freres de combat, camarades, parents et allies,
Haitiens et Haitiano-amdricains! "


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LIBRE PENSEE


Mercredi 19 Novembre 2008
SHaiti en Marche Vnl Y llT N 43


Des catastrophes
( arrivent ,. Puis, elles osont
arrivees >. Et, on passe a autre
chose.
Hubert Reeves

Cette semaine a 6td dramatique.
vient de s'effondrer. Et, avec elle, les r
centaine de fils d'Haiti. Et, avec eux, des
projets pour Haiti. Des enfants. Des ac
hommes. Des femmes. Et maintenant, des
fils ou sans filles, des fils sans mere, des
p&re, des p&res sans enfants, des hom
femmes sans aucune envie de vivre. De
fallait une explication. Selon la presse et
sp6cialistes, des surcharges techniques, j
quality du sol et aux d6ficiences str
expliqueraient l'effondrement complet d
scolaire de N6rette et celui, partiel de celui
Vert, dans un espace de 5 jours. Alter
gonflement et de repli du sol. Maisons 6rig
versants. Constructions aux fondations p
D6faillances dans les calculs de ferraillage e
Mauvais dimensionnement des structure
trembler maintenant. Cela me rappelle va,
qui s'6tait produit en Turquie, cela fait quelq
Des constructeurs, sans g6ne, sans retenue
des mat6riaux d6ficients pour construire,
de faqon ill6gale. Sans autorisation munic
aucune 6tude technique. Gdotechnique. D
d'effondrements furent le r6sultat. Priso


Effondrement !
Forces. Fortes Amendes. Dommage et Int6rets. Vulndra
Deconstruction. D6molitions par centaines et par Pauvret6
Une cole milliers. R6cup6ration de < Zones Vertes >. Voilh la discours
eves d'une r6ponse du Gouvernement de l'6poque. Et chez nous ?
milliers de Et nos Autorit6s Municipales ? Et nos Ministres ? Et de l'Eta
lultes. Des les D6put6s ? Et les SRnateurs ? Ont-ils compris qu'ils annmes,
mbres sans sont interpellks ? Vont-ils pouvoir assumer leur ronge 1'
Sfilles sans responsabilit6 face a la Nation ? Allons-nous, nosvois
mes et des maintenant, < passer a autre chose > ? Il nous faut des a nous c
survivre. Il explications. Aprbs les explications, les sanctions. Les ne peut
d'apres les responsabilit6s.
jointes a la Je suppose, chores amies lectrices, chers amis la << fatal
ucturelles, lecteurs, que vous avez pu observer, comme moi, qu'un incons6q
lu bitiment vent de panique soufflait maintenant sur Port-au- professe
du Canap&- Prince. Angoisse. Anxietd. Preoccupation. Et meme inciter a
rnances de h6roisme, chose qui avait tendance a disparaitre sans << passer
g;es sur des laisser de trace. Novembre semble 6tre le mois, non qui ont
peu solides. seulement de nos < demons int6rieurs > mais aussi de chose >.
et de poutre. l'h6roicit6, de Capois, de la pr6gnance de la mort, de lieu de <
:s. De quoi la presence de la mort, a tous les coins de rue. Nos a 6tm m
guement ce << Gudd6s << mobili
rues annmes. Enfin, chers mais, une cole s'est effondrde a N6rette. haitienn
,utilisaient Collapse du bitiment. Un autre bitiment, au Canap&- prendre
et en plus, Vert, s'est partiellement effondrd. Aucune victime dans
;ipale. Sans ce dernier cas. Cependant, bien que n'ayant caus6
'es dizaines directement aucune victime, cela a provoqu6 des
n. Travaux reactions de panique dans d'autres 6tablissements de


la zone. Nous avons offert au
monde, une nouvelle fois, une
image negative du pays. Aucun
control sur la vie citoyenne.
bilit6. D6nuement. Pauvret6 6conomique.
Sdans les idWes. Incapacit6 de g6rer. Trop de
, vides. Trop de pr6textes, malsains.
Cette absence de contr6le dans les structures
t, cette faiblesse qui caract6rise depuis des
les Institutions de l'Etat, cette corruption qui
appareil de l'Etat, font que de plus en plus,
ins, proches et lointains, ne cessent de penser
omme un Etat en faillite, comme un pays qui
se g6rer que sous assistance.
Les catastrophes << arrivent >. Ce n'est pas
ilit6 >. Ce sont les < consequences de nos
luences >, comme se plaisait a dire l'un de mes
urs. < Nos morts de N6rette > doivent nous
Sfaire changer les choses. On ne peut plus
a autre chose > apres avoir vu N6rette. Ce
< perdu >, ne peuvent plus < passer a autre
Avant que tout ne s'effondre dans ce pays, au
nager pour sortir>, << d6construisons > ce qui
al fait durant ces 22 dernieres anndes et
sons-nous > pour<< bitir > une nouvelle soci&te
e, a la hauteur des raves qui commencerent a
forme a < Vertieres >.

Oscar Germain
germanor20055@yahoo.fr
Novembre 2008


CHANSONS

Charles Aznavour le "crooner artisan" reprend la route de l'Amerique


A pres de 85 ans et apres plus de 60 ans de
carriere, 'auteur-compositeur-interprete frangais
d'origine armdnienne Charles Aznavour reprend la
route de 1'Amdrique au printemps prochain, pour
quelques concerts au Canada puis a New York.
"Je ne suis pas un g6ant, je ne suis pas un
crooner, je suis un artisan, un ticheron qui 6crit ses
chansons comme les 6crivains 6crivent. Je rate, je
recommence, je change un mot, je suis un artisan qui
pr6sente son travail de manire artistique", declare dans
une interview a 1'AFP celui qui est considered comme
l'un des derniers monstres sacrds encore en vie du 20e
siecle.
L'auteur de "La Boheme", "For me
Formidable" ou "La Mamma" va cette fois chanter en
franqais, lui qui a souvent traduit ses succes dans
plusieurs langues. Il reprendra la plupart de ses "tubes"
avec quelques arrangements complktement diff6rents,
notamment pour "La Mamma" qui deviendra un
flamenco.
"Je vais faire pour la premiere fois un tour de
chant uniquement en franais. Beaucoup d'Am6ricains
me 'ont demand, mes chansons sont bien traduites
mais il y a des phrases qui ne sont pas traduisibles",
estime l'homme aux cheveux blancs et au regard
p6tillant, qui arbore son insigne de la Legion d'honneur
au revers de sa veste en tweed.
"La chanson franqaise est in6galable dans les
textes", poursuit-il, citant en exemple des morceaux
qui ne sont pas de lui. "Aucune chanson ne remplacera
+Avec le Temps+ de Ldo Ferrd. C'est une chanson
immense. C'est intraduisible tellement c'est grand,
tellement c'est beau", dit-il, install dans un canap6
d'une salle du New York City Center.


"Je n'aime pas le mot +star+ parce qu'il ne
veut rien dire, des 6toiles, il y en a des filantes",
poursuit Charles Aznavour, qui passe avec aisance du
franqais a l'anglais avec ses interlocuteurs, avant de
s'adresser en arm6nien a Gaiane Danilian, vice-
pr6sidente de la maison "Ardani Artists" qui produit
la vedette franqaise.
"J'appelle le spectacle +Aznavour en liberty+
parce que je veux 6tre libre de faire ce que je veux. Je
ne sais pas d'ailleurs si je ne vais pas changer de
costume parce que depuis toujours je suis en noir. Je
vais sortir du deuil", dit-il en souriant.
Elu en 1998 par l'hebdomadaire "Time"
"artiste de varidtd" du siecle, Charles Aznavour a 6crit
800 chansons -"mais j'ai des camarades qui en ont
6crites 4 ou 5.000", pr6cise-t-il-, vendu plus de 100
millions d'albums, mais aussi jou6 dans plus de 60
films.
"C'est vrai, j'ai sdvi dans beaucoup de
choses", dit ce petit homme a la forte presence, qui
s'est d'abord fait connaitre aux Etats-Unis avec "Tirez
sur le pianiste" de Francois Truffaut (1960). "D'ailleurs
la premiere fois que je me suis produit sur scene a
New York les gens pensaient que j'6tais pianiste, pas
chanteur", se rappelle-t-il.
"Mais je ne veux plus jouer au cinema, mon
vrai m6tier c'est la chanson, d'autant que j'ai toutes
les facettes: 6crire la musique, 6crire les textes, chanter
sur scene", dit Aznavour, qui precise qu'il "n'ajamais
prononc6 le mot adieu" et que la tournme du mois
d'avril 2009 sera simplement une "dernire tournde".
Ambassadeur de l'Arm6nie a l'Unesco -
l'organisation des Nations unies pour l'6ducation, la
science et la culture-- Charles Aznavour. nd


Charles Aznavour a pres de 80 ans
Aznavourian, adore New York, une ville oi il a v6cu a
quelques reprises, notamment avec son spouse actuelle.
"C'est une ville oi il se passe tant de choses. Et quand
il s'agit de spectacle c'est la plus grande ville au
monde". conclut-il.


SANTE

Derniers tests dans 7 pays africains pour un vaccin contre le paludisme


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Tel. 305-756-3695 for al occasions


Les derniers tests cliniques
pour la commercialisation d'un
vaccin contre le paludisme auront lieu
dans sept pays africains a partir de
janvier, a-t-on appris mardi aupres
des responsables du laboratoire
GlaxoSmithKline (GSK) et d'une
ONG en charge de ce programme.
"C'est le vaccin le plus avanc6
et le seul qui aujourd'hui ait d6montr6
une efficacit6 contre la maladie chez
les enfants et les nourrissons en
Afrique", a d6clard a 1'AFP Joe
Cohen, qui travaille depuis 1987 sur
ce vaccin au sein du laboratoire
pharmaceutique britannique GSK.
Selon des 6tudes conduites au
Mozambique sur des enfants de
moins de cinq ans, le vaccin, appeal
RTS,S, a une efficacit6 de 30 a 35%
contre les formes b6nignes de la
maladie et 50% contre les formes


s6vres sur une p6riode de trois ans environ.
"Avec 30 a 35% d'efficacit6, celava
6viter 100 millions de cas de maladie par an
(...) et suggere qu'on pourrait sauver
plusieurs milliers de vie", a soulign6 M.
Cohen, rappelant que le paludisme tuait
chaque annde prbs d'un million d'enfants,
principalement enAfrique subsaharienne.
Au Mozambique, le vaccin a
6galement permis de faire des economies en
r6duisant le nombre d'hospitalisations,
precise Christian Loucq, directeur de 1'ONG
Malaria Vaccine Initiative (MVI) qui finance
via la Fondation Bill et Melinda Gates une
partie de ce programme.
"A l'h6pital de Manhiqa (oi a lieu
l'6tude), 40% des hospitalisations sont dues
a la malaria et leur nombre a baissd" grice
au vaccin, a pr6cis6 M. Loucq.
Ce test aura lieu dans 11 sites
cliniques au Kenya, Malawi, Mozambique,
(voir PALUDISME / 17)


Page 14


Pate Plus Baker
NATURAL JUICE


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W& i -A


OL i








Mercredi 19 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 43


CHAMPIONNAT NATIONAL: Le VAC nouveau leader


Le Violette Athl6tique Club s'est empard de
la premiere place au classement du championnat
national de premiere division masculine, apres son
6crasante victoire 3-0 sur le terrain des capois du
Zenith a l'issue de la
7 eme journde comptant pour la s6rie de
cloture dispute le week-end could. Avec cette
nouvelle victoire, le vieux tigre qui reste invaincu aprls
7 journmes de competition, s'affirme comme l'un des
pr6tendants au titre national. Cette 7 eme journe est
6galement marque par la premiere victoire dans cette
s6rie de cloture des mirebalaisiens de 1'ASM et des
capois de JSC qui se sont imposes respectivement (1-
0) sur le terrain des 16oganais du Cavaly et (2-1) a
domicile (parc Saint-Victor) aux d6pens des lo1ganais


du Valencia.
Les r6sultats
Samedi 15 Novembre
JSC Valencia
Aigle Noir A.S Capoise
ASCAR Baltimore
Temp6te Racing FC (Gonaives)


Dimanche 16 Novembre
Zenith- Violette AC
Don Bosco Victory
Cavaly AS.Mirebalais
Classement
1- Violette AC
2- Baltimore


3- Racing FC (Gonaives)
4- Victory
5- Cavaly
6- Don Bosco
7- Tempete
8-Aigle Noir
9- Valencia
10-AS Mirebalais
11-ASCAR
12-JSC
13- Z6nith
14- ASC


15 (points)
15


Si iii ii ^ I h *IIII... ...... ..... .. lli .... .. ........ . ...f ^. ....





"Copyrighted Material



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La Fondation Aristide pour la Democratie rend hommage

a 176 jeunes medecins haitiens recemment gradues a Cuba


Le conseil d'administration de la Fondation
Aristide pour la D6mocratie lors d'une c6r6monie
organisde ce vendredi 14 juillet au local de la fondation
a Tabarre, a rendu un vibrant hommage aux 176
6tudiants haitiens qui ont recu leur dipl6me en m6decine
A Cuba, le 3 aofit dernier.
La c6r6monie a eu lieu en presence de diverses
hautes personnalit6s du parti Fanmi Lavalas, les par-
ents des jeunes m6decins et des amis.
L'auditorium de la fondation 6tait pare de
fleurs de toutes sortes. Une grande table avec des
gateaux giants sur lesquels on pouvait lire Vive la
cooperation haitiano-cubaine 6tait expose a l'entr6e
de la salle.
Plus d'une centaine de ces jeunes m6decins
avaient d6but6 leur formation en sciences m6dicales, a
l'Universit6 de la Fondation Aristide pour la
D6mocratie.
Mais les Mvenements de fdvrier 2004 les ont
contraints a aller poursuivre ces 6tudes hors du pays.
Dans son intervention circonstancielle, la
laureate de la promotion portant le nom de la premiere
femme haitienne m6decin, Yvonne Sylvain, a renouveld
son engagement et celui de ses colleagues m6decins a
oeuvrer pour le renouveau du systeme de sante haitien.
Docteur Stephanie Voyard, s'adressant a
l'assistance, a fait savoir que 1'6chec du pays tout
comme sa r6ussite est aussi le sien.
Notre travail a l'6gard de nos patients ne
doit pas se r6sumer en de simples prescriptions, mais
par une assistance m6dicale dans toute son int6gralit6
"a fait remarquer le jeune m6decin.
Pour sa part, le president de la promotion, Dr
Douyon John Evenst dans son intervention a dit se sou-
venir des durs moments qu'il a connus au cours du cycle
d'6tudes.
Trois belles anndes d'6tudes initides a
l'universit6 de la FondationAristide ", a rappel6 docteur
Evenst.
Nous avions &te bien encadr6s et respects.
Nous jouissions 6galement des meilleures conditions
de travail et surtout d'une formation de niveau stan-
dard ", a-t-il d6clard. Mais, se souvient le jeune
professionnel en sante, la situation socio-politique du
pays en 2004 allait tout chambarder. Nous avions
commence perdre tout espoir, jusqu'au jour oni le
president cubain, Fidel Castro, nous a offert la
possibility de venir continuer ces 6tudes chez lui ",


relive Dr Douyon.
Pour clore la c6r6monie, la repr6sentante de
l'ancien president Jean-Bertrand Aristide, Docteur
Maryse Narcisse, a rappel6 aux jeunes m6decins les
rudes tiches qu'ils ont a accomplir.
Docteur Narcisse a center son intervention sur
deux aspects : d'abord, la situation critique en termes
de ressources humaines dans le secteur sanitaire en
Haiti. Ensuite, la dimension sociale de la m6decine.
Selon le dernier rapport de 1'OMS, la struc-
ture sanitaire du pays ne dispose que de 2.5 m6decins
et infirmiires pour 10.000 habitants. Alors qu'il devait
disposer de 25 pour le meme nombre de personnes.
Une situation que Mme Narcisse, elle-meme sp6cialiste
en sante, a d6plor6.
L'absence d'une politique en ressources
humaines, un manque de planification au niveau du
systeme ; les problemes lies a la formation, la
rimundration, au ddploiement des professionnels en
sante, la d6perdition des cadres de sante due a la mi-
gration vers l'6tranger sont autant de facteurs qui,


d'apres Dr Narcisse, entravent la capacity de rdpondre
aux besoins essentiels de la population haitienne en
matiere de sant6.
S'adressant directement auxjeunes graduas,
Dr Maryse Narcisse leur a fait savoir que la population
haitienne a grand besoin de leur apport. Aujourd'hui
le pays compte beaucoup survous, chers m6decins, pour
pouvoir enfin b6ndficier de soins de sante de quality
grice a cette formation que vous venez de suivre leur
a-t-elle d6clar6.
Docteur Narcisse a ensuite exhort ces
m6decins a mettre en valeur la dimension sociale de la
m6decine qui, selon elle, ne doit pas 6tre oubli6.
A la fin de cette c6drmonie, les participants
ont &te invites a partager avec les 6tudiants le d6licieux
repas qui leur a &te prdpard et qui, d'apres les initiateurs
de la soiree, symbolise leur integration dans la struc-
ture sanitaire du pays.

Louiny Fontal
fontallouiny @yahoo.fr


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Page 15


Mario Bareau
romarionet@yahoo.fr









GONAIVES SE REVEILLE


Mercredi 19 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XIT N 43


Gonaives : les sinistres encourages


a quitter les abris provisoires


Deux mois se sont dcoulds depuis lepassage,
sur Haiti, de la sirie d'ouragans divastateurs. Aux
Gonaives, les sinistres avaientprovisoirement trouvi
refuge dans nombre d'dtablissements scolaires, leurs
habitations ayant etc soitpartiellement endommagses
soit totalement ditruites. Mais, depuis quelquesjours,


biens disparaitre suite aux ouragans qui ont d6truit la
ville, en d6but du mois de septembre dernier.
Commerqant prospbre, sa maison du quartier chaud
de Descahos ainsi que sa boutique de produits divers
ont en effet &t6 inond6s.
Comme il le r6pete, sa famille et lui n'ont eu


qui comprend une pelle, une scie, une truelle, un
marteau, un kilo de clous.
o Nous avons commence par identifier, dans
les abris provisoires, les candidats au retour. Des
cartes ont tdc remises au chef defamille. Aprbs la
phase d'identification, nous procidons a la


La ville des Gonaives est toujours un vaste camp de refugids (photos Logan Abassi /Minustah)


ceux-ci sont incitis a rejoindre leur domicile,
moyennant des o kits de retour o.
Des feuilles de t6le et des matelas sur la tate,
une natte sous le bras, Gracia C. a du mal a transporter
le materiel qu'il vient de recevoir au siege de la
Direction d6partementale de la Police Nationale de
l'Artibonite, aux Gonaives. Deux de ses
enfants le suivent, tout aussi charges
d'objets de toutes sortes.
Ces dons proviennent du
gouvernement et de la Communaut6
international. Ils entrent dans le cadre
de l'op6ration de soutien au retour
volontaire des sinistrds a leur domicile.
Ala date du 11 novembre, ils sont 1.700
familles sur les quelque 2.300 log6es
provisoirement dans les 6tablissements
scolaires, a avoir requ les < kits de
retour >>.


dJ'ai toutperdu. Hanna etIke
m'ont rdduit a zero. Heureusement que
j'ai encore mes enfants qui me donnent
le courage de me battre o, t6moigne
Garcia, chemin faisant.
Ils sont, en effet, pros de
250.000 Gonaiviens h avoir vu tous leurs


CONTACT US
TOLL FREE. 1-888-383-2856
OR: 305-620-8300
FAX .305-620-8332
CELL: 305-986-881 1


la vie sauve que o grace au bon Dieu >. Depuis, il a
trouv6 refuge au Lyc6e Fabre Geffrard, le plus grand
6tablissement du secondaire public de la ville. 0Avant
de venir au lyc&e, mafemme, mes quatre enfants et
moi avonspassi deuxjours sur le toit d'une maison
voisine o, relkve-t-il.


Constructeurs ambulants (photo Logan Abassi /Minustal


Dans cet abri provisoire, sa
famille et lui ont fait face a une autre
situation tout aussi inconfortable : pas
d'eau, pas de nourriture, pas de latrines,
une insalubrit6 et une promiscuity
auxquelles ils ne sont pas habitues. DMs
lors, une seule id6e s'impose a lui :
quitter cet espace et retoumer chez lui.
Aussi, l'op6ration de soutien au retour
volontaire vient-elle a point nomm6.
Cette operation, initide par le
gouvemement haitien, est appuyde par
la communaut6 international. Dans sa
premiere phase, elle visait
principalement les sinistrds qui occupent
les 6tablissements scolaires. L'objectif
final 6tant de faciliter la rdouverture des
classes aux Gonaives, un mois aprbs la
rentrde officielle des classes au plan
national.
Les kits d'accompagnement au
retour comprennent deux lots distribuds
conjointement. Celui du gouvemement
comprend : une tente (abri provisoire),
un matelas mousse, une enveloppe
contenant 1000 gourdes, un petit matelas
yoga, unkit d'hygibne, unjerricane de 5
litres. Le lot offert par la communaut6
internationale contient: deux nattes par
famille, cinq feuilles de t6le, un kit outils


distribution o, explique Mme Salom6 Komb6rd, la
coordonnatrice de l'OIM.
Une fois le kit d'accompagnement au retour
remis aub6ndficiaire, celui-ci s'engage par 6crit devant
les autorit6s haitiennes pr6sentes a quitter l'abri
provisoire et a retoumer a son domicile.
SL'opdration a connu peu de
succes au depart. Mais, depuis quelques
jours, regne un certain engouement. Les
families qui itaient riticentes d ce
programme, ont change d'avis
lorsqu'elles ont remarque que les
premiers bhneficiaires itaient satisfaits
o, poursuit Mme Kombr&.
La distribution de grande
envergure a commence le 3 novembre
dernier. Environ 300 families reqoivent
les kits d'accompagnement au retour par
jour. Une operation qui a abouti a des
r6sultats positifs ayant facility la
rdouverture des classes, le 10 novembre.
PrMs de 70% des 6coles ont d6ji d6but6
les cours dans la Cit6 de l'Ind6pendance.
o En dehors de neuf
dtablissements scolaires qui servent
h) encore d'abrisprovisoires, les cours ont
ddbute dans toutes les autres dcoles o, s'est fflicit6
Arnold Christian, le directeur d6partemental de
l'Education nationale de l'Artibonite. Plus de cinquante
structures scolaires avaient servi d'abris provisoires
aux sinistr6s des dernires inondations.
Le programme d'accompagnement des
sinistrds va 6galement prendre en compte les sinistrds
qui ne veulent pas quitter les abris pour des raisons
diverses. Ainsi, des espaces publics et priv6s ont &t6
identifies pour les relocaliser.
En effet, le site de Praville peut accueillir plus
de 295 familles ; le march de Bienac, 50 families.
Un espace proche de l'Universit6 publique de
l'Artibonite aux Gonaives (UPAG) pourrait recevoir
une cinquantaine de familles et un autre site proche du
Lyc6e du Bicentenaire pourrait abriter environ 150
families.
Des infrastructures de base comme des
latrines, des points d'eau et des tentes sont en train
d'etre mises en place sur ces sites. Il s'agit de faciliter
l'installationtemporaire des sinistrds qui ne souhaitent
pas rentrer chez eux.
Mais comme le fait remarquer Gracia, o avec
tout le materiel regu,je vais voir comment est-ce que
jepeux rdhabiliter ma maison >. Et celui-ci de lancer,
avant de se fondre dans la poussibre 6touffante qui
emplit la Cit6 de l'ind6pendance, < enfin de compte,
il vaut mieux itre chez soi o.


L .d


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Mercredi 19 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII No 43


Page 17


S14 NOVEMBRE: JOURNEE MONDIALE DU DIABETE


Surdite et Diabete


Surdite (Perte de l'audition)
Fiche d'information :
1. Description
1. Causes
1. Sympt6mes et Complications
1. Diagnostic
1. Traitement et Prevention

Description
La surdite est une incapacit ai
entendre les sons. Elle est due a des
multiples facteurs et peut survenir a
n'importe quel Age. On peut devenir
soudainement sourd sous l'effet
secondaire d'un virus ou perdre
progressivement l'audition a la suite
d'une maladie, d'une 16sion nerveuse ou
d'une blessure provoqude par un bruit.
Environ un bebe sur 800 nait sourd,
souvent a cause de facteurs g6n6tiques.
Plus de deux millions de personnes en
Am6rique du Nord ne peuvent rien
entendre du tout et sont consid6rdes
comme des sourds profonds. Trente
millions d'autres personnes connaissent
de graves troubles auditifs.

Causes
L'eventail de la perte de I'audition va
des problemes auditifs mineurs A la
surdite profonde et totale. La surdite
de transmission survient lorsque
quelque chose empeche les sons
d'atteindre l'oreille interne. La surdite
de perception est due a une 16sion de
l'oreille interne ou aux nerfs qui
transmettent les sons au cerveau. La
surdit6 de perception risque davantage
d'etre permanente et de provoquer la
surdit6 totale. II arrive aussi qu'une
association de surdit6 de transmission et
de surdit6 de perception se produise.

De nombreuses affections menent A la
surdite partielle ou totale. Les
infections de l'oreille, l'accumulation de
liquide derribre les tympans, les
perforations des tympans et les
problemes osseux de l'oreille moyenne
peuvent provoquer la surdit6. Dans de
rares cas, des tumeurs peuvent
provoquer la surdit6 de transmission -
elles empechent alors l'entr6e du son
dans l'oreille interne. Les maladies
cong6nitales et les maladies g6n6tiques
peuvent avoir les memes effets. Les
facteurs g6n6tiques repr6sentent les
causes majeures de la surdit6 de
perception. La moiti6 des cas de surdit6
profonde chez les enfants sont d'origine
g6n6tique.
La presbyacousie ou la perte de
l'audition lide a l'ge a 6galement une
composante g6n6tique. Il s'agit d'une
affection qui, a long terme, rend la
personne qui vieillit sourde a cause de
la decomposition lente des cellules
cilides trbs sensibles qui tapissent
l'oreille interne. Parmi les causes de
cette decomposition figurent :
1. le vieillissement normal,
2. d'autres maladies telles que le
diabete ou


3. les troubles circulatoires et
4. une longue exposition au bruit.
Sans les poils, il devient difficile ou
impossible de reconnaitre les sons.
Le fait d'6tre expose un bruit fort,
comme c'est le cas dans les m6tiers de
la construction, de la machinerie lourde
ou de la sonorisation peut entrainer la
perte de l'audition chez des personnes
de tous les iges. Parmi les autres sources
d'exposition au bruit en exces, il y a la
participation a des concerts ou la
fr6quentation de boites de nuit, ou
encore l'usage d'6couteurs pour 6couter
de la musique, d'appareils managers
puissants ou d'armes i feu. Plus fort est
le bruit et plus long est le temps
d'exposition de la personne A ce bruit,
plus grave est le risque d'etre touched
par ce type de perte d'audition. Pour
la pr6venir, il est essentiel de porter des
protections auditives approprides et
d'6viter, aussi souvent que possible,
d'etre expose de forts bruits.

Certains types de surdite de
perception peuvent etre dus A des
maladies infectieuses, telles que :
1. le zona,
2. la rubdole
3. la m6ningite et
4. le cytomegalovirus.
Dans l'enfance, le nerf auditif peut etre
endommag6 par les oreillons, la
m6ningite, la rubdole, ou des infections
de l'oreille interne.
Plus rarement, la perte d'audition
peut survenir soudainement. Elle peut
etre permanente ou temporaire, et
n'affecte g6ndralement qu'une seule
oreille. On ne connait pas la cause de
cette surdit6 mais elle peut etre
provoqude par des infections virales ou
des troubles du systeme circulatoire ou
immunitaire. Ily a une possibility pour
que la perte d'audition soit reversible
grace a des stWro'des. Cependant, les
chances de gudrison sont plus faibles si
la perte d'audition 6tait trbs importante
au depart. Un traitement aura davantage
de chances de fonctionner s'il est entam6
t6t, dans l'id6al, au cours de la semaine
qui suit l'apparition de la perte
d'audition.
Si une femme contracte la rubeole
durant sa grossesse, son enfant pourra
souffrir de troubles auditifs
permanents. Le manque d'oxygene i la
naissance peut 6galement provoquer de
graves 16sions des oreilles et des troubles
auditifs.
Parmi les autres causes de surdite de
perception figurent le diabete et
diff6rents troubles cerebraux ou
nerveux tels que I'attaque cer6brale.
Les tumeurs du cerveau ou du nerf
auditif sont rarement a l'origine de la
surdit6. L'AAS* a forte dose, la quinine,
certains antibiotiques et les diur6tiques
utilis6s pour traiter l'hypertension
art6rielle peuvent tous endommager de
facon permanente l'oreille interne. Les
voies d'acces nerveuses au cerveau, qui


Tests dans 7 pays africains

pour un vaccin contre le paludisme


(... suite de la page 14)
Gabon, Ghana, Burkina Faso et en
Tanzanie. L'essai, qui implique 16.000
enfants et associe des scientifiques
africains, devrait d6buter dans certains
pays en janvier 2009, a poursuivi M.
Loucq.
"C'est un vaccin qui a &td concu
pour activer le systeme immunitaire de
telle manibre (...) qu'il permet de
d6truire le parasite trbs t6t quand il est
dans le sang ou le foie, avant qu'il
n'atteigne les globules rouges", a
expliqu6 M. Cohen, qui a l6abord ce
vaccin.
Cette phase III, la dermire avant


une demande d'homologation auprbs des
autorit6s, doit ouvrir la voie a la
commercialisation du vaccin,
probablement en 2012 si les tests sont
concluants.
Le coft du vaccin est au total
estim6 a quelque 500 millions de dollars
(392 millions d'euros), selon MM.
Cohen et Loucq.
Le paludisme est dfi un
parasite transmis par un moustique,
l'anophble femelle. Un tiers de la
population mondiale peut etre affected
par cette maladie et environ 250 millions
de cas se d6veloppent chaque annde,
selon MVI.


transmettent les impulsions sonores,
peuvent etre endommag6es par la
scl6rose en plaques ou par d'autres
maladies qui attaquent la paroi nerveuse.
Une blessure violente et des
traumatismes physiques violents de
l'oreille peuvent entrainer une surdit6
permanente.

Sympt6mes et Complications
La surdite profonde est une affection
facilement reconnaissable, car un tel
changement dans I'audition ne passe
pas inapercu. A l'inverse, une perte
auditive moins importante ne se
remarque pas toujours tout de suite, car
elle survient progressivement et les gens
<< s'y habituent >>.
La perte d'audition liCe a I'age
commence souvent A des frequences
hautes, ce qui signifie que les personnes
concernes ont parfois des difficulties a
comprendre les femmes et les enfants
(dont les voix sont aigues) ou a
distinguer des sons similaires. De
nombreuses personnes sont alert6es par
des amis ou des membres de leur famille.
Au depart, les troubles sont plus
frappants dans des environnements
bruyants.
II faudrait passer au crible tous les
nourrissons et les enfants, car un
diagnostic et une intervention prdcoces
peuvent avoir des retomb6es
consid6rables sur le d6veloppement
futur de l'enfant et sur ses besoins en
matibre d'6ducation. Les signes de
surdit6 chez les jeunes enfants
comprennent leur absence de reaction a
des bruits, le fait qu'ils r6agissent
lentement ou leur retard dans
l'apprentissage de la parole (enfant ne
parlant toujours pas a l'age ou il devrait).
Un enfant sourd peut aussi presenter des
retards dans le developpement de ses
fonctions motrices et de la coordination,
ou dans l'apprentissage de l'6quilibre,
de la faculty de ramper ou de marcher.
On diagnostique habituellement les
enfants profond6ment sourds vers l'Age
de deux ans. Le plus grand obstacle au
diagnostic precoce est le retard de
consultation d'un specialiste, en
g6ndral quand les signes de surdit6
passent inapercus ou parce que les
parents n'ont pas aces a des tests de
d6pistage de la surdit6 infantile
appropri6s.

Diagnostic
Les medecins specialists dans les
troubles auditifs (les otologistes ou
otolaryngologistes) disposent de
nombreux tests pour mesurer la perte
de I'audition ou trouver son origine.
Un diapason aide par exemple le
m6decin a determiner s'il s'agit d'une
surdit6 de transmission ou de perception.
L'audiometrie est un test qui mesure la
perte de l'audition a l'aide d'un appareil
6lectronique. Pour determiner si un
enfant ou un nourrisson est atteint de
surdit6 profonde, les m6decins ont
recours au ddpistage par missions
otoacoustiques (EOA). Si un enfant
6choue au test par missions
otoacoustiques, on procede a
l'dvaluation audiologique des potentiels
6voqu6s du tronc c6r6bral. Des tests
neurologiques, parmi lesquels un test
d'imagerie par resonance magnitique
(IRM) ou une tomographie assiste par
ordinateur (TAO), peuvent etre r6alis6s
pour d6tecter d'6ventuelles tumeurs
mettant en jeu le nerf auditif, en
particulier chez les personnes pour qui
la perte d'audition est consid6rablement
plus importante dans une oreille.

Traitement et Prevention
La surdite de perception et la surdite
ont tendance A etre permanentes car
elles impliquent des lesions des nerfs
ou de l'oreille interne. La seule
m6thode de traitement est le port d'un


appareil d'assistance auditive derriere
l'oreille qui amplifie 6lectroniquement
le volume du son. La prothese, utilis6e
en cas de surdit6 profonde, est le plus
puissant type d'audioprothese. Un
appareil de prothese auditive a
conduction osseuse est utilis6 chez les
personnes d6pourvus de canal auditif a
la naissance (l'ouverture qui conduit a
l'oreille interne). La prothese conduit le
son a travers le crAne vers l'oreille
interne et peut etre implantee par
operation chirurgicale dans l'os derriere
l'oreille.
Lorsque la personne ne peut entendre
les sons meme avec une prothese
acoustique, elle peut beneficier d'un
implant cochldaire. Des fils tres fins
sont alors implants dans l'oreille
interne. Ils connectent le nerf auditif a
un appareil qui convertit le son en
impulsions 6lectriques. Ils stimulent le
nerf auditif afin qu'il envoie ensuite les
impulsions au cerveau. De nombreuses
personnes b6ndficiant d'un implant
cochldaire modeme a canaux multiples
sont en mesure de comprendre des
paroles sans avoir a lire sur les lvres, y
compris des paroles t6l1phoniques.
D'autres outils aident les sourds
profonds, comme les systemes d'alerte
lumineux (une lumibre s'allume a
chaque coup de sonnette) et les appareils
de communication t6l1phoniques.

Pour communiquer, de nombreux
sourds lisent sur les lvres ou utilisent
le langage des signes. Les nourrissons
et les enfants plus Ag6s qui sont sourds
ont besoin d'une formation sp6ciale en
langage qui devrait commencer d&s que
la surdit6 a &t6 identified. Elle implique
l'apprentissage du langage des signes et
de la lecture sur les lvres, ainsi qu'une
therapie du langage.
II est possible de prevenir les
problkmes auditifs en reduisant
l'exposition au bruit. Une protection
auditive devrait etre syst6matique lors
de l'utilisation de machines ou lors de
l'exposition a des bruits forts de toutes
sortes. On ne devrait pas 6couter de la
musique trop forte avec des 6couteurs.
Il est important que les enfants recoivent
tous les vaccins afin de r6duire le risque
de maladies infectieuses susceptibles
d'entrainer des pertes auditives
permanentes ou la surdit6. Eviter
certains m6dicaments peut empecher des
16sions de l'oreille dues a certaines
substances. S'il est impossible d'y
renoncer complktement, la surveillance
des taux de ces substances dans le sang
permet aux professionnels de sante de
les maintenir a des taux sans danger dans
l'organisme.
*Tous les m6dicaments portent un nom
g6ndrique et un nom de marque. Le nom
de marque est choisi par le fabricant
(p. ex. : TylenolMD). Le nom g6ndrique
est le terme medical par lequel on
d6signe le mCdicament
(p. ex. : ac6taminophene). Un
m6dicament peut porter plusieurs noms
de marque, mais un seul nom gendrique.
Dans cet article, les m6dicaments sont
d6sign6s par leur nom g6ndrique. Pour
obtenir de l'information sur les noms de
marque, adressez-vous a votre m6decin
ou a votre pharmacien.

(CAPPA SOURDS HAITI
Centre d'Aide aux Personnes d
Probl&mesAuditifs
05, 2eme Ruelle Jdrdmie,
Lalue. Port-au-Prince Haiti
PO. Box 1204 Port-au-Prince Haiti
(WI)
Telphones (509) 3446-6646, 3932-
1637, 3710-4711, 3793-4873.
Site Web: http://www.freewebs.com/
cappahaiti
E-mail; cappa sourd@yahoo.f,
cappa@hotmail. cor


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Page 18 LESX Mercredi 19 Novembre 2008
Page 18 LEJS JEUX Haiti en Marche Vol XXII N 43


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Solutions de la
semaine passe;
limrm, Il


Allez de BEURRE COUSUS, en utilisant des mots du du P UJll II E
vocabulaire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne. M N1 S




C O SU S TANGUE

E S SWAK Z S S QVY zY
LTSPRM JE V Z A SCRABBLE
L S T K I G S C E V R Q Arrangezles sept lettres ci-dessous
I KNE 0 A L A RCQ P
Solutions de la semaine passee E A U U V I T Q R U D A pour former un mot frangais
T C B C RU CHEVMF C
HOULEUS E U P I A E T O N N E A U
I NVE ST S OBB T S B RETT BI A
E C US I Q BOUFES HPPTTH
SL AB LBAR I Q UEOS
MELE LEU A
FGZRNPNNOGCS
ASA PERI T T A S ECBLX
L ILE N IIII I 1=III
E C R AS AN T Trouvez 20 recipients Solutions de la semaine passee
SU EDO ISE dans le carre ci-dessus AKVAVIT





SI d i e E n B ref...(... suite de la page 2)
103.3 fm
Les joumees europeennes de d6veloppement sont un forum annuel, on des chefs d'Etat, des
chefs de gouvemement et des professionnels de la cooperation discutent partenariat nord-sud
pour la lutte contre la pauvret6.
Madame Pierre-Louis sera de retour en Haiti le 19 mercredi novembre. Pendant son absence,
5h00-6h30 Bon Rlveilenmusique l'int6rim est assure a la Primature par le ministre de l'Economie et des Finances M. Daniel
Dorsainvil.
6h30-7h00 Au Pipirit chantant
journal creole avec Louini Fontal Le nouvel expert independent de I'ONU sur les droits humains en Haiti
arrive lundi
7h00-9h00 Melodie Matin avec Marcus Le nouvel expert ind6pendant des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme en
Informations, Interview, Anecdotes, Humour, Haiti, Michel Forst, devait arriver lundi a Port-au-Prince pour sa premiere visite, a indiqu6
Analyses vendredi le bureau du Haut commissaire aux droits de l'homme (HCDH) dans un communique
Nos Chroniques: rendu public a Geneve.
L'Editorial de Marcus M. Forst, qui sejournera dans le pays jusqu'au 28 novembre, doit rencontrer les autorites
Au Quotidien avec Elsie politiques, les repr6sentants du pouvoir judiciaire, du system des Nations Unies, notamment
LaChroniqueLitt6raireavecDominiqueBatraville de la Mission de stabilisation (MINUSTAH), et de l'Organisation des Etats americains (OEA).
Les Sports avec Mario Bareau I1 aura 6galement des entretiens avec les responsables des organisations des droits humains et
Les Invit6s duJour d'autres groupes de la soci6et civile.
M6lodie Matin chaquesamedi est anim6 Selon le communique, Michel Forst, 58 ans, de nationality frangaise, qui succede a son
par F6quire Raphael compatriote Louis Joinet, a ete nomm6 r6cemment par le Secr6taire general de 1'ONU, Ban Ki-
moon. Le 18 juin dernier, lors de sa 8e session, le Conseil des droits de l'homme (HCDH)
l0h-Midi Le disque de I'Auditeur avait approuv6 cette designation.
animation James Pr6dvil Le 24 Septembre, il allait proc6der au renouvellement, pour une period de deux ans, du
mandat de l'expert ind6pendant charge d'observer l'6volution de la situation des droits
S12:00humains. M. Forst doit presenter son premier rapport lors de la session de juin 2009 du
12:00-12h30 Le Midi HCDH.
HCDH.
informations avec Laury Faustin
Un autre accident fait 1 mort, 1 blessed ; panique dans une autre cole
12h30-2h00 Lady Blues avec Elsie Un ouvrier a ete tue et un autre bless mercredi soir alors qu'ils d6molissaient les murs de
Jazz, Blues, Swing, Ragtime 1'6cole nationale Darius Denis a la 2e ruelle Jeremie (centre de Port-au-Prince), trois jours
apres la fermeture de l'6tablissement en raison de sa v6tust6. Ce nouvel accident vient allonger
2h00- 3h00 C'est si Bon en chansons... la liste des catastrophes ayant touched ces demiers jours des 6coles de Port-au-Prince.
Emission de chansons francaises
Haiti : les effondrements de batiments scolaires creent une psychose de peur
3h-5h pm Le Bon Vieux Temps chez les leves
Retro-Compas Deux elbves blesses et sept autres evanouis, tel est le bilan d'une situation de tension qui a
avec Doc Daniel et Captain Bill r6gn6 tres t6t le jeudi 13 novembre au local de l'Unasmoh, une university priv6e situ6e non
loin du minister de l'Education nationale, au centre-ville. Des magons travaillant sur le site
5hLl d halors que des 6coliers 6taient en classe, ont commence les operations de d6coffrage d'un b6ton
5h00 Le Journal de 5 heures
pour un 6tage suppl6mentaire qu'ils ajoutaient a l'immeuble deja tres elev6 et construit a peu
avec Villette Hertelou de distance de la ravine du Bois de chine, au Pont St G6raut. Une des planches servant de
5h 30 pm Mlodie & m a coffrage est tomb6e dans un bruit assourdissant, causant une grande panique chez les enfants
pm Ie die & Company qui se sont empress6s de sortir en d6gringolant l'escalier. Dans la cohue qui s'en est suivie,
Diveloppement durable sept enfants se sont evanouis sous l'effet de la bousculade et deux ont ete blesses.
Mardi avec Bernard Etheart La veille, le mercredi 12 Novembre, une situation similaire s'est produite au college Le
SPragmatisme a Christ Roi, suite a un tremblement ressenti dans l'immeuble. Certains
7h-8h3 AmorySabor con Luciani rapportent qu'il s'agissait d'une legere secousse sismique ; d'autres affirment que c'est un
poids lourd qui passait devant 1'ecole, ce qui a provoqu6 ce tremblement de la construction.
8h30-9hoo Soir Informations Toujours est-il que pris de panique, les elbves se sont pr6cipites dans l'escalier et certains se
sont meme jets par-dessus la rambarde pour atteindre plus vite 1'etage inf6rieur.
9h00 10h30 Notre Grand Concert Nouvelle baisse des prix des produits petroliers
Lun. & Mer.: L'heure classique Une nouvelle baisse des prix du carburant a la pompe a ete enregistr6e sur le march local.
Jeu. & Dim.: Jazz at Ten Contrairement aux precedentes reductions, le gallon de la gazoline 95 a ete touch par cette
Judy Carmichael recoit ses invites nouvelle diminution. Le minister des Affaires sociales devra annoncer de nouveaux tarifs
pour les transports en commun pour 6viter les 6chauffour6es entre passagers et chauffeurs.
9h00 et audelA Cavaliers, prenez vos dames
(Samedi) 50ansdesuccs populaireshaitiens Nouveau bilan des victimes de la catastrophe au college Promesse
Evang61ique.
f* Le Bureau de la protection civile a communique un nouveau bilan pour les victimes de
l'effondrement de l'6cole Evangelique la Promesse de N6rette. Le nouveau bilan fait 6tat de
6 '4( 4Aie A / O~ ~ / 91 morts et de 162 blesses. Le gouvernement a accord un cheque de 100.000 gourdes par
e^ t cadavre aux parents des victimes et un cheque de 50.000 gourdes pour les blesses.

iAnnulation de Musique en Folie
2 Les organisateurs de Musique en Folie ont annonce l'annulation de la 96me edition pr6vue les
h i14, 15 et 16 novembre.Toutes sortes de rumeurs circulent concernant les vraies raisons de
l'annulation de la Foire. Certains musiciens strangers, dont ceux de la Republique
w wA w m elod ieAf h a iti. dominicaine voisine, 6taient d6ja arrives. Ils ont dfi refaire leurs bagages et regagner leur pays.


B EU RR E








Mercredi 19 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII No 43


IN MEMORIAM:

ROLAND DORSAINVIL

Se ak anpil lapenn nou te aprann lanm6
konpatriybt Roland Dorsainvil 21 okt6b pase. Roland
te youn atis estrawbdin. Mwen rankontre av&-l nan
twoup Teyat Choukoun Rene Audain f6me nan
Brooklyn Nouybk. Se youn group atis ki t'ap fe mbvby
nan teyat Clara Barton nan Bouklin nan ane 80 yo.
Roland Dorsainvil, bon akte jwe nan plizyb pyesteyat:
"Lococia" Marcel Sylvain ekri. Li te jwe wl6 Fistibal
ki te youn domestik kay madan Tyobal avek 16t akte
tankou Rende Miraud, Tonton Byard ets.

Roland jwe tou nan Maryaj de Jesula youn
16t pyesteyat Marcel Sylvain, ak akte Armande
Toussaint, Denise Lallemand...

Nan fen ane1970 yo, mwen te gen gran
privilj pou m'te monte sou sen ak li nanyounpyesteyat
Ren Audin ki rele : "13 Boutons", avek 16t akte tou
tankou Raymond Dussek,Pierrette Legagneur Janus,
Morrisset ets... Se nan pyesteyat sa-a mwen vin
devlope youn amitye ansanm ak tout youn respe pou
atis Roland Dorsainvil.. Nan ep6k sa-a, nou pa t'ap
jwe teyat pou n'te fe konkirans younn ak 16t, nou
sdlman te damou pou teyat. Non sdlman nou te renmen
sa nou t'ap fe-a, men tou nou te delivre mesaj yo ak
tout kb nou, ak tout nanm nou. Te genyoun tt ansanm,
youn solidarite ki te simante younn ak 16t.

Nan k6mansman ane 1980, toujou nan
Nouy6k, mwen kolabore ank6 ak Roland, nan youn
pyesteyat Otto Louis-Jacques kit e rel"

Rebati Lakou"-a. Pyesteyat sila-a se te
gwokoze! Se te k6mkidire ot&-a te prevwa tou sa k'ap
pase jounen jodi-a. Te gen akte tankou Raymond
Dussek, Kesnel Hyppolite, Bernadette Louinis,
Carmen Byambi, Roland Dorsainvil, Otto-Louis-
Jacques ak Yolande Thomas. Roland te younteknisyen
laboratwa. Li te travay pandan youn bann tan nan
"Brookville hospital" nan Bouklin .Li te gen bon kb.
Li te gen don pou l'fe mounn ri.. Depi Roland part
youn kote, f6k gen kb kontan.

K6m manm Sosyete Koukouy depi nan
Nouy6k ki te kenbe flanbo teyat la, mwen mete vwa-
m ak manm Sosyete Koukouy Miyami yo pou nou
prezante kondoleyans nou bay madanm ni Mireille
Dorsainvil, pitit li yo, ak frb li yo Claude Dorsainvil
akEtzer Dorsainvil ak fanmiy li. Roland al repoze kay
Granmdt la anwo-a annatandan tout atis yo rankontre
pou nou jwe youn bMl pyesteyat L6t b6 dlo

Yolande Thomas
Sosyete Koukouy Miyami



"DyalBk kreybl nan Nb :

youn jan yo pale lanng

ayisyen-an.

Pwononsyasyon, gramer,

vokabiler ".
AK MAX MANIGAT *

JOUNEN ENTENASYONAL KREYOL
NAN F.I.U (SAMDI 26 OKTOB 2008)

Kouzin, Kouzen,
Pou konmanse, kite-m di an kikongo, youn
lanng mwen renmen w6d : Ntondele! ki se : Mesi,
mwenkontan! Mesi Sosyete Koukouy pou 6ganizasyon
chita ansanm sa-a. Mesi FIU (Florida International
University) ki ba nou sal pou chita-a.
%
Save Norluck Dorange ki f&k sot fini youn
fim-dokimantW ki rele : La porte de l'oubli / Pye
sabliye" aprann mwen koutim abitan lakay, Sosyete
Koukouy ranmase a, pou rele mofn ou konsidere :
kouzen, kouzin, se youn koutim afriken. Konsa, tout
Koukouy deja konnen sa ; enben asw&-a paske nou
rasanble pou fete Jounen Entbnasyonal Lang Krey6l"
la, mwen kwe nou merite tit sa-a tou.


I Ti Gout pa Ti Gout ak Jan Mapou


Tit rale-m nan se : Dyalbk krey6l nan N6 :
younjan yo pale lanng ayisyen-an. Pwononsyasyon,
grambr, vokabilr ". N'ap remake mwen pa di: Krey6l
nan N6 : youn dyalek. Se paske nan lenguistik mo
dyalek la gan vre sans li. San nou pa bezwen antre nan
gwo devl6pman, an nou pranyoun definisyon senp nou
twouve sou enten&t nan ansiklopedi Wikiptdia :
< Youn dyalkk (mo-a soti nan lanng grbk
ansyen : Edi6lektos, ki limenm soti nan: Edialegomai
ki vle di : << pale ansanm >>) se younjan espesyal nan
youn lanng ki distenge tbt li pa rap6 ak 16t dyalbk nan
menm lanng nan akbz s&ten pati ki pa menm kankou :
vokalibb, gramb ak fonetik (kidonkjan yo pwononse-
1 la). Se youn pati nan popilasyon-an ki pale konsa.
Tout lanng, san eksepsyon, ganyen dyalbk."
Sa m'fin di-a, m ap envite espesyalis krey6l
Okap / nan N6, Jacques J. Gargon, li youn teks pou
nou. Wenmenm m'a sbrvi ake y pou wen montre
diferans ganyen ant 2 manny&r pale krey6l la.
Men Jaklen:
YouN ISTWA AN KREYOL NAN No
"Youn singgo [voN-MCNH-289] twonpe
grangou sele pbpy&r an wen [pnN+gr] ; men mpantan,
mpwese [pnN] bay d&yan m [gr+pnN] (dbyr anm) de
tap; paske wou [pnN] pajanmen konnen youn nonm
ka anfouye nan oun dbmi mal pou leve osnon pajanm
leve menm.
Wen [gr+pnN] pa pare pou bagay konsa
konnyer [pnN] la. Wen [gr+pnN] leve, m ay
[vo+pnN] f oun [pnN] (fR youn) mache, degoudi
pyan m [pnN+gr] (pye an wen).
Konsa, wen [gr+pnN] debake anwo [voN]
Lisyen, ti neg a [grN] Charite ya, ki bbde goumen
ake [voN-MCNH-26] Filemon; timofn Laplenndin6;
li vin f dejou Okap ake [voN-MCNH-26] marenn a
y [gr+pnN].
De ja [gr+pnN] (je a) Lisyen frrmen [pnN],
gade non, l'ape voye kou pasipala. Younn pa rive. I
[gr+pN] te resi ouvwi [pnN] ja y [gr+pnN] (je a i) lkr
[pnN] Filemon mate i [gr+pnN] ake [voN-MCNH-
26] youn so kabwit [pnN]; i [gr+pnN] te rive tw6
pwe [pnN], man y [gr+pnN] (men an i) te gantan nan
kblkt a [grN] tinon IvoN] an. Sa-a se move tonbe
wi! Si oun ti n4g pa konn sa w ye, ou p ay [voN] twoke
kbn a w [gr+pnN] (k6n a w) la.
Wen [gr+pnN] te oblije ay [vo+pnN] mete
youn ola / mete milye ; ler [pnN] wen [gr+pN] we
mouche leve ake [voN-MCNH- 26] de w6ch nan man
y [gr+pnN] (men an i). Zafrr [pnN] voye w6ch gan
tw6 gwo dega, jandam, fondepouvwa, papye tenbwe
[pnN], tribinal, tw6p tbt chaje do red [voN].
Wen [grN] poze kbksyon. Lisyen kenbe youn
sdl djann [voN]: Filemon pwan [pnN] kannik an
m [vo+gr+pnN]! Filemon pwan kannik an m
[vo+gr+pnN]! Se pou w f* y [gr+pnN] ban m kannik
an m [vo+gr+pnN].
I [gr+pnN] vire gade Filemon; men i
[gr+pnN] kbm kanpe pi lwen. I [gr+pnN] chonje [voN]
sa i [gr+pnN] sot pwan [pnN]. I [gr+pnN] di : wou
[pnN] pwan [pnN] kannik an m [gr+pnN]! Wou
pwan y [gr+pnN]! Vbl6r [pnN]! Eskanmbt&r! [vo-
MCNH-116] Kbchon [pnN]!
Albs! Filemon esplike wen [gr+pnN]: "Nou
t'apjwe kannik [voN] pou pwan [pnN], se pate pou
pati. Nou ft youn kout senk [voN]. Mouche ay
[vo+pnN] m6 red, m leve gany an m [pnN]".

Men siyifikasyon nbt mwen mete nan mitan
2 kwoch[ [...] yo nan teks Jaklen an:
+ = plis ; f& [gr+pnN] = gramb + pwononsyasyon
nan N6
MCNH Mots crdoles du Nord'Haiti... (Max
Manigat, 2006, 375p.)
[N] = N6
gr = gramb ; f...I [gr+pnN] vire gade = gramb +
pwononsyasyon nan N6.
pn = pwononsyasyon; f& kannik an m [vo+gr+pnN]
= vokabilk Nan N6 + grame + pwononsyasyon nan
N6.
f...: ekzanp
%
Mwen te di: diferans nan vokabilk ; Jaklen
bay plizyb mo nan N6 anpil mofn 16t pati nan peyi pa
konnen : singgo : kabicha, ay ; al (v&b la se ale ki
kontrakte : al ki tounen: ay), anwo : sou, ti non an : ti
nonm nan, do rZd (nou konnen t&t chaje, men nan [N]
espresyon an se : t&t chaje do red), kannik : mab.
Mwen ekri youn liv 375 paj : Mots crdoles
du Nord'Haiti. Origines- Histoire- Souvenirs "
(2006) ki vini avek youn dal mo krey61l nan N6. Kbm


Page 19


mwen te di nan alapap6t li : "Anpil, anpil, mo manke
nan lis la..." Mwenjwenn prske senkant mo natifnatal
nan [N] depi apre liv la fin part.
%
An nou pran diferans nan gram : "a": pou
endike youn bagay pou youn mofn, pou youn bt, pou
youn 16t bagay ; li vini anvan sa-a ki ganyen-1 lan f&
pye a (pya...) chby la f& liv a Jaklen an, f& bann ti
poul a i (poulay) yo ; pwonon pesonOl sije yo : "wen,
i, zbt" : f& wen vini, ou vini (lontan sete : to vini), i
vini, nou vini, zbt vini (zbt ap pbdi fil jou anjou) ; yo
vini ; adjektifposesifyo : "wen, ou, i, nou, y" li toujou
mache avek "a" devan 1: f& liv an wen an ki konn soti
: livanm nan, liv a ou a ki soti livaw la, liv a i ki konn
soti livay, liv an nou yo ki konn soti : livann yo ;
pwonon posesifyo : kina an m, elat."
Gan l6t ka ank6 ki ta mande plis pale men tan
an kout.
%
Kote bagay la sanble li pi malouk, se nan :
diferans nan pwononsyasyon-an; men se gran van ti
lapli:
Mwen kwe se nan MCNH mwen rakonte
odyans youn pb katolik, neg serye, bonjan kretyen, ki
pajanm manke bay youn kout: f& Neg P6toprens ja
(je a) yo nan ja ou (jaw) man yo (men an yo) nan
kbkbt (o respb) a fanm a w" pou chare nan [N] nou
ta di giyonnen m.
Mwen bay ekzanp tou sa Ameriken rele youn
'tongue-twister' (youn fraz ki difisil pou pwononse;
ki t6dye lanng ou) :f& Ban m grenn kannik an m
grann an m ban m pou montre kouman mo "an" avek
"m" nan marande pou bay youn seri son ki sanble yo
enposib albske yo pa difisil pou konprann. Youn mbun
ki tande "kanikanm", "grannanm" gendwa pa fR
atansyon ; men, depi l'ta konnen : kannik se mab, li
t'ap tou sezi sans se : "mab mwen grann (granmb)
mwen ban mwen" yo pwononse youn lt jan.
Twa 16t ekzanp :
f& 1) frbr an wen" ki kapab tounen "frer
an m" pou: fri m";
f& 2)" se za [ze a] poul ake pya [pye a] poul"
pou : "se ze poul avek pye poul" ;
f& 3)" Tchenbe tchanm an m pou m pou
S"Kenbe manchdt mwen pou mwen."
Koze long, tan kout. N ap bije rete la.
%
An bon Koukouy, mwen te chwazi mo
dyalbk la pou mwen klere chemen sila yo ki ta vie
pwofonde nan cheche-konnen plis sou lanng nou an.
Kankou m'te di nan alapap6t MCNH "
m'nan : Liv la, malgre tit li, pa rete nan prezante
etimoloji ak orijin. Li vie lajijanyo konprann lavi nan
Depatman N6-a, pou montre mofn, ki pa konnen yo,
b1t figi pati peyi sa-a ; li priye yo angras olye pou yo
pase konpatriybt Okap yo nan betiz pou yo sere,
konsbve bon bagay yo ganyen ki pwopriyete tout pbp
ayisyen-an ki youn pyebwa chaje ak anpil kalite rasin."
(tradiksyon p.22)
Ngolo! Ngolo! Djanm! Djanm!

* Max Manigat ekri : "Mots crdoles du Nord'Haiti.
Origines- Histoire- Souvenirs (2006) ak
"Patamouch. Etimoloji Literati Repbtaj" (2007).
----------------------------

CULTURAL ARTS CENTER MANAGER
(This is a Non-exempt position under FLSA)

Starting Salary: $56, 593 Annually Closing Date:
Friday, November 21, 2008

The Parks and Recreation Department is seeking a
responsible individual to promote, manage and
administer the direction of a cultural arts center.
The incumbent in this classification is responsible
for planning, organizing, marketing, and directing
the cultural arts programs and activities of a
cultural arts center. All applicants must SUBMIT
CITY OF MIAMI APPLICATION FORM AND
CREDENTIALS TO: City of Miami Employment
Office 444 SW 2nd Avenue, Room 129
Miami, FL 33130 To download an employment
application form, and to obtain additional information
regarding this or other current City of Miami vacancies,
please access our website at: www.miamigov.com or
call our job hotline at (305) 416-2050.
The City of Miami is an Equal Opportunity Employer
and does not discriminate.


...... ............ ... . ... .. .. I i n -II


I








PRODUCTION


Mercredi 19 Novembre 2008
1 HaYti en Marche Vol XXII N0 43


Femmes en creation


Dimanche. Dernierjour de Femmes Criation
et Production, le salon de la production feminine qui
s'est d6roul6, comme a l'ordinaire, au Karibe
Convention Center.
Toutes les cr6atrices 6taient
au rendez-vous. Et le public aussi qui
se pressait nombreux dans les
diff6rentes allies observant, admirant
,achetant ?, ca c'est une autre
histoire. La crise 6conomique, la
fameuse crise omnipresente a frein
les ventes et beaucoup d'exposantes
s'en sont plaintes.
Qu'y avait-il donc avoir ?
Des l'entr6e, Sybille Denis donnait le
ton avec ses bijoux en m6tal decoupe
peint de couleurs vives, ses bijoux en
6caille...

A ses c6t6s, Moro et ses dernibres creations :
portes bouteilles, plateau, Kafka... Nous avons tout
de meme remarqu6 que le stand Moro n'6tait pas aussi
diversifi6 qu'il l'est d'ordinaire. Par contre Kay Atizan
6tait trbs fourni avec ses drapeaux vaudou, ses sacs en
paillettes, ses magnifiques cartes d'Haiti en m6tal
d6coup6, ses sacs a main dernibre mode...
Mais dans de nombreux stands, nous avons
eu l'impression que les exposantes n'avaient voulu
presenter que le strict minimum, juste un petit quelque
chose pour se faire connaitre du public et pour ensuite
les attirer ailleurs dans leurs divers ateliers de
production.
Les femmes exposantes 6taient venues de
partout, aussi bien de la province que de la capitale.
A d6filer ainsi devant ces v6tements et
accessoires de mode, ces bijoux, ces meubles en fer
forg6, tables et chaises de jardin, ces couvre-lits,
rideaux, nappes, ces articles en maroquinerie, ces
drapeaux vodou, sacs a main, articles de decoration
en galets, masques, lampes, articles en crochet,
v6tements peints, brodes, photographie, ces linges de
maison, on se rend compte que l'artisanat haitien se
porte bien.
Mais il faudrait un s6rieux coup de pouce pour
qu'il laisse ce niveau artisanal, pour que ces
productrices puissent atteindre "yon 16t nivo", donner
du travail a beaucoup plus de personnes, faire connaitre
leurs produits et les vendre dans les iles voisines,
traverser les mers et arriver aux Etats-Unis, en Europe,
enAsie, pour que partout a travers le monde l'artisanat
haitien s'impose a nouveau et retrouve la place qu'il
devrait occuper.
Un rayon important de la Foire 6tait r6serv6
aux associations paysannes avec leurs confitures,
Kremas, riz, boissons alcoolis6es ou non, sachets de
fruits et 16gumes s6ch6s, miel... On ne trouve meme
plus ces produits dans les supermarch6s de chez nous,
voire dans la Caraibes. Nous sommes membres de la
Caricom. Nos objets d'art et d'artisanat doivent
voyager en ayant bien soin d'inscrire dessus << Made
in Haiti >>.
C'est bien gentil ce que nous avons vu le
week-end dernier au Karibe Convention Center mais
il faut bien davantage. Chaque ann6e nous esp6rons


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94t Street
Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543
Fax 305 756-0979
New York 914 358-7559
Boston 508 941-6897
Montreal 514 337-1286
email: melodiefm hotmail.com
haiti-en-marche@hughes.net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896


que l'artisanat haitienva finalement d6coller, mais en h se faire un nom et que quand aprbs un temps
lieu et place, nous assistons plut6t h la disparition des relativement long, cela n'arrive pas, qu'on n'arrive pas
grand maitres qui ne seront jamais remplac6s. Oui h vivre de son art, alors tout simplement on cherche
W:-i s.quelque chose d'autre h faire. Nous
f avons rencontr6 beaucoup de ces
54",*lditon createurs Trbs peu d'entre eux
arrivent vivre de leur m6tier. << C'est
s 14 15-16au KaribeConntionCente, d6rangeant >> nous ont-ils confi6.
ro rbP 2 t3008 Pon-Vile, Hati Mais c'est qa Haiti. Et on s'y fait. On
produit h nos heures libres.
Il faudrait donner beaucoup
plus d'importance h nos artisans. Il
emmies faudrait les aider h voyager, aller aux
Citation& Production grandes foires mondiales presenter
leurs creations. Ii faut donner enfin h
l'artisanat haitien la place qu'il
I -~ m6rite.
E.E
6taient les
creations
M6nos cette
ann6e ? C'est
vrai qu'il y a
sans cesse du TOP HIT PARADE
nouveau, ce qui Semaine du 17 Novembre
indique que cet
a r t i s a n a t 1. Compilations: Konpagold V
t e I I e m e nt 2. Zin: Pi Red
proche de l'art 3. Compilations: Konpagold II
est en perptuel 4. Carimi: Are you ready
5. Leon Dimanche: Nuit de Noel
renouvellement. 6. Compilations: Konpagold III
Mais tout le 7. Sweet Micky: Sisisi
monde sait 8. Compilations: Konpagold I
aussi qu'il faut 9. Althiery Dorival: Natif Natal
des anndes pour 10. Arly Lariviere: Collection
arriver h percer,


1984-2009


SHaii -~l


Aruba/Curapao


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Haïti en Marche, édition du 19 au 25 Novembre 2008 • Vol XXII • Nº 43 Haïti est-elle prête pour un Barack Obama ?PORT-AU-PRINCE, 14 Novembre – Barack Obama n’aurait pas été élu président d’Haïti. Il n’aurait pas été un « Haïtien d’origine », comme le réclame la Constitution. Il n’aurait pas pu fournir l’acte de naissance de (voir OBAMA / 10) parents également haïtiens, cela par le jeu des actes de naissance à retrouver dont on sait toute la migraine et toutes les incohérences que cela vaut. Tandis qu’un fils d’immigrants haïtiens aux Etats-Unis, même si les Une véritable vallée de la mort: sur les décombres de l’école “La Promesse” (AP) son père. Le président élu des Etats-Unis est le fils d’une américaine blanche du Kansas et d’un père kenyan. En Haïti pour être candidat à la présidence ou même être nommé chef du gouvernement, il faut être né de parents haïtiens et pratiquement de grandsCATASTROPHES EN SERIE Halte aux catastrophes: C’est maintenant ou jamais !PORT-AU-PRINCE, 16 Novembre – C’est maintenant ou jamais, pense tout le monde, que l’Etat haïtien doit prendre les dispositions nécessaires pour corriger les problèmes qui sont à la base aussi bien des catastrophes naturelles qui ont réduit en lambeaux une bonne partie du pays que de la perte de 92 vies, majoritairement des enfants, dans l’effondrement de l’école « La Promesse évangélique », le 7 novembre écoulé, dans le quartier de Nérette, Pétionville, banlieue de la capitale haïtienne. Le Président René Préval, le Premier ministre Mme Michèle PierreLouis et le Gouvernement (ainsi que les municipalités de la région métropolitaine) ont annoncé leur intention de prendre des dispositions strictes et immédiates pour rétablir le respect des normes afin de lutter contre les constructions anarchiques et la destruction systématique de l’environnement qui se poursuit impunément depuis des temps immémoriaux. A la différence que le pouvoir actuel n’a plus le loisir de faire des promesses en l’air, c’est-àdire qui sont oubliées l’instant (voir CATASTROPHES / 4)POLITIQUEPourquoi personne ne veut des élections ?PORT-AU-PRINCE, 15 Novembre – Personne ne veut des prochaines sénatoriales partielles. Sauf l’institution électorale ou CEP (Conseil électoral provisoire). Or on ne peut avoir d’élections sans les acteurs principaux que sont les candidats et les partis politiques. Depuis l’annonce de la date du 19 avril 2009 pour le premier tour des élections devant renouveler le tiers du Sénat, ce ne sont que prises de position démontrant comment ce calendrier est impossible à tenir. Les commentaires négatifs s’enchaînent chez les parlementaires et les responsables politiques. Bien que le grand public semble jusqu’à présent peu intéressé à savoir ce qui se passe. Le peuple a actuellement d’autres chats à fouetter et pas assez de temps pour se préoccuper des manœuvres traditionnellement sournoises de nos (voir SENATORIALES / 5) (photo JJ Augustin) (photo Thony Bélizaire)(photo Eugène Robenson)

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Page 2 Mercredi 19 Novembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 43 (EN BREF / p. 18) EN BREF ... EN PLUS ...L’école des pasteurs !PORT-AU-PRINCE, 13 Novembre – Les écoles qui s’effondrent ont pour commun dénominateur qu’elles sont fondées et dirigées par des pasteurs protestants, pour les habitants des quartiers populaires et grâce à une assistance extérieure. Peu de jours après le collège évangélique « La Promesse » à Nérette (Pétionville), banlieue de la capitale, une autre école s’est écroulée ce mercredi 12 novembre sur la tête réseau. Celui des pasteurs enseignants, ou plutôt agents d’enseignement ! Autrefois les écoles privées de Port-au-Prince se trouvaient dans des quartiers plus nantis de la ville et étaient fréquentées par des fils de la bourgeoisie et de la classe moyenne dite supérieure. Puis dans les années 60, l’enseignement privé est passé aux mains de jeunes cadres universitaires d’origine plus modeste. de ses élèves. Il s’agit de « Grâce divine d’Haïti », située au fond d’une ruelle, la Rue Reine, dans le quartier également très populeux du Canapé Vert. Dieu merci, on n’a enregistré cette fois aucun mort mais 7 ou 9 blessés pas très graves sinon une fillette qui a perdu un œil. Mais entre-temps la population de Port-au-Prince est passée de 500.000 à près de 3 millions d’habitants et dont la grande majorité se bouscule aujourd’hui dans la myriade de quartiers populaires qui naissent continuellement à la fois autour et au sein même de la capitale. (PASTEURS / p. 6) Les élèves de l’école “Le Pragmatisme” de Christ-Roi victimes d’une fausse alerte (photo JJ Augustin) Cependant tout de suite plusieurs points de ressemblance peuvent être établis avec le drame de l’école « La Promesse évangélique » de Nérette, qui a fait environ 90 morts et 150 blessés. Des funérailles symboliques et en plein air seront chantées ce jeudi 13 novembre pour les victimes au Parc Sainte Thérèse de Pétionville. Ce sont des pasteurs qui dans les deux cas ont conçu, construit, fondé et qui dirigent leurs écoles si l’on peut dire de main de maître. Ce sont aussi eux qui ont réalisé sans l’aide d’aucun technicien la construction des bâtiments qui les logent. Ce sont eux qui administrent, décident, bref font et défont … Et qui voyagent à l’extérieur pour obtenir de l’assistance. Aussi leurs écoles affichent toujours complet parce qu’elles offrent certaines facilités à la majorité défavorisée et grâce à l’aide reçue de leurs confrères, en majorité aux EtatsUnis. Petit à petit on se rend compte qu’on a affaire à un véritable que les églises protestantes mais plus encore les sectes évangéliques ont fait de ces quartiers leur chasse gardée. Les temples poussent comme des champignons. Signe particulier : tous les moyens sont bons pour attirer la clientèle. Comme par exemple, utiliser des hauts parleurs qui tiennent impitoyablement et impunément tout un quartier éveillé et toute la nuit. Mais les événements de cette semaine viennent révéler une autre réalité. Les pasteurs ont aussi fait main basse sur des dizaines de milliers d’enfants qui prennent naissance dans ces quartiers populaires. Ils ont pris en main leur enseignement, leur éducation et bien sûr aussi leur éducation religieuse qui est sans aucun doute le premier objectif. Aussi reçoivent-ils beaucoup d’aide à cette fin des églises-mères, particulièrement aux Etats-Unis d’Amérique qui est un bastion des églises réformées dans le continent. La religion relève du domaine privé, direz-vous. L’ennui c’est la terrible menace apparue vendredi dernier 7 novembre avec Depuis longtemps on sait Une seconde école effondrée “La Grâce Divine” au Canapé-Vert (photo JJ Augustin)Des employés de la morgue de l’HUEH au parquetCinq employés de la morgue de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti répondaient vendredi à une convocation du parquet de Port-au-Prince relative à la disparition de linceuls devant ensevelir les corps des victimes de la tragédie du collège évangélique La Promesse. Cette information a été confirmée par le directeur médical de l’HUEH, Dr Jacques Pierre Pierre, qui précise que les intéressés étaient en quête d’assistance judiciaire. Jeudi, le Premier ministre Mme Michèle Pierre-Louis avait réclamé l’arrestation de tout le personnel de la morgue, se déclarant terriblement choquée par le spectacle de cadavres entassés à la morgue presque nus et à même le sol. La Primature avait débloqué des fonds pour l’achat des linceuls qui ont été volés. Les soupçons sont dirigés vers le personnel de la morgue de l’Hôpital.Le public se secoue et dénonce les constructions anarchiques menaçant la vie des habitantsD’abord à la Rue Sylvio Cator, quartier ruelle Nazon, un individu s’approprie d’un terrain. On dit qu’il ne lui appartient pas mais il commence à y ériger une cité. “Et que nul ne m’en empêche” clame-t-il “. Les maisons sont construites à la va-vite. D’ailleurs un immeuble s’effondre le dimanche 15 Novembre, soit deux jours après la catastrophe de Nérette. La mairie de Delmas appose un écriteau sur le chantier: “Chantier fermé “ mais qui a disparu depuis, alors que la construction a repris. Certains individus n’ont que faire des interdits des mairies ou mieux savent comment faire pour les contourner. Après tout, il y a pas qu’un seul maire ! Dans un autre quartier, celui de Bourdon, zone Christ Roi, à l’intersection reliant la route du Christ Roi à celle de Bourdon, une autre situation alarmante se développe qui débouchera, cela ne fait aucun doute, sur une grande catastrophe. Un Pasteur (encore un ! ) fait construire une école dans le lit du ravin et pour protéger ladite école du passage naturel des eaux, il érige tout bonnement un mur occasionnant le reflux de l’eau vers les autres propriétés limitrophes, causant ainsi des dégâts énormes, constatés d’ailleurs par un officier judiciaire, Me James Saint Jean, de la section Sud de Port-auPrince. On a écrit au maire Muscadin Jean Yves Jason mais qui n’est toujours pas intervenu. Les habitants du quartier appuyant en quelque sorte Mr GuySerge Jean Baptiste, un haitiano-américain vivant actuellement dans le sud de la Floride qui a construit sa maison à Bourdon, se voit confronté à une dure réalité avec la construction de cette école et surtout d’un mur de clôture sur le pont construit par les Travaux Publics, empêchant l’écoulement des eaux et causant l’inondation de tout le quartier. Souhaitons que la mairie intervienne avant que ne se produise une nouvelle catastrophe.Un conseil de 5 membres à la tête de l’HUEHLe Dr Ronald Cornély n’est plus le directeur général de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti qui a à sa tête depuis ce lundi un conseil de direction, a annoncé le directeur général du ministère de la santé publique, Dr Gabriel Thimothée. D. Cornély continue toutefois à “faire partie du système” et pourrait avoir de nouvelles attributions. A l’issue d’une réunion avec les médecins-résidents qui étaient en grève depuis près d’un mois, le Dr Thimothée a également annoncé la mise en service dès samedi de quatre nouvelles salles d’opération, des travaux de réparation au bloc opératoire et au pavillon des internes et résidentsTrafic de drogue : Saisie à Port-de-Paix de près de US $2 millions en cashUne opération antidrogue menée le jeudi 13 Novembre à Port-de-Paix (NordOuest) a permis aux autorités judiciaires et policières haïtiennes d’intercepter la rondelette somme de 1 million 740,210 dollars américains chez l’oncle d’un présumé narcotrafiquant nommé Alain Désir, récemment extradé aux Etats-Unis. Lors de cette perquisition dirigée par le commissaire du gouvernement accompagné d’agents du Bureau de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS), 510.000 dollars ont été retrouvés dans un sac à main. Un coffre-fort et des munitions ont été également confisqués et transportés à Port-au-Prince aux fins d’investigation. Lors de la deuxième phase de l’opération qui s’est déroulée au siège de la Banque Centrale, des liasses de billets totalisant 1 million 230,210 dollars ont été découvertes dans le coffre. Arrêté à Port-au-Prince, il y a quelques semaines, dans le cadre d’une vaste offensive haïtiano-américaine contre le narcotrafic, Alain Désir avait été transféré vers une prison de la Floride fin octobre. Quant à l’argent saisi, il sera intégralement versé à un fonds de lutte contre la drogue créé par les autorités haïtiennes. Il en est de même des transactions financières découlant de récentes saisies immobilières. Plusieurs riches propriétés appartenant à des trafiquants de drogue haïtiens condamnés et incarcérés aux Etats-Unis (des gens de différentes classes socials) ont été mises sous séquestre par voie judiciaire. Washington considère Haïti et la République Dominicaine comme deux des principaux pays de transit responsables de l’exportation de près de 20% de la drogue arrivant annuellement aux Etats-Unis, l’un des grands pays consommateurs de la planète.Michèle Pierre-Louis au sommet européen de StrasbourgLe Premier ministre Mme Michèle Pierre-Louis s’est rendue en France vendredi pour participer aux “journées européennes du développement” qui se tiennent à Strasbourg. Madame Pierre-Louis a été invitée par le commissaire européen Manuel Barroso et le président français Nicolas Sarkozy. Elle devait intervenir le 17 Novembre à un débat sur le sujet: “ Quel paradigme pour le développement ?” . Le chef du gouvernement haïtien a été acueilli à son arrivée à Paris par le chargé d’affaires d’Haïti Fritzner Gaspard, par la chargée d’affaires auprès de l’UNESCO, Mme Marie Denise Jean, et par le Ministre conseiller responsable du consulat Mr Wilbert Belizaire. A son arrivée à Strasbourg, Mme Pierre Louis a été accueillie par les autorités locales, notamment par le préfet de la région d’Alsace. Elle doit également participer à des panels sur la dimension locale du développement ainsi que les défis de la crise alimentaire. Elle aura des entretiens avec plusieurs personnalités politiques françaises et européennes, dont le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, Mr Roland Ries, sénateur-maire de Strasbourg et Mr Louis Michel, commissaire européen.

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Mercredi 19 Novembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 43 Page 3 SOMMAIRESOMMAIREL’ACTUALITE EN MARCHE Ambassade d’Haïti 10, rue Théodule Ribot 75017 Paris 01 47 63 47 78 L’Ambassade d’Haïti en France informe que Mme la première ministre de la République d’Haïti, Michelle Duvivier Pierre-Louis, est arrivée en France (Strasbourg) afin de participer aux Journées européennes de développement. Elle est accompagnée du ministre des sports et de l’action civique M. Evans Lescouflair et du responsable des affaires économiques à la primature M. Jean Palerme Mathurin. Le chef du gouvernement haïtien a été accueilli à Paris par M. le chargé d’affaires, Fritzner Gaspard, Mme Marie Denise Jean, chargée d’affaires auprès de l’UNESCO et de la Francophonie, et M. Wilbert Belizaire, ministre conseiller responsable du consulat. A Strasbourg, elle a été accueillie par les autorités locales, notamment le préfet de la région d’Alsace. Elle interviendra le 17 Novembre à un débat qui a pour sujet: « quel paradigme pour le développement ?” Par ailleurs elle aura des entretiens avec plusieurs personnalités politiques françaises et européennes, dont le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, Mr. Roland Ries, sénateur maire de Strasbourg, et Mr. Louis Michel, Commissaire Européen. Communiqué signé de : Maguet DELVA, responsable de presse et de communication à l’Ambassade d’Haïti en France Strasbourg, le 16 Novembre 2008Le PM Michèle Pierre-Louis en voyage officiel en France Québec, le 14 novembre 2008 Le travailleur humanitaire Denis Rochefort, arrêté en février à Québec pour des crimes à caractère sexuel commis sur des adolescents en Haïti, a reconnu sa culpabilité le jeudi 13 novembre. L’homme qui aura 60 ans le mois prochain a été condamné à deux ans de pénitencier. En moins de trois mois de travail dans un orphelinat de la région des Cayes, entre décembre 2006 et mars 2007, Rochefort a fait six victimes, des garçons âgés entre 14 et 16 ans. Il oeuvrait comme professeur d’anglais. Les classes le jour devenaient des chambres sans lit la nuit pour les pensionnaires de l’orphelinat. Sauf que Rochefort avait, lui, une chambre avec un lit. Les jeunes étaient invités par Rochefort à venir dans sa chambre, et c’est là qu’une dizaine de gestes à caractère sexuel ont été posés, de dire Me CarmenDeux ans de prison pour Denis Rochefort, le coopérant abuseur sexuel en Haïti Rioux. La procureure de la poursuite a précisé que les gestes répréhensibles étaient des caresses et de la masturbation mutuelle. La plupart des six victimes n’ont subi qu’une seule agression de la part de Rochefort, sauf le plus âgé, que Rochefort avait décrit aux policiers comme étant son préféré. Des aveux dès le départ L’accusé a largement collaboré avec les policiers dès son arrestation. Il avait étonné tout le Denis Rochefort (ABUS SEXUEL / p. 5) ANAL YSE Pourquoi personne ne veut des élections ? p.1 EDIT ORIAL Halte aux catastrophes : c’est maintenant ou jamais ! p.1 NOTRE EPOQUE Haïti est-elle prête pour un Barack Obama ? p.1 LE MOT DE LA SEMAINE L’école des pasteurs ! p.2 ACTUALITE Le PM Michèle Pierre-Louis en France p.3 MŒURS Canadien condamné pour abus sexuels en Haïti p.3 CA T ASTROPHES Annonce de mesures drastiques pour freiner les constructions anarchiques p.6 Une question aussi de transfert de technologie p.7 Gonaïves : sinistrés quittent leurs abris p.16 ECONOMIE Une nouvelle architecture du système économique mondial p.8 Femmes en création p.20 ENVIRONNEMENT Que faire ? p.9 Protection du bassin versant du fleuve Artibonite p.9 POR TRAIT Avec Michelle Obama, un autre style à la Maison blanche p.10 Le rêve de Martin Luther King p.12 LIBRE PENSEE Effondrement ! p.14 CHANSONS Aznavour reprend la route de l’Amérique p.14 SANTE Derniers tests pour un vaccin contre le paludisme p.14 Surdité et diabète p.17

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Page 4 Mercredi 19 Novembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 43UNE ANALYSE Fort Lauderdale, FL, 5 Novanm 2008 – Amerijet International, Inc. anonse lansman yon sit entènèt pi enteresan www.amerijet.com. Nouvo sit la founi yon baz kominikasyon ki pèmèt klyan an jwenn tout enfòmasyon li bezwen sou transpò pa avyon, sou lanmè ak atè, fè rezèvasyon pou transpò machandiz ak benefisye yon kantite fonksyon administratif ak kontabilite. “Nouvo sit la bay klyan an plis enfòmasyon e sitou pi rapid sou machandiz li ak sou account li nan konpayi an. Sit la kalkile ak devlope pou fè tout bagay pi fasil pou klyan an kit se machandiz lap voye, kit se efè pèsonèl” dapre Pam Rollins, vis-prezidan Biznès Devlopman. MyCargo ofri yon prosede senp e efikas pou kanalize flo enfòmasyon yo e pou founi enfòmasyon an pi vit pou ede klyan an ekonomize tan ak lajan. 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Halte aux catastrophes: C’est maintenant ou jamais !(CATASTROPHES ... suite de la 1ère page) d’après, comme cela se passe toujours en Haïti. Etant donné que la conscientisation est générale devant l’horreur des dernières catastrophes vécues et au vu des menaces qui continuent de nous peser sur la tête, si le pouvoir actuel n’agit pas, il portera une responsabilité historique. font la toilette des rues, à Port-au-Prince comme dans la banlieue résidentielle, Pétionville, en chassant les marchandes et petits business qui prennent possession des trottoirs alors que ceux-ci sont actuellement l’objet d’un vaste programme de réfection. C’est toute la journée un jeu du chat et de la souris entre les de la mairie. Mais les trottoirs c’est aussi depuis ces dernières années le lieu idéal pour les garagistes en plein air, les camions et poids lourds qui s’en servent pour délivrer leurs marchandises, les vendeurs de médicaments et autres produits avariés, des vieux vêtements débarqués par tonnes des Etats-Unis sous l’appellation pittoresque de « pèpè » et tous autres objets des plus hétéroclites … Les trottoirs sont faits pour tous, sauf pour ceux qui y ont réellement droit : les passants. Mais la lutte pour la reconquête des trottoirs en ce moment sous le poids de leurs nombreux étages qui ne tiennent qu’à un fil. Le vrai combat pour épargner aux hommes, femmes et enfants de ce pays qu’ils habitent en ville ou à la campagne que le ciel ne leur tombe sur la tête, doit être mené dans la suppression de la liberté laissée à de puissants groupes plus ou moins mafieux d’ouvrir des carrières de sable et autres matériaux sans aucune considération des dommages commis et des menaces qu’ils font peser et aujourd’hui en train de se réaliser coup sur coup. La vraie lutte pour la protection du pays et de sa population – et responsabilité directe du chef de l’Etat en tant que gardien des institutions – réside dans la démolition sans condition des constructions illégales et dans la libération des trottoirs des marchés et garages en plein air et de tout ce qui enlaidit exagérément la capitale, mais aussi dans la régulation du trafic automobile (c’est la première fois qu’on ne sait même pas qui est le directeur du service de la circulation) et de la circulation des poids lourds sur les routes nationales qui tuent puis s’enfuient sans demander leur reste … Mais également dans le contrôle des cliniques et laboratoires médicaux pas si clandestins, des pharmacies qui s’ouvrent à la chaîne alors que la loi établit des normes précises, y compris la distance entre deux institutions du même genre.A dos d’homme …Les plus belles professions de foi des pouvoirs publics n’ont aucune chance d’être prises au sérieux tant qu’il est permis d’exploiter des carrières quiLe dos au mur …C’est donc une nouvelle donne qui entre en jeu et qui met le pouvoir de M. Préval le dos au mur. Depuis une semaine les agents communaux marchandes de légumes de Kenscoff et les inspecteurs l’iceberg.Gros pots-de-vin …Le vrai combat pour la protection de la population contre les mêmes catastrophes, doit être mené ailleurs. Dans les couloirs des ministères et administrations de l’Etat où se négocient les permis de construction falsifiés accompagnés de gros potsde-vin et les autorisations de fonctionnement comme celles dont ont bénéficié ces écoles qui s’écroulent mettent en danger la plus belle route du pays (la route de Jacmel dite de l’Amitié) où le moindre éboulement peut tout faire basculer dans le précipice, tout comme les carrières dont l’exploitation sauvage contribue à la montée des eaux du lac Azuéi envahissant toute la zone frontalière et forçant à traverser celle-ci à dos d’homme. Côté haïtien bien entendu. Ou le pouvoir actuel prendra ses responsabilités à deux mains, ou il passera pour celui qui aura fait rater à Haïti une chance unique de redresser la situation. Haïti en Marche, 16 Novembre 2008 n’est que la face émergée de Par Gary KlangLa carrière de sable Ressemble A un vieux corps sans âme Tout comme cette terre qui s’enfonce dans la mer Et la mer qui prend couleur de sang séché La ville assiège le port Elle n’a plus rien des murs de ma mémoire Toute terre est prison La mienne a pris la couleur du sang frais Et les enfants se meurent sous les dalles d’insouciance Même le soleil vous fait grise mine Les fruits n’ont pas d’odeur Ils sont tous blets avant d’éclore Quelle est donc cette souffrance qui s’acharne sur ma terre Tout espoir s’est figé comme une bougie éteinte Ma terre-prison aux murs de peur La mer couleur de sang Quelle est donc cette douleur qui s’attaque à mon île Ma terre est un très vieux souvenir qui s’estompe dans les sablesPOUR UNE TERRE QUI SE MEURTL’école “La Promesse Evangélique” totalement rasée pour en extraire les derniers corps. Bilan : près de 100 morts (photo Thony Bélizaire) Foule accourue à “Grâce Divine” (photo JJ Augustin)Funérailles de 4 des victimes de Nérette (photo Eugène Robenson)

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Mercredi 19 Novembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 43 Page 5 DE L’ACTUALITEpoliticiens. C’est donc essentiellement « le débat des chefs ». Pour les uns, la date du 19 avril 2009 ne colle pas parce que trop proche de l’échéance pour le renouvellement du deuxième tiers du Sénat (ainsi que de la totalité des membres de la Chambre des députés), soit novembre 2009 attendu que ces derniers doivent s’en aller à la rentrée parlementaire de janvier 2010 et que leurs remplaçants devraient avoir été élus entretemps.16 millions …D’après ceux-là, le pays n’a sûrement pas les moyens de tenir deux séries d’élections parlementaires coup sur coup en l’espace de 7 mois (avril-mai 2009, puis novembre-décembre 2009), alors que le budget par élection dépasse les 16 millions de dollars américains, comme l’ont encore confirmé les officiels électoraux qui étaient reçus la semaine dernière à la Chambre des députés. Cependant le CEP réfute l’argument financier. Le financement des élections haïtiennes, qui vient majoritairement de la communauté internationale, est garanti et prêt pour le premier tour des sénatoriales à la date fixée, ont affirmé les conseillers électoraux. Sur ce d’autres parlementaires font valoir que le corps électoral quant à lui n’est pas prêt. Il y a non seulement un nombre important de nouveaux électeurs qui n’auraient pas encore reçu leur carte d’identification nationale (CIN) mais d’autre part les inondations gigantesques provoquées par les récents ouragans en série qui ont frappé le pays en août et septembre derniers et dans lesquelles plusieurs dizaines de milliers de familles, aux Gonaïves et ailleurs, ont perdu tous leurs documents personnels et pièces d’identité qu’ils n’ont pu encore remplacer. En dernier lieu, c’est le Conseil électoral luimême qui est pris à partie sous l’accusation d’avoir renvoyé des centaines de membres de bureaux électoraux communaux et départementaux qui avaient été embauchés sur concours, entraînés et mis à l’épreuve lors des élections 2006 et 2007. Conclusion : le CEP n’a plus assez de temps pour se donner un personnel de remplacement.Plus d’une année de retard …Pourquoi personne ne veut des élections ?(SENATORIALES ... suite de la 1ère page) bloquer le prochain calendrier électoral. Alors que ces sénatoriales partielles, fixées (éventuellement) au 19 avril 2009, auraient dû se dérouler depuis novembre 2007 et les nouveaux sénateurs entrer en fonction en janvier 2008. On est donc bien en retard d’une année. Le Sénat fonctionne aujourd’hui avec 17 sénateurs sur 30 (10 ayant achevé leur mandat, plus deux qui ont été démis pour cause de double nationalité et un sénateur mort dans un accident), entraînant un problème de quorum qui a fait traîner considérablement en juilletaoût dernier la ratification du Premier ministre Mme Michèle D. Pierre-Louis. Alors à quand les sénatoriales partielles ? Probablement pas à la date annoncée par le Conseil électoral. En effet, celui-ci ne peut forcer les acteurs à aller aux élections. Le Parlement dans sa majorité n’en veut pas. Les quelques voix qui se prononcent en faveur du calendrier fixé, sont minoritaires. Quant aux partis politiques, la Fusion des sociaux démocrates, par la voix de son président, Victor Benoît, a dénoncé également le CEP dans l’affaire du renvoi des membres de bureaux électoraux que Fusion dit considérer comme une manifestation de la volonté de l’organisme électoral lui-même de ne pas tenir les élections.Qui ne dit mot consent …Alors qui veut des sénatoriales partielles ? Outre leurs élus au Parlement combattant l’actuel échéancier, aucun parti politique ne s’est prononcé en faveur de ce dernier. Ni ceux de l’ex-opposition (car aujourd’hui il est difficile de parler d’une véritable opposition au pouvoir en place qui est celui de la réconciliation nationale !). Ni le parti considéré comme au pouvoir, c’està-dire LESPWA. Les parlementaires de LESPWA qui sont proportionnellement les plus nombreux dans les deux chambres, n’ont pas pris position dans ce débat. On peut en conclure que qui ne dit mot consent. Autrement dit qu’ils sont du même avis que leurs collègues qui réfutent le calendrier d’avril-mai 2009. Pourquoi personne ne veut donc des élections ? Est-ce parce qu’on considère que c’est actuellement le cadet des soucis de la population et que cela risque d’être des élections sans aucune participation ? Rappelons que, selon le CEP, tout est fin prêt, y compris le financement de plus de 16 millions de dollars américains. Mais pour certains députés, ce serait là un affront à la population que de dépenser autant d’argent dans des élections alors qu’on doit recommencer peu après le même manège pour le renouvellement du second tiers du Sénat ainsi que de la totalité de la Chambre des députés.Des résultats qui peuvent changer la face du pouvoir …Conclusion : le Sénat est condamné à rester bancal (17 membres sur 30) pour encore plus d’une année supplémentaire. Ce n’est déjà plus une priorité comme cela l’était lors de la difficile ratification du PM Michèle Pierre-Louis. Sacrée Haïti ! Mais la raison c’est peut-être aussi qu’aucun de ces partis politiques, aussi bien le parti au pouvoir (LESPWA) que ceux dits de l’ex-opposition, ne se sent actuellement en mesure de remporter les prochaines sénatoriales partielles et alors que leurs résultats peuvent changer totalement l’arithmétique parlementaire et la face du pouvoir dans la république de Port-au-Prince ! Le pouvoir exécutif quant à lui garde un mutisme total et n’a pas encore publié le décret annonçant officiellement et définitivement les élections. Pourquoi tout le monde a-t-il peur des élections ? Est-ce la classe politique actuellement au pouvoir ainsi que dans les allées du pouvoir (par la grâce de la réconciliation nationale) – qui a fait échec au point qu’elle n’ose affronter le vote populaire ? Ou y aurait-il un troisième larron ? Le vrai parti d’opposition ? Fanmi Lavalas dont le chef a été renversé et exilé en février 2004 … Fanmi Lavalas qui depuis quelques semaines semble chercher à se remobiliser en tenant des rencontres au sommet à la capitale ainsi que dans le reste du pays. Haïti en Marche, 15 Novembre 2008 Donc tous les arguments sont bons pour monde en déclarant lors de sa comparution qu’il regrettait ce qu’il avait fait. Presque des aveux dès la première présence devant le tribunal. Dans sa déclaration aux policiers, Rochefort avait dit que «de toutes les gaffes dans ma vie, c’est la pire et je le regrette», rappelait hier son avocat, Me Jacques Parent. Des négociations entre la poursuite et la défense ont permis aux deux parties de présenter au juge Pierre Verdon une suggestion commune pour la peine de deux ans de pénitencier. Les plaidoyers de culpabilité arrivent 72 heures avant le début prévu d’une enquête préliminaire qui devait durer une semaine. Le plaidoyer de culpabilité évitant aux victimes d’avoir à témoigner est le principal élément atténuant jouant en faveur de l’accusé. Côté aggravant, Me Rioux a beaucoup insisté sur le fait que Rochefort est un coopérant qui se rendait en Haïti pour aider, pour aller faire du bien. Abus d’autorité et de confiance L’homme bénéficiait d’un statut particulier, et il a donc commis un abus d’autorité et de confiance, d’insister la procureure de la poursuite. «Ils n’ont rien, ces jeunes-là», de dire Me Rioux. Tout ce qu’ils possèdent, c’est le linge qu’ils ont sur le dos, a-t-elle ajouté. Avant le prononcé de la peine, Rochefort a remis au juge une lettre de quatre pages dans laquelle il exprime à sa façon ses remords, et ce qu’il vit depuis sa mise en accusation. Le juge Verdon s’est dit peu impressionné. Me Rioux a plaidé en faveur d’une peine de deux ans afin que le juge puisse y ajouter une période de probation de trois ans, dont 18 mois avec suivi, période pendant laquelle Rochefort devra se soumettre à toute thérapie jugée pertinente par l’agent de probation. Interdiction pour Rochefort de se rendre en Haïti pendant sa probation, d’occuper un emploi rémunéré ou non qui le placerait en contact avec des jeunes de moins de 16 ans, et défense de fréquenter des lieux publics où il est prévisible d’y rencontrer des jeunes.Deux ans de prison pour Denis Rochefort(ABUS SEXUEL... suite de la page 3) Annonce de mesures drastiques pour freiner les constructions anarchiquesPort-au-Prince, le 13 novembre 2008 – (AHP) – Le président René Préval a déclaré jeudi que des mesures drastiques seront adoptées pour freiner les constructions anarchiques et empêcher que des batiments construits en dehors des normes soient la cause de nouvelles victimes. Le chef de l’Etat intervenait à l’occasion d’une cérémonie spéciale organisée au Palais national, en mémoire des victimes du drame de Nérette où un collège s’est effondré le vendredi 7 novembre faisant au moins 90 morts et plus d’une centaine de blessés. Selon lui, la situation difficile à laquelle Haïti fait face aujourd’hui est le résultat des 30 années de la dictature des Duvalier et de 20 ans de désordre généralisé enregistré après le départ de Jean Claude Duvalier, en février 1986. Il est grand temps que tous les acteurs politiques s’unissent pour reconstruire la nation dans le respect de la loi, a lancé René Préval, annonçant que les funérailles de toutes les victimes du collège la Promesse seront organisées à la charge du gouvernement. Nous allons commencer par poser des actions concrètes et nous espérons que ceux qui viendront après nous en feront le suivi, a dit le chef de l’Etat. La cérémonie s’est déroulée en présence du premier ministre Mme Michèle Pierre-Louis et des membres du cabinet ministériel, du corps diplomatique, du Nonce, des maires de la région metroplitaine de Port-au-Prince, des sapeurs-pompiers locaux et étrangers, de représentants de la Croix-Rouge Haïtienne et des secouristes de bonne volonté. Plusieurs secouristes ont été décorés pour leur dévouement au cours des opérations de sauvetage. Le premier ministre a, elle aussi, fait savoir à l’occasion qu’Haïti est en train de payer pour ses 50 (MESURES / p. 6)

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Page 6 Mercredi 19 Novembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 43 l’effondrement de l’école « La Promesse évangélique » de Nérette. Un bilan effroyable : 89 morts et 150 blessés. Si le cas survenu ce mercredi au Canapé Vert est beaucoup moins important en termes de pertes et dégâts enregistrés (c’est seulement une partie du bâtiment qui s’est effondrée et on n’a enregistré aucun mort si ce n’est des blessés, 7 enfants et deux adultes, et en majorité légers), par contre le symbole est encore plus fort puisque cette seconde catastrophe coup sur coup révèle qu’on est en face d’un véritable réseau. De quoi s’agit-il ? L’enseignement dans les quartiers populaires est aujourd’hui un monopole des dirigeants des églises protestantes et des sectes évangéliques. Les églises fonctionnent comme temples le matin et le soir (et aussi la nuit) et comme écoles la journée. Les élèves sont si nombreux qu’il faut 2 vacations. De plus, les cours académiques cèdent la place le soir à des cours professionnels (couture, cuisine, informatique). Enseignement, éducation, formation, succès plus foule (comme disait un slogan publicitaire) mais grâce aussi à l’assistance externe. Les pasteurs sont la bienvenue toute l’année chez leurs confrères aux USA. La volonté d’expansion des églises (quelles qu’elles soient), c’est connu depuis la nuit des temps. Les fidèles en profitent pour sûr. Il n’y a aucune autre alternative. Un Etat haïtien qui a abdiqué toutes ses responsabilités. Mais c’est devenu aussi, c’est évident, un important business. Loin de nous l’intention de jeter la pierre gratuitement sinon c’est rejeter le peuple dans les ténèbres éternelles (puisque nous parlons de l’église), mais les événements actuels viennent révéler la face cachée de toute cette entreprise. Les pasteurs n’ont plus de limites à leurs ambitions soit de convertir les âmes, soit de faire fortune, ou les deux. Dans les deux cas, à Nérette comme au Canapé Vert (et sans doute aussi un peu partout), cela commence par une petite maison basse qui sert aussi bien de temple que de résidence à notre bon prédicateur ainsi que d’école pré-élémentaire. Puis à chaque nouvelle rentrée, il faut un étage supplémentaire parce que les élèves abondent. L’aide aussi ! A Nérette comme au Canapé Vert, l’effondrement a lieu parce que le bâtiment est devenu trop lourd pour tenir sur ses fondations premières. Autrement dit, les ambitions des pasteurs dépassent leurs moyens. Ou plutôt, désormais c’est la vie même de leurs ouailles qui doit payer pour leurs ambitions. Mais nous débouchons sur l’autre aspect peutêtre encore plus grave de la question : la démission totale de l’Etat haïtien. Abdication totale de sesL’école des pasteurs !(PASTEURS... suite de la page 2) responsabilités, puisque l’éducation est en même temps un devoir constitutionnel et un droit de l’homme. Plutôt que de se battre (de faire « comme maître jean jacques ») pour remplir ses responsabilités envers la nation et envers lui-même, l’Etat s’en remet piteusement au réseau (et dans certains cas « mafia ») de l’assistance externe, à ce niveau comme à un autre, et ferme totalement les yeux sur les activités en question (comme sur beaucoup d’autres encore moins avouables …). Les officiels du gouvernement ainsi que du Parlement défilent les uns après les autres sur les lieux de ces drames (pour ne pas dire du crime). Tous savent fort bien ce qu’il faut faire. Tous vous le récitent par cœur. Mais ils ne feront pas plus que leurs prédécesseurs. Si le pays ne le sait pas, les officiels de l’Etat savent quant à eux depuis longtemps qu’ils sont à la tête de ce qu’on appelle « un Etat assisté. » Et que l’assistance gouverne, les gouvernants assistent ! Mais désormais c’est la vie de nos petits écoliers (de nos enfants) qui est le prix à payer. La population se déplace en foule pour assister à ces scènes d’horreur. Elle commence même à présenter des signes d’une paranoïa. Mais va-t-elle en rester là ? Mélodie, 103.3 FM, Port-au-Prince Le site de l’Ecole « La Promesse » déblayéLes espoirs de trouver des survivants à l’écroulement de l’école « La promesse » sont devenus maintenant quasiment nuls. Les secouristes ont entamé, le 11 novembre, une nouvelle étape de leur travail : le déblayage du site. Dans son effondrement, dans la matinée du vendredi 7 novembre à Nerette, un quartier pauvre de Pétion-Ville, l’école «La promesse» a occasionné la mort d’une centaine de personnes, majoritairement des écoliers, selon un dernier bilan. Cinq jours après, les sauveteurs ne gardent plus aucun espoir de retrouver des survivants. Aussi, le mardi 11 novembre, s’est amorcée une nouvelle étape de leur travail, la démolition et le déblayage du site. « Nous avons procédé à l’inspection des décombres avec des chiens, des caméras et d’autres équipements et nous n’avons pas constaté de survivants » , a indiqué Gaël Painson, Coordonnateur, pour le Gouvernement haïtien, des travaux sur le site du désastre. Mais, pour cette nouvelle étape, des mesures préventives s’imposent. « Le bâtiment est friable et des glissements peuvent se produire à n’importe quel moment », comme le souligne M. Painson. Le Coordonateur national explique également qu’ « avant de procéder à la démolition de la construction, il est nécessaire d’évacuer la population vivant dans des Des mesures de sécurité sont aussi mises en place pour empêcher aux curieux et aux riverains de s’aventurer sur le site. Pour traverser le périmètre de sécurité établi par les Forces de l’ordre, il faut une carte d’accès. Cette décision qui n’est pas toujours comprise, crée un état de tension latente. « Comment voulez-vous que je montre une carte pour rentrer chez moi » , s’indigne un jeune homme après s’être vu interdire la pénétration du périmètre de sécurité. indiqué le capitaine Pépin Rossely, chef de l’équipe des sapeurs pompiers français. Les 15 membres de l’équipe devraient quitter Haïti le jeudi 13 novembre. Les Etats-Unis d’Amérique ont également dépêché sur place des experts ainsi que des équipements pour participer aux recherches. Près de 50 Américains participent à cette mission. Une partie de l’équipe américaine quittera le pays prochainement alors que des conseillers techniques resteront sur place. Une équipe d’experts canadiens est également sur les lieux du drame. Par ailleurs, des messages de condoléances adressés au gouvernement et aux familles par des responsables étrangers ont afflué. Le Vatican, les Nations Unies et l’Organisation des Etats Américains (OEA), ont manifesté leurs sympathies envers Haïti. Pour sa part, le gouvernement dominicain a décrété ce mardi jour de deuil dans toutes les écoles de la République voisine en solidarité avec Haïti. La France a, de son coté, annoncé le décaissement d’une aide d’urgence de 20.000 euros pour contribuer à reconstruire l’école Promesse Evangélique. En Haïti, la mairie de Pétion-Ville a décrété mardi et mercredi journées de deuil. Selon une source digne de foi, le jeudi 13 novembre sera décrété jour de deuil national. Avec la poursuite des travaux de démolition et de déblayage, le bilan risque de s’alourdir. Les autorités et les familles s’activent en vue de l’organisation, le jeudi 13 novembre, d’une cérémonie œcuménique à la mémoire des disparus. L’Etat haïtien apporte un soutien aux familles des victimes qui recevront chacune une enveloppe d’au moins 75 mille gourdes. Ce montant leur sera remis dans la journée du mercredi 12 novembre. d’Haïti A l’annonce du drame un véritablement mouvement de solidarité internationale s’est manifesté en faveur d’Haïti. Moins de 24 heures après le tragique incident, des sapeurs pompiers français étaient venus de la Martinique prêter main forte à leurs homologues haïtiens. «Nous sommes venus avec plus d’une tonne de matériel, tel que du matériel de découpe, de recherche acoustique, de percement, de levage» , a maisons situées à proximité du bâtiment scolaire ». L’opération d’évacuation, qui a débuté l’après midi du mardi 11 novembre, doit toucher au moins les cinq maisons entourant le bâtiment effondré. Les résidents seront pris en charge par la Protection Civile. « Ces personnes recevront de la Protection civile un certain encadrement. Ils devront rester hors de leur maison durant sept jours comme cela leur a été demandé », de l’avis de Nadia Lochard, responsable de la direction de la Protection civile de l’Ouest. De la solidarité internationale à l’égard Les secouristes français et américains reçus au Palais présidentiel (photo Georges Dupé) ans de délinquance et d’anarchie. Des décisions peuvent être prises maintenant, mais nous comptons dans le moyen terme, établir une politique visant à faire respecter un standard pour le fonctionnement des établissements scolaires, a fait savoir Mme Pierre Louis. C’est bien le moment de chercher à rétablir la confiance dans l’Etat, avec des décisions suivies d’effet, a-t-elle souligné. Le chef du gouvernement a, d’un autre côté, dénoncé les conditions dans lesquelles les cadavres des victimes ont été gardés à la morgue de l’hôpital de l’Universite d’Etat d’Haïti (HUEH). J’ai été choquée de constater que les cadavres étaient presque nus dans la morgue alors que la primature avait débloqué des fonds pour acheter des linceuls qui ont tous été volés par les employés de la morgue, , a-t-elle dit. Elle déclare avoir demandé au commissaire du gouvernement de procéder à l’arrestation des coupables. De son côté, le maire de Port-au-Prince, Jean Yves Jason, a annoncé une séance de travail la semaine prochaine entre les mairies de la zone métropolitaine de Port-au-Prince et le ministère de l’Environnement en vue d’aboutir à une position commune sur ce qui doit être fait en matière de construction et de démolition dans le pays. La police sera invitée à nous accompagner par la suite pour accomplir ce travail, a fait savoir M. Jason qui en profite pour annoncer la construction de 5,000 logements sociaux, dans la banlieue de Martissant (sud de la capitale). Le Nonce apostolique accrédité en Haïti, Bernadito Aoussa, dit avoir reçu un message du pape Benoît 16 présentant ses condoléances aux parents des victimes du drame du 7 novembre dernier. Le pape est très touché par cette tragédie, a rapporté Mgr Bernadito Aoussa.Annonce de mesures drastiques pour freiner les constructions anarchiques(... suite de la page 5)L’EVENEMENT

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Mercredi 19 Novembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 43 Page 7L’EVENEMENT AVI ELEKSYON ESPESYAL Dapre Rezolisyon Konte Miami-Dade R-1135-08 adopte jou 13 novanm 2008 pa Asanble Komisyonè Konte Miami-Dade, Florid, yo avize nou ke yon dezyèm tou eleksyon espesyal ap fèt le 16 desanm 2008, pou pòs Evalyatè Pwopriyete: EVALYAT EVALYAT È PWOPRIYET È PWOPRIYET E E (Vote pou youn) Pedro J. Garcia 91 Gwen Margolis 93 Tout votè kalifye ki abite nan Konte Miami-Dade va elijib pou vote pou kandida sa yo. Tout biwo vòt ap ouvè de 7:00 dimaten jiska 7:00 diswa jou eleksyon espesyal sa-a. Eleksyon espesyal sa-a va fèt dapre lwa jeneral sou eleksyon ki etabli pou eleksyon espesyal yo ak tout lòt règleman ki gouvène Konstitisyon Otonòm Konte Miami-Dade. Lester Lester Sol Sol a Sipèv Sipèv i sè Eleksy sè Eleksy on on Konte M Konte M i ami ami D ade, Fl ade, Fl or or i d CATASTROPHE DE NERETTEUne question aussi de transfert de technologie !PORT-AU-PRINCE, 12 Novembre – Les événements de l’école qui s’est effondrée nous ont permis, mine de rien, d’assister aux difficultés auxquelles se heurte le processus dit de transfert de technologie quand il est appliqué sans suffisamment de préparation. Nous ne saurions même pas dire d’un monde plus avancé à un autre, étant donné que ce qui marche ici ne marche pas automatiquement ailleurs, tandis que les méthodes traditionnelles n’ont pas forcément dit leur dernier mot. Mais les blocs de béton se révélaient infranchissables. Et le bâtiment n’a pas d’autre ouverture que la porte d’entrée principale. Pas de fenêtre. Pas une seule. Pas d’escalier de secours. Insensé ! Ensuite il commençait à faire nuit. Et c’est là qu’on en vient à la nécessité de disposer d’équipements pour suppléer à la bonne volonté de nos jeunes hommes et femmes mais bonne volonté qui a ses limites si elle n’a point d’autre support. Lundi les recherches ont été abandonnées et la décision a été prise de déblayer les décombres pour en extraire les derniers cadavres. Mais tout le monde reste sur un profond sentiment de frustration. Les volontaires haïtiens (et le peuple avec eux) demeurent persuadés qu’ils auraient pu sauver encore des vies. Les techniciens venus de l’étranger resteront certainement sur l’impression que quelque chose n’a pas tourné rond. Face à la tâche de dégager les dizaines de corps emprisonnés dans les décombres de l’école « La Promesse Evangélique » qui s’est écroulée vendredi dernier 7 novembre dans le quartier de Nérette, à Pétionville, le gouvernement a obtenu l’aide de techniciens de la Martinique et des Etats-Unis qui sont venus armés d’équipements électroniques et de chiens renifleurs. Mais ces méthodes modernes n’ont pas obtenu les résultats escomptés. Du moins aux yeux de la population. Les caméras à infra rouges n’ont détecté aucune vie humaine. Les chiens ont fouiné partout mais sans résultat. Pourtant les jeunes secouristes haïtiens qui avaient été les premiers à opérer sur les lieux ont juré qu’ils avaient entendu des voix de dessous les décombres et cela 24 heures encore après le terrible accident, soit samedi. D’ailleurs samedi on a dégagé encore 4 enfants vivants, dont une fillette qui portait à peine une égratignure au front. En effet, les volontaires ont eu beaucoup de résultats au début de l’opération. C’est le vendredi, jour de l’accident, que le plus de survivants ont été retirés. Plus d’une trentaine. Ces jeunes gens étaient accourus tout seuls de différents endroits de la commune de Pétionville et de la capitale, et sans attendre qu’on le leur demande, se sont mis à l’œuvre. Armés d’instruments de fortune (pelles, piquois, gros marteaux) ou simplement de leurs propres mains, ils ont grimpé sur le toit effondré et ont entrepris, sans peur et sans reproche, de briser l’horrible carcasse à coups de masses. Après plus d’une heure d’efforts acharnés, des têtes ont commencé à surgir. Suspense. Un premier. Bravo. Il est vivant (ou elle est vivante). Mais le second était déjà mort. Tandis que le troisième était grièvement blessé mais respirait encore. On peut dire que sur chaque dix corps sortis des décombres vendredi, au moins trois étaient toujours en vie. Jusque-là même les officiels gouvernementaux ne s’étaient encore rendus sur place. Le pays commençait à peine à prendre conscience de l’ampleur du désastre. Cependant la majorité des corps dégagés jusqu’ici sont ceux qui avaient été emprisonnés après l’effondrement des étages supérieurs du bâtiment. Ce fut autre chose d’essayer d’arriver à ceux qui étaient plus en-dessous, principalement les enfants de la classe maternelle. Les volontaires entendaient leur voix crier désespérément de venir à leur secours. d’équipes spécialisées dans le sauvetage post-désastres. Tôt le lendemain samedi matin, les sapeurspompiers venus de Martinique étaient sur place. Tout le monde retint son souffle lorsqu’on lâcha dans le bâtiment un chien pit-bull apparemment bien entraîné qui se mit à renifler partout. Mais quelques minutes après, on apprit que le chien n’avait rien détecté. Comment cela ? Même les enfants dont les secouristes et même des officiels du gouvernement affirmaient la veille qu’on avait entendu leur voix et qu’on avait glissé pour eux de l’eau et de la nourriture. Un technicien français aurait expliqué que le chien n’avait pas l’habitude de travailler dans un environnement aussi survolté et bruyant et que l’animal était confus. Voilà ! Quant aux équipements électroniques audio, vidéo et co. amenés aussi par des experts américains de Virginie, ils n’ont eux non plus accompli aucun miracle. Même quand samedi après-midi, le fameux volontaire haïtien nommé Ronaldo arrivait encore à sortir un enfant vivant des décombres. Ce fut le dernier. Mais pendant ce temps, les mêmes jeunes volontaires qui la veille avaient sauvé plus d’une trentaine de personnes d’une mort certaine, piaffaient d’impatience. Ruaient dans les brancards. Ils protestaient même violemment d’avoir été tenus à l’écart depuis l’arrivée des techniciens étrangers. D’autant que ces derniers n’obtenaient aucun résultat. A la vérité, on est passé trop brutalement d’un extrême à un autre – d’un côté ces jeunes haïtiens armés de leur seule volonté mais capables de faire des miracles et cela depuis des générations, et de l’autre une technologie de pointe mais appliquée dans un environnement qui n’était pas prévu. La première chose que les étrangers ont demandé une fois sur place, c’est où est le plan de la maison ? Voilà pourquoi la presse étrangère répète à l’envi que le pasteur propriétaire directeur de l’école « La Promesse évangélique » avait construit lui-même son établissement. De plus, les matériaux qui ont été utilisés dans la construction ne valent rien. Et selon des jeunes du voisinage, c’est peut-être le niveau trop élevé des décibels du système stéréo (c’était jour de fête vendredi à l’école, ce qu’on appelle « jour de couleurs », une sorte de « prom » et on avait fait venir un DJ) qui aurait pu provoquer un ébranlement de tout l’édifice … En tout cas, voilà une démonstration fort symbolique de la difficulté d’utilisation de technologies importées sans avoir pris le temps de les adapter un tant soit peu aux conditions du milieu. Naturellement personne n’aurait aimé que cela se passe dans de telles conditions. Mais la leçon est néanmoins à retenir. Car il n’y a pas que le pit-bull à y perdre son latin ! Mélodie 103.3 FM, Port-au-Prince Eux voulaient revenir à l’assaut avec leurs piquois et leurs masses pour abattre le monstre (sans penser une minute à leur propre sécurité) et en sortir les personnes encore prisonnières car ils étaient sûrs qu’il y avait encore de la vie là-dessous. Mais on expliqua que les techniciens étrangers ne travaillent pas ainsi et qu’ils ont pour souci d’assurer la sécurité des gens qu’ils doivent délivrer mais aussi leur propre sécurité et celle des spectateurs. Car là-bas (« au pays des blancs » comme dit Bachir Touré) il y a la question des assurancesvie mais que nous ignorons dans notre chère Haïti ! On s’adressa aux ambassades des Etats-Unis et de France qui obtinrent l’arrivée immédiatement Les volontaires haïtiens qui ont dégagé de nombreux survivants (photo Minustah) Les secouristes martiniquais et leurs chiens chercheurs honorés par les autorités haïtiennes (photo Georges Dupé)

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Page 8 Mercredi 19 Novembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 43 Le locataire de l’Elysée n’en finira pas d’exulter, son idée d’un sommet sur l’économie mondiale s‘est finalement concrétisée avec la tenue samedi dernier d’un sommet extraordinaire du G20 consacré à la crise financière et économique mondiale. D’après les rumeurs, M. Sarkozy aurait menacé de claquer la porte si ce sommet ne posait pas les bases pour un nouveau Bretton Woods. Finalement il semble qu’il ait obtenu gain de cause pour que ce sommet économique ne se réduise pas à de simples mondanités. On comprend l’impatience du Président français puisqu’à partir du 31 décembre 2008, la France devra passer le maillet de la présidence de l’Union Européenne à un autre pays. En dépit des affirmations officielles, avant la tenue de cette conférence, selon lesquelles il ne faut pas s’attendre à la mise en place d’un nouveau Bretton Woods, il semble bien qu’on s’avance dans cette voie mine de rien. En effet le président sortant américain George W. Bush s’est prononcé tout juste avant l’ouverture du sommet du G20, non seulement pour « une réforme en profondeur du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale mais aussi pour une meilleure prise en compte du poids des pays émergents dans le processus de prise de décisions au sein de ces deux institutions internationales ». D’après lui, l’objectif fondamental de cette rencontre devrait être de répondre à la crise financière actuelle et de jeter les bases des réformes nécessaires pour empêcher qu’une telle crise ne se reproduise à l’avenir. Venant de la part de Bush, cette déclaration prend un petit air de révolution. Décidément le navire du consensus de Washington commence à prendre de l’eau de tous les côtés. Le Sommet du G20 a pris fin dans la soirée du 15 novembre. Il s’était donné trois objectifs fondamentaux : le soutien aux économies en difficulté dans le contexte de la crise financière globale, l’établissement d’une nouvelle régulation du système économique et financier international, la réforme de la gouvernance économique mondiale. En vue d’assurer le suivi de ce Sommet, un second se tiendra en avril 2009 en Grande Bretagne, pays assurant la présidence du G20 au cours de cette période. Entretemps les Ministres des Finances du G20 devront plancher sur la feuille de route suivante : une relance coordonnée de l’économie mondiale par des mesures budgétaires de soutien de la demande et une aide accrue du FMI aux pays fragiles, une amélioration de la régulation de marchés financiers pour éviter une nouvelle crise financière, l’ouverture de la gouvernance économique mondiale aux pays émergents et en développement et le refus du protectionnisme. Cependant contrairement à ce que réclamaient ou espéraient certains membres du G20 comme le Brésil, il n’y aura pas de plan de relance concrète de l’économie au niveau mondial. Néanmoins, aux dires du Ministre brésilien des finances, M. Guido Mantega, son pays est parvenu à son objectif de solidifier le rôle du G20 comme nouveau lieu privilégié des prises de décision économique sur le plan international. Le Ministre des Finances brésilien va peut être un peu vite en besogne car ce n’est pas demain que le G20 pourra supplanter le G8 comme instance de décision finale en matière de gouvernance économique globale. La tenue du G20, bien que déjà programmée à l’avance, n’aurait pu inclure à son agenda les thèmes traités sans l’insistance de la France de Sarkozy. On sait que la Maison Blanche n’y était pas favorable. En fait si le G20 n’est pas près de remplacer le G7+1, par contre son étoile commence à véritablement briller, ce d’autant plus qu’il représente à lui seul 90% du Produit National Brut (PIB) Mondial, soit approximativement l’équivalent de 54.000 milliards de dollars et 80% du commerce mondial. Ce qu’il importe de remarquer à l’examen, c’est qu’au-delà des pays du G7+1 un autre groupe de pays commence à définir le périmètre de leur puissance économique et financière, il s’agit du groupe des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) et on devra bientôt parler plus correctement du groupe des BRIMC en incluant aussi le Mexique. L’HEURE DES BRIMC A-T-ELLE SONNE AU CADRAN DE L’HISTOIRE ? Au moment où certains commencent à parler de plus en plus du déclin des Etats-Unis d’Amérique, l’on ne peut s’empêcher de jeter un coup d’œil sur les fameux BRIC ou BRIMC qui ne sont pas cependant, du moins pour certains, si nouveaux que cela sur la scène internationale. En effet si l’on se réfère aux projections statistiques des « think tank » les plus sérieux, on constate qu’à partir de 2050 ce groupe de pays occupera pratiquement les six premières places en termes de puissance économique et financière avec la Chine aux premières loges et les Etats Unis en second ; ensuite viennent l’Inde, le Brésil, le Mexique et la Russie. Quand on sait que généralement la puissance militaire et politique accompagne toujours la puissance économique et financière, c’est toute la configuration du système international qui risque de changer d’ici une quarantaine d’années. Va-t-on assister à la naissance d’un monde unipolaire articulé autour de la nouvelle puissance chinoise ou autour de la « chimerica », symbiose politico-économique de la Chine et des Etats-Unis; ou assistera-t-on à la naissance d’une configuration multipolaire axée sur les BRIMC ; ou encore verra-t-on la naissance d’un monde apolaire où les différentes formes de la puissance seront diffusées au sein du système international. Quelle que soit la configuration que prendra le système international à l’orée de 2050, il devient de plus en plus évident à la lumière des projections statistiques que le groupe des BRIMC y jouera un rôle central et déterminant. ÉLÉMENTS DE STATISTIQUES SUR LES BRIMC Pour 2008 : ·CHINE : 3.280.224 milliards $ de PNB / BRESIL : 1.313,590 milliards $ de PNB ; ·RUSSIE : 1.289.535 milliards $ de PNB / INDE : 1.100.695 milliards $ de PNB ; ·MEXIQUE : 1.022.816 milliards $ de PNB / USA : 13.807.50 milliards $ de PNB. Pour 2050 : ·CHINE : 70.710.000 milliards de $ de PNB/ USA : 38.514.000 milliards de $ de PNB ; ·INDE : 37.668.00 milliards de $ de PNB/ BRESIL : 11.366.000 milliards de $ de PNB ; ·MEXIQUE: 9.340.000 milliards de $ de PNB ·RUSSIE: 8.580.000 milliards de $ de PNB. Il importe de remarquer que les actuels membres du G7, hormis les Etats-Unis, ne feront plus partie en 2050 du peloton de tête des grandes puissances économiques. Le Japon, le Royaume Uni, la Grande Bretagne et la France seront respectivement en 8ème, 9ème, 10ème et 12ème position sur l’échelle de la puissance financière et économique. Tout cela a une très grande importance en matière de relations internationales, surtout en ce qui trait à la balance des forces si chère aux théoriciens réalistes des relations internationales. Peut-être qu’avec le processus de régionalisation de plus en plus poussée sur la scène internationale, toutes ces projections statistiques n’auront pratiquement plus aucun sens en 2050. Les Etats-Unis à ce moment là n’auront peutêtre plus toute la pertinence qu’ils ont actuellement en termes de légitimité et de capacité d’action. Dans le cadre d’un système de relations internationales postmoderne ou postwesphallien, ce seront peut-être les grandes cités, les grandes multinationales ou les grandes ONG internationales qui seront les acteurs fondamentaux du système international. Ce sont sans aucun doute toutes ces considérations qui ont poussé le Ministre des Finances du Brésil à déclarer que le G7+1 ne peut plus être considéré comme le lieu fondamental de la prise de décision stratégique en matière de gouvernance économique globale. L’EVOLUTION DE LA CRISE FINANCIERE ATTENDRA-T-ELLE LA TENUE DU PROCHAIN G20 EN AVRIL 2009. C’est la question à un million de dollars que se posent sans aucun doute en ce moment la plupart des experts dans leur for intérieur après la tenue du G20 samedi dernier à Washington. Après tout l’iceberg fait d’instruments financiers hautement toxiques qui file droit sur le paquebot de l’économie mondiale, atteindra avant avril 2009 son objectif ; sans oublier que le système financier et bancaire international va bientôt subir un second « knock down » avec la crise des fonds de couverture (hedge-funds) qui va se manifester d’ici quelques semaines ou quelques jours pour les plus pessimistes. En attendant les mauvaises nouvelles se multiplient : le Japon entre officiellement en récession, Freddyie Mac et Fanny Mae, les deux géants du crédit immobilier américain, affichent ensemble une perte de plus de 54 milliards de dollars pour le 3ème trimestre 2008, les ventes de détail continuent à afficher des baisses records sur le marche américain, la zone euro avec un recul de 0,2 de son PIB est entré en récession, le déficit budgétaire américain bat de plus en plus les records et pourrait atteindre les 1.000 milliards de dollars pour l’année fiscale courante. Déjà pour le premier mois de l’année budgétaire 2008, il atteint plus de 237 milliards de dollars, soit quatre fois plus qu’en octobre 2007. Cela ressemble de plus en plus à une litanie à la Prévert. Le G20 ou le G7+1 trouveront-ils un remède dans le cadre de cette chronique d’une catastrophe annoncée. Faudra-t-il retourner à la régulation fordiste qui avait permis la naissance et la consolidation des 30 glorieuses ? Après la domination paradigmatique du monétarisme friedmannien, va-t-on assister au retour du grand Keynes et de ses politiques de relance par la demande ? Dans toute cette affaire il n’y a jusqu’à maintenant qu’un seul gagnant : le FMI, lequel fait un retour en force sur la scène économique et financière internationale. Aura-t-il les moyens de sa politique et de ses ambitions, il n’est que d’attendre. Pour Haïti en marche Azad Belfort, spécialiste de relations internationales DESS de Diplomatie et d’Administration Internationale Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne Azad59_2009@yahoo.frSOMMET DU G20 DU 15 NOVEMBRE 2008 : VERS UNE NOUVELLE ARCHITECTURE DU SYSTEME ECONOMIQUE ET FINANCIER INTERNATIONALECONOMIE MONDE Des surcharges « techniques » à l’origine des accidents enregistrés, selon un spécialiste haïtienP-au-P, 12 nov. 08 [AlterPresse] — Des surcharges techniques, jointes à la qualité du sol et aux déficiences structurelles, expliqueraient l’effondrement de deux édifices d’établissements scolaires, enregistré en l’espace de 5 jours dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, affirme à AlterPresse le géologue et géotechnicien Claude Prépetit, conseiller technique au Bureau haïtien des mines et de l’énergie (Bme). « Techniquement, il y a des alternances de gonflement et de retrait du sol. Beaucoup de maisons sont érigées sur des versants ou pentes, elles ont été construites sur des fondations peu solides, associées à des calculs déficients de ferraillage et de poutres (un mauvais dimensionnement de structure) », souligne Prépetit. Selon le conseiller technique au Bme, les surcharges mobiles produisent généralement des vibrations, telles de petites secousses telluriques, qui agissent sur les structures des édifices, lesquelles structures sont susceptibles d’être ébranlées. De plus, l’explosion démographique, notamment sur les versants instables des villes comme Port-au-Prince, serait une des causes du phénomène constaté ces derniers jours en Haïti. Entre le 16 août et le 7 septembre 2008, le territoire national a vécu le passage de 4 cyclones (Fay, Gustav, Hanna et Ike) qui ont provoqué 1 200 mm de pluie, une pluviométrie généralement atteinte annuellement. Ce qu’on appelle techniquement « les alternances de retrait et de gonflement » entraîne des incidences sur les structures des édifices, lesquels, de temps à autre, subissent de petites secousses conjoncturelles ou tremblements de terre superficiels. Ceci survient d’autant que ces secousses se rattachent au remplissage des réservoirs d’eau, en nombre dans ce que les techniciens du Bureau des mines et de l’énergie nomment « la formation de Delmas ». Delmas, Christ Roi, Petite Place Cazeau, qui se situent en direction nord-est de la capitale Port-auPrince, forment « la formation de Delmas », établie sur un sol limoneux et argileux avec un « indice de plasticité » supérieur à 20. Tout sol ayant ce niveau de plasticité (supérieur à 20) est un « sol à problème ». « Plus il reçoit d’eau, plus il tend à se déformer », révèle le géologue Prépetit. Sans vouloir alarmer la population, Claude Prépetit invite les instances concernées à adopter des dispositions pertinentes pour prévenir d’autres effondrements d’édifices, dont les risques demeurent très grands dans « la formation de Delmas » et d’autres secteurs de la zone métropolitaine de la capitale placés sur des versants instables. A rappeler que différentes secousses telluriques ont été enregistrées ces derniers mois en Haïti. En outre, une faille « sismique » s’étend de la presqu’île du Sud (Tiburon) jusque sur les hauteurs de Pétionville (à l’est de la capitale).

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Mercredi 19 Novembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 43 Page 9Que faire ?Dans les articles précédents 1, après avoir constaté que la dégradation des bassins versants contribue à aggraver les dégâts que peuvent provoquer les catastrophes naturelles, après avoir exposé la contradiction entre la nécessité de freiner cette dégradation et le besoin d’exploiter ces bassins versants, nous avons parlé de l’inanité des mesures visant à interdire les exploitations causes de la dégradation. D’où la question qui sert de titre à cet article, petit clin d’œil à Vladimir Ilyitch : que faire ? La réponse à cette question a été brièvement mentionnée dans un de ces articles, il s’agit de l’aménagement des bassins versants. Mais avant d’entrer en plein dans ce sujet, je voudrais dire quelques mots de l’aménagement du territoire, tant il est vrai que l’aménagement des bassins versants est un cas particulier d’aménagement du territoire. « L’aménagement du territoire », nous dit-on, « désigne à la fois l’action d’une collectivité sur son territoire et le résultat de cette action. » La même source nous dit que « les deux objectifs majeurs de l’aménagement du territoire sont : l’accompagnement du développement économique des territoires et la réduction des inégalités spatiales en termes économiques ou sociaux ; l’objectif global étant un développement équilibré du territoire. » Une autre source 2 entre un peu plus dans le détail : « L’aménagement du territoire constitue un ensemble d’actions et d’interventions, politiques ou techniques, volontaires et concertées, qui visent à assurer une répartition adéquate de la population, des constructions, des activités économiques et des équipements et infrastructures, tout en tenant compte des contraintes, naturelles et anthropiques, à leur établissement … Les principaux objectifs sont : une réduction des disparités économiques, un meilleur développement du cadre de vie des citoyens, une amélioration des conditions de vie des populations. » Si on reprend les objectifs mentionnés dans ces deux définitions, on pourrait dire qu’ils couvrent trois domaines : le domaine spatial : « réduction des disparités ou des inégalités spatiales », le domaine économique : « accompagnement du développement économique », le domaine social : « développement du cadre de vie des citoyens, amélioration des conditions de vie des populations. » Concernant le domaine spatial, un texte du Ministère Français de l’Intérieur parle de solidarité nationale en faveur des territoires les plus en difficulté, et il cite : « les territoires ruraux, les quartiers urbains en difficulté ». Pour le domaine social, le même texte nous apprend que « une politique vigoureuse d’aménagement numérique du territoire vise à offrir à tous les français l’accès au téléphone mobile, à l’internet haut-débit et à la télévision numérique terrestre ». Pour nous qui venons avec une préoccupation environnementale : la lutte contre la dégradation de nos bassins versants, cela ne nous sert pas à grand chose. Il y a cependant un passage du texte de AfricADT Consulting qui semble nous ouvrir des perspectives : « L’aménagement du territoire aujourd’hui intègre le développement durable qui vise trois objectifs essentiels : assurer la répartition équilibrée des populations et des activités, garantir la cohérence des activités publiques et privées, satisfaire aux exigences d’un développement culturellement adapté, socialement acceptable et écologiquement supportable. » Pour en finir avec la revue des quelques textes que j’ai pu trouver, je reprendrai ce passage d’un texte de la Commission Européenne : « L’aménagement du territoire fournit un cadre politique cohérent pour la coordination des politiques sectorielles. A la différence des approches de planification centralisée, il met l’accent sur le rôle clé des pouvoirs locaux et sur la participation de l’ensemble des acteurs du développement … » J’ai tenu à retenir ce passage parce qu’il établit le lien entre l’aménagement du territoire et la politique de décentralisation et de développement local inscrite dans notre Constitution, un thème que je me propose d’aborder un jour sous l’une ou l’autre forme. Mais pour le moment, nous allons tenter d’explorer cette ouverture offerte par AfricADT quand ils nous disent que « l’aménagement du territoire aujourd’hui intègre le développement durable. » le concept de développement durable. J’en avais brièvement parlé dans l’article intitulé : « Les bassins versants : la problématique » 3, mais pour être plus explicite, je reprends ici un passage d’une émission que j’avais faite sur le thème en mai de l’année dernière. L’expression « développement durable » a été proposée pour la première fois en 1980 dans la « Stratégie mondiale de la conservation » publiée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le Fonds mondial pour la nature (WWF) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). En 1987, la Commission des nations Unies sur l’environnement et le développement publie le rapport « Notre avenir à tous » (Rapport Brundtland) qui va populariser le concept de développement durable. Le rapport Brundtland définit le développement durable comme « un développement qui répond aux besoins des générations actuelles sans pour autant compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». En 1991, la « nouvelle stratégie de conservation de la nature », publiée par l’UICN, le WWF et le PNUE, définit le développement durable comme le fait d’améliorer les conditions d’existence des communautés humaines, tout en restant dans les limites de la capacité de charge des écosystèmes. Le texte de AfricADT, cité plus haut, nous dit que « le développement durable … vise trois objectifs essentiels : assurer la répartition équilibrée des populations et des activités, garantir la cohérence des activités publiques et privées, satisfaire aux exigences d’un développement culturellement adapté, socialement acceptable et écologiquement supportable. » Personnellement, c’est le dernier membre de phrase qui m’interpelle, et je me propose de voir comment satisfaire aux exigences d’un développement écologiquement supportable. Bernard Ethéart Mais il faudrait commencer par s’entendre sur Haïti/Rép. Dominicaine : Mise en œuvre prochaine de projets visant la protection du bassin versant du fleuve ArtiboniteP-au-P, 14 nov. 08 [AlterPresse] — Des projets binationaux visant la protection du bassin versant du fleuve Artibonite vont être bientôt exécutés au niveau de la frontière haïtiano-dominicaine de Belladère /San Juan de la Maguana, apprend l’agence en ligne AlterPresse. Il s’agit d’un paquet de 9 projets financés par l’Agence canadienne de développement international (ACDI) à hauteur de 10 millions de dollars canadiens, selon l’ingénieur Yves Gattereau, directeur de ce « Projet binational d’aménagement du bassin versant du fleuve Artibonite ». Du côté haïtien, 4 de ces projets seront consacrés au reboisement et à l’aménagement du bassin versant du fleuve Artibonite dans la ville frontalière de Belladère. Les 5 autres seront exécutés à San Juan en République Dominicaine. Le ministre haïtien de l’environnement JeanMarie Claude Germain souligne l’importance du bassin versant de l’Artibonite qui a pris naissance en République Dominicaine voisine. « Dans le cadre de plusieurs coopérations, il est tout à fait normal de développer ensemble des projets binationaux pour voir comment maîtriser l’eau, comment réduire la pauvreté », estime Germain. La phase d’exécution du « Projet binational d’aménagement du bassin versant du fleuve Artibonite » sera opérationnelle dès le mois de janvier 2009, annonce. Pour sa part, le ministre dominicain de l’environnement, présent, le 12 novembre 2008 à Port-au-Prince, à une rencontre du comité binational du projet exécuté par le consortium Oxfam Québec/ SOGEMA. Cette réunion s’inscrivait dans le cadre du processus de mise en œuvre de ce projet, qui vise à contribuer à l’effort global de réhabilitation de la région du bassin versant du fleuve Artibonite que se partagent les deux pays. Des interventions en matière de conservation de sol sont ciblées dans le cadre de ces projets, échelonnés sur une période de cinq ans. La première phase de ces projets est déjà terminée. « Nous allons passer à l’action concrète sur le terrain », indique Yves Gattereau. Lancement des travaux reliant la Route 9 (Cité Soleil) à La SalineLe Bureau des Affaires Publiques de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique informe que le mercredi 12 novembre 2008, l’Ambassadeur des Etats-Unis, Janet A. Sanderson, des représentants de la communauté, et des officiels haïtiens ont procédé au lancement des travaux de construction du tronçon d’environ 1.4 kilomètres reliant la Route 9 ou Boulevard des Américains (Avenue Soleil à Cité Soleil) à La Saline, Fort Dimanche. Ces travaux de réhabilitation qui s’effectuent dans le cadre du programme dénommé Initiative de Stabilisation pour Haiti (Haiti Stabilization Initiative, HSI), sont financés par le gouvernement américain à travers l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID) pour un montant de 3.9 millions de dollars américains. Le tronçon comprendra 4 voies de 3.50 mètres, une terre plein centrale et des accotements de 2 mètres de chaque côté ainsi que deux bandes d’utilités de 3 mètres. Les travaux seront réalisés par l’Entreprise d’Aménagement de Terrain et de Travaux (EATT S.A) et le Laboratoire National de Bâtiment et des Travaux Publics (LNBTP). L’Ambassadeur des Etats-Unis, Janet A. Sanderson, a déclaré ce qui suit: «Nous espérons et prévoyons que cette route, le Boulevard des Américains va améliorer les vies et augmenter la prospérité des citoyens de Cité Soleil. Ce sera une route moderne, Port-au-Prince, le 16 novembre 2008 – (AHP) – Une délégation haïtienne conduite par le sénateur Rudy Hériveau a participé à Paris les 13 et 14 novembre au 10 ème sommet international sur le crime transnational. L’accent a été mis sur les phénomènes de la corruption et des trafics illicites qui rongent la plupart des institutions étatiques dans les pays sousdéveloppés. Aucune déclaration finale n’a été adoptée à l’issue de ce sommet, a dit Rudy Hériveau. Le sénateur Hériveau a fait savoir que la délégation haïtienne en a profité pour appeler les responsables de l’organisation Transparency International présents à ce sommet à revoir les critères sur lesquels ils fondent le classement des pays les plus corrompus du monde. Il n’est pas normal qu’Haïti soit classée au quatrième rang des pays les plus corrompus du monde alors que, ces dernières années, beaucoup d’efforts ont été consentis par les autorités pour combattre la corruption, a dit Rudy Hériveau. Il affirme que cette réflexion a été au centre de son intervention applaudie, a-t-il dit, par la majorité des délégués venus en grande partie d’Europe et d’Afrique. Nous avons fait comprendre au représentant de Transparency International à Paris, Jacques Terray, que le fait de classer Haïti 4ème pays plus corrompu du monde apporte de l’eau au moulin de ceux qui veulent ternir l’image du pays et faire fuir les investisseurs. Rudy Heriveau a indiqué que la plupart des pays à figurer au premier rang des pays les plus corrompus dans le classement de Transparency International, ont réfuté en général ce classement. Il a fait savoir qu’ il y a aujourd’hui des discussions au sein de l’organisation sur les critères à utiliser pour établir le classement. Le parlementaire a toutefois déploré le fait que les principaux détracteurs d’Haïti soient ses propres fils. Il a appelé les haïtiens à œuvrer plutôt de manière à relever l’image du pays à l’extérieur. bien tracée et bien asphaltée. Sa construction permettra à beaucoup d’ouvriers de trouver du travail. Il ne fait aucun doute que le Boulevard des Américains va augmenter le potentiel économique de la communauté. La nouvelle route va faciliter le flux de la circulation à l’intérieur et aux environs de Cité Soleil. L’accès à l’intérieur et dans les voisinages sera plus facile pour les véhicules de transport, les marchandises, et les individus. » Le partenaire d’exécution du projet, le CHF International, a travaillé étroitement avec le gouvernement haïtien, l’administration communale de Cité Soleil, les groupes locaux et les organisations civiques afin de lancer ce projet.Le sénateur Rudy Hériveau appelle les responsables de Transparency International à réviser leurs critères de classement des pays dits les plus corrompusQUEL ENVIRONEMENT ?

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Page 10 Mercredi 19 Novembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 43 Haïti est-elle prête pour un Barack Obama ?(OBAMA ... suite de la 1ère page) parents ne sont pas citoyens américains mais seulement résidents légaux, peut devenir président des Etats-Unis, comme l’élection de Obama vient d’en dessiner la voie, à partir du moment où le futur candidat prend naissance sur le territoire américain. l’élection de Barack Obama vient de le faire devenir réalité. Incroyable mais vrai, comme on dit. Only in America, que tout le monde se prend à répéter depuis l’élection le 4 novembre dernier du premier noir président des Etats-Unis de toute l’Histoire. En Haïti, pour être candidat à la présidence, il faut avoir toujours été un citoyen haïtien et n’avoir jamais renoncé à sa nationalité, dit la Constitution. Mais ce n’est pas tout, vous pouvez présenter toutes les évidences du citoyen haïtien natif natal, c’est à dire être né de père et mère haïtiens, eux aussi nés de Les Etats-Unis ont adopté le jus soli, autrement dit la nationalité ne se transmet pas par le sang (jus sanguinis) mais dès lors que vous prenez naissance dans le territoire du pays. D’un autre côté, on se souvient que le gouvernement américain avait refusé la nationalité aux bébés qui étaient nés de parents réfugiés haïtiens et lors détenus à la base de Guantanamo (pendant le coup d’état militaire haïtien de 1991-1994). Le gouvernement américain avait fait valoir que Guantanamo n’est pas territoire américain. C’est une base militaire louée par les EtatsUnis à Cuba (quoique Fidel Castro ait refusé de toucher le loyer depuis 1959). Cependant si le même bébé était né au camp de l’immigration à Krome Avenue à Miami (Floride), eh bien il a le même droit Mais c’est faire d’une pierre plusieurs coups. Puisque non content d’être le premier afro-américain élu président des Etats-Unis, Obama est aussi un fils de l’immigration. Et même pas tout à fait puisque son père, un citoyen kenyan n’ayant jamais manifesté le désir de devenir américain, n’a vécu que quelques mois aux Etats-Unis, le temps d’une bourse d’études à l’université Harvard avant de retourner dans son pays, le Kenya. qu’un autre de devenir, qui sait, un jour, président des Etats-Unis. Autrement dit même si les parents sont des immigrants illégaux, appelés encore sans-papiers, et même s’ils avaient fini par être déportés en Haïti, eh bien leur enfant pourrait devenir un jour président des Etats-Unis à partir du moment que ce dernier a pris naissance en territoire américain. Ce n’est pas que cette loi vienne d’être inventée, ou qu’elle n’ait existé depuis longtemps, mais parents haïtiens, et cela remontant jusqu’aux signataires de l’Acte d’indépendance de 1804, mais que vous ne soyez pas en mesure de retrouver les actes de naissance de vos grands parents, vous êtes automatiquement disqualifié. Voire si l’un de vos parents, comme pour Barack Obama, est tout à fait un étranger. Oui, only in America ! En effet, en Europe, c’est même pas la peine d’y penser. Certaines nations européennes sont restées sous le régime du jus sanguinis, comme l’Allemagne. Des enfants de ressortissants étrangers nés en Allemagne n’ont pas la nationalité. En France, on accepte en principe le jus soli (le droit du sol ou être né sur le territoire du pays d’accueil), mais des partis politiques de droite, parmi lesquels évidemment le Front national, continuent de se battre pour que la nationalité française ne soit pas accordée aussi automatiquement. Au Canada, on devient citoyen dès lors qu’on prend naissance dans le pays. Plusieurs haïtiens d’origine ont été élus lors d’élections locales ou régionales. L’actuelle Gouverneure générale, Michaëlle Jean, est une native d’Haïti. (voir OBAMA / 12) Avec Michelle Obama, un autre style s’annonce à la Maison BlancheCeux qui cherchaient des signes que la Maison Blanche risque de changer de style avec les Obama ont pu en déceler un premier indice quand la future Première dame n’a pas jugé bon de communiquer sur son couturier, à la différence de sa devancière. Les Obama ont effectué le lundi 10 novembre pendant environ deux heures leur première reconnaissance de futur couple présidentiel dans ce qui sera leur maison pour au moins quatre ans. “Pour ceux d’entre vous qui l’ont demandé, Madame Bush porte une robe Carolina Herrera”, a indiqué sa porte-parole Sally McDonough aux journalistes. Rien de tel du côté de Madame Obama, même s’il y avait lieu de s’attendre à de sérieuses investigations sur la provenance de la tenue rouge vif de l’épouse du président élu, dont les vêtements pendant la campagne et le soir de la victoire ont fait couler beaucoup d’encre. Fatalement se pose la question du rôle que jouera à la Maison Blanche une diplômée de droit aux origines modestes, passée par les plus prestigieuses universités, Princeton et Harvard, à la suite d’une ancienne bibliothécaire entrée dans l’une des familles politiques les plus puissantes du pays en épousant George W. Bush. “Je pense que son modèle sera Michelle Obama elle-même. Elle sera Première dame à sa propre manière”, a dit Valerie Jarrett, une conseillère et une amie des Obama. Pour autant, Mme Obama s’est prêtée avec de grands sourires à un vieux rituel de la vie politique américaine. Tandis que son mari s’entretenait avec M. Bush des défis considérables auxquels font face les Etats-Unis, Mme Obama a visité la Maison Blanche et ses futurs appartements personnels, avec Mme Bush pour guide. M. Obama a lui aussi eu emmener à l’école lundi matin à Chicago, pour la première fois droit à une visite guidée de la part de M. Bush. La Première dame américaine a autorité sur les affaires domestiques à la Maison Blanche. Et, tout comme M. Bush a promis de faciliter la tâche à son successeur, Mme Bush travaille depuis pas mal de temps pour préparer la Maison Blanche pour ses nouveaux occupants. Mme Bush a présenté Mme Obama à l’huissier en chef Stephen Rochon, en charge de l’intendance. Et “on peut dire que Mme Bush a dispensé ses conseils. Je ne me prononcerai pas sur le fait de savoir si Mme Obama les demandait”, a rapporté la porteparole de l’actuelle First Lady. Cependant, les Obama ont souligné la chaleur de l’accueil qui leur a été réservé. Et Mme Bush et Mme Obama ont à coup sûr trouvé un sujet d’intérêt commun: l’éducation de leurs filles. M. Obama a ainsi vu les chambres que devraient occuper Malia et Sasha, ses deux filles de 10 ans et 7 ans, qu’il a réussi à depuis son élection. L’une des grandes questions que se pose le tout Washington vise à savoir dans quelle école les Obama vont scolariser leur deux filles, les plus jeunes enfants à entrer à la Maison Blanche en une génération. L’autre question, c’est quel chien leur offrira M. Obama, comme il le leur a promis, et qui remplacera les deux scottish terriers Barney et Miss Beazley sur les pelouses de la Maison Blanche. Mais, dit Mme Jarrett, l’amie des Obama, la première priorité de Mme Obama quand elle emménagera sera “ces deux fillettes adorables, veiller à ce que tout aille bien pour elles, les mettre à l’école, les installer confortablement. Sa mère, Mary Robinson, vient aussi, alors elle aura de quoi faire”. Et quant à prendre part aux grandes décisions politiques, “avoir un siège à la table des discussions et devenir co-président ne l’intéresse pas”, dit Mme Jarrett, faisant peut-être référence à l’ancienne Première dame, Hillary Clinton.PRESIDENT ELULe Président élu Barack Obama Michelle et Barack Obama

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Mercredi 19 Novembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 43 Page 11ASSURANCES Ou byen kapab kalifye pou yon plan espesyal. Kontakte Humana depi jodi a.Ou nan Medicare epi ou gen Dyabèt?Kòm moun ki gen dyabèt, ou gen bezwen espesyal pou sante w, epi Humana tabli yon plan espeyal ki rele Medicare Advantage ki fèt dapre bezwen pou sante w. W ap jwenn menm kouvèti asirans total la, ak menm avantaj ki genyen nan lòt plan Humana yo, plis lòt sèvis ankò ki fèt pou kenbe w nan chimen pwogrè pou sante w. pou pye pou mezire nivo sik nan san w (sa ki vle di tou, ti bagèt pou fè tès dyabèt) medikaman pou dyabèt ak founiti ki vann san preskripsyon kantite lajan yon moun touche. Ou mèt kontakte Humana pou plis enfòmasyon. Medicare roup Health ndividual Health ental, ife, ision Ou pa gen anyen pou w pèdi, se avantaj sèlman w ap jwenn. 8 è dimaten pou 8 è diswa, 7 jou pa semenn

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Page 12 Mercredi 19 Novembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 43LIBRE PENSEE Due to personal problems selling little farms (1 acre) in Orlando area. Transfer $500.00 $85.00 monthly. total price $6,750.00 no credit necessary. Please call (305) 726-5079 Mrs. Maria. Please tel us the price of the above add for one month. our e-mail is Investa@bellsouth.netLAND FOR SALEL’élection de Barack Obama fait beaucoup de bruit en France, pays qui s’est toujours proclamé le champion de la liberté-égalité-fraternité mais où cependant un seul et unique citoyen originaire du continent africain siège aujourd’hui au parlement hexagonal, alors que la France est une ex-métropole coloniale d’Afrique. Revenons à nous les Haïtiens qui sommes toujours si prompts à accuser et à exiger : nous faisons beaucoup de pression pour que la République dominicaine accorde la nationalité aux enfants de nos immigrants prenant naissance dans le pays voisin. Par contre les enfants de nos propres ressortissants qui naissent dans l’un ou l’autre de ces pays d’accueil (Etats-Unis, Canada, République dominicaine ou autre), que leur offrons-nous, des fils de notre sang, bénéficient-ils d’aucune disposition spéciale en Haïti ? Nous ne réalisons même pas l’absence totale d’équilibre entre ce que nous exigeons des autres et ce que nous-mêmes sommes prêts à accepter de notre côté. D’ailleurs plutôt que d’accueillir, toutes nos dispositions visent à rejeter. Rappelons que en vertu de l’actuelle Constitution, l’Haïtien qui a accepté une autre nationalité perd automatiquement la nationalité haïtienne. Et cela sans discussion. Et ainsi de suite aussi bien sûr de leurs enfants. Alors que jusqu’à récemment des petits enfants et arrière-petits enfants de citoyens français réfugiés en Haïti après la Première guerre mondiale (1914-1918) pouvaient obtenir la nationalité française. nationalité est donc aujourd’hui tout à fait intenable pour ne pas dire stupide. Cependant aujourd’hui un Barack Obama peut devenir président d’Haïti. Oui, avec l’avènement des élections démocratiques, le peuple haïtien peut élire un président de son choix. Quitte à ce qu’il doive descendre dans la rue pour défendre son vote. Mais avec la différence que le vrai Barack Obama est diplômé de l’une des plus grandes universités américaines et du monde, Harvard. Et que ce n’est pas la simple pression populaire qui lui a permis de l’emporter sur le candidat de l’élite ou de l’establishment, mais sa grande capacité intellectuelle, sa formation, ses qualités personnelles et sa maîtrise des questions importantes de notre temps. Only in America ! Oui, parce que alors que tout semble mal engagé pour les Etats-Unis (la plus grave crise économique depuis la grande dépression de 1929 ; une image internationale au plus bas, etc), c’est alors que le pays se retourne vers le plus inattendu, la communauté qui a subi de toute l’Histoire le plus de discrimination et de vexation, qui a été le plus victime du sectarisme et de l’exclusion … Un noir président des Etats-Unis. Mais il n’y a pas de génération spontanée, il a fallu une politique qui permette d’y arriver. On ne naît pas Barack Obama, on le devient. Il a fallu que le pays vous en laisse les opportunités. Autre raison qui fait qu’on ne peut avoir véritablement un Barack Obama en Haïti, pays de toutes les discriminations. Même les plus ridicules et dépassées. Mélodie 103.3 FM, Port-au-PrinceHaïti est-elle prête pour un Barack Obama ?(OBAMA ... suite de la page 10) Opinion L’élection d’Obama concrétise le rêve de Martin Luther KingDr Guillaume Sévère ”Nous venons de laisser enfin le tunnel et nous nous trouvons maintenant au sommet de la montagne. Et en face de nous s’étale la “terre promise” annoncée il y a plus de 40 ans par Martin Luther King dans son célèbre « J’ai fait un rêve ». Souvenons-nous de ces mots célèbres : “I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin but by the content of their character...I have a dream that one day every valley shall be exalted, every hill and mountain shall be made low, the rough places will be made straight....”. Il y a de cela 45 ans encore, personne n’aurait pu croire qu’un Afro-américain pourrait accéder un jour à la magistrature suprême de l’État aux Etats-Unis d’Amérique. L’élection triomphale de Barak Obama est la preuve tangible de l’évolution permanente et de la capacité d’adaptation de l’être humain. À mon avis, sa victoire est imputable non seulement à son charisme et son intelligence en témoigne sa façon éloquente d’aborder les sujets cruciaux et de toucher le cœur tout en s’adressant à la raison -, mais aussi et surtout au changement de points de vue et de comportements de ses compatriotes au fil des dernières années. Son entrée triomphale sur la scène politique nationale et internationale nous démontre une fois de plus qu’il est possible à chacun de nous d’atteindre son but et de matérialiser ses rêves les plus doux partout et à tous les moments de sa vie. Même aux États-Unis où le clivage entre les classes sociales et les différentes races n’est pas seulement un vain mot mais un fait patent, même aujourd’hui encore, on peut parvenir à s’imposer en fonction de son intelligence, de sa compétence, de son caractère et de son comportement dans la société. La couleur de la peau joue de moins en moins un rôle. En témoignent les succès et les lauriers récoltés par tant d’Haïtiens à l’échelle mondiale. Il suffit de nous laisser assez de temps, d’espace et de liberté d’actions pour pouvoir apprécier à sa juste valeur la portée nos capacités et de notre grandeur d’âme. Barak Obama, Martin Luther King, Nelson Mandela, W.E. Dubois etc., nous servent d’exemples. Le temps est venu pour les descendants des esclaves de l’Afrique subsaharienne et pour les Africains de démontrer une fois de plus au monde entier la véracité des arguments d’Anténor Firmin contenus dans son célèbre ouvrage “ De l’égalité des races humaines” et de contrebalancer ainsi, et une fois de plus, les opinions malveillantes de Gobineau, de Sir Spencer St-John, de Bary Goldwater et de tous les autres racistes connus et inconnus. Barack Obama vient d’inaugurer une ère nouvelle chargée d’espoir pour les Etats-Unis et pour le monde entier, où les idées de la révolution de 1789, surtout celles qui ont trait à la fraternité et à l’égalité des êtres humains, se concrétisent de plus en plus pour cesser de n’être que des chimères. La génération future pourra toujours se référer à cet événement historique du 4 novembre 2008, partout et dans toutes les circonstances appropriées, avec fierté, ferveur et confiance en soi. Béni soit le Dieu vivant qui m’a permis d’être témoin de ce miracle. La tête altière et hauts les fronts je convierai désormais mes enfants, amis et connaissances à propager chaque jour et partout les mots de notre idole :”Yes we can...Yes we did!!!”” Dr. Guillaume Sévère Wesseling, 6 novembre 2008 ”Petit billet dédié aux amis, condisciples, frères de combat, camarades, parents et alliés, Haïtiens et Haïtiano-américains! ” USA: une femme tuée en fuyant un rite initiatique du Ku Klux KlanUne femme qui tentait de fuir un rite initiatique du Ku Klux Klan (KKK) a été tuée par le responsable local du groupe dans les marais de Louisiane (sud), ont indiqué mercredi les autorités locales. La victime, Cynthia C. Lynch, âgée de 43 ans, était venue de Tulsa (Oklahoma, sud) afin d’être initiée par l’organisation raciste et de recruter d’autres membres. Arrivée vendredi en Louisiane, elle avait été soumise par le KKK à plusieurs rites, dont le rasage de ses cheveux, puis avait été conduite dans un camp accessible uniquement en bateau pour poursuivre son initiation, consistant essentiellement à allumer des torches et à courir dans les bois, a précisé le shérif de Tammany Jack Strain, cité par le quotidien New Orleans Times Picayune. Mais, dimanche soir, la femme a décidé de quitter les lieux et s’est disputée avec le chef du groupe, Raymond “Chuck” Foster, 44 ans, qui lui a alors tiré dessus avec un pistolet. Il aurait ensuite tenté “de retirer la balle du corps” avec un couteau, a indiqué le shérif lors d’une Défilé de membres du Ku Klux Klan conférence de presse pendant laquelle il se tenait près de costumes du Ku Klux Klan retrouvés sur place. Chuck Foster a alors demandé à ses troupes de brûler les effets personnels de la victime et de jeter le corps au bord d’une route. “C’est assez impressionnant pour un groupe avec un QI aussi bas d’être capable de nettoyer si bien le site,” a lancé le shérif. Les faits ont été découverts après que le fils de Foster et un autre membre du clan eurent demandé lundi, dans une boutique, comment enlever des taches de sang sur leurs vêtements. Le vendeur, qui les connaissait, a appelé le bureau du shérif, qui s’est aussitôt rendu sur le lieu de réunion du KKK. Cinq membres du clan se cachaient encore dans les bois et Raymond “Chuck” Foster s’est livré aux autorités. Il a été inculpé de meurtre au second degré et sept autres membres du clan d’obstruction à la justice. Le shérif a qualifié le groupe de tas “d’excentriques” et estimé qu’il ne représentait pas jusqu’ici une menace sérieuse, ajoutant que seuls quelques graffitis racistes pouvaient être liés dans la région à ces partisans de la suprématie blanche. Des perquisitions menées au domicile de M. Foster ont conduit à la découverte de documents de travail du clan, dont des formulaires d’adhésion ou les règles de fonctionnement du groupe, a indiqué le chef du département criminel du bureau du shérif, Fred Oswald. “Il semble qu’ils étaient plus ou moins organisés au niveau local, mais je ne vois aucun lien au niveau national”, a-t-il déclaré à l’AFP, ajoutant que l’enquête n’en était qu’à ses débuts. Le KKK a été fondé en 1866 par d’anciens officiers après la défaite de la Confédération sudiste opposée à l’abolition de l’esclavage. Ses membres prônaient la suprématie de la race blanche et terrorisaient les Noirs par des lynchages et des violences. Le Klan a compté jusqu’à 5 millions de membres à son apogée, en 1925, dont des hommes politiques et un juge de la Cour suprême. Notre position dans ce domaine de la

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Mercredi 19 Novembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 43 Page 13 Chaque matin, captezMélodie Matin sur 103.3FM Lucas Super Market 14750 N.E. 6th Avenue 305 940 9902 Maxisound 11854 West Dixie Highway 305 895 8006 B & L Supermarket & Produce 12040 West Dixie Highway 305 893 0419 Danilos Restaurant 3760 N.E. 3rd Avenue 954 781 2646 Christephanies 581 BC East Sample Road Pompano Beach, Fl 33064 Tél 954 781 2500 Classic Teleco 203 S.E. 2nd Avenue Delray Beach Fl 33183 Our Lady Bakery 102 S.E 2nd Avenue Delray Beach, Fl 33444 561 272 3556 Eclipse Communication 9290 S. W. 150th Avenue Suite 104 954 380 1616 POINTS DE VENTE HAITI EN MARCHE Depi nou bezwen kay rele VISION MORTGAGE BANK, INCEVENS HILAIRELoan Consultant 12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161 Phone: (305) 891-2225 • Fax (305) 891-2559 • Cell (786) 285-0384 Take Out8267 N Miami Avenue, Miami, Florida 33150 Tel. 305-757-6408BEL FOUCHETPETITES ANNONCES Le Manolo Inn Le Manolo Inn Le Manolo Inn Le Manolo Inn Le Manolo InnLe Manolo Inn à Petite Rivière de Nippes Le Manolo Inn à Petite Rivière de Nippes Le Manolo Inn à Petite Rivière de Nippes Le Manolo Inn à Petite Rivière de Nippes Le Manolo Inn à Petite Rivière de Nippes Téléphones : 566-5361 / 401-7108 / 514-0304 Téléphones : 566-5361 / 401-7108 / 514-0304 Téléphones : 566-5361 / 401-7108 / 514-0304 Téléphones : 566-5361 / 401-7108 / 514-0304 Téléphones : 566-5361 / 401-7108 / 514-0304 E-mail : lemanoloinn@mac.com E-mail : lemanoloinn@mac.com E-mail : lemanoloinn@mac.com E-mail : lemanoloinn@mac.com E-mail : lemanoloinn@mac.com Internet disponible pour les clientsDANS LES NIPPES DANS LES NIPPES DANS LES NIPPES DANS LES NIPPES DANS LES NIPPES• • • • • Des kilomètres de plage Des kilomètres de plage Des kilomètres de plage Des kilomètres de plage Des kilomètres de plage • • • • • Chambres tout confort avec air Chambres tout confort avec air Chambres tout confort avec air Chambres tout confort avec air Chambres tout confort avec air conditionné et Salle de bain conditionné et Salle de bain conditionné et Salle de bain conditionné et Salle de bain conditionné et Salle de bain attenante attenante attenante attenante attenante • • • • • Cuisine du terroir prép Cuisine du terroir prép Cuisine du terroir prép Cuisine du terroir prép Cuisine du terroir prép arée p arée p arée p arée p arée p ar ar ar ar ar un « Grand Chef » un « Grand Chef » un « Grand Chef » un « Grand Chef » un « Grand Chef » • • • • • Le Saut du Barril Le Saut du Barril Le Saut du Barril Le Saut du Barril Le Saut du Barril • • • • • Le Palais de Sudre Dartiguenave Le Palais de Sudre Dartiguenave Le Palais de Sudre Dartiguenave Le Palais de Sudre Dartiguenave Le Palais de Sudre Dartiguenave à à à à à Anse à V Anse à V Anse à V Anse à V Anse à V eau eau eau eau eau • • • • • La Petite Eglise de Petit La Petite Eglise de Petit La Petite Eglise de Petit La Petite Eglise de Petit La Petite Eglise de Petit T T T T T rou rou rou rou rou dat dat dat dat dat ant de du 17 ant de du 17 ant de du 17 ant de du 17 ant de du 17ème ème ème ème ème siècle… siècle… siècle… siècle… siècle… A VENDREUn salon complet Une salle à manger moderne Un vaisselier (china) Une Télévision 32” Appelez au 2257-8374 MAISON A LOUERMEUBLEE ET EQUIPEE MONTAGNE NOIREVue panoramique, piscine, agents de sécurité...Tél. : Cell : 3-401-1259 / 3-734-3886 Priv. : 2-257-5968 Bur. : 2-250-3930

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Page 14 Mercredi 19 Novembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 43 Effondrement !Des catastrophes « arrivent ». Puis, elles «sont arrivées ». Et, on passe à autre chose. Hubert Reeves Cette semaine a été dramatique. Une école vient de s’effondrer. Et, avec elle, les rêves d’une centaine de fils d’Haïti. Et, avec eux, des milliers de projets pour Haïti. Des enfants. Des adultes. Des hommes. Des femmes. Et maintenant, des mères sans fils ou sans filles, des fils sans mère, des filles sans père, des pères sans enfants, des hommes et des femmes sans aucune envie de vivre. De survivre. Il fallait une explication. Selon la presse et d’après les spécialistes, des surcharges techniques, jointes à la qualité du sol et aux déficiences structurelles, expliqueraient l’effondrement complet du bâtiment scolaire de Nérette et celui, partiel de celui du CanapéVert, dans un espace de 5 jours. Alternances de gonflement et de repli du sol. Maisons érigées sur des versants. Constructions aux fondations peu solides. Défaillances dans les calculs de ferraillage et de poutre. Mauvais dimensionnement des structures. De quoi trembler maintenant. Cela me rappelle vaguement ce qui s’était produit en Turquie, cela fait quelques années. Des constructeurs, sans gêne, sans retenue, utilisaient des matériaux déficients pour construire, et en plus, de façon illégale. Sans autorisation municipale. Sans aucune étude technique. Géotechnique. Des dizaines d’effondrements furent le résultat. Prison. Travaux Forcés. Fortes Amendes. Dommage et Intérêts. Déconstruction. Démolitions par centaines et par milliers. Récupération de « Zones Vertes ». Voilà la réponse du Gouvernement de l’époque. Et chez nous ? Et nos Autorités Municipales ? Et nos Ministres ? Et les Députés ? Et les Sénateurs ? Ont-ils compris qu’ils sont interpellés ? Vont-ils pouvoir assumer leur responsabilité face à la Nation ? Allons-nous, maintenant, « passer à autre chose » ? Il nous faut des explications. Après les explications, les sanctions. Les responsabilités. Je suppose, chères amies lectrices, chers amis lecteurs, que vous avez pu observer, comme moi, qu’un vent de panique soufflait maintenant sur Port-auPrince. Angoisse. Anxiété. Préoccupation. Et même héroïsme, chose qui avait tendance à disparaître sans laisser de trace. Novembre semble être le mois, non seulement de nos « démons intérieurs » mais aussi de l’héroïcité, de Capois, de la prégnance de la mort, de la présence de la mort, à tous les coins de rue. Nos « Guédés » ! Enfin, chers mais, une école s’est effondrée à Nérette. Collapse du bâtiment. Un autre bâtiment, au CanapéVert, s’est partiellement effondré. Aucune victime dans ce dernier cas. Cependant, bien que n’ayant causé directement aucune victime, cela a provoqué des réactions de panique dans d’autres établissements de la zone. Nous avons offert au monde, une nouvelle fois, une image négative du pays. Aucun contrôle sur la vie citoyenne. Vulnérabilité. Dénuement. Pauvreté économique. Pauvreté dans les idées. Incapacité de gérer. Trop de discours, vides. Trop de prétextes, malsains. Cette absence de contrôle dans les structures de l’État, cette faiblesse qui caractérise depuis des années, les Institutions de l’Etat, cette corruption qui ronge l’appareil de l’Etat, font que de plus en plus, nos voisins, proches et lointains, ne cessent de penser à nous comme un Etat en faillite, comme un pays qui ne peut se gérer que sous assistance. Les catastrophes « arrivent ». Ce n’est pas la « fatalité ». Ce sont les « conséquences de nos inconséquences », comme se plaisait à dire l’un de mes professeurs. « Nos morts de Nérette » doivent nous inciter à faire changer les choses. On ne peut plus « passer à autre chose » après avoir vu Nérette. Ce qui ont « perdu », ne peuvent plus « passer à autre chose ». Avant que tout ne s’effondre dans ce pays, au lieu de « nager pour sortir», « déconstruisons » ce qui a été mal fait durant ces 22 dernières années et « mobilisons-nous » pour « bâtir » une nouvelle société haïtienne, à la hauteur des rêves qui commencèrent à prendre forme à « Vertières ». Oscar Germain germanor2005@yahoo.fr Novembre 2008 LIBRE PENSEECharles Aznavour le “crooner artisan” reprend la route de l’AmériqueCHANSONSA près de 85 ans et après plus de 60 ans de carrière, l’auteur-compositeur-interprète français d’origine arménienne Charles Aznavour reprend la route de l’Amérique au printemps prochain, pour quelques concerts au Canada puis à New York. “Je ne suis pas un géant, je ne suis pas un crooner, je suis un artisan, un tâcheron qui écrit ses chansons comme les écrivains écrivent. Je rate, je recommence, je change un mot, je suis un artisan qui présente son travail de manière artistique”, déclare dans une interview à l’AFP celui qui est considéré comme l’un des derniers monstres sacrés encore en vie du 20e siècle. L’auteur de “La Bohême”, “For me Formidable” ou “La Mamma” va cette fois chanter en français, lui qui a souvent traduit ses succès dans plusieurs langues. Il reprendra la plupart de ses “tubes” avec quelques arrangements complètement différents, notamment pour “La Mamma” qui deviendra un flamenco. “Je vais faire pour la première fois un tour de chant uniquement en français. Beaucoup d’Américains me l’ont demandé, mes chansons sont bien traduites mais il y a des phrases qui ne sont pas traduisibles”, estime l’homme aux cheveux blancs et au regard pétillant, qui arbore son insigne de la Légion d’honneur au revers de sa veste en tweed. “La chanson française est inégalable dans les textes”, poursuit-il, citant en exemple des morceaux qui ne sont pas de lui. “Aucune chanson ne remplacera +Avec le Temps+ de Léo Ferré. C’est une chanson immense. C’est intraduisible tellement c’est grand, tellement c’est beau”, dit-il, installé dans un canapé d’une salle du New York City Center. “Je n’aime pas le mot +star+ parce qu’il ne veut rien dire, des étoiles, il y en a des filantes”, poursuit Charles Aznavour, qui passe avec aisance du français à l’anglais avec ses interlocuteurs, avant de s’adresser en arménien à Gaiane Danilian, viceprésidente de la maison “Ardani Artists” qui produit la vedette française. “J’appelle le spectacle +Aznavour en liberté+ parce que je veux être libre de faire ce que je veux. Je ne sais pas d’ailleurs si je ne vais pas changer de costume parce que depuis toujours je suis en noir. Je vais sortir du deuil”, dit-il en souriant. Elu en 1998 par l’hebdomadaire “Time” “artiste de variété” du siècle, Charles Aznavour a écrit 800 chansons —”mais j’ai des camarades qui en ont écrites 4 ou 5.000", précise-t-il—, vendu plus de 100 millions d’albums, mais aussi joué dans plus de 60 films. “C’est vrai, j’ai sévi dans beaucoup de choses”, dit ce petit homme à la forte présence, qui s’est d’abord fait connaître aux Etats-Unis avec “Tirez sur le pianiste” de François Truffaut (1960). “D’ailleurs la première fois que je me suis produit sur scène à New York les gens pensaient que j’étais pianiste, pas chanteur”, se rappelle-t-il. “Mais je ne veux plus jouer au cinéma, mon vrai métier c’est la chanson, d’autant que j’ai toutes les facettes: écrire la musique, écrire les textes, chanter sur scène”, dit Aznavour, qui précise qu’il “n’a jamais prononcé le mot adieu” et que la tournée du mois d’avril 2009 sera simplement une “dernière tournée”. Ambassadeur de l’Arménie à l’Unesco — l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture—, Charles Aznavour, né Aznavourian, adore New York, une ville où il a vécu à quelques reprises, notamment avec son épouse actuelle. “C’est une ville où il se passe tant de choses. Et quand il s’agit de spectacle c’est la plus grande ville au monde”, conclut-il. Charles Aznavour à près de 80 ans Derniers tests dans 7 pays africains pour un vaccin contre le paludisme SANTELes derniers tests cliniques pour la commercialisation d’un vaccin contre le paludisme auront lieu dans sept pays africains à partir de janvier, a-t-on appris mardi auprès des responsables du laboratoire GlaxoSmithKline (GSK) et d’une ONG en charge de ce programme. “C’est le vaccin le plus avancé et le seul qui aujourd’hui ait démontré une efficacité contre la maladie chez les enfants et les nourrissons en Afrique”, a déclaré à l’AFP Joe Cohen, qui travaille depuis 1987 sur ce vaccin au sein du laboratoire pharmaceutique britannique GSK. Selon des études conduites au Mozambique sur des enfants de moins de cinq ans, le vaccin, appelé RTS,S, a une efficacité de 30 à 35% contre les formes bénignes de la maladie et 50% contre les formes sévères sur une période de trois ans environ. “Avec 30 à 35% d’efficacité, cela va éviter 100 millions de cas de maladie par an (...) et suggère qu’on pourrait sauver plusieurs milliers de vie”, a souligné M. Cohen, rappelant que le paludisme tuait chaque année près d’un million d’enfants, principalement en Afrique subsaharienne. Au Mozambique, le vaccin a également permis de faire des économies en réduisant le nombre d’hospitalisations, précise Christian Loucq, directeur de l’ONG Malaria Vaccine Initiative (MVI) qui finance via la Fondation Bill et Melinda Gates une partie de ce programme. “A l’hôpital de Manhiça (où a lieu l’étude), 40% des hospitalisations sont dues à la malaria et leur nombre a baissé” grâce au vaccin, a précisé M. Loucq. Ce test aura lieu dans 11 sites cliniques au Kenya, Malawi, Mozambique, (voir PALUDISME / 17)

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Mercredi 19 Novembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 43 Page 15 MADRID (AP) Le Real Madrid a apporté sa pleine confiance lundi à son entraîneur Bernd Schuster après une semaine agitée marquée par une élimination sans gloire en Coupe du Roi et une défaite en championnat qui relègue la formation castillane à cinq points du leader barcelonais. Predrag Mijatovic, le directeur des sports du Real, a déclaré que le président Ramon Calderon et le “board” dirigeant ont “une confiance totale dans nos joueurs et dans notre staff technique” suite aux rumeurs annonçant un possible limogeage de Schuster après la défaite 1-0 subie à Valladolid. L’entraîneur allemand est sous pression après une défaite subie au stade Bernabeu face à la Juventus de Turin en Ligue des champions et une élimination face au petit club du Real Union au quatrième tour de la Coupe du Roi. SPORTSLe Violette Athlétique Club s’est emparé de la première place au classement du championnat national de première division masculine, après son écrasante victoire 3-0 sur le terrain des capois du Zenith à l’issue de la 7 ème journée comptant pour la série de clôture disputée le week-end écoulé. Avec cette nouvelle victoire, le vieux tigre qui reste invaincu après 7 journées de compétition, s’affirme comme l’un des prétendants au titre national. Cette 7 ème journée est également marquée par la première victoire dans cette série de clôture des mirebalaisiens de l’ASM et des capois de JSC qui se sont imposés respectivement (10) sur le terrain des léoganais du Cavaly et (2-1) à du Valencia. Les résultats Samedi 15 Novembre JSC – Valencia2-1 Aigle Noir – A.S Capoise1-0 ASCAR – Baltimore1-1 Tempête – Racing FC (Gonaïves)2-1 Dimanche 16 Novembre Zénith – Violette AC0-3 Don Bosco – Victory2-0 Cavaly – AS.Mirebalais0-1 Classement 1Violette AC15 (points) 2Baltimore15 3Racing FC (Gonaïves)13 4Victory11 5Cavaly11 6Don Bosco9 7Tempète9 8-Aigle Noir8 9Valencia7 10-AS Mirebalais6 11ASCAR6 12-JSC6 13Zénith6 14ASC5 Mario Bareau romario_net@yahoo.frCHAMPIONNAT NATIONAL : Le VAC nouveau leader Football: le Real Madrid soutient SchusterAngleterre: Drogba admet être coupable de “conduite violente” LONDRES (AFP) L’attaquant de Chelsea Didier Drogba a accepté lundi l’accusation de “conduite violente” que lui reproche la fédération anglaise de football (FA) pour avoir renvoyé vers des supporteurs hostiles de Burnley (D2) une pièce de monnaie, le 12 novembre en Coupe de la Ligue. Le conseil d’administration de la Fondation Aristide pour la Démocratie lors d’une cérémonie organisée ce vendredi 14 juillet au local de la fondation à Tabarre, a rendu un vibrant hommage aux 176 étudiants haïtiens qui ont reçu leur diplôme en médecine à Cuba, le 3 août dernier. La cérémonie a eu lieu en présence de diverses hautes personnalités du parti Fanmi Lavalas, les parents des jeunes médecins et des amis. L’auditorium de la fondation était paré de fleurs de toutes sortes. Une grande table avec des gâteaux géants sur lesquels on pouvait lire “ Vive la coopération haïtiano-cubaine “ était exposée à l’entrée de la salle. Plus d’une centaine de ces jeunes médecins avaient débuté leur formation en sciences médicales, à l’Université de la Fondation Aristide pour la Démocratie. Mais les événements de février 2004 les ont contraints à aller poursuivre ces études hors du pays. Dans son intervention circonstancielle, la lauréate de la promotion portant le nom de la première femme haïtienne médecin, Yvonne Sylvain, a renouvelé son engagement et celui de ses collègues médecins à oeuvrer pour le renouveau du système de santé haïtien. Docteur Stéphanie Voyard, s’adressant à l’assistance, a fait savoir que l’échec du pays tout comme sa réussite est aussi le sien. “ Notre travail à l’égard de nos patients ne doit pas se résumer en de simples prescriptions, mais par une assistance médicale dans toute son intégralité “ a fait remarquer le jeune médecin. Pour sa part, le président de la promotion, Dr Douyon John Evenst dans son intervention a dit se souvenir des durs moments qu’il a connus au cours du cycle d’études. “ Trois belles années d’études initiées à l’université de la Fondation Aristide “, a rappelé docteur Evenst. “ Nous avions été bien encadrés et respectés. Nous jouissions également des meilleures conditions de travail et surtout d’une formation de niveau standard “, a-t-il déclaré. Mais, se souvient le jeune professionnel en santé, la situation socio-politique du pays en 2004 allait tout chambarder. “ Nous avions commencé à perdre tout espoir, jusqu’au jour où le président cubain, Fidel Castro, nous a offert la possibilité de venir continuer ces études chez lui “, relève Dr Douyon. Pour clore la cérémonie, la représentante de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide, Docteur Maryse Narcisse, a rappelé aux jeunes médecins les rudes tâches qu’ils ont à accomplir. Docteur Narcisse a centré son intervention sur deux aspects : d’abord, la situation critique en termes de ressources humaines dans le secteur sanitaire en Haïti. Ensuite, la dimension sociale de la médecine. Selon le dernier rapport de l’OMS, la structure sanitaire du pays ne dispose que de 2.5 médecins et infirmières pour 10.000 habitants. Alors qu’il devait disposer de 25 pour le même nombre de personnes. Une situation que Mme Narcisse, elle-même spécialiste en santé, a déploré. “ L’absence d’une politique en ressources humaines, un manque de planification au niveau du système ; les problèmes lies à la formation, la rémunération, au déploiement des professionnels en santé, la déperdition des cadres de santé due à la migration vers l’étranger “ sont autant de facteurs qui, d’après Dr Narcisse, entravent la capacité de répondre aux besoins essentiels de la population haïtienne en matière de santé. S’adressant directement aux jeunes gradués, Dr Maryse Narcisse leur a fait savoir que la population haïtienne a grand besoin de leur apport. “ Aujourd’hui le pays compte beaucoup sur vous, chers médecins, pour pouvoir enfin bénéficier de soins de santé de qualité grâce à cette formation que vous venez de suivre “ leur a-t-elle déclaré. Docteur Narcisse a ensuite exhorté ces médecins à mettre en valeur la dimension sociale de la médecine qui, selon elle, ne doit pas être oublié. A la fin de cette cérémonie, les participants ont été invités à partager avec les étudiants le délicieux repas qui leur a été préparé et qui, d’après les initiateurs de la soirée, symbolise leur intégration dans la structure sanitaire du pays. Louiny Fontal fontallouiny@yahoo.fr domicile (parc Saint-Victor) aux dépens des léoganaisLa Fondation Aristide pour la Démocratie rend hommage à 176 jeunes médecins haïtiens récemment gradués à Cuba devait présenter sa version des faits avant lundi soir. Après avoir ouvert le score, le joueur ivoirien a adressé un doigt d’honneur aux supporteurs des visiteurs, s’est baissé, puis a renvoyé vers la tribune une pièce de monnaie qui lui avait été jetée au préalable. Ce geste, unanimement condamné en Angleterre, lui vaut également de faire l’objet d’une enquête policière. Il devrait être prochainement entendu par les enquêteurs. Son club, qui a jugé son attitude “inexcusable”, pourrait également lui infliger une amende. En 2002, pour un geste identique, le défenseur de Liverpool Jamie Carragher avait été suspendu trois matches, avait reçu de son club une grosse amende. La police avait renoncé à engager des poursuites, se limitant à lui adresser un avertissement. La commission de discipline se prononcera mardi sur une probable suspension de Drogba qui

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Page 16 Mercredi 19 Novembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 43 Gonaïves : les sinistrés encouragés à quitter les abris provisoires Deux mois se sont écoulés depuis le passage, sur Haïti, de la série d’ouragans dévastateurs. Aux Gonaïves, les sinistrés avaient provisoirement trouvé refuge dans nombre d’établissements scolaires, leurs habitations ayant été soit partiellement endommagées soit totalement détruites. Mais, depuis quelques jours, ceux-ci sont incités à rejoindre leur domicile, moyennant des « kits de retour ». Des feuilles de tôle et des matelas sur la tête, une natte sous le bras, Gracia C. a du mal à transporter le matériel qu’il vient de recevoir au siège de la Direction départementale de la Police Nationale de biens disparaître suite aux ouragans qui ont détruit la ville, en début du mois de septembre dernier. Commerçant prospère, sa maison du quartier chaud de Descahos ainsi que sa boutique de produits divers ont en effet été inondés. l’Artibonite, aux Gonaïves. Deux de ses enfants le suivent, tout aussi chargés d’objets de toutes sortes. Ces dons proviennent du gouvernement et de la Communauté internationale. Ils entrent dans le cadre de l’opération de soutien au retour volontaire des sinistrés à leur domicile. A la date du 11 novembre, ils sont 1.700 familles sur les quelque 2.300 logées provisoirement dans les établissements scolaires, à avoir reçu les « kits de retour ». «J’ai tout perdu. Hanna et Ike m’ont réduit à zéro. Heureusement que j’ai encore mes enfants qui me donnent le courage de me battre », témoigne Garcia, chemin faisant. Ils sont, en effet, près de 250.000 Gonaïviens à avoir vu tous leurs la vie sauve que « grâce au bon Dieu ». Depuis, il a trouvé refuge au Lycée Fabre Geffrard, le plus grand établissement du secondaire public de la ville. « Avant de venir au lycée, ma femme, mes quatre enfants et moi avons passé deux jours sur le toit d’une maison voisine », relève-t-il. qui comprend une pelle, une scie, une truelle, un marteau, un kilo de clous. « Nous avons commencé par identifier, dans les abris provisoires, les candidats au retour. Des cartes ont été remises au chef de famille. Après la phase d’identification, nous procédons à la distribution », explique Mme Salomé Kombéré, la coordonnatrice de l’OIM. Une fois le kit d’accompagnement au retour remis au bénéficiaire, celui-ci s’engage par écrit devant les autorités haïtiennes présentes à quitter l’abri provisoire et à retourner à son domicile. « L’opération a connu peu de succès au départ. Mais, depuis quelques jours, règne un certain engouement. Les familles qui étaient réticentes à ce programme, ont changé d’avis lorsqu’elles ont remarqué que les premiers bénéficiaires étaient satisfaits », poursuit Mme Kombéré. La distribution de grande envergure a commencé le 3 novembre dernier. Environ 300 familles reçoivent les kits d’accompagnement au retour par jour. Une opération qui a abouti à des résultats positifs ayant facilité la réouverture des classes, le 10 novembre. Près de 70% des écoles ont déjà débuté les cours dans la Cité de l’Indépendance. « En dehors de neuf établissements scolaires qui servent encore d’abris provisoires, les cours ont débuté dans toutes les autres écoles », s’est félicité Arnold Christian, le directeur départemental de l’Education nationale de l’Artibonite. Plus de cinquante structures scolaires avaient servi d’abris provisoires aux sinistrés des dernières inondations. Le programme d’accompagnement des sinistrés va également prendre en compte les sinistrés qui ne veulent pas quitter les abris pour des raisons diverses. Ainsi, des espaces publics et privés ont été identifiés pour les relocaliser. En effet, le site de Praville peut accueillir plus de 295 familles ; le marché de Bienac, 50 familles. Un espace proche de l’Université publique de l’Artibonite aux Gonaïves (UPAG) pourrait recevoir une cinquantaine de familles et un autre site proche du Lycée du Bicentenaire pourrait abriter environ 150 familles. Des infrastructures de base comme des latrines, des points d’eau et des tentes sont en train d’être mises en place sur ces sites. Il s’agit de faciliter l’installation temporaire des sinistrés qui ne souhaitent pas rentrer chez eux. Mais comme le fait remarquer Gracia, « avec tout le matériel reçu, je vais voir comment est-ce que je peux réhabiliter ma maison ». Et celui-ci de lancer, avant de se fondre dans la poussière étouffante qui emplit la Cité de l’indépendance, « en fin de compte, il vaut mieux être chez soi ». Dans cet abri provisoire, sa famille et lui ont fait face à une autre situation tout aussi inconfortable : pas d’eau, pas de nourriture, pas de latrines, une insalubrité et une promiscuité auxquelles ils ne sont pas habituées. Dès lors, une seule idée s’impose à lui : quitter cet espace et retourner chez lui. Aussi, l’opération de soutien au retour volontaire vient-elle à point nommé. Cette opération, initiée par le gouvernement haïtien, est appuyée par la communauté internationale. Dans sa première phase, elle visait principalement les sinistrés qui occupent les établissements scolaires. L’objectif final étant de faciliter la réouverture des classes aux Gonaïves, un mois après la rentrée officielle des classes au plan national. Les kits d’accompagnement au retour comprennent deux lots distribués conjointement. Celui du gouvernement comprend : une tente (abri provisoire), un matelas mousse, une enveloppe contenant 1000 gourdes, un petit matelas yoga, un kit d’hygiène, un jerricane de 5 litres. Le lot offert par la communauté internationale contient : deux nattes par famille, cinq feuilles de tôle, un kit outils La ville des Gonaïves est toujours un vaste camp de réfugiés (photos Logan Abassi / Minustah) Constructeurs ambulants (photo Logan Abassi / Minustah) Comme il le répète, sa famille et lui n’ont eu GONAIVES SE REVEILLE

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Mercredi 19 Novembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 43 Page 17 Gabon, Ghana, Burkina Faso et en Tanzanie. L’essai, qui implique 16.000 enfants et associe des scientifiques africains, devrait débuter dans certains pays en janvier 2009, a poursuivi M. Loucq. “C’est un vaccin qui a été conçu pour activer le système immunitaire de telle manière (...) qu’il permet de détruire le parasite très tôt quand il est dans le sang ou le foie, avant qu’il n’atteigne les globules rouges”, a expliqué M. Cohen, qui a élaboré ce vaccin. Cette phase III, la dernière avant une demande d’homologation auprès des autorités, doit ouvrir la voie à la commercialisation du vaccin, probablement en 2012 si les tests sont concluants. Le coût du vaccin est au total estimé à quelque 500 millions de dollars (392 millions d’euros), selon MM. Cohen et Loucq. Le paludisme est dû à un parasite transmis par un moustique, l’anophèle femelle. Un tiers de la population mondiale peut être affectée par cette maladie et environ 250 millions de cas se développent chaque année, selon MVI. ( ... suite de la page 14)Tests dans 7 pays africains pour un vaccin contre le paludisme Surdité (Perte de l’audition) Fiche d’information : 1.Description 1.Causes 1.Symptômes et Complications 1.Diagnostic 1.Traitement et Prévention Description La surdité est une incapacité à entendre les sons. Elle est due à des multiples facteurs et peut survenir à n’importe quel âge. On peut devenir soudainement sourd sous l’effet secondaire d’un virus ou perdre progressivement l’audition à la suite d’une maladie, d’une lésion nerveuse ou d’une blessure provoquée par un bruit. Environ un bébé sur 800 naît sourd, souvent à cause de facteurs génétiques. Plus de deux millions de personnes en Amérique du Nord ne peuvent rien entendre du tout et sont considérées comme des sourds profonds. Trente millions d’autres personnes connaissent de graves troubles auditifs. Causes L’éventail de la perte de l’audition va des problèmes auditifs mineurs à la surdité profonde et totale. La surdité de transmission survient lorsque quelque chose empêche les sons d’atteindre l’oreille interne. La surdité de perception est due à une lésion de l’oreille interne ou aux nerfs qui transmettent les sons au cerveau. La surdité de perception risque davantage d’être permanente et de provoquer la surdité totale. Il arrive aussi qu’une association de surdité de transmission et de surdité de perception se produise. De nombreuses affections mènent à la surdité partielle ou totale. Les infections de l’oreille, l’accumulation de liquide derrière les tympans, les perforations des tympans et les problèmes osseux de l’oreille moyenne peuvent provoquer la surdité. Dans de rares cas, des tumeurs peuvent provoquer la surdité de transmission elles empêchent alors l’entrée du son dans l’oreille interne. Les maladies congénitales et les maladies génétiques peuvent avoir les mêmes effets. Les facteurs génétiques représentent les causes majeures de la surdité de perception. La moitié des cas de surdité profonde chez les enfants sont d’origine génétique. La presbyacousie ou la perte de l’audition liée à l’âge a également une composante génétique. Il s’agit d’une affection qui, à long terme, rend la personne qui vieillit sourde à cause de la décomposition lente des cellules ciliées très sensibles qui tapissent l’oreille interne. Parmi les causes de cette décomposition figurent : 1. le vieillissement normal, 2. d’autres maladies telles que le diabète ou 3. les troubles circulatoires et 4. une longue exposition au bruit. Sans les poils, il devient difficile ou impossible de reconnaître les sons. Le fait d’être exposé à un bruit fort, comme c’est le cas dans les métiers de la construction, de la machinerie lourde ou de la sonorisation peut entraîner la perte de l’audition chez des personnes de tous les âges. Parmi les autres sources d’exposition au bruit en excès, il y a la participation à des concerts ou la fréquentation de boîtes de nuit, ou encore l’usage d’écouteurs pour écouter de la musique, d’appareils ménagers puissants ou d’armes à feu. Plus fort est le bruit et plus long est le temps d’exposition de la personne à ce bruit, plus grave est le risque d’être touché par ce type de perte d’audition. Pour la prévenir, il est essentiel de porter des protections auditives appropriées et d’éviter, aussi souvent que possible, d’être exposé à de forts bruits. Certains types de surdité de perception peuvent être dus à des maladies infectieuses, telles que : 1. le zona, 2. la rubéole 3. la méningite et 4. le cytomégalovirus. Dans l’enfance, le nerf auditif peut être endommagé par les oreillons, la méningite, la rubéole, ou des infections de l’oreille interne. Plus rarement, la perte d’audition peut survenir soudainement. Elle peut être permanente ou temporaire, et n’affecte généralement qu’une seule oreille. On ne connaît pas la cause de cette surdité mais elle peut être provoquée par des infections virales ou des troubles du système circulatoire ou immunitaire . Il y a une possibilité pour que la perte d’audition soit réversible grâce à des stéroïdes . Cependant, les chances de guérison sont plus faibles si la perte d’audition était très importante au départ. Un traitement aura davantage de chances de fonctionner s’il est entamé tôt, dans l’idéal, au cours de la semaine qui suit l’apparition de la perte d’audition. Si une femme contracte la rubéole durant sa grossesse, son enfant pourra souffrir de troubles auditifs permanents. Le manque d’oxygène à la naissance peut également provoquer de graves lésions des oreilles et des troubles auditifs. Parmi les autres causes de surdité de perception figurent le diabète et différents troubles cérébraux ou nerveux tels que l’attaque cérébrale. Les tumeurs du cerveau ou du nerf auditif sont rarement à l’origine de la surdité. L’AAS* à forte dose, la quinine, certains antibiotiques et les diurétiques utilisés pour traiter l’hypertension artérielle peuvent tous endommager de façon permanente l’oreille interne. Les voies d’accès nerveuses au cerveau, qui transmettent les impulsions sonores, peuvent être endommagées par la sclérose en plaques ou par d’autres maladies qui attaquent la paroi nerveuse. Une blessure violente et des traumatismes physiques violents de l’oreille peuvent entraîner une surdité permanente. Symptômes et Complications La surdité profonde est une affection facilement reconnaissable, car un tel changement dans l’audition ne passe pas inaperçu. À l’inverse, une perte auditive moins importante ne se remarque pas toujours tout de suite, car elle survient progressivement et les gens « s’y habituent ». La perte d’audition liée à l’âge commence souvent à des fréquences hautes, ce qui signifie que les personnes concernées ont parfois des difficultés à comprendre les femmes et les enfants (dont les voix sont aiguës) ou à distinguer des sons similaires. De nombreuses personnes sont alertées par des amis ou des membres de leur famille. Au départ, les troubles sont plus frappants dans des environnements bruyants. Il faudrait passer au crible tous les nourrissons et les enfants, car un diagnostic et une intervention précoces peuvent avoir des retombées considérables sur le développement futur de l’enfant et sur ses besoins en matière d’éducation. Les signes de surdité chez les jeunes enfants comprennent leur absence de réaction à des bruits, le fait qu’ils réagissent lentement ou leur retard dans l’apprentissage de la parole (enfant ne parlant toujours pas à l’âge où il devrait). Un enfant sourd peut aussi présenter des retards dans le développement de ses fonctions motrices et de la coordination, ou dans l’apprentissage de l’équilibre, de la faculté de ramper ou de marcher. On diagnostique habituellement les enfants profondément sourds vers l’âge de deux ans. Le plus grand obstacle au diagnostic précoce est le retard de consultation d’un spécialiste, en général quand les signes de surdité passent inaperçus ou parce que les parents n’ont pas accès à des tests de dépistage de la surdité infantile appropriés. Diagnostic Les médecins spécialisés dans les troubles auditifs (les otologistes ou otolaryngologistes) disposent de nombreux tests pour mesurer la perte de l’audition ou trouver son origine. Un diapason aide par exemple le médecin à déterminer s’il s’agit d’une surdité de transmission ou de perception. L’ audiométrie est un test qui mesure la perte de l’audition à l’aide d’un appareil électronique. Pour déterminer si un enfant ou un nourrisson est atteint de surdité profonde, les médecins ont recours au dépistage par émissions otoacoustiques (EOA). Si un enfant échoue au test par émissions otoacoustiques, on procède à l’évaluation audiologique des potentiels évoqués du tronc cérébral. Des tests neurologiques, parmi lesquels un test d’ imagerie par résonance magnétique (IRM) ou une tomographie assistée par ordinateur (TAO), peuvent être réalisés pour détecter d’éventuelles tumeurs mettant en jeu le nerf auditif, en particulier chez les personnes pour qui la perte d’audition est considérablement plus importante dans une oreille. Traitement et Prévention La surdité de perception et la surdité ont tendance à être permanentes car elles impliquent des lésions des nerfs ou de l’oreille interne. La seule méthode de traitement est le port d’un appareil d’assistance auditive derrière l’oreille qui amplifie électroniquement le volume du son. La prothèse, utilisée en cas de surdité profonde, est le plus puissant type d’audioprothèse. Un appareil de prothèse auditive à conduction osseuse est utilisé chez les personnes dépourvus de canal auditif à la naissance (l’ouverture qui conduit à l’oreille interne). La prothèse conduit le son à travers le crâne vers l’oreille interne et peut être implantée par opération chirurgicale dans l’os derrière l’oreille. Lorsque la personne ne peut entendre les sons même avec une prothèse acoustique, elle peut bénéficier d’un implant cochléaire . Des fils très fins sont alors implantés dans l’oreille interne. Ils connectent le nerf auditif à un appareil qui convertit le son en impulsions électriques. Ils stimulent le nerf auditif afin qu’il envoie ensuite les impulsions au cerveau. De nombreuses personnes bénéficiant d’un implant cochléaire moderne à canaux multiples sont en mesure de comprendre des paroles sans avoir à lire sur les lèvres, y compris des paroles téléphoniques. D’autres outils aident les sourds profonds, comme les systèmes d’alerte lumineux (une lumière s’allume à chaque coup de sonnette) et les appareils de communication téléphoniques. Pour communiquer, de nombreux sourds lisent sur les lèvres ou utilisent le langage des signes. Les nourrissons et les enfants plus âgés qui sont sourds ont besoin d’une formation spéciale en langage qui devrait commencer dès que la surdité a été identifiée. Elle implique l’apprentissage du langage des signes et de la lecture sur les lèvres, ainsi qu’une thérapie du langage. Il est possible de prévenir les problèmes auditifs en réduisant l’exposition au bruit. Une protection auditive devrait être systématique lors de l’utilisation de machines ou lors de l’exposition à des bruits forts de toutes sortes. On ne devrait pas écouter de la musique trop forte avec des écouteurs. Il est important que les enfants reçoivent tous les vaccins afin de réduire le risque de maladies infectieuses susceptibles d’entraîner des pertes auditives permanentes ou la surdité. Éviter certains médicaments peut empêcher des lésions de l’oreille dues à certaines substances. S’il est impossible d’y renoncer complètement, la surveillance des taux de ces substances dans le sang permet aux professionnels de santé de les maintenir à des taux sans danger dans l’organisme. *Tous les médicaments portent un nom générique et un nom de marque. Le nom de marque est choisi par le fabricant (p. ex. : TylenolMD). Le nom générique est le terme médical par lequel on désigne le médicament (p. ex. : acétaminophène). Un médicament peut porter plusieurs noms de marque, mais un seul nom générique. Dans cet article, les médicaments sont désignés par leur nom générique. Pour obtenir de l’information sur les noms de marque, adressez-vous à votre médecin ou à votre pharmacien. ( CAPPA – SOURDS – HAÏTI Centre d’Aide aux Personnes à Problèmes Auditifs 05, 2ème Ruelle Jérémie, Lalue. Port-au-Prince Haïti P.O. Box 1204 Port-au-Prince Haïti (WI) Téléphones (509) 3446-6646, 39321637, 3710-4711, 3793-4873. Site Web: http://www.freewebs.com/ cappahaiti E-mail; cappa_sourd@yahoo.fr, cap_pa@hotmail.comSurdité et Diabète14 NOVEMBRE: JOURNEE MONDIALE DU DIABETE

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Page 18 Mercredi 19 Novembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 43 Les Sports avec Mario Bareau informations avec Laury Faustincon Lucianiavec Villette Hertelou Mardi avec Bernard EtheartLun. & Mer. : L’heure classique Jeu. & Dim. : Jazz at Ten Judy Carmichael reçoit ses invités9h00 10h305h 30 pm journal créole avec Louini Fontal animation James Prédvil74 bis Rue Capois, Port-au-Prince, Haïti Tél.: (509) 2221-8596 / 2221-8567 / 2221-8568 / 2221-0204 Fax: (509) 2221-1323 E-mail: melodiefm@hotmail.com / URLL www.haitienmarche.com Librairy of congres # 1SSN 1064-3896www.melodiefmhaiti.com Mélodie & CompanyDéveloppement durable LES JEUX En Bref...(... suite de la page 2)Les journées européennes de développement sont un forum annuel, où des chefs d’Etat, des chefs de gouvernement et des professionnels de la coopération discutent partenariat nord-sud pour la lutte contre la pauvreté. Madame Pierre-Louis sera de retour en Haïti le 19 mercredi novembre. Pendant son absence, l’intérim est assuré à la Primature par le ministre de l’Economie et des Finances M. Daniel Dorsainvil.Le nouvel expert indépendant de l’ONU sur les droits humains en Haïti arrivé lundiLe nouvel expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Haïti, Michel Forst, devait arriver lundi à Port-au-Prince pour sa première visite, a indiqué vendredi le bureau du Haut commissaire aux droits de l’homme (HCDH) dans un communiqué rendu public à Genève. M. Forst, qui séjournera dans le pays jusqu’au 28 novembre, doit rencontrer les autorités politiques, les représentants du pouvoir judiciaire, du système des Nations Unies, notamment de la Mission de stabilisation (MINUSTAH), et de l’Organisation des États américains (OEA). Il aura également des entretiens avec les responsables des organisations des droits humains et d’autres groupes de la société civile. Selon le communiqué, Michel Forst, 58 ans, de nationalité française, qui succède à son compatriote Louis Joinet, a été nommé récemment par le Secrétaire général de l’ONU, Ban Kimoon. Le 18 juin dernier, lors de sa 8e session, le Conseil des droits de l’homme (HCDH) avait approuvé cette désignation. Le 24 Septembre, il allait procéder au renouvellement, pour une période de deux ans, du mandat de l’expert indépendant chargé d’observer l’évolution de la situation des droits humains. M. Forst doit présenter son premier rapport lors de la session de juin 2009 du HCDH.Un autre accident fait 1 mort, 1 blessé ; panique dans une autre écoleUn ouvrier a été tué et un autre blessé mercredi soir alors qu’ils démolissaient les murs de l’école nationale Darius Denis à la 2e ruelle Jérémie (centre de Port-au-Prince), trois jours après la fermeture de l’établissement en raison de sa vétusté. Ce nouvel accident vient allonger la liste des catastrophes ayant touché ces derniers jours des écoles de Port-au-Prince.Haïti : les effondrements de bâtiments scolaires créent une psychose de peur chez les élèvesDeux élèves blessés et sept autres évanouis, tel est le bilan d’une situation de tension qui a régné très tôt le jeudi 13 novembre au local de l’Unasmoh, une université privée située non loin du ministère de l’Éducation nationale, au centre-ville. Des maçons travaillant sur le site alors que des écoliers étaient en classe, ont commencé les opérations de décoffrage d’un béton pour un étage supplémentaire qu’ils ajoutaient à l’immeuble déjà très élevé et construit à peu de distance de la ravine du Bois de chêne, au Pont St Géraut. Une des planches servant de coffrage est tombée dans un bruit assourdissant, causant une grande panique chez les enfants qui se sont empressés de sortir en dégringolant l’escalier. Dans la cohue qui s’en est suivie, sept enfants se sont évanouis sous l’effet de la bousculade et deux ont été blessés. La veille, le mercredi 12 Novembre, une situation similaire s’est produite au collège Le Pragmatisme à Christ Roi, suite à un tremblement ressenti dans l’immeuble. Certains rapportent qu’il s’agissait d’une légère secousse sismique ; d’autres affirment que c’est un poids lourd qui passait devant l’école, ce qui a provoqué ce tremblement de la construction. Toujours est-il que pris de panique, les élèves se sont précipités dans l’escalier et certains se sont même jetés par-dessus la rambarde pour atteindre plus vite l‘étage inférieur. Nouvelle baisse des prix des produits pétroliers Une nouvelle baisse des prix du carburant à la pompe a été enregistrée sur le marché local. Contrairement aux précédentes réductions, le gallon de la gazoline 95 a été touché par cette nouvelle diminution. Le ministère des Affaires sociales devra annoncer de nouveaux tarifs pour les transports en commun pour éviter les échauffourées entre passagers et chauffeurs.Nouveau bilan des victimes de la catastrophe au college Promesse Evangélique.Le Bureau de la protection civile a communiqué un nouveau bilan pour les victimes de l’effondrement de l’école Évangélique la Promesse de Nérette. Le nouveau bilan fait état de 91 morts et de 162 blessés. Le gouvernement a accordé un chèque de 100.000 gourdes par cadavre aux parents des victimes et un chèque de 50.000 gourdes pour les blessés.Annulation de Musique en FolieLes organisateurs de Musique en Folie ont annoncé l’annulation de la 9ème édition prévue les 14, 15 et 16 novembre.Toutes sortes de rumeurs circulent concernant les vraies raisons de l’annulation de la Foire. Certains musiciens étrangers, dont ceux de la République dominicaine voisine, étaient déjà arrivés. Ils ont dû refaire leurs bagages et regagner leur pays.

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Mercredi 19 Novembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 43 Page 19Ti Gout pa Ti Gout ak Jan Mapou IN MEMORIAM: ROLAND DORSAINVILSe ak anpil lapenn nou te aprann lanmò konpatriyòt Roland Dorsainvil 21 oktòb pase. Roland te youn atis estrawòdinè. Mwen rankontre avè-l nan twoup Teyat Choukoun Rene Audain fòme nan Brooklyn Nouyòk. Se youn group atis ki t’ap fè mèvèy nan teyat Clara Barton nan Bouklin nan ane 80 yo. Roland Dorsainvil, bon aktè jwe nan plizyè pyèsteyat: “Lococia” Marcel Sylvain ekri. Li te jwe wòl Fistibal ki te youn domestik kay madan Tyobal avèk lòt aktè tankou Renée Miraud , Tonton Byard ets. Roland jwe tou nan Maryaj de Jesula youn lòt pyèsteyat Marcel Sylvain , ak aktè Armande Toussaint, Denise Lallemand… Nan fen ane1970 yo, mwen te gen gran privilèj pou m’te monte sou sèn ak li nan youn pyèsteyat René Audin ki rele : “13 Boutons”, avèk lòt aktè tou tankou Raymond Dussek,Pierrette Legagneur, Janus, Morrisset ets…S e nan pyèsteyat sa-a mwen vin devlope youn amitye ansanm ak tout youn respè pou atis Roland Dorsainvil .. Nan epòk sa-a, nou pa t’ap jwe teyat pou n’te fè konkirans younn ak lòt, nou sèlman te damou pou teyat. Non sèlman nou te renmen sa nou t’ap fè-a, men tou nou te delivre mesaj yo ak tout kè nou, ak tout nanm nou. Te gen youn tèt ansanm, youn solidarite ki te simante younn ak lòt. Nan kòmansman ane 1980, toujou nan Nouyòk, mwen kolabore ankò ak Roland , nan youn pyèsteyat Otto Louis-Jacques kit e rel “ Rebati Lakou”-a. Pyèsteyat sila-a se te gwokoze! Se te kòmkidirè otè-a te prevwa tou sa k’ap pase jounen jodi-a. Te gen aktè tankou Raymond Dussek, Kesnel Hyppolite, Bernadette Louinis, Carmen Byambi, Roland Dorsainvil, Otto-LouisJacques ak Yolande Thomas. Roland te youn teknisyen laboratwa. Li te travay pandan youn bann tan nan “Brookville hospital” nan Bouklin .Li te gen bon kè. Li te gen don pou l’fè mounn ri.. Depi Roland parèt youn kote, fòk gen kè kontan. Kòm manm Sosyete Koukouy depi nan Nouyòk ki te kenbe flanbo teyat la, mwen mete vwam ak manm Sosyete Koukouy Miyami yo pou nou prezante kondoleyans nou bay madanm ni Mireille Dorsainvil, pitit li yo, ak frè li yo Claude Dorsainvil ak Etzer Dorsainvil ak fanmiy li. Roland al repoze kay Granmèt la anwo-a annatandan tout atis yo rankontre pou nou jwe youn bèl pyèsteyat Lòt bò dlo Yolande Thomas Sosyete Koukouy Miyami ===============================“ Dyalèk kreyòl nan Nò : youn jan yo pale lanng ayisyen-an. Pwononsyasyon, gramèr, vokabilèr “.AK MAX MANIGAT * JOUNEN ENTÈNASYONAL KREY"LNAN F.I.U (SAMDI 26 OKT"B 2008) Kouzin, Kouzen, Pou konmanse, kite-m di an kikongo, youn lanng mwen renmen wòd : Ntondele! ki se : Mèsi, mwen kontan! Mèsi Sosyete Koukouy pou òganizasyon chita ansanm sa-a. Mèsi FIU ( Florida International University ) ki ba nou sal pou chita-a. % Save Norluck Dorange ki fèk sot fini youn fim-dokimantè ki rele : “ La porte de l’oubli / Pye sabliye” aprann mwen koutim abitan lakay, Sosyete Koukouy ranmase a, pou rele moùn ou konsidere : kouzen, kouzin, se youn koutim afriken. Konsa, tout Koukouy deja konnen sa ; enben aswè-a paske nou rasanble pou fete Jounen Entènasyonal Lang Kreyòl “ la, mwen kwè nou merite tit sa-a tou. Tit rale-m nan se : “ Dyalèk kreyòl nan Nò : youn jan yo pale lanng ayisyen-an. Pwononsyasyon, gramèr, vokabilèr ”. N’ap remake mwen pa di : “ Kreyòl nan Nò : youn dyalèk . Se paske nan lenguistik mo dyalèk la gan vre sans li. San nou pa bezwen antre nan gwo devlòpman, an nou pran youn definisyon senp nou twouve sou entènèt nan ansiklopedi Wikipédia : « Youn dyalèk (mo-a soti nan lanng grèk ansyen : diálektos , ki limenm soti nan : dialégomai ki vle di : « pale ansanm ») se youn jan espesyal nan youn lanng ki distenge tèt li pa rapò ak lòt dyalèk nan menm lanng nan akòz sèten pati ki pa menm kankou : vokalibè, gramè ak fonetik (kidonk jan yo pwononsel la). Se youn pati nan popilasyon-an ki pale konsa. Tout lanng, san eksepsyon, ganyen dyalèk.” Sa m’fin di-a, m ap envite espesyalis kreyòl Okap / nan Nò, Jacques J. Garçon , li youn tèks pou nou. Wenmenm m’a sèrvi ake y pou wen montre diferans ganyen ant 2 mannyèr pale kreyòl la. Men Jaklen : YOUN ISTWA AN KREY"L NAN N"“Youn singgo [voN– MCNH -289] twonpe grangou sele pòpyèr an wen [pnN+gr] ; men m pantan, m pwese [pnN] bay dèyan m [gr+pnN] (dèyèr an m) de tap; paske wou [pnN] pa janmen konnen youn nonm ka anfouye nan oun dòmi mal pou leve osnon pa janm leve menm. Wen [gr+pnN] pa pare pou bagay konsa konnyèr [pnN] la. Wen [gr+pnN] leve, m ay [vo+pnN] f oun [pnN] ( fè youn) mache, degoudi pyan m [pnN+gr] (pye an wen). Konsa, wen [gr+pnN] debake anwo [voN] Lisyen, ti nèg a [grN] Charite ya, ki bòde goumen ake [voN– MCNH -26] Filemon; timoùn Laplenndinò; li vin fè de jou Okap ake [voN– MCNH -26] marenn a y [gr+pnN]. De ja [gr+pnN] ( je a) Lisyen fèrmen [pnN], gade non, l’ape voye kou pasipala. Younn pa rive. I [gr+pN] te resi ouvwi [pnN] ja y [gr+pnN] (je a i) lèr [pnN] Filemon mate i [gr+pnN] ake [voN– MCNH 26] youn so kabwit [pnN]; i [gr+pnN] te rive twò pwe [pnN], man y [gr+pnN] (men an i) te gantan nan kòlèt a [grN] ti non [voN] an. Sa-a se move tonbe wi! Si oun ti nèg pa konn sa w ye, ou p ay [voN] twoke kòn a w [gr+pnN] (kòn a w) la. Wen [gr+pnN] te oblije ay [vo+pnN] mete youn ola / mete milye ; lèr [pnN] wen [gr+pN] wè mouche leve ake [voN– MCNH 26] de wòch nan man y [gr+pnN] (men an i). Zafèr [pnN] voye wòch gan twò gwo dega, jandam, fondepouvwa, papye tenbwe [pnN], tribinal, twòp tèt chaje do rèd [voN]. Wen [grN] poze kèksyon. Lisyen kenbe youn sèl djann [voN]: “ Filemon pwan [pnN] kannik an m [vo+gr+pnN]! Filemon pwan kannik an m [vo+gr+pnN]! Se pou w fè y [gr+pnN] ban m kannik an m [vo+gr+pnN]. I [gr+pnN] vire gade Filemon; men i [gr+pnN] kòm kanpe pi lwen. I [gr+pnN] chonje [voN] sa i [gr+pnN] sot pwan [pnN]. I [gr+pnN] di : wou [pnN] pwan [pnN] kannik an m [gr+pnN]! Wou pwan y [gr+pnN]! Vòlèr [pnN]! Eskanmòtèr ! [vo– MCNH -116] Kòchon [pnN]! Alòs! Filemon esplike wen [gr+pnN]: “ Nou t’ap jwe kannik [voN] pou pwan [pnN], se pa te pou pati. Nou fè youn kout senk [voN]. Mouche ay [vo+pnN] mò rèd, m leve gany an m [pnN]”. _________ Men siyifikasyon nòt mwen mete nan mitan 2 kwochè [...] yo nan tèks Jaklen an : + = plis ; f& [gr+pnN] = gramè + pwononsyasyon nan Nò MCNH = Mots créoles du Nord’Haïti... ( Max Manigat, 2006, 375p.) [N] = Nò gr = gramè ; f…I [gr+pnN] vire gade = gramè + pwononsyasyon nan Nò. pn = pwononsyasyon ; f& kannik an m [vo+gr+pnN] = vokabilè Nan Nò + gramè + pwononsyasyon nan Nò. f…: ekzanp % Mwen te di : diferans nan vokabilè ; Jaklen bay plizyè mo nan Nò anpil moùn lòt pati nan peyi pa konnen : singgo : kabicha, ay ; al (vèb la se ale ki kontrakte : al ki tounen : ay ), anwo : sou, ti non an : ti nonm nan, do rèd (nou konnen tèt chaje , men nan [N] espresyon an se : tèt chaje do rèd ), kannik : mab. Mwen ekri youn liv 375 paj : “ Mots créoles du Nord’Haïti. Origines – Histoire – Souvenirs “ (2006) ki vini avèk youn dal mo kreyòl nan Nò. Kòm mwen te di nan alapapòt li : “ Anpil, anpil, mo manke nan lis la…” Mwen jwenn prèske senkant mo natifnatal nan [N] depi apre liv la fin parèt. % An nou pran diferans nan gramè : “a”: pou endike youn bagay pou youn moùn, pou youn bèt, pou youn lòt bagay ; li vini anvan sa-a ki ganyen-l lan f& pye a (pya…) chèy la f& liv a Jaklen an, f& bann ti poul a i (poulay) yo ; pwonon pèsonèl sije yo : “ wen, i, zòt ” : f& wen vini, ou vini (lontan sete : to vini), i vini, nou vini, zòt vini (zòt ap pèdi fil jou an jou) ; yo vini ; adjektif posesif yo : “wen, ou, i, nou, y” li toujou mache avèk “a” devan l : f& liv an wen an ki konn soti : livanm nan, liv a ou a ki soti livaw la, liv a i ki konn soti livay , liv an nou yo ki konn soti : livann yo ; pwonon posesif yo : “ kina an m, elat.” Gan lòt ka ankò ki ta mande plis pale men tan an kout. % Kote bagay la sanble li pi malouk, se nan : diferans nan pwononsyasyonan ; men se gran van ti lapli : Mwen kwè se nan MCNH mwen rakonte odyans youn pè katolik, nèg serye, bon jan kretyen, ki pa janm manke bay youn kout : f& “ Nèg Pòtoprens ja (je a) yo nan ja ou (jaw) man yo (men an yo) nan kòkòt (o respè) a fanm a w ” pou chare – nan [N] nou ta di giyonnen m. Mwen bay ekzanp tou sa Ameriken rele youn ‘ tongue twister’ (youn fraz ki difisil pou pwononse; ki tòdye lanng ou) :f& “ Ban m grenn kannik an m grann an m ban m ” pou montre kouman mo “an” avèk “m” nan marande pou bay youn seri son ki sanble yo enposib alòske yo pa difisil pou konprann. Youn mòun ki tande “kanikanm”, “grannanm” gendwa pa fè atansyon ; men, depi l’ta konnen : kannik se mab, li t’ap tou sezi sans se : “mab mwen grann (granmè) mwen ban mwen” yo pwononse youn lòt jan. Twa lòt ekzanp : f& 1) “ frèr an wen” ki kapab tounen “ frèr an m ” pou : “ frè m”; f& 2) “ se za [ze a] poul ake pya [pye a] poul” pou : “se ze poul avèk pye poul” ; f& 3) “ Tchenbe tchanm an m pou m ” pou : “ Kenbe manchèt mwen pou mwen.” Koze long, tan kout. N ap bije rete la. % An bon Koukouy, mwen te chwazi mo ‘ dyalèk ‘ la pou mwen klere chemen sila yo ki ta vle pwofonde nan cheche-konnen plis sou lanng nou an. Kankou m’te di nan alapapòt “ MCNH ” m’nan : “ Liv la, malgre tit li, pa rete nan prezante etimoloji ak orijin. Li vle laji jan yo konprann lavi nan Depatman Nò-a, pou montre moùn, ki pa konnen yo, lòt figi pati peyi sa-a ; li priye yo angras olye pou yo pase konpatriyòt Okap yo nan betiz pou yo sere, konsève bon bagay yo ganyen ki pwopriyete tout pèp ayisyen-an ki youn pyebwa chaje ak anpil kalite rasin.” (tradiksyon p.22) Ngolo! Ngolo! Djanm! Djanm! _______ * Max Manigat ekri : “ Mots créoles du Nord’Haïti. Origines – Histoire – Souvenirs ” (2006) ak “Patamouch. Etimoloji – Literati – Repòtaj” (2007). ============================ CULTURAL ARTS CENTER MANAGER (This is a Non-exempt position under FLSA) Starting Salary: $56, 593 Annually Closing Date: Friday, November 21, 2008 The Parks and Recreation Department is seeking a responsible individual to promote, manage and administer the direction of a cultural arts center. The incumbent in this classification is responsible for planning, organizing, marketing, and directing the cultural arts programs and activities of a cultural arts center. All applicants must SUBMIT CITY OF MIAMI APPLICATION FORM AND CREDENTIALS TO: City of Mi ami Employment Office 444 SW 2nd Avenue, Room 129 Miami, FL 33130 To download an employment application form, and to obtain additional information regarding this or other current City of Miami vacancies, please access our website at: www.miamigov.com or call our job hotline at (305) 416-2050. The City of Miami is an Equal Opportunity Employer and does not discriminate.

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Page 20 Mercredi 19 Novembre 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 43PRODUCTION Haïti en MarchePort-au-Prince 100 Avenue Lamartinière (Bois Verna) Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323 Miami 173 NW 94th Street Miami, Florida 33150 Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979 New York • 914 358-7559 Boston • 508 941-6897 Montréal • 514 337-1286 email : melodiefm@hotmail.com haiti-en-marche@hughes.net URL : www.haitienmarche.comLibrary of Congress # ISSN 1064 3896 Dimanche. Dernier jour de Femmes Création et Production, le salon de la production féminine qui s’est déroulé, comme à l’ordinaire, au Karibe Convention Center. Toutes les créatrices étaient au rendez-vous. Et le public aussi qui se pressait nombreux dans les différentes allées observant, admirant , achetant ?, ça c’est une autre histoire. La crise économique, la fameuse crise omniprésente a freiné les ventes et beaucoup d’exposantes s’en sont plaintes. Qu’y avait-il donc à voir ? Dès l’entrée, Sybille Denis donnait le ton avec ses bijoux en métal découpé peint de couleurs vives, ses bijoux en écaille… A ses côtés, Moro et ses dernières créations : portes bouteilles, plateau, Kafka… Nous avons tout de même remarqué que le stand Moro n’était pas aussi diversifié qu’il l’est d’ordinaire. Par contre Kay Atizan était très fourni avec ses drapeaux vaudou, ses sacs en paillettes, ses magnifiques cartes d’Haïti en métal découpé, ses sacs à main dernière mode… Mais dans de nombreux stands, nous avons eu l’impression que les exposantes n’avaient voulu présenter que le strict minimum, juste un petit quelque chose pour se faire connaître du public et pour ensuite les attirer ailleurs dans leurs divers ateliers de production. Les femmes exposantes étaient venues de partout, aussi bien de la province que de la capitale. A défiler ainsi devant ces vêtements et accessoires de mode, ces bijoux, ces meubles en fer forgé, tables et chaises de jardin, ces couvre-lits, rideaux, nappes, ces articles en maroquinerie, ces drapeaux vodou, sacs à main, articles de décoration en galets, masques, lampes, articles en crochet, vêtements peints, brodés, photographie, ces linges de maison, on se rend compte que l’artisanat haïtien se porte bien. Mais il faudrait un sérieux coup de pouce pour qu’il laisse ce niveau artisanal, pour que ces productrices puissent atteindre “yon lòt nivo”, donner du travail à beaucoup plus de personnes, faire connaître leurs produits et les vendre dans les îles voisines, traverser les mers et arriver aux Etats-Unis, en Europe, en Asie, pour que partout à travers le monde l’artisanat haïtien s’impose à nouveau et retrouve la place qu’il devrait occuper. Un rayon important de la Foire était réservé aux associations paysannes avec leurs confitures, Kremas, riz, boissons alcoolisées ou non, sachets de fruits et légumes séchés, miel… On ne trouve même plus ces produits dans les supermarchés de chez nous, voire dans la Caraïbes. Nous sommes membres de la Caricom. Nos objets d’art et d’artisanat doivent voyager en ayant bien soin d’inscrire dessus « Made in Haïti ». C’est bien gentil ce que nous avons vu le week-end dernier au Karibe Convention Center mais il faut bien davantage. Chaque année nous espérons que l’artisanat haïtien va finalement décoller, mais en lieu et place, nous assistons plutôt à la disparition des grand maîtres qui ne seront jamais remplacés. Où à se faire un nom et que quand après un temps relativement long, cela n’arrive pas, qu’on n’arrive pas à vivre de son art, alors tout simplement on cherche quelque chose d’autre à faire. Nous avons rencontré beaucoup de ces créateurs . Très peu d’entre eux arrivent à vivre de leur métier. « C’est dérangeant » nous ont-ils confié. Mais c’est ça Haïti. Et on s’y fait. On produit à nos heures libres. Il faudrait donner beaucoup plus d’importance à nos artisans. Il faudrait les aider à voyager, aller aux grandes foires mondiales présenter leurs créations. Il faut donner enfin à l’artisanat haïtien la place qu’il mérite. E.E. étaient les créations Ménos cette année ? C’est vrai qu’il y a sans cesse du nouveau, ce qui indique que cet artisanat tellement proche de l’art est en perpétuel renouvellement. Mais tout le monde sait aussi qu’il faut des années pour arriver à percer,Femmes en création