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Haïti en marche

Material Information

Title:
Haïti en marche
Place of Publication:
Miami Fla
Publisher:
s.n.
Publication Date:
Copyright Date:
2005
Frequency:
Weekly
regular
Language:
French
Physical Description:
v. : ill. ; 45 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
Haitians -- Newspapers -- United States ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.) ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
Spatial Coverage:
United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti

Notes

Language:
In French.
General Note:
Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright Haïti en Marche. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
21271733 ( OCLC )
sn 92061416 ( LCCN )
1064-3869 ( ISSN )

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La politique

des grands mangeurs
PORT-AU-PRINCE, 23
Juillet Pour ceux qui n'ont pas
suivi d'assez pros l'actualit6, il
n'est plus question de la
< moralit 6 du Premier ministre
d6sign6 mais des postes minist6riels
dans le prochain gouvemement que
le president de la republique
n'entend plus laisser aussi
librement a la disposition des lead-
ers politiques dits de l'ex-opposi-
tion.
Aussit6t on est revenu a
des criteres plus terre a terre. La
prochaine bataille politique au
SRnat qui doit se prononcer a son
tour sur la nomination de Mme
Michble Pierre-Louis qui a requ le
jeudi 17juillet l'aval de la Chambre
des d6put6s portera, ont annonc6
des s6nateurs et les leaders de leurs
partis respectifs, sur des questions Les chefs du movement de front
de fond, entendez par l1, oui, le Youri Latortue (Artibonite),
(GRANDS MANGEURS / p. 4) et assis, Andris Richi,


senateur et


de au Sinat (2e a partir de la gauche)
Rudy H&rivaux (Fanmi Lavalas)
OPL (photo Georges Dupe)


ministre !
PORT-AU-PRINCE, 26
Juillet La question est mal pose.
Ce ne sont pas les partis politiques
qui exigent de participer au
prochain gouvemement. C'est un
groupe de s6nateurs qui veulent
profiter de la ratification qu'ils sont
appeals a donner au nouveau chef
du gouvernement nomm6 par le
president de la rdpublique, pour
imposer leurs creatures au sein du
prochain gouvemement.
Les partis politiques ne
jouent qu'un r6le de couverture,
meme pas de << chapeau 16gal >>.
N'ayant aucune influence par eux-
memes. Et d'abord aucune sur leurs
repr6sentants au Parlement. Aussi
ils (les partis) doivent peut-6tre
s'estimertrop heureux d'etre encore
dans l'actualit6 a la faveur de ce
nouvel avatar de la crise politico-
gouvemementale.
(SENATEURS / p. 5)


L'Oncle n'a-t-il point

parole aussi pour nous !


PORT-AU-PRINCE, 25
Juillet Le ministre de la Culture,
Eddy Lubin, a fait une excellente
presentation mercredi (23 juillet
2008) de la r66dition de < Ainsi parla
l'oncle >, l'ceuvre maitresse du Dr
Jean Price-Mars qui est considered
avec le martiniquais Aim6 Cesaire, le
s6n6galais Ldopold Senghor et le
guyanais Ldon Gontran Damas
comme les pbres de l'6cole de la
N6gritude.
En Haiti, o Ainsi parla
l'oncle > est surtout v6ndrd comme la
bible du mouvement Indig6niste qui
va exploser dans les anndes 40 et faire
de notre pays le carrefour d'une


ardente recherche d'identit6 dans
toutes les avenues de l'esprit et sous
les formes les plus avanc6es: la po6sie
(du r6alisme romantique de Carl
Brouard au surr6alisme de Magloire
St Aude), la peinture dite primitive, la
musique et la danse d'inspiration
vodou, etc. bref une importante
revolution culturelle qui attirera en
Haiti les plus grandes c6l1brit6s de
l'6poque : le francais Andre Breton,
l'amdricainLangston Hugues, Nicolas
Guill6n, le pbre de la po6sie m6tisse a
Cuba etc.
Alors que le Dr. Jean Price-
Mars 6crit modestement : < Mais, nous
(voir PRICE-MARS / 10)


Les premieres femmes

Premier ministre de l'histoire
PORT-AU-PRINCE, 24 Juillet -
Michble Duvivier Pierre-Louis ne serait pas la
premiere femme premier ministre d'Haiti.
Celle-ci a &t6 Mme Claudette Werley,
chef du gouvernement sous la pr6sidence
Aristide, apres le retour d'exil a Washington de
ce dernier pour terminer son mandat (1994-
1996).


Mais l'information qui 6tait la plus
importante c'est de d6couvrir que jusqu'ici on
dit la femme premier ministre. Et non la premiere
ministre.
A ce point de vue, vous pouvez
consulter aussi bien le Larousse que google, eh
bien les f6ministes ont raison de maintenir la
pression partout c'est : la premiere femme
premier ministre, mais sansjamais de successeur
(voir FEMMES PREMIERS / 6)


Le PM ddsignd Michele
Duvivier Pierre-Louis
(photo www.jjaugustin. corn)


"Toto" Constant coupable

de fraude immobiliere massive


NEW YORK Le vendredi 25
juillet, Emmanuel < Toto > Constant, ex-
leader du groupe paramilitaire FRAPH,
responsable de nombreux crimes sous le
regime militaire (1991-1994), a t6 reconnu
par un tribunal de New York coupable de six
chefs d'accusation dans une operation de
fraude immobilibre massive.
Constant encourt une peine de 15 a
45 ans de prison.


Les charges de fraudes hypoth6caires
avaient &t6 retenues contre lui en 2006 par le Par-
quet de New York.
La sentence sera prononc6e le 10
septembre 2008.
Ce ne sont pas les premiers d6m6l6s de
Emmanuel Constant avec lajustice amdricaine.
En 2007, 1'ex-leader du FRAPH,
poursuivi par d'anciennes victimes de cet
(TOTO CONSTANT / p. 3)


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On ne peut etre


Le chefdu FRAPH, "Toto Constant


11-1 1









I EN PLUS...


Pour le peuple,


bel exemple de civisme !
PORT-AU-PRINCE, 27 Unis qui abritent le gros de la diaspora
Juillet La situation est pire qu'en haitienne.
avril dernier lorsque 6clataient ce Autre consequence directe :
qu'on a convenu d'appeler les 6meutes la criminality est 6galement en hausse
de la faim. dramatique.


Les prix des produits
alimentaires ont recommenc6e
augmenter. Et dans les supermarch6s
certains ont meme totalement disparu.
Les marches publics se vident
de la moiti6 de leur clientele.
R6f6rence : le march de Cayes-
Jacmel, le samedi, qui est vital pour le
d6partement du Sud-est se trouvant a
mi-chemin entre les populations
citadine et rurale.


D'autre part, les programmes
que le gouvernement s'appretait a
lancer dans le cadre de son << plan
d'urgence > contre la vie chbre n'ont
pu d6marrer a cause du renvoi du
gouvernement Jacques Edouard Alexis
par un vote de censure pris au Snnat
de la rdpublique le 12 avril, juste au
lendemain des manifestations qui ont
fait 6 morts et de nombreux d6gdts
mat6riels.

Moins de rentrees, plus
de sorties ...
A ce jour et depuis plus de
trois mois, le pays est sans un
gouvernement vraiment fonctionnel.
Ce vide gouvernemental et
institutionnel a pour consequences de
multiplier par dix ou davantage les
facteurs consid6rds comme ayant &te
a la base des journes tumultueuses
v6cues en avril dernier a la capitale
Port-au-Prince et dans d'autres
grandes villes du pays, dont les Cayes
et Gonaives.
D'abord une baisse encore
plus g6ndrale des activities
6conomiques. Pendant que le cofit de
la vie continue de grimper, les revenus
ne cessent de diminuer.
La stagflation, mais sans
allocations de ch6mage ni mesures
d'accompagnement automatiques
d'aucune sorte.
Les entreprises de leur c6t6
collectent moins de rentrees, par
contre leur revient monte a pic a cause
des hausses de l'essence et sur tous les
autres produits de transformation.
Moins de rentrees, plus de
sorties. Aussi bien dans la production
des biens que des services.

Les transferts en forte
baisse ...
Les banques qui font du
micro-cr6dit craignent de devoir se
montrer plus exigeantes a cause du
retard sur le remboursement.
De moins en moins
d'opportunit6 de creation de revenus
pour les petites bourses.
Et le coup de grace, les
transferts en argent requs de nos
compatriotes expatrids seraient aussi
en forte baisse (moins de 20%
environ), cela a cause de la recession
qui frappe en premier lieu les Etats-


Les meurtres de
commercants et les enlevements
(surtout d'enfants) se multiplient
depuis quelque trois mois ...
Et la police n'arrive pas a
endiguer le flot malgr6 des efforts
6vidents.


Beaucoup
d'insatisfaits ...


plus


La crise gouvemementale a
aussi pour consequence de livrer le
pays sans defense a tous les trafics.
Des petites industries locales
continuent de fermer parce qu'elles ne
peuvent pas tenir la concurrence avec
les mdmes produits fabriques a
l'6tranger (en R6publique
dominicaine ou en Chine) mais qui
sont d6vers6s par dumping sur le
march haitien sans protection.
Conclusion: beaucoup plus
d'insatisfaits qu'auprintemps dernier.
Et dans toutes les categories sociales.
Producteurs et consommateurs. Y
compris les commerqants, grands et
petits, qui ne s'6taient jamais trouv6
devant pareil casse-tdte. Comment
r6aliser le moindre b6ndfice quand on
voit fondre sa clientele a vue d'ceil.
Y compris l'intemational qui
realise difficilement qu'un pays se
mette lui-mdme des batons dans les
roues a un moment aussi crucial.
D'ailleurs meme l'assistance
internationale promise de partout
apres les 6meutes d'avril, qui n'arrive
pas a se concrdtiser. Moins de 10%,
selon certaines sources mais que nous
n'avons pas la possibility de contr6ler.

Des 6meutes de la mort

Toujours est-il que tous
vivent en ce moment dans la hantise
d'une reprise des 6meutes.
Et cette fois ce ne serait pas
des 6meutes de la faim. Mais pis
encore : de la mort.
Les dernires n'avaient pas
fait un seul mort dans la capitale
meme.
Sans vouloir nous appesantir
sur une 6ventualit6 aussi terrible,
notons encore ce dernier facteur :
l'indiffirence de la classe politique.
Du moins des acteurs qui s'agitent au-
devant de la scene.
Quand le peuple assiste
comme aujourd'hui a cette rude sans
vergogne pour s'accaparer les plus
hautes fonctions de l'Etat, que doit-il
penser ?
Bel exemple de civisme.
C'est par la tdte, dit-on, que pourrit le
poisson. Et le reste souvent s'ensuit.
H6las !

Haiti en Marche, 27 Juillet 2008


EN BREF ...


Mercredi 30 Juillet 2008
Haiti en Marche Vnl YXIT N 97


Kozepep d6nonce la hausse des prix des engrais
subventionnes
Le coordonnateur g6ndral de Kozepep, Charles Suffrard, affirme que
jusqu': present les paysans haitiens n'ont pas aces aux engrais
subventionnes par le gouvernement.
R&vl6ant que 15.000 tonnes d'engrais sont d6jh disponibles dans le pays,
M. Suffrard accuse des intermndiaires d'etre responsables de cette raret6
artificielle. Les engrais sont g6rds par le Ministere de l'Agriculture qui
les vend a des particuliers", explique-t-il soulignant que ces demiers
accumulent les engrais dans des d6p6ts et vendent le sac a 750 gourdes au
lieu de 500 gourdes.
Faisant remarquer qu'il n'y a pas encore de r6sultats probants dans le
secteur agricole en d6pit de la subvention des engrais, M. Suffrard rdvble
que des sacs d'engrais sont vendus en R6publique Dominicaine a
Maribahoux et Anse-a-Pitres.

Haiti: les enfants restent victimes de violences et
d'enlkvements
22 juillet 2008 En depit d'une amelioration g6ndrale de la s6curit6 en
Haiti, les enfants continuent d'etre victimes de la violence armee, affirme
un rapport de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haiti
(MINUSTAH).
<< Les enlkvements d'enfants sont une source de preoccupation majeure.
Les enfants repr6sentent 35% des victimes d'enlkvement et l'on assiste a
un accroissement du nombre de filles kidnapp6es >>, indique un rapport de
la MINUSTAH qui examine la p6riode dejanvier a juillet 2008.
Depuis le d6but de l'annde, 68 mineurs dont 28 filles ont et6 kidnappds,
contre 80 dont 41 filles en 2007.
Parmi ces enfants, deux ont et6 tuds par leurs ravisseurs : un b6b6 de six
mois enlev6 le 27 janvier a Arcahaie et tu6 le 3 f6vrier, et un garcon de 16
ans kidnapp6 a la sortie de l'6cole a Port-au-Prince, torture et tu6 malgr6 le
paiement d'une rancon.
A l'inverse, des mineurs ont et& arret6s pour participation a des
kidnappings. Ainsi, un garcon de 15 ans a &te arrWt6 pour l'enlkvement, le
viol et le meurtre d'une femme de 20 ans, Farah Natacha Kerby
Dessources une affaire qui a mobilis6 l'opinion, rapporte la Mission des
Nations Unies.
La MINUSTAH se dit aussi prdoccupde par la participation ou
l'implication d'enfants lors des 6meutes contre l'augmentation du prix de
la nourriture au mois d'avril, calculant que 30% des participants 6taient
des mineurs.
Certains ont et& blesses, et prbs de 45 mineurs ont et6 arret6s et d6tenus
ill6galement a cette occasion.
Enfin, la MINUSTAH cite les rapports d'organisations non
gouvernementales < cr6dibles > qui d6nonce un accroissement du trafic
d'enfants vers la R6publique dominicaine voisine, ou ils sont exploits
sexuellement ou contraints au travail forc6.


Page 2


li ..... A............ .... ... .. I


-...j








Mercredi 30 Juillet 2008 __ __ __ __ __ ___ __ __
Haiti en Marche Vol XXII N' 27 LACTUALITE EN MARCH





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Le creole devient

langue officielle a New York


Le Creole est maintenant parmi les langues
mandates par la Ville de New York, et ceci en vertu
d'un Ordre Ex6cutif sign le Mardi 22 juillet par le
maire Michael Bloomberg. Apartir de cette date, toutes
les organisations accr6dit6es dans la ville de New York
devront offrir a leurs visiteurs un interprete dans les

Un ressortissant

haitien fugitif extrade

aux Etats-Unis
Le 15 juillet dernier, apres avoir fui lajustice
am6ricaine pendant plus de dix ans, un ressortissant
haitien a comparu devant un tribunal a Raleigh
(Caroline du nord), pour avoir tu6 son fils de 2 ans.
Maxine Edmond Pardo, 44 ans, avait &6t
arret6 en Haiti quelques jours auparavant pour arriver
a Raleigh le dimanche 13 juillet.
I1 est recherche pour le meurtre en 1994 de
son fils Nigel Brown. Un mandat d'arret avait 6t6
d6cern6 plus d'un an apres la mort de l'enfant. Mais
d'ici l1, Pardo, un haitien naturalist am6ricain, avait
laiss6 la Caroline du nord pour Haiti.
I1 est d6tenu sans possibility de remise en
liberty provisoire.


langues Creole, Espagnol et Anglais. De meme des
traducteurs devront offrir leurs services a tous visiteurs
pour les questions 6crites.
Chaque agence sera oblige d'ajouter a son
staff un coordonnateur de langues qui devra couvrir
les langues suivantes : le Franqais, le Creole,
l'Espagnol, le Chinois, le Russe, le Corden et l'Italien.
Les Haitiens, les Cubains et les Dominicains
sont parmi les citoyens de pays des Caraibes devant
b6ndficier de ce genre de services.
L'"Executive Order" renforce l'engagement
de la ville de New York a servir les familles
d'immigrants et reconnaitre que la langue ne doit en
aucun cas 6tre une barriere entre les New Yorkais,
quelle que soit leur origine nationale ou ethnique.
L'objectif principal est de mettre a la disposition de
tout un chacun une vie saine et secure, a dit Guillermo
Linares, commissaire pour les questions d'immigration.


,, g As .. a.






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"Toto" Constant coupable...
(... suite de la lere page)
escadron de la mort repr6sent6es par un cabinet
d'avocat de defense des droits humains (Center for
Justice and Accountability), avait 6t6 reconnu coupable
d'actes de torture, d'ex6cutions extra-judiciaires et de
viols, et condamn6 par une cour feddrale de New York
a payer 19 millions de dollars de dommages et interets.


Page 3

SOMMAIRE
L'EVENEMENT CULTUREL
L'Oncle n'a-t-il point parl6 aussi pour nous p.1
EDITORIAL
La politique des grands mangeurs p.1
POLITIQUE
On ne peut etre senateur et ministre p. 1
CRIMINALITE
ST oto Constant coupable de fraude
immobiliere massive p. 1
VIE CHERE
Pour le peuple, bel exemple de civisme p.2
ACTUALITE
62% de reussite au Bac p.2
Don de US$1,2 million de l'Unicef pour les
infants p.2
CATASTROPHE
Un accident de camion fait pas moins de 29
morts press de Cavaillon p.3
DIASPORA
Le creole devient langue officielle a New York
p.3
Une Haitienne de New York accusee
d'implication dans un r6seau de faussaires p.3
ECONOMIE
40% des immigrants effectuent des transferts p.8
La F AO lance un plan d'urgence p.8
EVASION FISCALE
L'ex-president Aristide mentioned dans une
affaire frauduleuse aux Etats-Unis ; son avocat
dement p.8
LIBRE PENSEE
Le vampirisme politique comme module de
gouvernance p.12
Changement! p.14
LIVRE
Ajustement structurel et problems politiques
p.14
REPORTAGE
Cooperant en Haiti : Vivre avec la peur p.16


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td


I









UNE ANALYSE


Mercredi 30 Juillet 2008
1 Haiti en Marche Vol XXII No 27


La politique des grands mangeurs


(GRANDS MANGEURS... suite de la lere page)
fond de la caisse publique. Autrement dit, le partage
des postes au prochain cabinet minist6riel.
C'est le cas de dire que (paraphrasant la
ministre sortante a la Condition feminine, Marie
Laurence Lassegue) << nanpwenbenyentoutouni kache
nonbril >>. Nos d6cideurs sont
obliges d'abattre leurs cartes, au
risque de se retrouver sur le pav6.
Car on s'habitue vite au pouvoir,
ses richesses, ses pompes et ses
ceuvres. D'autant que les Trans-
parency International et consorts
soudain ne sont plus aussi
int6ress6s qu'autrefois, se sont
mis trbs strat6giquement aux
abonn6s absents !
Soudain on en oublie
qu'on a pass trois mois a nous
r6p6ter que le vote d'acceptation
ou non de la personne choisie
comme Premier ministre, est un
vote purement << technique. >>
Qui n'a rien a voir avec
aucun critbre d'ordre subjectif ou
politique.
Sinon c'est contraire
aux prescrits constitutionnels. Le President Pr
Mais voici les memes beaucoup ne se s
qui la semaine dernire encore tiraient aboulets rouges
sur la CPP (Concertation des parlementaires
progressistes), groupe majoritaire a la chambre basse,
les voici qui sont prets a se renier, d6clarant que le
prochain vote tant attendu au S6nat sera politique ou
ne sera pas.

Pas de carte blanche non plus ...
Des leaders politiques bien connus, mais ne
se contr6lant plus, d6clarent aux agences de presse
locales qu'h moins que Michble Pierre-Louis ne les
rencontre pour dresser le profil du prochain
gouvernement, elle ne franchira pas la barre de la rati-
fication s6natoriale.
Au diable tous les votes << techniques >>, au
diable la Constitution !
Selon un bulletin de 1'AHP, c'est qu'on prete
6galement au President Rend Pr6val l'intention de
mettre en place le nouveau gouvernement une fois la
nomination de Michble Pierre-Louis reconnue par les
s6nateurs, et sans attendre que cette dernibre ait
pr6sentW la << dclaration de politique g6ndrale >> qui
doit 6galement 6tre mise au vote (a la majority absolue
svp) devant les deux chambres s6par6ment, autre tape
capitale dans le processus de nomination du Premier


ministre et de l'installation du nouveau gouverement.
Cependant notre intention n'est pas de dire
qu'il faut faire confiance au seul Ex6cutif et lui laisser
carte blanche pour l'installation de la nouvelle 6quipe
gouverementale.
D'autant plus que la Constitution est formelle


-val annonqant des mesures d'urgence apres les emeutes d
ont toujours pas concrtisdes du fait de la crise gouvernen
dans son principe de separation des 3 pouvoirs entre
le 16gislatif, l'ex6cutif et le judiciaire. Le 16gislatif
devant contr6ler les actes de l'ex6cutif.

Une sorte de mafia legislativo-po-
litico-ex6cutive ...
Cependant quand des s6nateurs se mettent a
dicter ceux qui doivent faire partie du gouvernement
(comme cela s'annonce lors du prochain vote), il n'y a
plus de separation entre 16gislatif et ex6cutif. On n'est
pas loin de consid6rer que le pays est sous la coupe
d'une espece de mafia 16gislativo-politico-ex6cutive.
Ce n'est pas seulement l'obligation de vote
purement << technique > qui est viol6, c'est tout l'esprit
de la Constitution.
Mais nous disions qu'il ne s'agit pas nonplus
de laisser le pouvoir ex6cutif faire ses quatre volont6s.
Et que le Pr6sident et le Premier ministre soient seuls
maitres a bord dans la formation du prochain
gouvernement.
Meme quand la Constitution les y autoriserait
que ce n'est pas recommand6 dans les circonstances
actuelles. On a d6jh constat6 que le Pr6sident Pr6val a
tendance a faire ses choix au sein de son petit cercle
personnel.


AMERIJET TO OPEN FORT LAUDERDALE

CARGO DROP STATION

FORT LAUDERDALE,
FL-Amerijet International will open
a Fort Lauderdale air freight station
on April 2. 2007, announced Pamela
Rollins, Amerijet's VP of Business
Development.
The station is located
adjacent to Amerijet's corporate
headquarters at 2800 South Andrews Avenue.
"We have a lot of customers in Broward, Palm Beach and even
Martin counties that will enjoy the additional convenience of this station,"
Rollins said. "Eventually, we will expand this location to offer ocean services
and delivery of import cargo, to make shipping with us even easier."
Amerijet will accept outbound international air freight at this station,
including general personal and commercial cargo, large or small packages,
barrels, valuable and fragile goods, hazardous material, oversized shipments
and domesticated live animals.
Hours of operation will be 9:00 a.m. to 5:00 p.m. Mo ugh
Friday and 9:00 a.m. to 1:00 p.m. on Saturday. Ameiije sport cargo
between this stat I 1f, transfer. For rates
and specific ontactAmerijet's sales
departsat9ret.co
Ar nal, rin full-service multi-modal
transportati Hogistics provider offerig international scheduled all-cargo
transport via land, sea and air. Ft. Lauderdale, Florida-based Amerijet operates
offices all over the world, serving destinations throughout North, South and
Central America, Mexico, the Caribbean, Europe, Asia and the Middle East.
Amerijet operates its own fleet of Boeing 727-200 aircraft from its primary
hub at Miami International Airport, where it maintains a custom-built 210,000-
square-foot air cargo handling facility, a 96,000-square-foot ramp facility
and a 50,000-square-foot ocean cargo handling facility. For additional
information, visit Amerijet on the web at www.amerijet.com.


L 'ex c s
d'intimite tue le
dynamisme ...
Et quant a Mme
Michble Pierre-Louis il
n'est pas n6cessaire de
d6montrer que c'est une
personne d6jh trbs
< entour6e. > Et par des
gens trbs int6ress6s. Ce
n'est plus un secret.
Au contraire le
chef de l'Etat a int6ret a
aller voir ailleurs que dans
les cercles intimes si tant
est qu'il ait l'intention


d'introduire un souffle nouveau dans la machine
gouvernementale, plus d'ouverture et plus d'efficacit6
comme il le souhaiterait (et comme tous les citoyens
vraiment conscients de la gravity de la situation et des
lacunes de toutes sortes qui affectent notre milieu,
ardemment le souhaitent). Or rien ne tue davantage le
dynamisme que l'excbs
d'intimit6. Le froti frota. Le tuti
fruti. Le scratch my back. Brefles
petits cercles ferm6s. GNB.
Lavalas. Ou autres.
De l'autre c6t6, on n'est
pas enjuin 2006 quand avait 6t
concoct le gouvernement
aujourd'hui sortant du Premier
ministre Jacques Edouard Alexis.
On a vu ce qui a fait ses
faiblesses. Or voici les mimes
s6nateurs qui ont pris le vote de
censure du 12 avril 2008 afin de
rem6dier auxdites faiblesses et
qui viendraient nous raconter a
present que c'6tait la formule de
gouvernement idWale.
C'est exactement ce
qu'on entend pratiquement cette
.avril.i.. don. semaine. Exit Alexis, gardons le
ril mais don't gouvernement. Du moins tous
Tale (photo GD) ceux-li qui seraient les prot6g6s
des s6nateurs du 12 avril, qui sont passes depuis
vendredi sous un autre label, << le groupe des 10. > Pour
barrer la route au Premier ministre de Pr6val si celui-
ci se met en tete de vouloir changer de formule
gouvernementale.
Nous ne savons pas ce que fera M. Pr6val. II
aurait tort aussi de s'enfermer dans sa position comme
dans une citadelle ou une tour d'ivoire. I1 ne d6tient
pas plus qu'un autre la solution a tous les problkmes
du pays. A bien y r6fl6chir, il a toute une gamme de
choix qu'il pourrait explorer. Sans revenir au module
pr6c6dent, il peut partager les fonctions minist6rielles
entre celles qui sont strat6giques pour une veritable
relance du pays, et celles pouvant etre consid6rses
comme des ministbres a caractbre < (oui,
entre guillemets) et qui pourraient etre conc6d6s sur
cette base plus ou moins client6liste.

Mais d'abord quel agenda sera celui
du prochain gouvernement ? ...
Mais ce qui est plus important (et dont on ne
parle pas on ne parle de rien d'ailleurs et c'est l'une
des causes de cette confusion qui permet a tout un
chacun de faire comme bon lui semble car le pays ne
sait pas oni on en est, qu'est-ce qui se regle, qu'est-ce
qui se passe, a quoi rime tout ce bordel), oui le plus
important et longtemps avant la formation du
gouvernement et quelle que soit la formule qui sera
adopt6e c'est quel agenda sera celui de ce prochain
gouvernement. Un gouvernement pour quoi faire ?
Quel programme ? DSNCRP. Celui-ci a bon dos.
Or pas un mot jusqu'h present. Des lors
pourquoi n'importe qui ne se consid6rerait capable de
faire n'importe quoi. Dekilakybl En franqais : et
alors Plus on est de fous, plus on rit.
I1 ne reste done que d'attendre quelle voie
choisiront ces excellences, puisqu'il n'existe aucun
contr6le par-dessus leur tete.

Fais ce que veux ...
Le scandale chez nous ne tue personne. On
(GRANDS MANGEURS / p. 5)


Page 4








Mercredi 30 Juillet 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 27


On ne peut etre senateur et ministre !


Page 5


(SENATEURS... suite de la lere page)
C'est le meme petit groupe de s6nateurs (hier
groupe des 16, aujourd'hui rebaptis6 bloc des 10) qui
avait vot6 le 12 avril dernier la motion de censure
destituant le gouvernement du Premier ministre
Jacques Edouard Alexis.
Le pays se trouve ainsi, depuis plus de trois
mois. sans un gouvemement fonctionnel.


(l'appartenance politique vient longtemps apres). Tel
autre veut le ministere de l'int6rieur et des collectivit6s
territoriales. Etc.
Mais tous ont jet6 leur ddvolu sur des
ministries strat6giques.
Par strat6giques, entendez jouant le r6le
principal dans l'6v6nement majeur qui doit d6marrer
d&s l'installation du nouveau gouvemement: une


<< politiquement >> sensibles. L'expression<< partage du
gateau > ne convient meme pas. I1 s'agit de bien pire
que cela. C'est une nouvelle forme de coup d'Etat. Et
comme c'est la mode aujourd'hui sous des apparences
tout h fait constitutionnelles.

C'est ktre juge et partie ...
V\~Q av7 rdit cnnstitutinnnellep hntement


Le PMAlexis et son gouvernement laissent le Sinat apres le vote de censure du 12 avril dernier;
a droite une plaque dkcernee le lundi 28juillet could par 'association des industriels au chefdu gouvernement dimissionnaire (photos Eugene Robenson)


Aujourd'hui on r6alise que le renversement
d'Alexis n'a &te que la premiere tape d'un scenario
qui devient lumineux a present que les memes s6nateurs
exigent d'avoir leurs propres ministres dans le prochain
gouvernement et aux ministbres qu'ils auront eux-
memes choisis. Sinon pas de ratification pour le
premier ministre d6sign6 par le president Rend Prdval,
Mme Michble Duvivier Pierre-Louis.

Main basse sur le pouvoir ex6cutif

I1 s'agit done d'une tentative de la part d'un
petit groupe de s6nateurs de faire main basse sur le
pouvoir ex6cutif.
Avec les partis politiques jouant un r6le de
simple comparse ou de second couteau.
Le president de la rdpublique se trouverait
plac6 devant un fait accompli. Pas de ratification
s6natoriale pour son premier ministre d6signd, s'il ne
cede aux demandes places devant lui.
Mais tenez-vous bien, cela va plus loin qu'une
vague demande de singer au gouvernement. Les
s6nateurs ont choisi eux-memes les ministbres qui les
int6ressent. Untel c'est lajustice et la s6curit6 publique,
pour y placer son homme (ou femme) de confiance


succession d'l6ections aussi importantes les unes que
les autres (s6natoriales partielles, elections indirectes
pour la mise en place entre autres du Conseil electoral
permanent, renouvellement de la chambre des d6put6s
pour culminer dans les pr6sidentielles de 2011).

Le pouvoir total ...
Il s'agit done non seulement d'une operation
main basse sur le prochain gouvernement mais aussi
dans deux ou trois anndes sur la totality du pouvoir : le
futur Parlement et la future Pr6sidence de la r6publique.
Et tout cela sejoue aujourd'hui, cette semaine,
ici et maintenant. L'occasionpeut ne pas se repr6senter
de sit6t. Le moment est unique. Le president Prdval a
d6ji vu rejeter deux premiers ministres choisis par lui.
I1 ne peut rater le passage de Michble Pierre-Louis sans
soulever des doutes sur son leadership. II a mis cette
fois tout son poids dans la balance.
Mais, de son cote, le chef de l'Etat ne peut
pas c6der. Accepter pareille compromission ferait
douter au contraire davantage de son leadership.
Car il ne s'agit pas de suggestions plus ou
moins adroites ni de simple marchandage, auquel cas
le chef de l'Etat pourrait a la rigueur consentir a
n6gocier certains ministbres, disons moins


La politique des grands mangeurs


(.. suite de la page 4)
voit les candidats Barak Obama et John McCain de-
voir changer mille fois les membres de leur 6quipe de
campagne, il suffit que le moindre soupcon soit 6mis a
leur endroit.
On voit en France un chef d'6tat-major se
sentir oblige de d6missionner apres qu'un soldat eut
commis l'erreur de charger son fusil de balles rdelles
et non a blanc.
En Haiti, le politicien peut se mettre a poil en
pleine rue, physiquement ou pis moralement (ou mime
sortir son pistolet en pleine stance et faire feu sur un
collkgue) que cela n'6meut plus personne.


Arrive au pouvoir et fais ce que veux. La
caisse publique y pourvoira.
Et le comble de la morality tourne en ridi-
cule, n'est-ce pas seulement la semaine dernire que
le d6bat politique n'avait qu'un seul theme : vive la
morality !
Or quoi de plus immoral dans un pays oni le
citoyen ne peut se payer meme un tout petit morceau
de cassave, que ce spectacle de goinfrerie autour des
parts du gateau national.

Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


la Constitution ne reconnait pas l'acte que nos s6nateurs
sont en train de commettre.
D'abord l'article 157, qui rlgle les conditions
pour 6tre nomm6 Premier ministre, ne parle pas de
pareilles concessions au b6ndfice des membres du
Parlement en change de la ratification de ce choix.
D'ailleurs le 17 Juillet could, la Chambre
des d6put6s y a proc6d6 sans aucun probl6me de ce
genre et a une confortable majority (61 pour, 1 contre
et 20 abstentions).
C'est la r6ponse que le president Prdval aurait
donnde d'ailleurs a ce groupe de s6nateurs qu'il
recevaitjeudi. I1 ne saurait consid6rer leurs dol6ances
sans en r6f6rer a leurs colleagues d6put6s qui n'ont
produit aucune demande de cette espece.
Ensuite, 6coutons l'article 164 de la
Constitution : << La fonction de Premier ministre et celle
de Membre du Gouvernement sont incompatibles avec
tout mandat parlementaire. Dans un tel cas, le
parlementaire opte pour l'une ou l'autre fonction. >
Autrement dit, on ne saurait 6tre a la fois
s6nateur et membre du gouvernement. Meme par
personne interpose.
Autrement, c'est 6tre juge et partie, le
l1gislatif ayant pour mission constitutionnelle de
contr6ler les actes du pouvoir ex6cutif.

Le ridicule ne tue pas ...
Mais nos senateurs du < groupe des 10 >>(en
r6alit6, ils sont 8 qui sont all6s voir M. Prdval jeudi)
ne se ggnent pas. Depuis longtemps, le ridicule chez
nous ne tue personne.
Toujours est-il que le grand public semble
consid6rer leur demarche comme le comble de
l'ignominie. Meme quand l'6chec du monde politique
haitien n'est plus a d6montrer.
Se rendant compte d'ailleurs qu'ils ont perdu
la guerre au niveau de l'image, les s6nateurs sont en
train de rdpandre la rumeur que Prdval veut fermer le
Parlement pour diriger par d6crets.
Or c'est eux qui par leurs agissements finiront
par suggerer que ce serait la un moindre mal !
Hafti en Marche, 26 Juillet 2008


FICHE D'AONNEMENT A HAITI EN MARCH


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LES PREMIERES FEMMES


Mercredi 30 Juillet 2008
Haiti en Marche Vol XXIT N 27


Les premieres femmes Premier ministre de I'histoire


(FEMMES PREMIERS ...
suite de la lere page)
(e) ou de descendance feminine.
La premiere femme premier
ministre de l'Inde : Indira Ghandi la


Premier Ministre Margaret Thatcher
premiere femme premier ministre de Tha
Grande Bretagne : Margaret Thatcher ;
la premiere femme premier ministre du don
Pakistan : Benazir Bhutto ; la premiere l'op
femme premier ministre de la Jamaique :
Portia Simpson Miller; la premiere acti
femme premier ministre d'Australie : Dr d'Is
Carmen Lawrence ; la premiere femme l'un
premier ministre du Mozambique : fonc
Luisa Dias Diego ... fonc
La premiere femme premier
ministre de l'histoire. Eh bien, d'aprbs min
les archeologues, elle aurait &t6 une terri


icaine. Plus pr6cis6ment une
ptienne, du temps des Pharaons.
s le regne du Fari Narmer, 3.200 ans
nt l'Fre chr6tienne.
Ainsi done si Michble Pierre-
Louis devient premier
ministre, Haiti ferait une
grande premiere
historique car nous serions
le premier pays a pouvoir
dire : la seconde femme
premier ministre.
Est-ce du fait que
historiquement elles sont
d6jh rares, la plupart des
femmes premiers
ministres auront &t6
exceptionnelles au point
de marquer leur 6poque.
Particulibrement
l'indienne Indira Ghandi,
l'isradlienne Golda Meir,
la pakistanaise Benazir
Bhutto, la britannique
Margaret Thatcher.
Mieux que
femme premier ministre,
c'est pour elles qu'on va
inventer aussi l'expression
<< femme homme fort. >>
En effet, peut-on
qualifier autrement une
Golda Meir, une Margaret
tcher ou une Indira Ghandi.
Toutes des Walkyries, nom
n6 aux femmes guerriers dans
6ra de Wagner.
Golda Meir a particip6
vement a la creation de l'Etat
rael (dont elle est consid6rie comme
des << founding fathers > ou pbres
dateurs on ne dit pas encore mbres
datrices, pourquoi pas d'ailleurs !).
Elle est arrive premier
listre sur la promesse que les
itoires conquis aux arabes pendant


la Guerre des sixjours ne serontjamais
remis. Mais elle d6missionnera apres la
guerre du Kipour parce que Israel s'6tait
laiss6 surprendre.
Cependant forte dans la guerre,
elle l'est aussi dans la paix. Lors de la


visite historique du president 6gyptien
Sadate en Israel, on se souvient de sa
phrase : < pourquoi viens-tu si tard ? >
Margaret Thatcher fut tout de
suite surnomm6e <> (la
dame de fer). Consid6rde comme le chef
du gouvernement qui a fait basculer
l'Angleterre Travailliste de plein pied,
dans une courbe a 180 degres, dans
l'6conomie Neo-liberale, amie
personnelle du president Ronald
Reagan, elle stupffia le monde entier en
restant de glace devant des syndicalistes
qui avaient entrepris une grave de la faim
et d6cid6 de se laisser mourir si elle ne
revenait pas sur sa decision de fermer
leur entreprise.
Plus tard, elle 6tonna encore en
lancant la guerre des Malouines pour


d6loger l'Argentine qui avait mis la main
sur ce confetti d'ile oubli6 de l'ex-
empire britannique. Ce fut la dernibre
guerre coloniale de l'histoire, titrera le
magazine Time.
Margaret Thatcher dirigea


pendant 11 ans, un record dans un pays
d6mocratique.
Mais si Maggie Thatcher a tout
de la blonde guerrire wagn6rienne aux
yeux bleus, on donnerait par contre le
bonDieu sans confession a notre Indira
Ghandi, toujours pieusement voil6e.
Fille de Nehru, premier
premier ministre de l'Inde apres
l'ind6pendance en 1947, Indira Ghandi,
la premiere femme premier ministre de
l'Inde, est d'abord la seule a avoir battu
la Thatcher en nombre d'annees au
pouvoir. Elle a &te plusieurs fois chef du
gouvernement de 1966 A 1984.
Mais dans un pays oni le chef
du gouvernement est vraiment le chef,

(voir FEMMES PREMIERS / 7)


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Page 6


Israel: deux peres fondateurs David Ben Gourion et Golda Meir










Mercredi 30 Juillet 2008
Haiti en Marche Vol XXII N 27


Femmes Premier ministre ...


(... suite de la page 6)
c'est-a-dire oi le president n'est qu'un << portrait >>,
comme nous disons en Haiti. Notre Constitution de
1987, qui rogne consid6rablement sur les attributions
pr6sidentielles, n'en arrive tout de meme pas jusque-
1l. A moins qu'un president lui-meme le veuille ...
Malgr6 tout, cela ne suffisait pas a Mme
Gandhi. On lui prete des m6thodes de gouvernement
que meme les hommes les plus forts ne lui envieraient
pas. Comme susciter elle-meme des troubles pour
pouvoir proclamer ensuite l'6tat de siege. Et jeter en
prison toute son opposition. Pour un peu, on dirait une
<< Mama Doc. >>
Comme ses homologues mentionndes plus
haut, elle n'h6sita pas a avoir recours aux armes. Elle
d6clara la guerre au Pakistan voisin dans l'6ternel
conflit du Cachemire. Le monde trembla. Aussi bien
l'Inde que le Pakistan sont dots de l'arme atomique.
Mais sa politique exacerba aussi les querelles
religieuses. Et elle fut assassinde par des gardes du
corps en 1984 (des extr6mistes sikhs).
Son fils Rajiv Gandhi lui succ6da. II fut
assassin a son tour.
Dans cette region du monde, on se dit pays
d6mocratique mais l'histoire finit souvent dans le sang.
Justement, h6las, c'est le meme sort qu'aura la premiere
femme premier ministre de la puissance voisine, le
Pakistan.
Benazir Bhutto, comme Indira Gandhi telle
fille tel pbre, fille elle aussi de premier ministre,
ZulfikarAli Bhutto, qui a &te ex6cut6 par des militaires


putschistes. Femme premier ministre,
deux fois premier ministre, renversde,
exile en Grande Bretagne oni elle avait
fr6quentW les meilleures grandes 6coles,
Benazir rentra l'annde dernibre au
Pakistan pour prendre part aux elections.
Elle sera assassinde trois mois
plus tard, le 29 d6cembre 2007.
Elle aussi fut remplac6e par son
fils a la tate du parti. Heureusement que
celui-ci est rest jusqu'ici prudemment
en Grande Bretagne.
A ce propos, un autre
d6nominateur commun entre la plupart
de ces premieres femmes premier
ministre, c'est le lien anglo-saxon.
Presque toutes appartiennent a
des pays ayant en heritage la langue
anglaise : l'Inde, le Pakistan, Israel,
l'Australie, la Nouvelle Z lande (femme
premier ministre Helen Clark) et bien stir
la Jamaique.
A l'exception de Luisa Dias
Diego du Mozambique, dont la langue
est le portugais.
Vous avez peut-6tre remarqu6
que nous n'avons pas mentionn6 la
premiere femme premier ministre en
France, Edith Cresson, sous la
pr6sidence Mitterrand.


PM ndira Ghandi recevant Jaqueline Kennedy,
premiere dame des Etats-Unis, le 14 mars 1962


SoI Sl I
AV AA KAPAB AFE 3DA LEAL U ANPR LlAVI A A AVIAVEKATANY

YonSriina teotoizeavisa S s p dmad6on6 vk..
Sekouak/osa ivlyasonPopy Mniplite a te[,,.'-,e. na..n [,, fisk.alI19'97-1998 jiska akoi
I nano anU e f i'suko alo 2006-2007,t l .11 ,1;'1 ]] lI m l I"l[ ldlL ,f '.l



1ooI-'1oo1


C'est que en
dehors des pays anglo-
saxons, les femmes
premier ministre n'ont
pas fait beaucoup de
vagues, qu'elles
s'appellent Edith
Cresson ou Claudette
Werleigh.


Kisa pwose sa a konsene? Yo te pwopoze de R~gleman apa nan yon pwose aksyon kolektif sou
evalyasyon ponpye ak sekou yo te fe pwopriyete byen imobilye peye nan vil Miami ak evenman ki te
pase pandan pwose a. De (2) regleman sa yo se avek 1) vil Miami, epi 2) kabine avoka Adorno & Yoss,
LLP. Pwose a rele Masztal v. City of Miami. Moun yo tradui lajistis yo rele "Pleyan", epi vil Miami rele
"Defande". Kabine avoka Adorno & Yoss, LLP rele "kabine avoka". Regleman yo pa vie di Minisipalite vil
la oswa kabine avoka a dak6 pou yo angaje nan move zafe oswa nan move konduit oswa pou yo mal aji
oswa ouyoyo nenpwa oswa rgleman nan nenpt konsiderasyon, eksepte pou sa ki konsne vi
Miami pou p6syon Evalyasyon sekou Ponpye/Sekou ki te adopte pou ane fiskal 1997-1998 ak 1998-
1999. Tribinal Siprem Florid deside pwose City of North Lauderdale v. SMM Properties se yon pwose
ki legal pou yon Minisipalite pou pibliye evalyasyon pou sevis ponpye, paske sevis ponpye pwokire yon
benefis espesyal pou pwopriyete a. Apati 14septanm 2000, Minisipalite vil la te deside yon Evalyasyon
li sip6te sou sevis ponpye selman epi kidonk evalyasyon an legal. Pleyan yo deklare Evalyasyon an te
rete ilegal nan fonksy6nman li. Pa tjanm genyen okenn desizyon oswa konklizyon jidisye sou konfli
rival sa yo. Menmsi Tribinal la, nan Litij sa a k ap rezoud la, deside yo Evalyasyon Ponpye/Sekou yo te
resevwa nan ane fiskal 1997-1998 ak 1998-1999 pa t konstitisyonel nan limit li te evalye pou sevis
medikal ijan, Tribinal la pa pran desizyon oswa pa fe konklizyon pou endike Evalyasyon Ponpye/Sekou
oswa Evalyasyon Ponpye te enkorek pase sa ki endike anwo a. Ni li pa t detemine limit, si genyen,
Evalyasyon Ponpye/Sekou te fet yon fason inadmisib pou sevis medikal ijan yo. Pleyan yo prezante
reklamasyon tou kont kabine avoka pou aksyon ak inaksyon posib ki gen pou we ak premye pwosedi
yo kont Minisipalite vil la nan pwose sa a. Kabine avoka a, san admet responsablite ak kontestasyon
toudenkou reklamasyon Pleyan yo, chwazi pou rezoud aksyon sa a. Kidonk, menmsi Pati yo dak6 pou
Regleman yo ak yon pwosesis ranbousman, pa t genyen desizyon okenn Tribinal ki endike Gwoup la
genyen dwa pou jwenn yon ranbousman, oswa kantite lajan ki endike a. Ni pat genyen desizyon okenn
Tribinal ki endike Gwoup la genyen dwa pou resevwa lajan nan kabine avoka a.
Kimoun ki f pati RBgleman yo? "Gwoup" oswa "Manm Gwoup" dwe vie di tout moun oswa enstitisyon
(avek tou siksese legal ki kalifye yo, jan sa defini nan paragraf 1.18 Ak6 Regleman an) ki posede
pwopriyete nan vil Miami, Florid, avek tou ansyen ak aktyel anplwaye, ajan, reprezantan, ofisyel, ofisye
Minisipalite a ak manm fanmi pw6ch yo, ki reprezante kapasite endividyel yo k6m kontribiyab, ki te
peye Evalyasyon Ponpye/Sekou ak/oswa Evalyasyon Ponpye Minisipalite vil la te resevwa nan ane
fiskal 1997-1998 jiska ak nan ane fiskal 2006-2007. Vil Miami eskli nan Gwoup la.
Ki Benefis ki genyen? Ou kapab kalifye pou resevwa yon ranbousman, sa vie di yon p6syon Lajan
Komen total (ki dekri anba a) chak manm Gwoup la genyen dwa pou resevwa, jan sa detemine
dapre yon f6mil Tribinal la apwouve. Kantite lajan yo dwe peye chak manm Gwoup la ap depannde
kantite manm Gwoup la ki soumet yon reklamasyon valid. Okenn manm Gwoup la p ap resevwa yon
ranbousman ki plis pase kantite lajan Evalyasyon manm Gwoup la te peye, epi, kidonk, Pati yo kwe li
pa posib pou nenp6t moun ap resevwa yon ranbousman konpli tout lajan Evalyasyon ki te peye a. Li
enp6tan pou ou sonje p6syon Evalyasyon ki dwe repati nan finansman sevis ponpye a se yon p6syon
ki legal. Pousantaj Evalyasyon peye k ap retounen pou chak manm Gwoup la ki kalifye apa pa kapab
deteminejouk moman 1i yo trete demand yo dapre Ak6 Regleman yo. Fon Komen an ap redui a kantite
lajan fre avoka ak fre Tribinal la akode Konsey Defans Gwoup la, ak kantite lajan fre administratif
Tribinal la apwouve pou administrasyon regleman yo.
Ki dispozisyon Regleman ki pwopoze yo? K6m konsiderasyon pou Regleman li, Minisipalite vil la ap
finanse $15,550,000 nan yon fon ki rele "Fon Komen". K6m konsiderasyon pou Regleman li, kabine
avoka a ap finanse $1,600,000 nan Fon Komen an. Debousman Fon Komen an ap fet dapre Ak6
yo. Nenp6t entered ki reyalize sou nenp6t p6syon Fon Komen an dwe vin fe pati Fon Komen an. Chak
manm Gwoup la dwe jwenn dwa pou fe demand yon ranbousman dapre pwosedi ki prezante an gwo
nan Avi sa a. Se selman manm Gwoup kalifye oswa siksese legal kalifye yo ki dwe jwenn dwa pou
cheche jwenn yon ranbousman. Dwa pou jwenn yon ranbousman pa dwe transferab. Chak Pati dwe
jwenn dwa pou fe restriksyon, dapre 16d, entediksyon, oswa 16t reparasyon, nenp6t vyolasyon oswa
menas vyolasyon dispozisyon ak regleman ki nan dokiman sa a, epitou pou egzije pef6mans espesifik
dispozisyon ak regleman sa yo. Konsenan konsiderasyon pou Regleman yo, depi genyen Apwobasyon
Final, chak manm Gwoup la dwe anvizaje pou bay yon kominikasyon total ak konpli pou nenp6t ak
tout reklamasyon ki nan pwose a ak 16t reklamasyon jan sa dekri nan Ak6 Regleman yo. Kominikasyon
an dwe genyen yon pati entegral ak enp6tan Regleman yo, epi li pa kapab separe nan Regleman yo.
Nenp6t manm Gwoup ki pa vie bay kominikasyon an dwe deside pou pa patisipe jan sa dekri nan
Avi sa a. Regleman avek kabine avoka a genyen ladan yon dispozisyon ki pemet li anile regleman an
anba seten kondisyon. Si sa rive, manm gwoup ki kalifye yo ap resevwa notifikasyon nan moman y ap
resevwa p6syon regleman an avek Minisipalite vil la. Y ap resevwa tou notifikasyon pou fe pwose kont
kabine avoka a poukont yo epi avek pwop depans yo.
Kisa mwen DWE f6 pou mwen vin kalifye pou resevwa yon ranbousman posib? Ou dwe fe Demand
yon F6mili Ranbousman, ki dekri anba a,jiska 21 okt6b 2008. Epitou, ou dwe deside dat 20 out 2008
si ou vie fe objeksyon kont Regleman yo epi pou soumet nenp6t objeksyon alekri. Pou fe Demand
Fomile Ranbousman an, ou dwe rele Administrate Regleman an nan nimewo 1-800-981-7567. Ou
kapab we Fomili Demand Ranbousman an (ansanm avek dives kalite dokiman regleman)sou entenet
nan sit web www.MiamiFireFeeSettlement.com epitou ou kapab enprime li nan sit web la.
Kisa mwen dwe f6 si mwen vie Eskli tet mwen nan Gwoup la? Si ou pa vie patisipe nan youn oswa
nan toulede Regleman yo, ou kapab mande pou yo eskli ou. Pou fe demand esklizyon nan Gwoup la,
ou dwe ranpli ak soumet yon demand alekri ba Grefye Tribinal la epi voye demand lan pa laps nan
adres ki endike anba a. Ou dwe ranpli fomili demand lan epi tenb ki sou anvl6p la dwe date dat 20 out
2008:
Pou Administrate a (kourye): Pou Tribinal la (dosye):
Masztal v. City of Miami Clerk of the Court
Settlement Administrator Circuit Court, Eleventh Judicial Circuit in and
PO Box 3170 for Miami-Dade County, Florida
Portland, OR 97208-3170 73 West Flagler St
Miami, FL 33130
Demand pou esklizyon an dwe prezante nan nenp6t patikilye, men li dwe endike enf6masyon sa yo:
1. Non ou, adres ou ak nimewo telef6n ou;
2. Yon deklarasyon ki endike ou vie eskli tet ou nan Gwoup la;
3. Siyati ou;
4. Non ak nimewo pwose a (Masztal v. City of Miami, Case Nos. 98 11208 CA 31, 05-2117 CA
31), epi


Duvivier
fera-t-e


5. Si ou f6 demand esklizyon ou nan: rence ? M
a. Regleman avek Minisipalite vil la, OSWA
b. Regleman avek kabine avoka a, OSWA sens ? C
c. Toulide. l
Remak: Si ou pa presize ki regleman, y ap konsidere demand ou k6m yon demand ou fe pou eskli tet fait lhis
ou nan toulide regleman yo. aussi s
Tanpri asire ou ekri mo "EXCLUSION REQUEST" (demann pou esklizyon) sou kwen g6ch pa anba
devan anvl6p la. guerre
Si ou chwazi pou eskli tet ou nan Gwoup la: Malouii
1. Ou p ap kalifye pou okenn nan benefis yo; cher), so
2. Ou p apjwenn pemisyon pou fe objeksyon kont dispozisyon yo;
3. Ou p ap genyen obligasyon pou respekte okenn fiti desizyon yo pran nan pwose sa a; epi terrible
4. Tankou pou nenp6t regleman (Minisipalite vil la oswa kabine avoka a oswa toulede) kote
ou te fe demand ou eskli ou: shakes
a. Ou p ap kalifye pou resevwa okenn nan benefis yo;
b. Ou p ap jwenn pemisyon pou fe objeksyon kont okenn dispozisyon; comme I
c. Ou p ap genyen obligasyon pou respekte okenn fiti desizyon yo pran nan pwose et Benaz
sa a; epi
d. Pou resevwa lajan nan plas Regleman sa yo, w ap oblije fe pwop pwose ou epi avek
depans ou.
SONJE: OU DWE FE DEMAND OU POU ESKLIZYON AVEK ANVLOP KI GENYEN TENB KI DATE DAT 20 il est diff
OUT 2008. SI W PA FE SA, SOF JAN TRIBINAL LA KAPAB BAY LI, DEMAND POU ESKLIZYON OU AP AN devant u
RETA AK ENVALID.
ODISYON POU REGLEMAN AN: Nan pou 9 septanm 2008 a 10:00 AM EDT, nan adres 73 West Flagler canonist
St, Courtroom 11-1, Miami, Florida 33130, Tribinal la ap 6ganize yon Odisyon san Patipri pou konsidere Golda
si pou li akode setifikasyon Gwoup la pou objektif Regleman an, epitou si pou li apwouve Regleman yo
kom Regleman ki jis, rezonab ak satisfezan. Tribinal la ap 6ganize yon odisyon prelimine nan dat 22 pelez-m(
jiye 2008 a 10:00 AM EDT nan menm adres kote I ap resevwa prev ki gen pou we ak demand pou fre
avoka yo. Ou dwe soumet mosyon pou sip6te oswa pou kont Fre Avoka yo anvan fen jou ouvrab 15 jiye
2008. nombreu
Esi mwen Vie f6 Objeksyon kont RBgleman yo? Ou dwe rete yon manm Gwoup la pou ou kapab fe
objeksyon kont nenp6t aspe Regleman yo, epitou kont stifikasyon final yon Gwoup, onetete Regleman et cont
yo, konpetans Pleyan ak avoka yo ki reprezante gwoup la, ak distribisyon Fre ak Depans Avoka a. circull
Objeksyon alekri ou dwe genyen ladan:
1. Your name, address and telephone number; depuis 1
2. Yon deklarasyon objeksyon ou (yo) ak nenpot Iwa ak/oswa prev sip6 ou vie entwodui; de Mid
3. Non ak nimewo pwose sa (Masztal v. City of Miami, Case Nos. 98 11208 CA 31, 05-2117 d
CA 31). Louis
OU DWE SOUMET OBJEKSYON EKRI OU BA GREFYE TRIBINAL LA DAT 20 OUT 2008 PA LAPS NAN Etr
ADRES SA A: < Entre Ia
Clerk of the Court; et la b6at
Circuit Court, Eleventh Judicial Circuit in and for Miami-Dade County, Florida
73 West Flagler St
Miami, FL 33130 peu t6t
OU DWE VOYE KOPI OBJEKSYON SA YO TOU PA LAPOS BA TOUT AVOKA KI ENDIKE ANBA A, EPI
ANVLOP LA DWE GENYEN TENB KI DATE DAT 20 OUT 2008.


Konsey Defans pou Minisipalite Miami:
Julie O. Bru, City Attorney
Office of the City Attorney
444 SW Second Ave, Ste 945
Miami, FL 33131
Thomas E. Scott, Esq.
Scott A. Cole, Esq.
Cole, Scott & Kissane, P.A.
1390 Brickell Ave, Third Floor
Miami, FL 33131


Michble
SPierre-Louis
lie la diff6-
Mais dans quel
'elles qui ont
toire 1'ont &t6
oit dans la
(comme les
nes de That-
it dans la plus
trag6die
pearienne
:ndira Ghandi
ir Bhutto.
Evidemment
icile d'h6siter
ne chance a la
nation comme
Meir. << Ap-
oi Golda >
Un des
ix 6crits (pour
re) qui ont
sur l'Internet
a nomination
hble Pierre-
s'intitule :
a diabolisation
ification. >>
Mais c'est un


Konsey Defans Gwoup la:
Patrick A. Scott, Esq.
Richard L. Williams, Esq.
Michael Garcia Petit, Esq.
2800 Miami Center
201S. Biscayne Blvd.
Miami, FL 33131-4330
Konsey Defans pou Adorno & Yoss, LLP:
Ronald L. Kammer, Esq.
David P. Hartnett, Esq.
Hinshaw & Culbertson, LLP
9155 S. Dadeland Blvd., Suite 1600
Miami, FL 33156


Tribinal la p ap konsidere okenn objeksyon ki soumet/avek anvl6p ki genyen tenb ki date dat 20 out
2008, sof si ou kapab montre rezon valab poutet ou anreta. Si ou soumet objeksyon ou anreta, y ap
konsidere ou abandoned oswa ou anile objeksyon ou, sof si ou montre rezon ki valab.
Si ou soumet objeksyon ou yo ale epi Tribinal la anile yo, w ap toujou kalifye pou resevwa yon
ranbousman anba Regleman yo depi ou ranpli ak soumet yon F6mili Demand Ranbousman ale.
Kouman pou mwen jwenn enf6masyon adisyonel? Avi sa a se selman yon rezime Regleman yo, ki
prezante nan dokiman legal pi detaye ki rele "Ak6 pou Regleman ak Kominikasyon." Ako Regleman
ak Kominikasyon konpli ant Pleyan yo ak Minisipalite vil la ak Ak6 Regleman ak Kominikasyon konpli
ant Pleyan yo ak kabine avoka a nan dosye ki nan biwo Grefye Tribinal la. Pou jwenn yon deklarasyon
detaye sou zafe ki konsene pwose sa a, Pleyan yo, Minisipalite vil la ak kabine avoka a refere ou tou
nan Plent lan ak nan 16t atik ak o1d Tribinal la ki nan dosye nan biwo Grefye a. Ou kapab enspekte
dokiman sa yo nan Biwo Grefye a nenp6t kili nan ore n6mal biwo, Lendi pou rive Vandredi, ant 9:00
a.m. ak 4:00 p.m., Fizo Ore Les. Si ou genyen nenpot kesyon oswa senpleman si ou bezwen on
kopi Fomile Demand Ranbousman, ou kapab rele Administrate Regleman an nan nimewo 1-800-
981-7567 oswa ou kapab we dives kalite dokiman regleman an sou entenet nan sit web www.
MiamiFireFeeSettlement.com, epitou ou kapab enprime Fomile Demand Ranbousman an nan sit
web la.
TANPRI PA RELE TRIBINAL LA, GREFYE TRIBINAL LA OSWA MINISIPALITE MIAMI. YO P AP ANMEZI
POU REPONN KESYON OU YO.
Dat la: dat 6 ien 2008. nan Miami. Florid.


Pou jwen plis enfbmasyon, rele nimewo 1-800-981-7567 oswa ale sou sit w^^
I www.Mia^^S^^^^ ^mi~iemeSetle~SSSfmen~cm^^^^^^^^^^^^


Page 7









I INFORMATIONS ECONOMIOUES


Mercredi 30 Juillet 2008
Haiti en Marche Vol XXllT N 27


40% des immigrants recent envoient des fonds a l'etranger


Le montant moyen exp6did a l'6tranger est
de 2 500 dollars.
Au Canada, 4 immigrants sur 10 arrives au
debut du mill6naire ont envoy de l'argent a leur famille
ou a des amis a l'6tranger au moins une fois en quatre
ans.
Le montant moyen exp6did a l'6tranger est
de 2 500 dollars, quand l'envoi est effectu6 dans les
deux premieres anndes de presence au Canada. Il passe
a 2 900 dollars quand il a lieu aprbs la deuxibme annde,
selon Statistique Canada.
La fr6quence des envois de fonds varie
sensiblement d'un pays a l'autre. La proportion la plus
6lev6e concerne les immigrants des Philippines et


d'Haiti (plus de 60% ont envoy des fonds); et la plus
faible, ceux de la France, du Royaume-Uni et de la
Corde du Sud (moins de 10% l'ont fait).
La fr6quence des envois de fonds est la plus
forte chez les immigrants de pays ayant un produit
int6rieurbrut (PIB) par habitant plus faible. Ainsi, 36%
des immigrants de pays dont le PIB par habitant est
inf6rieur a 4 000 dollars ont envoy de l'argent dans
leur pays d'origine, contre seulement 11% des
immigrants de pays dont le PIB par habitant est de 15
000 dollars ou plus.
Des facteurs d6mographiques entrent aussi en
ligne de compte. Par exemple, les montants envoys
par les femmes 6taient 12% inf6rieurs a ceux envoys


par les hommes. En outre, les immigrants de 25-44
ans 6taient beaucoup plus susceptibles d'envoyer de
l'argent a l'6tranger, et d'envoyer des montants
beaucoup plus 6lev6s, que ceux dans les groupes d'Age
plus jeunes ou plus Ag6s.
Selon les donndes de la Banque mondiale
pour 2004, les envois de fonds constituent une
importante source de revenus pour les personnes vivant
dans des pays en voie de d6veloppement. Ils
repr6sentent de 20 a 30% du PIB de certains pays,
dont Haiti ; et de 10 a 19% d'autres pays comme la
Jamaique, les Philippines et la R6publique
dominicaine.


"Copyrighted Material


Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"


La FAO lance un plan d'aide d'urgence
La FAO, l'Organisation pour l'Alimentation agricole dans le pays. Des fonds ont &t6 investis pour
et l'Agriculture de 1'ONU, a lanc6 un plan d'urgence encourager la production locale de semences de bonne
pour aider Haiti a faire face a la hausse des prix quality. Les canaux d'irrigation endommag6s par des
alimentaires, dans un pays oni un enfant sur 5 souffre inondations sont en cours de reparation, et des
de malnutrition chronique. reservoirs sont en construction afin de fournir de l'eau
La FAO va fournir aux paysans les plus aux zones arides.
touches les outils agricoles dont ils ont besoin pour la La FAO espbre que ce plan d'urgence va
prochaine saison. 70 mille familles vont b6ndficier de permettre a court terme d'augmenter la quantity et la
ce plan, qui va fournir 600 tonnes de c6rdales et 6quiper quality de la nourriture disponible pour les enfants
les agriculteurs. Plusieurs projets ont d6ji d6but6, et hatiens, et qu'un secteur agricole renforc6 va pouvoir
sont consacr6s aux besoins a long-terme du secteur se maintenir dans le futur, sans aide ext6rieure.


Un associe de 1'ex-president Aristide (et aussi de
John McCain) condamne pour fraudes aux USA


1 million 300.000 dollars
am6ricains, tel est le montant d'une
amende que le patron de la compagnie
de t6lcommunication IDT est
condamnd a verser a la Commission
F6d6rale des Communications des Etats-
Unis. Selon une decision de la justice
am6ricaine la culpability de James
Courter est prouv6e en termes de
violation des regles r6gissant les
telecommunications.
I1 est reconnu que le premier
responsable de la compagnie IDT a
utilis6 des voies d6tourndes pour
renflouer les comptes de certains
officiels strangers, parmi eux, l'ancien
president Jean-Bertrand Aristide. James
Courter agissait ainsi en change de
tarifs pr6f6rentiels sur la minute pour les
appels a longue distance.
Selon l'article de Lucy
Komisar, par dans l'6dition du 11 juillet
du magazine en ligne Portefolio.com,
Michael Jewett, manager de la


compagnie dans la Caraibe a &t6 vird
pour avoir d6nonc6 les combines de son
patron. Ce sont ses d6nonciations qui ont
mis les enqueteurs sur la piste de James
Courter.
I1 est r6v616 que contrairement
aux autres compagnies qui versent 23
centimes sur chaque minute d'appel
longue distance place vers Haiti, via la
T616co, la compagnie de James Courter
versait seulement 8,75 centimes
americains. De plus, sur les 8,75 cen-
times qui revenaient a la compagnie
nationale de t6Clphonie, la compagnie
IDT d6posait 3 centimes sur un compte
qui appartiendrait a Jean-Bertrand
Aristide et localism a Turks and Caicos.
Le num6ro 1 de l'IDT est un
ancien repr6sentant du New Jersey au
congrbs americain. I1 est impliqu6 dans
les campagnes de levee de fonds en
faveur du candidat republicain aux
(ARISTIDE
/ p. 17)


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!ii i ii ! i i i idili i i i i i ii i i! i i i!!! i. . ii i i i ii i ii i i i i iiiii i !! i ii ii i i i iiil iiii i


Page 8


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Mercredi 30 Juillet 2008 MIAMI-DADE CO N TY Page 9
HaitienMarche -VolXXII N 27 MIAMI-DADE COUNTY Page 9


MIAMI-3DE


ADVERTISEMENT FOR BIDS

PROJECT NAME : Miami International Airport Front Terminal D-H Fire Sprinkler and Life Safety Upgade
PROJECT NO. A155B1
Sealed Bids for the Project designated above will be received for and in behalf of Miami-Dade County, by the Office of the Clerk, in the Stephen P. Clark Center, Suite 17-202, 111 N.W. 1st
Street, Miami, Florida, 33128 until 1:00 P.M. Tuesday. September 16, 2008 or as modified by addendum, at which time all Bids will be taken to a room to be designated by the Clerk of the Board in
said Stephen P. Clark Center. Bids are to be submitted in two envelopes. Bids received after the time and date specified will not be considered. Envelopes A of Bids, containing only the Schedule of
Intent Affidavit(s) will be publicly opened and the names of the Bidders read aloud. Upon notification by the Department of Small Business Development, bidders may correct defects on the Schedule
of Intent Affidavit(s) within forty-eight (48) hours after bid submission. Envelopes B of Bids, containing all of the remaining bidding documents, from Bidders that have not been rejected as not
responsive will be opened publicly and read aloud forty-eight (48) hours after the bid submission date and non-responsive bids will not be opened. Bidders are invited to be present at each opening.
The County reserves the right to postpone or cancel the bid opening at any time prior to the scheduled opening of bids.
IN GENERAL THE WORK COMPRISES: Installation of fire protection (sprinkler) system in those areas of the Front Terminal D through H presently lacking fir alarm and/or fire
protection systems as indicated in the Plans. Work also includes demolition and replacement of wood ceilings in several stairway areas and installation of smoke screens as indicated in the project limit
plans.
BID DOCUMENTS: The Miami-Dade Aviation Department will make the Bid Documents available, on Wednesday, August 6, 2008 for inspection by individuals by appointment only,
on business days during the hours of 9:00 a.m. to 4:00 p.m. at 4200 NW 36 Street, Bldg. 5A, 4th Floor. Interested parties are to schedule an appointment to review the Bid Documents through William
C. Murphy (305) 876-0922_ The duration of each appointment will not exceed two (2) hours. However, the Department may schedule additional time slots (not to run consecutively with the original
appointment), if available. At the time of the appointment, and prior to any Bid Document review, interested parties will be required to present current, government issued, picture identification (e.g.,
Driver's License, United States Passport), documentation that they are licensed architect, engineer, or contractor who may perform work on, or related to, the Project, and sign and notarize a
Confidentiality Affidavit certifying that the company and each authorized employee agrees, that in accordance with Florida Statutes 119.071(3)(b) and one or more of the following Florida Statutes,
281.301 and 331.22, to maintain the information contained in the Bid Documents as being exempt from the provision of Florida Statute 119.07(1) and 24(a), Article I of the State Constitution. In
addition, interested parties are advised that individuals will be monitored while reviewing these documents. Interested parties may take notes, however, no photographs and/or copying of the
documents will be allowed.
The Bid Documents can be purchased at the offices of Rodriguez and Quiroga Architects Chartered, 2100 Ponce de Leon Boulevard, Mezzanine Level, Coral Gables, Florida 33134 between
the hours of 9AM and 4PM, Monday through Friday, Contact:
Amy Garcia (305) 448-7417 ext. 14

as follows:
1. Non-refundable Payment of$ 150.00 for each set of Bid Documents
2. Refundable Deposit of $500.00 for each set of Bid Documents
The non-refundable payment shall be by any type of check, or money order, only, and made payable to the Miami Dade Aviation Department. The refundable deposit must be by Cashier's or
Certified check only, and made payable to the Miami Dade Aviation Department. Each interested Bidder shall furnish an address, telephone and fax numbers, and email address for the purpose of
contact during the bidding process. A business card with all of this information will suffice.
To purchase a set of the Bid Documents, each purchaser must present to Rodriguez and Quiroga a current
A. copy of government issued, picture identification (e.g., Driver's License)
B. copy of the architect, engineer, or contractor qualifier's license issued by the Florida Department of Business and Professional Regulation for the Bidder making the purchase
C. an original, notarized Confidentiality Affidavit signed by the licensed architect, engineer, or contractor.
D. Upon payment, presentation of the notarized Confidentiality Affidavit and verification of the required identification documents, numbered sets of documents will be issued to the bidders.
Bidders may purchase as many sets as they wish. However 24 hour notice to Rodriguez and Quiroga is required if more than 5 sets are to be purchased.

Only full sets of the bid documents will be issued.
Confidentiality Affidavits may be obtained in advance by downloading from www.miami-airport.com/html/bids.html.
All Bid Documents, including any copies made, shall be returned to MDAD All Bidders that timely return the Bid Document will have their deposit returned. Those Bidders that purchase
Bid Documents, but elect not to participate in the bidding process are also required to return all copies of the Bid Documents to MDAD. Failure to return the Bid Documents and copies made to
MDAD within five (5) working days after the Bid Due Date may be reported to a Law Enforcement Investigating Authority and will forfeit the deposit. Furthermore, Bidders that fail to return Bid
Documents shall not be allowed to participate in future Confidential solicitations until such time that the firm has taken corrective actions that are satisfactory to Miami Dade County. The purchaser of
the Bid Documents shall be required to certify that they have returned all original Bid Documents plus any copies and they have not retained any copies.
All bids must be submitted as set forth in the Bid Documents. The County reserves the right to reject any or all Bids, to waive informalities and irregularities, or to re-advertise the Project.
The County, by choosing to exercise its right of rejection, does so without the imposition of any liability against the County by any and all bidders.
PRE-BID CONFERENCE: The Miami-Dade Aviation Department will hold a Pre-Bid Conference and Site Inspection on Tuesday, August 19, 2008 from 9:00 AM to 11:00 AM at 4200
NW 36 Street, Bldg. 5A, 4th Floor, Conference Room F of the Miami-Dade Aviation Department, for all interested parties. Attendance will be limited to two (2) representatives per firm. No other Site
Inspections will be provided by the Miami-Dade Aviation Department. It is the policy of Miami-Dade County to comply with all the requirements of the Americans with Disabilities Act (ADA). For
sign language, interpreter services, material in accessible format, other special accommodations, or airport-related ADA concerns, please contact the MDAD Office of ADA Coordination at (305) 876-
7024.
COMMUNITY SMALL BUSINESS ENTERPRISE PROGRAM
Contract Measures for this Project is (are): 19.00%
COMMUNITY WORKFORCE PROGRAM
The Community Workforce Goal for this Project is: 10.00%
BID GUARANTY: Each Bid must be accompanied by a Bid Guaranty of not less than five percent (5%) of the Total Bid in a manner required by the Instructions to Bidders. No Bid may be
withdrawn after the scheduled closing time for the receipt of Bids for a period of one-hundred and eighty (180) days. The County reserves the right to reject any or all Bids, to waive informalities and
irregularities, to reject all bids, or to re-advertise for Bids.
BID IS SUBJECT TO THE FOLLOWING PROVISIONS AMONG OTHERS:
1) The Miami-Dade County Responsible Wages Ordinance.
2) The Provisions in reference to the timetables for minority and female employment participation, expressed as a percentage, for the Contractor's aggregate work force in each trade on all construction
work in the covered area, as follows:

Timetables Goal for minority Goals for female
Participation for each Participation for
From 4/01/81 trade in Miami-Dade County each trade
Until further notice 39.5 % 6.9 %

As used in this Notice, and in the Contract resulting from this solicitation, the "covered area" is Miami-Dade County, Florida. These goals are applicable to all Contractor's construction work
(whether or not it is Federal or Federally assisted) performed in the covered area.
3) The "Equal Opportunity Clause" and the "Standard Federal Equal Employment Opportunity Construction Contract Specifications" as set forth in the Contract Documents.
The Contractor's compliance with the Executive Order and the regulations in 41CFR Part 60-4 shall be based on its implementation of the Equal Opportunity Clause, specific affirmative
action obligations required by the specifications set forth in 41CFR 60-4.3(a), and its efforts to meet the goals established for the geographical area where the Contract resulting from this solicitation is
to be performed. The hours of minority and female employment and training must be substantially uniform throughout the length of the Contract, and in each trade, and the Contractor shall make a
good faith effort to employ minorities and women evenly on each of its projects. The transfer of a minority or female employee or trainee from Contractor to Contractor or from project to project for
the sole purpose of meeting the Contractor's goals shall be a violation of the Contract, the Executive Order and the regulations in 41CFR Part 60-4. Compliance with the goals will be measured against
the total work hours performed.
The Contractor shall provide written notification to the Director of the Office of Federal Contract Compliance Programs within ten (10) working days of award of any construction subcon-
tract in excess of $10,000 at any tier for construction work under the Contract resulting from this solicitation. The notification shall list the name, address and telephone number of the Subcontractor;
employer identification number of the Subcontractor; estimated dollar amount of the subcontract; estimated starting and completion dates of the subcontract; and the geographical area in which the
Contract is to be performed.
4) Miami-Dade County has enacted an ordinance governing utilization of certified Community Small Business Enterprise (CSBE) Subcontractors. Requirements for compliance with this ordinance are
contained in the Contract Documents.
5) Pursuant to Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t), a "Cone of Silence" is imposed upon RFPs, RFQs or bids after advertisement and terminates at the time the County Manager issues a
written recommendation to the Board of County Commissioners or a Notice of Contract Award Recommendation, whichever comes first. The Cone of Silence prohibits communications regarding
RFPs, RFQs or bids between potential vendors, service providers, bidders, lobbyists, or consultants and the County's professional staff, including but not limited to the County Manager and the County
Manager's staff. A Cone of Silence is also imposed between the Mayor, County Commissioners or their respective staffs and any member of the County's professional staff including, but not limited to,
the County Manager and the County Manager's staff.
The provisions of Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t) do not apply to oral communications at pre-bid conferences, oral presentations before selection committees, oral
communications with the Contracting Officer, as published by the Department of Small Business Development in their weekly Cone of Silence Project Information Report, for administering the
procurement process, provided the communication is limited strictly to matters of process or procedures, Contract negotiations during any duly noticed public meetings, public presentations made to the
Board of County Commissioners during any duly noticed public meeting or communications in writing at any time unless specifically prohibited by the applicable RFP, RFQ, or bid document. Bidders
or proposers must file a copy of any written communication with the Clerk of the Board, which shall be made available to any person upon request. The County shall respond in writing and file a copy
with the Clerk of the Board, which shall be made available to any person upon request.
In addition to any other penalties provided by law, violation of Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t) by any bidder or proposer shall render any RFP award, RFQ award, or bid award
voidable. Any person having personal knowledge of a violation of this Ordinance shall report such violation to the State Attorney and/or may file a complaint with the Ethics Commission. Bidders or
Proposers should reference the actual Ordinance for further clarification.
6) The County shall not be responsible for any modifications or alterations made to the Bid Documents or to the Contract Documents other than those made by Addendum, Change Order, or Work
Order.
7) Pursuant to Miami-Dade County Code Section 2.8-1 (d), a Bidder shall have on file, prior to contract award a duly executed Uniform County Affidavit with the Miami-Dade County Department of
Procurement Management (DPM), to be maintained with the bidders vendors registration file. The Bidder is responsible for obtaining the Vendor Registration Package, including all affidavits by
downloading from the DPM website at www.miamidade.gov or from the Vendor Assistance Unit at 111 N.W. 1st Street, 13rl Floor, Miami, Florida 33128, (305) 375-5773.









I LES LECONS DE L'HISTOIRE


Mercredi 30 Juillet 2008
1 Haiti en Manrche Vnl XXIT N 27


L'Oncle n'a-t-il point parl6 aussi pour nous !


(PRICE-MARS ... suite de la lere page)
dira-t-on, a quoi bon se donner tant de peine a propos
de menus problkmes qui n'int6ressent qu'une tres
infime minority d'hommes, habitant une tres infime
partie de la surface terrestre ? >, il venait de lancer au
contraire unbrflot dont les 6tincelles rejaillirontjusque


Jean Price-Mars


de l'autre c6t6 de l'univers avec la reconnaissance des
CUsaire, Senghor et Damas et quantity d'autres et non
des moindres qui fait que Haiti sera la vedettejusqu'au
premier Festival mondial des arts ntgres a Dakar
(S6n6gal) en avril 1966.
Le ministre Eddy Lubin n'a pas cach6 le
veritable objectif derriere la tentative de ressuscitation
de cette 6poque a travers un ouvrage consid6r6 comme


en 6tant embl6matique. << Ainsi parla l'oncle > est par
en 1928 (6dit6 a Paris), Haiti 6tait en pleine Occupation
americaine (1915-1934). C'est tout dit.
Le ministre, double d'un artiste et d'un
homme culturellement engage, a bien pos6 la question.
Comment pouvons-nous accepter de d6truire ainsi
nous-m6mes notre pays, de nous d6truire avec cette
rage, quelle est l'origine de cet esprit suicidaire ?
Le probleme est plus que politique ou
6conomique. C'est un problem existentiel, estime-t-
il.
II faut done en rechercher l'origine dans nos
propres fondations, dans nos profondeurs.
Peut-6tre l'oubli de nos origines. Le reniement
de notre identity propre. Le bovarysme d6nonc6 d6ji
par le Dr Jean Price-Mars dans << Ainsi parla l'oncle. >
Mais Price-Mars fut entendu. La culture et
l'art haftiens resplendiront dans le ciel du Nouveau
monde ainsi que de l'Ancien.
Et ce fut la peinture de Hector Hyppolite (dont
nous c6l1brons aussi cette annie le soixantieme
anniversaire de la mort).
Et ce fut le Centre d'Art, le temple
international de la peinture dite primitive (comme le
sera l'atelier de Andy Warhol pour le Pop Art a New
York dans les annres 70).
Et ce fut la po6sie des Jean Briere, Carl
Brouard, Roussan Camille, Morisseau Leroy, Magloire
St-Aude (dont l'hMritage se poursuivra avec Rend
Philoctete, Davertige, Anthony Phelps et Frank6tienne)

Et ce fut la consecration internationale de la
musique et de la danse folklorique haitiennes avec non
seulement le Jazz des Jeunes, Ti-Roro, et la Troupe
folklorique nationale, mais aussi '
l'6tablissement en Haiti des
grandes ballerines et chor6graphes
Lavinia Williams et Katherine
Dunham.
L'appel de << Ainsi parla
l'oncle > fut entendu et repercut6
aux quatre coins d'Haiti et de la
Terre.


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Mais aujourd'hui ?
Mais commenqons plut6t par le
commencement. Que s'est-il pass ? Comment en
sommes-nous arrives l1, a devoir rechercher un demi-
siecle plus tard a repartir a z6ro. Et si d6sesp6r6ment ?
Comment la belle < renaissance > haitienne
a-t-elle pu aussi vite
disparaitre ? A tout
jamais.
Al o rs
qu'elle se concrdtisait
aussi entermes socio-
economiques
creation d'emplois,
richesses nationales
avec l'explosion
aussi du tourisme la
faveur de l'expo-
sition universelle
comm6morant le
Bicentenaire de la
fondation de la ville
de Port-au-Prince en
1949. Carl Brouard
Eh bien, la r6ponse, elle est la mme que celle
qui nous prDoccupe, qui nous taraude aujourd'hui, 1l,
ici et maintenant. La r6ponse, c'est la politique.
Papa Doc fut Dlu en 1957.
Franqois Duvalier fut aussi un disciple de
l'Indig6nisme. Mais il se croyait charge de la mission
d'en r6aliser l'agenda politique. Et patatras.
Car la difference entre Duvalier et Price-Mars
6clate dans la
presentation qui a
Itd faite si
SE-S Imagistralement
mercredi par le
ministre de la
SCulture Eddy
Lubin.
Le Dr.

M D E s'imaginait pas
MES MPES tourner le dos e
MESLAM ES l'humanit6
T I ES S lorsqu'il 6crit :
<< Nous n'aurons
QIWSE O COMPLrFiES de chance d'6tre
nous-memes que si
nous ne r ppudions
M aucune part de
w 1 I heritage
ancestral. >>
Par con-
tre, le regime de
Papa Doc aura &t6
symbole de divi-
sion avant toute
chose. Par le fer et
le feu.
Vous me
direz, n'est-ce pas


(voir PRICE-
Le poete surrealiste Magloire Saint-Aude MARS/ 12)


ouri


Ou mt l ontl iou nou
WM %ia1ll .
BEjtZH


Page 10





Mercredi 30 Juillet 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 27


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I LES LECONS DE L'HISTOIRE


Mercredi 30 Juillet 2008
SHaiti en Marche Vol Y T N 27


L'Oncle n'a-t-il point parl6 aussi pour nous !


(PRICE-MARS ... suite de la page 10)
le sort de toute revolution.
La Revolution franqaise est la fille naturelle
(si ce n'est 16gitime) de la philosophie des Lumibres :
Rousseau, Voltaire, Diderot, Montesquieu. Que ces
derniers l'aient voulu ou non.
Et ce fut aussi Robespierre. Ce fut la Terreur.
Etait-il possible d'dviter la traduction
6galement en termes politiques du grand
bouillonnement haitien des anndes 40 ?
Entout cas, c'est ce que nous avons rat6. C'est
une evidence. Mais c'est une analyse qui d6passe le
cadre d'un simple editorial autour d'une invitation pour
la presentation de la r66dition d'un ouvrage, il est vrai


majeur.
Ni qu'il faut d6sesp6rer de pouvoir le refaire.
Refaire << la renaissance. > Refaire Haiti.
Mais ce qu'il faut surtout retenir a la faveur
de cette initiative du Ministere de la culture et de la
communication de porter l'accent sur le livre phare de
cette grande 6poque, << Ainsi parla l'oncle > : c'est que
les bonnes intentions ne suffisent pas comme on a trop
tendance a le croire a notre 6poque ou tout commence
et finit par et dans les m6dias. Oi~ l'on d6fait et refait a
chaque instant le monde. Oui, sur le Web (Internet).
II faut la foi. Et il n'y a pas de foi sans sa
bible. Dans les anndes 30 et 40, sous la botte de
l'occupant americain, ce fut < Ainsi parla l'oncle. >


Nous avons aujourd'hui encore besoin d'une
bible, hommes de peu de foi. Devenus presque
insensibles a une r6alit6 similaire, sinon pire.
Il nous faut unAUTRE << Ainsi parlal'oncle. >
Une lumibre. Authentique. Vivante.
Mais qui est peut-6tre d6ji en route. I1 nous
suffit, comme Siegfried, le h6ros de Wagner, de tendre
un peu plus attentivement l'oreille et nous pourrons
comprendre jusqu'au chant des oiseaux.
Mais vous dire plus ce ne serait d6ji plus un
editorial.
Marcus, 25 Juillet 2008


I r *0. e( 1I r" bufrf ylsre


0 *Is m as4


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LIBRE PENSEE


Mercredi 30 Juillet 2008
1 HaYti en Marche Vol XXII No 27


Changement !


< des changements n'a pas les moyens de se maintenir. >
Edmund Burke

Qu'on le veuille ou non, chez nous en Haiti,
les elections pr6sidentielles am6ricaines ont toujours
eu un grand 6cho. Je dirais meme que dans le temps,
elles inspiraient mmme une certaine peur. Ou du moins,
c'6tait mon impression, d'enfant. Quandj'6tais petit,
je n'arrivais pas a comprendre, comment on pouvait
avoir peur d'un changement de Gouvernement dans
un pays stranger. J'ai v6cu ainsi, a partir de mon << ge
de raison ~, l'arriv6e a la < Maison Blanche >, de
Johnson (1963-1969) et de Nixon (1969-1974). Dans
le cas du scandale de < Water Gate >,je me demandais
pourquoi Nixon n'arrivait pas a envoyer au Dimanche > ou aux < Casernes Dessalines > ou mime
au n Cafeteria >> ces jeunes journalistes qui ne
cessaient de le nuire. Je commencai a comprendre que
l'on 6tait diff6rents. J'6coutais, d'une oreille
faussement distraite, les conversations des < Grandes
personnes > sur les pr6tendants a la < Maison
Blanche >. On se demandait lequel des deux candidats
serait beaucoup plus complaisant avec le
Gouvernement d'Haiti. Lequel allait favoriser les
int6rsts du R6gime. Lequel, par contre, verrait d'un
bon ceil les agissements des < Kamokins >, leur
facilitant meme l'acces a des armes, a des munitions
et ... a des avions, ces avions qui mitraillaient le Palais
National, et remplissaient de tracts la ville de Port-au-
Prince. Ainsi, je me souviens d'avoir entendu chuchoter
par mes parents, par la famille, le nom des candidats
aux elections pr6sidentielles am6ricaines tout en dvitant
de s'incliner ouvertement pour l'un ou l'autre. Je vivais
ainsi ces elections pr6sidentielles dans l'impatience et
en proie a une certaine angoisse. Cela causa mon
indifference un peu plus tard dans le cas de Ford (1974-
1977) ou de Carter (1977-1981). La crise en Iran
r6activa mon int6ret puis il fut maintenu avec la
< Guerre des Etoiles > ou a cause de l'attentat contre
Reagan (1981-1989). La Guerre contre l'Irak suscita
davantage mon int6ret durant le mandat Bush Pbre
(1989-1993) et celui qui rdellement me marqua,
ind6pendamment de l'affaire de la < Stagiaire >>, fut


Clinton (1993-2001). Le mandat actuel de Bush Fils
(2001-) ne peut laisser personne indifferent. Mieux vaut
done le laisser de c6t6.
Maintenant, chores amies lectrices, chers amis
lecteurs, je suis, de facon attentive, ce qui se passe
dans l'univers politique des Etats-Unis. J'ai mme v6cu
avec une passion d6bordante les Primaires D6mocrates.
La victoire de Obama me semble quelque chose de
grandiose. Quelque chose a commence changer. Une
nouvelle bre semble s'ouvrir dans la politique
internationale. Un nouvel air semble souffler sur
l'univers politique mondial. Plus de 200.000 personnes
ont applaudi Obama a Berlin. Les Am6ricains, jadis
mal percus, mal compris dans leurs relations avec les
autres, semblent maintenant vouloir 6tre compris. Un
nouvel aspect de l'Am6ricanisme semble prendre
naissance. Je m'en r6jouis. Profond6ment. A un titre
double. II fallait quelque chose de nouveau. Obama
semble vouloir incarner le changement, avec toute
l'agressivit6 et l'arrogance de celui qui se sait porteur
de changement. Ojala il r6ussisse comme aurait dit
un Espagnol. Il ne visite pas l'Espagne. Certains partis
s'en sont plaints. J'en profite pour vous annoncer que
nous aurons parmi nous en Haiti, prochainement, la
Vice Pr6sidente du Gouvernement Central espagnol,
Mme. Fernandez de la Vega. Elle aussi, a c6t6 de
Rodriguez Zapatero (ZP), a protagonist le changement
en Espagne.
Revenons cependant a Obama, celui qui
incarne actuellement les vrais espoirs de
transformation, a l'6chelle mondiale. J'espbre qu'ilva
pouvoir rdellement aider a d6molir les murs de
l'incompr6hension. < Les murs entre les pays les plus
riches et les plus pauvres ne peuvent pas rester debout.
Les murs entre les races et les tribus, entre les indigenes
et les immigrants, entre chr6tiens, musulmans etjuifs
ne peuvent pas rester debout.> a-t-il dit a Berlin.
A travers le monde souffle done un vent de
changement, et, chez nous, pas une simple brise, pas
un soupcon de modernity ni meme < l'envie de vouloir
avoir envie de changer les choses. Le meme
< pimpimp>. La meme rengaine. Les memes < haines >.
Les memes < chaines >. De l'6goisme. De l'ignorance.


Trop d'int6rsts mesquins. Je n'ai pu m'empecher de
relire certains passages du livre de Lyonel Paquin:
< Les Haitiens, Politique de classe et de couleur >.
Edifiant. Instructif. Il rapporte que Firmin, en exil a
St. Thomas, 6crivit dans une lettre : < ... Nous mentons
impundment au monde entier ; car nous avons
soigneusement conserve l'ignorance a la base de notre
organisation sociale et nous en avons fait les
fondements de toutes nos prestidigitations
constitutionnelles et 16gales. Un tel mensonge,
pers6v6rant et syst6matique, a non seulement corrompu
les esprits et fauss6 les meilleures conceptions d'une
vraie ddmocratie, mais a encore influx, de la manibre
la plus malheureuse, sur la notion de la souverainet6
et le fonctionnement de l'organisme national. L'autorit6
qui doit appartenir, de fait et de droit, a la loi et a la
raison, a perdu, parmi nous, tout prestige moral, toute
assise solide, pour se transformer en des
pr6pondrances 6ph6mbres, malfaisantes, sanguinaires
ou grotesques, mais toujours arbitraires et effr6ndes. >
Enfin, chores amies lectrices, chers amis
lecteurs, si les choses ne changent pas en Haiti, ce n'est
pas simplement une question de moyens 6conomiques
mais surtout de manque de volontW. En Haiti, si le
changement ne se fait pas, la faute ne revient pas aux
nombreux ignorants, mais a ceux qui ont eu le rare
privilege de l'instruction, la chance de la formation.
Et, comme disait Firmin, toutes les races, le progrbs ne s'effectue, ne devient
tangible que lorsque les couches sociales inf6rieures,
qui forment toujours la majority, tendent a monter en
intelligence, en puissance, en dignity et en bien-6tre.
La oni la politique, dite 6clairde, ne consiste qu'a
perp6tuer l'infiriorit6 de ces couches, formant l'assise
meme de la nation, en exploitant leur ignorance, il n'y
a point de progrbs possible..>..
Combattons done l'ignorance, a tous les
niveaux. Et, vu que les choses doivent changer,
prenons-en conscience et mettons-nous au travail afin
de cesser d'etre, < un Dffi, une Anomalie, une
Menace >.
Oscar Germain
germanor20055@yahoo.fr
Juillet 2008


LIVRE

"Haiti : Ajustement structurel et problems politiques"


Les politiques 6conomiques imposes par le (ouvrage de FRITZNER GASPARD,
FMI et la Banque mondiale aux dirigeants des pays paru chez L'Harmattan)
pauvres sont-elles compatibles avec les intl6rts de leurs les moyens de faire valoir leurs points de vue, de
administrds ? Dans le processus des negociations
administres ? Dans le processes des negotiations quelles marges de manoeuvres disposent-ils pour faire
internationales, les dirigeants des pays pauvres ont-ils sse eus revendications ? Etant donn6 1'uchec
retentissant des politiques
I conomiques pr6ndes par le FMI et
Sla Banque mondiale depuis la fin de
Sla seconde guerre mondiale, n'est-il
pas temps de proc6der a une r6forme
A 1830 (63 pm) dns les ardns de nstt fran s en profondeur du mcanisme de prts
aux pays pauvres ? Les r6ponses a
SJeudi lOjuillet ces questions sont consigndes dans
La Grande Vadrouwiede (Crard Oury,1966,132mn. le livre de M. Fritzner Gaspard qui
~ wcLouisde FunS.O_,uda Brokett urvil vient de paraitre chez L'Harmattan
En 1942.,~ks de rcuation alemande en Fra~ne u aion britiue est abatt par < Haiti : ajustement structurel et
wi Fktri imahlduk d i s Peisu.5S pn ,Fnt* l ~parachi.Dag Frwraa problomes politiques >>.
dmentabiaeltwr LVpsneheueur ib re Avam&&L r eripan wed
le Roam-uiiunr. PatMa par s a demands ugm "ifta xnarede ornrreus Apres avoir patiemment
p lwfiesismde lea ur ae, nhbMgogne depouille des tonnes de
Jeudi 17 juilt documents, M. Gaspard defend une
La fl des grndeurs de Gerard Oury, 1971,113mn. these bien documented et charpent6e
Awec LulidefunPs Yves MsntardAAce Saplttch, IanrSmubert sur les politiques economiques,
Barn m td cowr cause d nai r eifun i~wiOmD on Sateswu~ wfer dv l rireit appel6es g6ndralement ndo-liberales,
paw a rsm nai sk r our ns sawvim tKr afib n mineIIte imposes par les pays riches a Haiti
person rale metweais r'manper sam une encon tranee duPbgeanboe anou-
raedee butji~eulwurade rnrtoot tisat gaei_ comme a linstar de pays d'Afrique.
JEn retraqant un processus historique
Jult precis des politiques de privatisation
L a Coraud de Gnrard Oury, 1965,11 mrn. mises en place en Haiti, notamment
Film fraru-i alo-e~pdgnal a Loui de Fiv, tKBv Je Lefebvre, Ieba L-Mca et
Hcmnrn sous la pr6sidence de Jean-Bertrand
L,aar tAr aeM MWhaIantitMbeniprtniAOn u ci Yeskiuent n Aristide, deuxieme version 1994-
m t prIlatok e5a .ol ed reaululoffteUnvoyageNa- 1997, l'auteur a su 6tablir un
Bordeaux os rah payK au wolant dune supte Cadile bare bne ddrogue etde d-
mnB., diagnostic pr6cis des consequences
de cette politique sur la population.
Jeudi 31 juiet Impos6e par le FMI et des institutions
Legandrestauran de Jacques Besnard,1966,83mn. du meme calibre, cette politique est
Avec Luli de unes, Baiwd Blier, NO4 Roqueiw1. Jean Ain et ewn Manob
Monsie septirnediried'une mainRdeferlebre, Grnd Retaurant,temppa ii analysde, inventories, expliqu6e,
risindelamintomaia fiarhwaise a iswieaeibient6thouleverdeepaMrei&I~rnene avec un luxe de details susceptibles
rundlctateursu-amercalileprtslden tNvals venan diner chezhuL.Tautsemte de convaincre le lecteur de la these
l'ccuser de cornplidte
d6velopp6e. On apprend,
contrairement a ce qui se dit parfois
Strop vite, que les autorit6s haitiennes
-,,. ne se sont pas couches d'entrde de
jeu devant les instances 6conomiques
N INSTFFUT FR ANC AIS internationales. Fritzner Gaspard
..ddvoile les divergences entre les


autorit6s haitiennes et les tenants des institutions
internationales : < Dans l'dventualitd d'un retour a
l'ordre constitutionnel, une grande reunion informelle
s'est tenue a Paris au mois d'aofit 1994 sous les
auspices des institutions financieres internationales et
des principaux pays donateurs d'aide a Haiti. C'6tait
pour le gouvernement haitien l'occasion de presenter
un programme de reconstruction sociale et
economique >>.
A ceux qui ont l'habitude de ne voir que l'6chec
patent des presidences haitiennes en matibre
6conomique, l'auteur souligne, avec arguments a
l'appui, que la gestion de l'6conomie, notamment au
niveau des entreprises publiques, pendant les trois
premiers mois du gouvernement Aristide-Prdval, a &t6
une r6ussite : < Le bref passage du premier
gouvernement d'Aristide-Prdval en 1991 avait permis
quelques ameliorations : r6sorption du deficit
budg6taire, assainissement des finances publiques,
reduction de l'inflation >.
L'originalit6 de cet ouvrage est de d6montrer
dans le cas d'Haiti une resistance farouche du peuple
contre cet ordre international.
Le retour au pouvoir du president Aristide en
octobre 1994 avait 6te structure autour < d'un
programme 6conomique > intitul << strat6gie de
reconstruction sociale et 6conomique > qui fait la part
belle aux m6thodes ndo-liberales. Etait-ce le prix a
payer pour son retour ? Qu'importe, le problkme
essentiel est ailleurs : il s'agit d'une part de ddvoiler
un m6canisme 6conomique ahurissant impose aux pays
pauvres par les riches et montrer d'autre part comment
ce mdcanisme fragilise du meme coup la stability.
En confrontant la 16gitimit6 politique du
president Aristide et les programmes d'ajustement
structurels imposes par l'6tranger, l'auteur l6abore une
these originale sur les marges de manceuvres dont
dispose un chef d'Etat dlu face aux instances
internationales qui disposent de moyens consid6rables
pour faire plier les plus r6calcitrants. Un dictateur qui
ne se soucie gubre de son opinion publique, est-il plus
apte a accepter les directives du FMI et de la Banque
mondiale qu'un chef d'Etat elu disposant de la
legitimit6 politique. Ce parametre h plusieurs reprises


(voir LIVRE / 16)


Page 14








Mercredi 30 Juillet 2008 _
Haiti en Marche Vol XXII N' 27 L iS I

Premier League Scolari veut tout gagner


Nomm6 entraineur de Chelsea aprbs l'Euro,
Luiz Felipe Scolari d6borde d'ambitions a l'aube de
sa premiere saison a la tate des Blues. Le technicien
br6silien affirme notamment avoir une 6quipe capable
de "tout gagner". Meme si elle attend encore quelques
renforts.
Scolari compte bien rebondir. Aprbs avoir
6chou6 dans sa quete d'un titre de champion d'Europe
avec le Portugal, sorti par l'Allemagne en quarts de
finale de l'Euro 2008 (3-2), le technicien br6silien
d6barque a Chelsea avec une ambition d6bordante,
voire d6mesuree. "Nous allons disputer quatre
competitions cette saison, etj 'essaierai de gagner les
quatre. Ce sera tries difficile mais nous avons l 'quipe
pour qa. Et Chelsea m 'a donned tout ce queje voulais "
, a affirm Scolari avec determination. Son
pr6d6cesseur, Avram Grant, n'6tait pas pass loin de
cet exploit. Sous ces ordres, le club londonien avait
pris la deuxibme place de la Premier League, deux
points derribre Manchester United, et atteint la finale
de la Ligue des Champions, battu par... Manchester
United (1-1, 5-6 t.a.b.). Les Blues s'6taient 6galement


inclines en finale de la Carling Cup devant Tottenham
(1-2 a.p.). Battu ou devanc6 dejustesse a chaque fois,
Grant a plac6 une barre trbs haute pour Scolari.
Mais le Br6silien croit fort en son 6quipe,
renforc6e cet &te par les Portugais Jose Bosingwa, venu
de Porto pour prbs de 25 millions d'euros, et Deco,
recrut6 a Barcelone pour 12 millions d'euros. Deux
joueurs que Scolari connait trbs bien pour les avoir eu
sous ordres au sein de la selection portugaise. Mais le
plus gros coup de Chelsea en matibre de transfert est
peut-6tre encore a venir. Si la rumeur d'une proposition
de 100 millions d'euros adress6e au Milan AC pour
Kaka parait un peu folle, l'hypothese de voir Robinho
d6barquer a Stanford Bridge est nettement plus
probable. Scolari appr6cie l'attaquant br6silien, 6valuW
a 40 millions d'euros, et le Real Madrid pourrait 6tre
tent6 de le lib6rer afin de d6bloquer les fonds
n6cessaires pour recruter Cristiano Ronaldo.
"75% de mon dquipe en tite"
Surtout, les Blues ont su conserver leurs
joueurs cl6s, a l'image de Frank Lampard malgr6 le
forcing continu de l'Inter Milan. C'est l'une des


Page 15

priorit6s de Scolari, qui n'a en revanche pas retenu
Claude Makelele et Hernan Crespo, deux hommes sur
lesquels il ne comptait plus trop. "Je connais mes
joueurs clds. II faut bdtir une dquipe autour de
quelques joueurs aux postes essentiels pour les
matches importants etjepense les connaitre. Je viens
de passer 15 jours avec mon dquipe etje sais quels
sont lesjoueurs qui doiventjouer plus que les autres.
On va dire quej 'ai 75% de mon dquipe en tote, mais
je dois travailler sur les 25% restant", a conclu le
technicienbrdsilien.
Compte tenu des moyens de Chelsea, la
quality de l'effectif des Blues ne faisait aucun doute.
Mais, a la difference de la saison passe au cours de
laquelle Avram Grant 6tait critique sinon d6cr6dibilis6,
les joueurs voient d6sormais leur entraineur comme
quelqu'un capable de les mener au sommet. "Avec
notre entraineur j 'ai encore une tries bonne chance
de la gagner ", souligne ainsi le capitaine John Terry
en faisant r6f6rence a la finale de la Ligue des
Champions perdue face a Manchester. Un parametre
capital qui pourrait placer le d6fenseur des Blues dans
le camp des vainqueurs cette saison. Scolari y croit en
tout cas.


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Rafael Nadal se rapproche encore un peu plus
de la premiere place mondiale. Apres ses succes a
Hambourg, Roland-Garros, au Queen's et a
Wimbledon, 1'Espagnol a d6croch6 un 5e titre
cons6cutif en disposant de l'Allemand Nicolas Kiefer
en finale du Masters Series de Toronto (6-3 6-2).
Rafael Nadal (Esp, 2) bat Nicolas Kiefer
(All) 6-3 6-2
L'ascension de Rafael Nadal vers le sommet
de la hi6rarchie mondiale semble inexorable. Aprbs
ses triomphes sur la terre battue du Masters Series de
Hambourg et de Roland-Garros, sur le gazon du
Queen's et de Wimbledon, le prodige espagnol a fait
un pas de plus vers la place de num6ro un mondial en














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trustant son 5e titre cons6cutif sur les courts en dur du
MS de Toronto. Plus rien ne semble d6sormais pouvoir
l'arr6ter.
A 3 victoires du tr6ne
Dans l'ombre de Roger Federer depuis plus
de trois ans, le Majorquin a su se donner les moyens
d'inverser la tendance. Alors que le Suisse paie
manifestement encore les effets d'une mononucl6ose
contracted en d6but d'ann6e et une certaine lassitude,
le quadruple vainqueur de Roland-Garros a su, lui,
apporter les modifications n6cessaires a sonjeu pour
se montrer aussi solide sur les surfaces rapides que sur
sa chbre terre battue. D6sormais capable de prendre la
balle plus t6t, d'imprimer des trajectoires plus directes
et de s'appuyer sur un revers et un service plus
percutants qu'en d6but de carribre, Rafael Nadal
d6montre au fil des semaines qu'il a maintenant les
armes pour s'imposer sur toutes les surfaces. Le tr6ne
lui semble promis. Une demi-finale la semaine


prochaine au Masters Series Cincinnati lui suffit pour
renverser le Roi Roger.
Un 5e titre cons6cutif sans forcer
Le revenant Nicolas Kiefer n'a pas eu les
moyens de stopper son ineluctable marche en avant.
Certainement encore marqu6 par les efforts consentis
en demi-finale face a Gilles Simon, l'Allemand n'a
jamais 6t6 en mesure de resister au rouleau compresseur
made in Manacor. Abandonn6 par sa premiere balle
(47%) et malgr6 quelques coups d'6clats en coup droit,
l'ancien de num6ro 4 mondial en 2000 a subi de plein
fouet la tornade majorquine, se rendant coupable d'un
trop grand nombre de fautes directes (31 contre 15).
Alors qu'il tirait la langue au terme de chaque long
rallye de fond de court et se montrait trop fragile sur
les points importants (0 balle de break convertie sur
4), Nadal se contentait de faire le travail. Sans g6nie,
l'Espagnol rouait de coups son adversaire et grice a
une solidity sans faille dans le money-time (4 balles
de break converties sur 4), s'offrait un 29e succes
cons6cutif, au bon goft de premiere place mondiale.


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REPORTAGE


Mercredi 30 Juillet 2008
SHaiti en Marche Vnl XXliT N 27


Cooperant en Haiti Vivre avec la peur


(LE DEVOIR)
7 juin 2008
L'enlkvement recent d'une jeune Qu6b6coise,
Nadia Lefebvre, A Port-au-Prince, met en lumibre les
problkmes de s6curite et les conditions de vie difficiles
auxquels font face les coop6rants dans certaines
contries de la plandte, Haiti au premier chef.
<< C'est clair que le kidnapping de l'une des
n6tres a &te v6cu comme un traumatisme par tous mes
colleagues coop6rants. Ca fait vraiment peur >>,
s'exclame Jean Roussel, un infirmier de 24 ans qui a
travaill6 en Haiti pour la section suisse de Medecins
du monde. Nadia Lefebvre n'a pas td enlevde dans
une voiture ou dans la rue, mais chez elle, au beau
milieu de la nuit. << C'est ce qu'il y a de plus inqui6tant,
affirme le directeur des operations de Medecins sans
frontibres en Haiti, Paul McPhun. Avant, les
kidnappeurs haitiens ciblaient d'autres Haitiens. Ils
viennent de franchir un nouveau cap dans la terreur en
ciblant des strangers. A ma connaissance, c'est la
premiere fois qu'ils traquent un 6trangerjusque chez
lui. >>
Etre coop6rant en Haiti, et tout sp6cialement A
Port-au-Prince, la capitale, c'est vivre avec un peu la
peur au ventre. Et meme s'ils r6ussissent parfois A
oublier cette fichue peur dans une nature grandiose,
entre mer et montagne, au milieu d'un peuple souriant,
la vie d'assi6g6s qu'y mbnent les coop6rants vient leur
rappeler sans cesse qu'ils vivent sur le flanc d'un
volcan social qui peut A tout moment exploser. Leur
existence est li6e aux imp6ratifs de s6curit6. Et cette
s6curit6 est la priority num6ro un des organisations de
qui ils relbvent.
Chacune a ses protocoles, ses diffirents niveaux
d'alerte, ses m6thodes en cas de coup dur. Et ces
organisations discutent beaucoup entre elles : elles se
tiennent informees de l'6tat de la situation et du degrd
de dangerosit6 du terrain. Leurs consignes de s6curit6
sont claires, codifies, enseigndes comme un
cat6chisme A des coop6rants, souvent jeunes, qui
doivent s'engager par 6crit A les respecter sous peine
de devoir retourner chez eux illico.
Pour le Centre d'6tudes et de cooperation
internationale (CECI), par exemple, il existe des zones
de Port-au-Prince on les coop6rants ont l'absolue
interdiction d'aller. Cit6-Soleil, le gigantesque
bidonville, fait partie des zones ainsi d6crdt6es. Les
coop6rants sont tenus de ne se d6placer qu'A bord des
v6hicules 4x4 identifies aux couleurs de l'organisation,
et vitres relev6es. Ils vivent dans des maisons appel6es
< guest houses , gen6ralement situdes au fond d'une
cour ferm6e par un 6norme portail et gard6e jour et
nuit par des < nationaux > embauch6s A cette fin et non


Ajustement structurel

et problems politiques
(LIVRE ... suite de la page 14)
fait l'objet d'analyses tres pouss6es dans l'ouvrage de
M. Gaspard. Au-delA des manipulations de toutes sortes
dans les diff6rentes manifestations contre la politique
ndo-lib6rale qui ont eu lieu en Haiti ces dernibres
anndes, il n'en demeure pas moins que l'opinion
publique haitienne reste mobilisee contre ce genre de
politiques. D'ailleurs l'auteur d6montre avec brio et
arguments a l'appui, l'effritement du pouvoir Lavalas
A cause de cette politique. L'auteur recense les
opposants A cette politique qui sont nombreux ; on les
recrute aussi au sein du pouvoir Lavalas. L'application
de cette politique est, selon M. Gaspard, l'une des
causes directes des crises politiques survenues ces vingt
dernibres anndes en Haiti. En analysant paramtres par
parametres, en dressant les portraits des acteurs
politiques et 6conomiques, Fritzner Gaspard construit
un puzzle d'autant plus convaincant qu'il raconte en
filigrane les insuffisances A tout point de vue des tenants
du pouvoir lavalassien, au premier rang desquels son
chef Jean-Bertrand Aristide.

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arms.
Les coop6rants sont 6galement choisis avec
minutie par les ONG. Ils passent A travers un sas 6troit
fait d'entrevues, de s6ances d'information, de
formation et de briefings sur la s6curit6. Des briefings
faits pour frapper leur imaginaire et les effrayer quelque
peu, A partir du principe que la peur est une bonne
conseillbre dans certaines circonstances. < On nous
apprend quoi faire au cas on nous devrions 6tre 6vacu6s
d'urgence, raconte Jean Roussel. II faut d6truire nos
ordinateurs et tout ce qui est r6utilisable. Ou bien les
enterrer. C'est vrai que c'est assez impressionnant A
entendre.
Castrant !
Mais quand on est jeune, fringant, assoiff6 de
d6couvertes et de rencontres, bien sir toutes ces
contraintes, assumes au depart, deviennent A la longue
exasp6rantes. < C'est castrant au maximum ajoute
Jean Roussel. Pas question d'aller A pied se promener,
de fureter, de rever dans le paysage. < Tu appelles avant
d'aller prendre ta p'tite bibre, le chauffeur vient te
d6poser au bar, tu appelles aprbs pour qu'il vienne te
chercher. Pas question non plus d'avoir des invites
nocturnes dans les guest houses ou de nouer des liens
amoureux avec le personnel local.
< fait en sorte que nous sommes beaucoup entre nous >>,
explique Vincent Duval, 25 ans, un crack en
informatique. Il enseigne les rudiments de la creation
de sites Web A Jacmel, au sud d'Haiti, sous les auspices
du CECI. < Sauf la fr6quentation de nos partenaires
locaux, je pourrais 6tre en Haiti sans voir ni le pays ni
les gens. >
Coup6s de la r6alit6, voilA ce que sont plus ou
moins les coop6rants en Haiti. A leur corps defendant.
< J'ai l'impression d'avoir une vie parallble, dans un
ghetto de Canadiens >>, lche Andreanne B6dard, 28
ans, conseillbre p6dagogique A Jacmel pour la
Fondation Paul G6rin-Lajoie (FPGL). Elle n'avait pas
l'air trop heureuse ce matin-l, Andrianne. < J'essaie
de gu6rir d'une diarrhea qui dure depuis deux jours. >
Andrianne avait d6ji v6cu six mois dans une famille
au Mali, > selon l'expression
consacrde. Dans la plupart des pays africains, les
imp6ratifs de s6curit6 sont moins draconiens.
De se retrouver maintenant en Haiti, enferm6e
dans une prison plut6tjolie et confortable, climatisde,
avec vue imprenable sur la baie de Jacmel, la rend mal
A l'aise. < On m'a conseill6 d'apporter des livres et
des films, mais je ne suis pas venue ici pour qa! >>,
proteste une de ses colleagues, Elise Voyer, unejuriste
de 24 ans, partie en Haiti avec Avocats sans frontibres.


Les ONG qu6b6coises ne
badinent pas avec les questions de
s6curit. < Nous accordons A cela une
importance extreme, quitte frustrer
quelques jeunes coop6rants ,
affirme Maria-Luisa Monreal,
directrice g6ndrale de l'Association
qu6b6coise des organismes de
cooperation internationale, qui
chapeaute 63 organisations. < Nous
sommes responsables d'eux. Leurs
parents nous ont A l'oeil. Nous ne
voulons pas d'incidents. >
Maria-Luisa Monreal pretend
meme que le souci de la security est
encore plus grand parmi les ONG
qu6b6coises. < D'aprbs mon
experience sur le terrain, plus que les
autres, nos organisations multiplient
les reunions portant sur la s6curit6 et
demandent A leurs coop6rants de se
rapporter r6gulibrement. >
L'aventure d'abord
Qu'est-ce qui pousse ces
femmes et ces hommes, souvent au
d6but de leur vie active, A
s'embarquer pour des pays difficiles
comme Haiti ? Que vont-ils chercher
dans un d6paysement aussi radical et
dangereux ? L'aventure d'abord, les
conditions extremes, les pics
d'existence. Ils sont dans la pleine
fougue de lajeunesse.
Jean Roussel s'est lav6 dans


un seau d'eau froide et a dormi pendant des semaines,
blotti dans son lit de camp, au milieu des colonnes de
fourmis qui montaient sur les murs de sa cabane perdue
dans la campagne haitienne. Il s'en souvient, chavird
d'6motion. < J'ai v6cu l'exp6rience de ma vie Je
revivrais qa n'importe quand Elise Voyerparle avec
la meme exaltation de son bapteme de feu en Colombie.
< C'est un "buzz" quand tu pars. Tout est intense. Et
1 -bas, c'est le stress, la peur, les h6licos menaqants de
l'arm6e colombienne au-dessus de la tete. Ils en
redemandent.
Mais ils doivent souvent d6chanter, coinc6s
dans la vie 6troite de la petite communaut6 des
< internationaux > assi6g6s qu'ils forment dans des
pays dangereux. Et quand se produit un incident grave
tel l'enlkvement de Nadia Lefebvre, alors ils serrent
les coudes. Ils parlent beaucoup, se rdunissent pour
lib6rer les emotions, les inqui6tudes et les frustrations.
Et, forc6ment, se verront encore davantage coups de
la r6alitW parce que les regles de s6curit6 vont redoubler
de s6verit&.
Deji, les impacts de l'incident Nadia Lefebvre
se font sentir sur le terrain. Une organisation comme
MSF Canada a consid6rablement renforc6 ses regles
de s6curit6. Couvre-feu le soir pour l'ensemble du
personnel. Mouvements limits. Zones d'action
r6tr6cies. < On revoit l'ensemble de nos politiques de
transport, de communication , dit Paul McPhun. Et
chacun doit r6viser son cat6chisme des regles de
s6curit6. Chacun doit savoir trbs pr6cis6ment quoi faire
si les choses tournent mal.
< Onva d'abord prendre le temps de reprendre
notre souffle , explique Francine Sinzinkayo, de
Medecins du monde Canada, organisation sous l'6gide
de laquelle travaillait lajeune Lefebvre, en compagnie
de trois autres expatrids et d'une soixantaine de
< nationaux >. Les troupes sont sous le choc. < Notre
6quipe est revenue A Montr6al. On va tenter de
comprendre exactement ce qui s'est pass. > Mais pas
question, dit-elle, de fermer la mission de Medecins
du monde Canada en Haiti. < Onva reviser l'ensemble
de nos programmes et examiner comment on pourrait
encore amdliorer nos regles de s6curit pourl'avenir.
< Bien stir, il y a une part de risque A travailler en Haiti
dont les coop6rants sont bien informs avant leur
depart, avance Paul McPhun. On ne pourrajamais se
pr6munir totalement contre les dangers. >
Et l'envie de repartir est plus forte que la peur.
Le jeune infirmier Jean Roussel s'est mis sur la liste
d'appel de la Croix-Rouge cet &td. Il partira on on
l'enverra. Si c'est Haiti, alors ce sera Haiti. < Il y a
juste en Irak otije refuserais d'aller. > Il rit. < Ma mere
me casserait unbras pour m'en empecher. >


Page 16


AVI ELEKSYON
Asanble Setifikasyon Vot Konte Miami-Dade lan pral reyini nan Biwo Sipevize Eleksyon
an ki chita nan 2700 N.W. 87th Avenue, Miami, Florida. Asanble Setifikasyon Vot lan ap reyini nan
dat kap swiv yo an preparasyon pou dirije Eleksyon Prime a ki pral fet 26 dawout 2008.
DAT/LE AKTIVITE
Mekredi 6 dawout 2008 1. Tes Lojik ak Presizyon sistem manyen ekran ak sistem eskane
10:00 a.m. optik lan ki pral sevi pou vote pi bone yo, biwo v6t yo ak
bilten v6t sou papye yo
Madi 19 dawout 2008 1. Enspeksyon An Piblik Bilten V6t Pa Korespondans yo
8:00 10:00 a.m. 2. Tes Lojik ak Presizyon sistem eskane optik anvan depouyman
ki te sevi pou bilten v6t sou papye yo
Mekredi 20 dawout 2008 1. Ouveti ak pwosesis bilten v6t pa korespondans yo
8:00 a.m. 2. Diplikata bilten v6t yo (depi Ii nesese)
10:00 a.m. Setifikasyon 3. Setifikasyon bilten v6t pa korespondans ki sipozeman pa
valid yo
Jedi 21 dawout 2008 jiska 1. Kontinye ouveti ak pwosesis bilten v6t pa korespondans yo
lendi 25 dawout 2008 de (depi li nesese)
8:00 a.m. jiska finisyon 2. Kontinye fe diplikata bilten v6t yo (depi li nesese)
10:00 a.m. Setifikasyon 3. Kontinye fe setifikasyon bilten v6t pa korespondans ki
sipozeman pa valid yo (depi Ii nesese)
Madi 26 dawout 2008 1. Kontinye ouveti ak pwosesis bilten v6t pa korespondans yo
(depi Ii nesese)
2. Kontinye fe diplikata bilten v6t yo (depi li nesese)
Setifikasyon: 3. Kontinye fe setifikasyon bilten v6t pa korespondans ki
6:00 p.m. jiska finisyon sipozeman pa valid yo
4. Pwosesis bilten v6t pwovizwa yo
5. Etale rezilta yo sou tablo
6. Setifikasyon Rezilta ki PaOfis yo
Jedi 28 dawout 2008 1. Kontinye pwosesis bilten v6t pwovizwa yo, si sa nesese
Setifikasyon: 2. Setifikasyon Rezilta Pa Ofisvel yo ki enkli bilten v6t pwovizwa
4:00 p.m. jiska finisyon yo
3. Tes Lojik ak Presizyon sou sistem eskane optik apre
depouyman bilten v6t pa korespondans yo ak bilten v6t
pwovizwa yo
Madi 2 septanm 2008 1. Setifikasyon Rezilta Ofis yo
Mekredi 3 septanm 2008 1. Seleksyon konkou/kestyon pou Odit Eta a
Setifikasyon: 10:00 a.m. 2. Pwosesis odit deklanche
Jedi 4 septanm 2008 jiska 1. Kontinyasyon pwosesis odit jiska finisyon
madi 9 septanm 2008 de
8:00 a.m. jiska finisyon

Tout reyinyon sa yo ap ouve a piblik la. Pou yon entepret ki pale an siy pou moun soud oswa
ankenn lot aranjman tanpri rele 305-499-8405 omwens senk jou davans. Dapre Seksyon
286.0105, Lwa Florid yo, yon moun ki ale an apel pou nenpot desizyon Asanble Setifikasyon an te
pran sou yon sije diskite nan yon reyinyon, pral bezwen yon anrejistreman pwosedi an, ki vie di se
pou moun sa a asire li ke anrejistreman pwosedi yo fet motamo.
SLester Sola
MIAM Sipevise Eleksyon
S B Konte Miami-Dade










Mercredi 30 Juillet 2008
Haiti en Marche Vnl XXII N 27


DANS LA CARAIBE


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Me Ira Kurzban annonce

des actions en justice contre les auteurs de diffamations


(ME IRA KURZBAN... suite de la page 8)
soci6td 6cran du nom de Mount Salem qui recevait
des paiements de 3 cents sur tous les appels longue
distance d'IDT a Haiti.
"Cet avocat n'a jamais repr6sent6 et ne
repr6sente pas M. Aristide", a lanc6 Me Kurzban,
faisant savoir que l'ancien president n'a rien a voir
avec aucune compagnie qui aurait &te monte par M.
Corr a Turk and Caicos. I1 n'a d'int&ret dans aucune
compagnie a Turk and Caicos, selon Kurzban.
Si je me refere aux declarations de Me
Kurzban, les accusations portees contre le president
Aristide ont &te invent6es de toutes pieces, a soutenu
Maryse Narcisse.
Citant Me Ira Kurzban, elle a 6galement
inform que des actions en justice seront intent6es
contre les auteurs de diffamations.
L'un des auteurs des accusations portees
contre M. Aristide est Mme Lucy Komisar qui affirme
avoir mend une enquete sur l'ancien chef d'Etat.
"Comment peut-on preter foi a une enquete
conduite par Mme Komisar, s'est interrog6e Maryse
Narcisse, avant d'ajouter: c'est une anciennne salaride
de "Haiti Democracy Project."
Haiti Democracy Project a 6td le bras
politique du coup d'Etat de fevrier 2004 aux Etats-
Unis. C'est une organisation qui avait d6jh pay6 Lucy
Komisar pour investiguer sur M. Aristide, a poursuivi
Maryse Narcisse
L'une des principales revendications des
manifestants du 15 juillet 2008 est le retour dans son
pays de l'ancien president Aristide, ancien pr6tre et
aujourrd'hui docteur en langues africaines.
M. Aristide avait 6td contraint au depart par


des puisssances 6tr
sang"apres que des
dans plusieurs villes
sur la capitale (Port
AHP 22 Ju
Nota Bene

publi6e par
Lucy Komisar
sur le site
www.portfolio
et dont nous
avons tire les
informations
rapport 6es
pr6c6demment,
que cette
d6peche date du
11 juillet 2008,
done d'avant la
manifestation
du 15 jullet
dernier.
On n'a
e n c o r e
encore
enregistr6
aucune reaction
de la part de
1'dquipe de
campagne de
M. John
McCain.


- mkw-


Ao-M .10- ftde


angeres pour 6viter un bain de
bandes armies ayant sem6 la mort
s de province, h6sitaient a marcher
-au-Prince).
lillet 2008 7:05 PM
: Nous soulignerons que la d6peche


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Condamne pour fraudes aux USA

(ARISTIDE... suite de la page 8)
pr6sidentielles de novembre prochain John MC Cain.
Le conseil d'administration de la compagnie
de telecommunications IDT est compose d'anciens
ambassadeurs, d'l1us et de gouverneurs, souligne
1'article du magazine Portefolio.com du vendredi 11
juillet dernier sign de Lucy Komisar.

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Page 17


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1


MIAM3I MRD%.
--------^ MIM-BAB AVATIN BBANMK
Advertisement of DBE Goal for Program Plan Annual Update
Department of Transportation 49 CFR Part 26
ESTABLISHMENT OF OVERALL DBE GOAL FOR
MDAD FOR FISCAL YEAR 2009

The Miami-Dade Aviation Department (MDAD) is preparing to establish an overall goal for participation by
Disadvantaged Business Enterprises in MDAD projects for Fiscal Year 2009 (October 1, 2008 through September
30, 2009). MDAD invites comments from small, minorities and women, businesses, general contractor groups,
community organizations, and other officials or organizations which may have information concerning the
availability of disadvantaged and non-disadvantaged businesses, the effects of discrimination on opportunities for
DBEs, and what might constitute a "level playing field" for participation of DBEs in MDAD projects. A "level
playing field" is defined as the amount of participation DBE firms would have in MDAD projects if there were no
discrimination against them.
MDAD is proposing an overall goal of 8.0% for participation by Disadvantaged Business Enterprises in MDAD
projects for fiscal year 2009, based on information currently available. The rationale for this goal and supporting
information will be available for public inspection for 30 days from the publication of this notice at MDAD's Minority
Affairs Office located at 4200 N.W. 36th Street, Building 5-A, 3rd Floor, Miami, Florida 33122, Monday through
Friday from 8:00 A.M. until 5:00 P.M.
MDAD and the U.S. Department of Transportation will accept comments on the DBE goal for 45 days from the
date of this advertisement. The DBE Program Plan may be reviewed at MDAD's Minority Affairs Office at the
address above and a copy of its Annual Update Report may be obtained by calling (305) 876-7221.


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LES JEUX


Mercredi 30 Juillet 2008
1 Haiti en Marche Vol XXII No 27


Allez de BANDER a GARROT, en utilisant des mots du du
vocabulaire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


Solutions de la
semaine passe:


BCUTAN E
BUTANE
BUT INE
BURINS


GIA R R 0 T




Solutions de la semaine passe


Trouvez 32 disciplines olympiques dans le carr6 ci-dessus
Z W11FIT T1 FfNl MET0if lllI fi f llTQFTTW Ii~ilI~l ifMTITTQifTUT


00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M6lodie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiBre Raphael


e "eatd Ae&64 it eo&C&adce /


En Brecf ...



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"Copyrighted Material

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Une fillette enlevee depuis une vingtaine de jours liberee dans le Sud
L'op6ration a &te mende conjointement par la police nationale d'Haiti et la police civile de
la MINUSTAH (UNPOL) mercredi (23 juillet) a Chantal, dans le Sud et a conduit a la
liberation de Carmelissa M6ronvil (2 ans et demi) et a fait 6 arrestations, selon les
pr6cisions du porte-parole de l'Institution policiere, le commissaire Frantz Lerebours. Ce
dernier a precise que l'enquete de la police et les arrestations op6rdes dans le cadre de
cette affaire jusque-l avaient conduit les forces de l'ordre dans la zone de N6rette, a
PMtion-Ville ou habitait une dame de 32 ans r6pondant au nom de Nicole Adm6, pr6sent6e
comme celle ayant << cach6 >> la petite fille de nationality americaine qui 6tait en vacance
avec ses parents haitiens h Delmas 83.
DMs lors que celle-ci se retrouvait aux mains de la police, le reste de l'op6ration n'6tait
qu'une simple formality. Elle a conduit la police et la UNPOL dans la cachette de la
victime a Chantal, non loin de la ville des Cayes. Le fillette a 6t6 r6cup6r6e et emmen6e a
Port-au-Prince ou elle a 6t6 remise a ses parents qui ne pouvaient contenir leurs larmes de
joie. La mere qui avait, de concert avec la police, offert une prime a tous ceux qui auraient
fourni des informations permettant de retrouver la fillette, a expliqu6 auxjournalistes au
local de la Direction de la police judiciaire que trois hommes arms avaient defonc6 la
(EN BREF / p. 20)


Page 18


SCRABBLE
Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

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COO

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Solutions de la semaine passee
CALDERA

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Mercredi 30 Juillet 2008
Haiti en Marche Vol XXII N 27

Pep ayisyen pa dwe

mouri grangou (I)
ak Maks Maniga* %

Entwodiksyon
Devan kalite katastw6f ki mennase peyi-a,
gouvenman Prezidan Preval-la dwe pou twoke k6n
avek kantite pwoblem. Se vre "pikan nan men pa bay
tan pou wete sa k nan pye ". Enben, jounenjodi-a pikan
nan men-an se pou pep k'ap mouri grangou-a pou nou
jwenn manje. Tout 16t malediksyon yo ki tonbe sou
nou yo konmanse avek grangou: ensekirite, kinnaping,
maladi, elatriye.
Anpil peyi ap voye manje. An nou sonje sa
yo konn di ki youn pwoveb chinwa: Si w'fe-m kado
youn pwason m ap'manje younjou; men si w'montre
peche m' ap manje chak jou." Lonje kwi nou pou yo
mete manje sinistre pa n6mal, sa bese diyite nou. Se
pa mwen ka refize malerez manman pitit chans pou y'
al chache lasistans pou timounn yo. An n'dak6 se pa
solisyon pwoblem grangou-a sa.
Anpil ekspe ap bay konsey. Gan ki bon; gan
ki pase akote pwoblem nan. Nan sa ki bon yo, gan
younjounalis amerikenk'ap viv anAyiti depi 20-an ki
mande pou nou enp6te bon te (topsoil) pa konnten.
Mwen bat bravo pou sa. Kote m'chita-a mwenkonnen
pa rete te pou plante ank6 nan peyi-a.
Nan Savann Dezole nou ta kapab lave sOl ki
nan ta-a epi mete youn kouch bon t. Leta ta leve youn
gwoup agwon6m ki chita nan Damyen ap jebede -
mwen pa dak6 avek agwon6m Okay-la ki mande pou
femen Damyen-an li ta voye yo la pou 6ganize plizye
plantasyon legim, tomat, zepina, pwa, elatriye. Koze
pou nou ap envesti lajan san nou pa fe kalkil nou-an
pa bon. Plantasyon sayo pa dwe pou Leta, yo dwe pou
kowoperativ yo k'ap travay late-a. Sa pa vle di nou
pral bay chak manm kowoperativ la youn santyem
kawo : Non! TR ap rete pou Leta ki vle di pou peyi-a.
Pesonn pa gan dwa vann ni menm lwe li. Leta ap envesti
nan rann te-a kiltivab, nan bati biwo, bati kay pou
travaye yo, mete elektrisite, mennen dlo, bati dispanse,
wout, elatriye. L ap mobilize jenn gason akjenn fanm
nan zbn nan ki ansante, ki pa marye, ki aksepte suiv
youn disiplin. Medam yo menm f6k yo pa gan pitit,
pou yo aksepte youn kontra 5-an sanyo pa ansent. Tout
mounn granmounn, jenn gason akj enn fanm ap toujou
kontinye viv younn ak 16t, renmen, plase, sayo chwazi
; menyo pa pou fe pitit pou 5-an. Sa se Leta ki pou aji.
Sitwayen yo kapab mete presyon sou li si yo ta resi
vini avek youn bon plan. Pa manke 'filozbf nan
Gonnayiv. Se pou tou sa ki gan enstriksyon, ki gan
b6n volonte konmanse 6ganize yo an ekip. Pou yo
konprann se pa djbb leta yo pral pran, se kreye yo pral
kreye riches pou peyi-a, pou PEP-la avek younbouste
Leta ap bay pou yo derape.
Anpil erl pral f&t pou konmanse ; rayisab pral
antre nan mitan zbt; lenmi pep la pral antrave pwogre
nou; d6t ap vle se yo ki ta pou benefisye travay pep-la
san yo menm yo pa leve youn pay. Se pa sa nou vle
reyalize ; se younn, de, twa, ven kowoperativ ki pral
ede youn pati nan PEP la soti nan mizerere li ye-a.
Pwogram sa-a poko ap bay rezilta denmen maten men
si li konmanse, si li byen 6ganize, nan 1-an, nan 2-an,
1' ap bay rezilta.
Mwen di ifo gan youn plan. Se gwoup mounn
ki reponn prezan-an menm ki pou chita avek ekspe ki
pi konnen pou yo drese plan sa-a.
Se pa ni Leta, ni ONG, ni manje sinistre k'ap
wete nou nan sa nou ye a.

Manje : sa ki kapab fet tousuit
Maten an (20 avril 2008), gran jounal
ameriken-an New York Times pibliye 2 foto Ayisyen
k'ap cheche res tchaw nan depotwa. Younn nan yo nan
premye paj : younti demwaz6l 14 15 -an konsa kanpe
sou youn pil fatra. Se youn soufl&t pou peyi-a.
Noumenm ki bbrisit- anpil nan nou nan rejim sitelman
nou gra nou estomake, nou move, nou pr&t pou tonbe
kondisyon. Nou santi f6k mounn yo ki opouvwa-a ta
rezoud pwoblem sa yo pou nou sispann pran veksasyon
nan men 16t pep. Si sa te fasil konsa mwen kwe
gouvenman-an ta deja renmet kich6y. Se pa tan pou
n'apjoure ; nou oblije touse manch nou pou nou antre
nan manyann.
Nou te pran lari senmenn pase-a nan plizye
vil peyi a. Nan P6toprens menm nou te gwonde pi f6
pase youn kout loray. Nou te rive devan pale nasyonal
pou nou rele : Aba grangou! Aba lavi che! Pesonn
mounn pa ka pem&t di nou pa gan rezon. Minista tire,
voye gaz lakrimojen, lapolis tire, vide makak sou
manifestan; mounn mouri, mounn blese. Nou te move
kou konng ; tout mounn konprann sa.
Prezidan pale, premye minis pedi dj6b li ; peyi
etranje kouri voye manje. Tou sa se bwote dlo nan
panyenbanbou; egal anyenpaske malenngk'ap ronyen
vyann pep-la pa p'geri tout tan nou pa sispann


depannde lacharite etranje. Se nou ki poujwenn youn
jan youn mannye pou nou geri java sa-a.
Anpil konpatriy6t di yo pa tande vwa Okap.
Enben, depi plizye mwa chak madi, manman pitit,
maler&z soti nan lari ake bonm, kaderik, chodyr y ap
bat ake moso bwa, moso f&r, ap voye toya monte : aba
lanmiz&r! Aba lavi char!
Manje sinistre pa resi fR yo pe. Lapolis
limenmbije kanpe lwenpaske se manifestasyonpasifik
k'ap fRt.
%
Men kek lide mwen pote pou ta amelyore s6
kek fanmi san yo pa bezwen mete gwo kapital dey6.
Mwen pa ekspe ni nan agrikilti, ni nan pisikilti, ni nan
lapech, ni nan eneji sole, ni nan moulen van. Mwen
pase nan plis pase 20 peyi mwen louvri je-m pou we.
Nou kapab jwenn mwayen pou nou viv youn ti jan pi
byen. Sa pa p'rive denmen. Selman an nou touse pony&t
nou. Ti lide sa yo mwen bay la pa "zerbay pou mete
nan lasoup-la" kankou manman m'ta di. Mwen pa rete
dj61 be devan pwoblem sa-a kap senyen kU tout
Ayisyen. Mwen pa pote anpil men m'ap repete pwov&b
la : "Zandolit bay madanm ni sOl laje men li".

* Maks Maniga pa ni agwon6m ni ekonomis ; li se
youn sitwayen ayisyen (ki pajanm chanje nasyonalite-
1) ki ta renmen we youn alemye nan kondisyon pep-
nou-an ap viv la.


LOMEYANS POU

WANEGES
(Yvette Israel Leroy)


Pou okazyon anivese Yvette Israel Leroy ki
gen non vanyan WANEGES, mwen gen privilkj pou
mwen prezante nou sanba-a. Tankou nou ka santi-1 se
pa p'youn travay fasil. Gende mounn nou we nan
anviwonnman nou, pafwa nou konnen kiyes yo ye, ki
rasin yo chouke... Men gendelk tou, se fouye pou n'al
fouye nan dyakout listwa pou noujwenn kote yo soti.
Nan peyi d'Ayiti si nou gade byen noutout se kouzen,
kouzin, tantin, tonton, monkonpe ak makom. Men
I nou fouye rasinjeneyalojik-la, noujwenn tout rasin
yo konekte. Noutout se fanmi. Nou se youn s6l pyebwa
ak dives branch.
Kidonk Waneges gendwa se nou, kouzin nou,
tantin nou, nyes nou... Chak vandredi nou vini nan
Banb6ch Kiltirel, n'ap admire li. Bat bravo pou li.
Tande mesaj damou li pote pou nou ak youn ekip 16t
powAt, ak mizisyen tankou Patrick Louis, Ernst
Registre (Nene), Christo Nicholas, Jeannot Jean-
Baptiste, Jocelyn Hyppolite, Rachelle Piverger,
Raphaol Jean-Baptiste, Fritz Pierre, Brunine David,
Mackandal, Aubry Blag, Dr. Jean-Claude Fanfan,
Edeline Beauvais Clermont, Serge Marius, Alis Leroy.
Kiyes ki WANEGES? Waneges se non vanyan
li. Bon non li se Yvette Israel Leroy. Li se mounn Hench.
Li fR etid prime li nan Hench nan lek6l Imakile
Konsepsyon. Savle di el&v mam. Bontimounn! Apre
etid segond li kay George Marc, li rantre lek6l
enfimye Simone Ovide Duvalier P6toprens kote li soti
ak youn dipl6m enfimy.
Anvan mwen ban nou plis sou ved&t
Waneges, kite-m di nou peyi Hench sa-a kote li fit la,
se younn nan z6n istorik peyi d'Ayiti. Hench se vil
prensipal Depatman Sant-lan; 72-kilom&t separe-1 ak
P6toprens. Hench fonde an 1502. S'oun z6n chaje ak
b6l vejetasyon kafe, kann, koton, ak sizal. Nan menm
fouch sa-a gen youn grap 16t b6l vil tankou Tomasik,
Tomonnd, Laskawobas, Belade, Savan.t... elatriye.
Hench jounenjodi-a se younn nan kote nan
peyi-a ki bay anpiljennjan byen prepare entekty6lman.
Nan ane 2003 dapre ekriven Prophete Joseph, te gen
244 lek6l prime, 10 Sant alfabetizasyon 3 lek6l
pwofesyonOl. Nan domen medical, gen 3 lopital, youn
sant- sante, youn azil, 8 doktA ak 14 enfimye... Hench
se z6n ki bay youn nan youn gran ewo nasyonal yo.


I Page 19

Nou tout konnen w61 Franqois Borgia Charlemagne
Peralte nan ep6k blan meriken te anvayi peyi-a. Li te
kanpe pran lzam kont anvayis&- yo. Li te pitit jal
Massna Peralte ak Marie Claire Emmanuel. Nou
konnen kijan Chalmay Perat ak tout k6t fanmiy li
mouri. Youn ayisyen ti z6rey, Jean- Baptiste Conzd
te vann li bay meriken yo ki pa te ezite ansasinen-1,
krisifye-1 sou laplas piblik.
Se nan anviwonnman sa-a Yvette Israel elve.
Se kalite ewo sa-yo ki te w61 model li: Eske non
WANEGES la gen rasin plante nan menm basen-an?...
Zanmi pwomosyon li rap6te, li te youn timounn byen
elve, byen timid, ki pajanm ni nan pale, ni nan ri, ni
nan bay lodyans. Li pa p'kase youn ze, ou gen dwa ba-
1 lakonminyon san konfese. Yo di tou : w'a f6 pa-w!
T&t-li toujou bese, w'a entelijan pa-w! Li gen youn
memwa elefan.
Jodi-a, Yvette nou te konnen-an se pa li ki
sou sen atistik lajounen. Gade li! W-a doubout pa-w!
Li se youn enfimye plis ank6 youn fanm saj (Matrone)
lopital jeneral Ayiti rekon&t, sa vle di li ka fe
akouchman kou nenp6t dokt. Waneges se patisye
diplome nan 1 'Ecole Hoteliere anAyiti. Kidonk 10 dw&t
li se pou li; kanta pou bouch li menmmenm, nan koze
bon ti koze, se magrit bon siwo.
Yvette rantre Ozetazini an 1985. Li fe premye
etap li nan Nouy6k. Li travese Miyami an 1999. Li
marye. Div6se. Li gen 2 pitit, youn jenn demwaz6l
Laurie 19-an, youn pwetes, ak Jeffrey 23-an youn
danse pwofesyonOl, youn aktW sinema k'ap fe estaj nan
Holliwood-California.
Nan domen atistik Waneges s'oun sanba
toutbon. Youn pow&t fe-e-founi. Pwezi, istwa kout
osnon istwakont Waneges konpoze byen rime, byen
balanse, byenasezonnenak cham natirel peyi D'Ayiti.
LY l'ap ekri se zany lapwezi ki monte-1. Li plonje anba
dlo al jwenn Met Agwe nan youn kares ak Ezili Freda
bel ntges, deyes lanmou ki tankou Anakawona fle soley
yo sele-1, yo enspire-1. Kiyes ki pa konnen powem
Sodo, istwa f&t chanp&t nasyonal sa-a ki tradui preske
tout eleman kiltirel nou yo? Kiyes ki pa renmen Nan
Fon Lanm" youn envitasyon Reken ki tounen youn
batay naval tout b&t nan lanme? Pow&t-la fe zannimo
pale, li fe plant depale, li fe mounn poze pwoblem lavi-
a depi youn gwo Emila dada ki chita s'oun ti chez ba,
rive sou gwo baka k'ap kave tafya sou chez boure nan
pal. Pwezi Waneges santi bon..on..on; youn aw6m
ilan-ilan, j asmen denuit ki antoure teren foutb6l lanmou
kote zanmoure ap woule balon beko boulsenlo, oun
loupin kares depye-kole jouk lanmou-an fini. "Match
nil, de g61 patou".
Depi ane 2001, sanba-a koumanse pataje ak
piblik-la pwezi-li yo nanyoun CD ki rele Galata Youn
Sanba (vol-1) ". An 2004, li pibliye 20 16t powem
younn pi sikre pase 16t. (Galata Youn Sanba) (Vol.II)
Antre koupe ak bonjan mizik f6lklorik lakay. Nou
jwenn Waneges abiye an atis peyizan nan Sant Kiltirll
Mapou, nan pwogram Discover Miami, Nou jwenn ni
nan lek6l yo ap voye istwakont monte pou timounn-
yo, Noujwenn ni nan Nouvo Kafe, LeptitResto...Nou
jwenn ni tou an Ayiti, Boston, Nouy6k, Bahamas,
Aswe-a, men li ak nou, tou limen, fre kon bouke woz
nan Banb6ch Kiltir6l nan Bamboche Restaurant sou
Biscayne Boulva. Vwa sanba-a vwayaje nan radyo,.
nan televizyon, pote tigout lanmou ak lespwa, youn ti
degout oksijen distraksyon espirity6l pou ede-njwenn
f6s ak kouraj pou n'kontinye batay lavi-a. Youn senp
ti rankont souf enspirasyon-1 tradui santiman-1 ak
emosyon-l:
M elodi FM pa gen party
E misyon ou yo se bel mevey
L ajounen ou chofe pase soley
O bligasyon-w se bon son nan z6rey
D epi ri Kapwa anten nou rive nan syOl
I dewoloji-w se siwo my6l
E dikasyon-w se bon konsey

Milodie FM ou sansasyonHl!
(Waneges)

Pawol pwetik youn sanba tradui santiman k&-
1 youn jan, youn mannye pou l'transf6me-n. Pou
l'transf6me limanite. Pwezi Waneges sekominikasyon
ki soti anndan nannan kU li, file-glise anndan nanm
nou. Anndan matris zantray-nou. Eksplozyon pwezi
sa-a koumanse boujonnen kay Waneges depi premye
jou li te pran plim li, li te ekri pou li chante peyi li,
Ayiti:
"Youn ti paradi ki rele Ayiti
Lontan m'te toupiti
M'te konn pran plezi
Al benyen nan lapli
Ak 16t ti zanmi... toutouni"
(Waneges)
Asw&-a se f&t ou Waneges. Tout zanmi ak
fanmi-w-yo antoure-w. Jodi-a se tou pa nou. Se noutout
ki pral plezire ak ou... Tou-tou-ni... Se ak tout ke nou,
n'ap chante pou ou B6n Fet Yvette! " B6n fet
Waneges! "








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Mercredi 30 Juillet 2008
1 HaYti en Marche Vol XXII No 27


n B ref. .. (... suite de la page 2)
fenetre de la chambre oui dormait sa fille a Delmas 83, dans la
nuit du 28 au 29 Juin, et 6taient partis avec l'enfant. D'autres
individus semblaient les attendre a quelques metres de la maison,
selon des t6moins cites par la mere. INFO HAITI.NET


Les autorites bahameennes accordent un dMlai de
deux semaines A tous les immigrants ill6gaux pour
quitter le territoire : 115 de nos compatriotes ont
Wte d6portes
Nassau 22, Juillet 2008 La situation devient de plus en plus
catastrophique pour nos freres et soeurs haitiens vivant
ill6galement dans les Iles des Bahamas. La plupart d'entre eux
n'ont pas le droit de travailler et pas d'acces a aucun service
social parce que ne poss6dant pas la R6sidence 16gale ni un
permis de travail. La majority des sans papiers haitiens qui se
trouvent dans cette situation ont cependant 15 a 20 ans depuis
qu'ils vivent aux Bahamas. Malgr6 la campagne lance par les
autorit6s de l'Immigration contre les ill6gaux, la plupart d'entre
eux n'ont manifesto aucun d6sir de retourner en Haiti.
Cependant depuis l'op6ration "KOUKOUWOUJ" lance par le
ministre de l'Int6rieur (et de l'Immigration), Branville Mc
Cartney, contre les ill6gaux, notamment les Haitiens, ceux-ci sont
obliges de se mettre a couvert. EVENS HILAIRE

Les Haitiens fuient par la mer
Les gardes-c6tes am6ricains ont rapatri6, le 22 juillet, dans la
ville du Cap-Haitien (Nord d'Haiti), 107 voyageurs clandestins
haitiens. Ces derniers ont 6t6 intercepts dans la soiree du
dimanche 20 juillet a 90 miles (145 kilombtres) de l'Ile Great
Inagua, alors qu'ils tentaient d'atteindre ill6galement Les
Bahamas.
Depuis le d6but de l'annre 2008, les gardes-c6tes am6ricains ont
intercept plus de 1000 clandestins qui tentaient de quitter
ill6galement Haiti.
Les Haitiens affirme avoir volk un petit bateau de fortune au
large de l'Ile-de-la-Tortue, au nord-ouest du pays, le 17 juillet,
afin de fuir auxquels fait
face Haiti.
Au total, trois femmes 6taient du nombre des voyageurs. Elles
ont, a elles trois, 21 enfants a charge. L'une d'elle, Elimbne, 47
ans, a 10 enfants tandis que Silv6lie, 26 ans, est d6jh mbre de six
enfants. Quant a Nadia, 35 ans, elle n'a pas de maria et doit
s'occuper, seule, de ses cinq enfants, dans des conditions tres
difficiles.
< a 50 gourdes (US$ 1,25), celle de la farine ou du mais, a 25
gourdes, on ne peut pas se croiser les bras et attendre la mort.
Alors, mieux vaut mourir en cherchant des solutions a nos
problkmes>>, declare a la presse, Jonas, 34 ans, pbre de trois
enfants.
Enquete criminelle
A la suite de l'op6ration, les casques bleus des
Nations unies ont investigu6 tous les voyageurs afin
de s'assurer qu'il n'y ait pas dans le groupe certains
criminels ou kidnappeurs recherch6s par les forces de
l'ordre.
Aprbs un bref interrogatoire, les boat people sont
repartis dequs d'avoir loup6 la traversee, avec sur
leur tate un paquet de quelques v6tements et autres
effets personnels qu'ils avaient pris avec eux pour le
voyage. Aucun cachet, contrairement a l'habitude, ne
leur a 6t6 donn6 par l'Organisation internationale
pour la migration (OIM) comme frais de retour a la
maison. (CPAM)
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Fax 305 756-0979
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PAGE 1

Haïti en Marche, édition du 30 Juillet au 5 Août 2008 • Vol XXII • Nº 27 PORT-AU-PRINCE, 25 Juillet – Le ministre de la Culture, Eddy Lubin, a fait une excellente présentation mercredi (23 juillet 2008) de la réédition de « Ainsi parla l’oncle », l’œuvre maîtresse du Dr Jean Price-Mars qui est considéré avec le martiniquais Aimé Césaire, le sénégalais Léopold Senghor et le guyanais Léon Gontran Damas comme les pères de l’école de la Négritude. En Haïti, « Ainsi parla l’oncle » est surtout vénéré comme la bible du mouvement Indigéniste qui va exploser dans les années 40 et faire de notre pays le carrefour d’une ardente recherche d’identité dans toutes les avenues de l’esprit et sous les formes les plus avancées : la poésie (du réalisme romantique de Carl Brouard au surréalisme de Magloire St Aude), la peinture dite primitive, la musique et la danse d’inspiration vodou, etc. bref une importante révolution culturelle qui attirera en Haïti les plus grandes célébrités de l’époque : le français André Breton, l’américain Langston Hugues, Nicolás Guillén, le père de la poésie métisse à Cuba etc. Alors que le Dr. Jean PriceMars écrit modestement : « Mais, nous (voir PRICE-MARS / 10)Les premières femmes Premier ministre de l’histoirePORT-AU-PRINCE, 24 Juillet – Michèle Duvivier Pierre-Louis ne serait pas la première femme premier ministre d’Haïti. Celle-ci a été Mme Claudette Werley, chef du gouvernement sous la présidence Aristide, après le retour d’exil à Washington de ce dernier pour terminer son mandat (19941996). Mais l’information qui était la plus importante c’est de découvrir que jusqu’ici on dit la femme premier ministre. Et non la première ministre. A ce point de vue, vous pouvez consulter aussi bien le Larousse que google, eh bien les féministes ont raison de maintenir la pression partout c’est : la première femme (voir FEMMES PREMIERS / 6) L’Oncle n’a-t-il point parlé aussi pour nous ! Le PM désigné Michèle Duvivier Pierre-Louis (photo www.jjaugustin.com) premier ministre, mais sans jamais de successeur“Toto” Constant coupable de fraude immobilière massiveLe chef du FRAPH, “Toto” Constant NEW YORK – Le vendredi 25 juillet, Emmanuel « Toto » Constant, exleader du groupe paramilitaire FRAPH, responsable de nombreux crimes sous le régime militaire (1991-1994), a été reconnu par un tribunal de New York coupable de six chefs d’accusation dans une opération de fraude immobilière massive. Constant encourt une peine de 15 à 45 ans de prison. Les charges de fraudes hypothécaires avaient été retenues contre lui en 2006 par le Parquet de New York. La sentence sera prononcée le 10 septembre 2008. Ce ne sont pas les premiers démêlés de Emmanuel Constant avec la justice américaine. En 2007, l’ex-leader du FRAPH, poursuivi par d’anciennes victimes de cet (TOTO CONSTANT / p. 3)La politique des grands mangeurs On ne peut être sénateur et ministre !PORT-AU-PRINCE, 26 Juillet – La question est mal posée. Ce ne sont pas les partis politiques qui exigent de participer au prochain gouvernement. C’est un groupe de sénateurs qui veulent profiter de la ratification qu’ils sont appelés à donner au nouveau chef du gouvernement nommé par le président de la république, pour imposer leurs créatures au sein du prochain gouvernement. Les partis politiques ne jouent qu’un rôle de couverture, même pas de « chapeau légal ». N’ayant aucune influence par euxmêmes. Et d’abord aucune sur leurs représentants au Parlement. Aussi ils (les partis) doivent peut-être s’estimer trop heureux d’être encore dans l’actualité à la faveur de ce nouvel avatar de la crise politicogouvernementale. (SENATEURS / p. 5) PORT-AU-PRINCE, 23 Juillet – Pour ceux qui n’ont pas suivi d’assez près l’actualité, il n’est plus question de la « moralité » du Premier ministre désigné mais des postes ministériels dans le prochain gouvernement que le président de la république n’entend plus laisser aussi librement à la disposition des leaders politiques dits de l’ex-opposition. Aussitôt on est revenu à des critères plus terre à terre. La prochaine bataille politique au Sénat qui doit se prononcer à son tour sur la nomination de Mme Michèle Pierre-Louis qui a reçu le jeudi 17 juillet l’aval de la Chambre des députés – portera, ont annoncé des sénateurs et les leaders de leurs partis respectifs, sur des questions de fond, entendez par là, oui, le (GRANDS MANGEURS / p. 4) Les chefs du mouvement de fronde au Sénat (2e à partir de la gauche) Youri Latortue (Artibonite), Rudy Hérivaux (Fanmi Lavalas) et assis, Andris Riché, OPL (photo Georges Dupé)

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Page 2 Mercredi 30 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 27 (EN BREF / p. 18) EN BREF ... EN PLUS ...PORT-AU-PRINCE, 27 Juillet – La situation est pire qu’en avril dernier lorsque éclataient ce qu’on a convenu d’appeler les émeutes de la faim. Les prix des produits alimentaires ont recommencé à augmenter. Et dans les supermarchés certains ont même totalement disparu. Les marchés publics se vident de la moitié de leur clientèle. Référence : le marché de CayesJacmel, le samedi, qui est vital pour le département du Sud-est se trouvant à mi-chemin entre les populations citadine et rurale.Pour le peuple, bel exemple de civisme ! Unis qui abritent le gros de la diaspora haïtienne. Autre conséquence directe : la criminalité est également en hausse dramatique. Les meurtres de commerçants et les enlèvements (surtout d’enfants) se multiplient depuis quelque trois mois … Et la police n’arrive pas à endiguer le flot malgré des efforts évidents.Beaucoup plus d’insatisfaits …D’autre part, les programmes que le gouvernement s’apprêtait à lancer dans le cadre de son « plan d’urgence » contre la vie chère n’ont pu démarrer à cause du renvoi du gouvernement Jacques Edouard Alexis par un vote de censure pris au Sénat de la république le 12 avril, juste au lendemain des manifestations qui ont fait 6 morts et de nombreux dégâts matériels.Moins de rentrées, plus de sorties …A ce jour et depuis plus de trois mois, le pays est sans un gouvernement vraiment fonctionnel. Ce vide gouvernemental et institutionnel a pour conséquences de multiplier par dix ou davantage les facteurs considérés comme ayant été à la base des journées tumultueuses vécues en avril dernier à la capitale Port-au-Prince et dans d’autres grandes villes du pays, dont les Cayes et Gonaïves. D’abord une baisse encore plus générale des activités économiques. Pendant que le coût de la vie continue de grimper, les revenus ne cessent de diminuer. La stagflation, mais sans allocations de chômage ni mesures d’accompagnement automatiques d’aucune sorte. Les entreprises de leur côté collectent moins de rentrées, par contre leur revient monte à pic à cause des hausses de l’essence et sur tous les autres produits de transformation. Moins de rentrées, plus de sorties. Aussi bien dans la production des biens que des services.Les transferts en forte baisse …Les banques qui font du micro-crédit craignent de devoir se montrer plus exigeantes à cause du retard sur le remboursement. De moins en moins d’opportunité de création de revenus pour les petites bourses. Et le coup de grâce, les transferts en argent reçus de nos compatriotes expatriés seraient aussi en forte baisse (moins de 20% environ), cela à cause de la récession qui frappe en premier lieu les EtatsLa crise gouvernementale a aussi pour conséquence de livrer le pays sans défense à tous les trafics. Des petites industries locales continuent de fermer parce qu’elles ne peuvent pas tenir la concurrence avec les mêmes produits fabriqués à l’étranger (en République dominicaine ou en Chine) mais qui sont déversés par dumping sur le marché haïtien sans protection. Conclusion : beaucoup plus d’insatisfaits qu’au printemps dernier. Et dans toutes les catégories sociales. Producteurs et consommateurs. Y compris les commerçants, grands et petits, qui ne s’étaient jamais trouvé devant pareil casse-tête. Comment réaliser le moindre bénéfice quand on voit fondre sa clientèle à vue d’œil. Y compris l’international qui réalise difficilement qu’un pays se mette lui-même des bâtons dans les roues à un moment aussi crucial. D’ailleurs même l’assistance internationale promise de partout après les émeutes d’avril, qui n’arrive pas à se concrétiser. Moins de 10%, selon certaines sources mais que nous n’avons pas la possibilité de contrôler.Des émeutes de la mort …Toujours est-il que tous vivent en ce moment dans la hantise d’une reprise des émeutes. Et cette fois ce ne serait pas des émeutes de la faim. Mais pis encore : de la mort. Les dernières n’avaient pas fait un seul mort dans la capitale même. Sans vouloir nous appesantir sur une éventualité aussi terrible, notons encore ce dernier facteur : l’indifférence de la classe politique. Du moins des acteurs qui s’agitent audevant de la scène. Quand le peuple assiste comme aujourd’hui à cette ruée sans vergogne pour s’accaparer les plus hautes fonctions de l’Etat, que doit-il penser ? Bel exemple de civisme. C’est par la tête, dit-on, que pourrit le poisson. Et le reste souvent s’ensuit. Hélas ! Haïti en Marche, 27 Juillet 2008 Les émeutes d’avril dernier (photo AP)Kozepèp dénonce la hausse des prix des engrais subventionnésLe coordonnateur général de Kozepèp, Charles Suffrard, affirme que jusqu’à présent les paysans haïtiens n’ont pas accès aux engrais subventionnés par le gouvernement. Révélant que 15.000 tonnes d’engrais sont déjà disponibles dans le pays, M. Suffrard accuse des intermédiaires d’être responsables de cette rareté artificielle. “ Les engrais sont gérés par le Ministère de l’Agriculture qui les vend à des particuliers”, explique-t-il soulignant que ces derniers accumulent les engrais dans des dépôts et vendent le sac à 750 gourdes au lieu de 500 gourdes. Faisant remarquer qu’il n’y a pas encore de résultats probants dans le secteur agricole en dépit de la subvention des engrais, M. Suffrard révèle que des sacs d’engrais sont vendus en République Dominicaine à Maribahoux et Anse-a-Pitres.Haïti : les enfants restent victimes de violences et d’enlèvements22 juillet 2008 – En dépit d’une amélioration générale de la sécurité en Haïti, les enfants continuent d’être victimes de la violence armée, affirme un rapport de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). « Les enlèvements d’enfants sont une source de préoccupation majeure. Les enfants représentent 35% des victimes d’enlèvement et l’on assiste à un accroissement du nombre de filles kidnappées », indique un rapport de la MINUSTAH qui examine la période de janvier à juillet 2008. Depuis le début de l’année, 68 mineurs dont 28 filles ont été kidnappés, contre 80 dont 41 filles en 2007. Parmi ces enfants, deux ont été tués par leurs ravisseurs : un bébé de six mois enlevé le 27 janvier à Arcahaie et tué le 3 février, et un garçon de 16 ans kidnappé à la sortie de l’école à Port-au-Prince, torturé et tué malgré le paiement d’une rançon. A l’inverse, des mineurs ont été arrêtés pour participation à des kidnappings. Ainsi, un garçon de 15 ans a été arrêté pour l’enlèvement, le viol et le meurtre d’une femme de 20 ans, Farah Natacha Kerby Dessources – une affaire qui a mobilisé l’opinion, rapporte la Mission des Nations Unies. La MINUSTAH se dit aussi préoccupée par la participation ou l’implication d’enfants lors des émeutes contre l’augmentation du prix de la nourriture au mois d’avril, calculant que 30% des participants étaient des mineurs. Certains ont été blessés, et près de 45 mineurs ont été arrêtés et détenus illégalement à cette occasion. Enfin, la MINUSTAH cite les rapports d’organisations non gouvernementales « crédibles » qui dénonce un accroissement du trafic d’enfants vers la République dominicaine voisine, où ils sont exploités sexuellement ou contraints au travail forcé.Don de 1,2 millions de dollars de l’UNICEF aux enfants haïtiensHPN, 25 juillet 2008 La Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman, a approuvé jeudi un don de 1,2 millions de dollars américains en faveur d’Haïti en vue de renforcer la sécurité nutritionnelle des femmes et des enfants dans les quartiers les plus défavorisés. Cette assistance spéciale vient s’ajouter à d’autres contributions de cette organisation en Haïti dans le but d’apporter un soulagement à la misère de nombreux femmes et enfants haïtiens. Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a aussi exprimé sa vive préoccupation face aux 2,6 millions d’enfants haïtiens qui évoluent quotidiennement dans des conditions précaires, et dont 24% souffrent de la malnutrition. Rappelons que l’UNICEF est une branche des Nations-Unies avec pour mission de fournir une protection spéciale aux enfants les plus défavorisés, qu’ils soient victimes de guerre, de désastres naturels, de pauvreté extrême, de toute forme de violence et d’exploitation, ou qu’ils vivent avec un handicap. Son plus grand défi : « Atteindre les plus vulnérables pendant les crises humanitaires».Haïti-Education : 62 % de réussite à la session ordinaire du Baccalauréat 2008AlterPresse 62.19 % de succès aux examens officiels, première et deuxième partie (rhéto et philo), de la session ordinaire du Baccalauréat 2008 qui s’est déroulée du 23 au 26 juin 2008 sur tout le territoire national : tel est le palmarès des candidates et candidats, publié sur le site du ministère haïtien de l’Education nationale. “Le changement de format des examens, avec l’accent mis sur les questions à choix multiple représentant 50 % des notes pour la matière, pourrait expliquer en partie l’amélioration considérable du taux de réussite cette année aux examens du bac”, considère le ministère de l’Education nationale et de la formation professionnelle (Menfp). Les responsables haïtiens de l’éducation attribuent la “nette augmentation” constatée en 2008, “par rapport à la moyenne enregistrée en général oscillant entre 30 et 40 %”, à la présence “uniquement de candidates et candidats nouveaux qui sont effectivement en salle de classe, s’appliquant au travail pour affronter pour la première fois les épreuves, contrairement aux recalés dont la plupart sont en dehors du cadre scolaire et tentent « une chance » selon la formule lapidaire de ces jeunes. Le département géographique du Sud-Est est le mieux classé avec 80.65 % de réussite globale, suivi de la Grande Anse (sud-Ouest d’Haïti) avec 77.61 % et le Centre avec 77.41 %. Le département des Nippes (autre partie du Sud-Ouest) obtient le plus faible score avec 47.26 %. Quant à l’Ouest, où se trouve la capitale Port-

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Mercredi 30 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 27 Page 3 SOMMAIRESOMMAIREL’ACTUALITE EN MARCHEescadron de la mort représentées par un cabinet d’avocat de défense des droits humains (Center for Justice and Accountability), avait été reconnu coupable d’actes de torture, d’exécutions extra-judiciaires et de viols, et condamné par une cour fédérale de New York à payer 19 millions de dollars de dommages et intérêts. (... suite de la 1ère page)“Toto” Constant coupable... Une Haïtienne de New York accusée d’implication dans un réseau de vols de chèques de l’AdministrationNEW YORK (CARIBWORLDNEWS), 25 Juillet – Une employée d’origine haïtienne de l’Administration de la Ville de New York, au département Children Services, a été remis en liberté provisoire alors que selon les autorités judiciaires, elle aurait volé environ 2.7 millions de dollars. Les enquêteurs fédéraux soutiennent que Darly Estinval, 35 ans, qui a travaillé comme principal associé administratif au département Children Services (ACS) pendant 4 ans, est impliqué dans un réseau pour falsifier et contrefaire des chèques qui a permis de détourner ces sommes des banques J.P. Morgan Chase et Citybank. Sa responsabilité comprend l’envoi de ces chèques par la poste. Cependant un juge a accepté de remettre Darly Estinval en liberté sous une caution de 250.000 dollars, même si les prosécuteurs (ou accusateurs) arguent qu’elle pourrait en profiter pour s’enfuir du pays. Daryl Estinval qui (selon l’hebdomadaire Haitian Times) est un producteur musical bien connu dans la communauté, a reçu l’ordre de remettre son passeport et de limiter ses déplacements à la ville de New York et Long Island. Elle a plaidé non coupable. Le présumé crime commis se serait passé entre octobre 2005 et mars 2008, selon les documents judiciaires. Daryl Estinval aurait conspiré avec d’autres. Un total de 22 chèques auraient été volés ou altérés ou contrefaits. L’accident le plus meurtrier jamais vupersonnes ont perdu la vie samedi dans la collision d’un camion chargé de passagers et de marchandises avec trois fourgonnettes dans le sud d’Haïti, ont annoncé dimanche des soldats de l’ONU. Plus de 50 personnes, des femmes et des enfants pour la plupart, ont été soignés après l’accident qui s’est produit à l’est de la ville de Cavaillon. Selon le porte-parole des Nations unies quand une fourgonnette a ralenti brusquement devant lui. Il a heurté deux camionnettes, puis une troisième en sortant de la route, avant de se coucher. Les forces de maintien de la paix ont soigné et évacué la plupart des blessés. Cinq d’entre eux ont été conduits à l’aéroport de Port-au-Prince dans des hélicoptères des Nations unies. AP PORT-AU-PRINCE, Lundi 28 juillet Au moins 29 Vincenzo Pugliese, le lourd véhicule n’a pas réussi à freiner Le créole devient langue officielle à New YorkLe Créole est maintenant parmi les langues mandatées par la Ville de New York, et ceci en vertu d’un Ordre Exécutif signé le Mardi 22 juillet par le maire Michael Bloomberg. A partir de cette date, toutes les organisations accréditées dans la ville de New York devront offrir à leurs visiteurs un interprète dans lesUn ressortissant haïtien fugitif extradé aux Etats-Unis Le 15 juillet dernier, après avoir fui la justice américaine pendant plus de dix ans, un ressortissant haïtien a comparu devant un tribunal à Raleigh (Caroline du nord), pour avoir tué son fils de 2 ans. Maxine Edmond Pardo, 44 ans, avait été arrêté en Haïti quelques jours auparavant pour arriver à Raleigh le dimanche 13 juillet. Il est recherché pour le meurtre en 1994 de son fils Nigel Brown. Un mandat d’arrêt avait été décerné plus d’un an après la mort de l’enfant. Mais d’ici là, Pardo, un haïtien naturalisé américain, avait laissé la Caroline du nord pour Haïti. Il est détenu sans possibilité de remise en liberté provisoire. langues Créole, Espagnol et Anglais. De même des traducteurs devront offrir leurs services à tous visiteurs pour les questions écrites. Chaque agence sera obligée d’ajouter à son staff un coordonnateur de langues qui devra couvrir les langues suivantes : le Français, le Créole, l’Espagnol, le Chinois, le Russe, le Coréen et l’Italien. Les Haïtiens, les Cubains et les Dominicains sont parmi les citoyens de pays des Caraïbes devant bénéficier de ce genre de services. L’”Executive Order” renforce l’engagement de la ville de New York à servir les familles d’immigrants et reconnaître que la langue ne doit en aucun cas être une barrière entre les New Yorkais, quelle que soit leur origine nationale ou ethnique. L’objectif principal est de mettre à la disposition de tout un chacun une vie saine et sécure, a dit Guillermo Linares, commissaire pour les questions d’immigration. L ’EVENEMENT CUL TUREL L’Oncle n’a-t-il point parlé aussi pour nous ! p.1 EDIT ORIAL La politique des grands mangeurs p.1 POLITIQUE On ne peut être sénateur et ministre ! p.1 CRIMINALITE « Toto » Constant coupable de fraude immobilière massive p.1 VIE CHERE Pour le peuple, bel exemple de civisme ! p.2 ACTUALITE 62% de réussite au Bac p.2 Don de US$1,2 million de l’Unicef pour les enfants p.2 CA T ASTROPHE Un accident de camion fait pas moins de 29 morts près de Cavaillon p.3 DIASPORA Le créole devient langue officielle à New York p.3 Une Haïtienne de New York accusée d’implication dans un réseau de faussaires p.3 ECONOMIE 40% des immigrants effectuent des transferts p.8 La FAO lance un plan d’urgence p.8 EV ASION FISCALE L’ex-président Aristide mentionné dans une affaire frauduleuse aux Etats-Unis ; son avocat dément p.8 LIBRE PENSEE Le vampirisme politique comme modèle de gouvernance p.12 Changement ! p.14 LIVRE Ajustement structurel et problèmes politiques p.14 REPOR T AGE Coopérant en Haïti : Vivre avec la peur p.16

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Page 4 Mercredi 30 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 27 UNE ANALYSE fond de la caisse publique. Autrement dit, le partage des postes au prochain cabinet ministériel. C’est le cas de dire que (paraphrasant la ministre sortante à la Condition féminine, Marie Laurence Lassègue) « nan pwen benyen toutouni kacheLa politique des grands mangeurs(GRANDS MANGEURS... suite de la 1ère page) ministre et de l’installation du nouveau gouvernement. Cependant notre intention n’est pas de dire qu’il faut faire confiance au seul Exécutif et lui laisser carte blanche pour l’installation de la nouvelle équipe gouvernementale. d’introduire un souffle nouveau dans la machine gouvernementale, plus d’ouverture et plus d’efficacité comme il le souhaiterait (et comme tous les citoyens vraiment conscients de la gravité de la situation et des lacunes de toutes sortes qui affectent notre milieu, ardemment le souhaitent). Or rien ne tue davantage le nonbril ». Nos décideurs sont obligés d’abattre leurs cartes, au risque de se retrouver sur le pavé. Car on s’habitue vite au pouvoir, ses richesses, ses pompes et ses œuvres. D’autant que les Transparency International et consorts soudain ne sont plus aussi intéressés qu’autrefois, se sont mis très stratégiquement aux abonnés absents ! Soudain on en oublie qu’on a passé trois mois à nous répéter que le vote d’acceptation ou non de la personne choisie comme Premier ministre, est un vote purement « technique. » Qui n’a rien à voir avec aucun critère d’ordre subjectif ou politique. Sinon c’est contraire aux prescrits constitutionnels. qui la semaine dernière encore tiraient à boulets rouges sur la CPP (Concertation des parlementaires progressistes), groupe majoritaire à la chambre basse, les voici qui sont prêts à se renier, déclarant que le prochain vote tant attendu au Sénat sera politique ou ne sera pas.Pas de carte blanche non plus …Des leaders politiques bien connus, mais ne se contrôlant plus, déclarent aux agences de presse locales qu’à moins que Michèle Pierre-Louis ne les rencontre pour dresser le profil du prochain gouvernement, elle ne franchira pas la barre de la ratification sénatoriale. Au diable tous les votes « techniques », au diable la Constitution ! Selon un bulletin de l’AHP, c’est qu’on prête également au Président René Préval l’intention de mettre en place le nouveau gouvernement une fois la nomination de Michèle Pierre-Louis reconnue par les sénateurs, et sans attendre que cette dernière ait présenté la « déclaration de politique générale » qui doit également être mise au vote (à la majorité absolue svp) devant les deux chambres séparément, autre étape dans son principe de séparation des 3 pouvoirs entre le législatif, l’exécutif et le judiciaire. Le législatif devant contrôler les actes de l’exécutif.Une sorte de mafia législativo-politico-exécutive ...Cependant quand des sénateurs se mettent à dicter ceux qui doivent faire partie du gouvernement (comme cela s’annonce lors du prochain vote), il n’y a plus de séparation entre législatif et exécutif. On n’est pas loin de considérer que le pays est sous la coupe d’une espèce de mafia législativo-politico-exécutive. Ce n’est pas seulement l’obligation de vote purement « technique » qui est violé, c’est tout l’esprit de la Constitution. Mais nous disions qu’il ne s’agit pas non plus de laisser le pouvoir exécutif faire ses quatre volontés. Et que le Président et le Premier ministre soient seuls maîtres à bord dans la formation du prochain gouvernement. Même quand la Constitution les y autoriserait que ce n’est pas recommandé dans les circonstances actuelles. On a déjà constaté que le Président Préval a tendance à faire ses choix au sein de son petit cercle personnel. dynamisme que l’excès d’intimité. Le froti frota. Le tuti fruti. Le scratch my back. Bref les petits cercles fermés. GNB. Lavalas. Ou autres. De l’autre côté, on n’est pas en juin 2006 quand avait été concocté le gouvernement aujourd’hui sortant du Premier ministre Jacques Edouard Alexis. On a vu ce qui a fait ses faiblesses. Or voici les mêmes sénateurs qui ont pris le vote de censure du 12 avril 2008 afin de remédier auxdites faiblesses et qui viendraient nous raconter à présent que c’était la formule de gouvernement idéale. C’est exactement ce qu’on entend pratiquement cette semaine. Exit Alexis, gardons le gouvernement. Du moins tous ceux-là qui seraient les protégés des sénateurs du 12 avril, qui sont passés depuis vendredi sous un autre label, « le groupe des 10. » Pour barrer la route au Premier ministre de Préval si celuici se met en tête de vouloir changer de formule gouvernementale. Nous ne savons pas ce que fera M. Préval. Il aurait tort aussi de s’enfermer dans sa position comme dans une citadelle ou une tour d’ivoire. Il ne détient pas plus qu’un autre la solution à tous les problèmes du pays. A bien y réfléchir, il a toute une gamme de choix qu’il pourrait explorer. Sans revenir au modèle précédent, il peut partager les fonctions ministérielles entre celles qui sont stratégiques pour une véritable relance du pays, et celles pouvant être considérées comme des ministères à caractère « politique » (oui, entre guillemets) et qui pourraient être concédés sur cette base plus ou moins clientéliste.Mais d’abord quel agenda sera celui du prochain gouvernement ? …Mais ce qui est plus important (et dont on ne parle pas – on ne parle de rien d’ailleurs et c’est l’une des causes de cette confusion qui permet à tout un chacun de faire comme bon lui semble car le pays ne sait pas où on en est, qu’est-ce qui se règle, qu’est-ce qui se passe, à quoi rime tout ce bordel), oui le plus important et longtemps avant la formation du gouvernement et quelle que soit la formule qui sera adoptée c’est quel agenda sera celui de ce prochain gouvernement. Un gouvernement pour quoi faire ? Quel programme ? DSNCRP. Celui-ci a bon dos. Or pas un mot jusqu’à présent. Dès lors pourquoi n’importe qui ne se considérerait capable de faire n’importe quoi. Dekilakyèl ! En français : et alors ! Plus on est de fous, plus on rit. Il ne reste donc que d’attendre quelle voie choisiront ces excellences, puisqu’il n’existe aucun contrôle par-dessus leur tête.Fais ce que veux ! … L’excès d’intimité tue le dynamisme …Et quant à Mme Michèle Pierre-Louis il n’est pas nécessaire de démontrer que c’est une personne déjà très « entourée. » Et par des gens très intéressés. Ce n’est plus un secret. Au contraire le chef de l’Etat a intérêt à aller voir ailleurs que dans les cercles intimes si tant est qu’il ait l’intention (GRANDS MANGEURS / p. 5) Mais voici les mêmes capitale dans le processus de nomination du Premier D’autant plus que la Constitution est formelle Le scandale chez nous ne tue personne. On Le Président Préval annonçant des mesures d’urgence après les émeutes d’avril mais dont beaucoup ne se sont toujours pas concrétisées du fait de la crise gouvernemtale (photo GD)

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Mercredi 30 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 27 Page 5 DE L’ACTUALITEC’est le même petit groupe de sénateurs (hier groupe des 16, aujourd’hui rebaptisé bloc des 10) qui avait voté le 12 avril dernier la motion de censure destituant le gouvernement du Premier ministre Jacques Edouard Alexis. Le pays se trouve ainsi, depuis plus de trois mois, sans un gouvernement fonctionnel.On ne peut être sénateur et ministre !(SENATEURS... suite de la 1ère page) (l’appartenance politique vient longtemps après). Tel autre veut le ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales. Etc. Mais tous ont jeté leur dévolu sur des ministères stratégiques. Par stratégiques, entendez jouant le rôle principal dans l’événement majeur qui doit démarrer dès l’installation du nouveau gouvernement : une « politiquement » sensibles. L’expression « partage du gâteau » ne convient même pas. Il s’agit de bien pire que cela. C’est une nouvelle forme de coup d’Etat. Et comme c’est la mode aujourd’hui sous des apparences tout à fait constitutionnelles.C’est être juge et partie … voit les candidats Barak Obama et John McCain devoir changer mille fois les membres de leur équipe de campagne, il suffit que le moindre soupçon soit émis à leur endroit. On voit en France un chef d’état-major se sentir obligé de démissionner après qu’un soldat eut commis l’erreur de charger son fusil de balles réelles et non à blanc. En Haïti, le politicien peut se mettre à poil en pleine rue, physiquement ou pis moralement (ou mêmeLa politique des grands mangeurs(... suite de la page 4) succession d’élections aussi importantes les unes que les autres (sénatoriales partielles, élections indirectes pour la mise en place entre autres du Conseil électoral permanent, renouvellement de la chambre des députés pour culminer dans les présidentielles de 2011).Le pouvoir total …Il s’agit donc non seulement d’une opération main basse sur le prochain gouvernement mais aussi dans deux ou trois années sur la totalité du pouvoir : le futur Parlement et la future Présidence de la république. Et tout cela se joue aujourd’hui, cette semaine, ici et maintenant. L’occasion peut ne pas se représenter de sitôt. Le moment est unique. Le président Préval a déjà vu rejeter deux premiers ministres choisis par lui. Il ne peut rater le passage de Michèle Pierre-Louis sans soulever des doutes sur son leadership. Il a mis cette fois tout son poids dans la balance. Mais, de son côté, le chef de l’Etat ne peut pas céder. Accepter pareille compromission ferait douter au contraire davantage de son leadership. Car il ne s’agit pas de suggestions plus ou moins adroites ni de simple marchandage, auquel cas le chef de l’Etat pourrait à la rigueur consentir à négocier certains ministères, disons moins Aujourd’hui on réalise que le renversement d’Alexis n’a été que la première étape d’un scénario qui devient lumineux à présent que les mêmes sénateurs exigent d’avoir leurs propres ministres dans le prochain gouvernement et aux ministères qu’ils auront euxmêmes choisis. Sinon pas de ratification pour le premier ministre désigné par le président René Préval, Mme Michèle Duvivier Pierre-Louis.Main basse sur le pouvoir exécutif …Il s’agit donc d’une tentative de la part d’un petit groupe de sénateurs de faire main basse sur le pouvoir exécutif. Avec les partis politiques jouant un rôle de simple comparse ou de second couteau. Le président de la république se trouverait placé devant un fait accompli. Pas de ratification sénatoriale pour son premier ministre désigné, s’il ne cède aux demandes placées devant lui. Mais tenez-vous bien, cela va plus loin qu’une vague demande de siéger au gouvernement. Les sénateurs ont choisi eux-mêmes les ministères qui les intéressent. Untel c’est la justice et la sécurité publique, pour y placer son homme (ou femme) de confiance la Constitution ne reconnaît pas l’acte que nos sénateurs sont en train de commettre. D’abord l’article 157, qui règle les conditions pour être nommé Premier ministre, ne parle pas de pareilles concessions au bénéfice des membres du Parlement en échange de la ratification de ce choix. D’ailleurs le 17 Juillet écoulé, la Chambre des députés y a procédé sans aucun problème de ce genre et à une confortable majorité (61 pour, 1 contre et 20 abstentions). C’est la réponse que le président Préval aurait donnée d’ailleurs à ce groupe de sénateurs qu’il recevait jeudi. Il ne saurait considérer leurs doléances sans en référer à leurs collègues députés qui n’ont produit aucune demande de cette espèce. Ensuite, écoutons l’article 164 de la Constitution : « La fonction de Premier ministre et celle de Membre du Gouvernement sont incompatibles avec tout mandat parlementaire. Dans un tel cas, le parlementaire opte pour l’une ou l’autre fonction. » Autrement dit, on ne saurait être à la fois sénateur et membre du gouvernement. Même par personne interposée. Autrement, c’est être juge et partie, le législatif ayant pour mission constitutionnelle de contrôler les actes du pouvoir exécutif.Le ridicule ne tue pas …Mais nos sénateurs du « groupe des 10 » (en réalité, ils sont 8 qui sont allés voir M. Préval jeudi) ne se gênent pas. Depuis longtemps, le ridicule chez nous ne tue personne. Toujours est-il que le grand public semble considérer leur démarche comme le comble de l’ignominie. Même quand l’échec du monde politique haïtien n’est plus à démontrer. Se rendant compte d’ailleurs qu’ils ont perdu la guerre au niveau de l’image, les sénateurs sont en train de répandre la rumeur que Préval veut fermer le Parlement pour diriger par décrets. Or c’est eux qui par leurs agissements finiront par suggérer que ce serait là un moindre mal ! Haïti en Marche, 26 Juillet 2008 Arrive au pouvoir et fais ce que veux. La caisse publique y pourvoira. Et le comble de la moralité tournée en ridicule, n’est-ce pas seulement la semaine dernière que le débat politique n’avait qu’un seul thème : vive la moralité ! Or quoi de plus immoral dans un pays où le citoyen ne peut se payer même un tout petit morceau de cassave, que ce spectacle de goinfrerie autour des parts du gâteau national. Mélodie 103.3 FM, Port-au-Prince sortir son pistolet en pleine séance et faire feu sur un collègue) que cela n’émeut plus personne. Vous avez dit constitutionnelles. Justement, Le PM Alexis et son gouvernement laissent le Sénat après le vote de censure du 12 avril dernier; à droite une plaque décernée le lundi 28 juillet écoulé par l’association des industriels au chef du gouvernement démissionnair e (photos Eugène Robenson)

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Page 6 Mercredi 30 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 27 Premier Ministre Margaret Thatcher Israël: deux pères fondateurs David Ben Gourion et Golda MeirLes premières femmes Premier ministre de l’histoire( FEMMES PREMIERS ... suite de la 1ère page) (e) ou de descendance féminine. La première femme premier ministre de l’Inde : Indira Ghandi ; la première femme premier ministre de Grande Bretagne : Margaret Thatcher ; la première femme premier ministre du Pakistan : Benazir Bhutto ; la première femme premier ministre de la Jamaïque : Portia Simpson Miller ; la première femme premier ministre d’Australie : Dr Carmen Lawrence ; la première femme premier ministre du Mozambique : Luisa Dias Diego … La première femme premier ministre de l’histoire. Eh bien, d’après les archéologues, elle aurait été une Africaine. Plus précisément une égyptienne, du temps des Pharaons. Sous le règne du Fari Narmer, 3.200 ans avant l’ère chrétienne. la Guerre des six jours ne seront jamais remis. Mais elle démissionnera après la guerre du Kipour parce que Israël s’était laissé surprendre. Cependant forte dans la guerre, elle l’est aussi dans la paix. Lors de la déloger l’Argentine qui avait mis la main sur ce confetti d’île oublié de l’exempire britannique. Ce fut la dernière guerre coloniale de l’histoire, titrera le magazine Time. Louis devient premier ministre, Haïti ferait une grande première historique car nous serions le premier pays à pouvoir dire : la seconde femme premier ministre. Est-ce du fait que historiquement elles sont déjà rares, la plupart des femmes premiers ministres auront été exceptionnelles au point de marquer leur époque. Particulièrement l’indienne Indira Ghandi, l’israélienne Golda Meir, la pakistanaise Benazir Bhutto, la britannique Margaret Thatcher. Mieux que femme premier ministre, c’est pour elles qu’on va inventer aussi l’expression « femme homme fort. » En effet, peut-on qualifier autrement une Golda Meir, une Margaret Thatcher ou une Indira Ghandi. Toutes des Walkyries, nom donné aux femmes guerriers dans l’opéra de Wagner. Golda Meir a participé activement à la création de l’Etat d’Israël (dont elle est considérée comme l’un des « founding fathers » ou pères fondateurs – on ne dit pas encore mères fondatrices, pourquoi pas d’ailleurs !). Elle est arrivée premier ministre sur la promesse que les territoires conquis aux arabes pendant visite historique du président égyptien Sadate en Israël, on se souvient de sa phrase : « pourquoi viens-tu si tard ? » Margaret Thatcher fut tout de suite surnommée « the iron lady » (la dame de fer). Considérée comme le chef du gouvernement qui a fait basculer l’Angleterre Travailliste de plein pied, dans une courbe à 180 degrés, dans l’économie Néo-libérale, amie personnelle du président Ronald Reagan, elle stupéfia le monde entier en restant de glace devant des syndicalistes qui avaient entrepris une grève de la faim et décidé de se laisser mourir si elle ne revenait pas sur sa décision de fermer leur entreprise. Plus tard, elle étonna encore en lançant la guerre des Malouines pour pendant 11 ans, un record dans un pays démocratique. Mais si Maggie Thatcher a tout de la blonde guerrière wagnérienne aux yeux bleus, on donnerait par contre le bon Dieu sans confession à notre Indira Ghandi, toujours pieusement voilée. Fille de Nehru, premier premier ministre de l’Inde après l’indépendance en 1947, Indira Ghandi, la première femme premier ministre de l’Inde, est d’abord la seule à avoir battu la Thatcher en nombre d’années au pouvoir. Elle a été plusieurs fois chef du gouvernement de 1966 à 1984. Mais dans un pays où le chef du gouvernement est vraiment le chef, (voir FEMMES PREMIERS / 7) Ainsi donc si Michèle PierreMargaret Thatcher dirigea Port-au-Prince, 7 juillet 2008 Un compromis était sur le point d’être trouvé dimanche entre le président René Préval et le groupe des 9 membres du Sénat en vue de favoriser la ratification de Michèle Pierre-Louis, a appris HPN d’une source proche des négociations. Neuf sénateurs membres de partis politiques, dont la Fusion des sociaux-démocrates, l’OPL, Fanmi Lavalas et l’Atibonit an aksion menaçaient de ne pas voter en faveur de Mme Pierre-Louis si leurs partis n’étaient pas représentés au prochain gouvernement. Dimanche, le président René Préval a rencontré ces parlementaires et a passé de longues heures à discuter avec eux au palais national, avons-nous appris. Au terme de ces rencontres, le président René Préval aurait décidé d’ouvrir le prochain gouvernement aux partis représentés au Parlement (chambre des députés et sénat), a indiqué un parlementaire. Cette décision viendrait débloquer la situation et éviter une nouvelle crise avec le refus de ces 9 sénateurs de ratifier le Premier ministre désigné dont le choix a déjà été approuvé le 17 juillet écoulé par une majorité de députés. Près de 8 ministères pourraient être octroyés aux partis politiques qui pourraient proposer des noms à l’exécutif pour occuper des portesfeuilles ministérielles. Les ministères faisant partie de ce compromis seraient les ministères des Affaires étrangères, de la santé, de l’environnement, des affaires sociales, le ministère à la condition féminine et celui du commerce, a également appris Haïti Press NetworK. Si cette proposition est acceptée par les différents groupes au Parlement, la séance de ratification au Sénat du Premier ministre désigné pourrait se tenir ce mardi. HPNVers un compromis pour la ratification au Sénat Des informations sur la gestion des fonds de la Fondation Connaissance et LibertéPort-au-Prince, le 22 juillet 2008 -(AHP)Le staff du premier ministre désigné a rendu publiques mardi des informations relatives à la gestion des fonds de la Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL). Le bureau de pressse de Michèle Pierre-Louis affirme avoir pris cette décision en raison du fait qu’il aurait reçu “de nombreux courriels demandant des informations concernant les relations actuelles de la (FOKAL avec la Open Society Institute (OSI) et son fondateur Georges Soros, ainsi que des précisions sur le système de contrôle des fonds gérés par Madame Michèle Duvivier Pierre-Louis en tant que Directrice Exécutive de la FOKAL”. La note du bureau de presse (FOKAL / p. 8)LES PREMIERES FEMMES

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Mercredi 30 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 27 Page 7 Kisa pwosè sa a konsène? Yo te pwopoze de Règleman apa nan yon pwosè aksyon kolektif sou evalyasyon ponpye ak sekou yo te fè pwopriyetè byen imobilye peye nan vil Miami ak evènman ki te pase pandan pwosè a. De (2) règleman sa yo se avèk 1) vil Miami, epi 2) kabinè avoka Adorno & Yoss, LLP. Pwosè a rele Masztal v. City of Miami. Moun yo tradui lajistis yo rele “Pleyan”, epi vil Miami rele “Defandè”. Kabinè avoka Adorno & Yoss, LLP rele “kabinè avoka”. Règleman yo pa vle di Minisipalite vil la oswa kabinè avoka a dakò pou yo angaje nan move zafè oswa nan move konduit oswa pou yo mal aji oswa pou yo vyole nenpòt lwa oswa règleman nan nenpòt konsiderasyon, eksepte pou sa ki konsène vil City of North Lauderdale v. SMM Properties se yon pwosè ki legal pou yon Minisipalite pou pibliye evalyasyon pou sèvis ponpye, paske sèvis ponpye pwokire yon li sipòte sou sèvis ponpye sèlman epi kidonk evalyasyon an legal. Pleyan yo deklare Evalyasyon an te oswa Evalyasyon Ponpye te enkòrèk pase sa ki endike anwo a. Ni li pa t detèmine limit, si genyen, Evalyasyon Ponpye/Sekou te fèt yon fason inadmisib pou sèvis medikal ijan yo. Pleyan yo prezante reklamasyon tou kont kabinè avoka pou aksyon ak inaksyon posib ki gen pou wè ak premye pwosedi yo kont Minisipalite vil la nan pwosè sa a. Kabinè avoka a, san admèt responsablite ak kontestasyon toudenkou reklamasyon Pleyan yo, chwazi pou rezoud aksyon sa a. Kidonk, menmsi Pati yo dakò pou genyen dwa pou jwenn yon ranbousman, oswa kantite lajan ki endike a. Ni pa t genyen desizyon okenn Kimoun ki fè pati Règleman yo? Minisipalite a ak manm fanmi pwòch yo, ki reprezante kapasite endividyèl yo kòm kontribiyab, ki te peye Evalyasyon Ponpye/Sekou ak/oswa Evalyasyon Ponpye Minisipalite vil la te resevwa nan ane Ou kapab kalifye pou resevwa yon ranbousman, sa vle di yon pòsyon Lajan pa posib pou nenpòt moun ap resevwa yon ranbousman konplè tout lajan Evalyasyon ki te peye a. Li Ki dispozisyon Règleman ki pwopoze yo? Kòm konsiderasyon pou Règleman li, Minisipalite vil la ap chèche jwenn yon ranbousman. Dwa pou jwenn yon ranbousman pa dwe transferab. Chak Pati dwe jwenn dwa pou fè restriksyon, dapre lòd, entèdiksyon, oswa lòt reparasyon, nenpòt vyolasyon oswa dispozisyon ak règleman sa yo. Konsènan konsiderasyon pou Règleman yo, depi genyen Apwobasyon tout reklamasyon ki nan pwosè a ak lòt reklamasyon jan sa dekri nan Akò Règleman yo. Kominikasyon an dwe genyen yon pati entegral ak enpòtan Règleman yo, epi li pa kapab separe nan Règleman yo. Avi sa a. Règleman avèk kabinè avoka a genyen ladan yon dispozisyon ki pèmèt li anile règleman an kabinè avoka a poukont yo epi avèk pwòp depans yo. Kisa mwen DWE fè pou mwen vin kalifye pou resevwa yon ranbousman posib? Ou dwe fè Demand si ou vle fè objeksyon kont Règleman yo epi pou soumèt nenpòt objeksyon alekri. Pou fè Demand nan sit wèb epitou ou kapab enprime li nan sit wèb la. Kisa mwen dwe fè si mwen vle Eskli tèt mwen nan Gwoup la? Si ou pa vle patisipe nan youn oswa Pou Administratè a (kourye): Masztal v. City of Miami Settlement Administrator 1. Non ou, adrès ou ak nimewo telefòn ou; 3. Siyati ou; 31), epi a. Règleman avèk Minisipalite vil la, OSWA b. Règleman avèk kabinè avoka a, OSWA ou nan toulède règleman yo. devan anvlòp la. 2. Ou p ap jwenn pèmisyon pou fè objeksyon kont dispozisyon yo; b. Ou p ap jwenn pèmisyon pou fè objeksyon kont okenn dispozisyon; sa a; epi d. Pou resevwa lajan nan plas Règleman sa yo, w ap oblije fè pwòp pwosè ou epi avèk depans ou. SONJE: OU DWE FÈ DEMAND OU POU ESKLIZYON AVÈK ANVL"P KI GENYEN TENB KI DATE DAT 20 OUT 2008. SI W PA FÈ SA, SOF JAN TRIBINAL LA KAPAB BAY LI, DEMAND POU ESKLIZYON OU AP AN RETA AK ENVALID. ODISYON POU RÈGLEMAN AN: Esi mwen Vle fè Objeksyon kont Règleman yo? 1. Your name, address and telephone number; 2. Yon deklarasyon objeksyon ou (yo) ak nenpòt lwa ak/oswa prèv sipò ou vle entwodui; CA 31). OU DWE SOUMÈT OBJEKSYON EKRI OU BA GREFYE TRIBINAL LA DAT 20 OUT 2008 PA LAP"S NAN ADRÈS SA A: Clerk of the Court; OU DWE VOYE KOPI OBJEKSYON SA YO TOU PA LAP"S BA TOUT AVOKA KI ENDIKE ANBA A, EPI ANVL"P LA DWE GENYEN TENB KI DATE DAT 20 OUT 2008. Konsèy Defans pou Minisipalite Miami: Julie O. Bru, City Attorney Cole, Scott & Kissane, P.A. konsidere ou abandone oswa ou anile objeksyon ou, sof si ou montre rezon ki valab. Kouman pou mwen jwenn enfòmasyon adisyonèl? Avi sa a se sèlman yon rezime Règleman yo, ki prezante nan dokiman legal pi detaye ki rele “Akò pou Règleman ak Kominikasyon.” Akò Règleman ak Kominikasyon konplè ant Pleyan yo ak Minisipalite vil la ak Akò Règleman ak Kominikasyon konplè detaye sou zafè ki konsène pwosè sa a, Pleyan yo, Minisipalite vil la ak kabinè avoka a refere ou tou Si ou genyen nenpòt kesyon oswa senpleman si ou bezwen on kopi Fòmilè Demand Ranbousman, ou kapab rele Administratè Règleman an nan nimewo 1-800981-7567 oswa ou kapab wè divès kalite dokiman règleman an sou entènèt nan sit wèb www. MiamiFireFeeSettlement.com, epitou ou kapab enprime Fòmilè Demand Ranbousman an nan sit wèb la. TANPRI PA RELE TRIBINAL LA, GREFYE TRIBINAL LA OSWA MINISIPALITE MIAMI. YO P AP ANMEZI POU REPONN KESYON OU YO. AKSYON KOLEKTIF, RÈGLEMAN KI PWOPOZE AK ODISYON RÈGLEMAN AN Yon tribinal te otorize avi sa a. Sa se pa demand yon avoka. POU: Tout moun oswa enstitisyon ki posede pwopriyete nan vil Miami epi ki te peye Evalyasyon Ponpye Para revisar las versiones traducidas español de este aviso y todos los documentos importantes del caso, visite Konsèy Defans Gwoup la: Konsèy Defans pou Adorno & Yoss, LLP: Hinshaw & Culbertson, LLP Pou Tribinal la (dosye): Clerk of the Court Circuit Court, Eleventh Judicial Circuit in and www.melodiefmhaiti.comEcoutez Mélodie Matin avec Marcus sur PM Indira Ghandi recevant Jaqueline Kennedy, première dame des Etats-Unis, le 14 mars 1962Femmes Premier ministre ...( ... suite de la page 6) c’est-à-dire où le président n’est qu’un « portrait », comme nous disons en Haïti. Notre Constitution de 1987, qui rogne considérablement sur les attributions présidentielles, n’en arrive tout de même pas jusquelà. A moins qu’un président lui-même le veuille … Malgré tout, cela ne suffisait pas à Mme Gandhi. On lui prête des méthodes de gouvernement que même les hommes les plus forts ne lui envieraient pas. Comme susciter elle-même des troubles pour pouvoir proclamer ensuite l’état de siège. Et jeter en prison toute son opposition. Pour un peu, on dirait une « Mama Doc. » Comme ses homologues mentionnées plus haut, elle n’hésita pas à avoir recours aux armes. Elle déclara la guerre au Pakistan voisin dans l’éternel conflit du Cachemire. Le monde trembla. Aussi bien l’Inde que le Pakistan sont dotés de l’arme atomique. Mais sa politique exacerba aussi les querelles religieuses. Et elle fut assassinée par des gardes du corps en 1984 (des extrémistes sikhs). Son fils Rajiv Gandhi lui succéda. Il fut assassiné à son tour. Dans cette région du monde, on se dit pays démocratique mais l’histoire finit souvent dans le sang. Justement, hélas, c’est le même sort qu’aura la première femme premier ministre de la puissance voisine, le Pakistan. Benazir Bhutto, comme Indira Gandhi telle fille tel père, fille elle aussi de premier ministre, Zulfikar Ali Bhutto, qui a été exécuté par des militaires putschistes. Femme premier ministre, deux fois premier ministre, renversée, exilée en Grande Bretagne où elle avait fréquenté les meilleures grandes écoles, Benazir rentra l’année dernière au Pakistan pour prendre part aux élections. Elle sera assassinée trois mois plus tard, le 29 décembre 2007. Elle aussi fut remplacée par son fils à la tête du parti. Heureusement que celui-ci est resté jusqu’ici prudemment en Grande Bretagne. A ce propos, un autre dénominateur commun entre la plupart de ces premières femmes premier ministre, c’est le lien anglo-saxon. Presque toutes appartiennent à des pays ayant en héritage la langue anglaise : l’Inde, le Pakistan, Israël, l’Australie, la Nouvelle Zélande (femme premier ministre Helen Clark) et bien sûr la Jamaïque. A l’exception de Luisa Dias Diego du Mozambique, dont la langue est le portugais. Vous avez peut-être remarqué que nous n’avons pas mentionné la première femme premier ministre en France, Edith Cresson, sous la présidence Mitterrand. C’est que en dehors des pays anglosaxons, les femmes premier ministre n’ont pas fait beaucoup de vagues, qu’elles s’appellent Edith Cresson ou Claudette Werleigh. Michèle Duvivier Pierre-Louis fera-t-elle la différence ? Mais dans quel sens ? Celles qui ont fait l’histoire l’ont été aussi soit dans la guerre (comme les Malouines de Thatcher), soit dans la plus terrible tragédie shakespearienne comme Indira Ghandi et Benazir Bhutto. Evidemment il est difficile d’hésiter devant une chance à la canonisation comme Golda Meir. « Appelez-moi Golda ! » Un des nombreux écrits (pour et contre) qui ont circulé sur l’Internet depuis la nomination de Michèle PierreLouis s’intitule : « Entre la diabolisation et la béatification. » Mais c’est un peu tôt ! Mélodie 103.3 FM, Port-au-PrincePREMIER MINISTRE

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Page 8 Mercredi 30 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 27 Grow your career in a rewarding, diverse and challenging environment full of opportunity.Find your next job atwww.miamidade.gov/jobsor visit ourEmployment Customer Care Center140 West Flagler Street, Suite 105 € Miami, FloridaSearch o nline at any Miami-Dade County library, South Florida W orkforce Career Center or T eam Metro location.EOE/M/F/D/V eterans´ PreferenceD e l i v e r i n g E x c e l l e n c e E v e r y D a y Time to Shine! informe que “de 1995 à aujourd’hui, FOKAL a eu à gérer environ 45 millions de dollars américains. Cet argent a été alloué aux domaines d’intervention correspondant à la mission de l’institution (voir brochure et site web : www.fokal.org )”. “La réputation de sérieux de l’institution (et de sa directrice exécutive) vient du fait que les bailleurs de fonds et les organes de contrôle financiers compétents en la matière ont jusqu’ici donné leur approbation totale à la gestion des fonds et des ressources effectués par FOKAL”, indique la note, ajoutant que FOKAL est une institution à but non lucratif, fondée en Haïti en conformité avec la Loi Haïtienne. Selon le bureau de presse, FOKALDes informations sur la gestion des fonds de la Fondation Connaissance et Liberté(FOKAL... suite de la page 6) reçoit des fonds privés et conformément aux lois locales et internationales, elle rend compte de l’utilisation de ces fonds à ses bailleurs de fonds (Open Society Institute, l’Union Européenne, la Coopération Canadienne, etc). “Le principal bailleur de fonds, Open Society Institute (de George Soros), publie annuellement les rapports financiers et narratifs de toutes les institutions soutenues à travers le monde. Ils sont consultables à l’adresse www.soros.org .” FOKAL est auditée annuellement par la firme Mérovée-Pierre, affiliée à l’institution internationale KPMG. Et l’institution est toujours en règle avec le fisc (DGI) pour le paiement des impôts en conformité avec son statut, souligne encore le bureau de presse du premier ministre désigné. AHP Le montant moyen expédié à l’étranger est de 2 500 dollars. Au Canada, 4 immigrants sur 10 arrivés au début du millénaire ont envoyé de l’argent à leur famille ou à des amis à l’étranger au moins une fois en quatre ans. Le montant moyen expédié à l’étranger est de 2 500 dollars, quand l’envoi est effectué dans les deux premières années de présence au Canada. Il passe à 2 900 dollars quand il a lieu après la deuxième année, selon Statistique Canada. La fréquence des envois de fonds varie sensiblement d’un pays à l’autre. La proportion la plus élevée concerne les immigrants des Philippines et d’Haïti (plus de 60% ont envoyé des fonds) ; et la plus faible, ceux de la France, du Royaume-Uni et de la Corée du Sud (moins de 10% l’ont fait). La fréquence des envois de fonds est la plus forte chez les immigrants de pays ayant un produit intérieur brut (PIB) par habitant plus faible. Ainsi, 36% des immigrants de pays dont le PIB par habitant est inférieur à 4 000 dollars ont envoyé de l’argent dans leur pays d’origine, contre seulement 11% des immigrants de pays dont le PIB par habitant est de 15 000 dollars ou plus. Des facteurs démographiques entrent aussi en ligne de compte. Par exemple, les montants envoyés par les femmes étaient 12% inférieurs à ceux envoyés par les hommes. En outre, les immigrants de 25-44 ans étaient beaucoup plus susceptibles d’envoyer de l’argent à l’étranger, et d’envoyer des montants beaucoup plus élevés, que ceux dans les groupes d’âge plus jeunes ou plus âgés. Selon les données de la Banque mondiale pour 2004, les envois de fonds constituent une importante source de revenus pour les personnes vivant dans des pays en voie de développement. Ils représentent de 20 à 30% du PIB de certains pays, dont Haïti ; et de 10 à 19% d’autres pays comme la Jamaïque, les Philippines et la République dominicaine.40% des immigrants récents envoient des fonds à l’étranger La FAO lance un plan d´aide d´urgenceLa FAO, l’Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture de l’ONU, a lancé un plan d’urgence pour aider Haïti à faire face à la hausse des prix alimentaires, dans un pays où un enfant sur 5 souffre de malnutrition chronique. La FAO va fournir aux paysans les plus touchés les outils agricoles dont ils ont besoin pour la prochaine saison. 70 mille familles vont bénéficier de ce plan, qui va fournir 600 tonnes de céréales et équiper les agriculteurs. Plusieurs projets ont déjà débuté, et sont consacrés aux besoins à long-terme du secteur agricole dans le pays. Des fonds ont été investis pour encourager la production locale de semences de bonne qualité. Les canaux d’irrigation endommagés par des inondations sont en cours de réparation, et des réservoirs sont en construction afin de fournir de l’eau aux zones arides. La FAO espère que ce plan d’urgence va permettre à court terme d’augmenter la quantité et la qualité de la nourriture disponible pour les enfants haïtiens, et qu’un secteur agricole renforcé va pouvoir se maintenir dans le futur, sans aide extérieure. Attaque contre la résidence d’un agent douanier de OuanaminthePort-au-Prince, le 21 juillet 2008 (AHP) L’Administration Générale des Douanes (AGD) a dénoncé lundi des actes de violences ainsi que des menaces et intimidations dont sont victimes les agents douaniers à Ouanaminthe (Nord-Est). Dans la nuit du 14 au 15 juillet, des individus armés se sont attaqués à la résidence privée d’un agent de la brigade dounière de Ouanaminthe, Gredeline Benoît. Le directeur général des douanes, Jean Jacques Valentin, a indiqué que cette attaque est intervenue après la diffusion d’une série de messages incitant la population à la violence, à la désobéissance civile et au non-paiement des redevances douanières et fiscales sur les marchandises importées. L’animateur de l’émission dans laquelle ces messages sont régulièrement diffusés, est un ancien importateur qui ne s’était jamais acquitté de ses redevances douanières, a fait savoir M. Valentin. Le directeur général des douanees a précisé que cet individu se trouvait dejà en mars 2007 face à l’équipe qu’il dirige, quand celle-ci voulait remettre de l’ordre dans l’administration. L’AGD a porté plainte au Parquet du tribunal de première instance de Fort-Liberté et compte aller jusqu’au bout dans cette affaire, a averti M. Valentin, mettant l’acccent sur le fait que le type d’émission animé par cet individu est de nature à frustrer l’Etat de ses revenus et constitue une atteinte grave à l’ordre public. Le directeur de l’AGD a rappelé que la douane collecte actuellement plus de 65% des recettes fiscales et que sa mission est de faciliter les échanges et protéger les entreprises et les emplois haïtiens. Il a souligné que tout citoyen qui refuse délibérément de s’acquitter de ses redevances douanières, est un contrebandier et doit être puni conformément à la loi. L’AGD n’entend pas démissionner et fera face à tous les défis. Avec l’appui de la justice et de la police, elle continuera de traquer les bandits et les fraudeurs, à quelques secteurs qu’ils appartiennent, a ajouté Jean Jacques Valentin. Une mission conduite par le directeur général adjoint de l’AGD, Francel Saint-Hillien, se trouvait le week end dernier à Ouanaminthe pour s’enquérir de la situation et apporter le soutien de l’administration aux employés du bureau des douanes de cette ville. AHP Un associé de l’ex-président Aristide (et aussi de John McCain) condamné pour fraudes aux USA1 million 300.000 dollars américains, tel est le montant d’une amende que le patron de la compagnie de télécommunication IDT est condamné à verser à la Commission Fédérale des Communications des EtatsUnis. Selon une décision de la justice américaine la culpabilité de James Courter est prouvée en termes de violation des règles régissant les télécommunications. Il est reconnu que le premier responsable de la compagnie IDT a utilisé des voies détournées pour renflouer les comptes de certains officiels étrangers, parmi eux, l’ancien président Jean-Bertrand Aristide. James Courter agissait ainsi en échange de tarifs préférentiels sur la minute pour les appels à longue distance. Selon l’article de Lucy Komisar, paru dans l’édition du 11 juillet du magazine en ligne Portefolio.com, Michael Jewett, manager de la compagnie dans la Caraïbe a été viré pour avoir dénoncé les combines de son patron. Ce sont ses dénonciations qui ont mis les enquêteurs sur la piste de James Courter. Il est révélé que contrairement aux autres compagnies qui versent 23 centimes sur chaque minute d’appel longue distance placée vers Haïti, via la Téléco, la compagnie de James Courter versait seulement 8,75 centimes américains. De plus, sur les 8,75 centimes qui revenaient à la compagnie nationale de téléphonie, la compagnie IDT déposait 3 centimes sur un compte qui appartiendrait à Jean-Bertrand Aristide et localisé à Turks and Caicos. Le numéro 1 de l’IDT est un ancien représentant du New Jersey au congrès américain. Il est impliqué dans les campagnes de levée de fonds en faveur du candidat républicain aux Me Ira Kurzban annonce des actions en justice contre les auteurs de diffamationsPort-au-Prince, le 22 juillet 2008 (AHP) La porte-parole de l’ancien président Jean Bertrand Aristide, Maryse Narcisse, a banalisé mardi les accusations selon lesquelles l’ancien président Jean Bertrand Aristide aurait eu des relations d’affaires avec le président de la Compagnie américaine de télecommmunication IDT, dont il aurait reçu des montants sur des appels longue distance vers Haïti Les informations concernant M. Aristide ont été fournies notamment par une journaliste du nom de Lucy Komisar qui aurait dejà enquêté sur l’ancien chef d’Etat à l’initiative d’une organisation reputée hostile à ce dernier “Haiti Democracy Project”. Mme Narcissse a fait savoir qu’il s’agit d’une opération de diversion visant à détourner l’attention de certains scandales entravant le processus de mise en place d’un nouveau gouvernement en Haïti, après 3 mois de vide politique. Tout le monde sait qui, ici et dans la diaspora, sont derrière cette campagne et pourquoi, a fait savoir la porte-parole de Fanmi Lavalas. L’opération vise également, at-elle dit, à donner une réponse politique à Fanmi lavalas et à la grande mobilisation de la population haïtienne à l’occasion des 55 ans du président Aristide. Tout le monde comprend ce jeu de la diversion, le coup ne passera pas, a dit Maryse Narcisse. Citant l’avocat de M. Aristide, Me Ira Kurzban, elle a rejeté des déclarations attribuées à un avocat des Iles Turks and Caicos du nom d’Adrian Corr, présenté comme ancien conseiller juridique d’Aristide au cabinet Miller Simons O. Sullivan, et qui aurait confirmé qu’Aristide possédait uneINFORMATIONS ECONOMIQUES (ARISTIDE / p. 17) (ME IRA KURZBAN / p. 17)

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Mercredi 30 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 27 Page 9 ADVERTISEMENT FOR BIDS PROJECT NAME : Miami International Airport Front Terminal D-H Fire Sprinkler and Life Safety Upgrade PROJECT NO. : A155B1 Sealed Bids for the Project designated above will be received for and in behalf of Miami-Dade County, by the Office of the Cler k, in the Stephen P. Clark Center, Suite 17-202, 111 N.W. lst Street, Miami, Florida, 33128 until 1:00 P.M. Tuesday, September 16 , 2008 or as modified by addendum, at which time all Bids will be taken to a room to be designated by the Clerk of the Board in said Stephen P. Clark Center. Bids are to be submitted in two envelopes. Bids received after the time and date specified will n ot be considered. Envelopes A of Bids, containing only the Schedule of Intent Affidavit(s) will be publicly opened and the names of the Bidders read aloud. Upon notification by the Department of Sma ll Business Development, bidders may correct defects on the Schedule of Intent Affidavit(s) within forty-eight (48) hours after bid submission. Envelopes B of Bids, containing all of the remainin g bidding documents, from Bidders that have not been rejected as not responsive will be opened publicly and read aloud forty-eight (48) hours after the bid submission date and non-responsive bids will not be opened. Bidders are invited to be present at each opening. The County reserves the right to postpone or cancel the bid opening at any time prior to the scheduled opening of bids. IN GENERAL THE WORK COMPRISES: Installation of fire protection (sprinkler) system in those areas of the Front Terminal D through H presently lacking fir ala rm and/or fire protection systems as indicated in the Plans. Work also includes demolition and replacement of wood ceilings in several stairw ay areas and installation of smoke screens as indicated in the project limit plans. BID DOCUMENTS: The Miami-Dade Aviation Department will make the Bid Documents available, on _Wednesday, August 6, 2008 _ , for inspection by individuals by appointment only, on business days during the hours of 9:00 a.m. to 4:00 p.m. at 4200 NW 36 Street, Bldg. 5A, 4th Floor. Interested parties are to schedule an appointment to review the Bid Documents through William C. Murphy (305) 876-0922. The duration of each appointment will not exceed two (2) hours. However, the Department may schedule additional time slots ( not to run consecutively with the original appointment), if available. At the time of the appointment, and prior to any Bid Document review, interested parties will be r equired to present current, government issued, picture identification (e.g., Drivers License, United States Passport), documentation that they are licensed architect, engineer, or contractor who may perf orm work on, or related to, the Project, and sign and notarize a Confidentiality Affidavit certifying that the company and each authorized employee agrees, that in accordance with Florida Sta tutes § 119.071(3)(b) and one or more of the following Florida Statutes, § 281.301 and § 331.22, to maintain the information contained in the Bid Documents as being exempt from the provision of Florida Statute § 119.07(1) and § 24(a), Article I of the State Constitution. In addition, interested parties are advised that individuals will be monitored while reviewing these documents. Interested partie s may take notes, however, no photographs and/or copying of the documents will be allowed. The Bid Documents can be purchased at the offices of Rodriguez and Quiroga Architects Chartered, 2100 Ponce de Leon Boulevard, Mezzanine Level, Coral Gables, Florida 33134 between the hours of 9AM and 4PM, Monday through Friday, Contact: Amy Garcia (305) 448-7417 … ext. 14 as follows: 1. Non-refundable Payment of $ 150.00 for each set of Bid Documents 2. Refundable Deposit of $500.00 for each set of Bid Documents The non-refundable payment shall be by any type of check, or money order, only, and made payable to the Miami Dade Aviation Dep artment. The refundable deposit must be by Cashiers or Certified check only, and made payable to the Miami Dade Aviation Department. Each interested Bidder shall furnish an address, telephone and fax numbers, and email address for the purpose of contact during the bidding process. A business card with all of this information will suffice. To purchase a set of the Bid Documents, each purchaser must present to Rodriguez and Quiroga a current A. copy of government issued, picture identification (e.g., Drivers License) B. copy of the architect, engineer, or contractor qualifiers license issued by the Florida Department of Business and Professi onal Regulation for the Bidder making the purchase C. an original, notarized Confidentiality Affidavit signed by the licensed architect, engineer, or contractor. D. Upon payment, presentation of the notarized Confidentiality Affidavit and verification of the required identification docume nts, numbered sets of documents will be issued to the bidders. Bidders may purchase as many sets as they wish. However 24 hour notice to Rodriguez and Quiroga is required if more than 5 set s are to be purchased. Only full sets of the bid documents will be issued. Confidentiality Affidavits may be obt ained in advance by downloading fr om www.miami-airport.com/html/bids.html . All Bid Documents, including any copies made, shall be returned to MDAD All Bidders that timely return the Bid Document will h ave their deposit returned. Those Bidders that purchase Bid Documents, but elect not to participate in the bidding process are also required to return all copies of the Bid Documents to MDAD. Failure to return the Bid Documents and copies made to MDAD within five (5) working days after the Bid Due Date may be reported to a Law Enforcement Investigating Authority and will forfeit the deposit. Furthermore, Bidders that fail to return Bid Documents shall not be allowed to participate in future Confidential solicitations until such time that the firm has taken corr ective actions that are satisfactory to Miami Dade County. The purchaser of the Bid Documents shall be required to certify that they have returned all original Bid Documents plus any copies and they have not retained any copies. All bids must be submitted as set forth in the Bid Documents. The County reserves the right to reject any or all Bids, to waiv e informalities and irregularities, or to re-advertise the Project. The County, by choosing to exercise its right of rejection, does so without the imposition of any liability against the County by any and all bidders. PRE-BID CONFERENCE : The Miami-Dade Aviation Department will hold a Pre-Bid Conference and Site Inspection on Tuesday, August 19, 2008 from 9:00 AM to 11:00 AM at 4200 NW 36 Street, Bldg. 5A, 4th Floor, Conference Room F of the Miami-Dade Aviation Department, for all interested parties. Attendance will be limited to two (2) representatives per firm. No other Site Inspections will be provided by the Miami-Dade Aviation Department. It is the policy of Miami-Dade County to comply with all th e requirements of the Americans with Disabilities Act (ADA). For sign language, interpreter services, material in accessible format, other special accommodations, or airport-related ADA concer ns, please contact the MDAD Office of ADA Coordination at (305) 8767024. COMMUNITY SMALL BUSINESS ENTERPRISE PROGRAM Contract Measures for this Project is (are): 19.00% COMMUNITY WORKFORCE PROGRAM The Community Workforce Goal for this Project is: 10.00% BID GUARANTY: Each Bid must be accompanied by a Bid Guaranty of not less than five percent (5%) of the Total Bid in a manner required by th e Instructions to Bidders. No Bid may be withdrawn after the scheduled closing time for the receipt of Bids for a period of one-hundred and eighty (180) days. The Coun ty reserves the right to reject any or all Bids, to waive informalities and irregularities, to reject all bids, or to re-advertise for Bids. BID IS SUBJECT TO THE FOLLOWING PROVISIONS AMONG OTHERS : 1) The Miami-Dade County Responsible Wages Ordinance. 2) The Provisions in reference to the timetables for minority and female employment participation, expressed as a percentage, f or the Contractor's aggregate work force in each trade on all construction work in the covered area, as follows: Timetables Goal for minority Goals for female Participation for each Participation for From 4/01/81 trade in Miami-Dade County each trade Until further notice 39.5 % 6.9 % As used in this Notice, and in the Contract resulting from this solicitation, the "covered area" is Miami-Dade County, Florida. These goals are applicable to all Contractor's construction work (whether or not it is Federal or Federally assisted) performed in the covered area. 3) The "Equal Opportunity Clause" and the "Standard Federal Equal Employment Opportunity Construction Contract Specifications" as set forth in the Contract Documents. The Contractor's compliance with the Executive Order and the regulations in 41CFR Part 60-4 shall be based on its implementatio n of the Equal Opportunity Clause, specific affirmative action obligations required by the specifications set forth in 41CFR 60-4.3(a), and its efforts to meet the goals established f or the geographical area where the Contract resulting from this solicitation is to be performed. The hours of minority and female employment and training must be substantially uniform throughout the length of the Contract, and in each trade, and the Contractor shall make a good faith effort to employ minorities and women evenly on each of its projects. The transfer of a minority or female employee or trainee from Contractor to Contractor or from project to project for the sole purpose of meeting the Contractor's goals shall be a violation of the Contract, the Executive Order and the regulation s in 41CFR Part 60-4. Compliance with the goals will be measured against the total work hours performed. The Contractor shall provide written notification to the Director of the Office of Federal Contract Compliance Programs within ten (10) working days of award of any construction subcontract in excess of $10,000 at any tier for construction work under the Contract resulting from this solicitation. The notifica tion shall list the name, address and telephone number of the Subcontractor; employer identification number of the Subcontractor; estimated dollar amount of the subcontract; estimated starting and complet ion dates of the subcontract; and the geographical area in which the Contract is to be performed. 4) Miami-Dade County has enacted an ordinance governing utilization of certified Community Small Business Enterprise (CSBE) Sub contractors. Requirements for compliance with this ordinance are contained in the Contract Documents. 5) Pursuant to Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t), a Cone of SilenceŽ is imposed upon RFPs, RFQs or bids after advertis ement and terminates at the time the County Manager issues a written recommendation to the Board of County Commissioners or a Notice of Contract Award Recommendation, whichever comes first . The Cone of Silence prohibits communications regarding RFPs, RFQs or bids between potential vendors, service providers, bidders, lobbyists, or consultants and the Countys profession al staff, including but not limited to the County Manager and the County Managers staff. A Cone of Silence is also imposed between the Mayor, County Commissioners or their respective staffs and any m ember of the Countys professional staff including, but not limited to, the County Manager and the County Managers staff. The provisions of Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t) do not apply to oral communications at pre-bid conferences, oral pre sentations before selection committees, oral communications with the Contracting Officer, as published by the Department of Small Business Development in their weekly Cone of Silence Project Information Report, for administering the procurement process, provided the communication is limited strictly to matters of process or procedures, Contract negotiations during any duly noticed public meetings, public presentations made to the Board of County Commissioners during any duly noticed public meeting or communications in writing at any time unless specifical ly prohibited by the applicable RFP, RFQ, or bid document. Bidders or proposers must file a copy of any written communication with the Clerk of the Board, which shall be made available to any pe rson upon request. The County shall respond in writing and file a copy with the Clerk of the Board, which shall be made available to any person upon request. In addition to any other penalties provided by law, violation of Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t) by any bidder or prop oser shall render any RFP award, RFQ award, or bid award voidable. Any person having personal knowledge of a violation of this Ordinance shall report such violation to the State Attorn ey and/or may file a complaint with the Ethics Commission. Bidders or Proposers should reference the actual Ordinance for further clarification. 6) The County shall not be responsible for any modifications or alterations made to the Bid Documents or to the Contract Docume nts other than those made by Addendum, Change Order, or Work Order. 7) Pursuant to Miami-Dade County Code Section 2.8-1 (d), a Bidder shall have on file, prior to contract award a duly executed U niform County Affidavit with the Miami-Dade County Department of Procurement Management (DPM), to be maintained with the bidders vendors registration file. The Bidder is responsible for obtain ing the Vendor Registration Package, including all affidavits by downloading from the DPM website at www.miamidade.gov or from the Vendor Assistance Unit at 111 N.W. 1st Street, 13th Floor, Miami, Florida 33128, (305) 375-5773. MIAMI-DADE COUNTY

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Page 10 Mercredi 30 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 27 Jean Price-Mars Carl Brouard Le poète surréaliste Magloire Saint-Aude (PRICE-MARS ... suite de la 1ère page) dira-t-on, à quoi bon se donner tant de peine à propos de menus problèmes qui n’intéressent qu’une très infime minorité d’hommes, habitant une très infime partie de la surface terrestre ? », il venait de lancer au contraire un brûlot dont les étincelles rejailliront jusque de l’autre côté de l’univers avec la reconnaissance des Césaire, Senghor et Damas et quantité d’autres et non des moindres qui fait que Haïti sera la vedette jusqu’au premier Festival mondial des arts nègres à Dakar (Sénégal) en avril 1966. Le ministre Eddy Lubin n’a pas caché le véritable objectif derrière la tentative de ressuscitation de cette époque à travers un ouvrage considéré comme en étant emblématique. « Ainsi parla l’oncle » est paru en 1928 (édité à Paris), Haïti était en pleine Occupation américaine (1915-1934). C’est tout dit. Le ministre, doublé d’un artiste et d’un homme culturellement engagé, a bien posé la question. Comment pouvons-nous accepter de détruire ainsi nous-mêmes notre pays, de nous détruire avec cette rage, quelle est l’origine de cet esprit suicidaire ? Le problème est plus que politique ou économique. C’est un problème existentiel, estime-til. Il faut donc en rechercher l’origine dans nos propres fondations, dans nos profondeurs. Peut-être l’oubli de nos origines. Le reniement de notre identité propre. Le bovarysme dénoncé déjà par le Dr Jean Price-Mars dans « Ainsi parla l’oncle. » Mais Price-Mars fut entendu. La culture et l’art haïtiens resplendiront dans le ciel du Nouveau monde ainsi que de l’Ancien. Et ce fut la peinture de Hector Hyppolite (dont nous célébrons aussi cette année le soixantième anniversaire de la mort). Et ce fut le Centre d’Art, le temple international de la peinture dite primitive (comme le sera l’atelier de Andy Warhol pour le Pop Art à New York dans les années 70). Et ce fut la poésie des Jean Briere, Carl Brouard, Roussan Camille, Morisseau Leroy, Magloire Mais aujourd’hui ? Mais commençons plutôt par le commencement. Que s’est-il passé ? Comment en sommes-nous arrivés là, à devoir rechercher un demisiècle plus tard à repartir à zéro. Et si désespérément ? St-Aude (dont l’héritage se poursuivra avec René Philoctète, Davertige, Anthony Phelps et Frankétienne) … Et ce fut la consécration internationale de la musique et de la danse folklorique haïtiennes avec non seulement le Jazz des Jeunes, Ti-Roro, et la Troupe folklorique nationale, mais aussi l’établissement en Haïti des grandes ballerines et chorégraphes Lavinia Williams et Katherine Dunham. L’appel de « Ainsi parla l’oncle » fut entendu et répercuté aux quatre coins d’Haïti et de la Terre. Comment la belle « renaissance » haïtienne a-t-elle pu aussi vite disparaître ? A tout jamais. Alors qu’elle se concrétisait aussi en termes socioéconomiques : création d’emplois, richesses nationales avec l’explosion aussi du tourisme à la faveur de l’exposition universelle commémorant le Bicentenaire de la fondation de la ville de Port-au-Prince en 1949. Eh bien, la réponse, elle est la même que celle qui nous préoccupe, qui nous taraude aujourd’hui, là, ici et maintenant. La réponse, c’est la politique. Papa Doc fut élu en 1957. François Duvalier fut aussi un disciple de l’Indigénisme. Mais il se croyait chargé de la mission d’en réaliser l’agenda politique. Et patatras. Car la différence entre Duvalier et Price-Mars éclate dans la présentation qui a été faite si magistralement mercredi par le ministre de la Culture Eddy Lubin. Le Dr. Jean Price-Mars ne s’imaginait pas tourner le dos à l’humanité lorsqu’il écrit : « Nous n’aurons de chance d’être nous-mêmes que si nous ne répudions aucune part de l’héritage ancestral. » Par contre, le régime de Papa Doc aura été symbole de division avant toute chose. Par le fer et le feu. Vous me direz, n’est-ce pas (voir PRICEMARS / 12)L’Oncle n’a-t-il point parlé aussi pour nous !LES LEÇONS DE L’HISTOIRE

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Mercredi 30 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 27 Page 11SKOLARITE WESTERN UNION

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Page 12 Mercredi 30 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 27 le sort de toute révolution. La Révolution française est la fille naturelle (si ce n’est légitime) de la philosophie des Lumières : Rousseau, Voltaire, Diderot, Montesquieu. Que ces derniers l’aient voulu ou non. Et ce fut aussi Robespierre. Ce fut la Terreur. Etait-il possible d’éviter la traduction également en termes politiques du grand bouillonnement haïtien des années 40 ? En tout cas, c’est ce que nous avons raté. C’est une évidence. Mais c’est une analyse qui dépasse le cadre d’un simple éditorial autour d’une invitation pour majeur. Ni qu’il faut désespérer de pouvoir le refaire. Refaire « la renaissance. » Refaire Haïti. Mais ce qu’il faut surtout retenir à la faveur de cette initiative du Ministère de la culture et de la communication de porter l’accent sur le livre phare de cette grande époque, « Ainsi parla l’oncle » : c’est que les bonnes intentions ne suffisent pas comme on a trop tendance à le croire à notre époque où tout commence et finit par et dans les médias. Où l’on défait et refait à chaque instant le monde. Oui, sur le Web (Internet). Il faut la foi. Et il n’y a pas de foi sans sa bible. Dans les années 30 et 40, sous la botte de l’occupant américain, ce fut « Ainsi parla l’oncle. » Nous avons aujourd’hui encore besoin d’une bible, hommes de peu de foi. Devenus presque insensibles à une réalité similaire, sinon pire. Il nous faut un AUTRE « Ainsi parla l’oncle. » Une lumière. Authentique. Vivante. Mais qui est peut-être déjà en route. Il nous suffit, comme Siegfried, le héros de Wagner, de tendre un peu plus attentivement l’oreille et nous pourrons comprendre jusqu’au chant des oiseaux. Mais vous dire plus ce ne serait déjà plus un éditorial. Marcus, 25 Juillet 2008 (PRICE-MARS ... suite de la page 10) L’archétype du dictateur haïtien, François “Papa Doc” DuvalierHaiti-Société : Un débat d’un autre genre s’imposeLe vampirisme politique comme modèle de gouvernancePar Roody Edmé AlterPresse, 18 juillet 2008 « Dr Bijou peyi a fou » proclamait Ansy Derose dans une de ses chansons à succès. L’on ne mesurera jamais assez en effet, le choc permanent que constitue pour une société comme la nôtre d’avoir été dirigé pendant des années par de « grands fauves » qui ont érigé des systèmes politiques qui ont rendu ce pays humainement et matériellement exsangue. Après le Code noir de la colonisation qui prétendit dénier à l’esclave toute dignité, il y eu le « code rouge » liberticide de nos dictatures sanglantes et successives. Dès lors le rapport à l’espace haïtien devient pour les citoyens de facto que nous sommes une forme de pathos difficile à soigner. Une déchirure traumatique entre « l’exil et l’ancrage » pour reprendre un titre cher à Yanick Lahens. Le vampirisme politique qui s’est reproduit au cours des ans comme le « modèle de gestion » de la gouvernance du sous-développement a transformé la chose publique en une privatisation par la bande. L’outil étatique ainsi approprié est mis au service de forces économiques rétrogrades et de leurs clients ponctuels, gestionnaires temporaires de l’appareil d’Etat jusqu’au prochain « dechoukay ». Le Dr Duvalier se targuait de bien connaître l’être haïtien dans ses moindres forces et faiblesses et adorait cultiver « ses bas instincts ». Il savait que l’éternité de la misère dans laquelle croupissait notre société était un gisement inépuisable dans le cadre d’une politique totalitaire oú corruption et peur de l’autre étaient la chose du monde la mieux partagée. Une certaine littérature a fait de lui le monstre absolu, mais l’originalité dramatique de son pouvoir a été de se placer au confluent de toutes nos satrapies. Certains témoins n’ont-ils pas rapporté que le président Duvalier lui-même « rougissait » devant le raffinement shakespearien dans la conspiration et le crime de certains de ses collaborateurs. Les chercheurs Jean Florival et Leslie Péan, entre autres, se sont livrés à d’intéressantes études du système duvaliérien et de son fonctionnement. L’observation coté jardin de Florival est un regard décapant sur un régime dont la complexité morbide échappe aux dénonciations sommaires. Le procès idéologique et psychanalytique d’un mode de paternalisme étatique et criminel n’ayant pas été fait, nous étions condamné à le reproduire ! Chaque fois que dans notre histoire nous mettions à bas un régime honni, les conditions de sa reproduction étaient déjà en nous...et nous déboulonnions des statues, sans nous débarrasser de cette peste émotionnelle, terreau fertile de toutes les dérives totalitaires. Il y a encore des pages à noircir pour comprendre pourquoi ce système politique nous colle à la peau et comment, il se mue en des variantes plus ou moins létales dans le temps et dans l’espace. En période de dictature comme de transition démocratique. Et pourquoi il fascine encore et peut toujours renaître de ses cendres aux braises jamais totalement éteintes. De ces longues années de dépravation sociopolitique qui remontent au tout début de notre histoire a résulté un être haïtien déconstruit, aux repères brouillés, dont le rapport au réel est réduit à un délire verbal. La chute de la maison Duvalier a ouvert la voie à un « Don Quichottisme » idéologique masquant mal le vieil édifice politique indestructible dont les fondations tiendront aussi longtemps que la misère sera aussi insoutenable. Nos dictatures successives ont bouté hors du pays des millions de déplacés, des réfugiés sans identité, des multitudes fuyant le dénuement des campagnes et colorant nos mornes du gris terne des archipels de la misère. Des sans papiers dans leur propre pays à « l’identité meurtrière », ils sont considérés comme des citoyens entièrement à part au lieu de l’être à part entière. Fille bannie de l’exode au temps de la dictature, la diaspora qui s’est considérablement élargie sous Duvalier a peine encore à recouvrer totalement ses droits de participer à la chose publique. 1986, l’implosion de l’appareil de sécurité duvaliérien conduit aux premières vagues d’insécurité non étatique. Certains des organes chargés de délivrer la violence d’Etat entre dans la clandestinité et se mettent au service du crime organisé. Ce phénomène mal géré par nos différents « occupants » se répand dans les masses. Viendra plus tard dans les années 2000, le motif politique du peuple en armes pour protéger la « démocratie en marche » dans la continuité du « binôme armée-peuple »version des années 60. Les premières années de la transition verront de la communication anarchique. Et l’Internet, cette « toile » magnifique ou maléfique dont nous tissons une corde virtuelle pour pendre les meilleurs d’entre nous a rendu plus redoutables nos traditionnels règlements de compte. Haïti n’est pas le seul pays à s’être trouver dans l’épicentre de telles commotions politico sociales. Notre pays y est encore embourbé parce que piégé par l’actualité immédiate. Il n’a pas encore trouvé la pédagogie pour engager le processus complexe mais salutaire de la confrontation avec son passé ni de commencer enfin les vrais débats qui commenceront à baliser le futur. Tout cela réclame une réflexion sur notre discours au quotidien, une prise de distance et une quête de sens. A l’instar des travaux du sociologue Hérold Joseph à l’université et des fora de l’agence AlterPresse pour ne citer que quelques initiatives parmi d’autres. Un débat d’un autre genre s’impose pour vider sainement nos différends, et nos incompréhensions. Et surtout, une modernisation de notre vie politique qui doit entrer dans une logique transformationnelle. Il n’est pas bon pour un pays de laisser béantes ou mal cautérisées tant de plaies sociales. Cela ne peut que rendre plus pathogène un appareil politico administratif dans lequel ne se reconnaîtront que de grands fauves. Dans la même rubrique : “Le problème d’Haïti n’est pas de nature militaire”; La question écologique et l’horizon politique des élites haïtiennes; Inquiétude du CEDH sur l’évasion de détenus au Pénitencier National; Haïti : La communauté intellectuelle de la diaspora supporte la nomination de Michèle PierreLouis comme premier ministre désigné; Haiti : Pour une journée nationale de reboisement le 5 décembre; Haiti : Une “ véritable impasse “, qui conduit à la démission de l’ambassadeur haitien en Republique Dominicaine; l’UNESCO met l’accent sur « les femmes qui œuvrent pour la paix »; Regards sur les conditions de travail des ouvriers à Laguna Azul Haiti S.A.; Haiti/Politiques publiques territoriales : Le cas de Cité Soleil; 18 entités des secteurs démocratiques et populaires réclament le jugement d’Aristide s’épanouir mille et une idées pour la construction d’un Etat de droit. Mais à la faveur de la parole libérée s’est engouffrée perverse, la délation publique, le naïf délire verbal, maladie infantile d’une démocratie balbutiante est devenue en des mains expertes un bûcher médiatique. Une partie de la presse s’est enfoncée comme le Titanic dans la mer de toutes les délations et l’on en parle timidement de peur d’éclabousser l’ensemble d’une profession qui a porté tout de même nos libertés sous les fonds baptismaux, offrant ainsi une bouée de sauvetage en or à des « paparazzi » tropicaux. La constitution de 87 que nous avons brandi fièrement comme un étendard contre le totalitarisme s’est révélé pareil à un habit du dimanche beaucoup trop ample pour un corps social squelettique, et on a peur d’y toucher au nom d’une formule suicidaire : « Périsse un pays plutôt qu’un principe ». Tant qu’il ne se débarrassera pas de ses peurs qui remontent à la nuit du totalitarisme et de l’intolérance, l’être haïtien ne pourra pas se défaire du néant qui absorbe ses rêves de lumière. Aux temps des baïonnettes a succédé celui des pneus et des paroles enflammées, à la parole unique de la propagande d’Etat, la tour de BabelL’Oncle n’a-t-il point parlé aussi pour nous !la présentation de la réédition d’un ouvrage, il est vraiLES LEÇONS DE L’HISTOIRE

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Mercredi 30 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 27 Page 13 Chaque matin, captezMélodie Matin sur 103.3FM Lucas Super Market 14750 N.E. 6th Avenue 305 940 9902 Maxisound 11854 West Dixie Highway 305 895 8006 B & L Supermarket & Produce 12040 West Dixie Highway 305 893 0419 Danilos Restaurant 3760 N.E. 3rd Avenue 954 781 2646 Christephanies 581 BC East Sample Road Pompano Beach, Fl 33064 Tél 954 781 2500 Classic Teleco 203 S.E. 2nd Avenue Delray Beach Fl 33183 Our Lady Bakery 102 S.E 2nd Avenue Delray Beach, Fl 33444 561 272 3556 Eclipse Communication 9290 S. W. 150th Avenue Suite 104 954 380 1616 POINTS DE VENTE HAITI EN MARCHE Depi nou bezwen kay rele VISION MORTGAGE BANK, INCEVENS HILAIRELoan Consultant 12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161 Phone: (305) 891-2225 • Fax (305) 891-2559 • Cell (786) 285-0384 Take Out8267 N Miami Avenue, Miami, Florida 33150 Tel. 305-757-6408BEL FOUCHETPETITES ANNONCES Votre rendez-vous à Jacmel ?LA JACMELIENNELA JACMELIENNERUE STE ANNE # 71 • Tél.… 288-3451-52 hoteljacmelienne@hotmail.com • hoteljacmelienne@yahoo.frNous sommes en plein cœur de la ville, mais sur la plage. Chez nous, le bruit des vagues vous berce nuit et jour ! C’est aussi un lieu idéal pour tables rondes, séminaires, ateliers de travail… mais aussi pour réceptions et festivals de toutes sortes. Nos chambres ont toutes l’air conditionné, et leur balcon donnant sur la mer… Notre cuisine typique saura vous faire connaître et apprécier les mets délicieux du Sud-Est… Et le bar donnant sur la Piscine. Pour vos réservations : Le Manolo InnLe Manolo Inn à Petite Rivière de Nippes Téléphones : 566-5361 / 401-7108 / 514-0304 E-mail : lemanoloinn@mac.com Internet disponible pour les clientsDANS LES NIPPES•Des kilomètres de plage •Chambres tout confort avec air conditionné et Salle de bain attenante •Cuisine du terroir préparée par un « Grand Chef » •Le Saut du Barril •Le Palais de Sudre Dartiguenave à Anse à Veau •La Petite Eglise de Petit Trou datant de du 17ème siècle… CHICAGO (AFP) 22 juillet Le Viagra, connu pour ses effets contre l’impuissance, s’est montré efficace pour traiter des dysfonctionnements sexuels chez la femme dépressive, selon une étude publiée mardi aux Etats-Unis. Effet secondaire fréquent des antidépresseurs, le manque d’appétit sexuel est l’une des principales raisons pour lesquelles les patients dépressifs mettent fin à leur traitement. Deux fois plus de femmes que d’hommes se voient prescrire des antidépresseurs mais les médicaments les plus efficaces pour lutter contre des problèmes sexuels chez l’homme n’ont pas été approuvés pour la femme, rappellent les auteurs de cette étude publiée par le JAMA (Journal of the American Medical Association). Les chercheurs ont testé le Viagra chez 98 femmes dont la dépression était en rémission mais qui rencontraient toujours des problèmes dans leur vie sexuelle, comme le manque d’excitation ou des douleurs pendant l’acte sexuel. Tandis que la moitié de l’échantillon recevait un placebo, l’autre moitié devait prendre pendant huit semaines un comprimé de Viagra une à deux heures avant d’avoir une relation sexuelle. Quelque 73% des femmes ayant reçu un placebo n’ont fait état d’aucune amélioration, tandis qu’à peine 28% des femmes ayant reçu du Viagra étaient dans ce cas, selon l’étude. Si certaines se sont plaintes de maux de tête ou de nausées, aucune n’a quitté le panel en raison d’effets secondaires. “En traitant cet effet problématique indésirable du traitement chez les malades, qui ont été efficacement soignés pour une dépression mais doivent continuer leur traitement pour éviter une rechute, les patients peuvent ainsi poursuivre la prise d’antidépresseurs, réduire le taux élevé d’interruption prématurée du traitement, et améliorer les résultats dans le combat contre la dépression”, écrit le principal auteur de l’étude, George Nurnberg, de l’école de médecine de l’Université du Nouveau Mexique. Le Viagra efficace pour les problèmes sexuels des femmes dépressives, selon une étude

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Page 14 Mercredi 30 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 27 Changement !« Un État qui n’a pas les moyens d’effectuer des changements n’a pas les moyens de se maintenir. » Edmund Burke Qu’on le veuille ou non, chez nous en Haïti, les élections présidentielles américaines ont toujours eu un grand écho. Je dirais même que dans le temps, elles inspiraient même une certaine peur. Ou du moins, c’était mon impression, d’enfant. Quand j’étais petit, je n’arrivais pas à comprendre, comment on pouvait avoir peur d’un changement de Gouvernement dans un pays étranger. J’ai vécu ainsi, à partir de mon « âge de raison », l’arrivée à la « Maison Blanche », de Johnson (1963-1969) et de Nixon (1969-1974). Dans le cas du scandale de « Water Gate », je me demandais pourquoi Nixon n’arrivait pas à envoyer au « Fort Dimanche » ou aux « Casernes Dessalines » ou même au « Cafeteria » à ces jeunes journalistes qui ne cessaient de le nuire. Je commençai à comprendre que l’on était différents. J’écoutais, d’une oreille faussement distraite, les conversations des « Grandes personnes » sur les prétendants à la « Maison Blanche ». On se demandait lequel des deux candidats serait beaucoup plus complaisant avec le Gouvernement d’Haïti. Lequel allait favoriser les intérêts du Régime. Lequel, par contre, verrait d’un bon œil les agissements des « Kamokins », leur facilitant même l’accès à des armes, à des munitions et … à des avions, ces avions qui mitraillaient le Palais National, et remplissaient de tracts la ville de Port-auPrince. Ainsi, je me souviens d’avoir entendu chuchoter par mes parents, par la famille, le nom des candidats aux élections présidentielles américaines tout en évitant de s’incliner ouvertement pour l’un ou l’autre. Je vivais ainsi ces élections présidentielles dans l’impatience et en proie à une certaine angoisse. Cela causa mon indifférence un peu plus tard dans le cas de Ford (19741977) ou de Carter (1977-1981). La crise en Iran réactiva mon intérêt puis il fut maintenu avec la « Guerre des Étoiles » ou à cause de l’attentat contre Reagan (1981-1989). La Guerre contre l’Irak suscita davantage mon intérêt durant le mandat Bush Père (1989-1993) et celui qui réellement me marqua, indépendamment de l’affaire de la « Stagiaire », fut Clinton (1993-2001). Le mandat actuel de Bush Fils (2001-) ne peut laisser personne indifférent. Mieux vaut donc le laisser de côté. Maintenant, chères amies lectrices, chers amis lecteurs, je suis, de façon attentive, ce qui se passe dans l’univers politique des Etats-Unis. J’ai même vécu avec une passion débordante les Primaires Démocrates. La victoire de Obama me semble quelque chose de grandiose. Quelque chose a commencé à changer. Une nouvelle ère semble s’ouvrir dans la politique internationale. Un nouvel air semble souffler sur l’univers politique mondial. Plus de 200.000 personnes ont applaudi Obama à Berlin. Les Américains, jadis mal perçus, mal compris dans leurs relations avec les autres, semblent maintenant vouloir être compris. Un nouvel aspect de l’Américanisme semble prendre naissance. Je m’en réjouis. Profondément. À un titre double. Il fallait quelque chose de nouveau. Obama semble vouloir incarner le changement, avec toute l’agressivité et l’arrogance de celui qui se sait porteur de changement. Ojalà il réussisse ! comme aurait dit un Espagnol. Il ne visite pas l’Espagne. Certains partis s’en sont plaints. J’en profite pour vous annoncer que nous aurons parmi nous en Haïti, prochainement, la Vice Présidente du Gouvernement Central espagnol, Mme. Fernández de la Vega. Elle aussi, à côté de Rodriguez Zapatero (ZP), a protagonisé le changement en Espagne. Revenons cependant à Obama, celui qui incarne actuellement les vrais espoirs de transformation, à l’échelle mondiale. J’espère qu’il va pouvoir réellement aider à démolir les murs de l’incompréhension. « Les murs entre les pays les plus riches et les plus pauvres ne peuvent pas rester debout. Les murs entre les races et les tribus, entre les indigènes et les immigrants, entre chrétiens, musulmans et juifs ne peuvent pas rester debout.» a-t-il dit à Berlin. À travers le monde souffle donc un vent de changement, et, chez nous, pas une simple brise, pas un soupçon de modernité ni même « l’envie de vouloir avoir envie » de changer les choses. Le même « pimpimp». La même rengaine. Les mêmes « haines ». Les mêmes « chaînes ». De l’égoïsme. De l’ignorance. Trop d’intérêts mesquins. Je n’ai pu m’empêcher de relire certains passages du livre de Lyonel Paquin : « Les Haïtiens, Politique de classe et de couleur ». Édifiant. Instructif. Il rapporte que Firmin, en exil à St. Thomas, écrivit dans une lettre : « … Nous mentons impunément au monde entier ; car nous avons soigneusement conservé l’ignorance à la base de notre organisation sociale et nous en avons fait les fondements de toutes nos prestidigitations constitutionnelles et légales. Un tel mensonge, persévérant et systématique, a non seulement corrompu les esprits et faussé les meilleures conceptions d’une vraie démocratie, mais a encore influé, de la manière la plus malheureuse, sur la notion de la souveraineté et le fonctionnement de l’organisme national. L’autorité qui doit appartenir, de fait et de droit, à la loi et à la raison, a perdu, parmi nous, tout prestige moral, toute assise solide, pour se transformer en des prépondérances éphémères, malfaisantes, sanguinaires ou grotesques, mais toujours arbitraires et effrénées. » Enfin, chères amies lectrices, chers amis lecteurs, si les choses ne changent pas en Haïti, ce n’est pas simplement une question de moyens économiques mais surtout de manque de volonté. En Haïti, si le changement ne se fait pas, la faute ne revient pas aux nombreux ignorants, mais à ceux qui ont eu le rare privilège de l’instruction, la chance de la formation. Et, comme disait Firmin, «Dans tous les pays, dans toutes les races, le progrès ne s’effectue, ne devient tangible que lorsque les couches sociales inférieures, qui forment toujours la majorité, tendent à monter en intelligence, en puissance, en dignité et en bien-être. Là où la politique, dite éclairée, ne consiste qu’à perpétuer l’infériorité de ces couches, formant l’assise même de la nation, en exploitant leur ignorance, il n’y a point de progrès possible...». Combattons donc l’ignorance, à tous les niveaux. Et, vu que les choses doivent changer, prenons-en conscience et mettons-nous au travail afin de cesser d’être, « un Défi, une Anomalie, une Menace ». Oscar Germain germanor2005@yahoo.fr Juillet 2008 “Haïti : Ajustement structurel et problèmes politiques”LIVRE(ouvrage de FRITZNER GASPARD, paru chez L’Harmattan) Les politiques économiques imposées par le FMI et la Banque mondiale aux dirigeants des pays pauvres sont-elles compatibles avec les intérêts de leurs administrés ? Dans le processus des négociations internationales, les dirigeants des pays pauvres ont-ils les moyens de faire valoir leurs points de vue, de quelles marges de manœuvres disposent-ils pour faire passer leurs revendications ? Etant donné l’échec retentissant des politiques économiques prônées par le FMI et la Banque mondiale depuis la fin de la seconde guerre mondiale, n’est-il pas temps de procéder à une réforme en profondeur du mécanisme de prêts aux pays pauvres ? Les réponses à ces questions sont consignées dans le livre de M. Fritzner Gaspard qui vient de paraître chez L’Harmattan « Haïti : ajustement structurel et problèmes politiques ». Après avoir patiemment dépouillé des tonnes de documents, M. Gaspard défend une thèse bien documentée et charpentée sur les politiques économiques, appelées généralement néo-libérales, imposées par les pays riches à Haïti comme à l’instar de pays d’Afrique. En retraçant un processus historique précis des politiques de privatisation mises en place en Haïti, notamment sous la présidence de Jean-Bertrand Aristide, deuxième version 19941997, l’auteur a su établir un diagnostic précis des conséquences de cette politique sur la population. Imposée par le FMI et des institutions du même calibre, cette politique est ici analysée, inventoriée, expliquée, avec un luxe de détails susceptibles de convaincre le lecteur de la thèse développée. On apprend, contrairement à ce qui se dit parfois trop vite, que les autorités haïtiennes ne se sont pas couchées d’entrée de jeu devant les instances économiques internationales. Fritzner Gaspard dévoile les divergences entre les autorités haïtiennes et les tenants des institutions internationales : « Dans l’éventualité d’un retour à l’ordre constitutionnel, une grande réunion informelle s’est tenue à Paris au mois d’août 1994 sous les auspices des institutions financières internationales et des principaux pays donateurs d’aide à Haïti. C’était pour le gouvernement haïtien l’occasion de présenter un programme de reconstruction sociale et économique ». A ceux qui ont l’habitude de ne voir que l’échec patent des présidences haïtiennes en matière économique, l’auteur souligne, avec arguments à l’appui, que la gestion de l’économie, notamment au niveau des entreprises publiques, pendant les trois premiers mois du gouvernement Aristide-Préval, a été une réussite : « Le bref passage du premier gouvernement d’Aristide-Préval en 1991 avait permis quelques améliorations : résorption du déficit budgétaire, assainissement des finances publiques, réduction de l’inflation ». L’originalité de cet ouvrage est de démontrer dans le cas d’Haïti une résistance farouche du peuple contre cet ordre international. Le retour au pouvoir du président Aristide en octobre 1994 avait été structuré autour « d’un programme économique » intitulé « stratégie de reconstruction sociale et économique » qui fait la part belle aux méthodes néo-libérales. Etait-ce le prix à payer pour son retour ? Qu’importe, le problème essentiel est ailleurs : il s’agit d’une part de dévoiler un mécanisme économique ahurissant imposé aux pays pauvres par les riches et montrer d’autre part comment ce mécanisme fragilise du même coup la stabilité. En confrontant la légitimité politique du président Aristide et les programmes d’ajustement structurels imposés par l’étranger, l’auteur élabore une thèse originale sur les marges de manœuvres dont dispose un chef d’Etat élu face aux instances internationales qui disposent de moyens considérables pour faire plier les plus récalcitrants. Un dictateur qui ne se soucie guère de son opinion publique, est-il plus apte à accepter les directives du FMI et de la Banque mondiale qu’un chef d’Etat élu disposant de la légitimité politique. Ce paramètre à plusieurs reprises (voir LIVRE / 16)LIBRE PENSEE

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Mercredi 30 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 27 Page 15 SPORTSPremier League Scolari veut tout gagnerNommé entraîneur de Chelsea après l’Euro, Luiz Felipe Scolari déborde d’ambitions à l’aube de sa première saison à la tête des Blues. Le technicien brésilien affirme notamment avoir une équipe capable de “tout gagner”. Même si elle attend encore quelques renforts. Scolari compte bien rebondir. Après avoir échoué dans sa quête d’un titre de champion d’Europe avec le Portugal, sorti par l’Allemagne en quarts de finale de l’Euro 2008 (3-2), le technicien brésilien débarque à Chelsea avec une ambition débordante, voire démesurée. “Nous allons disputer quatre compétitions cette saison, et j’essaierai de gagner les quatre. Ce sera très difficile mais nous avons l’équipe pour ça. Et Chelsea m’a donné tout ce que je voulais” , a affirmé Scolari avec détermination. Son prédécesseur, Avram Grant, n’était pas passé loin de cet exploit. Sous ces ordres, le club londonien avait pris la deuxième place de la Premier League, deux points derrière Manchester United, et atteint la finale de la Ligue des Champions, battu par... Manchester United (1-1, 5-6 t.a.b.). Les Blues s’étaient également inclinés en finale de la Carling Cup devant Tottenham (1-2 a.p.). Battu ou devancé de justesse à chaque fois, Grant a placé une barre très haute pour Scolari. Mais le Brésilien croit fort en son équipe, renforcée cet été par les Portugais Jose Bosingwa, venu de Porto pour près de 25 millions d’euros, et Deco, recruté à Barcelone pour 12 millions d’euros. Deux joueurs que Scolari connait très bien pour les avoir eu sous ordres au sein de la sélection portugaise. Mais le plus gros coup de Chelsea en matière de transfert est peut-être encore à venir. Si la rumeur d’une proposition de 100 millions d’euros adressée au Milan AC pour Kakà parait un peu folle, l’hypothèse de voir Robinho débarquer à Stanford Bridge est nettement plus probable. Scolari apprécie l’attaquant brésilien, évalué à 40 millions d’euros, et le Real Madrid pourrait être tenté de le libérer afin de débloquer les fonds nécessaires pour recruter Cristiano Ronaldo. “75% de mon équipe en tête” Surtout, les Blues ont su conserver leurs joueurs clés, à l’image de Frank Lampard malgré le forcing continu de l’Inter Milan. C’est l’une des priorités de Scolari, qui n’a en revanche pas retenu Claude Makelele et Hernan Crespo, deux hommes sur lesquels il ne comptait plus trop. “Je connais mes joueurs clés. Il faut bâtir une équipe autour de quelques joueurs aux postes essentiels pour les matches importants et je pense les connaitre. Je viens de passer 15 jours avec mon équipe et je sais quels sont les joueurs qui doivent jouer plus que les autres. On va dire que j’ai 75% de mon équipe en tête, mais je dois travailler sur les 25% restant” , a conclu le technicien brésilien. Compte tenu des moyens de Chelsea, la qualité de l’effectif des Blues ne faisait aucun doute. Mais, à la différence de la saison passée au cours de laquelle Avram Grant était critiqué sinon décrédibilisé, les joueurs voient désormais leur entraîneur comme quelqu’un capable de les mener au sommet . “Avec notre entraîneur, j’ai encore une très bonne chance de la gagner”, souligne ainsi le capitaine John Terry en faisant référence à la finale de la Ligue des Champions perdue face à Manchester. Un paramètre capital qui pourrait placer le défenseur des Blues dans le camp des vainqueurs cette saison. Scolari y croit en tout cas. Beach soccer: le Brésil se joue de l’Italie et conserve son titre mondialMARSEILLE (AFP) Le Brésil a aisément disposé de l’Italie dimanche en finale de la Coupe du monde de beach soccer (5-3) à Marseille, conservant son titre dans une discipline qu’elle domine depuis des années. Le score final traduit mal la domination incontestée des Auriverde jusqu’au début du 3e tierstemps que le Brésil entamait avec 4 buts d’avance (40). La facilité technique, le sens du placement et le goût du spectaculaire — devant 6800 spectateurs dont environ 800 VIP — avaient fait mouche, notamment sur un numéro de jonglage du spectaculaire Benjamin qui amenait le but de la tête de Sidney (4-0, 24e). Un doublé de Bruno sur un contrôle orienté (1-0, 9e) puis sur une belle lucarne en pivot (15), ainsi qu’un joli frappe de Sidney avaient précédemment scellé l’affaire, à laquelle André donnait des airs d’humiliation (5-0, 29e). Quelques tambours brésiliens avaient, il est vrai, mis les tenants du titre dans l’ambiance. Sous les yeux de Michel Platini et de Didier Drogba, ex-vedette locale, l’Italie se rebiffait en fin de match grâce à un but de renard de Palmacci (30), d’un lointain et puissant coup-franc de Pasquali (34) et d’une pichenette du fils de Maradona, peu après son entrée (35). “Quand le Mondial se joue à Rio, il apparaît normal que le Brésil gagne. Ici, nous avions plus à prouver et cette victoire est d’autant plus importante”, commentait Benjamin, pour cette première coupe du monde de “beach” organisée loin des plages de Copacabana mais néanmoins remportée comme en 2006 et 2007 par les Brésiliens.MS Toronto Irrésistible Nadal Rafael Nadal se rapproche encore un peu plus de la première place mondiale. Après ses succès à Hambourg, Roland-Garros, au Queen’s et à Wimbledon, l’Espagnol a décroché un 5e titre consécutif en disposant de l’Allemand Nicolas Kiefer en finale du Masters Series de Toronto (6-3 6-2). Rafael Nadal (Esp, 2) bat Nicolas Kiefer (All) 6-3 6-2 L’ascension de Rafael Nadal vers le sommet de la hiérarchie mondiale semble inexorable. Après ses triomphes sur la terre battue du Masters Series de Hambourg et de Roland-Garros, sur le gazon du Queen’s et de Wimbledon, le prodige espagnol a fait un pas de plus vers la place de numéro un mondial en trustant son 5e titre consécutif sur les courts en dur du MS de Toronto. Plus rien ne semble désormais pouvoir l’arrêter. A 3 victoires du trône Dans l’ombre de Roger Federer depuis plus de trois ans, le Majorquin a su se donner les moyens d’inverser la tendance. Alors que le Suisse paie manifestement encore les effets d’une mononucléose contractée en début d’année et une certaine lassitude, le quadruple vainqueur de Roland-Garros a su, lui, apporter les modifications nécessaires à son jeu pour se montrer aussi solide sur les surfaces rapides que sur sa chère terre battue. Désormais capable de prendre la balle plus tôt, d’imprimer des trajectoires plus directes et de s’appuyer sur un revers et un service plus percutants qu’en début de carrière, Rafael Nadal démontre au fil des semaines qu’il a maintenant les armes pour s’imposer sur toutes les surfaces. Le trône lui semble promis. Une demi-finale la semaine prochaine au Masters Series Cincinnati lui suffit pour renverser le Roi Roger. Un 5e titre consécutif sans forcer Le revenant Nicolas Kiefer n’a pas eu les moyens de stopper son inéluctable marche en avant. Certainement encore marqué par les efforts consentis en demi-finale face à Gilles Simon, l’Allemand n’a jamais été en mesure de résister au rouleau compresseur made in Manacor. Abandonné par sa première balle (47%) et malgré quelques coups d’éclats en coup droit, l’ancien de numéro 4 mondial en 2000 a subi de plein fouet la tornade majorquine, se rendant coupable d’un trop grand nombre de fautes directes (31 contre 15). Alors qu’il tirait la langue au terme de chaque long rallye de fond de court et se montrait trop fragile sur les points importants (0 balle de break convertie sur 4), Nadal se contentait de faire le travail. Sans génie, l’Espagnol rouait de coups son adversaire et grâce à une solidité sans faille dans le money-time (4 balles de break converties sur 4), s’offrait un 29e succès consécutif, au bon goût de première place mondiale. HPN, 23 juillet 2008 Pamela Cox, viceprésidente de la Banque mondiale pour l’Amérique latine et les Caraïbes a effectué une visite de 48 heures en Haïti où elle a été reçue par le président René Préval. Au terme de cette visite en Haïti, la responsable de la Banque mondiale a confirmé au président Préval la volonté de la Banque de continuer à soutenir les efforts de développement en Haïti. Depuis 2005, la Banque a accordé des dons s’élevant à près de 250 millions de dollars à Haïti, rappelle-t-on au bureau de la Banque mondiale à Portau-Prince. Actuellement l’institution finance des projets en Haïti pour plus de 40 millions de dollars. 15 millions seront versés pour des projets dans les quartiers pauvres de Cité soleil et de Martissant, a appris Haïti Press Network. « J’ai visité des projets où les communautés prennent en charge leur propre développement en apportant leurs efforts pour faire la différence et améliorer leurs conditions de vie et celles de leur communauté. Certainement, il subsiste des obstacles à surmonter, mais aussi des opportunités de progresser », a déclaré Pamela Cox. HPN Visite en Haïti de la vice-présidente de la Banque mondiale

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Page 16 Mercredi 30 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 27 ESTATE GARAGE SALE ,Saturday, July 12TH 9:00 am To 3:00 pm 2481 NW 152ND TerraceAVI ELEKSYON Asanble Sètifikasyon Vòt Kont e Miami-Dade lan pral reyini nan Biwo Sipèvizè Eleksyon an ki chita nan 2700 N.W. 87th Avenue, Miami, Florida. Asanble Sètifikasyon Vòt lan ap reyini nan dat kap swiv yo an preparasyon pou dirije Eleksyon Primè a ki pral fèt 26 dawout 2008. DAT/LÈ AKTIVITE Mèkredi 6 dawout 2008 10:00 a.m. 1. Tès Lojik ak Presizyon sistèm manyen ekran ak sistèm eskanè optik lan ki pral sèvi pou vote pi bonè yo, biwo vòt yo ak bilten vòt sou papye yo Madi 19 dawout 2008 8:00 … 10:00 a.m. 1. Enspeksyon An Piblik Bilten Vòt Pa Korespondans yo 2. Tès Lojik ak Presizyon sistèm eskanè optik anvan depouyman ki te sèvi pou bilten vòt sou papye yo Mèkredi 20 dawout 2008 8:00 a.m. 10:00 a.m. Sètifikasyon 1. Ouvèti ak pwosesis bilte n vòt pa korespondans yo 2. Diplikata bilten vòt yo (depi li nesesè) 3. Sètifikasyon bilten vòt pa korespondans ki sipozeman pa valid yo Jedi 21 dawout 2008 jiska lendi 25 dawout 2008 de 8:00 a.m. jiska finisyon 10:00 a.m. Sètifikasyon 1. Kontinye ouvèti ak pwosesis bilten vòt pa korespondans yo (depi li nesesè) 2. Kontinye fè diplikata bilten vòt yo (depi li nesesè) 3. Kontinye fè sètifikasyon bilten vòt pa korespondans ki sipozeman pa valid yo (depi li nesesè) Madi 26 dawout 2008 Sètifikasyon: 6:00 p.m. jiska finisyon 1. Kontinye ouvèti ak pwosesis bilten vòt pa korespondans yo (depi li nesesè) 2. Kontinye fè diplikata bilten vòt yo (depi li nesesè) 3. Kontinye fè sètifikasyo n bilten vòt pa korespondans ki sipozeman pa valid yo 4. Pwosesis bilten vòt pwovizwa yo 5. Etale rezilta yo sou tablo 6. Sètifikasyon Rezilta ki Pa Ofisyèl yo Jedi 28 dawout 2008 Sètifikasyon: 4:00 p.m. jiska finisyon 1. Kontinye pwosesis bilten vòt pwovizwa yo, si sa nesesè 2. Sètifikasyon Rezilta Pa Ofisyèl yo ki enkli bilten vòt pwovizwa yo 3. Tès Lojik ak Presizyon sou sistèm eskanè optik apre depouyman bilten vòt pa korespondans yo ak bilten vòt pwovizwa yo Madi 2 septanm 2008 1. Sètifikasyon Rezilta Ofisyèl yo Mèkredi 3 septanm 2008 Sètifikasyon: 10:00 a.m. 1. Seleksyon konkou/kestyon pou Odit Eta a 2. Pwosesis odit deklanche Jedi 4 septanm 2008 jiska madi 9 septanm 2008 de 8:00 a.m. jiska finisyon 1. Kontinyasyon pwosesis odit jiska finisyon Tout reyinyon sa yo ap ouvè a piblik la. Pou yon entèprèt ki pale an siy pou moun soud oswa ankenn lòt aranjman tanpri rele 305-499-8405 omwens senk jou davans. Dapre Seksyon 286.0105, Lwa Florid yo, yon moun ki ale an apèl pou nenpòt desizyon Asanble Sètifikasyon an te pran sou yon sijè diskite nan yon reyinyon, pral bezwen yon anrejistreman pwosedi an, ki vle di se pou moun sa a asire li ke anrejistreman pwosedi yo fèt motamo. Lester Sola Sipèvisè Eleksyon Konte Miami-Dade fait l’objet d’analyses très poussées dans l’ouvrage de M. Gaspard. Au-delà des manipulations de toutes sortes dans les différentes manifestations contre la politique néo-libérale qui ont eu lieu en Haïti ces dernières années, il n’en demeure pas moins que l’opinion publique haïtienne reste mobilisée contre ce genre de politiques. D’ailleurs l’auteur démontre avec brio et arguments à l’appui, l’effritement du pouvoir Lavalas à cause de cette politique. L’auteur recense les opposants à cette politique qui sont nombreux ; on les recrute aussi au sein du pouvoir Lavalas. L’application de cette politique est, selon M. Gaspard, l’une des causes directes des crises politiques survenues ces vingt dernières années en Haïti. En analysant paramètres par paramètres, en dressant les portraits des acteurs politiques et économiques, Fritzner Gaspard construit un puzzle d’autant plus convaincant qu’il raconte en filigrane les insuffisances à tout point de vue des tenants du pouvoir lavalassien, au premier rang desquels son chef Jean-Bertrand Aristide. CONTACTPRESSE20@yahoo.frAjustement structurel et problèmes politiques(LIVRE ... suite de la page 14) Coopérant en Haïti Vivre avec la peur(LE DEVOIR) 7 juin 2008 L’enlèvement récent d’une jeune Québécoise, Nadia Lefebvre, à Port-au-Prince, met en lumière les problèmes de sécurité et les conditions de vie difficiles auxquels font face les coopérants dans certaines contrées de la planète, Haïti au premier chef. « C’est clair que le kidnapping de l’une des nôtres a été vécu comme un traumatisme par tous mes collègues coopérants. Ça fait vraiment peur », s’exclame Jean Roussel, un infirmier de 24 ans qui a travaillé en Haïti pour la section suisse de Médecins du monde. Nadia Lefebvre n’a pas été enlevée dans une voiture ou dans la rue, mais chez elle, au beau milieu de la nuit. « C’est ce qu’il y a de plus inquiétant, affirme le directeur des opérations de Médecins sans frontières en Haïti, Paul McPhun. Avant, les kidnappeurs haïtiens ciblaient d’autres Haïtiens. Ils viennent de franchir un nouveau cap dans la terreur en ciblant des étrangers. À ma connaissance, c’est la première fois qu’ils traquent un étranger jusque chez lui. » Être coopérant en Haïti, et tout spécialement à Port-au-Prince, la capitale, c’est vivre avec un peu la peur au ventre. Et même s’ils réussissent parfois à oublier cette fichue peur dans une nature grandiose, entre mer et montagne, au milieu d’un peuple souriant, la vie d’assiégés qu’y mènent les coopérants vient leur rappeler sans cesse qu’ils vivent sur le flanc d’un volcan social qui peut à tout moment exploser. Leur existence est liée aux impératifs de sécurité. Et cette sécurité est la priorité numéro un des organisations de qui ils relèvent. Chacune a ses protocoles, ses différents niveaux d’alerte, ses méthodes en cas de coup dur. Et ces organisations discutent beaucoup entre elles : elles se tiennent informées de l’état de la situation et du degré de dangerosité du terrain. Leurs consignes de sécurité sont claires, codifiées, enseignées comme un catéchisme à des coopérants, souvent jeunes, qui doivent s’engager par écrit à les respecter sous peine de devoir retourner chez eux illico. Pour le Centre d’études et de coopération internationale (CECI), par exemple, il existe des zones de Port-au-Prince où les coopérants ont l’absolue interdiction d’aller. Cité-Soleil, le gigantesque bidonville, fait partie des zones ainsi décrétées. Les coopérants sont tenus de ne se déplacer qu’à bord des véhicules 4x4 identifiés aux couleurs de l’organisation, et vitres relevées. Ils vivent dans des maisons appelées « guest houses », généralement situées au fond d’une cour fermée par un énorme portail et gardée jour et nuit par des « nationaux » embauchés à cette fin et non armés. Les coopérants sont également choisis avec minutie par les ONG. Ils passent à travers un sas étroit fait d’entrevues, de séances d’information, de formation et de briefings sur la sécurité. Des briefings faits pour frapper leur imaginaire et les effrayer quelque peu, à partir du principe que la peur est une bonne conseillère dans certaines circonstances. « On nous apprend quoi faire au cas où nous devrions être évacués d’urgence, raconte Jean Roussel. Il faut détruire nos ordinateurs et tout ce qui est réutilisable. Ou bien les enterrer. C’est vrai que c’est assez impressionnant à entendre. » Castrant ! Mais quand on est jeune, fringant, assoiffé de découvertes et de rencontres, bien sûr toutes ces contraintes, assumées au départ, deviennent à la longue exaspérantes. « C’est castrant au maximum ! », ajoute Jean Roussel. Pas question d’aller à pied se promener, de fureter, de rêver dans le paysage. « Tu appelles avant d’aller prendre ta p’tite bière, le chauffeur vient te déposer au bar, tu appelles après pour qu’il vienne te chercher. » Pas question non plus d’avoir des invités nocturnes dans les guest houses ou de nouer des liens amoureux avec le personnel local. « Les règles de sécurité sont sévères. Ce qui fait en sorte que nous sommes beaucoup entre nous », explique Vincent Duval, 25 ans, un crack en informatique. Il enseigne les rudiments de la création de sites Web à Jacmel, au sud d’Haïti, sous les auspices du CECI. « Sauf la fréquentation de nos partenaires locaux, je pourrais être en Haïti sans voir ni le pays ni les gens. » Coupés de la réalité, voilà ce que sont plus ou moins les coopérants en Haïti. À leur corps défendant. « J’ai l’impression d’avoir une vie parallèle, dans un ghetto de Canadiens », lâche Andréanne Bédard, 28 ans, conseillère pédagogique à Jacmel pour la Fondation Paul Gérin-Lajoie (FPGL). Elle n’avait pas l’air trop heureuse ce matin-là, Andréanne. « J’essaie de guérir d’une diarrhée qui dure depuis deux jours. » Andréanne avait déjà vécu six mois dans une famille au Mali, « chez l’habitant » selon l’expression consacrée. Dans la plupart des pays africains, les impératifs de sécurité sont moins draconiens. De se retrouver maintenant en Haïti, enfermée dans une prison plutôt jolie et confortable, climatisée, avec vue imprenable sur la baie de Jacmel, la rend mal à l’aise. « On m’a conseillé d’apporter des livres et des films, mais je ne suis pas venue ici pour ça ! », proteste une de ses collègues, Élise Voyer, une juriste de 24 ans, partie en Haïti avec Avocats sans frontières. un seau d’eau froide et a dormi pendant des semaines, blotti dans son lit de camp, au milieu des colonnes de fourmis qui montaient sur les murs de sa cabane perdue dans la campagne haïtienne. Il s’en souvient, chaviré d’émotion. « J’ai vécu l’expérience de ma vie ! Je revivrais ça n’importe quand ! » Élise Voyer parle avec la même exaltation de son baptême de feu en Colombie. « C’est un “buzz” quand tu pars. Tout est intense. Et là-bas, c’est le stress, la peur, les hélicos menaçants de l’armée colombienne au-dessus de la tête. » Ils en redemandent. Mais ils doivent souvent déchanter, coincés dans la vie étroite de la petite communauté des « internationaux » assiégés qu’ils forment dans des pays dangereux. Et quand se produit un incident grave tel l’enlèvement de Nadia Lefebvre, alors ils serrent les coudes. Ils parlent beaucoup, se réunissent pour libérer les émotions, les inquiétudes et les frustrations. Et, forcément, se verront encore davantage coupés de la réalité parce que les règles de sécurité vont redoubler de sévérité. Déjà, les impacts de l’incident Nadia Lefebvre se font sentir sur le terrain. Une organisation comme MSF Canada a considérablement renforcé ses règles de sécurité. Couvre-feu le soir pour l’ensemble du personnel. Mouvements limités. Zones d’action rétrécies. « On revoit l’ensemble de nos politiques de transport, de communication », dit Paul McPhun. Et chacun doit réviser son catéchisme des règles de sécurité. Chacun doit savoir très précisément quoi faire si les choses tournent mal. « On va d’abord prendre le temps de reprendre notre souffle », explique Francine Sinzinkayo, de Médecins du monde Canada, organisation sous l’égide de laquelle travaillait la jeune Lefebvre, en compagnie de trois autres expatriés et d’une soixantaine de « nationaux ». Les troupes sont sous le choc. « Notre équipe est revenue à Montréal. On va tenter de comprendre exactement ce qui s’est passé. » Mais pas question, dit-elle, de fermer la mission de Médecins du monde Canada en Haïti. « On va réviser l’ensemble de nos programmes et examiner comment on pourrait encore améliorer nos règles de sécurité pour l’avenir. » « Bien sûr, il y a une part de risque à travailler en Haïti dont les coopérants sont bien informés avant leur départ, avance Paul McPhun. On ne pourra jamais se prémunir totalement contre les dangers. » Et l’envie de repartir est plus forte que la peur. Le jeune infirmier Jean Roussel s’est mis sur la liste d’appel de la Croix-Rouge cet été. Il partira où on l’enverra. Si c’est Haïti, alors ce sera Haïti. « Il y a juste en Irak où je refuserais d’aller. » Il rit. « Ma mère me casserait un bras pour m’en empêcher. » Les ONG québécoises ne badinent pas avec les questions de sécurité. « Nous accordons à cela une importance extrême, quitte à frustrer quelques jeunes coopérants », affirme Maria-Luisa Monreal, directrice générale de l’Association québécoise des organismes de coopération internationale, qui chapeaute 63 organisations. « Nous sommes responsables d’eux. Leurs parents nous ont à l’oeil. Nous ne voulons pas d’incidents. » Maria-Luisa Monreal prétend même que le souci de la sécurité est encore plus grand parmi les ONG québécoises. « D’après mon expérience sur le terrain, plus que les autres, nos organisations multiplient les réunions portant sur la sécurité et demandent à leurs coopérants de se rapporter régulièrement. » L’aventure d’abord Qu’est-ce qui pousse ces femmes et ces hommes, souvent au début de leur vie active, à s’embarquer pour des pays difficiles comme Haïti ? Que vont-ils chercher dans un dépaysement aussi radical et dangereux ? L’aventure d’abord, les conditions extrêmes, les pics d’existence. Ils sont dans la pleine fougue de la jeunesse. Jean Roussel s’est lavé dansREPORTAGE

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Mercredi 30 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 27 Page 17 Advertisement of DBE Goal for Program Plan Annual Update Department of Transportation 49 CFR Part 26 ESTABLISHMENT OF OVERALLDBE GOALFOR MDAD FOR FISCALYEAR 2009The Miami-Dade Aviation Department (MDAD) is preparing to establish an overall goal for participation by Disadvantaged Business Enterprises in MDAD projects for Fiscal Year 2009 (October 1, 2008 through September 30, 2009). MDAD invites comments from small, minorities and women, businesses, general contractor groups, community organizations, and other officials or organizations which may have information concerning the availability of disadvantaged and non-disadvantaged businesses, the effects of discrimination on opportunities for DBEs, and what might constitute a "level playing field" for participation of DBEs in MDAD projects. A"level playing field" is defined as the amount of participation DBE firms would have in MDAD projects if there were no discrimination against them. MDAD is proposing an overall goal of 8.0% for participation by Disadvantaged Business Enterprises in MDAD projects for fiscal year 2009, based on information currently available. The rationale for this goal and supporting information will be available for public inspection for 30 days from the publication of this notice at MDAD's Minority Affairs Office located at 4200 N.W. 36th Street, Building 5-A, 3rd Floor, Miami, Florida 33122, Monday through Friday from 8:00 A.M. until 5:00 P.M. MDAD and the U.S. Department of Transportation will accept comments on the DBE goal for 45 days from the date of this advertisement. The DBE Program Plan may be reviewed at MDAD's Minority Affairs Office at the address above and a copy of its Annual Update Report may be obtained by calling (305) 876-7221. Président Raul Castro le 26 Juillet 2008 (photo Reuters)Raul Castro refroidit les espérances de réformes à CubaSANTIAGO DE CUBA, 27 Juillet Le président cubain Raul Castro a refroidi les espérances de réformes, samedi dans un discours très attendu marquant le 55e anniversaire des débuts symboliques de la révolution castriste. Devant 10.000 personnes réunies dans la caserne de la Moncada, à Santiago de Cuba, où son frère Fidel et ses partisans lancèrent un assaut avorté contre l’armée le 26 juillet 1953, Raul Castro a au contraire prévenu les Cubains qu’il fallait “s’attendre à ne pas recevoir que des bonnes nouvelles”. Il y a 15 jours, devant l’Assemblée nationale, le président cubain avait averti que les hausses de salaires pourraient ralentir et plaidé pour une augmentation de l’âge de la retraite afin de faire face au ralentissement de l’économie mondiale. “La révolution a fait et continuera de faire ce qu’elle peut pour toujours avancer et réduire les conséquences inévitables de la crise internationale actuelle”, a-t-il déclaré samedi à Santiago. Ce discours tranche avec celui qu’il avait prononcé l’an dernier, quand il avait admis que les salaires cubains étaient trop bas et promis des changements économiques. “Franchement, je m’attendais à autre chose”, a avoué un retraité, Antonio Rodriguez, après avoir écouté le chef de l’Etat. NE PAS NÉGLIGER L’EFFORT DE DÉFENSE Depuis qu’il a succédé à Fidel Castro en février, Raul Castro a levé un certain nombre d’interdictions dans l’île. Il s’est en particulier attaqué au secteur agricole en accordant plus de terres aux paysans travaillant à leur compte et aux coopératives, dans le but de favoriser la production locale et de résister à la hausse du coût des importations. Le président, qui est âgé de 77 ans, a pris des mesures plus symboliques, en autorisant les Cubains à posséder un téléphone portable ou un ordinateur et à fréquenter les hôtels jadis réservés aux touristes étrangers. Tous ces pas ont fait naître des spéculations, beaucoup d’observateurs présentant Raul Castro comme quelqu’un de fasciné par la Chine et son “socialisme de marché”. Aucun responsable cubain n’a à ce jour confirmé cette volonté politique même si le président a souvent plaidé ces derniers mois en faveur d’une modernisation de l’économie et en se faisant l’ennemi des “obstacles à la productivité”. Dans la caserne de la Moncada, où il participa à l’assaut contre l’armée du dictateur Fulgencio Batista, soutenu par les Etats-Unis, Raul Castro a également déclaré que Cuba ne baisserait pas la garde contre la puissance américaine, quel que soit le résultat de l’élection présidentielle du 4 novembre. “La défense ne sera pas oubliée, indépendamment des résultats de la prochaine élection présidentielle américaine. La préparation de la défense de notre pays se déroule bien”, a-t-il souligné. Après l’épisode du 26 juillet 1953, de nombreux révolutionnaires furent emprisonnés mais les castristes finirent par l’emporter cinq ans et demi plus tard, en janvier 1959. ReutersRaul Castro avertit que l’heure n’est plus aux bonnes nouvellesRaul Castro a délaissé samedi le thème des réformes dans son discours à la nation pour la fête nationale du 26 juillet, prévenant au contraire les Cubains que l’heure n’était plus aux “bonnes nouvelles” au vu de la situation économique internationale. Sous un immense portrait de son frère Fidel et devant un parterre de 10.000 invités triés sur le volet, le chef de l’Etat a également prévenu Washington que, “quels que soient les résultats des élections présidentielles” de novembre, l’armée cubaine ne baissera pas la garde et poursuivrait sa “préparation” et sa “modernisation”. A cinq mois du 50e anniversaire de la révolution cubaine, Raul Castro, en uniforme de général, a également annoncé que les célébrations prévues se tiendraient à Santiago. La capitale méridionale du pays, au pied de la Sierra Maestra, s’était rendue aux “barbudos” le 1er janvier 1959 et Fidel Castro y avait tenu son premier discours de vainqueur, pendant que ses troupes entraient à La Havane, 950 km au nordouest. Dénonçant dans son discours de 48 minutes “la passivité des gouvernants des pays riches et des grandes entreprises multinationales” devant la crise provoquée par la flambée des cours alimentaires et pétroliers, Raul Castro a prévenu qu’elle aurait des “conséquences inévitables” à Cuba, qui importe 84% de son alimentation. “La Révolution a fait et continuera de faire tout ce qui est à sa portée pour continuer d’avancer et de réduire au minimum les inévitables conséquences de l’actuelle crise internationale pour la population”, car, a-t-il dit, “nous ne pouvons dépenser plus que ce que nous avons”. “Toutefois, nous devons expliquer opportunément à notre peuple les difficultés et nous préparer ainsi à les affronter. Il faut s’habituer à ne pas recevoir que des bonnes nouvelles”, a-t-il ajouté. Pour le reste, le président cubain, âgé de 77 ans, a détaillé les travaux en cours de réhabilitation du pays, citant au passage le chiffre de 1,3 million de touristes de janvier à juin, soit une augmentation de 14,8% sur la même période l’an dernier. “Raul appelle toujours les choses par leur nom et ne promet jamais ce qu’il ne peut tenir”, a déclaré à l’AFP Alexander Despaigne, un étudiant de 20 ans présents parmi les invités. La fête nationale a marqué aussi cette année le deuxième anniversaire de la dernière apparition en public de Fidel Castro, terrassé le 26 juillet 2006 par une grave hémorragie intestinale qui l’a contraint à céder le pouvoir à son frère Raul, d’abord provisoirement, puis “définitivement” en février dernier. Depuis, le cadet des Castro a engagé de timides changements, dénoncés comme “cosmétiques” par Washington, en libéralisant notamment l’accès des Cubains à la téléphonie portable et aux ordinateurs. Un an plus tôt, encore président intérimaire, il s’était engagé à des “changements structurels et conceptuels” qui, aux yeux de beaucoup de Cubains, tardent à venir. Raul Castro a également engagé une distribution des terres en friche —51% des terres cultivables— aux petits exploitants. Mais, loin d’orienter le socialisme cubain vers les voies suivies par la Chine ou le Vietnam, il n’a fait jusque là aucune concession en faveur de l’apparition d’un secteur privé ou d’un assouplissement d’un système de gestion ultra-centralisé. Et encore moins à une dissidence toujours malmenée. Bien qu’éloigné du pouvoir, Fidel Castro continue de veiller aux décisions majeures pour l’avenir du régime et intervient régulièrement par voie de presse pour donner le ton. Après le discours présidentiel, les “Santiagueros” devaient reprendre les rues pour la dernière nuit du carnaval de la ville la plus métissée de Cuba, au son des “congas” et salsas, et avec rhum à volonté. AFP société écran du nom de Mount Salem qui recevait des paiements de 3 cents sur tous les appels longue distance d’IDT à Haiti. “Cet avocat n’a jamais représenté et ne représente pas M. Aristide”, a lancé Me Kurzban, faisant savoir que l’ancien président n’a rien à voir avec aucune compagnie qui aurait été montée par M. Corr à Turk and Caicos. Il n’a d’intérêt dans aucune compagnie à Turk and Caicos, selon Kurzban. Si je me refère aux déclarations de Me Kurzban, les accusations portées contre le président Aristide ont été inventées de toutes pièces, a soutenu Maryse Narcisse. Citant Me Ira Kurzban, elle a également informé que des actions en justice seront intentées contre les auteurs de diffamations. L’un des auteurs des accusations portées contre M. Aristide est Mme Lucy Komisar qui affirme avoir mené une enquête sur l’ancien chef d’Etat. “Comment peut-on prêter foi à une enquête conduite par Mme Komisar, s’est interrogée Maryse Narcisse, avant d’ajouter: c’est une anciennne salariée de “Haïti Democracy Project.” Haïti Democracy Project a été le bras politique du coup d’Etat de février 2004 aux EtatsUnis. C’est une organisation qui avait déjà payé Lucy Komisar pour investiguer sur M. Aristide, a poursuivi Maryse Narcisse L’une des principales revendications des manifestants du 15 juillet 2008 est le retour dans son pays de l’ancien président Aristide, ancien prêtre et aujourrd’hui docteur en langues africaines. M. Aristide avait été contraint au départ par des puisssances étrangères pour “ éviter un bain de sang”après que des bandes armées ayant semé la mort dans plusieurs villes de province, hésitaient à marcher sur la capitale (Port-au-Prince). AHP 22 Juillet 2008 7:05 PM Nota Bene: Nous soulignerons que la dépêche présidentielles de novembre prochain John MC Cain. Le conseil d’administration de la compagnie de télécommunications IDT est composée d’anciens ambassadeurs, d’élus et de gouverneurs, souligne l’article du magazine Portefolio.com du vendredi 11 juillet dernier signé de Lucy Komisar. publiée par Lucy Komisar sur le site www.portfolio et dont nous avons tiré les informations rapportées précédemment, que cette dépêche date du 11 juillet 2008, donc d’avant la manifestation du 15 jullet dernier. On n’a encore enregistré aucune réaction de la part de l’équipe de campagne de M. John McCain.Me Ira Kurzban annonce des actions en justice contre les auteurs de diffamations(ME IRA KURZBAN... suite de la page 8) Condamné pour fraudes aux USA(ARISTIDE... suite de la page 8)DANS LA CARAIBE

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Page 18 Mercredi 30 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 27Les Sports avec Mario Bareau informations avec Laury Faustincon Lucianiavec Villette Hertelou Mardi avec Bernard EtheartLun. & Mer. : L’heure classique Jeu. & Dim. : Jazz at Ten Judy Carmichael reçoit ses invités9h00 10h305h 30 pm journal créole avec Louini Fontal animation James Prédvil74 bis Rue Capois, Port-au-Prince, Haïti Tél.: (509) 2221-8596 / 2221-8567 / 2221-8568 / 2221-0204 Fax: (509) 2221-1323 E-mail: melodiefm@hotmail.com / URLL www.haitienmarche.com Librairy of congres # 1SSN 1064-3896www.melodiefmhaiti.com Mélodie & CompanyDéveloppement durable En Bref...(... suite de la page 2)LES JEUX au-Prince et qui présentait le plus gros de l’effectif, le pourcentage global de réussite est de 58.21 % .Le sénateur Michel Clérié se retire du groupe des 10 au SénatHPN, 23 juillet Peu de jours après sa constitution, le groupe des 10 sénateurs a connu une défection. Le sénateur Michel Clérié s’est désisté arguant qu’il ne se retrouvait plus au sein du groupe. Membre du parti Fusion des sociaux-démocrates, le sénateur Clérié est le président de la commission sénatoriale chargée d’étudier le dossier du premier ministre désigné, Mme Michèle Pierre-Louis.La double nationalité de deux députés révélée par une enquêteHPN, 25 juillet Deux des 99 députés ont une double nationalité, selon ce qu’ont révélé les résultats partiels de la Commission spéciale enquêtant sur la nationalité des parlementaires, a annoncé, jeudi, le président de la commission Arcène Dieujuste. « Le comité se prépare à présenter les résultats aux autres membres de la commission, à charge par celle-ci de les présenter à son tour à l’Assemblée », a déclaré le député Arcène Dieujuste, précisant qu’il s’agit d’un travail technique qui exige une certaine disponibilité et qui doit être avalisé par tous les membres de la commission. Le rapport, poursuit M Dieujuste, laisse constater qu’il y a des “étrangers” qui siègent à la chambre des députés. Jusqu’ici, la commission n’a trouvé que deux députés détenant une nationalité étrangère. « Si certains ont utilisé des subterfuges comme la République dominicaine et autres, afin de brouiller les pistes, ceci n’a pas encore été vérifié », a expliqué le président de la commission, soulevant que l’enquête a été menée à l’aéroport et à l’immigration en Haïti de façon à réaliser un travail purement scientifique. « Ces deux parlementaires ont trompé la vigilance de l’Etat haïtien en acceptant de siéger au parlement », a dit Arcène Dieujuste qui affirme que la commission rédigera sous peu son rapport et l’Assemblée aura à décider du sort de ces députés dont les noms n’ont pas encore été révélés à la presse.Des vents violents détruisent 93 maisonnettes à Savanne à Roche21 juillet, (AHP) Des vents violents accompagnés de pluies ont détruit dimanche 93 maisonnettes, dans le localité “Savanne à Roche “, 4ème section de la Petite Rivière de l’Artibonite. Selon le coordonnateur des Conseils d’Administration des Sections Communales (CASECs) de la zone, Succès Eugène, plusieurs personnes blessées au cours de ce drame, reçoivent actuellement des soins à l’hôpital de Deschapelle. Ces paysans qui ont tout perdu, ne savent pour l’instant à quel saint de vouer, a fait savoir M. Eugène qui appelle les autorités centrales à intervenir rapidement en leur faveur. L’année dernière, à pareille époque, un drame de ce genre avait été enregistré, dans cette localité et il n’y avait aucune intervention des autorités centrales, a déploré Succès Eugène qui dit espérer que les choses ne se passeront pas de la même manière, cette foisUne fillette enlevée depuis une vingtaine de jours libérée dans le SudL’opération a été menée conjointement par la police nationale d’Haïti et la police civile de la MINUSTAH (UNPOL) mercredi (23 juillet) à Chantal, dans le Sud et a conduit à la libération de Carmelissa Méronvil (2 ans et demi) et a fait 6 arrestations, selon les précisions du porte-parole de l’Institution policière, le commissaire Frantz Lerebours. Ce dernier a précisé que l’enquête de la police et les arrestations opérées dans le cadre de cette affaire jusque-là avaient conduit les forces de l’ordre dans la zone de Nérette, à Pétion-Ville où habitait une dame de 32 ans répondant au nom de Nicole Admé, présentée comme celle ayant « caché » la petite fille de nationalité américaine qui était en vacance avec ses parents haïtiens à Delmas 83. Dès lors que celle-ci se retrouvait aux mains de la police, le reste de l’opération n’était qu’une simple formalité. Elle a conduit la police et la UNPOL dans la cachette de la victime à Chantal, non loin de la ville des Cayes. Le fillette a été récupérée et emmenée à Port-au-Prince où elle a été remise à ses parents qui ne pouvaient contenir leurs larmes de joie. La mère qui avait, de concert avec la police, offert une prime à tous ceux qui auraient fourni des informations permettant de retrouver la fillette, a expliqué aux journalistes au local de la Direction de la police judiciaire que trois hommes armés avaient défoncé la (EN BREF / p. 20)

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Mercredi 30 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 27 Page 19Ti Gout pa Ti Gout ak Jan Mapou Pèp ayisyen pa dwe mouri grangou (I)ak Maks Maniga* % Entwodiksyon Devan kalite katastwòf ki mennase peyi-a, gouvènman Prezidan Preval-la dwe pou twoke kòn avèk kantite pwoblèm. Se vre “pikan nan men pa bay tan pou wete sa k nan pye “. Enben, jounen jodi-a pikan nan men-an se pou pèp k’ap mouri grangou-a pou nou jwenn manje. Tout lòt malediksyon yo ki tonbe sou nou yo konmanse avèk grangou : ensekirite, kinnaping, maladi, elatriye. Anpil peyi ap voye manje. An nou sonje sa yo konn di ki youn pwovèb chinwa : “ Si w’fè-m kado youn pwason m ap’manje youn jou ; men si w’montre peche m’ ap manje chak jou.” Lonje kwi nou pou yo mete manje sinistre pa nòmal, sa bese diyite nou. Se pa mwen ka refize malerèz manman pitit chans pou y’ al chache lasistans pou timounn yo. An n’dakò se pa solisyon pwoblèm grangou-a sa. Anpil ekspè ap bay konsèy. Gan ki bon ; gan ki pase akote pwoblèm nan. Nan sa ki bon yo, gan youn jounalis ameriken k’ap viv an Ayiti depi 20-an ki mande pou nou enpòte bon tè ( topsoil ) pa konntenè. Mwen bat bravo pou sa. Kote m’chita-a mwen konnen pa rete tè pou plante ankò nan peyi-a. Nan Savann Dezole nou ta kapab lave sèl ki nan tè-a epi mete youn kouch bon tè. Leta ta leve youn gwoup agwonòm ki chita nan Damyen ap jebede – mwen pa dakò avèk agwonòm Okay-la ki mande pou fèmen Damyen-an – li ta voye yo la pou òganize plizyè plantasyon legim, tomat, zepina, pwa, elatriye. Koze pou nou ap envèsti lajan san nou pa fè kalkil nou-an pa bon. Plantasyon sa yo pa dwe pou Leta, yo dwe pou kowoperativ yo k’ap travay latè-a. Sa pa vle di nou pral bay chak manm kowoperativ la youn santyèm kawo : Non! Tè ap rete pou Leta ki vle di pou peyi-a. Pèsonn pa gan dwa vann ni menm lwe li. Leta ap envèsti nan rann tè-a kiltivab, nan bati biwo, bati kay pou travayè yo, mete elektrisite, mennen dlo, bati dispansè, wout, elatriye. L ap mobilize jenn gason ak jenn fanm nan zòn nan ki ansante, ki pa marye, ki aksepte suiv youn disiplin. Medam yo menm fòk yo pa gan pitit, pou yo aksepte youn kontra 5-an san yo pa ansent. Tout mounn granmounn, jenn gason ak jenn fanm ap toujou kontinye viv younn ak lòt, renmen, plase, sa yo chwazi ; men yo pa pou fè pitit pou 5-an. Sa se Leta ki pou aji. Sitwayen yo kapab mete presyon sou li si yo ta resi vini avèk youn bon plan. Pa manke ‘filozòf ‘ nan Gonnayiv. Se pou tou sa ki gan enstriksyon, ki gan bòn volonte konmanse òganize yo an ekip. Pou yo konprann se pa djòb leta yo pral pran, se kreye yo pral kreye richès pou peyi-a, pou PÈP-la avèk youn boustè Leta ap bay pou yo derape. Anpil erè pral fèt pou konmanse ; rayisab pral antre nan mitan zòt ; lenmi pèp la pral antrave pwogrè nou ; dòt ap vle se yo ki ta pou benefisye travay pèp-la san yo menm yo pa leve youn pay. Se pa sa nou vle reyalize ; se younn, de, twa, ven kowoperativ ki pral ede youn pati nan PÈP la soti nan mizerere li ye-a. Pwogram sa-a poko ap bay rezilta denmen maten men si li konmanse, si li byen òganize, nan 1-an, nan 2-an, l’ ap bay rezilta. Mwen di ifo gan youn plan. Se gwoup mounn ki reponn prezan-an menm ki pou chita avèk ekspè ki pi konnen pou yo drese plan sa-a. Se pa ni Leta, ni ONG , ni manje sinistre k’ap wete nou nan sa nou ye a. Manje : sa ki kapab fèt tousuit Maten an (20 avril 2008), gran jounal ameriken-an New York Times pibliye 2 foto Ayisyen k’ap chèche rès tchaw nan depotwa. Younn nan yo nan premye paj : youn ti demwazèl 14 – 15 -an konsa kanpe sou youn pil fatra. Se youn souflèt pou peyi-a. Noumenm ki bòrisit – anpil nan nou nan rejim sitèlman nou gra – nou estomake, nou move, nou prèt pou tonbe kondisyon. Nou santi fòk mounn yo ki opouvwa-a ta rezoud pwoblèm sa yo pou nou sispann pran veksasyon nan men lòt pèp. Si sa te fasil konsa mwen kwè gouvènman-an ta deja renmèt kichòy. Se pa tan pou n’ap joure ; nou oblije touse manch nou pou nou antre nan manyann. Nou te pran lari senmenn pase-a nan plizyè vil peyi a. Nan Pòtoprens menm nou te gwonde pi fò pase youn kout loray. Nou te rive devan palè nasyonal pou nou rele : Aba grangou! Aba lavi chè! Pèsonn mounn pa ka pèmèt di nou pa gan rezon. Minista tire, voye gaz lakrimojèn, lapolis tire, vide makak sou manifestan ; mounn mouri, mounn blese. Nou te move kou konng ; tout mounn konprann sa. Prezidan pale, premye minis pèdi djòb li ; peyi etranje kouri voye manje. Tou sa se bwote dlo nan panyen banbou ; egal anyen paske malenng k’ap ronyen vyann pèp-la pa p’geri tout tan nou pa sispann depannde lacharite etranje. Se nou ki pou jwenn youn jan youn mannyè pou nou geri java sa-a. Anpil konpatriyòt di yo pa tande vwa Okap. Enben, depi plizyè mwa chak madi, manman pitit, malerèz soti nan lari ake bonm, kaderik, chodyèr y ap bat ake moso bwa, moso fèr, ap voye toya monte : aba lanmizèr! Aba lavi chèr! Manje sinistre pa resi fè yo pe. Lapolis limenm bije kanpe lwen paske se manifèstasyon pasifik k’ap fèt. % Men kèk lide mwen pote pou ta amelyore sò kèk fanmi san yo pa bezwen mete gwo kapital deyò. Mwen pa ekspè ni nan agrikilti, ni nan pisikilti, ni nan lapèch, ni nan enèji solè, ni nan moulen van. Mwen pase nan plis pase 20 peyi mwen louvri je-m pou wè. Nou kapab jwenn mwayen pou nou viv youn ti jan pi byen. Sa pa p’rive denmen. Sèlman an nou touse ponyèt nou. Ti lide sa yo mwen bay la pa “zèrbay pou mete nan lasoup-la” kankou manman m’ta di. Mwen pa rete djòl be devan pwoblèm sa-a kap senyen kè tout Ayisyen. Mwen pa pote anpil men m’ap repete pwovèb la : “ Zandolit bay madanm ni sèl lajè men li”. _________ * Maks Maniga pa ni agwonòm ni ekonomis ; li se youn sitwayen ayisyen (ki pa janm chanje nasyonalitel) ki ta renmen wè youn alemye nan kondisyon pèpnou-an ap viv la.* * * * * * *LOMEYANS POU WANÈGÈS( Yvette Israël Leroy ) Pou okazyon anivèsè Yvette Israël Leroy ki gen non vanyan WANÈGÈS, mwen gen privilèj pou mwen prezante nou sanba-a. Tankou nou ka santi-l se pa p’youn travay fasil. Gende mounn nou wè nan anviwonnman nou, pafwa nou konnen kiyès yo ye, ki rasin yo chouke… Men gendelè tou, se fouye pou n’al fouye nan dyakout listwa pou nou jwenn kote yo soti. Nan peyi d’Ayiti si nou gade byen noutout se kouzen, kouzin, tantin, tonton, monkonpè ak makomè. Men lè nou fouye rasin jeneyalojik-la, nou jwenn tout rasin yo konekte. Noutout se fanmi. Nou se youn sèl pyebwa ak divès branch. Kidonk Wanègès gendwa sè nou, kouzin nou, tantin nou, nyès nou… Chak vandredi nou vini nan Banbòch Kiltirèl, n’ap admire li. Bat bravo pou li. Tande mesaj damou li pote pou nou ak youn ekip lòt powèt, ak mizisyen tankou Patrick Louis , Ernst Registre (Nènè), Christo Nicholas , Jeannot JeanBaptiste , Jocelyn Hyppolite , Rachelle Piverger , Raphaël Jean Baptiste , Fritz Pierre , Brunine David , Mackandal , Aubry Blag , Dr. Jean-Claude Fanfan , Edeline Beauvais Clermont , Serge Marius , Alis Leroy . Kiyès ki WANÈGÈS? Wanègès se non vanyan li. Bon non li se Yvette Israël Leroy . Li se mounn Hench. Li fè etid primè li nan Hench nan lekòl Imakile Konsepsyon. Sa vle di elèv mamè. Bon timounn! Apre etid segondè li kay George Marc, li rantre lekòl enfimyè Simone Ovide Duvalier Pòtoprens kote li soti ak youn diplòm enfimyè. Anvan mwen ban nou plis sou vedèt Wanègès, kite-m di nou peyi Hench sa-a kote li fèt la, se younn nan zòn istorik peyi d’Ayiti. Hench se vil prensipal Depatman Sant-lan; 72-kilomèt separe-l ak Pòtoprens. Hench fonde an 1502. S’oun zòn chaje ak bèl vejetasyon kafe, kann, koton, ak sizal. Nan menm fouch sa-a gen youn grap lòt bèl vil tankou Tomasik, Tomonnd, Laskawobas, Bèladè, Savanèt…elatriye. Hench jounen jodi-a se younn nan kote nan peyi-a ki bay anpil jennjan byen prepare entektyèlman. Nan ane 2003 daprè ekriven Prophète Joseph , te gen 244 lekòl prime, 10 Sant alfabetizasyon 3 lekòl pwofesyonèl. Nan domèn medical, gen 3 lopital, youn santsante, youn azil, 8 doktè ak 14 enfimyè… Hench se zòn ki bay youn nan youn gran ewo nasyonal yo. Nou tout konnen wòl François Borgia Charlemagne Péralt e nan epòk blan meriken te anvayi peyi-a. Li te kanpe pran lèzam kont anvayisèyo. Li te pitit jal Masséna Péralte ak Marie Claire Emmanuel. Nou konnen kijan Chalmay Perat ak tout kòt fanmiy li mouri. Youn ayisyen ti zòrèy, Jean Baptiste Conzé te vann li bay meriken yo ki pa te ezite ansasinen-l, krisifye-l sou laplas piblik. Se nan anviwonnman sa-a Yvette Israël elve. Se kalite ewo sa-yo ki te wòl modèl li: Èske non WANEGÈS la gen rasin plante nan menm basen-an?… Zanmi pwomosyon li rapòte, li te youn timounn byen elve, byen timid, ki pa janm ni nan pale, ni nan ri, ni nan bay lodyans. Li pa p’kase youn ze, ou gen dwa bal lakonminyon san konfese. Yo di tou : w’a fò pa-w! Tèt-li toujou bese, w’a entelijan pa-w! Li gen youn memwa elefan. Jodi-a, Yvette nou te konnen-an se pa li ki sou sèn atistik la jounen. Gade li! W-a doubout pa-w! Li se youn enfimyè plis ankò youn fanm saj ( Matrone ) lopital jeneral Ayiti rekonèt, sa vle di li ka fè akouchman kou nenpòt doktè. Wanègès se patisyè diplome nan l’Ecole Hotelière an Ayiti. Kidonk 10 dwèt li se pou li; kanta pou bouch li menmmenm, nan koze bon ti koze, se magrit bon siwo. Yvette rantre Ozetazini an 1985. Li fè premye etap li nan Nouyòk. Li travèse Miyami an 1999. Li marye. Divòse. Li gen 2 pitit, youn jenn demwazèl Laurie 19-an, youn pwetès, ak Jeffrey 23-an , youn dansè pwofesyonèl, youn aktè sinema k’ap fè estaj nan Holliwood-California . Nan domèn atistik Wanègès s’oun sanba toutbon. Youn powèt fè-e-founi. Pwezi, istwa kout osnon istwakont Wanègès konpoze byen rime, byen balanse, byen asezonnen ak cham natirèl peyi D’Ayiti. Lè l’ap ekri se zany lapwezi ki monte-l. Li plonje anba dlo al jwenn Mèt Agwe nan youn karès ak Èzili Freda bèl nègès, deyès lanmou ki tankou Anakawona flè solèy yo sele-l, yo enspire-l. Kiyès ki pa konnen powèm Sodo, istwa fèt chanpèt nasyonal sa-a ki tradui prèske tout eleman kiltirèl nou yo? Kiyès ki pa renmen “ Nan Fon Lanmè ” youn envitasyon Reken ki tounen youn batay naval tout bèt nan lanmè? Powèt-la fè zannimo pale, li fè plant depale, li fè mounn poze pwoblèm lavia depi youn gwo Emila dada ki chita s’oun ti chèz ba, rive sou gwo baka k’ap kave tafya sou chèz boure nan palè. Pwezi Wanègès santi bon..on..on ; youn awòm ilan-ilan, jasmen denuit ki antoure teren foutbòl lanmou kote zanmoure ap woule balon beko boulsenlo, oun loupin karès depye-kole jouk lanmou-an fini. “Match nil, de gòl patou”. Depi ane 2001, sanba-a koumanse pataje ak piblik-la pwezi-li yo nan youn CD ki rele “ Galata Youn Sanba (vol-1) ”. An 2004, li pibliye 20 lòt powèm younn pi sikre pase lòt. (Galata Youn Sanba) (Vol.II) Antre koupe ak bonjan mizik fòlklorik lakay. Nou jwenn Wanègès abiye an atis peyizan nan Sant Kiltirèl Mapou, nan pwogram Discover Miami , Nou jwenn ni nan lekòl yo ap voye istwakont monte pou timounnyo, Nou jwenn ni nan Nouvo Kafe , Le ptit Resto …Nou jwenn ni tou an Ayiti, Boston, Nouyòk, Bahamas , Aswè-a, men li ak nou, tou limen, fre kon bouke woz nan Banbòch Kiltirèl nan Bamboche Restaurant sou Biscayne Boulva. Vwa sanba-a vwayaje nan radyo,. nan televizyon, pote tigout lanmou ak lespwa, youn ti degout oksijèn distraksyon espirityèl pou ede-n jwenn fòs ak kouraj pou n’kontinye batay lavi-a. Youn senp ti rankont souf enspirasyon-l tradui santiman-l ak emosyon-l: M elodi FM pa gen parèy E misyon ou yo se bèl mèvèy L ajounen ou chofe pase solèy O bligasyon-w se bon son nan zòrèy D epi ri Kapwa antèn nou rive nan syèl I dewoloji-w se siwo myèl E dikasyon-w se bon konsèy Mélodie FM ou sansasyonèl! (Wanègès) Pawòl pwetik youn sanba tradui santiman kèl youn jan, youn mannyè pou l’transfòme-n. Pou l’transfòme limanite. Pwezi Wanègès se kominikasyon ki soti anndan nannan kè li, file-glise anndan nanm nou. Anndan matris zantray-nou. Eksplozyon pwezi sa-a koumanse boujonnen kay Wanègès depi premye jou li te pran plim li, li te ekri pou li chante peyi li, Ayiti: “ Youn ti paradi ki rele Ayiti Lontan m’te toupiti M’te konn pran plezi Al benyen nan lapli Ak lòt ti zanmi… toutouni ” (Wanègès) Aswè-a se fèt ou Wanègès. Tout zanmi ak fanmi-w-yo antoure-w. Jodi-a se tou pa nou. Se noutout ki pral plezire ak ou…Tou-tou-ni… Se ak tout kè nou, n’ap chante pou ou “ Bòn Fèt Yvette! ” “ Bòn fèt Wanègès! ”

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Page 20 Mercredi 30 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 27 BACK PAGE Haïti en MarchePort-au-Prince 100 Avenue Lamartinière (Bois Verna) Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323 Miami 173 NW 94th Street Miami, Florida 33150 Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979 New York • 914 358-7559 Boston • 508 941-6897 Montréal • 514 337-1286 email:melodiefm@hotmail.com haiti-en-marche@hughes.net URLwww.haitienmarche.comLibrary of Congress # ISSN 1064 3896 fenêtre de la chambre où dormait sa fille à Delmas 83, dans la nuit du 28 au 29 Juin, et étaient partis avec l’enfant. D’autres individus semblaient les attendre à quelques mètres de la maison, selon des témoins cités par la mère. INFO HAÏTI.NETLes autorités bahaméennes accordent un délai de deux semaines à tous les immigrants illégaux pour quitter le territoire : 115 de nos compatriotes ont été déportésNassau 22, Juillet 2008 La situation devient de plus en plus catastrophique pour nos frères et soeurs haïtiens vivant illégalement dans les Iles des Bahamas. La plupart d’entre eux n’ont pas le droit de travailler et pas d’accès à aucun service social parce que ne possédant pas la Résidence légale ni un permis de travail. La majorité des sans papiers haïtiens qui se trouvent dans cette situation ont cependant 15 à 20 ans depuis qu’ils vivent aux Bahamas. Malgré la campagne lancée par les autorités de l’Immigration contre les illégaux, la plupart d’entre eux n’ont manifesté aucun désir de retourner en Haïti. Cependant depuis l’opération “KOUKOUWOUJ” lancée par le ministre de l’Intérieur (et de l’Immigration), Branville Mc Cartney, contre les illégaux, notamment les Haïtiens, ceux-ci sont obligés de se mettre à couvert. EVENS HILAIRELes Haïtiens fuient par la merLes gardes-côtes américains ont rapatrié, le 22 juillet, dans la ville du Cap-Haïtien (Nord d’Haïti), 107 voyageurs clandestins haïtiens. Ces derniers ont été interceptés dans la soirée du dimanche 20 juillet à 90 miles (145 kilomètres) de l’Ile Great Inagua, alors qu’ils tentaient d’atteindre illégalement Les Bahamas. Depuis le début de l’année 2008, les gardes-côtes américains ont intercepté plus de 1000 clandestins qui tentaient de quitter illégalement Haïti. Les Haïtiens affirme avoir volé un petit bateau de fortune au large de l’Île-de-la-Tortue, au nord-ouest du pays, le 17 juillet, afin de fuir «la misère, le chômage et à la vie chère» auxquels fait face Haïti. Au total, trois femmes étaient du nombre des voyageurs. Elles ont, à elles trois, 21 enfants à charge. L’une d’elle, Elimène, 47 ans, a 10 enfants tandis que Silvélie, 26 ans, est déjà mère de six enfants. Quant à Nadia, 35 ans, elle n’a pas de mari et doit s’occuper, seule, de ses cinq enfants, dans des conditions très difficiles. «Depuis tantôt une semaine, une marmite (0,50 kg) de riz se vend à 50 gourdes (US$ 1,25), celle de la farine ou du maïs, à 25 gourdes, on ne peut pas se croiser les bras et attendre la mort. Alors, mieux vaut mourir en cherchant des solutions à nos problèmes», déclare à la presse, Jonas, 34 ans, père de trois enfants. Enquête criminelleEn Bref...(... suite de la page 2) A la suite de l’opération, les casques bleus des Nations unies ont investigué tous les voyageurs afin de s’assurer qu’il n’y ait pas dans le groupe certains criminels ou kidnappeurs recherchés par les forces de l’ordre. Après un bref interrogatoire, les boat people sont repartis déçus d’avoir loupé la traversée, avec sur leur tête un paquet de quelques vêtements et autres effets personnels qu’ils avaient pris avec eux pour le voyage. Aucun cachet, contrairement à l’habitude, ne leur a été donné par l’Organisation internationale pour la migration (OIM) comme frais de retour à la maison. (CPAM) Ecoutez Mélodie Matin avec Marcus sur